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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-11-05" NumJO="20240030" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>1613</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5779</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Augmentation de la surprime CatNat et affectation des recettes au fonds Barnier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1613. — 5 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de M. le Premier ministre sur l’augmentation de la surprime « CatNat » au 1er janvier 2025 et l’affectation de ces moyens nouveaux au « fonds Barnier ». Par un arrêté publié le 28 décembre 2023, le ministère de l’économie a prévu une augmentation substantielle de la surprime assurantielle « catastrophe naturelle » appliquée aux contrats d’assurance auto, habitation et biens professionnels au 1er janvier 2025. Ainsi, le taux de la surprime sera porté de 12 à 20 % pour les assurances multirisque habitation (MRH) et les biens professionnels et de 6 à 9 % pour les assurances auto. Or, jusqu’à la modification opérée en 2021 du système de financement du fonds Barnier, le produit de la surprime y était directement affecté. Depuis lors, comme l’a relevé le rapport sur le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles publié par la commission des Finances du Sénat en mai 2024, ces recettes sont très largement affectées à la réduction du déficit du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Ce rapport a par ailleurs mis en exergue la déconnexion observée depuis 2021 entre la hausse des recettes issues de la taxe sur les contrats d’assurance et le montant budgétisé du fonds Barnier. Pour l’année 2023, le différentiel observé entre le produit de la surprime et le budget alloué au fonds s’établissait déjà à 73 millions d’euros. Le niveau de recettes prévu pour 2025, conséquent à l’augmentation du taux de la surprime, est estimé par ce même rapport à environ 450 millions d’euros. Dans le même temps, M. le Premier ministre a annoncé une augmentation de 75 millions d’euros des moyens alloués au fonds Barnier, le portant à 300 millions d’euros. Le différentiel observé s’établirait alors à 150 millions d’euros pour l’année 2025. Or l’acceptabilité de cette surprime, par les assurés comme par les assureurs, réside précisément dans la dimension préventive de l’affectation de ses recettes. Le rapport susmentionné de la commission des finances du Sénat recommandait à cet effet de présenter ces recettes au sein des documents budgétaires afin d’assurer la transparence de leur affectation au fonds Barnier lors du vote du budget. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quel est le montant exact de la surprime que l’État prévoit d’encaisser pour l’année 2025 et de détailler son affectation précise au budget de l’État au regard, notamment, du financement du fonds Barnier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5779</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Application de la doctrine dite « cloud au centre »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1692. — 5 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le Premier ministre sur l’application de la doctrine dite « cloud au centre ». Introduite en 2021 par la circulaire n° 6282-SG du 5 juillet 2021 relative à la doctrine d’utilisation de l’informatique en nuage par l’État et actualisée en 2023, la doctrine « cloud au centre » a fait du cloud le mode d’hébergement et de production par défaut des services numériques de l’État. Ces derniers doivent impérativement être hébergés sur l’un des deux cloud interministériels internes de l’État ou sur une des offres de cloud proposées par les industriels qualifiées SecNumCloud. Depuis lors, si cette doctrine a permis la croissance significative de l’utilisation des services de cloud nationaux comme en atteste le montant annuel des commandes adressées aux fournisseurs de cloud sur le marché opéré par l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) a cru de 70 % entre 2022 et 2023 et les offres des cloud internes interministériels Pi et Nubo ont également vu leurs capacités augmenter rapidement, d’après la direction interministérielle du numérique (DINUM). Malgré ce bilan positif dont on ne peut que se réjouir, de nombreuses administrations et projets numériques de l’État semblent encore bénéficier de dérogations aux règles de la doctrine « cloud au centre », préférant ainsi recourir aux services d’acteurs extra-européens dont les services ne sont pas qualifiés SecNumCloud. Aussi, dans ce contexte et en amont de l’application de l’article 31 de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN) qui vient entériner cette doctrine et l’élargir, Mme la députée souhaite connaître le bilan détaillé de l’application de la doctrine « cloud au centre ». Elle souhaite également savoir combien de dérogations à cette doctrine ont été recensées ainsi que les raisons qui les ont motivées. Enfin, elle souhaite savoir quel contrôle est effectué et par qui, afin de s’assurer que les ministères, leur administration ainsi que les organismes d’État concernés respectent cette doctrine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5780</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Accompagnement des viticulteurs dans la lutte contre la flavescence dorée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1602. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique de la flavescence dorée. Il y a 150 ans, le vignoble français était frappé par la catastrophe du phylloxera, qui devait le détruire quasi intégralement et provoquer une crise économique et sociale sans précédent dans les régions viticoles du pays. Aujourd’hui, les vignobles sont menacés par une nouvelle maladie face à laquelle on doit mobiliser toutes ses forces pour éviter une nouvelle catastrophe digne du phylloxera. Cette maladie est la flavescence dorée. Maladie de quarantaine, car incurable et très contagieuse, la flavescence dorée est l’une des maladies les plus dommageables pour le vignoble européen, avec de sévères conséquences : pertes de rendement, dépérissement des plantes, effondrement économique. Il n’existe pas actuellement de méthode de lutte efficace pour soigner la plante malade. Le seul moyen de lutte contre la flavescence dorée réside dans une identification précoce des souches atteintes, suivie de leur arrachage. Pour limiter la diffusion de la maladie et espérer éradiquer les foyers, la lutte doit être collective. Dans le département de la Marne, au sein des vignes de l’AOC Champagne, des prospections précoces ont été tenues en juillet 2024 dans plusieurs communes. Les résultats obtenus attestent d’une propagation déjà inquiétante de la flavescence dorée, avec 2 040 pieds malades identifiés dans les communes viticoles de Mareuil-le-Port et Festigny par exemple. Dans les zones délimitées, le contrôle de l’agent vecteur de la maladie doit être réalisée par des produits phytopharmaceutiques et l’utilisation d’un insecticide autorisé à cette fin, mais aussi par le nettoyage du matériel agricole selon les dispositions des arrêtés préfectoraux n° 2024/176 et 2024/171 du préfet de région. Ce protocole représente un coût supplémentaire pour des vignerons déjà touchés par la baisse globale de la consommation du vin et par des vendanges de plus en plus soumises à la régularité des aléas climatiques qui affectent la rentabilité annuelle. Il souhaiterait donc savoir si des dispositifs financiers seront mobilisés afin d’accompagner les viticulteurs français dans la lutte contre la flavescence dorée et si des mesures sont en préparation pour combattre de toutes nos forces la propagation de cette maladie qui est un réel (et mortel) danger pour les vignobles ; on a le devoir de l’anticipation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5780</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre le frelon asiatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1603. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la lutte contre le frelon asiatique, Vespa velutina. L’arrivée de cette espèce, originaire d’Asie du Sud-Est, a été signalée pour la première fois en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne. Depuis, elle s’est acclimatée et a colonisé l’ensemble de la France métropolitaine. Le frelon asiatique a notamment été classé comme espèce exotique envahissante (EEE) par l’arrêté du 22 janvier 2013. Espèce prédatrice, il se nourrit principalement d’insectes, dont des abeilles et un nid de frelon asiatique peut consommer jusqu’à 11 kg d’insectes par an. Ce frelon constitue donc une menace pour la biodiversité et la filière apicole, ainsi que pour la souveraineté alimentaire française, les abeilles pollinisant un grand nombre de fruits et légumes consommés par les Français. Le constat est qu’aujourd’hui, il n’est plus possible d’éradiquer cette espèce. En revanche, des moyens pour limiter son impact sur l’apiculture française peuvent encore être déployés, notamment au printemps. En effet, le piégeage sélectif des fondatrices au printemps, selon de nombreuses sources comme l’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (ITSAP), les groupements de défense sanitaire ou le Muséum national d’Histoire naturelle, a prouvé une certaine efficacité en permettant de limiter la prédation. Tous les systèmes de piégeage ne se valent pas et certains dispositifs montrent une efficacité et une sélectivité plus importantes dans le piégeage des fondatrices. Ainsi, M. le député souhaiterait obtenir des précisions de la part de Mme la ministre sur les suites envisagées au plan d’action face à la crise apicole annoncé le 23 février 2024. Au quatrième point de ce plan, des travaux seront « également engagés pour réduire l’impact du frelon asiatique ». S’agit-il de campagnes massives de piégeage des fondatrices au printemps ou bien d’un appel à projets de recherche pour trouver d’autres solutions techniques ? En outre, M. le député s’interroge sur la qualification de Vespa velutina en tant que danger sanitaire de deuxième catégorie pour l’abeille domestique Apis mellifera (arrêté du 26 décembre 2012 relatif au classement du frelon asiatique dans la liste des dangers sanitaires). Le classement en première catégorie permettrait de mobiliser des moyens supplémentaires contre cette menace. Il souhaite connaître son avis sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5781</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pérennité de la filière de production de noisettes française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1604. — 5 novembre 2024. — M. David Taupiac alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’urgence phytosanitaire frappant la filière de production de noisettes et plusieurs filière agricole en France, en raison de l’interdiction d’usage de substances phytosanitaires efficaces, en particulier l’acétamipride. À titre d’exemple, la coopérative Unicoque, qui regroupe 300 producteurs et représente 7 000 hectares de vergers, déplore en 2024 une perte de sa production de noisettes de près de 50 % par les ravageurs que sont la punaise ( Halyomorpha halys ) et le balanin ( Curculio nucum ). Malgré des efforts et des investissements considérables, les moyens de lutte disponibles en France se sont révélés inefficaces pour préserver cette filière stratégique. Le bilan est alarmant : en plus de la destruction de la moitié des récoltes, près de 30 % des noisettes récoltées sont aujourd’hui jugées impropres à la consommation en raison de ces attaques, engendrant une crise économique sans précédent pour la coopérative, qui projette un déficit historique pour l’exercice 2024-2025. Le 15 mai 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a validé le maintien de l’autorisation de l’acétamipride dans l’Union européenne. Cependant, depuis 2018, cette substance reste interdite en France, privant ainsi les agriculteurs français d’un outil de protection pourtant disponible dans d’autres pays européens. Cette interdiction s’applique à diverses productions agricoles sensibles, telles que les noisettes, mais aussi les betteraves, les pommes de terre, les carottes et les radis. Les alternatives phytosanitaires autorisées en France s’avèrent insuffisantes pour contenir efficacement les infestations d’insectes ravageurs, plaçant les producteurs français dans une situation de désavantage compétitif par rapport à leurs homologues européens et à des productions importées où cette substance est autorisée. Cette situation non seulement affecte la compétitivité des agriculteurs français, mais elle ne garantit pas davantage la protection des consommateurs, lesquels continuent de consommer des produits issus de cultures traitées à l’acétamipride en provenance de pays voisins. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de reconsidérer l’interdiction de l’acétamipride en France pour harmoniser la réglementation nationale avec celle de l’EFSA. Il l’interroge également sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour soutenir les producteurs face à cette crise phytosanitaire, dans l’optique de garantir la souveraineté alimentaire française et de protéger l’équilibre économique de filières agricoles essentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5781</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interprofession de la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1621. — 5 novembre 2024. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’amélioration de la gouvernance de la filière bois française. Sans dialogue entre les acteurs de l’amont à l’aval, la filière bois perdra en compétitivité et le déficit de la balance extérieure, actuellement de 9 milliards d’euros, continuera de se creuser. Sur ce point, le Syndicat des exploitants de la filière bois (SEFB) alerte sur le fait qu’un seul acteur bénéficie actuellement d’une majorité bloquante au sein de l’interprofession France Bois Forêt, ce qui exclut l’ensemble des parties prenantes. Pourtant, la question de la mise en place d’une « caisse intempérie », comme c’est le cas actuellement dans le BTP pour prémunir un minimum de rémunération aux exploitants forestiers et aux entrepreneurs de travaux forestier en cas d’évènements météorologiques majeurs, va se poser et nécessitera une concertation entre tous les acteurs. À ce titre, le SEFB préconise qu’une partie de la cotisation volontaire obligatoire (CVO) de certains acteurs en amont de la filière puisse être fléchée à la mise en place de ce fonds. L’État pourrait également, dans le cadre des programmes 149 ou 206, prévoir une enveloppe pour l’abonder. Elle lui demande donc par quelles mesures elle entend organiser une interprofession représentative et équitable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5781</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction de l’usage des produits phytosanitaires dans les cimetières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1632. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires dans les cimetières. L’arrêt de l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien de différents lieux a été initié par la loi n° 2014/110, dite « loi Labbé ». Cette interdiction a été élargie par un arrêté du 15 janvier 2021 dans tous les lieux fréquentés par le public ou à usage collectif comme les cimetières, stades et autres lieux de vie. Pour parvenir à un modèle « zéro pesticide », il faut disposer de moyens humains et financiers que beaucoup de communes ne peuvent pas mobiliser. Afin d’entretenir convenablement leurs cimetières, les communes se retrouvent dès lors contraintes d’opérer une coupe régulière de l’herbe par leurs agents municipaux. Faute des ressources humaines à consacrer à cette tâche, beaucoup de communes la délaissent à contrecœur. Dans les campagnes, de trop nombreux cimetières se retrouvent envahis par une quantité dramatique de mauvaises herbes, donnant l’image de cimetières abandonnés. Pour les habitants, cette vision est insupportable, représentant un inacceptable manque de respect pour leurs défunts. Nombre d’élus locaux se retrouvent d’ailleurs tenus pour responsable de cette situation intolérable, dans laquelle ils n’ont pourtant aucune responsabilité. Il souhaiterait donc connaître les mesures qui pourraient être prises afin d’aider les communes à entretenir leurs cimetières et rendre à ces lieux toute la dignité qui incombe au repos des morts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5782</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Information du consommateur sur la présence d’hexane dans les aliments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1634. — 5 novembre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la présence préoccupante d’hexane dans divers produits alimentaires. Ce solvant d’origine pétrochimique, utilisé dans la fabrication d’aliments tels que le lait infantile, la margarine et certaines huiles, est reconnu pour sa nocivité et son implication dans le développement de certaines maladies. Malgré sa présence dans ces produits, l’hexane n’est pas mentionné sur les étiquettes en raison de sa faible concentration, soulevant des questions sur la transparence et la protection des consommateurs. Par ailleurs, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a récemment encouragé une réévaluation de la sécurité de l’hexane, en raison des risques potentiels pour la santé publique. Il souhaite connaître les recommandations actuelles du ministère concernant l’utilisation de l’hexane dans les produits alimentaires ainsi que la position de la France vis-à-vis des autorités européennes, afin d’envisager un renforcement de la réglementation relative à ce solvant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5782</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Rémunération des infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1658. — 5 novembre 2024. — Mme Marianne Maximi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des infirmières et infirmiers de l’enseignement technique agricole public. Le décret n° 2024-291 du 30 mars 2024 a permis aux infirmières et infirmiers de l’éducation nationale, qui se sont mobilisées en nombre pour une rémunération digne, de gagner 49 points d’indice, soit 241 euros brut de plus par mois, ainsi qu’une revalorisation de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) d’environ 800 euros. Les infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole, qui dépendent du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, ne sont pas concernés par ce décret. Cette situation d’inégalité semble particulièrement injustifiée alors que les infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole réalisent des missions et tâches similaires à leurs consœurs et confrères qui dépendent du ministère de l’éducation nationale. Ainsi, ils et elles subissent tant les conditions de travail difficiles et le sous-effectif d’autant plus qu’elles ne peuvent compter sur la médecine scolaire ou encore sur des assistants et psychologues scolaires inexistants dans l’enseignement agricole. Par ailleurs, alors que 56 % des jeunes dans l’enseignement agricole sont internes, le suivi que doivent réaliser ces infirmières et infirmiers est souvent conséquent. Aussi, elle souhaite savoir si elle entend accéder à cette demande d’égalité entre les infirmières et infirmiers en milieu scolaire et répondre ainsi à une revendication portée par la profession depuis de longs mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5782</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Revalorisation point d’indice des infirmiers de l’enseignement public agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1659. — 5 novembre 2024. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la question de la revalorisation des points d’indice et des primes pour les infirmiers. Le décret n° 2024-291 du 30 avril 2024 prévoit une augmentation de 49 points d’indice ainsi qu’une prime de 800 euros pour les infirmières et infirmiers du ministère de l’éducation nationale, ce qui correspond à ce qui a été accordé lors du Ségur de la santé pour les infirmiers de la fonction publique hospitalière. Cependant, cette revalorisation n’inclut pas les infirmiers de l’enseignement public agricole, ce qui crée une inégalité pour ces professionnels qui accomplissent pourtant des missions similaires. Il est important de noter que cette mesure avait été annoncée par M. le Premier ministre lors de son discours de politique générale en janvier 2024 comme s’appliquant à l’ensemble des infirmiers scolaires. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour corriger cette iniquité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5783</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Enjeu de santé publique - Contamination du thon au mercure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1771. — 5 novembre 2024. — M. Boris Tavernier alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur un nouveau scandale de santé publique concernant la contamination au mercure du thon et la faillite complète de la politique française et européenne de régulation des contaminants dans l’alimentation révélées par l’association Bloom. Le mercure est un puissant neurotoxique, considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’une des dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique, au même titre que l’amiante ou l’arsenic. De nombreuses études scientifiques soulignent qu’une exposition chronique au mercure, même à faibles doses, peut avoir des effets irréversibles sur le système neuromoteur, augmenter le risque de maladies neurodégénératives et de sénilité précoce, ou encore avoir des effets délétères sur le système immunitaire, reproducteur, cardiovasculaire ou encore rénal. On doit donc tout faire pour limiter au maximum l’exposition au mercure de la population et notamment des publics vulnérables : les nourrissons, les enfants et adolescents, les femmes enceintes, les personnes malades et âgées. Or les révélations de Bloom montrent que si l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) jugeait dès 2015 que « le thon, l’espadon, la morue, le merlan et le brochet ont été les principaux contributeurs à l’exposition alimentaire au méthylmercure », le thon, poisson le plus consommé en France, avec une consommation de près de 5 kilogrammes en moyenne par personne et par an en équivalent poids vif et quelques 64 000 tonnes de thon en conserve écoulées chaque année, bénéficie d’un régime d’exception en matière de norme concernant le mercure. Ainsi, alors que le cabillaud, les sardines, les anchois, le maquereau ou le hareng doivent respecter une teneur maximale en mercure de 0,3mg/kg et que les produits de la mer doivent, en général, respecter une teneur maximale de 0,5mg/kg, la teneur maximale en mercure dans le thon peut aller jusqu’à 1mg/kg. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car on apprend à la lecture du rapport de Bloom que cette teneur maximale s’applique au thon frais et que « entre le thon frais et le thon en boîte, la concentration en mercure peut théoriquement passer de 1mg/kg à 2,7mg/kg. La norme qui s’applique au thon en boîte peut donc être jusqu’à neuf fois plus élevée que celle d’une sardine fraîche ». Et ce d’autant plus que, sur les 150 boîtes de thon en conserve que l’association Bloom a collectées en France et en Europe, 100 % des boîtes étaient contaminées au mercure, que plus de la moitié d’entre elles dépassaient les 0,3mg/kg, que dix pour cent dépassaient 1mg/kg et qu’une boîte de la marque Petit Navire achetée dans un Carrefour City parisien affichait une teneur record de 3,9 mg/kg. Il faut absolument, de toute urgence, lever ce régime d’exception sur les produits de la mer et s’assurer que le thon, en tant que poisson le plus consommé en France, est soumis à la norme la plus stricte sur les produits de la mer, soit 0,3mg/kg. Par ailleurs, il faut mettre en place des contrôles. Ce que la France, manifestement, ne fait pas, puisque Bloom révèle que, depuis 2023, la France n’a pas contrôlé la moindre conserve de thon et que la direction générale de l’alimentation expliquait, dans un courrier adressé aux avocats de l’association Bloom le 3 octobre 2024 que « la DGAL ne dispose pas de certaines informations (…) concernant les facteurs de concentration, de dilution ou de transformation ». Ainsi, il souhaite savoir comment la France a vérifié la conformité des conserves de thon depuis l’adoption en 1993 du règlement européen sur les contaminants (CE 93/351) et, suite à ces révélations, comment la DGAL va désormais contrôler le thon en conserve commercialisé en France. Par ailleurs, il lui demande si elle prévoit de plaider pour une révision du règlement européen sur les contaminants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5783</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Remise de rapport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1606. — 5 novembre 2024. — M. Loïc Kervran appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la mise en œuvre de l’article D. 125-5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), tel que créé par le décret n° 2022-128. Ce texte prévoit que, conjointement avec le ministre du budget et des comptes publics, le ministre chargé des anciens combattants doit établir, tous les deux ans, un rapport comparant l’évolution de la valeur du point de pension et celle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Le premier exemplaire doit être remis au Parlement en 2024. À date, le rapport n’a pas été transmis au Parlement, ne permettant pas d’informer les discussions budgétaires. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement prévoit de satisfaire à l’obligation prévue dans le décret cité afin que le Parlement dispose de l’information prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5784</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Gestion des relevés de carrière par les caisses de retraite complémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1764. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les difficultés rencontrées dans la gestion des relevés de carrière par les caisses de retraite complémentaires, notamment pour les anciens membres des pompiers de Paris. Un citoyen de sa circonscription, sur le point de prendre sa retraite au 1er novembre 2024, a sollicité M. le député car aucune caisse de retraite complémentaire ne se déclare compétente pour compléter manuellement les trimestres manquants sur son relevé de carrière et il risque, à terme, de subir une décote. Au cours de sa carrière, cet habitant a connu une période de chômage après son départ des pompiers de Paris en février 1992, durant laquelle il cotisait à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Cette période de chômage, associée à une formation, couvre au total 7 trimestres. Après deux années d’inactivité, il a repris un emploi et a de nouveau cotisé auprès de la CNRACL. Toutefois, celle-ci refuse fermement de valider manuellement les trimestres correspondants à cette période de chômage, affirmant que cette responsabilité incombe au régime général. Par ailleurs, une autre caisse de retraite complémentaire qu’il a contactée lui a indiqué que seule la complémentaire associée à son activité chez les pompiers de Paris est habilitée à effectuer cette démarche. Il lui demande donc qui est précisément responsable de l’inscription manuelle des trimestres dans ce type de situation qui concerne bon nombre de Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5784</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt pour les services à la personne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1694. — 5 novembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la mise en place de l’avance immédiate de crédit d’impôt pour les bénéficiaires de 70 ans ou plus d’un service à la personne dispensé par une entité publique. Cette avance immédiate du crédit d’impôt permet de payer directement une partie du salaire et des charges dus par l’employeur à son employé à domicile sans devoir faire l’avance sur ses propres deniers. Un acompte de 60 % est versé en début d’année civile N+1, en fonction du montant du crédit d’impôt perçu en N calculé en fonction des ressources. Le complément est ensuite prélevé sur le compte bancaire du bénéficiaire du crédit d’impôt. Les salariés employés dans ce cadre doivent effectuer à domicile des tâches à caractère familial ou ménager. Le fait de ne pas devoir faire l’avance financière d’une partie du coût engendré par ce travailleur à domicile est un avantage réel pour certains des seniors mais, malheureusement, tous ne sont pas dans ce cas. En effet, les utilisateurs d’un service à la personne dispensé par une municipalité ou un syndicat public ne peuvent aujourd’hui prétendre à cette avance et se voient contraints d’engager eux-mêmes l’intégralité des frais inhérents à cet emploi. À l’heure du déploiement du plan France ruralités, il ne peut exister un traitement différent entre les seniors résidant en milieu urbain ou rural et c’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui. La ruralité attire effectivement très peu de services à la personne de statut privé pour des raisons de rentabilité économique, avec des durées et des coûts de déplacement trop importants. Aussi, en ruralité, les seuls services à la personne sont dispensés par des services publics communaux ou intercommunaux. Cette disparité de traitement pose un vrai problème d’équité sur le territoire national. Aussi, elle souhaite savoir quand et comment le Gouvernement souhaite agir pour cette équité en offrant aux bénéficiaires de services à la personne publics la possibilité de recourir à l’avance immédiate au crédit d’impôt au même titre que celle octroyée pour le secteur privé ou associatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5784</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Fracture numérique - Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1689. — 5 novembre 2024. — M. Frédéric Petit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur la fracture numérique qui peut exister pour les concitoyens de l’étranger dans leurs démarches vis-à-vis de la France. Si les citoyens français établis sur le territoire national peuvent bénéficier d’ateliers de formation à l’informatique (organisés par exemple par les mairies ou centres sociaux locaux), les Français de l’étranger n’ont pas accès à ce type de services pour les accompagner dans leurs démarches administratives. À titre d’exemple, la déclaration des biens immobiliers introduite en 2023 ne peut être établie que par voie dématérialisée sur l’espace personnel du site impots.gouv.fr. Aucune déclaration papier n’est possible, pénalisant ainsi les concitoyens de l’étranger touchés par la fracture numérique. Dans ce cas précis, un résident peut se rendre dans un centre des impôts en France, mais cette solution n’existe pas pour un Français qui réside à l’étranger. Par ailleurs, M. Le député est régulièrement interpelé sur les dysfonctionnements dans l’usage du dispositif FranceConnect+ liés au statut de non-résident et également dans le déploiement progressif de l’identité numérique pour les Français de l’étranger. Aussi, M. le député considère qu’il est nécessaire d’accompagner la digitalisation des services auprès des Français de l’étranger. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quelles initiatives elle compte mettre en place pour pallier le manque d’accompagnement lors de ces démarches (tournées de formation dans les consulats de France, lignes téléphoniques dédiées aux Français de l’étranger…).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5785</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sensibilisation à la maltraitance animale dans la création artistique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1608. — 5 novembre 2024. — M. Stéphane Hablot attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’utilisation d’animaux sauvages, dressés et captifs, dans la création artistique (publicité, cinéma, clips vidéo, etc.). En effet, les méthodes de dressage coercitives, ainsi que les transports fréquents et prolongés, compromettent leur bien-être et négligent leurs besoins fondamentaux. De plus, il convient de rappeler qu’une loi sur la maltraitance animale dans les cirques entrera en vigueur en 2028, soulignant l’évolution des normes sociétales en matière de protection animale. M. le député s’étonne de l’absence de mesures concrètes de la part du Gouvernement pour encadrer ces pratiques, alors que des alternatives viables, telles que les images de synthèse et l’animatronique, sont désormais disponibles. Il lui demande si le Gouvernement envisage de légiférer afin d’interdire la détention et l’exploitation d’animaux sauvages dans le cadre des activités de création artistique, protégeant ainsi ces êtres sensibles de l’exploitation abusive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1614</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5785</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Positionnement des sous-titres et surtitres destinés aux personnes malentendante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1614. — 5 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le positionnement des sous-titres et surtitres destinés aux personnes malentendantes sur les chaînes de télévision et le préjudice qui en découle. Sur les chaînes de télévision publiques, lorsque l’on active les sous-titres pour malentendants, il arrive très fréquemment que le texte soit positionné au milieu de l’image et non pas en bas, occultant donc une bonne partie de l’écran. Ainsi, le téléspectateur malentendant ne peut pas profiter de l’image dans son entièreté lorsqu’il regarde la télévision, ôtant là une grande part de l’agrément qu’il peut tirer de cette activité. Cela est d’autant plus regrettable que bien positionner les sous-titres en bas de l’image ne fait pas appel à des capacités techniques complexes. Il arrive même que les sous-titres soient positionnés au milieu des visages des acteurs. Comme apprécier alors un film ? Ce problème touche plus de 7 millions de personnes malentendantes en France, qui apprécieraient grandement être considérées lorsque l’on propose des sous-titres pour leur permettre de suivre un contenu audiovisuel. Le rôle de l’image a pris une place centrale dans la vie des Français, en priver les personnes malentendantes est à ce titre singulièrement ironique. Après l’y avoir sensibilisée, elle l’interroge donc sur les moyens qu’elle compte prendre pour pallier cette inégalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1615</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5785</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réduction du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1615. — 5 novembre 2024. — M. Xavier Albertini attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation relative aux moyens alloués à l’indépendance des médias et à leur rôle dans l’éducation à l’information, plus précisément à la situation particulière des radios associatives. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit une réduction de près de 29 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Cette réduction de dotation aurait un impact sur la survie des dites radios et sur les 3 000 emplois directs. Pour rappel, il existe environ 750 services radiophoniques en France, répartis sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales, de montagne, urbaines et périurbaines. Ces radios ont une réelle utilité locale, elles sont un service de proximité. C’est pourquoi il souhaite savoir quels moyens compensatoires peuvent être prévus par le Gouvernement pour garantir l’existence des radios associatives si la baisse de la dotation est entérinée dans le projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5786</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Baisse des crédits alloués aux monuments historiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1727. — 5 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur la baisse évoquée de 15 millions d’euros des crédits alloués aux monuments historiques. En effet, devant le nombre croissant d’opérations de restauration et d’entretien du patrimoine culturel, cette récente annonce entraîne une légitime préoccupation de la part des collectivités territoriales. En outre, le manque de détails dans le PLF 2025 sur la répartition des lignes budgétaires du programme « Patrimoine » fait craindre une ponction sur le budget alloué à l’action « Monuments historiques et patrimoine monumental ». Pour rappel, le décret du 21 février 2024 avait déjà annulé 99,5 millions d’euros de crédits initialement prévus pour les monuments historiques. Au moment où les DRAC ont de plus en plus de difficultés pour honorer toutes les demandes de subvention et sont fréquemment obligées de rogner leur pourcentage d’aides, comment cette baisse budgétaire va-t-elle permettre d’assurer la sauvegarde du patrimoine français ? Cela risque de donner lieu à un ralentissement des chantiers de restauration des monuments historiques qui nécessitent pourtant un entretien régulier. Mme la députée rappelle que ce patrimoine est un facteur de cohésion sociale et une source d’attractivité pour l’économie locale en fournissant des emplois non délocalisables au secteur du tourisme et pour les artisans. Ainsi, elle lui demande si elle compte amender cette décision budgétaire ou, à défaut, proposer un dispositif compensatoire pour assurer la pérennité du patrimoine historique et architectural français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5786</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Exonération des taxes sur le Loto du Patrimoine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1728. — 5 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur l’exonération des taxes liées au Loto du patrimoine. En décembre 2024, on connaîtra les recettes de la 7e édition, qui dépassent chaque année les 200 millions d’euros. Or seulement une petite partie de ces recettes est réellement reversée aux lauréats de la Mission Patrimoine, portée par M. Stéphane Bern. Celle-ci n’a engrangé que 28,4 millions d’euros en 2023. Le reste des recettes est en fait partagé entre les gagnants du loto, La Française des Jeux, le détaillant et enfin l’État, qui prélève plusieurs millions d’euros de taxes. Pour rappel, l’aide accordée par cette Mission Patrimoine constitue une manne financière indispensable pour les lauréats sélectionnés. C’est pourquoi dès 2019, le Sénat avait adopté un amendement dans le projet de loi de finances pour 2020 prévoyant l’exonération des taxes prélevées par l’État sur ce loto, texte qui fut finalement rejeté par l’Assemblée nationale. Pour prendre un exemple concret, la Maison de La Boétie, monument historique classé à Sarlat-la-Canéda, a obtenu 170 000 euros par ce biais en 2023 sur une dépense retenue de 595 835 euros HT, soit 28,53 % du montant total des travaux. Ainsi, devant l’augmentation du nombre de restaurations des bâtiments historiques et la hausse continuelle du coût des travaux, elle lui demande si elle envisage de renoncer au prélèvement de ces taxes, ceci afin d’inciter davantage de Français à participer à ces jeux et permettre de soutenir plus fortement les lauréats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5786</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie du tourisme</ministreJO><Objet>Suites de la deuxième édition du sommet Destination France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1797. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse, Mme Constance Le Grip souhaite donc interroger Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme, sur les suites de la deuxième édition du sommet Destination France, auquel a participé le chef de l’État. La France se place en première destination touristique mondiale avec près de 100 millions de visiteurs chaque année. Elle possède de nombreux avantages touristiques tels qu’une variété de biens classés à l’UNESCO et de grands sites, plusieurs massifs montagneux, des vignobles de renommée mondiale, ainsi que de nombreux parcs nationaux et parcs naturels régionaux. Le Gouvernement a fait le choix d’apporter un soutien financier considérable au secteur du tourisme en France notamment après la crise sanitaire, s’élevant à environ 40 milliards d’euros. Depuis 2021, le plan « Destination France » a permis une relance rapide et efficace de l’écosystème touristique, garantissant stabilité et croissance. Alors que la France accueille de formidables évènements en 2024 tels que les jeux Olympiques et Paralympiques, le 80e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, le XIXe Sommet de la Francophonie, le Sommet en faveur de l’intelligence artificielle, ou encore les 150 ans de l’impressionnisme au musée d’Orsay, elle souhaiterait pouvoir connaître les investissements particuliers prévus sur les sites remarquables qui font partie du rayonnement de la France à l’international ainsi que sur la capacité d’accueil touristique et plus particulièrement en Île-de-France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5787</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>L’avenir du service commun des laboratoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1600. — 5 novembre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’avenir du service commun des laboratoires (SCL) dans le contexte de la suppression de 4 équivalents temps plein annuel travaillés (ETPT) en 2024. Le SCL, rattaché à la douane et à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), garantit impartialité et objectivité lors de prestations complètes (analyse de prélèvement, ciblage, exploitation) pour la caractérisation d’infractions et met son expertise au service des dossiers traités par la DGCCRF. Elle aimerait connaître son avis sur la perte d’efficacité des missions de service public assurées par le SCL et sa difficulté à s’adapter à la modernisation de l’administration publique engagée en 2007 lors de la révision générale des politiques publiques (RGPP). À ce jour, il semblerait que l’organisation du SCL doive être surveillée. Afin de remédier à la situation, le SCL informe Mme la députée avoir besoin des mesures suivantes : le maintien des implantations actuelles et l’arrêt des suppressions d’emploi, un plan pluriannuel de recrutement de fonctionnaires pour combler les manques d’effectifs, un plan ministériel de qualification pour une reconnaissance de l’investissement des agents et des crédits suffisants pour remplir l’ensemble de ses missions annuelles. Dans ce contexte, elle souhaite savoir s’il envisage de prendre des mesures dans cette direction et si des réflexions sont déjà en cours sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5787</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Ressources des chambres de commerce et d’industrie (CCI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1624. — 5 novembre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la baisse des ressources publiques des chambres de commerce et d’industrie (CCI) envisagée dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 présenté par le Gouvernement. En effet, le PLF pour 2025 prévoit une diminution de la taxe affectée au réseau des chambres de commerce et d’industrie (TCCI) à hauteur de 40 millions d’euros, ce qui représente 7,6 % des ressources du réseau des CCI. En 2023, ces dernières s’étaient pourtant déjà engagées à contribuer à l’effort de redressement des comptes publics en acceptant un prélèvement sur leurs fonds de roulement de 100 millions d’euros entre 2024 et 2027, avec l’engagement du Gouvernement à maintenir leurs ressources stables durant cette période. M. le député partage donc le désarroi des présidents de CCI à l’annonce de cette baisse de taxe affectée. Cette diminution fragilise la capacité des CCI à remplir leurs missions, notamment dans les territoires en pleine mutation comme le Dunkerquois, où la CCI Littoral Hauts-de-France joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des TPE-PME. Les entreprises, confrontées à des défis économiques et de réindustrialisation, ont plus que jamais besoin du soutien de leur chambre consulaire. En 2023, les CCI ont prouvé leur efficacité, générant plus de 2,8 milliards d’euros de valeur économique pour un investissement public de 525 millions d’euros, soit un effet de levier économique de 1 à 5. La réduction de leurs ressources mettrait en péril ce modèle vertueux. Il lui demande donc si le Gouvernement entend revenir sur cette décision afin de respecter les engagements pris en matière de stabilité des ressources des CCI et de préserver leur capacité à soutenir efficacement le tissu entrepreneurial, notamment dans les territoires en mutation économique et industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5787</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Granulé de bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1648. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur le granulé de bois en tant que solution pour la transition énergétique. Le granulé de bois a déjà été adopté par 1,7 million de Français, ce qui permet d’éviter l’émission de 6 millions de tonnes de CO2 en France. C’est une source d’énergie qui favorise la transition énergétique, une énergie vertueuse et socialement responsable car elle permet aux ménages de maîtriser leur facture énergétique. Sans aide, le prix du kWh granulé de bois est deux fois moins cher que l’électricité et plus de 30 % moins cher que le fioul. La Haute-Savoie se caractérise par ses espaces boisés qui représentent 41 % de la surface du département, avec 190 000 ha de forêt. Dans ce département, la production d’énergie à partir du bois pour le chauffage représentait en 2021 environ 1 100 GWh, soit 27 % de la production d’énergie renouvelable (EnR) du département et la deuxième filière derrière l’hydroélectrique (qui représentait 56 %). Il s’agit donc d’une ressource locale, durable et responsable. Par conséquent, afin de renforcer le mix énergétique français, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte inciter les Français à se tourner vers cette énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5788</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1668. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique. La facturation électronique se met progressivement en place pour les entreprises. Elle doit notamment permettre une meilleure perception de la TVA pour l’État. L’engagement initial pris par le précédent Gouvernement auprès des représentants des entreprises était que cette mise en œuvre, obligatoire à court terme pour toutes les entreprises, se fasse sur une plate-forme gratuite. Visiblement, il est aujourd’hui indiqué aux entreprises qu’elles devront se rendre sur des plates-formes payantes. Il apparaît paradoxal qu’on impose ainsi des contraintes supplémentaires aux entreprises, qui en plus représentent un coût pour elles, contrairement à ce qui leur avait été annoncé. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5788</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Éligibilité de l’usine Europhane aux aides du FEM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1669. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fermeture imminente de l’usine Europhane, située aux Andelys, qui entraînera le licenciement de 85 salariés. Cette décision fait suite à la fermeture de l’entreprise Holophane en 2023, avec 208 licenciements, et aggrave la situation économique locale. Bien que le nombre de licenciements d’Europhane soit inférieur au seuil de 200 travailleurs requis pour l’éligibilité au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), M. le député souhaite rappeler que le règlement (UE) n° 2021/691, à son article 5, point 3, permet une exception lorsque les licenciements ont une incidence grave sur l’emploi local ou régional. Les fermetures successives de ces deux grandes entreprises industrielles ont des répercussions profondes sur l’économie et le tissu social des Andelys, ainsi que sur les familles concernées. M. le député invite donc le Gouvernement à envisager la soumission d’une demande d’aide au titre du FEM, en justifiant cette requête par l’impact économique et social de ces fermetures. De plus, il suggère d’explorer la possibilité de regrouper ces licenciements avec ceux d’autres entreprises régionales ou du même secteur, conformément à l’article 5, point 3, afin de satisfaire les critères d’éligibilité au FEM. Les fonds du FEM permettraient de financer des actions telles que des formations professionnelles, des conseils à la reconversion ou des allocations pour accompagner les salariés dans cette période de transition et minimiser l’impact social des pertes d’emploi. Il lui demande donc de bien vouloir étudier cette demande dans les délais impartis et de l’informer des démarches entreprises, ainsi que des réponses apportées par la Commission européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5788</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Sociétés anonymes suisses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1696. — 5 novembre 2024. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des sociétés anonymes suisses qui possèdent des immeubles en France, mis à la disposition de leurs associés et qui n’exercent aucune activité économique sur le territoire français. En effet, le Conseil d’État, dans un arrêt en date du 22 juillet 2022 (n° 463267), a jugé qu’une société anonyme suisse doit être assimilée à une société anonyme française et assujettie à l’impôt sur les sociétés. Par ailleurs, l’article 6 de la convention franco-suisse du 9 septembre 1966 vise les revenus provenant de biens immobiliers, pour lesquels le pouvoir d’imposition est attribué à l’État où ces biens se trouvent. Par conséquent, le revenu immobilier d’une société anonyme suisse, propriétaire d’immeubles en France, doit être imposé en France à l’impôt sur les sociétés. Les produits se déterminent en fonction de la valeur locative des biens et les charges déductibles concernent les dépenses afférentes à ces biens. De plus, le Conseil d’État, dans un arrêt du 20 octobre 2000 (n° 182165), a précisé que la notion d’établissement stable n’est pas applicable à une entreprise qui tire uniquement en France des revenus issus de biens immobiliers et qui est imposable à l’impôt sur les sociétés selon l’article 6 de la convention franco-suisse du 9 septembre 1966, en raison de la localisation de ces biens. Cependant, lors du dépôt de la déclaration annuelle d’impôt sur les sociétés, de nombreux dirigeants de sociétés anonymes suisses, propriétaires d’immeubles en France, s’interrogent sur les démarches exactes à suivre pour déclarer leurs revenus soumis à cet impôt. Ainsi, il souhaite savoir, en premier lieu, si en l’absence d’établissement stable, une société anonyme suisse possédant des immeubles en France est dans l’obligation de tenir une comptabilité commerciale comme le stipule l’article L. 123-12 du code de commerce. Ensuite, il lui demande de clarifier si, les produits étant déterminés au regard de la valeur locative des biens et les charges déductibles correspondant aux dépenses afférentes à ces biens, un document expliquant le mode de détermination de la valeur locative retenue et la liste des dépenses déductibles doit être transmis au service des impôts des entreprises étrangères (SIEE) ou, si la société possède un seul immeuble en France, au service des impôts (SIE) du lieu de la situation de l’immeuble. Il lui demande également si la société anonyme suisse est dispensée de souscrire par voie dématérialisée une déclaration de résultat n° 2065-SD ainsi qu’une liasse fiscale (comprenant les tableaux n° 2050-SD à 2059-G-SD). De plus, il s’interroge sur le fait de savoir si la règle de comptabilisation obligatoire des amortissements, prévue par l’article 39, 1-2° du code général des impôts, ne peut pas être opposée à cette société, étant donné l’absence d’obligation de tenir une comptabilité commerciale. Enfin, il lui demande de préciser si, en l’absence d’établissement stable, le bénéfice correspondant à la différence entre la valeur locative des biens immobiliers situés en France et les charges afférentes à ces biens ne peut pas être considéré comme un revenu distribué et donc soumis à une retenue à la source en vertu de l’article 119 bis 2 du code général des impôts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5789</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Quelle révolution fiscale pour la France ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1697. