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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-10-29" NumJO="20240029" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>1371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5666</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Baisse de rendement dans la filière agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1371. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation alarmante de la filière agricole française, notamment pour les céréaliers et les betteraviers, qui font face à une récolte 2024 décevante. Selon les données d’Agreste, la production de blé tendre a chuté de 8,7 millions de tonnes et celle de l’orge d’hiver de près de 2 millions de tonnes par rapport à 2023. De plus, les rendements en betteraves sucrières sont également impactés, aggravant la situation des exploitations. Sur les cinq dernières années, les rendements en blé ont diminué de 14,5 % au niveau national et de 19,4 % dans la zone betteravière. Pour le département du Pas-de-Calais, la baisse du rendement en blé atteint 15,8 %. Cette conjoncture met en péril l’équilibre économique de la filière agricole, confrontée à une hausse des coûts de production sans précédent. Les agriculteurs peinent à maintenir leur activité face à cette double pression sur leurs revenus et leur trésorerie. M. le député rappelle que la survie de la filière agricole est essentielle à la souveraineté alimentaire de la France et qu’un soutien fort est désormais nécessaire pour préserver l’avenir des agriculteurs. Il l’interroge sur les mesures urgentes qu’elle compte prendre pour soutenir les agriculteurs, tant sur le plan fiscal que social, ainsi que sur les dispositifs spécifiques à mettre en place pour soulager la trésorerie des exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5666</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Colère des agriculteurs et nécessité de règlement d’urgence des dossiers FEADER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1372. — 29 octobre 2024. — M. Éric Michoux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la colère des agriculteurs. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu dans les régions de France, notamment à Dijon, pour dénoncer les retards de traitement des dossiers liés au versement du Fonds européen agricole pour le développement rural. En Bourgogne, 3 444 dossiers sont en attente d’attribution de financements européens via la région, rien que pour la Bourgogne. Force est de constater que plusieurs promesses gouvernementales, en lien avec les dernières manifestations, n’ont pas été tenues. La grande simplification des normes agricoles n’a pas eu lieu. Les agriculteurs français continuent d’avoir des revenus qui stagnent ou diminuent, condamnés à une concurrence extraterritoriale inéquitable, à des accords commerciaux déloyaux, à une détérioration des conditions de retraite, etc. À ceci s’ajoutent des épisodes climatiques extrêmes qui ravagent les récoltes et des crises sanitaires mettant en péril les ovins et les volailles. L’avenir de la profession est menacé. Il souhaite savoir si le Gouvernement peut se mobiliser à remplir leurs obligations envers les agriculteurs. Il souhaite connaître le calendrier parlementaire visant à enfin légiférer sur la situation des paysans afin d’assurer à la France une souveraineté alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5666</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dérives d’utilisation du terme « fermier »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1373. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dérives d’emploi du terme « fermier ». L’Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF) défend, depuis sa création en 2016 le terme « fermier » en mettant particulièrement l’accent sur la notion de souveraineté notamment via son slogan : « J’élève, je transforme, je vends ». Une lettre ouverte de l’ANPLF à destination de M. le ministre Marc Fesneau le 17 janvier 2023 démontrait une carence réglementaire au sujet des modalités d’information du consommateur pour les fromages fermiers. En effet, la loi n° 2020-699 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires prévoyait une modification du code rural et de la pêche maritime via son article 6 : « Pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée en complément des mentions prévues au premier alinéa selon les modalités fixées par décret ». À ce jour, le décret précité n’est pas encore publié. Ainsi, l’absence de publication du décret a permis à de grands groupes d’acquérir des coopératives d’affinage afin de commercialiser leurs fromages sous la labellisation « fermier » malgré l’affinage effectué hors-ferme. De vives préoccupations émanent désormais quant au possible élargissement de ces pratiques sur l’ensemble des produits laitiers. Ces préoccupations font notamment suite à l’apparition de différentes start-up spécialisées dans la location de container permettant la fabrication de yaourts, de glaces et autres produits directement sur l’exploitation. Par exemple, la marque « J’achète Fermier » propose aux producteurs laitiers la location d’un container comprenant une véritable yaourterie, directement livrée clef en main sur l’exploitation. Les yaourts produits sont ensuite vendus en exclusivité dans une chaîne de la grande distribution. Cependant, le fermier ne choisit ni la recette de son produit, ni son prix de vente, ni ses réseaux de distribution. Bien que l’ANPLF ne remette pas en cause ce système permettant aux agriculteurs une valorisation de leur production laitière, elle conteste fermement l’utilisation du terme « fermier ». En effet, l’ANPLF souhaite réserver ce terme aux exploitants agricoles qui maîtrisent toutes les étapes de la chaîne de production et ainsi préserver la mention valorisante qu’il reflète. Elle souhaiterait donc avoir connaissance de ses intentions concernant cette problématique et les pistes qui peuvent être envisagées pour protéger les producteurs laitiers fermiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5667</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Géobiologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1374. — 29 octobre 2024. — M. Éric Bothorel alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la géobiologie, une pratique sans aucun fondement scientifique établi qui serait pourtant financée par des fonds publics. Les géobiologues se présentent comme spécialistes des champs énergétiques, capables de repérer des « failles telluriques », des « réseaux Curry », des « entités » et autres « courants parasites » grâce à des pendules et des antennes de Lecher. Or selon une enquête réalisée par G Milgram publiée vendredi 18 octobre 2024, il semblerait que leurs interventions à la charge du Trésor public se multiplient, en particulier dans le cadre du processus d’installation d’éoliennes ou de dispositifs agrivoltaïques. En effet, de nombreuses chambres d’agriculture, consultées pour l’attribution des autorisations environnementales nécessaires aux travaux, demanderaient à recourir à des géobiologues pour « analyser » la pertinence des implantations, pour un coût compris entre 500 et 3 000 euros par intervention. Par exemple, les géobiologues proposeraient de « rééquilibrer les énergies éthériques du béton » et de rendre ce dernier « biodynamique » grâce à un liquide bleu, le Pneumatit, conçu grâce à la lecture de la Bible et vendu 300 euros le litre ; ainsi le parc éolien de Chenu, en Sarthe, aurait investi entre 20 000 et 30 000 euros dans l’achat de ce liquide bleu, selon Mediapart. Plusieurs chambres d’agriculture proposent également sur leur site internet des formations en géobiologie possiblement éligibles au crédit d’impôt, voire salarient des géobiologues, comme la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Les chambres d’agriculture sont des établissements publics, financés par l’argent public. À ce titre, s’il apparaît que le Trésor public finance effectivement la géobiologie, qui ne fait l’objet d’aucun fondement scientifique, cela appellerait à la plus grande attention. Au-delà, le rapport du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire n° 23024 de décembre 2023 interroge quant à la position du ministère vis-à-vis de la géobiologie : le rapport précise dans sa recommandation R2 que « la recherche devrait explorer les pratiques développées sur le terrain par certains géobiologues pour en identifier les éventuels fondements scientifiques » et souligne la rigueur dont feraient preuve les géobiologues professionnels, notamment ceux du réseau Prosantel. Il souhaiterait donc connaître sa position sur le sujet de la géobiologie, ainsi que les mesures qu’elle entend prendre pour que l’argent public ne finance pas de telles pratiques sans fondement scientifique établi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5667</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prise en charge du surcoût financier de l’ovosexage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1375. — 29 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique de la prise en charge du surcoût financier de l’ovosexage à l’échelle de la filière des œufs (environ 40 millions d’euros par an selon l’interprofession des oeufs - CNPO). L’ovosexage est une technique permettant l’identification du sexe d’un poussin dans l’œuf avant éclosion. Dans une démarche de prise en compte du bien-être animal, ce dispositif est appliqué aux éleveurs de poules pondeuses depuis le 1er janvier 2023, en remplacement de l’élimination de poussins vivants. Pour assurer une prise en charge mutualisée des coûts de l’ovosexage, un accord interprofessionnel est en vigueur jusqu’au 30 novembre 2024. En vue de sa prolongation, il semblerait qu’aucun consensus n’émerge au sein de l’interprofession sur une répartition du surcoût de l’ovosexage, en particulier par la distribution. Cette situation de blocage suscite des inquiétudes sur la capacité à atteindre un équilibre financier et à assurer la pérennité du dispositif. C’est pourquoi elle lui demande quelles actions le Gouvernement compte entreprendre afin que la prise en charge financière de l’ovosexage à l’échelle de la filière soit bien prolongée et mutualisée à l’échelle de la filière œufs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5668</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation des pépiniéristes viticoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1376. — 29 octobre 2024. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des pépiniéristes viticoles. Alors que certaines de ces entreprises sont en grandes difficultés de trésorerie, ces spécialistes reconnus du greffage et de la multiplication des bois et des plants de vigne sont les grands oubliés de la crise viticole. Après avoir anticipé la production de milliers de plants en vue de replantations, beaucoup d’hectares demeureront arrachés, mettant à mal ce maillon essentiel et incontournable de la filière viti-vinicole. Fierté et savoir-faire national, les pépinières viticoles font de la France le 1er pays producteur de plants de vigne au monde avec 175 millions de plants greffés (contre 210 millions l’année précédente). Quelques 500 exploitations cumulent un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Alors qu’ils jouent un rôle clé dans l’adaptation aux changements climatiques en travaillant sur de nouvelles sélections et de nouveaux porte-greffes, permettant d’entrevoir des cépages plus résistants, de plus en plus de pépiniéristes cessent leurs activités alors que d’autres font face à des créances clients importantes… Face à cette situation, il souhaiterait connaître les dispositifs qu’elle envisage pour soutenir l’ensemble des acteurs de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5668</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation des vignerons exploitants en activité secondaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1377. — 29 octobre 2024. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des vignerons ayant fait le choix de lancer leur exploitation en activité secondaire. Alors que cette démarche prudente et responsable semble pertinente, à la fois pour le nouveau viticulteur mais aussi pour le secteur qui cherche à susciter de nouvelles vocations, ce défi semble mériter un meilleur accompagnement et de meilleurs encouragements. Pour prendre un exemple concret, M. le député a rencontré, dans le Frontonnais, un nouveau vigneron qui s’est lancé ces dernières années dans la production de vin du sud-ouest, aménageant son métier initial et faisant du vin et de la vigne son activité secondaire. Possédant le statut de cotisant solidaire à la mutualité sociale agricole (MSA), ce dernier n’est pas encore chef d’exploitation. Aussi, le niveau d’agrément dépendant des surfaces travaillées exige pour la vigne de posséder au moins 4 hectares en indication géographique protégée (IGP), critère pour lequel le vigneron cité n’est pas éligible. Qu’ils travaillent à titre principal ou secondaire, nombreux sont les vignerons qui ont fait face, ces dernières années, au sortir de la période covid, aux aléas climatiques, tels que le gel tardif ou plus récemment à l’épidémie de mildiou. Si le Gouvernement a mis en place un dispositif d’aide conjoncturelle et structurelle exceptionnel face à la crise viticole, les vignerons qui n’exploitent pas encore à titre principal, ne semblent pas pouvoir bénéficier de ces mesures. Dans le même temps, ces mêmes acteurs, qui exploitent à titre secondaire et qui souhaitent gagner en autonomie, en diminuant la pénibilité de leur travail, se voient refuser leurs aides, au motif qu’ils ne sont pas chef d’exploitation à titre principal. Certaines collectivités refusent, elles, d’étudier une demande tant qu’un abondement n’a pas été accordé par un autre organisme. Alors que certaines exploitations de petite taille, mais très vertueuses, orientées sur la qualité et la démarche bio, ne peuvent pas bénéficier de subventions pour se développer, grandir ou tout simplement faire face aux aléas, il souhaiterait savoir si elle envisage de faire évoluer les critères actuels afin d’encourager et de soutenir l’ensemble de celles et de ceux qui s’engagent pour le patrimoine viticole français afin de favoriser la proximité et la qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5668</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Hausse de la taxation des produits vinicoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1379. — 29 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les tentatives parlementaires visant à augmenter la fiscalité sur la filière vitivinicole, notamment celles relatives à la suppression du plafond de l’indexation sur l’inflation des accises sur l’alcool, à la mise en place d’un prix minimum de vente pour les boissons alcoolisées, à la taxation des publicités sur ces produits et à l’extension de la cotisation spécifique sur toutes les boissons alcooliques. Une hausse de la fiscalité sur les produits vinicoles pourrait avoir un impact considérable sur la filière vitivinicole, déjà lourdement frappée par de multiples crises. La suppression du plafond d’indexation entraînerait une forte hausse de la fiscalité, estimée à 5 millions d’euros par la filière, sans pour autant répondre efficacement aux objectifs de lutte contre les pratiques excessives. La mise en place d’un prix minimum pénaliserait directement les consommateurs aux revenus modestes sans que ne soit nullement prouvée une quelconque efficacité contre les pratiques addictives. Enfin, la taxation des publicités et l’extension de la cotisation spécifique risquent de fragiliser davantage une filière déjà vulnérable. Ainsi, c’est toute une filière d’excellence française actuellement en difficulté qui risque de sombrer en cas de hausse de la fiscalité. Elle souhaite savoir si elle entend prendre en compte ces préoccupations et s’engager à s’opposer à toute mesure de hausse de la taxation ou de durcissement de la réglementation sur les produits vinicoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5669</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Abandon d’animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1382. — 29 octobre 2024. — M. René Pilato attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la demande de nombreuses associations de tenir à jour le nombre annuel d’abandon d’animaux. L’organisme français de l’identification des animaux domestiques (Icad) est en mesure d’actualiser chaque année les chiffres des animaux abandonnés dans le pays. L’I-CAD, du 1er janvier au 31 décembre de chaque année, enregistre et informatise des données d’animaux qui ont été enregistrés au nom soit d’une personne physique, soit au nom d’une personne morale, une association ou un élevage. L’I-CAD est donc capable de faire des segments et de donner le nombre d’animaux identifiés en 2023. En leur demandant simplement le nombre de chats et de chiens qui ont été identifiés au nom d’une association, d’un refuge ou qui ont été transférés à l’un de ces organismes, il est donc possible d’obtenir le nombre d’animaux abandonnés. En 2022, plus de 330 855 animaux ont ainsi été concernés. Ces chiffres ont été communiqués par l’I-CAD suite à une demande du magazine 30 millions d’amis. Il est donc tout à fait possible et particulièrement simple de procéder à cette sollicitation puis d’en partager l’information par communiqué de presse. Pour faire face à ce nombre extrêmement massif d’abandons, il lui demande si elle peut s’engager à lancer chaque année une campagne massive le relayant et appelant à la responsabilité de stérilisation des animaux pour chaque propriétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5669</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Expérimentation de tirs territorialisés dans le Jura - Prédation lupine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1383. — 29 octobre 2024. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les attaques du loup de plus en plus fréquentes dans le Jura, notamment au sein de la Petite Montagne. En effet, la liste des prédations est impressionnante, inquiétante et la pression sur les éleveurs est omniprésente. L’Union européenne s’est prononcée, le 25 septembre 2024, favorable à une baisse du niveau de protection du loup, qui devait passer de protection stricte à protection simple et M. le Premier ministre envisage une augmentation de la capacité de prélèvement. Dans ce cadre et suite à la réalisation d’une étude de vulnérabilité des cheptels bovins réalisée par la chambre d’agriculture du Jura, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement face à cette recrudescence d’attaques et notamment la mise en place de l’expérimentation de tirs territorialisés dans le Jura, comme c’est le cas dans le département voisin du Doubs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5669</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interrogation sur l’accessibilité des forêts françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1398. — 29 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la limitation de l’accès aux forêts pour les concitoyens. En effet, on a réussi à restreindre l’engrillagement des espaces naturels afin que la faune et la flore françaises puissent se développer, grâce à la loi n° 2023-54 du 2 février 2023 visant à limiter l’engrillagement des espaces naturels et à protéger la propriété privée. Cependant, l’accès à ces espaces peut parfois être compromis. De nombreux propriétaires fonciers souhaitent vendre l’accès à leurs forêts ou les ferment au public en raison de dégradations constatées sur leurs propriétés, ou par crainte d’engager leur responsabilité civile en cas de blessure d’un promeneur. La fermeture de 75 % des espaces boisés est une réelle préoccupation. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les actions à mettre en œuvre, en concertation avec les élus locaux, les propriétaires et les différentes associations, afin que ces lieux demeurent accessibles à tous, dans le respect de la nature, des propriétaires, ainsi que de l’accessibilité et de la découverte de la riche faune et flore. Il souhaite également savoir quelle serait la responsabilité juridique et assurantielle en cas d’accident survenu au cours d’une promenade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5670</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Régime dit du « bois bourgeois »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1399. — 29 octobre 2024. — M. Alexandre Loubet appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le fait qu’il n’a jamais été répondu aux demandes de clarification, maintes fois répétées par le sénateur honoraire de la Moselle Jean-Louis Masson, concernant le régime dit du « bois bourgeois » en vigueur dans les communes de l’ancien comté de Dabo. Ce droit séculaire autorise les descendants mâles de chaque famille historiquement implantée dans le comté à percevoir chaque année un lot de sapins ou de résineux provenant des forêts domaniales. Ce droit tire son origine des ordonnances forestières des comtes de Linange, dont celle de 1613 qui codifie en 23 articles les droits d’usage. Ces droits ont été confirmés en 1905 par la cour d’appel de Colmar puis par la cour d’appel de Leipzig. Dans la mesure où seuls les descendants masculins peuvent hériter de ce droit dit « bois bourgeois », il lui demande s’il n’y a pas là une violation du principe constitutionnel d’égalité entre les hommes et les femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5670</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Botulisme bovin - prévention - accompagnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1417. — 29 octobre 2024. — M. Guillaume Garot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des éleveurs confrontés au botulisme bovin. Le botulisme est une pathologie neurologique, le plus souvent d’origine alimentaire, provoquée par des toxines produites par Clostridium botulinum. Un épisode de botulisme étant un danger sanitaire réglementé, la maladie provoque un blocage de l’exploitation par arrêté préfectoral qui comprend de nombreuses obligations liées à l’interdiction de sortie des animaux ou de leurs produits. En plus de la perte sèche des animaux, les éleveurs se retrouvent dans l’impossibilité de vendre leur production et subissent une perte d’exploitation à laquelle s’ajoute la destruction imposée des litières, effluents et productions invendues, par des procédés qui nécessitent beaucoup de temps de travail de nettoyage et de désinfection de l’élevage. Maladie réglementée à déclaration obligatoire, l’État n’intervient cependant pas dans les indemnisations. C’est le FMSE, Fonds d’indemnisation national financé par les éleveurs, qui pour cette maladie, couvre les pertes animales. Pour être éligible à ce fonds, un éleveur doit y avoir adhéré deux années consécutives. Quant aux pertes de production, la prise en charge dépend des contrats d’assurance mais elles sont rarement couvertes. Pour l’éleveur c’est une épreuve financièrement et moralement très difficile à surmonter. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures prises par le Gouvernement pour prévenir et lutter contre le botulisme bovin et mieux accompagner les éleveurs qui y sont confrontés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5670</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise sanitaire FCO et nécessité d’un laboratoire français de production
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1418. — 29 octobre 2024. — M. Julien Guibert alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur à la crise sanitaire FCO et la nécessité d’un laboratoire français de production. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur la situation sanitaire grave qui frappe les élevages, en particulier la fièvre catarrhale ovine (FCO) de type 3 et 8 et sur les conséquences catastrophiques que cela représente pour la filière en question. Les pertes de cheptel, les frais vétérinaires, l’équarrissage, ainsi que les mesures de confinement dans les bâtiments, augmentent considérablement les charges des éleveurs, dont les exploitations sont déjà fragiles. Dans le département de la Nièvre, à aujourd’hui, 58 foyers de FCO BTV3 et 57 foyers de FCO BTV8 sont déclarés, avec une accélération marquée : 34 nouveaux cas des deux types ont été enregistrés en une semaine. L’urgence est pressante. Le 10 août 2024, M. le député avait déjà interpellé M. Fesneau, le prédécesseur de Mme la ministre, concernant la nécessité de répondre à la demande vaccinale formulée par une partie des éleveurs. Le manque de vaccins est criant et l’attente a permis la propagation de l’épidémie, d’autant que l’immunité après injection prend 3 semaines à se développer. M. le député souligne que le département de la Nièvre, déjà durement touché par une mauvaise récolte en 2024 et par les attaques de loups, doit désormais affronter cette crise sanitaire. Il est clair que la situation met en lumière la dépendance totale envers des laboratoires de fabrication de vaccins vétérinaires étrangers. Il l’invite à considérer l’intérêt de doter la France d’une unité de production de vaccins vétérinaires, ce qui permettrait d’avancer vers la souveraineté nationale face au risque de pandémies et de garantir un approvisionnement plus rapide et plus sécurisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5671</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Évaluation des pertes économiques liées à la fièvre catarrhale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1419. — 29 octobre 2024. — Mme Florence Goulet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les pertes liées à la fièvre catarrhale de sérotype 3 (FCO3) dans le département de la Meuse. Depuis l’été 2024, les cheptels ovins et bovins de la Meuse sont gravement touchés par la FCO3, virus transmis qui s’est propagé depuis les Pays-Bas, pays touché dès novembre 2023. Ce virus provoque non seulement des décès d’animaux, mais également des avortements, des stérilités, des malformations à la naissance et des pertes de croissance et leurs conséquences économiques sont irréversibles pour les exploitations agricoles. Malheureusement, aucune donnée publique ne permet d’évaluer avec précision les conséquences de cette épidémie sur les cheptels et pour les agriculteurs. Cela n’est pas de nature à faciliter les mesures d’accompagnement des pouvoirs publics post-épidémie, faute de l’action préventive de ces derniers. Aussi, elle lui demande quelles sont les évaluations des pertes économiques directes et indirectes subies par les agriculteurs meusiens en raison de cette épizootie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5671</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Vaccins avicoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1420. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’élevage non industriel de volailles. Depuis 2013, soit maintenant plus de dix ans, éleveurs, amateurs, naisseurs, sélectionneurs de races anciennes de volailles, demandent l’accès aux vaccins avicoles qui ne sont toujours conditionnés qu’en milliers de doses, au seul profit des grands élevages intensifs. Dans ces conditions, toute transition ou émergence de formes d’élevage plus raisonnables, à taille humaine et plus qualitatives, toute préservation des races anciennes de volailles, la biodiversité domestique irremplaçable qu’il faudrait impérieusement conserver pour l’avenir, deviennent de plus en plus inenvisageables sur le plan pratique. Elle lui demande donc ce qu’elle compte faire pour que les laboratoires produisent des vaccins pour volailles en petits conditionnements et dosages, à des tarifs cohérents et adaptés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5671</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Statut des infirmiers de l’enseignement technique agricole public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1441. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la question du statut et de la revalorisation salariale des infirmières et infirmiers de l’enseignements technique agricole public. Des différences existent entre les traitements des infirmières et infirmiers de l’enseignement technique agricole public, en comparaison à ceux des infirmières et infirmiers de l’éducation nationale. Le décret du 30 mars 2024 leur accordant le complément de traitement indiciaire (CTI) n’est pas suffisant. M. le Premier ministre a indiqué, le 30 janvier 2024, une revalorisation salariale pour les infirmières scolaires dans l’enseignement agricole mais cette annonce n’a pas été suivie de mesures concrètes. Elle lui demande donc d’indiquer les mesures que le Gouvernement compte prendre en faveur d’une revalorisation du point d’indice des infirmières et infirmiers agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5671</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Organisation du scrutin des élections professionnelles agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1584. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les inquiétudes exprimées par la Confédération paysanne concernant les prochaines élections professionnelles agricoles qui auront lieu début 2025. Le précédent Gouvernement avait pour projet de modifier l’organisation de ce scrutin ainsi que les règles de financement des syndicats agricoles. Or on peut craindre que cela se fasse au détriment des syndicats minoritaires. En effet, les élections déterminent entre autres la gouvernance des chambres d’agriculture. Cette dernière fait déjà l’objet de critiques au sujet de l’absence de démocratie au vu de la place accordée aux syndicats minoritaires. Elles sont énoncées par exemple au sein du rapport d’information parlementaire relatif aux chambres d’agriculture et à leur financement publié en décembre 2020 ou encore au sein du rapport public annuel de 2021 de la Cour des comptes. Concernant les questions de financement, le changement envisagé par le ministère engendrerait, selon les syndicats, la perte de plus de centaines de milliers d’euros par an pendant 6 ans pour les syndicats minoritaires. À l’heure de la nécessaire transition écologique, les recherches de nouveaux modes de production doivent être débattues de façon équitable par l’ensemble des représentants des diverses organisations professionnelles. Plus que jamais, la confrontation de différents points de vue et de différentes solutions doit faire partie des débats afin de fournir des conditions de négociations éclairantes. Le pluralisme syndical doit être respecté, c’est un impératif pour permettre de mieux répondre aux demandes sociétales actuelles. Ainsi, elle souhaiterait obtenir des précisions quant à ce changement envisagé par le ministère. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre aux préoccupations des syndicats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5672</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Règles de représentation au sein des chambres d’agriculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1585. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les négociations en cours entre le Gouvernement et les syndicats d’agriculteurs à propos des règles de représentation au sein des chambres d’agriculture. Selon certaines chambres d’agriculture, il apparaît que le Gouvernement souhaite modifier les conditions pour voter ou être représenté au sein du collège des anciens. M. le député interroge Mme le ministre sur sa potentielle volonté de limiter à six années après le bénéfice de la retraite la possibilité de voter ou d’être élu membre du collège des anciens au sein des chambres d’agriculture. Par ailleurs, M. le député ne comprend pas quel intérêt il y a à modifier les règles actuelles en matière de représentation des agriculteurs retraités. Il souhaiterait donc savoir si Mme le ministre veut changer les normes de représentation des agriculteurs retraités en matière de vote et d’éligibilité. Si tel est le cas, il souhaiterait savoir quelles raisons motivent pareil changement des règles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5672</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Obtention de la carte du combattant pour les sous-mariniers nucléaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1380. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les anciens sous-mariniers de la Force océanique stratégique. Embarqués sur les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins au cours de la période dite de « guerre froide », les conditions particulières et exigeantes dans lesquelles s’exerce leur métier et le caractère essentiel des missions conduites par ces personnels ne sont plus à démontrer. Ces décennies se sont en outre caractérisées par de fortes tensions géopolitiques se traduisant notamment en une course à l’armement, en particulier atomique et des guerres régionales ponctuelles. Les affrontements entre deux blocs n’étaient pas qu’idéologiques, l’expression équilibre de la terreur a d’ailleurs été utilisée pour désigner cette période au cours de laquelle planait le danger d’une guerre nucléaire. Elle n’eut fort heureusement pas lieu mais les sous-mariniers étaient aux avants postes, la FOST étant la composante principale de la force nucléaire stratégique du pays. Les articles L. 311-1 et suivants du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) prévoient l’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant participé aux opérations mentionnées aux articles R. 311-1 à R. 311-20 du même code. Pour ce qui concerne le titre de reconnaissance de la Nation (TRN), les conditions de son attribution sont prévues par les articles R. 331-1 à R. 331-5 du CPMIVG. Elle lui demande dans quelle mesure le Gouvernement pourrait reconnaître aux sous-mariniers des SNLE d’obtenir l’attribution du titre de reconnaissance de la Nation et de la carte du combattant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5672</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>UNPRG - Carte du retraité et de veuve de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1475. — 29 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants, à la demande de l’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie, au sujet de la création d’une carte du retraité et de veuve de gendarmerie. Pour mémoire, cette carte fut accordée par une circulaire du 19 décembre 1973. Néanmoins, celle-ci pourrait être revue dans un format modernisé et reliée à une liste disponible pour les brigades. Il lui demande donc s’il envisage la modernisation de la carte du retraité et de veuve de gendarmerie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5673</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Reconnaissance et indemnisation des familles de harkis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1381. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des harkis et de leurs familles, sur la reconnaissance de leur situation particulière et sur leur indemnisation. Considérant le contexte historique complexe et les évènements tragiques qui ont suivi l’indépendance de l’Algérie, notamment les représailles massives contre les harkis, ainsi que les conditions indignes dans lesquelles certains ont été rapatriés en France, M. le député interroge M. le ministre délégué sur les mesures actuelles prises par le Gouvernement pour reconnaître pleinement les souffrances endurées par cette communauté et leur offrir une juste réparation. Les conclusions de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), dans son arrêt en date du 4 avril 2024, ont mis en évidence des violations des droits fondamentaux des harkis et de leurs familles, notamment en ce qui concerne les conditions de vie dans les camps de transit, en particulier celui de Bias dans le Lot-et-Garonne. C’est pourquoi il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement compte entreprendre pour que soient reconnus à leur juste valeur les manquements de l’État à l’encontre de la communauté harkie et leurs descendants. Plus précisément, il lui demande si le Gouvernement envisage d’ajuster les montants d’indemnisation prévus par la loi de février 2022, afin de mieux refléter les préjudices subis par cette communauté. Les harkis et leurs familles entendent obtenir des indemnisations à hauteur de 50 000 à 80 000 euros pour les enfants et de 100 000 euros pour les parents. De plus, il souhaite que lui soient indiquées les éventuelles mesures supplémentaires qui pourraient être prises pour garantir une juste reconnaissance et une réparation satisfaisante pour la communauté harkie et leurs familles, y compris la possibilité d’étendre la période d’indemnisation jusqu’en 1990 et offrir des rentes à vie de 500 euros pour tous les enfants de harkis, sans distinction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5673</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Allocation destinée aux lycéens de la filière professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1454. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le paiement de l’allocation destinée aux lycéens de filière professionnelle ayant réalisé un stage. En effet, le 4 mai 2023, le Président de la République, Emmanuel Macron, a tenu un discours dans un lycée professionnel dans la ville de Saintes, afin d’annoncer qu’une allocation financière sera mise en place pour les lycéens des filières professionnelles des établissements et organismes de formation du service public de l’éducation. Lors de son discours, le chef de l’État a détaillé le montant de l’indemnité : « 50 euros par semaine en première année de CAP et de seconde, 75 euros par semaine en deuxième année de CAP et en première et 100 euros par semaine en terminale ». Cette aide vise à reconnaître l’investissement des élèves dans leur parcours de formation et à valoriser les périodes de stages effectuées en milieu professionnel. Cette réforme, instaurée par décret et arrêté du 11 août 2023, est significative car elle offre une première expérience rémunérée et encadrée, ce qui constitue un atout important dans le parcours scolaire, en renforçant l’employabilité des stagiaires après l’obtention de leur diplôme. Le versement de l’allocation pour les périodes de formations en milieu professionnel réalisées en 2023 devait intervenir à compter du 1er janvier 2024. Néanmoins, de nombreux parents d’élèves ont interpellé Mme la députée car, en septembre 2024, il semble qu’aucun paiement n’avait encore été effectué pour l’année 2023. Si ce retard de paiement est confirmé, cela empêcherait les étudiants de financer certains projets, comme l’obtention du permis de conduire pour gagner en indépendance et en autonomie. Ce serait alors un manquement à la reconnaissance du mérite de leur travail. En outre, Mme la députée souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur l’annonce récente de M. le Premier ministre concernant la baisse des primes à l’apprentissage dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, qui pourrait affecter davantage les jeunes en formation. Il est essentiel de reconnaître le travail accompli des élèves stagiaires en filière professionnelle et de leur permettre de réussir dans leurs projets grâce à cette ressource financière. C’est pourquoi elle lui demande de vérifier si les engagements pris envers les étudiants ont été tenus, en saisissant l’Agence de services et de paiement, afin de s’assurer que les versements des périodes de formations en milieu professionnel réalisées depuis la rentrée scolaire de l’année 2023-2024 ont bien été effectués, et souhaite connaître le résultat de ces vérifications.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5674</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Gratuité de la facturation électronique généralisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1455. — 29 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026 ; les entreprises devront pourvoir réceptionner des factures dématérialisées et les grandes entreprises et ETI auront également l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. Ces mêmes prérogatives s’appliqueront aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027. Selon le ministère, la facturation électronique concernera l’ensemble des opérations d’achats et de ventes de bien ou de prestations de services réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, avec pour objectifs d’améliorer les délais de paiement, de rationaliser les circuits de facturation mais également de simplifier les rapports entre l’administration fiscale et les usagers professionnels. Cette démarche est censée se dérouler via la solution de plateforme publique gratuite Chorus Pro. Or, dans un communiqué en date du 15 octobre 2024, le ministère de l’économie et des finances semble remettre le recours à cette plateforme en question. Si la facture électronique payante n’est pas à proprement évoquée dans ledit communiqué de presse, il y est clairement fait état d’une liste de 70 plateformes de dématérialisation partenaires certifiées mais surtout payantes. Il n’y est nullement fait mention de la plateforme Chorus Pro. Si le recours à la plateforme gratuite Chorus Pro n’est plus envisagée, il s’agirait d’un renoncement à l’engagement pris par le ministère, créant de facto une nouvelle charge financière pour l’ensemble des entreprises française. Aussi, Mme la députée souhaiterait obtenir une clarification quant au recours possible ou non à la plateforme gratuite Chorus Pro. Si, comme le sous-entend le communiqué de presse, seules des solutions payantes sont retenues comme solutions, elle souhaite interpeller le Gouvernement sur la charge financière que cela représenterait pour les entreprises, en particulier les PME et les microentreprises. Enfin, si tel est le cas, elle aimerait connaître les raisons pour lesquelles le recours à la plateforme Chorus Pro n’a finalement pas été retenu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5674</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Récupération par les hôpitaux publics de la TVA sur leurs investissements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1457. — 29 octobre 2024. — M. René Pilato attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’impossible récupération par les hôpitaux publics de la TVA sur leurs investissements (achats d’équipements, rénovations, etc.). Comment M. le ministre explique-t-il que les collectivités territoriales bénéficient du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) leur permettant de récupérer cette taxe sur leurs dépenses d’investissement mais non l’un des services publics les plus essentiels ? Cette inégalité fiscale place les hôpitaux publics dans une situation désavantageuse, surtout dans un contexte où les charges et l’inflation augmentent, réduisant leur capacité à fonctionner efficacement. Cette incongruité a des répercussions directes sur la capacité de ces établissements à investir et à embaucher du personnel, alors qu’ils font face à une réelle crise de moyens et à une réorganisation dans tous les territoires amenant à un accès difficile et décrié aux soins. Supprimer ce désavantage fiscal permettrait en partie de la résorber. Pour quelles raisons un mécanisme similaire au FCTVA n’est pas mis en place pour les hôpitaux publics, offrant ainsi un soutien financier crucial pour moderniser leurs infrastructures, investir dans du matériel et recruter du personnel ? Cela contribuerait également à harmoniser leur traitement fiscal avec celui des autres acteurs publics. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5674</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Renommer la taxe d’habitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1482. — 29 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur la dénomination de la taxe d’habitation. Cette contribution fiscale est perçue au profit des collectivités locales. Une réforme sur la taxe d’habitation est entrée en vigueur en 2018 a lancé sa suppression progressive jusqu’en 2023 pour toutes les résidences principales. Cette taxe est toujours en vigueur pour les résidences secondaires et les logements vacants. Au vu de cette réforme, le nom « taxe d’habitation » n’est plus conforme au type de logement qui doivent contribuer à cette taxe. En effet, elle ne s’applique plus qu’aux résidences n’étant pas habitées à l’année. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend renommer la taxe d’habitation pour un nom plus conforme à sa nature actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5675</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1483. — 29 octobre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est due même si le propriétaire du bien soumis à la taxe foncière n’utilise pas le service de collecte et de traitement des déchets de la commune ou de l’intercommunalité. Ainsi, un contribuable qui peut bénéficier des services collectifs d’enlèvement des déchets de la commune mais ne les utilise pas, parce qu’il ne produit pas de déchets (logement vacant) ou n’utilise pas le service public, ne peut pas échapper au paiement de la TEOM. Aussi, il lui demande si une exonération ou un allègement de cette taxe est envisageable pour les propriétaires qui n’occuperaient pas ou peu leur logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5675</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>UNPRG - Pensions de retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1555. — 29 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, à la demande de l’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie, au sujet de l’indexation des pensions de retraite sur l’inflation. En effet, la baisse du pouvoir d’achat chez les retraités est significative depuis plusieurs années. Malgré une augmentation de leur pension de retraite en 2024, celle-ci ne comble pas le déficit cumulé. C’est pourquoi, lors du dernier congrès de l’UNPRG en mai 2024, les congressistes ont voté une motion demandant l’indexation des pensions de retraite sur l’inflation ainsi que leur réévaluation. Il lui demande donc s’il envisage de prendre en compte cette motion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5675</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Interdiction d’exploitation des animaux sauvages sur les tournages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1384. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy alerte Mme la ministre de la culture concernant l’utilisation d’animaux sauvages sur les plateaux de tournage. En effet, tout tournage implique nécessairement dressage et captivité pour les animaux. La loi du 30 novembre 2021 a prohibé la maltraitance animale dans les cirques itinérants, notamment en interdisant « de présenter des animaux non domestiques, que ceux-ci soient captifs ou sortis de leur milieu naturel, lors d’émissions de variétés, de jeux et d’émissions ». Cependant, cette dernière exclue l’exploitation des animaux sauvages pour la création artistique, notamment dans le cinéma, la publicité ou encore dans les clips vidéo. Pourtant ces animaux subissent un transport éprouvant, souvent de longues distances, pour répondre aux exigences des tournages publicitaires ou cinématographiques. L’absence de législation concernant les conditions d’encadrement des pratiques dans la création artistique est inexplicable. Afin que les animaux obéissent, il faut user de méthodes cruelles et violentes, allant jusqu’à la privation de nourriture. Pour seulement quelques minutes à l’écran, ces animaux sauvages subissent une vie artificielle dans le meilleur des cas, ou de souffrance extrême. La naissance, l’enfermement en cage, inadapté aux espèces, ainsi que le dressage, pour les seuls besoins du cinéma, sont des pratiques intolérables. Ces agissements doivent cesser au plus vite. Il est donc urgent de mettre en œuvre des mesures visant à garantir l’intégrité physique et la protection des animaux sauvages. Plusieurs associations se mobilisent en ce sens, luttant contre le dressage d’animaux, telles qu’AVES France ou Paris Animaux Zoopolis (PAZ) qui a déposé deux plaintes au cours de l’année 2022 pour sévices graves sur animaux et mauvais traitements exercés par un professionnel. Malgré ces condamnations, le Gouvernement n’a pas souhaité élargir cette interdiction aux œuvres audiovisuelles et cinématographiques. Avec le développement de la technologie et l’émergence de l’intelligence artificielle, de nouveaux moyens techniques sont désormais possibles et accessibles. À titre d’exemple l’utilisation de l’animatronique ou d’effets spéciaux permet de réaliser des scènes très réalistes, sans avoir besoin de recourir à des vrais animaux. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin de mettre un terme à l’utilisation et l’exploitation des animaux sauvages dans le cadre de la création artistique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5676</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accessibilité des chaînes de télévision du service public outre-mer et en région
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1392. — 29 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la culture sur l’accessibilité des personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, aux programmes télévisés des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3. La loi prévoit, aux heures de grande écoute, une obligation d’accessibilité aux programmes des chaînes dont l’audience moyenne annuelle dépasse 2,5 % de l’audience totale des services de télévision, c’est-à-dire les grandes chaînes nationales et une possibilité d’allègement de cette obligation pour les services de télévision à vocation locale. Mais en pratique, les chaînes locales du service public, que ce soit les chaînes outre-mer La Première dans les territoires ultramarins, comme Guadeloupe La 1ère, ou les décrochages régionaux de France 3 dans l’Hexagone, n’offrent aucune adaptation. Or plusieurs millions de Français souffrent d’un handicap auditif ou visuel. Il lui demande de bien vouloir examiner la possibilité d’une modification du cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions annexé au décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions, de façon à instaurer une obligation d’adaptation aux personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, des programmes des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3, au moins pour le journal télévisé du soir, un magazine de santé ou de société et les principaux débats électoraux lors des élections locales et nationales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5676</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Alerte Radio - Les radios associatives en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1393. — 29 octobre 2024. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre de la culture sur les graves conséquences des coupes budgétaires sur les radios associatives prévues dans le projet de loi de finances pour 2025. En effet, ce budget prévoit une réduction de 30 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER), soit plus de 10 millions d’euros. Ces radios associatives ne représentent que 4 % de l’enveloppe budgétaire dédiée à la mission « Médias, Livre et Industries culturelles ». Pourtant, elles devront supporter 10,4 millions d’euros sur les 12 millions d’euros d’économies demandées à la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC). Selon Hugues de Vesins, président du réseau associatif CFM radio, l’État s’en prend toujours aux médias les plus précaires plutôt que de ponctionner les bénéfices des grands médias. Mme la députée rappelle que les 700 radios associatives françaises pâtissent déjà de la disparition des emplois aidés et de l’augmentation des frais, avec un soutien financier très faible de la part des autorités. Selon le Syndicat national des radios libres (SNRL) et la Confédération nationale des radios associatives (CNRA), ce projet de loi de finances est « brutal et violent » et mettrait en péril l’existence même de ces radios et leur rôle d’expression démocratique et d’information locale. Dans le Tarn, les radios « Radio R D’Autan » et « Radio Albigés », présentes sur le territoire depuis plus 40 ans, seront les premières radios concernées par ces mesures. Avec un budget composé à 50 % de subventions publiques, ces radios locales ne seront pas en mesure de continuer à payer leurs salariés. À titre d’exemple, Radio Albigès emploie cinq salariés sur le territoire et des dizaines de bénévoles. Qui plus est, les radios locales participent à la création du lien social et du sentiment d’appartenance à une communauté, en particulier dans les zones populaires, des quartiers aux campagnes. Elles forment le socle de la liberté d’expression, de la démocratie et du droit de contestation. À ce sujet, Mme la députée s’inquiète des risques de mise sous tutelle des radios locales pour des raisons sécuritaires. En effet, plusieurs radios locales se sont vues refuser leurs demandes de subventions par les directions régionales des affaires culturelles (Drac) et les préfectures, pour non-respect du contrat d’engagement républicain, en application de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, dite « loi contre le séparatisme ». Cette baisse de budget et ce contrôle par la subvention peuvent s’apparenter à une tentative de censure politique, contraire au respect de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP), qui définit la liberté de la création comme principe premier. Elle lui demande donc de revenir sur les coupes budgétaires prévues en soutenant un amendement au projet de loi de finances pour 2025 pour rétablir le montant de l’année 2024 du Fonds de soutien à l’expression radiophonique. Elle lui demande également de se pencher sur les risques de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, sur la diversité et le droit à la libre expression des radios associatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5677</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Suppression des aides aux radios associatives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1394. — 29 octobre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conséquences préoccupantes de la réduction des aides allouées aux radios associatives dans le projet de loi de finances pour 2025. Ce projet prévoit en effet une baisse de plus de 10 millions d’euros du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui permet à 750 radios associatives de poursuivre leur mission de service public local, en couvrant en moyenne 40 % de leurs ressources. Ces radios, comme Radio Plus implantée à Douvrin, jouent un rôle essentiel dans la vie des territoires en favorisant le lien social, en donnant une voix aux citoyens et en mettant en lumière la diversité culturelle locale. En raison de la précarité de leurs ressources, une telle réduction budgétaire pourrait mettre en danger jusqu’à 80 % de ces stations, menaçant la pluralité des opinions et la cohésion territoriale. Dans ce contexte, il souhaite savoir s’il entend revoir cette décision afin de maintenir les aides au même niveau qu’en 2024, préservant ainsi le rôle fondamental des radios associatives pour les territoires et la démocratie locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5677</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Les salariés d’Ubisoft doivent être entendus !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1596. — 29 octobre 2024. — M. Alexis Corbière alerte Mme la ministre de la culture sur la mobilisation historique qui a lieu dans le monde du jeu vidéo et plus précisément au sein de l’entreprise Ubisoft France. Le monde du jeu vidéo occupe une grande place dans le pays. En France, on compte 39,1 millions de joueurs selon le baromètre annuel du jeu vidéo, soit sept Français sur dix. Il existe effectivement une réelle culture du jeu vidéo, en témoignent les chiffres du syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, qui indiquent par exemple que 95 % des 10-17 ans jouent aux jeux vidéo. La France accueille 1 000 entreprises liées au jeu vidéo sur son territoire dont 577 sont des studios de développement. Ubisoft, entreprise majeure, connaît, cette année, une forte mobilisation de ses travailleurs. Après un premier mouvement de grève historique en février 2024 pour protester contre l’échec des négociations annuelles obligatoires et une augmentation des salaires jugée insuffisante, les différents syndicats du jeu vidéo ont appelé à une nouvelle grève en octobre. Ce nouveau mouvement de grève s’est tenu dès le 15 octobre 2024 suite à la décision unilatérale de la direction d’Ubisoft d’imposer un retour en présentiel trois jours par semaine. Cette fois-ci, plus de 1 000 salariés ont déclaré se mettre en grève. Là encore, les salariés ne comprennent pas qu’une décision si lourde de conséquences puisse être prise sans consultation des principaux intéressés. Pourtant, le télétravail est très apprécié chez les salariés du jeu vidéo. Dans son baromètre annuel du jeu vidéo, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), syndicat patronal créé en 2008, indique que 33 % des entreprises ont adopté un rythme de télétravail à temps plein. Dans 72 % des entreprises qui proposent le télétravail, les jours de présence sont laissés à l’appréciation des employés. Il est aussi intéressant de se pencher sur les bénéfices liés au télétravail. Ainsi, le SNJV déclare que les principaux bénéfices sont l’amélioration de la satisfaction des salariés (34,2 %), l’attraction de talents (25 %) ou encore l’amélioration de la productivité des salariés (18,7 %). Enfin, revenir sur ce fonctionnement pousserait un grand nombre de salariés à démissionner suite à la dégradation de leurs conditions de travail. La question du retour en présentiel n’est pas l’unique raison de cette grève. En effet, le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeux vidéo (STJV) réclame notamment une augmentation des salaires pour tous les travailleurs d’Ubisoft afin de pallier l’inflation. Dans son baromètre 2022, le syndicat des travailleurs met en lumière la question du bien-être au travail et de la pression que les salariés peuvent ressentir notamment lors des périodes de « crunch » qui se définit comme étant une période de travail intense qui a lieu avant le rendu d’une étape importante d’un jeu. Cette période suppose des heures supplémentaires ainsi qu’une réelle pression. Enfin, celle-ci peut durer plusieurs mois. Ainsi, 22,5 % des salariés du jeu vidéo en France disent avoir vécu une période de crunch sur l’année. 37,5 % d’entre eux ont travaillé deux heures de plus par jour et 9,6 % ont vu leurs journées être rallongées de plus de trois heures. 30 % des salariés concernés n’ont reçu aucune compensation après une période de crunch. Cette mobilisation historique dans le monde du jeu vidéo témoigne d’une volonté de la part des salariés d’être reconnus pour le travail qu’ils effectuent. Cette reconnaissance passe notamment par un dialogue social avec la direction et une écoute quant à leurs revendications, que ce soit sur la question du télétravail ou sur les salaires. Les demandes des salariés doivent être entendues. Il lui demande donc comment le Gouvernement compte agir afin de répondre à la détresse des salariés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5678</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Financement de l’armée israélienne par des dons défiscalisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1388. — 29 octobre 2024. — M. Thomas Portes appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur une situation alarmante qui implique l’utilisation des impôts pour financer des drones et du matériel militaire destinés à l’armée israélienne. Des associations françaises, généralement engagées dans des œuvres caritatives, détournent leur objet social en organisant des appels à dons défiscalisés pour soutenir l’acquisition d’équipements militaires, contribuant ainsi à faciliter l’intervention terrestre au sud du Liban. Fin 2023, des alertes avaient déjà été lancées par la presse française concernant des pratiques similaires. À cette époque, il s’agissait d’achats de nourriture, de vêtements et de produits d’hygiène. Le ministère de l’économie avait clairement indiqué que la défiscalisation des dons aux associations n’est autorisée que lorsque ces dons visent à financer des actions d’intérêt général, conformément au code général des impôts. Le financement de l’armée israélienne ne fait manifestement pas partie de ces objectifs. Cependant, en raison d’un manque de contrôle et de répression, cette pratique a évolué vers des niveaux préoccupants. Non seulement certaines associations continuent à faire défiscaliser des dons au bénéfice de l’armée israélienne, mais des révélations récentes du journal Le Média mettent en lumière un système de détournement du mécanisme de défiscalisation, où les fonds collectés sont illégalement orientés vers l’acquisition de matériel militaire. Un exemple significatif est celui d’une association, basée en Seine-Saint-Denis, qui officiellement se consacre à l’accompagnement de personnes démunies et affiche comme objectif d’accompagner « les personnes âgées, les orphelins et les femmes seules avec enfants en Île-de-France ». Toutefois, cette association n’hésite pas à partager des liens vers des collectes visant à financer des équipements militaires, tout en soutenant que les fonds sont destinés à des civils. En effet, cette association entretient des liens avec un franco-israélien, qui apporte son aide aux réservistes de l’armée israélienne sur le terrain, une activité illégale tant en Israël qu’en France. En contournant la législation, l’association prétend redistribuer les aides aux civils, tout en diffusant des collectes sur les réseaux sociaux et via une boucle Telegram réunissant plus de 49 000 abonnés. Les donateurs reçoivent des certificats CERFA, leur permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt. Les fonds récoltés servent alors à l’achat de matériel militaire, notamment des drones thermiques, qui sont utilisés pour le repérage militaire au sud du Liban. Les soldats israéliens, loin de dissimuler ces acquisitions, ont partagé des vidéos de remerciement à cet égard. Il a été rapporté qu’au moins 350 000 euros ont été collectés par cette seule association pour l’achat de drones, dont 231 000 euros ont été financés par les contribuables français via le mécanisme de la défiscalisation. À la suite de l’enquête menée par Le Média, les vidéos de remerciement ont été rapidement supprimées et les cagnottes clôturées. Il est également préoccupant de constater que le ministère des finances et la préfecture de Seine-Saint-Denis n’ont pas répondu aux sollicitations du journal, alors que ce n’est pas la première fois que des associations françaises sont mises en cause pour de telles pratiques. Les accusations portées sont d’une gravité extrême, évoquant un détournement du système de défiscalisation en vue de financer une armée accusée d’initiatives génocidaires par la Cour internationale de justice. Face à cette situation, l’État doit impérativement prendre ses responsabilités. Le Gouvernement continue de refuser de suspendre l’exportation d’armes et de logiciels militaires vers Israël, un pays qui enfreint deux injonctions de la Cour internationale de justice. Par ailleurs, alors que l’État prévoit la suppression de 4 000 postes d’enseignants et une réduction des budgets destinés à la santé, à l’écologie et à la justice, il est inacceptable que l’argent des contribuables soit détourné vers le financement d’une armée déjà accusée de crimes de guerre par de nombreux observateurs internationaux indépendants. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures il envisage de mettre en œuvre pour renforcer le contrôle sur la défiscalisation des dons et mettre un terme au financement de l’armée israélienne par le biais de ces associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5678</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Écart des départements français face au chômage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1401. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les disparités importantes entre les territoires français en matière de chômage. Au deuxième trimestre 2024, le taux de chômage national s’élevait à 7,3 %, mais cette moyenne cache de fortes inégalités. Par exemple, le taux de chômage dans l’Aisne atteint 10 %, tandis qu’il est de 4,2 % dans le Cantal, 5,2 % en Savoie et 16,8 % à La Réunion. Ces écarts résultent de divers facteurs, tels que la structure économique locale, la géographie ou encore les spécificités démographiques des départements et régions concernés. Si ces inégalités persistent, elles risquent de favoriser un exode des populations vers des territoires offrant plus d’opportunités d’emploi, compromettant ainsi l’équilibre économique et démographique des zones les plus touchées. Il interroge donc le Gouvernement sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour réduire ces disparités entre les départements et prévenir le dépeuplement de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5679</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Montée inquiétante de la fraude du tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1403. — 29 octobre 2024. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la montée inquiétante de la fraude du tabac dans le pays. Ce fléau, qui se traduit par une hausse constante du marché parallèle, porte gravement atteinte aux buralistes, commerçants de proximité, tout en privant l’État de recettes fiscales significatives. Dans le département de M. le député, de nombreux buralistes témoignent des répercussions directes sur leurs activités, leurs chiffres d’affaires étant en chute libre en raison de la concurrence déloyale des produits de contrebande. Ces produits, de plus, posent de graves risques pour la santé des consommateurs. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures immédiates et concrètes le Gouvernement envisage pour freiner ce phénomène. Il lui semble essentiel de renforcer les contrôles douaniers, d’intensifier la coopération avec les voisins européens de la France pour mieux réguler les flux de tabac illicites et d’offrir un soutien accru aux buralistes qui subissent de plein fouet cette concurrence déloyale. Les buralistes, acteurs clés du tissu économique local, jouent un rôle essentiel dans les communes, particulièrement en milieu rural, où ils sont souvent le dernier lien commercial de proximité. Il est donc impératif d’agir rapidement pour protéger leur activité et, par extension, la vitalité économique des territoires. Il le remercie de bien vouloir lui indiquer les dispositifs envisagés pour lutter contre ce fléau et protéger à la fois les commerçants et les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5679</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Important retard des travaux des réacteurs Hinkley Point C
