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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-10-22" NumJO="20240028" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>1061</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5512</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Assouplissement des mesures pour remboursement frais d’équarrissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1061. — 22 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des éleveurs, confrontés à une recrudescence des attaques de loups sur leurs troupeaux. Si des mécanismes d’indemnisation sont en place pour soutenir ces professionnels face aux pertes subies, les règles actuelles encadrant la prise en charge des frais d’équarrissage demeurent si rigides et complexes qu’elles privent souvent les éleveurs du remboursement intégral auquel ils devraient avoir droit. L’équarrissage, pourtant essentiel pour prévenir tout risque sanitaire après une attaque, représente un coût non négligeable pour les éleveurs. Selon les données disponibles, les frais se situent entre 70 et 150 euros pour une vache et entre 15 et 30 euros pour un mouton. Bien que l’État soit censé prendre en charge ces dépenses, la réalité sur le terrain est toute autre. Les éleveurs se heurtent à de multiples obstacles administratifs et à des conditions si restrictives qu’elles rendent leur indemnisation quasi inapplicable. Par ailleurs, les mesures de protection imposées pour prétendre à cette indemnisation, telles que l’installation de clôtures électrifiées, le recours à des chiens de protection ou encore le gardiennage des troupeaux, engendrent des coûts supplémentaires. Ces mesures, bien que nécessaires, sont financièrement hors de portée pour de nombreux éleveurs, notamment les petits exploitants des zones rurales déjà en difficulté. À ces dépenses viennent s’ajouter les pertes d’animaux, ce qui aggrave encore plus leur précarité. De surcroît, la hausse continue des frais d’équarrissage, alimentée par la crise énergétique et la saturation des installations de traitement, rend la situation encore plus critique. De nombreux éleveurs se retrouvent dans l’incapacité de financer ces coûts, contribuant ainsi à la détérioration de leur situation économique déjà fragile. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir et d’assouplir les règles d’indemnisation, afin qu’elles soient en adéquation avec la réalité quotidienne des éleveurs et qu’ils puissent enfin bénéficier d’une prise en charge intégrale, comme cela avait été initialement prévu. Il apparaît urgent que les mesures de protection exigées soient adaptées aux divers contextes locaux et que les démarches administratives, tout comme les exigences financières, soient allégées pour ne plus représenter un obstacle supplémentaire. Il en va de la survie de nombreux élevages, qui jouent un rôle central dans la préservation des territoires ruraux et le maintien de la biodiversité. Elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour alléger ce fardeau et garantir une meilleure protection économique des éleveurs concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1062</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5512</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité de la modulation « formation expérience » de la DJA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1062. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés posées par les critères d’éligibilité de la modulation « formation expérience » de la dotation jeunes agriculteurs (DJA). Cette dotation est l’un des principaux dispositifs du second pilier de la Politique agricole commune (PAC) en apportant une aide à l’installation essentielle au renouvellement des générations en agriculture. Différents critères permettent de bénéficier de cette aide dont le montant de base va de seize mille à trente-deux mille euros. Des modulations peuvent venir compléter ce montant, notamment la modulation « formation expérience » qui permet à un jeune agriculteur qui dispose d’une formation agricole d’un niveau bac +2 ou plus, ou d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans à mi-temps sur les quatre dernières années en tant que salarié agricole en dehors de l’exploitation reprise et de l’exploitation familiale, en service de remplacement ou au sein d’un groupement d’employeurs, de bénéficier d’une aide supplémentaire de six mille euros. Toutefois, la prise en compte de l’expérience professionnelle du demandeur n’est examinée que sur les quatre dernières années, pénalisant ainsi les salariés agricoles de longue date dont le temps de travail est inférieur à un mi-temps sur cette période. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend porter au niveau européen une réforme du mode de calcul de la modulation « formation expérience » de la dotation Jeunes Agriculteurs afin de tenir compte de l’expérience tout au long de la vie professionnelle et ainsi permettre à davantage de jeunes de bénéficier de ce complément à l’aide à installation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1063</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5513</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés des horticulteurs dues à la sècheresse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1063. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les horticulteurs, particulièrement dans les départements qui manquent d’eau, comme chez M. le député dans l’Aude. En effet, la sécheresse et les restrictions d’eau qui en découlent ont eu cette année de graves conséquences sur la production de fleurs. Les collectivités n’achètent presque pas de fleurs, voire plus du tout, ce qui représente d’importantes pertes pour les professionnels de ce secteur si bénéfique pour la biodiversité et pour l’environnement. Les restrictions d’eau sont annoncées tardivement comme cette année, sauf que tout est déjà prêt dans les pépinières. Une grande partie de la marchandise a dû être jetée et les horticulteurs sont dans le flou pour l’année prochaine car ils doivent commander les boutures dès à présent. Il lui demande quelles mesures elle va prendre pour accompagner les horticulteurs et si elle compte leur donner des perspectives pour l’année qui arrive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1064</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5513</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente à perte des produits agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1064. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de préserver le revenu des agriculteurs en interdisant la vente à perte des produits agricoles issus de l’élevage, de la viticulture et de l’agriculture. La colère des agriculteurs est légitime quand il est fait état que la quasi-totalité des filières agricoles vend en-dessous de ses coûts de production et ne peut pas se dégager de salaire. Pour les éleveurs bovins en particulier, la situation est catastrophique. Pour illustrer ce propos, elle peut citer à titre d’exemple un éleveur du Nord de la Seine-et-Marne rencontré en février 2024 qui lui expliquait devoir vendre aux distributeurs 5,40 euros un kilo de viande dont la production lui coûtait environ six euros, sans savoir combien le négociant le revendra par la suite. Outre ce manque à gagner, il doit faire face à des délais de paiement d’un mois qui fragilisent encore davantage son exploitation. Certes la loi dite « EGalim » de 2018 prévoit que les prix payés aux agriculteurs tiennent compte de leurs coûts de production, pour éviter qu’ils ne vendent à perte, mais elle n’est pas suffisamment appliquée et les contrôles de la direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les négociations commerciales ne sont pas assez efficaces pour s’assurer de la préservation du revenu des producteurs agricoles. Afin de lutter contre ces pratiques commerciales injustes qui induisent une mort programmée de l’agriculture française, elle lui demande quelles mesures elle envisage de mettre en place afin que les agriculteurs ne subissent plus une vente de leurs productions insuffisamment rémunératrice du fait de la pression sur les prix de l’agro-industrie comme de la grande distribution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1065</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5513</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des troupeaux face aux attaques des loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1065. — 22 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la recrudescence des attaques de loups sur les troupeaux dans de nombreuses régions de France et particulièrement dans le Doubs. Les agriculteurs, éleveurs de bovins et autres espèces, se retrouvent dans une situation désespérée, incapables de protéger leurs troupeaux efficacement et devant faire face aux coûts croissants des attaques. Malgré les efforts du plan loup (2024-2029), les éleveurs dénoncent des lacunes importantes, notamment sur les critères de tir dans les parcelles voisines et sur la lourdeur administrative liée au remboursement des frais d’équarrissage, qui ne sont que partiellement ou très lentement pris en charge. Problème de la régulation des loups dans les parcelles voisines : une urgence pour les bovins. Le loup, protégé par la directive Habitats de l’Union européenne, a vu sa population considérablement augmenter en France ces dernières années. Si sa présence dans notre écosystème est certes un signe de santé écologique, il n’en demeure pas moins que cette prolifération pose des problèmes majeurs pour les éleveurs, qui peinent à protéger leurs troupeaux de plus en plus souvent attaqués. Les dispositifs actuels de tirs de défense, qui permettent aux éleveurs d’abattre des loups après des attaques avérées, sont jugés trop restrictifs et inadaptés à la réalité des menaces. Aujourd’hui, les critères de tir en vigueur dans le Plan Loup sont surtout concentrés sur les troupeaux ovins et n’autorisent le tir que dans les parcelles directement touchées par une attaque. Cela laisse les éleveurs bovins particulièrement vulnérables, car les loups, comme l’ont souligné de nombreux agriculteurs, ne s’arrêtent pas aux clôtures et peuvent s’attaquer à des parcelles voisines en l’absence de toute mesure préventive. Le cadre légal actuel oblige les éleveurs à attendre qu’une attaque ait lieu dans leur propre parcelle pour réagir, ce qui entraîne des pertes supplémentaires et injustifiées. Le département du Doubs est une zone particulièrement touchée, notamment en raison de sa proximité avec la Suisse, où la régulation des loups est beaucoup plus stricte. En 2023, la Suisse a procédé à une réduction significative de sa population lupine, abattant près de 50 loups en seulement deux mois pour prévenir les risques d’attaques massives. Cela a eu pour conséquence directe une migration accrue des meutes de loups vers le territoire français, où les régulations sont plus souples, exposant ainsi les éleveurs de régions frontalières comme le Doubs à une pression accrue. En 2023, la Bourgogne-Franche-Comté a recensé 252 attaques de loups, un chiffre en augmentation alarmante par rapport aux années précédentes, touchant à la fois les bovins et les ovins. Il est essentiel de reconnaître que la menace lupine ne se limite pas à la parcelle initialement attaquée et que les troupeaux bovins, tout autant que les ovins, sont des cibles privilégiées des prédateurs. Les éleveurs appellent à une extension des critères de tir aux parcelles voisines, même lorsque la première attaque concerne des troupeaux d’une espèce différente, car le danger reste le même. Il est crucial que les autorités réévaluent les critères de « non-protégeabilité » des troupeaux bovins, qui rendent aujourd’hui difficile la mise en place de tirs préventifs. Dans de nombreuses exploitations, l’installation de clôtures électrifiées ou de chiens de protection, bien que recommandée, s’avère inadaptée aux réalités des élevages bovins en raison de la configuration des terrains et des coûts exorbitants de ces dispositifs. Indemnisation des frais d’équarrissage : une procédure à revoir. Les éleveurs ne subissent pas seulement la perte directe des animaux tués par les loups. À cela s’ajoutent les frais d’équarrissage, c’est-à-dire les coûts liés à l’enlèvement et à la destruction des carcasses, imposés pour des raisons sanitaires. Ces coûts, qui varient en fonction de l’animal (jusqu’à 150 euros pour une vache), sont souvent un fardeau supplémentaire pour des exploitations déjà fragilisées économiquement par les pertes subies. Si le plan loup prévoit une indemnisation des frais d’équarrissage, de nombreux éleveurs se heurtent à des conditions complexes et à des procédures administratives trop longues pour obtenir ces remboursements. En effet, l’indemnisation de ces frais dépend souvent de la démonstration par l’éleveur qu’il a mis en place des mesures de protection « suffisantes », comme les clôtures ou les chiens de garde, qui ne sont pas toujours applicables dans les zones concernées. De plus, même dans les cas où ces dispositifs sont en place, les loups parviennent souvent à contourner les protections, laissant les éleveurs sans possibilité de prouver leur « bonne foi » dans la mise en œuvre des recommandations du plan loup. Ce manque de flexibilité dans les critères d’indemnisation ajoute une frustration supplémentaire à une situation déjà dramatique. Les délais de traitement des demandes d’indemnisation constituent un autre obstacle majeur. Certains éleveurs rapportent des délais de plusieurs mois, voire plus d’un an, pour recevoir le remboursement des frais d’équarrissage. Ce délai, qui vient s’ajouter au traumatisme psychologique et financier causé par l’attaque, place les éleveurs dans une situation économique intenable, surtout pour les plus petites exploitations, qui ne peuvent se permettre de supporter ces coûts sur leurs fonds propres pendant une période aussi longue. Il semble donc nécessaire d’envisager un assouplissement des critères d’indemnisation et d’instaurer des procédures d’urgence pour les zones où les attaques de loups sont particulièrement fréquentes. Pourquoi ne pas envisager la création d’un fonds d’urgence pour l’équarrissage, permettant aux éleveurs de recevoir un remboursement quasi immédiat des frais engagés, sans attendre de longues démarches administratives qui les plongent dans l’incertitude ? La situation actuelle des éleveurs confrontés aux attaques de loups exige une réponse forte et rapide de la part du Gouvernement. Elle lui demande donc si elle va adapter les critères de tir aux réalités du terrain, notamment en permettant l’action préventive dans les parcelles voisines et en élargissant la protection aux troupeaux bovins, tout aussi exposés que les ovins. Elle lui demande également si elle entend revoir les procédures d’indemnisation des frais d’équarrissage pour alléger les démarches administratives et garantir un remboursement plus rapide, afin de ne pas laisser les éleveurs supporter seuls les conséquences financières de cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1066</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5514</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Réduction de la collecte de lait en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1066. — 22 octobre 2024. — Mme Florence Goulet alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la décision du groupe Lactalis de réduire sa collecte de lait en France. Cette réduction annoncée par un acteur majeur du marché représente une menace supplémentaire pour la pérennité des exploitations laitières, notamment dans les territoires ruraux déjà fragilisés comme la Meuse. La baisse de la collecte provoquerait des difficultés financières majeures pour les exploitations laitières. À cela s’ajoute le risque d’accélération des abandons d’activités dans le secteur, avec des impacts socio-économiques considérables dans les régions concernées. Ce choix purement financier de l’entreprise française, favorisé par les traités de libre-échange et l’abandon de la politique agricole nationale, met en péril l’ensemble de la filière laitière du pays. Elle tient à rappeler que l’entreprise a été subventionnée à plusieurs reprises, y compris par des collectivités territoriales. Qu’en conséquence, les Français ont indirectement financé le développement d’une société qui aujourd’hui va favoriser la vente d’une production agricole étrangère sur le sol national alors même que l’agriculture française connaît de nombreuses difficultés. Aussi, elle lui demande quelles actions sont envisagées pour protéger les producteurs laitiers affectés par cette situation et si des discussions ont été ouvertes avec l’entreprise Lactalis pour lui rappeler l’importance de défendre la filière laitière française et en soutien à la souveraineté alimentaire du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1067</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5515</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Sanctuarisation du dispositif TO-DE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1067. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de sanctuariser le dispositif « TO-DE » (travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi). Imaginé et développé pour répondre aux besoins du secteur agricole, ce dispositif TO-DE permet une exonération partielle de charges sociales pour l’embauche de travailleurs saisonniers, en particulier dans les zones rurales et les secteurs à forte activité saisonnière. Cette mesure est essentielle pour garantir la compétitivité des exploitations agricoles françaises, déjà fragilisées par la concurrence internationale parfois illégale et les aléas climatiques. De nombreux représentants agricoles s’inquiètent d’une possible remise en cause de ce dispositif dans un contexte d’austérité budgétaire. Afin de garantir la compétitivité de notre modèle agricole, il est pourtant crucial de stabiliser et pérenniser ce mécanisme de soutien. Une remise en cause de ce dispositif pourrait entraîner des répercussions désastreuses sur l’emploi saisonnier, notamment dans des territoires comme les Pyrénées-Orientales, où l’agriculture est un pilier économique majeur. Elle lui demande si le Gouvernement s’engage à sanctuariser le dispositif TO-DE lors de ce budget 2025 mais également à moyen terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1068</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5515</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation des agriculteurs après les dernières moissons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1068. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Weber attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation extrêmement préoccupante des agriculteurs de Meurthe-et-Moselle à la suite des récentes moissons. Ces dernières ont été marquées par des pertes de récolte allant parfois jusqu’à 50 % en raison des aléas climatiques, notamment des épisodes de sécheresse prolongée et des pluies abondantes, qui ont gravement affecté les rendements des cultures. Cette crise intervient dans un contexte déjà fragilisé pour les exploitants agricoles, confrontés à la hausse continue des charges et aux importantes pertes liées aux épizooties, notamment la FCO. Pour de nombreux agriculteurs, cette situation met en péril la pérennité de leurs exploitations et risque d’entraîner une crise économique et sociale majeure dans le secteur céréalier. Face à cette situation critique, il est impératif que des mesures rapides et efficaces soient mises en place pour soutenir les exploitants agricoles touchés. Une réponse adaptée est nécessaire pour prévenir des conséquences irréversibles sur le secteur agricole et assurer sa résilience face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents. En conséquence, il lui demande de préciser les mesures d’urgence que le Gouvernement entend déployer pour soutenir ces agriculteurs en difficulté. Il souhaite savoir si des dispositifs de compensation financière seront mis en place pour pallier les pertes de récolte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1069</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5515</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Transition hors-cage des élevages avicoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1069. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessaire et inéluctable transition hors-cage des élevages avicoles. La France se doit d’afficher une position ferme quant à l’interdiction de l’élevage de poules pondeuses en cage et ainsi cesser son double jeu consistant à affirmer détenir l’élevage le plus vertueux au monde tout en maintenant une production d’oeufs de cage. Il faut rappeler que des poules élevées en batteries ne voient pas la lumière du jour, ont des cages de moins de 750 cm2 par animaux, sont sur des sols grillagés, que leurs becs sont brûlés sans anesthésie pour éviter des blessures vu l’exigüité, que certaines perdent leurs plumes et meurent piétinées et qu’en conséquence le risque d’être contaminés par la bactérie Salmonella est beaucoup présent avec des oeufs produits en batterie. C’est ainsi que le système cage a été jugé obsolète et inadapté par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (l’EFSA), organe scientifique de la Commission européenne. Néanmoins, alors que l’exécutif européen s’était engagé en 2021 à présenter d’ici fin 2023 une proposition législative visant à améliorer le bien-être des animaux d’élevage, avec notamment l’interdiction des cages à l’horizon 2027, la révision de la législation européenne présentée en octobre 2023 ne contenait aucune proposition sur l’élevage, hormis celles relatives au transport des animaux, au mépris des attentes d’une majorité des Européens. Dans ce contexte, il est fort regrettable d’apprendre que le Conseil d’État a rejeté le 4 décembre 2023 la requête commune portée par neuf organisations de protection animale d’annulation partielle du décret du 15 décembre 2021 portant sur le réaménagement de bâtiments d’élevage de poules pondeuses en cages, faisant ainsi fi de l’avis étayé de la rapporteure publique qui expliquait le 10 novembre que ce décret, en permettant des réinvestissements dans les bâtiments cage pour les poules pondeuses, contrevenait à la loi Egalim de 2018 qui vise, précisément « à mettre fin à l’élevage en cage tout en laissant le temps aux éleveurs de s’adapter à ces changements ». Elle lui demande en conséquence quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour respecter ses engagements et trouver, avec la filière avicole, les leviers d’accompagnement adéquats pour sortir définitivement du système cages. Alors que l’Allemagne s’est engagée sur cette transition d’ici à 2025, elle lui demande si le Gouvernement est prêt à fixer un cap pour un élevage respectant le bien-être animal, comme la volonté des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1076</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5516</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion des animaux errants en France métropolitaine et en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1076. — 22 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la gestion des animaux errants en France métropolitaine et en outre-mer. L’article 11 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 prévoyait la publication, dans un délai de six mois après la promulgation de la loi, d’un rapport destiné à dresser un diagnostic chiffré, évaluer le coût de la capture et de la stérilisation des chats errants et formuler des recommandations pérennes et opérationnelles pour répondre à cette problématique. La Fondation 30 Millions d’Amis, à la tête du plus vaste programme d’identification et de stérilisation de chats errants en France (budget de 2,2 millions d’euros en 2023), a alerté Mme la députée sur le fait que près de 3 ans après la promulgation de cette loi, ce rapport n’a toujours pas été publié ni remis au Parlement. Il semble par ailleurs que l’expérimentation prévue à l’article 12 de la même loi ne soit pas non plus mise en œuvre. Le plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie annoncé en mai 2024 par M. le ministre Marc Fesneau reconnaît que les situations de surpopulation d’animaux errants engendrent plusieurs problématiques, dont des risques sanitaires et sécuritaires, une perte de biodiversité et des nuisances publiques et que la stérilisation est une solution qui a fait ses preuves. Un début de réponse a été apporté à cette problématique avec l’allocation d’un budget de 3 millions d’euros destiné à la stérilisation des animaux errants, dans le cadre de la loi de finances pour 2024. Elle souhaiterait savoir quelles suites concrètes seront enfin données aux dispositions de la loi du 30 novembre 2021 et dans quelle mesure l’État entend soutenir de façon pérenne les collectivités locales dans la mise en place de politiques éthiques et durables de stérilisation des chats errants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1077</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5516</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente de chiens et chats dans les animaleries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1077. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en application de l’interdiction de vente de chiens et chats dans les animaleries depuis le 1er janvier 2024, suite à l’adoption de la loi n° 1539 du 30 novembre 2021. En effet, le nouvel article L. 214-6-3 III du code rural prévoit désormais que la cession à titre onéreux ou gratuit de chats et de chiens est interdite dans les établissements de vente d’animaux de compagnie. Or le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022 relatif à la protection des animaux de compagnie, édictant les sanctions relatives à ladite loi, ne prévoit aucune peine en cas de violation de l’article L. 214-6-3 II du code rural. Aucun texte réglementaire n’est pour l’instant venu remédier à cette situation, qui laisse donc une interdiction légale sans possibilité de sanction en cas de manquement. Dès lors, il ressort des premières constatations des organisations de protection animale que des animaleries n’appliquent pas cette disposition légale et continuent ouvertement à proposer des chiots et chatons à la vente dans leurs établissements. Par ailleurs, certaines animaleries indiquent sur leur site internet ou dans leurs locaux que les chiots et chatons peuvent être présentés dans un espace dédié au sein de l’établissement sur simple demande, ce qui constitue là encore une violation manifeste de la loi qui interdit toute vente dans ces établissements. Dès lors, elle souhaiterait savoir quand le ministère entend publier le décret fixant la sanction pénale applicable à l’interdiction de vente de chiens et chats dans les animaleries et si des contrôles renforcés seront réalisés afin de sanctionner les établissements contournant l’interdiction légale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1079</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5516</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du plan pour le bien-être animal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1079. — 22 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en œuvre du plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie, publié en mai 2024 par M. le ministre Marc Fesneau. Ce plan, présenté comme une feuille de route visant à renforcer la lutte contre les abandons et la maltraitance envers les animaux de compagnie, entérine des préoccupations sur lesquelles des avancées sont souhaitables et nécessitent une action de l’État. Ce plan résulte d’un fastidieux travail de concertation avec les parties prenantes et entend rassembler et coordonner les forces des différents ministères compétents sur cette question. Elle souhaiterait connaître les suites qui seront données à cette feuille de route claire sur les enjeux et objectifs en matière de protection des animaux de compagnie, ainsi que les moyens logistiques et financiers qui y seront affectés pour mobiliser au plus vite les différents leviers identifiés dans ce plan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1080</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5517</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prédation en mer sur les moules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1080. — 22 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la prédation en mer sur les moules. Depuis plusieurs années maintenant, la prédation en mer sur les moules affecte de manière alarmante l’activité de la mytiliculture dans plusieurs régions de France, dont la Bretagne Sud. Les professionnels subissent des prédations extrêmement importantes de la part d’espèces différentes comme les goélands, les daurades et les araignées de mer. Ces dernières notamment sont très présentes depuis 3 ans et ravagent les moules juvéniles comme celles implantées sur pieux. À date, les préjudices sont considérables. Rien que pour l’année 2024-2025, les pertes globales sont estimées à plusieurs millions d’euros. Aussi, la situation nécessite une action rapide et ciblée pour les professionnels, d’autant qu’elle se situe après plusieurs années de prédations répétées. Des accompagnements locaux sont bien entendu mis en place telle que l’installation de filets et d’écarteurs afin de protéger les moules par le Conseil régional de Bretagne via le FEAMPA, ou d’autres encore par les agglomérations et les comités départementaux des pêches maritimes et des élevages marins. Depuis plusieurs mois, des discussions sont en cours afin de faire évoluer la réglementation et permettre une lutte préventive plus efficace contre les araignées de mer. De même, une aide directe a été sollicitée auprès de l’État par la filière pour accompagner les entreprises en difficulté. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend agir afin de soutenir la filière de la mytiliculture face à la crise qu’elle traverse et qui crée à juste titre de vives inquiétudes chez les professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5517</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Inclusion de la Nouvelle-Calédonie dans le plan arbre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1101. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité d’intégrer la Nouvelle-Calédonie dans le plan visant à planter 1 milliard d’arbres d’ici 10 ans. Cet objectif de planter 1 milliard d’arbres d’ici à 2032 a pour objectif de reconstituer les forêts sinistrées, d’adapter les peuplements forestiers identifiés comme vulnérables aux futures conditions climatiques, et d’améliorer les peuplements forestiers pauvres pour leur permettre de séquestrer davantage de carbone. La Nouvelle-Calédonie se démarque par la variété de ses paysages, sa nature luxuriante et la diversité des espèces qu’elle abrite. Les forêts de Nouvelle-Calédonie présentent un taux d’endémisme parmi les plus importants au monde. De par sa richesse naturelle unique, la Nouvelle-Calédonie dispose de nombreux types d’écosystèmes forestiers uniques tels que les forêts humides, les forêts sèches ou la mangrove. Leur conservation et leur renouvellement apparaissent dès lors comme une priorité. Encore plus aujourd’hui quand les feux de brousse constituent en Nouvelle-Calédonie le principal facteur de destruction des milieux naturels. Chaque année, 20 000 hectares en moyenne partent en fumée. Dès lors, il est nécessaire que cet objectif de planter 1 milliard d’arbres d’ici à 2032 soit aussi bénéfique pour la Nouvelle-Calédonie. Il lui demande donc si elle serait prête à inclure les forêts calédoniennes dans ce vaste plan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5517</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Épizootie de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1132. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Weber interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences préoccupantes de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) sur les cheptels ovins et bovins, en particulier dans le département de Meurthe-et-Moselle. La FCO a refait surface dans cette région, causant de sérieux problèmes aux éleveurs qui voient leurs troupeaux décimés ou affaiblis par cette maladie vectorielle transmise par les moucherons culicoïdes. Les éleveurs de Meurthe-et-Moselle sont confrontés à une mortalité accrue des animaux, des baisses significatives de production et une détérioration générale de la santé de leurs troupeaux. Ces pertes colossales ont un impact économique majeur sur les exploitations, déjà fragilisées par des contraintes économiques et climatiques. De plus, les restrictions de mouvements des animaux imposées pour contenir la propagation de la maladie entravent la commercialisation et l’exportation, aggravant la situation financière des éleveurs. La FCO est une maladie sans traitement curatif et la prévention repose principalement sur la vaccination et le contrôle des maladies vectorielles. Cependant, les campagnes de vaccination ne couvrent pas toujours l’ensemble des cheptels à risque et les éleveurs font face à des coûts supplémentaires pour protéger leurs animaux. Le manque de vaccins a également entraîné un retard dans la protection des troupeaux. À ce jour, il reste difficile de mesurer précisément les pertes indirectes, telles que la diminution de la production, ainsi que les impacts à moyen et long termes, comme les problèmes de reproduction et les malformations à la naissance. Cette situation met en lumière la nécessité d’une réponse rapide et adaptée de la part des pouvoirs publics pour soutenir les éleveurs touchés et renforcer les dispositifs de prévention. Les éleveurs de Meurthe-et-Moselle, comme ailleurs en France, contribuent à la vitalité économique et à la dynamique rurale des territoires. Il est crucial de préserver cette filière et d’éviter une dégradation supplémentaire de leurs conditions d’activité. Par voie de conséquence, il lui demande de bien vouloir lui détailler les aides d’urgence que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour soutenir les éleveurs ovins et bovins affectés par la FCO. Il souhaite également savoir quelles mesures sont prévues pour améliorer l’anticipation et la prévention des maladies vectorielles, afin de limiter l’impact de telles épizooties sur les cheptels et assurer la pérennité des exploitations agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5518</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Revalorisation des infirmières de l’enseignement agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1145. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque de revalorisation salariale des infirmiers scolaires de l’enseignement public agricole. Le décret n° 2024-291 du 30 avril 2024 a accordé une revalorisation de 49 points d’indice à compter du mois de mai 2024 et une prime exceptionnelle de 800 euros aux infirmiers du ministère de l’éducation nationale. Cependant, alors que cette revalorisation devait concerner tous les infirmiers scolaires, sans exception, cette mesure ne bénéficie pas aux infirmiers travaillant dans l’enseignement public agricole, faute de ligne budgétaire prévue à leur encontre. Ils sont donc les seuls intervenants auprès d’élèves en situation de handicap qui ne perçoivent pas de bonification indiciaire. Cette exclusion crée une profonde injustice, aggravant le mal-être au travail et le sentiment d’isolement des 198 infirmiers scolaires de l’enseignement agricole.Il souhaiterait savoir si des évolutions rapides sont envisageables afin que cette mesure soit appliquée de manière équitable et que les infirmiers du ministère bénéficient également de cette revalorisation légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5518</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Hausse des cotisations sur les paris hippiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1227. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’annonce de la prochaine hausse des taux de prélèvement de cotisations sociales sur le produit brut des jeux des paris hippiques. Le modèle français des courses hippiques est unique : le revenu issu des paris est reversé à la filière agricole des courses dans son intégralité. Concrètement les revenus de ces paris financent les professionnels agricoles éleveurs et entraîneurs, le personnel, l’entretien des 233 hippodromes et l’organisation des 18 000 courses tout au long de l’année. Ces revenus permettent de faire vivre 40 000 personnes en France. Ce modèle de développement unique, est aujourd’hui autonome financièrement avec une redistribution des tous les revenus aux acteurs agriculteurs, qui contribuent eux-mêmes au budget de l’État et à l’économie des régions. La filière des courses hippiques assure donc son propre autofinancement tout en contribuant au budget du pays. De plus, il est à noter que les Paris mutuels urbains sont encore parfois les derniers commerces de nombreux villages et participent à la lutte contre l’isolement de beaucoup d’anciens. Il lui demande si elle confirmera cette hausse des taux de prélèvements de cotisations sociale sur le produit brut des jeux, malgré les très grandes difficultés financières que celle-ci engagera.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5518</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Torture animale sur les îles de La Réunion et de Mayotte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1282. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les actes de torture animale commis en bande organisée sur les îles de La Réunion et de Mayotte. En effet, c’est avec une horreur absolue que sont constatées et dénoncées les pratiques d’une rare cruauté auxquels s’adonnent des jeunes, souvent mineurs, sur des chiens errants ou volés : après les avoir « stockés » dans des squats ou des campements dissimulés dans la forêt, ils les enchaînent ou les mettent en cage pour se livrer ensuite aux pires sévices : étranglements, brûlures, éventrations, mutilations, énucléations, décapitations, etc. Ce fléau qui touche ces îles de La Réunion et de Mayotte depuis 2015 s’est récemment amplifié : à titre d’exemple, en deux ans, plus de 1 000 signalements de maltraitance, soit près de 10 par semaine, ont été reçus par l’association réunionnaise APEBA (Association pour l’éducation à la bienveillance animale) qui a sauvé 150 animaux de squats et stockage sauvage. Or les associations de protection animale réunionnaises et mahoraises, qui sont en première ligne face aux atrocités découvertes chaque jour sur le terrain, se sentent particulièrement abandonnées et démunies car elles ne disposent d’aucun soutien financier pour recueillir et soigner les animaux torturés, ne peuvent lutter seules contre les crimes de ces bandes extrêmement violentes et se plaignent d’un manque de poursuites pénales. Alors que l’animal est depuis 2015 un « être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du code civil), l’inaction politique face à cette situation alarmante est difficilement compréhensible. Sans une implication massive des pouvoirs publics et des collectivités locales pour rétablir un état de droit, des chiens et des chats continueront à être massacrés impunément dans les départements d’outre-mer. Il y a en effet lieu de s’alarmer, sachant que 98 % des études sur le sujet établissent un lien entre les actes de cruauté commis sur les animaux et les conduites agressives envers les humains. « La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie » (Hannah Arendt). Elle lui demande en conséquence quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour endiguer ce scandale des tortures animales par des actions qui doivent être menées à la fois dans le domaine de l’éducation et celui de la répression.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5519</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie-Laurence Roy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Publication du décret d’application de la loi sur la retraite des agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1338. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie-Laurence Roy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en application de la loi n° 2023-87 du 13 février 2023 relative à la retraite de base des non-salariés agricoles. En France, 1,3 million d’anciens agriculteurs non-salariés perçoivent une pension moyenne de 1 150 euros brut par mois, soit 350 euros de moins que la moyenne des retraités. De nombreux agriculteurs touchent encore des pensions très faibles, parfois en dessous du seuil de pauvreté. Cette profession est également la seule à encore calculer la retraite sur l’intégralité de la carrière, contrairement aux autres régimes qui se basent sur les 25 meilleures années. La loi n° 2023-87, adoptée en février 2023, vise à corriger cette situation en appliquant le calcul sur les 25 années les plus avantageuses à partir de 2026. Cependant, le décret d’application n’avait toujours pas été publié, 18 mois après sa promulgation et avant la dissolution, alors que la situation des exploitants agricoles se dégrade encore de manière alarmante. Compte tenu des aléas économiques, climatiques et sanitaires auxquels les agriculteurs sont confrontés, ainsi que de leurs revenus souvent faibles et imprévisibles, il est urgent que ce décret soit promulgué. La publication rapide de ce texte est indispensable pour que les Mutualités sociales agricoles (MSA) puissent se préparer aux changements qu’impose cette réforme. Elle lui demande donc si la publication de ce décret est prévue prochainement et dans quels délais elle interviendra, afin que les MSA puissent mettre en œuvre la réforme dans les meilleures conditions à partir de 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5519</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Assistantes sociales du Centre d’action sociale d’outre-mer (CASOM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1121. — 22 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des assistantes sociales du collectif « Femmes de couleurs en souffrance » du Centre d’action sociale d’outre-mer (CASOM). Plusieurs agentes occupant la fonction d’assistantes sociales au sein du CASOM de Guadeloupe et de Martinique ont signalé, depuis des années, de la part de leur hiérarchie, des agissements qui ont engendré une grande souffrance au travail et de très graves conséquences, notamment, sur leur santé. S’ils étaient avérés et qualifiés de discrimination au travail, de harcèlement, d’ostracisme, ou de blocages dans l’évolution de carrière, ces agissements seraient incompatibles avec le bon fonctionnement d’un service de l’État et répréhensibles. Il lui demande si une enquête a été ou va être diligentée pour vérifier les faits évoqués et quelles suites ont été ou vont être données à cette affaire. De plus, il souhaite savoir quelles actions sont mises en place au CASOM pour un management bienveillant, respectueux des règles, qui protège la santé des agents, prévient contre les risques professionnels et améliore leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5520</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Journée défense et citoyenneté (JDC) pour les jeunes Français à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1200. — 22 octobre 2024. — M. Pieyre-Alexandre Anglade attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la Journée défense et citoyenneté (JDC) pour les jeunes Français établis à l’étranger et plus particulièrement dans la zone Benelux. En effet, depuis la crise sanitaire liée à la covid-19, la JDC n’est plus organisée en présentiel dans cette région et à ce jour, elle n’a pas repris physiquement. De nombreuses difficultés semblent freiner la reprise de cette journée essentielle pour les jeunes Français expatriés. En réponse à ces contraintes, une solution numérique avait été annoncée. Le 26 juin 2023, le ministère des armées a communiqué sur la mise en place d’une JDC numérique à destination des Français de l’étranger, prévue pour le deuxième semestre de 2023, en collaboration avec le ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Cette annonce faisait suite aux solutions similaires mises en place lors du confinement. Cependant, il est rapporté que le Centre du service national et de la jeunesse (CSNJ) basé à Perpignan, en charge de l’organisation des JDC pour les Français résidant hors de France, n’avait reçu aucune information concernant une mise en œuvre de la JDC numérique pour la fin de l’année 2023. De plus, des incertitudes avaient été exprimées quant à la faisabilité de cette solution pour le premier semestre de 2024. Le 16 avril 2024, dans une réponse à une question écrite d’un autre député, le ministère des armées a réaffirmé que cette solution numérique était en phase de tests pour en garantir le bon fonctionnement et l’ergonomie et qu’elle devrait être opérationnelle d’ici la fin du premier semestre 2024. En octobre 2024 aucune solution concrète ne semble encore avoir été proposée. Les administrations responsables des Français de l’étranger se tiennent prêtes à collaborer pour la mise en place de cette JDC numérique. Il souhaiterait donc connaître l’état actuel d’avancement de cette solution numérique et obtenir un calendrier précis quant à sa mise en œuvre effective, afin de répondre à l’obligation citoyenne des jeunes Français résidant au Benelux et plus largement à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5520</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Fraude au dispositif MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1190. — 22 octobre 2024. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’ampleur de la fraude aux aides publiques MaPrimeRénov’gérées par l’Agence nationale de l’habitat. Le précédent gouvernement, par la voix du ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, avait déclaré en mai 2024 que « sur MaPrimeRénov’par exemple, j’ai reçu des signalements de Tracfin pour environ 400 millions d’euros ». L’ancien Premier ministre avait confirmé le 15 mai 2024 devant la représentation nationale que ce montant concernait la seule année 2023. L’ampleur de cette fraude est considérable. Elle porte gravement préjudice à l’État et aux contribuables. Elle affecte les moyens budgétaires disponibles pour la politique d’économies d’énergie et abîme la confiance des citoyennes et des citoyens, mais aussi des artisans, dans les politiques publiques de sobriété énergétique. Or l’alerte de Tracfin date de fin 2022. De plus, les problématiques de fraude sont notoires depuis l’origine du dispositif MaPrimeRénov’et étaient censées avoir été corrigées. Ainsi, dès juillet 2020, l’Anah indiquait observer « une recrudescence de pratiques commerciales agressives et frauduleuses » et avoir mis en place des mesures pour y remédier. Au regard de l’antériorité des problématiques de fraude sur les politiques publiques d’économies d’énergie, notamment concernant les certificats d’économies d’énergie (CEE), Mme la députée prie M. le ministre de bien vouloir indiquer quel défaut de vigilance explique une fraude de près d’un demi-milliard d’euros en 2023. Elle lui demande de bien vouloir indiquer si le préjudice s’est poursuivi pour l’année 2024. Elle le prie également de bien vouloir indiquer le montant total du préjudice pour l’État depuis la mise en place du dispositif en 2020, les montants recouvrés ainsi que les informations sur les bénéficiaires de ces détournements de fonds et les poursuites engagées. Enfin, au regard des actions de contrôle mises en place, qui ont des répercussions négatives sur la diligence dans le traitement de dossiers conformes et réguliers, elle le prie de bien vouloir l’informer des actions mises en place pour lutter contre la fraude sans pénaliser la politique d’économies d’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5521</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Transmission à l’administration fiscale des revenus issus de réseaux sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1214. — 22 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la nécessité de mettre en place une transmission automatique et obligatoire à l’administration fiscale des revenus issus de réseaux sociaux à abonnement destinés à partager des contenus photographiques ou vidéographiques tels que Justforfans, Onlyfans ou encore Mym. Ces réseaux sociaux dédiés aux créateurs de contenus proposent aux utilisateurs des contenus exclusifs avec un service d’abonnement payant pour les fans. Le profil des créateurs de contenus est diversifié en comprenant par exemple des artistes, des sportifs, des coachs, des influenceurs qui produisent et diffusent sur internet des contenus variés, parfois sensibles d’ailleurs. Ces types de réseaux sociaux sont réputés pour générer des revenus de façon rapide et significative. Les revenus de ces créateurs de contenus doivent être dûment déclarés et imposés au nom de la justice fiscale et de la lutte contre la fraude fiscale. Or de nombreux créateurs ne procèdent pas aux déclarations obligatoires. Dans le cadre de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude, des plateformes de vente en ligne de biens ou de services ont désormais l’obligation de transmettre à l’administration fiscale les revenus perçus par leurs utilisateurs. C’est notamment le cas d’Airbnb, Vinted, Ebay, Blablacar ou Leboncoin, sous conditions d’un seuil de recettes et de nombre de transactions. Mais le champ d’application de cette loi n’intègre pas des réseaux sociaux à système d’abonnement. Dans ce cas précis, les conditions pourraient être fixées en fonction d’un seuil de revenus et d’un nombre d’abonnés à ces contenus payants. Il faudrait que ces plateformes précitées aient notamment l’obligation de transmettre à l’administration fiscale la liste des personnes de nationalité française inscrites en tant que créateurs de contenus, mais également la liste des créateurs résidant en France. Cela permettrait à l’administration fiscale de contrôler leur qualité de résident fiscal français et de vérifier que les montants déclarés correspondent bien aux montants perçus par eux via ces plateformes. Au moment où le redressement des comptes publics et la lutte contre la fraude constituent de nécessaires priorités, elle souhaite connaître les engagements précis et rapides que compte prendre le Gouvernement pour rendre automatique et obligatoire la transmission à l’administration fiscale, par ces plateformes, des revenus des créateurs de contenus sur des réseaux sociaux avec un système d’abonnement, ainsi que pour renforcer les contrôles fiscaux liés à ce type d’activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5521</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Recouvrement de la taxe sur les transactions financières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1215. — 22 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le recouvrement de la taxe sur les transactions financières (TTF). Depuis sa mise en œuvre en 2012, la collecte de la TTF est confiée au dépositaire central agréé Euroclear France. Celui-ci semble réaliser des contrôles formels, mais pas de contrôles substantiels, notamment sur la réalité des déclarations. S’il est difficile d’être affirmatif, c’est parce que la transparence sur cette collecte fait elle-même défaut. Dans un référé de 2017, la Cour des comptes estimait que le protocole entre la DGFiP et Euroclear devait être amélioré et que le contrôle des déclarations et du recouvrement de la TTF était insuffisant. Une « rediscussion » de ce protocole devait intervenir en 2018. Alors que cette taxe devait faire contribuer un secteur financier, qui se porte bien, au rétablissement des comptes publics, force est de constater que le flou autour de son recouvrement nourrit les doutes, comme en témoigne par exemple l’intervention à l’été d’Action santé Mondiale. Elle lui demande quelles sont les modalités actuelles de recouvrement de la TTF, notamment les évolutions intervenues depuis 2017 et le référé de la Cour des comptes, mais aussi les pistes qui permettraient d’en renforcer la transparence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5521</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>MaPrimeRenov’- Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1249. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Petit interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le sujet de l’accès à MaPrimeRénov’pour les propriétaires résidant hors de France. Récemment, une citoyenne de sa circonscription a contacté M. le député pour exprimer son désir de contribuer à la transition énergétique en rénovant son appartement en France, qu’elle loue depuis 16 ans. Cette personne, propriétaire bailleur, a vu sa demande de MaPrimeRénov’refusée sous prétexte que son adresse fiscale était enregistrée en Allemagne. Sur le site MaPrimeRénov’, la condition d’imposition en France n’est pas listée dans les critères d’éligibilité à remplir pour bénéficier de cette prime. M. le député s’étonne que l’adresse fiscale soit un critère déterminant pour permettre d’atteindre les objectifs nationaux de lutte contre le changement climatique sur le territoire national. Dans cette optique, il lui demande si les procédures d’instruction des dossiers MaPrimeRénov’seront précisées afin d’inclure les propriétaires français ayant une adresse fiscale à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1095</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5522</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Campagne de rappel des véhicules équipés d’airbag Takata
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1095. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la gestion du rappel des véhicules équipés d’ airbags de la marque Takata par les constructeurs automobiles. Depuis mai 2024, en raison d’un défaut majeur dans les airbags fabriqués par l’équipementier japonais Takata, des centaines de milliers de véhicules sont rappelés en France afin de réparer le matériel qui présente un risque sérieux pour la sécurité des occupants. En effet, les airbags défectueux peuvent éclater lors de leur déploiement, projetant des fragments métalliques dans l’habitacle pouvant entraîner des blessures graves, voire mortelles. Or, malgré la gravité de ce rappel, la mise en œuvre de cette campagne a été effectuée avec un certain manque de rigueur. Ainsi, lorsque certains automobilistes ont réalisé au mois de mai 2024 la démarche d’entrer le numéro d’identification du véhicule (VIN) sur le site du constructeur pour savoir s’ils étaient concernés par ce rappel, il leur a été indiqué que leur véhicule n’était pas ciblé par cette campagne de rappel. Or quelques mois plus tard, les mêmes automobilistes ont reçu à leur domicile un courrier leur demandant de cesser immédiatement de conduire leur véhicule et de se rapprocher de leur concessionnaire agréé pour planifier une réparation. Il semblerait que ces informations contradictoires viennent du fait que les constructeurs n’étaient pas en capacité opérationnelle d’effectuer en même temps les réparations sur l’ensemble des véhicules concernés. Des informations sciemment erronées auraient donc été transmises aux automobilistes malgré la gravité de la campagne de rappel. C’est pourquoi le M. le député souhaiterait savoir si le service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM) a été saisi de pareils cas et si des investigations ont été menées. Il souhaite également connaître les mesures qui ont été prises par le Gouvernement pour s’assurer que l’ensemble des véhicules concernés puissent être réparés rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5522</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Dématérialisation des titres-restaurants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1111. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur les frais engendrés par la dématérialisation des titres-restaurant pour les commerçants. Depuis la fermeture de la Centrale de règlement des titres, les commissions sont en effet plus élevées et les modalités d’envoi des titres-restaurants papier coûteuses. Les entreprises du secteur constatent ainsi un quasi-doublement des taux de commission prélevée par les organismes émetteurs sur les titres papier, qui peuvent atteindre quasiment 6 %. Quant aux reliquats de titres-restaurant papier, les commerçants se voient imposer de nouveaux frais d’acheminement eux aussi consécutifs à la fermeture de la Centrale de règlement des titres. Comme d’autres commerces, les restaurateurs subissent de plein fouet l’inflation dans un contexte difficile pour les entreprises et les commerçants. Aussi, il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour que les frais susmentionnés et immédiatement liés à la dématérialisation des titres-restaurant soient mieux encadrés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5522</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Nuisances du démarchage téléphonique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1117. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Pradié interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur les nuisances du démarchage téléphonique abusif et ce, malgré le dispositif Bloctel. Actuellement, trois Français sur quatre sont contactés au moins une fois par semaine par une société de démarchage téléphonique et plus d’un sur trois au moins une fois par jour. Ainsi, ce dernier est perçu comme un harcèlement par les citoyens, appelés à des heures bien inappropriées et plusieurs fois par jour. Le dispositif Bloctel n’est pas efficace et les entreprises qui ne respectent pas les règles de ce dispositif ne sont pas assez sanctionnées. Ces démarchages peuvent avoir des conséquences graves sur un public plus vulnérable, personnes âgées ou handicapées qui pour ne plus subir ce harcèlement sont amener à ne plus répondre au téléphone portable et fixe ou bien en suppriment leur ligne téléphonique fixe. La loi du 24 juillet 2020 visant à réduire ces appels ne suffit pas à les protéger. Les particuliers doivent créer un compte sur Bloctel pour bénéficier d’une relative protection. M. le député demande à Mme la secrétaire d’État combien d’entreprises connaissent réellement la procédure et si ces dernières pratiquant le démarchage téléphonique s’abonnent vraiment. De plus, le décret du 13 octobre 2022 permettant une restriction des horaires durant lesquels les citoyens peuvent se faire démarcher n’est souvent pas respecté. Ainsi, il lui demande ce qu’elle compte faire pour renforcer la législation en matière de démarchage abusif vécu comme une nuisance quotidienne par les citoyens, sanctionner les entreprises et déployer le dispositif Bloctel plus largement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5523</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Persistance du démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1118. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la persistance du démarchage téléphonique abusif. Malgré certaines mesures, telles que celles comprises dans la loi n° 2014-344, le registre Bloctel (2016), ainsi que les interdictions sectorielles et les restrictions horaires (2023), les Français continuent de subir des démarchages téléphoniques abusifs. Force est de constater qu’en dépit du renforcement de la législation, cette pratique persiste. Une étude de l’UFC-Que Choisir d’octobre 2023 révèle que 72 % des Français sont démarchés au moins une fois par semaine et 38 % quotidiennement, pour des offres de rénovation énergétique, de téléphonie/internet ou encore de produits financiers. Ce phénomène génère des sentiments de harcèlement et de stress chez tous ceux qui le subissent. L’abus de faiblesse peut notamment être caractérisé lorsque des personnes âgées, isolées et vulnérables sont contactées plusieurs fois par semaine par des mutuelles qui exploitent la vulnérabilité de cette partie de la population. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour réduire le démarchage abusif et renforcer l’efficacité de la législation et de la réglementation en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1092</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5523</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accès à France Télévisions à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1092. — 22 octobre 2024. — M. Pieyre-Alexandre Anglade attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les restrictions d’accès aux contenus audiovisuels des services publics français pour les Français résidant à l’étranger. Bien qu’il soit admis que certaines limitations géographiques soient liées à des questions de droits de diffusion, notamment pour des évènements sportifs ou des films, les Français expatriés rencontrent également des restrictions pour des programmes d’information, pour lesquelles la légitimité de ces blocages interroge. Cela, d’autant plus que l’argument du non-versement par les Français établis à l’étranger de la contribution à l’audiovisuel public pour justifier un service dégradé ne s’applique plus depuis que cette contribution a été supprimée pour tous. Le Gouvernement a déjà rappelé que des initiatives sont prises par France Télévisions pour rendre certains contenus accessibles à l’international lorsque les droits mondiaux sont acquis, comme pour la plateforme Lumni durant le confinement, ou à travers TV5 Monde pour d’autres programmes. Toutefois, ces efforts ne suffisent pas à répondre aux attentes légitimes des Français de l’étranger, notamment concernant l’accès aux journaux télévisés ou aux émissions d’information. Il lui demande si le Gouvernement envisage de faciliter l’acquisition systématique des droits mondiaux pour les programmes d’information, afin que les Français de l’étranger puissent bénéficier d’un accès équitable aux contenus d’actualité, au même titre que leurs concitoyens résidant en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1093</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5523</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Diminution du fonds de soutien à l’expression radiophonique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1093. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la baisse budgétaire du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). En effet, ce fonds, qui garantit l’existence et l’indépendance des radios associatives, va être amputé de 35 % de son budget. Cette décision est incompréhensible pour plusieurs raisons. Tout d’abord, sur les 12 millions d’euros d’économie demandées à la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), 10,4 millions d’euros seront entièrement supportés par les radios locales associatives alors qu’elles ne représentent que 4 % du budget de la DGMIC. De plus, cette décision intervient dans un contexte déjà difficile pour les radios associatives qui ont dû faire face depuis 20 ans à la suppression des contrats aidés, à la stagnation des financements publics et qui, avec la mise en place de la radio numérique terrestre, doivent supporter actuellement le coût de la double diffusion (FM et DAB+) qui nécessite des infrastructures différentes. Enfin, cette annonce est en totale contradiction avec les choix présentés par Mme la ministre lors du printemps de la ruralité, qui constatait le rôle crucial des radios associatives pour « la vitalité des territoires ruraux et le renforcement du lien social » et proposait un bonus de 10 000 euros pour les 220 radios présentes dans les zones de revitalisation rurale (ZRR) et les territoires ultramarins. En Ariège, cette coupe budgétaire mettrait en grande difficulté les deux radios associatives qui sont vectrices d’une information de qualité sur le territoire, offrent un espace d’expression à ceux qui en sont souvent privés, relaient le travail de acteurs et des élus locaux, animent des ateliers dans les classes et prodiguent une essentielle éducation aux médias. Aussi, il lui demande de reconsidérer cet arbitrage budgétaire afin de ne pas mettre en péril les radios associatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1099</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5524</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avis de l’architecte des Bâtiments de France : travaux autour d’un site classé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1099. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’obligation de consultation de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) en cas de travaux sur des bâtiments situés autour d’un site classé. La loi du 25 février 1943 impose en effet l’avis de l’ABF sur toute demande d’autorisation de travaux à l’intérieur d’un périmètre de protection par principe de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques, qu’ils soient classés ou inscrits. Depuis la loi « solidarité et renouvellement urbain » (SRU) du 13 décembre 2000, ce périmètre peut être adapté par l’ABF et la commune aux caractéristiques topographiques et patrimoniales du territoire. Ce périmètre de protection de 500 mètres peut ainsi être élargi ou restreint, notamment lors de l’élaboration ou de la modification du plan d’urbanisme. Selon l’article L. 621-30 du code du patrimoine, en l’absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s’applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci. Ainsi, seuls les travaux situés dans ce champ de visibilité ainsi déterminé d’un édifice classé ou inscrit au titre des monuments historiques sont soumis au régime d’autorisation prévu par les articles L. 621-31 et L. 621-32 du même code. Lorsqu’un immeuble est situé dans le champ de visibilité d’un édifice classé ou inscrit au titre des monuments historiques, il ne peut faire l’objet, tant de la part des propriétaires privés que des collectivités et établissements publics, d’aucune construction nouvelle, d’aucune démolition, d’aucun déboisement, d’aucune transformation ou modification de nature à en affecter l’aspect, sans une autorisation préalable. Or en pratique, cette notion de champ de visibilité se révèle parfois arbitraire. S’il est tout à fait légitime d’édicter des règles de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel, il serait néanmoins souhaitable d’assouplir ce dispositif juridique qui peut s’avérer trop contraignant notamment dans des petites communes rurales comme c’est le cas dans le village de Plessis-Placy de moins de 300 habitants, situé en Seine-et-Marne, où un administré s’est vu refuser des travaux de rénovation énergique du fait de cette notion de visibilité avec l’église classée, alors que de celle-ci, on ne peut pas dire qu’on aperçoive sa maison. Elle lui demande en conséquence s’il ne serait pas préférable que ces autorisations fassent l’objet d’une décision collégiale avec les élus de proximité pour outrepasser la rigidité de certains ABF qui ont un véritable pouvoir discrétionnaire, prenant des décisions très subjectives sans véritable connaissance de la réalité de la commune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5524</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la danse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1156. — 22 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’exigibilité annuelle d’un certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique pour les élèves de danse. La loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport et ses textes d’application ont introduit de nouvelles dispositions relatives au contrôle médical préalable à la pratique du sport. Elles s’inscrivent dans le cadre de mesures de simplification visant à libérer du temps médical aux médecins en limitant leurs tâches administratives. En revanche, la pratique de la danse est régie par la loi du 10 juillet 1989 relative à l’enseignement de la danse, inscrite au livre III du code de l’éducation et n’est donc pas concernée par cette évolution. Ainsi, l’article R. 362-2 de ce code prévoit que l’école de danse doit s’assurer, avant le début de chaque période d’enseignement, que les élèves sont munis d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à l’enseignement de la danse. Celui-ci doit impérativement être renouvelé chaque année, contrairement à la pratique d’un sport qui ne nécessite qu’un renouvellement tous les trois ans. Si, comme le rappelle le code de l’éducation, la danse n’est pas considérée comme une pratique sportive standard, ce décalage entre ce qui est exigé pour la danse et pour l’ensemble des sports demeure peu compréhensible. Il peut en outre parfois être difficile d’obtenir ce certificat médical pour s’inscrire à un cours de danse, au regard du manque croissant de médecins généralistes dans nombre de territoires, urbains comme ruraux. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour assouplir la loi du 10 juillet 1989, afin de la rapprocher des mesures de simplification inscrites dans le code du sport par la loi du 2 mars 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5525</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Baisse de diffusion et hausse des aides : cohérence de l’aide à la presse ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1312. — 22 octobre 2024. — M. José Beaurain attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les fluctuations des subventions publiques à la presse et leur répartition, en particulier dans le cas des journaux locaux et régionaux. Il l’interroge sur la corrélation entre la baisse continue de la diffusion de certains titres et l’augmentation importante des aides publiques dont ils bénéficient. À titre d’exemple, les journaux L’Aisne Nouvelle et L’Union/L’Ardennais illustrent cette situation. En 2015, selon les chiffres du ministère, L’Aisne Nouvelle diffusait 3 457 315 exemplaires et percevait 41 894 euros d’aides publiques. En 2023, malgré une baisse de diffusion à 2 600 927 exemplaires, les subventions ont été multipliées par plus de cinq pour atteindre 221 490 euros. De leur côté, L’Union et L’Ardennais ont vu leur diffusion cumulée chuter de 29 186 393 exemplaires en 2015 à 22 119 081 exemplaires en 2023, tandis que les aides publiques qui leur sont allouées ont triplé, passant de 378 439 euros à 1 082 385 euros. Ces chiffres montrent un écart croissant entre l’intérêt des lecteurs pour ces journaux et les subventions qu’ils perçoivent. Bien que ces aides visent à soutenir le pluralisme de la presse locale, il est légitime de s’interroger sur l’adéquation de ces subventions avec l’évolution des attentes des lecteurs et la capacité de ces titres à offrir une information pluraliste et de qualité, indispensable en démocratie. Face à cette situation, M. le député souhaiterait connaître les critères retenus pour l’attribution et l’augmentation des aides à la presse dans un contexte de baisse de la diffusion. Par ailleurs, il l’interroge sur les mesures envisagées pour garantir que ces subventions restent en phase avec les évolutions du marché de la presse, notamment face à l’émergence du numérique et pour encourager ces journaux à s’adapter aux nouvelles attentes des lecteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5525</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Droits SACEM et hébergements touristiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1331. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la culture sur l’état de la législation au sujet des droits SACEM dont sont redevables les loueurs d’hébergements touristiques. Les loueurs de meublés de tourisme, de chambre d’hôtes ou de gîtes qui mettent à disposition de leurs clients une télévision ou une radio doivent s’acquitter d’un forfait annuel à la SACEM, de l’ordre de 200 euros HT. Cet état de fait a fait l’objet de nombreuses controverses, ces dernières années, entre la SACEM et les loueurs d’hébergements touristiques. Le ministère de la culture, interrogé sur le sujet à l’occasion de questions écrites de certains députés ou sénateurs, s’est déjà exprimé sur le sujet en 2022 et 2023, considérant que l’intervention de la SACEM est juridiquement fondée, tout en se disant favorable à ce qu’une certaine forme de discernement soit appliquée, permettant de prendre en compte les préoccupations exprimées par les loueurs ponctuels et les propriétaires de petites structures. Ainsi, le ministère de la culture affirmait, en 2022, qu’il était souhaitable « que la SACEM poursuive ses efforts de simplification des modalités d’accès aux œuvres et de partenariat avec les exploitants du secteur touristique, sans pour autant priver les auteurs de leurs droits et de la juste rémunération de leur activité créatrice » et qu’à cette fin « la SACEM poursuit des discussions avec les principales fédérations et associations représentant les acteurs de l’hébergement touristique en vue d’adapter les conditions de son intervention à la réalité des exploitations les plus modestes ». À l’heure actuelle, il semble que des avancées aient été enregistrées, notamment avec la Fédération nationale des gîtes de France : en 2024, chaque département a désormais la possibilité de souscrire à une centralisation des autorisations et des paiements pour l’intégralité de ses adhérents, à travers un forfait unique centralisé s’élevant à 37,04 euros TTC par gîte (au lieu des 223,97 euros précédents). Pour le reste, la législation reste floue et laisse dans l’expectative de nombreux loueurs d’hébergements touristiques qui, dans le doute, songent à supprimer les téléviseurs de leurs locations. Ce qui aboutit à diminuer leur niveau de confort, alors même que l’équipement en radios ou en téléviseurs est pris en compte pour l’attribution de certains labels de qualité. Aussi, il lui demande de lui préciser l’état précis du droit en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1070</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5526</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Caution douanière pour les exportations de cognac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1070. — 22 octobre 2024. — Mme Michèle Martinez attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en place par le ministère chinois du commerce d’une caution douanière aux importateurs de cognac et brandys en provenance de l’Union européenne. Cette mesure de rétorsion, en réponse au projet émanant de la Commission européenne, de taxer les véhicules électriques de construction chinoise à hauteur de 36 % pendant 5 ans, va pénaliser l’industrie du cognac et des spiritueux assimilés. Le marché du cognac en Chine représente une part importante des exportations de ce spiritueux : 32 millions de bouteilles ont été expédiées en 2023 pour un chiffre d’affaires de 769 millions d’euros. Cela représente 20 % du volume et 23 % de la valeur des ventes de cognac dans le monde. Ce fleuron du savoir-faire français est menacé et représente à lui seul 15 000 emplois directs et plus de 70 000 emplois indirects. Au-delà, des entreprises internationales expédiant le cognac comme le groupe français Pernod Ricard ont vu leur titre s’effondrer suite à ces annonces. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures seront prises afin d’éviter ces mesures désastreuses pour l’économie des spiritueux français à l’export.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1097</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5526</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Problèmes liés au moteur Puretech 1.2 et protection des droits de consommateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1097. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les problèmes liés au moteur Puretech 1.2 et la protection des droits des consommateurs. De nombreux propriétaires de véhicules équipés du moteur Puretech 1.2, commercialisés par le groupe Stellantis, rencontrent des difficultés liées à des pannes fréquentes, une surconsommation d’huile et un risque de casse du moteur. Ces dysfonctionnements entraînent des frais de réparation importants ainsi qu’une décote significative du véhicule lors de la revente, plongeant ainsi plusieurs milliers de consommateurs dans des difficultés matérielles et financières. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions il envisage pour s’assurer que les droits des consommateurs sont protégés face à ces problèmes mécaniques récurrents. Il lui demande également si le Gouvernement compte engager des discussions avec Stellantis afin d’obtenir des mesures correctives et éventuellement, l’indemnisation des propriétaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1098</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5526</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Rappel de véhicules en raison d’airbags défectueux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1098. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rappel des véhicules du constructeur automobile Citroën suite à la défaillance des airbags Takata. Depuis avril 2024, 246 000 voitures des modèles DS3 et C3 sont concernées en France par ce rappel massif. Or, les médias rapportent que début octobre 2024, seuls 114 000 véhicules ont été réparés. De trop nombreux propriétaires voient donc encore leur véhicule immobilisé car les risques encourus sont trop importants pour qu’ils utilisent leurs voitures. Dans un département rural comme l’Ariège, où l’habitat est dispersé et où les transports en commun ne permettent pas de se déplacer de façon rapide et efficace, les propriétaires de ces voitures sont donc fortement pénalisés dans leur vie quotidienne par cette perte de mobilité. Leur demande légitime est que l’Etat légifère pour que, lors des rappels constructeurs Stop Drive, les frais liés au remorquage du véhicule immobilisé du domicile jusqu’au garage qui sera en charge des réparations puissent être pris en charge et qu’un véhicule de location soit mis à disposition du jour de la réception du courrier avec accusé de réception (AR) jusqu’à la réparation effective des véhicules dangereux, potentiellement mortels. Aussi, il lui demande quelles actions et quels contrôles va engager le Gouvernement pour, d’une part, garantir la sécurité des propriétaires dont les véhicules sont équipés d’airbags Takata défectueux et, d’autre part, trouver des solutions à leur perte de mobilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5526</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Impact du RSGP : clarifications sur l’article 51 et notice aux opérateurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1112. — 22 octobre 2024. — Mme Océane Godard attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’impact du nouveau Règlement sur la sécurité générale des produits (RSGP), qui entrera en vigueur le 13 décembre 2024, sur les petites et moyennes entreprises spécialisées dans la vente de produits d’occasion. De nombreux entrepreneurs français, notamment ceux commercialisant des articles culturels anciens comme des CD, vinyles, livres ou jeux vidéo, se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de se conformer aux nouvelles exigences imposées par ce règlement. Celui-ci exige en effet l’ajout d’informations telles que le nom et les coordonnées des fabricants d’origine, informations souvent introuvables pour des produits datant de plusieurs décennies. L’application stricte de ces obligations pourrait entraîner la suppression de nombreuses annonces en ligne, mettant ainsi en péril l’activité de ces vendeurs et menaçant la pérennité de leurs entreprises. Mme la députée prend note de l’article 51 du RSGP, qui prévoit que les États membres ne doivent pas entraver la mise à disposition sur le marché de produits conformes à la directive 2001/95/CE et qui ont été mis sur le marché avant le 13 décembre 2024. Cependant, de nombreuses incertitudes persistent quant à la manière dont cette disposition sera mise en œuvre concrètement, notamment pour les vendeurs opérant via des canaux de vente en ligne. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de publier une notice d’information claire à destination des opérateurs de ces canaux de vente en ligne, afin qu’ils appliquent correctement cette disposition transitoire et évitent de pénaliser des vendeurs respectant les anciennes normes. Elle lui demande également quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour clarifier les modalités d’application de l’article 51 et garantir que les entreprises concernées pourront continuer leurs activités sans interruption après le 13 décembre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5527</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation de l’emploi en Charente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1133. — 22 octobre 2024. — Mme Caroline Colombier alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la perte conséquente du nombre d’emplois dans le département de la Charente. Depuis plusieurs mois, la situation de l’emploi en Charente se dégrade rapidement. D’après France Travail, la hausse du taux de chômage dans le département est en augmentation de 0,8 % sur un an, portant le taux de chômage à 7,4 % en juillet 2024, contre 6,7 % en Nouvelle-Aquitaine. Fin septembre, les papeteries de Saint-Michel et Lecas à Nersac ont été placées en liquidation judiciaire, entraînant la suppression de 135 emplois dans un secteur de l’industrie papetière en grande difficulté. Le 10 octobre 2024, la SNRI de Ruffec (Valco Group), prestataire stratégique d’EDF dans le nucléaire, a été reprise par le groupe allemand SchuF après un placement en redressement judiciaire. 44 salariés vont être licenciés. En début d’année, c’est l’entreprise de clôture Lippi qui s’est séparée de 43 personnes. Le secteur de la grande distribution n’est pas en reste puisque, suite au naufrage du groupe Casino, 14 salariés vont perdre leur emploi en Charente. Ce sont 180 liquidations judiciaires qui ont été prononcées en 2023 sur le seul département de la Charente, soit une augmentation de 59 % par rapport à 2022. Aussi, au regard de cette situation particulièrement inquiétante, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de redynamiser l’emploi, le secteur industriel et notamment réduire le taux de chômage en France et particulièrement dans le département de la Charente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5527</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mise en place du guichet unique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1159. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la persistance des difficultés rencontrées dans la mise en place du guichet unique pour les formalités des entreprises. Instauré par l’article 1er de la loi Pacte, ce guichet unique électronique a été mis en place le 1er janvier 2023, remplaçant les services Infogreffe précédemment utilisés. Consécutivement à plusieurs dysfonctionnements, les services Infogreffe ont été partiellement réactivés le temps de rendre la plateforme du guichet unique pleinement opérationnelle. Toutefois, certaines difficultés persistent, ce qui ne permet toujours pas à certains utilisateurs d’effectuer leurs formalités et aux greffiers de recevoir les formalités lorsque les utilisateurs parviennent à les réaliser. Cette situation est susceptible de pénaliser les entreprises qui devront supporter des retards dans le traitement de leurs formalités, voire l’impossibilité de respecter certaines de leurs obligations légales et réglementaires. De ce fait, il souhaite connaître ses intentions concernant la persistance des dysfonctionnements de la plateforme du guichet unique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5527</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Position dominante de SILAE et impact sur l’indépendance de nos entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1160. — 22 octobre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la position et les décisions prises par l’éditeur de solutions en ressources humaines et en paie, SILAE. Le logiciel de gestion sociale SILAE est aujourd’hui utilisé par plus de 80 % des professionnels et plus de 50 % des déclarations sociales nominatives françaises sont établies par son entremise. Fort de ce succès commercial indéniable et à la suite du rachat de cette entreprise, auparavant française, par un fonds d’investissement américain (SilverLake Partners), SILAE entend désormais valoriser sa position quasi monopolistique. Après diverses hausses sous forme d’« options » obligatoires ayant abouti au triplement du prix au cours des deux dernières années, le prestataire envisage une nouvelle fois de doubler unilatéralement ses tarifs. En effet, en septembre dernier, l’entreprise avait annoncé une forte augmentation de ses tarifs, notamment pour la facturation des bulletins de paie. Lors du 79e Congrès national des experts-comptables qui s’est tenu à Marseille, le prestataire semble être revenu sur ses annonces de septembre, en précisant, à la suite de la forte mobilisation des experts-comptables, une révision de ses augmentations. Néanmoins, cette situation appelle à une très grande vigilance. Les relations entre le prestataire et ses clients vont bien au-delà de simples relations commerciales. Il en va de la pérennité des TPE/PME, qui sont et seront les premières impactées, mais aussi de l’indépendance stratégique de la France, alors que 50 % des données sociales et de la collecte fiscale afférente transitent par un prestataire étranger unique. Aussi, il souhaite connaître les mesures qui pourraient être mises en œuvre, notamment via l’Autorité de la concurrence, afin de limiter la vulnérabilité des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5528</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Annulation de crédits « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1174. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur » dont le montant des annulations s’élève à 84 912 087 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5528</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Administration pénitentiaire »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1175. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Administration pénitentiaire » dont le montant des annulations s’élève à 117 598 514 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5529</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Administration territoriale de l’État »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1176. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Administration territoriale de l’État » dont le montant des annulations s’élève à 65 944 384 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5529</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « conduite de la politique de la justice »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1177. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conduite de la politique de la justice » dont le montant des annulations s’élève à 42 978 821 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5529</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Conseil supérieur magistrature »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1178. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conseil supérieur magistrature » dont le montant des annulations s’élève à 199 068 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5530</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Intégration et accès à la nationalité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1179. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Immigration, asile et intégration », qui se voit amputée de 174 689 889 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Intégration et accès à la nationalité française » dont le montant des annulations s’élève à 60 000 000 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5530</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « protection judiciaire de la jeunesse »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1181. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député, attire l’attention du ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Protection judiciaire de la jeunesse » dont le montant des annulations s’élève à 37 904 655 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5531</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Sécurité et éducation routières »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1182. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Sécurité et éducation routières » dont le montant des annulations s’élève à 25 000 000 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5531</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Gendarmerie nationale »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1183. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes.Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Gendarmerie nationale » dont le montant des annulations s’élève à 20 000 000 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5531</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Immigration et asile »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1184. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Immigration, asile et intégration », qui se voit amputée de 174 689 889 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Immigration et asile » dont le montant des annulations s’élève à 114 689 889 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5532</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Police nationale »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1185. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention der M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Police nationale » dont le montant des annulations s’élève à 134 354 889 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5532</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Sécurité civile »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1186. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Sécurité civile » dont le montant des annulations s’élève à 52 766 476 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5533</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Vie politique »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1187. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Vie politique » dont le montant des annulations s’élève à 19 663 918 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5533</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits programme « Conditions de vie outre-mer »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1188. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conditions de vie outre-mer » dont le montant des annulations s’élève à 74 876 808 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5533</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Financement du programme "Développement des entreprises et régulations"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1189. — 22 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le financement du programme 134 « Développement des entreprises et régulations ». Ce programme vise à développer la compétitivité des entreprises, à favoriser un environnement économique propice à la croissance et à l’emploi tout en assurant un cadre réglementaire protecteur pour les consommateurs. Après la chute de moitié des crédits de ce programme entre 2023 et 2024, les crédits alloués dans le cadre du budget pour 2025 sont réduits à hauteur de 500 millions d’euros, passant de 2,9 milliards d’euros en 2024 à 2,4 milliards d’euros pour 2025. Face à cette situation, il lui demande si les crédits alloués à ce programme seront bien garantis et ne connaîtront pas de nouvelle diminution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5534</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Défiscalisation des pensions alimentaires pour les femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1211. — 22 octobre 2024. — Mme Véronique Besse interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité d’une mise en place d’une défiscalisation pour les pensions alimentaires versées aux femmes seules. La pension alimentaire, versée pour l’entretien et l’éducation des enfants, est, dans la plupart des cas, versée à la mère. Cela signifie que le père a, dans ces situations, des ressources supérieures à celles de la mère. À cela s’ajoute que la séparation d’un couple a des conséquences importantes sur le train de vie de la mère. Selon l’INSEE, après une séparation, le niveau de vie des femmes se détériore de 19 %, contre 2,5 % pour les hommes. La pension alimentaire versée ne devient pas, pour autant, un revenu complémentaire pour pallier cette perte de moyens. Elle n’a pour seul but que l’entretien de l’enfant. Cependant, cette pension est comptabilisée dans les ressources de la mère et cela peut entraîner une diminution des ressources réelles de la mère élevant seule les enfants. En effet, si la pension alimentaire perçue reste imposable, la femme seule peut se voir retirer ses allocations ou aides financières et voir même ses allocations familiales diminuer. La fiscalisation de la pension alimentaire vient donc aggraver la situation, souvent difficile, de ces mères seules. Elle souhaite donc lui demander si la défiscalisation des pensions alimentaires perçues par les mères seules est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5534</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mythe de la fiscalité confiscatoire sur les hauts revenus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1212. — 22 octobre 2024. — Mme Eva Sas alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. Le département des études et des statistiques fiscales (DESF) de la direction générale des finances publiques a produit des statistiques sur l’impôt sur le revenu de 2023 sur les revenus de 2022. Elle sont rassemblées dans un tableau intitulé « Revenus 2022 ». Ces informations concernent le revenu fiscal de référence (RFR), le nombre de foyers fiscaux par tranche de revenus, le nombre de foyers fiscaux imposés et non imposés. En 2023, sur 40,7 millions de foyers fiscaux, 8,5 millions avaient un RFR inférieur à 10 000 euros et 1,1 million de foyers avaient un RFR supérieur à 100 000 euros. Dans les données fournies par le DESF, on constate que l’impôt sur le revenu devient dégressif au-dessus de 700 000 euros de RFR. Sur la tranche de revenus entre 500 001 euros à 600 000 euros, le taux d’imposition effectif que l’on peut calculer à partir de ce tableau est de 22,02 %. Sur la tranche de revenus entre 600 001 euros à 700 000 euros, le taux d’imposition effectif est de 22,09 %. Mais sur la tranche de revenus entre 700 001 euros et 800 000 euros, qui concerne 4 783 foyers, le taux d’imposition passe à 21,97 %. Sur la tranche de revenus entre 1 et 2 millions d’euros, le taux d’imposition effectif descend à 21 %. Sur la tranche de revenus entre 4 et 5 millions d’euros, qui regroupe 533 foyers, le taux d’imposition tombe à 19,12 %. Sur la tranche de revenus supérieurs à 9 millions d’euros, qui rassemble 544 foyers, le taux d’imposition n’est plus que de 16,90 %. Et on trouve même un foyer non imposé dans cette tranche de revenus. Les données du DESF semblent contredire l’idée, pourtant très répandue, selon laquelle la fiscalité sur les hauts revenus serait confiscatoire. Elles confirment en revanche la thèse exposée dans une note de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée en juin 2023, intitulée « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? », selon laquelle les très grandes fortunes ne paient que très peu d’impôts proportionnellement à leurs ressources. Elle aimerait qu’il donne des explications claires sur la dégressivité de fait de l’impôt sur le revenu pour les contribuables les plus fortunés et sur l’existence d’un foyer fiscal non imposé malgré un RFR supérieur à 9 millions d’euros ; une réponse est d’autant plus nécessaire que le principe d’une juste répartition de la charge fiscale entre les citoyens en fonction de leurs capacités n’est clairement pas respecté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5534</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Traitement fiscal des dépenses engagées par les résidents en Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1213. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le traitement fiscal des dépenses engagées par les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Tandis que les sommes versées en rémunération de services rendus au domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt en vertu de l’article 199 sexdecies du code général des impôts, les dépenses liées à la dépendance et à l’hébergement en Ehpad ne bénéficient que de la réduction d’impôt prévue par l’article 199 quindecies du même code. Alors que le crédit d’impôt permet à l’usager non imposable de bénéficier du remboursement de tout ou partie de cet avantage fiscal, la réduction d’impôt vient uniquement en déduction de l’impôt sur le revenu (IR). Cette différence de traitement est donc source d’inégalité. En effet, si les résidents en Ehpad qui sont imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25 % des dépenses engagées au titre de la dépendance et de l’hébergement dans la limite d’un plafond annuel de 10 000 euros, ceux qui ne sont pas redevables de l’impôt sur le revenu ne bénéficient d’aucun d’avantage fiscal, alors qu’ils pourraient bénéficier d’un crédit d’impôt s’ils avaient fait le choix d’un maintien à domicile en ayant recours à des services d’aides à la personne. La solidarité envers les personnes âgées et dépendantes qui ne peuvent plus vivre à leur domicile ne doit pas être réservée aux seuls citoyens redevables de l’impôt sur le revenu. Il en va d’un principe de justice sociale. C’est pourquoi il souhaite savoir dans quelle mesure le Gouvernement entend réduire le reste à charge des personnes dépendantes hébergées en Ehpad non imposables ou faiblement imposés et notamment s’il envisage de transformer la réduction d’impôt prévue par l’article 199 quindecies du code général des impôts en un crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5535</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation des résidences gérées au regard de la déclaration de biens immobiliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1216. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés rencontrées par les propriétaires de biens immobiliers situés en résidences étudiantes ou en résidences seniors gérées. Avec la suppression de la taxe d’habitation, entrée en vigueur le 1er janvier 2023, les pouvoirs publics ont en effet mis en place une nouvelle déclaration pour les propriétaires de biens immobiliers destinés à l’habitation. Cette nouvelle déclaration a pour objectif de permettre à l’administration fiscale d’identifier les biens immobiliers redevables de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et ceux redevables de la taxe sur les logements vacants. À cette fin, l’article 1418 du CGI impose aux propriétaires de biens immobiliers à usage d’habitation de préciser l’identité des occupants et la période d’occupation (situation au 1er janvier 2023). Or il a été très tardivement précisé que ce dispositif était applicable aux propriétaires de logements situés dans les résidences services pour étudiants comme pour seniors et que l’indication de la dénomination sociale de l’exploitant (locataire à bail commercial) exposait les propriétaires de ces biens à une taxation au titre de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette position pose d’importantes difficultés et risque assurément de générer des contentieux inutiles étant établi que l’investisseur individuel, ou le bailleur social propriétaire, a confié la gestion locative de son bien à un exploitant professionnel, titulaire d’un bail commercial l’autorisant à sous-louer, en son nom et pour son compte à une clientèle étudiante ou seniors, les lots objets des baux. Outre la difficulté pour l’exploitant d’adresser à chacun des propriétaires la liste des occupants au 1er janvier, que se passera-t-il si au 1er janvier 2023 tel ou tel lot s’était avéré vacant ? Compte tenu de la mobilité étudiante, il n’est en effet nullement rare qu’un étudiant quitte son logement en cours d’année (notamment pour un stage). Or taxer le propriétaire (ou l’exploitant) au titre de la taxe pour les locaux vacants ne présenterait aucun intérêt et serait par définition contesté (la vacance au sens fiscal n’étant nullement celle de la vacance locative de telle ou telle résidence étudiante). Par ailleurs, les gestionnaires de résidences étudiantes sont parfois amenés (et légalement autorisés au titre de l’article L. 631-12-1 du code de la construction et de l’habitation) à louer des logements pour de courtes durées (n’excédant pas trois mois), ce qui est le cas pour les étudiants en stage, ou certains étudiants étrangers qui n’établissent nullement leur résidence principale dans l’établissement concerné mais ne sauraient décemment être assujettis à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Quant aux étudiants qui établissent leur résidence principale dans l’établissement, ces derniers sont précisément ceux pour lesquels la suppression de la taxe d’habitation est la plus nécessaire et bienvenue. Pour les seniors c’est tout aussi complexe, car il y a également la problématique des lots dédiés aux séjours temporaires (sorties d’hospitalisation, séjours saisonniers pour tromper la solitude de l’hiver ou affronter la canicule…). En outre, il n’est pas rare qu’une personne âgée, venant par exemple de perdre son conjoint, décide de quitter son domicile historique, sans pour autant le vendre ou le louer, pour une résidence services seniors. Elle se retrouverait alors sanctionnée par la taxe sur la résidence secondaire. Aussi, compte tenu de la spécificité des logements étudiants ou seniors en résidences gérées et des nombreuses difficultés qui ne manqueront pas de se présenter, il lui demande s’il ne pourrait pas être envisagé que les contribuables concernés puissent, d’une part, renseigner le seul nom de l’exploitant (les étudiants n’étant par définition plus assujettis à la taxe d’habitation depuis le 1er janvier 2023) et, d’autre part, être exonérés de la taxe sur les résidences secondaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5535</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Doliprane doit rester français pour préserver la souveraineté sanitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1217. — 22 octobre 2024. — M. Alexandre Loubet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la cession par le grand groupe français Sanofi de sa filiale Opella, qui produit notamment le Doliprane, au fonds américain CD et R. Le conseil d’administration de Sanofi a confirmé être entré en négociations avec CD et R pour lui céder une part majoritaire d’Opella. Le fonds offrirait une valorisation de 15,5 milliards d’euros pour cette entité qui commercialise le Doliprane mais également le Dulcolax, la Lysopaïne, ou le Maalox, représentant 12 % du chiffre d’affaires actuel de Sanofi et qui emploie 11 000 salariés. Cette vente constitue un risque pour la souveraineté sanitaire de la France. Plusieurs acquisitions précédentes de groupes français par des puissances étrangères ont été à l’origine de nombreux licenciements dans le pays, de délocalisations des centres de décision et de production, ou encore de pillage du savoir-faire et des brevets français. Cette décision est même en contradiction avec les déclarations récentes du Président de la République Emmanuel Macron qui annonçait en juin 2023, lors de son déplacement en Ardèche, vouloir accélérer la relocalisation sur le territoire français des capacités de production de médicaments essentiels. Alors que la production industrielle française ne cesse de chuter, alors que l’épidémie de covid-19 a souligné l’ampleur des dépendances et la nécessité de reconstruire la souveraineté sanitaire, cette vente représenterait un affaiblissement supplémentaire de notre puissance industrielle. Sanofi est un acteur national important dont la création et la croissance ont été facilitées par l’appui de l’État. Dans ce contexte, il lui demande de préciser les garanties données par l’acquéreur pour préserver l’emploi et la production en France, et si ces garanties sont insuffisantes, s’il va suspendre cette vente en utilisant le décret n° 2019-1590 du 31 décembre 2019 relatif aux investissements étrangers en France et inscrire le maintien d’Opella au sein de Sanofi dans une stratégie nationale de la filière du médicament pour garantir les emplois, la production en France et la puissance industrielle du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5536</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Coulomme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Friche industrielle de Château-Feuillet à La Léchère en Savoie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1218. — 22 octobre 2024. — M. Jean-François Coulomme interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la friche industrielle de Château-Feuillet (anciennement Ferroglobe) à La Léchère, en Savoie. Les industries à forte consommation d’énergie se sont développées dans les vallées alpines il y a plus d’un siècle pour accéder à l’énergie hydroélectrique. C’est ainsi que le site de Château-Feuillet, en Tarentaise, a vu se développer sur une dizaine d’hectares des activités électro-métallurgiques autour de la production de silicium. La multinationale Ferroglobe a décidé de manière incompréhensible l’arrêt d’activité de Ferropem et a licencié en 2022 plus de 200 personnes sans que le motif économique n’ait été reconnu par le ministère du travail ; une vingtaine d’agents sont toujours salariés protégés actuellement du fait du refus du motif économique par l’administration. Ferroglobe a cédé cette « friche industrielle » de 12 hectares à la société Ugi’Ring au capital de 100 000 euros, à l’exception de la zone de décharge de 2 hectares conservée par Ferropem et dont on ne connaît pas la destinée. Cette friche industrielle se situe : à côté de la RN90 qui est saturée de voitures, souvent à l’arrêt lors des chassés-croisés de déplacements vers les stations de sports d’hiver ; à une centaine de mètres de l’école communale ; à quelques décamètres de logements, d’un hôtel, d’une station thermale qui existait bien avant l’implantation des usines, et au droit de trois cours d’eau, dont l’Isère. La société Ugi’Ring est la filiale d’Ugitech à Ugine, située à 30 km de Château-Feuillet, et qui a bénéficié d’une aide publique de 9,4 millions d’euros en 2021 pour développer le projet d’économie circulaire en recyclant les déchets de l’aciérie d’Ugine et de 20 millions d’euros au titre des métaux critiques. Ce projet était prévu sur le site d’Ugine. Saisissant l’opportunité de l’arrêt d’activité de Ferropem à Château-Feuillet, Ugi’Ring a sollicité des aides publiques importantes pour un projet passant de 13 000 tonnes de déchets sidérurgiques à 77 000 tonnes par an d’entrants dont 50 000 tonnes de déchets dangereux non spécifiés. Ce faisant, le projet consiste à faire entrer dans la vallée étroite de Tarentaise, par camions, 80 000 tonnes par an de produits toxiques, pour faire ensuite ressortir de la vallée 26 000 tonnes de produits extraits du ou des fours d’Ugi’Ring, après les opérations d’incinération et de traitement à proximité d’habitations, d’une école, d’une station thermale et de plusieurs cours d’eau dont l’Isère. Le projet prévoit 3 ou 4 cheminées de 33 mètres de hauteur, par lesquelles s’échapperont des fumées dont la composition n’est pas communiquée, et probablement des PFAS (alkyls perfluorés et polyfluorés) et autres molécules toxiques, ce qui est particulièrement inquiétant pour les populations. L’aérologie en vallée étroite empêche souvent la circulation des masses d’air, ce qui est un facteur aggravant dans ce type de configuration géographique. La population n’a pas été associée au choix de reprise et de destinée de cette friche industrielle stratégique. Elle a découvert le dossier Ugi’Ring en février 2024 au moment de l’enquête publique en vue d’autoriser la société Ugi’Ring à exploiter le site et d’instaurer des servitudes d’utilité publique, plusieurs mois après l’achat du site par la société Ugi’Ring. Malgré la faible information officielle, les habitants se sont très vite mobilisés : en quelques jours plus de 800 personnes se sont regroupées sur les réseaux sociaux, une pétition a été signée par 17 000 personnes alors que la population du territoire est de 6 500 habitants. Le collectif citoyen a organisé des réunions publiques qui ont permis d’informer et de débattre sur les enjeux de ce projet de site Seveso « seuil haut », et a élaboré un projet alternatif pour proposer un autre avenir à ce site, correspondant aux besoins économiques et sociaux locaux : accueil d’entreprises puisque l’assemblée du Pays de Tarentaise Vanoise déclare le manque de 30 ha pour accueillir des activités économiques sur ce territoire. Le nombre d’emplois industriels par hectare est en moyenne de 30 à 50 en France. Avec Ugi’Ring, on est à 5, et peut-être, à terme, 10 emplois par hectare. Le projet alternatif permet d’envisager plus de 300 emplois avec l’accueil de plusieurs entreprises, ce qui diminue le risque concernant la durabilité des emplois. A contrario, la société Ugi’Ring, qui dépend du groupe international Swiss Steel, et dont une partie du capital appartient à un oligarque russe, est vulnérable et ne s’engage pas dans la durée, malgré les importantes aides publiques qui ne font pas l’objet de contreparties engageant la holding bénéficiaire, et ne s’engage pas davantage dans la garantie financière des risques et potentielles catastrophes industrielles, puisque le capital engagé par l’industriel n’est que de 100 000 euros. Ce projet alternatif prévoit aussi la création de nombreux logements dans une partie de terrain qui n’est pas polluée, ce qui répondrait à une forte demande (pour de la résidence principale à prix accessible, notamment en location). Compte tenu de la loi « ZAN », ce projet alternatif présente l’avantage de développer des emplois et des logements sans aucune consommation d’espaces non anthropisés, et sans risque pour un territoire de montagne en pleine reconversion de son modèle économique jusqu’ici largement dépendant du tourisme hivernal, et pour lequel le tourisme des 4 saisons est un enjeu de maintien de plusieurs dizaines de milliers d’emplois, saisonniers et permanents. Ainsi, les questions de M. le député sont les suivantes : suite à l’enquête publique qui a suscité plus de 900 questions dont la plupart sans réponse, et des risques pour la population comme pour l’environnement, M. le ministre peut-il suspendre toute décision de l’État ? M. le ministre peut-il organiser une concertation avec tous les acteurs permettant d’envisager toutes les hypothèses, y compris celle de trouver un autre site pour le projet Ugi’Ring et envisager un projet alternatif à La Léchère ? M. le ministre peut-il apporter toutes les informations sur les 54 000 tonnes de différence entre les intrants et les sortants du projet Ugi’Ring ? M. le ministre peut-il garantir l’absence d’impact sur l’activité agricole (zone AOC Beaufort), sur l’apiculture, sur la santé des riverains, sur l’activité de la station thermale de La Léchère, sur les nuisances sonores, sur les déversements accidentels de toxiques dans les cours d’eau, sur les risques sismiques et les risques de sinistres ? Vu la proximité avec la zone Natura 2000 du massif de la Lauzière, du site de montagne préservé de Naves bénéficiant d’une politique financée au titre du tourisme doux, comment M. le ministre voit-il la compatibilité de ce projet Seveso avec la politique de valorisation du patrimoine naturel engagé par les vallées d’Aigueblanche, largement financée par les fonds publics dans le cadre notamment de « l’Espace valléen » ? Qui paiera les conséquences sur l’activité agricole (zone AOP Beaufort), sur l’apiculture, sur la santé des riverains, sur l’activité de la station thermale de La Léchère, sur la qualité de l’air et de l’eau ? L’usine sidérurgique de Feurs (Loire), qui pratique aussi le recyclage et le traitement de piles, qui fut dirigée par un des actionnaires d’Ugi’Ring, a connu une dizaine d’accidents ayant eu pour conséquences des décès et des blessés graves : quelle confiance peut-on avoir en ces dirigeants ? Sur un investissement d’environ 90 millions d’euros, les subventions publiques étant de 30 millions d’euros, comment justifier ces versements publics bénéficiant à une holding à capitaux étrangers, par ailleurs en difficulté financière ? Quelles garanties sont exigées de la part de l’actionnaire majoritaire pour assurer la viabilité économique, sociale et environnementale de cette activité ? Il lui demande enfin ce qu’il pense de la sous-densité d’emplois du projet Ugi’Ring par rapport à la surface exploitée, tandis que la Tarentaise est en manque de foncier pour l’expansion des entreprises locales, fortement liées à l’activité touristique, thermale, des sports d’hiver et du pastoralisme, ainsi que les services médicaux, paramédicaux, bien-être, restauration et hôtellerie qui les accompagnent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5537</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dette publique en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1267. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation préoccupante de la dette publique en Nouvelle-Calédonie et les solutions envisageables pour y remédier. Les collectivités calédoniennes, comprenant les provinces, les communes et le territoire lui-même, accumulent des déficits budgétaires importants. À ce jour, la dette publique calédonienne dépasse les 180 milliards de francs CFP. Cette situation inclut des créances envers des institutions telles que la CAFAT (Caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs de Nouvelle-Calédonie), le Centre hospitalier territorial, ainsi que des entreprises publiques comme ENERCAL et AIRCALIN. Cette accumulation de créances non réglées entraîne des répercussions économiques significatives pour le territoire, notamment une crise de confiance parmi les entreprises et les créanciers locaux. Dans ce contexte, il serait opportun de réfléchir à une intervention de l’État par le biais de la Banque publique d’investissement (Bpifrance). Cette intervention permettrait aux créanciers détenant des créances sur les collectivités calédoniennes de les céder à la BPI, ce qui injecterait immédiatement des capitaux dans le système économique local. La BPI deviendrait alors créancière directe des collectivités concernées et les modalités de remboursement de ces créances seraient ensuite négociées entre l’État, la BPI et les collectivités locales. Cette approche pourrait soulager financièrement les créanciers locaux tout en permettant aux collectivités calédoniennes de restructurer leur dette de manière plus favorable. En outre, elle contribuerait à éviter toute défaillance des services publics locaux tout en rétablissant la confiance des entreprises et des citoyens dans l’économie locale. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement pourrait envisager cette proposition et si des discussions sont en cours pour permettre une telle intervention de la BPI en Nouvelle-Calédonie afin de répondre à la crise de la dette publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5538</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Double paiement de TVA par les résidents ultramarins lors de livraisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1269. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la double taxation que subissent les résidents des territoires ultramarins souhaitant se faire livrer un bien en provenance de l’Hexagone. Les entreprises de France hexagonale sont exonérées de TVA si elles effectuent une livraison de biens en direction des départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte ou La Réunion). En effet, selon le 1° du 2 de l’article 294 du code général des impôts (CGI), les départements d’outre-mer sont considérés comme des territoires d’exportation, la facture devant donc comporter la mention suivante : « Exonération de TVA en application de l’article 294 du code général des impôts ». La TVA locale s’applique une fois le bien arrivé sur le territoire ultramarin et doit donc être acquittée par le destinataire. Or de trop nombreux ultramarins sont victimes d’une double taxation dans la mesure où une large majorité des entreprises hexagonales n’appliquent pas cette première exonération de TVA. Le client final se voit ainsi contraint de régler la TVA hexagonale de 20 % et la TVA locale de 8,5 % à La Réunion par exemple. Ce défaut d’application de la loi n’est pas tolérable et impacte lourdement le pouvoir de vivre des compatriotes ultramarins déjà fortement fragilisés par la cherté de la vie. Le Gouvernement doit prendre conscience de la situation. Elle lui demande donc quels moyens nécessaires à la bonne application de cette disposition il compte mette en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5538</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Financement incitatif pour le secteur de l’immobilier en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1270. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité pour l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) de mettre en place, avec le soutien de l’État, un financement incitatif à taux zéro pour l’acquisition ou la construction de logements neufs en Nouvelle-Calédonie. Le territoire fait face à des défis économiques, politiques et à des tensions institutionnelles majeures. Ces incertitudes pèsent sur l’économie locale, entraînant une fuite des capitaux, un désert des investissements et une paupérisation massive. De plus, la dépendance excessive de l’économie calédonienne à l’industrie du nickel et l’absence de diversification économique rendent indispensable la mise en place de dispositifs innovants pour dynamiser des secteurs alternatifs. L’État pourrait donc soutenir l’Institut d’émission d’outre-mer dans la mise en œuvre d’un financement incitatif à taux zéro pour l’acquisition ou la construction de logements neufs. Ce mécanisme, financé par l’État, permettrait de réduire les coûts de financement pour les promoteurs immobiliers et les particuliers, encourageant ainsi la construction et l’achat de logements, ce qui dynamiserait le secteur du bâtiment, un acteur clé de l’emploi local. Il s’agirait d’un levier significatif pour relancer l’économie du territoire. Il lui demande donc si une telle mesure pourrait être à l’étude pour encourager la relance économique locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5538</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Impact d’une hausse de la taxe billets d’avion sur les ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1272. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences qu’engendrerait une absence de prise en compte des compatriotes ultramarins dans l’application d’une disposition du projet de loi de finances pour 2025 présenté le jeudi 10 octobre 2024 en conseil des ministres. La révolte qui frappe le département de La Martinique est le résultat d’une colère légitime qui gronde depuis trop longtemps. Cette colère sommeille dans l’ensemble des pays dits d’outre-mer et les annonces budgétaires du Gouvernement ne font qu’alimenter un sentiment de déclassement et une rupture sociale déjà à l’œuvre. La diminution de 250 millions d’euros du budget octroyé à la mission « outre-mer » du projet de loi de finances n’était qu’un avant-goût du peu de considération que semble avoir l’équipe ministérielle à l’égard des Français d’outre-mer. Alors que le « réflexe outre-mer » devait être appliqué pour chaque décision gouvernementale, comme cela a d’ailleurs été rappelé par voie de circulaire par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, force est de constater que sa mise en œuvre reste aujourd’hui limitée. M. le député Christian Baptiste a alerté M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie lors de son audition en commission des finances sur le danger que fait peser une augmentation de la taxe sur les billets d’avion, si elle était appliquée aux billets à destination ou en provenance des territoires ultramarins, sur la continuité territoriale et le droit fondamental à la mobilité. L’explosion des prix des billets d’avion empêche déjà depuis plusieurs années les citoyens de voyager et de retourner auprès de leurs proches puisqu’aucune alternative de déplacement n’existe. La réponse de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie à cette interpellation était particulièrement alarmante : « Je ne peux pas vous dire qu’il n’y aura pas une contribution, même minime, de chacun dans cette nouvelle taxation et dans ce nouveau barème ». Elle lui demande donc de tout mettre en œuvre pour que les Français d’outre-mer ne soient pas impactés par cette nouvelle taxation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5539</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Ouverture d’une ligne de refinancement à taux zéro en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1277. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité pour l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) de mettre en place une ligne de refinancement à taux zéro sur une durée de cinq ans pour les crédits déjà consentis par les banques locales de Nouvelle-Calédonie. L’Institut d’émission d’outre-mer est responsable de l’émission du franc CFP, de la supervision du système bancaire, de la régulation des taux d’intérêts, des crédits et de la gestion des comptes du trésor public pour la Nouvelle-Calédonie. Face à une situation économique critique, aggravée par une fuite des capitaux et une baisse drastique des investissements, des mesures peuvent être mises en œuvre par l’IEOM pour soutenir les banques locales et encourager la relance économique, notamment par des mécanismes de refinancement et des incitations au crédit. L’IEOM pourrait ouvrir une ligne de refinancement à taux zéro sur une durée de 5 ans pour les crédits déjà consentis par les banques locales, quel que soit le secteur concerné. Ce refinancement à taux zéro permettrait aux banques calédoniennes de réduire leurs coûts et, en retour, d’abaisser les taux d’intérêt pour leurs clients. Une telle mesure pourrait être conditionnée à l’application d’une marge maximale de 3 % pour les banques, qui conserveraient le risque associé aux prêts. Il lui demande donc si cette mesure pourrait être envisagée pour répondre à la crise économique locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5539</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Prêts bonifiés de relance en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1279. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en place de prêts bonifiés à des taux préférentiels pour soutenir les secteurs économiques sinistrés ou en difficulté en Nouvelle-Calédonie. Le territoire traverse une crise économique sans précédent, aggravée par l’accumulation des dettes publiques locales, la baisse significative des investissements privés et une dépendance excessive à l’industrie du nickel. Ces facteurs ont contribué à l’affaiblissement des secteurs économiques et à une perte de confiance des investisseurs. Afin de répondre à ces défis, des prêts bonifiés, à des taux compris entre 2,5 % et 4 %, pourraient être envisagés en faveur des secteurs professionnels sinistrés ou en difficulté. Ces prêts pourraient être octroyés par l’intermédiaire de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), qui apporterait ainsi une expertise dans la gestion et le suivi de ces financements. Une telle mesure pourrait offrir un soutien crucial aux entreprises locales, stabiliser l’économie et renforcer la confiance des investisseurs. Il lui demande donc si le Gouvernement pourrait examiner cette proposition et collaborer avec la BPI France pour mettre en place des financements incitatifs dans le cadre de la relance économique de la Nouvelle-Calédonie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5539</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Doliprane - Souveraineté de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1295. — 22 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la cession envisagée par Sanofi de sa filiale santé Opella, responsable notamment de la production du Doliprane, Dulcolax, Lysopaïne et Maalox, à un fonds d’investissement américain. Sanofi a récemment annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec le fonds Clayton, Dubilier et Rice (CD et R) en vue de céder au moins 50 % de cette filiale, pour une somme estimée à 15 milliards d’euros. Ce choix de Sanofi semble guidé par la volonté de réorienter ses investissements vers des médicaments plus rentables. Il est néanmoins préoccupant que cette décision s’accompagne du rejet de l’offre concurrente d’un fonds d’investissement français, PAI Partners, qui, bien que financièrement moins attractive, proposait des garanties en matière d’emploi et de maintien de la production en France. Si cette opération se concrétise, des risques majeurs pèsent sur la souveraineté industrielle et sanitaire du pays, notamment concernant la production de médicaments d’usage courant comme le Doliprane, le plus consommé en France. Cette cession, qui sera soumise à l’examen du contrôle des investissements étrangers, intervient alors même que la pandémie de la covid-19 a révélé la dépendance critique de la France en matière de production pharmaceutique. Lors de l’hiver 2022-2023, des tensions ont été observées dans l’approvisionnement en paracétamol, soulignant la nécessité de renforcer les capacités industrielles du pays. Le plan France 2030 vise d’ailleurs à relocaliser des productions stratégiques et à développer l’indépendance de l’industrie pharmaceutique française, objectifs directement contredits par cette cession potentielle à un acteur étranger. Le ministère de l’industrie a indiqué dans un communiqué que des engagements seraient exigés de Sanofi et du repreneur pour maintenir le siège et les centres de décision en France, ainsi que l’empreinte industrielle d’Opella. Toutefois, ces promesses paraissent insuffisantes face aux risques réels pour l’emploi et l’indépendance de la production de médicaments essentiels. M. le député demande donc à M. le ministre quelles actions le Gouvernement compte entreprendre pour empêcher cette cession, qui menace directement la souveraineté industrielle et sanitaire de la France. Il souhaite également savoir si des dispositifs de contrôle des investissements étrangers seront activés pour bloquer cette vente, voire d’autres à venir dans le respect des intérêts stratégiques de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5540</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Vente du Doliprane à un fonds américain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1299. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la cession de la filiale Opella par Sanofi, qui produit le Doliprane, à un fonds américain. Ce rachat, d’un montant de plus de 15 milliards d’euros, soulève des questions légitimes concernant l’approvisionnement du marché, la souveraineté sanitaire et le maintien des emplois des salariés français de Sanofi. Cette opération financière intervient dans un contexte d’aggravation des pénuries de médicaments, touchant un produit utilisé quotidiennement par des millions de Français. En 2023, 4 925 signalements de ruptures de stock ou de risques de ruptures ont été enregistrés, soit une hausse de 128 % par rapport à 2021. Les grands groupes délaissent la production de médicaments à faible valeur ajoutée, tels que le paracétamol ou l’amoxicilline, au profit de produits générant des marges bénéficiaires plus importantes. Il lui demande d’assurer que des engagements fermes et précis ont été demandés au repreneur afin de garantir la production en France du Doliprane et des autres médicaments essentiels produits par Opella, ainsi que le maintien de l’approvisionnement du marché français en ces médicaments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5540</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Automatisation du chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1311. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Errante attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés d’accès au chèque énergie pour les ménages les plus modestes, aggravées par la fin de l’automatisation du dispositif à partir de 2025. La suppression de la taxe d’habitation a conduit à une refonte du système d’attribution, rendant l’obtention du chèque conditionnelle à une inscription sur une plateforme numérique. Or seuls 3 % des nouveaux bénéficiaires potentiels en 2024 ont effectivement obtenu leur chèque, en raison de la complexité de la procédure et du manque de communication. De plus, la nouvelle campagne prévoit de rendre obligatoire la saisie du numéro de PDL et du numéro fiscal, ce qui risque d’exclure un grand nombre de ménages vulnérables du dispositif. Compte tenu de l’augmentation du coût de l’énergie et des prévisions de hausse des taxes, il est impératif de revaloriser le montant du chèque énergie et d’en simplifier l’accès pour les foyers éligibles. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de revenir à une attribution automatique basée sur le revenu fiscal de référence, afin de protéger les 5,6 millions de ménages concernés de la précarité énergétique croissante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5540</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Accès au téléphone - personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1360. — 22 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’absence de choix en matière d’abonnement téléphonique. Dans le cadre du remplacement progressif des réseaux de téléphonie en cuivre par la fibre optique, de nombreuses personnes âgées rencontrent des difficultés spécifiques. En effet, un grand nombre d’entre elles n’ont pas besoin d’une connexion à internet et souhaitent simplement continuer à bénéficier d’un service de téléphonie classique, via une ligne fixe. La disparition des lignes en cuivre pose un problème important pour ces personnes âgées, notamment celles qui résident dans des zones rurales ou qui sont peu familières avec les nouvelles technologies. Ces personnes ne souhaitent pas souscrire un abonnement internet mais sont souvent contraintes, dans le cadre de la modernisation des infrastructures, à opter pour des offres combinant internet et téléphonie. Cela engendre des coûts supplémentaires qui pèsent lourdement sur leur budget, souvent modeste. Aussi M. le député demande à M. le ministre quelles solutions il envisage pour permettre aux personnes âgées de continuer à bénéficier d’une ligne téléphonique seule, sans obligation de souscrire à des services internet et tout en maintenant un coût accessible pour les plus modestes. Existe-t-il des mesures prévues pour garantir une transition plus souple pour ces populations vulnérables, en leur assurant un accompagnement spécifique dans cette évolution technologique imposée ? Enfin, dans le cadre de la disparition des lignes en cuivre, est-il prévu d’encadrer le coût des nouvelles offres de téléphonie uniquement, afin de protéger les personnes âgées contre une hausse des tarifs et de leur garantir un service de base à un prix abordable ? Cette problématique est particulièrement sensible pour une population qui ne doit pas être laissée de côté dans la transition numérique, afin de préserver leur accès à un service essentiel, celui de la téléphonie. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5541</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Ratification de la convention fiscale France-Belgique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1362. — 22 octobre 2024. — M. Pieyre-Alexandre Anglade attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la date d’entrée en vigueur de la future convention fiscale bilatérale entre la France et la Belgique. Une nouvelle convention fiscale bilatérale entre la France et la Belgique a été signée le 9 novembre 2021 qui doit remplacer l’actuelle convention de 1964. Pour que celle-ci puisse pleinement entrer en vigueur, il est nécessaire que les deux parties à la convention la ratifient. La procédure de ratification française nécessite un vote au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat ; la procédure de ratification belge, compte tenu de son organisation politique, nécessite un examen de la convention par différentes assemblées, à différents échelons (fédéral, régional, communautaire). Cette procédure de ratification par la Belgique peut prendre du temps au vu du nombre important d’acteurs concernés, chacun étant maître de son ordre du jour. M. le député souhaiterait savoir si les autorités françaises connaissent le niveau d’avancement de la procédure de ratification de la convention en Belgique et si l’on peut s’attendre à une accélération de ce dossier maintenant que les élections belges (tant fédérales que locales) sont passées. De plus, puisque l’exécutif français n’a pas encore déposé de projet de loi autorisant la ratification de cette convention, il aimerait connaître les raisons de ce délai. Il lui demande s’il s’agit d’attendre les autorités belges ou si des discussions sont en cours entre les autorités belges et françaises pour intégrer d’éventuelles modifications de la convention avant sa mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5541</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Application des dispositions autorisant l’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1139. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’interprétation qui est faite des dispositions relatives à l’autorisation préalable à l’instruction en famille par l’autorité compétente en matière d’éducation, c’est-à-dire par le recteur d’académie ou le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) agissant par délégation du recteur. Dans son discours sur le thème de la lutte contre les séparatismes du 2 octobre 2020, le Président de la République a annoncé vouloir rendre obligatoire l’instruction pour tous les enfants âgés de trois à seize ans. Or, en France comme dans de nombreux pays, l’instruction en famille est une des modalités de la liberté d’enseignement. Pour lutter contre les dérives sectaires et la radicalisation, le précédent Gouvernement a toutefois fait le choix de restreindre l’instruction en famille (IEF) lorsque la scolarisation de l’enfant est impossible ou lorsque la situation particulière de l’enfant le justifie. Ce principe a été inscrit dans la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite loi CRPR). À travers l’article 49 de cette loi, l’instruction en famille est désormais soumise au régime de l’autorisation préalable pour quatre motifs : l’état de santé de l’enfant, la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives, l’itinérance de la famille ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire et enfin l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant un projet éducatif. Ainsi, en ne conservant que les cas relevant de demandes légitimes, il était prévu de lutter contre toutes les tendances qui mettent en cause l’unité de la République. Si un régime dérogatoire perdurait lors des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024 pour les enfants instruits dans la famille au cours de l’année scolaire 2021-2022 et pour lesquels les résultats du contrôle ont été jugés suffisants, depuis la rentrée 2024 l’instruction en famille est désormais soumise à autorisation. De ce fait, de nombreux enfants qui remplissent pourtant les critères définis par la loi et dont l’instruction en famille correspond à leur intérêt supérieur sont ainsi contraints de rejoindre les bancs de l’école. Au regard de certaines situations et contrairement à la volonté du législateur, l’application de cette mesure par l’administration témoigne parfois d’un manque de discernement et de transparence sur leurs décisions. Les demandes d’autorisation font ainsi l’objet d’un traitement différencié selon les territoires. Ainsi, le taux d’autorisations délivrées pour le quatrième motif varie fortement d’un département à l’autre. Une telle inégalité territoriale n’est pas acceptable et il est de la responsabilité de Mme la ministre de garantir une application uniforme de la loi du 24 août 2021 sur l’ensemble du territoire et de permettre aux familles qui le justifient pleinement de poursuivre l’instruction en famille. C’est la raison pour laquelle il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour harmoniser l’interprétation des dispositions relatives à l’instruction en famille au niveau national, favoriser la transparence des décisions et le respect du contradictoire et enfin garantir que la situation propre de l’enfant assortie d’un projet éducatif complet soit réellement prise en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5542</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Budget 2025 : suppression de 4 000 postes d’enseignants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1140. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression annoncée de 4 000 postes d’enseignants dans le budget de l’éducation nationale pour 2025, principalement en maternelle et en élémentaire. Alors que les gouvernements successifs ont toujours affirmé que l’éducation nationale constituait une priorité, cette réduction des effectifs enseignants vient s’ajouter à la suppression de 1 500 postes en 2023 et de près de 2 000 en 2022. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les petites communes rurales, qui seront les premières à subir les fermetures de classes et les suppressions de postes, menaçant ainsi l’égalité des chances en matière d’accès à une éducation de qualité sur tout le territoire. Or il est crucial que chaque enfant puisse poursuivre sa scolarité dans de bonnes conditions, afin de garantir leur avenir et celui du pays. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir que cette baisse des effectifs ne nuira pas à la qualité de l’enseignement, en particulier dans les zones rurales, et si elle envisage de revenir sur cette décision afin de préserver les conditions d’apprentissage de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5542</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Calendrier de révision de la carte de l’éducation prioritaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1141. — 22 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le calendrier de révision de la carte de l’éducation prioritaire. Créée par Alain Savary en 1981 avec la volonté de « donner plus à ceux qui ont le moins », l’éducation prioritaire a pour ambition de lutter contre les inégalités sociales et territoriales ainsi que de promouvoir l’égalité des chances. Elle poursuit l’objectif de réduire à moins de 10 % les écarts de niveau entre les élèves qu’elle scolarise et les autres. Elle repose sur un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) pour les quartiers les plus défavorisés. En 2023, l’éducation prioritaire comptait 1,1 million d’écoliers répartis dans 6 594 écoles et 572 500 collégiens répartis dans 1 093 collèges. Quatre décennies après sa création, cette politique publique a réussi à contenir les écarts de niveau scolaire dans un environnement socio-économique qui s’est dégradé sur de nombreux territoires, selon un rapport d’évaluation de la Cour des comptes d’octobre 2018. Depuis la dernière refonte de la carte de l’éducation prioritaire, la sociologie des territoires a évolué, en étant parfois marquée par une paupérisation croissante. Il existe aujourd’hui des établissements classés en REP dont l’indice de position sociale (IPS) est inférieur à des établissements classés en REP+. Lors d’une séance de questions au Gouvernement le 22 mai 2024, Mme Nicole Belloubet, alors ministre de l’éducation nationale, indiquait que le Gouvernement préparait une révision de la carte de l’éducation prioritaire pour la rentrée 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le Gouvernement entend maintenir ce calendrier afin de mieux adapter l’éducation prioritaire aux besoins réels des élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5542</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN) en péril
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1142. — 22 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les obstacles auxquels sont confrontés les délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN). Depuis la loi « Goblet » de 1886 transposée dans le code de l’éducation, les DDEN exercent une fonction officielle bénévole, sur nomination des directeurs académiques des services de l’éducation nationale (DASEN). La Fédération des délégués départementaux de l’éducation nationale (FDDEN) est ainsi reconnue d’utilité publique. Ils exercent une mission d’inspection et de proposition sur la question des locaux, du mobilier, de l’équipement, de la sécurité autour des écoles, des projets de travaux et d’aménagement, des activités périscolaires ou encore des transports et de la restauration scolaires. Ce sont les seuls acteurs non-pédagogiques habilités à entrer librement dans un établissement. Il s’agit donc d’acteurs cruciaux, munis d’une mission d’intérêt général, placés à l’intersection des institutions académiques, des agents publics et des usagers de l’école publique. Cependant, les DDEN sont aussi confrontés à une baisse de leurs effectifs, en raison de l’âge avancé des bénévoles exerçant cette fonction : le nombre de DDEN cessant leur activité est supérieur au nombre de nouveaux entrants. Cette réalité a été accentuée par la crise sanitaire de la covid-19 qui a sabré le nombre de bénévoles, conduisant la Fédération des DDEN à lancer une campagne de recrutement. Si leur rôle est méconnu de la population, ils sont aussi largement et injustement invisibilisés, soit par leur exclusion d’instances scolaires pertinentes, soit par leur absence dans deux départements concordataires. Pourtant, les DDEN ont un regard différent et parfois plus global sur certaines problématiques des établissements scolaires publics, tant ils contribuent à faire le lien entre les différents acteurs institutionnels, agents publics, élèves, parents d’élèves. Limiter leur champ d’action, c’est nuire à l’ensemble de la communauté éducative. Ainsi, M. le député demande à Mme la ministre comment elle entend réhabiliter le statut et le rôle des DDEN, à l’heure où le budget de l’éducation nationale connaît son pire plan d’austérité. Premièrement, sur l’étendue de leurs fonctions : compte-t-elle les introduire comme référents en cité éducative ? S’opposera-t-elle aux projets portés par certains parlementaires, à l’instar de la proposition de loi « Rilhac », leur retirant le droit de vote en conseil d’école au profit d’un avis strictement consultatif ? Quand le statut de DDEN sera-t-il étendu aux deux seuls départements concordataires qui en sont dépourvus, à savoir le Bas-Rhin et la Moselle (le Haut-Rhin disposant d’ores et déjà de DDEN), abolissant une inégalité territoriale insupportable ? Deuxièmement, sur leur visibilité, entend-elle intégrer les DDEN aux invitations protocolaires lors des déplacements des ministre de l’éducation nationale, des recteurs d’académie et des DASEN ? Enfin, il souhaite savoir si elle compte initier une campagne d’information nationale de recrutement de DDEN par le biais de documentations dans les établissements publics locaux d’enseignement et de spots publicitaires sur les chaînes de télévision publique d’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5543</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Difficultés de l’instruction en famille suite à la loi du 24 août 2021
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1143. — 22 octobre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les grandes difficultés rencontrées par les familles pratiquant l’instruction en famille (IEF) depuis l’entrée en vigueur de l’article 49 de la loi du 24 août 2021, en particulier pour la rentrée 2024. Alors que l’instruction à domicile relevait d’une simple déclaration, elle est désormais soumise à une autorisation administrative de plus en plus difficile à obtenir, en raison notamment de l’interprétation restrictive du « motif propre à l’enfant » par certaines académies. Le 6 avril 2021, M. Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation nationale, affirmait au Sénat que « l’instruction en famille est l’une des quatre façons d’instruire les enfants en France (…) [elle] n’est nullement mise en cause. Le régime d’autorisation protège les libertés des familles et les droits des enfants ». Cependant, depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite « loi CRPR »), de nombreuses familles se heurtent à l’arbitraire des services académiques dans l’octroi d’autorisations. Ceci malgré les intentions du législateur, les réserves du Conseil constitutionnel et les précisions du Conseil d’État. La loi CRPR a substitué le régime de déclaration de l’IEF par un régime d’autorisation préalable assorti de critères restrictifs. Ces critères incluent des motifs liés à la santé de l’enfant, à une activité sportive ou artistique intensive, à l’itinérance de la famille, ou à une « situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif ». Or comme le souligne le rapport 2023 de la médiatrice de l’éducation nationale, les contours de ce dernier motif sont flous et sources d’interprétations diverses, créant une incompréhension chez les familles. Cela a conduit à une diminution de 27 % du nombre d’enfants suivant l’IEF depuis l’adoption de la loi, tandis que les réclamations auprès des médiateurs de l’éducation nationale ont été multipliées par dix, en grande partie liées à des refus d’autorisation. Cette année, l’académie de Poitiers se distingue par un nombre record de refus, notamment pour des familles ayant déjà été autorisées les années précédentes et qui se retrouvent à recevoir des mises en demeure de scolarisation sous 15 jours, souvent sans explication étayée. Les refus abusifs concernent en particulier les demandes justifiées par le quatrième motif et conduisent à des situations désastreuses pour les familles : fratries séparées, enfants en difficulté scolaire et désorganisation familiale. Le changement de paradigme entre le projet éducatif propre à l’enfant et le projet de vie familial, ajouté à la durée d’autorisation limitée à un an, crée un fort sentiment d’insécurité chez les familles. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle semble en décalage avec l’objectif initial de lutte contre le séparatisme, alors que 92,8 % des contrôles de l’IEF étaient favorables en 2020. Enfin, les saisines auprès de la médiation et des tribunaux administratifs n’ont pas permis de clarifier la portée des nouvelles dispositions, notamment concernant la suffisance d’un projet pédagogique détaillé sans exigence de démonstration de la « situation propre à l’enfant », comme l’a souligné le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021. M. le député souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur l’évolution de la situation concernant l’instruction en famille. Il interroge également M. le ministre sur les mesures envisagées pour assouplir l’application de l’article 49 de la loi du 24 août 2021, afin de garantir aux familles une réelle liberté dans le choix de l’instruction, en conformité avec les droits en vigueur. Enfin, il demande au Gouvernement si une régularisation des refus abusifs pourrait être envisagée pendant l’année scolaire 2024-2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5544</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Lutte contre la dévalorisation du statut de TZR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1144. — 22 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des personnels enseignants sous le statut de titulaire en zone de remplacement (TZR), suite à de nombreuses alertes, transmises par des citoyens ou des syndicats, relayées par exemple dans l’article « La Colère des enseignants titulaires remplaçants » dans le journal Le Monde en date du 10 septembre 2024. Ces personnels, au nombre d’environ 9 000 en cette rentrée scolaire, sont essentiels au bon fonctionnement de l’institution puisqu’ils assurent une présence continue face aux élèves en cas de remplacements courts (minimum deux semaines) comme de remplacements longs (une année scolaire). Pour autant, c’est une mission particulièrement difficile. Les TZR doivent être très adaptables, ils sont amenés à enseigner dans des établissements et des classes variés, avec parfois peu de temps pour s’y préparer. Malgré les difficultés, les personnels TZR assurent leur mission avec sérieux et sens du service public. Quelle n’est pas la déception de certains, comme dans l’académie de Bordeaux ou de Rennes en cette rentrée 2024, d’apprendre que le poste sur lequel ils travaillaient précédemment de manière satisfaisante a été confié à un contractuel ou une contractuelle. Comment accepter, après avoir passé le concours et bien souvent enseigné plusieurs années, que les remplacements de longue durée soient d’abord confiés à des contractuels ou des contractuelles qui n’ont ni le concours ni, bien souvent, l’expérience de l’enseignement ? Cette situation est injuste et injustifiable. En voulant fidéliser les contractuels et les contractuelles, le ministère s’expose à la démission massive des TZR devant la dévalorisation de leur statut, réduit aux remplacements courts et la dégradation de leurs conditions de travail. Si postes vacants il y a, le ministère de l’éducation nationale doit recruter des enseignants et des enseignantes et affecter en priorité les TZR en cas de manques. La situation pose de plus le problème de l’égalité des personnels, puisque les rectorats agissent selon leur volonté en la matière, obéissant néanmoins à la volonté du Gouvernement précédent d’optimiser « de la ressource en remplacement« (article du Monde cité ci-dessus). M. le député tient à rappeler qu’avant d’être « de la ressource en remplacement », les personnels TZR sont des êtres humains subissant déjà un statut difficile sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter l’humiliation d’être eux-mêmes remplacés par des contractuels. Qu’il ne soit toutefois pas compris que M. le député estime les enseignants contractuels et enseignantes contractuelles dépourvus ou dépourvues de compétences et d’expérience. Pour autant, il est absolument nécessaire de protéger les personnels titulaires du concours afin d’endiguer les démissions massives et la crise du recrutement. Il lui demande donc ce qu’elle compte mettre en place pour protéger le statut des TZR et assurer leur priorité sur les contractuels et les contractuelles quant aux remplacements de longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5544</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Louis Boyard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Interrogation sur les récentes révélations de France 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1147. — 22 octobre 2024. — M. Louis Boyard attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les récentes révélations faites par l’émission « Complément d’enquête » concernant le lycée Stanislas, établissement privé sous contrat avec l’État. Le reportage de Complément d’enquête diffusé sur France 2 le jeudi 10 octobre dernier a révélé des pratiques très préoccupantes qui semblent aller à l’encontre du contrat éducatif avec l’État auquel tout établissement sous contrat doit se conformer. Il est notamment fait état de discriminations homophobes, de pratiques violentes de la part des surveillants, de manquements graves à la laïcité ou encore de violences sexistes et sexuelles. Ces révélations posent question quant à l’utilisation des fonds publics alloués à cet établissement et à la conformité de ses pratiques avec les règles de l’éducation nationale. Elles posent également la question du contrôle et de la régulation des établissements privés sous contrat, afin de garantir qu’ils respectent les valeurs et les obligations du service public de l’éducation. Il lui demande donc si des mesures ont été prises ou sont envisagées d’être prises pour enquêter sur ces allégations et s’assurer que le lycée Stanislas se conforme strictement aux obligations de son contrat avec l’État. Il souhaite également savoir si elle envisage de rompre le contrat avec le lycée Stanislas. Il lui demande enfin comment le ministère entend renforcer le contrôle des établissements privés sous contrat, afin de prévenir de tels dysfonctionnements et garantir que ces établissements respectent pleinement les principes d’égalité, de laïcité et de transparence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5545</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Sur l’urgence de construire un nouveau lycée dans le nord de l’Yonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1148. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’urgence de construire un nouveau lycée dans le nord de l’Yonne. En effet, depuis des années et plus particulièrement depuis mars 2023, les maires et les parlementaires du nord de l’Yonne, de toutes tendances politiques, se mobilisent pour demander cette implantation afin d’améliorer l’offre scolaire, les conditions d’apprentissage et l’attractivité du territoire. En effet, les lycées Janot et Curie construits en 1960 à Sens concentrent actuellement en un même site de 11 hectares la totalité de l’offre scolaire du second cycle au sein de la 3e plus grande cité scolaire de France. Ce sont ainsi près de 3 000 lycéens, majoritairement originaires des communes rurales périphériques, qui sont contraints de parcourir, pour certains, plus de 60 kilomètres pour rejoindre chaque jour leur établissement scolaire puis le domicile familial. En outre, la densité de l’établissement ne permet pas de favoriser l’épanouissement des élèves avec des temps de cantine de 15 minutes ou des heures de cours amputées pour laisser les élèves rallier les autres bâtiments d’une structure trop vaste. Malgré un développement démographique sans précédent et un maillage scolaire structuré (écoles maternelles et primaires, deux collèges), le nord du département de l’Yonne reste paradoxalement privé d’un établissement du secondaire, de proximité et à taille humaine. Il n’est pas acceptable plus longtemps qu’un élève puisse effectuer plus de deux heures de trajet en transport provocant de la fatigue, la perte certaine de capacités de concentration et à terme nuisant définitivement à sa réussite scolaire. Malgré la constitution d’un groupe de travail et le vote d’une motion soutenant ce projet d’intérêt général par 40 conseils municipaux et la communauté de communes de Yonne Nord, alors que des municipalités se proposent, déjà, de mettre à disposition des locaux existants pour que l’infrastructure puisse voir le jour dans les meilleurs délais et garantir l’égalité des chances pour les lycéens du nord de l’Yonne, la région Bourgogne-Franche-Comté retarde toujours sa participation à la nécessaire réflexion autour d’un projet qui relève de sa compétence et qui fait consensus sur le terrain. Aussi pour tenir compte de l’urgence de la situation, M. le député souhaiterait savoir comment Mme la ministre envisage de mobiliser concrètement les services de l’éducation nationale pour un projet qui concerne à la fois la réussite scolaire, l’égalité des chances et l’avenir des jeunes dans le nord de l’Yonne. Au-delà, il lui demande dans quelle mesure les services de l’État peuvent inciter et pousser la région Bourgogne-Franche-Comté à ouvrir dès à présent un large débat contradictoire et public sur un sujet qui en appelle à la responsabilité de l’ensemble des acteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5545</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation dramatique des établissements scolaires et manque criant d’AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1154. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Bex alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation catastrophique dans les écoles, collèges et lycées en cette rentrée 2024. En Haute-Garonne, ce sont actuellement en moyenne 80 classes dans le premier degré qui ne sont pas remplacées quotidiennement, soit quotidiennement environ 1 800 élèves sans enseignants. Par ailleurs, les établissements font état d’un manque extrêmement important de personnels AESH : les élèves avec des notifications recueillant un suivi spécifique sont pourtant déjà les élèves les plus fragiles et devraient être intégrés en milieu scolaire ordinaire selon les dispositions légales en vigueur (loi n° 2005-102 du 11 février 2005). Ce sont ainsi plusieurs milliers d’élèves en situation de handicap qui sont abandonnés par l’institution scolaire en Haute-Garonne alors que l’école se doit d’être inclusive. Ce manque criant d’AESH, métier mal considéré et peu rémunérateur, rend absolument inacceptables les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap et place les équipes éducatives sous forte tension. De plus, M. le député tient à attirer l’attention de Mme la ministre sur l’absence de professeurs remplaçants, les remplaçants titulaires ayant pour la grande majorité été affectés à des postes fixes en cette rentrée scolaire 2024. Actuellement, des congés longs, des décharges de direction et des temps partiels ne sont pas remplacés. Il souhaite donc savoir comment elle compte répondre aux besoins de remplacements actuels et à venir afin de garantir le droit fondamental à l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5546</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Avancement des enseignants et prise en compte des années antérieures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1195. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les récentes modifications apportées par l’article 3 du décret n° 2023-729 du 7 août 2023 à l’article 7 du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951 portant règlement d’administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l’ancienneté du personnel nommé dans l’un des corps de fonctionnaires de l’enseignement relevant du ministère de l’éducation nationale et des décrets statutaires régissant ces corps. Désormais, « les années d’activité professionnelle exercées sans avoir la qualité d’agent public et accomplies par les lauréats des concours avant leur nomination dans l’un des corps de fonctionnaires auxquels s’applique le présent décret sont prises en compte dans l’ancienneté pour l’avancement d’échelon, à raison des deux tiers de leur durée ». Ces dispositions, qui doivent être saluées dès lors qu’elles permettent de valoriser les années d’expérience professionnelle antérieures à l’entrée dans la fonction publique, restent toutefois équivoques quant aux personnels qu’elles concernent. L’article 25 du décret du 7 août 2023 prévoit en effet que ses dispositions « sont applicables aux décisions individuelles de classement prenant effet à compter du 1er septembre 2023 », sans expliciter si sont visées les seules décisions initiales d’intégration à la fonction publique, ou toute décision concernant l’avancement d’un fonctionnaire déjà en poste. Dans ces circonstances, il lui demande de confirmer que conformément au principe d’égalité de traitement, le dispositif de reprise d’ancienneté concerne bien non seulement les nouveaux lauréats depuis le 1er septembre 2023, mais également les personnels d’ores et déjà en poste, qui pourront ainsi le cas échéant bénéficier de son application à l’occasion de la prochaine décision relative à leur avancement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5546</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Accès au CNED réglementé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1199. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’accès à l’offre scolaire du CNED en format réglementé pour les Français de l’étranger. En effet, ce programme à distance spécifique présente l’avantage de garantir la continuité de la scolarité dans le système français et l’inscription automatique aux examens nationaux. L’accès à ce format règlementé est toutefois conditionné par les règles de l’instruction en famille et leurs récentes évolutions. Si le cadre légal et le processus de décision semblent être parfaitement lisibles pour les personnes résidant sur le territoire national, il l’est nettement moins pour ce qui est des compatriotes à l’étranger. La décision d’autoriser l’accès au « CNED réglementé » relève en effet du poste diplomatique du pays de résidence du demandeur, le dossier étant instruit par le service de coopération et d’action culturelle. Or, selon divers témoignages, il apparaitrait que le circuit de décision dans ces cas de figure précis est peu transparent et ne laisserait place à aucune forme de recours en cas de refus. A titre d’exemple, si le critère de la pratique intensive d’un sport fait partie des éléments ouvrant accès au CNED réglementé, une famille de sa circonscription s’est vue opposée un refus pour son enfant qui pratique le tennis à haut niveau, au motif que les établissements d’enseignement français homologués du pays concerné proposaient des parcours spécifiques pour ce type de profil, ce qui n’était pas nécessairement le cas dans les faits. Si elle comprend parfaitement la nécessité de faire respecter les règles qui encadrent l’instruction en famille et dont l’objectif est de préserver l’intérêt supérieur de l’enfant, elle plaide pour qu’une plus grande transparence et un meilleur dialogue avec les familles qui sollicitent ce type de demandes soient mis en place à l’étranger pour nos jeunes compatriotes. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5546</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Agression d’une professeure par une élève voilée au lycée Sévigné de Tourcoing
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1230. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’agression grave d’une professeure de la République par une élève au lycée Sévigné de Tourcoing. En effet, le 7 octobre 2024, une professeure en sciences techniques et médico-sociales a demandé à une élève de 18 ans de retirer son voile islamique dans l’enceinte de l’établissement. L’élève a refusé d’obéir et s’est mise à gifler, à menacer et à bousculer la fonctionnaire avant de la rouer de coups. M. le député rappelle que cette professeure a strictement fait respecter la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse au sein des établissements scolaires. Son agression est le triste symbole de l’entrisme islamiste qui constitue une menace de plus en plus sérieuse pour l’école de la République et les règles de vie communes, comme en témoignent la multiplication des atteintes à la laïcité et les incidents récurrents comme au lycée Maurice Ravel à Paris ou au collège de Saint-Georges-sur-Baulche dans l’Yonne. Mais il y a plus grave encore. Des sources proches du dossier, relayées par le journal Valeurs Actuelles et CNEWS le 9 octobre 2024, rapportent que plusieurs professeurs du lycée Sévigné de Tourcoing auraient exprimé leur soutien à l’élève voilée et auraient ainsi désavoué leur collègue victime en violation de la législation, des principes laïques et de la nécessaire solidarité entre enseignants. Dans ce contexte, M. le député demande à Mme la ministre de diligenter une enquête afin de clarifier les faits inadmissibles qui se seraient déroulés dans le lycée public Sévigné de Tourcoing et qui impliqueraient une partie de l’équipe pédagogique. Lors de la séance des questions au Gouvernement du 8 octobre 2024, Mme la ministre a déclaré à la représentation nationale : « Frapper un professeur, c’est frapper la République. Devant la gravité des faits relatés ici, j’ai demandé à ce que des sanctions disciplinaires très fermes soient prononcées. » M. le député demande concrètement quelles seront les sanctions qui seront réservées à l’élève présumée coupable d’agression. Quelles seront les sanctions disciplinaires fermes pour les professeurs qui auraient manqué à leurs devoirs et trahi l’école de la République en soutenant cette élève voilée ? En outre, il lui demande quelles sont les mesures et les directives qu’elle compte prendre pour faire respecter la laïcité, garantir la neutralité au sein des établissements scolaires et barrer la route à l’idéologie islamiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5547</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Radicalisation islamique dans les écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1231. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la récente perturbation des hommages rendus à Samuel Paty et Dominique Bernard dans plusieurs collèges français, révélant une progression inquiétante de comportements liés à une radicalisation islamiste au sein des établissements scolaires. Ces incidents, qui ont vu des élèves refuser de se conformer à la minute de silence en criant « Allah Akbar », ne sont malheureusement pas des cas isolés. Ils reflètent une tendance alarmante : un islamisme sectaire qui s’oppose aux valeurs républicaines et à l’éducation des jeunes. En effet, 78 incidents ont déjà été recensés dans les collèges et lycées. Ce chiffre est pour l’heure provisoire, car tous les « faits établissements » ne sont pas remontés le jour même par les principaux et proviseurs. En 2023, à la même époque, Gabriel Attal avait initialement évoqué 230 contestations et plusieurs semaines plus tard, plus de 600 sanctions avaient finalement été prononcées. De plus, lors de la minute de silence organisée en novembre 2020 en hommage au professeur Samuel Paty, l’éducation nationale avait recensé 400 violations, selon les chiffres communiqués par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation. L’école, sanctuaire de la laïcité, est aujourd’hui confrontée à un phénomène de radicalisation qui touche un nombre croissant d’élèves, influencés par des idéologies extrémistes véhiculées dans certains quartiers, au sein des familles ou via les réseaux sociaux. Les établissements scolaires, censés être des lieux de transmission des savoirs et des valeurs républicaines, se transforment en champs de bataille idéologiques, mettant en péril l’adhésion aux principes fondamentaux de la société. Ces incidents ne se limitent pas aux manifestations de rejet durant les hommages. Le climat de violence s’intensifie, comme en témoigne le cas d’une professeure récemment giflée pour avoir demandé à une élève de retirer son voile en classe. Ce genre d’agressions, visant à faire taire les enseignants qui défendent les principes de la laïcité, met en lumière la perte d’autorité des professeurs et la difficulté croissante à faire respecter les lois républicaines. Les enseignants, déjà en première ligne pour transmettre les savoirs, sont désormais exposés à des menaces physiques pour avoir simplement fait respecter la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les écoles. Les témoignages récents, provenant notamment d’Indre-et-Loire, révèlent une fracture profonde entre une partie de la jeunesse et les valeurs républicaines. L’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard aurait dû être un moment d’unité nationale, mais il a au contraire mis en lumière la présence croissante d’une radicalisation islamiste qui menace l’intégrité même de l’institution scolaire. Face à cette montée de la radicalisation islamiste, il est impératif que l’éducation nationale prenne des mesures fermes et immédiates. Les sanctions contre les élèves et les familles qui bafouent la laïcité doivent être exemplaires, incluant des exclusions définitives et des poursuites judiciaires si nécessaire. L’autorité de l’école doit être restaurée pour éviter que ces comportements ne se banalisent. En outre, cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de déstabilisation de la République par des mouvements islamistes radicaux. Ces idéologies ne visent pas seulement à opposer les jeunes à l’école, mais à fragiliser les bases mêmes de la société française, en s’en prenant également à des minorités comme la communauté juive, de plus en plus marginalisée dans certains établissements scolaires en raison de la montée de la haine antisémite. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de répondre aux questions suivantes. Quelle est la stratégie du Gouvernement pour prévenir et lutter efficacement contre la radicalisation islamiste dans les établissements scolaires ? Il est crucial de renforcer la formation des personnels éducatifs pour qu’ils soient mieux préparés à détecter les signes de radicalisation. Actuellement, les moyens alloués à cette formation sont insuffisants et beaucoup de professeurs se disent démunis face à des élèves de plus en plus provocateurs. Quelles sanctions sont prévues pour les élèves perturbant des hommages nationaux, comme ceux en mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard ? Il ne s’agit plus seulement de rappeler les principes républicains, mais d’adopter une politique de tolérance zéro face aux atteintes à l’ordre public dans les établissements scolaires. Comment l’éducation nationale peut-elle mieux collaborer avec les forces de l’ordre et les services de renseignement pour identifier les réseaux qui propagent ces idéologies extrémistes parmi les jeunes ? Il est nécessaire de renforcer cette coopération pour anticiper et prévenir l’apparition de cellules radicalisées au sein des établissements. Les cours d’instruction civique et de morale sont-ils encore adaptés face à cette montée de l’islamisme radical ? Il devient urgent de repenser le contenu des cours sur la laïcité, afin de mieux armer les élèves contre l’influence de ces idéologies. Quelles mesures de protection spécifiques l’éducation nationale compte-t-elle prendre pour garantir la sécurité des enseignants ? Alors que de nombreux enseignants sont menacés de mort ou victimes de violences verbales et physiques, il est indispensable de renforcer les dispositifs de protection, pour que l’école reste un lieu de savoir et non de peur. L’heure est grave et ces évènements doivent conduire le Gouvernement à réagir avec la plus grande fermeté. La France, en tant que patrie des droits de l’Homme et de la laïcité, ne peut tolérer que ses écoles soient infiltrées par des idéologies qui remettent en cause ses fondements. Le Gouvernement doit impérativement mettre en œuvre des mesures claires et concrètes pour protéger les enseignants et garantir que l’école demeure un sanctuaire républicain. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5548</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Modalités de contrôle du versement de l’allocation de rentrée scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1313. — 22 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les modalités de contrôle du versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Chaque rentrée, plus de 3 millions de familles perçoivent l’ARS, une aide financière versée directement sur le compte bancaire des foyers sans qu’aucune disposition légale ou réglementaire n’encadre strictement son usage. Le montant de cette allocation varie en fonction de l’âge de l’enfant : de 416,40 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, jusqu’à 454 euros pour un adolescent scolarisé de 15 à 19 ans. Cette aide représente donc un budget conséquent pour l’État. L’ARS vise à soutenir les dépenses liées à la scolarité, telles que l’achat de fournitures, de matériel informatique, de vêtements, ainsi que les frais de cantine, de transport et d’assurance scolaire. Elle peut également servir à financer des articles de loisirs ou de sport pour l’enfant, ainsi que son inscription à des activités extrascolaires, sportives ou artistiques, qui constituent souvent un poste de dépense important au mois de septembre. Cependant, l’affectation réelle de cette aide reste à la seule discrétion des bénéficiaires et demeure inconnue des pouvoirs publics. Afin de garantir l’usage conforme de l’ARS, il pourrait être envisagé de contrôler a priori son utilisation, par exemple en modifiant son mode de versement. Une possibilité serait de conditionner son versement à la présentation de preuves d’achat, avec un système de remboursement. Elle l’interroge donc pour connaître les possibilités de mettre en place des contrôles et des justificatifs visant à s’assurer que l’ARS est bien allouée aux dépenses pour lesquelles elle est destinée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5548</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Enquêtes épidémiologiques nationales sur la santé des enfants en milieu scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1344. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la détresse psychologique des enfants et des jeunes adolescents. La pandémie de la covid-19 et les mesures sanitaires prises par le Gouvernement pour enrayer sa propagation ont eu, et continuent à avoir, un impact sur la santé mentale de la population dont celle des enfants, des adolescents et des jeunes. Plusieurs études menées depuis mars 2020, date du premier confinement et de la fermeture des établissements scolaires, alertent sur les conséquences graves sur la jeunesse tout comme le font de nombreux professionnels de la santé, de l’enfance et de l’éducation nationale. En particulier, la santé mentale des plus jeunes s’est sérieusement dégradée, comme le signale Santé publique France dans ses bulletins de surveillance. Depuis mars 2020, les diverses données récoltées démontrent, entre autres, une augmentation des passages aux urgences pédiatriques chez les 11 à 17 ans pour des gestes ou idées suicidaires, des troubles de l’humeur. La tranche des 11 à 14 ans est la plus touchée. En novembre 2021, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a elle aussi tiré la sonnette d’alarme dans son rapport annuel sur les droits des enfants, relevant une hausse significative des troubles anxieux et des phobies sociales. 20 % des 15-24 ans présentaient un syndrome dépressif en 2020, contre 10 % en 2019. Plus récemment, le 5e rapport de l’Observatoire national du suicide a mis notamment en exergue une hausse très marquée des gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes dès mars 2020 et jusqu’au premier semestre 2022. Au regard de ce terrible constat, M. le député s’interroge sur l’action du Gouvernement pour résorber ces impacts sur la santé et en particulier la santé psychologique des jeunes. De plus, un récent rapport parlementaire présenté le 10 mai 2023, sur la médecine scolaire et la santé à l’école, pointe le manque de moyens alloués, le manque de personnels et un pilotage défaillant comme facteur d’explication des difficultés de la médecine scolaire. Ainsi, le rapport indique que seuls 62 % des bilans infirmiers de la 12e année sont réalisés et seuls 18 % des élèves ont eu leur visite médicale de la 6e année. Bien qu’il ne partage pas les analyses de performance soutenues par le rapport, M. le député considère que les constats posés mettent gravement en cause la sincérité du Gouvernement dans son action conduisant à une maltraitance institutionnelle des enfants et des personnels de chacun des ministères concernés. Ainsi, il souhaite savoir quand seront reprises les enquêtes épidémiologiques nationales sur la santé des enfants et des adolescents en milieu scolaire et sous quelles modalités précises : moyens des enquêtes, périmètre géographique (afin de prendre en compte chaque échelon local), durée des études et leur récurrence, etc.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5549</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Erwan Balanant</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Défiscalisation - dons aux associations luttant contre les violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1170. — 22 octobre 2024. — M. Erwan Balanant alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’absence de pérennisation et donc la suppression du taux majoré à 75 % pour les dons faits aux associations réalisant des « actions concrètes pour venir en aide aux victimes de violences domestiques, qui leur proposent un accompagnement ou qui contribuent à favoriser leur relogement ». L’article 200 du code général des impôts précise que les dons faits à certaines entités telles que les fondations, les associations, les œuvres, les établissements d’enseignement supérieur peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable. Le dispositif « Coluche » permet de porter à 75 % le taux de cette réduction d’impôt pour les « versements effectués au profit d’organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins (…) à des personnes en difficulté » dans la limite d’un plafond majoré de 1 000 euros au lieu de 552 euros jusqu’en 2026. L’article 163 de la loi de finances pour 2020 a permis d’étendre à titre expérimental le bénéfice de ce taux majoré de 75 % pour les dons faits aux associations réalisant des « actions concrètes pour venir en aide aux victimes de violences domestiques, qui leur proposent un accompagnement ou qui contribuent à favoriser leur relogement ». Initialement prévu pour deux ans, ce dispositif a été prorogé de deux années supplémentaires pour s’appliquer aux versements effectués jusqu’au 31 décembre 2023. L’adoption du dispositif expérimental en 2019 était également assortie d’une demande de rapport qui devait être remis avant la fin de l’année 2021 sur l’opportunité de prolonger ce dispositif. En l’absence de rapport et anticipant la fin de l’expérimentation, plusieurs amendements avaient été déposés lors des débats sur les projets de loi de finances pour 2023 et 2024 afin, si ce n’est de pérenniser le dispositif, a minima de prolonger son expérimentation. Ces propositions n’ont toutefois pas été retenues par le Gouvernement dans la loi de finances pour 2023 non plus que dans la loi de finances pour 2024. Le Président de la République a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes l’une des grandes causes de son second quinquennat. Le 25 novembre 2023, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes il a réitéré sa volonté de mettre fin à ces violences. Selon les chiffres du ministère de la justice, 94 féminicides ont été commis en France en 2023, ce qui représente une baisse de 20 % par rapport à 2022. Loin d’être satisfaisant, ce chiffre montre toutefois que les actions du Gouvernement et du Parlement portent leur fruit. Cette baisse ne serait pas non plus possible sans le travail des organismes précités. Il est indéniable que leur action est un rouage essentiel dans la lutte contre les violences domestiques ainsi que la prise en charge et la protection des victimes et des co-victimes de ces violences. Pour toutes ces raisons, il lui demande s’il ne faudrait pas pérenniser cette expérimentation afin d’assurer la continuité des dons en faveur de ces organismes de lutte contre la violence domestique et permettre à ces derniers de venir en aide à toutes les victimes de violences domestiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5549</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Création d’une filière doctorale en orthophonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1149. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la création d’une filière doctorale en orthophonie. Depuis 10 ans, les orthophonistes attendent la création d’un doctorat et d’une section Conseil national des universités (CNU) afin de reconnaître les sciences orthophoniques. Actuellement, la section 91 du CNU « Sciences de la rééducation » dont l’orthophonie fait partie, restreint considérablement la prise en compte de toutes les spécificités du métier. Le diplôme d’orthophoniste s’obtient par l’obtention du grade de master depuis 2013. Après ce master, rien n’est envisagé en matière de formation, de doctorat ou encore de recherche. Les orthophonistes s’engagent alors à travers d’autres filières, comme les sciences du langage ou la neurologie par exemple, ce qui ne permet pas de couvrir l’ensemble de la profession (éducation, rééducation, prévention, relation thérapeutique au patient, etc.). Un doctorat en orthophonie existe déjà dans d’autres pays d’Europe ce qui permet aux orthophonistes de poursuivre leur exercice clinique tout en contribuant à l’avancée scientifique de la profession. La recherche et la clinique sont deux domaines complémentaires, il semble primordial de mettre en place une filière doctorale. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5550</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Étudiants privés de leur droit à poursuivre leurs études à l’Université Lyon II
