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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-10-08" NumJO="20240026" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>91</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Aides sur les reports de fauche en montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        91. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur les dates de fauche des terres agricoles en montagne. Chaque territoire définit pour cinq ans son projet agro-environnemental et climatique (PAEC) ainsi que les zones dans lesquelles les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) trouvent à s’appliquer. Les territoires montagneux ouvrent ainsi droit à des aides spécifiques, en particulier les aides dites ESP2 et ESP3. Ces aides visent à maintenir la diversité de la faune et de la flore dans les prairies en retardant leur fauche. Elles ouvrent droit respectivement à une aide de 145 et de 200 euros par hectare, conditionné à un retard de la fauche de ces prairies par rapport à la date de fauche habituelle renseignée par l’agriculteur au début des cinq années que durent les MAEC. Ce retard correspond à 25 jours après la date habituelle dans le cadre de la mesure ESP2 et à 35 jours dans le cadre de la mesure ESP3. Néanmoins, la maturité des prairies, le développement de la faune et de la flore dépendent tout autant de la vallée, du versant, de l’altitude mais surtout des conditions climatiques. Certaines prairies peuvent ainsi être fauchées alors qu’elles sont matures depuis plusieurs jours ou, qu’à l’inverse, elles ne le soient pas encore. L’imposition d’une date fixe ne paraît donc pas appropriée. D’autres paramètres pourraient être pris en compte comme les températures, la pousse de l’herbe et la maturité des graminées. Aussi, elle souhaite savoir ce que prévoit le Gouvernement pour adapter au mieux les dates de fauche des terrains agricoles en montagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>92</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Avenir de la filière noisette en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        92. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’avenir de la filière noisette en France. En effet, les agriculteurs français font face à une concurrence internationale hors Union européenne (Turquie) mais également à l’intérieur du marché commun à cause de la réglementation française. La France interdit de nombreux produits phytosanitaires que les producteurs de noisette espagnols et italiens utilisent pour lutter contre les ravageurs qui détruisent les fruits à coque. Avec des produits efficaces à 55 %, les agriculteurs français ne sont pas compétitifs au niveau des prix de vente face à des récoles abondantes à l’étranger. Elle aimerait donc connaître ses intentions afin de réduire la concurrence interne sur le marché européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>93</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Cadre légal des activités dans le prolongement de l’acte de production agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        93. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la cohérence du cadre légal en vigueur relatif aux activités dans le prolongement de l’acte de production agricole, à savoir les activités de transformation, de conditionnement et de commercialisation qui s’exercent sur des produits animaux ou végétaux de l’exploitation à l’exclusion de toute autre origine. En effet, depuis l’élargissement des règles de construction en discontinuité de l’existant apporté par la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 dite « loi ELAN », le règlement national d’urbanisme (RNU) distingue dans le cadre des autorisations en dehors des parties urbanisées de la commune (article L. 111-4 du code de l’urbanisme) les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l’acte de production (alinéa 2 bis ). Cette modification n’a pas été retranscrite dans les articles L. 122-11 et L. 121-10 du code de l’urbanisme portant respectivement sur l’aménagement et la protection de la montagne et du littoral et précisant les conditions de dérogation à la règle d’extension de l’urbanisation en continuité avec les formes existantes. Ainsi, ces deux articles ne visent que les constructions ou installations nécessaires aux activités agricoles ou forestières, sans citer les activités qui en constituent le prolongement. Cette absence de retranscription s’avère problématique en Corse notamment, où de nombreuses communes sont soumises à la fois à la loi littoral et à la loi montagne ; cet état de fait conduit par exemple à permettre à un éleveur ovin installé dans une de ces communes de bénéficier d’une autorisation à réaliser des constructions et installations nécessaires à son exploitation agricole en dérogeant donc à l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, alors même qu’il ne bénéficiera pas d’une dérogation lui permettant de réaliser des constructions et installations de transformation et de conditionnement de sa production agricole. Cela implique, au cas d’espèce, d’autoriser l’implantation d’un bâtiment abritant une salle de traite, car nécessaire à la production agricole, tout en refusant l’implantation d’une fromagerie, puisque qu’il s’agit d’une construction visant transformation de cette production, qui est pourtant constitutive de l’activité agricole pratiquée par l’éleveur. Dès lors, il lui demande si elle entend clarifier le cadre légal actuel relatif aux règles de constructibilité des installations nécessaires aux activités constituant le prolongement de l’acte de production agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>94</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5072</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Cépages résistants - Viticulture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        94. — 8 octobre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les prix élevés des plants de vigne résistants en comparaison des plants de vigne traditionnels. Ces nouveaux cépages résistent naturellement et s’affranchissent des traitements antifongiques. Le mildiou ou l’oïdium nécessitent des traitements chimiques afin de lutter efficacement contre ces maladies. Non seulement ces nouveaux cépages réduisent drastiquement l’utilisation de fongicides qui ont pour conséquence des effets majeurs en matière de santé publique, mais ils sont, également, moins gourmands en eau. Ces plants sont des croisements de vignes, ils sont issus de reproduction sexuée naturelle, ils sont sélectionnés à partir de semis de pépins et ne sont aucunement considérés comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Réservées autrefois aux vins de France et IGP (Indication géographique protégée), ces variétés sont maintenant autorisées dans des vignobles d’appellation. Elles sont officiellement affiliées aux cépages européens traditionnels 100 % vitis vinifera. De plus en plus de vignerons prennent conscience de la nécessité de s’adapter aux nouvelles problématiques (écologiques, climatiques, sanitaires) et se tournent vers ces variétés de plants. N’est-il pas temps d’engager durablement la viticulture française dans cette voie d’avenir ? Ces plants de vigne sont beaucoup plus onéreux que les plants traditionnels. Elle lui demande si l’État ne pourrait pas financer partiellement ces nouveaux investissements grâce aux économies d’échelle réalisées par la disparition progressive des aides apportées en cas d’aléas climatiques tels la sécheresse et le développement du mildiou ou de l’oïdium ainsi qu’aux économies réalisées sur les dépenses de santé liées à l’utilisation de produits pesticides et fongicides ; économies auxquelles on pourrait ajouter une politique de l’approvisionnement en eau moins « gourmande ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>95</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5072</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Certification biologique de la spiruline et régime d’équivalence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        95. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’obtention de la certification biologique pour la spiruline notamment freinée par les régimes d’équivalence des pays hors Union européenne. La spiruline est un organisme microscopique essentiellement consommé pour ses apports nutritionnels et ses bienfaits pour la santé, plus particulièrement pour sa forte teneur en protéines et son taux élevé de fer. En France, la spiruline est cultivée en circuit fermé dans des bassins sous serres qui permettent de conserver la chaleur, de protéger la culture des intempéries et de la pollution. Dans la pratique, les productions en France restent aujourd’hui les plus écologiques et les plus biologiques, même sans label, car elles utilisent très peu d’énergie, aucun produit de traitement ni aucun produit polluant. L’utilisation des produits minéraux et oligo-éléments qui nourrissent la spiruline sont reconnus biologiques, mis à part l’azote qui est la seule raison pour laquelle la mention biologique leur est interdite. L’Europe accepte uniquement, pour sa production biologique, l’azote d’origine végétale, même si dans la nature la spiruline se nourrit majoritairement d’azote d’origine animale. Malheureusement, les producteurs ne disposent que d’urée et de forme d’azote issue de compost végétal et animal. Toutefois, l’immense majorité des spirulines vendues sur le marché français sont certifiées biologiques et arborent souvent le drapeau tricolore. Pourtant, il s’agit bien de spirulines produites hors de l’Union européenne. De plus, la certification biologique garantit uniquement que les intrants utilisés répondent à leur propre référentiel, qui peut être différent d’un pays à un autre et ces labels n’assurent en rien la qualité nutritionnelle des aliments. Alors que les producteurs français se démènent depuis de nombreuses années avec les instances politiques pour trouver des solutions administratives et techniques, les produits étrangers hors Union européenne, bénéficient toujours du régime d’équivalence. Ce régime d’équivalence signifie qu’une spiruline produite en Chine par exemple, cultivée selon le cahier des charges bio du pays de production, bénéficie automatiquement du label AB et du label feuille européenne sur le territoire français. Cela explique donc la raison pour laquelle une grande majorité de la spiruline vendue en France n’est pas cultivée localement. En ce sens, elle lui demande pourquoi ne pas faire de la certification biologique une priorité en autorisant l’azote d’origine végétale et animale et comment on peut autoriser un régime d’équivalence qui met en porte à faux les productions françaises de spiruline.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>96</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5073</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Clarification du cadre juridique de la lutte contre la prolifération du chardon </Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        96. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la clarification du cadre juridique de la lutte obligatoire contre la prolifération du chardon ( cirsium arvense ). L’arrêté du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux, produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire prévoyait au chapitre 1er de son annexe B le principe d’une obligation de lutte en France métropolitaine contre le cirsium arvense. Or l’arrêté du 16 avril 2020 portant établissement des listes d’organismes nuisibles au titre du 6° de l’article L. 251-3 du Code rural et de la pêche maritime (CRPM) a abrogé le chapitre 1er de l’annexe B de l’arrêté du 31 juillet 2000 ; il n’y est plus fait expressément mention de l’obligation de lutte contre le cirsium arvense. Cela peut entraîner de fait une négligence dans la lutte contre le chardon par certains propriétaires, ce qui a des conséquences non négligeables sur les exploitations agricoles. Les maires des territoires ruraux se trouvent démunis à régler des conflits entre administrés. Aussi, il lui demande quelles dispositions peuvent être prises pour permettre la mise en place de mesures contraignantes et rendre obligatoire la lutte contre le cirsium arvense.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>97</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5073</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise que traverse la filière de l’apiculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        97. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la crise que traverse la filière de l’apiculture. Aujourd’hui, l’apiculture est confrontée à des bouleversements sans précédents. Aux côtés des équilibres naturels menacés, c’est la filière qui est en péril. L’accumulation de problèmes depuis plus de dix ans donne lieu à une crise multifactorielle : frelons asiatiques, parasites, dérèglement climatique et concurrence déloyale fragilisent la filière et pourraient conduire à sa disparition si aucune action n’était menée. Deux actions doivent être mises en œuvre urgemment pour soutenir les apiculteurs. Tout d’abord la lutte contre le frelon asiatique. Le frelon est un prédateur invasif menaçant la biodiversité en s’attaquant autant aux abeilles domestiques qu’aux insectes sauvages. Un seul nid de frelons consomme 11 kg d’insectes par an, dont seulement 30 % d’abeilles domestiques. La non-catégorisation du frelon asiatique au niveau européen par la nouvelle loi de santé animale n’exonère pas l’État d’une implication auprès des apiculteurs dans la gestion de ce prédateur et des dégâts qu’il occasionne. Les professionnels demandent, à juste titre, un appel à projet national de recherche fondamentale propice à l’émergence de solutions réellement efficaces contre cette espèce invasive. En attendant cette action sur le long terme, il paraît primordial de mettre en place un régime d’aide d’urgence pour compenser les pertes économiques liées à la prédation du frelon asiatique. Ensuite, l’interdiction des miels chinois en Europe. Il est de notoriété publique que la Chine inonde le marché mondial avec du faux miel coupé avec du sucre. 68 000 tonnes rentrent sur le marché européen. Certains pays comme la Belgique et l’Espagne sont les points d’entrée principaux de ces miels chinois sur le marché européen, ce qui rend toute restriction nationale inopérante. Ces miels frauduleux (rapport « From the Hives » issu de la Commission européenne), détraquent le marché mondial et européen en tirant les prix vers le bas. Or la France importe 60 % de sa consommation de miel (UE et hors UE). Elle est donc très impactée par les niveaux de prix de ces marchés. Niveaux de prix sur lesquels les exploitations françaises ne peuvent s’aligner en espérant se maintenir et se développer. Cette concurrence déloyale fragilise la filière apicole française et menace sa survie. De plus, il est regrettable de voir les possibles dérogations accordées aux États-membres, permettant de limiter l’étiquetage obligatoire du % aux quatre principaux miels d’origine différente dans un mélange, à condition qu’ils représentent plus de 50 % du poids final. L’affichage des % de tous les pays est pourtant un outil essentiel pour faciliter les contrôles, dans le but de limiter les fraudes sur l’origine. Enfin, plus localement, en Occitanie, il apparaît que les règles d’attribution des MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) entre les ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon n’ont pas été harmonisées et entraînent une forte disparité de traitement pour les exploitations apicoles. L’attribution de ces aides se fait en partie par l’État. Une harmonisation est nécessaire. Aussi, il aimerait savoir quelles sont les dispositions que compte prendre le Gouvernement pour remédier à ces situations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>98</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5074</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise viticole dans les Pyrénées-Orientales et ses conséquences socio-économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        98. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la crise viticole qui frappe durement les Pyrénées-Orientales, en particulier ses vignerons, confrontés à une situation économique et sociale extrêmement critique. Les récents rapports et témoignages des exploitants viticoles traduisent une véritable détresse face à des récoltes catastrophiques qui les placent en deçà du seuil de rentabilité, menaçant non seulement leur subsistance, mais aussi la survie d’un secteur profondément ancré dans l’histoire et l’économie locale. Cette crise ne se résume pas à une simple mauvaise récolte, mais elle s’inscrit dans une série de difficultés qui, cumulées, aboutissent à une catastrophe sociale d’une ampleur inédite pour la région. Les vignerons, frappés par la sécheresse persistante, l’inflation des coûts de production et la baisse de la demande, se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de couvrir leurs coûts, risquant ainsi de perdre non seulement leur emploi mais aussi leur patrimoine familial, souvent transmis de génération en génération. Face à cette situation, des actions immédiates et adaptées sont nécessaires. Il en va de la survie d’une filière qui fait partie intégrante de l’identité culturelle et économique de la France, mais surtout de la vie de milliers de familles qui dépendent directement ou indirectement de ce secteur. Les vendanges de 2024 dans les Pyrénées-Orientales sont largement en berne. Selon les témoignages recueillis, certaines exploitations viticoles ont enregistré une baisse de production de 50 %, voire plus, par rapport aux années précédentes. La récolte de cette année est largement en dessous du seuil de rentabilité, menaçant non seulement les revenus des vignerons mais aussi l’avenir des exploitations. Si rien n’est fait, c’est toute une filière qui risque de s’effondrer, entraînant des milliers de personnes dans une catastrophe sociale majeure. En effet, la viticulture est un secteur vital pour l’économie locale, employant directement des milliers de travailleurs et en faisant vivre des entreprises qui dépendent de son activité (coopératives, prestataires de services, transporteurs, commerces locaux, etc.). Les vignerons ne peuvent pas absorber seuls les conséquences de cette crise, et des solutions doivent être mises en place rapidement pour éviter une vague de faillites et un chômage massif. Les viticulteurs, accablés par les conditions climatiques dévastatrices de ces dernières années, ne disposent plus des ressources financières nécessaires pour investir dans leurs exploitations. Les coûts de production, eux, continuent d’augmenter de manière exponentielle, notamment en raison de la hausse du prix de l’énergie et des matières premières. Dans ces conditions, nombreux sont ceux qui envisagent d’abandonner leur activité, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur la ruralité française et sur le maintien des traditions agricoles qui font la renommée de la France. La sécheresse qui sévit dans les Pyrénées-Orientales a encore accentué la détresse des vignerons. Alors que ces derniers sont déjà confrontés à des conditions de travail difficiles, l’absence de pluie a sérieusement compromis la qualité et la quantité des récoltes. Certaines parcelles ont été entièrement dévastées, sans aucune possibilité de rattrapage. Les changements climatiques qui affectent aujourd’hui les régions viticoles françaises doivent faire l’objet d’une réflexion nationale et européenne. Il est indispensable de mettre en place des dispositifs d’accompagnement pour aider les vignerons à adapter leurs pratiques face aux nouvelles conditions environnementales. Le développement de systèmes d’irrigation adaptés, de nouvelles pratiques culturales ou encore la recherche de cépages plus résistants doivent être encouragés pour préserver le patrimoine viticole et éviter de nouvelles crises à l’avenir. À ce jour, les mesures annoncées par l’État, bien que nécessaires, restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins urgents des vignerons. Les aides à l’arrachage de vignes, par exemple, ne peuvent en aucun cas être une solution viable à long terme, puisqu’elles reviennent à sacrifier des hectares de vignobles, souvent implantés sur des terres familiales depuis plusieurs générations. Cette solution ne peut être envisagée que dans le cadre d’une restructuration réfléchie du secteur et en aucun cas comme une réponse immédiate à la crise actuelle. Il est également urgent de repenser les aides économiques destinées aux vignerons. Les dispositifs d’indemnisation des pertes de récoltes, par exemple, devraient être simplifiés et élargis, afin de permettre une prise en charge plus rapide et plus efficace des exploitants en difficulté. De même, il serait pertinent d’envisager des allègements fiscaux temporaires pour les viticulteurs les plus durement touchés, en attendant que la situation se stabilise. Par ailleurs, il est crucial de favoriser l’accès à des crédits bonifiés pour permettre aux vignerons de continuer à investir dans leurs exploitations. Sans ces investissements, il sera impossible pour la filière viticole de se moderniser et de s’adapter aux nouveaux défis climatiques et économiques. Mme la députée aimerait savoir quelles actions Mme la ministre entend entreprendre pour sauver la filière viticole. Il existe plusieurs possibilités. Renforcer les aides d’urgence : il est essentiel de débloquer immédiatement des fonds pour soutenir les exploitants en difficulté. Cela pourrait passer par la mise en place d’un fonds de solidarité spécifique pour la viticulture, destiné à couvrir les pertes de revenus et à éviter les faillites. Faciliter l’accès aux crédits bonifiés : en partenariat avec les banques, l’État pourrait garantir des prêts à taux réduits pour permettre aux viticulteurs de continuer à investir malgré la crise. Cela serait particulièrement pertinent pour les exploitants qui souhaitent moderniser leurs installations et s’adapter aux nouveaux défis climatiques. Simplifier les démarches administratives : les dispositifs d’indemnisation des pertes de récoltes, trop souvent complexes et longs à mettre en oeuvre, doivent être simplifiés pour que les aides parviennent plus rapidement aux exploitants en difficulté. Investir dans la recherche et l’innovation : il est indispensable de soutenir la recherche pour développer des cépages plus résistants à la sécheresse, ainsi que des pratiques agricoles plus durables et adaptées aux conditions climatiques futures. Des programmes de formation et de sensibilisation à ces nouvelles pratiques pourraient être mis en place pour accompagner les vignerons dans cette transition. Promouvoir le tourisme viticole : afin de compenser les pertes de revenus liées à la vente de vin, il serait pertinent de développer le tourisme viticole, qui pourrait offrir une nouvelle source de revenus pour les exploitants. L’État pourrait, à cet effet, encourager les initiatives locales visant à valoriser le patrimoine viticole français. Encourager les circuits courts : en facilitant l’accès des vignerons aux marchés locaux et en encourageant la vente directe, il serait possible de réduire les intermédiaires et d’augmenter les marges des exploitants. Des partenariats avec les collectivités locales pourraient également être envisagés pour favoriser la consommation locale de vin. La crise viticole que traversent actuellement les Pyrénées-Orientales et de nombreuses autres régions françaises est d’une ampleur sans précédent. Si rien n’est fait rapidement, un pan entier du patrimoine agricole et culturel français risque d’être perdu, ainsi que des milliers d’emplois dans les zones rurales. Les vignerons, au bord du désespoir, attendent de l’État un soutien concret et immédiat. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5075</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Garantir la pérennité des cultures d’endives et de chicorées françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        100. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les préoccupations des filières endivière et chicorée françaises face aux récentes difficultés rencontrées concernant le désherbage des cultures. Ces deux filières, majeures pour l’économie et l’identité agricole des Hauts-de-France, sont aujourd’hui mises en péril par le retrait soudain des solutions de désherbage, sans qu’aucune alternative techniquement et économiquement viable ne soit prévue à l’horizon 2025. La production d’endives et de chicorées constitue une filière majeure qui fait de la France un leader mondial avec une production de 120 000 tonnes d’endives et 100 000 tonnes de chicorées, tout en générant plus de 5 000 emplois et contribuant significativement à l’économie des Hauts-de-France. En l’occurrence, le retrait brutal de certains produits phytosanitaires, sans qu’aucune alternative n’ait été trouvée, engendre des incertitudes qui freinent non seulement les investissements nécessaires à la pérennisation des cultures, mais aussi les projets de reprise pour les années à venir. Les décisions sur les emblavements pour 2025 devront être prises dès cet automne et les producteurs se trouvent dans une situation délicate, sans perspective claire sur la manière de poursuivre une production durable. Plus globalement, la production est également fortement affectée par l’augmentation des coûts énergétiques et des défis de la transition écologique. Ainsi, les alternatives, comme le désherbage thermique, s’avèrent plus coûteuses et moins efficaces, tandis que le désherbage manuel reste impraticable à grande échelle en raison du manque de main-d’œuvre. De plus, en janvier 2023, l’Union européenne a publié l’interdiction de la substance active benfluraline, un herbicide clé, contribuant à laisser les producteurs dans l’attente et sans solutions. Dans ce contexte de transition politique, il est impératif de reprendre les discussions. Les filières endivière et chicorée sont des exemples de souveraineté alimentaire réussie qui permettent à la France de produire la totalité de sa consommation nationale et même d’exporter. C’est pourquoi elle lui demande si elle compte reprendre rapidement le dialogue avec les filières concernées pour mettre en œuvre des solutions de désherbage efficaces et économiquement probantes, afin de garantir la continuité et la pérennité des cultures d’endives et de chicorée en France au-delà de 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5075</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Insultes envers les agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        101. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les provocations et les insultes vis-à-vis des agriculteurs. Les agriculteurs assurent la production alimentaire et garantissent la sécurité alimentaire, ils participent à l’économie locale, sont attentifs à la biodiversité et préservent les traditions. Malgré cela, du Sud-Ouest à la Bretagne, des Alpes au Pas-de-Calais, les agriculteurs sont la cible d’individus convaincus de mener un combat pour sauver la planète. Ces individus, pensant que leur objectif est fondamental, s’autorisent à mener des actions utilisant la violence morale ou physique. Il s’agit d’insultes, de destruction de biens, de violation de propriété privée et même d’agressions physiques. Une partie de la profession agricole est stigmatisée, en particulier les éleveurs. Leurs élevages subissent des intrusions, des attaques de plus en plus violentes même alors qu’ils exercent leur métier avec engagement, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. Ils sont à bout ; en France, près de deux agriculteurs se suicident chaque jour. Face aux difficultés grandissantes, les jeunes se détournent de ce métier. Ils n’ont pas de vision d’avenir sur leurs revenus, la réglementation, leur retraite. L’éducation nationale n’accompagne pas suffisamment l’orientation des jeunes désireux de se lancer dans cette aventure. Depuis de nombreuses années, le Gouvernement et les différents ministères lancent des plans médiatiques en fonction des priorités et des objectifs spécifiques que ce soit pour la santé publique, l’éducation, l’environnement ou encore la sécurité routière. Par conséquent, afin de redonner confiance à cette profession indispensable à la souveraineté alimentaire du pays et faire prendre conscience de tout cela au plus grand nombre de Français, il lui demande si elle va mettre en place le plus rapidement possible un grand plan sur la ruralité, assorti d’une campagne médiatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5076</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction de l’acétamipride en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        102. — 8 octobre 2024. — M. David Habib appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’alimentation sur la problématique de l’interdiction de l’acétamipride en France. Le 15 mai 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a validé le maintien de l’autorisation de l’acétamipride en Europe. Or, depuis 2018, les agriculteurs français ont interdiction d’utiliser cette substance pour protéger leurs productions (betteraves, noisettes, pommes de terre, carottes, radis, etc.) des dégâts causés par les insectes ravageurs. Les substances actives alternatives dont disposent les producteurs français s’avèrent peu efficaces. Le maintien de l’autorisation de la molécule d’acétamipride au niveau européen pénalise les agriculteurs français au profit de productions importées de pays dans lesquels cette substance est autorisée. Cette situation affecte la compétitivité de l’agriculture française et ne protège pas davantage le consommateur français. Aussi, il lui demande si elle envisage une reconsidération de l’interdiction de l’acétamipride en France et une harmonisation de la réglementation française avec celle de l’EFSA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5076</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre le gaspillage alimentaire au niveau des industriels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        103. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les normes imposées par les industriels aux producteurs de fruits et légumes, notamment sur le calibrage, les égratignures ou cicatrices, qui sont souvent bien supérieures à celles imposées par l’Union européenne. En effet, ces exigences supplémentaires peuvent peser lourdement sur les producteurs et entraîner une forte augmentation du gaspillage alimentaire. Cette situation est d’autant plus injustifiée que les normes imposées par l’Union européenne, telles que le règlement (UE) n° 1308/2013 ou le règlement d’exécution (UE) n° 543/2011, suffisent pour assurer la sécurité alimentaire. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour réduire ces normes superfétatoires imposées par les acteurs privés en sus de celles établies par l’Union européenne, afin de protéger les producteurs français et de diminuer le gaspillage alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5076</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Manque de compétitivité des producteurs de fruits et légumes français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        104. — 8 octobre 2024. — M. Paul Molac interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la stratégie à mettre en œuvre afin remédier au manque de compétitivité des producteurs de fruits et légumes français en vue de répondre aux grands enjeux de souveraineté alimentaire nationale. Pour prendre l’exemple de la filière tomate, malgré la stabilité des surfaces, la production française de tomates destinée au marché du frais est en net recul. En effet, la consommation des Français n’est couverte qu’à 55 % par la production nationale ; les 45 % restante étant importés. La croissance des importations inquiète fortement les professionnels français. Sur l’année 2023, l’importation de tomates destinées au marché du frais en France représentait 394 000 tonnes alors qu’elle était équivalente à 303 100 tonnes en 2012. En un peu plus de 10 ans, le taux d’importation de tomates fraiches a donc augmenté de 23 %. La hausse des importations est expliquée par différents facteurs tels que le coût de la main-d’œuvre, le défaut d’information persistant sur l’origine des produits, les différences de réglementation imposées à l’échelle nationale ou supranationale ou encore par les accords commerciaux définis avec les différents pays ; tous ces éléments se répercutant directement sur les prix de vente pour le consommateur. C’est pourquoi M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur les futurs textes législatifs et réglementaire qui seront définis au niveau français et européen afin que ceux-ci puissent remédier aux différentes formes de distorsions de concurrence existantes. En premier lieu, il lui demande d’être attentif à la révision à venir du règlement européen de l’INCO (information des consommateurs sur les denrées alimentaires) afin qu’une mention claire et visible des produits, évitant toute confusion possible pour le consommateur, soit clairement fixer. En outre, il sollicite le Gouvernement afin de continuer le travail de réflexion mené, à la suite de la mobilisation des producteurs, sur les accords de libre-échange UE-Maroc portant sur le produits agricoles, le Maroc étant le premier pays exportateur de fruits et légumes frais vers l’Union européenne ; il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5077</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mise en place d’un indice régional des fermages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        105. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’indice des fermages. En effet, le calcul au niveau national de cet indice avec un niveau général des prix et un revenu brut de l’exploitation agricole prenant en compte l’ensemble des exploitations du pays pénalise certains modèles d’exploitations familiales de taille moyenne. Avec l’augmentation au niveau national de cet indice, les agriculteurs du département et de la région de Mme la députée se retrouvent avec des prix de loyer trop élevés face à l’augmentation des charges et la stagnation des prix du marché. Elle lui demande donc si le Gouvernement va prendre en compte les importantes différences structurelles et économiques face à la diversité d’exploitations agricoles en France et, parfois même, dans les régions en mettant en place un indice régional des fermages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5077</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Nécessité de modifier le PSN en vue de soutenir la filière fruits et légumes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        106. — 8 octobre 2024. — M. Paul Molac interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de modifier le plan stratégique national (PSN) afin de soutenir l’ensemble de la filière fruits et légumes française. En effet, alors qu’il était initialement prévu que 6 000 bénéficiaires puissent bénéficier des aides PAC 2023 - un chiffre déjà bien en deçà du nombre de maraîchers et excluant totalement les arboriculteurs -, seuls 2 473 maraîchers y auront finalement accès. Cette situation, qui met en danger la profession, est inhérente à l’imposition d’un plafond excluant de trois hectares calculés sur la surface totale de l’exploitation et non uniquement sur les surfaces cultivées en maraîchage. Ce plafond empêche les exploitations de plus de trois hectares de bénéficier de cette aide pour leurs trois premiers hectares de culture maraîchères et de petits fruits. C’est pourquoi, au nom du soutien et du développement de la production de fruits et légumes, mais également au nom de la souveraineté alimentaire, il lui demande si elle va modifier le PSN afin, tout d’abord, de permettre aux fermes de plus de trois hectares, de bénéficier de l’aide maraichage sur leurs trois premiers hectares de cultures maraîchères, tout en conservant un montant d’environ 1 600 euros par hectare ; mais également étendre cette aide aux productions arboricoles par la mise en place d’une aide couplée pour la production de fruits et de légumes plafonnée sur les trois premiers hectares.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5077</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>PAC et retraites militaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        107. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la suppression des aides « PAC » aux agriculteurs qui perçoivent une pension de retraite liée à une activité professionnelle antérieure. Sont notamment concernés par ce sujet les militaires retraités, dont certains sont atteints assez tôt par une limite d’âge dans leur grade. Ces personnels, mis à la retraite tôt, touchent des pensions de retraite qui ne leur permettent pas de vivre dans des conditions matérielles satisfaisantes alors qu’ils peuvent avoir à ce moment-là des enfants en études et des parents vieillissants. Ils choisissent souvent, pour subvenir à leurs besoins financiers et parce qu’ils souhaitent entreprendre, de s’orienter vers une nouvelle vie professionnelle. Ceux qui se dirigent vers l’agriculture voient leur demande de subvention « PAC » refusée parce qu’ils touchent déjà une retraite. Aussi, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour résoudre cette incohérence, afin de soutenir ces agriculteurs qui ont servi l’État pendant une première tranche de vie professionnelle et qui sont pénalisés dans leur entreprise agricole faute de pouvoir bénéficier du soutien financier fléché vers le monde agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Sauvegarde de la filière apicole française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        108. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessaire sauvegarde de la filière apicole française. Celle-ci doit passer par une lutte accrue contre le frelon asiatique et un soutien au secteur, notamment contre la concurrence déloyale. Concernant le frelon asiatique, qui provoque des dégâts majeurs pour les élevages et même un risque de disparition progressive des abeilles, que constatent tous les professionnels, des initiatives locales sont certes prises pour faire face à ce fléau. Elles peuvent être coordonnées par le préfet à l’échelon départemental. Elles ne sont cependant pas à la hauteur des enjeux. Pour sauver l’apiculture française de la disparition, une stratégie nationale de lutte s’avère nécessaire, comme le souligne d’ailleurs une récente proposition de loi déposée au Sénat. Cette stratégie pourrait s’appuyer sur : le développement de projets de recherche fondamentale pour lutter contre cette espèce invasive et empêcher sa prolifération ; le soutien effectif aux initiatives locales ou associatives ; le soutien aux apiculteurs professionnels impactés par la prédation. Concernant la concurrence déloyale, des entreprises étrangères et notamment chinoises, exportent en France et dans l’Union européenne des faux miels, utilisant la Belgique et l’Espagne comme points d’entrées principaux, provoquant une distorsion de concurrence en défaveur des apiculteurs français, alors même que l’on importe 60 % de la consommation de miel. Des mesures sont aujourd’hui nécessaires pour mettre fin à cette concurrence déloyale. Il souhaiterait donc savoir quelles sont ses intentions sur ces deux sujets fondamentaux pour l’avenir de la filière apicole française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation de la filière floricole en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        109. — 8 octobre 2024. — M. Julien Dive appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante de la filière floricole en France et plus particulièrement sur son déficit commercial. En effet, alors que cette filière occupait une place importante il y a encore une vingtaine d’années, elle a peu à peu perdu de son dynamisme, au point de devenir largement dépendante des importations étrangères. Aujourd’hui, des initiatives locales, comme celle d’un couple d’agriculteurs dans la Somme qui tente de relancer la production de fleurs locales et de saison, montrent qu’il est possible de reconquérir cette filière en misant sur des productions respectueuses de l’environnement et en phase avec les attentes des consommateurs. Dans cette optique, il semble nécessaire d’envisager un plan national de reconquête de la filière floricole, qui pourrait non seulement réduire le déficit commercial, mais aussi offrir de nouvelles perspectives économiques aux agriculteurs français. Ce plan pourrait inclure des mesures de soutien financier, la promotion des circuits courts et l’intégration de cette filière dans les compétences du ministère, afin d’accompagner au mieux ces producteurs. Par ailleurs, il convient de souligner les vertus mellifères de nombreuses fleurs locales, qui contribuent directement à la préservation de la biodiversité et au soutien des populations d’abeilles, indispensables à l’écosystème et à l’agriculture. Il lui demande de détailler les mesures envisagées pour accompagner la relance de la filière floricole en France et de l’intégrer pleinement dans les politiques de souveraineté alimentaire, tout en encourageant une production locale durable et bénéfique pour l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Soutien aux agriculteurs face à la multiplication des aléas climatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        110. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la multiplication des aléas climatiques et ses conséquences sur les productions agricoles. Avec le changement climatique, on constate une aggravation des épisodes climatiques extrêmes comme les pluies abondantes et inondations, les sécheresses, la grêle ou les gels printaniers tardifs. Face à ces risques, le système des calamités agricoles a été abandonné au profit d’un système assurantiel dit de l’indemnité de solidarité nationale (ISN), pour soi-disant plus de simplicité et de réactivité. Il semblerait qu’avec cette évolution, les délais d’instruction des dossiers soient passés de 6 à près de 15 mois et surtout, que ce nouveau système ne réponde absolument pas aux situations d’une partie des agriculteurs mais encourage, au contraire, une spécialisation à outrance des territoires agricoles. Il lui demande donc si elle envisage, d’une part, l’abandon de ce système assurantiel privé et, d’autre part, la mise en place d’un véritable fonds professionnel mutuel et solidaire qui ferait appel à tous les acteurs et toutes les filières alimentaires, afin de répondre aux aléas climatiques pour toutes les productions et tous les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5079</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Feld</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Soutien face à la crise de la viticulture française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        111. — 8 octobre 2024. — Mme Mathilde Feld appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les producteurs de vin en France et particulièrement en Gironde. Le secteur viticole est sous le coup d’une triple crise structurelle mondiale (climatique, économique, comportementale) dont les impacts régionaux et locaux sont à la fois dramatiques et inéluctables. Au cours des huit dernières années, le vignoble bordelais a connu trois épisodes de gels majeurs (en 2017, 2021, 2022), des épisodes de grêles localement dévastateurs (en 2018, 2023, 2024) et une pluviométrie excédentaire qui a occasionné des épidémies ravageuses de mildiou (en 2018, 2023 et 2024). Ces effets entraînent des rendements insuffisants, voire inexistants et des coûts de production explosifs. Cette situation se conjugue paradoxalement avec une crise de surproduction liée à la chute de la consommation : victimes d’un cours du vin qui ne fait que diminuer, les viticulteurs sont étranglés, le prix du tonneau flirtant avec les 500 euros alors que le coût de production serait de 1 400 euros. La détresse est massive : un vigneron sur deux a déposé un dossier pour toucher les fonds d’urgence alloués aux entreprises en difficultée et un sur quatre a fait une demande d’arrachage auprès de la préfecture. De cellules d’urgence en plans d’arrachage, aucune sortie de crise ne se dessine alors qu’il en va de la vie et de la survie de centaines de producteurs et de tout le tissu socio-économique des régions viticoles. Sans réelle mesure significative, la colère et le désespoir des agriculteurs provoquera une révolte d’une ampleur inédite qui pourrait coûter beaucoup plus cher à l’État que le statu quo actuel. Mme la députée demande à la Mme la ministre quelles sont les mesures immédiates envisagées. Dans un premier temps la création d’un fonds d’aide d’urgence aux viticulteurs semble être le minimum. Dans un second temps le ministère va-t-il répondre à la demande pressante des producteurs pour la création d’une organisation de producteurs de la filière viticole qui permettra d’assurer durablement des prix rémunérateurs pour les producteurs et envisager une sortie de crise ? Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5079</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Utilisation de la dénomination fermier ou ferme pour les produits laitiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        112. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation du terme « fermier » pour les produits laitiers. Parmi les produits laitiers, l’utilisation du terme « fermier » est seulement réglementé pour le fromage. Le décret n° 2007-628 du 27 avril 2007 relatif aux fromages et spécialités fromagères indique que « la dénomination « fromage fermier » ou tout autre qualificatif laissant entendre une origine fermière est réservée à un fromage fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci ». Cette définition a été remise en question plusieurs fois en 2013 et 2018, notamment. La loi du 10 juin 2020 a ajouté que « pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée en complément des mentions prévues au premier alinéa selon des modalités fixées par décret ». Toutefois, le décret publié le 20 décembre 2023 échoue à assurer la transparence pour le consommateur en ne rendant pas obligatoire l’affichage du nom et de l’adresse du producteur. Il en est de même pour les autres produits laitiers (yaourts, crème, beurre, glaces…) répondant à cette définition utilisant le terme « fermier ». La loi dite « EGalim 2 » ne reconnaît ainsi pas les yaourts, faisselles, glaces ou autres produits laitiers fermiers - à l’exception du fromage - dans les 50 % de produits labellisés obligatoires dans l’approvisionnement de la restauration scolaire. Cela pénalise fortement les fermiers qui perdent des débouchés dans cette branche. De plus depuis 2020, des exemples de dérives se développent comme la location par des opérateurs d’aval d’ateliers « clés en main » à des producteurs de lait afin que ces derniers réalisent pour leur compte des fromages en blanc, la délocalisation de la production de certains fromages historiquement fabriqués dans des zones précises telles que des zones de montagne, le développement de fromages dits fermiers vendus sous marques de distributeur ou par des affineurs rachetées par des multinationales. Alerté par l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers à ce sujet, M. le député s’étonne du manque de protection du terme « fermier » caractéristique du secteur agricole. Selon lui, le terme « fermier » devrait être réservé aux préparations à base de lait et produits laitiers fabriqués selon des techniques non industrielles propres aux savoir-faire d’un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre entreprise agricole sur le lieu même de celle-ci. Ces préparations ne devraient contenir que 20 % maximum (50 % pour les glaces) d’ingrédients produits en dehors de l’entreprise agricole exception faite, évidemment, du lait ou de tout autre produit laitier sauf la poudre de lait utilisée à une hauteur maximale de 3 %. La dénomination « fermier » pourrait être réservée également aux ateliers de transformation majoritairement propriété de l’éleveur, producteur de lait, garantissant la responsabilité du producteur agricole sur son produit avec une facturation de ce produit réalisée par ce même producteur. Il conviendrait enfin de mieux encadrer l’usage des noms de marques commerciales usant des dénominations contenant les termes « fermier » ou « ferme » afin de réserver de telles dénominations offrant une vraie valeur ajoutée aux exploitants agricoles mentionnés ci-dessus. C’est pourquoi il l’interroge pour savoir si une nouvelle définition du terme « fermier » pour l’ensemble des produits laitiers était à l’étude afin de protéger le travail des producteurs indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5080</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Utilisation de l’acide oxalique pur en apiculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        113. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la question de l’utilisation de l’acide oxalique en apiculture. Actuellement, la réglementation interdit aux apiculteurs l’utilisation thérapeutique de plantes et produits naturels non dangereux. L’acide oxalique est un outil essentiel pour les apiculteurs dans la lutte contre le varroa, un parasite menaçant les abeilles. Bien que son utilisation soit autorisée en quantité réduite, les apiculteurs préfèrent souvent l’acide oxalique pur en raison de problèmes liés à la composition du produit homologué. Ce dernier nécessite l’ajout de sucre pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Or des complications sont apparues au moment de son utilisation en sublimation, le sucre ayant provoqué la formation de caramel dans les appareils chauffants. Ainsi, les apiculteurs, qui ont besoin de solutions efficaces et sûres pour lutter contre le varroa et prévenir la propagation de ce parasite nuisible, préfèrent utiliser l’acide oxalique pur en sublimation pour sa rapidité et son efficacité. Face à cette problématique, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour soutenir les apiculteurs et garantir des solutions sûres et efficaces dans la lutte contre le varroa.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5080</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Menace sur les producteurs de lait suite à une décision de Lactalis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        114. — 8 octobre 2024. — M. Alexandre Dufosset alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des producteurs de lait français, en particulier ceux de la 18e circonscription du Nord, suite à la décision du groupe Lactalis de réduire de 8,8 % ses collectes dans le pays. M. le député tient à souligner que ce chiffre est une moyenne nationale : dans certains territoires, le camion de collecte ne passera plus et Lactalis n’achètera plus une seule goutte de lait. Victimes d’un véritable système de prédation, confrontés à un manque-à-gagner insurmontable, certains éleveurs n’auront d’autre choix que d’abandonner leurs fermes. Il rappelle qu’Emmanuel Besnier, dirigeant de Lactalis, avait assuré, lors du dernier Salon de l’agriculture, qu’il associerait les organisations d’éleveurs aux décisions stratégiques de son groupe. Visiblement, cet engagement de bon sens et d’équité n’a pas été tenu. M. le député observe que la marge de manœuvre financière de Lactalis est pourtant significative : l’année dernière, cette entreprise a enregistré un résultat net de 428 millions d’euros, en progression de 11 % par rapport à l’exercice précédent. Or une part importante de cet enrichissement provient d’une aubaine - l’inflation - et représente un gain inespéré et inattendu. De tels surprofits, lorsqu’ils ne servent qu’à rémunérer l’actionnariat dans une logique court-termiste, devraient être davantage taxés, comme le préconise le Rassemblement National dans son programme économique. C’est une exigence de justice. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte inviter ou inciter le groupe Lactalis à renoncer à son plan de diminution de la collecte et à investir ses surprofits, réalisés grâce à l’inflation, dans le développement de nouvelles filières de transformation à haute valeur ajoutée ; la montée en gamme est en effet l’une des clés pour assurer la prospérité du secteur agricole et agro-industriel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5080</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La crise existentielle du cognac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        117. — 8 octobre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la crise existentielle que traverse le secteur du cognac. Le 5 janvier 2024, le ministère chinois du commerce, premier marché en valeur de la filière cognac, a annoncé le lancement d’une enquête antidumping ciblant les eaux-de-vie de vin produites en Europe, notamment le cognac, l’armagnac et la grappa. Début février, le Bureau national interprofessionnel du Cognac, préoccupé par cette enquête, a sollicité la représentation nationale pour encourager une démarche proactive des autorités françaises auprès de leurs homologues chinois. Le 29 août, la Chine, via le ministère du commerce de la République populaire de Chine (MOFCOM), a rendu une décision préliminaire imposant des droits antidumping allant de 30,6 % à 39 % sur les eaux-de-vie européennes, touchant directement la filière cognac. Une décision définitive pourrait être prise d’ici janvier ou juillet 2025, menaçant une partie importante des exportations françaises vers la Chine et aggravant la pression sur les producteurs. Le 17 septembre 2024, cette situation a conduit à une mobilisation générale des acteurs du cognac, la première en 28 ans, face à une crise qui met en péril 77 000 emplois dans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime. Si les interprofessions ont bien été reçues par les différents ministères, producteurs et négociants restent dans l’incertitude, sous la pression croissante des autorités chinoises. Ils craignent que l’impact sur les filières et les territoires ne soit pas pleinement pris en compte par les autorités françaises et européennes, laissant penser que d’autres priorités aient éclipsé les conséquences économiques et humaines de ce dossier. L’imposition de droits antidumping aurait des conséquences immédiates sur la présence des produits français sur le marché chinois, affectant durement les achats de vins et d’eaux-de-vie en Asie et déstabilisant tout l’écosystème économique de la filière, incluant le négoce, la viticulture, la distillation, les prestataires de services et les transporteurs. Le secteur des vins et spiritueux pourrait ne pas se relever, après avoir déjà subi l’impact des droits de douane imposés aux États-Unis en 2021 dans le cadre du conflit Boeing/Airbus. Perdre 25 % de l’activité liée au marché chinois accentuerait encore davantage cette crise, pouvant avoir des conséquences irréversibles et irrémédiables pour cette filière d’excellence et de tradition. Ainsi, il lui demande quelles mesures d’urgence le Gouvernement compte prendre pour protéger immédiatement le secteur du Cognac face à cette crise. Il souhaite également connaître les actions pérennes envisagées afin de rendre la filière moins vulnérable aux aléas de la diplomatie européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5081</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Absence de soutien financier pour les refuges d’animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        124. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence de soutien financier pour les refuges d’animaux. En effet, dans le cadre de la saisie d’animaux, notamment d’animaux exotiques à la frontière par la douane, l’État, n’ayant pas les moyens pour la prise en charge, va faire appel à des capacitaires particuliers. Ces derniers, prenant bien souvent la forme d’associations régies par la loi de 1901, vont prendre en charge l’hébergement des animaux saisis avant le jugement des tribunaux. Cette prise en charge implique des frais de transport et d’hébergement pour ces refuges sans aucune aide financière de l’État. Cette situation n’incite pas les refuges à prendre en charge ces animaux, d’autant plus que l’hébergement peut durer plusieurs années et alors même que les pouvoirs publics ne peuvent plus loger tous les animaux faute de capacités suffisantes. Enfin, la saisie d’animaux exotiques demande des installations spécifiques pouvant entraîner d’importants frais. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend prendre en charge une partie des frais d’hébergement ou, à défaut, mettre en place des mesures permettant de mieux accompagner ces refuges.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5081</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Alerte sur la prédation du loup en Lozère et en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        125. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur l’état préoccupant de la prédation du loup au sein du département lozérien. Depuis 10 ans, le nombre de zones de présence permanente (ZPP) du loup en France augmente. À la fin de l’hiver 2022-2023, 179 ZPP étaient identifiées sur le territoire national, contre 158 à la fin de l’année 2021. Le département lozérien n’échappe pas à cette tendance puisqu’en 2024 toute la Lozère est concernée par la présence permanente de loups, voire de meutes sur certains territoires. Cette situation est particulièrement préoccupante en raison des nombreux élevages extensifs de bovins et d’ovins présents en Lozère. Le loup représente pour ces troupeaux une menace majeure, d’autant plus que les éléments de protection existants s’avèrent inefficaces du fait des parcours extensifs (études réalisées). De plus, les agriculteurs travaillant dans certaines zones telle que celle du Parc national des Cévennes ne sont pas soumis à la même réglementation en matière de protection des troupeaux, ce qui signifie qu’ils sont contraints à des tirs d’effarouchements et les tirs de défense autorisés sont rares. La menace que représentent les loups sur le territoire oblige ainsi les agriculteurs à rentrer les troupeaux, à abandonner des surfaces pastorales et le pâturage nocturne ainsi qu’à diminuer le temps de pâturage. Cela a pour conséquence la fermeture des milieux et une hausse des risques d’incendies sur les territoires. En outre, les pertes se font lourdes pour les agriculteurs, sur le plan économique mais aussi psychologique. En cas d’attaque, le processus d’indemnisation est long et coûteux et l’indemnisation incomplète au regard de la valeur ajoutée que l’animal perdu aurait générée. Plus précisément, le travail d’amélioration génétique que réalisent les agriculteurs sur plusieurs années n’est pas pris en compte dans les pertes engendrées par les prédateurs. De plus, il semble incompréhensible que les indemnisations soient prélevées sur le budget agricole alors que la question des loups relève du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Face à cette situation, Mme la députée demande à ce que les éleveurs puissent se défendre dans les mêmes conditions face à la menace des prédateurs et ce, sur l’ensemble du territoire national. Mme la députée appelle notamment le Gouvernement à modifier la réglementation en la matière afin que cette inégalité cesse. En outre, elle l’interroge sur les moyens que le Gouvernement compte mobiliser afin de réguler de manière effective la présence des loups sur les territoires ; elle demande en Lozère la création d’une brigade de loup permanente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5082</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Chiffres ICAD sur les abandons de chiens et de chats en 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        127. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les données chiffrées pour l’année 2023 du nombre de chats et de chiens identifiés par les associations et les refuges. En effet, chaque année, les chiffres concernant les abandons restent approximatifs. Les seules certitudes que l’on a sont que les abandons ne cessent d’augmenter et que les adoptions, quant à elles, diminuent inexorablement. L’ICAD, organisme d’identification des carnivores domestiques, créé en 2012 et dépendant du ministère de l’agriculture, a pour mission la gestion du fichier national de ces identifications. Du 1er janvier au 31 décembre de chaque année, il enregistre et informatise les données des animaux enregistrés au nom d’une personne physique, d’une personne morale, d’une association, d’un refuge ou d’un élevage. C’est ainsi qu’en 2022, l’ICAD a pu isoler les chiffres des animaux abandonnés, identifiés par une association, un refuge ou une fourrière : 239 725 chats, 49 276 chiens et 41 854 chats errants. Soit un total de 330 855 animaux abandonnés en France sur une année. Les associations de protection et de défense des animaux souhaiteraient obtenir ces chiffres pour l’année 2023. Aussi, elle lui demande si elle va solliciter l’ICAD afin que ces données chiffrées soient mises officiellement à la disposition du public et des associations le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5082</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Euthanasies d’animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        128. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les euthanasies d’animaux pratiquées en France et dans les Drom-Com. Elle l’alerte notamment sur les « euthanasies » abusives effectuées dans la très grande majorité des fourrières. Se basant sur les données du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, l’association Animal Cross estimait qu’en 2016, sur un total de 112 508 animaux, 8 428 chiens et 19 450 chats avaient été euthanasiés sans justification sanitaire dans les refuges et les fourrières. À cela, il convient d’ajouter les « euthanasies de confort » réalisées par les vétérinaires dans leur cabinet. Elles seraient au nombre de 40 000 chaque année d’après une étude réalisée par Claire Borrou-Mens, référente vétérinaire du Grand-Est. Ces données venant de différentes sources, Mme la députée demande à Mme la ministre s’il serait envisageable de mettre en place un observatoire regroupant le ministère, les associations, les professionnels du secteur et des parlementaires qui permettrait notamment de recenser le nombre d’euthanasies d’animaux de compagnie dans le pays. Alertée par l’association Les Amis de Sam, Mme la députée interroge Mme la ministre sur la manière dont il serait possible de mettre un terme à cette pratique. Elle lui demande dans quelle mesure l’existence de foires aux chatons et aux chiots, les ventes d’animaux de compagnie sur les réseaux sociaux par des animaleries ou des particuliers ne la favorisent pas. Nombre de ces animaux de compagnie achetés sur internet le sont de manière compulsive et irréfléchie et beaucoup sont souvent abandonnés et finissent dans les fourrières déjà surchargées. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’elle pourrait mettre en place pour réguler le commerce des animaux de compagnie et ainsi permettre d’arrêter les euthanasies d’animaux de compagnie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5082</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Fin des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        129. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de réglementer l’utilisation des pièges à colle, qui soulèvent de graves préoccupations en matière de bien-être animal. En effet, ces dispositifs, utilisés pour capturer rongeurs et insectes, sont dénoncés par de nombreux professionnels et associations pour leur cruauté avérée. Les animaux piégés subissent une mort lente et douloureuse, souvent après plusieurs jours d’agonie. De plus, ces pièges non sélectifs peuvent capturer d’autres espèces, y compris des animaux protégés tels que les hérissons ou les rouges-gorges. Par ailleurs, le Conseil d’État, dans une décision du 24 mai 2023, a ordonné au Gouvernement d’annuler les arrêtés-cadres de 1989 réglementant cette pratique. Cette décision implique un délai de deux mois à compter de sa notification pour être mise en œuvre. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour interdire l’utilisation des pièges à colle sur le territoire national, en application de l’injonction du Conseil d’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5083</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre les achats compulsifs des animaux de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        130. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la vente de chiens, de chats et de chiots dans les foires, salons et marchés. En effet, après l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes, la vente de chiens et de chats a été interdite dans les animaleries à partir du 1er janvier 2024. Cette mesure, bien que bénéfique pour éviter l’achat compulsif d’animaux domestiques, a conduit à une augmentation significative de leur vente par d’autres moyens. En effet, d’après une enquête de la Fondation Brigitte Bardot, de nombreuses organisations contournent cette loi pour continuer de vendre ces animaux domestiques. Cela se passe dans les foires, salons et marchés, où la loi n’interdit pas leur vente. À cela s’ajoutent des pratiques illégales telles que des conditions de vie intolérables pour les animaux, des offres promotionnelles interdites, ou encore des fausses informations qui encouragent l’achat irréfléchi et ne respectent pas le bien-être animal. Dans cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour lutter contre ce commerce illégal et garantir la fin de la vente de ces animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5083</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des chiots dans le puppy yoga
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        132. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nouvelle tendance du puppy yoga, une pratique de yoga qui s’effectue avec des participants entourés de jeunes chiens. Cette activité, qui se rapproche du doga, une pratique de yoga avec son chien personnel, voit son nombre d’adeptes grandir et, bien que bénéfique pour certains, n’est pas encadrée, ce qui soulève des questions concernant la protection animale et le bien-être des chiens impliqués. En effet, les chiots, souvent âgés de quelques semaines seulement, sont très exposés, ce qui nuit à leur développement. De plus, l’environnement dans lequel ils se trouvent ne peut convenir à ces animaux : environnements inconnus, lumières, sons, odeurs corporelles, autant de sources d’anxiété intense pour des chiots. Il l’interroge donc sur les actions que le Gouvernement pourrait entreprendre pour réglementer cette pratique et garantir la protection animale, en évitant tout risque de maltraitance ou de stress pour les animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5083</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Réaffectation des animaux sauvages des cirques vers des refuges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        133. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions de captivité d’animaux sauvage dans les cirques et leur réaffectation dans des refuges. En effet, avec l’adoption de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, dix mesures ont été annoncées pour mettre fin à la captivité de la faune sauvage dans les établissements itinérants à partir de 2028. Pour accompagner la transition des circassiens, une aide de 35 millions d’euros sur trois ans a été accordée afin de les soutenir. Un appel à manifestation d’intérêt a également été lancé pour assurer le devenir de ces animaux sauvages aujourd’hui en captivité et leur accueil dans des refuges adaptés. Environ 530 animaux dont 308 fauves sont concernés. Malgré l’existence de mesures telle que le soutien à la transition économique des entreprises (mesure 1) qui pourrait concerner jusqu’à 50 cirques ayant des animaux sauvages, ainsi qu’une aide financière pour la stérilisation des animaux (mesure 9), les circassiens se sont très peu saisis de ces mesures. Bien que Mme Bérengère Couillard, ancienne secrétaire d’État chargée de l’écologie, ait lancé une initiative en mars 2023 avec un plan d’accompagnement intitulé « Refuge pour animaux sauvages captifs », seules 150 places ont été créées, ce nombre reste en deçà des besoins actuels. Par ailleurs, il n’existe, à ce jour, que trois refuges pouvant accueillir des lions en France, mais ils sont tous complets. Les associations qui sont encouragées à ouvrir de nouveaux espaces se heurtent à des difficultés, principalement en raison d’un soutien financier insuffisant. En outre, la possibilité que certains animaux soient transférés par les circassiens vers d’autres cirques en Europe, une pratique légale mais préoccupante, soulève des inquiétudes quant à la qualité de vie future de ces animaux. Ainsi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour garantir la prise en charge de tous les animaux sauvages captifs provenant de cirques dans des refuges et les actions envisagées pour éviter leur transfert vers des pays peu scrupuleux du bien-être animal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5084</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Régulation des populations de cormorans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        134. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dégâts causés par les cormorans sur les plans d’eau ou les rivières de France. En effet, depuis plusieurs années, les pisciculteurs, associations de pêche et propriétaires tirent la sonnette d’alarme sur les dégâts causés par les cormorans sur les plans d’eau ou les rivières de France et sur leur impact sur les populations de poissons. En Mayenne, les associations de pêcheurs estiment à ce jour que le comptage des sites du cormoran est sous-estimé. Surtout, le grand nombre de cormorans engendre un appauvrissement halieutique des milieux aquacoles, un assèchement des productions en pisciculture, un renchérissement de la valeur des poissons de rempoissonnement, un investissement à fonds perdu du rempoissonnement réalisé par les associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques, l’importation de poissons, une raréfaction des poisson reproducteurs puisque les carpes d’un poids inférieur à 2 kg sont systématiquement mangées. C’est pourquoi afin de retrouver un meilleur équilibre entre les espèces aquatiques et alors que le cormoran est reconnu comme une espèce protégée, elle lui demande si les mesures de régulation prises par les préfets pourraient être élargies au domaine public, en fonction des besoins des territoires (à titre d’exemple, le quota alloué à la Mayenne de 450 individus par an pour les seules piscicultures semble très insuffisant). Elle lui demande également quelles mesures d’urgence le Gouvernement entend mettre en œuvre en faveur de la filière piscicole pour que celle-ci puisse maintenir son activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5084</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Risques de morsures de chiens en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        135. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les risques de morsures de chiens en France. Les articles L. 211-11 et L. 211-12 du code rural et de la pêche maritime disposent qu’il existe deux catégories de chiens dangereux, chacune composée de trois races de chiens différentes, qui font l’objet d’une règlementation stricte. Seulement, selon le centre de documentation et d’informations de l’assurance, 250 000 personnes se font mordre chaque année, parmi lesquelles 10 000 nécessitent un suivi médical. Les chiens catégorisés « dangereux » ne représentent que 7,4 % des morsures selon le Collectif contre la catégorisation des chiens, donnée publiée en 2021. De fait, dans son rapport rendu le 8 février 2021, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) explique que la règlementation actuelle, basée sur une classification des races, n’est pas effective pour prévenir des risques de morsures. Les élus locaux confirment que de nombreux croisements permettent d’éviter la catégorisation en « chiens dangereux », y compris pour des animaux qui en présentent pourtant toutes les caractéristiques. L’Anses préconise même l’abandon de cette classification inefficace. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place afin de tenir compte de ces changements dans la population canine pour pouvoir véritablement prévenir le risque de morsures graves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5084</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Statistiques sur les abandons d’animaux domestiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        136. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les abandons d’animaux domestiques. Il semblerait que, chaque année, le nombre d’abandons d’animaux domestiques communiqué soit à peu près le même, ce qui paraît improbable dans la mesure où aucune donnée n’existe réellement. Cependant, cet état de fait pourrait être corrigé en demandant à l’ICAD de publier ses chiffres. En effet, l’ICAD répertorie et informatise des données d’animaux enregistrés soit au nom d’une personne physique, soit au nom d’une personne morale (association ou refuge). L’ICAD est capable d’établir précisément le nombre d’animaux identifiés en fonction de ces deux items. Il suffirait que le ministère de l’agriculture leur demande chaque année le nombre de chats et de chiens qui ont été identifiés au nom d’une association ou d’un refuge ou qui ont été transférés à l’un de ces organismes. En 2022, le magazine 30 Millions d’amis a demandé à l’ICAD le nombre d’animaux domestiques abandonnés, ce dernier s’élevait à 330 855. Elle lui demande donc si elle compte en faire la demande à l’ICAD et publier officiellement les chiffres exacts afin qu’une politique efficace contre les abandons d’animaux puisse être mise en place le plus rapidement possiblement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5085</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Vente d’animaux de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        137. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la proposition de loi visant à interdire les ventes d’animaux de compagnie sur les salons, foires, brocantes, marchés et aux expositions de ce type déposée par M. le député Ian Boucard. Une récente enquête menée pendant une année par la Fondation Brigitte Bardot démontre de nombreuses infractions à la législation lors de ces évènements. Les exposants font subir aux animaux des conditions de transport et d’exposition fatigantes et stressantes. lls incitent très fortement à l’achat par des discours déresponsabilisants et par des facilités de paiement excessives, voire illégales. Le délai de réflexion de 7 jours entre la signature du certificat d’engagement et de connaissance et la remise de l’animal n’est pas respecté. Il y a également une absence de sélection et de sensibilisation des acheteurs aux besoins et aux spécificités des races. Et pour finir, un manque d’information et de transparence contrevenant notamment aux obligations légales des articles L. 214-8 et suivants du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Ces évènements vont à rebours d’une société où l’on entend responsabiliser les acquéreurs et détenteurs d’animaux. La loi du 30 novembre 2021 visait notamment à lutter contre les achats d’impulsion et contre l’abandon, en bannissant la vente de chiens et de chats en animalerie. Or les salons de chiens et de chats, totalement oubliés par ce texte doivent être définitivement interdits. Cette investigation apporte la démonstration des faits reprochés à ces expositions dont le seul objectif est d’inciter à l’achat, malheureusement sans égard pour le sort des animaux. Face à cette situation et à l’achat coup de cœur, le risque d’abandon est élevé. Aussi, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement entend faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5085</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pisciculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        138. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt concernant les préoccupations exprimées par de nombreux acteurs de la pisciculture en France, qui font face à des difficultés dans leurs démarches auprès des directions départementales des territoires (DDT). En effet, les lois et réglementations actuelles, qui requièrent la réalisation d’une étude d’impact en vue d’obtenir l’autorisation d’exploiter un étang à des fins de pisciculture, semblent constituer un obstacle majeur pour les professionnels de ce secteur. Le renforcement de l’interprétation de ces réglementations ces dernières années restreint de plus en plus la possibilité de développer de nouvelles installations. Pour preuve, aucune nouvelle installation de pisciculture n’a été enregistrée en France depuis plus de vingt ans. Cette situation met sérieusement en péril la pérennité de cette filière pourtant essentielle, non seulement en matière de soutien à l’économie rurale, mais également en ce qui concerne la préservation de l’environnement. La préservation de l’activité de pisciculture revêt par ailleurs une grande importance, notamment dans le contexte actuel où la question de la souveraineté alimentaire est un enjeu majeur. C’est pourquoi M. le député souhaite obtenir des informations plus détaillées concernant les dispositions légales et réglementaires en vigueur relatives à l’exploitation d’étangs à des fins de pisciculture. De plus, il souhaite savoir si des mesures d’aide sont actuellement disponibles pour soutenir les pisciculteurs face aux défis rencontrés par cette filière en crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5085</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Sécuriser les baux coproneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        173. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le sujet des baux coproneurs, émanant de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014. Avant cette loi, les baux copreneurs étaient régis par un cadre ne permettant pas la désolidarisation des preneurs, ce qui posait des difficultés en cas de départ d’un copreneur, telles que la retraite ou le divorce et obligeait les copreneurs à maintenir une coexploitation, même contre leur volonté. La loi d’avenir pour l’agriculture du 13 octobre 2014 a introduit les alinéas 3 et 4 à l’article L. 411-35 du code rural et de la pêche maritime, permettant au preneur restant de demander au bailleur que le bail se poursuive à son seul nom en cas de cessation d’activité d’un des copreneurs. Cependant, l’article L. 411-31 du code précité fixant les causes de résiliation du bail n’a pas évolué. Ainsi, toute contravention à l’article L. 411-35 demeure sanctionnée par la résiliation. De fait, un preneur poursuivant l’exploitation seul au départ de l’autre preneur en omettant de solliciter la poursuite du bail à son seul nom auprès du bailleur s’expose à la résiliation. La Cour de cassation, par un arrêt du 30 novembre 2023 (n° 21-22.539), modifie cette interprétation en précisant que l’article L. 411-35 (al. 3 et 4) ne crée « pour le copreneur resté en activité, qu’une simple faculté, dont le non-usage ne constitue pas une infraction aux dispositions de l’article L. 411-35, de nature à permettre la résiliation du bail sur le fondement de l’article L. 411-31, II, 1° ». Cette évolution jurisprudentielle apporte une stabilité apparente à la situation des copreneurs, mais des interrogations persistent quant à sa « définitivité », notamment en l’absence d’évolution des textes. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour sécuriser la situation des baux copreneurs et ainsi renforcer la confiance des acteurs du secteur agricole à l’égard de ce type de bail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5086</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection et soutien à la forêt française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        176. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’avenir de la forêt française. En effet, la forêt française constitue un espace aux multiples usages. Elle permet la production de bois et d’énergies renouvelables, concours à la construction d’habitants durables, protège la biodiversité, stocke le carbone et permet d’effectuer de nombreuses activités de loisirs. Or la forêt, qui couvre environ 30 % de l’Hexagone, présente aujourd’hui plusieurs difficultés, inquiétant les professionnels sur son avenir. Face aux défis actuels liés au changement climatique, à la biodiversité et à la transition vers une économie plus durable, l’avenir des forêts et sa préservation revêt ainsi d’une importance capitale. Afin d’enrayer ces difficultés, plusieurs solutions existent, comme la mise en place d’un plan ambitieux et d’une politique volontaire pour préserver ce patrimoine inestimable, les acteurs qui la valorisent et la sauvegarde de ses richesses. Aussi, face à ces constatations, il lui demande quelles sont les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour assurer la préservation et la gestion durable de la forêt française dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5086</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Recrudescence des vols de bois dans les forêts meusiennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        177. — 8 octobre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la recrudescence des vols de bois dans les forêts meusiennes. Depuis plusieurs mois, de nombreux propriétaires forestiers de la Meuse subissent des pillages importants de leur bois, portant ainsi atteinte au droit de propriété et au patrimoine meusien. Ces délinquants arrivent ainsi à extorquer, en moins d’une journée, des quantités importantes de ce matériau en toute illégalité. Des chênes, parfois centenaires, sont ainsi coupés, mettant en danger la pérennité et l’avenir de centaines d’hectares de forêt au profit d’un trafic illégal dont il reste à déterminer les profiteurs. Cette situation inadmissible conduit à une perte de ressources financières non négligeable dans une région où la filière forêt-bois est un acteur économique important. Face à cette alarmante situation, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour protéger efficacement les forêts meusiennes et lutter contre ce trafic.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5086</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les brasseurs indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        194. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les brasseries indépendantes. La France est le pays européen comptant le plus de brasseries indépendantes. Elles sont près de 2 400 et représentent 6 500 emplois directs, soit 80 % des emplois de la filière brassicole. Cependant, la filière est en danger. En effet, depuis les augmentations des tarifs de l’énergie, des matières premières agricoles, de tous les emballages et principalement des bouteilles en verre, les brasseries indépendantes font face à de grandes difficultés financières. Ces problèmes de trésorerie seraient rencontrés par deux brasseries sur trois. En parallèle de cette difficulté, les brasseurs déplorent notamment la différence de traitement entre eux et les viticulteurs. Les brasseries indépendantes payent 5 à 10 fois plus de droits d’accises que le vin, alors que les bières gastronomiques font partie des boissons les moins alcoolisées. Pourtant, un allègement de la fiscalité pourrait permettre de redonner de l’élan aux TPE concernées. Aussi, bien que les brasseries indépendantes transforment 100 % de matière première d’origine agricole, au même titre que les viticulteurs, elles sont obligées d’obtenir une licence afin de vendre leur produit sur son lieu de production, à l’instar des viticulteurs. Alors que près d’une brasserie sur dix envisage de fermer en 2024, elle lui demande quels dispositifs elle compte mettre en place afin de permettre aux brasseries indépendantes de relancer leur activité dans le contexte actuel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5087</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dérives sur l’étiquetage du miel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        205. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’étiquetage du miel. Tout d’abord, M. le député tient à saluer les avancés récentes sur le sujet, notamment grâce au décret n° 2022-482 du 4 avril 2022 relatif au miel et à la révision de la directive européenne sur le miel qui ajoutent plus de transparence, de traçabilité et des contrôles plus efficaces pour lutter contre la fraude. Cependant, de nombreuses tentatives de contournement des dispositifs existent encore : mention de la provenance sur des parties peu pertinentes des pots, caractères trop petits, etc. Autant de facteurs qui nuisent à la lecture simple et rapide de la provenance des miels. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à une clarification encore plus exhaustive de l’étiquetage du miel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5087</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Application inadaptée du décret no 2021‑835 du 29 juin 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        222. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’application inadaptée aux producteurs laitiers fermiers affiliés à la MSA du décret n° 2021-835 du 29 juin 2021 relatif à l’information des consommateurs sur la règle de tri des déchets issus des produits soumis au principe de responsabilité élargie du producteur, et publié au Journal officiel le 30 juin 2021. En effet, les producteurs de fromages et autres produits laitiers français achètent soit des emballages non nominatifs n’engageant pas la responsabilité du producteur, soit des emballages nominatifs engageant ainsi la responsabilité de ce dernier. Pour les emballages non nominatifs, à savoir des conditionnements ne portant pas de marque spécifique ni d’indication sur le fabricant, il apparaît paradoxal de reporter la responsabilité de l’info-tri sur l’emballage aux producteurs fermiers, mais également contreproductif d’un point de vue environnemental d’apposer un autocollant avec les indications éco-tri en générant davantage de déchets. Le coût économique d’une telle démarche est également à prendre en compte pour les producteurs fermiers, qui n’ont par ailleurs pas connaissance de la composition du matériau de l’emballage, le fabricant refusant de donner ces informations sauf à ce que les producteurs fermiers cotisent à un éco-organisme. Concernant les emballages nominatifs, se pose la pertinence pour le producteur fermier de cotiser à un éco-organisme en raison de la surcharge administrative, telle que la réalisation annuelle d’une déclaration auprès du dit organisme pour déterminer le montant de la cotisation, ou encore concernant le fait que cette même cotisation ne lui permette pas de connaître la composition de l’emballage. Il lui demande donc si le Gouvernement, soucieux de participer à la simplification administrative, va exclure le pictogramme de l’info-tri sur les emballages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5087</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conséquences des ondes électromagnétiques sur les animaux d’élevage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        252. — 8 octobre 2024. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les vives inquiétudes exprimées par des éleveurs de sa circonscription concernant les conséquences potentiellement négatives des ondes électromagnétiques sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage : accroissement du taux de mortalité, baisse tant qualitative que quantitative de la production de lait, gestations anormales, augmentation sensible de la nervosité des animaux. En effet, alors que depuis plus de 25 ans les pouvoirs publics sont régulièrement interpelés par des éleveurs confrontés à des difficultés attribuées à la proximité de lignes à haute tension, d’éoliennes ou d’antennes-relais, la question des champs électromagnétiques en élevage suscite craintes et débats en l’absence de données scientifiques probantes. Or une enquête réalisée en 2023 par le ministère de l’agriculture s’est penchée sur les troubles électromagnétiques constatés sur les élevages à moins de 2 km d’antennes et installations électriques. Les résultats de cette enquête sont impressionnants : en effet, ce sont 37 % des éleveurs allaitants et 53 % des éleveurs laitiers ayant répondu au questionnaire (1 015 contributions valides) qui déplorent des conséquences sur leurs troupeaux. Si la recherche peine encore à expliquer ces phénomènes, il n’en demeure pas moins que leurs impacts sont bien réels pour une majorité d’éleveurs laitiers. Or, faute de justifications scientifiques et à cours de solutions rationnelles, certains d’entre eux n’hésitent pas à faire appel à des intervenants alternatifs (géobiologie) et s’exposent ainsi à des dérives. La priorité doit être de protéger les élevages et d’assurer ainsi leur pérennité. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre concrètement et de façon urgente aux inquiétudes légitimes de ces éleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5088</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande d’aides pour les agriculteurs - fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        253. — 8 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante liée au développement de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en région Auvergne-Rhône-Alpes. La FCO est une maladie virale qui affecte les ruminants sauvages et domestiques, en particulier les bovins et les ovins. Ses symptômes se manifestent par des troubles locomoteurs et respiratoires, des œdèmes, des ulcères, etc. À moyen et long terme, elle peut également entraîner des problèmes de reproduction ainsi que des malformations chez les veaux et les agneaux. Habituellement plus présente dans le nord de la France, cette maladie frappe fortement la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis quelques semaines. Au 2 septembre 2024, la nouvelle souche de sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine circule à un rythme très élevé dans la région. 912 foyers ont été confirmés positifs auprès des services vétérinaires et de nombreux élevages sont en suspicion. Dans le Rhône, département d’élection de Mme la députée, près de 50 % des éleveurs sont touchés par la maladie de la « langue bleue ». Ce bilan sera malheureusement revu à la hausse en raison des futures déclarations de maladie et ces pertes ne s’accompagnent à ce jour d’aucun projet de campagne de vaccination massive contre le sérotype 8 de la FCO. La problématique qui se pose alors pour les éleveurs est celle du renouvellement des troupeaux après de telles pertes. Chantal Weber, directrice du Groupement de défense sanitaire (GDS), affirme alerter sans relâche mais ne recevoir aucune réponse d’un interlocuteur, qui semblerait inexistant. Selon elle, « il faudrait des aides pour la vaccination FCO8, plus de vétérinaires, plus de médicaments. La note va être salée pour les éleveurs ». Par ailleurs, des aides de l’État ont été accordées en début d’année 2024 aux éleveurs touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE). Mme la députée estime qu’il serait donc justifié d’octroyer des aides similaires pour la FCO, en ce qui concerne les pertes, les frais vétérinaires et les coûts de vaccination. Elle lui demande ainsi sa position sur ce sujet, ainsi que les mesures qu’elle compte prendre face à l’urgence provoquée par cette épidémie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5088</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande de compensations face à la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        254. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les deux arrêtés relatifs à la lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), publiés au Journal officiel pendant la dissolution de l’Assemblée nationale (arrêté du 10 juin 2024 et arrêté ministériel du 26 juin 2024). D’ici 2027, la France doit devenir indemne d’IBR aussi bien dans les bâtiments d’élevage que dans les ateliers d’engraissement. Les deux arrêtés précédemment cités durcissent la réglementation relative aux bovins ayant le statut positif IBR en prévoyant notamment l’abattage des bêtes sur ordre de l’administration. L’IBR est une maladie virale du bétail non transmissible à l’homme. Les animaux ne présentent pas ou presque pas de cas clinique et cela n’empêche pas la production du lait ou de la viande. Pourtant, plusieurs éleveuses et éleveurs ont reçu un courrier brutal de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) indiquant le nouvel échéancier de réforme des animaux de leur exploitation. Or la participation forfaitaire de l’État à hauteur de 180 euros par bovin infecté ne permet pas de compenser les pertes liées à l’abattage des bêtes. Face à cela, elle lui demande si le Gouvernement entend compenser intégralement ces pertes qui pénalisent les éleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5088</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dérogation d’urgence pour les éleveurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        255. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place d’une dérogation visant à la mise en sécurité des cheptels en cas de survenance d’évènement climatique ou météorologique avec des conséquences sur le bon fonctionnement des élevages. Entre la tempête Ciaran début novembre 2023 et les inondations dans le Pas-de-Calais tout au long du mois, les éleveurs de l’ouest et du nord de la France ont vu le fonctionnement normal de leurs exploitations très impacté. Certains chefs d’exploitation ont dû envisager le déplacement temporaire de tout ou partie de leur cheptel. Or les procédures administratives préalables au déplacement des animaux d’élevage et notamment les contrôles sanitaires (analyses sanguines) entraînent des délais de prise de décision incompatibles avec l’urgence de ces situations. Donc M. le député demande la mise en place de procédures administratives dérogatoires adaptées aux situations d’urgence. À la mise en place de ces procédures dérogatoires d’urgence doivent être associées des garanties des risques induits (transmission de maladies) couverts par l’État. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5089</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière avicole et nécessité d’un plan de soutien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        256. — 8 octobre 2024. — M. Paul Molac interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés de la filière avicole, particulièrement en Bretagne, première région productrice dans ce domaine et sur la nécessité de mettre en œuvre un plan de soutien visant à aider les professionnels les plus durement impactés. Le constat est simple : en 20 ans, la production de volailles a diminué de 31 % en Bretagne. Au niveau national, la baisse de production est globalement similaire. Résultat : la France n’est plus auto-suffisante en poulets depuis 2014. La consommation nationale est depuis lors assurée en majorité par les importations alors que paradoxalement la demande intérieure et l’attrait des consommateurs pour la viande de volailles d’origine française est croissante. Un évènement a accentué ce phénomène d’importation : la guerre en Ukraine, pays qui se veut être le second fournisseur de viande de volailles de l’Union européenne. Effectivement, en France, depuis le début du conflit, du fait de la suppression des droits de douane par l’Union européenne, les importations de poulets ukrainiens ont bondi de 113,5 % entre 2022 et 2023 ; et cela sans compter la volaille ukrainienne importée et transformée en Pologne ou dans les Pays-Bas et présents sur les étals français en étant estampillés « Union européenne ». La hausse des importations de volailles ukrainiennes impacte directement les professionnels du pays. Pour preuve, les producteurs bretons perdent en moyenne un lot de production sur les six produits en moyenne sur l’année ; entraînant environ quatre semaines de vide sanitaire au lieu des deux usuelles et donc des pertes de revenus conséquentes. La région Bretagne est particulièrement affectée par l’augmentation de ces importations car elle produit majoritairement à destination de la restauration hors foyer (RHF), un secteur très contraint par la concurrence afin de pouvoir répondre à la contrainte de pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, en France, si un poulet consommé sur deux est importé, en RHF, ce sont jusqu’à 80 % des poulets qui sont issus de l’importation. Or avant de subir les conséquences de la suppression des droits de douanes et donc les importations ukrainiennes, les éleveurs de volailles étaient déjà affaiblis : par les épisodes successifs de grippe aviaire, par une inflation galopante - notamment en matière de consommation énergétique - et par l’augmentation déjà galopante des importations, favorisées par des coûts de main-d’œuvre moindres, des normes de production moins exigeantes ou encore par des accords commerciaux avantageux selon les pays de provenances. Toutes ces difficultés successives mettent en péril la viabilité des élevages, nuisent aux investissements et porte préjudice à l’attractivité du métier. C’est pourquoi M. le député demande à ce qu’un plan de soutien soit rapidement mis en œuvre en faveur des éleveurs ayant subi un vide sanitaire excédant les durées habituelles entre janvier 2023 et juin 2024, que soit renouvelé le décret obligeant à l’étiquetage de l’origine des viandes en RHF et de veiller à ce que l’application de l’étiquetage de l’origine des viandes transformées et élaborées en RHF soit contrôlée ; afin d’informer au mieux le consommateur. En outre, il aimerait connaître la stratégie globale qui sera optée par le Gouvernement afin remédier au manque de compétitivité des producteurs de volailles en vue de répondre aux grands enjeux de souveraineté alimentaire nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5089</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Épizootie de fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        257. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la situation préoccupante que doivent affronter les éleveuses et éleveurs face à la propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Alors que la maladie hémorragique épizootique (MHE) a déjà heurté de plein fouet son département et que de nouveaux cas de grippe aviaire font leur apparition, les troupeaux connaissent de nouveau mortalité, avortements, perte de lactation, stérilité de lutte et décalage de mise bas. Si l’intensification des efforts de recherche, la prise en compte de la FCO dans l’accès aux aides de la politique agricole commune (PAC) et l’estimation des pertes pour les agricultrices et agriculteurs sont des objectifs de moyen-terme, Mme la députée tient à souligner l’importance de mettre également en œuvre des solutions rapides répondant à l’urgence de la situation. Le constat du développement de la FCO de sérotype 8 doit, dès à présent, pousser à éviter tout retard dans les actions d’équarrissage, à débloquer des fonds d’urgence avant même estimation des pertes pour accompagner les exploitations et à assurer la prise en charge psychologique des éleveuses et éleveurs. De même, l’arrivée de nouveaux variants et notamment du sérotype 3 de la FCO doit être devancée. Une campagne de vaccination prise en charge et un dépistage des troupeaux sont des éléments clés d’une politique prophylactique efficace. Les actions de désinsectisation massive, en plus d’être nocives pour l’environnement, sont des solutions à contretemps lorsque des pertes sont déjà constatées. La protection des élevages, déjà fortement impactés par les épizooties, n’est possible que par l’anticipation. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir quelles solutions seront mises en œuvre afin de répondre à l’urgence de ce contexte épizootique et de mettre en œuvre une véritable politique de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5090</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Équipement des louvetiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        258. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur l’équipement des louvetiers dans le cadre de leur mission essentielle de régulation de la présence du loup sur le territoire. En effet, les louvetiers sont de fins chasseurs choisis par l’État. Leur rôle historique remonte au Moyen Âge. Aujourd’hui, leur mission consiste à intervenir, sous l’autorité des préfets, dans la gestion des espèces nuisibles ou protégées, comme le loup. Ils sont régulièrement sollicités pour effectuer des tirs de prélèvement, des tirs de défense renforcée ou encore pour aider les éleveurs à protéger leurs troupeaux contre les attaques. Leur rôle est donc crucial pour la protection des activités d’élevage, fortement impactées par les attaques de canidés. Toutefois, les dispositifs actuels concernant l’équipement et l’indemnisation des louvetiers sont quasi inexistants. En effet, ils ne reçoivent pas ou peu de matériels qui sont, par ailleurs, souvent payés par les collectivités territoriales. À titre d’exemple, il arrive que ce soit les communes qui prennent en charge les tenues du louvetier, tandis que les fusils sont payés par l’État et les départements comme ce fut le cas en Lozère. Quant aux frais de déplacement, leur prise en charge dépend essentiellement des enveloppes dédiées dont disposent les préfets de départements. Dans ce contexte, il paraît nécessaire de définir quelle ligne spécifique de crédits peut être mobilisée, à la fois pour une dotation en matériel moderne et adapté, ainsi que pour une indemnisation juste des frais inhérents à leurs interventions, afin d’assurer la pérennité de leurs missions et de préserver l’élevage. Par ailleurs, elle demande en sus des moyens pour la mise en place d’un statut particulier pour les louvetiers lorsqu’ils interviennent pour le compte de l’État et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5090</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion crise sanitaire FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        259. — 8 octobre 2024. — Mme Béatrice Bellamy appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la gestion de la crise sanitaire liée à la fièvre catarrhale ovine que traversent les élevages français. Après la filière avicole touchée par de nombreux épisodes de grippe aviaire, les élevages d’ovins, bovins et caprins sont à présent sous surveillance. L’année dernière, c’est aux Pays-Bas que l’on a détecté pour la première fois un nouveau sérotype du virus de la fièvre catarrhale ovine (BTV3). Au début du mois d’août 2024, le premier foyer est confirmé sur notre territoire dans le nord de la France. La détection de la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 dans près de 22 départements à présent suscite l’inquiétude de nombreux éleveurs. Si l’État s’est montré réactif en commandant et proposant un accès gratuit à la vaccination pour les volontaires dès cet été, elle aimerait savoir si elle peut faire connaître ses orientations et propositions afin d’endiguer la progression de la maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5090</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Impact économique et sanitaire de la FCO et de la MHE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        260. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impact sanitaire et économique de la fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype 3 et 8 et la maladie hémorragique épizootique (MHE) sur les élevages bovins et ovins, en nette augmentation dans l’hexagone depuis le début du mois d’août 2024. En effet, ces maladies déjà connue des services sanitaires ont ressurgies de manière virulente dans le département du Nord et touchent désormais plus de 13 départements français dans le Nord de la France. Parallèlement, une autre souche (FCO-8) détectée en juin 2024 en région Occitanie, progresse par le Sud de la France et impactant particulièrement la Drôme et l’Ardèche. L’expansion de ces épidémies, très rapides, inquiète les syndicats et les éleveurs ovins et bovins, du fait de sa forte mortalité de ses conséquences en matière de fertilité, d’avortement et de baisse de production. Même si un nombre important de vaccins gratuits ont été distribués aux éleveurs pour la souche FCO sérotype 3, il semble que la vaccination ne soit pas assez rapide et que la maladie continue de progresser rapidement. Double problématique, le vaccin contre la souche (FCO- sérotype 8) ne bénéficie pas de la gratuité. Étant majoritairement au frais des éleveurs, ce vaccin constitue une charge supplémentaire. À titre d’exemple, au sein de la région Occitanie, déjà 6 000 bêtes ont dû être abattues, soit 5 % du cheptel de la région. Partout sur le territoire, les éleveurs craignent ainsi l’expansion de ces pathologies. Il semble aujourd’hui nécessaire que l’État prenne très rapidement en compte les impacts de ces épidémies sur les élevages et mette à disposition tous les moyens nécessaires pour aider les éleveurs face à cette crise : prise en charge des vaccins, indemnisation des bêtes atteintes, aide au renouvellement du cheptel. Dans ce contexte, considérant l’urgence de la situation, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour lutter efficacement contre ces épidémies tout en indemnisant et protégeant les éleveurs ardéchois et la viabilité de leurs exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5091</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Information du consommateur sur le bien-être animal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        261. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque d’information à destination des consommateurs quant aux conditions de vie des animaux destinés à la consommation alimentaire. En effet, de nombreux consommateurs portent une attention croissante aux conditions d’élevage des animaux dont sont issus les produits qu’ils consomment. Toutefois, à l’exception de rares produits, souvent onéreux, se présentant comme respectueux des animaux, il est aujourd’hui impossible de s’informer sur les conditions de production de ces denrées d’origine animale. Alors que ne cessent de se multiplier les témoignages de maltraitance animale, il paraît cependant nécessaire de proposer un nouveau cadre aux pratiques d’élevage animal. Dans son avis du 15 mars 2024, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) préconise ainsi la mise en œuvre d’un étiquetage à cinq niveaux, permettant de remplir un double objectif de sensibilisation du consommateur et du producteur. Par la mise en œuvre de cette démarche de transparence, l’ensemble des acteurs seraient ainsi sensibilisés au bien-être animal, conduisant à une dynamique vertueuse d’amélioration des pratiques d’élevage et de consommation. Elle souhaite donc connaître les ambitions du Gouvernement en matière de transparence sur le bien-être animal, à la suite notamment des travaux de l’ANSES.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5091</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gaëtan Dussausaye</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lactalis : L’État doit aider les éleveurs laitiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        262. — 8 octobre 2024. — M. Gaëtan Dussausaye interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la récente annonce du groupe Lactalis de réduire, dès la fin de cette année 2024, les volumes de lait collectés auprès des éleveurs français. Cette baisse de près de 8 % des volumes collectés d’ici 2030 menace de nombreuses exploitations vosgiennes, déjà fragilisées par des crises à répétition, une hausse constante de leurs coûts de production, le tout aggravé par un manque cruel de vétérinaires. Aux côtés de son collègue député des Vosges, M. Sébastien Humbert, il attend du Gouvernement une réaction rapide et des actes concrets, notamment l’organisation d’une conférence sociale réunissant Lactalis, les pouvoirs publics, les syndicats, les éleveurs, les personnels des structures de collecte, etc ; le lancement d’un plan de soutien à la formation et la reconversion des éleveurs dont l’emploi est directement menacé ; l’instauration d’une stratégie nationale pour aider les éleveurs à développer leurs propres structures de transformation du lait et de vente en circuits courts. Avec son collègue M. Sébastien Humbert, il lui demande donc d’une part de préciser sa position sur les trois mesures précitées et d’autre part d’indiquer les décisions qu’il envisage de prendre pour éviter un désastre social dans les Vosges.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5091</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mesures de protection des cheptels contre la FCO-3
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        263. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, au sujet de la nécessité de mettre en place une réelle stratégie de protection du cheptel français face aux maladies vectorielles. En effet, les éleveurs de ruminants font face au développement de maladies vectorielles impactant la santé de leurs animaux et menaçant leur trésorerie (maladies MHE et FCO-8 notamment). Actuellement, la FCO-3 (fièvre catarrhale ovine de troisième génération) commence à se propager en France et les éleveurs comme les associations de professionnels et les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Dans ce contexte, M. le député appelle Mme la ministre à mettre en place une véritable stratégie de protection du cheptel français face aux maladies vectorielles comme la FCO-3. Cette stratégie nationale de soutien aux agriculteurs peut notamment s’effectuer par la mise en place d’un plan national de commande de vaccins afin de garantir une mise en œuvre rapide et en quantité suffisante ; d’une renégociation des conditions aux échanges avec tous les états membres de l’Union européenne et les pays tiers, afin que les animaux puissent circuler après désinsectisation et obtention d’une analyse PCR négative ; et par la mise en place du financement des vaccins (FCO et MHE) pour tout le territoire national, afin d’éviter une contagion à l’échelle nationale. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5092</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Restrictions chinoises sur les produits laitiers européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        264. — 8 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences pour la filière laitière française des mesures annoncées par la Chine quant à l’importation de produits laitiers d’origine européenne. Le 21 août 2024, le gouvernement de la République populaire de Chine a annoncé ouvrir une enquête sur les subventions de soutien à la production laitière pratiquées dans l’Union européenne, au motif que celles-ci pourraient constituer un acte de dumping justifiant une surtaxe de ces produits pour protéger les producteurs chinois. Intervenant à la suite de l’annonce par l’Union européenne de l’imposition de droits de douane élevés sur les véhicules électriques de fabrication chinoise, cette enquête revêt évidemment un caractère de mesure de rétorsion, dans le cadre de ce que de nombreux analystes décrivent déjà comme une guerre commerciale. Alors que 40 % de la production laitière française est exportée, la Chine représente un marché de plus en plus important pour les éleveurs et l’industrie agroalimentaire française. En effet, entre 2000 et 2022, les exportations de matières grasses laitières (beurre et crème) françaises vers la Chine (hors Hong Kong) a été multiplié par 100 (de 55 à 5 500 tonnes), représentant aujourd’hui 10 % des volumes exportés hors de l’UE. Les exportations de lait entier en poudre, passant de 42 à 8 400 tonnes, soit une multiplication par 200, représentent quant à elles plus de 10 % des volumes totaux exportés par la France, au sein et en dehors de l’UE. En 2023, la France était le deuxième fournisseur de produits laitiers à la Chine et les bénéfices se chiffraient à 1,68 milliard d’euros. Alors que la filière laitière française risque de perdre un débouché d’une importance aujourd’hui capitale, elle doit dans le même temps subir une concurrence croissante de la part d’acteurs tels que la Nouvelle-Zélande, renforcée sur le marché européen par l’accord de libre-échange conclu le 9 juillet 2023 et entré en vigueur le 1er mai 2024, lequel prévoit des réductions majeures de droits de douane pour de larges contingents de produits laitiers néo-zélandais, avec notamment 25 000 tonnes de fromages et 3 500 tonnes de lactosérum totalement exonérés et 15 000 tonnes de beurre taxés à hauteur de 5 %. Ainsi, les producteurs français sont doublement handicapés par la libéralisation des importations vers l’Europe et la restriction des exportations vers des marchés comme la Chine. La filière laitière française, historiquement une des plus grandes forces de l’agriculture nationale, est aujourd’hui dans une crise profonde, comme l’illustre la décapitalisation massive du cheptel bovin laitier à hauteur de 400 000 têtes (soit -11 %) depuis 2015. Par ailleurs, en raison des difficultés croissantes à tirer un revenu digne de cette profession, le nombre d’éleveurs laitiers a diminué de 27 % entre 2010 et 2020. Dans cette conjecture désastreuse, elle la prie de lui faire connaître les actions qu’elle compte entreprendre pour protéger les producteurs laitiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5092</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Afflux massif de projets photovoltaïques dans le département de l’Allier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        267. — 8 octobre 2024. — M. Yannick Monnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’afflux massif de projets agrivoltaïques actuellement observé dans le département de l’Allier. Fin 2023, 53 projets de centrales photovoltaïques au sol étaient en cours d’instruction, 27 autorisés non construits et 18 en service. Au regard des enquêtes publiques réalisées et du nombre de rapports de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE), il apparaît qu’un nombre encore plus important de projets a été déposé en 2024, notamment de manière précipitée afin de ne pas être soumis aux contraintes du décret du 9 avril 2024 (en particulier, l’avis conforme de la CDPENAF, les modalités de suivis et de contrôles de la production agricole, les sanctions ainsi que les obligations de démantèlement et leur garantie financière). Dans un avis du 10 septembre 2024, la MRAE d’Auvergne-Rhône-Alpes affirme que « le nombre croissant de projets de parcs photovoltaïques au sol dans le département de l’Allier conduit à devoir s’interroger sur les possibles effets cumulés à une autre échelle, celle du département, notamment sur la consommation d’espaces fonciers agricoles, les continuités écologiques et la biodiversité et le paysage ». Le Conseil national de protection de la nature (CNPN), dans une autosaisine du 19 juin 2024 (délibération n° 2024-16) s’inquiète quant à lui du « déploiement très rapide et non coordonné à l’échelle des territoires du photovoltaïque au sol en raison des impacts que ces projets ont sur la biodiversité », formulant 21 recommandations en la matière. Or le département de l’Allier est aujourd’hui le théâtre d’une campagne massive et très offensive des développeurs énergétiques pour trouver de nouveaux terrains : réseaux sociaux, QR-code sur mousseline alimentaire dans des boulangeries, présence dans les salons et évènementiels agricoles, messages Youtube, publicités récurrentes sur des réseaux sociaux professionnels, démarchage téléphonique intensif auprès des agriculteurs… Alors que les projets actuels laissent espérer des revenus parfois 30 fois supérieurs aux revenus agricoles pour les propriétaires fonciers, des dérives d’opportunités risquent de sacrifier des milliers d’hectares de terres agricoles pour plusieurs décennies, tout en modifiant profondément les paysages régionaux et en décrédibilisant les projets vertueux et raisonnés. Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour favoriser un agrivoltaïsme intelligent, valorisant des sites déjà artificialisés (urbains, ZAC, parkings) et pour que l’indispensable développement du mix énergétique décarboné ne se fasse pas au détriment de la qualité de vie des habitants des territoires ruraux, de la production agricole, des paysages et de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Contrôle des exploitations arboricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        750. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les contrôles des exploitations arboricoles effectués par l’inspection du travail pendant la période de récolte. Il souligne que les exploitants arboricoles recrutent des travailleurs saisonniers travaillant en plein air en contrat à durée déterminée et que les conditions météorologiques pendant la saison des récoltes, la maturité et le marché peuvent entraîner des interruptions dans le travail. Or de récentes inspections ont abouti à des sanctions contre les exploitants agricoles de Lorraine en raison de l’absence de spécification de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats, même si les durées légales pour les jours travaillés ont été respectées. Pourtant, M. le député tient à rappeler que l’article L. 1242-12 du code du travail ne rend pas obligatoire la mention de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats à durée déterminée. De plus, l’accord national du 18 juillet 2002 sur le travail saisonnier en agriculture précise en son article 5 qu’« afin de mieux concilier les besoins d’adaptation du temps de travail liés aux différents impératifs agricoles et les attentes des salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée pour mieux apprécier l’emploi proposé, […]. Il peut être conclu entre un salarié et l’employeur un contrat à durée déterminée à terme précis […], complété par une clause fixant un volume total d’heures de travail pour la durée du contrat. Il peut être incorporé dans les éléments du contrat à durée déterminée une clause fixant un volume total d’heures que s’engage à rémunérer l’employeur, sauf en cas d’absence ne donnant pas lieu à indemnisation ou en cas de rupture anticipée ». Il vient donc lui demander si le Gouvernement autorise les exploitants arboricoles à omettre la mention de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats des travailleurs saisonniers en plein air, afin d’éviter de verser des heures de salaire pour des périodes non travaillées en cas d’interruptions dues aux conditions météorologiques, de maturité et de marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Absence d’indemnisation pour les victimes indirectes des essais nucléaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        115. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’absence de mesures d’indemnisation pour les victimes par ricochet des essais nucléaires. La loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 permet aux individus atteints de maladies causées par les radiations ionisantes issues des essais nucléaires français, dont les affections sont répertoriées dans une liste établie par un décret en Conseil d’État, de bénéficier d’une compensation complète pour leurs préjudices. Cette possibilité de réclamation s’étend aux héritiers dans le cas où la victime est décédée. Néanmoins, un obstacle majeur demeure : la difficulté à reconnaître officiellement et à indemniser les victimes indirectes. La complexité réside dans la nécessité de prouver une relation directe et indubitable entre une exposition à un cancérigène et le développement d’un cancer, d’autant plus que ces maladies peuvent avoir plusieurs causes. Les démarches administratives requises pour les proches des défunts sont extrêmement longues et ardues. Par ailleurs, il n’existe actuellement aucun dispositif permettant de reconnaître le préjudice moral et financier subi par ces victimes par ricochet. Pourtant, bien souvent, les conjoints ou des membres de la famille des victimes des essais nucléaires sont obligés de cesser leurs activités professionnelles pour s’occuper à plein temps de ces derniers, quand ils ne meurent pas prématurément du fait des cancers causés par l’exposition aux radiations. Les procédures intentées par ces victimes indirectes devant les tribunaux administratifs pour faire reconnaître le préjudice moral et financier sont longues et infructueuses. Pour toutes ces raisons, il lui demande si des mesures sont envisagées afin de reconnaître les préjudices moral et financier subis par les victimes « par ricochet » des essais nucléaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5094</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Absence d’information sur l’importation d’armements en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        141. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’absence d’information et de débat quant à la stratégie d’importation et d’achats d’armements étrangers en France. En effet, contrairement aux exports, il n’existe à ce jour aucune information fournie aux parlementaires sur l’importation d’armes en France, que ce soit concernant les pays et entreprises fournisseurs, les parts de marchés ou encore les segments de dépendance. Les seules informations à disposition des parlementaires sont rassemblées dans une ligne isolée dans le rapport SIPRI 2022 et indiquent les deux plus gros fournisseurs du pays : les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, avec respectivement 42 % et 16 % de part de marché. Aussi, il souhaite savoir s’il compte fournir un rapport détaillé pour alimenter le débat stratégique sur l’importation de matériels militaires en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5094</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Dépenses des soldats français pour acquérir des équipements professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        231. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les dépenses que réalisent personnellement les militaires français afin d’acquérir du matériel professionnel. Ces dépenses, qui s’élevaient, selon un rapport parlementaire de 2020, à 400 euros par an en moyenne, seraient principalement dues à l’insuffisance ou l’inadaptation du matériel fourni par l’armée. Si ce phénomène n’est pas nouveau et tendrait par ailleurs à s’infléchir depuis quelques années, il n’en demeure pas moins problématique, à au moins deux égards. D’une part, il n’apparaît pas normal qu’un équipement professionnel, nécessaire à l’exercice de missions militaires, soit laissé à la charge des soldats, amputant ainsi leur solde. D’autre part, une telle pratique pose des questions de sécurité, rien ne garantissant que les équipements acquis sur le marché civil présentent une qualité suffisante au regard des exigences réglementaires. Il lui demande ainsi quelles mesures sont envisagées afin de mettre fin à cette pratique et d’assurer la fourniture d’un équipement adéquat aux militaires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5094</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Enquête sur le sabotage de Nord Stream 1 et 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        232. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’absence de communication officielle des conclusions des enquêtes relatives au sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2. En effet, plus d’un an après ce sabotage, les enquêtes judiciaires internationales n’ont donné aucune réponse satisfaisante. Parmi les trois pays ayant lancé des investigations, la Suède et le Danemark ont clôturé les leurs en janvier et février 2024 sans donner d’éléments de réponse au grand public. Seule l’Allemagne poursuit ses recherches. Cependant, les différentes enquêtes de la presse internationale indiquent clairement que les agences de renseignement occidentales auraient rapidement déterminé un lien entre l’attaque et un commando ukrainien. Ainsi, dans une enquête de Maxim Tucker pour The Times parue le 8 mars 2023, on parle d’une « entreprise privée originaire d’Ukraine » ( West kept quiet about Nord Stream attack to protect Ukrain ). Adam Entous, Julian E. Barnes et Adam Goldman évoquent la responsabilité d’un groupe « pro-ukrainien » dans une enquête parue le 7 mars 2023 pour The New York Times ( Intelligence Suggests Pro-Ukrainian Group Sabotaged Pipelines, U.S. Officials Say ). Le 12 novembre 2023, dans une enquête pour le Washington Post, Shane Harris et Isabelle Khurshudyan accusent Roman Tchervinski, un officier ukrainien, d’être le coordinateur de l’attaque ( Ukrainian military officer coordinated Nord Stream pipeline attack ). D’autres sources, au contraire, semblent incriminer la Russie. Pour Andreas Umland, analyste au Centre d’études sur l’Europe de l’Est de Stockholm, la Russie serait le coupable le plus probable, l’Ukraine ayant trop à perdre vis-à-vis du soutien de ses alliés. L’armée danoise affirme quant à elle détenir des photos du navire scientifique russe SS-750, à proximité du lieu du sabotage quatre jours avant ce dernier. Alors qu’une attaque contre l’approvisionnement énergétique d’un partenaire majeur, membre de l’Union européenne, a été perpétrée, la représentation nationale devrait pouvoir accéder aux informations dont dispose l’exécutif. Rien ne semble justifier qu’elles soient protégées par le secret défense. Elles représentent au contraire un sujet d’intérêt. Marquant un tournant, cet évènement est un élément nécessaire à la bonne compréhension de la situation de l’Europe et des enjeux géopolitiques du conflit ukrainien. Il demande quelles sont les informations détenues par l’État relatives à ce sabotage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5095</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Projet d’extension de la base de Lann-Bihoué (56)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        234. — 8 octobre 2024. — M. Damien Girard attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le projet d’extension des infrastructures aéroportuaires de la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué située sur la commune de Ploemeur (56) destinées à accueillir la nouvelle flotte de Falcon 2000 LXS Albatros prévus d’être livrés à partir de 2026. Bien que ce projet n’ait pour l’heure fait l’objet d’aucune consultation publique, des opérations de déminage ont déjà été lancées en septembre 2024, entraînant le déplacement temporaire des riverains. Ce projet entraînerait indéniablement une dégradation des conditions d’habitation pour les logements environnants, notamment à cause de la pollution visuelle, sonore et olfactive. Par ailleurs, il pourrait avoir des conséquences non négligeables sur l’écosystème naturel. Il l’interroge donc sur les dispositions prises par l’armée pour s’assurer que l’impact de ce projet sur les conditions d’habitation et l’environnement ait été évalué et que les dégradations qu’il engendrerait fassent l’objet de compensations éventuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5095</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Définition des matières premières stratégiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        492. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la définition des matières premières stratégiques, élément clé de la répartition des compétences entre l’État et la Polynésie française dans le domaine minier. En effet, selon l’article 13 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française, la Polynésie française est compétente dans toutes les matières qui ne sont pas dévolues à l’État et aux communes. L’article 14 de la même loi prévoit que l’État est compétent en matière de défense et notamment en ce qui concerne les « matières premières stratégiques telles qu’elles sont définies pour l’ensemble du territoire de la République, à l’exception des hydrocarbures liquides et gazeux ». Cependant, ces dispositions limitent fortement la compétence de la Polynésie en matière de droit minier qui est, au regard de l’article 47 du statut d’autonomie, particulièrement large puisqu’elle s’étend à la réglementation de l’exploitation minière sous-marine des ressources biologiques et non biologiques incluant les « terres rares » présentes dans le sol et le sous-sol de son domaine public maritime mais également dans la zone économique exclusive (ZEE). L’article 46 de ladite loi précise que la Polynésie exerce son droit de propriété sur son domaine public notamment maritime. La catégorie de « matières premières stratégiques » apparaît dans le statut de la Polynésie à compter de la loi n° 77-772 du 12 juillet 1977 relative à l’organisation de la Polynésie française qui classe, dans le domaine de compétence de l’État, les « matières premières stratégiques telles que définies par la décision du 14 avril 1959 ». Cette décision classe dans cette catégorie les « minerais ou produits utiles aux recherches ou réalisations applicables à l’énergie atomique » et les « hydrocarbures liquides ou gazeux ». Ces derniers ont été retirés de la liste comme le précise la nouvelle rédaction de l’article 14.4° du statut d’autonomie. Pour le reste, la rédaction a perduré en l’état. Étaient alors énumérés au titre des « minerais ou produits utiles aux recherches ou réalisations applicables à l’énergie atomique » les substances suivantes : l’uranium, le lithium, le thorium, l’hélium et le béryllium et leurs composés. Par une correspondance du 18 novembre 2015, la ministre des outre-mer confirmait le classement des substances précitées dans la catégorie des « matières premières stratégiques ». Le rapport de la mission d’information sénatoriale de 2022 sur l’exploration, la protection et l’exploitation des fonds marins retient une « forte illisibilité de la répartition des compétences en matière de minerais stratégiques, en raison de renvois multiples à des textes anciens ». A priori, les minerais susceptibles d’être présents dans les fonds marins ne semblent pas correspondre à la définition actuelle des « matières premières stratégiques ». Au-delà, la Chambre territoriale des comptes retient que cette liste des matières premières stratégiques « ne tient pas compte des découvertes scientifiques et des avancées technologiques qui sont indépendantes de l’industrie atomique ». Pour le moment, la liste des « substances, minerais ou produits utiles à l’énergie atomique » et par conséquent, celle des « matières premières stratégiques » est définie par décret en Conseil d’État comme le prévoit l’article L. 111-3 du code minier. Il en ressort que l’État peut de manière unilatérale faire évoluer cette liste et donc le périmètre de sa compétence et réduire d’autant celle de la Polynésie française en modifiant la liste des « substances, matières et produits utiles à l’énergie atomique », celle des « matières premières stratégiques » ou pour des motifs de défense nationale restreignant la compétence de la Polynésie française. Ces problématiques sont au cœur de l’actualité notamment au regard des enjeux liés à la géopolitique et à la protection de l’environnement. Lors de l’examen d’un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2023-389 du 24 mai 2023 modifiant les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à la Polynésie française, les élus polynésiens ont pu exprimer leurs inquiétudes notamment par rapport à la notion de « gisement » couverte par l’article L. 532-1 du code patrimoine qui soulevait des difficultés d’interprétation et au périmètre du domaine public de l’État en Polynésie française au regard des articles 46 et 47 du statut d’autonomie précités. Il convient aussi de rappeler que les élus locaux et nationaux se sont prononcés en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins et que le Gouvernement central a assuré qu’« aucune licence d’exploitation ne sera (’) accordée pour mener des activités nocives pour les océans au sein de la ZEE française ». Il est important de souligner également que, dans le cadre du processus de décolonisation dans lequel est engagé la Polynésie depuis son inscription sur la liste des territoires non autonomes, l’Organisation des Nations unies a systématiquement réaffirmé les « droits inaliénables du peuple de la Polynésie française à la propriété, au contrôle et à l’utilisation de ses ressources naturelles, y compris les ressources marines et les minéraux sous-marins ». C’est pourquoi elle lui demande de lui indiquer l’étendue de la compétence minière de l’État en Polynésie notamment en fixant la liste des « matières premières stratégiques telles qu’applicables sur l’ensemble du territoire de la République » et les modalités qui permettront de fixer cette liste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Calcul de la retraite des militaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        626. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le calcul de la retraite des militaires. L’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale prévoit que les anciens combattants bénéficient du taux plein, même s’ils ne justifient pas de la durée requise d’assurance ou de périodes équivalentes dans le régime général et un ou plusieurs autres régimes obligatoires. Toutefois, certaines opérations ne sont pas intégrées dans ce programme et les indemnités des militaires qui ont opéré sur ces terrains ne sont pas comptées dans ce calcul. En effet, les participations à la guerre du Golfe, en ex-Yougoslavie, aux opérations en Irak par exemple, ne sont pas retenues dans ce calcul. Cette situation n’est pas juste. Ces militaires se sont battus pour la France au même titre que leurs camarades et pourtant ils se voient désavantagés au moment de la retraite. Il lui demande donc de lui indiquer pourquoi certaines opérations ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite des militaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Classement du service militaire en service actif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        627. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les différences d’âge de départ en retraite entre les personnels sédentaires et les personnels classés service actif. Les personnels sédentaires conservent le bénéfice du départ anticipé s’ils justifient de quinze ans de service actif. Or les services militaires obligatoires, bien que pris en compte pour la retraite, le sont en qualité de service sédentaire, ce qui fait passer certains fonctionnaires en dessous de la limite des quinze ans. Par contre, s’ils avaient été réformés, ils auraient pu bénéficier du départ à cinquante-cinq ans. Ainsi, des services publics dits contraints (au sens juridique du terme) semblent entraîner une pénalisation pour ceux qui les ont effectués par rapport à ceux qui ont pu s’y soustraire. Il lui demande s’il envisage le classement du service militaire légal en service actif, au sens du code des pensions civiles et militaires de retraite, ou tout au moins les services militaires actifs ayant été effectués dans une unité combattante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Reconnaissance et indemnisation des pupilles de la Nation et des orphelins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        122. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur le fait qu’un certain nombre de pupilles de la Nation et orphelins de guerre sont exclus des décrets n° 2000-657 et n° 2004-751 et de la loi n° 2022-229, n’étant pas victimes d’un des conflits reconnus par ces textes. En effet, ces dispositions prévoient de nombreux droits dont une indemnisation, en guise de réparations reconnues par l’État aux enfants dont un parent est victime des déportations dans le cadre de la Shoah, victime de violences et de déportations durant l’occupation ou les combats de la seconde Guerre Mondiale, ainsi qu’aux enfants de harkis. Pour autant, si l’on se penche sur la loi du 27 juillet 1917 portée par Georges Clémenceau, l’État reconnaît une dette et des droits aux enfants dont les parents sont morts en combattant et en défendant la France. Le décret n° 2000-657, dans son esprit, répare bel et bien une injustice subie par une partie de la population en instaurant une indemnisation, mais le fait qu’elle soit conditionnée à certaines victimes, excluant une part importante des pupilles de la Nation, crée une ségrégation, poursuivie par le décret n° 2004-751 et la loi n° 2022-229. Si la poursuite de l’élargissement des réparations est nécessaire, il est absolument injuste et inconcevable de créer une échelle de douleur subie par les pupilles de la Nation exclues de ces conditions. La Fédération nationale autonome des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre compte 700 membres victimes de la Seconde Guerre mondiale, exclus des dispositifs actuels et qui ont souffert des traumatismes psychologiques et des difficultés engendrées par la guerre tout au long de leur vie. En ce sens, ils revendiquent leur droit à recevoir des réparations de la part de l’État. Il est urgent, au vu de la moyenne d’âge de 83 ans ces membres, de réparer l’injustice commise et de rembourser la dette qu’à l’État à leur égard. Dans l’esprit de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 visant reconnaître leurs droits aux harkis et à leur descendance, il est nécessaire de réparer l’injustice subie par les pupilles de la Nation et les orphelins de guerre. En conséquence, il apparaît comme nécessaire l’organisation d’un recensement aux niveaux départementaux et nationaux, dans l’objectif de respecter un engagement clair : tous les orphelins et victimes de guerres doivent être pris en charge. Elle demande la création d’un nouveau décret ou d’une loi, pour réparation des préjudices subis par la perte de leur père ou (et) mère « Mort (s) pour la France », reconnus comme tels par le Gouvernement et ne plus être exclus de la loi instaurée en 1917 par Georges Clémenceau. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5097</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Situation de certains rapatriés des forces supplétives d’Algérie de statut civil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        123. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des certains rapatriés des forces supplétives de statut civil de droit commun. Il existe en effet un régime particulier d’indemnisation pour ces anciens membres des formations supplétives de l’armée française soumis antérieurement au statut civil de droit local, en raison des difficultés d’intégration spécifique rencontrées lors de leur arrivée en métropole. Cette indemnisation passe notamment par l’attribution d’une allocation de reconnaissance. Dans sa décision du 4 février 2011, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi du 16 juillet 1987 relative au règlement de l’indemnisation des rapatriés, rendant ainsi les supplétifs de statut civil de droit commun éligibles à l’attribution de l’allocation de reconnaissance à compter du 5 février 2011. Cette éligibilité sera ensuite corrigée par la loi du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019, réservant à nouveau cette allocation aux seuls supplétifs de statut civil de droit local. Tous les supplétifs ayant formulé une demande ou un renouvellement de demande entre le 5 février 2011 et le 19 décembre 2013 étaient malgré tout éligibles à cette allocation. Néanmoins, l’administration a préféré garder volontairement le silence face aux demandes déposées sur cette période, entraînant donc des refus implicites. Elle a ensuite attendu la promulgation de la loi du 18 décembre 2013 pour rejeter officiellement les demandes. Dans une décision du 19 février 2016, le Conseil constitutionnel a admis que les supplétifs de statut civil de droit commun étaient éligibles à l’allocation du 5 février 2011 au 19 décembre 2013 et qu’en l’absence de recours dans les délais légaux leur situation est désormais forclose. Il serait donc juste que les supplétifs de statut civil de droit commun puissent bénéficier d’une aide d’un montant de 4 195 euros. Une petite vingtaine de personnes seulement est concernée. La loi de programmation militaire 2024-2030 du 1er août 2023 a fait un pas dans cette direction. Un amendement adopté a en effet donné à l’État pour objectif d’accorder cette aide, sur le fondement du rapport annexé à la loi. Cependant, la loi de programmation n’étant pas un texte budgétaire, cette mesure doit être intégrée au projet de loi de finances. Il lui demande donc si cette mesure peut être soutenue par le Gouvernement pour le budget de l’année 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>85</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5097</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des rentes maladies professionnelles des victimes de pesticides
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        85. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la fiscalité des rentes de maladies professionnelles des personnes victimes de pesticides. Le Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides (FIVP) a été créé par l’article 70 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 dans le but de garantir la réparation forfaitaire des dommages subis par l’ensemble des personnes concernées dont la maladie est liée à une exposition professionnelle aux pesticides. Ce fonds permet le versement d’un complément d’indemnisation aux non-salariés agricoles. Ce nouveau dispositif génère une modification des indemnisations pour certaines catégories de personnes, en particulier pour les non-salariés. Jusqu’à la mise en place effective du FIVP, l’indemnisation des non-salariés provenait de l’assurance accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP). La ressource financière était issue exclusivement de cotisations sociales payées par ces derniers et la dépense de ces cotisations étaient imputables dans les charges de l’entreprise. En contrepartie, les éventuelles indemnisations restaient imposables par la logique fiscale. Le système est différent pour les salariés qui ne déduisent pas leurs cotisations et qui ne se voient donc pas fiscaliser leurs indemnisations. Cependant, la mise en place du Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides modifie le contexte sur le plan fiscal. En effet, pour les non-salariés, la mise en place du fonds génère une seconde provenance de ressource pour leurs indemnisations. Le nouveau dispositif prévoit effectivement que les améliorations de prise en charge soient versées en redistribuant une part d’une taxe sur la vente de produits phytosanitaires qui alimente le fonds d’indemnisation. Cette amélioration d’indemnisation n’a donc plus de logique fiscale. Le maintien de la fiscalisation totale des indemnités revient à pénaliser fortement les victimes non-salariées et à créer une nouvelle inégalité de traitement par rapport aux salariés, ce qui semble totalement contraire à la volonté initiale de la loi qui proposait ce nouveau dispositif. Lors de la mise en place du Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides (FIVP), les modalités d’adaptation à ce nouveau cadre juridique de la fiscalité sur les rentes de maladies professionnelles pour les non-salariés agricoles n’avaient pas été clairement précisées. Les victimes de pesticides se trouvent aujourd’hui démunis face à ce flou juridique sur la fiscalité des rentes de maladies professionnelles. Cette absence de réponse crée des situations d’inégalité de traitement des victimes de pesticides, avec des agriculteurs fiscalisés et d’autres non. Dans ce contexte, la non-fiscalisation des rentes et la mise en place d’un rattrapage pour les agriculteurs injustement imposés jusqu’alors lui apparaissent être les mesures les plus pertinentes pour répondre à l’objectif d’assurer une égalité de traitement entre l’ensemble des victimes de pesticides. Il lui demande donc de préciser sa position et de rendre publiques les dispositions réglementaires concernant la fiscalité des rentes de maladies professionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5098</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Droits d’accise sur les punchs ultramarins exportés dans l’Hexagone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        116. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur les possibilités d’initier au niveau européen une réflexion sur l’application d’un tarif particulier des droits d’accise aux punchs produits dans les territoires de la Martinique, de la Guadeloupe, de La Réunion et de la Guyane importés dans l’Hexagone. La réglementation prévoit un tarif particulier de l’accise lors de la mise à la consommation du rhum traditionnel d’outre-mer en France hexagonale. Si ce tarif particulier était appliqué aux punchs artisanaux des territoires ultramarins, cela permettrait de lutter contre la concurrence déloyale des boissons à base de rhum en provenance d’états tiers qui ne répondent pas aux mêmes normes et ne garantissent pas le même niveau de qualité pour le consommateur que les punchs ultramarins. En outre, puisque les petites entreprises artisanales de fabrication de punch ultramarines participent au même titre que les distilleries de rhum au développement économique du territoire, il serait cohérent de leur appliquer la même exonération de 50 % des droits d’accise. Il lui demande s’il envisage d’initier une réflexion avec ses partenaires européens visant à appliquer un tarif particulier des droits d’accise aux entreprises artisanales de fabrication de punch des territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5098</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Lutte contre le marché parallèle de tabac en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        195. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la lutte contre le marché parallèle de tabac et la recrudescence des attaques de buralistes. En 2023, le nombre de cigarettes achetées en dehors du réseau légal des buralistes français continue d’augmenter (de 43,2 % du total des cigarettes consommées contre 39,7 % en 2022). La France concentre 47 % des volumes illégaux de l’Union européenne malgré les efforts des forces de l’ordre pour démanteler des usines clandestines, ainsi que des réseaux de grossistes. À l’heure où la France doit s’engager dans une trajectoire de réduction des dépenses publiques, les recettes fiscales perdues pour l’État à cause des cigarettes illicites s’élèvent à 7,2 milliards d’euros sur l’année. Dans le même temps, les buralistes français ont largement perdu en chiffre d’affaires en 2023 du fait de la contrebande et de la contrefaçon. Pour exemple, dans la région de Mme la députée, Auvergne-Rhône-Alpes, la perte moyenne du fait de la consommation non domestique était de 470 072 euros pour chacun des 303 buralistes. Dans ce contexte, la situation du Puy-de-Dôme est particulièrement préoccupante. Preuve en est la Fédération des buralistes du Puy-de-Dôme a signé en 2022 une convention de partenariat relative à la sécurité et à la lutte contre les marchés parallèles de tabac avec la préfecture du Puy-de-Dôme, la douane, la police nationale, la gendarmerie nationale et le procureur de la République en vue d’obtenir une nette diminution de la contrebande de tabac. Depuis, d’importantes saisies ont été faites à Clermont-Ferrand, notamment dans les épiceries de nuit et les centres de tri, mais les ventes illégales continuent, malgré cet engagement sur le terrain, de croître. Depuis plusieurs mois, les buralistes du Puy-de-Dôme sont victimes de cambriolages. Depuis 1er janvier 2024, vingt-neuf cambriolages ont été perpétrés contre les buralistes du département. Cette série d’incidents criminels répétés représente une menace importante pour la sécurité publique et la stabilité économique de cette filière. Ces attaques récurrentes compromettent la sécurité et le bien-être des commerçants et de leurs employés. De même, ces cambriolages ont un impact néfaste sur l’économie locale en perturbant les activités commerciales et en décourageant les investissements dans ce territoire. Alors que s’engage la période budgétaire de fin d’année et à l’heure où l’équilibre des comptes publics est si crucial, elle souhaiterait connaître les moyens mis en place par l’État pour endiguer cette perte de recettes fiscales, mais aussi pour assurer la sécurité de ces commerçants qui assurent un lien social essentiel sur les territoires, notamment ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5099</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Alignement du statut fiscal des agents de la fonction publique territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        367. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation fiscale des agents de la fonction publique territoriale (FPT) en poste à l’étranger et sur la définition de leur domicile fiscal. En effet, il existe un déséquilibre majeur entre le statut de ces agents et celui des agents de la fonction publique d’État à l’étranger. Alors que l’article 4 B 2 du code général des impôts fixe le domicile fiscal des agents de la fonction publique d’État à l’étranger, en France, le statut des agents de la fonction publique territoriale souffre d’un vide juridique sur cette question. En vertu des principes de parité des fonctions publiques reconnu au titre premier du statut général de la fonction publique et d’égalité de traitement de ces agents devant l’impôt, il convient de régulariser leur situation en alignant leur statut fiscal sur celui de la fonction publique d’État. De surcroît, cette révision législative permettrait de reconnaître la mobilité de ces agents au-delà des frontières nationales et de sécuriser leur parcours professionnel particulier. Il l’interroge donc sur la régularisation du statut fiscal des agents de la fonction publique territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5099</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Inégalité relative aux droits de mutation en fonction du statut conjugal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        404. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’inégalité fiscale touchant les couples non mariés lorsque, dans le cadre d’une séparation, l’un des ex concubins souhaite mettre fin à une indivision immobilière en rachetant les parts de son ancien conjoint. En l’état du droit, un tel rachat de soulte suite à un concubinage entraîne en effet l’application de droits de mutation à hauteur de 5,81 % de la valeur du bien, là où ils ne seraient que de 1,10 % suite à un divorce ou à une rupture de PACS. Il en résulte une inégalité qui, basée sur le statut conjugal, ne semble plus être ni justifiée ni pertinente au regard de l’évolution des modes de vie des Français, a fortiori lorsqu’elle est de nature à compromettre le rachat du bien en question. Il lui demande ainsi s’il est prévu de mettre fin à cette situation, en harmonisant le taux de droits de mutation quel que soit le statut conjugal des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5099</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Révision des valeurs locatives des locaux d’habitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        410. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la nécessaire révision des valeurs locatives des locaux d’habitation. Suite à la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale, la taxe foncière sur les propriétés bâties est devenue le principal levier fiscal des collectivités locales. Or la dernière révision générale des valeurs locatives foncières pour les propriétés bâties a été réalisée en 1970, avec une actualisation en 1980. La situation actuelle conduit à des inégalités territoriales extrêmement fortes du fait des mutations massives du marché foncier en l’espace de cinquante ans. Ces inégalités deviennent de plus en plus insupportables pour les contribuables qui ont vu, dans certaines communes, leur taux de taxe foncière fortement augmenter, sur des bases ne correspondant absolument pas à la valeur locative de leur logement. Les valeurs locatives des locaux commerciaux ont été révisées, avec effet au 1er janvier 2017. En revanche, la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation a fait l’objet de reports successifs. Ainsi, l’article 106 de la loi de finances pour 2023 a repoussé la révision, initialement prévue pour 2026 par la loi de finances de 2020, de deux années supplémentaires. Ce seraient donc les bases d’imposition 2028 (taxe foncière et taxe d’habitation reçues en octobre 2028) qui intégreraient les résultats de cette révision. Au regard des inégalités territoriales fortes générées par la prise en compte de valeurs locatives obsolètes, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour garantir l’effectivité d’une révision générale pour 2028.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5100</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Hausse du RSA en 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        555. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la hausse du revenu de solidarité active (RSA) prévue en 2024 et ses répercussions sur les finances départementales. En effet, la revalorisation de 4,6 % du RSA prévue par le Gouvernement dans la loi de finances pour 2024, à hauteur du montant de l’inflation, n’a donné lieu à aucune concertation ni compensation. S’il est important pour les Français qui dépendent du RSA de tenir compte de l’inflation constatée, ceci ne peut pas être supporté uniquement par les départements quand, dans le même temps, on refuse de faire évoluer leurs dotations. La non-indexation sur l’inflation des dotations versées aux départements leur a, en effet, fait perdre plus de 1,3 milliard d’euros sur les derniers exercices budgétaires. De plus et en dépit des alertes répétées, le Gouvernement a alourdi structurellement les dépenses pesant sur les départements de plus de 2,5 milliards d’euros (augmentation du point d’indice, précédentes hausses du RSA, extension du Ségur, etc.). La chute brutale des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), consécutive à l’effondrement du marché de l’immobilier, vient les priver de plus de 3,5 milliards de recettes (- 25 %). En cumulant l’ensemble de ces effets conjoncturels, les budgets départementaux afficheront une perte de près de 7,5 milliards d’euro en 2024. Les départements, premier acteur de la solidarité territoriale, risquent donc la paralysie financière. Elle lui demande donc de bien vouloir engager une nouvelle discussion budgétaire avec les collectivités et de prendre des mesures urgentes de compensation pour leur permettre d’absorber le coût de la hausse du RSA prévue en 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5100</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires : la fin de l’égal accès au service postal territorial ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        558. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, au sujet des coupes budgétaires dans le budget de La Poste annoncées le 27 septembre 2024, en rupture du contrat de présence postale territoriale. Le contrat de présence postale territoriale signé par l’État, La Poste et l’AMF est l’outil financier permettant à La Poste de remplir ses obligations en matière d’aménagement postal du territoire. Bien que le coût de ce service soit évalué à 348 millions d’euros par an, les dernières lois de finances successives ne prévoyaient un financement qu’à hauteur de 174 millions par an, laissant le reste des financements à La Poste elle-même. En outre, ce montant n’est jamais versé complètement du fait de la variation des recettes de CVAE. Pour l’exercice en cours, bien que les frais aient été engagés par La Poste, le Gouvernement a annoncé son intention de ne pas verser 50 millions d’euros de crédits, sur les 105 millions votés au PLF 2024. Ainsi, le fonds en charge de la majeure partie des services de La Poste et permettant d’assurer sa présence à travers le territoire, perdrait près d’un tiers de ses financements. Les conséquences seraient dramatiques et immédiates : le nombre d’agences postales diminuerait en zones rurales et en outre-mer, la charge financière pour les communes serait accrue afin de garantir le fonctionnement du service postal qui ne relève pourtant pas de leurs compétences et ces coupes pourraient même conduire à la fermeture de points de contacts postaux. C’est pourquoi il lui demande s’il va réétudier la mesure annoncée de gel budgétaire et proposer des mesures visant au maintien de l’égal accès au service postal territorial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5100</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Plafonnement des recettes de l’INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        618. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation financière préoccupante de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Depuis 2021, l’INPI, qui ne bénéficie d’aucun financement direct de l’État, est soumis à un mécanisme de plafonnement de ses recettes, initialisé à 124 millions d’euros en 2021 puis réduit à 94 millions d’euros dès 2022. Ce plafonnement entrave sévèrement la capacité de l’INPI à couvrir ses dépenses opérationnelles et d’investissement, pourtant estimées à 130 millions d’euros. À la fin de l’année 2024, les réserves atteindront un niveau limitant les capacités de développement alors que des projets significatifs sont en cours, tels que le maintien du guichet unique des formalités d’entreprises et le déménagement des archives. En effet, l’INPI n’est pas financé par des taxes affectées, payées indifféremment par toutes les entreprises, mais génère son propre chiffre d’affaires sur la base des services qu’il rend aux entreprises, qui le rémunèrent pour ses prestations. Le plafonnement de ce chiffre d’affaires présente un aspect démotivant et peu incitatif pour l’établissement, dont les ressources restent les mêmes quels que soient le travail effectué et les résultats obtenus. Un mécanisme plus vertueux consisterait à encourager l’établissement à augmenter ses performances, en lui laissant une part du résultat généré, le reste revenant à l’État. Pour l’État, le retour financier serait le même et pour l’INPI, l’effet serait stimulant et garantirait sa pérennité, ce que le mécanisme de plafonnement, asséchant les réserves, ne permet pas. Avec la conservation d’une part de son résultat, l’INPI serait directement récompensé du fruit de ses efforts et conforté dans son rôle de promotion de la propriété intellectuelle auprès des entreprises françaises pour renforcer leur capacité d’innovation et leur compétitivité, au bénéfice de l’économie française. Il lui demande sa position sur ce sujet ainsi sur ce qui pourrait être fait pour sortir de ce mécanisme de plafonnement d’ici 2025 et selon quel calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5101</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Effets contre-productifs de l’augmentation des taxes sur le tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        656. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’efficacité pour le moins discutable de la politique visant à lutter contre le tabagisme par la hausse des taxes diverses sur les produits du tabac. Le Gouvernement souhaite en effet continuer à augmenter le prix du paquet de cigarettes par les droits d’accise pour lui faire atteindre 13 euros en 2026, contre 11,14 en moyenne en 2023 (la référence la plus vendue atteignant même 12,5 euros) et 8 euros en 2018. L’objectif serait d’une part d’augmenter les recettes fiscales avec 14 milliards d’euros attendus et d’autre part de dissuader plus de Français d’utiliser les produits issus du tabac. Même si l’on ne peut que souscrire à l’objectif général de santé publique compte tenu du nombre de cancers et de morts en raison de l’usage du tabac, on ne peut que constater l’impasse de la politique d’augmentation continue des taxes. En effet, la prévalence tabagique demeure stable depuis 2017, selon Santé publique France (31,9 % contre 31,8 en 2022). Le nombre de fumeurs journaliers (12 millions) ne recule plus. Parallèlement, les recettes pour l’État n’évoluent plus malgré la hausse constante de la fiscalité. La commission des comptes de la sécurité sociale prévoyait ainsi 13,6 milliards de recettes en 2024 (sans la TVA) et une hausse de 200 millions. La projection sur l’ensemble de l’année 2024 pourrait atteindre 400 millions d’euros de pertes par rapport à 2023, soit 600 millions d’écart avec ce qui était espéré. Le nombre de paquets vendus ne cesse de reculer et l’augmentation continue de la fiscalité n’a désormais pour seule conséquence que le développement très important des trafics et des marchés parallèles (selon le cabinet KPMG, ces derniers représentent 43,2 % de la consommation en 2023), avec un accroissement de la criminalité en ce domaine mais aussi de nouveaux risques en matière de santé publique par la diffusion de produits non contrôlés. En revanche, la hausse des prix pénalise fortement les buralistes français, déjà en difficulté alors qu’ils jouent un rôle social de premier plan en zone rurale, au profit soit des trafics, soit des buralistes étrangers, en particulier dans les départements frontaliers de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique ou du Luxembourg. Cela se traduit, in fine, par des pertes de recettes fiscales pour l’État. Il lui demande donc si le Gouvernement est prêt à faire évoluer la trajectoire fiscale actuelle qui ne semble plus adaptée aux enjeux et aux nouvelles formes de consommation du tabac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5101</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Saisie des indemnités de licenciement ou de rupture du contrat de travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        756. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la saisie des indemnités de licenciement ou de rupture du contrat de travail. L’employeur est conduit à verser au salarié des indemnités quel que soit le motif de rupture de contrat de travail. Alors que certaines allocations ou aides ne peuvent être saisies, les sommes versées au titre d’indemnités peuvent quant à elles être saisies. Cela peut conduire à des situations financières délicates pour des personnes subissant un licenciement. Il lui demande s’il va étudier la possibilité de mettre en place un montant minimum non saisissable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Arnaque au faux conseiller bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        167. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur la multiplication des arnaques au faux conseiller bancaire, aussi appelées « spoofing » qui permettent aux escrocs de récupérer des données bancaires et d’ainsi effectuer des opérations sur les comptes. De plus, ils incitent les victimes à effectuer eux-mêmes les transactions, limitant ainsi les possibilités de remboursement une fois l’arnaque découverte. Chaque année, plusieurs milliers de Français sont victimes de ces arnaques qui débutent par du « phishing » par SMS ou courriel, ou directement par un appel téléphonique frauduleux. En effet, une hausse de 78 % est recensée en 2023 par rapport à 2022. Au-delà d’un véritable préjudice financier que subissent les victimes, elles font également face à un réel préjudice moral causé par la capacité des escrocs à se faire passer pour des personnes de confiance. Malgré la sensibilisation déjà existante, toute personne peut être concernée par ces arnaques qui ne limitent donc plus à un public vulnérable. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures visant à renforcer la lutte contre ce type d’arnaque, ainsi que l’accompagnement des personnes qui en sont victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Absence de droit de rétractation pour les foires et les salons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        203. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur l’absence de droit de rétractation de 14 jours pour les foires et les salons. Il est courant de croire que lorsqu’un consommateur achète un produit ou signe une commande lors d’une foire exposition ou d’un salon, il bénéficie automatiquement d’un droit de rétractation de 14 jours, comme c’est le cas pour les achats effectués à distance ou hors établissement commercial. Cependant, cette croyance est incorrecte. Selon l’article L. 224-59 du code de la consommation, les vendeurs présents sur les foires et salons doivent explicitement informer les consommateurs qu’ils ne bénéficient d’aucun droit de rétractation lorsqu’ils signent un bon de commande sur place. Cela signifie que, contrairement aux achats en ligne ou à domicile, les transactions réalisées dans ces contextes ne permettent pas au consommateur de revenir sur sa décision dans un délai de 14 jours. Cette méconnaissance de la réglementation a malheureusement conduit de nombreux consommateurs à être victimes de diverses arnaques. Des vendeurs peu scrupuleux profitent de cette fausse croyance pour pousser les consommateurs à signer des contrats pour des produits coûteux et complexes, comme des panneaux photovoltaïques, des canapés, des chaudières ou des installations de menuiserie, sans leur offrir la possibilité de se rétracter une fois l’achat effectué. Certaines entreprises et réseaux commerciaux se sont spécialisés dans cette situation. Ainsi, sur les salons, ils identifient les personnes facilement influençables, les invitent sur leur stand et leur font signer des bons de commande, voire verser des acomptes pour des achats pouvant représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures en vue d’instaurer un droit de rétractation pour les acheteurs dans les foires et les salons ou, à défaut, prendre toute mesure pour faire cesser ces manipulations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Protection des consommateurs dans la procédure de liquidation judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        206. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur l’impact de la mise en œuvre d’une procédure de liquidation judiciaire d’une enseigne pour ses consommateurs. Aujourd’hui, lorsqu’une procédure de liquidation judiciaire est engagée auprès d’une enseigne, celle-ci aura des conséquences sur les obligations contractuelles de l’entreprise envers ses clients. Les consommateurs ayant effectué des commandes en amont de la mise en œuvre de la procédure de liquidation judiciaire ne se voient pas toujours délivrer le bien en question, sans en être remboursé. En effet, les modalités de traitement des commandes en cours et des obligations de livraison peuvent être déterminées par le plan de continuation ou de cession établi dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire et ces modalités peuvent varier au cas par cas. Il devient alors récurrent que les consommateurs soient lésés financièrement dans cette procédure. Il lui demande si elle prévoit une simplification de ces modalités et une généralisation du remboursement des clients dont les commandes n’ont pas été traitées, afin de renforcer la protection des consommateurs dans le cadre des procédures de liquidation judiciaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5103</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Menace sur la profession des comédiens de doublage face à l’IA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        214. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de la culture sur la situation des comédiens de doublage face au développement de l’intelligence artificielle. En effet, une campagne de sensibilisation a été lancée par de nombreux comédiens indiquant le danger immédiat que représente l’intelligence artificielle pour leur profession. Que ce soit dans la propriété de la voix mais aussi dans le cadre artistique, l’intelligence artificielle dans ce secteur met en péril près de 15 000 emplois. Il souhaite connaître ses intentions sur cette question si importante pour la culture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5103</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Ingérences étrangères dans les musées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        233. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’indépendance des musées français face aux tentatives d’ingérences de pays étrangers dans les expositions organisées sur le territoire français. En effet, ces derniers mois, plusieurs musées français, à Paris mais aussi à Nantes, ont subi des pressions directes ou indirectes visant à imposer des terminologies proches de la ligne du Parti communiste chinois, notamment en ce qui concerne le Tibet, Taïwan ou l’exposition sur Gengis Khan. Les moyens de pression exercés sur les musées français sont bien connus : refus de prêt d’œuvres ou d’objets, accès compromis aux sources historiques et historiographiques, dons financiers accordés ou retirés. Alors que les 1 200 musées français accueillent chaque année plus de 30 millions de visiteurs, ces lieux sont essentiels pour appréhender le monde. Ils permettent non seulement de faire découvrir des histoires riches, comme celle du Tibet, mais aussi de mieux comprendre les enjeux actuels, en offrant des récits scientifiques fiables, indépendamment des récits politiques. Ainsi, au-delà des cas d’ingérences mentionnés ci-dessus, il souhaite connaître les mesures mises en place par le Gouvernement pour protéger les institutions culturelles des ingérences étrangères et garantir la liberté d’exposition dans chaque musée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5103</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Rémunération des enseignants contractuels des ENSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        316. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi alerte Mme la ministre de la culture sur la rémunération des enseignants contractuels des écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA). Les ENSA connaissent une situation grave. La capacité d’accueil limitée d’étudiants conduit la France à être le pays d’Europe où le nombre d’architectes par habitant est le plus bas. Les conditions d’enseignement sont si dégradées qu’elles empêchent les enseignants de mener à bien leurs projets pédagogiques et de fournir à leurs élèves le matériel pourtant indispensable à l’apprentissage des arts plastiques. Si on peut saluer l’alignement du traitement des enseignants titulaires des ENSA sur celui de leurs homologues de l’université, il lui est incompréhensible qu’il n’en aille pas de même pour les enseignants contractuels de ces écoles. Ceux-ci représentent pourtant environ 37 % des personnels enseignant en ENSA (et réalisent 23 % du temps d’enseignement) et ne sont rémunérés qu’au niveau du Smic + 13 % malgré une ancienneté pouvant dépasser les trente années et une formation initiale allant du niveau bac + 5 à bac + 8 ou équivalent. À cet égard, l’augmentation de leur rémunération de 113 euros net en moyenne le 1er janvier 2023 est largement insuffisante pour rattraper le retard. Le ministère a indiqué par écrit dès le 30 septembre 2022 qu’il avait demandé 4,2 millions pour le projet de loi de finances pour 2023 pour la revalorisation de ces enseignants contractuels, qu’il avait reçu 1,5 millions et que les demandes de revalorisation complémentaires se poursuivraient pour le projet de loi de finances pour 2024. ( cf. « Scénarios de revalorisation des rémunérations des enseignants contractuels des ENSA » du 30 septembre 2022, qui annonce la première revalorisation pour 2023 et poursuit « Le ministère poursuivra ses demandes de revalorisation lors des prochaines lois de finances »). Or ce complément ne figurait pas dans le projet de loi de finances pour 2024. Et les services du ministère de la culture ont évoqué auprès des parties prenantes qu’à la place, une négociation serait en cours où le seul engagement est que les salaires des enseignants contractuels seront discutés. Ce qui est pour le moins une régression par rapport à l’engagement d’une revalorisation dès le début 2024. À ce jour, le ministère de la culture ne confirme donc pas le respect de son engagement par écrit en septembre 2022 d’une demande de poursuite des revalorisations. Au contraire la négociation actuellement en cours entre ministère et syndicats propose d’augmenter l’indice actuel par 10 % et en parallèle d’augmenter la référence à un temps plein par 20 %, ce qui équivaut une réduction de rémunération au taux horaire de 10 %, Le collectif des enseignants contractuels refuse donc cette modification qui est une manière d’éliminer toute la revalorisation de 2023 et de rendre presque impossible toute évolution équitable future. Aussi bien la transition écologique que la relance tant attendue de la politique du logement de qualité ont besoin d’architectes : c’est pourquoi il est indispensable de mettre fin à la précarité de celles et ceux qui les forment. À travail égal, salaire égal ! Il s’agit d’une condition sine qua non pour former les architectes de demain - profession dont la France manque tant - lesquels participeront à bâtir la République écologique. C’est pourquoi elle lui demande les dispositions qu’elle entend prendre pour mettre fin à la précarité des enseignants contractuels des ENSA et engager la revalorisation salariale promise, légitime et indispensable, pour l’équité et la justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5104</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>La jeunesse face à la pornographie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        420. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conséquences de l’exposition des plus jeunes aux images ou vidéos pornographiques. En France, ce sont plus de deux millions de mineurs qui consultent chaque mois des sites pornographiques. Les addictions croissantes auxquelles sont confrontés les jeunes préoccupent de nombreux spécialistes. Ces films, qui présentent une image dégradante de la femme et de la sexualité, sont aujourd’hui considérés par beaucoup comme un support éducatif voir à une forme d’initiation. Les effets psychologiques sont désastreux et peuvent conduire à de nombreux problèmes comportementaux. Anxiété, troubles de l’humeur, inhibition des récepteurs de la dopamine, perte de confiance en soi et dépression sont des maux fréquemment constatés chez les consommateurs de ce type de contenu. Il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour protéger les jeunes de la pornographie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5104</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Indépendance et autonomie des médias
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        565. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel interroge Mme la ministre de la culture sur les garanties prévues par le Gouvernement afin d’assurer l’autonomie et l’indépendance des médias. Le service public médiatique est un pilier essentiel de la démocratie française, garantissant l’accès à une information fiable, de qualité et surtout neutre. À une époque où les citoyens sont de plus en plus exposés à une surabondance d’informations, souvent biaisées ou déformées, le rôle des médias publics, indépendants et autonomes, apparaît plus que jamais fondamental. Leur mission première est de fournir une information diversifiée, accessible à tous et libre de toute pression politique ou économique. Cependant, ces dernières années, on constate une baisse progressive des moyens alloués à ces institutions, ce qui menace leur fonctionnement et leur capacité à remplir pleinement leur mission. Par ailleurs, la privatisation de certains médias publics, que ce soit directement ou par une externalisation accrue de certaines fonctions, suscite des inquiétudes légitimes quant à l’utilisation potentielle de ces médias à des fins de manipulation ou de propagande. Cette dérive pourrait affaiblir l’indépendance éditoriale et ainsi nuire gravement à la neutralité de l’information. Face à ces défis, la question de Mme la députée est la suivante : quelles sont les mesures concrètes prévues par le Gouvernement pour garantir la pérennité de l’indépendance et de l’autonomie des médias publics ? Enfin, elle souhaite savoir comment elle entend préserver ce contre-pouvoir essentiel face aux tentations de privatisation et aux pressions qui peuvent en découler, afin d’éviter que l’information publique ne devienne une arme de manipulation massive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5104</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie du tourisme</ministreJO><Objet>Identification unique des meublés classés de tourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        730. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme, sur l’identification des meublés classés de tourisme. L’article 45 de la loi de finances pour 2024 a modifié l’article 50-0 du code général des impôts relatif à la fiscalité des locations des meublés classés de tourisme. Cette modification a induit la suppression du seuil de chiffre d’affaires spécifique et la suppression du taux d’abattement spécifique dont disposent les meublés classés de tourisme en régime micro. Suite à l’adoption de la loi finances pour 2024, les locaux classés sous micro-BIC sont soumis à un chiffre d’affaires maximum de 77 700 euros, contre 188 700 euros auparavant. Ils bénéficient d’autre part d’un taux d’abattement de 50 %, contre 71 % auparavant. Les dispositions nouvelles entraînent un désintérêt pour la démarche de classement, les propriétaires n’ayant plus d’incitation forte à la réaliser. Or le classement crée un lien entre les pouvoirs publics et l’hébergeur et constitue en ce sens un outil important de la politique touristique. Afin d’obtenir une meilleure visibilité de l’ensemble du parc de meublés touristiques, il serait intéressant de mettre en place une obligation d’enregistrement des meublés de tourisme sur tout le territoire ou, à tout le moins, la possibilité d’instaurer un enregistrement ouvert à toutes les communes. En ce sens, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre afin d’évaluer la possibilité de la mise en place d’une identification unique des meublés classés de tourisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5105</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie du tourisme</ministreJO><Objet>Stratégie de développement de l’œnotourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        731. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme, sur la nécessité d’une véritable stratégie en faveur de l’œnotourisme dans le pays, notamment pour lever les freins à son développement. De l’avis général, l’œnotourisme est un secteur qui pourrait encore être largement développé dans le pays. Un rapport parlementaire de 2019 rappelait ainsi que « le potentiel de développement de cette niche touristique est considérable ». La création en 2009 du label « Vignoble et découvertes » et du Conseil supérieur de l’œnotourisme avaient marqué une ambition en la matière. L’année 2018 avait vu la tenue des premières assises de l’œnotourisme, qui avaient donné lieu à 20 propositions. Les propositions formulées n’ont été que partiellement mises en œuvre et un frein majeur persiste aujourd’hui, malgré la volonté commune de nombreux acteurs institutionnels et privés de renforcer le secteur : les contraintes réglementaires, parfois insurmontables, en ce qui concerne la création des bâtiments nécessaires au développement, dans les propriétés viticoles, de l’accueil de touristes. Développer l’œnotourisme, cela veut dire donner la possibilité aux viticulteurs de créer des possibilités supplémentaires d’hébergement dans leur propriété. Or dès lors qu’il ne s’agit pas de bâtiments existants et même s’il s’agit de réaliser un nombre restreint de chambres, il faut passer par la création au plan local d’urbanisme (PLU) d’un STECAL (secteur de taille et de capacité d’accueil limités) procédure particulièrement longue, lourde et incertaine, avec des avis et appréciations parfois divergentes des services de l’État. Autant dire que de nombreuses petites communes hésitent à procéder à une modification de leur PLU pour un sujet de ce type. De fait, on est face à un réel paradoxe, de voir un secteur potentiellement dynamique, soutenu par tous les discours institutionnels, mais dont le développement est considérablement freiné par une disposition d’urbanisme trop contraignante. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage, contrairement à son prédécesseur, des assouplissements réglementaires afin de faciliter l’accueil des touristes sur les domaines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>88</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5105</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Limitation plafond encaissements en espèces des recettes publiques à 300 €