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1425. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’allongement du calendrier du chantier des deux réacteurs Hinkley Point C en Angleterre. Initialement prévue pour 2025, EDF repousse sa mise en service en 2027 puis en 2029, sans exclure l’hypothèse d’une ouverture en 2030 voire 2031. En effet, les travaux de montage électromécanique (câbles et tuyaux) devaient durer vingt-huit mois ; finalement cette étape en prendra cinquante-deux. La multiplication par deux de la durée des travaux a des effets dévastateurs sur les finances, la crédibilité d’EDF et plus largement de la France. Selon l’électricien, les coûts atteindraient entre 7 à 9,3 milliards de livres supplémentaires, par rapport aux coûts estimés en 2015. À cela s’ajoute la sortie du groupe chinois China Genetal Nuclear Power Group (CGN), entraînant une hausse de contribution significative, à hauteur de 6 milliards de livres, pour le groupe français EDF, seul à supporter ces surcoûts. Une fois encore, il semble qu’aucune leçon n’ait été tirée des fiascos finlandais et de Flamanville. Personne n’est jamais responsable de rien ! Ce retard de plusieurs années pénalise à court, moyen et long terme la capacité de la France à exporter son savoir-faire par la signature de plusieurs contrats : des pays d’Europe de l’Est, l’Inde, ou encore les Pays-Bas semblent réticents à acheter des EPR d’EDF. Par exemple, en vue d’une vente, le gouvernement tchèque a retenu deux candidats à son appel d’offres : EDF et le sud-coréen KHNP. Ces commandes sont nécessaires pour remplir le plan de charge du nouveau nucléaire français, qui prévoit la construction de 1,5 à 2 EPR par an. Afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, la filière du nucléaire devra être capable de produire en série. Il ne serait pas surprenant que le gouvernement tchèque choisisse le groupe sud-coréen, capable de construire des réacteurs nucléaires en l’espace de 7 ans contrairement au groupe français. L’accumulation des retards du projet Hinkley Point C impacte la crédibilité d’EDF, courant le risque de ne pas signer cet important contrat. Il lui demande comment le Gouvernement peut expliquer une telle dérive et les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour l’éviter à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5679</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Législation sur la revente d’électricité par un particulier producteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1426. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question de la revente par un particulier d’électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Un habitant de Haute-Saône a alerté M. le député sur l’impossibilité pour lui de revendre le surplus d’énergie produite par son panneau plug and play. Ce surplus produit est réinjecté dans le réseau sans contrepartie pour ce propriétaire du panneau, car ce dernier n’a pas été installé par un technicien RGE (reconnu garant de l’environnement). L’article L. 315-1 du code de l’énergie de la loi du 24 février 2017 interdit la revente du surplus produit par son panneau à Enedis. Cette interdiction de revente désincite les particuliers à faire l’acquisition de ce type de panneau plug and play, qui participe pourtant à la production d’une énergie décarbonée et qui renforce l’indépendance énergétique du pays. Il lui demande si le Gouvernement envisage une évolution de la législation en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5680</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Incitation aux dons pour les organismes luttant contre les violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1478. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’incitation aux dons en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales et intra-familiales. Par l’amendement n° II-1903 de M. le député Erwan Balanant, voté dans le cadre du projet de loi de finances 2020, était votée une expérimentation sur deux ans ouvrant une réduction fiscale exceptionnelle de 75 % pour les dons effectués par des particuliers en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales, au lieu de 66 % auparavant. Ce vote s’inscrivait dans un contexte de violence inédit avec une explosion du nombre de féminicides et de violences conjugales pour partie engendrée par la crise sanitaire de la covid-19 et de ses multiples confinements. Cette mesure exceptionnelle avait été prolongée, à l’initiative du Gouvernement, jusqu’au 31 décembre 2022 et devait donc prendre fin au 1er janvier 2023. Dans ce même amendement avait pourtant été votée la réalisation d’un rapport par le Gouvernement avant la fin de l’année 2021 sur l’opportunité de prolonger ce dispositif. Ce rapport n’a pour l’heure pas vu le jour. À ce titre et au regard de l’augmentation croissante du nombre de féminicides et de demandes d’accompagnement des victimes de violences conjugales et intra-familiales, elle lui demande s’il ne serait pas nécessaire de pérenniser ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5680</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les groupes de distribution automobiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1479. — 29 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés que rencontrent les groupes de distribution automobiles lors de contrôles fiscaux, en particulier en ce qui concerne les taxes locales. Ces contrôles révèlent une interprétation excessive de la notion de « surface principale » pour les parkings extérieurs dédiés à l’exposition de véhicules d’occasion. Actuellement, ces surfaces non couvertes sont assimilées à des surfaces principales (P1) pour le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et des taxes foncières (TF), ce qui entraîne une augmentation importante des montants dus. Cette situation menace le modèle économique de nombreux groupes, en raison de l’absence de pondération pour ces surfaces, qui représentent parfois une part significative de leurs installations. En outre, les opérateurs du secteur constatent une incohérence dans l’application des règles fiscales, ce qui crée un climat d’incertitude préjudiciable à leur activité. Une reclassification de ces surfaces en tant que parties secondaires (P3), soumises à une pondération plus adaptée, permettrait d’alléger cette pression fiscale. Elle souhaite donc connaître les actions que le Gouvernement envisage de mettre en place afin d’adapter les critères d’évaluation des surfaces d’exposition des véhicules et de garantir un traitement plus juste pour ces entreprises, déjà fragilisées par le contexte économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5680</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Consentement à l’impôt
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1480. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret du 25 août 2023 permettant l’élargissement du nombre de collectivités locales autorisées à surtaxer les propriétaires de résidences secondaires. Si le souhait de demander une contribution supplémentaire à un propriétaire de résidence secondaire dans une collectivité où le logement est en tension peut être justifié, le choix du montant de cette surtaxe est laissé aux collectivités. Dans le Vaucluse, la très grande majorité des communes a voté en moyenne une majoration de 50 %. Or la grande majorité des propriétaires concernés ne votant pas dans la commune où ils possèdent un bien, ils n’ont pu participer à l’élection du conseil municipal. De ce fait, ils n’ont pas désigné les élus qui décident d’une taxe qui leur est pourtant exclusivement destinée. Ce point touche à la question fondamentale du consentement à l’impôt. Elle lui demande si cette question démocratique a été examinée par le Conseil constitutionnel et, dans l’affirmative, quelle est la teneur de son avis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5681</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité des logements des résidences seniors
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1481. — 29 octobre 2024. — M. Bryan Masson attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’incohérence qui existe en matière de fiscalité des logements des résidences seniors. En effet, les cotisations foncières versées par les sociétés propriétaires de résidences seniors sont perçues par les intercommunalités plutôt que de l’être par les communes comme c’est communément le cas pour les résidences principales. Cette logique fiscale ne tient pas le route car elle laisse à dire que les résidences seniors seraient redevables de l’impôt foncier au titre d’une activité commerciale, dirigeant ainsi l’impôt directement dans les caisses des communautés d’agglomérations. Or le service de ces résidences seniors fournit aux personnes âgées ne saurait être considéré autrement que comme une résidence principale. Le logement principal ne saurait en aucune façon être considéré comme une activité commerciale ; ainsi, cet impôt devrait être redirigé aux communes. Il souhaite connaître ses intentions pour répondre à cette problématique fiscale qui pénalise plus encore les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5681</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crise automobile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1484. — 29 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les récentes déclarations des syndicats et les inquiétudes croissantes autour de l’avenir des usines de Stellantis et plus particulièrement du site historique de Sochaux qui soulèvent des questions cruciales quant à la pérennité de l’industrie automobile dans la région. Le 14 octobre 2024, un article de L’Est Républicain rapportait les propos d’un syndicaliste de Stellantis Sochaux qui se demandait : « Le site de Sochaux sera-t-il encore là dans 10 ans ? ». Cette interrogation, à la fois légitime et inquiétante, résonne comme un signal d’alarme pour les milliers de travailleurs et de sous-traitants locaux dont la subsistance dépend de la bonne santé de cette usine emblématique. Le groupe Stellantis, fruit de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, se trouve à un tournant stratégique majeur, confronté aux défis de la transition énergétique et aux mutations de l’industrie automobile mondiale. Toutefois, derrière les annonces optimistes de modernisation et de transformation, les salariés et les observateurs locaux ne peuvent ignorer les menaces de restructuration qui planent sur les sites français et en particulier celui de Sochaux, qui emploie encore aujourd’hui des milliers de travailleurs directs et indirects. En effet, selon le même article de L’Est Républicain, certains représentants syndicaux accusent le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, de mener une stratégie de « coup de pression » pour obtenir des aides supplémentaires de l’État. Les récentes fermetures d’usines dans d’autres régions du monde et les réductions d’effectifs en Europe renforcent les craintes que le site de Sochaux pourrait un jour être menacé de fermeture ou de réduction significative de ses activités, en dépit de son importance historique et stratégique. Cette situation inquiète particulièrement les sous-traitants locaux, qui dépendent de l’activité de Stellantis pour leur propre survie. Le tissu industriel autour de Sochaux est fortement lié à l’activité de l’usine automobile. Si cette dernière venait à ralentir ou, pire encore, à fermer ses portes, les conséquences pour l’économie locale seraient catastrophiques. De nombreuses petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées par les crises récentes, risquent de disparaître, entraînant avec elles des centaines, voire des milliers, d’emplois. Dans ce contexte, plusieurs questions se posent. Quelles garanties l’État peut-il apporter quant à la pérennité du site de Sochaux ? La fermeture ou la réduction des activités de cette usine serait un véritable désastre pour l’emploi dans le Doubs et au-delà Mme la députée demande à M. le ministre que le Gouvernement prenne des mesures concrètes pour s’assurer que Stellantis ne se détourne pas de ses obligations envers la région et ses travailleurs. Quels sont les engagements du Gouvernement concernant le soutien aux sous-traitants locaux ? Les entreprises qui fournissent des pièces et des services à Stellantis sont tout aussi vulnérables que les salariés directs du groupe. Si le Gouvernement se montre disposé à soutenir Stellantis, il doit également garantir que les sous-traitants locaux bénéficieront de mesures de soutien adaptées pour surmonter les incertitudes économiques actuelles. Quel est le plan de l’État pour encourager la transition écologique de l’industrie automobile tout en préservant les emplois en France ? Le secteur automobile est en pleine mutation avec le passage aux véhicules électriques et Stellantis a déjà fait part de sa volonté d’accentuer cette transition. Cependant, il est impératif que cette évolution se fasse en concertation avec les acteurs locaux et qu’elle ne se traduise pas par des délocalisations massives ou des pertes d’emplois. Le Gouvernement doit mettre en place des mesures incitatives pour que la France reste un acteur majeur de l’industrie automobile, sans sacrifier les emplois. Le plan d’investissement de Stellantis dans la transition énergétique, bien qu’ambitieux, suscite des inquiétudes quant à la relocalisation des unités de production dans des pays offrant une main-d’œuvre à bas coût. Il est essentiel que cette transition se fasse avec un accompagnement fort de l’État pour garantir la modernisation des sites français comme celui de Sochaux et pour éviter que ces usines ne deviennent obsolètes dans un contexte de mondialisation exacerbée. Les travailleurs de Sochaux, tout comme leurs collègues des autres sites français, ont souvent été en première ligne des ajustements stratégiques du groupe. Des efforts ont déjà été consentis lors des précédentes réorganisations, notamment lors de la fusion avec Fiat Chrysler. Aujourd’hui, ils sont à nouveau appelés à s’adapter à des changements majeurs dans leur environnement de travail. Toutefois, ces ajustements ne peuvent se faire au détriment de l’emploi local et du tissu économique régional. Mme la députée lui demande également que l’État veille à ce que Stellantis respecte ses engagements en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE). Les grands groupes multinationaux ne peuvent pas prendre des décisions purement financières sans tenir compte de l’impact social et économique qu’elles peuvent avoir sur les territoires. Le site de Sochaux, symbole de l’industrie automobile française, mérite d’être soutenu par des politiques publiques fortes qui garantiront sa pérennité. Quelles sont les discussions en cours entre le Gouvernement et la direction de Stellantis concernant l’avenir des sites français et plus particulièrement celui de Sochaux ? Des réponses claires sont attendues de la part du Gouvernement quant aux engagements de Stellantis sur le territoire français. La fermeture de certaines usines ou une réduction massive des effectifs aurait des conséquences dramatiques pour des régions entières. Le Doubs, en particulier, ne peut se permettre de perdre une partie si essentielle de son tissu industriel. L’avenir de l’usine de Sochaux est aussi celui de milliers de familles, de sous-traitants, de commerçants et de collectivités locales. Il ne s’agit pas seulement d’une question industrielle, mais bien d’un enjeu économique, social et territorial majeur. La France doit défendre son industrie automobile et ses travailleurs avec détermination. Elle lui demande donc quelles mesures précises il envisage de prendre pour garantir l’avenir de cette usine et de son écosystème et pour s’assurer que Stellantis continue de jouer un rôle moteur dans l’économie française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5682</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Logement - Soutenabilité du modèle de financement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1492. — 29 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’impact du modèle de financement des opérations mixtes sur le coût d’acquisition des logements par les primo-accédants. M. le député, en sa qualité de rapporteur, a été interpellé, tout au long de ses auditions budgétaires, sur les difficultés croissantes d’accession à la propriété. Le modèle qui fait supporter le prix de la construction de logements HLM, dans les opérations mixtes, ne semble plus ni juste ni soutenable, a fortiori du fait de l’effondrement en cours de l’économie de la construction neuve. Il souhaiterait avoir des éléments quantitatifs permettant d’objectiver cette situation dans un contexte où l’État ne peut plus se permettre de défiscaliser les opérations d’investissement locatif privé de type « Pinel ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5682</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Assiette des cotisations sociales du monde agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1507. — 29 octobre 2024. — M. Laurent Panifous interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’évolution de l’assiette de cotisations sociales des non-salariés agricoles titulaires de bénéfices agricoles. Le B du I de l’article 94 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 a rehaussé les seuils de l’assiette de taxation des plus-values de cession réalisées dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole exercée à titre professionnel, sous réserve, notamment, de seuils de recettes. Ainsi, les entreprises exerçant une activité agricole peuvent, sous conditions, être totalement exonérées d’imposition sur les plus-values afférentes si leurs recettes hors taxes n’excèdent pas 350 000 euros et partiellement si elles sont comprises entre 350 000 euros et 450 000 euros. L’article L. 731-14, révisé par la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023, a, quant à lui, substantiellement modifié l’assiette de calcul des cotisations sociales en remplaçant la notion de « revenu soumis à l’impôt sur le revenu » par celle de « de produits diminué du montant des charges », excluant notamment de l’exonération des cotisations sociales les plus-values court terme non imposables. De plus, la date d’application étant prévue au 1er janvier 2026, l’article ne précise pas si ces assiettes seront modifiées pour les cotisations 2026 en reprenant la nouvelle définition pour les exercices 2024 et 2025 ou si l’application de cette définition se fera pour les revenus à partir de l’année 2026. Aussi, il lui demande, d’une part, s’il est possible de revenir à l’ancienne assiette de calculs et, d’autre part, le cas échéant, si une clarification juridique peut être envisagée sur le calendrier d’application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5683</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Non à la fermeture du bureau de douane de l’aéroport Paris-Le Bourget
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1588. — 29 octobre 2024. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de fermeture du bureau de douane de l’aéroport de Paris-Le Bourget à compter du 1er janvier 2025. La douane de l’aéroport Paris-Le Bourget est composée d’un bureau et d’une brigade. Aujourd’hui, seulement 22 personnes prennent en charge la surveillance des 60 000 rotations annuelles d’avions privés du premier aéroport d’affaires d’Europe. Elles étaient une trentaine il y a 10 ans. Cela a déjà des conséquences réelles : de nombreuses nuits ne sont pas couvertes par la brigade par manque d’effectifs. Concrètement, entre 20 h 00 et 8 h 00 du matin, il n’y a parfois aucune présence douanière à l’aéroport du Bourget. Avec la fermeture du bureau prévue le 1er janvier 2025, l’effectif douanier serait de seulement 20 agents, exclusivement membres de la brigade de surveillance extérieure (BSE). Or les agents de brigade ne peuvent assurer les missions anciennement confiées au bureau : ils ne sont ni formés, ni suffisants en matière d’effectifs. Ces tâches concernent l’accueil, le traitement des demandes de particuliers et d’entreprises et les contrôles menés dans le cadre d’opérations commerciales (OPCO). Dans ce contexte, M. le ministre pense-t-il que le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, dont l’installation débute dans moins de 7 mois, peut se tenir dans de bonnes conditions ? En 2023, la douane française a saisi près de 93 tonnes de stupéfiants et 163 millions d’euros d’avoirs criminels. On le sait, le vecteur aérien est fortement utilisé par les trafiquants pour faire circuler leurs marchandises. Un aéroport tel que Paris-Le Bourget est parfaitement inséré dans les flux mondialisés : il constitue une porte d’entrée privilégiée pour les transactions illégales. Il est faux de croire que les aéroports d’affaires échappent aux trafics et à la criminalité. La délinquance en col blanc existe bel et bien et le blanchiment de l’argent des trafics ne se ferait pas sans la complicité de banquiers corrompus. Moins surveiller un aéroport d’affaires est donc une aberration. Il lui demande comment il compte lutter contre les trafics en laissant une porte ouverte sur le territoire français à l’aéroport du Bourget ; on ne fait pas d’économie sur la souveraineté de la France ; les moyens des douanes doivent être rétablis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5683</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1434. — 29 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et les conséquences dramatiques de cette situation pour de nombreux élèves et leurs familles. Dans le département du Val-de-Marne, 8 842 élèves étaient notifiés par la MDPH au début du mois d’octobre 2024 comme ayant droit à un accompagnement humain, dont près d’un tiers à un accompagnement individualisé. En cette rentrée, 2 200 de ces enfants se retrouvent sans l’accompagnement auquel ils ont droit à cause du manque d’AESH, soit 26 %, selon les données présentées par le rectorat à Mme la députée. Selon le syndicat FSU, il manquerait environ 40 AESH sur la commune de Choisy-le-Roi et une vingtaine à Orly, certaines écoles ne comptant que 3 AESH. Conséquence de cette pénurie, de nombreux élèves ne sont pas correctement ou pas suffisamment accompagnés. Des élèves nécessitant un accompagnement individualisé permanent ne bénéficient parfois d’un AESH que durant quelques heures par semaine. D’autres ne peuvent tout simplement pas être scolarisés faute de capacité d’accompagnement. Chaque année, la direction académique du Val-de-Marne reçoit des dizaines de mise en demeure à ce sujet. Quelles que soient les mesures de formation ou d’accompagnement mises en place dans les académies, il y a une crise structurelle du recrutement depuis de nombreuses années, particulièrement grave dans le Val-de-Marne. Elle est liée à leur manque de rémunération, de considération et leur statut souvent précaire. Elle l’interroge donc sur ce que le Gouvernement compte entreprendre afin de revaloriser ce métier essentiel et de répondre réellement à cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5683</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Nouvelle législation sur l’école à la maison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1435. — 29 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’instruction à la maison. Le grand principe de l’obligation d’instruction n’existe plus et est remplacé par l’obligation de scolarisation. Elle lui demande comment l’État peut juger que l’instruction dans un établissement scolaire est meilleure que l’instruction à la maison, alors que le manque d’enseignants est important avec un non-remplacement d’enseignants absents prégnant et que tous les indicateurs montrent une baisse flagrante du niveau scolaire, et comment l’État détermine la capacité des parents instructeurs à délivrer le bon enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5684</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pénurie d’enseignants dans plusieurs établissements scolaires du Pays-Haut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1436. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Weber alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’absence de professeurs qui affecte gravement les établissements scolaires du Pays-Haut, notamment le collège Théodore-Monod de Villerupt et le collège Léodile-Béra de Longlaville. Depuis la rentrée, les élèves de ces établissements, en particulier ceux de Segpa et les classes de 6e et 5e, sont confrontés à des absences prolongées de professeurs dans des matières essentielles telles que le français, la physique-chimie et les modules d’aide spécifique. Malgré les efforts des établissements et du rectorat pour recruter des remplaçants, ces démarches demeurent insuffisantes pour assurer la continuité pédagogique de ces élèves, qui accusent déjà un retard conséquent. Ainsi, certains élèves n’ont pas bénéficié de plusieurs dizaines d’heures de cours depuis le début de l’année scolaire, une situation jugée intolérable par les parents d’élèves, qui dénoncent également une inégalité de traitement entre les classes. Bien que la pénurie nationale d’enseignants soit un fait connu, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en place pour pallier cette situation. Il lui demande notamment si des solutions d’urgences sont envisagées pour garantir aux élèves un enseignement de qualité dans les meilleures conditions. Enfin, il souhaite savoir quelles actions spécifiques sont entreprises par le ministère pour garantir un suivi efficace et rapide des besoins en remplacement dans les établissements du Pays-Haut, où la continuité du service public de l’éducation est actuellement mise à mal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5684</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Plan d’urgence AESH - inclusion scolaire et sécurisation professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1437. — 29 octobre 2024. — M. Aly Diouara appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation critique et urgente des accompagnants des élèves en situation de handicap, dits AESH, dont la fonction est essentielle pour assurer la scolarisation et l’épanouissement de milliers d’enfants en situation de handicap et dont les conditions d’exercice demeurent bien loin de l’exigence que l’éducation nationale devrait porter en matière d’inclusion scolaire. En effet, le ministère dénombre plus de 490 000 élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire à la rentrée 2024, marquant une augmentation significative de près de 13 % par rapport à l’année précédente. Avec seulement 1 AESH pour 4 élèves, la création de 3 000 nouveaux postes, portant à près de 132 000 le nombre d’AESH, ne suffit pas à répondre aux besoins croissants des élèves. Le Gouvernement doit impérativement prendre conscience de la gravité de la situation, exacerbée par le manque de places en instituts médico-éducatifs. En 2024, 11 000 enfants se trouvent en attente d’une place, soit une hausse de 20 % en un an. Ce déficit structurel oblige à orienter ces enfants vers le milieu ordinaire, déjà confronté à un manque criant de moyens humains. La situation est particulièrement préoccupante en Seine-Saint-Denis, avec environ 29 100 élèves en situation de handicap, dont près de 50 % ne bénéficient d’aucun accompagnement adapté, et un déficit estimé à environ 1 700 AESH dans les établissements scolaires. Dans ce département déjà confronté à des défis socio-économiques majeurs, cette pénurie renforce les inégalités d’accès à l’éducation pour les élèves les plus vulnérables, exacerbant ainsi une fracture territoriale au sein d’une zone pourtant classée prioritaire. Une telle carence constitue une entrave au principe fondamental de l’égalité des chances, rendant l’intervention urgente de l’État indispensable pour rétablir un service éducatif digne et inclusif. La profession d’AESH reste marquée par une grande précarité, avec des contrats de travail majoritairement temporaires et des salaires souvent inférieurs à 1 000 euros par mois. La formation initiale, limitée à 60 heures, est jugée insuffisante et difficilement complétée par une formation continue, peu accessible et irrégulière dans sa mise en œuvre. Enfin, ce métier, pourtant crucial pour l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap, est exercé à 90 % par des femmes, participant de fait à une marginalisation salariale tant en matière de rémunération que de reconnaissance professionnelle. Plusieurs collectifs et syndicats dénoncent à ce titre la faible rémunération et le manque de reconnaissance professionnelle, qu’ils attribuent à la prédominance féminine dans la profession. Ils ont également critiqué la pression imposée aux AESH pour accompagner plusieurs élèves à la fois, ce qui limite l’accompagnement individualisé et dégrade leurs conditions de travail. Ils appellent ainsi à la création d’un statut de fonctionnaire, soulignant que la crise de recrutement et les conditions actuelles menacent la continuité du service public d’éducation et empêchent les AESH de répondre pleinement aux besoins fixés par les maisons départementales des personnes handicapées en matière de durée et de plages horaires d’accompagnement. Il est à présent indispensable que l’éducation nationale prenne des mesures sans délai face à une situation qui non seulement met en péril l’inclusion des élèves en situation de handicap, mais affecte également la professionnalisation des AESH. Sans une réforme en profondeur, le risque de priver une génération d’élèves vulnérables d’un accompagnement adapté, tout en maintenant les AESH dans une situation de précarité, demeure préoccupant. Ainsi, M. le député interroge Mme la ministre quant à la stratégie que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour résoudre la pénurie d’AESH, mobiliser les ressources nécessaires pour assurer un accompagnement adapté à chaque élève et quelles actions concrètes seront mises en place pour améliorer leur formation initiale et continue des AESH. Enfin, il souhaite connaître les mesures qui seront prises en faveur de la création d’un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH, afin de reconnaître pleinement leur rôle crucial dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap et de leur offrir des perspectives de carrière solides, à l’image des autres agents de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5685</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Statut des personnels dits titulaires sur zone de remplacement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1438. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le statut des enseignants nommés en qualité de titulaire sur zone de remplacement (TZR). L’éducation nationale est dotée de TZR, dont la fonction est de réagir par bassin aux absences de collègues ou dans le cadre de postes non pourvus. Ils assurent prioritairement des remplacements de longue durée mais devraient également être prioritaires pour les postes non pourvus. On connaît depuis quelques années un déficit d’enseignants, une crise des vocations qui se fait particulièrement sentir sur certaines académies, notamment en région parisienne. Le chiffre de trois mille postes vacants à la rentrée 2023 a pu être évoqué. En cours d’année, les besoins en remplacement de professeurs absents sont également importants. Cette situation était à même de remettre en cause le droit à l’enseignement pour tous, à la continuité et à la qualité du service public ; elle constituait donc à juste titre une priorité majeure du ministère de l’éducation nationale, qui a mené le Gouvernement à s’engager à ce qu’il y ait bien un enseignant dans chaque classe à la rentrée. Toutefois, il est constaté que ces postes non pourvus sont prioritairement occupés par des contractuels sans que les TZR ne soient mobilisés. Ce régime de priorité génère une précarisation des TZR et une mise en concurrence directe avec les enseignants contractuels. On a ainsi le témoignage de personnels titulaires qui se sont vus affecter des zones très éloignées de leur domicile alors qu’il existait encore des blocs d’heures non remplacés, voire des temps pleins beaucoup plus proches. Certaines académies indiquent même chercher à fidéliser les contractuels qui seraient susceptibles de refuser de travailler loin de chez eux. On est donc dans une situation où les personnels qui ont la vocation et s’engagent dans la fonction publique d’État ne sont pas prioritaires et sont moins bien lotis que des agents ne partageant pas le même engagement pour le service public et n’ayant de surcroît pas toujours le même niveau de qualification. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5685</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Uniformes à l’école : coût, évaluation et signalements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1439. — 29 octobre 2024. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’expérimentation de l’uniforme à l’école. Alors que le Gouvernement ne cesse de rappeler que la France se trouve dans une situation budgétaire catastrophique, l’expérimentation de l’uniforme à l’école est maintenue, sans que l’on connaisse précisément son coût. Certaines estimations font état de plusieurs milliards d’euros de dépenses publiques, partagées entre l’État et les collectivités territoriales, dans le cas d’une généralisation, une dépense considérable alors même que des efforts sont demandés partout ailleurs et que cette mesure ne présente aucun caractère essentiel ni même traditionnel puisque la blouse était l’accessoire porté par les élèves français dans les écoles publiques. Par ailleurs, cette expérimentation est censée conduire à une évaluation permettant de juger de la pertinence de cette tenue unique. Pourtant, les remontées du terrain semblent indiquer que les parents d’élèves n’ont aucune information sur cette évaluation, pas plus que n’ont été données d’informations publiquement sur les modalités concrètes qui l’encadrent. Enfin, certains parents d’élèves opposés à la tenue unique semblent avoir été signalés par des directions d’établissement aux rectorats, comme l’a notamment rapporté Le Républicain lorrain pour la ville de Metz, dont 6 établissements scolaires participent à l’expérimentation. Cette pratique pose question, à la fois sur ses fondements juridiques et sur ses objectifs. Par conséquent, Mme la dépuéte souhaite tout d’abord savoir si le Gouvernement persiste à vouloir mettre en place l’uniforme à l’école au regard du coût considérable que cela induirait pour les finances publiques et connaître le coût de l’expérimentation actuellement menée comme l’estimation du coût de sa généralisation. Elle souhaite ensuite connaître les modalités concrètes d’évaluation de l’expérimentation, qu’il s’agisse de l’entité chargée de la réaliser ou des critères précis qui seront employés pour juger de sa pertinence et de son efficacité au regard des objectifs poursuivis. Elle souhaite enfin savoir quel fondement juridique permet aux établissements qui mettent en place l’expérimentation de signaler des familles opposées à l’uniforme au rectorat et quel est l’objectif de ces signalements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5686</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Urgence de rétablir l’instruction en famille !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1440. — 29 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par certaines familles lorsqu’il s’agit de scolariser leurs enfants à domicile plutôt que dans un établissement scolaire. Avant la rentrée scolaire de 2022, l’instruction en famille était une possibilité offerte aux familles, sous réserve de contrôles pédagogiques réguliers. Depuis la loi « séparatisme » du 24 août 2021, l’IEF n’est plus un droit, mais une exception. En conséquence, de nombreuses familles reçoivent un refus, leurs dossiers ne remplissant pas les stricts critères nécessaires à la validation. L’instruction en famille était perçue comme une liberté individuelle et la restriction imposée par la loi « séparatisme » de 2021 a été considérée comme une grave atteinte à la liberté d’instruction et à la liberté éducative, par certaines familles ainsi qu’une partie de la classe politique. Le gouvernement de l’époque avait justifié cette restriction pour limiter les dérives sectaires et séparatistes. Quelques années plus tard, le constat est différent : la majorité des familles dont les motivations étaient légitimes ne peuvent plus pratiquer l’école à la maison, tandis que quelques cas de radicalisation persistent, qu’ils soient liés ou non à l’IEF. Parallèlement, de nombreuses écoles coraniques émergent en France et le radicalisme islamiste se développe dès le plus jeune âge. La loi « séparatisme » n’a donc pas visé les bonnes personnes, pénalisant les familles françaises pratiquant l’IEF de manière responsable, sans lien avec des dérives sectaires ou séparatistes. Mme la députée critique également cette loi comme une dérive vers un contrôle excessif de l’État sur les choix éducatifs des parents. Elle exprime des inquiétudes quant à la centralisation du pouvoir décisionnel au sein de l’éducation nationale, perçue comme une tentative de monopoliser l’éducation. Mme la députée demande donc à Mme la ministre sa position sur la restriction de l’IEF introduite par la loi « séparatisme » et si elle envisage un retour en arrière ; elle propose de renforcer les contrôles pédagogiques et les inspections régulières pour garantir la qualité de l’instruction à domicile, plutôt que d’imposer une dérogation à la loi qui restreint la liberté éducative des familles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5686</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Recrutement des enseignants en liste complémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1442. — 29 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le non-recrutement de lauréats du concours de professeur des écoles (CRPE) en liste complémentaire. En juin 2023, le ministère de l’éducation nationale avait annoncé l’ouverture et le recours aux listes complémentaires afin de remédier en partie au manque d’enseignants. Tous les rectorats ont pu faire appel à cette liste après appel à la liste principale pour les postes vacants. C’était notamment le cas de l’académie de Montpellier, qui avait fait appel aux 80 candidats en liste complémentaire, avant de recruter par la suite 267 contractuels. À l’issue du CRPE 2024, une nouvelle liste complémentaire de candidats a été créée, dans l’attente des besoins constatés dans les établissements, sur laquelle 75 candidats ont été admis. À ce jour, 25 d’entre eux sont encore en attente d’un recrutement, malgré les besoins avérés et des situations parfois préoccupantes dans l’ensemble de l’académie de Montpellier. Des départements comme le Gard ou l’Aude font face à une véritable demande d’enseignants, avec 13 postes de titulaires vacants dans le Gard, confirmés par le DASEN, qui se dit disposé à les recruter. Dans plusieurs départements de l’Académie, des enseignants contractuels ont pourtant été recrutés : 38 en Pyrénées-Orientales, 18 dans l’Hérault, 18 dans le Gard, 7 dans l’Aude. Ces 25 candidats ont été formés au métier au cours de stages et d’alternances et leur admission en liste complémentaire au CRPE sanctionne leur aptitude à enseigner. Il apparaît inenvisageable de ne pas permettre le recrutement de ces candidats en liste complémentaire en priorité par rapport à des contractuels moins qualifiés. De plus, les besoins en matière de professeurs des écoles sont encore criants dans la région, qui voit se succéder fermetures de classes, classes surchargées et enseignants non remplacés. Il en va de même pour plusieurs autres académies dans le pays, comme celles de Versailles et Créteil par exemple. Il lui demande si elle envisage donc de systématiser l’ouverture de listes complémentaires et de permettre qu’en cas de postes vacants, les candidats inscrits sur cette liste y pourvoient avant d’éventuels contractuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5687</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Aide de 500 euros pour le permis de conduire des élèves en lycée professionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1453. — 29 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’extension aux élèves en lycée professionnel de l’aide financière prévue à l’article 2 du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 visant à financer leur permis de conduire. En juin 2023, Mme Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait en effet annoncé la création d’une aide de 500 euros pour aider les jeunes en lycée professionnel à financer leur permis de conduire, élargissant le dispositif dont bénéficient déjà les élèves en alternance. Toutefois, à ce jour, aucun décret d’application correspondant n’a été publié, suscitant l’interrogation des familles et des établissements qui cherchent à obtenir des précisions sur la concrétisation de cette mesure. Ainsi, elle lui demande de bien vouloir préciser si la réalisation de ce projet est toujours d’actualité et d’apporter des précisions sur la date de son application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5687</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Modalités d’attribution des points des options au diplôme national du brevet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1463. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’éducation nationale à propos de l’attribution des points des options dans le cadre du diplôme national du brevet (DNB). En effet, par un courrier adressé à Mme la députée, 57 élèves du Collège Jacques Brel de la Ferté-Macé, demandaient la bonification des points au DNB pour les sections sportives. L’arrêté du 31 décembre 2015 relatif aux modalités d’attribution du DNB via son article 8 dispose que : « Des points supplémentaires sont accordés aux candidats ayant suivi un enseignement facultatif ou un enseignement en langue des signes française, selon le niveau qu’ils ont acquis à la fin du cycle 4 au regard des objectifs de cet enseignement. ». Au sein du collège Jacques Brel, les options en question sont la chorale, le latin ainsi que langue et culture européenne (LCE). À titre d’exemple, les collégiens signalent à Mme la députée que les élèves participant à l’option chorale sont mobilisés à hauteur d’une heure par semaine et peuvent bénéficier de 20 points supplémentaires au DNB. Cependant, ceux inscrits dans une section ou option sportive ne se voient obtenir aucune bonification particulière. À l’heure où le sport en milieu scolaire était affiché comme une priorité pour la rentrée 2023 par le Président de la République, lors d’un déplacement dans un collège des Pyrénées-Atlantiques le 5 septembre 2023, cette mise à l’écart des options et sections sportives dans les bonifications accordées lors du DNB apparaît en décalage. En effet, le temps passé à s’entraîner pour les élèves est en moyenne de trois heures par semaine, sans inclure le temps de compétition. Le souhait des collégiens de la Ferté-Macé est donc que les sections et options sportives bénéficient tout autant que les options chorale, latin et LCE des bonifications lors du DNB. Aussi, elle aimerait savoir si une modification de l’arrêté du 31 décembre 2015 pouvait être envisagée afin de rétablir une équité pour tous les élèves investis au sein de leurs établissements scolaires respectifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5687</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Commande publique de matériel du ministère de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1502. — 29 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la commande publique de matériel effectuée par son ministère. Les prix proposés par les entreprises titulaires du marché public pour certains produits semblent complètement disproportionnés (l’entreprise Sordalab proposant par exemple des lampes de chevet à 80 euros et ampoules à 48,6 euros pour les collèges et lycées). Ces prix très élevés pèsent inévitablement sur le budget de l’éducation nationale, alors que, dans le même temps, les besoins sont criants sur d’autres postes de dépenses hautement plus stratégiques. Une vraie augmentation de la rémunération des enseignants, comme ce qui se fait dans les pays voisins à la France, serait nécessaire pour combler le nombre d’emplois de professeurs vacants, qui se fait de plus en plus important à chaque rentrée scolaire (3 000 emplois vacants en cette rentrée 2024). Dans le contexte de finances publiques extrêmement tendu que l’on connaît et du manque croissant de moyens alloués aux écoles, elle demande des explications à Mme la ministre sur les prix proposés dans ces marchés publics. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre pour résoudre ce problème. Il en va de l’efficacité de la dépense publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5687</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Droits des communes de montagne au sens de l’article 15 de la loi Montagne.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1506. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en œuvre de la nouvelle carte scolaire 2024-2025 dans laquelle les suppressions de postes et fermetures de classes sont encore nombreuses. Ces suppressions de postes et de classes suscitent à juste titre l’incompréhension de nombreux parents d’élèves et enseignants mais aussi celles des élus locaux, en particulier des maires, qui se battent au quotidien pour assurer la pérennité de leurs écoles. La présence d’un établissement scolaire du premier degré est évidemment primordiale pour le développement local et l’équilibre de nombreux bassins de vie à travers la ruralité française. En zone de montagne, certaines annonces de fermeture se font clairement en contradiction avec les droits spécifiques antérieurement accordés aux communes montagnardes par le législateur. Ainsi, l’article 15 de la loi Montagne prévoit des modalités spécifiques comme des seuils spécifiques d’ouverture et de fermeture de classes devant s’imposer aux services de l’éducation nationale pour la mise en œuvre de la carte scolaire en zone de montagne délimitée au sens de la loi du 9 janvier 1985. Effectivement, les caractéristiques montagnardes propres à ces communes, telles que l’éloignement, une démographie particulière, des conditions d’accès et des temps de transport scolaires décuplés, imposent un traitement singulier au nom d’un principe de différenciation territoriale. Mme la députée souhaite donc savoir quels moyens supplémentaires le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la qualité et la continuité du service public de l’éducation nationale en zone de montagne eu égard aux caractéristiques propres qui s’appliquent à ces territoires. Aussi, elle souhaite savoir si elle prévoit de faire évoluer l’élaboration de la carte scolaire qui jusqu’à présent s’appuie sur une typologie nationale des communes rurales ou urbaines diluant de fait la montagne dans la ruralité, sans prise en compte particulière des aspects démographiques et géographiques de ces zones.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5688</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Transport des élèves en situation de handicap vers le lieu de pratique sportive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1522. — 29 octobre 2024. — M. Lionel Causse interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le transport des élèves en situation de handicap entre leur établissement scolaire et le lieu de pratique dans le cadre des cours d’éducation physique et sportive (EPS) lorsqu’il se situe à l’extérieur de l’établissement. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé le principe du droit à une scolarité en milieu ordinaire pour les enfants en situation de handicap. La scolarité inclue l’intégralité des disciplines et les enseignants d’éducation physique ont accompagné cette évolution en faveur des élèves en situation de handicap en adaptant leurs enseignements. Il subsiste des situations dans lesquelles le département refuse de prendre en charge le transport et le lieu de pratique de l’EPS et où l’autorité académique n’apporte pas de solution aux usagers. Ainsi, il aimerait connaître les modalités de prise en charge des transports des élèves en situation de handicap afin de se rendre sur le lieu de l’enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5688</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Critères d’obtention de l’attestation du savoir nager en sécurité (ASNS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1582. — 29 octobre 2024. — M. Thomas Portes alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les critères d’obtention de l’attestation du savoir nager en sécurité (ASNS) régies par le Bulletin officiel n° 9 du 3 mars 2022, l’arrêté du 28 février 2022 relatif à l’attestation du « savoir-nager » en sécurité (NOR : MENE2129642A) et la note de service de l’éducation nationale du 28 février 2022 (NOR : MENE2129643N). Ce dispositif a pour objectif d’attester de la compétence à nager en sécurité, dans un établissement de bains ou un espace surveillé (piscine, parc aquatique, plan d’eau calme à pente douce). Ainsi, l’attestation de « savoir-nager » permet aux élèves d’accéder à toute activité aquatique ou nautique susceptible d’être programmée dans le cadre des enseignements obligatoires ou d’activités optionnelles en éducation physique et sportive (EPS), ou à l’extérieur de l’école, notamment pour la pratique des activités sportives mentionnées aux articles A. 322-42 et A. 322-64 du code du sport. La circulaire du 28 février 2022 établit dans son annexe 2 que l’élève ne doit pas porter de lunettes pour valider l’obtention de son attestation du savoir nager en sécurité. Toutefois, pour certains élèves, il est très difficile d’ouvrir les yeux sous l’eau et l’impossibilité de mettre des lunettes amoindrit considérablement leur capacité à nager correctement. Cela a pour conséquence de les défavoriser lors de ces tests alors même qu’ils savent très bien nager et sont parfaitement à l’aise dès lors qu’ils portent des lunettes. D’ailleurs, les risques d’infection oculaire parfois irréversibles dus à l’exposition des yeux à l’eau chlorée ont été documentés par plusieurs organismes. Il est aussi à noter qu’en parallèle de l’ASNS, un autre dispositif, intitulé « Pass nautique » existe et permet aussi d’attester de l’aisance d’un enfant dans un milieu aquatique, pour lequel il est autorisé d’utiliser une brassière de sécurité pour le « Pass nautique ». M. le député rappelle à Mme la ministre l’importance d’obtenir cette attestation qui conditionne la possibilité d’accéder à toutes les activités aquatiques ou nautiques dans le cadre scolaire et attire son attention sur les inégalités que ce critère génère pour nombre d’élèves. Il l’interroge sur la volonté du Gouvernement de conserver le critère « sans lunettes » pour l’obtention de l’attestation du « savoir-nager ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5689</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Anonymisation des lycées d’origine des élèves dans Parcoursup
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1443. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité de faire évoluer le dispositif Parcoursup et notamment de mise à l’étude de l’anonymisation des lycées d’origine des élèves. S’il n’appartient pas au système éducatif français de corriger à lui seul les inégalités sociales, les indicateurs témoignent qu’il se contente de les reproduire, voire qu’il les aggrave. Certes, 80 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans étaient titulaires du baccalauréat, mais il s’agit en réalité d’une démocratisation en trompe-l’œil. En effet, comme le rapportent les services du ministère « en moyenne de 2019 à 2021, parmi les jeunes âgés de 25 à 29 ans, 67 % des enfants de cadres, de professions intermédiaires ou d’indépendants sont diplômés du supérieur, contre 33 % des enfants d’ouvriers ou d’employés » (État de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en France n° 16). M. le député rappelle que parmi les objectifs initiaux régulièrement avancés pour justifier de la mise en place de Parcoursup en 2018, l’un d’eux était de remplacer le dispositif précédent « Admission post-bac », jugé opaque et inéquitable. Cinq ans plus tard, on constate que Parcoursup ne semble pas avoir contribué à améliorer la situation ni en matière de transparence, ni en matière d’égalité des chances. Parmi les critères auxquels Parcoursup fait appel pour établir le scénario d’orientation d’un élève, celui du lycée d’origine joue un rôle substantiel, parfois même considérable pour certaines formations très sélectives comme l’accès aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Or la publication des indices de position sociale (IPS) des établissements scolaires et notamment des lycées, font état de disparités considérables. Ces inégalités se manifestent au profit des centres villes gentrifiés des métropoles et des quartiers les plus bourgeois d’une part, ou des établissements privés sous contrat d’autre part. A contrario, ressortir d’un lycée de territoires nettement plus populaires constitue un frein important. Manifestement, on ne peut s’en remettre à la seule bonne volonté des établissements du supérieur pour garantir une véritable mixité sociale dans le recrutement des élèves, ni aux seuls dispositifs de discrimination positive d’élèves boursiers qui restent trop peu nombreux. Dans ces conditions, après le Défenseur des droits, la Cour des comptes et la Commission nationale consultative des droits de l’homme, M. le député considère que l’hypothèse d’une anonymisation portant également sur les données permettant d’identifier l’établissement d’origine de l’élève est tout à fait souhaitable. Cette proposition serait en premier lieu susceptible d’assurer plus d’égalité et plus de transparence dans les processus d’orientation qui sont souvent source d’incompréhension ou de colère. En outre, elle pourrait constituer un puissant encouragement à développer la mixité scolaire, objectif sur lequel les politiques publiques sont pour l’instant en échec. Il souhaite savoir quelles démarches elle entend mettre en œuvre pour qu’une telle mesure soit mise à l’étude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5689</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1444. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’application de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques. En effet, depuis octobre 2016, un travail sur une refonte complète du troisième cycle des études pharmaceutiques avait été entrepris afin de créer un diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Si certains d’entre eux ont été mis en place depuis, ce n’est pas encore le cas des DES courts pour les filières Officine et Industrie. Pourtant, cette dernière année doit permettre aux étudiants de la filière de se professionnaliser davantage, par le biais de stages qui pourraient être effectués en milieux ruraux. Cela est particulièrement important dans le contexte actuel, alors que les déserts médicaux se banalisent, les pharmaciens ont un rôle crucial et sont parfois la seule solution de soins pour les concitoyens. Cette réforme augmenterait également l’attractivité de la filière qui connaît un nombre de postes vacants très important, notamment grâce à la revalorisation des indemnités de stage. Les déserts médicaux se multiplient depuis plusieurs années et on ne peut accepter que le désert pharmaceutique se crée. Elle souhaiterait ainsi savoir si le Gouvernement envisage de mettre en œuvre la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques pour les DES courts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5690</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application de la réforme du 3e cycle pharmaceutique (Officine et Industrie)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1445. — 29 octobre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de la réforme du 3e cycle pharmaceutique. Depuis 2016, un travail important, concernant la refonte complète du 3e cycle des études pharmaceutique, a débuté dans l’objectif de parvenir à l’élaboration d’un diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Les applications des DES courts pour les filières Officine et Industrie sont quant à elles sans cesse repoussées alors même que ces DES courts permettraient aux étudiants d’obtenir les clés nécessaires à leur entrée dans le monde professionnel. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas : la formation ne semble pas suffisamment en phase avec la pratique actuelle d’un pharmacien et il convient d’y remédier. L’approche n’est que trop basée sur la théorie. Or - M. le ministre en est sans doute autant conscient que M. le député - on doit former en impliquant les étudiants ; ils n’en deviendront que meilleurs. « J’entends et j’oublie, je vois et je me souviens, je pratique et je comprends. », comme le professait Confucius. Il demeure de prendre également en compte le statut de l’étudiant exerçant en qualité de stagiaire. Ainsi, il ne reçoit une indemnité d’un montant s’élevant autour de 600 euros par mois, alors qu’il exécute généralement les missions d’un pharmacien. Cette réforme commande pourtant des mesures claires : une formation de 2 semestres, un statut de maître de stage universitaire, un nouveau statut de droit public pour les modalités de rémunération, un accès à une indemnité forfaitaire de transport et d’hébergement. Les territoires ruraux demeurent déficitaires en matière de ressources humaines dans le milieu médical. Il faut donc inciter les jeunes diplômés à venir s’y installer et c’est précisément en allant dans le sens de l’application de cette réforme et ces mesures que M. le ministre redonnera ses lettres de noblesse à la filière pharmaceutique. Il n’existe aucune contre-indication quant à l’application de cette réforme qui irait pleinement dans le sens de l’intérêt général. Il lui demande quand il va appliquer cette réforme du 3e cycle pour les filières Officine et Industrie, attendue depuis plusieurs années, pour enfin éviter le déclassement de différentes formations pharmaceutiques et ainsi leur rendre leur attractivité, si nécessaire au vu de la conjoncture actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5690</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Clarification de la législation sur les limites d’âge des vacataires retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1446. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la limite d’âge imposée aux vacataires retraités pour exercer, en nombre limité de prestations, une telle activité d’appoint, utile au service public dans la mesure où elle permet à l’université de bénéficier d’un apport complémentaire à celui des titulaires ou des autres contractuels, souvent lié à leur activité professionnelle antérieure, nécessairement extérieure à la carrière universitaire. Alors que la loi du 14 avril 2023 dispose notamment que : « Sous réserve des exceptions légalement prévues par des dispositions spéciales, la limite d’âge des agents contractuels est fixée à soixante-sept ans. Toutefois, l’agent contractuel occupant un emploi auquel s’applique la limite d’âge mentionnée au premier alinéa ou une limite d’âge qui lui est égale ou supérieure peut, sur autorisation, être maintenu en fonctions jusqu’à l’âge de soixante-dix ans », sont parfois opposés les termes de l’article 3 du décret du 29 octobre 1987 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi de vacataires pour l’enseignement supérieur (n° 87-889) : « Les personnes, âgées de moins de soixante-sept ans bénéficiant d’une pension de retraite, d’une allocation de préretraite ou d’un congé de fin d’activité, à la condition d’avoir exercé au moment de la cessation de leurs fonctions une activité professionnelle principale extérieure à l’établissement, peuvent être recrutées en qualité d’agents temporaires vacataires ». Ce texte, qui apparaît contraire à l’évolution législative, est même parfois interprété comme interdisant à un vacataire retraité d’effectuer une vacation dès lors qu’il atteint l’âge de 67 ans, sans égard au rythme de l’année universitaire ni au fait que les autres vacataires peuvent, en application de l’article 2 du même décret, terminer une année commencée. Elle lui demande en conséquence, d’une part, s’il ne convient pas d’abandonner cette interprétation qui confond recrutement et exercice de la prestation et, d’autre part et surtout, s’il va modifier le décret de 1987 dans un sens conforme à la loi et à l’enseignement universitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5690</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès en master