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1150. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation de douze étudiants qui, n’ayant pas reçu de proposition d’affectation satisfaisante de la part de l’université Lyon 2 au mois d’octobre 2024, sont dans l’incapacité de poursuivre leurs études supérieures. Chaque année, depuis la mise en place du dispositif de sélection Parcoursup dans le cadre de la loi ralative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE, loi « Vidal » de 2018), le nombre d’étudiants se retrouvant dans cette condition ne cesse d’augmenter. Ils se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre leurs études, mis de côté par un outil aux critères de sélection opaques. Certains perdent même leur logement Crous, ce qui accroît la précarité endémique dont souffre une grande part des étudiants. Le 16 octobre 2024, la violence vécue par les étudiants mobilisés à l’université Lyon 2 contre cette sélection a franchi un nouveau palier : l’établissement a sollicité l’intervention des forces de l’ordre sur le campus, pour déloger une occupation pourtant pacifique. Les images de ce déploiement de force dans une université, lieu d’émancipation intellectuelle et sociale, sont révoltantes. Année après année, les universités réduisent leurs capacités d’accueil pour s’adapter à leur mise en concurrence. La crise des places disponibles a conduit à une situation inacceptable : des étudiants motivés et méritants se trouvent empêchés de poursuivre leurs ambitions académiques et professionnelles. La sélection s’opère à tous les niveaux du cursus, provoquant des parcours fractionnés et augmentant les risques d’abandon des études. Cette situation résulte d’une carte des formations d’enseignement supérieur incohérente. Les offres de formations devraient être équilibrées sur tout le territoire, y compris dans les villes moyennes, afin de désengorger les établissements d’enseignement supérieur des grandes villes universitaires. Le bafouement du droit à la poursuite des études nourrit la résignation croissante d’une jeunesse qui représente pourtant l’avenir du pays et qui doit pouvoir accéder au plus haut niveau de formation pour affronter les défis sociaux et écologiques qu’attend la société. Elle lui fait donc part de son inquiétude quant à la situation de ces étudiants et l’interroge sur les orientations futures de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5550</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Future école nationale de l’hydrogène
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1151. — 22 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la candidature de la région Bourgogne-Franche-Comté pour accueillir la future école nationale de l’hydrogène. Depuis plusieurs années, la filière hydrogène s’affirme comme l’une des clés de voûte de la transition énergétique en France. Ce vecteur énergétique joue un rôle majeur pour décarboner les secteurs industriels et de transport gourmands en énergie et représente également un levier stratégique dans la lutte contre le changement climatique. En 2020, l’État français s’est fixé des objectifs ambitieux dans le cadre de sa stratégie nationale hydrogène, avec un plan d’investissement de 7,2 milliards d’euros jusqu’en 2030 pour soutenir cette filière en plein essor. Dans cette dynamique nationale, certaines régions se distinguent comme des territoires pionniers et moteurs dans le développement de l’hydrogène. C’est particulièrement le cas de la Bourgogne-Franche-Comté, qui bénéficie d’atouts historiques et stratégiques uniques. Dès 1982, sous l’impulsion de Jean-Pierre Chevènement, le Territoire de Belfort s’est imposé comme un pôle d’excellence dans le domaine des piles à combustible et ce territoire continue aujourd’hui à jouer un rôle de premier plan dans la structuration de la filière hydrogène. En 2016, la région a été labellisée « territoire hydrogène », témoignant de son engagement dans le développement de cette technologie clé. Le nord de la Franche-Comté, et plus précisément la zone industrielle autour de Belfort et Montbéliard, a su structurer une véritable chaîne de valeur autour de l’hydrogène. Cette chaîne englobe plusieurs secteurs industriels clés : la production d’électrolyseurs (McPhy, Gen-Hy), la pile à combustible (Inocel), le stockage (Forvia, anciennement Faurecia), ainsi que les usages dans les secteurs des transports et de la mobilité (Alstom, H2SYS, Gaussin). Le tout est appuyé par une recherche de pointe, notamment à travers le FC Lab de Belfort, un centre de recherche majeur pour la filière hydrogène en France. Dans ce contexte, la région Bourgogne-Franche-Comté présente tous les atouts nécessaires pour devenir un véritable pôle de formation autour de l’hydrogène. Forte d’une tradition industrielle ancrée dans l’innovation et la technologie, la région dispose déjà de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de centres de formation dédiés aux métiers de demain. Il existe des cursus spécialisés allant du baccalauréat professionnel au diplôme d’ingénieur, offrant une formation complète aux futurs professionnels de la filière hydrogène. Or face aux besoins croissants de compétences dans ce secteur, une structuration plus forte de la formation semble indispensable pour accompagner les ambitions fixées par l’État à l’horizon 2030, notamment la création de 100 000 emplois dans la filière hydrogène. L’installation d’une école nationale de l’hydrogène en Bourgogne-Franche-Comté permettrait de répondre à ces défis en offrant un cadre de formation adapté aux besoins des entreprises locales et nationales. Ce modèle pourrait s’inspirer de l’école nationale des métiers du nucléaire en Normandie, qui joue un rôle clé dans la formation des professionnels du secteur nucléaire en France. De même, une école nationale de l’hydrogène en Bourgogne-Franche-Comté permettrait de former les ingénieurs, techniciens et cadres de demain, capables d’accompagner l’essor de cette filière prometteuse. Le rôle clé de la Bourgogne-Franche-Comté dans la filière hydrogène est déjà reconnu au niveau national et international. En plus des grandes entreprises présentes sur le territoire, plusieurs projets de recherche et de développement sont en cours pour renforcer les synergies entre les différents acteurs industriels et académiques. En outre, la région bénéficie du soutien de nombreux élus locaux et des acteurs du secteur privé, tous unis dans leur volonté de faire de la Bourgogne-Franche-Comté un leader de la transition énergétique. Ainsi, Mme la députée souhaite rappeler l’importance stratégique de soutenir la candidature de la Bourgogne-Franche-Comté pour la création de cette école nationale de l’hydrogène. La formation est un enjeu crucial pour accompagner la transition énergétique et pour garantir la compétitivité de la France sur la scène internationale, notamment face à des pays comme l’Allemagne, les États-Unis d’Amérique ou la Chine, qui investissent massivement dans ce secteur. Mme Grangier attire également l’attention de M. le ministre sur le fait que la création de cette école nationale permettrait de valoriser les compétences locales et de renforcer l’attractivité de la région Bourgogne-Franche-Comté. Ce projet permettrait de répondre aux besoins en matière de formation initiale et continue, tout en favorisant l’émergence de nouveaux talents et la reconversion professionnelle des travailleurs dans les secteurs industriels en mutation. Dans cette perspective, Mme la députée sollicite une réponse favorable à la candidature de la région Bourgogne-Franche-Comté pour accueillir l’école nationale de l’hydrogène. Elle lui demande quelles sont les suites réservées à cette demande et réitère la volonté de la région de s’engager pleinement dans le développement de cette filière d’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5551</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Indemnité différentielle SMIC pour les contrats demi ATER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1152. — 22 octobre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le statut des doctorants sous contrat d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à temps partiel. Nombre d’étudiants en doctorat financent leurs recherches grâce à ces contrats. Certains n’ont pas la possibilité de bénéficier de contrat à temps plein, puisque plusieurs universités ne délivrent que des demi ATER. Tous n’ont pas la possibilité de compléter par un autre mi-temps, leur contrat précisant que « le titulaire du présent contrat ne peut accepter aucune autre charge d’enseignement dans cet établissement ou dans un autre établissement ». Depuis janvier 2023, les ATER à mi-temps ont constaté une baisse de leur rémunération imputable à la suppression de l’indemnité différentielle SMIC, soit, à ce jour, 181,52 euros. Le décret n° 91-769 du 2 août 1991 prévoit portant que les ATER sont éligibles au versement de cette indemnité. L’arrêté du 7 mai 1988 fixant les modalités de rémunération des attachés temporaires d’enseignement et de recherche, dispose que « les attachés temporaires d’enseignement et de recherche sont rémunérés par référence à l’indice brut 513. La rémunération des attachés temporaires d’enseignement et de recherche exerçant leurs fonctions à temps partiel est calculée, au prorata du temps de service effectué, sur la base de l’indice brut de référence fixé à l’alinéa précédent, sans que le montant de cette rémunération puisse être inférieur à la rémunération correspondant à l’indice brut 327 ». Dans son décret n° 91-769 du 2 août 1991, le Gouvernement institut une indemnité différentielle en faveur de certains personnels de l’État, précisant qu’ils « peuvent bénéficier d’une indemnité différentielle non soumise à retenue pour pension lorsque la rémunération mensuelle qui leur est allouée est inférieure au montant du salaire minimum de croissance servi en application des articles L. 141-1 et suivants et L. 814-1 et suivants du code du travail ». Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend rétablir cette indemnité différentielle SMIC aux ATER mi-temps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5552</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Interdiction des rassemblements pro-palestiniens et anti-Israël à Sciences Po
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1153. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la multiplication des rassemblements pro-palestiniens par des étudiants d’extrême-gauche de Sciences-Po Paris à l’aube du triste anniversaire des atrocités et des massacres commis par le groupe terroriste et islamiste du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël. Fondée pour promouvoir et défendre la liberté académique, Sciences Po Paris est aujourd’hui devenu une citadelle de l’obscurantisme où des militants d’extrême-gauche relaient et propagent insidieusement leur haine antisémite, leurs revendications communautaristes en instrumentalisant la cause palestinienne. Créée aussi pour éveiller les consciences de ses étudiants, Sciences Po Paris ressemble de plus en plus à un centre de recrutement et d’endoctrinement pour une nouvelle élite islamo-gauchiste dopée par les harangues de La France insoumise. En effet, depuis plusieurs jours le prestigieux établissement d’enseignement supérieur de la rue Saint-Guillaume est le théâtre de plusieurs rassemblements intolérables. Par exemple, le mardi 1er octobre 2024, à l’initiative du Comité Palestine de Sciences Po, le hall de l’école a fait l’objet d’un blocus au cours duquel des étudiants ont brandi des drapeaux palestiniens aux cris d’« Israël assassin, Sciences Po complice » ou réclamant une « intifada globale ». Quelques mois auparavant, des agissements similaires avaient été déplorés à Sciences Po Paris. À ce titre, le 12 mars 2024, l’amphithéâtre Émile Boutmy a été pris d’assaut par des étudiants pro-palestiniens qui ont proféré des menaces à caractère antisionistes et antisémites, notamment à l’égard d’une étudiante de confession juive, tels que : « Ne la laissez pas rentrer, c’est une sioniste ». Sous couvert de défendre la cause palestinienne, une minorité active d’étudiants de Sciences Po Paris relaie scandaleusement les éléments de langage des groupes terroristes et islamistes du Hamas et du Hezbollah et participent à la diffusion d’un antisémitisme d’atmosphère nauséabond. Malgré la prolifération de slogans haineux, faisant l’apologie du terrorisme dans ces rassemblements, aucune sanction n’a été prise à ce jour à l’encontre des organisateurs et des perturbateurs. Alors que plusieurs enquêtes internes avaient été diligentées par la direction de Sciences Po Paris, toutes ont été classées sans suite. Pire encore, l’administration de l’école se rendrait coupable de complaisance à l’égard des étudiants qui se livrent aux rassemblements pro-palestiniens, comme en témoigne la porte-parole du syndicat UNI à Sciences Po Paris à l’antenne de la radio Europe 1 le 3 octobre 2024 : « Tous les jeudis, à 12 h 15, les étudiants pro-palestiniens se rassemblent, vêtus de keffieh, pour chanter différents slogans en faveur de la Palestine. Ils ont un quart d’heure pendant lequel l’administration leur offre toute l’impunité pour faire ce qu’ils veulent comme bazar. Sciences Po leur autorise et décale même certaines tables qui sont habituellement dans le hall, pour les laisser passer. Et ensuite, tout le monde rentre en cours à 12 h 30 ». Il est évident que la multiplication des rassemblements anti-Israël et pro-palestiniens à Sciences Po Paris contribue à l’accroissement des tensions et des actes antisémites au sein des établissements d’enseignement supérieur. Il est nécessaire de rappeler que 67 actes antisémites ont été relevés dans des établissements du supérieur depuis le 7 octobre 2023, soit deux fois plus que pendant l’année universitaire 2022-2023. Aussi, une étude de l’IFOP a démontré que 91 % des étudiants juifs affirment avoir été victimes d’actes antisémites à l’université ; 83 % d’entre eux redoutent les violences venant de l’extrême gauche. Alors que l’on a commémoré le lundi 7 octobre 2024 la mort de plus de 1 200 civils innocents, dont 43 Français, un an après les attaques terroristes du Hamas sur le territoire de l’État hébreu, il est intolérable de continuer à laisser insulter la mémoire des femmes, des hommes et des enfants qui ont été massacrés par les barbares du Hamas. Parce que la haine des juifs et le soutien aux mouvances islamistes n’ont pas leur place à Sciences Po Paris et dans l’enseignement supérieur en France, il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement va prendre pour interdire les rassemblements pro-palestiniens dans les universités publiques et grandes écoles françaises qui font la promotion de la détestation d’Israël.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5552</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Vacataires de l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1155. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation critique des enseignants vacataires de l’enseignement supérieur. Outre des conditions de travail très précaires et des retards de paiement de plusieurs mois, ceux-ci connaissent l’un des taux de rémunération les plus faibles existant en France tous domaines confondus. Si l’on prend l’exemple d’un enseignant vacataire qui passe 4,2 h à préparer 1 h de cours : il gagne 43,50 euros/heure face étudiants. En prenant en compte la totalité de son temps de travail, sa rémunération est donc de 8,37 euros/heure, un taux nettement inférieur au SMIC horaire. Si l’on suppose désormais que, malgré son très haut niveau d’études, cet enseignant soit en situation précaire à cause de la pénurie de postes d’enseignants-chercheurs titulaires dans les laboratoires et les universités : n’ayant pas d’emploi et de revenu principal, il dépend complètement des vacations disponibles dans les facs. Il change donc régulièrement d’université et de cours, engendrant des temps de préparation de cours nettement plus élevés et donc un taux de rémunération horaire plus faible que la moitié du SMIC horaire. Ce protagoniste, docteur en physique quantique et en théorie des cordes mais victime de l’absence de statut protecteur, survit avec 200 à 400 euros par mois et doit s’endetter pour se nourrir. Après avoir subi la précarité étudiante pendant plus de 8 ans à la fac, passer sur l’estrade n’a rien changé : il est aussi vulnérable que ses élèves ! Mme la députée constate que le taux de rémunération horaire des vacataires n’a pas connu une évolution comparable à celle du SMIC ou des minima sociaux dans les 30 dernières années, ce qui l’aurait revalorisé à près de 80 euros de l’heure, préservant ainsi le pouvoir d’achat des vacataires précaires. Elle constate également que les vacataires représentent aujourd’hui plus de la moitié des enseignants à l’université et que ce statut est dévoyé par les établissements en manque de moyens, alors qu’il avait été conçu pour faire intervenir des professionnels ayant par ailleurs un emploi pour suppléer au manque ponctuel de professeurs titulaires ou contractuels. Il est nécessaire d’augmenter les moyens des établissements d’enseignement supérieur et de doubler la rémunération des vacataires pour encourager les universités à ouvrir des contrats de travail plus stables (ATER, post-docs, titularisations). C’est pourquoi elle lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour répondre à cette injustice flagrante qui touche les jeunes les plus qualifiés et les incite à fuir la France pour démarrer leur carrière universitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5553</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Report stage ou affectation si contrat doctoral pour enseignants certifiés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1197. — 22 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’inégalité entre enseignants certifiés et enseignants agrégés au regard de l’autorisation du report du stage de titularisation ou de l’affectation en raison d’un contrat doctoral. De nombreux enseignants débutent leur carrière par un travail de recherche, qui a non seulement un intérêt pour le public mais également pour eux, dans leur futur métier d’enseignant, en leur conférant une solide assise disciplinaire, une aisance dans la rédaction et dans la prise de parole. Trop de doctorants abandonnent leur thèse en cours de route par manque de financements. Un contrat doctoral, souscrit entre le doctorant et une université, ou bien une entreprise, sécurise le doctorant pour les recherches nécessaires à sa thèse et sa rédaction. En effet, le travail de thèse est prenant et nécessite une attention totale, extrêmement difficile à soutenir si l’on doit exercer, en parallèle, un autre emploi pour subvenir à ses besoins. Précisons que les étudiants qui obtiennent à la fois un concours de l’enseignement et un contrat doctoral sont parmi les meilleurs puisque les deux sont difficiles à obtenir, notamment en lettres où seules 20 % des thèses sont financées. Les enseignants agrégés peuvent d’ores et déjà prétendre au report de leur année de stage de titularisation ou de leur affectation de titulaire s’ils bénéficient par ailleurs d’un contrat doctoral. Cela leur permet de se concentrer sereinement sur leur travail de recherche pendant trois ans. Il n’en est pas de même pour les enseignants certifiés. Les enseignants titulaires du CAPES n’ont pas le même avantage et n’ont pas le droit à ce report. Cette inégalité s’ajoute à toutes celles qui existent déjà, parfois complètement indûment, entre les certifiés et les agrégés. La recherche doit être encouragée, pour elle-même et pour les qualités qu’elle confère aux futurs enseignants. Les futurs enseignants doivent être libres de se lancer dans une thèse, y compris après avoir passé le concours qui leur assure un salaire à la fin de leur doctorat - puisque l’on sait qu’une thèse seule ne permet plus de trouver un poste dans l’enseignement supérieur. Cette situation provoque donc une aggravation de l’écart entre certifiés et agrégés ; un gaspillage de l’argent de l’État qui paye un contrat doctoral à des doctorants forcés d’enseigner dans le secondaire et qui ne pourront donc terminer leur thèse en trois ans ; ultimement, une perte de forces vives pour la recherche et pour l’enseignement. Il lui demande donc ce qu’il entend faire pour régler ce problème et assurer en la matière l’égalité de traitement entre les certifiés et les agrégés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5553</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés de de l’université de la Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1268. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés auxquelles fait face l’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC). Accueillant aujourd’hui plus de 3 000 étudiants, l’UNC joue un rôle important pour la Nouvelle-Calédonie. L’accord de Nouméa du 5 mai 1998, indique que « L’université devra répondre aux besoins de formation et de recherche propres à la Nouvelle-Calédonie ». Cependant, cette dernière doit faire face à certains problèmes. L’UNC a la double caractéristique et contrainte d’être une université pluridisciplinaire et de taille modeste, dans un environnement insulaire, entourée d’universités anglophones et très éloignée de la métropole française. Les faibles effectifs en enseignants et enseignants-chercheurs ne lui permettent pas de déployer une offre de formation complète et soutenable. L’offre de master a été limitée en raison de la faiblesse du vivier d’étudiants et de leur penchant à poursuivre leur formation hors Nouvelle-Calédonie. La rupture dans l’offre de formation post-licence générait une double difficulté : la nécessité pour les étudiants de poursuivre ailleurs la formation master et un frein pour les enseignants-chercheurs à la spécialisation de leur recherche sur des thématiques locales. Un autre problème crucial un des enjeux majeurs de l’UNC : le taux de réussite extrêmement faible des étudiants en licences générales, plus particulièrement au niveau de la première année ( cf. domaines de formation et de réussite des étudiants). Le taux de réussite moyen sur les licences générales est de 41 % contre 57 % au niveau national. Il souhaiterait donc savoir quelles actions il compte engager, ou a déjà engagées pour accompagner l’université de la Nouvelle-Calédonie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5554</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Aggravation de la précarité étudiante à Créteil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1286. — 22 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’aggravation de la précarité étudiante à Créteil. Si la ville figure déjà depuis plusieurs années parmi les cinq plus chères de France pour étudier, le dernier baromètre des frais réalisé par le syndicat étudiant Unef place désormais Créteil comme la deuxième ville étudiante la plus chère de France. Déjà en 2023, 1 600 étudiants du département du Val-de-Marne avaient eu recours aux colis hygiéniques et alimentaires distribués par la Croix Rouge. Le baromètre pointe pour l’année 2024 une augmentation d’encore 3,71 % du coût de la vie étudiante. Il est estimé en moyenne à 1 411 euros par mois à Créteil contre une moyenne nationale de 1 158 euros. Cette nouvelle réalité se couple au bilan alarmant de l’étude de mars 2024 de l’Observatoire national de la vie étudiante qui révélait que près d’un étudiant sur trois n’avait pas suffisamment d’argent pour répondre à ses besoins. L’augmentation s’explique notamment par la hausse du prix du forfait Imagine R, liée à la décision du conseil départemental du Val-de-Marne prise en juin 2024 de suspendre son remboursement à hauteur de 50 % pour les étudiants. À cela s’ajoute le coût du logement, en moyenne 195 euros plus cher à Créteil qu’à l’échelle nationale. Or, pour les quelque 45 000 étudiants qui fréquentent l’université Paris-Est Créteil (UPEC), il n’y a que 646 logements disponibles rattachés au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS). Elle souhaite donc l’interroger sur ce qu’il compte entreprendre afin que les étudiants de Créteil ne soient pas contraints de dépendre de l’aide alimentaire pour se nourrir, puissent se loger dignement et puissent à nouveau avoir une partie de leur forfait Imagine R remboursé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1071</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5554</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Crise du cognac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1071. — 22 octobre 2024. — Mme Caroline Colombier appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la crise de la viticulture et plus particulièrement du cognac et de l’armagnac qui s’annonce, au regard du conflit commercial sino-européen sur l’importation de véhicules électriques. Depuis près d’un an, les interprofessions, les syndicats ainsi que plusieurs députés attirent l’attention des ministères français et officiels européens sur le risque majeur pour la filière des spiritueux de l’instauration de taxes sur l’importation de véhicules électriques chinois. Le 4 octobre 2024, la République française a autorisé, au sein du Conseil de l’Union européenne, la Commission européenne à imposer des droits de douane allant jusqu’à 35 pour cent desdites importations. En réaction, le ministère chinois du commerce extérieur a instauré une caution de douane de 39 pour cent sur l’importation des spiritueux de l’Union européenne, dans l’attente de taxes définitives annoncées lors de l’officialisation des taxes européennes sur les véhicules électriques chinois. S’associant aux interprofessions, aux syndicats, à la défense d’une filière générant près de 77 000 emplois, véritable poumon économique des deux-Charentes et de la Nouvelle-Aquitaine, elle lui demande comment il envisage de ne pas sacrifier les eaux-de-vie de cognac et d’armagnac sur ce premier marché en valeur d’une filière générant près de 4 milliards d’euros par an de chiffre d’affaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5554</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Traite d’êtres humains dans la diplomatie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1128. — 22 octobre 2024. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des personnes employées par les diplomates. La longue enquête parue dans le journal Libération en octobre 2024 a en effet remis en lumière les situations vécues par certaines d’entre elles, qui s’apparentent à de l’esclavage. Enfermées et exploitées, corvéables à merci, ces personnes sont bien souvent victimes de viols et de violences, en toute impunité puisque les diplomates sont protégés par leur immunité. Ces affaires ne sont malheureusement pas nouvelles et trop souvent les femmes en sont les premières victimes. L’esclavage a été aboli en France au XIXe siècle. Mme la députée souhaite donc savoir quelles dispositions sont actuellement prises pour protéger les travailleuses et travailleurs employés au service privé et personnel des agents diplomatiques en fonction en France, notamment en lien avec d’autres services de l’administration tels que l’OFII ou l’URSAFF, et quelles nouvelles mesures sont envisagées pour mettre fin à ces pratiques intolérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5555</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants français à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1201. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des familles françaises en mobilité internationale qui ne parviennent pas à obtenir une place pour leur enfant dans un lycée d’enseignement français faisant parti de notre réseau homologué par l’AEFE, tout statut d’établissement confondu. Par souci de transparence et de compréhension pour les familles, elle souhaiterait en premier lieu avoir connaissance de la doctrine qui préside en matière de priorité à la scolarisation des enfants de nationalité française dans ces établissements. En effet, nombre de familles qui n’obtiennent pas de places pensent, à tort, que la scolarisation de leur enfant en lycée français sera automatique et garantie, ce qui ne peut pas toujours être le cas, en particulier dans les pays et les zones où la demande est beaucoup plus forte que le nombre de places disponibles. Il serait ainsi particulièrement intéressant de diffuser une information claire sur cette question afin que les personnes concernées se retrouvent moins en défaut. Par ailleurs, afin de bien appréhender l’ampleur de ce phénomène de non accès à une place en lycée français pour un élève français, elle souhaiterait savoir si des chiffres faisant apparaître le taux de familles françaises non satisfaites existent afin d’avoir une vision des besoins et anticiper ceux à venir. Elle souhaite donc avoir son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5555</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>15 octobre 2024 - Audition du ministre par la commission des affaires étrangères
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1210. — 22 octobre 2024. — M. Marc de Fleurian alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de plus en plus préoccupante que vivent les communes du littoral du Nord et du Pas-de-Calais face à la crise migratoire. Cette problématique, qui s’est installée depuis la fin des années 1990, connaît aujourd’hui une aggravation alarmante, malgré le dévouement des forces de l’ordre. Ces communes se trouvent en première ligne et sont confrontées à cette situation sans disposer des moyens adéquats pour y faire face, suscitant pour les compatriotes un sentiment d’abandon, alors que la gestion de cette problématique relève avant tout de l’État. Les traités et lois actuellement en vigueur sont défaillants. Les comportements violents des clandestins se multiplient, générant des craintes légitimes dans la population, qui fait preuve d’un courage et d’une dignité exemplaires. Il est urgent que le Gouvernement prenne enfin la mesure du problème. Il faut refuser de céder au fatalisme et à l’impuissance et rester déterminés à unir les efforts pour défendre les concitoyens. Cette crise doit notamment faire l’objet d’un dialogue avec le nouveau gouvernement britannique. La protection des Français doit rester la priorité du Gouvernement et du ministère des affaires étrangères. M. le ministre doit s’engager à rencontrer au plus vite son homologue britannique pour discuter de solutions concrètes à la crise migratoire ; il doit s’engager à associer les maires et les parlementaires du littoral à la préparation de cette rencontre. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5555</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Demande d’acquisition de la nationalité française par les conjointes de Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1262. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conditions permettant à un conjoint de Français, dont le mariage a été retranscrit dans les registres consulaires en bonne et due forme, d’accéder à la nationalité française en formulant la demande depuis l’étranger. Selon un cas porté à sa connaissance, concernant une union entre un ressortissant français et une ressortissante botswanaise, aujourd’hui établis au Botswana avec leurs enfants âgés de 10 et 11 ans, certains obstacles administratifs ne permettraient pas d’aller au bout de l’acquisition de la nationalité française pour madame. Elle en remplit en revanche les conditions du point de vue de la durée du mariage, qui date les concernant d’il y a plus de 10 ans. En particulier, il lui est demandé de produire un extrait de casier judiciaire vierge de moins de trois mois émanant des autorités de tous les pays dans lesquels elle a vécu depuis son mariage. Or depuis 2012, la carrière de monsieur a mené l’ensemble de la famille dans 5 pays différents, dont certains ne disposent pas de procédure formelle et rapide permettant l’obtention d’un casier judiciaire vierge. En l’absence de ces documents, les services consulaires dont elle dépend aujourd’hui lui ont indiqué ne pouvoir lui permettre d’aller au bout de la démarche. Au regard du fait qu’il lui est proprement impossible d’obtenir ces documents dans plusieurs des pays dans lesquelles elle a résidé, elle lui demande s’il n’existe pas des procédures d’exception pour permettre aux particuliers se retrouvant dans un cas de figure similaire d’accéder au droit à la nationalité dès lors qu’ils en remplissent les conditions par ailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5556</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Ingérence de l’Azerbaïdjan en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1274. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les ingérences étrangères grandissantes en outre-mer. Le 13 mai 2024 a vu la Nouvelle-Calédonie être victime d’une vague d’émeutes sans précédent dans son histoire. Des milliers d’émeutiers ont brûlé, pillé, dégradé et détruit des milliers d’entreprises, de biens, de domiciles et même des églises. L’ingérence de l’Azerbaïdjan dans les émeutes qu’ont connu le territoire semble indiscutables. Le 17 juillet 2024 encore, à l’invitation du groupe d’initiative de Bakou dirigé par le régime azéri, des élus indépendantistes se sont rendus à Bakou pour une réunion qui a acté la création d’un front international de libération des colonies françaises. Cette conférence a été l’occasion pour les élus de l’Union calédonienne de remercier l’Azerbaïdjan pour son soutien accordé à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), soupçonnée d’être le commanditaire des émeutes. Cette conférence a vu aussi la présence d’élus indépendantistes issus d’autres territoires ultramarins. Cette conférence s’inscrit dans la longue durée d’ingérences azerbaïdjanaises en outre-mer depuis 2023, voulant donner une image d’une France néocoloniale. Alors que la Martinique connaît actuellement un climat de grande violence, Bakou a de nouveau saisi l’opportunité pour dépeindre l’image d’une France coloniale à l’internationale, encore une fois via le groupe d’initiative de Bakou. Le régime d’Aliyev s’en est aussi pris à d’autres territoires, notamment Mayotte. Chaque prise de position de Bakou, ne fait qu’alimenter les tensions sur les territoires. Face à l’ingérence flagrante, il est nécessaire que les territoires soient protégés. Il lui demande donc de mettre en place une réponse diplomatique forte, car à ce jour, aucune prise de position contre l’ingérence azerbaïdjanaise en outre-mer n’a eu lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5556</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Empêcher l’anéantissement des Shompen (Inde) : un enjeu pour l’humanité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1307. — 22 octobre 2024. — M. Arnaud Le Gall interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le risque d’anéantissement des Shompen, peuple tribal des îles Nicobar qui demeure, à ce jour, majoritairement non-contacté. En effet, le gouvernement indien de M. Modi a annoncé vouloir aménager cet archipel et notamment Grande-Nicobar sur laquelle résident près de 300 chasseurs-cueilleurs shompen dont près des deux tiers vivent sans contact avec le monde extérieur. Les Nations unies reconnaissent par ailleurs le caractère unique du très riche écosystème local qui abrite 650 types de végétaux et 1 800 espèces animales. Le projet porté par le Premier ministre indien va radicalement transformer l’île. Il consiste en la construction d’un port de transbordement, d’une ville, d’un aéroport international, d’une centrale électrique, d’une base de défense ainsi que d’un parc d’activités industrielles. M. Modi souhaite également développer un tourisme de masse dans ces zones naturelles préservées. Enfin, près de 650 000 personnes seront déplacées d’Inde continentale sur l’île pour mener ces travaux et s’y établir - soit un accroissement démographique de 8 000 % et un investissement d’environ 9 milliards de dollars. Depuis 2014, ce n’est pas la première fois que le gouvernement tente d’investir de façon autoritaire ce territoire qu’il administre directement, au péril des populations autochtones et de l’environnement. M. Modi entend faire de cette zone une « Hong Kong indienne » et un pivot sécuritaire au large du golfe du Bengale, dans l’océan Indien. Ces aménagements gigantesques menacent la survie même des populations locales non-contactées. Leur mise en relation avec des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés leur sera fatale, sans compter les risques encourus de sombrer dans la dépression sévère, l’alcoolisme ou la prostitution, à l’instar par exemple de ce qui a été observé lors de l’arrivée des colons au XVe siècle en Amérique latine. De fait, certaines ONG emploient le terme de « colons » pour qualifier les Indiens qui seront envoyés sur les îles. Sur le fond, ce projet pharaonique est hérité de l’ancien monde. Il repose sur la bétonisation et la mise en exploitation d’écosystèmes rares cruciaux à la survie de l’espèce humaine. En établissant une base militaire dans l’océan Indien, il est aussi guidé par la volonté de l’Inde, depuis 1947, d’être le gendarme de la région. Cette attitude a historiquement suscité la crainte de ses voisins directs et par conséquent leur rapprochement avec la Chine. En Inde, d’anciens fonctionnaires, des militants, des avocats et de simples citoyens ont adressé une lettre ouverte à la commission en charge des tribus répertoriées ( « Scheduled Tribes » ) pour alerter sur la situation. Au niveau international, près de 40 scientifiques de 13 pays différents ont adressé un courrier à la Présidente, Droupadi Murmu, pour l’alerter des risques en cours pour les Shompen et une pétition est actuellement ouverte avec plus de 10 000 signataires à ce jour. Dès lors que, dans la déclaration commune publiée fin janvier 2024 à l’issue de la visite d’État d’Emmanuel Macron en Inde, Paris et New Delhi ont « réaffirmé leur volonté de surmonter ensemble les défis interdépendants que sont le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution », M. le député souhaiterait savoir si le gouvernement français va officiellement émettre une critique sur ce projet pharaonique. Tout d’abord, par essence, il contrevient aux droits humains en portant le risque de destruction d’une population. La convention de Rome, dont la France est signataire, oblige à se saisir de cette question. Ensuite, il va à rebours des engagements écologiques affichés par le Président français - et réaffirmés dans la déclaration commune. Enfin, la France n’a aucun intérêt stratégique à reprendre à son compte une stratégie dite « Indopacifique » conçue par les États-Unis d’Amérique d’Amérique d’Amérique comme un endiguement de la Chine. Présente dans cette région du monde, la France doit y adopter une politique de non-alignement conforme à ses intérêts. En ultime ressort, il ne s’agit pas de s’ingérer dans les affaires internes d’un pays, mais bien de rappeler l’existence d’un intérêt général humain supérieur supposant notamment de protéger les biens communs de l’humanité. La préservation de l’écosystème de Grand-Nicobar ainsi que de sa population tribale relève bien de cette catégorie. Historiquement, la doctrine et la pratique par l’Union indienne d’une politique étrangère dite « non-alignée » en fait un partenaire de premier plan pour un pays qui, à l’instar de la France, doit également jouer la carte du non-alignement entre des alliances plus ou moins militarisées en plein reconfiguration dans le présent contexte de fragmentation de la mondialisation. Ceci est d’autant plus vrai dans la zone dite « Indopacifique » en proie à des contentieux régionaux au long cours, auxquels se rajoutent des tensions internationales d’une nouvelle nature découlant des rivalités de puissance sino-étatsuniennes. Toutefois, les dérives autoritaires, identitaires et ici, écocides, de l’actuel Premier ministre ne sauraient être absoutes en silence. Par conséquent, en tant « qu’amie », puisque c’est ainsi qu’Emmanuel Macron qualifie l’actuel dirigeant d’extrême-droite hindouiste, la France s’honorerait à faire part de son inquiétude contre ce projet dénoncé par des spécialistes et des citoyens, en Inde, comme à l’international. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5557</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Position de la France dans le conflit sino-taïwanais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1308. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le conflit latent entre la Chine et Taiwan. Le 20 mai 2024 l’élection du président Lai Ching-te à la tête de l’île a provoqué de vives inquiétudes dans la région quant à l’avenir des relations entre les différents pays de la mer de Chine. Sous la précédente mandature de Tsai Ing-wen, les tensions s’étaient déjà aggravées avec en point d’orgue la venue de Nancy Pelosi sur le sol taiwanais. Dès le 23 mai 2024, les forces armées de Chine ont entamé des manœuvres faisant craindre un éclatement de violence. Plus récemment, le lundi 14 octobre 2024, Taipei affirme avoir détecté 111 avions militaires chinois en deçà de la ligne médiane du détroit de Taïwan. Depuis 1949, une situation difficile mais pacifique entre la Chine et Taiwan a permis leur coexistence. La préservation de ce statu quo a été possible par la reconnaissance internationale d’une seule Chine. Cette doctrine est notamment celle de la France depuis 1965 et la présidence du général de Gaulle. Au-delà des considérations morales et philosophiques qui entourent cette politique diplomatique, c’est avant tout son apport pour la stabilité de la région qu’il faut considérer. Aujourd’hui, la situation semble pourtant s’envenimer, faisant craindre un embrasement général en mer de Chine. La puissance militaire du continent et les nombreux alliés de l’île, dont les États-Unis d’Amérique, laissent supposer un conflit de grande ampleur qui serait donc dévastateur en cas d’ouverture des hostilités. Sans porter préjudice à l’expression démocratique taiwanaise, ni à l’intégrité territoriale chinoise et en respect de sa tradition diplomatique, elle lui demande si la France compte conserver une position non-alignée afin de tout mettre en œuvre pour amorcer une désescalade et ainsi favoriser la reprise du dialogue entre la Chine et Taiwan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5557</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Torture exercée par les autorités israéliennes sur des détenus palestiniens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1309. — 22 octobre 2024. — Mme Andrée Taurinya attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’utilisation de la torture par Israël sur des prisonniers palestiniens. Depuis le début de l’opération militaire israélienne qui a fait suite à l’attaque du Hamas et d’autres groupes armés sur le territoire israélien, le 7 octobre 2023, plusieurs milliers de Gazaouis ont été détenus. Les Palestiniens arrêtés puis détenus par Israël dans le cadre de la guerre menée à Gaza l’ont été en grande partie dans le secret et ont été soumis, dans certains cas, à la pratique de la torture, selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, Amnesty international ainsi que les ONG israéliennes B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel. Dans ces centres de détention, comme celui de Sdé Teiman, les détenus ne bénéficient d’aucun droit et sont soumis à la torture et à des traitements inhumains et cruels. Ceux qui ont été relâchés racontent tortures, violences sexuelles et humiliations. Des centaines de détenus y sont forcés de se tenir agenouillés pendant des heures, entravés et les yeux bandés. Leurs témoignages font état de bandages prolongés sur les yeux, de privation de nourriture, de sommeil et d’eau, de chocs électriques et de brûlures de cigarettes. Certains détenus ont déclaré que des chiens avaient été lâchés sur eux, d’autres qu’ils avaient été soumis à la torture par l’eau, ou que leurs mains avaient été attachées et qu’ils avaient été suspendus au plafond. Le Comité international de la Croix-Rouge n’a plus accès aux prisons israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères réaffirme régulièrement son engagement à lutter contre la torture, mais n’a fait aucune déclaration concernant la publication de ces informations concernant l’utilisation de la torture contre des prisonniers palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Elle lui demande donc si la France condamne l’utilisation documentée de la torture par Israël depuis le 7 octobre et quelles sont les actions menées par la diplomatie française afin de s’assurer du respect de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants par Israël.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1085</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5558</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Neutralisation de l’AEEH et de la PCH dans le calcul des indemnités journalières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1085. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les difficultés rencontrées par certains parents pour reprendre le travail après le décès d’un enfant gravement malade. Depuis la loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer la protection des familles d’enfants atteints d’une maladie ou d’un handicap ou victimes d’un accident d’une particulière gravité, les congés rémunérés pour décès d’un enfant ainsi que celui pour l’annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique ou d’un cancer chez un enfant ont été allongés. Toutefois, le traumatisme lié à la perte d’un enfant ne permet pas toujours d’être en capacité de travailler à l’issu des 14 jours ouvrables de congé prévus par la loi. Cette anxiété peut ainsi justifier un arrêt de travail en raison de l’inaptitude du salarié à la reprise de son emploi. Or, lorsque le décès est la conséquence d’une pathologie chronique pour laquelle les parents ont bénéficié de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH), ces allocations ne sont pas prises en compte dans le calcul des droits aux indemnités journalières. De ce fait, les arrêts de travail délivrés à l’issue de la période de congé pour décès d’un enfant ne peuvent pas toujours être rémunérés, plaçant ainsi les familles dans des difficultés financières qui viennent s’ajouter aux souffrances psychologiques. C’est pourquoi il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur la neutralisation de la période de versement de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de prestation de compensation du handicap (PCH) dans le calcul des droits aux indemnités journalières pour compenser la perte de revenu d’un assuré en arrêt de travail à la suite du décès de son enfant atteint d’une maladie d’une particulière gravité ou d’un handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5558</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Décrets loi Taquet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1135. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la non publication du décret d’application de l’article L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles issu de la loi « Taquet » adoptée le 7 février 2022. La loi dite « Taquet » prévoit notamment d’interdire l’hébergement à l’hôtel des mineurs et jeunes adultes pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle prévoit également l’impossibilité de délivrer un nouvel agrément aux assistants maternels et assistants familiaux en cas de retrait d’un agrément motivé notamment par la commission de faits de violences à l’encontre des mineurs accueillis et lorsque le retrait a eu lieu avant l’expiration d’un délai approprié, quel que soit le département dans lequel la nouvelle demande est présentée. Pourtant, cette disposition risque de ne pas pouvoir être pleinement appliquée faute de publication d’un décret qui encadrerait ses conditions d’application. Il y a urgence à agir. Un pays qui abandonne ses enfants de la sorte est un pays qui condamne son avenir. La France a signé et ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant. Au nom du respect de ses engagements internationaux, le Gouvernement doit d’urgence prendre les mesures nécessaires pour permettre l’application de cette loi. Il lui demande donc quand les derniers décrets d’application de la loi « Taquet », prévus initialement pour fin 2023, seront publiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5559</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Situation de l’aide sociale à l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1138. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation critique de l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans le pays. Manque d’éducateurs, places insuffisantes dans les lieux d’accueils, épuisement des assistants familiaux, sont autant de difficultés rencontrées par ce secteur si important. Les mesures annoncées le 20 novembre 2023, comme le renforcement des moyens de prévention ou les 1 500 euros pour les jeunes sortant de l’ASE, vont dans le bon sens, mais restent largement insuffisantes et pas la hauteur des enjeux du secteur. Les assistants familiaux font un travail remarquable, mais leur rémunération est bien trop faible. C’est également le cas de l’indemnité d’entretien, qui est de surcroît inégale selon les départements. Ils doivent faire face à des lois ou décisions absurdes comme le maintien de l’autorité parentale pour un enfant placé, ou le maintien des allocations familiales pour des parents qui n’ont pourtant plus la garde de leurs enfants. De plus, il faut davantage accompagner les jeunes qui terminent leur parcours à l’ASE, car 40 % des jeunes de 25 ans à la rue ont bénéficié d’un parcours à l’aide sociale à l’enfance. L’aide de 1 500 euros proposée n’apparaît pas suffisante et ne répond donc pas à cette problématique. M. le député souhaiterait savoir si les assistants familiaux seront reconnus comme travailleurs sociaux afin d’améliorer leurs conditions de travail. Enfin, il souhaiterait aussi connaître quelles mesures seront prises pour les aider et pour accompagner les jeunes une fois leur parcours d’aide sociale à l’enfance terminée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5559</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Maintien des primes et indemnités de agents bénéficiant d’une décharge syndicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1196. — 22 octobre 2024. — M. Jean-Paul Lecoq attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’application de l’article 7 du décret n° 2017-1419 du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale, notamment le maintien des primes et indemnités des agents bénéficiant d’une décharge syndicale. Alors que ce décret prévoit que « l’agent bénéficiant d’une décharge totale ou d’une mise à disposition conserve le montant annuel des primes et indemnités attachées aux fonctions exercées dans son corps ou cadre d’emploi avant d’être déchargé », certains agents en décharge syndicale ne perçoivent plus, depuis qu’ils bénéficient d’une décharge syndicale à temps plein, les indemnités forfaitaires pour travail les dimanches, jours fériés ou nuits, qu’ils percevaient avant leur décharge. Le refus de leur employeur de verser ces primes est motivé par le fait que l’attribution de ces indemnités correspondait à la prise en compte de sujétions particulières inhérentes à des modalités d’exercice auxquels les agents concernés ne seraient plus soumis de par leur décharge syndicale totale. Selon les directions refusant le versement de ces indemnités, l’évolution du cycle incluant du travail des agents concernés après le passage en décharge totale nécessiterait la reconstitution artificielle d’un cycle incluant du travail de nuit, le dimanche et les jours fériés. Cette estimation théorique ne correspondrait pas au principe du « service fait » ne permettant pas de garantir le respect de la régularité de cette dépense pour l’établissement public employeur. Aussi, il attire son attention sur les mesures nécessaires pour garantir l’application pleine et entière des dispositions du décret n° 2017-1419 pour les agents concernés et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1096</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5559</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Défaillance du moteur 1.2 PureTech du groupe Stellantis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1096. — 22 octobre 2024. — Mme Danielle Brulebois interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation des propriétaires de modèles équipés d’un moteur 1.2 PureTech du groupe Stellantis. Ce moteur a plongé de nombreux Français dans des difficultés matérielles (risque de casse moteur) et financières (nombreuses réparations, surconsommation d’huile, décote importante du prix du véhicule à la revente). Les victimes de pannes anormales dues à des dysfonctionnements de ces moteurs se comptent en dizaines de milliers dans le pays. Les collectifs de victimes mis en place pointent la gestion « au cas par cas » de l’incident par les constructeurs, l’insuffisance de la prise en charge financière des réparations. Les arguments de l’ancienneté du véhicule au-delà de 5 ans et de l’entretien du véhicule (tardif ou encore hors du réseau du groupe) sont aussi avancés. En France, des actions collectives ont été lancées par avocat en 2023. Face au désarroi de ces très nombreux propriétaires, elle souhaite donc savoir quelles sont les actions envisagées par le Gouvernement pour s’assurer que les consommateurs disposent d’une prise en charge adaptée des réparations au regard des dommages subis et si les engagements du constructeur sont respectés et appliqués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5560</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Salariés d’Airbus : nouvelles victimes du déclassement industriel français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1219. — 22 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation préoccupante de l’industrie aérospatiale européenne et plus particulièrement sur les difficultés rencontrées par Airbus dans sa branche spatiale. Le 16 octobre 2024, Airbus a annoncé son intention de supprimer jusqu’à 2 500 postes d’ici mi-2026 dans sa division « Defence and Space » (ADS), qui compte actuellement environ 35 000 salariés. Cette décision fait suite à une dégradation des performances financières de l’entreprise, notamment dans ses activités spatiales. Le bénéfice d’Airbus a été divisé par deux au premier semestre, principalement en raison d’importantes charges liées à ces activités. Ces suppressions de postes s’inscrivent dans un contexte plus large de difficultés pour l’industrie aérospatiale européenne. Airbus fait face à « un climat d’affaires très difficile et en évolution rapide, avec des ruptures de chaînes d’approvisionnement, des changements dans la conduite des conflits et une pression sur les coûts en raison de contraintes budgétaires », selon les propos rapportés de Michael Schoellhorn, directeur général d’ADS. Cette situation soulève plusieurs inquiétudes : l’impact social de ces suppressions de postes sur les salariés et les territoires concernés, les conséquences potentielles sur la compétitivité et la souveraineté technologique de la France et de l’Europe dans le domaine spatial, les risques pour la chaîne de valeur et l’écosystème industriel associés à ces activités. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour accompagner Airbus et ses salariés dans cette période difficile, tout en préservant les compétences stratégiques du secteur et comment le Gouvernement compte soutenir la filière spatiale française, considérée comme stratégique pour la souveraineté et l’indépendance technologique de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5560</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Application de l’article 6‑3 de la loi dite LCEN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1225. — 22 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur l’application de l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Introduit par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 (anciennement article 6-I-8), cet article permet au président du tribunal judiciaire, dans le cadre d’une procédure accélérée au fond, de prendre des mesures pour prévenir ou faire cesser des dommages causés par des contenus en ligne. Cependant, une incohérence importante dans l’application de cette disposition a émergé dans la mise en œuvre de cet article. En effet, bien que le juge puisse être saisi pour traiter les dommages causés par ces contenus numériques, une lecture littérale du texte contraint les justiciables à devoir recourir à une seconde procédure distincte pour demander réparation des préjudices subis. Cette dualité de procédures engendre plusieurs difficultés majeures. En principe, un juge de fond doit pouvoir traiter l’intégralité d’un litige, même dans le cadre d’une procédure accélérée. Il serait donc logique qu’il puisse non seulement faire cesser les dommages causés par les contenus numériques, mais aussi en tirer toutes les conséquences en statuant sur la réparation des préjudices constatés et cessés. Cette approche permettrait une gestion cohérente des litiges, évitant aux justiciables de devoir engager une nouvelle procédure, ce qui entraîne un alourdissement inutile du processus, un allongement des délais et des frais supplémentaires. Cette situation est non seulement pénalisante financièrement pour les justiciables, mais elle peut aussi dissuader de nombreuses victimes d’engager des actions en justice, alors que les grandes entreprises du numérique disposent de moyens considérables pour répondre à ces multiples procédures. Cela va à l’encontre du principe fondamental de bonne administration de la justice, garanti notamment par la Convention européenne des droits de l’homme, et du droit à un recours effectif à la justice tiré de son article 6. Aussi, dans un souci de clarté, elle souhaiterait savoir si, dans le cadre de la procédure accélérée au fond prévue par l’article 6-I-8 de la LCEN, le juge pourrait également se prononcer sur la réparation des dommages subis par les justiciables dans la même procédure, afin de simplifier le processus et d’assurer une justice plus accessible et efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5561</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Piron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Problématique de l’application de l’article 6-I-8 de la LCEN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1226. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Piron appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’application de l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), introduit par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 (anciennement article 6-I-8). L’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), permet au président du tribunal judiciaire, dans le cadre d’une procédure accélérée au fond, de prescrire des mesures visant à prévenir ou faire cesser des dommages causés par des contenus diffusés en ligne. Cette disposition introduite par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 initialement à l’article 6-I-8 de la LCEN avait pour objectif de fournir une réponse rapide aux enjeux complexes liés à la diffusion de contenus numériques. Cependant, des interrogations se posent quant à l’application cohérente de cette disposition et ses conséquences sur la bonne administration de la justice. En effet, bien que le législateur ait choisi de rendre compétent un juge de fond pour traiter ces questions complexes et ce afin d’éviter que de tels litiges ne se limitent à un examen sommaire par un juge des référés, il apparaît que ce juge ne peut statuer que sur la prévention ou la cessation des troubles causés par les contenus en ligne. Or lorsque la question de la réparation des préjudices matériels ou moraux de ces troubles se pose, les justiciables se retrouvent contraints d’engager une seconde procédure distincte. Cela crée une dualité procédurale qui pose de sérieux problèmes. D’une part, cette exigence d’une nouvelle procédure pour obtenir réparation allonge les délais de résolution des litiges, obligeant les justiciables à naviguer entre deux instances pour des questions pourtant liées. D’autre part, elle alourdit les coûts de procédure, ce qui est particulièrement pénalisant pour les justiciables individuels qui n’ont pas les moyens financiers des grandes entreprises, souvent mises en cause dans ces affaires. Ces dernières disposent de ressources considérables pour faire face à ces multiples procédures. Le coût prohibitif et le doublement des délais dissuadent ainsi de nombreuses victimes d’agir, limitant leur accès à une justice équitable. Cette fragmentation entre l’action en cessation des troubles et l’action en réparation est particulièrement incohérente. Le fait qu’un juge de fond, compétent pour trancher des questions complexes liées aux contenus en ligne, soit empêché de statuer simultanément sur la réparation des préjudices semble en contradiction avec les principes d’une bonne administration de la justice. En effet, l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme garantit à toute personne le droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial. La fragmentation de ces procédures, qui entraîne des délais excessifs et des coûts prohibitifs, contrevient à ce principe fondamental. Par ailleurs, le Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) rappelle que le droit d’accès à un tribunal, tel que protégé par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme, doit être « concret et effectif ». Ce droit ne doit pas être compromis par des frais ou des obstacles procéduraux tels que ceux observés ici. La situation actuelle, qui impose de passer par deux procédures distinctes pour un même litige, affecte la capacité des justiciables à obtenir une justice rapide et abordable, en dépit des principes de sécurité juridique et d’efficacité des voies de recours. Ainsi, elle lui demande de bien vouloir clarifier la position du Gouvernement quant à l’application de l’article 6-I-8 de la LCEN. Plus précisément, s’il est envisageable que le juge de fond, dans le cadre de la procédure accélérée au fond, soit habilité à statuer non seulement sur la cessation des troubles, mais également sur la réparation des préjudices matériels et moraux subis par les justiciables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5561</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Protéger les Français contre le vol de leurs données personnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1263. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le vol de données personnelles de millions d’utilisateurs lors de cyberattaques en ce début d’année à l’encontre de plusieurs opérateurs, qui suscitent de vifs questionnements sur les capacités des systèmes de sécurité. Entre le 21 janvier et le 4 février 2024, ce sont près de 33 millions de personnes qui ont été ciblées par le hacking des opérateurs Viamedis et Almerys, plateformes de gestion du tiers payant pour des complémentaires santé. Les données volées sont notamment l’état civil des utilisateurs ainsi que leur numéro de sécurité sociale ou encore le nom de l’assureur santé qui a informé de cette attaque. Quant à l’opérateur France Travail et le service Cap Emploi, ils étaient près de 43 millions d’utilisateurs concernés par cette infiltration dans le système informatique entre le 6 février et le 5 mars 2024. Des données telles que leur état civil, leur numéro de sécurité sociale, leurs identifiants France Travail ou encore leurs adresse mail et numéro de téléphone ont été volées. Dès lors, les risques d’usurpation d’identité, de phishing ou encore de revente d’informations sur le darkweb sont considérables et accrus. Afin d’assurer la protection des données personnelles des utilisateurs et ainsi éviter les risques évoqués précédemment, les systèmes de sécurité se doivent d’être impénétrables et préparés à résister aux cyberattaques. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement pour prévenir ces risques de cyberattaques et pour renforcer les systèmes de sécurité afin de protéger les données personnelles des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5562</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Remise en état des réseaux de télécommunication après la tempête Ciaran
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1361. — 22 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur les dégâts persistants de la tempête Ciaran sur les réseaux de télécommunication. Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023, la tempête Ciaran a frappé la Bretagne et une partie des côtes de la Manche, provoquant de d’importants dégâts sur les réseaux aériens d’électricité et de télécommunication, en raison des nombreuses chutes d’arbres. Si les réseaux électriques ont tous été remis en état en trois semaines, il en est tout autrement pour les réseaux de télécommunication. En effet, onze mois après la tempête, plusieurs centaines d’abonnés sont toujours privés d’internet et de téléphone, gênant fortement les particuliers et les entreprises dans leurs activités du quotidien et créant également des problèmes de sécurité des personnes vulnérables, notamment celles équipées en téléalarme. Les abonnés et les collectivités font régulièrement des remontées aux opérateurs, presque tous sans retour de ceux-ci sur des perspectives de retour à la normale. Les services de l’État eux-mêmes éprouvent des difficultés à avoir des réponses de ces opérateurs. Cela devient un vrai problème d’aménagement du territoire, qui s’en trouve aggravé par le recours massif à des sous-traitants sur le terrain qui réduit la réactivité des interventions et le dialogue entre tous les acteurs. Aussi, elle lui demande si elle entend mettre en place une cellule ministérielle avec les opérateurs en télécommunication pour un suivi de la remise en état des derniers réseaux de télécommunication abimés par les tempêtes survenues l’hiver dernier, ainsi que des mesures visant à améliorer les services rendus par ces opérateurs lors de pannes sur leurs réseaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1081</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5562</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation applicable au port d’un couteau de poche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1081. — 22 octobre 2024. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la réglementation applicable au port de couteau de poche, assimilé à une arme blanche de catégorie D, au même titre que les haches, les machettes, les poignards de combat, les matraques télescopiques, les bombes lacrymogènes ou les poings américains. La jurisprudence des tribunaux était jusqu’ici assez souple et tenait compte des traditions régionales et paysannes. Cependant, depuis le 17 avril 2024 dans les zones dépendant des parquets de Bobigny, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Pontoise, Rennes, Saint-Étienne, Toulouse et depuis le 2 mai pour celles sous tutelle du tribunal judiciaire de Paris, les autorités expérimentent la mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 500 euros en cas de port ou transport « sans motif légitime » d’une arme de catégorie D. Cette décision inquiète vivement les habitants des territoires ruraux car le paiement de cette amende forfaitaire de cinquième classe entraîne automatiquement l’inscription au casier judiciaire de la personne sanctionnée. Par ailleurs, l’amende pour port d’un couteau de poche entraîne aussi une inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (Finiada), sans aucun recours possible, alors que ce fichier est normalement réservé aux personnes dont le profil est considéré comme incompatible avec la détention et l’usage d’armes suite à une condamnation judiciaire grave, un traitement psychiatrique, une plainte pour violence, harcèlement ou une décision préfectorale. Il faut alors vendre toutes les armes que l’on possède sous peine de confiscation sans indemnisation par les autorités. S’il est tout à fait souhaitable de lutter contre la violence malheureusement en hausse dans tous les territoires, il ne faut pas pour autant criminaliser tous les citoyens qui portent un couteau de poche. Il lui demande par conséquent quelles sont les mesures qu’il envisage pour permettre aux citoyens d’avoir sur eux un couteau de poche pour un usage quotidien (petits travaux, loisirs, repas…).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1082</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5563</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement d’associations en lien avec les Frères musulmans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1082. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le soutien financier et la promotion d’associations en lien avec l’islam radical. En 2023, la Commission européenne a versé plus de 800 000 euros à des associations en lien avec les Frères musulmans. La Commission délègue la gestion de quatre programmes Erasmus à une association religieuse. Les associations régies par la loi de 1901 disposent d’une grande liberté quant à leur mode de financement, ce qui les dispense de rendre des comptes sur leurs financements. Au nom de la diversité, certaines institutions financent les ennemis de la République, encourageant ainsi l’influence des Frères musulmans et la montée de l’antisémitisme en France et en Europe. Il faut en finir avec la naïveté concernant des organisations qui gangrènent notre République, véhiculent l’antisémitisme et le séparatisme. En l’absence de réaction de la Commission européenne, c’est au Gouvernement français de lui faire comprendre que le financement et le soutien à des associations en lien avec les Frères musulmans violent la laïcité et les principes de la République. Il lui demande comment le Gouvernement entend juguler les financements des associations en lien avec les Frères musulmans et inscrire cette organisation sur la liste des organisations terroristes, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1083</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5563</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fonds Marianne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1083. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur le fonds Marianne. La création et l’attribution du fonds Marianne est un scandale d’État, inouï et intolérable dans un régime démocratique, qui a forcé la secrétaire d’État de l’époque, Mme Marlène Schiappa, à démissionner. Ce fonds aurait permis d’instrumentaliser l’assassinat ignoble de Samuel Paty, un crime abominable, pour cibler des adversaires politiques et détourner des moyens de l’État pour stipendier de prétendus experts de la lutte contre l’islamisme. Les auditions publiques de la commission d’enquête au Sénat, le rapport de l’inspection de l’administration et la démission du préfet Gravel soutiennent l’idée que ces faits seraient avérés. M. le député souhaite savoir quelles sanctions et quelles mesures ont été prises au sein de l’administration pour éviter que de tels évènements se reproduisent. Par ailleurs, il souhaite savoir si le principal bénéficiaire du fonds a depuis rendu l’argent perçu de façon indue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5563</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle suite aux crues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1103. — 22 octobre 2024. — M. Bérenger Cernon alerte M. le ministre de l’intérieur sur les récentes inondations qui ont frappé le département de l’Essonne à la suite des fortes pluies causées par la tempête Kirk. Cette tempête a occasionné des précipitations record dans plusieurs départements : il est ainsi souvent tombé en une nuit l’équivalent d’un mois de précipitations habituelles pour un mois d’octobre. Les communes de Brunoy, Yerres, Montgeron et Crosne ont été particulièrement touchées par ces inondations, entraînant l’évacuation de plusieurs habitations ainsi que de l’hôpital du Val d’Yerres. La ville de Vigneux a aussi été impactée, entraînant des inondations de caves ou encore des fuites dans les toitures. Bien que la Seine ne soit pas entrée en crue simultanément, la montée des eaux a provoqué des dégâts matériels conséquents. L’action du Syage (Syndicat de gestion des eaux) a fort heureusement permis de limiter l’ampleur des dommages. Cependant, ces récentes crues, qui se répètent de manière inquiétante ces dernières années (en 2016, puis en 2018 et enfin en 2024), mettent en lumière la grande vulnérabilité des territoires face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Dans ce contexte, M. le député sollicite auprès de M. le ministre la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes de sa circonscription touchées. Cette mesure est indispensable pour permettre aux habitants sinistrés de bénéficier rapidement des indemnisations justes et nécessaires pour faire face aux dégâts subis. En effet, cette reconnaissance permettrait à la solidarité nationale de s’exprimer pleinement dans ces moments de grande difficulté pour les populations touchées. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5563</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Tempête Kirk : il faut reconnaître l’état de catastrophe naturelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1104. — 22 octobre 2024. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence de réunir la commission interministérielle de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle afin de reconnaître au plus vite cet état de catastrophe naturelle concernant la tempête Kirk. La tempête Kirk a durement touché la 10e circonscription de l’Essonne. Les villes de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge et Saint-Michel-sur-Orge ont été en particulier très impactées par des inondations catastrophiques. Au moment où M. le député écrit, de nombreux habitants de ces trois communes ont encore de l’eau à l’intérieur de leur domicile. Tous ceux qui sont touchés ont subi des dommages matériels plus ou moins importants, dégradant leurs meubles, leur maison ou leur appartement. Cette tempête a occasionné des précipitations record dans plusieurs départements : il est ainsi souvent tombé en une nuit l’équivalent d’un mois de précipitations habituelles pour un mois d’octobre. Certaines stations météo ont enregistré des records jamais vus depuis 1920. Par ailleurs, selon les scientifiques du groupe Climameter, le changement climatique a augmenté les précipitations de Kirk de 20 %. L’article L. 125-1 du code des assurances dispose que « sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles (…) les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ». Aussi, l’intensité inédite de la tempête Kirk et les inondations qu’elle a provoquées par ses précipitations hors normes imposent de reconnaître rapidement l’état de catastrophe naturelle pour permettre une juste indemnisation des victimes de la tempête Kirk. Aussi, il lui demande s’il entend réunir rapidement la commission interministérielle de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle afin de reconnaître au plus vite cet état de catastrophe naturelle concernant la tempête Kirk pour les inondations qu’elle a provoquées dans les communes susmentionnées et, au-delà, pour les communes touchées partout en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5564</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Révision du décret no 2006‑1100 relatif aux gardes particuliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1106. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de réviser le décret n° 2006-1100 du 30 août 2006 relatif aux gardes particuliers assermentés. Les gardes particuliers sont des agents chargés de certaines missions de police judiciaire qui assurent la surveillance des propriétés ou des détenteurs de droits en matière de chasse et de pêche, de voirie ou de bois et agissent sous l’autorité du procureur de la République. Ils sont par ailleurs dotés, à l’article 29 du code de procédure pénale, du pouvoir de dresser des procès-verbaux pour relever les infractions qu’ils constatent et ne peuvent exercer qu’une fois leur agrément préfectoral obtenu et après avoir prêté serment auprès du tribunal territorialement compétent. L’obtention de l’agrément préfectoral est conditionnée par le suivi de différents modules et celui obtenu précise les domaines de compétence du garde et les limites territoriales où s’exercent ses prérogatives : Le module 1 est un prérequis indispensable à l’obtention des autres modules. Il comprend les notions juridiques de base ainsi que les droits et devoirs du garde particulier. Le module 2 est le module garde-chasse particulier, le module 3 est le module garde-pêche particulier et le module 4 est le module garde des bois particulier. Enfin, le module 5 celui de garde du domaine public et de la voirie routière. Leurs activités sont régies par le décret n° 2006-1100 du 30 août 2006. Il semble que ce dernier aurait besoin d’être réexaminé afin de l’adapter aux besoins des gardes particuliers. En effet, aujourd’hui, un garde particulier peut ne pas être affilié à une structure départementale, ce qui le rend isolé. Il lui est alors difficile de se tenir informé des évolutions de la réglementation ou de pouvoir bénéficier de formations complémentaires indispensables. Un garde des bois peut, en cas d’infraction, demander une pièce d’identité et mettre en œuvre l’article 78-3 du code de procédure pénale mais pas les autres gardes particuliers… Aussi, le commissionnement devrait pouvoir être accordé à une personne morale, ce qui par exemple éviterait de redéposer un dossier d’agrément en cas de changement de président d’association de chasse. Les structures nationales et départementales de la fédération nationale des gardes particuliers pourraient également être mieux intégrées aux différents échelons étatiques pour apporter leur expertise dans leur domaine de compétence (office français de la biodiversité - OFB -, préfecture, direction départementale des territoires et de la mer - DDTM - …). Le garde particulier, qui est dépositaire de l’autorité public, doit relever les infractions de la 1ère à la 4e classe par procès-verbal, n’ayant accès à aucune application de format procès-verbal électronique (PVE). Les infractions de 5e classe devant faire l’objet d’une procédure par procès-verbal (PV), cela limite grandement le relevé d’infraction. De plus, la possibilité de relever par PVE les infractions de la 1ère à la 4e classe désengorgerait les tribunaux. Enfin, ce décret comporte des articles ambigus laissant place à différentes interprétations sur le territoire national. Il lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et sous quels délais les modifications souhaitées pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5564</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Tribune départementalisée dans un magazine régional
