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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-10-15" NumJO="20240027" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5370</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Frais des cabinets ministériels et des déplacements des ministres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        951. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le Premier ministre sur la nécessité de garantir une transparence totale concernant les dépenses publiques dans un contexte économique difficile. Il souhaite obtenir un chiffrage détaillé des dépenses engagées, par ministère, au titre des frais de fonctionnement des cabinets ministériels ainsi que des frais de déplacement des membres du Gouvernement. Il demande la communication de ces informations dans les délais établis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5370</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Agriculture - Lutte contre les retards de versement des aides publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        764. — 15 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les retards récurrents dans le versement des aides publiques, qu’il s’agisse des primes PAC ou des mesures agroenvironnementales. Il est inacceptable que ces retards aggravent encore davantage la situation financière des agriculteurs, déjà en grande difficulté. M. le député propose donc l’application de pénalités de retard sur le versement des aides, selon un taux légal de référence, afin de garantir un respect strict des calendriers de paiement. Il souhaiterait connaître les actions immédiates du Gouvernement pour corriger cette situation devenue insupportable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5370</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Agriculture - Moratoire de cotisations sociales MSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        765. — 15 octobre 2024. — M. François Jolivet alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation particulièrement alarmante des agriculteurs de l’Indre. L’année 2024 a été une année noire pour l’agriculture dans le département. Les conséquences du changement climatique ont frappé durement les exploitations, notamment dans le secteur céréalier, où les rendements ont été insuffisants et les taux de protéines très bas, aggravés par des prix mondiaux en chute libre. Les éleveurs ne sont pas épargnés, car la qualité du fourrage laisse à désirer, ce qui affectera la lactation des animaux ainsi que les taux de fécondité pendant les trois prochaines années. Ces difficultés pèsent lourdement sur la trésorerie des exploitations, déjà fragilisée. Afin de soutenir les agriculteurs, M. le député plaide pour la mise en place d’un moratoire sur les cotisations sociales (MSA), particulièrement en raison du décalage entre les revenus de 2023, qui étaient supérieurs à ceux de 2024. Il est primordial d’alléger cette double peine qui asphyxie financièrement les exploitations agricoles. Il lui demande quelles sont les actions envisagées en ce sens par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5370</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Assiette des cotisations sociales d’un agriculteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        766. — 15 octobre 2024. — Mme Stella Dupont interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences de la perception d’indemnités d’assurance sur le calcul des cotisations sociales. Lorsqu’un agriculteur est victime d’un sinistre sur un bâtiment de son exploitation et sur le contenu de ce bâtiment, il perçoit des indemnités d’assurance. Si les indemnités perçues excèdent la valeur nette comptable de l’élément d’actif touché par le sinistre, ces indemnités sont assimilées à des plus-values de cession. Ces indemnités viennent gonfler de façon artificielle le revenu professionnel de l’exploitant. L’article 39 quaterdecies du code général des impôts prévoit l’étalement, sur le plan fiscal, des plus-values à court terme afférente à des biens amortissables, réalisée à la suite de la perception d’indemnités d’assurances. L’article L. 731-15 du code rural et de la pêche maritime définit l’assiette des cotisations sociales. Cette assiette peut être constituée de la moyenne des revenus se rapportant aux trois années antérieures à celle au titre de laquelle les cotisations sont dues. Il précise par ailleurs que ces revenus s’entendent des revenus nets professionnels retenus pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Toutefois, l’article précise : « il n’est pas tenu compte des reports déficitaires, des plus-values et moins-values professionnelles à long terme, des modalités d’assiette qui résultent d’une option du contribuable ». Elle lui demande si l’étalement des indemnités prévu sur le plan fiscal peut également être appliqué au niveau de l’assiette sociale et si une clarification juridique peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5371</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise viticole : mildiou et gel dans le Tarn</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        767. — 15 octobre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par la filière viticole dans le Tarn. En cette année 2024, l’épisode de gel et de grêle intense dans le Tarn a retardé les vendanges et détruit bon nombre de plants. Tous les ans, le mildiou affecte grandement les vignobles du Tarn, entraînant des pertes allant jusqu’à 100 % dans certaines parcelles. Le mildiou est une maladie fongique causée par des épisodes pluvieux associés à de fortes chaleurs. Malheureusement, les compensations financières liées à ces évènements climatiques ne sont pas à la hauteur de la gravité des enjeux. Les mécanismes d’indemnisation actuels pour la grêle se révèlent insuffisants et trop lents, ne permettant pas aux viticulteurs de faire face rapidement à ces crises. Quant aux pertes causées par le mildiou, elles ne sont pas couvertes par les contrats d’assurance multirisques climatiques. Pourtant, les dégâts et les épidémies des exploitations viticoles sont les sentinelles de l’évolution du changement climatique et permettent de mesurer pleinement l’impact de cette catastrophe. Dans un département comme le Tarn qui peut s’enorgueillir de l’image de marque « Vin de Gaillac » où la viticulture cumule plus de 350 entreprises viticoles, 110 caves particulières et près de 6 500 hectares cultivés, ces catastrophes naturelles mettent à mal l’ensemble de l’économie locale. C’est particulièrement le cas des petites exploitations qui sont souvent plus vulnérables et nécessitent un soutien financier particulier. Alors que les agriculteurs ont déjà annoncé un automne des contestations, le manque de soutien des pouvoirs publics risque d’empirer les mouvements de protestations, exacerbant une situation déjà tendue dans l’ensemble de la filière. En conséquence, Mme la députée demande à Mme la ministre de bien vouloir détailler les mesures qu’elle entend porter avec son ministère pour indemniser les viticulteurs victimes des effets de maladie comme le mildiou. En 2023, un amendement parlementaire, qui proposait d’octroyer 20 millions d’euros supplémentaires aux viticulteurs victimes du mildiou dans le projet de loi de finances 2024, avait été voté à l’Assemblée nationale. En conséquence, Mme la députée demande à Mme la ministre de préciser si elle entend soutenir cet amendement dans l’hypothèse où il serait redéposé. Elle lui demande également d’agir en faveur de la reconnaissance des maladies fongiques comme conséquences du changement climatique et de spécifier quelles actions seront prises par son ministère pour favoriser la transition écologique de la viticulture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5371</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Culture de la spiruline et normes européennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        768. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle D’Intorni attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la culture de la spiruline et les régimes d’équivalences du label bio AB européen pour des spirulines produites hors d’Europe. La spiruline est un aliment ancestral produit à base de cyanobactéries, des bactéries photosynthétiques microscopiques qui se développent dans des lacs d’eau douce. Ce n’est ni une plante, ni une algue. Depuis des siècles, cet aliment est consommé en galettes, notamment par les Aztèques ou les Kanembous, peuple vivant au bord du lac Tchad. Au XXe siècle, la spiruline a été redécouverte en tant que complément alimentaire en raison de ses très riches apports nutritionnels et depuis 1999, des producteurs la cultivent en France dans des fermes aquacoles. La spiruline a été classifiée à tort comme une algue marine par la règlementation européenne ce qui rend l’obtention de la certification produits biologiques AB particulièrement difficile. En effet, cette règlementation permet seulement l’utilisation d’engrais azoté d’origine minérale naturelle (non disponible aujourd’hui de façon écologique) ou d’origine végétale (non directement assimilable par la spiruline, moins riche en azote et de provenance aujourd’hui non écologique). Au contraire, pour les autres filières agricoles ,les intrants d’origine animale sont bien souvent également admis. La règlementation européenne définit, des règles de production précises, empêchant l’utilisation des engrais produits à partir de matières organiques animales, bien que ce soit pour la spiruline la principale source de nutriments en milieu naturel. La spiruline importée avec un label bio non européen bénéficie grâce au régime d’équivalence du label bio européen alors qu’elle ne répond pas aux mêmes exigences. Les produits importés sont souvent de bien moindre qualité et la réalité de l’équivalence en matière de normes et de contrôle parfois douteuse. Les consommateurs sont donc trompés et les producteurs français lésés. Dans cette perspective, elle lui demande quelles sont les actions entreprises par le Gouvernement pour garantir que le régime d’équivalence du label bio européen ne soit pas détourné au détriment des producteurs français et quelles initiatives ont été engagées pour faire amender la règlementation européenne afin de permettre l’utilisation d’engrais azoté d’origine animale dans la culture de la spiruline biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5372</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dangers des fleurs et plantes importées pour les fleuristes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        769. — 15 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les risques pour la santé des professionnels de la filière florale et horticole ainsi que sur la concurrence déloyale que subissent les producteurs européens du fait de l’importation de fleurs et plantes traitées avec des produits phytosanitaires interdits dans l’Union européenne. En effet, environ 85 % des fleurs coupées vendues en France sont importées, souvent de pays où les normes d’utilisation des pesticides sont moins strictes, voire inexistantes. De nombreuses études, dont une récente enquête belge, ont démontré la présence de résidus de pesticides interdits en Europe, tant sur les fleurs importées que dans l’organisme des professionnels qui les manipulent, avec des risques avérés pour leur santé. En mars 2022, la Commission européenne avait consulté les États membres sur des mesures permettant de réduire l’exposition des professionnels manipulant les fleurs coupées, telles que des recommandations de port d’équipements de protection individuelle. En 2024, le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) reconnaissait le lien de causalité entre la pathologie d’une enfant d’une fleuriste victime d’une leucémie et la profession de sa mère exposée aux pesticides pendant la période prénatale. Face à cette situation préoccupante, il lui demande quelles mesures réglementaires le ministère entend prendre pour protéger les professionnels et les consommateurs. Il souhaite savoir si la France envisage d’imposer un étiquetage indiquant l’exposition aux pesticides interdits sur les fleurs coupées et les plantes importées. Il souhaite également connaître les mesures pouvant être prises pour valoriser le label « fleurs de France ». Par ailleurs, il l’interroge sur les actions qu’elle compte mener auprès de la Commission européenne pour renforcer la réglementation, notamment en matière de traçabilité et d’interdiction des importations de végétaux traités avec des substances interdites dans l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5372</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dégats importants de gibiers sur les parcelles agricoles dans l’Aisne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        770. — 15 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dégâts de gibiers sur les parcelles agricoles. En effet, depuis plusieurs années, M. le député est interpellé par bon nombre d’agriculteurs concernés par des dégâts de gibiers sur des parcelles agricoles situées sur la circonscription, qu’il représente à l’Assemblée nationale. Des dégâts particulièrement importants sont ainsi constatés couramment et M. le député a pu à plusieurs reprises s’en rendre compte, cela encore récemment. Cette situation met clairement en danger les revenus des agriculteurs et maraîchers qui dépendent de la bonne tenue de leur récolte. Les agriculteurs sont déjà à la merci des conditions climatiques parfois difficiles comme en 2024. Cependant, sans compter les conditions climatiques, pour récolter, il ne faut pas qu’il y ait aussi des destructions de gibiers qui peuvent être évitées ou atténuées. Or bien que les chasseurs fassent ce qu’ils peuvent pour réduire la nuisance, cela ne suffit pas, compte tenu de la prolifération notamment exponentielle de sangliers et de chevreuils, très friands des cultures agricoles. C’est une véritable calamité. À la fois nationale, mais aussi pour le département de l’Aisne ; les témoignages se multiplient. M. le député rappelle que la souveraineté alimentaire nationale dépend essentiellement de la production des agriculteurs français. Ils y passent du temps, cela leur coûte du temps et de l’argent : sur le plan de la consommation des énergies fossiles, par exemple, un tracteur consomme environ 18 litres de gasoil par hectare. Aucune profession ne tolérerait de voir son travail saccagé après tant d’efforts. Le travail de la terre est parmi les plus difficiles. Seul celui qui ne l’a jamais pratiqué ne peut pas le savoir. Enfin, les indemnisations potentiellement versées par la fédération des chasseurs, bien qu’elles existent, sont loin de compenser les efforts, le temps passé ainsi que leur désarroi. En conséquence, M. le député souhaiterait connaître les dispositions prises pour renforcer et lutter contre cette calamité, sur le plan départemental et national. Dans le cas contraire, il souhaiterait connaître les intentions de l’État en la matière, pour si ce n’est y mettre un terme, au moins la réduire par tous les moyens autorisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5373</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Distorsion de concurrence relative aux traitements agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        771. — 15 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la disparité de traitement entre l’Union européenne et la France en matière de traitements agricoles contre certains insectes ravageurs. L’Autorité européenne de santé des aliments a rendu le 15 mai 2024 un avis sur l’acétamipride, produit interdit en France mais autorisé dans les autres pays de l’Union européenne. Ce produit permet de lutter contre les attaques de certains insectes ravageurs. Quoiqu’elle ait abaissé les seuils de la limite maximale de résidus pour plusieurs produits agricoles, cette autorité a maintenu l’autorisation de l’acétamipride à l’échelle européenne. Mme la députée alerte Mme la ministre sur la distorsion de concurrence engendrée par cette situation et lui demande quelles solutions elle entend mettre en œuvre pour y remédier. Elle lui demande par ailleurs si les produits étrangers comportant des résidus de ce produit sont autorisés à l’importation en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5373</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Importations de sucre en provenance d’Ukraine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        773. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les importations de sucre en provenance d’Ukraine. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) Champagne Bourgogne alerte sur les conséquences de la guerre en Ukraine sur la filière betteravière. En effet, le taux d’importations de betterave en provenance d’Ukraine est passé de 20 000 tonnes à 400 000 tonnes en 2022-2023 puis jusqu’à 700 000 tonnes en 2023, faisant ainsi baisser de 30 % les cours du sucre au sein de l’Union européenne. Cette chute des prix impacte directement les betteraviers français. L’Union européenne, en plus de ne pas protéger la filière française de la betterave, autorise l’importation de betteraves ne respectant pas les normes imposées aux producteurs de betteraves français. En effet, 29 substances actives (fongicides, insecticides, herbicides) sont utilisables en Ukraine alors qu’elles sont interdites dans l’Union européenne. Le Parlement européen vient de décider de limiter le nombre d’importations de betteraves en provenance d’Ukraine (260 000 tonnes par an), mais seulement pour 2024-2025. M. le député souhaiterait savoir si Mme la ministre compte agir rapidement afin de protéger les producteurs de betterave dès 2024, après plus de deux ans d’inaction. Il souhaiterait également savoir si la France compte enfin imposer à l’Ukraine les mêmes standards de production qu’en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5373</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction de l’acétamipride
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        774. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’interdiction de l’acétamipride. En effet, la France interdit cette substance active insecticide, alors qu’elle est autorisée jusqu’en 2033 dans l’Union européenne, ce qui crée une distorsion de concurrence au détriment des producteurs français : cet insecticide est toujours utilisé en pulvérisation sur les feuilles dans d’autres pays européens, notamment l’Allemagne, concurrente directe de la France pour la production de sucre de betterave. Les filières françaises souffrent de cette interdiction, qui rend les cultures françaises très vulnérables aux insectes : selon les planteurs français, cet insecticide est le seul véritablement efficace contre le puceron vert, vecteur de la jaunisse de la betterave, qui a fait en 2020 des ravages dans les champs. Cette situation impacte les productions françaises et permet aux concurrents européens et mondiaux des producteurs français d’augmenter leurs exportations à destination de la France. Enfin, cette interdiction est d’autant plus surprenante que, selon le cabinet de l’ancienne ministre déléguée, le dernier avis de l’Agence sanitaire européenne (EFSA), publié le 15 mai 2024 « ne propose pas l’interdiction de cette substance active au niveau européen, tout en fixant des limites de résidus drastiques ». En effet, l’agence estime que des données supplémentaires sont nécessaires pour permettre « une évaluation appropriée des dangers et des risques », car elle ne peut statuer à ce stade sur l’innocuité de la substance active pour la santé humaine. En attendant, « compte tenu des incertitudes », elle préconise d’abaisser la quantité maximale de cette substance qu’un individu peut consommer quotidiennement sans risque appréciable pour la santé (potentiel effet nocif sur le système nerveux) : cette quantité doit passer de 0,025 à 0,005. Dans ces conditions, elle recommande d’abaisser les seuils d’utilisation de ce produit (LMR : limites maximales des résidus) pour 38 cultures, dont la betterave sucrière. Selon les organisations agricoles, les LMR existantes sont au niveau minimal depuis des années et respectent déjà les recommandations de l’EFSA pour de nombreuses productions, notamment les betteraves sucrières. Elle souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière et ce qu’il compte faire pour permettre aux producteurs français de ne plus subir les distorsions de concurrence résultant de l’interdiction française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5374</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Perte de la souveraineté alimentaire française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        775. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la perte de la souveraineté alimentaire française. En effet, un récent rapport sur la « compétitivité de la ferme France » de la commission des affaires économiques du Sénat, publié le 28 septembre 2023, souligne les échecs des politiques publiques menées ces dernières années sur la souveraineté alimentaire française. En effet, la France est passée du 2e rang au 5e rang des exportateurs mondiaux de produits agricoles et ce, en seulement 20 ans. À titre d’exemple, les exportations de farine de blé tendre sont passées de 2 millions de tonnes en 1995 à moins de 160 000 tonnes. De surcroît, la France importe 60 % des fruits et 40 % des légumes que les Français consomment. Les causes évoquées de ce déclassement agricole par les auteurs de ce rapport sont sans équivoque : les normes qui enlisent l’agriculture française, les surtranspositions agricoles au niveau européen avec notamment les interdictions plus massives de pesticides en France qu’au sein de l’Union européenne, ou encore l’ agribashing. La France, qui était pionnière dans ce domaine, se retrouve de plus en plus déclassée. Les effets sont directs et les plus modestes sont obligés de se nourrir de produits provenant de pays, où les normes sont bien moins exigeantes et donc souvent de moins bonne qualité. Il est primordial de redynamiser et de sauvegarder ce secteur tant essentiel à la souveraineté alimentaire, afin de protéger l’économie du pays et le pouvoir d’achat des Français avec des produits de qualité provenant du sol français. M. le député souhaiterait connaître les mesures d’urgence que compte prendre Mme la ministre afin de préserver ce secteur et de protéger les agriculteurs. Il souhaiterait également savoir si elle compte alléger les normes qui pèsent sur l’agriculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5374</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation alarmante des agriculteurs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        777. — 15 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les préoccupations grandissantes et l’état de détresse du monde agricole en France. Depuis le début de l’année 2024, les agriculteurs français font entendre leur mécontentement face à des revenus qui stagnent ou diminuent, à des réglementations de plus en plus contraignantes et incohérentes, ainsi qu’à une concurrence jugée inéquitable. L’interruption des débats parlementaires en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024 a suspendu l’examen du projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Ce report suscite des interrogations et des frustrations parmi les agriculteurs quant à leur avenir. Face à l’aggravation des épisodes climatiques extrêmes qui ravagent les récoltes, aux crises sanitaires mettant en péril les cheptels ovins et bovins dans de nombreuses régions, ainsi qu’à des normes administratives toujours plus contraignantes, les agriculteurs doivent également faire face à des accords commerciaux déloyaux, à une perte continue de pouvoir d’achat et à une détérioration des conditions de retraite. Mme la députée estime que les mesures à prendre en urgence sont de garantir une juste rémunération des agriculteurs en parachevant les lois « EGalim 1 et 2 » et en étendant ce dispositif au niveau européen. Elle appelle également à une simplification des normes et à un soutien quotidien pour alléger les contraintes administratives souvent incohérentes, qui pèsent sur les exploitations. Enfin, en raison des crises sanitaires à répétition que connaissent les élevages ovins, bovins et caprins, elle propose de rendre plus accessible et plus rapide la vaccination. Elle l’interroge donc pour connaître le calendrier des orientations que le Gouvernement compte prendre afin de répondre aux demandes et aux vives inquiétudes des agriculteurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5374</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Tébuconazole dans la culture de l’ail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        778. — 15 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation de la tébuconazole, une matière active utilisée dans la culture de l’ail. En effet, les producteurs d’ail dans le département du Tarn-et-Garonne font face à la maladie de la rouille qui ne peut être traitée qu’avec la tébuconazole. Cette dernière, interdite en France, est utilisée en Espagne sur de l’ail importé ensuite dans le pays. Le Gouvernement ne saurait laisser les agriculteurs français face à une concurrence déloyale. Elle lui demande donc d’être cohérent sur l’utilisation de cette matière active en autorisant les producteurs français à l’utiliser très rapidement et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5375</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des dénominations propres aux denrées alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        779. — 15 octobre 2024. — M. Corentin Le Fur alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation fallacieuse, par les industriels spécialisés dans la production de produits à base de protéines végétales, de dénominations animales pour décrire, promouvoir ou commercialiser leurs produits. En application des dispositions de la loi n° 2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires : « Les dénominations utilisées pour désigner des denrées alimentaires d’origine animale ne peuvent être utilisées pour décrire, commercialiser ou promouvoir des denrées alimentaires comportant des protéines végétales ». Ces dispositions, codifiées à l’article L. 412-10 du code de la consommation, ont fait l’objet des décrets d’application n° 2022-947 du 29 juin 2022 relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales et n° 2024-144 du 26 février 2024 relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales. Le vendredi 4 octobre 2024, saisie par le Conseil d’État à la suite d’un recours déposé par une association de défense des industriels des protéines végétales, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les alternatives végétales à la viande pouvaient être qualifiées de « steak », « jambon » ou « saucisse ». Elle a enjoint le Conseil d’État de rendre une décision définitive sur l’utilisation de ces termes. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été votée par les représentants du peuple, puis promulguée. Malgré cela, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les pays de l’Union européenne ne peuvent interdire aux entreprises qui fabriquent des substituts de viande à base de plantes de les appeler « steaks », « jambon » ou « saucisse ». C’est un arrêt qui est extrêmement mal vécu par les agriculteurs et les professionnels de l’industrie agro-alimentaire. Il n’est acceptable ni pour les éleveurs, qui subissent une concurrence insidieuse, ni pour les consommateurs, qui sont privés d’accès à une information claire lorsque des produits à base de protéines végétales sont présentés sous une appellation propre aux denrées d’origine animale. C’est pourquoi il lui demande quels leviers le Gouvernement entend actionner afin de faire appliquer la loi votée il y a plus de quatre ans maintenant et s’il envisage, en parallèle, d’agir au niveau européen pour protéger les dénominations et ainsi assurer la promotion de la gastronomie européenne à l’international.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5375</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Accès données chiffrées I-CAD en lien avec les abandons de chiens et chats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        785. — 15 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence de données chiffrées liées aux abandons de chiens et de chats. Chaque année, la France détient le record d’abandons en Europe avec 100 000 chiens et chats recueillis dans les refuges. Toutefois, les associations de protection animale ont de grandes difficultés à réellement quantifier le nombre d’animaux abandonnés et principalement les causes liées à ce rejet. Le chiffre avancé annuellement ne reflète aucunement la réalité. Afin d’étayer les causes précises de l’abandon et pour lutter efficacement contre ce phénomène, il est impérieux que les associations puissent bénéficier de chiffres et de données précises. L’accès aux données enregistrées par l’I-CAD, comme les entrées et sorties de refuges et de fourrières, leur permettrait d’identifier le nombre d’animaux réellement abandonnés, placés et adoptés. De plus, l’accès à des données comme la race ou l’âge de l’animal, permettrait également de comprendre les causes réelles de l’abandon afin d’endiguer ce phénomène. En 2022, suite à une sollicitation du magazine 30 millions d’amis, l’I-CAD avait communiqué que 330 855 animaux étaient concernés. Ce chiffre est bien plus élevé que les 100 000 abandons annoncés annuellement. Aussi, elle souhaiterait savoir si le ministère entend donner l’accès à ces données chiffrées aux associations de protection des animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5375</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Délais d’indemnisation des troupeaux victimes d’attaques de loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        787. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les attaques de troupeaux de moutons par le loup en Haute Marne. Si le plan national d’action 2024-2029 a pour objet de renforcer la coexistence du loup et des activités d’élevage, les éleveurs qui ont saisi Mme la députée se plaignent de longs délais d’indemnisation, entre le jour où l’éleveur déclare l’attaque à l’administration (Office français de la biodiversité) et le jour où il est indemnisé (jusqu’à 6 mois selon un représentant de la profession). Elle lui demande donc ce qu’elle compte faire pour raccourcir les délais d’indemnisation et permettre aux éleveurs d’obtenir un paiement plus rapide.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5376</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Invasion et lutte contre la cochenille-tortue du pin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        789. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’invasion de la cochenille-tortue qui attaque et détruit les pins parasols. Depuis plusieurs années, cet insecte originaire du continent américain envahit le sud de la France et particulièrement le Var, où il a été détecté pour la première fois en 2021. Sa prolifération inquiète de nombreux particuliers et collectivités territoriales, notamment dans le golfe de Saint-Tropez, car la cochenille s’attaque particulièrement aux pins parasols, très présents dans la région. Elle favorise en effet l’apparition d’un champignon noir qui asphyxie l’arbre et empêche la photosynthèse des aiguilles. De nombreux pins sont en train de dépérir, faisant craindre une remise en cause de ce patrimoine biologique et visuel de la côte méditerranéenne. Si aucune mesure n’est prise, les arbres peuvent mourir en une dizaine d’années. 10 à 15 % des arbres du golfe seraient concernés. Un arrêté ministériel paru en mars 2022 précise les mesures visant à « éviter l’introduction et la propagation de Toumeyella parvicornis sur le territoire national ». Dans un certain nombre de communes sensibles, des mesures obligatoires touchant les professionnels (pépiniéristes, paysagistes, jardineries…) et concernant la plantation des espèces sensibles de pins, la détection des foyers de contamination, l’élagage ou l’abattage des pins contaminés, ont été prises. Mais cela ne règle pas le problème de fond, qui est celui de la prévention de l’existant et du traitement. Face à ce fléau, différents remèdes ont été tentés par les collectivités, les professionnels et les particuliers. Il s’avère que les procédés les plus naturels (coccinelles ou à base d’huiles essentielles) n’ont guère fait la preuve de leur efficacité. L’injection d’un produit, le Revive II, s’est montrée plus efficace, mais ce produit n’est utilisable que par dérogation, durant des périodes définies par arrêté, ce qui ne permet pas forcément, au regard du faible nombre de professionnels habilités et du fait que de nombreux pins sont situés au sein de résidences secondaires, d’être pleinement synchronisés avec les périodes de ponte des larves. L’exemple italien illustre qu’un autre produit, le Vertimec, est beaucoup plus efficace contre la cochenille-tortue. Il n’a cependant pas encore obtenu l’autorisation de mise sur le marché. L’épidémie n’étant de fait absolument pas sous contrôle, menaçant de nombreux arbres et risquant de s’étendre au fil du temps, il souhaite savoir si la dérogation pour le Revive II peut être établie de façon permanente pour un laps de temps à définir au regard de l’évolution du fléau ; quand le Vertimec pourra obtenir une autorisation de mise sur le marché ; et s’il est prévu, une fois un remède fiable autorisé, une meilleure coordination nationale, avec obligation de traitement et possibilité locale d’un prix d’intervention modéré, comme cela fut le cas pour le charançon rouge du palmier et qui semble nécessaire pour éradiquer la cochenille-tortue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5376</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre l’abandon d’animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        790. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’abandon croissant des animaux, la transparence autour de ce phénomène et les mesures qui pourraient pallier ce fléau. Chaque année en France, des associations de protection animale estiment à environ 100 000 le nombre de chiens et de chats abandonnés. Cependant, ce chiffre, inchangé depuis plusieurs années, ne repose sur aucune donnée actualisée ou vérifiable. L’organisme I-CAD, chargé de l’identification des animaux domestiques, est capable de fournir des données précises sur le nombre d’animaux identifiés et transférés à des associations ou refuges. En 2022, plus de 330 855 animaux ont ainsi été recensés comme ayant été pris en charge par ces structures. Il serait donc pertinent de demander à I-CAD de transmettre chaque année le nombre d’animaux identifiés et abandonnés, afin de disposer de statistiques précises. Ces données permettraient de mieux comprendre l’ampleur du phénomène et de mettre en place des mesures adaptées pour lutter efficacement contre l’abandon des animaux. Dans cette optique, plusieurs propositions pourraient être envisagées, notamment : une campagne massive de stérilisation des chiens et des chats ; l’annulation de la TVA sur les actes chirurgicaux et l’identification des animaux pour inciter les propriétaires à y recourir ; l’instauration d’un crédit d’impôt pour encourager la stérilisation et l’identification des animaux. Ces mesures contribueraient à maîtriser la population animale, réduire la souffrance animale, limiter le nombre d’animaux errants, ainsi que les euthanasies. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des actions concrètes pour obtenir ces données précises sur les abandons et soutenir les mesures proposées afin de lutter contre ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5377</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prédation lupine en Petite Montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        792. — 15 octobre 2024. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les attaques du loup de plus en plus fréquentes dans le Jura, notamment au sein de la Petite Montagne. En effet, la liste des prédations est impressionnante, de plus en plus inquiétante et la pression sur les éleveurs est omniprésente. L’Union européenne s’est prononcée, le 25 septembre 2024, favorablement à une baisse du niveau de protection du loup, qui devrait passer de protection stricte à protection simple et M. le Premier ministre envisage une augmentation de la capacité de prélèvement. Dans ce cadre et suite à la réalisation d’une étude de vulnérabilité des cheptels bovins réalisée par la chambre d’agriculture du Jura, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement face à cette recrudescence d’attaques et notamment la mise en place de l’expérimentation de tirs territorialisés dans le Jura, comme c’est le cas dans le département du Doubs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5377</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection et accueil des chats errants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        793. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dispositifs de protection et d’accueil des chats errants. Il fait part de sa préoccupation sur les faibles moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour aider les associations qui recueillent des chats errants. En effet, les places dont disposent les associations pour prendre en charge ces animaux sont très limitées tout comme leurs moyens financiers qui sont restreints. Face à la recrudescence des abandons en France, ces organisations s’investissent fortement, entre elles, pour recevoir le plus d’animaux possibles afin de leur prodiguer des soins, les stériliser, puis les proposer à l’adoption. D’après les acteurs de terrain, les espaces d’accueil sont saturés et les moyens financiers de plus en plus limités. La loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 apporte une première solution avec la création d’une dotation de prise en charge des chats errants dans les communes ou encore avec la mise en place d’un référent animal dans les commissariats. Il l’interroge pour avoir connaissance des modalités et de la date d’application de ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5377</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Régulation du grand cormoran
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        794. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nuisance du grand cormoran, oiseau aquatique piscivore dans les cours d’eau et étangs. La forte prolifération de cette espèce, loin d’être inoffensive, entraîne la fragilisation de l’équilibre des écosystèmes mais aussi de l’économie des étangs à vocation piscicole. Le cormoran est un oiseau particulièrement prédateur que l’on retrouve aux abords des points d’eau. Le département de l’Ain a la caractéristique de recenser plus de 1 200 cours d’eau et plans d’eau impactés par la nuisance du grand cormoran. Sa prolifération est excessive. Sa population a été multipliée par 10 en 30 ans ce qui a entraîné une forte baisse de la production de poissons dans les étangs à vocation piscicole. Une production divisée par 4 en 30 ans, passant de 12 000 à 3 000 tonnes par an, alors que la demande continue de croître. Avec les phénomènes de sécheresse que nous subissons depuis plusieurs années, seules quelques espèces continuent à exister tandis que d’autres s’amoindrissent fortement. Le système dérogatoire à la protection stricte, consistant à mener des opérations de destruction pour réduire sa prédation, ne semble pas aller assez loin pour sauver les espèces piscicoles des bassins. Aussi, il souhaite lui demander les mesures que le Gouvernement peut mettre en place pour assurer l’équilibre des écosystèmes au sein des cours d’eau et plans d’eau tout en protégeant les espèces.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5377</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Droit de préférence - parcelles de bois contiguës
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        816. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le droit de préférence prévu à l’article L. 331-8 du code forestier. Il lui demande s’il s’applique lorsqu’une ou plusieurs parcelles de bois inscrites au cadastre en nature de bois sont vendues à un acquéreur qui ne possède aucune parcelle de bois contiguë à ces parcelles dès lors qu’il acquiert dans le même acte un ou plusieurs biens bâtis ou non et non contigus aux parcelles de bois figurant dans cette vente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5378</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Inquiétant trafic de bois de chêne dans les forêts françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        818. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’inquiétant trafic de bois de chêne dans les forêts françaises révélé par une enquête de l’ONG Disclose. Depuis 2015 et la création par l’État d’un label « Transformation UE », les exploitants forestiers doivent transformer ou s’assurer de la transformation de leurs chênes en France, ou dans un pays membre de l’Union européenne, afin de bénéficier d’un accès prioritaire aux ventes de l’Office national des forêts. Malgré les réglementations, l’enquête révèle que des transactions illégales ont lieu par un détournement du système et un blanchiment du bois. Plusieurs centaines de milliers de m3 de chêne français partent par containeurs en Chine. En matière de contrôle, l’Association pour la promotion des emplois du chêne francais (APECF) rappelle que les entreprises labellisées sont, tous les ans, soumises à un contrôle de leurs documents comptables et qu’il y a en plus « 10 à 20 investigations complémentaires sur site tous les ans ». Ces procédures ne suffisent pas à décourager la fraude. Les agents de l’Office national des forêts (ONF) sont témoins de ces transactions et regrettent de manquer de moyens et de personnel pour lutter contre celles qui sont illégales. Il lui demande de donner à l’ONF les moyens et le personnel nécessaires pour contrôler les transactions, mais surtout de créer un cadre visant à lutter contre la concurrence déloyale étrangère, spécifiquement chinoise, afin d’éviter le pillage des forêts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5378</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Désarroi des éleveurs face à la fièvre catarrhale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        854. — 15 octobre 2024. — M. Alexandre Dufosset alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la dégradation de la situation des éleveurs français, notamment ceux de la 18e circonscription du Nord dont il est l’élu, face à l’extension de la fièvre catarrhale, maladie infectieuse qui touche les ruminants, ovins, caprins et bovins. Le département du Nord est en première ligne de cette nouvelle bataille sanitaire aux conséquences potentiellement désastreuses. En effet, le nouveau sérotype BTV3, qui sévit depuis plusieurs mois, est apparu aux Pays-Bas puis en Belgique, aux frontières mêmes du département. M. le député souligne que la menace était donc identifiée comme imminente, dans le temps et dans l’espace. Hélas, en raison d’une réglementation européenne, la vaccination préventive n’a pu avoir lieu, nouvelle illustration des angles morts de la bureaucratie bruxelloise et de ses effets délétères sur le quotidien des agriculteurs. M. le député s’inquiète des conséquences d’une telle crise. Les pertes financières sont déjà lourdes : augmentation de 50 % des dépenses en médicaments ; manque-à-gagner lié à la mort des bêtes ; effondrement des volumes de vente et des prix au marché aux bestiaux du Cateau-Cambrésis (pour les petits veaux et les broutards notamment) ; conditionnement drastique des ventes dans le reste de la France et à l’export ; etc. Certes, une amélioration de la situation sanitaire devrait intervenir l’hiver 2024, lorsque les basses températures empêcheront le moucheron vecteur de la maladie de proliférer. En attendant, il souhaite savoir quelles mesures elle compte prendre pour accompagner les éleveurs dans cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5378</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Inaction de l’État face à la fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        855. — 15 octobre 2024. — Mme Karen Erodi interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des paysans victimes de la fièvre catarrhale ovine (FCO), de l’influenza aviaire et de la maladie hémorragique épizootique. Ces maladies bactériennes ont causé des pertes significatives au sein des exploitations agricoles ovines. En France, plus de 10 % du cheptel ovin est déjà décédé du fait de cette maladie. Cette situation est particulièrement difficile pour bon nombre d’éleveurs qui souffrent également de pertes indirectes du fait de la baisse de la production de lait et des naissances impactant financièrement l’année suivante. Le Gouvernement a réagi de manière particulièrement tardive pour procurer des vaccins. Malgré des millions de doses de vaccins commandées par le prédécesseur de Mme la ministre, Marc Fesneau, les retards de vaccins se font très largement sentir sur le terrain. Ces retards sont d’abord liés à la privatisation des laboratoires, ce qui provoque un manque d’anticipation de la réponse et de la recherche vaccinale et du suivi médical général. En effet, les laboratoires privés répondent à des commandes de la part de l’État, tout en respectant leurs propres priorités commerciales, contraintes de production et impératifs financiers, en dépit de l’intérêt collectif. Mme la députée souhaite donc demander à Mme la ministre quelles actions seront mises en œuvre pour agir en faveur de la souveraineté sanitaire et lutter contre la privatisation des services de santé. Par ailleurs, cette situation de crise est d’autant plus renforcée par la désertification vétérinaire en ruralité qui limite le nombre de professionnels formés susceptibles d’administrer une dose de vaccin. Entre 2016 et 2020, le nombre de vétérinaires déclarant une activité animale de production a baissé de 18 %. Bien que nécessaire pour la crise actuelle, le recours à des médecins vétérinaires européens ne peut pas être une solution viable et durable. En conséquence, Mme la députée souhaite donc savoir quelles initiatives sont envisagées pour prévenir la propagation de ces maladies et renforcer la présence de personnel qualifié sur le terrain. Enfin, Mme la députée souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur les difficultés rencontrées par les éleveurs pour être indemnisées à hauteur des pertes financières directes et indirectes et bénéficier d’un accompagnement de la part des autorités. En dépit de l’annonce de Mme la ministre, la compensation financière ne saurait être à la hauteur des pertes réelles des éleveurs de la filière ovine. Dans le Tarn, de nombreux paysans se retrouvent sans soutien financier immédiat dans l’attente de recevoir leur indemnisation, aggravant ainsi leur précarité et les empêchant de réformer leurs cheptels. Elle lui demande donc à de lui préciser quelles seront les mesures concrètes prévues pour améliorer l’efficacité et la rapidité des indemnisations dans l’hypothèse de prochaine épidémies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5379</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des ruminants contre les culicoïdes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        856. — 15 octobre 2024. — Mme Catherine Rimbert appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la protection des ruminants contre les moucherons vecteurs de la fièvre catarrhale ovine. Le 3 octobre 2024, Mme la députée sollicitait par voie de courrier Mme la ministre sur la pénurie de vaccins Syvazul contre la FCO 8 et sur la généralisation de la vaccination contre la FCO 3. Partout en France, cette carence sanitaire laisse les éleveurs démunis face à ce fléau qui ne cesse de s’étendre, transmis par des moucherons piqueurs de type culicoïdes. Face à l’attente interminable des éleveurs ovins pour obtenir des doses de vaccins, il est indispensable qu’ils puissent prémunir leurs ruminants de ces nuisibles. En novembre 2023, le Groupement de défense sanitaire, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et la Société nationale des groupements techniques vétérinaires signalaient déjà un manque de mesures expérimentées pour diminuer les populations adultes de culicoïdes et le risque de transmission du virus. La pulvérisation d’antiparasitaires, qui représente une charge colossale de travail, n’est pas une solution durable pour les exploitants agricoles, ni un moyen de lutte collectif. Elle est en revanche coûteuse et son efficacité demeure soumise aux intempéries. La diminution des températures ne saurait augurer la fin de l’épidémie, le spectre favorable des culicoïdes débutant à 15 degrés Celsius. Elle lui demande en conséquence quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour permettre aux éleveurs de lutter contre la prolifération des culicoïdes dans leurs exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5379</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Non à la fermeture du lycée du Velet à Étang-sur-Arroux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        872. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le projet de fermeture du lycée du Velet. En Saône-et-Loire, le lycée forestier d’Étang-sur-Arroux est en effet menacé de fermeture dès la prochaine rentrée 2025. Aujourd’hui, élèves, familles, professeurs, élus locaux et les villageois eux-mêmes sont dans la tourmente d’un transfert et l’incertitude. Le choix de fermer le lycée aggravera les perspectives de formation de la jeunesse autunoise attachée à réussir un cursus diplômant dans un environnement « en pleine nature », cohérent avec leur futur cadre d’intervention en forêt. Dans un contexte de fracture territoriale croissante et face à une décision qui apparaît brutale, sans concertation, l’incompréhension est totale dans un lycée agricole dont la qualité de l’enseignement a d’ailleurs été saluée par le Président de la République. Avec les élus locaux dont le maire de la commune, M. le député interroge Mme la ministre sur le sens d’un tel transfert d’activité, notamment dans un possible établissement autunois qui nécessitera d’importants travaux d’aménagement qui paradoxalement ont été négligés jusqu’à présent à Étang-sur-Arroux. Ils s’étonnent du signal envoyé à la ruralité si Mme la ministre décidait définitivement avec ses services de fermer un lycée agricole dans un bourg de 1 700 habitants. Aussi, il aimerait connaître sa position dans ce dossier alors qu’il est plus que jamais nécessaire de ne pas compromettre le soutien à la ruralité et d’afficher le volontarisme de l’État aux côtés des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5380</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Bureau des entreprises dans les lycées agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        878. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place d’un « bureau des entreprises » dans les lycées professionnels. Depuis la rentrée scolaire 2023, le ministère de l’éducation nationale déploie au sein de ses lycées professionnels un bureau des entreprises. Ce dispositif est le point d’entrée privilégié dans les lycées professionnels pour les entreprises du bassin d’emploi. Il s’agit d’un réel appui aux enseignants et formateurs dans les interactions avec le monde professionnel, de la mise en place d’actions conjointes entre le lycée, le monde professionnel et les acteurs locaux, d’une ressource pour trouver et réussir des stages, périodes de formation en milieu professionnel et alternances de qualité et d’assurer le suivi des réussites de parcours professionnel et d’insertion de chaque personne formée dans l’établissement. À ce dispositif vient s’ajouter la gratification des stagiaires pendant leur période de formation en milieu professionnel, la mise en place des dossiers et du paiement nécessité également un travail supplémentaire. Ces décisions sont essentielles pour faire des lycées professionnels et agricoles des voies d’excellence, cependant, il faut donner aux chefs d’établissement les moyens des ambitions. Ainsi, il lui demande quels seront les moyens déployés pour assurer ces nouvelles missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5380</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Exonération de TFNB accordée aux propriétaires agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        915. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’exonération de taxe foncière sur le non bâti accordée aux propriétaires fonciers de parcelles rurales. Cette exonération, dont la disposition figure à l’article L. 411-24 du code rural et de la pêche maritime, permet en effet que dans le cas d’une indemnisation suite à des dommages subis (sécheresse, grêle), qui peut prendre la forme d’une exemption ou d’une réduction d’impôts fonciers, la somme ainsi dégagée par le propriétaire soit reversée au fermier, autrement dit à l’exploitant agricole. Cette mesure a notamment été utilisée à l’été 2022 ainsi qu’à l’été 2023, lors des épisodes de sécheresse qu’ont connus les agriculteurs, avec des températures plus élevées que la moyenne et un déficit de précipitations significatif. La mesure est appliquée, en fonction des négociations avec les chambres d’agriculture, aux territoires qui sont les plus touchés. Cette disposition s’applique dans le détail des parcelles cadastrées, en fonction de leur code cadastre et dont la liste est alors consultable en mairie. Cependant, ce niveau de détail complique considérablement l’application de cette disposition. Ainsi, le propriétaire foncier, souvent propriétaire de plusieurs parcelles, doit vérifier parcelle par parcelle s’il doit reverser le bénéfice de l’exonération de taxe foncière sur le non bâti à tel ou tel exploitant agricole. Comment Mme la ministre entend-elle simplifier cette mesure, afin que l’exploitant agricole puisse bénéficier des reversements dus à l’exonération de taxe foncière sur le non bâti plus rapidement et facilement ? Une plateforme recensant l’ensemble des parcelles et permettant une sélection en fonction de l’application du plan sécheresse par parcelle serait facilitatrice. Une telle plateforme est-elle en cours de création ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1010</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5380</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Formation BEPA/ BTA en alternance - prise en compte pour la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1010. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Yves Bony appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la retraite des agricultrices et agriculteurs. Selon la mutualité sociale agricole (MSA), il semblerait que la période de formation réalisée en alternance lors des formations agricoles (BEPA en alternance, BTA en alternance) pour les personnes ayant aujourd’hui entre 50 et 60 ans ne puisse pas être prise en compte dans le calcul des trimestres retraite. Contrairement à d’autres professions dont l’artisanat, les enfants d’agriculteurs pour ces générations, n’ont pas réalisé leurs formations sous contrat d’apprentissage mais sous le « régime » du nourri-logé-blanchi. (Les enfants d’agriculteurs réalisaient leurs formations en alternance entre maison familiale pour dispenser la formation de BEPA et BTA et l’exploitation familiale pour la partie apprentissage). Actuellement et au regard de la dernière réforme des retraites, cette période travaillée n’ouvre pas de droits aux trimestres retraites ni aux rachats de trimestres, puisqu’il n’y a pas eu de contrats d’apprentissage. Dans ces périodes, les enfants d’agriculteurs étaient souvent déclarés comme aide familiale sur l’exploitation de leurs parents. Cette période se déroulant en même temps qu’une période de scolarité, ne leur permet pas aujourd’hui d’ouvrir de droits aux trimestres retraites, ni aux rachats de trimestres. Selon la MSA, beaucoup d’enfants d’agriculteurs ayant réalisé des formations de BEPA et BTA en alternance, cherchent actuellement à reconstituer leur carrière, mais malheureusement celles-ci n’aboutissent pas favorablement les concernant. Il lui demande de lui indiquer la position du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1011</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5381</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pension agricole incomplète pour défaut de cotisation comme chef d’exploitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1011. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation que connaissent certains non-salariés agricoles (NSA) lorsqu’ils liquident leurs droits à la retraite mais qu’ils n’ont pas été en capacité de réunir l’ensemble des trimestres nécessaires à une carrière complète de chef d’exploitation, parce qu’un autre chef d’exploitation agricole était en place sur une partie de celle-ci. Mme la députée a pu rencontrer un agriculteur qui illustre cette situation : il a cotisé 18 années en tant qu’aidant familial, puisque son père était chef d’exploitation et que la surface ne permettait pas d’avoir deux chefs d’exploitation, puis a cotisé 25 années en tant que chef d’exploitation une fois son père parti à la retraite. La revalorisation de la retraite à 85 % du SMIC net n’est alors opérée qu’au prorata des années cotisées en tant que chef d’exploitation, ce qui représente un manque à gagner important, alors même qu’il aurait été matériellement impossible pour l’agriculteur de cotiser en tant que chef d’exploitation, même s’il l’avait souhaité. Selon les chiffres de la mutualité sociale agricole (MSA), le nombre de pensionnés NSA s’élève à 1 211 645 au 31 décembre 2021. Parmi ceux-ci, 567 206 ont le statut d’ancien chef d’exploitation agricole (46,8 %). La pension moyenne annualisée brute hors RCO de ces anciens chefs d’exploitation est de 6 381 euros (soit 532 euros mensuels). Cependant, parmi les anciens chefs d’exploitation agricole, seulement 227 154 ont cotisé plus de 150 trimestres (soit 40,0 %). Pour ceux-là, la pension moyenne annualisée brute hors RCO est de 9 453 euros (soit 787 euros mensuels). Il est difficile de savoir pour quelles raisons certains chefs d’exploitation ont cotisé moins longtemps que d’autres, mais l’impossibilité d’être chef d’exploitation dans une petite structure est une de ces raisons. L’exercice d’autres activités est cependant également une raison (92 % des bénéficiaires sont en effet polypensionnés). Dans ces conditions, elle souhaite connaître, d’une part, le nombre de retraités agricoles concernés par ces retraites incomplètes et subies et, d’autre part, les mesures envisageables pour corriger cette difficulté et qui pourraient notamment s’intégrer dans la refonte des retraites agricoles prévue afin qu’elles se fondent sur les vingt-cinq meilleures années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1042</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5381</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Application du taux réduit de TVA à la vente des chevaux vivants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1042. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place de la TVA agricole pour la filière équine. En effet, la loi de finances pour 2023 accorde à la filière équestre le rétablissement du taux de TVA de 5,5 %, mais uniquement pour les activités équestres et les opérations relatives à la reproduction. Il ne s’applique pas à la vente des chevaux vivants contrairement à ce que permet la directive (UE) 2022/542 du Conseil du 5 avril 2022, alors même que la France souhaitait cette modification. Cette transposition incomplète a entraîné, d’une part, une baisse d’activité en France et, d’autre part, une distorsion de concurrence au niveau européen. Face à l’inquiétude des professionnels du secteur, elle lui demande si elle envisage la mise en place d’une TVA agricole pour l’intégralité des secteurs de la filière équine, vente d’animaux vivants comprise. Dans le cas contraire, elle souhaiterait connaître les raisons de cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5381</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Élargissement de la liste des maladies radio-induites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        782. — 15 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des victimes civiles et militaires des essais nucléaires. Après plusieurs demandes auprès du ministère de la santé, l’Association des victimes des essais nucléaires (AVEN) s’inquiète et demande à ce qu’une réunion de suivi de la commission d’indemnisation des vétérans des essais nucléaires (CIVEN) soit programmée, comme le prévoit la loi « Morin ». L’AVEN souhaite saisir cette occasion pour discuter de l’opportunité d’élargir la liste des maladies radios-induites, sur le fondement des travaux de l’UNSCEAR (pharynx, pancréas, prostate) et de ceux de la communauté scientifique (maladies cardiovasculaires, thyroïde). En termes réglementaires, il s’agit de modifier la liste figurant au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014, modifiée par le décret n° 2019-520 du 27 mai 2019, relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Elle lui demande de se prononcer sur la prise en compte de ces pathologies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5382</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Recherches de dépouilles d’enfants de Harkis dans le camp de Rivesaltes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        783. — 15 octobre 2024. — Mme Michèle Martinez alerte M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’absence de lancement de fouilles sur les terrains du camp de Harkis de Rivesaltes, où plusieurs dizaines d’enfants seraient enterrés. De 1962 à 1964, le froid et la malnutrition auraient en effet occasionné de nombreuses morts infantiles dans ce camp. Malgré la longue attente des familles et un engagement du Gouvernement datant de 2023 à enfin lancer les fouilles, celles-ci n’ont pas démarré à ce jour. Le retard pris dans de ce dossier est une honte faite à la mémoire des victimes, alors que les Harkis ont déjà souffert de tant d’injustices. C’est un manquement élémentaire aux règles de la civilisation française selon lesquelles les morts ont droit à une sépulture décente. C’est enfin une faute vis-à-vis du nécessaire devoir de mémoire concernant une page sombre de l’histoire de France. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quand seront lancées les fouilles visant à rechercher les corps d’enfants décédés sur les terrains du camp de Rivesaltes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1005</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5382</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Revalorisation du point de pension militaire d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1005. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Runel attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation de la pension militaire, que la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) porte à l’attention de Mme la députée. Malgré son récent réajustement au 1er janvier 2024, le point de pension militaire d’invalidité (PMI) des pensions et allocations de reconnaissances attribuées aux anciens combattant est en décrochage par rapport aux évolutions des prix. En euros constants, le niveau du point PMI est en diminution depuis 2017. Une augmentation complémentaire de 7,5 % de ce point de pension militaire d’invalidité permettrait de rattraper le retard accumulé ces dernières années. Cette augmentation serait largement compensée par la disparition progressive des ayant droits due à l’âge. Ainsi, s’inquiétant de la situation des anciens combattants, elle lui demande de bien vouloir considérer cette demande et ainsi de pouvoir augmenter le point de PMI de 7,5 % dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5382</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Reconnaissance des épouses des harkis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        784. — 15 octobre 2024. — M. Anthony Brosse interroge M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur la reconnaissance des épouses des harkis. Soutiens de leurs maris dans les circonstances que chacun connaît, leur dévouement a permis à leur famille de traverser ce contexte particulièrement éprouvant, avant et après leur rapatriement. Les souffrances endurées par ces femmes, en partageant l’engagement de leurs époux, ont été considérables. Aussi, il souhaiterait savoir si une reconnaissance de leurs actes est envisagée, à l’instar de l’attribution d’une décoration, venant symboliquement acter leur rôle durant cette période de l’histoire du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5382</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Éventuelle suppression de la capsule représentative de droit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        772. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la lettre d’engagement signée le 26 février 2024 relative à la simplification des démarches administratives de la filière vin. La démarche de simplification est salutaire mais elle pose quelques questions en ce qui concerne l’engagement d’assouplir le dispositif de circulation des vins en droits acquittés, autrement dit l’éventuelle suppression de la capsule représentative de droit, la CRD. Et ce alors même qu’il n’y a pas de consensus de la filière sur ce sujet. La CRD est aujourd’hui facultative, remplaçable par un document d’accompagnement (DSA), lequel est lui-même dématérialisable depuis le 1er janvier 2023 et ne constitue donc nullement une charge administrative dans la mesure où seuls ceux ayant intérêt à l’utiliser le font. La CRD, bien que cela ne soit pas son objet, constitue un garde-fou contre les volumes excédentaires et la contrefaçon. La CRD est devenue, au-delà d’un instrument fiscal, un moyen de lutte contre la fraude. Elle permet au consommateur, a minima une levée de doutes lorsque le produit revêt l’ensemble des éléments conférant une apparence d’authenticité, au mieux une traçabilité des produits viticoles. De plus, la filière des capsuliers, qui ont pour activité de produire les coiffes revêtues des CRD, est innovante en matière de diminution du poids carbone, de recyclabilité et de digitalisation de leurs produits. Il s’agit de TPE et PME qui dynamisent l’emploi et l’innovation des territoires qu’il ne faut pas chercher à décourager. Il souhaite donc savoir quelle est l’ouverture de la réflexion quant à la l’assouplissement du dispositif de circulation des vins en droits acquittés et être rassuré sur le maintien de la CRD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5383</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Progression alarmante du marché illicite de tabac en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        829. — 15 octobre 2024. — M. Yoann Gillet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la progression alarmante du marché parallèle du tabac en France. Dans le préambule de la Convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac du 21 mai 2003, les États signataires, au premier rang desquels la France, reconnaissent qu’une action concertée est nécessaire pour éliminer toutes formes de commerce illicite des cigarettes et autres produits du tabac, y compris la contrebande, la fabrication illégale et la contrefaçon. Or selon le rapport KPMG 2023 sur la « Consommation de cigarettes illicites en Europe », la France détient le record de consommation de cigarettes illégales au sein de l’Union européenne. Plus précisément, en 2023, ce sont ainsi 16,8 milliards de cigarettes illicites (contrefaçon, contrebande et Illicit Whites ) qui ont été consommées en France. Ce chiffre, qui a doublé en quatre ans, est passé de 13,7 % en 2019 à 33,2 % en 2023, malgré les promesses des gouvernements successifs. D’après ce même rapport, la France représente à elle seule près de la moitié des volumes de cigarettes illicites consommés dans l’Union européenne, laissant loin derrière des pays comme la Grèce (3,5 milliards) ou l’Allemagne (1,6 milliard). M. le député attire l’attention de M. le ministre sur le fait que malgré le plan tabac 2023-2025 mis en œuvre par le précédent gouvernement, les résultats sont loin d’être satisfaisants. Les achats sur le marché parallèle, principalement alimentés par la contrebande et la contrefaçon, continuent de progresser à un rythme très inquiétant et pourraient bientôt représenter une cigarette sur deux consommée en France. Sur le plan fiscal, cette situation a un impact significatif pour l’État. En 2023, la contrefaçon et la contrebande de tabac ont coûté à l’État 7,26 milliards d’euros en recettes fiscales perdues. M. le député constate que ce phénomène s’explique par une conjonction de plusieurs facteurs. La hausse constante du prix du tabac en France, bien plus élevé que chez les pays voisins, incite les consommateurs à se tourner vers des marchés parallèles. De plus, les réseaux de trafiquants de tabac disposent de moyens techniques très importants pour leurs activités illicites, tandis que les moyens alloués à la police sont largement insuffisants et que la réponse pénale demeure inadaptée pour prévenir et sanctionner ces infractions. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre de prendre des mesures concrètes pour lutter efficacement contre la vente illicite de tabac et de protéger l’activité des buralistes français contre ce marché parallèle qui fausse gravement la concurrence à leur détriment. Il rappelle à toutes fins utiles qu’il avait fait des propositions concrètes quant à une évolution législative afin de lutter efficacement contre ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5383</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Pérennité du « fonds vert »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        881. — 15 octobre 2024. — M. Vincent Rolland interpelle M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la pérennité du fonds pour l’accélération de la transition écologique des territoires, aussi appelé « fonds vert ». Les récentes informations publiées dans la presse font état d’une baisse de plus de 60 % du Fonds pour l’accélération de la transition écologique des territoires dans le projet de loi de finances pour 2025. Une diminution drastique d’un milliard euros qui, si elle est confirmée, pénaliserait de nombreux territoires de montagne. À commencer par la région Auvergne-Rhône-Alpes et particulièrement le département de la Savoie, qui avec le Parc national de la Vanoise connaît l’importance du développement de l’attractivité économique du territoire et de la préservation de l’environnement. En effet, face aux crises climatique et énergétique, à la nécessaire protection de la biodiversité et à la protection des sols, il est essentiel de conserver cette exigence environnementale. Ce fonds est indispensable à l’action locale menée par les collectivités qui comptent sur ce programme. C’est la raison pour laquelle il lui demande si le Gouvernement entend préserver les ressources allouées au « fonds vert » dans le cadre des discussions budgétaires à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5384</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Inégalité devant l’impôt pour les conjoints survivants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        909. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation fiscale de deux couples de personnes mariées ayant fait pour l’un, antérieurement à 2006, une donation au dernier vivant et pour l’autre un testament prévoyant que le conjoint survivant héritera de la totalité de l’usufruit. Dans l’une des successions, il est mentionné qu’elle est régie par l’article 757 du code civil ; dans la seconde, qu’elle est régie par l’article 1094-1 du même code. Quelle que soit l’option choisie, les droits sur les biens revenant au conjoint survivant sont rigoureusement identiques. Cependant, en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI), dans la première hypothèse, le conjoint survivant doit déclarer la valeur de l’usufruit dans les proportions fixées par l’article 669 du code général des impôts (CGI) (en l’occurrence 30 %), alors que dans la seconde hypothèse, le conjoint survivant doit déclarer la valeur en pleine propriété du bien (100 %). Mme la députée interroge M. le ministre sur une inégalité devant l’impôt dans la mesure où deux contribuables placés exactement dans la même situation juridique au regard des droits qu’ils détiennent sur leurs biens, se voient imposés à l’IFI de deux façons différentes et ne payent pas le même impôt. Elle lui demande si on ne peut pas envisager que les conjoints survivants, simplement titulaire d’un droit d’usufruit résultant du décès de leur conjoint, soient traités également quelles que soient les dispositions à l’origine de leur droit d’usufruit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5384</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Conséquences fiscale d’un divorce à l’amiable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        910. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les conséquences fiscales d’un divorce établi sur la base d’une conciliation à l’amiable donnant la garde des enfants à la mère moyennant le versement d’une pension alimentaire par le père. La législation fiscale accorde deux parts fiscales à chaque parent dans le cadre d’une garde alternée. Dans les autres cas, la législation se limite à la déduction de la pension alimentaire. Si la garde des enfants est attribuée par le juge aux affaires familiales à l’un des parents, son domicile devient la résidence habituelle des enfants. Ainsi, le quotient familial de ce parent pour son impôt sur le revenu sera calculé en fonction du nombre d’enfants. Cependant, le juge peut être amené, dans l’intérêt des enfants, à accorder également un droit d’accueil à l’autre parent, c’est-à-dire une garde partielle au domicile de celui-ci, qui, cumulée avec le temps de garde pendant les vacances scolaires, peut atteindre un quart voire un tiers du temps de garde sur une année. Cette situation révèle une anomalie fiscale dans la mesure où ce parent contribue à l’entretien et à l’éducation de ses enfants non seulement en espèces à travers la pension alimentaire mais aussi en nature à travers son droit d’accueil, c’est-à-dire la garde de ses enfants. Dans le cadre de l’obligation alimentaire, les sommes sont déductibles du revenu global de celui qui les verse ou les paye, pour un montant qui doit être déterminé en tenant compte de son état de fortune et des besoins du bénéficiaire. Cette déductibilité est prévue à l’article 156-Il-2 du code général des impôts. Il n’en va pas de même pour la contribution en nature lors de la garde des enfants en droit d’accueil. Cette contribution en nature, exercée à temps partiel, ne vient pas en déduction du revenu du débirentier dans son quotient familial et ne réduit pas non plus, l’avantage fiscal du même quotient familial dont bénéficie le crédirentier. C’est pourquoi il souhaite l’interroger sur les moyens de remédier à cette distorsion fiscale et lui demande s’il envisage une adaptation de la législation fiscale en ouvrant la possibilité de moduler le coefficient familial en fonction du temps effectif de la garde des enfants sur l’année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5384</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accès à la culture pour les habitants de la région Grand Est