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1447. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche à propos des difficultés rencontrées par les étudiants pour intégrer un master en dépit de l’obtention de leur licence. En effet, le jour même de la fermeture de la plateforme « Mon Master », ils étaient 27 000 à ne pas avoir de place pour continuer leur cursus universitaire. La loi de décembre 2016 a établi un droit à la poursuite d’études, garanti par l’État, pour tous les titulaires de licence. En pratique, cela signifie qu’un étudiant ayant une licence et ne recevant pas de réponse positive à ses demandes d’admission en première année de master peut faire appel au recteur de sa région académique. Ce dernier est alors tenu de lui proposer au moins trois possibilités d’admission en master, sous réserve de l’accord des établissements concernés. Or, généralement, cela n’est que partiellement efficace puisque les universités alertées par le recteur n’ont pas davantage de place à proposer aux étudiants diplômés. Mme la députée aimerait donc savoir quelles démarches pouvaient être envisagées par les étudiants sans aucune proposition de poursuite d’étude faute de place. Elle souhaiterait également connaître la feuille de route du Gouvernement en ce qui concerne cette problématique, pourtant bien connue et toujours plus importante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5691</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Sous-financement chronique des universités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1450. — 29 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la diminution de 2 %, soit 670 millions d’euros, du budget du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le projet de loi de finances pour 2025, alors que le manque de moyens de l’enseignement supérieur est d’ores et déjà amplement ressenti par les professionnels de l’université, les étudiants inscrits et ceux qui souhaiteraient l’être. L’an dernier déjà, l’inflation et les coupes budgétaires avaient mis 30 % des universités en situation déficitaire. L’estimation pour 2024 est que cette proportion sera plus que doublée. Parmi les conséquences directes de cette austérité, la croissance du recours aux contractuels, aux heures complémentaires assurées par des titulaires ou aux heures assurées par des vacataires. Avec comme incidence en cascade la chute du nombre de candidats aux postes d’enseignants - de 7,7 candidats par poste de maître de conférences en 2021 à 5 candidats par poste en 2024 - et des postes non pourvus : les évaluations sur l’année scolaire qui s’ouvre font état de 12 % de postes non pourvus chez les maîtres de conférence, 20 % de postes non pourvus chez les professeurs des universités et 25 % de postes non pourvus chez les agrégés et les certifiés. Ces enseignants surmenés se retrouvent en face d’étudiantes et d’étudiants qui paient, elles et eux aussi, l’austérité décidée par les précédents ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les 175 000 places de logement du CROUS ne permettent pas de loger les 675 000 étudiants boursiers du pays, contraints de se tourner vers le parc privé, dont les loyers augmentent bien plus vite que les aides ou que les salaires que certains gagnent par un travail parallèle qui pèse sur leurs études. En France, en 2024, 1 étudiant sur 5 a recours à l’aide alimentaire, 1 étudiant sur 3 saute régulièrement un repas. La faim et l’anxiété ne sauraient remplacer le calme et la concentration nécessaires à la complétion des études supérieures par les étudiants. M. le député souligne également l’impossibilité pour de nombreux étudiants d’exercer leur droit à l’éducation, en accédant à l’enseignement supérieur et aux formations qui leurs correspondent. Au sortir des premières affectations du système de sélection Parcoursup, 85 000 étudiants n’avaient pas d’affectation et se sont vu proposer de rejoindre des formations qui ne figuraient pas dans leurs choix prioritaires. Pourtant, le code de l’éducation ne souligne pas l’omniscience de l’État pour indiquer aux étudiants dans quels domaines de formation ils pourront s’épanouir, ou non. Près de 2 mois après les rentrées universitaires, les présidences des universités de Lille, de Nanterre, de Lyon 2 ou de Montpellier font encore état de listes d’attente de plusieurs centaines d’étudiants attendant de pouvoir commencer ou reprendre des études. Elles s’accordent toutes pour répondre, aux collectifs d’étudiants mobilisés pour faire inscrire les étudiants « sans-fac », qu’elles ne peuvent procéder à des inscriptions supplémentaires d’étudiants faute de moyens de leurs établissements. Il lui demande ce qu’il compte faire pour pallier la chute des moyens de l’université et ses effets proprement délétères sur les enseignants, les étudiants inscrits à l’université et ceux qui ne peuvent l’être.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5691</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Statut des étudiants en BTS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1451. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la rupture d’égalité qui touche les étudiants en brevet de technicien supérieur (BTS). Les étudiants de BTS ne disposent effectivement pas de carte étudiante. De ce fait, ils ne sont pas contributaires de la vie étudiante et de campus (CVEC) et sont ainsi exclus des accompagnements et services en faveur de l’accès aux soins, d’aide à l’alimentation, à la culture ou encore au sport. Dans un questionnaire réalisé sur trois ans au sein du lycée Louise Michel à Grenoble où le taux de boursiers atteint les 64,8 %, seuls 12 % des boursiers ne prenaient que « parfois » un repas au sein de s’établissement. 35 % d’entre eux considéraient le repas « trop cher ». Alors que les étudiants sont exposés à une précarité généralisée, il n’est pas acceptable que les élèves de BTS ne puissent pas, au même titre que tout autre étudiant, avoir accès à ces services et aides essentiels au bon déroulement de leur scolarité. Cette situation d’inégalité remet en question les principes fondamentaux d’égalité et d’accès équitable à l’éducation. Elle l’interroge donc pour connaître les mesures envisagées par ce Gouvernement afin de revoir le statut des étudiants en BTS afin qu’ils bénéficient des mêmes avantages que les étudiants qui s’inscrivent dans un parcours universitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5692</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppression des crédits pour lutter contre les VSS dans l’ESR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1452. — 29 octobre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant la suppression des crédits du plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) 2021-2025 du budget de l’enseignement supérieur. En 2021, le Gouvernement avait lancé un plan national de lutte contre les VSS dans l’enseignement supérieur, notamment en partenariat avec des collectifs comme l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) et les syndicats étudiants. Ce plan prévoyait le déploiement de 7 millions d’euros sur 5 ans dont 1,4 millions d’euros pour 2025, pour mener des actions de formation, de cartographie, voire de financements. Bien que largement critiquable dans sa forme, dans son mode de fonctionnement et dans ses priorités, il promettait l’ouverture de 1,4 million d’euros de crédits pour 2025. Or, cette année, les crédits normalement alloués à ce plan ont été redirigés vers les rectorats pour financer des postes de référents VSS. Ces crédits supplémentaires accordés aux rectorats auraient pu être les bienvenus si premièrement, ils n’avaient pas été ponctionnés sur le budget de l’enseignement supérieur, déjà largement raboté par le Gouvernement et deuxièmement, s’ils servaient réellement à financer des référents VSS. Ces crédits vont également servir à financer des postes orientés vers le « bien-être » étudiant. Le Gouvernement choisit donc de ponctionner 1,4 million d’euros dédié à la lutte contre les VSS pour financer des actions sans grand rapport avec ce à quoi les crédits étaient normalement destinés. Les violences sexistes et sexuelles étant endémiques et se répercutant dans toutes les strates de la société, la lutte contre les VSS doit être globale et doit donc s’accompagner d’un budget en propre, décliné dans l’ensemble des ministères et des services publics, sans ponction et sans transfert de crédits. Bien que le plan de lutte contre les VSS n’était pas à la hauteur des espérances des associations, la baisse totale du budget qui lui était accordé dans l’enseignement supérieur les inquiète davantage. Ainsi, M. le ministre compte-t-il enfin permettre aux associations et aux représentants des personnels et des étudiants de proposer un réel plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et les communautés de la recherche ? Va-t-il enfin y consacrer un budget à la mesure de l’enjeu, comme le demandent à raison les associations et les syndicats depuis de nombreuses années ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5692</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Baisse des aides pour l’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1471. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la baisse des aides à l’apprentissage et ses conséquences désastreuses pour l’avenir des jeunes et des entreprises en France. Depuis des décennies, l’apprentissage représente en France un pilier fondamental de la formation professionnelle. Il constitue non seulement un levier efficace pour l’insertion des jeunes dans la vie active, mais aussi un outil indispensable pour répondre aux besoins en compétences des entreprises dans de nombreux secteurs économiques. Grâce à cette voie d’excellence, des centaines de milliers de jeunes Français ont pu acquérir une qualification tout en mettant un pied dans le monde du travail, assurant ainsi une transition réussie entre l’école et l’emploi. Cependant, la décision récente du Gouvernement de réduire drastiquement les aides à l’apprentissage vient compromettre cet équilibre fragile. Cette mesure, qui prévoit une diminution de près d’un milliard d’euros des primes à l’embauche d’apprentis en 2025, soulève des inquiétudes légitimes parmi les acteurs du secteur : entreprises, centres de formation d’apprentis (CFA), syndicats et bien sûr, les jeunes eux-mêmes. Des conséquences désastreuses sont à prévoir, non seulement pour les entreprises locales, mais aussi pour l’ensemble du tissu économique national. La situation est claire : en réduisant les aides, le Gouvernement rend l’apprentissage moins attractif pour les employeurs. Ces derniers, déjà confrontés à des charges sociales élevées et à des coûts de production en augmentation, ne pourront plus assumer seuls le poids financier de l’embauche des apprentis. Certaines entreprises ont d’ores et déjà annoncé leur intention de se détourner de l’apprentissage pour se tourner vers des stagiaires, beaucoup moins coûteux et dont l’encadrement est nettement moins contraignant. Cela représente un double danger : d’une part, cela prive les jeunes d’une véritable formation qualifiante et, d’autre part, cela affaiblit le lien de confiance qui existe entre les entreprises et le système éducatif. Elle lui demande comment elle justifie une telle décision, alors même que l’apprentissage était salué comme un modèle de réussite ces dernières années. Les chiffres sont éloquents : en 2023, le nombre de contrats d’apprentissage a atteint un niveau record avec près de 800 000 jeunes en alternance. Ces résultats sont le fruit d’une politique de soutien renforcé, notamment par la mise en place de primes exceptionnelles à l’embauche dans le cadre du plan de relance post-covid. En réduisant ces aides de manière aussi abrupte, le Gouvernement prend le risque de casser cette dynamique positive et de compromettre l’avenir de toute une génération. Les premières victimes de cette décision seront bien entendu les jeunes. En effet, l’apprentissage est souvent la voie choisie par ceux qui, pour diverses raisons, ne se retrouvent pas dans le modèle universitaire classique. Il offre une alternative concrète, une opportunité de se former tout en travaillant et donc de se construire un avenir professionnel solide. Avec la réduction des aides, combien de jeunes risquent de se voir refuser un contrat d’apprentissage faute de moyens de la part des entreprises ? Combien devront renoncer à leur projet professionnel par manque de soutien financier ? Les entreprises, quant à elles, subissent déjà de plein fouet les conséquences de la hausse des charges et de l’inflation. Beaucoup d’entre elles, notamment les TPE et PME, n’auront pas les ressources nécessaires pour absorber le surcoût engendré par la réduction des primes. Celles-ci constituent pourtant un levier indispensable pour encourager l’embauche des apprentis, surtout dans les secteurs qui peinent à recruter. Le bâtiment, l’artisanat, l’industrie, les métiers de bouche, tous ces secteurs sont aujourd’hui en alerte face à la décision du Gouvernement. Ils craignent, à juste titre, de devoir réduire drastiquement leurs recrutements, au détriment des jeunes en formation mais aussi de leur propre développement. L’apprentissage a toujours été présenté comme une réponse aux grands défis économiques et sociaux que traverse le pays : le chômage des jeunes, la pénurie de compétences dans certains secteurs, la nécessité de réindustrialiser notre territoire. Comment, dès lors, M. le ministre justifie-t-il cette baisse des aides qui va à l’encontre de ces objectifs ? Ne craint-il pas de provoquer un effondrement du nombre de contrats d’apprentissage et par là même d’aggraver la précarité des jeunes ? La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que cette décision intervient dans un contexte où le chômage des jeunes reste particulièrement élevé en France. Alors que d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou l’Autriche, font de l’apprentissage un véritable levier de croissance et d’insertion, la France semble prendre le chemin inverse en réduisant les moyens alloués à cette filière. Cette approche à court terme, motivée par des impératifs budgétaires, risque d’avoir des conséquences catastrophiques à long terme. Il est essentiel de rappeler que l’apprentissage n’est pas qu’un simple dispositif de formation. Il incarne une véritable passerelle entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise. En offrant aux jeunes une expérience professionnelle concrète, tout en leur permettant d’acquérir des compétences théoriques, il joue un rôle clé dans la lutte contre le chômage des jeunes. Plus de 70 % des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation, souvent dans l’entreprise qui les a formés. Pourquoi, alors que ce dispositif fait ses preuves, le mettre en péril par une baisse des aides qui risque de décourager tant les employeurs que les jeunes ? L’apprentissage, c’est aussi une question d’égalité des chances. Il s’agit souvent de la voie privilégiée par les jeunes issus de milieux modestes, pour qui l’accès à l’université est compliqué, voire impossible. Pour ces jeunes, l’apprentissage représente bien plus qu’un simple moyen d’acquérir une qualification : c’est une véritable opportunité d’émancipation, leur permettant d’accéder à une autonomie financière tout en se formant. En réduisant les aides, le Gouvernement fragilise cette dimension sociale de l’apprentissage et augmentez le risque d’exclusion pour des milliers de jeunes. Comment M. le ministre peut-il justifier une telle régression sociale ? À l’heure où le Gouvernement clame haut et fort sa volonté de réindustrialiser la France, d’encourager les filières d’excellence et de renforcer la compétitivité des entreprises, cette décision semble aller à contre-courant de ses propres objectifs. Le secteur industriel, en particulier, qui peine déjà à recruter des jeunes, sera l’un des premiers touchés par cette mesure. Les entreprises industrielles, qui dépendent de la formation professionnelle pour pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, verront leur capacité à former et à embaucher des jeunes se réduire. Ce paradoxe est difficile à comprendre pour les acteurs économiques, qui s’attendaient à un soutien renforcé de l’État dans cette période cruciale. Les TPE et PME sont les plus vulnérables face à cette réduction des aides. Contrairement aux grandes entreprises, elles n’ont pas toujours les marges financières suffisantes pour absorber une hausse des charges liée à l’embauche d’apprentis. Ces entreprises, qui représentent le poumon économique des territoires, risquent de se détourner de l’apprentissage, privant ainsi de nombreux jeunes d’une formation de qualité et d’un accès à l’emploi. La suppression ou la diminution des primes à l’embauche aura donc un impact direct sur le développement économique local, notamment dans les zones rurales ou les petites villes, où les opportunités d’emploi sont déjà limitées. Il est primordial de comprendre que l’apprentissage ne concerne pas uniquement les grandes métropoles ou les grands groupes industriels. Dans les zones rurales comme dans les petites communes, ce sont souvent les petites entreprises, les artisans, les commerçants qui jouent un rôle crucial dans la formation des jeunes. En réduisant les aides à l’apprentissage, le Gouvernement pénalise directement ces territoires, déjà fragilisés par la désertification économique. Les conséquences de cette mesure risquent d’être particulièrement lourdes dans des départements comme les Pyrénées-Orientales, où l’apprentissage représente un espoir pour de nombreux jeunes. Au-delà des impacts immédiats sur les jeunes et les entreprises, cette baisse des aides à l’apprentissage risque d’affaiblir la compétitivité du pays à long terme. La formation professionnelle est un enjeu stratégique pour préparer l’avenir de notre économie, en particulier dans un contexte de transition technologique et écologique. Les secteurs d’avenir, tels que l’industrie verte, les technologies numériques ou encore les énergies renouvelables, nécessitent des compétences spécifiques que seuls des parcours de formation adaptés, comme l’apprentissage, peuvent offrir. Si la France veut rester compétitive face aux défis mondiaux, elle doit impérativement investir dans la formation des jeunes et notamment dans l’apprentissage. En réduisant les aides, le Gouvernement compromet non seulement l’avenir de ces jeunes, mais aussi celui de la France dans des secteurs d’excellence qui sont essentiels pour la souveraineté économique du pays. Comment M. le ministre compte-t-il garantir la montée en compétences des jeunes travailleurs dans ces filières stratégiques si vous les privez des moyens nécessaires pour se former dans de bonnes conditions ? La compétitivité d’un pays repose sur sa capacité à former une main-d’œuvre qualifiée, innovante et adaptable. Or, en dégradant le modèle d’apprentissage, le Gouvernement met en péril cette capacité. À long terme, cela pourrait se traduire par une perte d’attractivité pour les entreprises françaises, qui devront faire face à une pénurie de talents qualifiés, ou qui seront contraintes de se tourner vers des recrutements étrangers pour combler leurs besoins. Est-ce cela que M. le ministre souhaite pour l’avenir du pays ? Face à cette menace qui pèse sur l’apprentissage, les acteurs économiques, syndicats professionnels et associations de jeunes se mobilisent pour faire entendre leur voix. Les organisations patronales, notamment l’U2P (Union des entreprises de proximité) et le MEDEF, ont tiré la sonnette d’alarme. Ils soulignent que la suppression ou la diminution des aides à l’embauche mettra en péril le recrutement d’apprentis et entraînera une baisse significative du nombre de contrats signés. Même les organisations d’apprentis et de jeunes diplômés s’inquiètent des conséquences de cette mesure sur leur parcours professionnel et sur l’accès à l’emploi pour les générations futures. Les CFA (centres de formation des apprentis), qui jouent un rôle central dans l’encadrement et la formation des jeunes, risquent de voir leur mission grandement affectée. Une diminution des contrats d’apprentissage entraînerait un recul de l’activité des CFA, fragilisant l’ensemble du système de formation professionnelle. Ces centres, souvent implantés au cœur des territoires, sont des acteurs essentiels du développement local et de la transmission des savoir-faire. Il est inconcevable de les affaiblir à un moment où la France a plus que jamais besoin d’investir dans la formation de ses jeunes talents. Il est urgent de revoir cette décision et de rétablir un soutien financier conséquent à l’apprentissage. Des alternatives existent pour réajuster les politiques budgétaires sans pour autant sacrifier l’avenir de notre jeunesse et l’économie des territoires. Pourquoi ne pas envisager des dispositifs d’incitation fiscale pour les entreprises qui embauchent des apprentis, ou un allègement des charges sociales spécifiquement ciblé sur l’apprentissage ? Ces mesures permettraient de maintenir la dynamique actuelle, tout en offrant une solution pérenne à la hausse des coûts du travail, sans pour autant fragiliser les budgets publics de manière excessive. De plus, il serait judicieux de renforcer les partenariats entre les entreprises et les CFA pour garantir une meilleure insertion professionnelle des jeunes apprentis. L’État doit également encourager la création de filières d’apprentissage dans des secteurs stratégiques, comme l’industrie numérique ou l’économie verte, afin de répondre aux enjeux de demain tout en assurant une montée en compétences des jeunes travailleurs. Comment M. le ministre justifie-t-il une telle mesure, alors que le Gouvernement ne cesse de rappeler l’importance de la formation professionnelle et de l’insertion des jeunes dans l’emploi ? Comment explique-t-il que, d’un côté, il promeuve l’apprentissage comme une solution à la crise du chômage des jeunes et que, de l’autre, il réduise les aides qui rendent ce dispositif accessible et attractif ? Cette contradiction est non seulement incompréhensible, mais également inacceptable. Le discours officiel du Gouvernement sur la valorisation de l’apprentissage doit s’accompagner de mesures concrètes, en phase avec les réalités économiques des entreprises et des jeunes. En affaiblissant le modèle d’apprentissage, M. le ministre envoie un signal négatif aux employeurs et aux jeunes qui aspirent à construire leur avenir professionnel dans cette voie. Il brise une dynamique positive qui, jusqu’à présent, avait permis à des centaines de milliers de jeunes d’accéder à une formation qualifiante et à un emploi durable. Elle lui demande son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5694</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme du 3e cycle des études de pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1524. — 29 octobre 2024. — Mme Brigitte Liso appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme du 3e cycle des études de pharmacie (R3C). Ce 3e cycle d’études vient clôturer le parcours des étudiants en pharmacie, qui se spécialisent en filière officine, industrie, ou en internat. Depuis 2016, des travaux ont été menés dans le but de faire évoluer les études pharmaceutiques. Ainsi, le diplôme d’études spécialisées (DES) a été créé pour les différentes filières et mis en œuvre pour les filières de pharmacie hospitalière et de biologie médicale. Ce DES n’a cependant pas été mis en application pour les filières officine et industrie, cette application ayant été repoussée à plusieurs reprises à chaque rentrée universitaire. Or la mise en œuvre de la réforme pour toutes les filières apparaît comme nécessaire, car elle permettrait de proposer une formation de meilleure qualité et un renforcement de l’attrait aux études pharmaceutiques, quelle que soit la filière choisie en 3e cycle. En particulier, au cours de la 6e année de pharmacie, qui comprend une période de stage, les étudiants des filières officine et industrie sont actuellement rémunérés à hauteur de 600 euros mensuels, sans aide à l’hébergement ou au transport, pourtant indispensable dans la poursuite d’études en territoire sous-doté notamment. Les étudiants soutiennent une revalorisation à hauteur de 1 200 euros net mensuels, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de transport (130 euros brut mensuels) et d’hébergement (300 euros brut mensuels). Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de mettre en œuvre cette réforme dans les mois à venir, afin d’encourager une répartition homogène des professionnels de santé grâce à un renforcement de l’attractivité de ces études, dans un souci d’égal accès aux soins pour toutes et tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5695</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de travail et de rémunération des doctorants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1549. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la dégradation des conditions de rémunération et de travail des doctorants. La précarité touche de manière systémique les doctorants français : ils sont très nombreux à déclarer des difficultés à se loger, dans les métropoles et particulier en région parisienne, où se trouvent les universités, à se soigner et à se nourrir, bref, à avoir une vie digne. Encore plus dans le contexte de forte inflation qui touche la France depuis plusieurs mois maintenant. La conséquence de la faiblesse de ce statut se traduit dans le nombre d’étudiants inscrits en doctorat. À la rentrée 2020, 70 700 étudiants étaient inscrits en doctorat, un nombre inférieur à celui de 2009. Selon France Universités, la baisse du nombre de doctorants touche principalement les sciences de la société (droit, économie, gestion, sociologie, anthropologie, -13 %) et les sciences humaines et humanités (lettres, langues, arts, histoire, sciences et techniques des activités physiques et sportives, STAPS, -13 %). Les effectifs des doctorants en sciences exactes diminuent aussi mais plus faiblement (-1 %). La France est l’un des seuls pays développés à voir son nombre de doctorants et de docteurs diminuer. À la suite des diverses annonces du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la LPPR votée en 2020, un doctorant ayant signé son contrat avant septembre 2021 continue à toucher 1 758 euros brut (1,05 SMIC). Son collègue ayant signé le contrat entre septembre 2021 et août 2022 touche 1 866 euros brut (1,11 SMIC). Et un doctorant ayant signé depuis septembre 2022 touche 1 975 euros brut (1,18 SMIC). Ces rémunérations trop faibles, qu’il faut significativement améliorer, touchent à la dignité de ces travailleurs. C’est pourtant grâce à leur travail mal reconnu, mal payé (et souvent avec du retard par les universités) que l’université parvient à accomplir ses missions d’enseignement et de recherche. Il faut aussi noter qu’en 2020, pour les sciences humaines et sociales, seuls 39 % des doctorants ont reçu une telle aide pour leur première année de thèse. Il s’agit donc de renforcer significativement le nombre d’allocations doctorales supplémentaires. La situation de certains agents s’est encore dégradée en janvier dernier. Les ATER à mi-temps, souvent les plus en difficultés financières, avec une rémunération moyenne de 800 euros par mois, ont vu leur salaire diminuer d’environ 150 euros, du fait de la suppression de l’indemnité différentielle au SMIC. La France, pour rester une puissance scientifique de premier plan, doit mieux considérer et rémunérer ses doctorants. Elle a besoin de ces personnels hautement qualifiés pour engager la bifurcation écologique, le changement radical des modes de production et d’organisation des sociétés. Il lui demande pourquoi la rémunération minimale de tous les contrats doctoraux n’est pas portée à 2 300 brut pour tous les doctorants pour améliorer leurs conditions de vie, de travail et donc de recherche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5695</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Transparence de la composition et des travaux des groupes thématiques nationaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1551. — 29 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la participation des organisations de la société civile non marchande dans la composition des groupes thématiques nationaux (GTN) et la transparence de leurs travaux dans le cadre du programme cadre de recherche « Horizon Europe ». Ce dispositif, doté de 95,5 milliards d’euros sur 7 ans (dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’Union européenne 2021-2027) finance, principalement par le biais d’appels à projets de recherche, des recherches jugées stratégiques pour l’Europe. Il oriente doublement la recherche en France, d’une part, en finançant les acteurs français participant aux projets sélectionnés, d’autre part, en inspirant les orientations et priorités de la politique de recherche française. Ainsi, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche anime des groupes thématiques nationaux (GTN) sur l’ensemble des sujets traités par ce programme cadre. Si le rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures, annexé au projet de loi de finances pour 2024, indique que ces GTN permettent de négocier les priorités françaises pour la programmation d’« Horizon Europe », leur composition précise et exacte n’est pas connue, en sachant que les associations et la société civile non marchande doivent y prendre toute leur place aux côtés d’autres acteurs que sont les représentants d’organismes de recherche, des universités et des entreprises au titre de la recherche et développement dans le secteur privé. Elle souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement pour publier en toute transparence la composition des groupes thématiques nationaux (GTN) et leurs travaux s’inscrivant dans le programme-cadre « Horizon Europe ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5696</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Prendre en compte les années blanches pour les doctorants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1558. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les modalités de calcul de la pension de retraite des doctorants et postdoctorants ayant été rémunérés par des libéralités en France et à l’étranger. Les personnes qui ont poursuivi une carrière dans l’enseignement sont déjà très touchées par une perte très importante de pouvoir d’achat à la suite de plusieurs années de gel du point d’indice des fonctionnaires et d’une stagnation de leurs rémunérations malgré l’ancienneté et risquent désormais de subir les conséquences de la réforme des retraites. C’est une situation absolument inacceptable à laquelle il faut remédier rapidement car c’est l’un des facteurs qui contribue à la diminution du nombre de docteurs depuis 2009. La réforme des retraites mise en place pour septembre 2023 contribue là encore à une défiance vis-à-vis de la carrière de chercheurs et enseignants-chercheurs en raison de l’allongement de la durée de cotisation. Malgré le discours gouvernemental sur le fait que cette réforme « ne change rien » pour les travailleurs qui partaient déjà à la retraite après 62 ans, il est évident que l’ensemble des mesures ont pour effet de décaler l’âge de départ de tous et d’infliger une décote supplémentaire comme à l’ensemble des personnes diplomées. Mais au-delà de ces problèmes liés à la nouvelle réforme, M. le député tenait à interpeller Mme la ministre au sujet des activités scientifiques financées par des « libéralités », c’est-à-dire des bourses n’ouvrant aucun droit à la retraite et les séjours postodoctoraux à l’étranger. Ces deux types d’activités représentent autant d’années blanches dans le calcul des pensions de retraite des scientifiques. Ce sont autant de périodes travaillées (pouvant aller jusqu’à plus de 10 ans pour certains) qui ne sont pas comptées dans le calcul des annuités, ce qui contribue à diminuer la pension de retraite des enseignants-chercheurs mais également de toutes les personnes qui ont été rémunérées lorsqu’elles étaient doctorantes ou post-doctorantes. Un certain nombre de scientifiques à bac+8 ou +10 vont ainsi avoir des pensions de retraites d’un montant équivalent au Smic ou presque. Ceci concerne également des personnes qui, après leur thèse et leurs années de stages postdoctoraux ont quitté le monde de la recherche pour effectuer d’autres carrières. Aussi, il lui demande s’il a prévu un amendement des modes de calculs du montant des droits pour les doctorants et postdoctorants ayant été rémunérés par des libéralités en France et à l’étranger afin de leur verser une pension de retraite digne et à un âge convenable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5696</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Révision du règlement REACH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1386. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur à la suite d’une interpellation au sujet des conséquences pour l’expérimentation animale inhérentes à la révision du règlement européen portant sur l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et la restriction des substances chimiques (REACH). L’Union européenne s’est engagée, à terme, à remplacer en totalité les procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques et éducatives, comme rappelé dans la directive n° 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Le règlement REACH, en vigueur depuis 2007, n’a pas su endiguer l’augmentation de l’expérimentation animale, alors même qu’il défend le concept des 3R (remplacer, réduire, raffiner). Le régime défini par le texte, très restrictif, n’a pas permis un développement suffisant des méthodes alternatives. Il est donc primordial que la nouvelle version du règlement REACH puisse assurer un cadre réglementaire à même de réduire le nombre de tests sur animaux, tout en assurant un haut degré de protection de la santé humaine et de l’environnement. Il lui demande donc de quelle façon la France compte jouer un rôle majeur pour que la révision du règlement REACH n’entraîne pas une augmentation du nombre d’animaux soumis à des expérimentations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5697</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Américains accidentels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1508. — 29 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet de la règlementation applicable afin de renoncer à la nationalité étasunienne pour les binationaux franco-américains. Certains citoyens français se trouvent dans une situation de binationalité étasunienne en application du « droit du sol », « droit du sang » sans avoir vécu ou travaillé sur le sol américain. Ces binationaux, se considèrent comme des « américains accidentels » au motif qu’ils ne parlent parfois pas l’anglais et non aucun intérêt ou attachement avec les États-Unis. En application de la législation américaine, l’ensemble des ressortissants étasuniens sont soumis aux obligations fiscales aux États-Unis en supplément de celles de leur pays de résidence. Si les compatriotes franco-américains souhaitent renoncer à la nationalité étasunienne, il convient d’appliquer une procédure spécifique et de s’acquitter de frais non remboursables de 2 350 dollars américains. Il le sollicite pour avoir connaissance des actions diplomatiques mises en place par la France pour simplifier la procédure de renonciation à la nationalité étasunienne pour les binationaux qui n’ont aucun intérêt ou aucun attachement dans ce pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5697</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>COP 29 Bakou
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1532. — 29 octobre 2024. — Mme Isabelle Santiago alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la tenue de la prochaine Conférence des parties (COP) à Bakou en Azerbaïdjan en novembre 2024. Ce sommet s’apprête à se tenir alors que les négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont à l’arrêt et que des otages arméniens sont détenus par l’Azerbaïdjan de façon arbitraire et contraire aux normes du droit international depuis la guerre en Artsakh. La tenue de la COP29 à Bakou en Azerbaïdjan, du 11 au 22 novembre 2024, soulève de graves inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains et environnementaux. Le pays, riche en pétrole et gaz, utilise cet évènement international pour améliorer son image tout en pratiquant une politique systématique de répression, de greenwashing et de violation des droits fondamentaux. En accueillant la COP 29 le mois prochain, l’Azerbaïdjan cherche à détourner l’attention internationale de ses crimes de guerre, du blocus humanitaire du corridor de Latchine orchestré en 2022, sous prétexte de protection environnementale et de l’épuration ethnique menée dans le Haut-Karabakh, il y a tout juste un an. Face à cette situation, elle lui demande donc de lui faire connaître la position de la diplomatie française et quels sont les messages qui seront prononcés par sa délégation lors de la COP 29, pour réaffirmer le soutien français à l’Arménie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5697</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Menace attaque potentielle russe contre l’OTAN d’ici 2030
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1533. — 29 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les récentes informations préoccupantes fournies par les services de renseignement allemands. Selon leurs informations, la Russie pourrait être en mesure de mener une attaque contre l’OTAN d’ici fin 2030. En effet, M. Bruno Kahl, président du service fédéral de renseignement allemand, a déclaré, au milieu d’une audition publique au Bundestag, que les armées russes seraient susceptibles d’engager un conflit direct avec l’OTAN à la fin de cette décennie. Il a ajouté que les autorités de son pays recensent une augmentation considérable des actes d’espionnage et de sabotage en provenance d’une Russie qui cherche à éprouver la solidité des lignes rouges des pays membres de l’OTAN. Face à ces révélations, M. le député demande à M. le ministre si la France dispose de renseignements qui convergent avec ceux des autorités allemandes concernant les capacités militaires russes dans ce contexte et si la France a pris des mesures spécifiques pour renforcer la coopération avec l’Allemagne et d’autres pays européens dans la lutte contre les actes d’ingérence et d’espionnage imputés à la Russie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5697</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Venue du ministre des finances israëlien d’extrême droite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1534. — 29 octobre 2024. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la venue en France du ministre des finances israélien d’extrême droite. Mme la députée a été informée de la venue à Paris, le 13 novembre 2024, du ministre des finances israélien d’extrême droite à l’occasion d’un gala. En janvier 2024, le Quai d’Orsay a, à juste titre, condamné les propos tenus par ce ministre ainsi que par son non moins extrémiste collègue ministre de la sécurité intérieure d’Israël, appelant à la recolonisation de Gaza et à l’expulsion des Palestiniens des territoires occupés depuis 1967. Le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères a dû réagir en mars 2024 aux déclarations du ministre des finances israélien à Paris, lorsqu’il a nié l’existence du peuple palestinien tout en affichant une carte du « Grand Israël ». En août, le prédécesseur de M. le ministre a également condamné son appel à affamer la population de Gaza. Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, M. Josep Borrell, a exhorté les États membres à imposer des sanctions contre ces ministres israéliens, en raison de leurs prises de position extrémistes et de leur soutien aux colons les plus violents en Cisjordanie. Downing Street et Washington envisagent également des sanctions à leur encontre pour leurs propos que l’on peut qualifier d’apologie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Conformément aux déclarations du Président de la République sur cette rhétorique d’extrême droite israélienne et à l’attachement de la France à la paix et à la solution à deux États, elle lui demande si le Gouvernement peut ouvrir la voie en Europe et prendre des sanctions contre le ministre israélien des finances, qui méprise ces principes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5698</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Salaires impayés des assistantes maternelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1546. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la question des salaires impayés des assistantes maternelles. En effet, les parents qui emploient une assistante maternelle pour leurs enfants perçoivent de la caisse d’allocations familiales (CAF) une allocation spécifique : la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) qui est définie comme une prestation familiale au sens de l’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Les parents-employeurs déclarent chaque fin de mois le salaire qu’ils vont verser à leur assistante maternelle sur le site « Pajemploi ». Ils se voient alors verser le complément du mode de garde qui leur permet d’alléger le coût de la prestation. Cependant, certaines familles déclarent frauduleusement un salaire qu’elles ne versent pas à leur assistante maternelle, tout en percevant de manière indue le complément de mode de garde. En cas de procédure judiciaire, les assistantes maternelles salariées non rémunérées se heurtent souvent à l’insolvabilité des parents employeurs, alors même qu’elles peuvent disposer d’un jugement favorable du conseil des prud’hommes. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la situation financière des assistantes maternelles et suscite à ce jour une colère légitime de leur part. Depuis 2019, l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) a mis en place le service « Pajemploi+ ». Ce service assure le versement de la rémunération sur le compte bancaire du salarié dans un délai de 4 jours suivant la déclaration sociale de la famille. Pajemploi prélève parallèlement sur le compte bancaire des parents-employeurs la somme restant à leur charge, ce qui a pour effet de sécuriser et simplifier la démarche. En 2022, le comité de la filière « Petite enfance » ainsi que les associations et syndicats représentant la profession ont proposé la création d’un fonds de garantie des salaires dédié aux assistantes maternelles. Le Gouvernement a accueilli favorablement ce projet, en soulignant qu’il ferait l’objet d’un suivi attentif. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’état d’avancement de la création de ce fonds de garantie des salaires attendu par les assistantes maternelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5698</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Statut des assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1547. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la question du statut des assistants familiaux. Ces professionnels ne disposent ni d’un statut de fonctionnaire ni d’une convention collective propre. Des améliorations sont nécessaires et envisageables pour valoriser les assistants familiaux et ainsi assurer une meilleure qualité de la protection de l’enfance. Aussi, elle demande d’indiquer si le Gouvernement envisage d’accorder une reconnaissance de la professionnalisation des assistants familiaux et d’harmoniser et améliorer leurs conditions de travail. Elle s’interroge également sur la correcte application de la loi « Taquet » relative à la protection des enfants du 7 février 2022, qui permet une meilleure intégration des professionnels dans les instances sociales territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5699</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>UNPRG - Chèques vacances
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1465. — 29 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique à la demande de l’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie au sujet du rétablissement des chèques vacances pour les retraités de la fonction publique. En effet, le ministère de la fonction publique a décidé en août 2023 de supprimer à compter du 1er octobre 2023 l’accès aux chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique. Les intéressés, souvent mal informés, ont découvert brutalement cette mesure qu’ils considèrent comme injuste. Il lui demande donc s’il envisage le rétablissement des chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5699</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Passage en catégorie B des syndicats des secrétariats pour les EPCI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1467. — 29 octobre 2024. — M. Julien Limongi interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’évolution du statut des secrétaires de mairie, membres d’un syndicat de secrétaires de mairie, dans le cadre de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Dans certains cas, des secrétaires généraux de mairie se regroupent en syndicats afin de mutualiser les moyens humains et financiers, notamment dans les petites communes. À ce titre, le personnel exerçant en tant que secrétaire général de mairie, comme c’est le cas par exemple pour le Syndicat des secrétariats de la vallée du Petit Morin, se retrouve dans une situation de confusion suite à l’adoption de cette loi. En effet, celle-ci ne précise pas si les agents employés par un syndicat, classés en catégorie C, bénéficieront également de la revalorisation en catégorie B, comme le prévoit l’article 2 de la loi pour les agents employés directement par une commune. Les centres de gestion de la fonction publique territoriale, sollicités par ces employés, ne sont pas en mesure de fournir de réponses claires à ce sujet. Or ces secrétaires, bien qu’employés par des syndicats de secrétariats, exercent exactement les mêmes fonctions que leurs homologues employés directement par une commune. Sans elles, les mairies ne pourraient pas fonctionner, ce qui constitue un enjeu crucial pour les petites communes. Ces secrétaires de mairie méritent donc d’être clairement revalorisés. Il lui demande donc s’il envisage de clarifier cette situation pour ces agents employés par des syndicats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5699</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Non-remplacement annoncé de fonctionnaires pour 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1469. — 29 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le non-remplacement annoncé de fonctionnaires pour l’année 2025. En 2023, un rapport du collectif « Nos Services publics » faisait état d’un fossé qui ne cesse de se creuser entre d’un côté, les moyens financiers consacrés aux services publics par l’État et de l’autre, les besoins grandissants et émergeants de la population (urgence climatique, vieillissement de la population, nombre croissant d’étudiants du supérieur, etc.). Depuis 2021 et l’après-covid, l’image qu’ont les Français des services publics ne cesse de se dégrader (44 % d’opinion positive en 2023, soit une baisse de 8 points par rapport à 2021). Dans ce contexte et au regard du fait que « l’accès à des services publics de qualité » est un des chantiers prioritaires annoncés par M. le Premier ministre, Mme la députée demande comment, en supprimant des postes de fonctionnaires, de pareilles annonces peuvent être tenues. Elle ajoute que la baisse des moyens dévolus aux services publics impactera nécessairement à la hausse les inégalités dans le pays. Si la provision de services publics gratuits pour tous contribue de moitié à la réduction des inégalités, la baisse de la qualité rendue par les services publics laisse un espace grandissant à l’offre privée lucrative, qui, on le sait, n’est pas à la portée de tous les concitoyens. Mme la députée demande à M. le ministre comment il compte, pour reprendre ses termes, « faire plus avec moins de moyens ». Elle demande par ailleurs des précisions sur le nombre de postes qui seront supprimés et sur les métiers qui seront touchés, notamment suite au rapport de la Cour des comptes en date du 2 octobre 2024. Alors qu’on connaît les inégalités d’accès aux services publics entre les territoires, la Cour des comptes préconise la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires dans les collectivités territoriales, dans le but de réaliser 4,1 milliards d’euros d’économies d’ici 2030. Cette proposition a été jugée irréaliste par l’Association des maires de France, qui a mis en exergue l’impossibilité pour les services publics dans les territoires de continuer à fonctionner sans ces agents publics. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5700</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Accès au logement des agents publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1494. — 29 octobre 2024. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la difficulté d’accès au logement pour les agents publics, en particulier les agents communaux. Dans certaines situations, la difficulté de l’accès à un logement, particulièrement par la charge financière que représente un contrat locatif à sa signature, entraîne des difficultés de recrutements pour les collectivités locales. C’est le cas par exemple pour la commune de Daux dans le nord toulousain, dont l’embauche d’un agent s’est trouvée compromise, en raison de la garantie locative à verser pour l’accès à un logement situé sur la commune. En effet, pour un agent en reprise d’emploi de plus de 31 ans, la somme est difficile à mobiliser dès la signature d’un contrat de location. Cette situation qui se retrouve dans les territoires dont les dessertes de transports sont limitées, ou l’offre de logement dans le parc social n’est pas disponible, ajoute de la difficulté dans le recrutement d’agents pour les communes. Ainsi, il souhaiterait connaître les dispositions de garanties locatives qui pourraient être mise en œuvre pour les agents du public, à l’image des dispositifs pour les salariés du privé dans le cadre d’Action Logement, comme la garantie visale ou le Loca-Pass, prêt à taux zéro de garantie locative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5700</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Continuité des missions de service public de La Poste sur tout le territoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1536. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la nécessité d’assurer la continuité des missions de service public assurées par La Poste sur l’ensemble du territoire. La Poste assure quatre missions de service public que l’État lui a confiées par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom. Ces missions sont : le service universel postal, dans les conditions définies par le code des postes et des communications électroniques, notamment ses articles L. 1 et L. 2 ; la contribution, par son réseau de points de contact, à l’aménagement et au développement du territoire ; le transport et la distribution de la presse dans le cadre du régime spécifique prévu par le code des postes et des communications électroniques, notamment son article L. 4 ; l’accessibilité bancaire dans les conditions prévues par le code monétaire et financier, notamment ses articles L. 221-2 et L. 518-25-1. La Poste assure sa mission de service public sur l’ensemble du territoire grâce au financement apporté par l’État dans le cadre du contrat de présence postale territoriale, signé par La Poste, l’Association des maires de France (AMF) et l’État pour la période 2023-2025. Ce contrat, assorti de crédits de 177 millions d’euros par an, permet de faire fonctionner les 17 000 points de contact postaux en compensant les pertes financières associées. Cela permet de mailler le territoire, permettant à 97 % de la population de se trouver à moins de 5 kilomètres d’un point de contact postal (bureaux de poste, agences communales et intercommunales, Maisons France Services etc.). M. le Premier ministre a réaffirmé l’engagement financier de l’État, après une première tentative d’amputer ce contrat de 50 millions d’euros dès cette année 2024, soit près d’un tiers du budget alloué. Le maintien annoncé du financement de l’État pour l’année en cours ainsi que les deux années suivantes est une bonne nouvelle mais il convient de rester vigilants dans un contexte de remise en cause des services publics de proximité. De plus, le maintien des financements ne garantit pas, à lui seul, le maintien de l’ensemble des bureaux de poste et points de contacts existants, ni la qualité du service. En effet, la privatisation de La Poste engagée depuis 2010 a eu pour effet de réduire la qualité du service rendu aux usagers : réduction de l’amplitude de l’accueil dans les bureaux de poste, suppressions de tournées de facteurs, transferts d’activités postales dans des commerces, baisse des effectifs. Par ailleurs, de nombreux bureaux de poste ferment régulièrement. En 2015, la France comptait encore 9 300 bureaux de poste ; seulement 5 ans plus tard en 2020, ils n’étaient déjà plus que 7 500. Certains partenariats pour assurer la présence de bureaux de poste sont aussi remis en question. À titre d’exemple, à Pinsaguel, commune de 2 800 habitants sur la 9e circonscription de Haute-Garonne, un contrat lie aujourd’hui une entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS) à la Poste pour assurer sa présence dans la commune. Or pour 2025, les services de la Poste ont réduit à 200 euros une prestation actuellement payée un peu plus de 1 000 euros, ce qui est inacceptable au regard du travail lié au service rendu. De plus, cela fragiliserait fortement le modèle économique de la structure au point de remettre en question le service postal à Pinsaguel, ce qui renverrait dans ce cas les usagers à un bureau de poste à 5 km. Les bureaux de postes et points de contact postaux sont bien plus que de simples points de retrait de colis. Ils constituent des lieux privilégiés du lien social et de la solidarité, particulièrement pour les populations les plus vulnérables : les personnes âgées ou en situation de handicap, les personnes éloignées du numérique, les personnes précaires… La suppression d’un point de contact postal entraîne toujours un accroissement des inégalités sociales et territoriales, à rebours des attentes des concitoyens. L’urgence est au renforcement des services publics pour lutter contre le sentiment d’isolement et de relégation en faisant de l’égalité, une réalité du quotidien pour chacune et chacun des concitoyens dans les communes. C’est pourquoi elle l’interpelle sur l’indispensable maintien du maillage territorial du service public postal et lui demande quelles actions le Gouvernement entend mener auprès de la Poste pour s’assurer du maintien du fonctionnement des 17 000 points de contact postaux existants, dont ceux réalisés par des structures de l’ESS comme à Pinsaguel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5701</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Congé spécial des fonctionnaires soumis à la réforme des retraites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1553. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la situation des fonctionnaires bénéficiaires d’un congé spécial soumis à la réforme des retraites. En effet, la durée maximale de 5 ans de ce congé peut présenter des incohérences avec une situation dans laquelle le fonctionnaire serait parti à l’âge de 57 ans (5 ans avant l’âge légal de départ fixé à 62 ans). Le report de cet âge légal de 62 à 64 ans vient donc créer une grande incertitude pour ces cas particuliers, que la réforme n’a pas anticipée. De plus, cette problématique se trouve accentuée si on se réfère à l’âge auquel le fonctionnaire pourra bénéficier de sa retraite à taux plein. Lors de la précédente réforme en 2012, la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 disposait, par son article 124 que : « Par dérogation aux premiers et quatrièmes alinéas de l’article 99 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, les fonctionnaires bénéficiant d’un congé spécial avant le 1er janvier 2012 peuvent continuer à bénéficier de ce congé, le cas échéant, au-delà de la durée maximale de cinq ans mentionnée au même premier alinéa, jusqu’à ce que les intéressés atteignent l’âge d’ouverture du droit à une pension de retraite ». Aussi, elle aimerait obtenir des précisions sur ce qui est envisagé par le Gouvernement et si, comme en 2012, une dérogation pouvait être envisagée pour les fonctionnaires en congé spécial avant la réforme des retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5701</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Mesures pour assurer la prise en charge des défaillances du moteur PureTech