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        88. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la limitation du plafond des encaissements en espèces des recettes publiques à 300 euros. En effet, en application de l’article 1680 du code général des impôts et depuis le 1er janvier 2014, le plafond des encaissements en espèces des recettes publiques est fixé à 300 euros. Et ce, afin de limiter la détention d’espèces au sein des organismes publics afin de réduire tout risque de manipulation et de vols, de sécuriser les opérations et de diminuer les coûts engendrés par la manipulation des espèces. Les agents comptables et régisseurs sont invités à encourager leurs usagers à recourir à des moyens de paiement alternatif aux espèces lorsque le montant est supérieur à ladite somme, tels que le paiement par carte bancaire, virement, prélèvement automatique ou encore chèque. Or, en pratique, cette limite pose de réelles difficultés de gestion. Dans de nombreux cas, les montants qui doivent être acquittés sont supérieurs à cette limite légale, contraignant ainsi les usagers à fractionner leurs paiements ou de recourir auxdits moyens de paiement alternatifs, qu’ils trouvent souvent moins adaptés. Cette situation crée non seulement une gêne pour les usagers, limite certains dans leurs achats, mais affecte également la satisfaction globale et la fluidité des transactions au sein des organismes publics, induisant ainsi des coûts économiques et humains, lesquels justement contribuaient à motiver la mise en application du plafond des encaissements. Aussi, dans un souci de simplification et de cohérence administrative, elle lui demande s’il va engager des réflexions de nature à rehausser le plafond des encaissements en espèces des recettes publiques tout en garantissant la sécurité des agents et la sûreté des recettes publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5106</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Exécution des appels à projets des associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        142. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la trop grande brièveté de l’exécution des appels à projets annuels. En effet, un appel à projets (AAP) émanant de collectivités publiques (territoriales, État) et répondant à des besoins de politique publique est un mécanisme encadré, permettant l’attribution d’un financement ou de ressources dédiées à la réalisation de prestations, de missions de service public (référence RSA, prévention spécialisée, culture, sport…) ou de projets. Un appel à projets a plusieurs avantages, bien qu’étant singulier, il comprend des critères de sélection propres à chaque collectivité, un dossier spécifique de candidature et des dates d’échéance précises et s’adresse à toute structure voulant se positionner en réponse à l’appel à projet (opérateurs associatifs ou privés). Des missions très diverses peuvent être demandées. Les associations par ce moyen, ont l’occasion de développer des compétences (bénévoles ou salariées), de contribuer ainsi à une dynamique de territoire et de partager leurs engagements dans diverses causes et idées à défendre. Pour autant, les appels à projets sont principalement annuels, alors même que la mise en place d’un projet nécessite souvent du long terme pour leur aboutissement : lancement, déploiement, stabilisation et finalité du projet et évaluation. Pourtant, le maillage associatif peut participer aux réponses aux problématiques actuelles. Or le court-termisme et les solutions prises dans l’urgence, si elles sont nécessaires, peuvent-ils à eux seuls résoudre les enjeux qui traversent la société aujourd’hui ? Les délais impartis des appels à projets annuels peuvent apparaître trop restrictifs et certainement limitatifs sur un critère qui ne devrait pas être limité : le temps du projet au regard des missions qui peuvent être des missions de service public. D’autre part, le budget est attribué au début du projet et au bilan final dans la majorité des cas. Si le projet n’a pas abouti en totalité, le budget est reversé au prorata de son achèvement. Une demande d’expansion de délais pour une convention annuelle en convention pluriannuelle d’objectifs n’engagerait pas de dotations financières plus lourdes. Ni le budget, ni les procédures et ni les critères ne sont remis en cause, mais la limitation de l’exercice du projet lui-même qui se retrouve sacrifié sur l’autel du temps. Cela permettrait aussi des relations avec les collectivités moins administratives pour se concentrer sur des réponses qualitatives plus durables et certainement plus profitables auprès des populations. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une réforme dans le cadre des appels à projets des associations face aux contraintes issues des délais de traitement des projets, afin, d’une part, d’améliorer l’efficacité des actions des acteurs et d’accélérer la mise en place de leurs dispositifs et, d’autre part, de mettre en place une programmation pluriannuelle plus fréquente des projets desdites associations, afin d’optimiser la cohérence et l’efficacité de l’impact de leurs actions au service de tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5106</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Régler les problèmes des bornes électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        166. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les transactions effectuées dans les stations de recharge pour véhicules électriques. Alors que la France intensifie ses efforts dans le déploiement des véhicules électriques, les stations de recharge jouent un rôle crucial dans la réalisation des objectifs fixés. Actuellement, le cap des 100 000 points de recharge accessibles au public a été atteint, faisant de la France le détenteur du deuxième plus vaste réseau de recharge en Europe. Cependant, diverses enquêtes ont mis en lumière les défis actuels auxquels le réseau est confronté. En premier lieu, les pannes fréquentes des bornes de recharge demeurent un problème majeur, touchant 41 % des utilisateurs régulièrement, selon l’UFC-Que choisir et dans 60 % des cas, cela résulte d’une défaillance de la station de recharge. De plus, la tarification demeure opaque, de même que le système de paiement. Bien que les tarifs soient librement déterminés par les acteurs du secteur, sauf dans le cadre de certaines concessions ou délégations de service public, les utilisateurs sont incités à souscrire un abonnement pour garantir des prix équitables dans les stations d’un opérateur. Les prix varient considérablement entre les opérateurs et en fonction de la détention d’un abonnement, avec des écarts dépassant parfois les 400 %, selon l’UFC-Que choisir. De plus, la plupart des bornes n’acceptent actuellement que les paiements par le biais d’une carte d’opérateur de mobilité, excluant l’utilisation de cartes bancaires. Cette carte d’opérateur est soumise à des frais, contribuant à des fluctuations importantes des prix entre les stations et les opérateurs. Dans ce contexte, il l’interroge sur la stratégie envisagée pour imposer un affichage harmonisé des prix, permettant ainsi aux automobilistes de bénéficier véritablement de la concurrence, tout en rendant obligatoire l’acceptation des paiements par carte bancaire dans ces stations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Danger des crédits immobiliers à taux variable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        168. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de pousser à l’adoption des taux variables en France pour les crédits bancaires. Les crédits à taux variable ont été mis en place par la BCE pour permettre à des ménages aux revenus faibles de prétendre à un crédit, en particulier à un crédit immobilier. En réalité, en cas d’une augmentation du taux d’intérêt au cours de la période du prêt, il s’agit d’un risque supplémentaire pesant sur les personnes les plus vulnérables. En effet, le taux est alors indexé sur le taux de crédit bancaire EURIBOR (taux d’intérêt moyen auquel les établissements financiers se prêtent de l’argent sur le marché interbancaire de la zone euro). Ces crédits à taux variable sont un leurre et ne font que protéger les banques au détriment des particuliers et des entreprises qui se retrouvent soumises aux caprices de la finance. Loin d’apprendre de ses erreurs, la BCE tente d’imposer ces mêmes taux d’intérêt variables qui, à l’étranger, ont entraîné l’effondrement des systèmes bancaires à la suite de la crise des subprimes en 2007. En effet, un rapport d’information de la commission des finances de l’Assemblée nationale, publié en 2008, établit un rapport direct entre la crise des subprimes et la crise de confiance et de liquidités que celle-ci a engendrée : la hausse des taux courts qui en a résulté s’est répercutée sur les emprunts immobiliers à taux variable, ce qui a entraîné pour les emprunteurs des difficultés face aux échéances. Actuellement, les banques françaises pratiquent majoritairement des prêts à taux d’intérêt fixes. Cette particularité du système bancaire français protège les ménages et les entreprises des aléas des marchés financiers. Il souhaiterait donc savoir s’il compte appuyer la demande d’extension du « régime transitoire » dont bénéficient aujourd’hui les banques françaises auprès de la BCE. Il lui demande également s’il a pour intention d’accepter que le système de crédits bancaires français passe d’un régime de taux fixes qui protège les ménages les plus vulnérables à celui de taux variables au service d’une finance débridée, en période de crise économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Frais de paiement par carte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        169. — 8 octobre 2024. — Mme Caroline Parmentier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’envolée des frais de paiement par carte. À l’échelle européenne, les frais de paiement par carte ont augmenté de 50 % en quatre ans - passant, selon une étude de la direction générale de la concurrence européenne d’une moyenne de frais de 0,27 % en 2018, à 0,44 % en 2022. Cumulés sur une année, ces frais peuvent représenter un coût de plusieurs milliers d’euros pour un commerçant. Ils sont constitués d’une part, de l’interchange dû par la banque du commerçant à la banque du titulaire de la carte et d’autre part de la commission de la banque du commerçant et des frais des réseaux de cartes. Les géants du secteur sont fréquemment accusés de profiter de leur position dominante, sur ce marché stratégique, pour imposer des tarifs de plus en plus élevés. Cette hausse de frais serait justifiée par des hausses de leurs frais par de nouvelles obligations règlementaires et l’exigence d’innover en matière de sécurité pour prévenir tout risques de fraude. Elle lui demande de lui exposer la stratégie du Gouvernement afin de prévenir l’augmentation constante des frais de paiement par carte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Hausse des écocontributions des PMCB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        175. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Barthès interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la prochaine hausse des écocontributions sur les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) pour financer la filière à responsabilité élargie du producteur. La filière française du bois se retrouvera fortement affectée : cette hausse des écocontributions entraînera la perte de nombreux emplois, préjudice certain à l’économie française, quand la Fédération nationale du bois représente 750 entreprises pour cinq millions de chiffres d’affaires par an. Ces conséquences ne seront pas seulement économiques, mais aussi environnementales : une telle hausse entraînera une perte de compétitivité de ce matériau biosourcé, au profit de matériaux transformés moins vertueux d’un point de vue environnemental. Certains produits comme le parquet se verront infligée dès 2025 d’une écotaxe qui dépasse 10 % de la valeur des produits, soit une deuxième TVA. Il lui demande s’il prévoit, étant donné les conséquences, économiques et environnementales à l’opposé des objectifs initiaux, de revenir sur ces hausses des écocontributions qui vont pénaliser la filière française du bois, celle-ci devant, au contraire, être encouragée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dispositions du PLF 2024 impactant les finances des communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        200. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur des dispositions la loi de finances pour 2024 qui vont affecter lourdement les finances des communes. Ainsi, les travaux de rénovation lourde des logements sociaux, dans le parc ancien, ouvriront le droit à de nouvelles exonérations de taxe foncière de longue durée. S’agissant des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le parc privé, la loi de finances transforme un crédit d’impôt national, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), en un crédit d’impôt local en ouvrant aux propriétaires la possibilité de disposer de nouvelles exonérations de taxe foncière de courte durée, sur décision de la collectivité. De telles dispositions sanctionnent financièrement les communes qui portent ces programmes de rénovation. Après avoir supprimé la taxe d’habitation puis la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), le Gouvernement porte atteinte à la taxe foncière, dernier pilier de la fiscalité locale dynamique des communes et des intercommunalités. La réduction des ressources locales conduit à une réduction des services à la population et constitue un frein aux politiques de production et de rénovation de logements, que ce soit en zone urbaine ou rurale. Aussi, il lui demande s’il prévoit de garantir la compensation intégrale pour les communes et intercommunalités de toutes les exonérations d’impôts locaux, en particulier de taxe foncière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Protection des droits des consommateurs face au démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        207. — 8 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les limites du dispositif Bloctel, censé protéger les Français du démarchage téléphonique intempestif. Bien que le cadre législatif ait été récemment renforcé, ce harcèlement téléphonique commercial reste une nuisance quotidienne pour neuf Français sur dix, avec en moyenne quatre appels non sollicités par semaine, souvent à des heures inappropriées. Le dispositif Bloctel montre de nombreuses failles. Tout d’abord, il ne concerne que les appels à visée commerciale d’entreprises légitimes. Or une grande partie des appels provient aujourd’hui d’arnaques et de numéros frauduleux, qui échappent au dispositif, ou de sociétés recourant à des plateformes qui parviennent à contourner le dispositif. Malgré la menace de sanctions, de nombreuses entreprises ne respectent pas les règles du dispositif Bloctel, préférant maximiser leurs profits en poursuivant leurs campagnes d’appels. Selon une enquête menée par la DGCCRF en 2020, sur près de 800 établissements contrôlés, le plus souvent à la suite de signalements de consommateurs, plus d’un sur deux étaient en anomalie. Parmi elles, seulement un nombre restreint d’entreprises ont été sanctionnées depuis la mise en place du dispositif. Résultat : sur plus de 5,6 millions de consommateurs inscrits sur Bloctel, 40 % d’entre eux continuent de recevoir des appels commerciaux, certains rapportant même une recrudescence d’appels après leur inscription. L’usurpation de numéros, fréquemment utilisée par les démarcheurs, complique encore plus la sanction des contrevenants, surtout lorsque les appels proviennent de l’étranger, échappant ainsi aux contrôles. Aussi, le démarchage téléphonique cible de plus en plus les smartphones, contournant facilement les nouvelles règles restreignant le démarchage aux jours ouvrables et à des horaires précis. Un sondage d’UFC-Que Choisir révèle que 72 % des Français sont démarchés au moins une fois par semaine sur leur portable et 38 % quotidiennement. Ces pratiques permettent aux sociétés de démarchage d’optimiser leurs chances de joindre les particuliers, qui sont plus enclins à répondre à un appel d’un numéro inconnu sur leur mobile plutôt que sur leur téléphone fixe. La réglementation actuelle, imposant des plages horaires limitées, se révèle donc inefficace face à des entreprises spécialisées dans ce type de marketing intrusif. Sans l’instauration d’une interdiction complète, sauf consentement préalable du consommateur, les Français continueront à être irrités par ces appels indésirables qui perturbent leur quotidien. Il est également important de contraindre les opérateurs téléphoniques à respecter la réglementation européenne sur le démarchage téléphonique entrée en vigueur le 25 juillet 2023, qui les oblige à bloquer les appels non authentifiés. Les opérateurs, accompagnés de l’autorité de régulation des télécoms (ARCEP), ont mis en place un dispositif appelé mécanisme d’authentification du numéro (MAN), permettant de garantir, grâce à un certificat électronique, que l’appel provient bien de la ligne fixe associée au numéro présenté. À compter du 1er octobre 2024, les appels non authentifiés devront systématiquement être interrompus. L’ARCEP est chargée de s’assurer que les opérateurs remplissent leurs obligations. Ces nouveaux outils et ces nouvelles contraintes doivent contribuer fortement à réduire le démarchage téléphonique abusif. M. le député demande donc quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement prévoit de prendre pour renforcer la protection et les droits des consommateurs. Il semble essentiel d’autoriser le démarchage uniquement vers des consommateurs ayant manifesté la volonté d’être contactés par ces sociétés, d’accroître le nombre d’entreprises tenues de consulter Bloctel avant toute campagne de démarchage, de renforcer les moyens de la DGCCRF et de l’ARCEP pour améliorer les contrôles sur les entreprises et les opérateurs téléphoniques, de mieux lutter contre l’usurpation de numéros et d’envisager des collaborations internationales pour traiter ce problème, étant donné que de nombreux appels proviennent de l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5109</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Suivi de la réforme visant à lutter contre le démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        208. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le suivi des ajustements visant à mieux réguler le démarchage téléphonique. Le démarchage téléphonique abusif est un sujet de société qui, bien qu’identifié par les pouvoirs publics, persiste à user un grand nombre des concitoyens, où qu’ils se trouvent. Ces appels non sollicités, à répétition et à des horaires indécents, finissent par être perçus comme un véritable harcèlement, poussant à l’extrême certaines personnes, déjà socialement isolées, à couper leurs téléphones comme seul moyen de protection. Par ailleurs, ce démarchage peut être synonyme de tentatives d’escroquerie pour les personnes et source de détournement d’argent public. Des ajustements visant à mieux lutter contre ce fléau ont été adoptés avec en particulier l’inscription sur la liste Bloctel et sa tacite reconduction, l’augmentation de la sanction des démarchages frauduleux et l’interdiction stricte de démarchage en matière de rénovation énergétique. Ces ajustements permettent de mieux protéger le citoyen en dissuadant les fraudeurs. Pourtant, le changement d’opérateur de Bloctel au 1er octobre 2021 a conduit à la mise hors service pendant plusieurs semaines du système de dépôt de signalement par les particuliers et la disparition, sur la plateforme, des dossiers signalés avant ce changement, sans information quant aux délais de remise en ordre. Par ailleurs, une fois un dossier déposé, le citoyen fait face à un système de suivi laconique. En effet, le système étant pensé comme une plateforme de signalement, le citoyen n’est pas considéré comme utilisateur d’un service public mais comme source d’information pour l’administration. Le service « information consommateur » de Bloctel mentionne explicitement qu’il n’apportera aucune information sur le suivi des signalements. Le citoyen n’est ainsi aucunement associé à la procédure et ne dispose pas, en l’état, d’une capacité d’information sur les suites de son signalement. La difficulté à suivre ses signalements minent la confiance du citoyen dans la crédibilité de la réforme et le désincite à apporter à l’administration des informations à même de renforcer les enquêtes ou l’identification des auteurs de fraudes ou d’abus. M. le député note enfin que, pour un même problème - le démarchage téléphonique abusif -, le citoyen doit faire appel à de multiples services : SignalConso en cas d’appels relatifs aux rénovations énergétiques ou malgré l’inscription sur la liste Bloctel, la CNIL en cas d’automates d’appel ou de collecte d’informations personnelles à des fins frauduleuses, l’annuaire inversé des numéros surtaxés en cas de message sur répondeur visant au rappel d’un numéro surtaxé ou encore le 33700 pour le démarchage par SMS. Au-delà des moyens de lutte mis en œuvre par l’administration contre ce phénomène, il l’alerte ainsi sur la nécessité de positionner le citoyen comme acteur de l’action publique et non plus seulement comme supplétif désemparé et souvent frustré de celle-ci ; il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5109</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Tromperie sur les ventes d’eau minérales non filtrées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        209. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’enquête publiée par Le Monde et la cellule investigation de Radio France révélant que plusieurs groupes industriels d’eaux minérales ont illégalement filtré leur eau minérale tout en la vendant comme une eau d’origine naturelle. Selon cette enquête, l’inspection générale des affaires sociales (Igas) aurait été saisie par le Gouvernement le 19 octobre 2021 sur ce dossier et aurait mené une enquête pour déterminer l’ampleur de la non-conformité des traitements des eaux minérales par les grands groupes industriels. Dans ses conclusions restées confidentielles et rendues en juillet 2022, elle aurait déclaré qu’au moins 30 % des marques seraient concernées, dont toutes les marques du groupe Nestlé Waters, qui détient un tiers des eaux en bouteille et aurait précisé que le niveau de non-conformité est probablement très supérieur. Cette situation est d’autant plus inquiétante que les éléments rapportés par les journalistes laissent à penser que le Gouvernement aurait été au courant de ces faits dès 2021. En effet, une réunion confidentielle aurait été menée en août de cette année à Bercy entre le cabinet de la ministre de l’industrie d’alors, Agnès Pannier Runacher, et le groupe Nestlé Waters dans laquelle l’entreprise aurait reconnu avoir recours à des traitements non conformes. Or, à la suite de ce rendez-vous, le Gouvernement n’en aurait informé ni le procureur de la République ni les autorités européennes, ce qui constituerait un manquement à l’article 40 de la procédure pénale et à l’article 11 de de la directive 2009/54/CE sur les eaux minérales naturelles. Pire encore, le groupe aurait obtenu un assouplissement de la règlementation des microfiltrations auprès du Gouvernement afin de rendre conforme ses pratiques illégales et ce malgré la mise en garde de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Si tous ces éléments sont fondés, cela signifie, d’une part, que pendant plusieurs années des groupes privés auraient vendu de l’eau dite « minérale naturelle » cent fois plus cher que l’eau du robinet alors même que les deux eaux auraient été traitées de la même manière et que, d’autre part, ces pratiques illégales auraient été connues de l’exécutif, qui aurait alors assoupli la règlementation en faveur des industriels et au détriment des consommateurs. M. le député souhaite donc savoir si les éléments fournis par cette enquête sont bien conformes à la réalité et, le cas échéant, pourquoi le Gouvernement a tenu secrètes ces informations et a agi en faveur des industriels et au détriment des concitoyens. Il lui demande également si la législation sur les microfiltrations a bien fait l’objet d’un avis de l’Anses et, le cas échéant, pourquoi un avis négatif de sa part n’a pas été pris en compte dans la décision. Enfin, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte s’assurer qu’à l’avenir les consommateurs seront parfaitement informés de la qualité des eaux qu’ils consomment et que la législation quant à la production d’eau minérale sera bien respectée par les industriels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Calcul de la population
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        235. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant le calcul de la population des communes réalisé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et son incidence directe sur la dotation globale de fonctionnement (DGF), particulièrement dans le Territoire de Belfort. En effet, il apparaît que les chiffres de population actuellement utilisés ne rendent pas compte de manière adéquate de la réalité démographique de certaines communes du territoire. Les données officielles sous-estiment effectivement la population réelle, entraînant ainsi une réduction de la DGF versée à chacune de ces municipalités. À titre d’exemple, la commune de Vauthiermont (90150) compterait 208 habitants selon les chiffres fournis par l’Insee, tandis que le recensement effectué en janvier 2023 atteste d’une population de 232 habitants. Cette différence entre les chiffres officiels et la réalité démographique affecte directement la capacité des municipalités à garantir des services essentiels à leurs citoyens. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de faire le nécessaire pour résoudre cette problématique afin que la répartition de la DGF reflète de manière plus précise les besoins des communes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Abattement fiscal en cas de donation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        242. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant le montant de l’abattement fiscal accordé en cas de donation ou de succession. En France, l’abattement fiscal pour les donations et les successions dépend de la relation entre le donateur ou le défunt et le bénéficiaire. Il y a des abattements différents pour les donations entre conjoints, les donations à des descendants directs (enfants, petits-enfants, etc.) et les donations à d’autres bénéficiaires. De même, pour les successions, les abattements dépendent du degré de parenté entre le défunt et les héritiers. L’un des cas les plus courants concerne la donation ou la succession d’un parent en faveur de son enfant. Le montant de l’abattement dans ce type de situation est actuellement de 100 000 euros par parent et il n’a pas évolué depuis 2013. Cependant, la valeur de cet abattement baisse d’année en année si l’on prend en compte l’importante inflation que rencontre le pays, notamment ces dernières années. 100 000 euros en 2024 n’ont en effet plus la même valeur qu’en 2013, puisque l’on constate une inflation cumulée d’environ 20 % en 11 ans. À cela s’ajoutent des prix de l’immobilier qui ont très fortement augmenté depuis 2013 et ce sur l’ensemble du territoire français. En cas de donation ou de succession, les biens doivent être déclarés à leur valeur vénale, c’est-à-dire au prix du marché au jour du décès ou de la donation. Les bénéficiaires vont de ce fait devoir s’acquitter d’un montant plus élevé, car la part taxable sera plus importante. Or augmenter les abattements fiscaux pour les donations et les successions encouragerait les particuliers à transmettre plus de biens et d’argent à leurs proches, ce qui peut stimuler l’économie en augmentant la consommation et les investissements. C’est d’ailleurs particulièrement le cas en ce qui concerne l’immobilier, car plus l’abattement est élevé, plus l’héritier ou le donataire sera en mesure d’investir pour entretenir et maintenir en bon état le bien qu’il a reçu. En cette période où la dégradation du patrimoine immobilier s’accélère et où les normes pour réduire la consommation en énergie des bâtiments sont de plus en plus restrictives, augmenter l’abattement permettrait de lutter contre les tensions immobilières qui s’annoncent et qui risquent de pénaliser tous les acteurs, dont l’État et les collectivités territoriales. Enfin, il paraît important d’octroyer de meilleurs avantages fiscaux en cas de succession ou de donation, car ces dernières sont le fruit d’une vie de labeur que le parent laisse ou remet à son enfant. C’est un acte symbolique durant lequel un parent passe en quelque sorte le flambeau à son enfant pour qu’il assure la pérennité de ce qu’il reçoit. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage d’augmenter l’abattement fiscal pour les donations et les successions, le cas échéant à quel montant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5111</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Droit applicable à une délégation de service public en matière d’assainissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        247. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur un sujet relatif à la délégation de service public en matière d’assainissement. L’article R. 3126-1 du code de la commande publique est relatif aux règles particulières à la passation de certains contrats de concession pour lesquels le recours à une procédure de passation dite dérogatoire est autorisée. L’article R. 3126-1 du code de la commande publique s’applique notamment « aux activités relevant du c du 1° de l’article L. 1212-3 du code de la commande publique ». L’article L. 1212-3 du code de la commande publique dispose que : « Sont des activités d’opérateur de réseaux : 1° La mise à disposition, l’exploitation ou l’alimentation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution : a) De gaz ou de chaleur ; b) D’électricité ; c) D’eau potable. L’alimentation de réseaux comprend la production, la vente en gros et la vente de détail. Sont également considérées comme des activités d’opérateurs de réseaux lorsqu’elles sont liées aux activités mentionnées au présent 1°, l’évacuation ou le traitement des eaux usées ainsi que les projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage, pour autant que le volume d’eau utilisé pour l’alimentation en eau potable représente plus de 20 % du volume total d’eau utilisé pour ces projets ». Il ressort clairement de la combinaison des articles R. 3126-1 et L. 1212-3 du code de la commande publique que les concessions dans le domaine de l’eau potable relèvent de la procédure dérogatoire. S’agissant de l’évacuation et du traitement des eaux usées, la présentation de l’article L. 1212-3 peut prêter à confusion. En effet, s’il ne fait pas de doute que ces missions sont des activités d’opérateurs de réseaux, elles ne sont pas citées au c) et une lecture stricte conduirait à ne pas appliquer le régime dérogatoire de passation des concessions. Or, au niveau européen, l’article 12 de la directive n° 2014/23/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur l’attribution de contrats de concession intitulé « Exclusions spécifiques dans le domaine de l’eau » dispose que : « 1. La présente directive ne s’applique pas aux concessions attribuées pour : a) la mise à disposition ou l’exploitation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution d’eau potable ; b) l’alimentation de ces réseaux en eau potable. 2. La présente directive ne s’applique pas non plus aux concessions portant sur l’un des objets suivants ou sur les deux lorsqu’elles concernent une activité visée au paragraphe 1 : a) des projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage, pour autant que le volume d’eau destiné à l’alimentation en eau potable représente plus de 20 % du volume total d’eau mis à disposition par ces projets ou ces installations d’irrigation ou de drainage ; ou b) l’évacuation ou le traitement des eaux usées ». La directive prévoit donc bien des dérogations pour les services de l’eau potable et de l’assainissement, ce qui n’a pas été transposé aussi clairement en droit interne. Elle souhaiterait donc connaître sa position concernant le droit applicable à une délégation de service public en matière d’assainissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5111</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>ARENH - Excédents de volumes et profits indus des concurrents d’EDF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        268. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n° 2023-176 du 29 juin 2023. Dans une délibération rendue publique le 29 juin 2023, la CRE vient apporter une raison supplémentaire d’en finir avec le dispositif de l’ARENH, ce système que l’on savait déjà prédateur et destructeur du bien commun qu’est le service public de l’électricité, dont l’addition s’élève ici à 1,6 milliard d’euros, calculé par la CRE elle-même. Dans la note très technique et inintelligible pour les non-initiés, objet de cette délibération, la CRE fait le bilan des volumes souscrits par les fournisseurs alternatifs en 2022 et qui se sont révélés excessifs. Par excessif, il faut entendre le volume acheté dans le cadre du mécanisme ARENH par un concurrent d’EDF et qui dépasse ce qui est nécessaire pour approvisionner ses clients. La CRE évalue à plus 1,6 milliard d’euros le gain, illégitime, ainsi engrangé par les fournisseurs alternatifs, au détriment des consommateurs et de la collectivité. Cette évaluation est faite sur la base de la différence entre les prix moyens de marché en 2022 et le prix d’achat ARENH, soit 42 euros/MWh. On pourrait alors imaginer que ces profits illicites soient redistribués à l’État ou aux consommateurs. Il n’en est rien. Ils sont redistribués aux fournisseurs alternatifs eux-mêmes, dans une sorte de péréquation scandaleuse et opaque qui vise à rétablir une égalité de tous les fournisseurs dans le profit qu’ils peuvent tirer de ce jeu spéculatif. La clé de redistribution et la liste des bénéficiaires ne sont pas explicitées. M. le député souhaite donc alerter M. le ministre sur ce système spoliateur qu’est l’ARENH. Quand M. le ministre prévoit-il d’en finir avec l’ARENH et la pseudo-concurrence qu’elle entretient ? Est-il prévu de revenir sur cette délibération de la CRE qui dépouille EDF et le contribuable de 1,6 milliard d’euros au profit d’entreprises privées qui ne produisent rien ? Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5112</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Demande d’augmentation du CAS-FACE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        269. — 8 octobre 2024. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les inquiétudes exprimées par les syndicats d’énergie d’Occitanie concernant les financements des réseaux de distribution publique d’électricité. L’électricité est un bien commun de première nécessité. La qualité des réseaux d’acheminement est primordiale pour le fonctionnement des différents services publics. Or les montants d’aide provenant du fonds CAS-FACE (Compte d’affectation spéciale - Financement des aides aux collectivités pour l’électrification rurale), outil principal de financement en zone rurale des travaux de structuration, de renforcement et de modernisation des réseaux publics de distribution de l’électricité, n’ont jamais été revalorisés depuis la création du CAS-FACE en 2011, ne serait-ce que pour prendre en compte l’inflation. Il est à souligner que le CAS-FACE ne constitue pas une simple subvention mais est un mécanisme de péréquation visant à garantir une qualité de service équivalente entre les zones urbaines et rurales. Il est essentiel de maintenir cette égalité d’accès à l’électricité pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence. Une hausse structurelle des montants d’aide semble indispensable pour permettre aux autorités organisatrices de distribution de l’électricité de faire face à deux enjeux majeurs. D’une part, les évènements climatiques de plus en plus fréquents et intenses peuvent endommager les réseaux de distribution d’électricité. D’autre part, l’évolution des besoins en électricité dans les zones rurales avec le transfert progressif du chauffage au fioul et au gaz vers des solutions électriques ainsi que le développement de l’électromobilité et des productions électriques renouvelables, nécessite la transformation rapide des réseaux. Aussi, il lui demande s’il prévoit une augmentation du CAS-FACE afin de répondre aux problématiques soulevées par les syndicats d’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5112</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Prix des carburants en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        276. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation d’inflation des prix des carburants en Corse, qui fait peser une forte pression économique sur les ménages corses. La Corse est un territoire caractérisé par un coût de la vie courante supérieur dans toutes ses composantes à celui des autres territoires, un salaire moyen identifié comme le plus bas de France métropolitaine, avec un différentiel de - 440 euros et un taux de précarité supérieur à toutes les régions du continent, avec notamment 18,5 % des ménages vivant sous le seuil de pauvreté - soit le taux le plus élevé de métropole. La moitié des personnes en Corse ont un niveau de vie annuel inférieur à 21 500 euros, contre 22 320 euros au niveau national et la dégradation du niveau de vie des Corses ne cesse de s’amplifier, notamment du fait de la forte augmentation du prix des carburants depuis 2020, prix largement supérieurs à ceux de la France métropolitaine. En effet, l’utilisation plus fréquente de la voiture conjuguée à des temps d’accès souvent plus long a un impact sur le budget de la plupart des foyers : en 2008, 28 % des ménages étaient considérés en situation de vulnérabilité énergétique liée aux déplacements (dépenses de carburants), proportion la plus élevée de France (10,2 %). À ce jour, les mesures mises en place par le Gouvernement dans l’ensemble de la métropole ont eu un effet insuffisant en matière de lutte contre la cherté des carburants en Corse. De plus, l’Autorité de la concurrence, dans son avis 20-A-11 en date du 17 novembre 2020, note que « sur le plan concurrentiel, le secteur est par ailleurs très concentré : à l’aval, la vente au détail dans les stations-service se caractérise par un oligopole de trois réseaux de distribution : chacune des 133 stations-service de l’île est rattachée à l’un d’entre eux. Cette situation risque de perdurer, l’entrée de nouveaux concurrents étant soumise à des barrières à l’entrée importantes. En effet, d’une part, le développement de stations-service exploitées par les grandes et moyennes surfaces ou de stations-service discount se heurte aux réticences des entreprises et des pouvoirs publics face au développement de ce mode de distribution en Corse. D’autre part, à l’amont, les dépôts pétroliers sont contrôlés exclusivement par une entreprise verticalement intégrée. Celle-ci bénéficie d’un monopole de fait sur l’approvisionnement et le stockage des carburants en Corse et contrôle une « infrastructure essentielle » : ses dépôts sont un point de passage obligatoire à toute activité de distribution de carburant en Corse. L’organisation actuelle de l’approvisionnement des carburants en Corse ne permet pas à un simple usager (s’il n’est pas actionnaire des dépôts pétroliers par ailleurs) de s’approvisionner directement auprès des fournisseurs de son choix. Ces spécificités constituent une barrière à l’entrée sur le marché pour tout nouvel acteur souhaitant s’approvisionner auprès de ses propres fournisseurs de produits pétroliers raffinés pour les distribuer en Corse. Ainsi, depuis l’analyse réalisée par l’Autorité de la concurrence en 2009, la situation du marché de la distribution de carburants a sensiblement évolué. Si, à cette époque, l’entrée du groupe Rubis avait conduit à un « léger rééquilibrage des parts de marché […] », l’Autorité de la concurrence note « qu’un mouvement inverse de concentration s’est fait jour depuis ». Dès lors, une telle situation de monopole implique la nécessité pour le Gouvernement de pratiquer une régulation des prix, conformément à l’article L. 410-2 du code du commerce, qui dit que « dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d’approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d’État peut réglementer les prix après consultation de l’Autorité de la concurrence ». En 1985, il a été mis un terme à la régulation des prix par l’État sur l’ensemble du territoire. Cependant, sur le continent, les prix pratiqués par la grande distribution ont permis une régulation du marché des carburants. En Corse, comme à La Réunion, la grande distribution ne commercialise par les carburants car elle ne maîtrise par leur importation, ce qui est pour elle une condition indispensable à son entrée sur le marché. C’est pourquoi, conformément à la demande formulée par l’Assemblée de Corse, il est nécessaire d’envisager la mise en œuvre d’un cadre législatif et réglementaire adapté aux contraintes et besoins spécifiques de la Corse, territoire insulaire, en matière de contrôle des situations de monopole et des seuils de concentration, de fixation du prix des carburants et de fiscalité, s’inspirant notamment des articles L. 410-2, L. 410-3 et L. 752-27 du code de commerce, tels que visés dans le rapport de l’Autorité de la concurrence du 20 novembre 2020, ainsi que des décrets « Lurel ». Aussi, il apparaît essentiel que la régulation des prix des carburants en Corse concerne l’intégralité des segments de la chaîne de distribution insulaire et aille même au-delà (achat aux producteurs, stockage au sein des dépôts pétroliers du continent, acheminement en Corse et stockage local) et ce afin d’éviter que les acteurs bénéficiant d’une situation de monopole ne se contentent de décaler leurs surmarges en aval des segments réglementés dans le but de contourner les mesures de régulation des prix des carburants. Face à cette situation de monopole que connaît la Corse, l’Autorité de la concurrence s’est saisie d’office le 15 décembre 2021 de pratiques présumées anti-concurrentielles dans le secteur de l’approvisionnement, du stockage et de la distribution des carburants en Corse. Dans l’attente des résultats de l’enquête menée depuis près de trois longues années par l’Autorité de la concurrence, dont les conclusions doivent fournir les éléments permettant la mise en œuvre de solutions pérennes de lutte contre les pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des carburants en Corse, il lui demande donc quelles mesures spécifiques il entend prendre pour la Corse, et ce afin de répondre à la situation exceptionnelle que connaît le marché de la distribution des carburants dans l’île.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5113</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Persistance des dysfonctionnements du guichet unique INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        319. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la persistance des dysfonctionnements du guichet unique INPI. De nombreux échanges avec des acteurs locaux et le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon montrent que le fonctionnement du guichet unique pose encore de nombreux problèmes tant pour les usagers que pour les opérateurs chargés de les accompagner dans leurs démarches. Si les formalités de création d’entreprise se déroulent dans l’ensemble plutôt bien, il semble que de nombreuses difficultés persistent, concernant les formalités de modification, dans près de la moitié des dossiers. Il apparaît aussi que le dispositif en place ne prend pas en compte le fait que les usagers n’ont pas de formation spécifique dans le domaine et n’ont pas toujours les moyens, notamment les TPE-PME, de s’offrir les services d’un formaliste. Il souhaite donc savoir quelles solutions sont envisagées pour que le guichet unique ne s’apparente plus, trop souvent, à un parcours du combattant qui s’accomplit au détriment des usagers comme des opérateurs, dont les conditions de travail se trouvent considérablement dégradées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5113</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation critique de l’usine Azur Production de Chambley-Bussières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        320. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Boulogne appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la situation particulièrement préoccupante de l’usine Azur Production, située à Chambley-Bussières, en Meurthe-et-Moselle. Cette entreprise, implantée depuis 1969 et spécialisée dans la fabrication de fenêtres, portes et baies vitrées, emploie 140 salariés et constitue un acteur économique essentiel du territoire, avec un chiffre d’affaires de 32,7 millions d’euros en 2023. Sa contribution à la souveraineté industrielle du pays est réelle ; elle utilise notamment en grande partie des matériaux produits en France et recyclés. L’usine fait actuellement face à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mis en œuvre par le groupe Lapeyre, racheté à Saint-Gobain en 2020 par le fonds d’investissement allemand Mutares. Ce fonds, qui a perçu 250 millions d’euros lors de cette acquisition, a, selon les partenaires sociaux, dilapidé une partie significative de cette somme et doit récupérer la gestion de 53 millions d’euros d’une fiducie sociale destinée aux salariés du groupe. Cette situation suscite de vives inquiétudes parmi les employés. Une grève massivement suivie est en cours depuis le 16 septembre 2024 pour protester contre la suppression annoncée d’une cinquantaine de postes et de possibles durcissements des conditions de travail des salariés, ayant souvent plus de 30 ans d’ancienneté dans l’usine. Plus généralement, M. le député s’inquiète de la pérennité du site d’Azur Production. En effet, « une feuille de route » de Mutares divulguée en 2020 par les syndicats prévoyait la fermeture de quatre des dix sites en France, dont celui de Chambley-Bussières en 2022. Très préoccupé par cette situation, M. le député s’est rendu sur le site peu après son élection afin de rencontrer la direction de l’usine et les partenaires sociaux. Aucun accord n’a été obtenu à la suite des négociations s’étant ultérieurement déroulées autour des modalités du PSE, qui doit être dévoilé courant octobre 2024. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions il entend entreprendre pour assurer la sauvegarde des emplois menacés - ou tout du moins le départ de salariés dans les meilleures conditions possibles - et plus généralement sur la pérennité d’Azur Production.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Transmission familiale des entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        322. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question de la transmission familiale des entreprises, mettant particulièrement l’accent sur l’accompagnement bancaire qui pourrait être envisagé dans ce processus. La cession d’une entreprise à un membre de la famille, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un gendre ou d’une belle-fille, offre indéniablement plusieurs avantages. En effet, cela assure la continuité de l’entreprise au sein de la famille, favorisant sa croissance et son développement tout en évitant des bouleversements significatifs dans sa gestion. De plus, le passage de témoin au sein de la famille contribue à sécuriser les emplois et à assurer la solidité financière de l’entreprise. Par ailleurs, le processus d’accompagnement des successeurs se déroule dans un climat de confiance, la stabilité financière et sociale de l’entreprise est ainsi garantie. Malgré l’existence de dispositifs tels que le « Pacte Dutreil », en vigueur depuis 2003, il est important de noter que ces mécanismes ne facilitent pas un rachat direct, se limitant plutôt à la possibilité de donation ou de succession. Une préoccupation majeure réside dans le rôle des banques lors de ces transmissions, car les méthodes actuelles ne semblent pas favoriser pleinement ce processus. Des mesures plus flexibles pour l’obtention de prêts, adaptées aux spécificités des entreprises familiales, pourraient s’avérer facilitantes. En ce sens, il désire être informé des éventuelles actions que le Gouvernement envisage de prendre afin de faciliter la transmission familiale des entreprises, que ce soit par le biais de l’assouplissement des procédures bancaires ou par d’autres moyens ; l’objectif de cette démarche est d’assurer la pérennité des entreprises familiales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>WATTS : une caricature de délocalisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        323. — 8 octobre 2024. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la délocalisation par Watts de la fabrication des pompes à chaleur. « Nous n’avons pas d’inquiétudes sur les deux années à venir ». C’est ce que déclarait le directeur de l’usine Watts d’Hautvillers-Ouville, dans la Somme, en décembre 2021. L’entreprise américaine, qui revendique un chiffre d’affaires de 370 millions d’euros en Europe, venait de réaliser une année record. Même pas besoin du plan de relance ! Des recrutements allaient être effectués et l’usine de la Somme serait modernisée. Cette usine, régulièrement présentée comme modèle dans le coin, fabrique des pompes à chaleur à destination du marché français. Un produit d’avenir, écologique, dont l’acquisition est subventionnée et dont l’installation est même quasi obligatoire dans les constructions neuves. Depuis le début de l’année 2024 et jusqu’en août, la direction a demandé aux ouvriers de venir travailler le samedi, laissant imaginer un carnet de commandes bien rempli. Mais mardi 2 octobre, cette même direction annonçait aux 98 salariés, aux 25 intérimaires, la fermeture du site, dès le premier semestre 2025. Sans rumeur, sans chômage partiel, sans plan de départ volontaire, cette fermeture est décidée avec brutalité. La production sera notamment délocalisée en Bulgarie. Où le SMIC est de 477 euros ! Des pompes à chaleur pourtant destinées au marché français, désormais fabriquées à 2 500 km de là, simplement parce que la main d’œuvre y est trois fois moins chère. Quel drame pour les ouvriers, pour leurs familles, eux qui à l’arrivée ont fait des heures supplémentaires pour faciliter la délocalisation ! Un drame, aussi, pour la Picardie Maritime qui perd un de ses fleurons. Un drame pour M. Porquet, l’ancien patron, le créateur de l’usine, 103 ans aujourd’hui, qui va assister à la fermeture du site qu’il a vendu au groupe Watts - contre la promesse, l’engagement, de le conserver ici. Un drame pour le pays, qui va perdre un savoir-faire, un produit nécessaire à la transition écologique. Et comment prétendre « ré-industrialiser » quand, en réalité, les délocalisations se poursuivent ? Comment annoncer que l’Europe a changé, alors que c’est la même histoire qui se répète depuis quarante ans ? Aussi, il lui demande s’il compte agir, empêcher cette fermeture, de tout son poids, de toute sa volonté et s’engager à ce qu’aucune pompe à chaleur, produite hors de France, ne soit subventionnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5115</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Arbitrages autour des finances publiques locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        358. — 8 octobre 2024. — M. Éric Michoux appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les arbitrages autour des finances publiques locales. Au moment où la France subit une crise politique majeure et une charge de la dette abyssale, les ministres démissionnaires de Bercy accusent sans détours les communes, départements et régions, du nouveau dérapage du déficit public, pour camoufler leurs propres négligences. Il rappelle qu’une partie du déficit des collectivités est la conséquence directe des décisions prises par l’État sans qu’elles ne soient compensées ou suffisamment compensées (revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, augmentation du coût de l’énergie et des achats courants, transfert de compétences, etc.). De plus, contrairement à l’État qui emprunte pour financer les fins de mois difficiles, le budget des collectivités locales sont obligatoirement à l’équilibre. Leur dette, qui finance les investissements d’avenir, est stable depuis 30 ans, soit 9 % du PIB en 1995, 8,9 % en 2023. Alors que les arbitrages sont en cours avant la présentation du projet de loi de finances pour 2025, il souhaite savoir si le Gouvernement compte diminuer le financement local dès 2025 (la dotation globale de fonctionnement, le fonds vert, les crédits de l’Ademe, etc.). Il soutient que les collectivités sont un levier de développement, des investisseurs de proximité et d’avenir, créateurs de richesses et d’emplois locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5115</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Les arnaques liées au compte personnel de formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        383. — 8 octobre 2024. — M. Jordan Guitton attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les arnaques liées au compte personnel de formation. En effet, comme le révèle le Journal du Dimanche (JDD), les arnaques liées à ce dispositif se sont très largement développées ces dernières années, notamment depuis l’application « Mon Compte Formation », lancée en 2019, facilitant ainsi l’accès à la formation professionnelle. Concrètement, certains malfaiteurs ont créé des sociétés fictives, afin de proposer des formations financées par le compte de formation, elles aussi fictives. Cette arnaque permet de toucher l’argent du CPF, versé par la Caisse des dépôts et des consignations, à la société fictive et aux personnes n’effectuant pas de formations. Le préjudice est énorme, pour seulement 23 sociétés fictives, la Caisse des dépôts et des consignations a versé plus de 16 millions d’euros. Face à cette situation qui dure depuis des années et qui devient incontrôlée, il aimerait connaître les mesures d’urgence qu’il compte prendre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5115</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Bailleurs locatifs résidents français non assujettis à l’IR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        398. — 8 octobre 2024. — Mme Yaël Ménaché attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des bailleurs de biens locatifs qui ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu et qui sont résidents français. Aujourd’hui, les revenus locatifs des résidents français sont soumis à prélèvements sociaux : CSG, CRDS et prélèvement de solidarité. Les taux des contributions sociales applicables sont de 9,2 % pour la CSG, de 0,5 % pour la CRDS et de 7,5 % pour le prélèvement de solidarité, soit un total de 17,2 %. Sur ces prélèvements sociaux, une partie de la CSG est déductible des revenus (6,2 %) et un bailleur imposable peut donc récupérer une partie de la CSG. Cependant, un bailleur locatif résident français qui n’est pas assujetti à l’impôt sur le revenu et dont la situation patrimoniale est donc modeste ne bénéficie pas de cette disposition. Elle attire donc son attention sur ce point et le sollicite afin qu’une solution soit proposée dans les meilleurs délais afin de permettre aux bailleurs locatifs résidents français non assujettis à l’impôt sur le revenu de bénéficier d’un dispositif correspondant lui permettant de recouvrer les 6,2 % déductibles de la CSG au titre notamment de l’égalité de tous devant l’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5116</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Coordonner la DGFiP et la Fondation du patrimoine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        399. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’enjeu d’une meilleure coordination entre la Fondation du patrimoine et la direction des finances publiques quant à la qualification des travaux pouvant ouvrir droit aux avantages fiscaux prévus au titre de la rénovation des édifices labellisés. La Fondation du patrimoine peut délivrer un label à des édifices présentant un intérêt patrimonial (caractéristiques du patrimoine local etc.). Ce label, attribué sous conditions et pour une durée de trois ans, permet notamment aux propriétaires de bénéficier d’un dispositif fiscal incitatif, en ce que le coût des travaux de rénovation éligibles peut être déduit du revenu global imposable (à hauteur de 50 % ou 100 % selon les cas). Pour être éligibles au dispositif présenté ci-dessus, les travaux doivent (entre autres critères) être des travaux dits de « réparation et d’entretien ». Ainsi, les travaux plus structurels, qualifiés notamment de destruction, construction, reconstruction ou agrandissement sont considérés comme non-éligibles. Il s’avère que, dans plusieurs cas, la frontière entre des travaux de « réparation » et des travaux de « reconstruction » est relativement fine et que la nature de ces derniers peut être appréciée de manière différenciée par la Fondation du patrimoine lors de l’instruction du dossier d’une part et par les services des finances publiques d’autre part. Un contribuable peut dès lors être confronté à une situation où des dépenses ont été considérées ex ante comme éligibles par la Fondation du patrimoine mais n’ouvre pas in fine le droit à la réduction d’impôt afférente eu égard à une lecture différente de la nature de ces travaux par la direction des finances publiques. Mme la députée appelle le Gouvernement à considérer la mise en place en place d’un dispositif de coordination entre la Fondation du patrimoine et la direction des finances publiques afin d’avoir une lecture commune de l’éligibilité des travaux et ainsi sécuriser le bénéficiaire. À défaut, elle lui demande si l’ouverture d’un canal d’échange et de formation des bénévoles et salariés de la Fondation du patrimoine avec le concours de la direction des finances Publiques est envisageable et sous quel calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5116</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Injustice fiscale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        400. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur une situation d’injustice fiscale en France. Elle a été récemment interpellée par un citoyen français à ce sujet. Il s’est exprimé en ces termes : « Nous avons entendu il y a peu l’appel des Restos du Cœur, trouvant rapidement un écho chez le Secours populaire, ou encore la Fondation Abbé Pierre. Tous ces organismes constatent l’accroissement insupportable de la précarité, de la pauvreté et jusqu’à la misère dans ce pays alors même que leurs propres moyens matériels, financiers et humains ne peuvent plus suivre cet emballement des besoins. À grand renfort de relais médiatiques presque tous propriété des milliardaires du jour et de la complicité ministérielle, on a dû subir l’hypocrite charité de quelques personnages ou entreprises qui ont mis en scène les miettes qu’ils consentaient à accorder à cette misère dont ils sont bien souvent, pour ne pas dire toujours, les auteurs et les profiteurs. Et si la générosité affectée d’un Bernard Arnault (ou de tout personnage du même acabit) est insupportable, la gratitude d’une Aurore Bergé est obscène. Le poste qu’elle occupait alors dans le gouvernement exigeait d’elle, du point de vue de Mme la députée, un comportement plus effacé que lui imposait un minimum de décence - mais en a-t-elle au moins la notion ? Bien plus nombreux sont ceux qui, chaque année, prennent une part de leur superflu ou de leur nécessaire, quand ce n’est pas de l’indispensable pour financer, en toute discrétion, en toute fraternité, ces organisations caritatives qui assurent un strict minimum à des millions de gens. Et parmi ces personnes qu’il faut bien qualifier de généreuses, un bon nombre ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et ne bénéficient donc pas de l’avantage fiscal offert aux plus riches qui sont, eux, imposables ». Sur la base de cette déclaration, Mme la députée a donc souhaité interroger M. le ministre sur la nécessité de rétablir l’égalité des contribuables devant un avantage fiscal qui ne bénéficie aujourd’hui qu’aux plus favorisés. Elle lui demande s’il n’est pas du devoir du Gouvernement, s’il n’a pas sombré dans l’obséquieux service des plus fortunés, de faire en sorte que celui qui peut (ou pourrait) donner les millions dont il n’a que faire ne soit pas davantage considéré, fiscalement parlant, que celui qui renoncera à un peu de son nécessaire pour le partager avec plus pauvre que lui.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5117</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réévaluation du plafond de réduction d’impôt pour l’hébergement en Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        401. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la nécessité d’une revalorisation du plafond de la réduction d’impôt accordée au titre des dépenses d’hébergement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Depuis le 1er janvier 2010, ce plafond est fixé à 10 000 euros par personne hébergée par an, malgré l’évolution significative des coûts liés à la prise en charge de la dépendance en France. Cette situation génère un décalage croissant entre le montant des frais supportés par les familles et l’efficacité de la réduction d’impôt qui leur est accordée. En effet, selon les données de l’Insee, le taux de l’inflation cumulée entre 2010 et 2023 s’établit à environ 22 %, tandis que le coût moyen journalier d’hébergement dans les Ehpad a augmenté de plus de 30 % au cours de la même période. En 2024, ce coût avoisine les 2 200 euros par mois dans les établissements publics et peut atteindre 3 000 euros ou plus dans certaines structures privées. Le maintien du plafond de réduction d’impôt à 10 000 euros, sans réajustement, se traduit par une perte progressive de pouvoir d’achat pour les familles concernées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la population française vieillit. Aujourd’hui, près de 20 % des personnes âgées de 85 ans et plus résident en Ehpad. Dans ce contexte, une revalorisation du plafond de la réduction d’impôt apparaît nécessaire pour soulager les familles. Une mise à jour basée sur l’inflation depuis 2010 justifierait un relèvement de ce plafond à 12 200 euros. Une révision plus ambitieuse, en adéquation avec l’augmentation réelle des frais d’hébergement, pourrait porter ce seuil à 15 000 euros. Aussi, elle aimerait connaître les intentions du Gouvernement quant à une réévaluation de ce plafond, afin de permettre un meilleur accompagnement des familles dans la prise en charge des dépenses liées à la dépendance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5117</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Remboursement des frais de bénévoles associatifs non imposables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        402. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la question du remboursement des frais (frais kilométriques, titre de transport, achat de matériel…) engagés par les bénévoles d’associations reconnues d’utilité publique, notamment d’aide aux personnes en difficulté, ne percevant aucune contrepartie financière ou avantage en nature en contrepartie de leur engagement. À ce jour, le remboursement des bénévoles des associations susvisées n’est possible que dans certains cas déterminés par la loi. Deux solutions s’offrent aux bénévoles : celle du remboursement effectué directement par l’association, si celle-ci en a les moyens financiers ou alors le remboursement par le biais d’une réduction sur l’impôt sur le revenu après remise d’un reçu fiscal, délivré par l’association précisant, comme exigé par la loi, que le bénéficiaire a renoncé à être remboursé directement par l’association. Néanmoins, cette déduction n’est pas totale si le remboursement de la somme est supérieur au montant de l’impôt dû. Dans ce cas, la différence qui dépasse le montant de l’impôt est perdu par le bénévole. De fait, ce dispositif ne présente d’intérêt que pour les personnes qui sont imposables sur leurs revenus. Il exclut l’ensemble des bénévoles associatifs non imposables. Une situation discriminatoire leur est ainsi faite alors qu’ils prennent pourtant une part active à la vie de leur association dès lors qu’ils ne peuvent être remboursés directement par celle-ci ou bénéficier d’une déduction fiscale en raison de leur situation de non-imposition. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place un dispositif de crédit d’impôt pour les bénévoles non imposables appelés à engager des frais au bénéfice de leur association reconnue d’intérêt général, en particulier dans le secteur caritatif, où nombre d’entre eux disposent de revenus particulièrement modestes, étant eux même souvent d’anciens bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5117</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditions d’application de l’exonération de la TPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        403. — 8 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conditions d’application de l’exonération de taxe de publicité foncière (TPF) prévue en application des dispositions de l’article 1594-0 G du code général des impôts (CGI). Aux termes du II du A de l’article 1594-0 G du CGI, l’exonération de TPF est subordonnée à la condition que l’acquéreur assujetti à la TVA justifie, à l’expiration d’un délai de quatre ans, sauf prorogation, de l’exécution des travaux conduisant à un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257 du CGI ou nécessaires pour terminer un immeuble inachevé. M. le ministre de l’économie et des finances a précisé, notamment dans une réponse ministérielle « Sallé » (publiée au JO AN, 14 juin 1969, n° 4451), que le bénéfice de l’exonération prévue à l’ancien article 1371 du CGI (devenu article 691 du CGI et codifié aujourd’hui à l’article 1594-0 G du CGI) n’était pas remis en cause dès lors qu’un immeuble était édifié et achevé dans le délai de quatre ans à compter de son acquisition, quand bien même lesdits travaux n’auraient pas été le fait de l’acquéreur. La teneur de cette réponse ministérielle n’a pas été reprise au Bulletin officiel des finances publiques-impôts référencé BOI-ENR-DMTOI-10-40, par lequel l’administration fiscale a commenté le dispositif de l’exonération de TPF liée à l’engagement de construire. Aussi, souhaite-t-elle demander au Gouvernement de préciser si la solution énoncée dans la réponse ministérielle « Sallé », précitée, est toujours d’actualité. En cas de réponse affirmative, il lui demande de préciser : si la condition prescrite par le premier alinéa du II du A de l’article 1594-0 G du CGI peut être considérée comme remplie lorsque les constructions éligibles ont été édifiées par le locataire, y compris dans le cadre d’un bail à construction, seul ou conjointement avec l’acquéreur (propriétaire) du bien ; s’il en est de même dans le cas où les travaux éligibles ne deviennent la propriété du bailleur par voie d’accession qu’à la fin du bail et non pas au fur et à mesure de la réalisation des travaux ; et si, pour la détermination du régime des droits de mutation et de la taxe sur la valeur ajoutée applicables à la revente, il doit seulement être tenu compte du statut TVA du vendeur et des caractéristiques de l’immeuble au jour de la revente (immeuble achevé depuis moins de cinq ans, par exemple), abstraction faite de la personne qui a réalisé les travaux et, le cas échéant, du propriétaire des travaux (bailleur ou locataire) au jour de la revente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Responsabilité fiscale du gestionnaire défaillant d’une indivision immobilière.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        405. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le caractère solidaire des pénalités et autres majorations fiscales résultant d’une mauvaise gestion d’un patrimoine immobilier indivis. En l’état du droit, lorsque le gestionnaire d’un patrimoine indivis ne s’est pas acquitté des impôts et taxes locales, les pénalités fiscales peuvent être exigées de l’ensemble des indivisaires. Le principe de solidarité entre les indivisaires dans le règlement des impôts est affirmé à l’article 1313 du code civil qui dispose que « la solidarité entre les débiteurs oblige chacun d’eux à toute la dette ». Même si le retard ou l’absence de paiement des impôts et taxes locales sont imputables au seul gestionnaire du patrimoine, désigné par le juge, par convention entre les co-indivisaires, ou lorsque l’un des héritiers indivis s’est octroyé de fait, le monopole de la gestion des biens indivis, l’administration fiscale peut se retourner contre n’importe quel co-indivisaire en vue d’obtenir le règlement de la totalité des sommes dues. Si l’article 815-10 du code civil précise que « sont de plein droit indivis […] les créances et indemnités qui remplacent des biens indivis » en justice, M. le député s’interroge sur le bienfondé de cette disposition dès lors que le principe de solidarité est susceptible de déresponsabiliser le gestionnaire du patrimoine immobilier indivis en faisant peser ses manquements sur les co-indivisaires. En effet, ce principe présuppose que les indivisaires sont en mesure de prendre une part active à la gestion des biens indivis, ou tout du moins, de surveiller régulièrement la gestion des biens indivis. Or il apparaît que les indivisaires ne sont pas toujours en situation de pouvoir exercer un tel contrôle du fait de la mauvaise foi ou de la non coopération du gestionnaire des biens indivis. Si le recours au service de la justice peut constituer une solution en cas de litige entre les co-indivisaires et le gestionnaire du patrimoine, les délais de traitement de ces dossiers par les tribunaux peuvent conduire à un rapide accroissement du passif fiscal du patrimoine indivis. C’est pourquoi il l’interroge sur la nécessité de faire évoluer le cadre législatif relatif à la gestion des biens indivis afin de responsabiliser davantage les gestionnaires de ces biens immobiliers. À ce titre, il suggère que les pénalités liées au non-paiement des droits, taxes et autres impôts grevant les biens indivis puissent n’être exigées qu’auprès du seul gestionnaire du patrimoine indivis dès lors qu’il est avéré que le non-paiement des recettes fiscales est directement imputable à sa mauvaise gestion. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire part des évolutions législatives et réglementaires susceptibles d’être envisagées par le Gouvernement pour responsabiliser davantage les gestionnaires de biens immobiliers indivis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Augmentation de la taxe foncière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        406. — 8 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nouvelle augmentation brutale de la taxe foncière pour l’année 2024 dans de nombreuses communes françaises. Alors que le mois de septembre 2023 avait connu la plus forte augmentation du taux moyen d’imposition à la taxe foncière des propriétaires français depuis 36 ans, dans de nombreuses communes françaises, les propriétaires découvrent une nouvelle fois une hausse significative de cette taxe. Première cause de cette hausse, la valeur locative cadastrale - base de calcul de la taxe foncière - qui avait augmenté de 7,1 % en 2023, a été cette année réévaluée à hauteur de 3,9 %. De plus, un grand nombre de communes, aux finances fragilisées notamment par la baisse de la dotation générale de fonctionnement qu’elles perçoivent chaque année de l’État, ont été amenées à augmenter leur taux d’imposition, entraînant cette année encore des hausses spectaculaires : 19 % à Nice, 15 % à Nancy, 14 % à Saint-Etienne. Si des communes, par une gestion budgétaire exemplaire, parviennent à faire exception à cette tendance, comme celle de Tonneins dans le Lot-et-Garonne où la taxe foncière diminue de 2 % pour la deuxième année consécutive, le tableau général en France sur les dernières années est celui d’une explosion, conséquence logique de la diminution des ressources des communes du fait de la suppression de la taxe d’habitation et de la baisse continue de la DGF en valeur réelle. Alors que les règles de fixation du montant de la taxe foncière sont, comme démontré par l’INSEE, particulièrement défavorable aux petits propriétaires, elle souhaite connaître les mesures qu’il entend prendre pour mettre fin à cette dynamique fiscale qui, une fois de plus, pénalise fortement les classes moyennes, contribuant ainsi à leur paupérisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5119</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Inégalité d’accès à l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        408. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur les inégalités d’accès à l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB), pour les personnes en situation d’invalidité et de handicap. L’article 1390 du code général des impôts (CGI), dispose que « les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) mentionnée à l’article L. 815-1 du code de la sécurité sociale ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) mentionnée à l’article L. 815-24 du même code sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont ils sont passibles à raison de leur habitation principale ». Cette exonération a été prévue sous réserve de l’occuper soit seul ou avec leur conjoint, soit avec des personnes à leur charge, soit avec d’autres personnes titulaires de la même allocation ou, par mesure de bienveillance, avec des personnes dont le revenu fiscal de référence (RFR) n’excède pas le seuil défini au I de l’article 1417 du code général des impôts (CGI). L’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties prévue au I de l’article 1390 du CGI a été étendue, pour leur habitation principale, aux contribuables titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) définie à l’article L. 821-1 et suivants du CSS et dont le revenu fiscal de référence (RFR) de l’année précédant celle au titre de laquelle la taxe foncière sur les propriétés bâties est due n’excède pas la limite prévue au I de l’article 1417 du CGI. Si Mme la députée se réjouit de la mise en place de cette mesure en faveur des plus démunis qui perçoivent l’allocation aux adultes handicapés, elle déplore cependant l’inégalité d’accès à l’exonération de cette taxe, pour les contribuables titulaires d’une modeste pension d’invalidité. En effet, cette situation inégalitaire pour les personnes en situation d’invalidité implique qu’une partie de citoyens sont écartés du dispositif d’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, se retrouvent en situation de précarité et dans des situations financières très difficiles. Aussi, elle se demande pourquoi les titulaires d’allocation aux adultes handicapés allocataires de la caisse d’allocations familiales (CAF) pourraient prétendre à l’exonération, alors que les assurés uniquement titulaires d’une modeste pension d’invalidité de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ne pourraient pas prétendre à l’exonération. Mme la députée estime que M. le ministre ne peut pas rester indifférent face au handicap et à la situation invalidante de personnes qui n’ont plus la possibilité de travailler. Ainsi, elle l’interroge afin de savoir s’il serait prêt à agir pour faire cesser ces inégalités de situations, en faisant évoluer le cadre législatif, pour permettre d’appliquer également une exonération aux personnes titulaires d’une modeste pension d’invalidité et dépendant de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), sans devoir sans cesse solliciter et saisir les services d’impôts aux particuliers (SIP) et les directions départementales des finances publiques (DDFiP) pour un dégrèvement ou une exonération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5119</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fermeture de l’usine Solvay à Salindres (Gard)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        413. — 8 octobre 2024. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fermeture programmée en 2025 de l’usine Solvay, à Salindres dans le Gard. Alors que l’usine de chimie gardoise existe à Salindres depuis 1855, le groupe Solvay qui l’avait reprise en 2011 annonce vouloir fermer le site entre janvier et octobre 2025. Sur les quatre-vingt-seize emplois de ce site, soixante-huit seront supprimés. Des générations s’étant succédées dans cet établissement qui fait la fierté du territoire gardois, la violence de cette décision n’en n’est que décuplée. Il faut ajouter que le 31 juillet 2024, le journal Les Échos affirmait que « le chimiste Solvay a relevé [ce jour-là] l’ensemble de ses objectifs financiers pour 2024 [et] que ses résultats sont ressortis légèrement supérieurs aux prévisions des analystes au deuxième trimestre ». Sur l’ensemble du premier semestre de 2024, Solvay a généré un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros. Si le flux de trésorerie disponible du groupe a reculé de 36,2 % par rapport à la période correspondante de 2023, la situation n’en reste pas moins révoltante pour les salariés. Cette fermeture signe aussi la fin de la production de molécules chimiques à destination du secteur pharmaceutique. L’usine de Salindres est la seule unité productrice d’acide trifluoroacétique (TFA) en Europe. Cette molécule est pourtant un composant essentiel des traitements antiviraux et des traitements contre le cancer. La fermeture de cette usine aura pour conséquence l’importation intégrale de cette molécule en provenance de l’Asie. Cette fermeture va donc à l’encontre du Plan France 2030 qui prévoit la relocalisation et l’augmentation des capacités de production de médicaments en France et en Europe. Les conséquences économiques de cette fermeture seraient dramatiques pour le Gard, considéré par l’INSEE comme le sixième département le plus pauvre de France. M. le député demande donc à M. le ministre de qu’il compte faire pour convaincre le groupe Solvay de maintenir l’activité existante au nom de la souveraineté médicale et la pérennité de l’industrie française. Subsidiairement et à défaut, il souhaite l’interroger sur la volonté ferme du Gouvernement en faveur de solutions acceptables pour les soixante-huit employés et leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5120</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Offre illégale de casinos en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        422. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les moyens mis en œuvre pour réduire l’offre illégale de casinos en ligne et appelle son attention sur les autorisations d’offre digitale de jeux de casinos en France. Selon le dernier rapport annuel de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), la décision d’autoriser une telle offre doit s’appuyer sur les conclusions de l’étude relative à l’offre illégale de casinos en ligne, diligentée par l’ANJ elle-même. Cependant, malgré les déclarations récentes de la présidente et du directeur juridique de l’ANJ dans la presse, mentionnant que 3 à 4 millions de joueurs français fréquenteraient cette offre illégale, l’étude annoncée depuis plusieurs mois n’est toujours pas disponible. L’offre illégale constitue une concurrence déloyale directe pour les casinos établis, mettant en péril l’équilibre économique de leur filière. Il est d’autant plus crucial de résoudre cette situation étant donné que le projet « Jeu à distance expérimental » (JADE) proposé par les casinos peut potentiellement canaliser la totalité des joueurs concernés par les annonces de l’ANJ dans la presse. Il l’interroge donc sur les délais prévus pour la publication de l’étude sur l’offre illégale de casinos en ligne, ainsi que sur les critères spécifiques qui seront pris en compte lors de la décision d’autoriser l’offre digitale de jeux de casinos en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5120</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crise du secteur de la rénovation énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        447. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les aides à la rénovation énergétique. En effet, ces derniers mois plusieurs annonces ont été faites sur la rénovation énergétique et certaines sont contradictoires, notamment en matière de conditions et de budget de l’État alloué aux aides. Les entreprises ne savent pas où elles vont et les ménages français repoussent les demandes de devis. Mme la députée pointe également les délais d’instruction des dossiers liés aux certificats d’économie d’énergie et MaPrimeRenov’au-delà de 6 mois pour certaines entreprises. Elle demande donc au ministre quel cap il va donner à ces aides à la rénovation : vers le maintien et la pérennité ou vers l’abandon progressif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5120</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Gel des crédits dédiés au parc HLM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        449. — 8 octobre 2024. — M. Jérôme Buisson alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences du gel des crédits dédiés à la rénovation du parc HLM. Cette enveloppe de financement, qui permet réellement une accélération de la dynamique de rénovation pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par la loi climat et résilience, est par ailleurs essentielle à la maîtrise des charges énergétiques des locataires. Cette annonce intervient au dernier trimestre de l’année, tandis que les montages financiers des opérations programmées ont déjà été réalisés en tenant compte des financements nationaux, votés par le Parlement lors du projet de loi de finances 2024. Dans le département de l’Ain, ce gel des crédits représente près de 4,6 millions d’euros correspondant à la rénovation et la décarbonation de près de 500 logements, alors même que les besoins recensés sont par ailleurs bien supérieurs. Cette austérité imposée par le Gouvernement, sans l’aval du Parlement lors d’une loi de finances rectificative, se fait une nouvelle fois au détriment des engagements pris par l’État dans le domaine du logement, pourtant au cœur des enjeux de transition écologique et de sobriété. Au-delà des conséquences pour l’équilibre financier des organismes HLM, elle est un mauvais signal envoyé à la filière du BTP, déjà affectée par la crise que traverse le secteur de la construction neuve. M. le député demande à M. le ministre si ce gel des crédits pour l’année 2024 sera bien entériné. Dans l’optique de rééquilibrage des comptes publics, il souhaite également savoir si une réduction de l’enveloppe de financement dédié à la rénovation du parc public est envisagée pour le projet de loi de finances 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Sur le besoin d’accompagnement des stations de montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        475. — 8 octobre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le besoin d’accompagnement des stations de montagne dans leur adaptation au territoire. En effet, les communes équipées de stations de montagne, telles que Camurac dans l’Aude, font face à une nécessaire évolution de leur modèle économique et touristique, notamment avec l’intégration de nouvelles activités au-delà des sports d’hiver. Les maires de ces communes ont demandé à plusieurs reprises un soutien accru pour développer des alternatives écotouristiques qui permettraient de maintenir l’attractivité et la viabilité économique de leurs stations, particulièrement face aux changements climatiques et à l’évolution des pratiques touristiques. Il demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour renforcer le développement durable et la diversification des activités des stations de montagne, afin d’assurer leur pérennité économique et environnementale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Clouds externes non étatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        479. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des clouds externes non étatiques par les institutions françaises, en particulier celles identifiées en tant qu’organismes d’importance vitale (OIV), traitant les données sensibles du pays. Les expérimentations en cours au sein d’institutions majeures telles que la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et la Caisse des dépôts et consignations, utilisant des services SaaS ou PaaS dans des clouds appartenant à des entreprises privées non européennes, semblent en contradiction avec la note DINUM-DIR-210901, soulignant le non-respect de la réglementation de la loi de programmation militaire (LPM). Ce choix pris en dépit des recommandations de la direction du numérique, de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et du Système européen de banques centrales (SEBC), suscite des préoccupations, notamment en ce qui concerne la sécurité des données, la souveraineté numérique et la dépendance financière envers les fournisseurs de solutions. L’adoption généralisée de services tels qu’Office 365 dans des institutions clés et chez les partenaires européens de la France, bien qu’elle facilite la communication et la collaboration, suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données et à la dépendance envers un fournisseur étranger. La migration vers de telles plateformes pourrait compromettre la souveraineté numérique et accroître le risque de fuite d’informations sensibles dans un contexte actuel d’espionnage étatique. Aussi il souhaiterait savoir si le Gouvernement a validé l’externalisation de ses données, gérées par les institutions partenaires, dans des clouds non étatiques, en dépit des risques et enjeux soulevés. Il souhaite de la même manière connaître sa position concernant l’utilisation généralisée d’Office 365 dans des institutions clés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Modification des heures d’accueil téléphonique de l’Insee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        496. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la modification des heures d’ouverture de l’accueil téléphonique de l’Insee et ses conséquences pour les concitoyens de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte. Jusqu’en juin 2024, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, heures de l’Hexagone, les agents de l’Insee renseignaient au téléphone les concitoyens sur des questions relatives à leur vie courante (numéro d’identification, indices de pension alimentaire ou de loyer, enquêtes, etc.) et les entreprises sur les différentes étapes de leur vie (création, modification, cessation). Depuis le 1er juillet 2024, l’accueil téléphonique n’est plus ouvert que de 9 h à 13 h, heures de l’Hexagone. Or avec le décalage horaire, les usagers résidant en Guadeloupe ou en Martinique, par exemple, ne peuvent désormais plus joindre l’Insee qu’entre 3 h et 7 h du matin ou 4 h et 8 h du matin heures locales, selon que l’on est en heures dites « d’été » ou « d’hiver ». Connaissant les difficultés d’accès aux moyens électroniques dans ces territoires, le mail ou le site internet ne peuvent pas être considérés comme des solutions de remplacement. Il lui demande quelles mesures seront mises en oeuvre pour préserver la qualité du service public et l’égal accès à l’accueil téléphonique de l’Insee de tous nos concitoyens, y compris ceux résidant en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5122</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Chèque-énergie au sein des établissements accueillant des personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        505. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la différence de traitement des chèques énergie en fonction du statut juridique des établissements accueillant les personnes âgées. Pour bénéficier de cette aide de l’État attribuée aux plus modestes dans le but de les aider à payer les factures d’énergie de leur logement, il faut avoir déclaré ses revenus et occuper un logement assujetti à la taxe d’habitation (TH). Or l’imposition à la TH des résidents des Ehpad ne concerne que les Ehpad à but non lucratif puisque les locaux des Ehpad à but lucratif sont imposés de leur côté à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Actuellement, seuls les résidents des Ehpad à but non lucratif ayant la disposition privative de leur logement peuvent donc faire valoir l’attribution de leur chèque énergie. Les résidents des autres structures dépendantes du secteur médico-social y sont, elles, éligibles sous la forme d’une aide spécifique quérable via les gestionnaires auprès de l’Agence de services et de paiement. En revanche, les personnes âgées ayant fait le choix d’intégrer une résidence senior ne peuvent l’utiliser, quand bien même leur situation modeste les a bien rendus éligibles au dispositif. En effet, les statuts de ces établissements ne relèvent pas du médico-social mais du service. Les structures gestionnaires concernées ne semblent pas pouvoir finaliser les démarches. C’est pourquoi dans un souci d’équité, il lui demande si les résidences services senior pourront être incluses dans ce futur dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5122</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation fiscale des Français dit « Américains accidentels »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        554. — 8 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des presque 40 000 Français « Américains accidentels » qui sont contraints de se conformer aux obligations fiscales américaines malgré leur absence de lien réel avec les États-Unis d’Amérique, dans la mesure où cela entraine pour eux de réelles difficultés bancaires et administratives depuis l’application en France de loi extraterritoriale américaine FATCA de 2014. En effet, ces français découvrent souvent leur statut de citoyen américain lorsqu’ils essaient d’obtenir un passeport ou d’ouvrir un compte bancaire. Ils s’aperçoivent alors qu’ils sont soumis à la législation fiscale américaine. Or, les Etats-Unis sont l’un des rares pays qui imposent leurs citoyens sur leurs revenus mondiaux quel que soit leur lieu de résidence. En ce sens, les banques et autres institutions financières françaises sont contraintes de déclarer tout compte détenu par un citoyen américain et de communiquer les données personnelles, les avoirs supérieurs à 50 000 dollars et toutes les transactions de leurs clients ayant la nationalité américaine. Cette réglementation extraterritoriale américaine à un coût pour les banques françaises s’élevant à une taxe de 30% sur tous leurs transferts américains si toutes les données ne sont pas rigoureusement transmises. L’application de cette réglementation constitue un choc pour les Français qui sont aussi « Américains accidentels » puisqu’ils n’ont pas connaissance de ce système fiscal fédéral dans la mesure où ils ont généralement quitté les États-Unis d’Amérique dès leur enfance. D’autant plus qu’elle les affecte fortement, notamment les plus jeunes qui se voient refuser leurs projets et leurs prêts. Conscient de ce problème, le Parlement français a voté une résolution au Sénat et rendu un rapport à l’Assemblée nationale. Toutefois, malgré certaines promesses gouvernementales, aucune avancée significative n’est venue résoudre cette injustice. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend engager une action diplomatique auprès des États-Unis d’Amérique afin d’obtenir une exonération des obligations fiscales américaines pour les Français « Américains accidentels » (peut-être dans le cadre de la convention fiscale franco-américaine) ou une procédure simplifiée et gratuite de renonciation à la citoyenneté américaine afin de protéger les droits des Français face à cette ingérence étrangère inacceptable portant atteinte à la souveraineté nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5122</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Le gel des crédits alloués à La Poste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        559. — 8 octobre 2024. — M. Jérôme Buisson interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie au sujet de la réduction des fonds alloués à La Poste dans le cadre du contrat de présence postale territoriale. Ce contrat, signé entre l’État, La Poste et l’Association des maires de France (AMF), assure une contribution financière basée sur des abattements fiscaux locaux appliqués à La Poste et sur une dotation via la loi de finances. Celle-ci permet à La Poste de remplir ses obligations en matière d’aménagement du territoire, garantissant ainsi l’égal accès au service postal territorial notamment dans les zones rurales. Dans le cadre de la loi de finances 2024, il était prévu que l’État soutienne ce service public de proximité à hauteur de 105 millions d’euros. Cependant, il apparaît que le Premier ministre a décidé d’annuler le versement de 50 millions d’euros de crédits dans le décret n° 2024-124 du 21 février 2024, privant ainsi le fonds de plus d’un tiers de ses ressources. Cela pourrait accentuer la dégradation de la situation financière de La Poste, envoyant un mauvais signal concernant la politique de partenariat territorial annoncée par le nouveau Gouvernement, notamment à travers le ministère en charge de la décentralisation dirigé par Mme Catherine Vautrin. De plus, cette annulation de crédit constitue une remise en cause du vote du Parlement lors du projet de loi de finances 2024, basée sur de mauvaises informations divulguées par le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le taux de croissance annoncé et sur les rentrées fiscales de l’État. Les élus locaux, particulièrement dans les zones rurales, expriment déjà leurs inquiétudes quant aux répercussions de cette réduction budgétaire. Ils craignent une augmentation de la charge financière pour les communes, qui devront compenser la réduction de soutien au service postal, un service pourtant essentiel mais qui ne relève pas de leurs compétences. M. le député souligne que les économies nécessaires au désendettement de la France et à l’équilibre des comptes publics ne doivent pas se faire au détriment de services publics qui remplissent une mission sociale d’intérêt général importante, notamment pour la perception des minima sociaux, des retraites vers les publics les plus fragiles économiquement et qui dynamisent le tissu économique local. Il souhaite savoir s’il compte entériner cette mesure de gel budgétaire pour 2024, qui va à l’encontre des engagements de l’État pris dans le sixième contrat de présence postale territoriale, signé pour une durée de trois ans (2023/2025) et du respect de l’égalité entre les territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5123</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Suppression de 50 millions d’euros octroyés par l’État au groupe La Poste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        560. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’annonce par le groupe La Poste de la suspension par Bercy de l’aide de 50 millions octroyée par l’État pour assurer leur présence sur l’ensemble du territoire. En effet, grâce à cette aide budgétaire de l’État, le groupe La Poste peut financer 17 000 points de contact dans l’ensemble du pays. Sans cette aide, parce que chaque branche du groupe La Poste est déficitaire et parce que le groupe subit une lourde concurrence dans ses activités internationales comme Geopost (réseau international de livraison de colis du groupe), le fonds de 174 millions d’euros dédié à la présence des services postaux en milieu rural ou dans les quartiers populaires des villes serait amputé, dès cette année, de 50 millions. Concrètement, le risque est grand de voir fermer une grande partie de ses points de contact. Or comme le rappellent les élus locaux, à commencer par les maires ruraux, ces points de contact sont essentiels à la vie économique et sociale des territoires. Elle souhaite souligner que la présence postale dans les territoires et le passage quotidien des préposés sont un soutien indispensable aux associations comme le réseau d’aide à domicile en milieu rural, aux personnes âgées et à tous les Français éloignés des services publics, aux entreprises et aux commerces, aux élus locaux. L’Observatoire de la présence national de La Poste rappelle, pour sa part, que le contrat de présence postale territoriale doit être bien respecté avec la distribution du courrier 6 jours sur 7, l’accessibilité bancaire, la distribution de la presse et le maillage territorial et la présence d’une agence postale à moins de 5 km ou 20 minutes de 97 % de la population. C’est pourquoi cette décision de supprimer 50 millions d’euros qui intervient au moment où les commissions départementales ont pris des engagements pour aménager des agences postales communales risquent d’éloigner davantage les Français des services publics. C’est pourquoi elle lui demande comment il peut revenir sur cette décision de suppression de 50 millions d’euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5123</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Sur la baisse de crédits alloués au contrat de présence postale territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        561. — 8 octobre 2024. — M. Pierre Meurin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’intention du ministère de baisser la dotation du contrat de présence postale territoriale. Le contrat de présence territoriale a été créé en 2008 et construit entre La Poste, l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) et l’État. Il fixe les règles en matière d’aménagement et de développement postal du territoire. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) évalue cette mission à hauteur de 348 millions d’euros par an. Toutefois, dans la loi de finances pour 2024, seuls 105 millions d’euros de crédits ont été votés. Or le ministère de l’économie a envisagé de n’attribuer que 50 millions d’euros de crédits pour l’année 2024. Cette mesure fait peser un grave danger sur les agences postales. Celles-ci assurent un réseau de proximité, d’échanges et de convivialité indispensables à la vitalité des territoires. Elles ont un rôle primordial dans les petites communes où les services publics ont disparu. Aussi, il lui demande de reconsidérer les crédits alloués à la dotation du contrat de présence postale territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5124</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Iniquité de traitement pour les ambulanciers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        576. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les iniquités de traitements dont sont victimes les ambulanciers. Aujourd’hui, le transport sanitaire des patients se partage entre plusieurs acteurs, principalement les ambulanciers, les taxis, les sapeurs-pompiers et les associations agréées de sécurité civile. Mais il apparaît que pour exécuter une mission parfois similaire, ces professionnels sont placés dans des situations différentes. Ainsi, les ambulanciers se retrouvent être triplement désavantagés en comparaison avec les autres acteurs du transport sanitaire. En matière de tarification tout d’abord. Les tarifs des ambulanciers et des entreprises de taxis sont régis par des conventions avec l’assurance maladie. Pour le transport de jour ou de nuit des patients dans le cadre d’une hospitalisation, pour les transports au-delà de 15 kilomètres, les taxis perçoivent une rémunération supérieure voire très supérieure à celle des ambulanciers. En matière de fiscalité ensuite. Les sapeurs-pompiers (SDIS), qui entre autres activités participent également au transport sanitaire, ont bénéficié de l’enclenchement d’une procédure visant en l’exonération totale de l’accise sur les produits énergétiques autres que les gaz naturels et les charbons pour les carburants par l’article 50 de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Les SDIS profitent en outre du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA), dotation destinée à assurer une compensation de la charge de TVA qu’ils supportent sur leurs dépenses réelles d’investissement et qu’ils ne peuvent pas récupérer par la voie fiscale. Les entreprises de taxis bénéficient quant à elles d’une fiscalité plus avantageuse sur l’achat de carburant que les ambulanciers qui sont assujettis aux tarifs de droit commun. En matière sociale enfin. Les entreprises de transport sanitaire disposent le plus souvent de flottes de véhicules bicéphales avec des ambulances et des véhicules sanitaires légers (VSL). Si l’activité « VSL » n’est pas soumise à la taxe sur les salaires, en revanche l’activité « ambulance » est soumise à cette contribution. Parallèlement à cela, les sapeurs-pompiers (SDIS) sont totalement exonérés de taxe sur les salaires. Ces illustrations traduisent des situations inéquitables et injustifiées qui ne prennent pas suffisamment en compte l’expertise des ambulanciers dans la prise en soins des patients. Ce qui ne contribue pas à valoriser, encourager et motiver une profession en souffrance qui peine de surcroît à recruter. 17 000 postes restent à pouvoir dans cette discipline, selon France Travail. Mme la députée avait débattu de la possibilité d’utiliser le levier fiscal ou social pour encourager les entreprises du transport sanitaire à recruter avec de meilleures conditions salariales dans le cadre du congrès des ambulanciers 2024. Aussi, elle souhaite savoir s’il envisage de corriger ces iniquités, comment et à quelle échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>616</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5124</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nomination des notaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        616. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la particularité de la nomination des notaires et des commissaires de justice des départements du Rhin et de la Moselle. Dans ces départements, les charges ne sont pas vénales et leur nomination a lieu sur proposition d’une commission dite de présentation supposée n’être que consultative dans les textes qui en fixent les règles. À la lecture du rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) n° 014-19 d’avril 2019, du rapport de la direction des affaires civiles et du sceaux sur la réintroduction du droit de présentation de 2006, de la remise au Parlement du rapport prévu à l’article 52 de la loi croissance et activité dont les conclusions rejoignent celles de l’Autorité de la concurrence, notamment à l’extension de la liberté d’installation des notaires en Alsace et en Moselle, ce système est décrié ( cf. rapport de l’IGJ d’avril 2019 précité, notamment page 31 : « 2.2.2 Une commission de présentation qui ne donne pas pleine satisfaction » ou page 38 : « C. Les SCP, une atteinte au principe de la non-patrimonialité des offices »). Ce constat est ancien ; en 2004, M. Bernard Legras, procureur général près la Cour d’appel de Colmar écrivait en parlant des sociétés de notaires en Alsace-Moselle : « Le système n’a pas empêché la constitution de forteresses, de SCP extrêmement puissantes qui pratiquent sans complexe la cooptation et l’hérédité » ( cf. rapport de la direction des affaires civiles et du sceaux précité). En outre, la suppression de ce système décrié et la réintroduction du droit de présentation pour les notaires et les commissaires de justice, entraînera un paiement à l’État chaque fois que le cédant n’aura pas payé la finance de l’office, d’une part et d’autre part des droits de mutation sur la cession ultérieure du droit de présentation ainsi qu’en cas de décès des droits de mutation à titre gratuit. Enfin, cette réintroduction supprimerait une inégalité entre les notaires et les commissaires de justice qui sont obligés d’acquérir un droit de présentation pour exercer et ceux qui exercent dans un office mis à disposition gracieusement. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend supprimer la non-vénalité des charges en Alsace-Moselle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5125</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Protection des acteurs industriels innovants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        623. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la protection des entreprises industrielles françaises qui innovent et déposent des brevets technologiques, scientifiques et informatiques français. De nombreuses entreprises françaises déposent des brevets à l’Office européen des brevets, mais la validité de ces brevets peut être contestée par des procédures de revendication de copropriété initiées par des acteurs étrangers. Cette démarche peut être longue et coûteuse, particulièrement pour les entreprises manquant de ressources financières. Par contraste, de nombreux partenaires étrangers financent des universités ou entreprises avec des moyens considérables, ce qui rend les entreprises françaises vulnérables aux revendications étrangères concernant leurs brevets. Dans ce contexte et face à l’augmentation de ces incidents, il interroge le Gouvernement sur les mesures envisagées pour soutenir ces entreprises et protéger l’innovation française ainsi que la fuite de ces brevets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5125</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Obligation d’ouverture d’un PER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        637. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la chute des naissances en France et les effets induits par le ralentissement de la croissance démographique. Bien que le pays ait longtemps connu un taux de naissance proche du seuil de renouvellement démographique, il connaît une baisse de ce taux de natalité suffisamment inquiétant pour que le Président de la République s’en soit ému et appel au « réarmement démographique ». En 2023, 678 000 bébés sont nés en France, soit 48 000 de moins qu’en 2022, et le nombre de naissances atteint un nouveau point bas historique. À moyen terme, cela impliquera un moindre nombre d’élèves en classe de maternelle. À plus long terme, ce sont l’ensemble des différentes strates de l’enseignement secondaire qui sera successivement atteint par ce rétrécissement de l’assiette d’une tranche d’âge et ainsi de suite jusqu’à ce que, dans 20 ou 25 ans, ce sont encore moins d’actifs qui intègrent le marché du travail ; mettant définitivement à terre le modèle français de retraites. Ceci, alors que l’espérance de vie continue d’augmenter (celle des hommes a ainsi atteint 80 ans pour la première fois en 2023), est un enjeu capital pour le système de retraite. À ce titre, il souhaiterait savoir si la cotisation à un plan d’épargne retraite dès le plus jeune âge ne devait pas être rendue obligatoire et connaître la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5125</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Défaillance des airbags Takata
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        695. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rappel des véhicules du constructeur automobile Citroën. Depuis le 30 avril 2024, après avoir constaté une défaillance des airbags Takata, le constructeur demande aux 245 000 propriétaires de cesser immédiatement de conduire leur véhicule. Les modalités de cette campagne ont soulevé des questions, de nombreux usagers soulignant des lacunes de communication de la part du groupe, l’absence de réponse à leurs préoccupations légitimes et la difficulté d’obtenir des véhicules de prêt. Les médias rapportaient encore récemment que certains usagers concernés n’avaient pas reçu le code nécessaire pour commander de nouveaux airbags plusieurs semaines après le début de la campagne. Les propriétaires demandent que le Gouvernement intervienne pour assurer la sécurité des usagers de tous véhicules équipés d’ airbags de la marque Takata, car d’autres marques sont concernées. Ils demandent, ce qui est légitime, la mise à disposition par le constructeur d’un véhicule de courtoisie au lendemain de la réception du courrier AR et le remorquage du véhicule immobilisé jusqu’au concessionnaire pour le changement des pièces défectueuses potentiellement dangereuses ou mortelles. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de prendre, rapidement, pour garantir la sécurité de tous les usagers dont les véhicules sont équipés d’ airbags potentiellement défectueux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5126</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Extension du dispositif FCTVA aux hôpitaux publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        716. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’absence de mécanismes de compensation du paiement de la TVA par les hôpitaux publics. À l’instar des collectivités territoriales et des organisations à but non lucratif, les hôpitaux publics ne collectent pas de TVA sur les services rendus (soins etc.). Mécaniquement, ces entités ne peuvent pas non plus récupérer le montant de cette taxe sur les dépenses engagées. À cet effet, les collectivités territoriales bénéficient depuis 1978 du FCTVA (Fond de compensation de la TVA), ayant succédé au fond d’équipement des collectivités locales. Ce mécanisme leur permet de bénéficier d’une compensation de la TVA dont elles s’acquittent pour leurs dépenses d’investissement, afin de les aider à entretenir leur patrimoine. Il n’existe pas à ce jour de mécanisme similaire pour les hôpitaux publics, impactant considérablement leur capacité d’investissement (renouvellement du matériel, rénovations). Eu égard à la mission de service public remplie par les hôpitaux, à l’enjeu d’entretien de leurs actifs et aux difficultés financières rencontrées par un grand nombre d’établissements, Mme la députée appelle le Gouvernement à considérer la mise en place d’un mécanisme analogue au FCTVA à destination des hôpitaux publics. En outre, elle interroge le Gouvernement sur le calendrier qui pourrait être associé à la mise en place du dispositif mentionné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5126</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>TVA - accession sociale - taux réduit de la TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        717. — 8 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 278 sexies, III-2°-b) du CGI. Aux termes de cet article, « dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent des taux réduits de la taxe sur la valeur ajoutée mentionnés à l’article 278 sexies-0 A […] Les livraisons et livraisons à soi-même des logements et travaux faisant l’objet d’un contrat d’accession à la propriété pour lequel le prix de vente ou de construction n’excède pas le plafond prévu pour les logements mentionnés au 1° du présent III lorsque, à la date du dépôt de la demande de permis de construire, ces logements et travaux […] sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville faisant l’objet d’un contrat de ville prévu à l’article 6 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 précitée et d’une convention de renouvellement urbain ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des projets d’une certaine ampleur, lorsqu’un ensemble immobilier tel que défini au I-B-2-a § 60 du BOI-TVA-IMM-30 est partiellement situé à moins de 300 mètres mais s’étend au-delà des 500 mètres. Les commentaires publiés au BOI-TVA-IMM-20-20-20 § 60 précisent que « dans le cas de ventes d’appartements d’immeubles collectifs, la situation de certaines parties communes hors, pour partie ou entièrement, de ce périmètre (aire de stationnement, espaces verts) n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité du logement au dispositif. Il en va de même des dépendances bâties (emplacement de parkings en sous-sol, garages, boxes) situées hors de ce même périmètre, étant toutefois précisé que ces dernières sont alors non éligibles au taux réduit. Ces mêmes dépendances bâties sont en revanche éligibles au taux réduit si leur vente ou leur construction sont concomitantes à la vente ou à la construction du logement éligible et si elles sont entièrement situées dans ce périmètre ». Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements entièrement situés dans la limite des 500 mètres lorsque, par exemple, le dépassement provient de dépendances bâties ou non bâties ou encore de locaux non affectés à l’habitation (e.g. des commerces). Elle lui demande également de préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements situés partiellement au-delà de la limite des 500 mètres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5126</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>TVA - dispense de TVA - article 257 <em>bis</em> du CGI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        718. — 8 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 257 bis du code général des impôts (CGI). Aux termes de cet article, « les livraisons de biens et les prestations de services, réalisées entre redevables de la taxe sur la valeur ajoutée, sont dispensées de celle-ci lors de la transmission à titre onéreux ou à titre gratuit, ou sous forme d’apport à une société, d’une universalité totale ou partielle de biens ». En matière immobilière, le rescrit publié RES N° 2006/58 (TCA) du 26 décembre 2006 (BOI-TVA-DED-60-20-10-20180103) précise que « la cession d’un immeuble inscrit à l’actif immobilisé d’une entreprise qui l’avait affecté à la réalisation d’une activité de location immobilière (immeubles non destinés à la revente), avec reprise, avec ou sans négociation, du ou des baux en cours, doit être regardée comme intervenant dans le cadre de la transmission d’une universalité de biens puisque, dans cette hypothèse, la transmission en cause s’inscrit dans une logique de transmission d’entreprise ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des immeubles intégralement loués mais dont une partie seulement des loyers est soumise à la TVA, de plein droit ou sur option (e.g. immeubles comprenant des bureaux, des locaux commerciaux et des locaux d’habitation). Ainsi que le rappellent les commentaires publiés au BOFIP sous la référence BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-10-20221025, au § 50, la dispense de TVA doit être appliquée dans une situation où les parties sont des redevables partielles au titre de l’universalité transmise. En revanche, le BOFIP n’apporte aucune précision s’agissant du calcul du coefficient de taxation forfaitaire des parties à la transmission, s’agissant de l’année de la cession lorsque la cession intervient en cours d’année. Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir préciser les modalités de calcul du coefficient de taxation forfaitaire du vendeur et de l’acquéreur au titre de cette année, le sort des prorata de loyers reversés par le vendeur à l’acquéreur et la détermination des régularisations annuelles auxquelles les parties sont tenues au titre de l’année de la vente. À cet égard, il est rappelé que lorsque des franchises de loyers sont accordées au titre d’une partie de l’année de cession de l’immeuble, le coefficient de taxation forfaitaire peut varier fortement selon les réponses apportées aux questions posées. Le timing de perception des loyers peut également avoir un impact significatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5127</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>TVA - droits à déduction - immeubles en stock
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        719. — 8 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 271, 1 du code général des impôts (CGI) et les articles 205 à 209 de l’annexe II au CGI. Ces articles soulèvent des difficultés d’application s’agissant des immeubles inscrits en stock (marchands de biens et promoteurs) notamment en raison de la règle de l’annualité du coefficient de taxation forfaitaire / unique et de l’impossibilité d’opter à la TVA en application de l’article 260, 5°bis lors de l’acquisition de l’immeuble (CE 27-11-2020 n° 426091). Elle lui demande tout d’abord de bien vouloir préciser si les éventuels loyers perçus par ces opérateurs ne sont pas à prendre à en considération pour la détermination des droits à déduction de la TVA (CE 27-11-2020 n° 426091 et CE 9-10-1992 n° 82144) sauf en ce qui concerne (i) la TVA grevant les dépenses non immobilisées et régulièrement comptabilisées en classe 6 qui sont engagées en vue de la location ou de l’utilisation de l’immeuble (BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 100) et (ii) le régime de l’assimilation prévue à l’article 207, IV-3 de l’annexe II au CGI ainsi qu’il a déjà été commenté dans une réponse en date du 27 juin 2023 et au BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 300 et s. En ce qui concerne la TVA grevant les dépenses comptabilisées en stock (e.g. TVA d’acquisition, frais d’acquisition, études et travaux), elle lui demande de bien vouloir préciser les règles permettant de déterminer le quantum de la TVA déductible et le timing de la déduction de la TVA lorsqu’une opération comprend la rénovation d’un immeuble achevé depuis plus de cinq ans (i.e. travaux ne conduisant pas à un immeuble neuf au sens de l’article 257, I-2-2° du CGI) et une construction nouvelle (e.g. extension, surélévation, construction d’un second bâtiment), étant précisé que, de manière classique, les premières dépenses peuvent être engagées au cours d’une année N et que la ou les premières reventes (revente en bloc ou à la découpe) interviendront uniquement à compter de N+1. Dans le cadre de l’option prévue à l’article 260, 5° bis du CGI, la revente de la partie rénovée peut être totalement soumise à la TVA (e.g. vente d’un immeuble de bureau) ou seulement partiellement (vente d’un immeuble mixte comprenant de l’habitation, du bureau ou des commerces) (BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 170 s’agissant d’une vente en bloc). La revente à la découpe peut s’étaler sur plusieurs années et donner lieu, le cas échéant, à des VEFA ou des VIR. Elle lui demande enfin de préciser les règles de déduction s’agissant de la TVA grevant les frais généraux (e.g. expertise-comptable) étant précisé que certaines années et notamment en année N, la structure qui porte l’opération peut n’avoir aucun chiffre d’affaires (ou éventuellement uniquement des loyers qui peuvent n’être que partiellement soumis à la TVA). Il est à cet égard précisé que certaines dépenses peuvent être « affectées » (article 207, III-1 et 2 de l’annexe II au CGI) mais que d’autres sont nécessairement mixtes en raison soit de la rédaction des contrats et des factures correspondantes (e.g. marché unique et facture globale) soit de la nature même de la dépense (e.g. ravalement de façade BOI-TVA-AU-40-20240221 § 260). Par ailleurs, par soucis de simplification, les opérateurs peuvent souhaiter appliquer un coefficient de taxation unique à l’ensemble des dépenses (article 206, V-1-2° de l’annexe II au CGI) sous réserve d’être, chaque année, des redevables partiels (CE 11-12-2020 n° 427136), ce qui n’est pas nécessairement évident tous les ans (e.g. absence de vente, ventes exclusivement taxées ou exonérées, ou encore perception uniquement de loyers si ceux-ci ne sont pas à prendre en considération).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5128</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Véhicules destinés au transport de chevaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        720. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les véhicules destinés au transport de chevaux. Ces camions poids lourds de transport de chevaux classés dans la catégorie des camions « bétaillères », sont utilisés par les professionnels du secteur à des fins professionnelles. Dès lors, il est logique de leur ouvrir un droit à déduction de TVA. Or il semble que, dans certains départements, les services fiscaux excluent ces véhicules du droit à déduction au motif qu’ils seraient assimilés à du transport mixte. Ces véhicules sont en effet équipés, outre les emplacements pour chevaux et souvent d’une cabine-logement pour les besoins des chauffeurs et soigneurs, lesquels doivent rester contractuellement 24 heures sur 24 auprès des chevaux dont ils ont la surveillance pour assurer leur sécurité et leur bien-être. Il apparaît en fait que les critères d’appréciation de la déductibilité de la TVA dans le transport d’animaux vivants et tout particulièrement équins n’ont pas été actualisés depuis 1966 et notamment en matière de législation sociale et de bien-être animal. Il est à noter que les pays européens voisins admettent, eux, la déductibilité de TVA sur ce type de transport équin. Il aimerait donc obtenir des précisions sur l’interprétation à donner à la réglementation s’appliquant aux camions poids lourds de transport de chevaux en matière de déductibilité de TVA. Il lui demande de confirmer que ces véhicules ouvrent bien droit à une déduction de TVA, leur assimilation à des véhicules de transport à usage mixte étant une interprétation erronée des textes en vigueur. À défaut et subsidiairement, il lui demande s’il compte remédier à cette situation lors de la prochaine loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5128</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Composition des jurys d’examens - Taxis et VTC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        721. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la composition des jurys pour les épreuves pratiques d’admission des examens d’accès aux professions de conducteur de taxi et de voiture de transport avec chauffeur. L’article 3 du décret n° 2021-202 datant du 23 février 2021 modifie le V de l’article 24-1 du code de l’artisanat. Il dispose de l’organisation des jurys précités en précisant les incompatibilités existantes entre professions exercées ou précédemment exercées par les deux personnes examinatrices et leur rôle de jurés. Dans un certain nombre de départements, conformément à la loi et en s’inspirant des autres examens organisés par leurs soins, les chambres des métiers et de l’artisanat ont décidé de nommer un membre issu de la profession de taxi ou de VTC dans la composition du jury. Toutefois il ne s’agit pas d’une obligation et il existe des cas isolés où les épreuves pratiques d’accès aux professions de conducteur de taxi et de VTC ne sont pas évaluées par des professionnels du secteur. L’expertise purement technique des examinateurs peut alors être mise en doute et l’est par les conducteurs et conductrices. Ainsi, dans un souci de cohérence, notamment des examens similaires dans d’autres professions, elle souhaiterait connaître les voies réglementaires qu’il pourrait employer pour résoudre cette problématique et l’horizon auquel il le fera pour répondre à cette demande de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5128</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Augmentation des dégradations sur les infrastructures de télécommunications
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        723. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la dégradation des infrastructures de télécommunications. Les actes de vandalisme sur les infrastructures de télécommunications se multiplient ces dernières années et atteignent des niveaux inédits. Selon les chiffres des opérateurs transmis au Commissariat aux communications électroniques de défense (CCED), les actes de malveillance contre les infrastructures de télécommunications sont de 182 actes pour le réseau mobile et de 306 actes pour le réseau fixe pour l’année 2022. Pour se protéger de ces dégradations, les entreprises de télécommunications mettent en place un certain nombre de mesures et d’outils aux coûts importants. Dans le département du Morbihan par exemple, certains agents d’entreprises de sous-traitance en arrivent à faire valoir leur droit de retrait, se sentant en danger sur les sites sur lesquels ils interviennent. Ces actes peuvent parfois avoir de très lourdes conséquences. En effet, en avril 2022, des actes de vandalisme sans précédent ont été perpétrés sur les réseaux de fibre optique. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont ainsi été impactées, privées de réseau internet et de téléphone. Cela a un fort impact économique, que ce soit pour les entreprises de télécommunications qui doivent engager d’importants travaux de réparation, que les usagers, à l’heure où le télétravail s’est généralisé. Ces agissements peuvent également mettre en danger la vie des citoyens, empêchant par exemple, toute personne de passer un appel d’urgence. Des inquiétudes naissent aussi autour du projet Réseau Radio du futur, lancé en octobre 2022 et présenté par le ministère de l’intérieur. Ce projet a pour objectif la modernisation des « moyens de communication des acteurs de la sécurité et du secours ». Ainsi, tous ces services doivent recevoir de nouvelles radios qui fonctionneront instantanément et en réseau. Or ce projet suppose que les communications passent par les mêmes infrastructures de télécommunications. Une dégradation de ces infrastructures pourrait donc entraîner une désorganisation ou une mise hors service des systèmes de secours. Aujourd’hui, les entreprises de télécommunications disposent de certains leviers judiciaires. Ces entreprises ont signé au niveau départemental, avec les préfectures, des conventions « visant à prévenir et lutter efficacement contre les actes de malveillance sur les réseaux de télécommunication ». Elles déposent également systématiquement plainte afin qu’une enquête soit menée. Le code des postes et des communications électroniques (CPCE) punit de 1 500 à 3 750 euros et d’éventuellement 2 ans d’emprisonnement la dégradation des infrastructures réseaux. Ces peines semblent peu dissuasives au regard des conséquences, parfois dramatiques, que cela peut entraîner. Il n’existe pas de circonstances aggravantes pour ces délits dans le code pénal. En revanche, il est proposé la diffusion d’une dépêche de politique pénale générale afin de requérir au niveau maximal des peines. La proposition des entreprises de télécommunications d’instituer des circonstances aggravantes n’a pas été retenue par le ministère de la justice. Aussi, Mme la députée souhaiterait connaître les dispositifs que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de protéger les infrastructures de télécommunications. Par ailleurs, elle aimerait savoir si le Gouvernement envisage une modification du code pénal afin d’y introduire des peines plus lourdes et dissuasives en cas d’actes malveillants contre des infrastructures de télécommunications. Enfin, elle souhaite connaître les moyens envisagés par le Gouvernement pour répondre aux inquiétudes liées au RRF, dans un contexte de forte augmentation de ces dégradations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5129</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Déploiement de la téléphonie mobile sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        724. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le déploiement de la téléphonie mobile sur le territoire national. Dans de nombreux départements, comme la Meurthe-et Moselle, les difficultés de couverture mobile persistent en grand nombre. Il est donc encore difficile dans certaines communes rurales voire urbaines d’y développer une activité économique et sociale, voire même d’utiliser du matériel médical utilisant le réseau mobile. Plusieurs communes n’ont toujours pas été retenues. Pourtant, en 2018, le Président de la République a promis de permettre l’accès à la téléphonie mobile d’ici 2022 à l’ensemble de la population. Force est de constater que cette promesse n’a pas été tenue. Le quota de pylônes alloués annuellement est insuffisant. L’identification des sites du dispositif de couverture ciblée prendra fin en 2025 avec une mise en service de ces dernières antennes attribuées pour 2027. Il vient donc lui demander quelles mesures le Gouvernement prévoit de prendre pour intensifier le déploiement de la téléphonie mobile sur tout le territoire et comment les communes seront identifiées si les problèmes de couverture mobile persistent après 2025, surtout si elles ne se sont pas référencées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5129</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Diminuer le prix des billets d’avion à destination de la Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        734. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant l’augmentation des prix des billets d’avion et de ferries à destination de la Corse, entraînant les hôtels, les restaurants, les producteurs et commerces locaux dans une situation très préoccupante. Par ses plages paradisiaques, ses villages pittoresques, ses réserves naturelles et ses montagnes, offrant aux amateurs de randonnés des paysages époustouflants, la Corse attire de nombreux visiteurs chaque année. Cependant l’île de beauté est devenue une destination hors de prix pour la majorité des Français. Bien que la Corse ne comptabilise que 360 000 habitants elle accueille chaque année 3,5 millions de visiteurs. Longtemps composé par l’agriculture et l’élevage, le PIB régional de l’île se caractérise depuis plusieurs années par une prédominance du commerce et de la restauration, faisant du tourisme le secteur clé de l’économie corse. Selon les chiffres de l’ATC (agence de tourisme de la Corse), grâce à sa forte affluence touristique, la Corse réalise en moyenne 3,4 milliards d’euros de recettes au cours de l’été et créée plus de 26 500 emplois (dont 12 000 contrats saisonniers). Cependant, dans un contexte marqué par l’inflation, les ménages n’ont plus les moyens de s’offrir des vacances sur l’île de beauté. Alors que la Corse a longtemps été une destination concurrentielle et attractive, elle se voit désertée par les touristes car devenue trop onéreuse. À titre d’exemple les billets d’avion à destination de la Corse, qui se trouve à moins d’une heure d’avion de Marseille, sont deux fois plus chers que ceux pour se rendre en Sardaigne. Il est donc indispensable de baisser les billets de transport afin d’inciter les Français à voyager sur le territoire national. L’augmentation des prix des moyens de transport pour atteindre l’île ainsi que la cherté de la vie sur place, dont le coût dépasse de 7 % celui en métropole, pèsent fortement sur le budget des vacanciers qui se voient dans l’obligation d’opérer des arbitrages dans leurs dépenses. Le recul du trafic aérien de 10 % a alors entraîné une perte financière considérable pour le secteur de la restauration et de l’hôtellerie dont les professionnels déplorent une division par deux des réservations au cours du mois de juillet. Parmi les grandes victimes de cette hausse des prix, l’hébergement insulaire, qui avait chuté de 8,1 % entre 2022 et 2023 (et de 12,5 % pour les résidents français) selon les chiffres de l’INSEE, accuse les conséquences financières de cette baisse d’affluence et peine à se relever. Au-delà de la baisse du nombre de nuitées, on constate également une augmentation du nombre de séjours écourtés. Ce retrait d’activité, renforcé pendant l’été 2024, affecte lourdement le chiffre d’affaires des hébergeurs. Alors qu’en 2022 70 % des entreprises des « autres activités touristiques » attestées être satisfaites de leur été, l’année suivante le taux de satisfaction enregistré n’était plus que de 36 %. Au regard de la saison touristique qu’a traversée la Corse cette année, la situation risque de s’aggraver. L’économie de l’île, reposant à 40 % sur le tourisme, est fortement affectée par cette désaffection. La hausse des prix des billets d’avion et de bateau ruine les Français et tue le tourisme. Il est urgent que les transporteurs revoient leur tarif. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir aux français des prix justes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5130</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’indexation carburant dans le secteur du transport de marchand
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        746. — 8 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en œuvre de l’indexation carburant dans le secteur du transport de marchandises en France. Ce mécanisme, introduit pour compenser les fluctuations des prix des carburants sur les coûts des transporteurs, joue un rôle crucial dans le maintien de l’équilibre financier des entreprises du secteur. Conformément aux articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du code des transports, un dispositif de révision du prix du transport impose la mise en œuvre d’un mécanisme d’ajustement des charges de carburant dans le temps, afin de garantir que les variations de ces charges ne déséquilibrent pas économiquement les contrats. L’indexation est calculée sur la part du carburant dans le prix du transport, qui doit être explicitement mentionnée sur la facture, en montant ou en pourcentage et non sur la totalité du prix du transport. Cependant, des acteurs de cette filière ont signalé des difficultés dans l’application de cette indexation. Les parties au contrat de transport ont la liberté de choisir les indices et pondérations carburant pour le calcul de la variation des coûts. En l’absence de contrat, les indices et pondérations proposés par le Comité national routier (CNR) s’appliquent par défaut, mais c’est aux transporteurs de choisir les indices en fonction du carburant et du véhicule utilisés. Il apparaît que ces marges de liberté, sans cadre strict, peuvent induire un manque de transparence et des retards dans l’application des barèmes. De plus, bien qu’une amende de 15 000 euros soit prévue par l’article L. 3242-3 du code des transports en cas de non-respect des obligations liées à l’indexation carburant, il apparaît que cette sanction soit rarement appliquée. Les entreprises concernées peuvent hésiter à poursuivre en justice les transporteurs qui ne respecteraient pas l’indexation, car elles dépendent de ces derniers pour l’acheminement de leurs marchandises. Dans ce secteur où les relations commerciales sont cruciales, il est préférable d’éviter les conflits afin de ne pas perturber les chaînes d’approvisionnement. Bien qu’un simulateur d’indexation et un mode d’emploi soient disponibles sur le site du Comité national routier, en l’absence d’un cadre réglementaire renforcé pour contrôler les abus, certaines entreprises se retrouvent sans recours efficace. il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour renforcer et clarifier le cadre législatif relatif à l’indexation carburant, ainsi que les mécanismes de contrôle et de sanction, afin de protéger les entreprises du transport routier et d’assurer une application équitable de cette indexation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>99</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5130</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Formation des apiculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        99. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’offre de formation à destination des aspirants apiculteurs. Aujourd’hui, les centres de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) assurent la majorité des formations certifiantes sur le territoire national. Après un an ou moins d’études, il est possible d’obtenir un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (BPREA) orientation apiculture, un certification professionnelle responsable d’exploitation apicole (CPREA), une spécialisation d’initiative locale (SIL) « apiculteur » ou bien encore un certificat de spécialisation (CS). Pour celles et ceux souhaitant s’orienter vers des formations spécifiques, il est ensuite possible de devenir technicien sanitaire apicole (TSA) après une courte période de stage. Toutefois, l’ensemble de ces voies se heurtent à plusieurs limites majeures. Tout d’abord, il faut souligner la brièveté des périodes de formation qui s’étendent sur moins d’une année. À titre de comparaison, il existe un baccalauréat professionnel cultures marines se préparant en trois ans et ouvrant ensuite la possibilité de poursuivre des études afin d’obtenir en deux ans un brevet de technicien supérieur agricole aquaculture. Ainsi, dans ces conditions, les étudiantes et les étudiants ne peuvent approfondir l’ensemble des domaines nécessaires à la bonne gestion d’une exploitation agricole. En effet, en fonction du CFPPA d’origine, un professionnel sera spécialisé dans l’analyse sensorielle et technologie des miels, la production d’essaim et de reines ou bien encore transformation des produits de la ruche, là où le métier demande une véritable polyvalence. Ensuite, la durée de validité des certifications obtenues aujourd’hui ont des durées de validité qui atteignent cinq ans contrairement aux baccalauréats professionnels et au brevet de technicien supérieur qui eux n’ont pas d’échéance. Pourtant, l’apiculture est une filière agricole complexe et technique qui doit faire face à de nombreux enjeux, au premier rang desquels le changement climatique. La raréfaction de la ressource mellifère, les sécheresses intensifiées, la prolifération du frelon asiatique sont autant de conséquences du réchauffement planétaire qui nécessitent des savoirs de haute technicité de la part des professionnels. C’est pourquoi, par souci de préserver la qualité de l’apiculture en France et les externalités positives qui lui sont associées, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement pourrait envisager la création d’une véritable école d’apiculture dispensant des formations diplômantes sur le modèle de la filière aquacole précitée et intégrant un véritable pôle de recherche apicole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Interventions en milieu scolaire de l’association SOS Méditerranée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        144. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions et modalités d’intervention dans les établissements scolaires de l’association SOS Méditerranée. Cette association fait partie des près de 170 associations agréées en tant qu’« association éducative complémentaire de l’enseignement public », ce qui lui permet des interventions régulières dans les établissements. Or il s’avère qu’en plus de faire œuvre de prosélytisme pour l’accueil en France de clandestins et donc de facto de promouvoir la pratique illégale d’entrée sans autorisation sur le territoire français, l’association tient des propos ouvertement politiques lors de ses interventions, indiquant notamment, tel qu’il ressort de plusieurs témoignages recueillis, que les arguments présentés doivent permettre « de contrer les discours des partis opposés à l’accueil des migrants » ( sic ). Pour être agréée, une association doit, en vertu de l’article D. 551-2 du code de l’éducation, développer des interventions « en compatibilité avec les activités du service public de l’éducation ». La neutralité est un des principes essentiels de ce service public. Il souhaite donc connaître le montant des subventions versées à l’association « SOS Méditerranée » pour ses interventions en milieu scolaire et savoir si le ministère va tirer les conséquences du non-respect par l’association des obligations qui sont les siennes en procédant au retrait de son agrément, l’école n’ayant pas vocation à être un lieu de propagande, qu’elle soit immigrationniste ou de toute autre nature.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Détection des enfants HPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        285. — 8 octobre 2024. — Mme Stéphanie Galzy appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le faible taux de détection (10 %) des enfants à haut potentiel intellectuel (HPI). Si, pour certains enfants, l’absence de détection ne pose aucun problème, dans d’autres cas, cette absence est synonyme de graves difficultés. L’échec scolaire, tel que défini par l’éducation nationale (« sortie du système scolaire sans diplôme ni qualification »), représente un tiers des enfants à haut potentiel intellectuel, ces enfants n’atteignant pas le lycée. Plusieurs causes sont évoquées. Certaines sont spécifiques parce qu’elles proviennent des caractéristiques cognitives des enfants HPI, d’autres sont liées à un entourage inadapté. En milieu scolaire, ces enfants ressentent l’ennui dès la maternelle lorsque l’enseignement est inadapté, l’absence de méthode lorsque la capacité à comprendre très vite ne stimule pas le travail de réflexion, ou encore l’opposition lors de la réalisation de tâches répétitives laissant une impression d’inutilité par absence de créativité. Le pourcentage de détection est proportionnellement plus faible au sein des familles à faible revenu qu’au sein des familles plus aisées. L’absence de prise en charge des frais de psychologue étant un frein économique majeur pour les foyers les plus défavorisés. Mme la députée demande à Mme la ministre si elle ne pense pas qu’une détection, dès le plus âge, est primordiale. Cette détection prématurée, grâce à l’intervention de psychologues et de tests appropriés au sein de l’école dès la maternelle, permettrait de diriger les enfants, immédiatement, vers les structures adéquates et éviterait un grand nombre d’échecs scolaires. Cette détection permettrait également à ces enfants d’exprimer tout leur potentiel au service de leurs concitoyens et au service de la République. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5132</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Application de la « loi Aubry » de 2001 sur l’éducation à la sexualité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        287. — 8 octobre 2024. — M. Damien Girard alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’application très parcellaire des obligations légales prévues par la loi dite « loi Aubry » de 2001 relatives à l’éducation à la sexualité. L’article L. 312-16 du code de l’éducation instauré par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception prévoit qu’une « information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». Pourtant, dans son avis « Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle » publié le 10 septembre 2024, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) affirme que seuls 15 % des élèves bénéficient de cet enseignement et 25 % des établissements scolaires déclarent ne l’avoir jamais mise en place. Un constat similaire à celui présenté par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes dans son rapport n° 2016-06-13-SAN-021 relatif à l’éducation à la sexualité. Si l’éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) agite le débat public, notamment sous la pression de certains collectifs de parents d’élèves réactionnaires qui considèrent qu’elle perturberait les enfants, l’EVARS est largement reconnue comme étant un levier d’émancipation des jeunes, un moyen d’éduquer à l’égalité entre les femmes et les hommes et au consentement, un outil de lutte contre les violences sexistes et sexuelles ainsi que de prévention des violences intrafamiliales. Fin juin 2024, la ministre de l’éducation nationale annonçait un nouveau programme d’éducation à la vie affective et sexuelle du CP à la terminale, sans que celui-ci n’ait pu voir le jour du fait de la démission du gouvernement. Dans le contexte du procès des viols de Mazan, qui illustre l’incapacité collective à faire reculer les violences sexistes et sexuelles, l’apprentissage du consentement dès le plus jeune âge doit devenir une priorité. Il l’interroge donc sur les moyens concrets engagés pour permettre une application réelle et complète de la loi dite « loi Aubry ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5132</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Cantines scolaires face à l’inflation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        288. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’inflation qui touche les cantines scolaires. Depuis 2020, les prix de l’alimentation explosent dans le pays. À titre d’exemple, les pâtes et le riz ont augmenté de 30 %. En cause, le renchérissement énergétique, le coût des transports, la spéculation internationale et les superprofits des intermédiaires. Le coût social est lourd : des millions de gens sautent des repas pour limiter leurs dépenses, le nombre de personnes dans les files d’attente alimentaire s’accroît, les vols à caractère alimentaire s’accroissent. Les enfants en font également les frais, par l’étranglement financier des cantines scolaires. Ces dernières occupent une position centrale dans l’alimentation de la jeunesse. Elles servent près d’un milliard de repas par an et constituent un des rares espaces où les élèves de tout milieu social bénéficient (au moins) une fois par jour d’un repas suffisant, sain et équilibré. Mais elles sont prises dans une contradiction : renchérissement (injustifié) du prix des composantes alimentaires d’une part, blocage (justifié) de la contribution des familles par un grand nombre de collectivités territoriales d’autre part. Aussi, il lui demande quelle proportion de cantines scolaires (en école élémentaire, en collège et en lycée) est concernée depuis 2020 par chacune des options suivantes : augmentation des tarifs, réduction des composantes des repas, modification des plats servis, révision de l’approvisionnement, aide financière de l’État. Et en cas d’augmentation des tarifs, quelle est l’augmentation respective des 40 % de cantines scolaires déléguées à des entreprises privées de restauration collective ou des 60 % de cantines scolaires directement gérées par les collectivités ? Face à cela, comment le Gouvernement entend-il agir pour que les familles ne soient pas mises financièrement à contribution sans que les enfants ne subissent de réductions de leur ration alimentaire, par exemple avec une contribution publique relevée, une mutualisation par l’impôt ou une autorisation des achats de gré à gré, tous susceptibles d’absorber les frais sans les reporter directement sur les usagers ? Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5132</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Clarification du régime d’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        289. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le régime de déclaration d’instruction en famille (IEF). En effet, depuis la rentrée 2022, ce régime est remplacé par un régime d’autorisation préalable. À la suite de la promulgation de la loi confortant le respect des principes de la République, il ne peut donc être dérogé à l’obligation de scolarisation obligatoire que sur autorisation délivrée par les services académiques, pour des motifs tirés de la situation de l’enfant et définis par la loi. Lorsqu’un enfant n’est pas inscrit dans un établissement scolaire en présentiel et que ses parents souhaitent l’inscrire dans un organisme d’enseignement à distance, ils doivent effectuer, au préalable, une demande d’autorisation d’instruction dans la famille au directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du département de résidence de l’enfant. L’autorisation d’instruction dans la famille est accordée, après examen du dossier, pour la durée de l’année scolaire au titre de laquelle elle a été accordée (sauf cas particulier, type handicap). Il est donc nécessaire de redéposer une demande d’autorisation chaque année. Il existe aujourd’hui quatre motifs permettant d’effectuer cette demande d’autorisation : l’état de santé de l’enfant ou son handicap ; la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ; l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Lorsqu’elle est accordée, cette autorisation suppose un contrôle prévu par la loi : une enquête du maire (biannuelle - vérifie la réalité administrative de la situation particulière) et une enquête du DASEN (annuelle - vérifie la conformité de l’instruction et le fait que cette instruction ne soit délivrée qu’aux enfants de la famille concernée). Or, si les trois premiers motifs ne posent pas de problème particulier, le quatrième a fait naître quelques difficultés, notamment dans le Puy-de-Dôme (où l’IEF concerne en tout 450 élèves sur 106 000), puisqu’on compte pour l’année écoulée nettement plus de refus que d’autorisations pour ce motif (121 refus et 103 autorisations). Un collectif de parents s’est ému de cette situation auprès du DASEN, en particulier car plusieurs familles qui pendant plusieurs années avaient fait le choix de l’IEF pour leur enfant se sont vues notifier un refus alors que les inspecteurs avaient reconnu la qualité du travail fourni. Ce quatrième motif pose un problème d’interprétation. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement pense clarifier cette situation afin de dissiper tout problème d’interprétation de ce quatrième motif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Cohérence de la suppression du FSDAP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        290. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la cohérence de la décision du Gouvernement de supprimer le Fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP) à l’article 54 du projet de loi de finances pour 2024. Dans la réponse à la question écrite que M. le député avait adressée à M. le ministre chargé de l’éducation nationale le 11 avril 2023, portant sur la clarification nécessaire de la réglementation des rythmes scolaires dans le premier degré, M. le ministre affirmait que « le soutien financier de l’État qui accompagne la mise en œuvre des activités périscolaires dans le cadre de l’OTS à quatre jours et demi justifie son maintien comme seul cadre général ». Outre ses conséquences délétères pour des communes qui se trouvent pénalisées pour avoir respecté le cadre général de l’organisation du temps scolaire (OTS), la suppression du FSDAP vient donc en contradiction avec les arguments que M. le ministre avait alors avancé. Il l’interroge donc sur la cohérence de la suppression du FSDAP en l’absence de remise en cause du cadre général de l’organisation du temps scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Crise du recrutement dans l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        291. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la crise du recrutement des enseignants. La pénurie de professeurs en 2022 avait donné lieu à une situation accablante et la situation ne s’est guère améliorée depuis. Le ministère avait alors entrepris une campagne de recrutement d’urgence : job dating, formations accélérées, embauches de contractuels, notamment, qui s’est soldée par un échec cuisant. Encore une fois, au concours de professeurs des écoles, moins de candidats reçus que de postes offerts. Baisser le niveau du concours des écoles ne peut pas être une solution viable et sérieuse. Les causes de la crise de recrutement sont simples. La rémunération, les conditions de travail, la considération, rien n’est satisfaisant. Les réformes successives n’ont fait qu’attiser la colère et le dépit des professeurs. Le « Pacte enseignant » acte le manque de moyens et la stagnation des salaires, tout en leur promettant des conditions de vie et de travail plus dégradées. L’embauche de contractuels est une mesure palliative dangereuse. Elle discrédite la profession, laisse des professeurs démunis devant les élèves et ne fidélise aucunement les recrues. La situation est devenue intenable et met en danger l’avenir du pays. Il lui demande donc comment elle compte endiguer la crise de recrutement des professeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5134</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Défense de l’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        292. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par l’instruction en famille (IEF). La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République empêche les dérogations à l’obligation de scolariser les enfants de moins de 16 ans sauf autorisation délivrée par les services académiques. Les motifs invoqués doivent être en lien direct avec la situation de l’enfant et sont limitativement énumérés par la loi. De très nombreuses familles regrettent les contraintes imposées par cette loi, la chronophagie des formalités administratives et le manque de souplesse de l’éducation nationale dans l’octroi des dérogations, alors même que, dans la plupart des cas, l’instruction en famille se révèle très positive pour les enfants et que ces familles sont les mieux à même de savoir ce qui est bon ou pas pour leurs enfants. Il est ainsi assez fréquent que des familles aient obtenu un accord pour une année mais un refus pour l’année suivante, plaçant l’enfant dans les plus mauvaises conditions pour réussir son instruction, notamment en raison de l’angoisse de voir leur vie se transformer, à un âge tardif, en cas de scolarisation. D’une manière générale, les premières demandes ou les demandes de renouvellement aboutissent de plus en plus à des refus. Les conséquences de l’application de cette loi, au demeurant très variable en fonction des académies, aboutissent à ce que l’instruction en famille ne soit plus un droit mais une exception, une anomalie sur laquelle pèse une suspicion de séparatisme de la part des services de l’éducation nationale. Ces dispositions compliquent la vie des parents désirant s’investir dans l’éducation de leurs enfants, alors même que les abayas, les faits de harcèlement et la violence accrue dans l’institution scolaire montrent que la lutte contre le séparatisme devrait en premier lieu s’effectuer au sein des établissements scolaires, où il gagne du terrain. Il lui demande si elle compte revenir à un régime déclaratif ou, a minima, alléger les contraintes actuelles de demande d’autorisation. Ces allègements pourraient constituer en l’ajout de « raisons propres à l’enfant » à la liste des motifs dérogatoires ou éviter la remise en question de la dérogation chaque année. Il souhaite également savoir dans quelle mesure il est possible de préciser et d’harmoniser entre les académies les critères d’acceptation ou de refus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5134</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Difficultés des assistants sociaux de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        293. — 8 octobre 2024. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions de travail et de rémunération des assistantes et assistants sociaux de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Ces professionnels exercent de nombreuses missions, souvent ignorées du grand public, qui s’inscrivent dans une politique de prévention auprès des élèves et des étudiants. Ces missions sont aussi variées que la protection de l’enfance, l’absentéisme, le harcèlement, la radicalisation, les violences sexistes, l’inclusion des élèves en situation de handicap, le soutien à la parentalité, etc. Ils interviennent aussi sur toutes les questions et difficultés socioprofessionnelles et sociales, auprès des personnels qu’ils soient enseignants, AESH, AED, administratifs, personnels médico-sociaux, personnels de l’enseignement privé sous contrat ou retraités de l’institution. Bien qu’ils soient présents sur toutes les problématiques sociales et professionnelles, ils ont le sentiment que leur engagement professionnel auprès des personnels, des élèves, des étudiants, des jeunes et de leur famille n’est pas reconnu à sa juste mesure alors qu’ils se sont vu attribuer à moyens constants des missions supplémentaires, (réfèrent handicap, harcèlement en milieu professionnel). En l’absence de création de postes, les assistants sociaux sont contraints d’assurer leurs missions sur deux à quatre établissements scolaires entraînant un accroissement important de leur charge de travail et une inégalité d’accès au service public pour les publics concernés. Leurs conditions de salaire ne sont pas à la hauteur des responsabilités exercées notamment au regard de leur responsabilité pénale car leur corps de métier a la grille indiciaire la plus basse des catégories A. Une telle inégalité de traitement est encore vécue comme un manque de reconnaissance et constitue également un fort handicap pour recruter dans ce corps de métier. Aussi, face au mal être des assistants sociaux et aux conditions d’exercice dégradées qui interrogent sérieusement le sens de leur travail, il lui député demande si elle envisage, d’une part, de revaloriser leur grille indiciaire et, d’autre part, de procéder à des recrutements, notamment dans le premier degré, afin de soulager leur charge de travail et d’assurer leur présence auprès de tous les élèves, en particulier dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Étendre l’indemnité REP aux enseignants contractuels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        294. — 8 octobre 2024. — Mme Soumya Bourouaha interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’attribution de l’indemnité REP aux contractuels qui enseignent dans des établissements classés REP ou REP+. Depuis plusieurs années, l’éducation nationale peine à recruter autant d’enseignants sur concours que le nombre de postes ouverts. Le métier d’enseignant, qui attirait beaucoup de candidats par le passé, connaît aujourd’hui une baisse de son attractivité auprès des jeunes sortis d’études. Les postes occupés dans les établissements REP et REP + sont ceux qui ont le plus de difficulté à être pourvus en raison de conditions de travail plus difficiles auprès d’élèves qui connaissent plus de difficultés scolaires et parfois ont des parcours de vie plus complexes. Pour rendre ces postes plus attractifs et en limiter la vacance, une indemnité spécifique est versée aux enseignantes et enseignants exerçant dans ces établissements. Malheureusement, cette indemnité n’est pas attribuée à celles et ceux qui enseignent dans ces mêmes établissements, dans les mêmes conditions que leurs collègues mais sous le statut de contractuels. Alors que leur engagement est le même, il apparaît profondément injuste que ces personnels impliqués pour la réussite des élèves ne bénéficient pas de l’indemnité REP. Par ailleurs, cette décision ne permet pas de fidéliser des enseignants dont l’implication sur le long terme est indispensable pour la stabilité des établissements et des équipes. Ainsi, elle l’interroge quant à sa volonté de répondre à cette injustice et de permettre aux enseignants contractuels en établissements REP et REP+ de bénéficier au même titre que les titulaires d’une indemnité prenant en compte les conditions particulières dans lesquelles ils exercent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Évolution de la formation et des concours de recrutement des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        295. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la réforme annoncée de la formation et des concours de recrutement des enseignants. Cette réforme intervient à la suite de plusieurs autres de la formation initiale. Elle s’est faite sans concertation avec les acteurs de terrain. Le calendrier est très court et les moyens budgétaires, techniques et humains doivent être renforcés pour garantir la qualité des formations et l’attractivité de la filière enseignante. Des premiers concours seraient prévus dès avril 2025, ce qui suppose que les universités proposent des modules dès septembre 2024. Les enseignants auraient d’abord un statut de stagiaire alternant en master 1 puis un statut de fonctionnaire stagiaire en master 2. Pour les professeurs des écoles, des licences spécifiques seraient créées, au moins une par académie ; pour les professeurs du second degré la formation par et dans des licences disciplinaires serait maintenue. Une nouvelle structure de pilotage serait créée au travers d’écoles normales supérieures du professorat (ENSP). Mme la députée souhaite connaître les garanties qui seront apportées pour assurer la transition et la cohérence des formations actuelles et futures. Par ailleurs, plusieurs questions se posent aux actuels étudiants de master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) » déjà engagés dans la formation ; il s’agit ici de l’option la plus courante chez les étudiants. Ce master est proposé par les universités en partenariat avec les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (INSPÉ) : y aura-t-il une identité d’exigence en matière de connaissances et de compétences posée aux étudiants de master MEEF et à ceux des futurs concours ? Quelle sera la répartition des postes à pourvoir entre étudiants des masters actuels et ceux des nouvelles formations ? Quelles mesures garantiront l’égalité de traitement entre les actuels master 2 non-alternants qui ont des heures de classe à assurer chaque semaine, avec une très faible indemnisation et ceux qui seront a priori mieux indemnisés ? Le droit à retraite des actuels étudiants sera-t-il aligné sur celui des futurs étudiants accédant à la fonction publique par le nouveau concours (deux ans de droits à consolider au bénéfice des premiers) ? À ces questions, elle souhaite une réponse d’ensemble et des éléments visant à rassurer les étudiants déjà engagés dans des formations difficiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        296. — 8 octobre 2024. — M. Emeric Salmon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’application des dispositions relatives à l’instruction en famille (IEF). En effet, dans le département de la Haute-Saône, de nombreuses familles, ayant pourtant bénéficié d’une autorisation pour l’année scolaire précédente et ayant fait l’objet de contrôles concluants, expriment leur mécontentement face à la gestion actuelle des demandes d’instruction en famille. Ces familles dénoncent un manque de transparence et un arbitraire présumé dans le traitement de leurs dossiers par les services académiques, observant des disparités notables entre académies. M. le député rappelle qu’il incombe au ministère de veiller à une gestion transparente et équitable de ces demandes sur l’ensemble du territoire. À cet égard, il souhaite disposer d’une analyse territoriale détaillée par département, académie et à l’échelle nationale. Il sollicite donc la communication d’un tableau récapitulatif actualisé pour les rentrées scolaires 2023 et 2024, indiquant par académie, département et services départementaux de l’éducation nationale (DASEN), le nombre de demandes d’instruction en famille reçues ainsi que les réponses positives et négatives apportées par les autorités académiques compétentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5136</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Maintien d’une offre scolaire garantissant équité et justice territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        297. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le sujet des procédures de dérogation d’affectation scolaire pour les enfants des écoles élémentaires et pré-élémentaires, le maintien d’une offre scolaire garantissant équité et justice territoriales étant dans ce cadre primordial. En vertu des dispositions des articles L. 131-5 et L. 131-6 du code de l’éducation, le maire dresse chaque année la liste de tous les enfants soumis à l’obligation scolaire résidant dans sa commune. Toutefois, pour des motifs spécifiques, les parents peuvent demander à scolariser leur enfant dans une école d’une autre commune. C’est alors à la commune d’accueil qu’appartient la décision d’accepter ou de refuser la demande de dérogation. Pour les enfants non-résidents, le code de l’éducation prévoit six cas dans lesquels le maire, ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière scolaire, doit accepter l’inscription d’un enfant dans l’école demandée sans possibilité de refus. 1er cas : l’absence d’école ; 2e cas : la « capacité d’accueil insuffisante » ; 3e cas : les contraintes professionnelles des parents ; 4e cas : l’état de santé de l’enfant ; 5e cas : le regroupement de la fratrie ; 6e cas : l’enseignement d’une langue régionale. En dehors de ces motifs, pour lesquels le maire de la commune d’accueil doit toutefois informer le maire de la commune de résidence du motif de l’inscription dans un délai maximum de deux semaines (article R. 212-22 du code de l’éducation), le maire de la commune d’accueil doit impérativement recueillir l’avis du maire de la commune de résidence pour pouvoir délivrer le certificat d’inscription. Pourtant, dans les faits, l’accord préalable du maire de la commune de résidence n’est que peu souvent demandé. Ainsi, à titre d’exemple factuel, deux communes regroupées en RPI (regroupement pédagogique intercommunal), sur la 1ère circonscription des Deux-Sèvres, ont vu une classe fermée suite aux demandes de dérogation, dont certaines non conformes aux motifs légitimes, de 15 enfants vers les communes voisines, sans que le maire de la commune de résidence n’ait été consulté ou informé. C’est une véritable concurrence territoriale qui se met en place et qui porte atteinte au déploiement d’un maillage cohérent de l’offre de service d’éducation dans les territoires ruraux. Aussi, en dehors de la légitimité des cas particuliers, il lui demande quelle solution pourrait être envisagée afin de défendre un maillage du territoire efficient, allant dans l’intérêt du maintien de l’attractivité des communes rurales et de leurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5136</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Non-respect de la loi portant sur la liberté de culte dans l’enseignement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        298. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la liberté de culte dans l’enseignement privé. De nombreux élèves ont fait part de situations dans lesquelles l’enseignement du catéchisme dans les établissements privés sous contrat ne respectait pas le caractère facultatif que la loi impose. En effet, dans certains établissements, le catéchisme figure sur l’emploi du temps et se présente comme n’importe quelle autre matière obligatoire. Dans d’autres, un cours de culture religieuse est présenté comme alternative, mais le programme de ce cours ne diffère que très peu de celui du catéchisme, ou se concentre majoritairement sur la religion catholique. Proposer des cours dont le contenu porte sur les religions est possible et justifiable, à condition que le pluralisme des confessions traitées soit garanti (article L. 141-2 du code de l’éducation). Des témoignages font remonter que, dans certains établissements, la quasi-totalité du volume horaire de ces cours est consacré à l’étude du catholicisme. Dès lors, il ne s’agit plus de théologie mais d’une forme de catéchisme déguisé. Quant à certains établissements où l’aspect facultatif de cet enseignement est respecté du point de vue formel, des élèves dénoncent des pressions exercées à l’encontre de ceux qui ne s’y rendent pas de la part de l’administration. Dans le code de l’éducation, il est clairement précisé que l’enseignement religieux doit être facultatif dans les établissements privés (article L. 141-3) et que la liberté de conscience de chacun doit être totalement assurée quel que soit le caractère de l’établissement (article L. 442-1). Le rapport d’information n° 2423 de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale pointe un problème avec le manque d’inspection pédagogique des établissements privés (seulement 14 % des établissements ont été inspectés durant l’année scolaire 2022-2023) et conclut que « la bonne application des dispositions relatives à l’instruction religieuse constituent de manière regrettable des angles morts du contrôle ». Il est absolument inconcevable que ces principes puissent être bafoués par les établissements d’enseignement privé catholique. Le caractère obligatoire de ces enseignements est tout simplement illégal et l’utilisation de cours sur les religions doit être encadrée afin de ne pas être une forme de catéchisme déguisé. De plus, il est intolérable que l’administration exerce des pressions sur les élèves non catholiques pour les pousser à suivre ces enseignements. C’est pourquoi elle lui demande simplement de faire respecter la loi et de préciser quelles mesures seront prises afin d’assurer le respect de la liberté de conscience des élèves de l’enseignement privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5137</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pénurie du personnel AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        299. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque crucial de personnel AESH dans les écoles. En effet, ces dernières années, le nombre d’enfants en situation de handicap accueillis à l’école est en progression constante. À la rentrée 2023, 430 000 enfants en situation de handicap étaient scolarisés, soit une augmentation de 34 % depuis 2017. En parallèle, le nombre d’accompagnants d’élève en situation de handicap (AESH) a également augmenté de 42 % depuis 2017. Malgré son augmentation, le nombre d’AESH reste en deçà des besoins, ce qui crée des tensions importantes au sein des écoles que ce soit au niveau des apprentissages des enfants au sein d’une classe, mais aussi en ce qui concerne la qualité d’accompagnement de ces enfants en situation de handicap. Dans le département du Puy-de-Dôme, à la rentrée 2023, 8 165 enfants en situation de handicap étaient scolarisés dont 4 515 enfants nécessitant un accompagnement humain, pour un total de 850 AESH. Sur la base de ce constat, de nombreux enfants attendent encore le soutien d’une AESH. Ce manque important d’heures d’accompagnement pénalise les enfants qui en ont besoin et rend difficile le travail des enseignants. Elle souhaite connaître la feuille de route qu’entend suivre le Gouvernement sur cette problématique et quelles seront les nouvelles mesures qui pourraient être prises pour assurer l’accompagnement nécessaire aux enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5137</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Protéger les personnels d’éducation impliqués dans la protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        300. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la nécessité de mieux protéger les enseignants et autres personnels d’éducation particulièrement impliqués dans la protection de l’enfance. Les enseignants et autres personnels d’éducation sont en première ligne dans la prévention, la détection et le signalement de la maltraitance infantile. Au contact quotidien des enfants, ils procèdent annuellement à près de 8 600 signalements au Procureur de la république et transmettent plus de 37 200 « informations préoccupantes » aux cellules de recueil des informations préoccupantes (Crip). Dans le contexte d’inflation des actes de maltraitance ou de violences à l’égard des enfants, leur rôle est appelé à évoluer. En effet, depuis le début de l’année 2024, Pascal Vigneron, directeur du numéro national de l’enfance en danger (119) alerte sur la hausse des informations préoccupantes transmises aux Crip sur tout le territoire national. Il note d’ailleurs, qu’en un an, les informations préoccupantes ont bondi de 29 % dans le Morbihan, de 17 % en Gironde. Elles ont également augmenté de 18 % dans le Nord et de 22 % en Seine-Saint-Denis, en deux années. S’ils remplissent leur mission de vigie, les professeurs et autres personnels d’éducation sont aussi particulièrement exposés aux représailles des auteurs de violences qui dans 80 % des cas sont l’un des deux parents de l’enfant concerné. Chaque année, 12 % d’entre eux sont victimes d’insultes ou de menaces dans le cadre de leurs fonctions. Dans près de 50 % des cas, ce sont les parents d’élèves qui sont les auteurs de ces agressions qui peuvent être verbales ou écrites. Parce qu’ils connaissent les conséquences de leur repérage - qui bouleverse un équilibre familial déjà fragile - les enseignants et autres personnels d’éducation sont confrontés à de difficiles cas de conscience et sont parfois amenés à y renoncer au risque d’éprouver une responsabilité coupable dans les cas les plus graves. Pour les y préparer, l’article L. 542-1 du code de l’éducation prévoit une formation initiale et continue des personnels, en partie commune aux différentes professions et institutions, dans le domaine de la protection de l’enfance en danger. L’article D. 542-1 du code de l’éducation en détaille le contenu et aborde notamment le positionnement professionnel à adopter, en particulier en matière d’éthique, de responsabilité, de secret professionnel et de partage d’informations. Mais dans les faits, tous les personnels de l’éducation ne peuvent disposer d’une formation dédiée au repérage et à la prévention des violences sur mineurs. Il revient en effet aux instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (INSPÉ) de sélectionner les formations qu’ils dispensent. Cette inégalité territoriale de formation initiale se retrouve également dans la formation continue. Dans certains départements, faute de moyens, les enseignants ne peuvent plus suivre de formation continue. Par ailleurs, aucun module de formation n’est prévu pour accompagner les professeurs à assurer leur propre protection à la suite d’un signalement de maltraitance. Et ce, alors qu’il pourrait ainsi être facilement envisager d’anonymiser les informations préoccupantes qu’ils transmettent aux Crip ou les signalements qu’ils adressent au procureur de la République, en désignant à leur place l’inspection d’académie. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend mieux protéger et accompagner les enseignants qui jouent un rôle fondamental dans la protection de l’enfance et si elle envisage de leur laisser la possibilité d’anonymiser leurs informations et signalements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5138</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rajout du « harcèlement scolaire » comme motif pour l’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        301. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rajout du « harcèlement scolaire » comme motif permettant d’instruire un enfant dans sa famille. M. Gabriel Attal, alors ministre de l’éducation nationale, avait à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, lancé un questionnaire d’auto-évaluation anonyme destiné aux élèves du CE2 à la Terminale. Les résultats obtenus par cette enquête alertent puisque plus d’un élève par classe déclare être victime de harcèlement scolaire (5 % du CE2 ou CM2, 6 % des collégiens et 4 % des lycéens). Pour nombre de ces jeunes, le retour à l’école peut s’avérer extrêmement compliqué voire même impossible tant leur souffrance est grande. Mme la députée sait combien le Gouvernement est mobilisé pour lutter contre ce fléau tant au niveau des auteurs de ces harcèlements que celui de l’accompagnement des jeunes qui en sont victimes. Elle estime, cependant, qu’aucune piste permettant une meilleure prise en charge notamment psychologique de la victime ne doit être occultée. Elle l’interroge donc sur la possibilité de rajouter un motif explicite « harcèlement scolaire » à ceux permettant à un enfant d’être instruit dans sa famille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5138</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Retard dans les affectations scolaires des élèves pour la rentrée 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        302. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les retards dans les affectations scolaires des élèves pour la rentrée 2024. L’arrêté du 7 décembre 2022 a fixé le calendrier scolaire pour l’année 2024-2025. Il a ainsi décidé que la rentrée scolaire des élèves, quel que soient les zones, se tiendrait le lundi 2 septembre 2024. Or selon les chiffres communiqués lundi 16 septembre 2024 par le ministère de l’éducation nationale, près de 27 000 élèves étaient encore sans affectation à la fin du mois d’août et plus de 13 800 étaient encore en attente deux semaines après la rentrée, tous niveaux confondus. La voie professionnelle semble concentrer les difficultés, 9 000 élèves y étant confrontés. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) impute la responsabilité de cet imbroglio à la refonte de la carte des formations professionnelles engagée par le précédent gouvernement. Laquelle a modulé le nombre de places disponibles dans les filières sans concertation avec les projets d’orientation des élèves. Une telle situation contrevient ainsi au droit à l’éducation qui est pourtant un droit fondamental pour l’émancipation et la réussite des élèves. Surtout, elle suscite de l’incompréhension et du découragement auprès des élèves et de leurs familles qui se retrouvent sans solution et parfois contraints d’abandonner leur projet d’orientation. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend régulariser les dernières affectations pour l’année scolaire 2024-2025 et quelles mesures il prévoit pour prévenir une telle situation pour l’année 2025-2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5138</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Sécurité des enfants scolarisés dans les écoles de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        303. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la sécurité des enfants scolarisés dans les écoles de la République, qu’elles soient publiques, privées sous contrat, ou privées indépendantes. Avant l’embauche des membres de leur personnel, les écoles publiques et sous contrat peuvent s’assurer que ces derniers ne présentent pas de danger en demandant à un référent justice que soit consulté le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) ainsi que le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT). Les écoles privées indépendantes, quant à elles, ne disposent toujours pas aujourd’hui de la possibilité de s’assurer que le personnel qu’elles recrutent ne représente pas un danger pour les élèves. Elles peuvent simplement supposer que l’administration procède à ce contrôle, sans aucune assurance sur le sujet. Elles ne disposent que des informations déclarées spontanément par les candidats ou consignées dans l’extrait de casier judiciaire B3. Il paraît légitime que les établissements indépendants bénéficient des mêmes garanties que les établissements publics. Pour permettre la protection de l’ensemble des élèves, il souhaite savoir si les établissements scolaires ne pourraient pas obtenir de l’administration, au moment du recrutement de tout membre de leur personnel, qu’elle leur assure expressément, dans un délai maximum d’un mois, que les personnes concernées ne figurent pas sur les fichiers FIJAISV et FiIJAIT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5139</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>STOP aux fermetures de classes dans les milieux ruraux !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        306. — 8 octobre 2024. — M. Arnaud Sanvert alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les fermetures de classes qui entraînent une surcharge des effectifs dans les écoles rurales. La politique actuelle de réduction du nombre de classes, notamment en milieu rural, a des conséquences désastreuses sur la qualité de l’éducation dispensée aux enfants. Trop souvent, les zones rurales sont sacrifiées au profit des grandes villes, créant un déséquilibre dans l’accès à une éducation de qualité. L’exemple de l’école de la commune de Messey-sur-Grosne en Saône-et-Loire illustre parfaitement cette situation. Suite à une fermeture de classe en mars 2023, les élèves se retrouvent répartis dans trois classes à niveaux multiples, une configuration qui ne présente aucun bénéfice pédagogique, contrairement à ce qu’avait assuré Mme la directrice académique de Saône-et-Loire. Ces classes à triple niveau compliquent l’apprentissage et la progression des élèves et ne favorisent pas un environnement propice à un enseignement de qualité. Au-delà des difficultés rencontrées cette année, la rentrée scolaire 2024/2025 s’annonce encore plus préoccupante. En effet, les effectifs prévisionnels, en augmentation, devraient atteindre 74 élèves, une hausse qui était d’ailleurs prévisible. Si l’organisation reste inchangée avec seulement trois classes, cela entraînerait des effectifs compris entre 18 et 29 élèves par classe. Une telle situation serait bien loin des standards nationaux. Il est important de rappeler que la moyenne des classes élémentaires en France est de 23 élèves par classe, contre 19 élèves en moyenne dans les pays de l’OCDE. La fermeture d’une classe est souvent une décision rapide à mettre en œuvre, tandis que la réouverture d’une classe s’avère plus compliquée et tardive, comme en témoignent de nombreux exemples à travers le pays. Face à cette politique guidée par les chiffres plutôt que par la qualité de l’enseignement, il apparaît essentiel de revoir en profondeur les règles de fermeture et d’ouverture de classes en milieu rural. Cette révision permettrait de garantir à ces élèves les mêmes chances de réussite que ceux des grandes villes. Il lui demande donc si elle va reconsidérer cette politique de fermetures de classes en milieu rural, afin de préserver l’équité dans l’accès à une éducation de qualité sur tout le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5139</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Article 6 de la « loi Molac »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        307. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite « loi Molac ». Mme la députée a été interpellée à plusieurs reprise par des maires de sa circonscription au sujet de cette loi. Bien que les élus soient tous attachés à l’apprentissage multiculturel et multilinguistique, leur commune se retrouve dans une situation tout à fait paradoxale à ce propos. En effet, l’article 6 de la « loi Molac » dispose que « la participation financière à la scolarisation des enfants dans les établissements privés du premier degré sous contrat d’association dispensant un enseignement de langue régionale au sens du 2° de l’article L. 312-10 fait l’objet d’un accord entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune, à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale ». Or, dans les territoires ruraux, la démographie est souvent invoquée pour justifier la fermeture de classes, en ce qu’elle générerait des coûts de maintien élevé là où le nombre d’élèves diminue. Voici donc que certaines communes se voient dans l’obligation légale de financer le départ d’élèves de leur école élémentaire communale, en direction d’un établissement privé. Ces départs sont ensuite invoqués pour réduire le nombre de classe pour amoindrir les dépenses, lesquelles s’accroissent à cause du forfait scolaire payé aux établissements privés dispensant un enseignement de langue régionale. In fine, les communes sujettes à l’application de l’article 6 de « loi Molac » se retrouvent donc contraintes à financer, au profit d’organismes privés, les causes de fermeture de leurs classes au détriment de la majorité de leurs enfants et donc de l’intérêt général. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement, tout en ne cessant pas de valoriser les spécificités culturelles territoriales, compte répondre à l’interpellation des élus locaux qui s’inquiètent de voir leurs caisses se vider au profit des organismes privés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5140</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Biodiversité et temps d’accueil élargi au collège