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’état du système fiscal français. Après l’échec de la mise en place d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne en 2014, dite « taxe Tobin », a été instituée une taxe sur les transactions financières françaises pour les achats d’action par des sociétés dont la capitalisation s’élève à plus de 1 milliard d’euros et siégeant socialement en France. Son taux est de 0,3 % depuis 2021 et depuis lors, il n’a jamais été question de l’augmenter, ou d’élargir son assiette à la réalité d’une économie financiarisée, où les produits dérivés tant que les transactions à haute fréquence représentent une part prépondérante des transactions financières quotidiennes. La TTF a certes un rendement budgétaire pour l’État, mais elle ne remplit aucunement les buts visés à son instigation, trahissant, au large, un manque d’adaptation à la conjoncture actuelle. Un référé de la Cour des comptes en date du 19 juin 2017 pointe que « le rendement budgétaire de la taxe est réel » mais « qu’aucun des trois objectifs visés lors de sa création n’a été atteint ». Ces trois objectifs se traduisaient par l’imposition des opérations à haute fréquence, les acquisitions de contrat d’échange sur défaut, ainsi que les acquisitions de titre de capital ou assimilées. À l’heure actuelle, ces mêmes trois objectifs, ces mêmes trois composantes, sont davantage nécessaires face au besoin de financement de l’État et les pertes béantes causées par la fraude et l’évasion fiscale. À ce manque s’ajoute le fait, rappelé par la Cour des comptes, que « les activités les plus spéculatives ne sont de facto pas taxées ». En effet, les opérations à haute fréquence ont un rendement nul et le seul déplacement des transactions à l’étranger permet d’échapper à la taxe. Avoir réduit l’assiette au pays d’émission des opérations d’acquisitions nettes des ventes réalisées au cours de la même journée a été un choix préjudiciable à la taxation. Qualifier de superficielle l’actuelle TTF n’est dès lors pas un abus de langage au regard de l’inadaptabilité de sa structure à la réalité du marché financier, qu’on ne peut plus résumer à de simples achats d’actions de sociétés françaises. L’inefficience de l’imposition amène à questionner sa subsistance, notamment quand des catégories de contribuables ressentent le poids de l’augmentation de la fiscalité, notamment de la contribution sociale, alors que l’imposition des transactions financières en France ne suit pas l’accroissement du volume du marché financier, sans oublier la fraude et l’évasion qui sont encore des fuites de rendement préjudiciables à l’intérêt général. Émerge en conséquence un indéfectible sentiment d’injustice fiscale. Ainsi, il lui demande si l’État compte revenir sur le taux et l’assiette de la TTF afin d’accroître ses recettes, convenir aux objectifs précédant son institution et corriger l’injustice fiscale prégnante en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5790</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation alarmante du secteur des équipementiers automobile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1698. — 5 novembre 2024. — M. Franck Allisio alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation alarmante du secteur des équipementiers automobiles. En effet, ce secteur qui compte aujourd’hui 57 000 salariés pourrait perdre la moitié de ses emplois dans les cinq prochaines années. Depuis 2004, le volume de production des véhicules a baissé dans le pays de 60 %, entraînant mécaniquement un affaiblissement des équipementiers automobiles. En outre, ce secteur repose encore pour 40 % de ses effectifs sur la mécanique des véhicules thermiques et sont donc condamnés à la disparition du fait des objectifs imposés par l’Union européenne d’arrêt de la production de ces véhicules en 2035. Face à la disparition programmée de tout un pan pourtant essentiel de l’industrie française, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de préserver ce secteur et ces emplois, face notamment aux objectifs européens irréalistes qui conduisent l’industrie automobile vers un affaiblissement dramatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5790</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Diminution du nombre de distributeurs de billets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1718. — 5 novembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la diminution préoccupante du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) dans certaines zones rurales et semi-urbaines, obligeant certaines municipalités à assumer directement ce service pour répondre aux besoins de la population. En raison de la baisse des retraits d’espèces, les banques jugent de moins en moins rentable de maintenir ces infrastructures, ce qui a conduit à la suppression de 2 123 DAB en France rien qu’en 2023, contribuant ainsi à une réduction de 20 % du parc total sur la dernière décennie. Cette tendance oblige des habitants à parcourir plusieurs kilomètres pour retirer de l’argent, alors que les espèces restent essentielles pour une grande partie des transactions quotidiennes, représentant encore 50 % des paiements réalisés en 2022. Les municipalités souhaitant soutenir leurs commerces de proximité se voient de plus en plus contraintes d’installer des DAB indépendants via des prestataires, ce qui représente un coût de 61 000 euros par automate. Cette solution alternative, bien qu’importante pour garantir l’accès aux espèces, pèse lourdement sur les finances locales. En 2022, ce sont ainsi 108 DAB indépendants qui ont été installés par des communes, portant leur nombre total à 679 contre seulement 117 en 2019. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour accompagner les communes dans le financement de ces DAB indépendants et garantir un accès équitable aux services bancaires essentiels pour l’ensemble de la population, en particulier dans les zones rurales les plus touchées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5790</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Victor Castor</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Quelles suites au rapport no 2022-M-002‑04 de l’IGF ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1724. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Victor Castor attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rapport n° 2022-M-002-04 de l’IGF et aux suites qui y seront données. Le 4 septembre dernier, le Gouvernement a publié le rapport sur la régulation des prix des carburants et du gaz dans les départements français d’Amérique. Ce rapport, commandé en janvier 2022, devait analyser la structure des prix en Guadeloupe, Martinique et Guyane, où le monopole de la SARA influence fortement les prix. Il aura fallu deux années d’incessantes interpellations et une saisine de la CADA pour enfin avoir accès au rapport concerné. En dépit de son incomplétude (pour cause de « secret des affaires »), ce rapport n’a pas pu taire le manque de transparence (pour ne pas dire l’opacité) du mode de calcul, ni les effets fortement inflationnistes du dispositif de fixation des prix, particulièrement pour la Guyane. Ce rapport met ainsi en exergue « des faiblesses importantes de la régulation du monopole de la SARA », au nombre desquelles : une rémunération fixe de 23 millions d’euros par an garantie à la SARA et distribuée en totalité aux actionnaires, l’absence d’une comptabilité analytique de l’entreprise qui s’auto-contrôle, face à des services de l’État considérés comme « particulièrement déresponsabilisés », l’intégration dans la formule de calcul des prix de ventes, des dépenses générées par les autres activités de la SARA et donc sans rapport avec la production de carburant à prix régulé (investissements dans les ENR, fabrication et vente de carburants non réglementés, etc.), un marché guyanais approvisionné essentiellement par des produits finis en provenance d’Europe et n’ayant donc subi ni transformation ni stockage dans les installations de la SARA aux Antilles, l’absence de commissions dédiées aux carburants dans les DFA, en dépit d’un avis de 2009 de l’Autorité de la concurrence et du décret 2013-1314 du 27 décembre 2013, la non-ouverture à la concurrence des cuves de stockage de la SARA pourtant prévue à l’article 11 du décret de 2013 (supra), complété par un avis de l’Autorité de la concurrence de 2015. Dans les faits, l’ouverture à la concurrence est irréalisable en l’absence des arrêtés préfectoraux idoines. En l’espèce, en ne contraignant pas la SARA à modifier le statut douanier de ses cuves, l’État assume protéger le monopole de l’entreprise, au détriment des consommateurs. Au nombre des préconisations proposées, certaines peuvent être suivies sans tarder par la voie règlementaire. C’est le cas notamment du transfert, accompagné naturellement des moyens humains et matériels nécessaires, de la régulation de la SARA à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ; de la mise en place effective des commissions carburants des Observatoires des prix, marges et revenus (OMPR) dans les DFA ou encoe de l’obligation faite à la SARA d’établir une comptabilité analytique et d’exclure de la formule de calcul des prix des éléments liés à ses activités concurrentielles (ENR) - cf proposition 8. L’environnement régional de la Guyane amène aussi nécessairement la question de l’approvisionnement, à brève échéance, en carburant auprès des États producteurs et exportateurs qui l’entourent. Enfin, la particularité géographique et géologique de la Guyane et le contexte de vie chère exacerbée dans les pays dits d’outre-mer nécessitent urgemment de jeter les bases de modes et de lieux d’approvisionnement plus justes en carburant et en gaz pour les entreprises et foyers guyanais. Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5791</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Liens entre les maisons France services et les services fiscaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1791. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les évolutions attendues du fonctionnement des maisons France services (MFS). D’une part, les MFS sont aujourd’hui le mode d’exercice du service public le plus proche des concitoyens, après les secrétariats de mairie. Malgré la qualité du service rendu, trop des concitoyens ignorent la présence d’une MFS à proximité. D’autre part, les MFS bénéficient d’une ligne directe de consultation avec les services fiscaux, alors que les directions des services fiscaux ne disposent plus d’un maillage territorial de proximité, même si cela peut être regretté. Il souhaiterait donc lui faire part de plusieurs attentes relatives aux liens entre les MFS et l’administration fiscale et les MFS et les Français. Il serait d’abord souhaitable que les codes fiscaux de toutes les communes d’un même département soient accessibles par toutes les MFS de ces territoires, afin que chaque administré puisse effectivement se rendre dans la MFS de son choix. M. le député souhaiterait ensuite l’interroger sur la pertinence d’intégrer aux avis fiscaux non seulement la référence aux services fiscaux susceptibles de renseigner le contribuable mais aussi les coordonnées de la maison France services (MFS) la plus proche. Enfin, le Gouvernement est-il en mesure de préciser où en est le projet de doter chaque mairie d’un lien direct (par écran par exemple) avec les MFS ? L’évolution de la société française ou du mode d’administration vers une plus grande dématérialisation place dans une situation d’insécurité psychologique et un sentiment de déclassement une partie importante des concitoyens. Que l’on raisonne en matière de réponse à la dématérialisation ou de recherche de proximité, il y a un intérêt tout particulier à ce que les Français, en particulier dans le monde rural, soient informés du rôle des MFS et puissent développer une sorte de « réflexe MFS » face aux impasses techniques ou psychologiques de la dématérialisation. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5791</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Taux réduit de TVA appliquée aux parcs zoologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1796. — 5 novembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des parcs zoologiques et la pérennité de la TVA à taux réduit sur les prix d’entrée. Plusieurs amendements déposés à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le projet de loi de finances pour 2025 envisagent de remettre en cause l’application d’un taux de TVA réduit aux parcs zoologiques et aux structures équivalentes. Ces zoos participent pourtant à des programmes de conservation d’espèces menacées et participent à la sensibilisation du grand public sur la nécessaire protection de la biodiversité et des espèces animales. Le taux réduit actuellement applicable aux entrées de ces structures permet de financer des programmes de protection des espèces animales en danger et d’autres missions d’intérêt public. L’augmentation du taux de TVA appliqué aux parcs zoologiques mettrait en péril toute une filière et les emplois directs et indirects qui y sont liés. Elle lui demande de bien vouloir lui garantir la volonté du Gouvernement de pérenniser le taux de TVA réduit en application actuellement aux parcs zoologiques et aux structures équivalentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5792</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nouvelle convention franco-suisse sur la double imposition des successions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1798. — 5 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la reprise des négociations avec la Suisse pour établir une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Alors que la convention fiscale franco-suisse du 31 décembre 1953 permettait de régir ces situations et éviter les doubles impositions, celle-ci fut dénoncée par la France le 17 juin 2014. Depuis le 1er janvier 2015, ce sont, en France, les dispositions du code général des impôts qui s’appliquent, engendrant parfois des doubles impositions, comme dans le cas où un résident français hérite de biens situés en France appartenant à un défunt résident suisse. Cette situation peut imposer aux héritiers une taxation en Suisse puis en France, pouvant atteindre un montant supérieur à la valeur de l’héritage. Face à cette situation délicate qui peut impacter de nombreuses familles installées dans les territoires transfrontaliers, une nouvelle convention fiscale entre la Suisse et la France visant à éviter les doubles impositions apparaît particulièrement souhaitable. Le Conseil national suisse a adopté, le 19 septembre 2023, une motion pour relancer les négociations avec la France en vue d’une nouvelle convention. En France, un avenant à la convention entre la France et la Suisse du 9 septembre 1966 a été déposé au Sénat par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères le 26 juin 2024, mais celui-ci concerne uniquement les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et non les successions. En juillet 2024, Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, a déclaré publiquement être prêt à réviser la convention fiscale sur les successions lors d’un déplacement à Genève. Elle sollicite donc des précisions sur l’avancement de cette réflexion et les démarches envisagées pour une reprise des négociations avec les autorités suisses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5792</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Fin du fonds de soutien au développement des activités périscolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1631. — 5 novembre 2024. — M. Julien Limongi attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression du fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP), prévue pour la rentrée 2025. La loi de finances initiale pour 2024 a entériné cette suppression, initialement envisagée dès la rentrée 2024, sans prévoir de dispositif alternatif pour les communes bénéficiaires. Sous prétexte de liberté, cette décision impose en réalité aux communes, particulièrement celles qui ont choisi de maintenir un rythme scolaire de 4,5 jours par semaine, de réduire les heures d’activités périscolaires, faute de soutien financier de l’État. Cette suppression aura un impact sensible pour les petites communes qui ont opté pour ce rythme. Ce fonds apporte une aide précieuse pour renforcer leurs capacités périscolaires et alléger la pression budgétaire. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les impacts de cette suppression et les solutions envisagées pour accompagner ces collectivités. Par ailleurs, il a constaté que certaines ayant maintenu la semaine de 4,5 jours puissent effectivement bénéficier de ce fonds, certaines semblant ne pas le percevoir malgré leur éligibilité, comme à Longueville sur la circonscription de M. le député. Il lui demande ainsi également si elle va s’assurer que toutes les communes appliquant le rythme de 4,5 jours puissent effectivement bénéficier de ce fonds, certaines ne semblant pas le percevoir malgré leur éligibilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5792</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>CNR éducation et projets pédagogiques : vers une marchandisation de l’école ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1649. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les mesures annoncées lors de la présentation de la feuille de route pour l’éducation nationale le 25 janvier 2024. Plus spécifiquement, les interrogations de M. le député font suite à l’annonce de « trente nouveaux projets à haut potentiel pédagogique » qui seront établis dans le cadre de l’acte II du Conseil national de la refondation (CNR) sur l’éducation. Il a été spécifié la volonté d’impliquer les établissements n’ayant pas encore souscrit aux appels à projet. Pour rappel, le CNR portant sur l’éducation est une initiative lancée par le Gouvernement en dehors des sphères de consultation déjà existantes. Par ailleurs, au lancement du premier CNR sur l’éducation, de nombreux syndicats de l’enseignement n’ont pas soutenu cette démarche et la mise en œuvre de projet pédagogique par appels à projets afin de soutenir « l’innovation pédagogique » au sein des établissements scolaires en France a été particulièrement décriée. Un rapport du Sénat intitulé « Autonomie des établissements scolaires : pour une pleine application du droit et une confiance dans les équipes pédagogiques » paru en juillet 2023 évalue justement le volet éducation du CNR et dénonce la logique marchande appliquée à l’école française au moyen de ces appels à projets. Ainsi, la mise en concurrence entre établissements est contraire aux intérêts des élèves et des établissements puisqu’elle accroît les inégalités scolaires préexistantes. En ce sens, ce sont les établissements les mieux équipés qui auront la capacité de présenter les projets les plus solides, pénalisant en conséquence les élèves des zones défavorisées. Par là même, un rapport de la Cour des comptes questionne également l’efficacité de l’utilisation des deniers publics dans le financement de ces projets. Ainsi, la marchandisation de l’offre éducative que l’on observe à travers ces appels à projet pour l’innovation pédagogique n’a pas fait ses preuves. À ce titre, M. le député interroge Mme la ministre sur la reconduite effective ou non de ce CNR, qui n’a pas produit de résultats pertinents dans l’intérêt des élèves, ou des établissements et des personnels. Si le choix de la mise en œuvre est maintenu, il souhaiterait en connaître les raisons. Par ailleurs, il souhaite connaître les modalités organisationnelles des trente projets dits « à fort potentiel pédagogique » annoncés lors de la présentation de la feuille de route. En ce sens, à quels objectifs ces projets devront-ils répondre, comment les établissements et les projets seront-ils sélectionnés, quels seront les résultats attendus et comment seront-ils mesurés ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5793</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Effectif des élèves étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1650. — 5 novembre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le nombre d’élèves étrangers dans les établissements de premier et second degré publics ou privés sous contrat. Elle lui demande quel est ce nombre pour la maternelle, l’école primaire, le collège et le lycée et quelle est l’évolution de ces chiffres depuis 10 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5793</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Labélisation des manuels scolaires : quelle liberté pédagogique ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1651. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le plan gouvernemental « Choc des savoirs » tendant à élever le niveau de l’école. En fin d’année 2023, le Gouvernement a annoncé la mise en place de nombreuses mesures visant à élever le niveau de l’école. L’une d’elles consiste alors à labelliser les manuels scolaires. M. le député tient à rappeler que la première occurrence de la question du choix des manuels scolaire remonte à la troisième République, lorsqu’était instituée une école républicaine et laïque. Ainsi, Jules Ferry, sur conseil de Ferdinand Buisson, signait dès juin 1880 un arrêté affirmant le concours des enseignants eux-mêmes à la construction d’une liste des livres reconnus propres à être pris en charge dans les écoles primaires publiques. M. le député s’interroge sur le projet de décret relatif à cette mesure. Selon ce dernier, ce label sera attribué par une commission spécifique, placée auprès du président du Conseil supérieur des programmes (CSP). Les membres de cette commission seront nommés, sur proposition du président du CSP, par Mme la ministre au regard de leur expertise scientifique ou pédagogique. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les modalités concrètes d’organisation de cette labellisation « éducation nationale ». À ce titre, s’il regrette que cette nouvelle méthode ne prenne pas en considération l’expérience des enseignants, évidemment les plus à même de se prononcer sur leur pratique professionnelle, ni même l’esprit ayant concouru à la formation de l’école républicaine et laïque, M. le député aimerait savoir quels garde-fous seront, il l’espère, mis en place afin de garantir la liberté pédagogique des enseignants. Aussi, il tient à rappeler l’importance d’accompagner et de rassurer les éditeurs, soucieux d’une « couche supplémentaire » de complexité superflue. Il aimerait à ce titre connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour accompagner les éditeurs dans cette nouvelle procédure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5793</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Nécessité de renforcer l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1652. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la nécessité de renforcer l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) dans les établissements scolaires ainsi que sur la pérennité des moyens devant être alloués aux acteurs de terrain, suite à la parution du rapport du CESE en septembre 2024 et aux évènements s’étant déroulés dans le Tarn-et-Garonne, où trois jeunes garçons de 8 à 10 ans ont contraint des écolières à embrasser leurs parties génitales. Depuis le 4 juillet 2001, trois séances annuelles doivent être dispensées aux élèves au cours de toute leur scolarité de la primaire au lycée. Pourtant, cette obligation n’est pas respectée sur tout le territoire et environ 15 % des élèves bénéficient de l’EVARS. Comment expliquer que la loi ne soit pas effective ? Est-ce par manque de volonté politique ? Depuis 2023, la médecine scolaire s’est fortement dégradée et la formation des personnels concernés se fait de plus en plus hors du temps scolaire. Les enseignants, souvent bénévoles, sont également confrontés à une fonte des enveloppes d’heures supplémentaires effectives (HSE) et d’indemnités pour mission particulière (IMP). Il en va donc de l’épanouissement, de la santé et de la sécurité des enfants ; ainsi, M. le député demande à Mme la ministre de prendre position rapidement, face à l’urgence. Les préjugés de la société gangrenée par « l’infantisme », c’est-à-dire l’ensemble des discriminations et des dominations faites sur les enfants, semblent laisser croire aux adultes qu’ils ont tous les droits sur des enfants, qu’ils pourraient contrôler. Face à ces risques et à ces drames, la seule préoccupation des opposants à l’EVARS est celle d’entretenir les peurs et les fantasmes à son sujet. Cela a même parfois pour conséquence de censurer les enseignants, face à de potentielles réactions parentales alimentées par la désinformation. M. le député aimerait porter à l’attention de Mme la ministre l’importance d’expliciter les conséquences de l’absence d’une éducation à la vie sexuelle et affective dans les établissements. C’est non seulement un phénomène de santé publique, mais aussi un enjeu social majeur permettant d’informer les enfants sur leurs droits fondamentaux (droits à la protection, à l’intimité, au développement indépendant de sa vie relationnelle), dans un objectif d’émancipation et de prévention (inceste, violences sexistes et sexuelles, consentement, maladies sexuellement transmissibles…) Parfois par manque de temps, d’enseignants mais surtout de formations, les acteurs éducatifs ne sont pas accompagnés et voient le peu d’heures accordées à ce temps d’échanges s’envoler. Parfois aussi, comme ce fut le cas au collège Stanislas, ce même quota d’heures est détourné pour des interventions dont le contenu ne semble pas correspondre au projet initial. Autrement dit, celui de contribuer à l’apprentissage d’un comportement responsable, dans le respect de soi et des différences des autres. En somme, l’EVARS ne s’improvise pas et c’est en prenant au sérieux la protection de l’enfance qu’il souhaiterait l’interroger sur les moyens que le Gouvernement compte mettre en place pour garantir la tenue de ces cours et pénaliser toute entrave aux droits des enfants de bénéficier de ce dispositif, pourtant rendu obligatoire par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5794</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pratique du sport à l’école
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1653. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la pratique du sport lors du temps scolaire. La pratique du sport est une obligation réglementaire régit par le code de l’éducation. Toutefois, dans le secondaire, alors que le nombre d’élève augmente, le nombre d’enseignants d’éducation physique sportive (EPS) diminue, avec pour conséquence un nombre d’heures de cours d’EPS non assurées. Dans le primaire, le renforcement des enseignements fondamentaux « nécessaires » tend à se réaliser au détriment des heures de sport. Or cet enseignement est un enjeu majeur pour le bien-être des élèves, pour leur santé physique et mentale, ainsi que pour renforcer le lien social. Après la formidable organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 cet été, il est nécessaire d’assurer un héritage de cet évènement par le maintien des investissements dans tous les aspects du sport, y compris dans l’enseignement de l’EPS à l’école. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer la pratique du sport pour les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5794</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Soutenons les délégués départementaux de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1654. — 5 novembre 2024. — Mme Marianne Maximi appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’importance croissante des missions réalisées par les délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN). Le code de l’éducation consacre la fonction des délégués départementaux de l’éducation nationale. Ces délégués sont ainsi membres de droit du conseil d’école et jouent un rôle de conciliateur entre les différents acteurs de la communauté éducative. En outre, ils réalisent l’inspection des locaux du mobilier et de l’équipement des établissements d’enseignement du premier degré. Par ailleurs, les DDEN peuvent être consultés sur des projets d’aménagement et d’équipement au sein des écoles ainsi que sur toutes les questions relatives à l’environnement scolaire. Ces nombreuses missions sont réalisées bénévolement par les DDEN, désignés par le directeur académique des services de l’éducation nationale, après avis du conseil départemental de l’éducation nationale et sont effectuées dans un cadre impartial visant à garantir la gratuité, l’égalité et la laïcité au sein des écoles. Alors que le renouvellement quadriennal des DDEN a lieu en 2025, plusieurs unions départementales des DDEN rencontrent des difficultés à recruter les 16 000 DDEN qui composent la République. Outre leur rôle trop souvent méconnu et dont la promotion repose uniquement sur la Fédération des délégués départementaux de l’éducation nationale, les DDEN ne peuvent également compter que sur la fédération pour être formés dans leurs missions. Pour continuer à remplir son rôle d’information et de formation des DDEN, il semble impérieux que la Fédération, association reconnue d’utilité publique qui ne bénéficie à ce jour d’aucune subvention publique ou privée, bénéficie d’un appui logistique et matériel réparti auprès des DASEN. Ainsi, elle souhaite savoir si elle entend prendre des mesures visant à garantir la pérennité des DDEN.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5795</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Feld</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Suppressions de postes d’enseignants incompréhensibles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1655. — 5 novembre 2024. — Mme Mathilde Feld appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la crise affectant le système éducatif public. Il est révélé par l’ensemble des syndicats de l’éducation nationale, dans une déclaration intersyndicale du 21 octobre 2024 adressée à Mme la ministre de l’éducation que « dix semaines après la rentrée, des élèves n’ont encore pas eu certains cours, n’ont pas d’AESH ou n’ont pas de remplaçants ». Dans le territoire du Girondin, ce sont notamment des enseignements de mathématiques et de français qui ne sont pas assurés depuis la rentrée, faute de remplacement, au collège Max Linder de Saint Loubès, au collège Jules Ferry de Langon et au collège Philippe Madrelle de Marsas. Dans le premier degré, en Gironde, depuis la rentrée de septembre, le Syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges (SNFOLC) dénombre 57 congés non remplacés dont 8 congés longs (supérieurs à 15 jours), 16 titulaires remplaçants bloqués sur des postes à l’année et plus largement 12 % du remplacement non réalisé. Face à cette situation le Gouvernement a annoncé la semaine du 7 octobre 2024 la suppression de 4 000 postes d’enseignant lors de la présentation du budget 2025, suscitant de vives réactions des syndicats enseignants qui ont évoqué « une véritable saignée ». Le ministère de l’éducation nationale met en avant la baisse du nombre d’élèves « qui devrait s’accélérer avec 97 000 élèves en moins à la rentrée 2025 » pour justifier ces suppressions de postes. En 2023, selon la base de données européennes Statista, en France, le nombre moyen d’élèves par classe au collège atteint 25,9, contre 23 dans les années 1980. C’est largement au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 20,9 élèves par classe. De la même manière, en 2022 la moyenne pour les pays membres de l’OCDE est de 19 élèves par classe à l’école élémentaire. Et c’est la France qui présente la taille moyenne de classe la plus élevée à ce niveau, avec 22 élèves par classe. Si la baisse de la démographie scolaire est une réalité, n’est-il pas cependant illégitime qu’elle soit une excuse à la fragilisation du service public de l’éducation qui est déjà aujourd’hui mal en point ? Cette baisse démographique ne devrait-elle pas plutôt être l’occasion de retrouver des conditions d’enseignement acceptables et de rentrer dans les rangs des bons élèves européens en matière d’effectifs moyens d’élèves par classe ? La représentation nationale s’est par ailleurs clairement exprimée le mardi 29 octobre 2024 en commission des finances, contre ces suppressions de postes, en adoptant un amendement (N°II-CF519), de rétablissement des 4 000 postes supprimés. Elle lui demande donc sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5795</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Validation des acquis pour les enseignants dans les établissements médicosociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1656. — 5 novembre 2024. — Mme Stella Dupont appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des enseignants qui travaillent dans une unité d’enseignement d’un établissement médico-social. Dans ces établissements, les enseignants ne sont généralement pas titulaires du CAPA-SH ou CAPPEI, encore moins du titre de professeur des écoles. Ces enseignants exercent en tant que maîtres auxiliaires sur des postes vacants. Ils enchainent les CDD, leur situation est précaire sans aucune marge de progression salariale. Ces salariés de l’éducation nationale, embauchés par les associations gestionnaires des établissements médicosociaux, sont une réelle plus-value pour les établissements (ITEP, IME, etc.), vecteurs de l’apprentissage scolaire dans l’établissement, porteurs et facilitateurs de l’école inclusive. Sous contrat simple avec l’éducation nationale, ces enseignants n’ont d’autres solutions, s’ils veulent se former que de quitter leur poste alors qu’ils pourraient continuer leur enseignement spécialisé si l’ouverture d’un concours interne était possible, ou encore s’ils pouvaient avoir accès à la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAEP) ouverte aux autres enseignants pour l’obtention du CAPPEI. Les maîtres auxiliaires en CDI peuvent se présenter au CAPPEI, par voie d’examen ou par la voie de la VAEP. Elle aimerait savoir s’il est possible d’élargir cette opportunité aux professionnels exerçant depuis des années en CDD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5795</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Violences en milieu scolaire : quelle place pour la prévention ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1657. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’évolution des signalements d’incidents graves survenus en milieu scolaire. L’actualité politique et médiatique a mis sur le devant de la scène de nombreuses situations de violences dans des établissements d’enseignement du second degré ou aux abords de ces derniers, pointant souvent une hausse importante de ce phénomène. Le Président de la République lui-même a déclaré le 5 avril 2024 que « nous [étions] dans une société de plus en plus violente » et qu’il existait « une sorte de violence désinhibée chez nos ados et de plus en plus jeunes ». Dans la même ligne, M. Gabriel Attal, alors Premier ministre, a déclaré le 18 avril 2024 que sa « boussole [était] l’impunité zéro, la sanction immédiate ». Afin de mesurer le climat scolaire et la violence en milieu scolaire, le ministère de l’éducation nationale dispose de deux sources d’information que sont l’enquête Sivis (système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire) et l’enquête nationale de climat scolaire et de victimation. Ainsi, les données des enquêtes Sivis sont publiées chaque année par la direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (ci-après dénommée « DEPP ») et ce, depuis de nombreuses années. Elle répertorie ainsi le nombre d’incidents graves déclarés en moyenne pour 1 000 élèves. M. le député souhaite porter à la connaissance de Mme la ministre que les documents publiés par la DEPP permettent de constater que sur la seule année scolaire 2022-2023, le taux moyen d’incident grave déclaré est de 13,7 sur l’ensemble des établissements du second degré. Entre 2009 et 2010, le taux moyen d’incident grave s’élevait à 11,2 pour 1 000 élèves. L’année suivante, ce dernier grimpait à 12,6, puis à 13,6 sur l’année scolaire 2011-2012 pour atteindre 14,4 signalement en moyenne pour 1 000 élèves durant l’année scolaire 2012-2013. Le taux moyen retombe ensuite à 13,1 puis à 12,4 sur l’année scolaire 2014-2015. La DEPP publiait alors une note d’information affirmant que le taux moyen était stable par rapport aux années précédentes et qu’une variation observée de 0,7 point n’était « pas statistiquement significative ». Cette variation du taux moyen d’incident déclaré continue d’osciller entre 10 et 14 points. Sur l’année scolaire 2015-2016 on observe un taux moyen de 12,8 puis de 13,8, 13,4 et 12,8 les trois années suivantes. Le taux moyen retombe à 10,2 durant l’année scolaire 2020-2021 puis remonte à 12,3 et 13,7 sur l’année 2022-2023. Ainsi, entre 2009 et 2023, sur une période de 14 années, le taux d’incident grave déclaré pour 1 000 élèves a varié entre 10,2 et 14,4. Par ailleurs, M. le député regrette que Mme la ministre, ainsi que M. Gabriel Attal, alors Premier ministre, notamment dans son discours prononcé à Viry-Châtillon le 18 avril 2024, n’ait pas annoncé de mesures d’accompagnement et de prévention des violences en contrepartie d’un recours très prononcé à la punition et l’autorité. À ce titre, M. le député rappelle que nombre de chercheurs et d’universitaires en sciences éducatives et sociales s’accordent à dire d’abord que la réalité de la pratique éducative est loin du laxisme qui lui est d’usage accolé et que les pratiques punitives sont déjà très fréquentes. Sans se prononcer pour ou contre ces pratiques, l’enjeu n’étant pas là, ils tentent dans de nombreuses productions de faire émerger les limites des pratiques punitives, ainsi que la nécessité de développer une véritable prévention de la violence à l’école ; prévention envisagée de façon globale, collective et systémique. La dépendance de l’amélioration des climats scolaires vis-à-vis du climat de classe renforce encore davantage la nécessité d’une formation approfondie des enseignants et des équipes éducatives sur l’appréhension des violences en milieu scolaire. M. le député interroge donc Mme la ministre sur le positionnement du Gouvernement en matière de lutte contre les violences en milieu scolaire et les mesures envisagées telles que l’accroissement des punitions, le recours à la responsabilité parentale de façon plus systématique et l’alourdissement de la pénalité, qui semble disproportionné au regard d’un taux moyen d’incident qui reste stable sur les quinze dernières années, conformément aux données publiées par la DEPP. Il aimerait à ce titre connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre afin que la prévention des violences soit mise au-devant de la scène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5796</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Absence de remplacement des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1660. — 5 novembre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la problématique croissante du non-remplacement des enseignants absents, un phénomène qui s’aggrave depuis plusieurs années et suscite de vives inquiétudes parmi les parents d’élèves. Récemment, les familles de Cuinchy ont manifesté leurs préoccupations quant à l’absence prolongée de professeurs de français au lycée Marguerite Yourcenar de Beuvry depuis la rentrée scolaire et des absences similaires ont été constatées au collège Georges Sand de Béthune. Ces parents déplorent non seulement l’interruption de la scolarité de leurs enfants, mais aussi le manque total d’informations sur la durée de ces absences, ce qui compromet sérieusement la continuité pédagogique. La situation a atteint un point critique puisque l’État a été condamné récemment par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour « carence dans l’organisation du service public de l’enseignement ». Cette décision historique souligne les manquements graves dans le dispositif de remplacement des enseignants, privant de nombreux élèves de la continuité éducative indispensable à la réussite de leur parcours scolaire. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures concrètes que Mme la ministre envisage de mettre en œuvre pour assurer le remplacement rapide des enseignants absents, informer les familles concernées et garantir un parcours scolaire sans interruption pour tous les élèves, en particulier dans les établissements les plus fragiles. Il souhaiterait également savoir comment le Gouvernement compte répondre aux inquiétudes des parents et pallier ces manquements afin de préserver l’égalité des chances pour tous les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5797</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Absences non remplacées de professeurs en collèges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1661. — 5 novembre 2024. — M. Franck Allisio appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les absences non remplacées de professeurs dans divers établissements scolaires de sa circonscription. En effet, depuis la rentrée, les collèges Henri Matraja de Sausset-les-Pins, Les Amandeirets de Châteauneuf-les-Martigues et Petit Prince de Gignac-la-Nerthe font face à plusieurs absences non remplacées de professeurs, absences qui pour certaines durent depuis la précédente année scolaire. Ces absences, particulièrement préjudiciables pour les élèves, inquiètent légitimement les parents. Aussi, il souhaite savoir si les services de l’éducation nationale seront en mesure de répondre à cette situation dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5797</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Révision du programme de SES au lycée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1663. — 5 novembre 2024. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la nécessité d’adapter le programme de sciences économiques et sociales (SES) au lycée. Les programmes actuels, introduits en 2019 et 2020, sont jugés excessivement lourds et ne permettent pas aux élèves d’approfondir les concepts fondamentaux. En septembre 2023, il a été annoncé que les 12 chapitres de terminale seraient inclus au programme du baccalauréat pour mars, contre 7 chapitres l’an dernier. Cette surcharge, particulièrement en classe de terminale, a été dénoncée par l’Association des professeurs de SES (APSES) et met en difficulté élèves et enseignants, créant des inégalités dans l’apprentissage et la préparation des épreuves écrites et orales du baccalauréat. Face à cette situation intenable, le ministère a récemment informé le retrait de trois chapitres du programme de terminale pour l’année prochaine, concernant notamment les inégalités sociales, la justice sociale et les crises financières. Or ces sujets sont essentiels pour la formation citoyenne des élèves. Leur suppression porte atteinte à la compréhension des mécanismes qui façonnent les inégalités et la régulation économique, ce qui est particulièrement regrettable à une époque où 9,1 millions de citoyens français vivent toujours sous le seuil de pauvreté en France. Supprimer ces chapitres risque de réduire la capacité des élèves à appréhender les grands enjeux de société. Comme le formule l’Association des professeurs de SES, Mme la députée demande la création d’un groupe de travail sur le contenu de la formation de SES. Finalement, elle lui demande ainsi de mettre en œuvre des allègements ciblés au sein des chapitres eux-mêmes afin de préserver l’équilibre du programme, sans sacrifier les éléments essentiels à la formation citoyenne des élèves, tels que l’étude des inégalités sociales, de la justice sociale et des crises financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5797</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Affectation des titulaires sur zone de remplacement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1683. — 5 novembre 2024. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante des titulaires sur zone de remplacement (TZR) au sein de l’éducation nationale et plus particulièrement dans l’académie de Grenoble. De nombreux TZR, enseignants ayant réussi les concours de recrutement, se retrouvent dans une situation d’incertitude professionnelle durable, tandis que des choix académiques semblent favoriser l’emploi de contractuels, qui n’ont pas toujours obtenu ces concours, au détriment de ces enseignants titulaires. Elle souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur plusieurs pratiques observées dans l’académie de Grenoble, susceptibles de se propager à d’autres académies, qui exacerbent cette précarité. Il est notamment constaté que des postes fixes ou des remplacements à l’année sont attribués à des contractuels, alors que des TZR disponibles pourraient occuper ces postes dès la rentrée scolaire. Cette situation aboutit parfois à des classes sans enseignant pendant plusieurs semaines en attendant l’éventuelle arrivée d’un contractuel, alors même que des TZR sont en mesure de pourvoir immédiatement ces postes. En outre, il apparaît que des TZR rattachés à un établissement ne se voient pas systématiquement proposer les heures d’enseignement disponibles au sein de cet établissement. Cette situation, où les heures ne sont pas systématiquement proposées aux TZR de l’établissement de rattachement, contribue à un sentiment d’injustice et d’instabilité professionnelle chez ces enseignants. Par ailleurs, certains TZR sont amenés à couvrir des remplacements en dehors de leur discipline d’origine, ce qui peut nuire à la qualité pédagogique. Cette pratique, combinée à une organisation défaillante des plannings, met ces enseignants dans des conditions de travail dégradées. Ils apprennent parfois leurs affectations au dernier moment, effectuant des remplacements « à la sauvage » sans préparation suffisante, ce qui fragilise le suivi pédagogique des élèves et la continuité des apprentissages. Certains TZR sont même remplacés en cours d’année par des contractuels, interrompant ainsi leur travail pédagogique auprès des élèves. Mme la députée alerte également sur les conséquences de cette gestion pour la crise du recrutement dans l’éducation nationale. La perspective d’une longue carrière en tant que TZR, sans poste fixe, décourage nombre de candidats aux concours, aggravant ainsi la pénurie de professeurs qualifiés, sachant que les contractuels sont parfois prioritaires. Enfin, elle s’interroge sur l’application des régimes d’indemnisation des TZR. Ceux qui ne sont pas affectés dès le 1er septembre dans un poste à l’année subissent un régime d’indemnisation (ISSR) moins avantageux que ceux affectés à l’année, bien que ces derniers travaillent parfois sur plusieurs établissements. Cette inégalité de traitement aggrave encore les conditions de travail des TZR. Face à cette situation, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures Mme la ministre envisage pour garantir aux TZR un traitement plus équitable et une gestion des affectations plus transparente et respectueuse de leurs compétences. Elle s’interroge également sur l’ampleur de la politique de recours aux contractuels, au détriment des TZR et sur les conséquences de cette politique pour la qualité de l’enseignement et la gestion des carrières des enseignants titulaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5798</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Salaires des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1687. — 5 novembre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le sujet des salaires des enseignants. M. le Premier ministre a eu, dans son discours de politique générale, des mots importants pour les enseignants, de « ceux qui font beaucoup avec peu », « professeurs et éducateurs qui font tant d’efforts pour transmettre à nos jeunes le goût d’apprendre et l’esprit de citoyenneté ». Des mots aussi pour « les enfants qui, avec le soutien de l’école de la République, parviennent à s’engager sur des chemins de vie désirés et non subis ». Or dans la situation budgétaire difficile que l’on connaît, la mission « Enseignement scolaire » est annoncée - via les lettres plafonds rendues publiques le 19 septembre 2024 - avec des crédits à la hausse de 100 millions d’euros certes, mais bien inférieurs à l’inflation. Pourtant, la pénurie de professeurs est un sujet qui laisse de nombreuses familles démunies. 3 185 postes du premier et du second degré étaient non pourvus en cette rentrée. On peut dès lors s’interroger pour la suite. Tous les parlementaires, quels que soient leurs rangs, ont eu l’écho de classes, sans professeurs de français, de mathématiques ou de philosophie, ou à horaires réduits, par manque de solutions. C’est bien inquiétant, alors que le professeur reste la première d’autorité publique, pilier de la démocratie et premier rempart contre les vulnérabilités multiples de l’époque. La comparaison des salaires des enseignants aux salariés qui affichent un niveau d’étude semblable, via les données de l’OCDE, montre qu’il est particulièrement peu intéressant de devenir professeur en France si on se réfère au ratio salaire / niveau de qualification. La situation n’est guère meilleure après 15 ans de carrière et ne s’améliore qu’à l’orée de la fin de carrière sans que le professeur ne gagne autant qu’un salarié au même niveau d’étude mais d’un autre secteur d’activité. Il y a bien eu quelques améliorations. Elles ont concerné les débutants, avec des salaires non inférieurs à 2 000 euros à la rentrée 2023, une hausse inconditionnelle de 130 à 230 euros nets et des promotions supplémentaires avec un passage à la hors-classe un an plus tôt en moyenne. Mais ces avancées, on ne peut l’ignorer, ont été bien vite gommées du fait de l’inflation concomitante. Elle l’alerte donc sur l’attention qu’il faut continuer à porter à la rémunération des professeurs, sujet crucial pour l’avenir de la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5798</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque d’AESH dans le Val-d’Oise et revalorisation du métier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1731. — 5 novembre 2024. — M. Arnaud Le Gall interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque d’AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap) dans le Val-d’Oise et la revalorisation du métier. En raison du mépris subi par les AESH depuis de nombreuses années, ce métier, pourtant indispensable, n’attire plus et la pénurie s’aggrave. Comme partout en France, la rentrée scolaire a été marquée par le manque d’AESH dans de nombreux établissements. Dans le Val-d’Oise, au moins 70 postes n’avaient pas été pourvus à la veille de la rentrée. Des élèves en situation de handicap, pourtant bénéficiaires de droits accordés par la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), ne bénéficient d’aucun accompagnement alors qu’il s’agit d’un droit légal. Et quand cet accompagnement existe, de très nombreux élèves ne bénéficient pas de l’intégralité des heures accordées par la MDPH. Face à la pénurie, nombre d’AESH se voient en effet contraints de suivre de nombreux élèves, sans pouvoir leur offrir un réel suivi. Ceci est une rupture grave de l’égalité entre les élèves alors que l’inclusion scolaire est un « enjeu fondamental d’égalité » comme le rappelait Pap Ndiaye, ancien ministre de l’éducation nationale. Il est regrettable que le ministère, en cette rentrée 2024, ne fasse toujours pas de l’inclusion des élèves handicapés une vraie priorité. Pourtant, l’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et leurs amis) alerte depuis des années : 50  % des enfants atteints d’un handicap mental en Île-de-France sont « privés d’école » ou scolarisés ponctuellement. Pour le Val-d’Oise, ils sont, selon l’UNAPEI, des centaines à être inclus en « classe ordinaire », mal pris en charge, mal accompagnés par manque d’AESH, de moyens, structures et enseignants spécialisés pour assurer leur suivi. Le métier d’AESH n’attire plus et il est à craindre que les postes vacants ne soient tout simplement pas pourvus comme pour l’année scolaire 2023. Pour le Val-d’Oise, au 23 octobre 2024, plusieurs annonces de recrutement d’AESH étaient encore actives sur le site France Travail. Dans une ville comme Gonesse, par exemple, il manque 10 AESH à ce jour. Les mesures en faveur de l’attractivité du métier, dont les Gouvernements et ministres qui se sont succédés n’ont cessé de se féliciter, n’ont été qu’un trompe l’œil loin de répondre aux exigences de revalorisation des AESH : l’accès au contrat à durée indéterminée (CDI) au bout de 3 ans n’a pas résolu le manque d’attractivité d’un métier dont la technicité n’est toujours pas prise en compte. Le montant minimum de la nouvelle grille de salaire est si faible que les augmentations automatiques du Smic le rendront très vite obsolète. Les temps incomplets, avec notamment l’existence de contrats de travail de moins de 24 heures, maintiennent cette profession, majoritairement féminine, dans des conditions de précarité indignes. Enfin, la mise en place des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL) a eu des conséquences catastrophiques tant sur le suivi des élèves en situation de handicap que sur le respect du travail d’accompagnement mené par les AESH : nombre d’élèves à accompagner en hausse avec des situations de handicap parfois très complexes, remplacements au dernier moment, affectations changeantes, emplois du temps éclatés et modifiés sans concertation… M. le député demande donc à Mme la ministre les mesures qu’elle compte prendre pour permettre que les droits de chaque élève en situation de handicap soient respectés. Comment compte-t-elle redonner une réelle attractivité au métier et répondre aux revendications exprimées par les AESH ? En définitive, il lui demande quand l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap deviendra véritablement une cause nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5799</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des effectifs de la médecine scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1754. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Fernandes appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante de la médecine scolaire, notamment dans le département du Bas-Rhin, où les effectifs de médecins scolaires continuent de chuter de manière alarmante. Selon l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), le Bas-Rhin comptait encore 17 médecins scolaires en 2022, ce nombre a diminué à 14 en 2024 et les projections indiquent qu’il n’en restera que 4 en 2026 pour toute l’académie. Voilà la conséquence très concrète de la politique macroniste menée depuis en 7 ans en matière de santé et d’éducation ! Ce manque de médecins scolaires n’est en effet pas propre au Bas-Rhin. À l’échelle nationale, le rapport conjoint de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), publié en 2023, souligne une baisse continue des effectifs depuis plusieurs années, avec un nombre total de médecins scolaires tombé à environ 900 pour plus de 12 millions d’élèves. Le nombre de candidats aux concours est faible et les postes vacants ne cessent de s’accumuler. Cette réduction drastique des effectifs est la conséquence directe du manque d’attrait du métier. Les problématiques sont les mêmes que pour les autres professions de l’enseignement : des rémunérations insuffisantes, la difficulté du métier qui n’est pas assez prise en considération ou encore le manque de reconnaissance de la hiérarchie. Cette désertion compromet gravement la capacité à assurer un suivi médical régulier pour les élèves du département, notamment dans le cadre des visites médicales obligatoires et de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ou ayant des besoins spécifiques. Face à cette situation critique, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour enrayer cette diminution des effectifs sur l’ensemble du territoire national. Il l’interroge également sur les dispositifs spécifiques prévus pour rendre la profession plus attractive, notamment par des améliorations salariales et une meilleure reconnaissance des conditions de travail des médecins scolaires, afin d’assurer une prise en charge équitable de la santé de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5800</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Géobiologie et éoliennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1647. — 5 novembre 2024. — M. Éric Bothorel alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur la géobiologie, une pratique ésotérique sans fondement scientifique établi qui se développe sur les chantiers éoliens du territoire. Les géobiologues se présentent comme spécialistes des champs énergétiques, capables de repérer des « failles telluriques », des « réseaux Curry », des « entités » et autres « courants parasites » grâce à des pendules et des antennes de Lecher. Or, selon plusieurs articles de presse et une enquête réalisée par G Milgram publiée vendredi 18 octobre 2024, il semblerait que leurs interventions sur les chantiers éoliens se multiplient. Selon l’AFP, la chambre d’agriculture du Pays de la Loire mentionne sur son site l’existence en Loire-Atlantique d’« un protocole (…) », « en accord avec le préfet », indiquant que « toute entreprise d’éolienne est tenue avant toute implantation de prendre en charge à ses frais », un peu plus d’un millier d’euros en général, « un diagnostic géobiologique ». Contactée par l’AFP, la préfecture de Loire-Atlantique confirme l’existence de ce protocole, spécifiant que « la réalisation de ce type de diagnostic n’est pas imposée par arrêté préfectoral ». Sur les chantiers éoliens, les géobiologues recommanderaient de déplacer certains mâts, ou encore « d’informer » la dalle de béton avant le coulage pour « redonner une fonction vibratoire et énergétique à la dalle » ; l’AFP affirme avoir consulté le rapport remis par un géobiologue qui comprend de telles recommandations. Parmi les produits utilisés par les géobiologues pour réaliser cette « information » du béton, le Pneumatit, un liquide bleu conçu notamment grâce à la lecture de la Bible et vendu 300 euros le litre et dont le fabricant serait partenaire de la Fédération française de géobiologie. Ainsi le parc éolien de Chenu, en Sarthe, aurait investi entre 20 000 et 30 000 euros dans l’achat de ce liquide bleu, selon Mediapart. Si ces faits étaient avérés, il apparaîtrait surprenant que les services de l’État permettent le développement de la géobiologie au point de déplacer les emplacements d’installations éoliennes au nom de « courants telluriques » sans fondement scientifique. Au-delà, se pose la question du financement de ces pratiques : il serait anormal que de l’argent public finance la géobiologie. Il souhaiterait donc connaître sa position sur le sujet de la géobiologie, ainsi que les mesures qu’elle entend prendre pour que l’argent public ne finance pas de telles pratiques sans fondement scientifique établi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5800</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Alerte face à la baisse de moyens accordés à l’ESR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1664. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les orientations que le Gouvernement compte prendre à propos de la situation des universités en France et sur les baisses budgétaires successives que l’enseignement supérieur subit. En effet, M. le député rappelle qu’un grand nombre d’universités se voient dans l’incapacité d’accepter la totalité des demandes d’affectations qui leurs sont faites. À ce titre, les baisses budgétaires depuis plus d’une décennie y sont pour beaucoup. Déjà, la dépense moyenne par étudiant à l’université consacrée par l’État a baissé de plus de 10 % et n’a jamais été aussi faible. En 2013, cette dernière était de 12 050 euros tandis qu’elle est passée, en 2021, à 10 270 euros. Par ailleurs, le budget consacré à l’université continue de baisser lui aussi. Avec une augmentation de 0,98 % sur les formations jusqu’à la licence et 0,77 % jusqu’au master, l’inflation reste une menace existentielle pour nombre de formations et par voie de conséquence, sur les conditions d’étude des étudiants, ainsi que sur les capacités d’accueil de ces derniers. Cette situation reste grandement paradoxale puisque le nombre d’étudiants à l’université a augmenté et que le nombre d’enseignants disponibles, lui, ne suit pas cette tendance. Ainsi, lorsque l’enseignement supérieur français comptait en 2012 un enseignant pour 38 élèves, il n’en compte aujourd’hui qu’un seul pour 47 élèves. Récemment, le Gouvernement a appelé les universités à trouver des fonds dans leurs fonds de roulement afin de, notamment, contribuer à l’effort dans la baisse de la dette nationale. Le recours à ces fonds, également utiles à l’investissement des universités dans leur transition énergétique et écologique, participe d’une logique d’effondrement de l’université en France. Ces exemples permettent de décrire les perspectives et tendances auxquelles se destine l’université française. La projection d’une baisse des taux d’obtention des BTS et des licences fait valablement craindre un état de renoncement du Gouvernement qui image encore ces perspectives et inquiète grandement les membres du corps universitaire. Ainsi, il l’interroge sur les perspectives que le Gouvernement donne à l’enseignement supérieur. Il aimerait à ce titre connaître les ambitions du Gouvernement afin de permettre à chaque étudiant de suivre le parcours de son choix.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5801</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Effectifs des étudiants étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1665. — 5 novembre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les élèves étrangers dans l’enseignement supérieur. Elle souhaite connaître le nombre d’étudiants de nationalité étrangère dans l’enseignement supérieur public et son évolution depuis 10 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5801</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Lisibilité et transparence des diplômes dispensées par les écoles de management