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        838. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre de la culture sur l’accès à la culture pour les habitants de la région Grand Est. En effet, selon une étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et relayée par le journal l’Est Éclair du lundi 25 mars 2024, un quart des habitants de la région Grand Est ne dispose d’aucun équipement culturel au sein de leur commune soit 11 points de plus que la moyenne nationale au sein de la ruralité. Dans certains secteurs, la région Grand Est est en deçà de la moyenne nationale, notamment sur le nombre de cinémas, de librairies ou encore de journaux. Face à cette situation, il est important d’agir rapidement afin de donner un accès accru à la culture aux habitants de la région Grand Est. M. le député souhaiterait connaître les mesures que compte prendre Mme la ministre afin de favoriser l’accès à la culture dans la région Grand Est, qui est primordial pour l’éducation des jeunes et le développement personnel des habitants de cette région. Enfin, il souhaiterait savoir si des mesures d’accès à distance comme l’accès à des contenus via internet seront mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5385</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Coût du remplacement des vitraux de Notre-Dame de Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        961. — 15 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur le coût du remplacement des vitraux de Notre-Dame. À l’occasion du chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le Président de la République a souhaité procéder au remplacement de vitraux de six chapelles malgré l’intérêt patrimonial des vitraux originaux, dessinés par Viollet-le-Duc et au mépris de l’avis de la commission nationale de l’architecture et du patrimoine. Le coût de cette opération n’est pas précisément connu et les montants évoqués dans la presse varient. Ainsi, Le Monde évoque un coût de 3 millions d’euros lorsque La Tribune de l’art mentionne un montant de 4 millions d’euros. Elle lui demande de lui préciser le coût exact de cette opération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5385</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Excédent des recettes publicitaires - Monuments historiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        962. — 15 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge Mme la ministre de la culture sur les dispositions relatives aux excédents des recettes publicitaires liées à l’affichage sur les bâches de travaux des monuments historiques. En effet, une disposition réglementaire, figurant à l’article R. 621-91 du code du patrimoine, permet au propriétaire d’un monument historique de faire figurer de la publicité sur les bâches recouvrant son édifice durant une période de travaux, à condition que ces recettes soient affectées au financement des travaux. Toutefois, le troisième alinéa de l’article en question permet au propriétaire de conserver l’excédent afin de le réaffecter à des travaux ultérieurs sur le même immeuble. Toutefois, il convient d’avoir l’assurance que les fonds générés seront bien affectés au monument et qu’il ne peut y avoir de contournement de la législation sur l’interdiction de la publicité sur les monuments historiques. Il l’interroge donc afin de savoir comment l’administration s’assure de la bonne affectation ultérieure de cet excédent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5385</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’intéressement et de la participation</ministreQuestion><ministreJO>Économie sociale et solidaire, intéressement et participation</ministreJO><Objet>Compensation aux CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        796. — 15 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’intéressement et de la participation, à la demande du centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Loir-et-Cher, sur l’arrêté d’extension de la prime Ségur publié le 6 août 2024 au Journal officiel. En effet, par cet arrêté, l’État a répondu favorablement à une demande de longue date du réseau des CIDFF de revalorisation des salaires des professionnels de plusieurs réseaux associatifs. Néanmoins, le CIDFF alerte sur le fait que leur budget, déjà très limité, ne leur permet pas d’assumer ces nouvelles dépenses sans une compensation de l’État. Sans cette compensation, le CIDFF sera dans l’obligation de réduire ses effectifs alors que les besoins d’accompagnement des femmes ne cessent d’augmenter. Dans ce contexte d’urgence, il lui demande donc si une compensation de l’État est envisageable pour tenir compte des nouvelles obligations qui incombent aux CIDFF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5386</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Efficacité et lisibilité des agences de l’État dans l’action publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        763. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’efficacité ainsi que la lisibilité des agences de l’État dans l’action publique. En effet, dans une étude récente intitulée « Agences de l’État : la flambée des coûts », l’association « Contribuables associés » alerte sur la nécessité d’une rationalisation de ces agences. Elle n’a pas été permise par les précédents gouvernements qui ont manqué d’ambition dans la réduction du nombre de ces agences. En 2012, l’Inspection générale des finances (IGF) pointait les coûts pharaoniques de ces agences, coûts se portant à 50 milliards d’euros annuels. Ces coûts ont été évalués, d’après le journal Le Figaro en 2019, à 80 milliards d’euros, après deux ans de présidence Macron. L’absence d’une définition juridique claire constitue un flou juridique semblant être à l’origine de toutes les difficultés de pilotage de ces agences. Elle explique pour une part la prolifération parfois irrationnelle de ces agences, qui sont souvent instituées de manière contingente, sans stratégie d’ensemble et sans cohérence. De surcroît, ces nombreuses agences de l’État échappent au contrôle budgétaire du Parlement. Agences temporaires qui perdurent, pratiques de débudgétisation massive, doublons au sein des opérateurs ou avec des entités publiques, ce sont autant d’exemples qui appuient les termes du Conseil d’État, lorsqu’il évoquait « une ligne de fuite dans la maîtrise des finances publiques ». La France compte plus de 1 200 agences publiques, dont des opérateurs de l’État, au nombre de 484. Plus de 470 000 agents de l’État travaillent dans les opérateurs de l’État. Le Gouvernement continue de créer des instances, comme le Conseil de défense écologique, sans toujours respecter la règle qu’il s’était fixée en 2019 : deux suppressions d’instances pour une création. Il lui demande si le Gouvernement compte mettre en œuvre une stratégie d’ensemble dans la mise en place des agences afin d’éviter cette irrationalité administrative et améliorer l’efficacité des agences restantes. Enfin, il lui demande de statuer sur la création d’une véritable définition juridique de ces agences pour faciliter le contrôle budgétaire du Parlement et améliorer ainsi la lisibilité de ces agences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5386</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fin de la défiscalisation du don aux associations livrant du matériel de guerre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        797. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les révélations dans la presse affirmant que des associations françaises bénéficient de déductions fiscales pour financer le confort des soldats israéliens. Les représailles aveugles à l’attaque du 7 octobre 2023 ont déjà fait plus de 32 000 morts et 75 000 blessés dans la bande de Gaza. Plus d’enfants sont morts en 6 mois de bombardements aveugles de Tsahal qu’en 4 ans de conflits mondiaux. Aux frappes indiscriminées, qui ont encore tué 7 humanitaires il y a quelques jours, s’ajoute le blocus provoquant des pénuries de toutes sortes et l’interdiction systématique des convois d’aide alimentaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la famine à Gaza est imminente ». Elle estime désormais qu’entre 12,5 et 16,5 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë. À la demande de l’Afrique du Sud, la Cour internationale de justice a rendu un arrêt le 26 janvier 2024 ordonnant des mesures conservatoires pour prévenir un génocide. Le 25 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté pour la première fois une résolution pour un cessez-le-feu immédiat. Pourtant, Israël continue de mépriser le droit international et de se comporter comme un état criminel. L’armée israélienne menace toujours d’attaquer Rafah, où sont entassés plus d’1,2 million de Palestiniens et les tensions sont exacerbées à la frontière avec le Liban. Dans ce contexte, des associations ayant pour objet d’améliorer le confort de soldats israéliens mobilisés bénéficient de dons défiscalisés. Pourtant, le code général des impôts dispose que seuls les dons à des associations d’intérêt général à caractère social ou humanitaire sont déductibles d’impôts et que « le fait de délivrer sciemment des documents, tels que certificats, reçus, états, factures ou attestations, permettant à un contribuable d’obtenir indûment une déduction du revenu ou du bénéfice imposables, un crédit d’impôt ou une réduction d’impôt entraîne l’application d’une amende ». Sollicité par la presse au sujet de ces associations, le ministère de l’économie et des finances affirme qu’« une force armée étrangère n’entre manifestement pas dans ces catégories » et reconnaît donc le caractère irrégulier de ces déductions fiscales. L’argent du contribuable ne saurait financer plus longtemps, via la défiscalisation des dons, le confort d’une armée étrangère dont l’action concourt au risque de génocide reconnu par la Cour internationale de justice. Il souhaite connaître le nombre d’associations concernées et les mesures prises pour mettre fin à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5387</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Prix excessifs des assurances pour les entreprises de traitement de surface
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        808. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés rencontrées en matière d’assurance de traitement de surface par une entreprise d’électrozingage et de galvanoplastie de son département : explosion des prix des assurances (en 10 ans, l’entreprise est passée de 18 000 à 72 000 euros de cotisation, alors que sa sinistralité est inexistante), impossibilité de mise en concurrence (absence de concurrents en matière d’assurance de traitement de surface) et refus des assureurs étrangers d’assurer cette entreprise, dont la sinistralité est pourtant inexistante, prétextant un taux de sinistralité élevé dans ce secteur professionnel (à l’étranger, on peut faire du traitement de surface avec des produits interdits en France). Elle lui demande donc ce qu’il compte faire pour développer la concurrence en la matière et ramener les prix à des niveaux supportables pour les entreprises de traitement de surface.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5387</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Alpine F1 : Renault stoppe la production de moteurs à l’usine de Viry-Châtillon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        809. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’annonce faite au cœur de l’été 2024 de l’arrêt de la conception et de la production de moteurs Renault pour la Formule 1 à partir de 2026 sur le site historique d’Alpine à Viry-Châtillon (Essonne), qui a provoqué une forte mobilisation des salariés et des élus. Malheureusement, dans un communiqué du 30 septembre 2024, la direction de Renault a officialisé l’arrêt de la production en interne des moteurs pour son écurie de F1 Alpine à partir de 2026 et annoncé la transformation du site de Viry-Châtillon en « centre d’excellence en ingénierie et haute technologie » dès la fin 2024, axé sur le développement des moteurs électriques et à hydrogène de forte puissance. Cette décision met fin à près de 50 années de savoir-faire dans la compétition reine du sport automobile avec 169 victoires et 23 titres de Champion du Monde des constructeurs et des pilotes réunis mais plonge surtout dans l’incertitude les 350 salariés du site Alpine de Viry-Châtillon et ses centaines de sous-traitants. Ainsi, « le risque de perdre un savoir-faire unique persiste, au moment même où l’industrie en France a besoin de soutenir ses talents ». En effet, malgré la volonté affirmée de réindustrialiser la France, sa désindustrialisation et sa perte de compétence continuent ! Pourtant, parallèlement à la transformation du site en centre de haute technologie, il avait été évoqué de remplacer la fabrication de moteur Renault F1 par celui d’un constructeur concurrent. Le nom de Mercedes avait même été officieusement évoqué. La solution actuelle n’est donc ni du goût des élus qui ont œuvré et financé pour le maintien du site sur place, ni de celui des représentants des salariés d’Alpine Racing réunis au sein du Comité social et économique (CSE), qui ont rendu à l’unanimité un avis défavorable sur le projet du groupe Renault de transformation du site et d’arrêt de la production de moteurs. Selon eux, cette décision serait uniquement motivée par une volonté de réduction des coûts et d’accroissement des marges. D’autant plus que cela représente un risque pour la compétitivité technologique de la France (que beaucoup de concurrents envient en matière d’innovations et d’expérimentation) dans la mesure où, elle bénéficie ensuite tant au secteur automobile, qu’aéronautique ou de l’énergie et de la défense. Enfin, il s’agit également d’une atteinte à la souveraineté industrielle puisque dans un contexte de transition écologique, cultiver et attirer les compétences est un impératif. Or arrêter le programme F1, c’est prendre le risque de voir certains des meilleurs ingénieurs quitter le pays et au final affaiblir l’indépendance technologique du pays. Aussi, compte tenu de la perte de ce fleuron industriel ayant un impact sur l’écosystème industriel du secteur automobile, elle lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures énergiques afin de maintenir de telles compétences en France, sachant que l’État est toujours actionnaire de Renault.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5387</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>RSGP : nouvelles contraintes pour la vente de produits en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        830. — 15 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences préoccupantes de l’entrée en vigueur du Règlement européen relatif à la sécurité générale des produits (RSGP), prévue pour le 13 décembre 2024. Ce règlement, visant à améliorer la sécurité et la transparence des produits vendus en ligne, introduit un ensemble de nouvelles obligations légales, techniques et administratives qui risquent de mettre en péril de nombreuses PME françaises. L’inflation normative en France n’a cessé de croître ces dernières années, avec plus de 400 000 normes applicables en 2022. Cette surcharge législative et réglementaire étouffe les entreprises, en particulier les PME, qui représentent 99,9 % du tissu entrepreneurial français et 72 % de l’emploi salarié. Ces entreprises sont indispensables au dynamisme économique du pays, mais se trouvent de plus en plus freinées par une inflation normative excessive. Le RSGP s’inscrit dans cette logique d’alourdissement réglementaire, imposant des obligations qui, bien que théoriquement louables en matière de protection des consommateurs, risquent d’être inapplicables pour certaines entreprises. En effet, ce règlement impose la traçabilité des produits, l’étiquetage avec les coordonnées des responsables, la désignation d’une personne responsable pour chaque produit et la traduction des informations de sécurité dans les langues des pays de vente. Plus le 13 décembre 2024 approche, plus la tâche de mise en conformité sur chaque plateforme se compliquera. La plupart n’ont encore rien annoncé de concret alors que le travail sera possiblement considérable, surtout à la période d’activité la plus chargée de l’année. Une nouvelle fois, l’Union européenne souhaite imposer une réglementation uniforme à des secteurs d’activité aux réalités complètement hétérogènes ! Ces exigences sont particulièrement contraignantes pour les secteurs où les produits sont d’occasion ou anciens, comme le marché des biens culturels, où il est parfois impossible de retrouver les fabricants ou les informations requises. Dans ce contexte, l’article 51 du RSGP pourrait permettre aux plateformes de ne pas exiger de modifications pour les offres déjà existantes qui respectent les normes actuelles. Cela pourrait entraîner la disparition de nombreuses offres sur les places de marché. Aussi, la mise en conformité avec le RSGP nécessitera un très gros travail pour des PME qui n’ont pas les ressources humaines et financières des grandes entreprises. La collecte d’informations, la modification des fiches produits, l’étiquetage dans différentes langues et la gestion logistique de ces tâches représentent des coûts importants, qui ne feront qu’alourdir la charge pesant sur ces entreprises, mettant ainsi leur compétitivité en péril. De plus, l’obligation de fournir le nom et les coordonnées du fabricant pourrait mettre en difficulté les petites entreprises, car ces informations représentent un avantage concurrentiel important pour elles. Leur divulgation pourrait fragiliser ces entreprises, qui seraient contraintes de révéler des éléments qu’elles considèrent comme confidentiels. Enfin, à titre d’exemple, dans le secteur des produits culturels, les marketplaces, qu’elles soient spécialisées ou généralistes, pourraient-elles considérer ces produits (CD, DVD, livres, jeux vidéo, revues etc.) comme des articles de collection ? Cela permettrait à ces catégories, qui comptent des millions de références avec souvent peu de stock, d’échapper aux exigences du règlement, sans pour autant mettre en jeu d’une quelconque manière la sécurité du consommateur. M. le député s’inquiète des conséquences de cette surrèglementation sur l’emploi et la compétitivité des entreprises. Les PME méritent un cadre réglementaire adapté à leur taille, à leurs spécificités et au risque réel de leur activité. En ce sens, il serait nécessaire de prévoir des ajustements au RSGP, prenant en compte la taille des entreprises, les types de produits vendus et les spécificités des secteurs concernés. Ainsi, il demande quelles mesures le Gouvernement prévoit de prendre pour alléger les contraintes réglementaires liées au RSGP et permettre aux PME françaises de continuer à contribuer à la richesse et à l’emploi sans être pénalisées par une surcharge administrative disproportionnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5388</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation des brasseurs indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        831. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés que rencontrent les 2 500 brasseries artisanales et indépendantes présentes sur le territoire français. En effet, outre le problème lié à la surtransposition et à la quantité de normes et d’éléments administratifs sans plus-value imposée par les autorités françaises à ce secteur d’activité qui nécessiterait une simplification drastique, ainsi que les taxes et cotisations avec un minimum fixe (URSAAF, CFE etc.) qui pèsent lourd pour les petites structures, il apparaît que les coûts de production de la bière ont explosé ces deux dernières années. Ainsi, de nombreux fournisseurs ont passé de fortes hausses : matières premières, énergie, carton et surtout bouteilles en verre. Depuis, janvier 2022, les TPE brassicoles ont subi des hausses successives non négociables du prix des bouteilles de verre allant jusqu’à 60 %, tandis qu’elles représentent deux tiers du prix de revient. Une enquête menée par le Syndicat national des brasseries indépendantes (SNBI) auprès des 2 500 brasseries artisanales et indépendantes françaises portant sur leur situation en 2023 et les perspectives pour 2024 est très inquiétante pour l’avenir du secteur. Ces petites structures apparaissent en péril, dans la mesure où 67 % des brasseries rencontrent des difficultés financières, 60 % sont inquiètes à court terme et 10 % envisagent une fermeture en 2024. Dans cette enquête, les verriers sont largement pointés du doigt : 92,4 % des brasseries imputent leurs difficultés aux augmentations des bouteilles en verre. Or cela à une incidence directe non seulement sur les 6 500 emplois du secteur brassicole, mais encore, sur les milliers d’emplois de la filière en amont et en aval. C’est pourquoi une aide exceptionnelle à la trésorerie des brasseries artisanales et indépendantes produisant moins de 200 000 hl/an a d’ores et déjà été demandée à hauteur de 5 centimes d’euros par bouteille pour 2023 et 2024. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour aider ce secteur d’activité, notamment en donnant aux brasseurs (au même titre que les viticulteurs) le droit de vendre leurs produits pour une consommation sur place à la brasserie sans avoir de permis d’exploitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5389</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Graves conséquences en cas de suppression des allègements de charges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        860. — 15 octobre 2024. — M. Yoann Gillet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les graves conséquences qu’entraîneraient la suppression ou la diminution des allègements de charges sur le secteur de la propreté, de l’hygiène et des services associés, un secteur à forte intensité de main-d’œuvre. Ce secteur regroupe près de 15 000 entreprises françaises employant 600 000 salariés. Dans le Gard, 204 entreprises et 5 000 salariés sont concernés. M. le député souligne que si la suppression des allégements de charges devait être retenue dans le projet de loi de finances pour 2025, les conséquences sur les entreprises (et donc les emplois) seraient catastrophiques. Il rappelle que les marges des entreprises du secteur sont très faibles (en moyenne 3 %) et qu’elles ne pourraient donc absorber une telle mesure. Des dizaines de milliers d’emplois, notamment parmi les travailleurs ayant un faible niveau de qualification, seraient alors en danger. M. le député insiste sur le fait que, bien que ces mesures aient pour objectif affiché de réaliser des économies budgétaires à court terme, leurs effets sur le moyen et long terme entraîneraient des dépenses considérables pour le système social. Face à ces enjeux, il lui demande s’il va renoncer à une telle mesure dénuée de bon sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5389</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de l’entreprise Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        861. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Paul Lecoq interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences économiques et sociales de la liquidation judiciaire de l’entreprise Milee prononcée le 9 septembre 2024. Cette liquidation d’une rare ampleur aboutit aux licenciements de 10 000 salariés dont 200 personnes au Havre. L’incompréhension et la colère sont grandes parmi ces salariés de cette entreprise spécialisée dans la distribution de prospectus. En effet, ils n’obtiennent pas de réponses du liquidateur et il semble bien que les deux seuls cabinets mandatés pour conduire cette liquidation à travers tout le pays soient dans l’incapacité de suivre les dossiers, faire les virements, ou transmettre les contrats de sécurisation professionnelle à France Travail. Si la loi « Oui pub » visant à rendre impossible la distribution non adressée de documents publicitaires en boîtes aux lettres sans apposition d’un auto-collant « Oui pub » aurait entraîné, selon sa direction, cette liquidation, des choix stratégiques pourraient également expliquer ce marasme, tels que la vente de « Colis privé » ou encore le possible versement de 70 millions d’euros aux actionnaires, en décembre 2023, alors que les fragilités de l’entreprise étaient connues. Ces chiffres donnent le vertige quand on sait que 10 000 salariés se retrouvent sans salaire ni ressources après avoir subi de longs mois de retards dans le versement des salaires. Ces hommes, femmes, seniors et pour une majorité d’entre eux à temps partiel et rémunérés 500 à 600 euros par mois étaient déjà avant la liquidation en grande précarité ou en situation de pauvreté. Aujourd’hui, ce qu’ils subissent accroît encore plus leurs difficultés. Aussi, il l’interroge sur les dispositions prises ou programmées dans l’accompagnement et la protection de ces nombreux salariés, mais également sur les responsabilités ayant conduit à ce désastre social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5389</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Évolution de la réduction, en crédit d’impôt, pour les personnes en Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        911. — 15 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’iniquité fiscale entre les personnes vivant à leur domicile pour leurs vieux jours et celles qui sont en établissements d’hébergement pour personnes âgées. Les personnes résidant en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et étant redevables de l’impôt sur le revenu bénéficient d’une réduction d’impôt à hauteur de 25 % des sommes réglées pour l’hébergement et la dépendance durant l’année, avec un plafond à 10 000 euros. S’agissant d’une réduction d’impôt et non d’un crédit d’impôt, cette aide n’apporte aucun bénéfice aux personnes résidant en Ehpad non imposables. Or les personnes les moins favorisées (et parfois leurs familles mises à contribution) rencontrent hélas souvent des difficultés pour financer l’accueil en Ehpad. Il lui demande donc s’il est prévu d’établir un nouveau régime fiscal pour les résidents en Ehpad afin que ceux d’entre eux pas ou peu imposables puissent bénéficier d’un crédit d’impôt afin que cette mesure leur profite dans les mêmes proportions que les résidents imposables aujourd’hui.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5390</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>La nouvelle taxe sur les sociétés d’autoroutes et sur les grands aéroports
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        913. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les sociétés d’autoroutes et sur les grands aéroports. En effet, le Gouvernement prévoit d’instaurer une nouvelle taxe pour le début d’année prochaine, en assurant qu’elle n’aura aucun impact sur les usagers. Le président de Vinci Autoroutes, Pierre Coppey, a réagi à cette annonce en assurant qu’une « une hausse des taxes, c’est inévitablement une hausse des tarifs des péages ». Il apparaît donc de façon très claire que cette taxe impactera les usagers. Pour des raisons écologiques, le Gouvernement souhaiterait donc taxer plus massivement la route et l’aérien. Cette écologie punitive impactera directement les automobilistes et tous les Français qui utilisent leur voiture par nécessité. Dans une situation inflationniste, où les prix de l’énergie et notamment des carburants ne cessent d’augmenter, il conviendrait de ne pas rajouter une telle taxe. M. le député souhaiterait donc savoir si M. le ministre souhaite maintenir la création de cette nouvelle taxe. Si oui, il souhaiterait savoir quelles mesures il compte prendre afin que cette taxe n’impacte pas les usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5390</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Exonération de taxe foncière pour les Ehpad et les résidences seniors autonomes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        914. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation fiscale des Ehpad et des résidences seniors autonomes. Ces résidences sont le cœur du bien vieillir en France, elles sont essentielles à l’accompagnement des aînés dans leur fin de vie et lorsqu’ils ne sont plus en mesure de vivre seuls chez eux. Il est indéniable qu’elles ont une utilité publique et que, sans l’engagement de celles et ceux qui les créent et les font fonctionner, la qualité de vie des seniors ne serait pas la même. Souvent, la première difficulté pour monter un Ehpad ou une résidence senior concerne le bâtiment : il n’est pas aisé de trouver un terrain sur lequel construire ce type de structure et encore moins de trouver du foncier bâti qui peut être converti en Ehpad ou résidence senior, surtout compte tenu de l’importance de la multiplication de ce type d’établissements du fait de la population vieillissante. Les collectivités jouent souvent leur rôle dans l’attribution de foncier pour la création d’Ehpad ou de résidence seniors. Mais les associations jouent elles aussi un rôle majeur en local sur ce sujet, en usant de leurs moyens pour devenir propriétaire d’une structure et la faire fonctionner. Cependant, bien qu’une exonération de la taxe foncière soit rendue possible par délibération d’une commune à fiscalité propre (articles 1382 C et 1382 C bis du code général des impôts) et compte tenu des moyens déployés par une association pour monter une structure type Ehpad ou résidence senior, il paraît justifié de modifier l’article 1382 du code général des impôts pour exonérer de taxe foncière les Ehpad et résidences seniors dont les propriétaires sont des associations et dont les chambres ou appartements sont considérés comme des logements sociaux au sens de la loi SRU. On pourrait ainsi imaginer appliquer cette exonération aux établissements disposant de plus de 50 % de logements sociaux au sein de leur résidence. Il lui demande quelles mesures il compte prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5390</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité des logements dédiés à une activité de location saisonnière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        916. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’assujettissement à la taxe d’habitation pour les résidences secondaires des logements dédiés à une activité de location saisonnière via des plateformes en ligne telles que Airbnb ou Abritel. Le 1° du II de l’article 1407 du code général des impôts dispose que les locaux passibles de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et ne faisant pas partie de l’habitation personnelle des contribuables sont exemptés de cette taxe. L’administration fiscale interprète cette disposition comme ne s’appliquant pas aux propriétaires louant leur bien via des plateformes en ligne malgré le paiement de la CFE. Elle considère en effet que les propriétaires peuvent disposer de leur bien pendant certaines périodes de l’année, du fait de la nature des locations saisonnières proposées, lesquelles peuvent être acceptées ou refusées par le propriétaire. Elle souhaite une clarification des critères utilisés par l’administration fiscale pour déterminer l’assujettissement à la taxe d’habitation dans ce contexte de location saisonnière via des plateformes en ligne et demande si des dispositions sont envisagées afin d’assurer une taxation plus juste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5391</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        917. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) en tant que taxe annexe à la taxe foncière. Effectivement, la TEOM est calculée sur la même base que la taxe foncière, c’est-à-dire la moitié de la valeur locative cadastrale. Le montant de la taxe est ensuite calculé en partant de la base retenue multipliée par le taux fixé par la collectivité auxquels s’ajoutent des frais de gestion. Toutefois, l’évolution de la TEOM soulève de nombreuses difficultés dans la mesure où, inventée à une époque où la surface d’habitation avait une relation directe avec le nombre d’occupants et donc la quantité de déchets, celle-ci est aujourd’hui totalement déconnectée de cette réalité. En effet, en 2024, le monde n’est plus celui des années 1960. Ainsi, en raison du vieillissement de la population et de l’envolée des prix de l’immobilier, les surfaces importantes d’habitation sont désormais majoritairement occupées par de jeunes retraités ayant hérité pour construire. De plus, la valeur locative variant d’une maison à l’autre, il apparaît qu’une maison construite récemment est considérée « par défaut » comme forcément plus « luxueuse » qu’une maison ancienne. Dès lors celle-ci a une valeur locative plus élevée, ce qui conduit à des augmentations importantes de TOEM (jusqu’à 15 % ou 20 %) malgré une division par deux du nombre de ramassage (soit une fois par semaine au lieu de deux depuis toujours) et parfois un enfouissement ou une incinération des déchets à une distance éloignée contraire aux principes écologiques. Aussi, une limite au consentement de l’impôt ayant été franchie pour une certaine catégorie de citoyens, elle lui demande si des mesures sont à l’étude non seulement pour corriger ces défauts en modifiant par exemple la base de calcul de la TOEM avec un abattement, mais encore, pour ralentir l’augmentation importante et incessante des nouvelles catégories en matière de tri et ce afin de réduire son coût.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5391</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Aléas du transport maritime
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        918. — 15 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la capacité de la France à produire ce dont elle a besoin pour faire face aux aléas du commerce maritime. Le 23 mars 2021, l’Ever Given, un porte-conteneurs géant bloqué au travers du canal de Suez a paralysé le commerce international, empêchant 422 navires de pouvoir traverser le canal jusqu’au 3 avril de la même année. Depuis janvier 2024, les conséquences de l’aggravation des conflits au Proche-Orient ont conduit à une très forte perturbation de la circulation maritime dans ce canal. Le 30 septembre 2024, 45 000 membres du syndicat des dockers américains se sont mis en grève, entraînant la fermeture de 36 ports sur le Golfe du Mexique et sur la côte Est des États-Unis d’Amérique, perturbant ainsi l’achalandage des marchandises dans cette région jusqu’à leur réouverture le 4 octobre 2024. Ces perturbations des routes maritimes ont de multiples conséquences. Le risque de pénuries et de ruptures de stock est non négligeable. De même, l’inflation sur les produits importés est un risque bien réel. Le coût du transport dans la filière de l’agro-alimentaire représente 10 à 15 % du prix et les perturbations et détours engendrés par les aléas du transport maritime conduisent très souvent à une augmentation du temps de transport et donc de son coût. Il serait donc inadmissible que les Français déjà étranglés par la hausse de prix alimentaires aient à subir une nouvelle vague d’inflation. De plus, les deux tiers des médicaments consommés en France sont importés et la majorité des panneaux photovoltaïques également. Cela est alarmant, d’une part, compte tenu du fait que ces importations et donc la capacité du pays à soigner et à réussir la bifurcation écologique, sont tributaires des aléas du transport maritime. Et d’autre part, compte tenu du fait que ce secteur représente l’émission de 940 millions de tonnes de CO2 chaque année. L’imbrication de la circulation maritime dans des chaînes géopolitique, géologique, climatique et économique est un obstacle non négligeable à la souveraineté française. Il est donc plus que jamais nécessaire de relocaliser la production industrielle pour garantir l’accès à des quantités suffisantes de produits de première nécessité à l’ensemble des Français et ce même en période de crise. Aussi, elle s’interroge sur les mesures que compte entreprendre le Gouvernement afin de garantir une relocalisation et une bifurcation de la production industrielle et alimentaire française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5391</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Risque d’une hausse de la taxe billets d’avion sur la continuité territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        959. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences qu’engendrerait une absence de prise en compte des compatriotes ultramarins dans l’application d’une disposition du projet de loi de finances pour 2025 présenté le jeudi 10 octobre 2024 en Conseil des ministres. La révolte qui frappe le département de La Martinique est le résultat d’une colère légitime qui gronde depuis trop longtemps. Cette colère sommeille dans l’ensemble des pays dits d’outre-mer et les annonces budgétaires du Gouvernement ne font qu’alimenter un sentiment de déclassement et une rupture sociale déjà à l’œuvre. La diminution de 250 millions d’euros du budget octroyé à la mission « outre-mer » du projet de loi de finances n’était qu’un avant-goût du peu de considération que semble avoir l’équipe ministérielle à l’égard des Français d’outre-mer. Alors que le « réflexe outre-mer » devait être appliqué pour chaque décision gouvernementale, comme cela a d’ailleurs été rappelé par voie de circulaire par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, force est de constater que sa mise en œuvre reste aujourd’hui limitée. M. le député Christian Baptiste a alerté M. le ministre le vendredi 11 octobre 2024 lors de son audition en commission des finances sur le danger que fait peser une augmentation de la taxe sur les billets d’avion, si elle était appliquée aux billets à destination ou en provenance des territoires ultramarins, sur la continuité territoriale et le droit fondamental à la mobilité. L’explosion des prix des billets d’avion empêche déjà depuis plusieurs années les Français d’outre-mer de voyager et de retourner auprès de leurs proches puisqu’aucune alternative de déplacement n’existe. Elle lui demande donc si ses services prendront réellement en compte cette particularité et si tout sera mis en œuvre pour que les Français d’outre-mer ne soient pas impactés par cette nouvelle taxation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5392</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Compatibilité entre l’APA, le CESU et l’avance immédiate mensuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        966. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la compatibilité des chèques emploi service universel (Cesu) et l’avance immédiate mensuelle pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Il n’est plus utile de rappeler que la population française vieillit, entraînant de nombreuses difficultés pour les citoyens, notamment financières. Les coûts liés aux soins de santé et à l’assistance quotidienne s’accumulent et mettent une pression financière sur les individus et leurs familles. Depuis plus de 20 ans maintenant, l’allocation personnalisée d’autonomie vient en soutien à ces dépenses et permet de réduire les frais liés à l’emploi des aides médicales. Toutefois, le reste à charge reste conséquent pour ces familles. Aussi, elles ont la possibilité de déduire de leur impôts 50 % du reste à charge. Mais ce décalage entre le paiement et la prise en compte des charges déductibles au niveau des impôts ne permet pas aux familles d’avoir un équilibre financiers solide, malgré l’avance de 60 % versée en janvier de l’année N+1. Depuis 2023, les utilisateurs du Cesu bénéficient de l’avance immédiate mensuelle, mais malheureusement cette disposition ne s’applique pas aux bénéficiaires de l’APA. Aussi, il souhaite lui demander si le Gouvernement à l’intention d’ouvrir ce dispositif aux bénéficiaires de l’APA pour redonner un peu d’aisance financière à ces ménages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>983</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5392</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Baisse du budget alloué au contrat de présence postale territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        983. — 15 octobre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la décision de réduire de 50 millions d’euros le budget alloué au contrat de présence postale territoriale, annoncée récemment par La Poste. Cette coupe budgétaire, décidée par Bercy, intervient après une série de mesures visant à réduire les horaires d’ouverture de nombreux bureaux de poste, particulièrement dans les territoires ruraux. Cette décision suscite de vives inquiétudes chez les élus locaux, notamment dans le département de la Meuse, où La Poste, avec ses 121 bureaux et points de contact, ne permet qu’à 89,6 % de la population de se situer à moins de 5 kilomètres et 20 minutes en voiture de ces services. La réduction des moyens risque de fragiliser encore davantage ce maillage territorial, accentuant les disparités d’accès aux services publics et transférant une charge financière supplémentaire aux communes, lesquelles sont toujours de plus en plus sollicitées pour pallier au désengagement de l’État. Aussi, elle lui demande s’il entend reconsidérer sa politique de réduction des moyens alloués à cette institution essentielle, en particulier à l’approche des discussions sur le projet de loi de finances pour 2025, afin de garantir la pérennité de la présence postale dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1039</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5392</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Amendes de composition pénale et manque de centres des finances publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1039. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’impossibilité pour de nombreuses personnes de régler leur amende de composition pénale. La composition pénale est une procédure alternative aux poursuites destinée à répondre à un délit par l’acceptation et l’exécution volontaire à titre de sanction pénale de mesures proposées à l’auteur par le parquet et validée par le juge du siège. Le règlement d’amendes de composition pénale n’est possible qu’au sein d’un centre des finances publiques. Dès 2019, le ministre de l’action et des comptes publics de l’époque, Gérald Darmanin, avait annoncé la fermeture de deux tiers des trésoreries en 3 ans et la transformation d’autres centres en service de gestion comptable. La plupart des centres des finances publiques restant ne sont souvent ouverts au public que le matin. Plusieurs habitants du département du Nord ont interpellé M. le député pour souligner l’incapacité à régler une amende de composition pénale dans de telles conditions. Contraindre à poser une demi-journée de congés payés pour accéder à un service public n’est pas une sanction prévue par le code pénal. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour permettre le règlement facilité des amendes de composition pénale et plus largement, pour assurer un accès satisfaisant aux centres des finances publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1044</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5393</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Modification de la doctrine fiscale applicable à la parahôtellerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1044. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les modifications apportées aux conditions d’application de la TVA sur les prestations parahôtelières et publiées au Bulletin officiel des finances publiques le 7 août 2024. La nouvelle interprétation de l’article 261 D, 4° du code général des impôts (CGI), sensée clarifier le régime de la parahôtellerie, change la doctrine fiscale applicable, de manière profonde et brutale. En effet, elle modifie les conditions d’application de la TVA sur les prestations parahôtelières, un secteur qui englobe les loueurs de meublés non professionnels (LMNP). Jusqu’alors, l’article 261 D, 4° du CGI exonérait de TVA les locations de logements meublés à usage d’habitation. Étaient toutefois exclues de cette exonération, d’une part, les prestations d’hébergement fournies par le secteur hôtelier et touristique et, d’autre part, les locations meublées comportant au moins trois sur quatre des prestations suivantes : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge de maison et réception même non personnalisée de la clientèle. Jusqu’à cette nouvelle interprétation, le ménage effectué avant l’arrivée des voyageurs n’était pas interprété comme « ménage régulier » et la remise des clefs par un système de boîte à clé n’était pas, naturellement, considéré comme un accueil physique. Dès lors, la TVA n’était pas applicable. Le Conseil d’État, dans son avis du 5 juillet 2023, souligne que ces règles peuvent conduire à exonérer de TVA des prestations entrant en concurrence avec le secteur hôtelier alors que, selon la directive TVA, dès lors qu’un hébergement remplit les mêmes fonctions qu’un hôtel, il doit être soumis à la TVA. La nouvelle doctrine fiscale interprétant l’article 261 D, 4° du CGI vient renforcer la règle existante en précisant et élargissant les conditions d’application de la TVA aux activités para-hôtelières. Désormais, les contribuables qui proposent des locations meublées avec services para-hôteliers sont soumis à la TVA dès lors que le seuil de 91 900 euros de recettes est atteint. Cependant, cette modification introduit plusieurs zones d’ombre. En effet, la distinction entre les locations de courte et longue durée n’est pas claire, notamment pour les contribuables qui exercent ces deux activités simultanément. Cela crée une incertitude pour de nombreux bailleurs quant au régime fiscal auquel ils sont soumis. De plus, l’absence d’un accueil physique dans certaines prestations para-hôtelières, remplacé par des dispositifs automatiques comme les boîtes à clés, remet en question l’application de la TVA. Cette modification, opérée par le biais de l’administration et non par le législateur, en pleine période estivale, pose plusieurs questions quant à la stabilité des règles fiscales qui régissent cette activité et pose un problème démocratique, l’administration étant intervenue sans ministre et sans l’avis des parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale. En l’absence de débat parlementaire, ce changement semble malvenu, à tout le moins précipité, sans concertation ni étude d’impact approfondie, ce qui pourrait fragiliser la confiance des contribuables dans le système fiscal. M. le député s’interroge sur la légitimité d’une administration de chambouler des règles alors que le propriétaire doit se projeter sur le long terme, avec, souvent, un financement sur 20 ans. Enfin, le seuil de 91 900 euros, qui détermine le régime applicable pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP), nécessite également d’être clarifié. Actuellement, cette interprétation ne prévoit pas de distinctions précises pour les contribuables exerçant des activités mixtes (courte et longue durée), ce qui alimente une confusion fiscale et des incertitudes quant à l’application de la TVA. Cette nouvelle doctrine fiscale interprétant l’article 261 D, 4° du code général des impôts est-elle représentative de la position de M. le ministre ? M. le ministre a-t-il conscience des conséquences pour le contribuable d’un tel changement brutal ? M. le ministre a-t-il conscience des nombreux contentieux que cela va générer ? Enfin, il lui demande s’il pense consulter le Parlement sur ce sujet, compte tenu qu’il s’agit d’une prérogative du législateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1050</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5394</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>La douane ne doit pas abandonner l’aéroport du Bourget !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1050. — 15 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de fermeture du bureau de douane de l’aéroport de Paris-Le Bourget à compter du 1er janvier 2025. Avec 60 000 rotations annuelles d’avions privés, Paris-Le Bourget est le 1er aéroport d’affaires d’Europe. C’est un aéroport ouvert sur le monde, avec 800 destinations desservies, depuis 3 pistes ouvertes 24 h/24 h. Actuellement, la douane est représentée sur place par ses deux composantes : la brigade, qui relève de la branche « surveillance », et le bureau, qui relève de la branche « opération commerciales ». Déjà, du fait de la baisse des effectifs du bureau (-75 % en moins de 15 ans !), certaines missions ne sont plus assurées, comme le contrôle des flux de fret. Demain, avec la fermeture programmée de cette unité, ce sont les prérogatives d’accueil et de traitement des demandes des particuliers et des entreprises qui risquent d’être abandonnées. Il serait par ailleurs naïf et cynique de penser que la brigade pourrait compenser cette prochaine fermeture du bureau. Elle ne compte ni les effectifs suffisants, ni l’équipement ou la formation adéquats pour prendre le relai. D’ores et déjà, nombre de nuits ne sont pas couvertes par les agents de la brigade du fait du manque d’effectif. Il n’y a donc parfois aucune présence douanière à l’aéroport du Bourget entre 20 h et 8 h du matin ! Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, dont l’installation doit débuter dans 7 mois, peut-il réellement se tenir dans ces conditions ? La pluralité d’activités, d’opérateurs économiques, le positionnement international de Paris-Le Bourget commandent le maintien d’une douane dans ses deux composantes - « opérations commerciales » et « surveillance » - au sein de la plateforme aéroportuaire. Pour attirer les douaniers vers cette affectation, il est d’ailleurs nécessaire de faire bénéficier les agents du Bourget de la prime de fidélisation territoriale en Seine-Saint-Denis. La douane est une institution essentielle au service de l’intérêt général et de la souveraineté de la Nation. Ses missions recouvrent de larges domaines au bénéfice des Françaises et des Français : police des marchandises, protection des consommateurs, lutte contre la délinquance financière et contre les trafics en tout genres (contrefaçons, contrebande, trafics d’espèces protégées, etc.). La loi n° 2023-610 du 18 juillet 2023 visait officiellement à donner à la douane les moyens de remplir ses missions. Il est plus que temps que cela se traduise par des augmentations de budgets et d’effectifs sur le terrain. Il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour garantir la pérennité de la présence douanière à Paris-Le Bourget comme sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5394</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Suppression du FSDAP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        835. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression annoncée du Fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP). L’article 67 de la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République disposait qu’un fonds était instauré au bénéfice des communes et, le cas échéant, des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), pour organiser des activités périscolaires au bénéfice d’élèves scolarisés dans des écoles dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine ou huit demi-journées par semaine comprenant cinq matinées. La réforme des rythmes scolaires de 2013 créait l’obligation d’organiser des temps d’activités périscolaires, à la charge des communes. Le fonds instauré par la loi du 8 juillet 2013 avait donc vocation à soutenir les communes s’acquittant de ces obligations nouvelles. La possibilité de dérogation à la semaine de 5 jours introduite en 2017 a permis à la grande majorité des communes de revenir à la semaine de 4 jours (87 % d’entre elles avaient fait ce choix dès la rentrée 2018). En conséquence, le nombre de communes bénéficiaires a chuté de 22 616 pour l’année 2014-2015 à 1 262 en 2022-2023, l’enveloppe totale diminuant de 381 millions d’euros à 41 millions d’euros. Cependant, les communes qui ont maintenu l’organisation sur cinq matinées ont également maintenu l’organisation des activités périscolaires liées et doivent donc continuer d’assumer le coût budgétaire associé. Le fonds garde donc, pour elles, la même utilité que lors de sa création et continue de remplir un rôle identique. Dans le département de la Vienne, 103 communes sont concernées pour un montant total de 1,6 million d’euros. La loi de finances initiale pour 2024 a acté la suppression du fonds, initialement proposée dès la rentrée 2024, pour la rentrée 2025, sans proposer d’alternative aux communes bénéficiaires. M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur la situation particulière des communes de moins de 10 000 habitants pour lesquelles ce financement est essentiel à la soutenabilité budgétaire de l’organisation des TAP. Il l’interroge donc sur une alternative qui pourrait être proposée aux communes bénéficiaires du FSDAP à partir de la rentrée 2025 afin d’assurer la pérennité du financement des activités périscolaires, en particulier en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5395</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Développement de l’espéranto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        868. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le développement et l’usage de l’espéranto. Langue parlée et écrite depuis plus d’un siècle, l’espéranto vise à instaurer un dialogue direct et fructueux entre les peuples de la communauté internationale, contribuant ainsi au progrès, à la paix, à l’amitié et à la coopération. Cette langue, beaucoup plus simple à apprendre et à utiliser que les langues traditionnelles, permettrait de créer une langue commune à tous, avec tous les avantages que cela pourrait représenter. La reconnaissance de cette langue, son enseignement et son usage par la France pourraient marquer un exemple fort de la volonté française de continuer la construction européenne, notamment en unissant encore plus les pays et leur peuple en leur permettant d’enfin bénéficier d’une langue commune. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de mettre en œuvre concrètement cette priorité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5395</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Évolution de l’instruction dans la famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        869. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en œuvre de la réforme de l’instruction en famille (IEF) initiée dans le cadre de la loi pour une école de la confiance, adoptée en 2021. Cette réforme qui vise à renforcer le contrôle de l’État sur l’éducation des enfants instruits en dehors des établissements scolaires, afin de garantir que tous les enfants bénéficient d’une éducation de qualité conforme aux valeurs de la République. Cette réforme passe notamment par la mise en œuvre d’un régime d’autorisation préalable de la part des services du ministère de l’éducation nationale ; l’autorisation est accordée suivant des motifs précis. Par ailleurs, le contrôle pédagogique se voit renforcé pour s’assurer que chaque élève puisse bénéficier du socle commun de connaissances et de compétences minimum. Lors de chaque rentrée, M. le député est interrogé par plusieurs familles concernant les modifications introduites par la loi pour une école de la confiance et sur l’impact que cela a pu avoir. Il lui demande si elle peut indiquer le taux d’instruction en famille à cette rentrée, son évolution depuis la mise en œuvre de la loi pour une école de la confiance et quels sont les enseignements du renforcement des contrôles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5395</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Problèmes avec l’instruction en famille (IEF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        870. — 15 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés que rencontrent certaines familles lorsqu’il s’agit de scolariser leurs enfants à domicile plutôt que dans un établissement scolaire. Avant la rentrée scolaire de 2022, l’instruction en famille (IEF) était une possibilité offerte aux familles, soumise à des contrôles pédagogiques réguliers. Depuis la loi « séparatisme » du 24 août 2021, l’IEF n’est désormais plus un droit, mais une exception à la règle. De fait, de nombreuses familles reçoivent un refus car leur dossier ne respecte pas les stricts critères nécessaires à la validation. L’instruction en famille était considérée comme une liberté individuelle et la lourde restriction orchestrée par la loi séparatisme de 2021 a été perçue comme une grave atteinte à la liberté d’instruction et à la liberté éducative par certaines familles et une partie de la classe politique. L’un des arguments principaux de cette restriction, selon le gouvernement en fonction à l’époque, était de pouvoir limiter les dérives sectaires et séparatistes. Quelques années plus tard, le constat est le suivant : la grande majorité des familles dont les motivations étaient bien fondées ne peuvent plus pratiquer l’école à la maison, au détriment de quelques cas de radicalisation qui, qu’elles soient en école à la maison ou non, auraient été des cas de radicalisation. De nombreuses écoles coraniques font leur apparition en France et le radicalisme islamiste se développe dès le plus jeune âge. La loi « séparatisme » n’a pas visé les bonnes personnes et pénalise de fait les Français, car la grande majorité des familles pratiquant l’IEF le faisaient de manière responsable, sans lien avec des dérives sectaires ou séparatistes. Mme la députée dénonce aussi la loi « séparatisme » comme une dérive vers un contrôle excessif de l’État sur les choix éducatifs des parents. Elle exprime des inquiétudes quant à la centralisation du pouvoir décisionnel dans les mains de l’éducation nationale, comme une tentative de monopoliser l’éducation. Elle lui demande donc sa position sur la restriction de l’IEF introduite par la loi « séparatisme » et si elle n’exclut pas un retour en arrière sur cette dernière pour envisager une mesure suggérant de renforcer les contrôles pédagogiques et les inspections régulières afin de s’assurer de la qualité de l’instruction à domicile, plutôt que d’imposer une dérogation à ladite loi qui restreint la liberté éducative des familles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5396</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        871. — 15 octobre 2024. — M. Loïc Kervran alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des AESH. De nombreux enseignants et parents d’élèves ont alerté M. le député en circonscription sur le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans les écoles du département. Ainsi, une centaine d’enfants dans le département du Cher n’auraient pas d’AESH malgré les notifications correspondantes. Aussi, M. le député aimerait d’abord connaître les raisons d’une telle situation (manque de moyens budgétaires, manque d’anticipation dans le recrutement pour la rentrée ?). Il souhaite également connaître son plan et son calendrier pour remédier à cette situation inédite et inacceptable qui fragilise l’apprentissage de nombreux enfants et complique fortement le travail des équipes éducatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5396</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Financement des écoles et langues régionales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        873. — 15 octobre 2024. — M. David Habib appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la participation des communes de résidence au financement de la scolarisation des enfants dans les écoles situées dans d’autres communes et assurant un enseignement en langue régionale. Si les dispositions législatives du code de l’éducation sur le financement des écoles publiques (article L. 212-8) et privées (article L. 442-5-1) sont quasi identiques, leur rédaction semble conduire à des interprétations différentes sur leurs conséquences en droit. En effet, le guide du maire établi par la direction générale des collectivités territoriales (DGCL) et par la direction générale des finances publiques (DGFiP), écrit à propos des écoles publiques, que « le Maire de la Commune de résidence n’est pas tenu […] de participer financièrement à cette scolarisation ». En outre, dans ses observations devant le Conseil constitutionnel sur la loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, le Gouvernement a indiqué que « la rédaction de l’article 6 de la loi déférée ne diffère pas de celle de la deuxième phrase du cinquième alinéa de l’article L. 212-8 du code de l’éducation, dans sa rédaction issue de l’article 101 de la loi du 7 août 2015, qui a trait à la participation financière que la commune de résidence d’élèves inscrits dans une école publique d’une autre commune proposant, à la différence de la première, un enseignement de langue régionale, peut verser à la commune d’accueil ». Or dans le même temps, la circulaire du 14 décembre 2021 intitulée « Langues et cultures régionales : cadre applicable et promotion de leur enseignement » précise que « l’article 6 de la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion (loi « Molac ») oblige les communes de résidence qui ne disposent pas d’écoles bilingues à contribuer aux frais de scolarité des élèves concernés dans les écoles privées sous contrat proposant un enseignement bilingue ». Compte tenu des rédactions similaires du code de l’éducation susvisées et dans la mesure où la volonté politique est de garantir la parité de financement entre les écoles publiques et privées, il paraît surprenant qu’une commune ne disposant pas d’une école dispensant un enseignement en langue régionale doive financer les écoles privées hors de son territoire, alors qu’elle n’aurait pas à le faire pour une école publique se trouvant dans la même situation. Il lui demande si la participation financière de la commune de résidence est toujours obligatoire, que les enfants soient scolarisés dans une école publique ou privée d’une autre commune dispensant un enseignement en langue régionale, lorsque cette commune de résidence ne dispense pas d’enseignement en langue régionale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5396</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Vannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Montant des fonds publics versés par l’État au collège Stanislas
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        874. — 15 octobre 2024. — M. Paul Vannier interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le montant des fonds publics versés par l’État au collège Stanislas. Le rapport de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche publié en juillet 2023 et de nombreuses enquêtes journalistiques ont révélé que l’établissement privé sous contrat Stanislas, situé dans le 6e arrondissement de Paris, ne respectait pas les articles L. 111-1, L. 442-1, L. 442-5 et L. 312-16 du code de l’éducation. Cet établissement est pourtant financé sur fonds publics. Aussi, il souhaiterait connaître le montant des fonds versés par l’État à l’établissement chaque année depuis 2017.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5397</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Farida Amrani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Gestion des affectations scolaires : garantir une place pour tous les élèves</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        875. — 15 octobre 2024. — Mme Farida Amrani attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’absence persistante d’affectation pour des milliers d’élèves dans les établissements du second degré à chaque rentrée scolaire. À la rentrée de septembre 2024, plus de 13 000 élèves se trouvaient sans affectation. Cette situation touche aussi bien les lycées généraux et technologiques que les lycées professionnels. Elle est d’autant plus préoccupante que ces retards d’affectation, souvent de plusieurs semaines, désavantagent considérablement les élèves concernés, compromettant leur réussite scolaire et renforçant un sentiment d’exclusion sociale. Parmi les élèves les plus touchés, on retrouve les élèves aux dossiers scolaires les plus fragiles, les élèves souhaitant intégrer des lycées professionnels ou des filières technologiques ainsi que des lycéens confrontés à des contraintes socio-économiques ou géographiques. Claire Hédon, Défenseure des droits, a rappelé à plusieurs reprises que ce dysfonctionnement constitue une violation du droit à l’éducation tel que prévu par le code de l’éducation. Elle souligne également qu’il revient à l’État de s’adapter aux besoins des élèves, non l’inverse. Malgré cela, les problèmes d’affectation persistent, alimentés par un manque de transparence sur la gestion des places disponibles et une planification insuffisante. Mme la députée souhaite savoir quelles mesures Mme la ministre entend mettre en place pour garantir, à l’avenir, une affectation de tous les élèves avant la rentrée scolaire, comme le prévoit l’article L. 131-1 du code de l’éducation. Elle souhaite également savoir quelles actions seront mises en place pour améliorer la gestion des affectations, anticiper les besoins en places et assurer que les moyens humains et matériels alloués à l’éducation nationale soient à la hauteur des enjeux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5397</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rémunération des professeurs principaux de BTS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        876. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la reconnaissance du travail réalisé par les enseignants assurant la charge de « professeur principal » ou de « référent pédagogique » ou encore « professeur coordonnateur » dans les sections de techniciens supérieur de l’éducation nationale. Le décret n° 95-55 du 15 janvier 1993 indique que l’ensemble des enseignants du second degré bénéficient de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) pour sa part fixe, c’est d’ailleurs cette indemnité qui a été revalorisée à la rentrée 2023, passant de 1 256,03 euros à 2 550 euros bruts annuels. La part modulable de l’ISOE est allouée aux enseignants qui assurent les fonctions de professeur principal ou de professeur référent, d’une classe ou d’un groupe d’élèves suivant la configuration des établissements, son montant est variable suivant le niveau, de 748,92 euros bruts annuels pour un groupe d’élèves à 1 609,44 euros bruts annuels pour un professeur agrégé en seconde. L’article D. 421-49-1 du code de l’éducation précise que le chef d’établissement désigne les professeurs principaux des classes, ce chef d’établissement désigne également un professeur principal pour les classes de techniciens supérieurs. Cependant, le professeur assurant cette mission ne bénéficie pas de l’ISOE part variable dans ce cadre. De lourdes disparités existent suivant les établissements avec des enseignants qui peuvent bénéficier d’une portion d’HSA (heures supplémentaires annualisées), d’une réduction du temps de service, d’une part d’IMP (indemnités pour mission particulière), des modalités de rémunération qui ne sont aucunement satisfaisantes compte tenu du travail réalisé par ces enseignants. Le travail reste identique, un professeur principal de section de technicien supérieur assure une tâche de coordination tant du suivi des élèves que de la préparation de leur orientation, en liaison avec les psychologues de l’éducation nationale et en concertation avec les parents d’élèves. Depuis la rentrée 2023, les chefs d’établissement bénéficient d’un outil important pour reconnaître les missions des enseignants « le pacte », M. le député pense qu’une brique de celui-ci pourrait parfaitement être adaptée pour rémunérer cette mission. Le prédécesseur de Mme la ministre a démontré sa volonté et la volonté du Gouvernement de mieux reconnaître et mieux rémunérer les enseignants, cette problématique doit être prise en compte pour une plus juste reconnaissance du travail réalisé par les enseignants au quotidien. Il lui demande comment elle compte reconnaître le travail des enseignants assurant la mission de professeur principal dans les sections de technicien supérieur et permettre une harmonisation des pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5397</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des assistantes de service social de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        894. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des assistantes de service social de l’éducation nationale. Lors de son discours de prise de fonction, Mme la ministre a formulé le vœu d’une école qui serait un lieu de confiance et de protection au sein duquel la lutte contre les inégalités sociales doit être une priorité. Les assistantes de service social de l’éducation nationale sont pleinement investies pour permettre non seulement la réussite de toutes et de tous, mais aussi et surtout pour travailler à ce que chaque élève puisse suivre une scolarité dans un cadre serein et apaisé quelle que soit sa situation personnelle. Pourtant, ces agents se sentent particulièrement déconsidérées en raison d’une rémunération indigne des responsabilités exercées (grille indiciaire la plus basse des agents de catégorie A) et des moyens inadaptés à une charge de travail exponentielle. Avec 3 000 équivalents temps plein (ETP) pour 12 millions d’élèves, il est illusoire de mettre au rang de priorité la réduction des inégalités sociales dans ces conditions. La situation du service social du personnel est également préoccupante : la charge de travail intenable est renforcée par un pilotage des ressources humaines créant souvent confusion sur le rôle de chaque acteur. Des personnels qui vont bien, c’est pourtant une condition préalable à un service public de qualité. Prendre soin de celles et ceux dont la mission principale est de prendre soin des autres devrait être une priorité. L’invisibilisation des assistantes de service social de l’éducation nationale est incompréhensible étant donné leur rôle primordial au sein des établissements scolaires. Ces agents font généralement partie des grands absents des annonces gouvernementales relatives au secteur éducatif. Féminisée à 96 %, cette fonction mérite tout autant de reconnaissance que n’importe quel autre métier. La vague de colère légitime qui ébranle cette catégorie d’agents ne peut qu’être à court-terme délétère pour la qualité du service rendu et pour l’accompagnement des élèves. Sans elles, les objectifs de lutte contre le harcèlement scolaire, contre les violences faites aux enfants ou encore contre la précarité resteront utopiques. C’est pourquoi elle souhaite l’alerter sur l’urgence à créer un nombre de postes suffisant et à augmenter les salaires des assistantes de service social dont son ministère a la charge grâce à une revalorisation indiciaire à la hauteur de celle des autres agents de catégorie A et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5398</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>ATSEM : à quand de meilleures conditions de travail ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        898. — 15 octobre 2024. — M. François Ruffin alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions de travail des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM). Les ATSEM représentent 57 000 agents, dont 99 % sont des femmes. Ces femmes se chargent, dans les écoles maternelles, d’accueillir les enfants le matin, de les câliner, de les enregistrer pour la cantine, de les changer, de les accompagner aux sanitaires, de les faire boire, de les habiller, d’animer les ateliers avec les enseignants, de s’inventer AESH sur le tas, sans formation, parce qu’« on a au minimum trois enfants en difficulté par classe, alors qu’il n’y a que trois AESH dans l’école ». D’après une récente étude de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, 62 % des ATSEM interrogées estiment que leur travail a un impact négatif sur leur santé physique ou psychologique. Près d’une sur deux déclare commencer la journée en étant épuisée. En plus de s’occuper des enfants en classe, elles sont aussi forcées d’effectuer de nombreuses autres tâches : nettoyage de locaux, accompagnement au temps de cantine, accompagnement aux sorties scolaires. Certaines tâches les exposent en particulier à des risques professionnels, comme l’accompagnement des enfants aux sanitaires. Une ATSEM que M. le député a rencontrée la semaine dernière lui déclarait : « Je fais ce métier depuis neuf ans, depuis quatre ans avec les tout petits. Avant, il y avait comme une condition : on prendra votre enfant à l’école s’il est propre. Du coup, les parents faisaient un effort. Maintenant, c’est fini. Avant, il arrivait un accident ou deux par jour. Là, mardi, j’en ai changé dix. Avant la sieste, pendant la sieste, après la sieste, ça n’arrête pas. Ça m’épuise. On n’a pas d’endroit pour les changer. Donc, on les met eux debout dans les toilettes, nous à genoux par terre. Pour la première fois de ma carrière, j’ai mal au dos. Et alors qu’on n’est rentrés que depuis trois semaines, à la place de faire des ateliers peinture, on est dans le caca. Ça décourage, ça fait mal au moral ». D’autres témoignages sur un groupe Facebook d’ATSEM relatent des situations similaires : « Classe de PS/MS, des enfants en couches, 8 changes en 1 h, des enfants handicapés sans AESH. L’enfer. Plus envie de faire ce métier. Cela devient beaucoup trop difficile » ; « Bilan des 2 premières semaines d’école : suis-je la seule à avoir l’impression d’avoir déjà fait 1 mois d’école. Je suis déjà fatiguée, moralement et physiquement. J’adore mon métier, mais je constate que plus ça va, plus les enfants ont du caractère et du retard. (…) Il y a déjà au moins 2 enfants avec des troubles dans ma classe, alors un de plus ça me paraît insurmontable. J’avoue que ce métier va devenir de plus en plus difficile. Je déprime un peu et franchement, je ne pense pas tenir ce rythme très longtemps ». Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour améliorer les conditions de travail des ATSEM, qui malgré leur passion pour ce métier, se retrouvent avec une charge de travail de plus en plus importante mettant en péril leur santé physique et psychologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5399</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Oziol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Il faut recruter les enseignants sur liste complémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        902. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Oziol attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le non-recrutement de lauréats du concours de professeur des écoles (CRPE) en liste complémentaire. En juin 2023, le ministère de l’éducation nationale avait annoncé l’ouverture et le recours aux listes complémentaires afin de remédier en partie au manque d’enseignants. Tous les rectorats ont pu faire appel à cette liste après appel à la liste principale pour les postes vacants. C’était notamment le cas de l’académie de Montpellier, qui avait fait appel aux 80 candidats en liste complémentaire, avant de recruter par la suite 267 contractuels. À l’issue du CRPE 2024, une nouvelle liste complémentaire de candidats a été créée, dans l’attente des besoins constatés dans les établissements, sur laquelle 75 candidats ont été admis. À ce jour, 25 d’entre eux sont encore en attente d’un recrutement, malgré les besoins avérés et des situations parfois préoccupantes dans l’ensemble de l’académie de Montpellier. Des départements comme le Gard ou l’Aude font face à une véritable demande d’enseignants, avec 13 postes de titulaires vacants dans le Gard, confirmés par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN), qui se dit disposé à les recruter. Dans plusieurs départements de l’académie, des enseignants contractuels ont pourtant été recrutés : 38 en Pyrénées-Orientales, 18 dans l’Hérault, 18 dans le Gard et 7 dans l’Aude. Ces 25 candidats ont été formés au métier au cours de stages et d’alternances et leur admission en liste complémentaire au CRPE sanctionne leur aptitude à enseigner. Il apparaît inenvisageable de ne pas permettre le recrutement de ces candidats en liste complémentaire en priorité par rapport à des contractuels moins qualifiés. De plus, les besoins en matière de professeurs des écoles sont encore criants dans la région, qui voit se succéder fermetures de classes, classes surchargées et enseignants non remplacés. Il en va de même pour plusieurs autres académies dans le pays, comme celles de Versailles et Créteil par exemple. Elle lui demande si elle envisage donc de systématiser l’ouverture de listes complémentaires et de permettre qu’en cas de postes vacants, les candidats inscrits sur cette liste y pourvoient avant d’éventuels contractuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5399</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>La sécurité de l’enseignante lâchement agressée à Tourcoing