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        308. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’opportunité d’établir une convention avec les parcs zoologiques et aquariums afin de mettre en œuvre des activités pédagogiques axées sur la biodiversité et le bien-être animal durant le temps d’accueil élargi obligatoire dans les collèges (de 8 h à 18 h en zone prioritaire dès septembre 2024 puis dans tous les collèges en 2025) annoncé par son prédécesseur fin 2023. En effet, les parcs zoologiques et aquariums peuvent être sollicités pour proposer, en fonction de leur éloignement de l’établissement scolaire, soit une activité pédagogique dans une salle du zoo, soit mettre à disposition un animateur pédagogique pour accompagner des activités autour de la faune sauvage dans le collège. Une telle démarche irait précisément dans le sens de l’article 25 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, qui précise : […] « II.-L’article L. 312-15 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : l’enseignement moral et civique sensibilise également, à l’école primaire, au collège et au lycée, les élèves au respect des animaux de compagnie. Il présente les animaux de compagnie comme sensibles et contribue à prévenir tout acte de maltraitance animale ». Dans ce contexte, les zoos et aquariums ont un rôle essentiel à jouer pour développer le respect, l’empathie et l’envie de protéger la faune en général auprès des générations futures. Cette mission officielle d’éducation est d’ailleurs bien inscrite dans l’article 57 de l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement des installations des établissements zoologiques. En outre, cela s’inscrirait également dans la concrétisation de la mesure 34 « Éduquer et mobiliser les jeunes générations, depuis l’école jusqu’à l’université » de la stratégie nationale biodiversité 2030 dans laquelle le ministère de I’éducation nationale et de Ia jeunesse est impliqué. Il lui demande donc si un tel dispositif d’accompagnement pédagogique est prévu pour les collèges.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5140</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Création d’une MANCAV au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        317. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le dossier de la création d’une MANCAV (mise à niveau en cinéma audiovisuel) au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens. Finalement l’ouverture de cette mise à niveau BTS cinéma audiovisuel n’a pas été retenue pour la dernière rentrée par les services de l’académie de Toulouse. C’est une décision regrettable tant ce dossier concorde avec les objectifs du projet de l’établissement sur le développement de l’offre post-bac et au territoire du Comminges-Savès. En effet, cette remise à niveau en cinéma audiovisuel permet par la suite d’intégrer sur concours les grandes écoles de cinéma ou les BTS qui sont totalement saturés (97 % de refus au BTS des Arènes à Toulouse par exemple) et donc très difficiles d’accès juste après le bac. Toutes les matières dispensées dans cette formation sont enseignées au lycée (histoire des arts, musique…) et le partenaire de la section cinéma, le cinéma Le Régent, de par son statut de cinéma indépendant, de par son label DRAC et de par son dynamisme, est idéal pour fournir les professionnels et les stages nécessaires aux étudiants. De plus, cette formation de l’éducation nationale n’existe pas pour l’instant dans la région Occitanie. Il n’y a que trois lycées publics qui la dispensent dans toute la France et quelques lycées privés. La formation la plus proche se trouve à Sarlat en Dordogne, c’est-à-dire dans une ville et un bassin équivalent à celui de Saint-Gaudens et son taux de recrutement est de 18 % (82 % de refus car seulement 18 places). Ce serait également une formation publique nouvelle en Occitanie qui s’insèrerait parfaitement dans la carte des formations actuelles et qui correspond à de réels besoins pour les étudiants. Aussi, il aimerait savoir si les services de l’éducation nationale peuvent étudier à nouveau la possibilité de la création de cette offre post-bac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5140</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Droits du parent séparé ou divorcé dans la vie scolaire de son enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        349. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les droits du parent titulaire de l’autorité parentale dans la vie scolaire de son enfant qui ne réside pas de manière habituelle chez lui. Dans sa brochure « L’exercice de l’autorité parentale en milieu scolaire », le ministère de l’éducation nationale précise que « D’une manière générale, les établissements scolaires doivent entretenir avec les deux parents, quelle que soit leur situation familiale, des relations de même nature, leur faire parvenir les mêmes documents, convocations etc. et répondre pareillement à leurs demandes d’information ou de rendez-vous. ». Par ailleurs, il indique que le chef d’établissement, informé que les parents vivent séparément, « envoie systématiquement à chacun des deux parents les mêmes documents et convocations ». Or des témoignages font apparaître que certains chefs d’établissement ne se conforment pas à ces consignes, voire font obstacle, de manière directe ou indirecte, au droit du parent non hébergeant « d’être informé, d’être consulté et de proposer ». Il lui demande de quels recours dispose le parent traité de manière discriminatoire pour obtenir copie des bulletins trimestriels et des documents relatifs aux absences de l’enfant (durée et motif), aux sanctions disciplinaires ou à son orientation et plus généralement, aux décisions importantes relatives à sa scolarité. Il souhaite également savoir si le parent chez qui ne réside pas l’enfant de manière habituelle a le droit de participer aux différentes réunions d’information de l’établissement scolaire, aux réunions parents-professeurs et d’obtenir des rendez-vous avec les enseignants, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), ou les personnels de direction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5141</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prise en compte des années de séparation pour la mobilité des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        360. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mobilité des enseignants et plus précisément sur le mouvement interdépartemental des enseignants du premier degré. Les priorités légales de mutation sont celles issues de l’article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 2018-303 du 25 avril 2018. Le respect de la loi impose « dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service » de ne pas contraindre un fonctionnaire à vivre durablement séparé de sa famille. En plus de la bonification forfaitaire de 150,2 points qui est accordée pour toute demande de mutation au titre du rapprochement de conjoint, le régime des bonifications supplémentaires attribuées en fonction des années de séparation est le suivant pour les agents en activité : 190 points sont accordés pour la première année de séparation, 325 points sont accordés pour deux ans de séparation, 475 points sont accordés pour trois ans de séparation, 600 points sont accordés pour quatre ans et plus de séparation. Au-delà de quatre ans, la prise en compte du critère de séparation de conjoint est gelée et n’évolue plus. À titre d’exemple, M. le député est alerté par une personne professeur des écoles depuis 25 ans. Cette dernière renouvelle depuis 7 ans sa demande pour intégrer le Finistère. Son barème n’évolue que très peu depuis 3 ans, étant au maximum de la bonification accordée pour séparation de conjoint (600 points). Par la présente question, il lui demande dans quelle mesure toutes les années de séparation pourraient désormais être comptabilisées ; un tel mode de calcul apportant en effet plus d’équité entre les dossiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5141</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Grille indiciaire des personnels des GRETA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        375. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la question de la grille indiciaire appliquée aux personnels contractuels de catégorie A travaillant dans la formation continue des adultes au sein des groupements d’établissements publics locaux d’enseignement (GRETA) qui vont fêter leurs 50 ans d’existence cette année. Cette grille, établie en 1993, n’a pas été révisée depuis plus de 30 ans, alors que les grilles indiciaires des personnels titulaires, enseignants ou administratifs, ont déjà fait l’objet de révisions. Actuellement, cette grille impose quatre catégories de rémunération en fonction des diplômes détenus par les agents (3e catégorie, 2e catégorie, 1ère catégorie, hors-catégorie). Cependant, les premiers indices salariaux proposés pour un formateur contractuel détenant une licence sont au niveau du Smic, ce qui est manifestement inadéquat, surtout compte tenu de l’augmentation du coût de la vie. Dans l’académie de Toulouse en particulier, beaucoup de formateurs (qui ont pourtant les compétences et les diplômes requis) n’ont pas accès à la 1ère catégorie et à la connaissance de Mme la députée aucun personnel n’est classé en hors-catégorie. De plus, ces personnels ne bénéficient d’aucune prime ni indemnité supplémentaire à leur salaire. Afin de maintenir l’attractivité du réseau des GRETA et de protéger ces personnels, une révision de cette grille datant de 1993 est impérative. Elle demande donc quelles sont les mesures envisagées pour revaloriser cette grille salariale et qui permettraient un accès légitime plus transparent à la 1ère catégorie et à la hors-catégorie pour les personnels éligibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5141</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prise en charge des soins psychologiques pour les élèves harcelés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        395. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rapport relatif à la couverture des frais de consultation et de soins engagés par les victimes et par les auteurs de faits de harcèlement mentionnés à l’article 222-33-2-3 du code pénal auprès de psychologues et de psychiatres prévu par la loi du 2 mars 2022. Le rapport se devait d’évaluer les conditions d’une amélioration des remboursements assurés par les régimes d’assurance maladie au titre de ces prestations. En effet, chaque année, entre 800 000 et 1 000 000 d’élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France selon un rapport du Sénat. Le harcèlement peut entraîner de nombreux troubles psychologiques chez l’enfant conduisant parfois au suicide comme le rappelle la mort tragique de Nicolas,15 ans, dans la ville de Poissy le mardi 5 septembre 2023. Les professionnels de santé conseillent fortement d’accompagner les victimes de harcèlement afin de prévenir de ces troubles psychologiques. Selon le British Medical Journal le risque de dépression chez les personnes de 18 ans est triplé lorsqu’elles ont subi du harcèlement pendant leur scolarité. Pour lutter contre ce problème il est nécessaire d’avoir une oreille attentive à l’écoute des harceleurs et des harcelés. De plus les remontées des familles font part des coûts financier importants concernant cet accompagnement psychologique. Selon l’Association Hugo ! , cette prise en charge est d’environ 500 euros par mois. Aussi, il souhaite prendre connaissance de l’avancement de ce rapport et les conséquences que le Gouvernement souhaite en tirer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5142</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Dispositif Cordées de la réussite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        419. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le bilan du dispositif des Cordées de la réussite. Lancées fin 2008, les « Cordées de la réussite » visent à promouvoir l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence. Le dispositif repose sur des partenariats entre, d’une part, un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grandes écoles, universités) et, d’autre part, des lycées ou collèges. Par des actions de tutorat et d’accompagnement, il s’agit d’aider les jeunes issus de milieux modestes, de quartiers prioritaires, ou de zones rurales et isolées à lever les obstacles psychologiques et culturels qui les font trop souvent renoncer à s’engager dans la voie des études longues. Le dispositif des Cordées de la réussite n’a cessé de monter en puissance depuis sa création il y a une quinzaine d’années, au point d’intéresser aujourd’hui 185 000 élèves par an. Le rapport d’information sur l’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur du 20 juin 2023 met en avant la complexité de réaliser un bilan de ce dispositif fort intéressant pour les jeunes car « il n’y a pas de suivi des élèves encordés, il est difficile d’en mesurer les effets dans le temps », ce qui est fort dommageable. Aussi, afin de démontrer l’efficacité réelle de ce dispositif, elle lui demande les mesures qui vont être prises pour corriger ce dysfonctionnement et ainsi assurer un suivi régulier des élèves qui en ont bénéficié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5142</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Difficulté d’accès aux logements de certains professeurs lors de leur mutation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        436. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la difficulté d’accès aux logements de certains professeurs lors de leur mutation. Une grande majorité de professeurs mutés parfois très loin de leur lieu de résidence de base, également ex étudiants, éprouvent de grandes difficultés à trouver un logement pour plusieurs raisons, notamment le manque de fiche de paie à produire n’ayant pas eu encore d’emploi. À cela s’ajoute, le manque de la fiche de poste parfois non transmise par les rectorats et un arrêté d’affectation spécifiant la mutation valable uniquement pour l’année scolaire en cours, rajoutant ainsi un aspect négatif à la candidature. De ce fait, sans vraiment être considéré comme actif autonome, sans pouvoir prétendre à la garantie visale actifs tant que le contrat n’a pas débuté soit le premier septembre et au regard du peu de temps qu’ils risquent d’occuper le logement, leurs dossiers de demande de logement sont très souvent écartés. Ainsi, il demande au Gouvernement ce qu’il compte faire pour enrayer ce phénomène, en permettant notamment de faire une exception dans le cas de la garantie visale actifs, en ouvrant les droits non pas au début du contrat mais à la date de l’arrêté d’affectation, en l’occurrence dans le cas des professeurs en juillet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5142</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Formation des personnels encadrant les élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        520. — 8 octobre 2024. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les défis persistants concernant la formation des personnels encadrant les élèves en situation de handicap. L’inclusion des enfants en situation de handicap est un enjeu majeur de la société. En novembre 2023, le sous-directeur des savoirs fondamentaux et des parcours scolaires au sein de la direction générale de l’enseignement scolaire, se réjouissait des progrès réalisés en matière de scolarisation des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire, y compris dans le second degré. Lors de la rentrée scolaire 2022-2023, 436 000 élèves en situation de handicap étaient inscrits en milieu ordinaire, dont 222 500 dans le premier degré et 213 500 dans le second degré, avec une progression de 8,4 % dans le second degré par rapport à l’année scolaire 2021-2022. Malgré ces progrès, des lacunes subsistent dans la formation des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et des enseignants. Celle-ci n’est pas dispensée de manière régulière et de nombreux accompagnants débutent sans formation ou se la voient refuser. De plus, la formation des enseignants à l’accueil et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap reste aujourd’hui non obligatoire. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir une formation obligatoire et continue des AESH et des enseignants, ainsi que leur implication renforcée dans le suivi des enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5143</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inclusion et obligation de scolarisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        521. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la scolarisation des enfants en situation de handicap. Elle lui demande pourquoi, alors que la loi exige la scolarisation de tous les enfants dès 3 ans, l’éducation nationale se permet d’établir des emplois du temps aménagés pour les enfants handicapés avec des journées non scolarisées sans que cela préoccupe le corps enseignant et laissant ainsi ces enfants sans soins et dans l’errance en fonction de la situation familiale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5143</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque et recrutement des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        524. — 8 octobre 2024. — M. Arnaud Sanvert appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la problématique du recrutement des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces professionnels jouent un rôle essentiel dans le système éducatif français en assistant les élèves en situation de handicap dans leurs activités scolaires, favorisant ainsi leur inclusion au sein de l’école ordinaire. En plus de leurs missions quotidiennes en classe, les AESH participent également aux réunions de suivi avec les enseignants et les familles pour adapter l’accompagnement des élèves selon leurs besoins. À ce jour, le salaire moyen des AESH s’élève à environ 1 500 euros bruts par mois pour un temps plein. Bien qu’une augmentation de 11 à 14 % ait été mise en place en 2023, celle-ci demeure insuffisante pour attirer et fidéliser ces professionnels. De surcroît, il est à noter que de nombreux AESH occupent des postes à temps partiel, souvent avec des contrats de trois ans renouvelables et la perspective d’un contrat à durée indéterminée n’intervient qu’après six années de service. Le manque de reconnaissance ainsi que le faible temps de travail imposé soulèvent des préoccupations au sein de la profession. En 2024, malgré l’augmentation du nombre d’AESH, qui atteint 135 000, il reste encore 24 000 élèves en situation de difficulté sans accompagnement, ce qui montre un déficit persistant d’effectifs. De nombreux professionnels de la filière réclament également le passage au statut de fonctionnaire, une mesure qui permettrait probablement d’attirer davantage de candidats et d’améliorer la stabilité des équipes. Malgré les améliorations constatées ces dernières années, le besoin d’accompagnement reste criant : à la rentrée 2024, de nombreux élèves n’ont toujours pas accès à un soutien adéquat, ce qui complique la tâche des enseignants et limite les chances de réussite pour les élèves en difficulté. Face à ces difficultés de recrutement, dues à la pénibilité du métier mais également à son caractère indispensable, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place en matière de statut, de recrutement et de salaire pour garantir que les élèves en grande difficulté puissent bénéficier de l’accompagnement nécessaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5143</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prise en charge par l’État des AESH sur le temps méridien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        528. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en œuvre de la loi du 27 mai 2024 visant la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne. L’accompagnement humain prévu par la loi du 27 mai 2024 se traduit par l’intervention de personnels employés et rémunérés à cet effet par l’État, à savoir les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). L’article 3 en prévoit l’entrée en vigueur « à la rentrée scolaire ». Bien que des précisions sur cette mise en œuvre ont été apportées dans une note publiée au Bulletin officiel n° 30 du 25 juillet 2024, elle ne semble toujours pas être une réalité à ce jour. Ainsi, les AESH concernés - y compris ceux qui ont manifesté leur volontariat - ne se sont toujours pas vu proposer une évolution de leur contrat de travail par l’éducation nationale. Afin que les élèves n’aient pas à souffrir d’une rupture d’accompagnement durant ce temps éducatif essentiel, certaines communes ont fait le choix de poursuivre la prise en charge des AESH. Si cette démarche qui priorise l’intérêt de l’enfant est à saluer, une telle situation ne saurait perdurer. Aussi, il lui demande si la mise en œuvre de la loi du 27 mai 2024, mettant la rémunération des AESH à la charge de l’État, serait prochainement effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5144</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Contribution des établissements scolaires - développement du sport en entreprise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        710. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rôle des établissements scolaires dans le développement de l’activité physique et sportive en entreprise. En cette année olympique et paralympique, le Président de la République a souhaité faire de l’activité physique et sportive la grande cause nationale de 2024. L’un des objectifs recherchés est d’inciter les Français à faire davantage d’activité physique et sportive. Le défi est de taille. Comme le rappelle François Carré, cardiologue, président du collectif pour une France en forme, « notre société est face à un véritable tsunami d’inactivité et de sédentarité ». Effectivement, puisque 95 % des adultes sont exposés à un risque sanitaire par manque d’activité physique ou un trop long temps passé assis, 80 % des 11-17 ans sont en dessous des seuils d’activité physique recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2020. Il s’agit même d’un véritable problème de santé publique puisque, comme le rappelait François Carré, « pratiquer une activité diminue les risques de développer une pathologie de 20 % à 30 % (AVC, Alzheimer, infarctus) ». Il y a donc urgence à agir. Comme Mme la députée a pu le constater avec sa collègue Aude Amadou dans le rapport de janvier 2022 sur « le développement des activités physiques en milieu professionnel, une valeur ajoutée » suite à la mission que le Premier ministre, Jean Castex, leur avait confiée et dans le récent rapport des députés Karl Olive et Claudia Rouaux suite à leur mission flash sur « le sport au travail », il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement des activités physiques et sportives en entreprise. Karl Olive et Claudia Rouaux rappelaient que seulement 18 % des entreprises offraient à leurs salariés la possibilité de pratiquer un sport et qu’ils n’étaient que 13 % à pratiquer une activité physique sur leur lieu de travail. L’un des principaux freins à ce développement identifiés par Karl Olive et Claudia Rouaux était « le manque d’infrastructures ou de matériels disponibles, l’absence de locaux adaptés ou d’équipements adéquats ». Or ces locaux existent et sont sous-utilisés (pas plus de 35 % pour les besoins de l’éducation nationale) Mme la députée interroge Mme la ministre sur l’application de la loi de mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. Les dispositions prévoyaient la possibilité pour les associations de bénéficier notamment de ces infrastructures hors temps scolaire (week-end, vacances, jours fériés…). De nombreuses entreprises et collectivités s’appuient sur les associations et les clubs locaux pour proposer des activités physiques et sportives à leurs salariés. Or il apparaîtrait que la grande majorité des établissements scolaires ne jouent pas le jeu et limitent l’accès des associations à leurs équipements sportifs aux seules nécessités de compétition et ne s’impliquent pas dans la démarche. Mme la députée trouve cela d’autant plus dommageable que les directeurs d’établissement scolaire ont un rôle moteur à jouer dans le développement des activités physiques et sportives dans le pays qui ne se limite pas à leurs collégiens et lycéens. Elle l’interroge donc sur la possibilité de rappeler aux directeurs d’établissement leur importance dans l’objectif voulu par le Président de faire de la France « une nation sportive » qui passe forcément par le dialogue et la concertation avec les maisons Sport-santé, les associations sportives, les entreprises et les collectivités propriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5144</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Lutte contre les mutilations sexuelles féminines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        354. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les coupes budgétaires infligées aux organisations engagées contre les violences faites aux femmes et plus particulièrement contre les mutilations sexuelles féminines (MSF). Erigée en « grande cause du quinquennat » par Emmanuel Macron, la lutte contre ces violences souffre d’un manque criant de financements publics. Les actes n’ont pas suivi les mots du Président de la République. En effet, alors que le rapport de septembre 2023 publié par la Fondation des femmes estimait entre 2,6 à 5,6 milliards d’euros la somme nécessaire pour répondre aux besoins grandissants dans la lutte contre les violences faites aux femmes, le budget annuel alloué par l’État à cette cause ne dépasse pas 184,4 millions d’euros. Pire encore, en dépit de ce manque de moyens, le Gouvernement a adopté le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédit, prévoyant de nouvelles coupes budgétaires de l’ordre de 7 millions d’euros dans le programme budgétaire 137 consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce programme dédié à l’aide et l’accompagnement des victimes de violence, au financement des actions en faveur de l’égalité professionnelle entre les sexes et à la lutte contre la prostitution, prévoyait également le renforcement du soutien au tissu associatif national et local dans la lutte contre les MSF. À ce jour, près de 125 000 femmes victimes d’excision vivent en France et 11 % des leurs filles ont également subi des mutilations sexuelles. Face à ce fléau, le secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations avait oeuvré en 2019 à un plan national d’action visant à éradiquer les MSF. Pourtant, cinq ans plus tard, force est de constater que les moyens déployés ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Les restrictions budgétaires annoncées sont une menace de plus sur les droits des femmes et sur leur sécurité. Par cette décision politique, le Gouvernement mène à la faillite des dizaines d’associations et de structures engagées contre les violences faites aux femmes. La maison des femmes d’Orléans a été contrainte en novembre dernier de lancer un appel aux dons pour financer l’accompagnement et le soin des victimes d’excision. En février 2024, l’ONG « Les Orchidées rouges » tirait la sonnette d’alarme quant à l’avenir de ses activités. L’organisation qui lutte contre les MSF et le mariage forcé depuis 2017 risque de fermer ses deux instituts médico-psycho-sociaux de Lyon et de Bordeaux, les premiers et seuls en France, par manque de subventions publiques. Pourtant, l’association joue un rôle crucial dans la lutte contre les MSF en France et dans le monde. Elle bénéficie même du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies, est membre du comité de suivi du plan national d’actions visant à éradiquer les MSF porté par le secrétariat d’État et appartient au réseau européen End FGM et de la COD MGF, acteur majeur de la lutte contre l’excision en Afrique et en Europe. Depuis la fondation de son premier institut à Bordeaux en 2020, plus de 900 femmes et filles victimes d’excision ont bénéficié gratuitement d’un accompagnement psychologique, médical, sexologique, social et juridique. Plus de 16 000 personnels de santé, travailleurs sociaux, salariés et bénévoles d’associations, membres de l’éducation nationale et personnes issues de la société civile ont été sensibilisés à ces questions. Aussi, M. le député demande-t-il à Mme la ministre quelles mesures elle compte prendre afin d’atteindre l’objectif d’éradication des MSF prévu par le plan national d’action initié en 2019 par le secrétariat d’État dont elle a la charge. Envisage-t-elle une augmentation des subventions publiques accordées aux associations et organisations non gouvernementales engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes et plus particulièrement contre les MSF ? Compte-t-elle mettre en place de nouveaux financements afin de garantir aux femmes victimes d’excision l’accès gratuit aux actes de chirurgie réparatrice en cas de suppression de l’aide médicale d’État ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5145</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Politique gouvernementale à l’égard du dispositif « Maison des femmes »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        355. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les questions écrites, déposées sous la précédente mandature, n° 7988 déposée le 16 mai 2023, n° 12021 déposée le 10 octobre 2023 et n° 15116 déposée le 13 février 2024 qui n’ont jamais obtenu de réponse. La présente question écrite représente donc la quatrième relance à ce sujet. Elles portaient toutes les trois sur les structures de type « maison des femmes ». En effet, le 8 mars 2023, Mme la Première ministre Elisabeth Borne déclarait : « On veut dans chaque département déployer une maison des femmes », confirmant par là même les annonces du plan pour l’égalité femmes-hommes. La ministre Agnès Firmin le Bodo annonçait le vendredi 16 juin 2023 une enveloppe dédiée de 2,5 millions d’euros. La ministre Bérangère Couillard déclarait le 30 novembre 2023 à la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, à propos de ce dispositif « Plus de 6 millions d’euros y sont dédiés en 2024. Nous croyons beaucoup en ce dispositif, complémentaire au travail réalisé par les associations depuis des années et au quotidien ». Les acteurs de terrain, élus, membres d’associations et citoyens, témoins de ces annonces successives, ont besoin d’éclaircissements à propos des politiques publiques conçues par le ministère. Ainsi, se faisant leur porte-parole, M. le député se permet de questionner Mme la secrétaire d’État. M. le député souhaiterait obtenir des éclaircissements quant à la manière et les modalités avec lesquelles cette enveloppe sera allouée. Il lui demande également si ces structures devront-elles dépendre intrinsèquement d’un hôpital, étant donné que d’autres acteurs publics et privés peuvent être à l’initiative de ce genre de structure, comme c’est le cas en Charente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5146</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Revente en surplus de l’électricité produite par panneaux solaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        278. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur le prix de revente en surplus de l’électricité produite par panneaux solaires par les particuliers. Certains Français, soucieux de répondre aux défis écologiques et environnementaux, investissent dans l’installation de panneaux solaires pour leur foyer. Ces investissements ont pour objectif une baisse de leur facture électrique grâce à la revente du surplus d’électricité produite. Or le prix de vente de l’électricité est autour de 10 centimes d’euros HT le KWh pour les particuliers. Ce prix est resté stable alors même que les fournisseurs d’énergies, acheteurs de ces surplus, augmentent sensiblement le prix de vente au consommateur final. Si cette augmentation peut s’expliquer par une hausse des coûts de productions, notamment liés aux déséquilibres géopolitiques, il n’en reste pas moins que les particuliers producteurs d’énergie ont le sentiment de ne pas être encouragés dans leur contribution à la souveraineté énergétique du pays. En ce sens, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre pour assurer une plus juste répartition de la valeur, cela dans une perspective d’augmentation du pouvoir d’achat des Français et d’atteindre les objectifs écologiques fixés par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5146</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>« MonMaster » : une plateforme de plus, des droits en moins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        309. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les dysfonctionnements du dispositif « MonMaster ». Le 26 février 2024, la plateforme « MonMaster » a ouvert ses portes et déjà, les étudiants et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche pointent ses failles. Le décalage est immense entre places ouvertes et places attribuées. En effet, certains masters comptent déjà plus de 31 postulants par place. À l’inverse, les masters de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) du premier et second degré ne sont occupés qu’à 80 % tandis qu’ils regroupent 18 % des places en master au niveau national. La solution du rééquilibrage (transfert de places entre masters) n’est pas acceptable. Premièrement, il y a une impossibilité technique à substituer des places, car cela se joue entre différentes universités et différentes disciplines : il ne s’agit pas de bouger des chaises mais d’avoir des enseignants de la filière concernée. Deuxièmement, sur le plan des principes, on n’élèvera pas le niveau de qualification du pays en réduisant quelque capacité d’accueil que ce soit. Aussi M. le député demande-t-il quand les places nécessaires seront ouvertes en urgence dans les masters les plus demandés, conformément aux revendications des syndicats et des usagers de l’enseignement supérieur et de la recherche. De plus, M. le député appelle l’attention de Mme la ministre quant à la charge administrative que représente la constitution d’un dossier pour un étudiant, ainsi qu’à propos de l’utilisation des données fournies dans ce dossier. Effectivement, on décompte près de 42 informations obligatoires à saisir ainsi que 9 pièces justificatives à fournir. Le tout, sur une plateforme qui a déjà fait polémique pour son mauvais traitement des données et son non-respect du règlement général sur la protection des données. De plus, la charge que constitue la construction du dossier intervient à un moment de l’année où les étudiants sont pour la plupart en stage et doivent finaliser des travaux de fin d’année. Il est alors irresponsable de leur imposer une telle charge de travail supplémentaire. Aussi il l’interroge quant au calendrier et à la forme que prendra la nécessaire démarche de simplification et de réduction du volume d’informations et de pièces justificatives exigées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5146</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Aide financière pour une tarification sociale des restaurants de l’INSA Lyon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        310. — 8 octobre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité de débloquer les subventions requises pour le bon fonctionnement des services de restauration proposés par l’INSA Lyon afin d’en garantir l’accès à l’ensemble des étudiants boursiers et non boursiers à l’heure où ces derniers subissent de plein fouet une crise alimentaire et que la jeunesse du pays se précarise. Plus de 36 % d’étudiants sont en effet régulièrement contraints de se priver de repas par manque d’argent d’après une étude de l’IFOP et plus de 56 % d’étudiants ne se nourrissent pas à leur faim de manière générale d’après une enquête de l’association cop1 solidarités étudiantes. La présente situation est d’autant plus critique que l’INSA Lyon ne dépend pas des services du Crous et ne dispose pas des fonds pour mettre à disposition la politique ô combien nécessaire des repas à 1 euro. Sans oublier par ailleurs que le prix du repas proposé par le service de restauration de l’INSA Lyon est actuellement jusqu’à 56 % plus cher que celui du Crous. Les étudiants concernés sont fortement inquiets. La direction de l’établissement peine depuis plus de trois ans à obtenir le soutien financier de l’État et les négociations n’aboutissent à aucune solution concrète. En finalité, il est urgent que l’État mette en place les financements nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement afin de garantir un accès inclusif à la restauration pour tous les étudiants de l’INSA Lyon en prenant en compte leurs contraintes matérielles et la précarisation à laquelle une importante partie est confrontée. Il ne faut pas perdre de vue le fondement historique de cette institution créée en 1957 avec pour objectif substantiel d’ouvrir aux enfants d’ouvriers et de paysans un accès à une grande école publique, à l’émancipation par la formation, à l’ascension sociale malgré les inégalités sociales. Enfin, le Conseil d’administration de l’INSA a adopté le 4 juillet 2024 une motion appelant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à intervenir à la hauteur des besoins et de manière pérenne dans le financement du service de restauration de l’INSA Lyon. Ainsi, elle lui demande de débloquer les subventions nécessaires afin d’assurer à tous les étudiants de l’INSA Lyon l’accessibilité à la restauration à travers un tarif plus inclusif basé sur le modèle tarifaire du CROUS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5147</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Contrôle du financement public des syndicats étudiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        311. — 8 octobre 2024. — M. José Beaurain interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’opportunité de conditionner le financement public des syndicats étudiants au respect d’un code de conduite basé sur les valeurs républicaines. M. le député rappelle que l’UNEF a bénéficié de 458 850 euros de subvention annuelle publique en 2019 et 2020, une somme calculée au prorata des résultats obtenus lors des dernières élections du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous). Premier syndicat étudiant de France en matière de financement public, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a quant à elle perçu 836 000 euros de subventions sur la même période. Il souligne que, depuis plusieurs années, de graves dérives sont à signaler dans de nombreuses universités françaises de la part de représentants et « militants » de certains syndicats étudiants. À titre d’exemple, il cite, sans s’y limiter, l’organisation de réunions « non mixtes » sur une base d’exclusion raciale, l’exercice de pressions, intimidations et menaces visant à faire annuler des conférences débats au sein de plusieurs établissements, ou encore le saccage des locaux de la Sorbonne pendant les blocages de 2022, occasionnant plusieurs dizaines de milliers d’euros de frais de réparations. Il lui demande si celui-ci envisage de prendre des mesures concrètes afin de conditionner le versement d’argent public au respect, par ces associations et leurs militants, d’un code de conduite destiné à assurer la fin de ces dérives et, en cas de non-respect de celui-ci, s’il envisage d’interrompre tout versement de subvention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5147</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements suite aux examens cliniques objectifs et structurés (ECOS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        312. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur de potentiels dysfonctionnements suite à la tenue récente des oraux des examens cliniques objectifs et structurés (ECOS). D’après plusieurs témoignages d’étudiants ayant passé ces ECOS, il y aurait eu plusieurs anomalies lors de ces examens. Ces étudiants ont saisi leurs universités respectives, le centre national de gestion des praticiens hospitaliers, le ministère de la santé et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche. Malheureusement, ils n’ont reçu aucune réponse à leurs interrogations. Ils ont également tenté toutes les voies de recours : recours gracieux, saisine auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) etc. Tentative vaine, puisqu’ils n’ont reçu aucune réponse. Ces étudiants auraient aimé connaître leurs notes aux oraux et vont devoir attendre près d’un an pour pouvoir repasser cet examen, alors même que la situation dans les hôpitaux ne fait que s’aggraver et que l’on manque cruellement d’internes et de praticiens. Par ailleurs, une majorité de ces élèves ont eu de très bonnes notes aux écrits, ont validé les ECOS de faculté et ont même validé leur 6e année de médecine. Malgré cela, ils ont été invalidés aux oraux à quelques centièmes de points. Ils sont selon les statistiques près de 350 à avoir échoué, dont 62 à avoir été invalidés aux oraux. Compte tenu de la situation actuelle du système de santé français et plus particulièrement dans les hôpitaux pour les patients mais également pour le personnel soignant, il est plus que regrettable que ces 62 élèves aient été invalidés pour quelques dixièmes manqués. Il souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement à l’égard de ces 62 étudiants et s’il compte faire évoluer la situation pour que les hôpitaux disposent de plus d’internes, essentiels à une meilleure prise en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5148</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Enseignement de la santé dans le Var
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        313. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence de structure d’enseignement de la santé dans le département du Var. Le département connaît une désertification médicale inquiétante, même dans les secteurs les plus urbanisés, en raison de nombreux départs à la retraite. Les hôpitaux connaissent des problèmes structurels de personnels et les libéraux ont du mal à satisfaire la demande dans un département où d’une part la population vieillit et où d’autre part elle augmente considérablement lors des saisons vacancières. Pour les jeunes étudiants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui souhaiteraient s’orienter vers les études de médecine, ils ne trouvent à leur disposition que les facultés de médecine de Nice Sophia-Antipolis et d’Aix-Marseille (cette dernière étant répartie sur deux sites, tous deux implantés dans la ville de Marseille). Ce maillage est de toute évidence largement insuffisant pour une région de plus de 5 millions d’habitants ayant de plus en plus forts besoins médicaux, comme c’est le cas, singulièrement, dans le département du Var. Il est étonnant qu’un département comme le Var, qui compte plus d’un million d’habitants permanents, n’ait aucune structure d’enseignement supérieur en santé rattachée à l’université de Toulon par exemple, que ce soit une UFR créée à l’initiative de l’université, une école ou un institut, créées par arrêté ministériel. Il lui demande donc si elle envisage la création d’une UFR de médecine dans le Var ou à défaut, dans un premier temps, un parcours accès spécifique santé (PASS) ou une licence accès santé (LAS), qui représenteraient un premier pas afin non seulement de résorber la pénurie de médecins mais aussi d’accueillir des jeunes du département et d’ailleurs et, de fait, de renforcer les chances qu’ils viennent s’y installer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5148</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugo Prevost</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Financement des universités et offre de formations territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        314. — 8 octobre 2024. — M. Hugo Prevost appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le financement des universités. Un rapport de l’IGESR publié le 15 juillet 2024 dénonçait un manque d’investissement de minimum 393 millions d’euros en faveur de la réussite académique en première année. Le 25 septembre, Guillaume Gellé, président de France universités déclarait que « certaines universités devront faire le choix (…) de fermer leurs antennes universitaires » : ce sont pourtant 1/3 des étudiantes et étudiants qui y sont accueillis. Dans le même temps, la prédécesseure de M. le ministre dénonçait des coupes budgétaires importantes estimées à 300 millions d’euros notamment sur les mesures salariales compensées pour moitié en 2023 et en 2024. Il est du rôle de l’État de pouvoir asseoir une politique de formation permettant à chacun et chacune de poursuivre des études supérieures. Face à cette situation budgétaire incertaine, où des inconnues demeurent telles que l’augmentation ou non du CAS Pension et malgré l’autonomie des universités, il l’interroge sur la place des COMP dans un contexte d’austérité en matière de pilotage de l’offre de formation notamment dans sa couverture territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5148</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Question sur la commission d’enquête sur les "dérives islamo-gauchistes"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        315. — 8 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen souhaite interroger M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’évolution des réflexions qui l’avaient poussé à déposer en avril 2024 à l’Assemblée nationale une proposition de résolution visant à la « création d’une commission d’enquête relative à l’entrisme idéologique et aux dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur ». La qualité desdites réflexions mise à part, tant elles relèvent de catégories indéfinies et dont l’usage est aussi paradoxalement que volontairement strictement idéologique, M. le député souhaite demander à M. le ministre nouvellement nommé si un tel bagage, pour le moins pesant, l’accompagne dans ses nouvelles fonctions. La discussion libre, le débat et le pluralisme des échanges comme des recherches sont au cœur du principe même des libertés universitaires, lesquelles précèdent d’assez loin dans le pays la fondation de la République. Qu’un responsable politique s’estime compétent pour décider ce qui relève de l’idéologie à l’université indique une méconnaissance des débats universitaires et le rôle qu’occupe cette institution dans la vitalité démocratique d’une République. Alors que la Cour internationale de justice a enjoint Israël au cessez-le-feu cette année dans le cadre de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, il est ironique que cette proposition de commission ait été conçue, si l’on en croit l’exposé des motifs, comme une réponse aux étudiants qui se mobilisaient pour que soient respectés les droits des Palestiniens. M. le député se demande si M. le ministre, au lieu de s’en prendre aux étudiants et aux universitaires en faisant peser sur eux un soupçon généralisé, ne compte pas plutôt enquêter sur ce qui a conduit son collègue ministre de l’intérieur à parler de « régression vers les origines ethniques » à propos d’une large partie de la population française. La République est sans aucun doute bien plus menacée par cet homme et ses propos racistes et hostiles aux principes communs à la communauté politique en France que par des étudiants mobilisés pour que des civils cessent de se faire massacrer au Proche-Orient. Il se demande donc si, inspiré par le principe des libertés universitaires, il pourrait en faire bénéficier l’esprit comme le contenu à des individus qui, au sein du même Gouvernement, en semblent bien éloignés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5149</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des étudiants en apprentissage ou en alternance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        386. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation des étudiants en apprentissage ou en alternance. Ces jeunes étudiants sont parfois obligés, dans le cadre de leur apprentissage ou de leur alternance, d’avoir deux logements. En effet, quand leur école est loin de leur lieu de stage, ils n’ont pas d’autres choix que de se loger dans deux endroits différents. Cette situation est d’autant plus compliquée dans le contexte actuel d’inflation et de perte de pouvoir d’achat. À cela s’ajoute une charge fiscale immotivée et inéquitable. En effet, quand ces étudiants sont dans l’obligation de prendre un deuxième logement, ce dernier est assujetti à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, conformément aux dispositions des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. Cette mesure fiscale ne devrait pas concerner les étudiants en apprentissage ou en alternance et leurs familles qui sont, dans la grande majorité, obligés d’avoir deux solutions de logements étudiants. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement compte agir dès à présent et exempter les étudiants et leurs familles de cette taxe d’habitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5149</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Flou juridique autour de la découverte de météorites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        620. — 8 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence de cadre légal relatif à la découverte et à la protection des météorites. En effet, en France comme dans de nombreux pays, l’usage veut qu’en cas de chute ou de trouvaille d’une météorite, son découvreur ou le propriétaire du terrain concerné confie un fragment de masse suffisant au Muséum national d’histoire naturelle, ou à tout autre collection universitaire, afin que soient conduits des travaux scientifiques destinés à identifier, classer et donner un nom scientifique à la météorite en question. Cet usage n’a toutefois aucune valeur juridique et les découvreurs peuvent priver la communauté scientifique des météorites découvertes, ce que déplorent les astrophysiciens. C’est la raison pour laquelle la communauté scientifique réclame de rendre ce processus plus contraignant pour les découvreurs, en clarifiant notamment le droit de propriété d’une météorite et en priorisant la recherche scientifique lors de la découverte d’une météorite. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de légiférer afin de garantir un droit à l’expertise scientifique prioritaire de toutes les météorites trouvées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5149</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>La mise en place de conventions citoyennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        621. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la mise en place de convention citoyennes. Le 8 novembre 2021, les députés ont voté les 34 milliards d’euros d’investissement « France 2030 » en moins d’une heure. Ce budget pour l’innovation technologique, qualifié d’« amendement le plus cher de la Ve République », n’a pas eu le temps d’être débattu en profondeur. Pourtant il existe de nombreux choix possibles dans l’affection des budgets d’investissements pour les sciences et technologies. Ce sont d’ailleurs des décisions stratégiques car le contexte de crise climatique actuel amène à des transformations profondes de la société, qui affecteront l’ensemble des citoyens. Or la recherche scientifique et technologique mise en œuvre aujourd’hui, où certaines pistes sont plus explorées que d’autres, détermine les choix de sociétés qui seront disponibles demain. Ces choix complexes ont besoin d’être débattus et méritent pour cela un processus démocratique adapté. Pour éclairer les questions complexes, la France et d’autres pays ont déjà mis en place par le passé des conventions citoyennes. La Convention citoyenne pour le climat a par exemple rendu des propositions approfondies et pertinentes. Il conviendrait d’ailleurs que les conventions citoyennes soient davantage dotées de pouvoir décisionnel ou d’une validation directe par le Parlement ou par référendum. Alors, pour éclairer les prochains choix d’investissements d’avenir, l’État pourra-t-il étudier la mise en place de conventions citoyennes pour orienter les politiques de recherche ? Afin de donner du poids à la convention citoyenne, l’État pourra-t-il s’engager à réserver au moins 10 % des investissements publics en matière de sciences et technologies pour des priorités identifiées par de telles conventions citoyennes ? Elle aimerait connaître les réponses du Gouvernement à ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5150</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Non-respect des engagements liés à la recherche sportive pour les JO 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        622. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le choix du Gouvernement concernant la recherche sportive. À l’occasion de la préparation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024, le Gouvernement s’est donné pour objectif d’améliorer les résultats des sportifs français, notamment via le soutien à la recherche. Dans cet objectif, l’agence nationale du sport s’est muni d’un pôle « Haute performance » dont l’une des missions est d’optimiser les performances par le lien entre la recherche et l’innovation. La méthode s’articule de la façon suivante : l’expérimentation couplée à de grandes quantités de données permet de dégager des savoirs et de la connaissance qui pourra ensuite être transmise aux athlètes, entraîneurs ou industriels par des professionnels. Or après plusieurs années d’application, ces professionnels constatent que très peu de données et de résultats sont disponibles sur le Sport data hub, qui n’est d’ailleurs visiblement plus mis à jour. Cette situation est la conséquence d’une fausse ambition dont la mise en place a abouti à un projet étriqué et sous-doté. En effet, un seul projet de recherche a été financé : le programme prioritaire de recherche sur le sport de très haute performance qui se concentre uniquement sur le suivi et l’amélioration des athlètes de très haut niveau et dont l’enveloppe d’investissement s’élève à 20 millions d’euros, bien loin des 8,7 milliards d’euros que vont coûter les JOP. De ce fait, les acteurs associatifs et professionnels s’inquiètent que l’opportunité des JOP n’ait pas été saisie pour proposer de nouvelles thématiques de recherche aux universités et laboratoires. Il est désormais à craindre que maintenant les jeux passés, la recherche sportive retourne définitivement à l’oubli. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement compte mettre en place un financement pérenne et ambitieux de la recherche sportive au profit de tous les publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5150</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Europe</ministreJO><Objet>Impossibilité de prise de rendez-vous sur la plateforme VFS Global
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        118. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur l’impossibilité pour de nombreux citoyens, de pouvoir prendre un rendez-vous sur la plateforme électronique dénommée « VFS Global ». Depuis plusieurs semaines, elle est saisie par des citoyens dans le besoin d’un rendez-vous auprès du consulat de France à Ankara, ou encore auprès du consulat de France à Téhéran. Pourtant ces sollicitations concernent notamment des motifs importants comme des demandes de réunification familiale vers la France. Pour rappel, le PSE (prestataire de service extérieur) gérant la plateforme intitulée « VFS Global » avec laquelle les citoyens ne peuvent obtenir aucun rendez-vous a bien été sélectionné par la commission de sélection dont le ministère faisait partie. Elle lui demande d’une part s’il envisage de mettre un terme au contrat avec ce prestataire de service extérieur qui semble ne pas remplir les missions qui lui sont confiées et si d’autre part un renforcement des contrôles envers les prestataires de service extérieur est prévu, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 29 juin 2012, n° 357976. De plus, elle souhaite savoir si les consulats d’Ankara et de Téhéran ont procédé à des contrôles inopinés auprès de ce prestataire récemment et si oui à quelles échéances. Enfin, elle lui demande s’il est normal de devoir faire appel à la représentation nationale, afin de pouvoir obtenir un rendez-vous auprès des consulats de France en Turquie et en Iran.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5150</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jimmy Pahun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Outils de conservation de la biodiversité marine en haute mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        470. — 8 octobre 2024. — M. Jimmy Pahun attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les mesures à mettre en place au titre de la ratification du traité international sur la haute mer et la biodiversité marine, également appelé BBNJ ( Biodiversity Beyond National Juridiction ). Le traité BBNJ, adopté au consensus par les États membres de l’Organisation des Nations unies, en juin 2023, complète la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer pour mieux prendre en compte les enjeux de protection des écosystèmes marins du fait de la progression des activités humaines en haute mer. En perspective de sa ratification par la France et de la Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC) qui se tiendra à Nice en juin 2025, on doit rester à l’avant-garde de la protection de l’Océan au niveau international en travaillant dès aujourd’hui à des mesures possibles de protection d’espaces de haute mer. Il s’interroge sur ce que la France entend mettre en œuvre pour proposer comme outils de conservation de la biodiversité marine par zones, y compris les aires marines protégées, en amont de la ratification par 60 pays du traité BBNJ et dès les premières années d’entrée en vigueur de l’accord.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5151</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Otages en Azerbaïdjan et tenue de la COP29 à Bakou
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        551. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la tenue de la prochaine Conférence des Parties (COP) à Bakou en Azerbaïdjan en novembre 2024. Ce sommet a été qualifié de « COP de la Paix » alors que les négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont à l’arrêt et que des otages arméniens sont détenus par l’Azerbaïdjan de façon arbitraire et contraire aux normes du droit international depuis le coup de force contre l’Artsakh en septembre 2023 et parfois même depuis 2020. Couplée aux ingérences de Bakou dans la crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie ou dans les préparatifs des jeux Olympiques, cette bravade est d’autant plus choquante et doit appeler une réaction de la diplomatie française. il lui demande donc de lui faire connaître les initiatives que la diplomatie française entend conduire dans la perspective de la prochaine COP pour la libération de tous les otages arméniens et plus largement, les intentions du Gouvernement pour appeler au calme, à la modération et à la reprise des négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5151</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        553. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Taillé-Polian alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine. La fermeture du bureau d’Al Jazeera à Ramallah le dimanche 22 septembre 2024 par les forces armées israéliennes est une énième entrave au travail des journalistes en Palestine. En Cisjordanie, depuis des années, les professionnels des médias sont empêchés d’exercer leur métier en sécurité, pris pour cible par les forces armées israéliennes. La Palestine est un des dix derniers pays où les journalistes sont le moins en sécurité pour exercer leur métier. Les violations contre la liberté de la presse commises par les forces israéliennes ne sont pas nouvelles, comme en témoigne l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh en 2022 en plein reportage. Ces pressions et ces entraves au journalisme sont accentuées depuis le 7 octobre 2023 dans les territoires palestiniens occupés comme à Gaza. En effet, Israël cible les journalistes dans l’enclave palestinienne : les bombardements ont causé la mort de près de 150 journalistes. Plusieurs d’entre elles et eux, estiment avoir été ciblés spécifiquement alors qu’ils et elles portaient des gilets bleus « Press » identifiables dans le cadre de l’exercice de leurs missions sur le terrain, dans des camps de réfugiés, dans des hôpitaux mais également à leur domicile et dans leurs voitures. Ainsi, la Cour pénale internationale inclue dans son enquête les crimes commis contre les journalistes à Gaza. Gaza continue d’être fermée aux médias internationaux malgré les appels de Reporters sans frontières à ouvrir les frontières aux journalistes qui souhaitent y entrer mais également en sortir. Plusieurs journalistes, syndicats et collectifs ont dénoncé dans plusieurs tribunes le climat de terreur qui règne sur les journalistes palestiniens et palestiniennes et ont rappelé que le ciblage des journalistes constitue un crime de guerre. Ces attaques meurtrières et plus largement ces restrictions portent atteinte à grande échelle à la liberté de la presse et d’expression. Ce schéma d’impunité doit cesser de toute urgence. Ainsi elle souhaite savoir dans quelle mesure la France compte agir après bientôt un an de massacres pour faire respecter le droit international, garantir une information indépendante et pluraliste sur les évolutions du conflit, empêcher ces crimes de guerre et garantir une mise à l’abri sûre et immédiate pour les journalistes palestiniens et leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5151</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre la France et l’Ukraine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        700. — 8 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’absence de reconnaissance des permis de conduire ukrainiens par la France. Au 31 mais 2024, la France comptabilisait 107 010 demandes d’asile ou de protection temporaire de la part de réfugiés ukrainiens. Or si les ressortissants ukrainiens bénéficiant de la protection temporaire, peuvent par ce statut, utiliser leurs permis de conduire sur le territoire français, cela n’est pas le cas de ceux s’étant vu octroyer la résidence permanente. Toutefois, l’échange d’un permis de conduire étranger représente un coût financier important que beaucoup de réfugiés ukrainiens ne peuvent malheureusement pas se permettre. Cet aspect affecte directement l’intégration de ces ressortissants qui peinent alors à pouvoir se déplacer. Mais cela a également des conséquences sur les types de demandes des réfugiés ukrainiens faites auprès de l’Ofpra : ces derniers privilégient la demande de protection temporaire plutôt que l’asile. Ainsi, face aux conséquences sur les réfugiés ukrainiens, il souhaiterait savoir si un accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre les deux pays peut être envisagé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5152</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Création d’une fête des grands-parents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        181. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance sur la création d’une fête des grands-parents. L’article R. 215-1 du code de l’action sociale et des familles précise que « chaque année, la République française rend officiellement hommage, aux mères, au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères« . Le ministre chargé de la famille organise cette fête avec le concours de l’Union nationale des associations familiales ». Par ailleurs, depuis 1987, le 1er dimanche de mars, à l’initiative d’une entreprise commerciale, a été instituée une fête des grands-mères. Dans le même temps, le premier dimanche d’octobre est célébrée la fête des grands-pères, initiée en 2008, à proximité de la Journée internationale pour les personnes âgées dont la date est fixée au 1er octobre et qui est promue par l’ONU. Elle lui demande s’il ne serait pas envisageable qu’elle prenne un décret visant à regrouper dans le pays la fête des grands-mères et celle des grands-pères en une seule fête des grands-parents à une date commune, à l’instar de ce qui se fait dans la plupart des autres pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5152</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Restriction des droits des familles homoparentales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        241. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Taillé-Polian interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la restriction de droits intervenue l’été 2024 à l’encontre des couples de pères en cas d’arrivée d’un enfant né de gestation ou procréation pour autrui à l’étranger. Le 11 juillet 2024, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) publiait une circulaire relative aux prestations des assurances maladie et maternité en cas d’accueil d’un enfant né de gestation ou de procréation pour autrui (GPA). Cette circulaire a pour conséquence de limiter l’accès au congé de paternité et d’accueil de l’enfant au seul père biologique, niant ainsi la paternité du second parent, alors qu’auparavant les deux pères pouvaient y avoir recours. De plus, elle crée une inégalité entre les familles hétéro et homoparentales, puisque dans le cas d’un couple hétérosexuel le conjoint de la mère peut bénéficier du congé de paternité et d’accueil de l’enfant. Le Défenseur des droits a pourtant reconnu, dans un avis rendu le 9 octobre 2020, que le refus « d’attribution du congé de paternité et d’accueil de l’enfant au réclamant porte atteinte aux droits d’un usager du service public de la sécurité sociale et procède d’un traitement discriminatoire en raison du sexe et de l’orientation sexuelle ». L’avis recommande aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) d’ouvrir le droit à ce congé pour les deux pères de l’enfant. Bien qu’opposée philosophiquement à la gestation ou procréation pour autrui et à la possibilité de modifier la législation sur le sujet dans le pays, Mme la députée considère que l’égalité de chaque enfant et de chaque parent devant la loi, quelle que soit sa situation familiale ou son orientation sexuelle, est un principe auquel il ne faut en aucune façon déroger. Elle ajoute que cette circulaire a été prise dans une période où, en l’absence de gouvernement de plein exercice, les ministres démissionnaires étaient chargés de la gestion des affaires courantes. Aussi, elle lui demande si elle va revenir sur cette circulaire et garantir l’égalité de tous les citoyens dans l’accès aux soins et aux droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5152</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Restructuration des groupes économiques et solidaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        250. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’accompagnement des groupes économiques et solidaires favorisant l’accompagnement et l’inclusion de la petite enfance, des familles et des personnes âgées. De nombreuses structures actives dans les territoires interpellent les élus quant à leur situation et à l’avenir de ce secteur d’activité. Ce sont plus de 1,3 millions de Français qui sont en situation de forte dépendance et qui ont besoin d’un accompagnement quotidien. D’autant plus que la population française ne cesse de vieillir. Selon les chiffres avancés par le Haut Commissariat au plan, le nombre des 75-84 ans va enregistrer une croissance inédite de 49 % entre 2020 et 2030, passant de 4,1 millions à 6,1 millions. Les plus de 65 ans, qui représentent un cinquième de la population française en 2020, représenteront un quart de la population en 2040, puis près de 30 % à partir de 2050. De ce fait, la demande d’accompagnement ne cessera d’augmenter dans les années à venir. C’est pourquoi elle lui demande quelles sont les pistes de réflexions engagées au sujet de la restructuration des groupes économiques et solidaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5153</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Accès aux origines des enfants nés sous X
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        282. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation des personnes nées d’une mère ayant décidé d’accoucher dans l’anonymat, dites « nées sous X ». La France est en effet l’un des seuls pays en Europe et au monde à permettre l’accouchement de manière totalement anonyme, garantissant ainsi à la mère le secret de son admission et ne permettant pas à l’enfant d’accéder à ses origines. Si plusieurs évolutions législatives sont venues renforcer l’information délivrée à la femme enceinte en amont de l’accouchement (notamment sur les conséquences de l’abandon de l’enfant et sur le choix de lui donner ou non son identité ou des éléments concernant ses origines), le droit en vigueur reste caractérisé par un déséquilibre entre deux droits de première importance : d’une part, celui au maintien du secret et à la vie privée de la mère et d’autre part, celui à l’accès à ses origines, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce dernier a notamment été consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France en 1990 et par la Convention européenne des droits de l’homme, avant d’être retranscrit en droit français au sein du code de l’action sociale et des familles. La jurisprudence française tend par ailleurs à accorder une importance de plus en plus grande au droit à l’accès à ses origines, avec par exemple la reconnaissance par plusieurs décisions de justice des droits du père ou des grands-parents de l’enfant né sous X. Ces évolutions viennent ainsi remettre en cause, de manière indirecte mais certaine, le secret entourant l’identité de la mère. Il convient également de souligner que la plupart des pays européens ne permettent pas l’accouchement sous anonymat. Certains, comme le Royaume-Uni, vont jusqu’à favoriser les rapprochements entre enfants adoptés et familles d’origine, au regard de l’importance de l’accès aux origines dans le développement de l’enfant et la construction de son identité. Ces évolutions posent ainsi la question de la pertinence du dispositif encadrant actuellement l’accouchement sous X en France au regard des enjeux contemporains. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend faire évoluer ce cadre afin de garantir les conditions du développement de l’enfant sans pour autant empêcher le choix de la mère à sa naissance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5153</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Application de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        283. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’application de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite « loi Taquet ». Dans un rapport publié en novembre 2020, l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) concluait que le placement en hôtel des jeunes de l’aide sociale à l’enfance (ASE) représentait une solution « peu sécurisante » pour des enfants souvent livrés à eux-mêmes, qui risqueraient ainsi de tomber dans la prostitution ou la drogue faute d’un encadrement suffisant. Pour y répondre, le 25 janvier 2020, l’Assemblée nationale adoptait à la quasi-unanimité le projet de loi relatif à la protection de l’enfance. Les mesures contenues dans le texte visaient à améliorer la situation des enfants protégés par l’aide sociale à l’enfance et prévoyaient notamment, la fin des sorties dites « sèches » à la majorité, une meilleure protection contre les violences et surtout l’interdiction des placements à l’hôtel. Depuis, les associations dénoncent une publication tardive du décret d’application. En effet, deux ans après la promulgation de la loi et le suicide le 25 janvier 2024 de la jeune Lily, 15 ans, dans une chambre d’hôtel qu’elle occupait depuis août 2023, le décret qui précise les modalités de dérogation à l’interdiction du placement en hôtel des jeunes de l’ASE, a finalement été publié le 16 février 2024. Le texte prévoit que l’hébergement hôtelier à destination des jeunes de l’aide sociale à l’enfance ne soit possible que pour les jeunes de plus de 16 ans, à titre dérogatoire et ne soit applicable qu’en cas « d’urgence » et pour une durée allant jusqu’à deux mois. Or les départements de France avait émis un avis défavorable à ce régime dérogatoire dans la mesure où il les contraint à mettre en place un turnover pour placer les mineurs. Faute de places disponibles, les départements se trouveront malgré eux en situation d’illégalité. De même, le décret d’application reprend les dispositions contenues dans premier projet de décret déposé par le Gouvernement, qui avait pourtant reçu un avis défavorable du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), en janvier 2024. Le CNPE appelait l’attention du Gouvernement sur le manque de contrôle exercé par le conseil départemental sur les conditions matérielles des établissements d’accueil avant qu’ils puissent accueillir ces jeunes. Aucune possibilité n’est alors envisagée pour interrompre un accueil qui serait manifestement inadapté à leurs besoins. Pour éviter une telle situation, une solution est à trouver dans l’augmentation des moyens financiers et humains mis à disposition des ASE. Le 5 février 2024, dans un communiqué de presse, les départements de France ont rappelé la saturation du secteur et ce notamment en raison de l’arrivée des mineurs non accompagnés (MNA). Sur les 208 064 enfants placés, 21 % sont des MNA, qui du fait des carences de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et des agences régionales de santé (ARS) sont renvoyés aux ASE. Alors que le nombre d’enfants placés est en augmentation, les départements peinent à recruter des personnels supplémentaires, tant le métier souffre d’un manque d’attractivité financière et de considération sociale. À l’occasion des Assises des départements de France, réunies en Alsace, en décembre 2023, l’État et les départements se sont engagés sur cinq chantiers de collaboration prioritaires, à savoir : l’amélioration de la prise en charge des jeunes confiés à l’ASE en lien avec les services de la PJJ, l’amélioration des réponses aux enfants confiés à l’ASE qui nécessitent des prises en charge en matière d’éducation, de santé et de médico-social, l’amélioration de l’attractivité des métiers de l’enfance, la prise en charge des MNA et leur financement et la mise en place d’une gouvernance financière et politique. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend appliquer la loi adoptée par le Parlement qui prévoit l’interdiction totale des placements en hôtels des jeunes de l’ASE mais également remplir les objectifs qu’il s’est fixé auprès des départements de France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5154</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Atteinte à la loi du 10 juillet 2019 relative aux violences éducatives ordinaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        284. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les atteintes successives provenant de diverses institutions contre la loi du 10 juillet 2019 relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires (VEO). Mme la députée l’informe qu’en juillet 2023, pendant les émeutes, un préfet avait déclaré sur les antennes d’une radio locale « (…) De vous à moi : si demain, vous attrapez votre gamin qui descend dans la rue, qui a brûlé des véhicules de police, ou qui a caillassé des pompiers ou brûlé des magasins, la méthode c’est quoi ? C’est deux claques et au lit ». Mme la députée s’était émue auprès du ministre de l’intérieur de cette atteinte à la loi par un représentant de l’État mais n’a pas eu de retour. Plus récemment, la cour d’appel de Metz a relaxé un policier condamné en première instance pour des faits de violences sur sa femme et ses fils au nom d’un « droit de correction ». Faut-il rappeler que la loi de 2019, qui énonce dans l’article 371-1 du code civil que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques », a, par principe de hiérarchie des normes, aboli cette jurisprudence du droit de correction ? Enfin, dans une interview récente dans un hebdomadaire national, daté du 29 avril 2024, un ancien membre du Gouvernement indiquait que « (…) restaurer l’autorité ne se réduit pas à un renforcement de sanctions. François Bayrou a toujours le respect de l’autorité et il n’avait d’ailleurs pas hésité à se faire respecter lors de sa campagne présidentielle lorsqu’un jeune avait tenté "de lui faire les poches" ». Mme la députée souhaite rappeler que nul n’est censé ignorer la loi et qu’elle s’applique pareillement à tous. Accommoder la loi, à son bon vouloir, parce qu’elle ne serait pas en adéquation avec ses idées, n’est pas une option. A fortiori lorsque l’on est un représentant de l’État ou un magistrat. Mme la députée informe Mme la ministre que selon une enquête de 2022 de l’IFOP pour la Fondation de France, 79 % des parents admettaient commettre des violences éducatives ordinaires et 23 % mettaient des fessées à leurs enfants. Elle l’alerte sur les conséquences à court, moyen et long terme des violences éducatives ordinaires sur les enfants qui en sont victimes. La violence subie au sein de la famille apprend à l’enfant que l’on règlerait les conflits par la violence et par le rapport de force. C’est l’apprentissage de la loi du plus fort. Parallèlement, ces violences provoquent un stress auquel on associe une perturbation du développement précoce du cerveau. Selon son intensité, ce stress peut affecter le développement du système nerveux et immunitaire comme le rappelle l’association Stop VEO qui lutte depuis huit ans contre ce type de violence. Les enfants qui en sont victimes, une fois adultes, vont reproduire ce qu’ils ont subi, parfois sur eux-mêmes : manque de confiance en soi, manque d’estime de soi, échec scolaire, problème de santé physique ou mentale, délinquance, addictions ; et très souvent aussi, les reproduire sur leurs propres enfants, s’enfermer dans des relations conjugales toxiques et violentes et avoir, globalement, un rapport agressif aux autres. La violence génère la violence. La Suède, à l’initiative, dès les années 70, de l’interdiction de la violence éducative ordinaire, a réussi à faire baisser son taux de délinquance et à développer la bienveillance dans les rapports sociaux, en lançant, en parallèle de l’adoption de la loi, une vaste campagne d’information à l’attention de sa population. Elle l’interroge donc sur la possibilité de lancer une vaste campagne nationale de sensibilisation afin de rappeler aux citoyens mais aussi aux institutionnels l’existence de cette loi et les dégâts que peuvent causer les violences éducatives ordinaires sur les enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5155</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Taux et normes d’encadrement maisons de l’enfance et protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        286. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le retard de publication du décret établissant les taux et normes d’encadrement pour les maisons d’enfants et les établissements publics de protection de l’enfance. Les taux et normes d’encadrement sont essentiels pour garantir la qualité de l’accueil et de l’accompagnement des enfants et des jeunes accueillis dans ces établissements. Ils permettent de s’assurer que les professionnels présents disposent du temps et des moyens nécessaires pour répondre à leurs besoins, d’assurer une permanence éducative effective tout au long de l’année. Dans un projet de décret d’avril 2022, le taux d’encadrement « socle » prévoyait 8 ETP (équivalent temps plein) de professionnels éducatifs qualifiés par unité de vie de 10 enfants de plus de 6 ans. Deux enquêtes réalisées en 2022 puis en 2023, au sein du réseau ANMECS (Association nationale des maisons d’enfants à caractère social) regroupant plusieurs fédérations, a révélé que les taux d’encadrement observés aujourd’hui dans les associations et établissements publics sont souvent très éloignés de ce taux d’encadrement « socle ». Ainsi, pour les enfants de moins de 6 ans, la présence de 2 personnels éducatifs par groupe de 10 enfants ne serait assurée que jusqu’au 20 septembre de chaque année et dans le meilleur des cas, pour les adolescents de 13 à 18 ans, que jusqu’au 16 novembre. Les professionnels de la protection de l’enfance ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur ce sujet. Ils craignent que le retard de publication du décret ne conduise à une dégradation de leurs conditions de travail et à une diminution de la qualité de l’accompagnement des enfants et des jeunes. Les associations de protection de l’enfance ont également exprimé leurs craintes. Elles demandent depuis plusieurs mois au Gouvernement, de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le décret soit publié dans les meilleurs délais et de l’assortir du soutien financier garantissant sa bonne application à terme. Elle lui demande donc les raisons du retard de publication de ce décret ainsi que les mesures que le Gouvernement entend prendre pour rassurer ces professionnels et associations de la protection de l’enfance sur les moyens mis en œuvre pour les aider à envisager un futur favorable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5155</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Situation des ATSEM - revalorisations salariales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        305. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation des agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles (ATSEM). Le 6 mars 2024, le Gouvernement a annoncé la mise en place d’un accompagnement financier, soit des revalorisations salariales pour le secteur de la petite enfance à hauteur de 150 euros nets par mois en moyenne. Ainsi, ces revalorisations bénéficieront aux salariés des crèches financées par la branche famille de la sécurité sociale. Pour les salariés de crèches privées, l’augmentation s’élèvera à 150 euros nets par mois, tandis que pour ceux des crèches publiques, elle sera de 100 euros nets par mois, en plus des mesures de revalorisation attribuées à la fonction publique. Cette démarche vise à rendre les métiers de la petite enfance plus attractifs et à améliorer les conditions de travail des professionnels. Les professionnels du secteur saluent cette mesure. Toutefois, ces revalorisations ne concerneront pas les ATSEM, alors même qu’ils assistent le personnel enseignant pour l’accueil, l’animation et l’hygiène des très jeunes enfants, ainsi que pour la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel utilisés directement par les enfants. Cette exclusion des revalorisations n’est pas juste et équitable. Il lui demande donc pourquoi les ATSEM ne sont pas concernés par ces revalorisations et de remédier dans les plus brefs délais à cette injustice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5155</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Simulateur calcul des pensions alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        350. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le simulateur de calcul des pensions alimentaires. Dans le cadre de la mise en place d’une garde alternée après un divorce, il peut être décidé qu’une pension alimentaire sera versée par l’un des parents à l’autre parent afin de tenir compte des différences de revenus. Pour déterminer le montant des pensions alimentaires, deux outils, mis en place par l’État, existent : celui de la CAF qui estime un montant minimum de pension alimentaire dans le cadre d’un divorce à l’amiable et celui à disposition des juges des affaires familiales dans le cadre des divorces litigieux. Il semblerait que ces simulateurs tiennent uniquement compte du revenu du parent ayant celui le plus élevé sans tenir compte de celui du second parent. Si cette situation est logique pour une garde réduite ou classique, elle l’est beaucoup moins dans le cas d’une garde alternée où les frais sont censés être partagés entre chaque parent. Aussi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour faire évoluer les simulateurs de calcul des pensions alimentaires afin que les spécificités de la garde alternée soient prises en compte dans le calcul de la pension alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5156</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Système de financement des TISF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        416. — 8 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le système de financement des techniciens de l’intervention sociale et familiale, à la demande de la fédération ADMR de Loir-et-Cher. En effet, la fédération ADMR de Loir-et-Cher est la seule à avoir un service socio-éducatif autorisé pour intervenir auprès des familles pour du soutien à la parentalité à domicile, réalisée par un technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF). Les missions sont destinées à de l’aide dans les tâches matérielles, aide à la gestion administrative, aide à l’éducation. Historiquement et contrairement aux autres services et établissements intervenants au titre de l’aide sociale à l’enfance, les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) familles ont toujours été rémunérés sur la base d’un financement à l’heure, c’est-à-dire à l’heure d’intervention réalisée chez la famille. Aujourd’hui, les interventions des TISF sont les seules interventions du champ social financé de la sorte. Ce financement est pour l’heure inadapté à la réalité du travail des TISF, notamment face à une complexification et dégradation des situations familiales accompagnées qui nécessitent une approche plus globale dans l’accompagnement. Le financement à la mesure, permettrait une gestion plus efficace des ressources financières. En effet, la définition du nombre de mesures allouées par le département et celle du nombre d’heures incluses dans celles-ci par les SAAD familles permettrait une meilleure projection sur le long terme et donc plus de sérénité pour ceux-ci. Les ressources seraient allouées en fonction des besoins réels. Par ailleurs, ce mode de financement permettrait une stabilité dans la gestion des ressources humaines et offrirait des conditions de travail plus attractives au TISF. En conclusion, il lui demande si elle compte proposer un système de financement à la mesure, plutôt qu’un financement à l’heure pour les TISF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5156</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Assistants familiaux - secteur public et secteur privé différence de traitement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        605. — 8 octobre 2024. — M. Jonathan Gery attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la différence de situation entre les assistants familiaux relevant d’employeurs de droit public et ceux employés par des personnes morales de droit privé, concernant le versement de l’indemnité de départ ou de mise à la retraite. En effet, les assistants familiaux relevant du secteur public bénéficient uniquement d’une indemnité que lorsque « le contrat de travail a été rompu postérieurement à l’entrée en jouissance d’une pension au taux plein du régime général d’assurance vieillesse de la sécurité sociale […] s’il justifie d’une ancienneté d’au moins deux ans au service du même employeur et s’il n’a pas été l’objet d’un licenciement pour faute grave ou lourde » (article R. 422-21 du code de l’action sociale et des familles). Alors que les assistants familiaux relevant du secteur privé ont droit, soit à une indemnité de départ à la retraite s’ils quittent l’entreprise à leur demande afin de bénéficier d’une pension de vieillesse (article L. 1237-9 du code du travail), soit à une indemnité de mise à la retraite lorsque l’initiative de cette mise à la retraite émane de l’employeur privé (article L. 1237-7 du code du travail). Précisons que lorsque l’initiative du départ à la retraite émane de l’intéressé du secteur public, aucune indemnité n’est alors prévue. Si le montant de l’indemnité est calculé sur les mêmes bases que pour les salariés du secteur privés, ces dispositions ont néanmoins pour effet de restreindre le nombre de bénéficiaires relevant du secteur public. Il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre un terme à cette différence de traitement en introduisant une modification du code de l’action sociale et des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5157</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Augmentation de l’attractivité des emplois dans les crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        606. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le renforcement de l’attractivité des emplois en crèche. En effet, M. le député souhaite lui faire remarquer que l’annonce, en mars 2024, d’une augmentation de 150 euros nets par mois par personnel de crèche a fait naître un espoir chez de nombreux salariés en crèche. Pour autant, plusieurs craintes ont été exprimées par les professionnels du secteur quant à la mise en œuvre concrète de cette augmentation. Premièrement, alors qu’une augmentation moyenne de 150 euros nets par mois et par salarié nécessite une enveloppe annuelle d’environ 238 millions d’euros, ils s’étonnent de ne voir provisionner que 80 millions d’euros pour 2024. Aussi, M. le député s’interroge quant à la volonté du Gouvernement d’attribuer des moyens financiers suffisants dédiés au financement de cette augmentation. Secondement, les professionnels du secteur des crèches soulignent qu’il pourrait être difficile juridiquement d’adopter une telle augmentation. En effet, le secteur des crèches est minoritaire dans sept des huit conventions collectives nationales auxquelles il est partie. Autrement dit, les partenaires sociaux des autres secteurs pourraient refuser cette hausse et la bloquer. M. le député s’inquiète de la prise en compte de cet obstacle juridique important. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle entend débloquer des moyens financiers à la hauteur des promesses formulées par l’ancien gouvernement. Il lui demande également de bien vouloir lui préciser les moyens juridiques qu’elle entend utiliser pour garantir le déploiement de cette augmentation. En particulier, il souhaiterait lui demander si elle entend autoriser les gestionnaires de crèche à passer des accords d’entreprise sur ce sujet, ce qui permettrait de garantir une hausse de salaire dans toutes les crèches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5157</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les accueillants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        611. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux. L’accueil familial permet à des particuliers d’accueillir des personnes âgées ou en situation de handicap, à leur domicile, majoritairement à temps complet, contre rémunération, par la voie d’un contrat conclu de gré à gré. Elles sont dans l’obligation d’obtenir pour cela un agrément auprès de leur conseil départemental, qui a également la charge de les former, d’effectuer le suivi social et médico-social des personnes accueillies et du contrôle du respect de la réglementation. Si le cadre de la procédure d’agrément a été revu en 2015, les 8 400 accueillants familiaux sont en attente d’une harmonisation de cette procédure au niveau national, comme prévu dans la réglementation. Ils sont également demandeurs d’une révision du contrat d’accueil, contrat qui constitue le socle juridique de leur activité et qui, datant de 2010, est obsolète et inadapté et source de conflits et d’interprétations. Cette modalité de prise en charge décline et le nombre de ces acteurs du quotidien est en diminution constante notamment depuis 2019. La méconnaissance de cette alternative, l’évolution de la société et des profils des futurs accueillants peuvent, pour partie, expliquer cette désaffection mais elle est principalement générée par un réel manque d’attractivité de l’activité, juridiquement mal encadrée, ne permettant pas d’offrir aux accueillants familiaux un statut protecteur et des rémunérations et indemnisations décentes (restées bloquées à 2,5 fois le montant horaire du salaire minimum de croissance (Smic) par jour depuis 2004, pour un engagement 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, avec une situation identique pour l’indemnité représentative des frais d’entretien, largement sous-évaluée). Compte tenu de cette situation, il lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de revaloriser le statut et la rémunération des accueillants familiaux et s’il est prévu de publier les textes manquants et de préférence de réexaminer le cadre législatif insuffisant afin que perdure dans les meilleurs conditions cette modalité d’accueil au bénéfice des personnes âgées ou en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5157</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Évolution et amélioration du dispositif d’enquête publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        87. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le dispositif d’enquête publique destiné à l’information et le recueil des avis de la population sur des projets d’aménagement, de planification, des servitudes, notamment, susceptibles de porter atteinte, à des libertés, des droits fondamentaux (à titre d’exemple, le droit de propriété, le droit d’usage) ou des enjeux d’intérêt général (environnement). Initiée par le Préfet, conduite par un commissaire enquêteur (ou une commission d’enquête) désigné par le président du tribunal administratif, elle est organisée dans la (ou les) mairie (s) concerné (es) par le projet. Selon certaines statistiques, 98 % de ces enquêtes seraient favorables aux projets. Certaines études font état d’une grande proximité des personnes choisies comme commissaires par leurs parcours professionnels ou intellectuels avec l’administration, d’État et collectivités territoriales, qui sont les porteurs de projets. Par ailleurs certains commissaires ayant donné des avis défavorables n’auraient pas été renouvelés dans leurs fonctions par les commissions départementales d’aptitude composées de neuf membres dont six désignés par le préfet et comprenant deux élus locaux. Par ailleurs, peu ou pas de données sont disponibles pour juger de l’impact des projets qui tiennent compte des avis formulés. Enfin, l’obligation de rendre compte par le maître d’ouvrage est peu observée. Mme la députée souhaite avoir confirmation de la part des avis favorables, du taux de reconduite des commissaires enquêteurs défavorables, de la proportion de commissaires non issus de l’administration. Plusieurs pistes d’amélioration sont discutées sur la qualité et la collégialité d’une commission d’enquête, le fait de rendre décisionnaire la commission et son processus et l’obligation du maître d’ouvrage de répondre de manière motivée à tous les arguments et propositions du public. Elle lui demande les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5158</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Simplification des contraintes des associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        146. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la nécessité de simplifier les contraintes rencontrées par les associations françaises. Selon le syndicat professionnel des associations et fondations, « France générosités », le soutien aux causes et aux organisations d’intérêt général se porte plutôt bien malgré un contexte d’inflation et de baisse du niveau de vie des Français. Toutefois, à bien des égards, cette situation cache des tendances inquiétantes pout les associations. La générosité, mesurée par les dons, a ainsi progressé de 2,1 % en 2023 mais elle aurait chuté de 2,4 % en euros constants. Les plus petits dons (moins de 150 euros), réalisés le plus souvent par les moins aisés des Français, sont en forte baisse, faisant en réalité porter ce contexte favorable de la générosité sur les ménages les plus aisés. De 71,7 % en 2004, leur proportion est désormais de 41,8 %. Si le contexte économique joue dans les craintes des associations, le contexte normatif compte tout autant. Les normes et obligations pesant sur les organismes sans but lucratif se sont multipliées ces dernières années dans l’Union européenne et en France. Il en est ainsi par exemple du seuil imposé par la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat. Tout organisme bénéficiaire de dons de personnes physique ou morales ouvrant droit à un avantage fiscal doit en effet assurer la publicité au JOAFE et la certification de ses comptes annuels par un commissaire, dès lors qu’il perçoit plus de 153 000 euros par an. Il en est de même pour les associations subventionnées. Ce seuil est en réalité assez bas pour une association moyenne d’envergure nationale, surtout que ce montant n’a pas évolué depuis 2007 et qu’il n’a pas tenu compte de l’inflation. S’il est logique et nécessaire de s’assurer de la bonne tenue des comptes des associations bénéficiant de la générosité publique, la réévaluation de ce seuil serait logique et contribuerait à alléger le monde associatif de travail et de coûts souvent superflus, dans la mesure où les comptes des organisations bénéficiant de subventions publiques font déjà l’objet de contrôles. Il lui demande s’il serait envisageable d’ajuster ce seuil à 300 000 euros ou, a minima, de tenir compte de l’inflation des dernières années en le fixant à 200 000 euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5158</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Compétences de santé des collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        189. — 8 octobre 2024. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’octroi de compétences de santé aux collectivités territoriales. La compétence de l’État dans le domaine de la santé est absolument nécessaire à l’élaboration d’une politique sanitaire commune afin de permettre aux Français une égalité des soins. Pour autant, face au sujet grandissant des déserts médicaux dans de nombreux territoires, les enjeux de santé publiques doivent nécessairement être considérés à l’aune de facteurs locaux bien spécifiques. À cet égard, la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, dite loi 3DS, inscrit juridiquement la possibilité pour les collectivités territoriales de participer volontairement au financement des établissements de santé dès lors que les opérations financées respectent les objectifs fixés par les Agences régionales de santé (ARS). Cependant, face à la pénurie de personnel soignant, à l’augmentation du nombre de désert médicaux, à la disparité d’attractivité médicale des territoires, augmenter les compétences des collectivités territoriales pour investir dans des centres de santé permettrait de répondre à des attentes spécifiquement locales. La mobilisation des acteurs locaux permettrait de mettre en œuvre des solutions tant attendues par nombre de compatriotes tel que ce fut le cas lors de la crise sanitaire. Les collectivités territoriales ont en effet pu apparaître en première ligne pour l’achat et la distribution de masques, la création de fonds d’urgences pour les professionnels, l’installation de centres dédiés aux soins médicaux, le prêt d’équipements nécessaires à l’exercice des soins, etc. Or, sorti de l’état d’urgence sanitaire, la loi 3DS limite à des compétences subsidiaires les compétences desdites collectivités alors même qu’elles ont démontré leur capacité d’action avec efficience. Aussi, il lui demande si le Gouvernement prévoit d’octroyer des compétences supplémentaires dans le domaine de la santé aux collectivités territoriales afin d’optimiser l’offre de soins médicaux et ce dans l’intérêt de l’ensemble des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5159</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique d’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        359. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la suppression de l’accès aux chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique d’État depuis le 1er octobre 2023. En effet, par une circulaire du 25 juillet 2023, le bénéfice de la prestation chèque-vacances se recentre sur les seuls agents de l’État en activité, excluant ainsi les retraités de la fonction publique. Au titre de son action sociale interministérielle, cette prestation permettait aux retraités les plus modestes de bénéficier d’un accès facilité aux loisirs et aux vacances et ce, dans un contexte économique marqué par l’inflation. Cette décision de supprimer la prestation au bénéfice des retraités de la fonction publique crée une inégalité de traitement et de situation avec les retraités du secteur privé qui, eux, peuvent toujours y avoir accès. Dès lors, il lui demande s’il va revenir sur une telle décision en rétablissant l’accès aux chèques-vacances pour tous les retraités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5159</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Chèques-vacances pour les agents de l’AP-HP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        361. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur l’accès aux chèques-vacances pour les agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). En effet, cette prestation permet aux agents de la fonction publique hospitalière les plus modestes de bénéficier d’un accès facilité aux loisirs et aux vacances et ce, dans un contexte économique marqué par l’inflation. Toutefois, les agents de l’AP-HP ne sont pas concernés par cette prestation, contrairement aux agents de la fonction publique hospitalière, indépendamment de leur statut de titulaire ou contractuel, agent actif ou retraité. Dès lors, il lui demande de lui préciser les raisons de cette différence de situation et s’il envisage de revenir sur cette exclusion d’une partie des agents de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5159</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Fiscalisation des prestations sociales accordées aux fonctionnaire territoriaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        369. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Brosse appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la fiscalisation des prestations sociales accordées par les comités sociaux économiques aux fonctionnaires territoriaux. Il apparaît qu’une dualité de traitement existe en fonction du prestataire auquel la collectivité a souscrit, ce qui ne traduit par un désavantage concurrentiel pour ledit prestataire concerné qui, lui, respecte la loi n° 2007-209 du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale. Cette différence est notamment la conséquence de la multitude de comités des œuvres sociales (COS), leur permettant d’échapper à la fiscalisation, ou grâce à l’exonération qui est tolérée administrativement par les collectivités territoriales. Cette distinction entre prestataires est inégalitaire. Dès lors, il souhaite savoir si une défiscalisation totale des prestations sociales accordées par les comités sociaux économiques aux fonctionnaires territoriaux est envisagée, ou si, au contraire, une fiscalisation de l’ensemble de ces dernières et cela peu importe le prestataire, est à l’étude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5160</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Indemnité spéciale de fonction pour les agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        370. — 8 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur l’indemnité spéciale de fonction pour les agents de police municipale. En vertu du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024, est institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) en remplacement de l’ISMF (Indemnité spéciale mensuelle de fonction) et l’IAT (Indemnité d’administration et de technicité). Cette prime discrétionnaire, loin d’améliorer le volet social de la police municipale, crée au contraire une inégalité entre les fonctionnaires et les collectivités concernées. De surcroit, les communes dont les ressources financières sont limitées, ne pourront verser intégralement cette prime à leurs agents de police municipale. Ainsi, c’est le mérite de ces policiers qui ne peut être reconnu à sa juste valeur, faute de ressources suffisantes pour leur employeur. Les policiers municipaux majoritairement opposés à cette refonte de leur régime indemnitaire attendent de véritables mesures pérennes telles que : la requalification du corps des agents de police municipale en catégorie B, accompagné d’une revalorisation de leur grille indiciaire ainsi que l’intégration de leur prime dans le calcul de leur pension de retraite. Il s’interroge sur ses intentions et les réponses qui seront apportées aux policiers municipaux afin de répondre à leurs attentes légitimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5160</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Passage des secrétaires généraux de mairie de catégorie B en catégorie A
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        371. — 8 octobre 2024. — M. Julien Limongi interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le passage des secrétaires généraux de mairie dans les communes de 2 000 habitants et plus, de la catégorie B à la catégorie A. En effet, la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023, visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie, précise dans le II de l’article 1 que : « Pour assurer les fonctions liées au secrétariat de mairie dans les communes de 2 000 habitants et plus, le maire nomme aux fonctions de secrétaire général de mairie un agent relevant d’un corps ou d’un cadre d’emplois classé dans la catégorie A ». Cette disposition, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2028, soulève néanmoins des questions quant au statut actuel des secrétaires généraux de mairie classés en catégorie B. Des décrets d’application sont également attendus. M. le député s’interroge donc sur le devenir de ces secrétaires généraux de mairie, encore en catégorie B à l’échéance de cette loi. Que deviendront-ils lorsque celle-ci sera appliquée ? Il lui demande s’il peut apporter des éclaircissements sur ce point, notamment en précisant si des dérogations sont prévues, ou à défaut, comment les secrétaires généraux de mairie actuellement en catégorie B pourront accéder à la catégorie A.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5160</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Cumul des fonctions d’agent public avec une activité accessoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        373. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur le cumul des fonctions d’agent publics avec certaines activités accessoires. En effet, en vertu de l’article L. 123-7 du code de la fonction publique, un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire sous réserve qu’elle figure sur la liste prévue par à l’article 11 du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique. Or la lettre de l’article L123-7 indique surtout que l’activité concernée doit être compatible avec les fonctions confiées à l’agent public et ne pas affecter leur exercice ; de même que l’article 25 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issu de la loi du 20 avril 2016, dispose quant à lui que « le fonctionnaire veille à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit d’intérêts dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver ». De nombreuses activités non prévues par la liste issue de l’article 11 du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique sont pourtant susceptibles de ne pas engendrer de situation de conflit d’intérêts et d’être compatibles avec les fonctions confiées aux agents publics sans affecter leur service. Des activités de prothésiste ongulaire, de coiffure ou de ménage ont pu être refusées par des administrations sous le seul prétexte qu’elles ne figurent pas dans cette liste. Dans un contexte d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat des Français, une activité accessoire compatible avec leurs fonctions, permettraient aux agents publics qui le souhaitent d’obtenir un complément de revenus appréciable. Aussi, elle lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre pour enrichir cette liste et la rendre la plus exhaustive possible afin de permettre aux agents publics qui le souhaitent d’exercer leur activité accessoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5161</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement de l’indemnité de résidence Haute-Savoie et Ain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        374. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les dysfonctionnements du dispositif d’indemnité de résidence annoncé lors d’un déplacement de M. le ministre en Haute-Savoie. Il concerne, initialement, les agents de la fonction publique dans un périmètre déterminé de 61 communes situées dans les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain. Cette mesure attendue depuis plus de 20 ans par ces territoires frontaliers est le signe que le Gouvernement a finalement pris conscience de l’atypisme de la situation de la Haute-Savoie et de l’Ain de par leur proximité avec la Suisse ainsi que de l’urgence d’intervenir. Toutefois, ce dispositif comporte de larges failles et celle qui interroge le plus concerne la liste établie des communes qui y sont éligibles. Mme la députée a d’ailleurs été saisie à de nombreuses reprises à ce sujet ces dernières semaines tant par les communes de sa circonscription que par les syndicats représentants les professions susceptibles de bénéficier de l’indemnité. Cette liste sélective de communes prouve malheureusement que la situation du territoire est encore très mal assimilée. Certes, 22 communes ont été, suite à l’arrêté du 5 juillet 2024, considérées comme nouvellement éligibles, 22 communes désormais classées en zone A, qui étaient déjà éligibles et 5 communes nouvellement éligibles du fait de leur unité urbaine. Cependant, de nombreuses communes non éligibles ne comprennent pas pourquoi d’autres communes voisines le sont et pas elles alors qu’elles partagent les mêmes problèmes de vie chère et de recrutement du personnel de la fonction publique. Au-delà de l’incompréhension relative à la liste des communes éligibles, il est fortement craint que cette mesure ne pénalise encore plus le recrutement des agents de tous les versants de la fonction publique dans les zones non touchées par le dispositif : des mouvements internes d’agents au sein des deux départements vers les communes dotées au détriment des autres risquent de se créer. Cette solution ne se révèle donc ni efficace, ni vraiment pérenne. Par ailleurs, les communes éligibles au dispositif ont également fait part à Mme la députée de leur surprise puisqu’elles ont appris que cette fameuse nouvelle indemnité serait à la charge financière des établissements recruteurs ou des collectivités. C’est donc une révision de l’ensemble des budgets de fonctionnement de ces entités qui va devoir avoir lieu : cela risque de poser des problèmes sérieux de financement qu’il est indispensable que le Gouvernement prenne en compte. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre comment il compte faire de ce dispositif un véritable levier pour sortir la Haute-Savoie et l’Ain de la crise liée au manque crucial d’agents de la fonction publique que ces deux départements subissent depuis bien trop d’années. Mme la députée sollicite le Gouvernement afin qu’il revoie urgemment le fonctionnement, le financement et le périmètre d’action de ce dispositif d’indemnité de résidence. L’ensemble des communes de la Haute-Savoie doit y être éligible pour éviter les dysfonctionnements et son financement doit impérativement être précisé et aidé. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5161</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Maladie/retraite dans la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        376. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la prise en compte des arrêts maladie dans le calcul des droits à la retraite des salariés de la fonction publique. Bien que les travailleurs continuent de cotiser pour leur retraite pendant un arrêt maladie, si celui-ci excède quatre trimestres, les périodes supplémentaires en arrêt ne sont pas comptabilisées dans le calcul des droits à la retraite. Cette situation pénalise les travailleurs, qui ne bénéficieront pas des trimestres cotisés au-delà de cette durée pour le calcul de leur âge de départ à la retraite. Ce problème touche particulièrement les fonctionnaires bénéficiant du dispositif de carrière longue, les empêchant de partir de manière anticipée à cause de la non-comptabilisation des trimestres d’arrêt maladie. Cela va à l’encontre de l’objectif même du dispositif, qui est de permettre un départ anticipé à la retraite hors incapacité permanente, pour les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage concernant le calcul des droits à la retraite pour les salariés ayant été en arrêt maladie pendant plus de quatre trimestres, notamment dans le cadre des carrières longues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5161</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Transparence dans la haute fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        377. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le sujet de la transparence dans la haute fonction publique. Depuis l’entrée en vigueur des lois du 11 octobre 2013 relatives à la transparence de la vie publique et la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), de nombreuses personnalités publiques doivent lui déclarer leurs intérêts et leur patrimoine. Or la publication de ces données est inégale. Ainsi, les parlementaires voient leur déclaration d’intérêts publiée sur le site internet de la Haute Autorité et leur déclaration de patrimoine est consultable en préfecture quand les déclarations des agents publics ne le sont aucunement. Afin de renforcer la transparence et la confiance des Français envers leur haute administration, il lui demande si le Gouvernement envisage une réforme permettant la publication des déclarations d’activité des hauts fonctionnaires ou les raisons qui s’y opposent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5162</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Créer une zone franche en soutien aux entreprises face à la concurrence suisse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        388. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur les difficultés rencontrées par les entreprises situées en zone frontalière, notamment en Haute-Savoie, par sa proximité avec la Suisse. En effet, dans ce département, la concurrence directe avec le canton de Genève place les entreprises locales dans une situation délicate, particulièrement en matière de fidélisation des salariés. Les écarts de rémunération entre la France et la Suisse incitent de nombreux travailleurs à franchir la frontière, ce qui pénalise fortement les entreprises françaises du territoire frontalier. Depuis plusieurs mois, l’idée de créer une zone franche urbaine sur le territoire du pôle métropolitain du Genevois français fait l’objet de réflexions. Ce dispositif permettrait aux entreprises d’être exonérées de certaines charges, à condition que les économies réalisées soient redistribuées aux employés pour renforcer leur pouvoir d’achat et leur fidélité à l’entreprise. Une telle mesure pourrait apporter une réponse efficace à la fuite des professionnels et à la difficulté de recrutement dans ce territoire spécifique. Mme la députée souhaite connaître la position du Gouvernement sur la mise en place d’une telle zone franche urbaine dans le Genevois français, ainsi que sur les autres mesures envisagées pour soutenir les entreprises françaises situées en zone frontalière face à cette concurrence exacerbée. Elle l’interroge également sur les dispositifs à venir qui permettraient de renforcer l’attractivité de ces territoires et de préserver leur tissu économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5162</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Familles endeuillées - simplification administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        476. — 8 octobre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la nécessité de simplifier administrativement le parcours des familles endeuillées. Actuellement, le processus de constat de décès pour les proches d’une victime est extrêmement lourd et fastidieux. En effet, chaque organisme demandeur, qu’il s’agisse d’une assurance, d’une banque ou autre, exige la présentation d’un document spécifique attestant du décès. Cette redondance administrative place les familles dans une situation insupportable les contraignant à remplir des dizaines de formulaires répétitifs et pénibles. L’exemple d’une famille, s’étant présentée à la permanence de Mme la députée, devant remplir les papiers de pas moins de 11 organismes différents, chacun exigeant son propre document, est particulièrement éloquent. Non seulement cette démarche est éprouvante sur le plan émotionnel pour les proches endeuillés, mais elle engendre également un gaspillage de temps et d’énergie considérable. Il est impératif que le système administratif soit à la fois efficace et humain, surtout dans les moments les plus difficiles de la vie des concitoyens. Chaque année en France, plus de 600 000 Français font face au décès d’un proche et plus de 10 000 familles sont confrontées à la perte d’un enfant de moins de 25 ans. Aussi, dans ce contexte, ne serait-il pas envisageable de créer un document unique, sur le modèle des formulaires CERFA, qui pourrait être utilisé par tous les organismes demandeurs ? Cette mesure permettrait de simplifier et d’alléger le fardeau administratif des familles en deuil, tout en optimisant les ressources des administrations en réduisant les doublons inutiles. En 2022, le Gouvernement avait d’ailleurs annoncé une simplification administrative pour éviter ce parcours du combattant aux familles endeuillées, en particulier aux parents qui ont perdu un enfant, notamment avec la création d’un guichet unique. Elle souhaite connaître l’état d’avancement de cette initiative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5162</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>La suppression du droit aux chèques-vacances pour les fonctionnaires retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        628. — 8 octobre 2024. — M. Julien Guibert interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la suppression du droit des fonctionnaires à la retraite à bénéficier des chèques-vacances Alerté par des habitants de sa circonscription, il souhaite attirer son attention sur la récente circulaire modifiant le décret de 2006, qui vient supprimer le droit des fonctionnaires retraités de bénéficier des chèques-vacances. Cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les anciens agents de la fonction publique, notamment ceux touchant les pensions les plus modestes. Depuis l’instauration du dispositif, les chèques-vacances ont permis à des fonctionnaires à la retraite, en particulier aux anciens agents de catégorie C, de pouvoir partir en vacances. Cet avantage social constituait une aide précieuse pour améliorer leur qualité de vie et permettait ainsi à des milliers de retraités de ne pas renoncer aux congés pour des raisons économiques. Or la suppression de cet avantage intervient dans un contexte de précarisation croissante des retraités aux revenus modestes, pour qui la participation aux loisirs et aux vacances est déjà limitée. Les chèques-vacances étaient, pour nombre d’entre eux, un levier important pour maintenir un lien social et participer à des activités leur offrant un bien-être physique et psychologique indispensable à cette période de la vie. M. le député demande à M. le ministre de bien vouloir clarifier les raisons ayant motivé cette décision. En quoi la suppression des chèques-vacances pour les fonctionnaires retraités est-elle justifiée, alors qu’elle pénalise particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, c’est-à-dire ceux qui disposent des pensions les plus faibles ? Il le remercie de l’attention qu’il portera à cette question, dans l’espoir que des solutions équitables pourront être trouvées pour ces fonctionnaires ayant contribué, tout au long de leur carrière, au bon fonctionnement des services publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5163</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Reconnaissance d’un enfant décédé dans le calcul des droits à la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        629. — 8 octobre 2024. — M. Guillaume Garot appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la situation des parents, agents publics, dont un enfant est décédé avant l’âge de 9 ans, au regard du calcul des pensions de retraite. Depuis 1982, aux termes de l’article L. 18 du code des pensions civiles et militaires, un fonctionnaire voit sa retraite majorée s’il a élevé trois enfants ou plus pendant au moins neuf ans. Sauf décès pour fait de guerre, ces dispositions privaient de majoration les parents dont l’un des trois enfants était décédé avant l’âge de neuf ans. La loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale a modifié l’article L. 18 du code des pensions civiles et militaires afin que, quel que soit l’âge de leur décès, les enfants entrent dans le calcul de la majoration. Si cette nouvelle disposition constitue un signal positif et attendu, elle n’est néanmoins pas rétroactive et laisse de nombreux parents avec la douleur de subir une législation injuste, qui s’ajoute au deuil de la perte d’un enfant. Il apparaît nécessaire de faire un geste envers les parents concernés, qui décrivent la non-majoration de leur pension au moment de leur retraite comme très violente, comme si leur enfant n’avait jamais existé. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement en vue d’un geste qui permettrait une reconnaissance de la prise en compte de l’existence de l’enfant avant son décès.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5163</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Continental, aspirateur à argent public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        412. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur les subventions publiques dont a bénéficié l’entreprise Continental Automotive France, à l’heure où elle annonce un plan de licenciement d’ampleur qui aurait déjà conduit au suicide d’un délégué syndical sur le site de Toulouse. Ce plan de licenciement choque, car il contredit directement les engagements récents de l’entreprise. Lors du sommet « Choose France » de mai 2023, la direction de Continental avait promis 500 créations d’emplois en France. L’annonce avait été relayée le 15 mai par la députée des Yvelines Aurore Bergé dans les termes suivants : « Grâce à cet engagement, Continental annonce la création de 500 nouveaux emplois (sur ses 15 sites en France) sur la mobilité durable, notamment sur notre site de Rambouillet ! La réindustrialisation du pays est une réalité jusque dans notre Sud Yvelines ». Moins de 6 mois plus tard, dès novembre 2023, la direction du groupe allemand Continental a pourtant annoncé une suppression de postes, prétextant d’un contexte de « faiblesse du secteur » alors qu’en réalité, le résultat d’exploitation a augmenté de 32 % cette année, résultat d’une hausse des ventes de 5 %. Que fait l’entreprise de ces marges financières nouvelles ? Elle porte le dividende des actionnaires de 1,5 à 2,2 euros par action et accroît de 33 % la part du bénéfice réalisé redistribué aux actionnaires. Simultanément, elle refuse tout investissement dans l’appareil productif, interdisant ainsi au site de Rambouillet de faire une cotation pour un projet industriel au chiffre d’affaires prévisionnel de 500 millions d’euros avec Daimler. Quel est le prix de telles annonces ? Un désastre social, affiné au mois de février 2024, lorsque le groupe a précisé prévoir 7 150 suppressions de postes dans le monde à l’horizon 2026. Parmi elles, 240 dans les fonctions support et 55 dans l’unité de recherche et développement, la fermeture du centre « Tests et essai » de Toulouse chez Continental Automotive France. S’y ajoute l’externalisation de 66 salariés sur le site de Rambouillet. En vue de mener cette casse généralisée, l’entreprise a provisionné 12 millions d’euros. Cette situation est d’autant plus scandaleuse que Continental Automotive France a bénéficié d’aides et de subventions publiques pour un montant largement supérieur. Dit autrement : les contribuables cofinancent des plans de licenciement en France. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre de préciser les informations suivantes. Premièrement, Continental Automotive France a-t-elle perçu 14 millions d’euros de crédit impôt recherche pour l’année 2023 ? Deuxièmement, confirme-t-il la subvention publique régionale de 5 millions d’euros dédiée au projet e-horizon sur les véhicules autonomes ? Troisièmement, confirme-t-il que l’usine Continental de Sarreguemines a reçu 800 000 euros de subvention publique ? Quatrièmement, à combien s’élève la dépense de Bpifrance consentie dans le cadre « Pitch et Partner French Automotive Continental », qui a élargi le portefeuille clients de Continental avec de l’argent public ? Cinquièmement, combien Continental Automotive France a t’il perçu des dotations, subventions, bonifications, garanties bancaires publiques et le cas échéant combien en provenance du Plan de relance 2030 ? Sixièmement, certaines des subventions susnommées étaient-elles conditionnées à des créations d’emplois et quel est le solde net par rapport au plan de licenciement annoncé ? Septièmement, quelle suite M. le ministre entend-il donner à la fausse promesse de 500 créations d’emplois par Continental Automotive France ? Huitièmement, il lui demande comment il imposera le retrait du projet de licenciement et la mise en œuvre d’un plan de prévention des risques psycho-sociaux, exigé par les syndicats alors qu’un suicide a déjà eu lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5164</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Périmètre du portefeuille du secrétariat d’État chargé de l’IA et du numérique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        473. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le périmètre de son portefeuille. Alors que le numérique constitue un sujet majeur dans les sociétés et transversal au sein de l’État, la place qu’il occupe dans le gouvernement actuel, au tout dernier rang de l’ordre protocolaire, pose un certain nombre de questions qui méritent d’être éclaircies. Dans les gouvernements précédents, le rattachement du numérique à Bercy était déjà le sujet de critiques de nombreux experts qui appelaient à la création d’un ministère de plein exercice, en mesure de balayer les différentes problématiques d’un domaine qui ne se limite pas à son seul versant économique, essentiel mais non exhaustif. Le rattachement actuel au ministère de l’enseignement supérieur réduit encore drastiquement le périmètre d’intervention de la ministre. Par ailleurs, l’intitulé du portefeuille qui met en exergue l’intelligence artificielle, alors qu’il ne s’agit que d’une composante intrinsèque au numérique, laisse entendre que ce secteur serait privilégié au détriment de tout le reste, ce qui est tout à fait inquiétant dans un contexte national et international, où les enjeux de souveraineté et de cybersécurité, notamment, sont particulièrement prégnants. M. le député souhaite savoir comment Mme la ministre conçoit l’exercice de sa fonction, en particulier vis-à-vis de l’échéance imminente de la transposition de NIS2, de l’application des réglementations européennes, (DMA, DAS et AI Act), de la mise en application de la loi « SREN », de la lutte contre le cyberharcèlement et quels moyens seront mis à sa disposition pour qu’elle puisse mener de front tous ces dossiers. S’il est prévu un éparpillement des différents enjeux numériques au sein de différents ministères, il la remercie de bien vouloir clarifier la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5164</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements et limites du service France Connect
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        480. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le service France Connect et les limites de celui-ci. Déployé à partir de 2018, cet outil d’identification et d’authentification en ligne offre aujourd’hui aux particuliers l’accès à plus de 1000 services en ligne, leur permettant de réaliser des démarches aussi variées que déclarer ses impôts, demander un passeport ou une pièce d’identité, accéder à son compte d’assurance maladie, consulter ses droits à la retraite ou encore se connecter à Pole Emploi. Si la simplification et la sécurisation des démarches permises grâce à France Connect sont indéniables, un certain nombre de dysfonctionnements et d’insuffisances sont cependant à déplorer. Outre le fait que certaines démarches relevant pourtant du service public ne puissent pas encore être réalisées via France Connect, il est regrettable que de nombreuses administrations, entreprises et collectivités refusent aux usagers le bénéfice de certains services relevant de France Connect, donc reconnus par l’État. Il n’est par exemple pas possible de recourir à l’identité numérique lors d’un contrôle d’identité effectué par les agents ferroviaires lors d’un voyage en train, ni de présenter son permis de conduire dématérialisé hors de France, y compris au sein de l’Union européenne, France Connect n’étant pas reconnu à l’étranger. Il lui demande donc quels sont les obstacles à la reconnaissance de France Connect et des services qui y sont liés par ces différents acteurs et quelles réflexions sont actuellement à l’étude afin d’étendre la possibilité pour les usagers de recourir à cet outil afin de simplifier leurs démarches administratives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5165</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Renouvellement du FISA section 702
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        482. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le renouvellement du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) et de sa section 702, impactant la souveraineté numérique de la France. Le 19 avril 2024, le Congrès américain a voté pour le prolongement de deux ans de la section 702 du FISA, législation qui autorise les agences de renseignement américaines à collecter des données de citoyens et d’entreprises, en dehors du territoire des États-Unis d’Amérique. Plus précisément, des agences telles que la NSA ou le FBI sont autorisées à surveiller la messagerie des citoyens étrangers et potentiellement celle des citoyens américains en relation avec eux, sans nécessité de mandat. Ce texte prévoit également un élargissement de son champ d’application et s’étend désormais aux centres de données et aux entreprises qui ont « simplement accès à des équipements de communication dans leur espace physique ». Le renouvellement de ce texte et l’élargissement du champ d’application de la section 702 menacent sérieusement la souveraineté numérique de la France et la garantie des libertés publiques. Alors que le Gouvernement revendique sans cesse donner priorité à la lutte contre les ingérences étrangères, cette décision est très inquiétante. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait ainsi obtenir des éclaircissements sur la position du Gouvernement concernant le renouvellement de la section 702 du FISA. Il lui demande quelles sont les mesures qu’il envisage de prendre pour protéger les entreprises et citoyens français des influences extérieures indésirables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5165</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Respect du RGPD par les constructeurs automobiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        483. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur le rapport produit par la fondation Mozilla concernant le respect de la vie privée par les voitures connectées. Mercredi 6 septembre 2023, la fondation Mozilla publiait une étude sur la collecte des données personnelles par les voitures connectées et l’utilisation qui en était faite par les constructeurs automobiles. Il en ressort que parmi les 25 marques les plus populaires du marché, toutes collectent davantage de données que nécessaire. Lorsque le véhicule est en marche, il est en capacité de récupérer les informations de conduite comme la vitesse, les trajets empruntés ou l’utilisation faite de la voiture, mais il peut également récupérer des informations à travers tous les capteurs embarqués comme les caméras, micros, capteurs de pression, ou encore les données médicales, les contacts, le calendrier et d’autres informations via les smartphones connectés. Certains constructeurs indiquent même collecter des informations sur l’orientation et l’activité sexuelle de leurs clients. Au-delà du risque de voir ces informations fuiter suite à des opérations malveillantes, elles pourront être vendues pour du ciblage publicitaire, voire à des gouvernements avec l’accord du constructeur. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte mettre en place un plan de vérification du bon respect du « règlement général sur la protection des données » (RGPD) dans les contrats d’utilisation des véhicules connectés et limiter la collecte des données aux seules informations de conduite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5165</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Sécurité des données de santé en réponse aux cyberattaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        484. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la sécurité des données de santé, une préoccupation majeure pour les Français, notamment dans le cadre de la gestion du tiers payant en optique. Ce secteur a été récemment frappé par plusieurs cyber-attaques, impliquant le piratage de plus de 33 millions de dossiers de patients, soulignant ainsi une vulnérabilité critique dans la protection de données sensibles. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a intensifié ses efforts pour contrer ces vulnérabilités en mettant en demeure plusieurs établissements de santé à la suite de contrôles effectués entre 2020 et 2024. Ces audits ont révélé des manquements dans la sécurité des dossiers patients informatisés (DPI), notamment des accès non autorisés à des informations sensibles, soulignant la nécessité d’améliorer les politiques d’authentification et de gestion des habilitations. La CNIL a également indiqué que seules les données nécessaires au traitement des dossiers sont concernées, cependant, la nature même de ces données inclut des informations personnelles détaillées et sensibles. En outre, l’obligation de transmission de ces données personnelles de santé pour le remboursement des frais d’optique, y compris dans le cadre de contrats responsables, pose un risque non négligeable pour la vie privée des assurés. Des négociations sont en cours depuis plus de quatre ans entre le ministère de la santé, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), la CNIL, les assureurs et les opticiens pour renforcer la sécurité des données. Cependant, il semble que ces discussions soient bloquées depuis près d’un an. Ainsi elle l’interroge sur l’état d’avancement de ces négociations et sur les mesures envisagées pour assurer la sécurité des données de santé, en particulier celles exploitées par les plateformes de tiers-payant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5166</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Sécurité des données numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        485. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le sujet de l’accessibilité et de la sauvegarde des données numériques des citoyens français. De fait, depuis quelques années maintenant, la France s’est engagée dans un mouvement de numérisation de ses documents administratifs : fiches de paie, trimestres cotisés, données financières ou relatives à la santé. Les exemples sont nombreux et concernent des domaines de première importance. Les documents des ressources humaines sont un exemple parlant : depuis le 1er janvier 2017, la loi du 8 août 2016 « relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » facilite la dématérialisation des fiches de paie et autres documents des ressources humaines au sein des entreprises. Afin de sécuriser l’accès des employés aux documents, l’employeur est dans l’obligation de pouvoir les leur fournir pour une durée de 50 ans, ou jusqu’à l’âge de la retraite, augmenté de 6 ans. Il doit également garantir la confidentialité de ces données. Cela s’effectue via le compte personnel d’activité, grâce auquel chaque employé peut consulter les documents dématérialisés dans un coffre-fort numérique. Si cette dématérialisation présente de nombreux avantages, comme un gain de temps ou encore un accès facilité - l’intelligence artificielle étant associée à une productivité accrue - la numérisation des données des Français soulève des questions d’accessibilité pérenne à ces documents. En effet, ces datas peuvent, entre autres, être soumises à un risque de cyberattaque. En 2021, 582 établissements hospitaliers français ont été victimes d’une attaque de ce type, soit un établissement sur six. Selon le baromètre du CESIN (Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique), une entreprise française sur deux a été victime d’une agression numérique en 2022. Ces chiffres posent la question de la fiabilité de la conservation des données. La sécurité des équipements permettant l’hébergement des données est également en cause, à un second niveau. Le numérique n’est pas seulement un objet éthéré et immatériel : il repose sur des installations informatiques bien tangibles et qui peuvent être sujettes à des incendies, des dégradations, des pannes d’électricité. Les câbles sous-marins peuvent subir des attaques. La question se pose donc au niveau national et international : comment garantir la sauvegarde à longue échéance des données de santé, des données ouvrant des droits sociaux comme le nombre de trimestres cotisés, par exemple ? Sans doute la réponse repose-t-elle sur des moyens matériels et humains suffisants pour produire la forme de résilience nécessaire. La formation, tant des citoyens - parfois en incapacité d’accéder à leurs données - que des professionnels, qui doivent pouvoir s’adapter aux évolutions permanentes, est primordiale. À l’ère du soupçon et des fausses vérités, c’est ainsi, au final, la confiance des concitoyens qui est au cœur des enjeux. Elle souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5166</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Souveraineté des données sensibles stockées par les hyperscalers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        486. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la souveraineté des données sensibles stockées par les hyperscalers. L’un des systèmes informatiques de la police écossaise, le Digital Evidence Sharing Capability (DESC), utilise l’offre Azure de Microsoft pour le stockage de ses données, dont les informations biométriques. Techniquement, ce n’est donc pas la police elle-même qui stocke ces données particulièrement sensibles, mais la solution développée par la société Axon, dans le cadre du contrat signé pour ce système informatique. Or Microsoft vient de reconnaître que la garantie de souveraineté accordée pour les données au repos ne s’étend pas à celles en cours de traitement, ni ne couvre l’assistance technique qui peut, elle aussi, entraîner des transferts internationaux. L’élasticité du système, que Microsoft revendique comme une grande force, présente en effet un revers inquiétant : il n’y a pas de cartographie de celui-ci et Microsoft ne maîtrise pas où vont les données. Un parallèle s’impose de toute évidence avec le Health data Hub, qui utilise lui aussi Azure pour stocker les données de santé des Français ou pour celles du projet européen EMC2. Or l’information étant maintenant publique, Microsoft va réaliser des aménagements pour le DESC et les systèmes avec lesquels il est directement en contact, notamment tout ce qui touche aux polices du Royaume-Uni. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intervenir auprès de Microsoft Azure, de Bleu (et S3NS, puisque Google reconnaît rencontrer le même problème), pour les contraindre à des aménagements permettant de garantir la souveraineté des données qu’ils hébergent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5167</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Signaleurs de confiance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        619. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le sujet des signaleurs de confiance institués par le règlement européen sur les services numériques (DSA). Afin de mieux lutter contre les contenus illicites, le DSA prévoit notamment l’obligation pour les plateformes en ligne de proposer aux internautes un outil leur permettant de signaler facilement les contenus illicites afin de rapidement retirer ou bloquer l’accès au contenu illégal. Dans ce cadre, elles coopèrent avec des « signaleurs de confiance ». Ce statut est attribué dans chaque pays à des entités ou organisations en raison de leur expertise et de leurs compétences et leurs notifications sont traitées en priorité. Or il semblerait que ce statut ne soit accordé qu’à bien peu d’acteurs, environ trois ou quatre par pays. Pourtant le phénomène de contrefaçon est une menace grave pour l’Union européenne, premier marché contrefait au monde et la France en particulier, deuxième pays le plus contrefait au monde. Et sans cette qualité de signaleur de confiance, les ayants droit pourraient courir le risque de ne pas avoir de moyen de pression sur les plateformes pour voir les produits contrefaisants retirés rapidement. En France, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) devrait être désignée comme réfèrent européen sur cette question des signaleurs de confiance lorsque la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique entrera en vigueur. Cet organisme paraît toutefois ne pas correctement cerner les problématiques spécifiques à la lutte contre la contrefaçon en ligne, ni prendre pleinement la mesure du phénomène, alors que des millions d’annonces de produits contrefaisants sont disponibles en ligne. Alors que les marques françaises font partie du tissu économique français, il est primordial de les aider à faire respecter leurs droits de propriété intellectuelle, en particulier en permettant au plus grand nombre d’entre elles d’être reconnues comme signaleur de confiance. La situation actuelle leur est en effet grandement préjudiciable, tant le nombre de procédures de notification et de retrait de contenu illicite sur internet est élevé et tant celui induit de coûts et d’efforts au regard du temps passé et du nombre de personnes que cela mobilisés à cet effet. C’est la raison pour laquelle il lui demande comment le Gouvernement entend davantage sensibiliser l’ARCOM sur ce sujet et permettre aux ayants droit, (premiers concernés et meilleurs connaisseurs de leurs produits) d’être plus largement reconnus comme signaleurs de confiance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5167</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Installation Fibre FTTH, clauses d’insertion sociale et maillage territorial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        725. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la nécessité d’instaurer des clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange dans le cadre du retrait du cuivre. Depuis 2013, un vaste projet de modernisation numérique a été amorcé dans le pays avec l’ambition de donner un accès à un internet performant à l’ensemble des concitoyens et concitoyennes. En effet, le cuivre, autrement dit le réseau historique de télécommunications, ne convient plus aux conditions actuelles, que ce soit en matière de besoins de consommation grandissants des usagers ou encore de coût environnemental de ces installations fortement énergivores. En 2023, l’opérateur Orange, gestionnaire de la boucle locale en cuivre, a été autorisé à fermer le réseau de cuivre d’ici 2030 : Mme la députée demande au Gouvernement l’assurance que dans chacune des zones du territoire national, le cuivre ne soit démonté qu’une fois la solution alternative, c’est-à-dire la fibre FTTH, installée de façon opérationnelle afin de ne pas courir le risque d’isoler certains des concitoyens. Si le Gouvernement porte un projet de modernisation nationale, la Lozère, comme d’autres collectivités territoriales depuis plus de dix ans, avait déjà pris l’initiative d’entreprendre ce chantier de la fibre FTTH sur l’intégralité de son territoire et l’avait réalisé avec succès de 2016 à 2024. Mais loin de se contenter d’une modernisation numérique, la Lozère l’a opéré avec un souci d’insertion sociale et d’inclusion, d’accès à l’emploi des bénéficiaires du RSA et d’accompagnement des travailleurs dans leur insertion économique. La réussite de ces dispositifs à l’échelle départementale lors du déploiement de la fibre la conduit donc à appeler le Gouvernement à en faire de même à l’échelle nationale lors du retrait du cuivre et par conséquent à imposer des clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange en tant qu’acteur central de ce projet d’envergure. Outre l’ouverture du marché professionnel aux publics éloignés de l’emploi, il est primordial de maintenir le maillage des entreprises locales qui se sont installées et investies pour déployer la fibre, afin que le retrait du cuivre soit à son tour une opportunité pour elles de maintenir leur implantation territoriale. Sur ces deux sujets, elle souhaiterait donc connaître sa position sur la nécessité de conjuguer la modernisation numérique et le retrait du cuivre, avec l’imposition de clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange et sur sa proposition au Gouvernement à s’engager en faveur de marchés publics territoriaux dans le cadre du retrait du cuivre, afin de nourrir le réseau des entreprises locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5168</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Pérennisation du « New Deal Mobile » au-delà de l’année 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        726. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la pérennisation du dispositif « New Deal Mobile » au-delà de l’année 2024. En effet, en janvier 2018, après de nombreuses demandes fortes d’élus des territoires ruraux, notamment de l’auteur, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) et le Gouvernement annonçaient les engagements pris par les opérateurs de téléphonie mobile pour couvrir l’ensemble du territoire national en très haut débit (THD). Ce programme ayant pour nom « New Deal Mobile », devait initier la mise en place de plus de 5 000 pylônes devant raccorder durablement les « zones grises » et les « zones blanches » au (THD) mobile. Ce programme arrivant à son terme en 2024, beaucoup d’élus s’interrogent sur sa pérennisation. À ce titre, certains territoires ruraux dont l’habitat est fortement dispersé ne sont pas encore suffisamment couverts. Sur les 5 000 zones primo-identifiées, 4 700 pylônes ont été construits ou sont en passe de l’être et les 300 zones à identifier restantes devraient l’être d’ici la fin de l’année 2024. Même si le « New Deal Mobile » a permis certaines avancées, il semble que l’ensemble des zones blanches et grises françaises ne seront malheureusement pas couvertes et nombreuses sont les demandes pour qu’il soit prolongé au-delà de l’année 2024. Face à cette situation, il lui demande si la pérennisation du dispositif « New Deal Mobile », au-delà de l’année 2024, est envisagée par le Gouvernement et sous quelles conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>86</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5168</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Espace dématérialisé pour le paiement des amendes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        86. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité de mettre en place un espace dématérialisé pour les amendes au sein de FranceConnect. L’objectif de cette proposition est double. D’une part, elle vise à simplifier les démarches administratives pour les usagers en leur offrant la possibilité de consulter, de payer ou de contester leurs amendes de manière dématérialisée, à travers un portail unique et sécurisé. D’autre part, elle a pour but de réduire les risques liés à la perte des courriers d’amendes, un problème qui peut entraîner des situations complexes pour les usagers, tels que l’augmentation du montant des amendes ou des démarches supplémentaires pour résoudre des malentendus. Le système FranceConnect, déjà en place, offre un cadre sécurisé et fiable pour l’identification et l’authentification des usagers sur divers services publics en ligne. L’intégration d’un espace amendes au sein de cette plateforme permettrait non seulement d’optimiser la gestion des amendes par les administrations concernées mais aussi d’améliorer la transparence et l’accessibilité de ce service pour les citoyens. Dans cette optique, il l’interroge sur les réflexions menées par le ministère sur le sujet ainsi que sur un éventuel calendrier de mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>89</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5169</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Revendication des agents de l’OFPRA pour améliorer leurs conditions de travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        89. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conditions de travail des agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), ces dernières ayant de lourdes conséquences sur les agents eux-mêmes, qui se répercutent sur les demandeurs d’asile. Les agents de cet établissement public administratif (EPA) placé auprès du ministère de l’intérieur et des outre-mer et chargé de la mise en œuvre des obligations constitutionnelles et internationales en matière de droit d’asile se sont mobilisés à quatre reprises depuis octobre 2023 pour défendre la qualité du service public rendu par l’Office. Elles et ils ont dénoncé une pression irréaliste sur leur travail découlant des chiffres d’activités exigés par le contrat d’objectifs et de performance qui lie l’OFPRA aux ministères de l’intérieur et du budget ; pression relayée par leur hiérarchie, tant en matière d’objectifs collectifs qu’individuels. Les personnels pointent la complexification des procédures d’instruction des demandes de protection internationale, du fait des contraintes tenant, notamment, à la détection des profils présentant une possible menace sécuritaire, d’une part et d’une exigence de meilleure prise en compte des vulnérabilités découlant des textes nationaux et européens, d’autre part. Le programme budgétaire 303 « Immigration et asile » de la mission « Immigration, asile et intégration » de la loi de finances pour 2024 constate que la rotation très élevée des agents de l’OFPRA, due à cette forte pression du travail qui est en outre source de risques psycho-sociaux, est dommageable pour la réalisation même des objectifs chiffrés fixés. Mme la députée dénonce les conséquences de ce rythme de travail effréné imposé aux agents, qui a des répercussions directes sur l’exercice des droits des demandeurs d’asile. En effet, leur récit, central pour leur mise sous protection, doit être entendu dans les meilleures conditions possibles. En outre, depuis octobre 2023, le directeur général de l’OFPRA renvoie l’éventuelle révision des objectifs chiffrés que les agents de l’OFPRA jugent irréalistes (tels que le taux de 1,7 convocation par jour dans les services d’instruction), aux négociations du contrat d’objectif et de performance (COP) pour les années 2024-2026 qui doivent, semble-t-il, aboutir en mars 2024, entre l’Office, son ministère et le ministère du budget. Or, le 5 février 2024, le quotidien en ligne Mediapart a révélé le contenu d’un rapport d’audit commandé par le directeur général de l’OFPRA en 2021 auprès de la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) en vue de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile par l’OFPRA. Trois cabinets privés ont analysé les procédures de travail au sein de l’Office pour un montant de près de 485 000 euros, ainsi que l’a révélé le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques et ont remis leurs conclusions au directeur général de l’OFPRA dès avril 2022. Les conclusions de ce rapport n’ont pas été rendues publiques, ni même communiquées aux agents de l’OFPRA par la direction de l’Office. Mme la députée s’étonne qu’un rapport financé sur les deniers publics ne fasse pas systématiquement l’objet d’une publication intéressant tant les agents du service public concerné que les usagers, citoyens et parlementaires, garants du contrôle et de l’évaluation des politiques publiques. Outre cela, elle remarque que selon l’article de presse cité, le rapport de la DITP mentionne que la cible de 1,7 entretien par jour est « irréaliste » et qu’elle provoque des « pressions inutiles » sur les agents. Par ailleurs, ce même rapport préconise comme première « solution prioritaire » une baisse du taux de convocation à 1,2 entretien de demande d’asile par jour, permettant de rendre plus fluide la rédaction de décisions et de réduire au final ainsi les délais de traitement. Aussi, elle lui demande si, dans le cadre de l’élaboration du contrat d’objectif et de performance (COP) 2024-2026 de l’OFPRA, les objectifs chiffrés par agents vont se fonder sur une baisse de l’objectif cible d’entretiens par jour, de 1,7 à 1,2, telle que préconisée par le rapport DITP d’avril 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5169</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Véhicules des hautes autorités civiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        90. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur le sujet de la gestion des infractions au code de la route commises par les conducteurs de véhicules utilisés par les hautes autorités civiles. Ces véhicules bénéficient du statut de véhicules d’intérêt général prioritaires, un statut qui n’est pourtant pas prévu par l’article R. 311-1 du code de la route pour l’utilisation des dispositifs lumineux et sonores définis par les articles R. 313-27 et R. 313-34 du même code. Dans sa réponse publiée au Journal officiel du 26 septembre 2023, le prédecesseur de M. le ministre a reconnu l’existence d’une faille juridique. Il a admis que certaines administrations s’octroyaient le droit d’utiliser ces véhicules avec des dispositifs lumineux et sonores sans y être expressément autorisées par la loi. M. le député souhaite connaître les mesures prises à l’égard des infractions commises par ces véhicules. Il s’interroge notamment sur le traitement des excès de vitesse constatés par des contrôles radars ou d’autres moyens de surveillance. De plus, il souligne que le simple fait d’équiper ces véhicules de dispositifs lumineux et sonores réservés aux véhicules d’intérêt général prioritaire constitue déjà une infraction, étant donné que ces véhicules ne sont pas habilités à les utiliser. Il lui demande donc des précisions sur la gestion de ces situations et sur les sanctions éventuelles appliquées aux conducteurs ou aux administrations responsables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5170</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance des sinistrés de la sécheresse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        180. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences du phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) pour celles et ceux qui sont touchés par ces catastrophes. En effet, plusieurs initiatives législatives en faveur des victimes de RGA ont été mises en place durant l’année 2023. En premier lieu, un rapport parlementaire publié en octobre 2023 préconise notamment la reconnaissance aux sinistrés d’un statut de victime, ainsi que l’indemnisation pour l’année 2022 de l’ensemble des personnes impactées par ce phénomène. Il propose également d’enrichir et préciser les données scientifiques sur lesquelles se fonde la reconnaissance de l’état « CatNat » des communes, raccourcir les délais pour la reconnaissance de l’état « CatNat » de la commune et l’instruction du dossier du sinistré par l’assureur et élargir les critères de reconnaissance de l’état « CatNat » des communes pour mieux coller au caractère progressif et diffus du phénomène RGA. Deuxièmement, le 30 mars 2023, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi visant à mieux indemniser les dégâts sur les biens immobiliers causés par le retrait-gonflement de l’argile, texte voté par l’auteur de la présente question. Cette proposition de loi est toujours en attente d’examen au Sénat. Toutes ces initiatives législatives semblent aller dans le bon sens pour mieux reconnaître les difficultés que subissent les sinistrés de la sécheresse. Face à ces constatations, alors que le phénomène de RGA risque de s’intensifier durablement avec la multiplication des sécheresses, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place en prenant compte ces initiatives parlementaires et le besoin d’une meilleure reconnaissance des sinistrés de ces catastrophes naturelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5170</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Compétences DECI pour certaines communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        198. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur la compétence nouvelle des communes à la suite d’arrêtés préfectoraux concernant la défense extérieure contre l’incendie (DECI). En effet, dans certaines communes, un arrêté préfectoral indique que le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ne participera plus à l’instruction des certificats d’urbanisme et des permis de construire pour les maisons individuelles. Désormais, cette responsabilité revient uniquement aux communes, ce qui pose des défis pour la gestion de l’urbanisme et la sécurité incendie locales. Tout d’abord, de nombreuses communes, en particulier les plus petites, ne disposent pas des ressources humaines et techniques nécessaires pour assumer pleinement la compétence DECI. Le SDIS, avec son expertise spécialisée, jouait un rôle crucial dans l’évaluation des risques et la formulation de recommandations appropriées. L’absence de leur contribution pourrait compromettre la qualité et la sécurité des décisions prises en matière d’urbanisme. De plus, la prise en charge de la DECI implique une charge administrative supplémentaire pour les communes, qui doivent désormais intégrer cette dimension dans l’instruction des dossiers d’urbanisme. Cette nouvelle responsabilité nécessite la mise en place de procédures spécifiques, la formation du personnel municipal et, potentiellement, le recours à des consultants externes pour combler les lacunes en matière de compétences. Par ailleurs, la sécurité incendie des maisons individuelles pourrait être mise en péril si les communes ne parviennent pas à évaluer correctement les risques et à mettre en œuvre des mesures adéquates. Les recommandations du SDIS étaient basées sur des années d’expérience et de connaissances spécialisées. Sans cette expertise, il existe un risque accru que des mesures de sécurité incendie insuffisantes soient adoptées, compromettant ainsi la protection des habitants. De surcroît, pour les communes membres d’une intercommunalité, la gestion de la DECI peut nécessiter une coordination accrue entre les différentes municipalités. La mise en place de solutions mutualisées pourrait être une réponse, mais cela requiert une volonté politique forte et une harmonisation des pratiques locales, ce qui peut s’avérer complexe et long à mettre en œuvre. Enfin, en assumant la compétence DECI, les communes prennent également sur elles la responsabilité juridique en cas de manquement ou de défaut dans l’évaluation des risques et la mise en œuvre des mesures nécessaires. Les élus locaux pourraient être tenus pour responsables en cas d’incidents liés à des insuffisances dans les dispositifs de défense incendie. Pour toutes ces raisons, il lui demande comment alléger la surcharge administrative et permettre une gestion plus efficace des ressources locales des communes en leur retirant la compétence DECI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5171</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        215. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le décret n° 2023-974 du 23 octobre 2023 relatif au contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur. Ce décret, issu d’une directive européenne devant être transposée dans le droit français, suscite le mécontentement des utilisateurs de deux-roues et, en particulier, des deux-roues de collection, qui auront de nombreuses difficultés à mettre ces véhicules aux normes actuelles. Par ailleurs, il semblerait que ce décret aille plus loin que la directive européenne initiale, notamment pour les véhicules présentant un intérêt historique. Aussi, elle souhaiterait connaître sa position sur les propositions suivantes : l’exonération du contrôle technique des véhicules présentant un intérêt historique comme défini dans la directive européenne 2014/45/UE ; la suppression du contrôle technique des véhicules de catégorie L1e et L2e qui ne sont pas citées dans la directive ; et la mise en place, à la place du contrôle technique, d’une procédure conforme à l’article 5.4 chapitre III de la directive européenne instaurant le contrôle non périodique uniquement à la revente des deux-roues à un particulier ou à l’évaluation de son état technique à la suite d’une chute, une collision ou toute autre modification majeure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5171</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décoration officielle pour les porte-drapeaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        230. — 8 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de l’intérieur à la demande de la Société nationale d’entraide de la médaille militaire (SNEMM) concernant l’obtention d’une décoration officielle pour les porte-drapeaux. En effet, jusqu’à ce jour, les porte-drapeau ne sont détenteurs que d’un insigne porté sur le baudrier. Une médaille officielle de la sécurité intérieure, catégorie bronze, comportant une agrafe « engagement citoyen » ou bien la création d’une agrafe spécifique « porte-drapeau » leur permettrait de se voir récompensés de leur disponibilité et d’une juste reconnaissance de leur engagement après 10 années de présence régulière par exemple. Enfin, la SNEMM propose que cette décoration ne soit pas demandée par les présidents d’associations, comme pour l’insigne de porte-drapeau, mais par les préfets. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5171</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre le trafic de stupéfiants dans le Gard
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        245. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la lutte contre les trafics de stupéfiants. Le mercredi 17 janvier 2024, les forces de l’ordres de Bagnols-sur-Cèze (ville du Gard de 18 000 habitants) ont décidé d’investir la plupart des logements vides dans le quartier populaire des Escanaux. Le constat est sans appel : drogue, mais aussi deux armes dont une Kalachikov et de nombreuses munitions. Ces trafics ont pris une ampleur considérable dans le pays et, malgré les nombreux moyens mis en œuvre, la lutte actuellement menée apparaît insuffisante. En conséquence, elle le prie de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures concrètes prévues par le Gouvernement pour lutter contre le trafic de stupéfiants sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5171</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Chiffres d’expulsions des personnes originaires du Maghreb