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1666. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la lisibilité et la transparence des diplômes et des formations dispensées par les écoles de management en France. La massification des études supérieures, symbolisée par le cap des trois millions d’étudiants qui devraient être franchi dans les prochaines années, associée à l’opacité des orientations opérées par la plateforme Parcoursup, a permis à certaines écoles de management, ne délivrant pas de diplômes reconnus par l’État, de prospérer. Ces établissements déploient des méthodes d’enseignement contestables et offrent un contenu d’étude souvent indémontrable. Leurs pratiques ont étés dénoncées en 2022 dans le rapport de la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. En 2023, une école de ce type, l’Esbia, « European school of business and international affairs », au Mans, a été contrainte de fermer après la mise en examen de trois de ses gérants pour aide au séjour en bande organisée, escroquerie aggravée, abus de confiance, abus de biens sociaux et fraude fiscale. Ces établissements invoquent auprès de leurs potentiels « clients » une reconnaissance de l’État par le biais de leur inscription au RNCP (Répertoire nationale des certifications professionnelles), qui dépend de France compétences sous la tutelle du ministère du travail. Ces certifications ne sauraient se substituer au diplômes gradés et validés par la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion. L’espace ouvert par cette ambiguïté est investi par des établissements aux visées uniquement lucratives, sans considération pour la formation des étudiants et profitant, au titre de l’alternance, de subventions publiques. Il souhaiterait donc savoir si des mesures sont envisagées afin de clarifier l’offre d’enseignement en management auprès des lycéens et des étudiants et afin de contraindre les établissements à énoncer clairement la reconnaissance ou non de leurs formations par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, mettant ainsi fin à l’équivoque entretenue par des écoles peu scrupuleuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5801</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des personnels vacataires du MESRi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1667. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche à propos la situation des personnels vacataires dans de nombreuses universités du pays. Avec un effectif de près de 130 000 personnels, les professeurs vacataires sont le pilier de l’enseignement supérieur public en France, représentant 73 % du corps enseignant. Pourtant, la part du budget allouée à leur rémunération ne dépasse même pas les 1 % des dépenses de la mission Recherche et enseignement supérieur. En comptant les préparations de cours et les corrections, cette rémunération n’atteint même pas le SMIC horaire. De la même manière, la mensualisation de la paie des vacataires, objectif inscrit dans la loi, n’est toujours pas respectée dans les faits. Ce manque de considération est à l’origine d’un mouvement social qui touche au moins quatorze universités. Revendiquant une hausse de 0,6 % des dépenses du ministère, les collectifs de personnels espèrent un doublement de leur rémunération. Interrogée par deux fois à ce sujet, Mme Sylvie Retailleau avait répondu qu’un vacataire ne devait pas envisager ce poste comme son activité principale, justifiant l’absence de toute mesure mise en place. Pourtant, la charge de travail imposée par les directions d’universités est telle que ces situations sont en réalité déjà majoritaires. Il devient donc nécessaire d’écouter les revendications des personnels mobilisés afin d’éviter les départs de ces derniers, qui menacent la pérennité de nombreux cours à la rentrée 2024. Les établissements privés sont les seuls bénéficiaires de cette situation, profitant du départ des personnels des établissements publics. D’autant plus que ce cas de figure n’est qu’un symptôme de l’État de sous-investissement chronique que connaît l’enseignement supérieur français depuis plus d’une décennie. Si cette situation n’est plus tenable c’est donc pour éviter de laisser les agents de l’enseignement supérieur dans la précarité financière, mais aussi pour éviter que le privé ne prenne le pas sur nos services publics. Il lui demande donc si elle compte décider d’une augmentation des dépenses du ministère de l’enseignement supérieur dans le cadre du PLF 2025 a minima de 200 millions d’euros afin de répondre aux demandes des enseignants vacataires mobilisés pour des conditions de travail dignes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5802</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Précarité étudiante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1708. — 5 novembre 2024. — M. Julien Gokel attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la précarité étudiante et plus particulièrement sur la question du logement étudiant sur le territoire de la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD). Depuis la crise de la covid-19, la précarité étudiante n’a fait que s’affirmer dans le quotidien des établissements d’enseignement supérieur. On constate, à l’université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) comme dans d’autres établissements d’enseignement supérieur, la banalisation des distributions alimentaires et des actions de lutte contre la précarité sanitaire et sociale des étudiants. Aux difficultés préexistantes des étudiants s’ajoutent l’inflation et l’augmentation du coût de l’énergie qui touchent l’ensemble des Français. Les différents services au contact des étudiants sur le territoire de la CUD constatent les difficultés de logement auxquelles ils sont confrontés. La recherche d’appartement sur la période d’août et septembre est difficile, obligeant certains d’entre eux, pour le début de leurs études, à louer des logements via la plateforme Airbnb, ce qui impacte considérablement leur budget. Lorsqu’un appartement est enfin trouvé, nombre d’entre eux sont mal isolés, amenant les étudiants à payer des factures énergétiques dépassant leurs moyens financiers. Ces cinq dernières années, le Crous de Lille a créé 1 600 places de logement en résidence étudiante. L’ULCO accueille le plus fort taux de boursier au sein du Crous de Lille. Pourtant, sur le territoire de la CUD, il n’y a actuellement aucune résidence Crous et la résidence prévue pour septembre 2025 ne pourra accueillir que 70 étudiants pour une population de plus de 6 000 étudiants sur le territoire. M. le député lui demande donc si le Gouvernement entend mener une politique volontariste de construction de nouveaux logements étudiants et si cette politique sera revue afin d’intensifier l’effort de construction sur les villes étudiantes intermédiaires comme Dunkerque. À défaut, il souhaite savoir quelles solutions le Gouvernement entend mettre en place pour assurer à chaque étudiant un logement digne et abordable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5802</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Augmentation de la durée de formation des infirmières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1748. — 5 novembre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité d’allonger la formation des infirmiers et des infirmières de trois à quatre ans. Dans un contexte de besoin croissant en matière de professionnels de santé, la formation infirmière actuelle en France, bien que dense, ne permet plus de préparer suffisamment les infirmières aux exigences actuelles de la profession, notamment dans l’accompagnement des personnes âgées, des patients chroniques et la prise en compte de la santé mentale dans les soins. Si d’autres pays européens ont déjà allongé leur formation, la France doit adapter la sienne pour permettre aux infirmières d’acquérir les compétences nécessaires pour traiter les patients, en particulier si les prérogatives des infirmiers et infirmières étaient amenées à évoluer. Par ailleurs, l’intensité des trois années actuelles de formation est un facteur important de décrochage chez les étudiants infirmiers, contribuant à une crise des vocations. Selon les résultats d’une enquête du CEFIEC, seulement 61 % d’étudiants entrés en 2019 ont obtenu leur diplôme d’infirmier en 2022. L’extension du temps de formation doit également être mise en cohérence avec la promotion des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) au sein du secondaire et le développement de passerelles entre les filières. Alors qu’uniquement 48,64 % des infirmières souhaitent continuer à exercer leur métier dans les 5 ans et que le nombre d’infirmiers est tombé à 99 000 à l’issue de la covid-19, Mme la députée insiste sur l’urgence de revaloriser la formation des infirmiers pour rendre ce métier attractif auprès des jeunes. L’augmentation du temps de formation devra néanmoins s’accompagner de mesures claires pour améliorer les conditions de travail des infirmiers et infirmières, telles que la revalorisation des actes infirmiers ; une meilleure prise en compte de l’indemnité kilométrique pour les interventions à domicile et une reconnaissance renforcée de la pénibilité du métier. À ce titre, Mme la députée restera attentive au contenu d’une potentielle future loi « infirmière, infirmiers », qui serait proposée par Michel Barnier, notamment sur les mesures de revalorisation salariale de la profession. En conséquence, elle lui demande s’il compte agir pour étendre le temps de formation des infirmiers et des infirmières de trois à quatre ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5803</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Conséquence de la « LOPMI » pour certains étudiants en droit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1757. — 5 novembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur une disposition de la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 qui a des conséquences pour les étudiants en droit. Elle modifie une des conditions d’accès à la profession d’avocat, prévues à l’article 11 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques. Désormais, la loi dispose qu’il faut être titulaire d’au moins un master en droit (bac + 5) et non plus d’une maîtrise. Cette disposition entre en vigueur à compter du 1er janvier 2025. Les étudiants en droit d’un niveau bac +4 pourront continuer de passer l’examen d’accès au centre régional de formation professionnelle d’avocats (CRFPA) mais ne se verraient délivrer le certificat d’aptitude à la profession d’avocat qu’après l’obtention d’un diplôme certifiant d’un niveau master 2 (bac +5). Cette disposition incohérente n’avait pas été votée par le Rassemblement National, considérant qu’elle risquerait de porter préjudice aux étudiants en droit en leur rajoutant une année d’étude supplémentaire et donc, un coût financier, en plus des dix-huit mois d’école d’avocat. Dès lors, les étudiants réussissant le diplôme CRFPA avec un niveau master 1 seraient contraints de faire un master 2. Face à l’incohérence de cette mesure qui pénalisera de nombreux étudiants, il lui demande l’abrogation de cette disposition et ainsi revenir au niveau master 1 requis pour l’exercice de la profession d’avocat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5803</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Objectif de 3 % de dépenses de recherche fixé par la stratégie de Lisbonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1762. — 5 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les raisons de l’incapacité de la France à atteindre l’objectif de 3 % de dépenses de recherche fixé par la stratégie de Lisbonne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5803</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Soutien aux étudiants aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1776. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité de soutenir les étudiants aidants. Dès sa nomination, M. le Premier ministre a attribué le label officiel de « grande cause nationale 2025 » à la santé mentale. Le bilan a posteriori de la pandémie de la covid-19 est sans appel : la santé mentale des français s’est fortement dégradée, particulièrement celle des populations les plus vulnérables. La jeunesse et son avenir doivent être une priorité. L’amoindrissement de la vie sociale, la précarisation, les conditions d’études et les confinements successifs ont plongé une grande partie des étudiants du pays dans un état émotionnel et psychologique fragilisé. Parmi ces mêmes étudiants, se trouvent ceux qui sont les plus sollicités pour fournir une aide non professionnelle multidimensionnelle à un membre ou plus malade, âgé ou en situation de handicap, de leur entourage. Aujourd’hui, aux alentours de 16 % des étudiants sont des jeunes adultes aidants, souvent « parentifiés » très tôt et soutiens de la première heure de leurs proches. Parmi eux, 87 % sont des femmes et une grande majorité présente des signes de détresse psychologique avérée. Néanmoins, la plupart d’entre eux ne connaissent ni la définition du terme d’aidant, ni les aides et aménagements disponibles. On doit permettre leur auto-identification et garantir un soutien psychologique accessible, pour des étudiants souvent précaires. Il s’agit de permettre à ces jeunes de concilier leurs études et leurs obligations familiales, personnelles, sans compromettre ni leur bien-être, ni leur parcours académique. Il n’est pas acceptable que le tissu associatif garantisse majoritairement par le biais d’initiatives dispensées, la prise en charge de ces individus souvent discrets mais essentiels pour la société. Les pouvoirs publics doivent à leur tour jouer leur rôle. Face aux difficultés rencontrées par les étudiants aidants, qui oscillent entre leurs études, la nécessité de se préserver et leur accompagnement d’un proche dépendant, il lui demande quelles mesures il prévoit de mettre en œuvre pour répondre à l’urgence et à la communication insuffisante autour des dispositifs déjà existants, afin d’alléger les charges du quotidien de ces jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5804</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Europe</ministreJO><Objet>Priorités européennes de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1803. — 5 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur les priorités de la France dans le cadre de la nouvelle mandature de la Commission européenne et du Parlement européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5804</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Position de la France concernant les systèmes d’armes autonomes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1610. — 5 novembre 2024. — M. Arnaud Le Gall interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la régulation des « systèmes d’armes létaux autonomes ». Dans la mesure où ils abandonnent à une machine le choix de la cible et la décision de frapper, les systèmes d’armes autonomes constituent une aberration morale majeure et présentent un risque de violation du droit humanitaire international. Seul l’entendement humain est capable d’analyser les multiples paramètres d’une situation d’affrontement et d’évaluer au plus juste ce qu’il opportun, légal, moral, humain de faire face à l’adversaire. Les associations humanitaires les plus respectées, ainsi que de très nombreux experts (dont plusieurs prix Nobel), alertent sur les nombreux dangers liés à l’essor des armes autonomes. Sur le champ de bataille, on peut craindre une multiplication des ciblages abusifs, une confusion généralisée entre civils et combattants. Mais on doit redouter aussi la prolifération de ces technologies et leur utilisation banalisée dans de simples opérations de « maintien de l’ordre » et de contrôle des populations. S’il n’est pas jugulé, le développement des systèmes d’armes autonomes produira des tragédies sans nombre. Tout en ayant pour effet mécanique d’amoindrir la responsabilité des gouvernements en matière de guerre et d’exercice de la force. Pour conjurer ce danger, dont les guerres à Gaza ou en Ukraine offrent déjà un sanglant aperçu, le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les responsables politiques à agir. De nombreux États ont fait savoir qu’ils souhaitaient la mise au point d’un texte juridiquement contraignant. Les discussions dans le cadre de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) étant bloquées par le veto d’un petit nombre de pays, l’Autriche et d’autres nations ont choisi de porter la question devant l’Assemblée générale de l’ONU. M. le député souhaite connaître la position exacte du pays sur ce sujet capital des « robots tueurs ». Tout prochainement, une résolution sur les systèmes d’armes autonomes doit passer en première commission des Nations unies. Quelle sera la position de la France sur la résolution en question ? Consent-elle à ce que le sujet soit pris en charge dans un autre cadre que celui, aujourd’hui paralysé, de la CCAC ? Plus généralement, il lui demande ce que compte faire la France pour parvenir à un traité international prohibant l’usage des systèmes d’armes autonomes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5804</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Demande de libération de M. Watson Paul
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1674. — 5 novembre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de Paul Watson, président de l’ONG Sea Shepherd. En effet, depuis le 21 juillet 2024, Paul Watson est détenu au Groenland dans l’attente de la décision du gouvernement danois quant à sa possible extradition vers le Japon. Les faits qui lui sont reprochés par le Japon ne justifient pas son emprisonnement. Son action militante en faveur de la sauvegarde de notre écosystème marin, notamment en France, est reconnue par tous comme essentielle pour la préservation de la biodiversité maritime. Cette détention injustifiée est une atteinte aux droits de l’homme. La France s’honorerait à accorder l’asile politique à Paul Watson qui, contrairement à certains, le mérite de par les valeurs que son engagement représente. Ainsi, elle lui demande si la France va accorder le droit d’asile à Paul Watson, afin de lui affirmer son soutien plein et entier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5804</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Baisse de l’aide publique au développement : quelle cohérence ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1740. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la trajectoire de l’aide publique au développement (APD). La loi du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales précise dans son article 2 que la France « s’efforcera d’atteindre 0,7 % du revenu national brut en 2025 » pour son aide au développement. Cette disposition visait à enfin inscrire dans la loi la promesse initiale des 0,7 % prise devant l’ONU il y a plus de 50 ans et que la France n’a jamais honorée. Pourtant, après les récentes annonces de coupes budgétaires, la France semble tirer un trait sur cet objectif. En effet, le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 acte une annulation des crédits d’un montant de plus de 742 millions d’euros pour l’aide cette année. Plus récemment, après la publication par l’OCDE des chiffres de l’APD, on a même observé une baisse de 11 % de l’APD française entre 2022 et 2023, faisant ainsi chuter l’APD à 0,5 % du revenu national brut (RNB) et ne respectant même plus la promesse présidentielle de 2017 des 0,55 %. Ces décisions interviennent alors que les crises se multiplient et les besoins humanitaires explosent. Par exemple, au Sahel, 25 % de la population a besoin d’une aide humanitaire alors que certains pays de la région sont très dépendants de l’aide internationale comme le Niger (64 % de son budget). In fine, les coupes et suspensions sont aussi synonymes de l’accroissement de l’instabilité à travers le monde. Dans ce contexte, la décision de la France de baisser les crédits alloués à l’aide publique au développement, après des années de progrès, apparaît alors incohérente face à ses engagements et aux défis mondiaux que l’on traverse. Il lui demande alors comment la France compte tenir une trajectoire de l’aide publique au développement à la hausse comme l’indiquait la loi de programmation de 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5805</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation du Haut-Karabakh
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1741. — 5 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de l’Arménie et du Haut-Karabakh. En effet, un an après la conquête par l’Azerbaïdjan de l’enclave arménienne du Haut-Karabakh, les autorités de Bakou s’activent à effacer toutes traces du passé arménien et chrétien de la région. Aucun journaliste n’est autorisé à y entrer après le départ de cent vingt mille Arméniens qui ont été obligés de fuir l’attaque de l’Azerbaïdjan sur ce territoire du Caucase. L’Arménie dénonce un effacement ethnique et culturel : les noms arméniens sont supprimés, les symboles chrétiens sont brisés, le patrimoine arménien religieux est particulièrement visé, le parlement du Haut-Karabakh est détruit et remplacé par un centre des congrès et un hôtel de luxe, des Azerbaïdjanais sont invités à venir remplacer les populations arméniennes qui sont parties sans tenir compte de la présence historique arménienne dans la région. Ainsi, même si le Haut-Karabakh a été vidé de sa population arménienne autochtone, les Arméniens en exil continuent pourtant d’avoir un droit à l’autodétermination. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser les efforts déployés par la diplomatie de la France pour que le respect des droits du peuple arménien du Haut-Karabakh soit reconnu. Sans une stabilisation pérenne de la situation dans le Haut-Karabakh, le risque est de connaître d’autres effusions de sang, empiétements territoriaux et bafouements des droits fondamentaux de l’homme dans toute la région, ce qui pourrait déstabiliser la frontière orientale et sud-orientale de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5805</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Déductions fiscales liées aux frais de garde des enfants de plus de 6 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1695. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’absence de déductions fiscales liées aux frais de garde des enfants de plus de 6 ans hors domicile. Actuellement, un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses payées pour la garde est appliqué pour les dépenses engagées pour la garde - uniquement hors domicile - d’enfants âgés de moins de 6 ans. Depuis le 20 septembre 2022, les parents qui ont recours à une aide à domicile pour faire garder leur enfant de plus de 6 ans peuvent bénéficier du crédit d’impôt instantané. Le remboursement immédiat de 50 % des frais de garde est ouvert aux parents qui passent par une entreprise prestataire ou embauchent directement une aide à domicile via le chèque emploi-service universel (Cesu). D’après l’Urssaf, 90 000 ménages sont concernés. Ainsi, aucune aide n’est accordée dans le cadre de frais de garde d’enfants âgés de plus de 6 ans hors domicile. Or une garde hors domicile est plus à même de répondre aux besoins d’éveil et de socialisation. Dans un contexte de conditions de vie dégradées liées à une inflation galopante, chaque aide fiscale compte dans le portefeuille des ménages. Un enfant qu’il soit gardé au sein ou hors de son domicile ne devrait pas engendrer de différence dans les aides accordées. Les parents qui travaillent n’ont parfois pas d’autres solutions que de faire garder leur enfant. Dans un tel contexte, il lui demande quelles sont les raisons d’une absence d’avantage fiscal concernant les frais de garde des enfants de plus de 6 ans hors domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5806</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Extension du CMG de 6 à 12 ans pour les familles monoparentales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1744. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, à propos du sujet de l’extension du complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour les familles monoparentales. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (LFSS) n° 2022-1616, adoptée le 23 décembre 2023 par l’Assemblée nationale, a instauré cette mesure d’élargissement de l’aide à la garde d’enfants de 6 à 12 ans, conformément aux engagements du Président de la République. L’extension du CMG jusqu’aux 12 ans de l’enfant va permettre d’alléger les charges économiques et mentales pour les familles monoparentales en particulier les femmes seules, qui ont majoritairement cette responsabilité. La réponse à une question écrite posée par l’une des collèges de M. le député le 30 mai 2023, lui a fait comprendre que la mise en place de cette mesure ne s’effectuerait pas avant le 1er juillet 2025 en raison de l’application de multiples réformes par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF). Il souhaiterait avoir des informations sur la mise en place de cette mesure et notamment la date de publication du décret prévu au VI de l’article 86 de cette loi. Une application plus rapide si elle était envisagée permettrait de répondre notamment à la demande d’une mère célibataire de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire, ayant seule un enfant de 6 ans à sa charge. Il l’interroge donc sur l’éventualité d’une avancée, au premier trimestre 2025, de la mise en application de l’extension du CMG pour les enfants de 6 à 12 ans pour les familles monoparentales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5806</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Revalorisation des personnels de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1756. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les critères des mesures de revalorisation salariale annoncées en mars 2024 pour les salariés de la petite enfance. En effet, M. le député est interpellé par des directeurs de micro-crèches privées situées dans la première circonscription de Maine-et-Loire concernant la revalorisation salariale de l’ensemble de ces professionnels, d’environ 150 euros nets par mois en moyenne. Ces revalorisations ne s’appliquent qu’aux seuls salariés des crèches fonctionnant en prestation de service unique (PSU), « excluant » ainsi les micro-crèches en prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE). Cette situation génère une incompréhension parmi ces professionnels et leurs équipes dirigeantes, bien que ces salariés disposent des mêmes compétences et qualifications. Elle pourrait également compromettre les efforts de recrutement dans un secteur déjà confronté à de grandes difficultés. Il interroge donc le Gouvernement sur sa position concernant une révision des critères d’éligibilité afin de tendre vers une revalorisation salariale équitable pour tous les professionnels du secteur de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5806</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Statut des conseillers conjugaux et familiaux en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1759. — 5 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le statut des conseillers conjugaux et familiaux en France. Vingt ans après l’adoption de la loi n° 2009-139 relative au divorce, la médiation familiale a démontré son utilité dans les procédures de séparation des couples. Dans le même temps et depuis les années 1950, le conseil conjugal et familial s’est développé jusqu’à devenir incontournable : en proposant un accueil inconditionnel et en menant un accompagnement au plus près des besoins des personnes, le soutien à la conjugalité peut contribuer à prévenir des ruptures, lourdes de conséquences pour les familles et la société. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande, dans un rapport adopté en octobre 2017, de « mieux reconnaître, encadrer et valoriser les professionnels de la médiation familiale, du conseil conjugal et familial et de l’intervention sociale et familiale ». Une récente étude menée par un cabinet indépendant démontre qu’1 euro investi en financement du conseil conjugal se traduit par 5 à 11 euros d’économies directes pour les finances publiques. Au Danemark, deux tiers des communes financent ce conseil et estiment économiser de l’argent, en réduisant l’impact des divorces sur le quotidien (aides psychologiques, arrêts de travail, aides sociales, logement). Pourtant, les conseillers conjugaux et familiaux sont encore confrontés au flou juridique qui entoure leur profession : absence de diplôme d’État, de financement dédié et fléché, absence de communication auprès du grand public et des prescripteurs, rémunération faiblement attractive, etc. Une politique de prévention des ruptures familiales est appelée par une pluralité d’acteurs et institutions, notamment à travers un financement similaire aux pratiques de médiation familiale. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de soutenir et renforcer, de manière significative et durable, le métier de conseiller conjugal et familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5807</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Développement de l’intelligence artificielle dans la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1599. — 5 novembre 2024. — M. Karl Olive interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la vision stratégique du ministère en matière de développement de l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’administration publique. Alors que de nombreux outils d’IA, comme les chatbots et systèmes de traitement automatisé de données, se déploient dans le secteur privé, ces technologies pourraient jouer un rôle clé pour améliorer la qualité de service, accroître l’efficacité des traitements, optimiser les coûts et personnaliser la relation avec les usagers dans les services publics. Si de nombreuses expérimentations ont vu le jour dans de nombreux ministères et si l’État s’est engagé sur le sujet ces derniers mois, M. le député souhaite connaître les ambitions du ministère pour un passage à l’échelle des solutions d’IA au sein de l’administration, en particulier dans les services déconcentrés et les opérateurs de l’État. Il s’interroge également sur les mesures prévues pour garantir une formation massive et adaptée des agents aux nouvelles technologies d’IA générative, afin de leur permettre de bénéficier pleinement des gains de productivité dans leurs tâches quotidiennes et spécifiques. Enfin, il souhaite connaître les actions envisagées pour dépasser le fonctionnement en silo, coordonner les incubateurs et harmoniser les initiatives, afin que l’IA devienne un véritable levier d’efficience et de modernisation pour l’administration publique dans son ensemble.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5807</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Élargissement des compétences des gardes particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1607. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’élargissement des compétences des gardes particuliers. Ces agents privés ou publics sont commissionnés par le détenteur d’un droit ou par tout propriétaire pour garder leur bien et lutter contre certains usages prohibés sur un territoire donné. La question de la divagation des animaux présente un enjeu majeur pour la sécurité publique, notamment en raison des risques accrus d’accidents. Le garde particulier commissionné en matière de voirie routière peut constater l’infraction de divagation seulement si cette dernière est connexe à une infraction au code de la voirie routière (contraventions de 5e classe). Cette complexité rédactionnelle ne peut plus être viable à l’heure où les concitoyens réclament de la simplification pour plus d’efficacité. De nombreux territoires connaissent un déficit d’agents directement compétents sur le plan judiciaire, rendant difficile l’application rigoureuse des articles R. 412-44 et suivants du code de la route relatifs à la divagation des animaux. Face à cette situation, il semble pertinent de renforcer les dispositifs existants en donnant aux gardes particuliers, dont la présence est déjà établie dans de nombreux territoires, la compétence pour constater les divagations. Il lui demande s’il est envisageable d’intégrer une évolution réglementaire, notamment dans le cadre de l’alinéa 2 de l’article R. 130-4 du code de la route.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5807</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Nominations et absentéisme des hauts-fonctionnaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1685. — 5 novembre 2024. — M. François Piquemal interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la lutte contre l’absentéisme dans la fonction publique. L’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen énonce que : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Les travailleurs de la fonction publique sont pour la plupart recrutés par concours sur des critères qui évaluent leurs compétences mais aussi leur alignement avec les valeurs de la République. Pour beaucoup, le bien commun est l’objectif principal de leur engagement et constitue le point central du sens qu’ils donnent à leur action quotidienne. Or des méthodes de recrutement discrétionnaires existent, qui font parfois planer le doute quant à l’action réelle de certains agents, particulièrement dans la haute fonction publique. Ces méthodes créent par la force des choses des situations d’absentéisme, notamment quand elles entraînent un cumul des mandats. Un exemple est ainsi emblématique des doutes pesant sur la réalité du travail effectué par les personnalités nommées au « tour extérieur » par un décideur non originaire du corps d’accueil. En 2008, une personnalité a été nommée au Contrôle général économique et financier du ministère de l’Économie et des Finances (CGefi) par M. Sarkozy, alors Président de la République et proche de cette personnalité, jetant un doute sur les véritables raisons de cette nomination. Un poste que ce haut-fonctionnaire a conservé depuis son élection comme maire. Bien que ce cumul soit légal malgré les problèmes démocratiques qu’il sous-tend, la position lourde en responsabilités qu’il occupe ne semble en pratique pas cumulable avec la fonction de premier magistrat d’une ville de France. L’intéressé a lui-même déclaré ne pas être en capacité de s’impliquer dans son emploi ministériel au degré requis par la fonction. Plusieurs enquêtes journalistiques ont également pointé le caractère minime de l’implication de ce haut-fonctionnaire dans les travaux réalisés par le CGefi et celui-ci n’a pu démontrer la preuve de son travail de manière convaincante malgré une rémunération de plusieurs milliers d’euros d’argent public chaque mois. Alors que M. le ministre dit lutter contre le soi-disant absentéisme des fonctionnaires essentiels des hôpitaux et nos écoles, en réduisant leur nombre de jours de carence, il n’a pas un mot concernant ce haut-fonctionnaire et ceux qui bénéficient de l’argent du contribuable au mépris de la responsabilité qui leur incombe. Pour ceux-là, nul besoin de « faire le concours Lépine du plus présent ». Cet état de fait empiète sur l’intérêt général : à la fois pour le Trésor public, dont un agent ne peut s’impliquer autant dans ses missions qu’il ne devrait ; ainsi que pour la ville et ses citoyens, que le maire néglige au profit d’une fonction dans la capitale. Face à cette situation, M. le député souhaiterait connaître les dispositions de suivi et de contrôle prévues par M. le ministre pour s’assurer de la présence effective des hauts-fonctionnaires ainsi que du caractère concret de leurs travaux. Il lui demande également s’il est prévu d’établir une revue systématique des nominations de « tour d’extérieur » par les membres du corps d’accueil, afin d’éviter les emplois de complaisance propices à la répétition de situations similaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5808</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Revalorisation des secrétaires de syndicats mixtes et adjoints administratifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1686. — 5 novembre 2024. — M. Anthony Brosse appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la situation des secrétaires de syndicat mixte. Bien que certaines de leurs missions divergent, leur profession se rapproche en de nombreux points de celle des secrétaires de mairie. Pourtant, ces derniers se sont retrouvés exclus de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’inclure, lors d’une prochaine réforme, les secrétaires de syndicat mixte ainsi que les adjoints administratifs afin que ces métiers soient eux aussi revalorisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5808</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Application de l’article 6-I-8 de la LCEN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1700. — 5 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’article 6-3 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et sur son application. Cet article permet au président du tribunal judiciaire, dans le cadre d’une procédure accélérée au fond, de prescrire des mesures visant à prévenir ou faire cesser des dommages causés par des contenus diffusés en ligne. Cette disposition introduite par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 initialement à l’article 6-I-8 de la LCEN avait pour objectif de fournir une réponse rapide aux enjeux complexes liés à la diffusion de contenus numériques. Cependant, des interrogations se posent quant à l’application cohérente de cette disposition et ses conséquences sur la bonne administration de la justice. En effet, bien que le législateur ait choisi de rendre compétent un juge de fond pour traiter ces questions complexes et ce afin d’éviter que de tels litiges ne se limitent à un examen sommaire par un juge des référés, il apparaît que ce juge ne peut statuer que sur la prévention ou la cessation des troubles causés par les contenus en ligne. Or lorsque la question de la réparation des préjudices matériels ou moraux de ces troubles se pose, les justiciables se retrouvent contraints d’engager une seconde procédure distincte. Cela crée une dualité procédurale qui pose de sérieux problèmes. D’une part, cette exigence d’une nouvelle procédure pour obtenir réparation allonge les délais de résolution des litiges, obligeant les justiciables à naviguer entre deux instances pour des questions pourtant liées. D’autre part, elle alourdit les coûts de procédure, ce qui est particulièrement pénalisant pour les justiciables individuels qui n’ont pas les moyens financiers des grandes entreprises, souvent mises en cause dans ces affaires et qui disposent de ressources considérables pour faire face à ces multiples procédures. Le coût prohibitif et le doublement des délais dissuadent ainsi de nombreuses victimes d’agir, limitant leur accès à une justice équitable. Cette fragmentation entre l’action en cessation des troubles et l’action en réparation est particulièrement incohérente. Le fait qu’un juge de fond, compétent pour trancher des questions complexes liées aux contenus en ligne, soit empêché de statuer simultanément sur la réparation des préjudices semble en contradiction avec les principes d’une bonne administration de la justice. En effet, l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme garantit à toute personne le droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial. La fragmentation de ces procédures, qui entraîne des délais excessifs et des coûts prohibitifs, contrevient à ce principe fondamental. Par ailleurs, le Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) rappelle que le droit d’accès à un tribunal, tel que protégé par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme, doit être « concret et effectif ». Ce droit ne doit pas être compromis par des frais ou des obstacles procéduraux tels que ceux observés ici. La situation actuelle, qui impose de passer par deux procédures distinctes pour un même litige, affecte la capacité des justiciables à obtenir une justice rapide et abordable, en dépit des principes de sécurité juridique et d’efficacité des voies de recours. Ainsi, il lui demande de bien vouloir clarifier la position du Gouvernement quant à l’application de l’article 6-I-8 de la LCEN. Plus précisément, est-il envisageable que le juge de fond, dans le cadre de la procédure accélérée au fond, soit habilité à statuer non seulement sur la cessation des troubles, mais également sur la réparation des préjudices matériels et moraux subis par les justiciables ? Cette clarification est essentielle pour garantir une justice à la fois accessible, équitable et efficace pour l’ensemble de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5809</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact des « deepfakes » sur la cybersécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1720. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’impact de l’utilisation des deepfakes sur la cybersécurité. Un deepfake (abréviation de deep learning et fake ) est une vidéo manipulée à l’aide de techniques d’intelligence artificielle (IA), où le visage, les mouvements et la voix d’une personne sont superposés sur une autre, donnant l’illusion qu’elle réalise des actions ou prononce des paroles qu’elle n’a jamais faites ou dites en réalité. Si ces nouvelles intelligences artificielles peuvent représenter de véritables innovations, il convient toutefois de rappeler les dangers de celles-ci sur la cybersécurité en fonction de l’utilisation qui en est faite. Ces manipulations vidéo peuvent semer la désinformation politique, entraîner des fraudes financières, le vol d’identité, voire influencer les marchés financiers. En Allemagne, le Gouvernement a exprimé une vive inquiétude face aux deepfakes, allant jusqu’à lancer une campagne de sensibilisation pour alerter les parents sur les dangers de ces technologies. Le 10 avril 2024 a été voté le projet de loi dit « SREN » pour mieux réguler l’espace numérique et protéger les internautes, notamment les plus jeunes, ainsi que les entreprises. Cette loi prend bien en compte les dangers liés à publication en ligne d’hypertrucages ou deepfake qui seront mieux réprimées. Néanmoins, selon un sondage IFOP, seulement un tiers des citoyens français estiment avoir la capacité de repérer un deepfake et à peine 6 % en sont totalement sûrs, illustrant ainsi le niveau élevé d’incertitude qui prévaut chez eux. Les jeunes et les hommes se montrent plus confiants : 55 % des 18-24 ans pensent pouvoir le faire, contre 28 % des plus de 35 ans, tandis que 40 % des hommes le croient possible, comparé à 28 % des femmes (source : Les Français et les jeunes face aux deepfakes - sondage IFOP). Les deepfakes utilisant le machine learning pour s’améliorer, ils risquent d’être de moins en moins détectables par une majorité de personnes. Récemment, les visages influenceurs et de personnalités publiques ont été utilisés pour la promotion de casinos en ligne, applications mobiles frauduleuses et cryptomonnaies douteuses. Les arnaqueurs usurpent l’identité de ces personnalités publiques, car elles ont une notoriété forte auprès du grand public. Des fausses vidéos sont ainsi propagées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, qui cible majoritairement les jeunes et se retrouvent à la merci de ces arnaques. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour renforcer la sensibilisation et l’encadrement des deepfakes, cette problématique sérieuse étant de l’ordre de l’atteinte au droit à l’image, de l’usurpation d’identité et de l’escroquerie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5810</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers et maladies professionnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1598. — 5 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la reconnaissance pour les sapeurs-pompiers de certains cancers comme maladies professionnelles. Outre l’exposition aux fumées d’incendie lors des différentes interventions qu’ils réalisent, les inhalations involontaires de retardateurs de flammes auxquelles sont régulièrement soumis les sapeurs-pompiers présentent un risque significatif pour leur santé. En effet, ces retardateurs de flammes, composés chimiques dont l’objet est de limiter l’inflammabilité des produits du quotidien, ont été reconnus comme substances cancérogènes et reprotoxiques. Le taux de mortalité par cancer chez les sapeurs-pompiers apparaît plus élevé que dans la population générale. Cependant, seuls deux types de cancers sont actuellement susceptibles d’être considérés comme liés à l’activité des sapeurs-pompiers : le carcinome du nasopharynx pour les travaux d’extinction des incendies et le carcinome hépato-cellulaire pour les services de secours. Ce chiffre est bien supérieur dans d’autres pays, notamment au Canada ou en Ontario aux États-Unis d’Amérique. Face à cette situation particulièrement préoccupante, il est urgent de réactualiser la liste des cancers pouvant être reconnus en tant que maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin d’assurer une meilleure protection aux soldats du feu dont les missions, parfois périlleuses, sont indispensables à la sécurité des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5810</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation problématique des bâches à incendie en Charente-Maritime