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        927. — 15 octobre 2024. — M. Jérôme Buisson alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les risques pour la sécurité de l’enseignante violemment agressée au lycée Sévigné de Tourcoing le 7 octobre 2024. Lundi 14 octobre 2024, l’éducation nationale a organisé un hommage national aux deux professeurs, Samuel Paty et Dominique Bernard, lâchement tués pour avoir enseigné et fait respecter un des grands principes républicains : la laïcité. Ce bien si précieux permet d’assurer la liberté de conscience de chacun et garantit un enseignement libre de toute pression religieuse. Il convient de le rappeler : la République n’est rien sans la laïcité. Pourtant, depuis l’affaire du foulard de Creil en 1989, ce principe fondamental est sans cesse testé, rejeté et conspué par l’islamisme, jusqu’à mener aux crimes les plus abjects qui ponctuent de plus en plus régulièrement l’actualité, mais auxquels on s’habitue malheureusement trop vite. Dans les jours qui suivent ces drames effroyables, le rituel est toujours le même : grand effet d’annonce de soutien de la part de la classe politique, hommage perturbé par des fanatiques, puis l’oubli et le renoncement dominent. La stratégie de la fuite et du « pas-de-vagues » reprend le dessus sur le véritable courage politique et la force de l’État. En effet, l’islamisme n’est pas le seul responsable de ces drames. La faiblesse de l’éducation nationale, la soumission face aux offensives des adversaires et les renoncements individuels sont également les coupables de ces atrocités. À chaque fois, on peut observer la même mécanique mortifère se mettre en place, la même dont a été victime Samuel Paty, très bien décrite dans l’ouvrage de Stéphane Simon « Les derniers jours de Samuel Paty ». Un enseignant fait son travail en initiant ses élèves au principe de la laïcité, fondé sur la loi de 1905. Certains élèves et leurs parents contestent l’enseignement dispensé et s’attaquent au professeur, puis ses collègues et l’administration le lâchent et s’ensuit un lynchage sur les réseaux sociaux, des appels au meurtre jusqu’à l’inimaginable. Cette mécanique, la professeure agressée violemment au lycée Sévigné à Tourcoing par une élève de dix-huit ans en est actuellement victime. Pour rappel des faits, elle avait simplement fait appliquer la loi de 2004, interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires, en demandant à cette jeune femme de retirer son voile. Derrière, celle-ci a répliqué par une série de coups et d’insultes. Mercredi 9 octobre 2024, on a appris qu’une manifestation en soutien à ces violences s’est tenue. Certains professeurs ont également trouvé le moyen de justifier cette agression. De plus, le nom de cette courageuse enseignante a fuité sur les réseaux sociaux et un déferlement de haine à son égard a déjà commencé. Pour éviter le pire pour elle, l’État a le devoir de ne pas trembler. Il se doit d’afficher son soutien sans faille à l’enseignante qui a juste fait respecter une de ses lois, comme à toutes les personnes défendant ardemment la République. M. le député demande à Mme la ministre si elle a annulé sa visite au lycée Sévigné par peur d’une confrontation avec ceux justifiant et motivant cette violence. Il souhaite également savoir si un dispositif de protection de l’enseignante concernée est déployé et désire être tenu informé des sanctions prononcées à l’encontre des professeurs et des élèves ayant manifesté leur soutien à cette nouvelle offensive islamiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5400</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Laicité à l’école : mettre fin aux revendications communautaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        928. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante des atteintes à la laïcité au sein des établissements scolaires et la protection des enseignants face aux pressions communautaristes. L’incident survenu au lycée Sévigné de Tourcoing illustre, avec une acuité particulièrement alarmante, la progression insidieuse des pressions islamistes au sein des établissements scolaires. Une enseignante de sciences techniques médico-sociales, dans l’exercice légitime de ses fonctions et garante des principes républicains, s’est vue violemment agressée pour avoir simplement rappelé les fondements inaliénables du pacte laïc du pays. Les circonstances de cette agression sont emblématiques d’une stratégie de confrontation désormais systématisée : une élève, pourtant majeure et donc pleinement consciente de ses actes, a délibérément défié l’autorité républicaine en revêtant un voile, étendard d’un islam politique, au sein de l’établissement. Face au rappel mesuré de l’interdiction légale par l’enseignante, la situation a rapidement dégénéré en une confrontation physique d’une rare violence : gifles, coups multiples et menaces ont ainsi répondu à une simple demande d’application de la loi. Cette escalade préoccupante révèle la méthodologie caractéristique des mouvances islamistes : transformation d’un acte individuel en démonstration de force collective et recours à la violence comme mode d’expression privilégié. L’agression physique d’une représentante de l’institution scolaire constitue ici une attaque frontale contre l’édifice républicain lui-même. Comme l’a souligné Mme la ministre devant l’Assemblée nationale (le 8 octobre 2024 lors de la séance des questions au Gouvernement), cette violence ne représente pas uniquement une atteinte à l’intégrité d’une enseignante, mais constitue une offensive délibérée contre les valeurs fondamentales de la France. L’interdiction temporaire d’accès à l’établissement prononcée à l’encontre de l’élève, dans l’attente d’un conseil de discipline, ainsi que le dépôt d’une plainte, ne sauraient suffire. Cette affaire, loin d’être un incident isolé, s’inscrit dans une succession inquiétante d’atteintes à la laïcité, dont l’assassinat de Samuel Paty demeure la manifestation la plus tragique. Elle illustre la nécessité impérieuse d’une réponse institutionnelle ferme et sans ambiguïté face à ces provocations et ces pressions visant à éroder les principes fondamentaux et républicains. Cette détérioration du climat scolaire s’accompagne d’un phénomène particulièrement alarmant : l’autocensure croissante des enseignants face aux pressions islamistes, renonçant parfois à aborder certains sujets du programme, notamment en histoire ou en littérature, par crainte de représailles. Cette capitulation silencieuse face aux pressions islamistes constitue une première défaite inacceptable des valeurs républicaines. Elle lui demande donc quelles actions concrètes le Gouvernement entend déployer pour garantir l’intégrité physique et la sécurité des membres du corps enseignant, lutter contre les pressions et menaces, communautaristes et islamistes et pour réaffirmer, sans compromis ni ambiguïté, la primauté absolue des lois de la République sur toute revendication communautaire dans l’espace scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>999</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5400</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Reconnaissance des assistants de service social de l’enseignement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        999. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale au sujet de la nécessaire reconnaissance et revalorisation des assistants de service social de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Ces professionnels sont profondément investis dans la réalisation d’une école comme lieu de confiance et de protection. Leurs missions, allant de l’accès aux droits à l’accompagnement des familles en situation de précarité en passant par la protection de l’enfance et la lutte contre le décrochage scolaire, contribuent directement à créer un environnement scolaire propice à l’épanouissement de tous les élèves, quel que soit leur contexte personnel. Cependant, malgré leur engagement sans faille, les assistants de service social se sentent depuis trop longtemps déconsidérés. Leurs revendications légitimes, telles que des conditions de travail dignes et une rémunération à la hauteur de leurs responsabilités, sont restées largement ignorées. Avec une grille indiciaire parmi les plus basses de la catégorie A et des moyens insuffisants pour faire face à une charge de travail toujours plus importante, il est impératif de reconnaître l’urgence de la situation. De même, la situation du service social du personnel et du service social du supérieur est alarmante. Les professionnels de ces secteurs font face à des conditions de travail de plus en plus difficiles et à une invisibilité croissante, malgré leur rôle essentiel dans la prise en charge des étudiants. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour remédier à cette situation. M. le député demande à Mme la ministre d’accorder une attention urgente aux revendications légitimes des assistants de service social. Cela inclut une revalorisation indiciaire significative, en ligne avec d’autres professions de catégorie A, ainsi que la création de postes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants dans les domaines prioritaires tels que la lutte contre le harcèlement, la protection de l’enfance et la précarité étudiante. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5401</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>L’utilisation du balsa pour les éoliennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        863. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur la composition des pâles des éoliennes. En effet, plusieurs journaux nationaux et internationaux alertent sur l’utilisation massive du balsa, un bois utilisé notamment pour les pâles des éoliennes, en raison de sa rigidité et de sa légèreté. La construction massive d’éoliennes en Europe, en Amérique du Nord et en Asie a fait augmenter de façon exponentielle la demande de balsa. L’attrait de l’industrie « verte » pour ce bois, qui provient principalement d’Amérique du Sud et notamment d’Équateur, engendre de nombreux pillages et une déforestation très conséquente en Amazonie. Face à ce problème, M. le député souhaiterait interroger Mme la ministre afin de connaître précisément la part des éoliennes construites en France qui sont composées de ce bois. Il souhaiterait également connaître la quantité moyenne de balsa qui serait nécessaire à la construction d’une éolienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5401</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Synergies entre désamiantage des bâtiments et solaire photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        865. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur l’article 52 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables. Cet article dispose que le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif aux synergies qui pourraient exister entre le désamiantage des bâtiments et le développement du solaire photovoltaïque. Ce document doit permettre d’étudier les opportunités offertes par le déploiement de panneaux photovoltaïques pour désamianter les bâtiments, notamment agricoles et industriels. Soulignant l’intérêt de la publication rapide du rapport mentionné à l’article 52 de la loi du 10 mars 2023, il lui en demande donc la date.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5401</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Aides à la formation des vétérinaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        877. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés constatées dans l’accès aux formations vétérinaire. Comme prévu au livre VIII du code rural et de la pêche maritime, le ministère de l’agriculture est compétent pour organiser l’enseignement supérieur vétérinaire sur le territoire national. À ce titre, il organise la formation vétérinaire au sein de cinq écoles vétérinaires, soit quatre écoles nationales et une école vétérinaire privée d’intérêt général. La profession est indispensable à l’élevage et à la « ferme France ». Toutefois, nombre d’étudiants désireux de s’engager dans cette voie et d’ainsi allier la passion des animaux, de ceux qui les élèvent, à une carrière porteuse d’utilité en ruralité, sont contraints de suivre des cursus vétérinaires à l’étranger, notamment au sein de l’Union européenne. Les écoles vétérinaires hexagonales sont extrêmement sélectives, ce qui peut interroger eu égard à la pénurie de vétérinaires, notamment ceux pratiquant « la rurale », dans les territoires agricoles. Sans rien renier des exigences sanitaires, le renforcement de la capacité d’accueil des écoles nationales vétérinaires est un sujet à prendre à bras le corps. On parle aujourd’hui de déserts vétérinaires qui plongent les éleveurs, pour qui leur présence est vitale, dans le désarroi. Le haut degré d’exigence des écoles vétérinaires semble résulter d’une tradition bien française, il n’est qu’à les comparer avec leurs homologues des voisins européens. Des jeunes justifiant pourtant d’un excellent niveau, de la mention « très bien » au baccalauréat, ne trouvent pas à y être admis et se tournent en nombre vers les formations dispensées en Belgique, en Espagne ou encore en Roumanie et reviennent diplômés pratiquer dans les campagnes où les besoins se font de plus en plus criants. Aujourd’hui, près de la moitié des vétérinaires inscrits au registre de l’Ordre des vétérinaires ont obtenu leur diplôme dans un autre pays de l’Union européenne. La Roumanie fait partie des pays les plus attractifs pour les étudiants français, ce qui s’explique notamment grâce à la mise en place de cursus francophones. Cependant, le prix de la scolarité (les frais d’inscription s’élèvent en moyenne à 6 000 euros l’année, soit 36 000 euros pour les 6 années du cursus), auquel s’ajoute le coût des logements, en font une destination universitaire particulièrement onéreuse pour les étudiants et les familles. Ces étudiants ne sont alors pas éligibles aux aides et bourses françaises, alors que les étudiants français inscrits dans des cursus de médecine humaine en Roumanie sont éligibles à des bourses d’études et des aides financières de la part de l’État ; les élèves en cursus de médecine vétérinaire en sont exclus. Il y a là une inégalité de traitement alors que les enjeux sanitaires sont comparables. En effet, les circulaires ESRS2315208C du 17 juillet 2023 et DGER/SDPFE/2023-486 du 26 juillet 2023 relatives aux modalités d’attribution des bourses sur critères sociaux de l’enseignement supérieur, des aides au mérite et des aides à la mobilité internationale pour l’année 2023-2024 ne prévoient pas que la préparation du diplôme de vétérinaire dans un État membre de l’Union européenne rende l’étudiant éligible aux bourses sur critères sociaux de l’État. Le système s’avérant dans l’incapacité d’accueillir les étudiants et de former suffisamment de futurs vétérinaires, des aménagements semblent justifiés. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de rendre éligibles les étudiants vétérinaires effectuant leurs études à l’étranger aux bourses nationales, à défaut si des aides européennes sont prévues pour compenser l’absence d’aides nationales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5402</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mettre en valeur les femmes scientifiques et Lucie Randoin à l’Expo Osaka 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        893. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’opportunité de mettre en lumière des femmes de science, en particulier à l’occasion de la prochaine exposition universelle, l’Expo 2025 Osaka. À l’Expo Dubaï 2020, pour la première fois un pavillon thématique de la femme s’est attaché à dresser un panorama des contributions des femmes à la société. Les figures féminines, leurs voix singulières, sont encore largement invisibilisées. Sur ce modèle du pavillon des femmes, il semble opportun que le pavillon France de l’Expo 2025 valorise les femmes de science, dont la personne de Lucie Randoin. Une telle initiative contribuerait à fédérer le plus grand nombre autour de grandes actions de partage des savoirs scientifiques et culturels de l’humanité et à donner des modèles inspirants aux jeunes générations. C’est le cas de Lucie Randoin, première femme biologiste à avoir enseigné à l’Académie de médecine de Paris et la première après Marie Curie. Elle a été l’une des plus grandes spécialistes de la nutrition et ses travaux sur les minéraux marins, le calcium organique vivant, la recherche en nutrition-santé font date. Son héritage scientifique a contribué à établir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et équilibrée pour la santé. Elle demeure toujours aujourd’hui un modèle d’émancipation et une pionnière dans bien des domaines très contemporains, tels la souveraineté alimentaire, la nutrition du futur, l’écologie, la cohésion des territoires, l’égalité, la diversité, sur lesquels le Gouvernement entend agir. Par ailleurs, Lucie Randoin est inscrite au programme philatélique de 2025 dans la rubrique industrie, science et technique ; l’Exposition Osaka 2025 coïncidera avec l’année d’émission du timbre à son effigie. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur la proposition d’un pavillon des femmes mettant particulièrement en lumière les femmes scientifiques et donnant toute sa place à la carrière de Lucie Randoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>979</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5402</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Dérive autoritaire en Tunisie et la situation des opposants en exil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        979. — 15 octobre 2024. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la dérive autoritaire en Tunisie et la situation des opposants en exil. Depuis le coup d’État en Tunisie du 25 juillet 2021, une centaine d’opposants, de journalistes, d’avocats et d’activistes de la société civile ont été arbitrairement arrêtés par le régime autoritaire du président Kaïs Saïed. Depuis 2021, les convocations judiciaires en Tunisie se sont intensifiées, souvent liées à des publications sur les réseaux sociaux ou à des prises de parole publiques, qui critiquent le gouvernement ou le président. Malgré cela, la France et l’Union européenne continuent de soutenir le régime du président Kaïs Saïed pour une raison qui semble simple : sacrifier les droits humains en échange de la gestion de la migration. En effet, le mémorandum signé entre l’Union européenne et la Tunisie le 16 juillet 2023, négocié par le gouvernement de la première ministre italienne d’extrême-droite Mme Giorgia Meloni, vise à externaliser les frontières de l’Union européenne et à confier à la Tunisie la lutte contre la migration interne et externe. Cette politique a mené à une véritable chasse aux exilés en Tunisie, poussée à son paroxysme lors de l’été 2022, où des centaines de migrants ont été déplacés de force dans des zones désertiques aux frontières libyenne et algérienne, entraînant la mort d’au moins 27 d’entre eux. De nombreux opposants tunisiens ont dû se résoudre à l’exil en France, pour éviter la répression acharnée du régime de Kaïs Saïed. Faire de la politique face au président coûte cher en Tunisie : alors que les résultats des élections présidentielles ont été publiés le 7 octobre 2024, le seul candidat opposé frontalement au régime a été condamné à 12 ans de prison ferme. Malgré cela, les opposants tunisiens restent menacés par la difficulté d’obtenir le statut de réfugié politique en France, car le Quai d’Orsay continue de considérer le pays comme un pays sûr. Pour les militants qui se sont opposés à l’autoritarisme et au racisme, pour les journalistes qui ont couvert cette dérive autocratique et pour les leaders politiques qui ont osé défier les décisions arbitraires du gouvernement, il n’y a rien de moins « sûr » pour eux que le retour en Tunisie, qui signifierait très probablement la prison. En tenant compte de ces éléments et de l’urgence de la situation, elle lui demande de faire le nécessaire pour protéger les réfugiés politiques tunisiens, notamment en revoyant le processus administratif d’octroi du statut de réfugié pour les Tunisiennes et Tunisiens qui ont vu leurs pays sombrer dans l’autoritarisme et qui sont venus en France, croyant que la démocratie française allait les protéger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>980</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5403</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des Français au Liban
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        980. — 15 octobre 2024. — M. Alexis Jolly interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des ressortissants français résidant ou séjournant actuellement au Liban, compte tenu de l’aggravation de la crise économique et politique que traverse le pays. En effet, la situation sur le terrain devient de plus en plus précaire, marquée par des pénuries de biens essentiels, des coupures d’électricité récurrentes et une dégradation généralisée des infrastructures. Face à cette instabilité croissante, il souhaite savoir quelles mesures le ministère met en œuvre pour garantir la sécurité et la protection des citoyens français. Il souhaite également obtenir des précisions sur les actions diplomatiques en cours, notamment la coordination avec les autorités locales et les partenaires internationaux, pour soutenir les Français sur place. Par ailleurs, il demande si des plans de rapatriement ou des dispositifs d’assistance spécifiques, tels que des aides logistiques ou des soutiens financiers, sont envisagés pour les personnes qui souhaitent quitter le territoire libanais ou qui se trouvent en difficulté. Enfin, il s’interroge sur la communication mise en place par le ministère pour informer régulièrement les ressortissants français des évolutions de la situation et des consignes de sécurité à suivre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>981</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5403</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Vote en faveur de la résolution de l’Autriche sur l’interdiction des SALA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        981. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la résolution intitulée « Systèmes d’armes létaux autonomes » qui sera formellement déposée par l’Autriche en Première commission des Nations unies d’ici le 17 octobre 2024. En raison de la difficulté à limiter et prévoir leurs effets, le recours aux systèmes d’armes autonomes présente un risque moral, ainsi qu’un risque de violation du droit humanitaire international, un système automatisé ne pouvant faire la distinction entre un combattant et un civil. L’ONU appelle à un dialogue constructif et à une coopération internationale renforcée pour relever ces défis notamment par l’ouverture d’une consultation informelle et publique qui devra aboutir à la présentation d’un rapport courant 2025. Cette consultation constitue un préalable à l’ouverture de toute négociation sur un traité international d’interdiction de ces armes. Alors que les organisations non gouvernementales, les comités scientifiques et une grande partie des États alertent sur les dangers humanitaires engendrés par le déploiement de ces armes, la position de la France dans l’élaboration d’un traité international reste encore incertaine. Pourtant, il est impératif pour le Gouvernement d’appuyer les tentatives d’António Guterres, secrétaire général des Nations unies, d’ouvrir des négociations sur ce sujet à New York, malgré l’opposition de pays comme la Russie. En effet, celle-ci s’oppose à tout accord international contraignant et affirme que le droit international existant suffit, entravant ainsi le processus de négociation. Considérant les risques humanitaires et éthiques que présentent ces armes, il est primordial que la France vote en faveur de la résolution présentée par l’Autriche lors du vote en Première commission qui se tiendra début novembre. M. le député souhaiterait connaître la position de la France sur cette question. Par ailleurs, il souhaite savoir si celle-ci envisage de coparrainer la résolution afin de lui donner le plus de poids possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5404</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Site « Onsexprime.fr » dès 11 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        867. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le site Onsexprime.fr. La pornographie, les réseaux sociaux ou encore les publicités aux contenus hypersexualisés créent une exposition incessante qui peut modeler insidieusement la vision juvénile de l’amour et du désir. Face aux situations d’incompréhension et de sidération à la vue de certains contenus, on doit permettre aux plus jeunes de contrer leurs attentes irréelles et une compréhension tronquée de l’intimité et du consentement. C’est ce qu’entendait faire le site Onsexprime.fr pour les 11-18 ans conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du ministère chargé de la santé. Or plusieurs éléments risquent de provoquer l’effet inverse. L’accessibilité du site à des jeunes de 11 ans pose question dès la première page avec la mention, Mme la députée cite : « pratiques sexuelles, positions, comment on fait ? ». On constate d’ailleurs que la mention « déconseillé au moins de 12 ans » apparaît sur la vidéo de présentation. À la question : « à quel âge faire l’amour ? », le site répond « qu’il n’y a pas d’âge et que le bon âge, c’est lorsque l’on se sent prêt ». Là encore, un jeune de 11, 12 ou 13 ans ne sait pas ce qu’est « être prêt » pour entamer une vie sexuelle. Le public à qui s’adresse ce site n’est définitivement pas le bon. À cela s’ajoute la présence de nombreux concepts incompréhensibles par les plus jeunes et qui risquent de provoquer chez eux des questionnements délétères alors même qu’ils n’ont pas encore conscience de leurs corps. Et si les espèces de dessins d’animaux en carton coloré permettant la présentation de la « brouette chinoise » ou du « bateau ivre » ont finalement été retirés, il n’en demeure pas moins que le site met en avant une hypersexualisation des jeunes avec des corps nus dont seule la tête est floutée, des images colorées censées être fun ou encore des expressions jeunes telles que « askip ». Ce site gouvernemental se trompe de cibles en s’adressant tant à des enfants de 11 ans qu’à des adolescents de 17 ans et risque surtout de plonger les plus jeunes dans un flot d’informations colorées sans jamais apporter de réponse à leur questionnement. Alors que des sujets nécessaires à tout âge, tels que le consentement, la lutte contre le harcèlement et l’écoute de ses envies sont évoqués, ils sont noyés par la volonté de tout sexualiser. Les plus jeunes risquent alors de se sentir pressés de suivre un script non écrit, se lançant dans les arènes de la séduction avant même de comprendre les règles du jeu. Elle lui donc si elle juge ce site opportun pour des enfants de 11, 12 ou 13 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>987</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5404</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Maintien des avantages sociaux en cas de perte d’un enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        987. — 15 octobre 2024. — M. Frédéric Falcon alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance sur la nécessité d’étendre à 6 mois la période de 3 mois pour le maintien de certaines prestations familiales et la prise en compte de l’enfant dans le quotient familial en cas de décès de celui-ci, afin d’accompagner au mieux les parents dans cette épreuve particulièrement douloureuse. M. le député demande à Mme la ministre si le maintien de certaines prestations familiales pendant une période donnée, en cas de décès d’un enfant, sera élargi à d’autres prestations familiales que les allocations familiales, le complément familial, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) avec son éventuel complément et majoration, la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant, l’allocation de soutien familial et l’allocation de rentrée scolaire. En outre, M. le député demande si le montant de l’indemnité forfaitaire versée à la personne assumant la charge effective et permanente de l’enfant décédé présent au foyer fera prochainement l’objet d’une modification à la hausse et souhaite s’assurer du maintien de la prime à la naissance si le décès de l’enfant survient avant le premier jour du mois suivant le cinquième mois de grossesse. Il en va de même concernant la prime d’adoption si le décès survient après le mois de l’adoption. Enfin, il lui demande si les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité ayant perdu un enfant mineur peuvent bénéficier du maintien de la prise en charge de l’enfant pour le calcul du RSA et de la prime d’activité durant une période dépassant les 12 mois suivant son décès.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5405</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Versement de prime de sujétion aux fonctionnaires en décharge syndicale totale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        897. — 15 octobre 2024. — M. Édouard Bénard attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’application des dispositions de l’article 7 du décret n° 2017-1419 du 28 septembre 2017 relatives au maintien des primes et indemnités des agents bénéficiant d’une décharge syndicale. En effet, selon ce décret, « l’agent bénéficiant d’une décharge totale ou d’une mise à disposition conserve le montant annuel des primes et indemnités attachées aux fonctions exercées dans son corps ou cadre d’emploi avant d’être déchargé ». Cependant, il apparaît que des agents en décharge syndicale de la fonction publique hospitalière ne perçoivent plus, depuis qu’ils bénéficient d’une décharge syndicale à plein temps, des indemnités forfaitaires pour travail les dimanches, jours fériés ou nuits qu’ils percevaient avant l’obtention de cette décharge. L’argument invoqué par leur employeur pour refuser le versement de ces primes tient au fait que l’attribution de ces indemnités correspondrait à la prise en compte de sujétions particulières inhérentes à des modalités d’exercice auxquels les agents concernés ne seraient plus soumis de par leur décharge syndicale totale. Selon les directions d’établissements refusant le versement des indemnités précitées, l’évolution du cycle de travail des agents concernés après le passage en décharge totale nécessiterait la reconstitution artificielle d’un cycle incluant du travail de nuit, le dimanche et les jours fériés. Cette estimation théorique ne correspondrait pas au principe du « service fait », ce qui ne permettrait pas de garantir le respect de la régularité de cette dépense pour l’établissement public employeur. Cet argumentaire paraissant erroné, il sollicite une clarification du ministère sur les modalités d’application des dispositions de l’article 7 du décret n° 2017-1419 du 28 septembre 2017 et souhaite connaître, le cas échéant, la nature des mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir l’application pleine et entière des dispositions du décret de 2017 pour les agents concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5405</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Application de la réglementation relative aux congés bonifiés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        899. — 15 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’application de la réglementation relative aux congés bonifiés. Des témoignages, comme ceux d’agents du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, font état de situations discriminatoires et non conformes aux dispositions réglementaires rappelées par la circulaire du 3 août 2023 relative à la mise en œuvre des critères liés aux centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) pour la prise en compte des congés bonifiés dans les trois fonctions publiques et pour la mobilité des fonctionnaires de l’État dans les territoires d’outre-mer. Alors qu’ils démontrent bénéficier de trois critères irréversibles ou d’une situation qui permet de confirmer le bénéfice du CIMM reconnu dans les six années précédentes, l’administration refuse de reconnaître aux agents leur CIMM en invoquant un mariage, des études, plusieurs années de travail dans l’Hexagone, ou l’absence de démarches pour une mutation en Guadeloupe, par exemple, pour ceux originaires de ce territoire. Il lui demande quels moyens sont mis en œuvre pour s’assurer de la bonne application par l’administration de la réglementation relative aux congés bonifiés. De plus, il souhaite connaître les moyens de recours non contentieux d’un agent lorsque son administration lui a opposé un refus de congé bonifié en contradiction manifeste avec les dispositions réglementaires ou lorsqu’elle n’a pas répondu à son recours gracieux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5405</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Calcul du supplément familial de traitement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        900. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Juvin attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le calcul du supplément familial de traitement pour les agents de fonction publique. Cette question écrite a été redéposée après la dissolution de l’Assemblée nationale (QE n° 16517). Le supplément familial de traitement (SFT) est un complément de rémunération pour les agents publics. Il s’adresse aux contractuels ou fonctionnaires qui ont au moins un enfant de moins de 20 ans à charge. Il comprend un élément fixe (2,29 euros pour un enfant, 10,67 euros pour deux enfants, 15,24 euros pour trois enfants puis 4,53 euros par enfant supplémentaire) et un élément proportionnel au traitement à compter du deuxième enfant (3 % pour deux enfants, 8 % pour 3 enfants). Le caractère proportionnel du SFT est doublement injuste car il permet aux agents les mieux rémunérés de bénéficier d’une indemnité bien supérieure aux agents les plus modestes dès lors qu’ils ont au moins deux enfants. Le SFT ne prend également pas en compte les situations, parfois délicates, des gardes alternées ou des familles monoparentales. Malgré des revenus parfois modestes, certains agents touchent donc un supplément familial de traitement d’un montant de 2,29 euros, lorsqu’il n’y a qu’un enfant à charge. La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a déjà envisagé une réforme consistant en la forfaitisation du montant du SFT (30 euros pour un enfant, 73 euros pour deux enfants, 180 euros pour trois enfants, 310 euros pour le quatrième, etc.) et la revalorisation du montant du SFT pour le premier enfant. Cette réforme paraît plus juste et renforcerait l’attractivité des métiers de la fonction publique. Il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit de faire évoluer le calcul du supplément familial de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5406</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Délai applicable entre deux prises de congé bonifié
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        901. — 15 octobre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’interprétation par son administration de la règle relative au délai applicable entre deux prises effectives de congé bonifié pour des vacances. L’administration impose aux agents un délai de 12 mois entre deux séjours de vacances, en se fondant sur l’article 2.2.3. du « Guide des congés bonifiés pour les agents des trois versants de la fonction publique ». Or cet article ne concerne pas le cas d’un agent qui demande un congé bonifié à l’occasion de ses vacances mais celui de l’agent qui cumule un congé bonifié pour ses vacances et un autre à l’occasion d’une maladie ou d’un stage. De plus, cet article vise le cumul au cours d’« une même année » ce qui, selon la jurisprudence, signifie une même année civile et non 12 mois consécutifs comme l’interprète de manière erronée son administration. En vertu de l’article 9 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 relatif à la prise en charge des frais de voyage du congé bonifié, si un agent bénéficiait de l’ouverture d’un droit à congé bonifié à compter du 1er janvier 2022, son droit suivant serait ouvert à compter du 1er janvier 2024, même si, à la demande de son administration par exemple, il n’avait effectivement pris son congé qu’en 2023. Le guide précité explique ce cas sans ambiguïté dans l’exemple parfaitement explicite de l’article 2.3.2.1. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour faire respecter par l’administration le principe posé par le premier alinéa de l’article 9 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 relatif au congé bonifié, qui établit une durée minimale de 24 mois de service entre l’ouverture d’un premier droit à congé bonifié et l’ouverture d’un second droit et non entre les prises effectives de ces congés bonifiés pour des vacances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5406</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Industrie verte : situation du groupe SAFRA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        920. — 15 octobre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation critique de l’entreprise SAFRA, spécialisée dans le matériel de transport et pionnière dans la transition énergétique et écologique. Situé à Albi, au cœur d’une zone « Territoire d’industrie » de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), le groupe SAFRA est spécialisé dans la fabrication de bus à hydrogène, ainsi que la rénovation de trains et de métros qui jouent un rôle clé dans le développement de solutions de mobilité décarbonée, par le développement de transports en commun durable et de la filière rétrofit, pour transformer des moteurs thermiques en moteurs électriques. Cependant, le groupe est actuellement en grande difficulté économique, menaçant plus de 270 emplois locaux répartis dans ses différentes branches : SAFRA Automobile, SAFRA Agencement et SAFRA Constructeur. Alors que M. le Premier ministre, Michel Barnier, a insisté dans sa déclaration de politique générale sur l’importance de la réindustrialisation française et de l’investissement dans la transition écologique et que l’ancien ministre de l’industrie, Rolland Lescure, alerte sur la baisse de dynamisme des projets industriel durable, il est indispensable de garantir le maintien et le développement d’entreprises comme SAFRA qui participe activement à la décarbonation des mobilités en France et plus particulièrement dans le Tarn. Depuis la crise de la covid-19, la situation de l’entreprise est critique avec une dette dépassant 20 millions d’euros et des besoins de trésorerie immédiats estimés à 30 millions d’euros. Le groupe ne peut aujourd’hui garantir la poursuite de son activité. Si un fonds d’investissement a déjà injecté 4 millions d’euros récemment, cela reste insuffisant pour assurer sa survie. L’entreprise devrait alors être reprise par un investisseur, mais toutes les négociations semblent tarder, ce qui accroît l’inquiétude des salariés quant à l’avenir du groupe et de potentiels licenciements économiques. Les organisations syndicales qui sont particulièrement mobilisées pour le maintien de cette entreprise de transition écologique dénoncent le manque de transparence sur les discussions en cours avec les repreneurs potentiels et sur la stratégie globale de la direction. Alors que le Tarn a déjà souffert de la fermeture de deux grands acteurs industriels locaux : Flow Control Technologie et Scopelec, qui ont entraîné le licenciement de plus de 1 100 salariés à l’échelle nationale ces dernières années, il est primordial de préserver un fort tissu industriel dans ce département. Dans le contexte de la mise en œuvre de la loi « Industrie verte » et alors que le groupe SAFRA est situé sur une zone « Territoire d’industrie », Mme la députée demande à M. le ministre de préciser quel soutien financier va être mobilisé par l’État pour soutenir financièrement cette entreprise stratégique. Elle lui demande également quelles sont les garanties que peut prendre l’État pour assurer le maintien des emplois et la pérennité de l’activité sur le territoire. Finalement, Mme la députée souhaite demander à M. le ministre d’agir en tant qu’intermédiaire entre la direction actuelle et les organisations syndicales pour les associer à la démarche de reprise économique et au futur du groupe. Elle insiste sur l’importance d’une intervention rapide pour assurer le redressement du groupe et préserver le tissu industriel local et durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5407</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge des victimes d’erreur de la police
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        781. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de la prise en charge des victimes d’erreur de la police. Il existe des démarches visant à obtenir réparation des traitements affligés ou indemnisation des dégâts causés lors d’une intervention par erreur des forces de l’ordre au domicile des victimes, mais celles-ci peuvent apparaître longues, voire épuisantes. Surtout, il s’agit de procédures que les victimes elles-mêmes doivent entreprendre, alors qu’elles restent bien souvent perturbées par l’erreur policière. De plus, il leur est également recommandé de faire une déclaration à leur assurance, mais la prise en charge n’est pas toujours acceptée. Même si les erreurs policières sont rares, ces faits entachent l’efficacité des autorités et peuvent entraîner le déclin de la confiance des populations à leur égard. Pour de nombreuses victimes, la situation est d’autant plus douloureuse qu’elles se retrouvent souvent isolées, sans information et sans savoir vers qui se tourner. Il semble donc utile que les forces publiques prévoient une prise en charge des personnes interpellées par erreur manifeste d’appréciation ou négligence. Aussi, M. le député aimerait savoir s’il est possible de mettre en œuvre un tel dispositif, immédiat et systématique, qui permettrait une mise en relation avec le correspondant départemental « aide aux victimes » et une prise en charge globale, comme peuvent en bénéficier les victimes d’infractions pénales. Il serait également hautement souhaitable que la hiérarchie policière prenne l’initiative d’une lettre de regrets. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5407</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnisation des sinistrés victimes d’intempéries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        807. — 15 octobre 2024. — M. Hubert Brigand attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les attentes des habitants et des communes de sa circonscription victimes de graves intempéries (inondations, coulées de boue …) qui espèrent toujours une expertise et a fortiori une indemnisation plus de deux mois après les faits. En effet, il semble que certaines compagnies d’assurance soient moins diligentes que d’autres et attendent le cas échéant la publication d’un arrêté de catastrophe naturelle avant toute assistance aux sinistrés. Cette situation n’est pas admissible dans la mesure où certains assurés vivent dans des conditions de précarité inacceptable. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment il entend intervenir auprès de ces compagnies d’assurance pour qu’elles remplissent leurs obligations dans des délais raisonnables compte tenu des circonstances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5407</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditionnement de l’obtention d’une subvention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        824. — 15 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge M. le ministre de l’intérieur sur le cas d’une collectivité qui impose des obligations pour obtenir une aide financière de sa part. Il lui demande si le versement de tout ou partie d’une subvention peut être conditionné à de multiples obligations de communication ou de promotion de la collectivité qui cofinance. Dans cette hypothèse, il souhaite en connaître les modalités pour savoir si celles-ci peuvent être imposées de manière pérenne et à qui incombe la prise en charge des coûts relatifs à celles-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5408</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Subvention d’équilibre des services publics industriels et commerciaux (SPIC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        827. — 15 octobre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les subventions d’équilibre aux budgets annexes des collectivités. Les budgets des services publics industriels et commerciaux (SPIC) sont tenus en principe d’être équilibrés à l’aide des seules recettes propres au budget. Des dérogations au principe d’équilibre sont toutefois prévues et notamment à l’article L. 2224-2 du code général des collectivités territoriales sous réserve qu’une décision prenant en charge les dépenses du SPIC dans le budget général de la commune soit votée. C’est le cas en l’espèce pour une partie des communes situées dans la 2e circonscription de Savoie où le budget principal de la commune abonde chaque année, celui des remontées mécaniques (budget annexe). Cette dérogation est vitale pour de nombreuses communes de montagne. En effet, les stations se développent grâce aux investissements très importants (la sécurité des skieurs, les garages pour dameuses, les télésièges, les travaux de pistes, …) réalisés sur le budget des remontées mécaniques. Ces investissements massifs s’inscrivent en conséquence parfaitement au quatrième alinéa dudit article mentionné ci-dessus. Celui-ci indique par ailleurs qu’une délibération motivée doit fixer « les règles de calcul et les modalités de versements des dépenses du service pris en charge par la commune ». Or il n’existe aucune formule générale visant à justifier les modalités de versements. Et sans ce versement, l’équilibre économique de ce budget ne saurait être assuré uniquement par la redevance versée par le délégataire dont le montant est déterminé en fonction de son chiffre d’affaires. Pour équilibrer le budget 2024 de certaines stations, il conviendrait d’appliquer pour certaines, une augmentation de 53 % sur l’ensemble des forfaits. Une augmentation excessive des tarifs qui serait insupportable tant pour les usagers que pour le domaine skiable qui perdrait toute attractivité. Les collectivités travaillent chaque année activement pour trouver des solutions permettant l’équilibre économique de ce budget annexe. Aussi, M. le député demande si la mention du calcul qu’une telle hausse du prix des forfaits impliquerait, pourrait suffire à répondre aux conditions prévues par le code général des collectivités territoriales. Il lui demande par ailleurs, s’il juge pertinent de justifier par la loi qu’une telle règle de calcul soit obligatoire pour les collectivités dont les élus locaux font déjà face à une telle complexification des règles de droit. Enfin, il souhaite savoir si un abondement par délibération du conseil municipal de la collectivité pour équilibrer ces budgets annexes par dérogation ne pourrait pas suffire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5408</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>ERP logement accueillant une activité professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        828. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la qualification éventuelle d’établissement recevant du public (ERP) du local d’une habitation privée accueillant l’activité professionnelle de son occupant dont l’objet conduit intrinsèquement à recevoir du public. Indépendamment de la question liée aux formalités d’urbanisme notamment sur le changement de destination, il lui demande si par exemple la pièce du logement personnel d’un coiffeur où celui-ci exerce sa profession, doit être considérée comme un ERP au sens de l’article R. 143-2 du code de la construction et de l’habitation, que cette pièce ait un accès indépendant ou non du domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5408</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Missions des gardes particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        837. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les missions des gardes particuliers. Les gardes particuliers assermentés sont des agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire. Ils sont chargés d’une mission de service public. Ils sont directement placés sous l’autorité du procureur de la République, sous la surveillance du procureur général et sous le contrôle de la chambre d’instruction, également placés sous l’autorité des préfets ou des sous-préfets dans le cadre de missions de police administrative, telles que le respect des arrêtés préfectoraux ou toutes autres réquisitions d’officiers de police judiciaire. Ils relèvent par procès-verbal tous délits et contraventions sur les propriétés dont ils ont la garde. Leurs procès-verbaux font foi jusqu’à preuve du contraire. Avec leur connaissance du terrain et leurs formations, ils interviennent également dans l’alerte et le guidage des pompiers lors d’accidents ou de feux en milieu forestier. Ils entretiennent une étroite collaboration avec tous les services de l’État dont ils sont complémentaires. Dans leurs missions, ils sont confrontés aux mêmes dangers que les agents de l’Office français de la biodiversité. Un article 15 vient d’être ajouté au code de la route permettant aux gardes particuliers, sur les domaines et propriétés dont ils ont la charge de surveiller, verbaliser le stationnement, l’arrêt et la circulation. Le mode de verbalisation n’ayant pas suivi, il est urgent d’en aviser l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) afin d’ajouter à la liste des agents verbarlisateurs les gardes particuliers, leur permettant ainsi d’utiliser l’appareil de verbalisation électronique comme la police nationale, municipale ou la gendarmerie. Par ailleurs, aucune méprise ne peut être faite entre les gardes particuliers de la Confédération nationale des garderies particulières et de la protection de l’environnement (CNGPPE) et d’autres organismes similaires ou privés puisque leurs tenues sont conformes aux statuts, à savoir le port d’un insigne aux couleurs nationales ainsi que tous les attributs officiels. Aussi, la CNGPPE intervient depuis 2006 afin que les alinéas 3 et 4 de l’article R. 15-33-29-1 du code de procédure pénale, issue du décret n° 2006-1100 du 30 août 2006, soient modifiés, voire supprimés, dans leur rédaction actuelle. Cela permettrait de revenir à une pratique ancienne des gardes particuliers les autorisant à porter sur leurs insignes les couleurs nationales, le port d’un képi et le port d’une arme de poing en complément de celle qui leur est déjà actuellement autorisée pour la destruction d’espèces nuisibles. Elle souhaiterait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin d’autoriser les modifications réglementaires du décret n° 2006-1100 du 30 août 2006.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5409</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inscription automatique sur les listes électorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        852. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le développement du phénomène de l’abstention lors des scrutins locaux et nationaux. Hormis le contexte exceptionnel du dernier scrutin issu de la dissolution de l’Assemblée nationale, la progression lente mais régulière de l’abstention telle qu’observée ces dernières décennies pour les élections européennes, les élections départementales ou régionales, affecte les élections municipales, les élections législatives à l’exception dans une moindre mesure, les élections présidentielles. Face à ce qui apparaît être un véritable mouvement de fond, il lui semble nécessaire de prendre en considération les multiples facteurs en cause. M. le député souhaiterait ainsi souligner le fait que, dans de nombreuses communes urbaines, la mise à jour de la liste électorale reste une difficulté. La forte mobilité géographique d’une partie de la population, comme le montrent chaque année les opérations de recensement effectuées par l’Insee, nécessite sans aucun doute de repenser l’acte d’inscription sur les listes électorales. Actuellement, conformément à l’article L. 11 du code électoral, l’inscription d’un citoyen sur la liste de la commune résulte d’une démarche volontaire. L’introduction d’une mesure d’inscription d’office sur les listes électorales en 2019 pour les jeunes citoyens âgés de 18 ans et la mise en place du répertoire électoral unique, n’ont pas permis à ce jour d’inverser un phénomène qui relève d’une tendance lourde puisque plus de 5 millions de citoyens en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales et que 7 millions sont mal inscrits, une grande partie d’entre eux ne déclarant pas leur changement d’adresse. 12 millions de Français se trouvent ainsi, de fait, éloignés ou très éloignés du système électoral, une situation unique en Europe. Divers pays démocratiques ont choisi l’inscription automatique, d’autres des systèmes plus incitatifs. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer son sentiment sur ce sujet et de lui préciser en particulier sa position à l’égard de la proposition visant à rendre automatique l’inscription sur les listes électorales en cas de changement de domicile ou de résidence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5409</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Libre consultation des listes d’émargement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        853. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le développement tendanciel de l’abstention lors des scrutins locaux et nationaux, que la participation élevée des dernières législatives liée à la dissolution ne saurait masquer. Si ses causes apparaissent multiples, il n’en demeure pas moins que l’État a le devoir de s’emparer de ce sujet et d’agir pour faire reculer l’abstention, un phénomène qui apparaît structurel. Or il n’est pas concevable que cette désaffection des urnes par une proportion grandissante de Français puisse ne pas être prise en compte par les pouvoirs publics et plus largement les acteurs de la vie publique. Une prise de conscience collective et individuelle s’impose, la démocratie étant l’affaire de tous. Aussi, il lui propose de mettre en place un dispositif permettant la libre consultation des listes d’émargement produites lors d’un scrutin, ce qui permettrait de responsabiliser chaque citoyen. Voter est un droit et un devoir. Si le vote est secret et personnel, l’acte de participation au scrutin se déroule dans un lieu identifié, le bureau de vote, dont l’accès est libre pour tout citoyen devant accomplir son devoir électoral et cela de manière non confidentielle. Il lui demande sa position sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5410</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de personnes en situation irrégulière en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        890. — 15 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’intérieur sur le nombre de personnes en situation irrégulière se trouvant sur le sol français. M. le député rappelle à M. le ministre qu’une fourchette « entre 600 000 et 900 000 irréguliers » avait été indiquée en 2022 devant la représentation nationale. Il souhaite donc connaître les chiffres actualisés du nombre de personnes en situation irrégulière se trouvant sur le sol français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5410</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Louis Boyard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Traitement des demandes de séjour à la préfecture du Val-de-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        892. — 15 octobre 2024. — M. Louis Boyard alerte M. le ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements importants qui touchent la préfecture du Val-de-Marne quant au traitement des demandes de séjour. En effet, les nombreuses sollicitations reçues à ce sujet par M. le député montrent que les délais d’attente pour l’enregistrement, le traitement et la délivrance des titres de séjour s’étendent parfois sur des années. L’usage toujours plus généralisé de la télé-procédure via le portail de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF), que dénonçait déjà le Conseil d’État dans son avis rendu le 3 juin 2022, conduit à de nombreuses erreurs et blocages qui allongent encore les délais de traitement et plongent parfois des familles entières dans des situations catastrophiques. Garantir l’accès à un accueil et un accompagnement physique est absolument nécessaire pour le respect des droits de toutes et tous. Aujourd’hui, il est extrêmement difficile d’obtenir un rendez-vous à la préfecture du Val-de-Marne, même pour des cas d’urgence, à cause du grave manque de personnel. La baisse des moyens alloués aux préfectures, notamment en terme d’effectifs, font de ces dernières de véritables machines à produire des sans-papiers et des situations humaines dramatiques. Il souhaite donc l’interroger sur ce qu’il compte entreprendre afin que les préfectures, à l’image de celle du Val-de-Marne, soient enfin dotées des moyens suffisants pour effectuer de façon satisfaisante leur mission d’accueil et de régularisation des demandeurs de séjour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5410</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Impayés des locaux de la gendarmerie nationale aux communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        905. — 15 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte M. le ministre de l’intérieur sur le non-paiement des loyers dus par l’État aux communes pour l’occupation des casernes de gendarmerie. L’AMF a récemment observé des remontées de maires, hébergeant des locaux de gendarmerie dans leur commune, qui se plaignent de retards ou d’absence de paiement des loyers dus par l’État. Il s’agit là d’une situation intenable particulièrement pour les petites communes, dont certaines n’ont pas hésité à investir, parfois plusieurs millions d’euros, et à s’endetter afin de mettre à disposition des forces de l’ordre des locaux de bonne qualité et pour lesquelles les loyers servaient à rembourser les emprunts contractés. Ainsi, il lui demande quelles sont les dispositions à très court terme envisagées pour assurer le respect des obligations de l’État en matière de paiement des loyers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5410</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Report de paiement des loyers de la gendarmerie aux collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        906. — 15 octobre 2024. — M. Robert Le Bourgeois alerte M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences des reports de paiement des loyers des casernes de la gendarmerie nationale aux collectivités territoriales. Des maires et présidents de communautés de communes ont en effet été informés que, faute de crédits disponibles dans le programme 152, M. le ministre a autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes. Ces loyers sont pourtant essentiels à la santé budgétaire des collectivités territoriales. Pour cause, il apparaît que la situation en Nouvelle-Calédonie et la sécurisation des jeux Olympiques et Paralympiques ont consommé une part importante du budget initialement alloué. Il l’interroge donc sur le choix politique de faire reposer les conséquences de cette mauvaise gestion budgétaire sur les collectivités territoriales et attire son attention sur la nécessité d’ouvrir des crédits supplémentaires pour le programme 152 dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5410</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suspension du paiement des loyers des gendarmeries aux mairies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        907. — 15 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre de l’intérieur sur de possibles suspensions de paiement des loyers des gendarmeries aux mairies par manque de crédits. La gendarmerie nationale fait actuellement face à d’importantes difficultés en raison des crédits alloués aux engagements opérationnels durant les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et des opérations de rétablissement et de maintien de l’ordre en Nouvelle-Calédonie. Des maires ont été informés que le ministère de l’intérieur avait autorisé la suspension du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes de gendarmerie tant que les arbitrages concernant l’ouverture de crédits supplémentaires pour le programme 152 ne sont pas finalisés. Les 3 000 casernes locatives réparties sur l’ensemble du territoire appartiennent en général à des collectivités territoriales qui doivent assumer de nombreux transferts de charges de l’État sans compensation. Si la suspension des loyers des casernes de gendarmerie avait en effet été autorisée par le ministère de l’intérieur, elle viendrait s’ajouter à des charges non compensées toujours plus nombreuses. Plutôt que de continuer à ponctionner les ressources locales, il est impératif de rétablir l’ordre dans les comptes de l’État. Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir confirmer qu’il a autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes locatives occupées par la gendarmerie nationale. Si une telle autorisation a été transmise au directeur des soutiens et des finances de la gendarmerie nationale, elle lui demande l’assurance de compenser immédiatement et à l’euro près les sommes correspondantes aux loyers suspendus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5411</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Avant une nouvelle loi sur l’immigration, le ministre doit rendre son rapport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        908. — 15 octobre 2024. — M. Antoine Léaument rappelle à M. le ministre de l’intérieur que son obligation légale est de remettre au Parlement un rapport sur les étrangers en France (article L. 123-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dit CESEDA). M. le ministre, invité de RTL ce jeudi 3 octobre 2024, a déclaré qu’une nouvelle loi sur l’immigration faisait « partie des urgences ». Par ailleurs, invité de LCI quelques jours plus tôt, le 29 septembre, M. le mnistre a déclaré que « l’immigration n’est pas une chance pour la France » (sic) et être favorable à un référendum sur l’immigration. Mais pour faire la loi comme pour voter par référendum sur un sujet donné, encore faut-il avoir des éléments d’analyse objectifs et en nombre suffisant. Il n’est pas rare en effet que, sur ce sujet comme sur d’autres, certains cherchent à exciter les peurs pour annihiler la raison, brutaliser l’état de droit et faire entrer dans la loi des mesures autoritaires contraires à l’histoire nationale faite de liberté, d’égalité et de fraternité. M. le député ajoute que la présence dans le pays de plusieurs médias de désinformation, détenus par un milliardaire notoirement connu pour ses idées d’extrême droite, rend ces éléments d’analyse objectifs indispensables à la bonne information des parlementaires et des citoyens. Or la loi prévoit justement qu’un rapport sur la présence des étrangers en France soit remis au Parlement par le Gouvernement avant le 1er juin de chaque année (article L. 123-1 du CESEDA). Le prédécesseur de M. le ministre s’était quelque peu affranchi de cette obligation, puisqu’aucun rapport n’a été remis en 2024 et qu’en juin 2023 un rapport a bien été remis mais sur les données de 2021. L’Assemblée nationale ne dispose donc d’aucune donnée objective du ministère sur l’immigration concernant les années 2022 et 2023. Si l’on peut comprendre que la dissolution de l’Assemblée nationale ait quelque peu retardé la transmission de ce rapport aux parlementaires, on ne saurait admettre, en revanche, qu’une quelconque nouvelle loi sur l’immigration soit présentée devant l’Assemblée nationale ou le Sénat sans que ce rapport ait été remis auparavant. Aussi, il lui demande s’il compte oui ou non remplir l’obligation légale du ministère et remettre au Parlement le rapport 2024 sur les étrangers en France prévu à l’article L. 123-1 du CESEDA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>975</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5411</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Beauvau de la sécurité - Mesures relatives à la prévention du suicide
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        975. — 15 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge M. le ministre de l’intérieur sur les résultats des mesures décidées dans la continuité du « Beauvau de la sécurité » pour prévenir les suicides et mieux appréhender les risques psychosociaux des forces de l’ordre. Impliqué dans les travaux du « Beauvau de la sécurité » en 2021, il souhaiterait pouvoir avoir des éléments concrets sur l’amélioration des conditions de travail des femmes et des hommes qui protègent les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>976</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5411</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension du bénéfice de l’indemnité de fidélisation versée aux policiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        976. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité d’étendre le bénéfice de l’indemnité de fidélisation en secteur difficile aux fonctionnaires actifs de la police nationale à de nouvelles circonscriptions de sécurité publique pouvant être considérées comme étant des secteurs difficiles. Alors que certaines circonscriptions comme celle de Dreux en bénéficient déjà, cette extension répondrait à deux impératifs, celui d’attractivité et celui de récompense, notamment dans les territoires situés en périphérie de l’Île-de-France. La circonscription de sécurité publique de Montargis répond désormais typiquement aux caractéristiques du « secteur difficile » au sens du décret n° 99-1055 du 15 décembre 1999. Y étendre l’indemnité de fidélisation répondrait d’abord à un impératif d’attractivité, des fonctionnaires pouvant préférer résider dans le Loiret et travailler en Seine-et-Marne voisine ou ne rester que peu de temps dans le département avant de solliciter leur mutation afin d’en bénéficier alors même que le commissariat de Montargis est sous-doté au regard des postes ouverts et des besoins. Cette extension répondrait aussi à un impératif de récompense des policiers : en effet, Montargis et sa périphérie subissent une délinquance et une criminalité en hausse. Les fonctionnaires de police y sont confrontés à des faits d’une violence parfois extrême, en témoignent les émeutes de la fin du mois de juin 2023 qui ont laissé le centre-ville dans un état de dévastation et choqué la France entière. Les trafics de stupéfiants prospèrent, de même que les nuisances du quotidien qui peuvent gravement altérer la qualité de vie des habitants. Si M. le ministre a pu relever lors de son audition en commission des lois le mercredi 19 juillet 2023 que les collectivités locales peuvent prendre des initiatives en faveur de l’installation et du maintien de nouveaux effectifs, celles-ci restent limitées lorsque, par exemple, les fonctionnaires ne vivent pas au sein de la commune dans laquelle se trouve leur commissariat d’affectation. Il appartient donc à l’État et au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires à une meilleure allocation des effectifs dans le respect du statut des fonctionnaires de police, au besoin par le versement de primes incitatives telles l’indemnité de fidélisation. Il lui demande donc s’il envisage son extension à de nouvelles circonscriptions de sécurité publiques hors Île-de-France, notamment celle de Montargis et le cas échéant sous quelles modalités et dans quel délai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>977</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5412</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pourquoi refuser la publication du rapport « Police et racisme » ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        977. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’absence de publication d’un rapport traitant du racisme dans la police. Le rapport « Police et racisme » commandé par Matignon et remis à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcrah) en juillet 2021 n’a jamais été rendu public malgré les demandes répétées des parlementaires et des acteurs engagés sur le sujet. Il a fallu attendre un article du journal Charlie-Hebdo le 12 juillet 2023 pour prendre connaissance d’une partie de ce rapport. À la connaissance de M. le député, ce rapport inclut douze recommandations telles que l’augmentation du temps initial de formation des gardiens de la paix, le rattachement de l’Inspection générale de la police nationale au ministère de la justice ou l’ouverture de l’enseignement aux sciences sociales. Actuellement, la formation des élèves policiers ne consacre que six heures à la lutte contre les discriminations, en toute fin de cursus. La non-publication de ce rapport suscite des interrogations légitimes. Si le ministère nie auprès de la presse avoir donné des consignes pour étouffer ce rapport, il s’est pour autant toujours abstenu de le rendre public. Pire, le 23 janvier 2023 le conseil scientifique de la Dilcrah a même été dissous sans motif clairement évoqué. Il lui demande quelles sont les raisons ayant empêché la publication du rapport « Police et racisme » et quand il sera rendu public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>978</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5412</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Question écrite au ministre de l’intérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        978. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Jenft alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’impact de la multiplication des normes de procédures sur le travail des forces de l’ordre. Suite à la décision n° 2021-817 du Conseil constitutionnel du 20 mai 2021, les articles L. 256-1 et suivant du code de sécurité intérieur (CSI) ont restreint et conditionné le placement sous vidéo-surveillance des gardés à vue. De tel sorte que seul un gardé présentant un sérieux risque de violence, de suicide ou d’évasion peut être filmé. Depuis le 1er octobre 2024, les dispositions réglementaires R. 256-1 et suivant du CSI sont en vigueur et imposent une demande précise auprès de l’autorité administrative pour obtenir le placement d’un gardé sous vidéo-surveillance. Les gardés ont par conséquent le droit de contester cette décision. Outre l’alourdissement procédural, ces dispositions peuvent constituer un réel danger. En effet, pour se plier aux exigences du CSI en matière de vidéosurveillance, les agents de police auront moins de temps à consacrer à la garde à vue et aux actions qu’elle requiert. Pour des raisons de sécurité évidentes, un officier de police judiciaire (OPJ) devra être dédié à la surveillance des gardés non filmés. Faute de recrutements, ce seront des agents de police en moins sur la voie publique ; or l’actualité criminelle démontre bien que leur présence est impérative. Un autre élément inquiétant est la carence d’OPJ au sein de la police. Ces derniers sont sensés passer d’un effectif de 17 900 à 22 000 en 2027 mais, sur la dernière promotion, on recense 80 admis sur 709 élèves. Cela s’explique en partie par des primes jugées trop faibles, mais surtout par la complexité croissante de la procédure pénale, encore accentuée la semaine passée. Il lui demande s’il compte prendre des mesures pour annuler la réforme de l’usage des vidéo-surveillances lors des gardes à vue et ce qu’il envisage pour rendre attractifs les postes d’officiers de police judiciaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1003</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5413</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1003. — 15 octobre 2024. — M. Joseph Rivière attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci souhaitent ne plus être les parents pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Il sollicite des précisions quant au devenir du régime de retraite des agents de police municipale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1004</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5413</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1004. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, il se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1020</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5413</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Caméras VPI (Visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1020. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de la position de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur le cas des caméras VPI (Visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection. En effet, si les caméras de « contexte » (plan large permettant d’observer un espace comme une place, un parking ou une intersection de routes ne permettant pas une identification précise des personnes ou des véhicules) ne semblent pas poser problème, les caméras de « visualisation des plaques d’immatriculation » (plan étroit permettant de visualiser les plaques d’immatriculation des véhicules en circulations de jour comme de nuit), en revanche, semblent poser difficulté lorsqu’elles sont installées par les municipalités. En ce sens, depuis peu, la CNIL réalise des contrôles de système de vidéoprotection des communes et considère illicite l’usage des caméras VPI en précisant que ces capteurs sont assimilés à un traitement automatisé des plaques d’immatriculation de type LAPI (lecture automatisée des plaques d’immatriculation) au sens de l’arrêté du 18 mai 2009. Or l’usage de systèmes LAPI n’est autorisé que pour la police nationale, la gendarmerie nationale et les douanes. Toutefois, contrairement au système VPI, les traitements LAPI peuvent être rapprochés du traitement automatisé des données relatives aux véhicules volés ou signalés ainsi que du système d’information Schengen. Par ailleurs, la CNIL considère que les municipalités ne peuvent stocker ces données tandis que le maire (même s’il est officier de police judiciaire) et les policiers municipaux n’ont pas le droit d’y accéder. La CNIL exigerait même des communes qu’elles investissent dans de coûteux serveurs et relais qui rapatrieraient immédiatement les images au sein de chaque groupement de gendarmerie ou direction départementale de la sécurité publique (DDSP) sans rien laisser au plan communal. Pourtant, non seulement les référents-sûreté police et gendarmerie ont largement demandé aux communes au travers du diagnostic ou audit de vidéoprotection le déploiement de caméras VPI pour qu’elles obtiennent des subventions et qu’elles optimisent l’efficacité de leur futur système de vidéoprotection contre la délinquance, mais encore, l’État, les régions et les départements les ont largement poussées à y recourir grâce à des incitations techniques et financières au regard de l’intérêt que cela représente, puisque cet outil permet un gain de temps considérable lors des investigations en aidant à la résolution du nombre d’infractions. C’est pourquoi les municipalités ont décidé d’investir dans des systèmes de vidéoprotection en suivant les préconisations des forces régaliennes et ont donc déployé des caméras dit VPI dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Or depuis la décision de la CNIL, beaucoup de communes s’interrogent sur la pertinence de continuer à s’équiper ou à développer la vidéoprotection compte tenu de son coût d’investissement et de fonctionnement, si cela ne sert uniquement que la gendarmerie, la police nationale et les douanes, mais jamais la police municipale. D’autant plus que depuis peu, les directions des forces de sécurité intérieure ont rappelé à leurs personnels que les communes n’avaient plus le droit de lire les plaques d’immatriculation en utilisant des algorithmes, mais uniquement de remettre des séquences vidéo n’offrant aucune donnée intelligente permettant de faciliter la recherche de plaque minéralogique ; ce qui impose aux enquêteurs de lire la séquence vidéo et de relever manuellement les numéros d’immatriculation des véhicules. Dès lors, si le principe de ne pas attenter aux libertés individuelles pour assurer la sécurité de tous est louable, c’est sous réserve de ne pas revenir à « l’âge de pierre » de la vidéoprotection. En ce sens, il est intéressant de souligner que le déploiement des caméras LAPI sur les portiques du projet abandonné d’écotaxe n’avait pas soulevé d’inquiétudes de la CNIL dans sa délibération n° 2013-038 du 14 février 2013, qui considérait que les modalités de conservation et l’accès prévu pour les destinataires de ces données étaient pertinents et non excessifs. Aussi, dans la mesure où cette technologie permet d’identifier plus rapidement et facilement les délinquants et ainsi, disposer de plus de personnels sur le terrain pour la sécurité des concitoyens, plutôt que de passer des jours à éplucher des séquences vidéo dans un bureau, il apparaît que priver les polices municipales de cet outil constitue un nouvel obstacle dans le cadre de leurs missions de sécurisation de l’espace public et de protection des administrés. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend adapter les textes en vigueur afin, d’une part, d’autoriser l’usage des caméras VPI dans le cadre de fonctions de recherches tant par la gendarmerie, la police nationale et les douanes que par la police municipale et d’autre part, éviter des investissements coûteux et contreproductifs aux communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1021</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5414</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hausse des cambriolages en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1021. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le taux préoccupant de cambriolage dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce sont plus près de 23 000 cambriolages qui ont été relevés pour la seule année 2022, soit environ 7,5 cambriolages pour 1 000 foyers (11,4 pour les Bouches-du-Rhône), selon l’Insee. Deuxième région la plus touchée de France métropolitaine, la Provence-Alpes-Côte d’Azur connaît une nouvelle augmentation du nombre d’exactions après un léger repli pendant la période covid. En moyenne, le nombre de cambriolages de logements augmente de 3,2 % par an, pour atteindre 4 322 en 2022, contre 4 386 en 2021. L’entreprise Verisure en compte 5 091, soit 14 exactions par jour. Mme la députée attire l’attention de M. le ministre sur l’idée communément admise selon laquelle le chiffre de vols est élevé en raison du grand nombre de résidences secondaires dans la région varoise : si ce fait existe, il demeure cependant minoritaire. Seulement 14 % des habitations cambriolées sont des résidences secondaires, (généralement en territoire rural), contre 69 % d’habitations principales et 17 % de locaux professionnels. En outre, une étude de l’Insee publiée en 2023 constate qu’« entre deux communes aux caractéristiques similaires, celle située dans une zone urbaine dense est susceptible d’enregistrer, en moyenne par an, 1,4 cambriolage de plus pour 1 000 logements que celle située en territoire rural périurbain ». Mme la députée estime qu’il est du devoir du Gouvernement de garantir la sécurité des citoyens et de protéger le droit à la propriété. Mme la députée regrette que les pelotons anti-cambriolage (PLAC) déployés à partir de 2014 dans le département de l’Eure n’aient pas d’équivalent dans la région et plus particulièrement dans le département du Var. Elle suggère de combattre ce phénomène de cambriolage non seulement par les causes, mais aussi par les conséquences. La préconisation de « bons réflexes » sur le site du ministère n’est pas suffisant car il ne traite que des conséquences et du comportement à adopter en raison du risque. Mme la députée préconise donc une politique de prévention, en déployant dans la région des brigades de gendarmerie spécialisées et en durcissant les sanctions contre les cambrioleurs. Elle lui demande donc quelle politique il compte mettre en œuvre pour durcir les sanctions contre les cambrioleurs, pour en assurer l’application et pour mettre en œuvre une politique de protection à la hauteur du phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1022</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5415</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les rodéos urbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1022. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la multiplication des rodéos sauvages sur la voie publique et les risques qu’ils font courir aux concitoyens dans de nombreux quartiers des villes, comme en témoigne malheureusement de dramatiques accidents. Il lui rappelle en particulier le décès l’été 2024 d’une fillette de 7 ans dans la commune de Vallauris après avoir été percutée par un motard alors qu’elle traversait sur un passage piéton. Ce phénomène a certes toujours existé mais depuis près d’une quinzaine d’année, son ampleur et la gravité des accidents qu’il génère, trouble toujours davantage la tranquillité publique des habitants et pose de portent très gravement atteinte à la sécurité publique. Il relève que la réponse pénale existe, avec l’adoption d’une loi en 2018, renforcée récemment par la loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure. Ce texte facilite notamment les procédures de saisie lorsque les véhicules ont été loués, permet de constater, sous un délai réduit, l’abandon d’un véhicule et de le livrer à sa destruction. En outre, la circulaire du 18 juin 2021 et la circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022 ont appelé à la mise en œuvre d’une politique pénale empreinte de fermeté tout en insistant sur la nécessité de privilégier la voie du déferrement pour les faits les plus graves. Enfin, la circulaire a également souligné l’intérêt de la saisie systématique, en vue de leur confiscation, des véhicules ayant servi à commettre l’infraction. Aujourd’hui l’heure est au bilan. Ainsi, selon les éléments chiffrés communiqués par son ministère, près de 3 000 personnes ont été mises en cause en 2022 dans des affaires de rodéo urbain, contre moins de 1 500 en 2019. La réponse pénale a également quasiment doublé entre 2019 et 2022 (+97 %). Le taux d’emprisonnement ferme s’établit à 14,4 % pour un quantum moyen ferme de 6 mois. En outre, 346 mesures de confiscation de véhicule au sens strict ont été prononcées, leur nombre doublant, suivant la même progression que le nombre de condamnations. Ces éléments chiffrés témoignent de la mobilisation et de la fermeté des juridictions judiciaires pour lutter contre ces comportements infractionnels. Les rodéos sauvages sont presque exclusivement le fait de jeunes hommes désireux de se singulariser par l’importante publicité qui en est faite, l’envie de braver les interdits, ou encore de « tuer le temps ». Ainsi, ce phénomène s’est installé durablement et a même fait tâche d’huile sur l’ensemble du territoire. Sur le plan répressif, le problème demeure en amont puisqu’il tient à l’impossibilité pour les forces de l’ordre d’intervenir en flagrant délit et de récolter les moyens de preuve du délit. Aussi, il lui signale que la mission d’évaluation de la loi de 2018 de la commission des lois de l’Assemblée nationale avait émis un certain nombre de propositions intéressantes pour donner toute sa portée à la réponse pénale et être réellement dissuasive. Aujourd’hui, la généralisation des caméras embarquées, la création d’une sanction forte à l’encontre de ceux qui diffusent les vidéos de rodéos et l’expérimentation de la méthode d’interception britannique « contact tactique », sont citées parmi les nouveaux moyens d’actions pour intervenir plus rapidement et efficacement sur le terrain. Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui préciser sa position à l’égard de cet important dossier et des propositions d’actions renforcées qui ont été formulées par les parlementaires pour lutter contre ce fléau qui exaspère légitimement les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1023</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5415</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Montée de l’antisémitisme dans le Rhône