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1396. — 29 octobre 2024. — M. Bérenger Cernon interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur le moteur essence trois cylindres, lancé il y a douze ans par PSA, devenu Stellantis, qui suscite de vives inquiétudes. Le moteur PureTech, qui équipe des milliers de véhicules des marques Peugeot, Citroën, DS et Opel, présente des signes d’usure prématurée. En effet, l’huile moteur dégrade la courroie, entraînant souvent sa rupture et provoquant des casses moteur, avec des réparations qui coûtent plusieurs centaines d’euros. Cette situation entraîne également une dévaluation significative des véhicules sur le marché de la revente, de nombreux concessionnaires refusant de racheter ces modèles ou n’offrant que des prix dérisoires. Ce vieillissement prématuré a déjà conduit à deux rappels d’envergure, en raison du risque que des débris tombent dans la pompe à vide du système d’assistance au freinage, pouvant provoquer un colmatage et allonger les distances d’arrêt. Stellantis a mis en place une extension de garantie pouvant aller jusqu’à dix ans ou 175 000 km pour la courroie du moteur 1.2 PureTech. De plus, depuis juin 2022, une courroie de distribution de « nouvelle génération » a été introduite, censée être plus résistante. Toutefois, des doutes subsistent quant à sa capacité à prévenir les problèmes d’usure précoce de sa prédécesseure, notamment en raison de sa conception « humide » qui l’expose à une huile pouvant être contaminée par le carburant. Face à ces enjeux, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d’interpeller Stellantis pour qu’il prenne ses responsabilités et in fine pour que les propriétaires de ces véhicules ne soient pas pénalisés ? Aussi, M. le député souhaite connaître les mesures qui seront mises en place pour garantir qu’il n’y ait plus de limite de kilométrage ou de temps concernant la prise en charge des réparations nécessaires. Enfin, il souhaite connaître les mesures mises en place pour simplifier et accélérer la prise en charge par Stellantis, étant donné que de nombreux propriétaires rencontrent des difficultés face à la mauvaise foi de la compagnie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5702</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1586. — 29 octobre 2024. — Mme Christelle Petex alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le démarchage téléphonique abusif qui est devenu une source croissante de nuisance pour les citoyens. Au-delà de la gêne occasionnée, ces pratiques répétitives, souvent agressives, s’apparentent parfois à un véritable harcèlement. Malgré l’existence de dispositifs comme Bloctel, force est de constater que ces initiatives ne parviennent pas à éradiquer le problème. De nombreux consommateurs se disent submergés par des appels indésirables, affectant leur tranquillité au quotidien. Face à cette situation préoccupante, il apparaît nécessaire de renforcer les moyens de lutte contre ces abus. En particulier, l’idée de permettre des dépôts de plainte collectifs et simplifiés sur une plateforme dédiée pourrait constituer une réponse efficace pour décourager ces pratiques. Une telle mesure offrirait aux citoyens une voie plus accessible et rapide pour agir, tout en dissuadant les entreprises peu scrupuleuses de recourir à ces méthodes de démarchage agressif. D’autres solutions peuvent être envisagées telles qu’une limitation stricte des heures d’appel, l’interdiction de démarchage sans accord préalable ou faciliter l’inscription des citoyens sur des listes anti-démarchage. Elle souhaite connaître les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement ou s’il compte sur une mise en application des mesures précitées pour mieux protéger les citoyens contre le démarchage abusif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5702</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Composition du comité d’orientation stratégique de « Lab’R »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1370. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot alerte M. le ministre de l’intérieur sur le « Lab’R » le « Think and do Tank » de la Délégation interministérielle à l’accueil et l’intégration des réfugiés. La gouvernance « reflète la diversité des acteurs » selon son site internet. Elle lui demande donc sur quels critères sont désignés les membres du board. En second lieu, elle souhaite savoir quelle « diversité » de sensibilités politiques est représentée dans cette instance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5702</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Garantie de la liberté d’expression des associations assurant des actions de SP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1389. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Runel appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la liberté d’expression des associations assurant des actions de service public dans le cadre de contrats de la commande publique (appels à projets, marchés publics, etc.). Certaines associations s’inscrivant dans le cadre de la commande publique ont en effet constaté une tendance récente et croissante des pouvoirs publics à vouloir limiter leur parole publique. Celle-ci semble pourtant à Mme la députée indispensable, pour permettre une analyse des politiques publiques - qui peut être critique afin de mettre en lumière certains dysfonctionnements - et la formulation de recommandations visant à améliorer leur mise en œuvre. Cette expertise précieuse peut prendre différentes formes (rapports, interventions dans les médias, etc.) et elle est régulièrement sollicitée par les parlementaires qui trouvent dans ces associations des interlocuteurs pertinents pour interroger les politiques publiques dont elles sont l’un des acteurs. Le principe de « neutralité » imposé par l’article 1er de la loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République » à tout organisme chargé de l’exécution d’un service public semble souvent fonder cette évolution du rôle des associations mandatées en ce sens. Il s’agit cependant d’une interprétation erronée de ce terme, visant à assurer une approche apolitique et laïque des missions qui sont confiées à l’association, sans pour autant priver cette dernière de toute capacité d’expression publique et d’analyse dans les domaines où s’exerce son action. Le guide technique publié par la direction juridique du ministère de l’économie et des finances pour l’application de cet article confirme cette analyse. Elle lui demande s’il peut réaffirmer la volonté du Gouvernement de préserver la liberté d’expression des associations dans le cadre de contrats de la commande publique et préciser que les dispositions de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République n’ont pas pour objet de limiter leur intervention dans le débat public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5703</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Taux de chômage parmi les populations immigrées et étrangères
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1402. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’importance du taux de chômage parmi les populations immigrées, descendantes d’immigrés et étrangères installées en France. Si l’on en croit l’INSEE, « le taux de chômage des immigrés (11,7 % en 2022) et celui des descendants d’immigrés (10,7 %) sont nettement supérieurs à celui des personnes sans ascendance migratoire directe (6,3 %) ». En 2019, ce même organisme notait déjà que « en 2017, le taux de chômage des étrangers non originaires de l’Union européenne (24 %) [était] 2,8 fois plus élevé que celui des personnes de nationalité française (9 %) ». Si l’on en croit une note de 2022 de l’OCDE, le taux de chômage des personnes nées à l’étranger est de 12,3 % contre 9,1 % pour le reste des pays de l’OCDE. Mme la députée s’interroge sur les origines d’un tel surchômage parmi les populations immigrées ou descendantes d’immigrés ou d’étrangers. Elle lui demande quel est le taux de chômage, pour 2023, de ces populations, quel coût ce surchômage représente pour le contribuable français et quelles dispositions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour lutter contre ce chômage de masse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5703</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Composition des conseil d’administration des régies municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1404. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la composition des conseil d’administration des régies municipales. S’agissant des régies municipales, l’article R. 2221-5 du code général des collectivités territoriales dispose : « Les membres du conseil d’administration ou du conseil d’exploitation sont désignés par le conseil municipal, sur proposition du maire. Il est mis fin à leurs fonctions dans les mêmes formes ». Ainsi, à la différence du centre communal d’action sociale (CCAS) (art L 126-3 du code de l’action sociale et des familles), de la commission consultative des services locaux (art L 1413-1 du code général des collectivités territoriales) ou encore des commissions d’attribution des marchés publics (art. D 1411-3 du code général des collectivités territoriales) les représentants d’une collectivité territoriale au sein d’un conseil d’administration d’une régie ne sont pas désignés à la représentation proportionnelle. L’opposition n’y participe que si le maire le propose, quels que soient le nombre de conseillers municipaux y siégeant, le chiffre de la population municipale ou l’importance de l’établissement en cause pour la vie de la commune. Les maires sont généralement peu enclins à laisser des droits à l’opposition municipale. Celle-ci ne peut alors exercer aucun contrôle sur la gestion des établissements publics concernés. Cette situation est en décalage avec la reconnaissance d’un statut et d’un droit d’expression de l’opposition municipale (art. L. 2121-27-1 du même code), comme avec le développement de la déontologie, puisqu’elle prive par exemple les élus d’opposition de toute information susceptible de laisser présumer un conflit d’intérêts, qui ne se confond pas avec ceux de la généralité des habitants de la commune (Conseil d’État, 12 octobre 2016, n° 387308). Privés de toute information en amont, les élus n’ont alors d’autre possibilité, au moment de la délibération, que d’exprimer des votes négatifs ou de s’adresser au juge. En outre et surtout, cette situation prive tout simplement les élus d’opposition et les citoyens de toute source d’information sur la gestion d’établissements souvent vitaux pour la vie et le tissu économique locaux. Aussi, elle lui demande s’il ne conviendrait pas, en fonction de critères objectifs tirés du nombre d’élus siégeant au sein d’un conseil d’administration d’un établissement public local et de seuils de population communale, d’établir une règle de portée générale pour prévoir une représentation minimale de l’opposition au sein de ces conseils d’administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5703</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Refus d’obtempérer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1410. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les refus d’obtempérer. Depuis une loi de 2017, les forces de l’ordre peuvent tirer, sous certaines conditions, sur un véhicule qui n’obtempère pas à l’ordre d’arrêt. Selon les déclarations de M. le ministre, le nombre de tirs sont de 137 en 2016, 202 en 2017, 170 en 2018, 147 en 2019, 153 en 2020 et 157 en 2021. Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec le nombre de refus d’obtempérer qui sont en hausse continue depuis sept ans, ainsi qu’un rapport du Sénat l’a montré : hausse de 28 % de ce délit entre 2015 et 2020. Cette hausse s’est poursuivie l’an dernier, passant de 25 871 refus d’obtempérer en 2020 à 26 320 en 2021. Ces chiffres révèlent l’impressionnante croissance de ce délit mais ne disent rien de leurs auteurs, comme c’est le cas notamment en Allemagne, qui publie des statistiques qui permettent une évaluation par nationalité des délinquants. Elle lui demande donc lui communiquer les données et les statistiques sur la nationalité des délinquants routiers et particulièrement pour refus d’obtempérer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5704</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statistiques portant sur les faits de coups et blessures volontaires commis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1411. — 29 octobre 2024. — M. Bryan Masson interroge M. le ministre de l’intérieur sur les statistiques portant sur les faits de coups et blessures volontaires commis en France depuis 1945. M. le député alerte sur la difficulté d’accéder à des données portant sur les 80 dernières années. Il s’interroge sur l’existence de ces données et sur leur nécessaire mise à disposition auprès des Français dans un souci de transparence. Il lui demande donc de lui transmettre les chiffres du nombre de coups et blessures volontaires relevés par la police en France par année, depuis 1945.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5704</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Assez des coups de communication : les Marseillais ont droit à la tranquillité !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1414. — 29 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’enracinement croissant d’un point de vente de stupéfiants dans le secteur de la rue Sainte-Barbe à Marseille. Alors que dans le cadre du plan Marseille en Grand, des effectifs et des financements avaient été annoncés pour lutter contre le trafic de stupéfiants, celui-ci persiste, se professionnalise, sert des drogues de plus en plus « dures » et continue fatalement de pourrir la vie des riverains qui, réunis en collectifs, continuent à exprimer leur colère de subir agressions et menaces depuis plus de neuf mois. Le recours à des opérations coup de poing en réponse à leurs alertes ne produit malheureusement pas de résultats, constatant que ces opérations ponctuelles ne font au mieux que disperser les membres du réseau le temps de la présence policière avant qu’ils reprennent rapidement leurs activités une fois les policiers repartis. Il lui demande s’il compte enfin prendre les mesures suffisantes à l’éradication de ce point de vente, en particulier une présence policière permanente ainsi que la réinstauration une police de proximité en lien avec les riverains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5704</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Klinkert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Durée du mandat municipal et date des élections municipales 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1415. — 29 octobre 2024. — Mme Brigitte Klinkert appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la durée du mandat municipal et intercommunal démarré en 2020 et la date du prochain scrutin municipal. En effet, si la plupart des communes ont élu leur conseil municipal dès le premier tour de scrutin en mars 2020, 4 922 communes, notamment les plus importantes en population légale, ont connu un report du second tour au mois de juin 2020 par les effets du décret n° 2020-267 du 17 mars 2020 portant report du second tour du renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon initialement fixé au 22 mars 2020 par le décret n° 2019-928 du 4 septembre 2019, ne permettant le début du mandat qu’à compter de la fin du mois de juin 2020 dans ces quelques cinq mille communes. Il ressort de l’article L 227 du code électoral que « Les conseillers municipaux sont élus pour six ans. (…) ils sont renouvelés intégralement au mois de mars à une date fixée au moins trois mois auparavant par décret pris en Conseil des ministres ». Au sein même de cet article de loi, une contradiction juridique née des circonstances exceptionnelles de la pandémie de la covid-19 doit être résolue pour ces 4 922 communes entre l’exigence d’une durée de six du mandat électoral confié en juin 2020 et la nécessité imposée par ce même article de tenir les élections en mars 2026, tout en tenant tant compte que plus de 30 000 communes ont élu leur conseil municipal en mars 2020 et ne connaissent donc pas cette contradiction. Il paraît souhaitable de ne pas organiser des élections municipales à des dates différentes dans ces deux types de communes tout en résolvant la contradiction susvisée. Ainsi, elle lui demande d’indiquer si la solution envisagée porte sur la réduction du mandat municipal dans ces 4 922 communes pour tenir les élections municipales en mars 2026 ; ou sur la prolongation du mandat dans les 30 000 autres communes afin de tenir le scrutin en juin 2026, ce qui, le cas échéant nécessiterait une évolution législative du code électoral qui exige la tenue des élections municipales au mois de mars.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5704</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Élections - vote électronique - extension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1416. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit interroge M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité d’étendre le vote par internet à l’ensemble des citoyens français. Les Français établis à l’étranger peuvent voter par internet lors des élections consulaires et lors des élections législatives. Lors des dernières élections consulaires et législatives, cette modalité d’expression des suffrages a été largement plébiscitée par les citoyens résidant à l’étranger. En effet, les bureaux de vote hors de France sont très souvent très éloignés du lieu de vie des Français établis à l’étranger. Le vote par internet est un mode d’expression des suffrages très bien accueilli et ce dispositif s’est montré indispensable pour permettre l’expression démocratique des citoyens qui ne peuvent se rendre physiquement aux urnes. De nombreux concitoyens établis hors de France souhaitent la généralisation du vote électronique à toutes les élections. En l’état, la généralisation de la possibilité de voter par internet pour l’élection présidentielle et pour les élections européennes n’est pas possible pour les Français établis à l’étranger. En effet, il leur est opposé que cela introduirait une rupture d’égalité dans les modalités d’accès au vote pour les Français établis sur le territoire national et ceux établis hors de France. Il aimerait donc savoir si l’extension du vote électronique à l’ensemble des citoyens pour toutes les élections est envisagée et si non, quelles en sont les raisons, à l’heure où le pays affiche un ambitieux leadership européen et international sur la digitalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5705</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre la pédocriminalité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1430. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre de l’intérieur sur la lutte contre les réseaux de pédocriminels. Elle souhaite connaître la liste des services engagés dans cette lutte et le détail des moyens mis en œuvre par le ministère en matière d’effectifs et de budget. Elle désire également savoir si des statistiques spécifiques à cette forme de délinquance sont disponibles et, dans l’affirmative, en obtenir la transmission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5705</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Allongement de la durée de validité des tests d’évaluation de français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1460. — 29 octobre 2024. — M. Aly Diouara appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la durée de validité des tests d’évaluation de français (TEF) intégration, résidence, nationalité requis pour toute personne âgée de plus de 16 ans qui formule une demande de nationalité française, de carte de résident long séjour ou de validation d’un niveau A1 dans le cadre du parcours citoyen OFII. Lorsque la maîtrise d’un niveau A1 à C2 est établie à l’écrit et à l’oral, celle-ci est valable pour une durée de deux ans à compter de la date de délivrance des résultats. Compte tenu de l’allongement toujours plus important des délais d’obtention de rendez-vous auprès des préfectures ayant suivi la dématérialisation des procédures, la courte durée de validité des TEF n’est pas sans conséquence. Ces défaillances au sein des services de l’État complexifient le parcours pour ces demandeurs, qui doivent de surcroît s’acquitter d’une somme significative qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le coût du test, de 170 à 200 euros, exclut de fait les foyers les plus précaires et met également en lumière des disparités territoriales. Les délais d’attente pour accéder à des sessions d’examens, tout comme les modalités d’accès aux centres d’examen varient aléatoirement selon les territoires, renforçant ainsi les discriminations territoriales. Selon plusieurs témoignages reçus de la part d’habitants de la circonscription de M. le député, cette condition de validité renforce de fait les difficultés que rencontrent les personnes étrangères dans leur parcours administratif. D’aucuns dénoncent cette démarche administrative contraignante qui fait de la maîtrise du français une faculté éphémère pour une personne étrangère, ignorant ainsi l’adaptabilité qu’occasionnent les trajectoires migratoires, les processus multiculturels en œuvre au sein des pays d’arrivée et les ressources qu’ils et elles sont en mesure de mobiliser. Au-delà du fait de requestionner la systématisation des tests d’évaluation de français pour l’accès aux droits administratifs des personnes étrangères, il lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre afin de garantir un égal accès aux centres d’examen agrées sur l’ensemble du territoire d’une part, et d’autre part allonger les délais de validité de ces tests pour pallier les dysfonctionnements relatifs aux prises de rendez-vous en préfecture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5705</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements dans la procédure renouvellement des titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1461. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu alerte M. le ministre de l’intérieur sur les nombreux dysfonctionnements rencontrés dans la procédure de renouvellement des titres de séjour et dont les conséquences sont dramatiques pour les concernés et leur famille. Depuis la généralisation de la procédure dématérialisée pour le renouvellement des titres via la plateforme ANEF (administration numérique pour les étrangers en France), les incidents de traitement se sont multipliés, contraignant les demandeurs à saisir les tribunaux pour bénéficier ou recouvrer leurs droits. Une situation particulièrement préjudiciable pour les concernés, leur famille et les employeurs et qui engendre des contentieux de masse que les tribunaux déjà surchargés doivent traiter promptement. Des saisines rendues quasiment obligatoires dans plusieurs départements car les réserves émises par le Conseil d’État dans son arrêt en date du 3 juin 2022, obligeant l’État à mettre en place des modalités alternatives à la dématérialisation des demandes de titre de séjour, ne sont pas respectées. C’est le cas par exemple de la Seine-Saint-Denis, département où est élu M. le député, qui ne dispose pas de modalité physique de dépôt de dossier. En plus des délais de traitement, ce sont les classements sans suite et sans raison des dossiers qui font l’objet de recours en nombre ainsi que la délivrance d’attestations de dépôt qui non seulement n’ont aucune valeur législative ou règlementaire, mais en plus précisent qu’elles « ne constitue [nt] pas une preuve de régularité du séjour et ne permet [tent] pas l’ouverture de droits associés à un séjour régulier ». Une mention qui porte grandement préjudice et qui se substitue de manière généralisée aux récépissés autrefois délivrés ou aux attestations de prolongation d’instruction qui permettent de conserver les droits associés à un séjour régulier. La permanence parlementaire de M. le député est submergée par des administrés en attente depuis plusieurs mois du renouvellement de leur titre de séjour et particulièrement angoissés car ils ne peuvent plus justifier à leurs employeurs et à l’administration leur situation régulière et perdent ainsi leurs emplois et leurs droits. De même, des files d’attente se constituent aux abords des services des étrangers. C’est le cas, par exemple, de la sous-préfecture de Saint-Denis, où des dizaines de personnes se présentent chaque jour à la grille d’entrée et patientent souvent pendant des heures sans pouvoir s’abriter dignement dans l’espoir d’obtenir une réponse sur le traitement de leur dossier. Il souhaite donc connaître les mesures qu’il entend prendre pour, d’une part, résorber ces dysfonctionnements de la plateforme ANEF tant sur les délais que sur la délivrance de récépissés conservant les droits à un séjour régulier et, d’autre part, contraindre les préfectures à mettre des modalités alternatives au numérique pour le dépôt de dossier et répondre aux questions des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5706</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Klinkert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Multiplication des retenues pour vérification du droit au séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1462. — 29 octobre 2024. — Mme Brigitte Klinkert appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de l’arrêt du Conseil d’État du 2 février 2024 n° 450285 dit « Association des avocats pour la défense des droits des étrangers » (ADDE). Cet arrêt a annulé la seconde phrase de l’article L. 332-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en tant qu’elle ne limite pas l’édiction de refus d’entrée aux frontières intérieures aux cas dans lesquels ils sont pris en vue de la réadmission de l’intéressé par l’État membre dont il provient en application d’un accord ou d’un arrangement passé par la France avec cet État existant le 13 janvier 2009. Autrement dit, la France, qui a conclu avec ses voisins, notamment l’Allemagne et l’Italie, des accords de réadmission des étrangers en situation irrégulière ou en demande d’asile, ne peut désormais plus, en application de ces accords bilatéraux, demander la réadmission immédiate et sans formalités des étrangers susvisés qui auraient illégalement franchi la frontière française depuis un autre État membre de l’Union dans le pays avec qui l’accord de réadmission est conclu. Selon le raisonnement du Conseil d’État, par application de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne sur le fondement de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier (dite « directive retour »), les autorités françaises doivent désormais permettre, avant la réadmission dans le pays frontalier des étrangers en situation de séjour irrégulier, un délai afin que ces personnes puissent volontairement quitter le territoire. L’arrêt du Conseil d’État traduit en droit interne cette exigence européenne et modifie ainsi de manière significative le travail de la police aux frontières en imposant la retenue pour vérification du droit au séjour de l’étranger pour une durée de 24 heures, imposant donc une mesure privative de liberté assortie d’un certain nombre de droits liés à l’exercice même de la privation de liberté (tel que le droit à voir un médecin ou un conseil) au lieu d’une réadmission directe et sans délai dans le pays voisin qui traite le dossier. Dans certains secteurs comme la frontière italienne (Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes) ou à la frontière allemande dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, ces exigences nouvelles requièrent des services de la police des moyens supplémentaires en locaux et en effectif pour assurer l’effectivité de cette mesure. Dans ce contexte, elle l’interroge sur les lieux où les retenues pour vérification seront exercées et l’impact que pourrait avoir cette exigence nouvelle sur le fonctionnement du centre de rétention administrative de Geispolsheim en particulier ou tout autre CRA placé dans une situation similaire en zone frontalière. De manière plus générale, elle l’interroge sur les moyens nouveaux qui seront affectés à ce type de mission dans le projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5706</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Volet social et régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1470. — 29 octobre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale qui portaient sur la prise en compte de la pénibilité de la profession, le départ anticipé à la retraite et l’intégration des primes et indemnités dans le calcul des droits. L’article 36 du projet de loi initial de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoyait que les catégories actives et sédentaires disparaîtraient au profit de dispositions spécifiques pour chaque profession, que les policiers municipaux seraient intégrés dans un nouveau dispositif, concernant l’ensemble des métiers de la sécurité publique. Le régime des agents de police municipale allait dès lors s’aligner sur celui des policiers nationaux, comme le soutenait le prédécesseur de M. le ministre. Ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont abouti à une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre malheureusement. C’est pourquoi il lui demande s’il compte engager des négociations sociales avec les représentants des policiers municipaux, avant même d’évoquer le sujet de leurs responsabilités et compétences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5707</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance d’un passeport de service pour certains élus consulaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1472. — 29 octobre 2024. — M. Vincent Caure interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’exclusion de certains élus consulaires de la liste des catégories de personnes pouvant bénéficier d’un passeport de service, établie par le décret n° 2015-701 du 19 juin 2015, modifiant le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005. La réforme de 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France a établi un principe de non-attribution d’un passeport de service pour les élus consulaires. S’il peut se comprendre pour les conseillers consulaires élus dans pays dits « sûrs », ce principe n’est pas sans conséquence pour d’autres, notamment ceux élus dans des zones de conflits ou des pays classés orange ou rouge par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères. En l’absence de passeport de service, ces élus peuvent en effet se trouver dans l’impossibilité de franchir les frontières de certains pays et encourir des risques importants liés aux conflits armés. La délivrance d’un passeport de service permettrait à ces élus d’accéder aux communautés françaises de leur circonscription de manière plus sûre. Aussi, alerté par l’Assemblée des Français de l’étranger sur ce point, il lui demande si une réflexion est envisagée afin de permettre à certains élus consulaires de bénéficier d’un passeport de service et d’exercer ainsi pleinement leur mandat sans risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5707</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Arrivée de migrants potentiellement dangereux pour la sécurité des Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1477. — 29 octobre 2024. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre de l’intérieur sur une note confidentielle, rédigée par la police aux frontières et l’Office français de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), qui alerte sur une pression migratoire grandissante sur plusieurs voies d’accès à l’Union européenne et soulève des préoccupations sécuritaires importantes pour la France. Selon cette note, 138 238 migrants sont déjà entrés illégalement en Europe en 2024, s’ajoutant aux 380 750 entrées en 2023 et aux 331 551 de 2022. La voie occidentale, qui concerne l’Espagne et ses enclaves de Ceuta et Melilla ainsi que les îles Canaries, est particulièrement affectée. Le nombre d’arrivées irrégulières en Espagne a bondi de 63 % cette année, atteignant 35 456 migrants pour les huit premiers mois de 2024 contre 21 780 sur la même période en 2023. À Melilla, les tentatives de franchissement des clôtures frontalières ont explosé de 167 % en juillet 2024 comparé à juillet 2023. Les flux en provenance de pays comme le Mali, le Sénégal et le Maroc, ainsi que les tentatives de contournement des dispositifs de surveillance maritime par des embarcations de plus grande taille, mettent à rude épreuve les systèmes de contrôle des frontières espagnoles. Cette situation fait craindre une répercussion de la pression migratoire sur les frontières franco-italienne et franco-suisse. Le rapport souligne également des risques sécuritaires grandissants, notamment avec l’arrivée par la Grèce de migrants palestiniens, décrits comme « potentiellement dangereux ». En août 2024, neuf Palestiniens en provenance de camps de réfugiés syriens ont été interceptés sur l’île grecque de Leros. Ces individus, porteurs de passeports de l’Autorité palestinienne, ont suscité de vives inquiétudes en raison de leur comportement agressif et de leurs réponses évasives lors des interrogatoires. Ces profils atypiques, qui diffèrent de ceux observés précédemment, laissent craindre que des personnes à risque puissent entrer en Europe et éventuellement en France. Ces comportements à risque se manifestent également par les stratégies dangereuses adoptées par les passeurs, comme des manœuvres de contournement maritime ou des comportements de fuite face aux forces de l’ordre, provoquant parfois des confrontations directes. En août 2024, une embarcation rapide a tenté d’échapper à un contrôle des garde-côtes grecs, entraînant un incident au cours duquel le pilote a été mortellement blessé. Face à cette situation, M. le député souhaite connaître quelles mesures sont prévues pour renforcer la sécurité aux frontières franco-italienne et franco-suisse, identifiées comme des zones sensibles face à cette pression migratoire croissante ? De plus, quelles actions concrètes sont mises en place pour renforcer la coopération avec les autorités espagnoles, italiennes et grecques, afin de mieux gérer ces flux migratoires et prévenir les risques sécuritaires posés par des individus potentiellement dangereux ? Enfin, il lui demande comment le Gouvernement prévoit de répondre à ces nouveaux défis en matière de gestion des comportements à risque, tant du côté des migrants que des passeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5708</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modalités de mise en oeuvre des systèmes de vidéosurveillance dans les cellules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1486. — 29 octobre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet des articles L. 256-1 à L. 256-7 du code de la sécurité intérieure précisés par l’intermédiaire des articles R. 256-1 à R. 256-7. Ces derniers sont entrés en vigueur via le décret d’application n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. L’ensemble de ces dispositions sont entrées en vigueur le 1er octobre dernier par un arrêté datant du 26 septembre 2024 relatif à l’entrée en vigueur du titre V bis du livre II du code de la sécurité intérieure. Celles-ci précisent les modalités de mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. Désormais, la vidéosurveillance des cellules des personnes placées en garde à vue n’est ni systématique ni permanente et ne peut être mise en œuvre que lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que ces personnes pourraient tenter de s’évader ou représenter une menace pour elles-mêmes ou autrui ; ces menaces se matérialisent notamment par un risque d’atteinte de la personne envers elle-même (automutilation et ou suicide), d’atteinte de la personne gardée à vue envers autrui, d’atteinte de la personne gardée à vue par une autre personne gardée à vue. Sont désormais exclues de ce régime les personnes faisant l’objet d’une autre mesure de retenue judiciaire ou administrative, notamment la retenue pour ivresse publique et manifeste (article L. 3341-1 du code de santé publique) ou le mandat d’arrêt (article 131 et suivants du code de procédure pénale). Concernant la mise en œuvre, les instructions données par la direction générale de la police nationale sont claires : toujours plus de procédures pour toujours moins d’efficacité. Un fonctionnaire de police en plus qui surveille à la place du système de vidéosurveillance, c’est un fonctionnaire de police en moins sur le terrain, à protéger les citoyens. Le 2 octobre dernier, lors de son audition à l’Assemblée nationale, M. le ministre a réaffirmé sa volonté de « simplifier les choses » notamment en matière de surplus administratif pour les policiers et les gendarmes : il a tout à fait raison. Dans un souci de logique, M. le ministre doit revenir sur ces mesures administratives chronophages et ubuesques en matière de ressources humaines. Il lui demande donc comment il entend concilier cette nouvelle législation avec ses objectifs de simplification des procédures administratives effectuées par les forces de l’ordre et quelles mesures précises il envisage de mettre en place pour éviter que cette législation n’alourdisse davantage leur quotidien administratif et ne nuise à leur efficacité sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5708</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Diabète et sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1499. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des personnes atteintes de diabète de type 1 face aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de leur état de santé. Le 27 mai 2021, le Sénat a adopté à l’unanimité et avec le soutien du Gouvernement une proposition de loi relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé pour mettre fin aux métiers interdits par principe aux personnes notamment atteintes de maladies chroniques. L’adoption de cette proposition de loi était attendue par la Fédération française des diabétiques ainsi que toutes les victimes de ces discriminations. Cependant, aujourd’hui, alors même que les traitements dans la prise en charge du diabète ont considérablement évolué, il est encore impossible d’accéder à des métiers tels que policier, aiguilleur de train, pompier ou encore marin. M. le député souhaiterait connaître les actions que M. le ministre envisage de mettre en place afin de permettre à des citoyens diabétiques qui veulent devenir sapeurs-pompiers de réaliser leur rêve.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5709</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Carte d’identité - Harmonisation européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1514. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’harmonisation des systèmes d’identification électronique entre pays européens. Celle-ci emporte des conséquences concrètes pour de nombreux citoyens français mais aussi européens. M. le député est notamment alerté de l’impossibilité pour les citoyens français résidents en Allemagne de se faire identifier auprès des banques allemandes avec les nouvelles cartes nationales d’identité française. Cette absence d’harmonisation rend ainsi pour les Français de l’étranger mais aussi de nombreux citoyens européens la réalisation de démarches parfois indispensables, telles que l’ouverture ou la gestion d’un compte bancaire, beaucoup plus difficiles, d’autant que les solutions locales telles que, en Allemagne, l’identification électronique « eID » ne permettent pas de répondre à toutes les problématiques qui découlent de cette absence d’harmonisation. Par ailleurs, il semblerait qu’en raison de l’absence de la mention « délivrée par » sur les nouvelles cartes d’identité, les systèmes d’identification électroniques étrangers, en l’occurrence allemands, ne peuvent lire et reconnaître les documents français. Il lui demande ainsi si des discussions sont en cours au niveau européen pour harmoniser au sein de l’Union européenne les systèmes d’identification électronique. Il souhaite également savoir s’il envisage de faire évoluer la CNIe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5709</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions de travail des policiers et vidéosurveillance en garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1525. — 29 octobre 2024. — M. José Beaurain attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par les forces de l’ordre, en particulier celles relayées par les représentants du syndicat Unité Police lors d’une rencontre récente avec M. le député. Ceux-ci ont notamment exprimé des inquiétudes concernant le manque d’effectifs, la lourdeur des procédures administratives et le manque de moyens matériels, qui freinent l’efficacité des policiers dans l’accomplissement de leurs missions. Un point particulièrement préoccupant a été évoqué : l’absence de dispositifs permettant l’enregistrement vidéo dans les cellules de garde à vue. Cette situation représente un risque tant pour la sécurité des agents que pour celle des personnes gardées à vue, ainsi qu’en matière de responsabilité des forces de l’ordre. M. le député soutient pleinement ces revendications légitimes et souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à ces dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne l’instauration de dispositifs de vidéo-surveillance dans les cellules de garde à vue afin de garantir une meilleure sécurité et traçabilité des évènements en garde à vue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5709</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’intervention des forces de l’ordre en cas de refus d’obtempérer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1526. — 29 octobre 2024. — M. Nicolas Ray interroge M. le ministre de l’intérieur sur nécessité de modifier l’instruction de commandement NR 89, initialement adoptée par la direction centrale de la sécurité publique (DCSP) le 14 mai 1999 et renouvelée le 18 août 2020. Cette instruction relative aux règles d’intervention et de sécurité en matière de poursuite de véhicule en fuite par les services de police prohibe en effet « toute poursuite systématique » en cas de refus d’obtempérer à une injonction des forces de l’ordre. Seuls les « faits d’une grande gravité » peuvent donner lieu par défaut à une course-poursuite. Il s’agit ainsi de la « fuite ou l’évasion d’un individu armé ayant l’intention d’attenter à la vie d’un tiers », la poursuite « d’auteurs, armés ou non, d’un crime de sang » et « d’auteurs non identifiés d’autres crimes ou délits aggravés entraînant un préjudice corporel ». Dans les autres situations, les agents de police qui décideraient de prendre en chasse un véhicule en fuite doivent en informer le Centre d’information et de commandement (CIC) afin d’obtenir l’autorisation d’engager la poursuite. Ainsi, les modalités d’intervention des policiers sont bien plus strictes que celles de la gendarmerie nationale. Le vade-mecum de la direction générale de la gendarmerie nationale relatif à l’interception en sécurité d’un véhicule refusant d’obtempérer incite en effet les militaires à privilégier une interception différée lorsque celle-ci est possible et à faire de l’interception immédiate le « dernier recours, au regard de la prise de risque qu’elle suppose », tout en garantissant qu’elle soit « proportionnée à la situation ». Si les policiers sont également tenus d’appliquer le discernement et la proportionnalité de leur intervention pour ne pas risquer de mettre en danger la vie d’autrui ou leur propre vie, la nécessité d’obtenir l’accord de leur hiérarchie pour engager les poursuites en cas de refus d’obtempérer alourdit leur charge de travail sur le terrain. De plus, le Centre d’information et de commandement n’étant pas toujours capable d’évaluer très rapidement la situation à laquelle est confronté l’équipage, la doctrine conduit en pratique à une interdiction quasiment systématique des poursuites de véhicules. Pourtant, les auteurs de délits qui refusent d’obtempérer méritent d’être appréhendés au plus vite. Or les sommations de s’arrêter ne suffisent malheureusement pas. En dix ans, entre 2012 et 2022, le nombre de refus d’obtempérer simples a augmenté de 34 % et celui des refus d’obtempérer aggravés de 95 %. Pour rétablir l’ordre dans le pays, il est essentiel de redonner aux agents de la gendarmerie et des polices nationale et municipales les moyens d’intervenir. Si les directives formulées par la DCSP peuvent être adaptées par les autorités à l’échelle du territoire, comme l’a fait la Préfecture de police dans une note datée de juillet 2020, le cadre juridique de l’ensemble des forces de l’ordre doit être uniformisé et allégé afin de faciliter leur action et gagner en efficacité. L’existence de plusieurs doctrines d’intervention sensiblement différentes d’un territoire à un autre nuit à l’efficacité des prises en charge des délinquants. C’est la raison pour laquelle il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour simplifier, sur l’ensemble du territoire, la procédure d’engagement d’une poursuite et adapter les instructions aux évolutions de la délinquance. Les règles d’intervention des forces de l’ordre en cas de refus d’obtempérer doivent être simplifiées et uniformisées, en faisant confiance et en laissant davantage de marges d’appréciation aux fonctionnaires et agents assermentés sur la voie publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5710</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conséquences de la limitation de la vidéo surveillance en garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1527. — 29 octobre 2024. — Mme Frédérique Meunier alerte M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de la mise en place à compter du 1er octobre 2024 du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023, limitant l’usage de la vidéo-surveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. Si cette disposition a été mise en place pour mettre en conformité la France avec les dispositifs européens, cela va surtout engendrer d’importantes difficultés procédurales de mise en place pour les commissariats, gendarmeries… En effet, le système de vidéo-surveillance ne pourra être utilisé que pour des cas très limités de risque d’évasion ou de menace pour le gardé-à-vue lui-même ou autrui. De ce fait, pendant que les effectifs seront occupés à surveiller les cellules, avec la mise en place de rondes régulières, ils ne seront pas sur le terrain pour les missions de sécurité publique. Cela va créer de véritables problèmes d’organisation et de mobilisation des effectifs sur-sollicités, alors que la vidéo-surveillance était là pour les libérer des tâches chronophages. Alors que de nombreuses collectivités développent la vidéo-protection et que les citoyens sont quotidiennement filmés sur la voie publique, il paraît paradoxal d’empêcher les forces de l’ordre de pouvoir s’en prévaloir pour les assister dans leur mission. Aussi, elle l’interroge sur la possibilité de revenir sur ce décret ou sur les mesures mises en place afin de contrer les effets pernicieux de celui-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5710</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs C3N et OCRVP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1528. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre de l’intérieur sur au sujet du groupe de répression des atteintes aux mineurs du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie et de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). Elle souhaite connaître le nombre d’agents en poste dans chacun de ces services et si une augmentation d’effectif est prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5710</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fin de la vidéosurveillance systématique en garde à vue dans les commissariats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1529. — 29 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge M. le ministre de l’intérieur sur la fin de la vidéosurveillance en garde à vue. Depuis ce 1er octobre 2024, la surveillance des gardes à vue par vidéosurveillance n’est désormais plus systématique. Au contraire, elle doit être motivée par les policiers à leur hiérarchie et ne s’appliquera que dans de très rares cas. C’est l’une des conséquences de l’alignement du droit français sur le droit de l’Union européenne. En effet, cette mesure, qui provient de l’application de nouvelles normes européennes et de la censure de certains articles de la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés - fait très discutable - par le Conseil constitutionnel, impose désormais aux forces de l’ordre d’effectuer des rondes fréquentes pour assurer la surveillance des personnes gardées à vue, la vidéosurveillance devenant désormais l’exception. Elle ne sera possible que si elle est justifiée par un risque d’évasion, une menace pour la sécurité du détenu à vue ou d’autrui, le tout avec l’accord du parquet. Cette nouvelle réglementation, qui apparaît aberrante, soulève de sérieuses inquiétudes quant à son impact sur l’organisation et l’efficacité des services de police. C’est ainsi qu’au commissariat de Laon, situé sur la circonscription de M. le député dans l’Aisne (mais aussi dans des centaines d’autres commissariats de villes moyennes), cette mesure a pour conséquence de mobiliser au moins deux fonctionnaires de police supplémentaires pour la surveillance des cellules de garde à vue, les retirant de fait de la voie publique. Ce nombre pourrait même augmenter en cas de gardes à vues multiples. Concrètement, cela se traduit par la suppression d’un équipage de police secours sur le terrain, réduisant ainsi la capacité d’intervention et la présence policière dans l’espace public dans une ville marquée par la hausse de l’insécurité. Pourtant, la sécurité des biens et des personnes passe par une présence policière accrue sur le terrain de jour comme de nuit. De plus, en ces temps de calamité budgétaire, comment peut-on justifier le coût induit par l’installation de milliers de caméras dans les locaux de garde à vue dans les commissariats et désormais obturées par un morceau de scotch qui ne sera retiré désormais que dans de rares cas ? Quelles vont être les mesures prises par le ministère de l’intérieur pour garantir une présence suffisante de fonctionnaires de police sur la voie publique ? Il lui demande ce qu’il entend faire pour remettre en place ce système de vidéosurveillance dans d’autres dispositions qui ne pourraient plus être censurées par le Conseil constitutionnel et contourner le droit européen de plus en plus absurde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5711</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance dans les gardes à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1530. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. En effet, en rendant la vidéosurveillance en GAV exceptionnelle, le travail des policiers devient plus difficile dans les commissariats. Pour compenser l’absence de vidéosurveillance, les policiers devront effectuer des rondes régulières et réaliser des contrôles visuels directs à l’intérieur des cellules. Cela induit une augmentation des effectifs mobilisés alors même que la vidéosurveillance était censée alléger leur charge de travail. C’est particulièrement problématique dans les commissariats en sous-effectifs chroniques, comme à Vendôme par exemple. M. le député souhaite interroger M. le ministre sur les possibilités d’assouplissement de cette réglementation afin de faciliter le travail des forces de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5711</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance en garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1531. — 29 octobre 2024. — M. Bryan Masson alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’alignement du droit français sur le droit européen concernant la vidéosurveillance en garde à vue. En effet, la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue a été mise en place par la loi « sécurité globale » de 2021. Après la censure de plusieurs articles de cette loi par le Conseil constitutionnel, au motif que cette dernière porterait atteinte de façon disproportionnée aux droits fondamentaux des individus gardés à vue, le texte a donc été réécrit afin que l’utilisation de la vidéosurveillance dans ces cellules devienne exceptionnelle. Désormais, les agents de police devront motiver la présence de ces caméras, devant justifier d’un risque d’évasion ou de menace pour le gardé à vue. La vidéosurveillance ne pourra plus être utilisée pour les clandestins, les personnes interpellées pour ivresse publique ou encore pour les suspects sous mandat d’arrêt. Ce dispositif va fortement impacter le travail au quotidien de ces agents de police ; l’absence de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue va contraindre les agents à se relayer afin d’assurer des rondes régulières. Plus grave encore, les gardés à vue pourront contester leur placement dans des cellules sous vidéosurveillance. Alors que ce système leur permettait une plus grande présence sur le terrain, ils seront désormais contraints de se rendre plus présents au sein des commissariats. Aussi, il souhaite connaître sa position sur cette disposition qui est prise en faveur du droit des gardés à vue et en défaveur des forces de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5711</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance des documents par l’Office français de protection des réfugiés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1552. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les retards importants avec lesquels l’Office français de protection des réfugiés (OFPRA) établit les actes de naissance, délivrés aux personnes bénéficiaires d’une protection subsidiaire au sens du droit international. Ces actes sont absolument essentiels pour que les bénéficiaires du droit d’asile puissent accéder à leurs droits. Actuellement, les retards relevés se situent entre 16 et 24 mois. Cette situation n’est pas tenable sur le long terme. Lorsque les requérants formulent une réclamation pour abréger ces délais inconcevables, l’OFPRA par le biais de la division de la protection leur oppose le fait que le retard dans l’établissement et la transmission de ces documents ne doit pas pour autant pénaliser les personnes concernées dans le bénéfice de leurs droits sociaux. Or il s’agit là d’une réponse déconnectée et purement théorique qui se heurte avec fracas à la réalité que rencontrent tous les jours les bénéficiaires de la protection internationale. Conséquences très concrètes en l’absence d’actes de naissance valides édités par l’OFPRA : la CAF ne verse pas les allocations ou les suspend, la préfecture n’établit pas les titres de séjour en l’absence d’actes officiels, les demandeurs doivent alors se contenter d’un simple récépissé de demande. S’enchaine alors un cercle non vertueux car ce même récépissé rend impossible l’établissement d’un contrat de travail en CDI par exemple. Ainsi c’est la vie quotidienne de ces bénéficiaires du droit d’asile qui se retrouve lourdement entravée pour ne pas dire empêchée en l’absence de ces documents. En l’espèce, les actes de naissance édités par l’OFPRA dans le cas où la filiation officielle ne peut être établie grâce aux concours des administrations civiles des pays d’origine des demandeurs. Ce dysfonctionnement, au-delà des conséquences concrètes engendrées, vient remettre en cause l’une des missions essentielles de l’OFPRA : l’accompagnement des réfugiés. Ainsi, Mme la députée souhaiterait que M. le ministre puisse la rassurer sur les moyens déployés pour délivrer ces titres dans un délai raisonnable. Plus largement elle l’interroge sur ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour que les modalités d’application des dispositions décrétales et réglementaires régissant l’accueil des détenteurs du droit d’asile soient correctement appliquées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5712</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1554. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Mette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le précédent ministre de l’intérieur. Ces dispositions ont finalement été retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent, tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, Mme le député se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5712</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande urgente d’action contre la cabanisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1572. — 29 octobre 2024. — Mme Julie Lechanteux alerte M. le ministre de l’intérieur sur la dégradation de la situation sécuritaire provoquée par la régularisation de la cabanisation de Notre-Dame-des-Landes. Après avoir obtenu de l’État la rétrocession des terres saisies pour la construction de l’aéroport du Grand Ouest, le département de Loire-Atlantique s’emploie désormais à donner ces terrains à des zadistes. Le terme « donner » n’est pas usurpé : des individus occupant illégalement des terrains et des bâtiments illicites se voient concéder des hectares de terres agricoles par la conclusion de baux emphytéotiques avec le département. Le montant des baux n’excède jamais 2 700 euros par an, une somme dérisoire. C’est un cadeau aux squatteurs, ni plus ni moins. Pourtant, tout aurait dû pousser le département, propriétaire des terrains, à exiger l’expulsion des zadistes prétendument reconvertis en « agriculteurs ». Le zonage PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal) est ouvertement bafoué puisque ces zones agricoles et naturelles occupées n’ont pas vocation à accueillir un squat militant déguisé en « projet agricole ». Ne serait-ce qu’au regard du nombre d’« habitants », les bâtiments régularisés ne peuvent pas être considérés comme des logements de fonction agricoles. L’urbanisation anarchique, ou plutôt, la cabanisation de la zone est donc entérinée en détournant le droit. Tout ceci, au nom de la sacro-sainte « paix sociale ». Ce choix lâche risque de faire jurisprudence, annihilant les efforts fournis par de courageux élus locaux contre ce phénomène de cabanisation. Le scandale est d’autant plus grand qu’il s’accompagne d’un profond sentiment d’injustice : injustice vis-à-vis des élus locaux abandonnés à leur sort alors qu’ils ne veulent qu’accomplir leur mission et injustice aussi pour tous les Français qui, eux, n’ont jamais le droit à la moindre incartade en matière d’urbanisme. Le cas de Notre-Dame-des-Landes est symbolique de la démission des pouvoirs publics dans les territoires. Il est avéré ici qu’en plus d’habitations précaires, les zadistes ont installé une forge, une scierie, une microbrasserie, des dépôts sauvages d’ordures et cultivent des champs de cannabis. Loin de préserver l’environnement, ces installations, parfois clandestines, ne font que le détruire. Le choix politique de ce département consacre ni plus ni moins qu’un droit à la cabanisation sauvage des espaces agricoles qui risque de faire jurisprudence. La menace pour l’agriculture est considérable : dans la Vallée de l’Argens, dans l’Est-Var, la cabanisation prend de l’ampleur, menaçant un site naturel d’exception, une des plaines les plus fertiles d’Europe. Légitimement, on peut donc s’inquiéter que la décision du département de Loire-Atlantique fasse tache d’huile dans toute la France. Les conséquences à long terme sont graves. Ne serait-ce que pour la sécurité quotidienne, la cabanisation est une menace. En plus de voir concéder des terres agricoles fertiles à des gens sans expérience agronomique, les habitants doivent subir les affrontements entre squatteurs, les dégradations des biens publics, les menaces contre des agriculteurs, l’utilisation illégale du réseau électrique, les rave party sauvages, les abandons de détritus, etc. L’État ne peut pas rester les bras croisés et ne peut ni se défausser derrière les choix du département, ni rejeter la responsabilité sur les maires. Il y a urgence. Les encouragements à l’action juridique et administrative ne suffisent plus. Il faut des gestes forts et que l’État utilise tout l’arsenal juridique à sa disposition pour mettre fin à la cabanisation des bocages, des littoraux et des champs agricoles. Elle lui demande donc ce qu’il entend ordonner comme mesures concrètes pour protéger véritablement les collectivités, les citoyens et leurs biens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5713</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mesures contre le vol de cuivre perturbant les infrastructures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1573. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les mesures pouvant être renforcées concernant le vol des câbles de cuivre. Partout et ce depuis plusieurs années, le phénomène connaît une recrudescence. Dans la circonscription de M. le député, un nouveau vol de câbles a été recensé, à Courchaton et Vellechevreux, en Haute-Saône. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 2023, des individus ont dérobé près d’un kilomètre deux cents de cuivre, dans des regards appartenant à l’opérateur Orange. Ces vols viennent fortement perturber les réseaux de télécommunications mais aussi, lorsqu’il est touché, le trafic SNCF, entraînant l’immobilité de milliers de Français. Il est à noter que le groupe Orange a signalé une augmentation de deux fois plus de vols par rapport à l’année précédente. Les mesures actuellement en place semblent insuffisantes pour endiguer ce phénomène, d’autant plus que le prix du cuivre a connu une augmentation significative au cours des cinq dernières années, incitant davantage aux délits. Des mesures existent pourtant pour contrer le phénomène. Pour exemple, la SNCF a mis en place des contre-mesures, telles que l’utilisation de drones et une surveillance accrue des voies ferrées. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce dossier et notamment quelles mesures il compte prendre pour endiguer ce phénomène de vols de métaux et garantir la sécurité des infrastructures pour les communications et les transports.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5713</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rixes de jeunes : quels moyens déployés en lien avec l’éducation nationale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1575. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’intérieur sur le phénomène inquiétant des rixes entre jeunes ayant entraîné ces dernières années plusieurs dizaines de décès et de blessés. Le 17 janvier 2024 à Saint-Denis, dans la circonscription de M. le député, un très jeune adolescent de 14 ans a ainsi perdu la vie après avoir reçu plusieurs coups de couteaux lors d’une violente altercation. Le matin même, un autre jeune homme de 17 ans a été violemment attaqué sur le chemin de son lycée et est décédé des suites de ses blessures le 20 janvier. Deux dramatiques évènements qui s’inscrivent, selon les premiers éléments de l’enquête, dans un contexte de fortes tensions entre jeunes dans différents quartiers de la ville les jours et les heures précédents. Ces rixes, qui prennent dans le pays une ampleur inquiétante, appellent des réponses fortes tant en prévention qu’en sanction. L’éducation à la paix et à la tolérance à l’école, dans les clubs sportifs, les associations, doit évidemment prendre une place prépondérante. M. le député a donc interrogé, par une question écrite, Mme la ministre de l’éducation nationale sur ce sujet. Cependant, il est conscient que ce phénomène ne pourra être endiguer efficacement et durablement que si un travail conjoint avec le ministère de l’intérieur est mené. Aussi, il souhaite, d’une part, savoir si la lutte contre les rixes est inscrite dans les priorités de M. le ministre et, d’autre part, connaître les mesures et les moyens qu’il entend déployer pour la mettre en œuvre en lien avec le ministère de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5714</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire de la métropole de Grenoble