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1628. — 5 novembre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés financières croissantes rencontrées par les communes rurales de Charente-Maritime dans l’application de la réglementation relative à la défense extérieure contre l’incendie (DECI). Cette réglementation impose aux communes l’installation de bâches incendie, des citernes souples destinées à pallier l’insuffisance des réseaux d’eau potable dans les zones rurales afin de garantir un accès rapide à l’eau pour la lutte contre les incendies. Si cet objectif de sécurité est essentiel, les contraintes financières liées à la mise en conformité posent de sérieux problèmes aux collectivités locales. En effet, ces bâches incendie, dont le coût peut atteindre 20 000 euros l’unité, représentent une charge considérable pour les petites communes, notamment celles composées de nombreux hameaux ou réparties sur un territoire étendu. Certaines d’entre elles doivent en installer plusieurs pour se conformer aux exigences légales et dans certains cas, il est nécessaire d’en déployer jusqu’à une dizaine, ce qui amplifie encore le poids financier. Les élus locaux s’interrogent également sur l’efficacité réelle de ces bâches, qui sont parfois peu utilisées par les services d’incendie, lesquels privilégient souvent des points d’eau naturels ou des camions-citernes. Bien que l’État subventionne jusqu’à 80 % du coût de ces installations par le biais de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), le reste à charge de 20 % demeure une contrainte financière importante pour des communes déjà confrontées à la baisse des dotations publiques et qui réclament une meilleure utilisation des ressources. Par ailleurs, il est à noter que l’installation de ces bâches pose des problèmes d’intégration paysagère, notamment lorsqu’elles sont situées à proximité de sites sensibles. Leur implantation près de monuments historiques, de sites classés ou d’espaces naturels protégés dégrade l’harmonie visuelle de ces lieux emblématiques, mettant en péril la préservation du patrimoine et des paysages ruraux. Il est donc crucial de réfléchir à des solutions alternatives ou à des critères d’implantation plus stricts pour éviter de porter atteinte à ces sites tout en garantissant la sécurité incendie. Elles doivent par ailleurs être remplacées au bout de dix ans environ, ce qui ajoutera à terme une nouvelle pression financière sur les collectivités. Beaucoup d’élus estiment que l’argent mobilisé pour ces bâches pourrait être mieux employé pour d’autres projets essentiels au développement local, tels que l’entretien des infrastructures ou le renforcement des services publics. Tout en reconnaissant l’importance de garantir une protection efficace contre les incendies, les maires des communes rurales demandent une révision de la réglementation, afin qu’elle soit mieux adaptée aux réalités locales. Ils souhaitent que le cadre législatif permette de réduire les coûts pour les communes, tout en maintenant un niveau de sécurité adéquat pour les habitants. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures il envisage de prendre pour réexaminer la réglementation relative aux bâches incendie, afin d’alléger la charge financière qui pèse sur les communes rurales. Il souhaite également savoir si des ajustements ou des réorientations des subventions pourraient être envisagés, afin de permettre aux collectivités de mieux prioriser leurs investissements, tout en garantissant la sécurité incendie dans des conditions financièrement soutenables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5811</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-paiement des loyers des gendarmeries auprès des communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1633. — 5 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’intérieur sur le gel des loyers de gendarmeries. En effet, le ministère de l’intérieur a adressé un courrier à plusieurs municipalités, comme celles de Dampierre-en-Burly dans le Loiret ou Aubigny-sur-Nère dans le Cher, pour annoncer qu’il n’allait pas s’acquitter du loyer qu’il devait aux communes, pour l’occupation de leurs locaux pour ses gendarmeries. Ces loyers, pour des communes rurales, correspondent à des sommes conséquentes, 324 000 euros pour 2024 pour la commune de Dampierre-en-Burly par exemple. Cette notification unilatérale, très tardive dans l’exécution budgétaire des crédits votés en conseil municipal, constitue un manque préoccupant de considération pour le travail des collectivités. Quelle serait la réaction de l’État si une collectivité lui adressait un courrier pour lui annoncer qu’elle allait manquer à ses obligations contractuelles ? Pour justifier ce gel, le ministère de l’intérieur invoque d’une part la crise néo-calédonienne et d’autre part le coût massif du dispositif de sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques. Aucune de ces deux raisons n’est imputable aux collectivités locales, or ce gel grève leurs finances dans des proportions très préoccupantes. La justification apportée n’a d’ailleurs rien de satisfaisant : le maintien de l’ordre pendant une crise politique comme en Nouvelle-Calédonie fait partie des attributions régaliennes de l’État et des forces de police, qui doivent être provisionnées. S’agissant du coût des jeux Olympiques et Paralympiques, cela est d’autant plus incompréhensible qu’ils ont été prévus dès 2017. Mme la députée ajoute que les collectivités locales sont tenues à la règle d’or pour leurs dépenses de fonctionnement, ainsi l’absence de recette découlant de ce gel les entraînera mécaniquement à réduire une partie de leurs activités, pour lesquelles les crédits sont parfois déjà engagés. Cette décision unilatérale du ministère de l’intérieur porte gravement atteinte à la libre administration des collectivités locales, constitutionnellement reconnue. Les collectivités seraient en droit de poursuivre l’État pour manquement à ses obligations contractuelles devant les tribunaux administratifs. De plus, les collectivités se sont endettées pour construire des nouveaux locaux pour la gendarmerie ; elles se voient désormais contraintes de rembourser leurs emprunts sans encaisser les loyers, sous l’œil dubitatif de leurs créanciers. Ainsi, en pleine période de débat budgétaire, quelles mesures M. le ministre entend-il prendre pour dégeler ces loyers et restituer aux collectivités leurs dus en temps et en heure ? Il en va de la crédibilité de l’État, tant sur sa capacité à assumer ses fonctions régaliennes de police que sur sa capacité contractuelle à assumer ses engagements. Les collectivités ne sauraient être le réceptacle des fautes de l’État central. Cela serait contraire au principe-même de la démocratie locale. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5811</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Assainissement non collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1640. — 5 novembre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’application des articles L. 1331-1-1 et L. 1331-8 du code de la santé publique (CSP), concernant l’assainissement non collectif, qui est contrôlé par les communes ou leurs établissements publics de coopération exerçant la compétence en matière d’assainissement. En effet, Mme la députée a été interpellée par un propriétaire qui doit réhabiliter son dispositif d’assainissement non collectif dans les deux ans à venir (article L. 1331-1-1 du CSP) (l’ancien propriétaire n’a rien fait pendant 8 ans et il n’en a pas informé l’actuel propriétaire lors de la vente), sous peine d’astreinte financière annuelle (484 euros TTC en l’espèce, montant révisable chaque année), facturée chaque année tant qu’il n’aura pas satisfait à cette obligation légale (article L. 1331-8 du CSP). Le devis des travaux de mise en conformité est de 23 356,99 euros et ce propriétaire ne peut toucher qu’une aide de 1 500 euros de sa communauté de communes, soit 6,42 % de la somme totale. Or il n’a pas les moyens de payer le restant (21 856,99 euros) et il ne peut emprunter, ayant déjà des emprunts en cours. Elle lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet et ce qu’il compte faire pour permettre aux personnes concernées d’être mieux aidées financièrement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5811</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation et renouvellement des machines à voter
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1642. — 5 novembre 2024. — Mme Constance Le Grip souhaite alerter de nouveau M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation et le renouvellement des machines à voter dans les bureaux de vote français. En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse. Actuellement, 63 communes sont équipées de machines à voter, ce qui représente environ 1 500 bureaux de vote et 3 % du corps électoral, soit 1,5 million d’électeurs. Les machines à voter sont prévues en droit français depuis 1969 et des modèles électroniques sont autorisés depuis 2003. L’utilisation de machines à voter joue un rôle clé pour ces 63 communes, leur facilitant l’organisation des élections et permettant d’apporter une solution au manque de personnel ou de scrutateurs et de satisfaire les citoyens et l’expression démocratique. Leur utilisation garantit aussi des avantages écologiques, technologiques, démocratiques voire sanitaires en aidant les citoyens à voter plus facilement et plus rapidement dans un monde numérique en pleine expansion. Cependant, le périmètre des communes autorisées à en être équipées est gelé depuis le moratoire de 2008 du ministère de l’intérieur, incluant ainsi l’impossibilité pour ces machines d’être mises à jour. Le rapport, « Réconcilier le vote et les nouvelles technologies », rédigé en 2018 par les sénateurs Yves Detraigne et Jacky Deromedi, s’en était fait l’écho. En lien avec l’Association des villes pour le vote électronique (AVVE), Mme la députée souhaite alerter sur la situation préoccupante de ces machines qui sont aujourd’hui vieillissantes et qui ne peuvent être renouvelées en raison du moratoire de 2008 bloquant le renouvellement du matériel. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur une éventuelle levée du moratoire afin, à la fois, de garantir une sécurisation de la situation des communes déjà équipées en agréant une nouvelle génération d’appareils et d’autoriser plus de communes volontaires à s’équiper en machines à voter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5812</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Existence de commissariats clandestins chinois sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1675. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIIe mandature, cette question écrite fut close sans réponse, Mme Constance Le Grip souhaite donc interroger M. le ministre de l’intérieur sur l’existence de commissariats clandestins chinois opérant sur le territoire national. Le 2 mai 2024, un reportage de l’émission « Envoyé spécial » a révélé pour la première fois une tentative de rapatriement forcé d’un ressortissant chinois depuis le sol français. Celui-ci aurait été orchestré par un commissariat clandestin basé à Aubervilliers avec l’implication de fonctionnaires de l’ambassade de la République Populaire de Chine en France et d’une association franco-chinoise dénommée « Amours et cœurs unis ». L’existence de commissariats clandestins chinois avait déjà été affirmée par l’ONG Safeguard Defenders lors de la publication d’un rapport en 2022 recensant une centaine de postes de police dans plus de 50 pays. Ces commissariats illégaux viseraient à contrôler et réprimer la diaspora chinoise et plus particulièrement les dissidents à travers des opérations d’intimidation et de coercition menées clandestinement. Ledit rapport identifiait alors 4 commissariats clandestins en France. Depuis 10 ans, selon cette même organisation, on dénombre plus de 12 000 rapatriements forcés à travers le monde réalisés par les autorités du ministère de la sécurité publique (MSP). Des pratiques exécutées en dehors de tout cadre légal et contraires aux principes du droit international. Enfin, la diffusion de ce reportage intervient dans un contexte plus général de hausse des activités d’ingérence en provenance de la Chine, y compris en France, comme les récentes révélations d’espionnage politique à l’encontre de parlementaires français l’illustrent. Fin 2022, le ministre de l’intérieur annonçait lors d’une séance de questions au Gouvernement au Sénat l’accentuation des efforts de renseignements de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur le dossier des commissariats clandestins chinois. Elle souhaite bénéficier d’un point de situation concernant l’opérationnalisation de ces commissariats clandestins sur le territoire français et aimerait connaître les dispositions envisagées par les autorités françaises pour y mettre fin si leur existence venait à être officiellement confirmée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5812</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Quelles garanties pour les mineurs non accompagnés en France ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1677. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation des mineurs non accompagnés en France. Malgré les évolutions fréquentes et récentes de la loi française, des centaines de mineurs non accompagnés dorment encore sous les ponts depuis plusieurs mois. À plusieurs reprises, ils ont installé leurs tentes devant le Conseil d’État en protestation des carences dans leurs conditions d’accueil. Cette action est symptomatique d’une réalité observable sur l’entièreté du territoire national : la prise en charge, par l’administration française, des mineurs non accompagnés est défaillante et nombre d’entre eux dorment chaque nuit à la rue. La présomption de minorité n’est pas respectée et les collectivités territoriales chargées de la prise en charge des mineurs non accompagnés ne sont pas en mesure de l’assurer convenablement. Un des problèmes caractéristiques étant celui de l’attente d’une décision de justice statuant sur la minorité de la personne pour démarrer un suivi et une prise en charge. Sur le territoire de la métropole de Lyon, on dénombre plus de 300 mineurs non accompagnés en recours. Plus de 100 mineurs sont pris en charge dans le dispositif « Station » mis en place conjointement par la métropole et la préfecture, tandis que 140 mineurs ont été abrités par la métropole dans des gymnases à l’approche des grands froids et 30 par le diocèse de Lyon. Aussi, 110 mineurs sont actuellement abrités dans des squat tandis que près de 40 sont actuellement à la rue. Ils ne bénéficient donc pas d’une prise en charge institutionnelle et survivent grâce aux diverses actions humanitaires existantes sur le territoire entre squat et hébergements de fortune. Que la compétence en matière de prise en charge relève des services préfectoraux ou des services métropolitains, M. le député souhaite rappeler à M. le ministre qu’il revient en premier lieu à l’État d’organiser et de permettre aux collectivités, quelles qu’elles soient, de pouvoir assurer leurs compétences. Le droit positif est aujourd’hui précis sur la prise en charge et les garanties dont doivent bénéficier les personnes mineures. Par ailleurs et de jurisprudence constante, le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel imposent le respect d’une présomption de minorité des personnes se déclarant mineures (CE, 1er juillet 2015, n° 386769 ; QPC, 21 mars 2019, n° 2018-768). Cette présomption valant également le temps du recours, il l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin de garantir aux mineurs non accompagnés présents sur le territoire national une prise en charge réelle et effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5813</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1682. — 5 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels et en particulier sur l’indemnité de responsabilité qui le compose et dont le mode de calcul pose question. Les sapeurs-pompiers professionnels perçoivent une rémunération comprenant le salaire de base, une indemnité de résidence (en fonction du lieu de travail), un supplément familial de traitement (à partir d’un enfant) et un régime indemnitaire. Conformément au décret n° 90-850 du 25 septembre 1990, ce régime indemnitaire comporte une indemnité de responsabilité, variable en fonction du grade et de l’emploi et calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité civile et des ministres chargés du budget et de la fonction publique fixe, pour chaque grade, l’indice brut minimal et l’indice brut maximal applicables. Or certains syndicats de sapeurs-pompiers réclament que l’indemnité de responsabilité ne soit plus réévaluée au grès des mises à jour par les ministères concernés de ces indices minimal et maximal servant de base à son calcul, mais en fonction de l’évolution des grilles indiciaires. Par ailleurs, l’indemnité de responsabilité n’est pas soumise à retenue pour pension et n’est donc pas prise en compte dans le calcul des retraites des sapeurs-pompiers. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de faire évoluer le calcul de l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels et d’envisager une prise en compte de celle-ci dans le calcul de leurs pensions retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5813</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Départs hors retraites dans la police et la gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1684. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les vacances de postes dans la gendarmerie et la police. La Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution des crédits 2022 de la mission « Sécurité » notait que le nombre de personnels quittant la police et la gendarmerie nationales était croissant. Selon elle les départs ne sont pas lissés et créent des périodes de vacance avant que de nouveaux personnels soient recrutés, réduisant de la sorte le potentiel opérationnel des forces de sécurité intérieure. Elle s’inquiétait aussi des conditions de formation, le recrutement étant concentré et le nombre de places étant limité. Par ailleurs plusieurs enquêtes mettent en évidence le besoin d’une amélioration des conditions de travail des personnels et d’une gestion dynamique des ressources humaines. Certaines font état d’un malaise nourri par une succession de réformes et le sentiment d’une insuffisance de considération ainsi que d’une dégradation des conditions d’exercice des missions. Elle souhaite connaître le nombre de départs de la gendarmerie et de la police hors retraites en 2024 et savoir s’il conforte la tendance observée ces dernières année ainsi que le taux de vacance observé. Elle lui demande quelles mesures sont envisagées pour améliorer l’attractivité et la fidélisation des personnels au-delà des seules revalorisations indemnitaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5813</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des nouvelles brigades de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1690. — 5 novembre 2024. — M. Loïc Kervran attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le déploiement des nouvelles brigades de gendarmerie et les effectifs afférents dans le projet de loi de finances pour 2025. En octobre 2023, le Président de la République et le ministre de l’intérieur dévoilaient la carte des 238 brigades de gendarmerie. Ces nouvelles implantations qui concernent en premier lieu des zones rurales ou périurbaines, sont très attendues dans les territoires et seront un outil important dans la préservation de la sécurité du quotidien de beaucoup d’habitants de la ruralité. Ainsi, dans la circonscription de M. le député, c’est une brigade mobile à Jouet-sur-l’Aubois avec six personnels et une brigade fixe à Saint-Just avec dix personnels qui sont annoncées. Toutefois le projet de loi de finances 2025 ne semble pas prévoir les effectifs correspondant à ce plan de création de nouvelles brigades. En effet, le schéma d’emploi de la gendarmerie nationale n’indique aucune hausse d’effectifs pour 2025. Aussi, il aimerait savoir si le Gouvernement entend remettre en cause le plan de déploiement des nouvelles brigades de gendarmerie, dans son existence même ou son calendrier, ou au contraire le poursuivre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5814</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Occupations illicites de terrains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1691. — 5 novembre 2024. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les occupations illicites de terrains par certains membres de la communauté des gens du voyage. La loi « Besson » du 5 juillet 2000 a déterminé les conditions relatives à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Parmi les éléments de la règlementation figure l’adoption d’un schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage qui détermine notamment les secteurs où doivent figurer des aires permanentes d’accueil. L’entretien et la gestion de ces aires incombe aux intercommunalités. Une différence de traitement existe entre les communes de plus de 5 000 habitants, figurant de manière automatique dans le schéma départemental et celles de moins de 5 000 habitants qui n’y sont pas soumises. De très nombreux territoires voient se multiplier les stationnements illicites qui, outre le caractère illégal qui n’est pas admissible, risquent bien souvent de créer de graves troubles à l’ordre public. Bien que le maire détienne un pouvoir de police spéciale en cas de stationnements illicites, force est de constater qu’en pratique les communes et leurs habitants se trouvent bien souvent démunis face à ces situations. Loin de toute stigmatisation du mode de vie de la communauté des gens du voyage, les occupations illicites actuelles nécessitent une réelle prise en compte de la part de l’État. De graves tensions vont parfois même jusqu’à générer une menace quant à l’intégrité physique des maires ou des habitants. En conséquence, elle lui demande bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin de permettre un meilleur respect de la loi ainsi qu’une protection accrue tant des personnes que des biens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5814</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens et organisation de la police aux frontières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1693. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la diminution des crédits de l’action dite « lutte contre l’immigration irrégulière » dans le projet de loi de finances pour 2025, ceux-ci passant de 300 millions d’euros à 261 millions d’euros (projet de loi de finances initiale 2024) (- 23,55 %). Dans son rapport de janvier 2024 sur la politique de lutte contre l’immigration irrégulière, la Cour des comptes notait plusieurs éléments fragilisant l’utilisation des moyens humains aux frontières. Elle notait que la France peinait à honorer sa contribution obligatoire aux moyens de Frontex sur les frontières extérieures de l’Union européenne en matière de mise à disposition d’agents. Elle notait aussi une mauvaise répartition des moyens de la police des airs et des frontières (PAF) et des douanes entre les points de passage considérés comme sensibles et critiques. Elle notait aussi que l’organisation d’une force frontière annoncée en 2023 sur les frontières consistait pour une large part dans l’affectation de moyens mobiles qui pouvaient être retirés. Elle souhaite donc savoir quels sont les crédits, c’est-à-dire les activités, qui vont être touchés par la baisse des crédits telle que programmée et connaître les progrès d’organisation que le ministère de l’intérieur entend réaliser, selon quel calendrier et avec quels moyens dédiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5814</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nationalité française pour Paul Watson
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1719. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Louis Roumégas appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation de Paul Watson, ardent défenseur de la protection des océans. Cela fait plus de 100 jours que le militant écologiste est détenu dans la capitale groenlandaise, à Nuuk. Arrêté le 21 juillet 2024 par les autorités danoises sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par le Japon, Paul Watson est dans l’attente de son extradition vers ce pays. Il y risque une peine de 15 ans d’emprisonnement. Il est inacceptable qu’un homme de 73 ans puisse finir ses jours en prison uniquement pour avoir agi dans l’intérêt de la préservation de la planète. Il est inacceptable que le Danemark livre un défenseur de la biodiversité et des océans à un État qui viole depuis des années le moratoire international sur la chasse commerciale des cétacés. Paul Watson, qui vit en France avec sa famille depuis 2015, compte sur notre pays pour le défendre et, indirectement, défendre l’environnement. Après avoir écrit une lettre à Emmanuel Macron le 16 octobre afin de demander l’asile politique, il vient de solliciter la nationalité française. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre de l’intérieur d’octroyer la nationalité française à Paul Watson et d’empêcher son extradition vers le Japon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5815</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Généralisation des chiens d’assistance judiciaire au stade des enquêtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1738. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse, Mme Constance Le Grip appelle donc l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le dispositif de chiens d’assistance judiciaire au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. Le 10 février 2023, une convention nationale a été signée entre le ministère de la justice, d’une part, l’association Handi’Chiens, la Société protectrice des animaux et la Fédération France Victimes, d’autre part. Cette convention a acté la généralisation de la présence de chiens d’assistance judiciaire au sein des tribunaux. Ces Handi’Chiens sont intervenus dans de nombreuses audiences. La brigade de gendarmerie de Vannes a souhaité, pour la première fois en France, faire intervenir un chien d’assistance judiciaire dès l’ouverture des enquêtes, notamment dans le cadre d’auditions de mineurs victimes de violences intrafamiliales ou sexuelles lors de leurs auditions. Depuis novembre 2022, ce chien d’assistance a accompagné plus de 150 personnes lors de leurs dépositions dont 102 enfants. L’exercice de ces auditions est plus que délicat (difficile libération de la parole, blocages des émotions), mais l’enquêteur doit pourtant établir assez rapidement un lien de confiance afin d’amener l’enfant à se confier. La présence d’un chien d’assistance permet, d’une part, à l’enfant de trouver les ressources et l’apaisement nécessaire pour se confier et, d’autre part, d’apporter du réconfort aux parents accompagnant l’enfant. Ainsi, elle souhaiterait savoir si une généralisation du dispositif des chiens d’assistance judiciaire au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, notamment dans le cadre des auditions de mineurs victimes de violences intrafamiliales ou sexuelles, est envisagée par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5815</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Problématiques actuelles des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1739. — 5 novembre 2024. — M. Marc de Fleurian attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet des retraites n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, il se fait le relais des doléances du Syndicat et lui demande la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5815</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution du modèle français de sécurité civile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1778. — 5 novembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers et le modèle français de sécurité civile. Les 250 000 sapeurs-pompiers du pays sont engagés quotidiennement sur l’ensemble du territoire et assurent la sécurité des concitoyens. Malgré une évolution régulière de la loi, le modèle français de sécurité civile n’est plus d’actualité face aux nouveaux défis et à une activité qui s’intensifie. À l’occasion du congrès national des sapeurs-pompiers de France le 28 septembre 2024, le ministre de l’intérieur a reçu le « Beauvau de la sécurité civile : consolider et faire évoluer le modèle français de sécurité civile » : un ensemble de 123 propositions pour moderniser le modèle français de sécurité civile. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour faire évoluer le modèle français de sécurité civile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5816</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Identification par matricule des pompiers victimes d’infraction
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1779. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers confrontés à des situations de menaces ou violences dans le cadre de leurs missions. Ces situations peuvent être telles qu’elles s’accompagnent à la suite d’un dépôt de plainte de leur part. L’article 15-4 du code de procédure pénale, permet sous certaines conditions, l’identification d’un enquêteur de police par son numéro de matricule dans les procédures auxquelles il participe. Cette identification par un numéro est ensuite possible en tant que partie civile si l’enquêteur est victime d’une infraction dans le cadre de cette procédure. Il en résulte que pour les forces de police le matricule les identifiant peut suffire. Elle souhaite savoir si une réflexion a été engagée en vue de donner la possibilité d’une anonymisation sous conditions des sapeurs-pompiers dans le cadre d’une procédure qui les concernerait tout en garantissant les droits des autres parties et le principe du contradictoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5816</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour une meilleure protection des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1780. — 5 novembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question de la responsabilité morale et politique du pays envers celles et ceux qui portent secours et assistance à la population : les sapeurs-pompiers. Ils sont en danger vital. Leurs missions opérationnelles les exposent à des risques connus, dont les conséquences destructrices sont évitables : fumées toxiques, particules, amiante, retardateurs de flamme, perturbateurs endocriniens et reprotoxiques, polychlorobiphényles (PCB), ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces risques sont d’autant plus amplifiés par leur temps de travail, qui impose un allongement de la durée d’exposition aux substances cancérigènes. Le régime de travail en garde de 24 heures priverait ainsi leur organisme du repos nécessaire à sa reconstruction et la pluralité des missions qui leur sont ordonnées favorise une multitude d’agressions à leur santé psychique et physique. D’ailleurs, depuis le 3 octobre 2023, la résolution législative du Parlement européen, concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante pendant le travail, les reconnaît enfin comme des travailleurs exposés à l’amiante, au point d’être qualifiés de personnels à protéger. Cette résolution est depuis devenue une directive. La Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés (FA SPP-PATS) souhaite que des protections contre tous les agents chimiques CMR, les HAP et autres polluants auxquels les sapeurs-pompiers sont exposés de manière régulière soient prises. De fait, les cancers professionnels liés à la lutte contre les incendies sont une réalité et, selon certaines études, plus de 85 % des décès liés au travail chez les pompiers sont causés par des cancers professionnels. Le Canada reconnaît jusqu’à 19 de ces cancers, alors que seuls deux cancers sont aujourd’hui présumés imputables à l’activité de sapeur-pompier en France. À leur écoute, Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir entamer des réflexions pour que soit engagée la possibilité de mettre en œuvre, sur proposition de la FA SPP-PATS, un dispositif tel que celui voté au Canada (le Bill C-224). Celui-ci prônerait, tout comme celui des Canadiens, une législation nationale de protection selon les principes suivants : responsabilité de la Nation envers les pompiers et les personnels des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ; cohérence nationale ; complément substantiel du nombre de cancers professionnels reconnus ; séparation et professionnalisation des filières au sein des SDIS ; instauration du mois de l’information, de la prévention, de la sensibilisation du grand public et des familles des professionnels ; et lancement d’un plan d’équipement national des pompiers calqué sur le pacte capacitaire. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5816</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sabotages d’infrastructures SNCF en juillet 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1782. — 5 novembre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’état de l’enquête concernant les sabotages subis par la SNCF le 25 juillet 2024. En effet, ce jour-là, à la veille de l’ouverture des jeux Olympiques, le trafic SNCF TGV a été fortement impacté par des actes de sabotage. 800 000 usagers de la SNCF ont été directement impactés par ces actes délictueux. Les conséquences financières se chiffrent pour l’entreprise publique ferroviaire à plusieurs millions d’euros. Le 29 juillet, M. Gérald Darmanin, à l’époque ministre de l’intérieur, avait assuré que les services de renseignements avaient identifié un certain nombre de profils qui auraient pu commettre ces sabotages. D’autre part, la police judiciaire semblait disposer dès l’origine d’indices déterminants pour confondre les auteurs de ces actes (en particulier la saisie d’une camionnette ayant apparemment servi à l’opération terroriste). Elle lui demande quel est l’état de l’enquête et le profil des suspects éventuellement interrogés ou mis en examen dans cette affaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5817</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transferts sous escorte vers les pays du Maghreb
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1783. — 5 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc interroge M. le ministre de l’intérieur sur une problématique qui touche à l’efficacité des missions de service public assurées par les compagnies aériennes, notamment dans le cadre des transferts sous escorte vers les pays du Maghreb. Cette question se pose de manière particulièrement aiguë lorsque des filiales d’Air France, telles que Transavia, ne prennent pas en charge certaines missions essentielles de service public, alors même qu’elles bénéficient de soutiens importants de la part de l’État. En effet, il apparaît que Transavia, bien que filiale du groupe Air France-KLM, refuse de participer aux opérations de transfert d’étrangers en situation irrégulière vers les pays du Maghreb et plus particulièrement dans le cadre des escortes organisées pour assurer les obligations de quitter le territoire français (OQTF). Cette décision est d’autant plus surprenante qu’Air France, sa maison mère, est largement impliquée dans la gestion de ces missions sensibles, étant fréquemment sollicitée par les autorités françaises pour organiser ces vols sous escorte. La situation devient particulièrement complexe lorsque l’on considère que certaines liaisons directes vers le Maghreb, notamment vers le Maroc, sont assurées par Transavia au départ de villes comme Perpignan. Or malgré ces liaisons existantes, les transferts sous escorte nécessitent actuellement des détours par des aéroports plus éloignés, tels que Paris ou Marseille, créant ainsi des coûts supplémentaires et des délais allongés, tant pour les forces de l’ordre que pour l’administration. Cet état de fait constitue une charge financière et administrative significative pour les autorités compétentes, qui doivent organiser des escortes routières ou ferroviaires vers ces hubs aéroportuaires. Incohérence entre la mission de service public d’Air France et celle de Transavia : l’une des principales questions soulevées ici est celle de la cohérence des politiques de ces compagnies aériennes appartenant au même groupe. D’un côté, Air France assume pleinement son rôle dans la gestion des transferts sous escorte, tandis que sa filiale, Transavia, se dérobe à cette responsabilité. Pourtant, étant donné que Transavia bénéficie d’un soutien étatique similaire à celui d’Air France, notamment par l’accès à des créneaux horaires avantageux dans les aéroports et la perception d’aides financières, il semble légitime d’attendre qu’elle remplisse, elle aussi, certaines obligations de service public. Cette différence de traitement semble d’autant plus incohérente au regard de l’importance stratégique du Maghreb dans la politique migratoire française. Selon des informations récentes, Transavia continue de développer ses capacités sur les lignes vers le Maghreb, augmentant significativement le nombre de sièges disponibles, notamment vers l’Algérie. Pour l’été 2024, elle prévoit d’opérer près de 875 000 sièges entre la France et l’Algérie, avec des vols fréquents au départ de plusieurs grandes villes françaises, telles que Paris, Nantes, Lyon, Montpellier et Strasbourg. De même, des liaisons vers le Maroc sont assurées depuis Perpignan, une ville stratégique proche de l’Espagne, facilitant ainsi l’accès direct au Maghreb pour les voyageurs. Pourtant, cette même compagnie n’accepte pas de se voir confier les missions de transfert d’étrangers en situation irrégulière, obligeant ainsi les services publics à rediriger ces missions vers d’autres compagnies et aéroports. Il s’agit là d’un manque d’efficacité notable et d’une déperdition de ressources qui pourrait être évitée avec une meilleure coordination. Impact sur les forces de l’ordre et coûts induits : les refus de Transavia de procéder à ces transferts génèrent des coûts supplémentaires, tant en termes financiers qu’en ressources humaines. Le recours à des aéroports plus éloignés implique la mobilisation de personnels supplémentaires, non seulement pour assurer les transferts en question, mais également pour garantir la sécurité des escortes durant tout le processus. Cela nécessite l’allongement des temps de déplacement et l’affectation de personnels sur des missions longues, chronophages et coûteuses, mobilisant des moyens policiers ou gendarmiques pendant plusieurs heures. À titre d’exemple, le transfert d’un individu sous escorte depuis Perpignan, où des vols vers le Maroc sont assurés, mais où Transavia refuse d’embarquer des individus en situation d’OQTF, nécessite souvent de rediriger l’opération vers des aéroports plus grands comme Marseille ou Paris. Cela ajoute des coûts significatifs pour l’État, qui doit financer à la fois les frais de transport vers l’aéroport, la sécurité pendant le trajet et les frais supplémentaires liés à l’organisation du vol avec d’autres compagnies aériennes. De plus, ces transferts retardés ou compliqués affectent directement la charge de travail des forces de l’ordre, qui voient leur efficacité diminuer en raison de ces contraintes logistiques. Les gendarmes et policiers affectés à ces missions pourraient être réassignés à d’autres tâches de sécurité publique, mais leur immobilisation prolongée pour des missions d’escorte est une perte de productivité pour les forces de sécurité intérieure. Une question de justice et d’équité territoriale : l’exemple de Perpignan n’est pas isolé. Dans d’autres régions, notamment en province, les autorités locales sont souvent confrontées à ce type de blocage opérationnel lorsque les compagnies locales, comme Transavia, refusent d’assumer les missions de service public. Cette situation accentue les inégalités territoriales, en imposant des contraintes supplémentaires aux régions éloignées des grands hubs aéroportuaires. Les autorités de ces territoires doivent multiplier les démarches pour organiser les transferts, alors qu’une meilleure coordination avec les compagnies locales permettrait une gestion plus fluide et moins coûteuse. Cette inégalité de traitement entre les grandes villes, dotées d’infrastructures plus importantes et les régions périphériques, est d’autant plus problématique que les villes comme Perpignan jouent un rôle stratégique en matière de contrôle des flux migratoires. Située non loin de la frontière espagnole, Perpignan pourrait justement être un point d’embarquement direct et efficace pour les expulsions vers le Maghreb, si seulement Transavia acceptait de jouer un rôle dans ces missions. Le rôle de Transavia dans la gestion des flux migratoires : la gestion des flux migratoires est l’une des priorités du Gouvernement et les compagnies aériennes ont un rôle à jouer dans cette mission de service public. Il semble impératif que des compagnies comme Transavia, qui profitent largement des aides publiques et des infrastructures aéroportuaires subventionnées, soient soumises à des obligations similaires à celles d’Air France en ce qui concerne la gestion des transferts sous escorte. Il est donc légitime de s’interroger sur les raisons pour lesquelles Transavia, bien que pleinement intégrée au groupe Air France-KLM, refuse de participer à ces opérations, alors qu’elle assure des liaisons régulières vers le Maghreb. Une réflexion s’impose quant à l’adoption de mesures incitatives ou contraignantes à l’égard de ces compagnies afin de les amener à participer pleinement aux missions de service public. Il serait pertinent d’envisager la mise en place de nouveaux dispositifs règlementaires qui obligeraient toutes les compagnies aériennes opérant sur des liaisons internationales au départ du territoire français à se conformer aux mêmes exigences en matière de transferts sous escorte. En conclusion, M. le ministre, il est urgent de clarifier la situation et d’assurer une meilleure coordination entre les compagnies aériennes et les autorités publiques dans la gestion des OQTF et des missions sous escorte vers les pays du Maghreb. Transavia, en tant que filiale d’Air France, se doit de respecter des obligations similaires à celles de sa maison mère en matière de service public et il semble injustifié qu’elle puisse échapper à ses responsabilités alors qu’elle bénéficie des mêmes soutiens publics. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir clarifier les positions du Gouvernement sur ce sujet. M. le ministre envisage-t-il d’imposer de nouvelles obligations à Transavia afin qu’elle prenne part aux missions de transfert sous escorte, notamment depuis les aéroports régionaux comme Perpignan ? Enfin, elle souhaite connaître les mesures qui pourraient être mises en place pour garantir une équité de traitement entre les différentes compagnies aériennes, afin que l’ensemble du territoire soit efficacement couvert en matière de gestion des expulsions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5818</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Urgence sécuritaire et écologique à la Calanque de Sormiou
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1784. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Fayssat appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant les mesures d’urgence à prendre pour garantir la sécurité et la biodiversité de la Calanque de Sormiou à Marseille. La calanque de Sormiou, située dans le 9e arrondissement de Marseille, est l’un des sites naturels les plus emblématiques du Parc national des Calanques. Sa renommée attire chaque année un afflux important de visiteurs, ce qui, malgré son caractère exceptionnel, pose de graves problèmes en matière de sécurité, de tranquillité publique et de protection de l’environnement. Cet été, les riverains et résidents des cabanons de Sormiou ont exprimé leur exaspération face à la recrudescence des incivilités et des actes de délinquance, liés notamment aux phénomènes de surfréquentation, aux véhicules motorisés non autorisés, aux taxis clandestins et aux parkings sauvages. Ces actes mettent non seulement en péril la préservation de ce site naturel, mais également la sécurité de ses usagers. La prolifération de déchets et les risques d’incendie, dans un site classé particulièrement vulnérable, témoignent de la nécessité d’une régulation renforcée des flux touristiques et d’une surveillance accrue. En conséquence, les habitants de la calanque de Sormiou, démunis face à ces nuisances et à l’inaction publique, sollicitent une intervention urgente des pouvoirs publics. Plusieurs mesures prioritaires pourraient être mises en place pour remédier à cette situation, notamment : le renforcement du contrôle d’accès des véhicules par la force publique, notamment la police municipale ; la restriction d’accès à la calanque selon un système de réservation en partenariat avec le Parc national des Calanques ; l’augmentation de la présence des forces de l’ordre, dont des agents de police nationale et municipale, pour prévenir et sanctionner les actes d’incivilité ; la mise en place de dispositifs de vidéoprotection ; la verbalisation systématique des véhicules pénétrant illégalement dans le site en dehors des heures de contrôle. Ces actions visent à garantir la sécurité des usagers respectueux ainsi que la tranquillité et la qualité de vie des résidents locaux, tout en assurant la préservation durable de ce site exceptionnel. Au regard de la situation préoccupante décrite, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour répondre à cette urgence environnementale et sécuritaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5819</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Abaissement de l’âge de la conduite supervisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1785. — 5 novembre 2024. — Mme Stella Dupont attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’abaissement de l’âge de la conduite supervisée en lien avec l’abaissement de l’âge minimum du passage du permis de conduire. Le décret n° 2023-1214 a abaissé à dix-sept ans l’âge minimal requis pour obtenir le permis de conduire de catégorie B. Avant l’examen du permis de conduire, le candidat peut opter pour la conduite supervisée. Elle lui permet de poursuivre sa formation initiale via une phase de conduite dite « supervisée », encadrée par un accompagnateur. Cependant, l’article R. 211-5-1 du code de la route n’a pas été modifié en conséquence, maintenant à dix-huit ans l’âge minimum pour débuter cette période de conduite supervisée. Elle lui demande si une adaptation réglementaire est envisagée pour harmoniser ces dispositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5819</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Appréhender les rodéos urbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1786. — 5 novembre 2024. — Mme Félicie Gérard appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question des rodéos urbains et à leur prise en charge. En vertu de l’article L. 236-1 du code de la route, le rodéo urbain constitue un délit commis sur la voie publique avec des véhicules terrestres à moteur, de type deux-roues, voitures ou quads. Le délit a pour objet d’adopter une conduite répétant intentionnellement des manœuvres dangereuses violant le code de la route. Ces rodéos représentent un danger réel à la fois pour les conducteurs et les usagers. Le Gouvernement prévoit depuis la loi du 3 août 2018, renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, la sanction de ces derniers. Ils sont sanctionnés par une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. De plus, une saisine du véhicule peut être demandée. Néanmoins, appréhender ce type de délit reste en pratique une grande difficulté pour les forces de l’ordre. Pour que l’infraction soit caractérisée, elle nécessite d’être réitérée. De surcroît, deux sujets majeurs subsistent. L’interpellation de ces rodéos est dangereuse et l’identification souvent impossible du fait du camouflage des plaques par les auteurs. C’est pourquoi elle demande au Gouvernement ce qu’il pourrait mettre en œuvre afin d’aider les forces de l’ordre à lutter contre ces rodéos.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5819</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire des jeunes forains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1788. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation particulière des jeunes issus de la profession foraine concernant l’obtention du permis de conduire de catégorie poids lourds. En effet, depuis 2016, une modification réglementaire a supprimé la dérogation permettant aux enfants de forains de passer leur permis poids lourds avant l’âge de 21 ans. Cette situation crée une inégalité notable par rapport aux jeunes de moins de 21 ans autorisés à conduire des poids lourds inférieurs à 7,5 tonnes et aux enfants d’agriculteurs de 16 ans, lesquels peuvent conduire des tracteurs agricoles sur route sans restriction de poids, même sans détenir le permis B. Cette restriction impose un frein significatif au développement professionnel des jeunes forains. Bien qu’ils puissent légalement ouvrir un registre du commerce et contracter des emprunts bancaires pour l’achat de manèges ou de stands, l’impossibilité de transporter leur équipement avant 21 ans retarde leur entrée dans le monde entrepreneurial, avec un impact économique négatif sur leur activité. Alors que le Gouvernement a récemment abaissé à 17 ans l’âge minimum pour passer l’examen de conduite, facilitant ainsi la mobilité des jeunes, la Confédération française d’associations et de syndicats de la profession foraine demande une révision législative permettant aux enfants de forains de passer leur examen de conduite pour les permis poids lourds (catégories C et EC) sans restriction de tonnage dès l’âge de 18 ans. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures il envisage de prendre pour rétablir l’équité entre les jeunes forains et les autres catégories de jeunes conducteurs et si une adaptation législative est prévue pour faciliter l’accès des jeunes forains au permis de conduire poids lourds, contribuant ainsi à leur insertion professionnelle et au développement économique de la profession foraine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5819</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pratique des « wheeling » sur la voie publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1789. — 5 novembre 2024. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la prolifération de la pratique du « wheeling » sur la voie publique. Mme la députée a été maintes fois interpelée par les habitants de sa circonscription qui lui ont fait part d’une grande inquiétude, quant à ce phénomène qui s’accroît et qui met en danger l’ensemble des usagers de la route et qui a malheureusement couté la vie d’une jeune fille en septembre 2024 à Vallauris. Ces manœuvres acrobatiques communément appelées « wheeling » font déjà l’objet d’une réglementation avec le décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 qui les sanctionne d’une perte de plein droit de deux points sur le permis de conduire et une peine d’amende prévue pour les contraventions de 3e classe ne pouvant donc excéder plus de 450 euros. Au regard de la dangerosité de ces pratiques et leur récurrence dans l’espace public, les dispositions réglementaires sont insuffisantes et non dissuasive pour les auteurs de ces « wheeling ». Il ne faut pas omettre non plus que les auteurs mettent également en péril leur propre intégrité physique. Il est du devoir du Gouvernement d’établir des règles pour que la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique puissent être respectées. L’insécurité qui est vécue par les Français doit être une priorité et cela passe par des règles qui doivent présenter un caractère réellement dissuasif et des peines qui permettent de protéger les citoyens en cas d’irrespect. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend modifier le décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 afin d’augmenter le quantum des peines contraventionnelles pour ces manœuvres manifestement dangereuses et les endiguer pour que chacun soit en sécurité sur la voie publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5820</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Services territoriaux de l’État et accueil numérique des usagers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1793. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’emploi dans les services territoriaux de l’État. En matière d’emplois le plafond d’emplois (le maximum d’emplois) serait en 2025 de 29 266 contre 29 448 en 2024. La dématérialisation de nombreuses procédures en préfecture (exemple les demandes de cartes grises ou de titres de séjour) pose des difficultés. Les accès peuvent en être limités, du fait entre autres de systèmes d’information inaccessibles ou complexes. Elle souhaite connaître le nombre d’agents affectés aux points d’accueil numériques censés proposer une alternative aux personnes n’y arrivant pas et pour lesquelles les difficultés peuvent se cumuler, par exemple une démarche en conditionnant une autre. Elle souhaite savoir s’il considère cet effectif suffisant et si le déploiement du service d’accompagnement sera revu en fonction des besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5820</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Soutien et pérennité des clubs de tir en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1795. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Fayssat attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la pérennité et le soutien apportés aux clubs de tir en France et en particulier à celui de La Ciotat, situé dans le département des Bouches-du-Rhône. Le Club de tir ciotaden, fondé en 1968 et regroupant aujourd’hui environ 1 200 membres, se voit contraint de quitter son site historique situé dans le périmètre du Parc national des Calanques. En effet, le club est signataire d’une convention de mise à disposition de 1968 à aujourd’hui, en échange de l’entretien du terrain. Cette convention a été brutalement remplacée par un loyer de 100 000 euros par an. Le tir sportif est une activité populaire, les adhérents paient 150 euros par an, ne permettant pas au club de couvrir ce loyer. Ce stand de tir assure des fonctions essentielles, tant pour les tireurs sportifs que pour les forces de sécurité. La police nationale ainsi que certains agents pénitentiaires y effectuent régulièrement leurs entraînements obligatoires au tir, contribuant ainsi à leur formation et à leur qualification, essentielles à la sécurité publique. Depuis la création du Parc national des Calanques en 2012, le club a entrepris de multiples efforts pour réduire son impact environnemental, notamment en couvrant certains de ses stands et en fermant les installations de ball-trap. En outre, de par sa situation géographique, aucun problème de voisinage n’est à déplorer. Malgré ces mesures et l’absence de concertation avec les autorités du Parc, la situation s’est dégradée, exacerbée par la demande d’un loyer prohibitif, rendant la situation financièrement insoutenable pour cette structure associative. Les difficultés de cohabitation que rencontre ce club de tir ne constituent pas un cas isolé. Elles soulèvent de nombreuses questions de sécurité et de continuité dans la formation des forces de l’ordre. De plus, elles interrogent quant aux conséquences de la fermeture des stands de tir pour la pratique du tir sportif, une discipline dans laquelle la France a déjà brillé sur la scène internationale, notamment lors des jeux Olympiques. Enfin, les clubs de tir sont aussi utilisés par les chasseurs pour s’entraîner, essayer et régler leurs armes. 1 200 000 chasseurs et 250 000 tireurs sportifs voudraient connaître le sort que leur réserve le Gouvernement. Il souhaiterait connaître sa position quant à la préservation de ces installations, notamment celles de La Ciotat, et quelles mesures pourraient être envisagées par l’État pour favoriser la continuité des activités de ces infrastructures, nécessaires à la sécurité des Français, dans un cadre respectueux de l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5821</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Externalisation du contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1636. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les graves conséquences du décret du 2 juillet 2024 n° 2024-659 complété par deux arrêtés du 4 juillet 2024 concernant l’externalisation du contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés. Auparavant, les comptes étaient déposés au greffe du tribunal et contrôlés par les directeurs de greffe sans frais supplémentaire pour la personne protégée. Pour rappel, les majeurs protégés sont déjà en situation de précarité ; ainsi, en 2017, près de la moitié des personnes bénéficiaires d’une mesure de protection se situaient en dessous du seuil de pauvreté et n’étaient que 15 % à exercer une activité professionnelle. Ils participent à hauteur de leurs revenus aux frais de mesures de protection dont ils font l’objet. En général, les majeurs protégés disposent d’une allocation aux adultes handicapés (AAH) minorée et d’une prime à l’emploi pour environ 825 euros par mois s’ils travaillent en Centre d’aide par le travail (CAT). Leur salaire est reversé à l’aide sociale en atténuation de leur frais de séjour en foyer d’un coût de 3 000 euros par mois. Ce transfert supplémentaire de charges pourra s’élever jusqu’à 6 000 euros par an et par personne et devrait toucher plus de 850 000 majeurs sous tutelle ou curatelle, soit 97 % des publics concernés ! C’est pourquoi il lui demande s’il envisage de revenir sur cette décision injuste et renoncer à l’abandon d’une de ses missions régaliennes dont les conséquences plongeront dans la très grande précarité un public déjà particulièrement vulnérable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5821</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Traitement judiciaire des personnes liées au narcobanditisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1639. — 5 novembre 2024. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le traitement judiciaire des personnes impliquées dans le narcobanditisme. Selon un article de presse publié le 14 octobre 2024 dans le quotidien régional La Provence, un individu bien connu des forces de l’ordre pour son implication dans le narcobanditisme à Marseille a été libéré sous contrôle judiciaire avant même que son procès ne soit tenu. Ce cas de remise en liberté est le troisième recensé cette année, suscitant une vive inquiétude chez les citoyens marseillais et au-delà. Ces décisions judiciaires, qui semblent peu cohérentes face à la gravité des faits reprochés, soulèvent plusieurs interrogations quant à l’application des lois en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants et la récidive. Ces libérations avant jugement sont clairement un signal de laxisme, mettant en péril la sécurité des habitants et la crédibilité de l’action publique contre le crime organisé, qui prend une ampleur inégalée en France. Alors, elle lui demande de bien vouloir exposer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour remédier à ces dysfonctionnements et garantir que les individus impliqués dans des activités criminelles aussi graves que le narcotrafic soient maintenus en détention jusqu’à leur procès, afin de préserver l’ordre public et la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire. Également, elle aimerait connaître les actions concrètes qu’il envisage pour renforcer les moyens alloués à la lutte contre le narcobanditisme, ainsi que pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5821</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Maires agressés : quelles solutions pour contrer la montée des violences ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1643. — 5 novembre 2024. — M. Arnaud Sanvert alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la situation alarmante que vivent les maires en France, marquée par une hausse des pressions, des incivilités et des agressions. Aujourd’hui, la fonction de maire traverse une période de malaise profond et de nombreux défis. En France, on compte environ 34 965 maires et il est essentiel de rappeler que le maire demeure l’élu préféré des Français, reconnu pour son rôle de proximité et d’écoute, malgré les difficultés croissantes auxquelles il fait face. Depuis les dernières élections municipales d’avril 2020, environ 1 300 d’entre eux ont démissionné, un chiffre en forte hausse par rapport aux mandats précédents. Ces démissions sont souvent le résultat de pressions accrues, de la fatigue engendrée par des charges de travail lourdes, ainsi que de la montée des incivilités et des agressions dirigées contre eux. La situation des menaces et agressions est particulièrement préoccupante : en 2022, les signalements d’agressions envers les maires ont augmenté de 32 %, atteignant 2 265 plaintes. Aujourd’hui, près de 70 % des maires rapportent avoir été confrontés à des incivilités et 15 % ressentent un fort sentiment d’insécurité dans l’exercice de leurs fonctions. Cette situation crée une atmosphère anxiogène, où de nombreux maires se déclarent en détresse, estimant manquer de soutien de l’État pour faire face à ces violences. Pour l’avenir, un sondage montre qu’un nombre croissant de maires envisage de ne pas se représenter aux élections de 2026, principalement en raison de la lourdeur des tâches et du manque de moyens pour assurer leur sécurité, ainsi que celle de leurs proches. Les réponses judiciaires aux agressions sont souvent perçues comme insuffisantes, avec des sanctions qui vont de simples amendes à des peines d’emprisonnement, mais dont l’uniformité reste difficile à garantir. Dans la circonscription de Saône et Loire de M. le député, Mme le maire de Montceau-les-Mines a récemment été menacée de mort par une administrée.Toutefois, cette affaire n’a pas donné lieu à une convocation devant le tribunal mais à une audience devant le délégué du procureur de la République, le parquet de Chalon-sur-Saône ayant décidé d’orienter cette affaire vers cette alternative au motif que la personne mise en cause n’était pas multirécidiviste. Ainsi, un stage de citoyenneté de huit heures a été imposé à la prévenue et si cette dernière le respecte, l’affaire sera classée sans suite. À l’heure où les agressions se multiplient, est-il acceptable que des menaces de mort envers une élue de la République ne suscitent pas des sanctions plus fermes ? Face à cet exemple et bien d’autres, il lui demande ce que le Gouvernement envisage pour garantir la protection des élus et quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour qu’enfin des sanctions fermes soient prononcées contre de telles atteintes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5822</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Problématique des mariages gris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1676. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la problématique des mariages gris. La France compte aujourd’hui, selon le ministre de l’intérieur, entre 600 000 et 900 000 clandestins. Parmi ces résidents illégaux, d’aucuns cherchent par le mariage avec des ressortissants français à sortir de leur situation irrégulière. Le mariage « gris », à la différence du mariage blanc, suppose que le conjoint de nationalité étrangère dissimule ses vrais sentiments et ses réelles intentions, trompant ainsi la victime en lui faisant croire en des sentiments partagés. Ce délit est inscrit à l’article L. 823-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui prévoit une peine de 5 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Les personnes les plus isolées sont par nature davantage exposées à ce type d’escroquerie, qui profite des détresses les plus intimes pour s’emparer non seulement de la nationalité française, mais souvent, également, d’héritages substantiels. M. le député a pu être ainsi saisi de cas de ce type, plongeant des familles entières dans d’interminables et épuisantes procédures judiciaires. Le développement exponentiel du numérique expose d’ailleurs à des dangers multiples les personnes susceptibles de céder à ce type d’escroquerie. L’État a le devoir de protéger les individus vulnérables et les familles de ces escroqueries affectives aux conséquences dramatiques. Il a également le devoir de prévoir tous les dispositifs de prévention, sociaux et juridiques, ainsi que les dispositifs judiciaires capables de traiter les conséquences de tels actes. Il souhaiterait donc connaître les mesures qui pourraient être prises afin d’agir face au phénomène des mariages gris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5822</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Absence de décret sur loi permettant prévention addictions en milieu carcéral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1701. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Fernandes alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’absence de publication du décret d’application de la loi de 2016, qui prévoit d’agir à la fois sur l’équivalence des soins et sur la réduction des risques entre le milieu ouvert et le milieu carcéral. Partant du constat que les maladies ont une prévalence bien plus élevée en milieu carcéral qu’en liberté, la loi du 18 janvier 1994 a confié au ministère chargé de la santé, en lien avec le ministère chargé de la justice, la prise en charge sanitaire des personnes détenues dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, afin de garantir l’égal accès aux soins de ces personnes. Cette avancée majeure a ouvert la possibilité à des centaines de milliers de personnes incarcérées de bénéficier d’une amélioration notable des soins en détention. La conséquence directe de cette décision est la diminution drastique du nombre d’épidémies en milieu fermé, qui étaient un véritable fléau et un danger pour la santé publique en général, y compris en milieu ouvert. Malheureusement, la loi de 1994 n’allait pas assez loin en matière de prévention des addictions et de transmission des infections sexuellement transmissibles (IST). Le constat est glaçant : un tiers des personnes qui entrent en prison présentent une problématique d’addiction (hors tabac) et la consommation des produits stupéfiants continue en établissement pénitentiaire. Plus de 40 % des détenus partagent le matériel de consommation (tout particulièrement les seringues) et pratiquement aucune protection n’est disponible lors des rapports sexuels. Le résultat est dramatique : la prévalence du VIH et des hépatites virales est aujourd’hui 6 à 10 fois plus importante en milieu carcéral qu’à l’extérieur. Par ailleurs, ces personnes étant amenées à sortir de prison et à se réinsérer dans la société, c’est un véritable sujet de santé publique qui se présente et qui dépasse largement les frontières des cellules. Pour faire face à ces risques, le 26 janvier 2016, la loi de modernisation du système de santé français a été adoptée. Elle prévoit une politique ambitieuse de réduction des risques en direction des usagers de drogue pour les personnes détenues. Cette politique inclut par exemple, la distribution gratuite de matériel, notamment des seringues stériles et des antidotes en cas de surdose, mais également des distributions de préservatifs ainsi qu’un programme de sensibilisation et de prévention en milieu fermé, assuré par des associations habilitées. M. le ministre l’aura compris, la mise en place de cette prévention est à la fois indispensable et urgente pour lutter efficacement contre les addictions et la diffusion de maladies mortelles. De manière totalement incompréhensible, huit ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié et la loi n’est donc pas appliquée. En conséquence, l’accès aux outils de prévention et d’évitement des maladies est quasiment inexistant en prison. Aussi, il lui demande d’alerter le Président de la République ou le Premier ministre au plus vite, afin que ce décret d’application soit publié et de permettre enfin la mise en place des actions de prévention à destination des détenus du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5823</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Crise au sein des établissements pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1702. — 5 novembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation préoccupante des établissements pénitentiaires. Au 1er octobre 2024, une population carcérale de 78 969 individus était hébergée dans les prisons françaises, dépassant largement la capacité opérationnelle limitée à 61 737 places. Cette surpopulation atteint des niveaux inquiétants, avec une densité moyenne de 124,3 % dans les établissements de métropole et des outre-mer. Dans certains établissements, notamment les maisons d’arrêt, cette densité dépasse les 200 %, engendrant ainsi des tensions permanentes non seulement entre les détenus, mais également avec le personnel travaillant à leur contact, qu’il soit de surveillance, de probation ou d’autres corps. Cette surpopulation crée des conditions de vie et de travail difficiles, voire dangereuses, pour tous. D’autant que les établissements pénitentiaires font face à une pénurie alarmante de personnel de surveillance, avec un taux de couverture moyen avoisinant les 90 %. Ces difficultés engendrent également une montée en puissance des trafics et du racket, devenus monnaie courante. Avec une charge de travail démultipliée et qui ne cesse de croitre, les personnels font tout ce qu’ils peuvent pour assurer au mieux leur mission de service public, mais inévitablement l’aspect qualitatif de leur travail est affecté. Le personnel se trouve ainsi souvent dépassé, faute de moyens, d’effectifs et de temps suffisants pour y faire face. Aussi, pour enrayer cette situation, des mesures immédiates doivent être prises. Mme la députée enjoint donc M. le ministre à agir promptement pour résoudre cette crise qui affecte les établissements pénitentiaires. La question de la réévaluation des conditions de travail est cruciale, car elle permettra d’attirer de nouveaux profils, contribuant ainsi à atténuer cette crise. Des solutions à moyen et long terme doivent également être envisagées pour stabiliser durablement les taux de densité carcérale dans l’ensemble des établissements. Elle souhaiterait ainsi connaître les mesures qui sont envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5823</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>L’apaisement en Kanaky passera par une solution pour les prisonniers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1723. — 5 novembre 2024. — M. Peio Dufau attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation de M. Guillaume Vama et de M. Joël Tjibaou. Ils sont détenus depuis le 19 juin 2024 pour leur participation supposée aux émeutes survenues en réaction au dégel du corps électoral en Kanaky - Nouvelle-Calédonie par le Parlement. Ils auraient dû être libérés et placés sous contrôle judiciaire le 17 octobre 2024 suite à la décision d’une juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nouméa. Pourtant, le procureur de la République a immédiatement fait appel de cette décision. Alors que de sérieux doutes planent sur les conditions de transfert de ces prisonniers politiques kanaks vers l’Hexagone et les motivations de leur détention à plus de 17 000 km de la Nouvelle-Calédonie, cette décision incompréhensible laisse soupçonner que l’apaisement n’est pas encore à l’ordre du jour des discussions politiques qui s’ouvrent. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer pourquoi des instructions n’ont pas été données au procureur de ne pas s’opposer aux décisions des juges d’instruction, dès lors que celles-ci peuvent contribuer à l’apaisement en Kanaky - Nouvelle-Calédonie. Il demande au Gouvernement de préciser s’il souhaite l’apaisement dans la situation en Nouvelle-Calédonie et plus largement de confirmer son intention de trouver une résolution au conflit, basée sur le dialogue et sur le respect du droit international.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5824</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remboursement des frais engagés par les conciliateurs de justice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1758. — 5 novembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des conciliateurs de justice, qui accompagnent les justiciables dans la recherche d’une solution amiable à leur différend. Le conciliateur de justice est un auxiliaire de justice. Contrairement au médiateur qui est rémunéré, le conciliateur de justice est bénévole. Le recours au conciliateur de justice est gratuit. Il peut être désigné par les parties ou par le juge et l’accord qu’il propose peut être homologué par la justice. Depuis le 1er octobre 2023 et dans une logique de « désengorgement » de la justice, il est d’ailleurs obligatoire de recourir à un mode de résolution amiable avant de saisir le tribunal judiciaire d’un litige portant sur le paiement d’une somme qui ne dépasse pas 5 000 euros. L’instauration de ce nouveau seuil de saisine obligatoire a, mécaniquement, engendré une augmentation des dossiers traités par les conciliateurs de justice. Avec un nombre record de saisines, les 240 conciliateurs de justice de la cour d’appel de Rennes ont ainsi pu noter un accroissement de 30 % de leur activité. S’agissant de la juridiction du tribunal de Brest, les 33 conciliateurs ont, pour leur part, traité 3 306 dossiers en 2023, soit une augmentation de 22 % par rapport à 2022. Dans ces conditions et alors que le turnover est important en raison de l’âge avancé de certains conciliateurs, leurs conditions d’exercice mériteraient d’être améliorées. En effet, la plupart des conciliateurs doivent engager personnellement des frais pour pouvoir exercer leur fonction. À titre d’exemple, le remboursement des frais de déplacement est refusé aux conciliateurs de justice dans les communes limitrophes à celle de leur résidence familiale. De même, ils ne peuvent pas, la première année de leur exercice, obtenir le remboursement de leurs outils informatiques pourtant nécessaires à l’exercice de leur mission. Par sa question écrite n° 26981 sur la reconnaissance des conciliateurs de justice déposée sous la XVe législature, M. le député avait noté que des travaux étaient à l’étude au sein des services du ministère de la justice et du ministère de l’économie et des finances afin d’envisager une revalorisation des conditions indemnitaires des conciliateurs de justice, en particulier de l’indemnité forfaitaire destinée à couvrir leurs menues dépenses. Aujourd’hui, il souhaite savoir si, pour maintenir l’attractivité de cette fonction qui permet notamment de « désengorger » l’activité des tribunaux, le Gouvernement envisage de modifier les conditions de remboursement des frais engagés par les conciliateurs de justice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5824</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suppression de 500 postes dans la protection judiciaire de la jeunesse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1760. — 5 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la suppression des postes et les coupes budgétaires dans la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Les premières victimes de cette coupe budgétaire sont les jeunes suivis par décision de justice. En 2024, l’ancien ministre de l’économie a annulé 37 millions d’euros de crédit alloué à ce secteur. Les conséquences sont dramatiques pour cette administration qui a la charge de l’insertion, l’accompagnement et l’éducation des moins de 18 ans en conflit avec la loi. La suppression de 500 postes de contractuels représente presque 10 % des effectifs du secteur et un tiers des postes de contractuels, dont 53 à Lyon. Cette coupe budgétaire vise particulièrement les postes d’éducateurs, de psychologues, d’assistants sociaux ou encore de personnels encadrants, directement au contact de ces jeunes. Cette décision intervient à un moment où la justice des mineurs et l’administration pénitentiaire connaissent de grosses difficultés. Ce manque d’effectif aura de graves conséquences sur le suivi, l’encadrement et la réinsertion de jeunes particulièrement vulnérables, alors que les travailleurs et travailleuses de la protection judiciaire de la jeunesse ne disposent pas des moyens suffisants pour assurer un suivi convenable des jeunes. La PJJ joue pourtant un rôle crucial dans un système où l’accompagnement de mineurs et jeunes majeurs doit leur donner un cadre stabilisant et sécurisant afin de favoriser leur insertion sociale. C’est en ce sens que les principales fédérations d’associations de protection de l’enfance ont exprimé leur inquiétude à l’annonce de la suppression des 500 postes. Il paraît donc essentiel de protéger un secteur primordial pour l’avenir de la jeunesse du pays, au lieu de le précariser davantage. Elle lui demande donc de revoir la position de son prédécesseur sur cette question en annulant la suppression de ces postes dans la protection judiciaire de la jeunesse dont le secteur manque cruellement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5824</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection du droit d’auteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1761. — 5 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur un sujet de contrefaçon adapté au droit d’auteur qui remet en cause la législation française face à ce qui s’apparente à de l’extraterritorialité du droit américain. Sous la précédente mandature, M. le député a été saisi au sujet d’un jugement frappé d’appel le 27 juillet 2023, rendu en 1ère instance par le TGI de Nanterre le 17 mai 2023. Ce jugement a vu le prisme français extrinsèque pour déterminer la contrefaçon remplacée par son opposé, l’intrinsèque et découlant de deux jurisprudences des juridictions californiennes. Ce jugement faisait suite à la plainte d’un scénariste français se plaignant d’avoir été copié par un studio américain. Ce scénariste a porté plainte à ce sujet, mais le TGI de Nanterre a donné raison au studio, au mépris des lois régissant la propriété intellectuelle. Décision de laquelle le scénariste a fait appel puis a protégé cet appel en réglant l’article 700 à hauteur de 10 130 euros. Dès lors, cette affaire semble contraire à la jurisprudence nationale en matière de protection de la propriété du droit d’auteur et la jurisprudence du jugement en première instance laisse planer une menace sur l’ensemble de la scène artistique française en remettant en cause la défense de la propriété intellectuelle en France. C’est la raison pour laquelle il réitère la question déposée sous la XVIe législature et restée sans réponse et lui demande comment le Gouvernement entend protéger de la contrefaçon les auteurs et la conception française du droit d’auteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5825</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Réponse judiciaire aux actes de vandalisme antichrétien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1781. — 5 novembre 2024. — M. Auguste Evrard alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les mesures prises à l’encontre des auteurs d’actes anti-chrétiens visant les lieux de culte en France. Ces dernières années, une série d’incendies criminels et autres actes de vandalisme a ciblé des édifices religieux catholiques, suscitant une vive émotion au sein de la population, attachée à ce patrimoine historique et spirituel. La recrudescence des attaques visant les bâtiments et les biens religieux et l’héritage historique de la France soulève des questions quant à l’efficacité des dispositifs judiciaires et de sécurité existants pour prévenir et réprimer de tels actes. Ainsi, le 2 septembre 2024, l’église de l’Immaculée-Conception de Saint-Omer a été incendiée par un individu multirécidiviste, déjà condamné pour avoir incendié quatre églises dans le Pas-de-Calais en 2021. Auparavant, le 18 juillet 2020, c’était la cathédrale de Nantes qui subissait un incendie criminel provoqué par un demandeur d’asile rwandais sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et qui, plus tard, a assassiné un prêtre alors qu’il était en liberté conditionnelle. Ces évènements s’inscrivent dans une série de vandalisme ciblant les églises et les fidèles catholiques de France. Un rapport parlementaire de mars 2022 relevait d’ailleurs une « gravité croissante » des actes antireligieux dans le pays, avec 857 actes antichrétiens signalés pour l’année 2021, bien que ces chiffres soient déjà considérés comme sous-estimés par le Sénat et le ministère de l’intérieur. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, de préciser les dispositifs de suivi et d’accompagnement mis en œuvre pour les individus aux antécédents criminels connus, notamment en matière de prévention de la récidive, ainsi que les critères de leur éventuelle remise en liberté ou de leur maintien en détention. Il l’interroge enfin sur les actions spécifiques envisagées pour renforcer la réponse pénale face aux actes anti-chrétiens, en particulier dans les cas impliquant des récidivistes ou des individus identifiés comme potentiellement dangereux, afin d’améliorer la prévention et la répression de ces actes et de garantir la sécurité des lieux de culte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5825</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Subventions de la Fédération nationale des maisons des potes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1611. — 5 novembre 2024. — Mme Danielle Simonnet interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le refus, deux années consécutives, de subventionner la Fédération nationale des maisons des potes (FNMDP), qui mène un travail essentiel à la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et contre les discriminations. En 2023, le ministère de la ville, alors rattaché au ministère de l’intérieur, a informé la FNMDP de son refus de renouveler sa subvention de 140 000 euros qu’elle percevait depuis 1992. Ce refus avait été motivé par le non-respect des délais de dépôt, bien que cela soit contesté par la FNMDP. En 2024, le ministère de la ville, alors que le gouvernement était démissionnaire, a renouvelé son refus de cette demande de subvention tout en expliquant à la FNMDP qu’elle n’avait plus les fonds nécessaires pour pouvoir l’attribuer. Le programme 147 « Politique de la ville » rattaché à la mission « Cohésion des territoires », permettant d’attribuer ces subventions, s’est pourtant vu doter de 634 529 153 euros de crédits dans le projet de loi de finances pour 2024, soit une hausse de plus de 30 millions d’euros de crédit par rapport au projet de loi de finances pour 2023. Selon les informations transmises par les associations, alors que le ministère de la ville était rattaché à celui de l’intérieur, les crédits du programme 147 habituellement employés au soutien de ce type d’associations auraient été partiellement utilisés à des interventions de la police auprès des jeunes issus de quartier populaire à la suite des émeutes ayant eu lieu après le meurtre du jeune Nahel Merzouk. Ainsi, Mme la députée interroge Mme la ministre afin de connaître son intention ou non de renouveler cette subvention à la FNMDP. Par ailleurs, si les crédits habituellement employés pour cette subvention ne sont plus disponibles, elle souhaiterait connaître leur destination. Enfin, elle souhaiterait avoir plus de précisions sur le transfert de crédist qui aurait eu lieu suite à la mort du jeune Nahel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5826</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Chèque énergie et logements APL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1646. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés auxquelles sont confrontés certains bénéficiaires du chèque énergie, en particulier ceux résidant dans des logements conventionnés APL (aide personnalisée au logement) détenus par des établissements publics. Le chèque énergie, instauré en 2018 pour remplacer les tarifs sociaux de l’énergie, vise à soutenir les ménages à faibles revenus en les aidant à payer leurs factures d’énergie, à acheter des combustibles ou à réaliser des travaux énergétiques. Cependant, des obstacles persistent pour certains bénéficiaires, comme en témoigne le cas d’un locataire d’un logement mis à disposition dans un lycée public de l’Eure. Ce locataire se trouve dans l’incapacité d’utiliser son chèque énergie d’une valeur de 277 euros, bien qu’il ait droit à cette aide. En effet, bien qu’il réside dans un logement conventionné APL, il ne dispose pas de compteur électrique à son nom propre. La loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 d’accélération et de simplification de l’action publique ainsi que le décret n° 2020-1763 du 30 décembre 2020 ont introduit une obligation pour tous les gestionnaires d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA), d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), de résidences autonomie et d’établissements ou d’unités de soins de longue durée (ESLD, USLD) d’accepter les chèques remis par leurs résidents, alors qu’ils ne disposent pas de compteur électrique ou de sous-compteur électrique à leur nom. De plus, l’article 231 de la loi de finances pour 2024 prévoit également la possibilité pour les locataires de logements HLM d’utiliser le chèque énergie pour réduire le montant de leur facture d’énergie. Ces locataires, bien qu’équipés d’un sous-compteur, ne détiennent pas d’abonnement en leur nom. Depuis cette loi, ils bénéficient également du dispositif chèque énergie. Il semble qu’une modification soit nécessaire concernant l’acceptation du chèque énergie, notamment lorsque les charges sont incluses dans le loyer et que le bénéficiaire n’est pas le titulaire du contrat énergétique. Ainsi, il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir que tous les bénéficiaires du chèque énergie qui sont locataires dans un logement du parc public, conventionné, puissent effectivement bénéficier de cette aide essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5826</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Baisse des autorisations de construction de logements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1703. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la baisse des autorisations de construction de logements. En 2023, les autorisations de logements ont atteint leur plus bas niveau depuis 2014. Sur l’année 2023, 373 100 logements ont été autorisés à la construction, soit 115 900 de moins que lors de l’année précédente (- 23,7 %). Entre 2017 et 2023, le nombre de logements autorisés à la construction a baissé de 24,5 %. En 2023, les ouvertures de chantiers pour des logements sont en recul de 22 % par rapport à 2022. Depuis 2017, leur nombre a chuté de 33 %, pour atteindre, en 2023, leur niveau le plus bas jamais enregistré depuis 2014. En Haute-Savoie, le nombre d’autorisations de permis de construire sur un glissant au troisième trimestre atteint une chute vertigineuse de 41 %. Si la tendance se confirme, en 2024, le nombre de constructions de logements au niveau national devrait être inférieur à 250 000 logements. Les professionnels du secteur du bâtiment alertent depuis longtemps maintenant sur une situation qui devient critique pour ce secteur économique mais aussi en premier lieu pour les Français qui rencontrent de grandes difficultés pour se loger. Ainsi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour résorber cette situation urgente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5826</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>ERBM - Rénovation de l’habitat minier et rappel des engagements de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1705. — 5 novembre 2024. — Mme Marine Le Pen interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les subventions allouées par l’État dans le cadre de l’engagement pour le renouveau du Bassin minier (ERBM). En 2022, lors d’une visite dans le Bassin minier, le Président de la République avait annoncé le versement d’une enveloppe nouvelle de 100 millions d’euros au travers de l’ERBM, en plus des 100 millions d’euros déjà programmés sur une période de 10 ans à compter de 2017. Cette somme nouvelle était destinée aux 250 communes du Bassin minier afin de financer l’aménagement urbain dans les cités rénovées. Mme la députée demande à Mme la ministre si, malgré l’absence de crédits proposés par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, le Gouvernement compte bien mettre en œuvre tout ou partie de cet engagement durant l’année 2025 et si oui, de quelle manière. Elle l’alerte enfin sur le caractère urgent et nécessaire de la rénovation de l’habitat minier, qui se trouve pour une large part dans une situation très dégradée, tandis qu’une hausse des loyers vient d’être annoncée pour les locataires de certains bailleurs sociaux, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5827</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Manque d’hébergements d’urgence et de solutions d’hébergement sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1706. — 5 novembre 2024. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la situation alarmante des personnes les plus vulnérables dans la vallée de la Drôme liée au manque d’hébergement d’urgence et de solutions d’hébergement sociales et dignes. Malgré la mobilisation et les efforts inlassables des associations locales, celles-ci peinent à répondre aux besoins croissants de la population en situation de précarité. En effet, ces associations, bien qu’engagées, doivent faire face à un cruel manque de moyens, notamment financiers et ne disposent pas de suffisamment de places d’hébergement pour accueillir toutes les personnes nécessitant un toit, en particulier à l’approche de la période hivernale. Il en résulte une situation d’urgence humanitaire qui expose les plus vulnérables à des risques accrus d’exclusion sociale, d’isolement et de détérioration de leur état de santé. Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer les dispositifs d’accompagnement social et de mettre à disposition des moyens supplémentaires pour permettre l’accueil digne de toutes les personnes en détresse. À ce titre, elle la sollicite afin de connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour soutenir les initiatives locales et répondre efficacement à cette situation de crise et s’il compte, face à l’explosion de la pauvreté, augmenter le nombre de places d’hébergement d’urgence nécessaires pour un accueil digne et un accompagnement social de qualité, également sur les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5827</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Menace sur la loi SRU : le Gouvernement contre les besoins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1707. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la dangerosité d’une éventuelle inclusion des logements locatifs intermédiaires (ci-après dénommés « LLI ») à destination des classes moyennes dans la part obligatoire de logements sociaux que doivent compter les communes en vertu de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (ci-après dénommée « loi SRU »). L’article 55 de la loi SRU impose aux communes de plus de 3 500 habitants et aux intercommunalités de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants de disposer d’un nombre minimum de logements sociaux, proportionnel à leur parc de résidences principales, de 25 % ou 20 % selon certains critères. Parallèlement, ce dispositif soumet les communes ne satisfaisant pas cet objectif à un prélèvement sur leurs ressources fiscales et leur impose de s’engager dans un plan de rattrapage. Le périmètre de la loi SRU touche aujourd’hui 2 100 communes en France. M. le député sait qu’une part des logements sociaux en France est occupée par des foyers qui ne sont pas en mesure de se loger dans le parc privé du fait des prix des loyers, mais dont les ressources dépassent les plafonds leur permettant de se loger dans le parc social et versent donc un surloyer de solidarité. Pour autant, M. le député craint que ce phénomène soit utilisé pour justifier l’inclusion des LLI dans la part des logements sociaux des communes, comme cela a pu être relevé dans plusieurs médias. À ce titre, il rappelle que des acteurs importants du logement social tels que l’Union sociale pour l’habitat, la Fondation Abbé Pierre, ou l’association ville et banlieue rejettent cette éventuelle mesure au motif qu’elle ne permettra pas de régler le retard pris pour la construction de logement social et qu’elle renforcera davantage la ségrégation territoriale. Par ailleurs, il est à noter que seuls 3 % des 2,6 millions de personnes en attente d’un logement social sont éligibles au LLI au regard du niveau de revenu requis. M. le député réitère que l’instauration de cette mesure profiterait davantage aux communes qui n’ont pas respecté la loi SRU, prônant ainsi une logique de non-respect d’une loi dont l’objectif était d’endiguer les dynamiques ségrégatives sur le territoire national. La Fondation Abbé Pierre rappelle à ce titre dans son rapport de 2023 que 64 % des communes ne respectent pas les objectifs imposés pour la période 2020-2023. M. le député alerte donc Mme la ministre sur les conséquences qu’une telle mesure pourrait avoir et l’appelle à ne pas engager le Gouvernement dans une dynamique de fragilisation de la loi SRU à l’heure où la France vit une crise du logement sans précédent comme le démontre le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’état du mal logement en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5828</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Brexit et secteur de la pêche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1609. — 5 novembre 2024. — M. Antoine Golliot attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la clause de revoyure de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, communément appelé Brexit, prévue en 2026. Le secteur de la pêche a d’importantes attentes sur le sujet, pourtant il n’en a été fait aucune mention dans la déclaration de politique générale début octobre 2024. Une absence perçue par les professionnels du secteur comme un manque de soutien et de préparation de la part du Gouvernement face à cette échéance. Depuis le Brexit, les pêcheurs français subissent une réduction de leurs zones de pêche dans les eaux britanniques d’environ 25 %. Ces restrictions concernent notamment les ressources halieutiques dans la zone économique exclusive (ZEE) britannique, dans laquelle les navires français pêchaient environ 30 % de leurs prises avant 2021. Cette diminution a eu des répercussions économiques importantes et a engendré une réduction drastique de la flotte de pêche française. La communauté des pêcheurs des Hauts-de-France est inquiète quant à l’absence d’action entreprise par le Gouvernement dans le cadre de la préparation de la revoyure de 2026, qui doit réexaminer les termes de l’accord post- Brexit. Il souhaite comprendre la stratégie du Gouvernement pour défendre les intérêts de la pêche française auprès de la Commission européenne et face aux Britanniques, qui sont prêts à compliquer davantage la situation des pêcheurs français dans les eaux territoriales britanniques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5828</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Arrêt des mesures de régulation des populations de cormorans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1625. — 5 novembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur l’arrêt, depuis deux ans, des mesures de régulation des populations de cormorans, dont la prolifération continue à menacer gravement les écosystèmes aquatiques et les populations de poissons, comme l’a souligné le Réseau associatif de la pêche de loisir. Avec une augmentation notable de leur population, notamment dans l’Aude, les pêcheurs s’inquiètent de l’impact de ces oiseaux sur certaines espèces de poissons protégées, comme l’anguille et le brochet. Il lui demande quand il prévoit la reprise des tirs encadrés pour limiter l’expansion des cormorans et l’interroge également sur la possibilité de déclassifier cette espèce, qui n’a plus, selon les associations de pêche, de raison d’être protégée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5828</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Télétravail en faveur des ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1725. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les moyens pouvant être mis en œuvre en faveur du télétravail des ultramarins, exerçant en Hexagone et désireux de rentrer au péi. En effet, au sortir du lycée, bon nombre de jeunes ultramarins s’installent en Hexagone afin d’y faire leurs études supérieures. Une fois diplômés, ces ultramarins ont deux possibilités : rester en Hexagone ou rentrer au péi pour y débuter leur carrière professionnelle. Aujourd’hui, certains postes peuvent être effectués en télétravail à 100 %. Toutefois, la mise en place de cette modalité de travail est corrélée au bon vouloir des managers. Des ultramarins en poste dans des entreprises basées en Hexagone partagent leur besoin de maintenir leur emploi en télétravail à 100 % (avec l’option envisagée d’un ou 2 allers-retours ponctuels au siège de leur entreprise par mois) tout en vivant sur leur territoire d’origine. À l’heure où tout un chacun est à la recherche de sens et d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, il est nécessaire de trouver des solutions à des cas précis. Lorsqu’il est possible, M. le député propose d’individualiser et d’adapter autant que faire se peut les postes selon les besoins de l’employé. La volonté de se reconnecter à sa terre natale, à sa culture et de se rapprocher et d’accompagner des parents vieillissants ou malades sont des arguments partagés par de nombreux ultramarins. Il est important de pouvoir faciliter cette démarche lorsqu’elle n’entrave pas l’efficacité professionnelle de l’employé. Il lui demande s’il va permettre et de faciliter le télétravail en faveur des ultramarins, travaillant en Hexagone et désireux de rentrer au péi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5829</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Assurabilité des collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1626. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés que rencontrent certaines collectivités territoriales avec les assurances. En effet, depuis quelque temps, un maire de la circonscription de M. le député constate une dégradation préoccupante des relations avec les compagnies d’assurance. La commune a pourtant respecté scrupuleusement les règles de la commande publique pour désigner les compagnies d’assurance pour divers contrats, couvrant notamment les dommages aux biens, la responsabilité civile, la flotte automobile, la protection juridique et individuelle accidents, pour des durées allant jusqu’à plusieurs années. Or un assureur a unilatéralement décidé de rompre le contrat de responsabilité civile en se référant aux articles L. 113-4 et R. 113-10 du code des assurances. Peu de temps après, un courtier en assurance a imposé une augmentation de 50 % des cotisations pour la protection juridique et fonctionnelle. De plus, un autre assureur a rompu unilatéralement le contrat couvrant la flotte de véhicules municipaux, prenant effet à la fin de l’année suivante. Ce constat alarmant révèle une instabilité croissante des contrats d’assurance, alors même que le nombre de sinistres pour la commune n’a pas significativement augmenté. Ces contrats sont pourtant essentiels pour garantir des services publics de qualité aux Français. En période de nouvelles consultations, les devis et les prix explosent, plaçant la commune dans une situation délicate et urgente. L’instabilité des relations avec les assureurs compromet la capacité des communes à maintenir un service de qualité pour leurs administrés, rendant urgente la recherche de solutions pour stabiliser et sécuriser les contrats d’assurance. Il demande de trouver des solutions adaptées pour rééquilibrer le rapport de force entre les collectivités et les assurances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5829</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Budget des collectivités territoriales : le grand naufrage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1627. — 5 novembre 2024. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les effets dévastateurs des baisses des recettes affectées aux collectivités territoriales prévu dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025. En l’état, le PLF 2025 prévoit une baisse de recettes de l’ordre de 5 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et leurs groupements, incluant un prélèvement de 3 milliards d’euros au titre du « Fonds de résilience des finances locales » qui impactera les collectivités avec des recettes de fonctionnement de plus de 40 millions d’euros. Alors que les collectivités locales ne représentent que 8 % de la dette publique et qu’elles ne peuvent pas présenter de budget déficitaire, le Gouvernement organise un « hold up » financier pour faire contribuer les « bons élèves » de la dépense publique. Depuis 2017, l’État n’a de cesse de fragiliser l’autonomie financière des collectivités territoriales en supprimant les impôts locaux, comme la taxe d’habitation et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (transféré à l’État jusqu’à sa suppression en 2027), remplacé par une part de la TVA national. Cette nouvelle contribution financière contrevient totalement au principe d’autonomie financière des collectivités territoriales, pourtant garantie par l’article 72-2 de la Constitution. Par ailleurs, Mme la députée souligne que la dotation générale de fonctionnement (DGF) reste constante dans le PLF 2025, malgré l’inflation prévisionnel et la hausse des coûts de gestion locale. Dans la continuité de ces dernières années, les dotations sont bien en deçà de l’inflation, comme pour l’année 2024 avec une augmentation de 0,79 % de la DGF et une inflation prévue à 2,5 %. Par ailleurs, l’épargne brute des collectivités est en chute de 9 % en 2023, avec une augmentation des dépenses de fonctionnement de 5,8 %, largement supérieure à l’évolution de leurs recettes. La situation des finances locales est d’autant plus critique que l’État transfère de plus en plus de compétences et de mise en œuvre de politiques nationales tout en voyant leurs ressources diminuer. Au final, si l’on tient compte de l’inflation prévisionnelle et de la baisse de 1,5 milliard d’euros du fonds vert, le PLF 2025 représente une perte de « 9,5 milliards d’euros », selon André Laignel, vice-président du Comité des finances locales. Alors que les collectivités territoriales sont les premiers financeurs de la transition écologique, la baisse de l’investissement des collectivités serait estimée à 15 % avec ce budget. En somme, le Gouvernement fait peser sur les collectivités territoriales les conséquences de 7 années de mauvaises gestions financières sous la présidence d’Emmanuel Macron. Mme la députée demande à Mme ministre de respecter le principe d’autonomie financière en ne faisant pas peser la mauvaise gestion des gouvernements d’Emmanuel Macron sur les collectivités territoriales. En conséquence, elle lui demande si elle va retirer le dispositif « Fonds de résilience des finances locales » et de préférer faire contribuer les plus fortunés par le biais de nouvelles recettes fiscales. Par ailleurs, alors que le Gouvernement a annoncé figer le remboursement du FCTVA pour 2024 et 2025, elle lui demande si elle compte préserver ce dispositif essentiel au budget des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5830</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Durée des conventions d’opérations programmées pour l’amélioration de l’habitat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1704. — 5 novembre 2024. — M. Anthony Brosse appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les opérations programmées pour l’amélioration de l’habitat (Opah). Il constate que les conventions que nouent les collectivités locales avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et l’État peuvent évoluer rapidement, alors même que leur mise en œuvre doit déjà respecter les objectifs du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD) et du programme local de l’habitat (PLH). Cette instabilité, notamment au regard des sommes engagées et promises aux bénéficiaires, n’est pas de nature à rassurer les porteurs de projet. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement prévoit de conserver ces conventions dans la durée, afin que l’ensemble des parties prenantes aient une visibilité accrue sur ces dispositifs et ainsi éviter des revirements qui ne font qu’accroître la durée des opérations prévues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5830</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Attribution de la DETR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1767. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les attributions de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). En effet, selon une récente analyse de l’association des maires ruraux de France (AMRF), près de 16 % du volume total de la DETR a été versé à des communes considérées comme urbaines en 2023 (sur la base des chiffres publiés par 78 communes), soit près de 130 millions d’euros. L’AMRF prend notamment l’exemple du Calvados (14) qui a distribué 40 % du montant de la DETR à des villes et autant aux communes dites rurales. Ainsi, de nombreux villages ayant des projets se retrouvent privés de cette subvention : l’AMRF dénonce ainsi un détournement de la vocation de la DETR au détriment des « véritables petites communes rurales ». Aussi, elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ce sujet et savoir ce qui peut être mis en place afin que la DETR retrouve son objectif principal, qui est d’aider financièrement les projets des villages ruraux et non des villes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5830</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Situation du fret ferroviaire en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1801. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’avenir du fret ferroviaire en France suite à l’annonce par la Commission européenne de sa volonté d’infliger à Fret SNCF une amende record de 5,3 milliards d’euros. Une nouvelle fois, Bruxelles a décidé de faire primer sa logique de marché sur les impératifs écologiques et sur l’avenir de milliers de salariés. En réaction, le Gouvernement a communiqué sur la mise en place d’une solution dite de discontinuité. Concrètement, Fret SNCF disparaîtrait au profit d’une société nouvelle et aux moyens réduits. La branche des trains dédiés serait cédée à la concurrence, bien qu’ils représentent 20 % du chiffre d’affaires actuel et 10 % des effectifs, soit 453 emplois. Ce choix de poursuivre l’ouverture à la concurrence d’un secteur clé dans la lutte contre le dérèglement climatique pose question. Démarrée en 2006, cette stratégie s’est avérée un véritable échec, le fret ferroviaire étant passé de 20 % du transport de marchandises en 2006 à 10 % en 2019. Cette dynamique s’est doublée d’un désengagement chronique de l’État dans les investissements sur le réseau ferroviaire. La France figure aujourd’hui parmi les plus mauvais élèves d’Europe et ne semble plus en capacité de répondre correctement à la demande croissante des acteurs économiques pour le fret, comme en témoignent les comptes excédentaires de Fret SNCF ces deux dernières années. Ainsi, malgré ce retour d’expérience très négatif d’ouverture à la concurrence, le Gouvernement assume d’abandonner des liaisons stratégiques et rentables comme le train des primeurs entre Perpignan et Rungis. Tenir l’objectif de doublement du fret ferroviaire d’ici 2030 semble peu crédible. La revalorisation des investissements annoncée par M. le ministre ne s’appliquera qu’à partir de 2025 et paraît faible au vu de l’état du réseau. En 5 ans, 800 km de voies ont fermé et l’âge moyen du réseau est bien supérieur à celui des voisins européens de la France. Par ailleurs, ces investissements publics bénéficieront largement à des sociétés ferroviaires privées, dont celles qui récupèreront la gestion des trains dédiés de Fret SNCF, activité la plus rentable. En somme, rien n’est fait aujourd’hui pour assurer avec certitude l’avenir du fret ferroviaire public en France. Pourtant, des solutions existent. La France doit monter le ton face à Bruxelles pour que ses logiques libérales néfastes cessent de passer devant les actions environnementales de bon sens. De plus, les garanties apportées aux 453 travailleurs, dont l’emploi est menacé, mériteraient d’être étoffées. Il s’agit de travailleurs avec des compétences précieuses, acquises par des années de formation et de métier, qui sont pressurisés depuis plusieurs années dans un secteur en difficulté à cause des politiques néolibérales bien décidées à casser l’outil de production. La décarbonation du secteur des transports doit passer par une véritable planification. De nombreux outils existent pour y parvenir : taxation des surprofits des sociétés d’autoroute, mise en place d’une écotaxe sur les camions en transit refusant le train, ou encore le conditionnement de l’installation des nouvelles zones logistiques au raccordement au réseau. Ces mesures permettraient à la fois de redonner au fret ferroviaire des moyens à la hauteur des ambitions socio-écologiques, mais également de rendre la politique de transport du pays plus indépendante et efficace. Il lui demande quand le Gouvernement engagera un plan pour aboutir à un véritable service public unifié du transport ferroviaire et routier de marchandises au service de l’emploi et de la lutte contre le changement climatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5831</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Inquiétude des entreprises adaptées relatives au projet de loi de finances 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1641. — 5 novembre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, au sujet de l’inquiétude des entreprises adaptées relatives au projet de loi de finances pour 2025. Les entreprises adaptées salarient par an près de 57 000 personnes dont 40 500 en situation de handicap. Ces dernières permettent à des personnes en situation de handicap d’accéder ou de conserver un emploi dans des conditions adaptées et - lorsque cela est possible et souhaité par le collaborateur - leur ouvrent des possibilités d’accès à d’autres employeurs privés et publics. Les entreprises adaptées, actrices de l’économie sociale et solidaire, en accompagnant les personnes en situation de handicap dans l’expression et la réalisation de leur projet professionnel, s’inscrivent pleinement dans les objectifs fixés par le Gouvernement. Malgré tout, ces entreprises éprouvent bon nombre d’inquiétudes quant à la conjoncture actuelle et à d’éventuelles nouvelles coupes dans le PLF 2025. Leurs arguments sont clairs, il faut les écouter et les accompagner : il revient au Gouvernement de s’assurer du respect de l’indexation des aides aux postes sur le SMIC en application de l’article R. 5213-76 du code du travail tout en s’opposant à une baisse du nombre de postes financés. Il demeure primordial que le premier soit respecté sans que le second soit sacrifié. À plus long terme, M. le député compte sur le Gouvernement pour limiter la hausse des cotisations AT-MP pour les entreprises adaptées. À cette fin, M. le député demande à M. le ministre de mutualiser le taux AT-MP des BOETH à l’ensemble des employeurs ; les entreprises adaptées sont souvent les derniers recours de maintien dans l’emploi des salariés ayant connu des difficultés sociales, physiques ou mentales. Ceci a pour double effet de concentrer les personnes les plus vulnérables et d’augmenter les recrutements de seniors en situation de handicap : cette configuration entraîne une hausse des cotisations AT-MP pour les entreprises adaptées. En conséquence, plus de la moitié des aides de l’État est affectée aux surcoûts sociaux au lieu d’être affectée intégralement à la compensation du handicap. Enfin, M. le député sollicite le Gouvernement afin qu’il mette en place un fonds de compensation pour les salariés qui ont quitté l’entreprise et pour lesquels l’entreprise adaptée n’a plus la possibilité de bénéficier des aides au poste. Il paraît nécessaire d’adapter les nouvelles règles de congés payés aux spécificités des entreprises adaptées. Les nouvelles règles appliquées aux congés payés imposent que les demandes d’indemnisation revêtent un caractère rétroactif. Ainsi, cette rétroactivité, appliquée à des salariés sortis de l’effectif pour lesquels il sera payé des congés, va pénaliser les entreprises adaptées car elles ne pourront pas bénéficier des aides aux postes qui leur auraient été dues si la règle avait existé avant la sortie des effectifs. Il lui demande d’apporter des réponses à ces différents points afin de pouvoir rassurer les entreprises adaptées qui œuvrent pour l’insertion des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5832</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Amiel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Cumul de la pension d’invalidité avec d’autres revenus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1729. — 5 novembre 2024. — M. David Amiel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’application du décret n° 2022-257 du 23 février 2022 relatif au cumul de la pension d’invalidité avec d’autres revenus. En favorisant, davantage que par le passé, le cumul des revenus d’activité et des pensions, cette réforme avait pour objectif d’inciter à la reprise d’un travail après la survenance d’une invalidité. Cependant, ce même décret introduisait aussi une nouvelle méthode de calcul des pensions d’invalidité. Depuis cette réforme, si le cumul de la pension d’invalidité et des autres revenus dépasse un certain niveau, la pension d’invalidité est écrêtée et peut même être entièrement supprimée. Dans ce dernier cas, cela prive les assurés des droits aux prestations de prévoyance et autres prestations connexes. Alerté par les élus et les associations, le Gouvernement précédent a d’ores et déjà procédé à une première révision de 1 à 1,5 du plafond de la sécurité sociale pris en considération pour le calcul de la pension d’invalidité. Ce relèvement a permis de traiter de nombreuses situations, mais ne les a pas toutes réglées. Pour remédier à ces derniers cas, dans leur rapport du 9 octobre 2024 sur « Les grands enjeux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles », les sénatrices Marie-Pierre Richer et Annie Le Houerou proposent d’augmenter de 1,5 à 2 Pass le plafond de revenus au-delà duquel la pension d’invalidité est nécessairement écrêtée. Elles recommandent, par ailleurs, d’inscrire dans la loi le principe d’une pension d’invalidité « socle » versée à toutes les personnes dont l’état de santé le justifie, indépendamment de leur revenu, afin que soit toujours maintenu le droit aux prestations connexes à la pension d’invalidité. Il lui demande donc quelle suite elle entend donner à ces deux recommandations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5832</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers au sein des MDPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1730. — 5 novembre 2024. — M. Sylvain Berrios appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les délais de traitement des dossiers au sein des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). En effet, depuis la création des MDPH en 2006, le nombre de décisions et d’avis rendus a été multiplié par trois. Aussi, la durée réglementaire de traitement des dossiers ne doit pas excéder quatre mois selon l’article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles. Toutefois, si les dispositifs accordés sont indispensables à l’autonomie des personnes en situation de handicap, les délais de traitement des dossiers demeurent excessivement longs et bien supérieurs aux délais prévus par le code de l’action sociale et des familles. Il lui demande si le Gouvernement entend se saisir de cette question et si de nouveaux moyens seront alloués aux MDPH à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5832</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Situation critique des personnes en situation de polyhandicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1733. — 5 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la situation des enfants et adultes polyhandicapés. La circulaire du 27 octobre 2023 alloue de nouveaux crédits pour l’accompagnement des personnes handicapées, pourtant elle demeure limitée et partiellement inadaptée. L’accompagnement par des solutions de droit commun ne permet pas de construire une solution viable pour les personnes polyhandicapées. Seul un accompagnement définitif au sein de dispositifs spécialisés permet une réelle prise en charge. Les demandes d’intégration des foyers et maisons d’accueil spécialisés (MAS et FAS) se multiplient et les délais augmentent. Cela remet encore en cause l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, pourtant prévue par la loi de 2005. Ainsi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour répondre à la situation critique des personnes polyhandicapées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5833</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Consignation des fûts de bière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1605. — 5 novembre 2024. — Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur le décret n° 90-264 du 23 mars 1990 qui a instauré un système de consigne pour les fûts de bière qui n’est malheureusement plus adapté à la situation actuelle. Bien que ce dispositif ait prouvé son efficacité par le passé, son montant de 30 euros n’a pas été revalorisé depuis l’instauration de l’euro, tandis que le coût de production d’un fût neuf a, quant à lui, considérablement augmenté, atteignant aujourd’hui environ 90 euros. Face à cette dévalorisation de la consigne par rapport au prix réel d’un fût neuf, il est devenu économiquement plus intéressant pour les utilisateurs de vendre leurs fûts d’occasion plutôt que de les retourner aux brasseries. Ce phénomène affecte gravement la chaîne de récupération et de réutilisation des fûts, remettant en question l’efficacité et la pertinence de la consigne. Depuis plus de dix ans, les syndicats, notamment le Syndicat national des brasseurs indépendants (SNBI), alertent sur la nécessité de réviser le montant de la consigne pour rétablir l’équilibre du dispositif et garantir sa fonction initiale de réutilisation. Cependant, aucune revalorisation n’a encore été effectuée. Aussi, elle lui demande si elle envisage de réévaluer le montant de la consigne afin de l’adapter aux réalités économiques actuelles et de soutenir la filière brassicole dans ses efforts de durabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1616</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5833</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Difficultés croissantes des métiers de l’artisanat du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1616. — 5 novembre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés rencontrées par les métiers de l’artisanat du bâtiment. En effet, M. le député a pris connaissance de la dernière note conjoncturelle de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), note inquiétante qui reflète l’activité de l’artisanat du bâtiment au cours du troisième trimestre 2024. Ces données révèlent un nouveau recul du volume d’activité de -5 % en glissement annuel, après avoir -3 % au trimestre précédent. Cette dégradation est particulièrement marquée dans le secteur de la construction neuve, dont l’activité chute de -11 % au troisième trimestre après avoir déjà reculé de -6,5 % au deuxième trimestre 2024. Quel seuil d’alerte faudra-t-il franchir pour qu’enfin tous les acteurs soient invités à réfléchir ensemble à une politique du logement repensée et à la hauteur de l’immensité des besoins ? Par ailleurs, le recul d’activité s’intensifie pour toutes les entreprises artisanales du bâtiment, quelle que soit leur taille. Tous les métiers sont impactés, les artisans de la maçonnerie et ceux de la menuiserie-serrurerie, qui interviennent davantage sur le neuf, accusant une baisse particulièrement notable (respectivement -6 % et -5,5 %). L’ensemble du territoire est concerné par ce recul de l’activité, l’Île-de-France et la région Centre-Val de Loire étant plus impactées que les autres régions (respectivement -7 % et -6 %). L’enlisement de la construction neuve confirme un modèle économique à bout de souffle : la tendance négative reste forte pour les autorisations et les mises en chantier. À l’échelle nationale, les nombres de logements autorisés et commencés cumulés sur douze mois de septembre 2023 à août 2024 sont en recul de respectivement -9,5 % et -19,9 % par rapport à la même période l’année précédente. Un mauvais résultat lié à la forte baisse de ces indicateurs pour les logements individuels (-23,6 % pour les autorisations et -33,4 % pour les mises en chantier). Au troisième trimestre 2024, le volume d’activité en construction neuve recule de -11 % pour les entreprises artisanales du bâtiment par rapport au troisième trimestre 2023. La chute de la construction neuve se poursuit donc de trimestre en trimestre sans que rien ne semble pouvoir l’enrayer. Travaux de rénovation : la tendance baissière s’accentue. Bien que l’activité en entretien-amélioration soit moins dégradée que l’activité en construction neuve, elle n’en reste pas moins en baisse : le segment de l’entretien-amélioration recule de -1 % au troisième trimestre, comme au trimestre précédent. En parallèle, l’activité en amélioration de la performance énergétique des logements diminue également en glissement annuel (-0,5 %), ce trimestre comme au trimestre précédent. Les transactions dans l’ancien, génératrices de travaux de remise aux normes, d’amélioration du confort et de la performance énergétique, sont en berne. De juillet 2023 à juillet 2024, les ventes de logements anciens cumulées sur 12 mois ont ainsi chuté de 20 %. Face à cette situation, la CAPEB met en garde contre les incertitudes des mois à venir, qui pourraient aggraver encore cette situation, et plaide pour des mesures positives et réalisables dans le cadre du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale, visant à établir une politique dynamique et cohérente au niveau national. Des petites entreprises à la limite de leur capacité de résilience : dans ce contexte dégradé, la trésorerie des entreprises est également impactée. En effet, 28 % des entreprises déclarent une détérioration de leur trésorerie au troisième trimestre 2024. Sur ce même trimestre, 24 % des entreprises font état de besoins de trésorerie (contre 19 % au même trimestre de l’année précédente), pour un montant moyen constant depuis début 2024 de 29 000 euros. La baisse de l’activité (pour 55 % des entreprises) ainsi que l’allongement des délais de paiement des clients (pour 45 % d’entre elles) sont les principales causes de ces difficultés. Des perspectives peu brillantes qui appellent une réelle prise de conscience de l’État : la nécessité de contenir le déficit public conduit aujourd’hui l’État à devoir dégager 60 milliards d’économies. La CAPEB en comprend les enjeux. Toutefois, elle alerte sur les conséquences dommageables que certains arbitrages budgétaires pourraient avoir sur les charges des entreprises artisanales du bâtiment et sur leur capacité à répondre aux besoins du pays en matière de rénovation énergétique et d’accessibilité des logements. Or les travaux d’amélioration de la performance énergétique continuent de baisser au troisième trimestre (-0,5 %), alors que ce champ d’activité devrait être en forte croissance compte tenu des besoins et des enjeux. Les artisans du bâtiment constituent indéniablement une force créatrice d’emplois et de valeurs ajoutées. Les chiffres de ce troisième trimestre démontrent qu’ils sont de plus en plus fragilisés par une situation économique défavorable et dont il faut absolument éviter l’aggravation. L’heure est à l’action. La priorité doit être donnée à créer les conditions d’une relance rapide en impliquant tous les acteurs concernés. Les dispositions prises dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, comme le relèvement brutal du taux réduit de TVA sur les chaudières à gaz pour lequel le groupe Rassemblement National a réussi à s’opposer avec un amendement en commission des finances de l’Assemblée nationale, la diminution de l’accompagnement des entreprises formatrices d’apprentis, la hausse de leurs charges, etc., interrogent sur la manière dont le Gouvernement souhaite résoudre les difficultés économiques du secteur et répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux. Il lui demande ce qui est fait concrètement par le Gouvernement pour inverser cette tendance économique alarmante à laquelle font face les métiers de l’artisanat du bâtiment, premiers employeurs dans les territoires, les villes et villages de la ruralité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5834</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Taxe sur les rendez-vous non honorés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1612. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en place d’une taxe visant à pénaliser les rendez-vous non honorés, dite « taxe lapin ». Alors que 27 millions de consultations ne sont pas honorées chaque année, la diminution de ce phénomène apparaît indispensable pour libérer du temps de consultations pour les médecins et permettre aux patients qui en ont besoin d’accéder à un professionnel de santé. Selon les annonces de M. le Premier ministre, une fois l’empreinte de la carte prise lors de la fixation du rendez-vous en ligne, un montant de 5 euros sera prélevé pour les patients qui n’honorent pas leurs rendez-vous médicaux sans prévenir au moins 24 heures à l’avance. Toujours selon les annonces du Gouvernement, elle pourrait être supprimée par le médecin si celui-ci estime la raison de l’absence acceptable. Ce système ne concernerait donc que les prises de rendez-vous en ligne et devra être mis en place par les plateformes elles-mêmes. En l’occurrence, la principale d’entre elles est la plateforme Doctolib, utilisée par 42,2 millions de patients et qui comptait, en 2020, 96,6 millions de rendez-vous pris en ligne, soit 34 % de tous les rendez-vous pris. Or il semblerait que cette plateforme ne veuille pas appliquer la « taxe lapin » dans sa forme actuelle. Actuellement, les prises de rendez-vous ne nécessitent pas de carte bancaire. La mise en place de ce système serait donc complexe pour les plateformes en ligne, mais surtout exclurait les patients en situation d’illectronisme (qui n’ont pas internet ou qui ne savent pas l’utiliser correctement), soit 15 % d’entre eux, ainsi que ceux ne disposant pas de carte bancaire (5 %). Ainsi, il souhaiterait savoir quels ajustements du dispositif sont prévus pour tenir compte de ces cas et si la piste d’une mise en place de la « taxe lapin » directement par l’assurance maladie a été explorée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5834</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accompagnement des jeunes consommateurs de drogues et de psychotropes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1638. — 5 novembre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prévention et l’accompagnement des jeunes consommateurs de drogues et de psychotropes. La polytoxicomanie se développe chez les jeunes, notamment les mineurs. On reçoit, dans les territoires, des alertes de parents sur les difficultés à trouver un accompagnement adapté : éducatif, psychologique et médical, pour leurs enfants, que ce soit en ville ou dans des zones plus rurales. Les moyens pour faire de la prévention, notamment dans les écoles et pour proposer un accompagnement manquent. À l’instar des consultations jeunes consommateurs, créées en 2004, dont la Fédération addiction souligne la sous-dotation. Dans le département de l’Orne, elles sont proposées sur quatre villes, 5 demi-journées par semaine au total. Les familles sont souvent démunies face à ces situations de polytoxicomanie où leurs enfants peuvent avoir recours à des drogues illicites mais également à un cocktail de médicaments détournés de leurs usages pour lesquels il existe malheureusement de nombreuses « recettes » sur internet. La France est le premier pays au monde en ce qui concerne la consommation de psychotropes et leur utilisation par les jeunes ne cesse d’augmenter. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives a publié des données issues d’une enquête de 2017 montrant que parmi les jeunes de 17 ans interrogés, 9,6 % des garçons et 16,4 % des filles ont expérimenté les tranquillisants, 7,8 % de garçons et 11,9 % de filles des somnifères, 3,3 % de garçons et 7,2 % de filles des anti-dépresseurs. On ne peut qu’être inquiet face à ces chiffres. Une enquête de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) indique que la santé mentale des jeunes en 2020 s’est dégradée, en partie à cause de la crise sanitaire. Cette enquête souligne l’augmentation de la consommation de psychotropes de l’ensemble de la population, mais en particulier chez les moins de 19 ans. Dans les situations d’usages détournés, ces médicaments peuvent avoir fait l’objet d’ordonnances prescrites par un ou plusieurs médecins, être ceux de la pharmacie des parents ou avoir été obtenus via des ordonnances trafiquées. Pour les substances de catégorie 2, comme des anti-douleurs ou des anxiolytiques, la prescription sur ordonnance sécurisée n’est pas obligatoire, même s’ils sont listés comme médicaments sous addictovigilance. Des arrêtés sont pris pour ajouter des produits dans la liste des substances psychotropes nécessitant la prescription sur ordonnance sécurisée. Aujourd’hui, ces familles demandent à ce que la liste des médicaments sous ordonnance sécurisée soit élargie pour limiter l’accès aux médicaments pouvant créer de la dépendance. Au vu de la situation, elle aimerait connaître les intentions du Gouvernement pour s’occuper du problème de polytoxicomanie des jeunes en matière de prévention et d’accompagnement, mais aussi de leur accès aux psychotropes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5835</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation psychologique des maires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1644. — 5 novembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation psychologique dégradée des maires ruraux en France. Selon une étude réalisée par l’Association des maires ruraux de France (AMRF) de 2024, 31 % des maires éprouvent un épuisement et 3,5 % d’entre eux, soit 1 200 maires, présentent un risque de burnout, en raison d’un sentiment d’impuissance et de manque de reconnaissance. Les maires doivent aussi faire face à de nouveaux défis auxquels ils ne sont pas préparés : menaces et violences de plus en plus fréquentes, surcharge de travail. Compte tenu de cette situation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont ses intentions pour aider ces élus à préserver leur état psychologique et ainsi accomplir leurs missions dans de meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5835</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Option santé dans les lycées en zone de désertification médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1662. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’expérimentation visant à encourager les lycéens issus de déserts médicaux vers les études de santé prévue par la loi du 27 décembre 2023 visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels. Il lui demande sur quels critères se fera le choix des trois académies volontaires dans lesquelles les lycées pourront bénéficier d’une option santé pour les élèves des classes de première et de terminale. Il lui demande également par quel biais les académies peuvent se porter volontaires. Il lui demande enfin que l’académie de Normandie compte parmi les trois académies test tant il est urgent que des jeunes normands, issus des déserts médicaux, se dirigent vers les études de médecine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5835</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Urgence à l’hôpital public et inaction du Gouvernement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1673. — 5 novembre 2024. — Mme Karen Erodi interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation dramatique de l’hôpital public en France. L’hôpital public, depuis plusieurs années, souffre d’un sous-financement chronique et de suppressions massives de lits. Cette situation est la conséquence directe des réformes de l’hôpital public des prédécesseurs de Mme la ministre et de la spirale austéritaire imposé par les gouvernements d’Emmanuel Macron. En 2022, 6 700 lits ont été fermés à l’échelle nationale, alors même que les besoins en soins augmentent. À Nantes, la fermeture de 350 lits a entraîné la mort tragique de quatre personnes l’été 2024, faute de prise en charge adéquate. À Brest, des patients âgés de plus de 75 ans ont dû attendre plus de 23 heures avant d’être pris en charge, faute de personnel soignant. Dans le Tarn, l’ensemble des services sont fragilisés par le manque d’équipements de santé, le manque de personnel et la désertification médicale. Sur le département, la moitié des femmes se trouvent à plus de 45 minutes d’une maternité et les tarnais sont en moyenne à plus de 30 minutes d’un hôpital. Alors que Mme la ministre s’est rendu le vendredi 11 octobre 2024 à l’inauguration du service des urgences de l’hôpital d’Albi, elle aurait déclaré que l’hôpital d’Albi « fonctionne bien, ce qui est rare ». Au-delà du mépris de ces propos qui banalisent les problèmes de l’hôpital public, il s’agit d’une profonde méconnaissance des enjeux et difficulté auquel fait face l’hôpital d’Albi. Si les nouveaux services d’urgences peuvent être perçue comme un symbole de modernisation, il n’en demeure pas moins que l’hôpital d’Albi souffre de graves manquements structurels, notamment liés au sous-effectif chronique de personnels médicaux. Les organisations syndicales et le personnel soignant alertent depuis plusieurs mois sur la pénurie de professionnels de santé, en particulier dans les secteurs psychiatrique et psychologique, où les besoins sont criants. Le personnel infirmier de l’hôpital doit également régulièrement être responsable de 18, voire 20 patients à la fois, nuisant à la qualité des soins. Par ailleurs, les régulations imposées les week-ends et les nuits dégradent encore plus l’organisation et la qualité de vie du personnel médical. Cette pression constante contribue à l’épuisement professionnel des équipes, déjà en sous-effectif. Finalement, l’hôpital d’Albi subit les conséquences d’une réduction de lits : 20 lits ont été supprimés en 2024, ce qui aggrave la surcharge de travail pour les soignants et allonge les délais d’admission pour les patients. Cette situation est aussi aggravée par la fermeture des urgences de Lavaur, qui reporte une partie de la charge des patients, vers l’hôpital d’Albi, sans que les moyens supplémentaires nécessaires aient été alloués pour absorber cet afflux. Malgré ces difficultés bien connues, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 ne répond pas aux besoins de l’hôpital public, en particulier avec une population vieillissante. Même avec une légère augmentation de l’objectif national de dépenses maladie (ONDAM), le budget de l’hôpital n’est pas à la hauteur et ne permet pas de couvrir l’augmentation des couts des salaires et des équipements, à hauteur de l’inflation. Au contraire, cette crise austéritaire, avec plus de 15 milliards d’économies prévues dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, va continuer à fragiliser l’hôpital public, alors que les besoins augmentent pour couvrir l’augmentation des couts des salaires et des équipements, à hauteur de l’inflation. En conséquence, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour améliorer les conditions de travail du personnel hospitalier en particulier dans les territoires ruraux comme le Tarn, sujet à la désertification médicale. Elle lui demande également d’amender le PLFSS pour favoriser la rentrée de nouvelles recettes en préservant un budget suffisant pour la qualité de l’hôpital public et du parcours de soin des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5836</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conservation d’ovocytes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1678. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les délais anormalement longs pour que les femmes puissent réaliser une conservation d’ovocytes. Les annonces du Gouvernement et du Président de la République en faveur de la natalité ne se limitent pour l’instant qu’au stade de l’ambition et c’est bien dommageable pour les femmes en âge de procréer. L’infertilité touche en France 3,3 millions de personnes selon un rapport sur les causes de l’infertilité du professeur Samir Hamamah (chef au service biologie de la reproduction du CHU de Montpellier) remis au ministre Olivier Véran en 2022. En 2021, la loi a évolué pour permettre aux femmes qui le souhaitent de conserver leurs ovocytes pour convenance personnelle. Cependant pour diverses raisons (limitation aux centres publics de PMA et manque de personnels notamment), les délais sont extrêmement longs, pouvant atteindre jusqu’à deux ans. Ces délais réduisent considérablement les chances de tomber enceinte. Par conséquent, dans le cadre du plan natalité annoncée, elle lui demande comment le Gouvernement compte faciliter les démarches pour la conservation d’ovocytes et quels moyens il compte débloquer pour assurer ce droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5836</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>L’accès des femmes aux gynécologues en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1679. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accès des femmes aux gynécologues en France. Malgré le rétablissement en 2003 du diplôme d’études spécialisées de génécologie médicale, la situation reste critique. Or leur rôle est essentiel pour protéger la santé des femmes : l’aide à la contraception, pratique de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), la prévention des infections sexuellement transmissibles, le diagnostic et le traitement de l’endométriose, le dépistage précoce d’un cancer et le suivi après cancer, l’accompagnement de la ménopause. Tout au long de leur vie les femmes ont besoin de rencontrer un gynécologue. En 2007, on comptait 1 945 gynécologues médicaux en exercice ; en 2023, pour plus de 30 millions de femmes en âge de consulter, il n’y en a plus que 816 et 11 départements n’en ont aucun. Les déserts médicaux portent donc gravement atteintes au respect des droits des femmes. Ainsi, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte garantir le droit des femmes à protéger leur santé notamment via l’accès à un gynécologue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5837</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les inégalités d’accès aux soins entre hommes et femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1680. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inégalités d’accès aux soins entre hommes et femmes. La raréfaction des gynécologues médicaux impacte fortement l’accès des femmes aux soins et entraîne une augmentation des coûts de consultation. Selon une enquête d’UFC-Que Choisir de février 2024, la gynécologie figure parmi les spécialités où les dépassements d’honoraires sont les plus fréquents, avec plus de 70 % des praticiens concernés, ce qui exacerbe ces difficultés d’accès. À leur décharge, sur le plan de la tarification, la prise en charge des femmes est bien moins rémunérée que celle des hommes. À titre d’exemple, en prenant deux actes comparables, le grattage de la prostate par un urologue est reconnu comme un acte, alors que le grattage d’un fibrome par un gynécologue n’est pas comptabilisé comme tel. Par ailleurs, les actes d’hystéroscopie ne sont pas reconnus comme des actes opératoires, mais comme des actes de consultation. Par conséquent, elle souhaite, d’une part, savoir si le Gouvernement compte développer des outils ou des indicateurs pour suivre l’évolution de l’accès aux soins pour les femmes, notamment en matière de temps d’attente pour une consultation. D’autres part, dans le contexte actuel de révision de la nomenclature médicale, quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour rendre plus attractive la profession des gynécologues et mieux reconnaître et valoriser les actes spécifiques à cette discipline.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5837</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Moyens financiers et humains pour améliorer l’accès aux soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1681. — 5 novembre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such rappelle à Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins que, lors de son discours de politique générale, M. le Premier ministre a annoncé que des « efforts en faveur des soins palliatifs seront renforcés dès 2025 ». Il est en effet urgent d’amorcer le déploiement de la stratégie décennale de soins palliatifs actée par le précédent gouvernement au début de l’année. 25 ans après, la loi de 1999 n’est toujours pas correctement appliquée sur l’ensemble du territoire. La réalité du terrain est que 20 départements ne disposent toujours pas d’unités de soins palliatifs, c’est-à-dire d’un service capable d’accueillir des malades dans les situations les plus difficiles et que 500 personnes meurent encore par jour sans avoir accès aux soins dont elles auraient besoin : soulager la douleur, apaiser la souffrance psychologique, sauvegarder la dignité de la personne malade et de son entourage. Le système de santé français est très abimé et de nombreux postes sont supprimés. L’urgence aujourd’hui est de trouver des soignants, de pouvoir se fournir en médicaments souvent manquants pour soulager les patients. Il avait été annoncé un milliard d’euros supplémentaires sur dix ans par le précédent gouvernement. En raison du vieillissement de la population, le besoin en soins palliatifs va augmenter considérablement. Les soins palliatifs sont le symbole d’un choix de société de la solidarité et de l’interdépendance prête à secourir la fragilité. Ils sont le choix d’une société solidaire et fraternelle qui a le souci des plus fragiles. Elle souhaite donc savoir quels moyens financiers, humains, universitaires et scientifiques Mme la ministre souhaite donc enfin mettre en place pour permettre aux Français d’y accéder partout sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5837</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État de la consommation de substances psychotropes par les adolescents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1699. — 5 novembre 2024. — Mme Constance Le Grip souhaite attirer santl’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les baisses significatives et encourageantes de la consommation et de l’addiction des adolescents aux substances psychotropes. En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a publié, en janvier 2024, les résultats de son étude sur la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis chez les adolescents en 2022. Cette étude met en évidence de nombreux reculs dans la consommation et l’addiction à ces substances. Cependant, certains niveaux de première expérimentation restent préoccupants : encore 11,4 % d’élèves en quatrième et troisième années de collège ont déjà expérimenté le tabac, 5,3 % ont déjà consommé du cannabis et 43,4 % ont déjà bu de l’alcool. Les chiffres concernant l’addiction demeurent inquiétants, même s’ils baissent : 38 % des élèves de terminale fument et 8 % d’entre eux sont des consommateurs réguliers d’alcool. Enfin, si les lycéens sont moins nombreux à expérimenter le « vapotage », ceux qui sont accros sont plus nombreux. Les politiques de prévention menées en France ayant clairement contribué à faire décrocher les jeunes de ces consommations à risque, elle lui demande quelles dispositions concrètes le Gouvernement souhaite mettre en place pour poursuivre les efforts visant à faire décrocher les jeunes de ces consommations à risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5838</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Campagne de prévention de sensibilisation du cancer du sein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1711. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la campagne de prévention de sensibilisation du cancer du sein, « Octobre rose », comme son prédécesseur l’a fait en 2023. L’opération est relayée sur l’ensemble du territoire et les initiatives se multiplient d’année en année. La maladie touche tout le monde, à tous les âges et de plus en plus. L’opération Octobre rose rappelle chaque année que la lutte contre le cancer du sein constitue une priorité. C’est en effet le cancer le plus fréquent en France et il représente la première cause de décès par cancer chez la femme. Ce programme de dépistage organisé du cancer du sein s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans, présentant un risque moyen, c’est-à-dire sans symptôme apparent ni facteur de risque particulier. Il vise à détecter ce cancer à un stade précoce. Un message reçu par une femme sur deux seulement, en France, malgré près de 30 années de sensibilisation. Toutefois, en Charente-Maritime, le taux de participation s’établit à 40,4 % en 2023 (- 8 % par rapport à 2022), loin des objectifs nationaux fixés à 70 %, ce qui le place en avant-dernière position au classement régional devant la Charente. Plusieurs éléments expliquent cette participation perfectible : la peur de l’examen et du résultat de la mammographie, mais aussi l’isolement, un manque de suivi médical, la désertification médicale mais surtout la difficulté d’obtenir un rendez-vous. Dans ce territoire, les délais s’allongent de manière déraisonnable et obligent certaines femmes habitant l’agglomération de La Rochelle à se déplacer jusqu’à Poitiers ou Bordeaux si elles veulent obtenir un rendez-vous dans des délais décents. Le délai moyen entre le premier appel de la patiente et le rendez-vous est de six à sept mois. Pour rappel, seulement 33 radiologues dans 13 centres agréés en Charente-Maritime sont disponibles pour 60 000 femmes. Cette difficulté à obtenir un rendez-vous peut constituer un frein pour certaines femmes. Or les cas de cancer du sein sont en augmentation constante depuis 2010. On s’attend à ce que le nombre de nouveaux cas s’établisse à plus de 62 000 en 2024. Et pourtant, malgré ce constat accablant pour le département, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers de Nouvelle-Aquitaine (CRCDC-NA) se voit attribuer une dotation budgétaire diminuée de plus de 26 % par rapport à son compte administratif 2023. La situation, très préoccupante, doit alerter. Si le taux de participation atteignait 70 %, près de 1 000 cancers du sein supplémentaires pourraient être détectés et soignés. « La mammographie est une chance », écrit l’État pour promouvoir son action. Encore faut-il que les intéressées aient la possibilité, sinon la chance, d’en bénéficier rapidement. Aussi, il lui demande comment articuler baisse de dotation et réduction drastique des délais d’obtention d’un rendez-vous pour une mammographie, non seulement en Charente-Maritime, mais aussi à l’échelle du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5838</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Meilleure prise en compte du fardeau psychosocial des maladies de peau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1712. — 5 novembre 2024. — M. Jean Laussucq attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la lutte contre le fardeau psycho-social des maladies de peau affichantes. M. le Premier ministre a annoncé vouloir faire de la santé mentale une grande cause nationale pour l’année 2025. Une thématique qui touche toute la population, mais qui atteint de plus en plus les jeunes. Les maladies de peau affichantes - comme le vitiligo - sont des maladies multidimensionnelles qui font peser - au-delà de l’aspect physique - un lourd fardeau psycho-social sur les personnes atteintes, notamment chez les jeunes. Plus la maladie progresse, plus elle est visible et plus elle provoque l’isolement, le repli sur soi ou dans des cas extrêmes, des discriminations et du harcèlement. À ce titre, une étude IFOP de 2024 menée sur des jeunes de 12 à 25 ans témoigne d’un constat clair et préoccupant : 76 % des personnes atteintes de vitiligo estiment que le regard que la société porte sur les personnes atteintes de vitiligo nuit à leur santé mentale. L’étude révèle plus précisément que seuls 34 % des collégiens accepteraient un contact physique avec une personne atteinte de la maladie et seuls 38 % accepteraient d’interagir avec elle. Si une meilleure prise en compte de ce fardeau psycho-social dans le parcours patient est primordiale, la sensibilisation du grand public l’est tout autant afin de promouvoir une meilleure compréhension de la maladie et renforcer le soutien aux personnes touchées, en particulier les plus jeunes. Ainsi, il souhaite connaître comment la lutte contre le fardeau psychosocial lié aux maladies de peau affichantes - qui a des conséquences psychologiques, scolaires, familiales et sociales chez les enfants - s’intègrera dans le plan d’actions gouvernemental lié à la santé mentale en 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5839</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention du cancer du sein dans l’Indre - désert médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1713. — 5 novembre 2024. — M. François Jolivet alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation devenue injustifiable d’inégalités de santé dans le département de l’Indre. L’offre de soins est fragmentaire et la prévention de certaines pathologies n’est plus assurée. C’est par exemple le cas de la prévention du cancer du sein. Les actions de prévention de cette pathologie sont beaucoup trop ponctuelles et les messages de santé publique n’atteignent que rarement leur cible. L’Indre, département le moins doté en médecins et les femmes qui y vivent, méritent mieux. Il souhaite connaître les actions à venir (avec un calendrier) pour permettre de réduire cette fracture sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5839</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention et recherche sur les cancers pédiatriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1714. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prévention et la recherche sur les cancers pédiatriques. Chaque année, 2 500 nouveaux cas de cancer sont déclarés chez les enfants et les adolescents, le cancer étant encore la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. La stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 présentée le 4 février 2021 par le Président de la République prévoit de poursuivre des actions de recherche ambitieuse sur les causes et origines des cancers pédiatriques, sur les causes et mécanismes de développement de ces cancers, sur les résistances aux traitements et leurs effets secondaires. En 2018, des fonds supplémentaires à hauteur de 5 millions d’euros par an ont été dédiés à la recherche fondamentale sur les cancers pédiatriques, 20 millions d’euros de fonds supplémentaires à la recherche sur les cancers pédiatriques ont ensuite été annoncés fin 2021. Alors que d’impressionnants progrès sont obtenus grâce à la recherche fondamentale et clinique, il semble primordial de poursuivre les efforts initiés ces dernières années. Il l’interroge sur les perspectives pluriannuelles de financement envisagées par le Gouvernement pour la recherche sur les cancers pédiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5839</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Projet de création d’un registre national des cancers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1715. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIe législature, cette question écrite fut clôturée sans réponse, Mme Constance Le Grip souhaite donc attirer l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le projet de création d’un registre national des cancers. Selon une étude menée par Santé publique France, le Réseau français des registres de cancers (Francim), l’Institut national du cancer (INCa) et le service de biostatistique et de bio-informatique des hospices civils de Lyon (HCL), en France, les cas de cancer ont doublé depuis 30 ans. En juin 2023, le Sénat a voté à l’unanimité en première lecture une proposition de loi visant à créer un registre national des cancers. Ce registre national permettrait d’améliorer la prévention, le dépistage, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique des malades du cancer et centraliserait les données relatives au cancer sur l’ensemble du territoire national. Un budget serait alloué à ce registre et à l’utilisation de cet outil. Il semble urgent de disposer d’un registre suffisamment précis à l’échelle nationale comme outil de suivi et d’alerte épidémiologique. Pour étudier le phénomène du cancer, on a besoin de chiffres relatifs à la localisation du cancer, l’âge de survenue, les régions et professions des patients, l’exposition aux facteurs de risque, etc. Sachant que selon l’unité surveillance du cancer du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), en moyenne, une personne sur cinq développera un cancer durant son existence. Cette base de données est indispensable à la recherche dans l’optique de faire diminuer la morbidité, la mortalité, l’incidence et la prévalence des cancers à travers, notamment, la mise en œuvre d’une politique de prévention renforcée. Il se trouve que la France est en retard au niveau européen. En effet, il existe depuis 1990 le Réseau européen des registres du cancer (ENCR). Ce registre vise à créer une base pour la surveillance de l’incidence du cancer et de la mortalité par cancer dans l’Union européenne. Ainsi, la création d’un registre national des cancers permettrait à la France de rejoindre ce réseau européen pour alimenter et participer à une base de données européenne permettant de consolider et développer les études épidémiologiques au niveau européen. L’association « Jeune et Rose », qui regroupe de jeunes patientes atteintes d’un cancer du sein avant leurs 40 ans, a sollicité l’intervention du ministère du travail, de la santé et des solidarités pour lutter contre les facteurs favorisant le développement de certains cancers et en finir avec l’explosion précoce d’une maladie qui reste l’une des premières causes de mortalité prématurée en France. L’association « Jeune et Rose », dont Mme la députée souhaite relayer la demande, milite en faveur de la création d’un tel registre national des cancers. Aussi, la demande d’inscription de la proposition de loi adoptée par le Sénat à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale lui semble-t-elle devoir être examinée avec la plus grande attention et le plus grand intérêt. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5840</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Renforcement de la protection des données des patients