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1023. — 15 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence alarmante des actes antisémites dans le département du Rhône, comme sur l’ensemble du territoire national. Depuis plusieurs années, la France connaît une augmentation préoccupante de ces actes, une tendance qui s’est dramatiquement aggravée à la suite des atrocités du 7 octobre 2023. En 2022, 436 actes antisémites avaient été recensés ; en 2023, le service de protection de la communauté juive et le ministère de l’intérieur en ont relevé 1 676. Près de 60 % de ces actes ciblaient directement des personnes, prenant le plus souvent la forme de gestes ou de propos menaçants. Entre janvier et septembre 2023, la moyenne était d’une quarantaine d’actes par mois. Toutefois, dès le 7 octobre, ce chiffre a littéralement explosé, avec une augmentation dépassant les 1 000 %. En France, les actes antisémites ont ainsi connu une hausse de 192 % au premier semestre 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. De multiples agressions et menaces ont été recensées, marquant le quotidien des Rhodaniens. Par exemple, début septembre 2024, à Villeurbanne, un commerce casher a été pris pour cible par des manifestants pro-palestiniens. Plus récemment, le 7 octobre 2024, une journée symbolique, la faculté de Sciences Po Lyon a été dégradée par des tags arborant des slogans pro-Hamas, action immédiatement relayée de façon plus ou moins anonyme par des groupuscules d’extrême-gauche, proche de la « Jeune-Garde ». Ces actes, d’une gravité extrême, appellent des sanctions exemplaires. C’est pourquoi Mme la députée attend désormais des mesures concrètes, au-delà des simples déclarations. Afin qu’aucun juif ne soit plus jamais stigmatisé ou agressé en raison de sa religion, elle sollicite des informations sur les actions précises mises en œuvre par le Gouvernement pour endiguer ce phénomène et faire condamner lourdement les agresseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1024</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5416</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Passage de l’ouest du département des Alpes-maritimes en ZSP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1024. — 15 octobre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des zones de sécurité prioritaire (ZSP) dans le département des Alpes-Maritimes. Ce dernier - ainsi que bien d’autres en France - est confronté à une insécurité toujours grandissante, comme en témoignent notamment les derniers cas de refus d’obtempérer commis dans la zone ouest du département. Face à ces actes délictueux d’une particulière gravité, les forces de police sont bien souvent démunies et par conséquent les habitants directement impactés dans leur vie quotidienne. La délinquance, profondément enracinée dans ces territoires, nécessite de nouvelles réponses d’une particulière fermeté de la part des pouvoirs publics. Ces dernières années, les villes des bassins de Grasse, Cannes ou encore Antibes ont vu leurs taux d’intervention des forces de l’ordre augmenter de manière significative, traduisant ainsi ladite hausse de la délinquance et de la criminalité. Face à cette situation, il est urgent de considérer enfin la création d’une nouvelle zone de sécurité prioritaire couvrant l’ensemble de l’ouest du département des Alpes-Maritimes. Ce dispositif permettra, d’une part, de renforcer les actions des effectifs de police sur les zones concernées et d’améliorer significativement le quotidien des habitants et, d’autre part, de revaloriser le système de primes allouées aux forces de l’ordre mobilisées en permanences pour les concitoyens. Par ailleurs, la récente décision visant à limiter le champ d’application de la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de remplacer celle-ci par des rondes régulières et fréquentes de policiers risque d’encore accentuer davantage les contraintes déjà très lourdes qui pèsent sur les professionnels. En conséquence, il lui demande donc de bien vouloir considérer cette demande de création de nouvelle ZSP comme un outil indispensable à la restauration de la sécurité dans les territoires ainsi que plus généralement de lui faire part des mesures qui peuvent être mises en place afin de faciliter l’exercice par les forces de sécurité de leur mission au quotidien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1025</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5416</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire à Lens et effectifs de police nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1025. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation sécuritaire à Lens et dans son agglomération. Il se félicite de l’arrivée, en septembre 2024, de 7 nouveaux policiers nationaux au commissariat de Lens, en écho notamment à une demande qu’il avait formulée dans un courrier adressé au ministère de l’intérieur. Cependant, bien que ces renforts soient appréciés, ils demeurent insuffisants pour compenser les départs à la retraite, les mutations et pour faire face à un contexte sécuritaire toujours plus difficile. Les données issues de la préfecture du Pas-de-Calais et du ministère de l’intérieur indiquent que, sur l’année écoulée, les violences physiques ont augmenté de 15 % (depuis 2013, de 70 %) et les cambriolages de 18 %. Par ailleurs, les trafics de stupéfiants sont en hausse de 22 % et les dégradations de biens publics et privés ont progressé de 12 %. Cette montée de l’insécurité est également corroborée par les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Il souhaite donc savoir s’il prévoit d’honorer les engagements de son prédécesseur, pris en 2022, à savoir d’augmenter significativement les effectifs de police à Lens pour répondre à l’urgence sécuritaire et garantir le droit de vivre en sécurité aux habitants de la ville et de son agglomération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1026</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5416</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vente à la sauvette de cigarettes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1026. — 15 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les trafics de la vente de cigarettes à la sauvette. En plus des pertes fiscales pour l’État et des pertes de revenus pour la chaîne de valeur légale, l’importante et rapide expansion des cigarettes de contrefaçon a provoqué à la fois une augmentation des risques pour les fumeurs dus à la consommation de produits non-conformes et un enracinement de la criminalité organisée et de la délinquance locale. Cette croissance de la contrefaçon de cigarettes s’explique à la fois par la politique fiscale appliquée aux produits du tabac, l’accessibilité des produits contrefaits à l’échelle nationale facilitée par la prolifération des points de vente de rue conjuguée au prix de vente des contrefaçons. Le développement de ces trafics génère directement une forte insécurité pour les habitants et les commerces locaux qui font face à de nombreux règlements de compte violents. En témoigne la récente altercation entre vendeur de cigarettes à la sauvette survenue le 31 août 2024 dans le quartier de Max Dormoy à Paris. Une quarantaine de membres de la communauté afghane se sont effectivement affrontés à l’arme blanche, faisant sept blessés dont trois en urgence absolue. De même, au mois de février 2024, un commerçant montpelliérain excédé par une concurrence déloyale imposée par des vendeurs de tabac à la sauvette devant son établissement s’est fait tirer dessus par l’un de ces vendeurs auquel il était venu demander des comptes. Ainsi, face à l’explosion de ces trafics et des réseaux de criminalité qui les alimentent, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place pour protéger les territoires impactés et endiguer ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1027</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5417</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension excessive des zones à 30 km/h et des ralentisseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1027. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place de zones à 30 km/h et de dispositifs ralentisseurs sur les voies de circulation en agglomération. En effet, au regard des articles L. 2213-1 et L. 2331-1-1 du code général des collectivités territoriales, le maire d’une commune est compétent, dans le cadre de ses pouvoirs de police de la circulation, pour fixer une vitesse maximale autorisée inférieure à celle prévue par le code de la route et décider la mise en œuvre de dispositifs de ralentissement sur les routes à l’intérieur de l’agglomération et sur le territoire de sa commune. Or si le comportement de certains conducteurs favorise l’installation de dispositifs ralentisseurs, principalement placés dans les zones à forte fréquentation, ces mesures perturbent la conduite des autres usagers de la route pourtant respectueux du code de la route. Ainsi, la difficulté réside dans la proportionnalité de la mise en place de telles mesures. Effectivement, malgré la nécessité de prévenir les comportements dangereux, certaines mesures de vitesse et de ralentissement semblent disproportionnées au regard de la préservation de la sécurité routière et de la libre circulation des automobilistes. Dès lors, l’introduction parfois excessive, sous la pression de riverains ou par la seule volonté d’une autorité compétente, de zones à 30 km/h et de dispositifs de ralentissement pose de plus en plus problème. C’est pourquoi elle lui demande si des mesures pourraient être prises pour assurer le bon usage des vitesses inférieures à 50 km/h et des dispositifs de ralentissement sur les voies de circulation en agglomération tout en respectant un équilibre entre la sécurité dans les communes et la fluidité du trafic.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1028</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5417</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre l’usurpation des plaques d’immatriculation des véhicules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1028. — 15 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les usurpations de plaques minéralogiques. Aussi appelée « doublette », l’usurpation de plaques d’immatriculation est un délit qui consiste à utiliser les plaques attribuées à un autre véhicule. Bien que l’article L. 317-4-1 du code de la route stipule que cette infraction soit passible de 7 ans d’emprisonnement, de 30 000 euros d’amende et d’une suspension voire d’une annulation permis de conduire pour l’auteur du délit, force est de constater que ces usurpations de plaques sont de plus en plus nombreuses. Pour faire reconnaître l’usurpation et être exonérées du paiement des amendes reçues à tort, les victimes doivent mener une fastidieuse série de démarches administratives : dépôt de plainte contre X, contestation de la contravention, nouvelle demande de certificat d’immatriculation puis fabrication d’un nouveau jeu de plaques minéralogiques. Or la commercialisation de plaques d’immatriculation n’exige pour l’heure aucun justificatif. Il est donc possible de faire éditer une plaque portant un numéro de son choix, qui ne correspond pas à son propre véhicule. Il demande donc si la règlementation du code de la route peut évoluer afin que soit vérifiée et enregistrée au préalable l’identité du demandeur d’une plaque minéralogique et que celui-ci présente le certificat d’immatriculation du véhicule concerné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1030</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5418</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens budgétaires 2025 en faveur de la sécurité routière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1030. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les moyens budgétaires 2025 de la mission « Administration générale et territoriale de l’État » et plus précisément sur les moyens consacrés à l’Action « sécurité et éducation routières ». Cette action lui paraît particulièrement prioritaire, avec l’augmentation dramatique des conduites à risque au volant, liée notamment à la hausse de la consommation de stupéfiants. La loi créant un homicide routier est certes une réponse mais la prévention en est une autre, surtout auprès des jeunes. Là encore, il considère qu’il est nécessaire de renforcer les moyens budgétaires 2025 en faveur des actions menées en ce domaine. Il lui demande par conséquent ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1047</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5418</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fin de la surveillance d’A. B.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1047. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault interroge M. le ministre de l’intérieur sur la décision de mettre fin aux mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (« MICAS ») dont faisait l’objet M. A. B. jusqu’en mars 2024. A. B. est un franco-algérien de 53 ans, issu d’une fratrie connue pour sa radicalisation islamiste. Son frère cadet, J. B., est connu pour avoir rejoint un groupe terroriste en Irak de 2003 à 2005 sans jamais être inquiété par la justice. A. B. aida lui-même, matériellement et financièrement, son autre frère, N. B., à partir au djihad en Syrie en 2014. En 2018, c’est A. B. qui est condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et est incarcéré à la prison de Fresnes. Relâché le 9 décembre 2023 sans l’autorisation du parquet national anti-terrorisme, il fait l’objet d’une MICAS l’obligeant à un pointage quotidien dans un commissariat, laquelle a subitement pris fin en mars 2024. Aujourd’hui, il réside dans le 20e arrondissement de Paris à proximité de six écoles, deux églises et d’une synagogue. La décision de mettre fin aux MICAS dont il faisait l’objet surprennent et inquiètent au regard de son passé, de son entourage et des propos qu’il a pu tenir, notamment en prison. Il aurait notamment indiqué à un surveillant pénitentiaire sa ferme intention de passer à l’acte terroriste. À la suite de l’attentat commis sous le pont de Bir Hakeim en décembre 2023 par A. R. -M., lui aussi sortant tout juste de la prison de Fresnes, ayant tué un touriste allemand et blessé deux autres personnes, le ministre de l’intérieur et des outre-mer avait déclaré le 6 janvier 2024 : « La menace terroriste du milieu carcéral constitue un immense défi qui sera de plus en plus important pour la sécurité nationale ». C’est pourquoi l’arrêt des MICAS concernant A. B., profil extrêmement dangereux et instable, interroge aujourd’hui. Elle souhaiterait savoir quelles mesures sont prévues par les services du ministère de l’intérieur et des outre-mer à l’issue de l’expiration de la MICAS assignée à A. B. ; si M. le ministre a des garanties que l’intéressé ne dissimule pas sa radicalisation à l’instar du cas A. R. -M et le cas échéant, lesquelles ; si A. B. a encore des contacts avec son frère N. B., en détention pour être allé faire le djihad en Syrie ; si oui, comment M. le ministre peut s’assurer que N. B. n’influence pas son frère pour commettre un attentat ; pourquoi la déchéance de nationalité n’a pas été prévue à l’encontre de A. B., ressortissant français et algérien, alors que U. N. S., ressortissante franco-turque ayant été condamnée en 2017 à une peine de cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a écopé d’une telle déchéance en mai 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1053</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5418</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Règlementation sur le transport des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1053. — 15 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur un accident d’autocar ayant eu lieu le 3 mars 2024 sur l’autoroute A6 et ayant entraîné la mort d’une adolescente et blessé plusieurs autres personnes. Les échanges que Mme la députée a pu avoir depuis avec un ancien chauffeur d’autocar lui ont permis de prendre conscience des lacunes de la législation en matière de transport nocturne de voyageurs et des jeunes en particulier. Ainsi, les roulages nocturnes sont toujours à risques même si la législation en matière de repos est appliquée car on ne pourra jamais obliger un conducteur à dormir. Certes, un repos lui est imposé, mais repos ne signifie pas systématiquement sommeil et le fait qu’il dorme n’est évidemment pas vérifiable par l’employeur. Un conducteur qui prend son départ à 20 heures, même s’il a eu son repos légal, n’est nullement à l’abri d’un assoupissement au volant, même s’il observe ses temps de pause obligatoire. Et le sommeil ne prévient pas toujours, l’assoupissement peut être brutal. De plus, contrairement à une voiture, un autocar ne s’arrête pas n’importe où, n’importe comment. C’est ce qu’il semble s’être passé cette nuit du 2 au 3 mars 2024 sur l’autoroute A6. Et le bilan est déjà lourd mais il aurait pu être beaucoup plus grave. Par ailleurs, si la responsabilité du conducteur est engagée, qu’en est-il de celle de l’employeur et du donneur d’ordre ? Ce sont souvent ces derniers qui insistent pour effectuer des roulages de nuit, souvent pour des raisons économiques. Pour ces raisons, elle lui demande si le Gouvernement entend interdire les transports nocturnes de jeunes voyageurs et, le cas échéant, sous quel calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5419</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du SARVI (Fonds de garantie des victimes)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        780. — 15 octobre 2024. — Mme Caroline Yadan appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le rôle du fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Au sein du FGTI, le service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions » (SARVI) met en œuvre le « droit au recouvrement » consacré par la loi n° 2008-644 du 1er juillet 2008. L’intention du législateur de 2008 était de redonner confiance aux justiciables dans l’efficacité de la justice pénale et de faciliter pour les victimes le recouvrement des dommages et intérêts prononcés par la justice pénale. Pour sa mission de recouvrement des créances, le SARVI dispose d’un mandat légal (art L. 422-7, 3e alinéa, du code des assurances). En premier lieu, ce mandat lui impose de rendre compte régulièrement de sa gestion auprès des victimes (article 1993 du code civil). En second lieu, ce mandat impose au SARVI d’agir avec diligence auprès des auteurs d’infraction condamnés. En effet, l’État demande au FGTI, dans le cadre d’une convention-cadre triennale, de « garantir aux victimes une prise en charge réactive et un accompagnement de qualité ». En outre, l’exécution des décisions de justice « doit être considérée comme faisant partie intégrante du « procès » au sens de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme » (arrêt CEDH Hornsby c/ Grèce du 19 mars 1997 ; n° 18357/91). En conséquence, la garantie de célérité concerne autant le procès stricto sensu que l’exécution des décisions de justice (arrêt CEDH, 7 mai 2002, n° 59498/00, Burdov c/ Russie ; considérant 43). En dépit de ces obligations qui incombent au FGTI, il semble que de nombreuses victimes se plaignent d’un fonctionnement défectueux du SARVI. Ainsi, le rapport d’activité de la fédération France Victimes pour 2023 fait état de difficultés pour « joindre le SARVI » et de « dossiers pour lesquels les victimes n’avaient pas de nouvelles depuis un temps significatif ». Il est donc demandé au ministère de la justice d’expliquer ces difficultés. Il lui est également demandé s’il existe des indicateurs de performance du SARVI, tels que le nombre de dossiers en instance, les délais moyens de recouvrement des créances, la fréquence à laquelle le SARVI informe les victimes, la nature des actions entreprises (saisies-attribution, saisies mobilières et immobilières…). Cette transparence se justifie par le fait que le FGTI est financé par la solidarité nationale et perçoit, à ce titre, plus de 700 millions d’euros chaque année. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5419</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mesures en faveur de la lutte contre le trafic d’espèces sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        791. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la multiplication préoccupante ces derniers temps des saisies d’espèces sauvages exceptionnellement variées (magot, serval, ouistiti, toucans, ara bleu, cacatoès blanc, …), signe de l’intensification des transactions issues du trafic illégal d’animaux sauvages protégés, rendues de plus en plus facilement accessibles par internet et les réseaux sociaux. Pour lutter contre le commerce d’espèces protégées, notre pays dispose de l’excellent travail de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) et d’un réseau de parcs zoologiques et d’associations impliqués dont le refuge Tonga Terre d’accueil de Saint Martin de la Plaine dans la circonscription de M. le député qui recueillent depuis 2008 les animaux sauvages saisis par les autorités le temps de la procédure. La France dispose également de la législation la plus sévère d’Europe. Outre l’extension du recours aux techniques d’enquête dérogatoires du droit commun au trafic d’espèces protégées, la loi du 8 août 2016 a également renforcé les sanctions, les délinquants s’exposant à une peine de 3 ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 euros et lorsque ce commerce illicite est commis en bande organisée, l’amende est portée 750 000 euros et 7 ans de prison. Or la saisie de l’animal reste souvent la seule sanction. Elle ne constitue pas une condamnation acceptable, suffisante et dissuasive. Face à la menace directe et croissante que représente le trafic d’espèces sauvages pour la biodiversité et la sécurité sanitaire, il lui demande s’il entend s’emparer de cette problématique et inciter les tribunaux à condamner plus sévèrement les détentions et les trafics illégaux comme la loi le leur permet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5420</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Application de l’article 432‑12 du code pénal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        832. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la dérogation prévue par l’article 432-12 du code pénal. En effet, ce dernier dispose que « Toutefois, dans les communes comptant 3 500 habitants au plus, les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent chacun traiter avec la commune dont ils sont élus pour le transfert de biens mobiliers ou immobiliers ou la fourniture de services dans la limite d’un montant annuel fixé à 16 000 euros ». Il lui demande si ce montant de « 16 000 euros » doit s’entendre toutes taxes comprises (TTC) ou hors taxes (HT).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5420</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mesures de protection des majeurs protégés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        841. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, les difficultés de plus en plus grandes rencontrées dans la mise en œuvre du régime applicable aux majeurs protégés et sur l’accroissement du risque de maltraitance auquel ces personnes sont exposées. Chacun selon ses responsabilités, le Défenseur des droits, les associations spécialisées et la Cour des comptes ont, ces dernières années, donné l’alerte à ce sujet. En juillet 2023, le groupe de travail constitué à la suite des États généraux des maltraitances a rendu un rapport contenant trente-cinq propositions de réforme tant du droit des majeurs protégés que de la gestion administrative des services qui en ont la charge et de leurs procédures. Il lui demande quelles suites ont été et vont être données aux préconisations de ce rapport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5420</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conditions d’accès aux centres d’accueil provisoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        866. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, que tout au long de l’année 2023, près de 20 000 migrants étaient arrivés en France en se déclarant mineurs, sans être accompagnés d’un autre membre de leur famille. Dans le cadre de la protection de l’enfance, la prise en charge de ces « mineurs non accompagnés » (MNA) relève des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) mis en place par les conseils départementaux. Quand une personne se présente comme mineure et privée de la protection de sa famille, le service de l’ASE doit organiser un accueil provisoire d’urgence (également appelé « mise à l’abri ») selon l’article L. 223-2 du code de l’action sociale et des familles (CASF). Le 19 avril 2023, le préfet des Alpes-Maritimes avait réquisitionné un gymnase municipal de la ville de Menton afin d’accueillir des mineurs non accompagnés (MNA) de nationalité étrangère issus de pays non communautaires. La visite de ce « centre d’accueil pour MNA » de Menton avait été refusé à Mme la députée par le personnel du département des Alpes-Maritimes qui en avait la charge. Selon l’article 719 du code de procédure pénale, « les députés, les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les centres éducatifs fermés mentionnés à l’article L. 113-7 du code de la justice pénale des mineurs ». L’article L. 113-7 du code de la justice pénale des mineurs précise en outre que « les centres éducatifs fermés sont des établissements publics ou des établissements privés habilités dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État. Au sein de ces centres, les mineurs font l’objet des mesures de surveillance et de contrôle ». Elle lui demande de lui préciser si les « centres d’accueil provisoire » qui prennent en charge les MNA étrangers sont inclus dans les établissements prévus par la loi pour être visités par un parlementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5420</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Schreck</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Aide juridictionnelle aux étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        888. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Schreck interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’aide juridictionnelle accordée aux étrangers en situation irrégulière. L’article 3 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 accorde très largement l’aide juridictionnelle aux étrangers « sans condition de résidence », c’est-à-dire en situation irrégulière, afin qu’ils puissent contester les mesures de maintien en zone d’attente, de refus de délivrance d’un titre de séjour ou de résidence, une obligation de quitter le territoire français ou une interdiction de retour ou de circulation sur le territoire français, une mesure d’expulsion, de rétention administrative ou de transfert à un autre État d’une demande d’asile. L’ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 a facilité et étendu la possibilité d’octroi de l’aide juridictionnelle. Ainsi, en sus des subventions accordées aux associations militant en la matière, les taxes et impôts versés par les Français servent à payer les frais de justice des étrangers en situation irrégulière afin qu’ils puissent se maintenir coûte que coûte et indéfiniment dans le pays. Il existe donc - du moins implicitement - une véritable « aide juridictionnelle aux étrangers » qui est à la justice ce que l’aide médicale aux étrangers (AME) est à la santé ! Néanmoins, cette dernière - que le Sénat avait décidé de supprimer en 2023, en première lecture du projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, pour la remplacer par une aide médicale d’urgence - a une existence officielle, est budgétée, fait l’objet d’un vote au Parlement, du moins hors abus de l’utilisation de l’article 49, alinéa 3, de la Constitution… Or cette « aide juridictionnelle aux étrangers en situation irrégulière » existe de fait, mais ne fait l’objet d’aucune procédure législative spécifique, n’apparaît pas en tant que telle dans les budgets du ministère de la justice ; quant aux données financières en la matière, elles sont inexistantes ou non publiques. On peut donc considérer qu’il s’agit d’un budget masqué et d’un système parallèle visant au final à faire échec à toute politique migratoire souveraine. Il lui demande donc de rendre ces données publiques et, en particulier, de lui préciser le coût de l’aide juridictionnelle accordée sans condition de résidence aux étrangers pour chaque procédure visée à l’article 3 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5421</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Décision du Conseil constitutionnel - aide juridictionnelle aux étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        889. — 15 octobre 2024. — M. Julien Rancoule interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conséquences de la décision n° 2024-1091/1092/1093 QPC du 28 mai 2024 du Conseil constitutionnel d’accorder l’aide juridictionnelle aux étrangers en situation irrégulière au nom du « principe d’égalité devant la justice ». En effet, la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique excluait de ce bénéfice les étrangers non ressortissants de l’Union européenne en situation irrégulière. Cependant, par sa décision du 28 mai 2024, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition, plaçant ainsi les étrangers clandestins sur un pied d’égalité avec les Français quant à la prise en charge de leurs frais juridiques. Désormais, c’est donc tout le champ judiciaire qui est couvert, comme la justice prud’homale, le civil (droit de la famille, droit du logement, etc.) pour les étrangers clandestins. Cette décision soulève des préoccupations concernant l’accès à l’aide juridictionnelle pour les Français à faibles revenus, dans un contexte où les finances publiques sont déjà sous pression. En 2023, la Cour des comptes a relevé une augmentation annuelle de 13 % de l’aide juridictionnelle, signalant une extension accrue et permanente de cette aide. Une fois de plus, à travers cette décision, le Conseil constitutionnel, déconnecté des réalités, va permettre l’aggravation du désordre migratoire en France. Face à cet enjeu majeur, il souhaite obtenir des chiffres précis sur l’application de cette nouvelle mesure et savoir si l’État prévoit une ligne budgétaire spécifique pour l’année 2025 afin de faire face à ces nouvelles obligations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5421</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Matériel utilisé par les surveillantes pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        903. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le matériel utilisé par les surveillantes pénitentiaires. En effet, dans les établissements pénitentiaires, certaines surveillantes pénitentiaires ne disposent pas du matériel adéquat afin de mener à bien leur mission dans de bonnes conditions. Le matériel proposé aux surveillants pénitentiaires est dans la majorité des cas prévus pour des hommes. De surcroît, dans certains établissements, le port du gilet pare-balles est obligatoire et pose des problèmes au regard du physique féminin. En 2022, il y avait environ 5 000 agressions sur les surveillants pénitentiaires, soit environ une agression pour 6 surveillants, chaque année. Il conviendrait de donner aux surveillantes pénitentiaires le bon matériel afin qu’elles puissent exercer dans les meilleures conditions possibles et évidemment, les protéger. Il souhaiterait donc savoir s’il compte agir afin de donner du matériel adéquat aux surveillantes pénitentiaires et s’il compte prendre des mesures afin d’améliorer les conditions de travail de cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5421</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Manque d’effectifs au tribunal judiciaire de Chaumont (Haute-Marne)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        924. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par le tribunal judiciaire de Chaumont (Haute-Marne) en matière de personnel (3 postes non pourvus en septembre 2023 et plusieurs magistrats ayant cessé ou réduit leur activité pour raisons de santé). En effet, Mme la députée a été saisie par M. le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Haute-Marne qui l’a interpellée sur les conséquences du manque d’effectifs au sein dudit tribunal : allongement des délais d’audience des affaires familiales, aujourd’hui de l’ordre du semestre ; séances de référé ne répondant plus à aucune notion d’urgence ; audiences du tribunal de proximité de Saint Dizier inexistantes ; affaires civiles traitées au ralenti ; allongement du délai de traitement des demandes des justiciables : passé de quelques jours début 2023 à 4 mois fin décembre 2023. Toutes ces conséquences nuisent au bon fonctionnement du service public, notamment du service des affaires familiales. Elle lui demande donc ce qu’il compte faire et dans quel délai précis, pour remédier à cette pénurie d’effectifs et d’affecter les effectifs nécessaires à la restauration du bon fonctionnement du tribunal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5422</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mise à mal de la video surveillance en garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        925. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conséquences particulièrement préoccupantes du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière, encadrant la vidéosurveillance en garde à vue, entré en application le 1er octobre 2024 et ses répercussions sur l’efficacité opérationnelle des services de police. Cette nouvelle disposition réglementaire, censée mettre en conformité l’arsenal juridique français avec les exigences européennes relatives aux droits fondamentaux, engendre des complications procédurales manifestement disproportionnées et contre-productives. En effet, la restriction drastique des conditions d’utilisation des dispositifs de vidéosurveillance, désormais limitée aux seuls suspects présentant un risque d’évasion ou un danger potentiel, génère une désorganisation majeure au sein des commissariats. Les répercussions opérationnelles s’avèrent particulièrement délétères : la mobilisation permanente d’un fonctionnaire pour la surveillance physique des geôles se traduit mécaniquement par une diminution des effectifs disponibles pour les missions de voie publique et le traitement des plaintes. Cette situation paradoxale aboutit à l’affaiblissement de la présence policière sur le terrain, au moment même où la sécurité des Français exige un renforcement de celle-ci. Plus préoccupant encore, cette réforme s’inscrit dans une tendance générale d’alourdissement de la procédure pénale, notamment pour les conditions afin de mener des auditions, particulièrement marquée depuis le 1er juillet 2024. La multiplication des obligations procédurales - telles que la motivation écrite de chaque décision de vidéosurveillance, son renouvellement quotidien auprès de l’autorité judiciaire et la possibilité pour le suspect de la contester à tout moment - accapare un temps précieux des officiers de police judiciaire, réduisant drastiquement leur capacité à conduire les auditions et faire progresser les enquêtes. Face à cette situation qui menace d’entraver durablement l’action des forces de l’ordre et l’efficacité de la justice, elle souhaite savoir s’il abrogera ce décret manifestement inadapté aux réalités du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5422</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Responsabilités pénales s’agissant des victimes de l’amiante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        926. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les responsabilités pénales s’agissant des victimes de l’amiante. L’exposition à l’amiante, matériau naturel fibreux utilisé dans le secteur du bâtiment et l’industrie jusqu’en 1997, peut entraîner des maladies pulmonaires chroniques et causer plusieurs types de cancer. En 2007, soit 10 ans après son interdiction, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) estimait à 2 millions le nombre de travailleurs potentiellement exposés, lors d’activités d’entretien ou de maintenance notamment. Ses effets nocifs étaient déjà documentés depuis plusieurs années. On estime que l’exposition à l’amiante aura à terme causé de 120 000 à 180 000 décès de travailleurs. Pourtant, selon le ministère du travail lui-même, les budgets alloués aux campagnes de sensibilisation et d’information sur les dangers de l’amiante ont diminué de 30 % entre 2017 et 2020. Il se joint à l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante du Nord - Pas-de-Calais (ARDEVA) pour demander quelles instructions il a données ou compte donner aux parquets afin d’établir les responsabilités pénales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5422</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Commission de discipline ou mesures alternatives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        929. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le projet de la chancellerie visant à mettre en place des alternatives aux poursuites pour la majeure partie des infractions commises en prison. En effet, selon les syndicats de la pénitentiaire, un projet de décret prévoirait de réduire les sanctions encourues en cas de trafic de drogue, de téléphone portable ou encore de menaces de mort à l’encontre du personnel. Il s’agirait ni plus ni moins que de supprimer quasiment les commissions de discipline afin de faire baisser artificiellement les mauvaises statistiques face à la recrudescence des infractions disciplinaires en prison, faute de personnel pour y répondre en temps utile et de lieux dédiés pour effectuer les éventuelles sanctions. Ainsi, finies les sanctions exemplaires dans les prisons face à ces infractions, place aux mesures à caractère pédagogique. Or pour les syndicats pénitentiaires ce texte serait « démagogique », car proposant des mesures impossibles à mettre en place dans des prisons où le taux de surpopulation atteint 125 % et où les surveillants sont souvent bien démunis ; d’autant plus que les Français ne comprennent pas ce « en même temps » sécuritaire où face au futur « laxisme » dans les prisons, le ministère de l’intérieur continue de prôner la répression et se vante de réaliser des opérations « place nette XXL » à l’extérieur des prisons. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend enfin renforcer les sanctions et surtout les moyens des commissions de discipline pour véritablement lutter contre les infractions qui se développent de manière exponentielle en prison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5423</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des transfèrements de détenus étrangers européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        930. — 15 octobre 2024. — M. Loïc Kervran attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la question des transfèrements de détenus étrangers européens vers leur pays d’origine en 2023. Face à une population carcérale en constante augmentation et à la surpopulation qui en découle, M. le député s’interroge particulièrement sur le cas des 3 000 détenus européens actuellement incarcérés en France, alors qu’ils pourraient purger leur peine dans leur pays d’origine. Ainsi, il souhaite connaître le nombre de transfèrement réalisés au cours de l’année 2023. Le cas échéant il aimerait aussi connaître l’appréciation du ministère sur les obstacles rencontrés dans la mise en œuvre de ces transfèrements et les éventuelles mesures envisagées pour les résoudre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5423</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        931. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la densité carcérale. Depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales représentatives des personnels pénitentiaires alertent sur l’augmentation de la pression carcérale. Au 1er mars 2024, 76 766 personnes détenues étaient incarcérées pour 61 737 places opérationnelles dans les détentions, soit une densité carcérale moyenne de 124 %. Plus précisément, il semble que la densité carcérale reste maîtrisée dans les établissements pour peine. Mécaniquement, la surpopulation carcérale s’exprime fortement dans les maisons d’arrêt avec une densité carcérale moyenne de 148 %. Il est même fait état d’établissements qui dépassent les 200 % d’occupation. Les organisations syndicales ajoutent qu’à cela s’ajoute la vacance de certains postes parmi le personnel de surveillance. Le taux de couverture moyen serait de 90 %. Cette double difficulté est de nature à créer des conditions de travail, pour le personnel et de détention pour les détenus, fortement dégradées. Les maisons d’arrêt accueillent des prévenus et des détenus pour des courtes peines, l’objectif prioritaire de ces établissements est de prévoir la réinsertion des détenus dans la vie civile. Or avec les conditions de détention actuelles, il semble que cette mission de réinsertion soit manifestement compromise. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures qui vont être mises en place en urgence pour limiter la surpopulation carcérale et renforcer les effectifs de l’administration pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5423</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        960. — 15 octobre 2024. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale à La Réunion. Depuis 2023, les syndicats du personnel pénitentiaire tirent la sonnette d’alarme sur la situation ubuesque qui se déroule dans les prisons. La surpopulation carcérale s’établit à 150 % dans les prisons réunionnaises et notamment la maison d’arrêt de Domenjod qui regroupe 846 détenus pour 560 places. Le taux de surpopulation est le même pour la prison de Saint-Pierre, dans le sud. À ce jour, les prisons de La Réunion accueillent également des détenus en provenance de Mayotte, dont la surpopulation est à 260 %, ce qui accroît la pression carcérale et accentue les tensions et violences potentielles entre détenus. Le 28 septembre 2024, une tentative de mutinerie s’est déroulée à la prison de Majicavo à Mayotte opposant surveillants et détenus. L’intervention du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) a été nécessaire pour permettre le retour au calme après trois heures d’intervention, c’est dire le manque de moyens des prisons. Les syndicats réclament donc la construction d’un nouvel établissement au Sud de l’île ainsi que le recrutement de personnel pour pallier le problème des sous-effectifs. Il souhaiterait connaître sa politique face à ce manque chronique de moyens humains qui dégradent les conditions de travail des surveillants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1000</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5424</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1000. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Paul Lecoq attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des travailleurs sociaux de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Ils font, de nouveau, face à des mesures d’économies budgétaires alors que ce secteur apparaît essentiel à la société française puisqu’il concerne des jeunes en grande fragilité. En effet, la PJJ a pour objet l’insertion et l’éducation de mineurs en conflit avec la loi ou encore la protection de mineurs en danger. Pourtant ces décisions budgétaires visent la suppression de près d’un millier de postes de contractuels, entraînant des conséquences très préjudiciables non seulement pour la conduite des missions dévolues à la PJJ mais aussi pour les personnels qui demeurent en poste. A fortiori dans un contexte où les départements sont également confrontés à de graves difficultés dans la détection, la mise à l’abri et l’accompagnement de mineurs fragilisés ou en danger. Le gel de crédit de 10 milliards décidé en février 2024 à l’origine de cette suppression de postes, malgré les urgences humaines et les besoins fondamentaux à couvrir, a été aggravé par le refus de débloquer la réserve ministérielle qui aurait permis d’atténuer ces effets. Concrètement ces décisions vont interdire à la protection judiciaire de la jeunesse en Seine-Maritime de prendre en charge de nouveaux suivis pour des jeunes le nécessitant pourtant et de mettre en place les solutions éducatives adaptées. La rentrée judiciaire sur les tribunaux du Havre, d’Évreux, de Rouen et de Dieppe, s’est encore compliquée et les répercussions dans la prise en charge des jeunes et leur famille sont d’ores et déjà importantes. Dans ces conditions, il attire son attention sur le nécessaire plan de sauvetage de la PJJ.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1001</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5424</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suppression de postes contractuels au sein de la PJJ
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1001. — 15 octobre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la suppression de postes contractuels au sein de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Le gouvernement démissionnaire a pris la décision, le 30 juillet 2024, de prendre des orientations budgétaires qui auront un impact conséquent sur la protection judiciaire de la jeunesse. En effet, c’est une économie de 1,6 à 1,8 million d’euros qui sera imputée sur le budget de recrutement des agents contractuels, pour chaque direction interrégionale. 480 postes sont actuellement menacés en France et les remplacements d’arrêts maladies ne seront pas assurés. Ce plan social, qui ne respecte pas les délais de prévenance, entre en totale contradiction avec la volonté gouvernementale d’empêcher la délinquance juvénile et sa récidive. Les actrices et acteurs de la protection judiciaire de la jeunesse sont clairs : l’éducation doit primer sur la répression et pour cela, aucune économie ne doit être réalisée sur les moyens humains. Depuis février 2024, la PJJ souffre d’une coupe budgétaire sur l’immobilier qui alerte les syndicats. Cette diminution de moyens a avorté le projet d’ouverture de vingt centres éducatifs fermés (CEF), qui accueillent des mineurs délinquants (crimes ou délits) multirécidivistes de 13 à 18 ans en application d’un contrôle judiciaire ou d’un sursis avec mise à l’épreuve, ou de l’aménagement d’une peine d’incarcération. Ce dispositif éducatif est une alternative à la détention. Cette situation appelle à davantage de mesures répressives qu’éducatives. Les missions d’insertion sont également en péril, avec la fermeture des restaurants d’application et des suppressions de postes d’éducateurs. Le relai est désormais assuré par le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) et non plus par la PJJ. Ces conditions financières et humaines, associées à l’explosion du nombre de prises en charge, ne peuvent permettre une prise une charge éducative, axée sur la réinsertion des jeunes délinquants. Une enquête de l’Inspection générale de la justice est en cours auprès de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse sur la transparence des budgets et la gestion financière de l’institution. Il lui demande l’annulation des suppressions de postes de contractuels au sein de l’institution et une transparence sur les économies réalisées par le ministère de la justice sur la protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1002</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5424</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suppression massive d’emplois à la protection judiciaire de la jeunesse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1002. — 15 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) impactée par un plan d’attrition majeur organisé au cœur de la période estivale. Le 31 juillet 2024 la direction nationale de la PJJ (DNPJJ) a annoncé aux organisations syndicales représentatives des personnels d’importantes restrictions budgétaires sur la masse salariale de la PJJ conduisant au non renouvellement de 500 contrats d’agents arrivant à terme, soit l’équivalent de 5 % des effectifs sur un total de 9 300 agents. Des suppressions d’emplois facilitées par le recours de plus en plus systématisé à l’embauche de contractuels (2 300 postes avant la trêve estivale) en lieu et place d’emplois titulaires de la fonction publique, y compris pour des postes à responsabilités autrefois épargnés, tels que des emplois de direction. Cette baisse de la masse salariale fait déjà suite à une coupe de 25 % des crédits alloués au fonctionnement des services en début d’année 2024. Une première coupe budgétaire qui a eu pour conséquence directe de réduire les actions éducatives de la PJJ. Les organisations syndicales dénoncent une « clochardisation » rampante de la PJJ de plus en plus privée de moyens alors que dans le même temps, les ASE surnagent péniblement ainsi que les associations en charge de la prévention spécialisée. La dégradation des conditions de travail ainsi que les éloignements hors département d’origine imposés aux agents par les services ressources humaines génèrent, selon ses mêmes organisations syndicales, un turn-over important au sein des services de la PJJ. Le suivi éducatif des mineurs est complexifié avec des changements incessants d’éducateurs pour les enfants. La réduction des moyens humains retarde dramatiquement les délais de prises en charge des mineurs concernés, notamment ceux faisant l’objet d’une mesure pénale augmentant les risques de récidives. De même, cette réduction des moyens humains retarde la réalisation des mesures judiciaires d’investigation éducatives (MJIEs) demandées par les magistrats notamment, dans le cadre de suspicions de situation de maltraitances ou laisse encore, sans véritable solution de prise en charge, les mineurs revenant de zones de conflits ou victimes de prostitution. La priorité accordée aux financement des dispositifs les plus coercitifs (Centre éducatifs fermés, quartier carcéral pour mineurs…) se fait au détriment des structures en milieux ouverts. Les conséquences se mesurent très concrètement dans les services de la PJJ de Seine-Maritime et du département de l’Eure. Ainsi, trois éducateurs manquent depuis septembre 2024 à l’établissement de placement éducatif (EPE) d’Évreux, deux éducatrices contractuelles non renouvelées au service territorial éducatif en milieu ouvert (STEMO) au Havre alors que 100 jeunes avec un dossier pénal ne sont toujours pas pris en charge par la PJJ. L’unité éducative d’hébergement collectif de Rouen (UEHC) a perdu une agente qui devait passer en contrat à durée indéterminé après cinq années de service, l’unité éducative de milieu ouvert (UEMO) Rouen Sud est également privée d’un assistant social pour mener les MJIEs demandées par les magistrats. Concernant le STEMO d’Évreux celui-ci ne peut engager de directeur de service contractuel pour cette raison. L’UEMO du Val-de-Reuil, déjà dépourvue d’un poste de psychologue, en est réduite à fonctionner avec trois éducateurs et une assistante de service social, deux agents contractuels ne pouvant être recrutés, L’UEMO de Dieppe est pour sa part, privée de son adjointe administrative qui venait de signer son contrat en juillet 2024, l’administration demandant à l’équipe éducative d’assurer les missions de secrétariat en plus de leur travail habituel. Après les premières mobilisations des agents de la PJJ au mois d’août 2024, le ministère de la justice démissionnaire a annoncé le déblocage de 3 millions d’euros de sa réserve budgétaire pour la PJJ sans que les agents aient néanmoins l’assurance que ces crédits seraient affectés aux dépenses de personnel. Le durcissement continu de la législation relative aux infractions pénales commises par les mineurs ainsi que le recours accru aux mesures d’enfermement n’ont pas démontré leur efficacité pour lutter efficacement contre la délinquance et la récidive des mineurs. Pour M. le député il convient de renforcer les moyens consacrés à la PJJ, notamment en direction des actions éducatives afin d’améliorer la qualité de la prise en charge ainsi que le suivi des mineurs concernés afin d’éviter la récidive. Aussi, il lui demande quelles mesures d’urgence le Gouvernement entend prendre pour renforcer l’action des services de la protection judiciaire de la jeunesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5425</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Efficacité de la procédure de reprise des logements abandonnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        814. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur un aspect réglementaire de la procédure de reprise d’un logement abandonné par le locataire. Le « départ à la cloche de bois », ou abandon du logement par le locataire, constitue un phénomène de plus en plus répandu, dont la gestion pour le propriétaire s’avère longue et complexe. Cet abandon de logement est caractérisé quand le locataire quitte son logement sans respecter de préavis et surtout, sans alerter le propriétaire. Ces situations, de plus en plus fréquentes, condamnent le propriétaire à engager une procédure judiciaire. En 2023, environ 5 000 procès-verbaux ont été dressés par des huissiers de justice pour des cas d’abandon de logement. Le propriétaire bailleur se retrouve ainsi sans loyer et surtout sans possibilité de récupérer son logement avant de nombreux mois. Car le seul départ du locataire du logement ne suffit pas à résilier le bail. Une procédure de reprise d’un logement abandonné, souvent longue et coûteuse, doit alors être lancée par le propriétaire. La procédure de reprise d’un logement abandonné par le locataire a été instaurée par la loi dite « Béteille » n° 2010-1609 du 22 décembre 2010, qui a créé l’article 14-1 de la loi du 6 juillet 1989. Il s’agit d’une procédure visant à reprendre rapidement un logement laissé vacant par un locataire qui, généralement en situation d’impayés ou pour diverses autres raisons, n’a pu ou voulu mettre en place les formalités légales d’état des lieux de sortie et de remise des clefs au propriétaire. Le décret n° 2011-945 du 10 août 2011 relatif aux procédures de résiliation de baux d’habitation et de reprise des lieux en cas d’abandon a précisé la procédure d’obtention de l’ordonnance de reprise du bien, après mise en demeure du locataire. Ainsi, à la suite du procès-verbal d’abandon, qui ne peut intervenir qu’après un délai d’un mois de mise en demeure du locataire, il appartient au commissaire de justice de déposer une requête devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire, afin de faire constater judiciairement l’abandon par le locataire et solliciter une ordonnance aux fins de reprise du logement. Le magistrat s’appuie alors sur les pièces du dossier (bail, attestations, témoignages…) et notamment le procès-verbal d’abandon circonstancié. Le magistrat qui aurait le moindre doute sur la notion d’abandon peut rejeter la demande et renvoyer les parties à mieux se pourvoir. Par parallélisme, le magistrat qui ordonne la reprise sera nécessairement intimement convaincu que l’abandon est manifeste et que le locataire a failli à ses obligations. À ce jour, l’ordonnance rendue par le juge doit être signifiée par procès-verbal de recherche infructueuse et ne permet de procéder à la reprise matérielle des lieux qu’à l’issue d’un délai d’opposition d’un mois, tel que cela est défini à l’article 8 du décret n° 2011-945 du 10 août 2011. Néanmoins, dans l’immense majorité des cas, il n’est jamais formé aucune opposition. Cette voie de recours est pourtant suspensive d’exécution. Le bailleur doit alors encore patienter et attendre un certificat de non-opposition délivré à l’issue du délai d’un mois, malgré le premier constat du commissaire de justice que le locataire a abandonné les lieux. À ces délais réglementaires, s’ajoutent évidemment les délais de traitement des tribunaux, qui mène parfois la procédure de reprise du logement abandonné à plus de 6 mois. En l’état, cette procédure ne paraît pas satisfaisante, notamment dans le cadre de la crise actuelle du logement, qui nécessite que tous les logements disponibles soient remis sur le marché le plus rapidement possible. Une solution à ce délai réglementaire pourrait être de conférer force exécutoire sur minute à l’ordonnance visée à l’article 6 du décret n° 2011-945 du 10 août 2011 relatif aux procédures de résiliation des baux d’habitation et de reprise des lieux en cas d’abandon et supprimer ainsi le délai d’opposition d’un mois. Il sollicite ainsi son avis sur cette question, afin d’améliorer l’efficacité de la procédure de reprise des logements abandonnés par le locataire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5426</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Obligation copropriété pose d’un compteur individuel de chauffage déjà collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        836. — 15 octobre 2024. — M. Frédéric Falcon alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’obligation pour les copropriétés de s’équiper d’un compteur individuel de chauffage lorsque celui-ci est collectif. En effet, il demande que lui soient apportées des précisions quant aux standards cumulatifs de possibilité technique et de rentabilité économique, prévus par la loi pour imposer un tel équipement aux copropriétés. Il en va de même concernant les répartiteurs de frais de chauffage. M. le député demande que lui soient apportées les mêmes précisions concernant les appareils d’individualisation des frais de refroidissement, que celles demandées précédemment concernant les appareils d’individualisation des frais de chauffage et les répartiteurs. Aussi, il demande que lui soient précisées les raisons empêchant un élargissement des conditions légales permettant de déroger à cette obligation d’individualisation. M. le député demande que lui soient apportées les mêmes précisions concernant les appareils d’individualisation des frais de refroidissement, que celles demandées précédemment concernant les appareils d’individualisation des frais de chauffage. Enfin, tandis que seul un peu plus d’un tiers des 4 millions de logements en copropriété concernés par cette mesure semble aujourd’hui équipé de dispositifs d’individualisation des frais de chauffage et ce malgré les menaces de pénalités lourdes, il demande si l’atteinte au droit de propriété en résultant ainsi que ces sanctions feront l’objet d’un amoindrissement, face aux difficultés d’installation de ces compteurs individuels de chauffage afin d’adapter le parc immobilier français aux normes arbitraires européennes. Il demande que lui soient apportées les mêmes précisions concernant les appareils d’individualisation des frais de refroidissement, que celles demandées précédemment concernant les appareils d’individualisation des frais de chauffage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5426</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Projet de décret concernant le certificat de projet dédié aux friches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        882. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’absence de décret d’application pour la certification friche. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (loi « climat et résilience ») vise à la prise en compte des conséquences environnementales lors de la construction et de l’aménagement des sols. Dans cette perspective, elle a posé un objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050. L’article L. 111-26 du code de l’urbanisme définit la friche comme « tout bien ou droit immobilier, bâti ou non bâti, inutilisé et dont l’état, la configuration ou l’occupation totale ou partielle ne permet pas un réemploi sans un aménagement ou des travaux préalables ». À ce titre, l’article 212 de la loi n° 2021-1104 dite loi « climat et résilience » dispose dans son alinéa I « qu’à titre expérimental et pour une durée de 3 ans, le représentant de l’État dans le département peut établir un certificat de projet à la demande du porteur d’un projet intégralement situé sur une friche ». Le V précise que les modalités d’application de cet article sont définies par décret en Conseil d’État. En effet, l’article 212 de la loi prévoit un décret instaurant un mécanisme de guichet unique afin d’éviter à un porteur de projet d’avoir à solliciter en parallèle auprès d’autorités différentes un certificat de projet et un certificat d’urbanisme. Le ministère a soumis en ce sens un projet de décret instaurant un certificat de projet dans les friches à la consultation du public, du 11 octobre 2022 au 5 novembre 2022. Si l’objectif annoncé était celui d’une signature du texte définitif du décret de sorte qu’il soit en vigueur dès le 1er janvier 2023, à ce jour, l’absence d’aboutissement du projet de décret amène les porteurs de projet à s’interroger sur la suite positive de l’expérimentation, surtout sachant qu’elle doit se terminer au 31 décembre 2025. Il l’interroge ainsi s’agissant du devenir du projet de décret fixant les modalités d’application de la certification de projet friche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5427</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Harmonisation des seuils d’exonération fiscale pour les LMNP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        912. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le manque de cohérence entre le statut fiscal et le statut social des loueurs en meublé professionnels. En l’espèce, le statut de loueur en meublé professionnel est un régime fiscal particulier ouvert aux propriétaires bailleurs de locations meublées. L’article 155 du code général des impôts fixe le seuil des revenus locatifs pour obtenir ce statut à un montant excédant 23 000 euros par an. De plus, il dispose que « le montant total des recettes locatives doit être supérieur aux autres revenus du foyer fiscal de référence, soit plus de 50 % ». C’est l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 qui remplace l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), disposant que sont soumises à l’IFI les personnes physiques détenant un patrimoine immobilier dont la valeur nette est supérieure à 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année d’imposition. Cependant, le code général des impôts dispose également dans son article 975 que les loueurs en meublé professionnels sont exonérés d’impôt sur la fortune. Dans les faits, les loueurs en meublé professionnels sont peu nombreux à bénéficier de cette exonération, compte tenu de la difficulté à dégager des bénéfices dont le montant est supérieur à 50 % de l’ensemble des revenus du foyer fiscal. Les loueurs en meublé professionnels à la retraite en bénéficient majoritairement, étant donné que les pensions de retraite sont exemptées d’une comptabilisation dans les revenus d’activités nets. À ce titre, dans l’arrêt n° 823 F-D de la chambre commerciale en date du 20 décembre 2023, la Cour de cassation a condamné un couple de loueurs en meublé professionnels à faire l’objet d’un redressement fiscal pour avoir tenté d’être exonérés de l’IFI, qui se croyaient loueurs en meublé professionnels du fait de recettes perçues de plus de 23 000 euros et du paiement de cotisations sociales. Reste que si ce sont les revenus nets qui sont pris en compte s’agissant de l’exonération fiscale à l’IFI, le statut de loueur en meublé professionnel engendre des cotisations sociales qui doivent être acquittées auprès de l’Urssaf, sur la base de seuils fixés à partir des revenus bruts. Ainsi, il existe une incohérence entre le statut professionnel au titre de l’Urssaf à partir du prélèvement des revenus bruts des particuliers loueurs en meublé professionnels et le régime fiscal qui s’applique et ne permet pas aux loueurs en meublé professionnels de catégoriser leurs revenus professionnellement en-dessous d’un montant net de 23 000 euros par an et représentant des revenus supérieurs à 50 % du revenu fiscal de référence du foyer. Il lui demande d’étudier comment pourrait être résolu cette incohérence, notamment en harmonisant le statut fiscal et le statut social des loueurs en meublé professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5427</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Absence de décret d’application sur la réglementation s’appliquant aux IMH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        932. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’absence de décret d’application pour la réglementation s’appliquant aux immeubles de moyenne hauteur (IMH). En l’espèce, la loi n° 2018-1021, dite « loi ELAN », portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, s’est inscrite dans les objectifs de construire davantage de logements, de simplifier les normes, de protéger les plus fragiles et de mettre les transitions énergétique et numérique au service des habitants. Cette loi a emporté la création de l’immeuble de moyenne hauteur. Suite à cette création, dans son nouvel article L. 122-1, le code de la construction et de l’habitat dispose que « les travaux qui conduisent à la création, à l’aménagement, à la modification ou au changement de destination d’un immeuble de moyenne hauteur ou d’un immeuble de grande hauteur doivent être conformes aux règles de sécurité fixées, pour chacun de ces types d’immeubles, par décret en Conseil d’État ». Dans une circulaire en date du 21 décembre 2018, des dispositions d’applications immédiates ont précisé les éléments nécessitant un décret d’application pour les immeubles de moyenne hauteur. Elle indique la publication d’un décret d’application pour le deuxième trimestre 2019 fixant « les règles de sécurité pour la transformation d’immeubles de moyenne et de grande hauteur ainsi que les modalités de contrôle par les autorités compétentes ». Des précédents travaux parlementaires ont permis l’établissement de grandes lignes s’agissant de l’immeuble de moyenne hauteur. Ainsi, la réglementation s’appliquerait aux immeubles dont le plancher bas se situe entre 28 et 50 m. Tous travaux effectués sur un IMH seraient soumis à un contrôle de l’État dans le but de conserver un droit de regard relatif aux enjeux de sécurité sur ces immeubles, soit un régime d’autorisation spécifique apparenté à celui des immeubles de grande hauteur. De plus, une étude d’impact annonce une réglementation unique, sans distinction de destination. Reste en discussion la nouvelle sécurisation de ces immeubles organisés autour d’un mécanisme de contrôle, alors déjà soumis aux normes de sécurité imposées par l’arrêté du 31 janvier 1986. À ce titre, il l’interroge sur la temporalité d’édition d’un décret d’application permettant de réglementer avec précision le champ d’application et le régime juridique des IMH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5428</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Classement du territoire du Grand Narbonne en zone B1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        933. — 15 octobre 2024. — M. Frédéric Falcon alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la nécessité de reclasser en zone B1 l’ensemble du territoire du Grand Narbonne. En effet, le territoire du Grand Narbonne, considéré comme une zone tendue, est entouré de communes en zone B1. Le besoin de logements intermédiaires est avéré sur ce territoire. L’impact budgétaire est faible, tandis que les enjeux sont importants pour l’économie du BTP audois. Ce diagnostic est très largement partagé par les différents acteurs politiques et économiques audois. Mme la Préfète avait d’ailleurs transmis une note documentée et argumentée au ministre en février 2021. Celle-ci démontre que l’évolution de ce territoire répond aux critères techniques des zones B1 et que ce surclassement conforterait et accompagnerait la dynamique démographique et économique du littoral audois. Aussi, le maintien en zone B2 constitue un frein à une offre de logement de qualité et un élément de fracture territorial important par rapport aux territoires voisins désormais entrés en concurrence d’attractivité avec le Grand Narbonne. Ce passage en zone B1 pour le Grand Narbonne permettrait la construction d’environ 300 logements par an, soit la création d’environ 280 emplois directs dans les entreprises de BTP audoises, enjeu vital pour le développement économique équilibré. La réindustrialisation ne pouvant s’établir sans une politique du logement forte et ce compte tenu des blocages actuels. Dès lors, il lui demande si le reclassement en zone B1 de l’ensemble du territoire du Grand Narbonne figure parmi les préoccupations du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5428</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Contournements de l’encadrement des loyers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        934. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les contournements de l’encadrement des loyers. Malgré les dispositions de la loi « Alur » de mars 2014, conçues pour réguler les marchés immobiliers, encadrer les pratiques abusives et faciliter l’accès au logement, force est de constater qu’il existe certaines lacunes dans leur application. En effet, celle-ci est largement contournée, bafouée, grâce à des combines facilement disponibles au grand public. Selon les données de l’Observatoire de particuliers à particuliers, rien qu’à Paris, ce sont 42 % des annonces de logement qui dépassent les plafonds fixés. Parmi les pratiques frauduleuses les plus répandues, certains propriétaires vénaux imposent un bail de « résidence secondaire » à leur locataire, leur permettant ainsi de dépasser allègrement les plafonds réglementaires. Face à cette situation préoccupante, il lui demande quels sont les moyens mis en œuvre pour assurer la pleine application de la loi « Alur » en vue de protéger les locataires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5428</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Crédits affectés à la rénovation énergétique du parc social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        935. — 15 octobre 2024. — Mme Sandra Regol interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les crédits affectés à la rénovation énergétique du parc social. Le décret n° 2024-685 du 5 juillet 2024 a annulé 718 671 euros de crédits au programme « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat », programme dans lequel sont notamment affectées les aides allouées à la rénovation énergétique du parc social. Les organismes HLM constatent depuis un gel des crédits qui leurs sont alloués. Ces annulations ou ces gels mépriseraient les engagements pris par le prédécesseur de Mme la ministre, Patrice Vergriete, auprès de l’Union sociale pour l’habitat qui prévoyaient l’affectation d’1,2 milliard d’euros de crédits sur trois ans pour la rénovation du parc social, dont 400 millions d’euros dès la loi de finances initiale pour 2024. Le mardi 1er octobre 2024, lors de sa déclaration de politique générale, M. le Premier ministre a annoncé une modification du dispositif de performance Énergétique, évoquant notamment un décalage de calendrier. Cette annonce renforce les craintes de diminution des crédits engagés pour la rénovation du parc social. Il est primordial que l’État confirme ses engagements, tant dans la bonne exécution budgétaire 2024 que dans les deux prochaines lois de finances pour garantir la stabilité du cadre budgétaire indispensable à la réalisation des objectifs de transition énergétique. Elle lui demande de s’engager à maintenir les objectifs d’affectation d’1,2 milliard d’euros de crédits d’ici 2026 à la rénovation énergétique du parc social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5429</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Prise des décrets d’application portant sur les compétences des Ccapex
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        937. — 15 octobre 2024. — Mme Eva Sas appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite et plus particulièrement sur ses dispositions visant à accroître et harmoniser les compétences des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (Ccapex). Plus d’un an après l’adoption de cette loi, les décrets d’application de son deuxième et troisième volet, c’est-à-dire ses articles 9 à 13, n’ont pas été pris, les rendant inapplicables. Ces dispositions font partie des rares visant à accompagner les locataires en difficulté ; il est fondamental de les rendre effectifs pour donner à cette loi un semblant d’équilibre. Systématiser le signalement des impayés de loyers à la Ccapex dès le commandement de payer, étendre ses prérogatives, procéder à sa refonte et rendre obligatoire la réalisation du diagnostic social et financier (DSF) dès le commandement de payer sont un premier pas vers la prise en compte de la situation dans laquelle se trouvent les locataires en difficulté. L’agence national pour l’information sur le logement (ANIL) précise que 58 % des situations d’impayés locatifs qu’elle a été amenée à rencontrer découlent d’une diminution des ressources, elle-même liée à un évènement imprévu comme la perte d’un emploi, un problème de santé ou une séparation. Mener une réelle politique d’accompagnement de ces locataires permettrait d’éviter dans de nombreuses situations d’arriver au stade de l’expulsion. Par exemple, la Ccapex de Paris estime être saisie dans 70 % des cas au moment où le commissaire de justice sollicite l’octroi du concours de la force publique : son intervention est alors trop tardive. Cette situation est d’autant plus regrettable que 36 % des ménages expulsés ont une dette locative inférieure à dix mille euros, qui aurait donc pu potentiellement être résorbée si un accompagnement social avait été mis en place. Comme le pointait déjà le rapport d’information sur la mise en application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite, paru le 15 mai 2024, Mme la députée souhaite savoir quand sera effectivement révisé le décret n° 2015-1384 du 30 octobre 2015 relatif à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives ; le décret n° 2016-748 du 6 juin 2016 relatif aux aides personnelles au logement et le décret n° 2021-8 du 5 janvier 2021 relatif au contenu et aux modalités de réalisation du diagnostic social et financier effectué dans le cadre d’une procédure judiciaire aux fins de résiliation du bail. Enfin, Mme la députée s’interroge sur la revalorisation des moyens alloués aux Ccapex, déjà fortement en difficulté : le ratio le plus élevé entre les situations étudiées et le nombre d’assignations en justice est en dessous de 20 % pour le département avec les meilleurs résultats et de 3,2 % pour le département avec les moins bons. Étendre les prérogatives de ces commissions doit s’accompagner de moyens financiers et humains suffisant, la clé de voûte de l’accompagnement social des locataires en difficulté et de la prévention des expulsions locatives ne peut être une coquille vide. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5429</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Troisième ligne de la quittance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        938. — 15 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la contribution financière demandée aux locataires pour financer les travaux d’économie d’énergie de leurs propriétaires, communément appelée « troisième ligne de la quittance ». Cette « troisième ligne » contribue à augmenter sensiblement les loyers, logements sociaux compris. Les nombreuses aides existantes de l’État et des collectivités territoriales qui se sont développées ces dernières années, dont peuvent bénéficier les propriétaires entreprenant des travaux de rénovation énergétiques, contribuent déjà largement à accompagner financièrement les propriétaires dans leurs projets de rénovation. Il est en outre surprenant que les locataires aient à contribuer financièrement à l’amélioration de la valeur du bien de leur propriétaire, quand bien même ces travaux leur font réaliser des économies d’énergie. À cet égard, il a été prouvé en 2020 par l’association Consommation logement et cadre de vie du Puy-de-Dôme que les travaux réalisés n’entraînaient pas nécessairement de baisses de charges énergétiques pour les locataires, ce qui s’apparente à une double peine pour ces-derniers. Avec les nouvelles normes en matière de diagnostic de performance énergétique des logements, cet enjeu de « troisième ligne de la quittance » va prendre de l’ampleur, alors qu’elle contribue à l’inflation des loyers et à la précarisation des locataires. Le coût de cette contribution n’est notamment pas pris en compte dans le calcul de l’aide personnelle au logement (APL). Elle demande à Mme la ministre des explications sur l’existence de cette contribution financière qui pèse sur les locataires depuis 2009 et sur sa pérennisation. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre dans l’intérêt des locataires qui voient leurs loyers augmenter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5430</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Optimisation des contrôles pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’et CEE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        939. — 15 octobre 2024. — Mme Stella Dupont attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine, sur les contrôles successifs pour bénéficier de MaPrimeRénov’. MaPrimeRénov’est un outil utile et efficace pour aider les propriétaires modestes dans la rénovation énergétique de leur logement. L’Agence nationale de l’habitat (Anah), comme pilote de cette aide, doit s’assurer de sa bonne utilisation, les fraudes ayant été mises en évidence de la part d’entreprises de travaux de rénovation énergétique. C’est pourquoi en application de l’article 10 du décret modifié du 14 janvier 2020 relatif à la prime de rénovation énergétique, l’Anah fait réaliser par Bureau Veritas en France métropolitaine, des contrôles sur place de conformité, des travaux effectués financés par MaPrimeRénov’. Toutefois, pour un même chantier, un usager peut bénéficier de MaPrimeRénov’et d’une prime certificats d’économies d’énergie (CEE). L’obtention d’une prime CEE peut aussi faire l’objet d’un contrôle aléatoire dans le cadre de l’arrêté du 28 septembre 2021. Ainsi, des bénéficiaires de MaPrimeRénov’et des CEE s’étonnent d’être contrôlés deux fois et parfois par le même bureau de contrôle à des dates différentes. Elle souhaite savoir si un mécanisme empêchant le double contrôle peut être déployé, c’est-à-dire lorsqu’un contrôle est effectué au titre de MaPrimeRénov’, faire en sorte qu’il n’y ait pas d’autre contrôle au titre de la prime CEE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5430</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Demande d’extension du dispositif d’encadrement des loyers dans les outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        956. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la demande répétée de plusieurs collectivités territoriales ultramarines relative à l’ouverture de l’application du dispositif d’encadrement des loyers privés sur leurs territoires. Ce n’est que depuis la publication du décret n° 2023-822 du 25 août 2023 relatif au champ d’application de la taxe annuelle sur les logements vacants que neuf communes réunionnaises ont été identifiées en zone dite tendue. Malheureusement, l’échéance pour faire acte de candidature au dispositif d’encadrement des loyers ayant été fixée à fin 2022 par la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique dite « loi ELAN » du 23 novembre 2018, aucune de ces communes n’a pu bénéficier de la mise en œuvre de ce dispositif. Les trois communes de la 2e circonscription de La Réunion, Saint-Paul, Le Port et La Possession, toutes trois membres de la communauté d’agglomérations du Territoire de l’Ouest, sont pourtant volontaires pour appliquer un encadrement juste et proportionné des loyers privés sur leur territoire au bénéfice des plus modestes. Le département de La Réunion est aujourd’hui frappé par une crise du logement sans précédent. Alors que 80 % de la population réunionnaise est éligible au logement social et 66 % au logement très social, seuls 16 % des habitants vivent effectivement au sein du parc social. Les conséquences de l’insuffisance chronique de logements sociaux sont aggravées par la hausse exponentielle des loyers du parc privé, interdisant de fait à une grande partie de la population de se loger convenablement. Pourtant, gentrification et spéculation ne sont pas une fatalité. La reprise de l’examen au Parlement du projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables doit être l’occasion d’introduire une nouvelle possibilité d’appliquer l’encadrement nécessaire des loyers pour les collectivités volontaires concernées par la dernière extension de la zone dite tendue. Elle lui demande donc si elle compte répondre favorablement à la demande de ces collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1043</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5431</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Assouplissement des règles s’appliquant à la vente d’immeubles à rénover