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        343. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Ballard interroge M. le ministre de l’intérieur sur la ventilation par pays des chiffres des expulsions réalisées par la France après avoir posé cette question déjà à son prédécesseur, M. Darmanin, sans avoir de réponse de sa part malgré plusieurs signalements. L’année dernière, le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti avait reconnu, M. le député cite : « Il y a des OQTF que personne ne peut exécuter ». Si les chiffres officiels de 2023 parlent d’un peu moins de 5 000 étrangers délinquants expulsés issus de pays tiers extérieurs à l’Union européenne, on ne dispose d’aucun détail concernant l’origine des personnes expulsées et donc de leur destination. M. le député ayant reçu lui-même des demandes d’informations en provenance de journalistes de la presse quotidienne et hebdomadaire nationale, ceux-ci s’inquiétaient de ne pouvoir recevoir de la part du cabinet de M. Darmanin, malgré l’envoi de plusieurs mails, des chiffres concrets concernant les OQTF exécutées en direction du Maghreb. La presse et M. le député s’interrogent sur la raison d’une telle opacité. Les résultats du bras de fer avec ces pays qui avait été annoncé dès 2021 ont-ils été payants ? Il lui demande s’il peut lui communiquer des chiffres récents sur les OQTF exécutées concernant les ressortissants de pays tiers à l’Union européenne, notamment en provenance du Maghreb et de l’Afrique Subsaharienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5172</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrat d’engagement jeune MNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        344. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur le respect du contrat d’engagement jeune, lorsque le mineur non accompagné devient majeur. En vigueur depuis le 1er mars 2022, le contrat engagement jeune a pour objectif de faciliter l’accès au logement et à l’emploi durable pour les personnes âgés de 16 à 25 ans et jusqu’à 29 ans pour les personnes reconnues travailleur handicapé. Ce contrat permet aux départements de rémunérer un jeune actif jusqu’à 528 euros par mois, en échange de 15 à 20 heures d’activité minimum par semaine, tout en lui apportant un suivi individualisé. Cette initiative s’adresse aux jeunes relevant de l’aide sociale à l’enfance, y compris aux mineurs non accompagnés, afin de permettre leur insertion. En effet, l’article L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles précise que les dispositifs de soutien de l’aide sociale à l’enfance sont aussi ouverts aux majeurs de moins de 21 ans isolés étrangers. Cependant, dans les Hauts-de-Seine, des associations signalent que de nombreux contrats engagement jeune de mineurs non accompagnés ont été rompus ces dernières années lors du passage à la majorité, tandis que les conditions matérielles et financières de ces personnes isolées ne leur permettaient pas de retrouver un logement et une situation stable ensuite. Même si M. le député n’est pas d’accord avec ce dispositif qui préfigure la mise sous condition du RSA, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte faire pour s’assurer que les mineurs victimes de ces discriminations soient réintégrés dans le dispositif du contrat engagement jeune, comme le prévoit la loi et quelles compensations seront fournies quant au préjudice subi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5172</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance des visas long séjour temporaire en Grande-Bretagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        345. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées lors de la délivrance de visas de long séjour temporaire (VLS-T) en Grande-Bretagne. En effet, les citoyens britanniques, propriétaires d’une résidence secondaire en France et en tant que visiteur régulier ou touriste souhaitant séjourner temporairement dans le pays pour une durée supérieure à 3 mois et ne dépassant pas 6 mois, sont obligés d’utiliser un centre de traitement de visas - TLScontact - et de naviguer sur deux sites web pour déposer une simple demande de visa. Malheureusement ce système est devenu difficile à utiliser en raison des difficultés techniques importantes et trop fréquentes. Ce processus exige que le demandeur lance sa demande de visa sur le site france-visas.gouv.fr, avant de passer au site TLS et ensuite revenir au site France-Visas pour saisir les informations personnelles pertinentes et prendre rendez-vous en personne au centre TLS. Les documents attestant des revenus, des économies personnelles, de la couverture médicale et du logement doivent être rassemblés et soumis en personne à l’un des trois centres de TLS situés à Londres, à Édimbourg ou à Manchester. Les données biométriques y sont également saisies avant que le TLS n’envoie la demande de visa au consulat : une procédure longue et fastidieuse pour les demandeurs. En outre, celle-ci prive le demandeur de son passeport pendant une à deux semaines, le temps que celui-ci soit transmis au consulat. Ce dernier se retrouve par conséquence sans passeport pendant une courte période, ce qui, pour certains, constitue un désagrément important. Le système actuel et en particulier l’utilisation de l’organisation TLS, provoque chez les demandeurs un sentiment de frustration et de désespoir. Elle demande donc au Gouvernement s’il ne serait pas possible d’envisager de simplifier cette procédure de demande de visa notamment en permettant la réalisation de l’ensemble des démarches en ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5172</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Document de circulation pour enfant mineur (DCEM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        346. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le document de circulation pour enfant mineur (DCEM). En France, un mineur étranger résidant en France n’est pas soumis à l’obligation de détenir un titre de séjour. Toutefois, afin de faciliter ses déplacements hors du territoire national, il peut obtenir, sous certaines conditions, un DCEM. Ce document, nécessairement accompagné d’un document de voyage, permet notamment au mineur étranger, après un voyage à l’étranger, de revenir en France ou aux frontières de l’espace Schengen sans avoir besoin d’un visa. Or si ce document est censé faciliter ces déplacements, force est de constater qu’il peut également générer quelques difficultés et incompréhension pour deux raisons principales : premièrement, le DCEM n’est pas toujours connu de la police aux frontières et des compagnies aériennes ; deuxièmement, contrairement au passeport, il n’est rédigé qu’en langue française. Aussi, Mme la députée souhaite savoir comment le Gouvernement entend s’assurer de la bonne connaissance de ce document par les autorités et acteurs concernés ainsi que de sa compréhension. Elle souhaite également savoir s’il est envisagé que les nouveaux DCEM fassent l’objet d’une rédaction bilingue français/anglais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5173</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Libération des personnes retenues en centre de rétention administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        347. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’intérieur sur les modalités de levée des mesures de rétention appliquées aux personnes préalablement retenues en centre de rétention administrative (CRA). Le 17 mai 2023, le Réseau de visiteurs et observatoire du CRA d’Oissel en Normandie a adressé une lettre ouverte à M. le ministre évoquant la question des personnes vulnérables retenues en CRA. Parmi les recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) faisant suite à sa visite d’août 2019 du CRA d’Oissel mentionnées par le réseau de visiteurs figure la nécessité de remettre un protocole écrit de sortie compréhensible pour le citoyen étranger faisant l’objet d’une mesure de libération du CRA, ainsi que la nécessité d’assurer systématiquement le transport, par les policiers du CRA, des personnes libérées jusqu’à la gare ferroviaire d’Oissel, en l’absence de desserte de transport en commun de ce CRA isolé au milieu d’une forêt domaniale. Cette préconisation, déjà formulée par le CGLPL en 2017, n’est à ce jour toujours pas mise en œuvre. Ainsi, un incident est survenu le 25 avril 2023. Ce jour-là un homme de 34 ans retenu depuis un mois au CRA d’Oissel et dont la vulnérabilité psychologique était attestée par plusieurs certificats médicaux, a été libéré à 18 heures pour se rendre à son assignation à résidence au Mans, lieu de son interpellation, à environ 200 km. Ce dernier a été relâché sans ressource et sans moyen de transport, hors du CRA d’Oissel, à 5 km de la gare de la même ville, en forêt, alors même qu’il ne disposait pas des facultés mentales suffisantes pour effectuer seul un voyage jusqu’au Mans. Conscients de la dangerosité de la situation pour la personne libérée, les fonctionnaires de police du CRA en ont été réduits à contacter les bénévoles du Réseau de visiteurs et observatoire citoyen du CRA d’Oissel à 21 h 00, pour solliciter leur aide afin qu’ils puissent conduire cet individu au Mans. Si les bénévoles ont répondu positivement à cette requête, qui ne relève pas de leur mission, afin de ne pas laisser cette personne fragile errer dans la nature, il reste toujours un vide juridique autour des conditions d’accompagnement des personnes libérées des CRA, notamment en l’absence de solution de transport en commun. Dans le cas d’espèce, l’individu libéré du CRA, souffrant de troubles psychiques, relevait de la catégorie des personnes vulnérables mentionnées à l’article L. 741-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui ne traite que des conditions de rétention en CRA. Cet incident aurait pu être évité si les recommandations du CGLPL avait été mises en application, en particulier sa recommandation 49. Aussi, il souhaite savoir si des instructions seront données aux différents commandements des centres de rétention administrative pour assurer, d’une manière générale, le transport des personnes libérées des CRA dès lors que ces lieux de privation de liberté ne sont pas desservis par les transports en commun, en particulier pour les personnes vulnérables plus exposées au danger. Dans le même sens, il lui demande si une évolution du CESEDA est envisagée par le Gouvernement pour mieux encadrer les procédures de levées de rétention administrative en prenant en compte l’état de vulnérabilité ou de handicap des personnes libérées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5173</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Traitement des demandes de séjour à la préfecture du Val-de-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        348. — 8 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté alerte M. le ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements importants qui touchent la préfecture du Val-de-Marne quant au traitement des demandes de séjour. En effet, les nombreuses sollicitations reçues à ce sujet par Mme la députée montrent que les délais d’attente pour l’enregistrement, le traitement et la délivrance des titres de séjour s’étendent parfois sur des années. L’usage toujours plus généralisé de la télé-procédure via le portail de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF), que dénonçait déjà le Conseil d’État dans son avis rendu le 3 juin 2022, conduit à de nombreuses erreurs et blocages qui allongent encore les délais de traitement et plongent parfois des familles entières dans des situations catastrophiques. Garantir l’accès à un accueil et un accompagnement physique est absolument nécessaire pour le respect des droits de toutes et tous. Aujourd’hui, il est extrêmement difficile d’obtenir un rendez-vous à la préfecture du Val-de-Marne, même pour des cas d’urgence, à cause du grave manque de personnel. La baisse des moyens alloués aux préfectures, notamment en terme d’effectifs, font de ces dernières de véritables machines à produire des sans-papiers et des situations humaines dramatiques. Elle souhaite donc l’interroger sur ce qu’il compte entreprendre afin que les préfectures, à l’image de celle du Val-de-Marne, soient enfin dotées des moyens suffisants pour effectuer de façon satisfaisante leur mission d’accueil et de régularisation des demandeurs de séjour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5174</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation des violences faites aux femmes au sein du territoire français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        351. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’augmentation des violences faites aux femmes au sein du territoire français ces dernières années et sur le manque de données chiffrées du nombre de violences sexuelles faites aux femmes. En effet, alors que le Président de la République avait souhaité faire de la lutte contre ces violences une priorité nationale, il semble que ces violences aient fortement augmenté ces dernières années. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur publiés en octobre 2023, plus de 244 000 victimes de violences conjugales ont déposé plainte en 2022, un chiffre en hausse de 15 % par rapport à 2021 et qui a même doublé comparé à 2016. Si les chiffres existent pour les violences conjugales, il n’existe pas de chiffres officiels précis pour les violences sexuelles de tous types. Il n’existerait pas non plus de données sur les personnes coupables d’agressions sexuelles, ou sur leur profil. Ce manque d’informations entraverait la compréhension de l’ampleur du problème, compromettant par la même occasion la mise en place de moyens de prévention efficaces, de protection des victimes et de poursuite des auteurs. Pour toutes ces raisons, il semble essentiel de pouvoir obtenir les chiffres précis du nombre d’agressions sexuelles et des informations sur le profil des agresseurs (âge, nationalité, motifs, antécédents judiciaires et psychologiques) ; et sur celui des victimes (âge, nationalité, relations avec l’agresseur). L’acquisition de ces données permettraient in fine d’établir un plan d’action garantissant au mieux la sécurité des concitoyens. Aussi, face à ces constatations et alors que la violence au sein de la société française ne cesse d’augmenter, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de pouvoir lutter plus efficacement contre ces violences et sur le chiffrement du nombre d’agressions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5174</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Versement des primes aux forces de sécurité mobilisées lors des Jeux olympiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        378. — 8 octobre 2024. — Mme Marie-José Allemand interroge M. le ministre de l’intérieur sur le versement des primes aux policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers mobilisés à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Par leur engagement et leur professionnalisme, les forces de sécurité intérieure ont contribué à faire de ces Jeux olympiques un succès populaire, sportif et sécuritaire. En compensation de leur mobilisation, ces agents bénéficieront d’une prime pouvant atteindre 1 900 euros, dont le versement est prévu d’octobre à décembre 2024, conformément au calendrier initialement arrêté. Des retards ont toutefois été évoqués et pourraient conduire à décaler le versement de ces primes à 2025. Il serait dommageable que des retards privent les agents de percevoir dès 2024 les primes auxquelles leur investissement exceptionnel leur donne droit. Aussi, elle lui demande de garantir le versement de ces primes aux agents concernés d’ici la fin de l’année, conformément au calendrier établi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5174</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation du compte personnel de formation pour financer un permis moto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        387. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation du compte personnel de formation (CPF) pour financer un permis A2, dit « permis moto ». Alors que le CPF est un droit individuel financé par l’entreprise et qu’il permet aux salariés de bénéficier d’un soutien financier dans le cadre de leur formation moto par la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023, le décret n° 2024-444 du 17 mai 2024 revient sur les conditions de financement de celui-ci. En effet, il est à présent interdit d’utiliser son CPF pour financer un permis de conduire de catégorie A1, A2, B1 ou B pour tous ceux qui disposent déjà d’un permis de conduire en cours de validité en France. Le décret est pourtant contraire aux principes d’égalité et de non-discrimination puisqu’il interdit le financement d’un second permis de conduire créant une rupture d’égalité d’une part, entre les salariés déjà titulaires d’un premier permis de conduire et ceux qui souhaiteraient l’obtenir pour la première et d’autre part, entre les salariés qui ont pu bénéficier du CPF pour leur formation avant le 19 mai 2024, date d’application du décret et ceux qui ne peuvent depuis plus y avoir recours. De surcroît, cette décision prise sans concertation avec les professionnels de l’enseignement de la conduite ou les usagers est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation puisqu’aucun risque sérieux de déstabilisation du dispositif du CPF n’est avéré et ne justifie une telle décision. Si deux recours ont été déposés devant le Conseil d’État, il lui demande d’abroger le décret pour permettre à nouveau le financement du permis moto via le CPF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5175</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Brigades de gendarmerie supplémentaires en Meuse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        390. — 8 octobre 2024. — Mme Florence Goulet interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’absence des brigades de gendarmerie supplémentaires promises en Meuse. Le précédent ministre de l’intérieur a fait de la communication à répétition suite aux annonces du Président de la République en janvier 2022 sur la promesse de 239 brigades de gendarmerie supplémentaires déployées sur l’ensemble du territoire national. La Meuse devait bénéficier de la présence de deux brigades supplémentaires et Mme la députée de la deuxième circonscription avait plaidé pour un rééquilibrage dans le département, notamment dans le nord meusien. Pourtant, alors que l’insécurité et les actes de délinquance sont en constante augmentation, notamment avec une hausse du trafic de drogue, les brigades promises ne sont toujours pas opérantes. Ainsi, elle lui demande à quelle date seront réellement effectives dans son département ces brigades de gendarmerie, notamment pour le nord meusien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5175</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suspension des paiements aux offices HLM et communes des loyers des casernes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        391. — 8 octobre 2024. — M. Joël Bruneau alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation des offices HLM et des communes propriétaires des casernes de gendarmerie. En effet, l’épuisement des crédits alloués au programme 152 suite aux engagements opérationnels aux jeux Olympiques et Paralympiques et en Nouvelle-Calédonie ne permet plus à la gendarmerie de payer les loyers dus. Une demande de rallonge budgétaire a été annoncée mais le manque de visibilité quant à son ouverture risque de mettre offices et communes dans des situations de trésorerie difficiles en cette fin d’année. De même certaines réserves de gendarmerie ne pourront plus être mobilisées en fin d’année faute de crédits disponibles mettant certaines brigades en tension dans leurs arbitrages entre les nécessités de service et des besoins de récupération des personnels. Il lui demande d’apporter des réponses sur les dates de déblocages de ces crédits et aimerait savoir ce que le ministère met en œuvre pour ne pas faire peser sur les propriétaires de casernes une partie du financement du coût des engagements opérationnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5175</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expulsion pour les occupations illégales de terrain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        392. — 8 octobre 2024. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’occupation illégale de terrain par les gens du voyage. La loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage prévoit qu’en cas de violation de l’interdiction de stationnement en dehors des aires d’accueil réservées aux gens du voyage, le maire ou le président d’EPCI peut demander au préfet de mettre en demeure les intéressés de quitter les lieux. Cette mise en demeure peut s’ensuivre d’une évacuation forcée à condition qu’il n’y ait pas de recours devant le juge administratif. Cette procédure requiert en pratique plusieurs jours avant exécution effective, jours pendant lesquels les terrains occupés subissent parfois de fortes dégradations qui engendrent des coûts de réparations pour les propriétaires. Aussi, il lui demande s’il compte mettre en œuvre une mesure d’expulsion applicable dans un délai d’urgence afin de limiter les dommages sur les terrains occupés illégalement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5175</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gestion du stationnement des gens du voyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        393. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la gestion du stationnement des gens du voyage. Depuis la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, dite loi « Besson », tous les départements doivent établir des schémas départementaux prévoyant « les conditions d’accueil spécifiques des gens du voyage ». Selon cette même loi, les communes de plus de 5 000 habitants sont également tenues de réserver des terrains aménagés aux gens du voyage. Alors que cette loi a permis de clarifier les obligations des collectivités territoriales envers la gestion du stationnement des gens du voyage, elle n’a pas empêché les territoires d’être régulièrement confrontés à des campements illicites. Démunis, les élus locaux en sont réduits à demander à la préfecture de faire intervenir la force publique pour démanteler ces campements ou à voter des motions en conseil municipal, comme c’est le cas dans le département du Bas-Rhin. Par ailleurs, en plus d’être illicites, ces campements font souvent l’objet de dommages et de dégradations. Faute d’une législation permettant que ces dommages et dégradations soient entièrement imputables et récupérables de manière certaine auprès de leurs auteurs, le coût de ces actes est supporté par le contribuable. Ainsi, cette situation alimente également le sentiment d’injustice que ressentent nombre des concitoyens. Aussi, elle lui demande s’il est favorable à ce que les dommages et dégradations causés par ces campements illicites soient entièrement imputables et récupérables de manière certaine auprès de leurs auteurs, de sorte que le contribuable n’en supporte pas les frais. Elle lui demande également son avis sur une éventuelle modification de la législation pour que les collectivités territoriales puissent désormais imposer un niveau tarifaire imputable aux usagers permettant la couverture des frais de fonctionnement des aires d’accueil des gens du voyage dont elles sont gestionnaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5176</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recouvrement de la taxe d’aménagement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        409. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le recouvrement de la taxe d’aménagement qui n’est plus à la diligence des communes ou des intercommunalités compétentes mais à celle des directions départementales des finances publiques (DDFiP) sur la déclaration volontaire d’achèvement des intéressés. En réponse à une question écrite du 6 octobre 2022, le ministère chargé des collectivités territoriales et de la ruralité a écrit le 4 mai 2023 que compte tenu du délai moyen de réalisation des constructions de 24 mois et suite à la publication de l’ordonnance du 14 juin 2022, le Gouvernement ne disposait pas alors d’un recul suffisant sur les conséquences de cette réforme mais que tout se passerait bien, les DDFiP ayant démontré leur maîtrise en matière de taxe foncière. Cette question a toujours inquiété les communes pour lesquelles la taxe d’aménagement est une ressource importante et force est de constater que nombre d’entre elles ne perçoivent plus cette taxe, ou de manière aléatoire, depuis la réforme. Dans le département du Tarn en particulier, le premier bilan est clairement défavorable, les recettes étant asséchées non faute de recouvrement mais faute du déclencheur à savoir la déclaration d’achèvement. Il souhaiterait savoir s’il est possible d’avoir rapidement un premier bilan de la mise en œuvre de la réforme du recouvrement de la taxe d’aménagement et si le Gouvernement peut s’engager sur des mesures correctives en liaison avec les parlementaires et les collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5176</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation financière de l’OIP-SF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        433. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation financière de l’Observatoire international des prisons-section française. Le 30 janvier 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme condamnait la France, pour les traitements inhumains ou dégradants auxquels les personnes détenues étaient soumises dans l’affaire J.M.B. et autres contre France. À la suite de sa 1 492e réunion, le 14 mars 2024, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe constatait pour la troisième fois que l’arrêt de la Cour n’avait pas été pleinement appliqué et a exprimé sa « profonde préoccupation face aux derniers chiffres attestant, depuis l’arrêt de la Cour et le dernier examen du Comité, d’une aggravation de la situation, surtout en maisons d’arrêt et quartiers maisons d’arrêt où se trouvent les personnes en détention provisoire et les condamnés à de courtes peines ( cf. taux moyen d’occupation de 147,6 %) et d’une croissance constante de la population carcérale ». L’avis émis se nourrit de données fournies par les autorités françaises et également d’une communication de l’Observatoire international des prisons (OIP) soumise au Comité le 16 janvier 2024. Cette même association dispose d’ailleurs d’un statut consultatif auprès des Nations unies. Ainsi, force est de constater que l’expertise de l’OIP est reconnue internationalement et sert de support aux instances régulatrices afin d’améliorer les conditions de détention carcérale, qui restent extrêmement difficiles en France. De plus, l’une des missions de l’OIP est d’accompagner, via sa permanence informative et juridique quotidienne, les personnes incarcérées dans la compréhension et l’accès à leurs droits. Or il s’avère que dans son avis du 14 mars, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe invitait les « autorités à accroître leurs efforts pour faire connaître davantage le recours » dit 803-8 qui permet aux détenus de pouvoir contester leurs conditions de détention. Dès lors, l’OIP se révèle être un atout de poids dans la poursuite du bon respect des avis du Conseil de l’Europe et donc de la Convention européenne des droits de l’Homme. Pourtant, l’Observatoire internationale des prisons - section française a perdu 67 % de ses subventions publiques en 10 ans. Le montant cumulé des subventions publiques allouées sur une année est ainsi passé de 424 211 euros à 135 107 euros. Aujourd’hui, l’OIP se retrouve face à de véritables difficultés financières qui viennent mettre à mal l’exécution de ses missions essentielles au respect des droits dans les prisons. C’est pourquoi elle lui demande de quelle manière l’État, visant à une bonne application des peines carcérales, respectueux du Conseil de l’Europe, compte apporter son soutien financier à l’Observatoire international des prisons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5177</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enjeu de la sécurité numérique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        481. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la sécurité numérique des collectivités. Les collectivités sont particulièrement concernées par cet enjeu de sécurité numérique. Elles sont d’ailleurs devenues ces derniers mois des cibles d’actes de cybermalveillance de plus en plus nombreux (systèmes d’information bloqués, missions au service de leurs administrés interrompues, etc.). Le rapport d’activité 2021 du site Cybermalveillance.gouv.fr indique que la fréquentation de la plateforme a augmenté de 101 % avec près de 2,5 millions de visiteurs, dont 173 000 qui sont venus chercher de l’assistance. Cybermalveillance.gouv.fr a publié les résultats d’une étude réalisée en fin 2021 sur « la cybersécurité dans les collectivités de moins de 3 500 habitants ». Ces communes semblent être peu sensibilisées au sujet de la sécurité numérique et peuvent avoir des usages « à risques ». Les cyberattaques prennent des formes particulièrement variées et les collectivités de toute taille peuvent en être la cible. Ce serait une lourde erreur de croire que seules les grandes villes sont touchées et qu’être une moyenne ou petite commune protège du danger d’autant plus que, selon la direction générale des collectivités locales (DGCL), les communes de moins de 3 500 habitants représentent 31 816 communes sur 34 965 au total. Elles sont donc majoritaires mais ces communes, dans les faits, n’ont pourtant pas réellement conscience des dangers auxquels elles sont exposées et rencontrent des difficultés pour assurer la sécurité numérique de leurs organisations. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir l’informer des mesures qui seront mises en place pour renforcer la sécurité numérique des collectivités afin de prévenir les actes de malveillance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5177</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Actions du groupe dangereux « Waffen Assas »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        487. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’activisme néo-nazi au sein de l’enseignement supérieur. Le jeudi 23 mars 2023, un groupe d’étudiants de divers établissements du quartier latin de Paris se dirigeait vers une manifestation organisée par l’intersyndicale contre la réforme des retraites. À hauteur de la rue d’Ulm, une quinzaine d’hommes cagoulés ont attaqué le cortège avant de disparaître rapidement dans les rues attenantes. Deux jours plus tard, une trentaine d’individus attaquaient cette fois-ci des blocages universitaires dans les centres Cassin et Lourcine de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ces deux incidents, qui ne sont pas isolés et s’ajoutent à une série croissante d’attaques d’extrême droite à travers le pays, ont été revendiqués par le groupe « Waffen Assas » sur Telegram, selon les informations fournies par Médiapart dans un article daté du 28 mars 2023. Ce groupe néo-nazi revendique d’être rattaché à l’université Paris Panthéon-Assas et a pour objectif de « nettoyer » le quartier, selon la terminologie qu’ils emploient par allusion au génocide. Derrière les « Waffen Assas » se cachent manifestement les militants du Groupe union défense (GUD), récemment reformé après cinq années d’absence. M. le député souhaite savoir quelles mesures M. le ministre a prévues pour lutter contre ces groupuscules violents d’extrême-droite dans les universités du pays. Par ailleurs, il souhaite connaître les actions envisagées à l’encontre du GUD et des « Waffen Assas », qui sont des groupes dangereux, troublant manifestement l’ordre public et mettant en danger la communauté étudiante du quartier latin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5177</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Harmonisation de l’application « France Identité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        500. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le développement et l’harmonisation de l’application « France Identité ». Lancée le 24 février 2024 par le Gouvernement, l’application « France Identité » est un outil numérique gratuit et facultatif permettant de prouver son identité en dématérialisant sa carte d’identité et son permis de conduire. Cependant, à ce jour, son acceptation se réalise de manière déséquilibrée entre les différents services, organisations ou administrations. Cette situation génère de l’incompréhension pour les usagers, certains lieux ne l’acceptant pas dans toutes les situations. M. le député interroge donc M. le ministre sur l’uniformisation de son utilisation. Il lui demande ainsi si, à l’instar de la SNCF, la reconnaissance de l’application « France Identité » sera prochainement garantie pour l’ensemble des services de transports notamment, afin d’assurer une meilleure harmonisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5178</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Stationnement PMR titulaires de la CMI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        535. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le stationnement des personnes à mobilité réduite titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI). En effet, depuis l’arrivée des voitures équipées du système de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI), les personnes titulaires de la carte CMI ne sont pas différenciées des autres, bien qu’elles soient normalement exemptées de frais liés au stationnement depuis la loi du 19 mars 2015. Ainsi, pour y remédier, les personnes en situation de handicap doivent soit s’inscrire au système de la commune pour ne pas récolter de forfait de post-stationnement (FPS), soit contester lorsqu’elles obtiennent une contravention. Or ces démarches sont fastidieuses et contribuent à ajouter une contrainte administrative supplémentaire aux personnes en situation de handicap. C’est avec cette perspective de facilitation administrative et de réduction des entraves à l’égard des personnes à mobilité réduite qu’il lui demande si le Gouvernement compte agir sur cette problématique en centralisant l’inscription sur un seul et même répertoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5178</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès aux fichiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        547. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’accès par les polices municipales ainsi que les gardes champêtres à certains fichiers. Dans le cadre de leurs missions, les polices municipales ont actuellement accès à certains fichiers comme le « système d’immatriculation des véhicules » (SIV), le « système national des permis de conduire » (SNPC), le « système d’information fourrières » (SI FOURRIÈRES) et le « fichier national unique des cycles identifiés » (FNUCI). Toutefois, s’agissant des SIV, SI FOURRIÈRES et SNPC, cet accès n’est possible que par l’intermédiaire d’un ordinateur fixe, ce qui est contraignant et peu adapté aux petites structures de police municipale. Les représentants des polices municipales, comme un certain nombre d’élus demandent un accès par terminaux mobiles, qui induit un coût modeste pour les collectivités. En outre, s’agissant du SI FOURRIERES, le module gestion « bord de route » permettant la saisine directement par les policiers des véhicules rentrés en fourrière est toujours en attente de déploiement. Par ailleurs, de nombreux élus et représentants des polices municipales demandent l’accès à de nouveaux fichiers qui permettrait d’améliorer leur efficacité et de faciliter l’exercice de leurs missions, comme DOCVERIF (vérification des documents officiels), le « fichier des objets et des véhicules signalés » (FOVeS), le « fichier des véhicules assurés » (FVA), ou encore le « fichier des personnes recherchées » (FPR). C’est aussi une demande récurrente dont la réponse est régulièrement différée. Aussi, il lui demande les suites qu’il compte donner à ces demandes qui permettraient d’améliorer grandement le fonctionnement et l’efficacité des polices municipales et s’il compte intégrer ces éléments dans un prochain projet de loi et si oui, selon quelles modalités et quel calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5178</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Logiciel Briefcam - Utilisation illégale, hébergement des données et sécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        548. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation illégale du logiciel Briefcam par la police nationale, l’hébergement des données et leur sécurité. Briefcam est une entreprise israélienne détenue par Canon qui développe un logiciel d’analyse algorithmique pour images de vidéosurveillance. Cette société propose également des dispositifs de reconnaissance faciale qui s’ajoutent au système de vidéosurveillance en place. Celle-ci permet « de détecter, de suivre, d’extraire, de classer, de cataloguer » une personne en fonction de son visage, d’après le site internet de l’entreprise. Légalement, la police nationale ne peut utiliser la vidéosurveillance algorithmique que dans de très rares cas, tels que les enquêtes judiciaires ou administratives « sanctionnant un trouble à l’ordre public ou une atteinte aux biens, aux personnes ou à l’autorité de l’État », comme le souligne le rapport d’information de 2023 « sur les enjeux de l’utilisation d’images de sécurité dans le domaine public dans une finalité de lutte contre l’insécurité ». La loi relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, adoptée au Parlement en avril 2023, autorise son expérimentation par la police nationale à une large échelle jusqu’au 31 mars 2025. La représentation nationale a néanmoins interdit le recours à la reconnaissance faciale qui permet d’identifier une personne sur des images à partir de traits du visage en raison des risques élevés d’atteinte à la vie privée. Pourtant, d’après les révélations récentes du média en ligne Disclose, les forces de l’ordre utiliseraient les systèmes Briefcam, notamment ses fonctionnalités de reconnaissance faciale, depuis 2015 en toute illégalité, c’est-à-dire en dehors du cadre légal prévu par la directive européenne « police-justice » de 2016 et la loi française « informatique et libertés » de 2015. L’utilisation du logiciel n’a pas été déclarée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et les travaux d’évaluation de son impact sur la protection des données, normalement obligatoires, n’ont pas été réalisés. La CNIL a annoncé le mercredi 15 novembre 2023 le lancement d’un contrôle du ministère de l’intérieur portant sur son utilisation du logiciel Briefcam. Le 20 novembre, le prédécesseur de M. le ministre a demandé quant à lui une enquête administrative sur l’utilisation par ses services de la reconnaissance faciale via un logiciel de vidéosurveillance. Par la suite, le tribunal administratif de Caen a ordonné le mercredi 22 novembre 2023 à une communauté de communes de Normandie d’effacer les données personnelles acquises via le logiciel de vidéosurveillance Briefcam. Plus d’une centaine de villes seraient équipées de l’application Briefcam selon Florian Leibovici, représentant du logiciel en Europe. C’est aussi le cas de l’Assemblée nationale. Compte tenu de cette actualité et des conséquences pour le respect de la vie privée des Français, il est indispensable de s’interroger sur la localisation des données recueillies et la sûreté de leur hébergement. Il souhaite ainsi savoir où sont stockées les données utilisées par les services du ministère de l’intérieur ainsi que certaines collectivités locales en lien avec le logiciel de vidéosurveillance Briefcam et quel protocole garantit leur protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5179</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Loi relative à la sécurité publique dite « loi Cazeneuve » de 2017</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        549. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur la loi dite « Cazeneuve » de 2017. Cette loi relative à la sécurité publique, a pour objectif d’assouplir les règles sur l’usage des armes à feu pour les policiers. Les policiers ont désormais la possibilité d’utiliser leurs armes « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée », notamment dans le cas d’un refus d’obtempérer, si le conducteur est susceptible de porter atteinte à la vie ou à l’intégrité physique du policier ou d’autrui. Dans une étude statistique de la revue Esprit de septembre 2022, un constat se dresse : entre la période 2012-2016 et 2017-2021 « les tirs de policiers mortels sur les véhicules en mouvement ont été multipliés par cinq ». Ainsi, entre mars 2017 et octobre 2022, 25 personnes sont mortes en France pour des refus d’obtempérer, tandis que pour la période de juillet 2011 à février 2017, seulement quatre personnes sont mortes dans les mêmes circonstances. Dans le même temps, le sociologue Sebastian Roché affirme qu’en Allemagne il n’y a eu qu’un seul tir mortel en 10 ans pour refus d’obtempérer. Dans ce pays, la législation sur l’utilisation de l’arme de service pour les policiers dans ce type de situations est davantage restrictive. Il souhaite donc savoir quelle interprétation il donne de ce décalage considérable et s’il considère satisfaisante cette statistique qui contribue à reléguer la France dans le bas du tableau des nations développées en matière de respect des droits humains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5179</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mode de répartition des effectifs de policiers et gendarmes sur le territoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        550. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question de la répartition des effectifs de la police nationale et de la gendarmerie dans les territoires urbains et ruraux. Lors de la mandature précédente, à l’occasion d’une commission d’enquête, les députés avaient été surpris de constater que l’affectation des moyens répondait à des critères peu explicites. Elle souhaite savoir comment les moyens en personnels sont répartis entre territoires, selon quels critères, avec quels outils de gestion et selon quels indicateurs, démographiques, ou relatifs à la délinquance. Elle lui demande comment les besoins sont recensés, en tenant compte de l’évolution de la délinquance, ou selon une répartition démographique des compétences de police et de gendarmerie sur les territoires, ou les deux. Le précédent ministre de l’intérieur s’était engagé devant les députés à prévoir une note circonstanciée à l’appui de façon que l’évaluation fasse l’objet d’un suivi construit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5179</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Révélations sur l’abbé Pierre et abus sexuels dans l’Église
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        625. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le sujet des abus sexuels de religieux, notamment suite aux dernières révélations concernant les agissements de l’abbé Pierre. En effet, en septembre 2024, les trois organisations Emmaüs (Emmaüs International, Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre) ont publié un rapport, rédigé par le cabinet spécialisé Égaé, incriminant l’abbé Pierre pour des accusations graves d’agressions sexuelles. L’abbé Pierre est décédé en 2007 : les faits dénoncés, qui sidèrent les Français, ne pourront pas dès lors être jugés. Toutefois, le président de la Conférence des évêques de France, M. Éric de Moulins-Beaufort, a réaffirmé « le travail de l’Église en France pour que la vérité soit faite sur les faits d’agressions », demandant au Vatican d’étudier ses archives afin de préciser ce que l’Église catholique connaissait des faits révélés. Cette demande rejoint le but poursuivi depuis 2019 par la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église). Cette commission, chargée d’établir les faits sur les abus sexuels sur mineurs et sur les personnes vulnérables dans l’Église catholique en France depuis les années 1950, a établi le nombre de victimes potentielles à 330 000, un chiffre effarant. L’objectif est tout à la fois de faire un état des lieux des agressions et crimes sexuels commis au sein de l’Église catholique, mais également de reconnaître la responsabilité et les manquements de l’institution dans la gestion et la dénonciation de ces faits. La Ciase a également pour charge de travailler à une réparation envers les victimes. Trois femmes ayant témoigné auprès du mouvement Emmaüs contre l’abbé Pierre se sont d’ailleurs également tournées vers la Ciase. Ce travail, encore imparfait et en cours au sein de l’Église catholique, est évidemment indispensable. Mme la députée souhaite interroger M. le ministre sur le rôle à venir du ministère suite à la révélation de tels abus dans l’Église. Est-ce que l’État a pu avoir connaissance de ces faits, alors qu’il semble qu’un silence généralisé paraissait destiné à taire un scandale touchant une personnalité par ailleurs adulée et de nature à ternir à la fois l’action des organisations Emmaüs, comme l’image des religieux ? De manière plus générale - sans méconnaître le principe de laïcité mais parce que le ministère de l’intérieur est responsable du bureau central des cultes et du bureau des cultes du Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle - elle souhaite l’interroger sur la connaissance du ministère concernant les violences sexuelles dans l’Église catholique et au sein des six cultes avec lesquels l’Etat entretient des relations régulières, sur les éventuels manquements de l’État dans la gestion de ces abus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5180</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        631. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’opportunité d’appliquer le mécanisme de bonification des trimestres de retraite de l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, les dispositions de l’article 24 de la loi du 14 avril 2023 offrent aux sapeurs-pompiers volontaires « ayant accompli au moins dix années de service, continue ou non » le bénéfice du « droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État ». Il s’agit d’une mesure qui a eu l’occasion d’être motivée lors des débats parlementaires, où le législateur a affirmé sa volonté de « valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers pour leur retraite » et de « prévaloir plus de mesures incitatives pour motiver les vocations ». De même, cette mesure a été encouragée par le Président de le République le 16 octobre 2021 à l’occasion du congrès national à Marseille de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. À ce jour, le projet de décret d’application de cette disposition législative limiterait dans sa rédaction le bénéfice de cette mesure de reconnaissance aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière. Ce décret viserait les périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple. De plus, une autre exclusion porterait sur les étudiants et les lycéens ; cette exclusion est de nature à compromettre l’engagement du Président de la République sur la promotion de la jeunesse. En d’autres termes, ce décret limiterait le bénéfice du dispositif de bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires qui n’exercent pas d’autres activités professionnelles. Dès lors, le champ d’application du décret serait particulièrement restrictif. Ainsi, une telle déclinaison aurait un effet désincitatif, en réservant le bénéfice de la solidarité nationale à une faible proportion de citoyens exerçant cette activité à titre d’activité professionnelle principale. Cette mesure devrait au contraire être l’opportunité de renforcer l’attractivité de cette forme d’engagement citoyen au service de la protection des populations, afin de soutenir le renforcement et la diversification des effectifs. Elle permettrait ainsi de répondre à la triple pression pesant sur les domaines d’intervention, à savoir les difficultés rencontrées par le système de santé, le vieillissement démographique et le dérèglement climatique. Ledit décret étant actuellement au Conseil d’État, sa publication devrait intervenir d’ici peu. C’est pourquoi il paraît nécessaire de différer la publication de ce décret, afin de prendre le temps nécessaire à une véritable concertation avec les représentants des sapeurs-pompiers volontaires et des élus chargés des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) permettant d’aboutir à un dispositif respectueux des engagements, des besoins et des attentes. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir prendre en compte l’intérêt de l’ensemble des sapeurs-pompiers, afin de valoriser leur engagement auprès de la population en leur accordant à tous, le bénéfice de la solidarité nationale concernant la bonification des trimestres de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5181</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        632. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la mise en application du système de bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires. Dans sa version actuelle, le texte d’application limite le bénéfice de cette mesure aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble de leur trimestre de cotisation retraite au titre de leur carrière professionnelle. L’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires qui concilient cet engagement avec l’exercice d’une activité professionnelle serait donc exclu du bénéfice de ces trimestres supplémentaires, ce qui s’inscrit en contradiction avec la volonté du Gouvernement et de la majorité de promouvoir l’engagement pour consolider le modèle français de sécurité civile. Elle demande au Gouvernement selon quelles modalités peut être acter une version actualisée de ce texte afin de valoriser l’engagement de l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires, conformément aux amendements défendus par le Gouvernement et la majorité lors de l’examen du projet de loi au début de l’année 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5181</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inauguration du nouveau siège de l’Église de scientologie à Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        679. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’inauguration du nouveau siège de l’Église de scientologie à Saint-Denis. Il rappelle que ce mouvement est catégorisé comme une secte en France depuis trente ans et est placé sous surveillance de la Miviludes. Bien que son existence ne soit pas illégale, les pratiques de l’Église de scientologie sont vivement critiquées et elle est régulièrement accusée d’escroquerie ou de lavage de cerveau. En 2013, la Cour de cassation avait confirmé à son encontre une condamnation pour « escroquerie en bande organisée ». Cette implantation de l’Église de scientologie, à proximité du Stade de France et du futur village olympique, est une source de profonde consternation pour les riverains et, plus généralement, d’inquiétude à l’heure où le Parlement se prononce sur une loi contre les dérives sectaires. M. le député constate l’incohérence du Gouvernement, qui prétend lutter contre les dérives sectaires tout en ayant délaissé la Miviludes durant de nombreuses années et en accordant aujourd’hui un blanc-seing au prosélytisme de la scientologie. Il souligne également qu’en 2018, Emmanuel Macron recevait à l’Élysée Tom Cruise, l’un des plus fervents promoteurs de ce mouvement. Dans ce contexte, M. le député souhaite obtenir des éclaircissements sur la position du Gouvernement concernant cette installation. Comment l’Église de scientologie a-t-elle obtenu l’autorisation d’implanter un siège aussi imposant à quelques pas du Stade de France ? Quels sont les mécanismes de contrôle mis en place face à une telle situation ? Il lui demande enfin quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir l’absence de prosélytisme de cette organisation et protéger les concitoyens contre toute entreprise sectaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5181</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande de mesures contre l’insécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        681. — 8 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre de l’intérieur concernant la dégradation de la situation sécuritaire au sein du département du Rhône. Certains quartiers de la ville de Lyon, tels que la Guillotière ou La Duchère, sont devenus de véritables « coupe-gorges » pour leurs habitants. L’inaction des gouvernements successifs et de la mairie depuis des années n’a fait qu’aggraver le chaos qui y règne, laissant libre cours au développement des points de deal et à la multiplication des vols à l’arrachée, qui terrorisent les résidents. L’insécurité et l’augmentation des actes criminels et de délinquance progressent désormais dans l’ensemble du département. En effet, selon des statistiques présentées par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), les villes de Meyzieu et Décines-Charpieu, qui font partie de la circonscription de Mme la députée, affichent un taux de vols et de dégradations presque deux fois supérieur à la moyenne nationale (45,92 cas pour 1 000 habitants contre 23,73 cas pour 1 000 habitants). Cette insécurité empoisonne le quotidien des Français, qui n’en peuvent plus. Beaucoup ont d’ailleurs fait part à Mme la députée des problèmes d’incivilités et d’insécurité qu’ils rencontrent, y compris dans des communes auparavant épargnées par cette criminalité. L’incendie de l’école Marcel Pagnol de Meyzieu à l’été 2024, provoqué par deux délinquants âgés de seulement treize ans, a profondément marqué les habitants de l’est lyonnais. Selon une récente étude Fiducial/Odoxa (2 avril 2024), 92 % des Français estiment que l’insécurité a gagné du terrain ces dernières années dans le pays. Évidemment préoccupée par la qualité de vie des habitants de sa circonscription, elle lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour endiguer l’augmentation de la délinquance, des incivilités et de l’insécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5182</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fonctionnement des hélicoptères de la sécurité civile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        682. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’état actuel et les perspectives d’évolution des capacités opérationnelles de la flotte d’hélicoptères de la sécurité civile. Depuis plusieurs années, des préoccupations ont été exprimées par les professionnels de la sécurité civile concernant le vieillissement de la flotte et les difficultés de recrutement des mécaniciens, ce qui impacte la durée des révisions obligatoires, alors qu’environ un tiers des hélicoptères doit être révisé. Ces préoccupations sont d’autant plus importantes que toutes les 33 minutes, un Français est secouru par un hélicoptère de la sécurité civile. Bien que 36 nouveaux hélicoptères soient attendus d’ici 2029 pour moderniser la flotte, des interrogations subsistent sur les avancées concrètes en matière de recrutement des mécaniciens et les mesures mises en place pour améliorer l’attractivité de cette filière. Par ailleurs, il souhaite également obtenir des précisions sur le calendrier précis des acquisitions de ces nouveaux appareils.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5182</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hausse des violences et infractions en 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        683. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes alerte M. le ministre de l’intérieur sur les chiffres alarmants de l’insécurité et de la délinquance en 2023. En effet, Interstat a communiqué le 31 janvier 2024 les chiffres concernant l’insécurité et la délinquance en 2023. Ces chiffres, bien que sans surprise, sont alarmant : les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus augmentent fortement dans le cadre familial (+9 %) et plus modérément hors cadre familial (+4 %). Au total, l’ensemble de ces violences enregistrées progresse nettement (+7 %). Les violences sexuelles augmentent (+8 %), les homicides (+5 %), les tentatives d’homicide (+13 %). En 2023, les escroqueries continuent d’augmenter (+7 %), les vols avec armes (+2 %), le nombre de destructions et dégradations volontaires s’accroît (+3 %). Les cambriolages augmentent (+3 %) tout comme les vols de véhicules (+4 %) et les vols dans les véhicules (+5 %). Elle lui demande donc quelles mesures il compte prendre afin d’endiguer sérieusement cette délinquance et ces violences exponentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5182</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre une pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        685. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés croissantes rencontrées dans la formation et la pérennisation des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) dans le cadre de la surveillance des espaces de baignade. Depuis plusieurs années, les collectivités locales et les établissements privés font face à une pénurie alarmante de MNS, un métier pourtant essentiel à la sécurité des usagers des piscines et des plages. Cette situation résulte notamment de la concurrence exercée par les titulaires du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), dont les missions se sont élargies par le décret n° 2023-437 du 3 juin 2023. Ce texte permet en effet aux BNSSA d’exercer des fonctions de surveillance en autonomie, sans la présence obligatoire d’un MNS, dans tous les contextes de baignade. Si ce décret vise à pallier le manque d’agents de surveillance, il crée un déséquilibre entre BNSSA et MNS. Ces derniers, dont la formation est plus longue et coûteuse, voient leurs missions se réduire drastiquement, notamment dans les établissements saisonniers et touristiques, tels que les piscines municipales, les hôtels et les campings. L’emploi des BNSSA, souvent pour des raisons économiques, conduit de nombreuses structures à se passer des MNS, entraînant une baisse de la demande pour ces professionnels qualifiés. De plus, cette situation fragilise la sécurité des usagers. Les MNS, grâce à leur formation plus approfondie, sont à même d’intervenir dans des situations complexes qui nécessitent une connaissance technique poussée, que ne possèdent pas toujours les BNSSA. La généralisation de l’emploi des BNSSA soulève donc des questions de responsabilité en matière de sécurité. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour encourager le maintien des maîtres-nageurs sauveteurs dans les lieux de baignade, tout en valorisant le rôle des BNSSA, afin de garantir un niveau de sécurité optimal pour les usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5182</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolongation de l’âge limite d’exercice de sapeur-pompier volontaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        687. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre de l’intérieur sur la prolongation de l’âge limite d’exercice en tant que sapeur-pompier volontaire à 67 ans. À l’heure actuelle, l’article R. 723-52 du code de la sécurité intérieure prévoit une cessation à 60 ans de l’engagement du sapeur-pompier volontaire avec toutefois une possibilité de prolongation à 65 ans sous réserve d’aptitude médicale. Alors que les volontaires comptent parmi trois quarts des effectifs des sapeurs-pompiers et qu’ils prennent en charge deux tiers des interventions, un certain nombre de territoires connaît des difficultés de maintien d’effectifs. En effet, les volontaires étant essentiellement composés de jeunes actifs, les centres de secours subissent des carences de personnel au milieu de la journée. De surcroît, ces carences sont amplifiées par l’obligation pour les sapeurs-pompiers volontaires de demeurer à moins de cinq minutes du centre de secours. C’est ici que la prolongation de l’âge limite d’exercice à 67 ans prend tout son sens. Non seulement, elle permettrait aux plus âgés de faire profiter les plus jeunes de leur expérience mais aussi de remédier aux carences observées dans les centres de secours. Il souhaiterait connaître l’état des concertations menées par le ministère de l’intérieur pour faire évoluer la réglementation en faveur de la prolongation de l’âge limite d’exercice à 67 ans sous réserve de l’aptitude médicale dans la période 2024-2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5183</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Punir les auteurs de vols de cuivre et de carburant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        688. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant la multiplication des vols de câble de cuivre sur le territoire national et au sein de la région des Hauts-de-France qui représente 30 % des vols de cuivre en France. En effet, au cours du mois de juillet la gendarmerie de la Somme a recensé de nombreux vols de câble de cuivre, entraînant des pannes de réseau généralisé au sein des communes pillées, plongeant de milliers de foyers dans l’isolement. Malheureusement ce type de vol n’a rien d’inédit, au contraire, ces actes de délinquance sont en perpétuelle augmentation. On compte en moyenne 16 vols de cuivre chaque jour. Ce métal précieux voit depuis 2016 son prix s’envoler, atteignant cette année 9 290 euros la tonne (contre 8 230 euros en 2023), devenant ainsi l’objet de convoitise des délinquants. Après avoir revendu leur stock à l’étranger et notamment en Belgique, les voleurs disparaissent dans la nature et le cuivre est rapidement fondu rendant le traçage impossible. Il devient urgent d’endiguer ce fléau national qui dépouille les opérateurs de téléphonie et désespèrent les clients. En avril 2024, quatre communes du département de la Somme se sont vues privées d’internet à la suite d’un important vol de câbles de cuivres. En attente de rétablissement des connexions internet par les opérateurs, les communes vandalisées se retrouvent paralysées durant une durée incertaine, pouvant allée de dix jours à deux mois. Privées de connexion internet et de réseau téléphonique les communes n’ont plus les moyens d’assurer la bonne gestion des services publics locaux. Ralentissement de la prise en charge de dossiers urgents par les élus locaux, non disponibilité de soins pourvues par les pharmacies, fermeture des agences postales, distributeurs de billets hors service, ce sont des dizaines de communes qui se retrouvent à l’arrêt. Au cœur des foyers, ces actes de vandalisme impactent lourdement les habitants désorientés par la désactivation des téléalarmes et l’absence de moyen de communication. Reliés à internet via le réseau cuivré, des milliers d’habitants se retrouvent dans l’incapacité de télétravailler et doivent trouver urgemment des solutions provisoires. À titre d’exemple, de nombreux français déclarent n’avoir pas d’autres choix que de faire des partages de connexion de 4G avec leurs téléphones personnels, représentant un coût financier mais également une perte de temps et d’énergie. Ainsi ces évènements interrogent également sur les conséquences de l’absence de déploiement de la fibre dans certaines zones rurales accentuant les disparités territoriales. En effet, de nombreuses communes, à l’instar de Flesselles, ne sont toujours pas desservies par un réseau mobile ou internet. Ces communes rurales ne peuvent donc pas assurer, en cas de panne, une connexion téléphonique ou interne à leurs habitants. Les réparations des réseaux représentent, par ailleurs, un préjudice financier pour les opérateurs de téléphonie mobile, obligés de retarder la mise en place de nouveaux projets de construction. Le cuivre n’est malheureusement pas l’unique objet de convoitise de ces voleurs, les agriculteurs sont loin d’être épargnés par ces actes de vandalismes récurrents. En effet, le fioul et le carburant, ayant connu une flambée des prix, sont devenus les proies de ces groupuscules. À cela s’ajoute la dangerosité de ce liquide inflammable, accentuée par la pression exercée lors du pompage, pouvant causer des dommages corporels et des dégradations matérielles (explosions etc.). Face à ces pillages, l’inaction du Gouvernement et le laxisme judicaire ne peuvent plus perdurer. L’État se doit de réagir et faire acte de fermeté face à ces actes de vandalisme. M. le député demande donc à M. le ministre les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de punir plus sévèrement les auteurs de ces vols et d’endiguer ce trafic national, qui impacte les communes, leurs habitants ainsi que les agriculteurs et les opérateurs téléphonique. Par ailleurs, il souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place afin d’assurer à l’ensemble des communes françaises un accès à la fibre optique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5184</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence de vols de câbles électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        689. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann alerte M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence de vol des câbles électriques sur l’ensemble du territoire national. Le cuivre est utilisé dans 60 % des équipements électriques car il est facile à travailler et présente une conductivité élevée. Il a vu son prix plus doublé en cinq ans et sa demande doubler au cours des 25 dernières années au niveau mondial. La tonne de cuivre se revend environ 10 000 euros et encore plus au marché noir. Nécessaire dans la conception de câbles, de batteries, de circuits électroniques, mais aussi dans la tuyauterie, les transports ou la fabrication de pièces de monnaie, le cuivre est donc recherché par les voleurs de cuivre qui sévissent partout sur le territoire et dans le monde. Le vol se situe souvent sur le domaine public. Le Puy-de-Dôme est particulièrement impacté avec 14 km de câbles dérobés sur le département depuis le 1er janvier 2024. 40 communes ont été victimes de vols de câbles électriques, privant des rues ou des communes d’éclairage public ou pénalisant les associations qui ne peuvent plus utiliser les terrains de sport (foot et rugby) en nocturne. Il convient de préciser que ces vols se situent principalement dans les communes situées le long de l’A71 et de l’A75 qui constituent des voies de transport rapides pour les câbles volés. À ce jour, la remise en état des réseaux électriques représente un montant avoisinant les 400 000 euros incluant un délai de plusieurs semaines. C’est pourquoi Mme la députée souhaiterait connaître les moyens qui vont être mis en place par le Gouvernement afin d’endiguer cette recrudescence de vols en limitant les dépenses des collectivités locales. Elle souhaite également connaître les actions entreprises, en particulier dans le Puy-de-Dôme le long des autoroutes A71 et A75.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5184</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcement des équipements de sécurité obligatoires sur les quads
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        690. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de renforcer les équipements de sécurité sur les quads. Chaque année, ces engins sont responsables de nombreux accidents. Les quads sont fréquemment utilisés dans le domaine agricole et toute la famille est ciblée par les constructeurs puisque certaines marques vendent des modèles destinés aux enfants à partir de 5 ans. Une étude récente menée aux États-Unis d’Amérique montre que le danger est largement supérieur pour les moins de 14 ans, le pourcentage d’enfants admis en centre de traumatologie pour accident de quad était trois fois supérieur à celui de ceux soignés pour accidents de voitures et cinq fois plus élevé pour les accidents de moto. Plus généralement, c’est le constat de l’insuffisance des systèmes de sécurité obligatoires qui est pointé du doigt. Les situations de retournement sont les plus redoutées et peuvent causer de graves blessures voire engendrer le décès du conducteur. À ce titre, les arceaux devraient faire partie des équipements obligatoires pour prévenir ce type d’accident. Les arceaux de sécurité sont obligatoires en Israël et le seront prochainement en Australie. Au regard de l’augmentation constante du nombre d’immatriculations de quad et un nombre croissant d’accidents liés à son utilisation, elle lui demande donc ce que le Gouvernement entend prendre comme mesures pour renforcer les équipements de sécurité obligatoires sur les quads et les arceaux en particulier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5184</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforçons les moyens pour lutter contre les inondations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        691. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre de l’intérieur sur les lacunes matérielles constatées au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) du Pas-de-Calais, en particulier en ce qui concerne l’acquisition de pompes de grande puissance, indispensables pour la gestion des inondations récurrentes en France ces derniers mois. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023,  assortie d’un financement initial de 30 millions d’euros, a été conçue pour renforcer les moyens des SDIS, notamment dans la lutte contre les feux de forêt. Ce dispositif incitatif, permettant de flécher une partie de l’investissements des SDIS en direction de moyens de lutte contre les feux de forêt a été dénommé « pacte capacitaire ». Il permet un subventionnement à hauteur de 60 % du montant des acquisitions en matière d’achat de ces matériels, dans le cadre d’une convention entre les SDIS et l’État, dont les clauses sont particulièrement restrictives dès lors qu’un besoin opérationnel autre que le feux de forêt nécessiterait une attention particulière. Ainsi,  les évènements récents survenus entre novembre 2023 et le printemps 2024 ont démontré la nécessité d’une adaptation de ces moyens, notamment pour faire face aux épisodes d’inondations exceptionnelles ayant touché le Pas-de-Calais. Ces épisodes ont mis en lumière une insuffisance critique en matière d’équipements de pompage, forçant à mobiliser des ressources extra-départementales et même internationales pour assurer une évacuation efficace des eaux. Le SDIS du Pas-de-Calais a établi un plan d’acquisition de pompes de grande puissance, indispensable pour garantir une réponse efficace aux prochaines crises. Ce plan, estimé à 3,2 millions d’euros, est actuellement financé à hauteur d’un tiers par les collectivités locales, mais nécessite encore le soutien de l’État pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace. Ce plan vient par ailleurs se surajouter à l’obligation de poursuivre l’exécution du pacte capacitaire, impliquant ainsi de poursuivre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt sur une région qui consacre aujourd’hui ses moyens sur la lutte contre les inondations. M. le député souhaite ainsi connaître les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour combler cette lacune, notamment en envisageant l’extension du « pacte capacitaire » feux de forêts vers un dispositif hybride intégrant les investissements liés aux pompes de grande puissance. Une réponse rapide est d’autant plus cruciale que les prévisions climatiques laissent entrevoir de nouveaux épisodes de crues dès l’hiver prochain. Les habitants du Pas-de-Calais, durement éprouvés, méritent la protection efficace que seuls des moyens matériels adaptés peuvent assurer. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5185</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur le manque de Canadair durant l’été 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        693. — 8 octobre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque de disponibilité de Canadair durant les mois de juillet et août 2024. En effet, cette saison propice aux feux a été particulièrement difficile pour les pilotes de la sécurité civile. Entre matériel insuffisant, vieillissant ou bien victimes de pannes récurrentes, la flotte aérienne de lutte contre les incendies a une nouvelle fois dû faire face à des manquements. Chaque année, la flotte d’aéronefs de la sécurité civile composée de 12 Canadair, 8 avions Dash et 3 avions Beechcraft, subit de graves défaillances et n’est d’ailleurs jamais complètement opérationnelle. Au mois de juillet, le secrétaire général du syndicat national du personnel de l’aviation civile (SNPAC) a sonné la tirette d’alarme et dénonçait lui aussi le manque criant de Canadair disponibles. Pourtant, ces avions sont essentiels contre les feux de forêts en raison de leur capacité à écoper sur des points d’eau. Toujours selon le secrétaire général du syndicat national du personnel de l’aviation civile, certaines journées, il y avait entre zéro et deux Canadair opérationnels alors que la saison des feux débutait dès le 17 juin. Pour rappel, en juillet 2022, le sud-ouest de la France a été durement touché par de vastes feux de forêt qui ont ravagé près de 72 000 hectares de végétation dans tout le pays. Plus d’un millier de pompiers avait dès lors dû se mobiliser avec l’aide intensive des Canadair. Si une commande de deux nouveaux Canadair a été passée en 2022, avec une option posée pour l’acquisition de deux autres appareils en 2025, ils ne seront livrés qu’à partir de 2028, ce qui inquiète fortement et légitimement les pilotes. Pour faire face aux feux qui risquent de se multiplier ces prochaines années, il est urgent de se doter de moyens suffisants pour endiguer ces catastrophes naturelles. À ce titre, il lui demande de tout mettre en œuvre pour renforcer les moyens matériels de la flotte aérienne de lutte contre les incendies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5185</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Allongement des délais de convocation à l’épreuve pratique du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        694. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’allongement des délais de convocation à l’épreuve pratique du permis de conduire dans le département du Morbihan. Ces dernières années, le Gouvernement a souhaité encourager la mobilité, notamment des plus jeunes, à travers le dispositif « 1 jeune = 1 permis » qui permet depuis le 1er janvier 2024 de passer permis de conduire dès l’âge de 17 ans et divers plans de financements tel que le « permis à 1euros » pour les 15-25 ans. Toutefois, face à la hausse de demandes et au manque d’inspecteurs dans plusieurs départements, dont le Morbihan, obtenir son permis dans un délai raisonnable s’avère désormais presque impossible. Le nombre de places disponibles pour faire passer l’examen, fixé par le bureau d’éducation routière, est calculé pour chacun des moniteurs d’auto-école par mois et par nombre d’heure de conduite réalisées. Dans le Morbihan, depuis avril 2024, ce nombre de places est passé à 3 par mois et par enseignant, contre les 6 nécessaires pour tenir des délais raisonnables. Un nombre bien insuffisant, prévu jusqu’en 2025. Les délais de convocation à l’épreuve pratique du permis de conduire dans le département du Morbihan ont donc augmenter considérablement, particulièrement lors de la période estivale en vue d’une rentrée où beaucoup d’étudiants, alternants et jeunes actifs ont besoin d’obtenir leur permis de conduire. Le problème se renforce davantage lorsqu’il s’agit de repasser l’examen en cas d’échec la première fois. Les délais peuvent aller jusqu’à 18 mois ! Une situation intenable financièrement et matériellement pour beaucoup, notamment dans les territoires ruraux où posséder une voiture est indispensable. Aussi, elle souhaite l’interpeller sur cette situation et savoir comment il entend agir afin d’y remédier le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5186</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de récupération du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        696. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais moyens de récupération du permis de conduire après une suspension de permis. En effet, à la suite d’une infraction au code de la route, le préfet peut suspendre le permis de conduire d’un contrevenant pour une durée maximale de 1 an (art. L. 224-2 du code de la route). Le délai de 6 mois est généralement celui appliqué dans le cadre d’une suspension de permis de conduire. Or dans les faits, avec les démarches administratives et le délai de production des titres, elle s’avère beaucoup plus longue. Sur ce point, l’autorisation n’étant effective qu’à la réception physique du titre, ce délai peut atteindre jusqu’à un an et demi, ce qui n’est pas sans conséquence dans un secteur rural quand la voiture est bien souvent la seule solution en matière de mobilité. Aussi, il lui demande quelles mesures et instructions le Gouvernement entend prendre pour garantir aux usagers un strict respect du délai de 6 mois prévu par la loi pour la restitution du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5186</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de places d’examen à l’épreuve pratique du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        697. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’important délai d’attente des candidats à l’examen du permis de conduire à la suite d’un premier échec. L’accès à la mobilité et le renforcement de l’autonomie de nombreux Français se voient complexifiés du fait du coût du permis de conduire. Être titulaire du permis de conduire conditionne bien souvent l’accès à un emploi en particulier dans les bassins de vie et d’emploi non ou mal desservis par les réseaux de transport en commun. Actuellement, 45 % des apprentis conducteurs ne réussissent pas leur examen de conduite à la première présentation. Ils sont donc contraints d’assumer des frais supplémentaires pour maintenir leur niveau de conduite dans l’attente de pouvoir repasser l’épreuve pratique, les places à l’examen étant accordées prioritairement aux primo-candidats à l’épreuve de conduite. Dans sa réponse en date du 12 mars 2024 à la question écrite déposée par M. le député, M. le ministre a indiqué que 100 postes supplémentaires d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) seraient créés sur la période 2023-2026. Selon les représentants des écoles de conduite, 300 postes d’IPCSR supplémentaires seraient nécessaire afin de permettre de réduire substantiellement les délais d’attente pour passer l’examen du permis de conduire, étant rappelé que l’objectif national d’attente de 45 jours fixé par le Gouvernement reste aujourd’hui hors de portée. De plus, des doutes sérieux subsistent sur la concrétisation de créations de postes du fait des plans d’économie récemment exigés de l’ensemble des ministères en vue de réduire le déficit public de l’État. À défaut d’un recrutement d’IPCSR à la hauteur des besoins, des représentants de la filière proposent de mettre en place un système hybride pour réduire les délais d’attente des candidats contraints de repasser l’épreuve de conduite. Le premier passage de l’examen serait toujours assuré par un IPCSR. En cas d’échec suite à une faute grave, le candidat repasserait l’examen devant un IPCSR. Pour les candidats ayant échoué à cause de quelques fautes mineures, ou par manque de points, ces derniers pourraient repasser l’épreuve de conduite dans un centre privé. Afin de circonscrire autant que faire se peut les fraudes à l’examen de l’épreuve de conduite, il conviendrait de limiter le nombre de prestataires privés autorisés afin de ne pas réitérer les dysfonctionnements qui prévalent depuis 2015 pour l’examen du code de la route. En effet, la multiplication des opérateurs privés autorisés à assurer les examens du code de la route a conduit au constat d’une augmentation des situations de fraude. Aussi, les professionnels du secteur proposent de restreindre le nombre de prestataires privés autorisés à assurer les épreuves de conduite à ceux disposant d’un maillage de proximité permettant de couvrir l’ensemble du territoire national et qui ont déjà prouvé leur sérieux tels que le groupe La Poste ou le réseau SGS. Par conséquent, il lui demande quelles solutions le Gouvernement entend privilégier pour raccourcir substantiellement les délais d’attente des candidats aux épreuves pratiques de conduite tout en garantissant un haut niveau de contrôle contre les tentatives de fraude à l’examen du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5186</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mortalité sur les routes de l’Eure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        698. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Loir attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la mortalité routière dans l’Eure. La situation sur les routes du département est extrêmement préoccupante. Entre le 1er janvier et le 19 août 2024, la préfecture de l’Eure a dénombré 34 décès dans des accidents de la route. Sur cette même période en 2023, il y en avait 19, soit une augmentation de près de 79 %. Les deux derniers accidents mortels ont fait trois victimes, notamment deux jeunes hommes âgés de 22 et 31 ans, le 12 août 2024, sur les routes de Saint-André-de-l’Eure, dans la première circonscription. Les statistiques, publiées fin juin 2024, montrent que 21 % des accidents sont liés à une vitesse excessive, commise par une tranche d’âge homogène de conducteurs. Les excès de vitesse, surtout en zone gendarmerie, constituent un facteur majeur dans ces accidents mortels. En zone urbaine, l’inattention au volant, notamment à cause de l’usage du téléphone portable, est devenue un problème majeur. À cela s’ajoutent les dangers de la conduite sous l’emprise de stupéfiants et d’alcool, qui augmentent considérablement les risques d’accidents graves. Mme la députée salue l’engagement des forces de l’ordre, mobilisées toute l’année sur les routes, pour leurs actions de prévention et de sensibilisation auprès des automobilistes, ainsi que pour les contrôles effectués tout au long de l’année pour la sécurité de tous. Face à cette hausse dramatique de la mortalité routière dans l’Eure, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour faire baisser ce chiffre tragique des accidents de la route dans le département.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5187</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire - Auto école - Inspecteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        699. — 8 octobre 2024. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque de plus en plus préoccupant d’inspecteurs du permis de conduire. Depuis plusieurs mois, les auto-écoles alertent sur la pénurie d’inspecteurs du permis de conduire qui touche un nombre croissant de départements en France. Cette situation entraîne un manque de places pour les élèves des auto-écoles et des délais rallongés pour le passage de l’examen. Pour le Morbihan, les délais sont de cinq à six mois, l’objectif national de 45 jours, fixé par le Gouvernement est donc loin d’être atteint. L’obtention du permis de conduire est pourtant une étape structurante et d’émancipation primordiale pour les jeunes Français, en milieu urbain, péri-urbain et surtout rural. L’impérieuse nécessité de résorber la pénurie d’inspecteurs est d’autant plus prégnante que de nouvelles règles concernant le permis de conduire (possibilité de le passer à partir de dix-sept ans, prise en charge via le compte personnel de formation - CPF) vont permettre à un plus grand nombre de candidats de passer cet examen, étape souvent indispensable pour trouver un emploi. Par ailleurs, cette profession souffre d’un manque d’attractivité, qui participe largement aux difficultés actuelles et futures rencontrées par les candidats, les auto-écoles, les inspecteurs. Les modalités d’accès à la profession d’inspecteur du permis de conduire sont en effet contraignantes et le métier peu valorisé : une seule école de formation et un seul lieu d’examen à Nevers, une première affectation dans un département différent du département d’origine, un salaire en début de carrière relativement faible. Il apparaît donc indispensable de réformer les règles d’accès à la profession d’inspecteur du permis de conduire, par exemple en régionalisant la formation et les premières affectations et de mieux valoriser ces professionnels notamment en réévaluant les grilles salariales. Il lui demande si une réforme de la profession d’inspecteur du permis de conduire est prévue par le Gouvernement et à quelle échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5187</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcement de la formation routière au collège et intégration du précode
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        701. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge M. le ministre de l’intérieur sur le renforcement de la formation à la sécurité routière au collège, en particulier en ce qui concerne le développement des voiturettes et autres engins motorisés utilisés par les adolescents. Au cours du dernier Comité interministériel de la sécurité routière en juillet 2023, plusieurs propositions ont été formulées, dont celle d’instaurer un « précode de la route ». Cette initiative, visant à améliorer la formation dispensée dans le cadre de l’attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2 (ASSR2), a pour but de renforcer la sensibilisation des jeunes aux règles de circulation, au civisme et à la responsabilité partagée sur la route. Elle implique notamment d’augmenter le seuil de réussite de l’ASSR2 à 14 bonnes réponses sur 20, faisant ainsi de cet examen un véritable « précode de la route ». Il souhaite connaître ses intentions concernant la mise en œuvre de cette proposition et l’intégration des autres recommandations du comité dans les stratégies actuelles de sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5187</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Racisme et groupuscules d’extrême-droite dans les stades de football
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        713. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le racisme dans les stades et la complaisance à l’égard des groupuscules d’extrême-droite qui en sont à l’origine. Septembre 2019, une banderole du groupuscule d’extrême-droite Strasbourg Offender est exhibée dans les tribunes du stade de la Meinau lors d’une rencontre entre le RC Strasbourg et l’AS Monaco. Les opinions politiques et la violence du groupe sont alors bien connues. L’un des leaders de ce groupuscule avait été condamné onze ans plus tôt à huit mois d’emprisonnement avec sursis pour violences aggravées. Le juge avait alors retenu les caractères xénophobe et collectif de l’agression, commise devant l’enceinte du stade de la Meinau. Novembre 2019, dans les tribunes du Groupama Stadium de Lyon, les Bad Gones 1987, un groupe de supporters affilié à l’Olympique Lyonnais, revendiquent leur amitié avec des hooligans polonais du KSód ainsi qu’avec les Ultras Sur de Madrid. À cette époque, les seconds sont interdits de stade par le Real Madrid en Espagne. Les membres de ce groupe ne cachaient en effet pas leur admiration pour Adolf Hitler, dont ils célébraient jusqu’à l’anniversaire. Septembre 2021, un membre des anciennes Jeunesses nationalistes révolutionnaires de Serge Ayoub est identifié aux côtés des supporters lillois dans les tribunes du Stade Bollaert-Delelis, lors d’une rencontre opposant le RC Lens et le Lille OSC. L’individu a été condamné en 2013 à six mois de prison avec sursis pour l’agression d’un bar LGBT à Lille et est suspecté de meurtre dans l’affaire dite des « noyés de la Deûle ». Ce jour-là, un envahissement de terrain et des affrontements éclatent. Mai 2022, les hooligans du groupuscule rémois MesOs parviennent à déployer un drapeau français orné d’une croix celtique dans les tribunes du stade du Moustoir, lors du match FC Lorient - Stade de Reims. Ces groupuscules ont des noms, s’affichent avec du matériel distinctif et revendiquent leurs actions, notamment sur les réseaux sociaux. Les identités derrière leurs profils sur ces réseaux sont parfois traçables. Ils n’agissent ni secrètement ni fortuitement. Depuis plusieurs années, les processus de fouille à l’entrée des stades se sont intensifiés, notamment du fait de la menace terroriste. Dès lors, comment expliquer que du matériel ostensiblement d’extrême-droite puisse se retrouver dans des stades dont l’accès est contrôlé ? Comment expliquer la cécité des agents en charge de la sécurité ? Les clubs, les instances et les autorités sont-elles naïves ou complaisantes à l’égard de ces groupuscules ? Les membres de ces entités entretiennent par ailleurs des connexions et leur champ d’action dépasse celui du sport. Une enquête de StreetPress en date du 6 janvier 2020 relatait, par exemple, qu’un contingent composé de membres des MesOs et des Strasbourg Offender avaient attaqué un cortège de manifestants lors du mouvement des Gilets jaunes, le 26 janvier 2019. Alors que le monde du football devrait véhiculer des valeurs d’ouverture et de tolérance, le racisme continue d’infecter les stades de football. Ces lieux deviennent des lieux de réunion et de structuration pour des groupes racistes qui fragilisent la République. En conséquence, il souhaiterait savoir comment il compte faire cesser ces violences racistes et éloigner leurs auteurs des stades, s’il prévoit des sanctions à l’égard des clubs de football qui ignorent expressément la structuration de ces groupuscules dans leurs tribunes, si un dialogue avec les clubs ou les instances existe et s’il est en mesure de fournir un plan d’action concret sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5188</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande des chiffres des individus inscrits au FSPRT dans le Rhône
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        727. — 8 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet du nombre d’individus figurant dans le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) au sein du département du Rhône. En tant que députée, il lui est nécessaire de disposer de cette information afin d’appréhender les enjeux sécuritaires du département. Le FSPRT étant une base de données de l’administration française visant à recenser les islamistes radicaux présents sur le territoire national et susceptibles de mener des actions terroristes, le contexte national et départemental actuel justifie pleinement la communication de ces chiffres à la représentation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5188</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>FSPRT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        728. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur les échanges que peuvent avoir les différentes administrations concernant le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). En effet, après les assassinats de Samuel Paty il y a 3 ans, de Lola il y a un an et de Dominique Bernard, habitant de la circonscription de M. le député, il apparaît essentiel que les services de l’État transmettent au maire, qui dispose d’un pouvoir de police administrative générale sur sa commune, les noms des résidents fichés, c’est-à-dire ceux qui présentent un risque pour la population et dont on sait maintenant qu’ils peuvent passer à l’acte. En 2018, M. Christophe Castaner avait signé une circulaire datant du 13 novembre dans laquelle il permettait aux maires de connaître dans certains cas, les noms des fichés S ou FSPRT de leur commune. Il souhaiterait savoir si une autre circulaire pourrait renforcer encore plus le dialogue entre l’État et les maires donnant d’autres instructions en application dans les départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5189</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Qualification « voie verte »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        761. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la qualification « voie verte » et ses implications. Le département de la Manche a lancé une expérimentation dans la région de Coutances où des petites routes départementales ont été « déclassées » et requalifiées en voies vertes dont l’accès des engins à moteur est limité à 30 km/h, uniquement pour les riverains et les personnes accédant à une propriété. Pour ce faire, il s’est inspiré des green lanes déployées à Jersey depuis 1994 en s’appuyant sur un décret du 22 avril 2022 qui a rendu l’expérimentation possible. Cependant, quelques difficultés ont émergé autour de la dénomination « voie verte » pour ces routes requalifiées. En effet, cette appellation pourrait prêter à confusion en englobant sous un même terme des voies destinées à des usages différents. Dans le principe, une voie verte est un aménagement réservé aux déplacements non motorisés. Faudrait-il parler de « voies vertes partagées et apaisées », « de voies à trafic limité » pour ces green lanes à la française ? Dans ce cadre, il semblerait que l’article R. 411-3-2 du code de la route ne soit pas suffisant ou assez précis. Il lui demande donc si une nouvelle dénomination peut être envisagée afin de faire le distinguo entre les deux types de voies et sur quelle base réglementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5189</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Stationnement en zone urbaine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        762. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les règles relatives au stationnement dans les rues en zones urbaines et plus particulièrement sur l’interdiction de stationner devant son propre domicile, dans le cas où l’habitation possède un garage et qu’il est interdit de stationner sur l’emplacement situé devant ce dernier. Comme le rappelle l’article R417-10 du code de la route : « Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation » ; or dans le cas de figure évoqué ici, il est interdit de stationner sur l’emplacement car il gêne le dégagement du véhicule dans le garage. Cependant cette gêne est dans les faits inexistante, si c’est le propriétaire qui souhaite s’y stationner. Inclure cette nouvelle règle de stationnement permettrait de remédier au manque de places de stationnement, notamment en zone urbaine, sans nouvelle contrainte pour la circulation. S’il est primordial de mettre en place des incitations aux mobilités douces pour les personnes travaillant en ville mais résidant en dehors de ces dernières, celles qui y habitent et qui ont un ou plusieurs véhicules se retrouvent trop souvent sans alternative. Ainsi, elle souhaite lui demander dans quelle mesure il envisagerait de mettre en place ce type de dérogations pour les habitants des maisons en zones urbaines qui ont devant leur propre garage un stationnement interdit, afin que ces derniers puissent y stationner leur propre véhicule.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5189</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Responsabilité pénale du dirigeant associatif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        145. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la responsabilité pénale du dirigeant associatif. Les associations jouent un rôle crucial dans la société en contribuant activement à l’intérêt général. Cependant, des zones d’incertitude persistent en ce qui concerne la responsabilité pénale des dirigeants associatifs en cas d’infractions commises dans le cadre des activités de l’association dont ils ont la charge. Les dispositions légales actuelles régissant cette responsabilité soulèvent des interrogations quant à leur clarté et à leur application pratique. Il est courant d’observer des bénévoles comparaître individuellement devant les tribunaux, agissant en leur nom propre alors qu’ils ont agi au nom et pour le compte de l’association. Dans ces circonstances, ils sont contraints de supporter les frais de justice sans le soutien financier de l’association. Afin de garantir une justice équitable tout en préservant le rôle essentiel des associations, il est impératif de clarifier les critères permettant d’établir la responsabilité pénale d’un dirigeant associatif. La clarification de ces aspects contribuera à renforcer la sécurité des bénévoles associatifs et à garantir une application juste et équitable de la loi. Aucun statut particulier n’est attribué ni aucune disposition spécifique ne régit la responsabilité pénale des dirigeants d’associations. Par conséquent, il aimerait connaître les solutions que le Gouvernement entend mettre en place pour préciser cette responsabilité, afin de prévenir tout impact négatif sur le bien-être des acteurs associatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5190</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Assermentations des gardes particuliers et piégeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        184. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la non-application des directives ministérielles relatives aux assermentations des gardes particuliers et piégeurs. L’Union interrégionale des gardes particuliers et piégeurs, représentant 800 membres répartis sur neuf départements et dix associations ou fédérations départementales, a signalé une incohérence persistante entre les directives ministérielles et leur application sur le terrain. En effet, malgré la réponse apportée en 2020 par M. le garde des sceaux, affirmant que les gardes particuliers n’avaient plus besoin de repasser leur assermentation en cas de renouvellement ou pour un nouveau territoire, ou une nouvelle spécificité, les tribunaux et préfectures continuent d’exiger cette procédure. Cette situation crée des difficultés significatives pour les gardes particuliers et piégeurs dans l’exercice de leurs fonctions. Les démarches entreprises auprès des ministères de la justice, de l’intérieur et de l’environnement pour obtenir des clarifications sont restées sans réponse, malgré les relances, notamment celle du 1er février 2024 adressée également à M. le Premier ministre. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour assurer la cohérence et l’application correcte des dispositions relatives à l’assermentation des gardes particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5190</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Comptes de gestion des majeurs protégés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        220. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la protection juridique des majeurs et sur le coût financier de l’externalisation du contrôle des comptes de gestion. En effet, le décret n° 2024-659 du 2 juillet 2024 relatif au contrôle des comptes de gestion transfère au secteur privé le contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés, jusqu’alors supervisé par les greffes des tribunaux. Cette externalisation implique un transfert de charges et donc un coût supplémentaire pour les bénéficiaires d’une protection juridique, à l’exception des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) qui représentent seulement 3 % des 713 500 majeurs sous protection. Ce coût est estimé à 6 000 euros par an et par personne, selon l’Unapei, alors même que la moitié des bénéficiaires se situaient en dessous du seuil de pauvreté en 2017. Ainsi, il lui demande des garanties pour assurer la sécurité et le bien-être des personnes protégées et l’appelle à prendre les mesures nécessaires pour ne pas faire peser une charge financière supplémentaire sur les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5190</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Modernisation du droit successoral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        243. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la nécessaire modernisation du droit successoral. La promulgation de la loi n° 2001-1135 du 3 décembre 2001 relative aux droits du conjoint survivant a permis de clarifier l’ouverture et la transmission des successions. Malgré ces efforts, des évolutions du droit successoral demeurent nécessaires pour adapter la législation à l’évolution des sociétés et aux attentes nouvelles des concitoyens. En effet, les dispositions réglementaires du droit successoral concernant les concessions funéraires à perpétuité prévoient la transmission au sein des survivants de la seule famille du fondateur. Ainsi, dans le cadre de familles recomposées, si l’héritier de la famille du fondateur peut désormais faire bénéficier son conjoint des droits de succession, les enfants de ce conjoint en demeure exclus et ne peuvent bénéficier de droits sur une concession funéraire que par dérogations, laissées à l’appréciation des mairies, par voie testamentaire notariée. De ce fait, en ce qui concerne les couples remariés, la législation prive les enfants et petits-enfants du conjoint n’étant pas l’héritier direct de la famille du fondateur du droit d’être enterrés avec leurs parents et de continuer à constituer une famille, y compris jusque dans la mort. Il l’interroge donc sur les mesures qu’il entend mettre en oeuvre afin de moderniser les dispositions de droit successoral au regard de la transformation des schémas familiaux et des aspirations nouvelles de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5190</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des salaries de Milee (ex Adrexo) suite à la liquidation judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        321. — 8 octobre 2024. — M. Joël Bruneau alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation très préoccupante dans laquelle se trouvent les milliers d’employés de la société Milee (ex Adrexo) suite à la mise en liquidation judiciaire de la société le 9 septembre 2024. En effet les représentants syndicaux nous informent de grandes difficultés dans la communication avec le liquidateur judiciaire qui n’a semble-t-il pas fourni d’attestation employeur permettant l’inscription à France Travail ni payé une partie des salaires. Le liquidateur judiciaire ne semble pas répondre aux sollicitations légitimes des salariés inquiets pour leur avenir. Ce manque d’information auprès des salariés et ces retards mettent un grand nombre de salariés dans des situations extrêmement difficiles, a fortiori dans un secteur d’activité de distribution qui emploie majoritairement des temps partiels. Il lui demande d’agir rapidement et efficacement auprès du liquidateur afin qu’il fournisse aux salariés les reliquats de paye et les documents nécessaires à leur accompagnement par les services de France Travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5191</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des femmes victimes de violences psychologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        356. — 8 octobre 2024. — Mme Katiana Levavasseur appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le sujet des violences psychologiques faites aux femmes au sein du couple. En 2021, plus d’une femme sur quatre et un homme sur cinq déclaraient avoir subi au moins une fois depuis l’âge de 15 ans des violences psychologiques au sein du couple (« par partenaire »). Encore trop de femmes, mais aussi d’hommes, subissent un véritable enfermement psychologique de la part de leur conjoint, qui, dans l’hyper-contrôle, peut aller jusqu’à régenter chaque aspect, chaque minute, de la vie de la victime. Aussi, si la lutte contre les violences, notamment celles faites aux femmes, est une préoccupation majeure qui mobilise depuis plusieurs années associations et services de l’État et que des avancées significatives ont été accomplies sur ce sujet, il faut reconnaître que certaines lacunes persistent dans le traitement judiciaire des violences, en particulier en ce qui concerne les violences psychologiques au sein du couple. En effet, bien que la loi du 9 juillet 2010 ait introduit un nouveau délit de violences psychologiques, notamment au travers de l’article 222-14-3 du code pénal, qui dispose que ces violences « sont réprimées quelle que soit leur nature, y compris s’il s’agit de violences psychologiques » et de l’article 222-33-2-1 du code pénal, qui donne une définition relativement précise du harcèlement moral au sein du couple, ces violences restent insuffisamment prises en compte dans le cadre judiciaire. Et pour cause, ces formes de harcèlements, de violences, d’atteintes à l’intégrité d’une personne restent difficilement appréhendables dans les faits. Cette difficulté complique la tâche des experts et des magistrats, qui peinent parfois à qualifier et à sanctionner de telles violences. Il est impératif d’accroître encore la sensibilisation des magistrats, mais aussi des forces de l’ordre, à la question des violences psychologiques au sein du couple, ces violences étant des violences comme les autres, même si elles ne marquent pas. D’autant que, on le sait, les violences psychologiques, dans de nombreux cas, précèdent les violences physiques. Beaucoup de femmes quittent ainsi le domicile conjugal pour fuir des cris, des insultes, des menaces. Il est alors essentiel de faciliter l’accès à un hébergement sécurisé pour ces victimes. Est alors soulevée une autre difficulté : celle des places d’hébergement d’urgence. Effectivement, les places d’hébergement dédiées aux femmes ayant subi ou subissant des violences sont rares et de nombreuses femmes éprouvent des difficultés à rester, plus de quelques jours, dans ces centres, du fait d’une forte affluence vers ces structures. De plus, ces centres manquent cruellement de psychologues, pourtant essentiels dans la reconstruction des femmes ayant souffert de ces violences, celles-ci pouvant développer des psychotraumatismes nécessitant une prise en charge rapide. La prise en charge se limite parfois trop souvent au seul volet médical. Il est nécessaire de renforcer les dispositifs d’accompagnement en santé mentale dans ces centres pour assurer une prise en charge psychologique immédiate et à long terme pour toutes les victimes. Mme la députée souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures supplémentaires pour renforcer encore davantage les moyens alloués à la lutte contre les violences psychologiques, notamment celles commises au sein du couple. De même, elle l’exhorte à inciter les magistrats et les forces de l’ordre à améliorer le traitement judiciaire de ces violences et la prise en charge des victimes. Il en va de la sécurité et de la dignité de nombreuses femmes et de nombreux hommes, qui endurent chaque jour des souffrances invisibles mais tout aussi réelles. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5191</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dispositif bracelet anti-rapprochement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        389. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par l’application du dispositif bracelet anti-rapprochement (BAR). Le dispositif électronique mobile anti-rapprochement a été mis en place dans le cadre de la loi du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille. Il s’agit d’un dispositif de surveillance électronique mobile qui permet de géolocaliser en temps réel une personne à protéger et une personne à surveiller (auteur avéré ou présumé) dans un cadre de « violences conjugales » au sens large et de bénéficier d’une zone de protection, composée d’une zone de pré-alerte et d’une zone d’alerte, au sein desquelles l’intrusion du porteur du BAR initie une action du téléopérateur puis, au besoin, l’intervention des forces de sécurité intérieure. Or si l’auteur de violences conjugales est domicilié à proximité d’un pays frontalier et qu’il se déplace dans un pays frontalier, la victime reste tout de même protégée par le contrôle judiciaire de l’auteur qui lui interdit de sortir du territoire puisque s’il franchit les frontières, il est inscrit au fichier des personnes recherchées. Néanmoins, dans cette configuration, le BAR émet seulement une alerte et c’est à la victime de prévenir les forces de l’ordre. Il lui demande donc si l’État pourrait conclure des accords avec les pays frontaliers afin que le BAR puisse fonctionner comme sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5192</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conditions de la signature de l’accord de Malaga entre l’Espagne et la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        423. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les implications pour la coopération judiciaire entre les États membres de l’Union européenne en matière pénale des aveux du juge espagnol Manuel García Castellón, à propos de l’accord dit « de Malaga », daté du 26 novembre 2002. En effet, au cours d’une conférence donnée le 21 février 2024 par le juge de l’Audience nationale espagnole, ce dernier a révélé à l’auditoire qu’en tant que juge de liaison en France, il avait trompé les autorités françaises lors d’une réunion à Bordeaux, en prétendant à tort que le militant indépendantiste Yvan Colonna, alors recherché pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, se cachait dans le sud de l’Espagne et que les autorités espagnoles étaient en mesure de communiquer sa localisation. Le juge Manuel García Castellón a ainsi avoué avoir délibérément menti aux autorités françaises pour les pousser à signer un accord de sécurité bilatéral entre l’Espagne et la France pour la transmission immédiate d’information judiciaire. Aussi, à l’aune de ces déclarations, il lui demande s’il entend enquêter pour faire la lumière sur les conditions de signature de l’accord de Malaga du 26 novembre 2002. Il souhaiterait en outre connaître l’avis de M. le ministre sur l’impact de ce type de tromperie sur le principe de coopération loyale en matière pénale, tel qu’inscrit à l’article 82 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). De même, il l’interroge sur la compatibilité de tels agissements de la part d’un juge avec les principes de l’État de droit consacrés à l’article 2 du Traité sur l’Union européenne (TUE).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5192</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Création d’une antenne de l’AGRASC en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        424. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’éventuelle création d’une antenne de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) en Corse. En effet, l’AGRASC est un organisme chargé de l’exécution de la peine de confiscation au nom du procureur de la République, qui prend en charge la gestion de tous les biens saisis, confisqués ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire au cours d’une procédure pénale et ce afin de lutter notamment contre le blanchiment d’argent. L’AGRASC a expérimenté avec succès la création de deux antennes régionales en 2021, à Marseille et à Lyon et en a ouvert deux supplémentaires à Lille et à Rennes en 2022. Cette expérimentation s’est déroulée très positivement ; en quelques chiffres, l’ouverture de ces antennes s’est traduite en une nette augmentation de son activité : plus de 20 % par rapport à 2020, démontrant une forte croissance des saisies et des confiscations. Le bilan 2023 de l’AGRASC est éloquent : 1,44 milliard d’euros saisis, soit 87 % de plus qu’en 2022 et 175 millions d’euros confisqués, dont 110 millions reversés au budget de l’État. L’ouverture d’antennes régionales sur les quatre sites sus-cités a permis de dresser le profil de chaque juridiction en matière de saisies et de confiscations et a ainsi aidé à dessiner le terreau criminologique des ressorts. Si les deux antennes régionales de Lyon et Marseille ont permis à la fin de leur expérimentation de traiter pas moins de 15 475 affaires pour un montant de 75 millions d’euros versés à l’État, cela a été possible grâce à la proximité des antennes sur les espaces criminogènes et à la connaissance de leur ressort ; elles sont flexibles, s’adaptent à la demande et vont même au-devant des juridictions et des services enquêteurs. De plus, l’AGRASC a également la possibilité de mettre les biens immobiliers saisis ou confisqués dans le cadre d’une procédure pénale à la disposition du secteur associatif ou des organismes concourant à la politique du logement, afin d’optimiser l’utilisation de ces ressources pour des actions sociales bénéfiques à la collectivité. L’efficacité du dispositif mis en place est justifiée entre autres par le choix de l’emplacement géographique de ces antennes : celles-ci se situent dans des territoires fortement affectés par l’enracinement de réseaux criminels protéiformes. La Corse, région où la criminalité organisée prospère et où l’AGRASC opère déjà de nombreuses saisies de biens et d’avoirs criminels, pourrait bénéficier de l’implantation d’une antenne régionale et s’inscrire ainsi dans le processus de territorialisation déjà entrepris par l’AGRASC. La création d’une antenne régionale dans un territoire vulnérable aux divers réseaux criminels et mafieux constituerait un signal fort et permettrait de rapprocher territorialement l’agence des acteurs de terrain impliqués dans la lutte contre les réseaux mafieux et la délinquance du quotidien. Dans l’optique du futur renforcement de l’usage social des biens confisqués, l’implantation d’une telle antenne serait un atout supplémentaire qui faciliterait grandement la coopération avec les acteurs associatifs locaux, afin de mener à bien des projets d’affectation sociale en cohérence avec les besoins et les spécificités du territoire. Aussi, il lui demande s’il envisage étendre à d’autres régions le succès des antennes pilotes de Lyon, Marseille, Lille et Rennes, en établissant notamment une antenne de l’AGRASC en Corse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5193</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Violences urbaines consécutives à la mort de Nahel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        425. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’effectivité de la justice suite aux violences urbaines consécutives à la mort de Nahel. En effet, depuis le début des violences urbaines consécutives à la mort de Nahel, plus de 3 600 personnes ont été placées en garde à vue, donnant lieu à de très nombreuses comparutions immédiates, mais quid des condamnations et des sanctions ? Elle lui demande donc de lui communiquer le nombre de décisions de condamnations pénale qui ont été prononcées ainsi que la nature des peines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5193</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Absence de médecins attitrés dans les maisons d’arrêt dans l’Yonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        426. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur l’absence de médecins attitrés dans les maisons d’arrêt de Joux-la-Ville et d’Auxerre. Malgré le fait que ces deux maisons d’arrêt accueillent au total plus de 700 détenus, il n’y a actuellement plus de médecins attitrés dans ces établissements depuis plusieurs mois. Cette situation n’est pas normale et met évidemment en danger la santé des détenus et de l’ensemble du personnel à cause de l’impossibilité de prodiguer des soins immédiats sur place. Elle contraint à mobiliser les agents de ces centres pénitentiaires pour escorter les détenus en cas de problème de santé aussi bien dans le cadre de visites médicales que d’hospitalisations. De ce fait, alors que les tragiques évènements dans l’Eure ne font qu’attester que les escortes pénitentiaires ne peuvent lutter contre des commandos criminels armés, le personnel étant sous-équipé et les véhicules non adaptés, ces convois se sont multipliés en raison de l’absence de médecins attitrés. Pour toutes ces raisons, il lui demande s’il entend mettre en œuvre toutes les mesures possibles permettant de pourvoir le plus rapidement possible un poste de médecin exerçant de manière permanente dans chacune de ces maisons d’arrêt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5193</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Chiffres insincères de la population carcérale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        427. — 8 octobre 2024. — Mme Andrée Taurinya interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’opacité des méthodes de calcul de la densité carcérale dans les maisons d’arrêt (MA) et quartiers maison d’arrêt (QMA) à l’heure où le taux de surpopulation carcérale bat mensuellement des records d’indignité. Les chiffres du 1er septembre 2024 sont en effet particulièrement alarmant : 78 969 personnes sont actuellement détenues en France dont 20 563 prévenues. L’augmentation des matelas au sol a drastiquement augmenté en un an passant de 2 361 à 3 609 en un an. Le taux de densité carcérale s’élève à 153,6 % dans les MA/QMA. Chaque mois, il est possible de connaître le taux d’occupation des MA/QMA en se référant aux statistiques mensuelles de la population détenue et écrouée produites par le ministère. La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) continue de rappeler que la notion de « quartier pénitentiaire » doit être entendue « au sens le plus restrictif possible ». Dans son avis pour un mécanisme contraignant de régulation carcérale publié le 23 mai 2024, elle regrette que les données publiées par l’administration pénitentiaire se fassent sur la base de moyennes par type de quartier, sans distinction, en matière de nombre de places, entre celles dédiées aux hommes, aux femmes, aux mineurs et dans certains cas, à la semi-liberté. Pour l’essentiel des établissements pénitentiaires concernés, la surpopulation est calculée en comptant les places disponibles dans les quartiers réservés aux femmes et les quartiers semi-libertés (QSL) à côté de celles réservées aux hommes sans prise en compte spécifique. Pourtant, il est de notoriété publique que cette surpopulation carcérale s’exprime prioritairement au sein des quartiers hommes, les quartiers réservés aux femmes étant généralement peu remplis. De même, les quartiers de semi-liberté échappent en général au phénomène de saturation pour des raisons évidentes liées aux conditions de réinsertion des détenus qui préparent leur sortie de prison. Une telle présentation des chiffres de la population pénale a pour effet concret de minimiser les taux réels de la surpopulation carcérale, les taux sous-estimés étant déjà particulièrement inquiétants. Pour prendre quelques exemples frappants issus des chiffres disponibles au 1er janvier 2024 : le taux d’occupation de la maison d’arrêt de Laval passe de 193 % à 263 % lorsqu’on calcule la densité carcérale du QMA en ne comptabilisant pas les places du quartier semi-liberté. À Chambéry, il passe de 168 % à 213 %. À Lons-Le-Saunier, de 203 à 281 %. À Marseille, de 165 % à 201 %. De la transparence des données du ministère de la justice dépend l’efficacité des politiques pénales et carcérales qui sont mises en œuvre. Les données insincères actuellement fournies par l’administration contreviennent au droit pour la société de demander compte à tout agent public de son administration garanti par l’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Mme la députée demande donc à M. le garde des sceaux, ministre de la justice de bien vouloir réformer la manière dont l’administration pénitentiaire évalue la surpopulation carcérale en comptabilisant spécifiquement les places occupées dans les quartiers de détention dédiés aux hommes. Elle regrette par ailleurs que la présidence de l’Assemblée nationale n’ait pas voulu notifier cette question au Gouvernement démissionnaire comme le règlement de l’Assemblée nationale le lui imposait (art. 135, al. 4 et 5) lorsqu’elle fut interpellée sur le sujet par courrier en date du 4 septembre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5194</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les agents pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        428. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les très nombreuses difficultés rencontrées par les agents pénitentiaires. En mai 2024, 77 647 personnes sont détenues pour 61 737 places, illustrant une surpopulation carcérale critique. Ces agents doivent faire face à des problèmes de cohabitation dans les cellules, des tensions constantes, des insultes, des menaces et des agressions physiques. En 2020, on dénombrait 56 actes de violence contre le personnel pour 1 000 détenus, ce qui souligne la gravité de la situation. Les agents pénitentiaires sont également confrontés à des surcharges de travail en raison de la multiplication des dossiers, des mesures d’accompagnement et des prises en charge des détenus. Ils accomplissent avec courage leur mission de sécurisation, y compris lors du transport d’individus notoirement dangereux, malgré les risques élevés. La sécurité des agents doit rester une priorité absolue pour éviter que ne se reproduisent des drames comme celui du 14 mai 2024 à Incarville. Actuellement, les agents pénitentiaires ne sont pas équipés pour faire face à des commandos qui utilisent des armes de guerre. Face à cette nouvelle réalité, la réponse de l’État passera nécessairement par un effort d’investissement dans des équipements de sécurité adaptés et par la mise en place de formations spécifiques pour les agents. Par ailleurs, le parc immobilier pénitentiaire se détériore extrêmement vite, compliquant encore des conditions de travail déjà précaires. Les infrastructures vétustes nécessitent des rénovations urgentes pour permettre un environnement de travail sûr et salubre. Enfin, les agents font face à un sous-effectif chronique, qui exacerbe leur charge de travail individuelle et augmente les risques pour leur sécurité. Ce manque de personnel compromet l’efficacité des missions essentielles de surveillance et de réhabilitation des détenus. Leurs missions sont en péril, mettant en danger non seulement les agents, mais aussi l’ensemble du système pénitentiaire. Il est impératif de mettre en place sans délai des mesures efficaces pour remédier à la surpopulation carcérale, mettre à niveau la dotation d’équipements, rénover les infrastructures, assurer une formation continue et adéquate aux agents et recruter suffisamment de personnel pour répondre aux besoins croissants du système pénitentiaire. La situation actuelle ne peut perdurer sans compromettre gravement la sécurité et la dignité des agents pénitentiaires et, par extension, celle de la société tout entière. Par conséquent il lui demande quelles actions concrètes sont prévues pour améliorer réellement les conditions de travail du personnel tant sur le plan matériel que sécuritaire face à l’inaction et aux errements des différents gouvernements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5194</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Radicalisation dans les prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        430. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur un incident particulièrement préoccupant survenu récemment à la prison de Perpignan. Le 12 juillet 2024, un détenu incarcéré depuis la fin du mois de mai s’est livré à des actes de violence verbale en tenant des propos extrémistes contre les « mécréants » avant de mettre le feu à sa cellule. Cet incident grave met en lumière des questions essentielles sur la sécurité au sein des établissements pénitentiaires et sur les risques liés à la radicalisation en prison. Selon les informations publiées dans la presse, ce détenu, incarcéré pour des raisons non précisées, a manifesté un comportement agressif et virulent, visant spécifiquement ceux qu’il qualifiait de « mécréants ». Son attitude a culminé par l’incendie de sa cellule, mettant en danger non seulement sa propre vie mais aussi celle des autres détenus et du personnel pénitentiaire. Cet évènement est révélateur des tensions et des défis auxquels sont confrontées les institutions pénitentiaires face à la montée de la radicalisation. Ce phénomène n’est malheureusement pas isolé et s’inscrit dans un contexte plus large de radicalisation en prison, un problème identifié depuis plusieurs années par divers rapports et études. Le rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de juin 2020 souligne que la radicalisation en prison constitue une menace croissante pour la sécurité intérieure. Ce rapport met en évidence plusieurs facteurs contribuant à la radicalisation des détenus, notamment les conditions de détention, l’isolement social et les influences externes via les réseaux de communication modernes. Les prisons sont devenues des lieux de prosélytisme pour certaines idéologies extrémistes. Les détenus vulnérables, souvent en quête de repères et de soutien, deviennent des cibles faciles pour les recruteurs extrémistes. Le rapport souligne également que les actions de déradicalisation menées actuellement manquent souvent de coordination et de moyens, ce qui limite leur efficacité. Les travaux académiques et les témoignages d’experts corroborent les observations du CGLPL. Une étude publiée dans la revue Criminocorpus détaille les mécanismes de la radicalisation en prison, soulignant l’importance des interactions sociales et des dynamiques de groupe dans ce processus. Les détenus radicalisés exercent souvent une influence considérable sur leurs codétenus, exacerbant les risques de violence et de propagation d’idéologies extrémistes. Par ailleurs, un article de La Croix publié en janvier 2024 met en lumière les efforts de certains islamologues et travailleurs sociaux pour lutter contre la radicalisation violente en prison. Ces initiatives, bien que louables, peinent à suffire face à l’ampleur du phénomène. Les intervenants dénoncent un manque de ressources et de soutien institutionnel pour mener à bien leur mission. Face à ces constats alarmants, quelles sont les mesures actuellement en place pour prévenir et traiter la radicalisation en prison ? Comment M. le ministre évalue-t-il leur efficacité et quels indicateurs utilise-t-il pour cette évaluation ? Le personnel pénitentiaire est-il suffisamment formé pour détecter et gérer les signes de radicalisation parmi les détenus ? Des formations spécifiques sont-elles prévues pour renforcer leurs compétences en matière de prévention de la radicalisation ? Existe-t-il une coordination centralisée des initiatives de déradicalisation en prison ? Comment M. le ministre s’assure-t-il que les différentes actions menées par les acteurs institutionnels et associatifs soient cohérentes et complémentaires ? Quelles ressources financières et humaines sont allouées spécifiquement à la lutte contre la radicalisation en milieu carcéral ? Ces ressources sont-elles jugées suffisantes par les acteurs de terrain ? Quelles mesures de sécurité supplémentaires pourraient être mises en place pour protéger les détenus et le personnel pénitentiaire des actes de violence liés à la radicalisation ? M. le ministre envisage-t-il l’installation de dispositifs technologiques ou le renforcement des équipes de sécurité pour prévenir de tels incidents ? Quels programmes de réhabilitation et de suivi sont proposés aux détenus identifiés comme radicalisés ? Comment M. le ministre mesure-t-il l’impact de ces programmes sur la réinsertion des individus concernés et la réduction des risques de récidive violente ? L’incident survenu à la prison de Perpignan est un rappel brutal des défis posés par la radicalisation en milieu carcéral. Il est crucial de renforcer l’approche en matière de prévention et de gestion de ce phénomène pour assurer la sécurité de tous les acteurs impliqués. La mise en place de mesures efficaces et coordonnées est indispensable pour contrer cette menace et protéger la société française. Elle souhaite donc savoir quelles réponses il va apporter à ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5195</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Risques climatiques pesant sur les établissements pénitentiaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        431. — 8 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les risques environnementaux et climatiques pesant sur les établissements pénitentiaires français. Le 11 juillet 2024, l’association environnementale « Notre Affaire à Tous », après une enquête menée dans 188 établissements en France métropolitaine et en outre-mer sur plus de deux ans, publiait un rapport démontrant qu’aucune prison n’échappe aux risques environnementaux. Leur bilan est alarmant : 25 % d’entre elles sont exposées à un risque moyen ou fort d’inondation, 50 % à un risque moyen ou fort de retrait-gonflement des argiles, 40 % sont localisées près d’un aéroport, d’une voie ferrée ou d’un axe routier important et 70 % sont bâties sur des sols pollués. Dans certaines cellules de 9m2, la température dépasse 39°C en été et descend jusqu’à 0°C en hiver. Ces risques climatiques et environnementaux concernent 77 880 détenus, ainsi que les personnels et intervenants en milieu pénitentiaire et s’ajoutent à l’état déplorable et à la surpopulation des établissements. En effet, la densité carcérale était estimée à 126,2 % par le ministère de la justice en juin 2024. Pour rappel, la France d’Emmanuel Macron a déjà été condamnée en 2020 par la Cour européenne des droits de l’Homme pour sa surpopulation carcérale et à nouveau en 2023 pour les « conditions de détention subies » par trois détenus dans la prison de Fresnes. Cette vulnérabilité des prisons face au changement climatique est une « double peine » inacceptable pour l’ensemble des détenus. L’association « Notre Affaire à tous » préconise, entre autres, aux pouvoirs publics d’identifier les établissements pénitentiaires concernés pour engager d’éventuelles fermetures, réaffectations ou réaménagements. Au regard de ce constat préoccupant, elle souhaite donc savoir dans quelle mesure le Gouvernement va suivre ces recommandations d’adaptation et plus généralement s’engager pour garantir des conditions de détention carcérales dignes et respectueuses du droit international et européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5196</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sécurité des agents du centre pénitentiaire de Laon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        432. — 8 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état des effectifs des agents pénitentiaires du centre pénitentiaire de Laon. En effet, lors de plusieurs visites sur site, M. le député a constaté de ses yeux, une surpopulation carcérale de +188 % au-delà de la capacité normale du centre pénitentiaire alors que dans le même moment il manquerait 15 % d’effectifs des surveillants. Une telle situation est problématique, les personnels sont épuisés et leur vie de famille en est par ailleurs grandement affectée. M. le député insiste sur les moyens de protection dont peuvent bénéficier l’ensemble des agents. En effet, en juillet 2024, trois agents ont pu être blessé par un individu, détenu manifestement dangereux et condamné pour les attentats de 2015 de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Quels sont aussi les moyens de protections des véhicules des personnels qu’ils peuvent garer sur le parking du centre pénitentiaire ou à leur résidence ? En effet, deux agents ont pu retrouver leurs véhicules incendiés au cours des nuits de mercredi 26 juillet et jeudi 27 juillet 2023. Ces véhicules ont été incendiés, non loin des domiciles de ces fonctionnaires. Ces biens appartiennent à un capitaine et à un surveillant. Il s’agirait selon les syndicats d’actes de vengeance. Ainsi, il lui demande quels moyens il pourrait mettre en œuvre pour renforcer la protection des agents pénitentiaires à l’intérieur des centres pénitentiaires mais aussi à l’extérieur. Enfin, il souhaite savoir quelles sont les voies de résolutions étudiées par le ministère pour renforcer également les effectifs largement insuffisants au centre pénitentiaire de Laon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5196</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Téléphonie en prison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        434. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur l’interdiction des téléphones portables et l’installation de brouilleurs au sein des établissements pénitentiaires français. En 2017, l’État a signé un contrat de 6 ans pour la mise en place de dispositifs de brouillage des communications avec une société privée et ce pour plusieurs millions d’euros chaque année depuis 2017 - alors que les services publics subissent des coupes budgétaires à répétition. Ce contrat arrive donc à son terme cette année, l’occasion pour le Gouvernement de remettre en question l’utilité et le bien-fondé de cette mesure. En effet, l’installation de brouilleurs a plusieurs effets néfastes sur les détenus, les agents pénitentiaires et les riverains. À la prison de Lannemezan, on alerte Mme la députée sur le bruit ambiant constant que l’on pourrait penser imperceptible mais qui, en continu, provoque des maux de tête et dérange fortement. « Quel effet aura ce bombardement d’ondes sur nos organismes ? […] Est-ce qu’il y a des études épidémiologiques pour savoir quel effet peut avoir l’absorption d’un débit massif d’ondes 24 heures sur 24, pendant des années ? », s’interrogent des détenus. Enfin, les statistiques montrent que l’interdiction des téléphones portables en prison n’a pas d’impact sur leur trafic, voire même augmente les échanges - qui sont plus dangereux en les rendant illicites. Cela s’explique également par les tarifs élevés des appels des cabines téléphoniques laissés à la charge des prisonniers : leur accès trop restrictif et leur mise sur écoute en découragent beaucoup. Cette politique sécuritaire ne devrait pas être la priorité des pouvoirs publics quand les auxiliaires perçoivent 2,30 euros par heure travaillée et que les moyens pour les activités culturelles des détenus diminuent. « En fin de compte, les moyens pour nous insérer dans la société diminuent, pendant que les moyens pour nous en séparer augmentent », constatent amèrement certains prisonniers. Malheureusement, force est de constater que la privatisation généralisée des différents aspects des prisons françaises correspond à une tendance qui s’étend progressivement à tous les services publics. Pour le maintien du lien social des détenus avec leurs proches et pour faciliter une réintégration apaisée lors de leur libération, elle lui demande donc s’il va agir sur cette situation en revenant par exemple sur l’interdiction des téléphones portables ou, a minima, en supprimant les brouilleurs et en facilitant l’accès aux cabines téléphoniques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5196</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Manque d’accessibilité de la justice pour les personnes sourdes/malentendantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        523. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur le manque d’accessibilité de la justice pour les personnes sourdes ou malentendantes. Pour les personnes sourdes ou malentendantes, la justice représente encore trop souvent une zone de non-droit. M. le député a été interpellé au sein de sa circonscription par des professionnels du secteur au sujet de discriminations dont ont été victimes des personnes sourdes ou malentendantes dans le cadre de procédures judicaires, telles que des refus de dépôt de plainte ou de faire appel à un interprète par des policiers ou des juges n’étant pas informés de l’existence d’un droit à l’assistance en langue de signes françaises prise en charge par l’État. Ce droit est pourtant clairement établi par le premier alinéa de l’article 76 de la loi « handicap » de 2005 qui stipule que « devant les juridictions administratives, civiles et pénales, toute personne sourde bénéficie du dispositif de communication adapté de son choix. Ces frais sont pris en charge par l’État ». Ce manque d’information des agents et parfois des personnes sourdes et malentendantes elles-mêmes entraînent des situations de non-recours ou d’entrave à leurs droits d’accès à la justice et au plein exercice de leur citoyenneté. À ce manque de formation des agents concernant leur obligation d’assurer un accès à un interprète à toute personne sourde en ayant fait la demande, s’ajoute un manque de moyens financiers pour garantir l’effectivité de ce droit. En effet, M. le député a été alerté sur les pratiques de la cour d’appel de Bordeaux, qui est en charge des paiements des interventions des experts judiciaires, parmi lesquels les experts interprètes français/langue des signes française, qui ne délivre plus aucun paiement depuis le mois de juillet 2023 du fait de l’épuisement de leur budget dédié à cette date. Face à ce retard chronique de paiement de leurs prestations, de nombreux interprètes décident de ne plus intervenir dans le cadre de la justice. Ce manque de moyens financiers entraîne des conséquences graves pour les personnes sourdes et malentendantes qui risque de ne plus pouvoir disposer d’aucun interprète pour traduire leurs audiences au tribunal ou auditions de police ou gendarmerie, victimes ou mis en cause, jusqu’à la fin de l’année 2023. M. le député interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour garantir le plein accès à la justice pour les personnes sourdes ou malentendantes sur l’ensemble du territoire national. Il souhaiterait connaître en particulier les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour assurer la bonne formation des agents et l’investissement de moyens financiers à la hauteur de cet enjeu fondamental d’égalité des droits pour l’ensemble des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5197</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Participation directe et indirecte de citoyens français dans les actes illégaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        552. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la participation de Français aux programmes militaires israéliens et le soutien financier indirect à Tsahal. Sar’El, Marva, Mahal, Garin Tsabar et Atouda sont les cinq programmes permettant aux volontaires internationaux de s’engager au sein des forces armées israéliennes. Même si ces chiffres sont à prendre avec précaution, il semblerait (selon le blog franco-israélien Coolamnews) que les Français soient les plus nombreux à s’engager, représentant 43 % des volontaires, 90 % appartenant à des unités combattantes. Ces programmes font l’objet de publicité sur le territoire hexagonal comme lors de leur présentation le 26 mai 2017 à la grande synagogue de la Victoire à Paris par un officier de Tsahal. Par ailleurs, il existe un certain nombre d’associations et de groupements de soutien qui permettent le transfert de dons français aux soldats de Tsahal. Ils bénéficient de par leur statut de déductions fiscales. La participation directe ou indirecte de Français aux manœuvres militaires au Levant interroge au vu des condamnations successives de l’État d’Israël par le droit international. Le Conseil de sécurité de l’ONU a effectivement émis un certain nombre de résolutions non respectées par l’État d’Israël à l’instar de la résolution 1322 qui condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens » et demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève. Cet exemple illustre de manière forte la problématique de l’engagement (de près ou de loin) de Français dans les actes illégaux de l’armée régulière israélienne. Pourtant la France ne semble pas sur son propre territoire et avec ses propres moyens entamer la moindre action pour endiguer ce phénomène, lui qui prolifèrerait à cause de la présence d’un antisémitisme persistant dans le pays. Ainsi, après avoir ouvert des pistes d’action sur la possibilité d’engagement dans les programmes militaires israéliens, sur les défiscalisations de dons en soutien aux militaires de Tsahal et sur la présence d’un antisémitisme réel en France, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place au sujet du phénomène cité plus en amont. Cette question est issue de la précédente legislature.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5197</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Versement des allocations familiales aux parents d’enfants placés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        567. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le versement des allocations familiales aux parents d’enfants placés. Le nombre de bénéficiaires à l’aide à l’enfance (ASE) ne cesse de croître en France ; il est passé de 263 494 en 1996 à 380 562 en 2022. Les parents d’un enfant dont la garde leur a été retirée par jugement restent tenus de satisfaire aux obligations prévues aux articles 203 à 211 du code civil (article L. 228-1 du code de l’action sociale et des familles), en particulier l’obligation alimentaire. Ils demeurent donc allocataires pour l’ouverture du droit aux prestations familiales sous réserve que la condition relative à la charge effective et permanente soit remplie, c’est-à-dire que la famille garde avec cet enfant des liens affectifs et éducatifs forts, qu’elle continue à exposer des dépenses pour son éducation et que l’enfant retourne régulièrement chez sa famille, notamment en fin de semaine et pendant les vacances. A contrario, une famille qui n’aurait plus aucun lien avec l’enfant en raison de l’abandon manifeste de l’enfant perdrait le bénéfice des prestations familiales pour celui-ci. Lorsqu’ils sont amenés à constater l’absence des conditions nécessaires à l’établissement de la charge effective et permanente au profit des parents, les organismes débiteurs des prestations familiales sont fondés à supprimer le versement des prestations familiales aux parents. Les prestations familiales peuvent même, dans certains cas, être attribuées à un tiers digne de confiance. Les enfants concernés sont ceux qui font l’objet d’un placement judiciaire dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative auprès de l’ASE ou d’un service ou d’un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé. Il peut également s’agir d’enfants qui font l’objet d’un placement prononcé en cas d’urgence par le juge des enfants en application de l’article 375-5 du code civil. Malheureusement, nombreux sont les parents des enfants placés qui voient peu leurs enfants, voire pas du tout. Le lien avec les enfants ne saurait se réduire à ces allocations par ailleurs destinées aux enfants. Les enfants placés sont financièrement pris en charge par d’autres structures. Il y a dès lors un doublon dans les financements publics, sans que l’intérêt de l’enfant soit clairement identifié. Ce système engendre des abus et très nombreux sont les exemples de grossesses successives immédiatement suivies de placement des nourrissons. Pour toutes ces raisons, il l’interroge pour savoir si le Gouvernement envisage de renforcer le contrôle d’attribution des allocations familiales afin de détecter les abus et fraudes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5198</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dérogation au secret professionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        610. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité d’élargir aux psychologues la dérogation au secret professionnel dont bénéficient les professionnels de santé en matière de signalement de violences conjugales. La loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales a permis au médecin ou à tout autre professionnel de santé de porter à la connaissance du procureur de la République une information relative à des violences exercées au sein du couple, lorsqu’il estime en conscience que ces violences mettent la vie de la victime majeure en danger immédiat et que celle-ci n’est pas en mesure de se protéger en raison de la contrainte morale résultant de l’emprise exercée par l’auteur des violences, y compris sans l’accord de la victime, mais avec l’obligation de l’en informer. Cette mesure était nécessaire car les victimes de violences conjugales, souvent sous l’emprise de leur conjoint ou compagnon, se trouvent parfois dans un état de sidération voire de terreur et ne sont pas toujours en capacité de consentir. Toutefois, cette dérogation au secret professionnel ne vise que les professionnels de santé. Ce que les psychologues ne sont pas. Or, dans le cadre des consultations qu’ils effectuent, les psychologues sont amenés à recueillir les confidences de leurs patientes. Verbaliser le fait d’être victime n’est jamais aisé. Pourtant, cet exercice est facilité par l’essence même de la consultation en psychologie. Les psychologues se retrouvent ainsi souvent « en première ligne » car les patientes, victimes de violences conjugales, viennent souvent rechercher d’elles-mêmes un accompagnement auprès des psychologues (près de 70 000 en France). Aussi, elle souhaite savoir si, dans l’intérêt des victimes de violences conjugales, il envisage d’élargir cette dérogation au secret professionnel aux psychologues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>614</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5198</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Commission de proposition de nominations aux offices de notaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        614. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le rôle de la Commission de proposition de nominations aux offices de notaires et des commissaires de justice des départements du Rhin et de la Moselle prévue au chapitre VI du titre II du décret n° 73-1202 du 28 décembre 1973 et de l’article 118 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973. En effet, depuis l’arrêt de l’arrêt de la CAA de Nancy du 24 janvier 2024, le garde des sceaux ne peut plus aller à l’encontre de la décision de cette commission, pourtant consultative selon le décret n° 2009-625 et, sauf à demander à ladite commission de formuler de nouvelles propositions. Cette compétence liée du garde des sceaux n’est en soi pas conforme à un État de droit. Cette commission, dont les propositions sont rendues de manière discrétionnaire, sans voie de recours et sans règle de décision écrite, est sévèrement critiquée par l’autorité de la concurrence ainsi que par deux rapports de l’Inspection générale de la justice de 2019 et de 2022. De surcroît, même lorsqu’un notaire souhaite basculer d’un statut individuel vers un statut sociétal sur son propre office, une proposition de cette commission est nécessaire, sans quoi le projet ne pourra prospérer. En outre, l’introduction des sociétés de notaires (SCP, SEL, etc.) avec la possibilité pour l’un des associés de se maintenir, s’il justifie d’une certaine durée d’association, détourne le système d’un pourvoi aux offices fondé essentiellement sur l’ancienneté. Tout autant qu’une répartition inégalitaire des bénéfices lors d’une nouvelle association contourne le principe de la non-vénalité. Le notaire a une compétence nationale (sauf deux cas) et peut parfaitement exercer en Alsace-Moselle sans être titulaire du concours spécifique créé pour les nominations à un office situé en Alsace-Moselle. Il appartient à ce professionnel de connaître le droit spécifique lorsqu’il reçoit un acte en lien avec ces départements. Les services du ministère ont, depuis 2006, rédigé un document intitulé « Réintroduction du droit de présentation au profit des notaires et des huissiers de justice départements du Rhin et de la Moselle : réflexions et propositions » ciblant les textes à modifier et les conséquences. Sans compter les recettes fiscales liées aux premières cessions et aux cessions ultérieures par cession ou décès. En conséquence de quoi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend prendre pour harmoniser le système de nomination des notaires et commissaires de justice en introduisant le système national de la vénalité et s’il envisage de clarifier le rôle et les critères de décision de cette commission qui s’est arrogé la possibilité de juger les candidatures au fond et de ne même pas transmettre au ministère les dossiers non retenus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>615</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5199</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Interprètes judiciaires non payés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        615. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation financière des interprètes judiciaires, qui subissent des retards de paiement aussi inacceptables que récurrents. Le métier d’interprète judiciaire, reconnu officiellement par l’État depuis 2016 et pratiqué par environ 8 000 personnes en France, consiste à accompagner les fonctionnaires de police et du ministère de la justice pour les aider lors des audiences, enquêtes, perquisitions, gardes à vue et retranscriptions avec des personnes allophones. Ils peuvent être sollicités à toute heure et à tout moment et la presse relate des journées de travail allant parfois jusqu’à 16 heures par jour. Les interprètes sont payés à la tâche, selon le nombre d’heures qui ont été nécessaires, en envoyant un formulaire à l’administration judiciaire et doivent être payés par le service d’administration régional 4 à 5 semaines après leur prestation. Si l’agent ne transmet pas ce formulaire accompagné des documents idoines dans l’année suivant la prestation, la rémunération est perdue. Or de nombreux dysfonctionnements sont signalés par ces professionnels : les formulaires sont parfois refusés par l’administration sans motif valable alors que cette dernière envoie souvent tardivement les documents nécessaires à la complétion du dossier. Mais même lorsque ces formulaires sont validés, les paiements peuvent parfois arriver avec plusieurs mois de retard, avec des montants dus atteignant parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros. De nombreux interprètes se retrouvent alors sans revenu pendant de longues périodes et sont alors dans l’obligation de contracter des prêts pour assumer leurs charges. Cette instabilité a également une conséquence évidente sur leur capacité à faire des projets personnels. Aussi, il souhaite savoir quand et comment il entend régler la situation, dédommager les personnes lésées et s’assurer que de telles situations ne se reproduisent pas à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>617</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5199</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des greffiers bénéficiant du statut RQTH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        617. — 8 octobre 2024. — M. Sacha Houlié appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des greffiers et greffières bénéficiant du statut de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) dans le contexte des récentes évolutions statutaires au sein du ministère de la justice. Alors que les greffiers bénéficient depuis la fin de l’année 2023 d’une revalorisation indiciaire venue s’ajouter à la revalorisation indemnitaire de 11,8 millions d’euros effective depuis juillet 2023, ainsi qu’à une modification de la grille statutaire accélérant leur déroulement de carrière, des préoccupations demeurent quant à l’inclusion effective des greffiers RQTH. Ces mesures prometteuses doivent garantir une équité de traitement pour tous les greffiers, y compris ceux disposant d’un statut RQTH, qui sont souvent confrontés à des défis spécifiques. La création annoncée d’un corps de débouché de catégorie A, qui intégrera 3 200 greffiers, soit près de 25 % du corps, est également une initiative louable. Il est donc crucial que cette évolution n’omette pas d’assurer une inclusion efficace et une égalité des chances. Dans cette perspective, il souhaite connaître les mesures concrètes qu’il envisage de mettre en place pour que la réforme en cours n’exclue personne et qu’elle favorise une progression équitable et inclusive pour tous les greffiers, en particulier ceux bénéficiant du statut RQTH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5200</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Les rodéos urbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        684. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’efficacité de la réponse judiciaire apportée au phénomène des rodéos motorisés, qui s’est rapidement imposé comme un véritable fléau national. Ce phénomène touche désormais aussi bien les zones urbaines que rurales, représentant un danger non seulement pour les forces de l’ordre mais également pour les citoyens, contraints de subir des nuisances sonores intolérables et de vivre dans la peur pour leur sécurité et celle de leurs proches. Le sentiment d’insécurité grandit face à l’absence perçue de réponses judiciaires suffisamment fermes et dissuasives. Ces rodéos motorisés, consistant généralement en des courses de véhicules - motos ou voitures - à grande vitesse dans des zones densément peuplées ou non adaptées, se multiplient dans tout le pays. Malgré les nombreuses interventions des forces de l’ordre, le cadre législatif et judiciaire semble inadapté pour faire face à la gravité de ces infractions. M. Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur et des outre-mer, avait lui-même qualifié ce phénomène de « fléau national ». Pourtant, la réalité judiciaire paraît bien différente et de nombreux citoyens expriment leur frustration face à ce qui est perçu comme une certaine impunité des délinquants impliqués dans ces rodéos. Le drame récent de la petite Kamilla, tragiquement décédée à la fin de l’été 2024 dans un accident causé par un rodéo motorisé, illustre de manière poignante les conséquences graves et irréversibles de cette délinquance. Ce type d’incidents met en lumière l’importance d’une réponse judiciaire adaptée et ferme, particulièrement lorsque des vies innocentes sont en jeu. La mort de cette enfant de 7 ans a provoqué une onde de choc dans tout le pays, exacerbant le sentiment que la réponse judiciaire actuelle n’est pas à la hauteur des enjeux. Depuis quelques années, le cadre législatif a pourtant évolué pour répondre à la montée en puissance des rodéos motorisés. Ainsi, la loi n° 2018-701 du 3 août 2018 a introduit les articles L. 236-1 à L. 236-3 dans le code de la route, spécifiquement dédiés à la répression de ces comportements dangereux. L’article L. 236-1 prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et une amende de 15 000 euros pour les faits de rodéos motorisés. Ces peines peuvent être doublées lorsque les faits sont commis en réunion, comme c’est souvent le cas. En présence de circonstances aggravantes, telles que des blessures ou des dommages à des biens publics ou privés, les peines peuvent être portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. De plus, la loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022 a renforcé les dispositifs existants, notamment en facilitant les procédures de saisie et de destruction des véhicules impliqués dans ces infractions, y compris pour les véhicules loués. L’article L. 325-7 du code de la route permet désormais de constater, sous un délai réduit de sept jours, l’abandon d’un véhicule ayant servi à commettre une infraction, afin qu’il puisse être rapidement détruit. Cependant, malgré ces avancées législatives, la mise en œuvre de ces dispositifs semble inégale. Mme la députée rappelle un jugement dans le département du Doubs concernant trois jeunes impliqués dans un rodéo motorisé, dont deux étaient en état de récidive. Les faits étaient particulièrement graves : les individus avaient organisé un rodéo en pleine zone piétonne, mettant directement en danger la vie des passants. Un des protagonistes avait même agressé un membre des forces de l’ordre pour permettre la fuite de ses complices. Bien que la loi permette des peines d’emprisonnement, seule une amende a été prononcée pour ces récidivistes, tandis que l’agresseur du policier a été condamné à des travaux d’intérêt général. Cette décision de justice, loin de refléter la gravité des faits et les dangers encourus par la population, envoie un signal particulièrement inquiétant aux délinquants. Ce type de jugement ne semble pas répondre aux attentes des citoyens qui espèrent des sanctions plus dissuasives. Face à la récurrence des rodéos motorisés et à l’absence de sanctions suffisamment sévères, les riverains continuent de vivre dans l’insécurité. Mme la députée constate que les chiffres relatifs aux rodéos motorisés, bien qu’en augmentation, révèlent toujours une réalité inquiétante. En 2021, 26 900 interventions avaient été recensées, ce qui paraissait déjà considérable. Pourtant, les statistiques plus récentes montrent une hausse significative des actions menées par les forces de l’ordre. En 2022, la police a effectué 60 000 opérations, soit plus du double par rapport à 2021. Cette tendance s’est poursuivie en 2023 avec 86 000 interventions, témoignant de l’intensification des efforts pour lutter contre ce fléau. Du côté des saisies de véhicules, on constate également une augmentation importante. En 2022, près de 3 000 véhicules utilisés lors de rodéos motorisés ont été saisis. Cette politique de saisie des engins impliqués dans des infractions est l’une des mesures clés mises en place pour dissuader les délinquants et empêcher la récidive. Déjà, en 2024, plus de 2 000 engins ont été confisqués et l’année n’est pas encore terminée. En comparant ces chiffres avec ceux de 2019, où moins de 1 500 personnes avaient été mises en cause, il est évident que les actions répressives se sont considérablement renforcées. Malgré cette mobilisation croissante, les résultats sur le terrain restent mitigés. L’augmentation des opérations policières et des saisies de véhicules ne semble pas suffire à endiguer le phénomène. En effet, si l’on observe une hausse des condamnations, ces dernières ne sont pas toujours perçues comme suffisamment dissuasives. Le nombre de condamnations a certes doublé en trois ans, passant de 651 en 2019 à 1 538 en 2022, mais cela ne reflète pas la réalité quotidienne vécue par les riverains, confrontés à des rodéos quasi-quotidiens dans certaines zones. En 2024, avec plus de 30 000 opérations menées à mi-année, on peut espérer que le nombre de condamnations et de saisies continue à progresser, mais l’impunité ressentie par une partie de la population persiste, notamment dans les cas de récidive. Ainsi, les efforts de répression, bien que louables, montrent leurs limites. La mise en œuvre plus systématique de sanctions plus sévères, telles que des peines de prison et la confiscation obligatoire des véhicules, demeure une attente forte des citoyens, surtout dans un contexte où la gravité des faits, comme dans l’affaire tragique de la petite Kamilla, ne fait que croître. Face à ce constat, Mme la députée souhaite interroger M. le garde des sceaux sur les dispositions qu’il envisage de mettre en œuvre pour assurer l’application effective de la circulaire de juillet 2023, qui rappelle la nécessité d’une politique pénale ferme et dissuasive contre les auteurs de rodéos motorisés. Cette circulaire recommande notamment le recours à la comparution immédiate pour les faits les plus graves, afin de garantir une réponse pénale rapide et efficace. Cependant, dans la pratique, cette procédure ne semble pas toujours être privilégiée, comme en témoigne l’exemple du Doubs. En outre, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures concrètes seront prises pour que les magistrats du parquet appliquent de manière plus systématique les peines prévues par la loi, y compris la confiscation obligatoire des véhicules impliqués et l’annulation des permis de conduire. Elle s’interroge également sur la manière dont le ministère envisage de renforcer la cohérence des décisions judiciaires, afin de garantir que des peines proportionnelles à la gravité des faits soient systématiquement prononcées, en particulier dans les cas de récidive. Enfin, Mme la députée demande combien de temps encore les citoyens devront attendre avant que des peines réellement dissuasives soient systématiquement prononcées pour mettre un terme à ces comportements criminels. La tragédie de la petite Kamilla a montré que l’inaction ou la clémence judiciaire dans ces affaires pouvait avoir des conséquences dramatiques. Il est donc urgent que des mesures supplémentaires soient prises pour protéger les citoyens et restaurer la confiance dans la justice. Elle attend des réponses précises sur les actions que le ministère de la justice entend mener pour que la lutte contre les rodéos motorisés devienne enfin une priorité, avec des sanctions à la hauteur de la gravité des faits commis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5201</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Critères énergétiques de la construction ou rénovation des bâtiments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        171. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les seuils de la réglementation environnementale (RE2020) pour la construction, qui découle de la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan). Cette dernière s’applique depuis 2022 et se donne comme objectifs graduels de diminuer l’impact carbone de la construction de bâtiments neufs, d’adapter les logements aux évolutions climatiques et de donner la priorité à la sobriété énergétique. Cette RE2020, plus exigeante que la précédente (RT2012), est déclinée en six indicateurs. L’article L. 171-1 du code de la construction et de l’habitation renvoie à un décret en Conseil d’État les seuils minimaux de performance énergétique lors de la construction ou la rénovation de bâtiments. Le décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 fixe donc les seuils à atteindre pour les constructeurs, promoteurs, architectes, bureaux d’études ou encore industriels des matériaux de construction et des systèmes techniques des bâtiments. Il décline les différents coefficients en différenciant les maisons individuelles ou accolées à des logements collectifs, par période de trois années à partir de 2022 et jusqu’en 2031. Si les professionnels du secteur ne contestent pas l’objectif final de 2031, ils sont en revanche très sceptiques sur l’opportunité de maintenir le seuil de 2025, alors qu’une crise majeure de l’offre de logement a cours. En effet, cette multiplication rapide de nouvelles normes a pour conséquence une hausse des coûts de construction et fait partie des facteurs explicatifs de cette crise. Il lui demande si elle envisage de permettre aux professionnels d’enjamber le prochain palier de 2025 afin de soulager les entreprises du bâtiment et de ne pas alimenter encore la crise du logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5201</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Individualisation des frais de chauffage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        211. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’amélioration du système de répartition des frais de chauffage collectif en copropriété en individualisant ces frais au niveau des immeubles. Dans de nombreuses copropriétés, le chauffage des appartements est assuré par une chaufferie unique alimentant un réseau de chaleur qui approvisionne des sous-stations desservant un ou plusieurs immeubles. La répartition des frais de chauffage se fait alors au tantième. Toutefois, ce mode de répartition pose deux problématiques. D’abord, elle ne permet pas de sensibiliser les résidents aux économies d’énergie puisqu’un effort collectif est nécessaire pour qu’un changement puisse être constaté sur les factures individuelles. Ensuite, elle implique que tous les copropriétaires participent simultanément à une démarche de rénovation thermique afin que les frais et les gains en énergie soient équitablement partagés. La solution serait donc d’individualiser les frais de chauffage à l’immeuble ou groupe d’immeuble via les sous-stations afin de permettre à chaque immeuble de réaliser les travaux de rénovation souhaités et de personnaliser davantage les frais de chauffage. Toutefois, elle suppose un vote en assemblée générale, ce qui semble illusoire. Il s’agirait donc de modifier les articles R. 174-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation afin de préciser qu’il est techniquement possible d’installer des compteurs ou répartiteurs individuels sur chaque sous-station, que les quantités de chaleur mesurées permetteront d’individualiser les frais de chauffage collectifs par immeuble ou groupe d’immeubles, que les charges d’électricité nécessaires à chaque sous-station seront elles aussi individualisées et, enfin, que la répartition par lot de la part d’énergie se fera selon les tantièmes de chauffage ou selon la répartition habituelle de l’immeuble ou du groupe d’immeuble. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement envisage d’effectuer cette modification du code de la construction et de l’habitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5202</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès au logement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        407. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la situation des communes concernées par la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, conformément aux dispositions prévues par le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d’application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituées par l’article 232 du code général des impôts. Même si une partie de ces communes n’est pas éligible aux aides « Pinel », conformément aux dispositions prévues à l’article D. 304-1 du code de la construction et de l’habitation, elles ne sont pas pourtant exemptées de difficultés d’accès au logement. Précisément, dans les communes concernées par la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, des tensions d’accession au logement sont très présentes et empêchent les locaux de trouver des logements décents à des prix raisonnables. Sans pour autant appartenir à une zone d’urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants, ces communes sont confrontées à un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant ainsi des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant, dues notamment à la proportion élevée de logements affectés à l’habitation autres que ceux affectés à l’habitation principale, par rapport au nombre total de logements. Toutefois, la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ne permettra pas, à elle seule, d’endiguer ces problèmes. Il convient donc d’apporter d’autres solutions. Il lui demande donc si le Gouvernement va étudier cette question et apporter une réponse concrète et rapide aux communes concernées et à leurs habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5202</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Absence de cadre juridique précis pour encadrer le cohabitât
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        435. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’absence d’un cadre juridique précis pour encadrer les nouvelles formes de cohabitât. La France traverse actuellement une crise du logement sans précèdent qui affecte durement un nombre croissant de Français. Il est ainsi de plus en plus difficile pour le plus grand nombre de pouvoir accéder à un logement abordable et adapté à ses besoins, que ce soit dans le parc HLM ou privé et à faire face à l’augmentation continue du prix des loyers et des charges. La crise climatique entraîne également des conséquences très concrètes sur le secteur du logement : ilots de chaleur en ville, passoires thermiques, etc. Mais le bâtiment en est également l’une des cause : il représente en effet l’un des secteurs le plus fortement émetteur de gaz à effet de serre. À Bordeaux Métropole, il représente à lui seul près de 28 % des émissions de gaz à effets de serre. Les politique du logement doivent également s’adapter à l’objectif de limiter l’artificialisation des sols, comme le préconise la loi climat et résilience du 22 août 2021. Pour construire une politique d’aménagement durable, la stratégie nationale bas carbone enjoint à réinvestir les logements vacants et à lutter contre la sous-occupation des logements. Le nombre de logements vacants n’a cessé de s’accroître ces dernières années : il y en a actuellement près de 3,1 millions, soit un million en plus depuis 2006. En plus de mesures fiscales incitatives, la mobilisation de ce parc vacant ne sera possible que par son adaptation aux nouvelles normes écologiques et socio-culturelles liés au logement. L’INSEE a ainsi montré que le modèle majoritaire n’était plus celui des couples avec enfants qui représentaient moins de 25 % de la population en 2019, mais bien le célibat pour 36,9 %, puis le couple sans enfant 25,4 %, sans oublier les familles monoparentales. Dans un contexte d’explosion des prix de l’immobilier et de transformation des schémas familiaux, la maison individuelle n’est donc plus systématiquement la demande première du marché. Face à ces urgences écologiques et sociales et à l’émergence de nouveaux besoins, le cohabitât représentent une solution innovante pour développer de nouvelles façon d’habiter et de penser l’aménagement du territoire de manière durable et solidaire. Pourtant, leur développement se voit entravé par l’absence d’un cadre juridique. Les municipalités se trouvent ainsi confrontées à un flou juridique en inadéquation avec l’aspiration croissante de leur population à expérimenter de nouveaux modes d’habitats. M. le député a ainsi été interpellé au sein de sa circonscription par divers habitants ayant fait le choix d’acheter entre amis pour cohabiter en réaménageant l’intérieur d’une maison existante. Dans certains cas, leurs perspectives de réaménagements ont été considérées comme potentiellement contraire au droit lorsqu’elles aboutissaient à un cloisonnement de l’intérieur de la maison en deux espaces distincts et automnes et ce malgré la conservation d’un jardin non cloisonné à usage partagé. Il leur a donc été demandé d’abattre la cloison pour laisser une ouverture permettant de naviguer de façon permanente entre les deux parties. Dans le cas contraire et pour que ce cloisonnement ne soit pas abattu, il leur aurait fallu diviser leur propriété pour créer deux ilots d’habitation distincts. En plus de s’inscrire en contradiction avec leur projet d’aménagement, cette décision abouti à la fragmentation pérenne de la maison et casse le caractère collectif de la propriété et de l’usage de ce bien qui fondent pourtant la notion de cohabitât. Ce flou juridique empêche ainsi les personnes ayant fait le choix du cohabitât de moduler l’intérieur de leur maison selon leurs besoins sans que cela n’aboutisse à la fragmentation de leur bien. Face aux diverses crises rencontrées, les Français vont développer de façon croissante de nouvelles stratégies de mutualisation de leurs biens en habitat partagé. M. le député interroge donc M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement, afin d’obtenir des précisons sur la juridiction encadrant actuellement le cohabitât. Dans quelle mesure l’aménagement intérieur d’une habitation existante en cohabitât entraîne-t-elle la division obligatoire de ce bien en deux ilots d’habitation distincts ? Plus largement, quelles mesures entend il mettre en place afin de favoriser le développement du cohabitât qui représente une solution innovante pour favoriser l’accès à un logement décent, abordable et durable pour l’ensemble des Français ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5203</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Difficultés de logements des habitants des zones touristiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        437. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés de logements des habitants des zones touristiques et en particulier des zones du littoral. Il est vrai que le Gouvernement a porté des mesures de régulation de la location de courte durée (réglementation du changement d’usage, compensation le cas échéant) et des dispositifs fiscaux ont été mis en place (taxes sur les logements vacants, majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires). Néanmoins, s’il faut saluer ces premiers pas qui vont dans la bonne direction, ils ne résolvent pas le cœur du problème et il apparaît aujourd’hui nécessaire d’aller plus loin. Le 27 juillet 2022, le prédécesseur de M. le ministre allait d’ailleurs dans ce sens en soulignant qu’il n’était pas possible que, dans certaines zones, des spéculateurs achètent des logements en profitant d’outils spéculatifs, sans les mettre en location de longue durée. Une année plus tard, la question reste entière. Début 2022, le Gouvernement a confié au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), à l’Inspection générale de l’administration (IGA) et à l’Inspection générale des finances (IGF) une mission sur l’attrition des résidences principales dans les zones touristiques. Leur rapport, rendu en juin 2022, pointe que ces locations meublées de courte durée type AirBnB bénéficient d’une fiscalité attractive qui les rend plus rentables, alors même qu’elles représentent un frein au développement touristique des territoires (logement difficile des saisonniers et des résidents à l’année). Face à ces difficultés, le rapport propose l’extinction définitive des incitations fiscales en faveur des meublés de tourisme, la réduction des avantages fiscaux dont bénéficient les locations de courte durée, la mise sur un pied d’égalité règlementaire des locations courtes avec les locations de résidence principale (notamment en matière de performance énergétique), ou encore la poursuite d’un effort de construction, réhabilitation, rénovation du parc immobiliser face aux projections de tensions immobilières. Le rapport évoque également la Suisse, qui limite le taux de résidences secondaires à 20 % par commune et le Danemark et l’Australie, qui interdisent l’achat de résidences par les non-nationaux. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet et les mesures qu’il compte mettre en place pour répondre à cette problématique essentielle pour les habitants des zones touristiques et en particulier des zones littorales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5204</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Habitat solidaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        438. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la dégradation des conditions d’habitat des concitoyens les plus modestes. En effet, le logement est aujourd’hui un enjeu central puisqu’il pèse de plus en plus lourdement sur le budget de ces familles, notamment en raison de la crise énergétique. Un grand plan pour le logement doit être urgemment déployé pour un logement abordable eu égard à l’augmentation du nombre de familles monoparentales, des personnes âgées et handicapées, économe en énergie par la mise en place d’un parc de logements neutre en carbone d’ici 2050, adapté pour tous par la rénovation des habitations pour les rendre conforme aux normes handicap et vieillissement. Enfin, doit être enclenchée une dynamique de revitalisation des territoires par la mobilisation de 40 000 logements vacants en centre-ville par an. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, ce sont au total 1,1 million de logements vacants disponibles dans le parc privé en France. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5204</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Inclusion des LLI dans les objectifs fixés par la loi SRU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        439. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’inclusion des logements intermédiaires dans le calcul du nombre de logements sociaux par commune, tels qu’exigé dans le cadre de la loi dite « SRU », comme souhaité par le précédent gouvernement. La loi dite « SRU » a pour objectif de favoriser l’accès aux logements pour tous en exigeant que chaque commune concernée ait au moins 25 % de logements sociaux dans son parc immobilier afin de développer la mixité sociale. Pourtant, nombreuses sont les communes à ne pas respecter la loi et à préférer payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux. Il en résulte une offre bien inférieure à la demande. À titre d’exemple, sur les 35 000 ménages reconnus DALO chaque année, seuls 21 000 d’entre eux accèdent à un logement. Dans ce contexte de pénurie, M. Gabriel Attal, alors Premier ministre, a annoncé souhaiter que les logements intermédiaires (LLI), prévus pour les classes moyennes, soient pris en compte dans l’objectif des 25 % de logements sociaux. Inclure les LLI dans l’objectif des 25 % de logements sociaux va normaliser la situation de certaines communes sans qu’un seul nouveau HLM n’ait été construit. Cette réforme encouragera également les maires récalcitrants à privilégier la construction de logements intermédiaires pour lesquels seuls 3 % des demandeurs de logements sociaux sont éligibles, plutôt que des logements accessibles aux citoyens les plus précaires. Aussi, il lui demande si le Gouvernement prévoit de réglementer la part qu’occuperont les logements intermédiaires dans le parc social. Par ailleurs, il lui demande s’il compte s’attaquer sérieusement au problème du mal-logement dans ce pays, notamment en élevant le seuil prévu par la loi dite « SRU » à 30 % et en augmentant les amendes pour les communes ne la respectant pas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5204</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Intégration des LAM et LHSS dans les logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        441. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’élargissement du mode de calcul du contingent des logements sociaux annoncé par le précédent gouvernement. Dans cette déclaration, il a également été annoncé qu’à partir de 2025, toutes les communes soumises à la loi dite « SRU » pourront ajouter une part de logements intermédiaires. Des questions persistent concernant l’intégration des LAM (logements d’accueil médicalisés) et des LHSS (logements hébergement social spécialisé) à ce dispositif. Bien que ce type de logement corresponde aux formes d’hébergement accompagné qui répondent aux définitions légales du logement social, ils ne figurent pas dans le décret n° 2022-465 du 31 mars 2022, listant les logements et hébergements entrant dans la définition du logement social. De ce fait, ces LAM et LHSS ne sont donc pas décomptés parmi les logements sociaux des communes, bien qu’au vu du code de la construction et de l’habitation ainsi que du code général des impôts, la préfecture puisse avoir donné l’agrément au titre des produits spécifiques d’hébergements (PSH). Il lui demande donc s’il ne s’agit pas d’une incohérence du décret et souhaite pouvoir connaître les suites qui pourront être apportées sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5205</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Situation préoccupante de l’hébergement d’urgence à Lyon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        443. — 8 octobre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la situation de l’hébergement d’urgence dans la Métropole de Lyon. Au mois d’août 2024, deux nourrissons âgés de cinq et onze jours et leurs familles ont été remis à la rue. Ce fait n’est pas isolé : de plus en plus de personnes, y compris appartenant aux publics prioritaires dans la prise en charge, demeurent sans domicile fixe. Entre 2021 et 2024, on estime à 120 % l’augmentation du nombre d’enfants restés sans solution d’hébergement après avoir sollicité le 115. À Lyon, l’association Jamais Sans Toit dénombre 107 enfants dans cette situation, dont un tiers sont hébergés dans les écoles de la ville. Dans la présentation du dernier baromètre UNICEF des enfants sans-abris, leur porte-parole Raphael Vulliez a rappelé à quel point les solutions de court-terme sont démesurément coûteuses, inefficaces et douloureuses pour les familles. La subsistance des femmes et des enfants à la rue dans la ville repose grandement sur l’action des associations et collectifs et dépend des moyens à leur disposition. L’urgence ne concerne malheureusement pas uniquement le Rhône mais tout le territoire. L’État a pourtant sous sa responsabilité la mise à l’abri via l’hébergement d’urgence (art. L345-2-2 et L345-2-3 du code de l’action sociale et des familles). Dans un rapport publié mardi 1er octobre 2024, la Cour des comptes reproche à l’État d’avoir « choisi de faire comme si la croissance des besoins en matière d’hébergement d’urgence était temporaire », ce qui pèse sur la qualité de cette politique publique, malgré la promesse du Président de la République, formulée à l’automne 2022, qu’il n’y aurait plus d’enfant à la rue l’année suivante. Elle lui fait donc part de son inquiétude et l’interroge sur les intentions du Gouvernement en matière d’hébergement d’urgence et plus généralement sur les moyens alloués au logement pour reloger dignement les personnes, l’évolution du sans-abrisme découlant directement des solutions données pour le logement social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5205</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Critères du Haut Conseil de stabilité financière et accès à la propriété
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        448. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés majeures que les Français rencontrent pour accéder à la propriété. Au-delà de la hausse des taux d’intérêt, les critères décidés par le Haut Conseil de stabilité financière constitue un facteur aggravant de nature à condamner toute possibilité de reprise du secteur immobilier. Décidés en 2019 et rendus obligatoires, ceux-ci plafonnent le taux d’endettement à 35 % (assurance emprunteur incluse), sans tenir compte du reste à vivre, qu’un foyer ait 3 000 euros de revenus par mois ou trois fois plus. La durée d’emprunt ne peut quant à elle excéder 25 ans (27 ans pour le neuf). Par ailleurs, les banques ne peuvent déroger à ces critères que dans 20 % des dossiers de crédit soumis chaque trimestre, dont 80 % pour la résidence principale et 30 % pour les primo-accédants. Ces règles ont pour effet de conduire à des refus de crédit ou à des allongements de durées non nécessaires et beaucoup plus coûteux pour les emprunteurs. Elles bloquent les Français pourtant solvables et finançables, quels que soient leurs projets d’investissement. Elle lui demande si elle entend suspendre ces règles afin de résoudre en partie la crise du logement qui s’aggrave et plus généralement si elle envisage une solution pour résoudre ce problème afin de ne pas pénaliser tout le secteur du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5205</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Les évolutions du dispositif MaPrimeRenov’en 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        450. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les conséquences de la mise en place du dispositif « MaPrimeRenov’2024 ». En ce début d’année 2024, le dispositif « MaPrimeRenov’2024 » a été déployé à l’échelle nationale. Dans le cadre de la loi de finances pour 2024, le Gouvernement a alloué une somme historique de 1,6 milliard d’euros supplémentaires pour soutenir la rénovation énergétique des habitations, portant ainsi à 5 milliards d’euros le budget total alloué à ce programme. Bien que louable dans son objectif d’aider à la rénovation des logements en France, les modifications prévues pour « MaPrimeRenov’2024 » pourraient s’avérer inefficaces et engendrer des conséquences indésirables. En premier lieu, la conditionnalité de l’aide à l’isolation du logement par une première étape impliquant l’installation d’un chauffage décarboné semble dénuée de logique. Les experts de ce domaine soulignent que l’isolation d’un logement devrait en premier lieu concerner la toiture. De plus, de nombreux logements, surtout en zone rurale ou en copropriétés, ne peuvent pas être équipés de pompes à chaleur. Ce dispositif pourrait contraindre, dans certains cas, au remplacement de toutes les chaudières, même celles installées il y a moins de quinze ans, afin de bénéficier d’aides pour isoler toiture ou murs. Le fait de se débarrasser d’équipements fonctionnels, performants et efficaces ne semble pas être une approche écologiquement vertueuse. De plus, la conditionnalité de l’aide à un diagnostic de performance énergétique (DPE) risque d’entraîner des coûts macroéconomiques supplémentaires et de rallonger les délais de travaux en raison du manque de professionnels qualifiés pour réaliser ces diagnostics. Une autre conditionnalité concerne l’obtention d’aides pour les logements classés F et G. Bien que la rénovation des logements soit un objectif sensé, de nombreux foyers pourraient ne pas être en mesure de supporter un reste à charge trop élevé, ce qui pourrait les dissuader d’entreprendre des travaux de rénovation. Il serait plus pertinent que les ménages vivant dans des logements classés F ou G puissent d’abord réaliser une première étape d’isolation ou de changement de chauffage, avant d’envisager la seconde phase des travaux une fois qu’ils ont pu reconstituer un capital économique. En éliminant la possibilité d’étaler la rénovation globale sur dix ou quinze ans, il existe un risque de voir de nombreux ménages contraints à quitter leurs logements. Enfin, l’obligation pour les acteurs du marché d’obtenir la certification « reconnu garant de l’environnement » (RGE), agrément complexe à obtenir, favorise les plus grands groupes d’échelle régional voir national au détriment des plus petites entreprises. Cette disposition est de nature à exclure des centaines de milliers de petites entreprises sur le territoire. Pour toutes ces raisons, il lui demande si des mesures alternatives sont envisagées afin de pallier les potentielles effets néfastes de « MaPrimeRenov’2024 ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5206</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Règles d’attribution des logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        451. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le manque de souplesse et d’adaptation aux besoins des bénéficiaires de certaines règles d’attribution des logements sociaux. En effet, les évolutions sociétales récentes ont entraîné de nouvelles modalités d’habitat. Notamment, la forte augmentation des séparations chez les Français s’accompagne de nombreuses gardes alternées. Lorsqu’un enfant partage son quotidien entre chacun de ses deux parents, les règles d’attribution de logements sociaux prévoient que chaque foyer comporte une chambre par enfant, quelle que soit la durée que l’enfant passe chez le parent. Ainsi, un père de 3 enfants qui n’a la garde de ses enfants qu’un week-end sur deux, soit deux jours sur 14, doit demander un logement dimensionné pour un parent et trois enfants, comme la mère. Cela implique un dédoublement de la demande locative, en période de crise du logement et une forte sous-occupation du parc locatif. Cet exemple est parlant. Mais il peut également être entendu dans de nombreuses autres situations. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur les adaptations de la règlementation qu’il compte adopter pour concilier une meilleure réponse aux besoins des familles bénéficiaires tout en réduisant la pression locative et la difficulté à trouver un logement social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5206</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Sécurité des cheminées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        692. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine s’agissant de la sécurité des cheminées dans les maisons mitoyennes. En effet, de nombreux foyers français disposent de cheminées dans leurs habitations. Cependant, la question du ramonage des cheminées est souvent négligée, en particulier dans le cas de maisons mitoyennes. Lorsque deux maisons sont collées, un incendie résultant d’un conduit de cheminée encrassé ou mal entretenu peut se propager rapidement d’une maison à l’autre, mettant ainsi en danger la vie des résidents et causant des dommages matériels considérables. La proximité immédiate des habitations voisines amplifie le risque et accroît la rapidité de sa propagation, créant ainsi un environnement hautement dangereux. On peut également s’inquiéter de la non-prise en compte de la présence de cheminées et de la vérification de leur entretien par les banques et les assurances lors de l’évaluation des risques liés aux habitations. Cet oubli peut avoir des conséquences graves, car elles ne tiennent pas compte du fait que les cheminées mal entretenues sont une source majeure de risques d’incendie dans les habitations. Les propriétaires peuvent être laissés dans l’ignorance des dangers potentiels et des responsabilités qui en découlent en cas d’incendie. C’est pourquoi il souhaite être informé des mesures prises ou envisagées par le Gouvernement pour remédier à ces problèmes qui représentent un réel danger pour les maisons mitoyennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5206</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale des locations meublées de courte durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        729. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la concurrence déloyale des locations meublées de courte durée (de type Airbnb) avec le secteur du tourisme. Sans remettre en cause la liberté et le confort qu’offre la location en ligne ponctuelle, les abus qui se développent aujourd’hui nuisent aux territoires et aux Français. Dans de nombreux territoires touristiques, certains logements ne sont disponibles que 9 mois dans l’année, la saison estivale étant réservée à ces locations touristiques en ligne, ce qui empêche les résidents de s’installer durablement chez eux. Certains propriétaires, ayant compris leur intérêt économique, renoncent purement et simplement à la location longue durée de leurs biens, retirant ainsi de nombreux logements du marché alors que la tension locative est très forte. Il existe également, en France, des acteurs privés qui achètent des dizaines de logements meublés touristiques pour les louer exclusivement en ligne, de manière quasi-professionnelle, sur de courtes durées. Cette professionnalisation des locations meublées de courte durée s’accompagne de services de conciergerie, avec un accueil physique sous-traité ou une arrivée gérée par des outils numériques et d’autres services complémentaires comme le ménage. Ce faisant, cette activité économique ressemble à s’y méprendre à celle des hôtels traditionnels, à ceci près qu’ils opèrent selon un statut juridique et un cadre règlementaire différent. Cette différence statutaire (ERP vs particuliers) entre des acteurs en concurrence directe crée une inégalité de fait et fausse la libre concurrence entre eux. Plus grave encore, l’absence de normes strictes et de contrôles sur des logements dédiés aux locations courtes entraîne des risques importants pour les locataires comme pour les voisins : l’incendie du 16 mars 2023 dans le Vieux-Montréal (Canada) en témoigne, tout comme celui du 2 novembre 2022 à Saint-Corneille dans la Sarthe. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet et les mesures qu’il compte mettre en place pour corriger cette inégalité de traitement entre concurrents et les risques que cela fait peser sur les Français et sur les touristes étrangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5207</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation économique des pêcheurs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        139. — 8 octobre 2024. — M. Patrice Martin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la situation économique préoccupante des pêcheurs français. Le secteur de la pêche en France, qui emploie 12 407 professionnels et génère un chiffre d’affaires annuel de 1,9 milliard d’euros (FranceAgriMer), se positionne comme le troisième producteur de l’Union européenne. Cependant, des sous-secteurs clés tels que la pêche hauturière, la pêche au large et la grande pêche française sont gravement affectés par une concurrence perçue comme déloyale de la part de certains États voisins. Dans l’océan Atlantique et la Manche, les pêcheurs français doivent faire face à une concurrence accrue provenant de chalutiers géants étrangers, notamment néerlandais, capables de traiter jusqu’à 250 tonnes de poissons par jour, contre seulement 50 tonnes par an pour les chalutiers français. En 2021, la flotte française ne comptait qu’une trentaine de navires de plus de 40 mètres et 158 bateaux mesurant entre 24 et 40 mètres. Cette disproportion flagrante met en lumière une inégalité manifeste des moyens mis en œuvre par les États membres de l’Union européenne. Les pêcheurs français sont en outre soumis à des réglementations particulièrement strictes, souvent dépourvues de la flexibilité nécessaire à la préservation de leur activité. L’obligation de rejeter en moyenne 80 000 euros de poisson par bateau et par an, sous couvert de lutte contre la surpêche, s’avère économiquement contre-productive et représente une injustice flagrante. Ce contexte, aggravée par l’absence de contrôles efficaces chez certains voisins européens, a contribué à un sentiment croissant de frustration et de désespoir parmi les professionnels du secteur. Les effets post-Brexit continuent également de peser lourdement sur la filière. La reprise par le Royaume-Uni de sa zone économique exclusive, combinée à la fin de la politique commune de la pêche entre la France et le Royaume-Uni au profit du droit international de la mer, a fragilisé la compétitivité des pêcheurs français, déjà affaiblie par la concurrence des pays tiers et les pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Cette conjoncture défavorable se traduit par un déficit commercial significatif de 5,568 milliards d’euros, illustrant le déséquilibre croissant entre les acteurs français et leurs concurrents européens. Face à cette situation, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour lutter contre cette concurrence déloyale, relever les défis géopolitiques post-Brexit et soutenir efficacement la filière de la pêche française dans son ensemble.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5207</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Décharges de munitions en mer, quel impact sur la santé environnementale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        469. — 8 octobre 2024. — M. Benoît Biteau alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la pollution marine du site « la bouée des obus » située entre la commune de Fouras et l’île d’Aix en Charente-Maritime. Cette pollution, portée à son attention par M. le maire de Fouras, a été rendue publique par une enquête journalistique qui met en évidence une contamination des eaux marines par un stockage sous-marin de munitions issues de la première guerre mondiale. Des taux très élevés de DANT, une molécule issue de la dégradation du TNT potentiellement cancérigène ainsi que la présence anormalement élevée de cobalt, nickel, arsenic et plomb, ont été détectés. Les deux guerres mondiales ont laissé derrière elles des centaines de tonnes de munitions chimiques et conventionnelles (bombes, grenades, torpilles) inutilisées. Cette pollution massive soulève plusieurs questions légitimes. Tout d’abord une question de santé publique, concernant la santé et la sécurité des administrés et des touristes puisque le suivi régulier des eaux de baignade ne recherche à aucun moment la présence des molécules de dégradation de munitions mises en évidence par les journalistes. Elle pose également une question économique puisque la préservation des milieux marins est un enjeu majeur pour la survie des pêcheurs et conchyliculteurs qui travaillent sur la zone de Fouras mais plus largement sur toute la façade atlantique. En effet, la dissémination de ces composants toxiques dans l’environnement sous-marin crée parfois une réaction chimique qui mène à l’hypoxie, un taux d’oxygène insuffisant dans l’eau, étouffant au passage les organismes vivants et mettant en danger les activités conchylicoles. M. le député demande à M. le ministre d’obtenir des informations concernant les décharges marines de munitions le long du littoral français et leur dangerosité, des analyses spécialisées des eaux de baignade ainsi qu’un suivi annuel afin de savoir exactement si les molécules de dégradation retrouvées posent un problème de santé environnementale. Il demande enfin à obtenir des informations concernant les solutions de dépollution envisageables sur la commune de Fouras et sur l’ensemble des communes de la façade atlantique concernées ainsi que sur les mécanismes de financement public à mettre en œuvre pour démarrer les travaux de dépollution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5208</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation de France Cyber Maritime
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        471. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur l’augmentation préoccupante des cyberattaques dans le domaine maritime et portuaire au niveau mondial et sur la capacité de la France à y répondre, notamment en renforçant les capacités de France Cyber Maritime. Engagés dans une transformation numérique profonde afin de gagner en performances et compétitivité, les secteurs maritimes et portuaires français sont aujourd’hui intégrés et interconnectés à de nombreux systèmes et bases de données assurant et optimisant le fonctionnement d’équipements industriels, de gestion de flux logistiques, de moyens de communication, de régulation du trafic ou de sécurité maritime. Néanmoins cette intégration et cette dépendance croissante au numérique augmente la vulnérabilité aux cyberattaques. Ainsi, par exemple, en juin 2017, la compagnie danoise Maersk est victime d’une cyberattaque qui neutralise en sept minutes 4 000 serveurs et 45 000 ordinateurs de l’entreprise à travers le monde, avec pour conséquence l’arrêt de 20 % de la capacité mondiale du transport maritime et le blocage de millions de conteneurs non identifiés sur les terminaux portuaires faute d’accès aux serveurs. Le coût de cette attaque pour la compagnie est estimé à 300 millions de dollars. Dans un tel contexte marqué par la forte dépendance du commerce extérieur du pays au transport maritime à hauteur de 70 %, la France s’est engagée avec les administrations et services de l’État concernés (SGMer, DGAMPA, DGITM, ANSSI) à intégrer la cybersécurité maritime dans sa stratégie nationale de sûreté maritime et portuaire. À la suite du Conseil interministériel de la mer de 2018 (CIMer), le Conseil de la cybersécurité du monde maritime (C2M2) est chargé de définir la stratégie et d’orienter les actions des acteurs publics et privés concernés par ces risques impactant directement la souveraineté nationale. La mesure 46 du CIMer de 2018 confirme ainsi que « la France prend toute la mesure des enjeux liés à la cybersécurité dans le domaine maritime, à la fois en matière de protection des systèmes d’information et en matière de développement économique (…) et décide ainsi la création d’une commission cybersécurité et la préfiguration d’un centre national de coordination de la cybersécurité pour le maritime ». Afin d’atteindre ces objectifs, France Cyber Maritime est créée en novembre 2020 sous forme d’association avec pour mission de contribuer directement au renforcement de la cybersécurité du secteur maritime et portuaire français, dans un contexte de numérisation accrue des navires et des ports nationaux et de l’augmentation des menaces cyber. L’instruction interministérielle n° 230/SGDSN/PSE/PSN/NP du 28 juin 2022 relative à l’organisation et à la coordination de la sûreté maritime et portuaire précise ensuite que pour faire face aux attaques dans le domaine numérique (…), « France Cyber Maritime a pour mission de renforcer la résilience du secteur maritime et portuaire. Elle est plus particulièrement chargée de mettre en œuvre, à terme, le Maritime Computer Emergency Response Team (M-CERT), centre de veille, d’analyse, d’alerte et de recueil des incidents cyber avec l’appui de l’ANSSI (…) ». Ainsi, depuis sa création, France Cyber Maritime, en lien avec l’État et en soutien de la stratégie nationale de cybersécurité maritime, met en œuvre le M-CERT aux fonctions comparables à un centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) pour le cyberespace maritime et fournit régulièrement informations, alertes et assistances aux acteurs du secteur, notamment en cas de cyberattaque. Aujourd’hui reconnue internationalement par l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA), la direction générale des affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne (DG MARE) et l’OTAN, France Cyber Maritime doit poursuivre sa montée en puissance et pérenniser ses ressources pour répondre aux besoins croissants du secteur maritime et portuaire français. Néanmoins, son modèle de financement basé sur les cotisations de ses membres, les subventions de collectivités et une subvention du secrétariat général de la mer (SGMer) avec le soutien de l’Association nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans le cadre du volet cybersécurité de France Relance (1 million d’euros sur 3 ans de 2021 à 2023), destinée exclusivement au démarrage du M-CERT, ne permet plus d’assurer une réponse performante au-delà de 2024, ni le maintien et le recrutement de collaborateurs indispensables aux missions qui lui sont attribuées. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser le financement de France Cyber Maritime et, ainsi, assurer le développement d’une politique nationale indépendante et souveraine de prévention et de lutte contre les cyberattaques du secteur maritime français à la hauteur des enjeux porté par l’État, dans un contexte international de plus en plus propice à la cybercriminalité de toute nature.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5209</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutte contre le dumping social en mer dans l’éolien offshore