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1110. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge M. le ministre de l’intérieur sur le cas d’une collectivité régionale qui édite, fait imprimer puis distribuer « dix éditions départementalisées » de son bulletin régional d’information (papier et numérique). Ainsi, plusieurs pages ne sont pas identiques et différenciées en fonction de l’édition qui est consultée. C’est pourquoi dans le cadre du droit d’expression des conseillers régionaux qui est encadré par l’article L. 4132-23-1 du code général des collectivités territoriales ainsi que par le règlement intérieur, il souhaite savoir si les groupes d’élus peuvent communiquer un texte différent pour chaque édition départementalisée, à l’instar de ce qui est fait par cet exécutif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5565</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre la vente de produits du tabac illicites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1113. — 22 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les moyens alloués pour lutter contre le phénomène de vente de produits du tabac illicites dans les commerces de proximité. Si la France reste aujourd’hui le premier pays consommateur de tabac illicite en Europe, le Gouvernement en a pris partiellement la mesure par la mise en place d’un plan d’action national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025 et la mise en place des opérations COLBERT. Toutefois, la vente illégale de tabac continue de se développer et le nombre de points de vente illégaux, notamment les épiceries de nuit, se multiplie. Si localement, des opérations CODAF, menées conjointement par la douane, la police et d’autres services de l’État ont permis de réaliser des saisies de marchandises illicites ou contrefaites et éventuellement quelques fermetures de commerces, le phénomène de la vente illégale dans les commerces de proximité perdure. En effet, le non-respect des fermetures administratives prononcées ou l’utilisation de techniques de contournement de ces fermetures sont couramment utilisées comme la réouverture du magasin avec un nom de gérant différent ou le transfert de la vente illicite dans un autre établissement proche appartenant au même prioritaire. Ainsi, face au développement du marché parallèle, qui ne cesse de prendre de l’ampleur avec l’augmentation des taxes sur les produits du tabac, elle lui demande de lui faire connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer les moyens alloués dans le cadre de la lutte contre la vente des produits illicites dans les épiceries de nuit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5565</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Montant maximal des admissions en non-valeur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1116. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry interroge M. le ministre de l’intérieur sur le décret n° 2023-523 du 29 juin 2023, transposant à l’article D. 2122-7-2 du CGCT, qui établit à 100 euros le montant maximal des admissions en non-valeur que le maire peut traiter directement par délégation du conseil municipal. Il est regrettable que le décret ne respecte pas l’esprit de la loi voulu par le législateur, qui avait pour objectif de fluidifier le fonctionnement des communes en déléguant au maire le pouvoir d’admettre en non-valeur les titres et recettes. Afin d’avoir une réelle utilité pratique et de correspondre à l’esprit du législateur, les dispositions réglementaires auraient dû s’inspirer de données statistiques, telles que le montant médian des admissions en non-valeur. Il lui demande comment il justifie un seuil aussi bas, traduisant une absence de confiance concédée au maire ; ils méritent de bénéficier d’une plus grande autonomie en revoyant à la hausse le seuil pour leur permettre une plus grande flexibilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5565</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Legavre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Entrave au droit de manifestation par le préfet de l’Hérault
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1125. — 22 octobre 2024. — M. Jérôme Legavre attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés dressées par le préfet du département de l’Hérault contre l’exercice, en particulier par l’association Libre Pensée 34 et l’association BDS, de la liberté et du droit de manifestation reconnus à tous les citoyens dans le pays. Ces deux associations, avec de nombreuses autres associations et de très nombreux citoyens, soucieux d’exprimer leur émoi, leur colère et leur aspiration à ce que cessent les crimes perpétrés contre les peuples palestinien et libanais, ont régulièrement convoqué ou soutenu en y participant, des manifestations le samedi, totalement pacifiques et respectueuses de l’ordre public dans la commune de Montpellier. À preuve, malgré les tentatives initiales de la préfecture pour interdire les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, deux décisions du tribunal administratif, rendues les 21 et 26 octobre 2023 en référé-liberté, ont annulé les effets de l’arrêté préfectoral d’interdiction et rétabli le droit de manifester. Depuis lors, chaque semaine, ces deux organisations, comme beaucoup dans le département et dans toute la France, ont pu être organisatrices ou participantes de nombreux rassemblements ou manifestations. Aucune de ces initiatives n’a donné lieu à quelque violence physique ou verbale que ce soit, ce qui est attesté par tous les comptes-rendus dans la presse, les images diffusées et n’est contesté par personne. De même, il n’y a eu ni propos injurieux, ni agressions d’aucune sorte. Pourtant, le préfet n’en mène pas moins, et singulièrement depuis la fin du mois d’août 2024, une offensive visant de nouveau à empêcher le déroulement de ces manifestations et ce qui peut être rapproché d’une campagne de harcèlement contre les deux associations susnommées et leurs militants ; deux interdictions de manifestation, puis l’interdiction systématique de passer par la place de la Comédie et tout dernièrement le dépôt d’une plainte en diffamation contre le secrétaire de la Libre Pensée 34 : les témoignages dont M. le député a été saisi le conduisent à soulever auprès de M. le ministre le caractère aussi exceptionnel dans le pays, qu’exorbitant du droit commun eu égard à la liberté de manifestation qui y est la règle. Il convient de relever que, malgré les demandes en ce sens, le préfet n’a pas été en mesure de donner le moindre élément de faits concernant des « propos injurieux envers la communauté juive » qui auraient été tenus lors d’une conférence de presse pourtant publique. Ceci n’a pas empêché cette affirmation d’être répétée à plusieurs reprises dans les arrêtés d’interdiction M. le député a pu prendre connaissance. Il en va de même avec l’évocation de prétendues « agressions », terme employé lors du CDEN du 16 octobre 2024 par le préfet, sans donner plus de détail ni d’élément factuel. En effet, M. le député tient à rappeler que la liberté de manifestation est une liberté fondamentale à valeur constitutionnelle, en outre reconnue et protégée par de nombreux textes internationaux et européens, auxquels il ne lui semble pas tolérable de permettre à un représentant de l’État de se soustraire. Le préfet ne peut en effet faire mine d’ignorer qu’en matière de manifestation, le principe est la liberté et que seul un risque avéré de trouble à l’ordre public peut justifier une mesure de police, qui plus est strictement limitée et proportionnée à son objet. C’est ce qu’a de nouveau rappelé le Conseil d’État, dans une décision rendue le 18 octobre 2023. Aussi, si le préfet affirme que des éléments sont de nature à troubler l’ordre public, il doit en donner le contenu exact et en aucun cas se servir d’élément étrangers aux manifestations pour justifier l’interdiction de celles-ci. Si des éléments de nature particulière à un territoire sont invoqués, il faut les indiquer clairement et ne pas simplement en évoquer l’existence. Il semblerait que ces principes guidant l’action publique ne soient pas respectés en la matière et que les motivations des arrêtés d’interdiction contenues dans les considérants soient de nature à remettre en cause la neutralité et la réserve qu’impose la fonction d’un représentant de l’État. C’est pourquoi il l’interroge sur les mesures qu’il envisage de prendre, dans des délais qui permettent le rétablissement d’une liberté fondamentale dans les semaines qui arrivent, afin que cesse cette situation d’exception qui ne peut raisonnablement s’installer dans un État de droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5566</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>JOP 2024 : extension des « fichiers des résidents des zones de sécurité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1126. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’encadrement des données pouvant être recueillies par les « fichiers des résidents des zones de sécurité ». Le ministère de l’intérieur a pris un arrêté unique le 3 mai 2024 portant refonte de l’arrêté du 2 mai 2011 relatif aux traitements automatisés des données à caractère personnel dénommés « fichiers des résidents des zones de sécurité » créés à l’occasion d’un évènement majeur. Celui-ci octroie au directeur général de la police nationale, au directeur général de la gendarmerie nationale et au préfet de police de Paris des pouvoirs exorbitants du droit commun, à savoir l’autorisation de mise en œuvre des traitements de données de ces fichiers (article 1), en vue de l’élaboration du laissez-passer pour accéder aux zones définies préalablement par les autorités. Ainsi, pour circuler aux abords de la Seine de la rive droite à la rive gauche, du 13 au 26 juillet 2024, tous les citoyens ont eu donc l’obligation de s’enregistrer sur la plateforme de traitement en fournissant non seulement leur nom et prénom, mais aussi notamment photographie, justificatif de domicile et motifs d’un tel déplacement. En ce sens, M. le député partage les inquiétudes énoncées dans la délibération de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) du 25 avril 2024 portant sur le projet d’arrêté. Celle-ci relève que l’article 4 de l’arrêté précise les conditions d’accès et les destinataires des données, mais qu’aucun article n’encadre l’utilisation de ces données personnelles ; M. le député y voit une atteinte au droit à la vie privée d’autant plus inquiétante que cette collecte de données se déploie de manière concomitante à la vidéo surveillance automatisée (VSA). En outre, si l’arrêté ne rend finalement pas obligatoire la collecte des photographies, sa mise en place relève cependant de l’entière discrétion des autorités compétentes. Enfin, la durée de conservation de ces données (exceptées les pièces d’identité) s’étend bien au-delà de la fin des JOP, jusqu’au 3 décembre 2024, ce qui interroge M. le député sur l’usage ultérieur de ces bases de données. Cette même inquiétude a d’ailleurs été portée par Pierre-Eugène Burghardt, avocat au Barreau de Paris, à travers un article publié le 21 mai 2024 sur le site internet « Actu-Juridique » dans lequel il s’inquiétait de la régression des libertés individuelles à l’occasion des jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Il dénonce l’instrumentalisation des JOP en tant que phase de test visant à préparer la société de contrôle voulue par le Gouvernement : caméras intelligentes, QR code, traçage et justification des déplacements puisque, pour les autorités chargées de la sécurité publique, toute action du citoyen, tout propos, tout déplacement est par nature suspect. Par ailleurs, M. le député relève que l’article 8-1 du décret entend étendre ces dispositions à l’ensemble du territoire national, y compris en Nouvelle-Calédonie, alors que ne s’y déroule aucune épreuve, laissant présager de la part du Gouvernement une volonté de pérennisation à l’issue des JOP. M. le député considère que le précédent ainsi créé est dangereux compte tenu de la récurrence à laquelle surviennent de grands évènements sportifs, dans la mesure où il existe un risque important que les conditions de collecte de ces données sensibles soient ultérieurement détournées à d’autres fins. Ainsi, il aimerait savoir dans quelle mesure M. le ministre entend confier l’évaluation a posteriori de l’usage de ce dispositif à une inspection indépendante et en publier le rapport ; tenir compte des recommandations formulées dans la délibération de la CNIL (précisions sur les conditions de réalisation des enquêtes administratives, limitation explicite de la collecte de la photographie aux évènements de cette ampleur) ; préciser les perspectives d’utilisation des données collectées et l’encadrement de cet usage en lien avec une conservation des données postérieure aux JOP ; confirmer ou infirmer la pérennisation du dispositif sur des évènements ultérieurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5567</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Répression des manifestations en soutien à la Palestine par le préfet du Hérault
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1127. — 22 octobre 2024. — M. Thomas Portes attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les graves atteintes à la liberté de manifester subies par l’association La Libre Pensée 34 et le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), ainsi que d’autres organisations de solidarité avec le peuple palestinien et libanais, sous l’autorité du préfet du Hérault. Depuis plus d’un an, des manifestations pacifiques se tiennent régulièrement en solidarité avec le peuple palestinien, visant à dénoncer les crimes et la situation humanitaire au Proche-Orient. Dès leurs débuts, ces rassemblements ont fait l’objet de tentatives d’interdiction, malgré leur caractère pacifique et leur respect de l’ordre public. Toutefois, les juridictions compétentes, par deux décisions du tribunal administratif, rendues en référé-liberté les 21 et 26 octobre 2023, ont annulé les effets de l’arrêté préfectoral, permettant ainsi à ces organisations d’exercer pleinement leurs droits jusqu’au 24 août 2024, sans qu’aucun incident ne soit à déplorer. Or, depuis fin août, les associations se trouvent confrontées à une répression systématique menée par le préfet du Hérault. En réaction à l’incendie d’une synagogue à La Grande-Motte, ce dernier a utilisé cet évènement tragique pour établir un amalgame inacceptable entre cet acte criminel et les manifestations de soutien à la Palestine, insinuant une association injustifiée avec l’antisémitisme. Pourtant, il est avéré que les manifestations en question sont entièrement pacifistes, n’ont jamais comporté de discours haineux et qu’aucun lien n’existe entre les auteurs de l’incendie et les manifestants. Malgré cela, le préfet du Hérault s’est appuyé sur cet amalgame fallacieux pour prononcer à deux reprises l’interdiction des manifestations. Depuis, il interdit systématiquement tout passage par la place de la Comédie et poursuit une politique de harcèlement, portant ainsi atteinte aux libertés fondamentales de réunion et de manifestation. Ces interdictions injustifiées constituent une violation manifeste des libertés publiques. De surcroît, il apparaît que les associations et leurs militants subissent une véritable campagne de harcèlement administratif et judiciaire, matérialisée par des convocations, des procès-verbaux injustifiés et des poursuites judiciaires. À titre d’exemple, des militants de BDS ont été poursuivis pour avoir utilisé de la peinture gouache sur un drapeau et d’autres militants ont été accusés de diffamation pour avoir critiqué publiquement des élus locaux ayant manifesté leur soutien à Israël. Le secrétaire de la Libre Pensée a fait l’objet d’une plainte déposée par le préfet, reposant sur des fondements juridiques particulièrement fragiles, laissant ainsi présager une atteinte potentielle à sa liberté d’expression. Cette situation préoccupante n’a pas échappé aux médias, qui s’en sont largement fait l’écho, renforçant ainsi l’inquiétude quant à la dérive autoritaire que semble illustrer cette répression. M. le député rappelle qu’une décision du Conseil d’État, en date du 18 octobre 2023, a clairement établi que l’interdiction générale et préventive de manifestations pro-palestiniennes ou pro-israéliennes contrevient au droit, chaque situation devant faire l’objet d’une évaluation minutieuse, fondée sur un risque avéré de trouble à l’ordre public. La liberté de manifester, ayant une valeur constitutionnelle, ne peut être entravée de manière systématique et l’interdiction préventive doit demeurer une exception, strictement encadrée par le droit. Il est impératif que l’action des préfets respecte ces principes constitutionnels et qu’au lieu de réprimer des manifestations pacifiques, ils mettent en œuvre les moyens nécessaires pour assurer la sécurité des rassemblements tout en garantissant l’exercice des libertés publiques. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre de désavouer les pratiques de répression systématique adoptées par le préfet du Hérault. Il lui demande également quelles mesures il compte prendre pour rappeler aux préfets que la liberté de manifestation est un principe fondamental et que son interdiction ne doit demeurer qu’une exception strictement encadrée. Enfin, il l’interroge sur les actions qu’il envisage de mettre en place pour répondre aux inquiétudes soulevées par des autorités indépendantes telles que la Défenseure des droits, les experts des Nations unies et les organisations comme Amnesty international, qui dénoncent la restriction croissante des libertés d’expression et de manifestation en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5568</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de traitement en préfecture du renouvellement des titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1165. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq alerte M. le ministre de l’intérieur sur les délais d’attente pour le renouvellement des titres de séjour. Bien que les délais de dépôt de renouvellement de leurs titres de séjour soient respectés, de nombreuses personnes étrangères en situation régulière connaissent des délais d’attente extrêmement longs pour le renouvellement de leurs titres. C’est particulièrement le cas dans le Nord. Faute de traitement dans les temps de leur demande, ces personnes, ayant parfois des titres longs de 10 ans, travaillant, ayant construit une famille, ayant des enfants scolarisés en France, se retrouvent de fait en situation irrégulière. Les récépissés de demande de titre de séjour sont eux aussi livrés avec un grand retard, empêchant parfois les demandeurs de poursuivre leurs activités professionnelles ou leurs formations universitaires. Privées de revenus professionnels, accumulant des dettes auprès de leurs bailleurs, connaissant des difficultés pour se nourrir, ces personnes sont plongées dans la précarité du seul fait du traitement de leur dossier en préfecture. À cela s’ajoute l’insécurité liée à leur statut. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour permettre le traitement dans les délais des demandes de renouvellement des titres de séjour en préfecture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5568</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des prises de rdv en préfecture pour les titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1166. — 22 octobre 2024. — M. Aly Diouara alerte M. le ministre de l’intérieur sur les graves difficultés rencontrées par de nombreux usagers dans la prise de rendez-vous en préfecture pour l’obtention ou le renouvellement de leurs titres de séjour, particulièrement depuis la mise en place de la dématérialisation des démarches administratives. En effet, cette dématérialisation, bien qu’ayant pour objectif de simplifier les procédures, a entraîné de fortes perturbations pour les demandeurs. De nombreux témoignages font état de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous, avec des périodes d’attente pouvant aller jusqu’à plusieurs mois en particulier auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis et des sous-préfectures rattachées. L’allongement de ces délais conduit de nombreux usagers, faute d’avoir pu remplir les formalités nécessaires, à se retrouver en situation irrégulière au regard des conditions de séjour dans le pays, avec des conséquences lourdes pour leur vie personnelle en matière de droit du travail, de droit social et de déplacement sur le territoire. Cette situation a malheureusement alimenté l’émergence d’un marché parallèle en ligne et sur les réseaux sociaux, où certaines personnes désespérées se voient contraintes de débourser plusieurs centaines d’euros pour accéder à un créneau, dans des conditions la plupart du temps frauduleuses qui conduisent à des escroqueries. Ces pratiques, en plus de créer une injustice sociale flagrante, accentuent la vulnérabilité des demandeurs propre et altèrent la confiance dans l’action publique. Il lui demande donc si le Gouvernement entend prendre des mesures concrètes pour réduire les délais de prise de rendez-vous et aussi mettre fin à ce marché parallèle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5568</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Durée de stage pour les étudiants étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1167. — 22 octobre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre de l’intérieur sur le statut des étrangers stagiaires. Dans sa circonscription, le lycée hôtelier Savoie Léman de Thonon-les-Bains dispose d’une convention d’échange d’étudiants avec la National Academy of Tourism and Hotel Management (NATHM) située au Népal. L’établissement d’enseignement népalais prévoit dans son cursus la réalisation d’un stage à l’étranger d’une durée d’un an. Le code de l’entrée et du séjour et du droit d’asile dispose en son article R. 426-18 que « la durée du stage ne peut pas excéder six mois lorsqu’il relève d’une formation professionnelle ». Le consulat a délivré un visa d’un an aux stagiaires népalais du fait d’une prolongation dérogatoire de la période de stage accordée par le préfet de Haute-Savoie. Le représentant de l’État a considéré que les stagiaires disposaient d’une parfaite légitimité à rester un an sur le territoire national. La législation actuelle qui limite la durée pour le stage à six mois est un frein à ces échanges qui contribuent fortement aux relations entre la France et le Népal. Dans ce cas, c’est aussi la promotion de la gastronomie française à l’étranger dont il est question. Mme la députée serait favorable à un allongement de la durée de stage. Elle souhaite connaître son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5569</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime de retraite et compétences des agents des polices municipales de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1193. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent, tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, M. le député se fait le relais des doléances du Syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Il lui demande s’il a l’intention de répondre aux demandes du Syndicat de défense des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5569</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Volet social et régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1194. — 22 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, elle lui demande s’il compte accéder aux doléances du SDPM et rouvrir les négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5569</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Aide au permis de conduire pour les apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1198. — 22 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’aide au permis destinée aux apprentis. Depuis le 1er janvier 2024, les personnes ayant 17 ans révolus détentrices du code et du permis B peuvent conduire en autonomie. Il était précédemment possible d’obtenir son permis de conduire à 17 ans en « conduite accompagnée » mais il fallait attendre 18 ans avant de pouvoir conduire en toute autonomie. Pour financer la formation à la conduite, les apprentis bénéficient depuis janvier 2019 sur demande d’une aide d’État, forfaitaire, de 500 euros, cumulable avec d’autres dispositifs. Or cette aide ne peut être sollicitée qu’à partir de 18 ans, malgré l’abaissement de l’âge minimal de conduite à 17 ans. Afin de permettre aux jeunes de percevoir cette aide dès le début de leur formation et l’engagement des dépenses correspondantes, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’aligner l’âge de demande de l’aide sur l’âge requis pour conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5570</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Logement pour les renforts de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1202. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry alerte M. le ministre de l’intérieur sur une problématique cruciale concernant le logement des renforts de la gendarmerie nationale détachés auprès des brigades autonomes. Traditionnellement, la gendarmerie nationale alloue des renforts pendant la période hivernale et estivale, provenant d’escadrons tels que celui de Saint-Étienne-Lès-Remiremont. La question du logement de ces renforts devient une préoccupation majeure pour les collectivités territoriales, comme c’est le cas, par exemple, pour la ville de Gérardmer. Les municipalités sont confrontées à l’obligation de fournir un logement à ces renforts, sous peine de les voir affectés ailleurs. Il est particulièrement déconcertant que les collectivités territoriales soient contraintes de suppléer l’État dans les moyens nécessaires à ses effectifs, d’autant plus que les gouvernements successifs demandent constamment aux collectivités territoriales de faire davantage en réduisant leur budget. Ce chantage exercé sur les communes devient ainsi d’autant plus difficile à comprendre et à accepter. De plus, la question de la légitimité des communes à supporter les coûts de logement pour des missions dépassant largement leurs limites territoriales se pose légitimement. Il lui demande comment il explique que l’État ne prenne pas en charge le logement des renforts de gendarmerie affectés temporairement à une brigade autonome, plutôt que de faire reposer cette responsabilité sur les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5570</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Loyers des casernes de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1203. — 22 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such interroge M. le ministre de l’intérieur sur la crise budgétaire profonde que traverse la gendarmerie, qui ne parvient plus à régler les loyers dus à de nombreuses communes. En effet, plusieurs maires des Pyrénées-Orientales notamment ont appris le 4 octobre 2024 que la gendarmerie ne pourrait plus payer les loyers des casernes hébergeant les gendarmes jusqu’à la fin de l’année. Or cette situation va entraîner pour les collectivités de grandes difficultés, puisque ces loyers représentent des sommes conséquentes dans leur budget. Face aux vives inquiétudes manifestées par les maires, M. le ministre a indiqué, le 9 octobre 2024, que l’État honorerait finalement ses engagements. Elle lui demande donc les mesures qu’il compte prendre pour que cette situation ne se reproduise pas à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5570</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Loyers impayés de l’État aux collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1204. — 22 octobre 2024. — M. Thierry Sother interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation de nombreuses communes de France qui se trouvent en difficulté en raison de loyers impayés de la gendarmerie nationale. Plusieurs maires ont été informés en septembre que le paiement des loyers pour les casernes de gendarmeries dont ils sont propriétaires serait suspendu. Ces loyers sont cependant essentiels pour la trésorerie de nombreuses communes. Il rappelle qu’en suspendant le paiement de ces loyers, M. Darmanin et le Gouvernement précédent ont choisi de faire peser sur les communes le manque de crédits alloués à la gendarmerie, le manque d’anticipation des dépenses liés à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques et les conséquences du conflit en Nouvelle-Calédonie. Cette situation naît d’un problème structurel de mauvaise gestion budgétaire de l’État qui consomme des crédits pourtant alloués à des dépenses régulières et fait peser ses choix sur les collectivités locales, déjà trop souvent contraintes d’absorber les erreurs de gestion de l’État et pourtant sans cesse pointées du doigt pour « l’augmentation extrêmement rapide des [ses] dépenses », comme signalé par MM. Bruno Le Maire et Thomas Cazenave. Il rappelle que la Cour des comptes alerte depuis plusieurs années sur le manque de crédits suffisants alloués au fonctionnement de la gendarmerie. Il appelle sa vigilance sur les difficultés de trésorerie auxquelles font d’ores et déjà face les collectivités suite à la suppression, par le Gouvernement, de recettes locales et à l’augmentation de leurs charges. Dans ces conditions, le paiement différé des loyers par la gendarmerie ne peut être une solution satisfaisante. Il lui demande également des explications sur le choix porté par M. Darmanin de demander aux communes d’accuser le coup face aux erreurs de l’État. Enfin, il lui demande de s’engager à mettre fin à cette pratique en régularisant les loyers impayés aux communes lésées sans délai et de ne plus créer de nouveaux retards.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5571</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens de gendarmerie pour la ville de Nangis et la criminalité rurale.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1205. — 22 octobre 2024. — M. Julien Limongi interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation sécuritaire de la ville de Nangis et sur les effectifs de gendarmerie dédiés à cette commune. Nangis, petite ville rurale de moins de 9 000 habitants, fait face à une hausse alarmante de la criminalité depuis plusieurs années. Ce phénomène reflète l’augmentation de la grande délinquance qui touche l’ensemble des zones rurales françaises. Dans ce contexte, les gendarmes sont sur-sollicités, avec paradoxalement des moyens réduits par rapport à ceux attribués à certains quartiers de reconquête républicaine. Pourtant, de nombreuses campagnes sont désormais confrontées aux mêmes enjeux sécuritaires que les grands centres urbains. En raison de la faible densité de population dans ces zones, les ressources allouées restent insuffisantes. Il lui demande ce que le ministère prévoit pour adapter les moyens de la gendarmerie à la commune de Nangis, en tenant compte de l’évolution de la criminalité en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5571</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reports de paiement des loyers des casernes de gendarmerie aux collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1206. — 22 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les reports de paiement des loyers des casernes de gendarmerie aux collectivités locales. Des maires et présidents de communautés de communes ont été informés que, faute de crédits disponibles dans le programme 152 en 2024, le ministère de l’intérieur aurait autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes. En effet, il apparaît que la situation en Nouvelle-Calédonie et la sécurisation des Jeux Olympiques et Paralympiques ont consommé une part importante du budget initialement alloué. L’état des finances des collectivités locales dans le contexte actuel ne leur permet pas de se passer plus longtemps de ces sommes dues. Aussi, elle souhaite donc savoirs’il a effectivement autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes locatives occupées par la gendarmerie nationale. Si tel est le cas, elle souhaiterait également savoir à quelle échéance le versement des loyers dus sera effectué.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5571</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Versement des loyers par la gendarmerie nationale aux collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1207. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’intérieur sur la suspension éventuelle du paiement des loyers des gendarmeries aux municipalités. Certaines collectivités territoriales ont été informées que le ministère de l’intérieur aurait donné son aval à la suspension du versement des loyers des casernes de gendarmerie, en attendant le vote du budget de l’État. Des collectivités locales louent des casernes à la gendarmerie nationale selon un contrat établi. La gendarmerie nationale n’aurait pas les fonds nécessaires pour payer les sommes dues pour ces locations immobilières. Il aurait été annoncé que la gendarmerie ne s’acquitterait pas de ses loyers envers les collectivités locales jusqu’au vote du budget. Si cette suspension des loyers des casernes était confirmée, elle aggraverait encore davantage la pression sur les finances locales, ce qui est inacceptable. Il lui demande donc si le Gouvernement entend déroger à ses obligations contractuelles envers les collectivités territoriales en demandant à la gendarmerie de ne pas s’acquitter de ses loyers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5571</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil et évaluation des personnes se déclarant mineures non accompagnées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1209. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’accueil des personnes migrantes se déclarant mineures non accompagnées, mais dont le statut de mineur n’est pas reconnu par les conseils départementaux. En effet, dans le cas d’un recours en justice, entre le moment où la collectivité départementale émet sa notification à l’issue de l’entretien d’évaluation et celui où le juge pour enfants statue, plusieurs mois peuvent se dérouler au cours desquels ces jeunes femmes et ces jeunes hommes errent dans un « no man’s land administratif ». En l’absence de dispositions légales dictant les conditions d’accueil dans la situation susmentionnée, ces jeunes personnes migrantes ne bénéficient d’aucun des dispositifs existants. Aussi, il lui demande les solutions envisagées pour engager la résolution de ce vide juridique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5572</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Limitation de la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1229. — 22 octobre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions relatives à la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue. Depuis le 1er octobre 2024, le recours à ladite vidéosurveillance devient une exception au bénéfice du principe de rondes régulières et fréquentes devant être réalisées par les effectifs de police. Ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans le cadre d’une harmonisation européenne faisant suite à certains articles de la loi dite « Sécurité globale » de 2021 censurés par le Conseil constitutionnel. Désormais, le recours aux caméras de vidéosurveillance devra faire l’objet d’une motivation spécifique par les forces de police, limité aux cas de risque d’évasion, de menace pour le gardé-à-vue ou vis-à-vis d’un tiers. Par ailleurs, le gardé-à-vue pourra à tout moment contester, par l’intermédiaire de son conseil juridique, le bien-fondé de son placement en cellule dotée de vidéosurveillance. La conséquence directe de l’application de ces nouvelles dispositions va être une complexité encore accrue de la tâche qui incombe aux policiers. En effet,  les démarches administratives diverses ainsi que la mobilisation d’effectifs supplémentaires vont engendrer une diminution du temps nécessaire consacré aux enquêtes et donc à la sécurité des concitoyens. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin de limiter, voire d’anéantir, les effets de cette nouvelle réglementation qui n’aura pour conséquence d’amoindrir encore davantage l’efficacité du travail essentiel des policiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5572</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Urgence de dissoudre les groupuscules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1264. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence de dissoudre le collectif « Urgence Palestine » et le groupuscule d’extrême gauche ultra-violent la « Jeune Garde Antifasciste ». En effet, ces mouvements d’extrême gauche prônent en permanence la violence et la haine contre les Français de confession juive tout en se livrant à des actions qui menacent l’ordre républicain. En premier lieu, le collectif « Urgence Palestine », sous couvert de défendre la cause palestinienne, se fait le relai de la propagande du groupe terroriste et islamiste du Hamas, responsable du massacre de 48 citoyens français le 7 octobre 2023 en Israël, notamment en diffusant une haine antisémite nauséabonde. C’est le cas avec ses porte-paroles, tels un prédicateur islamiste fiché S pour islamisme depuis 2021, qui a appelé à « mener l’ intifada à Paris » lors d’une manifestation pro-palestinienne le 8 septembre 2024 dans la capitale. Qui plus est, le mardi 15 octobre 2024, à l’appel d’« Urgence Palestine », un rassemblement en soutien à la Palestine et au Liban s’est tenu sur la place de la République à Paris, au cours duquel l’un de ses membres a pris la parole pour appeler, lui aussi, à l’ « intifada ». Pire encore, ce collectif glorifie ouvertement le terrorisme, comme en témoignent les propos scandaleux d’autres de ses militants qui, comme l’a relevé le magazine Livre Noir dans une enquête en date du 10 avril 2024, qualifient les terroristes du Hamas de « martyrs » et appellent à la destruction de l’État d’Israël, désigné comme une « entité sioniste ». Des captures d’écran internes au mouvement montrent même que certains d’entre eux réclament que l’Union européenne « bombarde Israël ». Par ailleurs, le 8 mars 2024, lors d’une manifestation pour les droits des femmes, plusieurs militants d’« Urgence Palestine » ont été filmés en train d’agresser physiquement un cortège de femmes juives, en leur jetant des bouteilles. Ces actes violents, commis en toute impunité, reflètent la dangerosité de ce collectif, dont les appels à « s’opposer physiquement aux sionistes » quelques jours avant l’évènement montrent que ces violences étaient préméditées. En second lieu, la « Jeune Garde Antifasciste » est une milice d’extrême gauche qui fait régner la terreur, la violence et la haine antisémite. Le 27 mai 2024, huit des membres de ce groupuscule ont sauvagement attaqué un jeune garçon de confession juive dans le métro parisien. Ils ont été mis en examen pour « violences volontaires en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion » le 27 juin 2024. Ce groupuscule ultraviolent compte également dans ses rangs des membres dangereux, comme celui qui avait partagé le tweet de l’assassin islamiste de Samuel Paty. En 2020, sur ces réseaux sociaux, ce membre du groupuscule posait fièrement sur un pickup dans le désert en train de faire la promotion de Boko Haram, organisation classée terroriste. De plus, le 20 octobre 2022, en plein rassemblement à la suite du drame de la petite Lola, un ancien journaliste de Valeurs Actuelles a été roué de coups par une quinzaine d’individus encagoulés se revendiquant de la « Jeune Garde Antifasciste ». En avril 2022, à Grenoble, trois membres du syndicat étudiant « UNI » ont été pris à partie par des militants de ce groupuscule d’extrême gauche. Qui plus est, le co-fondateur et porte-parole de la Jeune Garde Antifasciste, aujourd’hui député, est un fiché S qui a été condamné en février 2022 à quatre mois de prison avec sursis pour « violences en réunion ». Comment peut-on tolérer que ce genre de discours haineux et extrémiste se répande sur le sol français ? Compte tenu de tous ces éléments d’une gravité extrême, il est clair que ces groupuscules antisémites, proches des islamistes, ultra-violents, habitués de la brutalité et des intimidations doivent être dissous, d’une part pour protéger les Français de confession juive et d’autre part pour assurer l’ordre et la sécurité publique. À ce titre, il lui demande s’il va enfin passer des paroles aux actes et engager une procédure de dissolution sur le fondement de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure à l’encontre du collectif « Urgence Palestine » et du groupuscule la « Jeune Garde Antifasciste ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5573</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences de groupuscules d’extrême droite à l’université Paris II Assas
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1265. — 22 octobre 2024. — M. Thomas Portes alerte M. le ministre de l’intérieur sur la gravité de la situation à l’université Paris-Panthéon-Assas, où des groupuscules d’extrême droite multiplient les actes de violence à l’encontre des étudiants. En tant que député, il a été alerté par des étudiants et militants syndicaux de Paris II sur la résurgence inquiétante d’une extrême droite de plus en plus agressive et organisée. Le vendredi 27 septembre 2024, un étudiant a été violemment pris à partie par deux militants d’extrême droite pour avoir recouvert un autocollant de « La Cocarde Étudiante ». Cette agression violente lui a infligé de sévères blessures, comprenant des coups portés au visage ayant entraîné la fracture de deux dents, une lèvre ouverte, ainsi qu’un visage tuméfié. Les secours ont dû intervenir et la victime a été hospitalisée, avec 8 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Ces violences, perpétrées en plein jour par des militants à visage découvert, témoignent d’un sentiment d’impunité qui fait écho aux heures les plus sombres de l’université. Cet acte s’inscrit dans un climat délétère, exacerbé par la diffusion de discours racistes, sexistes et LGBTphobes par des associations comme « La Cocarde Étudiante » ou l’UNI, qui entretiennent des liens avec des groupes encore plus violents. En dépit de la gravité des faits, la direction de l’université persiste à ne pas réagir, laissant ainsi le champ libre à la violence de ces groupuscules. Ce n’est pas la première fois que des alertes sont lancées. En 2023 déjà, le syndicat « Solidaires Étudiant·e·s Assas » avait signalé la dangerosité croissante des associations d’extrême droite au sein de la faculté. Un groupe dénommé « Waffen Assas » avait alors attaqué un cortège d’étudiants de l’université et de l’ENS, sans que des mesures concrètes ne soient prises pour assurer la sécurité des étudiants face à ces violences politiques. Les étudiants de Paris II réclament une réponse forte et immédiate. L’université Assas ne peut devenir le repaire et le centre de formation de l’extrême droite parisienne, avec la complicité des autorités et de la direction de l’établissement. M. le député rappelle qu’il avait déjà, lors de la précédente législature, alerté sur la dangerosité de « La Cocarde Étudiante », un groupuscule d’extrême droite aux idées racistes, sexistes et LGBTphobes. Créée en 2015 au sein de cette même université Paris 2 Panthéon-Assas, cette organisation revendique une quinzaine de sections locales et ne cesse de propager sa vision réactionnaire et haineuse à travers les campus universitaires et lycées, particulièrement à Paris et à Lyon. L’exemple de la section lorientaise en octobre 2022 est frappant : cette dernière distribuait des tracts discriminatoires devant un lycée, appelant à « sortir de la bien-pensance » et à combattre ce qu’ils appellent les « délires LGBTQI+ ». En novembre 2022, deux membres de « La Cocarde » ont été poursuivis pour « dégradations graves en réunion » après avoir repeint en blanc une statue de Victor Hugo, estimant sa couleur « trop sombre ». Cette action raciste a été revendiquée de manière décomplexée sur leur site internet, affirmant que la statue arborait désormais « une belle couleur blanche, bien française, bien bisontine, bien XIXe siècle ». La violence des membres de « La Cocarde » ne se limite pas à des actes symboliques. En août 2022, la vidéo d’un journaliste agressé par des militants d’extrême droite, dont le responsable de la section de Besançon, a été diffusée en ligne. Au-delà de la violence physique, « La Cocarde Étudiante » s’inscrit dans un réseau plus large, en connivence avec des groupuscules nationalistes identitaires. Sinisha Milinov, ancien leader de « La Cocarde Lyon », a été porte-parole des « Remparts », organisation dissoute en juin 2024 après avoir succédé à « Génération Identitaire », dissoute en 2021. Milinov a été condamné en février 2024 à une peine de prison ferme pour une agression raciste armée. Un autre référent lyonnais de « La Cocarde » a administré un groupe Telegram intitulé « FR DETER », où nationalistes et néonazis échangeaient des messages racistes et appelaient à la violence contre des musulmans, des avocats et des élus. « La Cocarde Étudiante » ne s’arrête pas à la violence physique, elle propage également ses idées par le biais de conférences, en invitant des figures de l’extrême droite. Ainsi, le 4 octobre 2024, la section parisienne a invité Rodolphe Cart à présenter son nouvel ouvrage, « Faire légion : pour un réveil des autochtones ». Rodolphe Cart entretient des liens étroits avec le GUD, notamment avec Paul-Alexis Husak, impliqué dans la tentative d’attaque raciste en marge d’un match France-Maroc. Face à la violence croissante de ce groupe, il est urgent d’agir. Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour s’assurer qu’Assas ne redevienne pas un bastion de l’extrême droite et pour protéger les étudiants de cette université. Il interroge également sur la possibilité de dissoudre administrativement ce groupuscule raciste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5574</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anchya Bamana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de titres de séjour et de visas délivrés à Mayotte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1276. — 22 octobre 2024. — Mme Anchya Bamana interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation migratoire à Mayotte. Elle souhaiterait à cet effet qu’il puisse lui communiquer le nombre de titres de séjour et de visas délivrés en 2020, 2021, 2022 et 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5574</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais excessifs de délivrance des titres sécurisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1285. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais excessifs de délivrance de la carte nationale d’identité et du passeport. Sur tout le territoire national, les citoyens se plaignent de devoir faire face à un allongement de ces délais non seulement pour la prise de rendez-vous en mairie, mais aussi pour l’instruction, la fabrication et l’acheminement des titres sécurisés. En Seine-et-Marne, il faut attendre en moyenne quatre mois pour obtenir ces documents et parfois même plus de six mois ! Elle lui demande en conséquence quelles nouvelles mesures entend prendre le Gouvernement afin de revenir à des délais de délivrance raisonnables car le plan d’urgence annoncé le 4 mai 2022, avec l’installation de nouveaux dispositifs de recueil, ne semble pas avoir permis une amélioration notable dans ce domaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5574</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Alerte sur la doctrine de maintien de l’ordre et les moyens de contrôle du DDD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1300. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur la doctrine de maintien de l’ordre mise en œuvre lors des manifestations et sur le contrôle des activités de police. Dans son rapport annuel d’activité portant sur l’année 2023 et publié le 26 mars 2024, la Défenseure des droits établit plusieurs recommandations invitant urgemment les autorités françaises à réinvestir la nécessaire relation de confiance entre les « forces de l’ordre » et la population. M. le député appuie les constats établis par ce rapport, au premier rang desquels ce rappel : le premier objectif du maintien de l’ordre est de garantir la liberté de manifester. Pour ce faire, la Défenseure des droits préconise notamment d’encadrer les contrôles d’identité, les fouilles et les filtrages et de respecter la décision du Conseil d’État du 10 juin 2021 sur l’utilisation de la technique d’encagement, afin de s’assurer que ces mesures soient justifiées et réalisées dans le respect des libertés individuelles et dans des conditions conformes à la déontologie. M. le député s’associe également à la préconisation selon laquelle il faudrait recentrer le maintien de l’ordre sur la mission de police administrative de prévention et d’encadrement de l’exercice de la liberté de manifester, dans une approche d’apaisement et de protection des libertés individuelles. Ainsi, la Défenseure des droits rappelle que le respect des règles de déontologie est essentiel pour apaiser les tensions et favoriser la confiance entre la police et la population. C’est en ce sens qu’elle a mené une activité de formation pluridimensionnelle auprès des policiers (3 482 élèves gardiens de la paix et 400 élèves-officiers de la police nationale), ce dont M. le député se félicite même s’il déplore que ses moyens ne lui permettent pas une activité plus étendue et le fait que cette formation à ce stade reste bien insuffisante pour toucher l’ensemble des effectifs de l’État. Par ailleurs, M. le député est soucieux des conclusions établies par l’étude POLDEM publiée en janvier 2023. Menée dans le cadre des activités du réseau IPCAN ( Independent Police Complaints Authorities Network ), elle mène une comparaison internationale des différentes agences de contrôles de la police (APC), définies par l’étude comme « les organes de contrôle du respect des droits de l’Homme et de la déontologie des policiers, externes à la police et établis par une autorité politique ». En ce qui concerne la France, si l’étude souligne l’indépendance formelle de la Défenseure des droits, elle met surtout en évidence la faiblesse des moyens qui lui sont attribués. À cet égard, M. le député est particulièrement inquiet d’apprendre que la France présente la dotation la plus faible d’Europe par agent à contrôler. Aussi, M. le député aimerait connaître l’avis de M. le ministre sur les constats et les préconisations établies par le rapport de la Défenseure des droits, en particulier la nécessité de garantir l’exercice des libertés individuelles et de renforcer les règles de déontologie ainsi que les activités de formation afférentes. En outre, M. le député souhaiterait savoir si M. le ministre entend : tenir compte des 21 recommandations de la « Déclaration de Strasbourg sur la gestion des manifestations publiques par les forces de l’ordre ainsi que les opérations de police dans leur ensemble », énoncées dans le cadre de l’IPCAN ; participer aux instances d’échanges sur les activités de police des différents États en lien avec le respect des libertés fondamentales, telles que l’IPCAN ou le Réseau de police du Conseil de l’Europe ; réévaluer substantiellement à la hausse la dotation accordée à la Défenseure des droits, compte tenu des conclusions de l’étude POLDEM sur la faiblesse de ses attributions financières à l’aune des missions que l’autorité remplit. Il souhaite avoir des réponses à ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5575</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Avenir du Comité d’évaluation de la déontologie policière et de son rapport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1301. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le Comité d’évaluation de la déontologie policière (CEDPN) rattaché à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Créé en octobre 2020, le CEDPN ne s’est réuni qu’à 7 reprises entre le 21 novembre 2021 et le 13 décembre 2023. M. le député déplore d’abord la composition du comité : déterminée par un arrêté du ministre de l’intérieur, elle apparaît problématique du point de vue de sa faible mixité entre membres policiers et non-policiers. Alors que le comité était pensé, selon les propres termes de l’ancienne directrice de l’IGPN, Brigitte Jullien, comme « une façon d’ouvrir l’IGPN vers l’extérieur », les membres non-policiers y demeurent minoritaires. Certaines ONG comme Amnesty France et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) avaient d’ailleurs refusé de siéger au sein du comité, estimant pour certaines que la place des ONG était trop réduite, ce dont M. le député s’alarme compte tenu du rôle joué par ces associations dans la dénonciation des atteintes aux libertés fondamentales. En outre, dans un article publié le 29 avril 2024, Médiapart révélait que le premier rapport établi par le CEDPN avait été enterré par le ministère de l’intérieur. Portant sur les contrôles d’identité dans la police, le rapport se veut porteur d’une réflexion sur leur opportunité et sur les conditions de leur usage, dans un contexte de visibilisation accrue des contrôles discriminatoires. Il s’ajoute aux constats établis par un rapport de la Cour des comptes du 6 décembre 2023 qui dénombre 47 millions de contrôles d’identité sur l’année 2021. Ce rapport soulignait, outre la complexité de leur cadre juridique, la nécessité de clarifier les règles qui encadrent les contrôles d’identité et de renforcer leur contrôle par l’autorité judiciaire, de même qu’il relevait les difficultés à déterminer les objectifs poursuivis par les policiers ainsi que l’efficacité des contrôles. En ce qui concerne le rapport du CEDPN, M. le député constate qu’il n’est signé que par la directrice de l’IGPN ; ni la Défenseure des droits ni le Conseil national des barreaux n’ont souhaité s’y associer, ce qui l’interroge sur l’effectivité de la concertation avec les membres non-policiers du comité. Dans le même temps, M. le député prend acte des constats établis par un dossier thématique plus récent de la Défenseure des droits (28 février 2024), qui rappelle d’une part l’incidence de la faible prescriptivité du cadre juridique et de l’insuffisante traçabilité des contrôles sur la dynamique des contrôles discriminatoires, dont la réalité a d’ailleurs été reconnue à plusieurs reprises par le juge judiciaire et le juge administratif, et d’autre part la nécessité de concilier plus généralement les contrôles d’identité « avec les droits et libertés des personnes contrôlées, notamment la liberté d’aller et venir et le droit au respect de la vie privée ». Après la transmission du rapport du CEDPN au ministre de l’intérieur en décembre 2023, celui-ci a refusé de le rendre public et ce malgré l’avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) rendu le 28 mars 2024. M. le député s’interroge sur les motivations du prédecesseur de M. le ministre visant à dissimuler un tel rapport, dont les recommandations apparaissent pourtant relativement modérées. À cet égard, il rappelle que l’encadrement des contrôles d’identité par un cadre légal strict et renouvelé est un enjeu majeur du rétablissement du lien de confiance entre la police et les citoyens et que cette question devrait en ce sens faire l’objet d’un traitement politique à part entière. Par ailleurs, le comité ne s’est plus réuni depuis la transmission du rapport au ministère, alors même qu’il devait poursuivre ses réflexions sur des thématiques comme l’identification des forces de l’ordre et l’intelligence artificielle. M. le député craint qu’une telle dynamique engage le CEDPN sur la même voie que l’éphémère « Comité d’orientation et de contrôle interne de la police nationale » ; il ne s’était réuni que 9 fois entre 2014 et 2017 avant de tomber en désuétude. Ainsi, M. le député aimerait obtenir des précisions sur les éléments suivants : les raisons pour lesquelles l’activité du CEDPN est interrompue depuis décembre 2023 ; les motifs du refus par le ministère de l’intérieur de publier le rapport, malgré l’avis favorable du CADA. En outre, M. le député aimerait connaître les intentions de M. le ministre sur les propositions visant à renouveler la composition du CEDPN, notamment celles conduisant à élargir la proportion de membres non-policiers et à laisser une place plus importante au contrôle citoyen ; les suites qu’il entend donner aux recommandations établies par le rapport du CEDPN, notamment l’ouverture d’un « chantier conjoint entre ministère de l’intérieur et des outre-mer et ministère de la justice […] pour interroger la lisibilité du cadre légal existant et portant sa possible modification » de même que le renforcement de la formation initiale et continue des policiers (proposition 6.2) ou la réalisation d’une évaluation qualitative sur « l’efficacité des contrôles d’identité dans la poursuite des différentes finalités qui lui sont assignées » (propositions 6.5 et 6.6) ; l’application de mesures préconisées par d’autres rapports d’associations ou émanant de sources institutionnelles, telles que l’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité ou l’interdiction explicite des contrôles discriminatoires dans le code de procédure pénale. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5576</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>L’emploi actuel du pistolet à impulsions électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1302. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation des pistolets à impulsions électrique (PIE). Face aux mobilisations importantes dénonçant les violences policières, le prédécesseur de M. le ministre a annoncé le 8 juin 2020 l’abandon de la technique dite de « l’étranglement » pour procéder aux interpellations tout en ajoutant vouloir généraliser le recours au PIE, afin de tenter de calmer les réactions des principaux syndicats de police. Ainsi, le 10 juin 2020, M. Laurent Nuñez, alors secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, déclarait que des programmes pour augmenter les dotations en PIE sont à l’étude. En préalable, M. le député considère que toute réflexion normative sur l’emploi de cette arme ne peut être discutée sans la réalisation d’études scientifiques, notamment sur la dangerosité de son usage, sans une enquête de victimation et sans une réflexion plus globale sur la militarisation des forces de sécurité. Le PIE est une arme de catégorie B dont l’acquisition et la détention sont soumises à autorisation. Le suivi d’une formation d’une durée de 36 heures est nécessaire pour être habilité à l’usage du PIE, ainsi que son renouvellement au minimum tous les 36 mois. En l’absence de statistiques récentes, M. le député souhaite disposer de données exhaustives sur l’emploi de cette arme par les forces de sécurités. En l’espèce, combien de PIE sont en dotation dans la police nationale, la gendarmerie nationale et la police municipale ? À ce jour, combien de policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux sont habilités à l’usage de cette arme ? Le dernier rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) publié le 8 juin 2020 fait état d’une augmentation de 29 % des usages opérationnels PIE (2 349 tirs opérationnels ont été enregistrés en 2019 contre 1 820 en 2018). Sachant d’une part que le PIE peut s’utiliser en mode « tir », mais aussi en mode « contact » et d’autre part que le Défenseur des droits et le Comité européen pour la prévention de la torture ont émis de sérieuses réserves quant à l’utilisation du PIE en mode « contact », M. le député souhaite connaître combien, sur les 2 349 tirs enregistrés en 2019, ont été employés en mode contact. À défaut, M. le député souhaite savoir si le ministère envisage de pouvoir préciser cette donnée dans le prochain rapport de l’IGPN. En outre, au regard de cette augmentation de l’usage des PIE d’année en année et le renforcement de la doctrine d’emploi et des réglementations, M. le député souhaite également interroger M. le ministre sur le contenu précis des formations pour l’usage des PIE et sur les hypothèses de travail engagées pour les faire évoluer. Enfin, les différentes instructions et recommandations relatives à l’emploi du PIE demandent de tenir compte de certaines vulnérabilités particulières (femmes enceintes, malades cardiaques, personnes sous l’effet de stupéfiants, individus dans un état de delirium avancé…). M. le député souhaite avoir des précisions sur le profil des personnes à l’encontre desquelles le PIE a été utilisé : certaines personnes présentaient-elles ces vulnérabilités particulières ; si oui lesquelles et dans quelles proportions ? Après l’emploi du PIE, un examen médical doit être pratiqué très rapidement dans certaines situations. Aussi, il souhaite savoir combien de personnes ont dû bénéficier d’un examen médical et pour quelles raisons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5576</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modification des horaires de la « brigade anti-criminalité » de Sanary-sur-Mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1303. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Boccaletti interroge M. le ministre de l’intérieur sur le projet de modification des horaires de la « brigade anti-criminalité » de Sanary-sur-Mer, comprenant pour circonscription de police les communes de Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer et Bandol, soit plus de 60 000 habitants concernés. Contre la volonté de nombreux élus locaux et des syndicats de police, la mise en place très prochaine d’une BAC « soirée » jusqu’à minuit maximum, au lieu de 5 h actuellement, vient d’être actée. Le travail de prévention et de répression de cette unité spécialisée est indispensable pour assurer la sécurité des concitoyens en appui de la brigade de « police secours ». Il est à rappeler que cette unité dispose d’un équipement supplémentaire, de niveau 2, qui permet d’intervenir dans des situations d’actes terroristes ou de prises d’otages, en attendant l’arrivée du RAID. Même si, ponctuellement, des effectifs BAC de La Seyne ou Toulon interviennent en renfort sur ces trois communes, systématiser cette pratique reviendrait à allonger énormément les délais d’intervention et dégraderait le travail de fond mis en place par ces policiers sur leurs secteurs habituels de compétences. À elle seule, la BAC de La Seyne-sur-Mer ne peut couvrir l’ensemble des deux circonscriptions de police, de Saint-Mandrier à Bandol, comptant plus de 130 000 habitants. Ces communes balnéaires voient leur population augmenter chaque année et même exploser dès les beaux jours avec plusieurs centaines de milliers de personnes, nécessitant déjà des renforts de police d’autres communes. Au minimum deux équipages de BAC sont nécessaires pour garantir une équité territoriale en matière de sécurité ; au moins une sur la circonscription de police La Seyne/St-Mandrier et une sur la circonscription de police Bandol/Sanary/Six-Fours. En dernier recours, seule une mutualisation des deux BAC à La Seyne pourrait maintenir un niveau de sécurité suffisant. Il lui demande donc s’il compte maintenir sa position de supprimer une patrouille de la BAC Sanary sur le créneau 00h00/5h00 et quels seront alors les effectifs BAC, qui, en plus de leur propre circonscription de compétence (La Seyne, Toulon, Hyères, Draguignan ou Fréjus), seront amenés à couvrir les communes de Six-Fours, Sanary et Bandol.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5577</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1304. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des policiers municipaux. Ces derniers sont aujourd’hui essentiels aux communes, mais devant les baisses des ressources financières des municipalités ces dernières rencontrent de graves difficultés à recruter et à les équiper convenablement pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions. Une plus grande implication de l’État est attendue pour épauler les communes. La police municipale est souvent la première intervenante lors d’un vol, d’une agression, voire d’un attentat terroriste comme ce fut tristement le cas dans la circonscription de M. le député à Trèbes en 2018. Devant ces actes de courage et de bravoure, la police municipale reste souvent très peu décorée en comparaison des autres professions de la sécurité. Autre inégalité, la majorité des autres fonctionnaires dans le domaine de la sécurité sont de catégorie B, quand les policiers municipaux sont de catégorie C. De plus, leurs primes ne sont pas incluses dans le calcul de leur retraite, retraite encore trop faible au regard du service qu’ils rendent à la société. Devant ces éléments, M. le député déplore un sentiment de manque de reconnaissance fortement partagé dans la profession. Il souhaiterait savoir s’il entend répondre aux demandes des policiers municipaux : à savoir une amélioration de leurs conditions de travail, que ce soit par le matériel, la rémunération, ou encore la retraite ; la profession des policiers municipaux souhaiterait également connaître l’opportunité d’avoir un organe propre au sein du ministère de l’intérieur qui lui serait consacré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5577</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation du commissariat de Verdun
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1305. — 22 octobre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation alarmante du commissariat de Verdun, dans sa circonscription en Meuse, où les moyens humains et matériels se révèlent largement insuffisants pour répondre à une délinquance en hausse. Le commissariat se trouve dans une situation avec une capacité d’action très limitée alors même que la délinquance à Verdun atteint des proportions inquiétantes, comme le démontrent les chiffres du ministère de l’intérieur : +44 % de faits constatés pour coups et blessures (hors cadre familial) entre 2022 et 2023, +179 % de faits enregistrés en lien avec le trafic de drogue entre 2017 et 2023 ou encore une hausse de 89 % de cambriolages depuis 2016. Plusieurs fois, Mme la députée est intervenue auprès du prédécesseur de M. le ministre afin de souligner les difficultés croissantes auxquelles les forces de l’ordre font face dans cette commune. Sur le plan humain, le manque d’effectifs est criant. Il est estimé que huit officiers de police judiciaire supplémentaires seraient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement des services. Les départs sans remplacement sont fréquents et le pôle investigation, surchargé, ne parvient plus à fonctionner dans des conditions décentes. La vétusté des locaux est tout aussi préoccupante et ne répond pas aux exigences élémentaires de sécurité, de salubrité et de confidentialité. Le logiciel utilisé pour la gestion des procédures est dépassé, obligeant les agents à perdre plusieurs heures sur des tâches qui pourraient être accomplies bien plus rapidement avec des équipements modernes. Aussi, elle lui demande s’il compte prendre toutes les mesures qui s’imposent en matière de moyens humains et matériels pour le commissariat de Verdun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5577</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sortir de la crise de la police judiciaire et suite du rapport d’information
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1306. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur les suites qu’il entend donner à la réforme qu’il conduit sur la police nationale suite aux mobilisations inédites. Le 7 février 2023, M. le député a rendu avec sa co-rapporteure Marie Guévenoux les conclusions de leur mission d’information sur « la réforme de la police judiciaire dans le cadre de la création des directions départementales de la police nationale ». Après 4 mois de travaux, une trentaine d’auditions et 3 déplacements dans des départements préfigurateurs, les rapporteurs ont formulé 42 recommandations visant à renforcer la filière judiciaire et à lui donner les moyens de réaliser ses missions, quelles que soient les modalités de la réforme finalement retenues. Si les conclusions divergent sur plusieurs points, elles convergent sur un point particulier : le calendrier intenable et le risque considérable de déstabilisation de la filière judiciaire. Depuis, se confirme jour après jour l’échec de la réforme et la crise de la police judiciaire s’aggrave sans que le Gouvernement ne semble revenir à la raison. Persistant à dénoncer l’effet néfaste de cette réforme, il souhaite ainsi connaître précisément recommandation par recommandation quelles suites il entend donner à son rapport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5578</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Application du Ségur pour les intervenants sociaux en commissariats de police
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1325. — 22 octobre 2024. — M. Aly Diouara appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les inégalités d’accès à la prime Ségur pour les intervenantes sociales et intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie (ISCG). Encadrés juridiquement par la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 et par deux circulaires qui définissent leur cadre d’emploi, les ISCG sont passés d’un stade expérimental dans les années 1990 à une couverture en réseau atteignant près de 500 postes cette année. Selon un rapport d’évaluation du dispositif des intervenants sociaux en commissariats et unités de gendarmerie de mai 2021, la profession, très féminisée (94 %), se distingue par la grande hétérogénéité de ses conditions d’emploi et d’exercice de la fonction et une certaine précarité en particulier auprès des employés associatifs, marquée par des écarts salariaux et un turn-over plus importants. Les ISCG sont des acteurs incontournables qui concourent à la prévention, l’évaluation et l’accompagnement de situations de violences intrafamiliales, d’adultes vulnérables, d’enfance en danger ou en risque de l’être et parfois de personnes mises en cause. La réforme Ségur de la santé, introduite en juillet 2020, a apporté une revalorisation salariale pour les professionnels exerçant des missions d’accompagnement auprès des publics fragiles. Selon le décret n° 2022-728 du 28 avril 2022, modifié par le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022, cette prime est attribuée aux personnels travaillant dans des établissements définis à l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF). De fait, bien qu’il ne soit pas exercé ou rattaché strictement à un établissement social ou médico-social, le poste d’ISCG répond aux critères du 8° du I de l’article L. 312-1 du CASF qui assimile à un établissement médico-social « les établissements ou services comportant ou non un hébergement, assurant l’accueil notamment dans des situations d’urgence, le soutien ou l’accompagnement social, l’adaptation à la vie active ou l’insertion sociale et professionnelle des personnes ou des familles en difficulté ou en situation de détresse ». Précurseure dans la mise en place de ces postes, la Seine-Saint-Denis dénombre actuellement 17 postes d’ISC pourvus sur les 23 commissariats existants. Moins de 30 % d’entre eux perçoivent le complément de traitement indiciaire ou la prime Ségur. Bien que les ISC soient tous diplômés du travail social et disposent en moyenne d’une expérience professionnelle de 14 ans, l’attribution de la prime Segur demeure opaque et varie aléatoirement d’une commune à une autre selon les employeurs. Afin de pérenniser les postes d’ISCG dont la couverture territoriale doit être développée et dont l’impact n’est plus à démontrer, la revalorisation salariale ne saurait se contenter d’ajustements comptables arbitraires en fonction des employeurs territoriaux telle que la réévaluation de l’IFSE. Il lui demande quelles actions concrètes il compte mettre en œuvre afin de permettre l’application de la prime Segur à l’ensemble des intervenantes sociales et intervenants sociaux en commissariat et en unité de gendarmerie et ainsi être à la hauteur des enjeux notamment en matière de violences intrafamiliales pour lesquelles ces acteurs sont en première ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5578</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1332. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Ballard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec, et ont abouti à une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, M. le député se fait le relai des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5579</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime de retraites des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1333. — 22 octobre 2024. — M. Julien Dive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante du régime de retraite des agents de police municipale. Ces fonctionnaires, qui jouent un rôle de plus en plus central dans le maintien de la sécurité locale, méritent une reconnaissance à la hauteur de leurs missions et de leur engagement quotidien. En 2019 et 2020, après plusieurs années de revendications portées par le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), M. le Haut-Commissaire aux retraites avait enfin entendu les demandes légitimes des agents. Cela avait abouti à l’inclusion de dispositions spécifiques, via l’article 36 du projet de loi initial, visant à améliorer leur régime de retraite. Toutefois, ces dispositions ont été retirées lors de l’adoption de la réforme des retraites en 2023, privant les policiers municipaux d’un progrès auquel ils avaient droit. Les négociations sociales qui ont suivi n’ont pas permis de corriger cette injustice. Pire encore, elles ont abouti à une réforme du régime indemnitaire, largement rejetée par la profession. Cette réforme, loin d’apporter des améliorations, a renforcé le sentiment de désillusion chez les agents, qui se retrouvent aujourd’hui à défendre leurs acquis sociaux, sans même envisager des revalorisations pourtant nécessaires. De surcroît, la question du régime de retraite n’a pas été traitée dans ces discussions, laissant les policiers municipaux dans une situation d’incertitude et de précarité. Comment peut-on attendre d’eux un engagement toujours plus grand, tout en les maintenant dans une situation sociale précaire, avec des carrières marquées par l’insécurité ? Ces agents ne peuvent plus accepter de partir à la retraite à plus de 60 ans avec des pensions proches du seuil de pauvreté. Il demande instamment la réouverture des négociations sociales, afin de traiter prioritairement la question du régime de retraite des policiers municipaux, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5579</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Marchés publics relatifs à la sécurité privée des JOP 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1349. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées dans l’attribution des marchés publics de sécurité privée pour les JOP 2024. Lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 27 mars 2024, le président du comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP), Tony Estanguet, déclarait que « 97 % des besoins » avaient été « sécurisés ». Pourtant, M. le député constate que, d’après les déclarations de la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques faites le 22 avril 2024, 8 000 postes d’agents de sécurité resteraient encore à pourvoir. Ce déficit fait écho aux multiples injonctions à anticiper les carences de sécurité privée, notamment de la part de la Cour des comptes qui appelait dès janvier 2023 à « stabiliser les besoins de sécurité privée et établir les mesures alternatives pour pallier ses probables carences (COJOP, DIJOP, ministère de l’intérieur) ». Ces insuffisances tiennent pour partie à ce que le secrétaire général du groupement des entreprises de sécurité, Cédric Paulin, décrit comme une faible appétence des plus gros opérateurs pour les marchés publics liés aux JOP. M. le député s’en inquiète dans la mesure où plusieurs d’entre eux semblent l’avoir justifiée par la mauvaise conception des appels d’offres. M. le député rappelle en outre les besoins estimés par le COJOP, lui-même : environ 18 000 agents de sécurité par jour en moyenne (avec des pics jusqu’à au moins 22 000, notamment pour la cérémonie d’ouverture). Dans ce contexte, il est particulièrement soucieux de l’alerte portée par la Cour des comptes dans son rapport de juillet 2023 : « La capacité de la branche professionnelle privée de sécurité à répondre aux besoins liés à la tenue des jeux est plus que jamais en question, compte tenu de l’état même de cette branche professionnelle, dont les difficultés structurelles ont été encore accrues par la crise sanitaire ». À cet égard, M. le député constate la baisse drastique de l’attractivité du domaine (matérialisée par la chute du nombre de détenteurs de la carte professionnelle), en lien avec la difficulté des conditions de travail et la faiblesse des augmentations de salaire que dénoncent les syndicats. Par ailleurs, il prend acte des propos du président de la Fédération française de sécurité privée, Pierre Brajeux, qui a déclaré qu’il faudrait « trouver beaucoup de nouveaux entrants » (au moins 20 000) pour satisfaire ces besoins. Or, d’après les déclarations de la ministre chargée des sports du 22 avril 2024, seuls 12 000 recrutements ont pour l’heure été effectués parmi les nouveaux agents formés. Aux besoins déjà existants s’ajoute en outre l’exigence imposée par le Gouvernement aux entreprises attributaires d’avoir « 20 à 30 % d’effectifs supplémentaires » pour pallier le risque d’absentéisme. C’est dans ce contexte que la presse a relayé des annonces sur le recours à des forces de l’ordre et des militaires étrangers en soutien de la sécurisation des JOP, posant dès lors la question des consignes qui leur seront données et des modalités de coordination avec les militaires et policiers français ainsi qu’avec les effectifs de sécurité privée déjà prévus. Ainsi, M. le député aimerait dans un premier temps que lui soit confirmée l’exactitude des chiffres présentés par Tony Estanguet et le cas échéant, la correspondance des 3 % manquants avec le nombre de lots qu’il reste à attribuer pour la sécurisation de l’évènement. Il souhaiterait également connaître les intentions du ministère sur : les procédures à travers lesquelles il compte attribuer ces lots restants ; le renforcement de l’attractivité du domaine de la sécurité privée et notamment la satisfaction des revendications salariales ; la planification du recours probable des forces armées en supplétion de la sécurité privée, comme l’anticipait la Cour des comptes dès juillet 2023. En ce qui concerne la mobilisation d’effectifs en nombre suffisant, il voudrait savoir où en sont les objectifs de formation de nouveaux agents de sécurité et les recrutements prévus par les entreprises attributaires (incluant les effectifs supplémentaires demandés). Enfin, à supposer qu’ils soient effectivement embauchés, il souhaiterait savoir dans quelle mesure ces effectifs supplémentaires permettront de se prémunir du risque d’absentéisme ( « no show » ), pointé par le délégué interministériel aux jeux lui-même.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5580</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Marseille : urgence sécuritaire face à la violence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1350. — 22 octobre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence d’un sursaut sécuritaire à Marseille. En effet, 6 mois après les opérations « place nette » censées marquer un coup d’arrêt au trafic de stupéfiants et à la violence qu’il apporte avec lui, la situation à Marseille est toujours hors de contrôle. Le 24 septembre 2024, près de 90 impacts de balles sont constatés sur les vitres du collège Stéphane Mallarmé dans le 13e arrondissement de Marseille, poussant les professeurs à exercer leur droit de retrait pour « danger grave et imminent », entraînant ainsi la fermeture de l’établissement pendant deux jours. Le 16 octobre 2024, un individu retranché et armé dans un appartement du boulevard Flemming a nécessité de boucler ce secteur du 4e arrondissement, interrompant ainsi la circulation sur l’ensemble du secteur. Ces deux évènements sont de nouvelles preuves, s’il en fallait encore, que la ville est plongée dans un cycle de violence qui vient à menacer la continuité du service public. Plus encore, la situation actuelle à Marseille contraint des centaines de familles à vivre dans la peur que leurs enfants soient, un jour, victimes des violences liées au trafic de stupéfiants. Ainsi, plusieurs mois après les opérations « place nette », le bilan sécuritaire de Marseille ne cesse de se détériorer. Mme la députée demande à M. le ministre jusqu’à quand le laxisme du Gouvernement en matière de sécurité va contraindre les Marseillais à vivre dans la peur au sein d’une ville gangrénée par le trafic de stupéfiants et par la violence. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes il propose pour assurer le retour de l’ordre et de la tranquillité publique au sein de la cité phocéenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5580</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mobilisation pour soutenir les sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1351. — 22 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante des sapeurs-pompiers dans la métropole de Lyon et le département du Rhône. Depuis le 1er octobre 2024, les sapeurs-pompiers ont déposé un préavis de grève illimitée. Cette grève, ultime recours pour exprimer leur mécontentement, vise à attirer l’attention des pouvoirs publics sur des problématiques majeures : le manque de personnel, l’augmentation de la charge de travail, ainsi que la nécessité d’améliorer les infrastructures et les équipements. En dix ans, les interventions ont explosé, passant de 90 000 à 140 000, sans que les effectifs n’aient suivi, selon le syndicat Sud. Le service départemental et métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) a besoin d’un soutien constant et proportionné à l’évolution de son activité, pour assurer la sécurité des habitants et le bien-être des sapeurs-pompiers. La suppression de l’indemnité compensatoire de logement (ICL) constitue, pour les syndicalistes, un point de non-retour dans le manque de considération de la part des autorités locales envers le SDMIS. Ils dénoncent également la faible prime attribuée aux sapeurs-pompiers mobilisés durant les jeux Olympiques et Paralympiques, en comparaison de celle reçue par leurs confrères policiers, soit entre 1 500 et 2 500 euros. Ce mouvement a pris une ampleur historique. Le mercredi 9 octobre 2024, 300 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le périphérique lyonnais. Le jeudi 10 octobre, 150 cadres et officiers les ont rejoints devant l’état-major du SDMIS, un ralliement exceptionnel qui témoigne du mécontentement général et du manque de reconnaissance que les sapeurs-pompiers estiment subir. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures qu’il envisage de prendre pour améliorer la situation des sapeurs-pompiers, augmenter leur pouvoir d’achat, alléger leur charge de travail par un recrutement renforcé et assurer le bon fonctionnement du SDMIS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5581</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité des JO : le règne des arrestations arbitraires est-il de retour ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1352. — 22 octobre 2024. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre de l’intérieur sur la violence des mesures de privation de liberté arbitraires et injustes prises pendant les JO. Dans une tribune publiée le 2 octobre 2024 dans le journal Libération, la politiste Chloé Morin présente le cas de Latifa (le nom est modifié), une femme algérienne de 30 ans, en situation régulière sur le territoire français et qui travaille en France depuis 10 ans comme garde d’enfant. Une personne sans histoire et qui pourtant a vécu un calvaire policier, judiciaire et administratif en raison des mesures appliquées par le prédécesseur de M. le ministre, prétendument pour lutter contre le terrorisme. Que s’est-il passé ? Le 15 juillet 2024, Latifa est convoquée au commissariat. On lui dit alors qu’elle va devoir pointer au commissariat tous les jours à 8 h. Elle est accusée d’avoir publié sur son compte Tiktok du contenu à caractère terroriste. À tort. Pourtant, elle sera assignée à résidence pendant deux mois, passera à deux reprises en garde à vue, subira l’humiliation que des policiers lui demandent d’enlever son voile sans motif pour, à la fin, que les mesures de privation de liberté soient levées par la décision discrétionnaire du ministre de l’intérieur lui-même. Ce système arbitraire de privation de liberté a officiellement été mis en place pour lutter contre le terrorisme. Pourtant, il a aussi été utilisé contre des militants écologistes et politiques. Et on constate dans le cas de Latifa qu’il peut être utilisé contre des personnes innocentes et inoffensives comme des gardes d’enfants, les empêchant de travailler et les traumatisant, sans raison et sans recours efficace. Aussi, Chloé Morin alerte : « Le « risque zéro » souhaité par tous mérite-t-il le sabordage des valeurs qui font l’honneur de la France (…) ? ». M. le député répond bien sûr par la négative, car les terroristes essaient précisément de détruire ces valeurs ; et c’est leur donner la victoire que de leur permettre d’arriver à leurs fins. Mais Chloé Morin pose aussi une question : « Combien de Latifa ont été injustement enfermées cet été ? ». M. le député pose la même question à M. le ministre. Combien de mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) ont été mises en place officiellement pour assurer la sécurité des JO ? Parmi elles, combien ont été contestées ? Parmi elles, combien ont été annulées par décision de justice ? Et enfin, combien ont été in fine levées par le prédécesseur de M. le ministre lui-même, sans autre forme de procès que l’arbitraire de la libération succédant à l’arbitraire de la privation de liberté ? Par ailleurs, il lui demande quelles mesures il compte prendre à l’avenir pour empêcher que des injustices comme celle qui a frappé Latifa ne se reproduisent à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5581</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafics de la vente de cigarettes à la sauvette