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1043. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les règles qui s’appliquent à la vente d’immeubles à rénover. Les articles L. 262-1 et suivants ainsi que les articles R. 261-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation encadrent les dispositions particulières relatives à ce type de vente. Elle est définie comme la vente d’un bien immobilier dont la destination, antérieure et postérieure aux travaux, est l’habitation et l’usage professionnels. Le vendeur s’engage à réaliser des travaux de rénovation dans le cadre d’une échéance déterminée, de sorte que la vente soit sécurisée pour l’acquéreur. Dans un rapport en date du 21 septembre 2020, dit renouveau urbain et rénovation environnementale des bâtiments, le plan bâtiment durable ainsi que la RICS en France, missionnés le 23 juin 2020 par le ministre de la ville et du logement et la secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, ont établi une stratégie globale de nature à accélérer et amplifier le renouveau urbain et la rénovation environnementale des bâtiments. Dans cette acception, certaines dispositions législatives ne permettent pas la réalisation des objectifs urbains précités. L’article L. 262-1 alinéa 3 du code de la construction et de l’habitation dispose que les travaux de rénovation d’un immeuble au sens de l’article L. 261-1 sont ceux portant sur un immeuble bâti, n’incluant pas des travaux d’agrandissement ou de restructuration complète, assimilables à une reconstruction, rendant à l’état neuf la majorité de la consistance des façades hors ravalement. La conception des façades est au cœur des défis de performance énergétique, en ce qu’elle permet d’intégrer des solutions bioclimatiques au sein de l’habitation. À ce titre, il fait sens d’augmenter le seuil de modification des façades à 75 %, afin de permettre de favoriser la réalisation de façades plus performantes par la création de balcons et de loggias. S’agissant de la consistance des façades, l’administration fiscale assimile à des travaux de reconstruction, soumis à un taux de 20 % de TVA (contre 10 % pour des travaux de rénovation), le simple remplacement de plus de 50 % des parois vitrées de bureaux alors que l’ossature de l’immeuble n’est pas affectée, défavorisant ainsi la transformation de locaux en vacants. De plus, à ce jour, la surélévation d’un immeuble existant ne peut bénéficier, au regard de la loi, du taux de TVA de 10 % applicable à la restauration de logements, supportant de facto un taux de 20 %. En résulte généralement l’abandon des contraintes techniques et juridiques. Au regard de la densification des villes, il serait opportun de permettre, dans ce cadre spécifique, une TVA au taux réduit de 10 %. L’application de cette TVA réduite pourrait être étendue à l’intégralité des postes du bilan et plus seulement aux postes liés aux travaux, ce qui constituerait un véritable avantage dans le cadre des démarches entreprises vers la rénovation urbaine et environnementale. Il l’invite à se prononcer sur cette demande de modification afin d’assouplir diverses règles encadrant le régime de la vente à rénover et mieux favoriser la rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1058</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5431</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Vente de places de stationnement destinées aux visiteurs des copropriétés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1058. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur une réponse à une question écrite qui suscite une incertitude juridique. Dans sa question écrite n° 3087, M. le député Lionel Causse a interrogé le ministère sur la vente de places de stationnement destinées aux visiteurs. Il demandait « si une évolution de la réglementation en la matière est envisagée afin de conditionner la vente de places de stationnement destinées aux visiteurs à une décision favorable des maires concernés ». La question était donc de savoir si un droit de véto pourrait être donné aux maires en cas de vente. Dans la réponse publiée au Journal officiel le 3 janvier 2023, le ministre a indiqué que « conditionner la vente d’un lot de stationnement par un syndicat de copropriétaires à une décision favorable du maire concerné pourrait conduire à interdire au syndicat de céder son bien et donc à l’obliger à en rester propriétaire. Cela porterait une atteinte au droit de disposer librement de ses biens, attribut du droit de propriété protégé par la Constitution ». La réponse a également abordé la question du code de l’urbanisme en indiquant que « les dispositions des articles L. 151-30 et R. 151-44 du code de l’urbanisme prévoient que le règlement du plan local d’urbanisme peut contenir des obligations de réalisation d’aires de stationnement et préciser le type et les principales caractéristiques des places de stationnement. Par ailleurs, si le plan local d’urbanisme fixe un nombre de places de stationnement à respecter lors de la réalisation d’une opération de construction, le respect de cette obligation s’apprécie au moment de la délivrance du permis de construire. Le plan local d’urbanisme ne saurait donc empêcher la vente ultérieure des places de stationnement ». En suivant ce raisonnement, dès lors qu’un promoteur obtiendrait son certificat de conformité, les places de stationnement imposées comme destinées aux visiteurs pourraient être vendues et la propriété ne plus être en conformité avec le plan local d’urbanisme (PLU). Dans ce cas, quel est l’intérêt pour une commune de demander la création de places de stationnement pour les visiteurs, si ces dernières peuvent être immédiatement vendues après la fin de l’opération immobilière, les visiteurs se retrouvant dans l’obligation de stationner sur le domaine public, ce que souhaitait éviter le PLU ? Pour faire une analogie, le règlement d’un PLU peut imposer la plantation d’un certain nombre d’arbres sur une parcelle. Sitôt la conformité acquise, les arbres pourraient alors être supprimés, car le règlement du PLU ne s’appliquerait plus. Le fait de ne pas respecter les dispositions du règlement d’un PLU constitue une infraction pénale aux articles L. 610-1, L. 151-2 et suivants du code de l’urbanisme, réprimée par l’article L. 610-1 du même code, l’infraction étant indépendante du fait qu’une autorisation d’urbanisme soit nécessaire. Le règlement d’un PLU s’applique tant qu’il n’est pas remplacé par un nouveau règlement qui supprimerait cette obligation de créer des places visiteurs. À ce moment-là, leur vente ne serait plus contraire aux dispositions règlementaires. Il lui demande donc de bien vouloir préciser la licéité de la vente de places destinées aux visiteurs en contradiction avec le règlement d’un PLU et si cette vente pourrait constituer un délit réprimé par l’article L. 610-1 du code de l’urbanisme engageant pénalement les auteurs des faits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5432</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de la pêche dans le golfe de Gascogne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        795. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la décision de la Commission européenne d’interdire la pêche aux navires de plus de huit mètres pratiquant les filets maillants (GNS), les trémails (GTR), le chalut pélagique (OTM, PTM), le chalut-bœuf de fond (PTB) et les sennes coulissantes (PS) dans le golfe de Gascogne (zone sous CIEM 8 a, b, c et e), du 22 janvier au 20 février 2025. Cette décision, justifiée par l’idée fallacieuse selon laquelle les pêcheurs seraient la cause principale des échouages de cétacés, menace gravement l’avenir de la filière de la pêche sur la côte atlantique, notamment en Charente-Maritime. En 2024, une mesure similaire avait empêché un segment de la flottille de pêche française de travailler, sans que les échouages de petits cétacés n’aient significativement diminué, entraînant des conséquences économiques catastrophiques pour les pêcheurs et les mareyeurs : les pertes ont été estimées entre 60 et 70 millions d’euros, l’approvisionnement des criées bordant le golfe de Gascogne a chuté d’environ 48 % et l’activité de la pêche en Charente-Maritime a été considérablement réduite, provoquant une hausse du prix du poisson sur les étals du département. Au total, 450 navires ont dû stopper leur activité et malgré la levée de l’interdiction le 21 février 2024, les pertes se sont avérées importantes, avec 100 000 euros de manque à gagner pour le seul port de La Rochelle. À Royan, où évoluent essentiellement des fileyeurs, la situation est plus dramatique encore, avec une perte estimée à 94 % de l’activité. Les mesures d’indemnisation décidées par la Commission européenne sont jugées insuffisantes et inéquitables. D’une part, elles ne compensent que 75 % des pertes subies par les pêcheurs et d’autre part, c’est l’argent des contribuables français qui doit couvrir les conséquences des décisions prises à Bruxelles. Ces mesures favorisent les gros armements, qui bénéficient de plus de trésorerie et d’un soutien administratif et comptable plus efficient que les petits armateurs (8 m à 12 m). Elles sont imputées sur les crédits du fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), réduisant d’autant les fonds alloués aux projets d’amélioration de la filière. Les professionnels du secteur et leurs familles sont ainsi directement affectés par des mesures reposant sur des données scientifiques que le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) qualifie lui-même de « approximatives », menaçant à terme la survie de la filière artisanale dans cette région. Un emploi en mer génère 3 à 4 emplois à terre. Ces mesures ont eu un impact direct sur l’emploi local, avec des réductions d’effectifs chez les mareyeurs des régions touchées par cette fermeture. Les pêcheurs, notamment en Charente-Maritime, vivent ainsi sous l’épée de Damoclès de nouvelles interdictions à répétition. Ces fermetures s’ajoutent aux autres mesures restreignant les possibilités de report de l’effort de pêche (AT soles, civelles, baisses de quotas). Fruit d’un chantage écologico-politique et sous la pression d’organisations non gouvernementales, cette fermeture a été perçue par la profession comme une véritable trahison. En effet, la très grande majorité des navires pratiquant des métiers considérés comme « à risque » s’étaient déjà équipés de différents dispositifs censés éviter les captures accidentelles de cétacés (effaroucheurs, pingers ). L’État leur a en outre imposé l’emport du système de surveillance des navires par satellite (VMS), en leur laissant croire que ces équipements onéreux leur permettraient d’aller en mer. Enfin, cette décision généralise le principe de précaution à un segment entier de la filière pêche, laissant les bateaux usines étrangers piller les eaux territoriales françaises en toute légalité et impunité, tout en compromettant la souveraineté alimentaire du pays en fragilisant encore davantage la filière. Face à cette situation, M. le député souhaite savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement compte prendre pour protéger les pêcheurs français du golfe de Gascogne. Il demande également quelles initiatives sont envisagées pour contester cette décision européenne et défendre la pérennité économique et sociale de la pêche française, déjà mise à mal par des restrictions et règlementations de plus en plus contraignantes dans cette région stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5433</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Revalidation du brevet de capitaine 200 voile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        950. — 15 octobre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la revalidation du brevet capitaine 200 voile. Le brevet de capitaine 200 voile est délivré aux marins qui répondent aux conditions de formation pour être en mesure d’assurer les fonctions de capitaine et de chef mécanicien en toute sécurité et dans le respect des réglementations existantes. Ce titre polyvalent permet à son titulaire d’exercer au pont des fonctions sur des navires à voile armés à la plaisance d’une jauge brute inférieure à 200 ; et à la machine des fonctions sur tout navire d’une puissance propulsive inférieure à 250 kW. Le titulaire du brevet de capitaine 200 voile est responsable de l’expédition maritime et représente l’armateur en toute circonstance. Outre les aspects de navigation et d’exploitation du navire, il doit assurer l’encadrement de son équipage. Or dans la circonscription de M. le député, des skippers, titulaires du brevet capitaine 200 voile, qui assurent essentiellement des missions de convoyage, lui ont fait part des difficultés qu’ils rencontrent lorsqu’ils doivent revalider leur brevet. En effet, les compétences réévaluées lors des tests de revalidation (fonction navigation, fonction manutention et arrimage de la cargaison, fonction contrôle de l’exploitation du navire et assistance aux personnes à bord) semblent inappropriées aux actions entreprises par les skippers lors de leurs missions de convoyage. De surcroit, la formation que doivent suivre les skippers, qui s’étale sur deux semaines, leur fait perdre des contrats au bénéfice du transport par cargos, plus émetteur de gaz à effet de serre. Il lui demande donc s’il est envisagé de réformer la revalidation du brevet de capitaine 200 voile afin de l’adapter à la profession de skipper assurant des missions de convoyage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5433</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Décret relatif à la formation spécifique des infirmiers de santé au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        955. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur l’absence de prise en compte des spécificités ultramarines dans les dispositions prises par le décret n° 2022-1664 du 27 décembre 2022 relatif à la formation spécifique des infirmiers de santé au travail. Ce dernier précise les modalités de formation pour les infirmiers en santé au travail. S’ils officient dans un service de prévention et de santé au travail, ils devront disposer d’une formation spécifique en santé au travail, théorique et pratique, financée par leur employeur. La formation doit comprendre au moins 240 heures d’enseignements théoriques et un stage de 105 heures de pratique professionnelle en santé au travail. Elles doivent être assurées par un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel ou par un organisme de formation certifié Qualiopi. Cette formation obligatoire n’est pas disponible sur l’île de La Réunion, obligeant les professionnels souhaitant s’inscrire à s’orienter vers les centres de formation officiant dans l’Hexagone. Or compte tenu de l’augmentation incontrôlée des prix des billets d’avion et des frais occasionnés par les nécessités d’hébergement, cette formation de quelques heures par semaine réparties sur une année engendre des coûts considérables. Face à cette situation, les entreprises privilégient le recrutement de professionnels ayant déjà effectué cette formation. Malheureusement, les infirmiers souhaitant intégrer un service de santé au travail ne peuvent assumer eux-mêmes ces frais et cette formation n’est pas disponible sur France VAE. Par conséquent, les entreprises de l’île de La Réunion souffrent d’un déficit d’infirmiers de santé au travail, de nombreux postes vacants ne pouvant être pourvus, au détriment de l’ensemble des salariés. Mme la députée lui demande donc dans quelle mesure une modification du décret n° 2022-1664 du 27 décembre 2022 relatif à la formation spécifique des infirmiers de santé au travail peut être envisagée pour intégrer les spécificités qui touchent le département de La Réunion et les autres territoires dits d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5434</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Classification du parc du Mercantour en « zone difficilement protégeable »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        786. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la prolifération des loups depuis sa réapparition en France dans le parc national du Mercantour en 1992. Circonscrit initialement aux régions alpines, le loup est désormais présent dans tous les massifs français. Les loups gris, revenus d’eux-mêmes en France depuis l’Italie et essentiellement présents dans les massifs alpins et provençaux, connaissent une dynamique démographique exponentielle. Depuis 2012, leur nombre est en constante hausse et dans toutes les régions, un loup ayant même été aperçu jusque dans le Finistère. L’augmentation de la capacité de prélèvement des loups reste par ailleurs bien trop insuffisante par rapport à l’accroissement de leur population sur le territoire national. Les loups sont capables d’une grande mobilité, ce qui rend extrêmement difficile l’adoption de mesures destinées à défendre les populations rurales et leurs animaux domestiques, notamment ceux élevés dans les pâturages en plein air. Dans les zones rurales plus densément peuplées, la présence de loups peut avoir des retombées négatives aussi bien pour l’agriculture traditionnelle que pour le tourisme. Les mesures de prévention visant à éviter les conflits de cohabitation se sont révélées inefficaces. Les paiements d’indemnisation ne permettent pas d’obtenir la réparation intégrale du préjudice subi. Il est donc maintenant indispensable de prendre des mesures concrètes pour remédier aux problèmes et ainsi préserver le développement des zones rurales et de l’élevage local. Les exploitations situées dans les zones montagneuses de petite taille doivent être protégées et encouragées, car elles contribuent à préserver la biodiversité dans les régions inhospitalières, évitant ainsi le dépeuplement de ces zones. Il est donc nécessaire et indispensable de protéger et de préserver activement le modèle de l’agriculture pastorale, ainsi que les agriculteurs qui la pratiquent, par des actions décisives et des solutions concrètes. Mme la députée demande à Mme la ministre de permettre au préfet des Alpes-Maritimes de classer le cœur du parc national du Mercantour en « zone difficilement protégeable (ZDP) », à l’instar du parc national des Cévennes en 2019. La possibilité de délimiter réglementairement des zones difficilement protégeables contre les loups est prévue aux articles 36 et 37 de l’arrêté ministériel du 19 février 2018 modifié. Le critère principal qui prévaut à ce classement est la densité ovine qui est particulièrement importante dans le cœur du parc national du Mercantour. Mme la députée demande en conséquence que, dans cette « ZDP du parc national du Mercantour », soient autorisés contre les loups les tirs de défense simple, les tirs de défense renforcée quand les troupeaux, malgré le recours aux tirs de défense simple, ont subi au moins trois attaques successives dans les 12 derniers mois et des tirs de prélèvement simple ou renforcé quand les attaques sur les troupeaux persistent. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5434</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficulté d’assurance des collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        806. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités territoriales à s’assurer. Il faut rappeler que le risque assurantiel des communes a vocation à être supporté par un contrat couvrant la responsabilité civile et par un contrat afférant au risque statutaire lié à la masse salariale. La vie des collectivités est affectée par une sinistralité croissante, tenant aux émeutes sociales, notamment celles de juin 2023 où plus de 500 communes françaises ont été touchées pour un coût total dépassant les 700 millions d’euros, à la recrudescence des aléas climatiques et catastrophes naturelles, épisodes liés au changement climatique qui d’après la Caisse centrale de réassurance pourraient représenter d’ici à 2050 un coût total de 3 milliards d’euros, ou encore à l’apparition de risques nouveaux, tel le cyber-risque. Il en résulte une inquiétante raréfaction de l’offre assurantielle pour les acheteurs publics, se traduisant par une pression à la hausse des primes, voire par l’absence de réponse à certains appels d’offre. En outre, les dispositions législatives du code des assurances autorisent les assureurs à résilier de façon anticipée et unilatérale leurs contrats en cas d’aggravation du risque au titre de l’article L. 113-4 du code des assurances. Des collectivités locales subissent des résiliations anticipées de leur contrat d’assurance. Pour éviter ce type de situation, nombreuses sont les collectivités à ne plus signaler certains sinistres. Dans ce contexte, les collectivités sont dans l’impasse, parfois réduites à faire des provisions et supporter elles-mêmes le risque assurantiel ou tentées de dégrader le service rendu à la population afin d’éviter les prises de risque. Ecoles, bâtiments publics, cantine, comment prendre le risque d’accueillir des enfants dans des locaux non assurés ? Elle lui demande quels leviers le Gouvernement envisage afin d’apporter des réponses rapides à la problématique assurantielle des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5435</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Moyens des communes et investissements de débroussaillement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        819. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les moyens alloués aux communes pour faire face à la baisse des dotations et à la suppression de la taxe d’habitation, souvent mal compensée. Confrontées à des restrictions budgétaires, malgré des besoins d’investissement et de fonctionnement toujours plus importants, certaines communes sont contraintes d’augmenter la taxe foncière et la taxe de séjour pour assurer des recettes suffisantes. S’agissant de la taxe de séjour, une taxe régionale de 34 % est venue s’ajouter à la tarification indiquée dans le département du Var (10 % de taxe additionnelle départementale), pour assurer les budgets alloués aux pompiers face à l’afflux de touristes ou financer des projets de transports. Si les Varois sont les premiers à se réjouir d’une activité touristique, essentielle pour le développement économique du département, ils ne peuvent pas être les seuls à supporter les prélèvements nécessaires au bon fonctionnement de lieux de vie où ils accueillent les touristes. Ces deux leviers fiscaux déjà relevés, il convient d’envisager un soutien concret de l’État sur cet enjeu d’autant plus prégnant dans le Var où l’entretien des forêts revêt un caractère impérieux pour la sécurité des habitants, des visiteurs et le maintien de l’activité économique. Elle lui demande quel effort l’État entend consentir pour aider les communes concernées par un risque important d’incendie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5435</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficultés financières des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        821. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Yves Bony appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés financières rencontrées par les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) notamment dans le Cantal. Les CMA rencontrent des difficultés résultant des baisses de ressources imposées en 2023, notamment par la décision de France compétences relative aux coûts des contrats d’apprentissage. Le décret n° 2023-858 du 6 septembre 2023 relatif à la fixation des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage (NPEC) et le référentiel de France compétences ont provoqué une diminution en moyenne de 5 % des NPEC dont les effets menacent la pérennité de l’offre de formation de niveaux 3 et 4 (CAP, BP, Bac Pro). La méthode de calcul retenue ne prend pas en compte les coûts propres aux formations dispensées dans des plateaux techniques de qualité. Ces éléments déstabilisent l’équilibre financier des CMA, qui participent à la formation de plus de 112 000 apprentis chaque année et accompagnent plus de 1,8 million d’entreprises artisanales en France. Aussi, il lui demande de lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de soutenir le réseau des CMA sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5435</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Panneaux faisant la publicité de la participation financière d’une collectivité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        825. — 15 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le cas d’une collectivité qui impose la pose de panneaux de communication aux communes qui bénéficient d’une subvention, faisant la publicité de la participation financière de la collectivité. Ces panneaux, en aluminium et de grande taille, sont à installer aux entrées routières. Il lui demande si ces panneaux sont à considérer comme de la publicité scellée au sol, ou installée directement sur le sol, puisqu’ils sont installés sur des supports qui n’existaient pas préalablement. D’une manière générale, il souhaite savoir quelles sont les interdictions qui s’appliquent, notamment pour les communes de moins de 10 000 habitants, dans le cadre de l’installation de ces panneaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5435</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Réforme notariale - charge de la plume
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        826. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la réforme notariale du 2 février 2024 et la création d’un règlement professionnel du notariat, qui ont abouti à uniformiser les règles relatives à la charge de la plume. Dans le cadre des ventes, alors qu’auparavant, c’est le notaire de l’acquéreur qui devait rédiger, c’est désormais, sauf exception, le notaire du vendeur qui rédigera la minute. Or en application de l’article L. 1212-1 du code général de la propriété des personnes publiques, l’État, les collectivités territoriales, leurs groupements et les établissements publics ont la possibilité de passer leurs actes d’acquisitions d’immeubles et de droits réels immobiliers par acte en la forme administrative. L’article 1593 du code civil prévoyant que les frais d’acte sont à la charge de l’acquéreur, cette possibilité permet ainsi l’économie de deniers publics pour les collectivités, qui évitent des émoluments notariés pour la passation de ces actes. Compte tenu de la rigueur budgétaire à laquelle les collectivités sont tenues, il serait appréciable d’avoir la confirmation que l’État, les collectivités territoriales, leurs groupements et les établissements publics ne sont pas soumis au choix du rédacteur de l’acte par le vendeur, alors même qu’ils disposent du personnel et de la compétence de conclure des actes en la forme administrative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5436</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Évolution de la dotation biodiversité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        833. — 15 octobre 2024. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’évolution de la dotation biodiversité. La loi 2023-1322 du 29 décembre 2023 a réformé la dotation de soutien aux communes pour la protection de la biodiversité et la valorisation des aménités rurales en instaurant une dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales. L’évolution des critères d’attribution entre ces 2 dotations a conduit à l’exclusion de communes urbaines, c’est-à-dire celles classées de 1 à 4 sur la grille communale de densité de l’Insee, de moins de 10 000 habitants. Beaucoup d’entre elles sont dotées d’un important patrimoine naturel et agissent de façon déterminée pour protéger une biodiversité dont elles sont fières. La commune de Montfaucon (Doubs), située dans la 2e circonscription du Doubs et qui possède 75 % de son territoire communal en zone Natura 2000, s’est ainsi vu retirer cette dotation qui lui avait rapporté 13 667 euros en 2023. Avec le maire de la commune, Mme la députée regrette l’exclusion des communes urbaines et périurbaines du dispositif. Elle demande à Mme la ministre les raisons qui ont conduit à cette exclusion. Elle lui demande enfin de considérer la réforme de ce critère d’exclusion dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5436</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Subdélégation du maire aux responsables de services communaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        834. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les délégations de signature octroyées par le maire aux responsables de services. En effet, l’article L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit que « le maire peut donner, sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, délégation de signature : 1° Au directeur général des services et au directeur général adjoint des services de mairie ; 2° Au directeur général et au directeur des services techniques ; 3° Aux responsables de services communaux ». Dans une réponse ministérielle ( Journal officiel, Sénat, 2 septembre 2010, p. 2274, question n° 10021), le Gouvernement a précisé, d’après un arrêt de la cour administrative d’appel de Nancy (CAA Nancy, 7 août 2004, n° 98NC01059), qu’un responsable administratif peut recevoir délégation de signature du maire pour les matières dont il a lui-même reçu préalablement délégation d’attribution de la part du conseil municipal, dès lors que ce dernier l’a explicitement autorisé dans sa délibération. Toutefois, les chambres régionales des comptes (CRC) ne partagent pas cette interprétation de la règle de droit. En effet, les CRC considèrent que l’arrêt précité s’appuie sur des textes antérieurs à la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 (publiée le 17 août 2004) qui a exclu du dispositif de subdélégation les responsables de services communaux, contrairement notamment à ce qui est prévu pour les établissements publics de coopération intercommunale (article L. 5211-9 du CGCT : « […] La délégation de signature donnée au directeur général des services, au directeur général adjoint des services, au directeur général des services techniques, au directeur des services techniques et aux responsables de service peut être étendue aux attributions confiées par l’organe délibérant au président en application de l’article L. 5211-10, sauf si cet organe en a décidé autrement dans la délibération délégant ces attributions au président. […] »). Ainsi, faute de texte, les CRC attirent l’attention des communes sur les risques juridiques de la pratique consistant, pour le maire, à donner délégation de signature à un responsable de services dans des matières déléguées par le conseil municipal. Elle souhaite ainsi savoir si le Gouvernement envisage de modifier la règlementation en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5436</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Assouplissement des conditions d’accès aux déchèteries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        842. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les conditions d’accès aux déchèteries, notamment par les particuliers. La compétence relative à la collecte et au traitement des déchets des ménages appartient, en effet, aux communes ou aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) selon l’article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales. Selon les chiffres fournis par le Gouvernement, 95 % de la population française vit dans une commune ayant transféré tout ou partie de sa compétence déchets (traitement et éventuellement collecte) à une structure intercommunale et 86 % de la population appartient à un EPCI ayant une compétence collecte (ordures ménagères résiduelles et collecte sélective). Cependant, le périmètre de ces établissements et les règles d’accès aux déchèteries peuvent être telles qu’un habitant relevant d’une intercommunalité doive se rendre au sein d’une installation se trouvant à des dizaines de kilomètres alors même qu’une installation du même type est plus proche mais relève d’une autre intercommunalité. Cette situation s’avère d’autant plus problématique en ruralité au vu du coût des carburants. Dans le Gâtinais, un habitant qui réside à Rozoy-le-Vieil est par exemple contraint de se rendre à la déchèterie de Dordives, qui se trouve à près de 18 kilomètres, alors qu’une déchèterie est implantée à La-Selle-sur-le-Bied, à environ 9 kilomètres, mais relève d’un autre EPCI et n’est pas accessible aux habitants relevant d’autres établissements de ce type. Si la raison d’être de ces règles qui tiennent notamment à des considérations budgétaires sont largement compréhensibles au vu de la situation financière des intercommunalités, elles semblent en contradiction avec les objectifs affichés de recueil et de tri des déchets, d’économies d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elles sont également incomprises des habitants, qui se voient opposer une objection purement administrative paraissant aller à l’encontre du bon sens. Il lui demande donc si elle a conscience de cette problématique, si elle compte prendre des dispositions allant dans le sens d’un accès aux déchèteries sous des conditions plus souples et, le cas échéant, quels mécanismes sont envisagés pour préserver les finances des structures intercommunales qui seront concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5437</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Modalités de contrôle des installations d’assainissement non collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        847. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les modalités de contrôle des installations d’assainissement non collectif, qui concernent les immeubles non raccordés au réseau public de collecte. En effet, le 2° du III de l’article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales dispose que ce contrôle, pour les installations qui ne sont ni neuves ni à réhabiliter, consiste en une vérification de leur fonctionnement et de leur bon entretien tel qu’imposé par l’article L. 1331-1-1 du code de la santé publique. L’exercice de la mission susvisée entraîne la perception d’une redevance dans les conditions fixées aux articles R. 2224-19 et suivants du code général des collectivités territoriales, qui permet d’appliquer une tarification forfaitaire aux opérations de contrôle. La mission de contrôle, qui peut être assurée en régie par un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), obéit par ailleurs aux prescriptions de l’arrêté du 27 avril 2012 et particulièrement de son annexe I, qui fixe la liste des points à contrôler a minima lors du contrôle des installations d’assainissement non collectif. Cependant, des disparités peuvent être observées dans la rigueur avec laquelle ces contrôles sont effectués et ont déjà été constatées, notamment, par la Cour des comptes. Les particuliers qui ont recours à un système d’assainissement non collectif peuvent faire part de leur incompréhension face à l’inadéquation entre la redevance versée et les opérations de contrôle effectuées, les dispositions légales et réglementaires encadrant le service public d’assainissement non collectif (SPANC) étant au surplus complexes et parfois difficiles à mettre en œuvre par les collectivités qui en ont la charge. Il lui demande donc si le Gouvernement est susceptible de lui fournir des données concernant l’application effective de ces dispositions et, le cas échéant, si elles feront l’objet d’une évolution permettant d’améliorer leur lisibilité et leur compréhension par tous les acteurs de ce service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5437</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Sanction mise aux normes d’une installation d’assainissement non collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        849. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétente pour mettre en œuvre les dispositions de l’article L. 1331-6 du code de la santé publique relatif à l’exécution d’office de travaux en cas d’assainissement autonome non conforme. En effet, celles-ci prévoient que « faute par le propriétaire de respecter les obligations édictées aux articles L. 1331-1, L. 1331-1-1, L. 1331-4 et L. 1331-5, la commune peut, après mise en demeure, procéder d’office et aux frais de l’intéressé aux travaux indispensables ». Dans une réponse ministérielle (J.O., Sénat, 19 octobre 2017, p. 3259, question n° 137), il était précisé que « si le propriétaire refuse de procéder aux travaux prescrits dans les délais impartis, le service public de l’assainissement non collectif peut faire usage des prérogatives du maire au titre du pouvoir de police et de salubrité et, après mise en demeure préalable du propriétaire, faire procéder d’office aux travaux nécessaires aux frais du propriétaire ». Dans l’hypothèse où le SPANC relève d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) avec ou sans fiscalité propre, cela revient à dire que son président dispose des prérogatives du maire. Or le pouvoir de police spéciale de ce dernier en matière d’assainissement n’est pas transférable au président d’un syndicat et s’il l’a été au profit du président d’une communauté de communes ou d’agglomération par exemple, il concerne uniquement le pouvoir de réglementer l’activité d’assainissement. Il lui demande si, lorsque le SPANC relève d’un EPCI avec ou sans fiscalité propre, l’exécution d’office des travaux prévue à l’article L. 1336-1 du code de la santé publique incombe toujours au maire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5438</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétence eau et assainissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        851. — 15 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la situation de nombreuses communes, notamment rurales, dont les maires s’opposent à juste titre au transfert de la compétence eau et assainissement vers les intercommunalités au 1er janvier 2026. En effet, un maire peut avancer plusieurs arguments pour refuser le transfert de compétence eau et assainissement au 1er janvier 2026. Préservation de l’autonomie locale : le maire peut argumenter que le transfert de compétence pourrait réduire l’autonomie de la commune dans la gestion de ses ressources en eau, un sujet crucial pour le bien-être des habitants. Inquiétudes financières : le maire peut exprimer des craintes quant aux coûts associés à la transition, notamment les frais de mise aux normes ou les investissements nécessaires pour améliorer les infrastructures existantes. Qualité du service : le maire met souvent en avant que la gestion locale permet de mieux répondre aux besoins spécifiques de la population en matière de qualité et de continuité du service, tout en garantissant une réactivité plus rapide en cas de problème. Contexte local spécifique : chaque commune a ses particularités en matière d’approvisionnement en eau et de gestion des eaux usées. Le maire pourrait citer des enjeux locaux (par exemple, des ressources en eau spécifiques, des particularités géologiques) qui nécessitent une attention particulière que seule une gestion locale peut assurer. Conséquences sur l’emploi local : le transfert des compétences pourrait entraîner des pertes d’emplois ou des modifications dans l’organisation des services municipaux, ce qui pourrait impacter l’économie locale. Dialogue avec les habitants : le maire peut faire valoir que les habitants ont besoin d’être consultés sur un sujet aussi sensible. Ne pas transférer la compétence pourrait être présenté comme une manière de préserver un lien direct entre les services de la commune et les citoyens. Complexité administrative : la gestion de l’eau et de l’assainissement peut être complexe et le maire peut craindre que le transfert de compétence n’entraîne une bureaucratisation déjà très excessive, rendant la gestion moins efficace. Historique de gestion satisfaisante : si la commune a déjà une bonne gestion de ses services d’eau et d’assainissement, les maires rencontrés argumentent régulièrement qu’il n’y a pas de raison de changer un système qui fonctionne. Pour toutes ces raisons, le groupe Rassemblement National ainsi que M. le député, très soucieux de la préservation de la souveraineté des maires déjà lourdement amputés de leurs prérogatives, posent la question du maintien de cette mesure qui apparaît inefficace et inutile à l’approche de la date du 1er janvier 2026, dans un peu plus d’un an. Il lui demande si cette obligation de transfert perdra son caractère obligatoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5438</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétences à l’intercommunalité et conséquences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        923. — 15 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le cas d’une intercommunalité qui acquiert une compétence ou qui absorbe une commune. Dans le cas où la compétence était gérée par la commune dans le cadre d’un budget annexe, il lui demande si les emprunts du budget annexe ou les excédents de celui-ci sont d’office transférés à l’intercommunalité ou si la commune peut conserver les excédents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5438</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Cérémonie d’obsèques sans corps
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        952. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Pradié interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la question de l’organisation d’obsèques dans le cas d’une disparition sans corps. Le deuil sans le corps du défunt est une épreuve pour les familles, car le processus de deuil ne peut se réaliser sans les différentes étapes qui conduisent à l’organisation de funérailles dont la mise en terre ou au tombeau. Sans le corps, la conscience du décès est alors altérée, car peut perdurer un espoir, pourtant irrationnel. L’organisation d’une cérémonie et l’enterrement au cimetière sont donc des étapes du processus de deuil. Il est donc important que les proches puissent s’inscrire dans l’ensemble des moments des obsèques lorsque le corps du défunt n’est pas présent en raison de circonstances tragiques laissant penser au décès. La matérialisation de cette séparation est laissée à la discrétion de la famille car la liberté d’organiser des funérailles est une liberté individuelle reconnue depuis le XIXe siècle. Les proches sont ainsi libres de prendre les dispositions qui correspondent le mieux aux circonstances de la disparition par l’organisation d’une cérémonie religieuse ou civile. Depuis toujours, il est possible de se faire enterrer avec des objets personnels, ou de glisser des objets dans le cercueil, des photos, des fleurs, des bijoux, des lettres ou des symboles religieux. Tous les objets déposés doivent répondre à des caractéristiques de biodégradabilité. Ainsi, les proches peuvent-ils souhaiter, de symboliser la présence du disparu dans le caveau familial en déposant des objets personnels lui ayant appartenu, des objets significatifs de sa personnalité. En l’absence de cercueil, ce rite permet « d’enterrer le défunt » avec les siens, il n’est plus disparu. Cependant, l’autorisation d’ouverture d’un caveau n’est prévue que dans les hypothèses d’une inhumation, du dépôt d’une urne funéraire ou d’une exhumation. Le caveau familial au sein d’un cimetière représente la réunion des défunts d’une même famille. Il est le lieu de recueillement et de mémoire, de respect envers les défunts qui s’inscrit dans le temps. La famille d’un disparu doit pouvoir enterrer symboliquement le disparu, en déposant dans le caveau familial des objets qui le représentent, comme il est possible de déposer des objets personnels dans un cercueil. Cette possibilité n’est pas expressément prévue par les dispositions législatives des opérations funéraires du code général des collectivités territoriales, or elle ne s’oppose pas aux principes édictés. Aussi il lui demande ce qu’elle entend faire pour que les familles puissent procéder à cet enterrement symbolique dans un caveau familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5439</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Fixation du tarif des concessions funéraires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        954. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétence pour fixer le tarif des concessions funéraires. En effet, l’article L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que « les concessions sont accordées moyennant le versement d’un capital dont le montant est fixé par le conseil municipal ». Pour autant, l’article L. 2122-22 du même code prévoit que « le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie et pour la durée de son mandat : […] 2° De fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs […] des droits prévus au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal […] ». Or il ne ressort pas de l’article L. 2331-3 du code précité que le tarif des concessions funéraires présente un caractère fiscal. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le maire peut recevoir délégation du conseil municipal sur le fondement du 2° de l’article L. 2122-22 du CGCT pour fixer le tarif des concessions funéraires de même que pour celui des caveaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>985</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5439</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Disparition des bureaux de poste en ruralité et en Gironde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        985. — 15 octobre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la réduction annoncée par Bercy de 50 millions d’euros de la participation de l’État au contrat de présence postale territoriale conclu avec l’Association des maires de France (AMF) et La Poste. Pourtant, depuis des années les municipalités alertent les gouvernements successifs sur le déclin de l’offre postale notamment en ruralité et cette coupe budgétaire accroîtrait les légitimes inquiétudes des communes ainsi que des administrés. Alors que l’AMF déplore déjà l’insuffisance du budget initial, cette réduction drastique de la part versée par l’État intervient dans un contexte de disparition patente de points postaux et précisément d’agences postales communales, tandis qu’en Nouvelle-Aquitaine, on ne comptait en 2019 plus que 2 400 points de contact. En outre, ce désengagement supplémentaire de l’État grèvera davantage les finances des communes rurales, alors même que sa mission était de permettre aux collectivités de ne pas assumer l’intégralité des charges qui leur sont imposées. Pire encore, selon la direction du groupe La Poste, une autre réduction est prévue pour l’année 2025, ce qui implique que les objectifs affichés de déploiement de services publics postaux ne seront pas honorés malgré l’existence d’une forte demande sociale. Dans le département de la Gironde, de plus en plus de communes sont confrontées à cet effacement continu des points postaux et des contestations s’élèvent dans les centres de tri, comme à Cestas en février 2024, ou encore dans les établissements de Latresne, Bordeaux-Mériadeck et de Saint-Martin-Lacaussade. En novembre 2022, ce sont les maires de Saint-Pierre-d’Aurillac, de Caudrot et de Gironde-sur-Dropt qui ont proposé un référendum local au travers duquel les habitants ont manifesté leur solide attachement au maintien du bureau de poste. Plus récemment, c’est à Saint-Christoly-de-Blaye que les habitants ainsi que la municipalité ont témoigné leur crainte de voir leur agence postale disparaître. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles sont les mesures que compte prendre le Gouvernement en vue de proposer un maillage postal équilibré dans l’ensemble du territoire et plus spécifiquement dans le département de la Gironde affecté par une croissante fracture de ses services publics, au détriment des habitants éloignés des aires métropolitaines et des finances communales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>986</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5440</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Réorganisation des plateformes industrielles de courrier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        986. — 15 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la fermeture et la délocalisation de plateforme industrielle de courrier qui devraient être mis en place par La Poste dès 2026. Cette réforme prévoit la transformation des plateformes industrielles courrier (PIC) en plateformes préparation distribution courrier multiflux avec une fermeture progressive des premières plateformes sous la configuration actuelle. Ces nouvelles plateformes ne traiteront pas des courriers mais seront exclusivement un centre de distribution, les activités « courrier » étant elles délocalisées dans d’autres départements. Dans le cas du Puy-de-Dôme, la direction de la PIC Auvergne fermera ses portes le 1er Janvier 2026, entraînant la perte d’emploi de 140 personnes. L’activité courrier aujourd’hui gérée par la PIC de Lempdes au centre de l’ancienne région sera alors transférée à la PIC de Saint- Priest située à 2 heures de route, dans le département du Rhône. Cette réforme impactera l’acheminement, la distribution du courrier mais aussi l’emploi sur les départements concernés par ces départs. Sur le département du Puy-de-Dôme, ce sera environ 300 emplois directs ou indirects qui seront remis en cause par ce projet. S’ajouteront à ces conséquences économiques et sociales, les problématiques de multiplication de manutention, d’erreurs de tri, d’incidents et de retard d’acheminements mais aura aussi un impact environnemental non négligeable avec des flux de transports interdépartementaux quotidiens. Mme la députée rappelle le contrat qui lie l’État à La Poste signé le 26 juin 2023 qui engage La Poste pour quatre missions de service public : le service universel postal, la contribution à l’aménagement du territoire, le transport et la distribution de la presse et l’accessibilité bancaire. Mme la députée souhaite savoir comment le Gouvernement peut accepter qu’une de ces missions de service public confié à la Poste, à savoir la « contribution à l’aménagement du territoire », ne soit pas remplie par La Poste à travers la fermeture de la PIC située dans le Puy-de-Dôme. Elle lui demande sa position concernant l’avenir de ces plateformes industrielles de courrier situées au cœur des territoires, notamment les raisons qui expliquent le projet de fermeture de la plateforme industrielle de courrier de Lempdes dans le Puy-de-Dôme. Elle souhaite enfin connaître sa position sur les modalités de négociation avec les salariés et d’information vis-à-vis des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1046</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5440</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Déploiement de la téléphonie mobile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1046. — 15 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le déploiement de la téléphonie mobile sur le territoire national. Dans de nombreux départements, comme la Meurthe-et Moselle, les difficultés de couverture mobile persistent en grand nombre. Il est donc encore difficile dans certaines communes rurales voire urbaines d’y développer une activité économique et sociale, voire même d’utiliser du matériel médical utilisant le réseau mobile. Plusieurs communes n’ont toujours pas été retenues. Pourtant, en 2018, le Président de la République a promis de permettre l’accès à la téléphonie mobile d’ici 2022 à l’ensemble de la population. Force est de constater que cette promesse n’a pas été tenue. Le quota de pylônes alloués annuellement est insuffisant. L’identification des sites du dispositif de couverture ciblée prendra fin en 2025 avec une mise en service des dernières antennes attribuées pour 2027. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement prévoit de prendre pour intensifier le déploiement de la téléphonie mobile sur tout le territoire et comment les communes seront identifiées si les problèmes de couverture mobile persistent après 2025, surtout si elles ne se sont pas référencées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1056</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5440</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Autorisation d’urbanisme pour le maire intéressé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1056. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétente pour signer l’autorisation d’urbanisme pour laquelle le maire est intéressé dans une commune ne disposant pas de document d’urbanisme (carte communale ou plan local d’urbanisme). En effet, l’article L. 422-7 du code de l’urbanisme dispose que « si le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale est intéressé au projet faisant l’objet de la demande de permis ou de la déclaration préalable, soit en son nom personnel, soit comme mandataire, le conseil municipal de la commune ou l’organe délibérant de l’établissement public désigne un autre de ses membres pour prendre la décision ». Or le juge administratif a confirmé qu’il « résulte de termes mêmes de cette disposition que l’obligation qu’elle édicte ne s’impose qu’à l’examen des demandes de permis de construire instruites au nom de la commune, à l’exclusion de celles instruites au nom de l’État s’agissant des communes dépourvues de plan local d’urbanisme » (CAA de NANCY, 1ère chambre, 6 février 2020, 19NC02223). Elle souhaite ainsi savoir si dans le cas d’une commune dépourvue d’un document d’urbanisme, lorsque le maire est intéressé à la demande d’autorisation d’urbanisme, il y a lieu d’appliquer la règle de la suppléance pour la signature de cette dernière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1059</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5441</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Définition des allées d’arbres et alignements d’arbres bordant les voies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1059. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’article L. 350-3 du code de l’environnement qui dispose que « les allées d’arbres et alignements d’arbres qui bordent les voies ouvertes à la circulation publique constituent un patrimoine culturel et une source d’aménités ». Or ni cet article, ni le décret d’application n° 2023-384 du 19 mai 2023 ne définissent ce qu’est une allée d’arbres ou un alignement d’arbre. Aussi, elle souhaite connaître les critères qui doivent être retenus (nombre, essence etc.) pour identifier les allées d’arbres et alignements d’arbres qui sont soumis au respect de cette règlementation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5441</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Suppression PTZ maisons neuves - Impact pour les personnes handicapées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        940. — 15 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’impact pour les personnes handicapées de la suppression du prêt à taux zéro pour l’acquisition d’habitations individuelles neuves. Prévu aux articles L. 31-10-2 et suivants du code de la construction et de l’habitation, le prêt à taux zéro (PTZ) représente une aide publique indirecte pour favoriser la primo-accession des Français à la propriété de leur résidence principale. Ainsi, l’article L. 31-10-3 en exclut les personnes physiques ayant déjà été propriétaires de leur résidence principale ou ayant acquis sur elles des droits réels immobiliers. Toutefois, en raison de la particularité de la situation des personnes en situation de handicap, le même article a prévu en faveur des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés ou de l’allocation d’éducation d’enfant handicapé ainsi que des titulaires d’une carte mobilité inclusion ou d’une carte d’invalidité une exception à cette règle. En effet, dans une logique de justice sociale, la nécessité d’acquérir un logement bénéficiant d’aménagements spécifiques pour une personne handicapée justifie une ouverture plus large du dispositif aux personnes concernées, même s’ils ne sont pas primo-accédants. La loi n° 2023-1322 de finances pour 2024, dans une logique de lutte contre l’artificialisation des sols, a prévu au V de son article 71 d’exclure du PTZ les logements individuels neufs, le réservant à ceux situés dans des bâtiments collectifs. Au-delà des évidents problèmes posés par cette réforme en période de crise du logement et de la construction, il apparaît que la situation des personnes handicapées n’a pas été prise en compte, aucune exception n’ayant ici été prévue en leur faveur. Pourtant, la maison individuelle constitue dans de nombreux cas l’unique solution pour ces personnes d’accéder à la propriété d’un logement leur offrant des conditions de vie dignes eu égard aux contraintes imposées par leur invalidité. Aussi, elle l’invite à lui faire part des solutions qu’elle entend donner à la problématique de l’accession à la propriété des personnes handicapées et en particulier si elle est disposée à soutenir un aménagement des conditions de bénéfice du PTZ pour les maisons individuelles neuves en leur faveur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5441</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Aide à la parentalité - Bénéficiaires de l’ACTP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        965. — 15 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur l’inapplicabilité de la prestation de compensation du handicap (PCH) parentalité aux bénéficiaires de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a remplacé l’ACTP par un nouveau dispositif - la PCH - organisant la prise en charge financière par la collectivité de l’aide humaine, technique et animalière nécessaire aux personnes handicapées. Toutefois, cette même loi a prévu, en son article 95, la possibilité pour les personnes alors bénéficiaires de l’ACTP d’opter pour un maintien de l’ancien dispositif. En conséquence, depuis 2006, les deux prestations coexistent : au 31 décembre 2022, on dénombrait ainsi 383 000 bénéficiaires de la PCH et 47 000 bénéficiaires de l’ACTP. Par la suite, le 31 décembre 2020 est paru le décret n° 2020-1826 relatif à l’amélioration de la prestation de compensation du handicap. Celui-ci a ouvert le bénéfice de la PCH au besoin liés à l’exercice de la parentalité des personnes handicapées. Ce texte institue ainsi une allocation mensuelle permettant la rémunération d’une personne pour assister le parent au quotidien auprès de l’enfant, celle-ci s’élevant à 1 350 euros pour un parent seul et à 900 euros pour un parent vivant en couple jusqu’aux trois ans de l’enfant, ces montants étant divisés par deux entre les trois ans de l’enfant et ses sept ans. Cette aide humaine est doublée d’une aide technique ponctuelle permettant l’acquisition de matériel adapté, versée à la naissance de l’enfant (1 400 euros), pour ses trois ans (1200 euros) et pour ses six ans (1 000 euros). Ces dispositions nouvelles s’insérant au chapitre du code de l’action sociale et des familles régissant la PCH (articles R. 245-1 et suivants), elles ne concernent que les bénéficiaires de ce dispositif, les personnes relevant du régime de l’ACTP se trouvant quant à elles exclues de l’aide à la parentalité. Cette exclusion constitue manifestement une anomalie eu égard à la similarité des situations des bénéficiaires des deux prestations. De plus, étant donné l’âge moyen des bénéficiaires de l’ACTP actuellement, le faible nombre de parents d’enfants en bas âge parmi eux autoriserait une extension du dispositif à leur bénéfice à un coût acceptable pour les comptes publics, réparant ainsi une disparité de traitement manifestement contraire au principe d’égalité. Elle l’invite en conséquence à mettre en place un dispositif permettant aux bénéficiaires de l’ATCP de recevoir une aide à la parentalité conforme aux particularités de leur régime réglementaire et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5442</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Les délais d’obtention d’une carte mobilité inclusion mention invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        968. — 15 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les délais d’obtention d’une carte mobilité inclusion mention invalidité. Cette carte permet de faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. Cependant, les délais de traitement de demande de cette carte peuvent s’avérer longs. Or lorsque la progression de la pathologie est rapide, le délai reste le même. Ainsi, il l’interroge sur la possibilité d’avoir par exemple une date butoir pour la réponse, afin de réduire les délais lorsque l’invalidité progresse rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>971</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5442</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        971. — 15 octobre 2024. — Mme Manon Bouquin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap dans le département de l’Hérault. Les ressources attribuées aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) dans le département sont insuffisantes pour assurer pleinement le droit à la scolarisation des enfants concernés. Ces structures, qui accueillent des enfants et adolescents en situation de handicap intellectuel, cognitif ou de polyhandicap, souffrent d’un manque de moyens humains et financiers. Le nombre insuffisant d’enseignants spécialisés réduit les heures de scolarisation et le manque de places allonge les listes d’attente, perturbant ainsi les parcours éducatifs. Selon l’Unapei de l’Hérault, 40 % de ces enfants bénéficient de moins de 6 heures de scolarisation par semaine et plus de 27 % n’en ont aucune. Par ailleurs, 258 enfants sont actuellement sur listes d’attente pour intégrer ces structures. Les solutions des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures de l’acte II de l’école inclusive, ne couvrent pas tous les moyens du département. Elle souhaite donc connaître les mesures qui seront prises pour combler le manque de places en IME et SESSAD et d’enseignants dans ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>972</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5442</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants en situation de handicap dans l’Hérault