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        751. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur des pratiques de certains armateurs opérant dans l’éolien offshore. Depuis deux ans, la presse relate des cas de dumping social pratiqué par plusieurs sociétés en charge de la maintenance des parcs éoliens bretons et normands. Ces navires, battant pavillon du Vanuatu ou des Bahamas, emploient des marins asiatiques faiblement rémunérés, qui ne cotisent ni pour le chômage ni pour la retraite, et coûtent ainsi deux fois moins cher qu’un marin français. Ces pratiques déloyales auraient été repérées par les services de la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture. Le recours massif à ces travailleurs détachés et aux navires sous pavillon de complaisance semble nuire à la qualité du service essentiel à apporter. En 2022, un navire battant pavillon du Vanuatu a d’ailleurs été impliqué dans un grave incident. Aussi, M. le député souhaite connaître les règles applicables en matière de protection des travailleurs français en mer dans le cadre des parcs éoliens offshore. Il demande également quelles mesures sont mises en œuvre par le ministère pour lutter contre les pratiques de dumping social. Enfin, il s’interroge sur la possibilité d’interdire l’utilisation de pavillons de complaisance dans les appels d’offres futurs relatifs aux parcs éoliens offshore.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5209</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Fonds d’archives historiques en Polynésie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        140. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la numérisation et la publication en ligne des fonds d’archives historiques intéressant le patrimoine de la Polynésie française conservés aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence. Les fonds d’archives nommés « Océanie » concernent la Polynésie. Dans les faits, à part les registres d’état civil, l’iconothèque, la cartothèque et la bibliothèque, ces fonds ne sont pas consultables en ligne alors qu’ils sont pourtant librement communicables et publiables sur internet. Pour les consulter, les personnes intéressées doivent se rendre sur place. Par un arrêté du 23 février 2024, le gouvernement de la Polynésie française a formulé le vœu de la numérisation et de la publication en ligne desdites archives. À la suite de cela, les autorités hexagonales ont donné leur accord de principe à la ministre en charge de la culture. Enfin, l’assemblée de la Polynésie française a adopté une résolution dans le même sens en précisant l’importance que l’accès à ces archives, au vu des informations qu’elles contiennent, est « nécessaire à la recherche et aux besoins des Polynésiens souhaitant faire valoir leurs droits fonciers notamment ». Il est à noter que la Polynésie a prévu un budget de près de 250 000 euros sur trois ans, pour participer au programme de numérisation et de mise en ligne de ces fonds archivistiques. En outre, des négociations sont en cours avec la société Family Search International qui dispose d’un programme international de numérisation des données personnelles, pour un financement complémentaire. Elle lui demande donc de lui indiquer les étapes restantes pour que ce projet puisse aboutir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5210</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Calcul de la pension civile des fonctionnaires du Pacifique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        489. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur l’extinction de l’indemnité temporaire de retraite (ITR) en Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon et le calcul incomplet de la pension civile (PC) des fonctionnaires dans ces territoires. En préambule, il convient de rappeler les dispositions suivantes : - l’article L111-2-1 du code de la sécurité sociale qui dispose d’un principe qui doit guider les politiques en matière de retraite : « II.- La Nation réaffirme solennellement le choix de la retraite par répartition au cœur du pacte social qui unit les générations. Le système de retraite par répartition assure aux retraités le versement de pensions en rapport avec les revenus qu’ils ont tirés de leur activité. » ; - l’article 1er de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer qui dispose : « La République reconnaît aux populations des outre-mer le droit à l’égalité réelle au sein du peuple français. Cet objectif d’égalité réelle constitue une priorité de la Nation ». Alors qu’on dénonce la paupérisation des retraités ultramarins de la fonction publique en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie, à Wallis et Futuna et à Saint-Pierre-et-Miquelon, la réponse du Gouvernement est de s’attaquer au pouvoir d’achat des actifs en leur proposant un dispositif par capitalisation sur 100 % de la part majorée de leur traitement indiciaire (soit 0,84 du TIB en Polynésie française). En effet, dans l’article 76 de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites (qui a été introduit par la loi de finances pour 2024), le Gouvernement impose non pas un choix, mais un dilemme aux fonctionnaires de Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon entre une cotisation supplémentaire à l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) ajoutant à l’assiette en vigueur (exposée dans l’article 2 du décret n° 2004-569 du 18 juin 2004 relatif à la RAFP), 100 % de la part majorée de leur traitement indiciaire et rien. La sur-cotisation à l’ERAFP assurerait un complément minimum de 333 euros mensuels aux retraités pour atteindre un taux de remplacement de 43 % en moyenne en Polynésie. Pour les plus jeunes, qui auront le temps de cotiser à ce dispositif, ce dernier promet 0,7 à 4,4 % de plus sur le taux de remplacement, bien en-dessous de 50 % et très loin du taux de remplacement moyen de 73,8 % dans le secteur public en Hexagone. C’est un choix irréversible pour toute une carrière, dont l’assiette est non modulable et dont la suspension, même temporaire, est impossible, pour passer un moment difficile, par exemple. De surcroît, la loi n° 74-1114 du 27 décembre 1974 de finances rectificative pour 1974 dispose dans son article 20 : « Le coefficient de majoration prévu par le décret n° 67-600 du 23 juillet 1967 s’applique au montant du traitement afférent à l’indice hiérarchique détenu dans l’emploi occupé, après déduction des retenues pour pension civile et sécurité sociale ». Il en découle que, depuis 1975, la somme équivalente aux retenues sur la part majorée du traitement indiciaire est soustraite aux revenus des fonctionnaires de ces territoires et le coefficient de majoration annoncé de 1,84 pour la Polynésie française est en réalité de 1,72. Depuis cinquante ans et par un jeu d’écriture, les retenues pension civile (PC) et sécurité sociale (SS) sont aussi réalisées sur la part majorée du traitement indiciaire des fonctionnaires du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon. En revanche, leur pension civile n’est calculée que sur leur traitement indiciaire de base sans intégrer la part majorée de ce traitement dans le calcul. C’est la raison pour laquelle la perte de niveau de vie à la retraite est très importante. Cet écart était compensé par l’indemnité temporaire de retraite mais cette dernière, a été redéfinie au III de l’article 137 de la loi n° 2008-1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008 pour diminuer tous les ans jusqu’à s’éteindre en 2028. Depuis 2008, les effets de la baisse de l’ITR se font ressentir car le taux de remplacement diminue et il est à présent, bien en-dessous des 50 %. En 2021, le Gouvernement s’est attelé à trouver un dispositif de substitution qui est désormais détaillé dans l’article 76 de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites. La quasi-unanimité des partenaires sociaux rejette ce dispositif (un seul syndicat s’en contente) et leur demande unanime dans des courriers intersyndicaux en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française est claire : la somme retenue sur la part majorée du traitement indiciaire doit être enfin reconnue comme retenues PC et SS liées à cette part. Il en découlerait qu’en vertu de l’article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR), le traitement de référence pour le calcul de la pension est le traitement brut majoré (1,84 TIB et non 1 TIB pour la Polynésie française). Ce qui serait une juste reconnaissance des efforts des actifs du Pacifique et une vraie réponse à la mise en extinction de l’ITR. Ainsi, les 280 nouveaux retraités annuels dans les territoires français du Pacifique et Saint-Pierre-et-Miquelon percevront une pension civile en rapport avec tout leur traitement indiciaire, de base et majoré. À l’instar d’autres territoires ultramarins, le coefficient de majoration doit s’appliquer sur le traitement indiciaire brut (TIB) avant les retenues PC et SS. Et à l’instar des fonctionnaires de l’Hexagone, les retenues pension civile et sécurité sociale, doivent être calculées sur l’ensemble du traitement indiciaire. Il en résultera que le calcul de la pension civile se basera sur tout le traitement indiciaire du fonctionnaire du Pacifique, en conformité avec le code de la sécurité sociale, le code des pensions civiles et militaires de retraite et la loi dite « EROM ». De plus, cela n’aura aucune conséquence sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon car ils sont déjà privés de la somme équivalente à ces retenues depuis 48 ans. Ce serait un signe fort de rendre justice aux 11 500 actifs concernés de ces territoires. Le dispositif de cotisation volontaire de retraite, au-delà d’une application alambiquée et complexe et d’une différenciation augmentée des fonctionnaires du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon, a des conséquences néfastes sur le pouvoir d’achat des actifs et nous ne pouvons accepter cette double peine sociale. Mme la députée sollicite donc de M. le ministre pour la prise en compte de tout le traitement indiciaire des fonctionnaires du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon dans le calcul de leur pension civile, à savoir le traitement indiciaire majoré. Cette décision viendra réduire la chute importante du niveau de vie des fonctionnaires prenant leur retraite sans toucher au pouvoir d’achat, déjà malmené, des actifs. Cette décision ne conduira pas aux conséquences néfastes d’un dispositif de capitalisation complexe et alambiqué, enfermant le fonctionnaire dans un choix irréversible et nécessitant une gestion lourde des services de l’ERAFP. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5211</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Calendrier de mise en place du "passeport retour" de LADOM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        490. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Serva appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la mise en place du dispositif d’aide au retour au pays par l’agence de l’outre-mer pour la Mobilité (LADOM), voté dans le cadre du projet de loi de finances 2024. Cette mesure, introduite par amendement de M. le député, vise à financer les billets d’avion pour les Ultramarins désireux de retourner dans leur territoire d’origine, conformément à ce qui a été acté lors du comité interministériel des outre-mer (CIOM) de juillet 2023 et à la proposition de loi de M. le député et de son collègue M. Max Mathiasin, adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 8 juin 2023. Le dispositif « Passeport pour le retour au Pays » a été élaboré en réponse aux besoins de continuité territoriale et de soutien aux Ultramarins souhaitant regagner leur région d’origine. Le financement des billets d’avion retour, à ce jour toujours trop coûteux, permettrait à de nombreux natifs des territoires d’outre-mer de revenir et de contribuer au développement de leur territoire. Ce dispositif est crucial pour répondre aux besoins des Ultramarins, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, où les indicateurs démographiques révèlent une diminution et un vieillissement de la population. Lors de son passage en Guadeloupe, le directeur de LADOM, M. Saïd Ahamada, a précisé que ce projet était en cours de finalisation, mais les textes d’application doivent encore être rédigés et l’appel d’offres pour les structures parties prenantes était censé être lancé avant les grandes vacances scolaires. Le budget de LADOM a été augmenté de 20 millions d’euros pour soutenir ce dispositif, néanmoins, des questions subsistent quant aux détails de la mise en œuvre pratique de ce passeport de retour. Par ailleurs, M. le député appelle le Gouvernement à densifier ce dispositif tel que demandé. Plus concrètement, il s’agirait d’inclure dans ce passeport des mesures d’accompagnement élargies aux bénéficiaires, au-delà de la simple prise en charge des billets d’avion. Il pourrait s’agir de la prise en charge partielle ou totale des frais de déménagement, des coûts de fret ou des premiers mois de loyer sur place. Cela représenterait des compléments indispensables pour assurer une réinstallation réussie. M. Le député souhaite donc savoir quand exactement ce dispositif sera mis en place de manière effective et quelles sont les étapes précises déjà initiées pour sa mise en œuvre. Enfin il demande à M. le ministre comment le Gouvernement compte densifier le dispositif pour accompagner les bénéficiaires dans leur réinstallation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5211</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Continuité territoriale intérieure en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        491. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur l’adoption de l’arrêté interministériel prévu à l’article L. 1803-4 du code des transports afin de mettre en place la continuité territoriale intérieure. En effet, de nombreux pays dits d’outre-mer tels que la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, la Guadeloupe, Mayotte connaissent une double insularité ; la Guyane elle aussi connaît des difficultés d’accès sur son territoire. L’objectif de la continuité territoriale qui repose avant tout sur le principe d’égalité des droits est, selon l’article L. 1803-1 du code des transports, « d’atténuer les contraintes de l’insularité et de l’éloignement ». Or la double insularité et le manque d’infrastructures de circulation font peser sur les populations concernées des contraintes notamment liées aux frais de transport (avion, bateau ou encore pirogue) : près de 830 euros pour un billet d’avion aller-retour entre Tahiti et Nuku-Hiva. Ce sont des frais supportés, par exemple, par des étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures à l’université et qui sont obligés de se rendre à Tahiti ou en France métropolitaine. À ce titre, l’article L. 1803-4 du code des transports ouvre la possibilité d’une continuité territoriale intérieure en disposant que « L’aide à la continuité territoriale peut aussi financer une partie des titres de transport entre les collectivités mentionnées à l’article L. 1803-2 à l’intérieur d’une même zone géographique ou à l’intérieur d’une même collectivité, en raison des difficultés particulières d’accès à une partie de son territoire. ». Un arrêté pris conjointement par le ministère des transports et celui chargé de l’outre-mer doit définir les déplacements éligibles à cette aide de continuité territoriale intérieure. Elle lui demande donc de lui indiquer s’il existe une démarche en cours d’adoption d’un tel décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5212</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Déploiement du Pass Sport dans les départements ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        493. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer sur le déploiement du Pass Sport dans les départements ultramarins. En cette année olympique et paralympique, le Président de la République a souhaité faire de l’activité physique et sportive la grande cause nationale de 2024. Enfants, adolescents, adultes, seniors, les bienfaits de l’activité sportive pour le bien-être physique et psychologie ne sont plus à démontrer. Parmi les différents programmes mis en place pour faire du pays, « une nation sportive » et inciter les Français à faire du sport figure le Pass Sport. Lancé en mai 2021, ce dispositif vise à participer à hauteur de 50 euros au financement de l’inscription à un club sportif d’enfants et de jeunes les plus modestes âgés de 6 à 30 ans. 6,3 millions de compatriotes sont concernés par cette mesure. Le taux de recours (taux des éligibles utilisant le dispositif) montre que ce dispositif n’a pas encore atteint sa pleine mesure puisqu’en 2021, seuls 1,03 million d’enfants ou de jeunes concernés par ce dispositif avait activé leur Pass Sport, 1,22 million en 2022 et 1,37 million en 2023 alors que l’ancienne ministre tablait sur un 1,8 million de Pass Sport activés en 2023. Mme la députée s’inquiète surtout du très faible taux de recours dans les départements d’outre-mer. Avec un taux de 4,62 % en Guyane, de 5,38 % à Mayotte, de 10,1 % à La Réunion, de 13,64 % en Guadeloupe et de 14,58 % en Martinique, ces départements occupent les cinq dernières places du classement par région des personnes éligibles utilisant ce dispositif. Elle l’interroge sur les raisons de cette situation et lui demande si tous les moyens ont été mis en œuvre pour faire connaître le Pass Sport auprès des personnes concernées dans les départements ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5212</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Ingérences étrangères en Nouvelle Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        494. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la Nouvelle-Calédonie, collectivité d’outre-mer à statut particulier, bénéficie aujourd’hui d’un partage de souveraineté et d’une autonomie partielle et est plongée actuellement dans une grande instabilité, institutionnelle et démocratique. Dans ce contexte de crise et d’émeutes, il apparaît que des États étrangers cherchent à influencer les décisions politiques et institutionnelles locales à des fins stratégiques, géopolitiques et économiques. C’est ainsi que, le 18 avril 2024, l’assemblée nationale azérie a signé un mémorandum de coopération avec le Congrès de Nouvelle-Calédonie. Le 22 mai 2024, l’archipel a subi une cyberattaque d’une force inédite ; plusieurs IP russes auraient été découvertes, en lien avec cette attaque. Ces ingérences menacent la souveraineté française sur le sol de Nouvelle-Calédonie et dans la zone Pacifique et ébranlent aussi la stabilité politique et sociale de l’ensemble des régions et collectivités ultramarines. En juillet 2023, « l’initiative de Bakou » avait réuni, sous l’égide du Gouvernement azerbaïdjanais, les indépendantistes de Guyane, de Martinique, de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie. Hasard du calendrier, le Sénat a examiné récemment la proposition de loi visant à renforcer l’arsenal des mesures contre les ingérences étrangères que l’Assemblée nationale avait largement adoptée. Avec le contexte néocalédonien actuel, la proposition de loi a été élargie aux territoires d’outre-mer. Mme la députée souhaite connaître les mesures que M. le ministre entend mettre en œuvre contre ces ingérences étrangères, pour protéger la Nouvelle-Calédonie et, au-delà, l’ensemble des DROM-COM, qui représentent un atout géopolitique pour la France sur l’ensemble du globe. Mme la députée aimerait savoir quelles actions diplomatiques, numériques, économiques et pénales sont envisagées pour lutter contre ces tentatives de déstabilisation. Enfin, elle souhaite savoir comment le Gouvernement prévoit de sensibiliser ou d’impliquer les élus et populations locales dans cette lutte contre l’ingérence étrangère, afin de leur garantir le soutien de l’État qui veille à leur sécurité et à l’intégrité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5213</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Maltraitance animale dans les Drom-Com
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        495. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la maltraitance animale dans les Drom-Com. Si les territoires d’outre-mer constituent un paradis pour beaucoup de touristes, ils ressemblent souvent à un enfer pour les animaux. Alertée par une association et ayant pu l’observer lorsqu’elle y a vécu enfant, Mme la députée a le sentiment que la condition animale est, encore des jours, sérieusement mise à mal en outre-mer. Abandon, maltraitance, violence, torture : il ne fait pas bon être un chat ou un chien dans certains de ces départements et collectivités. De nombreux animaux, parfois affamés ou malades, errent dans les rues et les campagnes de ces territoires. Et lorsqu’ils sont capturés par la fourrière, ils sont, selon l’association les Amis de Sam, euthanasiés dans 95 % des cas, parfois dans des conditions inacceptables. Euthanasier n’est pas une solution car cela ne résout en rien les problèmes d’abandon et de prolifération, à la différence de la stérilisation. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il envisage de prendre pour remédier à cette situation. Elle le questionne sur la possibilité de lancer une vaste campagne de stérilisation dans ces territoires qui s’avèrerait beaucoup moins cruelle. Elle l’alerte également sur la nécessité de créer des refuges sur place afin de pouvoir prendre en charge ces animaux errants, abandonnés et maltraités. Elle lui demande enfin dans quelle mesure il serait possible de mettre en place un fonds financier pour venir en aide aux associations qui font un travail remarquable sur place mais qui sont souvent démunies devant l’ampleur de leur tâche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5213</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Prise en charge « émeutes » par les assurances pour la Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        497. — 8 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la prise en charge de la garantie « émeute et évènements assimilés » de tous les contrats d’assurances existants et à venir pendant une période de 5 ans à partir du 1er décembre 2024. Depuis le 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie est en proie à une insurrection sans précédent. Entre 8 000 et 15 000 émeutiers dirigés par la CCAT, la Cellule de coordination des actions de terrain créée par l’Union calédonienne, l’un des partis indépendantistes, ont saccagé et pillé l’agglomération nouméenne et ses communes limitrophes. Ils n’ont épargné ni les entreprises, les cabinets médicaux, les cliniques vétérinaires, ni les biens publics : écoles, médiathèque, salle de sports et pire encore les églises et temples. Ni bien sûr, les maisons de Calédoniens, aujourd’hui à bout. On compte 1 300 entreprises sinistrées, avec pour conséquence 35 000 emplois en chômage partiel ou total. L’État, notamment par le biais du ministre Bruno Le Maire, très présent sur la question calédonienne, a déjà versé 400 millions d’euros d’aides. La situation est cependant bien plus dramatique. 145 milliards de francs CFP (1,2 milliard d’euros) de dégâts ont été recensés et déclarés aux assurances, ce qui correspond à environ 8 500 euros par habitant. Or, à ce jour, les assurances n’ont versé que 1 % de ces 145 milliards de francs CFP aux Calédoniens sinistrés. En effet, les assureurs jugent l’État responsable de l’étendue des dégâts au regard de son incapacité à rétablir rapidement l’ordre et la sécurité. Par ailleurs, les compagnies d’assurance se retirent du marché calédonien ou dans le meilleur des cas suppriment de facto les garanties « émeute ou assimilés » de tous les contrats d’assurance. Ainsi, la Nouvelle-Calédonie et notamment ses chefs d’entreprises se retrouvent dans l’incapacité de reconstruire car aucune banque ne finance sans assurance intégrant cette nouvelle réalité calédonienne. L’État ne parvenant toujours pas à rétablir l’ordre (ce week-end, deux élues ont été la cible de jet de cocktail Molotov à l’Île des Pins) et puisqu’il a la capacité à être son propre assureur, il lui demande que soit prise en charge la garantie « émeute et évènements assimilés« de tous les contrats d’assurances existants et à venir pendant une période de 5 ans à partir du 1er décembre 2024 et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5213</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Non à la fermeture des agences postales communales et des points relais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        119. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la coupe budgétaire envisagée sur le contrat de présence postale. En effet, à l’occasion du congrès de l’Association des maires ruraux de France à Saint-Julien (Côte-d’Or) le 27 septembre 2024, les représentants du groupe La Poste ont révélé que le budget 2025 du contrat de présence postale pourrait-être amputé de 50 millions d’euros. Déjà extrêmement déficitaire avec des crédits de 174 millions d’euros par an, ce fond qui assure la présence postale dans toute la France en finançant les 7 000 agences postales communales et 3 000 La Poste relais (présence postale installée chez un commerçant ou chez un artisan) est un sujet de vives inquiétudes. Aujourd’hui, les points de contact de La Poste sont accessibles sur 97 % du territoire, à moins de 20 minutes et moins de 5 km de son domicile. Demain, avec la coupe budgétaire prévue et qui représente une baisse de quasiment 50 % de la participation de l’État, un tel maillage ne sera plus possible comme s’alarme dès à présent l’Observatoire national de la présence postale (ONPP). C’est un très mauvais signal adressé aux communes rurales et une fois encore un coup très grave porté à un service de proximité indispensable en zones rurales. Après le discours de politique générale du Premier ministre prononcé le 1er octobre 2024, M. le député alerte Mme la ministre. À la veille de l’examen du projet de loi de finances 2025, il lui demande de quelle manière elle entend appeler l’attention de Bercy sur le sujet afin d’empêcher la poursuite accélérée de la dégradation des services publiques dans la ruralité ; sans résultat probant de son action dans les arbitrages budgétaires à venir, le geste symbolique de la création d’un grand ministère des territoires censé être « le partenaire des territoires » n’aura servi à rien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5214</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Budget alloué aux associations pour la stérilisation des chats errants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        126. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la dotation prévue pour répondre à la problématique de la prise en charge des chats errants, notamment de leur stérilisation, qui concerne de nombreuses collectivités. En effet, les chats prolifèrent de façon rapide puisqu’un unique couple de chats peut en engendrer 20 000 autres en l’espace de quatre années seulement, difficulté qu’il faut chercher à pallier. De nombreuses associations prennent ainsi en charge les chats errants, mais les frais associés sont importants et assumer ce coût représente une lourde charge. En effet, la stérilisation d’un chat femelle revient en moyenne à 150 euros et la stérilisation d’un chat mâle à 100 euros. Afin que les collectivités puissent répondre à la problématique grandissante de l’accroissement de la population féline ainsi qu’à la hausse des abandons, une aide de 3 millions d’euros a été votée par le Parlement dans le cadre de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 en vue d’accompagner les communes dans le cadre des stérilisations. Il souhaiterait dès lors connaître les modalités de mise en œuvre concrète de la loi et les démarches à entreprendre par les élus locaux afin de pouvoir bénéficier de cette aide.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5214</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Rétablir le FCTVA pour les collectivités chargées de l’entretien des cours d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        192. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la possibilité de rétablir le Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour les collectivités responsables de l’entretien des cours d’eau. Les collectivités locales, les syndicats mixtes ou intercommunaux qui assuraient, il y a peu de temps, la maintenance des rivières et des cours d’eau pouvait bénéficier du FCTVA. Malheureusement, cette possibilité a été supprimée, alors même que ces entités territoriales remplissent bien souvent cette mission d’intérêt général sur les cours d’eau relevant du domaine public de l’État. Il est regrettable que l’État perçoive les recettes de TVA provenant des travaux d’entretien réalisés par les agents des collectivités territoriales pour des dépenses qu’il aurait dû engager. Les collectivités ou syndicats entreprennent ces travaux d’entretien dans le but de préserver leur écosystème, de protéger les infrastructures, les habitations ainsi que les zones naturelles et de prévenir les risques d’inondations. En ce sens, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la remise en vigueur du FCTVA pour les collectivités et établissements publics qui s’engagent dans cette mission d’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5214</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Adressage obligatoire pour l’ensemble des communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        197. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’impact financier, sur les sociétés, de l’adressage obligatoire pour l’ensemble des communes. L’article 169 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dispose de l’obligation pour les communes de procéder à la dénomination des voies, des voies privées ouvertes à la circulation et des lieux-dits. Le numérotage fait l’objet d’un arrêté du maire et les données sont versées dans des bases adresses locales (BAL) qui alimentent la base adresse nationale (BAN). Ainsi, les conseils municipaux renomment nécessairement certaines voies en ayant soin de modifier le minimum d’adresses pour ne pas gêner la population. Dans certaines communes, un quart de la population est cependant concerné par le changement d’adresse. La démarche est gratuite pour les particuliers. Elle devrait l’être aussi pour les sociétés comme l’indique le ministre de l’économie dans une réponse à une question écrite du sénateur Laurent Somon datée du 16 mars 2023. Or le « transfert » (qui n’en est pas un mais juste une nouvelle dénomination de voie et donc seulement de l’adressage) de siège social pour les sociétés est facturé 192,01 euros sur le site de l’Institut national de la propriété industrielle, auxquels il convient d’ajouter le coût de la publication au journal d’annonces légales. C’est en pleine contradiction avec la réponse à la question écrite citée ci-dessus ! Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend donc prendre afin que le changement d’adresse imposé par l’État n’impacte pas financièrement les sociétés, au même titre que les particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5215</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Dépenses liées au service public de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        199. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité de compenser intégralement les dépenses imposées aux collectivités territoriales du fait de la loi pour le plein emploi. En effet, la création d’un service public de la petite enfance va avoir des conséquences financières directes pour les communes. Elles vont notamment devoir consacrer davantage de ressources à l’accueil et à l’information des familles. Aussi, dans un contexte de forte dégradation des finances locales, il lui demande si elle entend s’engager à compenser intégralement ces nouvelles dépenses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5215</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Financement de la réhabilitation des cimetières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        201. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le financement de la réhabilitation des cimetières. La dotation d’équipement des territoires ruraux, créée par l’article 179 de la loi n° 2010-1657 de finances pour 2011 a été modifiée par l’article 32 de la loi n° 2011-900 de finances rectificative pour 2011. De tout temps, les communes dont la population était compatible avec les critères d’application de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) bénéficiaient de cette dotation en cas d’investissement portant sur des créations ou des extensions de nécropoles, incluant les études intimement liées à la réalisation du projet. Pour nombre de communes, la création, l’extension de leurs nécropoles ne se justifie que par la saturation du site et par l’obligation de disposer d’une capacité d’accueil en cas d’épidémie ou par le besoin de disposer de terrain à concéder aux familles qui en font la demande. Or, très souvent, les communes rurales, pouvant prétendre à disposer de la DETR qui optent pour la création ou l’extension de leurs nécropoles ne considèrent ni la situation de l’existant ni les perspectives de réhabilitation. En optant pour un projet de création ou d’extension, les communes engagent des fonds conséquents et consomment des dotations proportionnées alors qu’un programme de réhabilitation du site permettrait de générer autant de places libres. En effet, l’obligation de réaliser des fouilles archéologiques préventives ainsi que des études hydrogéologiques représente un coût énorme auquel s’ajoute une obligation de normalisation du nouveau cimetière devant être compatible avec la loi dite « ERP » pour l’accessibilité des personnes et respectant les obligations liées au nouveau code de l’environnement. D’autre part, un programme de réhabilitation du site permettrait d’améliorer l’aménagement général du cimetière existant en lui apportant plus de places libres, notamment pour la circulation et pour les parties communes. Actuellement, les communes qui s’orientent vers un programme vertueux, visant à privilégier la réhabilitation de l’existant au détriment d’une solution de facilité qui consiste à oublier les problèmes du site en repartant d’un terrain vierge, ne bénéficient pas de l’éligibilité à la DETR alors que le coût global représente moins de 50 % d’un programme d’extension ou de création. S’il est convenu de la libre administration des communes concernant leurs dépenses d’investissement, il serait dommageable de ne pas permettre aux collectivités de choisir équitablement entre la réhabilitation d’un site existant et la création ou extension d’une nécropole. Dans un souci de sobriété foncière, il souhaiterait savoir si une commune bénéficiaire de la DETR pour un projet de création ou d’extension d’une nouvelle nécropole pourrait bénéficier de la même aide, au même taux, pour un projet de réhabilitation de l’existant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5215</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Surcharge administrative pour les maires de petites communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        202. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le poids des charges administratives qui pèsent sur les maires de petites communes. Dans le seul département de la Haute-Saône, ce sont plus de 20 maires qui ont donné leur démission. À ce jour, aucune mesure sérieuse n’a été envisagée par le Gouvernement. Lorsque vient le temps de monter les dossiers de financement, les projets et initiatives entrepris par les élus municipaux sont trop souvent freinés, voir abandonnés. Si certaines communes bénéficient de fonctionnaires territoriaux qui assument la charge administrative, il n’en est rien dans les plus petites communes qui souvent n’ont pas les moyens d’employer une secrétaire à temps complet. Donc, plus que jamais, les mairies des petites communes croulent sous le poids des tâches administratives dont le nombre ne cesse de progresser. Les maires en appellent à un choc de simplification administrative afin de libérer du temps pour leurs administrés. C’est pourquoi il souhaite savoir si des mesures seront prises dans les mois à venir afin de réduire la charge administrative pour les maires de petites communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5216</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Conséquences du transfert des compétences « eau potable » et « assainissement »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        246. — 8 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les conséquences du transfert obligatoire, au 1er janvier 2026 au plus tard, des compétences « eau potable » et « assainissement » des communes vers les communautés de communes et les communautés d’agglomération prévu par la loi « NOTRe » depuis 2015. Cette évolution juridique est contestée par de nombreux élus locaux et emporte des difficultés nombreuses. En effet, la gestion de l’eau et des services d’assainissement repose encore largement sur des services communaux, financièrement bien gérés et souvent avec l’assistance bénévole des élus ou des agents communaux polyvalents. Le transfert obligatoire de ces compétences aux intercommunalités pose également un risque d’augmentation des charges de fonctionnement des communautés de communes et donc d’une augmentation du coût pour les usagers. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les raisons qui poussent l’État à maintenir ce transfert obligatoire, alors même que les dispositifs actuels fonctionnent bien et que cette évolution risque d’alourdir les coûts pour les usagers tout en complexifiant davantage l’organisation administrative des territoires. Elle lui demande également quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour accompagner les communes dans cette transition et si des dérogations ne pourraient pas être envisagées pour certaines communes dont la gestion de ces compétences est déjà efficace et éprouvée et notamment dans le département de l’Aube.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5216</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Prison à Noiseau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        429. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le difficile équilibre entre le pouvoir des élus locaux, échelon indispensable à la bonne santé de la démocratie et dont le rôle est crucial dans la représentation des intérêts de leur collectivité et le respect des projets de l’État qui peuvent être mis en œuvre, même en l’absence de consensus avec les acteurs locaux. Lors d’une séquence du grand débat, le 4 février 2019 en Essonne, interrogé par la maire de Limeil-Brévannes (commune du Val-de-Marne) sur la concertation des élus locaux concernant des projets pénitentiaires, le Président de la République s’était engagé à ne pas passer en force. Le chef de l’État avait estimé que des projets d’envergure ne pouvaient être imposés aux élus locaux et que la prise de décision ne devait se faire qu’en présence d’un consensus. Or Mme la députée constate que le projet pénitentiaire de Noiseau fait l’unanimité de tous les élus contre lui : parlementaires, maires, élus de région, de département, président de territoire, président de la métropole, quelle que soit leur couleur politique. Consciente de l’engagement du Président de la République de respecter le « plan 15 000 places » mais soucieuse de sauvegarder le lien entre les collectivités territoriales et l’État, Mme la députée s’inquiète des effets du maintien de ce projet sur les relations entre l’État et les élus locaux. Elle l’interroge donc sur les mesures qui pourraient être prises pour faire respecter la parole du Président de la République et permettre de restaurer la confiance entre l’État et les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5216</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Modification du cadre législatif de la loi SRU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        442. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la « loi SRU », adoptée le 13 décembre 2000, impose aux communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) de disposer d’un minimum de 25 % de logements sociaux d’ici 2025. Cette mesure vise à promouvoir la mixité sociale et à répartir de manière plus équitable les logements sociaux sur l’ensemble du territoire. Cependant, de nombreuses communes rencontrent des difficultés à atteindre cet objectif en raison de contraintes d’aménagement du territoire, géographiques, économiques ou encore d’historiques de politiques locales. Dans la circonscription de Mme la députée, la commune d’Ormesson-sur-Marne (10 160 habitants) se trouve carencée en raison d’un faible taux de logements sociaux. Sur la période allant de 2000 à 2014, la municipalité n’a pas pris les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif des 25 % dicté par la loi. Depuis 2014 et l’arrivée de la nouvelle équipe municipale d’Ormesson-sur-Marne, l’État a décidé de sévir et d’augmenter les sanctions alors que la nouvelle maire héritait d’un taux catastrophique de 1 %. Au 1er janvier 2022, Ormesson-sur-Marne disposait d’un taux de 6 %. Malgré cet effort, la ville continue de payer une lourde amende, entravant significativement son développement. Par ailleurs, Noiseau (4 706 habitants) ne dispose pas du foncier nécessaire pour atteindre l’objectif de 25 %. Pour ces petites communes, qui manquent déjà de moyens financiers et humains, l’amende due à la carence et au non-respect de la « loi SRU » constitue une double peine. Dans ces cas particuliers, les obstacles sont techniques et non politiques, rendant l’objectif des 25 % impossible à atteindre d’ici l’année prochaine. Face à ces difficultés, pourquoi ne pas envisager que le calcul du taux de logements sociaux soit déplacé du niveau communal au niveau des communautés de communes ? Cette approche pourrait permettre une répartition plus harmonieuse et solidaire des logements sociaux à l’échelle intercommunale, en prenant en compte les spécificités et les capacités foncières, financières et sociales de chaque commune au sein d’une même communauté. Elle souhaite savoir si elle envisage cette modification du cadre législatif de la « loi SRU », afin de permettre une gestion plus flexible et équitable des obligations en matière de logements sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5217</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Autonomie régionale de l’Alsace
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        624. — 8 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité de rétablir une région Alsace autonome, distincte de la région Grand Est, conformément à la volonté exprimée par une large majorité d’Alsaciens. La loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions a imposé, sans concertation locale, une fusion des régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, donnant naissance à la région Grand Est. Ce nouveau découpage administratif, basé sur des considérations technocratiques, a rapidement montré ses limites. Les rapports successifs de la Cour des comptes ont souligné que cette fusion n’a pas permis de réaliser les économies d’échelle promises, bien au contraire. La région Grand Est a enregistré une augmentation notable des frais de fonctionnement, notamment des frais de déplacement, rendant cette réforme inefficace du point de vue économique et administratif. Au-delà des problèmes de gestion, la création de la région Grand Est a porté un coup sévère à l’identité alsacienne, laquelle est marquée par des spécificités historiques, culturelles linguistiques et juridiques profondément enracinées. L’Alsace possède une identité forte, que l’actuelle organisation administrative étouffe progressivement. Un sondage IFOP réalisé en 2018 révélait que 83 % des Alsaciens souhaitaient le rétablissement d’une région Alsace de plein exercice, sentiment confirmé en 2022 lors d’une consultation citoyenne organisée par la Collectivité européenne d’Alsace, où 92,4 % des participants se sont prononcés en faveur d’une sortie de l’Alsace du Grand Est. Cette revendication d’une région Alsace autonome ne remet pas en cause l’unité de la République. Au contraire, elle exprime une volonté légitime de la population alsacienne de disposer d’une gestion plus proche, plus efficace et mieux adaptée aux réalités locales. Cette situation est d’autant plus pressante que la taille démesurée de la région Grand Est, couplée à l’éloignement des centres de décision, nuit à la proximité et à l’efficacité de l’action publique. La création de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) en 2019, issue de la fusion des deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, a constitué une tentative de réponse partielle à ces aspirations, mais elle n’a pas répondu pleinement aux attentes des Alsaciens. La CeA ne dispose que de compétences limitées et aucune délégation de compétences régionales ne lui a été accordée par la région Grand Est. Cette situation ne satisfait ni les élus locaux ni la population, qui voient dans cette mesure un leurre, destiné à retarder le véritable débat sur la sortie de l’Alsace du Grand Est. M. le député souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend prendre en compte cette revendication légitime des Alsaciens et s’il envisage de prendre des mesures pour permettre une réorganisation territoriale conforme aux attentes de la population locale. Il l’interroge également sur la possibilité d’organiser un référendum en Alsace, afin que les Alsaciens puissent librement décider de l’avenir institutionnel de leur région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5218</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accès aux soins des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        509. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la question de l’accès aux soins des personnes handicapées et de la fragilisation des entreprises de transport de ces personnes. Il existe de nombreuses sociétés de transport de personnes à mobilité réduite (TPMR). Ce sont des transporteurs publics de personnes dépendant de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement. Elles peuvent ainsi, après signature d’une convention avec la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), transporter au même titre que les taxis, toute personne en situation de handicap physique moteur avec usage d’un fauteuil roulant à condition qu’elle soit reconnue en ALD à 100 %. Les sociétés TPMR représentent le moyen de transport le moins onéreux et le plus polyvalent. Les chauffeurs sont formés, notamment aux premiers secours et compétents. Toutefois, en 2012, lors des négociations entre les représentants des taxis et la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), les sociétés de transport de personnes à mobilité réduite ont été oubliées du cadre national, provoquant l’arrêt des conventions dans certaines régions et la fermeture de sociétés. À ce jour, seule une poignée de départements est encore conventionnée, représentant une centaine de sociétés et il est question que la CNAM mette fin aux dernières conventions, réservant ainsi le monopole du transport aux taxis. 5 000 patients seraient donc privés à terme de ce moyen de transport et de nombreux emplois menacés. Cela serait fortement préjudiciable aux personnes handicapées car les sociétés TPMR pallient un manque quand les taxis ou les ambulances ne sont pas disponibles, particulièrement dans les zones rurales. Il lui demande si, au lieu de supprimer les conventions, il ne serait pas plus judicieux d’intégrer les sociétés TPMR aux négociations avec la CNAM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5218</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accessibilité téléphonique des SP pour les personnes sourdes et malentendantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        510. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’accessibilité téléphonique des services publics pour les personnes sourdes et malentendantes. Il existe aujourd’hui en France une application, Rogervoice, qui assure le centre relais téléphonique lancé par la FFTélécoms et qui permet aux personnes sourdes et malentendantes de passer des appels en choisissant le mode de communication qui leur convient. Il peut s’agir, avec la mobilisation d’interprètes en visio-conférence, de la transcription de texte, de la langue française parlée complétée (LFPC) ou de la langue des signes française (LSF). Entre 2018 et 2022, ce sont ainsi 730 000 appels qui ont pu être passés. Afin de renforcer l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes, ce dispositif doit être renforcé avec le soutien des pouvoirs publics. Le dernier comité interministériel du handicap prévoit pour 2023 l’accessibilité téléphonique des services publics. Cette réforme ambitieuse nécessite cependant de relever de nombreux défis : la formation d’interprètes alors que la profession connaît aujourd’hui une grave pénurie, la mise en place de solutions universelles pour l’ensemble des appels et un marché en libre concurrence. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre prochainement pour la réalisation de ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5218</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement (TND)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        511. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’accueil des enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement (TND) dans une structure adaptée. En effet, de nombreux parents d’enfants porteurs de TDN sont aujourd’hui désemparés face à l’impossibilité de trouver une place pour leur enfant dans une structure adaptée. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre, dans une logique de connaissance des besoins, de bien vouloir lui indiquer le nombre de personnes en attente d’une place au sein de structures spécialisées ainsi que le nombre de personnes originaires de France actuellement suivies dans des structures situées à l’étranger, notamment en Belgique. De plus, alors que le Gouvernement a annoncé, lors de la dernière conférence nationale du handicap, la création de 50 000 nouvelles solutions d’accompagnement avec une partie dédiée aux personnes autistes ou atteintes de troubles du développement intellectuel, il lui demande de bien vouloir lui préciser ce que représente concrètement ladite part ainsi que le nombre précis de places qui vont être créées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5219</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des jeunes majeurs en IME au titre de l’amendement Creton
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        512. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les légitimes inquiétudes de nombreux parents de jeunes adultes handicapés pour leur trouver une place dans une structure adaptée à leurs besoins. Jusque dans les années 1980, ces jeunes se retrouvaient souvent à domicile, sans accompagnement, une fois leur vingtième année arrivée, lorsqu’ils devaient quitter la structure d’accueil pour enfants dont ils dépendaient, faute de places disponibles en structures pour adultes. Pour éviter ces situations, l’« amendement Creton » a été adopté en 1989 et a donné la possibilité aux jeunes adultes handicapés de plus de 20 ans d’être maintenus dans des établissements pour enfants, dans l’attente d’une place dans une structure adaptée. Cette mesure dérogatoire a permis d’éviter les ruptures d’accompagnement en diminuant le nombre de retours à domicile sans activité ni prise en compte médico-sociale. Dans son étude de juin 2019 (dossier n° 36), la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) estimait en 2014 à 5 700 le nombre de jeunes adultes handicapés relevant de l’« amendement Creton ». Pour améliorer l’efficacité de ce système, la loi du 11 février 2005, dont le rapporteur à l’Assemblée nationale était le député ligérien Jean-François Chossy, a prévu, dans son article 67, que tous les deux ans, le représentant de l’État dans le département doit adresser au président du conseil départemental un rapport sur l’application de cet amendement. Ce rapport est également transmis, avec les observations et les préconisations du conseil départemental consultatif des personnes handicapées, au Conseil national consultatif des personnes handicapées afin que toutes les dispositions soient prises en suffisance et en qualité pour créer, selon une programmation pluriannuelle, les places en établissement nécessaires à l’accueil des jeunes personnes handicapées âgées de plus de vingt ans. Malheureusement, près de 25 ans après, on remarque cependant que la mise en œuvre de cet amendement a ses limites. Elle engendre tout d’abord une raréfaction des places disponibles pour des enfants handicapés dans les établissements qui leur sont initialement destinés. Elle complexifie également l’organisation interne des structures qui doivent faire cohabiter des enfants et des adultes ayant des besoins divers et nécessitant des accompagnements différenciés. Elle maintient également ces jeunes adultes et leurs familles dans des situations d’incertitude difficilement compatibles avec un quotidien serein. Certains jeunes doivent enfin malgré tout revenir à domicile, avec une prise en compte partielle qui entraîne souvent une cessation d’activité professionnelle pour l’un des deux parents. Les parents, en tant qu’aidants, n’ont finalement jamais de répit et se trouvent totalement démunis, même si, le 16 novembre 2020, lors du quatrième comité interministériel du handicap, le Gouvernement a annoncé le déploiement de plateformes de répit dans chaque département et le Président de la République s’est engagé à créer 50 000 nouvelles solutions à horizon 2030, mais cette échéance est trop lointaine pour les familles concernées. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures envisagées à très court terme par le Gouvernement pour améliorer la prise en compte de ces jeunes adultes handicapés en augmentant le nombre de places en institut médico-éducatif et en structure pour adultes handicapés, en particulier dans le département de la Loire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5219</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) avant 20 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        515. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Marion appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les conditions de versement de l’allocation aux adultes handicapés. En effet, selon les articles L. 821-1, L. 541-1 et R. 512-2 du code de la sécurité sociale, les bénéficiaires de cette allocation doivent au moins avoir 20 ans. Avant cet âge, peut être demandée l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé mais celle-ci est versée aux parents ayant la charge de l’enfant en situation de handicap. Une exception permet toutefois à une personne en situation de handicap de bénéficier de l’allocation aux adultes handicapés avant ses 20 ans : à partir de ses 16 ans si elle n’est plus considérée comme étant à la charge de ses parents c’est-à-dire si elle a quitté le domicile familial ou si elle perçoit des revenus professionnels supérieurs à 55 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance mensuel brut. Ces conditions suscitent l’incompréhension des personnes en situation de handicap qui ont un emploi et qui aimeraient pouvoir, en conséquence, être considérées comme des adultes par les caisses d’allocations familiales et percevoir l’allocation aux adultes handicapés avant leurs 20 ans. Le travail est émancipateur, il permet d’acquérir de l’autonomie et d’envisager la construction d’une vie indépendante à l’extérieur du domicile familial. Néanmoins, pour une personne en situation de handicap, l’accès à l’emploi est plus difficile, notamment à temps complet, la perception d’un salaire suffisant l’est donc tout autant. C’est pourquoi il l’interroge sur la pertinence du seuil de rémunération retenu pour autoriser le versement de l’allocation aux adultes handicapés aux personnes ayant entre 18 et 20 ans. Aussi, ne faudrait-il pas revoir les intitulés et conditions d’éligibilité de ces deux allocations pour renforcer l’accompagnement matériel et la considération que notre société souhaite offrir aux personnes en situation de handicap ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5220</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Dispositif d’emploi accompagné
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        518. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné auprès des personnes en situation de handicap mental. En effet, l’insertion de ces personnes en milieu professionnel ordinaire est encore un immense défi en France, très peu traité par les politiques publiques : on estime que plus de 80 % des 750 000 personnes touchées en âge de travailler souhaitent décrocher un emploi ; or à ce jour, seule une portion infime d’entre elles y parvient. La loi du 8 août 2016 (dite loi « travail ») et le décret du 27 décembre 2016 pris pour son application ont entériné la mise en place du dispositif d’emploi accompagné financé par l’État, défini comme un dispositif d’appui pour les personnes en situation de handicap destiné à leur permettre d’obtenir et de garder un emploi rémunéré sur le marché du travail. Sa mise en œuvre comprend un soutien et un accompagnement du salarié ainsi qu’un appui et un accompagnement de l’employeur. En 2023, ce dispositif permet d’accompagner seulement 8 200 personnes sur des besoins globaux estimés à 50 000 personnes. L’objectif gouvernemental des 30 000 personnes accompagnées en 2027 renseigne sur la lenteur d’application du dispositif. Aussi, sur les 1 050 personnes accompagnées en Île-de-France, seulement 5 % ont une déficience intellectuelle - la majorité des personnes accompagnées présentent des troubles psychiques. Par ailleurs, la mise en plateforme du dispositif d’emploi accompagné lancée suite à la circulaire du 31 décembre 2021 se heurte à des freins considérables. Dans certaines régions, la capacité d’accompagnement est supérieure au nombre de personnes effectivement accompagnées, alors que les files d’attente pour accéder au dispositif restent pleines. Aussi, l’intégration de nouveaux opérateurs en capacité d’accompagner ces personnes - notamment celles avec déficience mentale - semble être elle aussi à l’arrêt. Ces constats sont d’autant plus préoccupants dans un contexte où une augmentation des besoins en accompagnement est à prévoir chez ce public cible après l’adoption de la loi du 18 décembre 2023, disposant que l’orientation des personnes en situation de handicap en milieu professionnel ordinaire devient la règle. Dès lors, il lui demande ce qu’elle compte faire pour accélérer cette nécessaire montée en puissance du dispositif et la bonne intégration des personnes en situation de handicap mental à celui-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5220</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Dispositif d’emploi accompagné
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        519. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné après des personnes en situation de handicap relatif à la loi « travail » du 8 août 2016. Le dispositif mis en place a pour but de faciliter le passage du milieu dit « protégé » vers le milieu dit « ordinaire » de travail et se base sur des appels à projets réalisés en fonctions des possibilités des agences régionales de santé (ARS) sur chaque territoire. En 2023, ce dispositif a permis d’accompagner 8 200 personnes, ce qui représente une hausse de 43 % par an. Lancé en 2020, pendant la crise de la covid-19, le département du Pas-de-Calais a permis, jusqu’à aujourd’hui, l’accompagnement de plus de 140 personnes et la formation 9 référents. Pour autant, les besoins globaux estimés à 50 000 personnes sont loin d’être atteints tout comme l’objectif Gouvernemental des 30 000 personnes accompagnées d’ici 2027. Le dispositif a mis du temps à se mettre en place et se confronte à des freins considérables. Dans certaines régions, la capacité d’accompagnement est supérieure au nombre de personnes effectivement accompagnées, alors que les files d’attente pour accéder au dispositif restent pleines. Aussi, l’intégration de nouveaux opérateurs en capacité d’accompagner ces personnes - notamment celles avec déficience mentale - semble être elle aussi à l’arrêt. Par ailleurs, certains organismes de placement spécialisés comme le CAP Emploi ont gagné les appels d’offres des ARS, mais semblent être victimes d’un manque de formation des conseillers en emploi accompagné. Ces lacunes nuisent grandement aux personnes qui sont soumises à ce dispositif d’appui. Dans le panorama complexe de l’emploi accompagné en France, les mois à venir se dessinent comme une période cruciale. Dès lors, il souhaiterait donc connaître les mesures et les actions étudiées par le Gouvernement qui permettront d’atteindre l’objectif ambitieux de 30 000 personnes accompagnées d’ici la fin du quinquennat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5221</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        527. — 8 octobre 2024. — M. Pascal Jenft interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la prise en charge des fauteuils roulants. Plus d’un million de Français sont contraints d’utiliser un fauteuil roulant. La moitié de ces personnes n’obtient pas le remboursement intégral lors de l’achat d’un fauteuil. Ce qui est un réel problème au vu du prix : en moyenne 600 euros pour un fauteuil manuel et environ 10 000 euros pour un fauteuil électrique. Le restant à charge peut représenter une somme colossale, d’autant plus dans le contexte économique inflationniste. Fautes de moyens, certains Français souffrants de handicap sont dans l’impossibilité d’acquérir ou renouveler leur fauteuil roulant, condamnant ainsi leurs déplacements. Lors de la conférence nationale sur le handicap en 2023, le Président de la République avant annoncé la prise en charge totale de l’achat d’un fauteuil roulant par la sécurité sociale. Cette annonce fut confirmée par Mme Christine Vautrin, ministre du travail, de la santé et des solidarités et par Mme Fadila Khattabi, ministre déléguée chargée des personnes handicapées, le 11 avril 2024. Cela grâce à une extension de l’enveloppe budgétaire du ministère (initialement d’un montant 300 millions d’euros). Avec une telle somme, l’objectif devait être atteint à la fin de l’année 2024. Cependant, force est de constater que cela n’est toujours pas effectif en septembre 2024, bien que l’année ne soit pas encore terminée, il est légitime de se demander si ce projet verra le jour à temps. M. le député demande à Mme la ministre si les moyens mis à disposition de son prédécesseur sont toujours disponibles et prêts à emploi. Si non, il souhaite savoir si elle compte solliciter à nouveau une aide pour répondre au besoin urgent de milliers de Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5221</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Réforme de la nomenclature des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        531. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur certaines dispositions de la réforme de la nomenclature des fauteuils roulants. Cette réforme était nécessaire afin de compléter l’offre de fauteuils remboursés par la sécurité sociale. À cet égard, le projet de remboursement des fauteuils roulants sans reste à charge en 2024, quels que soient les différents handicaps et les différentes options intégrées, est une avancée majeure. Concernant, toutefois, le choix de la modalité d’acquisition du matériel, si l’objectif est bien d’assurer un meilleur équipement, de nombreuses questions se posent encore : en effet, l’utilisateur n’aurait plus le choix de l’achat ou de la location d’un fauteuil neuf ou remis en bon état d’usage, sur une courte ou longue durée. Ce choix serait, en effet, laissé, non plus à l’utilisateur, mais au prescripteur. La réforme propose ainsi de remplacer le remboursement de l’achat des fauteuils les plus spécifiques par de la location de longue durée (LLD), réservant l’achat aux seuls fauteuils standards. Cette disposition semble impacter directement les possibilités d’adaptation et d’individualisation du matériel. De plus, au terme de la LLD, fixée à cinq ans, l’utilisateur devra restituer son fauteuil personnalisé et ne pourra donc plus le conserver en appoint (sauf s’il est âgé de moins de seize ans). Il n’aura donc plus la possibilité de disposer de deux fauteuils selon les usages, notamment extérieur et intérieur. Aussi, pour garantir le choix des patients, il l’interpelle concernant la bonne prise en compte des impacts potentiels de la réforme sur la capacité pour les bénéficiaires à user de leur matériel dans des conditions optimales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5221</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Remboursement à 100% des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        532. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les conditions de remboursement des fauteuils roulants. En effet, lors de la 6e conférence nationale du handicap en avril 2023, le Président de la République avait annoncé que les fauteuils roulants seraient remboursés à 100 % dès 2024. Or les plafonds de prise en charge présentées aux fabricants, aux prestataires et aux acteurs associatifs se montent à 2 600 euros pour les fauteuils roulants manuels et à 18 000 euros pour les fauteuils électriques. Ces montants sont très insuffisants pour permettre aux personnes en situation de handicap - qui ont des besoins particuliers - de faire l’acquisition de fauteuils spécifiques sur mesure. En outre, une incertitude demeure quant à la possibilité que les fauteuils roulants qui ne seraient pas intégralement remboursés, ne soient plus remboursés du tout, ce qui serait inacceptable ! Toutes les personnes en situation de handicap, quels que soient leurs besoins et quels que soient leurs moyens financiers, doivent en effet pouvoir s’équiper de fauteuils adaptés, pris en charge par la sécurité sociale et les complémentaires santé. C’est pourquoi lui rappelant l’engagement du Président de la République, elle lui demande de lui indiquer comment le Gouvernement entend garantir le remboursement intégral de l’ensemble des types de fauteuils roulants dès 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5222</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Rentrée chaotique pour les élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        534. — 8 octobre 2024. — Mme Marianne Maximi alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les difficultés des enfants en situation de handicap qui sont privés de l’accompagnement auquel ils ont le droit. La loi du 11 février 2005 consacre le principe de l’école inclusive et affirme que le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. Néanmoins, ce droit est depuis plusieurs années honni. Dans le Puy-de-Dôme, le rectorat comptabilise plus de 100 postes d’AESH manquants, un chiffre qui est sous-estimé, selon l’association Handi-Cap Vers le droit à l’école. Partout en France, le manque d’AESH a privé en cette rentrée scolaire 2024 des milliers d’enfants handicapés d’une solution de scolarisation adaptée, selon l’Unapei. À la rentrée 2024, 3 000 postes d’AESH devaient être créés. Si ces créations de postes sont insuffisantes pour répondre à l’augmentation de la scolarisation des élèves en situation de handicap, elles n’ont été en outre pas toutes pourvues. La raison du manque d’attractivité du métier d’AESH est bien connue. Les contrats de travail précaires à temps partiel maintiennent les AESH dans une grande fragilité avec un salaire moyen évalué à moins de 1 000 euros. La hausse de 5 points d’indice au 1er janvier 2024 est largement insuffisante eu égard à l’inflation. Pour résoudre ce problème d’attractivité, il semble urgent de fixer la quotité horaire qui correspond à un temps plein à 24 heures hebdomadaires, de titulariser les personnels en poste et de leur offrir un temps de formation adéquat à l’accompagnement d’enfants pouvant présenter des difficultés diverses. Par ailleurs, dans le département de Mme la députée, des élèves en situation de handicap n’ont reçu leur notification d’AESH par la maison départementale des personnes handicapées que plusieurs semaines après la rentrée scolaire, à un moment où la direction des services départementaux de l’éducation nationale n’a plus la possibilité de répondre à ce besoin d’accompagnement. Ainsi, elle souhaite savoir elle entend prendre des mesures d’urgence pour permettre aux élèves en situation de handicap d’être accompagnés au sein des écoles en revalorisant les salaires des AESH, en les titularisant et en permettant, par l’intermédiaire du CNSA, d’augmenter les effectifs au sein des MDPH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5222</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Tarif national plancher APA et PCH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        536. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur la parution du décret fixant le tarif national plancher de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH) à 23,50 euros pour 2024. En effet, contrairement à l’esprit de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 qui prévoyait une indexation du tarif national plancher sur celle de la majoration tierce personne dont l’évolution avait été fixée à 5,6 % (soit un tarif national fixé à 24,28 euros), la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, adopté avec l’article 49, alinéa 3, de la Constitution, a acté une augmentation d’à peine 2,17 %. Alors que le Smic a augmenté de 3,4 % en 2023, le nouveau tarif laisse les structures d’aide à domicile démunies dans leur souhait de proposer un service accessible au plus grand nombre et conjugué à une volonté collective de revalorisation salariale légitime. Considérant tous ces éléments, il lui semble pertinent de reconsidérer le tarif national plancher APA et PCH afin qu’il respecte les engagements du Gouvernement envers les structures d’aide à domicile. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5223</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Vieillissement des adultes porteurs de troubles du spectre autistique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        537. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le vieillissement des adultes porteurs de troubles du spectre autistique. En effet, il tient à souligner que nombre de ces personnes accueillies en foyer d’accueil médicalisé (FAM) sont vieillissantes et qu’une majeure partie d’entre elles pourraient relever d’une maison d’accueil spécialisé (MAS). Aussi, dans une logique de véritable parcours et alors qu’il est déjà possible d’expérimenter une transformation partielle de places de FAM en places de MAS, M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir lui indiquer combien de places de FAM elle entend transformer de manière à mieux s’adapter aux besoins des personnes accueillies. De plus, il souhaiterait connaître le calendrier de déploiement envisagé et savoir si elle compte demander aux agences régionales de santé (ARS) d’accélérer les appels à projets en ce sens en leur allouant les moyens nécessaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5223</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès au livre des personnes aveugles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        564. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les difficultés d’accès au livre des personnes aveugles. S’il convient de saluer l’action du Centre de transcription et d’édition en braille (CTEB) qui a permis de proposer les livres brailles au même prix que les prix classiques, cette dernière doit être davantage soutenue. En effet, cet ajustement tarifaire n’est aujourd’hui financé que sur les fonds propres de l’association. Une telle situation n’apparaît pas financièrement viable sur le long terme. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui exposer les solutions qu’elle envisage pour soutenir financièrement l’édition de livres brailles. Il s’agit d’une question d’égalité dans l’accès à la culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5223</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Porte-parole du Gouvernement</ministreJO><Objet>Recul de la transparence dans les agendas des ministres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        394. — 8 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement sur le recul de la transparence dans les agendas des ministres. Ce vendredi 4 octobre 2024, cela fait un an que l’Elysée ne publie plus d’agenda hebdomadaire de l’activité du Président de la République. En conséquence, Mme la députée souhaite à nouveau interroger le Gouvernement à ce sujet, la question qu’elle a transmise sur le sujet le 19 décembre 2023 n’ayant pas obtenu de réponse et ayant été automatiquement retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale. En effet, depuis plusieurs années et particulièrement depuis la crise sanitaire, il devient difficile de se procurer les agendas des ministres. Ils sont de plus en plus publiés à la dernière minute du week-end, voire au cours de la semaine, lorsqu’ils ne sont tout simplement pas gardés secrets. De nombreux journalistes issus de différentes rédactions témoignent des difficultés à connaître les différents déplacements des ministres et se voient contraints de contacter directement le cabinet concerné. La crise sanitaire et les incertitudes qu’elle implique du fait d’un manque de visibilité à court terme étant terminée, il n’est pas normal que les agendas des membres du Gouvernement restent difficiles à obtenir. Mme la députée insiste sur le fait que la publicité des agendas des responsables politiques est une condition essentielle au bon fonctionnement démocratique, en ce qu’elle permet la diffusion d’informations sur l’action gouvernementale. Dans un contexte de défiance accru des citoyens envers les institutions de la République et ses représentants, il est essentiel de veiller à la transparence la plus large. La flexibilité ne doit pas primer sur le rôle démocratique de la publicité des agendas. Par ailleurs, ce manque de transparence soulève aussi des enjeux plus larges pour l’information des citoyens. Si les journalistes parviennent à se procurer les agendas des ministres en contactant directement leur cabinet, la majorité du peuple ne dispose pas de tels moyens. Mme la députée rappelle que les déplacements ministériels sont pourtant le lieu d’échanges, d’interpellations et de contestations des ministres par les citoyens et revêtent un caractère démocratique essentiel que l’opacité des agendas vient amoindrir. Les « casserolades » en soutien à la mobilisation contre la réforme des retraites apportent une preuve du besoin de publicité de l’action gouvernementale en ce qu’elles ont constitué l’un des rares moyens pour les citoyens d’exprimer leur désaccord avec le projet du Gouvernement. La faisabilité technique de la publicité en temps et en heure des agendas des ministres ne pose pas de difficulté, puisqu’elle était auparavant la norme. D’autres pays - les États-Unis d’Amérique notamment - sont attentifs à la transmission de ces informations au public, de manière bien plus précise et complète qu’en France. Parmi les pistes d’améliorations que propose Mme la députée, en s’appuyant sur ce qui se fait ailleurs, on peut citer l’harmonisation des formats, l’harmonisation de la présentation des journées, des précisions quant aux contenu des discussions des rendez-vous, ou encore la publication à long terme et non d’une semaine sur l’autre. Mme la députée souhaite donc obtenir les raisons de ce recul durable de la transparence et connaître les futurs moyens mis en œuvre pour y apporter des solutions concrètes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5224</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel</ministreQuestion><ministreJO>Réussite scolaire et enseignement professionnel</ministreJO><Objet>Contrats d’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        380. — 8 octobre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel, au sujet des contrats d’apprentissage. Aujourd’hui, les jeunes qui souhaitent poursuivre une voie d’apprentissage ne peuvent suivre qu’une formation théorique, sans contrat d’apprentissage, avant le jour de leur quinzième anniversaire. Cette contrainte génère des inégalités de traitement entre les jeunes alternants d’une même classe, en fonction de leur date de naissance. Il souhaite connaître son avis sur la possibilité de modifier les critères d’approbation des contrats d’apprentissage pour tout jeune étant dans sa quinzième année, s’il justifie avoir accompli la scolarité du premier cycle de l’enseignement scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5224</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Difficultés financières des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        182. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés financières rencontrées par les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) en particulier celle de la région Bretagne qui regroupe 91 000 entreprises artisanales et 7 300 apprentis. Les CMA rencontrent des difficultés résultant des baisses de ressources imposées en 2023, notamment par la décision de France compétences relative aux coûts des contrats d’apprentissage. Le décret n° 2023-858 du 6 septembre 2023 relatif à la fixation des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage (NPEC) et le référentiel de France compétences ont provoqué une diminution en moyenne de 5 % des NPEC dont les effets menacent la pérennité de l’offre de formation de niveaux 3 et 4 (CAP, BP, Bac Pro). La méthode de calcul retenue ne prend pas en compte les coûts propres aux formations dispensées dans des plateaux techniques de qualité. Ces éléments déstabilisent l’équilibre financier des CMA, qui participent à la formation de plus de 112 000 apprentis chaque année et accompagnent plus de 1,8 million d’entreprises artisanales en France. Aussi il lui demande quelles mesures et quels moyens financiers le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de soutenir le réseau des CMA et ainsi soutenir durablement l’artisanat en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5224</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Difficulté à obtenir l’allocation des travailleurs indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        186. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’allocation des travailleurs indépendants (ATI). Celle-ci, créée par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et modifiée par la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante, est ouverte aux travailleurs indépendants contraints de cesser involontairement leur activité en raison d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire, ainsi qu’à ceux qui ont cessé de manière définitive leur activité lorsque cette dernière n’était pas viable économiquement (sous réserve du respect de certaines conditions). Cette disposition a été prise à grand renfort de communication mais la réalité est tout autre. La communication du droit à cette allocation auprès des chefs d’entreprise est en effet insuffisante. En pratique, de nombreux travailleurs indépendants répondant aux critères pour la percevoir se plaignent des difficultés à l’obtenir. Alors que cette indemnité est versée pour une durée de six mois, certains entrepreneurs en ont fait la demande depuis plus de neuf mois et il leur est impossible de savoir où en est la demande. En conséquence, il souhaite connaître l’application faite de cette loi au niveau national et en particulier dans le département de l’Ain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5225</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Situation des brasseries indépendantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        196. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la situation des brasseries indépendantes dans le pays. En date du 7 mars 2023, le Syndicat national des brasseries indépendantes faisait part au Gouvernement de ses inquiétudes quant à l’avenir de la profession, au regard notamment des hausses successives et non négociables du prix des bouteilles en verre, allant jusqu’à 60 % depuis janvier 2022. Suite à une enquête adressée aux brasseries pour connaître leur situation en 2023, les résultats recueillis sont très inquiétants. 67 % des établissements, dans leur grande majorité des petites structures, rencontrent des difficultés financières, 60 % d’entre elles sont inquiètes à court terme et 10 % envisagent une fermeture cette année. Comme évoqué précédemment, la principale cause de leurs difficultés financières concerne le prix du verre. En effet, 92 % d’entre elles imputent leurs difficultés aux augmentations des bouteilles en verre. Pour être plus précis, la bouteille représente près de 2/3 du prix de revient. En moyenne, ces augmentations engendrent ainsi un déficit de trésorerie de 70 000 euros. C’est donc toute une filière qui en paie les conséquences. Près de 6 500 emplois sont en péril. C’est pour cette raison que la filière a demandé au Gouvernement de verser une aide exceptionnelle à hauteur de 5 centimes d’euros par bouteille pour 2023 et 2024. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement compte accorder cette aide exceptionnelle à la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5225</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Application « Origine-Info » et provenance des produits transformés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        204. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’obligation d’affichage de la provenance des produits transformés, à l’aune de la mise en place du visuel « l’Origine-Info » par le Gouvernement. En effet, en réponse à la crise agricole due notamment aux importations à bas coût, il était prévu qu’un dispositif visuel baptisé « l’Origine-Info » puisse être créé et affiché à partir de fin mai 2024 afin de référencer et d’afficher les origines des ingrédients utilisés dans les produits transformés. Il est à rappeler que pour les consommateurs, la transparence sur l’origine des aliments qu’ils consomment est une exigence prioritaire, avant même le prix. Aussi, si l’indication de provenance est obligatoire pour les produits bruts (viandes, volailles, poissons, légumes et fruits), il n’en est rien pour les produits transformés, alors même que ceux-ci représentent la plus grande part de l’alimentation des Français. Selon l’UFC-Que choisir, cette opacité explique pourquoi 35 % du bœuf et plus de la moitié du poulet utilisé dans les aliments industriels sont importés. A contrario, au rayon frais, il semblerait que les viandes soient quasi-exclusivement françaises du fait de l’affichage obligatoire. Alors que les représentants de l’industrie semblent mobilisés pour que le visuel reste facultatif, il est à rappeler, selon l’étude de l’UFC-Que choisir, que l’affichage facultatif est inefficace dans 84 % des cas. Ce manque d’opacité serait également en partie à l’origine du « franco-lavage », pratique consistant à utiliser le drapeau français sur les emballages de produits dont les ingrédients ne proviennent pas d’ingrédients français. Aussi, face à ces constatations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour assurer au mieux l’information de provenance des ingrédients des produits transformés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5225</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Du recrutement d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        368. — 8 octobre 2024. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés de recrutement d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM). Selon l’article R. 412-127 du code des communes, chaque classe maternelle doit être assistée par un ATSEM pour un effectif de 25 à 30 élèves. Les communes sont responsables du remplacement des postes vacants d’ATSEM. En 2022, la France comptait environ 57 000 ATSEM en poste, un nombre en constante augmentation en raison de la loi pour une école de la confiance qui a rendu la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans. Selon l’Association des maires de France (AMF), 44 % des ATSEM actuels partiront à la retraite d’ici 6 ans, ce qui représente un défi majeur de renouvellement de ces personnels. De nombreuses communes adoptent des chartes dédiées aux ATSEM afin de formaliser leurs engagements vis-à-vis des administrés. L’Inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont d’ailleurs recommandé l’élaboration d’un document d’engagement entre l’AMF et les ministères concernés qui préciserait les modalités de gestion de ces agents territoriaux ainsi que leur rôle au sein de l’école. En 2021, environ 16 % des collectivités locales ont signalé des difficultés de recrutement pour les postes d’ATSEM, notamment dans les petites communes rurales, ainsi que leur remplacement en cas de démissions, d’arrêts maladie ou de départs à la retraite, garant du bon fonctionnement du service public d’éducation. Dans de nombreuses communes, des difficultés notables subsistent pour recruter du personnel qualifié. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement, en partenariat avec les communes, prévoit de mettre en place pour valoriser le statut des ATSEM et garantir des effectifs suffisants et qualifiés dans l’ensemble des classes maternelles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5226</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Remboursement des frais d’annulation pour les hôteliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        397. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la préoccupation inhérente au devoir des plateformes, telles que Booking, de procéder au remboursement des hôteliers en cas d’annulation dans un délai approprié. Récemment, les professionnels de l’hôtellerie ont été confrontés à des difficultés liées aux informations émanant de Booking, constatant notamment des inexactitudes dans des éléments cruciaux tels que l’adresse et le numéro de téléphone. Ces imprécisions ont engendré des complications substantielles pour les hôteliers lors de la sollicitation de paiement en cas d’annulation par leurs clients. Cette conjoncture soulève des interrogations légitimes quant aux certifications requises par Booking pour les établissements d’hébergement. Il s’avère impératif de comprendre le processus d’attribution de ces certifications, voire d’envisager une régulation plus précise, afin de minimiser les incidences néfastes sur les structures hôtelières et la gestion globale des réservations. Par ailleurs, dans l’éventualité d’une annulation, la problématique du remboursement et des procédures afférentes occupe une place prééminente. Des questionnements émergent quant aux responsabilités inhérentes aux plateformes, à l’instar de Booking, en ce qui concerne la transmission des requêtes de remboursement des clients, ainsi que dans la coordination, la notification et la gestion des informations liées aux réservations. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour assister les hôteliers dans la perception des frais d’annulation susmentionnés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5226</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation du prix des mutuelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        147. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’augmentation des tarifs mutuelles pour l’année 2024 estimée à +8,1 %. Dans son dernier rapport en date du 26 mars 2024, le Sénat a mis en évidence que cette augmentation devrait perdurer en 2025 avec une augmentation approximative de +6,2 % des cotisations. M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur ces augmentations importantes impactant directement les finances des français notamment les retraités. Alors qu’un Français sur deux a déjà renoncé à des soins, il souhaite savoir par quels moyens le Gouvernement pense lutter contre ces augmentations accentuant la précarité dans l’accès aux soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5226</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des séances d’ergothérapie et de psychomotricité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        148. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question du remboursement par les organismes de mutuelle des séances d’ergothérapie et de psychomotricité. En effet, les enfants souffrant de troubles « dys » nécessitent un suivi important en ergothérapie et psychomotricité. Cependant, les centres médico-psychologiques ne parviennent pas à répondre à la demande croissante de rendez-vous auprès de ces spécialistes. Les parents doivent donc de se tourner vers des praticiens privés et font face à l’absence de remboursement de ces séances par un grand nombre d’organismes de mutuelle. Cela contraint certaines familles à faire des sacrifices dans le suivi de leur enfant. C’est pourquoi elle lui demande quelles dispositions pourraient être mises en place dans l’élargissement du remboursement des séances d’ergothérapie et de psychomotricité par les organismes de mutuelle, ainsi que dans l’accompagnement des centres médico-psychologiques dans la gestion de cette demande croissante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5227</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cancer du sein - Absence de prise en charge des soutiens-gorge post-opératoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        150. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de prise en charge financière par l’assurance maladie des soutiens-gorge postopératoires ordonnancés par les médecins pour les femmes opérées ou suivant un traitement du cancer du sein. Alors que les prothèses transitoires bénéficient d’une prise en charge de l’assurance maladie, celles-ci ne sont pas utilisables avec des soutiens-gorge classiques, ces derniers n’ayant pas de poches et n’étant pas conçus pour maintenir une prothèse ou couvrir des tissus cicatriciels. Les soutiens-gorge postopératoires sont commercialisés uniquement par des professionnels dûment formés, au sein de pharmacie agréées centres mammaires externes ou en boutiques de lingerie également agréées. Véritable dispositif médical, le soutien-gorge postopératoire doit répondre à de nombreuses préconisations techniques s’apparentant à un véritable cahier des charges (sans armature, entre-seins et décolletés hauts, muni de poches pour maintenir les prothèses, bretelles réglables individuellement par l’arrière, basques latérales hautes au niveau des aisselles, matériaux en coton élastique doux…) permettant d’assurer le confort et une bonne convalescence des tissus de la patiente opérée ou ayant suivi des traitements oncologiques. Le coût d’acquisition de ces soutiens-gorge représente un budget conséquent pour de nombreuses femmes, qui pour certaines d’entre elles doivent y renoncer faute de ressources suffisantes. La possession de trois soutiens-gorge postopératoires semble un minimum incompressible pour les patientes traitées contre un cancer du sein. Aussi, afin de mettre un terme à cette situation discriminatoire pour les patientes en situation précaire, il lui demande si elle va examiner positivement la possibilité d’une prise en charge par l’assurance maladie de trois soutiens-gorge postopératoire pour les patientes traitées contre un cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5227</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Franchises et participations forfaitaires médicales pour les patients fragiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        151. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des assurés sociaux les plus modestes face à l’augmentation des franchises et des participations forfaitaires médicales. Les participation forfaitaire et franchise médicale, sont les sommes non remboursables par les mutuelles et restant, sauf exceptions comme les situations de mineurs, de femmes enceintes bénéficiaires de l’assurance maternité et de bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (ex-CMU), à la charge des patients. Le montant des franchises médicales a doublé le 31 mars 2024. Il passe sur chaque boîte de médicaments de 50 centimes à 1 euro, sur les transports sanitaires de 2 à 4 euros. Le montant des participations forfaitaires a doublé aussi à la même date, pour les consultations, les actes médicaux (à l’exception de ceux réalisés lors d’une hospitalisation) et sur les examens et analyses de biologie médicale passante de 1 euro à 2 euros. Pour les patients en ALD, qui a priori ont le plus fort recours aux soins, la franchise restera au plafond de 50 euros par an. Néanmoins, les personnes en ALD ont aussi des soins hors ALD nécessités par un état de santé fragile et devront dépenser plus pour consulter ou recevoir des soins. Ce reste à charge est aussi un frein pour celles et ceux qui ont des revenus très modestes. C’est le cas d’une part significative des personnes handicapées qui n’ont pas d’ALD et des revenus n’entrant pas dans les critères pour obtenir la complémentaire santé solidaire. Elle lui demande de bien vouloir lui indiquer le nombre de personnes dont les revenus sont inférieurs à 20 % du seuil de pauvreté en 2023 et la part estimée de dépenses devant être supportée désormais par eux au titre des soins par l’effet mécanique des mesures prises sans distinction de situation tant à titre personnel que global par rapport aux économies escomptées par le Gouvernement. Elle souhaite que la situation des personnes modestes et ayant une santé fragile hors ALD soit revue et lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5227</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le remboursement des lingettes de stomie par la sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        152. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de prise en charge par la sécurité sociale des lingettes de stomies. Une stomie digestive est l’abouchement d’un morceau de l’intestin à la peau, permettant l’évacuation des selles, qui se fait dans une poche de recueil. Selon les chiffres de la Haute Autorité de santé issues d’un rapport datant de mars 2022, en France, environ 80 000 à 100 000 personnes vivent avec une stomie et 16 000 stomies sont réalisées chaque année. Le traitement de la stomie nécessite un socle pour évacuer les selles ainsi que deux types de lingettes. L’une va permettre d’enlever la colle autour de la poche de recueil lors de son changement et permet au socle de tenir tandis que l’autre permet d’empêcher les irritations de la peau autour de la stomie. Ces deux lingettes sont donc essentielles pour le bon traitement de la stomie. Elles ne sont pourtant pas remboursées par la sécurité sociale, étant considérées comme des produits de confort. De ce fait, ces dernières peuvent représenter une dépense importante pour les personnes atteintes de stomies à raison de plus de mille euros par an par personnes, chaque boite de lingettes coutant plus de trente euros. Dans un contexte inflationniste et de perte de pouvoir d’achat, il est fondamental que ces produits soient remboursés pour que les personnes vivant avec une stomie puissent continuer leur traitement. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place un système de remboursement de ces lingettes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5228</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maladie de Verneuil en ALD 30
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        153. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le rajout de la maladie de Verneuil dans la liste des maladies inscrites en ALD 30 (affection en longue durée). Contrairement à certaines idées reçues, la maladie de Verneuil, aussi appelée hidradénite ou hidrosadénite suppurée, n’est pas une maladie rare. Cette affection chronique de la peau touche au moins 1 % de la population française et sans doute davantage, tant les personnes qui en sont atteintes sont souvent sous-diagnostiquées et pour beaucoup d’entre elles longtemps en errance médicale. Il faut en moyenne consulter six médecins et attendre six à huit ans avant qu’un diagnostic ne soit pas posé. Cette maladie qui apparaît en majorité chez des femmes âgées d’une petite vingtaine d’années se révèle extrêmement handicapante et douloureuse et a également des incidences psychologiques importantes sur les personnes qui en sont atteintes. Mme la députée alerte Mme la ministre sur la nécessité de renforcer la prise en charge des personnes atteintes par cette pathologie. Elle lui rappelle l’intention de son prédécesseur au ministère d’ouvrir des discussions sur la liste des ALD. À cette occasion, elle l’interroge sur la nécessité d’y rajouter la maladie de Verneuil dans la liste des ALD 30 au même titre que deux pathologies qui lui sont régulièrement associées et soignées également par biothérapie : la maladie de Cröhn et la SPA (spondylarthrite ankylosante). Ce passage en ALD 30 de la maladie de Verneuil permettrait que les personnes qui en sont atteintes puissent bénéficier d’une prise en charge optimum et ne soient pas tributaires de l’avis de médecin conseil de l’assurance maladie. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5228</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Patients privés de remboursement dans le cas de médecins déconventionnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        155. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les effets pour les patients, assurés sociaux, à la fois des décisions prises par les médecins choisissant de pratiquer en dehors de la convention conclue entre les organisations professionnelles et l’assurance-maladie, mais aussi des mesures de dé-conventionnement prises par l’assurance maladie à l’égard de certains praticiens. Dans le premier cas, des médecins choisissent de passer en « secteur 3 ». Des patients se demandent comment faire avec des revenus limités et sans avoir de réel choix, les médecins proches ayant déjà une patientèle nombreuse et ne prenant plus de nouveaux patients, y compris ceux souffrant d’affections de longue durée. Dans le second cas, depuis fin 2020, l’assurance maladie a la possibilité de suspendre provisoirement le conventionnement d’un professionnel de santé en cas de manquements graves aux engagements conventionnels ayant entraînés un préjudice financier important pour l’assurance maladie. Le décret n° 2023-1316 du 27 décembre 2023 est venu préciser le périmètre d’application du dé-conventionnement et conditions de procédure de celui-ci. Dans les deux situations, aucune disposition ne traite de la situation des patients assurés sociaux qui subissent les effets de telles décisions. En effet, les patients ne sont alors plus remboursés que sur la base d’un tarif dit d’autorité par l’assurance maladie (de 0,43 euro à 0,61 euro pour une consultation de médecine générale, de 0,85 euro à 1,22 euro pour une consultation chez un spécialiste selon la ville, conformément à l’arrêté du 9 mars 1966 modifié fixant les tarifs d’autorité des praticiens et auxiliaires médicaux applicables en l’absence de convention pour les soins dispensés aux assurés sociaux). Alors que 6 millions de patients n’ont pas de médecin traitant sans compter les enfants de moins de 17 ans et ce, dans de nombreuses zones, et qu’il est quasiment impossible de retrouver un médecin traitant pour celles et ceux qui n’en ont plus, elle la sollicite pour savoir quelles mesures sont proposées aux patients privés de remboursement par une décision prise par le médecin traitant ou à leur égard et quels dispositifs sont envisagés pour eux alors même qu’ils sont de simples tiers à la relation entre la sécurité sociale et le praticien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5229</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des frais médicaux hors UE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        157. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement des frais médicaux hors Union européenne des personnes atteintes de pathologies graves. Jusqu’en 2019, la caisse primaire d’assurance maladie remboursait les soins qui ne peuvent pas être interrompus réalisés hors UE. Aujourd’hui, il faut effectuer une demande d’entente préalable pour bénéficier d’un remboursement. Beaucoup de concitoyens se déplacent pour rejoindre un membre de leur famille et il est impensable qu’à l’ère de la mondialisation et des progrès médicaux, des personnes atteintes de pathologies graves se voient refuser l’accès aux remboursements médicaux simplement parce qu’elles se trouvent hors de l’Union européenne. Les maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiaques ou les troubles neurologiques ne connaissent pas de limites géographiques. Pourtant, les politiques de remboursement médical semblent faire fi de cette réalité en refusant de couvrir les soins essentiels. Cette non-prise en charge est une atteinte directe au droit fondamental à la santé. En ne prenant pas en charge les remboursements médicaux pour les soins effectués hors de l’Union européenne, on envoie un message alarmant : que la vie d’un malade vaut moins que les frontières administratives. Ce n’est pas seulement une question de solidarité, c’est une question d’humanité et de respect des droits fondamentaux. Les pathologies graves nécessitent des traitements immédiats et souvent coûteux et il est inhumain de laisser ces personnes porter seules le fardeau de ces dépenses. Il est temps de changer les choses et de montrer que, face à la maladie, nous sommes tous égaux et méritons tous de recevoir les soins nécessaires, où que nous soyons. Il lui demande comment mettre fin à cette injustice qui est discriminante pour les personnes atteintes de pathologies graves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5229</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du traitement du syndrome d’Ehlers-Danlos
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        158. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la problématique de la prise en charge par l’assurance maladie du traitement des douleurs liées au syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) par stimulation magnétique associée à l’oxygénothérapie. Ce traitement est employé depuis 25 ans par le docteur Parain, neurologue au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen exerçant aujourd’hui à la clinique de l’Europe à Rouen, pour soulager de nombreuses patientes souffrant du SED (90 % des malades sont des femmes). Si ce traitement est pris en charge par la CPAM de Rouen dans le cadre d’un diagnostic, celui-ci ne fait pas l’objet de remboursement dès lors qu’il est employé comme outil thérapeutique. Ce traitement, qui permet de soulager le corps des patients souffrant de SED, intéresse également le service de neurologie de l’hôpital de la Salpêtrière, qui vient de lancer une étude sur cette méthode. La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Rouen a décidé de s’en tenir à l’actuelle codification de l’acte pour refuser de prendre en charge les séances de stimulation magnétique à visée thérapeutique. Le docteur Parain a été entendu dans le cadre d’un entretien contradictoire le 29 septembre 2023 à la CPAM de Rouen pour défendre le bien-fondé de la prise en charge du traitement qu’il utilise. Si la procédure suit son cours, la médecin-conseil régional de la CPAM ainsi que la directrice régionale du service médical de Normandie ont néanmoins affirmé à la presse régionale « qu’il n’existe pour l’heure pas de conclusion qui soit de nature à faire évoluer la réglementation ». De nombreuses patientes lourdement handicapées du fait de troubles neurologiques fonctionnels et du SED, actuellement soulagées par les séances de stimulation magnétique, dénoncent la situation qui leur est faite par la CPAM qui refuse dorénavant de prendre en charge ce traitement. Une pétition en ligne intitulée « Troubles neuro-fonctionnels et SED, quand la CPAM de Rouen condamne des femmes au handicap », initiée le 6 septembre 2023 par des patientes du docteur Parain, a ainsi déjà obtenu le soutien de plus de 3 000 signataires au 10 octobre 2023. Cette pétition demande à la CPAM de ne pas condamner de nouveau les patientes au handicap. Sensible aux différents témoignages de patientes affirmant connaître une réelle amélioration de leur état de santé grâce à ce traitement, il lui demande de bien vouloir lui communiquer sa position sur cette requête et, le cas échéant, de donner instruction à l’assurance maladie de prendre en charge ce traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5230</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remise en cause du remboursement à 100 % pour les personnes en ALD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        159. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une remise en cause du remboursement à 100 % par l’assurance maladie des soins pour les personnes souffrant de maladies inscrites en affection de longue durée (ALD). Bien consciente de la nécessité de réduire les dépenses publiques et du coût représenté par le remboursement des ALD pour l’assurance-maladie, (110 millions d’euros soit deux tiers des remboursements), Mme la députée s’inquiète des conséquences tant financières que sanitaires qu’aurait le non-remboursement à 100 % des soins pour les 13 millions de Français - soit 20 % des assurés - qui bénéficient de ce dispositif. Elle s’en inquiète d’autant plus qu’avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes pouvant disposer de ce dispositif devrait augmenter mathématiquement dans les années à venir. Elle l’interroge afin de s’assurer que le remboursement des soins à 100 % des personnes en ALD ne constituera pas une variable d’ajustement dans la volonté du Gouvernement de réduire ses dépenses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5230</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tarif différencié de médecine libérale en désert médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        160. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Brosse interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le projet de convention médicale validé au mois de mai 2024 par les syndicats de médecins libéraux et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et plus précisément sur les mesures incitatives pour exercer dans les déserts médicaux. Tandis qu’en 2023 la Cnam avait proposé que la consultation auprès d’un médecin généraliste qui serait engagé contre la désertification médicale soit plus rémunératrice, avec un tarif différencié, cette mesure ne semble pas avoir été retenue en 2024. Dans le projet de convention validé, les praticiens pourraient s’engager dans un projet de convention, avec une allocation de 5 000 euros à 10 000 euros aux nouveaux volontaires, un forfait annuel de 1 000 euros s’ils prennent des patients en urgence ainsi que 5 euros par consultation en cas de prise en charge de patients le soir. Afin d’attirer plus encore les médecins généralistes dans les déserts médicaux, il souhaite savoir si une augmentation des consultations des praticiens exerçant dans les déserts médicaux est envisagée, sans condition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5230</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès égalitaire à la contraception
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        210. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accès égalitaire à la contraception. L’accès égalitaire à la contraception est un droit fondamental pour toutes les femmes, leur permettant d’avoir le contrôle sur leur santé reproductive. Cependant, il est préoccupant de constater que certaines femmes n’ont pas un accès équitable à la contraception en fonction de leur situation de santé. Cette disparité soulève des préoccupations quant à l’égalité des droits et à la justice sociale. En pratique, par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, depuis le 1er janvier 2022, les femmes de moins de 26 ans peuvent accéder gratuitement aux consultations de médecin ou de sage-femme, examens ou actes médicaux en lien avec la contraception ainsi qu’aux différents types de contraception sur prescription en pharmacie sans avancer de frais. On estime à environ 3 millions de femmes concernées par cette mesure. Cependant, elle ne couvre pas toutes les femmes, selon leurs spécificités médicales, ce qui crée une inégalité injuste. En effet, uniquement les pilules de 1re et 2e génération sont remboursées par l’assurance maladie. Elles correspondent aux pilules que l’on donne en premier choix lors d’une consultation gynécologique. Cependant, dans certains cas médicaux, comme quand une femme présente des nodules hépatiques, il lui sera impossible de prendre des pilules comme celles de 1re ou 2e génération, au risque d’aggraver sa situation. Les pilules de 3e et 4e génération, bien que prescrites, ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, à l’exception de 23 références. Ces pilules sont remboursées à 65 % du tarif de convention. Cela tout dépend notamment de la mutuelle choisie par la femme, ce qui est inégalitaire selon ses moyens financiers. Le déremboursement de la pilule de 3e génération a été recommandé par la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) en raison de son service médical insuffisant et des risques qu’elle engendre. Cependant, cela soulève des inquiétudes quant à l’accès des femmes à cette méthode contraceptive spécifique. Si la pilule de 3e génération est la méthode la mieux adaptée à la situation de santé d’une femme, elle devrait pouvoir y accéder de manière équitable, quel que soit son niveau de remboursement. Les restrictions financières ne devraient pas être un obstacle à la santé reproductive des femmes. Cette distinction crée une inégalité d’accès à la contraception en fonction des moyens financiers des femmes. Les femmes qui ne peuvent pas se permettre financièrement les méthodes de contraception non remboursables sont désavantagées et ont moins de choix en matière de planification familiale. Toutes les femmes devraient avoir accès à une gamme complète de méthodes contraceptives, quel que soit leur niveau de revenu. La pilule contraceptive ne devrait pas être une contrainte financière, surtout si la femme n’a pas d’autre choix que de prendre un certain type de contraceptif, au risque de sa santé. Aussi, elle lui demande de lui préciser pourquoi les pilules de 3e et 4e génération ne sont pas remboursées pour les jeunes femmes de moins de 26 ans, qui ne peuvent se voir prescrire des pilules de 1re et 2e génération pour des raisons médicales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5231</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accompagnement des proches aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        236. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut des salariés aidants, obligés de travailler à temps partiel ou de démissionner pour s’occuper de proches en perte d’autonomie ou en situation de dépendance. En effet, selon l’étude de l’organisme « Aider et travailler 2023 », publiée mardi 3 octobre 2023, il existe en France près de 5 millions de salariés qui sont également aidants, s’occupant de proches en perte d’autonomie ou en situation de dépendance. Ces cas de figure sont en nette progression avec le nombre toujours croissant de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies dégénératives. Pourtant, il semblerait que cette charge n’est pas toujours considérée à sa juste valeur par les employeurs. Au nombre de ces salariés, un tiers aurait été contraint de démissionner afin de pouvoir se consacrer à l’aide de leur proche en difficulté, plaçant ces travailleurs dans une situation de précarité. De plus, ces démissions ne sont pas sans effets pour l’équilibre familial et le couple lorsqu’il s’agit de s’occuper d’un parent. De fait, la précarisation du statut d’aidant est une réalité, d’autant qu’une personne aidante consacre, en plus de son temps, en moyenne entre 500 et 1 000 euros à la personne aidée. Face à ces constatations longuement partagées, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour mieux accompagner les salariés aidants, afin de les reconnaître à leur juste valeur et leur permettre de trouver un équilibre entre leur travail et le soutien apporté à leurs proches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5231</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Adéquation des plans d’aide pour les personnes atteintes de troubles cognitifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        237. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque d’adéquation des plans d’aide avec les besoins des personnes atteintes de troubles cognitifs. Une enquête de France Alzheimer a montré une inadaptation de la grille Aggir à l’évaluation du niveau de dépendance des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. 59 % des personnes interrogées considèrent que le plan d’aide attribué à la suite de l’évaluation du niveau de dépendance ne correspond pas à leur situation médicale ou à la situation médicale de la personne qu’ils accompagnent. Cela a des conséquences alarmantes : plans d’aide sous-évalués, demandes de réévaluation très tardives et non corrélées à l’évolution des troubles, inégalités territoriales, accès au droit de répit de 500 euros très limité, démarches administratives anormalement longues et complexes et enfin rétroactivité des droits aléatoire. Alors qu’une cinquième branche de la sécurité sociale a été créé, il lui demande ce qu’il envisage pour adapter la stratégie du Gouvernement aux besoins criants de ces personnes atteintes de troubles cognitifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5231</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Drogue de synthèse : l’hexahydrocannabinol</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        244. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’hexahydrocannabinol. Créé dans les années 40, l’hexahydrocannabinol, connu sous le nom de HHC, est une drogue de synthèse dérivée du cannabis qui connaît actuellement un essor considérable sur le continent européen de par sa facilité d’accès. Vendu légalement et bénéficiant d’un flou juridique, ce produit inquiète particulièrement les médecins. Pouvant être fumée sous forme de fleur, de résine ou encore ingérée, cette substance vendue dans les bureaux de tabac ou dans certaines boutiques spécialisées procure des effets psychoactifs proches de ceux du cannabis. Loin d’être anodin, le HHC n’est pas sans danger pour la santé des consommateurs et présente de nombreux effets indésirables sur le système neurologique, cardiovasculaire et digestif pouvant causer des crises d’angoisse ou être à l’origine d’épisodes dépressifs. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a déclaré que le HHC et ses dérivés sont inscrits sur la liste des produits stupéfiants depuis le 13 juin 2023. Il aimerait connaître les outils qui seront mis à disposition des forces de sécurité intérieur afin de lutter contre le fléau des drogues de synthèse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5232</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Infirmiers et infirmières de l’enseignement technique agricole public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        304. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de revalorisation salariale pour les infirmiers de l’enseignement technique agricole public. Après les infirmiers des instituts nationaux des jeunes sourds (INJS) et des instituts nationaux des jeunes aveugles (INJA), ce sont les infirmiers de l’éducation nationale qui voient leurs revenus rehaussés de 49 points d’indice, soit 241 euros brut de plus par mois, à compter du 1er mai 2024, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 936 euros bruts grâce au décret 2024-291 leur accordant le CTI / Ségur, publié le 30 mars 2024. De ce fait, les infirmiers de l’enseignement technique agricole public sont les seuls intervenants auprès d’élèves en situation de handicap qui ne perçoivent pas cette bonification indiciaire. Malgré l’annonce d’une revalorisation salariale pour les infirmiers scolaires dans l’enseignement agricole par M. le Premier ministre à l’Assemblée nationale, aucune transposition n’est prévue. Cette situation injuste est de moins en moins tenable pour ces derniers, qui doivent gérer toujours plus de jeunes avec des besoins particuliers liés à des troubles psychologiques et qui sont accueillis bien souvent en internat au lycée. Ils ne disposent pas du soutien de la médecine scolaire, qui se révèle inexistante dans les faits, ni de psychologues scolaires, de pôles de santé, d’assistants scolaires, tout en étant amenés à exercer leurs missions sur les différents centres constitutifs d’établissements publics locaux d’enseignement. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en œuvre des mesures afin de revaloriser la rémunération des infirmiers de l’enseignement technique agricole public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5232</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Appel dons scanner hôpital Georges Pompidou
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        325. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’appel aux dons de l’hôpital Georges Pompidou concernant l’acquisition d’un scanner. Le secteur de la santé est au bord de l’implosion. Selon le rapport annuel 2022 de l’AP-HP, le budget annuel de fonctionnement s’élève à 9 milliards d’euros. En 2021, les investissements ont représenté 513 millions d’euros dont 280,5 millions pour les travaux d’aménagement et de nouveaux locaux, 124,1 millions pour les équipements médicaux, 20,3 millions pour les investissements du quotidien et 88 millions pour le système d’information. Plusieurs raisons font qu’il est légitime de s’interroger sur la pertinence de faire appel, une fois de plus, à la générosité des Français. Au passage, il faut rappeler que la France est le pays d’Europe dans lequel les prélèvements obligatoires sont les plus élevés, autour de 45 % du PIB. Sur le principe, l’hôpital public est financé par la sécurité sociale et par l’État ; donc, par les Français qui travaillent et qui paient des impôts, ou par ceux qui ont travaillé et qui ont payé des impôts. Et c’est sans honte que les responsables de l’AP-HP, dont on a considéré qu’ils étaient compétents pour gérer l’hôpital, viennent faire la manche auprès des Français. Par ailleurs, si l’équipement est nécessaire à l’hôpital, il convient de prévoir son acquisition ou sa location dans le budget de l’hôpital. En appeler à la générosité de Français relèverait dans ce cas d’un manque de prévoyance des responsables de l’hôpital. Dans le cas d’espèce, l’investissement pour lequel on fait appel à la générosité des Français s’élève à 1,4 millions d’euros, sur la base des chiffres qui circulent, soit moins de 1 % des investissements annuels de l’AP-HP. Si l’AP-HP réunit la somme de 1,4 millions d’euros sous forme de dons, cette somme correspond à un manque à gagner de 924 000 euros pour le budget de l’État, les dons aux fondations étant déductibles de l’impôt à hauteur de 66 %. De plus, ce type de matériel peut être financé sous forme de crédit-bail. Il s’agit alors d’une location ; dans ce cas, il est insensé de chercher à réunir une somme pour acheter l’équipement. Ne pas envisager le crédit-bail pour le financement de ce type d’équipement fait douter de la compétence des responsables de l’hôpital public. Il lui demande si le Gouvernement a conscience qu’il faut redonner des moyens à l’hôpital public et si la gestion du financement est correctement gérée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5232</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coût de l’énergie pour les établissements de soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        326. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la très inquiétante augmentation du coût de l’énergie dans le budget des établissements de soins. Alors que les difficultés des hôpitaux, de leurs personnels et des directions, est connue de tous depuis de nombreuses années, la crise énergétique, avec une multiplication par sept du prix du gaz et une augmentation du prix du mégawattheure de 85 euros à plus de 1 000 euros, ne fait qu’aggraver les prévisions budgétaires de ces structures pour 2023. La vétusté du parc immobilier hospitalier et l’importante consommation énergétique que cela implique, ainsi que l’utilisation d’appareils énergivores comme les radiothérapies et les congélateurs, questionnent sur la viabilité des structures de soins et, à terme, sur la préservation de la qualité des soins. Une telle hausse ne peut, bien évidemment, être répercutée sur le prix des soins. De cette manière, l’idée de plafonner le coût de l’énergie pour les hôpitaux se pose aujourd’hui et permettrait de proposer une solution à court terme pour les structures médicales. Il semblerait dorénavant que la dépense énergétique doive faire l’objet d’une enveloppe spécifique directement réservée aux institutions. Ainsi, elle demande ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour protéger les hôpitaux et soutenir une politique de modernisation des locaux hospitaliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5233</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Crise chez les laboratoires de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        327. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Loir appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante que connaissent les laboratoires de biologie médicale en France. En réaction à l’annonce d’une baisse drastique de près de 10 % des tarifs des actes de biologie, les syndicats de biologistes ont décidé d’entrer en grève et de fermer les laboratoires du vendredi 20 septembre au lundi 23 septembre 2024, avec la possibilité de reconduire cette action. Cette décision fait suite à une série de réductions tarifaires, représentant déjà une baisse cumulée de 11 % sur les deux dernières années et apparaît en contradiction avec le protocole signé en 2023 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les biologistes médicaux. Ce même protocole comportait des clauses de sauvegarde visant à répartir de manière plus équitable les charges liées à l’augmentation du volume des examens entre la CNAM et les biologistes. Ces clauses sont aujourd’hui ignorées par la CNAM, sous prétexte que les estimations initiales, fournies par cette même instance, étaient erronées. Ces baisses tarifaires, exigées par la CNAM, auront des répercussions conséquentes sur l’organisation des soins dans le pays, la plus grave étant la fermeture possible de nombreux laboratoires, particulièrement en zones rurales, où les populations sont déjà confrontées à des difficultés d’accès aux soins. De plus, les laboratoires seront contraints de réduire leurs horaires d’ouverture, compromettant ainsi l’accès aux diagnostics médicaux, pourtant indispensables à près de 70 % des actes médicaux. Il faut d’ailleurs rappeler que les laboratoires d’analyses dépendent entièrement des prescriptions. Ces analyses sont essentielles au suivi des patients pour diagnostiquer de manière rapide et fiable de nombreuses pathologies, des infections aiguës aux maladies chroniques. Elles permettent aux médecins de poser un diagnostic éclairé, facilitant ainsi la mise en place d’un traitement adapté. Elles jouent un rôle crucial dans la prévention des maladies et le suivi des patients atteints de pathologies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures elle compte prendre pour garantir la pérennité des laboratoires de biologie médicale en France, en particulier en zones rurales et si elle entend intervenir afin de faire respecter le protocole de 2023, dans un esprit de juste répartition des charges avec la CNAM, tel que demandé par la profession, à travers un partage juste et équitable de l’accroissement des volumes des prestations. Elle souhaiterait également savoir quelles actions concrètes seront menées pour éviter l’avènement d’une « biologie low cost » qui menacerait l’égalité d’accès aux soins pour les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5233</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés financières des cliniques et hôpitaux privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        328. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés financières inédites que rencontrent les cliniques et hôpitaux privés. En effet, dans la mesure où les établissements de santé privés n’ont pas été compensés à hauteur de l’inflation, ils sont entrés dans un cercle vicieux où plus ils soignent, plus ils travaillent à perte. Concrètement, la part des établissements de santé en déficit est passée de 25 à 40 % entre 2021 et 2023 et les prévisions 2024 tablent sur plus de 60 % des cliniques privées en déficit, fragilisant de manière alarmante l’offre de soins et obérant l’investissement et l’innovation. Dans ce contexte, M. le député s’inquiète grandement du choix fait par l’ancien Gouvernement de faire stagner les ressources à 0,3 % pour l’hôpital privé MCO et à 1,1 % pour les établissements SMR privés. Alors que les hôpitaux publics verront eux leurs ressources augmenter de 4,3 %. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle entend garantir la pérennité de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire, ce qui passe par une revalorisation urgente et équitable des tarifs des établissements de santé privés car ils participent au service public et à l’offre de soins dans de nombreux territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5234</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermetures de services hospitaliers faute de soignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        330. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la multiplication des fermetures de services hospitaliers, faute de soignants. Cela pourrait encore s’aggraver avec les congés. Les difficultés sont plus aiguës que les années précédentes, avec un manque de médecins dans les territoires ruraux et une pénurie plus globale de personnels paramédicaux, selon les services du ministère de la santé. Même des établissements correctement pourvus en main-d’œuvre, comme les Hospices civils de Lyon, le CHU de Poitiers ou l’hôpital de Bayonne, redoutent des périodes de tension. Les dirigeants redoutent aussi des mouvements sociaux. En conséquence, elle lui demande d’agir afin d’enrayer la multiplication des fermetures des services hospitaliers. Elle la prie de bien vouloir lui communiquer les mesures qu’il va mettre en place avant que la désespérance s’installe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5234</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La situation alarmante des établissements de santé privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        331. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une inégalité de traitement conséquente entre l’hôpital public et l’hôpital privé, qui menace gravement la santé publique. Les cliniques privées jouent un rôle essentiel dans la santé des Français, en traitant près de 9 millions de personnes par an, soit 35 % de l’activité hospitalière nationale. Avec 1 030 établissements répartis sur le territoire, elles assurent un accès aux soins à près de 55 millions de Français en moins de 30 minutes. Cependant, ces cliniques privées font face à une situation critique, exacerbée par les effets de la crise sanitaire liée au covid-19. Leur déficit est passé de 25 à 40 % entre 2021 et 2023 et les prévisions pour 2024 laissent craindre une détérioration à plus de 60 %. À titre d’exemple, pour la polyclinique d’Auxerre, cela représenterait une perte de plus de 500 000 euros. Malgré ces défis majeurs, le Gouvernement opère une différenciation inquiétante dans l’allocation des ressources entre l’hôpital public et l’hôpital privé. Tandis que les ressources de l’hôpital public ont augmenté de 4,3 % annoncé par la dernière campagne tarifaire celles des cliniques privées stagnent à seulement 0,3 %. De plus, selon une étude de la DREES en juillet 2023, un écart de salaire de 10 % existe entre le secteur public et privé, en défaveur de ce dernier. En 2024, cet écart a grimpé à 29 % pour les aides-soignants et les infirmiers de jour et à 46 % et 44 % respectivement pour ces mêmes professionnels travaillant de nuit. Une telle disparité est injustifiable et témoigne d’une reconnaissance insuffisante du travail effectué dans les cliniques privées. Par ailleurs, l’absence de financement de l’accord social majoritaire signé avec la CFDT et l’UNSA, pourtant expressément demandé par l’État, aggrave la situation. Les services de maternité et d’urgence sont également en péril, alors que les cliniques privées dépendent à 92 % des financements de l’assurance maladie. Cette situation compromet gravement la capacité à revaloriser les professionnels de santé, dans un contexte de pénurie de ressources humaines alarmant. Il est essentiel de souligner que sacrifier l’hôpital privé ne contribuera en rien à améliorer la situation de l’hôpital public. Au contraire, cela risque d’aggraver la crise sanitaire en privant une partie importante de la population d’un accès aux soins de qualité. M. le député prie donc Mme la ministre de prendre les dispositions nécessaires pour sauvegarder l’hôpital privé, au nom de la santé publique et de l’intérêt général. Il en va de la qualité et de l’accessibilité des soins pour tous les Français. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures elle entend mettre en place afin de remédier à cette situation injuste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5234</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>L’état des maternités en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        332. — 8 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’état des maternités en France. À l’occasion d’une mission d’information au Sénat, il a été révélé l’état désastreux des maternités en France. Ainsi, la division par trois du nombre de maternités en cinquante ans ne permet plus d’assurer des suivis de grossesses sécurisées sur l’ensemble du territoire français. Selon la même mission d’information, la France compterait « davantage de décès de nouveau-nés et de bébés » par rapport à ses voisins européens ; le pays se situerait au 22e rang de la mortalité infantile. Mme la députée déplore l’absence de politiques de prévention destinées aux mères, dont la santé est fragilisée par des grossesses à un âge plus avancé qu’auparavant, par l’obésité ou des pathologies conjoncturelles (diabète…). Elle lui demande quelles dispositions elle entend prendre pour juguler l’état désastreux des maternités en France et si elle entend renforcer les structures désignées comme des « petites maternités », relais essentiel de la santé natale en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5235</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Non à la fermeture d’une unité psychiatrique de l’hôpital Edouard Toulouse !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        333. — 8 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la fermeture d’une unité psychiatrique du centre hospitalier Edouard Toulouse. Le centre hospitalier Edouard Toulouse dédié à la santé mentale et situé dans le XVe arrondissement de Marseille, a annoncé fermer une unité sur deux du pôle Littoral Nord dès le 1er octobre 2024. Cette fermeture intervient à la suite du départ d’un médecin, dans le contexte d’épuisement du personnel, de conditions de travail très dégradées et de sous-effectif chronique. Avec cette fermeture, ce sont plus de 130 000 habitants des quartiers nord de Marseille, de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau qui voient l’offre de soins psychiatriques publique de leur secteur diminuer de moitié. Celle-ci intervient par ailleurs alors que le centre hospitalier a déjà perdu trente pour cent de sa capacité d’accueil en trois ans. Comme le rappellent les soignants de l’hôpital Edouard Toulouse, la fermeture de cette unité psychiatrique aura directement pour conséquence l’arrêt des soins de nombreux patients et la diminution du temps de soins des autres. Celle-ci a en outre pour corollaire la diminution du temps passé entre deux passages à l’hôpital et engendra donc un afflux de patients plus important, amenant à la saturation de l’hôpital et à l’inévitable épuisement des soignants. Après sept années de démantèlement méthodique de l’hôpital public, il est urgent de rendre aux Français leur service public de la santé en permettant à celles et ceux qui le font vivre de travailler dans de bonnes conditions. Cette amélioration passe notamment par l’augmentation du point d’indice de dix pour cent, par l’organisation d’une conférence de sauvetage de l’hôpital public et par l’adoption d’un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du soin et du médico-social pour rattraper les postes manquants. Ainsi, il lui demande quand elle prendra des mesures pour empêcher la fermeture de l’unité de soins du pôle Littoral Nord de l’hôpital Edouard Toulouse et pour permettre aux 130 000 habitants des quartiers nord de Marseille, de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau de bénéficier d’une offre de soins dimensionnée pour leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5235</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Saturation des unités réservées aux nourrissons malades ou très vulnérables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        334. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la saturation des unités réservées aux nourrissons malades ou très vulnérables. Le décret n° 98-900 du 9 octobre 1998 relatif aux conditions techniques de fonctionnement auxquelles doivent satisfaire les établissements de santé pour être autorisés à pratiquer les activités d’obstétrique, de néonatologie ou de réanimation néonatale et modifiant le code de la santé publique modifie l’article D. 712-96 dudit code. Il dispose que « dans toute unité de néonatologie qui pratique les soins intensifs de néonatologie, sont assurées : 1° La présence permanente tous les jours de l’année, 24 heures sur 24, d’au moins un pédiatre justifiant d’une expérience attestée en néonatologie ; 2° La présence continue d’un infirmier diplômé d’État, spécialisé en puériculture ou expérimenté en néonatologie, pour trois nouveau-nés ». Or dans un rapport publié le lundi 9 octobre 2023, la Société française de néonatalogie (SFN) sonne l’alerte. Près de la moitié des unités réservées aux nourrissons malades ou très vulnérables sont occupées à plus de 95 %. Quant à l’autre moitié, le taux d’occupation moyen des lits varie entre 91,3 % et 93,8 % et confirme une forte tension. Les unités réservées aux nourrissons malades ou très vulnérables accueillent des nourrissons mis en danger vital dès leur naissance ou nécessitant une surveillance continue. Il s’agit le plus souvent de grands prématurés ou encore de nourrissons subissant des malformations congénitales ou des pathologies liées à un accouchement difficile. La pandémie de la covid-19 a révélé combien les taux d’occupation de lits élevés s’accompagnent d’une augmentation du risque de morbidité sévère et de mortalité chez les patients, en l’espèce de grands prématurés. La Société française de néonatalogie rappelle que, contrairement à de nombreux pays occidentaux, la mortalité infantile augmente en France depuis 2012. Le pays est passé de la troisième à la vingtième position en Europe. Son rapport révèle que pour 74 % des cas de mortalité infantile, le décès est survenu au cours du premier mois de vie. La Société française de néonatalogie pointe de nombreuses lacunes dans la politique de soins réservée aux nourrissons malades ou très vulnérables. D’abord, un manque de places disponibles : près d’un quart des services déclare avoir déjà refusé des entrées. Les personnels soignants sont alors contraints de procéder à un tri, une sélection par le pire. Ensuite, un manque de personnel soignant : près de trois quarts desdits services rencontrent des difficultés pour assurer la permanence des soins. Il leur manque au moins un poste de pédiatre néonatologiste, voire deux postes ou plus pour près de la moitié des services. De même, alors qu’il faut en moyenne deux ans d’expérience pour former convenablement un infirmier à cette spécialité, près de 80 % des services comptent au moins un tiers d’infirmiers sans l’expérience requise. En conséquence, il apparaît qu’en dépit d’une baisse substantielle de la natalité en France, ces dernières années, l’offre de soins critiques néonatals demeure insuffisante. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend réviser les décrets de 1998 devenus inadaptés à la charge de soins des maternités publiques françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5236</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation alarmante de l’hôpital Édouard Toulouse de Marseille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        335. — 8 octobre 2024. — M. Franck Allisio alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante de l’hôpital Édouard Toulouse situé dans le 15e arrondissement de Marseille. En effet, cet hôpital dédié à la santé mentale fait face à de fortes réductions de moyens puisqu’en quatre ans, sa capacité d’accueil a diminué de 30 %. Face à un besoin en soins psychiatriques croissant, la pénurie chronique de personnel et donc la surcharge des services entraînent une détérioration générale de la prise en charge des patients, malgré le professionnalisme et le courage du personnel. Face à cette situation, des propositions ont été formulées par les soignants. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement entend agir afin de préserver l’hôpital Édouard Toulouse et afin de lui redonner les moyens d’accueillir dignement les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5236</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation alarmante des centres hospitaliers universitaires CHU de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        336. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante des centres hospitaliers universitaires (CHU) de France. En effet, l’instance représentative des directeurs, doyens et médecins des 32 CHU de France a lancé très récemment une alerte appelant à des « mesures urgentes », alors que le déficit cumulé des centres à fin 2023 a atteint 1,2 milliard d’euros, soit trois fois le niveau de 2022. Ces derniers chiffres montrent à quel point la « détérioration » a été grave et rapide, après un déficit de 402 millions d’euros fin 2022. « La capacité d’autofinancement et d’investissement du CHU a chuté de 86 % ». Ces difficultés sont « peut-être les plus graves depuis la création des hôpitaux universitaires en 1958 ». La dégradation « est liée à plusieurs facteurs externes », dont l’envolée des dépenses due à l’inflation (le solde du CHU en 2023 était de 585 millions d’euros), le manque de financement des mesures du Ségur, la situation sanitaire et la baisse des revenus due à la crise sanitaire : covid-19 et fermetures post-pandémie. Ainsi, elle souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement compte mettre en place rapidement pour aider les centres hospitaliers universitaires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5236</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation budgétaire des Ehpad publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        337. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur a situation budgétaire critique des Ehpad publics. Depuis le début de l’année 2022, la Fédération hospitalière de France (FHF) a continuellement attiré l’attention des autorités publiques sur la détérioration rapide et significative de la situation financière des Ehpad publics. Une enquête menée par la FHF en mars 2024 révèle qu’environ 85 % des Ehpad publics ont clôturé l’exercice 2023 avec un résultat déficitaire, malgré les aides exceptionnelles accordées en 2023, alors qu’ils étaient globalement équilibrés en 2019. Les causes de cette situation déplorable sont les suivantes : premièrement, l’écart croissant entre l’augmentation des dépenses, influencée par l’inflation (notamment pour l’énergie et l’alimentation) et l’évolution des tarifs d’hébergement et de dépendance fixés par les conseils départementaux. Ensuite, le sous-financement de certaines mesures cruciales de revalorisation salariale, notamment celles concernant les secteurs d’hébergement et de dépendance. Enfin, les dépenses supplémentaires dues à l’augmentation des taux d’intérêt pour les emprunts ou à des changements dans le régime fiscal, notamment pour les Ehpad soumis à la TVA. Les établissements ne sont aucunement responsables des causes évoquées, étant donné qu’ils n’ont pas de marge de manœuvre, ni en ce qui concerne les dépenses obligatoires qui leur incombent, ni en ce qui concerne les recettes. Les tarifs, maintenus à un niveau bas depuis trois ans, sont fixés de manière administrative. En 2023, cette crise budgétaire sans précédent a conduit à la mise en place de commissions de suivi des établissements en difficulté dans chaque département, ainsi qu’à la mobilisation d’un fonds d’urgence de 100 millions d’euros. Cependant, ce montant, largement insuffisant, n’a permis de venir en aide, via des avances de trésorerie, qu’aux Ehpad les plus en difficulté. Au sein des Ehpad publics, les dépenses de personnel représentent les trois quarts des dépenses totales. Tous les rapports récents convergent pour souligner la nécessité d’une augmentation significative des effectifs pour améliorer le temps d’accompagnement des résidents. Dans ce contexte, sans ressources supplémentaires, la FHF attire l’attention sur le fait que de nouvelles mesures visant à maîtriser les dépenses risquent sérieusement de compromettre la qualité de l’accompagnement. Aujourd’hui, au niveau national, il serait pertinent d’augmenter le forfait soin des Ehpad pour maintenir les ressources existantes et mettre en œuvre des mesures approuvées, ainsi que de confirmer la création d’une loi sur le « Grand Âge », prévoyant les ressources nécessaires pour répondre aux défis démographiques et réviser les réglementations défavorables aux Ehpad publics. Au niveau départemental, une augmentation des tarifs d’hébergement est suggérée, alignée sur le taux de croissance fixé pour les Ehpad privés. Face à la situation exceptionnellement dégradée sur le plan budgétaire des Ehpad de France, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place les mesures nécessaires pour pallier les problèmes financiers que rencontrent ces établissements de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5237</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’établissement public de santé mentale de Caen (EPSM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        338. — 8 octobre 2024. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’établissement public de santé mentale de Caen (EPSM). On le sait, le système de santé mentale est à bout de souffle et la situation demeure critique partout dans le pays où il est nécessaire d’investir massivement dans les soins psychiatriques. À Caen, l’EPSM connaît de graves difficultés en raison du manque de postes de professionnels de la santé mentale, des psychiatres en premier lieu. L’engagement dévoué des personnels ne suffit pas à résorber une demande en forte hausse, ces mêmes personnels travaillant dans des conditions difficiles. La rigueur budgétaire, imposée à l’établissement qui a connu la fermeture d’une centaine de lits en 10 ans alors même qu’il couvre une très grande partie du Calvados, est inquiétante. La vétusté de certains services est également problématique. Par ailleurs, le projet de construction du tramway dont le tracé traverse l’EPSM ne fait qu’aggraver la situation. Cette situation devrait conduire au déplacement de bâtiments. Alors même que des unités sont fermées l’été faute de personnels, il l’interroge sur le niveau d’investissement que compte réaliser l’État pour accompagner l’EPSM dans un projet de transformation et de rénovation ambitieux afin que les habitants du Calvados bénéficient d’un système de soins pour la santé mentale de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5237</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’hôpital public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        339. — 8 octobre 2024. — M. Julien Gokel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par l’hôpital maritime de Zuydcoote (59), qui s’inscrivent malheureusement dans une tendance générale touchant de nombreux établissements publics hospitaliers à travers la France. Face à la crise profonde qui frappe l’hôpital public, beaucoup d’établissements sont contraints de mettre en œuvre des plans d’économies, souvent synonymes de suppressions de postes et de politiques salariales qui ne suivent pas le rythme de l’inflation que connaît le pays. Ces mesures impactent directement le pouvoir d’achat des agents hospitaliers, les précarisant, alors même qu’ils avaient été salués par la France entière durant la crise du covid-19. De plus, les dernières réformes des grilles salariales semblent s’être concentrées sur les nouveaux arrivants, laissant de côté les personnels expérimentés, dont l’ancienneté et les compétences ne sont pas suffisamment reconnues. Ce manque de considération pousse de nombreux professionnels aguerris à quitter l’hôpital public, aggravant davantage encore le déficit de personnel dans ces structures essentielles. À ce stade, les déclarations du Premier ministre lors de son déplacement du 7 septembre 2024 à l’hôpital Necker sont inquiétantes et laissent présager de nouvelles coupes budgétaires. Compte tenu des résultats des élections législatives de juillet 2024 et du message de changement politique exprimé par les Français, M. le député interroge M. le ministre sur l’intention le Gouvernement de rompre avec la politique de gestion hospitalière menée depuis 2017. Il plaide pour une approche plus ambitieuse en matière de recrutement dans les hôpitaux publics, de revalorisation des métiers et des salaires, ainsi que d’amélioration des conditions de travail. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 représente une opportunité immédiate pour apporter des réponses aux attentes légitimes du personnel hospitalier. Il soutient l’ensemble des personnels hospitaliers et souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5237</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        340. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des Ehpad, déjà mise en lumière par la sénatrice Maryse Carrère. Les établissements d’Ehpad du département des Hautes-Pyrénées, à l’image de l’ensemble des Ehpad de France, sont en grande difficulté. Si en 2019, les Ehpad français étaient 44 % à finir l’année avec des résultats déficitaires, en 2023, une étude de la FHF (Fédération hospitalière de France) montre que ce chiffre a presque doublé pour atteindre les 85 % d’établissements déficitaires. Cette sonnette d’alarme est tirée par les élus nationaux comme les collectivités locales : le conseil départemental des Hautes-Pyrénées, le 29 mars 2024, a pris une motion dans ce sens. En effet, la réponse engagée par le Gouvernement avec la loi du 8 avril 2024 portant sur les mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie est insuffisante. L’amélioration du financement et la mise en place de fonds d’urgence et de crédits complémentaires sont certes des avancées, mais elles ne prennent pas en compte l’ampleur de l’inflation et de la généralisation des déficits. Si elles permettent d’améliorer les soins, qui bénéficient prioritairement des aides exceptionnelles, pour la FHF, en 2023, l’hébergement et la dépendance restent largement déficitaires dans respectivement 84 % et 86 % des cas. De plus, le reste à charge pour les familles est conséquent, dépassant les 500 euros par mois. Les Françaises et Français ne peuvent subir les retombées d’un financement lacunaire des Ehpad. Ainsi, elle demande l’augmentation des moyens humains, matériels et financiers pour ces établissements garantissant une amélioration des conditions de vie des résidents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5238</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Soutenir financièrement les établissements de santé privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        341. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins concernant la situation alarmante des établissements de santé privés. Alors que l’hospitalisation privée procure des soins à 9 millions de français chaque année, représentant 35 % de l’activité hospitalière du pays, ce secteur fait face à des difficultés financières importantes pour fournir des soins aux français. Les établissements de santé privés occupent une place prédominante dans l’offre de soins aux malades, assurant une mission de service public au côté des hôpitaux publics, notamment pendant la pandémie du covid-19. Dans un contexte financier marqué par l’inflation et la crise du covid, les établissements de santé privés se retrouvent à travailler à perte. Victime de la désertification, l’hôpital public n’est plus en mesure de répondre à la demande de soins d’une population vieillissante, tandis que les établissements de santé privé peinent à assurer leur rôle de relais. Alors qu’ils représentent 18 % des dépenses d’assurance maladie, les hôpitaux privés ont été exclus de certains financements exceptionnels, tel que le Ségur de l’investissement ou la revalorisation des nuits et des week-ends pour les 160 000 employés du secteur privé. Présents sur l’ensemble du territoire national, les cliniques et les hôpitaux privés constituent un acteur majeur du maillage territorial. En effet, 55 millions de français vivent à moins de 30 minutes d’une clinique privée. À l’heure où l’offre de soin se détériore, les établissements de santé privés en situation déficitaire se multiplient, atteignant 40 % en 2023 contre 25 % en 2021. Et la situation risque de s’aggraver ; les prévisions pour 2024 estiment que 60 % des établissements privés seront en déficit. Pourtant le décrochage entre les tarifs du secteur public et privé continue de se creuser. Tandis que les ressources pour l’hôpital public ont augmenté de 4,5 %, avec la nouvelle campagne tarifaire, celles des hôpitaux privés plafonnent à 0,5 %, ne prenant pas en compte l’inflation. Insuffisante, cette faible augmentation ne permet pas de compenser les dépenses écrasantes, obérant les capacités d’investissement et d’innovation des établissements de santé privés. Bien qu’une hausse des recettes de l’hôpital public soit nécessaire, un tel écart avec le secteur privé apparaît totalement injustifié. Par cette discrimination, le Gouvernement nuit à la réponse aux besoins de soins de la population. M. le député demande donc au Gouvernement s’il envisage de réviser les arbitrages de la campagne tarifaire de 2024 afin de mettre un terme à cette inégalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5238</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Valorisation par les établissements publics de santé de leur domaine public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        342. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la possible valorisation, par les établissements publics de santé, de leur domaine public. Depuis la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotées de l’autonomie administrative et financière soumis au contrôle de l’État. Mme la députée s’interroge donc sur leur soumission, dans le code général de la propriété des personnes publiques (CG3P), aux dispositions applicables à l’État et à ses établissements publics (art. L. 2122-5 à L. 2122-19) ou à celles applicables aux établissements publics de santé (art. L. 2122-21 qui ne vise que la possible conclusion de baux emphytéotiques administratifs, mais en renvoyant à des dispositions du code de la santé publique aujourd’hui abrogées). Ainsi et plus concrètement, les établissements publics de santé peuvent-ils en premier lieu passer des baux emphytéotiques administratifs, alors qu’en principe les articles L. 1311-2 et suivants du code général des collectivités territoriales ne leur sont plus applicables et que les articles L. 6148-2 et suivants du code de la santé publique (auxquels renvoie le CG3P) sont aujourd’hui abrogés ? En second lieu, peuvent-ils constituer des droits réels sur leur domaine public ? Dans l’affirmative, les autorisations ou conventions que les établissements publics de santé délivrent ou concluent sur leur domaine public sont-ils même par principe constitutifs de droits réels en application de l’article L. 2122-6 du CG3P ? Elle souhaiterait connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5239</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquence de la fixation d’un âge limite de 43 ans pour une PMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        352. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences des décret et arrêté pris en aval de la loi relative à la bioéthique 2021-2017. Suite à l’adoption de ce texte, un décret n° 2021-1243 du 28 septembre 2021 fixant les conditions d’organisation et de prise en charge des parcours d’assistance médicale à la procréation et un arrêté du 28 septembre 2021 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques d’assistance médicale à la procréation, ont rendu possible la procréation médicalement assisté (PMA) pour toutes les femmes (hétérosexuelles, homosexuelles ou célibataires). Ce texte constitue une avancée fondamentale dans la mesure où le droit à la procréation médicalement assistée a été élargi à absolument toutes les femmes et qu’il n’est plus nécessaire de justifier d’un critère médical d’infertilité pour avoir recours à un traitement médical. Le décret et l’arrêté pris en aval de l’adoption de la loi précisent les conditions d’âge pour bénéficier d’une assistance médicale à la procréation (AMP) ou d’une conservation de ses gamètes sans motif médical. L’AMP peut être réalisée jusqu’à son 45e anniversaire chez la femme et les actes d’AMP sont pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, après accord préalable de la caisse, jusqu’au 43e anniversaire de la mère pour 6 inséminations artificielles et 4 Fiv, au maximum. Toutefois, en dépit des avancées contenues dans ces textes, plusieurs mois après la promulgation de loi sur la bioéthique, la direction générale de la santé (DGS) a annoncé qu’entre le 2 août 2021 et le 15 octobre 2021, 2 487 demandes de premières consultations avaient été enregistrées dans les centres de don en vue d’une PMA avec don de sperme. Parmi ces 2 487 demandes dont 1 171 émanaient de couples de femmes et 1 136 de femmes célibataires, seules un quart d’entre elles, 665 précisément, avaient débouché sur une consultation. La plupart de ces femmes - en attente depuis plusieurs années d’une prise en charge en France - subissent donc encore des délais d’attente très longs qui les incitent, pour celles d’entre elles qui en ont les moyens financiers, à continuer à se rendre dans un pays tiers. Ces délais d’attente très longs, qui peuvent aller de 12 à 20 mois, existaient déjà avant la promulgation de la loi. Toutefois, ils constituent un préjudice pour des femmes qui parfois vont, dans ce délai, atteindre la limite d’âge de 43 ans pour bénéficier d’une PMA remboursée par la sécurité sociale et la limite d’âge de 45 ans pour bénéficier d’une PMA non remboursée. Avant l’adoption de ce nouveau texte de loi, le seuil de prise en charge par la sécurité sociale était également de 43 ans. Cependant, il était toujours possible de bénéficier d’un traitement dans un centre qui acceptait le dossier des patientes après cet âge en fonction du dossier médical des demandeuses et des chances de réussite de leur traitement. Il est désormais interdit de prendre en charge des femmes après 43 ans, quelles que soient leurs chances de réussite. Ces nouvelles dispositions créent donc une pression supplémentaire pour toutes les femmes qui approchent de 43 ans. Ces femmes ont souvent conscience des moindres chances de réussite d’une PMA après un certain âge mais cette pression d’un seuil irrévocable et définitif lié à l’âge peut mettre un point final à un projet parental souhaité depuis longtemps. La sanction est ainsi forte pour certains couples qui ont débuté tardivement un parcours de PMA et qui voient leurs chances s’amoindrir. S’il est possible de procéder à des inséminations jusqu’à l’âge de 45 ans, cette possibilité laisse un sentiment d’inabouti pour les femmes à qui cette méthode n’est pas utile, notamment dans des cas d’infertilité masculine. Il apparaît donc que cette limite ferme et définitive liée à un âge déterminé pousse certaines patientes à grossir encore les rangs de celles qui se rendent à l’étranger pour bénéficier de techniques plus ouvertes en ayant l’impression d’y trouver des réponses. On ne peut que déplorer que ces femmes se sentent contraintes à se rendre à l’étranger pour un projet nécessitant avant tout d’être sécurisé, épaulé et entouré. C’est pourquoi Mme la députée demande à Mme la ministre, sans attendre la prochaine révision de la loi bioéthique, quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer la prise en charge des demandes de PMA de toutes les femmes et notamment améliorer les délais et comment il entend assurer une meilleure prise en charge des femmes qui, souhaitant une PMA, s’approchent de l’âge limite de 43 ans. Et enfin, elle souhaite savoir s’il envisage un report de cet âge limite en fonction de la singularité de chaque cas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5240</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégradation des centres de soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        357. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’état catastrophique des unités de soins palliatifs. Le manque d’unités de soins palliatifs est un problème majeur qui affecte de nombreuses personnes en fin de vie ainsi que leurs proches. Les soins palliatifs sont essentiels pour garantir un accompagnement humain et de qualité en fin de vie, en soulageant la douleur physique, en offrant un soutien émotionnel et en respectant la dignité de chaque individu. Face à ce constat, il est important de rappeler que vingt départements ne sont pas pourvus d’unités de soins palliatifs. Il est primordial de mettre en place des politiques et des programmes de santé publique visant à améliorer l’accès à ces soins, à former davantage de professionnels de santé spécialisés dans ce domaine et à garantir un financement adéquat pour assurer la pérennité de ces services essentiels. Elle souhaite donc connaître quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour remédier au manque criant d’unités de soins palliatifs dans le pays et garantir un accès équitable à des soins de fin de vie de qualité pour tous les citoyens qui en ont besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5240</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Précarité des psychologues de la fonction hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        363. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la faiblesse de la rémunération des 16 000 psychologues de la fonction publique. À ce jour, ils débutent leur activité au sein de la fonction publique hospitalière avec une rémunération de 1 919 euros brut, à l’indice 390, comme les infirmiers à bac+3. À titre d’exemple, en 1995, l’indice de rémunération des psychologues était supérieur de 35 points à celui des IBODE, Puer, IADE et masseurs-kinésithérapeutes (indice 314). Aujourd’hui il est inférieur de 32 points (422) à celui de ces professions et même de 55 points à celui des IADE et sage-femmes. Ces écarts salariaux perdurent ensuite tout au long de leur carrière. La fonction publique hospitalière traverse une crise profonde avec de grandes difficultés de recrutement et de fidélisation des professionnels. La faiblesse du niveau de rémunération qui y est pratiqué participe à cette désaffection pour certaines carrières dans la fonction publique hospitalière. Les psychologues n’échappent pas à ce mouvement. Cette situation a pour effet de dévaloriser une profession qui souffre, ainsi, d’un manque de reconnaissance et de considération. De ce fait, elle a de plus en plus tendance à se détourner de l’hôpital public alors que paradoxalement les besoins sont croissants. À titre d’illustration, une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) parue le 24 août 2023 révélait que près de la moitié des infirmières avait quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière à l’hôpital, en raison des faibles salaires, des conditions d’exercice et des volumes de travail. D’ailleurs, le très faible niveau de connaissance des mouvements, de la répartition et du nombre de psychologues dans la fonction publique hospitalière est à regretter. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il serait opportun d’adopter une politique salariale motivante et encourageante pour redonner du sens à l’activité des psychologues. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures salariales elle envisage de prendre et à quelle échéance, à l’égard des psychologues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5240</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Rémunération des psychologues de la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        364. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la faiblesse de la rémunération des 16 000 psychologues de la fonction publique. À ce jour, ils débutent leur activité au sein de la fonction publique hospitalière avec une rémunération de 1 919 euros brut, à l’indice 390, comme les infirmiers à bac+3. À titre d’exemple, en 1995, l’indice de rémunération des psychologues était supérieur de 35 points à celui des IBODE, Puer, IADE et masseurs-kinésithérapeutes (indice 314). Aujourd’hui il est inférieur de 32 points (422) à celui de ces professions et même de 55 points à celui des IADE et sages-femmes. Ces écarts salariaux perdurent ensuite tout au long de leur carrière. La fonction publique hospitalière traverse une crise profonde avec de grandes difficultés de recrutement et de fidélisation des professionnels. La faiblesse du niveau de rémunération qui y est pratiqué participe à cette désaffection pour certaines carrières dans la fonction publique hospitalière. Les psychologues n’échappent pas à ce mouvement. Cette situation a pour effet de dévaloriser une profession qui souffre, ainsi, d’un manque de reconnaissance et de considération. De ce fait, elle a de plus en plus tendance à se détourner de l’hôpital public alors que, paradoxalement, les besoins sont croissants. À titre d’illustration, une étude de la DREES parue le 24 août 2023 révélait que près de la moitié des infirmières avait quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière à l’hôpital, en raison des faibles salaires, des conditions d’exercice et des volumes de travail. D’ailleurs, le très faible niveau de connaissance des mouvements, de la répartition et du nombre de psychologues dans la fonction publique hospitalière est à regretter. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il serait opportun d’adopter une politique salariale motivante et encourageante pour redonner du sens à l’activité des psychologues. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures salariales elle envisage de prendre et à quelle échéance, à l’égard des psychologues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5241</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des agents des services supports des établissements médico-sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        365. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des agents des services supports des établissements médico-sociaux EPISEAH et ESTHI. Les personnes des services supports du secteur associatif à but non lucratif ont obtenu le complément de traitement indiciaire (CTI) en juillet 2024 avec rétroactivité au 1er janvier 2024. Par conséquent, il ne reste que les 3 000 agents des services supports dépendants de la fonction publique hospitalière au niveau national qui n’ont obtenu ce complément de traitement indiciaire. Ces agents ne comprennent pas cette rupture d’égalité de traitement au sein même de la fonction publique hospitalière. Cette situation est d’autant plus injuste que ces agents font partie des grilles indiciaires les plus basses et exercent, pourtant, des fonctions identiques que leurs collègues bénéficiant du CTI. Aussi, elle lui demande si elle va réparer cette injustice et accorder à ces agents le complément de traitement indiciaire comme tous leurs autres collègues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5241</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des préparateurs en pharmacie hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        366. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des préparateurs en pharmacie hospitalière. Alors que le décret n° 2022-54 du 24 janvier 2022 a prévu une revalorisation de l’indice ainsi qu’un reclassement en catégorie A de l’ensemble de la profession hospitalière, afin de rendre plus attractif ce métier, les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous et le nombre de démissions et de demandes de disponibilités sont particulièrement inquiétants. Aussi, pour pallier ce problème, les hôpitaux ont recours à des intérimaires et des contractuels en CDD ou CDI, dont la plupart ne sont pas détenteurs du diplôme d’État hospitalier. Cela créé une situation d’inégalité de traitement pour les préparateurs en pharmacie hospitalière titulaires, le niveau de rémunération n’étant pas le même. Avec la refonte de la grille indiciaire, des professionnels nouvellement diplômés sont sur des échelons équivalents et même supérieurs, alors même que l’exercice hospitalier demande des qualifications supplémentaires à la formation commune. Les préparateurs en pharmacie hospitalière assurent la continuité des soins, notamment dans la sécurisation et la qualité du circuit des produits de santé au vu des exigences règlementaires en vigueur. M. le député demande donc, afin de pallier ces inégalités, une révision des échelons eu égard à l’ancienneté des préparateurs en pharmacie hospitalière depuis leur titularisation, avec un effet rétroactif depuis l’arrivée dans la fonction publique hospitalière ; une ouverture des discussions autour du pourcentage de préparateur en pharmacie hospitalière pouvant prétendre à la promotion de la classe supérieure et l’officialisation du diplôme d’État de préparateur en pharmacie hospitalière en niveau licence pour reconnaître davantage cette profession. Il souhaite également connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5241</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Congés de longue durée pour les personnes atteintes de mucoviscidose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        372. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les congés de longue maladie et les congés de longue durée. Aujourd’hui, par les dispositions du quatrième alinéa de l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique territoriale, seul le fonctionnaire atteint de tuberculose, de poliomyélite, de maladie mentale, d’affections cancéreuses ou du SIDA peut bénéficier d’un congé de longue durée de 5 ans non renouvelable. L’arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des longues maladies donnant droit à l’octroi de congés de longue maladie dresse, lui, la liste de près de trente pathologies permettant l’octroi de ce congé, d’une durée maximale de 3 ans (un an à plein traitement et 2 ans à demi-traitement) fractionnable par période de trois à six mois avec possibilité de reprise de travail entre ces absences. Toutefois, au regard des textes de 1984, de 1986 et de sa version de 2002, il semble nécessaire de modifier ce texte et de permettre aux malades souffrants des pathologies donnant droit à l’octroi d’un congé de longue maladie de bénéficier d’un congé de longue durée. Il est en effet pour le moins curieux que les textes en vigueur continuent de présenter la tuberculose ou la poliomyélite comme des affections permettant un congé de longue durée dans la mesure où la vaccination a éradiqué presque totalement ces deux maladies. Ainsi la poliomyélite est-elle non seulement éradiquée en France depuis 1995, en Europe depuis 2002 mais désormais dans le monde entier. Quant à la tuberculose, son taux d’incidence en 2021 est de 7,6 cas pour 100 000 habitants et concerne presque exclusivement les personnes sans domicile fixe, les personnes détenues et les personnes nées hors de France. Quant à la « maladie mentale » permettant un congé de longue durée, ce terme n’a guère d’efficience d’un point de vue médical dans la mesure où ce terme, beaucoup trop générique, recouvre une réalité touchant plus d’un quart de la population française qui va de légers troubles comportementaux jusqu’à des troubles graves et invalidants (le DSM IV de 1994, parfois contesté pour son souci d’exhaustivité, recensait tout de même jusqu’à 410 troubles psychiatriques). En revanche, des personnes qui, atteintes d’une affection grave, de longue durée et irréversible, vivant désormais plus longtemps qu’autrefois et qui ont parfois accès à un travail se voient interdites de bénéficier d’un congé de longue durée de cinq ans, quand bien même ce congé serait la solution la mieux adaptée à leur situation pour eux et leur entourage. Ainsi, concrètement, un fonctionnaire territorial atteint d’une sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot ne pourrait pas bénéficier d’un congé de longue durée alors que cette maladie neurodégénérative est irréversible et fatale et que sa durée totale, autrement dit l’intervalle entre l’apparition du premier symptôme et le décès, peut varier de quelques mois à plusieurs années et qu’elle est en moyenne inférieure à quatre ans, avec dans 50 % des cas un décès survenant dans les trois ans suivant la première manifestation clinique. Ainsi également de la mucoviscidose, également irréversible, pour laquelle les malades ne pourraient bénéficier que d’un congé de longue maladie et non d’un congé de longue durée. Les données 2005 du Registre français de la mucoviscidose, qui reposent sur l’étude d’environ 80 % des patients français, indiquaient pourtant pour la période 2003-2005 un âge moyen de décès de 24 ans, une espérance de vie à la naissance de 47 ans et une vie médiane de 46,7 ans. Les données 2015 du Registre français de la mucoviscidose indiquaient, elles, un âge moyen de décès de 34 ans. À ces personnes, on accorderait « généreusement » un congé de longue maladie alors qu’eux seuls, leur entourage et les équipes médicales qui les entourent savent réellement de quel type de congé ils ont besoin et quand ils en ont besoin. C’est pourquoi interpellé par le père d’une jeune femme atteinte de mucoviscidose qui s’est heurtée au refus de l’octroi d’un congé longue durée après une aggravation de ses symptômes et profondément choqué par les choix prévalant à l’octroi des congés de longues maladies en lieu et place de congés de longue durée, il lui demande quand l’arrêté du 14 mars 1986 sera révisé et permettra à des malades souffrant de certaines des trente pathologies répertoriées dans cet arrêté et donnant droit au bénéfice de congés de longue maladie de pouvoir bénéficier de congés de longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5242</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ségur de la santé et non revalorisation pour le personnel des CCAS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        415. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de professionnels du secteur social et médico-social exclus des accords du Ségur de la santé. Le Ségur de la santé a permis à 1,5 million de professionnels des établissements de santé, des Ehpad et des personnels des établissements et services sociaux et médico-sociaux de bénéficier d’une revalorisation de 183 euros net mensuels. Reste qu’aujourd’hui, environ 120 000 professionnels en équivalents temps plein (ETP), administratifs et techniques n’ont pas bénéficié de ces mesures. C’est le cas, notamment, des agents administratifs chargés de l’accueil du public au sein des centres communaux d’action sociale (CCAS) se trouvant pourtant, du fait de leur fonction, en première ligne avec les publics en situation de fragilité et vulnérabilité. C’est le cas également des agents techniques également en proximité avec le public ou des professionnels intervenant au domicile des personnes en difficulté. Ainsi, à Brest, des agents du CCAS en lien avec les services sociaux du département et le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) travaillent à l’accueil du public d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Même s’ils sont considérés comme agents administratifs du CCAS, leur travail nécessite en réalité une implication très forte dans l’accueil et la gestion directe d’un public hébergé majoritairement masculin, présentant des troubles psychiques et des troubles de l’addiction, notamment à l’alcool. Ces hébergés sont d’ailleurs suivis activement par ces mêmes agents au sein de ce type de foyer pour la gestion de leurs pratiques addictives, à commencer par celle liée à l’alcool. Au-delà, l’implication de ces agents dans leur travail va même jusqu’à effectuer un travail de prévention et de gestion des conflits au sein de ces foyers y compris et en cas de besoin, en lien avec les forces de l’ordre. Il ressort du témoignage de ces agents que cette catégorie de personnel œuvrant dans le secteur social et médico-social, considéré comme « agent administratif », se retrouve, de fait, à gérer directement des publics précaires présentant de multiples troubles et des conduites dites à risques. Ces agents s’avèrent ainsi être de véritables acteurs de l’action social de proximité, participant, pour le moins, au maintien souhaitable d’un climat social apaisé. Même s’ils dépendent d’un point de vue salarial des communes et même si l’article 3 du décret n° 2022-728 du 28 avril 2022 offre la possibilité aux centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS-CIAS) visés par l’article L. 123-4 et L. 123-4-1 du code de l’action sociale et des familles de mettre en œuvre cette prime pour les agents qui relèvent des cadres d’emploi visés en annexe du décret et qui exercent à titre principal des fonctions d’accompagnement socio-éducatif, il lui demande si le Gouvernement entend étendre et compenser les revalorisations salariales issues du « Ségur » et de ses suites à l’ensemble des agents des CCAS des communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5243</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>IVG par les mineures - confidentialité des transports médicaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        417. — 8 octobre 2024. — Mme Perrine Goulet interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par les mineures souhaitant recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG), notamment en ce qui concerne la confidentialité dans le cadre des transports médicaux. La loi permet à une mineure de réaliser une IVG dans la plus stricte confidentialité, sans autorisation parentale si elle le souhaite. Toutefois, dans certains départements ruraux comme la Nièvre, l’accès aux établissements de santé pratiquant l’IVG peut nécessiter un transport sur de longues distances, impliquant la prescription d’un bon de transport permettant une prise en charge du déplacement pour se rendre au rendez-vous médical. Or pour bénéficier du remboursement de ce transport, il est nécessaire de fournir la carte vitale et la carte de mutuelle ; des documents où la mineure est ayant droit de ses parents. La prestation apparaît donc sur les relevés de remboursement de la sécurité sociale des parents, compromettant alors la confidentialité à laquelle la jeune fille a droit. Ainsi, elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir aux mineures souhaitant réaliser une IVG la confidentialité de la démarche, y compris pour les frais de transport liés à ces interventions et si des mécanismes de prise en charge « anonymes » peuvent être envisagés pour éviter que ces informations ne soient divulguées à leur entourage familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5243</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des glaucomes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        452. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dépistage du glaucome, première cause de cécité absolue en France. Les glaucomes sont une malade chronique de l’œil du fait de lésions du nerf optique. Dans la majorité des cas, l’hypertonie oculaire est la première étape de l’évolution vers le glaucome. Selon l’Union nationale des aveugles et des déficients visuels (UNADEV), plus d’1 million de personnes en France sont atteintes de cette pathologie, dont plus de la moitié l’ignore. Or un dépistage réalisé en amont permet de prévenir la maladie, ou le cas échéant d’en limiter les risques et les effets. À partir de 40 ans, les risques de développer cette maladie augmentent : il est donc nécessaire de se faire dépister régulièrement. Avec le « bus du glaucome », l’UNADEV propose des consultations ophtalmologiques gratuites afin de dépister le glaucome. Cependant, cela est loin d’être suffisant et encore trop de Français méconnaissent l’importance de se faire dépister régulièrement chez un spécialiste à partir de leurs 40 ans. S’agissant d’un enjeu de santé majeur, elle lui demande si elle compte renforcer les campagnes de prévention sur le sujet en France et mettre en place des dépistages organisés et régulés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5243</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement de nouveaux médicaments pour la maladie d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        453. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’aide à la recherche de nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer. En effet, les maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer touchent 1,3 million de Français, soit 8 % des Français de plus de 65 ans. Cette dernière est la plus fréquente des maladies neuro-dégénératives, avec 225 000 nouveaux cas recensés chaque année. En novembre 2021, la France figurait parmi les derniers pays européens en matière d’accès aux soins pour ces pathologies, alors qu’Alzheimer devrait toucher 1 800 000 personnes d’ici à 2050. Il semble donc que la France ne prenne pas les mesures nécessaires pour faire face à l’importance de cette maladie, au vu de l’absence de la mise en place d’un nouveau plan maladies neurodégénératives après celui achevé en 2019. Ce nouveau plan serait tout à fait à propos dans la recherche de nouvelles solutions pour combattre la maladie. Si l’on ne connaît pas encore de traitement efficace contre cette dernière, plusieurs médicaments pourraient être prochainement mis sur le marché américain. Alors que 30 millions d’euros sont aujourd’hui alloués à la recherche contre Alzheimer en France, il semble essentiel d’allouer plus de moyens afin de développer des solutions durables contre cette pathologie. Aussi, face à la prévalence croissante de la maladie d’Alzheimer dans la société, qui engendre des défis tant humains que socio-économiques significatifs, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour améliorer la recherche, la prévention, le diagnostic précoce, les soins et le soutien aux personnes atteintes de cette maladie ainsi qu’à leurs familles et aidants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5244</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Enjeux médicaux du syndrome de Guillain-Barré