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1353. — 22 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les trafics de la vente de cigarettes à la sauvette. En plus des pertes fiscales pour l’État et des pertes de revenus pour la chaîne de valeur légale, l’importante et rapide expansion des cigarettes de contrefaçon a provoqué à la fois une augmentation des risques pour les fumeurs dus à la consommation de produits non-conformes et un enracinement de la criminalité organisée et de la délinquance locale. Cette croissance de la contrefaçon de cigarettes s’explique à la fois par la politique fiscale appliquée aux produits du tabac, l’accessibilité des produits contrefaits à l’échelle nationale facilitée par la prolifération des points de vente de rue conjuguée au prix de vente des contrefaçons. Le développement de ces trafics génère directement une forte insécurité pour les habitants et les commerces locaux qui font face à de nombreux règlements de compte violents. En témoigne la récente altercation entre vendeur de cigarettes à la sauvette survenue le 31 août 2024 dans le quartier Max Dormoy à Paris. Une quarantaine de membres de la communauté afghane se sont effectivement affrontés à l’arme blanche, faisant sept blessés dont trois en urgence absolue. De même, au mois de février 2024, un commerçant montpelliérain excédé par une concurrence déloyale imposée par des vendeurs de tabac à la sauvette devant son établissement s’est fait tirer dessus par l’un de ces vendeurs auquel il était venu demander des comptes. Ainsi, face à l’explosion de ces trafics et des réseaux de criminalité qui les alimentent, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place pour protéger les territoires impactés et endiguer ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5581</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation de FR-Alert et messages relatifs à la sécurité des JOP 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1354. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’usage du dispositif FR-Alert à des visées informatives sur la sécurité des JOP 2024. En effet, de nombreux témoignages relayés sur les réseaux sociaux et par voie de presse ont fait état d’un premier message d’alerte reçu le lundi 13 mai 2024 vers 20 h. Indiquant la mention « Alerte extrêmement grave », le message a déclenché une sonnerie stridente sur les appareils concernés, y compris lorsqu’ils étaient en mode silencieux. Cette alerte contenait en réalité des informations relatives au périmètre de sécurité établi pour la cérémonie d’ouverture des JOP 2024 et enjoignait les riverains à s’inscrire sur la plateforme dédiée pour pouvoir y circuler entre le 18 et le 26 juillet 2024. Ce message a été suivi quelques minutes plus tard d’une alerte SMS formulée dans des termes similaires. La préfecture de police a dans un premier temps expliqué qu’il s’agissait d’un « test », avant que ces déclarations ne soient contredites par celles du ministère de l’intérieur qui a affirmé : « Ce n’est pas un test, c’est une information ». M. le député rappelle que le dispositif FR-Alert est encadré par un cadre légal strict qui limite son déclenchement à des situations définies précisément. D’ailleurs, le site internet du dispositif énonce clairement que celui-ci a d’abord été conçu pour « prévenir en temps réel toute personne détentrice d’un téléphone portable de sa présence dans une zone de danger afin de l’informer des comportements à adopter pour se protéger ». D’une part, M. le député a relevé plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux de la part de personnes ayant reçu ces alertes, alors qu’elles étaient parfois situées jusqu’à des centaines de kilomètres de Paris - notamment à Lille. Pourtant, le périmètre géographique initialement retenu semblait être celui de la région parisienne et en particulier le périmètre SILT prévu pour la cérémonie d’ouverture. D’autre part, M. le député s’interroge sur ce qu’il estime être une utilisation inappropriée de la procédure d’alerte, conçue en principe pour alerter la population d’un risque grave, mais détournée par le Gouvernement pour faire de la communication sur le dispositif de sécurité des JO. M. le député s’alarme d’autant plus qu’il voit une disproportion entre la mention du caractère « extrêmement grave » de l’alerte et sa simple portée informative. Ainsi, un tel usage est de nature à susciter un sentiment de panique chez ceux qui l’ont reçu, en particulier en l’absence de communication préalable. De la même façon, cela a conduit plusieurs de ces personnes à chercher a posteriori à désactiver ce mécanisme d’alerte - ce qui apparaît contre-productif compte tenu des objectifs poursuivis. Ainsi, il aimerait obtenir des précisions sur les éléments suivants : le périmètre géographique du test qui a été opéré ; la doctrine d’emploi des deux dispositifs de messages envoyés par le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris ; les modalités techniques de transmission de chacune des deux alertes (diffusion cellulaire, SMS géolocalisés, etc.) et ce qui explique les erreurs d’envoi constatées ; les entités concertées en amont le cas échéant ; les intentions du ministère quant à l’éventuelle réitération de telles alertes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5582</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation par l’État et les collectivités de logiciels de surveillance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1355. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation par son ministère de logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam comprenant des dispositifs de vidéosurveillance algorithmique (VSA) et de reconnaissance faciale. Dans un article publié le 14 novembre 2023, le média d’investigation Disclose révèle que depuis des années, en se sachant dans l’illégalité la plus totale, la police nationale, la gendarmerie nationale et certaines polices municipales ont recouru au logiciel de l’entreprise Briefcam, qui permet d’automatiser l’analyse des images de vidéosurveillance algorithmiques et qui comporte une option « reconnaissance faciale » qui serait, d’après Disclose, « activement utilisée ». Précisément, d’après le média Disclose, la direction départementale de sécurité publique de Seine-et-Marne a été la première à expérimenter les technologies de l’entreprise Briefcam, avant d’être suivie par le Rhône, le Nord, les Alpes-Maritimes, la Haute-Garonne puis le service interministériel d’assistance technique (SIAT) et enfin les services de la police judiciaire, les préfectures de police de Paris et Marseille, la sûreté publique et la gendarmerie nationale. La vidéosurveillance automatisée est aujourd’hui interdite par le cadre de protection des données personnelles prévues par le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi « informatique et libertés ». Son usage peut même être sanctionné aux termes des articles 226-18 et 226-19 du code pénal, selon lesquels « le fait de collecter des données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende ». L’usage en dehors de tout cadre légal et de tout contrôle d’un tel logiciel d’analyse d’images automatisées de reconnaissance faciale porte une atteinte grave et manifeste aux libertés fondamentales des personnes filmées. Le dispositif, par son caractère particulièrement intrusif, met directement en cause le droit au respect de la vie privée et des données personnelles pourtant protégé. En effet, l’enregistrement d’images, mis en relation de manière automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel, permet la manipulation de données sensibles par les services de l’État et des collectivités territoriales en toute impunité. La dangereuse généralisation non maîtrisée de ces nouveaux dispositifs technologiques développe une surveillance généralisée susceptible de se répercuter sur les comportements des personnes, entravant leurs droits civils et politiques, comme leurs libertés d’aller et venir. C’est par ailleurs ce que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a indiqué, dans son avis de juillet 2022 : la « généralisation non maîtrisée de ces dispositifs [de VSA], par nature intrusifs, conduirait à un risque de surveillance et d’analyse généralisée dans l’espace public ». Cette révélation est particulièrement inquiétante, compte tenu du caractère attentatoire au droit fondamental à la vie privée et dans la perspective des jeux Olympiques de 2024, alors même que l’interdiction de systèmes automatisés de reconnaissance faciale était présentée comme une garantie (de la légalisation de la vidéosurveillance algorithmique) lors de la loi relative aux jeux Olympiques du 19 mai 2023. Alors que de fortes présomptions existaient depuis plusieurs années quant à son utilisation par la police nationale, cette révélation d’un usage de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) est gravissime tout autant pour son caractère illégal, qu’en raison des dissimulations et détournements dont ce marché public hautement sensible a fait l’objet de la part de hauts fonctionnaires et de responsables politiques. L’impuissance chronique à laquelle se condamnent les contre-pouvoirs institutionnels, de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), est symptomatique d’une crise systémique de l’État de droit. Au vu de cet exposé et en raison de l’ensemble des questions soulevées par ce grand chantier, il souhaiterait savoir comment ce déploiement de logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam a été mis en place au sein des services de l’État ; à partir de quand et de quelle manière a été associée la Commission nationale de l’informatique et des libertés à cette utilisation des solutions de Briefcam ; comment ces logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam sont actuellement structurés, notamment en prévision des jeux Olympiques ; combien de communes en France et en Île-de-France sont concernées par le déploiement de systèmes de VSA et, le cas échéant, lesquelles le sont et dans quelle mesure le grand public, les élus locaux et les habitants en ont, ou non, été informés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5583</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-désignation du conducteur en cas d’infraction routière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1356. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud interroge M. le ministre de l’intérieur sur les entrepreneurs individuels qui se voient à tort sanctionnés par l’administration pour non-désignation du conducteur en cas d’infraction routière. Depuis le 1er janvier 2017, l’article L. 121-6 du code de la route prévoit que, lorsqu’une infraction routière a été commise avec un véhicule dont le titulaire du certificat d’immatriculation est une personne morale ou qui est détenu par une personne morale, le représentant légal de cette personne morale doit désigner la personne physique qui conduisait ce véhicule au moment de l’infraction. En cas de non-désignation du conducteur ayant commis l’infraction, le représentant de la personne morale reçoit une amende forfaitaire supplémentaire (qui peut être majorée) en plus de l’amende initiale. L’article L. 121-6 du code de la route vise pourtant bien les personnes morales et uniquement elles. Ce texte ne s’applique pas aux personnes physiques. La Cour de cassation le rappelle. Dans l’arrêt n° 530 qu’elle a rendu 21 avril 2020, elle précise que l’obligation de désignation ne s’applique pas aux entrepreneurs individuels à condition que leur véhicule soit bien immatriculé à leur nom (personne physique). Dans ce cas, les entreprises individuelles ou entreprises en noms propres (les artisans, commerçants, agriculteurs, etc.), les professions libérales (médecins, infirmières, avocats, architectes, etc.) et les autoentrepreneurs n’ont plus l’obligation de s’auto-désigner en cas d’infraction. Malgré cette dernière disposition, il s’avère que l’administration continue à sanctionner les entrepreneurs individuels pour non-désignation du conducteur. Sans tenir compte des éventuelles contestations par lettre recommandée avec accusé de réception, elle édite alors un titre exécutoire permettant de saisir les sommes dues sur les comptes bancaires. Cette rigidité oblige les conducteurs non fautifs (puisque l’infraction n’est pas constituée) à prendre un avocat pour obtenir gain de cause ou faire un procès dont le coût est parfois plus important que les sommes à devoir, dissuadant la plupart des personnes lésées d’entamer cette procédure. Elle lui demande en conséquence quelles mesures il entend mettre en place pour mettre fin à ces amendes forfaitaires supplémentaires qui sont perçues comme du racket par les entrepreneurs individuels de bonne foi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5583</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pourquoi avoir empêché l’accès au détail des refus d’obtempérer ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1357. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’intérieur sur le refus par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) et le ministère de l’intérieur de donner accès aux chiffres détaillant les refus d’obtempérer en France. Dans un article publié le 18 septembre 2023, le journal Libération informait des difficultés qu’il avait eues à obtenir le détail des refus d’obtempérer recensés par les forces de l’ordre. Le 9 septembre 2022, plusieurs journalistes envoyaient un mail à l’Onisr pour demander combien de ces infractions avaient été comptabilisées entre 2012 et 2022 par les différentes directions et administrations du ministère. La demande était motivée par le fait que l’Onisr écrit sur son site internet que le nombre total des refus d’obtempérer, qu’il publie chaque année, est calculé à partir des remontées de quatre sources distinctes : la direction de la gendarmerie nationale, la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité, la direction centrale de la sécurité publique et la préfecture de police de Paris. Malgré de nombreuses relances, cette sollicitation est restée sans aucune réponse pendant un an. Saisie le 11 octobre 2022, la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) a rendu une décision le 24 novembre suivant, émettant un avis favorable à la demande. Le ministère de l’intérieur n’y a, encore une fois, pas répondu. Ce n’est qu’après une mise en demeure et une menace de procès, par l’avocat du journal, que l’Onisr a enfin donné suite aux demandes légitimes, le 24 août 2023. Le mail de la secrétaire générale de l’Onisr précisait que « n’étant pas producteur des données et n’ayant pas accès à ces bases de données pour vérifier que les informations sont exhaustives, il ne [lui] paraissait pas adapté de transmettre ces informations en lieu et place des producteurs de données ». Pourtant, la publication annuelle des chiffres par l’Onisr est basée sur ces mêmes données et n’est assortie d’aucun avertissement de ce type sur l’incomplétude des données. Près d’un an d’attente pour obtenir un tableau. Rien qui menace l’ordre public, rien de préjudiciable à la vie privée ou à la sécurité des citoyens et des agents du ministère, rien qui porte atteinte à la sûreté de l’État ou aux intérêts fondamentaux, raisons souvent opposées par l’administration pour refuser de communiquer des informations. Intérrogés par les mêmes journalistes, afin de connaître les raisons du refus de transmettre ce simple tableau, l’Onisr et le ministère de l’intérieur ont, encore une fois, refusé de répondre. Dès lors, M. le député s’en fait le relais : il lui demande pourquoi avoir tout fait pour ne pas transmettre ces quelques chiffres au mépris de la décision de la Cada, de la bonne information de la population et de la transparence de l’action publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1060</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5584</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Recours à des sociétés d’audit par le ministère de la justice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1060. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le recours par le ministère à des sociétés d’audit. En décembre 2020, l’école nationale de la magistrature (ENM) a décidé d’avoir recours à une société d’audit pour élaborer sa stratégie pour les prochaines années. Cet appel d’offres portait sur un montant maximal de 90 000 euros HT (108 000 euros TTC) et devait permettre, pour le 31 juillet 2021, d’« accompagner la direction de l’école dans la déclinaison opérationnelle des grandes orientations stratégiques retenues », en élaborant « un catalogue et un calendrier de mesures concrètes de mise en œuvre de celles-ci ». Plus de 6 mois après cette date butoir, aucune des missions de cet audit n’a été réalisée. Pire, la société d’audit a cessé d’assumer ses fonctions et l’école élabore, seule, les orientations stratégiques pour les années à venir. Pourtant, la société d’audit a effectivement perçu l’intégralité des sommes demandées. L’une des spécificités de cet appel d’offres est qu’il est entouré par une certaine publicité. Ce n’est pas le cas d’autres hypothèses où le ministère a recours à des sociétés d’audit : ainsi de l’organisation des états généraux de la justice, où se sont succédés différents prestataires sans grande publicité le ministère ayant opportunément eu recours à des accords-cadres ministériels ou interministériels, ou bien à des achats ponctuels et non-récurrents d’un montant inférieur à 40 000, par le biais d’un découpage des diverses prestations ; de même du domaine informatique, où le recours à différentes sociétés d’audit et de prestataires ne s’est pas avéré fructueux - preuve en est du récent rapport de la Cour des comptes sur le sujet ; enfin du recours très fréquent des cabinets spécialisés sur la qualité de vie au travail ou les risques psychosociaux. Ces quelques sujets sont ceux où la présence de cabinets d’audit peut être identifiée par des acteurs extérieurs. Cela ne signifie nullement que ce soit une liste exhaustive. Ces tendances sont symptomatiques de la tendance décrite dans l’ouvrage de Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre du recours de plus en plus fréquent aux cabinets d’audit et concernent l’ensemble des branches de l’action de l’État. Il semble à M. le député néanmoins évident que si « la Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration », ce droit concerne également le droit de demander à l’administration un compte rendu exhaustif des dépenses qui ont été engagées, surtout lorsqu’il s’agit pour l’administration de déléguer à des sociétés de conseil la définition d’une politique publique, notamment lorsque c’est une mission par essence régalienne. En conséquence, il lui demande que soit précisé l’ensemble des dépenses engagées par le ministère, ainsi que les opérateurs publics qui en dépendent, pour le recours à des cabinets de conseil pour l’année 2021, l’année 2022, l’année 2023 ainsi que pour l’année 2024 (qu’il s’agisse de recours lancés ou de simples projets) ainsi que les différents domaines affectés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5585</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Trafic à Marseille, quelles actions face à l’échec judiciaire ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1122. — 22 octobre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’urgence d’un renforcement de l’appareil judiciaire pour faire face aux trafics de stupéfiants qui gangrènent Marseille. En effet, lancé, il y a plus de 6 mois à Marseille l’opération « place nette XXL » n’a pas permis d’endiguer le trafic de stupéfiants. L’échec cuisant de cette opération révèle au grand jour l’inefficacité des pouvoirs publics qui s’acharnent dans une stratégie d’actions chocs et ponctuelles pour faire face à un phénomène enraciné, qui persiste et s’adapte très rapidement. Plus encore, on recense déjà l’apparition de nouveaux points de deal comme à la résidence Vert Parc dans le 14e arrondissement. Au sein de la cité phocéenne le nombre de points de deal ne cesse d’augmenter et ce alors que leur nombre culminait déjà au nombre faramineux de 127 en 2023. L’apparition de ces nouveaux points de deal est un véritable fléau pour la population de ces quartiers qui voient leur mode de vie totalement modifier en raison du trafic. Nuisance sonore, montée de l’insécurité et de la violence, la population de ces quartiers se sent progressivement délaissée par l’État qui ne met rien en place pour lutter contre le trafic. Ce bilan est d’autant plus catastrophique que la justice semble faire preuve d’un certain laxisme à l’égard des trafiquants. En effet, le 14 octobre 2024, un redoutable narcotrafiquant présenté comme le chef du clan « Marignane » a été remis en liberté 11 jours avant son procès par la Cour de cassation. Au vu du travail des policiers et des risques qu’ils encourent sur le terrain pour arrêter les narcotrafiquants, la décision de la Cour de cassation ne peut qu’indigner, tant les forces de l’ordre que la population qui endure quotidiennement les graves répercussions du trafic de drogues. Ainsi, à la lumière de ce constat, Mme la députée demande à M. le ministre les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de punir plus sévèrement les narcotrafiquants. Par ailleurs, elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place à Marseille où le trafic est devenu endémique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5585</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Élargissement de la peine complémentaire de privation de la pension de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1123. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’élargissement du champ d’application de la peine complémentaire de privation de versement de la pension de réversion. La loi du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille a en effet privé du bénéfice de la pension de réversion le conjoint survivant ayant commis un crime ou un délit à l’encontre de son ex-conjoint. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 est venue consolider juridiquement cette disposition en prévoyant que la privation du droit à la pension de réversion constitue ainsi une peine complémentaire encourue en cas de condamnation pour homicide, violences conjugales, viol ou agression sexuelle à l’encontre de l’assuré. Toutefois, ces récentes évolutions législatives en faveur d’une plus grande justice pour les victimes de violences familiales méritent d’être renforcées. En effet, la rédaction actuelle de l’article L. 221-9-2 du code pénal prévoit que cette peine complémentaire puisse être prononcée pour les « coupables des crimes prévus à la section 1 » du chapitre 1 du titre II du même code. Or une section 1 bis a été créée ultérieurement par la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure afin de distinguer les homicides par intoxication volontaire. Cette catégorie d’homicide se retrouve donc désormais exclue des dispositions de la peine complémentaire de privation du droit à la pension de réversion. Cette exclusion est totalement contraire à l’esprit de la loi du 28 décembre 2019. Il est donc urgent de corriger ce vide juridique. Par ailleurs, il serait également pertinent d’élargir le champ de la peine complémentaire. En effet, en cas de condamnation pour harcèlement moral envers l’assuré, le juge n’a pas la possibilité de priver le conjoint survivant du bénéfice de la pension de réversion. On sait pourtant le caractère destructif que peut avoir le harcèlement moral envers un conjoint ou un ex-conjoint qui peut parfois pousser jusqu’au suicide de la victime. Dans de tels cas, il est intolérable que le conjoint survivant puisse continuer de bénéficier de la pension de réversion de sa victime après son décès. Enfin, il serait également judicieux de priver de versement de la pension de réversion le conjoint dont le divorce a été prononcé pour torts exclusifs. Cette décision peut en effet intervenir lorsque l’un des époux adopte un comportement qui viole de manière grave ou répétée les droits et obligations du mariage (acte de violence, injures répétées, absence de contribution aux charges du mariage, abandon du domicile conjugal, défaut de secours et d’assistance etc.). Bien que la justice reconnaisse ainsi que la faute est imputable exclusivement à l’un des époux, celui-ci continue toutefois de jouir de son droit à la pension de réversion de son ex conjoint après son décès. Or cette situation crée un sentiment d’injustice de la part du partenaire victime. En effet, en cas de privation du droit à la pension de réversion du conjoint dont les torts exclusifs ont été reconnus, le bénéfice de cette pension pourrait aller en totalité au nouveau conjoint de l’assuré ou, s’il n’existe aucun conjoint survivant, à ses enfants âgés de moins de 21 ans. Cette mesure d’équité serait un signal fort envoyé aux victimes de violences familiales. C’est pourquoi il souhaitait connaître les intentions du Gouvernement sur ces élargissements du champ d’application de la peine complémentaire de privation de versement de la pension de réversion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5586</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remise en liberté suite à un dépassement du délai d’incarcération sans procès
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1124. — 22 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la remise en liberté de meurtriers présumés suite à un dépassement du délai d’incarcération sans procès. L’article 145-2 du code de procédure pénale énonce que la durée initiale du placement en détention provisoire est d’une année renouvelable tous les six mois dans la limite de quatre années pour les crimes les plus graves. L’actualité a montré des cas où des accusés pour meurtre ont été remis en liberté en raison du dépassement de ce délai d’incarcération sans procès. Plusieurs d’entre eux ne se sont pas présentés à leur procès et ont été reconnus coupables. Certains sont aujourd’hui toujours en fuite. Cette situation est difficilement soutenable pour les familles des victimes et consiste en la remise en liberté d’individus potentiellement très dangereux. Aussi, elle lui demande ce que le Gouvernement entend faire afin d’empêcher de nouvelles remises en liberté pour dépassement du délai d’incarcération sans procès de personnes accusées de crimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5586</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Séparation parentale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1168. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’intérêt, en cas de séparation parentale, de privilégier un temps de présence parentale aussi équilibré que possible. En effet, la loi n° 2002-305 du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale a fait entrer la résidence alternée dans le code civil. Les travaux préparatoires montrent que la volonté du législateur était de donner la priorité à ce mode de résidence. Ainsi, un rapport de la commission des lois de l’Assemblée nationale manifeste le souhait « qu’en cas de désaccord des parents sur la résidence de l’enfant, la priorité soit donnée à la formule de la garde alternée » (rapport n° 3117, déposé le 7 juin 2001). Pourtant, près de 20 ans après le vote de cette loi, seuls 12 % des enfants de parents séparés se trouvent en résidence alternée d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Pire, en France, ce chiffre baisse. Il était de 15 % en 2015, alors qu’il était déjà l’un des plus faibles d’Europe. Il pourrait résulter de ce que, en cas d’opposition de la mère, la demande de résidence alternée formulée par le père ne semble être accordée que dans 30 % des cas. Il apparaît donc que la volonté du législateur de 2002 n’a pas été respectée. Or selon un sondage de l’Institut français d’opinion publique (IFOP) de décembre 2017, 76 % des Français sont d’accord pour que la résidence alternée devienne la règle. Une modification de la loi française pourrait conduire les juges à accorder plus souvent une résidence alternée. Une telle réforme pourrait aussi créer une nouvelle culture et conduire les parents, en cas de séparation, à envisager des modes de résidence plus équilibrés. L’exemple de la Belgique, qui a modifié son code civil en 2006, montre que la loi peut en effet conduire à changer les approches des parents en cas de séparation de manière à ce que l’enfant puisse bénéficier du droit, reconnu par l’article 9.3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, à être élevé par ses deux parents. À cet égard, la cour d’appel de Versailles a jugé que « l’alternance est un système simple, prévisible, qui permet aux enfants comme aux parents de se projeter dans l’avenir et de construire des projets fiables (…). Elle permet aux enfants de prendre appui de façon équilibrée sur chacun des parents et de bénéficier plus équitablement de leurs apports respectifs de nature différente mais complémentaires » (CA Versailles, 2e chambre, 1re section, 9 février 2017 - n° 16/08609). Bien sûr, il ne s’agirait pas d’imposer au juge une solution mais de lui demander d’examiner prioritairement un temps parental équilibré, en dehors naturellement des cas avérés de violences d’un parent sur l’autre parent ou sur l’enfant. Il lui demande donc de bien vouloir lui communiquer les intentions du Gouvernement en la matière et sous quels délais une modification peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5586</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Justice judiciaire »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1180. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Justice judiciaire » dont le montant des annulations s’élève à 129 196 532 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5587</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Modalités de compensation des astreintes des agents pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1191. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les modalités de compensation des astreintes des agents pénitentiaires. En effet, les agents bénéficiant d’une concession de logement, ou ayant refusé d’en bénéficier, n’ont pas droit à une compensation horaire ou financière de leurs astreintes. L’astreinte est une contrainte supplémentaire pour les agents, qui exercent déjà un travail difficile. En effet, ils ont renoncé à un avantage pour des raisons personnelles, mais sont considérés de la même manière comme les agents bénéficiant d’un logement. L’occupation d’un logement de fonction ne constitue pas une obligation et les agents devraient être libres de le refuser sans renoncer à toute contrepartie aux astreintes et notamment à la compensation horaire ou financière de ces dernières. Par exemple, un agent pénitentiaire qui voudrait devenir propriétaire n’aurait pas de compensation suite au refus d’un logement pour nécessité de service. Cela n’est pas souhaitable pour ces femmes et ces hommes qui méritent davantage de reconnaissance. Il lui demande s’il prévoit de compenser financièrement le refus de logement par les agents pénitentiaires qui réalisent des astreintes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5587</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Installation illicite des gens du voyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1208. — 22 octobre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, concernant l’installation illicite des gens du voyage. Plusieurs communes de Haute-Savoie font face à des occupations illégales de terrains par des caravanes de gens du voyage. Face à cette situation, propriétaires de terrains, élus et forces de l’ordre se trouvent dans le désarroi le plus total pour obtenir leurs évacuations, lesquelles suscitent de plus en plus de tensions, avec des violences qui ont pu aller jusqu’à des échanges de coup de feu ou des jets de cocktail Molotov. Le dispositif créé par la loi du 7 novembre 2018, relatif à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites permettant une évacuation par seule décision préfectorale, s’avère insuffisant pour faire cesser ces installations illicites récurrentes sur le territoire. Les poursuites pénales consécutives à ces infractions accompagnant ces occupations illicites sont rendues difficiles par l’impossibilité d’identifier leur auteur. L’article 322-4-1 du code pénal prévoit que « Le fait de s’installer en réunion, en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant soit à une commune qui s’est conformée aux obligations lui incombant en vertu du schéma départemental prévu à l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ou qui n’est pas inscrite à ce schéma, soit à tout autre propriétaire autre qu’une commune, sans être en mesure de justifier de son autorisation ou de celle du titulaire du droit d’usage du terrain, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ce même article précise « lorsque l’installation s’est faite au moyen de véhicules automobiles, il peut être procédé à leur saisie, à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, en vue de leur confiscation par la juridiction pénale ». Elle souhaite savoir si le Gouvernement prévoit des dispositions particulières garantissant l’application effective de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5588</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Contrôle des affectations de magistrats et de leur charge de travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1228. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’effectivité du contrôle des affectations de magistrats et de leur charge de travail, du fait de la non-communication de la circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024, ainsi que l’évaluation de la charge de travail des magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022. Dans un article de la lettre publié le 29 mai 2024, M. le député s’inquiète d’apprendre que malgré les demandes de l’Union syndicale des magistrats (USM) et du Syndicat de la magistrature (SM), le ministère de la justice refuse toujours de publier la traditionnelle circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024 et cela, pour la deuxième année consécutive. M. le député pensait sincère le prédecesseur de M. le ministre qui, fort de sa relaxe, s’était engagé à renouer un dialogue serein et apaisé avec les représentants syndicaux des magistrats. Ce mutisme s’ajoute à la non-publication d’une évaluation interne des besoins en magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022, évaluant la charge de travail des magistrats et donc permettant d’objectiver les besoins de la justice. Sans ces documents, il est difficile de mesurer précisément les évolutions des effectifs au regard des 1 500 magistrats supplémentaires à horizon 2027 annoncés par M. le ministre en mars 2024 et ce n’est pas en se fiant uniquement aux répartitions pluriannuelles auxquelles le ministère renvoie pour contrer les critiques, qu’on peut le faire. Cette seule donnée ne permet pas d’estimer la diminution du taux de vacances dans les tribunaux ou encore de différencier les postes de magistrat généralistes de ceux spécialisés. En effet, outre l’exigence démocratique de transparence qui doit imprégner la conduite des politiques publiques, M. le député rappelle que cette circulaire, éditée par la direction des services judiciaires (DSJ) du ministère de la justice, est indispensable pour vérifier la réalité et la répartition des effectifs par le ministère de la justice. Une telle publication participe à assurer le contrôle effectif de la répartition des magistrats sur les juridictions dans l’ensemble du territoire. La question est éminemment sensible et il est évident qu’une telle circulaire donnerait une réalité aux annonces du nouveau plan d’action de la justice par M. le ministre de janvier 2023. Face à cette absence de transparence, M. le député constate que nombre de magistrats expriment leurs inquiétudes concernant le delta entre les annonces « historiques » et la réalité des effectifs dans les juridictions. Des contentieux ont même été initiés par les magistrats du tribunal judiciaire de Nanterre et les avocats des Hauts-de-Seine contre la circulaire, pour dénoncer les manques d’effectifs. Cette gronde est particulièrement inquiétante d’autant plus qu’elle fait écho à l’appel de 3 000 magistrats et d’une centaine de greffiers publié il y a à deux ans et demi. M. le député regrette la non-prise en compte par la chancellerie de ces remontées de terrain et de l’attitude de la chancellerie. En conséquence, il souhaite que soit communiquée et rendue publique la circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024, ainsi que l’évaluation de la charge de travail des magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5588</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Alerte sur l’usage des sanctions disciplinaires en prison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1232. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’usage des sanctions disciplinaires dans le milieu carcéral. En janvier 2024, l’Observatoire international des prisons publiait un rapport d’enquête sur la discipline en prison intitulé « Au cœur de la prison : la machine disciplinaire ». Dans ce rapport, il est mentionné que près de la moitié des personnes incarcérées ont fait l’objet de comptes rendus d’incident (CRI) en 2022, conduisant dans 32,6 % des cas à la tenue d’une commission de discipline et au prononcé de 69 174 sanctions disciplinaires, dont plus de 100 000 jours de quartier disciplinaire (QD). M. le député est alarmé par cette dynamique, constatant l’indignité des conditions de détention au QD relevées par le rapport (promiscuité, insalubrité, violences), alors que celles-ci contribuent à la récurrence des tentatives de suicide - le risque de suicide y est d’ailleurs quinze fois plus élevé qu’en détention ordinaire. Cette situation est en outre aggravée par la surpopulation carcérale que de multiples observateurs dénoncent depuis plusieurs années et pour laquelle la France a été condamnée à plusieurs reprises. Le rapport mentionne que la durée d’enfermement peut s’élever jusqu’à 30 jours, en contradiction avec les règles pénitentiaires européennes selon lesquelles « la mise à l’isolement ne peut être imposée à titre de sanction que dans des cas exceptionnels et pour une période définie et aussi courte que possible ». Par ailleurs, M. le député s’inquiète des critiques du rapport sur les CRI et les rapports d’enquête, rédigés la plupart du temps de façon sommaire, caractérisant insuffisamment la faute et négligeant le recueil de preuves et de témoignages. En dépit d’avancées ayant permis de reconnaître au juge un contrôle plus approfondi des décisions de l’administration pénitentiaire, M. le député constate que le droit au recours et à la contradiction demeure peu effectif, alors même qu’il est garanti par l’article 13 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Au sein des commissions de discipline, le respect des droits de la défense peut ainsi être très variable d’un établissement à l’autre (difficultés à être assisté d’un avocat, temps de préparation de la défense contraint, accès limité aux enregistrements vidéos). En outre, seulement 2 % des sanctions prononcées font l’objet d’un recours administratif préalable obligatoire (Rapo) devant le directeur interrégional des services pénitentiaires (Disp), notamment en raison de délais de dépôt contraints (14 jours). En termes de contentieux administratif, un recours pour excès de pouvoir peut mettre jusqu’à plusieurs années pour aboutir et le périmètre du référé-liberté apparaît particulièrement restreint s’agissant de la contestation des sanctions disciplinaires. À cet égard, aucune de ces procédures ne permet de garantir un recours réel et effectif. Ainsi, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le taux d’annulation des sanctions disciplinaires devant les tribunaux administratifs. Il aimerait également connaître les intentions de M. le garde des sceaux sur des mesures visant à : améliorer les conditions d’enfermement au quartier disciplinaire ; exclure des sanctions disciplinaires les comportements par lesquels les détenus exercent leurs droits fondamentaux ; mettre en place des comptes rendus d’incident et des rapports d’enquête plus exhaustifs ; garantir l’exercice des droits de la défense, en particulier devant le tribunal administratif en mettant en place une procédure de recours effectif comme le préconise le Comité européen pour la prévention de la torture. Il souhaiterait enfin savoir s’il envisage de publier un rapport annuel retraçant l’ensemble de l’activité disciplinaire en prison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5589</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de sécurité au centre de détention de Montmédy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1233. — 22 octobre 2024. — Mme Florence Goulet interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la dégradation alarmante des conditions de sécurité et de travail au centre de détention de Montmédy, situé dans sa circonscription, en Meuse. L’établissement, dont la capacité d’accueil est de 330 places accueille des détenus de plus en plus difficiles venant de toutes les régions de France, notamment d’établissements d’Île-de-France. Les incidents graves se multiplient : agressions, évasion, livraisons de stupéfiants par drones, incendie de véhicules etc. Ces faits se déroulent dans un climat de travail délétère, aggravé par un sous-effectif chronique puisqu’il manquerait actuellement une trentaine d’agents. Les surveillants sont soumis à une pression extrême, contraints d’accomplir des heures supplémentaires. Plusieurs fois, le précédent garde des sceaux a été alerté par Mme la députée sur cette situation alarmante, notamment par courriers et questions écrites pour ces évènements graves mais l’ancien garde des Sceaux n’a apporté aucune réponse en faveur de ces personnels. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour le centre de détention de Montmédy afin de garantir la sécurité des personnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5589</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Les prisons craquent avec la surpopulation, à quand la régulation carcérale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1234. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les moyens de réduire la population carcérale dans les prisons françaises. En effet, au 1er septembre 2024, la France a enregistré encore une fois un nombre de personnes détenues en hausse dans ses centres pénitentiaires : soit 78 969 personnes pour 62 014 places opérationnelles. Il est important de rappeler que près de 30 % de ces personnes détenues sont prévenues, c’est-à-dire présumées innocentes et en attente de leur procès. La surpopulation carcérale devenue endémique arrive à des taux inacceptables en maisons d’arrêt de l’ordre de 153,6 % en moyenne sur le territoire français et ce sont 143 établissements ou quartiers qui ont une densité supérieure à 100 %. Pour les professionnels, le constat unanime est que la situation ne peut plus durer ! Organisations et syndicats de magistrats, du personnel pénitentiaire de direction ainsi que d’insertion et de probation, de médecins, d’avocats et associations œuvrant pour les droits des personnes détenues constatent la dégradation des conditions de détention, l’épuisement du personnel, la détérioration générale et accélérée de l’immobilier et la saturation de l’ensemble des services. L’incapacité du système pénitentiaire à remplir sa mission de réinsertion, à garantir le respect de la dignité et des droits des détenus ainsi que leur sécurité et celles des agents chargés de les garder est également identifiée par tous. Tous s’accordent sur l’impossibilité de laisser se poursuivre une telle désagrégation d’un service public. Dans ces conditions, cela fait des années que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) témoigne du profond décalage entre les normes applicables et la réalité quotidienne des conditions de vie des personnes détenues et observe les conséquences dramatiques de la surpopulation carcérale sur les droits fondamentaux. Le CGLPL estime qu’« il est inutile d’attendre que la prison puisse réinsérer quiconque dans une situation qui rend infernal également, le travail du personnel pénitentiaire ». En détention, les maux se multiplient et accablent les personnes détenues : altération des conditions d’accueil dans les établissements, banalisation du recours au matelas au sol, atteintes à l’intimité et à l’hygiène des personnes détenues, obstacle à la délivrance de soins de qualité, obstacle à l’accès aux activités, clé de la réinsertion, conditions de détention insalubres, aggravation de la vétusté des locaux, multiplication des incidents et des rixes etc. S’ajoute un mal-être persistant chez le personnel pénitentiaire de surveillance et d’insertion et de probation, qui subit également les conséquences de la dégradation des établissements. Toutes les précédentes réformes visant à la limitation de la population carcérale mais se fondant uniquement sur un changement des pratiques des magistrats ont fait la démonstration de leur échec jusqu’à ce jour. La Gouvernement se cache et s’entête avec son « ambitieux » programme immobilier de livraison de 15 000 places supplémentaires de prison. Cet argument éculé est devenu un mensonge récurent de M. le ministre, car l’augmentation continuelle du parc pénitentiaire n’a jamais permis de lutter contre la surpopulation carcérale au contraire. Comme l’a constaté le Conseil de l’Europe dans sa recommandation du 30 septembre 1999 : « L’extension du parc pénitentiaire devrait être plutôt une mesure exceptionnelle puisqu’elle n’est pas, en règle générale, propre à offrir une solution durable au problème du surpeuplement ». Selon le Gouvernement, au 1er janvier 2024, 19 établissements ont été livrés représentant 6 076 places brutes, soit 4 103 places nettes, une fois prises en compte les fermetures d’établissements. Parmi les derniers établissements livrés, trois l’ont été en 2022 pour un total de 360 places et dix l’ont été en 2023 pour un total de 1 662 places nettes. En 2024, la moitié des établissements du programme 15 000 sera opérationnelle. Ce calendrier n’a pas freiné le taux de surpopulation qui continue de croître continuellement de mois en mois depuis janvier 2024. De même, le Gouvernement prétend que « les récentes évolutions législatives sont intervenues afin de favoriser le recours aux alternatives à l’incarcération, qui constituent des leviers de régulation des effectifs en milieu fermé ». Là aussi, les chiffres sont là pour rappeler l’échec du Gouvernement et démontre l’impasse dans laquelle il est. La lutte contre la surpopulation carcérale et les conséquences qu’elle entraîne sur toutes les politiques pénitentiaires impose un ensemble de mesures structurelles et, désormais, nombreux sont les professionnels, associations et experts qui prônent la mise en place d’une politique publique de déflation carcérale, par la mise en place d’un mécanisme de régulation carcérale. C’est pourquoi il lui demande quand le Gouvernement va travailler à mettre en œuvre, de manière effective et rapide, des mécanismes contraignant de régulation carcérale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5590</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Non-respect des droits fondamentaux des personnes détenues en longue peine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1235. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’insuffisante prise en compte du parcours des personnes détenues dans la détermination de leurs changements d’affectation à un établissement pénitentiaire. En effet, M. le député constate que si les droits reconnus aux personnes incarcérées pour de longues durées sont identiques à ceux dont disposent le reste de la population détenue, les atteintes à ces droits sont multiples dans la pratique. Ce constat a d’ailleurs été établi de manière analogue par un rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté publié en décembre 2023 et intitulé « Incarcérations de longue durée et atteintes aux droits ». M. le député rappelle que la demande de changement d’affectation d’une personne incarcérée peut être faite par le détenu ou par le chef d’établissement, le dossier devant ensuite être constitué et transféré pour examen aux autorités compétentes (Disp ou ministre de la justice). Le rapport du CGLPL pointe que les demandes individuelles sont massivement refusées dans certains établissements (par exemple à Saint-Maur en 2016 où les demandes de changement d’affectation étaient refusées dans 90 % des cas), que les délais de mise en œuvre de ces transferts peuvent atteindre jusqu’à plusieurs années, amenant certaines personnes détenues à renoncer à leur demande. M. le député regrette que ces délais soient encore allongés par l’augmentation de la densité carcérale qui conduit à donner la priorité aux transferts de courtes peines des maisons d’arrêt vers les centres de détention. Par ailleurs, lorsque la demande est initiée par le chef d’établissement, l’administration doit en théorie tenir compte de la situation familiale de la personne détenue, des formations engagées dans l’établissement et du projet éventuel d’aménagement de peine avant de prendre sa décision. Toutefois, le rapport du CGLPL établit qu’en pratique les considérations liées à la gestion des effectifs ainsi qu’au maintien de l’ordre et à la sécurité sont largement prééminentes. Or M. le député rappelle que les changements d’affectation n’ont pas seulement vocation à être une variable d’ajustement de la suroccupation carcérale, ils sont censés d’abord s’inscrire dans une démarche d’individualisation du parcours d’exécution de peine de la personne détenue, en lien avec une perspective de meilleure réinsertion et de prévention de la récidive, notamment en fin de peine dans le cadre du transfert vers un centre de détention, permettant à la personne auparavant détenue en maison centrale de bénéficier de nouvelles activités. En ce sens, M. le député déplore que les transferts successifs sans continuité de prise en charge interrompent le parcours de la personne détenue, notamment du point de vue des activités entreprises et des soins apportés. Ainsi, le rapport pointe que certains détenus se voient interrompre un cycle de permissions de sortir ou annuler leur demande d’aménagement de peine initiée dans l’établissement précédent, en particulier si leur projet de sortie est cantonné à une zone géographique précise. Outre le fait que de tels dysfonctionnements entravent la réinsertion des personnes détenues, M. le député s’inquiète ainsi de l’ineffectivité de leurs droits fondamentaux. Dans un courrier datant du 17 mai 2024 et adressé à la CGLPL, le prédecesseur de M. le ministre déclarait que les recommandations émises par le rapport étaient déjà en cours de mise en œuvre par l’administration pénitentiaire. Pourtant, en ce qui concerne les changements d’affectation, les observations du ministre, d’une part, rejettent les constats étayés du rapport et, d’autre part, se bornent à rappeler que le rejet d’une telle demande peut faire l’objet d’un recours devant le juge administratif, sans tenir davantage compte de la recommandation n° 6 du rapport de la CGLPL selon laquelle « les changements d’établissement doivent tenir compte du parcours individuel de la personne et lui offrir des perspectives d’évolution ». Ainsi, il aimerait connaître ses intentions quant à la mise en place de mesures visant à remédier aux constats énoncés et à assurer l’effectivité des droits fondamentaux des personnes détenues ainsi que l’individualisation de leur changement d’affectation en lien avec une meilleure efficacité de leur réinsertion future.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5591</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Parcours d’exécution de peines pour les détenus en longue peine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1236. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la non-anticipation des fins de peine pour les personnes détenues dans le cadre de longues peines. Dans son récent rapport intitulé « Incarcérations de longue durée et atteintes aux droits », le Contrôle général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dénonce une libération insuffisamment préparée tout au long de la peine pour les personnes détenues incarcérées pour des longues peines. Le public des longues peines est enserré dans un paradoxe : celui de concilier un temps carcéral, infiniment long, à l’obligation de l’utiliser à bon escient. Sous l’impulsion du Conseil de l’Europe, ce public a peu à peu été inscrit dans un mouvement de « planification », par des outils destinés à séquencer et à organiser le temps, afin d’aider le détenu « à accepter la réalité de la sanction imposée, à utiliser pleinement les possibilités de progression à travers le système pénitentiaire et, enfin, à se préparer à la libération et à faire un usage constructif de la prise en charge qui suit la libération ». À ce titre, le rapport pointe plusieurs difficultés et en particulier le fait que les services de la prison peinent à évaluer et à accompagner les condamnés. Le CGLPL juge ainsi que le temps dévolu à l’accompagnement social est insuffisant, que le « parcours d’exécution de peine » ne bénéficie qu’à une minorité de détenus, que les outils de prévention de la récidive sont peu développés et enfin, il pointe la spécificité de la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel. M. le député souhaite interroger M. le ministre sur les parcours d’exécution de peine (PEP), dont le rapport pointe les insuffisances. Le rapport indique que les PEP, qui sont présentés comme la pierre angulaire de l’accompagnement des « longues peines », sont mis en place dans la quasi-totalité des établissements pour peine, mais relève qu’ils sont plus ou moins investis par les acteurs chargés de le co-construire et pointe des moyens limités. Le CGLPL relève que les psychologues PEP recrutés sur le territoire ne sont pas comptabilisés par l’administration centrale et constate que de nombreux établissements en sont ponctuellement ou durablement dépourvus. La plupart du temps, un seul binôme psychologue surveillant est affecté à cette fonction, ce qui ne permet pas d’assurer un suivi régulier de l’ensemble des détenus, qui ont légalement tous vocation à en faire l’objet. En outre, le CGLPL regrette qu’à l’échelle nationale, cet outil ne fasse l’objet d’aucun bilan permettant de mesurer son efficacité en matière d’investissement en détention, de consolidation de projets de sortie et, in fine, de lutte contre la récidive. Le rapport indique que la personne détenue concernée demeure peu associée au dispositif. Le CGLPL observe des pratiques très disparates à cet égard : une rencontre avec le binôme PEP peut être organisée pour chaque arrivant d’un établissement alors que, dans d’autres, le dispositif demeure flou pour la population pénale ; certains établissements auditionnent le détenu en amont de la commission PEP ou l’y convoquent quand d’autres évaluent sur dossier ; une synthèse des échanges est adressée ou non à l’intéressé, de manière pédagogique ou selon de simples formules types. M. le député partage le constat posé par le CGLPL qui indique que ce déséquilibre fait des personnes condamnées des sujets d’observation, mais pas des acteurs de leur parcours de peine et limite le PEP à une aide à la décision judiciaire sans l’inscrire comme partie intégrante d’une réinsertion active pluridisciplinaire, à laquelle le condamné est pleinement associé. Ainsi, M. le député souhaite avoir des précisions statistiques sur le nombre de personnels pénitentiaires et psychologues identifiés sur les PEP. Il souhaite savoir si M. le ministre entend procéder prochainement à un bilan de ces dispositifs. Enfin, il lui demande quelles suites il entend donner à la recommandation n° 21 du rapport selon lequel « toute personne condamnée doit bénéficier d’entretiens réguliers avec les professionnels chargés du suivi de l’exécution de la peine (psychologue « PEP », travailleur social, responsable des activités professionnelles etc.) et être reçue par une commission pluridisciplinaire au moins annuellement ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5592</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Politique de réduction des risques en prison en matière de drogues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1237. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues. En janvier 2024, 17 associations ont interpellé l’État sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues, en titrant « la France ne respecte ni la santé ni les droits fondamentaux des personnes incarcérées ». En effet, depuis 2016, le Parlement a inscrit dans la loi santé l’extension du principe d’équivalence des soins entre le milieu ouvert et fermé à la réduction des risques (RdR). Huit ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié et la loi n’est toujours pas respectée. En conséquence, l’accès aux outils et dispositifs de RdR est quasiment inexistant en prison. La réponse actuelle en matière de réduction des risques en milieu carcéral ne répond pas à la hauteur des enjeux de santé publique. Le matériel mis à disposition en détention est bien plus limité qu’en milieu ouvert et sa distribution varie très fortement d’un établissement pénitentiaire à l’autre. Le très faible accès à la RdR en prison met en danger la santé des personnes incarcérées déjà particulièrement fragile, entrave le recul des épidémies VIH et hépatites ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Comme le soulignent les associations, la situation actuelle dans les prisons françaises est une véritable urgence sanitaire car elle cumule une forte prévalence des addictions, des conditions de consommation dégradées et une forte prévalence des maladies infectieuses. Dans ce contexte sanitaire particulièrement alarmant, qui n’a pas évolué depuis la loi de santé de 2016, il apparaît indispensable que soit encadré la mise en œuvre opérationnelle de la RdR en milieu carcéral par la publication d’un décret d’application. Ainsi, M. le député interroge le ministère de la justice afin de savoir si le futur décret entend : prévoir pour les personnes incarcérées les mêmes dispositifs et outils de réduction des risques et des dommages qu’à l’extérieur de la prison (voir la liste des matériels de prévention pour les services de réduction des risques, ministère des solidarités et de la santé, 2020, incluant les programmes d’échange de seringues) et garantir leur accès ; garantir l’accessibilité, en toute confidentialité, à ces outils (ce qui implique de prévoir une possible utilisation en cellule, sans condition d’encellulement individuel ou d’une densité carcérale inférieure à 100 %), outils qui ne sauraient être l’objet de mesures disciplinaires ; garantir l’accès aux outils et dispositifs de réduction des risques dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, sans exception (la mise en œuvre de la stratégie de réduction des risques est confiée aux unités sanitaires, en partenariat avec l’administration pénitentiaire et les différents intervenants publics et privés, dont les associations) ; garantir la participation de l’ensemble des acteurs, y compris les personnes incarcérées (selon la démarche participative) à l’élaboration et à la mise en œuvre de la réduction des risques à l’échelle de l’établissement pénitentiaire. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5592</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prise en charge des détenus nécessitant une hospitalisation psychiatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1238. — 22 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la prise en charge des détenus nécessitant une hospitalisation psychiatrique en dehors des unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA). À Argentan, en l’absence de places disponibles en UHSA (située à Rennes), les détenus nécessitant une hospitalisation sont pris en charge par le centre psychothérapique de l’Orne (CPO) d’Alençon. Pour ces prises en charge, le CPO doit envoyer un convoi pour aller chercher le détenu à Argentan, sans escorte des forces de l’ordre. Les soignants expriment des réticences croissantes à assurer ces escortes en raison de la dangerosité des détenus et des risques externes, comme en témoignent les droits de retrait exercés pour les établissements pénitentiaires de Caen et Évreux. L’article L. 3214-5 du code de la santé publique dispose par ailleurs que les modalités d’escorte doivent être fixées par décret, dont la publication est toujours en attente. Cependant, il semble nécessaire de normaliser et systématiser ces escortes pour garantir la sécurité des soignants. En 2023, 21 hospitalisations pour 18 détenus différents ont été enregistrées pour Argentan, un chiffre stable depuis 4 ans, permettant d’anticiper les besoins organisationnels. Ainsi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour clarifier et renforcer les modalités d’escorte des détenus hospitalisés hors UHSA. Elle souhaite aussi savoir si le Gouvernement prévoit de normaliser et systématiser les escortes pour garantir la sécurité des soignants, qui ne souhaitent plus assurer ces missions en raison des risques liés aux détenus et à leur environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5593</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes âgées en prison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1239. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la prise en charge des personnes âgées en prison. Dans son récent rapport intitulé « Incarcérations de longue durée et atteintes aux droits », le Contrôle général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dénonce un vieillissement mal pris en charge par l’administration pénitentiaire dans les établissements. Au 1er janvier 2022, 8 696 personnes détenues âgées d’au moins 50 ans (dont 2 915 de 60 ans et plus) sont incarcérés dans les prisons françaises. Comme l’indique le CGLPL, la vieillesse se corrèle avec la vulnérabilité, la mise à l’écart - contrainte ou volontaire - et la peur, « peur de la confrontation à la violence, peur d’une population qui est majoritairement jeune, peur d’aller en cours de promenade. Ennui aussi, parce que l’activité professionnelle ne leur est plus accessible et que les activités mises en place ne sont pas en adéquation avec leur âge ». Le rapport décrit une prise en charge insuffisante, inadaptée de ce public en prison. Certains établissements ont mis en place des activités spécifiques (sport, jardinage, atelier de mobilisation cognitive, médiation animale, etc.) mais ces initiatives sont rares et souvent temporaires. L’emploi des personnes âgées reste très marginal et, sauf exceptions, l’organisation de la vie en détention ne prend que très peu en compte l’âge des détenus ou leur état de santé. Au-delà, la vieillesse conduit certaines personnes détenues à des situations de dépendance, dont la prise en charge est lacunaire. Les déplacements hors de la cellule sont difficiles dès lors que de nombreux établissements ne répondent pas aux normes relatives à l’accessibilité : étroitesse des portes, existence de marches ou d’escaliers, dénivellation, absence de rampe, etc. Dans certains établissements, l’accès aux soins est d’autant plus compromis que le personnel de l’unité sanitaire refuse de rendre en détention pour rencontrer les personnes en cellule. Par ailleurs, lorsque l’accessibilité est garantie, il faut souvent être accompagné dans ses déplacements, pour s’orienter ou prendre l’ascenseur. La perte d’autonomie peut se traduire par l’impossibilité d’assurer certains actes de la vie courante. De nombreux établissements ont organisé des partenariats avec des associations d’aide à la personne (services d’aide et d’accompagnement à domicile, SAAD et les services de soins infirmiers à domicile, SSIAD), mais ce n’est pas le cas partout. Face à l’absence de professionnels pour assurer cette mission, ce sont le plus souvent les codétenus - généralement un auxiliaire du service général - qui s’acquittent d’une partie de ces tâches et font office de « tierce personne » ou d’aide-ménagère. Depuis longtemps, le CGLPL indique que l’accompagnement par des codétenus n’est pas acceptable, s’agissant en particulier des soins au corps, en raison de l’absence de formation et de rémunération adaptée, des risques d’abus et des atteintes à l’intimité et à la dignité du détenu dépendant. M. le député s’alarme de ce qu’à ce jour, aucune politique pénale ne soit mise en œuvre et aucune réflexion interministérielle entreprise pour rechercher des prises en charge adaptées alors que le vieillissement de la population pénale est un phénomène connu, à la fois lié à la démographie de l’ensemble de la population française et à l’allongement de la durée des peines et des prescriptions pénales. Comme le souligne le CGLPL, la question de la place de ces personnes en prison se pose d’autant plus que leur « dangerosité » est souvent amoindrie et que les risques de trouble à l’ordre public sont ténus. Le développement de peines alternatives à l’incarcération a pourtant du mal à s’appliquer. Ainsi, M. le député souhaite savoir comment le ministère de la justice entend répondre à la recommandation 19 du rapport précité, selon laquelle « Le respect de la dignité des personnes détenues vieillissantes doit être assuré par tous moyens ». En outre, M. le député souhaite avec des éléments statistiques précis sur les personnes détenues âgées, par tranche d’âge et par établissement. Il souhaite également connaître le nombre des partenariats avec des associations d’aide à la personne (services d’aide et d’accompagnement à domicile, SAAD et les services de soins infirmiers à domicile, SSIAD) conclus par l’administration pénitentiaire et leur cartographie précise sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5593</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Recours au matelas au sol dans les prisons françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1240. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le recours au matelas au sol dans les prisons françaises. En effet, au 1er septembre 2024, la France a enregistré encore une fois un nombre de personnes détenues en hausse dans ses centres pénitentiaires : soit 78 969 personnes pour 62 014 places opérationnelles. Il est important de rappeler que près de 30 % de ces personnes détenues sont prévenues, c’est-à-dire présumées innocente et en attente de leur procès. La surpopulation carcérale devenue endémique arrive à des taux inacceptables en maisons d’arrêt de l’ordre de 153,6 % en moyenne sur le territoire français et ce sont 143 établissements ou quartiers qui ont une densité supérieure à 100 %. Du fait de la surpopulation carcérale, il est impossible de satisfaire l’obligation d’encellulement individuel. L’hébergement de la plupart des personnes détenues à deux, voire à trois, dans des cellules de 9 m2 est préoccupant et de nature à porter atteinte à la dignité. Nombreux sont les détenus contraints de dormir à même le sol. Au 1er septembre 2024, l’administration pénitentiaire recense ainsi 3 609 personnes détenues dormant sur un matelas au sol, soit une augmentation de 52,9 % en un an ! Les matelas ne sont le plus souvent qu’un simple bloc de mousse, trop peu souvent renouvelés et posés au sol au pied des autres lits, souvent à proximité des toilettes. Il s’agit d’une atteinte à la dignité des personnes détenues. Les matelas au sol sont insupportables pour ceux qui doivent y dormir, pour les autres occupants de la cellule, mais aussi pour le personnel de surveillance qui vit mal de devoir dire à une personne qu’elle dormira à même le sol et subit de plein fouet les tensions qui en découlent. Les récentes modifications législatives relatives à l’exécution des courtes peines, à la suppression des mesures de faveur permettant une libération anticipée en fin de peine et à l’augmentation du recours à la comparution immédiate, pourvoyeuse de peines de prison n’ont fait qu’accroître la pression. M. le député souhaite donc connaître les intentions du ministère de la justice visant à réduire le recours au matelas au sol, en fournissant par ailleurs des éléments statistiques relatifs au nombre de détenus dormant sur un matelas au sol pour chacun des établissements français et pour les trois dernières années. Il souhaite en outre savoir si le ministère à l’intention de ramener à zéro le nombre de détenus dormant à même le sol dans les prisons et, si oui, quel est le calendrier fixé et les mesures principales à prendre d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5594</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conséquences du plan social national intervenu à la PJJ
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1330. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Monnet alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conséquences du plan social national intervenu à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Cinq cents postes, sur un total d’environ 9 000, ont été supprimés au sein de cette administration du ministère de la justice qui intervient au civil comme au pénal pour accompagner les enfants, adolescents, jeunes majeurs en grande difficulté et leurs familles, que ce soit en milieu ouvert ou dans des lieux de placement ou de détention. Il s’agit spécifiquement du non renouvellement de contrats d’éducateurs, de psychologues et d’assistants sociaux, professionnels engagés dans l’accompagnement au quotidien des jeunes en difficulté. Dans la région Centre-Est, près de 80 postes sont concernés avec des conséquences humaines potentiellement graves. Car ces professionnels constituent le maillage primordial entre le milieu ouvert et les lieux de placement ou de détention, ce maillage qui garantit aux jeunes les plus vulnérables ainsi qu’à leur famille de ne pas être abandonnés. Or la suppression de postes prive déjà certains d’entre eux du suivi éducatif, psychologique, social indispensable à leur réinsertion. Aujourd’hui par exemple, certains jeunes ne sont plus suivis par un éducateur à leur sortie d’un centre éducatif fermé, alors qu’ils ont besoin d’un soutien, au risque de retomber dans la délinquance. L’objectif est-il d’accroître le nombre de mineurs et jeunes majeurs dans les prisons ? Est-ce dans leur intérêt ? Il faut rappeler à ce sujet l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE 11.2019) sur la réinsertion des personnes détenues, la prison « est le lieu où s’aggravent les risques de désocialisation ». Un accompagnement éducatif, psychologique et social digne de ce nom nécessite du temps et des moyens humains et ne peut se réduire à un simple contrôle formel d’obligations. Il souhaite donc l’alerter sur les conséquences annoncées de ce plan social et lui demande quelles sont ses intentions sur ce point précis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1075</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5594</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Montants alloués aux quartiers prioritaires de la politique de ville