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1576. — 29 octobre 2024. — M. Alexis Jolly alerte M. le ministre de l’intérieur sur le contexte sécuritaire de la métropole de Grenoble qui se dégrade considérablement. Les groupes de trafiquants s’affrontent désormais quotidiennement dans ce qui ressemble à une véritable guerre des gangs et les pouvoirs publics semblent totalement dépassés. Depuis le début de l’année 2024, les faits divers et des crimes de plus en plus graves se succèdent à intervalles de plus en plus rapprochés : assassinats, tentatives de meurtre, agressions contre les forces de l’ordre, tout cela sous le regard d’une municipalité grenobloise refusant d’adopter des mesures répressives face à cette spirale criminelle. Devant l’urgence de la situation, il souhaite savoir si un plan d’urgence de lutte contre l’insécurité et la criminalité est prévu par le ministère et quels en seraient les contours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5714</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Changement du numéro d’immatriculation d’un véhicule suite au vol des plaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1577. — 29 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés liées au changement du numéro d’immatriculation d’un véhicule, consécutif au vol des plaques d’immatriculation de ce même véhicule. Les faits d’usurpation des plaques d’immatriculation tendent à se multiplier ces dernières années. Plus de 400 000 automobilistes seraient victimes de ce délit chaque année selon l’association 40 millions d’automobilistes, sans forcément déposer plainte. En 2022, ce sont plus de 22 000 plaintes pour des faits de « doublette » qui ont été déposées, contre seulement 13 600 en 2010, ces plaintes ont presque doublé en un peu plus de 10 ans. En outre, aujourd’hui, une très grande partie des contraventions pour excès de vitesse ou encore pour stationnement interdit sont dressées par l’intermédiaire d’un lecteur de plaque automatique. Cela accroit donc le risque d’usurpation du numéro d’immatriculation à la suite d’un vol de plaques. Pourtant, face à ce phénomène recrudescent, les démarches permettant aux victimes de faire changer leur numéro d’immatriculation à la suite d’un vol demeurent particulièrement complexes. Le code de procédure pénale dans ses articles A. 37-20-1 et suivants, dispose que pour obtenir le changement du numéro de la plaque d’immatriculation, à la suite d’un vol de plaques, il est nécessaire de prouver, en plus, l’utilisation abusive du numéro d’immatriculation. Cela implique, entre autres, d’avoir porté plainte contre X pour usurpation de la plaque d’immatriculation, puis d’avoir reçu un avis de contravention ; contravention qu’il faut donc contester. En outre si cette infraction a été constatée par un radar automatique il faut également joindre au dossier la photo constatant l’infraction. Or pour obtenir cette photo il faut en faire la demande au Centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir). De plus, l’usager doit joindre à cette contestation des justificatifs prouvant qu’il n’était pas sur le lieu de l’infraction au moment où celle-ci s’est produite. Enfin, durant toute la procédure la victime est susceptible de continuer à recevoir des infractions dont elle n’est pourtant pas responsable. Cette procédure de changement d’immatriculation, résumée très succinctement ici, fait peser une charge administrative très importante sur les victimes de ces vols. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour faciliter le changement du numéro d’immatriculation lorsqu’un usager a été victime du vol de ses plaques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5714</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Formation B78 en fin de formation initiale pour réduire le coût du permis B
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1578. — 29 octobre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’arrêté du 15 février 2024 modifiant l’arrêté du 14 octobre 2016 relatif à la formation des titulaires de la catégorie B du permis de conduire limité aux véhicules à changement de vitesse automatique pour des raisons non médicales en vue de conduire des véhicules à changement de vitesse manuel relevant de cette même catégorie. L’arrêté du 15 février 2024 supprime l’article 2 de l’arrêté du 14 octobre 2016 qui imposait un délai de trois mois entre le passage de l’examen et la formation B78 ; celle-ci peut être réalisée dès l’obtention du permis, mais pas avant. Cette disposition apporte deux inconvénients majeurs : les candidats à la conduite accompagnée ou supervisée sont exclus de cette procédure si les accompagnateurs ne disposent que d’un véhicule à boite manuelle ; ce qui est le cas de nombreuses familles, notamment les plus modestes. Sachant qu’ils peuvent obtenir leur permis plus facilement en boite automatique, les élèves peuvent se détourner de la conduite accompagnée alors que celle-ci reste la plus efficace en matière d’apprentissage et de sécurité routière. Pour pallier ces inconvénients, Mme la députée suggère à M. le ministre de modifier l’article 1er de l’arrêté du 14 octobre 2016, qui pourrait ainsi être rédigé : « Les titulaires de l’attestation de fin de formation initiale pour la conduite accompagnée ou supervisée de la catégorie B du permis de conduire limité aux véhicules à changement de vitesses automatique, pour des raisons non médicales, sont autorisés à effectuer leur période de conduite accompagnée ou supervisée sur un véhicule à changement de vitesses manuel relevant de cette même catégorie, à condition de suivre une formation dont les conditions sont prévues par le présent arrêté ». Aujourd’hui, le permis de conduire est indispensable dans les territoires pour obtenir un travail et reste un frein majeur de l’insertion professionnelle. Autoriser d’effectuer la formation B78 avant l’examen permettrait à un plus grand nombre de personnes en apprentissage d’accéder à la conduite accompagnée ou supervisée qui réduisent le coût du permis de conduire et sont les plus efficaces en terme d’apprentissage et de sécurité routière. C’est pourquoi elle attire son attention sur la possibilité de modifier l’article 1er de l’arrêté du 14 octobre 2016 dans le sens proposé et souhaite avoir son avis sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5715</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens alloués à la sécurité des cylistes et à l’éducation routière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1579. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Sother attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les violences croissantes auxquelles font face les cyclistes sur les routes de France et les difficultés de cohabitation entre usagers de la route. Aujourd’hui, environ 25 % des Français roulent à vélo au moins une fois par semaine, contre 3 % en 2019. Or si la mortalité totale sur les routes de France diminue, le nombre de cyclistes tués, lui, est globalement en hausse. Il a augmenté de presque 20 % entre 2019 et 2023. Au total, cette année-là, 221 cyclistes ont été tués sur la route en France métropolitaine. Encore tout récemment, le mardi 15 octobre 2024, un jeune homme de 27 ans, Paul Varry, a été tué alors qu’il se déplaçait à vélo dans Paris. Face à cela, plusieurs associations de cyclistes demandent une meilleure prise en compte et un meilleur suivi des plaintes des cyclistes victimes de violence de la part d’automobilistes. Surtout, ils demandent des infrastructures cyclables sécurisées et une adaptation de la formation des automobilistes pour que ces derniers apprennent à partager l’espace avec les cyclistes. Cependant, dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025, les crédits du programme 207 « Sécurité et éducation routières » diminuent de 23 % par rapport à ceux votés dans la loi de finances initiale (LFI) pour 2024. Ce sont ainsi 26 millions d’euros de crédits de paiement qui ne seront plus dédiés à accompagner le changement de comportement des conducteurs ou à améliorer la sécurité routière dans les outre-mer, par exemple. Dans le PLF 2024, ces crédits étaient pourtant annoncés en augmentation pour les années 2025 et 2026. Le PLF 2025 prévoit désormais qu’ils diminueront en 2026 et 2027. Par ailleurs, 300 millions d’euros de crédits de paiement qui étaient inscrits dans le programme 203 « Infrastructures et services de transports » de la LFI 2024, principalement pour cofinancer les projets d’infrastructures cyclables des collectivités, ne figurent plus dans le PLF 2025. En conséquence, il lui demande quels sont les orientations et les moyens prévus par le Gouvernement afin de garantir la sécurité des cyclistes sur les routes et favoriser le partage apaisé de la voirie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5715</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Assermentations des gardes particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1369. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les assermentations des gardes particuliers. En effet, les gardes particuliers se trouvent dans une situation ambiguë depuis la suppression du paragraphe de l’article 29-1 du code de procédure pénale. Cette suppression a amené à ce que les changements ou les renouvellements de statut nécessitent une nouvelle assermentation des gardes particuliers. Cependant, en 2020, après la suppression de cet article, le garde des sceaux avait clarifié la situation et rendu contingente cette assermentation en cas de renouvellement ou pour un nouveau territoire ou une nouvelle spécificité des gardes particuliers. Cette décision avait permis aux gardes particuliers de se décharger de cette tâche administrative contraignante. Nonobstant, les tribunaux et les préfectures perpétuent cette révision de l’assermentation malgré l’affirmation ministérielle de son caractère obsolète lorsque c’est pour effectuer un renouvellement, pour un nouveau territoire ou pour une nouvelle spécificité. Par conséquent, ce non-respect ne s’inscrit pas dans une démarche de désengorgement des tribunaux, ni de facilitation administrative, ou de réduction des déplacements, bien que ces thématiques soient pourtant fondamentalement essentielles dans le cadre actuel. Ainsi, c’est avec cette approche que M. le député demande au Gouvernement à ce qu’il soit plus clairement précisé au sein de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale le fait de ne plus avoir à repasser des assermentations, sauf pour la première fois pour tous les gardes particuliers définis comme chargés de certaines missions de police judiciaire. Par ailleurs, il souhaite que le Gouvernement fasse en sorte que les gardes particuliers ne soient plus contraints de passer auprès des greffes des tribunaux en cas de renouvellement pour fixer une date et un cachet. En outre, il propose donc au Gouvernement que dans le dossier de demande de renouvellement ou d’un autre agrément, une copie de l’assermentation actuelle y soit jointe et que la préfecture annote obligatoirement la date sur la nouvelle carte. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5716</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Condamnations pour violence sexuelle sur mineur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1429. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les violences sexuelles commises sur les mineurs afin d’obtenir le nombre de condamnations par an depuis juillet 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5716</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Renforcement de la considération du parent protecteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1433. — 29 octobre 2024. — Mme Laure Miller appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la législation en vigueur concernant la protection des enfants victimes de violences sexuelles. Selon le juge Édouard Durand, plus de 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, cela représente un enfant abusé ou violé toutes les trois minutes. Seulement 3 % des pédocriminels sont déclarés coupables. Ces chiffres attestent que même si des mesures sont effectives vis-à-vis de la lutte contre la pédocriminalité, des dispositions restent à prendre dans l’intérêt des plus jeunes. Beaucoup d’enfants pourraient être sauvés si les signalements des parents protecteurs étaient davantage considérés. Malheureusement, le parent protecteur, celui qui constate les sévices sur son enfant et qui décide d’en informer les autorités n’est très souvent pas pris au sérieux. Ainsi, elle lui demande si des actions seront menées pour assurer la protection des plus vulnérables d’entre eux, notamment via le renforcement des dispositions de l’article 6 du décret du 23 novembre 2021 relatif à la protection du parent protecteur, l’interdiction du recours à la notion de « syndrome d’aliénation parentale » par le parent abusif vis-à-vis du parent protecteur et la création d’une ordonnance de sûreté de l’enfant (OSE), permettant au juge aux affaires familiales de statuer en urgence sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5716</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Délinquance environnementale et moyens humains et financiers pour lutter contre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1456. — 29 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la délinquance environnementale et le manque de réponses pénales pour y faire face. Les exemples de délits que l’on peut citer sont notamment la pêche illégale, les incendies volontaires et les trafics de pesticides ou de déchets. En effet, un rapport de la Cour de cassation datant de 2022 pointe que seulement 47 % des infractions environnementales constatées donnent suite à une réponse pénale et que 75 % d’entre elles occasionnent des mesures alternatives aux poursuites judiciaires. Cela signifie que seulement 5,4 % de délits environnementaux sont jugés par un tribunal correctionnel, une baisse de 10 points en moins de 10 ans, alors que dans le même temps, l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) a constaté dans un rapport datant également de 2022 une augmentation depuis 2016 des atteintes contre l’environnement. Le rapport de la Cour de cassation pointe également que les sanctions pour infractions environnementales sont à 71 % des amendes contre 35 % pour l’ensemble des autres délits et que les dispenses de peines sont beaucoup plus courantes (près de 8 fois plus). Cela est à contre-sens de la gravité de la crise environnementale à laquelle sont confrontées l’humanité et la France. Les délinquants climatiques doivent être condamnés et cette impunité ne peut pas être la norme. Bien que la Macronie se targue d’un renforcement pénal contre les infractions environnementales en 2021, le ministère de la justice ne constate aucune amélioration face à ce bilan alarmant. Cette situation s’intègre dans le cadre d’un manque de moyens humains et financiers de la justice correctionnelle en France, qui l’explique partiellement. Les coupes budgétaires annoncées pour 2025 ne devraient pas améliorer la situation. Elle l’interroge donc sur les mesures que compte prendre le Gouvernement pour enfin lutter efficacement contre la délinquance environnementale et sur les moyens humains et financiers accordés au ministère de la justice pour pouvoir le faire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5716</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prison de Villepinte, les effectifs du personnel doivent être renforcés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1487. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les effectifs du personnel affectés à la maison d’arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis. M. le député s’est rendu le 16 février 2024 à la maison d’arrêt de Villepinte pour observer et échanger sur les conditions de travail des personnels et les conditions de détention des écroués. Cette maison d’arrêt de la Seine-Saint-Denis a été mise en service en 1991. Prévue à l’origine pour 582 détenus (majeurs et mineurs), elle accueille au 16 février 2024 près de 1 060 hommes, dont 33 mineurs, prévenus (60 %) et condamnés (40 %) soit un taux d’occupation de plus de 190 %. A date, ce taux a dépassé les 200 %. Il s’agit donc de l’établissement pénitentiaire le plus surencombré de toute l’Île-de-France. Cette suroccupation contraint des aménagements de toutes les cellules (à l’exception des quartiers dédiés aux mineurs et aux profils dangereux ou nécessitant un isolement). Ainsi, toutes les cellules individuelles ont été doublées et les cellules doubles ont été triplées. Ces conditions de détention ont un impact fort sur le climat même si la violence dans l’établissement est en nette diminution depuis 2017 notamment en raison de la prise en charge accrue des détenus. Une prise en charge salutaire évidemment mais qui a un fort impact sur les conditions de travail des agents pénitentiaires, en particulier des surveillants. Or depuis la mise en service de l’établissement et en dépit de la suroccupation, les effectifs du personnel n’a pas évolué. Ainsi, 250 personnels y sont affectés dont 185 surveillants. Les représentants du personnel rencontrés par M. le député sont unanimes : les conditions de travail sont éprouvantes et engendrent de ce fait des absences importantes qui pèsent sur le personnel régulièrement rappelé sur ses jours de repos et contraint à la réalisation d’heures supplémentaires. Si, naturellement, ce surcroît de travail s’accompagne de mesures financières, l’épuisement est global. Les représentants insistent donc sur l’impérieuse nécessité de procéder à une augmentation de leurs effectifs en cohérence avec le taux d’occupation de l’établissement et les projets à l’œuvre. M. le député est convaincu par la nécessité d’augmenter les effectifs du personnel affectés dans cette maison d’arrêt au regard de la suroccupation et de l’engagement des agents. Il souhaite donc connaître son avis sur cette demande légitime de réévaluation des effectifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5717</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sécurité des équipes pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1488. — 29 octobre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la sécurité des équipes de sécurité pénitentiaire. La mort de deux agents pénitentiaires dans l’attaque d’un fourgon transportant un détenu le 14 mai 2024 ravive à nouveau la question de la vulnérabilité des surveillants pénitentiaires dans l’exercice de leur fonction. Outre la satisfaction des syndicats concernant le lancement de l’opération « cellules nettes » du ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, en juin 2024 permettant la fouille des cellules de détenus condamnés pour trafic de stupéfiants et la mise en place d’une systématisation des fouilles ainsi qu’un système anti-drone, le syndicat national pénitentiaire des surveillant (e) s non gradé (e) s (SPS) de Toul et le syndicat Force ouvrière justice interrogent les mesures de sécurité intérieures et extérieures relative aux centres pénitentiaires. Concernant la sécurité extérieure, la question de la conformité du port de l’arme apparaît majeure. Certaines équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP) évoquent la fragilisation des surveillants dans le cas où une différenciation entre surveillant armé et non-armé viendrait à s’opérer. Une autre question soulevée par les syndicats est celle de la hiérarchie entre les différents types d’extractions. Alors qu’un transfert inter-centre doit être réalisé par les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ÉRIS), disposant d’une dotation en armement différente de celle des personnels d’établissement, une extraction médicale peut avoir lieu avec les mêmes détenus considérés comme dangereux par des agents de sécurité pénitentiaires qui ne disposent pas des mêmes moyens logistiques et techniques que les ÉRIS. Concernant la sécurité intérieure, la détection tournante inter-établissement par la présence de chiens détecteurs de drogues apparaît trop prévisible, rendant le trafic de drogue possible. Afin de lutter contre le détournement du trafic de drogue, les syndicats interrogent la doctrine afin de rendre la présence du chien plus aléatoire. Il souhaite connaître sa position sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5717</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Transfèrement de détenus UE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1489. — 29 octobre 2024. — M. Michel Guiniot appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale française. Selon les chiffres publiés le 24 octobre 2024 par le ministère de la justice, le parc carcéral est composé de 60 616 places en prison. Toujours selon le ministère de la justice, au 1er octobre 2024, il y avait 78 300 personnes détenues et 15 900 personnes condamnées effectuent leur peine hors d’un établissement pénitentiaire. Plus de 20 000 étrangers sont actuellement écroués et occupent des places de prison. Or selon les organisations syndicales, près de 3 000 détenus pourraient être transférés dans leur pays d’origine, ou de résidence, au titre de la section 2 du chapitre VI du titre II du livre V du code de procédure pénale. Il souhaite donc savoir pourquoi les mesures de transfèrement sont si peu utilisées alors qu’elles pourraient éviter de libérer de façon anticipée des individus dangereux pour accueillir les nouveaux écroués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5718</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Crédit à la consommation - sécurité - vol de données personnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1515. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les démarches pour prévenir l’ouverture de crédits à la consommation après un vol d’informations personnelles. M. le député est alerté par un de ses concitoyens de l’absence en France de démarches préventives à l’ouverture de crédits à la consommation à la suite d’une usurpation d’identité. Aujourd’hui, le fichage d’une victime à la Banque de France n’est possible que lorsque l’usurpation est avérée. Dans d’autres pays de sa circonscription, comme en Pologne, un document permet d’empêcher l’ouverture de crédits à la consommation dès lors qu’un vol de documents personnels et justificatifs d’identité est signalé par le citoyen. Il lui demande donc si la mise en place d’un tel document verrouillant l’ouverture de crédits à la consommation pour prévenir les cas d’usurpations d’identité était également en réflexion en France. Il lui apparaît en effet qu’une telle mesure harmonisée à l’échelle européenne permettrait de protéger les victimes d’usurpation d’identité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5718</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Gestion des réseaux d’énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1424. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la question de la gestion des réseaux d’énergie, notamment dans le secteur du bâtiment. Les maîtres d’ouvrages de nouvelles constructions ou les chargés de rénovation rencontrent un problème récurrent en phase de montage de projet. Alors qu’ils sollicitent les distributeurs d’énergie largement en amont du début des travaux, généralement lors du montage de la phase APS (avant-projet sommaire), ces derniers n’acceptent d’intervenir qu’à compter du dépôt du permis de construire, en transmettant leur plan de raccordement au moment où le projet est déjà ficelé et déposé. En conséquence, les maîtres d’ouvrage se voient obligés de bousculer leurs plans initiaux, allongeant ainsi les délais administratifs et le chantier. L’anticipation est un enjeu crucial d’avenir et plus largement quand il est question de la gestion des réseaux énergétiques. Alors que le cadre réglementaire a évolué, celui-ci semble mettre du temps à produire ses effets. En effet, alors que les besoins énergétiques augmentent de façon exponentielle, que de nouveaux moyens de production d’électricité intermittente s’ajoutent au réseau et que le secteur du bâtiment neuf intègre progressivement des maisons à énergie positive dans le maillage, la question du pilotage et de la gestion de ces réseaux de distribution constitue un réel défi. Aussi, il souhaite connaître la façon dont le Gouvernement entend s’assurer de la bonne mise en œuvre des règles permettant aux initiateurs de conduire leurs projets à terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5718</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Augmentation des loyers des logements gérés par Maisons et Cités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1490. — 29 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine avec force pour exprimer son indignation face à la décision, désormais actée, d’augmenter de 3,26 % les loyers des 58 000 logements gérés par Maisons et Cités, bailleur social des cités minières du Nord. Cette hausse, qui prendra effet dès le 1er janvier 2025, représente le maximum autorisé par l’indice de référence des loyers (IRL). Dans un contexte économique extrêmement difficile, où les ménages peinent déjà à boucler leurs fins de mois, cette décision est une véritable injustice. Le cri d’alarme des syndicats et des représentants des locataires, relayé lors d’une mobilisation à Lens, a été ignoré. Malgré les avertissements sur l’impact social de cette mesure, une large majorité du conseil d’administration de Maisons et Cités a voté en faveur de cette augmentation, sans tenir compte des inquiétudes légitimes des habitants. Le pouvoir d’achat des foyers modestes, qui subissent déjà les effets de l’inflation, va encore se réduire, aggravant ainsi leur précarité. Ce qui est d’autant plus troublant, c’est que cette décision émane de Maisons et Cités, qualifiée de « pépite » de la branche habitat du groupe Caisse des dépôts, un organisme public censé promouvoir l’intérêt général et soutenir le logement social. Pourtant, au lieu de protéger les plus vulnérables, ce choix pénalise des familles qui dépendent de ces logements. Ces foyers, souvent à revenus modestes, voient leur sécurité financière menacée par cette hausse injustifiée. Il est indispensable que l’État prenne des mesures urgentes pour encadrer de manière plus stricte ces augmentations de loyers dans les zones les plus précaires comme le Nord. Les habitants des cités minières ne peuvent plus être les oubliés de la politique sociale, alors qu’ils continuent de subir des décisions qui les fragilisent. Il demande également de veiller à ce que de telles augmentations ne se reproduisent plus à l’avenir. Il est crucial que des mécanismes soient mis en place pour protéger durablement les locataires des logements sociaux contre de nouvelles hausses abusives, particulièrement dans des régions déjà marquées par des difficultés économiques importantes. Il dénonce avec vigueur cette situation et demande que l’État intervienne pour protéger les locataires et garantir un accès au logement décent et abordable pour tous et apporte également son plein soutien aux associations de défense des locataires, qui jouent un rôle crucial dans cette lutte. Il est plus que temps de prendre cette situation en considération et d’agir rapidement pour mettre fin à cette injustice et éviter qu’elle ne se reproduise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5719</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Crise du logement social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1491. — 29 octobre 2024. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la crise du logement social et notamment l’accès à ce type de logement pour les ménages français. Dans son ensemble, un niveau critique est atteint avec 2,6 millions personnes sur liste d’attente pour ce type de logement selon la récente mission d’information sur l’accès des Français à un logement digne. Quelques chiffres clés témoignent de cette situation : la France détient le quart des logements sociaux de tout l’Union européenne et y consacre 1,5 % de son produit intérieur brut (38,2 milliards d’euros, deux fois plus que dans le reste des pays membres), deux millions de demandes de logements sont enregistrées en moyenne chaque année pour seulement 450 000 attributions, le taux de rotation annuel des occupants est inférieur à 7 % alors que le taux de vacance inférieur à 1 % et l’âge moyen des occupants dépasse les 50 ans. Si le logement social occupe en France une place considérable, pourtant l’offre ne rattrape jamais la demande, entraînant un blocage total du système. La faiblesse des politiques actuelles et récentes en matière de contrôle de l’immigration porte évidemment une lourde responsabilité dans l’inertie de ce système, couplé à des mécanismes d’attribution plus que discutables contribuant à écarter de nombreux ménages français, dans des situations économiques et sociales témoignant d’une grande précarité. On observe une surreprésentation des ménages issus de l’immigration vivant en logement sociaux avec 35 % des immigrés contre 11 % des Français non-immigrés (depuis au moins deux générations). De plus, l’opacité et l’iniquité dans les méthodes d’attribution, avec des modalités dans les mains de 720 organismes obéissant à un ensemble de critères de décision pour le moins discutables, avec certains arbitrages et dispositifs juridiques, aboutissent à une situation injuste pour les ménages français (conséquence de la loi « DALO » de 2007). Puis, une logique de concentration de rétention communautaire du logement social est observée, puisque le logement social a progressivement perdu sa vocation d’étape dans le parcours résidentiel des ménages les plus modestes, comme un marchepied vers l’accession à la propriété. Le droit au maintien dans les lieux, issu de la loi du 1er septembre 1948, accentue un phénomène d’appropriation territoriale et de communautarisation ethnico-religieuse dans ces quartiers. Après toutes ces observations, il entend connaître les mesures que prévoit entreprendre le Gouvernement pour, d’une part, garantir un meilleur accès des ménages français aux logements sociaux, face à une pression migratoire accrue et des mécanismes d’attribution injustes et, d’autre part, rétablir la vocation originelle du logement social comme une étape transitoire dans le parcours résidentiel des ménages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5719</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>La fin du dispositif PINEL et les mesures pour faciliter l’accès au logement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1495. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la fin du dispositif Pinel, qui n’a pas été reconduit-delà du 31 décembre 2024 et dont l’abandon vient d’être confirmé par Mme la ministre. Ce dispositif visait à soutenir le secteur de la construction en incitant les particuliers à investir dans le logement neuf et dans la réhabilitation du bâti ancien. La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) y est également opposée et proposait plutôt un nouveau cadrage de la mesure pour une meilleure efficacité. À partir de 2017, la portée de ce dispositif avait déjà été largement réduite en créant des critères supplémentaires qui le restreigne seulement à l’habitat collectif et aux zones tendues. Dans sa version actuelle, il prévoit pour les acquéreurs un abattement fiscal compris entre 12 et 21 % (32 % en outre-mer) du prix du logement à condition que les propriétaires consentent à louer leur bien entre six et douze ans, à un loyer plafonné et à des locataires n’excédant pas un certain niveau de revenu. Le dispositif « Pinel » était donc un mode de logement intermédiaire soutenant l’investissement locatif privé en permettant à ceux qui n’ont pas les moyens d’accéder à la propriété ou de louer un logement d’avoir des chances supplémentaires de pouvoir bénéficier d’un logement. La fin de cette mesure d’incitation aura donc un effet négatif sur la construction et la rénovation de biens alors que le pays connaît une crise du logement importante matérialisée par un déficit de nouvelles constructions et de lourdes difficultés d’accessibilité au logement via la propriété et la location. Afin que le sujet du logement ne devienne pas une bombe sociale, pour reprendre les mots de la Fondation Abbé Pierre, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les mesures envisagées pour soutenir le marché de la construction de logements neufs et la réhabilitation du bâti ancien. Enfin et afin de s’adosser sur un bilan objectif et précis du dispositif « Pinel », elle souhaiterait qu’il puisse lui transmettre des éléments chiffrés sur le volume global d’investissement locatif bénéficiaire (logements neufs, bâti ancien réhabilité et logements vacants), mais aussi la part de logements neufs ayant bénéficié du dispositif « Pinel » dans le total de nouvelles constructions de logements et enfin le coût pour l’État du financement du dispositif depuis sa création en 2014.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5720</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Logements des cités minières du Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1496. — 29 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur une situation préoccupante concernant les logements des cités minières du Nord et l’absence de crédits alloués à leur rénovation dans le projet de loi de finances pour 2025. Ces logements, gérés par le bailleur social Maisons et Cités, sont depuis longtemps identifiés comme de véritables passoires énergétiques. Les familles qui y vivent, souvent modestes, subissent des factures de chauffage extrêmement élevées en raison de la mauvaise isolation de leurs habitations. Cette situation aggrave leur précarité économique et compromet gravement leur qualité de vie. Bernard Cazeneuve, en 2017, avait pourtant promis de débloquer 100 millions d’euros sur 10 ans dans le cadre de l’engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM). Ce plan était destiné à financer la rénovation thermique des logements sociaux du bassin minier, une région profondément marquée par la désindustrialisation et les difficultés économiques. Malheureusement, ces crédits, cruciaux pour la transformation du parc immobilier de cette région, n’apparaissent pas dans le projet de loi de finances pour 2025. Cette omission a des conséquences dramatiques pour le bailleur social Maisons et Cités, qui devra renoncer à la rénovation de 1 200 logements en 2025 et de 1 500 autres en 2026 et 2027. Cela représente un coup de frein terrible pour le programme de rénovation et un maintien des habitants dans des conditions de vie inacceptables. Les familles concernées continueront à souffrir de logements énergivores, exposées à des factures de chauffage bien au-delà de leurs capacités financières. Le retard dans la mise en œuvre des crédits de l’ERBM est non seulement une injustice pour ces ménages, mais il compromet également les efforts de la France en matière de transition énergétique. L’amélioration de l’efficacité énergétique des logements est un élément central de la lutte contre le réchauffement climatique et négliger ces besoins, c’est perpétuer la précarité énergétique de toute une région. Il demande instamment de réintroduire ces crédits dans les budgets futurs, afin que la rénovation des cités minières puisse reprendre et que les habitants puissent enfin bénéficier de logements décents, économiquement viables et énergétiquement performants. Il tient également à apporter son soutien aux associations de défense des locataires, qui se battent au quotidien pour faire entendre la voix de ces citoyens souvent oubliés. Il est temps que l’État prenne ses responsabilités pour assurer à tous les foyers du Nord des conditions de vie dignes et en accord avec les objectifs de transition écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5720</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Application de la loi no 2023‑668 du 27 juillet 2023 dite « loi anti-squat »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1548. — 29 octobre 2024. — M. Marc de Fleurian interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le suivi de l’application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023. Cette loi, dite « loi anti-squat », a fait avancer la cause fondamentale des propriétaires face à la spoliation de leur bien. Mais le projet d’abrogation porté par le Nouveau Front Populaire à la suite des élections législatives montre que l’inviolabilité de la propriété est un droit aussi précaire que précieux. Le rapport d’information n° 2624 présenté en mai 2024 par Mme la députée Caroline Yadan et M. le député Frédéric Falcon fait état de la non-publication de la quasi-totalité des mesures d’application indispensables, notamment au sujet de la résolution en cas d’impayés de loyers, de l’indemnisation des propriétaires et du renforcement du rôle des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX). Le signal négatif envoyé dans la lutte contre le squat doit être effacé au plus vite par une application juste et stricte de la loi en vigueur. Tenant compte de ces éléments, il souhaite savoir si le Gouvernement s’engage à poursuivre les efforts initiés en prenant rapidement les décrets d’application nécessaires pour rendre cette loi effective et à aller plus loin dans la protection de la propriété des citoyens en proposant, par exemple, des mesures complémentaires visant à mettre en œuvre des dispositions transitoires pour l’application généralisée de la réduction des délais procéduraux préalables à l’audience et de la clause résolutoire dans les contrats de bail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5721</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Mission parlementaire adaptation du régime de protection juridique des bénévoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1574. — 29 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la question cruciale de la protection juridique des bénévoles au sein de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Ces hommes et femmes, qui s’engagent chaque jour pour sauver des vies en mer, sont confrontés à des risques considérables dans l’exercice de leurs fonctions. Malgré leur dévouement et leur implication, les bénévoles de la SNSM rencontrent des difficultés majeures liées à leur couverture juridique. En cas d’incident, d’accident ou de mise en cause dans le cadre de leurs missions de sauvetage, les bénévoles peuvent se retrouver exposés à des risques personnels importants. Les garanties actuelles en matière de responsabilité pénale sont insuffisantes pour leur permettre de remplir leur mission avec sérénité. Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’ancien secrétaire d’État chargé de la mer et de la biodiversité, M. Hervé Berville, avait annoncé fin avril 2024, la création d’une mission parlementaire visant à réfléchir à l’adaptation du régime de protection juridique des bénévoles de la SNSM. Cette initiative, saluée par de nombreux acteurs du secteur, n’a malheureusement pas pu aboutir, la dissolution ayant stoppé son lancement. Aussi, Mme la députée souhaite savoir si le nouveau ministre de la mer entend poursuivre cette proposition et engager des réflexions sur l’amélioration de la protection juridique des bénévoles de la SNSM. Elle lui demande également quelles mesures sont envisagées pour répondre aux difficultés actuelles et garantir une couverture complète et adaptée à leur engagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5721</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Non-respect des engagements de l’État en Martinique pour le versement des aides
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1511. — 29 octobre 2024. — Mme Béatrice Bellay appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la situation grave de non-respect des engagements pris par l’État vis-à-vis de la collectivité territoriale de Martinique quant à la compensation financière des dépenses obligatoires liées aux allocations de solidarité (APA, PCH, RSA) et à l’absence de versement d’une dotation d’amorçage lors de la création de la collectivité territoriale de Martinique (CTM) en 2015. Alors que la collectivité territoriale de Martinique se trouve confrontée à une baisse continue des dotations de l’État, les charges qui lui incombent sont en constante augmentation et notamment le versement des prestations sociales dont le nombre de bénéficiaires ne cesse de progresser en Martinique et qui pèse lourdement sur le budget de la CTM en raison de la réduction de la part remboursée par l’État malgré les engagements de remboursement « à l’euro près » pris lors du transfert de compétences issu de la loi de décentralisation. En 2023, ces dépenses s’élevaient pour la CTM à 317 millions d’euros, dont 150 millions demeurant non compensés, grevant gravement le budget de la collectivité et menaçant le financement des infrastructures essentielles, telles que les écoles, les crèches et les routes. Pour rappel, avec 27,4 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté (contre 14 % en hexagone), le niveau de dépenses sociales en Martinique est bien plus élevé que celui des collectivités hexagonales. En outre, lors de la création de la CTM en 2015, la collectivité n’a perçu aucune dotation d’amorçage, contrairement à ce qui a été pratiqué pour d’autres régions et notamment lors de la création de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) à la même date. Mme la députée dénonce cette situation manifeste de rupture d’égalité et demande à M. le ministre de lui préciser les mesures immédiates que le Gouvernement entend prendre pour corriger cette inégalité républicaine qui risque, à terme, de porter durablement préjudice aux Martiniquaises et aux Martiniquais, déjà fortement exposés aux insécurités multiples dont la vie chère. Il s’agit d’une rupture d’égalité des droits manifeste entre l’hexagone et la population martiniquaise, où le taux de pauvreté est nettement supérieur (46 % en Martinique contre 14 % en hexagone). Elle lui demande de lui préciser quelles mesures immédiates le Gouvernement entend prendre pour corriger cette inégalité républicaine qui risque à terme, de porter durablement préjudice aux Martiniquaises et aux Martiniquais, déjà fortement exposés aux insécurités multiples dont la vie chère et ainsi donner à l’État l’occasion de respecter ses obligations devant la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5722</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Sur-rémunération des fonctionnaires en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1512. — 29 octobre 2024. — Mme Karine Lebon interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer sur le dernier rapport de la Cour des comptes transmis à Matignon relatif au niveau de salaire des fonctionnaires ultramarins. Les députés ultramarins ont été très sensibles et attentifs à ce dernier rapport de la Cour des Comptes qui a été adressé à Mme la Première ministre Borne. Ils souhaitent faire part des inquiétudes sur les risques qu’une réforme de cette rémunération à la baisse pourrait avoir sur leur niveau de vie et leur pouvoir d’achat. Il est vrai que cette rémunération, adaptée à la cherté de la vie des territoires, étant en vigueur depuis les années 1950, n’a guère réussi à endiguer la pauvreté endémique des territoires ultramarins. Aussi, une étude menée par M. Sébastien Mathouraparsad, mise en avant par le dernier rapport d’enquête sur le coût de la vie chère dans les outre-mer, sur l’incidence économique qu’aurait la suppression de ce régime de primes « montre qu’elle pousse un peu les prix à la baisse mais surtout qu’elle crée du chômage, réduit la croissance et entraîne une surcompensation des revenus. […] Au final, l’économie est perdante, puisque le niveau de vie de la population est censé reculer sous l’effet revenu défavorable ». Pour aller plus loin, cette « sur-rémunération » est un exemple d’adaptation aux territoires que l’on doit généraliser à toutes les prestations sociales. Cette adaptation prendrait la forme d’une indexation de ces minima sociaux (SMIC, APL, AAH, RSA) sur le coût de la vie en outre-mer, basé sur un panier moyen déterminé par les services de l’État. Mme la députée souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le risque de nivellement vers le bas que représenterait une réforme des rémunérations des fonctionnaires en outre-mer. Le Gouvernement ayant la mainmise sur ces salaires et non sur les prix pratiqués dans les grandes surfaces, qui se démarquent par l’application de marges excessives, il convient d’affirmer que, tant que ces enseignes seront en situation de monopole et tant que les prix seront aussi élevés, le seul moyen d’obtenir des résultats probants pour la population serait cette indexation de tous les minima sociaux et en aucun cas une réforme de la rémunération des fonctionnaires. Soutenant cette idée, dans le dernier rapport sur la vie chère en outre-mer, M. François Hermet, maître de conférences au Centre d’économie et de management de l’océan Indien (Cemoi) de l’université de La Réunion, dressait un parallèle avec la principauté de Monaco en avançant que « le pouvoir d’achat des Monégasques est beaucoup plus élevé que celui des Réunionnais, [alors que] les produits vendus en supermarché sont moins chers qu’à La Réunion. Si un pouvoir d’achat plus élevé entraînait mécaniquement un prix plus élevé, on l’aurait constaté ailleurs. Ce n’est pas le pouvoir d’achat des consommateurs qui fait baisser les prix, mais la concurrence ». Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles sont les mesures prévues pour la sauvegarde du pouvoir d’achat de tous les ultramarins. Elle lui demande quels moyens seront mis en œuvre pour lutter contre les marges et pour une TVA à 0 % sur les produits de première nécessité. Elle lui demande enfin si une réflexion sera lancée sur l’adaptation de tous les minima sociaux au coût de la vie, dans les territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5722</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Violence policières en Martinique et absence de dialogue avec les élus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1513. — 29 octobre 2024. — M. Marcellin Nadeau alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la situation sociale en Martinique et notamment sur les heurts qui se sont produits dans les communes de Case-Pilote et de Saint-Joseph et Fond Lahaye (Schoelcher) le 22 octobre 2024. La police y a délibérément gazé la population et les habitants où se trouvaient nombre de personnes âgées, des enfants et des familles riveraines. De telles provocations de la part des forces de l’ordre sont inadmissibles et appellent des sanctions. Elles ne font en effet que mettre de l’huile sur le feu s’agissant d’une situation très difficile à laquelle il conviendrait de mettre un terme. Elles soulignent aussi le comportement délétère avec lequel le Gouvernement traite le mouvement social relatif à la vie chère. Il doit comprendre qu’il ne règlera rien par la répression et la violence. Il lui demande, après deux mois de violences, quand il daignera se rendre en Martinique pour mettre un terme à cette situation, à l’instar de ses collègues du Gouvernement qui après les intempéries survenues en France hexagonale se sont rendus immédiatement sur les lieux pour apporter des réponses et lancer des politiques publiques responsables. Il lui demande aussi s’il entend enfin lancer une concertation avec les élus locaux et nationaux pour mettre en œuvre enfin des politiques publiques au service des compatriotes de Martinique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5723</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Assurabilité des collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1390. — 29 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés que rencontrent certaines collectivités territoriales avec les assurances. En effet, depuis quelque temps, un maire de la circonscription de M. le député constate une dégradation préoccupante des relations avec les compagnies d’assurance. La commune a pourtant respecté scrupuleusement les règles de la commande publique pour désigner les compagnies d’assurance pour divers contrats, couvrant notamment les dommages aux biens, la responsabilité civile, la flotte automobile, la protection juridique et individuelle accidents, pour des durées allant jusqu’à plusieurs années. Or un assureur a unilatéralement décidé de rompre le contrat de responsabilité civile en se référant aux articles L. 113-4 et R. 113-10 du code des assurances. Peu de temps après, un courtier en assurance a imposé une augmentation de 50 % des cotisations pour la protection juridique et fonctionnelle. De plus, un autre assureur a rompu unilatéralement le contrat couvrant la flotte de véhicules municipaux, prenant effet à la fin de l’année suivante. Ce constat alarmant révèle une instabilité croissante des contrats d’assurance, alors même que le nombre de sinistres pour la commune n’a pas significativement augmenté. Ces contrats sont pourtant essentiels pour garantir des services publics de qualité aux citoyens. En période de nouvelles consultations, les devis et les prix explosent, plaçant la commune dans une situation délicate et urgente. L’instabilité des relations avec les assureurs compromet la capacité des communes à maintenir un service de qualité pour leurs administrés, rendant urgente la recherche de solutions pour stabiliser et sécuriser les contrats d’assurance. Il lui demande si elle va trouver des solutions adaptées pour rééquilibrer le rapport de force entre les collectivités et les assurances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5723</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Problématiques assurantielles des communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1391. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la situation critique des communes françaises en matière d’assurances. Depuis plusieurs années, les collectivités locales et en particulier les petites et moyennes communes, rencontrent d’immenses difficultés pour assurer leurs biens et leurs infrastructures. L’augmentation rapide et inexorable des primes d’assurance ainsi que des franchises, conjuguée à une baisse continue des dotations de l’État, expose ces collectivités à des situations financières intenables. Certaines d’entre elles ne parviennent plus à s’assurer correctement, ce qui met en péril l’exercice même de leurs missions de service public. En effet, ces dernières années, les relations entre les collectivités locales et les assureurs se sont nettement dégradées. Alors qu’autrefois le marché de l’assurance offrait une certaine stabilité aux communes, on observe aujourd’hui des hausses vertigineuses des primes, parfois multipliées par deux ou trois, ainsi que des franchises toujours plus élevées. À cela s’ajoutent des cas de résiliations brutales de contrats, qui laissent les communes dans une situation de vulnérabilité accrue. À titre d’exemple, la commune de Lavaur, dans le Tarn, a vu sa prime d’assurance augmenter de 45 % en 2023, sans explication rationnelle de la part de l’assureur. Cette situation est d’autant plus difficile à gérer pour des communes déjà soumises à une réduction de leurs ressources. De même, à La Motte, une petite commune dans les Alpes-de-Haute-Provence, le maire a signalé une augmentation de 60 % de la prime d’assurance pour la protection des écoles et des bâtiments publics. Ce phénomène se répète dans toute la France et concerne particulièrement les petites collectivités, celles qui ont le moins de moyens financiers pour absorber ces hausses. En parallèle, les franchises augmentent aussi considérablement. Certaines communes, comme Saint-André-de-Valborgne dans le Gard, doivent aujourd’hui assumer des franchises supérieures à 10 000 euros, même pour des incidents mineurs. Cette augmentation des franchises implique que les collectivités doivent désormais puiser dans leurs fonds propres pour couvrir des dégâts de faible ampleur, ce qui alourdit encore plus leur charge financière. Cette hausse des coûts intervient dans un contexte de baisse continue des dotations publiques. En effet, les communes françaises ont vu leur dotation globale de fonctionnement (DGF) diminuer de manière significative ces dernières années. Entre 2014 et 2017, la DGF a chuté de 10 milliards d’euros, une tendance qui, bien qu’enrayée, a laissé des séquelles profondes sur les finances locales. Pour les petites et moyennes communes, cette baisse a signifié des coupes drastiques dans les budgets déjà limités. Par exemple, à Mazan, une commune du Vaucluse, le maire a dû réduire le financement des activités périscolaires et repousser des projets d’aménagements publics en raison de la baisse des dotations et de la hausse des coûts assurantiels. D’autres communes, comme celles situées dans les zones rurales de la Creuse, n’ont pas les ressources financières pour maintenir un niveau de services publics adéquat, ce qui expose leurs infrastructures à des risques accrus sans pouvoir bénéficier d’une couverture assurantielle suffisante. Outre la hausse des primes, un autre problème majeur auquel sont confrontées les communes est la résiliation brutale de leurs contrats d’assurance. Plusieurs communes ont vu leurs contrats résiliés unilatéralement par les assureurs, sans possibilité de négociation, souvent à cause des sinistres fréquents ou de la situation géographique de la collectivité. Par exemple, la commune de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, a vu son contrat résilié après plusieurs petits sinistres dans les bâtiments scolaires. Le maire de cette commune a alors été contraint de rechercher un nouvel assureur dans l’urgence et ce, à des conditions beaucoup moins favorables. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que le marché de l’assurance des collectivités est aujourd’hui en situation de quasi-monopole. Comme le souligne le rapport de l’AMF, le secteur est dominé par un très petit nombre d’acteurs, ce qui limite la concurrence et empêche les communes de négocier les conditions de leurs contrats. Certaines communes se retrouvent ainsi sans offre concurrentielle viable et doivent se plier aux conditions imposées par les rares assureurs présents sur ce marché. Face à cette situation, il est urgent que l’État prenne des mesures pour garantir aux communes, notamment les plus petites, une capacité à s’assurer dans des conditions décentes. Sans intervention rapide, la situation pourrait empirer et certaines communes pourraient se retrouver dans l’incapacité de remplir leurs missions de service public, faute de couverture assurantielle. Plusieurs pistes de solutions ont déjà été avancées dans le rapport Chrétien-Dagès. Outre la création d’un fonds d’indemnisation pour les émeutes, il est proposé de mettre en place un observatoire national de l’assurance des collectivités, qui serait chargé de suivre l’évolution des primes et des franchises et de garantir une transparence accrue sur ce marché. Cet observatoire, qui pourrait être piloté par la Caisse centrale de réassurance (CCR), aurait pour mission d’évaluer l’adéquation entre l’offre assurantielle et les besoins des collectivités, en s’assurant qu’une concurrence saine puisse se développer. Le rapport recommande également une révision du guide de bonnes pratiques pour la passation des marchés publics d’assurance. Ce guide, déjà en cours de mise à jour, permettrait aux communes de mieux négocier leurs contrats et de se prémunir contre les abus des assureurs. Cependant, ces mesures ne répondent pas à l’urgence actuelle et beaucoup de communes se retrouvent sans solution immédiate. Quelles mesures concrètes et rapides Mme la ministre compte-t-elle prendre pour répondre à cette situation ? Il est impensable que, dans la France du XXIe siècle, des communes ne puissent plus s’assurer, mettant ainsi en danger la continuité de leurs services publics et la protection de leurs administrés. Les recommandations du rapport Chrétien-Dagès doivent être mises en œuvre sans plus tarder et des actions fortes doivent être entreprises pour rétablir un équilibre sur le marché de l’assurance des collectivités. La création d’un fonds d’indemnisation des risques liés aux émeutes, la mise en place d’un observatoire national de l’assurance, ainsi que la réforme de la réglementation des marchés publics d’assurance, sont autant de mesures nécessaires pour protéger les communes et garantir la continuité des services publics de proximité. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5724</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Chancre coloré du platane : traitements et compensations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1397. — 29 octobre 2024. — M. Jean-François Portarrieu appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les dégâts causés par le chancre coloré qui continue de s’attaquer aux platanes, tuant des arbres et défigurant les paysages les plus emblématiques. Récemment, une nouvelle campagne d’abattage s’est déroulée dans une commune du nord toulousain, située à proximité du canal de Garonne. Alors que cette maladie, causée par le Ceratocystis platani, s’attaque exclusivement aux platanes et peut le tuer en 2 à 5 ans, aucun remède efficace n’existe à ce jour pour endiguer sa propagation. Selon l’arrêté ministériel du 31 juillet 2000, le seul moyen de lutte reste l’abattage et le brûlage sur place afin de réduire la dissémination des spores. Le protocole de prévention et d’intervention représente une lourde tâche pour les communes et les acteurs touchés. Dans le cas de la commune du nord toulousain récemment affectée, à la demande de la préfecture, une vingtaine de platanes contaminés a fait l’objet d’une campagne d’abattage. Un lourd tribut qui n’a pas manqué d’émouvoir élus et habitants attachés à ces arbres remarquables et à ce patrimoine local naturel, plus que jamais essentiel. Si plusieurs expérimentations (traitements, platanes hybrides, etc.) ont déjà été menées, selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) aucun remède efficace n’existe aujourd’hui. Face à cette maladie à ce jour incurable et qui depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ne laisse pas de répit, il souhaiterait connaître l’avancée des travaux visant à mettre en place un traitement préventif ou curatif, mais aussi les compensations que l’État envisage pour toujours mieux accompagner les communes dans la replantation de ce patrimoine végétal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5725</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité à la dotation de soutien pour les aménités rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1405. — 29 octobre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les effets de la réforme des critères d’éligibilité à la dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales, prévue à l’article L. 2335-17 du code général des collectivités territoriales, qui sont significatifs. La création d’espaces protégés joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité et la protection de l’environnement. Cependant, ces zonages imposent aux communes des obligations en matière d’aménagement et d’entretien, nécessitant la mise en œuvre de mesures de protection et la fourniture de services environnementaux. Ces exigences peuvent représenter un poids financier considérable pour les collectivités. Afin de soutenir les communes rurales dans leurs efforts de protection de la biodiversité et de valorisation des aménités rurales, l’article 243 de la loi de finances pour 2024 introduit une réforme globale du mécanisme d’aide à la biodiversité. Alors que l’ancienne dotation ne concernait qu’une partie des espaces protégés, la nouvelle « dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales » est élargie à toutes les communes rurales dont une partie du territoire est située dans une aire protégée ou à proximité d’une aire marine protégée. Cet élargissement des bénéficiaires s’accompagne d’une augmentation notable des fonds alloués aux communes concernées. Le budget dédié à cette dotation atteint désormais 100 millions d’euros, marquant une hausse de 140 %. Cependant, l’article 243 précise que seules les communes dites « rurales », selon la définition de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), sont éligibles à cette aide. Cette restriction exclut certaines communes qui bénéficiaient auparavant de cette dotation, bien qu’elles aient intégré ce soutien dans leur budget prévisionnel. C’est notamment le cas de la commune de Soultzeren dans le Haut-Rhin, qui, bien qu’incluse dans des sites Natura 2000, n’est plus éligible à cette dotation. Cette exclusion est particulièrement préjudiciable pour les plus petites communes classées en « densité intermédiaire », notamment celles qualifiées de « petites villes ». Ces dernières devront ainsi faire face aux dépenses liées à la présence d’espaces protégés sur leur territoire sans pouvoir compter sur l’aide de l’État. Aussi, il lui demande dans quelle mesure il est possible d’intégrer et de soutenir ces communes qui sont concernées et pleinement impliquées dans la protection de la biodiversité et la valorisation des aménités rurales mais qui ne sont plus éligibles à la dotation de soutien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5725</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Modalités d’affectation du loyer de la chasse en Alsace et en Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1406. — 29 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés croissantes rencontrées par les communes des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle dans la gestion des loyers de la chasse communale, encadrée par le droit local alsacien-mosellan. Ce régime particulier confère aux communes la responsabilité de gérer la chasse pour le compte des propriétaires fonciers, qui, lors du renouvellement des baux de chasse tous les neuf ans, sont consultés quant à l’affectation du loyer correspondant aux surfaces leur appartenant. Les propriétaires peuvent choisir de conserver le loyer de la chasse, ou bien de l’abandonner à la commune, qui utilise généralement ces fonds pour l’entretien des chemins ruraux et des infrastructures collectives. Pour que cet abandon soit effectif, la loi impose une double majorité qualifiée, à savoir le consentement explicite de deux tiers des propriétaires représentant au moins deux tiers des surfaces concernées. Si cette condition n’est pas remplie, le loyer est automatiquement réparti entre les propriétaires fonciers. Cette procédure, bien que justifiée par la volonté de garantir les intérêts des propriétaires fonciers, s’avère aujourd’hui de plus en plus difficile à appliquer pour les communes. En effet, plusieurs facteurs contribuent à cette complexité croissante. D’une part, l’inexactitude et l’obsolescence des données cadastrales compliquent considérablement la prise de contact avec les propriétaires, dont certains sont devenus injoignables ou difficilement identifiables. D’autre part, le déclin de la participation civique, associé à une moindre implication des propriétaires dans les affaires communales, aggrave encore cette situation. En conséquence, les communes peinent à obtenir les réponses nécessaires pour remplir les exigences légales et sont de plus en plus nombreuses à renoncer à la consultation, au profit d’une répartition automatique des loyers entre les propriétaires fonciers. Historiquement, il était courant que les propriétaires fonciers décident de manière quasi systématique d’abandonner les loyers de la chasse à la commune, permettant ainsi aux collectivités locales de financer des travaux d’entretien indispensables. Toutefois, cette pratique est aujourd’hui en déclin, notamment en raison de la difficulté pour les communes d’obtenir le consentement requis. Par ailleurs, cette situation pénalise les communes qui, sans les fonds issus des loyers de la chasse, se trouvent contraintes de mobiliser d’autres ressources financières pour entretenir les chemins ruraux, souvent en difficulté face aux contraintes budgétaires locales. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement compte mettre en place des mesures destinées à alléger cette procédure, en particulier en abaissant le seuil de la majorité qualifiée requise pour l’abandon du loyer de la chasse à la commune, par exemple en réduisant la condition à une majorité simple des propriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5726</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Subdélégation de l’exercice du droit de préemption aux EPFL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1407. — 29 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’absence de clarté juridique concernant la possibilité pour les communes de subdéléguer l’exercice du droit de préemption urbain aux établissements publics fonciers locaux. Le droit de préemption urbain constitue un outil essentiel pour les collectivités territoriales souhaitant mener à bien des projets d’aménagement urbain et conserver une maîtrise foncière. Il permet de garantir la primauté de l’intérêt général, notamment en matière de logement, de préservation des espaces naturels ou de développement économique. Cet instrument revêt une importance particulière pour les communes de petite taille, dont les moyens financiers sont souvent limités et qui doivent parfois recourir à l’expertise et aux services des établissements publics fonciers locaux (EPFL) pour porter une opération de préemption. Cependant, l’absence de disposition législative explicite permettant la subdélégation de l’exercice du droit de préemption génère une insécurité juridique. Cette ambiguïté, particulièrement en ce qui concerne la possibilité pour le maire de subdéléguer ce droit à un EPFL, dissuade certaines communes de recourir à cet outil, de crainte de voir leur projet contesté en raison de la légalité incertaine de la procédure. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage mettre en place des mesures destinées à permettre expressément la subdélégation de l’exercice du droit de préemption urbain par le maire aux établissements publics fonciers locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5726</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Inclusion des enseignants artistiques territoriaux au RIFSEEP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1466. — 29 octobre 2024. — M. Florent Boudié appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’iniquité concernant la rémunération des professeurs territoriaux d’enseignement artistique (PEA, cadre A) et des assistants territoriaux d’enseignement artistique (ATEA, cadre B), qui sont actuellement les seuls agents de la filière culturelle territoriale à ne pas bénéficier du régime indemnitaire RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel). Cette exclusion repose sur l’alignement de leur cadre d’emploi avec celui des professeurs certifiés de l’éducation nationale, également non éligibles au RIFSEEP. Par ailleurs, le décret du 27 février 2020, qui a permis à d’autres cadres d’emplois de la fonction publique territoriale de bénéficier du RIFSEEP via des équivalences avec des corps de la fonction publique d’État, n’a pas intégré l’enseignement artistique. Bien que ces enseignants bénéficient d’autres régimes indemnitaires, tels que l’ISOE (indemnité de suivi et d’orientation des élèves), leurs montants sont nettement inférieurs à ceux du RIFSEEP, créant ainsi une inégalité au sein de la filière culturelle. Cette situation pousse certains enseignants à se réorienter vers d’autres concours de la fonction publique territoriale, tels que celui des attachés territoriaux, aggravant ainsi les difficultés de recrutement dans les établissements artistiques. Il apparaît donc nécessaire d’engager des discussions afin d’inclure les PEA et les ATEA dans le dispositif RIFSEEP, malgré leur rattachement au cadre d’emploi des professeurs certifiés de l’éducation nationale. Cela permettrait de renforcer l’attractivité de ces métiers et de reconnaître la spécificité de leurs missions au sein de la filière culturelle territoriale. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement concernant l’ouverture de telles concertations et d’indiquer les conditions et le calendrier qui permettraient de structurer ces discussions. L’objectif est de garantir une véritable équité dans l’attribution du régime indemnitaire RIFSEEP pour les agents de la filière culturelle territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5726</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Niveau de DETR en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1557. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés pour les petites communes rurales d’obtenir la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). D’une part, de nombreux maires de communes rurales signalent des difficultés pour répondre dans les temps impartis aux exigences administratives pour recevoir la DETR. Ils sont souvent démunis en matière de temps et de connaissances juridico-administratives face à des procédures complexes. D’autre part, ces maires font appel à des entreprises locales pour la réalisation sans garantie de succès quant au financement des projets concernés. Quand ils terminent de monter leur dossier, la réponse des pouvoirs publics est trop souvent que les fonds de la DETR ont déjà été distribués. Il lui demande donc s’il va porter à la connaissance des maires ruraux un état des lieux complet du niveau de la DETR dans le département de Haute-Saône, pour savoir également si le montant de la DETR en Haute-Saône se situe dans la moyenne nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5727</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Juste compensation du coût des équipements des PMR en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1510. — 29 octobre 2024. — M. Jiovanny William attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite résidant en outre-mer. Ces dernières font face à des surcoûts non compensés, d’une part pour acquérir des équipements médicaux adaptés au climat et aux conditions de vie dans ces territoires (roues et batteries de fauteuils électriques etc.), d’autre part en ce qu’elles doivent, en plus de ce coût plus onéreux, payer la taxe dite de l’octroi de mer. Il en ressort un reste à charge financier important et de nature à créer une rupture d’égalité entre personnes en situation de handicap, selon qu’elles résident en France hexagonale ou au sein des territoires d’outre-mer. En outre, du fait des délais de réparation des équipements médicaux qui pour la plupart repartent en service après vente (SAV) en France hexagonale, ces dernières sont contraintes d’acheter un second équipement onéreux à leur frais. Cette difficulté qui aurait pu être compensée par la location ou par la réparation rapide de l’équipement, n’est pas possible pour la personne à mobilité réduite (PMR) en outre-mer. Afin de compenser cette absence de continuité territoriale et d’accès aux équipements indispensables, il lui demande si elle envisage une extension des crédits dédiés à ces besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5727</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Le remboursement intégral des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1519. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le remboursement intégral les fauteuils roulants manuels comme électrique. Cette annonce avait été accueillie très favorablement par les associations, qui s’inquiètent aujourd’hui du niveau très bas du plafond de remboursement envisagé. Le remboursement intégral semble avoir été abandonné au profit d’un plafond qui ne permettrait pas de financer l’intégralité d’équipements pouvant atteindre des montants très importants. L’introduction de tels plafonds de remboursement va ainsi augmenter les disparités entre ceux qui pourront effectivement se payer un fauteuil adapté à leurs pathologies et des personnes plus en difficulté qui devront se résoudre à faire un choix plus budgétaire que médical. Alors que les personnes à mobilité réduite ont souvent besoin de deux fauteuils : un équipement électrique pour l’extérieur et un fauteuil manuel, plus léger, pour la maison ou la pratique sportive, les personnes concernées devront assumer un reste à charge très important, qu’il s’agisse d’un équipement manuel ou électrique. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de se conformer à ses engagements initiaux en rehaussant son ambition sur cette question des plafonds de remboursement afin que des milliers de personnes en situation de handicap puissent s’équiper convenablement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5727</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports liés à la vie sociale des résidents en FAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1520. — 29 octobre 2024. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la problématique de la prise en charge des transports liés à la vie sociale des personnes en situation de handicap, bénéficiant d’une place en foyer d’accueil médicalisé (FAM). Actuellement, ces personnes peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle de ces frais de transport dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Cependant, cette prise en charge se révèle souvent insuffisante. Pourtant, ces déplacements, tels que les visites familiales, les activités sociales et culturelles ou encore les loisirs, sont essentiels à leur bien-être et à leur équilibre psychologique et social. Ces transports représentent un élément clé de l’inclusion sociale et de l’amélioration de la qualité de vie de ces personnes, pour lesquelles la mobilité est souvent limitée par des contraintes physiques et financières. L’insuffisance de la prise en charge des transports hors soins médicaux génère une inégalité d’accès à la vie sociale pour les résidents des FAM. De plus, cette situation place une charge supplémentaire sur les familles, qui doivent souvent supporter les frais et les contraintes liés aux déplacements, rendant leur organisation quotidienne encore plus difficile. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une révision des dispositifs en place afin d’améliorer la prise en charge des transports liés à la vie sociale pour les personnes en situation de handicap résidant en FAM et ainsi contribuer à une meilleure inclusion sociale des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5728</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des aidants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1413. — 29 octobre 2024. — M. Auguste Evrard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des aidants familiaux. Selon le baromètre BVA/Collectif Je t’Aide, il est estimé qu’en 2024, 25 % des Français seraient des aidants. Autrement dit, des millions de personnes, souvent des membres de la famille ou des proches, consacrent une grande partie de leur temps à accompagner et à prendre soin de leurs proches en situation de dépendance, de handicap, ou atteints de maladies chroniques. Les aidants familiaux jouent un rôle essentiel dans le soutien quotidien des personnes en situation de dépendance, dans un contexte de vieillissement de la population et de progression des maladies chroniques. Ils assument souvent cette responsabilité sans formation adaptée ni soutien financier suffisant, au détriment de leur propre santé physique et mentale. Ce rôle, souvent invisible, constitue pourtant un pilier du système de solidarité. Or l’aide a un coût sur l’emploi, les finances, la vie sociale, la santé et les retraites. Cependant, malgré les avancées législatives récentes, notamment la reconnaissance du statut d’aidant et la mise en place du congé de proche aidant, beaucoup d’entre eux estiment que les dispositifs existants sont insuffisants. Ils dénoncent le manque de dispositifs de répit, la lourdeur des démarches administratives pour accéder aux aides, ainsi que l’insuffisance des indemnisations prévues dans le cadre des congés spécifiques. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour ajuster la stratégie nationale 2023-2027 de mobilisation et de soutien aux aidants, afin d’améliorer leur reconnaissance, leur bien-être et le soutien nécessaire à l’exercice de leur mission d’utilité publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5728</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1448. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la création du diplôme d’études spécialisées (DES) dans le cadre de la refonte du troisième cycle des études pharmaceutiques. En effet, alors que des DES longs en pharmacie hospitalière et en biologie médicale ont été respectivement mis en place en 2017 et 2019, l’application des DES courts pour les filières officine et industrie est, quant à elle, sans cesse repoussée. L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) fait remarquer que la sixième année de formation qui devrait permettre aux étudiants d’obtenir les clés nécessaires à leur entrée dans le monde professionnel n’est pas satisfaisante. Elle dénonce une approche encore trop basée sur la théorie, des maîtres de stage non formés à l’encadrement et à l’accompagnement d’une sixième année officine. Le statut de stagiaire ne lui semble pas non plus correspondre à la réalité des missions menées par les étudiants qui exécutent souvent déjà les actes d’un véritable pharmacien. Ce statut implique également une indemnité qui est trop faible pour pouvoir vivre. Elle fait remarquer aussi que les étudiants ne bénéficient actuellement d’aucune aide pour se déplacer ou se loger, que ce soit en ville ou en milieu rural et que cette absence nuit gravement à leur pouvoir d’appréciation des différentes façons d’exercer leur futur métier selon la typologie des officines ou de leur localisation. Face à cette situation et faisant droit aux remarques pertinentes faites par les étudiants en pharmacie, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les décisions qu’elle entend prendre afin de répondre au plus vite aux revendications de l’ANEPF et de mettre en place une réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques qui soit basée sur une formation de meilleure qualité via un stage renforcé en adéquation avec le métier de pharmacien d’aujourd’hui et de demain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5729</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du 3e cycle pharmaceutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1449. — 29 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réforme du 3e cycle pharmaceutique. En effet, depuis octobre 2016, un travail de refonte du 3e cycle des études pharmaceutiques a été lancé, avec pour objectif la création du diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Si les DES longs en pharmacie hospitalière et en biologie médicale ont été mis en place respectivement en 2019 et 2017, la mise en application des DES courts pour les filières Officine et Industrie, quant à elle, est continuellement reportée, créant une grande incertitude chez les étudiants. La situation est d’autant plus préoccupante que la 6e année, cycle essentiel du DES court, est supposée offrir aux étudiants les compétences nécessaires à leur intégration dans le monde professionnel. Pour la filière Officine, cette dernière année combine des enseignements théoriques de quatre mois et un stage d’application de six mois, aboutissant à l’obtention du diplôme de docteur en pharmacie. Toutefois, il est important de préciser que la validation du stage de six mois ne marque pas en soi la fin du cursus. À l’issue de celui-ci, l’étudiant obtient le statut de « 6e année validée » et une autorisation pour remplacer un pharmacien diplômé (« thèsé »), mais ne peut porter le titre de docteur en pharmacie qu’après la soutenance de sa thèse. Cette thèse, nécessaire à l’obtention du diplôme, est généralement rédigée parallèlement aux premières années d’exercice professionnel en officine ou en industrie, selon la filière choisie. De nombreux étudiants soulignent que la formation actuelle reste déconnectée des réalités pratiques du métier de pharmacien, avec un fort accent mis sur la théorie, alors que les attentes professionnelles évoluent rapidement. De plus, bien que les stagiaires assument souvent des responsabilités similaires à celles d’un pharmacien diplômé, leur rémunération, souvent limitée à 600 euros par mois, est jugée insuffisante pour couvrir leurs besoins. Ce montant, qui constitue un minimum recommandé, est fréquemment appliqué, sans marge de revalorisation, du fait de l’absence d’aides financières pour les officines qui accueillent ces étudiants. Cette situation devient particulièrement préoccupante compte tenu des charges supplémentaires liées à l’encadrement des stagiaires. Par ailleurs, la formation des maîtres de stage n’est toujours pas encadrée par une obligation spécifique, bien que l’idée d’un diplôme universitaire ou d’une formation dédiée soit en cours de réflexion. Il est impératif de mettre en place une telle formation afin de garantir un encadrement de qualité, tout en prenant en compte la nécessité de prévoir une mise en œuvre progressive, de façon à ne pas surcharger les titulaires qui doivent se libérer pour suivre ces formations. Enfin, il convient de noter que les étudiants ne bénéficient d’aucune aide pour leurs déplacements ou leur logement pendant la durée de leur stage, une situation qui pénalise particulièrement les officines situées dans les zones rurales ou éloignées des centres universitaires. Dans un contexte plus large, la réforme du système des études de santé, incluant le 3e cycle et les modalités de sélection via Parcoursup, le PASS et le LAS, semble indispensable. Ces systèmes sont en effet pointés du doigt pour avoir contribué à la diminution du nombre d’étudiants en 2e année depuis trois ans. Elle lui demande donc quand le DES court sera enfin mis en œuvre et quelles mesures sont prévues pour améliorer les conditions de formation et de stage des étudiants, afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins réels du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5729</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation financière de l’Institut mutualiste Montsouris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1458. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas rappelle à Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins que de la situation financière de l’Institut mutualiste Montsouris. L’IMM est un établissement de santé privé à but non lucratif situé dans le 14e arrondissement de Paris, dans la circonscription de M. le député. La gouvernance et le financement de cet établissement est le fait d’une alliance d’organisations mutualistes, parmi lesquelles la MGEN et la Matmut. Cet institut participe au service public hospitalier, comme l’hôpital Saint-Joseph situé lui aussi dans le 14e arrondissement, et en défend les valeurs d’accessibilité et d’ouverture à tous sans aucun reste à charge. L’IMM prend en charge l’ensemble des pathologies complexes à dominante chirurgicale et interventionnelle (cardio-vasculaire, orthopédie, chirurgie des cancers dans le cadre d’un groupement de coopération sanitaire avec l’Institut Curie). L’établissement comprend également une maternité et un département de recours pour les psychopathologies chez l’adolescent et le jeune adulte, notamment l’anorexie. L’une de ses particularités est également de mettre au point une prise en charge adaptée des personnes en situation de handicap. Sa capacité de 500 lits (avec une proportion très élevée de lits de soins intensifs et de réanimation), tout comme ses 1 500 personnels, ont été tout particulièrement mobilisés dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de covid-19. L’IMM est en lien étroit avec les structures de ville et les centres de santé mutualistes ou municipaux. Cet établissement participe de la formalisation de parcours de soins intégrés pour les patients allant de la prévention au suivi. L’institut développe également de nombreux partenariats avec des structures sanitaires situées en première couronne (Bondy, Bobigny, Malakoff), en périphérie de l’Île-de-France (Etampes, Dourdan, Jossigny), voire dans d’autres régions (centre hospitalier de Sens dans l’Yonne, centre hospitalier de Dreux en Eure-et-Loir). Aujourd’hui, cet établissement connaît, comme tous les établissements privés à but non lucratif, de graves difficultés financières liées, d’une part, à l’évolution de son activité (beaucoup plus d’ambulatoire, moins d’hospitalisations traditionnelles du fait notamment des tensions sur les effectifs infirmiers, le tout ayant un impact négatif sur le niveau de ses recettes) et, d’autre part, à un mode de financement qui ne permet plus de couvrir les effets combinés de l’inflation et des revalorisations salariales décidées principalement par l’État (Ségur, revalorisations successives de différentes catégories de personnels). Cette situation est aggravée pour les établissements de santé privés à but non lucratif par l’application de mesures discriminatoires par rapport aux établissements publics (tarifs minorés) ; mesures qui ont fait l’objet d’un courrier adressé par l’ensemble de ces établissements au Président de la République, à la Première ministre et à M. le ministre le 22 mai 2023 et qui est, jusqu’ici, resté sans réponse. L’équipe de direction émet donc de sérieux doutes sur la viabilité financière de l’établissement au-delà de l’année prochaine. Cette situation est rendue encore plus compliquée du fait de difficultés intrinsèques à l’institut, qui n’a plus la capacité d’emprunter, ni d’avoir de ligne de crédit depuis la signature avec les banques et les mutuelles d’un protocole de restructuration de sa dette en 2016. Enfin, cet établissement est exposé à un risque particulier lié à son activité de maternité. En effet, deux contentieux, vieux de plus de 22 ans, jugé récemment pour l’un et en passe d’être jugé pour l’autre, font peser sur l’IMM un risque exceptionnel de plus de 30 millions d’euros bien supérieur aux plafonds d’assurance en responsabilité civile (à l’époque des faits) et qui va laisser à la charge de l’établissement plus de 14 millions d’euros. Ce risque n’est actuellement plus assurable à un niveau suffisant pour couvrir d’éventuelles condamnations en cas d’accident, ce qui soulève la question de la pérennité de cette activité dans des structures privées à but non lucratif comme l’IMM. La fermeture de cet établissement, ou celle d’autres ESPIC de la région en grande difficulté eux aussi, pour des raisons financières largement liées à l’inadéquation du modèle de financement, à des tarifs minorés sans raison par rapport aux établissements publics, à l’inflation et aux conséquences de l’épidémie de covid-19, représenterait un désastre sanitaire à l’échelle de la région parisienne. Par exemple, l’institut assume la réalisation d’environ 2 000 accouchements par an qui ne pourraient pas, en cas de fermeture de l’établissement, être pris en charge par les autres hôpitaux franciliens déjà surchargés. Il lui demande quels sont les dispositifs qu’elle va mettre en place dans les toutes prochaines semaines pour accompagner financièrement cet établissement de santé à la pointe dans le traitement de nombreuses pathologies et de façon plus générale les établissements de santé privés à but non lucratif, acteurs à part entière du service public hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5730</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Temps de permission thérapeutique en établissement SMR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1459. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les temps de permission thérapeutique en centres de rééducation. L’article R. 1112-56 du code de la santé publique prévoit l’autorisation de permissions thérapeutiques de 48 heures. Le décompte des 48 h étant fondé sur la règle de la présence à minuit, celle-ci induit une seule nuit hors de l’établissement. Aussi, cette restriction ainsi que les convenances organisationnelles de certains établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR) conduisent dans les faits à un temps de permission réduit. Ces temps de retour au domicile auprès de la famille étant essentiels au moral et à la réussite du parcours de soins souvent de long cours des patients, elle lui demande s’il ne faudrait pas envisager une adaptation de la réglementation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5730</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’un congé menstruel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1464. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’inscription dans le droit français de la mise en place d’un congé menstruel. « Tous les mois depuis que j’ai mes règles, je souffre de douleurs terribles. Des maux qui surviennent de jour comme de nuit, qu’aucun antidouleurs ne parvient à soulager, aussi fort soit-il. Cela m’épuise physiquement et psychologiquement. Je me rends au travail mais la souffrance est telle qu’il m’arrive souvent de faire plus acte de présence qu’autre chose ». Ces mots sont ceux d’une habitante de la circonscription de M. le député qu’il a reçue à sa permanence parlementaire et qui souhaitait le sensibiliser sur la mise en place d’un congé menstruel. C’est une réalité : une femme sur deux est sujette à des règles douloureuses pouvant rendre impossible leur activité professionnelle momentanément. Longtemps tabou, ce sujet ne doit plus l’être. À l’instar du Collectif mondial sur la menstruation qui a instauré une journée de la santé et de l’hygiène menstruelle, chaque 28 mai, afin de sensibiliser sur ces questions, il est temps que le législateur et le Gouvernement, selon M. le député, travaillent à la mise en place d’un congé menstruel. D’autres pays ont sauté le pas : Corée du Sud, Indonésie, Japon ou encore Zambie. En février 2023, de l’autre côté des Pyrénées, ce sont les députés espagnols qui ont adopté une loi créant un congé menstruel. Une première en Europe. Plus près encore, c’est la ville de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, qui se distingue en étant la première ville de France à instaurer un congé menstruel pour ses agentes. En mai 2023, le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a, lui aussi, annoncé un plan d’aménagement du temps de travail et d’accompagnement pour ses agentes souffrant de maladies gynécologiques. Une expérimentation devrait débuter à la rentrée de septembre 2023. De même que depuis 2021, des dispositifs de congé menstruel ont été mis en place, entièrement pris en charge par les entreprises initiatrices. Pour autant, il s’agit là d’un problème de santé publique. C’est pourquoi M. le député pense que de telles mesures ne doivent pas dépendre du bon vouloir de l’employeur mais qu’au contraire elles relèvent de la responsabilité de l’État. De nombreuses associations et collectifs estiment que l’instauration d’un congé menstruel de 13 jours par an, ne pouvant pas excéder 2 jours par mois, ouvrant le droit à un arrêt de travail sans jour de carence, serait une avancée majeure pour les droits des femmes. En permettant ainsi aux personnes concernées d’être indemnisées et de pouvoir basculer en télétravail à leur demande, la France s’honorerait. Il souhaite donc connaître son avis sur ce sujet et savoir s’il entend se fixer un calendrier pour aboutir à la mise en place d’un tel congé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5731</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistages - Transfrontaliers - Assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1474. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une situation rencontrée au centre régional de coordination des dépistages organisés des cancers (CRCDC) de la région Grand Est. Il a été porté à la connaissance de M. le député que des concitoyens vivant en zone transfrontalière et pourtant éligibles aux dépistages que les centres régionaux proposent ne sont pas informés de ces dispositifs en raison de leur lieu de résidence hors de France. Il apprend par ailleurs que la gestion de la base de données d’envoi sera transférée du CRCDC à l’assurance maladie à partir du 1er janvier 2024. Ce transfert de compétences questionne l’efficacité du suivi des personnes concernées par ces dispositifs. Par conséquent, il souhaiterait en savoir plus sur les raisons de ce transfert et lui demande que ces concitoyens résidant en zone transfrontalière éligibles soient intégrés de façon automatique à la base de données existante, sans discrimination quant à leur lieu de résidence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5731</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Extension du Ségur - financement de l’accord du 4 juin 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1485. — 29 octobre 2024. — M. François Hollande appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cette revalorisation salariale était attendue afin de relever l’attractivité des métiers en tension. Cependant, si cette mesure devait être financée par l’État, les structures concernées n’ont reçu aucune compensation et ne disposent d’aucune information relative aux délais et modalités de versement. Cet accord a un effet rétroactif au 1er janvier 2024 et les associations d’établissements et services sociaux et médico-sociaux ont dû verser à leurs salariés au 31 juillet 2024 le montant de cette revalorisation correspondant aux six premiers mois de l’année, représentant un montant important au regard des capacités financières. Aussi, nombre de structures comme les centres de soins infirmiers ou les services d’aide à domicile se retrouvent en très grande difficulté financière, mettant en péril leur pérennité à court terme. Aussi, face au danger de voir ces emplois et ces prises en charge de patients à domicile disparaître, il lui demande les mesures d’urgence envisagées par le Gouvernement pour la survie de ces services et les modalités de versement des compensations prévues dans l’accord du 4 juin 2024 pour résoudre structurellement cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5731</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins et prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1497. — 29 octobre 2024. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les disparités et la faiblesse de l’accès aux soins pour les victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en France, ainsi que sur l’importance de la prévention pour limiter l’impact humain et économique de cette maladie. Chaque année, 150 000 personnes en France sont victimes d’un AVC, en faisant la première cause de handicap, deuxième cause de mortalité et première cause de décès chez les femmes. Actuellement, seuls 10 % des patients ont accès à la thrombolyse, traitement permettant de dissoudre les caillots sanguins et 4 % à la thrombectomie, intervention chirurgicale nécessaire pour retirer les caillots. En outre, le manque d’unités neuro-vasculaires dans plusieurs départements oblige les patients à se déplacer vers d’autres territoires pour obtenir des soins appropriés. C’est une réelle perte de chance lorsque l’on sait qu’il faut aller très vite pour empêcher les décès et limiter les séquelles : une personne victime d’AVC perd 2 millions de neurones par minute. De plus, 17 % des patients n’ont pas accès à une place en soins de suite et de réadaptation (SSR), pourtant essentiels pour une rééducation complète. Ils doivent alors se tourner vers des soins libéraux coûteux que tous ne peuvent se permettre. La pénurie d’orthophonistes, indispensable à la prise en charge des troubles du langage après un AVC, aggrave encore ces difficultés. Ces écarts géographiques, combinés à une pénurie de professionnels de santé formés, soulignent l’urgence d’une action gouvernementale pour garantir un accès aux soins égalitaire. En parallèle, une politique de prévention efficace permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de réduire considérablement les coûts liés à la prise en charge des AVC. Déjà en 2009, ces coûts représentaient 8,3 milliards d’euros pour le système de santé. Elle souhaite ainsi savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer l’accès aux soins spécialisés pour les victimes d’AVC dans tous les territoires, tout en promouvant la prévention pour réduire les coûts humains et économiques associés à cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5732</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage TDAH et maladie d’Alzeimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1498. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Mette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet des TDAH, troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Ce trouble du neurodéveloppement qui provoque trois types de symptômes pouvant se manifester seuls ou combinés (difficultés d’attention et de contrôle, symptômes d’hyperactivité et d’hyperkinésie) semble rester à l’état d’errance médicale et sous-traité par le système de système français. Le dépistage chez les enfants est très compliqué et le diagnostic difficile à établir par les professionnels. Le TDAH concerne 5,9 % des moins de 18 ans et 2,8 % des adultes. Il semble néanmoins plus fréquent chez les garçons. Toutefois, le trouble est probablement sous-estimé chez les filles, pour lesquelles les symptômes sont moins visibles. En effet, les filles, moins hyperactives, ont plutôt des troubles de l’attention, plus difficiles à repérer. Une recherche de généticiens et de neurologues de l’université de Pittsburgh fait état de liens entre les TDAH et la maladie d’Alzheimer. C’est la première étude à lier précisément le risque génétique du TDAH au développement de maladie d’Alzheimer d’apparition tardive. Elle lui demande donc s’il ne serait pas judicieux de mettre des moyens supplémentaires sur le dépistage en amont des TDAH afin d’éviter à ces futurs adultes le développement potentiel de la maladie d’Alzheimer et les frais inhérents aux traitements et prises en charges de cette lourde pathologie, en aval.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5732</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre l’endométriose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1500. — 29 octobre 2024. — Mme Catherine Rimbert interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la lutte contre l’endométriose. Maladie particulièrement invalidante, l’endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en France. Infertilité, troubles digestifs, saignements anormaux, douleurs extrêmes en périodes menstruelles s’inscrivent dans leur quotidien. Avec un diagnostic intervenant en moyenne après 7 années d’errance médicale, cette maladie fragilise grandement le quotidien de celles qui en sont atteintes et les empêche de mener une vie personnelle, familiale et professionnelle normale. Le 15 octobre 2024, le groupe Rassemblement National a déposé une proposition de loi comprenant un panel de mesures pour prévenir la maladie et améliorer le quotidien de celles qui la subissent : création d’un statut d’affection longue durée (ALD) exonérante, reconnaissance comme travailleuses handicapées des femmes qui en expriment le besoin, instauration d’un motif d’absence à l’école, instauration d’une séance annuelle de sensibilisation au collège. Alors que ces femmes souffrent et attendent des actions concrètes pour les soutenir, ces mesures permettraient aux victimes de cette maladie chronique non seulement d’avoir accès à des emplois pérennes et adaptés, mais aussi de lever le frein financier sur son accompagnement. Elle lui demande par conséquent si elle soutient ces mesures de bon sens et, le cas échéant, de préciser son plan d’action pour lutter contre l’endométriose.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5733</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Restriction à certains métiers pour les personnes diabétiques de type 1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1501. — 29 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la persistance de restrictions d’accès à certains métiers pour les personnes atteintes de diabète, malgré l’évolution significative des traitements de cette maladie. En effet, des professions telles que les policiers, les gendarmes, les pompiers, les aiguilleurs de train et bien d’autres, restent inaccessibles à ces personnes en raison de réglementations qui ne semblent plus en phase avec les réalités actuelles et les traitements de cette pathologie. La Fédération française des diabétiques mène depuis près de vingt ans des actions pour dénoncer ces restrictions qu’elle juge discriminatoires. Récemment encore, un cas typique a été présenté où une candidate, parfaitement qualifiée pour un poste d’aiguilleur de train, a été déclarée inapte uniquement en raison de son diabète, malgré la réussite de tous ses entretiens. Mme la députée souhaite savoir quelles mesures concrètes ont été prises pour adapter ces réglementations aux progrès médicaux et garantir ainsi que les personnes atteintes de diabète puissent accéder à tous les métiers en fonction de leurs compétences, sans être pénalisées par cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5733</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation des agressions chez les professionnels de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1503. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’augmentation préoccupante des agressions dont sont victimes les professionnels de santé, notamment dans la région des Hauts-de-France. En 2023, près de 242 agressions ont été recensées dans la région, dont 168 dans le seul département du Nord. Selon le rapport de l’Observatoire de la sécurité des médecins en 2023, plus de 1 600 incidents ont été signalés au niveau national, qu’il s’agisse de vols, de dégradations, de menaces physiques et verbales, voire d’agressions à l’arme blanche. Ce chiffre représente une hausse alarmante de 27 % par rapport à 2022. Le rapport souligne également que ces chiffres ne représentent que les incidents qui ont été remontés par les professionnels eux-mêmes, laissant supposer que de nombreux cas passent sous silence. Face à cette recrudescence de la violence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer la sécurité des professionnels de santé et répondre à cette situation de plus en plus critique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5733</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dérives des plateformes de téléconsultation médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1504. — 29 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dérives inquiétantes observées dans le cadre des consultations médicales en ligne via certaines plateformes privées et notamment sur le site « FEELI ». En effet, plusieurs signalements font état de prescriptions délivrées sans examen médical approprié, permettant à des patients vulnérables d’obtenir des médicaments potentiellement dangereux sans une évaluation clinique adéquate. C’est notamment le témoignage, que Mme la députée a collecté, d’un jeune homme de 24 ans souffrant de graves problèmes d’addiction, qui a pu se procurer, en juin dernier, via le site FEELI, une ordonnance de médicaments dangereux pour lui, suite à une simple consultation en ligne. Lors de cette consultation, ni le patient ni le praticien ne se sont vus et aucune véritable évaluation médicale n’a été réalisée. Ce système, développé dans le contexte de l’épidémie de covid-19 pour pallier le manque de médecins, est aujourd’hui détourné de sa vocation première, mettant en danger des patients déjà fragilisés. De surcroît, bien que la téléconsultation n’ait pas été remboursée, les médicaments prescrits, eux, l’ont été par la sécurité sociale, ce qui pose la question de l’usage abusif de ce dispositif. En mars 2023, l’Ordre national des médecins a d’ailleurs publié une mise en garde à l’encontre des médecins travaillant pour cette plateforme, dénonçant des pratiques douteuses. Cette situation préoccupante semble être en augmentation et montre clairement les limites de la régulation actuelle des téléconsultations en ligne. Aussi, elle demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour encadrer plus strictement les plateformes de téléconsultation, afin de protéger les patients les plus vulnérables et d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5733</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance des prothésistes dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1505. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des prothésistes dentaires. L’association Perspectives dentaires mène depuis plusieurs années un combat en vue de mieux reconnaître la profession des prothésistes dentaires, avec l’ambition de lutter contre certaines dérives des chirurgiens-dentistes (non-paiement des prestations, absence de contrats commerciaux, etc.). De nombreux rapports émanant de la Cour des comptes, de l’inspection générale des finances, de l’Autorité de la concurrence et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes appellent le Gouvernement à imposer aux chirurgiens-dentistes plus de transparence dans leurs prestations. Par ailleurs, sous l’influence des industriels, de nombreux chirurgiens-dentistes investissent dans des machines (comme celles de CFAO) leur permettant de fabriquer eux-mêmes les prothèses dentaires. Cette pratique empêche le patient de distinguer clairement le coût de la prestation du chirurgien de celui de la prothèse elle-même. Le chirurgien-dentiste devient ainsi à la fois prescripteur et vendeur de la prothèse, sans acte commercial formel. Cette situation soulève également des questions concernant les compétences nécessaires et la qualité des prothèses ainsi produites. Il l’interroge donc sur la possibilité de réguler cette pratique, afin de garantir la sécurité sanitaire des patients et de respecter leur droit à une information claire et transparente. Il lui demande également la possibilité de réintroduire l’obligation, pour les chirurgiens-dentistes, de fournir les devis des laboratoires mentionnant le prix de la prothèse au patient (cette transparence semblant nécessaire pour permettre au patient de comparer avec la concurrence ou de solliciter d’autres solutions).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5734</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression de la restriction de l’amplitude horaire des visites en EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1517. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la restriction de l’amplitude horaire des visites en EHPAD et sa suppression. En effet, cette restriction datant du covid était justifiée par les professionnels de soin en EHPAD qui indiquent que cette mesure facilite grandement le fonctionnement du service dans un contexte de sous-effectif qui touche ces établissements de soins. Or on ne peut que constater les effets délétères d’une telle mesure qui occasionne une souffrance qui se décline sous un triple angle par le manque de moyens. Tout d’abord : une souffrance renforcée des personnes âgées, qui par conséquent, ne peuvent que très rarement voir leurs proches à des horaires contraints. En effet, ces derniers travaillent et ne peuvent pas toujours se libérer et leur rendre visite à des horaires réduits (parfois entre 14h et 16h uniquement). D’autre part et réciproquement cela occasionne de la souffrance auprès des familles des résidents. Enfin, cela entraîne une pressurisation des professionnels. Autrement dit, cette restriction conduit à opposer les résidents ainsi que leurs familles aux équipes de soin. Or ce conflit n’a pas lieu d’être, surtout quand on connaît le rôle clef des visites qui permettent de déceler d’éventuelles anomalies dans un contexte de peur des familles liées aux questions de maltraitance. De plus, l’importance de ce droit de visite précieux était déjà mise en exergue par un rapport du 14 novembre 2023 commandé par l’ancienne ministre des solidarités Aurore Bergé intitulé : « Liens entravés, adieux interdits ». En effet, il pointe le sentiment d’abandon qu’ont pu ressentir les résidents lors de la pandémie de covid et du confinement où les visites étaient interdites. Il explique également que l’absence de visites conduisait les résidents à refuser de s’alimenter et à se laisser dépérir progressivement. Ils se trouvaient donc dans un état de détresse psychologique extrême qui dégradait leur état. Depuis le vote de la loi Bien vieillir et sa publication au journal officiel le 6 avril 2024, les personnes hébergées en Ehpad ou dans un établissement de santé ont désormais le droit de recevoir quotidiennement les personnes qu’elles souhaitent. Elles n’ont pas besoin d’en informer au préalable l’établissement. Pour les personnes en soins palliatifs, ce droit est supposé garanti même en cas de crise sanitaire. Or dans les faits, encore aujourd’hui, les horaires de visite et le motif du refus de visite sont laissés à l’appréciation des directions des établissements. Elles disposent donc d’une liberté absolue dans le choix des amplitudes horaires. Ainsi, Mme la députée interpelle la ministre sur cette situation pour qu’elle lui indique les mesures qu’elle entend prendre pour réexaminer cette restriction des visites en EPHAD au nom de la santé mentale des résidents. En outre, elle rappelle la nécessité d’un financement qui permette de donner les moyens aux EHPAD afin d’assurer le bien-être tant des résidents que des soignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5734</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Demande d’application de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1523. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’urgence de l’application de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques. Cette réforme, portée par de nombreuses instances du secteur pharmaceutique (ANEPF, Ordre national des pharmaciens, Conférence des doyens et autres organisations professionnelles et étudiantes), est réclamée depuis plusieurs années pour améliorer la formation des futurs pharmaciens et garantir un accès aux soins de qualité à travers le territoire. La faculté de pharmacie de Lille, comme d’autres facultés en France, rencontre des difficultés liées à une deuxième année de 3e cycle mal appliquée, des cours trop théoriques et un encadrement insuffisant lors des stages. La mise en place de la réforme permettrait une meilleure adaptation de la formation aux besoins du métier, notamment via une approche par compétence et des stages renforcés. Malgré la mobilisation de plus de 5 000 étudiants en novembre 2023 et une prise de conscience du ministère, la dissolution de l’Assemblée nationale a retardé la mise en œuvre de cette réforme, laissant les étudiants dans une grande incertitude. Ces futurs professionnels de santé, en première ligne pour garantir l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales et fragiles, attendent toujours l’application de cette réforme. Aussi, il souhaite connaître les mesures le Gouvernement envisage de prendre pour assurer la mise en œuvre rapide de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques, dans le but de répondre aux attentes des étudiants et des professionnels de santé et de renforcer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5735</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Assurer une meilleure prise en charge des patients
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1537. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les propositions émanant de la Chambre nationale des services d’ambulances (CNSA). Les ambulanciers sont des acteurs essentiels de la prise en charge des patients. Avec 64 526 salariés sur le territoire national, cette profession remplit une mission d’intérêt général. Au plus près du patient, ils côtoient la mort et la maladie, rendant leur travail, déjà épuisant au regard de leur temps de travail, éprouvant émotionnellement. Cette filière peine à recruter. Les professionnels du secteur font état d’un manque cruel de personnel, pour pallier cette pénurie de main-d’œuvre, ils proposent de rendre accessible la formation « DEA » (diplômé d’État d’ambulancier) dès l’obtention du permis B. Cette ouverture permettrait d’embaucher des jeunes dès l’âge de 18 ans en abaissant la période probatoire. De plus, l’extension du permis B aux conducteurs de véhicules sanitaires excédant la limite fixée à 3,5 tonnes permettrait d’assurer une meilleure prise en charge des personnes en situation d’obésité au sein de transports bariatriques. En parallèle, l’ouverture du dispositif de valorisation des acquis de l’expérience (VAE) permettrait de rendre la profession plus attractive tout en augmentant le nombre d’ambulanciers diplômés. À l’heure où 87 % du pays relève du désert médical et où le vieillissement de la population française s’accélère, il est urgent de garantir à chaque citoyen l’accès à des soins de qualité. En effet, en 2050, la France comptera plus de quatre millions de seniors. Pour ces derniers, dont la mobilité est réduite, le transport en ambulance est une étape cruciale. Après avoir beaucoup investi dans le transport urgent pré-hospitalier (TUPH), la CNSA n’a plus les ressources financières nécessaires pour continuer à exercer efficacement sa mission d’utilité publique dans des conditions satisfaisantes pour les patients. Alors que les ambulanciers font face à une demande croissante d’interventions, ils rencontrent toujours des problèmes de circulation. Il est indispensable de faciliter la circulation des véhicules sanitaires dans les couloirs réservés aux bus. Ces professionnels de santé préconisent également l’extension du domaine d’intervention des ambulanciers pour y inclure la participation et l’assistance à la téléconsultation. Cet élargissement du champ de compétences et des responsabilités des ambulanciers paraît indispensable au regard des enjeux actuels. La mise en place de ces différentes propositions, portées par la CNSA, telles que l’intégration au non-urgent de certains gestes ambulanciers (tel que l’électrocardiogramme) encore cantonnés à l’UPH, permettrait en outre de favoriser le désengorgement des hôpitaux, tout en faisant gagner du temps aux médecins. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin d’offrir une meilleure prise en charge des patients tout en apportant une vision rationnelle des dépenses de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5735</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés financières des centres de soins infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1539. — 29 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les centres de soins infirmiers. Les centres de soins infirmiers jouent un rôle très important dans l’accès aux soins de proximité pour les citoyens les plus en difficulté. Cependant, ils doivent faire face à une augmentation de leurs charges salariales en raison, notamment, de l’application de l’avenant 43 de la convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (CCNABAD). En 2023, ces centres ont bénéficié d’une aide exceptionnelle qui n’a pas encore été confirmée pour l’année 2024. Pourtant, ils doivent lutter contre la concurrence aux avantages de la part des hôpitaux et des autres associations dans leur phase de recrutements. Par conséquent, il paraît indispensable d’augmenter les crédits nécessaires afin que les centres de soins infirmiers puissent poursuivre leurs missions auprès des plus fragiles. Elle lui demande quelles actions elle compte mettre en œuvre pour assurer la pérennité de ces centres de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5736</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Élargissement des compétences des audioprothésistes pour les soins auditifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1540. — 29 octobre 2024. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des audioprothésistes et la prise en charge de leurs patients, notamment en ce qui concerne l’extraction des bouchons de cérumen. Actuellement, les patients sont confrontés à des délais d’attente pouvant atteindre jusqu’à neuf mois pour obtenir un rendez-vous avec un médecin ORL, mettant en évidence la nécessité d’améliorer l’accès aux soins auditifs. Dans ce contexte, il paraît pertinent de s’interroger sur l’opportunité d’élargir les compétences des audioprothésistes. À l’image de pratiques observées dans d’autres pays tels que le Canada ou le Royaume-Uni, la mise en place d’une formation complémentaire permettant aux audioprothésistes d’effectuer l’extraction des bouchons de cérumen pourrait constituer une réponse efficace. Une telle mesure permettrait non seulement de réduire la charge de travail des médecins ORL, mais aussi d’offrir aux patients un accès plus rapide à des soins adaptés. M. le député souhaiterait ainsi connaître les intentions du Gouvernement quant à un éventuel élargissement des compétences des audioprothésistes, notamment en matière d’extraction de cérumen. Il souhaite également savoir quelles seraient les voies envisageables pour renforcer la collaboration interprofessionnelle entre les professions médicales et paramédicales afin d’optimiser l’organisation des soins auditifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5736</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Études de médecine et postes d’interne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1541. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réduction préoccupante du nombre de postes d’internes en médecine, qui a chuté de 16 % cette année. Cette situation est alarmante, tant pour les étudiants que pour les Français, qui souffrent d’un manque criant de médecins. L’arrêté du 7 juillet 2024, concernant le nombre d’internes pour l’année à venir, n’est pas jugé proportionnel par rapport aux années précédentes. De plus, la dernière réforme a avancé les examens en juin, rendant obligatoire l’obtention d’une note de 14/20 pour valider la 6e année de médecine. Face à cette crise qui affecte non seulement le parcours universitaire et la santé mentale des étudiants, mais aussi l’accès aux soins des Français, M. le député souhaite connaître les intentions de Mme la ministre pour améliorer le cursus des étudiants en médecine, afin de maintenir leur motivation et d’assurer une offre de soins adéquate pour la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5736</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du 3e cycle de pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1542. — 29 octobre 2024. — M. Karl Olive appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le troisième cycle des études en pharmacie. Depuis octobre 2016, un travail de refonte de ce cycle a été engagé, avec pour objectif la création des diplômes d’études spécialisées (DES). Des DES longs ont été instaurés pour la pharmacie hospitalière et la biologie médicale. En revanche, la mise en oeuvre des DES courts, destinés aux filières d’officine et de l’industrie, a été reportée. Or, la sixième année d’études, qui correspond au troisième cycle court, doit permettre aux étudiants d’acquérir les compétences nécessaires pour intégrer le monde professionnel. En ce qui concerne la filière officinale, cela se traduit par quatre mois de cours théoriques suivis de six mois de stage pratique, au terme desquels l’étudiant soutient une thèse d’exercice et obtient le diplôme de docteur en pharmacie. Cependant, la formation actuelle semble déconnectée des réalités du métier de pharmacien. Elle repose essentiellement sur des enseignements théoriques, et les maîtres de stage ne reçoivent pas de formation spécifique pour encadrer les étudiants. De plus, ces derniers sont considérés comme des stagiaires, bien que leurs missions soient proches de celles d’un pharmacien. Leur indemnité, fixée à seulement 600 euros par mois, est dérisoire, et ils ne bénéficient d’aucune aide pour se loger ou se déplacer, que ce soit en milieu urbain ou rural. Cette situation mérite donc une attention particulière pour assurer une meilleure adéquation entre la formation et la pratique professionnelle, et pour offrir aux futurs pharmaciens des conditions d’apprentissage et de travail dignes de leur responsabilité. Il souhaite connaître l’ambition de Mme la ministre pour ces étudiants du 3e cycle de pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5736</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Régulation de la profession d’ostéopathe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1543. — 29 octobre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de renforcer la régulation et la sécurité des pratiques ostéopathiques, dans le but de garantir la sécurité des patients. Actuellement, d’après le Registre des ostéopathes de France (ROF), l’absence d’un cadre de gouvernance clair et unifié pour les porteurs du titre d’ostéopathe, ainsi que la capacité limitée des agences régionales de santé à effectuer des contrôles rigoureux et à appliquer des sanctions appropriées, laissent des zones d’ombre importantes dans le suivi de la profession. En ce sens, le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) n° 021-095R, paru en avril 2022, recommande un transfert de la responsabilité de l’agrément du ministère de la santé vers une structure inspirée du modèle anglais du General Osteopathic Council (GOsC). Au Royaume-Uni, cette structure est chargée de développer et de réglementer l’ostéopathie dans le but d’assurer la protection du public. D’après le rapport de l’IGAS, en France, la création d’une telle structure, ayant délégation de service public, permettrait de professionnaliser et de centraliser la gestion de la formation et de l’exercice de l’ostéopathie et de décharger le ministre de la santé de la responsabilité de l’agrément des écoles. Elle participerait ainsi d’une régulation renforcée et efficace de la profession. Les Français sont de plus en plus nombreux à avoir recours à l’ostéopathie et de plus en plus de mutuelles remboursent ces soins. Il paraît donc indispensable de sécuriser la prise en charge des nombreuses personnes recourant à l’ostéopathie. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour répondre aux recommandations formulées dans le rapport de l’IGAS et instaurer une meilleure régulation de la profession d’ostéopathe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5737</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reprise des études dans les métiers en tension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1544. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la durée de l’interruption de formation d’infirmier au terme de laquelle une reprise des études avec conservation des bénéfices acquis est possible. En France, les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) sont la filière la plus demandée sur ParcoursSup, mais 30 % des élèves rendent leur blouse avant même d’être diplômés, alors que la profession manque cruellement de bras. Erreur d’orientation, précarité étudiante, stages peu encourageants, immaturité…, les causes de l’interruption du cursus sont nombreuses. Cependant, nombre d’entre eux se tournent à nouveau vers leur vocation première, quelques années après l’arrêt des études, afin de reprendre la voie du diplôme. Or l’article 84 de l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux indique qu’au-delà de 3 ans d’interruption de formation, l’élève perd le bénéfice des notes obtenues antérieurement. Au-delà de 5 ans, il perd le bénéfice des épreuves de sélection et doit reprendre les études à zéro. Dans la période de tension que connaît le pays, il serait judicieux que les étudiants ayant déjà de bonnes bases et des stages de 1re et 2e année validés, puissent accéder à un cursus accéléré et ainsi combler les places vacantes en 3e année en IFSI. Les bases solides et acquises ne s’oubliant pas, il lui demande quelles sont les actions qu’elle pourrait mettre en place pour augmenter la durée de reprise d’étude avec conservation des bénéfices acquis pour les infirmiers et plus largement pour les métiers en tension en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5737</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation économique des infirmières et infirmiers en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1545. — 29 octobre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation économique alarmante des infirmiers et infirmières en France. Libéraux ou hospitaliers, les infirmiers souffrent d’un manque de reconnaissance de l’appareil public. Depuis 2009, les salaires des infirmiers libéraux n’ont connu aucune revalorisation alors que le nombre de patients augmentent de façon significative. La revalorisation des indemnisations forfaitaires de déplacement de 2,50 à 2,75 euros a été jugée peu viables par les professionnels. Ce manque global de reconnaissance impacte la profession d’infirmier, notamment hospitalier. Un manque conséquent de personnel nuit aux conditions d’accueil des patients et à la continuité de soins avec un risque majeur pour la santé publique : la dégradation croissante de la santé physique et mentale des citoyens si la réponse à leurs besoins n’est pas apportée. Le 26 août 2024, la CGT a déposé un droit d’alerte auprès de la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers sur la situation d’un Ehpad en grande difficulté, avec un ratio d’une infirmière pour 124 résidents. Ce manque s’observe également au sein du secteur psychiatrique. Les psychiatres évoquent un véritable « étouffement » de la profession, accompagné d’une fuite du personnel qui traduit un mécontentement structurel : bas salaires, faibles effectifs, dégradation des capacités d’accueil, augmentation de la charge de travail. Il interroge donc le Gouvernement sur de nouvelles mesures de revalorisation de salaires des infirmiers, qui, au-delà des réponses proposées par le Ségur, n’ont, à ce jour, pas permis une remobilisation des ressources humaines suffisante en milieu hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5738</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement de la phagothérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1550. — 29 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance cruciale d’encourager la recherche et le développement de la phagothérapie face à la menace grandissante de l’antibiorésistance. Selon de nombreuses études, un grand nombre d’antibiotiques actuellement utilisés risquent de devenir inefficaces dans les 10 à 50 ans en raison de la capacité des bactéries à développer des mécanismes de résistance. En effet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère déjà l’antibiorésistance comme l’une des principales menaces mondiales pour la santé publique, avec des projections alarmantes d’ici à 2050, où les infections résistantes pourraient être responsables de 10 millions de décès par an si aucune solution alternative n’est trouvée. Dans ce contexte, la phagothérapie, qui consiste à utiliser des bactériophages pour cibler et détruire des bactéries spécifiques, représente une alternative prometteuse. Plusieurs initiatives de recherche en France et des essais cliniques soutenus par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ont montré des résultats encourageants, en particulier dans le traitement des infections multi résistantes. Cependant, l’absence d’un cadre juridique clair et les freins administratifs limitent son déploiement plus large dans les établissements de santé, alors même que certains pays, comme la Géorgie et la Pologne, l’utilisent déjà couramment avec succès. De plus, des études récentes, comme celles menées par l’Institut Pasteur, ont montré que certaines bactéries parviennent à échapper aux bactériophages en ajustant l’expression de leurs gènes, soulignant ainsi la complexité de cette approche et la nécessité de renforcer la recherche pour maximiser son efficacité dans des conditions réelles. La coordination entre les laboratoires, les hôpitaux et les autorités sanitaires est donc cruciale pour progresser dans la mise au point de traitements robustes et fiables. En conséquence, il lui demande de préciser les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour accélérer la recherche et la régulation de la phagothérapie en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5738</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>APA pour les enfants atteints de cancer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1559. — 29 octobre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de promouvoir l’intégration de l’activité physique adaptée (APA) dans le parcours de soins des enfants atteints de cancer. L’APA est aujourd’hui reconnue pour ses nombreux bénéfices, en particulier pour les jeunes patients en oncologie pédiatrique. Elle permet non seulement de reconditionner leur corps à l’effort, mais également de les aider à surmonter les séquelles physiques et psychosociales des traitements lourds qu’ils subissent. En effet, des études récentes démontrent l’impact positif de l’APA, notamment en prévention secondaire et tertiaire, en réduisant les risques de récidive et en favorisant le développement psychomoteur ainsi que la réhabilitation psychosociale des enfants malades. Cependant, à l’heure actuelle, les dispositifs d’APA sont encore insuffisamment intégrés dans le parcours de soins des jeunes patients atteints de cancer. Leur financement repose en grande partie sur des initiatives associatives et des dons privés, malgré l’importance accordée en 2024 à la promotion de l’activité physique dans le cadre de la « grande cause nationale », organisée à l’occasion des jeux Olympiques et Paralympiques. En dépit de ces efforts, l’APA n’est pas encore généralisée à l’échelle nationale ni prise en charge par l’assurance maladie. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les actions envisagées par le Gouvernement pour intégrer pleinement l’APA dans le parcours de soins des enfants atteints de cancer et ce, sur l’ensemble du territoire national. Il souhaite également savoir si des mesures sont à l’étude pour permettre une prise en charge par la sécurité sociale de cette pratique reconnue pour ses nombreux bienfaits, afin d’assurer un accès équitable à tous les enfants malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5738</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences directes des déserts médicaux dans la ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1560. — 29 octobre 2024. — M. Julien Guibert alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les fermetures répétées des services d’urgence et du service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) dans la Nièvre, des conséquences directes de la pénurie de médecins et des déserts médicaux dans la ruralité. Depuis plusieurs mois, les habitants de la Nièvre sont confrontés à des fermetures à répétition des services d’urgence, notamment ceux de Decize et de Nevers, ainsi que des SMUR. Cette situation résulte principalement de la pénurie de médecins et de la crise des déserts médicaux, qui affecte gravement le département. Malgré différentes alertes lancées depuis son élection (dans la presse, auprès de l’agence régionale de santé et même un courrier au ministère de la santé), la situation persiste et s’aggrave, suscitant une inquiétude grandissante parmi la population locale. Ces fermetures constituent une rupture d’égalité dans l’accès aux soins pour les citoyens et entraînent des conséquences lourdes sur plusieurs plans : un temps de trajet et un coût accru pour les usagers, une perte de chances pour les patients avec de potentielles répercussions sur leur santé, mais aussi une baisse de l’espérance de vie avec des études réalisées démontrant le lien avec un accès limité aux services de santé. Face à cette situation alarmante, M. le député souhaite savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour : pallier la pénurie de médecins dans les zones rurales et particulièrement dans la Nièvre ; garantir un accès égalitaire aux soins d’urgence pour tous les citoyens, indépendamment de leur lieu de résidence ; améliorer les conditions de travail des professionnels de santé pour les attirer et les fidéliser dans le département ; assurer la pérennité des services d’urgences et du SMUR afin de répondre efficacement aux besoins de la population locale. Il lui demande de bien vouloir prendre conscience de l’urgence de la situation dans laquelle les Nivernais se trouvent et du besoin d’apporter une solution rapide et pérenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5739</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des cancers du col de l’utérus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1561. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dépistages organisés des cancers du col de l’utérus. En France, environ 3 100 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, causant 1 100 décès. Grâce à un dépistage régulier, 9 cas sur 10 de ce type de cancer peuvent être évités. Dans le département des Pyrénées-Orientales, le taux de participation à ce type de dépistage est de 59,5 %, bien en dessous de l’objectif national de 80 %. De nombreuses femmes méconnaissent les professionnels habilités à réaliser un frottis. Elle lui demande donc ce qu’elle compte mettre en place pour améliorer la communication des patientes sur le rôle des sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues ; il est urgent aujourd’hui d’améliorer l’accès à ces dispositifs vitaux de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5739</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des cancers du sein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1562. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dépistages organisés des cancers du sein dans les Pyrénées-Orientales. Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme, avec 61 214 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 et 12 600 décès en 2021. Le dépistage par mammographie est crucial pour une détection précoce. Elle permet à 99 femmes sur 100 d’être en vie 5 ans après le diagnostic. Elle permet de proposer des traitements moins invasifs et de sauver plus de vies. Dans les Pyrénées-Orientales, la participation au dépistage organisé est de 42,6 %, alors que l’objectif national est fixé à 70 %. La situation dans ce département montre donc que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les objectifs et sauver des vies. Mme la députée souhaite donc connaître la position de Mme la ministre sur la création de centres de dépistage avec mammographes sans radiologues sur place. Ces centres permettraient aux femmes de réaliser leur mammographie rapidement et plus facilement. Les clichés pourraient être analysés à distance par des radiologues au centre régional de coordination du dépistage des cancers. Cela soulagerait les centres d’imagerie surchargés et améliorerait l’accès au dépistage, surtout dans les zones sous-denses en professionnel de santé. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5739</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage du cancer colorectal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1563. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dépistage organisé du cancer colorectal. Ce cancer touche plus de 47 000 personnes par an et cause environ 17 000 décès en France. Le dépistage colorectal, via un kit à domicile, permet d’identifier des adénomes ou des cancers, améliorant grandement les chances de guérison. Cependant, le taux de participation dans les Pyrénées-Orientales est de 33 %, loin de l’objectif national de 65 %. Malgré les efforts déployés, des freins limitent la participation aux dépistages organisés. Les courriers d’invitation sont parfois perçus comme complexes ou peu compréhensibles par les patients. Mme la députée demande donc à Mme la ministre les mesures qu’elle compte mettre en place, face à ce constat, pour retravailler le format et le contenu des invitations reçues par courrier à se faire dépister, afin de les rendre plus claires et engageantes. Il semble notamment nécessaire d’inclure des explications concrètes sur les avantages du dépistage précoce. Il faut rappeler que lorsqu’il est dépisté tôt, la survie à 5 ans dépasse 90 % et les traitements sont plus efficaces et moins invasifs. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5740</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dispositif « Mon soutien psy »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1564. — 29 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dispositif « Mon soutien psy », qui vise à faciliter l’accès à un accompagnement psychologique via 12 séances remboursées par an. La santé mentale constitue l’un des enjeux majeurs de santé publique de l’époque actuelle. L’intégration des psychologues dans le parcours de soins des patients n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années - et particulièrement depuis la crise sanitaire liée à l’épidémie du covid-19 - plusieurs dispositifs prennent en charge des séances chez le psychologue. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’était né en avril 2022 le dispositif « Mon Psy ». Depuis juin 2024 - et dans le cadre d’une stratégie d’ampleur sur la santé mentale, notamment chez les jeunes -, le dispositif « Mon soutien psy » est simplifié et renforcé. Récemment, la santé mentale a d’ailleurs été déclarée par le Premier ministre Michel Barnier « grande cause nationale 2025 ». Alerté dans son département par des représentants psychologues conventionnés sur le déploiement du dispositif, M. le député interroge Mme la ministre sur des améliorations possibles à apporter à « Mon soutien psy ». En effet, en France, les psychologues conventionnés sont aujourd’hui 3 500 et suivent des milliers de personnes. Dans une approche constructive, ces psychologues - qui font vivre ce dispositif depuis son lancement - indiquent que la réponse actuellement apportée reste encore insuffisante au regard de la dégradation préoccupante de la santé mentale. Ils pointent la nécessité d’une politique de prévention solide dans ce domaine. Face à la demande croissante d’accompagnement psychologique, les psychologues libéraux conventionnés arrivent par ailleurs à se trouver dans l’incapacité d’absorber la demande nouvelle. Ils pointent le risque de désengagement des psychologues conventionnés et demandent, que comme pour d’autres libéraux, le tarif soit déplafonné ; l’absence de tutelle médicale devant être actée dans les textes et les critères de restrictions d’accès au dispositif devant être clarifiés, si ce n’est supprimés. Enfin, ils demandent une clarification de relation avec les médecins. Le courrier de recommandation du médecin au psychologue, en tant que spécialiste, demeure obligatoire dans les textes pour le tiers payant ou le renouvellement des séances. Le compte rendu au médecin en fin de parcours est facultatif mais mentionné dans la convention, notamment lors d’une recommandation. Ce point ainsi que la notion de « compte-rendu » semblent mériter d’être clarifiés. C’est pourquoi il lui demande de préciser la position du Gouvernement sur ces trois points concernant les tarifs, les critères d’inclusion et la clarification des relations avec les médecins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5740</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Empoisonnement de l’eau du robinet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1565. — 29 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet rappelle à Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins les inquiétudes de la population d’Occitanie vis-à-vis de la potabilité de l’eau, notamment du fait de la concentration élevée en composés PFAS, polluants éternels, dangereux pour la santé humaine. Depuis de nombreuses années, les associations alertent sur la concentration en PFAS des eaux de surface françaises : M. le député avait déposé en novembre 2023 une question sur le sujet, sans que le ministre de l’époque ne daigne répondre. Pourtant, en 2022, le consortium de journalistes et de scientifiques Forever Pollution Project publiait une enquête qui répertoriait les lieux de contamination principaux à travers l’Europe. Plus de 17 000 sites dépassent le seuil réglementaire de 10 ng/L et 2 100 présentent un danger aigu, dépassant le seuil sanitaire de 100 ng/L. Dans l’Aveyron, à Sainte-Eulalie-de-Cernon, une concentration à 810 ng/L a même été mesurée au niveau de la source d’eau. C’est 8 fois plus que le seuil sanitaire. Conséquence : en 2020, le programme national de biosurveillance Esteban en a détecté des traces dans le sang de 100 % des Françaises et des Français, enfants inclus. Car quoique sous-étudiés, ces polluants éternels sont très toxiques. Perturbateurs endocriniens, ces composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés sont corrélés par plusieurs études avec les cancers de la thyroïde, des testicules, du sein ou des reins. Ils ont un impact sur la natalité et causent de nombreuses maladies cardio-vasculaires. Leur dangerosité est reconnue depuis 2001 grâce à la convention de Stockholm qui visait à réduire l’usage des PFAS les plus toxiques, comme l’acide perfluorooctanesulfonique. Ces composés utilisés dans l’industrie chimique et agroalimentaire, notamment pour un usage imperméabilisant sont aussi massivement présents dans la mousse anti-incendie (AFFF) utilisée dans les lieux publics. En janvier 2023, un plan d’action ministériel de lutte contre les PFAS a été présenté : la dangerosité est actée, puisque l’État affiche le souci de les interdire. Mais aucune mesure d’urgence sur cette contamination n’est annoncée. La responsabilité déléguée aux ARS de « compléter le contrôle sanitaire qu’elles mettent en œuvre » a pourtant porté ses fruits. Le directeur de l’ARS Occitanie, en étendant le périmètre des mesures, a confirmé par courrier interne ce que les associations dénoncent depuis des années : « Il y a des PFAS et des métabolites partout. Plus on va en chercher, plus on va en trouver ». « Ne plus faire » de contrôles ne peut être la solution idéale. Et surtout « ne plus consommer l’eau du robinet ». Dès lors, deux conclusions sont impératives. Premièrement, engager le principe de précaution en mobilisant la puissance publique pour une réduction drastique des risques, notamment sur l’eau de consommation qualifiée à tort de potable. Deuxièmement, rendre effectives et transparentes les données au niveau national à l’échelle la plus fine possible. Dans son rapport d’avril 2023, l’inspection générale de l’environnement et du développement durable recommande d’œuvrer pour engager une interdiction d’usage et de production des PFAS, pour plus de transparence, pour des bases de données centralisées ainsi que pour un inventaire national des concentrations de PFAS dans l’environnement. Surtout, elle plaide pour une feuille de route formalisée sur les PFAS avec un pilotage national. Considérant ces recommandations, considérant la communication alarmante de l’ARS Occitanie, considérant le report de la révision du règlement européen « REACH » pour 2025 au plus tôt, quelles mesures d’urgence envisage Mme la ministre afin de réduire les concentrations de PFAS dans les eaux françaises ainsi que dans les matériaux au contact des denrées alimentaires ? Prévoit-elle l’instauration d’une limite maximale résiduelle sur les PFAS en France ? Le Gouvernement prévoit-il la mise en place d’analyses nationales dont les résultats seraient public ? Quelle alternative à l’eau du robinet l’État s’engage-t-il à mettre en place pour garantir un approvisionnement non toxique aux populations d’Occitanie ? Le blocage des prix de l’eau en bouteille, permis par le code du commerce, figure-t-il au rang des solutions envisagées ? La santé des concitoyens est en jeu et l’opacité inquiétante dont les pouvoirs publics font preuve concernant la contamination aux PFAS ne peuvent qu’inquiéter. Il souhaite connaître sa position en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5741</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État de la pédopsychiatrie et santé mentale des enfants et des jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1566. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’état de la pédopsychiatrie en France et sur la santé mentale des enfants et des jeunes. Les professionnels du secteur de la santé mentale alertent, les études le démontrent, l’état de santé mentale des Françaises et Français se dégrade sévèrement. Cette dégradation est particulièrement inquiétante chez les enfants et les jeunes. Le nombre de passages annuels au moins une fois en court séjour à l’hôpital à la suite d’une tentative de suicide ou d’actes d’automutilation a été multiplié par deux pour la classe d’âge 10-14 ans. On estime qu’entre deux et trois millions de jeunes Françaises et Français de moins de 19 ans souffrent de troubles de santé mentale. En pédopsychiatrie, les délais de prise en charge peuvent dépasser deux ans et les services d’hospitalisation sont surchargés. Directement liée à une pénurie de spécialistes encore plus prononcée comparée à l’ensemble des métiers de la santé mentale, la dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents appelle une réponse rapide et forte. Avec son collègue Joël Aviragnet, Mme la députée a auditionné des dizaines d’acteurs de la santé mentale pendant près de six mois. Mme et M. les députés ont rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale ainsi qu’une proposition de loi. Concernant les enfants et les jeunes, ils proposent notamment de : créer au moins 3 postes universitaires en pédopsychiatrie dans chaque faculté de médecine ; ouvrir des lits d’hospitalisation de pédopsychiatrie, grâce au renfort de professionnels proposé dans ces mesures d’urgence ; consacrer la pédopsychiatrie comme une spécialité à part entière. Au-delà de la pédopsychiatrie, c’est l’ensemble des acteurs de la santé mentale qu’il faut renforcer. Notamment, on a besoin d’un tournant structurel dans l’organisation de la santé à l’école. Ils proposent ainsi de revaloriser les rémunérations (médecins, infirmiers, psychologues), d’investir dans l’embauche de personnels et de mettre en place un programme de formation continue et d’accompagnement de la communauté éducative et de la petite enfance : formations à l’accueil des enfants en situation de handicap, mais aussi à la détection de troubles mentaux, ou encore aux premiers gestes de secours en santé mentale. Enfin, des bilans de santé mentale pourraient être intégrés dans les examens médicaux obligatoires au cours de la scolarité. Mme et M. les députés proposent également d’avoir une action ciblée sur les enfants et les adolescents en situation de vulnérabilité accrue en pensant ici aux enfants de l’aide sociale à l’enfance (ASE), aux enfants et adolescents suivis par la protection judiciaire de la jeunesse, aux enfants vivant dans des familles aux revenus précaires et aux enfants migrants. Enfin, ils pensent qu’un travail important sur le rapport de l’enfant à l’émotion doit être fait. Ils proposent notamment de créer un cours spécifique d’éducation à la santé mentale dans le premier et le second degré, à relier au cours d’éducation à la vie affective et sexuelle ou au cours d’empathie dont la création a été évoquée par le Gouvernement. Ainsi elle souhaiterait savoir si elle compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés pour la santé mentale des enfants et des jeunes et plus largement pour la santé mentale de l’ensemble de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5742</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nouveaux troubles psychiques comme l’éco-anxiété et besoin de prévention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1567. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en compte des nouveaux troubles psychiques dus à un contexte social et environnemental difficile, tel que l’éco-anxiété. Les professionnels du secteur de la santé mentale alertent, les études le démontrent, l’état de santé mentale des Françaises et Français se dégrade sévèrement. Ainsi, en décembre 2022, selon l’enquête de santé publique France, 24,1 % de la population française présentait un état anxieux, soit 11 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de la covid-19 et une personne sur dix avait des pensées suicidaires, soit 6 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de la covid-19. Dans ce contexte, avec son collègue Joël Aviragnet, Mme la députée a auditionné des dizaines d’acteurs de la santé mentale pendant près de six mois. Mme et M. les députés ont rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale ainsi qu’une proposition de loi. Au-delà des propositions d’urgence pour revaloriser les rémunérations des professionnels et procéder à un plan massif d’embauche, ils ont identifié le besoin de travailler sur l’évolution des troubles dans un contexte social et environnemental difficile et de proposer des politiques publiques adaptées. En effet, une part croissante de la population souffre d’un trouble psychique nouveau : « l’éco-anxiété », c’est-à-dire l’anxiété liée au changement climatique. Elle toucherait jusqu’à 45 % des jeunes en France, selon une étude de la revue The Lancet. Il s’agit là d’états de détresse d’un genre nouveau, car ils s’inscrivent dans une double réalité incontestable, notamment pour les plus jeunes générations : des perspectives d’avenir très inquiétantes et un sentiment d’impuissance et de colère face à l’inaction généralement constatée. Ces détresses peuvent se compliquer avec des troubles psychiques classiques (troubles anxieux et dépressifs surtout), nécessitant un diagnostic et des soins et des troubles psychosociaux devant interpeller les pouvoirs publics sur les actions collectives à mener. Outre la plus qu’urgente bifurcation écologique que les députés socialistes défendent, la prise en charge de ce nouveau type de trouble psychique appelle des réponses spécifiques : sensibiliser et former spécifiquement les professionnels à ce type de prise en charge, organiser des temps de détection de l’éco-anxiété dans les écoles, collèges, lycées et universités. Par ailleurs, le contexte global nécessite une politique de prévention d’envergure. Mme et M. les députés proposent donc d’y consacrer un effort majeur, par exemple en : développant des consultations gratuites de prévention des troubles de santé mentale à plusieurs âges de la vie, développant les équipes d’interventions précoces et intensives, entretenant le lien social et en luttant contre l’isolement, élargissant les missions des services de santé au travail au repérage précoce des facteurs de risque, étendant la prévention contre les conduites addictives, massifiant le dispositif de sentinelle en prévention du suicide et en allouant des moyens suffisants au numéro national de prévention du suicide (le 3114). Ainsi, elle souhaiterait savoir si elle compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés pour la santé mentale des enfants et des jeunes et plus largement pour la santé mentale de l’ensemble de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5742</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Organisation de la psychiatrie et des acteurs de la santé mentale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1568. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’organisation de la psychiatrie et des acteurs de la santé mentale, ainsi que sur les besoins de repenser le financement de ce domaine essentiel. Selon les chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé, les coûts directs et indirects des troubles psychiques pour la société française étaient, en 2018, estimés à 168 milliards d’euros. Les dépenses de l’assurance maladie relative à la santé mentale représentent 23 milliards d’euros. Avec son collègue Joël Aviragnet, Mme la députée a auditionné des dizaines d’acteurs de la santé mentale pendant près de six mois. Lors de ces auditions, les professionnels de la santé mentale étaient unanimes sur deux points : d’une part, il est nécessaire d’investir davantage dans le champ de la santé mentale et notamment en psychiatrie ; d’autre part, il est indispensable de repenser l’organisation des soins concernant les troubles psychiques, en augmentant les moyens humains et financiers et en favorisant les pratiques ambulatoires. Les députés Socialistes et apparentés ont rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale ainsi qu’une proposition de loi. Parmi les mesures qu’ils proposent, ils souhaitent un plan d’embauche massif de psychiatres, psychologues, infirmiers en pratique avancée et personnels des centres médico-psychologiques. Ces embauches seraient accompagnées d’une augmentation des rémunérations et des tarifs remboursés en libéral par l’assurance maladie afin de rendre plus attractifs ces métiers. Aussi, Mme et M. les députés proposent de repenser le financement de la santé mentale, en y investissant davantage (4 milliards d’euros supplémentaires sur cinq ans) et mieux, en priorisant l’ambulatoire et en rééquilibrant la part des dotations globales qui doivent augmenter par rapport à la part des appels à projets qui échappent souvent aux établissements les moins bien dotés et qui ne sont pas pérennes. Enfin, il est urgent de repenser l’organisation de la psychiatrie. Tous les professionnels de la santé mentale qu’ils ont rencontrés leur ont vanté les mérites d’une gestion transversale de la santé mentale. Ainsi, ils veulent aller vers une organisation graduée et décloisonnée de l’offre de soins, s’appuyant en priorité sur l’ambulatoire. Il leur semble urgent de mettre en place une stratégie de long-terme pour la santé mentale. C’est pourquoi Mme et M. les députés proposent de construire une loi de programmation en santé mentale, votée tous les cinq ans, qui définirait les objectifs de santé mentale à atteindre (réduction du nombre de suicides, des soins sans consentement et de la pratique de la contention, fixation de délais maximum de consultation, création de postes par spécialité, ratio de présence de professionnels au chevet des patients, prise en charge financière des soins etc.) et les moyens à déployer pour les atteindre. Elle souhaiterait savoir si elle compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés à propos de la santé mentale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5743</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pesticides retrouvés dans les cheveux et l’urine d’enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1569. — 29 octobre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les traces de pesticides retrouvées dans les cheveux et l’urine d’enfants de l’agglomération rochelaise. En effet, le 12 octobre 2024, l’association Avenir santé Environnement a restitué les résultats de l’enquête qu’elle vient de mener, en partenariat avec un laboratoire public de toxicologie et de pharmacovigilance, sur l’imprégnation aux pesticides de 72 enfants des communes de Bourgneuf, Clavette, Dompierre-sur-Mer, Montroy, Périgny et Saint-Rogatien. Au total, quatorze molécules issues de pesticides ont été retrouvées dans les cheveux et l’urine des enfants participant à ce projet de recherche citoyen. Un certain nombre, en raison de leur potentiel caractère cancérogène, perturbateur endocrinien et neurotoxique, sont interdits à la vente depuis plusieurs décennies. Il pourrait s’agir ainsi de pesticides interdits et non utilisés depuis des années mais qui restent présents en raison de leur persistance dans l’environnement comme le dieldrine ou l’atrazine. Mais d’autres, comme l’acétamipride, détecté avec un fort niveau de concentration chez les plus jeunes sujets, signe d’une exposition aiguë, comme lors d’un épandage, pourraient provenir d’un usage illicite. Ces résultats, très inquiétants pour la santé des habitants de la plaine d’Aunis, sont à mettre en corrélation avec, à la fois, les épisodes récents de contamination de l’eau sur ce même territoire et avec les différents relevés atmosphériques réalisés par l’observatoire de la qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine. Ils sont également à mettre en perspective avec les cas de cancers pédiatriques en « excès de risque » recensés dans l’agglomération rochelaise et qui, selon la dernière étude publiée, seraient en augmentation. C’est pourquoi il lui demande si elle va tout mettre en œuvre pour que soit déterminée l’origine de certaines molécules issues de pesticides, mieux apprécier leur toxicité et faire évoluer en conséquence la réglementation, notamment l’autorisation de mise sur le marché, d’une part, et si elle entend renforcer les contrôles sur le territoire de la plaine d’Aunis, d’autre part.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5743</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des risques d’accidents vasculaires cérébraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1570. — 29 octobre 2024. — M. Joël Bruneau attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le risque d’augmentation du nombre d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) en France et de la nécessité de mettre en œuvre un plan de prévention. Chaque année, plus de 150 000 personnes sont touchées par un AVC. Avec le vieillissement démographique que connaît le pays, mais également l’augmentation de facteurs de risque liés aux modes de vie, notamment la sédentarité et l’obésité, le nombre d’AVC devrait augmenter de manière significative. Dans un article publié dans son magazine en 2020, l’Inserm alertait déjà sur le risque de voir le nombre d’AVC bondir de 34 % d’ici à 2035, c’est-à-dire à plus de 200 000 AVC par an. Parce qu’on a les moyens de réduire certains facteurs de risque par une activité physique régulière, une alimentation plus équilibrée et une consommation réduite de tabac et d’alcool, il souhaite savoir si le Gouvernement a prévu de mettre en place un plan de prévention contre les AVC et, plus globalement, un plan de communication faisant la promotion d’un mode de vie plus sain, réduisant ainsi les coûts à long terme pour la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5743</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Promotion de l’alcool sur les réseaux sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1571. — 29 octobre 2024. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le marketing de l’alcool sur les réseaux sociaux. En France, l’alcool est le premier facteur d’hospitalisation, la deuxième cause de mortalité évitable et le deuxième facteur de risque de cancer et de mortalité routière. Dans un rapport publié en septembre 2024, l’association Addictions France alerte sur les risques de l’exposition des jeunes au marketing de l’alcool sur les réseaux sociaux. Toutes les semaines, 79 % des 15-21 ans voient des publicités pour de l’alcool sur les réseaux sociaux. Dans 78 % de ces publicités, aucun message n’informe sur les dangers liés à l’abus d’alcool. L’omniprésence des publicités entrave les actions de prévention et de sensibilisation. Une grande majorité de cette promotion de l’alcool est réalisée par les influenceurs qui présentent la consommation d’alcool comme une « expérience », promouvant une image positive de l’alcool. La publicité intrusive et interstitielle pour de l’alcool est interdite par la loi « Évin ». Cette dernière impose de n’évoquer l’alcool que de façon neutre, objective et informative. La loi visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux mentionnait le principe d’interdiction de la publicité de l’alcool auquel correspond la loi « Évin » mais on peut aller plus loin. Il est nécessaire de renforcer les contrôles sur les influenceurs, notamment en augmentant les moyens de la DGCCRF. La régulation de la promotion de l’alcool sur les réseaux sociaux est un enjeu de santé publique mais également de protection de la jeunesse et des plus vulnérables. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour réguler cette exposition des jeunes au marketing de l’alcool sur les réseaux sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5744</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Occupations illicites de terrains publics ou privés par les gens du voyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1476. — 29 octobre 2024. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur les occupations illicites de terrains publics ou privés par les gens du voyage. Depuis la loi de 1990, l’arsenal législatif français a progressivement permis de donner un cadre légal à l’accueil des gens du voyage en octroyant droits et obligations aux citoyens itinérants, aux communes accueillantes et à l’État, mais aussi en renforçant la lutte contre les campements illicites, notamment en vertu des lois du 7 novembre 2018 et du 5 juillet 2020. Ainsi, communes et établissements publics de coopération intercommunale participent activement aux conditions d’accueil des gens du voyage en mettant à disposition des aires de vie, pour des séjours de courte ou longue durée. En dépit des infrastructures existantes, les communes font face, de manière de plus en plus récurrente, à des installations non autorisées sur des terrains municipaux mais aussi privés. Ces occupations illégales génèrent de nombreux problèmes : atteinte au droit de propriété, exposition des occupants à des risques liés à l’utilisation de terrains souvent non habilités à l’accueil du public, dégradations conséquentes des infrastructures et des parcelles, détournement des réseaux eau ou d’électricité, allumage de feux sauvages, mais aussi menaces et nuisances de voisinage. Avec au final, de lourds préjudices financiers et matériels à la charge exclusive des communes. Comme bien d’autres villes partout sur le territoire national, Toulouse, sa métropole, dont plusieurs communes du nord toulousain où M. le député est élu (Launaguet, Fenouillet, Saint-Alban…), ont eu à gérer de telles occupations illicites, pas moins de 101 depuis 2023, dont la moitié à Toulouse : occupation de parcs, de terrains sportifs, de boulodromes municipaux, de parkings de cimetière, d’un cynodrome associatif avec saccage complet des infrastructures, etc. Bien que la loi prévoie des procédures d’évacuation judiciaire et administrative, les élus locaux regrettent leur longueur et leur complexité, ce qui suscite leur incompréhension et leur exaspération, tout comme celles des concitoyens. Pour remédier à ces situations, plusieurs propositions sont faites par les élus de Toulouse Métropole. Par exemple, le raccourcissement des délais de mise en exécution des décisions d’expulsion du juge, ou encore l’octroi au préfet d’une capacité d’expulsion sans décision de justice en cas de refus par les gens du voyage de se déplacer sur des aires d’accueil libres, mais aussi la création d’une circonstance aggravante applicable au délit d’installation illicite en cas de dégradations ou de destruction de biens. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures et les améliorations que le Gouvernement envisage pour lutter contre les occupations illicites des gens du voyage et de fait contre le sentiment d’impuissance des pouvoirs publics et d’impunité des contrevenants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5744</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Mise en place d’un service public de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1431. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’aggravation des inégalités économiques entre les femmes et les hommes largement causée par un système de la petite enfance défaillant. En partenariat avec le Crédit municipal de Paris, l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes, rattaché à la Fondation des femmes, dresse dans son dernier rapport une analyse des facteurs de court, moyen et long termes pour expliquer les inégalités économiques femmes-hommes en France. Il est aujourd’hui crucial de questionner le manque de solutions de garde pour instaurer de nouveaux rapports plus équilibrés. Car c’est bien la défection de l’État dans l’offre de places qui participe de la structuration des inégalités professionnelles et donc des inégalités économiques. Selon le Haut Conseil de l’enfance, il faudrait ouvrir 230 000 places de crèches d’ici à 5 ans pour répondre aux « besoins immédiats ». Il existe dans la société une injonction silencieuse qui est faite aux femmes de prendre quasi intégralement en charge l’éducation de leur enfant. Elles sont incitées à adapter leur carrière professionnelle en faisant par exemple le choix d’une activité plus proche de leur domicile et du lieu de garde, ou encore à préférer des entreprises plus souples mais moins rémunératrices. On constate aussi que lors de l’année suivant la naissance d’un enfant, 47 % d’entre elles réduisent ou arrêtent leur activité professionnelle pour s’en occuper, contre 6 % des pères, et qu’elles prennent deux fois plus souvent des congés pour enfant malade. Afin d’endiguer cette assignation à résidence, il est urgent de donner des moyens adaptés à la petite enfance. Les annonces faites par Mme la Première ministre le 1er juin 2023 en direction du secteur semblent témoigner d’un début de prise de conscience, ce qui s’avérait nécessaire après 6 ans d’errements et d’absence de résultats des gouvernements successifs. Pour autant, au-delà des effets d’annonce, le Gouvernement a omis de traiter le problème à sa racine. Sa volonté de créer 100 000 places de crèches d’ici à 2027 a logiquement été jugée inatteignable par les professionnels du secteur, alors même qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux. Tant que les métiers de la petite enfance ne seront pas sujets à de véritables revalorisations salariales et à une amélioration des conditions de travail, ils resteront désertés et limiteront la création de places. Peut-être serait-il bon de rappeler que la moitié des établissements manquent de personnel et que cette situation participe de la dégradation de l’accueil des jeunes, comme en témoigne le rapport de l’IGAS qui parle de « maltraitance institutionnelle ». Par ailleurs, le choix de l’accueil individuel au détriment du collectif, souvent fait par défaut, n’est pas la solution au manque de places en crèche. Sans compter que l’accueil en collectivité reste plus abordable et mieux adapté au développement de l’enfant. Enfin, une offre de garde plus adaptée aux mères éloignées de l’emploi, en grande partie des mères élevant seules leurs enfants ou à l’inverse, des mères de familles nombreuses ou dont les horaires de travail sont atypiques, serait la bienvenue. À ce titre, les 10 millions d’euros prévus pour les crèches labélisés AVIP semblent largement insuffisants. Ces difficultés que rencontrent les mères sont le symptôme d’une société patriarcale qui ne reconnaît pas le travail de celles qui affrontent une charge mentale toujours plus assommante et aliénante. En 2023, ce sont encore les mères qui supportent presque intégralement les coûts de la parentalité. S’attaquer frontalement au manque de places de crèches revient à limiter une des causes des inégalités entre les femmes et les hommes et donc à agir de fait sur les conséquences que l’on connaît tous : sexisme, misogynie, rapports de domination et de possession qui mènent trop souvent au pire. Il lui demande quand le Gouvernement envisagera sérieusement la mise en place d’un service public de la petite enfance à la hauteur de la détresse de nombreuses mères, car oui, en 2023, ce sont toujours elles que la parentalité pénalise, tout en engageant des revalorisations salariales décentes pour l’ensemble du personnel de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5745</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1432. — 29 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’état préoccupant de la protection de l’enfance en France et plus particulièrement dans le département du Doubs, où la situation s’aggrave de manière alarmante. La crise de la protection de l’enfance en France, déjà bien documentée ces dernières années, atteint aujourd’hui un point critique. Selon plusieurs rapports récents, le système est en surchauffe et peine à répondre aux besoins croissants d’enfants en danger. Dans le Doubs, la situation devient insoutenable pour les professionnels du secteur et les enfants qu’ils doivent protéger. Le nombre de placements d’enfants est en constante augmentation, mais les moyens humains et financiers n’ont pas suivi cette courbe, laissant de nombreux mineurs sans accompagnement adapté. Le rapport publié le 12 octobre 2024 par Cain.fr est particulièrement inquiétant : au moins 155 mineurs sont actuellement en attente d’un accompagnement dans le département du Doubs et 38 décisions de placement n’ont pas pu être exécutées. Cette situation n’est pas isolée, elle reflète un phénomène national. Les juges pour enfants se retrouvent dans l’impossibilité d’ordonner des placements faute de structures adaptées ou de travailleurs sociaux disponibles pour prendre en charge ces enfants vulnérables. Cela contrevient aux droits fondamentaux des enfants à une protection adaptée et à un environnement sécurisé. Le personnel travaillant dans le secteur de la protection de l’enfance est épuisé. Le 12 octobre 2024, près d’une centaine de travailleurs sociaux et d’éducateurs spécialisés ont manifesté devant le conseil départemental du Doubs pour dénoncer leurs conditions de travail ASH. Ces professionnels, qui sont en première ligne pour protéger les enfants placés, dénoncent un manque chronique de moyens et une surcharge de travail qui les empêche d’assurer une prise en charge digne et adaptée. Selon ces professionnels de l’enfance en danger, la situation actuelle conduit à des erreurs graves : des enfants en danger restent parfois dans des environnements familiaux néfastes, faute de place dans des structures d’accueil ou faute de personnel pour les encadrer. Par ailleurs, les familles d’accueil, déjà peu nombreuses, se retrouvent souvent en surcharge, ne pouvant plus offrir le cadre sécurisant et stable nécessaire au développement des enfants placés. Cette situation crée un cercle vicieux dans lequel les enfants placés sont déplacés de manière répétée, aggravant leur instabilité et leur souffrance psychologique. Le Doubs n’est pas le seul département touché, mais il est emblématique de la crise qui frappe toute la France. L’exemple des 155 mineurs en attente d’un accompagnement dans ce département montre bien l’ampleur du problème. Les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) peinent à répondre à la demande croissante de prise en charge, notamment en raison du manque de places disponibles dans les établissements spécialisés et de la pénurie de travailleurs sociaux ASH. Cela conduit à des situations d’urgence où des enfants sont parfois placés temporairement dans des hôtels ou laissés sans suivi éducatif ou psychologique adéquat. Un autre exemple frappant vient des décisions de justice non exécutées. Selon les données récentes, au moins 38 décisions de placement d’enfants n’ont pas pu être mises en œuvre, faute de moyens. Ces enfants, pourtant jugés en danger par les autorités compétentes, continuent de vivre dans des environnements où ils risquent d’être exposés à des violences physiques, psychologiques ou à la négligence. Cela pose un grave problème d’inefficacité de notre système judiciaire et social et met en lumière une crise de confiance croissante entre les citoyens et les institutions responsables de la protection des plus vulnérables. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans son rapport d’octobre 2024, a fait plusieurs recommandations pour remédier à cette situation de crise. Parmi celles-ci, il appelle à une meilleure coordination entre les différents acteurs de la protection de l’enfance, en particulier entre les départements, les services judiciaires et les associations spécialisées ASH. Il est essentiel que cette coordination se fasse à l’échelle nationale, avec un pilotage centralisé des politiques de protection de l’enfance, afin de garantir que les ressources soient mieux distribuées et que les enfants puissent être pris en charge de manière homogène sur tout le territoire. Le CESE recommande également une augmentation des moyens alloués à la formation des travailleurs sociaux et à la création de nouvelles structures d’accueil. En effet, le manque de personnel qualifié est l’un des problèmes majeurs du secteur. De nombreux établissements de protection de l’enfance peinent à recruter des éducateurs spécialisés, des psychologues et des pédopsychiatres, ce qui réduit considérablement leur capacité à accueillir et à accompagner les enfants placés. Le département du Doubs, bien qu’il ne soit pas le plus peuplé de France, est particulièrement touché par cette crise. Plusieurs raisons expliquent cette situation. D’abord, la région fait face à une augmentation significative de la précarité, ce qui se traduit par une hausse du nombre de familles en difficulté et donc par une hausse du nombre d’enfants nécessitant une prise en charge. De plus, le manque de structures adaptées dans le département oblige souvent les autorités locales à chercher des solutions d’urgence, telles que l’hébergement temporaire dans des hôtels, qui ne sont ni adaptés ni sécurisants pour les enfants placés. Les associations locales, qui jouent un rôle crucial dans l’accompagnement des enfants en danger, tirent également la sonnette d’alarme. Elles sont elles-mêmes confrontées à des problèmes de financement et peinent à recruter du personnel qualifié. Ces difficultés sont exacerbées par la complexité administrative et la gestion décentralisée du système de protection de l’enfance, qui empêche une réponse rapide et adaptée aux urgences. Quelles mesures immédiates et concrètes le Gouvernement entend-il prendre pour répondre à cette crise de la protection de l’enfance et plus particulièrement dans des départements comme le Doubs ? Le Gouvernement prévoit-il de débloquer des fonds supplémentaires pour les départements, notamment pour la création de nouvelles places dans des structures adaptées, telles que des petites unités de vie ? Si oui, dans quels délais ? Quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour améliorer les conditions de travail des travailleurs sociaux et faciliter le recrutement dans un secteur où la pénurie de personnel est devenue critique ? Le Gouvernement a-t-il l’intention de renforcer la coordination entre les différents services impliqués dans la protection de l’enfance (État, départements, associations, services judiciaires) afin de garantir une meilleure prise en charge des enfants en danger ? Si oui, quelles actions précises seront prises pour atteindre cet objectif ? Le Gouvernement envisage-t-il de mettre en place des dispositifs spécifiques pour améliorer le suivi psychologique et éducatif des enfants pris en charge par l’ASE, en particulier par le biais du renforcement des services de pédopsychiatrie et de l’augmentation du nombre de psychologues et d’éducateurs spécialisés ? Elle lui demande son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5747</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Français de l’étranger - versements des prestations familiales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1473. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le versement des prestations familiales pour les Français établis hors de France. En effet, alors qu’ils procèdent à la déclaration de leur situation chaque mois, de nombreux concitoyens de la circonscription de M. le député se plaignent du retard et de l’irrégularité des versements de leurs allocations. Dans certains cas (familles nombreuses, pays de résidence avec inflation élevée), ces manquements entraînent des situations de précarité et provoquent, chez certains des concitoyens à l’étranger, un sentiment de différence de traitement et d’abandon. Il aimerait savoir s’il prévoit d’étendre le versement automatique des prestations sociales aux Français établis hors de France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5747</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Financement des établiss. médico-sociaux de prise en charge des personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1516. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la problématique des méthodes d’évaluation du niveau de perte d’autonomie dans les établissements d’accompagnement et de soin des personnes âgées et de ses conséquences dans le financement de ceux-ci. Les établissements et services médico-sociaux de prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie, comme les EHPAD, construisent leurs budgets sur la base de la réforme de la tarification de 1999-2001, en répartissant les charges en trois sections tarifaires afférentes à l’hébergement, la dépendance et les soins. Depuis 2011, l’outil PATHOS a été mis en place pour passer à une tarification de la section soins dite « à la ressource » fixée par référence « aux besoins de la personne » et cette méthode de tarification a été étendue en 2016 aux forfaits afférents à la prise en charge de la dépendance et aux tarifs afférents à l’hébergement. L’application de cet outil par les autorités de tarification et de contrôle (ATC) se fait périodiquement, via des « coupes », avec des indicateurs permettant de rendre compte du niveau de perte d’autonomie moyen des personnes hébergées dans l’établissement et de leurs besoins. Plus les niveaux de perte d’autonomie sont élevés, plus les besoins en soins sont importants et, mécaniquement, plus les financements alloués à cette prise en charge sont conséquents. Cependant, la seule prise en compte de ces mesures de perte d’autonomie ne permet pas de refléter l’investissement important de certains établissements dans des programmes ou des actions de prévention dans l’optique d’un maintien voire d’une baisse de la perte d’autonomie des résidents. Pire, en effet, ce mode de calcul encouragerait plutôt les établissements à ne pas mettre en œuvre certaines activités (dépistages, activités physiques adaptées, ateliers nutrition, etc.), qui ne sont pas toujours financées par les ATC au demeurant, pour ne pas se voir diminuer leurs ressources budgétaires par la suite, plaçant les directions d’établissements dans une situation presque kafkaïenne. Pour sortir de cette vision uniquement curative des financements des établissements et ancrer leurs politiques dans une logique préventive, pourrait-on réinterroger les modes de financement des ESMS et particulièrement ceux prenant soin des aînés, afin de mieux prendre en compte les activités permettant un bien vieillir sous un aspect préventif, davantage dans un renforcement des capacités des personnes que dans la compensation de leur fragilité. En ce sens, elle lui demande quelle est aujourd’hui l’évolution des dispositifs de financements des établissements et services médico-sociaux de prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5747</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Calcul de l’ASPA pour les personnes handicapées et nus-propriétaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1518. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation des bénéficiaires de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) en situation de handicap et également nus-propriétaires d’un bien. Plusieurs personnes en situation de handicap et bénéficiaires de l’ASPA se sont vues attribuer un bien immobilier en nue-propriété par leurs parents pour leur éviter un avenir précaire, en l’absence de revenu. Or, dans le calcul du montant de l’ASPA, la nue-propriété est considérée comme octroyant un revenu fictif et faisant partie des ressources de l’allocataire, réduisant de fait le montant de l’ASPA à hauteur de 3 % de la valeur vénale du bien immobilier. Il se trouve que cette disposition, issue de l’article R. 815-25 du code de la sécurité sociale, s’applique de la même façon et sans distinction aux allocataires, qu’ils soient usufruitiers ou nus-propriétaires, sachant que ces derniers se voient appliquer un taux supérieur aux précédents au fur et à mesure qu’ils avancent dans l’âge. Cependant, alors que l’usufruitier possède la jouissance du bien et peut en disposer à sa guise afin d’en retirer un revenu de location, le nu-propriétaire n’en a aucunement la jouissance et est légalement dans toute impossibilité de bénéfice. Les nus-propriétaires sont donc condamnés à vivre, jusqu’à l’obtention de l’usufruit du bien, avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté. Il souhaite en conséquence qu’une révision de la législation soit entamée en ôtant les revenus fictifs issus de la nue-propriété du calcul de l’ASPA et demande quelles sont les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5748</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Problèmes de transport pour les personnes à mobilité réduite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1521. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’urgence de trouver une solution suite à un problème de transport des personnes à mobilité réduite (TPMR). Pour information, M. le député s’appuie sur le cas particulier d’un usager dans sa circonscription. Cette personne se déplace en fauteuil roulant électrique. Pour se rendre à ses rendez-vous médicaux, elle fait appel à une société privée. Cette dernière refuse depuis peu d’assurer ces trajets en arguant du fait qu’ils ne seraient plus remboursés, car il n’y aurait plus de convention avec la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Haute-Saône. Cette société lui propose d’assurer ses déplacements en ambulance, ce qui ne convient pas pour des raisons de santé et de sécurité du patient (passer du fauteuil au brancard et inversement). Il apparaît que la convention avec la CPAM du département est toujours en vigueur contrairement aux affirmations de cette entreprise, il est donc possible que cette société privée arrête le TPMR pour des raisons de rentabilité financière. Il souhaiterait donc savoir si elle peut s’engager à négocier avec la CPAM un meilleur remboursement des déplacements en TPMR qui inciterait cette société à reprendre ce type de trajet ou à défaut, à trouver une solution permettant aux personnes à mobilité réduite d’aller à leurs rendez-vous médicaux en TPMR et non en ambulance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5748</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Islamisme dans le sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1583. — 29 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’attitude du ministère vis-à-vis de la tolérance adoptée face à l’islamisme dans le sport. En effet, il est rapporté par la presse qu’une sportive française, portant les couleurs françaises lors d’une compétition internationale, s’est affichée vêtue d’un voile islamique pour les photos officielles. Cette sportive, bien que méritante, à déjà été exclue de deux fédérations sportives dernièrement, notamment a cause de son prosélytisme religieux. L’actuelle fédération sportive de laquelle cette sportive dépend assume totalement sa position en vantant son multiculturalisme. Ce fait n’est pas isolé, la délégation française aux jeux Olympiques de Paris 2024 avait également été contrainte d’accepter un voile islamique vaguement dissimulé, attitude pourtant opposée aux instructions de Mme la ministre des sports d’alors. Notre pays affiche ainsi une tolérance vis-à-vis de l’islamisme dans le sport, notamment à l’échelle internationale, a l’encontre même du principe de neutralité. Il lui demande donc s’il envisage de sanctionner la fédération sportive agréée pour ces faits contraires aux décisions du Conseil d’État sur la laïcité dans le sport et à la position du ministère jusqu’alors constante à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5748</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en application de l’interdiction de l’offre de cession en ligne des animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1385. — 29 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en application de l’interdiction de l’offre de cession en ligne des animaux de compagnie prévue par l’article L. 214-8 VI du code rural et de la pêche maritime. Selon les dernières données publiées par la Fédération des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO), depuis 1976, le nombre total d’animaux de compagnie en France a été multiplié par 2,5 pour atteindre aujourd’hui 75 millions d’animaux de compagnie, dont notamment 2,5 millions d’animaux de terrarium, 3,7 millions d’oiseaux et 29,8 millions de poissons. Un grand nombre des cessions de ces animaux de compagnie se produisent via des annonces déposées sur internet par des particuliers ou directement conclues via des plateformes de vente en ligne. Or l’article L. 214-8 VI du code rural et de la pêche maritime dispose que l’offre de cession en ligne d’animaux de compagnie est interdite, sauf exception pour les éleveurs de chiens et de chats et les vendeurs professionnels. Malgré cette interdiction issue de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, les annonces de vente portant sur des animaux de compagnie non domestiques pullulent sur internet, contribuant à un commerce en ligne entre particuliers que la loi précitée entendait pourtant endiguer. Le ministère de l’agriculture est en train de mettre en place un outil de vérification systématique en lien avec le fichier national d’identification des carnivores domestiques (I-Cad), la base nationale des opérateurs et les plateformes en ligne, visant à assurer une validation, avant mise en ligne des annonces, de la qualité du cédant (et donc son habilitation à céder en ligne), ainsi que de la réalité et l’exactitude de l’identification de l’animal cédé. Cet outil permet notamment de s’assurer qu’un particulier ne cède pas un animal de compagnie domestique en ligne et donc de se conformer à l’interdiction légale. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures concrètes Mme la ministre entend mettre en œuvre afin de contrôler la bonne application de cette interdiction pour la cession des animaux de compagnie non domestiques et notamment si des travaux coordonnés avec le ministère de l’agriculture sont envisagés afin de dupliquer l’outil de vérification systématique en cours de mise en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5749</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Garantir la pérennité de la chasse au gibier d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1400. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, concernant la situation préoccupante relative à la chasse des oiseaux migrateurs, notamment celles de quatre espèces de canard. En effet, les propositions de moratoires sur certaines espèces d’oiseaux migrateurs par la Commission européenne pourraient grandement affecter cette pratique dans le pays. Au total quinze espèces sont menacés dont quatre qui devraient être supprimées de la chasse très prochainement (le Fuligule milouin et le canard siffleur cette année et pour l’année suivante ce sont le canard souchet et canard pilet qui sont concernés). Au sein du département samarien ces espèces représentent les oiseaux les plus chassés. Pour prendre ces décisions la Commission européenne s’est notamment fondée aveuglement sur des données transmises par l’Office français de la biodiversité (OFB), dont les chiffres sont issus de la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), organisation qui s’est ouvertement proclamée contre la chasse. Alors que les chasseurs et les associations cynégétiques disposent de données sourcées, récoltées à l’aide de plusieurs outils - tels que des balises GPS, des radars, des récoltes d’ailes etc. - aucune consultation n’a été organisée préalablement à toute prise de décision. Or il est indispensable de réunir toutes les parties prenantes, afin de prendre des décisions en cohérence avec les enjeux recherchés. Ces propositions de moratoires, ne s’appuyant sur aucune justification scientifique, ne sont que le reflet de l’écologie punitive. Pratiquée par de jeunes passionnés la chasse au gibier d’eau est une tradition française, qui plus est picarde et samarienne. La Commission européenne ne peut pas mettre sous silence les principaux acteurs de cette pratique et les conséquences qui découlent de telles décisions. Au-delà des conséquences pour les chasseurs, l’impact sur les territoires concernés est très important. Les chasseurs soutiennent une chasse raisonnée et durable ; à titre d’exemple dans la région des Haut-de-France ces derniers entretiennent bénévolement plus de 100 000 hectares. Ainsi, si la chasse au gibier d’eau venait à disparaître ce serait une partie de la biodiversité du pays qui se retrouverait abandonnée. De plus, les arguments avancés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC), avec l’appui de la Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage (FACE), soulèvent des incohérences scientifiques entre les populations nicheuses et hivernantes, ainsi qu’une méconnaissance des effectifs réels de ces espèces. Les décisions prises au niveau européen doivent être le résultat du respect des acteurs locaux et nationaux et doivent refléter la réalité scientifique tout en prenant en considération les efforts et les propositions émanant des différentes instances du monde cynégétique. Il lui demande donc d’agir auprès de la Commission européenne afin que cette dernière prenne en compte les contestations faites par les acteurs du monde rural, qui subissent de plein fouet les conséquences économiques, culturelles et de biodiversité de ces décisions précipitées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5749</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Double contrôle des services de l’État dans le travail des Gemapiens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1408. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le double contrôle effectué par les services de l’État sur les travaux programmés par les organismes gemapiens. Créée par la « loi MAPTAM » du 27 janvier 2014, la compétence GEMAPI - dévolue en premier lieu aux collectivités locales - est bien souvent déléguée à un syndicat mixte pour lui permettre de déployer une politique de l’eau globale à l’échelle des bassins-versants. Ainsi, ces syndicats ont la charge d’aménager les bassins-versants, d’entretenir et d’aménager les cours d’eau, de prévenir les inondations, de protéger les écosystèmes aquatiques ou encore de restaurer les zones humides. Pour les soutenir dans leurs missions, ils peuvent bénéficier de l’appui financier des agences de l’eau ainsi que de leur expertise au besoin. Or il s’avère que dans le concret, les agences de l’eau exercent une pression toujours plus accrue sur les Gemapiens en leur imposant leur propre contrôle a priori sur la majorité des interventions aquatiques, quand bien même la certification de la police de l’eau a été obtenue. Dès lors, la pertinence de l’obtention d’une autorisation de la part de la police de l’eau se pose, si l’agence de l’eau impose le même contrôle. Ce processus de surcontrôle apparaît contre-productif et contribue à ralentir les travaux des Gemapiens, pourtant essentiels et responsables. Il serait plus judicieux de passer du contrôle a priori à une logique de contrôle des travaux, a posteriori. Aussi, il lui demande quelles sont les actions qu’il pourrait mettre en place pour remédier à cette situation peu compréhensible pour les organismes gemapiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5750</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Épaves de bateaux dans les canaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1409. — 29 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le traitement des épaves de bateau dans les canaux gérés par les Voies navigables de France (VNF). Récemment, le club de rames de Frontignan, « Muscat Rames », a interpellé M. le député sur les nombreuses épaves de bateau, au moins huit, présentes dans le canal du Rhône à Sète. Celles-ci perturbent les activités du club nautique mais ont surtout un impact sur la santé du cours d’eau et sa biodiversité avec les fuites de matériaux (peinture, huiles et métaux lourds) et ce sans parler des risques sanitaires sur l’homme. En effet, l’Hérault est très touché par la recrudescence du moustique tigre, aedes albopictus, qui est porteur de maladies, et ces épaves en partie émergées peuvent devenir des gîtes permettant la reproduction du moustique. Et ce sans parler des risques sur la santé des crustacés, ce qui impacte directement la filière conchylicole, déjà aux prises avec les norovirus. La gestion des épaves de bateau abandonnées est une compétence qui n’est pas simple à gérer tant elle fait intervenir une multitude d’acteurs : les usagers, VNF, l’éventuel propriétaire, le tribunal, la préfecture et les communes concernées. En effet, dans le cas où une épave est trouvée, c’est à VNF de contacter le propriétaire qui doit s’occuper de l’enlèvement du recyclage du bateau. Mais de nombreux bateaux abandonnés ne possèdent aucun moyen d’identification ou des propriétaires décédés. S’ensuit alors une longue procédure qui vise à déterminer à qui appartient le bateau, à qui appartient la responsabilité de le déplacer, c’est-à-dire qui va payer pour effectuer le nettoyage. La durée de cette procédure dépend de la dangerosité de l’épave. Plus elle est factrice de risques avérés sur la navigation, à forts enjeux économiques (transport par péniches), plus elle sera enlevée rapidement. Des associations existent afin de prendre en charge les bateaux épaves enlevés et de les traiter pour les recycler au maximum ; cependant, elles n’agissent qu’une fois le bateau sorti de l’eau, ce qui est de la compétence de VNF mandaté par la préfecture. Vient alors se poser la question du budget et des moyens alloués pour l’accomplissement de ces tâches, malheureusement bien trop longues pour la logistique nécessaire à l’enlèvement des épaves et le danger qu’elles représentent. Ces contraintes nuisent fortement à l’enlèvement des épaves. La longueur des procédures, l’inadéquation entre les moyens et la recrudescence du phénomène d’abandon des bateaux ainsi qu’une non-connaissance fine de l’impact environnemental de ces épaves sur les cours d’eau sont donc des obstacles à leur propreté. À l’heure où les politiques publiques sont à une purification des principales rivières du pays, comme la Seine pour les jeux Olympiques 2024, des mesures fortes s’imposent sur l’ensemble des cours d’eau. Ainsi, il lui demande ce qu’elle compte engager dans ce sens, afin de réduire drastiquement le nombre de bateaux épaves dans les cours d’eau gérés par les VNF et rétablir ainsi un équilibre entre les hommes et la nature dans les rivières, fleuves et canaux français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5750</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Agrivoltaïsme et préservation des terres agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1421. — 29 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la multiplication de l’installation de panneaux photovoltaïques sur les terres agricoles. En effet, le décret encadrant le développement de l’agrivoltaïsme publié le 9 avril 2024, fixe jusqu’à 40 % la surface maximale du terrain agricole couverte de panneaux solaires. Ce taux particulièrement élevé inquiète à juste titre dans la mesure où il fragilise la production agricole, l’élevage et les filières agroalimentaires. Avec des loyers qui peuvent s’élever jusqu’à 5 à 10 000 euros par hectare, ce texte réglementaire met clairement en concurrence les revenus provenant de l’activité agricole et ceux de l’agrivoltaïsme. Dénué de garde-fous pour préserver les paysans et le foncier de l’appétit des énergéticiens, il est une porte ouverte à des effets d’aubaine avec le développement potentiel de projets basés exclusivement sur la seule activité énergétique au détriment de l’activité agricole et de production animale. Après échanges avec des élus locaux comme à Sully en Saône-et-Loire concernés par un projet d’agrivoltaïsme de 67 hectares sur des terres agricoles, M. le député est désireux de connaître l’appréciation de Mme la ministre concernant le développement massif de ces projets. Enfin et dans le cadre de l’évaluation attendue du décret du 9 avril 2024, il souhaiterait savoir si elle envisage de limiter drastiquement voire d’interdire le développement de l’agrivoltaïque sur les sols productifs pour privilégier uniquement l’installation de panneaux solaires sur des zones déjà artificialisées, terrains dégradés, ou sans valeur patrimoniale, archéologique ou écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5751</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Autoconsommation énergétique des collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1422. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la fiscalité applicable à la consommation d’énergie photovoltaïque dans le cadre de l’autoconsommation collective étendue des collectivités territoriales. En effet, les règles relatives à la fiscalité applicable à l’électricité et plus particulièrement à l’électricité d’origine photovoltaïque dont la production et la distribution sont organisées dans le cadre de l’autoconsommation collective étendue dite « patrimoniale », (c’est-à-dire lorsque producteur et consommateur sont une seule et même personne morale et que la production et la distribution d’électricité s’organisent entre des points d’injection et de soutirage situés à une distance maximale de deux kilomètres) sont extrêmement complexes et font l’objet d’interprétations contradictoires entre les différents acteurs du photovoltaïque. Cela rend le dispositif peu lisible et nuit à sa diffusion, puisque la question de la fiscalité applicable conditionne directement celle de la durée de retour sur investissement des installations photovoltaïques. C’est la raison pour laquelle M. le député souhaiterait savoir précisément, quelles sont les différentes taxes et redevances applicables à l’électricité d’origine photovoltaïque produite et consommée dans le cadre d’un dispositif d’autoconsommation collective étendue, quel est leur fait générateur, leur assiette ainsi que leur taux (accise sur l’électricité, contribution tarifaire d’acheminement, tarif d’utilisation du réseau public d’électricité, taxe sur la valeur ajoutée). Il l’interroge également sur la nature de la participation aux coûts du réseau de distribution qui permet cette « autoconsommation ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5751</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Décompte du ZAN des postes-sources de moins de 220 KV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1423. — 29 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les conditions d’application des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols tel que définis dans la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. La perspective de parvenir à une « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols en 2050 suscite de nombreuses interrogations de la part de l’ensemble des acteurs publics et privés. La loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux a certes permis d’assouplir la mise en œuvre de ces objectifs en excluant de l’enveloppe de consommation foncière un forfait national de 12 500 ha dédié aux projets d’envergure nationale ou européenne (PENE). Les catégories de ces projets sont définies par la loi : projets à maîtrise d’ouvrage directe ou déléguée par l’État, concession de service public de l’État, projets industriels d’indépendance nationale ou de transition énergétique, projets d’infrastructures de grande ampleur, aménagements en zones aéroportuaires… Toutefois, des inquiétudes demeurent en ce qui concerne les projets pourtant essentiels au bon fonctionnement des services publics mais d’envergure plus restreinte. C’est le cas notamment pour les postes sources. Ces ouvrages électriques à l’interface du réseau de transport et du réseau de distribution sont indispensables au fonctionnement quotidien du réseau électrique. Pour autant, rien ne permet aujourd’hui de s’assurer que les installations de postes sources d’une tension inférieure à 220 Kv ne seront pas comptabilisés dans le calcul de l’artificialisation (en effet la loi du 20 juillet 2023 réserve aux seuls postes électriques de tension supérieure à 220 kV la classification en tant que projets d’envergure nationale ou européenne (PENE). Alors que de nombreux postes sources sont désormais saturés, il est nécessaire de lever toutes les contraintes à l’implantation de nouveaux projets. En effet, aujourd’hui de nombreux projets d’implantations de panneaux photovoltaïques sont à l’arrêt, faute de postes sources suffisants. C’est la raison pour laquelle elle souhaite savoir si le Gouvernement entend sortir du décompte du ZAN les postes sources d’une tension inférieure à 220 Kv.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5752</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Ombrières dans les zones rouges des PPRI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1427. — 29 octobre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la possibilité de réaliser des projets photovoltaïques dans les zones rouges des plans de prévention du risque inondation (PPRI). Nombre de terrains situés en zone rouge se trouvent inaptes à une quelconque valorisation, ce qui soulignerait l’intérêt de pouvoir y réaliser des projets de type photovoltaïque. La loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (loi « EnR ») a apporté des précisions à l’obligation d’installation d’un procédé de production d’énergies renouvelables énoncée à l’article L. 171-4 du code de la construction et de l’habitation, intégrée par la loi portant lutte contre le dérèglement climatique de 2021. La loi « EnR », dans son article 41, y ajoute un deuxième alinéa au I, imposant une obligation d’« intégrer des revêtements de surface, des aménagements hydrauliques ou des dispositifs végétalisés favorisant la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales ou leur évaporation et préservant les fonctions écologiques des sols. » L’article 40 de la même loi de 2023 dispose cependant, au 2° du I, que l’obligation d’installation d’ombrières photovoltaïques sur les parkings de 1 500 m2 ne s’applique pas « aux parcs de stationnement extérieurs lorsque des contraintes techniques, de sécurité, architecturales, patrimoniales et environnementales ou relatives aux sites et aux paysages ne permettent pas l’installation (…) ». Par conséquent, il lui demande si les évolutions à la loi de 2021 apportées par la loi de 2023, notamment l’obligation d’aménagements hydrauliques, peut rendre finalement possible, ou faciliter, l’installation d’ombrières dans les zones rouges des PPRI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5752</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réseau de chaleur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1428. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques au sujet de la couverture du risque de la récupération de chaleur fatale industrielle. De nombreux projets ambitieux de réseau de chaleur fatale se développent en France, comme dans le secteur des transports. C’est le cas par exemple de Mulhouse Alsace Agglomération, qui porte un projet ambitieux de réseau de transport de chaleur fatale industrielle pour alimenter et développer les réseaux de chaleur de l’agglomération (avec un potentiel de 500 GWh/an). Cependant, malgré la faisabilité technique, juridique et financière, il s’avère complexe d’obtenir la garantie financière de cette fourniture. Au même titre que les projets de géothermie profonde, pour lesquels l’État a mis en place un fonds de garantie, il serait opportun que l’État se mobilise pour reconduire cette démarche concernant les réseaux de chaleur et plus particulièrement les projets impliquant des industriels pour la récupération de chaleur fatale. Il souhaiterait donc connaître sa position sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5752</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Reconnaissance du statut des forestiers-sapeurs et rattachement aux SDIS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1468. — 29 octobre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation des forestiers-sapeurs, actuellement placés sous la responsabilité des conseils départementaux. Ces agents, dont le rôle est essentiel dans la prévention et la lutte contre les incendies de forêts, méritent une reconnaissance statutaire plus adaptée et valorisante. En raison de la nature de leurs missions, il semblerait plus pertinent que les forestiers-sapeurs soient rattachés aux services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), plutôt qu’au département, afin d’assurer une meilleure coordination opérationnelle et d’améliorer leur statut professionnel. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de revaloriser ce corps professionnel en intégrant une telle réforme et quelles mesures pourraient être prises pour renforcer la protection et les conditions de travail des forestiers-sapeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5752</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Absence des crédits portant sur le Renouveau du Bassin Minier dans le PLF2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1493. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’absence des crédits de l’engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM) dans le projet de loi de finances 2025. Ces crédits, essentiels à la rénovation thermique des maisons des cités minières, sont indispensables pour améliorer les conditions de vie des habitants du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais. En mai 2017, l’État s’engageait à débloquer 100 millions d’euros sur dix ans pour cette rénovation, un soutien qui a permis de mobiliser d’importants investissements locaux. Cependant, l’absence de ces crédits dans le projet de loi en cours d’examen pourrait constituer un coup d’arrêt à ces efforts, menaçant ainsi la rénovation de 1 200 logements prévue pour 2025 et entraînant un impact significatif sur le pouvoir d’achat des résidents. M. le député demande donc des éclaircissements sur cette situation et s’il s’agit d’un simple oubli. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir le financement de ces travaux essentiels et soutenir les bailleurs sociaux comme « Maisons et Cités » dans leurs efforts pour améliorer le cadre de vie des habitants des cités minières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5753</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Lenteur dans le processus d’obtention du permis international de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1395. — 29 octobre 2024. — Mme Laure Miller appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les délais importants nécessaires à l’obtention d’un permis international de conduire à l’étranger. Aujourd’hui, il faut compter un délai minimal de six mois entre la première démarche et la délivrance du titre, ce qui s’explique par l’abondance des demandes traitées par le Centre d’expertise et de ressources des titres (CERT) de Cherbourg, établissement unique pour toute la France. En conséquence, de nombreux citoyens doivent faire leur demande avant même de planifier leur séjour. Par ailleurs, Mme la députée soulève une disparité dans les conditions de traitement entre les habitants de Paris, qui peuvent directement se rendre à la préfecture et ceux issus des autres départements. Elle souhaite savoir si une révision plus équitable et efficiente du processus d’obtention du permis international de conduire est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5753</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique des deux-roues motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1412. — 29 octobre 2024. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, s’agissant de la mise en place du contrôle technique des deux-roues motorisés (CT2RM). En effet, cette mesure, bien que présentée comme un enjeu de sécurité routière, suscite une forte opposition chez les quatre millions d’utilisateurs de ces véhicules en France. Cette mesure, issue d’une décision européenne et perçue comme influencée par des lobbies industriels, s’ajoute à une série de contraintes administratives et financières déjà importantes, notamment des coûts supplémentaires qui viendraient fragiliser leur budget, sans pour autant percevoir de bénéfices en matière de sécurité. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de revenir sur cette mesure et de retirer ce contrôle technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5753</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pénurie de terrains pour les auto-écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1580. — 29 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la pénurie croissante d’espaces dédiés aux épreuves de plateau pour le permis moto. En effet, il devient de plus en plus difficile de trouver des terrains adaptés à la réalisation de ces examens, pourtant essentiels à l’obtention de ce permis. Le manque d’infrastructures appropriées, tant dans les grandes agglomérations qu’en périphérie, notamment dans le Val-de-Marne, rend l’organisation de ces formations particulièrement complexe et empêche leur déroulement dans des conditions optimales. Ainsi, dans la circonscription de Mme la députée, plusieurs auto-écoles se voient contraintes d’envisager la fermeture de leur filière moto, faute de terrains disponibles. L’ouverture du compte personnel de formation (CPF) pour la préparation au permis moto a suscité un engouement important. Le flux supplémentaire de clients généré en conséquence a contraint de nombreuses écoles de conduite à engager des investissements considérables en équipements et en personnel, sans bénéficier, jusqu’à présent, des retours sur investissement espérés. La viabilité de ces établissements est désormais gravement menacée. En effet, le déficit d’espaces disponibles, conjugué aux coûts prohibitifs liés à l’acquisition de rares terrains disponibles, fragilise significativement l’activité des écoles de conduite spécialisées dans la formation moto. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il envisage de prendre pour faciliter l’accès à des infrastructures adaptées à la formation et aux examens du permis moto, garantissant ainsi la pérennité de ces écoles et répondant aux besoins croissants de formation et de mobilité des concitoyens dans les grandes agglomérations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5754</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Protection des cyclistes face aux violences motorisées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1581. — 29 octobre 2024. — M. Pouria Amirshahi interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les violences motorisées en milieu urbain. Quelques jours après le mort de M. Paul Varry, cycliste écrasé à mort par un automobiliste à Paris le mardi 15 octobre 2024, des milliers de citoyennes et citoyens se sont rassemblés devant les mairies de France. Cet élan de solidarité et de colère est la marque d’une préoccupation quotidienne à l’égard des violences motorisées. Celles-ci semblent croître à mesure que se développe depuis plus de vingt ans l’indispensable partage de l’espace public en milieu urbain, faisant plus de place aux piétons et aux vélos et plus largement aux mobilités douces. Le refus du partage de cet espace par des personnes violentes a sans doute des causes multiples, auxquelles il convient de s’attaquer : le « culte du tout-bagnole », la transmission de valeurs masculinistes et virilistes par les vendeurs et leurs communicants publicitaires, la faiblesse des taux de suite donnés aux plaintes des victimes, le peu de verbalisation des infractions mettant en danger les personnes qui se déplacent à vélo, l’asymétrie du rapport physique avec un véhicule motorisé, l’absence d’accompagnement et d’éducation à la civilité sur les voies de circulation ou encore des infrastructures encore trop peu adaptées à une pratique du vélo qui ne cesse de s’étendre. La nécessaire responsabilisation des cyclistes à l’égard du respect du code de la route en ville - qui, il faut rappeler, commettent beaucoup moins d’infractions que les automobilistes - ne saurait rendre responsables ces derniers des comportements violents - et parfois criminels - de certains automobilistes, le plus souvent des hommes conduisant des véhicules de gros gabarits. Alors que l’utilisation de mobilités douces pour les trajets du quotidien se développe de plus en plus dans le pays grâce à l’effort des collectivités territoriales, les politiques publiques d’ampleur sur le sujet se font encore attendre. Il lui demande les mesures qu’il entend prendre pour lutter concrètement et durablement contre ces violences motorisées dans les communes de France et pour protéger les usagers de la route les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5754</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Absence de cadre réglementaire concernant l’aviation légère au niveau national.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1587. — 29 octobre 2024. — M. Thomas Portes alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de cadre réglementaire concernant l’aviation légère au niveau national. À la différence d’autres pays européens et notamment de l’Allemagne, il n’existe à ce jour aucune réglementation venant encadrer de manière stricte les nuisances sonores et environnementales issues du secteur de l’aviation légère. Ces nuisances affectent pourtant un grand nombre de citoyens avec des conséquences réelles sur la santé physique et mentale des personnes situées dans les zones de survol d’avions civils légers. Il est à noter que certains de ces avions utilisent encore du carburant au plomb, ce qui fait peser un risque sur la santé des riverains exposés. Dans la circonscription de M. le député, au moins 5 établissements scolaires sont régulièrement survolés par des aéronefs qui partent de l’aérodrome de Lognes Emerainville. Certains groupes scolaires sont survolés avec jusqu’à 300 mouvements par jour toutes les 45 secondes. Il arrive même fréquemment que les écoles soient survolées par 2 avions en même temps. Ces survols beaucoup trop fréquents sont sources d’inquiétudes pour la santé des élèves mais aussi pour leur sécurité et pour leur environnement de travail perturbé par des bruits d’avion. Certains jours, les fenêtres des classes ne peuvent même pas être ouvertes car les voix des professeurs deviennent inaudibles du fait des bruits émis par les avions. M. le député interroge M. le ministre sur la volonté du Gouvernement de mettre en place une réglementation nationale concernant le secteur de l’aviation civile légère. M. le député rappelle à M. le ministre l’importance de préserver les citoyens des nuisances sonores et environnementales issues de ce secteur. Il l’alerte sur le risque sanitaire que ce manque de réglementation fait peser sur la santé des citoyens habitant à proximité des aérodromes ainsi que sur la dégradation certaine des conditions d’apprentissage pour les élèves et du personnel éducatif soumis à ces nuisances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5755</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression de la navette Air France Toulouse-Orly d’ici 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1589. — 29 octobre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le transfert prévu, d’ici 2026, de la navette Air France Toulouse-Orly vers sa filiale low-cost Transavia. En octobre 2023, le groupe Air France avait annoncé la suppression de cette liaison historique, opérationnelle depuis 1996. M. le ministre s’était d’ailleurs publiquement opposé au retrait d’Air France de l’aéroport d’Orly à cette époque. La liaison Toulouse-Orly est cruciale pour la région Occitanie, tant sur le plan économique que social. Elle facilite les déplacements professionnels, touristiques et commerciaux, tout en dynamisant l’économie locale. Sa suppression pénaliserait particulièrement l’Aude, privée de connexion directe avec la capitale, d’autant que la ligne Carcassonne-Orly n’existe toujours pas, compromettant un service essentiel pour les habitants et les entreprises locales. Les précédents transferts vers Transavia, notamment pour Toulon et Montpellier, ont entraîné une baisse de qualité avec des retards, des annulations fréquentes, une réduction des vols et des horaires moins adaptés. Un tel transfert risque d’avoir des conséquences similaires, avec une baisse d’attractivité et une possible suppression définitive de la ligne, comme observé sur d’autres liaisons. De plus, la navette reliant Toulouse à Charles de Gaulle ne constitue pas une alternative efficace. Orly, étant mieux connecté au sud de Paris et aux transports publics, reste plus accessible pour de nombreux voyageurs. En tant qu’actionnaire d’Air France, l’État a le devoir de protéger l’aménagement du territoire et d’éviter un déclin de la connectivité interrégionale, notamment dans une région comme l’Occitanie, déjà insuffisamment desservie en lignes à grande vitesse. M. le député propose, à tout le moins, de reporter cette décision jusqu’à l’ouverture de la ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux, prévue pour 2032, afin d’assurer une alternative via ble. Il lui demande s’il entend défendre le maintien de la ligne Air France Toulouse-Orly et s’opposer au retrait d’Air France de l’aéroport d’Orly, conformément à ses déclarations d’octobre 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5755</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de voyage des abonnés TGV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1590. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les récentes décisions de la SNCF qui menacent de dégrader les conditions de voyage des usagers du TGV. En effet, depuis 1990, le flux de voyageurs à la gare TGV de Vendôme-Villiers-sur-Loir s’est fortement développé en lien, en particulier, avec l’accroissement des abonnés navetteurs domicile-travail à Paris. Cela a joué un rôle essentiel dans le développement du territoire, plus encore depuis la crise covid. Cependant, la qualité des conditions de voyage des usagers TGV et les perspectives de développement du flux de voyageurs sont remises en cause par la réduction de la garantie d’accès aux TGV pour les abonnés (suite à la mise en place de quotas sur les trains dits complets). Cette décision, non concertée, pourrait potentiellement rendre impossible la capacité pour des navetteurs de monter à bord de leur train de retour pour regagner leur domicile. Les usagers regrettent que cette dégradation des services coïncide avec une nouvelle hausse annuelle des tarifs d’abonnement et la multiplication de problèmes techniques sur l’application SNCF, ce qui rend plus compliquées les conditions d’accès aux trains. Il lui demande donc s’il compte agir auprès de la direction de la SNCF afin qu’un dialogue constructif au plan national s’engage avec les représentants des associations d’usagers dans la perspective de trouver des solutions aux problèmes soulevés récemment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5755</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation du transport des céréales en train
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1591. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation du transport ferroviaire des céréales. La coopérative Axereal est le plus gros chargeur de céréales en train du pays. Chaque année, des milliers de wagons partent de ses silos et usines, contribuant ainsi à réduire l’empreinte écologique du secteur du transport. En moyenne, le train représente neuf fois moins d’émissions de CO2 que la route. Pleinement consciente de l’importance de développer le fret ferroviaire, la coopérative finance la rénovation de lignes, en partenariat avec SNCF réseau, l’État et les collectivités territoriales (régions, départements, communautés de communes ou d’agglomération). Malheureusement, la qualité du service rendu par la SNCF a eu tendance à se dégrader fortement ces derniers mois. 54 trains ont été annulés entre janvier et mars 2023 et par conséquent, plus de 2 500 camions ont été mobilisés pour compenser ces problèmes. La dégradation de la performance ferroviaire, qui repose sur plusieurs causes (investissements insuffisants dans les voies, usure du matériel, problèmes de personnel, etc.), ne concerne pas seulement la région Centre-Val-de-Loire : elle touche l’ensemble du territoire national (avec une dégradation de cette performance estimée entre 10 et 15 %). Ces dysfonctionnements fragilisent l’ensemble de la filière et la sécurité alimentaire du pays. En conséquence, il lui demande s’il est possible d’obtenir de la SNCF des éléments d’explication quant à cette situation et un plan d’amélioration de la qualité du service attendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5756</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Phase 2 du projet de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1592. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la phase 2 du projet de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), dernier maillon indispensable de la LGV en Languedoc-Roussillon. Ce projet, qui s’inscrit dans la continuité de la phase 1 déjà en cours de développement, concerne la portion de ligne entre Béziers et Perpignan. Les fonctionnalités de cette future ligne font actuellement l’objet d’études complémentaires portant sur le trafic, la capacité et les impacts environnementaux et une concertation est prévue à l’automne 2025. Historiquement, le projet LNMP a fait l’objet de décisions majeures, notamment en 2016, lorsque la mixité fret/voyageurs sur la section entre Béziers et Perpignan n’avait pas été retenue. Cette décision ministérielle s’appuyait sur des études prévisionnelles concluant à un bénéfice insuffisant pour l’exploitation et la qualité de service, ainsi qu’à un surcoût financier important en raison de la complexité technique d’une ligne mixte. Cependant, plusieurs facteurs ont évolué depuis 2016, remettant en question la pertinence de cette décision. En effet, le trafic des poids lourds sur les axes autoroutiers du sud de la France a considérablement augmenté, aggravant les problèmes de congestion et de pollution, tandis que la lutte contre le changement climatique et la nécessaire décarbonation des transports sont devenues des priorités absolues pour l’État. Le développement du fret ferroviaire est désormais reconnu comme un élément clé pour atteindre les objectifs du Plan stratégique national de développement du fret, qui vise à doubler le volume du fret ferroviaire d’ici 2030 et à réduire significativement le nombre de poids lourds sur les routes. À cet égard, le tronçon entre Béziers et Rivesaltes, long de 92 kilomètres, risque de devenir un maillon faible dans le corridor fret Méditerranée si la mixité n’est pas retenue pour la phase 2 du projet LNMP. En effet, un train de fret permet de retirer jusqu’à 45 camions de la circulation, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre et améliorant la sécurité routière. Or, si la mixité n’est pas intégrée à cette section, les trains de fret devraient continuer à emprunter la ligne classique, déjà saturée et fragile. Cette ligne traverse des zones écologiquement sensibles, notamment les étangs des plaines de l’Aude et du Roussillon et est proche de la mer, la rendant vulnérable aux aléas climatiques, comme l’a montré l’effondrement partiel en 2019. La ligne classique souffre déjà d’une saturation notoire, comme souligné dans un rapport de 2016. Cette saturation est accentuée par des conditions climatiques difficiles, notamment des embruns marins qui affectent le patinage des trains de fret et la captation du courant, obligeant à l’envoi de trains graisseurs pour maintenir l’exploitation. La corrosion due à l’air marin accélère l’usure des rails, nécessitant des opérations de gros entretien et un renouvellement des voies tous les dix ans, au lieu de tous les trente ans en temps normal. Dans ce contexte, l’exploitation intensive de la ligne classique, si la mixité fret/voyageurs n’est pas retenue, entraînerait une surcharge insoutenable. Cette ligne devrait alors absorber le trafic des TER, des Intercités, des TGV dits « caboteurs » et de tous les trains de fret nationaux et internationaux, ce qui compromettrait gravement la qualité de service et la sécurité. En outre, une telle surcharge va à l’encontre des objectifs de report modal de la route vers le rail, pourtant essentiels dans la lutte contre les émissions de CO2. La majorité des élus locaux des territoires concernés soutiennent fermement la mixité fret/voyageurs pour la phase 2 de la LNMP, voyant en elle une solution pour répondre aux enjeux de mobilité, de sécurité et de développement durable dans la région. De plus, le choix de la mixité sur ce tronçon pourrait permettre une augmentation significative du financement européen, la part de participation de l’Union européenne pouvant passer de 20 % à 50 %, un atout considérable pour la réalisation de ce projet. Au vu de ces éléments, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement entend reconsidérer la décision de 2016 en faveur d’une mixité fret/voyageurs sur la section Béziers-Perpignan de la LNMP, afin de répondre aux nouveaux impératifs économiques, écologiques et logistiques de la région. Mme la députée souhaiterait également savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer la résilience de la ligne classique existante, afin de garantir la sécurité et la fluidité du trafic en cas de surcharge liée à l’absence de mixité sur la LNMP. Enfin, pour toutes ces raisons évoquées, elle lui demande quelle est sa position sur la mixité totale fret/voyageurs du tronçon de la phase 2 du projet de la ligne nouvelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5757</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>TGV Paris Douai
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1593. — 29 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur une situation alarmante concernant la desserte du TGV Douai-Paris. Suite à un accident survenu l’été 2024, provoquant l’immobilisation d’une rame TGV, les élus et les habitants du Douaisis apprennent avec consternation que cette situation entraînera la perte d’un trajet direct dans chaque sens pour plusieurs mois. À partir du 2 décembre 2024, certains trajets seront affectés et plusieurs usagers ont déjà constaté qu’il leur est désormais impossible de réserver certains trains TGV. Bien que l’accident ait occasionné des dégâts importants sur le train, celui-ci ne circulait pas à pleine vitesse sur cette portion de ligne. La rame accidentée sera immobilisée jusqu’à l’été 2025 et la SNCF indique ne pas pouvoir la remplacer en raison de contraintes liées aux cycles de maintenance industrielle des autres trains. Ainsi, les trajets entre Douai et Paris, qui durent habituellement environ 1h18, s’allongeront à 1h48, avec des correspondances supplémentaires. Cette situation, bien qu’espérons-le temporaire, provoque une vive inquiétude dans le Douaisis, où la question de la desserte TGV est extrêmement sensible. Les habitants considèrent, à juste titre, que le manque de dessertes TGV est l’un des principaux problèmes affectant l’attractivité de leur territoire. L’inscription « Douai doit garder ses TGV », visible sur la façade de la Maison du vélo et de la mobilité, témoigne de cette préoccupation locale. La perte, même temporaire, de ces TGV est une véritable catastrophe pour le Douaisis, un territoire qui peine déjà à se redresser économiquement. L’absence de dessertes directes vers la capitale représente un frein majeur à son attractivité, non seulement pour les habitants, mais également pour les entreprises et investisseurs potentiels. À une époque où la compétitivité des villes de province repose en grande partie sur la rapidité des liaisons avec Paris, cette décision pénalise gravement la ville de Douai et toute la région environnante. Il lui demande d’intervenir rapidement afin de garantir que les trajets supprimés reprennent bien du service à l’été 2025, comme annoncé par la SNCF. Il est essentiel que l’État s’assure que la SNCF respecte cet engagement et qu’aucun délai supplémentaire ne vienne encore fragiliser un territoire qui subit déjà de plein fouet les conséquences économiques de cette suppression et qu’il garantisse qu’il viendra en soutien du maintien des liaisons TGV directes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5757</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mécanisme « d’écocontribution » ciblant les poids lourds</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1594. — 29 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en œuvre du mécanisme « d’écocontribution » ciblant les poids lourds qui circulent sur les axes routiers mis à disposition des régions par l’État. La région Grand Est, qui s’est lancée dans « une gestion expérimentale 2025-2029 du réseau routier national » non concédé, correspondant à 46 % du réseau routier national existant dans la région, compte lever un milliard d’euros qui seront prélevés sur les transporteurs routiers, grâce à cette taxe. Loin de remédier au report de trafic des poids lourds étrangers sur les routes nationales, l’écocontribution, qui s’appliquera à chaque étape de transit d’un produit, accroîtra la concurrence déloyale avec les entreprises étrangères, au détriment des structures familiales, nationales et locales. Au final, c’est le consommateur qui sera lésé après répercussion sur le prix de vente des biens de consommation. Les représentants de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) ont exprimé de vives inquiétudes quant à la mise en place de cette écocontribution très prochainement en Alsace, ainsi qu’en région Grand Est, notamment en l’absence de dispositif de compensation crédible. Aussi, le risque de report de trafic sur les routes secondaires est à prendre en considération, sachant que certains transporteurs routiers ne pourront supporter le coût de cette énième taxe. Il lui demande quelles sont ses intentions vis-à-vis de cette nouvelle taxe sur les poids lourds et, si celle-ci est pérennisée, quels mécanismes il entend mettre en œuvre pour pallier les répercussions sur l’économie locale et régionale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5757</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Temps de travail applicable aux entreprises de travaux agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1378. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les dérogations à la durée maximale hebdomadaire absolue de travail dans le secteur agricole. L’agriculture est en effet soumise à la forte pression du changement climatique qui affecte les activités de celles et ceux (agriculteurs mais également entreprises de travaux agricoles) qui nourrissent le monde. Cette variable aléatoire et incontrôlable oblige les exploitations à adapter leur temps de travail. Actuellement, un dispositif de dérogation à la durée maximale hebdomadaire absolue de travail est déterminé annuellement par la directions régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Celle-ci fixe plusieurs périodes de l’année durant lesquelles les entreprises de travaux agricoles peuvent déroger au temps de travail maximal, sur des périodes données pour la réalisation de tâches particulières (semis, moisson, ensilage, etc.). Chaque année, les entreprises doivent renouveler leur demande de dérogation en ayant peu de marge d’adaptation en dehors des périodes déterminées par l’administration. De plus, ces demandes nécessitent des démarches administratives récurrentes. Dans quelle mesure la DREETS pourrait-elle instaurer une autorisation de dérogation non plus annuelle mais quinquennale (parallèlement, le registre d’heure à transmettre resterait sur le mode actuel, c’est-à-dire annuel) ? Les entreprises pourraient-elles disposer d’un nombre de semaines déterminé avec la liberté de les utiliser à toute période de l’année ? Cette évolution ne devrait pas remettre en cause la comptabilité du temps de travail et les périodes de repos exigées. Décision de simplification administrative, elle apporterait de la souplesse aux entreprises de travaux agricoles qui sont confrontés à des changements climatiques de grande ampleur. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5758</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale pour les chefs d’orchestre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1387. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la concurrence déloyale que subissent les chefs d’orchestre. Il est entendu, dans cette question, qu’un chef d’orchestre dirige un groupe de musiciens amené à se produire pour des prestations privées ou publiques rémunérées. Ce dernier recrute et organise les prestations des musiciens, dans le cadre d’une relation contractuelle avec les musiciens et les organisateurs d’évènements. Or certains chefs d’orchestre et leurs musiciens, souhaitant éviter le paiement des charges sociales, créent des associations loi 1901. Sous ce statut, il leur est interdit de partager les bénéfices entre eux. Aussi, une association de loi 1901 ne peut organiser que 6 galas exonérés par an. Au-delà de ce chiffre, l’association doit devenir un employeur professionnel qui délivre des bulletins de salaire aux musiciens. Le contournement du droit du travail par certains acteurs crée une situation de concurrence déloyale entre les professionnels. Les conditions d’exercice de ces activités (principalement en soirée et les week-ends) favorisent l’absence de contrôle. Il lui demande quels moyens sont mis en place par l’Urssaf et les services de l’État pour faire respecter la réglementation et protéger les chefs d’orchestre professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5758</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Dérives de la plateforme 1Jeune1Solution : des mesures immédiates attendues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1509. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les graves dérives constatées sur la plateforme gouvernementale « 1jeune1solution.gouv.fr ». Lancé en juillet 2020 par le Gouvernement, pour « aider les jeunes en pleine crise », le plan « 1 jeune 1 solution » devait permettre à chaque jeune de trouver une solution adaptée à son besoin et à son parcours. Pour ce faire, une plateforme en ligne a été inaugurée en novembre 2020 avec pour objectif de « faciliter les recherches autour de fonctions simples : « je trouve un emploi », « je trouve une formation », « je trouve un accompagnement », « je trouve un stage » ou encore « je trouve un logement ». Ainsi, depuis 4 ans, le Gouvernement ne cesse, à grands coups de campagne de communication de faire la promotion de ce plan et de cette plateforme numérique. Comme M. le député a pu le relever lors d’une précédente question écrite restée sans réponse (n° 18571, XVIe législature) de nombreuses annonces publiées sur ce site sont illégales. Qu’ils s’agissent de propositions de stages d’observation qui ne sont en réalité que des emplois déguisés (employés polyvalents de 9h à 18h pour service bar et salle, accueil clients, mise en rayon, encaissement et vente ; aide à domicile de 8h à 18h pour aide à la toilette et à l’habillage, à l’entretien du cadre de vie, courses, préparation des repas et à la prise des repas, aide aux démarches administratives…) ou bien encore, des offres de logement qui ne respectent pas le cadre de la loi sur l’encadrement des loyers (location d’un 28 m2 pour 2 783 euros par mois à Saint-Denis, chambre de 9 m2 pour 695 euros par mois). M. le député souligne le fait que ces annonces illicites sont majoritaires sur cette plateforme gouvernementale et exposent de fait ses usagers à de sérieux dangers. Cette dérive est grave et engage la responsabilité de l’État. Dans ce contexte, M. le député insiste sur l’impérieuse nécessité de retirer immédiatement toutes ces annonces illégales et de ne plus publier d’annonce sans un contrôle a priori. Il souhaite donc connaître son avis sur cette situation, savoir comment il est possible que de telles annonces soient publiées sans contrôle et les mesures qu’elle envisage de prendre pour garantir aux usagers des annonces légales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5759</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conséquences délétères du basculement de l’ASS vers le RSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1535. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conséquences d’une bascule de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) vers le revenu de solidarité active (RSA). Lors de son discours de politique générale, M. le Premier ministre a annoncé vouloir la suppression de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et sa bascule vers le RSA car, selon lui, il s’agirait « d’une trappe à inactivité puisqu’elle prolonge l’indemnisation du chômage et permet, sans travailler, de valider des trimestres de retraite ». Si, en effet, l’ASS permet, entre autres, de valider des trimestres de retraite, la raison est simple : ses bénéficiaires présentent un profil-type bien particulier. Ainsi, les allocataires de l’ASS sont majoritairement en fin de carrière (6 sur 10 ont plus de 50 ans et sont donc considérés comme des actifs « seniors ») et près de 15 000 sont en situation de handicap. Plus précaires, ils sont donc aussi plus éloignés de l’emploi que d’autres allocataires. Aussi, la bascule de l’ASS vers le RSA, dont le mode de calcul est différent et ne permet pas de cotiser à la retraite, aurait des effets délétères sur ce public spécifique comme une perte de ressources et un recul important de l’âge de départ à la retraite. Il souhaite donc connaître son avis sur ce sujet et les garanties envisagées pour ne pas pénaliser les actuels bénéficiaires de l’ASS dans l’hypothèse où le Gouvernement déciderait, malgré l’opposition forte sur le sujet, de procéder à sa bascule vers le RSA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5759</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de cumul emploi-retraite pour les professionnels de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1538. — 29 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le cumul emploi-retraite pour les professionnels de santé. La dernière réforme des retraites de 2023 a certes permis d’assouplir les conditions du cumul emploi-retraite pour les professionnels de santé. Toutefois, les décrets parus conditionnent encore le cumul intégral sans limite de salaire à la liquidation d’une retraite à taux plein et tous les soignants n’ont pas accès au dispositif de la même façon. Les rémunérations issues du secteur privé peuvent intégralement être cumulées alors que celles issues du secteur public sont soumises à un plafond. Pour certains soignants qui reprennent une activité après avoir fait valoir leurs droits à la retraite, la revalorisation correspondant aux accords du Ségur se retrouve de fait, gommée par cette règle de cumul. M. le député en fait le constat sur son territoire : un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes se trouve confronté chaque fin d’année à une gestion particulièrement difficile quand les soignants atteignent en octobre le plafond de ressources autorisé et quittent en conséquence, leur poste au sein de l’équipe, ceci dans un contexte préoccupant de pénurie de personnels. Alors que M. le Premier ministre a évoqué sa volonté de revoir les règles applicables aux professionnels de santé, il souhaite savoir comment le Gouvernement envisage un nouvel assouplissement permettant d’étendre significativement le dispositif du cumul emploi-retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5759</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Effectif de la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail Sud-Est
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1556. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail Sud-Est (Carsat). Elle lui demande quel est le nombre d’agents travaillant au sein de cette Carsat et, parmi ces agents, combien sont directement affectés au traitement des demandes de mise en retraite et combien de dossiers ont été traités en 2022 et 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5759</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conduite de véhicules dangereux agricoles par des mineurs apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1595. — 29 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les dérogations accordées aux mineurs pour la conduite de véhicules dangereux agricoles. Interpellée à ce sujet par la « Fédération nationale entrepreneurs des territoires », organisation professionnelle qui rassemble les entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux, il lui a été indiqué que les jeunes en apprentissage, de 16 à 18 ans, peuvent bénéficier au cours de leur formation d’une dérogation pour la conduite de véhicules dangereux agricoles qui englobent, dans les faits, les engins à prise de force. Toutefois ces dérogations prenant fin à l’issue exacte de leur formation, soit à la fin du mois de juin, il en résulte que ces jeunes, encore mineurs, ne peuvent être employés au cours des deux mois d’été suivant, pour certains travaux nécessitant l’usage d’engins à prise de force, la dérogation n’ayant plus d’effet. Les entreprises membres de la « Fédération nationale entrepreneurs des territoires » regrettent cette situation qui interdit à ces jeunes de prendre le relais de salariés qui, en une période dense en activités agricoles, pourraient ainsi bénéficier de davantage de congés durant la période estivale et passer ainsi plus de temps en famille. C’est pourquoi elle lui demande s’il serait envisageable de proroger ces dérogations à la conduite de ces véhicules pour les mineurs en apprentissage durant la période estivale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5760</pageJO><datePublication>2024-10-29</datePublication><noPublication>20240029</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Non-titularisation de quatre inspecteurs élèves du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1597. — 29 octobre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation de quatre inspecteurs élèves non titularisés sans justification au terme de leur parcours au sein de l’Institut national du travail de l’emploi et de la formation professionnelle de Marcy-l’Étoile. Ces quatre inspecteurs élèves/stagiaires ont obtenu de bonnes notes et des évaluations positives au cours de leurs 18 mois de formation, qui ne sont pas sans sacrifice pour eux (déménagement, coût financier, éloignement familial). Leur titularisation permettrait d’améliorer les conditions de travail des agents eux-mêmes, souvent confrontés à une surcharge de dossiers. Dans le Rhône par exemple, 13,85 % des postes à l’inspection du travail sont vacants. La titularisation permettrait ainsi de garantir une meilleure couverture du territoire, à l’heure où la direction générale du travail recense plus de 230 morts, faisant déjà de 2024 une année noire. L’insuffisance des effectifs d’inspecteurs du travail constitue un frein majeur à l’application rigoureuse du code du travail et, de fait, à la protection des droits des travailleurs et travailleuses. Cette situation engendre des délais d’intervention parfois très longs, limitant l’efficacité des contrôles, particulièrement dans les secteurs les plus à risque comme la construction ou l’industrie manufacturière. Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2024, M. Olivier Dussopt avait annoncé la création de 100 nouveaux postes par voie de détachement. Quelques mois plus tard, cette création était enterrée. Dans un rapport datant du 28 février 2024, la Cour des comptes révèle que l’inspection du travail est le principal contributeur aux économies d’emplois, qui a perdu 16 % de ses effectifs, soit près de 740 ETP (équivalents temps plein) entre 2015 et 2021. Ce sont aujourd’hui près de quatre millions de salariés qui n’ont pas accès au service public de l’inspection du travail, faute de recrutement suffisant ces dernières années. Eu égard à cette situation, elle souhaite connaître les raisons du blocage de la titularisation des quatre élèves stagiaires de l’INTEFP et plus largement les moyens proposés par le Gouvernement pour renforcer les effectifs des services de l’inspection du travail, qui assure la sécurité et la protection des droits des salariés du pays.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>