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        454. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les défis liés au syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique rare provoquant une atteinte des nerfs périphériques, souvent associée à des paralysies temporaires et de graves complications. Bien que le traitement précoce améliore considérablement le pronostic, la méconnaissance de cette pathologie par de nombreux professionnels de santé demeure trop fréquente. Un diagnostic tardif, dû à un manque de formation, retarde l’intervention médicale et aggrave l’état des patients. Il souligne également que la rééducation des patients, longue et éprouvante, inclut un aspect psychologique souvent négligé, alors que cette maladie traumatisante laisse des séquelles profondes. Les patients et leurs familles n’ont pas toujours accès à un soutien adéquat face à l’anxiété et à la détresse émotionnelle. Dans ce contexte, il demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour : renforcer la formation des professionnels de santé sur le diagnostic et la prise en charge du syndrome ; améliorer l’accompagnement psychologique des patients, souvent sous-évalué ; assurer que les patients et leurs proches bénéficient de ressources adaptées pendant la phase aiguë de la maladie et la rééducation. Il souhaite connaître les actions prévues pour répondre à ces enjeux médicaux et psychologiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5244</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fibromalgie au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        455. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés que rencontrent les personnes atteintes de fibromyalgie dans le milieu professionnel. Cette maladie chronique se caractérise par des douleurs intenses, une fatigue extrême et des troubles cognitifs, rendant difficile le maintien d’une activité professionnelle stable. Beaucoup de travailleurs souffrant de fibromyalgie sont confrontés à une situation délicate, ne pouvant plus exercer leur emploi de manière optimale et se heurtant à une reconnaissance insuffisante de leur maladie dans les dispositifs d’arrêt de travail. L’un des principaux défis pour ces personnes est de maintenir une activité régulière, en raison des douleurs imprévisibles et persistantes qui peuvent survenir à tout moment. Ces crises douloureuses les empêchent souvent d’accomplir leurs tâches quotidiennes, entraînant un taux élevé d’absentéisme et, dans certains cas, une incapacité partielle ou totale à travailler. La fatigue chronique associée à la fibromyalgie aggrave cette situation, rendant difficile le suivi d’une journée de travail complète, en particulier pour les emplois exigeants physiquement. De plus, le manque de sommeil réparateur, symptôme fréquent, réduit la concentration et l’efficacité des travailleurs atteints. L’impact financier pour ces travailleurs est également significatif. Beaucoup d’entre eux sont contraints de réduire leur temps de travail ou de passer à temps partiel, ce qui entraîne une diminution de leurs revenus. Dans les cas les plus graves, certains sont obligés de quitter définitivement le marché du travail, ce qui conduit à des difficultés économiques. Par ailleurs, les démarches pour obtenir des arrêts de travail ou des compensations financières sont souvent longues et complexes, ajoutant une pression supplémentaire à des individus déjà vulnérables. Il lui demande si des mesures spécifiques sont envisagées pour soutenir ces travailleurs, notamment par l’instauration de congés exceptionnels ou adaptés pour les personnes atteintes de fibromyalgie ; de telles mesures permettraient de mieux concilier leur état de santé avec leurs obligations professionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5244</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        456. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des patients atteints de covid-long. Aujourd’hui, 2,06 millions d’adultes en France souffrent durablement de fatigue, symptômes respiratoires, douleurs, troubles digestifs mais aussi troubles psychologiques du fait de la contraction de ce virus. Face aux conséquences que peuvent avoir de tels symptômes, M. le député demande à Mme la ministre si le covid long pourrait être reconnu comme affection de longue durée (ALD) et inscrit à ce titre à l’article D. 322-1 du code de la sécurité sociale. De surcroît, les décrets permettant d’appliquer la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 visant à la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19 n’ont, à ce jour, pas encore été publiés. Il souhaiterait en connaître les raisons. Enfin, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures visant à promouvoir la recherche scientifique sur les traitements de cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5245</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du glioblastome
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        457. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge du glioblastome en France. Alors que de nouvelles solutions thérapeutiques contribuent à améliorer significativement l’espérance de vie des patients atteints de ce cancer rare, celles-ci restent à ce jour inaccessibles pour les patients français. La Haute autorité de santé a pourtant rendu un avis positif depuis un an, de même que les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne et la Suisse depuis plus de dix ans. Ce retard paraît difficilement explicable, alors que le Gouvernement a fait de la lutte contre le cancer une politique de santé prioritaire. Elle souhaite donc connaître les raisons de cette inaccessibilité ainsi que les mesures envisagées par le Gouvernement en matière de prise en charge du glioblastome.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5245</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Recherche d’un traitement efficace de la sclérose latérale amyotrophique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        458. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recherche d’un traitement efficace de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), appelée également maladie de Charcot. Selon l’ARSLA, l’association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique, la SLA affecte aujourd’hui près de 8 000 patients en France. Toujours selon l’ARSLA, d’ici 2040, le nombre de malades devrait augmenter de 20 %. Malheureusement, les espoirs de survie sont très faibles et l’espérance de vie des patients se situe entre 3 à 5 ans après le diagnostic, compte tenu notamment de l’absence d’un traitement curatif efficace. Actuellement, les patients français souffrant de cette maladie se voient prescrire du riluzole. Il s’agit du seul médicament disposant d’une autorisation de mise sur le marché dans le cadre du traitement de la maladie de Charcot. La Commission de transparence du médicament faisait état en 2005, de deux synthèses sur l’efficacité du Riluzole. Elles concluaient, toutes deux, que le riluzole prolonge la durée de vie ou retarde le recours à la ventilation mécanique assistée chez les patients atteints de SLA. Toutefois, les deux synthèses ne mettent pas en évidence une quelconque action thérapeutique sur les fonctions motrices, respiratoires ou encore musculaires. Toujours selon ces deux synthèses, le médicament n’a pas non plus d’effet bénéfique pour les personnes souffrant d’un stade avancé de la SLA. Le 22 février 2024, l’Agence européenne du médicament annonce une bonne nouvelle : l’approbation d’un nouveau médicament dont le principal effet vise à ralentir le déclin des capacités physiques des personnes atteintes par cette maladie. Il s’agit du Qalsody, qui a bénéficié d’une autorisation anticipée de mise sur le marché aux États-Unis en avril 2023. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les patients et leurs familles qui font face à des difficultés d’approvisionnement et qui désormais pourront avoir accès à un second médicament. Malheureusement, malgré des progrès ces dernières années, la maladie reste toujours très douloureuse et incurable. Ainsi, au vu du nombre de personnes touchées par la SLA, des prévisions d’augmentation d’ici 2040 et de la souffrance qu’ils subissent au quotidien, il devient urgent et nécessaire que le Gouvernement investisse massivement dans la recherche d’un traitement efficace. Il lui demande donc d’agir au niveau européen pour accélérer l’acceptation de mise sur le marché français du Qalsody et si elle compte investir dans la recherche de cette maladie pour tenter de trouver un traitement curatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5245</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prise en charge des malades du Covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        459. — 8 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés et le manque de prise en charge des patients atteintes du covid long. Après la phase aiguë de la maladie, une persistance des symptômes du covid-19 est constatée chez certains patients, après plusieurs mois, voire plusieurs années. Selon Santé publique France, près de 2 millions de Français souffrent aujourd’hui du covid long, soit 4 % de la population adulte, en faisant l’une des maladies chroniques les plus fréquentes en France. Fatigue chronique, troubles de la mémoire et de la concentration, essoufflement, douleurs thoraciques intenses : les symptômes du covid long sont multiples et peuvent se révéler extrêmement invalidants. Confrontés à l’errance diagnostique qui entoure encore cette affection durable, certains malades plongent dans la dépression. Souffrant d’épuisement, nombre d’entre eux sont contraints renoncer à leur vie professionnelle. En 2022, le directeur de l’OMS alertait d’ailleurs sur les effets dévastateurs du covid long « sur la vie et les moyens de subsistance » des malades. Pourtant, les dispositifs de prise en charge des malades peinent à s’adapter à cette maladie multiforme. La loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 prévoyait la mise en place d’une plateforme dédiée à leur recensement et à leur prise en charge. Près de deux ans plus tard, les décrets d’application de cette loi n’ont toujours pas été publiés et la plateforme n’a pas encore vu le jour. Le 6 avril 2023, le ministère de la santé assurait « travailler activement à la déclinaison d’une politique de santé pour les Français souffrant d’un covid long », annonçant que la coordination des travaux autour de cette affection serait confiée à un médecin conseil national à la caisse nationale d’assurance maladie. Néanmoins, rien n’a été mis en place depuis lors, tandis que des services « covid long » ont été fermés et des financements retirés. Par ailleurs, le covid long n’a pas été intégré à la liste des ALD fixée par décret (ALD 30). Les personnes atteintes de cette pathologie sont donc privés de la prise en charge des soins occasionnés pour traiter leurs symptômes. S’il leur est aussi possible d’obtenir une reconnaissance en ALD dite hors liste (dite ALD 31), la procédure est lourde et les conditions pour y pouvoir y prétendre sont très restrictive. Ce défaut de prise en charge par l’État condamne les personnes souffrant de covid long à l’isolement social. Aussi, il souhaiterait connaître le calendrier du Gouvernement concernant les décrets d’application de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 et ses intentions quant à la reconnaissance du covid long et à l’accompagnement des malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5246</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie nationale de lutte contre l’endométriose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        460. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question de l’endométriose. L’endométriose, maladie gynécologique chronique encore trop méconnue aujourd’hui, touche une femme en âge de procréer sur dix et cause d’importantes douleurs et, pour environ 40 % d’entre elles, des problèmes d’infertilité. Les travaux d’élaboration de la stratégie nationale contre l’endométriose lancée par M. le ministre Olivier Véran en mars 2021 ont été une avancée majeure vers une meilleure reconnaissance de cette maladie mais il est aujourd’hui difficile d’en voir des effets concrets. En effet, Mme Chrysoula Zacharopoulou s’est vu confier en mars 2021 une mission d’élaboration d’une stratégie de lutte contre l’endométriose qui a donné lieu à plusieurs propositions pour une stratégie nationale. Celle-ci comprend un programme d’investissements massif sur cinq ans pour renforcer la recherche ou encore une proposition d’accès aux femmes souffrant de cette maladie à des filières territoriales spécifiques dans chaque région. Or plus de deux ans après cette mission, les conclusions de celle-ci peinent à se montrer. Le comité de pilotage mis en place en 2022 par M. Olivier Véran, bien que novateur, ne fait pas état de mesures significatives pour la lutte contre l’endométriose. L’endométriose est un sujet de santé publique majeur sur lequel il nous faut continuer de travailler et ce, de manière plus renforcée. Il est très important pour les femmes touchées par cette maladie, les soignants et tous les acteurs de l’écosystème d’observer des avancées significatives sur le sujet. Les personnes concernées de près ou de loin par la maladie se demandent quel en est le bilan et quelles sont les mesures envisagées suite à ce comité. Ainsi, elle lui demande de porter une attention particulière aux avancées qui seront envisagées lors du prochain comité de pilotage de lutte contre l’endométriose, notamment en établissant une feuille de route précise pour ces prochaines années et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5246</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Syndrome de fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        461. — 8 octobre 2024. — M. Pascal Jenft interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du syndrome de fibromyalgie. Ce dernier provoque des vives douleurs chroniques, dont des douleurs articulaires, une haute sensibilité à la pression et également des troubles du sommeil. Dans les cas les plus extrêmes, les patients sont contraints de se déplacer en fauteuil roulant. Environ 1,2 million de Français sont atteint de Fibromyalgie. Selon la Haute Autorité de santé (HAS), 80 % des patients sont des femmes. Parmi eux, il est estimé que 70 % des patients n’ont pas un traitement adapté. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu la fibromyalgie comme syndrome en 1992 puis comme maladie en 2006. C’est également le cas pour d’autres pays tels que l’Allemagne, le Canada et l’Australie. Bien que la HAS ait participé à une meilleure prise en charge de la douleur via trois plans de luttes nationaux de la douleur entre 1998 et 2010, la majorité des patients n’ont pas un traitement adapté et passent par plusieurs années d’errances médicales. Pour endiguer cette problématique, une des solutions pourrait être de poursuivre les recherches sur la fibromyalgie afin d’en connaître les causes. Mais encore, la reconnaissance de la fibromyalgie en tant que maladie, à l’instar de certains pays dont l’Allemagne, pourrait encourager et améliorer sa prise en charge. Il lui demande si elle compte œuvrer pour la recherche et la reconnaissance en tant que maladie de la fibromyalgie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5247</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Traitement du cancer par radiothérapie en Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        462. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la précarité de l’offre de soins de traitement du cancer par radiothérapie sur le territoire franc-comtois alors que le cancer est l’une des premières causes de mortalité à l’échelon national. Cette situation est le fruit d’un conglomérat de plusieurs facteurs. D’abord, la fragilisation progressive ces 10 dernières années de la démographie médicale dans l’ex-région Franche-Comté avec plusieurs dizaines de départs de radiothérapeutes. Ensuite, une concentration progressive autour de 2 centres névralgiques de l’offre de soins exclusivement publique. En effet, l’ensemble des autres régions françaises sont organisées autour d’une complémentarité entre le privé et le public. D’autre part, les statistiques montrent que le taux d’équipements en accélérateurs du territoire francs-comtois est le plus faible après la Corse. Il s’élève à 0,60 accélérateur pour 100 000 habitants contre 0,79 pour la moyenne nationale. Cette situation oblige les patients haut-saônois atteints de cancer à parcourir de très longues distances pour pouvoir recevoir leurs soins par radiothérapie. Les déplacements entre le domicile et les centres de radiothérapie sont nombreux pour obtenir des résultats. En plus de l’épuisement physique des patients, les coûts occasionnés, qu’ils soient à la charge du patient ou de l’assurance maladie, ont véritablement explosé. L’Observatoire national de la radiothérapie a publié des données qui montrent qu’en 2022, le nombre de patients franc-comtois traités par radiothérapie pour 100 000 habitants est inférieur à environ 23 % à la moyenne nationale. Dans la même foulée, le nombre de séances pour 100 000 habitants est inférieur à 23,5 % à cette même moyenne. Il lui demande donc si elle va prendre toutes les dispositions nécessaires pour remédier à ce déficit d’offre de soins de traitement de cancer par radiothérapie, au besoin en ouvrant la possibilité au secteur privé de s’installer sur le territoire comtois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5247</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmenter les effectifs de gynécologues médicaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        463. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante de la gynécologie médicale. Les représentants du secteur gynécologique font état d’un accroissement des difficultés qu’ils rencontrent pour fournir une offre de soin de qualité, diverse et de proximité. Alors que ces spécialistes assurent le suivi gynécologique des femmes tout au long de leur vie, l’offre de soins est en constante diminution, menaçant la santé des femmes. Il convient de souligner que les gynécologues sont indispensables pour aiguiller les femmes dans leur choix de contraception, pour prévenir des infections sexuellement transmissibles et pouvoir diagnostiquer et traiter des maladies, telles que l’endométriose, le dépistage et le suivi d’un cancer ou encore accompagner les femmes dans la ménopause. Ces spécialistes sont aussi un grand soutien pour les femmes qui ont recours à l’IVG. Or, depuis plusieurs années, les difficultés d’accès aux soins dans les territoires s’aggravent. Les femmes, davantage confrontées à des difficultés de mobilité, souffrent de ce manque d’accès aux soins et se retrouvent parfois obligées de délaisser leur santé. Le nombre de départs à la retraite largement supérieur aux entrées en formation et au nombre de postes d’internes créés depuis 2003 ne fait qu’aggraver cette situation. Avec une perte de 52,5 % des effectifs entre 2007 et 2020, la France n’a plus les moyens de répondre aux besoins des patientes. Cette situation ne fait que s’empirer. Au 1er janvier 2021, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comptabilisait seulement 895 gynécologues médicaux sur le territoire national contre 1945 en 2007. Pire encore, 13 départements étaient dépourvus de spécialistes. Au 1er janvier 2021, la moyenne française de médecins qualifiés en gynécologie médicale en activité était de 3,51 médecins pour 100 000 femmes en âge de consulter. Le Gouvernement doit prendre urgemment des mesures pour combler l’insuffisance d’offre de soins, entraînant des inégalités entre les départements. Il lui demande donc les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour combler cette pénurie, notamment par la création de postes d’internes dédiés à la formation professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5247</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Bien être physique et mental des étudiants en médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        464. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet préoccupant du bien-être physique et mental des étudiants en médecine. Alors que les études de médecine sont parmi les plus sélectives et les plus longues, le taux de suicide de ces étudiants est trois fois supérieur à celui du reste de la population de leur âge. En outre, la réforme de 2022 a accentué les difficultés auxquelles les étudiants sont confrontés : la modification du cursus et des épreuves, en prévoyant un examen au mois d’octobre a poussé les étudiants à faire le choix d’un redoublement de leur sixième année, le durcissement des exigences requises afin d’exercer en temps qu’interne (moyenne nécessaire de 14/20) et les procédures d’appariement ne tenant pas compte du rapprochement de conjoints ou de responsabilités familiales sont autant de facteurs supplémentaires de nature à créer une pression sur leur bien-être physique et moral. En outre, la pression financière très forte résultant du montant horaire de gratification de stage particulièrement faible avec des amplitudes horaires très importantes des gardes accentue les risques psychiques. Elle souhaiterait donc connaître les réponses qu’elle entend apporter à cette situation inquiétante et les mesures préconisées pour renforcer le système de santé publique et soutenir les étudiants en médecine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5248</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mesures pour lutter contre la pénurie de pédiatre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        465. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de pédiatres dans le pays. Les enfants vont mal ! Ce constat vaut aussi bien aussi bien pour les nouveau-nés que pour les adolescents. Depuis 2012, le taux de mortalité infantile augmente en France de 0,04 morts pour 1000 naissances par an. En 2021, 2700 enfants de moins d’un an ont perdu la vie dans le pays dont 1200 décès périnataux considérés comme évitables. Avec 3,8 morts pour 1 000 naissances, la France se situe à la 26e place sur le plan européen, très loin derrière la Suède, la Finlande, la Norvège (2,1) ou l’Italie (2,4). On constate aussi une hausse de 4 % du diabète insulinodépendant chez l’enfant, une augmentation des troubles du neurodéveloppement, sans oublier un mal-être grandissant qui se traduit par une hausse des idées suicidaires et du nombre de passage à l’acte. Tous les voyants sont au rouge. Mme la députée s’en inquiète d’autant plus que le contexte actuel est très anxiogène et que l’espace de vie de l’enfant se dégrade fortement à cause du réchauffement climatique, de la violence entre jeunes, du harcèlement scolaire, de la baisse de l’activité physique, des addictions aux réseaux sociaux, aux écrans… Mme la députée souhaite alerter Mme la ministre de ce qui constitue à ses yeux un problème majeur de santé publique. Elle l’interroge pour savoir si les réponses publiques apportées pour venir en aide, accompagner ces jeunes sont à la hauteur des enjeux. Elle s’inquiète notamment de la pénurie de pédiatres dans le pays, qui ont un rôle central dans le suivi et le développement des jeunes. Avec 8 500 médecins-pédiatres, la France ne se situe qu’au 22e rang sur les 31 pays de l’OCDE. Une situation qui ne devait pas s’améliorer puisque de nombreux pédiatres vont prochainement partir en retraite et ne seront qu’en partie remplacés. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre pour remédier à cette situation ; il y a urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5248</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de gynécologues médicaux, agir vite pour préserver la santé des femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        466. — 8 octobre 2024. — M. Stéphane Peu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la crise que traverse la gynécologie médicale en France. M. le député s’inquiète, en effet, du devenir de la profession de gynécologue médical qui, suite à une formation spécifique, joue un rôle essentiel dans la vie et la santé des femmes. Tout aussi essentielle qu’elle soit, cette profession perd pourtant chaque année des praticiens. Une pénurie qui contraint de fait de très nombreuses femmes à reporter ou à renoncer à leur suivi médical, avec les risques que cela comporte sur leur santé. Cette désaffection de la profession est sans nul doute le résultat de décisions prises il y a plus de 30 ans et que les gouvernements qui se sont succédés depuis ont tardé à corriger. Ainsi, entre 1987 et 2003, la France n’a plus formé de gynécologues médicaux et le rétablissement de la formation il y a une quinzaine d’années ne comble pas les départs à la retraite. La récente constitutionnalisation de l’IVG appelle des mesures fortes de l’État afin de garantir ce droit. Pour l’heure, sur le terrain les moyens font défaut. En 15 ans, près de 130 centres d’IVG ont fermé en France, les praticiens en ville comme à l’hôpital sont en sous-effectif, les services dédiés dans les hôpitaux sont surchargés. Dans ce contexte, les gynécologues médicaux apparaissent comme des professionnels indispensables dans la mise en œuvre de ce droit constitutionnel. M. le député est donc convaincu qu’un effort sans précédent est nécessaire pour permettre à plus d’étudiants de bénéficier de cette formation. Il lui demande donc si elle envisage de prendre des mesures visant à augmenter sensiblement le nombre de places dans cette formation spécifique permettant de renforcer cette profession médicale et combler les départs en retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5249</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Principe de territorialité appliqué aux téléconsultations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        467. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Juvin appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absurdité du principe de territorialité appliqué aux téléconsultations. Cette question écrite est redéposée suite à la dissolution de l’Assemblée nationale (QE15664). L’arrêté du 22 septembre 2021 a approuvé l’avenant n° 9 à la convention médicale. Pour les téléconsultations, cet avenant rétablit le principe de territorialité. Si le patient ne consulte pas son médecin traitant, il est tenu de consulter un médecin du territoire (en téléconsultation). Cependant, les Français peuvent être amenés à évoluer géographiquement dans leur vie (télétravail, mobilité européenne, mobilité étudiante, etc.). La notion de territorialité peut empêcher à certains patients d’être suivis par les professionnels de santé d’un même bassin géographique tout au long de leur vie. De plus, la qualité des soins par téléconsultation ne semble pas être en rapport avec la distance entre le patient et le médecin. Dans ce contexte, il l’interroge sur la pertinence de maintenir le critère de territorialité pour les téléconsultations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5249</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Simplification des procédures de reconnaissance mutuelle pour médecins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        468. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les adaptations à opérer en matière d’autorisation d’exercice sur le territoire national pour les médecins étrangers en général et communautaires en particulier. Alors que le numerus clausus a été supprimé en 2019, avec effectivité en 2022, les capacités de formation des universités ne permettent pas encore de former le nombre de médecins requis pour répondre aux besoins estimés sur l’ensemble du territoire. L’autorisation d’exercice de médecins étrangers, à la suite de la reconnaissance de validité de leurs titres, est une mesure permettant de répondre à ce besoin de praticiens. Elle reste cependant soumise à une stricte procédure d’équivalence ou sous quotas particulièrement restrictifs. Les normes encadrant l’autorisation d’exercice des praticiens européens, ou dotés de titres européens, sont en effet fondées sur un contrôle administratif plus strict que l’esprit des normes et de la jurisprudence européenne. Dans ce cadre, un arrêt du Conseil d’État (CE, 6 avril 2022, n° 436218) s’est à nouveau prononcé sur la non-conformité, au regard des conventions internationales, de l’interprétation quant à l’autorisation d’accès à la procédure de reconnaissance par les instances administratives françaises. Cet arrêt vient contraindre l’autorité administrative à se livrer à une appréciation concrète de l’ensemble des diplômes, certificats, titres ainsi que de l’expérience pertinente du demandeur, alors que l’administration se limite à déclarer la demande irrecevable, sans analyse de fond, au seul motif que le demandeur ne pouvait pas exercer dans son pays membre d’origine. Pourtant, un autre sujet parallèle reste à ce jour sans solution simple en vue de permettre l’exercice, en France, de praticiens aptes à exercer dans d’autres États membres. En effet, aux termes d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 8 juillet 2021 (C166/20), l’objet essentiel de la reconnaissance mutuelle est de permettre au titulaire d’une qualification professionnelle lui ouvrant l’accès à une profession réglementée dans son État membre d’origine, d’accéder, dans l’État membre d’accueil, à la même profession que celle pour laquelle il est qualifié dans l’État membre d’origine et de l’y exercer dans les mêmes conditions que les nationaux. Or ,à la lecture du II de l’article L. 4111-2 du code de la santé publique, qui régit en France les autorisations d’exercice, un praticien spécialiste ne saurait être admis à la procédure d’autorisation que si, cumulativement, celui-là disposait d’un titre de base et de spécialiste reconnus par les États membres ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen. En outre, l’intéressé doit justifier d’avoir exercé la profession, le cas échéant dans sa spécialité, pendant au moins trois ans dans l’État membre ou partie à l’accord. Il s’en suit donc deux critères restrictifs complémentaires empêchant l’accès à l’analyse de leur dossier à de nombreux praticiens compétents. Considérant les besoins français en médecins spécialistes et l’interprétation nationale des normes européennes, il lui demande s’il compte faire modifier l’article L. 4111-2 du code de la santé publique ou simplifier par d’autres voies les procédures d’autorisation en faveur d’une plus grande liberté d’exercice des demandeurs étrangers et communautaires en particulier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5249</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Manque de médecins pour constater les décès à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        477. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés générées par le manque de médecins pour constater les décès à domicile. Dans le cas où une personne décède à son domicile, un ou une médecin doit normalement se déplacer pour constater le décès et établir le certificat correspondant. Cette étape est obligatoire avant tout déplacement du corps. Or aujourd’hui, de nombreuses collectivités sont confrontées à un manque de médecins disponibles pour effectuer cette procédure. La situation est particulièrement tendue dans les zones de déserts médicaux comme certains bassins de vie dans la Manche, mais elle concerne également des zones mieux dotées. La conséquence est que certains corps restent « en l’état » pendant plusieurs jours dans le logement de la personne décédée, sans que l’on puisse les transporter. C’est une situation bien douloureuse pour les familles et source de beaucoup d’incompréhension. Conscient de cette situation, l’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a introduit une expérimentation pour « autoriser les infirmières et les infirmiers à signer les certificats de décès ». Cette expérimentation - limitée à quelques régions - est la bienvenue dans les territoires concernés. Néanmoins, d’autres régions souhaiteraient intégrer cette expérimentation le plus rapidement possible. Aussi, il voudrait savoir si le Gouvernent compte élargir cette expérimentation à d’autres territoires et si les premiers résultats sur les régions déjà concernées sont encourageants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5250</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Profession de thanatopracteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        478. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la profession de thanatopracteur. Tout d’abord pour obtenir le diplôme national, une formation théorique de 190 heures est indispensable pour se présenter au concours avec le numerus clausus qui n’a pas été réévalué depuis de nombreuses années. La pratique, quant à elle, passe au second plan, puisqu’elle est étudiée après le concours alors qu’elle requiert des qualités humaines préalables : habileté, réactivité, sang-froid, endurance physique, courage, professionnalisme et naturellement empathie. De plus, il semble que la thanatopraxie devienne, non plus un art au service des défunts et de leurs familles, mais dans bien des cas uniquement un alibi pour une ligne de facturation. Les pressions économiques et commerciales exercées parfois sur les thanatopracteurs se traduisent par des comportements inacceptables envers les défunts. Ces pressions mettent également dans la souffrance un grand nombre d’entre eux qui, pour la majorité, conservent des valeurs qu’ils voient mises à mal. Il lui demande si la création d’un ordre professionnel avec un code de déontologie est envisageable dans le but de remettre l’éthique au centre de l’activité et d’assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession des thanatopracteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5250</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réunion du CCSEN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        498. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prochaine réunion de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires. En effet, cette commission a été mise en place par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 dite « loi Morin ». L’article 7 de ladite loi prévoit que le Gouvernement réunit au moins deux fois par an la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires. Le même article prévoit que la commission a pour objet de suivre l’application de la « loi Morin » et de suivre les modifications éventuelles de la liste des maladies radio-induites. Dans sa déclaration à l’Assemblée nationale le 19 janvier 2024, Mme Catherine Vautrin, alors ministre du travail, de la santé et des solidarités a pris l’engagement de réunir la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires dans le courant du premier trimestre 2024. Force est de constater que la commission n’a pas été réunie pendant la période prévue. Elle lui demande donc de lui indiquer la date à laquelle la prochaine réunion sera fixée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5250</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des kinésithérapeutes en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        499. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’engorgement administratif des demandes de professionnels de santé et de rééducation motrice dans le cadre de leur mutation professionnelle dans les départements et régions d’outre-mer. La majorité des difficultés rencontrées se concentre autour de la tardiveté des délais d’obtention des documents nécessaires à ces mutations professionnelles. Ainsi, l’absence de la carte professionnelle de santé pendant plusieurs mois ainsi que la non-mise à jour et l’inexactitude de leur couverture sociale mènent à des situations instables dont la première conséquence est la non rémunération. Les professionnels de santé ont soumis des propositions pour pallier ces préoccupations. Elles consistent d’une part en la création de plateformes d’informations, de guides sur les démarches administratives à suivre afin de faciliter la poursuite de ces dernières. D’autre part, la mise en place de rendez-vous présentiels entre les demandeurs et l’administration concernée est requise. Ce processus permettra là aussi de diminuer le délai d’attente et donc de désobstruer la situation instable des professionnels de santé, ainsi que de permettre un meilleur accès aux soins moteurs dans les départements et régions d’outre-mer. Ces territoires souffrent, il faut le rappeler, d’un manque de professionnels de la santé (37,7 % de vacance des postes de praticiens hospitaliers en outre-mer contre 27 % en métropole). Il lui demande si ces propositions sont envisageables en pratique et si non, quels autres mécanismes le seraient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5251</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Grand âge et prise en charge par les collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        506. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’urgence de répondre à la question du grand âge en France. Le vieillissement de la population est un phénomène mondial auquel la France n’échappe pas. D’après les données les plus récentes, la part des personnes âgées de 65 ans et plus représente une proportion croissante de la population totale. En France, cette catégorie de la population devrait passer de 20 % en 2020 à environ 30 % d’ici 2050, un chiffre qui traduit une véritable mutation démographique. Ce vieillissement, qui s’accélère, soulève des enjeux sociaux, économiques et sanitaires majeurs. Alors que cette évolution devrait être au cœur des préoccupations nationales, force est de constater que la question du grand âge est encore insuffisamment prise en charge. En effet, en 2024, le budget de la branche autonomie de la sécurité sociale, qui finance l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, s’élevait à 40,64 milliards d’euros pour 2024, soit 6,25 % du budget total de la sécurité sociale. Une partie de ce budget était dédiée à l’accompagnement des personnes âgées, dont 3,11 milliards d’euros pour les allocations personnalisées d’autonomie (APA), soit un chiffre largement insuffisant au regard des besoins croissants et du défi que représente le vieillissement de la population. Face à cette situation, il apparaît donc urgent de mettre en place un plan « Grand âge » clair et ambitieux pour répondre dignement à l’accompagnement des personnes âgées. Quelles mesures concrètes Mme la ministre compte-t-elle prendre pour traiter cette question de manière globale et durable ? Comment Mme la ministre envisage-t-elle de réformer le financement et la prise en charge de la dépendance et de l’hébergement afin de garantir une meilleure prise en charge des personnes âgées tout en soulageant les aidants ? La problématique du grand âge mérite une attention nationale et un engagement fort, non seulement pour répondre aux besoins actuels, mais aussi pour anticiper les défis à venir. Quelle méthode de travail Mme la ministre envisage-t-elle, notamment avec les conseils départementaux, les agences régionales de santé (ARS) et les fédérations nationales dans ce domaine ? Enfin, le reste à charge des allocations individuelles de solidarité (AIS) est aujourd’hui insupportable pour les conseils départementaux ; la part de compensation de l’État s’élevant à 40 % seulement. Face à ce fardeau financier pour les départements, elle lui demande quelles parts supplémentaires elle est prête à apporter à la strate départementale pour la péréquation verticale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5251</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance du handicap cognitif des personnes atteintes d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        530. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de reconnaissance plein et entier du handicap cognitif des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée (MAMA), quel que soit leur âge. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées introduit la notion de handicap quel que soit son origine, dont l’altération des fonctions cognitives : « Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un poly handicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Ainsi, la loi met en exergue l’existence de troubles des fonctions cognitives à côté des fonctions mentales et psychiques. De ce fait est reconnue légalement l’existence des conséquences de ces troubles des fonctions cognitives en matière de handicap. Aujourd’hui, en France, lorsque le diagnostic d’une MAMA est posé avant l’âge de 60 ans, les personnes malades sont reconnues adultes handicapés, sans que leurs besoins spécifiques ne soient pour autant totalement appréhendés, du fait d’un handicap considéré comme « invisible ». Lorsque le diagnostic intervient après 60 ans, la personne malade est reconnue personne âgée dépendante et se retrouve lourdement impactée par l’approche catégorielle persistante du système de santé et d’accompagnement. Les personnes atteintes de la MAMA, en fonction de leur âge, ne sont donc pas reconnues comme étant en situation de handicap et cela a de lourdes conséquences sur leur quotidien et leur possibilité d’accéder aux droits dont elles devraient pouvoir bénéficier. Un système à double vitesse, caractérisé par une barrière de l’âge encore à l’œuvre au sein du système de compensation de la perte d’autonomie, qui n’a plus de sens aujourd’hui. Car appréhender la MAMA comme des handicaps cognitifs évolutifs et les personnes malades comme des personnes en situation de handicap cognitif pourrait permettre une plus grande adaptation des réponses qui leur sont apportées quotidiennement. Dans un contexte de chronicité des maladies neurodégénératives du fait de leur incurabilité, le paradigme du handicap permet d’insister sur les compensations et les aménagements de l’environnement (compréhension, acceptation, inclusion) dont les personnes en difficulté cognitive devraient pouvoir bénéficier, afin de maintenir leur qualité de vie et de pouvoir avoir accès aux mêmes droits que les personnes qui ne rencontrent pas ces difficultés. Enfin, la majorité des personnes malades ont plus de 60 ans (on estime que sur plus de 1,2 million de personnes malades aujourd’hui en France, environ 55 000 ont moins de 65 ans) et tombent directement dans le champ de la dépendance et leur handicap quotidien n’est absolument pas reconnu. La barrière élevée entre personnes handicapées et personnes âgées dépendantes est donc à l’origine de traitements discriminatoires et inégaux dans les dispositifs de compensation pour ces deux populations. Il existe en effet des différences en matière de conditions d’attribution des prestations, de couverture et de financement des plans personnalisés, la prestation de compensation du handicap (PCH), attribuée aux personnes handicapées, étant souvent plus avantageuse que l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA), attribuée aux personnes âgées dépendantes. Il existe en outre un système de tarification différent pour les établissements d’hébergement des deux populations. Les personnes atteintes de MAMA ont accès à ces aides : APA pour les plus de 60 ans (elles sont reconnues comme personnes âgées dépendantes) et PCH pour les moins de 60 ans (elles sont reconnues adultes handicapés). L’enjeu est que, grâce à la reconnaissance plein et entière du handicap cognitif des personnes atteintes de MAMA, quel que soit leur âge, toutes les personnes diagnostiquées puissent être reconnues comme adultes handicapés avec une compensation, un accompagnement et une garantie d’accessibilité en fonction de leurs besoins et des droits qui sont les leurs. La différence entre ces deux prestations, en matière de dépenses, est-elle à l’origine du frein actuel à la reconnaissance du handicap cognitif de toutes les personnes malades ? Une évolution dans ce domaine apparaît pourtant nécessaire et urgente, pour que les personnes atteintes de ces pathologies neuro-évolutives aient enfin accès aux droits qui sont les leurs, quel que soit leur âge et à une reconnaissance pleine et entière des situations de handicap vécues au quotidien. Elle lui demande donc quelles sont les solutions qu’il compte mettre en place pour faire évoluer cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5252</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement intégral des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        533. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement intégral des fauteuils roulants. Promis par le Président de la République, ce remboursement n’est toujours pas effectif. Interpellé par certains administrés, il souhaite savoir les critères envisagés concernant le remboursement des fauteuils roulants notamment sur l’éventualité que ce remboursement intégral ne concerne qu’un nombre restreint de fauteuils.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5252</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux traitements contre les myélomes multiples
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        538. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des malades atteints de myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse qui altère profondément la qualité de vie, avec de très fréquentes fractures osseuses, principalement vertébrales, extrêmement douloureuses et invalidantes. Cette maladie souvent fatale concerne 30 000 personnes en France selon les estimations, dont 5 000 nouveaux cas chaque année. Depuis 2018, l’Agence européenne des médicaments a délivré des avis favorables pour plusieurs nouveaux médicaments innovants de la catégorie des cellules CAR-T et des bispécifiques dans l’optique de leur mise sur le marché en Europe. L’arrivée de cette médecine innovante a fait naître l’espoir d’un accès au traitement pour les patients européens atteints de myélome multiple et autres maladies leucémiques. Mais en France, la Haute Autorité de santé (HAS) en charge de l’évaluation des médicaments innovants tarde à accorder des autorisations de mise sur le marché français à ces nouveaux traitements. Malgré le nombre limité de patients en échec thérapeutique, la logique économique prime sur la santé et l’intérêt des patients ; l’évaluation des médicaments est faite sur un critère d’amélioration du service médical rendu (ASMR) qui est systématiquement évalué au niveau 5 lorsqu’il est impossible de comparer avec pertinence le nouveau traitement à un ancien traitement ayant fonctionné (ce qui est le cas pour des malades ayant épuisé tous les autres traitements et donc la maladie continue de progresser). Cette décision est incompréhensible alors que d’autres pays européens disposent de ces médicaments et ont été plus performants dans les délais d’évaluation. Cette inertie de la HAS et cette inadéquation de la réglementation en matière de traitement du myélome multiple empêchent le remboursement des nouveaux médicaments et leur utilisation par les centres et condamnent des Français. Il est crucial de revoir les approches méthodologiques en vigueur à la HAS pour l’évaluation des traitements, celles-ci étant inadaptées aux nouvelles classes de médicaments issus de la biotechnologie. En conséquence, elle lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour que les traitements contre le myélome multiple deviennent accessibles au plus grand nombre et pour que les procédures évaluatives de la HAS s’adaptent à un nouveau paradigme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5253</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement de la substitution des médicaments biologiques par des médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        539. — 8 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le développement de la substitution des médicaments biologiques par des médicaments biosimilaires qui sont eux aussi produits à partir d’une cellule, d’un organisme vivant ou un dérivé de ceux-ci. Leur efficacité et leurs effets indésirables sont équivalents mais coûtent beaucoup moins chers car le brevet du médicament biologique est tombé dans le domaine public. Des études d’évaluation économiques montrent que la substitution des médicaments biologiques de référence par ces médicaments à l’initiative des pharmaciens d’officine générait des économies importantes de l’ordre de près de six (5,7) à sept (6,7) milliards d’euros d’ici 2030, le montant des économies dépendant des conditions de commercialisation et de la possibilité de substitution donnée aux pharmaciens. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a élargi le droit de substitution mais, en l’état, seules deux classes thérapeutiques sont concernées. Parallèlement la clause de sauvegarde qui consiste dans le versement d’une contribution à l’assurance maladie par les industriels de santé lorsque leur chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) réalisé en France au titre des spécialités remboursables a crû plus vite qu’un taux de progression défini par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) inclut dans son périmètre les médicaments génériques et biosimilaires depuis 2019. Une part des économies générées pourrait aller aux pharmacies d’officine, celles-ci ayant un rôle en matière de bon usage et de sécurité des dits médicaments. Cette hypothèse gagnante pour les pouvoirs publics et gagnante pour le réseau des officines mérite la plus grande attention des pouvoirs publics. Elle suppose aussi des mesures prises en concertation avec les pharmaciens. Elle lui demande donc si le droit de substitution des médicaments biologiques par des médicaments biosimilaires va être élargi à de nouvelles classes thérapeutiques et si parallèlement une révision de la clause de sauvegarde concernant ces médicaments est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5253</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Effets néfastes du Lariam
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        540. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le maintien de l’autorisation de mise sur le marché du médicament Lariam. Ce médicament fabriqué par le laboratoire Roche et commercialisé en France depuis 30 ans, est le principal traitement préventif du paludisme proposé en France pour les personnes se déplaçant dans des pays à risque. Ayant pour principe actif la méfloquine, de nombreuses témoignages documentent que la prise de ce médicament peut provoquer de graves effets secondaires sur les patients, entraînant notamment des troubles du rythme cardiaque, de la confusion mentale, des pertes de mémoire, des hallucinations, de la psychose et des idées noires pouvant conduire au suicide. Ces effets néfastes se sont fait connaître auprès du grand public lorsque le chanteur Stromae s’est dit victime de troubles neuropsychiatriques sévères suite à la prise de ce médicament. Une action de groupe pour faire interdire le Lariam avait alors été envisagée en 2017 par l’association nationale de défense des intérêts des victimes d’accidents des médicaments (AAAVAM), qui avait alors rassemblé plus d’une centaine de témoignages dénonçant de lourds effets secondaires, mais a été abandonné faute de moyens financiers. Six années plus tard, le Lariam reste autorisé sur le marché malgré une balance bénéfice-risque largement remise en cause. Si l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) surveille de très près ce médicament et si une meilleure information sur les effets secondaires est aujourd’hui délivrée aux patients comme aux professionnels de santé, il est permis de se questionner sur le bien-fondé du maintien d’un tel médicament sur le marché, sachant qu’une trentaine de pays l’ont déjà interdit et que l’armée française proscrit la délivrance de méfloquine à ses soldats partant sur les théâtres d’opérations extérieures. Aussi, il lui demande si elle compte solliciter un nouvel avis sur l’innocuité du Lariam auprès de l’ANSM et à quelles conditions elle estime justifié son maintien sur le marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5254</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gaspillage des médicaments lié aux dates de péremption
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        541. — 8 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le gaspillage de médicaments lié aux dates de péremption et leurs conséquences économiques, environnementales et sanitaires. Des études récentes ont montré que la majorité des médicaments, notamment ceux à base de paracétamol et d’ibuprofène, conservent leur efficacité bien au-delà de la date de péremption indiquée sur leurs boîtes. Par exemple, des médicaments censés être périmés depuis plus de 30 ans ont été analysés et se sont révélés encore efficaces, avec une quantité suffisante de substance active pour répondre aux besoins thérapeutiques, comme l’a démontré une étude publiée en septembre 2024 par l’association UFC-Que choisir. Cette situation pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, jeter des médicaments encore valides représente un gaspillage économique pour les patients, le système hospitalier et l’assurance maladie. Les médicaments prescrits ou achetés en automédication sont renouvelés de manière prématurée, entraînant des coûts supplémentaires. En outre, l’élimination de ces médicaments crée des déchets qui contribuent à une pollution inutile. D’un point de vue sanitaire, le fait de détruire des médicaments encore utilisables participe à augmenter artificiellement la demande, exacerbant les pénuries ou les tensions d’approvisionnement, particulièrement pour les traitements essentiels comme le paracétamol. Le cadre réglementaire actuel concernant la durée de validité des médicaments semble particulièrement strict en France, en comparaison avec d’autres pays, notamment les États-Unis d’Amérique, qui adoptent une approche plus souple. En effet, la durée de conservation des médicaments est souvent limitée à trois ans et ce, malgré des preuves scientifiques qui pourraient justifier un allongement de cette période. Cela pose la question de la pertinence des critères utilisés pour fixer les dates de péremption et la nécessité d’une révision de ces règles. Dans ce contexte, M. le député souhaite interroger Mme la ministre sur les mesures que le Gouvernement envisage pour réévaluer les règles relatives aux dates de péremption des médicaments. Il souhaiterait notamment savoir si le lancement d’une étude, conduite par l’Agence nationale de sécurité du médicament, était prévu dans les prochains mois afin de rendre compte précisément des éventuels risques sanitaires liés à la consommation de médicaments périmés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5254</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Intervention de professionnels de santé au sein des pharmacies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        542. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’interdiction faite aux pharmaciens de mettre à disposition une partie de leur officine à des personnes extérieures et les limites de cette mesure. Les pharmacies sont souvent les premiers interlocuteurs vers lesquels se tourner afin d’obtenir un conseil médical. En effet, elles assurent actuellement un maillage territorial efficient partout en France et constituent, à ce titre, des relais privilégiés pour l’accès aux soins, en particulier dans les territoires concernés par la désertification médicale. La prévention et la sensibilisation, notamment afin d’encourager les dépistages, font partie intégrante de la politique de santé du Gouvernement pour préserver l’état de santé des Français et prévenir les maladies graves. À cet égard, la présence ponctuelle de professionnels de santé au sein des officines apparaîtrait comme pertinente. Cependant, à ce jour, le code de la santé (selon l’article R. 4235-67) interdit aux pharmaciens d’ouvrir les portes de leur officine à d’autres professionnels de santé, empêchant ainsi la possibilité d’intervention de personnels soignants auprès des habitants. Dans un contexte de pénurie de médecins, le renforcement de la prévention face aux maladies graves au sein des officines apparaît comme un levier d’action pertinent. En cohérence avec le renforcement des compétences des pharmaciens, à l’œuvre depuis maintenant plusieurs années et en veillant à maintenir les précautions nécessaires, notamment en ce qui concerne l’interdiction d’un quelconque aspect commercial ou publicitaire à ces interventions, il lui demande donc si elle envisage des assouplissements concernant cette interdiction, afin de permettre une meilleure sensibilisation des Français aux problématiques de santé publique au sein des pharmacies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5254</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pharmacies d’officine - le cri d’alerte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        543. — 8 octobre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les problématiques rencontrées par les pharmacies d’officine, dont la situation financière se détériore d’année en année. Au cours de la dernière décennie, environ 4 000 officines ont dû fermer leurs portes, réduisant considérablement le nombre de pharmacies en activité sur le territoire. La pénurie de médicaments, conjuguée à la diminution du nombre de professionnels de santé disponibles, contribue à la disparition de ces établissements indispensables pour les Français. Cela est d’autant plus préoccupant que les pharmacies traversent une période économiquement difficile, marquée par des négociations conventionnelles avec l’assurance maladie au point mort, une augmentation des charges et une baisse des prix des médicaments. Cette situation alarmante rend impératif le recours à des mesures efficaces et urgentes pour remédier à ces difficultés croissantes. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les actions envisagées par le Gouvernement pour apporter un soutien concret aux pharmacies d’officine. Elle lui demande également si des initiatives spécifiques seront mises en œuvre pour lutter contre la pénurie de médicaments, afin de garantir un approvisionnement suffisant et stable et de soutenir ainsi le rôle crucial des pharmacies dans le système de santé français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5255</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du troisième cycle des études de pharmacie et indemnités de stage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        544. — 8 octobre 2024. — Mme Annie Vidal attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de rémunération des stages des étudiants en pharmacie dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études de pharmacie (R3C). La réforme du R3C, en discussion depuis 2016, vise à moderniser et structurer la phase finale des études de pharmacie en introduisant des diplômes d’études spécialisées (DES) et en renforçant les stages via un continuum pédagogique comprenant au total 3 mois de cours et 9 mois de stage, afin de répondre aux besoins du secteur pharmaceutique. Actuellement, les étudiants en 6e année, filière officine, perçoivent une indemnité de stage d’environ 600 euros bruts par mois, un montant insuffisant pour subvenir aux besoins des étudiants, notamment ceux qui souhaitent réaliser leur stage dans des territoires sous-dotés. Bien qu’un projet de revalorisation ait été évoqué avec l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), celui-ci n’est pas encore acté. Une demande de revalorisation a été formulée, à hauteur de 1 200 euros nets par mois pour toute la durée du stage, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de transport de 130 euros bruts par mois et une indemnité forfaitaire d’hébergement de 300 euros bruts par mois. En parallèle, les internes en médecine perçoivent des indemnités bien plus élevées, atteignant environ 2 367 euros bruts mensuels en dernière année. Cet écart de traitement constitue un frein à l’attractivité des stages en pharmacie, notamment dans les zones sous-dotées. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir si Mme la ministre envisage de soutenir la réforme du R3C afin de garantir une meilleure rémunération des étudiants en pharmacie, y compris la mise en place d’une indemnité d’hébergement pour ceux qui choisissent de s’engager dans des territoires fragiles. Elle souhaiterait également connaître le calendrier envisagé pour la mise en œuvre complète de cette réforme, avec l’espoir d’une application dès la rentrée 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5255</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des officines de pharmacie en Mayenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        545. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des officines de pharmacie dans les territoires ruraux et semi-ruraux déjà fragiles en matière d’offre médicale. Sollicitée par le Syndicat des pharmaciens de la Mayenne (FSPF 53) et par l’Union syndicale des pharmaciens d’officine de la Mayenne (USPO 53), qui lui ont fait part d’une dégradation constante de l’économie officinale, elle s’inquiète de fermetures d’officine ne trouvant pas de repreneurs lors du départ en retraite de pharmaciens. Elle rappelle qu’entre 2015 et 2020, le nombre de pharmaciens de catégorie A (pharmaciens titulaires d’officine) ou de catégorie D (pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices) a vu son nombre déjà décroître de 1 546 professionnels, soit 2,81 % des effectifs totaux des pharmaciens. La baisse significative des professionnels de catégorie A est celle qui interroge davantage. En effet, il semble que les étudiants en pharmacie s’orientent de plus en plus vers le secteur H de la pharmacie, autrement dit la filière de la profession exerçant dans des établissements de santé ou médicosociaux ; le choix de cette filière pouvant s’expliquer par des horaires plus souples, une rémunération plus confortable et une orientation plus strictement médicale de leur profession. D’autre part, selon ce qui lui a été rapporté par un certain nombre de pharmaciens, il semblerait que la délégation de nouvelles tâches, parfois matériellement impossibles à réaliser en dépit de la bonne volonté du professionnel, que certaines politiques tarifaires appliquées aux médicaments ou que certains contrôles médicaux jugés excessifs effectués par des délégués de l’assurance maladie aient tendance à décourager les vocations pour l’exercice de la pharmacie en catégorie A. En outre, la raréfaction pharmaceutique va de pair avec la désertification médicale, la première étant pour partie aussi la conséquence de la deuxième. À titre d’exemple, en Mayenne, une pharmacie cédée à un euro n’a pas trouvé repreneur. Or ce sont dans ces zones déjà sous-dotées en offre de soins que le maillage territorial assurée par les pharmacies est essentiel et même crucial pour le maintien à domicile des aînés. C’est pourquoi elle lui demande ce qu’elle entend faire pour promouvoir l’exercice de la pharmacie en catégorie A et enrayer la fermeture du nombre d’officines qui inquiète les habitants de territoires déjà fragiles en matière d’offre médicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5256</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Soutien aux officines de pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        546. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par les pharmacies d’officine. En effet, la situation financière pour les pharmacies d’officine semble se dégrader fortement, notamment dans les territoires ruraux. À ce titre, depuis une dizaine d’années, il y aurait eu plus de 4 000 fermetures d’officines, réduisant le nombre d’établissements ouverts à moins de 20 000 en métropole. Cette déstabilisation du réseau de distribution du médicament soulève des questions sérieuses quant à l’accessibilité et à la sécurité des soins sur l’ensemble du territoire. Entre autres, cette dégradation ne serait pas sans lien avec le manque de médecins dans les territoires. Ces derniers pouvant prescrire des médicaments, leur nombre se réduisant, mécaniquement, le chiffre d’affaires des établissements de pharmacies ne cesse de se réduire. En parallèle, les pharmacies d’officine traverseraient une période économiquement difficile avec des négociations conventionnelles avec l’assurance maladie au point mort, des charges en hausse et des prix de médicaments en baisse, ce qui met en péril la viabilité même de ces établissements. La profession subirait également une perte d’attractivité et rencontre des difficultés à recruter du personnel qualifié, exacerbant les difficultés que traverse ce secteur essentiel au système de santé français. Seule profession de santé à avoir une obligation de permanence des soins en continu sur l’ensemble du territoire, les pharmacies seraient sollicitées de plus en plus fréquemment, notamment pour des recours non urgents et souvent en nuit profonde, contribuant à renforcer la fatigue des professionnels déjà éprouvés. Enfin, les pharmaciens continueraient d’alerter les pouvoirs publics sur la pénurie de médicaments qui exacerbe les risques de mise en danger des patients. Il semble ainsi essentiel d’explorer toutes les solutions possibles pour remédier à ces difficultés. Pour ces raisons, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour soutenir les officines de pharmacie et lutter durablement contre la pénurie de médicaments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5256</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accompagnement des parents d’enfants gravement malade
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        566. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des parents d’enfants gravement malades. L’accompagnement de leur enfant dans la maladie implique très souvent une incapacité à remplir tout ou partie de leurs obligations professionnelles, imposant ainsi la sollicitation de l’attribution de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP). Les parents doivent souvent attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour obtenir cette aide alors que, dans le même temps, les charges fixes et dépenses obligatoires doivent toujours être honorées. Ainsi dans le renouvellement exceptionnel de l’AJPP, le service du contrôle médical dispose de deux mois pour émettre un avis explicite, ce qui peut donner lieu à la rupture des droits. Il souligne également qu’en application du code de la sécurité sociale, les revenus pris en compte pour le calcul des prestations familiales sous conditions de ressources sont les revenus nets catégoriels imposables perçus par les ménages pendant l’année civile de référence, soit l’avant-dernière année précédant la période de paiement. Or l’écart existant entre les ressources prises en compte pour le calcul de l’aide (revenus de l’année N-2) et la situation matérielle au moment de la demande d’aide est, pour les parents devant faire face à la maladie de leur enfant, souvent très conséquent. Il apparaîtrait donc opportun de faire évoluer ce cadre qui pourrait être calqué sur le mode de calcul qui règlemente l’attribution du revenu de solidarité active, de la prime d’activité et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) des personnes en activité, à savoir sur la base d’une déclaration trimestrielle des ressources. Aussi, compte tenu des enjeux sociaux qu’implique la décorrélation entre la situation réelle du demandeur d’une aide et la situation qui est prise en compte pour apprécier son éligibilité à cette aide, il lui demande où en est la réforme systémique pour parvenir à la juste prestation, au versement en temps réel des aides sociales ainsi qu’à leur paiement à la source.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5256</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation des places de formations dans l’hospitalisation publique et privée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        570. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les déserts médicaux et les difficultés des services hospitaliers en ruralité. La dégradation de l’offre de soins est encore plus forte dans les zones rurales où le nombre de médecins généralistes pour 100 000 habitants est trois fois inférieur aux grandes agglomérations ; cet écart pouvant varier de 1 à 6 s’agissant des spécialistes. L’équité d’accès aux soins n’étant plus assurée en tous points du territoire, à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : il lui demande dans quelles conditions les centaines d’étudiants en médecine français méritants éliminés par un système de sélection qui pose des questions dans le contexte pourraient être rappelés, avec une augmentation des places de formation dans l’hospitalisation publique et privée et une obligation au moins temporaire de travailler dans la ruralité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5257</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autorisations d’exercice pour les citoyens français - diplômes européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        571. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les autorisations d’exercice pour les citoyens français ayant réalisé des études de sage-femme dans un autre pays de l’Union européenne. Une citoyenne de la circonscription de M. le député, de nationalité française, a réalisé des études de sage-femme en Belgique. Une fois ses études terminées et plusieurs années d’exercice en Belgique, elle a souhaité exercer en France. Elle a donc passé un diplôme universitaire en gynécologie, mais ne parvient pas à trouver de stage. Or son diplôme belge devrait lui permettre d’exercer en France, à l’instar de ses camarades de promotion. Alors que le pays est confronté à une grave crise d’accès aux soins et à une pénurie de personnel, notamment dans la maïeutique, il est étonnant de constater que des professionnels qualifiés et diplômés sont empêchés d’exercer pour des considérations administratives. Aussi, il lui demande si les critères du centre national de gestion pour délivrer les autorisations d’exercer pour les sages-femmes sont en accord avec le droit européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5257</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        572. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail des infirmiers libéraux. En effet, de nombreux professionnels infirmiers libéraux ont interpellé M. le député pour lui faire part des difficultés rencontrées dans le cadre de l’exercice de leur activité. Effectivement, n’ayant que peu d’alternatives en matière de mobilité, les infirmiers libéraux sont contraints d’utiliser la voiture pour effectuer leurs déplacements afin d’assister l’ensemble de leurs patients. Alors, le gel de l’indemnité forfaitaire de déplacement à 2,50 euros par déplacement à domicile, auquel s’est ajouté le plafonnement des indemnités kilométriques, constitue une difficulté majeure au regard du nombre de kilomètres parcourus par jour, notamment dans les zones rurales. Les modes de déplacement autres que la voiture ne représentent que 1,08 % des déplacements. En outre, 40 % de l’énergie utilisée est du diesel, il est donc associable à cette situation un enjeu de développement durable. Depuis l’approbation de l’avenant 6 à la convention nationale des infirmiers libéraux, le tarif associé à la prise en charge des patients lourds a considérablement diminué, suscitant l’incompréhension des professionnels. Le risque étant de voir ces personnes délaissées au profit d’autres pathologies plus légères. Également, la complexité de la nomenclature générale des actes infirmiers est à l’origine d’erreurs fréquentes de cotation des soins. Certains actes n’apparaissent pas dans la nomenclature. Enfin, ils peinent à comprendre la non-prise en compte de la pénibilité de leur profession pour l’âge de départ à la retraite. L’ensemble de ces difficultés conduit à une dégradation de la prise en charge des patients alors même que la politique sanitaire tend au maintien à domicile le plus longtemps possible. Les infirmiers libéraux jouent un rôle essentiel dans le système de soins. Ils sont un lien privilégié et indispensable entre leurs patients et les médecins. Aussi, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant aux améliorations possibles des conditions de travail des infirmiers libéraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5257</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Diplômés de la filière odontologie hors Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        573. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de l’explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’un autre pays de l’Union européenne. Selon les données publiées par l’Ordre des chirurgiens-dentistes, en 2022, le nombre de primo-inscrits au tableau de l’Ordre diplômés hors de France (1 313 praticiens) a dépassé pour la première fois celui des primo-inscrits issus de la filière française odontologique (1 294 praticiens). Le nombre de primo-inscrits diplômés d’un pays de l’Union européenne autre que la France a connu une croissance exponentielle ces 10 dernières années. Il est passé de 255 praticiens en 2011 à 1 294 en 2022, auxquels s’ajoutent 19 primo-inscrits diplômés hors Union européenne. L’augmentation du numerus clausus en France, qui a donné ses effets à partir du milieu des années 2010, n’a pas inversé cette tendance. Ajoutées aux 16 facultés existantes, la création de 5 nouvelles facultés pourrait ne pas avoir plus d’effets positifs. En effet, alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de très lucratifs et coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Ce n’est donc pas le coût des études qui explique cette hémorragie des étudiants français vers l’Espagne ou vers le Portugal mais vraisemblablement un niveau de sélection qui rend la réussite plus accessible dans ces pays qu’en France. Cette situation n’est pas sans incidences. Sur l’avenir de la filière de formation française tout d’abord. Si la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne devait continuer à progresser avec autant de dynamisme, au détriment de la formation française, c’est l’avenir de toute la filière odontologique française d’excellence qui pourrait être en péril. Sur la répartition de l’offre de soins ensuite. Les analyses de l’ordre démontrent que les nouveaux diplômés issus de la filière française s’installent très majoritairement autour de leur unité de formation et de recherche (UFR) d’origine. Aussi, la création de nouvelles facultés en odontologie dans des zones où la densité des chirurgiens-dentistes est faible pourrait contribuer à limiter le phénomène de désertification en soins bucco-dentaires sur ces territoires. Alors que les primo-inscrits issus de la filière espagnole s’installent majoritairement dans le sud-ouest et ceux issus de la filière portugaise en Île-de-France. Sur les dépenses de l’assurance maladie enfin. Si l’assurance maladie peut effectuer des projections de dépenses à partir du nombre de diplômés issus de la filière française, puisque le numerus clausus est connu à l’avance, il lui est matériellement impossible d’anticiper le nombre de chirurgiens-dentistes entrant en France du fait du mécanisme de la reconnaissance automatique de leur diplôme. Étant désormais plus nombreux que les chirurgiens-dentistes issus de la filière française, ils contribuent à augmenter très significativement la dépense globale des soins dentaires donnant une impression trompeuse de dépenses hors de contrôle. Ce qui entraîne des mesures de maîtrise des dépenses au détriment des patients et des professionnels, alors que la dépense « par tête » est en vérité stable. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures elle envisage de prendre pour infléchir significativement et durablement cette tendance, et ses conséquences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5258</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fuite des étudiants en santé à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        574. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’autre pays de l’Union européenne et sur les conséquences de cette situation, qui inquiète fortement les professionnels du secteur. Ainsi, selon les données publiées par l’Ordre des chirurgiens-dentistes, en 2022, le nombre de primo-inscrits au tableau de l’Ordre diplômés hors de France (1 313 praticiens) a dépassé pour la première fois celui des primo-inscrits issus de la filière française odontologique (1 294 praticiens). Le nombre de primo-inscrits diplômés d’un pays de l’Union européenne autre que la France a connu une croissance exponentielle ces 10 dernières années. Il est passé de 255 praticiens en 2011 à 1 294 en 2022, auxquels s’ajoutent 19 primo-inscrits diplômés hors Union européenne. L’abandon progressif du numerus clausus n’inverse pas cette tendance. En fait, alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Ce n’est donc pas le coût des études qui explique cette hémorragie des étudiants vers l’Espagne ou vers le Portugal mais vraisemblablement un niveau de sélection plus souple. Cette situation n’est pas sans incidences. Sur l’avenir de la filière de formation française tout d’abord. Au regard de la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne, les professionnels du secteur s’inquiètent de l’avenir de toute la filière française odontologique d’excellence. Sur la répartition de l’offre de soins ensuite. Les analyses de l’Ordre démontrent que les nouveaux diplômés issus de la filière française s’installent très majoritairement autour de leur Unité de formation et de recherche (UFR) d’origine, tandis que les primo-inscrits issus de la filière espagnole s’installent majoritairement dans le sud-ouest et ceux issus de la filière portugaise en Île-de-France. Il ne faudrait donc pas que la situation actuelle empêche la création de nouvelles facultés en odontologie dans des zones où la densité des chirurgiens-dentistes est faible, car cette création pourrait contribuer à limiter le phénomène de désertification en soins bucco-dentaires sur ces territoires. Aussi, il souhaite savoir quelle est l’analyse du Gouvernement sur cette situation et les mesures envisagées pour y faire face.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5259</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fuite des étudiants en santé à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        575. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de l’explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’un autre pays de l’Union européenne. Selon les données publiées par l’Ordre des chirurgiens-dentistes, en 2022, le nombre de primo-inscrits au tableau de l’Ordre diplômés hors de France (1 313 praticiens) a dépassé pour la première fois celui des primo-inscrits issus de la filière française odontologique (1 294 praticiens). Le nombre de primo-inscrits diplômés d’un pays de l’Union européenne autre que la France a connu une croissance exponentielle ces 10 dernières années. Il est passé de 255 praticiens en 2011 à 1 294 en 2022, auxquels s’ajoutent 19 primo-inscrits diplômés hors Union européenne. L’augmentation du numerus clausus en France, qui a donné ses effets à partir du milieu des années 2010, n’a pas inversé cette tendance. Ajoutées aux 16 facultés existantes, la création de 5 nouvelles facultés pourrait ne pas avoir plus d’effets positifs. En effet, alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de très lucratifs et coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Ce n’est donc pas le coût des études qui explique cette hémorragie des étudiants français vers l’Espagne ou vers le Portugal mais vraisemblablement un niveau de sélection qui rend la réussite plus accessible dans ces pays qu’en France. Cette situation n’est pas sans incidences. Sur l’avenir de la filière de formation française tout d’abord. Si la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne devait continuer à progresser avec autant de dynamisme, au détriment de la formation française, c’est l’avenir de toute la filière odontologique d’excellence française qui pourrait être en péril. Sur la répartition de l’offre de soins ensuite. Les analyses de l’Ordre démontrent que les nouveaux diplômés issus de la filière française s’installent très majoritairement autour de leur unité de formation et de recherche (UFR) d’origine. Aussi, la création de nouvelles facultés en odontologie dans des zones où la densité des chirurgiens-dentistes est faible pourrait contribuer à limiter le phénomène de désertification en soins bucco-dentaires sur ces territoires. Alors que les primo-inscrits issus de la filière espagnole s’installent majoritairement dans le sud-ouest et ceux issus de la filière portugaise en Île-de-France. Sur les dépenses de l’assurance maladie enfin. Si l’assurance maladie peut effectuer des projections de dépenses à partir du nombre de diplômés issus de la filière française, puisque le numerus clausus est connu à l’avance, il lui est matériellement impossible d’anticiper le nombre de chirurgiens-dentistes entrant en France du fait du mécanisme de la reconnaissance automatique de leur diplôme. Étant désormais plus nombreux que les chirurgiens-dentistes issus de la filière française, ils contribuent à augmenter très significativement la dépense globale des soins dentaires donnant une impression trompeuse de dépenses hors de contrôle. Ce qui entraîne des mesures de maîtrise des dépenses au détriment des patients et des professionnels, alors que la dépense « par tête » est en vérité stable. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures elle envisage de prendre pour infléchir significativement et durablement cette tendance, et ses conséquences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5259</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inquiétude sur la situation de la gynécologie médicale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        577. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de la gynécologie médicale dans le pays. En 2018, Mme la députée a été contactée par l’association « Le comité de la défense de la gynécologie médicale », qui souhaitait lui faire part de leurs inquiétudes concernant l’avenir de la gynécologie médicale. Elle s’est engagée auprès de ces professionnelles et les a accompagnées, car cette profession est menacée de disparition. Et, par voie de conséquence, la santé gynécologique et au-delà, plus de 30 millions de femmes françaises en âge de consulter. Après avoir réussi à faire rétablir le diplôme DES, il faut maintenant tout mettre en œuvre pour le renouvellement, proactif, de la branche. Car, si, en 2007, la France comptait 1 945 gynécologues médicaux en exercice, aujourd’hui il n’y en a plus que 816. De plus, onze départements en sont totalement dépourvus. Et pourtant la demande de consultations n’a peut-être jamais été aussi forte. Le rôle des gynécologues médicaux est, en effet, crucial pour la prise en charge, l’accompagnement et le suivi des femmes, des premières règles à la ménopause, tout au long d’épisodes importants de leur vie : recours à l’interruption volontaire de grossesse, aide au choix de la contraception, prévention des IST (infections sexuellement transmissibles), diagnostic et traitement de l’endométriose, dépistage précoce du cancer, accompagnement de la ménopause. Mme la députée avait sollicité Agnès Buzyn, alors ministre de la santé, qui avait bien compris l’urgence de la situation et entendu les demandes de l’association « Le comité de la défense de la gynécologie médicale ». Mme la ministre avait augmenté le nombre de postes ouverts à l’admission du DES, ce qui a permis, au total, la formation de 1 000 nouveaux gynécologues médicaux. Mais ce nombre, précieux, s’avère encore insuffisant, le nombre de postes en internes ne compensant pas les départs en retraite. La situation est donc très préoccupante. À l’heure où l’on vient d’inscrire l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution, où le Président a annoncé, dans les colonnes du magazine Elle, une mission parlementaire sur la ménopause, elle l’interroge sur les mesures qu’elle compte prendre pour soutenir concrètement les gynécologues médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5260</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le statut des infirmiers anesthésistes diplômés d’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        578. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’évolution des statuts des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE). Les infirmiers anesthésistes diplômés d’État ont joué un rôle indispensable durant les crises covid-19, en vertu de leur polyvalence dans divers domaines des soins critiques (SMUR, transports sanitaires, réanimation). Or malgré leur champ d’action et d’expertise étendu (gestes techniques dans les domaines de l’anesthésie, de la réanimation, de la médecine d’urgence et de la prise en charge de la douleur), les IADE n’ont toujours pas obtenu la reconnaissance, pourtant officielle et légitime, de leur autonomie et de la « pratique avancée » de leur profession. Pourtant, ces derniers doivent suivre une formation exigeante de deux ans, après un concours accessible après au minimum deux ans de pratique en tant qu’infirmier DE ; une formation qui est graduée au titre du master II universitaire. Un premier pas a d’ores et déjà été réalisé par le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) portant sur les « trajectoires pour de nouveaux partages de compétences entre professionnels de santé » de janvier 2022 qui soutient les revendications des IADE et appelle à des évolutions législatives et règlementaires. Ainsi, il lui demande de préciser son agenda et ses mesures afin de garantir la pérennité et la qualité des soins anesthésiques en France et de reconnaître à leur juste valeur les infirmiers anesthésistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5260</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le statut des prestataires de santé à domicile (PSAD)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        579. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les prestataires de santé à domicile (PSAD) et sur l’importance d’une reconnaissance de leur statut. Les prestataires de santé à domicile (PSAD) sont un maillon clé de la chaîne de soins, notamment au sein des déserts médicaux. Avec plus de 2 400 entreprises implantées sur l’ensemble du territoire, ce sont plus de 33 000 professionnels qui accompagnent au quotidien environ 4 millions de patients à domicile. Les missions des PSAD sont variées : depuis la mise en place d’un dispositif médical, (qu’il s’agisse de perfusion, de nutrition, d’assistance respiratoire, de pompes d’insulinothérapie), jusqu’au maintien de l’autonomie des patients, notamment des personnes âgées, ou encore de l’appui à la compensation du handicap. Ils offrent également un accompagnement thérapeutique et un suivi personnalisé des patients et coordonnent les parcours de soins avec les autres acteurs de santé. De plus, leur expertise conjugue un appui logistique et médico-technique fondamental pour la gestion de dispositifs médicaux complexes, permettant de soulager tant les patients que les professionnels de santé en surtension (médecins de campagne effectuant des déplacements à domicile notamment). Enfin, leur rôle est crucial dans l’orientation ambulatoire et domiciliaire des soins. Les PSAD constituent un maillon essentiel de la santé en France. Ils garantissent des gains de temps médicaux et paramédicaux importants face à la recrudescence des déserts médicaux et sont une alternative fiable et viable pour le développement de la santé sur tous les territoires. Ainsi, il lui demande de préciser son agenda afin de garantir la pérennité et la qualité des soins des prestataires de santé à domicile en France, notamment par une reconnaissance officielle du statut des PSAD, ce qui permettrait une meilleure intégration dans le parcours de soins et une plus grande stabilité économique pour les structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5260</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les inégalités d’application pour les infirmiers nouvellement en catégorie A
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        580. — 8 octobre 2024. — M. Marc Chavent appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inégalités d’application au sein des établissements de santé du décret n° 2021-1256 du 29 septembre 2021 revalorisant le déroulement de carrière des corps paramédicaux de la catégorie A de la fonction publique hospitalière. En effet, bien qu’il soit possible aux infirmiers de passer en catégorie A après validation du concours ad hoc, l’article 49 consacré aux dispositions transitoires et finales des infirmiers dudit décret dispose que « les candidats admis au concours conservent à titre personnel, pour la durée de l’échelon d’accueil, l’indice brut détenu préalablement au classement s’il est inférieur à l’indice brut de l’échelon d’accueil ». Or aucune mention n’est faite sur les délais auxquels l’indice d’échelon d’accueil doit être attribué aux intéressés. En conséquence, certains professionnels sont contraints d’attendre plusieurs mois avant que la modification soit effective alors que d’autres bénéficient du nouvel échelon immédiatement après la période de transition. En conséquence, l’absence de précision législative crée une inégalité dommageable pour les infirmiers concernés en ce que les établissements publics n’appliquent pas les mêmes délais de changement d’échelon. Aussi, il lui demande de clarifier le décret n° 2021-1256 afin d’harmoniser les pratiques entre les différents établissements publics de santé et ainsi de permettre l’égalité de traitement des infirmiers passant en catégorie A.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5261</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les salariés oubliés du Ségur de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        581. — 8 octobre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les salariés oubliés du Ségur de 2021. En effet, ces accords étaient destinés à reconnaître l’engagement de l’ensemble du personnel soignant au service des Français, notamment par une revalorisation salariale significative. Pourtant, des injustices demeurent, puisque le Ségur n’a pas profité à de nombreux professionnels qui exercent pourtant des missions essentielles auprès de personnes malades, âgées ou en situation de handicap. D’abord, les salariés des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ont été exclus des accords, alors qu’ils assurent les mêmes missions que leurs homologues exerçant dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ensuite, le versement du complément indiciaire (CTI) n’a pas été étendu aux agents de la fonction publique hospitalière (FPH) qui exercent dans des établissements publics médico-sociaux autonomes. Là encore, leurs missions sont essentielles et identiques à celles des agents exerçant dans une structure rattachée à des services hospitaliers ou à un EHPAD. Enfin, l’application de l’avenant n° 43 de la convention collective de la branche de l’aide à domicile, qui prévoit également des revalorisations salariales, connaît des retards et des difficultés d’exécution dans certaines structures aux marges financières serrées. Il conviendrait que l’État soutienne financièrement la mise en place des nouvelles grilles salariales de manière uniforme, notamment dans le département du Nord (59). Ces situations créent une inégalité de traitement entre des travailleurs qui assurent pourtant des fonctions similaires en matière de soutien aux populations les plus vulnérables. M. le député partage leur incompréhension et soutient ces salariés oubliés des accords du Ségur. Il plaide pour une revalorisation salariale de l’ensemble des professionnels qui font partie intégrante du système de santé. Il interroge donc le Gouvernement sur la manière dont il entend rétablir une égalité de traitement entre tous les salariés du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5261</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre les certificats médicaux absurdes ou inutiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        582. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les motifs administratifs sans valeur médicale qui accaparent les médecins et affectent leur disponibilité pour d’autres motifs, notamment pour l’établissement de certificats médicaux obligatoires mais pourtant dispensables qui compliquent le quotidien des patients. En effet, alors qu’il est de plus en plus difficile pour les patients d’obtenir des rendez-vous auprès des médecins et que le temps des médecins est de plus en plus précieux, ces derniers sont de plus en plus souvent sollicités pour établir des certificats médicaux pour des raisons non-médicales, à la demande d’administrations ou d’assurances, alors qu’ils pourraient passer ce temps à exercer la médecine plutôt qu’agir comme un énième rouage administratif. Par ailleurs, tous ces certificats dispensables sont nécessairement pris au cours ou à la suite d’une consultation, représentant donc des dépenses inutiles pour l’assurance maladie qui, mises bout à bout, représentent un montant colossal. Ce système des certificats dispensables pourrait être réformé, afin de dégager du temps de véritable exercice médical aux praticiens, des créneaux disponibles pour les patients, ainsi que des économies substantielles pour la sécurité sociale. Cela pourrait passer notamment via la transformation pour congé enfant malade en attestation sur l’honneur, la suppression du certificat d’absence de contre-indication à l’accueil en collectivité des enfants ou encore celle des certificats d’aptitudes à suivre les cours d’éducation physique ou à pratiquer des activités sportives non-dangereuses. Il lui demande ainsi quelles pistes elle envisage d’explorer afin de réformer ce système de certificats dispensables dans l’objectif de libérer du temps d’exercice pour les médecins et des créneaux de rendez-vous pour les personnes malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5262</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Manipulateurs d’électroradiologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        583. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur s’agissant des difficultés rencontrées en France concernant les recrutements de manipulateurs d’électroradiologie médicale (MEM). En effet, les services et cabinets de radiologie peinent de plus en plus à recruter des MEM. Ce manque de personnel est accentué par un nombre d’étudiants insuffisant dans cette spécialité et par un manque d’attractivité de la profession. De plus, des restrictions empêchent les personnes diplômées issues de l’Union européenne de venir travailler en France alors qu’ils sont nombreux à le souhaiter. Faciliter leur accès à ce métier constituerait un levier complémentaire qui permettrait une amélioration immédiate de cette situation et améliorerait ainsi l’accès aux soins des patients. Il est donc important de réagir dans ce contexte de grande tension au sein du système de santé français afin d’assurer et de garantir une qualité des soins optimale. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir préciser sa position sur l’opportunité de permettre le recrutement des MEM diplômés de l’Union européenne et ainsi réduire les difficultés rencontrées par les professionnels de la radiologie en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5262</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Manque de professionnels de soin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        584. — 8 octobre 2024. — Mme Florence Goulet alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du manque de professionnels de soin. En visite à l’hôpital parisien de Necker, M. le Premier ministre s’est engagé à porter « une attention personnelle pour la santé publique et ceux qui en sont les acteurs ». Aussi, Mme la députée tient à faire savoir qu’elle constate sur le territoire meusien les conséquences de l’abandon des politiques publiques dans le secteur de la santé. Les départs de médecins se succèdent alors que les centres hospitaliers universitaires (CHU) cumulent les perturbations, souvent liées au manque de personnel. À Verdun, l’accès aux urgences a été conditionné à l’appel du service d’aide médicale urgente (SAMU) pendant trois jours, alors que ces dernières avaient déjà filtré les entrées en juillet 2024 dans les mêmes conditions. Dans le département de la Meuse, on compte 127 médecins généralistes pour 100 000 habitants, alors que ce chiffre s’établit à 147 médecins pour 100 000 habitants sur tout le territoire national (Insee, 2023). Aussi, plus de la moitié des cabinets médicaux (52,3 % selon les données du Gouvernement) meusiens ont plus de 25 ans. La question de la pérennité des activités médicales est donc posée à l’heure où il faut répondre aux besoins d’une population meusienne dont l’âge moyen tend à croître. Elle demande donc comment, dans cette situation qui appelle à une réponse urgente pour faire face aux besoins, le Gouvernement prévoit-il de mettre fin aux déserts médicaux pour répondre de manière pérenne aux différentes demandes de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5262</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Médecins français diplômés d’une université hors Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        585. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation particulière des médecins de nationalité française diplômés d’une université hors Union européenne. Malgré leur nationalité française, au même titre que les autres docteurs diplômés d’une université hors Union européenne, communément nommés les Padhue, ils ne peuvent pas exercer la médecine en France sans passer tout d’abord par les étapes longues, diverses et obligatoires de la procédure d’autorisation d’exercer. Le fait d’être de nationalité française ne leur permet malheureusement pas de faire reconnaître leur diplôme plus facilement et rapidement. Ces praticiens se retrouvent donc souvent dans une situation précaire. Dans un pays où le système de soins est en souffrance à cause du manque de personnel médical, ces médecins se sentent impuissants de ne malheureusement pas pouvoir participer à parer à ce cruel manque malgré leurs compétences pourtant bien acquises. Les praticiens dans cette situation sont nombreux. Les intégrer aux effectifs de médecins du territoire est donc d’une importance majeure. Déjà à l’origine d’une proposition de loi relative visant à réduire la période obligatoire de consolidation des compétences des Padhue, déposée auprès des services de l’Assemblée nationale en juin 2023, Mme la députée est très investie dans le milieu de la santé et l’amélioration du système de soins français. Aussi, elle l’interroge sur les processus de facilitation d’exercice qui pourraient être mis en place pour que les médecins de nationalité française diplômés d’une université située hors Union européenne puissent faire reconnaître leurs connaissances et ainsi exercer leur métier de manière plus brièvement et rapidement que ne le prévoit la loi actuellement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5263</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Métier de perfusionniste en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        586. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le métier de perfusionniste en France. Les perfusionnistes, souvent oubliés, occupent une place indispensable lors du déroulé des chirurgies cardiaques. Spécialistes de la circulation extracorporelle (CEC) ces derniers prennent en charge les fonctions respiratoire et cardiaque des patients contribuant à leur survie. On compte quelque 300 perfusionnistes pour environ 39 000 patients bénéficiant d’une CEC. Toutefois, ces perfusionnistes, ne possédant pas de formation initiale commune, voient leur expertise dévalorisée et leur statut rattaché au métier d’infirmier. Tout en sachant que la désertification de ce métier représente une mise en danger de la chirurgie cardiaque, elle lui demande donc si la création d’un statut national encadrant la pratique du métier est envisagée par les autorités publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5263</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mode de recrutement du personnel infirmier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        587. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le mode de recrutement du personnel infirmier et la pénurie de candidats dans ce domaine d’études. D’après la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), le nombre d’infirmières et d’infirmiers doit augmenter de 53 % entre 2014 et 2040 pour atteindre 881 000 pour répondre à la demande de soins croissante d’une population vieillissante. Selon la même DREES, 100 000 infirmières et infirmiers feraient actuellement défaut dans le pays pour répondre efficacement à ces besoins. Malgré ce manque important, 20 % des élèves en institut de formation en soins infirmiers (IFSI) abandonnent ce cursus avant la fin de leurs trois années d’études. Ceux-ci ne gardent alors le bénéfice de leurs années d’études que durant cinq ans et doivent ensuite recommencer entièrement leur cursus de trois ans s’ils souhaitent devenir infirmières ou infirmiers. Toutefois, les gestes appris durant les premières années d’études et au cours de stages infirmiers constituent un socle solide de connaissances et de méthodes qui perdure largement plus de cinq ans. Ainsi, augmenter la durée du bénéfice des années d’études de 5 à 10 ans apparaît comme une solution efficace pour encourager la reprise d’études en soins infirmiers, dans une période où la France manque cruellement d’infirmières et d’infirmiers. De plus, accorder une formation accélérée d’un an et demi aux élèves en reprise d’études disposant déjà de deux années d’études validées, permettrait de pallier le manque d’élèves infirmiers en troisième année et de contribuer à combler plus rapidement le déficit du nombre de professionnels dans le domaine. Aussi, il lui demande ce que le Gouvernement entend mettre en place afin de faciliter la reprise d’études en soins infirmiers pour ceux qui le souhaitent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5263</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nouvelle réduction du budget alloué aux dépenses des laboratoires de biologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        588. — 8 octobre 2024. — M. Frédéric Boccaletti interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les raisons qui ont conduit le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) à annoncer, une nouvelle fois, une baisse conséquente de 9 % du budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques quand en juin, il annonçait seulement des ajustements de prix. En effet, le 11 septembre 2024, alors même que le Gouvernement était démissionnaire et sans aucune concertation, certaines prestations voyaient leur prix déjà raboté, passant à 2,25 euros par exemple pour le test d’hémoglobine glyquée, soit une diminution de 53 %. Un test pourtant très utile dans le dépistage du diabète, concernant de plus en plus de Français. Il ne s’agit dès lors plus d’un simple ajustement de prix, tel qu’annoncé par M. Fatôme. Cette année, pour les laboratoires de biologie médicale, c’est donc encore 120 millions supplémentaires de manque à gagner (soit 360 millions en année pleine) sur un total de 3,8 milliards, alors que les investissements en matériels de pointe qu’ils ont dû faire en urgence pendant la covid-19 ne sont toujours pas amortis et que les mensualités perdurent. Comment embaucher, restructurer sans dégrader l’offre dans de telles conditions d’exercice ? L’an passé, les laboratoires avaient accepté un accord triennal et déjà concédé un effort de 135 millions d’euros en ce début d’année. S’il y a eu effectivement une augmentation des prescriptions d’examens de biologie de l’ordre de 5 % l’an passé, il paraît injuste de les en rendre responsables alors qu’ils ne sont pas les prescripteurs et ne peuvent donc pas agir sur les volumes de prescriptions. De plus, avec 57 euros par an et par habitant, les laboratoires français sont les moins chers d’Europe. Au total sur ces trois dernières années, ils ont subi une coupe budgétaire de 20 %, en période d’inflation. M. le député demande donc à Mme la ministre si ces nouvelles coupes budgétaires pour les biologistes sont compatibles avec le maintien d’un réseau de proximité de qualité. En effet, les laboratoires n’auront bientôt plus les moyens de s’adapter et les plus petits d’entre eux, ou ceux installés en milieu rural, risquent de fermer, entraînant une plus forte désertification et parfois une perte de chance de diagnostic pour les patients. D’autre part, ayant notifié les revendications des syndicats et leur grève de quatre jours en septembre 2024, il lui demande si le Gouvernement compte maintenir sa position malgré le danger que cela ferait peser sur la santé des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5264</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de dentistes, accès aux soins dentaires et solutions pour y remédier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        590. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de dentistes actuellement observée. Comme il l’avait déjà fait par une question écrite le 19 juillet 2022, M. le député alerte à nouveau Mme le ministre sur les délais qui s’allongent pour obtenir un rendez-vous chez un dentiste. La situation est rendue d’autant plus difficile que beaucoup de cabinets ne peuvent plus prendre de nouveaux patients et que, dans certains secteurs, on note une désertification de l’offre médicale en soins dentaires. Cette situation provoque une explosion du nombre de passages aux services des urgences dentaires qui, à Brest, ont plus que doublé entre 2016 et 2021. Si la Bretagne bénéficie d’une densité restée presque la même depuis dix ans (54 dentistes pour 100 000 habitants en moyenne), la situation est cependant difficile pour les personnes sans dentiste attitré. La situation est plus difficile encore pour la population plus âgée, dont les besoins de santé augmentent. Si M. le député salue l’augmentation du numerus clausus pour former plus de dentistes ainsi que la création du métier d’hygiéniste sous le nom « d’assistant dentaire de niveau 2 » tout comme l’introduction d’une forme de régulation à l’installation, il s’inquiète du « trou démographique » posant actuellement de réelles difficultés d’accès aux soins dentaires. Pour y remédier, des professionnels ont émis des propositions comme la création de structures d’urgence type « SOS dentistes » - fixes ou mobiles - où travailleraient des dentistes urgentistes chargés de calmer la douleur et traiter l’infection dentaire avant qu’un praticien ne prenne le relai et assure le suivi des soins nécessaires. Une autre proposition serait que des municipalités, au sein de cabinets dentaires municipaux, engagent des dentistes en contrat à durée déterminée. Un tel type de contrat, très souple et facile à mettre en place, pourrait être aisément rompu si le dentiste souhaitait s’installer ailleurs. Il souhaiterait connaître son avis sur de telles propositions concrètes et faciles à mettre en œuvre et, plus largement, comment le Gouvernement entend répondre à la demande en soins dentaires des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5264</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Places d’internes destinées à la gynécologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        591. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le nombre de places d’internes destinées à la gynécologie médicale. Cette spécialité est en crise. Il s’agit d’un véritable problème de santé publique. L’Allier, la Corrèze, la Creuse, l’Yonne, Mayotte mais aussi six autres départements n’ont aujourd’hui plus aucun gynécologue médical. En 2007, on dénombrait 1 945 gynécologues médicaux en exercice dans le pays ; ils ne sont plus que 816, ce qui constitue une baisse de 58 % du nombre de gynécologues médicaux sur le territoire. Les voyants sont au rouge. Le rétablissement du DES de gynécologie médicale en 2003 aurait dû permettre de ralentir la disparition progressive de cette spécialité dans le pays. Mais, pour être efficient, cela devait s’accompagner d’une hausse importante du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale. Mme la députée avait sollicité l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, afin de l’alerter sur la situation plus que préoccupante de cette profession et de ces conséquences sur la santé des femmes. Elle l’avait interpellée sur l’urgence d’augmenter le nombre de postes d’internes en gynécologie médicale. La ministre avait bien saisi les enjeux et avait augmenté le nombre de postes ouverts en gynécologie médicale. Mais, bien que depuis 2003 plus de 1 000 nouveaux gynécologues médicaux exercent ou soient en formation, malheureusement, le compte n’y est pas. Ces arrivées ne compensent pas le nombre des départs en retraite, alors même que les besoins augmentent. Mme la députée s’en alarme. À l’heure où la liberté des femmes de recourir à l’interruption volontaire de grossesse vient d’être inscrite dans la Constitution, où le Président Macron souhaite lancer une mission parlementaire sur la ménopause, où les infections sexuellement transmissibles ont connu une hausse spectaculaire ces dernières années, la société française n’a peut-être jamais eu autant besoin des gynécologues médicaux. Leur rôle est crucial afin d’accompagner plus de 30 millions de femmes en âge de consulter. L’an passé, 91 postes d’internes en gynécologie médicale avaient été ouverts. Elle appelle donc son attention sur l’urgence d’en augmenter leur nombre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5265</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pour une formation des soignants à la détection de la soumission chimique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        592. — 8 octobre 2024. — M. Damien Maudet interpelle Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet de la formation des soignants à la soumission chimique, dans le cadre de leur cursus et dans leur formation continue. « Ce n’est pas pour moi que je témoigne, mais pour toutes ces femmes qui subissent la soumission chimique », déclare Gisèle Pélicot le 5 septembre 2024. Un message d’un courage sans pareil, d’une victime droguée par son mari et violée par plus de 50 hommes, entre 2011 et 2020. Pendant près de 10 ans, Gisèle Pélicot a donc subi le pire, sans qu’aucun neurologue, gynécologue, soignant n’a soupçonné la soumission chimique. Si le courage de cette femme, qui a décidé de rendre le procès public, force l’admiration, on doit collectivement s’interroger sur : comment un tel crime a pu se dérouler, si longtemps, si fréquemment, sans qu’aucun soignant ne s’en aperçoive ? Sans que personne ne remarque quoi que ce soit, pas même les médecins qu’elle a pu consulter ? Ce procès doit nous alerter, nous faire agir. Son mari, Dominique Pélicot, avait pris l’habitude de dissimuler des pilules de Temesta, un puissant anxiolytique, dans sa nourriture. Les analyses de ses cheveux révèlent aussi l’ingestion d’un somnifère, au moins pendant un an. Plongée dans un sommeil profond, proche du coma, au moment des faits, Gisèle Pélicot n’a jamais pu faire le lien entre ses problèmes de santé, la soumission chimique et les viols dont elle a été victime. Elle souffrait pourtant de trous de mémoire, parfois pendant 48 heures. Elle était parfois désorientée et pouvait tenir des propos incohérents, mais que les week-ends. Des comportements qui ont inquiété ses enfants, qui l’on alors poussé à consulter des médecins. Mais rien n’est suspecté, détecté, diagnostiqué. « Pour déceler la soumission chimique, il faut savoir que cela existe. D’où l’importance de former les soignants, afin qu’ils orientent les victimes vers les bons interlocuteurs », explique Leïla Chaouachi, pharmacienne au centre d’addictovigilance de Paris. Une formation des soignants qui est capitale car le cas de Gisèle Pélicot, même s’il se distingue par la monstruosité des faits, est loin d’être isolé. En 2022, une étude sur le phénomène a pu révéler 1 229 signalements suspects, 97 soumissions chimiques vraisemblables, 786 possibles et 346 vulnérabilités chimiques. Si depuis 2019, la Haute Autorité de santé recommande aux professionnels « de demander à toutes leurs patientes si elles subissent ou ont subi des violences par le passé, même en l’absence de signes d’alerte », une formation complète sur le sujet, aussi bien dans le cadre du cursus que dans la formation continue doit être mise en place. « Les jeunes soignants savent que ces violences constituent un problème de santé mais ne savent pas comment procéder. C’est plus dur pour ceux qui ont une grande expérience mais qui sont formés sur le tard. Ils sont souvent effarés et se disent : j’ai vu passer tellement de patientes, je n’ai rien vu… », témoigne Lucie Bosméan, médecin généraliste, spécialisée dans les violences intrafamiliales. Pourtant, aujourd’hui encore, aucune formation complète n’est au programme des futurs soignants afin de les armer face à cette violence. Alors même que les médecins, infirmiers, pharmaciens, sont souvent en première ligne pour les détecter. Mme la ministre, tristement, la soumission chimique est en hausse dans le pays. Il y a urgence à agir, à former les professionnels de santé, à la fois pour qu’il ait la capacité de faire la prévention nécessaire, mais aussi pour être à même de poser un diagnostic et démarrer au plus vite la prise en charge vitale aux victimes. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5265</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance statutaire des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        593. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et la nécessité de faire évoluer leur statut dans le code de la santé publique. Les IADE occupent une place essentielle dans le système de santé français. Leur formation exigeante, sanctionnée par un master universitaire, leur confère des compétences avancées et une grande autonomie. Leur rôle est crucial pour garantir l’accès à des soins anesthésiques de qualité sur l’ensemble du territoire. La crise de la covid-19 a par ailleurs mis en lumière leur polyvalence et leur capacité à intervenir efficacement dans divers domaines des soins critiques. Malgré leur expertise reconnue et leurs responsabilités importantes, les IADE ne bénéficient pas encore d’un statut pleinement en adéquation avec leurs compétences avancées. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’attractivité de la profession et à la pérennité de la qualité des soins anesthésiques en France. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant l’évolution du statut des IADE. Quelles mesures sont envisagées pour reconnaître leurs compétences avancées et leur accorder un statut spécifique dans le code de la santé publique ? Quel est l’état d’avancement des réflexions sur ce sujet et existe-t-il un calendrier pour la mise en œuvre de ces évolutions ? Elle souligne l’importance d’apporter des réponses concrètes à ces questions, afin de valoriser pleinement le rôle des IADE dans le système de santé et de répondre aux attentes légitimes de ces professionnels en matière de reconnaissance statutaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5266</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Règlementation de la profession de graphothérapeuthe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        594. — 8 octobre 2024. — M. Florent Boudié attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les interrogations soulevées par l’absence de règlementation de la profession de graphothérapeuthe. La graphothérapie, dont l’objectif est la rééducation des troubles de l’écriture, pourrait constituer un complément essentiel dans la prise en charge des enfants et adultes souffrant de ces troubles. Cette profession n’est, à ce jour, ni reconnue ni réglementée en France. Avec environ 800 graphothérapeutes exerçant en France, dont une dizaine dans la circonscription de M. le député, il apparaît nécessaire de réfléchir à un meilleur encadrement de cette pratique. Un cadre juridique et une reconnaissance institutionnelle pourraient permettre de mieux positionner la graphothérapie, de garantir une qualité de soin élevée et d’assurer une meilleure protection des patients. Aussi semble-t-il nécessaire d’engager des concertations avec les autres professions concernées afin de garantir une complémentarité des interventions tout en évitant des conflits de compétences. C’est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir préciser les conditions et le calendrier qui pourraient structurer cette concertation dont le but serait d’aboutir à un dispositif réglementaire encadrant la formation comme les pratiques de la profession de graphothérapeute.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5266</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remplacement des médecins qui partent à la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        595. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le vieillissement de la population médicale française. Dans un rapport publié le 18 septembre 2023, la Caisse autonome de retraite des médecins de France indiquait que 124 707 médecins cotisaient à cette caisse. Or la caisse de retraite indique que près d’un tiers d’entre eux a aujourd’hui plus de 60 ans et que plus de 55 % a plus de 50 ans. Alors que près de 30 % de la population vit dans un désert médical et que plus de 10 % des Français n’ont pas de médecin généraliste, cette situation inquiète quant à l’avenir de la santé en France. En effet, la moitié des généralistes indiquent être en situation de burn-out et les délais d’attente pour prendre un rendez-vous sont de l’ordre de plusieurs mois pour beaucoup de spécialités. La suppression du numerus clausus en 2019, nécessaire à l’augmentation des effectifs des jeunes générations, a été réalisée sans anticipation de l’augmentation des capacités d’accueil et de formation des facultés et hôpitaux universitaires. Dans ces conditions, il est aujourd’hui matériellement impossible de remplacer l’ensemble des départs à la retraite. M. le député souhaite donc savoir quelles actions Mme la ministre compte mettre en place pour permettre une couverture médicale sur tout le territoire français et s’assurer que chaque Français qui le nécessite puisse avoir un rendez-vous avec un professionnel dans des délais acceptables. Il demande également si des investissements massifs sont prévus par le Gouvernement pour augmenter les capacités de formation de jeunes médecins dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5266</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Revalorisations salariales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        596. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les revalorisations salariales annoncées par le Gouvernement pour les soignants. Mme Borne, alors Première ministre, a annoncé plusieurs mesures de revalorisation salariale pour les soignants à compter du 1er janvier 2024. Parmi ces annonces, les salaires de nuit des infirmiers et des aides-soignants vont augmenter de 25 %, ce qui est attendu depuis longtemps. Néanmoins, seuls les personnels de la fonction publique hospitalière et ceux des établissements privés associatifs sont concernés à ce stade. Or on ne peut justifier des différences entre la fonction publique hospitalière, le privé associatif et les salariés de l’hospitalisation privée. Les missions, les difficultés, le manque d’attractivité sont bien les mêmes, peu importe l’employeur. Il lui demande donc comment le Gouvernement entend inclure les personnels de l’hospitalisation privée par équité de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5266</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé des femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        597. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la santé des femmes dans le domaine de la gynécologie médicale. Sans surprise, la France est touchée par une crise du système de santé. En effet, aujourd’hui, un déficit en gynécologues met en péril la santé des millions de Françaises qui nécessitent un suivi que ce soit pour l’aide au choix de la contraception, la prévention des infections sexuellement transmissibles, le diagnostic et le traitement de l’endométriose, le dépistage précoce d’un cancer ou encore le suivi lors d’une interruption volontaire de grossesse (IVG). L’avenir du DES de gynécologie médicale et de la gynécologie médicale fait l’objet d’inquiétudes légitimes. Il est regrettable de constater le nombre limité de postes d’internes offerts chaque année aux épreuves classantes nationales : seulement 20 pour l’ensemble du territoire français. Il convient également de prendre en considération que le nombre de postes est loin de répondre aux besoins et ne compense pas les départs en retraite. En 2007, on recensait 1 945 gynécologues médicaux en activité. En 2023, malgré une population féminine dépassant les 30 millions, ce nombre est tombé à seulement 816, avec 11 départements dépourvus de tout gynécologue ! Des jeunes filles sont directement touchées par cette pénurie de médecins, souvent privées d’accès à des informations et à la prévention. Elle lui demande donc si une augmentation du nombre de postes internes en gynécologie médicale sera envisagée afin de combattre cette insuffisance médicale mettant en danger la santé des femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5267</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation administrative des psychomotriciens exclus du parcours de soin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        598. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation administrative des psychomotriciens toujours exclus du parcours de soin. La situation difficile du système de santé, les multiples défis qu’il devra relever dans les prochaines années, restent au coeur des préoccupations des concitoyens. Les Français ressentent qu’au travers du système de santé, c’est le modèle de solidarité nationale qui est mis à l’épreuve. Aussi, l’ensemble des établissements de santé, quel que soit leur statut, l’ensemble des professionnels de santé, médicaux, paramédicaux, doivent prendre leur part à cet effort et cette mobilisation nationale indispensables pour rétablir et renforcer notre offre de soins, partout et pour tous. Les psychomotriciens souhaitent également contribuer à cet effort par la levée des blocages administratifs qui les en empêchent. La volonté du législateur est clairement affirmée de voir les psychomotriciens plus et mieux reconnus et impliqués dans le parcours de soins. Cette volonté politique est empêchée par le blocage de la réingénierie depuis 10 ans. Il est impératif de sortir, rapidement, de cette ornière administrative afin que ces professionnels puissent contribuer pleinement à l’effort national. Ainsi, elle demande ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour que cette branche du soin ne soit plus écartée et bloquée par des barrières administratives qui sont un frein au combat que l’on doit mener contre la pénurie et un frein au bon développement de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5267</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des masseurs-kinésithérapeutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        600. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des masseurs-kinésithérapeutes. Le 22 février 2024, la profession a obtenu une revalorisation de 0,06 point sur sa lettre clé, ce qui correspond à une augmentation de 2,8 %, soit entre 0,45 cts et 0,55 cts d’augmentation sur un acte. Il s’agit de la première revalorisation depuis 2012, mais cette revalorisation n’atteint toutefois pas l’inflation de 2023, évaluée à 4,9 %. À cela s’ajoute une nouvelle nomenclature générale des actes professionnels, avec un passage d’environ 30 cotations à plus de 80. Le Gouvernement avait pourtant annoncé un plan de simplification administrative. La profession est unanime à ce sujet. Cette décision ne vise pas à simplifier mais à complexifier. D’autant plus que d’autres augmentations sont prévues, mais uniquement à partir de 2025 et elles ne concerneront pas ces nouvelles 80 cotations. D’après certaines annonces, ces revalorisations devraient être reversées aux professionnels, à condition de respecter deux règles : l’augmentation du zonage avec un passage de 12,5 % à 30 % du territoire et une obligation de salariat pour une durée de 2 ans pour les futurs diplômés, ou de s’installer dans une zone dite « sous-dotée » ou « très sous dotée ». Dans la situation actuelle de baisse de pouvoir d’achat et plus particulièrement pour les masseurs-kinésithérapeutes qui ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de près de 21 % depuis 2010, il serait juste et équitable d’avancer ces revalorisations. Il demande donc au Gouvernement d’avancer le calendrier des revalorisations, afin que les masseurs-kinésithérapeutes puissent exercer leur métier dignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5267</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stationnement des infirmières et infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        601. — 8 octobre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés liées au stationnement des infirmières et infirmiers libéraux pour assurer les soins à domicile. Les infirmières et infirmiers libéraux sont des acteurs de premier plan de la santé publique de proximité. Ils interviennent la plupart du temps au domicile des patients. En effet, leur intervention à domicile permet de limiter les séjours en hôpital grâce à une offre de soins à domicile. Ces personnels de santé sont toutefois confrontés à une réelle difficulté dans l’exercice de leur activité avec la problématique du stationnement. L’augmentation de la tarification du stationnement représente une charge supplémentaire qui complique l’exercice à domicile des soins infirmiers et la rémunération des actes médicaux réalisés à domicile ne permet pas de supporter le coût du stationnement. Sans parler des stationnements en centre-ville devenus compliqués. Les conséquences sont lourdes, allant jusqu’à l’obligation de refus de certaines prises en charge à domicile, ce qui affecte non seulement les patients, mais aussi la mission même des infirmières et infirmiers libéraux. L’état de saturation des urgences est à un niveau élevé et le manque de lits à l’hôpital font que les retours à domicile deviennent de plus en plus nombreux. Il lui demande que tout infirmier d’exercice libéral puisse recevoir une carte de stationnement pour « infirmier libéral ». Elle permettra à son titulaire d’utiliser à titre gratuit toutes les places de stationnement ouvertes au public à l’occasion de ses déplacements professionnels. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5268</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Statut et rémunération des IPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        602. — 8 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’insuffisance du statut d’infirmier en pratique avancée. Créés par la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 et le décret n° 2018-629 du 18 juillet 2018, les infirmiers en pratique avancée (IPA) peuvent exercer, en plus des actes paramédicaux relevant de la profession d’infirmier, un certain nombre d’interventions relevant auparavant de la compétence exclusive du médecin. Depuis la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023, ils sont notamment habilités à intervenir directement auprès des patients au sein des établissements des services sociaux et médico-sociaux sous le contrôle a posteriori du personnel médical. Dans le contexte actuel de pénurie de praticiens de la médecine, les IPA sont envisagés comme un acteur intermédiaire entre l’infirmier en soins généraux et le médecin, permettant de favoriser l’accès aux soins des Français et de soulager le corps médical d’un certain nombre d’actes de natures diverses pour lesquels ils ont reçu une formation dédiée. En dépit de son rôle croissant dans le système de santé français et des deux ans de formation supplémentaires nécessaires à l’obtention du diplôme, la profession d’IPA bénéficie d’une très insuffisante reconnaissance statutaire de la part des pouvoirs publics. Ainsi, elle ne dispose pas d’une grille de rémunération propre, les IPA ne percevant qu’une majoration négligeable par rapport à un IDE se traduisant par un écart de seulement 4 %. De plus, aucune structuration de nature à permettre une organisation spécifique de la profession n’a été mise en place. Les IPA ne disposent ainsi d’aucune convention propre ni d’institutions représentatives dédiées. Conséquence de cette déconsidération statutaire et financière de la profession, en février 2024, la France ne comptait que 2 329 IPA diplômés et 1736 IEPA dans les 32 universités permettant de suivre le cursus. En 2020, le Gouvernement prévoyait d’atteindre 5 000 IPA formés ou en formation en 2024. Afin de permettre aux IPA d’assumer le rôle qui leur a été attribué par les réformes successives du système de santé, elle l’invite à associer à cette profession un statut, une organisation professionnelle et une grille de rémunération en adéquation avec le niveau de formation et de responsabilité qui s’y attache et lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5268</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression d’internes de médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        603. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’arrêté ministériel du 7 juillet 2024, annonçant la suppression de 1 500 postes d’internes de médecine pour la promotion 2024 et ses conséquences pour le système de santé français. Alors que le Gouvernement s’était engagé à accroître le nombre d’étudiants en médecine formés, le nombre de postes proposés aux nouveaux internes pour la rentrée universitaire 2024-2025 est en chute libre. Selon l’arrêté du 7 juillet 2024, seules 7 974 places d’internes sont à pourvoir, soit 1 510 de moins que l’année précédente. Jamais depuis 2016 le renfort d’étudiants n’aura été si faible pour les hôpitaux, dont les besoins n’ont jamais été aussi importants. Cette suppression intervient alors que le concours d’internat a subi des profondes modifications et que sa nouvelle version doit entrer en vigueur en 2024. En effet, au terme de leur cinquième année d’études, les étudiants en médecine doivent passer le concours de l’internat, leur permettant de sélectionner les spécialités espérées et les villes où elles sont proposées. Or depuis 2017, le cursus universitaire de médecine a été sujet à de profonds changements, de nombreux étudiants ont pris la décision de redoubler une année pour espérer décrocher un meilleur classement et prendre du recul sur la nouvelle mouture de l’examen, conduisant à une réduction du nombre de candidats au concours. Par ailleurs, la diminution du nombre de postes d’internes disponibles reste incompréhensible et intervient alors qu’il manque partout des médecins, particulièrement dans les zones rurales comme l’Ardèche. Autre conséquence directe de cette réforme : une majorité d’étudiants veulent effectuer leur internat à l’étranger. Au-delà de priver les établissements français d’une précieuse main d’œuvre dès cet automne, les hôpitaux seront obligés de pallier le manque en faisant appel à des praticiens diplômés hors UE (PADHUE). Dans ce contexte et alors que le système de soins est à bout de souffle, cette réduction des postes apparaît comme un nouveau coup dur dont les usagers seront les premiers impactés. Pourtant, des solutions sont possible, comme l’annulation de l’arrêté précité, l’augmentation du nombre de postes d’internes et d’étudiants en médecine et la prise en compte des besoins par territoire pour la formation des médecins. Face à ces considérations, il lui demande si le Gouvernement entend supprimer l’arrêté supprimant ces 1 500 poste d’interne en médecine et quelles solutions il compte mettre en place afin d’améliorer l’offre de soins en tous points du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5269</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Téléexpertise en ophtalmologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        604. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pertinence de renforcer la téléexpertise en ophtalmologie en s’appuyant notamment sur les opticiens et plus particulièrement sur les opticiens de santé en mobilité. Alors que le délai d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est de 62 jours avec de grandes disparités régionales (18 mois à Montargis et 20 jours à Paris), que 19,3 % des Français résident dans un désert médical en ophtalmologie (plus de 45 minutes de transport) et qu’un ophtalmologue sur trois ne peut plus accepter de nouveau patient, la téléexpertise en ophtalmologie chez l’opticien semble être la solution la mieux adaptée pour répondre à ces problématiques. En effet, les inégalités d’accès aux soins de santé, en particulier pour les personnes âgées et les personnes handicapées, sont de plus en plus préoccupantes. La distance géographique, la perte d’autonomie, les délais de rendez-vous avec un ophtalmologiste et les dépassements d’honoraires sont à l’origine d’une renonciation inquiétante aux soins. Or la mise en œuvre de la téléexpertise en ophtalmologie pourrait potentiellement permettre de réaliser 12 millions d’actes ophtalmologiques supplémentaires pour un total de 55 millions par an. Cela représenterait une augmentation de 28 % des consultations réalisées chaque année, permettant à 5,4 millions de patients complémentaires d’être pris en charge. De plus, cette pratique ne fait pas l’objet d’une cotation sécurité sociale et ne pèse donc pas sur ses comptes. Le coût de l’acte est supporté par le professionnel de santé, en l’occurrence l’opticien. Aussi, elle demande au Gouvernement quelles mesures il compte mettre en œuvre pour développer la téléexpertise en ophtalmologie qui permettrait ainsi d’offrir une solution concrète et efficiente aux problèmes posés par les déserts médicaux, l’abandon des soins et le manque de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5269</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        607. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail des assistants familiaux. Il manque actuellement des centaines d’assistants familiaux pour faire face aux demandes de placement des enfants en danger. En cause, le peu d’attractivité que présente le métier. Il est donc urgent de se pencher sur la revalorisation du métier d’assistant familial. Tout d’abord, les salaires sont souvent trop bas et les contrats limités en nombre d’heures. Si la loi « Taquet » a imposé de rémunérer les assistants familiaux a minima au SMIC, aujourd’hui cette mesure n’est pas systématiquement appliquée dans l’ensemble des départements français. Aujourd’hui, le statut des assistants familiaux est précaire car les emplois du temps sont instables, l’annualisation du temps de travail les rendant le plus flexible possible. Aussi, les assistants familiaux font régulièrement remonter des difficultés d’intégration liées à des questions de hiérarchie ou à un manque de considération par rapport au reste des équipes. Il ne s’agit donc pas d’une crise des vocations, comme on peut l’entendre parfois, mais d’une crise des conditions d’accueil. Pourtant, les assistants familiaux, qui s’occupent au quotidien des enfants placés, doivent impérativement donner leurs avis et que ce dernier soit pris en compte. Comment se fait-il que ces derniers ne soient pas entendus avant que les enfants dont ils ont la garde passent devant le juge ? Ce sont les professionnels de l’enfance que l’on entend en dernier ou le moins alors qu’ils sont le plus souvent au contact des enfants. Si les assistants familiaux sont entourés d’une équipe pédagogique, lorsqu’ils doivent faire face à des situations de violences ou de difficultés dans le quotidien, sur le moment, ils doivent y faire face seuls. Là aussi, un service dédié devrait être disponible 24/24 h et 7/7 jours, ce qui n’est pas toujours le cas. L’ensemble de ces conditions font que ces travailleurs subissent une perte de sens, une usure qui agit sur la crise de vocation dans la profession. Il est dommage que le projet de loi sur la protection de l’enfance, qui devait être adopté définitivement en 2022 et avait notamment pour ambition d’améliorer les conditions de travail de ces assistants familiaux, n’ait pas eu les résultats escomptés. En conséquence, elle souhaiterait connaître les dispositions que le Gouvernement compte prendre pour mettre en place des mesures d’urgences et ambitieuses afin d’améliorer les salaires et les conditions de travail de ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5270</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cumul d’activités des assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        608. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le cumul d’activités des assistants familiaux. Le statut de ces professionnels de la petite enfance est mal reconnu, mal payé et peu valorisé. Par conséquent, l’attractivité du métier d’assistant familial est en berne depuis de nombreuses années et on observe une véritable pénurie. Cette pénurie signifie que des enfants sont en danger faute de prise en charge. Il est donc impératif de trouver des solutions pour pallier ces manquements. Parmi ces solutions, le cumul d’activités professionnelles des assistants familiaux est une piste sérieuse. En effet, s’il ne s’agit pas d’autoriser systématiquement le cumul du métier d’assistant familial avec un second, il est essentiel de pouvoir laisser cette possibilité, sous certaines conditions, pour ceux qui le souhaitent, ce qui constituerait un levier pour la prise en charge de ces enfants. Le métier de familles d’accueil nécessite, il est vrai, une grande disponibilité liée aux nombreux rendez-vous médicaux-psychologiques de suivi de l’enfant, aux réunions avec l’ensemble de l’équipe pédagogique, les visites à la famille biologique ou encore les convocations au tribunal. Mais ce temps de disponibilité n’est pas forcément incompatible avec une autre activité professionnelle à temps partiel. Le cumul d’emploi pourrait être davantage systématisé pour des accueils relais par exemple, pour une prise en charge d’enfants le week-end ou durant les vacances. Cette disposition présenterait à la fois le grand avantage de soulager les assistants familiaux qui accueillent des enfants en continu et qui, actuellement, ne peuvent pas prendre leurs congés et permettrait également aux candidats de se sensibiliser avec l’accueil familial. Dans la mesure où le métier manque cruellement de candidats, il est primordial de laisser une certaine flexibilité aux professionnels et d’étudier chaque demande au cas par cas. Il est grand temps de prendre conscience de cette difficulté majeure qui freine l’engouement pour le métier d’assistant familial. Aujourd’hui, dans le code de l’action sociale des familles, les conditions de cumul d’activités restent trop floues, laissant les autorisations d’agrément à la seule appréciation des services de la protection maternelle et infantile. Bien entendu, les personnes souhaitant cumuler leur activité professionnelle avec leur autre activité, doivent bénéficier d’une formation solide et qualitative. En aucun cas, le cumul d’activité ne doit altérer la qualité de l’accueil de l’enfant. Enfin, afin que les services de PMI ne soient pas les seuls garants pour autoriser les cumuls, il faudrait que le référentiel d’agrément soit précis et définisse clairement les conditions d’exigences. Ce vide juridique doit être rempli urgemment. In fine, il s’agit donc de lever les freins à l’engagement de personnes volontaires pour devenir assistant familial. Ainsi, elle demande au Gouvernement ce qu’il compte faire sur le sujet du cumul d’activités au regard de la pénurie des assistants familiaux et l’enjeu que cela représente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5270</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autosuffisance de la France en médicaments dérivés du plasma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        644. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’approvisionnement de la France en médicaments dérivés du plasma (MDS). Ces médicaments biologiques complexes, pour lesquels neuf mois s’écoulent entre la collecte sécurisée du plasma sanguin et la mise à disposition du médicament, diffèrent des produits sanguins quant à la réglementation qui leur est applicable. Les besoins des patients en MDS sont en augmentation. Pourtant, depuis plusieurs mois, le marché français des MDS subit de fortes tensions d’approvisionnement ce qui a conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament à mettre en place un dispositif d’information sur la couverture des besoins. Alors que les donneurs ne manquent pas (1,5 million par an), les patients doivent subir un contingentement et des priorisations des MDS et plus particulièrement des immunoglobulines en raison de la dépendance de la France à 65 % de fournisseurs privés multinationaux. L’État ne semble pas assez impliqué dans l’organisation du marché tandis qu’il dispose de tous les atouts pour ce faire. En effet, l’Établissement français du sang (EFS) serait en mesure de développer un plan de plasma pouvant couvrir, en 2026-2027, 50 % des besoins nationaux. Qui plus est, la future usine du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies d’Arras qui entrera en service à la fin de l’année pourra traiter annuellement 3,3 millions de litres. Il lui demande dans quelle mesure l’État peut, d’une part, donner à l’EFS les moyens financiers de développer massivement la collecte de plasma et, d’autre part, créer les conditions afin que la future usine d’Arras puisse écouler ses MDS en France à travers des appels d’offres favorisant la production nationale, solutions qui garantiraient la souveraineté en ce domaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5271</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Don du sang des personnes transfusées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        645. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le don du sang des personnes transfusées. Donner son sang est un geste solidaire, citoyen et altruiste, car réalisé de manière bénévole. Les témoignages recueillis auprès de donneurs réguliers soulignent souvent qu’ils ont été sensibilisés à l’importance du don de sang, soit par leurs parents, qui leur ont transmis cette habitude, soit par une transfusion ayant sauvé un proche, les conduisant à prendre conscience de l’importance de ce geste. Une personne ayant bénéficié d’un don de sang qui lui a sauvé la vie peut légitimement vouloir, à son tour, aider et sauver des vies. Malgré les progrès notables réalisés ces dernières années, notamment l’ouverture du don de sang aux hommes homosexuels depuis le 16 mars 2022, les critères d’éligibilité restent encore trop restrictifs. C’est notamment le cas pour ceux qui ont reçu une transfusion sanguine et qui sont exclus du don pour cette raison. Cette interdiction, instaurée en 1997 dans le cadre de la réorganisation de la filière du sang en France, bien que motivée par un principe de précaution louable, ne doit pas devenir un outil de discrimination en matière de politique sanitaire. En France, les séquelles du traumatisme de 1991 ont provoqué des réticences durables. Par exemple, les hommes homosexuels et bisexuels étaient automatiquement exclus du don de sang, même si cette restriction avait été levée ou allégée dans plusieurs pays voisins depuis des années. Il aura fallu attendre 2022 pour qu’ils obtiennent ce droit en France. L’exclusion des personnes ayant reçu une transfusion est parfois justifiée de manière injuste par l’argument selon lequel ces anciens transfusés seraient plus susceptibles de vouloir donner leur sang. Cependant, cet argument repose sur le risque d’infection lié à la transfusion elle-même. Si encadrer le don de sang est essentiel, il est tout aussi important de tenir compte des avancées en matière de sécurité. Aujourd’hui, les tests de dépistage systématiquement réalisés sur les poches de sang sont bien plus sophistiqués qu’il y a trente ans, permettant de détecter de nombreux agents pathogènes. Ces progrès font que le risque évoqué par le passé ne peut plus justifier une exclusion définitive des anciens transfusés, à condition qu’un délai post-transfusion soit respecté. C’est pourquoi elle l’interroge pour lui demander si elle compte ouvrir le don du sang aux personnes ayant un antécédent de transfusion sanguine, tout en respectant un délai de carence et en organisant la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation des conséquences de cette évolution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5271</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Renouvellement des subventions allouées au don du sang par l’assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        646. — 8 octobre 2024. — M. Jérôme Buisson appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les besoins de financement des organismes de don du sang par l’assurance maladie. Suite à un état des lieux sur la filière sang et plasma effectué début 2023 par une mission IGAS-IGF, il a été décidé, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2024, du principe d’une subvention pérenne de l’assurance maladie à l’Établissement français du sang (EFS). Celle-ci devra être discutée annuellement dans le cadre du PLFSS. Pour 2024, elle a été fixée à 100 millions d’euros, ce qui représente environ 9 % des recettes de l’EFS. Ce récent soutien apporté à ce secteur essentiel, qui permet de soigner annuellement près d’un million de patients, constitue un progrès. Il convient de rappeler qu’il n’existait aucun financement constant pour cette activité de service public de la santé. Mais les acteurs du don du sang, à l’instar de la Fédération française pour le don de sang bénévole (FFDSB), souhaitent que ces efforts soient poursuivis pour permettre notamment les investissements nécessaires à l’ambition plasma, qui constitue un véritable enjeu d’indépendance sanitaire pour la France. Actuellement, la France est dépendante du plasma collecté aux États-Unis d’Amérique pour plus de 65 pour cent de ses besoins en immunoglobulines. Pour construire sa souveraineté, l’État doit poursuivre son engagement financier qui commence à porter ses fruits : le don de plasma commence à connaître un fort essor. Outre la collecte et la distribution du sang aux établissements de santé, l’EFS assure grâce à la qualité et les connaissances de son personnel un conseil transfusionnel total aux praticiens hospitaliers, évitant ainsi de nombreux coûts additionnels aux caisses d’assurance maladie. Il lui demande si les efforts budgétaires débutés par l’assurance maladie en 2024 seront renouvelés et approfondis dans le cadre du PLFSS 2025, malgré la nécessité de trouver des économies afin d’équilibrer les comptes publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5271</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la collecte de plasma en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        647. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de collecte de plasma en France. Depuis de nombreuses années, les patients ayant des besoins de don de plasma subissent un contingentement et des priorisations des médicaments dérivés du plasma des immunoglobulines en particulier. La France dépend à plus de 65 % des multinationales du fractionnement. Le modèle économique et la marchandisation des produits issus du corps humain de donneurs très précaires sur d’autres continents ou dans des territoires défavorisés de l’Union européenne pose question. Face à ce constat de dépendance, la France bénéficie d’atouts pour être autosuffisante en médicaments dérivés du plasma. À savoir : un très grand nombre de donneurs de sang dont la majorité sont prêts à donner du plasma si la possibilité leur en est donnée ; la reconnaissance de l’Établissement français du sang, qui est en mesure de développer un Plan plasma visant la collecte de 1,4 million de litres en 2026-2027 (soit 50 % des besoins nationaux) ; le fait que le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies sera en mesure de couvrir une large part des besoins des français lors de l’ouverture de l’usine d’Arras. Ces acteurs nationaux sont indépendants de la spéculation boursière, a contrario des multinationales de fractionnement. Il lui demande donc s’il va permettre à l’EFS de développer massivement la collecte de plasma grâce à des moyens financiers et humains, créer les conditions pour que l’EFB puisse écouler ses médicaments dérivés du plasma en France à travers des appels d’offres répondant à des exigences éthiques et environnementales et enfin réviser l’ensemble des textes règlementaires selon le principe bénéfice-risque pour donner plus d’agilité à la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5272</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Aide à l’acquisition de défibrillateur pour les particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        649. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’acquisition d’un défibrillateur par des particuliers. L’intérêt de ce dispositif médical n’est plus à démontrer puisque l’application d’un courant électrique afin que le cœur batte à nouveau (défibrillation) lors des premières minutes suivant un arrêt cardiaque permet une survie de la personne dans environ 85 % des cas. Depuis le décret du 4 mai 2007 (décret n° 2007-705 relatif à l’utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non-médecins et modifiant le code de la santé publique), chaque citoyen est autorisé à utiliser un défibrillateur semi-automatisé ou automatisé externe. Outre la généralisation de la pose de tels équipements dans les espaces publics, il semblerait opportun de permettre aux particuliers de s’équiper d’un défibrillateur automatique extérieur (DAE). Pourtant, les DAE coûtent encore excessivement chers pour permettre leur acquisition par des particuliers. C’est pourquoi compte tenu de l’utilité de ce dispositif médical pour l’ensemble de la population, il lui demande s’il serait envisageable que l’acquisition d’un DAE par un particulier puisse faire l’objet d’un abattement fiscal ou d’une aide de type prime incitative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5272</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Améliorer la sensibilisation aux signes et aux dangers des AVC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        650. — 8 octobre 2024. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de prévention publique relatif aux signes et aux dangers des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Près de 150 000 Français sont touchés chaque année par un AVC, dont plus de 1 000 enfants ce qui représente environ un cas toutes les 4 minutes sur le territoire national. Ces accidents sont la seconde cause de mortalité des Français et la première pour les femmes. Les femmes sont aujourd’hui plus touchées par les AVC que les hommes, ce qui peut s’expliquer pour plusieurs raisons : le risque augmente avec l’âge alors que les femmes vivent en moyenne plus longtemps ; elles sont davantage touchées par l’hypertension artérielle (ménopause, risques hormonaux liés à la contraception et à la grossesse etc.) ; enfin, les femmes sont plus sujettes à la fibrillation auriculaire, une forme d’arythmie cardiaque. Le diagnostic précoce est l’une des clefs pour sauver des vies. Or certains signes peuvent s’apparenter à ceux d’une menstruation douloureuse ou d’un malaise vagal, comme des maux de tête ou une perte d’équilibre, ce qui peut ralentir le diagnostic alors que chaque seconde compte. Pourtant, il est possible d’identifier les symptômes de l’AVC, notamment de par leur apparition rapide et brutale, mais encore faut-il les connaître. Sensibiliser le grand public aux dangers de l’AVC et surtout à ses symptômes, apparaît aujourd’hui comme une nécessité. C’est pour cela qu’elle l’interpelle sur l’importance de créer une vaste campagne de sensibilisation publique autour des accidents vasculaires cérébraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5272</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Campagne vaccinale contre la covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        651. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de procéder à un retour d’expérience (RETEX) de la gestion vaccinale de la crise de la covid-19. Le virus de la covid-19 a causé le décès de près de 7 millions de personnes dans le monde dont 160 000 en France. Pour lutter contre la pandémie, les États ont retenu la solution vaccinale ; la mise au point de vaccins par les laboratoires fut alors réalisée dans un temps record, moins d’un an contre dix requis en moyenne habituellement. Force est de déplorer que l’innocuité des doses produites par Pfizer BioNtech, AstraZeneca, Moderna, Janssen ou Nuvaxovid, était loin d’être totale. Dans l’Union européenne, la mort de 11 448 personnes serait directement imputable à l’injection de l’un de ces vaccins, d’après l’Agence européenne du médicament ; quant aux effets secondaires, plus ou moins dangereux ou invalidants, ils ont été constatés chez de nombreux vaccinés. Parmi les effets graves, une hausse significative des myocardites est avérée. Nature a publié en décembre 2023 un article rédigé par plusieurs scientifiques qui alertent sur le fait que 25 % des personnes ayant reçu le vaccin Pfizer ont développé une réponse immunitaire inattendue avec la création par leur organisme de « protéines indésirables » qui se sont substituées à celles prévues initialement par ce vaccin. Face à l’ampleur de ce problème de santé publique qui a déjà entraîné dans d’autres pays des alertes des autorités de santé (Nouvelle-Zélande), l’installation de commissions d’enquête, comme en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou des poursuites judiciaires contre Pfizer, engagées par le procureur du Texas, aux États-Unis d’Amérique d’Amérique, elle lui demande de réaliser un bilan des statuts vaccinaux des personnes décédées depuis 2020 et des effets secondaires observés après l’injection des différents vaccins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5273</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délabrement du système de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        652. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation du système de santé français. Mme la députée a été interpellée par un de ses concitoyens habitant proche de Tarbes. C’est en tombant malade qu’il a réalisé l’ampleur des dégâts sur le système de soins. Il fut impossible pour lui de prendre rendez-vous chez un médecin généraliste à moins de 10 kilomètres de son domicile malgré la présence de la plus grande ville du département (50 000 habitants) à quelques kilomètres. Après une longue prospection il parvient à se faire prescrire des antibiotiques et un examen de radiologie par scanner. Le chemin de croix de ce Bigourdan ne s’arrête pas là puisque qu’il doit d’abord affronter une pénurie du produit pharmaceutique prescrit. Ensuite il se heurte au refus de la clinique de ville puis de l’hôpital de ville d’effectuer son examen d’imagerie médicale par faute de « manque de radiologues » face à l’afflux de patients. Le fait de ne pas recourir aux urgences pour ne pas les encombrer et ainsi en laisser la priorité aux plus souffrants a potentiellement coûté du temps et du capital santé à ce concitoyen qui a livré son témoignage à Mme la députée. Il a mis en exergue le délabrement à tous les échelons du système de santé (médecine générale rurale, médecine de ville, pharmacie, hôpital de ville etc.) et souhaite connaître les mesures que Mme la ministre compte mettre en place pour « pallier au laxisme des précédents ministères ». Tout comme la majorité des Français, il s’interroge et avec lui Mme la députée sur les mesures qui seront instaurées pour améliorer le manque de personnel, la gestion des établissements de soins, la gestion des remboursements, les affectations et les prises en charge, le faible nombre de médecins formés, la présence de lobbys partenaires des organismes publics de santé et enfin la réglementation des multinationales liées à la santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5273</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Desertification médicale et accès aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        653. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins, chargé de la santé et de la prévention, sur l’insuffisance des mesures mises en place pour lutter contre les déserts médicaux, pointée par le rapport de la Cour des comptes publié le lundi 13 mai 2024. En effet, le constat dressé par le rapport est sans appel. Les déserts médicaux s’étendraient et les déséquilibres entre la demande et l’offre de soins s’aggraveraient. Selon le rapport, les politiques visant à lutter contre ces déserts ne seraient pas assez efficaces, fragmentaires et insuffisamment ciblées. Cela aurait pour effet de laisser les territoires les plus démunis sans solution pérenne, favorisant le sentiment d’abandon que peuvent connaître les habitants des territoires les plus fragiles. Alors que l’accès aux soins reste « au cœur des préoccupations des citoyens », la Cour des comptes juge que « l’organisation des soins de premier recours (généralistes, spécialistes en accès direct, infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens, psychologues ou orthophonistes) n’a pas encore été structurée comme une politique publique. Les mesures ainsi mises en œuvre aujourd’hui n’offrent que très peu de résultats et l’absence de suivi statistique et le défaut d’indicateurs d’impact ne permettent pas d’en mesurer les conséquences ». De plus, il semble que ces mesures et actions n’aient pas toujours bénéficié aux territoires qui en ont le plus besoin et lorsque c’est le cas, elles ont donné des résultats qui semblent difficiles à appréhender. La mise en œuvre concrète se serait donc « révélée instable et peu intelligible », sans « cohérence d’ensemble » selon la Cour des comptes. Le contraste serait donc important entre des mesures annoncées et la situation que peuvent connaître les habitants des territoires les plus touchés. Il s’agit pourtant d’un sujet essentiel sur lequel de nombreux élus sont mobilisés et ont des attentes fortes, notamment M. le député, qui a déjà plusieurs fois interpellé le Gouvernement à ce sujet, notamment sur la répartition géographique injuste et inégale des médecins généralistes et spécialistes dans le pays. Aussi, ce rapport formule plusieurs solutions pour endiguer la désertification médicale. Cela passerait notamment par l’établissement au niveau national d’un suivi annuel de la politique d’amélioration de l’accès aux soins de premier recours ou encore l’encouragement des médecins à venir exercer à temps partiel dans les zones manquant de professionnels de santé. Cette éventualité pourrait s’envisager à court terme en complétant les aides des collectivités territoriales à l’équipement de cabinets secondaires et, à plus long terme, en conditionnant toute nouvelle installation dans les zones les mieux dotées en médecins à un engagement d’exercice partiel dans les zones les moins bien dotées. Aussi, face à ces constatations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de lutter durablement contre les déserts médicaux et sur les suites qu’il compte donner au rapport de la Cour des comptes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5274</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déserts médicaux en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        654. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les déserts médicaux notamment en milieu rural. Ces zones, caractérisées par une pénurie de professionnels de santé, créent un accès difficile aux soins pour les habitants des campagnes, souvent contraints de parcourir de longues distances pour consulter un médecin. Cette situation a des conséquences néfastes sur la santé des populations rurales, notamment les personnes âgées ou à mobilité réduite et augmente la pression sur les services d’urgence. Parmi les raisons de cette pénurie figurent le manque d’attractivité des zones rurales pour les jeunes médecins, qui préfèrent souvent s’installer dans les villes où les infrastructures sont meilleures et les conditions de travail plus attractives. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande de soins en milieu rural renforce les inégalités territoriales en matière de santé. Pour remédier à cette situation, une solution pourrait être d’imposer aux médecins, au cours de leur carrière : des stages obligatoires en milieu rural. Cela permettrait non seulement de renforcer ponctuellement l’offre de soins dans ces zones, mais aussi de sensibiliser les futurs professionnels de santé à la réalité des besoins dans ces territoires ruraux. Ces stages pourraient être intégrés dans les cursus de formation des médecins ou être imposés comme une condition à l’obtention de certains avantages professionnels. Une telle mesure pourrait favoriser la découverte des aspects positifs de la vie et du travail en milieu rural et ainsi inciter certains médecins à s’y installer durablement. Il demande d’étudier cette mesure qui permettrait de redynamiser le secteur médical dans les zones rurales et de lutter efficacement contre les déserts médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5274</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés de la psychologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        655. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de la psychologie, notamment dans les centres nédicaux-psychologiques (CMP). Confrontée à un manque de moyens criant et à une hausse des besoins depuis la crise sanitaire de la covid-19 notamment, la psychologie traverse une crise majeure conduisant à des délais d’attentes honteux pour voir un praticien. Ces retards de prise en charge entraînent des pertes de chances, des aggravations de symptômes et des psychopathologies de plus en plus graves. Face à ces difficultés, le dispositif « MonSoutienPsy » ne semble pas efficace et, au contraire, les moyens qui y sont consacrés pourraient apparemment plus utilement permettre la création de près de 4 000 postes pérennes dans les CMP pour adultes et pour enfants. Il lui demande donc si elle compte suivre les recommandations de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et redéployer les moyens dans le service public de la prise en charge psychologique et plus largement, ce que sont les intentions du Gouvernement pour la santé mentale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5274</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Effets indésirables de prothèses vaginales et réparation du préjudice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        657. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les témoignages de nombreuses femmes subissant des effets indésirables suite à la pose de bandelettes périnéales sous-urétrales et de prothèses vaginales. Depuis la fin des années 1990, des prothèses vaginales et bandelettes sous-urétrales, dispositif interne en polypropylène, ont fait leur apparition pour remédier aux descentes d’organes (ou prolapsus) ainsi que pour traiter les problématiques d’incontinence urinaire pour les femmes qui subissent ces désagréments. Depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger, de nombreux témoignages convergent pour faire état de complications extrêmement douloureuses et invalidantes suite à la pose des dispositifs médicaux précités. Alertée, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) mène des enquêtes de matériovigilance depuis quelques années. L’ANSM indique ainsi que 95 signalements d’incidents lui ont été remontés entre 2016 et 2021 sur un volume de 20 000 poses d’implants de renfort pelvien. Concernant les bandelettes sous-urétrales, 189 signalements d’incidents ont été remontés à l’Agence en 2019 pour 30 000 poses de dispositifs. Ces chiffres, basés sur les seules déclarations de matériovigilance des médecins, peuvent être sous-évalués, selon les propos de l’ANSM. En effet, si les chirurgiens français annoncent moins de 1 % de complications, les anglo-saxons avancent plus volontiers 25 %. Les patientes souffrant de complications durables après la pose de ce type de dispositif dénoncent un manque d’information global autour de ce type d’opérations, notamment sur les complications éventuelles et sur les alternatives à l’intervention chirurgicale. Dans le même sens, elles font état d’absence de consultation pluridisciplinaire et d’absence d’inscription de la marque du dispositif implanté dans les comptes rendus opératoires, ainsi que dans les dossiers médicaux, ou encore d’absence d’information sur la complexité de retirer les implants en totalité en cas de complication. Des plaintes collectives se multiplient pour obtenir réparation des préjudices subis, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et en Afrique du Sud. Des condamnations ont déjà été prononcées en Australie et aux États-Unis contre la société Ethicon, filiale de Johnson &amp; Johnson, fabricant d’implants en maille pelvienne. Une plainte a été déposée contre X en novembre 2020 en France pour tromperie, tromperie aggravée et blessures involontaires. L’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique a été saisi par le parquet. À ce jour, il n’existe aucune prise en charge spécifique en France pour ces femmes, dont les douleurs sont souvent incomprises ou assimilées à une dépression par les médecins et professeurs rencontrés. Aucun centre expert pour la prise en charge de complication n’existe actuellement sur le territoire national. Les chirurgiens français sont, à ce jour, incapables d’opérer un retrait complet de ces dispositifs. Seuls certains chirurgiens exerçant aux États-Unis disposent aujourd’hui des compétences nécessaires pour procéder au retrait complet des dispositifs problématiques. En l’absence d’une prise en charge par l’assurance maladie, seules les patientes les plus fortunées peuvent aujourd’hui recourir à ces chirurgiens spécialisés. Pour leur part, les patientes écossaises peuvent bénéficier depuis quelques mois d’une prise en charge par le NHS ( National Service Scotland ) des coûts de la chirurgie de retrait des implants en maille et des coûts associés tels que le voyage et l’hébergement. Une décision qui pourrait inspirer les autorités de tutelle de l’assurance maladie. Les patientes françaises souffrant de complications liées à la pose de ces dispositifs, dont certaines sont aujourd’hui reconnues travailleuses handicapées, ne peuvent bénéficier au mieux, que d’une intervention chirurgicale permettant un retrait partiel des implants et/ou recourir à des antidouleurs permettant d’atténuer les souffrances. Malgré les signalements de complications, les dispositifs en question sont toujours implantés sur le territoire national alors même que le pays n’est toujours pas doté de centres spécialisés de référence. Des centres qui permettraient de former des professionnels de santé au diagnostic et à la prise en charge des complications ainsi qu’aux chirurgies d’ablation des implants permanents transvaginaux dans les meilleures conditions. Aussi, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour apporter des réponses satisfaisantes aux femmes victimes de ces dispositifs ainsi que pour prévenir les risques de faire des victimes supplémentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5275</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement législatif et réglementaire des sachets de nicotine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        658. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’encadrement législatif et réglementaire des sachets de nicotine. Les sachets de nicotine, également appelées « nicotine pouches », « nicopods » ou « snus sans tabac » sont des sachets en fibre de cellulose contenant des sels de nicotine et des arômes. Ils forment ainsi des alternatives sans tabac au « snus » dont la commercialisation est interdite en France. Bien que ne contenant pas de tabac, ces produits - tantôt annoncés par certains distributeurs comme objet de sevrage, tantôt comme ne l’étant pas - participent en tout état de cause à la dépendance à la nicotine. En outre la présence d’arômes a vocation à rendre leur consommation plaisante et, via des techniques de marketing modernes, attractive, notamment pour les jeunes générations. Produits de dépendance manifeste à la nicotine, ils ne sont pour autant rattachables à aucune catégorie du cadre légal et réglementaire relatif aux produits du tabac, de vapotage ou autres produits à fumer. Ainsi, contrairement à ces produits, la production, la consommation, la publicité, la commercialisation et la fiscalité des sachets de nicotine sont soumis à un encadrement des plus souples. Face à ce manque en comparaison avec des produits analogues, il l’interroge sur une éventuelle feuille de route visant à pallier cet apparent vide juridique au sein des politiques de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5276</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État d’avancement de la SNANC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        659. — 8 octobre 2024. — M. Boris Tavernier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC). L’article 265 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite « loi Climat et Résilience », prévoit l’entrée en vigueur au 1er juillet 2023 d’une stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat. Celle-ci est censée déterminer les orientations de la politique de l’alimentation durable, moins émettrice de gaz à effet de serre, respectueuse de la santé humaine, davantage protectrice de la biodiversité, favorisant la résilience des systèmes agricoles et des systèmes alimentaires territoriaux et garante de la souveraineté alimentaire ainsi que les orientations de la politique de la nutrition, en s’appuyant sur le programme national pour l’alimentation et sur le programme national relatif à la nutrition et à la santé. Après près de deux ans de travaux des différents ministères concernés (santé, solidarité, transition écologique, consommation, agriculture et alimentation), une mobilisation importante de la société civile et des avis rendus par différentes autorités comme le Conseil national de l’alimentation et le Haut Conseil de santé publique (avril 2023), on n’a toujours pas connaissance d’un texte présentant cette stratégie qui aurait dû entrer en vigueur en juillet 2023. Ainsi, il souhaite savoir à quelle étape en est l’élaboration de la SNANC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5276</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Hygiène bucco-dentaire dans les écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        660. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’hygiène bucco-dentaire des enfants. Une mesure simple mais essentielle pourrait avoir un impact durable sur la santé bucco-dentaire des enfants et contribuer à la prévention des maladies comme les caries, qui touchent encore un grand nombre d’enfants. En instaurant le brossage de dents à l’école, on permet aux plus jeunes d’acquérir des habitudes d’hygiène solides, dès le plus jeune âge, tout en réduisant les risques de complications dentaires à l’avenir. Selon le rapport de mai 2023 de l’ARS, une bonne hygiène bucco-dentaire aurait un impact sur la santé bucco-dentaire des enfants sous réserve d’un environnement structurel favorable, d’actions suivies dans le temps et de moyens financiers ad hoc. De plus, le brossage dentaire ne peut s’envisager sans un message éducatif adapté à chaque classe d’âge depuis la maternelle jusqu’à l’adolescence. Les interventions éducatives doivent être envisagées en vue du développement des compétences psycho-sociales de l’enfant et ancrées dans une vision globale de la santé. Par ailleurs, les actions de brossage des enfants en classe de maternelle seraient à prioriser dans la mesure où dans cette classe d’âge, les apprentissages se construisent. Celles-ci doivent s’ancrer dans le temps. De plus, cette mesure réduirait les inégalités de santé, notamment pour les enfants issus de milieux défavorisés qui n’ont pas toujours un accès régulier aux soins dentaires. Il lui demande si le Gouvernement envisage s’investir dans cette action préventive, afin de réduire à long terme les coûts liés aux soins dentaires pour les familles et le système de santé, tout en assurant un bien-être essentiel pour les générations futures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5276</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Il faut lancer une campagne nationale de prévention contre les risques d’AVC !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        661. — 8 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet de la problématique des accidents vasculaires cérébraux (AVC), en particulier sur le manque d’information et de sensibilisation de la population à ce propos. Chaque année, 150 000 personnes sont touchées par un AVC dont 30 000 qui en meurent et tant d’autres qui en survivent mais avec un handicap à vie. Pourtant, la majorité des Français ignorent les signes d’urgence et il n’existe pas à ce jour de grande campagne de sensibilisation ou de dépistage. Une pétition rassemblant près de 25 000 signatures a été présentée à de nombreuses reprises aux ministres prédécesseurs et au ministère de la santé, en vain. Il lui demande si elle entend prendre le sujet à bras le corps en lançant une campagne nationale ambitieuse de prévention contre les risques d’AVC sur le modèle des actions menées contre le tabagisme, la mortalité routière ou encore le cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5277</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Interdiction des sachets de nicotine et billes de nicotine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        662. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’enjeu de santé publique que représentent les nouveaux produits nicotiniques, en particulier les sachets et les billes de nicotine. Si le début de l’année 2024 a été marqué par le vote de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables, une grande victoire pour la santé publique, l’industrie du tabac et ses avatars font preuve d’une créativité sans limites pour développer de nouveaux produits à base de nicotine. Parmi ceux-ci, les sachets et billes de nicotine deviennent de plus en plus populaires, tout particulièrement auprès des jeunes, leur cible privilégiée au regard du marketing agressif dont ils font l’objet : 9 % des jeunes de 13 à 16 ans auraient déjà essayé ces produits à forte concentration de nicotine, déclinés en saveurs fruitées et sucrées. La nicotine est un produit hautement addictif dont la consommation durant l’enfance et l’adolescence est problématique à plus d’un titre. D’une part, comme le souligne l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les jeunes sont davantage concernés par les intoxications aux produits nicotiniques. D’autre part, ils sont également plus sensibles à l’effet addictif de cette molécule, puisqu’ils peuvent devenir dépendants à un niveau d’exposition bien moindre que les adultes. Les conséquences psychologiques de cette dépendance sur les jeunes peuvent aller de l’incapacité de se concentrer en classe à des troubles de l’humeur tels que la dépression et les pensées suicidaires. D’autres soupçons pèsent par ailleurs sur la nicotine, notamment comme facteur aggravant de maladies gingivales et dentaires. De manière plus inquiétante encore, cette molécule affecterait le développement du cerveau qui, faut-il le rappeler, se poursuit jusqu’au début de l’âge adulte. Les maladies chroniques susceptibles d’émerger des suites de la consommation de ces nouveaux produits hautement dosés ne seront connues que dans 15 à 20 ans, mais déjà, on le voit, les suspicions s’accumulent. La vente de ces produits, faut-il le rappeler, ne fait aujourd’hui l’objet d’aucune règlementation spécifique. La loi interdisant les puffs ne ciblant que l’un de ces produits, il est impératif de compléter l’arsenal juridique pour éviter que ce vide n’entraîne toute une génération vers la dépendance à la nicotine. Afin de protéger la santé publique et de progresser vers une génération sans tabac et sans addiction à la nicotine, il lui demande quelles actions le Gouvernement envisage d’entreprendre pour interdire la vente et l’accessibilité en ligne des sachets et des billes de nicotine, comme l’ont déjà fait la Belgique et les Pays-Bas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5277</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les conséquences des déserts médicaux dans la ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        663. — 8 octobre 2024. — M. Julien Guibert alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les fermetures répétées des services d’urgence et du SMUR dans la Nièvre, des conséquences directes de la pénurie de médecins et des déserts médicaux dans la ruralité. Depuis plusieurs mois, les habitants de la Nièvre sont confrontés à des fermetures à répétition des services d’urgence, notamment ceux de Decize et de Nevers, ainsi que des services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR). Cette situation résulte principalement de la pénurie de médecins et de la crise des déserts médicaux, qui affecte gravement le département. Malgré différentes alertes lancées depuis son élection (dans la presse, auprès de l’ARS et même un courrier au ministère de la santé), la situation persiste et s’aggrave, suscitant une inquiétude grandissante parmi la population locale. Ces fermetures constituent une rupture d’égalité dans l’accès aux soins pour les Français et entraînent des conséquences lourdes sur plusieurs plans : un temps de trajet et un coût accru pour les usagers, une perte de chances pour les patients avec de potentielles répercussions sur leur santé, mais aussi une baisse de l’espérance de vie avec des études réalisées démontrant le lien avec un accès limité aux services de santé. Face à cette situation alarmante, M. le député souhaite savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour pallier la pénurie de médecins dans les zones rurales et particulièrement dans la Nièvre, mais également pour garantir un accès égalitaire aux soins d’urgence pour tous les citoyens, indépendamment de leur lieu de résidence, pour améliorer les conditions de travail des professionnels de santé pour les attirer et les fidéliser dans le département, ou encore pour assurer la pérennité des services d’urgences et du SMUR afin de répondre efficacement aux besoins de la population locale. Il lui demande de bien vouloir prendre conscience de l’urgence de la situation dans laquelle les Nivernais se trouvent et du besoin d’apporter une solution rapide et pérenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5278</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lésions cérébrales et traumatismes crâniens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        664. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question des lésions cérébrales et des traumatismes crâniens. La Conférence nationale du handicap d’avril 2023 a acté plusieurs mesures à ce sujet et notamment la création du centre national de ressources pour le traumatisme crânien et les lésions cérébrales acquises (CNRTC/LA). La mise en œuvre est prévue pour 2024/2025. De nombreux acteurs du secteur étaient en demande de la création de ce centre national et ont accueilli très favorablement cette annonce. Cependant, à ce jour, les acteurs concernés ont peu de visibilité concernant le périmètre de ce centre national ainsi que sur le calendrier réel de mise en œuvre. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement a défini un calendrier précis de mise en œuvre de ce centre national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5278</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre la désertification médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        665. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de plus en plus critique des déserts médicaux dans les zones rurales, en prenant pour exemple le territoire du Ternois. Ce territoire, regroupant 103 communes pour environ 40 000 habitants, fait face à une véritable crise. Malgré des investissements publics massifs de la communauté de communes, notamment pour rendre les maisons de santé attractives et l’engagement constant des élus locaux, près de 25 % des habitants se retrouvent aujourd’hui sans médecin, ce qui met directement en danger la santé de la population, particulièrement des 40 % de patients souffrant de pathologies chroniques nécessitant un suivi régulier. Cette situation entraîne une surcharge insoutenable des services hospitaliers du Ternois et du groupement hospitalier Artois-Ternois, dont les équipes doivent compenser la carence en médecins de ville, au prix d’une dégradation de la qualité des soins prodigués. Ces établissements, conçus avant tout pour gérer des urgences et offrir des soins spécialisés, se voient désormais contraints de remplacer des médecins de proximité, transformant l’hôpital en unique point d’accès aux soins pour de nombreux habitants. Le recours inapproprié aux services d’urgences devient la norme, contribuant à emboliser des structures hospitalières déjà fragilisées. Les efforts mis en œuvre localement, qu’ils soient financiers ou humains, demeurent insuffisants face à l’inaction de l’État, alors même que le monde rural est en première ligne face à la désertification médicale. Mme la députée souligne que les dispositifs mis en place jusqu’à présent, y compris la suppression du numerus clausus, n’ont produit aucun effet significatif sur le terrain. Malgré la mobilisation continue des élus locaux et les moyens importants engagés par la communauté de communes, aucune politique publique durable n’a apporté de réponse à la désertification médicale et les garanties attendues de l’État quant à l’installation de médecins restent inexistantes. C’est pourquoi elle lui demande si elle compte prendre des mesures concrètes afin de favoriser de manière significative l’installation de médecins dans les zones sous-dotées telles que le Ternois, dans le but de restaurer une véritable équité territoriale et de garantir à chaque citoyen une égalité effective face à la santé, indépendamment de son lieu de résidence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5278</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mesures sur la prise en charge des troubles somatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        667. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence d’une prise en charge des troubles somatiques au sein du système de santé. En effet, l’organisation d’une offre de soin adaptée aux troubles somatiques fonctionnels représente un enjeu sous-estimé de santé publique. Selon les centres de ressources dédiés aux troubles somatiques fonctionnels à l’AP-HP, environ 15 millions de citoyens européens (3,5 % des adultes) répondent aux critères d’un trouble somatique fonctionnel. Les symptômes afférents sont à l’origine de 15 à 40 % des consultations de soins primaires. S’ils sont fréquents et présents dans tous les domaines de la médecine, leur méconnaissance les rend difficiles à traiter pour les médecins, accentue le mal-être des patients qui en souffrent et représentent des coûts importants pour la société, n’étant pas reconnus. Ces troubles sont notamment caractérisés par des symptômes pénibles et invalidants non expliqués par une dysfonction des organes qu’ils désignent. Il s’agit de symptômes répétés, durables, entraînant une demande de soins dont le retentissement majeur contraste avec l’absence d’anomalie clinique ou paraclinique pouvant les expliquer entièrement. Connaître davantage ces derniers permettrait de les comprendre, de poser des diagnostics et ainsi de limiter des dépenses de santé démesurées, qui seraient dès lors ciblées et adaptées. C’est pourquoi elle lui demande de quelles façons elle compte répondre à l’absence de prise en charge de ces troubles et comment, dans le cadre de la formation, cet enjeu de santé public pourrait par exemple faire l’objet de la création d’une nouvelle spécialité, à l’image de la Suisse germanophone ainsi que de l’Allemagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5279</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Moyens financiers dédiés au secteur de la psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        668. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la crise que connaît actuellement le secteur de la psychiatrie française et le manque de prise en charge des patients nécessitant une prise en charge psychiatrique, notamment les plus jeunes. En effet, selon plusieurs associations et professionnels du secteur, la psychiatrie connaîtrait de nombreuses difficultés en matière d’offre de soins. Ces dernières seraient liées à un manque de personnel médical et paramédical, de financements et de structures adaptées ou spécialisées. Les services disposeraient également de moins en moins de lits, selon l’étude de la Fédération hospitalière de France sur l’état des services de psychiatrie. Fin 2022, un quart des établissements psychiatriques ont dû fermer entre 10 et 30 % de leur capacité d’accueil. Dans certains cas, l’impossibilité d’accueil de patients dangereux et atteints de troubles sévères amènerait à une incarcération, faute de places disponibles. Cette carence est également très marquée par la prise en charge d’enfants et de jeunes la nuit quand leur état de santé le justifie. Très peu de structures disposent d’internats et les listes d’attentes s’allongent. Pour pallier le manque évoqué, la prise en charge médicamenteuse des 6-17 ans est aujourd’hui en forte augmentation : +49 % d’antipsychotiques, +55 % d’hypnotiques et sédatifs, +63 % d’antidépresseurs. La France se classerait parmi des pays les plus prescripteurs de médicaments de ce type, avec des prises en charge médicamenteuses qui sont à la base réservée aux adultes. De plus, plusieurs associations et structures spécialisées ont fait part du manque de moyens pour détecter les troubles chez les jeunes publics et accompagner les patients durant leur scolarité. Ces troubles seraient détectés trop tard, peu pris en charge et pourraient impacter l’ensemble de la scolarité de ces élèves sans un accompagnement adéquat. En France, seulement 600 pédopsychiatres sont en exercice pour 10 millions d’enfants. Une quantité de médecins largement insuffisante au vu des besoins. Aussi, face à ces constatations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour augmenter les moyens humains et financiers dédiés au secteur de la psychiatrie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5279</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Plan de lutte contre la douleur chronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        669. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’élaboration d’un plan de lutte contre la douleur chronique. En France, 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques d’intensité modérée à sévère, soit un Français sur cinq. Le pays peut s’enorgueillir d’avoir été à la pointe pour la prise en charge des patients souffrant de douleurs chroniques en créant dans les années 1990 un dispositif unique en Europe : les SDC (structures douleur chronique). Ces dernières n’ont cessé de s’étendre sur l’ensemble du territoire, passant de 96 en 2001 à 243 en 2019 et se sont renforcées et structurées grâce aux trois plans nationaux contre la douleur qui se sont succédé entre 1998 et 2010. Mais aujourd’hui, moins de 3 % des patients nécessitant une prise en charge dans de telles structures le sont réellement. Mme la députée alerte Mme la ministre sur cette réalité, d’autant plus que la situation devrait continuer à se dégrader. Ces structures sont aujourd’hui menacées puisque 30 % d’entre elles seraient amenées à disparaître dans les prochaines années par manque de ressources humaines lié notamment au non-remplacement des nombreux départs en retraite des médecins y travaillant et au manque de visibilité de cette spécialité dans le cursus universitaire des étudiants en médecine. Mme la députée s’inquiète de cette situation qui pourrait remettre en cause la pérennité de ces structures et qui a comme conséquence une prise en charge plus longue des patients et donc une errance médicale plus importante. Elle l’interroge sur son intention de mettre en place un plan douleurs chronique que les professionnels et associations appellent de leurs vœux depuis une dizaine d’années et qui ne se focaliserait pas uniquement sur la douleur en fin de vie : les douleurs réfractaires, complexes, intenses, post-opératoires, ne sont pas l’apanage des personnes en fin de vie ; elles touchent des millions de personnes dans leurs quotidiens divers à qui il reste encore de nombreuses années à vivre et si possible dans les meilleures conditions ; ces personnes ne doivent pas être oubliées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5280</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des accidents vasculaires cérébraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        670. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les moyens à mettre en œuvre pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Chaque année en France, ce sont 150 000 personnes qui sont touchées par un AVC. Première cause de mortalité chez la femme et troisième chez l’homme, 30 000 personnes décèdent d’un AVC chaque année. Première cause de handicap chez l’adulte, ce sont 500 000 personnes qui vivent avec des séquelles motrices, neurologiques, psychologiques aujourd’hui en France. La prise en charge se doit d’être la plus rapide possible. Le risque d’AVC augmente fortement avec l’âge, mais 1 % des AVC concernent des nouveaux nés, des enfants ou des adolescents, soit entre 500 et 1 000 cas par an. La prévention des AVC est donc un enjeu majeur de santé publique pour lequel il est urgent de mettre en place un véritable plan de communication. En effet, l’information de l’ensemble de la population, la formation des professionnels de santé et la promotion d’une meilleure hygiène de vie doivent faire l’objet d’un grand plan d’actions visant à mieux prévenir les risques et mieux repérer les symptômes de l’AVC. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement compte réaliser une campagne durable d’information et de prévention semblable à certaines déjà existantes telles que la lutte contre le tabagisme, la sécurité routière, les violences sexuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5280</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention et prise en charge de l’obésité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        671. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’enjeu de la prévention et de la prise en charge de l’obésité en France. Le nombre de personnes atteintes par cette pathologie (définie par un IMC supérieur à 30 kg/m2) a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, passant de 8,5 % de personnes souffrant d’obésité en 1997 à 17 % en 2020, soit plus de 8,5 millions de citoyens français concernés. Plus inquiétant encore, 34 % des enfants de 2 à 7 ans et 21 % des enfants de 8 à 17 ans étaient ainsi en situation de surpoids ou d’obésité en 2020, tandis que les personnes en situation de précarité sont plus particulièrement concernées. À l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les professionnels de santé constatent que l’obésité est devenue une véritable « épidémie non contagieuse » ainsi qu’une « maladie multifactorielle complexe », avec des conséquences graves et nombreuses, tant sur l’état général de santé physique (augmentation du risque de contracter certains cancers, des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, des maladies respiratoires et cardiaques chroniques, etc.) que sur l’état psychique des individus, leur insertion sociale et professionnelle ou encore leur bien-être personnel. L’impact économique et sociétal de l’obésité en France est également considérable : elle coûterait chaque année 8,4 milliards d’euros à l’assurance maladie, 1,3 milliard d’euros aux complémentaires santé et 900 millions d’euros aux entreprises, sans compter les surcoûts générés pour les personnes en situation d’obésité dans leur vie quotidienne. Il est aujourd’hui impératif de prendre conscience de l’urgence à agir et de faire de l’obésité une priorité nationale de santé publique, en reconnaissant son caractère pathologique chronique et multifactoriel et en mettant en place une véritable approche holistique et transversale des politiques publiques. Ces orientations sont notamment défendues par le Pr Martine Laville dans son rapport « Mieux prévenir et prendre en charge l’obésité en France », publié en avril 2023. Alors qu’une enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité prévoit, dans le scénario le plus pessimiste, que 29 % des Français pourraient être en situation d’obésité en 2030, il l’interroge sur ses intentions ainsi que sur les axes de travail prioritaires du Gouvernement, notamment à l’aune de la prochaine feuille de route sur l’obésité. Deux champs d’intervention sont plus précisément ciblés : l’action interministérielle d’abord, qui semble indispensable, ainsi que la reconnaissance de l’obésité comme maladie chronique et affection longue durée, dans le cadre de parcours de soins gradués et individualisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5280</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Recrudescence des importations de prothèses dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        672. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recrudescence des importations de prothèses dentaires et le manque d’information des patients. Signée en 2020, la convention professionnelle des chirurgiens-dentistes a permis une revalorisation des soins dentaires en compensation d’un plafonnement des honoraires prothétiques. Dès lors, a été constatée une augmentation des importations de prothèses venant de Chine, de Turquie, du Maroc et de Madagascar. Les prothésistes dentaires français subissent cette concurrence à bas prix, mettant en doute la pérennité de ce secteur en France et faisant craindre la fermeture des dernières entreprises sur le territoire. De surcroît, du fait de la non-dissociation des actes en dentisterie, il n’y a aucune preuve que le prix des prothèses dentaires importées bénéficie réellement aux patients. Enfin, se pose la question de l’information aux patients et de la transparence quant à la provenance des dispositifs médicaux utilisés. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de proposer des mesures de soutien en faveur de la filière française de prothèses dentaires ainsi que des mesures visant à garantir une plus grande transparence de l’information aux patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5281</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques sanitaires des sachets de nicotine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        673. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques que les sachets de nicotine représentent pour la santé des citoyens. Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) sur les produits du tabac, les produits connexes et les arômes pour cigarettes publié le 21 novembre 2023 met en lumière l’apparition en 2021 de nombreux cas d’intoxication à la nicotine dus aux sachets de nicotine. Le rapport démontre également que les mineurs sont particulièrement touchés par ces nouvelles formes de consommation du tabac : sur les 295 cas d’intoxication à la nicotine étudiés par l’ANSES dans son rapport, 83,8 % d’entre eux concernaient des mineurs. De plus, des symptômes nicotiniques aigus ont été observés par l’ANSES chez des adolescents consommant ces poches de nicotine. À la suite de l’adoption de la proposition de loi n° 464 visant à interdire les dispositifs de vapotage à usage unique, notamment afin de préserver la santé des mineurs, il semble important de s’interroger sur les nouvelles formes de tabagisme qui sévissent en France et sur les réponses législatives à apporter. Il souhaiterait par conséquent savoir quelles mesures elle compte mettre en œuvre afin de poursuivre la lutte contre le tabagisme en France, réduire l’accessibilité du tabac pour les mineurs et interdire la vente de ces sachets de nicotine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5281</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Sensibilisation aux AVC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        674. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en compte par l’État de l’accident vasculaire cérébral (AVC), qui frappe 150 000 Français de tout âge par an, dont 1 000 enfants. Cela représente une victime toutes les 4 minutes. 30 000 d’entre eux en décèdent, soit 1 sur 5. L’AVC est la première cause de handicap du pays. Aussi, il souhaite savoir si des campagnes de sensibilisation sont envisagées pour que les AVC puissent être rapidement identifiés par la population et pris en charge, afin d’améliorer les chances de celles et ceux qui en sont victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5281</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la psychiatrie de proximité et de l’accès aux soins en Mayenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        675. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de la psychiatrie de proximité et de l’accès aux soins en Mayenne. Mme la députée a en effet été alertée par des médecins de sa circonscription sur la situation de la psychiatrie de proximité, fleuron national, qui, selon eux, « explose ». Ces médecins ajoutent : « Le bateau, maintenu à flots depuis six, sept ans coule ». Dans le département voisin de la Sarthe, on constate ainsi vingt-six départs en six mois. À Château-Gontier, en Mayenne, le bon fonctionnement repose d’abord sur l’extrême volontarisme d’une équipe dont trois des quatre psychiatres sont sur le départ ; l’un d’eux a soixante-sept ans, un autre soixante-et-onze… Leur dévouement force l’admiration ; les lits ferment mais ils se déplacent autant qu’ils le peuvent chez les patients. Leur service de psychiatrie est renommé. Il propose notamment des journées consacrées aux thérapies familiales. Mme la députée s’interroge sur l’avenir de ce travail s’il n’y a pas de relève médicale. Les gardes, elles, s’organisent tant bien que mal mais hors du cadre trop rigide imposé et il en est de même pour l’ouverture des urgences. Comme ces praticiens l’expliquent, ce qui prévaut, c’est le volontarisme : « Les acquis sociaux passent après ». La situation à Laval n’est pas meilleure : il n’y a plus que deux psychiatres sur les onze nécessaires. On a même signalé le cas d’un jeune psychiatre qui a renoncé à exercer son métier… Quant à l’accueil d’internes, il interroge : il faudra bien des encadrants et là où il y a déjà pénurie, pourra-t-on les accueillir ? C’est pourquoi ces médecins réclament d’urgence qu’on leur permette d’aller chercher des médecins là où ils sont, à l’étranger ; ils sont en capacité de filtrer les bons profils. Reste à offrir à ces médecins étrangers des conditions acceptables avec un statut de praticien attaché et non de stagiaire associé, à 1 300 euros par mois, comme il a été proposé à deux reprises récemment avec évidemment deux départs à la clef… Une certaine souplesse est sans doute requise en la matière. Une élue locale alerte aussi : un collectif de jeunes - recalés pour être kinésithérapeutes - s’organise pour partir à l’étranger et sans doute ne pas revenir. L’un de ces jeunes avait 14,5 de moyenne et a simplement raté son concours. Ces jeunes étaient prêts, eux, à s’installer dans un désert médical. Cette élue signale au passage qu’en matière de régulation, dans le nord du département de la Mayenne, on atteint une heure trente d’attente pour une ambulance, même quand il s’agit d’une patiente de quatre-vingt-quatorze ans. En bref, malgré les mesures prises récemment, la phrase la plus entendue sur ces sujets, de toutes parts, c’est : « On marche sur la tête ». Elle lui demande par conséquent quelles sont les solutions d’urgence envisagées pour une réforme de fond, systémique, qui s’avère parfaitement indispensable face à ces situations ubuesques et très difficiles à vivre du point de vue des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5282</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Statut du « patient-expert »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        676. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut du « patient-expert ». Atteint d’une maladie chronique, le « patient-expert » est par son vécu, son expérience, son écoute mais aussi par la formation qu’il a acquise, le mieux placé pour comprendre les difficultés tant physiques que psychologiques que peut éprouver une personne atteinte par la même pathologie que lui. Il est de ce fait une aide précieuse pour les malades mais aussi pour les équipes soignantes. Il constitue une solution adaptée et peu coûteuse pour une prise en charge et un accompagnement optimum des personnes souffrant de pathologies chroniques. Malgré ce rôle central reconnu par tous les professionnels de la santé, Mme la députée s’inquiète du manque de « patients-experts » dans les centres antidouleurs ou les centres hospitaliers universitaires (CHU) qui proposent des ETP (éducation thérapeutique du patient). Elle alerte Mme la ministre sur l’absence de campagne d’information d’envergure sur l’existence des « patients-experts » à destination des malades atteints d’une pathologie chronique. Elle l’interroge sur la possibilité de créer un statut spécifique et bien défini du « patient-expert ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5282</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie française en santé mondiale 2023‑2027