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1075. — 22 octobre 2024. — M. Aly Diouara attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur maintien des montants alloués aux quartiers prioritaires de la politique de ville notamment dans le cadre du prochain budget de l’État. On fait face à une situation alarmante sur le plan budgétaire et les choix qui seront faits au titre de l’année 2025 seront déterminants pour l’avenir de plusieurs millions de citoyens des quartiers populaires. Depuis des années, la politique de la ville est en déclin. Le désengagement de l’État dans les quartiers populaires s’est traduit année après année par des baisses de crédits successives et un affaiblissement des services publics, qui ont aggravés la fracture entre ces territoires déjà fragilisés et le reste du pays. Les annonces faites dans le projet de loi de finances pour l’année 2025 confirment cette tendance et prévoient notamment de ponctionner 3 milliards d’euros aux collectivités territoriales contribuant à davantage fragiliser leurs capacités d’action. L’absence à la fois d’un ministre pleinement dédié à la politique de la ville dans le Gouvernement et d’annonces lors du discours de politique générale de M. le Premier ministre sur ces enjeux font présager un vide politique qui laisse l’avenir des habitants des quartiers populaires dans l’ombre. L’attribution de la politique de la ville au sein du portefeuille de Mme la ministre interroge. La rénovation urbaine et le logement, s’ils sont des sujets importants pour les quartiers populaires, ne sauraient toutefois résumer les nombreux défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels les quartiers populaires - et tout particulièrement les jeunes - sont confrontés. L’ensemble de l’éventail des politiques publiques doit être orienté pour y répondre comme l’indiquent clairement les synthèses des contributions sur la plateforme gouvernementale « Quartiers 2030 » instaurée en 2023. Les révoltes de l’été 2023, déclenchées par la mort tragique de Nahel Merzouk, ont fait ressurgir au sein des quartiers et villes populaires l’expression d’une colère sociale profonde. Le gouvernement de l’époque n’avait alors répondu que par une politique répressive, ignorant la demande légitime de justice sociale et d’égalité. Or la promesse républicaine n’est pas une vaine formule et se doit de donner à chaque jeune et à chaque citoyen les mêmes chances de réussite, quel que soit son lieu de naissance ou son milieu social. Aujourd’hui, les 1 580 quartiers dits « prioritaires de la politique de la ville » abritent plus de 5,4 millions de citoyens, deux chiffres en constante augmentation, à l’inverse des moyens alloués par l’État. Il ne s’agit pas de circonscrire ces problématiques aux seules banlieues des grandes agglomérations : c’est bien l’ensemble du territoire national, aussi bien métropolitain qu’ultra-marin, qui est concerné. Malgré les alertes répétées des élus, des associations et des habitants, le soutien de l’État diminue. Les crédits alloués à la politique de la ville en 2024, d’un montant de 624 millions d’euros, doivent sinon être augmentés, a minima être sauvegardés. Il est impératif que le projet de loi de finances pour l’année 2025 sanctuarise les crédits destinés à la politique de la ville au risque de poursuivre l’amplification des fractures sociales et territoriales dans le pays qui condamnent progressivement à l’abandon par les pouvoirs publics des millions de personnes. M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir prendre en compte la mesure de l’urgence sociale. Les habitants des quartiers populaires, sa jeunesse tout particulièrement, ont besoin d’un engagement clair et d’une action forte de la part de l’État. Il en va de l’avenir du développement du pays, de la cohésion nationale et de la capacité de la France à faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sur l’ensemble des territoires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5595</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Refus de l’augmentation du loyer pour les locataires de Maisons et Cités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1100. — 22 octobre 2024. — Mme Marine Le Pen interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’augmentation des loyers subie par quelque 150 000 habitants du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais locataires du bailleur Maisons et Cités, dont des milliers sont des anciens mineurs ou leurs ayants droit. Une troisième augmentation en trois ans d’environ 15 euros par loyer et par mois est en effet annoncée, ce qui représente une facture supplémentaire pour des familles vivant dans des conditions modestes. Ces familles ont par ailleurs déjà lourdement subi la hausse des produits de première nécessité et de l’énergie. Mme la député rappelle que parmi les décisionnaires concernant cette nouvelle augmentation se trouvent des structures publiques, notamment CDC Habitat qui dépend directement de l’État. Elle lui demande donc si elle entend agir pour que cette nouvelle hausse des loyers qui pénalise à nouveau le pouvoir d’achat des Français les plus modestes soit annulée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5595</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Conditions de défraiement et d’indemnisation des administrateurs des OPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1241. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les conditions de défraiement et d’indemnisation des administrateurs des offices publics de l’habitat, à raison de leur participation au conseil d’administration et au bureau de ces organismes, ainsi qu’à leurs commissions d’attribution des logements locatifs sociaux et commissions d’appel d’offres. En l’état, l’article R. 421-10 du code de la construction et de l’habitation prévoit une indemnisation forfaitaire destinée, selon le cas, à compenser la diminution de leur rémunération ou de leur revenu ou l’augmentation de leurs charges du fait de leur participation à ces instances. Depuis sa création en 2008, cet article renvoie à un arrêté ministériel pour la détermination du montant maximum des indemnités. Faute d’adoption de cet arrêté, les modalités d’indemnisation des administrateurs restent fixées par une réglementation ancienne et non adaptée à cet objet (décret du 3 juillet 2006 et arrêté du même jour applicables aux modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’État). Cette situation ne permet pas aux administrateurs d’un office par ailleurs salariés d’une entreprise de compenser le temps consacré à la préparation et à la participation à ces instances appelées à prendre des décisions patrimoniales importantes. Il lui demande s’il prévoit de prendre l’arrêté attendu depuis 2008, afin que les administrateurs d’offices publics de l’habitat soient indemnisés, de manière réaliste, du temps consacré à la préparation et à la tenue des conseils et commissions de l’établissement et que les frais de déplacement leurs soient remboursés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5596</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore de l’article 55 de la loi SRU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1242. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la dangerosité d’une éventuelle inclusion des logements locatifs intermédiaires (ci-après dénommés « LLI ») à destination des classes moyennes dans la part obligatoire de logements sociaux que doivent compter les communes en vertu de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (ci-après dénommée « loi SRU »). L’article 55 de la loi SRU impose aux communes de plus de 3 500 habitants et aux intercommunalités de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants de disposer d’un nombre minimum de logements sociaux, proportionnel à leur parc de résidences principales, de 25 % ou 20 % selon certains critères. Parallèlement, ce dispositif soumet les communes ne satisfaisant pas cet objectif à un prélèvement sur leurs ressources fiscales et leur impose de s’engager dans un plan de rattrapage. Le périmètre de la « loi SRU » touche aujourd’hui 2 100 communes en France. M. le député sait qu’une part des logements sociaux en France est occupée par des foyers qui ne sont pas en mesure de se loger dans le parc privé du fait des prix des loyers, mais dont les ressources dépassent les plafonds leur permettant de se loger dans le parc social et versent donc un surloyer de solidarité. Pour autant, M. le député craint que ce phénomène soit utilisé pour justifier l’inclusion des LLI dans la part des logements sociaux des communes, comme cela a pu être relevé dans plusieurs médias. À ce titre, il rappelle que des acteurs importants du logement social tels que l’Union sociale pour l’habitat, la Fondation Abbé Pierre ou l’association Ville et banlieue rejettent cette éventuelle mesure au motif qu’elle ne permettra pas de régler le retard pris pour la construction de logement social et qu’elle renforcera davantage la ségrégation territoriale. Par ailleurs, il est à noter que seuls 3 % des 2,6 millions de personnes en attente d’un logement social sont éligibles au LLI au regard du niveau de revenu requis. M. le député réitère que l’instauration de cette mesure profiterait davantage aux communes qui n’ont pas respecté la « loi SRU », prônant ainsi une logique de non-respect d’une loi dont l’objectif était d’endiguer les dynamiques ségrégatives sur le territoire national. La Fondation Abbé Pierre rappelle à ce titre dans son rapport de 2023 que 64 % des communes ne respectent pas les objectifs imposés pour la période 2020-2023. M. le député alerte donc Mme la ministre sur les conséquences qu’une telle mesure pourrait avoir et l’appelle à ne pas engager le Gouvernement dans une dynamique de fragilisation de la « loi SRU » à l’heure où la France vit une crise du logement sans précédent comme le démontre le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’état du mal logement en France. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5596</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Impact fiscal lié à la transformation de logements en logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1243. — 22 octobre 2024. — M. Jean-Pierre Vigier attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’impact fiscal lié à la transformation de logements en logements sociaux dans le cadre de dispositifs incitatifs. Il souligne que, dans un contexte où les pouvoirs publics encouragent les propriétaires à participer à l’effort de mise à disposition de logements accessibles, notamment via des dispositifs comme « Loc’avantages », certaines incohérences fiscales pénalisent les propriétaires engagés dans cette démarche. M. le député explique avoir récemment reçu un résident de Berbezit en Haute-Loire, qui est propriétaire d’un immeuble de quatre logements situé à Issoire, dans le département du Puy-de-Dôme. Ce propriétaire a pris l’initiative de transformer ces logements en logements sociaux à loyer modéré dans le cadre du dispositif « Loc’avantages ». En contrepartie de cet engagement, il bénéficie d’une réduction d’impôts de 40 % sur ses revenus, à condition de proposer des loyers inférieurs de 45 % aux loyers du marché. Par ailleurs, il est lié par une durée d’engagement minimale de six ans et toute augmentation de loyer est soumise au départ du locataire social. Cependant, M. le député fait remarquer que, malgré les loyers réduits proposés, la taxe foncière du propriétaire continue d’être calculée sur la base de la valeur locative classique. Il estime que cette situation ne prend pas en compte l’effort consenti pour proposer des logements sociaux à loyers modérés. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour ajuster le calcul de la taxe foncière afin qu’il reflète la conversion de ces logements en logements sociaux et les loyers réduits qui en résultent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5597</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Indemnités des membres des commissions départementales de conciliation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1244. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les indemnités des commissions départementales de conciliation, qui ont pour objet d’aider gratuitement propriétaires bailleurs et locataires à titre de résidence principale à trouver des solutions amiables à leurs litiges. Il s’agit d’un organisme paritaire composé à égalité de représentants des bailleurs et des locataires (deux collèges composés de syndicats et d’associations). Elles sont compétentes aussi bien pour le parc privé que pour le parc public. Elles siègent dans les préfectures et leur secrétariat est assuré en général par les directions départementales de l’emploi, du travail et des solidarités. En raison de la nature des litiges, leurs membres sont susceptibles de passer de longues heures pour traiter les dossiers qui leur sont soumis. C’est la raison pour laquelle ils peuvent percevoir une indemnité conformément à l’arrêté du 18 décembre 2001 relatif à l’indemnisation, sous forme de vacations, des membres des commissions départementales de conciliation, dans la limite des crédits ouverts. Le montant de l’indemnité, fixée il y a 23 ans, est de 8 euros de l’heure et il n’a jamais été réévalué depuis ce qui est pour le moins surprenant. Il lui demande donc s’il envisage de procéder prochainement à la réévaluation du montant de cette indemnité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5597</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Opposition à la hausse des loyers de Maisons et Cités dans le bassin minier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1245. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la nouvelle hausse de 3,26 % des loyers prévue par le bailleur social Maisons et Cités, qui toucherait les 150 000 habitants du bassin minier. Pour ces familles modestes, cette augmentation, la troisième en trois ans, alourdit un fardeau financier déjà accentué par la hausse des charges et du coût de la vie. Le Gouvernement a récemment déclaré vouloir « porter la voix du logement aussi loin que possible ». En ce sens, il lui demande quelles actions immédiates elle compte prendre pour bloquer cette hausse, afin de préserver le pouvoir d’achat et la dignité des habitants des cités minières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5597</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Quotas de logements sociaux dans les logements saisonniers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1246. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur une difficulté dans la réalisation de logements pour les saisonniers. En effet, face au manque important de logements pour leurs travailleurs saisonniers, manque qui conduit quasiment à empêcher les recrutements dans plusieurs secteurs touristiques du pays, certaines sociétés propriétaires d’hôtels et de restaurant sont amenées à construire des immeubles pour les y loger. C’est là évidement un investissement important pour ces structures, qui n’amène aucun retour direct sur investissement mais leur garantit généralement, en revanche, de disposer du personnel nécessaire à leur bon fonctionnement et participe pleinement du dynamisme de l’économie touristique. Il apparaît cependant que ces projets de construction se heurtent parfois à des difficultés, les services de l’État demandant à ces sociétés, lorsque les immeubles dépassent 8 ou 12 logements et sont situés dans des zones concernées par la loi dite « SRU », d’y prévoir un pourcentage de logements sociaux. Or il ne s’agit en l’espèce pas de logements permanents et en outre les sociétés qui réalisent ces logements pour saisonniers n’ont vocation ni à construire des logements sociaux, ni à donner en gestion une part de l’immeuble qu’elles réalisent, avec un objectif précis, à un bailleur social. De telles demandes peuvent faire renoncer les sociétés concernées à réaliser les immeubles pour loger les saisonniers, ce qui est dommageable à tous points de vue. Il lui demande donc de lui confirmer qu’il s’agit là, de la part des services de l’État, voire des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), qui auraient ce type d’exigence, d’une interprétation extensive de la réglementation et qu’il ne saurait être question d’imposer un quota de logement sociaux dans un immeuble conçu pour accueillir des travailleurs saisonniers, donc non permanents, et être géré dans son intégralité par une même société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5597</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Recensement des logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1247. — 22 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’état d’application de la résolution n° 132 adoptée en juin 2018 à son initiative et qui visait à améliorer le pilotage et le suivi de la production de logements sociaux. Ce texte, très largement adopté, invitait le Gouvernement à substituer aux agréments la mise en service effective des nouveaux logements sociaux et les délais de production comme objectifs et indicateurs de la politique de production du logement social ; à communiquer chaque année sur le nombre de logements sociaux mis en service par type de financement ; à communiquer chaque année, comme pour les logements neufs, sur le nombre de logements sociaux ayant fait l’objet d’une réhabilitation ; à impliquer davantage l’État dans la mise en œuvre du système d’information « SPLS » en assurant son bon renseignement par les bailleurs, notamment en garantissant la formation des services de ceux-ci à son utilisation et à élaborer d’un système d’information intégré comprenant les informations relatives au logement social de l’agrément à la mise en service ainsi que les réhabilitations. Face à une crise inédite de la production de logements neufs dans le pays, qui percute le parc social comme le parc privé, il souhaiterait disposer des éléments chiffrés prévus dans la résolution afin d’avoir un débat démocratique éclairé sur les besoins en logements sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5598</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Encadrement de la facturation du pré-état daté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1324. — 22 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la facturation du pré-état daté lors d’une transaction immobilière au sein d’une copropriété. Instauré par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové dite loi « ALUR » de 2014, le pré-état daté a pour objectif de mieux informer l’acheteur lors de l’acquisition d’un bien au sein d’une copropriété. Toutefois, il ne fait pas partie de la liste limitative des prestations particulières pouvant faire l’objet d’une rémunération spécifique pour le syndic en application du décret n° 2015-342 du 26 mars 2015. De nombreux syndics facturent pourtant le pré-état daté au même titre que l’état-daté, qui lui est encadré par la loi. En l’absence d’un décret encadrant concrètement cette pratique, aucune sanction n’est intervenue contre les syndics concernant la facturation du pré état-daté. Elle souhaite lui demander les mesures envisagées afin de lutter contre ces dérives et, notamment, si elle envisage d’encadrer par un décret la facturation du pré-état daté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5598</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Sur l’urgence à adopter les décrets d’application de la loi « octroi de mer II »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1280. — 22 octobre 2024. — M. Jiovanny William attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur le coût de la vie en outre-mer, reposant sur des facteurs multiples, dont l’octroi de mer. Si dans son dernier rapport la Cour des comptes préconise, et ce dès 2025, de « plafonner durablement l’octroi de mer (interne et externe) pour des produits de première nécessité », force est de constater que plusieurs décrets d’application de la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015 modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer, restent non publiés et ce depuis près de 10 ans. Cette situation contribue à maintenir un statu quo sur l’état des prix en outre-mer en ralentissant les échanges commerciaux entre les Antilles et la Guyane. Ainsi, restent non définies les modalités relatives à la commission de concertation sur la mise en œuvre de l’octroi de mer et d’évaluation de l’ensemble des échanges de biens sur les marchés de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique (article 6). Or celle-ci a vocation a voir un rôle crucial dans la régulation des prix dans le bassin régional, puisqu’« elle est chargée : 1° D’analyser les flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais ; 2° De proposer des évolutions des règles d’échanges et de taxation ; 3° De proposer, si nécessaire, la modification de la liste de produits mentionnée au I, notamment sur la base d’un état statistique des flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais. Cette proposition intervient au plus tard le 1er septembre. Un décret fixe les conditions d’application du présent article ». Par ailleurs, restent non définies les conditions d’exonération des importations par secteur d’activité économique et par position tarifaire (article 7). Il sollicite une intervention urgente du Gouvernement afin de renforcer la concurrence, lutter contre les ententes ainsi que sur les monopoles tarifaires au sein de ces territoires, et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1074</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5598</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Droit de préemption des communes sur les terrains naturels et agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1074. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation au sujet du droit de préemption des communes sur les terrains naturels et agricoles, notamment lorsque les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) n’exercent pas leur droit de préemption sur les terrains agricoles, conformément aux articles L. 143-1 et suivants ainsi que R. 143-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. En effet, lorsque les SAFER n’exercent pas leur droit de préemption, le terrain peut être librement acheté. Or la municipalité pourrait se porter acquéreur du terrain pour divers projets d’intérêt général. Cependant, elle ne dispose pas de ce même droit sur les terres agricoles, ce qui expose de nombreuses mairies à des situations de concurrence avec d’autres acheteurs souhaitant s’installer sur des terrains inappropriés, notamment pour une vie sédentaire. Leur proposition, souvent avantageuse pour le vendeur, prive les municipalités de terrains qui pourraient être utilisés dans un but d’intérêt général. Malgré l’existence de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, qui prévoit des dispositions dans le code de l’urbanisme pour régulariser sous astreinte les constructions, travaux et installations réalisés en infraction, ce dispositif agit a posteriori et implique des procédures administratives pour les municipalités. Ainsi, il semblerait opportun de permettre aux mairies d’exercer un droit de préemption lorsque la SAFER ne le fait pas, offrant ainsi aux maires la possibilité d’agir en amont pour prévenir les installations illicites contraires aux plans locaux d’urbanisme sans avoir à acheter le terrain à un prix excessif pour s’aligner aux autres propositions. Cela permet ainsi de protéger les deniers publics et assure l’usage du terrain dans but d’intérêt général. En outre, il semble judicieux d’informer et de consulter les maires avant toute vente de terrains agricoles situés sur leur territoire. En tant qu’acteurs de proximité, les communes jouent un rôle essentiel dans l’aménagement de leur territoire, la préservation des espaces naturels et agricoles, ainsi que la prise en compte des besoins de leurs habitants. Une coopération renforcée entre les communes et les acteurs du territoire, tels que les SAFER, est donc indispensable pour garantir un aménagement territorial adéquat. En ce qui concerne spécifiquement les gens du voyage, les communes participent déjà à leur installation à travers les schémas départementaux, conformément à la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000. Il serait donc légitime que les communes disposent d’un droit de préemption pour agir en amont de l’achat du terrain et orienter les gens du voyage vers les aires d’accueil prévues à cet effet. Ainsi, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures qu’elle envisage de prendre pour impliquer davantage les communes dans les transactions territoriales. Il aimerait savoir si la position du Gouvernement concernant la possibilité de créer un droit de préemption en faveur des communes a évolué depuis septembre 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5599</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétences « eau et assainissement » prévu par la loi NOTRe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1109. — 22 octobre 2024. — M. Marc Chavent interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’application du transfert de compétences en matière d’eau et d’assainissement prévu par la loi NOTRe du 7 août 2015. En effet, bien que M. le Premier ministre ait annoncé qu’il n’y aurait plus de transfert obligatoire aux communautés de communes lors des questions d’actualité au Sénat le 9 octobre dernier, les élus communautaires sont dans l’expectative des modalités d’application budgétaire de cette réforme dans l’hypothèse où le choix de transfert de compétences serait approuvé. Aussi, afin de garantir la réussite de cette transition, il lui demande d’apporter une clarification sur les budgets alloués par l’État en cas de transfert de compétences « eau et assainissement » aux communautés de communes afin de leur permettre d’engager une politique d’investissement et de fonctionnement des services ad hoc le cas échéant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5599</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Calcul de la population dans la dotation globale de fonctionnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1114. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés que posent, dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF), les critères de prise en compte de la population pour les communes dans lesquelles la part de résidence secondaire est importante. En effet, depuis la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 qui a initié la suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales, de nombreux contribuables propriétaires de plusieurs résidences font le choix de modifier leur habitation principale afin de d’établir leurs résidences secondaires dans les communes dans lesquelles la fiscalité est la plus faible, tout en continuant d’habiter effectivement et habituellement dans ces communes. Cette optimisation de la fiscalité locale a toutefois des conséquences néfastes sur les budgets des collectivités et peut menacer leurs équilibres budgétaires. En effet, dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF), l’État prend en compte un habitant par résidence secondaire tandis que la population des résidences principales est prise en compte dans sa totalité. Si les communes peuvent imposer davantage les résidences secondaires en mettant en place une majoration de la taxe d’habitation pouvant aller jusqu’à 60 % dans certains cas, cette augmentation de la pression fiscale sur les ménages va à l’encontre de l’objectif recherché par le Gouvernement lors de la réforme de la taxe d’habitation votée au début du précédent quinquennat. C’est pourquoi il lui demande comment cette problématique peut être prise en compte et quelles mesures il entend prendre pour compenser la diminution de la dotation globale de fonctionnement dans les communes concernées par cette baisse du nombre de résidences principales, qui ne se traduit pas par une baisse du nombre d’habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5600</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Encadrement des subventions des collectivités pour un investissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1115. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’encadrement des subventions dont peuvent bénéficier les collectivités territoriales dans le cadre d’une opération d’investissement. L’article L. 1111-10 du code général des collectivités territoriales (CGCT) instaure en effet une participation minimale de 20 % des collectivités territoriales de métropole au financement des projets dont ils assurent la maîtrise d’ouvrage. Or, pour l’application de cette règle, intégrer les fonds de concours intercommunaux tels que définis au V de l’article L. 5214-16 du CGCT dans le calcul des subventions publiques aux opérations d’investissements reviendrait à écarter un certain nombre de projets en raison d’une participation minimale de la commune jugée insuffisante. Sans remettre en cause la volonté de responsabiliser les collectivités initiatrices de projets d’investissement, les fonds de concours intercommunaux permettent de renforcer la solidarité territoriale au sein d’un EPCI et d’alléger la charge financière pesant sur de petites communes. C’est pourquoi M. le député souhaiterait savoir si les fonds de concours intercommunaux doivent être intégrés dans le calcul de l’encadrement des subventions publiques dans le cadre d’une opération d’investissement. Si des dérogations à la participation minimale des collectivités sont certes prévues lorsque l’urgence ou la nécessité publique le justifient, comme cela a par exemple été le cas pour faciliter la reconstruction des bâtiments publics locaux visés par les émeutes urbaines de l’été 2023, ou encore pour des projets d’investissement en matière de rénovation des monuments protégés ou non, de réparation de dégâts causés par des calamités publiques, d’eau potable, d’assainissement, d’élimination des déchets, de protection contre les incendies de forêts, de voirie communale et de restauration de la biodiversité, le représentant de l’État dans le département a également la possibilité d’accorder une dérogation lorsqu’il estime que la participation minimale est disproportionnée au vu de la capacité financière du maître d’ouvrage. Or, bien souvent, pour les communes rurales, cette participation minimale représente une charge conséquente pour leur budget et les dérogations prévue par l’article L. 1111-10 du CGCT sont rarement appliquées. C’est pourquoi de nombreux élus locaux réclament un allègement de la participation minimale obligatoire des collectivités. Le Sénat a ainsi adopté le 14 février 2024 une proposition de loi visant à réduire la participation minimale des communes de moins de 2 000 habitants les plus fragiles financièrement à 5 % du montant total des financements apportés par des personnes publiques. Cette mesure, bien que limitée à un faible nombre de communes, est un signal fort envoyé aux collectivités rurales. C’est la raison pour laquelle il souhaite également connaître les intentions du Gouvernement sur cette question et savoir si une évolution de la participation minimale des petites collectivités est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5600</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Contrôle technique pour les 2 roues de type « collection »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1119. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la question du contrôle technique des cyclomoteurs et motocyclettes de collection. L’arrêté du 23 octobre 2023 impose un contrôle technique périodique tous les cinq ans pour les véhicules motorisés à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur. Cette mesure semble inadaptée pour les véhicules de collection, compte tenu du faible kilométrage annuel et des difficultés à les conformer aux normes techniques actuelles. La directive européenne 2014/45/UE du 3 avril 2014 permet d’exempter de contrôle technique les véhicules historiques ou de compétition qui utilisent peu les voies publiques. Selon cette directive, les véhicules historiques sont ceux construits ou immatriculés il y a au moins 30 ans, dont le type n’est plus produit, préservés dans leur état d’origine sans modifications techniques majeures. L’arrêté du 23 octobre 2023 semble donc aller au-delà de cette directive pour les véhicules de collection. Cette situation pourrait décourager les collectionneurs, qui jouent un rôle important dans la préservation du patrimoine historique et industriel. Il lui demande si une révision de cet arrêté est envisagée pour exempter les véhicules de collection de l’obligation de contrôle technique périodique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5601</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Sècheresse à Durban-Corbières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1130. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la situation inquiétante provoquée par la sécheresse à Durban-Corbières. Face au manque d’eau, cette dernière est coupée de 14h à 6h du matin depuis le 18 juillet 2024. Depuis quelques jours, la municipalité ne coupe désormais l’eau qu’à 17h pour permettre aux commerçants de travailler, mais la situation demeure préoccupante. Le village doit être ravitaillé par au moins trois à quatre camions citernes chaque jour, ce qui a coûté plus de 140 000 euros à la commune en seulement quelques semaines et ce qui représente 90 000 litres d’eau par jour. À cette somme qui ne cesse de croître, il faut ajouter les plus de 3 000 euros de bouteilles d’eau destinées aux habitants, ainsi que les 20 000 euros dépensés en 2021 pour le transport d’eau. La situation est alarmante et il apparaît nécessaire d’aider la municipalité à trouver une solution, car cela risque de se produire chaque été. Les habitants sont également à bout et notamment les résidents de l’Ehpad de la commune qui rencontrent d’importantes difficultés au quotidien face à cette absence d’eau. Tout est à l’arrêt que ce soit les commerçants, les gîtes, ou encore les activités sportives. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour sauver ce si beau village qui risque d’être déserté si rien n’est fait.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5601</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Coût de la procédure contradictoire de radiation des listes électorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1131. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le coût que représente pour les communes la procédure de radiation de citoyens des listes électorales. En application des articles L. 18 et R. 12 du code électoral, le maire peut en effet radier, après une procédure contradictoire, les personnes ayant perdu toute attache avec sa commune. Pour cela, si le maire n’a pas connaissance de la nouvelle adresse de l’électeur, le droit prévoit l’envoi d’un courrier à l’adresse précédemment connue sur la liste électorale, par lequel il lui précise les motifs pour lesquels il envisage de le radier et l’invite à formuler sous quinze jours ses observations. Sans retour de sa part suivant ce délai, ou si le courrier revient en mairie avec la mention « n’habite pas à l’adresse indiquée », le maire est fondé à le radier de ses listes électorales, en lui notifiant sa décision de radiation, également à l’adresse indiquée sur la liste électorale. En cas de contestation, ce formalisme permet ainsi au maire de prouver qu’il a respecté la procédure prévue par le code électoral. Toutefois, ce formalisme représente un coût non négligeable pour les petites communes puisque, pour prouver le respect de la procédure, l’envoi des courriers se fait systématiquement par recommandé avec accusé de réception. Au tarif actuel, cela représente pour la commune un coût de plus de 10 euros par électeur radié. Si la mise en place du répertoire électoral unique (REU) en 2019 a permis d’actualiser les listes électorales tout en rationalisant leur gestion et ainsi réduire les cas de « mal-inscription » sur les listes électorales, la gestion des listes électorales représente néanmoins une charge importante pour les mairies, y compris une charge financière quand il s’agit de procéder à des radiations. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour compenser les coûts liés à la procédure contradictoire de radiation des listes électorales, ou à défaut, quels ajustements législatifs et règlementaires pourraient être envisagés afin de réduire le recours aux courriers recommandés et donc diminuer les coûts de cette procédure pour les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5601</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Manque de reconnaissance des ATSEM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1146. — 22 octobre 2024. — Mme Marianne Maximi attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la situation des ATSEM. Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles jouent un rôle essentiel dans le secteur de l’éducation et de la petite enfance. Ils assurent l’accueil, l’accompagnement et la surveillance des élèves, participent aux activités d’éveil en collaboration avec les enseignants et s’occupent du nettoyage des locaux. Au cœur de la vie scolaire, ils n’ont pourtant pas de voix délibérative aux conseils d’école. Cependant, leur travail reste souvent sous-évalué et insuffisamment reconnu. Négligés lors des négociations du Ségur, leur statut n’a pas évolué depuis 1992, malgré l’ajout de nombreuses responsabilités. Parallèlement à ce manque de reconnaissance, les ATSEM sont doublement impactés par les politiques d’austérité portées par le Gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2025. Ainsi, d’une part, les ATSEM sont impactés par les restrictions budgétaires que connaissent les collectivités alors que les communes fixent leurs nombres par classe, leurs missions et leurs rémunérations. D’autre part, la suppression de 4 035 postes d’enseignants prévus en 2025, principalement en maternelle et en élémentaire, risque de confronter les ATSEM à des classes davantage surchargées alors même que le taux d’encadrement en France est déjà l’un des plus hauts d’Europe. Le manque d’ATSEM en nombre suffisant dégrade ainsi la qualité du service public et fait peser sur les enfants un risque de maltraitance institutionnelle. Le 20 novembre 2023, la charte d’engagement pour une meilleure reconnaissance des compétences des ATSEM a été jugée insuffisante par la profession alors que les organisations syndicales n’ont pas été impliquées dans sa construction et dans sa validation. En février 2024, les ATSEM se sont mobilisés pour obtenir leur passage en catégorie B, sans changement de filière, ainsi qu’une réduction du temps de travail et un départ anticipé à la retraite sans décote au regard de la pénibilité de leur métier. Alors qu’il est essentiel de valoriser leur rôle et d’améliorer leurs conditions de travail, aucune de ces revendications n’a été entendue. Ainsi, elle souhaite savoir si elle entend prendre en considération ces mesures afin d’apporter aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles une véritable reconnaissance et de garantir aux élèves un accompagnement digne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5602</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Adhésion des communes à un établissement public foncier local
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1224. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les modalités d’adhésion des communes à un établissement public foncier local (EPFL). La loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), promulguée en 2018, est venue modifier les articles L. 324-2 et L. 324-2-1 A du code de l’urbanisme de telle sorte que l’adhésion d’une commune à un EPFL n’est possible que lorsqu’elle n’est pas membre d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, soit à savoir les seules îles maritimes constituées d’une seule commune. Aussi, cette modification de la loi ne permet pas de prendre en compte la diversité des situations territoriales au sein des EPCI et des disparités qui peuvent exister en leur sein. En effet, dans le cas d’un EPCI à forte propension rurale, seule une minorité de communes peuvent avoir la nécessité des services offerts par un EPFL. En l’absence de majorité et compte tenu de la taxe spéciale d’équipement (TSE) dont doit s’acquitter l’EPCI en cas d’adhésion à un EPLF, certaines assemblées ne souhaitent pas délibérer en faveur d’une adhésion. Ainsi, des communes sont privées de cet outil foncier précieux pour l’aménagement du territoire et la réalisation de projets de développement. Aussi, il l’interroge afin de connaître les mesures qu’elle entend entreprendre pour résoudre cette difficulté et permettre à ces communes de faire appel à un établissement public foncier local au service de leur stratégie d’acquisition et d’aménagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5602</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Formation des élus du Pacifique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1271. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’exercice par les élus locaux du Pacifique de leur droit individuel à la formation. En effet, depuis la loi du 31 mars 2015, les élus français ont un droit individuel à la formation (DIFE) leur permettant de réaliser les formations de leur choix sans ponctionner le budget de leur collectivité (même si la ligne budgétaire « formation des élus » est obligatoire). De 2015 à 2022, les élus devaient remplir un formulaire papier, tamponné par l’organisme de formation agréé, pour s’inscrire à une formation. Le 7 janvier 2022, est entrée en application la plateforme « Mon Compte Elu » issue de celle nationale « Mon Compte Formation » qui gère notamment le CPF des salariés du privé pour procéder à cette inscription. Dans un souci d’harmonisation, à défaut de simplification effective, la gestion des fonds personnels des élus (DIFE), comme ceux des salariés (CPF), a été confiée à la Caisse des dépôts et consignations. Et, depuis le 25 octobre 2022, les élus doivent pour consulter leurs droits et s’inscrire à une formation : d’une part, créer une identité numérique La Poste, d’autre part, se connecter via leur numéro de sécurité sociale. Or cette évolution a des conséquences négatives directes pour les élus locaux du Pacifique car non seulement, ils ne disposent pas d’un régime de protection sociale propre et autonome reconnu par « Mon Compte Élu » lors de la saisie de leur numéro personnel. Mais encore, le service La Poste n’existe pas en Polynésie français, ce qui ne leur permet pas de créer une identité numérique La Poste. Par conséquent, depuis le début du mandat de 2020, les élus polynésiens sont prélevés via la cotisation obligatoire de 1 % afin d’alimenter leur DIFE mais la mise en place en 2022 de la connexion obligatoire via la sécurité sociale et l’identité numérique La Poste, prive techniquement les élus polynésiens et calédoniens de la possibilité d’exercer leur droit individuel à la formation. Ainsi, il lui serait reconnaissant de bien vouloir l’éclairer sur les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour répondre à cette difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5603</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Méthode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1290. — 22 octobre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la méthode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés versée par la caisse d’allocations familiales (CAF). En effet, il semble que ne soit pas pris en compte l’ensemble des charges financières qui pèsent sur la personne concernée, telles que les prêts à rembourser. Ainsi, l’allocation ne correspond pas au besoin réel de la personne, qui se retrouve avec un montant d’allocation bien inférieur à celui qu’il faudrait pour représenter une aide réelle. Mme la députée s’interroge donc sur la méthode de calcul du montant de l’allocation car la CAF ne considère pas le remboursement de prêts comme une charge. Elle lui demande si une évolution serait envisageable dans cette méthode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés versée par la CAF, évolution dans laquelle seraient pris en compte les prêts à rembourser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5603</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Personnes handicapées et retour vers l’emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1291. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le parcours vers l’emploi des personnes handicapées. Tout d’abord l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) a indiqué le 10 juin 2024 mettre fin à ses aides à la formation dans le cadre du parcours vers l’emploi. L’association ne donne pas d’explication et laisse ainsi de très nombreuses personnes dans l’incompréhension voire dans un certain désarroi. Est-ce qu’il y a un lien avec l’annonce faite dans le projet de loi de finances pour 2025 ? Plus généralement le parcours vers l’emploi des personnes en situation de handicap, surtout quand il s’effectue en cours de carrière après un accident de la vie ou à l’issue d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, est perçu et vécu comme une épreuve supplémentaire. La formation, qu’elle vise ou non à une reconversion, est particulièrement difficile d’accès. Des efforts ont été faits, avec quelques résultats notamment en matière de chômage dont le taux a baissé de cinq points ces dix dernières années. Mais les chiffres de l’emploi des personnes en situation de handicap restent largement insatisfaisants : la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) indique en effet qu’en 2022 seulement 38 % des personnes handicapées sont en emploi. Il souhaiterait donc lui demander les intentions du Gouvernement pour accompagner plus efficacement les personnes handicapées vers l’emploi et pour renforcer l’offre et l’accès à la formation professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5603</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Projet de centre national de ressources sur la cérébrolésion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1292. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la cérébrolésion porté par l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébrolésés, France Traumatisme crânien, et le groupe UGECAM de l’assurance maladie. Alors que la cérébrolésion est aujourd’hui la première cause de handicap acquis chez les adultes en âge de travailler, ce projet est essentiel pour rassembler et coordonner les compétences sur un handicap encore largement méconnu. Le projet de création d’un centre national de ressources sur la cérébrolésion a été validé en opportunité et inscrit au plan d’action de la Conférence nationale du handicap d’avril 2023, avec une mise en œuvre prévue en 2024 ou 2025. Aussi, il lui demande quelles sont les modalités de financement et les échéances calendaires précises de ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5603</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1294. — 22 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap, qui représente des milliers d’enfants en France. En dépit des initiatives récentes, les moyens alloués aux instituts médico-éducatifs (IME) et à l’école « ordinaire » demeurent insuffisants pour garantir un véritable accès à la scolarisation pour tous les enfants en situation de handicap. Les IME, qui accueillent des enfants et adolescents présentant des troubles du développement intellectuel, du spectre de l’autisme ou un polyhandicap, sont confrontés à une pénurie chronique de ressources humaines et financières. Le nombre d’enseignants spécialisés dans ces structures est largement insuffisant pour assurer les heures de scolarisation auxquelles ces élèves ont droit. Le recrutement d’enseignants formés stagne, aggravant ainsi une situation déjà préoccupante. Les places disponibles en IME sont rares, avec des délais d’attente pouvant aller jusqu’à plusieurs années, ayant des impacts sur le parcours scolaire des enfants. Du côté de l’école ordinaire, la situation est tout aussi critique, avec un manque de formation spécifique des enseignants, l’inadaptation des infrastructures scolaires et des programmes pédagogiques et surtout une insuffisance des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Les mesures actuelles, telles que les « 50 000 nouvelles solutions » et l’acte II de l’« école pour tous » ne suffisent pas à combler les besoins identifiés sur le terrain. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles actions concrètes sont envisagées pour renforcer les moyens humains, financiers et matériels nécessaires à la pleine scolarisation des enfants en situation de handicap, tant dans les IME que dans les écoles ordinaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5604</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Application des lois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1250. — 22 octobre 2024. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des relations avec le Parlement, sur l’application des lois. Une loi votée a, pour la plupart du temps, besoin de textes réglementaires pour être applicable. C’est un enjeu primordial pour le Parlement de contrôler la publication des décrets d’application afin que la loi votée soit applicable. Chaque année, le Sénat rend un bilan annuel de l’application des lois. Celui de la session 2022-2023 montre que 44 lois ont été adoptées pendant cette période, contre 64 la session dernière. 11 étaient d’application directe et 33 nécessitaient des mesures d’application. À regarder de près, on constate que c’est l’application des lois d’origine parlementaire qui apparaît particulièrement insuffisante (43 %). Ainsi, aucune mesure règlementaire de la loi « anti-squat » du 27 juillet 2023 n’a encore été prise, empêchant l’application de cette loi. L’Assemblée nationale a créé, quant à elle, un Baromètre permettant de suivre, en temps réel et sur une période choisie, le taux moyen d’application des lois, l’état d’avancement de la mise œuvre de chaque loi et le calendrier de publication des décrets. Ainsi, du 22 juin 2022 au 6 août 2024, 47 % des lois ont été appliquées. Sur 1 220 mesures à mettre en œuvre, 47 % l’ont été (soit 575) ; il en reste encore 645 à prendre. Il arrive que certains décrets peinent à sortir en raison de leur complexité normative. Parfois, le Gouvernement tarde à les publier, n’approuvant pas une mesure législative votée contre son avis. Face aux données objectives fournies par ces outils, il pourrait être envisagé de doter les parlementaires de pouvoirs plus contraignants comme la possibilité de signaler des décrets d’application non pris dans les temps par le Gouvernement, sur le modèle des questions écrites signalées. Il pourrait par ailleurs être prévu, pour les députés membres du Comité d’évaluation et de contrôle, de demander au Gouvernement des explications sur des décrets ne semblant pas respecter l’esprit de la loi. Ce dernier aurait alors l’obligation d’y répondre dans les trois mois. Il souhaite savoir si ces deux dispositifs peuvent être mis en place à courte échéance, ce qui permettrait un meilleur contrôle à la fois quantitatif et qualitatif de l’application des lois par le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5604</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du guichet unique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1157. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés que rencontrent actuellement les entreprises pour effectuer leurs démarches administratives par le biais du guichet unique. Depuis 2023, l’ensemble des formalités de création, de modification de situation, de cessation d’activité des entreprises et les dépôts de comptes annuels s’effectue désormais sur le site du guichet unique. Cela représente plusieurs millions de formalités par an. Malheureusement, ce guichet unique rencontre depuis sa mise en service de nombreux dysfonctionnements, ce qui a rendu nécessaire une procédure de secours jusqu’au 31 décembre 2023. Le guichet unique devait pourtant constituer une simplification importante pour les entreprises en remplaçant six réseaux de centres de formalités des entreprises et plus d’une cinquantaine de formulaires CERFA différents. Or, plutôt que de simplifier les démarches des entreprises, la plateforme, en raison de ses dysfonctionnements, les a alourdies. Les entreprises rencontrent désormais des graves difficultés pour répondre à leurs obligations légales et faire valoir leurs droits. De nombreux dossiers sont ainsi en attente de régularisation depuis plusieurs mois auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Certains formulaires issus de la plateforme sont également rejetés par le greffe en raison d’une non-conformité. Cette situation inacceptable qui alourdit les démarches des chefs d’entreprises doit être traitée en urgence afin de ne pas ajouter des difficultés aux entreprises qui rencontrent déjà une conjoncture économique tendue. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour corriger les dysfonctionnements rencontrés lors de l’utilisation du guichet unique et notamment faciliter les démarches auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1072</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5605</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lien entre la consommation d’alcool et les violences ordinaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1072. — 22 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la responsabilité de l’alcool dans les violences ordinaires et notamment conjugales et familiales. Une récente enquête, réalisée par Luc Bronner pour le journal Le Monde du 16 juillet 2024, démontrait, à travers les témoignages d’auteurs de violence, de victimes, de procureurs de la République et de membres d’associations d’entraide, la prédominance de l’alcool comme cause de violences ordinaires. À l’origine d’une étude sur la place des addictions dans les comportements violents, Raphaël Balland, procureur de la République de Béziers, y rappelait notamment que, sur les 800 dossiers de violences volontaires étudiés dans le cadre de son tribunal, les 3/4 des auteurs avaient consommé de l’alcool, des stupéfiants ou les deux. Une tendance confirmée par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), qui estime que l’alcool serait impliqué dans 30 % à 40 % des cas de condamnations pour violences. Mme la députée s’inquiète de voir que ce phénomène touche également les jeunes et notamment le milieu étudiant. Elle en veut pour preuve une étude récente menée auprès de 57 000 étudiants qui indique que dans 50 % à 75 % des cas de violences sexuelles, l’auteur ou la victime avait consommé de l’alcool. Face à cette situation, Mme la députée souhaite rappeler à Mme la ministre qu’à l’heure où l’État cherche à faire des économies, le coût social et sanitaire annuel de la consommation d’alcool est évalué par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) à 102 milliards d’euros et à un peu moins de 8 milliards pour les substances illégales. À cela s’ajoute le coût des dramatiques pertes humaines liées à la consommation, estimé à plus de 40 000 morts par an. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les mesures qu’elle compte prendre pour endiguer ce phénomène inquiétant. Elle lui demande, notamment, si une campagne de sensibilisation spécifique sur un lien entre surconsommation d’alcool et violences intra-familiales est à l’étude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1084</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5605</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Évaluation du dispositif 100 % santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1084. — 22 octobre 2024. — M. Olivier Marleix attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’engagement pris par le précédent Gouvernement concernant l’évaluation du dispositif 100 % santé, en particulier dans le secteur de l’optique. Lors d’une précédente réponse à une question parlementaire, il avait été indiqué qu’un bilan global de la réforme, incluant un examen approfondi des spécifications techniques des équipements, notamment les verres optiques, serait réalisé au cours du premier trimestre 2023. Cependant, à ce jour, aucun rapport de ce bilan n’a été rendu public. Ce retard suscite des inquiétudes parmi les patients qui continuent de rencontrer des difficultés avec l’offre actuelle du dispositif, notamment les verres amincis qui ne sont pas adaptés à tous les besoins de correction. Les patients se trouvent souvent dans une situation où ils doivent choisir entre des équipements inadaptés inclus dans le panier 100 % santé et des équipements plus coûteux en dehors de ce cadre, entraînant un reste à charge parfois insurmontable. Il rappelle que ce bilan devait permettre de vérifier si le panier de soins, tel que défini en 2018, répondait aux besoins réels de tous les patients et d’envisager des ajustements nécessaires, notamment en ce qui concerne les options de correction visuelle pour des profils spécifiques. Il est donc crucial que ce rapport soit publié dans les meilleurs délais et que des mesures soient prises pour remédier aux carences identifiées dans la mise en œuvre du dispositif. Ainsi, il souhaite savoir quand ce bilan sera rendu public et quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer l’accessibilité et la qualité des soins optiques dans le cadre du dispositif 100 % santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1086</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5606</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge à 100% des deux premières échographies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1086. — 22 octobre 2024. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de la baisse de la natalité en France. En octobre 2024, l’Insee a publié les chiffres mensuels de la natalité, pour les huit premiers mois de l’année. En cumul de janvier à août, le nombre de naissances a baissé de 3 % entre 2023 et 2024. Cet institut précise qu’en deux ans, entre 2022 et 2024, le nombre de naissances a baissé de 9,9 % sur cette même période. Cela touche toutes les régions. Si cette tendance se poursuit au cours des prochains mois, 2024 pourrait enregistrer le plus faible nombre de naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, on se rend compte que le désir d’enfant reste fort dans le pays : le nombre moyen d’enfants souhaité est de 2,39. Il est indispensable que plusieurs mesures soient prises en faveur d’un « réarmement démographique ». L’une d’entre elles pourrait concerner le taux de remboursement des échographies. En effet, les deux premières échographies réalisées avant la fin du cinquième mois de grossesse ne sont prises en charge qu’à 70 %. Aussi, il lui demande s’il ne pourrait pas être prévu une prise en charge à 100 % des deux premières échographies pour venir en aide aux familles dans leur souhait de natalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1087</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5606</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de la consommation électrique des appareils médicaux en HAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1087. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge financière par les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) d’une partie de la facture d’électricité des patients bénéficiant d’une hospitalisation à domicile (HAD) afin de compenser le surcoût que représente la consommation énergétique d’appareils médicaux. L’hospitalisation à domicile s’est en effet fortement développée depuis quelques années. Selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), à la fin de l’année 2022, 23 000 patients pouvaient être pris en charge simultanément en HAD sur le territoire national, soit 7,9 % des capacités totales de prise en charge en hospitalisation complète en court et moyen séjour (hors psychiatrie). Ces chiffres témoignent de la demande croissante des Français d’être soignés à leur domicile entourés de leurs proches et représentent pour les finances publiques une source d’économie importante. En effet, en décembre 2021, la Cour des comptes a fait le constat que l’accompagnement à domicile représente un coût pour les dépenses publiques deux fois moins important par rapport à une prise en charge en établissement de santé. Cependant, pour les patients, l’hospitalisation à domicile peut engendrer des surcoûts méconnus liés à la consommation énergétique d’appareils de soins utilisés de manière chronique. C’est le cas par exemple des concentrateurs d’oxygène pour les patients sous oxygénothérapie. Or la consommation électrique de ces appareils utilisés parfois 24 heures sur 24 a pour conséquence de majorer la facture d’électricité du foyer. C’est pourquoi M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour accompagner les patients hospitalisés à domicile à supporter les surcoûts qui réduisent le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Il aimerait ainsi savoir si une prise en charge financière partielle de la facture d’électricité correspondant à la consommation de ces appareils médicaux est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1088</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5606</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des soins pour les enfants atteints de microtie atrésie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1088. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des enfants nés avec une malformation congénitale appelée microtie atrésie, qui affecte l’oreille externe et le conduit auditif. Cette malformation a un impact significatif sur l’apparence physique et l’audition des enfants, nécessitant des soins médicaux spécialisés pour permettre une reconstitution fonctionnelle et esthétique de l’oreille. À ce jour, seuls quelques chirurgiens basés aux États-Unis d’Amérique maîtrisent la technologie permettant la reconstruction de l’oreille, une intervention dont le coût s’élève à plus de 100 000 euros. Ce montant ne comprend pas les frais annexes de transport, d’hébergement et de séjour sur place. Ces traitements ne sont pas couverts par l’assurance maladie, laissant les familles françaises démunies face à cette dépense colossale. De plus, cette pathologie rare n’est pas reconnue par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ce qui prive les familles de tout accompagnement ou aide financière supplémentaires pour faire face aux frais engendrés par cette malformation. Il lui demande donc de lui indiquer si des mesures sont envisagées pour améliorer la prise en charge des traitements liés à cette maladie rare, tant en ce qui concerne le remboursement des soins à l’étranger que la reconnaissance par la MDPH afin de soulager les familles dans leur parcours médical et financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1089</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5607</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du matériel paramédical d’occasion et d’aide à l’autonomie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1089. — 22 octobre 2024. — Mme Delphine Batho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement du matériel paramédical d’occasion et d’aide à l’autonomie. L’article 39 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 prévoit la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs médicaux remis en bon état d’usage. Cette mesure vertueuse sur le plan social et écologique, est très attendue par les acteurs de la réparation mais aussi par les personnes bénéficiaires ayant besoin de matériel d’aide à l’autonomie. Les modalités d’application doivent être fixées par décret en Conseil d’État. En réponse à la question écrite n° 8305 de Mme la députée publiée au Journal officiel le 23 mai 2023, le précédent gouvernement avait indiqué que « le projet de décret a été notifié à la Commission européenne selon la procédure prévue à la directive européenne 2015/1535. La période de statu quo s’est terminée à l’été 2023. Le Conseil d’État devra être saisi d’ici le premier trimestre 2024 afin de permettre une publication du décret au cours du premier semestre 2024 ». Ce calendrier n’a pas été respecté et près de cinq ans après l’adoption de cette disposition législative, le décret d’application n’est toujours pas été publié. Elle lui demande de bien vouloir indiquer dans quel délai il le sera enfin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1090</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5607</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des services du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1090. — 22 octobre 2024. — M. Jean-Yves Bony appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques qui pèsent sur l’avenir du Service du contrôle médical d’Aurillac (SCM) dont les conséquences auraient des impacts sur la qualité et les conditions d’accès aux prestations médicales des patients en France. Dès avril 2025, par décision du directeur général de la caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), le SCM devra être dissous dans les caisses primaires d’assurance maladie pour disparaître en 2026. Le SCM est avec ses échelons locaux un des derniers services publics qui maille encore les départements et territoires de l’Hexagone et des Outremers. En plus de l’impact que cette suppression va donc avoir sur le territoire, il est à craindre que celle-ci n’enclenche une gestion plus comptable et par algorithmes que médicale des prestations d’assurance maladie, notamment les arrêts de travail et leur indemnisation journalière (IJ) ainsi qu’un affaissement du respect du secret médical. En effet, le SCM a pour mission de donner les avis concernant les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents de travail, les affections de longue durée (prise en charge à 100 % par l’assurance maladie), les invalidités et les retraites pour inaptitude. Ces avis médicaux sont rendus en toute indépendance par les praticiens-conseils (PC), médecins en majorité, avec l’appui de techniciens qualifiés et d’infirmiers du service médical (ISM). Ces avis s’imposent aux caisses qui paient les prestations. Force est de constater que depuis sa création, le SCM relève de CNAM et est dirigé par des médecins. Il est indépendant des caisses primaires. Avec cette restructuration du SCM de grande ampleur, plus d’un salarié sur 10 de l’assurance maladie devra ainsi changer d’employeur et d’affectation. Cette restructuration s’inscrit dans une volonté de préparer « par des refontes de structure » une transformation importante du système d’indemnisation des arrêts de travail et de leur financement. Cette décision de suppression, si elle était confirmée, aurait des conséquences psychosociales au sein de la caisse de du département du Cantal, sur les services qu’elle délivre et plus largement sur la population. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5607</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politiques mises en oeuvre pour lutter contre l’infertilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1137. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les politiques mises en œuvre pour lutter contre l’infertilité. Dans leur rapport « Sur les causes de l’infertilité : vers une stratégie nationale de lutte contre l’infertilité », les docteurs Samir Hamamah et Salomé Berlioux (février 2022) soulignaient que l’infertilité touchait « directement 3,3 millions des concitoyens - un chiffre qui va croissant ». Ils y soulignaient l’augmentation constante de l’infertilité masculine et féminine, due notamment au recul de l’âge de la maternité, aux facteurs environnementaux, ou à l’accumulation de ces différents facteurs. Un professeur et praticien hospitalier à l’université Paris-Saclay pointait également du doigt le fait qu’une « part des trois millions de personnes qu’on estime concernées par l’infertilité peut être due au fait que les couples vont directement à la PMA » (France 24, 18/01/2024). Parmi ses propositions, le rapport Hamamah / Berlioux pointait du doigt la nécessité de « renforcer la formation des médecins et des autres professionnels de santé, dans l’ensemble peu familiarisés avec cette problématique », de « développer la recherche dans le domaine de la reproduction humaine » ou de créer un Institut national de la fertilité. Alors que le Président de la République a déclaré le 16 janvier 2024 que l’infertilité était « le tabou du siècle », Mme le député souhaite connaître quelles seront les grandes perspectives du « grand plan » pour lutter contre l’infertilité annoncé par le Président de la République. Elle lui demande si elle entend tenir compte des propositions précitées, notamment la création d’un Institut national de la fertilité qui pourrait encourager la recherche au sujet de l’infertilité, permettre de lutter contre un phénomène qui grimpe de « 0,3 à 0,4 % chaque année » (Radio France, 1/02/2024) et qui, dans « 20 % des cas » (professeur René Frydman), demeure inexplicable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5608</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermeture temporaire de certains services d’urgence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1162. — 22 octobre 2024. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les fermetures temporaires des services d’urgences durant l’été 2024. En effet, de nombreux établissements ont dû suspendre temporairement leurs services en raison d’un manque de personnel médical et d’une surcharge d’activité, à l’instar des services d’urgence de Sarlat, Carpentras, Saint-Brieuc, Ancenis et Laval. Ces fermetures ont parfois lieu quotidiennement sur certaines plages horaires et dans d’autres cas, un jour par semaine. À l’heure de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, il l’alerte sur la gravité de cette situation dans les hôpitaux publics et interroge le Gouvernement sur les mesures envisagées pour renforcer l’offre de soins, notamment au sein des services d’urgences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5608</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Impact du dérèglement climatique sur les services d’urgence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1163. — 22 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’impact du dérèglement climatique sur les services d’urgence. En effet, une étude de la revue European Journal of Emergency Medicine parue le 13 octobre 2024 a démontré que les conséquences de ce dernier sur les services médicaux d’urgence seraient similaires, voire supérieures, à celles qu’il engendre sur les systèmes de santé mondiaux dans leur totalité. Plus précisément, sa brutalité a été évaluée en moyenne à 7 sur une échelle allant de 0 à 9. Et plus inquiétant encore, 62 % des 42 groupes de discussion (composés d’experts en soins préhospitaliers, en médecine d’urgence et en médecine des catastrophes) implantés dans 36 pays qui ont participé à cette étude considèrent que leurs responsables politiques n’ont commandé aucune évaluation de ces effets et n’ont par conséquent pris aucune mesure. Ainsi, les urgences françaises, déjà très gravement affectées par les conséquences des politiques néolibérales menées par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron, sont amenées à faire face à des risques d’inondation et de submersion, des canicules, des pics de pollution et de pics de fréquentation liés à l’exil de nombreux réfugiés climatiques dans les prochaines années. Pour la médecin urgentiste Roberta Petrino, qui a participé à cette étude, il est donc « nécessaire de mettre en œuvre des actions pour atténuer le changement climatique » dans les services d’urgence. Elle souhaite donc l’interroger, d’une part, sur les dispositions prises par le Gouvernement pour estimer et évaluer l’impact du dérèglement climatique sur les services d’urgence en France hexagonale et dans les outre-mer. D’autre part, dans l’attente interminable du troisième plan national d’adaptation au réchauffement climatique censé être publié depuis 2023, sur les mesures d’adaptation prévues par le Gouvernement pour y faire face.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5608</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nécessité de créer un centre de radiothérapie dans le nord de l’Yonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1164. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la précarité de l’offre de soins de traitement du cancer par radiothérapie dans le nord du département de l’Yonne. Alors que la mobilisation pour le dépistage du cancer est chaque année plus importante à l’occasion d’octobre rose, le cancer reste néanmoins l’une des premières causes de mortalité à l’échelle nationale. À ce titre, l’Yonne est l’un des deux seuls départements de Bourgogne Franche-Comté, avec la Nièvre, dont la mortalité liée aux cancers est sensiblement plus importante qu’en France métropolitaine. Ses habitants sont ainsi plus susceptibles de mourir d’un cancer par rapport à la moyenne des Français métropolitains, d’après un rapport publié par Santé publique France et l’Institut national du cancer. Le traitement chirurgical du cancer et la délivrance des traitements de chimiothérapie sont répartis de façon homogène dans le département avec les hôpitaux d’Auxerre et Sens, les cliniques Sainte-Marguerite d’Auxerre et Paul Piquet de Sens. Concernant la radiothérapie, en revanche, elle se concentre exclusivement à Auxerre au Centre de médecine nucléaire du Parc où l’offre a été complétée par l’installation récente d’un troisième accélérateur de particules après ceux mis en place en 2002 et en 2011. Malgré une solide expertise en matière de dépistage du cancer et une réelle complémentarité entre le privé et le public, l’absence de service de radiothérapie empêche toujours un parcours de soins complet dans le Sénonais pour les patients du nord de l’Yonne, qui sont contraints à de fréquents, longs et fatiguants trajets pour suivre leur traitement soit à Auxerre, Melun, Troyes, Montargis ou Paris. Malgré une solide dynamique démographique, le bassin de vie de Sens reste à ce jour privé d’équipements de radiothérapie. Au nom de l’équité territoriale, des besoins de la population et de l’extrême fragilité des patients atteints du cancer, il lui demande si elle envisage la création d’un centre de radiothérapie dans le nord de l’Yonne ; il est temps de remédier aux disparités intolérables constatées dans l’accès aux soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5609</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Critères de prise charge des protections périodiques réutilisables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1169. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise charge par la sécurité sociale des protections périodiques réutilisables pour les moins de 26 ans. Cette mesure prévue par l’article 19 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 est un moyen efficace de lutte contre la précarité menstruelle qui concerne 44 % des femmes âgées de 18 à 24 ans. La forte inflation que l’on traverse actuellement fait par ailleurs peser un risque élevé de voir cette situation se dégrader encore davantage. Or une forte précarité menstruelle peut avoir des conséquences sanitaires dramatiques en augmentant les risques de chocs toxiques du fait de protections portées au delà du temps recommandé. Ainsi, en complément de la mise à disposition gratuite de protections périodiques au sein des établissements scolaires, des établissements pénitenciers et des associations d’accueil pour les personnes sans domicile fixe, la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour les jeunes femmes poursuit un objectif de santé publique bienvenu. Alors que cette prise en charge par l’assurance maladie des produits de protections périodiques réutilisables est subordonnée à leur inscription sur une liste établie par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, M. le député aurait aimé savoir quels les critères retenus sont suffisants pour s’assurer de leur qualité, de leur diffusion la plus large possible et de leur faible impact environnemental. En effet, les femmes méritent de pouvoir bénéficier de protections périodiques adaptées aux différents moments de leur vie. Pour cela, l’ensemble des dispositifs de protections périodiques réutilisables (coupes, culottes menstruelles et serviettes lavables) doivent pouvoir être éligibles à la prise en charge par la sécurité sociale. De plus, afin de garantir une meilleure sûreté sanitaire de ces produits, il convient d’imposer la transparence totale sur l’origine et la composition des protections périodiques, notamment en ce qui concerne les matériaux et les substances chimiques qui les composent. Le succès du dispositif proposé est par ailleurs largement conditionné à sa facilité d’accès. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’élargir les modes de distribution à des revendeurs conventionnés et de permettre le remboursement a posteriori des produits achetés directement par les bénéficiaires. Enfin, la France et l’Europe disposent d’un nombre croissant d’entreprises innovantes produisant des protections périodiques sur le sol européen. Afin de soutenir cette filière qui génère emplois et retombées économiques pour les territoires tout en réduisant le bilan carbone des produits, il lui demande par ailleurs s’il est prévu d’introduire un critère de localisation géographique des sites de production des protections périodiques réutilisables éligibles à la prise en charge par la sécurité sociale. Sur tous ces points, il lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5609</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Interrogation sur la pratique de l’épisiotomie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1171. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question du taux d’épisiotomies pratiquées en France. L’épisiotomie est un acte chirurgical consistant en une incision visant à ouvrir le périnée au moment de l’accouchement afin de laisser passer l’enfant, lors de l’accouchement Cette pratique et sa systématisation sont dénoncées depuis plus de quinze ans par les mouvements féministes, mais aussi plus largement depuis quelques années dans de nombreux témoignages dans la presse ou via les réseaux sociaux. Cette lutte participe à la reconnaissance de l’existence des violences gynécologiques et obstétricales. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 20 % des accouchements étaient encore concernés en 2016 par la pratique de l’épisiotomie, ce chiffre s’élevant à 35 % pour les premiers accouchements. Bien qu’une baisse par rapport aux taux constatés en 2010 a été enregistrée (27 % en moyenne, 44 % pour les premiers accouchements), le nombre d’épisiotomies pratiquées dans le pays reste préoccupant. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une moyenne maximale de 20 %, elle pose cependant le chiffre de 10 % comme idéal à atteindre, ce dont la France est encore loin. Pourtant, les différences qui existent entre les maternités au sein du pays montrent bien que cette pratique n’a pas à être systématique si des mesures sont prises pour l’éviter. Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon, par exemple, enregistre un taux d’épisiotomies inférieur à 1 % (selon le rapport de certification de l’établissement émis par la Haute Autorité de santé en octobre 2018) ; dans le même temps, le nombre de déchirures graves, première raison médicale avancée pour justifier cet acte, n’y a pas augmenté. D’autres établissements hospitaliers affichent quant à eux des taux supérieurs à 30 %. Ce ne sont donc pas des impératifs médicaux qui justifient le taux d’épisiotomie dans le pays. Son utilité est d’ailleurs de plus en plus discutée au sein même du corps médical. En effet, les déchirures graves que l’épisiotomie est censée prévenir ne concernent que 0,4 % des accouchements selon l’OMS et elle n’aurait aucun impact sur la prévention des incontinences post-accouchement. Dès 2006, le Collège national des gynécologues-obstétriciens estimait qu’« il n’existe plus d’indication systématique pour l’épisiotomie ». Il s’agit, de plus, d’une pratique médicale considérée de plus en plus comme une violence obstétricale, souvent réalisée sans le consentement de la femme, voire sans que celle-ci n’en soit informée. De nombreux témoignages, dont la diffusion en ligne s’est massifiée depuis les dénonciations d’actes sexistes depuis bientôt deux ans, attestent des souffrances physiques et psychologiques induites par l’épisiotomie, dont les conséquences se répercutent bien souvent sur le quotidien de ces femmes durant des mois et années après leur accouchement. Si des impératifs médicaux n’expliquent pas la persistance de taux si élevés en France, il convient de s’interroger sur les raisons qui poussent les praticiens et les praticiennes à autant y recourir. La formation qui leur est proposée et le manque de remise en question des pratiques qui y sont enseignées sont probablement à mettre en cause. Cependant, à l’heure où l’hôpital public voit ses moyens financiers et humains toujours plus réduits par les pouvoirs publics et où le nombre de services de maternité est en inquiétante diminution, l’on peut comprendre que des obstétriciennes et des obstétriciens fassent le choix de pratiquer des épisiotomies en raison de rationalisation du travail et d’optimisation des coûts. Celles-ci permettent en effet d’accélérer la procédure d’accouchement ; gain de temps qui s’avère précieux pour des soignantes et des soignants toujours plus débordés face à des patientes toujours plus nombreuses. Il s’agit également d’un acte chirurgical et donc facturé par les hôpitaux : ceux-ci peuvent donc voir l’épisiotomie comme une source potentielle de revenus. Ainsi, il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de réduire activement le nombre d’épisiotomies pratiquées, au regard de la non justification médicale de cet acte, qui induit violences et souffrances pour les femmes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5610</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Amélioration de l’accès aux soins palliatifs à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1173. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par certaines familles concernant l’accès aux soins palliatifs à domicile. Il persiste des obstacles administratifs liés à l’hospitalisation à domicile (HAD), notamment l’impossibilité pour les infirmiers libéraux d’accéder à certains matériels médicaux, tels que le kit de drainage PleurX, nécessaire au confort des patients en fin de vie. Cette restriction impose aux patients et à leurs familles de recourir à l’HAD, même lorsque ceux-ci préfèrent une prise en charge par une infirmière libérale à domicile, créant des situations de grande détresse et limitant la liberté de choix en fin de vie. Elle lui demande ainsi quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux soins palliatifs à domicile, en dehors du cadre strict de l’HAD et permettre aux patients d’exercer pleinement leur droit à choisir leur mode de prise en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5610</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prime grand âge et rémunération des infirmiers diplômés d’État (IDE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1192. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les bénéficiaires de la prime grand âge instaurée par le décret du 30 janvier 2020 et sur la rémunération des infirmiers diplômés d’État (IDE). Tout d’abord en ce qui concerne la prime grand âge, à ce jour, les IDE exerçant dans la fonction publique hospitalière ne bénéficient toujours pas de cette prime. Sans remettre en cause le fait que les aides-soignants méritaient amplement cette prime, il n’est pas juste que les IDE n’en bénéficient pas. En effet, cette exclusion du dispositif suscite toujours l’incompréhension de l’ensemble de la profession, compte tenu notamment des responsabilités du personnel infirmier dans leurs missions quotidiennes et de leur rôle prépondérant dans le bien-être et le suivi médical de leurs patients. De plus, le fait de ne pas attribuer la prime aux IDE a pour conséquence de diminuer les écarts de salaire. En effet, à l’échelon 1 un infirmier gagne moins qu’un aide-soignant. Cette différence est principalement due à l’attribution de la prime grand âge, qui exclue le personnel infirmier du dispositif. Cette seconde différence amplifie ainsi l’incompréhension du personnel infirmier, qui a dans un premier temps étudié plus longtemps et dans un second temps, dispose de responsabilités plus grandes et dispense des soins médicaux, tandis que l’aide-soignant travaille sous la responsabilité de l’IDE et dispense des soins non médicaux. Il lui demande donc si le Gouvernement compte intégrer les IDE dans les bénéficiaires de la prime grand âge et ainsi agir pour revaloriser la rémunération des IDE évoluant en échelon 1.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5611</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la prime Ségur pour les salariés de la branche associative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1220. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en œuvre de la prime « Ségur » pour tous les salariés de la branche associative, sanitaire, sociale et médico-sociale (BASSMS). Deux accords, attendus par les acteurs associatifs, ont été signés par les partenaires sociaux le 20 juin 2024 et validés par un arrêté public au Journal officiel le 26 juin 2024. Pour que cet accord s’applique pleinement, il est prévu l’attribution de financements publics afin que l’ensemble des associations puissent être compensées du coût de cette prime qu’elles devront octroyer à leurs salariés. Or, dans le contexte budgétaire actuel, plusieurs financeurs publics indiquent aux associations sanitaires, sociales et médico-sociales leur impossibilité de financer cet accord et de compenser les associations, faute de moyens octroyés par l’État. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de mettre en place un système de compensation intégrale pour soutenir les financeurs publics et permettre la mise en œuvre de cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5611</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cancers pédiatriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1251. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les cancers pédiatriques. En France, 1 enfant sur 440 développe un cancer avant l’âge de 15 ans. Chaque année, près de 500 enfants et adolescents en décèdent et plus de 2 500 nouveaux cas sont diagnostiqués. Le nombre de cancers des enfants augmente de 1 à 2 % par an en Europe depuis 30 ans. Alors que le cancer est la première cause de mortalité par maladie des enfants, il apparaît que l’espérance de vie liée à certains cancers pédiatriques n’évolue pas favorablement en raison du peu de moyens financiers alloués à la recherche en France. Depuis 2018, la recherche sur le cancer spécifique de l’enfant bénéficie en effet d’un fonds de 5 millions par an, soit seulement 3 % des financements publics pour la recherche sur les cancers, un taux bien insuffisant pour soutenir à la fois les travaux de recherche fondamentale dans les laboratoires afin de mieux comprendre les causes des développements du cancer chez les enfants, mais aussi de recherche clinique - dans le respect du bien-être animal autant que possible - avec de nouveaux traitements innovants. Lors de la discussion de la loi de finances pour 2022, les députés avaient certes permis d’augmenter ce fonds de 20 millions d’euros mais l’État doit pouvoir garantir des crédits dédiés récurrents aux équipes de recherche confirmées. La loi visant à renforcer la prise en charge des cancers pédiatriques du 8 mars 2019 consacre le rôle moteur de l’Institut national du cancer, chargé de proposer et de mettre en œuvre une stratégie décennale de lutte contre les cancers et de développer la recherche. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser quelle part des crédits publics cette stratégie définie par le décret n° 2021-119 du 4 février 2021 prévoit d’allouer à la recherche en cancérologie pédiatrique, ceci afin de pouvoir évaluer si le Gouvernement prend enfin la mesure de cet enjeu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5611</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fibromyalgie au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1252. — 22 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés que rencontrent les personnes atteintes de fibromyalgie dans le milieu professionnel. Cette maladie chronique se caractérise par des douleurs intenses, une fatigue extrême et des troubles cognitifs, rendant difficile le maintien d’une activité professionnelle stable. Beaucoup de travailleurs souffrant de fibromyalgie sont confrontés à une situation délicate, ne pouvant plus exercer leur emploi de manière optimale et se heurtant à une reconnaissance insuffisante de leur maladie dans les dispositifs d’arrêt de travail. L’un des principaux défis pour ces personnes est de maintenir une activité régulière, en raison des douleurs imprévisibles et persistantes qui peuvent survenir à tout moment. Ces crises douloureuses les empêchent souvent d’accomplir leurs tâches quotidiennes, entraînant un taux élevé d’absentéisme et, dans certains cas, une incapacité partielle ou totale à travailler. La fatigue chronique associée à la fibromyalgie aggrave cette situation, rendant difficile le suivi d’une journée de travail complète, en particulier pour les emplois exigeants physiquement. De plus, le manque de sommeil réparateur, symptôme fréquent, réduit la concentration et l’efficacité des travailleurs atteints. L’impact financier pour ces travailleurs est également significatif. Beaucoup d’entre eux sont contraints de réduire leur temps de travail ou de passer à temps partiel, ce qui entraîne une diminution de leurs revenus. Dans les cas les plus graves, certains sont obligés de quitter définitivement le marché du travail, ce qui conduit à des difficultés économiques. Par ailleurs, les démarches pour obtenir des arrêts de travail ou des compensations financières sont souvent longues et complexes, ajoutant une pression supplémentaire à des individus déjà vulnérables. Il lui demande si des mesures spécifiques sont envisagées pour soutenir ces travailleurs, notamment par l’instauration de congés exceptionnels ou adaptés pour les personnes atteintes de fibromyalgie ; de telles mesures permettraient de mieux concilier leur état de santé avec leurs obligations professionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5612</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La prise en charge des patients atteints de covid long, une priorité oubliée !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1253. — 22 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante des patients atteints de covid long. Plus de quatre ans après le début de la pandémie, plus de deux millions de Français souffrent encore de cette affection, avec des symptômes persistants tels que la fatigue chronique, des troubles respiratoires, des douleurs musculaires et articulaires, ainsi que des troubles neurologiques et psychologiques. Ces symptômes, parfois invalidants, empêchent un grand nombre de personnes de reprendre une vie normale, avec des conséquences dramatiques sur leur quotidien et leur capacité à travailler. Les promesses du Gouvernement concernant la prise en charge des patients atteints de covid long n’ont malheureusement pas été tenues. La loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 prévoyait la création d’une plateforme nationale dédiée à ces patients, mais à ce jour, les décrets d’application n’ont toujours pas été publiés et cette plateforme reste inexistante. De plus, malgré l’annonce en juillet 2023 du transfert de la coordination des travaux sur le covid long à un médecin conseil national de la Caisse nationale d’assurance maladie, aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre. Les témoignages des malades et des associations sont unanimes : ils se sentent abandonnés et livrés à eux-mêmes face à une errance diagnostique qui perdure. Certains services spécialisés dans la prise en charge du covid long ont même été contraints de fermer faute de financements, alors que d’autres survivent uniquement grâce aux efforts des professionnels de santé sur le terrain. Le covid long constitue une véritable urgence de santé publique qui nécessite des solutions immédiates. Dans ce contexte, il est demandé au Gouvernement de bien vouloir préciser quelles actions concrètes il envisage de mettre en œuvre pour renforcer la recherche, améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients souffrant de covid long, ainsi que les échéances prévues pour la réalisation des engagements déjà pris par le ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5612</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les patients atteints de « covid long », grand oubliés du Gouvernement ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1254. — 22 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du suivi et de l’accompagnement des patients souffrant de symptômes prolongés de la covid-19, dit « covid long ». L’article premier de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 prévoyait la mise en place d’une plateforme visant à faciliter le parcours de soins des malades et à obtenir un recensement de ces derniers. Or depuis son vote, les décrets d’application n’ont toujours pas été publiés et la parution de la plateforme demeure au point mort, tandis que de plus en plus de services dédiés au « covid long » ferment leurs portes sans aucune alternative pour les patients. Les malades atteints de « covid long » souffrent de nombreux symptômes comprenant des problèmes respiratoires, digestifs, des troubles cognitifs, d’épuisement, de faiblesse musculaire, de pertes de mémoire, ou encore de fortes douleurs intermittentes, entre autres. Ainsi, il lui demande de lui préciser le calendrier d’adoption concernant la plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19 ainsi que des précisions sur les financements et la formation des professionnels relatifs au traitement des patients atteints de « covid long ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5612</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’une campagne de sensibilisation pour prévenir les AVC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1256. — 22 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en place d’une campagne de sensibilisation aux risques d’accident vasculaire cérébral (AVC). Chaque année, près de 150 000 Français sont victimes d’un AVC, faisant de cette pathologie l’une des principales causes de mortalité et de handicap en France. Or de nombreux AVC pourraient être évités ou mieux pris en charge si la population était davantage informée des facteurs de risque, des signes précurseurs et des gestes à adopter en urgence. Actuellement, il semble que l’information publique sur les AVC, bien que présente, reste insuffisante, en particulier parmi les populations à risque. Une meilleure connaissance des symptômes, tels que la perte soudaine de motricité, les troubles de la parole ou les maux de tête sévères, pourrait significativement réduire les séquelles, voire sauver des vies, si des soins immédiats sont prodigués. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de lancer une campagne de sensibilisation nationale, accessible à tous, visant à informer la population sur la prévention et les symptômes des AVC. Une telle initiative permettrait non seulement de réduire le nombre de victimes, mais aussi d’améliorer la prise en charge précoce, essentielle à la limitation des séquelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5613</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Plateforme nationale - soins des personnes atteintes de « covid long »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1257. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de parution du décret d’application relatif à la mise en place d’une plateforme nationale destinée à simplifier et améliorer le parcours de soins des personnes atteintes de « covid long ». Cette plateforme a été annoncée comme un dispositif essentiel pour permettre une meilleure coordination des soins, faciliter l’accès aux services de santé adaptés et recueillir des données sur le nombre de personnes touchées par cette pathologie post-covid. Cependant, à ce jour, de nombreux patients et professionnels de santé attendent encore la publication du décret d’application indispensable à la mise en œuvre de cette initiative. En l’absence de ce décret, les malades doivent faire face à une multiplicité d’interlocuteurs et à un parcours de soins complexe et souvent inadapté à leurs besoins spécifiques. Il est donc urgent que ce texte soit enfin publié et dans les plus brefs délais afin d’améliorer leur prise en charge. Il souhaite donc savoir quel est le calendrier prévu pour la publication de ce décret et les mesures envisagées pour accélérer la mise en place de cette plateforme nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5613</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de la maladie à corps de Lewy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1258. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la maladie à corps de Lewy. Cette maladie touche près de 200 000 personnes en France, ce qui en fait la deuxième maladie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer. Identifiée récemment, elle demeure difficile à diagnostiquer, avec 67 % des malades qui ne sont pas diagnostiqués alors qu’ils souffrent de cette maladie. Il n’existe actuellement pas de traitement spécifique, mais certains médicaments utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer ont des conséquences positives sur les symptômes cognitifs ou la disparition des hallucinations, or ces médicaments ne sont pas remboursés. De plus, cette maladie laisse les patients et les aidants à leur propre sort avec des erreurs de diagnostics parfois à un stade très avancé de la maladie, des traitements médicamenteux inadaptés voire dangereux, ou encore de grandes difficultés à trouver des structures d’accueil et des professionnels de l’aide à domicile formés à ses spécificités. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour améliorer la prise en charge des patients qui souffrent de la maladie à corps de Lewy et si elle va former des professionnels, développer des structures adaptées, rembourser des médicaments non remboursés à ce jour, ou encore reconnaître cette maladie comme une maladie invalidante (ALD).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5613</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prise en charge des patients atteints de covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1259. — 22 octobre 2024. — M. Paul Molac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de décret d’application relatif à la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 visant à la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des patients atteints de covid long, ainsi que sur la recherche scientifique menée sur les traitements possibles de cette maladie. En effet, la prévalence de l’affection post-covid-19 (définition OMS) est actuellement estimée à 4 % en population générale adulte, correspondant à 2,06 millions de personnes en France. Essoufflement, toux, douleurs ou oppressions thoraciques, palpitations, fatigue extrême fièvre, malaises post effort, « brouillard » cérébral, trouble de la concentration ou de la mémoire, maux de tête, troubles du goût, de l’odorat, anxiété, humeur dépressive… Les symptômes, qui diffèrent selon les personnes et persistent dans le temps, sont multiples et peinent à être reconnus et être soignés. En effet, le covid long n’est à ce jour pas reconnu comme affection de longue durée (ALD), la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19 n’a toujours pas abouti et aucun traitement ne permet de guérir cette maladie. C’est pourquoi, dans ce contexte, M. le député souhaiterait en connaître les raisons de l’absence de publication du décret d’application de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 qui prévoyait l’accompagnement de ces patients grâce à une plateforme dédiée et disposait notamment que les coûts engendrés par le traitement de ces symptômes seraient intégralement couverts. Il rappelle, à ce sujet, que le Gouvernement s’était pourtant engagé à le publier dans les six mois suivant la promulgation de la loi. Enfin, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre en vue de promouvoir la recherche scientifique sur les traitements de cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5614</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale des Français : cartographie, hiérarchisation et traitement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1260. — 22 octobre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la hausse de la consommation d’antidépresseurs chez les jeunes. Cette dernière a en effet a bondi de 60 % chez les 12-25 ans entre 2019 et 2023, d’après un rapport publié durant l’été par l’Assurance-maladie (rapport annuel « Charges et Produits pour 2025 »). Les problèmes de santé mentale touchent 1 Français sur 5 et particulièrement des jeunes. En 2023, près de 936 000 jeunes ont été remboursés au moins une fois pour un médicament psychotrope. C’est 5 % de plus qu’en 2022 et 18 % de plus qu’en 2019, soit 144 000 jeunes supplémentaires. Par ailleurs, les filles et les jeunes femmes représentent 62 % des 12-25 ans ayant consommé des psychotropes. Dans l’ensemble, des différences substantielles peuvent être relevées en fonction du sexe, de l’âge ou encore de la sensibilité politique des personnes concernées. La médicalisation excessive, constatée de longue date en France, est par ailleurs porteuse d’effets délétères importants, notamment à long terme. Cette situation alarmante soulève des interrogations quant à ses causes profondes (biologiques, sociales, économiques, environnementales et politiques). L’environnement économique incertain, l’usage excessif des réseaux sociaux, les crises successives (notamment celle de la covid-19) et l’anxiété associée à un cataclysme climatique anticipé ont certainement un effet important. L’éclatement des structures familiales, la perte de repères collectifs ambitieux et positifs ainsi que la large diffusion d’idéologies victimaires, prônant la « déconstruction » plutôt que la construction, ne sont pas sans conséquences : le doute, l’anxiété et le sentiment d’impuissance semblent avoir largement remplacé la confiance, la sérénité et la réalisation dans l’action. L’assurance maladie a par ailleurs appelé de ses vœux une « conférence de consensus », pour s’accorder sur les pistes d’analyse et les réponses à apporter. Face à ce constat, il lui demande quelles mesures urgentes le Gouvernement envisage de prendre pour cartographier, hiérarchiser et traiter les causes de cette urgence sociale et sanitaire. Le projet collectif que la Nation propose à ses jeunes doit être au niveau de l’enjeu que représente cette grande cause nationale pour la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5614</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Démocratisation des études de médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1261. — 22 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessaire démocratisation des études de médecine, qui constituerait une solution face au manque chronique de médecins. La pénurie de professionnels de santé est une des causes des fermetures de services constatées régulièrement, en particulier l’été et amplifie la situation dramatique dans laquelle se trouvent les services d’urgence du pays, mise en lumière une fois de plus par un rapport du SAMU - Urgences de France en septembre 2024. Le nombre d’apprentis-médecins, encore bien trop faible malgré la suppression du numerus clausus, ne permet pas d’envisager une amélioration de la situation à court terme. Au centre hospitalier de Brest, cette crise des urgences crée des situations insoutenables : du 10 juillet au 7 août 2024, 127 patients de plus de 75 ans ont attendu en moyenne 23 heures sur un brancard aux urgences. La mise en place d’une allocation d’autonomie pour les étudiants en médecine permettrait d’augmenter le nombre d’étudiants dans ces filières, ainsi que leur taux de réussite. Une telle allocation permettrait également la démocratisation des études de médecine. Selon les chiffres du ministère de l’enseignement supérieur, plus de 52 % des étudiants inscrits dans un cursus de médecine en 2016-2017 ont des parents « cadres et de professions intellectuelles supérieures », contre seulement 5,5 % de parents ouvriers. En France, les études de médecine sont les plus clivées socialement : cette même année, les enfants de cadres ne représentent que 31,7 % des étudiants dans les autres filières universitaires. Même dans les classes préparatoires aux grandes écoles ou dans les écoles de commerce, le taux d’étudiants enfants de cadres est inférieur à celui que l’on retrouve dans les études de médecine. La raison principale de ce clivage social tient aux spécificités de cette formation : particulièrement exigeante et longue, elle retarde d’autant l’indépendance financière des étudiants et se retrouve donc réservée à ceux dont les parents ont « les moyens ». Fournir aux étudiants en médecine une allocation d’autonomie dès la première année, pour la durée de leurs études, en échange d’un engagement de service public, serait une grande avancée. L’actuel contrat d’engagement de service public, ne pouvant être conclu qu’à partir de la quatrième année du cursus, ne permet pas de lever la barrière financière à l’entrée dans les études de médecine. Sur la base de ces éléments, il lui demande quelles mesures elle prévoit de mettre en place pour démocratiser les études de médecine et permettre à un plus grand nombre d’étudiants de les entreprendre avec succès.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5615</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès à la santé en Guadeloupe et dans les Îles du Sud