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        972. — 15 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap dans l’Hérault. Les moyens octroyés aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) présents sur le département sont insuffisants pour garantir pleinement le droit à la scolarisation de ces enfants. Ces établissements et services qui accueillent des enfants et des adolescents en situation de handicap intellectuel, cognitif (troubles du développement intellectuel, du spectre de l’autisme etc.) ou de polyhandicap, connaissent depuis de nombreuses années d’importantes difficultés, en raison d’un manque chronique de moyens humains et financiers. Le nombre d’enseignants formés ou d’enseignants spécialisés dans ces structures est insuffisant pour offrir à l’ensemble des élèves qui s’y trouvent, la totalité des heures de scolarisation auxquelles ils ont droit. Le manque de places disponibles au sein de ces établissements et les délais d’admission qui s’étendent parfois sur plusieurs années ont, par ailleurs, de graves conséquences sur le parcours de scolarisation des enfants. L’Unapei 34 présente sur le département de l’Hérault a évalué le nombre d’enfants n’ayant pas accès à la scolarisation en mesurant les heures de cours dont bénéficient les enfants accompagnés au sein des établissements et services (IME et SESSAD). Le constat est alarmant. Près de 40 % (39,67 %) bénéficient de moins de 6 heures de scolarisation par semaine. Plus de 27 % d’entre eux n’ont même eu aucune heure de scolarisation. Et 258 enfants, pourtant orientés en IME ou en SESSAD par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Hérault, sont actuellement inscrits sur les listes d’attente des établissements mais ne peuvent y être acceptés faute de place et ne bénéficient donc pas d’une solution adaptée à leurs besoins. Les solutions déployées dans le cadre des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures mises en place dans le cadre de l’acte II de l’école inclusive ne suffiront pas pour répondre à l’ensemble des besoins du département. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour pallier le manque de places en IME et en SESSAD et remédier ainsi au manque d’enseignants dans ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>973</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5443</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Sur la scolarisation des enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        973. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap. Les moyens octroyés aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), qui permettent à ces enfants d’accéder à l’école dite « ordinaire », sont insuffisants pour garantir leur bonne scolarisation. D’un côté, les IME (qui accueillent des enfants et des adolescents en situation de handicap intellectuel, cognitif ou de polyhandicap) connaissent depuis de nombreuses années d’importantes difficultés, en raison d’un manque chronique de moyens humains et financiers. Le nombre d’enseignants spécialisés formés dans ces structures est insuffisant pour offrir à l’ensemble des élèves qui s’y trouvent la totalité des heures de scolarisation auxquelles ils ont droit. Par ailleurs et notamment depuis la loi de 2005 sur l’école inclusive et la volonté de généraliser progressivement la présence des élèves en situation de handicap à l’école traditionnelle, le manque de places disponibles au sein de ces établissements spécialisés est dramatique : les délais d’admission s’étendent parfois sur plusieurs années ! Ces décisions politiques sans mise en place des moyens budgétaires nécessaires en face, conduisent à de graves conséquences sur le parcours de scolarisation de dizaine de milliers d’enfants en France. De l’autre côté, l’école dite « ordinaire » n’est pas en capacité d’offrir aux enfants en situation de handicap des modalités de scolarisation adaptées à leurs besoins. En cause, la pénurie d’AESH qui se chiffre à plusieurs dizaines de milliers, en raison de conditions de travail désastreuses, d’un manque de reconnaissance de leur statut et de revenus très faibles (en moyenne 800 euros par mois pour un AESH). Par ailleurs, les AESH ne bénéficient pas d’une formation adaptée (seulement 60 heures théoriques) et l’accessibilité des infrastructures à l’école ne sont pas toujours pensées pour ces enfants. La conséquence est simple : des dizaines de milliers d’enfants en situation de handicap ne sont pas accompagnés et sont livrés à eux-mêmes ! Ces problèmes rejaillissent sur les enseignants, qui sont parfois obligés d’intervenir et de pratiquer des actes de soin ou d’accompagnement en cas de crise, mettant en danger l’enfant en situation de handicap mais également les autres élèves de la classe, puisqu’ils ne sont pas formés à avoir les bons gestes. Enfin, la solution proposée de créer des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), avec comme stratégie de rationaliser les moyens et de « gagner en efficacité », en « distribuant » le temps de travail des AESH entre plusieurs établissements et élèves crée des conditions de travail effroyables, accélérant le nombre de professionnels qui quittent ce métier. Ce système oblige en effet les AESH à effectuer des déplacements réguliers entre plusieurs zones, ce qui vient alourdir considérablement leur charge de travail (notamment en milieu rural), ce temps de déplacement n’étant pas pris en compte dans le temps de travail tout en assurant un encadrement des enfants médiocre. Les PIAL ont été mis en place pour essayer de trouver une solution au manque d’AESH, mais ne peuvent représenter une solution pérenne. Aussi, il souhaite donc connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour pallier au manque de places en IME, remédier au manque d’enseignants dans ces structures, augmenter le nombre d’AESH et améliorer leurs conditions de travail, de rémunération et de formation, afin d’assurer le développement d’une école réellement inclusive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5444</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel</ministreQuestion><ministreJO>Réussite scolaire et enseignement professionnel</ministreJO><Objet>Gratification des stages de mineurs non accompagnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        879. — 15 octobre 2024. — M. Xavier Albertini attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel, sur la gratification des élèves des lycées professionnels lors de leurs périodes de formation en milieu professionnel. Lorsque les élèves sont mineurs, la gratification est versée soit sur le compte des parents, soit sur le compte bancaire de l’élève sous condition d’une autorisation parentale. Certains établissements accueillent des mineurs non accompagnés, qui n’ont, de fait, pas de responsable légal sur le territoire. Ils sont pris en charge par l’aide sociale à l’enfance et les frais scolaires sont réglés par service d’aide aux mineurs isolés étrangers. Du fait de leur âge et de l’absence de responsable légal, ils ne peuvent pas ouvrir de compte bancaire et ne perçoivent donc aucune gratification de stage, ce qui conduit à une iniquité avec leurs camarades. C’est pourquoi il souhaiterait savoir si une solution peut être trouvée pour que ces élèves stagiaires puissent percevoir une gratification lors de leur formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5444</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Revalorisation salariale des agents du réseau des CMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        822. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la nécessaire revalorisation salariale des agents du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA). L’année 2023 aura été une année difficile pour le réseau des CMA à la suite des annonces de baisses de ressources imposées par le Gouvernement. La décision prise par France compétences en juillet 2023 relative aux coûts des contrats d’apprentissage (NPEC) malgré l’avis défavorable des partenaires sociaux, ainsi que la baisse de recettes constituée par la taxe pour frais de chambre de métiers, déstabilisent durablement l’équilibre financier de ces établissements publics. Pourtant, les CMA, qui forment plus de 112 000 apprentis chaque année et accompagnent au quotidien plus de 1,8 million d’entreprises artisanales en France, se sont profondément réformées depuis plus de 10 ans pour répondre aux exigences de l’État. Le bilan partagé de la régionalisation complète du réseau des CMA il y a trois ans montre de grands signes de fragilité. Après les menaces sur l’emploi et la pérennité de certains sites, il apparaît que le dialogue social national est mis à mal. Les syndicats ne cessent d’alerter sur les nombreux dysfonctionnements des instances paritaires où les règles basiques du paritarisme ne semblent pas respectées. D’après le rapport CMA France de février 2020, les agents publics du réseau des CMA perçoivent des rémunérations inférieures de 15 % à 20 % à celles des salariés de mêmes compétences sur le marché général de l’emploi, alors mêmes que ces agents ont redoublé d’efforts ces dernières années pour s’adapter à la nouvelle organisation et aux nouveaux enjeux. Les personnels des CMA ont été exclus des majorations des grilles indiciaires appliquées aux fonctionnaires en juillet 2023 et en janvier 2024. Les agents ne peuvent non plus chaque année bénéficier de l’application automatique du taux de garantie individuelle de pouvoir d’achat. Dans ce contexte de blocage de carrière subi par nombreux agents du réseau en proie à une réelle paupérisation et dans le but de trouver une issue à la crise sociale actuelle, Mme la députée demande à Mme la ministre si les agents publics du réseau des CMA pourront très prochainement bénéficier des dispositifs existants d’avancement et de rattrapage de la perte du pouvoir d’achat. Elle souhaite également l’alerter sur l’urgence de recevoir les représentants syndicaux du réseau et de permettre de nouvelles négociations internes sur la revalorisation salariale et la pérennisation des CMA et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5445</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pension d’invalidité : une réforme injuste qui pénalise les plus fragiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        799. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le nombre de perdants de la réforme de la pension d’invalidité initiée par l’article 110 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022. Cet article a introduit de nouvelles règles de cumul entre la pension d’invalidité et les revenus d’activité. Le décret n° 2022-257 du 23 février 2022 est venu fixer ces nouvelles dispositions. Ce décret prétendait faciliter l’intégration professionnelle et donc sociale des personnes invalides et handicapées. Le Gouvernement ne parvient pas à répondre à l’objectif initial, à savoir le maintien et le retour vers l’emploi des personnes handicapées qui, à l’inverse, pour certaines, réduisent leur nombre d’heures, voire arrêtent de travailler. Alors que les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité subissent déjà le poids du handicap, elles se retrouvent pénalisées, sans certitude pour l’avenir et parfois plus isolés qu’elles ne l’étaient. La perte serait en moyenne de 1 200 euros par mois pour les pensionnés perdants. Pour ceux dont la pension d’invalidité est désormais égale à 0, il en est fini de la rente prévoyance, des assurances de prêt et des points retraite. Pour les pensionnés dont les ressources sont en dessous du plafond de la sécurité sociale, les conséquences du lissage sur douze mois glissants, au lieu de 2 semestres précédemment, signifie que si un employeur verse une prime exceptionnelle ou une indemnité de licenciement, ils vont ponctuellement dépasser le plafond, impactant ainsi leur pension pendant un an alors qu’avant le décret, l’incidence n’était que sur un trimestre. De plus, la logique gouvernementale de prendre de l’argent à des invalides pour donner à d’autres remet en cause le principe de prestation contributive. Le Gouvernement annonçait 8 000 perdants contre 60 000 gagnants, des chiffres qui n’ont vraisemblablement fait l’objet d’aucune étude et que les associations remettent largement en cause ; comme pour le mensonge du nombre de bénéficiaires de la pension de retraite minimale à 1 200 euros, il ne faut pas l’oublier. Le 29 juillet 2023, un décret rectificatif a augmenté la limite du cumul entre la pension d’invalidité (PI) et les revenus d’activité ou de remplacement, passant de 1 à 1,5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit de 3 666 euros à 5 499 euros bruts mensuels, pension d’invalidité comprise. Bien que le plafond ait été augmenté, le décret rectificatif continue de priver totalement ou partiellement de leur pension une partie des personnes en situation d’invalidité et ne règle pas le problème pour les plus modestes puisqu’ils ont toujours au-dessus d’eux l’épée de Damoclès en cas d’un revenu exceptionnel ponctuel. Durant l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 en commission des affaires sociales, il a été évoqué un nouveau chiffre concernant les perdants de la réforme de la pension d’invalidité, celui de 600 personnes. Or celui-ci a été avancé sans que la moindre source et étude chiffrée ne soient communiquées. Ce chiffre de 600 apparaît fortement dérisoire au vu du nombre de personnes qui continuent d’alarmer sur leur situation personnelle dramatiquement impactée. Aussi, elle lui demande que soit communiquée l’étude permettant d’avancer l’estimation de 600 personnes impactées négativement par cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5445</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès au traitement des migraines chroniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        800. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation particulièrement préoccupante des patients souffrant de migraines chroniques sévères, dont le quotidien est lourdement impacté par cette maladie reconnue comme handicapante. Ces patients se voient proposer, après l’échec de traitements conventionnels, un protocole d’injection d’anticorps monoclonaux à l’hôpital, un traitement symptomatique et préventif permettant de réduire significativement la fréquence et l’intensité des crises. Ce traitement, bien qu’efficace, est contraignant. Administré en intraveineuse, il mobilise un lit d’hôpital pendant plusieurs heures, avec un coût de prise en charge estimé entre 450 et 500 euros par injection. Il est à noter qu’une alternative existe, consistant en l’administration sous-cutanée du même traitement par un médecin généraliste, sans hospitalisation, mais cette option n’est pas prise en charge par l’assurance maladie et coûte environ 500 euros par mois. Comme Mme la ministre doit le penser, pour la majorité des patients, cette somme est tout simplement inabordable. Face à cette situation, certains médecins, conscients des limites du système actuel, renoncent à soumettre des dossiers de demande de prise en charge, sachant que les chances d’acceptation sont minces et que seuls quelques patients ayant participé à des phases tests bénéficient actuellement de ce traitement en France. En ce sens, Mme la députée s’interroge sur la disparité de prise en charge de ce traitement entre la France et d’autres pays comme la Suisse, où il est entièrement remboursé et sur l’absence de considération pour les patients migraineux, alors que leur maladie est reconnue comme handicapante et que les crises fréquentes peuvent mener à un épuisement physique et psychologique. Elle lui demande de bien vouloir clarifier les raisons pour lesquelles ce traitement n’est pas plus largement accessible et pris en charge en France et d’expliquer quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour permettre un accès équitable à ce traitement essentiel pour tous les patients migraineux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5446</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Cosson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisse du remboursement des examens de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        801. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Cosson appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences négatives à très court terme de la décision de la CNAM parue au JO du 3 septembre 2024 de baisser de 9,4 % l’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie dédiée au remboursement des examens de biologie médicale. Cette décision de l’assurance maladie représente une baisse de 360 millions d’euros sur les 12 prochains mois et s’ajoute aux 323 millions d’euros d’économie déjà consentis par les biologistes médicaux entre 2023 et 2024 au titre de l’accord censé fixer les règles de la régulation du secteur par la Sécurité sociale signé le 23 juillet 2023. Cette décision aura un impact désastreux sur le système de santé, entraînant l’aggravation de la pénurie de soins, la réduction des horaires d’ouverture de laboratoires et la disparition de laboratoires de proximité surtout en zones rurales. Dans cette situation, les biologistes nous alertent. Consciente des contraintes imposées par le nécessaire équilibre des finances publiques, la profession veut faire preuve de responsabilité sur ce sujet et souhaite une répartition équitable de la charge d’augmentation des examens quand la demande de soins augmente. Il lui demande de réexaminer cette décision du 3 septembre dernier et d’ouvrir de nouvelles négociations avec les biologistes médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5446</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Modalités de prise en charge des prothèses capillaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        804. — 15 octobre 2024. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de l’arrêté du 18 mars 2019 portant modification des modalités de prise en charge des prothèses capillaires et accessoires au chapitre 2 du titre I de la liste prévue à l’article L. 165-1 (LPP) du code de la sécurité sociale. Suite à cette réforme, l’assurance-maladie indique que le prix de vente maximum ouvrant droit à une prise en charge s’élève à 350 euros pour les prothèses de classe 1 et à 700 euros pour les prothèses de classe 2. Au-delà de ce prix maximum de vente, aucun remboursement de l’assurance-maladie n’a lieu. Pour autant, le ministère de la santé, dans sa réponse à la question écrite de M. le sénateur Patrick Chaize (publiée dans le Journal officiel Sénat du 28 mars 2019 - page 1692) indique que « les perruques dont le prix atteint plus de 700 euros continueront à être remboursées à hauteur de 125 euros ». Aussi, il semble y avoir une contradiction entre la réponse donnée par le ministère et les indications de l’assurance maladie. C’est pourquoi elle l’interroge pour obtenir une clarification des critères de remboursement des prothèses capillaires suite à l’arrêté du 18 mars 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5446</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des tatouages thérapeutiques suite à un cancer du sein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        805. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge par l’assurance maladie des tatouages thérapeutiques 3D suite à un cancer du sein. Grâce à une technique de dessin, un jeu d’ombre et de lumières, utilisant une palette de teintes adaptées, il est possible de pouvoir reproduire une aréole mammaire ainsi qu’un mamelon en trompe-l’œil 3D pour avoir l’illusion du relief. Ce tatouage définitif permet à la patiente d’éviter un acte chirurgical et s’appuie sur un véritable savoir-faire artistique qui prend en compte tous les aspects de la peau allant jusqu’à reproduire les taches de rousseur par exemple. Cette technique récente en France ne fait l’objet d’aucun remboursement par l’assurance maladie et d’une prise en charge très partielle par un très petit nombre de mutuelles. Cet acte non médical coûte entre 300 et 1 000 euros selon la taille du tatouage, un coût bien moins élevé que celui de la chirurgie. Pourtant, la prise en charge de ces tatouages définitifs constituerait une véritable avancée pour les femmes atteintes d’un cancer du sein qui ne parviennent pas à faire disparaître les traces physiques de leur maladie. Obtenir un résultat semblable au corps d’avant permet de réduire très largement le coût tant financier d’un suivi psychologique que le coût moral subi par une reconstruction mammaire ratée, trop peu réaliste ou trop longue du fait des délais d’attente. Depuis septembre 2021, un dispositif expérimental dans le département de la Gironde permet ce remboursement. On enverra un signal fort aux femmes victimes de la maladie en élargissant cette expérimentation à l’ensemble du territoire et cela permettrait de créer un effet d’émulation pour les mutuelles qui pourraient jouer leur rôle de complémentaires. La reconstruction mammaire doit s’entendre évidemment comme une reconstruction physique mais c’est aussi la reconstruction psychologique qu’elle doit s’évertuer à permettre. La maladie, en s’attaquant à la poitrine, zone éminemment féminine, affecte profondément l’image corporelle. Les traitements tels que la mastectomie, bien que salvateurs, laissent des traces indélébiles, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Les femmes, confrontées à ce bouleversement, peuvent éprouver une véritable perte d’identité. Certaines femmes peuvent ressentir un sentiment de mutilation, percevant leur corps comme étranger, voire hostile. Cette discordance entre l’image de soi d’avant et l’apparence post-traitement peut conduire à un rejet de son propre corps et par extension, à un retrait social. Elle lui demande donc si elle entend permettre la prise en charge des tatouages thérapeutiques suite à un cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5447</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des centres de soins infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        886. — 15 octobre 2024. — Mme Isabelle Rauch alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des centres de soins infirmiers (CSI) et centres de santé polyvalents (CSP), dont la pérennité et l’action sur des territoires éloignés de l’offre de soins semblent menacées. En effet, l’avenant 43 de la convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD) a permis une refonte complète de la grille conventionnelle, permettant une hausse importante des rémunérations des 228 000 salariés de la branche de l’aide à domicile associative. Toutefois, son application, ainsi que celle des avenants ultérieurs négociés par les partenaires sociaux, a engendré une fragilité pour les centres de soins infirmiers et centres de soins polyvalents, qui relèvent de la convention collective nationale de la branche de l’aide, mais pas du secteur médico-social, ce qui a pour effet de les priver du dispositif de financement structurel et pérenne prévu par les mesures dites du Ségur. Des aides exceptionnelles avaient été octroyées pour les années 2021 et 2022, mais n’ont pas été reconduites, ce qui place les associations concernées dans une situation d’atrophie de leur masse salariale au regard de leurs recettes, conduisant certaines à fermer leurs portes. Maillon indispensable de la continuité des soins, notamment en secteur rural, leur disparition entraînerait un report sur le secteur libéral déjà saturé et l’impossibilité de procéder à certains soins, notamment indispensables à l’accompagnement du grand âge. L’association Santé pour tous, intervenant dans la circonscription de Mme la députée, a enregistré une perte financière de 80 000 euros pour l’année 2024. Aussi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement et les suites qu’il entend réserver à l’enquête de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) menée sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5447</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Absence de données concernant les permanences d’accès aux soins de santé (PASS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        887. — 15 octobre 2024. — M. Julien Rancoule interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de données concernant le nombre de personnes en situation irrégulière ayant bénéficié de soins au sein du dispositif des permanences d’accès aux soins de santé (PASS). Les PASS sont des services de prise en charge médico-sociale, qui doivent faciliter l’accès des personnes démunies non seulement au système hospitalier mais aussi aux réseaux institutionnels ou associatifs de soins, d’accueil et d’accompagnement social. Elles donnent donc de fait accès à des consultations de médecine générale ou spécialisée. Il existe ainsi une permanence d’accès aux soins de santé (PASS) dans la plupart des hôpitaux de l’AP-HP. Cependant, aucune donnée détaillée de ce dispositif n’a été communiquée sur l’utilisation faite à destination des personnes en situation irrégulière, alors que celles-ci permettraient peut-être de révéler d’autres fraudes et abus. Pour rappel, l’ancien Premier ministre, M. Gabriel Attal, s’était engagé en janvier 2024 lors sa déclaration de politique générale à réformer l’aide médicale d’État (AME) pour remédier aux abus. De son côté, M. le Premier ministre a annoncé au micro de France 2 le 22 septembre 2024 qu’il « n’y avait pas de tabou, ni de totem » concernant l’AME, mais « simplement le souci de traiter cette question avec fermeté et avec humanité ». Si réformer l’AME est bien une nécessité, il est important que la représentation nationale puisse également avoir accès à toutes les données des dispositifs similaires susceptibles de concerner les personnes en situation irrégulière. En ce sens, M. le député sollicite des informations précises sur le coût de la prise en charge des personnes en situation irrégulière dans le cadre des PASS, ainsi que le nombre de consultations dont elles ont pu bénéficier grâce à ce dispositif sur l’année 2023-2024. De manière similaire, il demande les chiffres relatifs aux personnes étrangères en situation régulière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5448</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>« Les méprisés du Ségur de la santé »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        895. — 15 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur « les méprisés du Ségur de la santé ». Un certain nombre de personnels ont été exclus du Ségur de la santé ; ils n’ont pas bénéficié de la prime Ségur et se considèrent comme « les méprisés du Ségur ». Les différents décrets qui se sont succédé pour mettre en œuvre le complément de traitement indiciaire (CTI) de 241,22 euros bruts par mois n’ont pas pris en compte les quelque 3 000 personnels des filières administratives et logistiques qui pourtant sont essentiels au bon fonctionnement des établissements sociaux et médico-sociaux dépendant de la fonction publique hospitalière. Ces oubliés du protocole Ségur vivent cette situation comme une véritable discrimination et une grande injustice puisque la quasi-totalité de leurs collègues ont obtenu le CTI, alors qu’eux aussi ont répondu présents dès le début de la crise sanitaire de 2020. En outre, le fait qu’ils figurent en bas de l’échelle salariale et que l’inflation ne fasse que croître ces dernières années, creuse encore davantage les inégalités. Il lui demande quand ces personnels de France hexagonale et des outre-mer seront enfin entendus, quand ils bénéficieront d’un complément salarial en reconnaissance de leur travail et de leur valeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5448</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inégalités d’éligibilité à la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        896. — 15 octobre 2024. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des agents de certains établissements publics sociaux et médico-sociaux autonomes relevant de la fonction publique hospitalière qui ne bénéficient pas du complément de traitement indiciaire (CTI), malgré les récentes modifications réglementaires. En effet, bien que le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 ait étendu le versement de cette prime à diverses catégories d’agents exerçant des fonctions d’accompagnement socio-éducatif, il semble que certains agents administratifs et techniques, essentiels au bon fonctionnement de ces structures, en soient exclus. Cette situation crée une disparité notable entre les agents de la fonction publique hospitalière exerçant dans les établissements de santé tels que les CHU ou les EHPAD, où le CTI est versé à l’ensemble du personnel et ceux dans les établissements sociaux et médico-sociaux où certains agents se voient privés de cette revalorisation salariale. Cette inégalité de traitement soulève des questions d’équité et de reconnaissance du rôle vital que ces professionnels jouent au sein des services publics. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour rectifier cette disparité et assurer une harmonisation du traitement salarial pour tous les agents remplissant des fonctions similaires au sein de la fonction publique hospitalière, afin de garantir une juste rémunération et reconnaissance de leur contribution essentielle à la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5448</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accords « Extension du Ségur » et « CCUE »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        921. — 15 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de l’arrêté du 26 juin 2024 d’agrément des accords « Extension du Ségur » et « CCUE » du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. De fait, cet agrément a pour objet d’octroyer la « prime Ségur » aux professionnels du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif qui n’en bénéficiaient pas encore. Or sa pleine application nécessite l’attribution de financements publics afin que l’ensemble des associations puissent être compensées du coût de cette prime qu’elles devront octroyer à leurs salariés. Cependant, plusieurs financeurs ont indiqué leur impossibilité de compenser les associations, faute de moyens octroyés par l’État. Cette situation apparaît particulièrement préoccupante alors que la situation financière de la plupart des employeurs ne leur permet pas de financer seuls cette prime. Par ailleurs, les départements ne disposent pas des ressources pour financer cette hausse, notamment car ils n’ont plus de levier fiscal et ils subissent une baisse notoire des DMTO, conséquence de la crise du logement. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les moyens qu’elle entend débloquer afin de permettre une compensation adéquate des employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5448</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Commercialisation d’un traitement contre la maladie d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        941. — 15 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le refus européen de mise sur le marché du premier traitement capable de réduire le déclin cognitif chez les malades d’Alzheimer. Le 24 juillet 2024, l’Agence européenne du médicament (EMA) a rendu un avis défavorable à la mise sur le marché de ce traitement, le Leqembi, commercialisé par les laboratoires Eisai et Biogen, qui a été approuvé dès 2023 aux États-Unis d’Amérique, mais également au Japon, en Chine, en Corée du Sud ou encore en Israël. Cette nouvelle génération de traitements contre les stades débutants de la maladie d’Alzheimer suscitait pourtant l’espoir de millions d’européens atteints par la maladie. En effet, l’Agence européenne du médicament a estimé que les bénéfices du traitement étaient insuffisants pour compenser les risques associés, notamment en matière d’effets secondaires. Parmi les principaux, on note des hémorragies et des œdèmes cérébraux. Toutefois, hormis de rares cas, ces effets secondaires demeurent bien souvent contrôlables et sans graves conséquences pour les malades. En France, cette décision suscite l’incompréhension et la colère des 1,2 million de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leurs familles, ainsi que de l’Association France Alzheimer qui les représente. Pour eux, c’est un double coup dur, la France étant par ailleurs le seul pays européen à avoir déremboursé les quatre médicaments symptomatiques de la maladie d’Alzheimer. Il faut rappeler que le nombre de malades ne cesse de progresser et devrait doubler d’ici à 2050, appelant l’État à anticiper ce phénomène de santé publique. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet afin de plaider pour un réexamen du dossier auprès de l’Agence européenne du médicament.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5449</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nécessité d’une campagne nationale de prévention et sensibilisation contre l’AVC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        942. — 15 octobre 2024. — Mme Véronique Besse appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la lutte contre l’accident vasculaire cérébral (AVC), une pathologie qui constitue un véritable fléau pour la santé publique en France. Chaque année, 150 000 personnes sont touchées par un AVC, dont 30 000 en décèdent. L’AVC est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité et la première cause de handicap dans le pays. Pourtant, malgré ces chiffres alarmants, la prise de conscience collective autour de cette pathologie reste insuffisante et de nombreux Français ignorent encore les signes avant-coureurs de cette urgence vitale où chaque minute compte. Les victimes, parmi lesquelles 1 000 enfants chaque année, ainsi que leurs familles et leurs aidants, se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes face à cette épreuve. Le manque de prévention, de dépistage et d’accompagnement post-AVC représente un enjeu majeur, nécessitant des actions urgentes et concertées. Alors que cette pathologie affecte des milliers de vies chaque année, aucune campagne durable de sensibilisation n’a été mise en place pour informer le grand public des signes de l’AVC et des gestes à adopter en cas de suspicion. Il est également nécessaire de mieux dépister les personnes présentant des facteurs de risque et de renforcer leur suivi médical. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour, d’une part, lancer une campagne nationale de sensibilisation durable et efficace sur les signes de l’AVC et les actions à adopter rapidement et, d’autre part, renforcer les dispositifs de dépistage précoce des facteurs de risque et améliorer l’accompagnement des personnes touchées, ainsi que celui de leurs familles et aidants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5449</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pluriannualité des financements attribués dans la lutte contre les cancers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        943. — 15 octobre 2024. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pluriannualité des financements attribués dans la lutte contre les cancers. Le nombre de cas de cancers a doublé en 20 ans et la prise en charge du cancer représente la première dépense de l’assurance maladie (21,6 Milliards d’euros). La santé représente également l’une des préoccupations majeures des français et la lutte contre le cancer impacte malheureusement chacun d’entre eux. En l’absence d’une vision pluriannuelle des ressources accordées aux acteurs de cette lutte (centres de dépistages etc.) les actions menées demeurent sans cap et soumises à une logique comptable. Une vision à la hauteur de l’enjeu, tout aussi ambitieuse que le plan cancer, garantira un système pérenne et efficace, avec une approche pluriannuelle de la situation, largement plébiscitée par les acteurs de ce combat. La lutte contre les cancers atteint un engagement sans précédent grâce à l’augmentation des moyens accordés à la recherche, à l’action des centres de dépistages et des associations de patients. Permettre cette nouvelle vision conforterait la dynamique, aussi, il lui demande dans quelle mesure une vision pluriannuelle des financements attribués dans la lutte contre les cancers peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5449</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de la maladie à corps de Lewy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        944. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge de la maladie à corps de Lewy, qui touche près de 200 000 Français. Alertée par une personne atteinte de cette pathologie dans sa circonscription et par l’association des aidants et malades à corps de Lewy, Mme la députée s’inquiète de la méconnaissance généralisée qui entoure cette maladie. Elle ne bénéficie pas d’une identification spécifique dans les bases de données des autorités de santé : actuellement, elle est classée de manière générique comme « apparentée Alzheimer » ou « apparentée Parkinson ». Cela entrave la reconnaissance de cette pathologie qui n’est pas un motif d’ALD, mais aussi l’établissement de statistiques précises ou encore l’homologation de médicaments symptomatiques efficaces, qui ne sont aujourd’hui pas tous pris en charge. Pratiquement absente des cursus, la maladie est méconnue y compris par les professionnels de santé, entraînant des retards de diagnostics préjudiciables et, parfois, des erreurs de traitement qui peuvent aggraver la pathologie. En l’absence de mise en lumière, la recherche manque aussi de financements publics spécifiques. Face à ces constats, elle lui demande quelles actions elle entend mener pour permettre de remédier à ces difficultés afin de mieux reconnaître cette pathologie et de soutenir davantage la recherche de thérapies efficaces.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5450</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Recherche sur le covid long et décret d’application de la loi du 24 janvier 2022
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        945. — 15 octobre 2024. — Mme Sandra Regol appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les problématiques liées au covid long. Alors que plusieurs études viennent de confirmer l’existence d’atteintes cognitives persistantes liées au covid, sans compter d’autres symptômes qui s’installent également dans la durée après la maladie (troubles digestifs, douleurs, fatigue) et que plusieurs millions de Français seraient touchés d’après les estimations de Santé publique France, la recherche sur le sujet, pourtant majeur dans son ampleur, bénéficie en France de financements inférieurs à ceux d’autres États et aucune campagne d’information des citoyennes et des citoyens quant aux effets à long terme de du covid n’a été mise en place. Par ailleurs, le décret d’application de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 visant à la création d’une plateforme de référencement et à la prise en charge des malades chroniques et de longue durée de la covid-19 au titre d’une affection de longue durée (ALD), qui devait améliorer la prise en charge des patients atteints de covid long, n’est toujours pas paru deux ans après l’adoption du texte législatif. Mme la députée souhaite donc savoir quand le décret d’application de la loi du 24 janvier 2022 sera publié, quels financements le Gouvernement prévoit d’allouer à la recherche sur les séquelles liées à l’infection et si une communication spécifique à destination des citoyens est envisagée pour informer et prévenir quant aux risques liés à un covid long.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5450</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’électro-hypersensibilité (EHS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        946. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sa position quant à la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité comme handicap. Pour rappel, l’électro-hypersensibilité (EHS) est liée aux radiofréquences générées par des dispositifs de téléphonie mobile, le wifi ou encore de l’électroménager comme des fours à micro-ondes. Les personnes atteintes se plaignent de symptômes tels que des troubles digestifs, des insomnies, des vertiges, des troubles de la concentration etc. Selon les associations de victimes, l’EHS toucherait plusieurs dizaines de milliers de personnes en France. En 2005, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu l’existence du syndrome d’électro-hypersensibilité et les symptômes associés. En avril 2014, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Essonne a quant à elle accepté d’octroyer des aides financières à une personne souffrant de l’EHS afin d’atténuer les symptômes avec l’installation d’un dispositif « anti-ondes » dans son logement. En 2015, le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse a fait état de la réalité du handicap. En effet, il a reconnu une invalidité égale à 85 % d’une patiente et lui a accordé de ce fait une allocation adulte handicapée (AAH) pour trois années renouvelables. Cependant, si la réalité de la maladie peut être reconnue, la causalité n’a jamais été démontrée. En effet, dans son analyse de 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a relevé l’absence d’effets avérés des radiofréquences sur la santé. Dans son rapport au Parlement sur l’électro-hypersensibilité d’octobre 2019, le Gouvernement expose plusieurs actions relevant du maintien des ressources budgétaires existantes et de la mobilisation de ressources pour élaborer des outils à destination des professionnels de santé et pour développer des actions de communication. Si la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a été promulguée, les associations de patients souffrant d’EHS n’ont pas trouvé les réponses suffisantes en matière de reconnaissance. Depuis et ce alors même que l’ANSES poursuit ses travaux sur ce sujet, elles continuent de réclamer, entre autres, la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité comme handicap. Elle lui demande donc quelle est sa position sur la reconnaissance de l’EHS comme d’un handicap et si le sujet sera à nouveau étudié et débattu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5451</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fin de l’exonération des cotisations pour le cumul emploi-retraite des médecins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        947. — 15 octobre 2024. — M. Bertrand Bouyx attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la fin de l’exonération des cotisations d’assurance vieillesse pour les médecins libéraux. L’article 13 de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023 prévoyait que les médecins remplissant les conditions prévues et dont le revenu professionnel non salarié ne dépassait pas 80 000 euros par an étaient exonérés, au titre de leur activité professionnelle en qualité de médecin, des cotisations d’assurance vieillesse. Cette mesure avait permis de mobiliser de nombreux médecins et de répondre à de trop nombreuses situations de déserts médicaux en France. Dans les zones de déserts médicaux, un grand nombre de médecins généralistes diffèrent leur départ à la retraite dans le but d’assurer un suivi le temps que leurs patients puissent trouver un nouveau professionnel. Cette loi avait incité de nouveaux professionnels de santé à maintenir une activité pour pallier les manques. Au 1er janvier 2023, le nombre de médecins libéraux pratiquant le cumul emploi-retraite était estimé à près de 13 000. Cette mesure n’a pas été reconduite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 et les médecins retraités qui continuent à pratiquer le regrettent, ces cotisations n’étant pas génératrices de nouveaux droits à retraite. Il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour soutenir les médecins pratiquant le cumul emploi-retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5451</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Position concernant la médecine intégrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        948. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sa position concernant la médecine intégrative, c’est-à-dire la combinaison de la médecine conventionnelle et de médecines complémentaires. Si l’homéopathie ne soigne pas les maladies et notamment les cancers, plusieurs études scientifiques tendent à prouver qu’elle entraîne un bienfait indirect sur la qualité de vie des patients, en diminuant la consommation de médicaments prescrits pour les effets secondaires des traitements anti- cancéreux par exemple. En effet, les patients étudiés font état de moins de douleurs, moins de fatigue et moins de nausées selon une étude publiée dans le journal « The Oncologist » réalisée par l’équipe du professeur Frass à l’université de médecine de Vienne en Autriche. Depuis 2021, l’homéopathie n’est plus remboursée par la sécurité sociale. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet et sa vision de la médecine intégrative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5451</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des visites médicales à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        949. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des visites médicales à domicile. Les praticiens libéraux ont émis de vives préoccupations quant au désintérêt manifesté par la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) à l’égard de ces visites, comme en témoignent les récentes négociations entre cet établissement public et les syndicats représentatifs. Faute de trouver davantage de médecins volontaires pour réaliser ces interventions, la visite à domicile semble menacée et victime d’un manque d’attractivité. Il est à craindre que le déclin de cette pratique ne mette en péril l’ensemble du système de santé : certificats de décès, garde médico-administrative, interventions en établissement médico-sociaux etc. Aussi, il souhaite avoir connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour assurer la continuité et la pérennité de ces visites médicales à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5451</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences de la désertification médicale en zone rurale lors de décès
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        953. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de médecins généralistes en zone rurale et plus particulièrement lors de la constatation du décès des patients en fin de vie. En effet, si les territoires ruraux subissent les conséquences du manque de moyens médicaux et de médecins, ils font en plus l’objet d’une double peine lorsque survient un décès dans les familles et qu’aucun médecin n’est disponible pour venir constater le décès. Cette pénurie de médecins génère une attente bien trop longue et de fait une prise en charge très tardive du corps par les pompes funèbres. Le corps se dégrade devant les proches, ce qui représente une charge émotionnelle insupportable pour les familles des défunts et cela devient difficile de présenter un corps en bon état pour la cérémonie. C’est une urgence de dignité. De plus, si le défunt avait fait le choix d’un don d’organes, celui-ci devient impossible au vu du temps trop long écoulé entre la survenance du décès et sa constatation par le médecin. Par ailleurs, il existe un risque particulièrement fort de propagation d’une épidémie si la personne décédée était porteuse de germes contagieux, sans compter les difficultés posées par l’altération des preuves en cas de mort douteuse. Aussi, elle lui demande qu’elle mesure le Gouvernement entend prendre afin de remédier rapidement à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5452</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Élargissement de la mise en oeuvre de la neurostimulation médullaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        967. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les modalités de mise en œuvre de la neurostimulation électrique médullaire en France. Actuellement, cette technique est autorisée uniquement pour le traitement de la douleur chronique. Cependant, des avancées notables ont été observées dans d’autres pays, notamment en Suisse où elle a permis à des personnes tétraplégiques ou paraplégiques de retrouver partiellement leur mobilité, voire de se remettre à marcher. Des essais cliniques récents menés dans ce pays ont démontré des résultats prometteurs. Selon une étude publiée en 2022, plusieurs patients atteints de lésions complètes de la moelle épinière ont pu marcher à nouveau grâce à la neurostimulation médullaire, confirmant ainsi la potentielle efficacité de cette technologie dans le recouvrement de la mobilité. Les essais cliniques concernés, financés par le centre de recherche neuroprosthétique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ouvrent de nouvelles perspectives pour les personnes paralysées. En France, environ 50 000 personnes sont atteintes de lésions de la moelle épinière, dont une majorité sont tétraplégiques ou paraplégiques. Ces personnes, qui voient leur qualité de vie fortement affectée, pourraient donc bénéficier de la neurostimulation médullaire si celle-ci était autorisée à des fins de recouvrement de la mobilité. Certains habitants porteurs de ce type de handicap dans le Loiret ont exprimé leur désarroi face à l’absence de possibilité d’accéder à cette technologie dans le pays, en soulignant les espoirs suscités par les avancées réalisées à l’étranger et leur volonté de participer à des essais cliniques nationaux, voire de bénéficier de cette technique à titre dérogatoire. Ces demandes témoignent d’une attente forte de la part des patients et de leurs familles, qui aspirent à une amélioration significative de leurs conditions de vie. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’autoriser, au moins à titre dérogatoire et sous conditions, l’utilisation de la neurostimulation médullaire pour le recouvrement de la mobilité en France, si des mesures sont envisagées pour élargir l’accès à la neurostimulation médullaire à des fins de recouvrement de la mobilité et, le cas échéant, quels seraient les délais et modalités de mise en œuvre de ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5452</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Obtention de place en institut médico-éducatif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        969. — 15 octobre 2024. — M. Alexandre Sabatou appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique des enfants en situation de handicap inscrits sur liste d’attente pour intégrer un institut médico-éducatif (IME). La France accuse un retard important dans l’accueil et la prise en charge des enfants en situation de handicap. En janvier 2023, le Gouvernement avait signalé que plus de 11 000 enfants étaient concernés à l’échelle nationale. Dans l’Oise, 148 enfants sont actuellement sur liste d’attente pour intégrer l’IME Raphaël Fleury de Beauvais, qui ne peut accueillir qu’une dizaine de nouveaux élèves chaque année. Dans cette liste d’attente figure un jeune garçon de 7 ans, actuellement scolarisé dans une école inadaptée à sa situation. Cette pénurie de places oblige de nombreux enfants à intégrer des écoles classiques, qui ne disposent pas des ressources et du personnel formé pour répondre aux besoins spécifiques des élèves en situation de handicap. Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), censés apporter un soutien quotidien, sont en nombre insuffisant, mal rémunérés et souvent insuffisamment formés. De plus, leur présence n’est pas garantie durant les temps périscolaires, comme à la cantine, rendant encore plus difficile la prise en charge des enfants. Au-delà de la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issu de la Conférence nationale du handicap 2023, il lui demande quelles actions concrètes seront prises par le Gouvernement pour améliorer la prise en charge des enfants en situation de handicap et réduire les listes d’attente dans les IME.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>974</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5453</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments sur le territoire français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        974. — 15 octobre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de médicaments qui touche les pharmacies françaises. L’accroissement des difficultés d’approvisionnement, constaté par de nombreux pharmaciens du pays, se traduit par une hausse des signalements de ruptures de stocks et de risques de rupture : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a indiqué, en 2024, avoir enregistré 4 925 signalements de ruptures en 2023, soit une hausse de 30.9 % par rapport à 2022 et de 128 % en comparaison à 2021. Selon le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur la pénurie de médicaments et les choix de l’industrie pharmaceutique française, 37 % des Français ont été confrontés à des pénuries de médicaments. Ces difficultés d’approvisionnement ont donc une incidence importante sur l’accès aux soins, menaçant directement la capacité des compatriotes à se soigner correctement. Ces pénuries ont également, selon les rapporteurs, « un impact majeur sur les conditions d’exercice des médecins, pharmaciens et professionnels de santé ». Dans le département de Meurthe-et-Moselle, département de M. le député, certaines pharmacies sont confrontées à des pénuries de vitamine B12, d’autres établissements manquent de produits pour traiter l’asthme ou le VIH. De nombreux antibiotiques restent aux abonnés absents, au préjudice direct de la santé des Français. Les causes du déclin de la production pharmaceutique française sont connues : la désindustrialisation, qui a fait passer la France de premier producteur européen à la cinquième place. Aujourd’hui, la part des médicaments produits sur le territoire français ne dépasse pas un tiers de consommation, tandis que l’immense partie des principes actifs sont produits hors d’Europe et principalement en Asie, créant une situation de dépendance qui menace la souveraineté sanitaire de la France. Au-delà de la relance d’une politique industrielle permettant de reconstituer des capacités nationales de production, il est nécessaire de pourvoir au plus urgent. Il lui demande donc quelles mesures elle compte mettre en place afin d’assurer, pour l’hiver 2024-2025, les approvisionnements de médicaments et limiter les pénuries dans les pharmacies françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>989</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5453</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Blocage des quotas en formation maïeutique et impact sur le secteur de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        989. — 15 octobre 2024. — M. Sébastien Chenu interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les effets de la récente réforme des études médicales, en particulier concernant la formation en maïeutique. La réforme, visant à diversifier les profils des étudiants en médecine, pharmacie, kinésithérapie, odontologie, et maïeutique, a introduit deux voies d’accès : la PASS (Parcours accès spécifique santé) et les LAS (Licences accès santé). Ces modifications ont engendré une complexité accrue et un manque de clarté dans l’attribution des places. Cette année, des places non attribuées lors de la première tentative n’ont pas été redistribuées aux candidats éligibles en LSPS (Licence sciences pour la santé) 2 ou LAS 2, suite à une décision du ministère de bloquer le taux de redistribution à 70 %, avec une suppression totale prévue l’an prochain. Ainsi, des places en formation de sage-femme sont restées vacantes, malgré la qualification des étudiants concernés, dont certains ont obtenu d’excellentes moyennes (15/20 à l’écrit, 16/20 à l’oral). Cette mesure, réduisant les opportunités dans un contexte déjà restreint par un numerus clausus, est incompréhensible alors que le secteur connaît une pénurie de professionnels. Par ailleurs, la réforme allonge la durée des études de sage-femme de cinq à six ans, créant une année blanche sans diplômés, ce qui accentue encore le manque de professionnels de santé disponibles à court terme. Dans ce contexte, il devient de plus en plus courant pour des familles d’envisager des études à l’étranger, par exemple en Belgique, où la formation de sage-femme reste de quatre ans, ou de considérer des options pour les études médicales ailleurs en Europe. Cette situation est paradoxale dans un pays qui fait face à une pénurie médicale et recourt régulièrement à des médecins formés à l’étranger. M. le député souhaite donc connaître les raisons justifiant ce blocage des places non prises, déjà limitées par un numerus clausus, et d’indiquer quelles mesures sont envisagées pour remédier à ces incohérences. De plus, il est demandé quelles solutions le Gouvernement compte mettre en œuvre pour assurer aux jeunes Français un accès équitable aux études médicales en France, au lieu de les pousser à chercher des opportunités de formation hors du pays, alors même que la demande de soins explose.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>990</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5453</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        990. — 15 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’avenir du maintien des soins à domicile eu égard aux conditions de travail très dégradées des infirmiers libéraux. Les résultats d’une enquête menée par Convergence infirmière, qui a consulté près de 5 500 infirmières et infirmiers libéraux, révèlent une réalité alarmante. Les professionnels de santé sont confrontés à de nombreux facteurs de pénibilité, tels que des problèmes de circulation et de stationnement, des températures extrêmes, un manque d’hygiène et l’insalubrité de certains logements, une exposition à des agents chimiques dangereux, ainsi que des violences verbales, physiques et même sexuelles. De plus, plus de 76 % des répondants se disent fatigués, déprimés ou en burn-out en raison de leur activité et plus de 65 % ont été contraints de consulter un professionnel de santé en raison de leurs conditions de travail. Ces conditions ont également des répercussions sur leur vie personnelle, avec des troubles musculo-squelettiques, des conflits familiaux et des divorces. Par conséquent, elle lui demande si elle va prendre des mesures d’ampleur pour améliorer les conditions de travail et la reconnaissance des infirmières et infirmiers libéraux, afin de garantir l’avenir du maintien des soins à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>991</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5454</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délai d’attente pour un rendez-vous chez un médecin spécialiste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        991. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de médecins et l’augmentation des délais d’attente qui en découle. Alors que la situation avait semblé s’arranger ces dernières années, on assiste malheureusement à une nouvelle régression. À titre d’exemple, la région de Saint-Malo connaît une pénurie de médecins cardiologues qui n’est pas sans conséquence. En effet, en 4 ans, le délai est passé de 6 mois d’attente à 2 ans. La grande majorité des cabinets est obligée de refuser les nouveaux patients. Cette situation se retrouve dans tout le secteur Rennes, Saint-Brieuc, Lamballe… Ce constat alarmant est le même dans de nombreuses zones rurales de France où l’accès aux soins se fait très difficilement au contraire des grandes villes. Ces longs délais d’attente ne sont pas sans graves conséquences sur la santé des Français. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement entend engager pour améliorer cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>992</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5454</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Future loi « infirmières, infirmiers »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        992. — 15 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la future loi « infirmières, infirmiers ». La dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024 a stoppé net les travaux parlementaires et de ce fait le projet de loi dit « infirmières, infirmiers » alors qu’il était en phase de finalisation au terme d’un an et demi de travail en concertation avec l’ensemble des professionnels. Ce projet de loi qui devait graver dans le marbre les nouvelles missions des infirmières et infirmiers et les rendre applicables dès 2025 aurait être présenté devant le Parlement avant l’été et au plus tard en septembre 2024. Aussi ce report de calendrier sur un texte aussi attendu a soulevé de vives inquiétudes auprès des infirmières et infirmiers. Dans son discours de politique générale, M. le Premier ministre a confirmé que cette loi figurait parmi les priorités du Gouvernement afin de renforcer l’accès aux soins, s’exprimant en ces termes : « Mon Gouvernement vous proposera d’accélérer l’accès aux soins grâce à une loi « « infirmières, infirmiers » qui ira plus loin dans la reconnaissance de leur expertise et de leurs compétences et leur donnera un rôle élargi dans la prise en charge des patients ». Les 640 000 infirmières et infirmiers se réjouissent vivement de cette annonce. Toutefois, dans l’attente de cette loi, d’autres mesures concrètes très attendues pourraient d’ores et déjà être mises en œuvre : la parution des décrets d’application de la loi de 2023 permettant l’accès direct et la primo-prescription pour les infirmiers en pratique avancée (IPA) et du décret autorisant les infirmiers à réaliser des soins spécifiques en matière de plaies et de cicatrisations. Aussi, elle souhaite connaître le calendrier envisagé pour la présentation et l’examen au Parlement de la future loi « infirmières, infirmiers ». De même, elle aimerait savoir où en sont les décrets mentionnés ci-dessus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>993</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5454</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Grèves des laboratoires de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        993. — 15 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la récente décision de l’assurance maladie concernant les laboratoires de biologie médicale. Cette décision, publiée au Journal officiel le 3 septembre 2024, prévoit une réduction significative de près de 9 % de l’enveloppe budgétaire destinée au remboursement des examens de biologie médicale. Cette baisse, équivalente à 360 millions d’euros sur les douze prochains mois, s’ajoute aux 323 millions d’économies déjà consenties par cette même profession entre 2023 et 2024. Cela porte à plus de 20 % la baisse cumulée en moins de deux ans, créant une situation insoutenable pour les laboratoires de biologie médicale et surtout pour les patients qui en dépendent. Les laboratoires de biologie médicale ont toujours su faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, même face aux nombreuses contraintes financières qui leur ont été imposées. En effet, ils ont déjà consenti à une baisse de 7 % des tarifs en 2023 et de 4 % supplémentaires au 1er janvier 2024, dans un contexte économique fortement inflationniste. Cependant, cette nouvelle réduction budgétaire, prise unilatéralement par l’assurance maladie sans concertation, met en péril l’ensemble du secteur de la biologie médicale et, plus largement, le système de santé français. Des conséquences déplorables pour les patients et le système de santé. Les répercussions de cette nouvelle mesure sont considérables. En effet, cette réduction budgétaire va inévitablement conduire à une dégradation du service rendu aux patients et ce à très court terme. Les conséquences concrètes seront nombreuses, tant pour les patients que pour les professionnels de santé : dégradation du service médical rendu : les laboratoires, en raison de cette baisse drastique des financements, ne pourront plus maintenir le niveau de qualité des examens réalisés, ni répondre à la demande croissante en matière de diagnostic médical ; fermeture de sites de proximité : les laboratoires situés dans des zones rurales ou semi-rurales, essentiels pour la prise en charge des urgences, seront les premiers touchés par ces fermetures. Les habitants de ces régions verront donc leur accès aux soins se réduire considérablement ; réduction des horaires d’ouverture : les laboratoires, pour faire face à cette réduction budgétaire, seront contraints de réduire leurs plages horaires, compliquant ainsi l’accès aux soins pour de nombreux patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques nécessitant un suivi régulier ; engorgement des services d’urgences : dans les hôpitaux, la saturation des prélèvements et des urgences biologiques va s’aggraver, rendant encore plus difficile la gestion quotidienne des soins, notamment dans un contexte où les services hospitaliers sont déjà sous forte pression ; incapacité à contribuer aux ambitions en matière de prévention : la biologie médicale joue un rôle central dans la prévention des maladies, qu’il s’agisse de pathologies infectieuses ou chroniques. Avec cette réduction de financement, il deviendra impossible pour les laboratoires de participer pleinement aux politiques publiques de prévention, notamment en ce qui concerne les dépistages et le suivi des maladies. En outre, cette baisse intervient alors que la biologie médicale représente une composante essentielle du système de soins français. Près de 70 % des diagnostics médicaux reposent sur des analyses biologiques. La biologie médicale française est l’une des plus performantes au monde : chaque jour, environ 500 000 patients sont pris en charge, avec 90 % des examens rendus dans la journée. Cela démontre la réactivité et l’efficacité d’une profession qui contribue à la qualité des soins en France. De plus, la biologie médicale joue un rôle majeur dans la gestion des crises sanitaires. Elle a été en première ligne pendant la pandémie de covid-19 et continue de l’être face à d’autres épidémies telles que la coqueluche et peut-être demain, MPOX. La précarisation de ce secteur rendra plus difficile la gestion de futures crises sanitaires, compromettant ainsi la capacité de notre système de santé à répondre à des situations d’urgence. Le retrait d’une mesure unilatérale et destructrice. La profession de biologiste médical a toujours su démontrer sa responsabilité et sa volonté de collaborer avec les autorités sanitaires pour préserver l’équilibre des finances publiques. Cependant, la profession ne peut accepter une nouvelle baisse de ses rémunérations après avoir déjà consenti d’importants sacrifices. Mme la députée demande donc le retrait de cette mesure qui menace gravement l’équilibre de la profession et la qualité des soins pour les patients. Il est crucial de rappeler que les biologistes médicaux exercent une profession « prescrite » et n’ont que très peu de marge de manœuvre pour ajuster les actes qu’ils réalisent. La demande d’analyses provient exclusivement des prescriptions médicales, ce qui rend la baisse des tarifs d’autant plus injuste et incohérente dans un contexte de demande croissante en matière de santé. Au-delà de la simple question des tarifs, c’est bien la viabilité de tout un secteur qui est en jeu. Face à l’absence de concertation avec l’assurance maladie, la profession s’est mobilisée pour obtenir les moyens nécessaires à la poursuite de ses activités, avec une visibilité suffisante pour offrir des soins de qualité sur l’ensemble du territoire. Les annonces faites cet été par les représentants de l’assurance maladie n’ont répondu ni aux attentes des professionnels ni aux besoins réels du secteur. Il est donc impératif de rouvrir le dialogue et de parvenir à une solution juste et équitable. Dans ce contexte alarmant et face à la surdité des pouvoirs publics, les syndicats de biologistes médicaux, tant dans le secteur libéral que dans le secteur hospitalier, ont décidé d’une mobilisation massive, jamais vue auparavant. Cette mobilisation, qui témoigne de l’inquiétude profonde et de la détermination des professionnels de la biologie médicale, est une alerte que nous ne pouvons ignorer. Elle reflète l’urgence de la situation et la nécessité de trouver rapidement une issue à cette impasse. La fermeture des laboratoires, bien que regrettable, est une mesure de dernier recours pour attirer l’attention sur les conséquences désastreuses de cette réduction budgétaire. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour ce dossier urgent dans une période générale de forte tension dans les milieux médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>994</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5456</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la graphothérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        994. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’une reconnaissance de la profession de graphothérapeute. Cette discipline encore peu connue est exercée en France par environ huit cents professionnels, qui accompagnent chaque année plusieurs dizaine de milliers de personnes en difficulté avec leur écriture manuscrite. L’écriture occupe une place centrale dans les apprentissages scolaires. Les études sur le développement cognitif concordent pour reconnaître que la maîtrise de l’écriture manuscrite est un levier fondamental pour le développement global de l’individu. Une écriture fonctionnelle, confortable au niveau du geste, fluide et lisible, va de pair avec un développement cognitif assurant les apprentissages et l’estime de soi. La dysgraphie constitue un réel handicap, en plus d’être une barrière à l’apprentissage et également une barrière sociale. Elle peut même être génératrice de harcèlement scolaire. Elle touche aujourd’hui environ 10 % des élèves en âge d’être scolarisés, elle se manifeste souvent autour des 7/8 ans et peut recouvrir des formes très diverses allant d’une écriture illisible, trop lente, ou de mauvaises postures faisant souffrir l’enfant, à des difficultés liées à un handicap neurodéveloppemental ayant été ou non diagnostiqué (dysphasie, dyslexie, dyspraxie etc.). Avec l’essor des technologies numériques, les prises de notes facilitées par les claviers, on écrit collectivement de moins en moins à la main, ce qui tend à avoir des répercussions directes sur la maîtrise du geste graphique au global dans les sociétés. En se focalisant sur la motricité fine le graphothérapeute apporte de résultats certains à toutes ces situations. Actuellement, les professionnels de santé orientent les publics vers l’orthophoniste ou l’ergothérapeute. Pourtant les graphothérapeutes possèdent des techniques particulières et spécifiques dont ne disposent pas les ergothérapeutes et les orthophonistes, ils pourraient les alléger de nombreux patients s’ils étaient intégrés aux cadres de collaboration pluridisciplinaire associant les professionnels de santé. Par ailleurs, face à la place croissante que prend la discipline dans les parcours d’apprentissage et de soins, les graphothérapeutes réunis sous la fédération GRAFEM appellent à établir un cadre réglementaire garantissant la qualité des prestations et niveau de qualification uniforme. C’est bien plus de régulation, au bénéfice tant des graphothérapeutes que de ceux qui les consultent et la reconnaissance de leur activité qui est attendue des professionnels. Aussi elle lui demande si elle envisage d’entamer des travaux avec la GRAFEM afin de concourir à l’existence d’un cadre réglementaire encadrant les pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>995</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5456</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Sauver la filière des prothésistes dentaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        995. — 15 octobre 2024. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recrudescence des importations de prothèses dentaires depuis la Chine, la Turquie, le Maroc et Madagascar. Les prothésistes dentaires français ne peuvent plus faire face aux tarifs des importateurs et les défections d’entreprises se multiplient dans ce secteur d’activité, d’autant que les importations de prothèses dentaires - hors Union européenne - ne sont assujetties ni à la TVA, ni aux taxes douanières. Lors de la signature de la Convention dentaire en 2020, les syndicats dentaires avaient obtenu une revalorisation des soins en compensation d’un plafonnement de leurs honoraires prothétiques. Depuis cette même date, les importations de prothèses dentaires ne cessent pourtant d’augmenter. Les dispositifs médicaux sont financés, pour tout ou partie, par les cotisations de santé et par les mutuelles, l’importation de prothèses dentaires n’a donc qu’une justification, le profit des dentistes qui font fabriquer les prothèses dentaires à l’étranger pour un prix dérisoire (25 euros la céramique en Turquie) contre 150 en France, pour ensuite les facturer 600 à 900 euros à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Un cruel manque de transparence est à déplorer dans cette filière. Les différents rapports et enquêtes (Cour des comptes, Inspection générale des finances, Autorité de la concurrence, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont préconisé des solutions et notamment la meilleure information des patients. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour informer les consommateurs et protéger la filière des prothésistes dentaires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>996</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5456</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        996. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des infirmiers libéraux. Les infirmiers libéraux sont des piliers essentiels du système de soins français, contribuant de manière significative à la prise en charge des patients. Cependant, ces professionnels de santé font actuellement face à une série de défis majeurs. Leur métier est reconnu comme étant particulièrement exigeant, soumis à des conditions de travail souvent difficiles. De plus, ils font face à une explosion des charges et des coûts, notamment en ce qui concerne le prix du carburant, ce qui impacte directement leur revenu. Dans la circonscription de Mme la députée, largement rurale, certains infirmiers se trouvent dans une situation délicate où ils se déplacent presque bénévolement, étant donné que le coût du déplacement dépasse, voire excède, la rémunération qu’ils perçoivent. Cette réalité souligne l’urgence d’une prise de mesure pour garantir la viabilité de leur activité. De plus, bien que l’État leur confère de plus en plus de compétences et de missions, aucune revalorisation des actes n’a été effectuée depuis 2012. Cette stagnation salariale ne correspond pas à la valeur et à l’importance de leur travail. Dans ce contexte, Mme la députée demande à Mme la ministre si une revalorisation des actes des infirmiers libéraux est envisagée dans un avenir proche. De même, compte tenu de l’urgence de la situation, elle l’interroge sur la possibilité d’augmenter les indemnités de déplacement pour ces professionnels de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>997</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5457</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souffrances psychologiques des internes en médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        997. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la santé mentale en constante dégradation des internes en médecine. Selon une étude menée par l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI) et dont les conclusions ont été publiées en 2021, 67 % des étudiants en médecine déclarent avoir été confrontés aux syndromes de burn-out, 75 % présentent un syndrome anxieux, 39 % un syndrome dépressif et 19 % abritent des idées suicidaires. La récurrence et la banalisation de ces troubles anxieux devraient être au cœur des priorités du ministère au vu de l’aggravation annuelle de ces cas de suicide et de dépression. Il convient de noter que le cadre général de l’internat en médecine présente des prédispositions à la survenance de troubles psychosociaux en raison de la surcharge de travail à laquelle les internes sont exposés (selon l’ISNI, le temps de travail moyen d’un interne est de 58 heures hebdomadaires), des horaires décalés et des astreintes notamment nocturnes. Par ailleurs, le taux de suicide des internes en médecine est trois fois plus élevé que pour la population française générale, donnée qui ne manque pas de démontrer la gravité de la situation. En juillet 2021, un interne en stage à Orléans s’est donné la mort, comme dans quatre autres cas de suicide déplorés entre janvier et juillet 2021 et auxquels il faut ajouter le suicide d’un jeune médecin au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours en juillet 2022 dans l’émoi généralisé. Dans la mesure où ces jeunes étudiants sont les praticiens professionnels de demain et au regard des enjeux de santé qui confrontent le pays de plus en plus touché par la désertification médicale, il convient de résoudre le malaise croissant du monde médical notamment en considérant les modalités d’études des internes et de lutter contre la violence psychologique et mentale qui irrigue ce parcours éprouvant souvent marqué par une forme de maltraitance institutionnalisée. Il souhaite donc savoir quelles sont les mesures fortes que le Gouvernement compte adopter en vue d’enrayer la survenance de risques psychosociaux en internat, que ce soit par la prévention ou par l’accompagnement soutenu des internes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1013</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5457</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Expression du consentement des donneurs d’organes présumés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1013. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question cruciale du don d’organes et de l’expression de la volonté des potentiels donneurs. Selon une étude menée en 2022 par la Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains (ADOT), 1 000 patients ont perdu la vie faute d’organes disponibles, contre 500 en 2020, d’après l’association France transplant. En outre, plus de 10 000 nouveaux demandeurs sont inscrits chaque année en liste d’attente de greffe, selon les données recueillies par l’Agence de la biomédecine. La mise en place du registre national des refus en ligne depuis 2017 a certes contribué à identifier les potentiels refus des défunts avant la survenance du décès, mais cette initiative présente une limite significative, avec seulement 300 000 Français inscrits. Un défi majeur persiste, en ceci que la question du don d’organe ne fait pas suffisamment l’objet de mesures de prévention et d’information auprès de la population, tous âges confondus. Ces carences entraînent de nombreux refus au sein des familles touchées, régulièrement par crainte de la détérioration du corps du défunt. De plus, la procédure actuelle ne nécessite pas de preuve écrite de la volonté du défunt et une simple déclaration orale peut suffire à empêcher le prélèvement d’organes, contournant ainsi le principe du « consentement présumé » pourtant réaffirmé par le décret n° 2016-1118 du 11 août 2016 relatif aux modalités d’expression du refus de prélèvement d’organes après le décès. Il serait donc judicieux, d’une part, de promouvoir une meilleure sensibilisation des donneurs présumés afin de garantir une expression sincère, libre et éclairée de leur volonté de faire don de leurs organes. D’autre part, il pourrait être envisagé d’impliquer les médecins généralistes en attribuant à ces derniers le rôle d’inscrire sur la carte vitale du patient majeur son éventuel souhait de faire don d’un ou de plusieurs de ses organes, tout en réservant la faculté au patient de le modifier. Cette mesure présenterait le double avantage de renforcer la clarté des volontés du donneur et plus généralement d’encourager le don. Il lui demande donc quelles sont les mesures concrètes que compte mettre en œuvre le Gouvernement en vue de favoriser le recours aux dons d’organes en France, dans le but de sauver davantage de vies et de répondre aux besoins pressants des personnes en attente de transplantation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1014</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5458</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souveraineté sanitaire : fabrication de médicaments dérivés du plasma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1014. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le contingentement et les priorisations que subissent un grand nombre de patients ayant besoin de médicaments dérivés du plasma. Il ne se passe pas un mois sans que l’agence de sécurité du médicament, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (« ANSM »), n’annonce une tension ou une rupture d’approvisionnement sur un médicament. Les signalements de ruptures de stock sont en effet en hausse de 128 % par rapport à 2021. L’une des causes principales des problèmes d’approvisionnement que le pays rencontre tient à sa dépendance de plus en plus forte aux multinationales. En matière de médicaments dérivés du plasma, la France est dépendante à plus de 65 % des multinationales du fractionnement. Depuis plusieurs années, Mme la députée et son groupe alertent le Gouvernement sur cet enjeu de souveraineté nationale. La direction générale de la santé a par ailleurs présenté sa feuille de route 2024-2027 le 24 février 2024 et recommande de : « garantir la disponibilité des médicaments et assurer à plus long terme une souveraineté industrielle ». La France a tous les atouts pour réussir et viser l’autosuffisance en médicaments dérivés du plasma. Le pays peut compter sur plus de 1,5 million de donneurs de sang, dont la très grande majorité sont prêts à donner du plasma pour autant qu’il leur en soit donné la possibilité. D’ores et déjà, leur mobilisation a permis une progression de + de 40 % de la collecte de plasma par aphérèse en 2023. Reconnu mondialement, l’Établissement français du sang (« EFS ») est le collecteur public qui, sous condition d’octroi de moyens financiers et humains, est en mesure de développer un plan plasma visant la collecte de 1,4 million de litres en 2026-2027, soit 50 % des besoins nationaux. À la suite d’investissements publics, le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (« LFB »), fractionneur sous contrôle de l’État, sera en mesure, lors de l’ouverture de l’usine d’Arras, de traiter annuellement 3,3 millions de litres de plasma, ce qui permettra une large couverture des besoins français. Contrairement aux multinationales du fractionnement, ces acteurs nationaux sont totalement indépendants de la spéculation boursière et ne sont pas à la recherche du profit mais seulement d’un équilibre budgétaire. Depuis plusieurs années, les acteurs essentiels de la collecte des dons de sangs, représentés, en outre, par les associations de don du sang, alertent sur la nécessité de parvenir à une indépendance industrielle, en particulier s’agissant de la fabrication de médicaments. Mme la députée souhaiterait savoir quelles actions le Gouvernement entend mener pour parvenir à une indépendance industrielle. En particulier, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement compte permettre à l’EFS de développer massivement la collecte de plasma en lui donnant les moyens financiers et humains. Le tarif de cession du plasma de l’EFS est l’un des paramètres pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Au regard du budget de l’État, l’effort financier est minime. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement compte créer les conditions afin que le LFB puisse écouler ses médicaments dérivés du plasma en France à travers des appels d’offres répondant aux exigences éthiques et environnementales et favorisant les circuits courts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1015</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5458</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Méthodologie et calcul du nombre de décès en France lié au tabagisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1015. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la méthodologie utilisée pour calculer et estimer le nombre de décès en France liés au tabagisme et de l’impact de celui-ci dans le calcul du coût financier en dépenses de santé. En France, une étude publiée en 2019 par Santé publique France basée sur les données de 2015 conclut que 75 000 décès par an sont attribuables au tabagisme. Cette donnée fait depuis référence. Pourtant, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’IHME ( Institute for Health Metrics and Evaluation, institut de référence sur les statistiques de mortalité et morbidité) estiment quant à eux que le nombre de décès liés au tabagisme en France serait de 24 000 (estimation OCDE) et de 30 000 (estimation IHME), soit près de trois fois moins que Santé publique France. Cet écart pourrait être lié à la différence entre les tranches d’âges prises en compte : l’OCDE et l’IHME analysent le nombre de décès prématurés selon la définition que donne l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les maladies chroniques non-transmissibles, c’est-à-dire un décès prématuré qui interviendrait, pour une personne, entre ses 30 ans et ses 70 ans. Au-delà de 70 ans et toujours selon l’OMS, le décès peut intervenir sans que l’on puisse déterminer avec certitude la cause exacte du décès. santé publique France, elle, ne retient pas la définition de l’OMS. À l’inverse même, elle qualifie de décès prématuré, le décès intervenu sur une personne de plus de 35 ans, sans limite haute d’âge. Parallèlement et pour les dépenses de santé applicables aux maladies liées au tabagisme et donc le coût pour la sécurité sociale, l’OCDE estime le montant à 4,6 milliards d’euros par an (données 2019) quand l’étude Kopp publiée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives l’estime à 25,9 milliards d’euros par an (étude publiée en 2015, année de référence 2010). Là encore, l’estimation de ces coûts est significativement différente (cinq fois moins). La lutte contre la consommation de cigarettes devant rester une priorité de santé publique, il est important de pouvoir disposer de données fiables sur le tabagisme afin d’éclairer le débat public. S’il est difficile d’estimer avec une extrême précision ces données, la simple différence de méthode et de tranches d’âges ne saurait justifier de tels écarts dans les estimations finales. En conclusions, M. le député interroge Mme la ministre sur son analyse des données issues du rapport OCDE, ainsi que sur la méthodologie retenue pour faire ces calculs ? En complément, il lui demande pourquoi la France se singularise-t-elle dans sa méthode de calcul, en ne retenant pas la définition de l’OMS pour les maladies chroniques non-transmissibles et en n’utilisant pas le modèle SPHeP-NCD de microsimulation, qu’utilisent l’OCDE et la plupart des pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1016</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5459</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de prévention de la santé mentale au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1016. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle Petex alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de développer une politique nationale axée sur la prévention de la santé mentale au travail, en particulier en ce qui concerne la gestion du stress et de la fatigue au sein des entreprises. En effet, le stress et la fatigue liés au travail sont des facteurs majeurs de détérioration de la santé mentale des salariés, pouvant conduire à des incidents graves, tels que des burn-out, des dépressions ou d’autres troubles psychologiques. Ces situations, en plus d’avoir un coût humain élevé, représentent également un poids économique pour les entreprises et le système de santé. Malgré certains efforts déployés pour améliorer la prise en charge des pathologies mentales, la prévention reste insuffisamment développée. Il semble que l’approche actuelle reste majoritairement centrée sur le traitement des symptômes plutôt que sur leur prévention. Or une politique de prévention active permettrait d’agir en amont, en identifiant et en réduisant les facteurs de risque au sein des entreprises et ainsi de limiter les conséquences néfastes pour les salariés. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir pourquoi une politique plus ambitieuse de prévention de la santé mentale au travail, n’est pas davantage encouragée et développée à l’échelle nationale. Elle l’interroge également sur les mesures envisagées pour inciter les entreprises à adopter des pratiques de prévention qui permettraient de « prévenir plutôt que guérir », afin d’améliorer le bien-être des salariés et de réduire les risques d’incidents liés à la santé mentale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1017</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5459</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Problématique de la présence des métaux lourds sur la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1017. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les excès de métaux lourds dans le cerveau des personnes atteintes d’Alzheimer et autres maladies chroniques telles que les cancers, la maladie de Parkinson ou encore l’autisme. Selon l’AP-HP, 20 millions de Françaises et de Français sont porteurs de maladies chroniques. La principale cause serait la défaillance généralisée des analyses biologiques validées par les agences de santé. En effet, les analyses par le sang, les urines ou échantillon de cheveux, qui sont les seules à être autorisées du vivant des patients, ne représentent que 5 % du corps, 95 % du corps échappant donc totalement à la toxicologie française et à la science. La présence de métaux lourds, dans le traitement de la maladie d’Alzheimer notamment, révèle une intoxication à long terme qui provoque des troubles chez les patients et le manque de connaissance du sujet est d’autant plus préjudiciable. Il serait en conséquence impératif de former les médecins généralistes à la toxicologie, d’établir des valeurs de références et de réaliser des bilans complets dans les laboratoires français. Il conviendrait également de promouvoir des techniques de santé qui ne nécessitent pas de substances organiques et de métaux lourds tels que le cuivre et le fer. Au regard des critiques émises dans le « Traité de toxicologie » des professeurs Jan Aaseth, Guido Crisponi et Ole Anderson publié dès 2016 sur la thérapie par chélation ou du rapport du Collège de France de 2014, sur le rôle respectif des bactéries pathogènes et commensales, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour réviser et renforcer les protocoles toxicologiques en France, afin de garantir une meilleure détection des intoxications chroniques et ainsi protéger plus efficacement la santé des citoyens exposés aux métaux lourds sur le long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1018</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5460</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale périnatale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1018. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge de la santé mentale périnatale en France. Une tribune portant sur cette thématique cruciale de santé publique, publiée dans les colonnes du quotidien « Le Monde » en date du 8 octobre 2024, a recueilli les signatures d’un consortium de praticiens et d’universitaires. Parmi les signataires figurent d’éminents spécialistes de la santé mentale, notamment des psychiatres et pédopsychiatres, ainsi que des sages-femmes, des chercheurs, des écrivains et des membres du corps professoral. Selon un rapport de Santé publique France publié en septembre 2023, les troubles psychiques périnataux constituent la principale complication périnatale dans le pays. L’ampleur du phénomène se manifeste à travers des statistiques particulièrement éloquentes : deux mois après l’accouchement, une femme sur quatre présente des symptômes d’anxiété importants, une sur six souffre de dépression post-partum et, plus alarmant encore, une sur vingt évoque des idéations suicidaires. Ces situations ont des répercussions considérables, tant sur le plan familial qu’économique. Les études démontrent qu’un premier épisode dépressif périnatal augmente de 50 % le risque de récidive dépressive. Plus préoccupant encore, ces répercussions s’inscrivent dans une dimension transgénérationnelle : les filles dont la mère a connu une dépression post-partum présentent elles-mêmes un risque accru de troubles émotionnels et psychiques après leur propre accouchement, perpétuant ainsi un cycle intergénérationnel préoccupant. Par ailleurs, si des avancées ont été réalisées depuis la crise de la covid-19, notamment avec la mise en place d’un entretien postnatal précoce obligatoire et l’allongement du congé paternité, ces mesures demeurent insuffisantes face à l’ampleur du problème. L’impératif de déstigmatisation de ces troubles, conjugué à la nécessité d’une formation approfondie des acteurs professionnels - tout particulièrement au sein des services de ressources humaines quant à la délicate question de la réinsertion professionnelle post-maternité - constituent des axes stratégiques dont l’importance ne saurait être minimisée. L’incapacité fréquente des mères affectées à maintenir une activité professionnelle stable engendre une précarisation progressive de leur situation financière, notamment dans un contexte d’inflation. La dépression post-partum et les autres troubles psychologiques périnataux frappent avec une acuité particulière les mères confrontées à l’isolement social. L’absence de ressources financières suffisantes entrave l’accès aux suivis thérapeutiques, tandis que la saturation des services publics de santé mentale allonge dangereusement les délais de prise en charge. Les services de protection maternelle infantile, jadis fleurons de la prévention psychosociale, se trouvent aujourd’hui exsangues, leurs moyens dilués face à l’ampleur croissante des besoins, leurs fonctions premières dévoyées. Les professionnels peinent à déployer leurs compétences dans un contexte où l’urgence quotidienne supplante trop souvent l’accompagnement au long cours. Elle lui demande donc quelles actions concrètes seront entreprises pour renforcer la prise en charge de la santé mentale périnatale et accompagner les familles confrontées à ces difficultés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1019</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5460</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Un cadre réglementaire pour les alternatives au tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1019. — 15 octobre 2024. — Mme Christine Engrand attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de réglementation et d’encadrement concernant les produits à base de nicotine sans tabac, notamment les sachets de nicotine. Ces produits, largement utilisés dans certains pays comme la Suède et de plus en plus répandus à travers l’Europe, offrent une alternative intéressante au tabagisme traditionnel, qui demeure une cause majeure de mortalité et de morbidité en France. Selon Santé publique France, en 2023, le taux de fumeurs réguliers en France reste préoccupant, stagnant autour de 24 %, un des plus élevés de l’Union européenne tandis que des pays comme la Suède ont réussi à réduire de manière significative cette prévalence, avec seulement 5,6 % de fumeurs sur cette même année. Dans ce pays, l’utilisation des sachets de nicotine, montre qu’il est possible de diminuer considérablement le nombre de fumeurs sans interdire l’accès à la nicotine elle-même. Il est important de rappeler que la nicotine, bien qu’addictive, n’est pas en soi la cause des maladies liées au tabagisme, comme le soulignent de nombreux experts de la réduction des risques, y compris ceux du rapport « No Smoke Less Harm » portant sur les effets du tabac, publié le 8 mai 2024. Ce rapport insiste sur la nécessité de changer de paradigme en matière de lutte contre le tabagisme en distinguant les effets nocifs de la combustion du tabac de ceux de la nicotine elle-même, qui n’est ni cancérigène ni responsable des pathologies les plus graves associées au tabac. Le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont également pris des mesures pour encourager des pratiques alternatives, comme le vapotage, afin de réduire rapidement et efficacement les taux de tabagisme. En France, en revanche, il n’existe pas encore de stratégie claire visant à promouvoir des alternatives plus sûres à la consommation de tabac. Comme le montrent de nombreux spécialistes, il ne s’agit pas de choisir entre tout interdire ou tout autoriser, mais plutôt de trouver un équilibre en prenant en compte le danger réel émis par chaque produit. En France, les alternatives à la cigarette comprennent déjà les patchs de nicotine disponibles en pharmacie, les cigarettes électroniques ou e-cigarettes vendues chez les buralistes et dans les vape shops, mais aussi les sachets de nicotine, encore peu connus et non encadrés par la législation. Il convient de noter que ces sachets ne doivent pas être confondus avec le SNUS, un produit contenant du tabac, interdit en France, ou avec la Nicorette, un produit pharmaceutique destiné au sevrage tabagique. Mme la députée rappelle que le nombre de décès liés au tabac reste préoccupant avec 70 000 morts par an dans le pays. C’est pourquoi elle lui demande si elle prévoit la mise en place d’un référentiel qualité et un véritable cadre juridique pour la distribution des produits à base de nicotine sans tabac, comme les sachets de nicotine, en France. Ce référentiel permettrait d’encadrer leur composition et de fixer des limites strictes, le cadre juridique devrait quant à lui permettre d’éloigner les jeunes de la consommation de ces produits et de la cantonner à une stricte alternative à la consommation de tabac. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1031</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5461</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Neuder</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisse des tarifs de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1031. — 15 octobre 2024. — M. Yannick Neuder attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des laboratoires de biologie médicale en France, à la suite de la décision de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) de réduire encore davantage les tarifs des actes de biologie. Cette mesure, envisagée dans le cadre du plan d’économies sur l’assurance maladie, suscite une vive inquiétude des principaux syndicats mais aussi des structures concernées dans les territoires. En effet, la CNAM a acté la baisse de 9,4 % les tarifs du secteur de la biologie médicale et ce depuis le début du mois de septembre 2024. Les biologistes médicaux jouent un rôle crucial dans le système de santé français, en fournissant des analyses indispensables à la prévention, au diagnostic et au suivi des traitements de millions de patients chaque année. La décision de la CNAM pourrait avoir des répercussions négatives sur l’accès aux soins pour la population, notamment dans les zones rurales et les quartiers défavorisés, où les petits laboratoires indépendants jouent souvent un rôle de premier plan. Elle risque également de freiner l’innovation et l’investissement dans de nouveaux équipements, essentiels pour maintenir un haut niveau de qualité dans les analyses réalisées. Dans la 7e circonscription de l’Isère, nombre de laboratoires indépendants ont alerté M. le député, bilans financiers fragiles à l’appui, illustrant ainsi l’impact de cette décision sur le maillage diagnostic et l’accès aux soins dans les territoires. Si M. le député entend la nécessaire élaboration d’une trajectoire de retour à l’équilibre des comptes et une maîtrise des dépenses liées à la prescription d’actes, notamment de biologie, il convient de pouvoir réévaluer cette décision tarifaire en invoquant des critères dans le cadre d’une différenciation territoriale. Cette réforme de la tarification pourrait être mise sur la table durant les débats à l’occasion de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Pire, cette situation qui va d’abord frapper les laboratoires indépendants aux marges plus contraintes et aux charges plus lourdes, pourrait entraîner un regroupement et des fusions de laboratoires les éloignant des bassins les moins pourvus. À terme, un risque de financiarisation est à craindre. Face à ces préoccupations, M. le député demande à Mme la ministre, quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir la pérennité des laboratoires de biologie médicale en France, notamment en matière de différenciation territoriale. Il demande également au Gouvernement s’il envisage de réévaluer cette décision tarifaire en concertation avec les représentants de la profession afin d’assurer une juste répartition de la charge qui puisse prendre en compte les disparités de l’offre en biologie dans les territoires. Enfin il souhaite que les biologistes puissent être plus associés aux programmes de prévention organisés, ces derniers étant des acteurs du maillage de soins de premier recours et bien souvent l’une des premières portes à pousser durant le parcours de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1032</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5461</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Blocage des remboursements et revalorisation des tarifs de la sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1032. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la difficulté rencontrée par les patients à se faire rembourser les honoraires payés aux médecins intervenant dans les cliniques lors de la revalorisation des tarifs de la sécurité sociale. En effet, tandis que le changement de tarif est censé intervenir au 1er janvier de l’année, il apparaît que lorsque le décret portant sur les tarifs n’est publié qu’en avril comme c’est le cas cette année ( cf. décret au JORF n° 0091 du 18 avril 2024), le remboursement est bloqué jusqu’à la publication dudit décret ; ce qui ne va pas sans provoquer quelques difficultés financières pour les patients si le montant desdits honoraires avancés est important. Aussi, elle lui demande si le décret de revalorisation des tarifs ne pourrait pas être obligatoirement publié avant le 30 janvier de l’année ou bien si le remboursement ne pourrait pas être effectué en deux fois ; une première fois en fonction du tarif de l’année précédente et une seconde fois s’il y a un complément du fait du nouveau tarif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1033</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5462</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Équilibre financier du système de santé et affections longues durées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1033. — 15 octobre 2024. — Mme Justine Gruet interpelle Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet de la prise en charge des affections longues durées (ALD) sans contrôle possible des prescripteurs sur le lien réel de la prise en charge avec l’affection du patient, en l’absence de précision concernant le type d’ALD. Alors que les comptes de la sécurité sociale atteignent un déficit record de plus de 10 milliards d’euros en 2023, avec des prévisions encore plus alarmantes pour 2026, où l’on anticipe un déficit de plus de 17 milliards, il apparaît urgent de réévaluer certaines pratiques afin de corriger cette trajectoire préoccupante. Dans le cadre de la prise en charge des affections de longue durée, plusieurs dysfonctionnements semblent contribuer à cette situation. En effet, certaines cotations de soins ou de transports ne peuvent pas toujours être contrôlées par les prescripteurs, permettant ainsi aux patients bénéficiant d’une ALD d’imputer à cette exonération des frais non directement liés à l’affection concernée. Cette situation génère des coûts supplémentaires pour l’assurance maladie, qui prend en charge des dépenses ne relevant pas strictement de l’ALD. Dans cette perspective, il serait pertinent d’envisager une clarification du cadre de prise en charge des ALD. Serait-il possible de spécifier de manière plus détaillée le type d’ALD, afin que seuls les soins directement liés à cette affection bénéficient de l’exonération prévue par l’assurance maladie, tout en laissant aux mutuelles le soin de prendre en charge le reste à payer pour les patients ? En complément, serait-il envisageable d’introduire sur la carte vitale une indication précisant le numéro de l’ALD et l’exonération correspondante, sans contrevenir au respect du secret médical, étant donné le caractère strictement personnel de cette carte ? Une telle mesure permettrait d’éviter les erreurs ou abus dans les prises en charge et ainsi de mieux contrôler les coûts, tout en assurant que les patients soient correctement remboursés à 100 % par le biais des mutuelles pour les soins qui leur reviennent. Elle souhaiterait savoir quelles mesures pourraient être envisagées par le Gouvernement afin de préserver l’équilibre du système de santé français, tout en garantissant une prise en charge adéquate et juste des patients en ALD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1034</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5462</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Laboratoires d’analyses - tarification d’actes d’examens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1034. — 15 octobre 2024. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’inquiétude des laboratoires d’analyses et notamment ceux des zones rurales suite à la nouvelle baisse des tarifs d’actes d’examens de près de 10 %, imposée par l’assurance maladie. Cette baisse, la troisième en deux ans pourrait avoir des conséquences pour les patients à court terme et impacter davantage un nombre important de laboratoires déjà dans le « rouge ». Les professionnels ne pourraient faire autrement que de baisser l’offre en fermant des laboratoires de proximités, notamment ceux gérant les urgences en zone déjà en difficulté. Cela peut aussi mener à la réduction d’horaire d’ouverture, le patient dans certains cas devant alors se rendre aux urgences. Le rôle de soupape des laboratoires peut disparaître progressivement et risque alors d’engorger davantage les services d’urgences. Cette nouvelle baisse de tarifs risque également de détériorer les conditions de travail du personnel et d’empêcher de travailler sur l’innovation et la médecine prédictive, puisqu’il ni aura plus le temps ni le budget. Il demande alors au Gouvernement d’échanger avec les représentants des laboratoires d’analyses afin de trouver ensemble la juste tarification des actes et le bon équilibre des comptes de la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1035</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5462</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1035. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge intégrale des frais de transport bariatrique par l’assurance maladie pour les personnes en situation d’obésité. Cette problématique soulève des préoccupations quant à l’équité de traitement entre les personnes valides et celles en situation de handicap. Actuellement, la prise en charge de la sécurité sociale pour le transport bariatrique se fonde sur les tarifs applicables aux trajets en ambulance classique, engendrant ainsi un reste à charge de plusieurs centaines d’euros pour les bénéficiaires. Cette disparité de traitement compromet le principe fondamental d’un accès égal et inconditionnel aux soins. Ces frais supplémentaires entraînent une forme d’exclusion des personnes les plus vulnérables et précaires, davantage affectées par l’obésité. Cette exclusion potentielle du système de santé est de nature à aggraver la situation médicale de ces individus, conduisant à des prises en charge plus tardives, plus poussées, donc plus coûteuses. Prendre en charge intégralement les frais de transport bariatrique est une nécessité morale et peut également être synonyme d’économie préventive pour la sécurité sociale. Le taux d’obésité, en augmentation progressive en France, à l’image de sa forme morbide multipliée par près de 7 entre 1997 et 2020, rend d’autant plus pressante la nécessité d’aborder cette question de manière proactive. Si la signature de l’avenant n° 10 à la convention nationale des transporteurs sanitaires en décembre 2020, a permis de dégager une enveloppe financière dédiée au financement des transports bariatriques, aucune tarification précise n’a été établie. Il l’interroge sur les moyens que le Gouvernement envisage de mettre en place pour permettre une prise en charge équitable et complète du transport sanitaire bariatrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1037</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5463</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Effectivité du suivi médical des salariés employés par des particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1037. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’effectivité du suivi médical des salariés employés par des particuliers. En effet, le 5° de l’article L. 7221-2 du code du travail dispose que les particuliers employant des salariés à leur domicile privé pour réaliser des travaux à caractère familial ou ménager sont soumis aux dispositions du titre II du livre IV de ce même code, qui traite de la surveillance médicale. Ceci implique, pour les particuliers employeurs, de s’affilier à un service de prévention et de santé au travail et de procéder à la visite d’information et de prévention (VIP), aux visites périodes, à la visite de mi-carrière et, le cas échéant, aux visites de reprise après un arrêt de travail. Ces obligations sont confirmées par la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile (IDCC 3239), étendue par arrêté du 6 octobre 2021 et donc obligatoire pour tous les employeurs et salariés du secteur. Cependant, l’application effective de l’ensemble de ces dispositions est sujette à des difficultés dans la mesure où les salariés concernés ne sont pas toujours bien informés de leurs droits, de même que les particuliers employeurs ne sont pas nécessairement au fait de leurs obligations en la matière. La question du suivi médical des salariés employés par des particuliers est par ailleurs opaque, la méthodologie statistique publique les excluant généralement des études menées par les services ministériels ou l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement compte entreprendre afin d’assurer l’effectivité du suivi médical des salariés concernés et, le cas échéant, si elle dispose de statistiques récentes relatives aux accidents du travail constatés dans le cadre d’une activité exercée chez un particulier employeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1049</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5463</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Schreck</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Transports sanitaires et défaut de paiement des hôpitaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1049. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Schreck alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les défauts de paiement des hôpitaux et autres structures publiques de santé et leur impact sur la situation financière des sociétés de transport sanitaire (ambulanciers, véhicules sanitaires légers, taxis…). Depuis l’entrée en vigueur au 1er octobre 2018 de l’article 80 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, la prise en charge du coût du transport de patients hospitalisés ou sortant d’un établissement de santé a évolué. Cette réforme a essentiellement concerné les transports terrestres entre hôpitaux, cliniques ou toute autre structure de santé. Ces établissements doivent désormais prendre en charge les frais de transport sanitaire terrestre et ont passé des marchés publics avec les opérateurs de transport sanitaire. Or de trop nombreux établissements publics de santé ne respectent pas leurs obligations contractuelles, en particulier les délais de paiement, vis-à-vis des sociétés de transport sanitaires. Ces délais atteignent aujourd’hui 6 à 8 mois, mettant ainsi leurs cocontractants dans une situation de précarité financière inadmissible. Ces sociétés mises en situation de trésorerie obérée ne vont plus assurer leurs missions et donc interrompre le transport de patients, avec toutes les conséquences sanitaires et humaines que cela implique notamment en milieu rural. Sauf à considérer que l’hôpital public se trouve en situation concrète de défaut de paiement, il lui demande donc quelles mesures d’urgence elle compte prendre pour que les établissements publics de santé appliquent les dispositions de la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 et respectent enfin leurs délais de paiement, mais aussi de versement automatique d’indemnité forfaitaire et d’intérêt moratoire, vis-à-vis des sociétés de transport sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5464</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prise en compte de droit des revenus trimestriels des non-salariés agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        776. — 15 octobre 2024. — Mme Caroline Colombier alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’inégalité de traitement induite par l’article R. 262-18 du code de l’action sociale et des familles, dans la prise en compte des recettes permettant le calcul des droits à allocation. Les manifestations agricoles du début d’année 2024 ont montré au grand jour la grande précarité que rencontrent de trop nombreux non-salariés agricoles. Ce constat était déjà connu puisqu’en 2017, la mutualité sociale agricole avait communiqué des chiffres alarmants : un tiers des agriculteurs vivaient avec moins de 350 euros par mois. L’article visé ci-dessus prévoit en son deuxième alinéa une possibilité de prise en compte des recettes du dernier trimestre plutôt que des bénéfices de l’avant-dernière année, sous condition prévue à l’article 69 du code général des impôts et « sous réserve d’un accord du président du conseil départemental ». Cette deuxième condition, cumulative, peut provoquer une réelle inégalité de traitement puisque cette prise en compte est à la discrétion du président du conseil départemental et sans que celui-ci n’ait besoin de motiver sa décision. Par ailleurs, le calcul de l’aide prévue au chapitre II du titre VI du livre II du code de l’action sociale et de la famille prévoit déjà que cette aide est calculée sous une forme trimestrielle, par application de l’article R. 262-4 du même code. L’article R. 262-18 y déroge tandis que l’alinéa 2 dudit article permet de déroger à la dérogation du premier alinéa pour adopter le régime général prévue à l’article R. 262-4, sous condition de l’accord d’un tiers identifié. En outre, cette demande de dérogation au titre de l’alinéa 2 de l’article R. 262-19 provoque une double étude de la demande et, ainsi, une charge supplémentaire pour les collectivités territoriales, allant jusqu’à mobiliser le président de celles-ci. Vu l’article L. 262-1 du code de l’action sociale et des familles, donnant pour objet au revenu de solidarité active « d’assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d’existence, de lutter contre la pauvreté et de favoriser l’insertion sociale et professionnelle », vu l’article R. 262-19 du code de l’action sociale et de familles, vu la très grande précarité que peuvent connaître les agriculteurs et vu la spécificité des revenus de l’agriculture, elle lui demande s’il souhaite modifier l’article R. 262-18 du code de l’action sociale et des familles afin de prendre en compte, de droit, les revenus trimestriels des non-salariés agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5464</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prime Ségur non compensée : les associations tirent la sonnette d’alarme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        798. — 15 octobre 2024. — M. Alain David attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les inquiétudes des associations de la branche de l’action sanitaire sociale. Ces inquiétudes font suite à l’arrêté du 5 août 2024, qui rend obligatoire la prime Ségur pour tous les employeurs et salariés concernés par l’accord national professionnel n° 2005-03 du 18 février 2005, conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Bien que cette revalorisation salariale soit une avancée attendue pour ces professionnels, elle met en grande difficulté les associations de ce secteur, qui, en l’absence de compensations financières, risquent des licenciements économiques, le gel des recrutements, voire la fermeture de certaines structures. C’est le cas en particulier des associations qui exercent des délégations de service public, notamment dans l’accompagnement de victimes et de publics vulnérables et qui ne disposent pas des ressources propres nécessaires pour absorber les coûts supplémentaires engendrés par cette prime. La mise en œuvre rétroactive au 1er janvier 2024 aggrave ces difficultés, ajoutant une charge financière imprévue. Le manque de soutien financier de l’État pourrait gravement affecter l’accès aux droits des publics accompagnés. Cela aurait des répercussions directes sur la continuité des missions de ces associations, qui jouent pourtant un rôle essentiel dans la cohésion sociale sur les territoires. Face à cette situation alarmante, six organisations (Citoyen et justice, Le Planning Familial, FNCIDFF, solidarité Femmes, France Victimes et Mouvement du Nid) viennent de tirer la sonnette d’alarme dans un récent communiqué de presse daté du 30 septembre 2024. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour garantir la compensation financière de la prime Ségur, afin de permettre à ces associations de poursuivre leurs missions d’utilité publique sans mettre en péril leur équilibre financier déjà fragile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5465</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accueil des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        846. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés liées à l’accueil des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer âgées de moins de 60 ans. On recense aujourd’hui 33 000 cas d’Alzheimer dit jeune ou précoce (avant 65 ans) et 5 000 nouveaux diagnostiqués chaque année. Le caractère minoritaire de ces cas engendre parfois des diagnostics plus longs et une prise en charge moins adaptée à leurs problématiques spécifiques, notamment l’incidence sur leur vie socio-professionnelle ou familiale. Il n’existe aujourd’hui en France que deux centres spécialisés dans l’accueil des personnes atteintes d’Alzheimer ou de maladies apparentées à un âge précoce, ne proposant en totalité que 82 places d’hébergement, évidemment insuffisantes pour la population concernée. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour améliorer l’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer précoce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5465</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Statistiques relatives aux bénéficiaires du minimum vieillesse ou de l’ASPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        891. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans le prolongement de la question n° 4877 publiée au Journal officiel du 11 juillet 2023, sur le nombre de bénéficiaires de nationalité étrangère du minimum vieillesse ou de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). En effet, dans sa réponse apportée le 27 juin 2023, le ministre a indiqué « qu’aucune information n’est disponible sur la nationalité » des bénéficiaires concernés. Or, la réponse à la question écrite n° 106965 publiée au Journal officiel le 26 avril 2011 fait bien état d’éléments statistiques qui y sont relatifs en indiquant que « la population du SASPA s’élevait au 31 décembre 2009 à 70 860 allocataires et présentait 36 % de non-nationaux (25 205) dont 3 % (2 204) ressortissants européens et 32 % (22 803) ressortissants étrangers hors espace économique européenne ». Il apparaît donc surprenant qu’aucun élément recensant la nationalité des bénéficiaires du minimum vieillesse ou de l’ASPA ne puisse lui être apporté alors même que certains l’ont été auparavant sans difficulté. Il apparaît d’autant plus surprenant que l’administration ne dispose d’aucune information qui puisse être transmise à la représentation nationale sur ce sujet. Il lui demande donc quelles sont les raisons de cette impossibilité et, le cas échéant, les raisons pour lesquelles le Gouvernement a renoncé à la réalisation de statistiques fondées sur la nationalité des bénéficiaires du minimum vieillesse ou de l’ASPA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5465</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Revenu de solidarité active (RSA) et reprise d’études à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        958. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la situation des ex-bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) souhaitant reprendre leurs études à La Réunion. En France, pour percevoir une bourse auprès du Crous après 28 ans, il faut avoir débuté ses études avant cet âge. Avant 35 ans, il existe aussi un Fonds national d’aide d’urgence (FNAU) pour les étudiants en situation d’extrême précarité dans la poursuite de leurs études. L’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles précise que tant qu’une personne possède un statut étudiant, celle-ci ne peut prétendre à percevoir un revenu de solidarité active (RSA). Dans le cas d’ex-bénéficiaires du RSA en reprise d’études, lorsque le demandeur est âgé de plus de 25 ans, une disposition de l’article L. 262-8 du même code prévoit un assouplissement de ces conditions. Celle-ci prévoit de donner au président du conseil départemental la possibilité d’accorder des dérogations individuelles aux personnes dont la situation le justifie, notamment aux personnes en reprise d’études ayant une situation exceptionnelle au regard de son insertion sociale ou professionnelle. Concernant La Réunion, le décret du 28 décembre 2019 relatif à la recentralisation du revenu de solidarité active de La Réunion a également prévu l’adaptation des dérogations prévues à l’article L. 262-8 du code de l’action sociale et des familles concernant ces territoires. En effet, cette dérogation peut se faire par le biais d’une simple demande aux services de la caisse d’allocations familiales (CAF). Cependant, il se trouve que celles-ci sont limitées à une durée d’études de deux ans. Cette limitation met en difficulté le bon déroulé de la reprise des études de ces personnes qui peuvent être sujettes à des redoublements. Elle lui demande de donner une plus grande marge de manœuvre aux personnes en reprises d’études par le biais d’une extension de la durée limite de ces aides accordées par la CAF dans les territoires concernés par le décret du 28 décembre 2019 et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5466</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Précarité des seniors : il y a urgence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        963. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la situation particulièrement préoccupante des seniors confrontés à la précarité en France. Selon le dernier rapport des Petits Frères des Pauvres, près de deux millions de personnes âgées de 60 ans et plus vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Cette situation affecte tout particulièrement les femmes et les personnes isolées, avec un taux de pauvreté atteignant 18,8 % pour les personnes âgées vivant seules, contre 6,4 % pour celles vivant en couple. Les trajectoires professionnelles discontinues des femmes, marquées par des interruptions de carrière pour élever leurs enfants ou suivre leurs conjoints, aboutissent fréquemment à des pensions de retraite insuffisantes. Les conséquences de cette précarité financière sont multiples et particulièrement délétères : 31 % des personnes concernées éprouvent des difficultés à honorer leurs factures quotidiennes, tandis que 40 % se voient contraintes de renoncer aux activités sociales essentielles telles que les sorties au restaurant, les vacances ou les visites à leurs proches, aggravant ainsi leur isolement social. Cette précarité économique s’accompagne d’une problématique tout aussi prégnante d’isolement social, créant un cercle vicieux particulièrement inquiétant. Les associations de terrain, malgré leur engagement constant, se trouvent confrontées à des difficultés croissantes pour identifier et accompagner ces seniors en situation de fragilité, notamment en raison du manque de subventions à ces structures. Par ailleurs, les proches aidants, véritables piliers du maintien à domicile, font face à une charge mentale, physique, psychique et financière considérable, devant souvent conjuguer vie professionnelle, responsabilités familiales et accompagnement de leurs aînés, sans bénéficier d’un soutien institutionnel suffisant pour prévenir leur propre épuisement. Face à cette situation alarmante qui touche une part croissante des aînés - le taux de pauvreté des 65-74 ans étant passé de 7,5 % en 2017 à 10,6 % en 2022 - elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la précarité des seniors.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5466</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Présentation projet de loi relatif au grand âge
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        964. — 15 octobre 2024. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la nécessité de soumettre au Parlement un projet de loi de programmation relatif au « grand âge » comme le Gouvernement précédent s’y était engagé lors de l’examen de la proposition de loi portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie en mars 2024. Après la crise de covid-19, les établissements et services à domicile pour personnes âgées subissent des déficits massifs et généralisés, voire des cessations d’activité. Le défi du vieillissement de la population appelle une loi de programmation pluriannuelle sur le « grand âge ». Dès 2030 en effet, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Il y a urgence sociétale et sociale à répondre au sujet de l’aide aux personnes âgées. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement sera en mesure de présenter ce projet de loi relatif au « grand âge ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5466</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prise en compte de l’AAH dans le calcul d’une pension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        970. — 15 octobre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la question de la retraite des travailleurs handicapés. Mme Elisabeth Borne, lors de sa présentation du projet de réforme des retraites du 11 janvier 2023, a mentionné la mise en place d’une pension minimum de 1 200 euros pour une carrière complète. L’allocation aux adultes handicapés (AAH) sert souvent de complément de revenu à des personnes ne pouvant exercer d’activité professionnelle qu’à temps partiel. Au moment de leur retraite, ces personnes se trouvent dans une situation de précarité du fait de la perte de ce complément de revenu constitué par l’AAH. M. le député souhaiterait donc savoir si cette catégorie de personnes est incluse dans le périmètre des mesures annoncées par Mme Elisabeth Borne, alors Première ministre. Si tel n’est pas le cas, il souhaite connaître les dispositifs existants et envisagés pour mettre fin à ces situations précaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>998</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5467</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>CIDFF : il faut compenser le Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        998. — 15 octobre 2024. — M. François Ruffin interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la compensation de la prime Ségur pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Dans son discours de politique générale, M. le Premier ministre s’est montré volontariste : « Il n’y aura aucune tolérance à l’égard des violences faites aux femmes et l’actualité effroyable nous le rappelle ». Soit : mais qu’advient-il aux associations à qui l’État délègue l’accueil, l’écoute, l’accompagnement des victimes ? En charge de faire reculer ces violences faites aux femmes ? Les administrateurs du centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Somme font face à ce qu’ils appellent un « paradoxe ». Les salariés de l’association ont désormais droit à l’augmentation Ségur, comme tous les métiers du médico-social. 183 euros par mois « amplement mérités » pour ces salariés aux missions essentielles : accueil et écoute de victimes de violences, conseils juridiques, insertion, formation, prévention santé… Le coût est direct est de 35 000 euros en année pleine. Mais il se double d’un coût indirect : la hausse des salaires conduit à une baisse des allègements (Fillon etc.), concentrés comme on le sait sur les bas salaires : 35 000 euros. Soit, au total, 70 000 euros de masse salariale supplémentaire. Or pire : les « recettes » n’augmentent pas, elles baissent ! « Cette année, la direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) a réduit fortement ses subventions. On nous verse 70 000 euros de moins. Sur un budget de 520 000, ça commence à faire beaucoup. Les 4/5e de notre budget, ce sont les salaires. Le reste, c’est du fonctionnement incompressible : loyers, charges… » D’où, d’ores et déjà, une équipe qui se réduit : « Nous avions un quatrième juriste, il est parti à la fin de son CDD. Et nous avons des interrogations sur un autre juriste en CDD, qui arrive à échéance en novembre : est-ce qu’il va rester ? Parce que la précarité, l’incertitude, la charge de travail, s’ajoutent à une charge mentale importante : on entend des récits atroces tous les jours, de viols, de brutalités. Très concrètement, les permanences à Abbeville et Péronne sont passées de cinq jours à trois jours. On réduit aussi les déplacements en secteur rural, pour baisser les coûts. Alors que, au contraire, il faudrait aller encore plus vers les gens, sur le terrain, dans les villages ». La situation du CIDFF 80 n’est pas isolée. Dans la Marne, le CIDFF est placé en « redressement judiciaire » (L’Union, 7 octobre 2024). Dans les Vosges, la directrice évoque « des craintes pour le budget 2024 et 2025 » (Vosges matin, 22 mai 2024). En Bretagne, « le réseau des CIDFF, comme d’autres associations d’aide aux victimes, sonne l’alerte, sur l’état de leurs finances » (Ouest France, 12 septembre 2024). Etc. Seul 1 % des viols sont aujourd’hui condamnés. Les CIDFF, sentinelles des droits des femmes, devraient être renforcés. À l’inverse, voilà qu’on les affaiblit. Voilà que la « tolérance » de la société à l’égard des violences faites aux femmes va encore augmenter. Alors, il lui demande ce qu’il compte faire pour, a minima, compenser les coûts (directs et indirects) de la prime Ségur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1006</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5467</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers de retraite et de pension de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1006. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, au sujet des délais de traitements des demandes de mise en place d’une pension de réversion par suite de la disparition de l’un des époux. Au lendemain de la disparition, le plus souvent d’un époux, la veuve se trouve dans une situation économique particulièrement compliquée. En effet, dans la majorité des cas, la pension de retraite des hommes est plus importante que celles des femmes. Aussi, la pension de réversion qui est très souvent attribuée à la veuve est une condition nécessaire notamment au maintien, au moins temporairement, dans le logement. Il apparaît que les délais actuels de traitement des dossiers inhérents aux pensions de réversion sont de nature à mettre en danger financièrement l’époux survivant. Plusieurs veuves se retrouvent durant de longues semaines avec un revenu largement inférieur au seuil de pauvreté et sont contraintes de se rendre dans les centres de distribution alimentaire. Cette situation de mise en danger des veuves et des veufs est inacceptable ; aussi, il attire son attention sur les conséquences de ces délais de traitement administratifs et souhaite avoir connaissance des mesures urgentes que le Gouvernement envisage de mettre œuvre pour répondre à cette difficulté majeure pour beaucoup de veuves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1012</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5467</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements observés dans le traitement des dossiers CNAV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1012. — 15 octobre 2024. — M. Olivier Falorni interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les dysfonctionnements observés dans le traitement des dossiers de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Le départ à la retraite et la réalisation de son dossier constitue le point d’aboutissement des carrières professionnelles et représente une étape importante dans le parcours d’une vie. C’est pour cette raison que ce moment, très attendu, doit être traité avec sérieux et efficacité par l’assurance retraite. Selon les différents rapports publiés par la Cour des comptes, la part des dossiers de retraite entachée d’une anomalie ne cesse d’augmenter. La situation n’est pas nouvelle. Elle se dégrade depuis une dizaine d’années. Sur 885 000 nouvelles retraites versées en 2023, près d’une sur huit comporte au moins une erreur de portée financière. Plus précisément, la fréquence est estimée à 12,4 %. Ces irrégularités représentent 1,23 % du montant des nouvelles pensions versées en 2023 ; ce qui correspond à près d’un milliard d’euros. Près de trois quarts des erreurs pénalisent l’assuré et se caractérisent principalement par une pension en deçà de ce qu’elle devrait être. Par ailleurs, en réponse à une précédente question écrite sur le sujet, le Gouvernement répondait : « Un objectif de réduction des erreurs d’un tiers a été assigné en mars 2021 à l’assurance retraite par le comité interministériel de la transformation publique (CITP) avec un suivi assuré par les services de l’État : celle-ci dispose désormais de 75 jours pour faire parvenir sa décision et au moins 40 % des anomalies détectées sont corrigées dans les semaines et mois qui suivent leur identification ». Il prend l’exemple d’un habitant de sa circonscription qui, depuis 2017, tente de faire reconnaître une erreur de comptabilisation des trimestres. Deux notifications de la CNAV (2016 et 2017) ne correspondent pas entres elles. Il demande à être rétabli dans son bon droit depuis 7 ans, sans réponse. Au-delà d’une possible erreur de calcul, les délais de traitement d’un dossier sont ahurissants. Aussi il lui demande si le Gouvernement envisage de fixer des délais maximums, par la voie législative ou réglementaire, pour les réponses des administrations publiques et, singulièrement, la CNAV mais également pour rétablir les erreurs de calcul dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1040</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5468</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Concurrence illégale des moniteurs de ski étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1040. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, au sujet de la concurrence déloyale dont font l’objet les moniteurs de ski français vis-à-vis des moniteurs de ski étrangers. Les professionnels de l’encadrement du ski constituent une profession indépendante au titre du dernier alinéa de l’article L. 622-5 du code de la sécurité sociale. L’article L. 212-1 du code du sport dispose que « Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle, (…), les titulaires d’un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle ». Cet article prévoit également la possibilité pour des ressortissants étrangers d’exercer cette profession s’ils sont titulaires d’un diplôme étranger admis en équivalence. L’ESF, soit l’école du ski française, constitue l’organisme de référence proposant des services d’apprentissage des sports d’hiver. Toutefois, un marché alternatif s’est développé ces dernières années dans le cadre de l’activité de moniteurs de ski. En effet, de nombreuses sociétés britanniques, peu scrupuleuses des obligations légales françaises, emploient des moniteurs étrangers issus de diverses nationalités ne disposant pas pour certains de cartes professionnelles requises ou ne répondant pas aux obligations fiscales et sociales qui leur incombent. Les moniteurs déclarés en France versent entre 30 à 40 % de leurs revenus bruts en prélèvements sociaux et fiscaux. L’Urssaf indique que les moniteurs étrangers doivent, quant à eux, déclarer leurs revenus si leur résidence principale est en France et qu’ils réalisent au moins 25 % de leur activité comme moniteur de ski en France. Reste que, dans les faits, de nombreux moniteurs étrangers placent leur activité sous le statut de libre prestation de service à la place de celui de libre établissement, échappant ainsi à l’obligation de déclarer leurs revenus même s’ils réalisent leur activité de façon principale et continue. À ce jour, l’Urssaf ne dispose pas des moyens nécessaires pour évaluer le nombre de moniteurs étrangers qui ne respectent pas la réglementation française, si bien que les contrôles des organismes de recouvrement sont peu fréquents et ciblent davantage les structures telles que l’ESF. Ainsi, les professionnels de l’enseignement du ski paient de lourdes charges tandis que les moniteurs de ski étrangers sont exemptés de leurs obligations sociales et fiscales. Cette situation crée ainsi une concurrence déloyale au détriment des moniteurs de ski français. Il l’invite à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à la concurrence déloyale qui règne au sein des stations de ski françaises, notamment en mettant en place une obligation conjointe à la délivrance d’une carte professionnelle, celle de la délivrance d’une attestation de conformité fiscale et sociale, quelle que soit la nationalité du demandeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1041</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5469</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Étendue des pouvoirs de la DNCG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1041. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’étendue des pouvoir de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) issue de l’article L. 132-2 du code du sport et plus particulièrement sur la possibilité de conditionner la validation d’un budget à l’engagement futur d’une procédure judiciaire et plus particulièrement d’exiger qu’un club de football professionnel dont le budget a été soumis et validé par la DNCG en juillet 2023 avec garantie des salaires pour la saison à venir puisse néanmoins exiger que des licenciements économiques soient engagés pour la saison à venir. Il résulte de l’article L. 132-2 du code du sport : qu’en vue d’assurer la pérennité des associations et sociétés sportives, de favoriser le respect de l’équité sportive et de contribuer à la régulation économique des compétitions, les fédérations qui ont constitué une ligue professionnelle créent en leur sein un organisme, doté d’un pouvoir d’appréciation indépendant, habilité à saisir les organes disciplinaires compétents et ayant pour missions : d’assurer le contrôle administratif, juridique et financier des associations et sociétés sportives qui sont membres de la fédération ou de la ligue professionnelle ou sollicitent l’adhésion à la fédération ou à la ligue ; d’assurer le contrôle financier de l’activité des agents sportifs ; d’assurer le contrôle et l’évaluation des projets d’achat, de cession et de changement d’actionnaires des sociétés sportives. La DNCG valide un budget pour la saison footballistique à venir et peut exiger un encadrement de la masse salariale sportive. Toutefois, si le budget a été validé et que le club est maintenu dans sa division, il voudrait savoir si la DNCG peut néanmoins soumettre cette validation et ce maintien à un engagement de procéder à des licenciements économiques sur du personnel administratif en début de saison pour laquelle le budget a été validé par la DNCG. Si tel est le cas, il s’agirait d’imposer une condition a posteriori qui semble contraire à l’exigence qu’un budget soit validé pour la saison à venir garantissant le maintien des salaires pour la saison à venir. En outre, une telle condition porterait atteinte à l’équité sportive et à l’égalité entre salariés de club différents puisque certains clubs y seraient soumis tel l’AS Nancy Lorraine mais pas le FC Sochaux ni le CS Sedan Ardennes. Enfin, une telle condition porterait atteinte à l’indépendance de la gouvernance des clubs. En effet, une telle exigence reviendrait à instaurer sur le club une véritable tutelle administrative a posteriori du passage devant la DNCG. En effet, soit le budget est validé soit il manque des garanties financières et il ne l’est pas comme ce fut le cas pour CS Sedan Ardennes mais conditionner la validation du budget à une procédure judiciaire future, notamment des licenciements économiques, semble non seulement incohérent mais surtout totalement dépasser les prérogatives de la DNCG. La DNCG n’a pas pour mission de se substituer à l’employeur dans la prise de décision relative à la gouvernance de son entreprise a posteriori de la validation du budget présenté et validé pour la saison à venir. Une telle exigence dépasserait totalement le simple encadrement de la masse salariale. En outre, il semble que juridiquement l’encadrement de la masse salariale ne puisse porter que sur le personnel sportif et non sur le personnel administratif ce qui rendrait encore plus impossible l’exigence par la DNCG de procéder à des licenciements économiques sur des salariés relevant de la catégorie administrative et non sportive. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5469</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Interpellation sur les soirées illégales de l’Aquarium de Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        788. — 15 octobre 2024. — Mme Danielle Simonnet alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les soirées festives illégales qui se tiennent actuellement à l’Aquarium de Paris. En effet, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale porte modification du code de l’environnement qui, dans son article L. 413-13-I dispose : « Il est interdit de présenter des animaux domestiques ou non domestiques en discothèque. Pour l’application du présent I, est considérée comme discothèque tout lieu clos ou dont l’accès est restreint, dont la vocation première est d’accueillir du public, même dans le cadre d’évènements privés, en vue d’un rassemblement destiné principalement à la diffusion de musique et à la danse ». Or malgré l’entrée en vigueur de cette loi, force est de constater que l’Aquarium de Paris continue d’organiser de façon régulière des soirées discothèques très lucratives en présence d’animaux. Les poissons sont des êtres vivants dotés de sensibilité et non des objets de décoration. Elle lui demande ainsi les mesures qu’elle compte prendre afin de faire respecter l’application de la loi et interdire ces soirées festives illégales à l’Aquarium de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5470</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Extension et renforcement du droit au « leasing » social électrique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        810. — 15 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’extension et le renforcement du droit au leasing social électrique. Le leasing social pour les véhicules électriques, lancé par le Gouvernement, représente une avancée significative pour permettre aux ménages modestes de se doter de véhicules plus écologiques. Cependant, plusieurs aspects de ce dispositif méritent d’être clarifiés ou renforcés pour répondre aux attentes croissantes des bénéficiaires potentiels et soutenir davantage la transition énergétique. En effet, le leasing social inclut actuellement un forfait de 12 000 km par an minimum, avec des kilomètres supplémentaires facturés entre 5 et 10 centimes selon les loueurs. De plus, il impose une durée minimale de 36 mois et la reconduction de cette aide n’est possible qu’une fois tous les trois ans, pour un maximum de deux utilisations par foyer. En 2024, le nombre de véhicules initialement prévus dans ce cadre a été porté à 50 000, mais l’opération s’est terminée dès le 15 février 2024, en raison de la forte demande. Au vu de ces éléments et des attentes des citoyens, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage une révision des plafonds kilométriques pour les ménages vivant dans des zones rurales ou mal desservies par les transports en commun, pour lesquels un forfait de 12 000 km pourrait s’avérer insuffisant. Par ailleurs des ajustements sont-ils prévus pour augmenter le nombre de véhicules disponibles dans le cadre de ce dispositif au-delà des 50 000 prévus pour 2024, compte tenu de son succès et de l’importance des besoins en matière de mobilité durable ? Enfin, il lui demande comment rendre le leasing social plus flexible, notamment en ce qui concerne la durée d’engagement et la possibilité de reconduction pour les ménages éligibles qui auraient besoin de renouveler leur véhicule électrique au terme de leur contrat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5470</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Reconduction du « leasing » social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        811. — 15 octobre 2024. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le dispositif de leasing social permettant l’acquisition d’un véhicule électrique pour 100 euros par mois. En effet, le Président de la République promettait lors de sa campagne un dispositif de leasing social pour acquérir un véhicule électrique pour 100 euros par mois. Le dispositif, lancé le 1er janvier 2024 pour les foyers les plus modestes, a rencontré un large succès avec plus de 90 000 demandes enregistrées dès le premier mois. Ce dispositif permettait d’une part d’aider les Françaises et les Français les moins aisés dans la location ou l’acquisition d’une voiture mais également d’accélérer la transition du parc français automobile vers l’électrique. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande si le dispositif sera reconduit malgré les coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de finances pour 2025 mais également de préciser sa feuille de route en matière de mobilité électrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5470</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en place de la REP des PMCB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        813. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en place de la responsabilité élargie des producteurs de matériaux de construction du secteur du bâtiment (REP PMCB) mise en place depuis le 1er mai 2023, suite à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire avec l’extension à la filière des produits ou des matériaux de construction du bâtiment, la loi venant créer également une filière pour le recyclage de ces déchets à compter du 1er janvier 2022. Les acteurs du secteur du bâtiment du département du Gers alertent M. le député sur la complexité de mise en œuvre de la gestion des déchets qui sont issus de leurs travaux, alors qu’ils s’acquittent bien de l’écocontribution sur leurs achats et souhaitent que cette filière s’organise. Avec 42 Mt/an de déchets issus du secteur du bâtiment, la collecte, la traçabilité et la valorisation de ces déchets sont indispensables pour permettre d’augmenter au maximum le taux de valorisation, s’inscrivant nécessairement dans la transition écologique. Cela doit accompagner la feuille de route pour l’économie circulaire (FREC) qui a pour objectif ambitieux, au-delà d’une meilleure gestion, de simplifier le tri, de collecter 100 % des déchets recyclables et d’améliorer la collecte des déchets d’entreprises et du BTP, avec des mesures incitatives et une harmonisation des règles. Par ailleurs, l’uniformisation des règles au niveau européen semble à étudier pour éviter l’importation de produits ne respectant pas les mêmes normes et ne supportant pas l’écocontribution. Il lui demande si elle peut indiquer quel est l’état de développement de la filière de recyclage des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment et si la montée en puissance prévue entre mai 2023 et décembre 2027 est engagée. Enfin, il souhaite savoir quels sont les moyens mis en place pour contrôler la bonne application des mesures de la loi dite « AGEC ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5471</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Défense extérieure contre l’incendie : responsabilités et moyens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        815. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les règles relatives à l’ensemble des aménagements publics susceptibles d’être employés pour alimenter en eau les moyens de lutte contre l’incendie. La défense extérieure contre l’incendie (DECI) comprend un volet de règles allant de l’installation des points d’eau incendie (PEI) à la largeur des accès pour les services de secours. On ne le dira jamais assez, la prévention et la préparation à la lutte contre les incendies sont un souci quotidien pour les élus varois, conscients des risques majeurs sur leur territoire et de la conjoncture climatique. Le Var est doté d’un règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie depuis plusieurs années. L’article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales a placé sous l’autorité du maire la police administrative spéciale de la DECI. La responsabilité de la suffisance et de la disponibilité en eau pour la lutte contre les incendies incombe donc entièrement aux élus (parfois au président de l’EPCI), qui mettent en place des schémas communaux adaptés. Cette responsabilité est donc assumée par les maires qui ont décelé plusieurs problématiques qui méritent une réponse de l’État. Mme la députée souhaiterait une clarification sur la définition même des risques et la nature des constructions concernées. Un exemple issu d’une commune varoise illustre le flou des facteurs de risque : celui des panneaux photovoltaïques, qui présentent un risque incendie reconnu. Une telle installation pourrait-elle par exemple contraindre le maire à revoir la position de ses points d’eau incendie ? Ensuite, la topographie des communes, parfois escarpées, est le fruit d’une histoire qu’il convient d’intégrer aux nouvelles règles d’aménagement. Les systèmes de protection tels que prévus par les normes du règlement ne sont pas donc toujours réalisables suivant les situations. Quelles sont les règles dérogatoires en la matière ? Pourrait-on envisager un contrôle d’agrément souple qui garantisse cependant la sécurité de chacun ? Quid des constructions antérieures aux normes du règlement départemental de la DECI et du schéma de lutte communal adopté ? Si un maire se trouve aujourd’hui contraint de refuser la construction d’équipements pour la sécurité d’une zone, qu’en est-il des constructions préexistantes et des adaptations nécessaires ? À défaut de disposer des moyens pour répondre à la nécessaire adaptation (avec un risque concret d’indemnisation) des habitations et équipements, quelle responsabilité juridique incomberait aux maires en cas de difficultés ou d’évènement dramatique ? La mairie est responsable, il lui faut donc les moyens de répondre à ses obligations. Dans le cas particulier du Var et d’autres départements fortement exposés au feu, Mme la ministre pourrait-elle réfléchir à la création d’une dotation particulière, pérenne et suffisante pour répondre aux enjeux environnementaux et de sécurité ? Il faut en effet réaliser que ces investissements bien que vitaux, représentent également un frein au bon développement des communes et menacent parfois leur avenir économique. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5471</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Hausse des éco-contributions sur les matériaux de construction en bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        817. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve actuellement la filière bois, représentée par la Fédération nationale du bois (FNB), en raison des conséquences de la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) sur les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB). La FNB, qui regroupe 1 750 entreprises dans des secteurs variés, déplore les effets délétères de la prochaine hausse des écocontributions sur les matériaux de construction en bois, qui se retrouveraient plus fortement taxés dans un rapport de 1 à 10 et jusqu’à 100 fois plus chers pour certains produits de grande consommation. Cette augmentation affecterait de manière disproportionnée la compétitivité du bois par rapport à d’autres matériaux moins vertueux d’un point de vue environnemental. La hausse des écocontributions fait courir le risque de distorsions de concurrence importantes entre les différents matériaux de construction, en contradiction avec les objectifs initiaux de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), qui visait à encourager les produits ayant le meilleur impact environnemental. Il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à cette situation et éviter que la filière bois ne subisse des conséquences disproportionnées qui nuiraient à son développement et à ses contributions positives à la transition écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5472</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Prévention des feux de forêt et remplacement des essences ignifuges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        820. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le sujet impérieux du débroussaillement et de l’abattage des arbres à des fins de prévention des feux de forêt. Le département du Var connaît lors de chaque période estivale des séquences de vigilance renforcée pour le risque de feux de forêt et l’accès aux massifs forestiers. Au début du mois de septembre 2023, l’ensemble du secteur des Monts toulonnais est placé en alerte orange par la préfecture du Var. Les communes et le département sont contraints d’effectuer régulièrement des tranches de débroussaillement et d’abattage de certains arbres, actions indispensables à la protection des habitations. Dans les communes, les services rappellent régulièrement les obligations légales de débroussaillement, les dispositions du code forestier et les règles définies par l’arrêté préfectoral du 30 mars 2015, notamment concernant l’enlèvement des arbres en densité excessive et des branches situées à moins de trois mètres d’un mur ou d’une construction. Aux côtés des élus locaux et des équipes des comités communaux feux de forêts (CCFF), on constate que la forêt est à peu près équilibrée entre les feuillus et les conifères mais que le pin d’Alep est l’essence la plus abondante. La diversification des essences, pour des essences moins ignifuges, ne sera pas une garantie absolue contre le feu, mais pourrait constituer un véritable avantage dans la lutte contre les ravageurs. En l’état actuel de la réglementation, il est parfois difficile pour les maires d’assurer une plus grande diversification. Bien consciente des enjeux d’adaptabilité au sol et de sécheresse, elle aimerait cependant savoir si une adaptation des réglementations ne pourrait pas être envisagée pour certaines communes exposées afin que ces dernières puissent envisager le remplacement des essences et leur recyclage en local, en lien avec la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5472</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Diagnostics initiaux des projets agricoles labellisés bas carbone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        823. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, au sujet de la surévaluation de certains diagnostics initiaux des projets agricoles labellisés bas carbone. À la lecture des informations portées à la connaissance de M. le député, il apparaît que dans le cadre de la procédure de labellisation bas carbone d’une exploitation agricole, il existe des pratiques trompeuses qui consistent à surévaluer le premier diagnostic d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’exploitation agricole. Ainsi, à l’heure du bilan, quand il s’agit de mesurer les réductions des émissions effectuées, elles sont artificiellement gonflées. Le porteur du projet peut donc déduire ou vendre davantage de crédits carbones qu’il n’a effectivement réduit ses émissions. Cette pratique a un double effet néfaste : économique d’abord mais environnemental surtout. D’une part, cette défaillance de marché (asymétrie de l’information) nuit à l’optimalité allocative du marché et d’autre part, elle aggrave la pollution globale émise car cela fait baisser le prix de la tonne de carbone, l’offre nominale étant plus élevée que l’offre réelle. Les crédits carbones agricole, affiliés au marché de la compensation volontaire, sont réglementés par la labellisation bas carbone (arrêté du 28 novembre 2018 modifié), qui s’appuie sur le code de l’environnement en son article L. 222-1 B établissant une « stratégie bas carbone ». Il apparaît que la règlementation prévoit que le contrôle soit confié à des organismes indépendants, chargés de certifier les unités de carbone compensé. Il résulte donc d’un marché décentralisé. Les méthodes de labellisation doivent être agréées par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) avant attribution par le préfet de région. Il l’interroge pour prendre connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place afin de mieux contrôler et réguler les diagnostics initiaux des projets agricoles labellisés bas carbone et de l’articulation entre le label bas carbone et le mécanisme « bon diagnostic carbone ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5472</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dépôts sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        843. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la multiplication des dépôts sauvages. En effet, si le Gouvernement a fait de la lutte contre les dépôts sauvages l’une de ses priorités, force est de constater que les chemins ruraux qui desservent les espaces agricoles sont aujourd’hui devenus des zones de dépôts sauvages de tout ce que les déchetteries refusent ou bien font payer trop cher (leur tri étant souvent trop sélectif et à un coût prohibitif, surtout pour les PME). Certes, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale, le maire est compétent pour constater l’existence d’un dépôt sauvage (art. L. 541-3 du code de l’environnement) et dispose, pour cela, d’un arsenal juridique lui permettant de faire supprimer ces dépôts anarchiques. Néanmoins, à défaut de découvrir l’auteur des faits ou bien si celui-ci est insolvable ou irresponsable, les frais générés pour faire enlever les détritus sont supportés par la municipalité. Or, s’agissant des petites communes, notamment en milieu rural, les sommes exigées pour procéder à l’enlèvement sont incompatibles avec leur budget ; ce qui conduit à laisser perdurer la situation et à accentuer l’importance de ces décharges sauvages ainsi que le mécontentement des riverains vis-à-vis de la municipalité impuissante. Aussi, elle lui demande si elle entend agir pour réduire le prix et la sélectivité du tri pratiqué par les déchetteries dans la mesure où il est toujours préférable de centraliser les déchets pour limiter les dépôts sauvages et pouvoir les traiter efficacement, et si elle envisage de créer un fonds de solidarité entre toutes les communes de France de manière à leur permettre d’agir rapidement en faisant enlever les détritus en cas de découverte d’un tel dépôt sauvage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5473</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre trop hâtive de la REP bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        844. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’insuffisance du maillage territorial des installations qui reprennent sans frais les déchets issus des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment. La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (dite loi « AGEC ») étend le principe de responsabilité élargie du producteur (« REP ») des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment en le codifiant au sein du 4° de l’article L. 541-10-1 du code de l’environnement. En application de ce dispositif, les artisans doivent s’acquitter d’une écocontribution auprès des producteurs ou fournisseurs de matériels au moment de l’achat de ces derniers. En contrepartie, des installations qui reprennent sans frais les déchets issus de ces produits ou matériaux devaient être mises en place. Toutefois, Mme la députée a été alertée par des artisans de son département de la Haute-Marne. Déjà étouffés par des contraintes normatives et écologiques, ils pointent désormais du doigt les effets néfastes de l’impréparation à l’entrée en vigueur de la REP du bâtiment. Tous ont unanimement souligné l’insuffisance du maillage des points de collecte gratuite des déchets et ont indiqué devoir se rendre auprès des déchèteries traditionnelles payantes ou être contraints d’effectuer plusieurs dizaines de kilomètres. À l’heure actuelle les artisans payent doublement l’impréparation des acteurs à cette réforme. Ils payent une première fois à l’achat du matériel et une seconde fois au moment d’abandonner les déchets. Ce coût supplémentaire se répercute bien souvent sur la facture payée par le client final. Par ailleurs, il existe une forte disparité entre les territoires et une disproportion entre les points de reprise accueillant les inertes, plutôt nombreux et ceux, moins nombreux, accueillant une plus grande variété de déchets. Le département de la Haute-Marne ne dispose à ce jour que de onze points de reprise, alors qu’il s’étend sur 6 211 km2. Enfin, il est crucial que les tarifs des éco-organismes pour les années à venir soient connus au plus tôt afin que les entreprises puissent répercuter le montant des écocontributions dans les prix des devis établis plusieurs mois à l’avance. Les professionnels du bâtiment souhaiteraient un délai minimum règlementaire de 9 mois entre la publication des barèmes et leur entrée en vigueur. Elle souhaiterait savoir si elle se dit favorable à l’instauration d’un moratoire sur l’application de la REP bâtiment et de l’écocontribution jusqu’à avoir un maillage de points de collecte gratuite suffisant qui respecte les seuils fixés par voie règlementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5473</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Processus de tri des biodéchets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        845. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’obligation, à compter du 1er janvier 2024, pour les entreprises du secteur de la restauration, de procéder au tri des biodéchets, conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Cette obligation vise à lutter contre le gaspillage, en particulier la quantité de déchets ménagers envoyés en décharge ou en incinération. L’objectif fixé pour la restauration commerciale est de réduire de 50 % le gaspillage alimentaire d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2015. Alors que la transition écologique est au cœur de cette législature, cette loi s’avère indispensable pour contrer le gaspillage omniprésent à de nombreuses étapes de la chaîne de production et de consommation. Cependant, le secteur de la restauration commerciale est particulièrement concerné par cette mise en conformité, exprimant des préoccupations quant aux coûts potentiels liés au tri des biodéchets et à la faible visibilité actuelle sur les possibilités de valorisation. Dans ce contexte, il lui demande si elle peut préciser l’état actuel de développement de la filière de tri des biodéchets et les mesures d’accompagnement prévues pour soutenir les restaurateurs dans cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5474</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réglementation relative à l’assainissement non collectif (ANC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        848. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la mise en œuvre de la réglementation relative à l’assainissement non collectif (ANC). Il a récemment été observé que certains services publics d’assainissement non collectif (SPANC) ne respectent pas pleinement la réglementation en vigueur, notamment en ce qui concerne le contrôle des installations d’assainissement non collectif. Des associations de techniciens SPANC semblent promouvoir des pratiques divergentes en diffusant des guides alternatifs qui encouragent la rétroactivité des règles, en contradiction avec l’arrêté du 27 avril 2012 régissant la mission de contrôle des installations d’assainissement non collectif. En outre, des communications émanant de certaines associations de techniciens SPANC suggèrent aux collectivités locales de dépasser le cadre de la mission du SPANC, créant ainsi une ambiguïté quant au respect des obligations réglementaires établies. Par conséquent, il lui demande comment le Gouvernement compte garantir une cohérence dans l’application de la réglementation par l’ensemble des SPANC et éviter tout écart par rapport aux procédures établies pour le contrôle des installations d’assainissement non collectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5474</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Service public de l’assainissement non collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        850. — 15 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le service public de l’assainissement non collectif. La compétence principale de ce service est de contrôler les installations. Cette mission ne se supplée pas aux obligations des maîtres d’ouvrage. Or la rédaction de l’arrêté du 27 avril 2012 relatifs aux modalités de l’exécution de la mission de contrôle des installations d’assainissement non-collectif semble installer une confusion à ce sujet. Ainsi, il attire son attention sur la nécessité de clarifier l’arrêté et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5474</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Convertir la centrale Huchet de Saint-Avold pour sauver les emplois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        862. — 15 octobre 2024. — M. Alexandre Loubet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’avenir de la centrale Émile Huchet de Saint-Avold. Les salariés, l’industriel, les partenaires, les collectivités locales et l’ensemble des parties prenantes attendent du Gouvernement une décision définitive sur l’avenir du site. En septembre 2023, Emmanuel Macron a annoncé la prolongation de la durée de vie de la centrale à charbon de Saint-Avold, qui sécurise la production électrique du pays (car pilotable et car produisant l’équivalent d’un tiers de la consommation électrique des ménages de la région du Grand-Est), par sa conversion à des combustibles moins émetteurs de CO2. Plusieurs solutions ont été proposées par l’industriel GazelEnergie : la conversion en biomasse ou la conversion au gaz décarboné, mais à ce jour, aucune d’entre elles n’a été choisie par l’État. Cette absence de visibilité menace la souveraineté énergétique du pays, les 500 emplois directs et indirects de la centrale d’ici fin avril 2025 et le développement de nouvelles activités sur le site. En effet, au-delà de la conversion de l’outil productif existant, l’industriel initie plusieurs autres projets d’avenir sur le site de la centrale dans une région qui a fortement subi la désindustrialisation : une usine de production d’hydrogène, l’installation de batteries de stockage d’électricité, l’accueil d’industriels consommateurs d’énergies décarbonées, etc. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement va enfin donner une visibilité claire à l’industriel, aux salariés et aux parties prenantes pour préserver les emplois, assurer l’approvisionnement électrique du pays et soutenir le développement de ce site stratégique pour la Moselle-Est et pour la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5474</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réglementation du stockage d’énergie par dispositif de batterie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        864. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Brun interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la régulation des solutions de stockage d’électricité par batterie. Alors que le parc installé de batteries stationnaires s’élevait à 917 MW en métropole au 1er juillet 2024, soit environ la puissance d’un réacteur nucléaire, il devrait très bientôt doubler, avec 1 200 MW dont le raccordement est prévu dans l’année selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). En tout, ce sont même 6 900 MW de projets qui sont actuellement sur liste d’attente pour être validés par les gestionnaires de réseau français. Avec le déploiement des installations éolienne et solaire, la production d’énergie électrique est plus variable et le lissage de l’offre d’énergies vertes par le stockage devient une nécessité mais soulève également un certain nombre de points. Tout le monde n’est pas autorisé à se lancer dans l’activité de stockage. D’après les articles 36 et 54 de la directive (EU) n° 2019/944, les gestionnaires de réseau de distribution et de transport ne peuvent pas être propriétaires d’installations de stockage d’énergie, ni les développer, les gérer ou les exploiter. La directive citée prévoit même que les autorités de régulation doivent organiser au moins tous les cinq ans une consultation publique portant sur les installations existantes de stockage d’énergie afin d’évaluer la disponibilité et l’intérêt potentiels à investir dans ces installations. À l’origine, ces installations servaient à rendre ce que l’on appelle des « services système ». En cas d’instabilité sur le réseau en raison d’un décalage entre la production et la consommation, la fréquence hertzienne fluctue. Puisque les batteries peuvent injecter de l’électricité à tout moment, elles sont parfaitement calibrées pour remédier à ce déséquilibre. Les gestionnaires de réseau, Enedis et RTE, versent donc une redevance aux opérateurs de ces installations, pour pouvoir les utiliser en cas de besoin. Au fur et à mesure et en plus des opérations d’équilibrage du réseau, les installations de stockage ont permis de dégager des bénéfices sur les marchés de l’énergie en achetant quand le prix est bas et en vendant quand le prix est élevé. Puisque les opérateurs de réseau sont exclus de ces transactions commerciales, les candidats potentiels sont tous les autres acteurs de l’industrie électrique (producteurs, commercialisateurs, agrégateurs, consommateurs), n’ayant pas de statut particulier pour le moment. De plus, si un acteur devenait assez important pour manipuler les prix du marché, ou si les conditions de marché venaient à changer au point de faire de ces solutions de stockage des sources de revenus injustifiés, alors il serait normal d’en réguler le développement. Ainsi, il apparaît pertinent de s’interroger sur la question de la régulation tout comme celle de la répartition des tâches entre les organismes de régulation. Il l’interroge donc sur les solutions de régulation et d’encadrement de cette activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5475</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin et destruction des masses d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        883. — 15 octobre 2024. — M. Gabriel Amard alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le projet de construction d’une nouvelle ligne ferroviaire reliant Lyon à Turin. Ce dernier met en péril les masses d’eau souterraines de la vallée de la Maurienne. Un rapport pour la Commission européenne de 2006 fait par Ecorys Nederland BV montre que ce sont près de 125 millions de m3 d’eau qui seraient drainés chaque année si le creusement du nouveau tunnel reliant Lyon à Turin avait lieu. Le projet est donc dès lors contraire à l’article L. 210-1 du code de l’environnement alors applicable qui dispose que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général ». Ainsi, plusieurs arrêtés ont été pris en 2014 et en 2016 notamment afin de protéger les masses d’eau souterraines et les captages d’eau potable. Les travaux étaient alors suspendus pour préserver les 17 points de captages concernés. Or M. le député est extrêmement inquiet du résultat de la dernière enquête d’utilité publique prescrite par le préfet de Savoie le 26 avril 2024 qui autorise finalement le creusement sur les zones de captages d’eau alors que le risque de tarissement irréversible est connu ! Cette décision est contraire à l’article 5 de la Charte de l’environnement qui dispose que le principe de précaution prime sur la réalisation de projet qui « pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement ». TELT, la société maître d’ouvrage des travaux, a ainsi lancé un appel d’offres le 23 septembre 2024 pour 2,5 millions d’euros afin de réaliser des travaux préparatoires et des mesures d’urgence et transitoires pour l’approvisionnement en eau potable dans la vallée de la Maurienne. L’appel d’offres prévoit explicitement l’approvisionnement en eau des habitants de la Maurienne par des camions-citernes, des picks-up et des eaux en bouteilles. Le risque de dégradation des masses d’eau est donc bien imminent. Par conséquent, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre, en prenant en compte les dispositions de la Charte de l’environnement, de la directive-cadre européenne sur l’eau de 2000 et du code de l’environnement, s’opposera à une telle autorisation de creusement sur les périmètres des captages d’eau jusque-là protégés en Maurienne. Enfin, alors qu’une ligne ferroviaire reliant Lyon à Turin existe déjà et que le projet de nouvelle ligne constitue un gouffre financier et un risque écologique majeur, il lui demande si elle serait favorable à l’abandon de ce projet en faveur d’une meilleure utilisation de la ligne existante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5475</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Publication d’un rapport de la DREAL - non-respect du contradictoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        884. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’utilisation du site « Géorisques » par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) du Grand Est. En effet, Mme la députée a été interpellée par une entreprise industrielle de son département, classée ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), suite à un contrôle de ladite DREAL. Celle-ci a publié sur le site de « Géorisques » son rapport de visite, qui comportait 6 points de contrôle à rectifier, avant même que l’industriel contrôlé ait pu répondre à ce sujet. Le principe du contradictoire n’a pas été respecté. Or, suite à sa réponse au rapport de visite, l’entreprise n’a été mise en demeure de rectifier par la préfecture que sur un seul des 6 points visés au départ (manque de RIA : robinet incendie armé). Les 5 autres points ont été abandonnés par l’administration, car sans objet. Cette publication du rapport de visite hors respect du contradictoire est susceptible de nuire aux intérêts de l’entreprise concernée, puisque la consultation du site « Géorisques » est publique et accessible à tous, notamment du grand public mais aussi des concurrents et des assureurs. Elle lui demande donc de lui faire connaître les règles qui existent concernant la publication des rapports de visite sur « Géorisques » et si la publication d’un rapport de visite est autorisée avant réponse de la personne contrôlée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5476</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Remise du rapport pour une fiscalité cohérente avec l’objectif du ZAN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        885. — 15 octobre 2024. — Mme Lisa Belluco attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la transmission du rapport relatif à la fiscalité comme outil de lutte contre l’artificialisation des sols prévu par la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux. L’artificialisation des sols constitue un problème majeur pour les sociétés et l’environnement. Elle implique le relâchement du carbone contenu dans les sols vers l’atmosphère et détruit la biodiversité qu’ils hébergent. Elle empêche l’eau de s’infiltrer dans les nappes et bétonne des espaces agricoles, ce qui met en péril la souveraineté alimentaire du pays. Elle dégrade enfin les paysages et menace les sociétés en renforçant les risques de ruissellement, d’inondations et les îlots de chaleur. Or de très nombreux outils fiscaux, hérités de logiques anciennes, incitent à artificialiser les sols (les aides à la construction de logements neufs individuels, certaines niches fiscales sur la taxe d’aménagement) ; d’autres qui pourraient limiter cette artificialisation ne sont pas mis en œuvre (baisse des taxes sur le foncier agricole, transformation de la nature de la taxe d’habitation, réhabilitation de la taxe pour sous-densité, taxe sur les logements vacants ou les surfaces commerciales, taxe générale sur l’artificialisation). Si le levier fiscal n’est pas le seul à devoir être mobilisé, il apparaît comme une composante nécessaire pour mettre en cohérence les politiques - en l’espèce, les politiques fiscales - et l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Or l’article 9 de la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux prévoit, dans un délai de 6 mois, la transmission par le Gouvernement d’un rapport relatif à la fiscalité comme outil de lutte contre l’artificialisation des sols au Parlement. Malgré le dépassement du délai initialement inscrit dans la loi, le Parlement n’a pas eu connaissance de ce rapport au rôle pourtant clé dans la mise en œuvre de cette loi. C’est pourquoi elle lui demande si elle compte transmettre ce rapport au Parlement, en amont du débat budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5476</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Fin supposée du PSE et du XPS au 1er janvier 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        919. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques et de M. le ministre et de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite « loi climat et résilience » et tout particulièrement sur la fin supposée du PSE (polystyrène expansé) et du XPS au 1er janvier 2025. Elle a été alertée à ce sujet par un adhérent de l’association professionnelle ELIPSO, association représentant les fabricants d’emballage plastique en France. En effet, l’article 23 de la loi précitée a complété l’article L. 541-15-10 du code de l’environnement par l’alinéa suivant : « À compter du 1er janvier 2025, les emballages constitués pour tout ou partie de polymères ou de copolymères styréniques, non recyclables et dans l’incapacité d’intégrer une filière de recyclage, sont interdits ». Par ailleurs, un règlement européen est en cours de finalisation sur les emballages et les déchets d’emballage « PPWR / Packaging and Packaging Waste Regulation ». Il prévoit que les styréniques puissent être intégrés dans une filière de recyclage avec, au demeurant, une obligation de recyclabilité à l’échelle industrielle applicable en 2035. Alors que la loi française les interdit dès le 1er janvier 2025 (dans moins d’un an), ne laissant donc pas aux fabricants le temps nécessaire pour s’adapter s’ils souhaitent intégrer une filière de recyclage, le projet de règlement européen ne les interdit pas, prévoyant au contraire qu’ils peuvent être intégrés dans une filière de recyclage, en laissant aux fabricants le temps d’adaptation nécessaire (une dizaine d’années). C’est justement l’objet du projet CREASTYR, porté par l’association professionnelle des fabricants d’emballage plastique ELIPSO qui a pour objectif de prouver qu’il est possible de mettre en place une filière de recyclage pour répondre à la loi climat et résilience. Face à ce décalage entre ce projet de règlement et la loi française, Mme la députée souhaiterait savoir ce que compte faire le Gouvernement pour réduire ou supprimer ce décalage et rassurer les adhérents de l’association quant à l’avenir du projet CREASTYR. Une réponse précise et urgente du Gouvernement et des pouvoirs publics l’obligerait pour permettre aux transformateurs et utilisateurs de produits en XPS/PSE d’envisager l’avenir de leurs activités. En effet, en cas d’application stricte de la loi au 1er janvier 2025, les fabricants verraient leur compétitivité se dégrader et de nombreux sites seraient menacés, avec de nombreux licenciements à la clé, notamment concernant les groupes STOROPACK, KNAUF INDUSTRIES, SIPA et SIRAP. Enfin, selon les professionnels qui l’ont alertée, les alternatives existantes ne permettent pas actuellement de remplacer les XPS/PSE en matière environnementale, économique et sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5477</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Obligation d’installation de compteurs d’eau individuels dans un immeuble neuf
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        936. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur une imprécision concernant l’obligation d’installation de compteurs d’eau individuels dans un immeuble neuf à usage d’habitation. En effet, l’article L. 152-3 du code de la construction et de l’habitation dispose que « toute nouvelle construction de bâtiment à usage principal d’habitation comporte une installation permettant de déterminer la quantité d’eau froide fournie à chaque local occupé à titre privatif ou à chaque partie privative d’un lot de copropriété, ainsi qu’aux parties communes, le cas échant. (…) Un décret précise les conditions d’application du présent article ». L’article L. 135-1 du code de la construction et de l’habitation précise en outre que la pose compteurs divisionnaires d’eau froide s’avère obligatoire dans les copropriétés, uniquement lorsque deux conditions cumulatives sont réunies : cette copropriété doit être affectée principalement à l’habitation et la demande de son permis de construire doit avoir été déposée auprès des services d’urbanisme après le 1er décembre 2007. Or aujourd’hui, le décret d’application de l’article L. 152-3 du code de la construction et de l’habitation n’a pas été publié, malgré une modification par ordonnance en 2021. L’absence de décret d’application crée ainsi une confusion. L’article du code de la construction et de l’habitation ne précise pas, en effet, à qui incombe l’obligation d’installation de compteurs d’eau individuels. Cette imprécision crée une insécurité juridique, permettant notamment aux promoteurs qui développent des immeubles neufs d’échapper à cette obligation et laissent le coût et le soin de cette installation aux copropriétaires. Il y a un vide juridique à ce niveau, à savoir qui est responsable de l’installation de ces compteurs d’eau individuels obligatoires. Il l’interroge sur les délais dans lesquels ce décret d’application sera publié et dans l’attente, de lui préciser à qui incombe l’obligation de pose de compteur d’eau individuel dans le cas de l’article L. 152-3 du code de la construction et de l’habitation pour clarifier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5477</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Prix du kérosène aux Antilles et hausse du prix des billets d’avion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        957. — 15 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le prix du kérosène aux Antilles, l’une des causes principales de la hausse du prix des billets d’avion qui met à mal le principe de continuité territoriale. En effet, depuis juin 2022, la SARA (Société anonyme de raffinerie des Antilles), acteur majeur de la production de produits pétroliers aux Antilles-Guyane, a augmenté significativement le prix du kérosène à travers la création d’une nouvelle ligne tarifaire : le « différentiel ». Le montant du différentiel était de 10,807 euros/HL en mars 2024 contre 9,606 euros/HL en janvier et février 2024, soit une augmentation de 12,5 %, le taux le plus élevé appliqué depuis août 2022 (11,108 euros/HL) alors que le prix du Brent a sensiblement baissé durant cette même période. Ainsi, depuis deux ans, le surcoût induit par le différentiel et répercuté par les distributeurs, se chiffrerait en plusieurs dizaines de millions d’euros pour les compagnies aériennes. Il convient de rappeler que les tarifs du kérosène ne sont pas réglementés, contrairement aux carburants « grand-public » comme le gazole, le super ou le fuel domestique. Selon des informations non démenties par le ministre de l’intérieur interrogé à ce sujet le 8 février 2023 lors des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, une péréquation est pratiquée pour limiter le prix des produits règlementés fixé chaque mois par arrêté préfectoral. Les compagnies aériennes répercutent à leur tour la hausse du kérosène sur le prix du billet d’avion, rendant inaccessible tout déplacement aérien pour un grand nombre des citoyens de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour faire baisser le prix du billet d’avion en agissant sur ses différentes composantes et notamment sur le prix du kérosène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>982</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5478</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pollution des sols liée aux activités équestres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        982. — 15 octobre 2024. — Mme Stella Dupont attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pollution des sols liée aux activités équestres. En raison de leur exposition aux intempéries et au vent, des fibres sont ajoutées aux sols équestres pour améliorer leur résistance et diminuer leur capacité à absorber l’eau. Ces sols peuvent varier, allant du sable aux graviers plastiques en passant par des fibres synthétiques. Or il semblerait que certains de ces sols soient polluants, notamment lorsque les produits synthétiques proviennent des industries de l’automobile. Elle souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement sur cette question et savoir si une nouvelle réglementation visant à protéger les sols est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>988</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5478</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Évaluation des matériaux amiantés par les particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        988. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la question de l’évacuation de matériaux amiantés par les particuliers. L’amiante, massivement utilisée en période d’après-guerre pour ses propriétés isolantes, a par la suite été reconnue comme dangereuse, conduisant à son interdiction depuis 1997. Toutefois, une majorité de matériaux amiantés, omniprésents dans les bâtiments construits entre les années 1960 à 1980, demeure en place aujourd’hui. Afin de protéger au maximum les occupants des logements contenant de l’amiante, les travaux de rénovation et l’évacuation de ces matériaux sont soumis à une réglementation stricte. Outre les considérations financières - avec des coûts moyens d’environ 350 euros par tonne et 40 euros par big bag d’1 mètre cube - les démarches administratives nécessaires pour bénéficier de l’évacuation de ces déchets constituent un frein majeur pour de nombreux particuliers. Le « repérage avant travaux », la « fiche d’information préalable à l’admission des déchets » et le « bordereau de suivi des déchets amiantés » figurent parmi les procédures à suivre pour les particuliers souhaitant se débarrasser de ces déchets. Cependant, en raison de leur complexité et de leur caractère chronophage, ces mesures peuvent avoir un effet inverse à celui qui leur est destiné. En effet, de nombreux particuliers préfèrent éviter ces démarches, pouvant ainsi conduire à des pratiques risquées, telles que le stockage des déchets sans évacuation, ou encore leur dépôt en déchèterie ou en décharge sauvage, exposant ainsi les individus à proximité à un risque de contamination, pouvant entraîner des pathologies graves telles que le cancer des poumons. Pour renforcer la protection des individus contre les risques liés à l’amiante et améliorer l’évacuation de ces déchets, il lui demande de bien vouloir préciser les mesures envisagées pour faciliter les démarches d’évacuation des matériaux amiantés par les particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1057</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5478</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Conséquences de la circulaire « Borloo » sur les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1057. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, au sujet de la circulaire du 17 février 2010 relative à la maîtrise des activités au voisinage des installations nucléaires de base (INB) susceptibles de présenter des dangers à l’extérieur du site, dite circulaire « Borloo ». En droit, la loi 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi TSN », fixe le cadre juridique nécessaire à la maîtrise des activités autour des installations nucléaires de base. La maîtrise de l’urbanisation et des activités dans l’environnement des installations nucléaires de base doit notamment être réalisée par des servitudes d’utilité publique, conformément à l’article 31 de loi susmentionnée. La circulaire en date du 17 février 2010, dite circulaire « Borloo », a complété la loi du 13 juin 2006 en précisant les modalités de maîtrise des activités autour des installations nucléaires. Concrètement, sur la base des informations techniques communiquées par la division territoriale de l’autorité de sûreté nucléaire à propos des zones de dangers, les préfets doivent informer les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale ayant compétence en matière d’urbanisme concernés. La circulaire indique de privilégier un développement des activités à l’extérieur de cette zone. À l’intérieur de cette zone, le texte permet de refuser les projets qui s’avéreraient incompatibles avec les objectifs de sécurité des populations concernées, ou de prescrire des conditions les rendant acceptables en application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Reste que si cette circulaire n’était mise en place que de façon transitoire à l’origine, à ce jour, elle perdure et engendre des difficultés pour les projets d’urbanisme des communes ayant des centrales ou des établissements nucléaires implantés sur leur territoire. Ces communes, regroupées au sein de l’ARCICEN (Association des représentants des communes d’implantation de centrales et établissements nucléaires), font l’objet de nombreux recours administratifs vis-à-vis des projets d’urbanisme qu’elles souhaitent mettre en place, alors même que ceux-ci sont nécessaires pour la création de logements, d’écoles, de gendarmeries ou encore de maisons de santé, face à la hausse d’habitants aux abords des centrales. Dans l’attente du rapport sur la circulaire dite « Borloo » qui était attendu pour le mois de juin 2024 et compte tenu de la mise en application de la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des installations existantes, il semble également nécessaire de prendre des mesures s’agissant de la circulaire dite « Borloo » afin que les communes d’implantation et d’établissements nucléaires puissent mener à bien les projets d’urbanisme utiles à la collectivité publique. Il l’appelle à prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des difficultés engendrées par cette circulaire pour les communes d’implantation et d’établissements nucléaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5479</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Réemploi des voitures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        812. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la perte de valeur afférente à la mise à la destruction prématurée des véhicules essence classés Crit’air 3 dans le cadre du dispositif de la prime à la conversion et ce jusqu’à la prise d’effet de la loi « réemploi des véhicules », au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires. Dans ces conditions, M. le député souhaite savoir s’il est envisagé de donner instruction aux sous-préfets d’engager sans délai dans chaque département l’enlèvement de ces véhicules chez les concessionnaires automobiles et leur stockage temporaire par l’État jusqu’à ce que les véhicules soient gracieusement transmis aux collectivités territoriales organisatrices de la mobilité qui les demanderont. Ces dispositions permettraient d’assurer qu’un maximum de personnes éligibles bénéficient, le jour venu, de voitures à loyer modéré. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5479</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir des fonds du Plan vélo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        839. — 15 octobre 2024. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir des fonds destinés au Plan vélo. En 2023, le budget vélo de l’État atteignait 225 millions d’euros et s’inscrivait dans une enveloppe plus globale de 2 milliards d’euros, destinés à aider les ménages les plus modestes à acheter des vélos, à construire des pistes cyclables ou encore à promouvoir le vélo comme moyen de locomotion décarboné, jusqu’en 2027. Cependant, la lecture des lettres-plafonds envoyées aux ministères révèle que le budget de l’AFIT (Agence de financement des infrastructures de transports) est fixé à 3,7 milliards d’euros, soit une baisse d’un milliard par rapport au budget précédent. Les déclarations du président de l’AFIT inquiètent les défenseurs du vélo, tels que la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), puisqu’il précise que ce nouveau budget entraînera « l’absence d’engagements nouveaux dans le cadre des différents appels à projets lancés. ». À partir de novembre 2023, 400 communes et collectivités ont répondu à un appel à projets d’aménagements cyclables pour un montant global de 125 millions d’euros. Or ce financement est aujourd’hui devenu incertain. Elle lui demande donc quel est l’avenir des fonds du Plan vélo ainsi que le financement des projets initiés par les 400 communes et collectivités depuis novembre 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5479</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique périodique pour les deux-roues motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        840. — 15 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place du contrôle technique périodique pour les deux-roues motorisés, une mesure imposée par la Commission européenne à tous les États membres et qui est entrée en vigueur en France le 15 avril 2024, suite à la publication des textes réglementaires du 23 octobre 2023. Cette mesure, bien que présentée comme une avancée en matière de sécurité routière et de protection de l’environnement, suscite une vive opposition de la part des associations de motards et des experts du terrain. Ces derniers remettent en question son utilité réelle et soulignent qu’elle s’apparente davantage à une contrainte injustifiée pour les quatre millions d’usagers concernés, qu’il s’agisse de propriétaires de scooters, de motos ou de véhicules anciens. L’association Fédération française des motards en colère (FFMC), notamment, dénonce une mesure purement punitive, élaborée sans véritable concertation avec les usagers. Sur le plan de la sécurité routière, il est démontré que les défaillances techniques des deux-roues motorisés ne sont responsables que d’une infime fraction des accidents, soit entre 0,3 % et 0,7 %, selon les chiffres fournis par les compagnies d’assurances et corroborés par le rapport européen MAIDS. À titre de comparaison, les accidents causés par un tiers impliqué représentent 70 % des cas, tandis que 30 % des accidents sont liés à des défauts d’infrastructures. Ce constat soulève une question évidente : pourquoi imposer un contrôle technique, alors que ses effets sur la sécurité routière seront négligeables, voire inexistants ? Quant aux arguments environnementaux souvent mis en avant par les partisans du contrôle technique, ils sont également démentis par les études récentes, notamment celles de l’ADEME. Les deux-roues motorisés rejettent, en moyenne, deux à trois fois moins de CO2 que les voitures. Il est donc difficile de justifier cette mesure sur la base d’une amélioration des performances environnementales, d’autant que les inciviques pourront facilement contourner la règle en remettant un pot d’échappement conforme avant le contrôle pour le retirer ensuite. Mme la députée rappelle également que la mise en place de ce contrôle technique constitue une nouvelle atteinte à la liberté de circuler, en particulier pour les amateurs de véhicules anciens, tels que les collectionneurs de cyclomoteurs ou de Solex, qui risquent d’être pénalisés par des frais exorbitants, non seulement pour le contrôle lui-même, mais aussi pour la mise en conformité de véhicules souvent très bien entretenus mais qui ne répondent pas aux normes modernes. Les sanctions infligées pour des défauts mineurs, tels qu’un levier légèrement tordu ou un carénage abîmé, seront disproportionnées et entraîneront des frais injustifiés, pesant lourdement sur les motards. De surcroît, la mise en place du CT2RM alourdit encore un peu plus la charge économique des motards, en comparaison des automobilistes. Un deux-roues parcourant souvent moins de kilomètres qu’une voiture, ses propriétaires devront pourtant se soumettre à un contrôle technique plus fréquent, à des coûts nettement plus élevés, créant ainsi une inégalité de traitement flagrante entre les différentes catégories d’usagers de la route. Cette situation est perçue par beaucoup comme une capitulation face aux lobbies, notamment ceux des grandes sociétés de contrôle technique, dont le principal opérateur se prépare à bénéficier directement de cette nouvelle mesure. L’exemple du groupe Dekra est souvent cité, ce dernier ayant été un acteur clé de la pression exercée au niveau européen pour l’instauration de ce contrôle. Pourtant, ni les données de terrain, ni l’expérience des pays ayant déjà mis en œuvre cette mesure ne plaident en faveur de son efficacité. Mme la députée souligne que la France avait initialement opté pour des mesures alternatives en matière de sécurité des motards, comme autorisé par la Commission européenne. Ces mesures, largement soutenues par les associations de motards et les institutions nationales, avaient permis de clôturer le dossier de manière pragmatique. Toutefois, la décision du Conseil d’État, saisie par quelques associations minoritaires, a renversé ce consensus, imposant le contrôle technique en France au mépris des recommandations du Parlement et du bon sens. À la lumière de ces éléments, Mme la députée demande à M. le ministre de renoncer à la mise en place de ce contrôle technique dans sa forme actuelle. Elle partage l’indignation de la FFMC du Doubs et d’autres associations qui dénoncent une mesure inutile pour la sécurité, injuste pour les motards et manifestement dictée par des intérêts économiques plutôt que par une réelle préoccupation pour le bien commun. En outre, cette décision intervient dans un contexte où d’autres mesures, comme les restrictions liées aux zones à faibles émissions (ZFE), compliquent déjà considérablement la vie des motards, sans pour autant apporter de solutions significatives aux enjeux environnementaux. Ces politiques publiques, perçues comme injustes et déconnectées des réalités du terrain, ne font qu’aggraver la méfiance des citoyens vis-à-vis des institutions nationales et européennes. Elle souhaite donc connaître sa position et savoir s’il entend privilégier une approche plus pragmatique et concertée, fondée sur des données scientifiques et un dialogue ouvert avec les experts du terrain ; la sécurité routière et la protection de l’environnement méritent des solutions intelligentes et inclusives et non des décisions perçues comme arbitraires et punitives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1008</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5480</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Retraite des dockers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1008. — 15 octobre 2024. — M. Julien Gokel attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conditions de départ en retraite anticipée des dockers, qui ont été durcies à la suite de l’application de la réforme des retraites imposée par le Gouvernement en 2023. En effet, le report de l’âge légal contraint désormais les ouvriers portuaires à partir à 60 ans, au lieu de 58 ans comme cela leur était précédemment permis en raison de la pénibilité de leur métier. M. le député souhaite partager le mécontentement des 650 dockers du port de Dunkerque (59), d’autant plus que le Président de la République s’était engagé, lors de sa campagne présidentielle de 2022, à ne pas appliquer cette réforme à ces milliers d’ouvriers en France, qui exercent leur métier dans des conditions difficiles et dangereuses, avec une espérance de vie inférieure de sept à huit ans à celle de la moyenne nationale. Les revendications des dockers visent à faire reconnaître la pénibilité de leur métier, laquelle justifie des aménagements spécifiques en matière de départ en retraite anticipée. Cependant, les négociations engagées entre le Gouvernement et les syndicats pour trouver une issue favorable n’ont pas abouti, en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale de juin 2024. Depuis, les discussions sont au point mort. Il demande donc au Gouvernement s’il entend relancer ces négociations afin de reconnaître pleinement les spécificités des métiers portuaires et de permettre à ces ouvriers de bénéficier d’un départ en retraite anticipée adapté à la pénibilité de leur profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1029</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5481</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Manque de places pour l’examen du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1029. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet du manque de places pour l’examen du permis de conduire en France. En effet, chaque année près d’un million trois cent mille candidats passent leur examen du permis de conduire. Parmi eux, 55 % réussissent du premier coup à obtenir ce précieux sésame. Malheureusement, 45 % se retrouvent souvent dans une impasse lorsqu’il s’agit de repasser l’examen. Et malgré les aides financières existantes qui rendent plus abordable cet examen, les longues périodes d’attentes avant de pouvoir le (re) passer créent un obstacle majeur à l’accès à la mobilité pour de nombreux Français et notamment ceux qui habitent dans des zones rurales. En effet, certains doivent attendre plusieurs mois et parfois reprendre des leçons de conduite pour maintenir leur niveau. Il apparaît donc nécessaire d’augmenter le nombre d’inspecteurs du permis de conduire afin de limiter les délais existants pour l’examen. Le permis de conduire constitue un élément essentiel, pour un bon nombre de concitoyens dans l’obtention d’un emploi, d’un stage ou tout simplement dans leur mobilité. Il l’interroge pour avoir connaissance des solutions que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de faciliter la possibilité de passer et repasser l’examen du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1036</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5481</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pour une capacité professionnelle de la livraison à domicile harmonisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1036. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de faire évoluer la réglementation de la capacité professionnelle en transport applicable aux livreurs à domicile. Les enjeux du secteur imposent en effet d’adapter la régulation afin qu’elle réponde mieux aux évolutions en matière de professionnalisation du métier, de lutte contre la fraude d’amélioration du statut juridique des livreurs opérant dans la livraison urbaine du dernier kilomètre. La livraison urbaine du dernier kilomètre représente un maillon délicat de la chaîne logistique au carrefour de la performance opérationnelle et d’enjeux environnementaux et sociétaux. Depuis la crise sanitaire, les besoins en livraison s’intensifient et le secteur ne cesse d’accélérer a transformation. Dans ce contexte, la capacité professionnelle en transport routier léger de marchandise exigée de certains livreurs à domicile n’apparaît plus adaptée. Cette capacité professionnelle nécessite cent deux heures de formation, elle inclut même de la comptabilité, du droit des sociétés. Elle est inutilement difficile pour les livreurs indépendants travaillant avec les plateformes de livraison et n’exploitant pas leur propre entreprise de transport. Devant la difficulté, certains livreurs auto-entrepreneurs renoncent à l’obtenir pour exercer leur profession et préfèrent encourir une sanction pénale. En revanche, il n’y a aucune obligation de capacité professionnelle s’agissant des livreurs salariés et des livreurs à vélo. Cela crée une iniquité flagrante entre opérateurs du même secteur. Ce manque d’harmonisation réglementaire ne contribue pas à la nécessaire régulation d’un secteur encore insuffisamment contrôlé. Il conviendrait en ce sens de créer deux nouvelles capacités professionnelles en transport, à savoir une capacité en transport micro-capacitaire et une capacité en transport cyclo-logistique. Une « capacité pour tous », harmonisée, facilitant l’accès du plus grand nombre à une formation agréée par l’État, serait une voie pour professionnaliser un métier qui a connu une forte évolution et lutter contre la fraude. Dans ce cadre, les compétences requises seraient plus en phase avec les réalités de la pratique de terrain, mettant davantage l’accent sur la sécurité routière, le partage de l’espace public, les conséquences environnementales et sociétales des activités de livraison à domicile. Un autre chantier serait de faire certifier par France Compétences les formations associées à l’obtention de ces nouvelles capacités professionnelles en transport, elles seraient ainsi éligibles au compte personnel de formation. Ces évolutions, attendues des opérateurs du secteur, nécessiteraient la publication d’un décret en Conseil d’État, suivi d’un arrêté ministériel pour les modalités pratiques d’application. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement compte prendre sur ces enjeux de la livraison à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1048</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5482</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Saturation des infrastructures - transports en communs - Bourgogne-Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1048. — 15 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur une problématique majeure qui affecte la Franche-Comté, mais qui résonne également au niveau national : la saturation croissante des infrastructures de transport en commun. Cette question est particulièrement aiguë dans cette région, où malgré les efforts considérables pour encourager l’utilisation des transports publics, les infrastructures existantes peinent à absorber une demande en forte augmentation. La région Bourgogne-Franche-Comté a su développer une politique ambitieuse en matière de mobilité. Les initiatives en faveur des transports en commun et des mobilités douces se sont multipliées ces dernières années, que ce soit à travers l’amélioration du réseau de transport express régional (TER), le développement de pistes cyclables, ou encore la promotion de l’intermodalité. La région a investi dans le déploiement de pôles d’échanges multimodaux pour favoriser l’articulation entre différents moyens de transport, comme les trains, bus et vélos. Ces efforts, bien qu’indispensables, ne suffisent plus à répondre aux besoins croissants des habitants et travailleurs de la région. Le cas de la ligne TER Besançon-Belfort illustre bien cette situation de saturation. Cette ligne, qui relie deux des plus grandes villes de Franche-Comté, voit une augmentation constante de sa fréquentation. Toutefois, les retards et les surcharges fréquentes des trains engendrent une insatisfaction croissante des usagers. Ils subissent au quotidien les conséquences directes du manque de capacité des infrastructures, rendant les trajets inconfortables et parfois imprévisibles. Alors que les politiques publiques incitent à l’utilisation des transports collectifs pour des raisons écologiques et économiques, la réalité sur le terrain ne suit pas toujours cette ambition. Par ailleurs, la gare de Besançon-Viotte, véritable carrefour pour la région, rencontre des difficultés similaires. Si cette gare a bénéficié de certains aménagements ces dernières années, elle reste insuffisante pour accueillir l’ensemble des voyageurs qui l’empruntent quotidiennement. Le parvis de la gare, tout comme celui de nombreux autres points de connexion dans la région, devient vite saturé aux heures de pointe. Cette congestion rend difficile non seulement l’accès aux transports publics, mais aussi aux autres modes de déplacement doux, comme le vélo. Outre les problèmes de capacité, il est important de souligner que l’état des infrastructures ferroviaires dans certaines zones rurales de Franche-Comté se dégrade. De nombreuses petites lignes, essentielles à la desserte des territoires éloignés, peinent à obtenir les financements nécessaires pour être modernisées. Ces lignes secondaires, pourtant vitales pour assurer une mobilité fluide dans la région, sont souvent négligées par rapport aux grandes lignes TGV. Cela contribue à l’isolement de certaines communes rurales, qui se sentent délaissées dans la stratégie de développement des mobilités régionales. Ce défi infrastructurel ne concerne pas seulement les lignes ferroviaires. Le réseau routier, tout comme les infrastructures cyclables, sont aussi sous forte pression. Le développement de pistes cyclables dans des villes comme Besançon ou Montbéliard est un pas dans la bonne direction, mais les voies restent souvent incomplètes ou mal connectées, limitant ainsi leur efficacité. Les embouteillages routiers aux abords des grandes agglomérations de la région, notamment dans l’axe Belfort-Montbéliard, ajoutent une contrainte supplémentaire à la fluidité des déplacements. D’un point de vue financier, la région Franche-Comté est confrontée à des limitations budgétaires qui freinent l’expansion rapide et nécessaire de ses infrastructures de transport. Bien que des fonds européens et des aides de l’État aient été alloués pour soutenir les efforts en matière de mobilité durable, ces ressources demeurent insuffisantes pour combler les besoins colossaux en matière d’investissement. Par exemple, le coût de la modernisation et de l’extension des infrastructures ferroviaires dépasse largement les capacités financières des collectivités locales. Sans une intervention et un soutien renforcé de l’État, il sera difficile pour la région de répondre efficacement à cette demande croissante. M. le ministre, il est donc impératif que la situation spécifique de la Franche-Comté soit prise en compte dans les futures stratégies nationales en matière de transport. Alors que la France s’engage résolument dans une transition écologique et que les citoyens sont incités à adopter des pratiques de mobilité durable, les infrastructures locales doivent être adaptées pour soutenir cette ambition. Il est essentiel de penser une réponse globale et concertée, avec un soutien accru de l’État, afin de moderniser les infrastructures de transport en commun, de fluidifier les flux dans les gares et pôles d’échanges et de garantir un réseau efficace dans les zones rurales comme dans les agglomérations. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour soutenir, améliorer et développer le transport ferroviaire en Franche-Comté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1051</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5483</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement des projets de création de SERM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1051. — 15 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le financement des services express régionaux métropolitains (SERM). À l’heure de l’urgence climatique et de la réduction des dépendances à la voiture individuelle, les transports en commun sont une solution évidente. Dans les territoires ruraux, tels que le Puy-de-Dôme, ils sont parfois le seul lien qui permet aux habitants de communes éloignées de rejoindre un pôle de centralité. Le ferroviaire constitue un atout tant en matière de services offerts aux populations de ces territoires péri-urbains et ruraux, qu’en terme de transition écologique. Or ces habitants, notamment des zones rurales, sont fortement pénalisés par l’absence d’offre ferroviaire fiable et cohérente. SNCF Réseau a présenté fin 2020 une étude intitulée « Étoile ferroviaire et services express métropolitains » qui identifie le potentiel de développement, dans une trentaine de zones urbaines. Le concept s’appuie sur les flux majeurs de trains express régionaux (TER) existants et envisage de proposer un nouveau service incluant un meilleur cadencement, une multiplication des arrêts ou encore une intégration de l’offre ferroviaire aux services de transports urbains. En septembre 2023, M. le Président Emmanuel Macron annonçait le déblocage par l’État de 700 millions d’euros pour bâtir 10 à 15 « RER métropolitains ». Une enveloppe d’amorçage avec l’idée de doubler la part du ferroviaire dans les déplacements du quotidien autour des grands pôles urbains. Le territoire clermontois a été identifié comme un site de flux de train express régional majeur, sur un axe allant de Vichy à Brassac-les Mines avec une trentaine de trains par jour et par sens. Mme la députée soutient la mise en œuvre d’un service express régional métropolitain sur ce territoire. Un dispositif qui serait pertinent pour relier l’axe Brassac-les-Mines, Issoire, Parent-Coudes, Vic-le-Comte, Longues, Clermont-Ferrand, Riom et Vichy mais aussi l’axe Thiers-Clermont-Ferrand en passant par Vertaizon. Ces services express régionaux métropolitains contribuent à donner une colonne vertébrale de développement territorial en cohérence avec les enjeux climatiques et écologiques globaux. Le 27 juin 2024, le ministère des transports a annoncé la labellisation de quinze projets de services express régionaux métropolitain (SERM). Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont six projets qui sont sélectionnées dont celui du SERM Clermont-Auvergne. Cette labellisation permet de lancer une étude, avec l’aide de la Société des grands projets, précisant les objectifs, la feuille de route pour les atteindre, le plan de financement et la gouvernance du projet. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, Mme la députée insiste pour que cette volonté politique soutenant le déploiement des SERM soit maintenue avec les investissements permettant de mener à terme des projets dont le coût prévisionnel est estimé entre 15 et 20 milliards par le COI (Conseil d’orientation des infrastructures). Elle attire son attention sur l’intérêt du SERM Clermont-Auvergne qui jouera un rôle crucial dans l’attractivité économique et dans la vie des usagers d’un territoire auvergnat trop souvent oublié des politiques publiques en matière de mobilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1052</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5483</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Investissements ferroviaires dans les Hautes-Alpes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1052. — 15 octobre 2024. — Mme Marie-José Allemand interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les investissements ferroviaires nécessaires dans les Hautes-Alpes en vue de l’organisation des jeux Olympiques d’hiver en 2030 dans les Alpes françaises. Compte tenu de la spécificité du territoire haut-alpin, des investissements importants devront être engagés en vue de cette échéance, afin de faciliter l’acheminement des spectateurs. En particulier, le train de nuit représente une offre de transport à laquelle les Hauts-Alpins sont extrêmement attachés et qui constitue une solution efficace tant pour l’accessibilité du territoire que pour son développement économique et touristique. Aussi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la mise en place d’une offre de train de nuit ambitieuse sur l’ensemble du territoire. Elle souhaite notamment qu’il lui précise quand le renouvellement du parc de trains de nuit sera engagé, dans quelles proportions et si une augmentation du nombre de voitures est prévue. Enfin, dans l’éventualité où des travaux devaient survenir sur la ligne principale à des périodes de fréquentation plus importantes, elle lui demande qu’une sécurisation de la circulation des trains, à l’aide d’itinéraires bis, soit systématiquement garantie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5484</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Cumul des avantages vieillesse et des indemnités journalières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        802. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi au sujet de l’application de l’article 26 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 sur les conditions du cumul des avantages vieillesse et des indemnités journalières. Le décret du 12 avril 2021 fixe les dispositions relatives aux règles de calcul pour le cumul des indemnités journalières et des avantages vieillesse. Il précise que la limite du nombre d’indemnités journalières mentionnée à l’article L. 323-2 du code de la sécurité sociale est fixée à soixante jours pour l’ensemble de la période pendant laquelle l’assuré perçoit un avantage vieillesse à compter de l’âge prévu. L’article 26 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 en son 8° vient modifier au 1er septembre 2023 l’article L. 323-2 du code de la sécurité sociale en excluant de son application les personnes mentionnées à l’article L. 161-22-1-5 du même code. En application de cette mesure, les personnes bénéficiant d’une retraite progressive ne seront plus concernées par les conditions de l’article L. 323-2 du code de la sécurité sociale. Cette modification normative peut s’apparenter à une correction du décret du 12 avril 2021. Si cette rectification n’est pas assortie d’un principe de rétroactivité, il pourra être constaté une différence de traitement entre les assurés. Il l’interroge pour prendre connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour accompagner la mise en place de cet article et assurer un traitement équitable des assurés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5484</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Durée de versement des indemnités journalières dans le cadre d’une ALD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        803. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les indemnités journalières des patients atteints d’affections de longue durée (ALD). Actuellement, ces patients bénéficient d’une période maximale de versement des indemnités journalières fixée à trois ans. Au terme de cette période, ils ne peuvent plus y prétendre, à moins qu’une année entière ne se soit écoulée sans nouvel arrêt maladie. Cette condition pose particulièrement problème aux patients souffrant de graves pathologies, comme le cancer, mais qui continuent d’exercer une activité, leur permettant souvent de se changer les idées. Leur état de santé demeurant incertain, il est presque impossible de passer une année sans nécessiter d’arrêt. Cela peut entraîner des problèmes financiers, particulièrement délicats en fin de vie. Dans ce contexte, elle lui demande s’il est envisageable d’instaurer un mécanisme ponctuel s’adaptant à l’évolution de l’état de santé de chaque patient souffrant de maladies graves ou chroniques afin d’éviter les difficultés financières auxquelles font face les patients en fin de vie, ainsi que leurs aidants, lorsque les indemnités journalières cessent après trois ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5484</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des élus locaux salariés en cas d’arrêt maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        857. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des élus locaux, par ailleurs salariés, en cas d’arrêt maladie. Ces élus, dans le cas d’un arrêt de travail, peuvent, sous réserve de l’accord formel préalable et explicite de leur médecin traitant, continuer d’exercer les responsabilités liées à leur mandat en vertu des articles L. 323-6 et R. 323-11-1 du code de la sécurité sociale, issus de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 (dite « loi engagement et proximité »). À défaut d’un accord écrit médical explicite, ils peuvent se voir réclamer le remboursement des indemnités journalières, voire être sanctionnés financièrement. Il arrive que des élus, de bonne foi, se voient pris en défaut et ainsi placés dans une situation qui peut s’avérer dramatique. Et des médecins eux-mêmes peuvent parfois, par méconnaissance de cette règle, les mettre en situation délicate. En dépit des efforts d’information de l’Association des maires de France, à travers son guide de l’élu local ou de la communication développée par l’assurance maladie à partir du site ameli.fr, il convient de reconnaître que les dispositions de loi de 2019 sont encore trop peu connues des élus. Il en résulte de nombreux contentieux. Pour remédier à cela, la diffusion d’un nouveau formulaire CERFA d’arrêt de travail a été annoncée. Ce document à renseigner devrait contenir une mention spécifique pour les élus locaux. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer sous quel délai il sera mis à la disposition des élus et médecins prescripteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5485</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Difficultés de recrutement dans le secteur industriel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        858. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les difficultés de recrutement dans le secteur industriel. L’institut Rexecode a publié, en mai 2023, une étude soulignant les difficultés pour plus de trois entreprises sur quatre à recruter, notamment dans le secteur industriel. Les difficultés de recrutement s’expliquent notamment par le fait que seulement un jeune sur deux garderait un métier en lien avec sa formation. L’autre moitié changerait totalement de voie après son bac professionnel ou son certificat d’aptitude professionnelle (CAP). En effet, selon cette étude, certains jeunes ont été orientés vers ces formations professionnelles sans réelle motivation. D’autres seraient découragés par la mobilité géographique entre leurs lieux de vie et de formation et leurs bassins d’emploi. Alors que la réindustrialisation française est vitale pour les territoires et cruciale pour l’économie, M. le député souhaiterait connaître les mesures que compte mettre en œuvre Mme la ministre afin de résorber les difficultés de recrutement. Il souhaiterait également connaître les actions qui seront mises en œuvre afin de répondre aux attentes des étudiants, notamment en adaptant les centres de formation aux besoins de chaque territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5485</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Fermeture de l’usine MA France et conditions des entreprises sous-traitantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        859. — 15 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la fermeture de l’usine MA France, sous-traitante de l’entreprise automobile Stellantis, située à Aulnay-sous-Bois. Cette usine, qui ferme pour être délocalisée en Turquie, employait 280 salariés et 150 intérimaires, qui perdent aujourd’hui leur emploi. Alors que beaucoup y travaillaient depuis plus de 20 ans, les indemnités de départ leur ayant été proposées sont résiduelles au regard de leur investissement durant de longues années de travail et les propositions de reclassement de l’entreprise sont parfois à plus de 300 kilomètres de leur domicile. La moyenne d’âge de ces salariés est de 50 ans, beaucoup auront du mal à retrouver un emploi. Alors que Stellantis a annoncé début 2024 verser près de 8 milliards de dollars à ses actionnaires (sous forme de rachats d’actions et de dividendes) et vient d’annoncer augmenter son taux de distribution de dividendes pour 2025, Mme la députée demande à Mme la ministre ce qu’elle compte mettre en œuvre pour prévenir ces entreprises, qui réalisent de très larges bénéfices, de continuer en parallèle à réduire leurs coûts du travail, au détriment des employés. Elle lui demande également ce qu’elle compte mettre en œuvre pour améliorer les conditions d’emploi et de salaires des salariés des entreprises sous-traitantes, qui représentent aujourd’hui près de 30 % des emplois en France et qui ont des conditions de salaire et d’emploi dégradées et subissent des risques du travail élevés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5485</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Accompagnement des ex-salariés de Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        880. — 15 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés de l’entreprise Milee, ex-Adrexo, en grande difficulté suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise prononcée le 9 septembre 2024. Depuis cette date, plusieurs milliers d’employés n’ont toujours pas reçu leur salaire du mois d’août, alors même que la liquidation de l’entreprise a entraîné la fin de leur contrat de travail sans notification officielle de licenciement. Cela empêche ces salariés de prétendre à leurs droits au chômage, aggravant ainsi une situation déjà critique pour de nombreuses familles qui se retrouvent sans ressources pour subvenir à leurs besoins élémentaires. Plusieurs témoignages font état de difficultés pour payer les charges courantes, voire de découvert bancaire pour certains salariés, dans un contexte où aucune solution immédiate ne leur est proposée. Ces salariés, souvent en situation de précarité ou en emploi à temps partiel, dépendent entièrement de ces revenus. Or, malgré les promesses d’une indemnisation rapide via les mécanismes d’assurance garantie des salaires (AGS), la réalité est que nombre d’entre eux attendent toujours leur salaire ainsi que leur solde de tout compte. Cette situation insoutenable provoque une détresse économique et psychologique importante au sein de ces ménages. M. le député souhaiterait donc savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le versement des salaires dus aux salariés de Milee, ainsi que pour accélérer l’envoi des lettres de licenciement afin que ces derniers puissent bénéficier de leurs droits à l’assurance chômage dans les plus brefs délais. Il demande également si des aides spécifiques sont envisagées pour soutenir les familles en attendant la résolution complète de ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5486</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Vojetta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Compte personnel de formation (CPF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        904. — 15 octobre 2024. — M. Stéphane Vojetta attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les difficultés rencontrées par les Français résidant à l’étranger pour accéder et utiliser leur compte personnel de formation (CPF). En effet, dans le cadre de projets d’installation ou de reconversion professionnelle, de nombreux Français expatriés souhaitent mobiliser les droits accumulés sur leur CPF pour entreprendre des formations. Bien que les droits acquis demeurent inscrits sur leur compte, même après un départ à l’étranger et puissent être utilisés via la plateforme « MonCompteFormation (MCF) » pour des formations à distance ou en France, l’accès à l’espace personnel du CPF semble poser problème. Il serait conditionné par la nécessité de fournir une adresse postale et un numéro de téléphone français, créant ainsi une barrière pour les Français établis hors de France. Dans un contexte de mobilité croissante, tant au sein de l’Union européenne que via les formations à distance, il paraît regrettable que ces citoyens ne puissent pas accéder facilement aux droits qu’ils ont acquis. Il lui demande donc si des mesures spécifiques sont envisagées pour permettre aux Français vivant à l’étranger d’accéder à leur CPF sans contraintes liées à leur situation géographique ou contractuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5486</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Tenue des engagements concernant les centres sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        922. — 15 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation actuelle des centres sociaux, pour rappeler les engagements pris en mars 2024 par le gouvernement de M. Attal, ainsi que par la Caisse d’allocations familiales (CAF), la mutualité sociale agricole (MSA) et les autres principaux partenaires. Ces engagements avaient été pris devant la situation préoccupante des centres sociaux : difficultés financières, crise du recrutement, surcoûts variés non absorbés par les subventions… Le risque de fermetures massives à l’horizon 2026 est réel. La mise en place d’un fonds d’urgence pour aider les centres sociaux était l’un de ces engagements. Ce fonds a été alimenté, mais pas à la hauteur des besoins (11,5 millions d’euros sur les 65 millions d’euros nécessaires à la sauvegarde des centres en difficulté). L’ouverture d’une réflexion sur la coopération et la simplification administrative entre tous les acteurs du social était un autre engagement, devant commencer en 2025. La dématérialisation des demandes d’aide sociale sur de multiples plateformes (CAF, mairies, départements, régions, État) ne permet pas la bonne communication et la bonne coopération entre les différents services. Enfin, la mise en place de la convention nationale pour faire face au vieillissement de la population, signée mais non financée aujourd’hui, était un autre de ces engagements. Les centres sociaux peuvent pourtant être à la pointe de la lutte contre l’isolement des personnes âgées, avec des moyens suffisants. Alerté par les centres sociaux qui font face à des risques de déficit, d’augmentation des tarifs, d’annulation des activités voire de fermeture pure et simple, il souhaite savoir quels engagements seront tenus par le Gouvernement et dans quelle mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>984</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5486</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Budget de La Poste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        984. — 15 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’annonce d’une coupe budgétaire de 50 millions d’euros sur le contrat de présence postale territoriale, mise en œuvre dès 2024, suite à une décision de Bercy. Cette coupe suscite de vives inquiétudes, non seulement chez les responsables de La Poste, mais également parmi les élus locaux et les acteurs des territoires concernés. Ce contrat, signé pour la période 2023-2025, est pourtant essentiel pour le maintien et le fonctionnement des 7 000 agences postales communales et des 3 000 relais commerçants répartis sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Ce réseau postal garantit un accès aux services publics de proximité, notamment pour les personnes les plus vulnérables et contribue à l’aménagement du territoire. Cette réduction budgétaire pose plusieurs problèmes majeurs. D’abord, elle met en péril la mission de service public de La Poste, telle qu’elle est définie par la loi postale de 2010. La Poste, déjà confrontée à un déficit estimé à 348 millions d’euros par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), ne pourra plus maintenir un service de qualité sans les financements prévus. Concrètement, cela signifie que l’ouverture de nouveaux points de contact, pourtant prévue dans le cadre du contrat, pourrait être remise en cause. Pire encore, certaines agences postales communales pourraient fermer, menaçant ainsi la présence postale dans de nombreuses zones rurales. Ces agences jouent un rôle clé dans la vie quotidienne des habitants, en particulier pour l’accès aux services financiers, à la médiation sociale et pour la perception des retraites et des minima sociaux. Le risque de démantèlement de ces agences est d’autant plus préoccupant qu’il intervient dans un contexte où les communes rurales, déjà confrontées à des difficultés financières, pourraient se retrouver à devoir compenser ce manque de moyens. Il est important de rappeler que ces services postaux ne relèvent pas directement des compétences des communes et que celles-ci n’ont pas les ressources pour prendre en charge ce surcroît de charges. Une telle situation pourrait donc aggraver les inégalités entre les territoires, au détriment des habitants des zones les plus isolées, qui sont souvent les plus dépendants de ces services de proximité. Par ailleurs, cette coupe budgétaire intervient à un moment où les coûts de fonctionnement augmentent, notamment en raison de l’inflation. De nombreux élus craignent que cette réduction ne devienne permanente, car les précédentes coupes budgétaires dans des secteurs similaires ont souvent été maintenues sur le long terme. Cela envoie un signal préoccupant aux élus locaux, d’autant plus que plusieurs engagements pris par l’État dans des contrats précédents n’ont pas été tenus. Ce décalage entre les discours en faveur du maintien des services publics de proximité et les décisions budgétaires de Bercy est perçu comme un très mauvais signe, surtout dans les territoires ruraux où les habitants expriment déjà une forte insatisfaction face à la dégradation des services publics. Il demande donc quelles mesures elle entend prendre pour garantir le maintien des services postaux en zone rurale, dans les banlieues et en outre-mer. Comment l’État peut-il honorer ses engagements dans le cadre du contrat de présence postale territoriale, tout en assurant un financement suffisant pour les années à venir et enfin, quelles sont les alternatives envisagées pour éviter que cette coupe budgétaire n’entraîne la fermeture de points de contact essentiels et ne vienne creuser encore davantage la fracture territoriale. Le rôle de La Poste dans l’aménagement du territoire est crucial et sa mission de service public ne peut être sacrifiée pour des raisons purement budgétaires. Il souhaite connaître sa position sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1007</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5487</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prise en compte des trimestres de travaux d’utilité collective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1007. — 15 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les trimestres TUC (travaux d’utilité collective). La réforme de 2023 prévoit que les travaux d’utilité collective soient pris en compte dans l’ouverture des droits à la retraite. À ce jour, les dispositifs réglementaires nécessaires pour la prise en compte des trimestres réputés cotisés en qualité de TUC n’ont pas été mis en place. Cette reconnaissance est indispensable pour de nombreux assurés qui ont participé aux TUC et qui méritent la reconnaissance de leurs efforts dans le calcul de leurs droits à la retraite. C’est pourquoi elle lui demande ce qu’elle compte faire pour accélérer la publication des décrets nécessaires à cette reconnaissance des TUC dans le calcul des droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1009</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5487</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Versement des pensions de réversion pour les défunts du secteur privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1009. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le sentiment d’injustice éprouvé par certains retraités au sujet des modalités de versement de la pension de réversion d’un défunt qui a travaillé dans le privé. À la différence des pensions de réversion des défunts du secteur public, la pension est en effet soumise à des conditions de ressources lorsque le défunt travaillait dans le privé. Si les veuves et veufs sont essentiellement des femmes et que les inégalités salariales ont longtemps escamoté ce sujet, le nombre de personnes qui ne pourront pas toucher la pension de réversion d’un conjoint défunt va aller en s’accroissant. Les veufs et veuves de la classe moyenne seront en particulier les plus pénalisés, avec une chute de niveau de vie qui peut être brutale. Dans ces conditions, Mme la députée souhaiterait savoir si l’harmonisation du versement des pensions de réversion des secteurs public et privé est envisagée à plus ou moins long terme. Par ailleurs, une modification de l’article D. 353-1-1 du code de la sécurité sociale afin de lisser l’effet de seuil pourrait être opportun, aussi Mme la députée souhaiterait connaître la position de Mme la ministre sur l’opportunité d’introduire une telle mesure lors de l’examen de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale. Enfin, afin de limiter l’impact de ces dispositions pour les veufs et veuves des classes moyennes, elle lui demande si une augmentation du plafond est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1038</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5487</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Licenciement des employés de maison rémunérés via le dispositif CESU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1038. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi au sujet du licenciement des employés de maison rémunérés via le dispositif chèque emploi service universel (CESU) dans le cas du décès du bénéficiaire. Il apparaît que depuis la transformation de « Pôle emploi » en « France Travail », l’échange d’informations doit se faire par voie dématérialisée pour l’utilisation du dispositif CESU. Avant la dématérialisation, il était possible de procéder au licenciement des employés de maison rémunérés via le CESU en adressant le solde de tout compte et une attestation papier à « Pôle Emploi ». En application de la dématérialisation, les familles et les notaires sont confrontés à plusieurs difficultés. En cas de décès d’un employeur, certains acteurs ne disposent pas des codes qui permettent d’accéder à l’espace employeur du défunt. De plus, après le décès, il n’est plus possible d’utiliser les anciennes attestations et il est impossible d’avoir accès à la nouvelle attestation. Enfin, la transmission des éléments de licenciement doit être effectuée sur un « espace employeur », or il est impossible de créer cet espace pour une personne décédée. Par conséquent, les employés au chômage en raison du décès de leur employeur ne sont pas en mesure de percevoir les indemnités légales, ce qui est particulièrement dommageable. Aussi, il apparaît nécessaire d’aménager le dispositif de transmission des informations à « France Travail » pour le licenciement d’un employé de maison rémunéré via le CESU en raison du décès du bénéficiaire. Pour cela, il pourrait être créé un espace professionnel, qui permettrait, sous réserve de justification, au notaire ou à toute personne mandatée d’effectuer ces démarches essentielles. Il l’interroge pour avoir connaissance des solutions que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour adapter la procédure de licenciement d’un employé de maison rémunéré via le CESU dans le cadre du décès du bénéficiaire aux réalités du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1045</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5488</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Faible revalorisation des tarifs pour les chauffeurs de taxi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1045. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la faible revalorisation des tarifs pour les chauffeurs de taxi. Plusieurs syndicats, dont la Fédération des taxis de Champagne, ont manifesté devant les locaux de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Aube afin d’alerter sur leur situation. En effet, ils dénoncent notamment une nouvelle convention qui serait mise en place avant la fin de l’année 2024 sans négociation. Depuis plusieurs années, les chauffeurs de taxi font face à une augmentation conséquente de leurs charges, dans un contexte d’inflation, notamment sur le carburant. Les missions des taxis sont essentielles pour les Français et pour le territoire aubois, où l’accès aux soins se concentre principalement dans la ville de Troyes et sa périphérie. De surcroît, avec la nouvelle tarification, le transport sanitaire sera plus compliqué. Face à cette situation difficile pour les chauffeurs de taxi, il souhaiterait connaître les mesures qu’elle compte prendre afin de remédier à cette situation. Il souhaiterait également savoir si les tarifs seront revalorisés dans ce contexte inflationniste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1054</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5488</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Impact des clauses de non-concurrence sur l’activité de France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1054. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Brun interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’article L. 134-14 du code du commerce qui prévoit la possibilité pour les entreprises d’inclure une clause de non-concurrence dans le contrat de travail. Selon cet article, une telle clause peut s’étendre jusqu’à deux ans et concerner le secteur géographique et l’activité du travail du salarié pour l’entreprise. Bien souvent, il handicape le retour à l’emploi en cas de départ de l’entreprise, y compris dans le cas des ruptures conventionnelles, dont le nombre connaît une hausse forte et continue (132 428 en 2024, en hausse de 3,2 % par rapport à 2023). Si les clauses de non-concurrence peuvent s’entendre pour certaines activités, de nombreux secteurs, tels que l’immobilier, y ont désormais recours. Or en plus des difficultés posées aux travailleurs qui doivent bien souvent allonger considérablement leur temps de trajet quotidien pour retrouver un emploi, les clauses de non-concurrence handicapent l’action d’accompagnement de France Travail sur le terrain et augmentent de façon évitable les dépenses d’indemnisation chômage. Dans le contexte de pression sur les finances publiques accrue, il lui demande ce que prévoit le Gouvernement pour mieux encadrer géographiquement et sectoriellement les clauses de non-concurrence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1055</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5488</pageJO><datePublication>2024-10-15</datePublication><noPublication>20240027</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Revoir les conditions du contrat d’engagement éducatif (CEE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1055. — 15 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail des animateurs en colonie de vacances et les risques que ces conditions font peser sur la sécurité des enfants. Les animateurs des centres d’accueil collectif des mineurs sont employés sous le régime du contrat d’engagement éducatif (CEE). Il s’agit d’un contrat particulier qui déroge aux normes classiques du droit du travail sur plusieurs aspects importants, notamment en matière de temps de travail, de repos et de rémunération. Ces animateurs peuvent ainsi travailler de très longues journées, ce qui est nécessaire pour garantir une surveillance pérenne des enfants et adolescents pris en charge. Néanmoins, cette condition ne permet pas de respecter les temps de repos minimums prévus pour le code du travail, tout en percevant une rémunération bien inférieure aux standards en vigueur. Cette situation fait naître des conditions de fatigue extrêmes chez ces animateurs qui doivent souvent, en plus de leurs responsabilités d’encadrement, assurer le transport des enfants et des adolescents, notamment en prenant le volant de minibus qui ne nécessite pas de permis spécifique. Ainsi, la combinaison d’une fatigue extrême et d’une responsabilité aussi importante que la conduite d’un véhicule est source de dangers, comme l’ont montré les récents accidents mortels. Des enfants et des adolescents ont perdu la vie dans des accidents provoqués par l’endormissement au volant d’animateurs épuisés. Ces drames, qui auraient pu être évités si des conditions de travail décentes avaient été respectées, mettent en lumière l’urgence d’une réforme du contrat d’engagement éducatif (CEE). Il est urgent de revoir le contrat d’engagement éducatif (CEE) afin de l’aligner sur les normes minimales du droit du travail, notamment en instaurant un temps de repos quotidien et hebdomadaire obligatoire, ainsi qu’en limitant la durée des journées de travail pour éviter l’épuisement. Par ailleurs, il est nécessaire de revoir la taille des groupes d’enfants confiés à chaque animateur. Des effectifs trop importants accroissent la charge mentale et physique des encadrants, augmentant ainsi le risque d’accidents. Une réduction du nombre d’enfants par animateur permettrait un encadrement plus attentif et sécurisé. La sécurité des enfants doit être une priorité absolue dans le cadre des activités de loisirs et de vacances encadrées par l’État et les collectivités. Or ce cadre contractuel, en dérogeant aux règles fondamentales du droit du travail, compromet la sécurité non seulement des enfants, mais aussi celle des animateurs eux-mêmes, qui ne peuvent assurer leurs missions dans des conditions acceptables. Alors que la sécurité et le bien être des enfants doivent être au cœur des priorités, elle lui demande comment justifier le maintien d’un cadre contractuel qui met en danger à la fois ceux qui encadrent et ceux qui sont encadrés.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>