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        677. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le suivi de gouvernance et de gestion de la nouvelle stratégie française en santé mondiale 2023-2027. La santé mondiale est devenue un enjeu majeur transversal en termes économique, géopolitique et sécuritaire. La révision du Règlement sanitaire international (RSI) s’inscrit dans les travaux de l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) qui se tiendra en mai 2024 à Genève. Dans une dimension interministérielle, la France se mobilise autour de cette approche, alignée avec les priorités de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Partenaire en santé mondiale, elle promeut une méthode systémique, animée par ses ambitions, ses principes directeurs et ses priorités en référence à sa doctrine. La France privilégie la promotion de la santé et le bien-être des populations, la prévention et la lutte contre les maladies à tous les âges de la vie. Sa démarche prend en compte les conséquences du changement climatique, les composantes sociales et environnementales, contribue à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) et renforce le concept « une seule santé » ( One Health ) intégrant les domaines de la santé humaine, animale, environnementale et végétale. La France, reconnue au sein des institutions sanitaires internationales, peut s’appuyer sur un corps diplomatique, une communauté scientifique en santé mondiale et des acteurs du secteur de la santé. Présente auprès des organismes internationaux en santé, la France est un acteur influent dans les organes décisionnels des fonds multilatéraux et bilatéraux, principalement les fonds dits verticaux (FMSTP, Unitaid, Gavi, Fonds pandémies). Elle intervient activement à l’allocation et au suivi de leurs financements et à leur bon emploi. Ainsi, s’agissant de ses participations dans le domaine de la santé mondiale, l’État contribue à l’aide publique au développement (APD) dédiée à la santé. À cet effet, la stratégie 2023-2027 se dote d’objectifs de pilotage opérationnels et transparents, d’indicateurs précis permettant une évaluation accrue de son plan, un renforcement du suivi financier de l’utilisation optimale, efficace et effective des fonds. Dès février 2023, la Cour des comptes a préconisé, parmi ses recommandations, d’engager une analyse et un équilibrage financier entre aides multilatérales et bilatérales de l’APD en santé. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître quel point d’étape peut être dressé sur l’efficacité de la nouvelle stratégie française en santé mondiale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5283</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie française en santé mondiale 2023‑2027
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        678. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Juvin interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le suivi de gouvernance et de gestion de la nouvelle stratégie française en santé mondiale 2023-2027 exposée le 12 octobre 2023 par les ministres de l’Europe et des affaires étrangères, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et de la prévention. Cette question écrite est redéposée suite à la dissolution de l’Assemblée nationale (question écrite n° 17383). La santé mondiale est devenue un enjeu majeur transversal sur le plan économique, géopolitique et sécuritaire. La révision du règlement sanitaire international (RSI) s’inscrit dans les travaux de l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) qui se tiendra en mai 2024 à Genève. Dans une dimension interministérielle, la France se mobilise autour de cette approche, alignée avec les priorités de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Partenaire en santé mondiale, elle promeut une méthode transversale et systémique, animée par ses ambitions, ses principes directeurs et ses priorités en référence à sa doctrine. La France privilégie la promotion de la santé et le bien-être des populations, la prévention et la lutte contre les maladies à tous les âges de la vie, prenant en compte les conséquences du changement climatique, les composantes sociales et environnementales, contribuant à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) et renforçant l’approche « santé unique » ( One Health ) intégrant les domaines de la santé humaine, animale, environnementale et végétale. La France peut s’appuyer sur un corps diplomatique, une communauté scientifique en santé mondiale et des acteurs du secteur de la santé. Présente auprès des organismes internationaux en santé, la France est un acteur influent dans les organes décisionnels des fonds multilatéraux et bilatéraux, principalement les fonds dits verticaux (FMSTP, Unitaid, Gavi, Fonds pandémies). Elle intervient activement à l’allocation et au suivi de leurs financements et à leur bon emploi. Ainsi, s’agissant de ses participations dans le domaine de la santé mondiale, la France contribue à l’aide publique au développement (APD), dont une partie est dédiée à la santé. À cet effet, la stratégie 2023-2027 se dote d’objectifs de pilotage et d’indicateurs permettant une évaluation accrue de sa politique, un renforcement du suivi financier de l’utilisation optimale, efficace et effective des fonds. Dès février 2023, la Cour des comptes a préconisé d’engager une analyse et un équilibrage financier entre aides multilatérales et bilatérales de l’APD en santé. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître quel point d’étape peut être dressé sur l’efficacité de la nouvelle stratégie française en santé mondiale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5283</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déclaration du statut de « personne à haut risque vital » et services adaptés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        680. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des « personnes à haut risque vital » (PHRV) en cas de coupure d’électricité. En effet, au lendemain du passage de la tempête Ciaràn qui a touché le territoire national, M. le député a été confronté au cas d’une personne sous assistance respiratoire qui s’est retrouvée sans électricité pendant cinq jours. N’étant pas recensée dans la liste des « personnes à haut risque vital » chez Enedis, cette patiente n’a pas pu faire l’objet du traitement automatisé qui aurait normalement dû être déployé en urgence à son égard. A priori, les malades sont appelés à se déclarer « personnes à haut risque vital » auprès de leur agence régionale de santé (ARS), pour être informés des coupures. Selon les informations dont dispose M. le député, le circuit en place pour une demande d’accès à un service particulier d’information est le suivant : en premier lieu, les « patients à haut risque vital » doivent se signaler auprès de leur ARS. Celle-ci leur demande de remplir deux formulaires, dont un certificat médical attestant de leur situation. Ces patients doivent ensuite envoyer ces formulaires par courrier postal à la direction départementale de leur ARS. Une fois ces formulaires reçus et enregistrés, les ARS communiquent les noms des personnes concernées aux distributeurs d’énergie. Selon les dernières estimations, près de 4 000 patients soignés à domicile et répartis sur tout le territoire auraient déjà été identifiés par les ARS et les gestionnaires de réseaux d’électricité. Cependant, quelques centaines de personnes ne seraient pas encore recensées ou ne le feraient pas, face à la complexité de la procédure décrite ci-dessus. Complexité accrue par le fait que le dispositif est activé pour une durée d’une année, à l’issue de laquelle la demande doit être renouvelée selon les mêmes modalités. En cas de changement de domicile provisoire ou définitif, le patient devra donc déposer une nouvelle demande. À la lumière des évènement récents liés à la tempête Ciaràn, M. le député souhaiterait savoir si le circuit décrit ci-dessus vaut pour toutes les ARS de France. Par ailleurs, il souhaiterait connaître la définition exacte d’une « personne à haut risque vital » ou PHRV telle que retenue par les pouvoirs publics et quelle est la procédure exacte pour être reconnue « personne à haut risque vital ». Enfin, il souhaiterait savoir de quelle manière la procédure de déclaration - puis de veille - concernant ces « personnes à haut risque vital » pourrait être encore simplifiée et améliorée à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5284</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Arrêt de déclaration obligatoire d’un médecin traitant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        702. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de médecins et ses conséquences au sein du système de santé français. Comme Mme la ministre le sait, la déclaration d’un médecin traitant est un élément fondamental du parcours de soins des patients en France. Cependant, la pénurie de médecins traitants rend cette pratique de plus en plus complexe pour les citoyens. En raison du manque de professionnels de santé, de nombreux patients ont du mal à trouver un médecin traitant disponible, ainsi, ils ne peuvent donc réaliser de déclaration auprès de la sécurité sociale. Cette situation a pour conséquence directe l’absence de remboursement des consultations médicales, ce qui pèse lourdement sur le budget des Français et compromet l’accès aux soins pour tous. Bien que cette situation offre des économies, il est inadmissible de compromettre l’accessibilité aux soins des Français. De plus, un accès limité aux soins de santé peut entraîner des retards dans le diagnostic et le traitement de maladies, ce qui peut engendrer des conséquences néfastes sur la santé publique et entraîner des coûts supplémentaires à long terme. En ce sens, elle lui demande l’arrêt de l’obligation de déclaration d’un médecin traitant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5284</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Franchises pour le remboursement des soins d’affections de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        703. — 8 octobre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet des franchises pour le remboursement des soins d’affections de longue durée. Les participations forfaitaires et franchises, prévues aux II et au III de l’article L 160-13 du code de sécurité sociale, constituent une participation aux frais de santé à la charge de tous les assurés sociaux et ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie. Le plafond annuel de la participation forfaitaire est fixé à 50 euros par bénéficiaire. Le plafond annuel de la franchise médicale est fixé à 50 euros par bénéficiaire. Il s’interroge sur les modalités de définition des seuils de ces plafonds pour les soins d’affections de longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5284</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des appareils auditifs CROS et BiCROS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        704. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge financière d’appareil auditifs de type CROS et BiCROS. La prise en charge par l’assurance maladie sur prescription médicale d’appareils auditifs est désormais possible depuis une loi « 100 % santé » adoptée au 1er janvier 2021. Nonobstant, le législateur à omit d’y introduire la prise en charge d’appareils auditifs dits secondaires de type CROS et BiCROS, laissant par ailleurs des milliers de malentendants dans l’obligation de financer par leur propres moyens leur appareil auditif. Considérés comme « accessoires » par la sécurité sociale, les appareils CROS et BiCROS ne sont pas prévus dans la liste des produits et prestations remboursables (LPP) délivrée par la haute autorité de la santé. Cet oubli maladroit provenant du législateur contribuerait à la constitution d’un défaut d’égalité de traitement entre les personnes malentendantes, considéré comme préjudiciable vu le prix équivalent de l’accessoire à des appareils auditifs classiques inclus dans la LPP. Ainsi il lui demande de prendre en considération cette demande afin de réfléchir à des solutions efficaces permettant un traitement égalitaire de ces personnes touchées financièrement par cette omission du législateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5284</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réglementation concernant la vente en ligne de prothèses capillaires médicales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        705. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des coiffeurs et perruquiers ayant développé une activité de vente en ligne de prothèses capillaires médicales et accessoires conventionnés par l’assurance maladie. En effet, l’arrêté du 18 mars 2019 portant modification des modalités de prise en charge des prothèses capillaires et accessoires au chapitre 2 du titre I de la liste prévue à l’article L. 165-1 (LPP) du code de la sécurité sociale a remis en question l’activité des professionnels de la vente en ligne dans ce secteur, en réservant « la vente à distance sans essayage aux seules situations de renouvellement de délivrance ». La nouvelle réglementation impose ainsi aux patients de se rendre obligatoirement en institut ou en pharmacie en première intention pour acheter leur prothèse capillaire, afin de bénéficier d’un « accompagnement personnalisé ». Or il semble que les professionnels de la vente en ligne conventionnés offrent aux patients, atteints notamment de cancer ou d’alopécie, non seulement un accompagnement professionnel de qualité grâce aux nombreux moyens et outils numériques qu’ils mettent en place, mais encore une intimité appréciable face à des pathologies difficiles à vivre. D’autre part, certains territoires sont dépourvus de professionnels qualifiés présents en physique. Cet arrêté supprime donc la liberté de choix et d’accessibilité aux prothèses capillaires médicales offerte aux patients, puisqu’un patient détenant une ordonnance médicale prescrite par son médecin et qui souhaite passer par un professionnel de la vente en ligne, pourtant conventionné par l’assurance maladie, ne sera pas remboursé. Or durant la crise sanitaire et alors que de nombreux instituts capillaires étaient fermés, les professionnels de la vente en ligne conventionnés par l’assurance maladie ont néanmoins obtenu une dérogation exceptionnelle leur permettant d’effectuer les prises en charge et de venir en aide aux patients laissés sans solution. Malgré la pertinence de cette offre et des nombreux services rendus à la prise en charge des patients, cette dérogation n’a pas été renouvelée au sortir de la crise. Aussi elle lui demande si elle entend redonner aux patients la possibilité d’obtenir leurs prothèses capillaires médicales et accessoires auprès des professionnels de la vente en ligne conventionnés par l’assurance maladie, à l’heure de la banalisation de la téléconsultation et des nouvelles habitudes de consommation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5285</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retrait de la liste des molécules dites onéreuses de certains traitements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        707. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le retrait depuis le 1er janvier 2024 de la liste des molécules dites « onéreuses » de certains traitements auparavant remboursés aux établissements de santé. Elle se fait écho d’un échange qu’elle a eu avec l’équipe médicale de l’hôpital Jean-Jaurès de Paris. Ces molécules parmi lesquelles le Letermovir (Prevymis), la Prograf, l’Azactam, utilisées en onco-hématologie sont vitales pour le traitement des patients atteints de leucémie, du cancer du sang. Elles sont essentielles pour leur survie et leur permettent d’avoir une espérance de vie quasi normale après souvent un parcours de soins extrêmement lourd : chimiothérapie, transfusions sanguines, greffe. Du fait de leur déremboursement, le coût de ces molécules pouvant aller jusqu’à 6 000 euros par mois et par patient reste à la charge des établissements et met en grave danger leur équilibre financier. Sur l’année complète 2024, cet impact financier pourrait, en effet, atteindre 600 000 euros. Malgré ce risque, l’hôpital Jean-Jaurès continue d’accueillir les patients ayant besoin de ces traitements. Mais la situation financière de l’établissement est très tendue. L’ARS, la FEHAP et la DGOS ont été alertées sur cette question. Des associations et d’autres établissements sont également mobilisés sur ce qui constitue un problème de santé publique majeur. Sans réel retour. Pour l’instant, ils n’ont aucune visibilité sur un possible remboursement de ces molécules dites « onéreuses ». Elle l’alerte sur ce sujet et l’interroge afin de savoir si les molécules dites « onéreuses » retirées depuis le 1er janvier 2024 de la liste des traitements remboursés le seront de nouveau dans un avenir proche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5285</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des artisans taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        722. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des artisans taxis et la renégociation des tarifs règlementés du transport de patients pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). La situation des artisans taxis est de plus en plus précaire, notamment en zones rurales. En effet, dans ces territoires, les artisans taxis s’occupent principalement du transport assis professionnalisé (TAP) de patients. Ces transports de patients représentent parfois jusqu’à 90 % du chiffre d’affaires des chauffeurs de taxis en Ardèche. Ces frais sont règlementés par un tarif fixe décidé par une convention entre les préfectures et la CPAM. À ce titre, plusieurs fédérations de taxis alertent depuis plusieurs mois la CPAM sur ces tarifs règlementaires, aujourd’hui trop bas au regard de l’augmentation considérable des charges et de l’énergie, faisant craindre de devoir bientôt travailler à perte. Or malgré les nombreuses demandes d’augmentations de ces tarifs et de renégociation de la convention, n’ont pas abouti à ce jour. L’absence d’augmentation, associée aux difficultés qu’ils rencontrent font que les artisans taxis en zones rurales craignent pour la pérennité de leur activité. Face à ces constatations et au vu des demandes des artisans taxis en zones rurales, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour améliorer la situation des artisans taxis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5286</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Personnes concernées par les modifications du calcul du PASS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        149. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les calculs d’impact réalisés par le ministère pour les personnes concernées par la modification du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS). Récemment, deux décrets ont modifié les règles de calcul du cumul d’une pension avec un revenu d’activité. En effet, les décrets n° 2022-257 et n° 2023-684 disposent que les personnes actives et en invalidité, dont les revenus d’activité dépassent 150 % du PASS ne bénéficient plus de leur pension d’invalidité. Sur les près de 800 000 personnes qui touchent une pension d’invalidité aujourd’hui en France, le ministère estime que ce décret profitera à environ 60 000 d’entre elles et lèsera 7 812 autres. Or aucune source ni aucune méthode de calcul n’a été présentée pour étayer ces chiffres, qui, de plus, n’apportent aucune précision sur les montants moyens par personne et par mois perçus ou retranchés par ces réformes selon le cas de figure. Ces calculs sont d’ailleurs contestés par différentes organisations syndicales et associations de personnes invalides, notamment « Les oubliés de la réforme 2022-257 » qui évoquent, quant à eux, 32 000 bénéficiaires des décrets pour 30 000 personnes lésées, à hauteur d’environ 1 000 euros par mois en moyenne. Outre ces éléments, le changement de la période d’examen des ressources pour l’attribution de la pension introduit par le décret n° 2022-257 est perçu comme défavorable aux pensionnés par le Conseil national consultatif des personnes handicapées. En effet celle-ci était auparavant trimestrielle avec la possibilité de dépasser le salaire de comparaison une fois, du fait de prime par exemple, sans que cela n’impacte le montant de la pension. Désormais, les revenus étant considérés sur 12 mois glissant, le montant de la pension sera revu à la baisse par le versement d’éventuelles ressources exceptionnelles telles que des primes. Pire encore, un travailleur licencié ayant touché une indemnité de licenciement verra cette somme comptabilisée dans le calcul de sa pension qui en sera diminuée alors même qu’il entre dans une période précaire. Aussi, M. le député souhaite savoir comment ont été estimés les chiffres avancés par le ministère concernant le nombre de personnes qui tireront bénéfices des décrets n° 2022-257 et n° 2023-684 et si le Gouvernement compte rendre public les calculs qui ont permis d’aboutir à ce résultat. Il lui demande également s’il compte mettre en place un dispositif afin que le changement de la période de déclarations des revenus ne puisse pas conduire à une précarisation plus importante de personnes vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5286</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transports dans le cadre des hospitalisations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        156. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les mesures existantes pour la prise en charge des frais de transports dans le cadre d’hospitalisations liées à une neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA). M. le député est interrogé à ce sujet dans sa circonscription ; il apparaît qu’il est en pratique complexe pour les personnes souffrant d’une NOIA de remplir les conditions nécessaires à un remboursement des frais engagés dans les transports pour se rendre dans un hôpital. En effet, il semble que le remboursement de ces frais soit conditionné à un accord préalable de la sécurité sociale quinze jours avant la date de l’hospitalisation. Ce délai ne prend pas en considération les situations d’urgence fréquentes lorsque que l’on souffre de cette maladie. De plus, l’hospitalisation dans le cadre de cette maladie oblige les Icaunais à se rendre à Paris dans les rares centres de référence, augmentant ainsi les frais de transports. Pour toutes ces raisons, il lui demande si des mesures existent afin de prendre en charge ces frais de transports pour les personnes hospitalisées et si, à défaut, le Gouvernement entend mettre en place un système de remboursement pour ces dernières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5286</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Taxe maladie de 1 % sur les retraites complémentaires Agirc, Arrco et Ircantec
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        161. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la cotisation maladie de 1 % prélevée sur les pensions de retraite complémentaires du secteur privé relevant de l’Agirc pour les cadres, de l’Arrco pour les salariés ainsi que de l’IRCANTEC pour les agents contractuels de la fonction publique. Cette cotisation maladie frappe uniquement les pensions complémentaires des retraités du privé et celles des non-titulaires de la fonction publique depuis le transfert, en 1998, des cotisations d’assurance maladie des retraités sur la CSG. S’il y a bien eu suppression sur les pensions de base des cotisations maladie (à l’époque au taux de 2,8 %), celles prélevées sur les pensions complémentaires sont alors passées de 3,7 % à 1 %. Les salariés relevant du régime de retraite de la fonction publique, les professions libérales et autres régimes spécifiques ne sont pas soumis à ce prélèvement. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a supprimé, pour les salariés, outre leur cotisation chômage, leur cotisation maladie de 0,75 % destinée à couvrir les prestations en espèces liées aux pertes de salaires pour maladie ou accident du travail (cotisation qui ne concerne pas les retraités). Néanmoins, cette même loi de financement de la sécurité sociale a maintenu ce prélèvement spécifique sur les retraites complémentaires Arrco, Agirc et Ircantec, qui reste la seule contribution, hors CSG, à l’assurance maladie. Cette différence de traitement entre retraités ne s’appuie sur aucune justification concrète, le montant des pensions retraites versé aux salariés du secteur privé et ceux de la fonction publique étant sensiblement identique. De nombreuses organisations syndicales demandent, dans un souci d’équité de traitement, de supprimer cette cotisation maladie de 1 % prélevée sur les pensions des retraites complémentaires Agirc, Arrco et Ircantec. Aussi, il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre à cette demande légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5287</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Financement de la prise en charge de la dépendance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        238. — 8 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation particulièrement inquiétante du secteur du grand âge et sur le manque de moyens humains et financiers dans les établissements dédiés ainsi que dans les services d’autonomie à domicile. Au 1er janvier 2021, on dénombrait 18,1 millions de personnes de 60 ans ou plus en France, soit plus d’un quart de la population. Selon la Drees, ce sont 21 millions de seniors de 60 ans ou plus qui vivront en France en 2030 : les plus de 65 ans seront alors plus nombreux que les moins de 15 ans. Il y a actuellement près de 7 400 Ehpad en France, représentant environ 600 000 places. L’espérance de vie, qui est aujourd’hui de 78,4 ans pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes, ne cesse d’augmenter et devrait atteindre, selon une étude de l’Insee, respectivement 86 et 91,1 ans d’ici à 2060. Cet allongement de la durée de vie s’accompagne inévitablement d’un accroissement des situations de dépendance. Le nombre de personnes dépendantes est estimé à 1,4 millions aujourd’hui et devrait passer à près de 5 millions en 2060. Ces personnes rentrent aussi de plus en plus tard en Ehpad avec des degrés de dépendance accrus. Conserver les pratiques actuelles d’entrée en institution des personnes âgées en perte d’autonomie supposerait donc de doubler dans la durée le rythme d’ouverture de places observé depuis 2012, afin d’accueillir 108 000 résidents supplémentaires en Ehpad d’ici 2030, puis encore 211 000 entre 2030 et 2050. Or, à ce jour, selon une enquête réalisée par la Fédération hospitalière de France, 85 % des Ehpad publics avaient enregistré un déficit en 2023, soit quasiment le double de 2019. Dans le secteur privé solidaire, 1 100 Ehpad seraient en déficit pour un montant total de 216 millions d’euros. Il est essentiel et urgent de mettre en place une véritable politique publique en faveur des personnes âgées et des professionnels qui œuvrent à leur service. Le Gouvernement a annoncé en avril 2024 une hausse de 5 % du financement de l’État aux Ehpad publics et de 3 % pour le secteur privé. Or ces établissements enregistrent des déficits oscillant entre 5 et 10 % de leurs dépenses de fonctionnement. Les mesures prises ne permettent donc pas de répondre aux importantes difficultés financières du secteur. En 2022, 60,3 % des Ehpad étaient en situation de déficit (49,3 % en 2021), en raison notamment de la baisse de leur taux d’occupation, de la hausse de l’inflation, de la progression des charges du personnel (revalorisations salariales, recours à l’intérim…) ou encore de la hausse des coûts de l’énergie (électricité, chauffage…) et ce, malgré le bouclier fiscal mis en place et malgré une consommation vertueuse de la plupart des Ehpad qui ont réalisé des économies de consommation alors que les dépenses ont tout de même augmenté 32 % d’entre eux présentaient même un déficit supérieur à 5 % de leurs recettes. La situation était plus dégradée pour les Ehpad publics (64,5 % en déficit) que pour les Ehpad privés non lucratifs (54,3 % en déficit). Dans son rapport « Grand âge et autonomie » de 2019, le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale évaluait le besoin de financement du grand âge a minima à « 9 à 10 milliards euros à l’horizon 2030 ». Le manque d’investissement dans les établissements dédiés est flagrant et se traduit par une insuffisance de personnels, qui doivent s’occuper des résidents à une cadence effrénée. Ce manque de personnel oblige 18,6 % des Ehpad et résidences autonomes à refuser de nouvelles entrées et impacte négativement la qualité d’accompagnement. Concernant les services à domicile, le nombre de services réduisant leur nombre d’heures de soin a doublé, passant de 33 % à 68 % entre 2022 et 2023. Il est donc aujourd’hui essentiel et urgent d’engager de vrais moyens pour répondre aux besoins toujours plus importants d’accompagnement des professionnels travaillant en Ehpad et en résidence autonomie, des salariés du secteur de l’aide et du soin à domicile ainsi que des personnes âgées et en situation de handicap. À l’heure où 80 % des Français déclarent vouloir favoriser avant tout le maintien à domicile en cas de perte d’autonomie liée à l’âge, à la maladie ou au handicap, il est indispensable de renforcer au plus vite l’attractivité des métiers au service du grand âge et le maintien dans l’emploi de ceux qui y sont déjà engagés, en mettant en place une revalorisation salariale et des financements pérennes pour ce secteur. Des mesures comme le renforcement des équipes ou une augmentation des moyens consacrés au financement de la dépendance apparaissent donc urgentes et indispensables, de même que la mise en œuvre d’une véritable loi « gand âge et autonomie », promise depuis 2018 et maintes fois reportée. Il s’agit d’offrir aux aînés la dignité qu’ils méritent, à leurs familles une aide pour que cet accueil ait un coût moins important et aux personnels les moyens de travailler sereinement ainsi que la reconnaissance de leur engagement. Face au vieillissement de la population française et aux défis majeurs qui touchent un grand nombre de citoyens, il lui demande quelles mesures fortes et concrètes il compte mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge globale des personnes en situation de dépendance et pour assurer à long terme les besoins de financement de la prise en charge de la dépendance, phénomène amené à croître dans le contexte démographique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5288</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Nécessité de mesures urgentes pour assurer la dignité des résidents des Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        240. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation préoccupante des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui souffrent d’un manque chronique de ressources humaines et de moyens matériels. Dans ce contexte, l’absence suffisante de personnel et les contraintes de temps imposées aux professionnels du secteur conduisent à une dégradation des conditions de vie des résidents et à une diminution de la qualité des soins prodigués. La situation est d’autant plus préoccupante que ce constat affecte le fonctionnement des Ehpad, conduisant à une indifférence trop fréquente envers l’intimité et la dignité des résidents et à des pratiques souvent jugées indignes pour des personnes fragiles et dépendantes. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en place pour pallier ces difficultés, notamment en augmentant les effectifs et en revalorisant les salaires des professionnels du secteur, en améliorant le suivi des résidents et en préservant le respect de leur dignité et de leur autonomie, en garantissant la formation adéquate et le suivi des professionnels des Ehpad afin d’améliorer la qualité des soins prodigués et lutter contre les situations de maltraitance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5288</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>État d’urgence de la psychiatrie en France et de l’hôpital Camille Claudel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        329. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’état d’urgence dans lequel se trouve la psychiatrie publique en France et, à titre de signal, le centre hospitalier Camille Claudel, seul établissement de soins psychiatriques en Charente. Suite à l’annonce, contenue dans le discours de politique générale de M. le Premier ministre Michel Barnier, de faire de la santé mentale, la grande cause nationale de l’année 2025, que peut-il être clairement envisagé pour cet établissement aux locaux dégradés et en pénurie de soignants ? Sachant que cette question écrite a déjà été déposée le 6 février 2024 sans obtenir une réponse au 11 juin 2024, date à laquelle l’ensemble des questions écrites sans réponse ont été retirée suite à la dissolution. En décembre 2023, le conseil de surveillance, le directoire, la commission médicale d’établissement et le comité social d’établissement ont adopté à l’unanimité une motion pointant les trop grandes difficultés budgétaires auxquelles la structure doit faire face et la nécessaire intervention financière des autorités de santé pour permettre sa « survie ». L’hôpital estimait alors le déficit pour l’exercice 2023 à plus d’un million d’euros, déficit qui pourrait être multiplié par trois pour 2024. Additionnant la hausse des coûts de l’énergie et des assurances, le besoin de fonctionnement pour financer les mesures salariales qui ne sont qu’en partie compensées par l’État, le besoin d’investissement pour répondre à la vétusté des bâtiments et des matériels et la nécessité de leur mise aux normes et le besoin de recrutement, l’établissement se sait dans une situation critique. Une visite de l’établissement a permis à M. le député de constater notamment la vétusté du « logis ». De nombreuses infiltrations d’eau de pluie gangrènent également les bâtiments. La situation de l’hôpital pose également la question de l’égalité territoriale d’accès au service public. Une analyse comparée des dotations annuelles de financement (DAF historique) des départements de la région Nouvelle-Aquitaine met en lumière la sous-dotation historique de la psychiatrie en Charente : quand il est consacré, à l’échelle régionale, en moyenne 172 euros par habitant, c’est seulement 141 euros en Charente. Ce déficit exponentiel est aussi le résultat d’un abandon par l’État du secteur public de la psychiatrie. Entre 1976 et 2016, ce sont 60 % des lits qui ont été fermés. Depuis la pandémie de la covid-19, au moins 25 % des établissements ont fermé jusqu’à 30 % de leurs capacités d’accueil. Pour l’établissement de Camille Claudel, ce serait 100 lits fermés en 5 ans. Selon une étude de l’Unafam, 47 % des malades ont dû attendre deux ans pour qu’un diagnostic soit posé. Selon le baromètre 2023 de l’Union des familles et amis de personnes malades ou handicapées psychiatrique, sur 4 000 interrogés, 60 % disent que le patient a subi une mesure d’isolement et pour 44 % des répondants, il y a eu un refus de visite du patient. Lors de leur visite de l’hôpital en 2021, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la santé Olivier Véran avaient annoncé une enveloppe supérieure à 16 691 000 euros. Depuis, l’établissement n’a reçu que 358 000 euros. Il lui demande, dans l’esprit de la promesse faite en 2021, s’il peut s’engager à rehausser le financement de la psychiatrie à la hauteur de la moyenne régionale et à débloquer une aide à la hauteur de la situation de l’hôpital au regard de cette grande cause nationale annoncée par M. le Premier ministre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5289</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Égalité salariale entre les femmes et les hommes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        353. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. En effet, selon l’étude de l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee), publiée en 2023, le revenu salarial des femmes, qui correspond à tous les salaires perçus au cours d’une année donnée, serait inférieur de 24,4 % à celui des hommes. À profil et poste équivalents, il semblerait que cette différence salariale s’élève à 4 %. À ce titre, il semblerait que les écarts touchant strictement les salaires se soient réduits ces dernières années, mais que certaines inégalités persistent ; notamment au moment de fonder une famille, ou dans les possibilités d’accès aux postes les plus élevés dans les entreprises pour les femmes. Alors que plusieurs organismes et collectifs ont effectué des travaux allant dans le sens d’une égalité plus importante, il semble essentiel que toutes les pistes soient explorées afin de pouvoir réduire au mieux ces inégalités. Considérant qu’il convient de mettre fin à cette différence de traitement, il lui demande comment le Gouvernement entend remédier aux différences salariales persistantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5289</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés financières et structurelles affectant le secteur médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        414. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés financières et structurelles affectant le secteur médico-social, notamment concernant le déficit structurel dû à la non-revalorisation des dotations dans un contexte d’inflation et de hausse des coûts énergétiques. Il soulève également les problèmes liés à la gestion des ressources humaines, marqués par des postes non pourvus et un manque d’attractivité du secteur qui impacte le recrutement. De plus, il mentionne l’usure professionnelle accrue parmi les travailleurs, nécessitant une action urgente pour améliorer les conditions de travail. Enfin, M. le député demande des clarifications sur les ajustements des dotations pour mieux refléter les besoins du secteur et sur les mesures prises pour prévenir la marchandisation des services à l’encontre des populations vulnérables. Il lui demande de préciser les stratégies que le ministère compte mettre en œuvre pour aborder ces enjeux cruciaux et pour renforcer le dialogue avec les associations et les entreprises concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5289</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Augmentation de la pauvreté chez les personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        501. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’augmentation de la pauvreté chez les personnes âgées. En 2017, la pauvreté chez les 65-74 ans touchait 7,5 %, puis 10,6 % en 2022 et aujourd’hui 18,8 % d’entre eux sont en situation de pauvreté représentant ainsi 2 millions de personnes. À cela, il convient de rappeler que 31 % des personnes âgées estiment avoir des difficultés pour payer les factures du quotidien. Avec 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France, il l’alerte sur cette situation inquiétante et souhaite connaître les démarches que le Gouvernement souhaite mettre en œuvre pour lutter contre cette pauvreté grandissante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5289</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Fonds européens pour l’aide alimentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        502. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’urgence de solliciter les fonds européens destinés à l’aide alimentaire. Dans la 7e puissance économique mondiale résident plus de 9 millions de pauvres et plus de 7 millions de personne ayant recours à l’aide alimentaire. Depuis un an et demi, la consommation alimentaire des ménages a chuté de 17 % : une chute historique qui s’illustre dans l’allongement des files d’attente devant les Restos du cœur, la Croix-Rouge ou bien encore le Secours populaire. « Nous n’avions jamais vu ça » affirme Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire. Pour soutenir les associations d’aide alimentaire, l’Union européenne dispose d’un Fonds d’aide aux plus démunis (FEAD). Prenant conscience de l’accroissement des terribles difficultés susmentionnées et ce notamment en répercussion de la crise sanitaire, l’Union européenne a décidé d’augmenter ce fonds de 104 millions d’euros grâce à une initiative intitulée « REACT-EU ». Les pays devaient alors effectuer une demande auprès de la Commission européenne pour en bénéficier. Ils le peuvent toujours, la période d’éligibilité se terminant le 31 décembre 2023. Alors que des millions de Français subissent la faim chaque jour, l’urgence d’user des fonds européens à disposition est absolue. En conséquence, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement daignera user des fonds européens pour appuyer l’aide alimentaire en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5290</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Neutralisation du revenu d’enfants dans le cadre de la perception du RSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        503. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la neutralisation du revenu d’enfants dans le cadre de la perception du revenu de solidarité active (RSA). L’article R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles précise que les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant dans le chapitre concerné, l’ensemble des ressources, de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. Dès lors, les salaires de l’enfant doivent être déclarés dans la déclaration des parents et un droit à la prime d’activité peut effectivement être ouvert. Néanmoins et dans la majorité des cas, la prime d’activité ne compense pas la perte de la prestation. Tous ces dispositifs risquent donc d’amplifier donc la précarité des familles et peuvent éventuellement priver voire limiter pour les enfants concernés de faire des études supérieures. Il lui demande donc si le Gouvernement entend faire évoluer le dispositif actuel pour éviter une forme de « double peine » actuellement subie par les familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5290</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accompagnement des personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        504. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la nécessité d’une réelle prise en compte de l’accompagnement des personnes âgées face au vieillissement de la population. Entre 2030 et 2050, le nombre des personnes âgées de plus de 85 ans vivant en France passera de 2,5 millions à environ 4,9 millions. De la même façon, les individus de la tranche d’âge 75-84 ans seront au nombre de 6 millions contre les 4 millions actuels. Des statistiques qui appellent à réfléchir en profondeur pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux de cette problématique importante. Les défis qui concernent les conditions de vie des personnes âgées sont bien connus. Aujourd’hui, il est important d’allonger l’autonomie de ceux qui sont en mesure de subvenir à leurs besoins au sein d’un logement adapté prenant en compte leurs spécificités. Mais il est primordial de préserver les liens sociaux essentiels à leur vie quotidienne alors qu’ils sont fragilisés au quotidien. L’individualisme, « l’évolution » des mentalités ainsi que le manque de prise en considération et d’empathie envers cette tranche de la population qui a permis aux générations actuelles de pouvoir jouir d’une bonne qualité de vie y jouent un rôle non-négligeable. La situation de « mort sociale » dans laquelle sont enfermés une partie des ainés est particulièrement prégnante dans les territoires ruraux où la désertification rurale, le recul des services publics et les difficultés auxquelles sont confrontées les services d’aide à la personne nous imposent de prendre de nouvelles dispositions. Ainsi, il lui demande de préciser les dispositions prévues dans son projet pour l’accompagnement des personnes âgées notamment lorsqu’elles se trouvent dans des territoires parfois très isolés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5290</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Loi de programmation pour la loi grand âge
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        507. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la possibilité d’une loi de programmation pour la loi grand âge. Le Gouvernement avait promis en fin d’année dernière de présenter une loi de programmation sur le grand âge d’ici à l’été pour une adoption au second semestre 2024. Lors de l’examen de la proposition de loi portant diverses mesures relatives au grand âge et à l’autonomie au Sénat, la ministre avait pris ses distances vis-à-vis de la présentation d’une loi de programmation, indiquant alors que la Constitution « ne prévoit pas la notion de loi de programmation pour le secteur médico-social », avait-t-elle fait valoir. Elle précisait que le Conseil d’État devait se prononcer sur ce point le 8 février. Alors qu’une nouvelle législature commence, il lui demande que soit rendu public cet avis en vue d’une prochaine loi sur le grand âge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5291</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accès au RSA pour les personnes atteintes de maladies psychiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        508. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les conditions d’accès au RSA pour les personnes atteintes de maladies psychiques. Mme la députée attire l’attention de Mme la ministre sur les conditions d’accès au RSA pour les personnes atteintes de troubles psychiques sévères, soit 3 millions de personnes, selon les données santé publique France. La dernière réforme du revenu de solidarité active (RSA) oblige les bénéficiaires à « travailler 15 heures par semaine » ou à intégrer une formation. Lors de son entrée dans le dispositif RSA, l’allocataire bénéficie d’un diagnostic permettant de définir l’orientation la plus appropriée, selon sa situation : orientation vers un accompagnement social ou professionnel. Le bénéficiaire du RSA élabore ensuite avec le référent unique le contrat d’engagement, dont le contenu est adapté à sa situation. Ce contrat précise les actes positifs et répétés de recherche d’emploi que le bénéficiaire s’engage à accomplir et notamment les quinze heures d’activité. Toutefois, les personnes qui souffrent d’un handicap, d’une invalidité ou d’un problème de santé peuvent être dispensées de ces quinze heures d’activité. Enfin, les allocataires confrontés à des difficultés particulières peuvent bénéficier d’une diminution du nombre d’heures d’activité à effectuer ; ce nombre sera estimé lors des entretiens avec le référent. Or les malades psychiques devraient en priorité bénéficier de l’AAH (allocation adulte handicapé). Mais les données sociales montrent que moins de 11 % des personnes atteintes de troubles psychiques sévères, notamment les schizophrénies et troubles bipolaires, bénéficient de l’AAH. En 2023, 1,3 million de Français bénéficiaient de l’AAH, tous handicaps confondus (source CNAF), dont 28 % pour handicap psychique (CAIRN info), soit 364 000 personnes. Cependant, l’une des spécificités de la maladie est que, fréquemment, une partie des malades ne reconnaît pas son handicap, refusant ainsi d’engager les démarches pour obtenir le statut d’handicapé auprès des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) et donc de bénéficier de l’AAH. Le déni qui caractérise les troubles psychiques et le défaut de soins marginalisent des personnes qui n’ont pas obtenu la reconnaissance de leur handicap. Leur désocialisation résulte aussi de leur honte et de leurs facultés à cacher leur handicap. En attendant, faute de percevoir l’allocation aux adultes handicapés (AAH), certains malades doivent engager des démarches pour percevoir le RSA. Sauf que l’obtention du RSA est conditionnée à certaines démarches administratives comme remplir des déclarations en ligne chaque trimestre ou encore s’inscrire à France Travail. Ces obligations sont intenables pour un malade psychiatrique, surtout quand il n’est pas soigné. Dans le cadre de cette réforme, comment la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiques sévères et qui sont passées à côté de l’aide prévue par les MDPH, peut-elle être assurée par le dispositif du RSA, alors que ces personnes ont « échappé » aux instances les plus compétentes ? Quelles sont les dispositions prévues pour les personnes malades qui ne se présenteraient pas aux entretiens pour entrer dans le dispositif RSA ? Sur quelle base ce dispositif établira un « diagnostic » et définira une orientation ? Accusés de paresse, de parasitisme, la stigmatisation sociale s’ajoute et aggrave la souffrance des malades psychiatriques. Pourtant, soignés, accompagnés, des malades se rétablissent et ne demandent qu’à s’insérer et trouver un travail, la plupart du temps adapté et à temps partiel du fait de leur fatigabilité. Ces questions posent la problématique du statut ouvrant droit aux familles en souffrance de bénéficier d’un accompagnement social spécifique et de protéger les malades de l’extrême pauvreté et de l’exclusion. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour assurer une autonomie financière aux malades psychiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5291</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Assouplissement des conditions de cumul entre l’AAH et la pension de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        514. — 8 octobre 2024. — M. Alain David attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la suppression ou la diminution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) rencontrées par certains bénéficiaires de l’AAH lorsqu’ils perçoivent une pension de réversion. En effet, les bénéficiaires de l’AAH qui perdent leur conjoint se retrouvent souvent dans une situation précaire, aggravée par l’impossibilité de cumuler cette allocation avec la pension de réversion. Ce dispositif est perçu par de nombreuses personnes concernées comme une double peine : d’une part, elles subissent la perte de leur partenaire et, d’autre part, elles voient leur aide financière réduite ou supprimée en raison du versement de cette pension. La récente déconjugalisation de l’AAH, qui a permis de dissocier cette allocation des revenus du conjoint, marque un progrès majeur pour les personnes en situation de handicap. Elle reflète la volonté du législateur de renforcer leurs droits, ainsi que leur indépendance. Dans ce même esprit, il semblerait juste et nécessaire de déconnecter l’AAH de la pension de réversion. Ainsi, il lui demande le Gouvernement entend prendre des mesures pour permettre un assouplissement des conditions de cumul de l’AAH avec une pension de réversion, afin de préserver l’autonomie financière des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5292</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Déconjugalisation de l’ASPA et de l’ASI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        516. — 8 octobre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la déconjugalisation de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Le Parlement a adopté en 2023 la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé (AAH). Cette décision a été accueillie avec soulagement et satisfaction par les personnes en situation de handicap disposant de cette aide. Pour la dignité des personnes, cela leur garantie une autonomie financière. Cependant, pour les 65 000 personnes qui bénéficient d’une allocation supplémentaire au titre de leur invalidité, le mode de calcul reste particulièrement injuste, ce qui les place dans une situation de dépendance financière à l’égard de leur conjoint. Par conséquent, afin que la loi soit la même pour tous, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage la déconjugalisation de l’allocation supplémentaire d’invalidité et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5292</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        517. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par les assistants familiaux spécialisés dans l’accueil des enfants en situation de handicap. Déjà en 2015, le Défenseur des droits publiait un rapport intitulé « Handicap et protection de l’enfance : des droits pour des enfants invisibles », mettant en exergue cette problématique sociétale. Depuis, le Gouvernement s’est résolu à traiter cette question cruciale afin d’améliorer la qualité de la prise en charge de ces enfants et en leur offrant des réponses adaptées à leurs besoins, tout en soutenant et en accompagnant les assistants familiaux. Toutefois, des problèmes persistent. Récemment, Mme la députée a rencontré une assistante familiale de sa circonscription qui lui a fait part de ses vives inquiétudes à ce sujet. Elle l’a informée qu’un enfant, souffrant de problèmes psychiatriques, a été placé chez elle, sans aucun soutien psychologique ni suivi médical. Cette assistante familiale s’est retrouvée sans aucune aide extérieure. Aucune solution n’a été proposée, ni d’accueil temporaire en internat, ni d’interventions médico-sociales. Cet exemple illustre les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés tant les assistants familiaux que les enfants. Il est impératif que des mesures concrètes et efficaces soient prises. Le Président de la République lui-même a souligné que « la protection de l’enfance sera au cœur des cinq années à venir ». Elle lui demande s’il peut lui indiquer quelles seront les actions entreprises par le Gouvernement pour mieux accompagner les enfants handicapés confiés à l’aide sociale à l’enfance et quelles mesures seront prises pour soutenir les assistants familiaux désemparés face à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5292</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>L’amélioration de la situation des IME
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        522. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes au sujet des instituts médicoéducatifs (dits IME) en France. En effet, ces derniers visent à recevoir des enfants et adolescents en situation de handicap, afin de leur permettre un accompagnement personnalisé et adapté. Cependant, ces IME conservent une limite quant à leur absence de garderie au sein des établissements. Cette situation exige donc aux parents de réduire leurs horaires de travail, provoquant donc une réduction de salaire non-négligeable, tandis que leurs dépenses pour suivre la situation de handicap de l’enfant sont diverses. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour améliorer la situation de ces instituts, tant pour le confort des enfants en situation de handicap que pour celui des parents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5293</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Observations de l’ONU sur les ESAT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        525. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les établissements ou services d’aide par le travail (ESAT). Selon le Collectif lutte et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE), dans le pays, 1 400 ESAT regroupent plus de 130 000 ouvrières et ouvriers. Ces ouvriers ont le statut de travailleurs handicapés et les ESAT sont censés les aider à s’insérer durablement et correctement dans le monde professionnel. Ces travailleurs ne relèvent pas du code du travail, mais du code de l’action sociale et des familles, parce qu’ils sont considérés comme des usagers des établissements avec lesquels ils ont signé un contrat. Par conséquent, ils n’ont pas de contrat de travail, sont dans l’impossibilité de saisir les prud’hommes, de recourir à l’inspection du travail et ne bénéficient ni du droit de grève, ni de droits syndicaux, ni de mutuelles d’entreprise, ni de conventions collectives. Pourtant, la rémunération moyenne des personnes travaillant en ESAT est de seulement 715 euros net mensuels pour 35 heures de travail par semaine, ce qui ne permet pas de cotiser pour une bonne retraite. Or la France a ratifié la convention internationale des droits de personnes handicapées. Son article 27 précise que les personnes handicapées ont le droit de « travailler sur la base de l’égalité avec les autres [ce qui inclut] un travail librement choisi ou accepté sur un marché du travail et un environnement de travail ouverts, inclusifs et accessibles à tous ». En 2022, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU (CRPD) a rendu une critique détaillée du modèle des ESAT et appelait le Gouvernement à en finir au plus vite. Le CRPD ajoutait que « les environnements de travail ségrégués sont incompatibles avec [le] droit » inscrit à l’article 27. Il souhaite donc savoir quelles suites le Gouvernement entend donner aux observations de l’ONU concernant les droits des personnes travaillant dans les ESAT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5293</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Pensions de retraite pour les personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        526. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le sujet des pensions de retraite pour les personnes en situation de handicap. Une personne active touchant l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est contrainte de prendre sa retraite à 62 ans quel que soit son taux d’incapacité. Cependant, l’attribution de l’AAH aux retraités diffère en fonction de ce taux d’incapacité. Ainsi, seules les personnes en situation de handicap ayant un taux d’incapacité supérieur à 80 % et touchant une retraite inférieure à 956,65 euros peuvent continuer de percevoir l’AAH pendant leur retraite. Cela implique que les personnes handicapées avec un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 % perdent leur AAH dès le début de leur retraite. Elles se retrouvent alors avec une perte conséquente de revenu, ne pouvant compter que sur leurs retraites qui sont pour la plupart très modestes. En effet, même si les personnes en situation de handicap ont un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %, elles sont inaptes à de nombreuses voire à toutes les professions. Ainsi, leurs carrières professionnelles sont courtes, tranchées, parfois inexistantes. Avec la perte de l’AAH, du jour au lendemain, certains touchent une retraite avoisinant les 350 euros. Ce revenu ne permet pas de prétendre à une vie décente. Certes, pour compléter leurs pensions, les retraités pourraient avoir recours à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Mais cette allocation doit être remboursée par les héritiers du défunt si celui-ci possédait un bien immobilier ou une somme d’argent supérieure à 39 000 euros. L’ASPA représente donc une charge et non une aide fournie aux personnes dans le besoin. Au cours de leurs vies, les personnes en situation de handicap souffrent de la charge financière qu’ils peuvent représenter pour leurs familles et leurs proches et ne souhaitent pas en créer davantage après leur décès, c’est pourquoi nombre d’entre eux ne font pas de demandes pour l’ASPA. Alors que nous examinons le texte de la réforme des retraites, Mme la députée a été alertée à plusieurs reprises par des habitants de sa circonscription sur ce sujet qui les touche. Elle souhaite donc savoir comment le Gouvernement compte agir pour corriger cette inégalité de traitement et mettre fin à cette injustice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5293</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Transfert de l’allocation de solidarité spécifique vers le revenu de solidarité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        556. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le prochain transfert de l’allocation de solidarité spécifique vers le dispositif du revenu de solidarité. Cette annonce, faite sans aucune concertation avec les élus et les représentants des départements, suscite l’inquiétude des collectivités, qui financent le revenu de solidarité active (RSA). À ce jour, aucune compensation n’a été annoncée. Parallèlement, d’autres récents transferts de charges ont obligé les départements à devoir adapter régulièrement leurs budgets. Pour le département de Saône-et-Loire, 1 900 personnes seraient concernées, ce qui représenterait une dépense supplémentaire de 14 millions d’euros. Les marges de manœuvre des collectivités sont déjà fortement réduites, elles ne pourront seules absorber ce nouveau transfert de charges. Elle lui demande donc quelles mesures de compensation sont prévues dans ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5294</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Départs des familles d’accueil en retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        609. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les nombreux départs à la retraite des assistants familiaux dans les années à venir. Fin 2021, en France métropolitaine, 74 700 mineurs et jeunes majeurs âgés de moins de 21 ans, soit près de 40 % de l’ensemble des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), sont accueillis par près de 38 000 assistants familiaux. En 2021, neuf assistants familiaux sur dix sont des femmes et la moitié d’entre elles ont 55 ans ou plus. Les personnes exerçant le métier d’assistant familial sont donc particulièrement âgées : en 2021, un quart ont atteint ou dépassé l’âge de 60 ans. La pénurie de familles d’accueil va se faire sentir très prochainement dans tous les départements de France de façon de plus en plus prégnante. La moyenne d’âge des assistants familiaux étant de 55 ans, 80 % d’entre eux partiront en retraite dans moins de dix ans. À ce rythme-là, il n’y aura plus de familles d’accueil d’ici 2030. On compte actuellement environ quarante mille familles d’accueil alors qu’il en faudrait déjà le double. Alors comment répondre à la pénurie, sachant qu’il va en manquer davantage dans quelques années ? Le métier d’assistant familial est l’un des plus utiles, pourtant les départements peinent à recruter des candidats. Si le solde des familles d’accueil ne se renouvelle pas, c’est notamment dû au manque d’attractivité du métier. D’une part, la rémunération des professionnels est très peu élevée. D’autre part, une fois qu’ils ont obtenu un agrément pour accueillir des enfants, de très nombreux assistants familiaux se sentent isolés et peu ou mal accompagnés dans leur activité. Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance souffrent de plus en plus souvent de troubles du comportement ou de handicaps, ce qui nécessite un suivi encore plus approfondi, ce qui rajoute à la complexité du métier. Cette diminution inquiétante du nombre d’assistants familiaux entraîne des conséquences dramatiques pour tous les enfants qui doivent être placés et qui sont en danger. Pour y faire face, elle lui demande quelles mesures il envisage pour faciliter le recrutement des assistants familiaux et pallier cette pénurie rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5294</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Délais de traitement CARSAT Normandie demande de pension de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        641. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les délais de traitement des dossiers de demande de pensions de réversion constatés à la Carsat de Normandie. La convention d’objectifs et de gestion (COG) 2023-2027 conclue entre l’État et la Caisse nationale d’assurance vieillesse fixe à 90 jours le délai de traitement des demandes de pensions de réversion. Si ce temps d’instruction de trois mois peut déjà s’avérer problématique pour les foyers où le conjoint survivant dispose d’une pension de retraite d’un faible montant, ce délai est régulièrement dépassé par la Carsat de Normandie. Aussi, l’Union fédérale des retraités des organismes sociaux CGT Rouen et ses environs a récemment saisi la direction de la Carsat Normandie, ainsi que les membres de son conseil d’administration, de deux situations particulières illustrant les dysfonctionnements constatés dans le traitement des dossiers de pension de réversion. Dans le premier cas, une veuve a du vivre d’août à décembre 2023 avec sa seule pension personnelle de 174,50 euros par mois. Celle-ci n’a eu d’autre choix que de se résoudre à solliciter l’aide sociale de sa commune pour subvenir à ses besoins dans l’attente du traitement de son dossier de demande de réversion. Dans le second exemple, une veuve de 75 ans ayant perdu son conjoint à la mi-avril 2023 a obtenu notification du versement de sa pension de réversion, avec effet rétroactif au 1er mai le 12 octobre de la même année, soit six mois après avoir effectué les premières démarches. Ce second exemple illustre les errements liés à la dématérialisation à pas forcés des services publics. Dans ce cas d’espèce, cette personne a été orientée par la Carsat, qu’elle avait saisie fin avril, vers internet pour constituer son dossier de demande de pension de réversion. Début mai 2023, cette personne âgée a sollicité, sans succès, l’aide du PIMMS médiation de passage dans sa commune pour compléter son dossier dématérialisé. Une tentative infructueuse liée au fait que les comptes Carsat et Ameli de la personne demanderesse étaient bloqués. En difficulté, cette personne âgée a sollicité l’aide des militants de l’UFROS CGT pour mener à bien ses démarches. Le 23 mai 2023, ceux-ci se sont mis en relation avec la CPAM pour tenter de débloquer la situation. À l’occasion de leurs échanges, ils ont appris par leur interlocuteur de la CARSAT que les comptes inutilisés depuis plus de deux ans étaient désactivés, sans être supprimés, empêchant toute ouverture d’un nouveau compte Ameli. Seule la suppression du compte bloqué effectuée par l’agent de la Carsat a permis de recréer un compte permettant d’accéder ensuite au compte Carsat de la personne demanderesse. Le dossier de pension de réversion complété, la personne âgée a reçu un accusé de réception de sa demande le 25 mai avec des demandes d’informations complémentaires, lesquelles ont été transmises en ligne le 31 mai. Comme indiqué précédemment, la demande a finalement abouti le 12 octobre 2023, après plusieurs relances téléphoniques. Ces deux exemples, loin d’être isolés, mettent en évidence les dysfonctionnements de la Carsat Normandie, lesquels sont susceptibles de générer des conséquences sociales dramatiques pour les veuves et veufs les plus modestes déjà psychologiquement affectés par le décès de leur conjoint. Le recours au tout numérique au nom de la « modernisation » du service public laisse de côté les publics les moins familiarisés avec ces outils ou qui n’y ont tout simplement pas accès. De même, elle ne saurait constituer une panacée universelle permettant de pallier la baisse des effectifs de la CNAV (1 100 suppressions de postes sur la période 2017 à 2022) dans un contexte d’augmentation des dossiers à traiter. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser quelles dispositions elle entend prendre pour remédier à ce type de situation, en particulier dans le ressort de la Carsat Normandie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5295</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Reconnaissance des accueillants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        708. — 8 octobre 2024. — M. Guillaume Garot appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux dans l’accomplissement de leurs missions. Depuis son instauration en 1989, ce dispositif intermédiaire entre le domicile personnel et l’établissement d’hébergement a connu des évolutions juridiques favorisant sa reconnaissance comme une modalité alternative et pertinente d’accueil et d’accompagnement de personnes en perte d’autonomie, âgées, ou en situation de handicap. Cette alternative ponctuelle ou pérenne présente de nombreux avantages : proximité géographique, présence humaine et stimulante dans un cadre familial, accompagnement personnalisé. Le nombre d’accueillants familiaux diminue cependant d’année en année : de 9 742 en 2013, ils sont passés à 8 428 en 2022, avec une baisse plus marquée depuis 2019 selon l’Institut de formation, de recherche et d’évaluation des pratiques médico-sociales. Cette désaffection résulte principalement du manque d’attractivité de l’accueil familial. L’encadrement juridique est insuffisant, ne garantissant ni un statut protecteur, ni des rémunérations et indemnisations à la hauteur de la charge de travail et des responsabilités des accueillants familiaux. Le 8 juillet 2024, un arrêté est venu fixer un modèle de formulaire en vue de l’agrément d’accueillant familial. Si ce texte était attendu, il est loin de répondre aux nombreuses attentes des accueillants familiaux sur le territoire, notamment à cause du manque de garanties apportées. Dans un contexte de vieillissement de la population, puisqu’en 2030 il y aura 21 millions de personnes de plus de 60 ans, il est nécessaire d’anticiper les besoins des personnes en perte d’autonomie, plus particulièrement en leur proposant une prise en charge la plus digne possible. En ce sens, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour harmoniser le statut et revaloriser la rémunération des accueillants familiaux, afin d’assurer la pérennité de ce dispositif d’accueil.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5295</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Favoriser l’engagement associatif des jeunes dans le milieu du secourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        143. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, sur la situation de l’engagement associatif. Le monde du bénévolat subit au fil des années une diminution considérable du nombre d’adhérents. De nombreuses associations sont, de ce fait, mises en difficulté. La crise sanitaire a d’ailleurs accentué ce phénomène en ralentissant les activités et formations des associations pendant plus d’un an. Ce constat s’applique à la fédération nationale des secouristes français « Croix Blanche », actuellement déployée sur plus de 68 départements. Cette association d’utilité publique est largement sollicitée sur le territoire français pour assurer les besoins de secours dans de nombreux évènements notamment. On note cependant qu’aujourd’hui seulement 20 % de la population française est formée aux gestes de premiers secours. Il n’est pas sans rappeler qu’il est essentiel qu’un maximum de Français soit formé pour sauver des vies. C’est pourquoi l’engagement des bénévoles est d’autant plus important et nécessaire sur ce type de structure vitale. Dans un objectif de redonner aux citoyens le goût de l’engagement, la sensibilisation doit se faire dès le plus jeune âge afin de pérenniser l’intérêt pour le milieu associatif. Les jeunes publics sont ceux qui permettront d’assurer la viabilité de ces associations et qui feront perdurer la transmission de leurs savoirs en premiers secours. L’idée d’intégrer les gestes de premiers secours dans le parcours des lycéens permettrait de redonner le goût aux jeunes pour l’engagement associatif et de sauver des vies. Ainsi, elle lui demande quelles dispositions il compte prendre pour favoriser l’engagement associatif des jeunes et plus particulièrement dans le milieu du secourisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5296</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        686. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS). Chaque année, 1 000 décès sont causés par des noyades accidentelles, dont la moitié a lieu pendant la période estivale, soit 4 noyades par jour. La sécurité des baigneurs que ce soit dans les piscines municipales, sur le littoral, dans les campings, les hôtels, aux abords des lacs et étangs est assurée par les maîtres-nageurs sauveteurs (MNS). Or selon plusieurs fédérations professionnelles du secteur, il manquerait entre 4 000 et 5 000 MNS afin d’assurer convenablement la sécurité des baigneurs. Un manque de surveillants de baignade et sauveteurs aquatiques est aussi à déplorer. Il ne s’agit hélas pas d’un phénomène nouveau, mais qui s’aggrave d’année en année et dont la cause est multifactorielle. D’une part, il a été constaté une baisse de l’acquisition de l’apprentissage de la natation au niveau scolaire, de l’autre des difficultés à former et à fidéliser les MNS. En effet, de nombreuses formations pour apprentis MNS ont été annulées en raison de la crise sanitaire et le manque d’attractivité à la fois pour les formations et pour la profession ne permet pas de recruter suffisamment, notamment au regard du salaire. En effet, le salaire d’un MNS est de 1 800 euros bruts, aussi, s’il n’est pas hébergé en période estivale, il travaille à perte. Pour les mêmes raisons, il est difficile de fidéliser les MNS pendant plusieurs années. Aussi, cette pénurie soulève de vives inquiétudes quant à une augmentation du risque de noyades. C’est pourquoi certains établissements (piscines, plans d’eau, etc.) pourraient ne pas rouvrir pendant la prochaine période estivale puisque dès lors que la baignade est aménagée et règlementée, il y a une obligation de surveillance. Dans ce contexte, les professionnels de la filière proposent plusieurs solutions. Si une revalorisation des salaires pourrait permettre de rendre plus attractive cette profession, une révision des formations serait également une solution. Actuellement, les formations sont longues et complexes puisqu’elles se déroulent à temps plein, de septembre à mai et ne sont donc pas accessibles aux étudiants qui passent des examens. De même, d’autres professions ne peuvent y prétendre car il est difficile de se libérer pour une formation à plein temps. Ainsi, le directeur de la Fédération des maîtres-nageurs sauveteurs (FMNS) plaide pour réduire l’étendue de la formation d’un an à un mois ainsi que son coût. On note l’émergence de formations gratuites, financées par des collectivités ou des entreprises, de même que la mise en place d’aides pour financer la formation (OCPO, CPF, contrat professionnalisant ou d’apprentissage), mais cela reste insuffisant. La prédécesseure de M. le ministre a annoncé qu’une enquête métier serait effectuée pour objectiver la pénurie de MNS et disposer de chiffres au plus proche de la réalité, toutefois, les états généraux de l’encadrement et de la surveillance de la filière aquatique du 10 février 2023 ont établi un certain nombre de recommandations telle que la mise en œuvre d’une meilleure communication pour rendre les formations et la profession plus attractives. Aussi, Mme la députée souhaite savoir où en est l’enquête métier ainsi que les travaux pour renforcer l’attractivité de la profession de MNS et la formation. Enfin, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir la sécurité des baigneurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5296</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Choix du calendrier des matchs de football de la Ligue 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        709. — 8 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, sur les choix du calendrier des rencontres de la Ligue 2 effectués par la Ligue de football professionnel et BeInSports. Dans le cadre de réflexions sur l’amélioration de l’accessibilité et de l’animation au sein des stades de football, la Ligue de football professionnel, en concertation avec les associations de supporters, avait dans un premier temps annoncé que les matchs de Ligue 2 se déroulerait majoritairement le week-end. Nombreux sont ceux qui ont donc acquis des abonnements afin de pouvoir profiter de ces rencontres. Or dans le cadre d’un accord sur les droits de retransmission télévisuelle avec BeInSports, la Ligue est revenue sur l’annonce indiquant que les matchs auront finalement lieu les vendredis et lundis soir. Cela a ainsi suscité incompréhension et frustration au sein des supporters des clubs de Ligue 2, puisqu’en effet une telle décision fragilise l’affluence, l’engouement et la démocratisation autour de ces rencontres. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si un processus de dialogue et de négociation est prévu afin de résoudre cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5297</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Pratique du sport à l’école - Héritage des Jeux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        711. — 8 octobre 2024. — Mme Béatrice Bellamy appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, au sujet du développement de la pratique sportive dans le cadre scolaire. Il y a quelques jours, la dernière page des jeux Olympiques et Paralympiques était tournée. La circulaire pour la rentrée 2024 porte la volonté de « dynamiser la pratique de trente minutes d’activité physique quotidienne dans le premier degré ». Ce document comporte également l’ambition de « renforcer l’offre sportive dans le second degré, avec le dispositif Deux heures de sport en plus ». Pour ces deux dispositifs importants, M. le ministre peut-il préciser ce qu’entend le ministère de l’éducation nationale par « dynamiser » et « renforcer » ? Plus globalement, le ministère de l’éducation nationale souhaite participer et cultiver l’héritage des JO. C’est un puissant enjeu de santé publique et d’épanouissement pour la jeunesse. Elle aimerait savoir s’il peut éclairer la représentation nationale sur la politique sportive envisagée par son ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5297</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Programmation des matchs de Ligue 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        712. — 8 octobre 2024. — M. François Piquemal interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur sa position concernant la programmation des matchs de Ligue 2 de football en semaine. En effet, le football est le premier sport de France que ce soit en matière de licenciés ou au regard de l’intérêt populaire que soulève ce sport. Alors que le Collectif SOS Ligue 2 semblait avoir obtenu gain de cause, c’est-à-dire l’organisation de tous les matchs le week-end, la ligue professionnelle de football a déclaré à 3 semaines de la reprise des matchs que 8 rencontres sur 9 seraient jouées en semaine. Cela pose problème à plusieurs égards : l’organisation des matchs en semaine empêche de nombreux supporters et téléspectateurs d’assister aux rencontres, brisant le regain d’affluence constaté post-covid. Les clubs concernés perdraient de nombreux revenus dans un contexte économique difficile pour beaucoup de clubs sportifs toutes disciplines confondues. Le football est le fer de lance de la pratique sportive française, crée du lien social, dynamise les territoires et est source de loisirs pour beaucoup de Françaises et Français. Pour se concentrer plus particulièrement sur la ligue 2, il faut noter que cette dernière est l’antichambre de l’élite du football français, la ligue 1. C’est par la ligue 2, ses équipes et ses centres de formation, que sont passés beaucoup des meilleurs footballeurs du monde, français ou étrangers, permettant à la France de rayonner à l’international. On peut penser à de grands joueurs internationaux comme Riyad Mahrez, Michel Platini, Emmanuel Adebayor Eric Cantona, Didier Drogba, André-Pierre Gignac ou encore Branco Van Den Boomen. La ligue 2 est un élément indispensable du football français et, par extension, européen, elle révèle des joueurs prometteurs, offre des rencontres palpitantes et donne des scénarios surprises qui font la saveur du football dans le monde : le petit club qui bat le gros ou David contre Goliath, ou encore Guingamp remportant la coupe de France en 2009 alors que ce club évoluait en ligue 2. Les intérêts privés de BeIn Sports, des autres diffuseurs et des droits TV ne doivent pas nuire au sport français, le football et en particulier sa ligue 2 doit pouvoir rester le sport populaire qu’il est depuis des décennies, accessible pour toutes et tous. Il est donc capital que le Gouvernement se positionne sur le calendrier des matchs puis se mobilise afin de sauver la ligue 2 française de football, l’organisation de 8 rencontres sur 9 en semaines pouvant provoquer un effondrement économique de la ligue 2 qui entraînerait tout le foot français avec elle. Il lui demande donc ce que le Gouvernement compte faire face à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5297</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Statut des coachs exerçant leur activité en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        714. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Roseren appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le statut des coachs sportifs exerçant en ligne. Avec l’essor rapide de ce secteur, ces professionnels, souvent en dehors des structures sportives traditionnelles, échappent aux obligations imposées à leurs homologues exerçant en présentiel. Il est nécessaire d’assurer une transparence accrue entre les coachs et leurs clients, d’abord par la présentation d’un diplôme attestant les compétences, mais aussi par la création d’un contrat et la souscription à une assurance, protégeant ainsi les deux parties. Or les coachs en ligne n’ont en général ni diplôme fédéral (comme le diplôme ABC en athlétisme) ni diplôme ministériel (diplôme d’État), alors que ces diplômes imposent la souscription à une assurance responsabilité civile et l’exigence d’un casier judiciaire vierge. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de réguler spécifiquement l’activité des coachs en ligne pour s’assurer qu’ils disposent des qualifications nécessaires, souscrivent aux assurances obligatoires et justifient d’une activité encadrée, conformément aux normes légales, notamment pour protéger les pratiquants. Par ailleurs, il serait pertinent d’exiger que ces coachs se conforment à un statut d’entrepreneur adapté (auto-entrepreneur, SAS, SARL, etc.), garantissant une plus grande transparence dans leur activité. Enfin, une clarification sémantique entre les termes « conseil à distance » et « coaching » semble nécessaire afin d’assurer une transparence vis-à-vis des coachés et d’éviter des confusions juridiques sur la nature des prestations proposées. Une régulation plus stricte apparaît ainsi indispensable pour garantir la sécurité des pratiquants, la qualité des services en ligne et l’équité de traitement avec les professionnels exerçant en présentiel. Il souhaite obtenir des informations plus détaillées à ce propos.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5298</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Parc photovoltaïque d’Auzainvilliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        120. — 8 octobre 2024. — M. Sébastien Humbert attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le projet de parc photovoltaïque prévu sur le territoire de la commune d’Auzainvilliers dans le département des Vosges. Malgré les signaux défavorables du conseil municipal de la commune d’une part, mais également du commissaire enquêteur suite à l’enquête publique d’autre part, il a été décidé par la préfecture d’octroyer un permis de construire au porteur du projet, à savoir, la Communauté de communes Terre d’eau. De nombreux habitants et élus ne s’expliquent pas cette décision, alors que l’opposition s’est faite entendre dès le début de ce projet. M. le député souhaiterait savoir dans quelle mesure les services d’une préfecture peuvent valider l’octroi d’un permis de construire pour un projet dont les conclusions d’une enquête publique sont défavorables, tout comme l’opinion publique. À l’heure où ou la crise de confiance envers les dirigeants politiques et l’administration bat son plein et où les Français ont l’impression ne pas être entendus, il l’interroge sur l’opportunité pour les préfectures de mieux prendre en considération ces éléments avant toute validation finale de ce type de projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5298</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Prison à Noiseau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        121. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la faisabilité d’un projet pénitentiaire de 800 places à Noiseau, commune du Val-de-Marne, sur un site en zone humide et ses conséquences sur l’ampleur des inondations. Depuis 1992, la construction en zone humide est très réglementée. La DRIEAT (direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports d’Île-de-France) est chargée de répertorier ces zones, véritables abris pour la biodiversité, mais aussi des protections naturelles contre les inondations. Mme la députée s’inquiète donc de l’imperméabilisation de la zone humide sur laquelle est prévue la construction d’un centre pénitentiaire et ce sur 22 hectares. Elle alerte des risques pour la biodiversité que cette zone accueille et surtout des risques accrus d’inondations que ce projet d’artificialisation engendrerait pour les communes limitrophes, déjà particulièrement sinistrées lors d’épisodes de pluie diluvienne. Elle l’interroge donc sur les moyens dont l’État dispose pour protéger la population contre les inondations quand de telles zones humides sont volontairement artificialisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5298</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Piège à colle visant les rongeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        131. — 8 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’utilisation des pièges à colle à destination des rats et des rongeurs en général. Cette méthode compte parmi les plus cruelles qui existent. L’animal qui marche à la surface du piège se retrouve soudainement et définitivement immobilisé. Mais rien dans le piège lui-même ne provoque directement la mort. Par conséquent, les animaux piégés agonisent des heures voire des jours englués sur la plaque, avant de mourir de faim, de soif ou d’épuisement dans leurs propres excréments. Certains se déchirent la peau, rongent leurs propres membres ou se brisent les os en essayant de se libérer. D’après certaines notices, les acheteurs seraient censés relever les pièges deux fois par jour et mettre fin à l’agonie des rongeurs en les tuant sans plus attendre. En pratique, ce n’est généralement pas le cas et les animaux meurent au bout de jours entiers de souffrances, parfois jetés vivants à la poubelle. Une étude publiée en 2022 par des chercheurs de l’université d’Oxford qualifiait d’« extrême » la souffrance que subissent les rongeurs pris dans la glu. Tout cela est d’autant plus révoltant que, loin des clichés répandus au sujet des rats, les travaux scientifiques mettent en évidence la grande empathie qui caractérise ces animaux, souvent prêts à se mettre en danger pour secourir un congénère en détresse. Il faut également noter que les pièges à colle ne présentent aucune spécificité d’espèce et sont un risque pour toute sorte de petits animaux : lézards, oiseaux ou même chatons. De nombreux pays ont déjà interdit les pièges à colle en raison de leur cruauté injustifiable. Il lui demande donc si elle envisage d’interdire les pièges à colle à destination des rongeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5299</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Coût élevé des primes d’assurance décennales - installations photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        162. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le coût élevé des primes d’assurances décennales pour les entreprises souhaitant installer des panneaux photovoltaïques. L’installation de ces panneaux pouvant présenter de nombreux risques (sur les toitures notamment, condition d’éligibilité à la prime à l’autoconsommation photovoltaïque), les compagnies d’assurance pratiquent des tarifs pouvant dissuader les entreprises prêtes à s’engager dans une démarche de réduction de leurs émissions carbone liées à la production d’électricité. En effet, le coût cumulé de la pose de ses installations (comprise entre 8 000 et 18 000 euros) et de la prime d’assurance décennale afférente peut, en fonction des situations des entreprises, atteindre un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cet investissement a pour effet de désengager précocement des entreprises initialement motivées par leur transition écologique. Par ailleurs, une grande partie des compagnies d’assurance requièrent des antécédents d’assurances sans interruption sur les 3 ou 5 dernières années, rendant de facto inassurables les jeunes entreprises. En outre, les diverses « aides aux entreprises pour favoriser leur transition écologique » proposées par le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, se concentrent principalement sur la rénovation d’infrastructures existantes afin de limiter les déperditions d’énergie, sans couvrir les moyens d’autoconsommation tels que la pose de panneaux photovoltaïques. Pourtant, les entreprises, au même titre que les ménages, ressentent le poids économique de la crise énergétique et tendent désormais vers de nouveaux moyens d’approvisionnement. Plus largement, il est décevant de constater que malgré la publication de la loi n° 2015-992 de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 et la présentation du Gouvernement d’un plan de sobriété énergétique le 6 octobre 2022 soulignant la responsabilité des entreprises dans la transition écologique, la question de la production d’énergie souveraine et durable des entreprises n’a pas été abordée plus en avant que la prime à l’autoconsommation, qui n’offre que des solutions limitées au problème du coût. À ce titre, dans la volonté portée par le Gouvernement d’inciter au recours à des énergies plus vertes pour tendre vers l’objectif de neutralité carbone, il est surprenant que l’État ne prenne pas de mesures pour plafonner le coût de ces primes d’assurances, pour se porter garant de jeunes entreprises auprès des compagnies d’assurance, ou encore pour prendre en charge une partie de ce coût par la mise en place de nouvelles aides adaptées aux besoins des entreprises moteurs de la transition. Ainsi, il l’interroge sur les mesures envisagées afin de pallier les coûts dissuasifs des primes d’assurance décennales sur la pose d’installations photovoltaïques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5299</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Contrôle antipollution des véhicules utilitaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        163. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le contrôle antipollution que les véhicules utilitaires doivent obligatoirement effectuer chaque année. En effet, si tous les véhicules doivent se présenter régulièrement au contrôle technique, les véhicules de type utilitaires légers doivent, eux, impérativement passer tous les ans un contrôle routier complémentaire, portant principalement sur la mesure et le contrôle de leurs émissions polluantes. Lors du passage d’un véhicule au contrôle technique, 133 points de sécurité sont analysés. Toutefois depuis 1999, les véhicules utilitaires doivent également se présenter, dans les deux mois qui précèdent l’anniversaire de la visite périodique, à un contrôle technique complémentaire portant sur trois points principaux. Ils sont liés aux fonctions d’identification, aux mesures de pollution et aux éléments d’information des véhicules utilitaires. Il concerne l’ensemble des véhicules utilitaires à essence en circulation depuis le 1er janvier 1972 et tous les véhicules utilitaires diesel en circulation depuis le 1er janvier 1980. De plus, depuis le 1er septembre 2015, l’ensemble des véhicules utilitaires diesel et à essence circulant le long du réseau routier français sont soumis aux restrictions imposées par les normes européennes d’émission. Toutefois, il serait judicieux d’intégrer ce contrôle dans le contrôle technique effectué tous les deux ans, dès 4 ans de mise en service du véhicule, notamment pour permettre aux Français de gagner en temps, en déplacement et financièrement, d’autant plus dans le contexte actuel de perte de pouvoir d’achat. Ainsi, il lui demande pourquoi ce contrôle annuel n’est pas intégré au contrôle technique qui doit être effectué tous les deux ans et si le Gouvernement compte le faire prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5300</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Fin des voitures thermiques pour 2035
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        165. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’interdiction des voitures thermiques d’ici 2035. M. le député alerte Mme la ministre au sujet du fait que le pays n’arrivera pas à tenir son engagement pour l’année 2035. En effet, pour parvenir à cet objectif, il faudrait immatriculer environ 5 000 véhicules électriques par jour… M. le député constate également que certains pays, notamment l’Allemagne, reculent la mise en application de cette loi européenne. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5300</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Crise de la filière de la rénovation énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        170. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la crise que traverse la filière des artisans installateurs et plus globalement celle du bâtiment. Alors que ces dernières années, le secteur de la rénovation énergétique était en croissance constante, ces derniers mois, les mesures contradictoires sur la rénovation énergétique ont créé une forte instabilité réglementaire participant à fragiliser le secteur dans son ensemble et poussant les ménages mais également les personnes morales à retarder leurs projets. Dans le même temps, les délais d’instruction des dossiers liés aux certificats d’économie d’énergie (CEE) et Ma PrimeRénov’sont dangereusement allongés au-delà des 2 mois d’instruction légaux, augmentant d’autant les délais de paiement. Dans le département de la Haute-Garonne, des dossiers sont en attente depuis plus de cinq mois… La situation est telle que de nombreux artisans s’interrogent sur la viabilité de leurs structures. Les faillites se multiplient au sein de la filière. Aussi, il souhaiterait connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5300</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation concurrentielle des recycleurs indépendants dans la REP BTP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        172. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation concurrentielle des recycleurs indépendants dans l’écosystème de la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) des déchets du bâtiment. Ayant fait le choix de déléguer aux producteurs l’organisation de leur filière à responsabilité élargie, le rôle de l’administration est de contrôler le respect du cahier des charges qu’elle a défini dans le cadre de l’agrément des éco-organismes. À partir de 2023, l’ensemble des producteurs de produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment sont tenus d’adhérer à l’un des quatre éco-organismes actuellement agrées. Dès lors, l’activité de recyclage est soumise à contractualisation directe, en sous-traitance, avec les éco-organismes de la filière. Cette organisation est de nature à induire des pratiques anticoncurrentielles au profit des plus grandes entreprises du recyclage en capacité de réduire leurs prix en raison de leur taille et de leur important portefeuille d’activités, mettant en difficulté les petites et moyennes entreprises indépendantes du secteur du recyclage. Le Syndicat des recycleurs indépendant fait état de l’absence de contrôle administratifs et de régulation des appels d’offres, induisant un risque de concentration des marchés de recyclage au profit de grandes entreprises du secteur. Perspective susceptible de faire disparaître les petites entreprises du recyclage, privées des marchés ouverts par la filière REP, alors que leur présence en fait des acteurs clés du développement de l’économie circulaire et du dynamisme économique des territoires sur lesquels elles sont implantées. Dans cette organisation peu concurrentielle, résultat d’une régulation imparfaite de l’État, M. le député interroge ainsi Mme la ministre sur l’avenir des petites structures de recyclage. Il l’interroge en outre de manière plus générale sur l’évaluation globale des filières à responsabilité élargie des producteurs, seule à même d’identifier clairement et de remédier le cas échéant aux conséquences négatives des cahiers des charges des agréments des éco-organismes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5301</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière bois face à la REP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        174. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) concernant les produits et matériaux de construction pour le secteur du bâtiment (PMCB). Le principe de la REP est celui du « pollueur-payeur », le fabriquant ou le distributeur doit donc assurer la fin de vie d’un produit en finançant, organisant sa réutilisation ou son recyclage. La loi impose ainsi la création d’éco-organismes agréés par filière. L’objectif est de réduire le prix des produits vertueux. Or la mise en œuvre de la filière REP PMCB créée actuellement une distorsion de concurrence entre matériaux de construction au détriment du bois, comme avec les produits importés. Le ministère de la transition écologique, faisant fi d’un avis de l’ADEME sur la question, a décidé en 2022 que l’éco-contributeur ne soit finalement pas le dernier acteur industriel ayant transformé ou assemblé les produits et matériaux avant-vente. Ce sont les industriels de la première transformation, comme les scieurs, qui devront s’acquitter de la taxe. Le montant de l’éco-contribution a déjà augmenté en 2024. Il doit encore augmenter en 2025 et ainsi de suite jusqu’en 2027. En 2023, les scieurs devaient ainsi payer 2 % de leur chiffre d’affaires au titre de cette REP. En 2024, il s’agit de 5 % avec une montée en puissance entre 10 et 15 % à horizon 2027. Alors que le coût de traitement des déchets du bâtiment dans la filière PMCB est de 23 euros pour le bois, il est en revanche de 3,5 euros seulement pour le béton. Les consommateurs paient en réalité deux à trois fois le coût réel du bois. Cette augmentation engendre une préférence pour le béton et l’acier, ce qui est complètement contradictoire avec les objectifs écologiques affichés par le Gouvernement et a fortiori avec son ambition de faire progresser de 50 % les volumes de bois pour le bâtiment à l’horizon 2035. Cela apparaît d’autant plus contradictoire que le bois est aujourd’hui parfaitement collecté et valorisé et le précédent ministre de l’agriculture allait même jusqu’à remettre en question la pertinence de la REP pour le bois. Par ailleurs, il semblerait selon une réponse écrite du précédent ministre de la transition écologique à une question sénatoriale qu’aucun effort n’ait été entrepris pour identifier les non-contributeurs avec notamment un minimum de 30 % de fraude à l’acquittement des taxes, pénalisant ainsi les entreprises légalistes. Enfin, le système de la REP finançant le transport à l’étranger des bois en fin de vie, aboutit sur une délocalisation de l’industrie nationale, qui n’en n’a certainement pas besoin. Il lui demande si le Gouvernement compte prendre des mesures afin de rétablir une concurrence équitable et l’égalité entre les entreprises concernées par les matériaux de construction, afin que cette REP ne pénalise pas les industriels de la filière bois, déjà fortement impactée par l’inflation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5301</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Risques du projet BioTJet dans les Pyrénées-Atlantiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        178. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les risques du projet BioTJet dans les Pyrénées-Atlantiques. Alors que la France s’est engagée à « prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre […] notamment les forêts ». Lors de l’accord de Paris en 2015, le puits de carbone français des forêts a été divisé par 2 en l’espace de 10 ans. La baisse du puits carbone risque de s’accélérer dans les années à venir, au regard des prévisions du cabinet Carbone 4 qui table sur 12 millions de tonnes de capacité de stockage carbone à l’horizon 2050, contrairement à la vision plus qu’optimiste du Gouvernement dans sa stratégie nationale bas-carbone (SNBC) avec 35 millions de tonnes captées. Mme la députée souhaite rappeler que les sols constituent au niveau mondial le premier stock de carbone biologique, selon les données fournies par le ministère de l’agriculture (si l’on exclut les océans et les roches sédimentaires). En captant du CO2 de l’air via la photosynthèse, une plante absorbe du carbone. Si cette plante se décompose dans le sol, elle lui restitue son carbone sous forme de matière organique. Le sol s’enrichit alors de carbone et devient plus fertile, plus résilient. Si l’on augmentait ainsi la matière organique des sols agricoles chaque année de 4 grammes pour mille grammes de CO2, on serait capable de compenser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre produits par la planète en un an. Dans le même temps, l’exploitation forestière liée à la biomasse a augmenté de 10 % en 10 ans. Au regard de ces éléments, Mme la députée souhaite alerter M. le ministre sur les risques que constituent les projets industriels d’exploitation de la forêt pour la biomasse. Dans le département de la Creuse, le projet d’usine à pellets, Biosyl, risque notamment d’augmenter la pression exercée sur la forêt limousine. Le projet BioTjet dans le bassin de Lacq (64) nécessitera 300 000 tonnes de bois par an qui viendront s’additionner aux 200 000 tonnes déjà prélevées dans les Pyrénées-Atlantiques. Cela représente 4,2 % du volume total du bois des forêts du département, alors même que les forêts ne croissent que de 2,8 % par an. Ainsi, en quelques décennies soit la forêt du département sera totalement rasée, soit l’entreprise devra recourir massivement à des importations climaticides de bois pour continuer à fonctionner. Qui plus est, le projet BioTJet vise à construire une unité commerciale de biocarburant à destination du secteur aéronautique et est largement financé par la puissance publique dans le cadre de France 2030. Ce projet de biocarburant n’est en aucun cas un projet durable au regard de son impact sur la forêt des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit d’un projet techno-solutionniste qui ne vise qu’à préserver le modèle néo-libéral, sans prendre en compte les objectifs de sobriété. Alors que Mme la ministre doit présenter dans les prochaines semaines son nouveau « Plan national d’adaptation au changement climatique », Mme la députée lui demande de se fonder sur les dernières prévisions en matière de captation carbone des forêts. Elle lui demande également si elle compte revoir les subventions et les autorisations accordées aux projets écocides dans le cadre du « Fonds Vert » et de France 2030, à l’image des fonds adressés au projet BioTJet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5302</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Inondations fleuve Liane
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        179. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Golliot interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation et les mesures déployées concernant le risque d’inondations dans le Pas-de-Calais. Dans le Pas-de-Calais, 250 communes ont été affectées par les derniers épisodes de pluies diluviennes, qui ont engendré crues et inondations. Dans le Boulonnais, le fleuve Liane sort régulièrement de son lit et cause des d’importants dégâts sur les communes avoisinantes. Le bassin de la Liane, limitrophe des communes de Boulogne-sur-Mer, Outreau, Saint-Martin-Boulogne et Saint Léonard, est fortement envasé et aucuns travaux de curage d’ampleur ne sont réalisés. Cet envasement génère un ralentissement de l’écoulement de l’eau et a des répercussions sur tous les territoires bordant le tracé du fleuve. Les communes et les intercommunalités peinent à investir pour l’entretien du fleuve et ses affluents et manquent de moyens pour mener les travaux nécessaires pour endiguer dans la durée ces épisodes de crues. L’urgence est de rapporter la sérénité dans les territoires concernés dans les plus brefs délais avec des solutions efficaces et durables, pour rassurer les habitants, entreprises, exploitations agricoles ou services publics fréquemment touchés. C’est pourquoi, en vue d’apporter des réponses aux nombreuses sollicitations des habitants du Pas-de-Calais sur le sujet, il souhaite connaître les mesures sur lesquelles travaille le Gouvernement pour diminuer durablement les risques d’inondations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5302</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Agressions subies par les chasseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        183. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la multiplication des agressions subies par les chasseurs. Les actes anti-chasse ont plus que doublé au cours des 3 dernières années. Sur la saison actuelle, ce sont plus de 40 menaces, injures, dégradations et violences physiques qui sont déclarées chaque mois. Les instances représentatives des chasseurs ont dû mettre en place un observatoire dédié. Les chasseurs œuvrent pour l’environnement, le maintien de la biodiversité, l’équilibre des territoires et la régulation des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts. La chasse fait partie de ces activités ultra-régulées par les pouvoirs publics et très contrôlés. La moindre faute ou erreur est gravement sanctionnée pour garantir que l’activité de chasse se déroule sans danger. Preuve en est, le nombre d’accidents de chasse est historiquement bas, alors que le prélèvement de gros gibier augmente, en raison du développement des populations. De nombreux faits d’agressions contre des chasseurs ont été relatés dans les médias ces dernières semaines : tentatives d’écrasement le long des routes, menaces avec des objets dangereux… M. le député demande la plus grande fermeté à l’égard de ceux qui utilisent la violence en croyant servir leurs idées. Les chasseurs ont beaucoup fait ces dernières années pour expliquer et faire connaître la pratique cynégétique. Toute forme de violence est condamnable ; le harcèlement moral et les atteintes physiques à l’égard des chasseurs doivent être condamnés par principe. Lorsqu’on s’attaque à un chasseur, c’est souvent par ignorance des ressorts de la ruralité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5302</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Application de l’article 181 de la loi « climat et résilience » du 22 août 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        187. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le non-respect manifeste des règles liées aux systèmes de chauffage en extérieur. L’article 181 de la loi « climat et résilience » du 22 août 2021, entré en vigueur le 31 mars 2022, dispose que l’utilisation sur le domaine public de systèmes de chauffage ou de climatisation consommant de l’énergie et fonctionnant en extérieur est interdite. Le décret d’application du 30 mars 2022 y apporte deux exceptions : dans les lieux couverts, étanches à l’air et fermés par des parois latérales rigides ainsi que dans les installations mobiles couvertes et fermées. Il dispose également que toute personne contrevenant à cette loi est passible d’une amende de 5e classe, soit 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale. Pour rappel, avant cette loi, le bilan carbone des dispositifs de chauffage extérieur était évalué à 500 000 tonnes de CO2 chaque année à l’échelle nationale, soit l’équivalent des émissions moyennes de 300 000 voitures. Le respect de cette obligation n’est pas à négliger dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Cependant, force est de constater que la loi n’est pas appliquée partout et que de nombreux établissements peu scrupuleux continuent de chauffer des espaces dits couverts, mais non étanches. De plus, il n’existe à ce jour aucune statistique ni sur les moyens alloués au respect de cette obligation, ni sur les infractions relevées depuis son application. Aussi, il souhaiterait que les chiffres liés aux moyens déployés pour faire appliquer la loi soient rendus publics. Il lui demande également si le Gouvernement dispose d’une feuille de route pour s’assurer du respect total de ces obligations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5303</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Compensation pour les communautés de communes de moins de 2 000 habitants en ZRR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        188. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la situation des communautés de communes en France portant des zones Natura 2000. En effet, les communautés de communes portant des zones Natura 2000 ont subi des difficultés financières suites aux exonérations fiscales des propriétaires fonciers ayant adhéré à la charte. Certaines d’entre elles ont été alertée d’une re-notification des états fiscaux 1259 engendrant des pertes financières relativement importantes. Les collectivités concernées se trouvent de fait, confrontées à un déséquilibre au niveau des budgets construits, présentés et votés pour 2024. Ces pertes financières ont pour origine principale une baisse des bases de foncier non bâti, en lien avec des exonérations de plein droit, accordées en vertu des dispositions de l’article 1395 E du code général des impôts pour une durée de 5 ans, subordonnées à l’inscription par les propriétaires de terrains sur une liste arrêtée par le préfet à l’issue de l’approbation du documents d’objectifs du site Natura 2000 et à un engagement de gestion défini à l’article L. 414-3 du code de l’environnement, souscrit par ces mêmes propriétaires pour 5 ans. Cet impact fort sur les ressources fiscales des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) est en très grande partie lié à la signature de la charte Natura 2000 par des propriétaires du territoire communautaire qui interviennent sans consultation préalable des gestionnaires Natura 2000 ou même des communes concernées, alors que l’information n’est transmise de manière effective qu’après signature officielle. Le phénomène a été particulièrement marqué sur l’exercice 2024 car les calculs opérés par les services fiscaux n’intégraient pas ces dispositions dans les bases prévisionnelles communiquées, qui ont servi au vote des budgets primitifs 2024 et que le nombre des adhésions à la charte Natura 2000 a été en forte progression fin 2023. La possibilité dérogatoire offerte en pareil cas, de voter de nouveaux taux sous 15 jours n’a par ailleurs été retenue par aucune collectivité du territoire. Les collectivités concernées avaient en effet pour la plupart déjà largement communiqué sur les décisions règlementairement adoptées. Si les aménités rurales, allouées au titre des aires naturelles protégées et de la biodiversité bonifient la dotation globale de fonctionnement allouée par l’État aux communes, la perte demeure sèche et non compensée pour les communautés de communes. Ainsi, elle appelle le Gouvernement à verser aux communautés de communes de moins de 2 000 habitants une compensation de cette exonération, notamment pour les territoires placés en zone de revitalisation rurale et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5303</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Difficulté de mise en oeuvre de la GEMAPI sur certains bassins versants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        190. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la difficulté de mise en œuvre de la compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) à Toulouse sur certains bassins versants comme celui de l’Hers-Mort. La compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI) a été créée par la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dite loi MAPTAM. Elle a été confiée aux intercommunalités, qui l’exercent obligatoirement depuis le 1er janvier 2018. Les intercommunalités comme les métropoles ont opposé une résistance certaine au transfert de cette compétence GEMAPI aux syndicats de bassin qui existaient et œuvraient, avant l’émergence dans le champ légal de cette compétence, pour une gestion intégrée et durable des bassins versants qui, en fonction des circonstances, peuvent être plus large que les périmètres administratifs des collectivités membres. Pour surmonter cette résistance et peut-être surtout pour conserver la logique de bassin versant, le Parlement a institué avec la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, le mécanisme de représentation-substitution pour intégrer notamment les métropoles au sein de ces syndicats de bassin versant. En effet, une des conséquences non évaluées de la mise en place de la compétence GEMAPI a été et reste le risque d’éclatement des logiques de bassin versant. En affectant la compétence directement aux intercommunalités, les grandes intercommunalités, généralement celles disposant de capacités contributives importantes comme les métropoles (milieu urbain), ont eu la tentation de conserver la compétence GEMAPI et de ne plus participer aux démarches collectives de solidarité des bassins versants. C’est exactement ce qui s’est passé avec Toulouse Métropole et le Syndicat du bassin Hers Girou (SBHG). Toulouse Métropole a demandé au tribunal administratif de Toulouse d’annuler une décision du 23 décembre 2017 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne avait refusé de constater son retrait du SBHG et du Syndicat intercommunal d’aménagement hydraulique du Touch au 1er janvier 2017. Par un jugement du 20 décembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande. Par un arrêt du 19 juillet 2022, la cour administrative d’appel de Toulouse a rejeté l’appel formé par la Métropole contre ce jugement. Enfin, par un arrêt en date du 5 mai 2023, le Conseil d’État a rejeté le pourvoi intenté dans cette affaire. Cette situation contentieuse conduit à un blocage au sein de l’organe décisionnel du syndicat, du fait de la Métropole qui n’a pas payé ses contributions statutaires au syndicat malgré plusieurs décisions de justice. Cet état de fait entrave techniquement la mise en œuvre de la procédure de définition des systèmes d’endiguement, rendue obligatoire par le décret n° 2015-626 du 12 mai 2015, sur le bassin versant Hers-Mort et, plus particulièrement sur le territoire de Toulouse Métropole. Eu égard à cette situation de blocage qui se fait au détriment des enjeux de sécurité publique pour les habitants des territoires concernés, l’État est particulièrement absent. En effet, alors que Toulouse Métropole n’est pas compétent en matière de GEMAPI sur ce territoire, le préfet a répondu aux élus d’opposition qui l’interrogeaient sur ce dysfonctionnement institutionnel qu’au mépris de la loi, la Métropole était engagée dans un portage de Programme d’action de prévention des inondations (PAPI). Dans ce domaine, le SBHG a, dès 2016, procédé à des études de mise en sécurité de secteurs métropolitains à fort enjeu inondation. Ces études devaient donner lieu à la réalisation des travaux nécessaires à partir de 2019, dès validation par le préfet, du dossier de PAPI d’intention déposé en mars 2018, par le SBHG, collectivité gemapienne légitime. Ce dossier s’est heurté à un refus de la part de l’autorité préfectorale au motif, notamment, qu’une procédure identique allait être menée par Toulouse Métropole, laquelle n’est pas compétente sur le territoire Hers Girou. Les conséquences de cette fin de non-recevoir sont graves puisque les travaux de mise en sécurité de lieux habités métropolitains ont été différés et ne seront réalisés qu’en 2026 voire plus tard. Malgré les décisions de justice et avec l’accord de l’État via la préfecture, le SBHG n’est plus en mesure d’exercer convenablement ses compétences. C’est pourquoi elle lui demande de clarifier la gouvernance et les responsabilités dans cette situation de blocage qui met en péril la sécurité publique pour les habitants du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5304</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’accessibilité programmée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        191. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en œuvre de l’accessibilité programmée. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées posait les fondements indispensables à l’inclusion des personnes handicapées, notamment concernant l’accès aux établissements recevant du public (ERP). Ainsi, la grande majorité des établissements recevant du public doivent être rendus accessibles. À partir du 31 décembre 2014, les ERP réputés non accessibles ont dû déposer un agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP) aux fins de planifier leur mise en accessibilité. Il s’agit d’un cadre règlementaire établi, qui permet d’encadrer et de programmer les délais des travaux nécessaires à la conformité de l’établissement et l’accessibilité pour tous. En outre, le dépôt des Ad’AP s’est clôturé le 31 mars 2019, il n’est plus possible d’en déposer. Dès lors, l’article L. 165-4 du code de la construction et de l’habitation prévoit une prorogation du délai d’exécution si la planification initiale ne peut être respectée. Pour les collectivités, la mise aux normes implique d’importants investissements. Or, concernant la difficulté financière, ce même article dispose d’un délai de prorogation « d’un an maximum non renouvelable ». Le risque de recours et de sanctions pour accessibilité incomplète menace l’équilibre financier des collectivités locales. L’accompagnement renforcé des collectivités dans la mise en œuvre de l’accessibilité programmée, en tenant compte des capacités d’investissement, ainsi que des compétences en interne (techniques et financières) des communes de petite taille, doit être mis en place. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre afin d’accompagner les collectivités dans la mise en œuvre de leur accessibilité, en prenant en compte leurs moyens et capacités financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5305</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Rétroactivité du FCTVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        193. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le Fonds de compensation de la TVA. Ce dernier est un mécanisme financier destiné à compenser la TVA décaissée par les collectivités locales. L’arrêté du 30 décembre 2020 a supprimé les comptes 211 et 212 du dispositif. Les comptes 212 et 2312 ont été réintégrés par la loi de finances pour 2024. Une commune de la circonscription de M. le député souhaite bénéficier du dispositif au titre de travaux réalisés en 2022 qui correspondent à des investissements imputés sur le compte 212 (2121 et 2128). L’enjeu de compensation de TVA s’élève à 27 000 euros. Il lui demande dans quelles conditions elle peut bénéficier de la rétroactivité de la mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5305</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Manque d’entretien des rivières et cours d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        213. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le manque de mesures d’aménagement et d’entretien des cours d’eau et rivières. Force est de constater qu’ils ne sont pas entretenus comme ils devraient l’être, exposant ainsi le territoire à des risques d’inondations. L’évacuation de l’eau est de plus en plus difficile et, en période de fortes eaux, les rivières attaquent les berges et se répandent sur les terrains riverains. Ce phénomène a parfaitement été illustré lors des récentes inondations ayant frappé le nord de la France. La problématique avait déjà été soulevée il y a plus de dix ans par un ancien sénateur du Puy-de-Dôme sans qu’aucune mesure n’ait amélioré la situation. La réglementation en vigueur impose au propriétaire ou à l’exploitant riverain la responsabilité de l’entretien du cours d’eau, voir dans certains cas, le syndicat de rivière ou la collectivité. Cette réglementation n’est pas en mesure d’apporter des résultats suffisants face à des aléas naturels toujours plus fréquents du fait du dérèglement climatique. Les collectivités territoriales ayant pour compétence l’aménagement, l’entretien et l’exploitation des cours d’eau, lacs et plans d’eau ainsi que le curage et l’aménagement des cours d’eau ne disposent pas d’assez de moyens afin de mener à bien ces missions. L’entretien régulier des rivières contribue grandement à la prévention des inondations. En effet, il permet d’éviter l’aggravation des inondations en assurant, lors de crue, d’une part les bonnes conditions d’écoulement des eaux dans le lit mineur et d’autre part la bonne stabilité des berges. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d’assurer le bon entretien des rivières et cours d’eau pour permettre, entre autre, d’éviter de nouveaux épisodes d’inondations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5305</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Contrôle technique pour les deux roues, trois roues et quadricycles motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        218. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la mise en place du contrôle technique obligatoire pour les deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. Cette disposition prévue pour le 15 avril 2024 dans les conditions précisées par le décret n° 2023-974 découle d’une directive européenne de 2014 prévoyant la mise en place d’un contrôle technique pour les véhicules de cylindrée supérieure à 125 cm3 au plus tard le 1er janvier 2022. Or, bien que l’objectif de sécurité routière visé par cette mesure soit louable, seulement 0,3 % des cas d’accidents peuvent être imputables à l’état du véhicule lors de la survenance de l’accident (d’après le rapport MAIDS, chiffres de l’accidentologie de l’assurance mutuelle des motards). Il apparaît donc que cette mesure est inadéquate au regard de son objectif de sécurité routière. De plus, elle est délétère pour les propriétaires de véhicules à deux, trois et quatre roues motorisés qui devront réaliser périodiquement une opération coûteuse dont le poids financier sera totalement à leur charge. La directive européenne précise qu’une dérogation au contrôle technique est possible lorsque l’État membre a mis en place des mesures alternatives de sécurité routière pour les véhicules à deux ou trois roues, en tenant notamment compte des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Face à la contestation des fédérations de motards, des mesures alternatives ont été présentées en 2021 par le ministre délégué chargé des transports Jean-Baptiste Djebbari (et réaffirmées par le ministre des transports Clément Beaune en 2023 lors d’une rencontre avec la Fédération française des motards en colère). Ces alternatives comportent un volet éducatif, un volet répressif et un engagement de l’État concernant l’état des voiries et de leurs pièges à motards, visant aux mêmes résultats en matière de sécurité routière et de lutte contre la pollution et le bruit. Contraint de répondre à la mobilisation citoyenne, le Président de la République a abrogé le décret n° 2021-1062 par un nouveau décret n° 2022-1044 le 25 juillet 2022, ce qui a mené à la saisine du Conseil d’État par les associations Ras-Le-Scoot et Respire, dont l’ordonnance du 1er juin 2023 enjoint au Gouvernement de prendre l’arrêté d’application du décret du 9 août 2021 relatif à la mise en place du contrôle technique dans un délai de deux mois. Depuis lors, le Gouvernement « donne la sensation de ne pas vouloir se battre contre le contrôle technique et de se soumettre à sa mise en place » (d’après la FFMC suite à la rencontre avec Clément Beaune). Mme la députée constate que l’instauration contrainte de ce contrôle technique constitue une injustice et que les facteurs principaux d’accident, notamment l’état des voiries, restent un point noir. Le 22 décembre 2023, un recours a été déposé par la Fédération française des motards en colère devant le Conseil d’État à l’encontre du décret n° 2023-974 et de l’arrêté du 23 octobre 2023 mettant en place le contrôle technique. Pour l’instant, ce recours n’a pas été traité mais Mme la députée y voit une occasion d’expliciter et de démontrer à nouveau que l’instauration de ce contrôle technique n’est pas une mesure adaptée à l’objectif louable de sécurité routière. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour mettre en place des mesures alternatives qui pourront être légalement satisfaisantes et justifiées par des statistiques pertinentes dans les années qui suivront la mise en place du contrôle technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5306</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Ambition du Gouvernement relative aux 50 sites de production de plastiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        221. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les mesures que le Gouvernement compte prendre pour mettre en œuvre l’annonce de lutte contre la pollution plastique évoquée par M. le Premier ministre Attal devant l’Assemblée nationale lors de sa déclaration de politique générale, le 30 janvier 2024. Par sa voix, le Gouvernement a en effet évoqué devant la représentation nationale une initiative contre la pollution plastique visant les 50 sites qui mettent le plus d’emballages plastiques sur le marché. M. le député interroge M. le ministre notamment sur la méthode d’identification des 50 sites évoqués ainsi que sur les critères retenus pour la définition des emballages concernés ; leur mise sur le marché pouvant concerner les emballages eux-mêmes ou les produits qui les utilisent pour être commercialisés. Il l’interroge également sur les objectifs assignés aux 50 sites ; ces objectifs pouvant porter sur la réduction des quantités mises sur le marché comme sur le ciblage de certains polymères. Sur ce dernier point, il l’interroge également sur la manière dont seront pris en compte les emballages contenant une part de matières plastiques recyclées. Enfin, il l’interroge sur la mise en cohérence de cette annonce - au regard des obligations qui s’imposeront aux 50 sites évoqués par l’ancien Premier ministre - avec la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire du 10 février 2020 et de ses objectifs propres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5306</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Conséquences de l’arrêté du 7 décembre 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        223. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’impact de l’arrêté portant cahier des charges des éco-organismes et des systèmes individuels de la filière à responsabilité élargie (REP) des producteurs des emballages ménagers, des imprimés papiers et des papiers à usage technique. Cet arrêté impose, depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2024, aux entreprises du secteur un subventionnement de la filière réemploi. Si le subventionnement de cette filière n’apparaît pas comme problématique, il est regrettable que celui-ci se fasse au détriment des entreprises productrices des emballages ménagers, des imprimés papiers et des papiers à usage technique. Ce subventionnement va impacter négativement les finances de ces entreprises. En effet, la rédaction du cahier des charges tel que fixé dans l’arrêté propose, d’une part, que les éco-organismes agrées prennent en charge les coûts de gestion des emballages réemployables et précise en même temps la mise en place de bonus prévus en leur faveur d’autre part, effaçant ainsi presque totalement leur contribution. Ces mesures reviennent à faire financer le système économique des emballages réemployables par les écocontributions prélevées sur les emballages à usage unique puisque pour prendre en charge ces nouveaux coûts, en plus de ceux destinés au financement de la collecte et du recyclage des emballages à usage unique, il faudra augmenter le montant de leurs écocontributions. Par ailleurs, cet arrêté peut paraître surprenant au vu des recommandations de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Cette dernière a mené en 2021 une revue bibliographique d’analyses de cycle de vie (ACV) comparatives entre usage unique et réemploi et arrive à la conclusion qu’au regard de la diversité des comparaisons analysées, les résultats ne peuvent pas être tranchés ni généralisés. L’étude démontre également que le réemploi n’est pas systématiquement moins impactant que l’usage unique et qu’il n’y a pas lieu de favoriser systématiquement ce modèle. Pour toutes ces raisons, il lui demande si des mesures destinées aux entreprises de l’industrie de l’emballage papier-carton concernés par la nouvelle obligation de subventionnement sont envisagées afin de pallier les potentielles effets néfastes de cet arrêté sur les acteurs de la filière de l’industrie de l’emballage papier-carton.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5307</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Impact de la réorganisation de la filière REP sur les recycleurs indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        224. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conséquences pour les recycleurs indépendants de la multiplication des filières à responsabilité élargie du producteur (REP) sur les recycleurs indépendants. Dans le cadre des REP, les metteurs en marché confient leur obligation à des éco-organismes agréés par le ministère, qui délèguent la gestion opérationnelle de la collecte et du traitement de la fin de vie des produits soumis à REP par des appels d’offres, à des opérateurs. Les recycleurs indépendants, jusqu’alors acteurs incontournables de la collecte et de la valorisation des matériaux, ont réalisé de lourds investissements dans des outils industriels de collecte, de recyclage et de transformation sécurisés, répondant à des normes strictes (ICPE). Le modèle économique des recycleurs indépendants est basé sur la valorisation de la matière ainsi recyclée, utilisée la plupart du temps dans des exutoires locaux, dans une logique de circuits courts. Les modalités de passation des appels d’offres par les éco-organismes ne permettent pas aux structures indépendantes du recyclage, souvent familiales d’y répondre, les évinçant de fait du marché. Le phénomène de concentration des éco-organismes (donneurs d’ordre), les conditions financières imposées par les contrats-types passés avec leurs opérateurs et la non-propriété de la matière recyclée ne leur permet pas d’assurer leur prestation dans des conditions économiquement via bles. En l’absence de régulation, la structuration actuelle de la filière REP PCMB mise en place en 2023, mais aussi celle relative aux véhicules hors d’usage (VHU), ou encore celle à venir sur les emballages professionnels, entraînent l’éviction de fait les recycleurs indépendants de leur activité, au profit des « grands » acteurs de la gestion des déchets. Pour toutes ces raisons, il lui demande si elle compte prendre des mesures règlementaires concrètes visant à réformer la gouvernance des filières et assurer la pérennité de l’activité des recycleurs indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5307</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>La fonction de la filière à responsabilité élargie des producteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        225. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la question du champ d’application de l’arrêté du 7 décembre 2023 portant cahier des charges des éco-organismes et des systèmes individuels de la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) des emballages ménagers, des imprimés papiers et des papiers à usage unique. En effet, le principe de ces filières à REP repose sur le fait que les producteurs doivent assurer le financement ou l’organisation de la collecte et du traitement des déchets, issus de produits qu’ils mettent sur le marché. Cependant, cet arrêté modifie la fonction de ces REP et impose au secteur industriel de financer également le secteur du réemploi. Les industriels ne craignent que cette mesure soit en contradiction avec la volonté de réindustrialisation de la France et de la promotion d’une écologie à la française. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour préciser le champ d’application de cet arrêté et notamment à quels organismes ou personnes il s’adresse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5307</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        226. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’impasse industrielle que représente l’incinération comme mode de gestion des déchets. En Charente, le syndicat de gestion des déchets (Calitom) a décidé de l’installation d’un incinérateur visant à brûler 120 000 tonnes de déchets par an. Mise en service prévue : 2029. Depuis la directive de 2008, l’Union européenne fait de la réduction des déchets à la source la priorité des politiques publiques et dispose que « les États membres prennent les mesures nécessaires pour assurer que la gestion des déchets se fait sans mettre en danger la santé humaine et sans nuire à l’environnement ». On sait que des risques de pollutions dues à l’incinération des déchets existent malgré l’existence de filtres plus performants aujourd’hui et que l’émission par ces usines de polluants toxiques même à faible dose peut provoquer des conséquences durables sur l’environnement et la santé des personnes qui habitent à proximité. « Une autre inquiétude vient du fait que l’exposition simultanée à plusieurs polluants (même à faible dose) peut aggraver leur toxicité » ajoute le collectif de soignants « Veille santé environnement 16 ». Sans compter le manque de recul pour connaître et mesurer les effets sanitaires des incinérateurs de nouvelle génération. Si, comme pour l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine, les émissions de polluants ne sont pas mesurées en permanence (dioxines notamment), plane sans cesse l’épée de Damoclès d’une pollution de grande ampleur autour de l’installation. Les auditions menées dans le cadre de l’examen du texte n° 2408 sur les PFAS ont permis d’insister sur le rôle des incinérateurs dans l’émission de ces polluants. Il ressort de la littérature scientifique qu’une température très élevée supérieure à 1 300°C (voire 1 400°C) garantit une minéralisation certaine de toutes les substances et sous-produits PFAS générés. Depuis la loi « NOTRe », les régions se voient confier la compétence de planification de la prévention et de la gestion des déchets à travers la publication d’un schéma régional (SRADET). Celui de la région Nouvelle-Aquitaine pose que la capacité d’incinération de la région est actuellement suffisante. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) recommandait, dans un avis de 2017, d’utiliser les capacités existantes sur le territoire national « dans un contexte où les exigences environnementales autour des unités d’incinération vont se renforcer ces 4 prochaines années ». On sait que la France s’est engagée à réduire de 30 % ses déchets d’ici à 2030 et que l’avancée de la législation sur la réduction des déchets à la source a déjà des effets notables sur le poids des ordures ménagères résiduelles : interdiction de produire certains plastiques, tri à la source des biodéchets, etc. On sait que certaines villes sont arrivées à 100 kg d’ordures ménagères résiduelles produites par an et par habitant, contre une moyenne nationale de 254 kg. On sait à l’inverse que des collectivités qui ont misé sur l’incinération se voient aujourd’hui contraintes d’importer des milliers de tonnes de déchets. Au Danemark par exemple, l’agence de traitement des déchets de l’agglomération de Copenhague est obligée d’importer 110 000 tonnes de déchets en provenance du Royaume-Uni afin d’éviter la faillite de son incinérateur. En Charente comme ailleurs, des projets d’usine d’incinération engagent la collectivité financièrement et écologiquement pour des décennies entières, laissant aux générations futures une dette à rembourser et une installation lourde à rentabiliser, au détriment des investissements pour la réduction des déchets. M. le député demande à Mme la ministre de considérer la possibilité que l’argent public puisse être engagé en priorité pour la réduction des déchets à la source, le réemploi et un recyclage ambitieux et non pas dans des usines d’incinération qui seront obsolètes d’ici 5 ans. La bifurcation écologique mérite d’être pensée à l’échelle nationale pour mutualiser les infrastructures et pour généraliser les expérimentations locales qui ont fait leurs preuves. Dans le cadre de la directive européenne susnommée, il lui propose d’appliquer un principe de précaution en décrétant un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet ainsi que sur l’obligation pour tout incinérateur d’atteindre une température de 1 400 degrés afin de garantir une minéralisation des PFAS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5308</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réutilisation des emballages carton bio-sourcé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        227. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques au sujet de la réutilisation des emballages carton bio-sourcé. Des entreprises de sa circonscription ont interpellé Mme la députée à propos de la loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire » qui désavantage, selon eux, la réutilisation du carton au profit du plastique recyclable. Les objectifs poursuivis par cette loi : sortir du plastique jetable, améliorer les informations destinées aux consommateurs, lutter contre le gaspillage et favoriser le réemploi solidaire sont essentiels. Si l’ensemble des mesures ont permis de supprimer plus d’un milliard d’emballages en plastique chaque année en les substituant par des solutions durables et recyclables, la question de la réutilisation des emballages carton semble marginalisée dans le cadre législatif actuel. La réutilisation du carton est pourtant une solution durable qui peut satisfaire la diminution de notre empreinte écologique. Ce type d’emballage permet de réduire davantage les déchets car il est recyclé à 90 %, il permet par ailleurs de diminuer les gaz à effet de serre et préserve la biodiversité, contrairement au plastique recyclable qui reste un danger pour l’environnement. Cette problématique menace également tout un domaine industriel qui est exposé à la baisse d’activité et aux pertes d’emploi. C’est pourquoi elle attire son attention et lui demande quelles sont les actions mises en place par le Gouvernement pour promouvoir la réutilisation des emballages carton bio-sourcé, comme on peut le faire pour le plastique recyclé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5309</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation de l’UVÉOR de l’usine de Brametot (Seine-Maritime)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        228. — 8 octobre 2024. — M. Robert Le Bourgeois appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation très préoccupante de l’avenir de l’installation de tri-extraction-méthanisation de Brametot située dans le département de la Seine-Maritime. Cette usine offre un service public de valorisation des déchets à près de 100 000 habitants, répartis sur 3 intercommunalités regroupant 183 communes rurales du Pays de Caux. Inaugurée en 2014, l’usine propose une solution spécifique et novatrice à leurs administrés : valorisation organique (fabrication de compost) et énergétique (production de chaleur et d’électricité qui équivaut à environ 500 foyers) avec enfouissement des refus. Ce sont près de 10 000 tonnes de compost à partir de matière organique issue d’ordures ménagères qui sont valorisées et qui auraient sans doute été incinérées si l’usine n’existait pas. Ce produit est commercialisé auprès des agriculteurs locaux et vient contribuer à la revitalisation en matière organique des sols agricoles de Seine-Maritime. Ainsi, l’obligation de tri des biodéchets pour les particuliers à partir du 1er janvier 2024, prévue par la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dite loi « AGEC », menace le devenir de l’installation et aurait de lourdes conséquences économiques, sociales et environnementales, notamment sur les collectivités territoriales qui devraient rembourser, en cas de rupture de leur contrat avant 2034, un capital restant dû de 15 millions d’euros. À ce jour, aucune solution n’a été trouvée afin de permettre la poursuite de l’exploitation du site au-delà du 31 décembre 2024. Pour les 18 salariés et leurs familles, l’inquiétude est grande et une fermeture définitive constituerait une catastrophe non seulement pour eux, mais aussi pour l’ensemble des collectivités locales parties prenantes. Face à cette situation alarmante, il souhaite savoir quelles mesures d’évolution règlementaire et d’adaptation aux circonstances locales le Gouvernement entend prendre, en concertation avec les services de l’État et les parties prenantes, afin de permettre le maintien d’un service public de proximité qui concourt de façon vertueuse à l’atteinte de l’objectif de valorisation et notamment de valorisation matière prévu par le code de l’environnement (article L. 541-1).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5309</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Un village étouffe sous les déchets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        229. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le projet d’un centre de tri interdépartemental de déchets secs à Masseube (Gers), qui suscite une large inquiétude parmi la population et les associations de défense de l’environnement. Provoquant la fermeture des centres existants d’Auch, Lannemezan et Saint-Gaudens, ce centre est supposé accueillir 35 000 tonnes de déchets annuels (film plastique, pots, barquettes, etc.), collectés auprès des usagers, transportés vers lui, traités en son sein puis réexpédiés. Le tonnage conséquent concerne un bassin de 600 000 habitants, soit 10 % de la région Occitanie, ou encore 1 % de la population française. Ceux-ci sont répartis entre quatre départements, la Haute-Garonne, le Gers, les Hautes-Pyrénées et l’Ariège et 1 200 communes. Et le lieu retenu interroge, au sein d’un département enclavé, sur une zone agricole inondable par la rivière Gers, près d’une route départementale qualifiée d’inadaptée par la DDT, sans aucune intermodalité. Le projet augmentera donc le volume de camions jetés sur les routes (estimé à plus de 300 par jour), les distances parcourues et l’empreinte carbone des déchets. Le regroupement sur un seul site diminuera simultanément le volume d’emplois par tonne de déchets, dans un contexte où la production et le traitement du plastique connaît de lourdes incertitudes. De surcroît, ce projet n’a bénéficié d’aucune concertation auprès des autorités compétentes, à savoir les intercommunalités, comme le prévoit théoriquement la loi « NOTRe » depuis 2015 et sa réforme de 2020. Il a été conçu dans l’entre-soi d’un système de délégation-substitution de service public qui a pour effet de restreindre l’accès aux informations et à la prise de décisions. De telles magouilles expliquent le succès de la pétition civique contre ce centre interdépartemental, avec 1 100 signatures en ligne uniquement. D’autant que le coût est exorbitant, avec un financement prévisionnel de 31 millions d’euros largement aveugle à l’inflation sur les matériaux. Lequel subit le désengagement de l’État et ne bénéficie que d’une maigre subvention totale équivalente à 9 % par la région Occitanie, l’ADEME et Citeo. Les 91 % de frais restants, soit plus de 28 millions d’euros, vont être a priori couverts par le biais d’un emprunt, dans un contexte d’augmentation des taux orchestré par la Banque centrale européenne. Samedi 4 mai 2024, la ministre des collectivités rurales et de la ruralité, Dominique Faure, était présente pour encadrer la signature de la moitié du prêt nécessaire, consenti à hauteur de 15 millions d’euros par la Banque des territoires, impliquant directement l’État dans le projet. Logiquement, cet emprunt sera mécaniquement répercuté sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) collectée par les intercommunalités utilisatrices, qui n’ont pas eu leur mot à dire depuis le début du projet en 2016. In fine, le contribuable paiera pour cet échafaudage institutionnel local opaque. Aussi M. le député interroge-t-il Mme la ministre sur les dangers environnementaux, démocratiques et économiques d’un tel projet. Concernant le risque environnemental, il sollicite la communication par Mme la ministre de plusieurs informations d’intérêt public, alors que le Gers est déjà en retard sur la loi biodéchets du 1er janvier 2024, sur le plan départemental que la région Occitanie devrait intégrer et sur la fermeture du site d’enfouissement du Houga. Ainsi, quelle est l’empreinte carbone estimée du projet de centre de tri interdépartemental et comment a-t-elle été calculée ? A-t-il été tenu compte des espèces rares menacées par le projet, comme le héron cendré ou le guêpier d’Europe ? Quel sera son impact sur le réseau routier gersois et quel avis a remis la DDT à propos de la route départementale retenue pour accéder au site ainsi que les routes alternatives ? Quelles sont les évaluations environnementales d’un report modal de la route vers le rail, escamoté de l’étude en dépit de la recommandation de l’ADEME en ce sens ? Quelles sont les anticipations de pérennité alors que la production et la gestion du plastique font l’objet de spéculations contradictoires ? En outre, comment le risque d’inondation et les autres incertitudes climatiques (l’inondation de 2014 avait recouvert l’ensemble du terrain retenu) ont-ils été intégrés à l’étude préalable, ainsi symétriquement que le risque de contamination des eaux par le centre (soit la ripisylve de la rivière Gers, la zone humide ou le ruisseau avoisinants) ? Concernant le bouclage financier du projet, 14 millions d’euros manquent encore après les annonces surprise de l’ancienne ministre Mme Faure. Comment des travaux pourraient-ils alors débuter sans que le bouclage financier total ne soit garanti ? Quand les intercommunalités, légalement responsables de la TEOM, seront-elles consultées pour garantir le plan de recouvrement total ? D’où proviendra ce recouvrement ? Quelle part sera acquittée par une aide de l’État ? Quelle part sera facturée aux intercommunalités et donc aux usagers via la TEOM ? En cas de refus de la part de l’intercommunalité de rehausser la TEOM, quelles pistes de financement alternatif ont été étudiées ? Le Gouvernement entend-il se défausser sur les services publics locaux de sa passivité en matière de réduction de toute la chaîne des emballages, objets et déchets ? Concernant le droit des populations à construire leur territoire, comment M. le ministre fera-t-il respecter la loi ? Ainsi, chaque président d’EPCI compétent en matière de déchets a l’obligation légale de réaliser avant le 30 septembre un rapport annuel portant sur le prix et la qualité du service public des déchets, de l’eau et de l’assainissement, présenté en conseil communautaire et porté à la connaissance du public (article D. 2224-1 du code général des collectivités territoriales). Cette obligation n’est pas rendue en l’espèce. Finalement, à la croisée des trois préoccupations précédentes, quelle est la destination des « balles » (papiers, cartons, plastiques…) conditionnées pour revente aux industriels du recyclage ? Quelles sont les conséquences de ces réexpéditions, en matière d’émissions carbone, de kilométrage et de bilan financier ? Plus généralement, dans une perspective de planification écologique revendiquée par le Gouvernement en dépit de tous les éléments ci-dessus, combien de centres de tri interdépartementaux sont en préparation sur le territoire français et quelle gestion nationale des flux est envisagée ? Il souhaiterait avoir des réponses à ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5310</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Installation de toilettes sèches publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        248. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’opportunité d’installer des toilettes sèches et urinoirs secs partout sur le territoire pour répondre à la problématique de la raréfaction de l’eau. Les sécheresses actuelles et futures alertent le pays sur la gestion de la ressource hydrique. Il est alors essentiel de revenir à des questionnements qui peuvent paraître basiques, tels que la manière de gérer les déjections. En effet, les quantités d’eau potable, d’électricité et de ressources fossiles utilisées pour évacuer les toilettes, transporter et traiter les eaux usées ont des impacts négatifs sur l’environnement que l’on est en capacité d’amoindrir très facilement. La chasse d’eau d’une toilette conventionnelle utilise environ 6 litres d’eau à chaque usage et totalise près de 30 % de l’utilisation totale de l’eau dans une habitation. Par ailleurs, près de 20 % de l’eau potable est perdue avant même d’atteindre les habitations. « Le rendement moyen des réseaux de distribution évalué pour l’année 2021 est de 81,5 % (en 2020, 80,1 %) » note l’Office français de la biodiversité (OFB) dans son panorama 2021 sur les services publics d’eau et d’assainissement. Lorsqu’un robinet qui fuit peut gaspiller jusqu’à 120 litres d’eau par jour, c’est l’équivalent de 600 litres pour une chasse d’eau cassée. Il est alors possible et urgent de montrer l’exemple en changeant les infrastructures publiques. Ainsi, des collectifs de citoyens appellent à installer des toilettes et urinoirs secs dans toutes les communes françaises. Le principe initial des toilettes sèches est de mélanger des déchets végétaux secs (copeaux de bois, paille, terre…) aux matières organiques (selle et urine). La matière ainsi constituée entre dans un cercle de recyclage et est récupérée sous forme de compost. L’absence de produits chimiques permet par ailleurs d’alléger la pollution générée par les sanitaires. Les urines peuvent aussi être collectées séparément sans chasse d’eau pour produire des engrais. Des techniques existent aujourd’hui pour une application à échelle conséquente (bâtiment, quartier), telles que les toilettes à séparation. Des projets pilotes voient le jour en France. La gestion séparative des excrétas permettrait le retour au sol de quantités importantes de nutriments pour l’agriculture (gisement estimé à 200 kT azote au niveau national, alors qu’aujourd’hui la production d’engrais repose majoritairement sur des ressources fossiles et minières). La perturbation des cycles biochimiques de l’azote et du phosphore est l’une des neuf limites planétaires établies en 2009 par un collectif de chercheurs car elles remettent en cause la stabilité de la biosphère. La récupération des urines pourrait constituer une opportunité d’amortir le « risque élevé » que le seuil de dépassement du cycle de l’azote représente actuellement. Cette mesure servirait alors de modèle pour les particuliers et contribuerait à sensibiliser la population à cet enjeu écologique. Elle répondrait enfin à la persistance des inégalités territoriales et au manque de toilettes publiques dans de nombreuses villes, notamment en zone rurale. Elle lui demande donc si elle compte prendre en considération cette proposition dans les plus rapides délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5311</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Plafond mordant relatif aux budgets des agences de l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        249. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conséquences du plafond mordant instauré à l’initiative du Gouvernement tant sur les budgets des agences de l’eau que sur les investissements portés par les collectivités locales en matière d’assainissement et d’adduction d’eau potable. En effet, si la capacité d’intervention des agences de l’eau demeure significative, la baisse des plafonds de recettes et de dépenses limite leurs possibilités et leurs capacités d’intervention au service des collectivités, comme l’a souligné l’audition à l’Assemblée nationale du directeur de l’eau et de la biodiversité, ainsi que le rapport d’information déposé au Sénat le 24 novembre 2022. Aussi, il lui demande le détail, année après année, entre 2019 et 2023, des montants des redevances sur l’eau reversées au budget général de l’État suite à l’installation dudit plafond mordant lors de la loi de finances pour 2018. Au motif du respect du principe « l’eau paye l’eau » édicté depuis 50 ans dans le pays, il lui demande dans quelle mesure ces redevances ainsi détournées au profit du budget général de l’État pourraient à nouveau alimenter les investissements en eau potable et assainissement sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5311</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Filière éthanol
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        270. — 8 octobre 2024. — Mme Stéphanie Galzy appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur territoires sur l’importance d’inclure les biocarburants durables dans la définition des carburants neutres en carbone. Ces carburants renouvelables pourraient contribuer à la décarbonation des véhicules grâce à un futur carburant superéthanol 100 % renouvelable. Mme la députée appelle également l’attention de Mme la ministre sur l’urgence de soutenir la filière éthanol comme solution de carburant, sur l’urgence de promouvoir cette solution et aider les futurs utilisateurs à installer des boîtiers d’adaptation sur leurs véhicules (adaptation beaucoup moins onéreuse qu’un bonus écologique pour l’acquisition d’un véhicule électrique). Un geste fort du Gouvernement en faveur de cette filière, dès aujourd’hui, par un développement accéléré du carburant E85, permettrait d’apporter de nouveaux débouchés à l’agriculture nationale et donnerait confiance à l’industrie automobile française afin de s’orienter vers ce développement plutôt que de se voir imposer l’utopie irréaliste du véhicule 100 % électrique. Il est, en effet, inconcevable que la quasi-totalité des ventes de véhicules neufs éthanol de technologie « Flexfuel » soient conçus et fabriqués par un groupe nord-américain. Les réserves apportées par les partenaires européens de la France sur l’objectif planifié d’interdire la vente de véhicules thermiques devraient motiver une réflexion nationale mais également continentale. Elle lui demande si elle va promouvoir cette filière dès aujourd’hui et permettre, ainsi, de développer l’autonomie énergétique du pays dans le domaine du transport tout en proposant aux Français un carburant favorisant le pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5311</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Frais de relève des usagers dépourvus d’un compteur Linky
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        271. — 8 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la facturation par Enedis, à partir de janvier 2025, des relevés de compteurs anciennes générations réalisés par les individus eux-mêmes. À ce jour, un grand nombre de Français ne sont toujours pas équipées d’un compteur Linky. Enedis a déployé 37,2 millions de compteurs, soit un taux d’équipement de 94,5 %. Près de deux millions de clients restent à équiper. Si certains refusent explicitement son installation, d’autres en sont privés pour des raisons diverses et indépendantes de leur volonté (problèmes techniques, difficultés de contact…). Quel que soit le motif, les personnes non-équipées d’un compteur Linky doivent, au moins une fois par an, transmettre leur index de consommation à Enedis afin que le fournisseur puisse leur facturer leurs consommations réelles. Ceux qui s’y refusent doivent supporter les frais d’auto-relève. Jusqu’au 1er janvier 2025, aucun frais de relève ne s’applique pour les clients qui fournissent leur index à Enedis, conformément à la délibération n° 2022-82 du 17 mars 2022 de la Commission de régulation électrique (CRE) relative à la mise en place des modalités de facturation spécifique de la relève résiduelle pour la fin de la période du tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité 6 (TURPE 6). Cette décision du CRE semble juste et cohérente : dans la mesure où l’activité de relève est une mission de service public d’Enedis inscrite à l’article L. 322-8 du code de l’énergie, la facturation des auto-relevés de compteurs paraîtrait totalement injuste pour ceux dont l’installation a pris du retard pour des raisons qui ne dépendent pas de leur volonté (problèmes techniques, difficultés de contact, etc…). Toutefois, à partir de janvier 2025 et de la fin de la période TURPE 6, la facturation des frais de relève s’appliquera, mais aucune précision n’a été rendue publique sur le montant de ces frais, qui doivent être fixés par la CRE dans le cadre du dispositif de tarification TURPE 7. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place, après la fin de la période TURPE 6 fixée à 2025, pour les personnes n’étant toujours pas équipées de compteurs Linky.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5312</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Interdiction des chaudières à gaz d’ici 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        272. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la position du Gouvernement vis-à-vis de l’interdiction des chaudières à gaz dès l’année 2026. De nombreuses organisations syndicales ainsi que des spécialistes du bâtiment ont tiré la sonnette d’alarme sur la faisabilité d’une telle mesure. Leur connaissance technique du sujet est indiscutable et ils disposent de la légitimité suffisante pour apprécier toutes les conséquences potentielles de cette interdiction. Selon les statistiques officielles, le chauffage au gaz concerne près de 12 millions de foyers, à savoir 33 % des maisons et 50 % des logements. Si l’intention du précédent gouvernement de remplacer les chaudières à gaz par des pompes à chaleur peut paraître noble à première vue pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, elle apparaît difficile à mettre en oeuvre dans le contexte actuel où la forte inflation impacte lourdement le pouvoir d’achat des ménages. En effet, le remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur implique un surcoût non négligeable qui devra être pris en charge par le consommateur et cela en dépit des dispositifs existants comme MaPrimeRénov’dont les complications administratives dissuadent par ailleurs les Français d’y recourir. Une difficulté supplémentaire réside dans la pénurie de main-d’œuvre qualifiée que connaît actuellement la filière. Si l’interdiction était mise en place dès 2026, le déficit de formation des professionnels sur les compétences nécessaires à l’usage de cette technologie se ferait rapidement ressentir avec des conséquences désastreuses qui impacteraient des milliers de foyers. Aujourd’hui, la France ne dispose pas des moyens pour réaliser cet objectif en 2026. La solution de passer au tout-électrique est irréaliste au regard de la production actuelle d’électricité nécessaire au fonctionnement des pompes à chaleur. Alors que la filière du bâtiment fait d’innombrables efforts pour verdir son gaz, cette mesure porterait le coup de grâce à un secteur durement touché à la fois par la hausse des coûts des matières premières et par les contraintes posées par de lourdes normes environnementales. Compte tenu de ces interrogations légitimes et après les concertations lancées par le précédent gouvernement avec la filière, il lui demande sa position sur ce sujet et souhaite savoir si le Gouvernement a l’intention de repousser la date d’interdiction des chaudières à gaz ou de revoir les conditions d’application de cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5312</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Panneaux photovoltaïques et thermiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        273. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques s’agissant du déploiement des panneaux photovoltaïques et thermiques en France. En effet, les installations solaires sont aujourd’hui encore assez peu présentes chez les particuliers. De plus, ces dernières ne dépassent généralement pas 3 kilowatt-crête (kWc), une puissance qui ne permet pas de couvrir totalement les besoins en électricité d’une maison individuelle. Il semblerait que le choix de cette puissance est probablement dû à une surcharge importante de démarches administratives qui provoquerait un frein chez les individus possédant des panneaux photovoltaïques. Par ailleurs, les panneaux photovoltaïques permettent aux particuliers de devenir en quelque sorte producteur d’énergie et de répondre ainsi, par eux-mêmes, à leurs besoins en électricité. En équipant son domicile d’une installation solaire, un ménage peut effectivement couvrir une bonne partie de sa consommation en électricité. Cette hausse pourrait également être une solution écologique car elle favoriserait l’autonomie énergétique en donnant la possibilité aux personnes possédant un véhicule électrique de recharger leur batterie grâce à l’énergie produite par les panneaux solaires. D’autre part, l’installation de panneaux photovoltaïques est une solution compatible avec les ambitions écologiques du pays car elle limiterait le besoin de production des centrales électriques qui fonctionnent au gaz, au charbon ainsi qu’au fioul. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures pour encourager davantage les particuliers à la pose de panneaux photovoltaïques et thermiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5313</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pompes à chaleur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        274. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la politique de soutien au développement des pompes à chaleur. Le 25 septembre 2023, le Président de la République a annoncé que l’un des grands plans du gouvernement précédent pour l’écologie serait le déploiement sur tout le territoire des pompes à chaleur, avec la production d’un million d’unités par an et l’augmentation de l’aide publique MaPrimeRenov’. Cette annonce poursuit une stratégie mise en place depuis plusieurs années : la France est aujourd’hui le premier marché de pompes à chaleur en Europe avec près de 350 000 unités produites par an et qui correspondent à près des deux tiers des systèmes de chauffage installés chez les particuliers. L’objectif annoncé de cette action est de subventionner l’installation de dispositifs de chauffage plus efficients et donc de baisser la consommation d’énergie, la pollution et la facture énergétique du client. Le ministère de l’écologie annonce même que les économies sont de l’ordre de 1 000 euros par an comparé à un système de chauffage classique. Cependant, les professionnels du secteur constatent que les performances réelles ne sont pas aussi importantes qu’espérées. Ils indiquent que cette solution technologique dépend de l’isolation du bâtiment et de la température extérieure. Lorsque cette dernière est négative, cela provoque des pics de consommation et, couplé à une mauvaise isolation, cela peut multiplier par quatre la consommation et donc la facture d’électricité par rapport à un système de chauffage classique. Pour se rapprocher des performances optimales, il est impératif que le bâtiment équipé soit d’abord rénové énergétiquement. Par ailleurs, les aides proposées par le Gouvernement ont créé un effet d’aubaine pour les entreprises du secteur et subventionnent des marges abusives. Ces dernières ont multiplié les sous-traitants et fait exploser les prix. En effet, là où l’achat d’une pompe à chaleur chez un fournisseur coûte entre 2 500 et 4 000 euros, la pose chez un client peut aller jusqu’à 26 000 euros. De plus, ces aides, notamment les certificats d’économie d’énergie (CEE), sont calculées par rapport à un gain énergétique théorique et non réel, quelle que soit la taille et l’état de l’isolation du bâtiment. Cela pousse les fournisseurs à installer des pompes surdimensionnées qui consomment plus que nécessaire et s’usent plus rapidement. De ce fait, alors que 65 % des bâtiment ont un DPE inférieur ou égal à D, seules 21 % des aides ont été fléchées vers de la rénovation thermique et plus de 70 % vers des systèmes de changement de chauffage. Aussi M. le député souhaite-t-il savoir si Mme la ministre compte conditionner les aides à l’installation d’un système de chauffage économe en énergie à des travaux préliminaires de rénovation thermique des bâtiments dont le DPE est inférieur à C. Il s’interroge également sur les actions de contrôle et de coercition que le Gouvernement souhaite appliquer pour contraindre les entreprises de ce secteur à des marges raisonnables et des prix reflétant le véritable coût de la pose d’une pompe à chaleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5313</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Prix de rachat par EDF OA du surplus des petites installations photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        275. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le prix de rachat du surplus des installations de panneaux photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 3 kWc. En effet, les particuliers qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leurs maisons revendent à EDF Obligation d’achat (EDF OA) le surplus de leur production. Aujourd’hui, cette revente se fait au tarif de 0,10 euro non soumis à TVA. Or depuis la mise en service en septembre 2022, cas de référence, ce prix de rachat n’a pas changé alors que le prix de vente EDF, pour le consommateur, est passé de 0,14497 euro (hors TVA de 20 %) à 0,188190 euro (hors TVA de 20 %), dernier tarif connu. La marge d’EDF sur le kWh acheté a pratiquement doublé en l’espace d’un an. Cela paraît anormal car ce sont les particuliers et non EDF qui font l’effort d’investissement, un investissement utile écologiquement et qui renforce l’autonomie énergétique du pays. Il serait donc nécessaire aujourd’hui que le prix de rachat du kWh par EDF soit établi aux alentours de 45 %, taux pratiqué au dernier trimestre 2022. Tous les autres contrats (qui sont soumis à la TVA de 20 %) font l’objet d’une revalorisation périodique du kWh racheté. Seule fait exception la vente du surplus des installations de puissance inférieure ou égale à 3 kWc exonérées de la TVA, ce qui est manifestement injuste. C’est pourquoi elle lui demande comment elle entend garantir une revalorisation périodique du kWh racheté concernant la vente du surplus des installations de panneaux photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 3 kWc, par l’indexation au prix de vente pratiqué par EDF et par une limite de la marge d’EDF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5314</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Seuil minimal d’obtention de la RIIPM pour les projets hydroélectriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        279. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le seuil minimal de puissance fixé afin d’obtenir la reconnaissance impérative d’intérêt public majeur pour les nouveaux projets hydroélectriques. En vertu de l’article 19 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, le Gouvernement a soumis à une concertation publique le décret qui précise les conditions de la reconnaissance impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) des nouveaux projets hydroélectriques. Dans sa forme actuelle, le décret précise que les projets susceptibles de bénéficier de cette RIIPM devront atteindre une puissance minimale de 3 MW. Ce seuil minimal anormalement élevé apparaît en décalage non seulement avec les revendications des principaux représentants de la filière, les recommandations du Conseil supérieur de l’énergie mais également avec les objectifs réels de la RIIPM. En effet, cette dernière permet de protéger sur le plan juridique les petits projets, très majoritaires dans le développement de l’hydroélectrique et qui éprouveraient d’importantes difficultés à démontrer leur intérêt public majeur. En fixant arbitrairement ce seuil minimal à 3 MW, le Gouvernement se prive de l’essentiel du potentiel d’une filière porteuse d’avenir alors que la France revendique hautement de hautes ambitions dans le domaine du développement des énergies renouvelables. Quant aux craintes suscitées par de potentielles atteintes à la biodiversité, il convient de rappeler que tout projet doit cumuler trois conditions pour l’obtention d’une dérogation à l’interdiction de destruction ou d’altération d’espèces protégées et que la RIIPM n’est que l’une d’entre elles. Sur la base de ce constat, il lui demande si elle va abaisser ce seuil à 150 kW pour qu’il soit davantage adapté à la réalité de la filière comme le recommande le Conseil supérieur de l’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5314</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Sur l’inflation des prix du gaz