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1266. — 22 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’organisation générale du système de santé en Guadeloupe et plus spécialement dans les Îles du Sud, Désirade, Marie-Galante, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, qui subissent toutes les contraintes de la double insularité, voire de la triple insularité pour Terre-de-Bas. Les difficultés à se faire soigner correctement sont dues, entre autres, à l’éloignement, le manque voire l’absence de soignants et d’infrastructures sur place, le manque de transports et le prix. Rupture d’égalité, désert médical, non-respect du principe de continuité territoriale, les habitants des Îles du Sud se sentent maltraités, délaissés, en souffrance. La santé publique, le principe d’égalité et le respect des droits de l’Homme sont en cause. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en place en urgence et sur le long terme pour permettre aux concitoyens guadeloupéens de la Désirade, Marie-Galante et des Saintes de se faire soigner dans des conditions dignes et accessibles à tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5615</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La santé mentale à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1275. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les manquements du dispositif « Mon soutien psy » dans les départements dits d’outre-mer. Dans le cadre de la journée de la santé mentale, il est important de souligner que La Réunion est le département d’outre-mer à avoir le taux de suicide le plus élevé. Selon Ameli, depuis son lancement, 381 000 patients ont bénéficié de « Mon soutien psy ». La majorité des patients sont des femmes (70 %) et 11 % sont titulaires de la complémentaire santé solidaire. En d’autres termes, seuls 11 % des bénéficiaires ont la complémentaire santé solidaire (ex-CMU), alors que le dispositif a précisément été conçu pour permettre aux personnes en situation de précarité d’accéder à une prise en charge psychologique, trop coûteuse sans remboursement. Ils sont pourtant largement visés par le dispositif. En effet, même si les chiffres ne se déclinent pas pour les outre-mer, on comprend aisément que les personnes les plus précaires, dont font partie une majorité de la population des outre-mer et plus spécifiquement les habitants de La Réunion, ne font pas appel à ces dispositifs et n’en bénéficient pas et cela pour des raisons évidentes. Premièrement, les praticiens libéraux spécialisés (ophtalmologues, gynécologues, pédiatres, psychiatres, sages-femmes) sont bien moins nombreux que ceux de premier recours. Leur présence sur l’île est en outre bien plus réduite qu’en Hexagone. En particulier, seuls 4 psychiatres sont implantés pour 100 000 habitants (10 en Hexagone). De plus, si on observe le nombre de personnes qui jouissent du C2S (ex-CMU) à la Réunion, on voit qu’un peu plus d’un tiers de la population réunionnaise est concernée (et sont de facto ciblés par le dispositif « Mon soutien psy »). Signifiant que dans ce tiers de la population réunionnaise, seulement un petit échantillon de celui-ci fait partie du 11 % de la population nationale, ayant le C2S et utilisant le dispositif mis en place par l’État. Lorsqu’on sait que les personnes victimes de violences intrafamiliales et domestiques à La Réunion font partie des personnes les plus précaires, on comprend tout de suite que ce sont ces mêmes personnes qui ne bénéficient pas de ce dispositif. Il souhaiterait donc savoir quelle sera l’orientation des politiques publiques en matière de santé mentale pour La Réunion, déclarée grande cause nationale pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5615</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de personnel médical en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1278. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés liées au manque de personnel médical en Nouvelle-Calédonie. Depuis la crise de la covid-19, la Nouvelle-Calédonie est confrontée à une pénurie de personnels soignants de plus en plus préoccupante. Cette crise touche les hôpitaux publics, les cliniques, les centres médico-sociaux, les libéraux, différentes spécialités et ce, sur l’ensemble du territoire. Les habitants ont plusieurs fois manifesté leur inquiétude, une dizaine de centre médico-sociaux ont une permanence assurée par des infirmières et infirmier, faute de médecin, certaines spécialités sont fortement recherchées, des services entiers sont ralentis par le manque de personnels dédiés ou spécialisés, sur la Grande Terre comme dans les Loyautés. Par exemple, en décembre 2023, le centre hospitalier du Nord (CHN) à dû suspendre son service de radiologie faute de personnel. D’autres services du même centre tels que les activités de chimiothérapie, de blocs opératoires, de consultations externes, de biologie ont été menacés d’être suspendus. De plus, les récentes émeutes ont exacerbées ses manquements. Si des solutions temporaires « pansements » ont été adoptées par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et les provinces, il est important de trouver des solutions plus pérennes et à long terme afin d’apporter de la visibilité et de l’attractivité au système de santé calédonien. Il souhaiterait donc savoir quelles actions il compte engager pour pallier le manque de personnel médical.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5616</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>TEP-Scan - équipements médicaux en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1281. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les enjeux d’équipement en matériel médical lourd de la Nouvelle-Calédonie. Si de nouvelles techniques sont régulièrement développées et si la qualité des soins s’avère très proche de l’Hexagone, certaines pathologies nécessitent toujours des prises en charge requérant des services hautement spécialisés, n’étant pas disponibles sur le territoire. Les investigations de pointe, certaines techniques diagnostiques ou thérapeutiques (tel que le TEP-Scan), ne peuvent s’y effectuer, bien qu’elles soient rendues nécessaires. Ainsi, la Nouvelle-Calédonie se retrouve dans l’obligation de mettre en place un programme d’évacuations sanitaires (EVASAN) qui représente un impact financier considérable pour son système de santé. EVASAN représente en 2022, 42 millions d’euros de dépense. Ces dépenses sont en hausse de 18 % par rapport à l’année dernière et les conjonctures actuelles économiques laissent à penser qu’elles continueront d’augmenter. Alors que la Caisse de compensation des prestations familiales et des accidents du travail (CAFAT) est dans une logique de réduction des coûts pour faire face à la dette du régime unifié d’assurance maladie et maternité, réduire les dépenses des EVASAN contribuerait à une stabilisation de la situation. Doter la Nouvelle-Calédonie d’un TEP-Scan, est une proposition qui revient souvent sur la table. En effet les territoires de la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Polynésie Française sont équipés de TEP-Scan, pas la Nouvelle-Calédonie. Au-delà de réduire le coût des évacuations sanitaires, la présence d’un TEP-Scan sur le sol calédonien permettrait d’accroître l’attractivité médicale du territoire dans la zone. Il souhaiterait donc savoir quelles actions elle compte engager, ou a déjà engagées, pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5616</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Aggravation de la pauvreté chez les personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1288. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’aggravation de la pauvreté chez les personnes âgées en France, mise en lumière dans le rapport de l’association Les petits frères des pauvres, publié le lundi 30 septembre 2024. Ce rapport révèle que deux millions de seniors vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 1 216 euros par mois pour une personne seule. Ce chiffre est en constante augmentation, puisque désormais 10,6 % des personnes âgées de 65 à 74 ans sont concernées, contre 7,5 % en 2017, selon les chiffres de l’Insee. Les femmes sont particulièrement impactées en raison de carrières professionnelles plus souvent fragmentées, de travail à temps partiel plus fréquent et des conséquences économiques liées aux divorces ou séparations. La pauvreté touche également davantage les personnes vivant seules et s’accompagne d’un isolement social. Ainsi, 40 % des seniors renoncent à certaines activités sociales ou de loisirs, tandis que 31 % d’entre eux éprouvent des difficultés à payer les factures essentielles du quotidien. Il lui demande de bien vouloir préciser les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour lutter contre la pauvreté croissante des personnes âgées. Il l’appelle également à tout mettre en œuvre pour garantir aux aînés des montants de retraite décents, leur permettant ainsi de vivre à l’abri de la pauvreté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5616</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance du statut handicapé pour les personnes schizophrènes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1293. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la reconnaissance du statut d’handicapé pour les malades de schizophrénie. Aujourd’hui, cette maladie touche 1 % de la population. Elle apparaît, le plus souvent, entre 20 et 30 ans. L’enfance se passe correctement. C’est, dans la plupart des cas, seulement à la fin de l’adolescence que les premiers symptômes apparaissent. La schizophrénie est caractérisée par la psychose (perte du contact avec la réalité), la dé-sociabilisation, des pensées et paroles désorganisées, une impossibilité de faire aboutir quoique ce soit, du jugement, de la violence, etc. 1/3 des malades font une tentative de suicide à l’annonce du diagnostic. Selon les psychiatres, il s’agit de la maladie psychiatrique la plus grave et difficile à soigner du fait que les personnes touchées ne se rendent pas compte qu’elles sont malades ou ne veulent pas l’accepter. 2/3 des malades, faute de structures et de soutien social, sont et demeurent à la charge de leurs parents jusqu’au décès. Aussi, la majorité des patients atteints de schizophrénie n’est pas reconnue comme handicapée. En effet, pour être reconnus handicapés, il faut que les malades le demandent auprès de la MDPH en se présentant devant une commission. Étant dans le déni, les malades refusent dans la plupart des cas, d’engager les démarches. Ainsi, dès que le psychiatre pronostique une schizophrénie, il faudrait que les malades bénéficient systématiquement de la reconnaissance de ce handicap afin de permettre une prise en charge sociale spécifique et médicale obligatoire dans le cas où le déni s’est installé. Le statut d’handicapé devrait donc être accordé suite au diagnostic et non pas en fonction de la volonté des patients. L’obtention du statut d’handicapé permettrait aux familles en souffrance de bénéficier d’un accompagnement social spécifique et aux malades d’être autonomes. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement est prêt à aller dans ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5617</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Durée de vie des médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1296. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une problématique majeure touchant le système de santé français : la gestion des stocks de médicaments, en particulier face aux pénuries croissantes, au gaspillage des médicaments encore utilisables et aux profits colossaux réalisés par certains laboratoires pharmaceutiques, notamment en raison de pratiques contestables relatives à la durée de vie des médicaments. Depuis plusieurs années, la France connaît des pénuries récurrentes de médicaments, une situation qui n’a cessé de s’aggraver. Selon les dernières données disponibles, environ 3 000 médicaments sont actuellement en rupture de stock ou en tension d’approvisionnement. Cette situation n’est pas sans conséquence pour les patients, qui se retrouvent bien souvent dans l’incapacité de suivre correctement leurs traitements. Des médicaments essentiels, parfois vitaux, manquent cruellement dans les officines et hôpitaux français, exposant les patients à des risques graves pour leur santé. Les pénuries touchent particulièrement des traitements indispensables pour des pathologies graves comme le cancer, le diabète, ou encore l’épilepsie. Ces pénuries, en plus de fragiliser le système de soins, provoquent un sentiment de détresse et de colère chez les professionnels de santé, notamment les pharmaciens, qui se trouvent dans l’incapacité de répondre aux besoins de leurs patients. Comme le rappelle un article de BFM TV du 30 mai 2024, la situation est devenue « critique », les pharmaciens se trouvant souvent contraints de se tourner vers des alternatives, parfois moins efficaces, voire inexistantes, pour répondre aux demandes croissantes. Cette pénurie de médicaments, qui est une question de santé publique cruciale, met en lumière plusieurs dysfonctionnements au sein du système de distribution, de production et de régulation des médicaments. Il est urgent de revoir l’organisation de la chaîne de production pour prévenir les ruptures d’approvisionnement qui mettent en danger la vie de milliers de patients en France. Dans ce contexte de pénurie, un autre problème vient aggraver la situation : le gaspillage de médicaments encore utilisables. L’association UFC-Que Choisir a récemment dénoncé une pratique préoccupante : des quantités importantes de médicaments dits « périmés » sont systématiquement détruites, alors même qu’ils pourraient encore être utilisés. Selon l’association, ces médicaments restent souvent efficaces bien après la date de péremption indiquée sur leur emballage. En conséquence, des centaines de tonnes de médicaments sont jetées chaque année, créant une gabegie environnementale, économique et sanitaire inacceptable. Pour démontrer l’inefficacité des dates de péremption apposées par les laboratoires, UFC-Que Choisir a fait analyser des boîtes de paracétamol et d’ibuprofène censées être périmées depuis plusieurs années. Les résultats sont sans appel : dans 80 % des cas, les médicaments contiennent encore suffisamment de substances actives pour être efficaces. L’exemple le plus frappant est celui du paracétamol, prétendument périmé depuis 1992, mais qui contenait encore 100 % de la substance active. Cela montre bien que les dates de péremption imposées par les laboratoires ne sont pas toujours justifiées et ne reflètent pas la réalité de l’efficacité des médicaments. Dans certains cas, ces médicaments restent pleinement efficaces jusqu’à 30 ans après leur date de péremption initiale. Comment justifier la destruction de médicaments en bon état alors que les officines et les hôpitaux sont incapables de répondre à la demande ? Cette pratique contribue à l’aggravation des pénuries et participe à un cycle de gaspillage coûteux pour la société. Le coût de production et d’élimination de ces médicaments est élevé, sans parler de l’impact environnemental que représente leur élimination. Cette destruction massive aggrave les difficultés d’accès aux traitements pour les patients, notamment ceux vivant dans les zones rurales ou souffrant de maladies chroniques. Le gaspillage de médicaments est d’autant plus insupportable qu’il survient dans un contexte de tension extrême sur les stocks, une situation qui pourrait être évitée si des mesures concrètes étaient prises pour allonger la durée de vie des médicaments et repenser leur gestion dans les pharmacies et les hôpitaux. Par ailleurs, il est essentiel de souligner la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques dans cette situation. La question de la durée de vie des médicaments est au cœur du débat. De nombreuses études, soutenues par des organisations comme l’UFC-Que Choisir, montrent que les laboratoires raccourcissent artificiellement la date de péremption des médicaments pour inciter à leur renouvellement plus fréquent. Cette pratique, destinée à maximiser les profits, conduit à la destruction prématurée de médicaments encore efficaces, ce qui aggrave la crise des pénuries tout en favorisant un gaspillage scandaleux. Les laboratoires pharmaceutiques réalisent des marges considérables grâce à ce système, qui repose sur l’obsolescence programmée des médicaments. En imposant des dates de péremption raccourcies, ils s’assurent de vendre davantage de produits, au détriment des patients et des finances publiques. Ce mécanisme, qui profite exclusivement aux laboratoires, ne prend aucunement en compte les impératifs de santé publique ni les enjeux écologiques liés à la production et à l’élimination de ces produits. Cette stratégie commerciale pose également un problème éthique majeur : dans quelle mesure est-il acceptable que la santé des citoyens soit sacrifiée sur l’autel du profit ? La gestion actuelle des stocks de médicaments a des conséquences multiples. Sur le plan économique, le gaspillage de médicaments encore utilisables entraîne des coûts supplémentaires pour les collectivités et les patients, qui doivent racheter des médicaments souvent plus chers en raison de la tension sur les stocks. Ces coûts pourraient être largement évités si des solutions étaient mises en place pour prolonger la durée de vie des médicaments et réutiliser ceux qui sont encore valides. D’un point de vue environnemental, la destruction systématique de tonnes de médicaments pose également un problème majeur. La production de médicaments consomme énormément de ressources naturelles et énergétiques et leur élimination, souvent sous forme d’incinération, libère des substances nocives dans l’environnement. Dans un contexte de prise de conscience croissante des enjeux climatiques et de la nécessaire transition écologique, il est impératif de repenser ces pratiques destructrices pour la planète. Enfin, sur le plan sanitaire, la destruction de médicaments efficaces dans un contexte de pénurie mondiale de certains produits essentiels met directement en danger la santé de nombreux patients. Il est inacceptable qu’en France, un pays doté d’un système de santé parmi les plus avancés, des patients soient privés de traitements vitaux en raison de mauvaises pratiques de gestion et d’une recherche de profit à court terme par les laboratoires pharmaceutiques. Face à cette situation alarmante, Mme la députée demande à Mme la ministre de prendre des mesures urgentes pour mieux réguler la gestion des médicaments en France. Tout d’abord, il est essentiel de mettre en place un mécanisme de contrôle plus strict sur la durée de vie des médicaments, en s’appuyant sur des études scientifiques indépendantes pour évaluer leur réelle péremption. Cela permettrait de prolonger leur durée d’utilisation et de réduire le gaspillage. Par ailleurs, il est nécessaire de renforcer la production nationale de certains médicaments stratégiques pour réduire la dépendance aux importations et prévenir les pénuries. Une meilleure anticipation des besoins en médicaments et une régulation plus rigoureuse des stocks doivent également être mises en place, en concertation avec les professionnels de santé et les associations de patients. Enfin, elle demande au Gouvernement d’étudier de près les pratiques commerciales des laboratoires pharmaceutiques, notamment en ce qui concerne la fixation des dates de péremption et leur responsabilité dans le gaspillage des stocks. Des mesures doivent être prises pour encadrer ces pratiques et faire en sorte que la priorité soit donnée à la santé publique, plutôt qu’aux profits des industriels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5618</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Face aux déserts pharmaceutiques ruraux, il faut agir concrètement !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1297. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les licences d’exploitation de pharmacie. Si le nombre global de pharmaciens reste relativement stable depuis 2016, la démographie de la profession cache d’importantes disparités. Ainsi, le nombre de pharmaciens titulaires d’officines inscrits à l’Ordre a baissé de près de 11 % en dix ans. Le nombre de pharmacies diminue ainsi d’année en année. En 2023, 248 officines ont cessé leur activité, soit une hausse de 17,5 % par rapport à l’année précédente. En Saône-et-Loire, ce sont 15 pharmacies qui ont été fermées en moins de 20 ans (période du 31 décembre 2004 au 11 septembre 2023) faisant figurer le département dans la liste des départements avec la Loire et le Jura qui ont le plus perdu d’officines. Le réseau officinal se meurt et avec les déserts médicaux ce sont de véritables déserts pharmaceutiques que subissent les Français habitants le plus souvent dans des communes rurales. Avec la disparition du pharmacien, c’est en réalité le dernier professionnel de santé accessible qui quitte le village, altérant encore un peu plus les difficultés d’accès aux soins. Malgré la simplification offerte par le décret d’application de juillet 2024 qui assouplit les conditions d’installation des pharmacies dans des communes de moins de 2500 habitants. Les critères restrictifs retenus privent encore de pharmaciens trop de communes ou ensembles de communes dans la mesure où elle ne remplissement pas la condition d’avoir un centre commercial ou encore une maison de santé à proximité. Manifestement et malgré des modifications réglementaires, des communes déjà fragilisées restent exclues d’accès aux médicaments et aux soins. Aussi, les modalités de restitution de licence à l’Agence régionale de santé des pharmacies existantes et dont les praticiens trouvent repreneur avec difficultés doivent retenir toute l’attention afin de ne pas aggraver encore la situation sanitaire. En effet, les cas se succèdent comme à l’Issy-l’Evêque (Saône-et-Loire) où des communes perdent leurs licences faute d’une reprise dans les délais. Il lui demande si elle envisage de donner des instructions à ses services afin que des décisions administratives trop hâtives ne privent pas définitivement tout un territoire et ses habitants d’une pharmacie. La santé et l’égal accès aux soins doivent être assurés à l’ensemble des compatriotes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5619</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de Ventoline
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1298. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les pénuries de médicaments et notamment celles touchant la Ventoline, dont la disponibilité est essentielle pour de nombreux patients souffrant de maladies respiratoires chroniques. Cette situation met en lumière les fragilités du système de santé français et pose des questions cruciales sur la sécurité sanitaire nationale. Depuis plusieurs mois, la France fait face à une situation préoccupante de ruptures de stock de médicaments. La pénurie de la Ventoline, un bronchodilatateur indispensable pour des millions de patients asthmatiques et atteints de maladies respiratoires chroniques, est particulièrement inquiétante. Ce médicament permet de soulager rapidement les crises d’asthme et de garantir une respiration normale pour de nombreuses personnes. Toute interruption de son approvisionnement entraîne un risque accru de complications pour les patients, pouvant aller jusqu’à des hospitalisations d’urgence en cas de crise sévère. Les pharmaciens rapportent des difficultés croissantes à s’approvisionner en Ventoline, obligeant les patients à multiplier les démarches pour trouver une pharmacie disposant de ce traitement. Certains patients n’ont pas d’autre choix que de se rendre dans plusieurs officines avant de pouvoir obtenir leur médicament et dans certains cas, ils doivent s’en passer temporairement, mettant leur santé en danger. Cette situation crée une véritable angoisse pour les familles concernées, qui s’inquiètent de la disponibilité future de ce traitement. Bien que la Ventoline ait récemment fait l’objet de nombreuses alertes, elle n’est malheureusement pas le seul médicament à subir des ruptures de stock. D’autres médicaments, tels que les antibiotiques comme l’amoxicilline, des antidiabétiques, ainsi que divers traitements pour des pathologies chroniques, connaissent des tensions d’approvisionnement récurrentes. Ces pénuries généralisées impactent directement la prise en charge des patients, fragilisant ainsi leur état de santé et rendant difficile la continuité des soins. Les causes de ces pénuries sont multiples. Elles sont en partie attribuables à une dépendance accrue de la France aux chaînes de production internationales, avec des principes actifs souvent produits en dehors de l’Union européenne. À cela s’ajoutent des hausses de la demande mondiale, des difficultés de production liées à des crises géopolitiques, ainsi que des problèmes de logistique et de distribution. Cette situation met en lumière la vulnérabilité du système de santé français, qui se retrouve démuni face aux fluctuations de l’offre mondiale de médicaments. La pénurie de la Ventoline est un exemple frappant de ce que peut signifier l’absence de médicaments critiques pour des patients chroniques. Les asthmatiques, particulièrement les enfants et les personnes âgées, sont les premières victimes de ces ruptures, car ils dépendent quotidiennement de leur traitement pour gérer leur respiration et prévenir les crises. Une crise d’asthme non traitée peut rapidement dégénérer et nécessiter une intervention médicale d’urgence, ce qui augmente la pression sur les services hospitaliers déjà sous tension. La situation actuelle soulève donc des questions cruciales sur la capacité de la France à sécuriser l’accès aux traitements pour les patients les plus vulnérables. En dépit des alertes répétées des professionnels de santé, des associations de patients et des pharmaciens, les mesures pour remédier à ces ruptures semblent encore insuffisantes. L’absence de solutions à court terme pour garantir la disponibilité de la Ventoline met en lumière les limites de la stratégie actuelle et appelle une réponse rapide et adaptée des pouvoirs publics. Face à cette situation critique, il est indispensable que le Gouvernement prenne des mesures pour renforcer la sécurisation de l’approvisionnement en Ventoline, mais aussi pour prévenir les pénuries d’autres médicaments essentiels. Cela pourrait passer par plusieurs actions prioritaires : renforcer les stocks stratégiques de médicaments et mettre en place des stocks tampons de médicaments essentiels, comme la Ventoline, au niveau national afin de pallier les ruptures temporaires de la chaîne d’approvisionnement. Relocaliser la production de certains médicaments en France ou en Europe : encourager, par des mesures incitatives, la production de principes actifs et de médicaments sur le territoire français ou européen pour limiter la dépendance aux importations extra-européennes. Améliorer la transparence des stocks et des prévisions de pénurie : assurer une meilleure communication entre les laboratoires, les autorités de santé et les professionnels de santé pour anticiper les tensions sur les stocks et éviter que les patients ne se retrouvent sans traitement. Soutenir la recherche sur des alternatives thérapeutiques : investir dans le développement de solutions alternatives pour les patients asthmatiques, afin de diversifier les options thérapeutiques disponibles sur le marché et réduire la dépendance à un nombre limité de produits. Au vu de ces éléments, quelles mesures le Gouvernement entend-il prendre pour garantir la disponibilité de la Ventoline sur l’ensemble du territoire national ? Quelles actions Mme la ministre envisage-t-elle pour anticiper et éviter les ruptures de stock, ainsi que les mesures concrètes pour relocaliser la production de certains médicaments stratégiques en France ? Quels dispositifs de suivi et d’alerte seront mis en place pour garantir aux patients un accès continu à leurs traitements et ainsi éviter les situations dramatiques que pourrait provoquer une pénurie ? Il faut une réponse à la hauteur de cette crise sanitaire qui touche des milliers de Français souffrant de maladies respiratoires et chroniques. Dans un contexte où les ruptures de stock de médicaments deviennent de plus en plus fréquentes, il est essentiel de garantir la sécurité d’approvisionnement pour ces traitements vitaux et de ne pas laisser les patients face à l’incertitude. Par ailleurs, Mme la députée tient à souligner que, même si pour le moment les pharmacies sont approvisionnées en insuline, produit indispensable pour la survie des diabétiques de type 1, il semble que ce médicament soit en tension et qu’une pénurie pourrait se profiler. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre en amont pour éviter cette pénurie d’insuline et garantir ainsi la continuité des soins pour les diabétiques de type 1.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5620</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation des recours aux prothèses dentaires importées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1314. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’augmentation des recours aux prothèses dentaires importées, la concurrence déloyale pour les fabricants français, l’absence d’information et de traçabilité. Depuis la signature de la convention dentaire pour la période 2019-2024, les fabricants français de prothèses dentaires constatent une forte hausse des importations en provenance de Chine, de Turquie ou encore de Madagascar. Le premier importateur de prothèses chinoises a vu son chiffre d’affaires doubler en 2021. Outre l’impact environnemental considérable de ces importations, ces dernières contribuent à une concurrence déloyale à l’encontre des prothèses dentaires fabriquées en France, ces produits n’étant pas soumis aux taxes douanières. Le tarif des prothèses importées étant particulièrement attractif, les prothésistes dentaires français peinent à rivaliser. Plusieurs entreprises françaises ont malheureusement déjà fermé. La Cour des comptes, dans son rapport « La réforme du 100 % santé » de juillet 2022, a statué sur le peu de visibilité octroyée aux patients s’agissant de l’origine, du prix d’achat et de la traçabilité des prothèses importées. Il souhaite savoir comment le Gouvernement entend agir pour remédier à cette situation de concurrence déloyale envers les fabricants de prothèses dentaires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5620</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1315. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes des biologistes médicaux quant à la baisse du remboursement des examens en biologie médicale, suite à la décision unilatérale de l’assurance maladie. Alors que la biologie médicale française joue un rôle central dans le système de soins, cette décision aura des conséquences négatives sur l’organisation des laboratoires, sur la prise en charge des patients et plus largement sur l’offre de soins. La profession, bien que consciente des contraintes budgétaires, demande une répartition équitable de la charge d’augmentation des examens. Aussi, il lui demande quelle réponse elle entend apporter à ces légitimes préoccupations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5620</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice de la profession d’orthophoniste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1316. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions d’exercice de la profession d’orthophoniste. En 2013, l’instauration d’une formation initiale d’une durée 5 ans après le baccalauréat, permettant l’obtention d’un niveau de master, a fait espérer aux orthophonistes une meilleure reconnaissance de leur métier. Or, onze ans plus tard, leurs attentes légitimes demeurent. En effet, malgré une durée d’études équivalente à celle d’autres professions de santé, leurs revenus moyens sont parmi les plus bas du secteur médical. Les orthophonistes sont ainsi dans l’attente de revalorisations salariales afin de renforcer l’attractivité de leur profession essentielle à la prise en charge de nombreux troubles du langage, de l’attention ou de la communication. Le revenu médian d’un orthophoniste salarié en début de carrière se situe autour de 1 600 euros mensuels tandis que celui d’un professionnel libéral ne dépasse pas 2 400 euros. Après des années de gel, le tarif de l’acte médical d’orthophonie (AMO) a été réévalué de 10 centimes pour chacun des actes en janvier denier. Pourtant, cela ne suffit pas à enrayer la tension forte qui existe sur cette profession. Dans certains territoires, il faut parfois plus d’un an d’attente pour obtenir un rendez-vous. Leur champ de compétence s’étendant sur un public extrêmement large, allant des troubles du neuro-développement chez l’enfant en bas âge aux troubles neuro-dégénératifs chez les personnes âgées, les 24 000 orthophonistes que compte le pays ne parviennent pas à absorber l’augmentation de la demande. Le vieillissement de la population ne fait qu’aggraver ce phénomène. C’est pourquoi M. le député estime qu’il est urgent de répondre aux difficultés de la profession. Plusieurs propositions ont été faites en ce sens. La possibilité de solliciter un orthophoniste dans le cadre de la télé-expertise, la possibilité pour les orthophonistes de renouveler des prescriptions pour les patients atteints d’une affection de longue durée, ou encore de prescrire des substituts nicotiniques, permettraient de répondre en partie au besoin de reconnaissance de ces praticiens. De même, alors que 97 % des orthophonistes en France sont des femmes, le versement d’une aide financière complémentaire pour cause de maternité ou paternité, sur le modèle de ce qui existe pour les médecins, serait un moyen efficace de renforcer l’attractivité de l’exercice libéral de cette profession. Enfin, les orthophonistes souhaitent que les indus en cas de double prise en charge soient réclamés et supportés par les établissements ou services sociaux ou médico-sociaux et non par eux-mêmes. C’est pour toutes ces raisons qu’il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour revaloriser la profession d’orthophoniste, améliorer ses conditions d’exercice et prévoir une augmentation de leur nombre afin de répondre aux besoins croissants de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5621</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Décrets et arrêtés des infirmiers en pratique avancée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1317. — 22 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers et infirmières en pratique avancée (IPA) en France. Depuis la promulgation de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023, visant à améliorer l’accès aux soins grâce à la confiance accordée aux professionnels de santé, dite « loi Rist 2 », ces professionnels sont dans l’attente des décrets et arrêtés nécessaires pour exercer pleinement leurs fonctions et contribuer à l’amélioration de l’accès aux soins, notamment dans les territoires les plus touchés par la pénurie médicale. M. Frédéric Valletoux, ancien ministre délégué à la santé, avait promis, dans une tribune du 14 avril 2024, la publication de ces textes avant l’été. Le travail a été accompli et la collaboration entre le syndicat des infirmiers en pratique avancée (UNIPA) et les autorités compétentes a été constructive et productive. Cependant, les textes sont toujours en attente d’envoi au Conseil d’État, retardant la mise en œuvre de cette mesure cruciale. Il est urgent d’agir pour que les patients puissent bénéficier de soins adaptés dans les meilleurs délais. La loi ainsi que les décrets et arrêtés attendus ont reçu le soutien de plusieurs acteurs, dont France Assos santé et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité. Il sollicite ainsi son intervention pour accélérer ce processus, particulièrement dans les territoires où l’accès aux soins est le plus précaire et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5621</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Définition du cursus de formation des assistants dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1318. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la définition du cursus de formation des assistants dentaires qualifiés de niveau 2 (ADQ2). La loi dite « Rist 2 » du 19 mai 2023 visant à faciliter l’accès aux soins en renforçant la confiance dans les professionnels de santé prévoit la création de nouveaux postes d’assistants dentaires de niveau 2. Elle a pour objectifs de libérer du temps d’exercice aux chirurgiens-dentistes dans leur pratique quotidienne et in fine d’améliorer les conditions de prise en charge et de soins des patients. Cette loi donne également des perspectives d’évolution de carrière aux assistants dentaires. Traduisant un réel besoin du secteur dentaire et soutenue par le syndicat professionnel Chirurgiens-dentistes de France, cette loi permettrait à des assistants dentaires de niveau 1, titulaires d’un diplôme de niveau 4 (équivalent baccalauréat, selon le système de classification des diplômes), après avoir suivi 357 heures de cours théoriques et 1 535 heures de pratique en cabinet, de pratiquer de nouvelles tâches en bouche, des radiographies et des procédures techniques comme le détartrage. La formation et les apprentissages dispensés devraient alors correspondre à un niveau 5, soit l’équivalent d’un bac + 2. Or, en décembre 2023, lors d’une réunion organisée par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), il semblerait, finalement, que la formation ne correspondrait qu’à un diplôme de niveau 4, empêchant la réalisation de certains actes cliniques qui nécessitent une formation de niveau 5. L’ambition portée par la loi se voit donc limitée. Il lui demande donc ce que le Gouvernement envisage pour rétablir une formation de niveau 5 qui permettrait à la fois de valoriser le métier d’assistant dentaire et de répondre aux attentes des patients et des professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5622</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Liste de prescription stricte des sages-femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1319. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question de la liste de prescription stricte des sages-femmes. Depuis de nombreuses années, les sages-femmes accompagnent les futures mères tout au long de la grossesse jusqu’à l’accouchement, ce qui fait de leur profession un élément essentiel du bien-être des concitoyennes. Cependant, de nombreux professionnels et professionnelles signalent un dysfonctionnement lié à la liste de prescription stricte des sages-femmes, mentionnée à l’article L. 4151-4 du code de la santé publique, établie à une époque où le cursus ne durait que trois ans. À partir de la rentrée 2024, les étudiants devront désormais valider un cursus de six ans pour obtenir le doctorat en maïeutique. Pourtant, aucune compétence supplémentaire n’est obtenue et la liste de prescription continue à limiter les capacités d’action des sages-femmes, car celle-ci tarde à être actualisée, par décret, à chaque avancée médicale. À titre d’exemple, en 2023, le nouveau Beyfortus, destiné aux nourrissons, a permis d’éviter environ 5 800 hospitalisations en période d’épidémie. Cependant, dans les maternités normandes, le Beyfortus n’était pas délivré, nécessitant une prescription en ville par un médecin généraliste. Cela a compliqué l’accès des parents au vaccin, impliquant des difficultés à obtenir un rendez-vous et l’avance de frais de 400 euros, en attendant que la mutuelle rembourse les frais liés à l’administration du vaccin. Par ailleurs, le nouveau vaccin Abrysvo, apparu en septembre 2024, agit contre le VRS, le virus responsable de la bronchiolite. Ce vaccin permet de protéger les nourrissons en vaccinant directement la femme enceinte au 8e mois de grossesse et est très attendu par les sages-femmes. Malheureusement, malgré l’intervention de l’Ordre des sages-femmes et des représentants syndicaux, les sages-femmes ne sont pas autorisées à administrer ce vaccin aux femmes enceintes, bien qu’elles les suivent mensuellement durant leur grossesse, sans que celles-ci ne voient jamais un médecin pendant ces neuf mois. Cette restriction entraînera une perte de temps pour les futurs parents ainsi qu’un coût supplémentaire pour la sécurité sociale, tant au niveau local que national. Ainsi, il lui demande quelles sont les marges de manœuvre envisageables pour renforcer la reconnaissance de la profession de sage-femme et améliorer la prise en charge des femmes enceintes et en post-partum, notamment en abrogeant la liste de prescription restrictive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5622</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie des puéricultrices et puériculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1320. — 22 octobre 2024. — Mme Marianne Maximi interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers et infirmières puéricultrices. Les infirmiers et infirmières puéricultrices jouent un rôle crucial dans le système de soins et le bien-être des enfants. Ils assurent un suivi régulier du développement des nourrissons et des jeunes enfants, tout en soutenant et en conseillant les parents dans leur rôle éducatif. Leur expertise est essentielle pour prévenir et dépister les troubles qui peuvent toucher les jeunes enfants. Malheureusement, comme dans de nombreuses professions liées à la petite enfance, la surcharge et les mauvaises conditions de travail ont pour conséquence une pénurie de puériculteurs et puéricultrices. Ainsi, malgré la mise en place dans les crèches du référent santé et accueil inclusif en janvier 2023, les infirmiers et infirmières puéricultrices sont encore trop peu nombreux. Au sein des PMI, les actes de prévention des puériculteurs et puéricultrices ne sont pas valorisés malgré les préconisations du rapport n° 4307 du 1er juillet 2021 des députées Bénédicte Pételle et Michèle Peyron. Enfin, dans les urgences pédiatriques et la pédopsychiatrie, la surcharge de travail et un traitement indiciaire qui ne reconnaît pas leur spécialisation sont d’autres facteurs alimentant la pénurie d’infirmiers et infirmières puéricultrices et les conséquences que celle-ci a sur la jeunesse. L’attractivité du métier passe par une meilleure reconnaissance des missions des puéricultrices, mais également par une refonte de la formation avec les professionnels du secteur. Le programme de formation des infirmières puéricultrices et infirmiers puériculteurs diplômés d’État n’a pas été mis à jour depuis 1983 alors même que les besoins en santé infantile ont évolué au regard des avancées médicales. En mai 2024, lors des Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant, les professionnels ont exprimé auprès du ministère la nécessité d’une réingénierie de la formation de spécialisation en puériculture pour que celle-ci soit sanctionnée d’un grade master tout en y développant la pratique avancée. Le dialogue entamé au printemps 2024 entre le ministère et les professionnels doit désormais reprendre. Ainsi, elle souhaite savoir si elle entend prendre des mesures permettant de revaloriser la profession d’infirmiers puériculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5623</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie d’infirmières libérales : rémunérations faible, zones rurales en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1321. — 22 octobre 2024. — M. Arnaud Sanvert alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique liée au manque d’infirmières libérales en France. En dépit de quelques revalorisations récentes, les infirmières libérales continuent de dénoncer des rémunérations insuffisantes. Les augmentations introduites, bien qu’appréciées, sont jugées insuffisantes face à la charge de travail croissante que supportent les infirmières libérales. Le salaire net moyen d’une infirmière libérale en France varie. Cependant, avec un salaire moyen de 2 920 euros pour une infirmière libérale à temps plein, la profession reste moins bien rémunérée que dans certains pays voisins comme la Belgique ou le Luxembourg, où les salaires sont plus attractifs. Le niveau de vie des infirmières libérales reste faible par rapport à la moyenne nationale, en dépit de leurs responsabilités croissantes et d’une charge de travail pouvant atteindre jusqu’à 60 heures de travail par semaine. Cela inclut non seulement les soins aux patients, mais également la gestion administrative de leur cabinet. En parallèle, la dernière revalorisation du tarif kilométrique des infirmières libérales en France remonte à 2020. En 2024, une revalorisation des indemnités forfaitaires de déplacement (IFD) a été actée, portant leur montant de 2,50 euros à 2,75 euros, soit une augmentation de 10 % destinée à compenser partiellement la hausse des coûts de carburant. Cependant, ce tarif est jugé insuffisant par les infirmières pour couvrir l’ensemble de leurs frais de déplacement, notamment face à l’augmentation constante du prix des carburants. Les infirmières réclament une réévaluation plus significative des indemnités kilométriques et la révision des plafonds imposés à partir de 300 kilomètres parcourus par jour, un plafond qui les pénalise particulièrement en zone rurale. Ces ajustements sont jugés essentiels pour garantir la viabilité financière de leur activité et pour assurer une égalité dans l’accès aux soins, surtout dans les régions sous-desservies. La pression est d’autant plus forte dans les zones rurales, où la pénurie d’infirmières est particulièrement marquée, avec 53 % des infirmières libérales exerçant dans ces zones. Cette situation a un impact direct sur la qualité et la disponibilité des soins dans ces territoires. En 2024, malgré une augmentation du nombre d’infirmières libérales en activité, qui atteint environ 135 000, le déficit reste préoccupant. Ce manque touche environ 24 000 patients en situation de grande difficulté, particulièrement dans les zones dites « sous-dotées ». Ce déficit affecte gravement les conditions de travail des infirmières en place, avec près de 42 % d’entre elles signalant des symptômes d’épuisement professionnel (dépression) et 30 % envisageant de quitter la profession dans les cinq prochaines années. De plus, malgré les efforts pour augmenter l’offre de formation et la création de passerelles, comme celle mise en place pour les aides-soignants souhaitant devenir infirmiers en 2024, ces initiatives peinent à combler les besoins croissants en personnel dans le secteur, en particulier dans les zones rurales. Face à ce constat alarmant, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer la rémunération, les conditions de travail et la reconnaissance des infirmières libérales, ainsi que pour lutter contre la pénurie croissante de professionnels de santé dans les zones rurales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5623</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance du statut des perfusionnistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1322. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la reconnaissance du statut des perfusionnistes et sur la nécessité d’harmoniser leur parcours de formation. Depuis le décret n° 2006-78 du 24 janvier 2006 du code de la santé publique, une chirurgie cardiaque ne peut être réalisée en l’absence d’un perfusionniste, personnel soignant expérimenté en circulation sanguine extracorporelle. Bien qu’il soit peu connu, le métier de perfusionniste est indispensable au bon fonctionnement des services de cardiologie et à la réalisation de certaines interventions de chirurgie cardiaque, notamment dans le cas de réanimation et d’opération à cœur ouvert. Aujourd’hui, ce sont environ 300 perfusionnistes en exercice pour plus de 39 000 patients nécessitant une prise en charge, traduisant une pénurie évidente au sein de la profession. S’il faut évidemment détenir un diplôme d’État d’infirmier pour exercer comme perfusionniste, l’accréditation de « praticien CEC » (circulation extracorporelle) s’obtient toutefois à la suite d’une formation et de stages dispensés en service de chirurgie cardiaque. Il ne s’agit donc pas d’une formation uniformisée sur l’ensemble du territoire mais plutôt d’un compagnonnage entre praticiens au sein d’un service. Par ailleurs, les perfusionnistes étant rattachés à l’Ordre des infirmiers, ils ne disposent pas d’un statut juridique particulier reconnaissant les spécificités de leur métier. Il lui demande si le Gouvernement envisage la reconnaissance à part entière des perfusionnistes et s’il entend harmoniser leur formation sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5624</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Régularisation des praticiens diplômés hors de l’Union européenne (PADHUE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1323. — 22 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’urgence absolue que constitue la régularisation des praticiens diplômés hors de l’Union européenne (PADHUE). Contrairement aux déclarations du Président de la République en janvier 2024 concernant la régularisation d’un certain nombre de PADHUE, l’extinction du statut de praticien attaché associé en décembre 2023 a conduit les 2 500 PADHUE non-lauréats de l’épreuve de vérification des connaissances dans une situation de précarité immense. En effet, l’extinction des statuts les a forcés à régresser vers des « autorisations temporaires d’exercice » de 13 mois fournies par les agences régionales de santé (ARS). Faute de statut spécifique, les établissements employeurs ont alors proposé à ces médecins des statuts étudiants tels que « faisant fonction d’interne » ou « stagiaire associé », ce qui ne leur offre accès ni aux cotisations chômage et retraite, ni au droit au séjour. En conséquence, nombreux sont les praticiens ayant dû quitter le territoire, leur départ mettant en grande difficulté les services dans lesquels ils exerçaient jusqu’alors. Le ministre démissionnaire, M. Valletoux, avait alors émis l’hypothèse d’un statut temporaire pour les PADHUE, pour lequel les décrets ne sont pas parus à ce jour. La problématique des PADHUE est plus que jamais d’actualité : le rapport publié par le SAMU - Urgences de France le 16 septembre 2024 dresse un constat alarmant et met en lumière l’ampleur de la crise des structures d’urgences. On y apprend ainsi que, durant l’été 2024, 202 services d’urgence (soit 61 % des services sondés) et 174 SMUR ont fermé au moins une ligne médicale et plus de 1 500 lits supplémentaires ont été fermés, en plus des fermetures estivales déjà prévues, faute de personnels. Il semble pour le moins incongru de se priver volontairement, faute de régularisation, du concours de praticiens qualifiés et souhaitant travailler dans les structures hospitalières françaises. Compte tenu de ces éléments, il l’interroge sur les actions concrètes et immédiates qu’elle compte prendre pour permettre aux praticiens diplômés hors de l’Union européenne d’exercer dans des conditions dignes et avec un statut protecteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5624</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions inéquitables d’accès au complément de traitement indiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1326. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Errante attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions inéquitables rencontrées par les agents des services supports des établissements médico-sociaux, notamment ceux des structures EPISEAH et ESTHI. En effet, les agents des services supports travaillant dans le secteur associatif à but non lucratif ont bénéficié de l’octroi du complément de traitement indiciaire (CTI) en juillet 2024, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Toutefois, il subsiste une exception significative : environ 3 000 agents de services supports rattachés à la fonction publique hospitalière au niveau national n’ont toujours pas accès à ce complément. Ces agents expriment leur incompréhension face à cette disparité de traitement au sein de la même fonction publique. La situation leur paraît d’autant plus inacceptable qu’ils occupent des emplois situés aux échelons les plus bas des grilles indiciaires et qu’ils exercent les mêmes fonctions que leurs collègues du secteur associatif, qui, eux, bénéficient du CTI. Cette inégalité crée un sentiment de frustration et de marginalisation chez les agents concernés, qui estiment mériter le même traitement pour les mêmes tâches. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’elle entend prendre pour rétablir l’équité et accorder à ces agents le complément de traitement indiciaire, au même titre que leurs collègues du secteur associatif et des autres branches de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5624</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>ALD et cotisations retraite des salariés du secteur privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1334. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’impact d’une affection de longue durée (ALD) sur les cotisations retraite d’un salarié du secteur privé. En 2021, en France, 12 millions de patients souffraient d’une maladie chronique reconnue dans le cadre du dispositif d’affection de longue durée. Un salarié du secteur privé qui se trouve en arrêt maladie lié à une affection de longue durée bénéficie d’un trimestre validé comme « assimilé » pour une chaque période de 60 jours, donnant droit à des indemnités journalières pour maladie, dans la limite de 4 trimestres par année. Les trimestres qui comprennent un arrêt maladie longue durée sont donc bien comptabilisés dans le calcul de la retraite. Si le trimestre incluant un arrêt longue maladie est validé, les indemnités journalières ne sont en revanche pas prises en compte dans le calcul du salaire annuel moyen pour les salariés relevant du régime général ou les indépendants. Le salaire annuel retenu, en cas d’arrêt de travail prolongé, sera donc inférieur. Par conséquent, un ou plusieurs arrêts de travail liés à une affection de longue durée peuvent impacter le montant de la retraite de base s’ils interviennent durant les années où les revenus du salarié sont les plus élevés, car ces années ne seront pas prises en compte. La situation est différente pour un fonctionnaire pour lequel le temps passé en congé de longue maladie est sans effet sur sa retraite. Malgré une convergence récente, les règles des régimes de retraite publics et privés divergent encore sur certains points. Cela peut conduire à des interrogations sur l’équité de traitement entre les assurés, alors que c’est l’un des objectifs du système de retraite. On peut considérer que cette situation constitue une double peine pour les salariés du privé dont la vie professionnelle a été impactée par la maladie puisque leur retraite en subit encore les effets financiers négatifs. C’est pourquoi il lui demande si des évolutions législatives ou règlementaires sont envisageables afin de réduire cette inégalité qui touche chaque année plus de retraités, du fait du vieillissement de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5625</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retraites des conjoints collaborateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1337. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut de conjoint collaborateur. Ce statut est aujourd’hui réservé à l’époux, au partenaire de PACS ou au concubin du chef d’entreprise, non associé et exerçant une activité professionnelle régulière dans l’entreprise sans percevoir de rémunération. Or, depuis le 1er janvier 2022, ce statut est transitoire pour une durée de 5 ans et la réforme des retraites a compliqué la situation pour de nombreux conjoints collaborateurs qui ne savent pas comment faire pour valider leurs derniers trimestres. Cette décision pénalise notamment de nombreux conjoints de petits commerçants et des femmes d’agriculteurs qui ne peuvent plus bénéficier de ce statut au bout de 5 ans, ce qui les impacte au moment de prendre leur retraite, alors qu’elles continuent bien souvent à s’impliquer dans l’exploitation de leur mari. Il lui demande s’il serait possible d’augmenter la durée du statut de conjoint collaborateur pour que ceux qui bénéficient de ce dernier ne soient pas impactés par la réforme des retraites et ne se retrouvent donc pas face à des difficultés pour valider leurs derniers trimestres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5625</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement du don du sang
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1340. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance vitale du don de sang en France et la nécessité absolue d’assurer son financement. Le précédent gouvernement avait diligenté début 2023 une mission IGAS-IGF afin de faire un état des lieux de la filière sang et plasma. Les conclusions de cette mission ont souligné l’absence de financement constant pour l’activité de service public de la santé de l’Établissement français du sang. Sur la base de ce constat, il a été décidé, dans le cadre de la LFSS 2024, du principe d’une subvention pérenne de l’assurance maladie. Celle-ci doit être discutée annuellement dans le cadre du PLFSS. Pour 2024, elle a été fixée à 100 millions d’euros, ce qui représente environ 9 % des recettes de l’EFS. S’il s’agit d’un effort conséquent dans cette période de difficultés budgétaires, il convient pour autant de rappeler le rôle capital, à tous les niveaux, que représente le modèle transfusionnel public français à travers son opérateur public qu’est l’EFS. Outre la collecte et la distribution du sang aux établissements de santé, l’EFS assure, grâce à son très haut niveau de vigilance, une sécurité optimale des produits sanguins délivrés. La qualité et les connaissances de son personnel lui permettent d’assurer un conseil transfusionnel total aux praticiens hospitaliers, évitant ainsi de nombreux coûts additionnels aux caisses d’assurance maladie. Avec 5 plateformes de production, l’EFS est le premier producteur de médicaments de thérapie innovante (MTI) permettant aux équipes de recherche de pratiquer des essais cliniques de phase 1 (tolérance) et 2 (efficacité) sur le plan national. Il est, en outre, avec son partenaire le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, le vecteur majeur du renforcement de la souveraineté sanitaire pour les médicaments dérivés du plasma, parmi lesquels les immunoglobulines, qui permettent de traiter de très nombreuses pathologies et sont vitales pour 500 000 patients en France. Cette volonté se traduit par une forte augmentation de la collecte de plasma, visant un volume de 1,4 million en 2028, qui va nécessiter des investissements importants. Avec les bénévoles de la FFDSB, l’organisation de dizaines de milliers de collectes sur l’ensemble du territoire représente un vecteur de renforcement de la vie sociale et de l’intégration. Pour nombre de villages ruraux, la collecte de sang représente un point de rencontre et d’échange. Depuis plus de 75 ans, aucun malade n’a manqué de sang en France, y compris durant la période covid. Ce succès est l’œuvre d’un modèle éthique dont le socle est le partenariat entre l’opérateur public qu’est l’EFS et les centaines de milliers de bénévoles de la FFDSB. Quelle que soit leur sensibilité politique, l’ensemble des élus ont toujours soutenu ce trésor national. Il est donc primordial que chaque personne vivant en France puisse donner son sang afin qu’un million de patients disposent, en tout temps, tout lieu et quelles que soient leurs possibilités financières, des produits sanguins dont ils ont besoin. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont ses intentions pour assurer le financement du don de sang en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5626</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Améliorer la prise en charge psychologique périnatale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1342. — 22 octobre 2024. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de mieux prendre en charge les troubles psychiques périnataux. Grâce à la médecine moderne, les complications physiques liées à l’accouchement sont devenues de plus en plus rares. Cependant, d’autres complications peuvent survenir, notamment celles liées à la santé mentale des jeunes mères. Deux mois après leur accouchement, environ 1 femme sur 4 souffre de symptômes importants d’anxiété, 1 sur 6 de dépression post-partum et 1 sur 20 a déjà ressenti des idées suicidaires. Ces chiffres sont alarmants et démontrent également le manque de prise en charge psychologique dans un moment sensible de leur vie. Les conséquences à long terme sont par ailleurs considérables. Près de 50 % des femmes ayant souffert de dépression périnatale risquent de devoir, par la suite, faire face à une récidive dépressive. De plus, les filles dont la mère a été touchée par une dépression en post-partum sont plus enclines à se retrouver elles-mêmes dans cette situation après leur accouchement. Pour prévenir cette dégradation de leur santé mentale, il est important de réduire l’isolement des jeunes femmes dans cette période sensible de leur vie. Les professionnels de santé doivent être mieux formés à la détection des signes avant-coureurs d’anxiété et de dépression périnatale, mais également à leur prise en charge. Il est également essentiel que l’autre parent puisse être présent en soutien, ce qui passe notamment par l’allongement du congé de coparentalité. Enfin, le grand public doit être d’autant plus sensibilisé à cette cause, notamment dans le monde du travail, afin de la déstigmatiser et de lever les tabous. Dans le cadre de la santé mentale comme grande cause nationale en 2025, elle l’interroge sur ce qu’elle souhaite mettre en œuvre pour faire de la santé mentale périnatale une priorité nationale de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5626</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Communication sur la méthode Heimlich pour prévenir les décès par asphyxie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1343. — 22 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de la formation à la méthode Heimlich pour prévenir les décès par asphyxie. Bien que cette méthode fasse partie de la formation aux gestes de premier secours, chaque année, en France, environ 1 500 personnes succombent à des accidents d’étouffement, souvent dus à des obstructions des voies respiratoires par des corps étrangers. La méthode Heimlich, bien que simple et efficace, reste mal connue et sous-utilisée par la population. Ces drames pourraient être évités grâce à une intervention rapide et appropriée. Elle peut sauver des vies en seulement quelques secondes lorsqu’une personne est en train de s’étouffer. Le fait de rendre cette formation accessible à un plus grand nombre de citoyens et en particulier dans les écoles, les entreprises et les lieux publics, serait un moyen efficace de réduire significativement ces accidents tragiques. Il semble également pertinent de sensibiliser les personnels de la petite enfance, les enseignants, les restaurateurs, ainsi que les soignants et aides à domicile, afin d’assurer une réponse rapide et adéquate en cas de besoin. Les personnes âgées de plus de 65 ans et les enfants sont les plus touchés. Bien qu’inclus dans les programmes de sensibilisation aux premiers secours, il lui demande s’il est envisageable de promouvoir des campagnes de communication visant à familiariser davantage de personnes avec cette technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5626</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Facilitation du déploiement des médicobus dans les déserts médicaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1345. — 22 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le déploiement des médicobus dans les territoires ruraux rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Alors que la désertification médicale continue de s’accentuer dans de nombreuses zones rurales, les médicobus constituent une réponse innovante et nécessaire pour garantir un accès de proximité aux soins de première nécessité. Toutefois, il est constaté que plusieurs territoires, en particulier dans des zones à faible ingénierie locale, ont rencontré des difficultés pour répondre à temps aux appels à projets lancés dans le cadre du déploiement des médicobus. Le montage de ces projets, souvent complexe, nécessite un travail de coordination avec différents acteurs (collectivités locales, établissements de santé, associations, etc.) et un accompagnement administratif important. Or l’échéance stricte des appels à projets actuels constitue un obstacle pour certains territoires, qui voient leurs initiatives échouer, non pas par manque de volonté, mais par manque de maturité administrative au moment de la candidature. Afin de remédier à cette situation, il serait opportun de transformer les appels à projets en lignes de crédit pérennes, du même montant que les enveloppes actuelles, à disposition des agences régionales de santé (ARS). Celles-ci pourraient ainsi être allouées de manière plus flexible, sur la base d’un cahier des charges précis, à des projets remplissant les critères requis, même si ceux-ci émergent en dehors des périodes d’appel à projets. Une telle évolution permettrait de mieux accompagner les territoires dans la concrétisation de leurs projets et de s’adapter aux réalités locales. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de transformer les appels à projets pour le déploiement des médicobus en lignes de crédit fléchées aux ARS, afin de répondre plus efficacement aux besoins des territoires ruraux et d’accélérer le déploiement de ces dispositifs dans l’ensemble du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5627</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif Asalée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1347. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pérennité du dispositif « Action de santé libérale en équipe » (Asalée). Depuis 2004, ce dispositif de coopération entre médecins et infirmiers s’est développé sur l’ensemble du territoire et regroupe aujourd’hui plus de deux mille infirmières et neuf mille médecins généralistes et pédiatres dans près de trois mille implantations dans toute la France. Il permet ainsi d’améliorer efficacement la prise en charge des maladies chroniques et par conséquent de réduire les dépenses liées aux soins. Ce dispositif remplit une indéniable mission de santé publique notamment dans les territoires ruraux. Or, depuis la fin de l’année 2023, la CNAM a cessé de financer les loyers pour l’hébergement des professionnels Asalée. Cette décision risque de mettre en péril l’activité d’un certain nombre de professionnels du réseau qui n’ont pas les moyens de supporter la charge de leurs loyers. Par ailleurs, le financement actuel de l’association Asalée, dont les subventions sont versées avec retard, ne tient pas compte du développement de l’activité. La dotation globale de l’assurance maladie de 80 millions d’euros par an est calculée sur la base de 1 200 équivalents temps plein infirmiers alors que l’association emploie actuellement environ 1 500 ETP. De plus, aucun ajustement n’a eu lieu malgré la revalorisation des salaires infirmiers. Par conséquent, depuis plus d’un an, pour permettre au réseau de poursuivre ses activités malgré un sous-subventionnement de l’État, les médecins travaillant en binôme avec les infirmiers Asalée ne perçoivent plus d’indemnisation pour le temps passé à coordonner les protocoles. Le réseau Asalée assure pourtant une mission essentielle de prévention, dont l’économie pour l’assurance maladie n’est plus à démontrer. Afin d’éviter le désengagement financier de la part de la CNAM et prévenir l’effondrement du dispositif Asalée dans un contexte de désertification médicale, il souhaiterait savoir quelles initiatives compte prendre le Gouvernement pour répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5627</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques encourus par les femmes ayant porté un enfant dans le cadre de GPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1348. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques encourus par les femmes ayant porté un enfant dans le cadre de grossesses pour autrui. À l’occasion d’une étude américaine menée par le Center of Bioethics and Culture parue en juillet 2022, des chercheurs ont souligné les risques encourus par un échantillon de 96 femmes américaines ayant vécu des grossesses pour autrui. Il en résulte qu’une grossesse pour autrui comporterait différents risques : ainsi, les femmes auraient « trois fois plus de risques de finir par une césarienne qu’une grossesse normale » du fait de la planification des naissances qui leur est parfois demandée. La grossesse aurait « 5 fois plus de risques de se terminer prématurément qu’une grossesse normale ». Les femmes sujettes à la GPA connaîtraient un plus fort taux de dépressions post-partum. Enfin, les traitements hormonaux suivis par les femmes pourraient engendrer des effets secondaires importants. Selon une tribune parue en 2015 dans Libération et signée notamment par des professeurs d’universités et des journalistes, les risques contenus dans la GPA sont multiples. Ils comprennent notamment « le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort ». Cette tribune notait enfin que « les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension ». Elle lui demande quel est l’état des connaissances nationales sur les risques encourus par les femmes ayant fait l’objet de telles pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1094</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5628</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Campagne de rappel - Airbags Takata
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1094. — 22 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur les nombreuses sollicitations qu’il reçoit de la part des propriétaires de véhicules équipés d’ airbags de la marque Takata. Ces propriétaires reçoivent brutalement un courrier de leur constructeur leur demandant « de cesser immédiatement de conduire leur véhicule », en raison du risque que les produits chimiques contenus dans ces airbags se détériorent avec le temps, exposant ainsi le conducteur et le passager à un risque de dysfonctionnement de l’ airbag, susceptible de provoquer des blessures graves, voire mortelles. Cette situation concerne des milliers de propriétaires de véhicules de différentes marques. Il lui demande donc quelles mesures ont été prises pour garantir la sécurité des propriétaires et quels contrôles sont effectués pour assurer la mise en oeuvre d’une campagne de rappel rapide, sans coût supplémentaire pour les usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5628</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Droits des parents d’enfants placés à l’aide sociale à l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1136. — 22 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les droits des parents titulaires de l’autorité parentale dont les enfants sont placés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le ministère des solidarités et de la santé a publié un guide : « L’exercice des actes relevant de l’autorité parentale pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance » qui s’adresse tout particulièrement aux conseils départementaux avec la double vocation d’aider les professionnels de la protection de l’enfance et d’offrir à l’enfant, dans la mesure du possible, le même quotidien que celui des autres enfants. Ce guide rappelle que le service départemental de l’ASE peut effectuer seul les actes usuels, sous réserve d’en informer les parents et qu’il ne peut pas effectuer seul les actes non usuels, pour lesquels il doit recueillir l’autorisation du ou des titulaires de l’autorité parentale. Or il apparaît à travers divers témoignages de parents que ces principes d’information et d’autorisation ne sont pas toujours respectés, entre autres, sur des sujets relatifs à la scolarité et à la santé de l’enfant, alors qu’aucune décision judiciaire ne s’y oppose. Il arrive même qu’il soit fait obstacle, de manière directe ou indirecte, au droit de visite du parent. Il lui demande comment garantir l’effectivité des droits des parents et quels sont les recours de ceux qui subissent le non-respect de leurs droits de la part d’un agent de l’ASE. Il souhaite également savoir si les agents de l’ASE sont soumis à une obligation de discrétion et de réserve concernant les parents à l’égard des tiers. Enfin, il lui demande quelles mesures, voire sanctions, sont applicables à l’encontre des agents de l’ASE qui ne respectent pas les droits des parents et ne remplissent pas leurs obligations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5628</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Rapatriement pour IVG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1172. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’application d’une mesure adoptée dans le cadre du projet de loi de finances pour 2023 concernant les rapatriements de femmes depuis l’étranger pour recourir à une interruption volontaire de grossesse lorsque celles-ci vivent dans un pays où cet acte est illégal ou difficile d’accès. Elle souhaiterait en effet savoir si ce dispositif est effectivement appliqué sur le terrain et, le cas échéant, quel a été le volume d’utilisation de l’enveloppe dédiée depuis sa création. En tout état de cause, il apparaît que nombre de consulats - qui sont pourtant en première ligne dans la gestion et le suivi de ce type de demandes - ne connaissent ni l’existence de cette mesure, ni la manière dont ils peuvent la faire appliquer. Pas plus qu’ils ne savent sur quelle ligne budgétaire il leur serait effectivement possible de formuler une telle prise en charge auprès de leur hiérarchie. Dans ce contexte, il serait souhaitable de pouvoir dresser un premier bilan de cette mesure et de tirer toutes les conséquences des enseignements qui pourraient apparaître à l’aune de ce bilan. C’est ce qu’elle appelle de ses vœux. Elle souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5629</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1221. — 22 octobre 2024. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation des associations du secteur social et médico-social privé à la suite de l’augmentation de la prime Ségur pour les salariés du secteur. Le 5 août 2024, le Gouvernement démissionnaire a acté l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social et médico-social privé, considérés jusque-là comme les « oubliés du Ségur ». Selon le communiqué de presse des associations concernées, publié en septembre 2024, cet arrêté fixe une prime mensuelle de 183 euros euros net pour les salariés et salariées à temps plein du secteur sanitaire, social et médico-social privé, représentant pour l’employeur un montant de 248 euros brut auquel il faut ajouter les cotisations patronales. L’extension de la prime Ségur à tous les salariés et salariées du secteur était une évolution nécessaire. En effet, l’application partielle du Ségur dans le secteur associatif était vécue comme une véritable injustice sociale, d’autant que la majorité des « exclus » constituaient les salaires les plus bas des grilles salariales. Malheureusement, cette mesure ne peut être mise en place sans que des compensations financières ne soient garanties aux associations concernées. Sans compensations, les associations pourront se retrouver contraintes de geler les recrutements voire de fermer de nombreuses structures. Ces conséquences engendreront l’apparition de véritables zones blanches de l’accès aux droits pour les femmes et les publics les plus vulnérables si aucunes mesures ne sont mises en place. En particulier, la fédération régionale des centres d’information sur les droits des femmes a partagé avec M. le député des données sur l’impact de cette prime sur le centre d’Information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Normandie. Dans le Calvados par exemple, le coût de la prime passera de 26 800 euros au 7 août 2024 à 54 000 euros en 2025. Il l’interroge donc sur les compensations envisagées pour accompagner les associations du secteur social et médico-social privé dans le financement de la prime Ségur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5629</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Retard de financement de l’extension du Ségur de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1222. — 22 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés persistantes liées à la mise en œuvre de l’extension du Ségur de la santé. Promulgué le 4 juin 2024, cet accord, visant à revaloriser les rémunérations des salariés du secteur médico-social et social, se heurte à de nombreux obstacles financiers. En effet, plusieurs associations gestionnaires se trouvent dans l’incapacité de verser les primes promises, faute de financements adéquats de la part des collectivités territoriales. Ces associations, qui accompagnent les personnes les plus vulnérables, sont contraintes de puiser dans des ressources financières déjà fragiles, ce qui risque de compromettre la qualité des services rendus aux bénéficiaires. De plus, le retard dans l’application de cet accord expose ces associations à des risques juridiques de la part de leurs salariés, menaçant encore davantage la stabilité des structures concernées. Face à cette situation, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir la bonne mise en œuvre de l’extension du Ségur de la santé et comment il entend encourager les collectivités territoriales à assurer le financement nécessaire à cette revalorisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5629</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Soutien au secteur médico-social et mise en œuvre du « Ségur pour tous »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1223. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par le secteur médico-social et social associatif, qui concerne plus de 330 000 professionnels dans des domaines essentiels tels que le handicap, la protection de l’enfance, l’autonomie des personnes âgées, la protection juridique des majeurs et la lutte contre les exclusions. En effet, la pénurie de personnel qualifié, les conditions de travail précaires ainsi que des financements insuffisants mettent en péril la continuité et la qualité des services offerts aux personnes vulnérables. Alors que la réforme globale de la gouvernance et du financement de ce secteur se fait toujours attendre, l’absence d’une convention collective unique étendue pour l’ensemble des acteurs aggrave cette situation. Mme la députée souhaite également attirer l’attention sur les difficultés spécifiques liées à la mise en œuvre de l’accord « Ségur pour tous », qui, malgré l’agrément et la publication de l’arrêté du 26 juin 2024, reste largement non financé. De nombreuses associations, contraintes d’accorder cette prime à leurs salariés, puisent dans leurs trésoreries déjà fragilisées par l’inflation, sans que les financeurs publics puissent compenser ce coût, faute de moyens octroyés par l’État. Cette situation met en danger l’existence même de nombreuses structures et l’accompagnement des personnes les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire. Elle lui demande donc quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité financière des associations du secteur médico-social et social, notamment à travers l’attribution des financements nécessaires à la mise en œuvre du « Ségur pour tous ». Elle souhaite également savoir si des réformes structurelles seront proposées pour assurer la reconnaissance et la valorisation des métiers de ce secteur crucial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5630</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Lutte contre la maladie de Charcot (SLA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1255. — 22 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le besoin de financement de la recherche et de la prise en charge de la maladie de Charcot (SLA). La maladie de Charcot (SLA) touche en France environ 7 000 personnes, d’une moyenne d’âge de 55 ans, dont cinq diagnostiquées et quatre décès par jour. Découverte il y a plus de 150 ans sans qu’aucun réel traitement n’ait été trouvé, elle est caractérisée par des paralysies progressives qui touchent les fonctions de la marche, de l’élocution, de la déglutition et de la respiration. La durée de survie des patients est en moyenne proche de 3 ans après le diagnostic. Même si l’âge médian est proche de 65 ans, beaucoup de jeunes patients sont touchés et le nombre de cas de patients suivis ne cesse d’augmenter depuis ces vingt dernières années. Face à ce terrible constat, les associations engagées dans la lutte contre cette maladie militent pour la création d’un vrai fonds de recherche dédié à la lutte contre la SLA, mais aussi pour une meilleure prise en charge des malades notamment à travers la formation de personnels soignants spécialisés. Il s’agirait ainsi de s’inscrire dans une démarche doublement vertueuse de prévention qui permettra également de réaliser d’importantes économies en appréhendant au mieux une maladie aujourd’hui particulièrement onéreuse : un patient atteint de la SLA représente un coût moyen de 150 000 euros par an (hospitalisations, soins, médicaments de confort, matériel médical, auxiliaires de vie etc.), soit un coût total d’environ 1 milliard d’euros par an à l’échelle du pays. Les divers acteurs engagés dans la lutte contre la maladie estiment pour leur part qu’avec environ 10 millions d’euros par an alloués à la recherche, celle-ci pourrait faire d’immenses progrès. Cela représente seulement 1 % du coût social de la SLA en France. Il a pris acte de la volonté exprimée par M. le ministre de répondre aux difficultés rencontrées par les personnes atteintes de la SLA en renforçant le modèle actuel et ce afin de veiller à l’équité entre tous. Aussi, il lui demande s’il entend par conséquent apporter un soutien important à la recherche contre cette maladie rare, dans le but éviter de nombreux drames humains et de réduire drastiquement le coût de la prise en charge des malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5630</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Situation des Restos du Cœur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1287. — 22 octobre 2024. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation de l’estaminet du Cœur de Dunkerque (59) et sur les difficultés qui pèsent de manière générale sur les Restos du Cœur. Ouvert depuis 18 ans maintenant, l’estaminet du Cœur apporte une assistance essentielle à de nombreuses familles. Chaque jour, entre 80 et 100 personnes en situation de grande précarité viennent dans ce lieu de rencontre pour partager un petit-déjeuner, un plat chaud et des moments de convivialité avec les bénévoles sur place. L’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie a poussé de plus en plus de personnes à se tourner vers ces structures qui subissent elles-mêmes les conséquences de l’inflation. La baisse des dons, le coût grandissant des achats alimentaires et la hausse des prix de l’électricité ou du gaz pèsent lourdement sur les associations. M. le député, qui a pu constater les forces et, malheureusement, les limites de l’accompagnement des personnes en situation de précarité, s’associe pleinement au cri d’alerte lancé par le responsable départemental des Restos du Cœur dans le Nord. La situation de l’estaminet du Cœur n’est pas isolée ; elle concerne d’autres structures associatives du département et de toutes les régions de France. En conséquence, il demande au Gouvernement s’il entend lancer un véritable plan d’urgence pour soutenir les Restos du Cœur et leur permettre de continuer leur combat contre la pauvreté et l’exclusion ; pour les centaines de milliers de bénéficiaires et l’ensemble des bénévoles, cette nouvelle aide de l’État est vitale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5630</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Aggravation préoccupante de la pauvreté parmi les personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1289. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’aggravation préoccupante de la pauvreté parmi les personnes âgées et tout particulièrement dans le département des Pyrénées-Orientales, où les chiffres révèlent une situation alarmante. Le récent rapport de l’association « Les Petits Frères des Pauvres », publié à l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, indique que près de 2 millions de seniors vivent sous le seuil de pauvreté en France et cette réalité touche de plein fouet les femmes et les personnes isolées. En Occitanie, les statistiques sont encore plus graves que la moyenne nationale, avec un taux de pauvreté de 13,8 % parmi les personnes âgées de 65 à 74 ans, contre 10,6 % au niveau national. Dans les Pyrénées-Orientales, ce taux atteint des sommets, se situant à 15,4 %, tandis que dans les départements voisins comme l’Aude ou le Gard, il atteint respectivement 16,1 % et 15,4 %. Ces chiffres traduisent une dégradation rapide de la situation économique des plus vulnérables de la société. Les témoignages recueillis par l’association révèlent des situations dramatiques. En effet, une partie de ces aînés doit se priver de besoins fondamentaux : 17 % ne peuvent plus subvenir à leurs besoins alimentaires, 25 % ne peuvent se chauffer convenablement, 10 % renoncent à se soigner et plus de 40 % évitent de sortir pour se déplacer ou aller au restaurant en raison de leur situation financière. Cette précarité se traduit par un isolement social accru, un sentiment d’abandon et une dégradation de leur qualité de vie. La dégradation du pouvoir d’achat, due notamment à l’inflation, n’a fait qu’empirer cette situation. Le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 216 euros par mois pour une personne seule et 1 824 euros pour un couple. Or de nombreux retraités dans les Pyrénées-Orientales vivent bien en deçà de ce seuil. Mme la députée rappelle que la crise sanitaire, puis la crise énergétique, ont durement touché ces personnes, les plongeant dans des difficultés économiques sans précédent. Le vieillissement de la population dans les zones rurales, particulièrement marqué dans des départements comme les Pyrénées-Orientales, accroît encore cette précarité. En effet, les infrastructures locales, les services de proximité et les aides aux plus vulnérables sont souvent insuffisants, aggravant ainsi l’isolement et la pauvreté des plus âgés. L’association « Les Petits Frères des Pauvres » appelle à des mesures urgentes pour redresser cette situation : revalorisation immédiate du minimum vieillesse, accès renforcé aux droits et mise en œuvre d’initiatives visant à redonner une place et une dignité à ces aînés. Ces propositions sont essentielles pour enrayer la pauvreté monétaire des seniors et briser leur isolement. Toutefois, elles nécessitent une réponse rapide et appropriée de la part de l’exécutif, notamment sur le plan économique. Mme la députée rappelle également qu’il est impératif de tenir compte des spécificités des territoires comme les Pyrénées-Orientales, où les personnes âgées subissent de plein fouet les conséquences des politiques économiques et sociales récentes. Le manque de soutien financier aux collectivités locales, conjugué à l’augmentation des taxes et des charges, a considérablement affaibli la capacité des communes à venir en aide à leurs habitants les plus fragiles. Elle interroge donc M. le ministre sur les mesures concrètes et immédiates que le Gouvernement entend prendre pour lutter contre la pauvreté des personnes âgées, en particulier dans les territoires les plus touchés comme les Pyrénées-Orientales. La revalorisation du minimum vieillesse sera-t-elle accélérée pour répondre à l’urgence de la situation ? Des aides supplémentaires seront-elles octroyées aux départements connaissant des taux de pauvreté particulièrement élevés ? Comment le Gouvernement compte-t-il renforcer l’accès aux droits sociaux pour les plus âgés dans les zones rurales et isolées ? Enfin, elle demande si des mesures spécifiques sont prévues pour lutter contre l’isolement des personnes âgées, notamment par le soutien aux associations locales qui œuvrent quotidiennement auprès des aînés en difficulté. Le développement des services de proximité, l’accès facilité aux soins et l’amélioration des conditions de vie des seniors doivent devenir des priorités dans la politique économique nationale. Les Pyrénées-Orientales, territoire déjà confronté à des défis socio-économiques importants, ne peuvent plus être laissées pour compte. L’État doit assumer ses responsabilités et apporter une réponse adaptée aux besoins urgents de ses concitoyens les plus vulnérables. En conclusion, elle appelle à une réaction forte et immédiate du Gouvernement pour redonner dignité et espoir à ces millions de seniors, qui ont contribué toute leur vie au développement du pays et qui ne devraient pas être relégués dans la pauvreté et l’isolement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5631</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Limitation du nombre d’enfants accueillis par un assistant maternel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1329. — 22 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la limitation du nombre d’enfants pouvant être accueillis par un assistant maternel. Selon la Fédération des particuliers employeurs, 938 220 parents confient aujourd’hui la garde de leurs enfants à 247 010 assistantes maternelles. Ainsi, près d’un enfant sur trois est accueilli par une assistante maternelle. L’essor des maisons d’assistantes maternelles (MAM), instituées par la loi n° 2010-625 du 9 juin 2010, a participé au développement de l’activité des assistants maternels. Alors qu’elles n’étaient qu’une centaine en 2010, on compte aujourd’hui près de 3 600 MAM partout en France. Cette progression montre que ces structures parviennent à répondre à un vrai besoin, du côté des parents d’une part, mais également du côté des professionnels qui peuvent rompre avec l’isolement de l’exercice à domicile. Toutefois, le nombre de MAM connaît un léger recul, tandis que le nombre d’assistants maternels diminue de manière continue depuis 2013 (- 72 000 places entre 2016 et 2020), reflétant la diminution du nombre d’agréments. En effet, le métier peine à recruter alors qu’une vague de départs en retraite est attendue dans les 10 prochaines années : ainsi, selon l’observatoire de l’emploi à domicile, 104 500 assistants maternels exerçant auprès d’enfants de moins de trois ans partiront à la retraite d’ici 2030. L’attractivité du métier est en baisse, du fait de faibles rémunérations et d’un manque de reconnaissance. Parmi les motifs de découragement qu’ils signalent, les assistants maternels pointent la limitation du nombre d’enfants qu’ils sont en droit d’accueillir, qu’ils exercent à domicile ou au sein d’une MAM. Celui-ci est limité à 4 s’agissant d’enfants de moins de trois ans, tandis que le nombre total des enfants âgés de moins de 11 ans sous la responsabilité exclusive de l’assistante maternelle ne peut être supérieur à 6. Les assistants maternels ont la possibilité, sur dérogation, d’accueillir deux enfants supplémentaires. Mais ces dérogations sont limitées dans le temps et conditionnées à une évaluation du conseil départemental, qui diffère d’un territoire à l’autre. Nombre d’assistants maternels demandent à ce que cette limitation du nombre d’enfants accueillis soit assouplie, afin de pouvoir accueillir davantage d’enfants. En effet, alors que de nombreuses familles font le choix d’une garde à temps partiel, le revenu des assistants maternels se trouve réduit, sans possibilité d’être complété par l’accueil d’autres enfants. Ainsi, seulement 28 % des assistants maternels travaillent à temps plein, touchant de faibles revenus, tandis que subsistent de grandes disparités de salaire selon le territoire. D’autre part, alors que le système d’accueil des jeunes enfants est saturé dans de nombreux territoires et notamment en milieu rural, assouplir cette limitation permettrait de pallier le manque de places d’accueil qui pousse de nombreux parents, souvent la mère, à interrompre leur vie professionnelle pour s’occuper des enfants. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin d’assouplir davantage les règles applicables à l’accueil individuel d’enfants par les assistants maternels afin de pallier le manque de places d’accueil des jeunes enfants et d’enrayer la contraction de l’offre d’accueil individuel, condition sine qua non de la réussite du projet de service public français de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5632</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Pension de réversion des conjoints divorcés dans les régimes complémentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1336. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les conditions d’attribution des pensions de réversion du régime complémentaire. Si la réforme des retraites de 2003, dite « réforme Fillon », a permis de supprimer l’exigence de non-remariage pour les personnes divorcées d’un salarié du secteur privé afin qu’elles puissent bénéficier d’une pension de réversion du régime général, cette condition continue toutefois de s’appliquer dans certains régimes complémentaires. Ainsi, alors que les conjoints divorcés qui ne sont pas remariés peuvent prétendre à une pension de réversion complémentaire, ceux qui ont fait le choix de se remarier perdent dans certains cas ce droit. Cette rupture d’égalité en fonction de la situation matrimoniale est injuste et il convient d’y mettre un terme. En effet, les conditions d’attribution de la pension de réversion n’ont pas suivi les évolutions des modèles familiaux. C’est pourquoi il est nécessaire de mener une large réflexion autour des droits à réversion. Dans ce cadre, il aurait aimé connaître la position du Gouvernement sur l’opportunité de supprimer l’exigence de non-remariage pour pouvoir bénéficier d’une pension de réversion dans les régimes complémentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5632</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Vérification de l’existence des retraités résidant à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1341. — 22 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la vérification de l’existence des retraités résidant à l’étranger. En effet, en 2021, la branche vieillesse du régime général a versé 3,8 milliards d’euros de prestations à 1,1 million de retraités résidant à l’étranger. Or à la différence des pensionnés résidant en France, les caisses de retraite ne sont pas systématiquement informées du décès des pensionnés résidant à l’étranger. Un risque important de fraude existe donc, notamment pour les personnes recevant leur pension sur un compte bancaire hors EU. Aussi, afin de mieux appréhender les décès non déclarés, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 a prévu que la preuve de l’existence puisse être apportée par l’usage de données biométriques. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer où en sont les travaux de déploiement de cette technique de vérification.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5633</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt lié au recours aux services à la personne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1358. — 22 octobre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la discrimination qui est faite quant à la possibilité de pouvoir bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’utilisation d’un service d’aide à domicile ou l’emploi d’une aide à domicile. En effet, les personnes âgées, quand elles sont à domicile et qu’elles ont recours aux services à la personne tels que la livraison de repas ou le recours à une femme de ménage (prestation de service ou embauche directe d’un salarié à domicile), se voient ouvrir le droit à un crédit d’impôt pour ces dépenses. Ce dispositif, prévu dans le code général des impôts, est devenu accessible aux personnes âgées depuis 2018. En revanche, quand les personnes âgées intègrent une MARPA, elles ne peuvent bénéficier de ce crédit d’impôt, alors que l’hébergement en MARPA ou résidence autonomie est reconnu comme substitut de domicile. Interpellée à ce sujet, elle lui demande pourquoi ce dispositif du crédit d’impôt n’est pas accessible aux personnes âgées en MARPA ou résidence autonomie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5633</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Inégalités d’indemnité des volontaires au service civique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1273. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, sur les inégalités relatives aux différentes indemnités perçues par les volontaires au service civique (VSC) en Nouvelle-Calédonie. Depuis 2010, les volontaires au service civique constituent une opportunité très intéressante pour acquérir de l’expérience à la suite d’un master (niveau demandé pour la plupart des VSC) et un véritable tremplin pour consolider son réseau et atteindre un poste plus important voire pérenne pour les jeunes Calédoniennes et Calédoniens. Ce dispositif, avantageux pour les employeurs car dépourvu de charges, est notamment beaucoup utilisé dans le milieu de la recherche et de l’environnement où de nombreux jeunes calédoniens diplômés cherchent du travail. Cependant, ce dispositif met en avant une inégalité d’indemnité entre les VSC calédoniens et les VSC venus de l’hexagone. L’indemnité proposée aux volontaires calédoniens résidents en Nouvelle-Calédonie est d’environ 620 euros alors que celle proposée aux personnes non résidentes en Nouvelle-Calédonie est de 1 830 euros. Ainsi, l’indemnité proposée aux Calédoniens est inférieure à la moitié de celle proposée aux autres volontaires. Même les VSC métropolitains logés perçoivent une indemnité plus importante que les VSC calédoniens non logés. De plus, étant donné le coût de la vie élevé en Nouvelle-Calédonie, l’indemnité proposée aux volontaires calédoniens résidents en Nouvelle-Calédonie n’est pas suffisante pour garantir une durabilité du système. Il lui demande donc s’il compte mettre en place des mesures permettant de garantir une meilleure égalité de revenus pour les VSC calédoniens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5633</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Utilisation du drapeau pour les équipes calédoniennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1284. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’utilisation du drapeau du FLNKS pour représenter la Nouvelle-Calédonie dans les compétitions sportives internationales. En effet, on a pu constater avec grande surprise que de plus en plus d’équipes et de délégations sportives représentant la Nouvelle-Calédonie dans des compétitions internationales étaient représentées par le drapeau indépendantiste du FLNKS. Si M. le député se réjouit que de plus en plus de sportifs calédoniens aient la possibilité de se mesurer à leurs alter ego à l’international et puissent représenter fièrement le territoire, il souhaite que ceci se fasse dans le respect des symboles de la Nouvelle-Calédonie. Or le drapeau du FLNKS seul ne peut être considéré comme un symbole représentant l’ensemble du peuple calédonien et n’a jamais été reconnu comme tel par les institutions calédoniennes. Il s’agit d’un symbole identitaire du mouvement indépendantiste, dans lequel une grande partie des calédoniens ne se reconnaissent pas. Dans le cadre des Jeux du Pacifique, les athlètes calédoniens sont représentés sous les couleurs du drapeau « Cagou » du Comité territorial olympique et sportif, drapeau beaucoup plus rassembleur pour l’ensemble des Calédoniens et déjà utilisé dans certaines compétitions. Il lui demande donc s’il compte mettre en place des mesures auprès des fédérations internationales et autres acteurs du sport afin d’assurer que la Nouvelle-Calédonie ne soit plus représentée à l’avenir dans les compétitions par le drapeau du FLNKS mais par un drapeau tel que le drapeau du CTOS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1073</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5634</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Décompte ZAN des postes sources de moins de 220 KV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1073. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions d’application des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols tel que définis dans la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. La perspective de parvenir à une « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols en 2050 suscite de nombreuses interrogations de la part de l’ensemble des acteurs publics et privés. Ainsi, bien que la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux ait permis d’assouplir la mise en œuvre de ces objectifs en excluant certains projets de l’enveloppe de consommation foncière, des inquiétudes demeurent néanmoins en ce qui concerne les projets pourtant essentiels au bon fonctionnement des services publics mais d’envergure plus restreinte. C’est le cas notamment pour les postes sources. Ces ouvrages électriques à l’interface du réseau de transport et du réseau de distribution sont indispensables au fonctionnement quotidien du réseau électrique. Pour autant, rien ne permet aujourd’hui de s’assurer que les installations des postes sources d’une tension inférieure à 220 KV ne seront pas comptabilisés dans le calcul de l’artificialisation. Alors que de nombreux postes sources sont désormais saturés, il est nécessaire de lever toutes les contraintes à l’implantation de nouveaux projets. En effet, aujourd’hui de nombreux projets d’implantations de panneaux photovoltaïques sont à l’arrêt, faute de postes sources suffisants. C’est la raison pour laquelle il souhaite savoir si le Gouvernement entend sortir du décompte du ZAN les postes sources d’une tension inférieure à 220 KV.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1078</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5634</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’interdiction de reproduction et détention - animaux sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1078. — 22 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la mise en œuvre de l’interdiction de reproduction et de détention des animaux sauvages par les établissements itinérants. En effet, l’article 46 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 prévoit l’interdiction, dès le 1er décembre 2023, de la reproduction, de l’acquisition et de la cession des animaux d’espèces non domestiques en vue de les présenter au public dans des établissements itinérants. Le même article prévoit une interdiction de détention, de transport et de représentation en spectacle de ces mêmes espèces à l’expiration d’un délai de 7 ans à compter de la promulgation de la loi, soit dès le 1er décembre 2028. Depuis l’adoption de cette loi, deux appels à manifestation d’intérêt pour un budget d’environ 10 millions d’euros ont été lancés par le Gouvernement en 2022 et 2023, afin de participer financièrement à la création ou à l’agrandissement de sanctuaires destinés à accueillir les animaux concernés par ces interdictions. Aucun appel à manifestation d’intérêt n’a été lancé en 2024, alors que l’accueil des animaux sauvages demeure une préoccupation prioritaire dans le cadre de la mise en application de la loi du 30 novembre 2021, compte tenu du nombre très important d’animaux concernés (plus de 500 félins notamment). L’entretien de ces animaux jusqu’à la fin de leur vie représente également un coût considérable, pour lequel il est indispensable d’envisager dès à présent des solutions de financement, avec le soutien de l’État. Par ailleurs, un plan d’accompagnement des circassiens dans la reconversion de leurs activités, la reconversion de leur personnel et le placement de leurs animaux à hauteur de 35 millions d’euros avait été annoncé mais n’est manifestement toujours pas mis en œuvre, ce qui constitue un frein à la bonne mise en œuvre des dispositions légales et cristallise les oppositions. Enfin, l’interdiction de reproduction, pourtant en vigueur depuis le 1er décembre 2023, ne semble pas suffisamment contrôlée : pour preuve, des naissances sont régulièrement constatées au sein de cirques installés en France et dénoncées à juste titre par les associations de protection animale. Mme la députée souhaiterait savoir quels soutiens financiers l’État entend pérenniser afin de garantir l’accueil des animaux visés par l’interdiction légale, dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions. Elle souhaiterait également savoir si un renforcement des contrôles est prévu dès 2025 afin de s’assurer du respect des interdictions légales de reproduction et de cession d’animaux sauvages par les établissements itinérants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1091</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5635</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Indemnisations des cultures viticoles face au risque incendie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1091. — 22 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la prise en compte par le système assurantiel des sinistres liés aux incendies dans la viticulture. Tous les ans de nombreux viticulteurs sont touchés par les incendies, ce qui entraîne de lourdes pertes de revenus. L’été 2024, 350 hectares de végétation du massif de la Gardiole ont brûlé, dont 15 hectares de vignes à Frontignan qui ont agi comme un coupe-feu. Pour autant les viticulteurs ne seront pas compensés à hauteur des pertes engendrées, que ce soit pour les surfaces brûlées mais également pour les grains ayant été contaminés, recouverts de produits retardants utilisés pour lutter contre l’incendie. Et pour cause, les incendies ne sont pas considérés comme une calamité agricole et n’ouvrent pas le droit à une indemnisation financée par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA). Le seul moyen d’être indemnisé est de souscrire à une assurance multirisque agricole, choix qu’ont fait 30 % des viticulteurs de l’Hérault. Mais seuls ceux qui porteront plainte auront une chance d’être indemnisés au cours d’un parcours du combattant : passage de la police judiciaire, des assurances et attente des conclusions de l’enquête afin de faire porter la charge au coupable (90 % des incendies sont provoqués par des humains). Un délai qui peut s’élever à plusieurs années et mettre en difficulté la trésorerie des viticulteurs. Ainsi il lui demande si des travaux sont en cours quant à l’intégration du risque incendie dans le régime des calamités agricoles ouvrant cours à un dédommagement plus rapide pour les viticulteurs. Cette avance nécessaire, qui doit également couvrir les surfaces contaminées par les produits retardants, doit leur permettre de maintenir une trésorerie à l’heure où les rendements viticoles sont fortement impactés chaque année par des conditions climatiques instables accentuées par les changements climatiques : grêle, floraisons précoces, sécheresses et cette année le mildiou. La cuvée 2024 sera en recul de 13 points par rapport à 2023 et de 10 % sur la moyenne quinquennale. Aussi il lui demande ce qu’il compte faire pour que le régime assurantiel soit rendu plus accessible, dans sa compréhension mais également plus efficace dans ses indemnisations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5635</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Soutien à la filière bois-énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1102. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le rôle essentiel que joue la filière bois dans la poursuite des objectifs de sortie des énergies fossiles. Lors de la conclusion du Conseil de planification écologique en septembre 2023, le Président de la République a fixé des objectifs ambitieux de réduction de la dépendance du pays aux énergies fossiles, qui sont la première cause des changements climatiques et dont le coût pour les finances publiques est estimé à 120 milliards d’euros par an. Pour mener à bien cette transition énergétique, il est ainsi nécessaire d’accompagner fortement le développement du bois énergie. En effet, le bois est la première source d’énergie et de chaleur renouvelable en France et son recours renforce l’indépendance énergétique du pays en se substituant à des énergies fossiles importées. La diversité des sources d’approvisionnement des combustibles bois (déchets de bois forestiers, bois bocagers, etc.) permet de valoriser sur le territoire des ressources renouvelables à maturité. Le bois-énergie est donc indispensable au mix énergétique français. C’est la raison pour laquelle M. le député souhaite rappeler au Gouvernement la nécessité de soutenir cette filière. Cela passe notamment par une poursuite des aides en faveur du développement des chaudières à granulés. Ces appareils qui équipent 1,7 million de foyers français présentent des coefficients de performance énergétique de très haut niveau. Contrairement aux pompes à chaleur, qui présentent des coefficients de performance tout aussi honorables mais qui consomment de l’électricité, les chauffages à pellets de bois permettent de soulager considérablement notre réseau électrique lors des pics de consommation. Selon le Syndicat des énergies renouvelables, l’appel de puissance évitée par le chauffage au bois domestique lors de la pointe de consommation serait de l’ordre de 10 GW, soit une dizaine de tranches nucléaires, ou encore près de la moitié de la puissance éolienne totale raccordée dans le pays. Aujourd’hui, 5,5 millions de foyers français utilisent encore principalement l’électricité pour se chauffer et 3 millions utilisent le fioul. Des efforts importants restent donc à mener pour sortir à terme des énergies fossiles. C’est pourquoi M. le député estime que le soutien de l’État à la filière du bois-énergie est indispensable pour accompagner le développement du plan énergétique national. La tension sur les approvisionnements et les prix des granulés de bois que le pays a connue en 2022 rappelle l’importance de développer une filière industrielle puissante sur le territoire. Le développement de nouvelles unités de production doit être soutenue, de même que la valorisation de nouvelles matières premières. Parallèlement, les ménages doivent également continuer à être aidés lors de l’installation d’un poêle à granulés en remplacement d’une installation peu performante énergiquement et consommatrice de ressources fossiles. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir plus efficacement la filière du bois-énergie à moyen et long termes afin d’améliorer l’indépendance énergétique du pays et maintenir un coût raisonnable de cette énergie pour les ménages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5636</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>À quand la création du fichier national du permis de chasse ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1105. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la création du fichier national du permis de chasse. Depuis 2018, les « accidents de chasse » ont fait 39 morts et 520 blessés, dont beaucoup n’étaient pas chasseurs. Rien que sur la saison 2022-2023, on dénombre 6 morts et 78 blessés, victimes du non-respect des règles encadrant cette pratique. Les associations de riverains excédés d’être mis ainsi en danger et les associations de protection de la faune sauvage demandent plus de moyens alloués aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). C’est le cas notamment de l’association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) qui rappelle que, 4 ans après la date prévue, le fichier national du permis de chasse n’est toujours pas mis en place. Malgré l’obligation légale, l’État n’a jamais pris le décret d’application nécessaire. Ce fichier national doit permettre aux agents de l’OFB d’avoir accès en un clic aux informations nécessaires à l’encadrement et au contrôle de la chasse. Le permis de chasse est-il valide, suspendu ou retiré ? Le chasseur a-t-il le droit d’acheter ou de détenir une arme ? A-t-il été déjà condamné ? Saisi par l’Aspas, le Conseil d’État, le 13 novembre 2023, a fait connaître sa décision « quand bien même (…) l’élaboration du décret se serait heurtée à certaines difficultés d’ordre juridique et technique (…), ces difficultés ne sont pas de nature à justifier une abstention qui s’est prolongée au-delà d’un délai raisonnable ». Il lui demande quand le Gouvernement compte prendre les mesures nécessaires à la création du fichier national du permis de chasse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5636</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Accompagnement des collectivités locales dans la rénovation des réseaux d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1108. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité d’améliorer l’accompagnement financier des collectivités locales pour l’entretien, la rénovation et la sécurisation des réseaux d’eau. Ces infrastructures nécessitent des investissements lourds, souvent chiffrés en dizaines de millions d’euros. De nombreuses collectivités locales, notamment dans les zones rurales, doivent parfois assumer seules ces coûts et certaines peinent à bénéficier des subventions de l’Agence de l’eau. Un exemple illustrant ces difficultés est la rénovation du réseau d’eau de la vallée de l’Agly, dans les Pyrénées-Orientales, un projet de 22,8 millions d’euros visant à installer 15 km de nouvelles canalisations dans une zone gravement touchée par la sécheresse. Plusieurs maires de collectivités rurales témoignent du niveau insuffisant des aides financières de l’Agence de l’eau, rendant difficile la réalisation de ces projets pourtant essentiels à la sécurité de l’approvisionnement en eau. Dans un contexte de récurrence et de sévérité accrue des épisodes de sécheresse, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour améliorer l’accompagnement financier des collectivités locales notamment par l’Agence de l’eau. Elle souhaite également savoir quelles pistes pourraient être envisagées pour alléger les contraintes financières auxquelles ces collectivités doivent faire face dans la réalisation de leurs projets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5636</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Financement du plan vélo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1120. — 22 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le financement du plan national « vélo et marche 2023-2027 ». Ce plan vise à inscrire l’utilisation du vélo dans le quotidien des Français et permet notamment le financement local de nouvelles infrastructures cyclables ou la formation des plus jeunes à l’utilisation de ce moyen de transport durable et ce, alors que la décarbonation des transports doit être une priorité dans la lutte de la France contre le changement climatique. Il souhaiterait savoir si le financement du plan vélo, soit 2 milliards d’euros répartis sur la période 2023-2027, sera bien garanti dans le prochain budget pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5637</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Qualité de l’eau à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1129. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la qualité de la distribution d’eau dans les foyers réunionnais. Mme la députée s’inquiète de la rupture d’égalité que cela implique lorsque 96 % des Français d’Hexagone ont un accès à une eau du robinet qui respecte les limites de la potabilité, alors que seulement seulement 45 % des Réunionnais consomment une eau du robinet sécurisée par un traitement sanitaire adapté. Selon les observations de l’ARS, 55 % des Réunionnais consomment une eau qui ne garantit pas une sécurité sanitaire suffisante, parmi eux 5 % prennent des risques micro-biologiques avérés à la consommation. Cela s’explique par le fait qu’à l’heure actuelle, une bonne partie des eaux ne subit qu’un simple traitement au chlore de désinfection, qui s’avère inefficace contre les eaux troubles. Ces phénomènes sont intensifiés notamment lors des périodes de pluie où les eaux sont infestées par les bactéries et les parasites. De plus, un bon nombre d’eaux usées et d’assainissement passent par des fosses septiques non conformes, renforçant les risques de contamination. Par ailleurs, à La Réunion, plus de la moitié de la population consomme des eaux dites superficielles, venant de masses d’eau courantes ou stagnantes. Selon le CESE, ces sources d’eau auraient tendance à se dégrader et 87 % des masses d’eau concernées seraient dans un état « inférieur à bon ». Les prévisions donnent à attendre jusqu’en 2030 pour bénéficier d’une eau du robinet potable sur l’intégralité de l’île. Mme la députée s’inquiète des possibles conséquences au court et moyen terme. Elle se préoccupe notamment de l’évolution de la teneur en nitrate dans les eaux réunionnaises. Actuellement, 100 % des abonnés sont alimentés par une eau en-dessous du seuil de dangerosité du nitrate. Il est cependant important de constater que la qualité de l’eau s’est nettement dégradée entre 1983 et 2022. À l’époque, 86 % des ressources en eau étaient dépourvues de nitrate et aujourd’hui seulement 71 %. L’accès à l’eau étant une question relevant des droits de l’Homme, il est difficilement concevable de faire payer une eau de mauvaise qualité à des populations qui souffrent de plus en plus de la précarité. À cette précarité économique s’ajoute alors une précarité sanitaire. Il est donc important d’engager des mesures sociales concrètes en engageant la gratuité des premiers mètres cubes d’eau vitaux. Mme la députée demande à Mme la ministre de poursuivre les efforts engagés pour l’accès à l’eau potable pour tous les ménages. Elle lui demande également d’investir dans la prévention et de prendre les mesures nécessaires sur le contrôle des produits phytosanitaires. Enfin, l’accès à une eau potable étant un droit humain reconnu par le Haut Commissariat des droits de l’Homme, elle lui demande si elle va s’engager à rendre gratuits les premiers mètres d’eau consommés par les ménages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5637</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Modalités de financement applicables aux installations photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1134. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les modalités de financement applicables aux installations photovoltaïques. En effet, le syndicat mixte d’énergies du Doubs a mis en place un fonds de transition énergétique afin de soutenir les projets des collectivités. Ce fonds contribue ainsi à hauteur de 25 % au financement d’installations photovoltaïques et s’inscrit pleinement dans le cadre de l’article L. 5212-26 du code général des collectivités territoriales qui permet aux syndicats exerçant la compétence d’autorité organisatrice de la distribution publique d’électricité, de concourir au financement de telles installations de production d’électricité. Or l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques, dans son article 13, prévoit l’impossibilité de cumuler un soutien public provenant d’un régime d’aides local, régional, national ou de l’Union européenne, avec le bénéfice du tarif d’achat fixé par l’État. Cet article semble en totale contradiction avec les dispositions du CGCT et au-delà, n’encourage en rien les projets photovoltaïques communaux dont on connaît tous l’importance dans la volonté de souveraineté énergétique et de sortie des énergies fossiles. Il souhaite alors connaître sa position et savoir quelles mesures seront mises en œuvre pour lever cette ambiguïté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5637</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Bonus réparation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1161. — 22 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la question du « Bonus réparation » prévu dans le cadre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). Ce dispositif avait pour objectif d’encourager la réparation des appareils électroniques et électriques à travers une aide financière. Trois ans après son entrée en vigueur, le dispositif présente de réelles avancées pour les citoyens. En effet, depuis le 1er janvier 2024, avec un doublement du bonus sur 5 types d’appareils et grâce à une augmentation de 5 euros de ce même bonus sur près de 21 autres types d’appareils, 450 000 interventions ont vu leur facturation baisser. Aussi, ce dispositif, par son caractère incitatif, est à l’origine sur une année d’une augmentation de 141 % par mois des réparations. Il s’agit donc d’une avancée encourageante aussi bien pour le pouvoir d’achat des citoyens que pour la nécessaire bifurcation que doivent prendre les modes de consommation vers davantage de sobriété. Cependant, il est difficile de se satisfaire de la faible étendue du dispositif « Bonus Réparation ». Seuls les appareils électriques et électroniques sont concernés, laissant de fait une bonne part d’autres produits à l’écart, eux aussi fort coûteux à remplacer, financièrement et pour l’environnement. De plus, au sein du dispositif actuel, l’objectif initial d’une réduction du prix de réparation de 20 % n’est pas atteint sur l’ensemble des produits. Le manque d’incitation cumulé à un manque de communication autour de la mesure restreint tout le potentiel que cette dernière avait laissé entrevoir. Ainsi, il l’interroge sur les solutions qu’il compte mettre en place pour accélérer le déploiement du « Bonus réparation » et pour l’étendre à d’autres types d’appareils non concernés par l’actuel dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5638</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Assouplissement des règles de la rénovation énergétique par geste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1248. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation des entreprises artisanales du bâtiment. Alors que les défis à relever pour permettre la rénovation énergétique des logements sont nombreux, les entreprises du bâtiment sont confrontées à un certain nombre d’obstacles qu’il convient de lever. Les restrictions du dispositif « MaPrimeRenov’ » depuis le 1er janvier 2024 ont ainsi causé un énorme préjudice aux entreprises du bâtiment, certaines ayant même fait l’objet de liquidations judiciaires. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, plus d’un quart des entreprises artisanales du bâtiment sont ainsi sans visibilité sur leur carnet de commande et plus d’un tiers d’entre elles estiment que leur trésorerie est faible ou insuffisante selon la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB). Il est donc urgent d’améliorer leur compétitivité. C’est ainsi le sens du décret n° 2024-249 du 21 mars 2024 modifiant le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique. La levée de l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour bénéficier de la subvention « MaPrimeRénov’ » par geste entre le 15 mai 2024 et le 1er janvier 2025 était très attendue par les professionnels. Cette souplesse accordée aux opérations isolées doit être prolongée pour donner davantage de lisibilité à long terme pour les artisans et permettre à des propriétaires qui n’ont pas les moyens financiers de réaliser des rénovations d’ampleur de mener des travaux spécifiques. Les entreprises du bâtiment attendent désormais une stabilité des règles du dispositif « MaPrimeRenov’ ». C’est pourquoi il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet et savoir s’il envisage de prolonger l’éligibilité de « MaPrimeRenov’ » pour les rénovations monogestes et supprimer définitivement l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour bénéficier de la subvention « MaPrimeRénov’ » par geste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5638</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Transition énergétique en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1283. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les enjeux de transition énergétique en Nouvelle-Calédonie. La Nouvelle-Calédonie fait partie des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, du fait de sa forte dépendance aux énergies fossiles (charbon et hydrocarbures) importées (donc coûteuses). Les secteurs d’activité les plus émetteurs de gaz à effet de serre sont : l’industrie métallurgique, transports, bâtiments, collectivité et particuliers. De cette forte dépendance aux énergies carbonées, il résulte pour le territoire une triple vulnérabilité à la fois économique, sociale et environnementale. La politique de transition énergétique de Nouvelle-Calédonie vise l’autonomie énergétique du territoire avec l’objectif d’atteindre d’ici à 2035 la réduction minimum de 70 % des gaz à effet de serre par rapport à 2019. Du côté de la distribution énergétique publique, de grands progrès sont réalisés et, c’est à souligner, avec une augmentation significative des énergies renouvelables ainsi que des projets à venir tels que le projet d’une station de transfert d’énergie par pompage (STEP) à La Tontouta, projet à l’étude actuellement initié par le Gouvernement et Enercal. Des efforts sur des enjeux tels que l’indépendance énergétique des îles et la modernisation du réseau actuel sont aussi à poursuivre afin d’avoir un impact positif sur la compétitivité économique du territoire, en sécurisant et modernisant le système électrique pour les entreprises et les ménages. Du côté de la production énergétique à destination de l’industrie métallurgique, il est fondamental de décarboner la production. Le nickel représente à lui seul 77,3 % de la consommation électrique du territoire et repose quasiment uniquement sur les énergies fossiles. Ce système repose sur le prix des énergies importées, en effet la Nouvelle-Calédonie importe 95,6 % de l’énergie qu’elle consomme. Alors que les usines métallurgiques calédoniennes font face à un problème de compétitivité et refonder le modèle énergétique sur lequel elles reposent permettrait d’accroître leur compétitivité au sein du marché mondial du nickel. Il souhaiterait donc attirer son attention sur la nécessité de renforcer la transition énergétique calédonienne dans le plan de reconstruction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5639</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Éclairage alternatif des éoliennes visant à réduire la pollution lumineuse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1310. — 22 octobre 2024. — M. Matthias Renault attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’éclairage des éoliennes. Avec 747 éoliennes, la Somme est le département français qui possède le parc éolien le plus important. Le balisage lumineux imposé aux éoliennes permet de constituer un repère visuel destiné à assurer la sécurité des aéronefs civils et militaires. Cependant, la présence de cet éclairage engendre une véritable pollution lumineuse pour les résidents des zones avoisinantes. Ainsi, l’arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne, modifié par l’arrêté du 29 mars 2022, prévoit de nouvelles solutions pour réduire cet impact lumineux en permettant aux exploitants de parcs éoliens de déployer des feux nocturnes générant un impact lumineux moindre. Mais cette disposition n’est pas une obligation imposée aux exploitants, d’une part, et n’est pas suffisante pour répondre à l’agacement des riverains, d’autre part. Soucieux du bien-être des habitants, M. le député souligne l’existence de méthodes alternatives pour la réduction de la luminosité des éoliennes, déjà adoptées par les voisins européens du pays, comme l’Allemagne ou la Belgique. En effet, dans l’une des réponses à une question écrite en date du 5 janvier 2023, Mme la ministre soulignait l’engagement du ministère des armées à expérimenter le dispositif de balisage circonstancié. Mme la ministre indiquait que cette expérimentation fera l’objet d’un rapport transmis au Parlement. Néanmoins, dans la réponse Mme la ministre annonçait que, sous réserve des résultats de l’expérimentation, ce dispositif de balisage serait « disponible d’ici l’été 2023 ». On est en octobre 2024 et le Parlement n’a jamais reçu ces résultats. Il lui demande donc l’état d’avancement de ce rapport ainsi qu’une date prévisionnelle pour sa transmission au Parlement afin que ce dispositif devienne opérationnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5639</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération des punaises de lit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1346. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité de renforcer les moyens de lutte contre la prolifération alarmante des punaises de lit. Entre 2017 et 2022, plus d’un foyer français sur dix a été victime d’une infestation selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Si leurs piqûres ne présentent pas de risque de transmission d’agents infectieux, les conséquences de la propagation des punaises de lits sont néanmoins nombreuses tant sur le plan psychologique, social ou économique. L’ANSES a ainsi estimé que pour la période 2017-2022, pour les seuls ménages français, le coût de la lutte a atteint 1,4 milliard d’euros à l’échelle nationale, soit 230 millions d’euros par an en moyenne. À ces coûts s’ajoutent également ceux liés à une baisse de la qualité de vie, aux troubles du sommeil et aux impacts sur la santé mentale que l’agence a estimés à 79 millions d’euros pour l’année 2019, ainsi qu’un million d’euros lié aux arrêts de travail et 3 millions d’euros environ au titre des soins physiques cette même année. Les impacts de ce fléau sont donc indéniables et il est urgent d’éradiquer ces parasites anciens qui avaient pourtant disparus des quotidiens dans les années 1950. En mars 2022, le Gouvernement a ainsi lancé un plan interministériel de lutte contre la punaise de lit comprenant la sensibilisation des particuliers, un meilleur encadrement de la filière, une clarification des droits et devoirs du locataire et du bailleur et le lancement d’un observatoire afin de « disposer de données fiables sur les cas d’infestation pour mieux les maîtriser et évaluer l’efficacité des actions menées ». Enfin un coordinateur interministériel a été créé afin d’assurer la gouvernance de ce plan de lutte contre les punaises de lit. Or ces mesures ne semblent pas suffisantes pour arrêter la propagation actuelle et prévenir les risques à venir. La cartographie de la prolifération des nuisibles, initialement prévue pour septembre 2022, est encore inopérante à ce jour malgré la reconnaissance des infestations de punaises de lit comme un problème de santé publique par le décret du 29 juillet 2023. L’efficacité de la lutte contre les punaises de lit doit passer par une application stricte des mesures précédemment établies et par un renforcement des contrôles sanitaires des établissements d’hébergements et leur élargissement aux meublés de tourisme qui ne relèvent ni de la règlementation applicable aux hôtels, ni de celle applicable aux baux à usage d’habitation. Il est en effet essentiel de traiter le plus tôt possible les infestations et éviter la prolifération de ces nuisibles. Il en va de la santé publique et de l’attractivité touristique du pays. C’est pourquoi il aurait aimé savoir quelles nouvelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer les moyens de lutte contre la prolifération des punaises de lit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5640</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Lenormand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Système d’échange de quotas d’émissions de l’Union européenne (SEQE-UE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1364. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Lenormand interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le fléchage, en France, des fonds générés par l’introduction des activités maritimes dans le Système d’échange de quotas d’émissions de l’Union européenne (SEQE-UE). Tout d’abord, ce système a été instauré dans l’Union européenne dès 2005 afin d’encourager la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Exclues jusqu’alors du périmètre du SEQE, les activités maritimes y sont incluses à compter du 1er janvier 2024 suivant une logique progressive. Aussi, elles seront intégralement comptabilisées et payées d’ici 2027. Quant aux recettes du SEQE, elles ont vocation à financer la transition écologique et sont réparties entre les États membres et la Commission européenne. Ainsi, en 2022, elles s’élevaient à 36,6 milliards d’euros, 76,37 % pour les États membres et 23,63 % pour le Fonds Innovation et le Fonds Modernisation, dont 1,9 milliard d’euros pour la France (6 % des recettes totales). Par ailleurs, en France, le coût estimé de la transition énergétique du secteur maritime devrait s’élever entre 75 et 110 milliards d’euros pour la période 2023-2050, en dehors des coûts opérationnels (chiffre Armateurs de France), soit entre 2,5 et 4 milliards d’euros par an pendant 27 ans. En sachant qu’en 2023, le secteur du transport maritime représentait 3 à 4 % des émissions mondiales de CO2, sans changement, potentiellement, la part de ces émissions s’élèverait à 17 % d’ici à 2050. Il importe donc d’investir massivement dans la décarbonation de ce secteur essentiel pour les territoires ultra-marins. C’est pourquoi, compte tenu de ces éléments, M. le député souhaiterait connaître un ordre de grandeur de la part de recettes que le Gouvernement entend flécher vers la décarbonation du transport maritime en France. Enfin, il souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte mettre ces nouvelles recettes du SEQE, appelées à croître chaque année, au profit de ce secteur et de son évolution verte. Il souhaiterait connaître ainsi plus précisément : fléchage des fonds, guichet, vecteur financier, priorisation des actions financées, des domaines financés (pêche, transport de passagers, transport de marchandises, etc.).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5640</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurité des chauffeurs privés et taxis : vérification d’identité des clients</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1359. — 22 octobre 2024. — Mme Océane Godard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question de l’insécurité dans laquelle exercent les chauffeurs privés et les taxis opérant via des plateformes de mise en relation. Le récent drame survenu à Marseille, qui a coûté la vie à Nassim Ramdane, illustre de manière tragique les risques auxquels ces chauffeurs sont exposés dans l’exercice de leur profession. Ce tragique évènement soulève la question de la sécurité des chauffeurs, notamment dans le cadre des trajets réservés via des applications numériques. À cet égard, les chauffeurs privés de la ville de Dijon, entre autres, proposent de renforcer la sécurité sur ces plateformes en imposant une vérification systématique de l’identité des clients à l’inscription, accompagnée de la présentation d’une pièce d’identité valide, ainsi qu’une révision rétroactive pour les clients déjà inscrits. Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’adopter des mesures réglementaires en ce sens afin de garantir une meilleure protection des chauffeurs privés et des taxis qui exercent sur ces plateformes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5640</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Débat sur le rapport TET (trains d’équilibre du territoire)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1363. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la tenue d’un débat concernant le rapport TET, demandé par le Parlement en 2019 et publié par le Gouvernement en 2021. Le 1er février 2022, M. Joël Giraud, alors secrétaire d’État chargé de la ruralité, avait exprimé, en introduction d’un débat au Sénat portant justement sur le maillage ferroviaire du territoire, la volonté que « le Parlement puisse se saisir de ce rapport [TET] et qu’un véritable débat puisse avoir lieu ». Ce rapport avait notamment montré la pertinence de relancer environ 25 lignes de trains de nuit, dont des trains directs régions-régions sur des « transversales » ferroviaires. Dans les territoires excentrés, comme les Pyrénées, traverser la France en train prend souvent une journée entière, surtout sur les transversales. La relance des trains de nuit serait donc une solution adaptée à un maillage équilibré du territoire. Leur retour est d’ores et déjà plébiscité par de nombreux voyageurs. En effet, le train de nuit propose un horaire unique qui convient au plus grand nombre, puisqu’il part après une journée de travail et permet de disposer d’une journée entière à destination. Il permet donc un bon remplissage, même si le trafic est modéré, là où le train de jour serait obligé de proposer plusieurs horaires quotidiens pour être attractif, donc de diviser le remplissage entre les trains. En roulant sur les voies classiques, le train de nuit complète le réseau à grande vitesse en permettant de nombreuses liaisons efficaces sur les transversales, qui ne sont guère attractives en train de jour, du fait de la durée du trajet. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le Gouvernement compte porter un débat, cette fois à l’Assemblée nationale, autour du rapport TET, qui permettra notamment de soulever la question du train de nuit dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5641</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Climatisation de jour dans les camions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1365. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence d’obligation légale imposant l’installation et l’utilisation d’un système de climatisation de jour dans les camions, malgré l’importance cruciale de cet équipement pour la santé et la sécurité des conducteurs. Dans un contexte de réchauffement climatique, les températures atteignent régulièrement des niveaux extrêmement élevés, ce qui expose les conducteurs routiers à des conditions de travail dangereuses et pénibles, notamment lors de la conduite longue distance en été. Un habitacle surchauffé peut entraîner des problèmes de santé graves tels que la déshydratation, des coups de chaleur ou une diminution de la vigilance, augmentant ainsi le risque d’accidents sur la route. Alors que la réglementation impose certaines conditions de sécurité et de confort dans les véhicules, il semble pertinent d’envisager de rendre obligatoire l’installation et l’utilisation de la climatisation de jour dans les poids lourds, afin de garantir un environnement de travail sécurisé pour les conducteurs, tout en assurant une meilleure prévention des accidents. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de rendre cette mesure obligatoire et, si oui, selon quel calendrier. Dans le cas contraire, il souhaite connaître les raisons de ce choix, ainsi que les alternatives possibles pour protéger les chauffeurs routiers face aux dangers liés à la chaleur excessive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5641</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Montant des amendes en cas d’impayé de péage à flux libre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1368. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le montant des amendes dues en cas d’impayé sur les sections d’autoroutes à péage à flux libre. Testé à partir de 2019 sur l’autoroute A4 en Moselle, le système de péage en flux libre a été pérennisé par la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 afin de fluidifier les trajets et de réduire ainsi les émissions de CO2 et de particules fines. Il s’est depuis développé partout sur le territoire, d’abord en novembre 2022 sur un tronçon de 88 kilomètres de l’autoroute A79 entre Montmarault (Allier) à Digoin (Saône-et-Loire) et depuis juin 2024 sur les autoroutes normandes A13 et A14. Lorsque le propriétaire du véhicule ne possède pas de badge de télépéage lui permettant de régler automatiquement son trajet, le conducteur doit alors s’acquitter du montant du péage dans un délai de 72 heures sur le site du concessionnaire autoroutier, au moyen des bornes de paiement ou chez un buraliste affilié. Si une période de tolérance est mise en place durant les premiers mois de lancement de ce système de péage encore peu répandu sur le territoire avec l’envoi d’un courrier de relance sans majoration lors du premier passage, les sanctions qui sont ensuite applicables en cas de dépassement du délai de paiement paraissent disproportionnées au regard des tarifs des péages. En effet, si le paiement n’est pas intervenu au plus tard 72 heures après son passage, l’usager est redevable du montant du péage majoré d’une indemnité forfaitaire de 10 euros. Si le règlement n’est pas effectué dans les 15 jours, l’automobiliste doit alors s’acquitter, en plus du montant du trajet, d’une contravention de quatrième classe de 90 euros qui peut être majorée jusqu’à 375 euros en cas d’absence de paiement ou de contestation dans un délai de 2 mois. Le montant de cette amende pour des tarifs de péage qui n’excèdent parfois pas quelques centimes devient dès lors déraisonnable. Le décret n° 2020-1494 du 30 novembre 2020 relatif aux défauts de paiement du péage des autoroutes et ouvrages d’art concédés du réseau routier national a en effet augmenté considérablement les sanctions encourues en cas de non-paiement d’un péage. Alors que cette infraction était jusque-là sanctionnée d’une amende de deuxième classe allant de 22 euros à une amende majorée de 75 euros, le montant a ainsi été multiplié par quatre au moment même où se développait le déploiement des péages à flux libre. Par ailleurs, aucune distinction n’a été faite entre l’usager qui se soustrait volontairement au paiement du péage sur les tronçons à barrière et celui qui, par manque d’information suffisamment claire, ne s’est pas acquitté dans les délais du montant de son trajet sur une section à flux libre. L’absence de proportionnalité et d’équité de cette mesure suscite l’incompréhension des automobilistes. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend modifier par voie règlementaire le montant de la contravention due en cas d’absence de paiement du péage sur les sections à flux libre, ou à défaut augmenter le délai de règlement ainsi que le délai dans lequel l’indemnité forfaitaire se substitue à la contravention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5642</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Nouvelle réforme de l’assurance chômage pour précariser encore plus les chômeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1107. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le durcissement des conditions d’ouverture des droits et la réduction de la durée d’indemnisation pour les demandeurs d’emploi, qui entreront en vigueur au 1er décembre. Après 2019 et 2021, Emmanuel Macron a annoncé de nouveau réformer le régime de l’assurance-chômage, par un décret du Premier ministre signé le 1er juillet et une entrée en vigueur au 1er décembre 2024 dans l’objectif cynique d’économiser 3,6 milliards d’euros, sur le dos des personnes précaires. Au programme : durcissement des conditions d’ouverture des droits, réduction de la durée d’indemnisation, hausse de l’âge pour bénéficier d’une allocation plus longue pour les seniors… Le chômage n’est ni un choix ni un confort. Il est toujours le résultat d’un accident de vie. Éloignement des bassins d’emploi, saturation du marché du travail et discrimination à l’embauche sont autant de problématiques qu’il faut régler en priorité. Le chômage ne s’explique pas par un prétendu attrait pour l’assurance chômage. Les chômeurs connaissent en réalité une double peine : celle des sentiments d’exclusion et d’inutilité et celle de la précarité. Ainsi, 35 % des chômeurs sont touchés par la pauvreté : ceux-là sont deux à quatre fois plus nombreux en outre-mer ; celles-ci sont aussi des mères à la tête d’une famille monoparentale et, bien souvent, sans solution de garde, que le Gouvernement va, en contradiction totale avec les recommandations de la délégation aux droits des femmes, encore précariser. Dans un contexte d’inflation, de cherté de la vie et de crise du logement, les ménages les plus modestes doivent chaque jour choisir entre se loger et se nourrir. Appauvrir ces Français précaires, c’est créer encore plus de dettes locatives et d’expulsions. Le régime d’assurance chômage ne saurait être une variable d’ajustement budgétaire et les chômeurs ne sont responsables ni du déficit, ni de l’incapacité du Gouvernement à gérer le budget de l’État. Décriée par les syndicats, cette nouvelle réforme de l’assurance-chômage acte le pire durcissement des conditions d’indemnisation et, comme l’a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, c’est la réforme « la plus violente qui va pénaliser absolument tout le monde ». Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ou ceux qui travaillent de manière intermittente seront parmi les plus touchés par la nouvelle réforme. Le Gouvernement a en effet décidé de durcir les conditions d’ouverture des droits : à partir du 1er décembre 2024, il faudra avoir travaillé huit mois sur les vingt derniers pour être indemnisé, contre six mois au cours des vingt-quatre derniers actuellement. Ce nouveau durcissement (en 2019, il fallait avoir travaillé quatre mois sur les vingt-huit derniers mois pour être indemnisé) impactera particulièrement les primo-inscrits. Cette réforme pourrait ainsi porter préjudice à des jeunes en début de carrière, alors même que l’assurance-chômage doit leur permettre d’avoir un revenu lors de leur recherche d’emploi afin de les aider à converger vers un travail stable. Ce nouveau durcissement risque d’affaiblir l’ensemble des bénéficiaires, notamment ceux qui viennent de perdre un emploi. Car, en plus du durcissement des conditions d’ouverture des droits, la réforme va réduire la durée d’indemnisation des bénéficiaires de France Travail. La réduction de la période d’affiliation pour ouvrir des droits au chômage (de vingt-quatre à vingt mois) va avoir un impact sur la durée d’indemnisation maximale, en vertu du principe de « contracyclicité » entré en vigueur en 2023. Elle sera réduite à quinze mois « dans les conditions actuelles » (contre dix-huit actuellement), c’est-à-dire si le taux de chômage se maintient en dessous de 9 %, pour les chômeurs de moins de 57 ans. Cette durée maximale baissera encore si le taux de chômage baisse en dessous de 6,5 % (il est à 7,5 % actuellement). Ainsi avec cette réforme, l’ensemble des salariés qui perdent un emploi stable sont concernés avec cette baisse à quinze mois. Enfin, alors que les partenaires sociaux n’ont pas trouvé d’accord sur l’emploi des seniors, le Gouvernement a décidé que l’âge pour bénéficier d’une allocation plus longue passerait à 57 ans. Cela fait suite au report de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite. La durée d’indemnisation maximale de ces demandeurs d’emploi de 57 ans et plus passera aussi de vingt-sept à vingt-deux mois et demi. Dans sa recherche d’économies budgétaires, le Gouvernement se trompe de cible en visant une fois de plus l’assurance chômage. En agissant ainsi, le Gouvernement donne l’impression, depuis sept ans, de privilégier des décisions budgétaires inéquitables. Aussi, il lui demande si elle va renoncer à cette réforme, à défaut il souhaite connaître le calendrier précis d’échange prévu par le Gouvernement avec les syndicats et les marges réelles de négociations. Il souhaite savoir quelles autres pistes budgétaires le Gouvernement travaille sérieusement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5643</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Amblard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Fermeture de l’usine Bonduelle à Maizey - conséquences pour ses 159 salariés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1158. — 22 octobre 2024. — M. Maxime Amblard alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation préoccupante des 159 salariés de l’usine Bonduelle à Maizey, dans la Meuse, dont la fermeture est annoncée pour mars 2025. Près de 80 % des employés, majoritairement des femmes issues de familles modestes, risquent de rencontrer de grandes difficultés à retrouver un emploi dans une région où les opportunités professionnelles sont déjà rares. Cette fermeture pourrait avoir des conséquences économiques et sociales graves pour la commune de Maizey et le secteur de Saint-Mihiel, déjà fragilisés lourdement par la désindustrialisation et le chômage. L’usine Bonduelle est l’un des derniers poumons économiques d’une zone où le tissu industriel s’est largement dégradé, avec la disparition de 10 000 emplois depuis 1975. Sans solutions concrètes pour les salariés, cette fermeture plongerait inévitablement ces 159 personnes dans une précarité insoutenable. Face à cette situation, les élus locaux et les syndicats appellent à une intervention urgente pour soutenir les salariés et explorer des solutions, telles que la recherche de repreneurs ou la mise en place de dispositifs renforcés d’accompagnement à la reconversion professionnelle. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement prévoit de mettre en place pour offrir de réelles perspectives de reprise de l’usine. Il lui demande comment le Gouvernement envisage d’anticiper les répercussions économiques de cette fermeture et de garantir que les salariés bénéficieront d’un accompagnement adéquat et renforcé durant cette période de crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5643</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Création d’un code APE dédié à l’activité de socio-esthéticienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1327. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la nécessité de créer un code APE dédié à l’activité de socio-esthéticienne. Les soins socio-esthétiques, peu connus, ont une fonction indispensable. Ils apportent une aide psychologique et des soins adaptés (maquillage, soins de la peau…) aux personnes dont l’intégrité physique et psychique a pu être atteinte en raison d’une maladie, d’un handicap ou encore de la vieillesse. Le métier de socio-esthéticienne requiert des compétences qui se traduisent par la détention d’un diplôme d’État d’esthétique-cosmétique et le passage d’une formation certifiante complémentaire, spécialisée en socio-esthétique. Bien que le métier de socio-esthéticienne ait été inscrit en 2019 au répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière dans la rubrique « assistance aux soins », cette profession ne possède pas de code APE dédié. Pour exercer, les socio-esthéticiennes se voient, en effet, attribuer un code APE « d’esthétique traditionnelle ». Cette confusion professionnelle contraint donc la profession à se soumettre aux mêmes législations. La création d’un code APE dédié permettrait une reconnaissance du métier de socio-esthéticienne, un accompagnement plus pertinent pour les professionnels ainsi que l’accès à des formations complémentaires orientées vers les particularités du métier. Il l’interroge donc sur la possibilité de créer un code APE dédié au métier de socio-esthéticienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5643</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Iniquité d’attribution de la prime Laforcade
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1328. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’inéligibilité à la prime Laforcade, accordée par le Ségur de la santé, à des personnels dans les services, dispositifs et établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. En effet, dans les services administratifs de ces structures, secrétaires, assistants, comptabilité, ressources humaines, directeurs… ne bénéficient pas de cette revalorisation malgré l’indispensabilité de leur fonction pour la réalisation des tâches nécessaires à la bonne effectivité des services auprès des personnes vulnérables. D’autre part, les personnels, quel que soit leur métier (travailleurs sociaux et éducatifs, soignants, encadrants), du secteur médico-social ne sont pas éligibles alors qu’ils exercent des postes identiques aux personnes éligibles dans d’autres secteurs. Cette situation suscite des tensions et un sentiment d’injustice au sein des établissements concernés. Dans un contexte d’attractivité tendu, ces revalorisations permettraient de maintenir et d’attirer de nouveaux entrants dans les secteurs du soin et de l’aide aux personnes vulnérables qui manquent cruellement de personnel. Il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de remédier à cette iniquité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5644</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bonification de la retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1335. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’application des dispositions de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Cette mesure introduite en première lecture au Sénat par des amendements issus de différents groupes politiques visait à valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires en prévoyant une majoration de la durée d’assurance pour la retraite sous la forme de l’attribution de trois trimestres au bout de dix ans d’engagement complétée par un trimestre supplémentaire tous les cinq ans. Lors de la réunion de la commission mixte paritaire, puis dans le texte adopté dans sa version définitive, cette rédaction a été modifiée afin de prévoir que « les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État ». Or ces conditions et limites prévues par décret soulèvent aujourd’hui de nombreuses inquiétudes. En effet, les responsables des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) craignent que ce décret, en attente de publication, ne réserve cette disposition législative qu’aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation requis au cours de leur carrière. De ce fait, de nombreux sapeurs-pompiers volontaires seraient exclus de la mesure puisque la très grande majorité des près de deux cent mille hommes et femmes engagés comme sapeurs-pompiers volontaires concilient cette activité avec une activité professionnelle. De plus, l’exclusion des lycéens et étudiants du bénéfice de cette mesure s’inscrirait en contradiction avec la volonté de promouvoir l’engagement des jeunes. Si cette rédaction se confirme, elle constituerait une grave altération de la volonté du législateur que l’on ne peut pas accepter. La valorisation du volontariat des sapeurs-pompiers est essentielle à la consolidation du modèle de sécurité civile français. Dès le printemps 2018, le rapport de la mission pour la relance du volontariat remis à Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, par Mme Catherine Troendlé et MM. Éric Faure, Olivier Richefou, Fabien Matras et Pierre Brajeux prévoyait déjà d’accorder des bonifications de points de retraite au titre de la solidarité nationale aux sapeurs-pompiers volontaires au-delà d’une certaine durée d’engagement, sans restreindre cette mesure à ceux qui ont une carrière incomplète. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement envisage d’accorder le bénéficie de trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance à tous les sapeurs-pompiers volontaires, quel que soit leur statut.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5644</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Calendrier de paiement des prestations vieillesse du régime général
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1339. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le calendrier de paiement des prestations vieillesse du régime général. En application de l’article R. 355-2 du code de la sécurité sociale, les pensions de retraite du régime général sont mises en paiement le huitième jour du mois ou le premier jour ouvré lui succédant si le huitième jour ne l’est pas. De ce fait, les versements sont généralement effectués sur les comptes des bénéficiaires à partir du 9 du mois. Ce calendrier permet aux organismes de gestion des pensions du régime général de synchroniser leur calendrier de versement avec celui des autres flux financiers afin de réduire le coût associé à la gestion de trésorerie. Si l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) a établi qu’un avancement du versement au premier jour de chaque mois entraînerait un besoin de financement supplémentaire de 10 milliards d’euros sur les premiers jours du mois et pèserait ainsi sur les frais financiers des organismes, M. le député s’interroge sur la pertinence de faire penser cette charge de trésorerie sur les assurés. En effet, dans l’attente du versement de leurs pensions, ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui doivent supporter les difficultés de trésorerie que ce calendrier implique. Certes, les caisses anticipent désormais autant que possible les versements afin d’avancer leurs échéances. Ainsi, pour 2023, deux échéances de versement ont été prévues au 8 du mois, une échéance au 7 du mois et une échéance au 6 du mois. Cependant, ces versements restent encore trop éloignés de la plupart des échéances de paiement des factures que doivent régler les assurés. Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures afin d’accélérer l’avancement des échéances de paiement et à quel horizon les assurés pourront espérer toucher leurs pensions dès les premiers jours du mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5645</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de travail dans le secteur du jeu vidéo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1366. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail dans le secteur du jeu vidéo en France. D’une importance économique croissante pour le pays, plus rentable même que le cinéma français, l’industrie vidéoludique semble pourtant échapper au droit du travail. Exerçant des activités historiquement perçues comme relevant de la passion avant tout, les travailleurs et travailleuses du secteur se voient imposer des rythmes de travail usants et pénibles. L’habitude adoptée par les employeurs des périodes dites de « crunch » est emblématique de ce problème : afin de boucler la production d’un jeu vidéo dans les temps, les employés sont utilisés comme la variable d’ajustement principale. Ils et elles sont ainsi amenés à cumuler de nombreuses heures de travail non déclarées et à ne pas pouvoir respecter les temps de travail contractuels. Le droit du travail n’est donc pas respecté dans le secteur du jeu vidéo : cette culture du surtravail, unifiée bien que problématique, est même inculquée aux futurs salariés dès leur formation, puisque ces schémas sont déjà présents dans les écoles spécialisées. Malgré un discours du Syndicat national du jeu vidéo (représentant les employeurs du secteur) qui se veut rassurant, les heures supplémentaires ne peuvent être refusées par les employés du fait de la nature même de la production d’un jeu vidéo, en équipe et à la chaîne, le travail des uns dépendant des résultats des autres. Il est essentiel de noter que ces heures forcées ne sont de surcroît que rarement rémunérées intégralement, ce qui représente de la part des employeurs un manquement grave au code du travail. La banalisation voire l’institutionnalisation de ces pratiques entraîne de graves problématiques de mal-être au travail et de santé mentale chez les travailleurs du jeu vidéo, ainsi qu’un turn over important du fait de l’« agilité » qui leur est demandée. Ces exigences sont en outre incompatibles avec une vie de famille, ce qui induit des situations de déséquilibres profonds entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi que des abandons de carrière prématurés. Enfin, le secteur n’échappe pas aux inégalités entre les femmes et les hommes, qui sévissent par ailleurs dans de nombreux domaines. Les 14 % de travailleuses du jeu vidéo sont ainsi souvent moins rémunérées que leurs collègues masculins, y compris à poste, statut et diplôme égaux (des différences de 300 euros à 400 euros mensuels ayant été révélées par une enquête de Médiapart sur le sujet en janvier 2018). Le 15 octobre 2024, c’est une grève historique qui a eu lieu chez Ubisoft avec plus de 700 salariés mobilisés sur les 4 000 que compte l’entreprise en France, selon une estimation du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), pour protester contre la décision prise mi-septembre par le groupe contre ses salariés. Face à cette situation, il l’interroge quant aux mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin que le droit du travail déjà existant s’applique dans le secteur du jeu vidéo, où il n’est aujourd’hui que trop rarement respecté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5645</pageJO><datePublication>2024-10-22</datePublication><noPublication>20240028</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Convention collective dans le secteur du jeu vidéo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1367. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le manque de régulation dans l’industrie du jeu vidéo. Cette problématique découle largement, selon les acteurs du secteur, de l’absence de convention collective commune et unifiée ; un flou juridique persiste ainsi sur la définition des travailleurs du jeu vidéo. Actuellement, la moitié des studios de production environ applique la convention Syntec (qui régit les bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs conseils, sociétés de conseils), qui n’est pas adaptée aux spécificités de la production vidéoludique. Le reste des professionnels est rattaché à plusieurs conventions, allant du jouet (pour 11,6 % des studios) au commerce de gros (1,2 %) en passant par l’animation (3 %). Cette disparité renforce le déséquilibre du rapport de force entre employeurs et employés, pourtant déjà défavorable à ces derniers du fait du niveau de concurrence important dans l’industrie. La mise en place d’une convention collective unifiée permettrait d’encadrer de manière significative et plus pertinente les pratiques ayant actuellement cours dans le secteur. Le manque de régulation actuel donne lieu à des situations problématiques, qui font également écho à une application incomplète et imparfaite du droit du travail, au détriment des travailleurs. Ainsi, le manque de protection qui pèse sur elles et eux les incite fortement à ne pas se plaindre de leurs conditions de travail, alors même que les représentants élus du personnel ne sont souvent pas admis à la table des négociations avec les employeurs. La logique ultralibérale qui régit le secteur du jeu vidéo tire également les salaires vers le bas, sans que les années d’expérience ou les diplômes n’aient un impact significatif. Ainsi, par exemple, un programmeur peut espérer y toucher 30 000 euros annuels, contre 45 000 pour un programmeur dans le secteur web. Un autre modèle est pourtant possible, comme en atteste l’exemple de Motion Twin. Il s’agit d’un studio de production indépendant au sein duquel chacun travaille le même nombre d’heures à l’année, touche un même salaire qui a été décidé collectivement et où les décisions sont discutées et prises en groupe dans une logique plus égalitaire. Mais il ne s’agit que d’une exception, possible du fait de la volonté et du travail d’une poignée d’individus, qui ne pourra se généraliser tant que le cadre légal ne sera pas plus complet. Le syndicalisme naissant doit ainsi être reconnu et ses représentants invités à négocier aux côtés de ceux des employeurs, afin qu’un cadre de régulation commun soit convenu. Le 15 octobre 2024, c’est une grève historique qui a eu lieu chez Ubisoft avec plus de 700 salariés mobilisés sur les 4 000 que compte l’entreprise en France, selon une estimation du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), pour protester contre la décision prise mi-septembre 2024 par le groupe contre ses salariés. Il souhaite donc en savoir plus sur la possibilité de réunir les différents acteurs du secteur afin d’instaurer une convention collective unique, pour en protéger les travailleurs.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>