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        280. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la forte inflation des prix du gaz. En effet, on assiste ces derniers mois à une augmentation constante des prix du gaz et par conséquent, des charges de copropriétés. Mme la députée a été alertée par des syndicats de copropriétés et copropriétaires eux-mêmes sur le département des Hautes-Pyrénées, notamment à Tarbes et en périphérie, sur le fait que certaines charges énergétiques sont parfois plus chères que les loyers. Les locataires et les copropriétaires sont donc particulièrement inquiets quant aux risques d’impayés, les chèques énergies étant d’une aide limitée. Le 1er juillet 2023, le bouclier tarifaire sur le gaz institué par le Gouvernement a pris fin. Il annonçait 5 % d’augmentation d’énergie pour 2022 et jusqu’à 15 % pour 2023 en se basant sur le prix du mégawatt aux environs de 65 euros. Or il apparaît clairement que, pendant la crise énergétique, cette base tarifaire a largement été dépassée. Aussi, la base de référence de ce bouclier n’était pas indexée sur le coût de la vie et des salaires, elle laisse aujourd’hui les locataires, propriétaires et copropriétaires dans des situations financières exsangues. Par exemple, pour un immeuble à Tarbes, notamment pendant la crise tarifaire, le coût habituel de 120 000 euros par an environ est passé à 350 000 euros. De même pour les charges, elles sont aujourd’hui comprises entre 20 000 euros et 100 000 euros par an, pouvant être multipliées par trois. Les sommes sont telles que les syndicats de copropriétés ont énormément de difficultés à réclamer le règlement aux copropriétaires et notamment aux locataires sur les charges récupérables. Certains fournisseurs ont même résilié des contrats à prix fixes auprès de leurs abonnés. Le marché étant totalement spéculatif, certains fournisseurs ont largement profité du choc pour appliquer des tarifs disproportionnés aux consommations habituelles notamment de chauffage. Si le bouclier tarifaire ne permettait pas réellement de limiter le coût exorbitant des factures, la fin du tarif réglementé va accentuer la gravité de la situation. En effet, dorénavant, les tarifs seront fixés librement par chaque fournisseur. Leurs offres seront donc ouvertes à la concurrence car, si la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie depuis le mois de juin 2022 un prix repère mensuel du prix de vente du gaz, ce prix repère ne pourra en aucun cas être imposé aux fournisseurs de gaz. L’augmentation du prix des factures de gaz va accentuer la situation de précarité des ménages les plus fragiles et creuser encore davantage les inégalités. Or seule une volonté politique de mettre à contribution les fournisseurs en bloquant les prix des marchés permettrait d’éviter la répercussion de cette hausse sur le portefeuille des citoyens. Ainsi, elle lui demande si elle va apporter une solution satisfaisante aux locataires, propriétaires et copropriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5315</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Tuiles solaires photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        281. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la question des tuiles solaires, aussi appelées tuiles photovoltaïques. Dans l’objectif de produire de l’électricité renouvelable, de plus en plus de Français se tournent vers les tuiles solaires qui présentent des avantages, notamment esthétiques, face aux panneaux photovoltaïques. Ces tuiles ont un réel intérêt dans la recherche de solutions alternatives pour produire de l’énergie verte. Cependant la pratique reste récente et marginale, ce qui soulève des questions quant à l’encadrement des professionnels pratiquant les poses de tuiles, ainsi que sur les aides pouvant être accordées. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour encadrer au mieux l’achat, la pose et l’utilisation des tuiles photovoltaïques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5315</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Aspect écologique du projet de centre de tri à Masseube
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        324. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le projet de centre de tri à Masseube. Le projet d’un centre de tri de déchets secs prévu à Masseube (dans le Gers) pose de nombreuses questions d’ordres environnemental et démocratique, sans réponses claires données aux habitants et associations environnementales. Il s’agit d’un projet conséquent puisqu’il concerne un bassin de 600 000 habitants (10 % de la région Occitanie, 1 % de la population française) répartis sur 4 départements (Gers/Hautes-Pyrénées/Haute-Garonne/Ariège) et 1 200 communes pour 35 000 t de déchets secs collectés, transportés, traités puis retransportés et 30 millions d’euros d’investissements pour la construction (sans tenir compte de l’augmentation des matériaux) subventionnés seulement à hauteur de 9 % (par la région Occitanie, l’ADEME et CITEO). Pour couvrir le reste du coût, nulle autre solution que l’emprunt, dans un contexte d’augmentation des taux. Un emprunt qui risque d’entraîner mécaniquement l’augmentation de la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), fiscalité locale facultative de la taxe foncière. Mais au-delà de ces aspects, si ce projet interroge, c’est par sa localisation : au cœur d’un département enclavé, sur une zone agricole partiellement inondable par la rivière Gers qui la jouxte, près d’une départementale dont la DDT a déploré l’état inadapté, sans la moindre intermodalité (au contraire des centres de tri que ce projet va remplacer). Qui plus est, le nombre de camions affiché pour l’exploitation de ce futur centre n’a cessé d’augmenter au cours des prises de parole du porteur de ce projet, qui a refusé plusieurs fois de répondre aux questions que Mme la députée lui posait. Des questions subsistent : comment l’empreinte carbone de ce projet a-t-elle été calculée et quelle sera-t-elle exactement ? Quelle sera la destination des « balles » de papiers, cartons, plastiques et autres, conditionnées pour la revente aux industriels du recyclage et quel impact ses trajets occasionneront-ils (carbone, kilométrage, fréquence, coût, gain etc.) ? Quel sera l’impact réel sur le réseau routier des départements concernés, notamment dans le Gers et quel est l’avis de la DDT concernant l’état de la route départementale utilisée pour accéder au site, mais également les autres routes susceptibles d’être les plus utilisées ? Pourquoi le report modal de la route vers le rail est-il toujours oublié dans les études d’une telle ampleur, alors que c’est une recommandation de l’ADEME ? Comment ont été intégrés les facteurs d’incertitude climatique, notamment concernant l’évolution du risque d’inondation dans les prochaines années ? Quelles seront les mesures pour éviter la contamination des eaux ? Le centre est prévu à l’entrée du village, à proximité d’un moulin du XIVe siècle sur une terre cultivée, avec la ripisylve de la rivière Gers en arrière-plan, une zone humide et un ruisseau ! Grande biodiversité dans ce corridor écologique, des espèces rares telle que la loutre, le héron cendré, le guêpier d’Europe et tant d’autres ! Dans un contexte d’incertitude quant à la gestion et la production du plastique, quelle est la pérennité de ce centre de tri ? De manière plus générale et pour savoir où l’on en est, elle lui demande combien de projets de centres de tri interdépartementaux sont en préparation sur le territoire français et où et comment le Gouvernement compte en faire des outils de planification écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5316</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale dans le secteur photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        411. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation alarmante de l’industrie française et européenne de fabrication de panneaux solaires. La transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement et la relocalisation des industries sont de véritables priorités pour le pays. Cependant, de nombreux fabricants français et européens de panneaux solaires sont aujourd’hui menacés de fermeture en raison de la concurrence déloyale exercée par les produits chinois subventionnés par le Gouvernement. Par conséquent, la capacité des entreprises nationales et européennes à jouer un rôle majeur dans ce processus est sérieusement compromise par ces pratiques commerciales injustes. En effet, la baisse brutale des prix pratiqués par les produits chinois, conséquence directe des subventions gouvernementales massives, a eu un impact dévastateur sur les fabricants français. Cette concurrence déloyale a entraîné une diminution drastique des commandes pour certaines entreprises mettant ainsi en péril des dizaines d’emplois et compromettant la pérennité même de l’industrie photovoltaïque nationale et donc de la souveraineté énergétique française. Il souhaiterait donc connaître les mesures et les actions étudiées visant à contrer le dumping exercé par les fabricants chinois, permettant ainsi de restaurer l’équité sur le marché et de garantir une viabilité économique des entreprises opérant dans le secteur photovoltaïque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5316</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Insuffisance du diagnostic de performance énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        440. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques au sujet d’une insuffisance du diagnostic de performance énergétique (DPE). Lors du calcul de la consommation, il n’est pas tenu compte des mois d’été. Or celle-ci peut être très variable qu’il s’agisse d’un immeuble moderne, climatisé, orienté plein sud et équipé de grandes baies ou d’un immeuble ancien mieux isolé. Aussi, il souhaite savoir si ces éléments vont être intégrés dans le calcul du DPE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5316</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Sur les limites de la loi dite « Elan » dans le dispositif Maillâges</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        444. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la limite d’âge des hébergés imposée par la loi dite « Elan » dans le cadre de la cohabitation intergénérationnelle. Le dispositif Maillâges est une association chargée de mettre en lien des personnes âgées et des personnes ayant besoin d’un hébergement dans le cadre de cohabitations intergénérationnelles. Ce dispositif permet depuis une dizaine d’années de rompre l’isolement des seniors et de faciliter leur maintien à domicile. Si ce dispositif présente de nombreux avantages, il est limité par la loi dite « Elan ». En effet celle-ci dispose comme suit : « Art. L. 118-1. La cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à des personnes de soixante ans et plus de louer ou de sous-louer à des personnes de moins de trente ans une partie du logement dont elles sont propriétaires ou locataires dans le respect des conditions fixées par le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire prévu à l’article L. 631-17 du code de la construction et de l’habitation, afin de renforcer le lien social et de faciliter l’accès à un logement pour les personnes de moins de trente ans ». Ainsi, le dispositif Maillâges fait état de nombreuses demandes qui ne peuvent être honorées car les personnes ayant besoin d’un hébergement sont âgées de plus de trente ans. Or il faut compter vingt-cinq ans pour faire une génération. De cette manière, une personne âgée de trente-cinq ans qui souhaite cohabiter avec une personne âgée de soixante-quinze ans, respecte bien le cadre de l’intergénérationnel. De fait, cette limite d’âge imposée par la loi dite « Elan » agit comme un véritable frein et fait obstacle à de nombreuses sollicitations que les équipes de l’association Maillâges sont obligées de refuser au quotidien. Étant donné les difficultés liées à la crise du logement, notamment en ruralité et dans les territoires à faible densité de population, ce frein n’a pas de sens et il est discriminant pour les potentiels hébergés de plus de trente ans. Les jeunes seniors, les quadragénaires et quinquagénaires peuvent également avoir des besoins de logement quelle que soit leur situation d’emploi. Aussi, elle lui demande si la loi dite « Elan » sera modifiée afin de faciliter ces cohabitations intergénérationnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5316</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Blocage des fonds MaPrimeAdapt’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        445. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les blocages survenus dans le traitement des dossiers de MaPrimeAdapt’. Issu du projet de loi de finances 2023, ce dispositif, à destination des ménages modestes, était conçu pour favoriser le soutien d’aménagements du domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Un objectif louable alors que le Haut-Commissariat au plan anticipe une augmentation de 4,8 millions de personnes âgées de plus de 75 ans d’ici 2050 et qu’une part importante des décès en France sont causés par des accidents domestiques. Néanmoins, à l’instar de MaPrimeRénov’, une grande partie des dossiers subit des retards en raison d’abus de procédures et de motifs injustifiés avec pour conséquence un effet dissuasif pour les personnes désireuses de faire appel au dispositif qui relève d’un véritable parcours du combattant, surtout pour les personnes âgées. Ces dernières sont purement et simplement dépassées par la complexité administrative et la longueur des délais avant l’obtention d’une réponse laissant transparaître l’hypothèse de dysfonctionnements structures au sein même de l’Agence nationale de l’habitat. Il lui demande donc s’il va prendre les mesures nécessaires sans tarder afin de remédier aux situations de blocage qui portent préjudice à la fois aux personnes âgées, aux artisans mais aussi à la parole de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5317</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Conditions d’accès à « MaPrimAdapt’ »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        446. — 8 octobre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions d’accès à « MaPrimAdapt’ », nouvelle aide pour financer les travaux d’adaptation des logements, effective depuis le 1er janvier 2024. En effet, cette aide vise à permettre aux personnes âgées, en situation de handicap ou en perte d’autonomie, de rester vivre chez elles. L’adaptation du logement au vieillissement et au handicap est l’une des priorités du Gouvernement, dans le prolongement des engagements de la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). Cette aide financière est attribuée sous conditions de ressources afin d’assurer la sécurité et le confort des logements. Cet exemple d’un couple de sa circonscription qui souhaite rénover sa salle de bains : avec un revenu de référence de 32 577 euros il n’a droit à aucune aide puisque, selon le barème, il ne faudrait pas dépasser le montant de 31 889 euros. L’aide aurait pu être de 3 300 euros mais ce couple aura finalement aucun soutien financier pour effectuer ces travaux. 80 % des Français souhaitent vieillir chez eux plutôt que dans un établissement spécialisé. Cette étape domiciliaire représente ainsi un enjeu fondamental pour permettre à chacun de vivre confortablement dans son logement malgré une perte d’autonomie ou la survenue d’un handicap. De plus, cette aide doit permettre à chacun de pouvoir rester à domicile sans que le critère du confort soit un frein. Les critères de revenus doivent certainement être pris en compte mais avec un barème dégressif ce qui permettrait, à plus de personnes dans le besoin de bénéficier d’aide même faible. Ce serait un « coup de pouce » non négligeable, permettant de réaliser des travaux chez soi afin d’y vivre dignement. Aussi, il demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer les conditions d’accès à ce dispositif afin de permettre à ces personnes dans le besoin d’en bénéficier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5317</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Statut des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        472. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur une problématique touchant sévèrement les anciens mineurs ayant opté pour le rachat des indemnités de logement ou de chauffage via un contrat de capitalisation. Après l’amortissement du capital réel perçu dans le cadre de ce contrat, les indemnités prévues par les articles 22 et 23 du décret n° 46-1433 du 14 juin 1946 devraient être rétablies, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Un amendement présenté dans le cadre du projet de loi de finances pour 2023 visait à résoudre cette injustice, mais il a été rejeté par le Gouvernement, laissant ainsi des milliers de contrats dans une situation d’incertitude. Cette situation compromet gravement le bien-être et la dignité des bénéficiaires, souvent les plus vulnérables. Elle demande donc des éclaircissements sur l’avancement de ce dossier et les mesures envisagées pour corriger cette inégalité de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5317</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Définition de l’environnement montagnard
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        474. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la définition de l’environnement montagnard dans le cadre des formations d’animateurs de loisirs sportifs. Il n’existe, en effet, pas de diplôme d’État d’accompagnateurs de « petite montagne ». Les personnes souhaitant exercer ce loisir ou cette profession, doivent passer une certification qualifiante dénommée « Animateurs de loisirs sportifs », avec une option activités de randonnées et d’orientations. Par la suite, lorsqu’on obtient cette formation, les prérogatives d’exercice sont les suivantes : 800 mètres d’altitude maximum et cotations strictement inférieures à trois sur les critères du risque et de l’effort. Malheureusement, cette certification ne permet pas d’obtenir de carte professionnelle, mais ce n’est pas la principale difficulté. En effet, l’arrêté du 6 décembre 2016 portant définition de l’environnement montagnard pour la pratique des activités assimilées à l’alpinisme, qui permettait une réelle définition de l’environnement montagnard, a été annulé par le Conseil d’État, jugeant qu’aucun texte n’habilitait le ministère des sports à édicter les mesures figurant dans l’arrêté du 6 décembre 2016. C’est donc l’arrêté du 14 juin 2007, portant définition de l’alpinisme, de ses activités assimilées et de leurs territoires et site de pratiques qui relèvent de l’environnement spécifique, qui est de nouveau applicable sur le territoire. Or cet arrêté ne serait jamais entré en vigueur faute de mesures d’application, notamment en ce qui concerne l’établissement de la liste des départements de montagne et des zones géographiques correspondant à un environnement montagnard. Ce flou juridique contraint donc les personnes à exercer ce loisir ou cette profession, sans réelle garantie de prise en charge assurantielle d’une part et sans définition claire de leur environnement de travail ou de loisir, d’autre part. Il demande donc au Gouvernement de préciser et d’éclaircir ce flou juridique qui subsiste, afin notamment de définir clairement ce qu’est l’environnement montagnard et par la suite établir la liste des départements et zones géographiques concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5318</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Bonus écologique pour les deux-roues à moteur dans les territoires d’outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        488. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pérennisation du bonus écologique pour les scooters et motos électriques dans les territoires d’outre-mer. Cette aide à l’achat ou à la location concerne les deux ou trois-roues et quadricycles neufs à moteur qui utilisent l’électricité comme source exclusive d’énergie (article D. 251-1-3 du code de l’énergie). Dans les territoires d’outre-mer, le montant du bonus écologique est augmenté de 1 000 euros (article D. 251-1-5 du même code). Le bonus écologique et la prime ont un impact très positif dans les territoires ultramarins, tant sur le plan économique et social, que sur le plan environnemental. En Guadeloupe, par exemple, où 60 % de l’électricité est produite à partir d’énergies fossiles comme le fuel, l’objectif visé des 100 % de production à partir d’énergies renouvelables dès 2028 ne pourra être atteint qu’avec le maintien des dispositifs de soutien à la décarbonation de l’électricité. Il lui demande si elle prévoit de maintenir sur le long terme le bonus écologique et la prime outre-mer afin de donner aux acteurs économiques du secteur la visibilité et les garanties nécessaires à leurs investissements et au développement de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5318</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pollution engendrée par les mégots
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        557. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, concernant la pollution engendrée par les mégots de cigarettes. En effet, les mégots de cigarettes représentent l’une des principales sources de pollution de l’environnement. Chaque mégot jeté dans la nature peut potentiellement contaminer jusqu’à 500 à 600 litres d’eau, affectant ainsi la qualité des ressources en eau. Sur les paquets de cigarettes actuels, seuls les avertissements sur les risques pour la santé liés au tabac sont présents, sans mention des dangers de la pollution causée par les mégots. Il est donc impératif de renforcer les actions de sensibilisation afin de résoudre ce problème qui affecte de plus en plus l’environnement. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place un message de sensibilisation axée sur cette problématique sur les paquets de cigarettes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5318</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Restriction de l’octocrylène
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        568. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les ambitions du Gouvernement en matière de restriction de la molécule d’octocrylène dans les produits cosmétiques en France ainsi qu’au niveau européen. En effet, à la suite de la récente demande de restriction de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) relative à cette molécule ainsi que d’autres études scientifiques françaises et étrangères mettant en avant son risque de dégradation en substance perturbateur endocrinien voire cancérogène, l’usage de l’octocrylène apparaît comme un risque pour la santé publique humaine lorsqu’utilisé comme composant de produit cosmétique. Cette molécule est d’ores et déjà interdite dans certaines régions du globe à l’instar des îles d’Hawaï, Marshall ou Vierges en raison du risque apparent pour la biodiversité maritime et en particulier pour les premiers maillons de la chaîne trophique. Il l’interroge ainsi sur la suite qu’il entend donner à la demande d’interdiction de l’ANSES et sur le calendrier du Gouvernement pour relayer cette demande au niveau européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5319</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Demande de dérogation à la « loi ZAN » pour les territoires hyper-ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        643. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation des ZAN en France. Les zones à zéro artificialisation nette (ZAN) ont été instituées dans le cadre de la politique de lutte contre l’artificialisation des sols, visant à limiter l’expansion urbaine et à préserver les espaces naturels et agricoles. Cette réglementation impose des contraintes importantes aux projets d’aménagement sur tout le territoire afin de compenser toute artificialisation par une désartificialisation équivalente. Cependant, certains d’entre eux, les territoires ruraux ou de montagne comme la Lozère, qui ont pu par le passé être caractérisé par un déclin démographique, se trouvent confrontés aujourd’hui à une double peine. En effet, la mise en œuvre du ZAN affecte leur développement au moment où une nouvelle dynamique s’installe alors même que leurs besoins, au regard des enjeux nationaux, restent faibles. Ces territoires ont par le passé été de très faibles consommateurs de terres et ne peuvent être traités de la même manière que les territoires qui ont surconsommés. Face à ce constat, Mme la députée souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant une possible adaptation de la réglementation de la « loi ZAN », notamment pour les territoires qualifiés « hyper ruraux ». Plus précisément, elle lui demande si elle envisage la mise en place d’un régime d’exonération ou de dérogation spécifique permettant de soutenir le développement de ces zones tout en respectant les objectifs de durabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5319</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Transport d’organes et de produits sanguins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        648. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’absence d’une réglementation mettant en place une formation obligatoire pour pourvoir exercer le métier de transporteur de produits sanguins et dérivés. Être transporteur d’organes et de sang est un métier comprenant de grands enjeux relatifs aux règles de sécurité et d’hygiène et aux risques que présentent les substances transportées. Il est ainsi nécessaire pour le transporteur d’avoir conscience de ces différents facteurs pour pouvoir transporter avec sécurité et prudence maximale les produits de santé. L’arrêté du 24 avril 2002 portant homologation du règlement relatif aux bonnes pratiques de transport des prélèvements, produits et échantillons issus du sang humain élabore une réglementation concernant le responsable de l’organisation des transports. En vertu de cette réglementation l’organisateur de transport doit selon les mots du texte « mettre en place la formation des personnels propres à l’établissement ». Cette formation toujours en vertu de l’arrêté doit porter sur une connaissance des conditions de transport des produits, des règles d’hygiène et des risques relatifs aux produits transportés. Toutefois, le texte précise que la formation si elle ne peut être mise en place peut être remplacée par une simple obligation d’information. Si certaines sociétés de transport veillent à ce que leurs transporteurs soient formés et délivrent des certifications de formation en prenant en compte l’arrêté du 24 avril 2002, d’autres ne s’assurent pas à ce que leurs transporteurs soient qualifiés. Par conséquent, certains transporteurs de sang et d’organes n’ont aucune connaissance des risques et ne permettent pas la certitude d’un transport sécurisé des produits qui est pourtant impératif à la chaîne du soin. Il en découle une décrédibilisation et une image négative de ce métier. Aujourd’hui, certaines sociétés affirment former leurs employés en interne mais aucune formation externe est obligatoire, or c’est ce que réclame aujourd’hui de nombreuses personnes travaillant dans le milieu afin d’obtenir davantage de reconnaissance. Ainsi, il se demande quelles solutions elle propose pour mieux encadrer et rendre plus stricte la législation en vigueur concernant ce métier essentiel aux services de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5319</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Développement des trains de nuit en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        738. — 8 octobre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le développement des trains de nuit en France. Le train de nuit est un mode de transport écologique et pertinent pour voyager sur de longues distances de 500 kms à 1 500 kms par exemple. Il complète avantageusement les trains à grande vitesse (TGV) en permettant de voyager confortablement pendant la nuit. Le succès des trains de nuit, relancés depuis 2020, avec près de 770 000 voyageurs transportés en 2023, montre qu’il existe aujourd’hui une réelle demande pour ce service. Cependant, ces lignes desservent uniquement Paris et non les liaisons transversales Est-Ouest ou Nord-Sud. Aujourd’hui, voyager en train entre Lyon et Cherbourg, Quimper, La Rochelle, Bordeaux ou Pau prends une journée, même en TGV et nécessite souvent de changer de gare à Paris. Le rapport sur les « Trains d’équilibre du territoire », publié par le Gouvernement en mai 2021, proposait de redévelopper les lignes de nuit transversales Est-Ouest et Nord-Sud, moyennant l’achat de 600 voitures et 40 locomotives neuves. Cependant, les gouvernements précédents semblaient hésiter à développer davantage les trains de nuit. La commande de matériel neuf a d’abord été reportée à 2023, puis à 2024 voire 2025. C’est pourquoi elle l’interroge sur son intention de développer les trains de nuit transversaux d’ici 2030 et souhaiterait connaître le nombre de voitures supplémentaires à commander pour relancer ces nouvelles lignes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5320</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Fret ferroviaire et entreprises stratégiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        739. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la situation du fret ferroviaire et son impact sur les industries stratégiques du territoire. Le réseau ferré national comporte plus de 1 800 installations terminales embranchées (ITE) qui desservent des usines, mines, carrières et autres entreprises implantées en France. En plus de permettre à ces entreprises une intermodalité qui est bénéfique tant à la planète qu’à leur fonctionnement, les ITE sont parfois les seuls modes d’acheminement possible, par exemple pour les entreprises de l’industrie chimique ou nucléaire transportant des matières dangereuses. Ces dernières sont donc entièrement tributaires de SNCF Réseau et des opérateurs du fret ferroviaire pour mener à bien leur activité. Or les usines, mines et carrières sont bien souvent situées sur des parties délaissées du réseau de fer, premières victimes des politiques de libéralisation du transport ferroviaire depuis des décennies. Il en résulte d’innombrables situations de péril économique, écologique et social sur tout le maillage territorial auxquelles aucune politique du Gouvernement ne répond de manière ambitieuse. Sous le coup des injonctions de la Commission européenne que le Gouvernement semble se réjouir d’anticiper, le bilan mortifère s’accélère : le nombre d’ITE est passé de 11 000 à 1 800 dans les 50 dernières années, la part modale de marchandises transportées par rail est passée de 25 % en 1980 à moins de 11 % aujourd’hui, Fret SNCF a vu le nombre de cheminots passer de 15 000 à 5 000 dans cette même période et de nombreuses entreprises et élus doivent désormais se donner corps et âme pour faire maintenir des lignes vieillissantes dont les menaces de fermeture sont autant d’épées de Damoclès qui pèsent sur leurs territoires. Mme la députée constate un report modal massif vers la route qui met en danger la souveraineté économique de certaines entreprises d’intérêt national et qui remet en cause la capacité du pays à respecter les objectifs du pacte vert. Et dans le même temps, le Gouvernement se targue d’être pleinement mobilisé en faveur du fret ferroviaire en brandissant quelques mesurettes comme solution à un effondrement du trafic ferroviaire qu’il opère lui-même par son plan de discontinuité. Elle demande donc si le Gouvernement mettra fin à son plan de démantèlement de Fret SNCF et placera le fret ferroviaire sous l’égide d’une entreprise 100 % publique, unifiée et intégrée telle que l’était la SNCF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5320</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dérogation pour les véhicules utilitaires non substituables pour les ZFE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        745. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les véhicules utilitaires légers qui bénéficient d’une dérogation pour circuler dans les zones à faible émission (ZFE). En effet, depuis le 1er juin 2021 dans la métropole du Grand Paris, les véhicules Crit’Air 4 et 5 et catégories non classées ne peuvent plus circuler les jours ouvrés de 8 h à 20 h. Ces restrictions seront étendues aux véhicules de Crit’Air 3 au 1er janvier 2025 et aux véhicules de Crit’Air 2 à l’horizon 2030. Pour ne pas pénaliser celles et ceux dont l’usage d’un véhicule sous le coup de ces restrictions serait obligatoire, un certain nombre d’exceptions ont été incluses à ces restrictions, notamment pour les véhicules spécialisés non affectés au transport de marchandises tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009. Or ces dérogations n’intègrent pas de façon précise les véhicules utilitaires professionnels ou associatifs, dont la substitution par un véhicule équivalent de Crit’Air 1 est impossible. Aussi, il souhaite savoir si elle compte faire évoluer la législation afin de garantir aux professionnels et associatifs la possibilité d’user d’un véhicule dont la substitution par un véhicule équivalent de Crit’Air 1 est impossible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5321</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Absence de formalité sur les murs de soutènement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        759. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la réglementation en vigueur concernant les murs de soutènement. Actuellement l’article R. 421-3 du code de l’urbanisme dispense de toute formalité et d’autorisation l’édification de murs de soutènement excepté s’ils se trouvent dans un secteur dont le périmètre a été délimité. Cet article ne définit toutefois pas précisément ce que sont les murs de soutènement et à quel régime d’autorisation ils peuvent être soumis. Il apparaît en effet qu’en général un permis de construire est réputé nécessaire si le mur de soutènement dépasse les 2 mètres de hauteur ou s’il est situé à moins de 5 mètres d’une propriété voisine. La Cour de cassation différencie, elle, un mur de clôture d’un mur de soutènement. Contrairement à un mur de clôture, si un mur de soutènement peut être construit sans déclaration préalable, il doit toutefois avoir une fonction de soutien réelle. La Cour de cassation a ainsi exclu qu’un muret surmonté d’un grillage puisse être déclaré « mur de soutènement » et elle a conclu qu’en pareil cas, il y a fraude. Par ailleurs, dans une commune où le plan local d’urbanisme (PLU) soumet les clôtures à une déclaration préalable, un muret servant de socle à un grillage ne peut être qualifié que de clôture et doit, sous peine de poursuites, faire l’objet d’une déclaration, a estimé également la Cour de cassation. Les juges prennent également en considération les éléments locaux, tels que les règles d’urbanisme applicables et les caractéristiques du terrain, pour déterminer la fonction réelle du mur. Ils ont notamment précisé que les exhaussements et affouillements étaient limités à 50 centimètres par le PLU, ce qui excluait selon eux la nécessité de bâtir un mur de soutènement. Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, de nombreux maires demeurent assez désemparés d’une part face à la demande d’édification de murs de soutènement, d’autre part par l’absence de règles suffisamment précises quant à l’édification de tels murs voire à une définition précise de ce que doivent être ces murs. En effet, un certain nombre d’administrés demandent à édifier de tels murs aux fins d’empêcher des terres de glisser et de s’abattre sur des terrains en contrebas. Or comme le lui a rapporté le maire d’une commune de sa circonscription, les modifications apportées au terrain par l’édification de tels murs peuvent, a contrario, entraîner une rupture dans l’écoulement naturel des eaux de ruissellement et s’avérer dangereuse pour les terrains situés en contrebas en cas de forte pluviométrie. Par ailleurs, ces murs se substituent souvent à des haies, arbustes ou talus fleuris, ce qui est de nature à déprécier le patrimoine naturel et rural des communes mais également, par leur impact visuel assez défavorable, à contribuer à un certain enlaidissement des abords de certaines propriétés et, plus généralement donc, de la commune. À une question écrite de même nature publiée au Journal officiel le 14 octobre 2014, il avait été répondu : « Un mur de soutènement a pour objet d’empêcher les terres ou les bâtiments d’une propriété de glisser ou de s’abattre sur la propriété située en contrebas. L’article R. 421-3 du code de l’urbanisme dispense les murs de soutènement de toute formalité au titre de ce code sauf lorsqu’ils sont implantés dans un secteur sauvegardé dont le périmètre a été délimité. Cette dispense de formalité tient notamment au fait que les exhaussements sont traités principalement à l’occasion d’une demande de permis de construire ». Les exhaussements n’étant pas tous traités lors de la demande de permis de construire mais parfois bien plus tardivement, la commune ayant, par ailleurs, la charge des frais d’entretien de ces murs, voire des frais de remise en état en cas quand ils sont à l’aplomb d’une voie publique (décision n° 36 339 du 15 avril 2015, Conseil d’État), l’article R. 421-3 du code de l’urbanisme demeurant très imprécis, il lui demande s’il n’y pas lieu de faire évoluer le droit sur le sujet de la dispense de formalité concernant les murs de soutènement et, plus largement, si le Gouvernement entend agir soit de façon législative, soit de façon réglementaire, pour définir plus précisément ce qu’est un mur de soutènement et à quelles règles plus strictes il doit obéir pour pouvoir être édifié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5321</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Procédure administrative - entretien des fossés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        760. — 8 octobre 2024. — M. Michel Guiniot attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la nécessité de clarifier l’interprétation des articles 640 et 641 du code civil et de la loi sur l’eau, en ce qui concerne les démarches administratives pour l’entretien des fossés. En effet, ces dispositions n’explicitent pas les procédures administratives relatives à l’entretien des fossés, ou leur absence. Les propriétaires concernés, par prudence dans l’interprétation de la procédure, n’agissent plus pour les entretenir, de peur d’être sanctionnés par la police de l’eau. Cette problématique a malheureusement des conséquences désastreuses lors de fortes précipitations, pouvant entraîner des débordements voire des inondations préjudiciables pour les habitants. Afin de répondre aux interrogations des maires de sa circonscription, ainsi qu’à celles des agriculteurs et propriétaires concernés par les fossés, il souhaite qu’elle explicite la démarche administrative à tenir pour l’entretien des fossés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5322</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dématérialisation des vignettes Crit’air et contrôle technique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        164. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la possibilité de dématérialiser les certificats de qualité de l’air - dits vignettes « Crit’air » - ainsi que les preuves du contrôle technique. En effet, le décret du 8 décembre 2023 portant simplification des modalités de preuve et de contrôle de l’assurance de responsabilité civile automobile obligatoire avait permis de numériser l’attestation d’assurance obligatoire - dite « carte verte » - pour chaque véhicule. La preuve de l’assurance est désormais rapportée par la consultation du fichier des véhicules assurés, qui compile l’ensemble des contrats d’assurance automobile du territoire français. Ce fichier est accessible aux forces de l’ordre lors de contrôles. Cette mesure a eu plusieurs bienfaits : limiter le risque d’être verbalisé pour défaut de présentation, empêcher la falsification de ce document et contribuer à éviter l’émission de 1 200 tonnes de CO2. Confirmant ce mouvement de numérisation, le permis de conduire est désormais accessible via l’application France Identité depuis février 2024. A contrario, l’arrêté du 29 juin 2016 impose toujours la présence des vignettes Crit’Air sur le véhicule tandis que l’arrêté du 18 juin 1991 impose celle du contrôle technique. Aussi, elle lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre pour poursuivre cet effort de numérisation des documents obligatoires pour les automobilistes, tout en permettant à ceux qui le souhaitent de conserver les preuves physiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5322</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Calcul des redevances dues pour la navigation sur le canal du Midi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        212. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le calcul des redevances dues pour la navigation sur le canal du Midi et canal des deux mers. Les usagers professionnels des voies d’eau canal du Midi et canal des deux mers (bateaux de commerce ou établissements flottants recevant du public) et de ses dépendances (maisons éclusières requalifiées pour une activité commerciale) contribuent légitimement à travers une redevance à l’entretien des voies d’eau. Il apparaît qu’un certain nombre de montants de redevances représentent un pourcentage non négligeable des recettes annuelles pour certains contributeurs. Une harmonisation paraît donc souhaitable. C’est pourquoi Mme la députée demande à M. le ministre d’adapter ces redevances aux revenus ou chiffre d’affaires des établissements demandeurs. Le système plus équitable donnera la possibilité aux petits investisseurs sur le domaine public qui ne veulent pas ou ne peuvent pas recourir à la constitution de droits réels de démarrer une activité qui ne sera pas immédiatement bénéficiaire. Et leur laissera le temps de consolider leur activité pour qu’elle devienne économiquement viable. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5322</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique des véhicules motorisés à deux-roues historiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        216. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le contrôle technique des véhicules motorisés à deux-roues considérés comme historiques. En effet, de nombreux collectionneurs se voient imposer un contrôle technique sur leurs deux-roues qui au vu de leur âge ne répondent pas aux critères actuels de sécurité et de pollution. La volonté de ces collectionneurs est de maintenir en ordre de marche et le plus fidèlement possible ces machines qui ont marqué des générations et qui ont révolutionné leurs déplacements. Elle lui demande donc comment il compte alléger les mesures du contrôle technique des deux-roues motorisés considérés comme historiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5323</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique des 2 et 3 roues motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        217. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question du contrôle technique obligatoire des deux et trois roues motorisées de plus de 30 ans, récemment entré en vigueur. À ce jour, les deux et trois roues à moteur antérieurs à 1960 et titulaires d’une carte grise « collection » sont dispensées du contrôle et les motos de collection produites après 1960 doivent être contrôlées tous les cinq ans. En revanche, les véhicules de plus de 30 ans qui ne sont pas inscrits au registre national des véhicules de collection sont soumis au contrôle technique dans les mêmes conditions que les véhicules plus récents. Pourtant, ces véhicules deux et trois roues à moteur de plus de 30 ans roulent souvent très peu (environ 300 ou 400 kilomètres par an, parcourus souvent en club) et font l’objet d’un entretien régulier. Aussi, il lui demande si ces véhicules, présentant un intérêt historique tel que défini dans la directive européenne 2014/45/UE chap.1 art.7.3, peuvent, eux aussi, faire l’objet d’un contrôle technique non périodique, aligné sur les véhicules de collection, lié à la revente de la moto ou à l’évaluation de son état technique suite à une chute, une collision, ou toute autre modification majeure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5323</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurisation des routes départementales pour les cyclistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        219. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la hausse de l’insécurité pour les cyclistes sur les routes. En effet les derniers chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière montrent une tendance haussière de la mortalité pour celles et ceux qui ont recours aux mobilités douces. Certes le développement de moyens de transports alternatifs à la voiture augmente statistiquement le nombre d’accidents. Toutefois le fort accroissement de la pratique du cyclisme dans des villes comme Paris n’entraîne pas une augmentation proportionnelle de la mortalité. En effet, les aménagements opérés, le changement de culture et la vitesse modérée des véhicules motorisés sont autant de facteurs qui permettent de réduire les risques. On constate alors que c’est dans les campagnes que la situation se montre préoccupante : la majorité des tués à vélo l’est hors-agglomération. Il n’y a pourtant aucune fatalité comme le montre l’exemple de certaines villes ou bien encore celui de certains pays voisins comme l’Espagne qui a amorcé une véritable transition culturelle sur le sujet. Les collectifs « Osez le vélo ! » et « Oui au train de nuit » ont en ce sens émis une série de propositions qui visent à offrir une vision nouvelle et une meilleure prise en compte des usagers de la petite reine dans l’espace public. Le développement des infrastructures cyclables est crucial et le plan vélo essaie de s’y atteler mais il n’est pas l’alpha et l’oméga de la sécurité sur les routes. Le respect du code de la route en matière de partage reste crucial et mérite d’être très fortement consolidé. La distance de 1,50 mètre pour le dépassement des cyclistes n’est pas respectée : il suffit de se déplacer sur une route départementale pour s’en rendre compte. Pour autant, les verbalisations à ce sujet sont quasiment inexistantes et les panneaux rappelant la règle se font rares. Cet exemple précis met en lumière les efforts de contrôle et de communication qui sont encore à faire pour la sécurité de tous et pour encourager les mobilités douces et in fine réduire l’impact carbone de la France. En outre, des idées novatrices émergent également avec une approche progressiste. Dans d’autres pays, par exemple, les cyclistes ont la priorité sur les ronds-points lorsqu’ils s’y insèrent. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir quelles mesures nouvelles pourraient être envisagées pour solidement renforcer la sécurité des cyclistes sur les routes de campagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5323</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conséquences pour le secteur des transports des annulations de crédits massives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        732. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences pour le secteur des transports des annulations de crédits massives décidées par le Gouvernement. Le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits prévoit l’annulation de 341 millions d’euros d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement sur le programme 203 Infrastructures et services de transports de la mission Écologie, développement et mobilité durables et de 20 millions d’euros sur l’ensemble du budget annexe Contrôle et exploitation aériens. Ces annulations préoccupent Mme la députée, rapporteure spéciale du domaine Infrastructures et services de transports pour la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. Comme elle l’avait exposé dans son rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2024 (n° 1745 annexe n° 15, 14 octobre 2023, page 13), alors que « le dérèglement climatique est sans conteste le défi le plus pressant auquel l’humanité est confrontée », « le secteur des transports représente un enjeu majeur » car « il est […] à l’origine de près d’un tiers de l’ensemble des émissions nationales (32,3 % en 2022) et ses émissions augmentent (+ 2,3 % en 2022 par rapport à 2021) ». Par conséquent, il est indispensable de réaliser des investissements massifs dans le domaine des transports pour limiter leur impact environnemental. Or Mme la députée avait déjà regretté que les crédits annoncés dans le projet de loi de finances ne répondissent pas à l’urgence climatique. Elle est donc préoccupée que ceux-ci soient encore diminués. Elle déplore également la méthode choisie par le Gouvernement, qui consiste à diminuer massivement les crédits considérés comme adoptés (sans qu’ils aient été votés) par le Parlement, sans passer par un projet de loi de finances rectificative. Elle considère cette méthode regrettable dans la mesure où elle limite encore davantage le rôle des représentants du peuple dans la détermination du budget de la Nation, ceci alors même que les crédits de la mission Écologie, développement et mobilité durables n’avaient même pas été discutés par l’Assemblée nationale en séance. Il est indispensable que le Gouvernement expose précisément à la rapporteure spéciale le détail des crédits qui seront annulés. Par conséquent, elle lui demande de lui fournir, en réponse à la présente question écrite, le détail des autorisations d’engagement et des crédits de paiement qui seront annulés, action par action, sur le programme 203 Infrastructures et services de transports et sur chacun des trois programmes du budget annexe Contrôle et exploitation aériens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5324</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Emploi des caméras-piétons dans les réseaux de transports
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        733. — 8 octobre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la suspension de l’utilisation des caméras-piétons par les agents de la SNCF, de la RATP et des agents des transports publics d’une vingtaine d’autres villes. Depuis 2020, une expérimentation avait permis d’équiper près de 3 000 agents de la SNCF de caméras-piétons, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités. Introduite par la loi orientation des mobilités de 2019, cette initiative visait à renforcer la sécurité dans les transports publics, en captant les images et les sons lors d’interventions des agents, afin d’apaiser les situations conflictuelles et d’éviter des agressions. Les résultats de cette expérimentation se sont révélés très positifs : 96 % des agents équipés souhaitent la pérennisation du dispositif et 95 % des déclenchements de caméras ont permis de calmer des tensions. De plus, la direction de la sûreté de la SNCF a estimé que cette mesure avait permis d’éviter un millier d’accidents du travail ainsi que 650 arrêts maladie. Cependant, en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la prolongation de ce dispositif n’a pas pu être votée, entraînant l’obligation pour les agents de ranger leurs caméras à partir du 1er octobre 2024. Cette suspension suscite l’inquiétude des syndicats, des personnels de la SNCF, de la RATP, ainsi que dans les réseaux de transports publics de plusieurs grandes villes, alors que la mesure semblait efficace pour assurer leur sécurité. La direction de la SNCF espère un retour à la normale d’ici janvier 2025, mais en attendant, des milliers d’agents se trouvent privés de cet outil de protection. Il souhaiterait savoir quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour accélérer la régularisation de ce dispositif et permettre une réintroduction rapide des caméras-piétons, compte tenu de leur utilité prouvée dans la prévention des incidents et la sécurisation des agents dans les transports publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5324</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Problématique liée à la rédaction de l’article L.6325‑1 du code des transports
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        735. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les subventions publiques au dérèglement climatique qui découlent de l’article L. 6325-1 du code des transports. Alors que le Gouvernement cherche à réaliser des économies budgétaires et refuse d’allouer au secteur des transports les moyens dont il a besoin pour réussir sa transition écologique, cet article octroie la possibilité aux aéroports de moduler les redevances aéroportuaires pour « favoriser la création de nouvelles liaisons ». L’article R. 6325-15 du code des transports dispose quant à lui : « Le montant des redevances peut également faire l’objet d’une réduction temporaire pour les exploitants d’aéronefs dont le volume ou l’évolution de tout ou partie du trafic […] dépassent certains seuils ou font l’objet d’un engagement contractuel de leur part ». Ces dispositions rendent possibles des incitations tarifaires pour stimuler la hausse du trafic aérien, ce qui apparaît incompatible avec les objectifs de l’accord de Paris sur le climat. Mme la députée, rapporteure spéciale du domaine des transports pour la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, avait expliqué dans son rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2024 (n° 1745 annexe n° 15, 14 octobre 2023, pages 107-108), en s’appuyant sur de nombreuses études, pourquoi elle considère que « la seule solution réaliste à court et moyen terme pour limiter l’impact environnemental du transport aérien est de réduire le nombre de vols en développant concomitamment les alternatives en train sur les vols intérieurs et européens ». De surcroît, ces modulations de redevance ne semblent pas cohérentes avec la réglementation européenne. En effet, les lignes directrices de la Commission européenne de 2014 sur les aides d’État aux aéroports et aux compagnies aériennes (les modulations de redevances étant assimilées à des aides) n’autorisent pas de telles aides pour soutenir la croissance d’une liaison existante, sauf si celles-ci sont conformes au principe d’opérateur privé en économie de marché et ce, sur la base d’une notification préalable à la Commission européenne pour vérification de compatibilité. Aucun aéroport français n’a sollicité une telle autorisation de la Commission. De ce fait, la conformité au droit européen des aides actuellement accordées par les aéroports français ne semble pas garantie, faute de notification à la Commission ou au moins aux autorités nationales pour vérification de compatibilité. C’est pourquoi elle lui demande, premièrement de lui indiquer s’il est favorable à une modification de l’article L. 6325-1 du code des transports afin de cesser les subventions publiques à l’aggravation du dérèglement climatique ; deuxièmement de lui communiquer le montant total des modulations de redevance versées chaque année depuis 2018 au titre du motif « favoriser la création de nouvelles liaisons » prévu à l’article L. 6325-1 du code des transports et au titre de la dernière phrase du 2° de l’article R. 6325-15 du code des transports ; troisièmement de lui indiquer s’il partage son avis s’agissant de la non-conformité potentielle des modulations de redevances par rapport au droit européen ; quatrièmement de lui communiquer les mesures qu’il compte prendre le cas échéant pour remédier à cette non-conformité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5325</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir du fret ferroviaire français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        736. — 8 octobre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir du fret ferroviaire français et les conséquences du plan de discontinuité de Fret SNCF imposé par le Gouvernement. En janvier 2023, la Commission européenne a formellement ouvert une enquête sur le soutien financier de l’État envers Fret SNCF, estimant que les aides perçues par le principal opérateur du fret ferroviaire français, entre 2007 et 2019, étaient illégales en raison du principe de concurrence libre et non faussée. La réponse immédiate apportée par le gouvernement d’Élisabeth Borne a été l’arrêt de l’enquête de la Commission européenne en échange d’un plan dit « de discontinuité » de Fret SNCF. Autrement dit, l’État s’est plié aux exigences libérales de l’ouverture à la concurrence en proposant le démantèlement de Fret SNCF au 1er janvier 2025, avec sa scission en deux entités et la cession de 30 % de ses lignes, à des concurrents, notamment étrangers, alors même qu’elles rapportent 20 % de son chiffre d’affaires et concernent près de 500 cheminots au niveau national. Parmi les 23 lignes qui seront cédées à la concurrence, on trouve notamment la ligne stratégique Lens-Dunkerque (59), essentielle pour le transport de marchandises entre le Nord et les grands ports maritimes. Ce choix précipité est regrettable, non seulement sur le plan social et humain, mais également sur le plan environnemental et économique. La libéralisation du secteur, le manque de pilotage stratégique et d’investissement ont montré leurs effets. En 20 ans, la part du fret ferroviaire a été réduite de moitié pour atteindre à peine 10 % aujourd’hui, un taux beaucoup plus faible que la moyenne européenne (18 %). Alors que la France s’est donné l’objectif de doubler la part du fret ferroviaire d’ici 2030 et que l’Union européenne, à travers le Green Deal, entend atteindre la neutralité carbone en 2050, il est urgent de se donner les moyens de ces ambitions autrement qu’en démantelant Fret SNCF. En 2022, l’Allemagne s’est trouvée dans la même situation que la France s’agissant de son entreprise ferroviaire publique Deutsche Bahn (DB), mais le gouvernement allemand, qui avait initialement envisagé un plan de démantèlement, a finalement opté pour un plan de développement du fret ferroviaire public, en récupérant notamment des flux de Fret SNCF. Il demande donc si le Gouvernement entend suspendre son plan de discontinuité, offrir des garanties aux 453 salariés concernés dont une quarantaine dans le Dunkerquois, entamer de nouvelles négociations avec la Commission européenne et proposer une véritable stratégie pour le développement du fret ferroviaire, intégrant notamment une meilleure connexion avec les grands ports maritimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5325</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Bénéfices record de la SNCF et augmentation des prix des billets de train
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        737. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les bénéfices record réalisés par la SNCF et l’augmentation significative des prix des billets de train. Le 27 juillet 2023, Jean-Pierre Farandou, président du groupe ferroviaire, déclarait dans le communiqué de résultat de la SNCF : « Les Français plébiscitent le train et c’est une bonne nouvelle ». En effet, après une année 2022 historique, où la SNCF a réalisé un chiffre d’affaires record de 41,4 milliards d’euros, la société publique a poursuivi sur sa lancée au premier semestre 2023 avec un chiffre d’affaires de 20,7 milliards d’euros, grâce en particulier à l’engouement inédit des Français pour le train. Mme la députée constate que malgré les démentis de la SNCF, l’inflation ferroviaire est une réalité incontestable, comme le démontrent les données publiées par l’Insee. Ces chiffres révèlent une hausse des prix de 8,2 % en moyenne sur un an pour le secteur du transport ferroviaire en juin 2023. En effet, dans l’établissement de ses tarifs, la SNCF soumet les usagers à la technique du yield management, c’est-à-dire à la loi de l’offre et de la demande, réduisant ainsi le transport ferroviaire à un vulgaire marché comme il en existe à foison dans le secteur privé. De plus, avec une offre de trains inférieure à la demande pendant les périodes de forte affluence (période estivale, congés scolaires principalement), les trains se remplissent rapidement, ce qui entraîne une augmentation encore plus rapide des prix. Les familles et les plus démunis sont les premières victimes de la politique tarifaire de la SNCF qui se détourne complètement, dans sa relation avec les usagers, de l’égalité d’accès de tous au service public ferroviaire ; tout comme les enjeux environnementaux liés au réchauffement climatique ne pourraient qu’inciter la SNCF à revoir complètement ses tarifs pour les rendre plus attractifs. Aussi, Mme la députée s’étonne que la SNCF refuse de s’engager à maîtriser l’augmentation de ses tarifs dans les années à venir et constate que beaucoup de citoyens ne supportent plus que le train coûte de plus en plus cher, alors qu’ils en ont besoin au quotidien pour se déplacer et pour aller travailler. Enfin, elle lui demande s’il envisage de prendre un décret visant à bloquer les prix des billets de train vendus par la SNCF, ce qui mettrait fin à cette hausse et permettrait ainsi de proposer une offre de transport ferroviaire accessible et au service de tous les usagers et de tous les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5326</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cyrielle Chatelain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Montant des financements du RER métropolitain de Grenoble
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        740. — 8 octobre 2024. — Mme Cyrielle Chatelain attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le déploiement du RER métropolitain de Grenoble. En annonçant le 12 mai 2024, dans Le Dauphiné Libéré, l’ouverture d’un premier tronçon du service express régional métropolitain (SERM) entre Grenoble et Brignoud à l’horizon 2025, le Premier ministre a surpris tous les acteurs engagés sur ce dossier depuis plusieurs années. Alors que le projet n’est toujours pas lancé, une ouverture dès l’année 2025 est en effet inenvisageable. Le président de la métropole de Grenoble, après consultation de la SNCF, indique au mieux une mise en service d’ici 2028, à condition que les financements soient réunis au plus vite, afin de lancer enfin les travaux d’infrastructures et l’achat de matériel roulant. Au vu des difficultés de circulation, des objectifs de report modal et de décarbonation, mais aussi au vu de la multiplication alarmante des retards et annulations de TER autour de l’étoile ferroviaire grenobloise, le RER métropolitain de cette métropole est une nécessité. Ce projet est ainsi soutenu par de très nombreuses collectivités et entreprises du territoire, mais aussi des élus de tous bords politiques, désireux de le voir advenir au plus vite. Pourtant, alors que le projet est prêt depuis plusieurs années, sa mise en œuvre n’avance pas. Si la loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains dite « loi SERM » a permis de clarifier le cadre juridique et opérationnel pour créer ces nouveaux SERM, le projet grenoblois reste toujours à quai. Pour l’heure, aucun groupement d’intérêt public, prévu par l’article 3 de la loi SERM n’a ainsi été créé. Surtout, les financements n’ont pas suivi, notamment en raison de l’absence d’accord sur le volet mobilités du contrat-plan entre l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes, attendu depuis un an et demi. Or plus l’attentisme perdure, plus le coût des infrastructures nécessaires augmente. Pour la seule branche Grenoble-Brignoud, le président de la métropole de Grenoble évoque ainsi un surcoût de 26 millions d’euros, pour un coût initialement prévu de 32 millions d’euros. Ainsi, au-delà des effets d’annonce, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour lancer au plus vite les travaux du RER grenoblois et plus généralement de la dizaine de projets en France. Elle voudrait également savoir si le financement de ces SERM fera l’objet d’une loi de programmation pluriannuelle. Enfin, concernant le projet grenoblois, elle désire notamment connaître la date de mise en place d’un groupement d’intérêt public dédié, le montant des financements que l’État compte accorder et l’échéance de leur versement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5326</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        741. — 8 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan. Ce projet représente le dernier maillon manquant dans la liaison entre la France et l’Espagne, reliant le Nord et le Sud de l’Europe. La ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon s’arrête à Montpellier, tandis que la ligne internationale venant de Madrid et Barcelone s’achève à Perpignan. La liaison entre ces deux villes se fait à vitesse réduite sur une infrastructure inadaptée à la grande vitesse. Le projet de ligne à grande vitesse est en discussion depuis plus de 30 ans, mais n’a toujours pas été réalisé. Les habitants des Pyrénées-Orientales ont, de ce fait, le sentiment d’être délibérément marginalisés par les autorités publiques. Pourtant, il ne reste qu’un seul tronçon à finaliser sur cette ligne. Avant d’envisager la création des nouvelles lignes à l’horizon 2045, il est essentiel de donner la priorité aux lignes inachevées. Mme la députée tient à se faire le relais de l’impatience croissante des habitants des Pyrénées-Orientales quant à la réalisation de la ligne à grande vitesse dans leur département. Elle lui demande de clarifier et de garantir le calendrier, d’exposer la localisation des nouvelles gares et de préciser la répartition des financements du tronçon Béziers-Perpignan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5327</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Respect des engagements pour la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand - Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        742. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation problématique de la ligne ferroviaire Paris-Clermont-Ferrand, un des 3 trains d’équilibre du territoire en France. Délaissée depuis près de 50 ans, cette ligne, d’environ 400 km, constitue un axe Nord-Sud stratégique permettant une desserte fine de l’ensemble des territoires qu’elle traverse ou dessert : le Cher, la Nièvre, l’Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Haute-Loire. Son schéma directeur approuvé en 2019 prévoit un programme de travaux : de régénération, pour un total de 760 millions d’euros, financés par SNCF Réseau, en cours de réalisation pour achèvement en 2025 afin de garantir la sécurité et améliorer la robustesse de l’exploitation - de mise en place d’un nouveau matériel roulant déployé fin 2026 (livraison initialement prévue à l’été 2025) pour un total de 350 millions d’euros - de modernisation, pour un montant de 130 millions d’euros, afin d’améliorer la qualité de service et diminuer les temps de parcours. Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement va respecter les engagements pris en faveur de la fiabilité et de la qualité du service de cette ligne au bénéfice de l’Auvergne, du Limousin et de leurs habitants en particulier au niveau de la trajectoire budgétaire malgré les contraintes qui pèsent sur le prochain projet de loi de finances ; du planning des travaux ; des nouveaux délais de livraison du matériel roulant par CAF, ainsi que la réaffectation complète des pénalités de retard qui seront perçues sur la ligne Clermont-Paris ; de la nécessité d’un plan de sécurisation de la ligne Clermont-Paris qui réponde aux mêmes exigences qu’une ligne à grande vitesse et de la poursuite des comités de suivi organisés par le préfet du Puy-de-Dôme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5327</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Train de nuit à Lyon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        743. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en service de trains de nuit passant par Lyon. Les trains de nuit passant par Lyon ont été progressivement supprimés entre 2010 et 2014 : disparition du Quimper-Lyon en 2010 puis fin de service pour le Genève-Lyon-Tarbes-Irun en 2014. Pourtant, les trains de nuit permettent de se déplacer à bas coût et avec une empreinte carbone moindre. Ils allient donc à la fois l’impératif économique et l’impératif environnemental. La région lyonnaise a espéré, suite à la publication de l’étude du développement de nouvelles lignes de trains d’équilibre du territoire (TET) en 2021, voir renaître ses lignes de train de nuit. Ce rapport préconisait, en effet, la création de quinze lignes nationales dont deux passant par Lyon. Ce renouveau du train de nuit nécessitait toutefois l’achat de 600 nouvelles rames, le Gouvernement n’a consenti qu’à l’achat de 150 d’entre elles. Par conséquent, les projets de lignes de train de nuit passant par Lyon n’ont toujours pas vu le jour alors même qu’il y a un fort intérêt pour les lignes Genève-Nantes-Océan et Lyon-Bordeaux, ainsi que pour des lignes vers l’étranger. Il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des lignes de train de nuit reliant Lyon à l’ouest du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5327</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Abandon de projets autoroutiers dont le COM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        744. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’abandon du projet de contournement ouest de Montpellier de Vinci Autoroutes (COM) et plus largement sur la promesse de l’annonce d’abandon de plusieurs projets autoroutiers. Le projet de COM est une liaison à caractère autoroutier entre l’A750 et l’A709 traversant du nord au sud l’ouest de Montpellier et Saint-Jean-de-Védas. L’emprise au sol prévue par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) pour ce projet irait jusqu’à 8 voies plus 2 bandes d’arrêt d’urgence. Ce projet a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (DUP) signée en septembre 2021. L’objectif affiché de ce réaménagement de la route actuelle en tronçon d’autoroute d’environ 6 km est double : relier l’A750 à l’A9 (via l’A709) et fluidifier le trafic sur l’ouest de Montpellier. L’utilité publique du projet présenté a reposé essentiellement sur des gains de temps pour les usagers des itinéraires passant par le COM à hauteur de 3,5 %, soit quelques minutes à peine, sur la base de résultats entachés d’une large fourchette d’incertitudes. Il est démontré que les automobilistes réinvestissent les gains de temps liés à la vitesse dans l’allongement des distances parcourues. Et ces trajets allongés entraînent à la fois croissance des consommations énergétiques, émissions de gaz à effet de serre et étalement urbain. Or les gains de temps supposés permis par le COM, déjà très limités, ne prennent en compte ni le trafic induit, ni l’étalement urbain induit, qui sont absents dans l’analyse socio-économique. Les prendre en compte déconstruit tout l’édifice de valorisation du projet. De plus, ce projet cache un effet rebond très préoccupant : un report de trafic de poids lourds et un report des bouchons sur l’autoroute urbaine A7091. En intégrant le trafic induit mis en avant par une étude du Shift project et que Vinci n’avait pas pris en compte dans le document de l’enquête publique, les estimations obtenues indiquent que le COM va augmenter les émissions de GES équivalentes sur la période 2028-2048 à : +269 000 tonnes de CO2 dans le scénario optimiste, +460 000 tonnes de CO2 dans le scénario pessimiste. La déclaration d’utilité publique est également fragilisée par l’absence de prise en compte effective des réserves du commissaire enquêteur, pourtant essentielles : la présentation d’une étude pour une alternative du projet limitée à 70 km/h qui n’est toujours pas rendue publique et la garantie du financement du projet. Par ailleurs, si la démonstration de l’utilité du projet est sujette à caution, l’enquête publique a permis de mettre en évidence les impacts incontestables du projet de COM sur l’environnement : destruction et imperméabilisation des sols, dont 24 ha de très bonnes terres agricoles ; destruction d’habitats d’espèces protégées, ou menacées ; destruction de végétation remarquable dont 6 ha de boisements classés ; dégradation de la qualité de l’air avec augmentation des concentrations en particules fines et de dioxyde d’azote (NO2), apparemment sous-évaluée ; augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES), liée en particulier au transit accru de poids-lourds et à l’urbanisation induite ; altération de paysages remarquables et d’un tronçon de la Ceinture verte de la grande ville, espace essentiel de respiration à préserver et le cloisonnement renforcé du territoire avec ses ruptures de continuité écologique conduisant à une régression de la biodiversité ; risque accrus d’inondation par entraves additionnelles à la circulation des eaux. Le Haut Conseil pour le climat (HCC) a enjoint à M. le ministre dans son dernier rapport « d’acter l’urgence et engager les moyens nécessaires au rehaussement de l’action pour l’adaptation et la décarbonation en France, en Europe et à l’international ». Ce projet automobile de contournement ouest de Montpellier serait en totale contradiction avec les recommandations du HCC. Ces raisons amènent Mme la députée à affirmer que ce projet de COM Vinci Autoroute est contraire aux engagements climatiques de la France à travers les accords de Paris, qu’il n’est pas en mesure de réduire durablement les congestions routières, bien au contraire et qu’il aura un impact écologique négatif sur la métropole de Montpellier. Comme d’autres projets tels que l’emblématique A69, ce projet des années 90, pensé uniquement « voitures », est dépassé. Un autre projet centré sur le report modal vers les transports en commun, ainsi que vers des pistes cyclables, est possible. Ces aménagements limiteront les impacts sur les espaces naturels et favoriseront des franchissements confortables pour les piétons et les cyclistes. L’État doit aussi s’engager et financer le développement de l’étoile ferroviaire (ligne Montpellier - Paulhan et Montpellier - Lodève pour répondre aux besoins du quotidien) et du fret. M. Beaune, alors ministre des transports, avait pris des engagements d’annonce de l’abandon de plusieurs projets autoroutiers en contradiction avec les engagements climatiques de la France. Mme la députée s’interroge sur le maintien de cet engagement, à moins qu’il ne s’agisse encore d’un nouveau renoncement à d’autres engagements comme l’ont été le Pass rail ou l’engagement de l’ancienne Première ministre Mme Borne d’une enveloppe de 100 milliards d’euros pour le ferroviaire. Au regard des enjeux climatiques, sociaux et environnementaux actuels et pour anticiper les besoins en mobilités sur le long terme, elle lui demande de lui confirmer l’abandon de ce projet de COM Vinci Autoroute et de lui indiquer une date d’abandon des autres projets autoroutiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5328</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Refuser la directive sur les méga-camions pour le fret ferroviaire et fluvial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        747. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la directive européenne des méga-camions et son impact négatif pour le fret ferroviaire et fluvial. Le Parlement européen a adopté le mardi 12 mars 2024 la directive de la Commission européenne qui facilite la circulation dans l’Union de camions géants à deux ou trois remorques. L’augmentation du poids maximum des camions est pensée pour compenser le fait que les camions électriques sont plus lourds que les camions diesel, en raison du poids supplémentaire de la batterie électrique. Le texte propose donc d’augmenter le poids maximum des camions français de 40 à 44 tonnes. Mais il facilite par la même occasion la circulation de méga-camions étrangers qui peuvent peser jusqu’à 60 tonnes et mesurer 25,25 mètres de long. Ces mastodontes pourraient rouler en France, où ils étaient interdits. Ces méga-camions ne seraient même pas considérés comme des convois exceptionnels, qui sont eux encadrés par une réglementation très contraignante. Ils suivraient les mêmes règles que les camions classiques. Cela participe à rendre cette directive inacceptable et à contresens de ce qu’il faudrait faire en matière d’écologie. Différentes études montrent que des camions plus lourds, même s’il y en a moins, ne permettent pas de réduire les émissions de CO2. Le CER, un groupement qui rassemble les acteurs européens du rail, montre que cette directive provoquerait l’émission de 6,6 millions de tonnes de CO2 supplémentaires par an dans l’Union européenne. Autre problème : le texte autorise également les camions diesel à augmenter leur taille, donnant lieu à la possibilité de voir rouler des méga-camions diesel. Cela est inacceptable. Les méga-camions représentent aussi un vrai risque pour la sécurité routière. Leur distance de freinage est plus longue que les camions plus légers et ils seront pourtant soumis aux mêmes limitations de vitesse. Les accidents impliquant un poids lourd sont près de trois fois plus mortels qu’avec d’autres véhicules. Leur gigantisme n’est pas, non plus, adapté aux axes routiers français. Enfin, le coût de l’adaptation des routes à ces méga-camions devrait être assumé par les Français ! En plus, les camions lourds accélèrent l’usure des routes, ce qui fera exploser les coûts de maintenance des infrastructures routières et des ouvrages (ponts) que l’on sait déjà insuffisamment couverts par les contributions de leurs utilisateurs. Ces dépenses sont autant de pertes pour le développement du ferroviaire et du fluvial. Quel signal enverra-t-on aux entreprises qui seraient tentées, aujourd’hui, par le rail ou le fluvial ? En encourageant la route même quand le rail ou le fluvial est plus efficace et écologique, la directive méga-camions enferme le transport de marchandises dans le seul secteur du routier. La France est déjà à la traîne sur le fret ferroviaire. Le fret ferroviaire fait l’objet de promesses depuis plus de 20 ans. Les plans de restructuration se sont succédés (2003, 2007, 2009, 2011, 2016, 2021), tous fondés sur une politique publique libérale de dérégulation et de baisse des coûts largement inspirée du mode routier. Tous opérateurs confondus, la part modale du transport ferroviaire sur l’ensemble des marchandises transportées en France est passée de 14,6 % en 2009 à 10,7 % en 2021. L’État a pris des engagements dans le cadre de la loi climat en se fixant pour objectif un doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici 2030. Or, aujourd’hui, le fret ferroviaire représente en France entre 9 à 10 % des marchandises transportées alors que la moyenne européenne est à 17 %. Le volume de trafic fluvial a lui été divisé par deux depuis 1980. Le fret fluvial représente aujourd’hui 2,3 % en France contre 5,5 % en moyenne européenne. Pour autant, la logique du tout routier peut être empêchée. En l’état, la circulation de ces méga camions reste suspendue à une ultime validation du Conseil européen. Car les Vingt-Sept n’ont pas encore arrêté leur position sur le sujet. Un trilogue avec le Parlement et la Commission sera donc organisé après les élections européennes de juin 2024 pour finaliser le parcours législatif du texte et acter son éventuelle application. Le Gouvernement doit donc pousser pour l’interdiction des méga-camions. La France se trouve au coeur de la géopolitique des poids lourds. Il faut qu’il soit très ferme. S’agissant du fret ferroviaire, par l’intermédiaire de son ancienne Première ministre, le Gouvernement a annoncé en mars 2023 un plan de 100 milliards d’euros dédiés aux infrastructures ferroviaires. Pourtant, aucun élément concret ne concrétise cet engagement à ce jour. Quant au fret fluvial, l’infrastructure est là ; il manque un investissement supplémentaire de 100 millions par an pour sa totale régénération, ce qui est peu, face à des enjeux écologiques majeurs quand on sait que le transport fluvial comme le fret ferroviaire permettent de réduire les émissions de CO2 du transport de marchandises. C’est pourquoi elle l’interroge pour s’assurer que la France refusera l’application de la directive qui facilite la circulation dans l’Union de camions géants à deux ou trois remorques et lui demande par ailleurs quelles actions concrètes le Gouvernement entend prendre pour respecter ses engagements et développer le fret ferroviaire et fluvial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5329</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mesure pour lutter contre les arrêts de travail de complaisance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        154. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les mesures prises pour lutter contre les arrêts de travail de complaisance. En l’espace de dix ans seulement, le nombre d’arrêts maladie a augmenté de 30 %, passant de 6,4 millions en 2012 à 8,8 millions en 2022. Par voie de conséquence, les dépenses liées aux arrêts de travail se sont envolées. C’est ainsi qu’en 2022, les indemnités journalières versées à des personnes en arrêt maladie ont subi une hausse de 13,9 % par rapport à l’année précédente, soit un coût total de près de 16 milliards d’euros. Une somme en forte hausse qui impacte gravement les caisses de l’assurance maladie, les finances publiques et l’intégrité du système de protection sociale. Loin de vouloir remettre en cause le bienfondé de ces arrêts maladie, Mme la députée s’étonne, cependant, de la quantité grandissante de ceux-ci : 44 % des salariés a été en arrêt de travail en 2022 contre 30 % en 2019. C’est près de la moitié des salariés. Elle s’interroge sur la proportion des arrêts de complaisance parmi l’ensemble de ces arrêts de travail et souligne la nécessité de discuter des moyens de distinguer plus clairement les arrêts maladie légitimes des arrêts de complaisance, pour mieux cibler les actions législatives et gouvernementales. Elle sait que Mme la ministre est consciente de cette problématique et qu’elle est mobilisée pour lutter contre les fraudeurs sociaux. En 2023, l’ex-ministre de l’économie, Bruno Le Maire avait annoncé plusieurs mesures pour endiguer ce phénomène notamment un contrôle des médecins « gros prescripteurs » d’arrêts de travail. Mme la députée interroge Mme la ministre afin de savoir si ces mesures ont été efficaces et s’il n’y a pas lieu, par exemple, de raccourcir les délais de contrôle par la CNAM et de permettre aux employeurs de demander une contre-visite médicale même en cas de « sortie libre ». Enfin, elle souhaite savoir si elle a l’intention de prendre d’autres mesures afin de mieux lutter contre les arrêts de complaisance et réaffecter ainsi, quelque peu, les finances de la sécurité sociale vers d’autres secteurs, par exemple les ALD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5330</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Création d’un dispositif de cumul chômage - vendanges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        185. — 8 octobre 2024. — M. Hubert Ott interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les difficultés de recrutement de saisonniers viticoles et la possibilité de mettre en œuvre un dispositif de cumul chômage - vendanges. Même si les contrats de saisonnier agricole bénéficient déjà d’une règlementation spécifique, chaque année, la période des vendanges pose de nombreux défis de recrutements aux viticulteurs notamment dans les régions où la disponibilité en main-d’œuvre est faible. En Alsace, cela représente 20 000 personnes sur la période allant de septembre à mi-octobre. Nombreux sont les chefs d’exploitation qui se heurtent à la réticence de certains demandeurs d’emploi motivés pour travailler quelques jours mais dont l’impact sur les allocations chômage qu’ils perçoivent est un véritable frein. Les vendanges sont un véritable outil de remise à l’emploi notamment du fait de l’expérience qu’elles constituent. En effet, elles rassemblent des personnes venant de divers horizons pour des journées de travail rythmées en plein air et permettent ainsi une expérience professionnelle ponctuelle qui peut enrichir un CV. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la possibilité d’introduire un dispositif de cumul chômage - vendanges sur le modèle du dispositif RSA - vendanges qui existe en Alsace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5330</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Financement des Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        239. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le financement et la simplification des Ehpad. Le 17 novembre 2023 a été présentée une proposition de loi dans la stratégie du « bien vieillir ». Annoncée par la Première ministre d’alors et inscrite dans la proposition de loi, une loi de programmation sera adoptée avant la fin de l’année 2024. Elle définirait les objectifs de financement public nécessaires pour assurer le bien-vieillir des personnes âgées, le recrutement des professionnels et les moyens mis en œuvre pour atteindre ces objectifs. Le PLFSS pour 2024 prévoit une trajectoire de 50 000 personnels supplémentaires d’ici 2030, dont 6 000 postes en 2024. Par ailleurs, l’augmentation des budgets ne se fait pas ressentir sur le terrain. De plus, une fusion des sections « soins » et « dépendance » des Ehpad dans les départements volontaires est proposée à titre expérimental pour une durée de quatre ans. Le constat est sans appel ; nombre d’Ehpad publics comme privés sont dans une situation économique catastrophique. Certains d’entre eux se retrouvent avec des déficits de plus de 100 000 euros. Du fait de l’inflation (frais de personnel, fournitures et matières premières, énergie), ces structures sont en péril et les solutions apportées par le Gouvernement risquent d’être insuffisantes. L’ouverture d’appels à projets pour la création de CRT (centres de ressources territoriales) est une avancée considérable mais semble comporter un certain nombre de limites organisationnelles. De plus, le maintien à domicile demande des moyens importants de la part de l’État. Enfin, le nombre de places existantes, à ce jour, ne permettra pas d’absorber le nombre de personnes qui risquent d’entrer en dépendance d’ici quelques années. Dans le même temps, l’augmentation du nombre de médecins ne fait qu’accompagner l’augmentation générale de la population mais ne suffira pas à répondre aux besoins du grand âge. Par conséquent, il souhaite savoir concrètement comment le Gouvernement compte répondre à ce défi pour accueillir dignement les aînés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5331</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Revalorisation de l’aide au poste pour les associations intermédiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        251. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le montant de l’aide au poste pour les associations intermédiaires (AI) qui œuvrent en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi. Les associations intermédiaires font en effet partie - au même titre que les entreprises d’insertion (EI), les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) et les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) - des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). À cet égard, les AI sont des associations conventionnées par l’État qui contribuent à l’insertion et au retour à l’emploi des personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, en leur permettant de travailler occasionnellement pour le compte d’utilisateurs (particuliers, associations, collectivités locales, entreprises). Néanmoins, si toutes les SIAE bénéficient d’aides de l’État, l’intensité de l’accompagnement varie selon le type de structures, impliquant des écarts importants dans les montants d’aide au poste qui s’établissent. Ainsi, pour 2024, les montants d’aide sont de 23 458 euros pour l’aide aux ateliers et chantiers d’insertion, 12 218 euros pour l’aide aux entreprises d’insertion, 4 688 euros pour l’aide aux entreprises de travail temporaire d’insertion et 1 588 euros pour l’aide aux associations intermédiaires. Or les AI pourraient recevoir une aide au poste équivalente aux entreprises d’insertion dans la mesure où elles œuvrent en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi. Aussi, elle lui demande si elle entend revaloriser l’aide au poste pour les associations intermédiaires dont l’action en faveur de l’insertion des publics les plus éloignés de l’emploi est essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5331</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de Milee - conséquences pour ses 10 000 salariés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        265. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Le Pen alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi au sujet des 10 000 salariés de l’entreprise Milee se trouvant actuellement en liquidation judiciaire, dont 200 sont affectés au dépôt de Libercourt, dans le Pas-de-Calais. Plus particulièrement, Mme la députée tient à signaler que, pour une partie des salariés, la délivrance des documents permettant le solde de tout compte, qui comprennent le certificat de travail, est actuellement annoncée pour le début de l’année 2025 par les administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Marseille. Or ces documents sont indispensables pour que les salariés puissent bénéficier de leurs droits à l’accompagnement au retour à l’emploi vis-à-vis de France Travail. Mme la députée tient à alerter Mme la ministre sur l’extrême précarité que risquent les salariés licenciés qui ne peuvent pas bénéficier d’un accompagnement légitime en l’absence de ces documents et en particulier l’aide au retour à l’emploi (ARE) qui leur permet de subvenir à leurs besoins immédiats. Elle lui demande si l’État est en capacité d’agir afin que le dossier puisse avancer dans l’intérêt de nombreux salariés licenciés qui subissent une double peine : celle de ne pas pouvoir envisager de nouvelles perspectives professionnelles après un licenciement brutal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5331</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Redressement judiciaire de l’entreprise Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        266. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le redressement judiciaire de l’entreprise Milee. Le 12 mars 2024, la société a annoncé renoncer à la distribution des imprimés publicitaires dans les boîtes aux lettres, ce qui était sa principale mission jusqu’alors. Ce changement de cap était déjà assorti d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant de ne pas sauvegarder l’emploi de 3 500 travailleuses et travailleurs. Le 30 mai 2024, le tribunal de commerce de Marseille a placé le distributeur en redressement judiciaire, levant indûment une épée de Damoclès sur l’avenir de 9 000 salariées et salariés. Les difficultés de l’entreprise notamment au niveau de sa trésorerie, tout comme les problèmes récurrents qui ont pu être signalés par les salariés (dysfonctionnement des badgeuses, retard de paiements, etc.), soulèvent des inquiétudes quant au reclassement des futurs licenciés. Mme la députée tient à souligner le profil des distributrices et distributeurs de Milee qui est bien trop souvent celui d’une personne âgée tâchant péniblement de compléter sa faible retraite. Les premières négociations entamées confirment les appréhensions puisque ce sont les travailleurs les moins jeunes qui seront d’abord remerciés et ce, avec des conditions de départ extrêmement préoccupantes, pour ne pas dire dangereuses. Pourtant, la holding propriétaire de l’entreprise Hopps Group affiche des bons résultats financiers et ses actionnaires se classent même parmi les plus fortunés de France. À la lumière de ces informations et des risques importants qui pèsent sur des milliers de travailleuses et de travailleurs, elle souhaiterait savoir dans quelle mesure le Gouvernement compte intervenir afin de préserver l’emploi et de garantir un départ serein à toutes celles et ceux qui travaillent aujourd’hui au service de l’entreprise Milee.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5332</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Relèvement du plafond d’exonération de l’indemnité carburant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        277. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’évolution du plafond d’exonération de la prise en charge patronale des trajets domicile-travail des salariés. En effet, l’employeur peut prendre en charge, dans les conditions prévues à l’article L. 3261-4 du code du travail, tout ou partie des frais de carburant. Cette prise en charge est conditionnée à ce que l’usage de la voiture soit indispensable. Cette prise en charge est exonérée de l’impôt sur le revenu ainsi que de cotisations sociales dans la limite de 200 euros par an et par salarié (comme prévu par le code général des impôts et le code de la sécurité sociale). Une modification temporaire a été votée par l’article 2 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificatives pour 2022, qui relève, pour les années 2022 et 2023, les plafonds d’exonération de cotisations et de contributions sociales des prises en charge pour les trajets domicile-travail à hauteur de 400 euros par an et par salarié. Ce plafond n’a donc pas été reconduit en 2024 à législation constante. Or cette exonération est essentielle, voire même sous-dimensionnée, dans les territoires mal desservis par les transports en communs et ayant un taux de chômage faible. Une telle situation oblige les employeurs à recruter des employés géographiquement éloignés de l’entreprise. À titre d’exemple, pour une salariée située dans la banlieue de Strasbourg et recrutée à Molsheim, ses trajets en citadine lui coûtent 150 euros par mois sur la base des tarifs actuels moyens à la pompe. Le plafond d’exonération est ainsi très rapidement atteint. Aussi, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre pour accompagner les territoires en besoin de main-d’œuvre, dépourvus d’alternatives immédiates de mobilités propres et qui peuvent être pénalisés par la baisse du plafond d’exonération de cotisations de l’indemnité carburant à législation constante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5332</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide aux 10 000 salariés de Milee (ex-Adrexo) suite à la liquidation judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        318. — 8 octobre 2024. — M. Alexandre Loubet alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des 10 000 salariés de la société Milee (ex-Adrexo) qui viennent de perdre leur emploi en raison de la liquidation du groupe. Le 9 septembre 2024, le groupe Milee a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille, avec arrêt immédiat de l’activité et sans repreneur. Spécialisée dans la distribution de brochures publicitaires et de courrier professionnels, Milee (Société de distribution et de promotion, puis Adrexo) comptait 10 000 employés à temps plein ou partiel en France, jusqu’en juillet 2024, employés qui se retrouvent aujourd’hui tous sans emploi et sans salaire. Au regard du nombre conséquent de dossiers, le mandataire judiciaire en charge de la liquidation judiciaire a indiqué pouvoir traiter les indemnités des salariés, en liaison avec l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), dans un délai de trois mois. Pour une grande partie des employés, dans une situation de précarité, ce délai est intenable et les placera ainsi que leurs familles dans une situation financière très difficile. Dans ce contexte d’urgence sociale, il aurait souhaité connaître quels voies et moyens le Gouvernement peut-il mettre en œuvre pour accélérer le délai de traitement des indemnités par le mandataire, par exemple par la création d’une équipe consacrée aux salariés de Milee au sein de l’AGS, afin que 10 000 personnes ne se retrouvent pas sans ressource pendant près de trois mois avant que leur inscription à France Travail ne puisse être effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5332</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Inégalité de traitement entre les agents de la fonction publique hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        362. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation préoccupante au sein du centre Jean-Marie Larrieu situé à Campan dans les Hautes-Pyrénées. Ce centre compte parmi les quelque 40 000 établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) accompagnant les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les enfants protégés et les personnes confrontées à des situations de grande précarité ou concernées par des addictions. Situé à Campan dans le département des Hautes-Pyrénées, le centre Jean-Marie Larrieu compte quelque soixante-dix agents de la fonction publique hospitalière (FPH). Tous les agents des catégories A, B, C quels que soient la filière et le type d’établissement de la FPH, touchent la prime Ségur (CTI). Tous, sauf une vingtaine d’agents majoritairement de la catégorie C. Parmi cette vingtaine, onze agents de la fonction publique hospitalière travaillent au centre Jean-Marie Larrieu dans les services administratifs, à savoir les professions administratives de catégorie C qui constituent les professions à bas salaire. La raison réside dans le fait que le centre Jean-Marie Larrieu est un établissement public autonome départemental qui n’est ni rattaché à un Ehpad ni à un hôpital. Ainsi, ces onze agents n’ont pas le droit à la prime Ségur car le centre Jean-Marie Larrieu comptant soixante-dix agents, est un établissement public autonome départemental qui n’est ni rattaché à un Ehpad ni à un hôpital. Il n’en demeure pas moins que ces agents travaillent dans leur ensemble pour la fonction publique hospitalière et que cet état de fait constitue une injustice, voire une discrimination. Ce contexte crée des situations d’iniquité et de tension durables au sein des équipes de l’établissement. Cet état de fait constitue une rupture du principe d’égalité dans la fonction publique hospitalière. Il serait impensable d’imaginer que cette situation d’exclusion puisse perdurer. Ainsi, elle lui demande ce qu’il compte mettre en place pour rétablir une égalité de traitement entre les agents de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5333</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide à l’embauche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        379. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le décret pris par le précédent Gouvernement afin de supprimer l’aide à l’embauche pour les contrats de professionnalisation conclus après le 30 avril 2024. Cette mesure a en effet suscité de vives inquiétudes parmi les acteurs concernés, que ce soit les entreprises ou les jeunes à la recherche d’un emploi. Les contrats de professionnalisation constituent un levier essentiel pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes éloignés du marché du travail, en leur offrant une formation qualifiante en alternance tout en bénéficiant d’une expérience pratique au sein des entreprises. Il est donc primordial de continuer à soutenir efficacement l’accès à l’emploi en maintenant une aide financière en faveur des employeurs qui recrutent des alternants en contrat de professionnalisation. Par ailleurs, le délai particulièrement court entre l’annonce de cette mesure et sa mise en œuvre a compromis de nombreux projets de création d’emplois, générant ainsi des difficultés tant pour les entreprises que pour les candidats. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement compte faire afin de ne pas pénaliser les entreprises et les jeunes en recherche d’emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5333</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        381. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire. En vertu du décret publié le 20 décembre 2023, depuis le 1er janvier 2024, l’âge de l’obtention possible du permis de conduire est abaissé de 18 à 17 ans. Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et leur mobilité, une aide de l’État d’un montant de 500 euros est destinée au financement du permis de conduire de tous les apprentis d’au moins 18 ans en contrat d’apprentissage. Cependant, ce dispositif ne s’applique pas aux apprentis âgés de 17 ans. Dans les territoires ruraux mal desservis par les transports publics, la conduite automobile est indispensable pour les jeunes apprentis qui doivent effectuer des déplacements entre leur domicile, leur centre de formation d’apprentis (CFA) et leur employeur. Il lui demande donc quand le Gouvernement compte modifier les critères d’obtention de cette aide au financement du permis de conduire pour qu’elle soit également attribuée aux jeunes apprentis de 17 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5333</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Impact des arrêts maladie sur la durée d’apprentissage et sur les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        382. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’impact des arrêts maladie à la fois sur la durée d’apprentissage pour les jeunes et sur les entreprises qui les embauchent. Il semblerait que de plus en plus de maîtres d’apprentissage se plaignent auprès des chambres de métiers et de l’artisanat de l’augmentation inquiétante du nombre d’arrêts maladies posés par les apprentis et les conséquences en matière de formation et de compétences au sein de leurs entreprises. En effet, en l’état actuel des choses, les apprentis sont à même d’obtenir leur diplôme malgré des arrêts maladie de plusieurs semaines ou mois ayant nécessairement un impact sur la maîtrise de leur métier. Dans le même temps, cette situation est difficile pour les entreprises qui choisissent d’accueillir des apprentis, tant financièrement que sur le plan des effectifs. Une solution pourrait être le report des jours d’arrêt maladie et l’obligation de totaliser deux années effectives de formation au sein de l’entreprise pour valider le diplôme. Aussi, elle la prie de bien vouloir lui indiquer s’il existe des statistiques en la matière, ainsi que les dispositions qu’entend prendre le Gouvernement le cas échéant pour remédier à cette situation, qui pénalise à la fois les entreprises désireuses de transmettre leurs savoir-faire et les apprentis qui ne bénéficient pas d’une formation complète.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5334</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Portabilité du CPF au sein de la famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        384. — 8 octobre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la portabilité des droits issus du compte personnel de formation (CPF) pour le financement du permis de conduire au sein d’une même famille. Le financement du permis de conduire est un enjeu majeur pour la mobilité et l’accès à l’emploi des jeunes. Nombreux sont les parents qui aident financièrement leurs enfants à le financer. Pour les familles les plus précaires, cet investissement représente parfois une somme trop conséquente. Une solution de justice sociale pourrait consister à permettre à un parent de verser une partie du montant de son CPF en direction du financement d’une formation au permis de conduire. Par conséquent, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage la possibilité d’autoriser un parent à utiliser une partie du montant de son CPF pour le financement du permis de conduire de son enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5334</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation de l’AFPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        385. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation critique de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). En effet, l’AFPA, premier organisme de formation professionnelle qualifiante au statut particulier d’établissement public à caractère industriel et commercial, est traversée par une crise financière d’importance suscitant l’inquiétude légitime des salariés et de leurs représentants. Avec 91 000 stagiaires formés par an, 116 centres dans 13 régions et plus de 7 000 salariés, le rôle de l’AFPA n’est plus à démontrer. Pourtant, l’organisme connaît une baisse de ses effectifs et une perte de 1,2 milliard d’euros en 6 ans et demi qui devrait faire réagir le ministère du travail. Les besoins de l’organisme sont immenses, puisqu’il faudrait par exemple 840 millions d’euros pour la rénovation du parc immobilier de l’AFPA. Le syndicat majoritaire a réclamé un changement de stratégie pour l’organisme, devenu EPIC il y a 7 ans désormais. Aussi, il l’interroge sur les mesures à prendre en urgence pour sauver l’AFPA de la faillite d’une part et sur le modèle stratégique de l’agence à réinterroger à long terme afin de poursuivre sereinement l’accompagnement qu’elle mène depuis plus de 50 ans maintenant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5334</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Obligation de déclaration d’hébergement collectif des salariés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        396. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’obligation, pour les employeurs, de déclarer l’hébergement collectif de leurs salariés. Toute personne physique ou morale qui, à quelque titre que ce soit et même en qualité de simple occupant, affecte un local quelconque à l’hébergement, gratuit ou non, est tenue d’en faire la déclaration au préfet, dès lors que cet hébergement est organisé et fourni en vue d’une utilisation collective excédant le cadre familial. Dès lors que ce local est affecté à l’hébergement de travailleurs, cette déclaration est également faite auprès de l’inspection du travail du lieu où est situé ce local. Le défaut de déclaration ou la production d’une déclaration incomplète, inexacte ou tardive, est puni d’une amende et d’une peine d’emprisonnement. Cette obligation a été instaurée par la loi du 27 juin 1973, au moment où de grands travaux mobilisaient de très nombreux ouvriers logés sur place par leurs employeurs. Elle perdure depuis et trouve à s’appliquer, par exemple, à un hôtelier qui loge son personnel dans des locations meublées. Il doit ainsi procéder à une déclaration d’hébergement collectif auprès de la préfecture alors qu’il n’est pas tenu de le faire si son personnel est logé dans l’hôtel. Par ailleurs, le formulaire servant de base à cette déclaration se trouverait, selon les professionnels concernés, inadapté aux nouvelles formes d’hébergement proposées par les entreprises, en particulier dans l’hôtellerie et la restauration. Il lui demande si des évolutions législatives ou réglementaires sont envisagées pour alléger le formalisme imposé à ces entreprises qui ont besoin de souplesse dans leur gestion et qui doivent de plus en plus, pour pouvoir faire face à leurs besoins en main-d’œuvre, loger leurs salariés dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5334</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Disparition du CEJ "Jeune en rupture"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        418. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le contrat d’engagement jeune « jeune en rupture (CEJ-JR) », qui sera totalement remplacé en fin d’année 2025 par l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur l’offre de repérage et de remobilisation, issu de l’article 7 de la loi pour le plein emploi. Le CEJ-JR désigne le volet jeunes en rupture du contrat d’engagement jeunes (le CEJ). Le CEJ est un parcours de 12 mois maximum (voire 18 mois sous conditions) visant à favoriser l’accès à l’emploi et à la formation de jeunes âgés de 18 à 25 ans (jusqu’à 29 ans pour les jeunes en situation de handicap), ni en emploi ni en formation. Ce dispositif alliant accompagnement et allocation pouvant aller jusqu’à 528 euros mensuel prévoit chaque semaine la mise en œuvre de 15 heures minimum d’activités et un entretien avec un conseiller du service public pour l’emploi (France Travail ou mission locale). Le CEJ-JR, spécifiquement dédié aux public « jeune en rupture », donc en grande vulnérabilité et précarité, permet aux jeunes d’être accompagné et soutenu notamment par des associations spécialisées en amont de la signature Dans une logique de coopération avec notamment les missions locales, mais également tous les acteurs du territoire, le référent CEJ-JR du projet accompagne le jeune dans la levée des freins sociaux pouvant compromettre son parcours CEJ et son insertion sociale et professionnelle durable. Le CEJ-JR s’est révélé être une opportunité inédite pour le développement des coopérations territoriales en faveur de l’insertion des jeunes. Le rapprochement des acteurs de terrain a notamment contribué à lier et à enrichir leur capacité d’accompagnement. Cette coopération et cet enrichissement de pratiques d’accompagnement ont alors permis aux professionnels de se recentrer sur leur cœur de métier : l’accompagnement social global reposant sur le respect de l’adhésion du jeune, sa temporalité, ses besoins et ses aspirations. Ce sont ces conditions qui font la réussite de ce dispositif et qui permettront à ces jeunes de s’insérer durablement dans un parcours professionnel réussi, choisi et durable. Dès lors, il est donc absolument majeur que ce dispositif perdure. En effet, le CEJ-JR apparaît comme une réponse pertinente face aux besoins de captation, de mobilisation et d’accompagnement renforcé des jeunes en rupture, cumulant des freins importants à l’accès à l’emploi. Ce dispositif devra néanmoins être enrichi de plusieurs modifications relatives à son pilotage stratégique et opérationnel et comprendre des volets hébergement, remobilisation et santé mentale renforcés. Cette pérennisation du dispositif CEJ-JR est d’autant plus cruciale qu’il est menacé de disparition par les appels à manifestation d’intérêt, issus de l’article 7 sur l’offre de repérage et de remobilisation de la loi pour le plein emploi. En effet, ces appels à projet ont vocation à prendre le relais des « Plans d’investissement dans les compétences 100 % inclusion et intégration professionnelle des réfugiés » et des projets « Contrat d’engagement jeune, volet jeune en rupture ». Les conditions de cet appel à manifestation d’intérêt impactent les modalités d’accompagnement des jeunes en grandes difficultés et fragilisent la pérennité des moyens. La stabilité de l’accompagnement est l’une des clefs de la réussite de l’insertion des jeunes. Ces changements risquent d’entraîner la rupture de l’adhésion de jeunes aujourd’hui accompagnés et de compromettre le travail réalisé par les acteurs de terrain. Aussi, il souhaiterait savoir s’il est envisagé de revenir sur la disparition du CEJ-JR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5335</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Salariat étudiant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        421. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’information aux droits des étudiants français contraints de travailler en parallèle de leurs études. Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante datant de 2023, 44 % des étudiants exercent une activité professionnelle, dont 57 % déclarent qu’elle n’a pas de lien avec leurs études. Pour 59 % de ces travailleurs étudiants, ces revenus sont indispensables pour vivre et, pour 36 % d’entre eux, une nécessité pour poursuivre des études. Autrement dit, il s’agit d’un salariat subi, en particulier par les jeunes issus de milieux économiques moins favorables, alors même que ces activités sont concurrentes avec la réussite aux examens : au-delà de 15h de travail par semaine, le risque d’échouer aux examens est doublé. De plus, les métiers exercés sont à 54 % liés à des contrats courts et précaires (CDD, intérim, contrats saisonniers etc.) pour lesquels ces jeunes travailleurs ne sont généralement pas protégés en cas d’accident du fait des coûts des mutuelles étudiantes. Or pour rappel, le risque de lésion d’un travailleur est 4 fois plus élevée lors du premier mois dans un emploi qu’au bout d’un an dans ce même emploi et la fréquence des accidents du travail est 2,5 fois plus élevée chez les moins de 25 ans que dans le reste de la population active. Cette situation est encore plus accrue pour les travailleurs saisonniers dont 40 % d’entre eux sont des étudiants. En effet, il s’agit d’une population très mobile, mal payée, changeant régulièrement d’activité et qui n’a parfois même pas conscience d’être des travailleurs. Ces personnes, rarement syndiquées et organisées en collectifs, sont une proie facile pour des employeurs peu scrupuleux avides d’exploiter une main d’œuvre bon marché. Même s’il soutient pour sa part l’instauration d’un revenu universel, M. le député lui demande si le Gouvernement compte mettre en place une campagne d’information à destination des jeunes dans les gares et lieux de transits sur leurs droits pour la prochaine saison estivale et quels moyens il compte mettre en place le cas échéant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5336</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Allocation aux adultes handicapés (AAH) et revalorisation retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        513. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le calcul de l’allocation pour les adultes handicapés et la revalorisation des petites retraites. Lors de la réforme des retraites, les « petites pensions » ont bénéficié d’une revalorisation moyenne d’environ 30 euros par mois en 2024. Ce coup de pouce aux petites pensions prévu par la réforme des retraites a bénéficié à 185 000 des nouveaux retraités de 2024. M. le député a dans sa circonscription un monsieur handicapé qui a bénéficié d’une augmentation de 88,04 euros par mois de sa retraite. Cette réévaluation de la retraite a engendré un recalcul et une diminution de 141,12 euros par mois de son AAH. En effet, en octobre 2023, ses revenus mensuels étaient constitués d’une pension de retraite pour 745,95 euros, d’une complémentaire retraite pour 137,80 euros et d’une AAH pour 279,57 euros, soit un total de 1163,32 euros. Avec la revalorisation, en février 2024, les montants se sont élevés à 785,95 euros pour la pension de retraite, 144,54 euros pour la complémentaire et 138,45 euros pour l’AAH, soit un total de 1068,94 euros. La perte totale est de 94,38 euros. Le constat est sans appel : l’État revalorise d’un côté mais prend de l’autre et surtout n’équilibre même pas. La crainte de ses bénéficiaires est de voir les allocations logement, chauffage, téléphone, aide-ménagère, diminuer. Il souhaite donc l’interroger pour savoir si cette « anomalie » a été anticipée dans les textes ainsi que de quelle manière et sous quel délai elle envisage de corriger cette erreur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5336</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Projet de révision du cadre de référence des entreprises adaptées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        529. — 8 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conséquences du projet de révision de la circulaire n° 2019-42 relative au cadre de référence des entreprises adaptées, actuellement en préparation à la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, sur les travailleurs de ces structures. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap s’élève à 12 %, soit près de deux fois plus que celui de l’ensemble de la population. Le rôle du travail temporaire dans l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap est donc essentiel et l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT) doit être pérennisée. Malgré les résultats prometteurs de cette innovation sociale, la refonte de la circulaire n° 2019-42 relative au cadre de référence des entreprises adaptées risque d’exclure une part très importante des personnes en situation de handicap éligibles à cet accompagnement et de fragiliser le modèle économique encore précaire des EATT. En effet, ce projet prévoit l’introduction de nouveaux critères d’entrée dans le dispositif pour limiter son accès aux seuls candidats travailleurs handicapés considérés comme éloignés de l’emploi. Au-delà de la complexité que cela va entraîner pour tous les acteurs du marché (candidats, entreprises utilisatrices, service public de l’emploi et EATT), cette disposition risque d’opérer une hiérarchie entre publics déjà fragilisés par leur situation de handicap et de saborder tout un écosystème naissant. Le travail intérimaire présente un double avantage : il offre aux candidats une vision concrète de leur environnement de travail et des adaptations potentiellement nécessaires et il permet à l’entreprise utilisatrice d’apprécier les compétences des intérimaires avant de se projeter dans un emploi durable. À la fois entreprise adaptée et entreprise de travail temporaire, l’EATT permet aux travailleurs handicapés de développer leurs compétences et de valoriser leur profil auprès d’autres employeurs notamment dans le milieu classique. Du côté des entreprises utilisatrices, les recrutements de travailleurs handicapés intermédiaires contribuent à leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés. Mme la députée demande donc à Mme la ministre si une étude approfondie de l’impact sur l’emploi des personnes en situation de handicap a été réalisée par la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle. Elle lui demande également dans quelle mesure l’EATT pourra être pérennisée pour accompagner au mieux le public cible de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5336</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Éligibilité des particuliers employeurs à la prime de partage de la valeur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        562. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’éligibilité des particuliers employeurs à la prime de partage de la valeur. La loi du 29 novembre 2023 dispose que la prime de partage de la valeur bénéficie aux salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice, aux agents publics relevant de l’établissement public ou aux travailleurs handicapés liés à un établissement ou service d’aide par le travail mentionné à l’article L. 344-2 du code de l’action sociale et des familles. Malgré la mobilisation des salariés du particulier employeur pendant la crise sanitaire pour permettre aux travailleurs des « métiers essentiels » d’exercer leur profession, ils en sont toujours exclus. Cependant, le Bulletin officiel de la sécurité sociale indique quant à lui que, s’agissant des salariés éligibles à la prime de partage de la valeur, « l’ensemble des salariés titulaires d’un contrat de travail est éligible à l’exonération de cotisations sociales ». Il lui demande donc de préciser si les salariés du particulier employeur, qui sont titulaires d’un contrat de travail, peuvent bénéficier de la prime de partage de la valeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5337</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Instauration de titres cadeaux multi-enseignes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        563. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’éventuelle mise en place d’un système de titres cadeaux d’œuvre sociale. En effet, ces titres cadeaux sont délivrés par les comités sociaux et économiques des entreprises clientes, passant donc par des organismes spécialisés faisant le lien avec les enseignes partenaires. Ces titres-cadeaux sont préalablement définis par l’URSSAF et peuvent être délivrés à certaines occasions. Ce système serait propice pour réaliser des bénéfices majeurs pour l’ensemble de l’économie française. Le réel objectif serait de moderniser l’utilisation de ces titres-cadeaux, notamment par la digitalisation de ces derniers. De surcroît, ce dispositif permettrait de soutenir le pouvoir d’achat des salariés en France tout en faisant bénéficier les commerces de proximité. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pouvant permettre la mise en place des titres cadeaux d’œuvre sociale ou, le cas échéant, d’un dispositif similaire allant dans la même voie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5337</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Attractivité du métier d’ambulancier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        569. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’attractivité du métier d’ambulancier. Aujourd’hui, il manque des médecins, des aides-soignants, des infirmiers, mais aussi des ambulanciers. Cette profession compte 64 526 salariés. Selon l’enquête « Besoins en main-d’œuvre » de France Travail, 17 790 projets de recrutements ont été déclarés en 2023 pour le secteur du transport sanitaire. Mais cette filière du soin souffre d’un manque d’attractivité, elle peine donc à recruter. Deux raisons principales expliquent cette faible attractivité du métier d’ambulancier. D’une part, la pénibilité - les ambulanciers travaillent 7/7 jours et 24/24 heures dans un contexte de charge mentale élevée en raison de leur exposition à la maladie ou à la mort - et, d’autre part, une trop faible rémunération. Deux chantiers ont été ouverts par le ministère de la santé et de la prévention pour fluidifier l’accès à la profession : la réforme du permis de conduire probatoire et l’accès à la profession par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Actuellement, les titulaires du permis B dès l’âge de 18 ans doivent attendre d’avoir 21 ans, ou 20 ans s’ils ont suivi la conduite accompagnée, pour pouvoir accéder à la profession. La profession attend une suppression de cette barrière des trois ans de permis probatoire. Toutefois, cette réforme tarde et décourage de nombreux jeunes désireux de rejoindre cette profession. L’autre chantier concerne l’ouverture du dispositif de la VAE afin d’encourager la promotion en interne dans les entreprises du transport sanitaire en valorisant l’engagement et l’expérience pour accéder au diplôme d’ambulancier. Cette réforme tarde elle aussi. Enfin, dans le cadre du congrès des ambulanciers de 2024, Mme la députée a débattu de la possibilité d’utiliser le levier fiscal ou social pour encourager les entreprises du transport sanitaire à recruter avec de meilleures conditions salariales. À titre d’exemple, une exonération de la taxe sur les salaires pour les personnels affectés à l’activité ambulancière pourrait être envisagée, d’autant que les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), également acteurs du transport sanitaire, bénéficient d’une exemption de cette taxe. Les entreprises du transport sanitaire sont en capacité de favoriser l’insertion professionnelle de demandeurs d’emplois peu qualifiés en les intégrant sur des emplois pérennes et évolutifs au sein de la filière sanitaire. Mme la députée interroge Mme la ministre sur le calendrier d’achèvement des réformes tant attendues du permis de conduire et de la VAE pour la profession d’ambulancier. Par ailleurs, elle souhaite savoir si le levier fiscal ou social pourrait également être envisagé pour donner des moyens supplémentaires aux entreprises du transport sanitaire pour recruter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5337</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Pénibilité du travail des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        589. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la pénibilité du métier des infirmiers libéraux. À la fin de l’année 2023, le syndicat Convergence infirmière avait effectué une consultation à ce sujet auprès de 5 500 infirmiers libéraux. Les résultats de cette enquête étaient particulièrement inquiétants pour l’avenir de la profession et pour le bien-être au travail des principaux concernés. En effet, les infirmiers libéraux sont contraints d’exercer dans des conditions extrêmement difficiles parmi lesquelles le manque d’hygiène, l’insalubrité de certains logements, l’exposition à un certain nombre d’agents chimiques dangereux ou encore la lourdeur des charges transportées. À ces contraintes physiques et sanitaires viennent s’ajouter les violences psychologiques et verbales ponctuées par des remarques outrageuses sur leur lieu de travail mais aussi le poids de l’administratif qui placent les infirmiers libéraux dans une situation de souffrance permanente. Toutes ces difficultés se répercutent évidemment sur leur vie personnelle. Plus de 76 % des interrogés considèrent que leurs troubles psychologiques sont liés à leur environnement de travail et à leur activité professionnelle. La grande détresse des infirmiers libéraux est un réel problème auquel il convient d’apporter des réponses concrètes et pertinentes pour mettre un terme aux nombreux burn-out et dépressions devenus leur lot quotidien. Ainsi, il lui demande quelles sont les dispositions qu’elle envisage prendre pour améliorer les conditions de travail des infirmiers libéraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5338</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        599. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la dégradation des conditions d’exercice des infirmiers libéraux. Déjà soumis à des cadences soutenues (rythme et horaires de travail, déplacements, charge mentale, charge physique) et à des urgences qui exigent une grande abnégation, la profession infirmière, dans son exercice libéral, exprime sa colère à travers différentes actions menées sur le territoire. En effet, acteurs de premier plan dans nombre de territoires ruraux, où les médecins et l’accès à la santé restent, pour certains concitoyens, un défi, les infirmiers libéraux dénoncent le manque de reconnaissance de leur profession par les autorités. S’il y a eu quelques avancées positives et utiles notamment avec la forfaitisation de certains actes liés à la prise ne charge de patients dépendants (BSI), leur effet a été contrebalancé par des tarifs de base bloqués dans un contexte d’inflation. Aussi, ils réclament : une révision de la lettre AMI, restée inchangée depuis 2009, afin d’obtenir une revalorisation des tarifs de base, la reconnaissance de certains soins non rémunérés malgré les transferts de charge de l’hôpital vers la médecine de ville (diminution des séjours, développement de la chirurgie ambulatoire, de l’approche domiciliaire), la révision des règles de cumul des actes et une meilleure indemnité forfaitaire de déplacement, l’augmentation de 25 centimes accordés en juillet 2023 ne compensant pas les pertes subis par la hausse des prix des carburants. En plus d’obtenir une meilleure reconnaissance financière, ils demandent à ce que la pénibilité de leur travail soit également mieux reconnue. M. le député rappelle, en ce sens, qu’un infirmier libéral voit en moyenne plus de 20 patients par jour et effectue bien plus que 35 heures par semaine, car après avoir vu leurs patients, une charge administrative importante reste à effectuer. Au-delà des soins, il est un relais important dans le système de santé pour alerter les autres professionnels de santé en cas d’aggravation de l’état du patient. L’infirmier libéral a aussi un rôle social, souvent un interlocuteur et médiateur des difficultés sociales, psychologiques et psychiques de leur patient. Les effets de la faillite de la prise en charge de la santé mentale est d’ailleurs de plus en plus perceptible ; les infirmiers libéraux étant de plus en plus confrontés à des situations extrêmes avec des patients, ou des personnes de leur entourage, qui relèveraient davantage de la psychiatrie. L’accumulation de ces différentes difficultés amène un grand nombre de professionnels à un épuisement moral et physique face auquel ils ressentent un manque d’écoute et de solutions de la part des pouvoirs publics. Bien que la dépréciation de cette branche ne soit pas un phénomène récent, elle s’est néanmoins accentuée depuis deux ans avec le départ de nombreux professionnels de santé, éprouvés par la crise covid. Malgré leur mobilisation sans faille durant les confinements successifs, beaucoup s’offusquent d’avoir été écartés des accords du Ségur de la santé. La situation ne peut perdurer ; les infirmiers libéraux jouant un rôle essentiel dans le système de santé et de soins, alors que l’hôpital public et l’offre de santé se dégradent. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures et quelles annonces le Gouvernement entend faire auprès des infirmiers libéraux afin d’apporter des réponses concrètes à leur détresse légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5338</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>L’absence de revalorisation des salaires des assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        612. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’absence de revalorisation des salaires des assistants familiaux. Ces derniers ont déjà été exclus du « Ségur du social », un plan de revalorisation salariale de 183 euros net par mois pour les travailleurs sociaux alors qu’ils appartiennent à cette catégorie professionnelle. En vertu de l’article L. 422-1 du code de l’action sociale et des familles, la rémunération de ces assistants est librement fixée par délibération du conseil départemental lorsque le département les emploie directement. C’est ainsi que dans l’Yonne, le département accordait auparavant une rémunération correspondant à 78 heures de Smic par mois pour l’accueil d’un deuxième enfant et 96 heures de Smic par mois pour l’accueil d’un troisième enfant, elle bascule à une rémunération de 70 heures de Smic par mois pour chaque nouvel accueil. Cette compétence du conseil départemental amène des inégalités entre les différents assistants familiaux, qui se retrouvent parfois lésés vis-à-vis de leurs confrères d’autres départements et alors que bon nombre se retrouvent dans une situation financière compliquée. Les assistants familiaux jouent un rôle crucial dans le soutien et le bien-être des enfants et des jeunes vulnérables. Leur impact va bien au-delà de simples soins physiques : ils offrent un environnement stable, sécurisé et aimant, souvent dans des moments difficiles. En agissant comme figures parentales alternatives, ces professionnels apportent un soutien émotionnel et éducatif essentiel, favorisant le développement sain des enfants placés sous leur garde. Leur engagement à créer des liens affectifs stables et durables contribue à rétablir l’équilibre et la confiance chez les jeunes en situation de fragilité, jouant ainsi un rôle essentiel dans le système de protection de l’enfance. Il est donc indispensable qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. Ces derniers se retrouvent confrontés à des horaires interminables liés à leur fonction. L’Union des familles d’accueil et assistants maternels de l’Yonne a par ailleurs alerté M. le député à propos du manque d’application de la loi dite « Taquet » dans la pratique, notamment par l’absence de respect d’un week-end de repos par mois pour les assistants familiaux. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement compte, dans le futur, faire bénéficier aux assistants familiaux une revalorisation de leur salaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>613</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5339</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des aidants familiaux et professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        613. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des aidants familiaux et professionnels dans le pays. Ces aidants, qui ont décidé de vouer leur vie professionnelle et parfois personnelle au service des autres, sont souvent confrontés à des situations injustes. À titre d’exemple, lorsque ces aidants s’occupent d’enfants en situation de handicap et plus particulièrement d’enfants atteints de troubles autistiques et qu’ils décident de les emmener à la piscine pour se divertir, ils doivent s’acquitter pour leur propre personne du prix d’une entrée au tarif plein. Toutefois, ce moment n’est pas un moment de détente et de loisirs pour les aidants. En effet, ils doivent constamment rester concentrés et vigilants et surveiller les personnes qu’ils accompagnent. Il serait donc juste et opportun que l’accès leur soit rendu gratuit, soit grâce à une prise en charge par les collectivités territoriales (commune, communauté de communes, métropole…) qui détiennent les piscines dans lesquelles les aidants se rendent, soit par une prise en charge étatique. Il lui demande donc si elle compte étudier cette question et apporter une réponse concrète aux aidants concernés par cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5339</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bénéfice du dispositif carrières longues pour les anciens salariés TUC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        630. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prise en compte des trimestres acquis dans le cadre des TUC (travaux d’utilité collective) instaurés en 1984 ou d’une formation professionnelle similaire, pour l’accès au dispositif carrières longues défini par loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale. En effet, la loi de finance du 14 avril 2023 a permis que les périodes de « stage » dont les cotisations ont été prises en charge par l’État soient prises en compte pour l’ouverture des droits à pension. Le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 portant application des articles 10, 11, 22 et 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les trimestres travaillés sous le statut TUC sont considérés comme « assimilés » et non « cotisés. Ils ne permettent pas la prise en compte de ces trimestres travaillés pour le droit au bénéfice du dispositif carrière longue. L’association « Tuc, les oubliés de la Retraite » estime à 350 000 le nombre de salariés qui ont été, avant cette loi, privés de leur droit à la retraite, pour certains pour les deux premières années de leur vie professionnelle. Si cette injustice a été réparée, de nombreuses personnes proches de faire valoir leur droit à la retraite n’ont pas pu et ne pourront pas le faire avant l’âge de 64 ans, comme le prévoit le dispositif carrières longues. Dans la réponse, à la question écrite de M. Christophe Bex le 11 juillet 2023, qui s’inquiétait de la publication à temps des décrets d’application de la loi pour des personnes souhaitant constituer leur dossier, le prédécesseur de Mme la ministre s’était engagé à publier les décrets d’application de la modification de l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale : « un décret viendra préciser prochainement les modalités d’application de cet article. Cela concernera les travaux d’utilité collective (TUC) en vigueur de 1984 à 1990 (…). Le décret qui en précisera les modalités d’application est en cours de rédaction ». Cette inquiétude était fondée, on le sait maintenant. Cette demande a été appuyée sous la 16e législature par 35 questions écrites restées sans réponse, de la part de députés de tous bords. Il lui demande si elle s’engager à modifier le dispositif réglementaire afin de permettre aux anciens salariés TUC de bénéficier de la reconnaissance de leur carrière longue dans les mêmes conditions que les autres travailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5340</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Calcul de la pension de retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        633. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le montant de calcul de la pension de retraite pour les personnes ayant effectué moins de 25 ans de travail dans le secteur privé. En effet, après application de la formule retenue à l’article R. 3511-29 du code de la sécurité sociale, les salariés dans cette situation voient le montant de leur pension diminuer alors même que le montant des salaires soumis à cotisation continue d’augmenter. Suivant l’alinéa 3 de l’article précité, quand l’assuré ne réunit pas 25 ans d’assurance au régime général, « les années antérieures sont prises en considération en remontant à partir de cette date jusqu’à concurrence de 25 années pour la détermination du salaire de base ». Cette disposition a pour conséquence de diminuer le montant des pensions reçues. Il lui demande quelles réponses seront apportées aux personnes concernées dans la nouvelle réforme des régimes de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5340</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite - Nouveaux droits à pension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        634. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les règles du cumul emploi-retraite. Modifiées par les articles 19 et 20 de la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014, elles ne permettent plus de valider des trimestres et des points supplémentaires, en dehors du seul cas de retraite progressive, qui permet d’acquérir de nouveaux droits. Ainsi, la reprise d’activité, après la cessation de l’ensemble des activités professionnelles et la liquidation de toutes les pensions, n’ouvre aucun nouveau droit à pension, malgré le versement des cotisations, dites uniquement « de solidarité ». Cependant, en application du VIII de l’article 19 précité, ces nouvelles mesures entrées en vigueur le 1er janvier 2015 s’appliquent aux assurés dont la première pension prend effet à compter de cette date. En conséquence, dans le secteur privé, les retraités dont la première pension a pris effet avant le 1er janvier 2015 ne sont pas concernés par ces règles. Ils restent soumis à la législation en vigueur avant la loi du 20 janvier 2014. À l’inverse, les fonctionnaires territoriaux qui ont pris leur retraite, liquidé une première pension avant le 1er janvier 2015 et qui ont repris une activité dans le secteur privé ou public en qualité de contractuel se constituent de nouveaux droits à la retraite auprès du régime de retraite de base et du régime de retraite complémentaire auxquels ils sont affiliés du fait de l’exercice de cet emploi. Alors que de nombreux retraités sont dans l’obligation de reprendre une activité pour compléter leur niveau de pensions et dans un souci de justice sociale, il lui demande s’il n’est pas envisagé que la reprise d’une activité professionnelle, après liquidation des pensions, puisse créer de nouveaux droits à pension supplémentaire quel que soit le régime pour lequel sont enregistrées les cotisations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5340</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>La retraite des sapeurs pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        635. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le futur décret d’application relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 qui rectifie le budget de la sécurité sociale pour 2023. Ce texte prévoit l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires pour les pompiers volontaires. La réforme des retraites prévoit en effet que les sapeurs-pompiers volontaires ayant servi au moins dix ans, de manière continue ou non, bénéficieront de trois trimestres supplémentaires, avec un trimestre additionnel pour chaque période de cinq ans au-delà des dix premières années. Cependant, le projet de décret actuel semble restreindre cette bonification aux pompiers volontaires qui ne sont pas actifs professionnellement, ne compensant que les lacunes de ceux avec des carrières interrompues. Or la majorité des sapeurs-pompiers volontaires jonglent entre leur engagement et un emploi régulier. En outre, nombreux sont ceux qui travaillent durant les périodes estivales, particulièrement dans des zones à risques comme les forêts, les montagnes ou les littoraux, sans que ces périodes soient reconnues pour leur retraite. Ainsi, peu de volontaires bénéficieraient de cette mesure sous sa forme actuelle. Cette version du décret envoie un message négatif en réservant les avantages de cette mesure à une minorité, dénaturant l’esprit de l’engagement volontaire. Elle crée également une inégalité préoccupante entre les volontaires selon leur statut professionnel. Une telle mise en œuvre pourrait engendrer une profonde déception, voire un sentiment de trahison parmi les sapeurs-pompiers volontaires, alors qu’elle devrait renforcer leur reconnaissance, s’inscrivant dans la continuité des progrès réalisés par la loi dite « Matras ». Enfin, le décret était prévu pour publication avant fin 2023, mais à ce jour, il n’a toujours pas été rendu public. Pour toutes ces raisons, il lui demande si elle va respecter les engagements pris en 2023 et répondre aux attentes légitimes de ces volontaires en publiant ce décret en prenant compte les revendications de ces derniers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5341</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Les TUC : oubliés de la retraite, l’injustice continue !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        636. — 8 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation intolérable des personnes ayant travaillé dans le dispositif TUC. Entre 1984 et 1990, les TUC, ou travaux d’utilité collective, ont concerné des centaines de milliers de jeunes alors sans activité, ni formation. Cette population a pu réaliser des stages à temps partiel dans les services publics ou dans le secteur associatif. Il s’agissait en réalité de véritables emplois d’une durée de trois mois à un an, renouvelables plusieurs fois et rémunérés autour de 1 250 francs. Cependant, les cotisations vieillesse attachées à cette rémunération, prises en charge par l’État, étaient insuffisantes pour valider des trimestres. C’est pourquoi les 1,7 million de personnes concernées par ce dispositif découvrent ces dernières années qu’elles ont perdu d’une à quatre années de cotisations retraites. Elles ne peuvent d’ailleurs pas prétendre aux mesures prévues pour les carrières longues et sont aujourd’hui contraintes de continuer à travailler ou de perdre plusieurs centaines d’euros de pension mensuelle. L’association « TUC, les oubliés de la retraite » alerte depuis des années les pouvoirs publics sur cette injustice alors que la génération concernée a commencé à partir à la retraite. De nombreux députés ont interpelé les gouvernements précédents avec plus de trente-cinq questions écrites sur le sujet restées sans réponse au cours de la 16e législature. La mission « flash » sur les droits à la retraite des bénéficiaires de TUC et dispositifs comparables portée par MM. Delaporte et Christophe en décembre 2022 a également préconisé la prise en compte des trimestres de TUC comme « périodes assimilées à des périodes d’assurance ». Le Gouvernement a fait mine de s’intéresser à la question en intégrant la possibilité d’ouverture de droits à la retraite pour les TUC dans l’article 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023. Cette mesure sociale devait prétendument atténuer la violence de la réforme des retraites imposée de manière antidémocratique. Mais ce n’était qu’un écran de fumée. En effet, les décrets d’application n’ont jamais été pris et des milliers des compatriotes continuent à partir à la retraite sans prise en compte de leurs trimestres de TUC. Il est urgent que le Gouvernement agisse pour mettre fin à cette injustice flagrante. Tout travail mérite salaire, oui. Et donc tout travail mérite retraite. Les anciens TUC ont le droit à la retraite, il en va du principe même d’égalité républicaine. Il lui demande quand les décrets d’application de l’article 23 de la loi susmentionnée vont être pris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5341</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prise en compte de la pénibilité dans le calcul des retraites précaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        638. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prise en compte de la pénibilité dans le calcul des droits à la retraite. À la suite de la discussion de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023, relative à la réforme des retraites, un certain nombre de dispositifs ont été mis en place dans le but d’améliorer l’accès à la retraite des travailleurs affectés par la pénibilité. En effet, la loi, complétée par les décrets relatifs à la prévention de l’usure professionnelle d’août 2023, permettront notamment le maintien du départ à 62 ans à taux plein pour les travailleurs jugés inaptes ou invalides. De plus, les conditions de l’usure professionnelle ont été revues afin de mieux prendre en compte le travail de nuit, les postures pénibles ou le port de charges lourdes. Toutefois, Mme la députée a été alertée sur la situation dans laquelle se trouvent des personnes aujourd’hui à la retraite et qui ne bénéficient pas de pensions à taux plein puisqu’elles ont bénéficié d’un arrêt de travail en raison de maux causés par la pénibilité de la profession exercée. La loi dite « Chassaigne », qui prévoit une revalorisation des pensions agricoles à 85 % du SMIC, exclut elle-aussi du dispositif les personnes dans cette même situation. Aussi, elle souhaite appeler son attention sur la situation fragile dans laquelle se trouvent certains citoyens qui se trouvent dans de telles situations et lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5341</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des TUC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        639. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif carrière longue. Alors que les textes réglementaires ont été pris en août 2023 afin de préciser les modalités d’application de l’article ouvrant droit aux trimestres pour les dispositifs susmentionnés, les trimestres TUC étant comptés comme assimilés et non cotisés ne permettent pas de prétendre à la retraite anticipée pour carrière longue qui nécessite d’avoir validé la durée minimale requise pour le taux plein, soit 172 trimestres. M. le député est particulièrement surpris de cette disposition qui pénalise grandement les bénéficiaires des TUC et qui n’a jamais été mentionnée auparavant par le Gouvernement comme une hypothèse envisagée des décrets. Au contraire, le Parlement a manifesté à plusieurs reprises son intention claire à ce sujet et que les trimestres soient réputés cotisés et non assimilés. Il est important que la réparation de cette injustice n’ouvre pas d’autres injustices pour ces femmes et ces hommes ayant participé à ces dispositifs et qui sont aujourd’hui lourdement pénalisés, une fois encore. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5342</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Régime additionnel de retraite (RAR) des enseignants du privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        640. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le régime additionnel de retraite (RAR) des enseignants du privé sous contrat. Inscrit dans la loi n° 2005-5 du 5 janvier 2005 dite « loi Censi », ce régime avait pour but de compenser la différence entre le montant de la retraite des enseignants du privé et de leurs homologues de l’enseignement public. Ce régime est financé à parts égales par l’État employeur et par les maîtres. Mais, depuis 2015, le Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (Spelc), comme d’autres syndicats, alerte le ministère sur la fin des réserves prévues en 2025 et, aujourd’hui, la question de la pérennité du régime est posée. En effet, faute de pouvoir abonder le régime, l’État souhaite augmenter le taux de cotisation (de 2 à 3 %) et qu’elle soit partagée entre l’administration et l’enseignent, ce que refusent les syndicats. Or tous les autres régimes complémentaires ont appliqué une répartition de 40 % pour les enseignants et 60 % pour l’État. Pourquoi en serait-il autrement ? S’ajoute également que les fonds non utilisés du RETREP (régime temporaire de retraite de l’enseignement privé), environ 7 millions par an, servent à réduire la dette de l’État ! Or ces fonds devraient très logiquement flécher pour abonder le RAR. Quelles sont les mesures spécifiques que le ministère envisage de mettre en place pour garantir la stabilité financière du régime additionnel de retraite de l’enseignement privé en 2025 et au-delà ? Et plus largement, il lui demande quelles garanties le ministère peut fournir aux enseignants de l’enseignement privé quant à la sécurité de leurs prestations de retraite dans le cadre du régime additionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5342</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Majoration des pensions de retraite des personnes ayant perçu l’AVPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        642. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la majoration des pensions de retraite des personnes ayant perçu l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Il a lui a ainsi été rapporté l’exemple d’une habitante de sa circonscription qui perçoit une pension de retraite de 708,48 euros, comprenant le minimum contributif. Cette habitante a commencé à travailler en 1965 à l’âge de 14 ans et a terminé sa carrière comme auxiliaire de vie à temps partiel non choisi. La Caisse d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) lui a validé 185 trimestres mais n’a retenu que les 163 trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite au taux maximum de 50 %, taux requis pour l’obtention de la majoration votée. Cependant, sans nouvelle de la CARSAT quant à cette majoration, elle a contacté cet organisme courant novembre 2023. Il lui a été répondu qu’il était nécessaire d’avoir cotisé au moins 120 trimestres et que n’en ayant cotisé que 105 (moins de 4 ans) cela l’empêchait d’être bénéficiaire de cette majoration. Cette même personne a, durant 15 ans, élevé les trois enfants de son foyer et a, à ce titre, perçu l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Ces 60 trimestres ont bien été cotisés par la caisse d’allocations familiales (CAF). La CARSAT, pour sa part, reconnaît ces trimestres comme validés mais non comme cotisés. Il semblerait pourtant que la CARSAT ait encaissé les sommes de la CAF équivalentes à ce que cette dame aurait versé si elle avait travaillé hors de son foyer. Il apparaît assez injuste que des personnes ayant consacré un temps important à l’éducation au foyer de leurs enfants (éducation qui a permis à ces derniers de parvenir à une bonne situation sociale) et qui, de ce fait, ne perçoivent que de petites pensions de retraites ne puissent pas, bénéficier d’une majoration de cette pension et soient ainsi pénalisées. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour que les personnes qui ont perçu l’APVF puisse bénéficier d’une majoration de leur retraite alors même que ces trimestres passés à éduquer leurs enfants ont été validés par la CARSAT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5343</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Médecine du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        666. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le manque de suivi médical des travailleuses et travailleurs. Si l’ajout récent du terme « prévention » au titre du ministère traduit une prise en compte de l’importance du suivi médical en amont, force est de constater que de profondes lacunes persistent en la matière en France. Premièrement, la pénurie de personnel soignant impacte directement les possibilités de suivi. À titre d’exemple, depuis juillet 2018, le conseil départemental des Hautes-Pyrénées, sur le fondement de l’agrément délivré par le préfet, estime qu’il n’existe plus de médecins de prévention sur le territoire. La suppression du numerus clausus qui vise à former davantage d’étudiantes et d’étudiants voit ses effets drastiquement diminués par le manque de capacité d’accueil des universités. En outre, le manque d’attractivité de la spécialité aggrave une situation qui demande une réponse urgente. Deuxièmement, les démarches visant à la reconnaissance d’une maladie professionnelle sont complexes et l’information à ce sujet peu disponible, d’autant plus en l’absence de suivi médical de long terme. L’accompagnement pour un public que l’état de santé handicape parfois dans son parcours administratif est bien en deçà des besoins. Troisièmement, les tableaux listant les maladies professionnelles, établissant leurs causes et leurs liens directs avec la profession du malade, suscitent toujours autant d’interrogation tant ils sont lacunaires. La déconnexion de ces tableaux avec la réalité du monde du travail est telle que les travailleuses et travailleurs demandent une refondation à la racine en réformant la commission « Pathologies professionnelles » du Conseil d’orientation sur les conditions de travail en charge d’établir ces référentiels. Ainsi du fait de ces dysfonctionnements de la médecine du travail, les travailleuses et les travailleurs s’exposent bien trop souvent à des risques sanitaires graves qui ne sont constatés, reconnus et donc traités qu’avec l’apparition de symptômes médicaux importants. Au-delà de l’injustice sociale que subissent les travailleuses et travailleurs mis en danger, c’est l’ensemble du système de soins qui souffre de ce manque de prévention : le traitement de pathologies graves évitables surcharge dangereusement le système de santé en France. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir quelles solutions le Gouvernement compte engager afin de garantir un véritable suivi médical pour les travailleurs et les travailleuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5343</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Rémunération à l’assiette forfaitaire par les associations sportives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        706. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les modalités de mise en application de « l’assiette forfaitaire » par les associations sportives à but non lucratif dans le cadre de la rémunération de leurs sportifs, des entraîneurs et de toutes les personnes assurant des fonctions liées à la pratique d’un sport. Pour que l’assiette forfaitaire s’applique, la rémunération mensuelle brute du salarié ne doit pas excéder 115 Smic horaires ; au-delà, les cotisations sociales sont calculées sur le salaire réel. Si toutes les conditions sont remplies, l’assiette forfaitaire est applicable pour le calcul des cotisations de sécurité sociale, CSG-CRDS, solidarité autonomie, au Fonds national d’aide au logement et au versement mobilité. Elle s’applique également pour le calcul de la taxe sur les salaires. L’assiette forfaitaire ne concerne pas la cotisation de prévoyance instituée par la convention collective nationale du sport, la cotisation de retraite complémentaire obligatoire et d’assurance chômage ainsi que la participation de l’employeur à la formation professionnelle. Si le fait pour l’employeur et le salarié de cotiser sur la base forfaitaire permet aux salariés de percevoir une rémunération nette supérieure au régime général de la sécurité sociale, elle réduit la couverture sociale du salarié (indemnités journalières de sécurité sociale réduites, calcul des droits à la retraite). Les prestations sont alors calculées sur le salaire cotisé, à savoir l’assiette forfaitaire et non pas sur le salaire réel. La bonne information du salarié est donc indispensable pour éviter les litiges qui peuvent découler de cette relation contractuelle dérogatoire au régime de droit commun du travail. Le recours au chèque emploi associatif (CEA) dans le cadre du paiement des sportifs et autres salariés rémunérés sur la base de l’assiette forfaitaire est susceptible de complications et de litiges si les conditions de la relation employeur/employé n’ont pas fait l’objet d’un contrat de travail classique comme le permet le dispositif du CEA. En effet, en l’absence d’un écrit contractuel précisant aux salariés concernés qu’ils sont rémunérés sur la base de l’assiette forfaitaire, ceux-ci s’exposent à de mauvaises surprises au moment de percevoir des prestations liées à la maladie ainsi que pour le calcul de leur pension de retraite. À défaut d’aligner le régime de cotisations des associations sportives sur celui du régime général de la sécurité sociale, solution ayant l’avantage de préserver les intérêts des sportifs rémunérés ainsi que de leurs entraîneurs, il conviendrait a minima de s’assurer que les salariés concernés aient accepté par écrit d’être rémunérés sur la base de l’assiette forfaitaire en pleine connaissance de cause et ce, après avoir été préalablement informés des conséquences découlant de ce choix en matière d’ouverture de droits réduits aux prestations sociales. Aussi, il lui demande de lui préciser si elle entend supprimer le dispositif dérogatoire au droit commun de rémunération sur la base de l’assiette forfaitaire ouvert aux associations sportives à but non lucratif ou à défaut, si elle entend contraindre les employeurs concernés à informer préalablement par un écrit leurs salariés des conséquences de l’acceptation d’une rémunération calculée selon le dispositif de l’assiette forfaitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5344</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Représentativité des organisations professionnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        715. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la représentativité des organisations professionnelles. La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a modifié les critères de la représentativité professionnelle et remplacé le critère de reconnaissance mutuelle par le critère d’audience. Sur cette base, la liste des organisations patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel a été fixée par arrêté du 22 juin 2017 publié au Journal officiel du 30 juin 2017. Valable 4 ans, cette mesure de la représentativité patronale permet aux organisations professionnelles d’employeurs d’exercer éventuellement leur droit d’opposition à l’extension d’un accord de branche qui, pour pouvoir être étendu et ainsi s’appliquer à toutes les entreprises du secteur, même celles n’ayant pas adhéré à une organisation signataire, ne doit pas avoir fait l’objet d’une opposition par une ou plusieurs organisations patronales représentatives dans la branche dont les entreprises adhérentes emploient plus de 50 % de l’ensemble des salariés des entreprises adhérant aux organisations patronales représentatives dans la branche. La confédération de l’artisanat et des petites entreprises et l’union des entreprises de proximité, qui représentent essentiellement les TPE et PME, ont formulé un certain nombre de propositions afin notamment de prendre davantage en considération, dans le calcul de l’audience, le critère fondé sur le nombre d’entreprises, ce afin de rendre opérante l’avancée introduite par l’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, imposant, dans chaque accord de branche des dispositions spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés. Outre cette demande portant sur une double représentativité, la CAPEB et l’U2P proposent de modifier la mise en œuvre de la mesure d’audience afin d’éviter les multiples comptages et de la rendre plus transparente. Ces propositions ont été transmises au Gouvernement. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et si des évolutions seront annoncées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5344</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Avantages des salariés mis à disposition dans les entreprises utilisatrices
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        748. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Brosse interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les avantages dont bénéficient les salariés mis à disposition dans les entreprises utilisatrices. Les salariés intérimaires, en contrat avec une entreprise de travail temporaire, ne signent pas de contrat avec l’entreprise utilisatrice. Seules les deux entreprises concluent par écrit un contrat de mise à disposition. Pour autant, le salarié peut bénéficier de certains avantages sociaux, à l’instar des moyens de transport collectifs et des installations collectives mis à disposition de l’ensemble des salariés de l’entreprise utilisatrice, mais ne peut pas, par exemple, conserver son salaire ou de faire valoir son droit au chômage lorsqu’il est victime d’un accident de travail en fin de contrat. Ainsi, il lui demande si des négociations entre les partenaires sociaux pourraient aboutir à une uniformisation des droits pour l’ensemble des travailleurs au sein d’une même entreprise et si le Gouvernement entend proposer une modification législative au Parlement en absence de compromis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5344</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        749. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Juvin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif. Chaque année, plusieurs accidents mortels impliquant des minibus transportant des mineurs sont recensés. En cause dans certains de ces accidents, l’absence ou le manque de temps de pause et de repos des animateurs encadrants permis par l’article L. 432-5 du code de l’action sociale et des familles, qui précise les modalités du contrat d’engagement éducatif. Cet article dispose que la personne titulaire d’un contrat d’engagement éducatif bénéficie au cours de chaque période de vingt-quatre heures d’une période minimale de repos de onze heures consécutives ; que cette période de repos peut être soit supprimée, soit réduite, sans pouvoir être inférieure à huit heures ; que la personne titulaire d’un contrat d’engagement éducatif bénéficie alors d’un repos compensateur égal à la fraction du repos dont elle n’a pu bénéficier et que ce repos est accordé en tout ou partie pendant l’accueil dans des conditions fixées par décret. L’un de ces accidents a fait l’objet d’une analyse approfondie du bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT). Cette enquête a donné lieu à des recommandations de sécurité ; afin de prévenir d’autres accidents ; explicitées dans l’instruction du 21 juin 2024 relative à l’utilisation de minibus pour transporter des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif. Aussi M. le député s’interroge sur les mesures qui peuvent être mises en place afin d’assurer aux encadrants éducatifs qu’un temps de repos minimal leur soit effectivement assuré et ce, dans les heures précédant la conduite. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage d’améliorer les conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5345</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mal-être à France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        752. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions d’exercice du personnel à France Travail. La transformation de Pôle emploi en France Travail a été conduite de manière précipitée, sans étude d’impact, sans bilan de l’expérimentation et contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales de l’institution ainsi que des organisations d’aide aux chômeurs. En conséquence, un certain nombre de dispositions du texte demeurent nébuleuses, comme les nouvelles modalités d’accompagnement, le recours aux prestataires privés de détection d’ayant-droits ou la nature des activités visées par les 15 heures minimales prévues. En outre, les engagements budgétaires initiaux ne sont pas au rendez-vous, car seuls 300 postes ont été créés dans toute la France, soit 1 pour 20 000 demandeurs d’emploi inscrits. Le scandale de l’exposition de 43 millions de dossiers individuels à une cyberattaque en mars 2024 est la conséquence de moyens insuffisants et de consignes contradictoires adressés à la DSI. Le Gouvernement a annoncé des coupes budgétaires dans le projet de loi de finances de l’année 2024, indiquant que cette dégradation ne fait que commencer. En somme, c’est bien à une dégradation générale des conditions d’accueil et d’exercice qu’on assiste. Aussi, inquiet des conséquences sociales, il lui demande de préciser le nombre d’arrêts de travail, d’accidents de travail, d’inaptitudes sans reclassement et de suicides recensés parmi le personnel de France Travail du 1er janvier au 1er octobre 2024, en le comparant avec la série équivalente sur la période du 1er janvier au 1er octobre 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5345</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Protection des salariés issus d’entreprises britanniques en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        753. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés français travaillant pour des entreprises britanniques en France, dans le cadre des procédures de liquidation judiciaire de ces dernières. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ces salariés, bien que sous contrat de droit français et versant leurs cotisations sociales en France, se retrouvent exclus du bénéfice des garanties offertes par l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS). En cas de cessation d’activité ou de licenciement, ils sont ainsi privés d’une protection sociale à laquelle ils auraient normalement droit, ce qui les expose à une situation de précarité injustifiée. Cette situation est particulièrement frappante lorsqu’on la compare à celle des salariés travaillant pour des entreprises dont le siège est situé dans d’autres États membres de l’Espace économique européen (EEE), tels que la Norvège, l’Islande ou le Liechtenstein. En effet, l’article L. 3253-18-1 du code du travail précise que les institutions de garantie mentionnées à l’article L. 3253-14 assurent le règlement des créances impayées des salariés exerçant leur activité en France pour des entreprises dont le siège est situé dans un État membre de la Communauté européenne ou de l’EEE. Or depuis le Brexit, les entreprises britanniques ne bénéficient plus de cette extension de garantie. Il est donc profondément injuste qu’un salarié travaillant pour une entreprise norvégienne ou islandaise en France soit protégé par l’AGS, tandis qu’un salarié d’une entreprise britannique en France, cotisant tout autant au régime social français, ne bénéficie pas de la même protection. Cette inégalité de traitement, révélée par le Brexit, expose ces salariés à une précarité accrue, bien qu’ils remplissent toutes les obligations sociales en France. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de négocier des accords de réciprocité avec les autorités britanniques pour protéger ces salariés dans les cas de liquidation judiciaire ou de cessation d’activité et si des mesures spécifiques sont prévues pour remédier à cette faille apparue dans le cadre post-Brexit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5346</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Réforme de la rupture conventionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        754. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur une éventuelle réforme de la rupture conventionnelle. Mme la députée s’inquiète des articles qu’elle a pu lire, lors de la mandature précédente, sur ce sujet qui se font écho d’une volonté de limiter le recours à la rupture conventionnelle afin d’atteindre l’objectif du plein emploi. Si cette mesure devait être appliquée, Mme la députée estime qu’elle serait contre-productive. Elle rappelle combien ce dispositif mis en place en 2008 par le gouvernement Fillon fait consensus aussi bien auprès des salariés que des employeurs. La rupture conventionnelle donne la possibilité à des salariés et des employeurs de se quitter en bons termes. Mme la députée craint qu’une remise en cause de ce dispositif n’entraîne une dégradation des conditions de travail dans nombre d’entreprises. D’un côté, les employeurs souhaitant se séparer d’un salarié vont être à l’affût du moindre faux pas ou de la moindre faute de celui-ci, pour le licencier. De l’autre, les salariés rencontrant des difficultés dans leur travail ou ne s’y épanouissant plus se verront contraints d’y rester, à défaut d’avoir trouvé un autre emploi par ailleurs. Si l’option de la rupture conventionnelle n’est plus disponible, certains salariés pourraient envisager l’arrêt maladie comme une alternative pour échapper à une situation de travail qu’ils jugent devenue inconfortable. Or les arrêts maladie ne sont pas destinés à résoudre des problèmes de relations de travail ou de mal-être au travail. La rupture conventionnelle a été créée pour faciliter une séparation en douceur entre l’employeur et le salarié, tout en évitant les conflits et contentieux souvent associés aux licenciements et démissions ainsi que les abus potentiels du système de santé. Elle doit être maintenue dans son principe car elle symbolise le fait que, ce que les parties ont librement formé, elles peuvent également le défaire de manière consensuelle. Elle l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement concernant l’avenir de la rupture conventionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5346</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Remboursement partiel de la réduction des charges patronales (départ salarié)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        755. — 8 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de départ d’un salarié d’une entreprise. Les employeurs bénéficient d’une réduction de leurs charges patronales pour leurs salariés dont la rémunération inférieure à 2 827,07 euros brut. Si, en cours d’année, une prime est versée à ces salariés, une partie de la réduction doit être, légitimement, remboursée. En revanche, lorsque l’un de ces salariés quitte une société (démission, rupture conventionnelle) et qu’il fait le choix de solder ses jours de congés, une partie de la réduction des charges doit aussi être remboursée. De nombreux chefs d’entreprise considèrent qu’un remboursement partiel de la réduction de leurs charges patronales n’est pas juste, notamment en raison de la difficulté de retrouver un salarié. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures pourraient être prises afin que ce remboursement partiel ne soit pas demandé dans ce cas de figure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5346</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Teleperformance, leader de la maltraitance sociale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        757. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la maltraitance subie par les salariés de l’entreprise Teleperformance, victimes d’un dumping social sciemment organisé par un de ses dirigeants et menacés par un plan social déguisé. En décembre 2023, dans une question orale sans débat adressée au ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion, M. le député dénonçait le soutien apporté par l’État à l’entreprise Teleperformance, en dépit de cette maltraitance connue et reconnue. En effet, malgré les 340 interventions de l’inspection du travail depuis 2016, 60 contrôles sur place visant au respect de la réglementation du travail, 150 lettres d’observation, une douzaine de rapports et huit mises en demeure envers Teleperformance, le Gouvernement continuait de confier à l’entreprise la gestion de ses nombreux numéros verts. Pour rappel, la multinationale avait fait l’objet en 2020 d’une plainte internationale devant l’OCDE, dénonçant les conditions de travail inhumaines dans 10 pays, dont la France. Un rapport de plus de 20 pages relatait les maltraitances dont sont victimes les salariés, contraints de dormir sur leur lieu de travail pendant la crise sanitaire, menacés de ne pas être payés, forcés de demander à leur supérieur l’autorisation de se rendre aux toilettes ou encore licenciés pour faute grave à cause de quelques minutes de retard. Aujourd’hui, six mois plus tard, force est de constater que rien n’a été mis en place par le ministère du travail pour faire respecter le droit du travail. Pire encore, la situation s’est aggravée puisque l’entreprise fait l’objet de deux nouvelles mises en demeure de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités pour ses sites de Blagnac et du Mans, exigeant la mise en oeuvre de mesures de prévention des risques psychosociaux. Avec le rachat en avril 2023 pour trois milliards d’euros de son principal concurrent Majorel - leader du marché des relations client qui emploie 82 000 personnes dans 44 pays - Teleperformance a entrepris un véritable plan social déguisé. En effet, dans le but d’augmenter ses profits, la direction de l’entreprise transfère progressivement son activité vers Majorel considérée comme étant plus rentable, mettant en danger des centaines d’emplois à Teleperformance. Alors que les deux entités ont fusionné dans tous les pays étrangers où le groupe est implanté, Majorel et Teleperformance se partagent en France un seul et même marché. Toutes deux ont donc les mêmes clients, qui accordent le plus souvent leurs contrats vers l’entreprise la moins chère - en l’occurrence Majorel, puisque les salariés ne bénéficient ni de titres-restaurants, ni d’une couverture partielle des carences maladie, ni d’un planning prévisionnel d’activité, ni d’une cybersécurité acceptable, en témoigne le vol des données personnelles de 10 millions de personnes dans le cadre du contrat de prestation avec Pôle emploi. Ainsi, plusieurs groupes ont déjà renoncé à leurs partenariats avec Teleperformance au profit de Majorel, notamment EDF ou Véolia. Les salariés du même groupe sont donc mis en concurrence, créant un inquiétant phénomène de dumping social. Aujourd’hui, malgré toutes ces alertes, l’État continue de couvrir cette entreprise qui ne respecte aucune règle. Ne pas agir relève à ce niveau d’une complaisance vis-à-vis du PDG de Teleperformance, proche de plusieurs réseaux politiques, en témoigne la présence au conseil d’administration d’un ancien sénateur, également président du conseil de surveillance de l’entreprise. Aussi M. le député demande-t-il à Mme la ministre comment elle compte préserver cet outil productif de pointe qu’est Teleperformance, multinationale de très haut niveau sabotée de l’intérieur. Comment fera-t-elle respecter le code du travail et les droits des salariés ? Comment renégociera-t-elle les partenariats et prestations publiques à cette fin ? Une montée de l’État au capital est-elle envisagée, pour s’assurer de l’intégrité de l’entreprise en voie de démantèlement entre différents pays d’Europe ? Finalement, il lui demande si, à Teleperformance comme ailleurs, elle a l’intention d’interdire l’usage des logiciels espions TP Observer et TP Interact et tout autre logiciel similaire afin de protéger l’intégrité, la santé mentale et les données personnels de tous les travailleurs exerçant en télétravail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5347</pageJO><datePublication>2024-10-08</datePublication><noPublication>20240026</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Points de retraite minorés des auto-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        758. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la gestion des pensions des auto-entrepreneurs par des caisses de retraite privées. Le 23 janvier 2020, la Cour de cassation a condamné la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (CIPAV) à rectifier les points de retraite des auto-entrepreneurs. La CIPAV est un organisme de droit privé sous la tutelle de l’État car exerçant une mission de service public. Il s’agit en effet de la caisse de retraite principale des professionnels libéraux. Certaines professions sont obligatoirement affiliées à cette caisse - c’est le cas par exemple des architectes, des psychologues ou des traducteurs. Or la CIPAV a retenu comme référence de calcul des pensions la « cotisation réduite » plutôt que d’appliquer une grille définie à partir du niveau de revenu. Cela signifie que peu importe son chiffre d’affaires, un auto-entrepreneur se voit attribuer le même nombre de points de retraite complémentaire. Dans un jugement de 2018, la cour d’appel de Versailles précise que ce choix est fait « pour pallier l’absence de compensation par l’État à hauteur des sommes qui seraient normalement dues aux auto-entrepreneurs à jouir de leurs cotisations sociales ». Cela entraîne des situations où les auto-entrepreneurs voient leurs droits de retraite minorés jusqu’à près d’un tiers dans certains cas. De plus, de nombreux professionnels remarquent un manque de transparence sur ce calcul. Deux rapports successifs de la Cour des comptes, en 2012 et 2017, avaient déjà pointé les nombreux problèmes de traitement des dossiers par cet organisme. En sachant qu’il est souvent difficile pour les professions libérales d’obtenir une retraite à taux plein, il est indispensable de corriger cette situation anxiogène et délétère. Ainsi, elle souhaiterait solliciter un meilleur encadrement des caisses de retraite privées par l’État, notamment de la CIPAV, et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>