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1721. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le renforcement de la protection des données des patients. Ces derniers mois, la France a été prise pour cible par des actes malveillants de cyberattaques visant deux opérateurs de tiers payant, ce qui représente environ 33 millions de Français visés par ce vol massif de leurs données personnelles. Cela fait peser des risques importants sur les compatriotes, pour qui il y a une menace accrue d’usurpation d’identité et de phishing notamment. La protection des données personnelles de santé doit être une priorité pour la Nation. La filière des opticiens travaille sur la mise en place d’une solution de type blockchain qui permettrait d’éviter aux Français de voir leurs données personnelles être soumises à des trafics sur le darknet. Des échanges ont lieu depuis quatre ans entre le ministère de la santé, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), les assureurs et les opticiens. Cependant, depuis un an, il semble que les échanges soient interrompus. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement met en place pour protéger les données personnelles et de santé des Français et que lui soit précisé pourquoi ces négociations sont à l’arrêt concernant ce projet sécurisé fondé sur la technologie de la blockchain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5840</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Légalisation du cannabis médical en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1735. — 5 novembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la légalisation du cannabis médical en France. Initialement prévue en 2025, la mise en place des traitements serait repoussée à 2026. Votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 et démarrée en 2021, l’expérimentation du cannabis médical a permis de traiter plus de 2 500 patients dans des indications bien précises en oncologie, douleurs neuropathiques résistantes, sclérose en plaque, épilepsie pharmaco-résistante et stade palliatif. Dans son rapport final paru début septembre 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) soulignait, pour toutes les indications traitées, une amélioration statistiquement significative et durable de la douleur grâce au cannabis médical, dès 3 mois de traitement et avec maintien dans le temps, ainsi qu’une sécurisation de la prescription et de la dispensation du cannabis médical. Elle préconisait enfin, aux côtés du rôle majeur joué par l’hôpital, un renforcement indispensable du relais de prescription en médecine de ville, en particulier auprès des médecins généralistes, ainsi que du relais de dispensation du cannabis médical en officines de ville. Si les résultats du cannabis médical semblent donc probants, il est primordial, au terme de son expérimentation, que les patients actuels, mais aussi futurs, puissent continuer d’en bénéficier afin de ne pas se retrouver dans une impasse thérapeutique. C’est pourquoi il souhaiterait savoir, à l’heure de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, quels arbitrages le Gouvernement entend prendre sur le statut du cannabis médical pour assurer son utilisation pérenne pour les patients et ouvrir la perspective de la création d’une filière française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5840</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du 3e cycle pharmaceutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1736. — 5 novembre 2024. — M. Denis Fégné attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques (R3C). M. le député a été interpellé par l’Association des étudiants en pharmacie de Toulouse (AEPT) concernant cette R3C, initiée dès 2016, consistant en la création du diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Si les DES longs en pharmacie hospitalière et en biologie médicale ont été mis en place, l’application des DES courts pour les filières officine et industrie est repoussée à chaque rentrée universitaire. Pour la filière officine, outre la formation jugée inadaptée avec la pratique actuelle de pharmacien, un problème se pose sur les conditions de rémunération des stages des étudiants. Alors que ces derniers réalisent pendant leur stage les missions d’un pharmacien, ils ne perçoivent qu’une indemnité mensuelle de l’ordre de 600 euros par mois. Un montant qui ne leur permet pas de vivre et, encore moins, d’envisager un stage dans des territoires ruraux. En effet, aucune aide supplémentaire pour se déplacer ou se loger ne leur est apportée. Les étudiants en pharmacie ont formulé une demande de revalorisation à hauteur de 1 200 euros nets par mois sur l’intégralité de la période de stage, un accès à l’indemnité forfaitaire de transport de 130 euros brut par mois et un accès à l’indemnité forfaitaire d’hébergement de 300 euros brut par mois, afin d’effectuer le stage dans des territoires éloignés. Ainsi, M. le député souhaiterait savoir si Mme la ministre soutient cette réforme du 3e cycle pharmaceutique qui garantirait une formation plus adaptée au métier de pharmacien d’aujourd’hui ainsi qu’une rémunération et une indemnisation plus justes leur permettant d’envisager de se rendre dans le cadre de leur stage dans des zones sous-denses. Si Mme la ministre répondait par la positive, il souhaiterait connaître le calendrier envisagé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5841</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souveraineté industrielle de la production de médicaments et pénuries constatées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1737. — 5 novembre 2024. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la souveraineté industrielle de la production des médicaments et sur les pénuries toujours constatées. En effet, il existe actuellement de fortes tensions, voire des ruptures de stock sur des médicaments essentiels, comme l’Ozempic, le Victoza et surtout le Trulicity du laboratoire Lilly qui traitent les patients souffrant de diabète 2. Il en est de même pour la production de Concerta avec des conséquences graves pour le traitement des troubles du déficit de l’attention (TDAH) de milliers d’enfants et d’adolescents. Pourtant, le Gouvernement avait annoncé sa volonté d’avancer sur des projets de relocalisation d’une cinquantaine de molécules prioritaires et avait déclaré prendre des mesures adaptées comme les « feuilles de route » pluriannuelles contre les pénuries de produits de santé, la publication d’une liste de médicaments « essentiels » et un plan de sécurisation sur les pathologies hivernales. Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a instauré des dispositifs sur la reprise de droits de production des médicaments d’intérêt majeur en arrêt de commercialisation, l’encadrement de la vente directe aux officines et des prescriptions en cas de rupture d’approvisionnement et sur l’élargissement des dispositifs de productions alternatives. Une charte d’engagement collective et solidaire des acteurs de la chaîne pharmaceutique a aussi été signée le 22 novembre 2023. Le risque récent de perte de souveraineté du pays sur la production du Doliprane met encore plus en évidence la nécessité d’une politique plus forte et efficace de sécurisation de la production et de la distribution des médicaments sensibles pour pallier les risques de pénurie. De plus, les difficultés de la société EuroApi, créée pour dynamiser la production européenne de principes actifs pharmaceutiques, sont révélateurs de l’échec d’une politique de développement industriel dans ce domaine. Force est de constater que les annonces et les mesures prises depuis des années sont aujourd’hui totalement insuffisantes, avec des conséquences importantes pour les professionnels de santé, les pharmaciens et bien sûr pour la santé des patients. Il lui demande d’agir rapidement et efficacement contre la pénurie de certains médicaments, notamment par une politique pérenne et volontariste de sécurisation de la production au niveau national, sinon européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5841</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Action de santé libérale en équipe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1745. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’avenir du dispositif Asalée (Action de santé libérale en équipe). Pour la prise en charge des patients en pathologie chronique et favoriser la coopération entre médecins et infirmiers, ce dispositif rassemble 800 généralistes, 1 800 infirmiers pour près d’un million de patients. Alors que 10 % des Français vivent dans un désert médical et ont des difficultés d’accès aux soins, Asalée permet la formation d’infirmiers, y compris en pratique avancée. Une mission qui doit d’autant plus être préservée que la création, par la loi dite « loi Valletoux », du statut d’infirmier référent doit générer un besoin accru de formation de ces personnels de santé. Pourtant, la Caisse nationale d’assurance maladie a acté la fin du financement des loyers pour l’hébergement des professionnels Asalée au 31 décembre 2023. Une décision prise sans concertation et sans étude de pistes de financement alternatives. Les infirmiers Asalée relèvent en outre plusieurs points de blocage avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), notamment la mise en place d’un comité de surveillance en 2021, la suppression des 8 millions d’euros de réserve d’Asalée, utilisées pour le paiement des salaires et des fournisseurs, ainsi que des retards du paiement de l’acompte mensuel pour le versement des salaires. Face aux interrogations d’Asalée en recherche de solutions alternatives, CNAM, DSS et ministère de la santé restent silencieux. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre de lui communiquer les raisons qui ont amené à ces suppressions de financement pour Asalée. Il lui demande également à quelle date un plan alternatif sera proposé à l’association. Enfin, il lui demande de se saisir du sujet sans retard au vu de l’importance qu’il revêt pour la sécurité financière de l’association et pour l’accès aux soins des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5842</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la loi visant à améliorer l’accès aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1746. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en œuvre de la loi n° 2023-1268 du 27 décembre 2023, visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels de santé. Cette loi, adoptée par l’Assemblée nationale au cours de la XVIe législature, contient plusieurs mesures cruciales pour renforcer l’accès aux soins dans les déserts médicaux. À ce jour, seulement 29 % des articles de la loi ont été mis en application, avec la publication de seulement 10 décrets sur les 34 attendus. Parmi les réformes qui n’ont pas encore été mises en œuvre, plusieurs sont essentielles pour les collectivités et les territoires en manque de professionnels de santé : l’obligation pour les professionnels de santé de notifier leur départ à l’avance, afin de permettre aux collectivités de s’adapter ; des mesures facilitant l’installation de nouveaux professionnels de santé ; la mise en place d’infirmiers référents pour soulager les médecins. M. le député souligne l’urgence de publier ces décrets d’application afin de concrétiser ces mesures adoptées par l’Assemblée nationale et le Sénat et ainsi améliorer rapidement l’accès aux soins dans les déserts médicaux. Par ailleurs, la loi permet d’expérimenter des « options santé » dans les académies des déserts médicaux pour susciter des vocations chez les jeunes. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur l’importance que la Normandie soit l’une des régions sélectionnées pour cette expérimentation, en raison de la situation particulièrement critique de l’accès aux soins dans cette région. Dans l’Eure, 57 % des patients peinent à consulter un médecin généraliste, avec un ratio de seulement 59 médecins pour 100 000 habitants, le département étant le moins bien pourvu de France en professionnels de santé. Il lui demande donc quelles actions elle entend entreprendre pour accélérer la publication des décrets d’application et faire en sorte que les lycées de Normandie puissent bénéficier de cette « option santé », afin de répondre à l’urgence sanitaire dans cette région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5842</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application des mesures législatives pour les infirmiers en pratique avancée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1747. — 5 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le retard de mise en œuvre de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé. Il signale en particulier que les décrets d’application permettant aux infirmiers et infirmières en pratique avancée (IPA) de prendre en charge directement les patients et les patientes dans le cadre de structures d’exercice coordonné, ainsi que celui relatif à la prise en charge de la prévention et du traitement des plaies, auraient dû être respectivement publiés entre février et avril 2024. Néanmoins, à ce jour, ces deux décrets ne sont toujours pas publiés. Cette situation limite considérablement le potentiel que représentent les IPA pour répondre aux besoins de santé de la population, en particulier dans un contexte de désertification médicale ou de surcharge de travail des médecins. La pratique avancée des infirmiers et des infirmières constitue un levier essentiel pour améliorer l’accès aux soins et désengorger la médecine de ville. Toutefois, les IPA sont encore confrontés à des obstacles majeurs dans l’exercice de leur profession. Une résistance significative persiste du côté des médecins, qui hésitent à orienter leur patientèle vers les IPA, souvent par crainte de concurrence ou par méconnaissance des modalités d’exercice de la pratique avancée. Cette réticence a un double effet négatif : elle freine l’accès des patients et des patientes aux IPA et impacte directement leurs revenus, qui dépendent de l’orientation par un médecin en l’absence d’un accès direct. Ainsi, ce blocage perpétue la surcharge de travail des médecins sans apporter de solution à ce problème. Par ailleurs, le modèle économique actuel de la pratique avancée montre ses limites et ne permet pas aux IPA de vivre décemment de leur métier. Le modèle de rémunération au forfait, initialement pensé pour une patientèle cible de 400 patients, ne reflète pas la réalité actuelle : la moyenne en 2022 est de seulement 184 patients par IPA, un chiffre insuffisant pour assurer une rémunération viable. Face à ces difficultés, il est urgent de publier les deux décrets d’application nécessaires susmentionnés. Les craintes exprimées à l’encontre de la pratique avancée ne sont corroborées ni par la CNAM ni par le ministère de la santé et de l’accès aux soins et ne devraient en aucun cas constituer un frein à la pleine mise en œuvre de la loi. D’autant plus que la pratique avancée est strictement encadrée et ne vise pas à laisser les IPA assurer seuls le suivi des patientes et des patients. Il lui demande donc de procéder dans les plus brefs délais à la publication des décrets précités pour assurer la mise en œuvre de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé. Enfin, il importe que, sur le plus long terme, des mesures justes et pérennes soient engagées par le Gouvernement, notamment pour revaloriser la profession des IPA. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5843</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Évolution de la législation sur la kinésithérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1749. — 5 novembre 2024. — Mme Véronique Besse appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des kinésithérapeutes et les conditions d’exercice de leur profession. En effet, les 80 000 praticiens libéraux présents sur l’ensemble du territoire manquent de reconnaissance et tout particulièrement sur le plan législatif. Une modernisation de la loi et du statut de kinésithérapeute s’impose afin d’assurer un meilleur accès aux soins, de favoriser les politiques de prévention et d’assurer un meilleur accompagnement du vieillissement de la population. Aujourd’hui, ce sont 7 millions de patients qui consultent ces spécialistes des mouvements qui ne peuvent toujours pas leur prescrire de l’activité physique adaptée. Une proposition de loi, élaborée en concertation avec les professionnels, a été déposée à l’Assemblée nationale le 17 septembre 2024 afin d’assurer aux kinésithérapeutes une évolution nécessaire de leurs conditions de travail et une plus juste reconnaissance de leur profession. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour faire évoluer la législation sur la kinésithérapie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5843</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Évolution légale de la profession de kinésithérapeute
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1750. — 5 novembre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la profession de kinésithérapeute. Les « kinés » prennent quotidiennement en charge de nombreux patients. Ils interviennent en prévention et en rééducation des troubles du mouvement, exercent une activité d’expert auprès d’un public vieillissant et de plus en plus atteint de maladies chroniques. Tout cela sur fond de difficultés d’accès à un rendez-vous avec un médecin généraliste. Dans ce contexte, ils pâtissent d’un manque de reconnaissance de leur profession, qui se traduit budgétairement mais aussi légalement. La FFMKR, premier syndicat de la profession, ainsi que les autres organismes représentatifs des kinésithérapeutes, ont travaillé avec M. le député Stéphane Viry, afin d’aboutir à une proposition de loi pour faire évoluer leur cadre légal. Déposée le 17 septembre dernier, cette proposition de loi visant la modernisation de la kinésithérapie et l’amélioration de l’accès aux soins comprend plusieurs mesures importantes qui permettraient d’agir concrètement pour l’accès aux soins des Français. Celles-ci, permettraient sur le terrain de mieux reconnaître l’engagement des kinésithérapeutes et d’agir concrètement pour l’accès aux soins des habitants. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend soutenir cette proposition de loi, s’il souhaite déposer un projet de loi ou intégrer les mesures proposées dans un prochain véhicule législatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5843</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Malaise chez les infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1751. — 5 novembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail particulièrement difficiles des infirmiers libéraux, ainsi que sur le manque de reconnaissance de leur profession. En effet, dans le cadre d’une consultation initiée par le syndicat Convergence Infirmière, près de 5 500 infirmiers libéraux de France ont partagé leurs témoignages sur leurs conditions de travail. Dans un contexte où les Français font face à une réelle pénurie de professionnels de santé et à une extension sur le territoire des déserts médicaux, le métier d’infirmier est confronté à des difficultés croissantes. Selon la consultation susmentionnée, alors que 84,42 % des infirmiers sont en réalité des infirmières, plus de 40 % des répondants indiquent soulever entre 250 et 750 kilos par jour et cela, dans des postures souvent très contraignantes, telles que la torsion du tronc, l’accroupissement ou être à genoux. Ils sont ainsi 98,78 % à déclarer adopter des postures pénibles pour effectuer les soins quotidiens. De même, les résultats de cette enquête font apparaître d’autres problèmes importants : difficultés de circulation et de stationnement, travail dans des températures extrêmes, manque d’hygiène et insalubrité de certains logements, exposition à des agents chimiques dangereux et même des violences verbales, physiques, voire sexuelles. De plus, la quasi-totalité des participants estiment que la charge mentale liée à la paperasserie administrative, à la menace des indus, aux procédures ordinales ou aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sont des facteurs de pénibilité. Cela a bien évidemment des répercussions sur le moral des infirmiers libéraux, 76 % d’entre eux se déclarant fatigués, déprimés ou en burn-out en raison de leur activité. De même, plus de 65 % des infirmiers libéraux interrogés ont été contraints de consulter un professionnel de santé en raison de leurs conditions de travail, que ce soit pour des troubles musculosquelettiques, des troubles psychologiques ou sur les problèmes que leur travail engendrait dans leur couple ou sur le bien-être des enfants. Un autre sujet d’inquiétude qu’il convient de relever est la faible représentation des infirmiers libéraux dits « jeunes » (moins de 35 ans), qui ne constituent que 5,03 % des répondants, tandis que 41,06 % ont entre 50 et 60 ans. Cela témoigne d’un désintérêt marqué des jeunes générations pour cette profession, probablement informées des difficiles conditions de travail associées à ce métier pourtant crucial pour la société. Il faut agir contre cette situation et inverser la tendance ! Enfin, l’une des dernières informations que rapporte cette enquête : 79,16 % des participants s’inquiètent de la possibilité d’être contraints d’intégrer des structures d’exercice coordonné telles que les maisons de santé (MSP), les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ou les équipes de soins primaires (ESP). Il serait souhaitable, pour tous, que le Gouvernement communique davantage et tienne mieux informés les professionnels de santé sur le terrain des projets à venir les concernant, pour éviter qu’une réelle méfiance s’installe entre les institutions et les infirmiers libéraux. Aussi, elle aimerait connaître la position du ministère face à ces retours du terrain, ainsi que les mesures qu’il envisage de prendre pour remédier au profond malaise touchant cette profession dans les mois à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5844</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nécessité agir pour une meilleure régulation et reconnaissance de l’ostéopathie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1752. — 5 novembre 2024. — M. André Chassaigne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’agir pour une meilleure régulation et reconnaissance de l’ostéopathie en France. En effet, selon l’association Registre des ostéopathes de France (R.O.F.), il est urgent que le législateur suive les recommandations issues du dernier rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) qui préconisent la mise en place d’un système de gouvernance unique pour tous les ostéopathes. Celui-ci permettrait une meilleure régulation de la profession mais aussi un meilleur encadrement de la pratique afin d’assurer la qualité et la sécurité attendues dans les soins prodigués aux patients. À ce sujet, l’IGAS indique également dans son dernier rapport que la formation des ostéopathes en France manque d’homogénéité tant en qualité qu’en quantité. Pour y remédier, le R.O.F. formule trois mesures d’urgence : l’instauration d’un numerus clausus annuel afin d’éviter une surpopulation professionnelle, le contrôle annuel des établissements de formation et le renforcement des liens avec l’université. Ce faisant, le R.O.F. réitère sa demande de reconnaissance de l’ostéopathie comme profession de santé à part entière. Cela permettrait notamment aux ostéopathes de pouvoir exercer dans des structures telles que les maisons de santé pluridisciplinaires, les hôpitaux ou les cliniques. Au regard de ces éléments, il lui demande quelle est sa position sur la nécessité d’une meilleure régulation et reconnaissance de l’ostéopathie en France, dans l’intérêt de la profession mais aussi des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5844</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Orthophonie et masters
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1753. — 5 novembre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie d’orthophonistes qui a notamment été évoquée lors des dernières assises de la pédiatrie. Alors même qu’il est urgent d’augmenter le nombre de places ouvertes en formation d’orthophonie, il est nécessaire de réfléchir à la complémentarité entre ces professionnels de santé et les titulaires des masters en sciences du langage. En effet, ces dernières formations multidisciplinaires, inscrites dans le domaine des sciences humaines, visent à se spécialiser dans le fonctionnement des langues et du langage, dans toute leur diversité (culturelle, sociale, scientifique). Outre des connaissances approfondies sur les domaines des sciences du langage (ex. psycholinguistique, sociolinguistique, phonétique ou phonologie…), ces masters ont pour objectif de former les étudiants à l’étude du langage dans des disciplines étroitement liées à la linguistique telles que la psychologie, la philosophie du langage ou l’anthropologie. Les compétences des étudiants en sciences du langage peuvent être recherchées dans les structures médico-sociales avec de forts enjeux linguistiques et langagiers (ex. troubles du langage, illettrisme) qui souhaitent développer leurs connaissances ou travailler sur leurs pratiques langagières. En effet, les titulaires d’un master de sciences du langage sont capables non seulement d’identifier, sélectionner et analyser avec un esprit critique diverses ressources spécialisées pour documenter un sujet, mais aussi de décrire le langage dans toutes ses dimensions et de participer à l’élaboration d’actions de prévention. Pour toutes ces raisons, il souhaite savoir si une réflexion est menée au sein du ministère afin de définir des complémentarités entre orthophonistes et titulaires de masters en sciences du langage (dans le domaine de la prévention par exemple).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5845</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication du décret pour la bonification des retraites des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1766. — 5 novembre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes des sapeurs-pompiers volontaires quant à l’application de la loi de financement rectificative pour 2023. L’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a créé un dispositif permettant aux sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement, de valider des trimestres de retraite pour compléter, le cas échéant, leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des Français. Il dispose ainsi que les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État. Les sapeurs-pompiers volontaires sont dans l’attente de la publication du décret afin que cette disposition de la loi soit appliquée. Mme la députée insiste sur le fait que certains sapeurs-pompiers volontaires auraient déjà pu bénéficier de cette mesure. Les enjeux de sécurité civile actuels obligent à d’indispensables recrutements complémentaires, étant entendu que le danger et les difficultés inhérents à ce métier n’aident pas à susciter les vocations. Elle l’interroge donc sur la date de publication de ce décret très attendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5845</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégradation inquiétante du secteur du don du sang
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1768. — 5 novembre 2024. — M. Christian Girard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique rencontrée par le don du sang en France. Malgré les efforts soutenus pour maintenir des réserves sanguines suffisantes, une baisse inquiétante de celles-ci menace la capacité du pays à fournir des soins d’urgence à la population. Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence par exemple, les statistiques de l’Établissement français du sang révèlent une chute notable de 5 711 dons en 2022 à 4 579 en 2023, soit une diminution de 19,82 %. Cette situation est aggravée par une pénurie de médecins et d’infirmiers habilités aux prélèvements, ainsi que par l’absence de maison du don, sans compter l’annulation de 24 collectes mobiles en 2023. Conséquence directe de cette situation, les dons continuent à baisser et les prévisions des associations locales pour 2024 semblent augurer une aggravation. Sans intervention immédiate, la capacité à répondre à la demande croissante en produits sanguins pour divers traitements d’urgence, y compris les opérations chirurgicales et certains soins oncologiques est en péril. Au-delà du problème à échelle départementale, il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour endiguer cette situation et comment elle envisage de susciter davantage de médecins et d’infirmiers préleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5845</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contamination au mercure du thon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1769. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Faure alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la contamination au mercure du thon, mise en lumière par un long travail d’enquête mené par l’association Bloom. Les normes européennes sur les teneurs en mercure diffèrent d’une espèce de poisson à une autre, alors qu’aucune raison sanitaire ne justifie cet écart. Or le thon, qui est le poisson le plus consommé en France et en Europe, bénéficie d’un régime d’exception, avec une teneur maximale autorisée en mercure trois fois plus importante que pour le cabillaud, les sardines, les anchois ou le hareng. Sur les 150 boîtes de thon collectées en France et à travers l’Europe que Bloom a fait analyser en laboratoire, 100 % étaient contaminées au mercure. Classé comme possiblement cancérogène, ce neurotoxique puissant peut entraîner des problèmes cognitifs, cardiovasculaires et immunitaires chez l’ensemble des concitoyens et compromet le bon développement neuronal des foetus et des jeunes enfants. Aussi, il souhaite savoir pourquoi Santé publique France fait la promotion du thon en conserve sur le site mangerbouger.fr sans avertir sur les risques que sa consommation entraîne chez les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants, les adolescents, les personnes malades. Il souhaite également savoir si la France applique un facteur de concentration, de dilution ou de transformation lors des contrôles sur le thon en conserve. Plus généralement, il souhaite savoir comment l’administration va désormais contrôler le thon en conserve commercialisé en France et si la France plaidera pour une révision du règlement européen sur les contaminants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5846</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Crise de la psychiatrie territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1770. — 5 novembre 2024. — Mme Christine Arrighi alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la crise de la psychiatrie territoriale qui ne cesse de s’aggraver. Dans les territoires, la difficulté de faire coopérer les acteurs privés avec les acteurs publics en santé mentale se traduit par des conséquences tragiques : refus d’accès aux soins pour des patients en situation de précarité, présentant des facteurs de vulnérabilité ou encore ayant des profils cliniques complexes. Les services d’urgence sont submergés par une sédimentation de patients non pris en charge en psychiatrie, avec des risques accrus de dégradation clinique, voire de décès. Les réformes actuelles d’autorisation en psychiatrie, bien que visant à garantir l’accès aux soins pour toutes et tous de manière inconditionnelle, se révèlent aujourd’hui inappliquées. Les conditions d’accès aux soins restent inchangées, car les agences régionales de santé ne sont ni équipées ni organisées pour rendre cette réforme effective. Les acteurs libéraux, quant à eux, produisent des lettres d’engagement supposées signifier leur volonté de coopération. Mais, en pratique, ces engagements restent lettre morte et la dégradation des parcours de soins s’accentue. Ainsi, la question de Mme la députée est la suivante : de quels moyens concrets le Gouvernement entend-il se doter pour rendre effective cette réforme et assurer que les acteurs privés autorisés en psychiatrie prennent en charge tous les patients, sans conditionnalité ? Comment tolère-t-on qu’un acteur exerce en posant des conditions d’accueil, créant ainsi des crises dans les hôpitaux et aggravant la souffrance des patients au risque de leur vie ? Il est urgent que la politique de santé mentale cesse de favoriser des logiques de marché et garantisse un accès réel et inconditionnel aux soins pour chaque citoyenne et citoyen. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5846</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Enjeu de santé publique - Contamination du thon au mercure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1772. — 5 novembre 2024. — M. Boris Tavernier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur un nouveau scandale de santé publique concernant la contamination au mercure du thon et la faillite complète de la politique française et européenne de régulation des contaminants dans l’alimentation révélées par l’association Bloom. Le mercure est un puissant neurotoxique, considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’une des dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique, au même titre que l’amiante ou l’arsenic. De nombreuses études scientifiques soulignent qu’une exposition chronique au mercure, même à faibles doses, peut avoir des effets irréversibles sur le système neuromoteur, augmenter le risque de maladies neurodégénératives et de sénilité précoce, ou encore avoir des effets délétères sur le système immunitaire, reproducteur, cardiovasculaire ou encore rénal. On doit donc tout faire pour limiter au maximum l’exposition au mercure de la population et notamment des publics vulnérables : les nourrissons, les enfants et adolescents, les femmes enceintes, les personnes malades et âgées. Or les révélations de Bloom montrent que si l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) jugeait dès 2015 que « le thon, l’espadon, la morue, le merlan et le brochet ont été les principaux contributeurs à l’exposition alimentaire au méthylmercure », le thon, poisson le plus consommé en France, avec une consommation de près de 5 kilogrammes en moyenne par personne et par an en équivalent poids vif et quelques 64 000 tonnes de thon en conserve écoulées chaque année, bénéficie d’un régime d’exception en matière de norme concernant le mercure. Ainsi, alors que le cabillaud, les sardines, les anchois, le maquereau ou le hareng doivent respecter une teneur maximale en mercure de 0,3mg/kg et que les produits de la mer doivent, en général, respecter une teneur maximale de 0,5mg/kg, la teneur maximale en mercure dans le thon peut aller jusqu’à 1mg/kg. De plus, le rapport de Bloom indique que cette teneur maximale s’applique au thon frais et que « entre le thon frais et le thon en boîte, la concentration en mercure peut théoriquement passer de 1mg/kg à 2,7mg/kg. La norme qui s’applique au thon en boîte peut donc être jusqu’à neuf fois plus élevée que celle d’une sardine fraîche ». Et ce d’autant plus que, sur les 150 boîtes de thon en conserve que l’association Bloom a collectées en France et en Europe, 100 % des boîtes étaient contaminées au mercure, que plus de la moitié d’entre elles dépassaient les 0,3mg/kg, que dix pour cent dépassaient 1mg/kg et qu’une boîte de la marque Petit Navire achetée dans un Carrefour City parisien affichait une teneur record de 3,9 mg/kg. Tenant compte des conclusions de l’EFSA, tout devrait être mis en œuvre pour réduire la promotion et la consommation de thon en France, ce poisson figurant parmi les plus contaminés au mercure. Ainsi, M. le député alerte Mme la ministre sur le fait que Santé publique France fait la promotion du thon en conserve sur le site mangerbouger.fr sans avertir sur les risques que sa consommation entraîne chez les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants, les adolescents, les personnes malades. Il souhaite également savoir si elle compte porter une loi Evin sur le thon afin d’interdire la publicité sur le thon en conserve.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5847</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Présence de mercure retrouvée dans le thon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1773. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la présence de mercure retrouvée dans le thon. En effet, l’association Bloom lui a fait part des résultats d’une enquête effectuée sur 18 mois concernant la contamination au mercure de ce poisson. L’association a testé près de 150 boîtes de thon à travers la France et l’Europe. Sur ces 150 boîtes, 100 % d’entre elles étaient contaminées et plus de la moitié dépassait la norme européenne la plus stricte pour les produits de la mer. L’Agence européenne des produits chimiques catégorise le mercure comme substance cancérogène de catégorie 2, en effet, une exposition chronique à ce produit augmente le risque de maladie et peut avoir des effets irréversibles. La France est fortement exposée au risque car le thon est le poisson le plus consommé par les Français, environ 64 000 tonnes de thon en conserve sont consommées chaque année dans le pays. De plus, la France et l’Europe ont accordé au thon un régime d’exception en passant de 0,5 mg/kg à 1 mg/kg de mercure. Entre le thon frais et le thon en boîte, la concentration en mercure peut passer de 1 mg/kg à 2,7 mg/kg. Ce régime d’exception entraîne des conséquences directes, en 2014 et 2016, des scientifiques ont réalisé des tests capillaires auprès de 500 enfants et 700 adultes : 100 % des enfants et 99,6 % des adultes étaient contaminés au mercure. Alors que les sardines, le cabillaud ou le hareng ont un taux maximal à 0,3 mg/kg de mercure, le thon en conserve contient parfois des teneurs maximales neuf fois plus élevées. Le record enregistré est treize fois supérieur à la teneur maximale autorisée pour les produits de la mer soumis aux exigences les plus strictes. C’est pourquoi il lui demande si elle va tout mettre en œuvre pour faire évoluer le contrôle des taux de mercure afin de protéger la santé des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5847</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance des psychologues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1775. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’enjeu que constitue la santé mentale, la situation des psychologues et celle d’autres professionnels se qualifiant de thérapeutes et revendiquant des pratiques relevant aussi de la psychologie. Les psychologues bien que n’étant pas des professionnels de santé, sont sollicités dans le cadre de dispositifs de prise en charge pluridisciplinaire ces dernières années. Il en est ainsi du dispositif MonParcoursPsy répondant à un besoin de la population pour des personnes souffrant de troubles légers à modérés et sur adressage d’un médecin. Les psychologues sont des professionnels qualifiés, de grade master, avec des formations de psychologie variées et une pluralité de pratiques. Ils ne sont ni dépendants des médecins ni une profession d’auxiliaire médical. Elle souhaite savoir si l’État entend revoir la position des psychologues dans le système de santé français. Elle souhaite savoir aussi s’il entend donner à terme à certains autres professionnels thérapeutes sous conditions de formations, de qualifications et d’évaluation scientifique de leurs pratiques une forme de reconnaissance assurant a minima aux personnes y recourant des garanties de sécurité et de qualité. Au vu des enjeux, des travaux pourraient être envisagés pour avancer sur une meilleure reconnaissance des premiers et une évaluation des seconds. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5847</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Thon en conserve et taux de mercure : les Français doivent savoir</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1777. — 5 novembre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la contamination supposée au mercure des boites de thon en conserve. En effet, les organisations non gouvernementales (ONG) Bloom et Foodwatch diffusent depuis le 29 octobre 2024 une enquête choc largement reprise par les médias « Du poison dans le poisson » et communiquent sur une contamination généralisée des conserves de thon par du mercure, un puissant neurotoxique extrêmement dangereux pour la santé humaine. Les Français achètent presque cinq kilos de thon par an, principalement sous forme de conserves et en font le poisson le plus consommé sur le territoire européen et, en particulier, dans l’Hexagone. Ces informations graves d’un scandale sanitaire d’une ampleur inédite, inquiètent légitiment les consommateurs alors que simultanément les professionnels de la filière démentent tout risque pour la santé et dénonce une campagne à charge d’associations militantes. M. le député est désireux de connaître la position officielle de Mme la ministre dans ce dossier. Au-delà et compte tenu de la gravité des accusations portées concernant des normes qualifiées de laxistes et fixées par les lobbies selon les ONG, il lui demande de clarifier la situation et de porter à la connaissance de la représentation nationale des éléments exhaustifs, fiables et indiquer dans quelle mesure les normes en vigueur protègent efficacement les consommateurs. Enfin, il souhaite qu’elle réponde à la question que se posent les Français « Faut-il arrêter de manger du thon en boite ? ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5848</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Alzheimer et structures d’accueil de jour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1790. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Yves Bony appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des aidants à domicile qui se trouvent dans l’obligation de s’occuper en permanence de leurs proches en perte d’autonomie ou en situation de dépendance. En effet, selon l’étude de l’organisme « Aider et travailler 2023 », il existe en France près de 5 millions de salariés ou conjoint (es) qui sont également aidants, qui s’occupent de proches atteints de maladie d’Alzheimer. Ces cas de figure sont en nette progression avec le nombre toujours croissant de personnes atteintes de maladies dégénératives. Force est de constater que sur le secteur de Saint-Flour dans la 2e circonscription du Cantal la création d’un accueil de jour s’avère nécessaire afin de permettre aux aidants familiaux de s’accorder des moments de répit en raison de la présence constante qu’implique cette maladie. En effet, la couverture non homogène du territoire national au niveau des structures d’accueil entraîne des niveaux d’équipements décorrélés des besoins identifiés pour le bien-être des aidants et des familles. Il lui demande de lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour développer les structures d’accueil de jour à destination des malades et des aidants, maillons essentiels au bien-être des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5848</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Moyens alloués aux caisses d’assurance retraite et de la santé au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1792. — 5 novembre 2024. — M. Matthias Tavel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions dans lesquelles sont accompagnées et accueillies par les caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) les personnes qui préparent leur départ à la retraite à quelques mois de pouvoir liquider leurs droits. En effet, il apparaît que ces personnes, déjà frappées par le récent recul de l’âge de départ à la retraite décidé par le Gouvernement, sans vote à l’Assemblée nationale, rencontrent de grandes difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue d’être informées sur leurs droits et le montant de leur future pension. Des tentatives quotidiennes via le site internet de la CARSAT restent vaines. Des appels téléphoniques demeurent des dizaines de minutes en attente avant d’être pris en charge. Des réponses automatiques impersonnelles sont fournies via le site internet et sont sans corrélation avec les questions posées, en sorte que des personnes qui ont travaillé et cotisé à la retraite pendant des années se sentent complètement délaissées, abandonnées, méprisées. Pour exemple, les permanences d’accueil de la CARSAT de Saint-Nazaire sont réduites à seulement deux matinées de quatre heures par semaine. Bien évidemment, la restriction des plages des horaires d’accueil du public a pour effet de créer une surconcentration des visites des personnes au même moment. Les locaux des CARSAT ne sont adaptés que pour recevoir un nombre restreint de visites concomitantes et sont donc trop exigus. Il lui demande donc quelles sont les mesures qu’il envisage de prendre en vue d’améliorer l’accompagnement des personnes préparant leur départ à la retraite en leur fournissant, dans un délai raisonnable, des réponses correspondant à leur situation personnelle, mais aussi en mettant à leur disposition des conditions d’accueil dignes et respectueuses, permettant également d’améliorer les conditions de travail des agents des CARSAT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5848</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Surveillance nocturne des patients dans les unités protégées des Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1672. — 5 novembre 2024. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation préoccupante des unités protégées dans les Ehpad, particulièrement concernant la surveillance nocturne des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Dans un Ehpad de la circonscription de Mme la députée qui accueille 76 résidents dont 14 en unité protégée, seuls deux surveillants assurent des rondes de nuit pour l’ensemble de l’établissement. Les résidents de l’unité protégée se retrouvent donc sans surveillance en dehors de ces passages ponctuels. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le principe d’une unité de vie protégée vise à offrir un accompagnement personnalisé et adapté aux besoins spécifiques des personnes souffrant de maladies neurodégénératives. L’absence de surveillance continue la nuit compromet cet objectif et met en danger ces résidents vulnérables. Face à l’impossibilité budgétaire de créer un poste supplémentaire et à l’absence de financement complémentaire de l’agence régionale de santé, elle demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour assurer une surveillance nocturne adaptée dans les unités protégées des Ehpad et établir une nouvelle réglementation nationale fixant des normes de surveillance plus strictes pour ces unités spécialisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5849</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Perte de l’AAH pour les retraités en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1732. — 5 novembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la situation des personnes en situation de handicap une fois qu’elles ont atteint l’âge de la retraite. Si une personne active touchant l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est contrainte de prendre sa retraite à 62 ans (quel que soit son taux d’incapacité), l’attribution de l’AAH aux retraités diffère toutefois en fonction du taux d’incapacité. Ainsi, seules les personnes en situation de handicap ayant un taux d’incapacité supérieur à 80 % et touchant une retraite inférieure à 956,65 euros peuvent continuer de percevoir l’AAH pendant leur retraite. Les personnes en situation de handicap ayant un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 % perdent - quant à elles - leur AAH, dès le début de leur retraite. Du fait de cette perte de revenu brutale, les personnes concernées, qui ne peuvent ainsi compter que sur leur retraite, doivent subsister - bien souvent - avec un niveau de retraite très modeste ; retraite modeste s’expliquant du fait de carrière professionnelle courte, hachée voire inexistante. En basculant sur le régime de retraite - du jour au lendemain - ces personnes, en perdant ainsi l’AAH doivent subvenir à leurs besoins avec des versements mensuels avoisinant parfois les 350 euros. Pour compléter leurs pensions, ces retraités peuvent solliciter l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Mais l’ASPA est calculée sur les revenus du couple quand c’est le cas et l’ASPA doit par ailleurs être remboursée par les héritiers du défunt si celui-ci possédait un bien immobilier ou une somme d’argent supérieure à 39 000 euros. Alerté par des habitants de sa circonscription sur les difficultés financières réelles générées par ces situations de perte brutale de revenus, il lui demande si le Gouvernement envisage de modifier les conditions d’éligibilité à l’AAH pour les retraités en situation de handicap se prévalant d’un taux d’incapacité de 50 % et 79 %.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5849</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Urgence soutien aux familles des enfants polyhandicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1734. — 5 novembre 2024. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la grave pénurie de solutions d’accueil pour les enfants en situation de polyhandicap, en particulier dans le département du Rhône. Cette carence en places au sein des établissements médico-sociaux spécialisés, combinée à la fermeture de structures de répit faute de financements pérennes, laisse de nombreuses familles sans soutien adéquat. Pour les proches aidants, souvent contraints de réduire ou cesser leur activité professionnelle, ce manque de structures compromet gravement leur équilibre familial et la prise en charge de leurs enfants. Mme la députée souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour remédier à cette carence en matière de structures d’accueil pour enfants polyhandicapés et pour répondre aux besoins croissants des familles concernées. Elle souhaite également savoir si des dispositifs spécifiques sont envisagés pour renforcer les financements, simplifier les agréments et encourager la création de nouvelles places en établissements médico-sociaux ou de répit, en concertation avec les agences régionales de santé (ARS) et les collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5849</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Création d’un diplôme spécifique au snowboard
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1794. — 5 novembre 2024. — M. Xavier Roseren attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’avenir de la discipline du snowboard et la reconversion des sportifs de haut niveau (SHN). Devenue discipline olympique en 1998, le snowboard a depuis permis à la France de décrocher treize médailles, dont la dernière en date obtenue en snowboard cross, qui permet au pays d’occuper sept des huit podiums de la catégorie. La délégation tricolore devient ainsi la plus médaillée de l’histoire olympique de cette discipline grâce à la multiplication d’athlètes de haut niveau qui collectionnent les médailles. Pourtant, elle demeure le seul pays d’Europe occidentale à ne pas disposer de diplôme d’État de snowboard. Si ceux qui ont fait rayonner la France pendant plus de quinze années souhaitent désormais transmettre leur passion et former les nouveaux espoirs de la jeunesse, la seule voie possible demeure l’obtention d’un diplôme d’État de ski alpin, diplôme aux critères d’obtention propres au ski et techniquement très exigeants. Les sportifs de haut niveau en snowboard doivent alors réussir l’épreuve technique de ski alpin ( Common Training Test, CTT), en application du règlement délégué européen (UE) n° 2019/907 du 14 mars 2019, anciennement appelé Eurotest. Épreuve déjà particulièrement exigeante et sélective pour les sportifs dont c’est la discipline, elle devient tout simplement inaccessible aux snowboardeurs qui prétendent à l’obtention d’un diplôme d’État, diplôme pourtant clé de leur reconversion. Cette incompatibilité était historiquement palliée par la passerelle, omise de la nouvelle directive européenne, consistant à permettre l’obtention du diplôme d’État de ski sans pré-requis techniques, notamment au terme de l’accumulation de points FIS durant la saison. Le sport qui pouvait autrefois apparaître comme un « dérivé » du ski n’a pourtant plus rien à prouver sur la construction de son identité propre. Les exigences du snowboard à haut niveau demandent naturellement une spécialisation exclusive dans ce sport et la maturation de plus en plus précoce de la pratique n’autorise pas la dispersion. La jurisprudence « Prinz » (Arrêt du 22 avril 2004 de la 1ère chambre correctionnelle de la cour d’appel de Grenoble) précise en ce sens que « le snowboard n’est pas un dérivé du ski ». Si les autorités françaises sont soucieuses de préserver le niveau de sécurité et la qualité des prestations garanties aux usagers des domaines skiables à travers cette certification professionnelle, il convient de souligner que les pratiquants de snowboard ne prônent en aucun cas la disparition du ski alpin des aptitudes nécessaires à l’obtention d’un diplôme d’État. Seulement le niveau d’exigence technique d’aptitudes n’est pas adapté à la discipline. Il n’est pas seulement demandé aux sportifs de haut niveau en snowboard de savoir skier pour entraîner, mais de devenir sportif de haut niveau en ski pour enseigner leur pratique. Or les meilleurs athlètes français brillent dans une discipline techniquement très éloignée du ski. Cette disparité existant depuis quelques années déjà, deux possibilités s’offrent alors aux sportifs : se former à prix coûtant à l’étranger, ou effectuer un stage de remise à niveau, au calendrier par ailleurs non adapté au rythme des compétitions et préparations physiques propres aux sportifs de haut niveau et peu réaliste au regard du niveau demandé à l’issue du stage. Beaucoup de pays proposant un diplôme d’État propre au snowboard, la concurrence étrangère met d’autant plus la discipline en péril puisque les prochaines générations ne peuvent plus être entraînées pour perpétuer le rayonnement de la France dans le cadre des compétitions internationales, alors que le pays a les plus grands domaines skiables d’Europe et la plus haute station d’Europe avec Val-Thorens. Si le pôle de haute performance de l’Agence nationale du sport souligne l’importance de la mission d’accompagnement des sportifs de haut niveau dans leur insertion professionnelle et leur reconversion, la tenue des jeux Olympiques d’hiver 2030 peut également être l’opportunité de donner un avenir aux sportifs français à travers un message fort de reconnaissance de leur discipline. La création d’un diplôme d’État propre au snowboard ne constitue par ailleurs pas la seule issue possible à leur reconversion. L’épreuve de ski alpin, nécessaire à l’obtention du diplôme d’État de ski, pourrait tout simplement être adaptée ou déclinée à leur discipline et s’avérer tout aussi exigeante et technique, mais en snowboard. Il pourrait également s’agir de ré-introduire la passerelle qui pré-existait. Entre adaptation du CTT et création du diplôme d’État de snowboard, de nombreux outils existent donc pour parvenir à reconnaître le snowboard au même titre que le ski. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage la création d’un diplôme spécifique au snowboard ou de permettre aux sportifs de haut niveau de les accompagner dans leur reconversion professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5850</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Accaparement de l’eau dans la Vienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1601. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’accaparement de l’eau dans la Vienne. La science n’intéresserait-elle le Gouvernement que lorsqu’elle sert ses intérêts ? En témoigne la manière dont le préfet de la Vienne a rapidement fait invalider une étude scientifique commandée il y a quatre ans par l’établissement public territorial de bassin. Confié à une filiale de Suez, ce rapport de 600 pages, intitulé « Hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC) », devait pourtant déterminer la pertinence de construire 30 bassines visant à stocker 8,8 millions de mètres cubes d’eau. L’étude est formelle : toutes les bassines ne pourront pas être remplies. Alors que les pressions exercées sur les ressources hydriques du bassin de la rivière Clain sont déjà trop importantes depuis plusieurs décennies, les dérèglements climatiques ont accru la fréquence et l’intensité des sécheresses hivernales. Dès lors, penser que l’on pourra faire face au manque d’eau l’été par le stockage de l’eau pompée dans les nappes phréatiques en hiver est illusoire. Inutile de rappeler que pour faire valider la construction des bassines, le Gouvernement s’est appuyé sur un ancien rapport du BRGM dont les données s’étendent de 2000 à 2011. Autrement dit, une période où la question de l’eau n’était pas aussi centrale et où les sécheresses n’étaient pas aussi massives. L’étude HMUC pose uniquement des constats sur la situation hydrique de la région et les possibilités d’un juste partage de l’eau. Pour autant, elle remet en question le maintien d’un modèle agricole prédateur des ressources, des personnes et de la biodiversité. Alors, par l’intermédiaire du préfet et sous pression de la FNSEA, l’État s’entête à défendre l’intérêt particulier, quitte à sacrifier l’avenir agricole de la Vienne. Les bassines ne bénéficieront qu’à une infime minorité d’exploitations. Celles-ci sont majoritairement tournées vers des cultures intensives, gourmandes en eau et en pesticides à destination de l’élevage industriel. Déjà sous perfusion grâce aux aides de la PAC, l’agro-industrie pourrait également bénéficier d’argent public, à hauteur de 70 %, pour financer ses bassines. Il est temps de réintroduire un juste partage des ressources permettant d’assurer la viabilité des sols et le retour à une agriculture locale et saine. À ce titre, le comportement du préfet n’est pas à la hauteur des enjeux. Sous couvert de défendre les intérêts économiques de la région, son passage en force va à l’encontre des réalités climatiques et de l’indispensable transition que doit engager l’agriculture française. Ce déni de réalité est incompréhensible pour l’immense majorité des agriculteurs, irrigants ou non, qui seront privés d’eau par la construction des mégabassines. En prétextant l’absence d’étude sur les impacts socio-économiques et bien que le cahier des charges ne le demandât pas, le préfet est parvenu par tous les moyens à faire invalider l’étude. Sur place, cet acharnement est vécu comme une trahison et un déni de réalité probant, cela dans le seul but de porter un projet allant à l’encontre de l’intérêt général. Cette absence constante de remise en question laisse perplexe. Les études s’accumulent, la contestation se généralise et pourtant le Gouvernement décide de faire la sourde oreille. En 2024, les nappes phréatiques et les cours d’eau de la Vienne étaient historiquement bas, alors que l’été vient seulement de débuter. Cette situation alarmante démontre à quel point le solutionnisme technologique que le Gouvernement propose n’est pas à la hauteur. Il lui demande quand le Gouvernement décidera d’un moratoire sur la construction des mégabassines, qui privent d’eau une majorité d’agriculteurs au profit d’une minorité s’acharnant dans un modèle dépassé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1617</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5851</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michaël Taverne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Difficultés dans la gestion des déchets par les entreprises du BTP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1617. — 5 novembre 2024. — M. Michaël Taverne interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés auxquelles les entreprises du BTP sont confrontées en matière de gestion de déchets. En effet, si les réglementations en vigueur sont nécessaires, elles sont la source pour les entreprises concernées de frais non négligeables et s’accompagnent de difficultés récurrentes à trouver un lieu de collecte suffisamment proche. Afin de limiter ces difficultés, notamment d’ordre économique et afin de permettre aux professionnels de s’acquitter dans les meilleurs conditions de leurs obligations en la matière, des solutions concertées doivent être trouvées. De fait, il lui demande si le Gouvernement entend se pencher sur cette problématique, en associant le secteur du BTP à sa réflexion et si c’est le cas, quelles mesures sont envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5851</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Difficultés de la gestion des déchets dans le secteur du BTP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1618. — 5 novembre 2024. — M. Franck Allisio attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés rencontrées par le secteur du BTP quant au respect des réglementations en matière de déchets. En effet, si ces réglementations sont nécessaires, elles impliquent pour les entreprises de ce secteur de nombreux coûts et parfois des difficultés à trouver un lieu de collecte suffisamment proche. Ainsi, une des solutions semble être la généralisation d’une logique de mutualisation de la collecte dans des zones dédiées et gratuites, gérées notamment par les organismes percevant l’écotaxe. De fait, il souhaite connaître les actions que le Gouvernement entend entreprendre afin de permettre aux entreprises du BTP de respecter les normes en vigueur, tout en limitant les coûts afférents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5851</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Faciliter les démarches pour lutter contre les dépôts sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1619. — 5 novembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la complexité de la gestion des déchets professionnels, en particulier pour les artisans et entreprises du bâtiment. Bien que l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier deviennent progressivement gratuites depuis 2024 et que les points de collectes de déchets se multiplient pour accueillir les déchets professionnels (gravats, déchets dangereux, métaux ou matériaux recyclables), ces procédures demeurent complexes et mal connues par certains professionnels. Ainsi, la complexité des procédures liées au traitement des déchets professionnels ne permet pas de lutter efficacement contre les dépôts sauvages, véritable fléau qui gangrène la ville de Marseille. En effet, chaque année à Marseille, plusieurs centaines de tonnes de déchets sont rejetées illégalement sur la voie publique ou dans la nature. Le coût de l’enlèvement de ces dépôts sauvages est estimé à 1,7 million d’euros chaque année pour la Métropole. Ainsi, afin de lutter contre les dépôts sauvages et pour faciliter les démarches visant à traiter et à valoriser les déchets des professionnels, Mme la députée appelle à une meilleure information et à une simplification des démarches pour les entreprises pour la gestion de leurs déchets professionnels. Elle lui demande également si elle compte accélérer la mise en œuvre du coût zéro pour les entreprises qui s’engagent dans le tri de leurs déchets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5852</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Soutien à l’Office français de la biodiversité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1620. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le manque de moyens humains et budgétaires de l’Office français de la biodiversité (OFB). L’OFB possède de nombreuses missions, dont celle de police de l’environnement qui déploie 1 700 agents sur l’ensemble du territoire. Ainsi, l’OFB contribue à l’exercice des polices administrative et judiciaire relatives à l’eau, aux espaces naturels, à la flore et la faune sauvage, à la chasse et à la pêche. La bonne mise en œuvre de cette police de l’environnement est corrélée à sa bonne compréhension. Dès lors, comme l’a souligné M. Olivier Thibault, président de l’OFB, un travail de pédagogie doit être effectué aussi bien auprès des agriculteurs que des élus. La légitimité de la police de l’environnement ne doit pas être remise en cause mais, a contrario, renforcée et accompagnée par l’État. À titre d’exemple, pour l’année 2023, 3 000 fermes sur les 400 000 exploitations que compte la France ont fait l’objet de contrôles. Conscient de l’appui fondamental de l’OFB aux politiques publiques pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité, il lui demande quels sont les moyens qu’elle envisage de déployer afin de soutenir l’OFB ; ces moyens supplémentaires étant nécessaires pour être à la hauteur des ambitions affichées en faveur de l’écologie et de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5852</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Adaptation et gestion des risques face aux aléas climatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1622. — 5 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la recrudescence des catastrophes naturelles « crues-inondations » dans le département des Alpes-Maritimes. En effet, suite à d’énièmes épisodes de type méditerranéen, survenus les 19 et 26 octobre 2024, le département des Alpes-Maritimes, et en particulier le pays grassois, a une nouvelle fois été la cible d’évènements climatiques d’envergure apportant leurs lots de perturbations et de désolation. Inondations, glissements de terrain liés au ruissellement, perturbation du trafic routier : ce sont autant de contraintes qu’ont subies les Maralpins dans cette tempête redoutable. Apportant un cumul de pluie important, concentrée en quelques heures, ces épisodes climatiques de plus en plus réguliers sont une menace pour de nombreux habitants, entreprises et emplois dans ce territoire. Lourdement meurtrie par les ravages de la tempête Alex, la vie des Maralpins ne peut être suspendue à chaque intempérie. Afin de se protéger de ces épisodes meurtriers, qui ne vont cesser de se multiplier dans les prochaines années, il lui demande quel plan d’action elle compte mettre en œuvre afin de renforcer la résilience des territoires de ces moments si chaotiques. Compte-t-elle aider juridiquement, financièrement et administrativement les collectivités locales à adopter des plans plus adaptés aux réalités géographiques ? Bassins de rétention, barrages écréteurs de crues, protection des surfaces agricoles, fin de la loi SRU dans les zones assujetties aux inondations, quelles solutions compte-elle mettre en œuvre pour que les Maralpins n’aient plus à subir les conséquences de la moindre tempête ? Face à l’agacement suscité par la répétition de ces phénomènes climatiques laissés sans réponse, il est urgent d’apporter enfin des solutions durables pour le département. ll lui demande quelles réponses elle entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5852</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Crues soudaines et adaptation au changement climatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1623. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les récentes intempéries dans le sud-est de la France qui ont causé des inondations dévastatrices, amplifiées par des orages diluviens et des sols saturés. Entre les 25 et 27 octobre 2024, des crues soudaines et violentes ont atteint des niveaux record dans plusieurs rivières et cours d’eau de la région, entraînant des évacuations d’urgence et des dégâts matériels significatifs. Dans plusieurs villes et villages, les habitants ont été confrontés à une montée rapide des eaux qui a endommagé leurs habitations et submergé des infrastructures structurantes (ponts, routes, voies de chemins de fer). D’après une évaluation récente de la Caisse centrale de réassurance, les inondations qui ont submergé le Sud-Est et l’Île-de-France coûteraient entre 320 et 420 millions d’euros. Il est nécessaire de travailler sur la prévention face aux risques climatiques et de s’adapter aux mutations que nos enfants vont devoir confronter. Ces épisodes posent la question prioritaire de la pérennité des infrastructures et de la gestion de l’eau en zones à risque. À la suite de la dépression Déna, aux conséquences catastrophiques et au bilan humain désastreux à Valence, les épisodes de crues soudaines (« flash-flooding ») doivent être intégrés aux risques naturels majeurs dont il convient de se prémunir. Il apparaît déjà que le Plan eau, annoncé en mars 2023, est dépassé face aux catastrophes climatiques récentes. Si Mme la ministre convient qu’il s’agit de le renforcer dans le cadre du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), présenté il y a quelques jours, il serait intéressant d’y associer les parlementaires, les élus locaux et les citoyens, pour s’assurer d’une mise en œuvre accélérée. Face à la mise en danger des personnes, il lui demande quelles mesures concrètes elle compte prendre pour renforcer la prévention et protéger les habitants des régions sujettes aux épisodes de crues soudaines sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5853</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1645. — 5 novembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le chèque énergie. Ce dispositif, issu de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV), prévoit l’envoi automatique d’un chèque énergie aux ménages ayant un revenu fiscal de référence de moins de 11 000 euros. À travers son attribution automatique, le chèque énergie permet à de nombreux ménages, parmi les plus précaires, d’être soutenu pour assumer le coût de leur facture énergétique. Cependant, le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE) a augmenté de 70% sur les trois dernières années et de 81% sur les 5 dernières années ce qui fait du chèque énergie une aide nécessaire mais insuffisante. De plus, l’éligibilité et l’automaticité de cette mesure étaient adossées au revenu fiscal de référence et à la taxe d’habitation. Or, depuis la suppression totale de la taxe d’habitation en 2024, il n’est plus possible de disposer d’un fichier centralisant le nombre d’unité de consommation et donc de ménage. Face à cette problématique, le précédent gouvernement avait décidé, dans le cadre de la campagne de versement du chèque énergie 2024, de distribuer l’aide aux mêmes ménages qu’en 2023. Cette décision a exclu près d’un million de ménages nouvellement éligibles. Face à la mobilisation des associations de défense des consommateurs, une plateforme numérique a été mise en place le 4 juillet 2024 permettant aux ménages non concernés par l’automaticité du versement d’en faire la demande. Sur les 110 000 demandes enregistrées, seules 31 500 ont été satisfaites ce qui, rapporté au million de ménage nouvellement éligible, donne un taux de non-recours absolument considérable. Il souhaite donc l’interroger sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour permettre l’automaticité totale du chèque énergie et ainsi lutter contre le non-recours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5853</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Annonces relatives au « budget vert » pour 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1671. — 5 novembre 2024. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les annonces relatives au « budget vert » pour 2025, lequel est présenté comme un effort sans précédent en matière environnementale. Si le Gouvernement met en avant un montant inédit de 42,6 milliards d’euros de dépenses jugées favorables, plusieurs points méritent toutefois d’être nuancés. D’une part, une part significative de ces dépenses favorables concerne le secteur de l’énergie, avec 4,2 milliards d’euros dédiés au soutien à la production d’électricité renouvelable, surtout d’origine photovoltaïque. Cependant, cette augmentation est largement due à la baisse des prix de l’électricité, qui impose à l’État de combler la différence avec les prix garantis, rendant cette évolution plus mécanique que volontaire. D’autre part, les dépenses défavorables à l’environnement demeurent non négligeables, avec 8,1 milliards d’euros, dont 2,5 milliards d’euros pour les exonérations sur les carburants et 0,5 milliard d’euros pour le soutien au transport aérien, des secteurs particulièrement polluants. En dépit des efforts annoncés, cette somme ne diminue que de 1,5 milliard par rapport à l’année précédente et certaines dépenses dites « brunes », comme celles liées à la péréquation tarifaire pour l’énergie fossile dans les territoires d’outre-mer, subsistent. Enfin, seulement 15 % des dépenses budgétaires font l’objet d’une évaluation environnementale autre que « neutre », un chiffre bien faible en regard des enjeux écologiques actuels. Elle lui demande si le Gouvernement ne pourrait pas, dans ces conditions, revoir les priorités budgétaires pour aligner davantage sa politique fiscale et budgétaire avec les objectifs de la planification écologique et donner davantage de transparence sur l’impact réel des niches fiscales brunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5854</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du « prêt avance rénovation »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1709. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en œuvre du « prêt avance rénovation » instauré par la loi « climat et résilience » du 22 août 2021. Ce dispositif, conçu pour aider les ménages modestes à financer des travaux de rénovation énergétique dans leur logement, n’est pas réellement proposé par les établissements bancaires, rendant impossible l’accès à ce financement pour les bénéficiaires potentiels. Sans ce dispositif, les ménages les plus modestes ne peuvent réaliser les travaux de rénovation énergétique nécessaires à l’amélioration de leur habitat et à la réduction de leur consommation énergétique. M. le député souhaite connaître les raisons pour lesquelles ce prêt n’est pas accessible dans les faits. Il demande quelles mesures Mme la ministre envisage de mettre en place pour remédier à cette situation et quelles actions elle compte entreprendre pour assurer que le prêt avance rénovation soit effectivement proposé par les banques, permettant ainsi aux ménages les plus modestes de bénéficier de ce soutien pour leurs projets de rénovation énergétique. Il lui demande également combien de foyers ont pu bénéficier de ce dispositif depuis son instauration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5854</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation monogestes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1710. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la possibilité de prolonger les autorisations des travaux monogestes pour bénéficier de MaPrimeRénov’. Les contraintes introduites en janvier 2024 pour la rénovation énergétique ayant conduit à une baisse très sensible des travaux de rénovation, le Gouvernement a décidé, à juste titre, par décret et arrêtés publiés au Journal officiel le 22 mars 2024, d’autoriser à nouveau, à compter du 15 mai 2024, les travaux monogestes pour l’obtention de MaPrimeRénov’. Parallèlement, il a levé l’obligation préalable de réaliser un geste de chauffage ainsi que l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE). Un récent rapport, ainsi que de nombreux retours de terrain, ont illustré que les modifications constantes dans la réglementation de la rénovation énergétique freinaient considérablement la réalisation de ces travaux et pouvaient mettre de nombreux ménages désireux de les réaliser dans des situations difficiles, d’autant que les réponses de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’apparaissaient, du fait de ces mêmes changements, pas toujours fiables dans le temps. En outre, si nombre de ménages sont désireux d’effectuer des travaux, leurs moyens ne leur permettent pas d’entamer des travaux de rénovation globale et seule la rénovation monogeste leur est possible. Cependant, les textes susvisés autorisent ce processus uniquement jusqu’au 31 décembre 2024. Il apparaît essentiel de prolonger cette autorisation, pour permettre aux ménages modestes de réaliser néanmoins des travaux et pour garantir une stabilité dans les règles du jeu, qui a fait cruellement défaut jusqu’ici. Il convient en l’espèce d’avoir une position pragmatique et non idéologique. Il lui demande donc de lui confirmer que cette possibilité sera reconduite au-delà du 31 décembre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5854</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Cartographies des traits de côtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1716. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, que la « loi climat et résilience » a prévu l’établissement par décret d’une liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doit être adaptée aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral. Les communes listées doivent réaliser une cartographie d’évolution du trait de côte à court (0-30 ans) et long (30-100 ans) termes. Les communes listées en 2022 n’ont plus qu’une année pour réaliser ces cartographies indispensables pour déterminer à plus long terme les zones exposées au recul du trait de côte ainsi que les constructions autorisées dans ces zones exposées à long terme. Compte tenu de l’emballement du dérèglement climatique, il paraît urgent de travailler au plus tôt à l’adaptation des territoires à la montée des eaux et à l’érosion des côtes. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour s’assurer de l’avancée des travaux de cartographie ainsi que de leur publication auprès du public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5855</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Protection des plages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1717. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les difficultés de réalisation, par les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), de dispositifs de protection des plages contre l’érosion. L’érosion côtière est un sujet majeur de préoccupation et diverses mesures sont à l’étude pour assurer la protection des populations, lorsque des habitations se situent directement en bord de rivage. Un autre problème se pose, qui est celui du maintien des plages dans les zones littorales et touristiques. L’érosion côtière liée aux intempéries conduit, dans certaines zones du littoral et notamment sur le littoral méditerranéen, à la réduction de la largeur des plages. Ceci est évidemment particulièrement problématique dans les zones touristiques, où ce phénomène peut conduire à des difficultés économiques majeures, l’économie touristique étant intimement liée, en période estivale, à la fréquentation des plages. Un certain nombre de systèmes existent pour protéger les plages : mécanismes brise-houles, rochers artificiels, sacs géotextiles. Cependant, la mise en œuvre de ces systèmes, seule à même de protéger un certain nombre de plages, se heurte à deux difficultés. La première est économique, au regard du coût de ces solutions, malheureusement liées à la difficulté de leur installation. La seconde est administrative et doit évoluer. En effet, les collectivités et EPCI souhaitant implanter de tels systèmes se heurtent à de grandes difficultés pour obtenir les différentes autorisations auprès des services de l’État. Les réglementations changent régulièrement, les circuits de décision sont longs, les prescriptions parfois incompréhensibles au regard des enjeux. Chaque opération s’apparente de plus en plus à un parcours du combattant et nécessite des délais extrêmement longs. Cela est particulièrement décourageant pour les porteurs de projets, alors même qu’il faudrait au contraire les accompagner afin de réaliser les travaux dans des délais rapides. Il en est de même des simples opérations de ré-ensablement. Dans un contexte où la simplification administrative est une nécessité pour le pays et au regard des enjeux économiques et touristiques visiblement peu pris en compte à ce jour, il lui demande donc comment l’État envisage de simplifier les procédures actuelles afin de favoriser les opérations de protection des plages contre l’érosion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5855</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Atténuer l’impact lumineux des éoliennes pour les riverains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1742. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le balisage lumineux des parcs éoliens. En effet, afin de sécuriser l’espace aérien, il est indispensable de signaler les possibles obstacles à la navigation, à fortiori pour les aéronefs qui circulent selon la règle « voir et éviter ». La nécessité de l’éclairage se pose d’autant plus au regard de la position de certaines éoliennes, pouvant atteindre 180 mètres de hauteur, sachant que l’aviation militaire effectue parfois des vols d’entraînement pouvant atteindre une altitude de 100 mètres. Toutefois la présence de cet éclairage constant engendre pour les riverains une véritable pollution visuelle que ces derniers ont de plus en plus de mal à accepter. Malgré un assouplissement des exigences réglementaires, tel que l’autorisation de l’utilisation de feux à « faisceaux modifiés », les mesures en vigueur n’imposent aucune obligation pour les exploitants de parcs éoliens en matière de réduction de l’impact lumineux. La législation française est par ailleurs une des plus strictes du monde en ce qui concerne l’éclairage sur les éoliennes. Il convient donc d’établir un projet de révision de la règlementation actuelle visant à réduire grandement les nuisances visuelles causées par ce balisage, tout en assurant la sécurité aérienne. Quatre solutions alternatives ont été mises en place par les pays voisins de la France, notamment par l’Allemagne et la Belgique, la dernière consistant à adopter un balisage circonstancié pour lequel l’éclairage des éoliennes s’active uniquement à l’approche d’un aéronef et s’éteint à la suite du passage de ce dernier. Cette technique ayant été mise en place pour les feux, une solution identique semble totalement envisageable pour les éoliennes. L’utilisation de ce dispositif permettrait alors de réduire d’environ 90 % le temps d’éclairage, ce qui entraînerait une économie d’énergie non négligeable. Ce nouveau système d’éclairage est notamment plébiscité par les communes pour son caractère moins perturbant. Dans une réponse à une question écrite datant du 5 janvier 2023, le ministère de la transition écologique déclarait que, sous réserve des résultats des expérimentations réalisées entre septembre 2020 et juin 2022, ce dispositif devrait être « disponible vers l’été 2023 ». Or un an après l’échéance fixée, le Parlement n’a toujours pas eu accès aux rapports de ces évaluations. M. le député demande donc à Mme la ministre de bien vouloir fixer une date prévisionnelle pour la transmission du rapport. Il lui demande également si le Gouvernement envisage le déploiement d’un système tel que celui utilisé par l’Allemagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5856</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Transmission d’informations d’épandage aux citoyens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1743. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité d’améliorer la transparence des informations entre les citoyens et l’administration. En effet, celui-ci a été saisi par une habitante de sa circonscription afin de lui indiquer un épandage de boues de station d’épuration ayant eu lieu en 2020. Cet épandage a engendré divers symptômes chez les résidents avoisinants, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle pollution des sols et des eaux, avec des valeurs potentiellement non conformes dans la composition des boues. Malgré leur demande, les habitants n’ont pas pu obtenir les analyses auprès de l’entreprise responsable de l’épandage ou de la DDTM. Plus récemment, cette même habitante à indiqué un épandage de boues à proximité de son domicile, alléguant que celui-ci aurait entraîné la mort de son animal de compagnie en contaminant les eaux et les sols. Jusqu’à présent, aucune prise d’échantillons n’a été réalisée par la DDTM, malgré les constatations de la gendarmerie et les relances de la résidente concernée. Face à cette situation, il lui demande si des citoyens peuvent avoir accès à ce type d’analyse afin de prouver un lien de causalité et, le cas échéant, d’engager des procédures judiciaires appropriées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5856</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Protéger la population des risques liés aux PFAS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1774. — 5 novembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’augmentation des données quant à l’exposition de la population française aux substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). Les PFAS sont largement utilisés depuis les années 1950 dans divers domaines industriels et produits de consommation courante, des emballages alimentaires aux produits ménagers en passant par les ustensiles de cuisines. Ces substances chimiques se décomposent d’elles-mêmes très lentement et leurs conséquences sur la santé humaine et les écosystèmes font l’objet de préoccupations justifiées. Elles causeraient maladies thyroïdiennes, taux élevés de cholestérol, lésions au foie, cancers du rein et des testicules, réponses réduites aux vaccins, faibles poids à la naissance, etc. Très persistantes, les PFAS sont présentes dans les déchets générés en fin de vie par les produits de consommation. À travers les rejets, domestiques ou industriels, ils se retrouvent dans tous les milieux de l’environnement : l’air, les sols et l’eau. Récemment, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) indiquait que 100 % des échantillons de lait maternel étaient contaminés au PFOA, un PFAS cancérogène avéré pour l’homme et interdit. Des prélèvements d’eau potable effectués dans plusieurs communes du Gard, notamment à proximité de l’usine chimique Solvay, feraient ressortir la présence d’un PFAS - le TFA - dans des quantités non négligeables. La proposition de loi n° 161 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, non encore adoptée, a été déposée pendant la précédente législative et concerne uniquement le fart, les produits cosmétique et l’habillement. Cette première étape semble nécessaire dans l’attente d’une harmonisation européenne. Le Gouvernement disposant de l’initiative des lois, M. le député demande à Mme la ministre l’inscription d’un projet de loi identique à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, afin de permettre une adoption rapide de cette loi essentielle pour la santé publique. Il apparaît enfin que le Gard, la Haute-Savoie, le Rhône, le Jura et l’Oise sont les 5 départements les plus exposés aux PFAS. En lien avec la ministre chargé de la santé, il lui demande ce qu’elle entend déployer pour assurer un suivi au plus près de la santé des habitants concernés par les risques liés aux PFAS, faire mieux respecter les interdictions en vigueur et accompagner les industriels dans des mutations technologiques et économiques qui se révèlent impérieuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5856</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fonds de mobilité active
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1635. — 5 novembre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la concrétisation des projets permis par le fonds de mobilité active. Crée par la premier « plan vélo » en 2018, le Fonds de mobilité active a pour objectif de développer des projets de pistes cyclables et créer des places de stationnements sécurisées pour les vélos. Sous l’impulsion d’Élisabeth Borne, alors Première ministre, le 2e « plan vélo » a permis la reconduction du fonds de mobilité active. À la suite du premier comité interministériel du « plan vélo » en mai 2023, il devait être renouvelé de 250 millions d’euros par an, dont 200 millions pour les infrastructures. En janvier 2023, l’appel à projet « Fonds mobilités actives - aménagements cyclables » doit permettre de financer des projets d’aménagements sécurisés et résoudre les discontinuités d’itinéraires pour une enveloppe de 100 millions d’euros. Plus de 600 dossiers ont été déposés à la clôture de l’appel à projet. L’autre volet du fonds national concerne les appels à programmes « territoires cyclables » pour les territoires les moins avancés dans la mise en œuvre d’infrastructures cyclables. En novembre 2023, M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la vohésion des territoires et M. Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports annoncent le lancement du 7e appel à projets « aménagements cyclables », doté de 125 millions d’euros. L’appel à projets est clos depuis mars 2024. Par ailleurs, une deuxième édition de l’appel programmes « territoires cyclables » devait être lancée en avril 2024, doté de 125 millions d’euros supplémentaires. Alors que les annonces témoignent de la volonté du Gouvernement de développer une réelle politique cyclable à l’échelle nationale et que les collectivités répondent activement aux appels à projets, preuve de leur engagement dans la transition pour faire du vélo un mode de déplacement du quotidien, il l’interroge afin d’obtenir des informations sur le déploiement de ces appels à projets et le déblocage des fonds affectés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5857</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire pour les apprentis de moins de 18 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1688. — 5 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de mettre en cohérence le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023, qui abaisse l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à 17 ans et le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis. L’abaissement de l’âge minimal à 17 ans constitue une avancée importante pour renforcer l’autonomie des jeunes, en particulier ceux issus des filières professionnelles et d’apprentissage, qui rencontrent souvent des difficultés accrues en matière de mobilité, notamment dans les territoires où les infrastructures de transport public sont limitées. Toutefois, le décret de 2019 sur l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis ne s’applique qu’aux jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans, ce qui crée une incohérence avec la nouvelle mesure. Cette disparité prive de nombreux jeunes apprentis, dès l’âge de 17 ans, d’une opportunité de mobilité et d’autonomie cruciale pour leur formation et leur insertion professionnelle. Une révision de l’aide au financement du permis de conduire semble donc indispensable pour qu’elle prenne en compte l’abaissement de l’âge minimal et offre aux jeunes en apprentissage, ainsi qu’à ceux des filières professionnelles, les moyens d’acquérir plus tôt cette autonomie. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à l’adaptation de ce dispositif d’aide, afin de garantir à tous les jeunes apprentis, dès 17 ans, un accès équitable au financement de leur permis de conduire, contribuant ainsi à leur réussite dans leur parcours professionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5857</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Victor Castor</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Travaux de doublement du pont du Larivot en Guyane
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1726. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Victor Castor interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les travaux de doublement du pont du Larivot en Guyane. Alors que sa mise en service était initialement annoncée pour 2024, les travaux de doublement du pont du Larivot accusent un retard d’autant plus inquiétant qu’il semble lié à des blocages techniques difficilement solvables. Pour rappel, ce n’est qu’au prix d’une fermeture pendant 4 mois en 2009 du pont existant, puis d’une manifestation populaire sans précédent en 2017 et la signature d’un plan exceptionnel d’investissements par les accords de Guyane, que le doublement du pont du Larivot a été acté. Comme à chaque fois quand il s’agit de l’aménagement par l’État du territoire guyanais, l’anticipation est illusoire et la réalisation discutable. Ainsi, en dépit d’une large opposition tant des élus que de la population, qui souhaitaient un projet plus adapté aux projections démographiques, l’État a tenu à réaliser ce projet sur la base d’éléments et documents d’aménagement dépassés (Plan global des transports de 2013). Au surplus, ce projet non revu et donc sous-dimensionné, est réalisé sans avoir pris la juste mesure des contraintes géotechniques des sols. Et pourtant, l’instabilité des sols notoirement connue dans cette zone avait permis d’établir un planning prévisionnel des travaux indiquant que « le pont serait principalement réalisé depuis la rive gauche à Macouria, étant donné la présence de très mauvais sols en rive droite à Matoury » (cf. Rapport de l’enquête publique de F. Armanville). Or les travaux d’installation des pieux ont bien débuté sur la rive de Matoury. L’extrême ralentissement du chantier à ce jour est la conséquence directe de ces choix parisiens déconnectés du territoire. La construction de cet ouvrage absorbe à elle seule la quasi-totalité de l’investissement infrastructurel de l’État en Guyane, territoire dont 7 communes sur 22 sont totalement enclavées. En effet, selon le rapport d’activité de 2022 de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFIT), la consommation 2022 pour les investissements routiers de Guyane s’est élevée à 152 542 777 euros et le montant fléché pour cette opération du doublement du pont était de 149 900 000 euros. Dès lors, qu’en est-il des autres investissements indispensables au désenclavement du territoire, à la mise aux normes des RN 1 et RN 2, à leur doublement prévu dans le protocole des accords de Guyane de 2017 ? Les errements dans la gestion par l’État des travaux du pont du Larivot ne doivent en aucun cas empêcher une planification pluriannuelle de travaux d’aménagement d’envergure en Guyane tel que le préconise le rapport d’information parlementaire n° 1924 de 28 novembre 2023. En outre, alors que des entreprises guyanaises sous- traitantes concentrent une part importante de leurs ressources sur ce chantier, le ralentissement des travaux met en péril un tissu économique local déjà fragile. Enfin, la justification technique avancée, tenant à la qualité des sols, conduit à s’interroger sur la solidité et la pérennité de l’ouvrage en construction mais aussi amène à questionner le choix de construction de la prochaine usine EDF dans la même zone. En conséquence de ce qui précède, il lui demande un éclairage précis sur l’état des travaux, les difficultés rencontrées et les solutions portées ; l’évaluation des surcoûts ; une réunion du comité de suivi des travaux initialement prévu (cf. point 4.3 de l’exposé des motifs et considérations justifiant le caractère d’utilité publique de l’opération) ou, à défaut, le comité de suivi instauré par la circulaire du 15 octobre 1992 relative à la conduite des grands projets d’infrastructures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5858</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Implantation des ralentisseurs routiers et précisions juridiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1787. — 5 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le respect du décret n° 94-447 encadrant strictement l’implantation des ralentisseurs de type dos d’âne (de forme bombée) et de type trapézoïdal (de la forme d’un trapèze). À la question écrite n° 3041 ( Journal officiel du 8 novembre 2022) déjà déposée sur le sujet, il s’étonne de la réponse partielle et imprécise qui lui a été apportée ( Journal officiel du 11 juillet 2023, page 6576). C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui donner des précisions quant à la forme géométrique exacte des ralentisseurs que le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) (ex CERTU) nomme dans son guide « Coussins et plateaux » de 2010, « plateaux », « plateaux traversants », « plateaux surélevés », « plateaux ralentisseurs », « coussins berlinois » ou encore « coussins lyonnais ». Il lui demande aussi de lui indiquer la raison pour laquelle le Cerema incite dans ce guide les élus locaux au non-respect du décret n° 94-447, alors qu’il y est écrit que « Ce guide méthodologique n’a pas de valeur réglementaire » et que « les photos présentées dans ce document ont pour objectif l’illustration des propos et ne représentent pas forcément l’exemple à suivre ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5858</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ligne nouvelle Paris-Normandie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1799. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité d’étudier en priorité la réalisation du tronçon Mantes-la-Jolie - Paris dans le cadre du projet de ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN). Ce tronçon représente un segment clé pour améliorer les liaisons ferroviaires entre la Normandie et l’Île-de-France, tout en désengorgeant efficacement le réseau ferroviaire francilien. L’axe Mantes-la-Jolie - Paris est actuellement saturé, impactant à la fois les usagers normands et franciliens. La réalisation de ce tronçon permettrait de fluidifier les arrivées vers Paris, de réduire les temps de trajet et d’améliorer la fiabilité des trains, tant pour les voyageurs que pour le fret. Cela favoriserait un meilleur accès à la capitale pour les Normands, tout en réduisant la congestion sur les lignes ferroviaires de l’ouest parisien. Ce tronçon représente également un investissement plus réduit en matière de coût, comparé à la réalisation de l’ensemble du projet LNPN. Il pourrait donc constituer une étape intermédiaire tout en offrant des bénéfices significatifs pour les deux régions. En optimisant les liaisons sur cette section stratégique, il serait possible de répondre rapidement à une partie des besoins sans attendre la réalisation complète du projet. M. le député demande donc à M. le ministre d’étudier la possibilité de prioriser ce tronçon Mantes-la-Jolie - Paris, afin de soulager rapidement le réseau ferroviaire tout en maximisant les gains pour les usagers normands et parisiens, dans une démarche à la fois économique et efficace. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce point et les mesures envisagées pour accélérer la réalisation de ce segment prioritaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5859</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Offre des trains de nuit en Haute-Savoie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1800. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le développement de l’offre des trains de nuit. En 2021, dans un document du ministère de l’écologie, il était envisagé la création d’une liaison ferroviaire hivernale de nuit entre Paris et la Savoie. Deux trajets étaient examinés : Paris - Chambéry - Bourg-Saint-Maurice et Paris - Annecy - Saint-Gervais-les-Bains. Alors que l’évolution des mobilités est nécessaire pour une diminution des émissions de CO2 à travers une mobilité plus vertueuse, le train est un enjeu majeur pour la transition énergétique du pays. Ces projets s’inscrivent dans une offre saisonnière en cohérence avec la période touristique d’hiver vers les stations de montagne de la Savoie et de la Haute-Savoie. Ce projet revêt donc un enjeu écologique et économique pour ces territoires. Cependant, parmi les lignes dont l’État est autorité organisatrice en 2024, ce projet n’apparaît pas. Par conséquent, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’appliquer ce projet de train de nuit entre Paris et les Savoie lors de la saison hivernale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5859</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Non à l’austérité dans les CMA et à la gabegie dans l’apprentissage !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1629. — 5 novembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation alarmante des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et les dérives dans le financement de l’apprentissage. Depuis 2010, la situation des CMA et de leurs 12 000 agents se dégrade de manière ininterrompue. Les réformes successives, notamment la loi « PACTE » et les coupes budgétaires, ont fragilisé le réseau. En 2023, une ponction de 15 millions d’euros sur la TFCMA a été décidée et d’ici 2027, ce sont 60 millions d’euros qui seront retirés des ressources des CMA. Cette baisse affecte directement les services vitaux que les CMA offrent aux artisans et apprentis. Cette cure d’austérité qui frappe ce réseau depuis des années est d’autant plus révoltante lorsque l’on regarde la gabegie financière dans la gestion de l’apprentissage. Chaque année, la France dépense environ 12 milliards d’euros de plus que l’Allemagne, qui a pourtant 30 % d’apprentis en plus. Ces dépenses massives, dénoncées par la Cour des comptes et l’OCDE, bénéficient souvent à des entreprises via des effets d’aubaine sur les primes d’embauche et à des centres de formation d’apprentis (CFA) peu scrupuleux, notamment dans les formations post-bac et universitaires. Pendant ce temps, les apprentis, qui comptent parmi les salariés les plus pauvres de France, se voient privés de protections fondamentales comme l’exonération de la CSG et de la CRDS, aggravant encore leur situation. Les CMA, quant à elles, se transforment progressivement en établissements commerciaux. Cette commercialisation risque de priver de nombreux artisans, notamment les plus petits et ceux issus des métiers rares, d’un accès à des conseils indispensables pour leur développement et leur survie. L’artisanat, grâce au service public assuré par les CMA, a toujours été un des rares ascenseurs sociaux de la société française. Le démantèlement du réseau des CMA signifierait l’abandon des artisans qui ont le plus besoin de soutien. Il est également urgent de repenser les niveaux de prise en charge dans l’apprentissage. Ceux-ci doivent refléter les coûts réels de chaque formation, au lieu de maintenir un modèle uniforme qui ne fonctionne pas. Ce changement est essentiel pour soutenir efficacement l’ensemble des métiers, y compris les métiers rares comme les métiers d’art, qui doivent être protégés et valorisés. Il lui demande comment on peut laisser à la dérive, voir disparaître, des savoir-faire qui permettent de pérenniser le patrimoine français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5859</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation délicate dans laquelle se trouvent les professionnels de la coiffure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1630. — 5 novembre 2024. — M. Pascal Jenft alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation délicate dans laquelle se trouvent les professionnels de la coiffure. L’activité de coiffeur est une activité professionnelle réglementée par les articles L. 121-1 et R. 121-1 du code de l’artisanat. La législation impose aux coiffeurs et aux gérants d’un salon de coiffure d’être détenteur d’un diplôme (CAP, BEP ou autre diplôme homologué). Si un premier contrôle est effectué lors de l’immatriculation de la société par le Registre national des entreprises (RNE), le contrôle des salons de coiffure par la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREEST) permet de s’assurer que les établissements de coiffure sont bien tenus par des personnes qualifiées. Cependant, il est observé une augmentation des salons de type barbier, depuis l’année 2019. Or ces derniers ne se limitent pas aux prestations d’entretien de barbes, certains se permettent de proposer des services de coiffure au rabais sans les diplômes requis par le code de l’artisanat. Outre cette illégalité, ils opposent une concurrence déloyale aux salons de coiffure. Alertée par cette situation, la préfecture d’Eure-et-Loir a réalisé une série de contrôle de l’activité des salons de type barbier sur son territoire. Le constat fut sans appel : des salons sont contraints de fermer pour exercice illégal de l’activité de coiffure et pour emplois de personne en situation irrégulière. C’est pourquoi il lui demande si elle va faire en sorte que les contrôles des salons de coiffure par la DREEST soient systématiquement effectués pour tous les salons de type barbier présents sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5860</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Échelons de la médaille du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1637. — 5 novembre 2024. — Mme Félicie Gérard interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les attributions de la médaille d’honneur régionale, départementale et communale. La médaille d’honneur régionale, départementale ou communale, régie par les articles R. 411-41 et suivants du code des communes, récompense la compétence professionnelle et le dévouement des élus, des agents et des établissements du territoire. Cette récompense comporte à ce jour trois échelons d’attribution selon le nombre d’années de services : l’argent pour 20 ans, le vermeil pour 30 ans et l’or pour 35 ans. Néanmoins, cette médaille dédiée au personnel territorial ne comprend pas de quatrième échelon, contrairement à la médaille du travail concernant les travailleurs du privé. Afin de garantir un système d’équité entre travailleurs du secteur privé et public, elle lui demande si elle prévoit prochainement de mettre en place la création de ce quatrième grade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5860</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Plan social déguisé ID Logistics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1670. — 5 novembre 2024. — Mme Danielle Simonnet interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le plan social déguisé de l’entreprise ID Logistics à Marseille. Depuis le 15 octobre 2024, les salariés du sous-traitant d’Amazon à Marseille, l’entreprise ID Logistics, sont en grève en raison de ce qu’il est convenu d’appeler un plan social déguisé suite à la fermeture d’un de ses principaux sites à Madrague-Ville dans le 15e arrondissement de Marseille. En effet, pas moins de 10 000 à 21 000 colis transitent chaque jour dans cet entrepôt géré par 47 salariés à destination de Marseille et des communes environnantes. Or Amazon a décidé de ne pas renouveler son contrat avec l’entreprise de sous-traitance. La fermeture de l’entrepôt était initialement prévue le mercredi 30 octobre, mais la multinationale américaine a stoppé dès le vendredi précédent l’envoi de ses colis provoquant la fermeture pure et simple du site d’ID Logistics, sans que celle-ci n’ait mis en place un projet de reclassement ni un plan sauvegarde de l’emploi (PSE) dans les règles. En effet, les conditions proposées par la direction aux salariés sont irréalistes et inacceptables : alors que pour beaucoup d’entre eux travaillent depuis l’ouverture du site en octobre 2021, la direction d’ID Logistics leur propose une mutation à 140 kilomètres dans la petite ville de Bollène (Vaucluse). S’ils refusent, ce n’est ni plus ni moins qu’un licenciement pour motif disciplinaire - en l’espèce, pour abandon de poste - qui les menace en raison d’une clause de mobilité présente sur le contrat des salariés qu’invoque la direction. Mais ces conditions sont absolument inenvisageables pour des salariés qui sont déjà bien établis à Marseille, comme témoigne l’un d’entre-eux dans le journal L’Humanité le 29 octobre 2024 : « J’ai des enfants en bas âge, qui sont nés à Marseille et viennent de faire leur rentrée des classes, je n’ai pas l’intention de les déscolariser. Trouver un logement, en si peu de temps, dans un endroit pour repartir de zéro est mission impossible. Cette offre n’est pas réaliste et ID Logistics le sait très bien. » En réalité, le prestataire d’Amazon masque bien mal sa volonté de ne pas verser d’indemnités de licenciement puisque sa proposition d’affectation ne concerne que 38 postes pour 47 salariés sur le carreau qui n’ont été prévenus que deux mois avant la décision. Surtout, un rapport rendu par l’inspection du travail des Bouches-du-Rhône le 20 octobre a constaté que la clause de mobilité présente sur le contrat des salariés n’était pas applicable puisque le site d’affectation est un établissement secondaire de la société ID Logistics, non de la société ID Selective 3, une de ses filiales, comme celui situé à Madrague-Ville. Le rapport conclut que « l’établissement d’origine, à avoir ID Logistics de Marseille, appartient donc à une société différente de l’établissement de Bollène. » Enfin, comment l’entreprise peut-elle justifier son refus de proposer des solutions payantes pour les salariés lorsque celle-ci a vu son chiffre d’affaires en hausse de 20 % au troisième trimestre 2024, lorsque son action à la bourse de Paris a grimper de 10 % et lorsque la fortune de son PDG fondateur est estimée à 1,3 milliard d’euros ? Le président marseillais de l’Association de défense des sous-traitants et des livreurs transports France (ADSTTF), M. Hervé Street qui soutient les grévistes, a raison d’évoquer un licenciement économique déguisé par l’entreprise ID Logistics en raison d’un système organisé de sous-traitance en cascade. Ce système n’a pas d’autre objectif que la recherche de profit par le moindre coût en précarisant toujours plus les travailleurs et en les exposant à des conditions de travail impossibles à tenir. Elle lui demande donc si les services de la direction générale du travail (DGT) vont être mobilisés afin de vérifier que l’entreprise ID Logistics ne s’exonère pas de l’obligation de formuler un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dès lors que des contrats de plus de neuf personnes au cours d’une période de 30 jours sont rompus par l’employeur et quelles mesures le ministère compte prendre pour lutter contre la sous-traitance en cascade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5861</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Exclusion de La Réunion du report de la revalorisation des retraites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1722. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le report de la revalorisation des retraites de six mois. Le 3 octobre 2024, la presse diffuse l’information selon laquelle le Gouvernement envisage de reporter de six mois la revalorisation des retraites prévue au 1er janvier 2025 afin d’économiser 3 milliards d’euros, report confirmé dans le projet de loi de finances pour 2025 déposé devant la représentation nationale. Pour justifier cette décision, les services de Bercy assurent que les retraités auraient un niveau de vie « aujourd’hui supérieur à celui des actifs ». Selon une étude de l’Insee parue en 2022 : les retraites à La Réunion sont les plus faibles de France après celles de Mayotte, 28 % de moins que dans l’Hexagone ; six retraités sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté ; 23 % des ménages pauvres sont des ménages retraités. À La Réunion, on est donc très loin d’un « niveau de vie plus confortable que les actifs ». Au regard de la situation réelle à La Réunion, cette décision est incompréhensible pour la population, la société civile organisée et les élus. La revalorisation des retraites doit être maintenue au 1er janvier 2025, en particulier dans les outre-mer et à La Réunion au regard des indicateurs socio-économiques et de la réalité du coût de la vie. Si Mme la ministre ne souhaite pas revenir sur cette mesure à l’échelle nationale, il lui demande d’en exclure La Réunion qui subirait une double peine avec cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5861</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prime Laforcade
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1755. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prime Laforcade et son application au sein des lieux de vie et d’accueil (LVA). En effet, la revalorisation salariale de 183 euros net mensuel a été étendue aux travailleurs sociaux du secteur privé associatif par le biais de l’arrêté du 17 juin 2022, en lien avec l’accord collectif de branche sanitaire, sociale et médico-sociale relatif à la mise en place du complément de rémunération pour les personnels socio-éducatifs. Cependant, plusieurs LVA semblent rencontrer des difficultés en ce qui concerne le versement de la prime Laforcade. D’une part, ils ne sont pas certains de leur éligibilité et, d’autre part, l’autorité de tutelle responsable du versement de ladite prime n’est pas clairement identifiée. Ainsi, il souhaite savoir qui est l’autorité de tutelle des LVA et si la prime Laforcade s’applique effectivement à ce type de structure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5861</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1763. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le décret d’application à paraître, relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, concernant l’octroi de trimestre de retraite supplémentaires à destination des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, la réforme des retraites accorde, après 10 années de service, continues ou non, en tant que sapeur-pompier volontaire, une bonification de trois trimestres pour la retraite. Au-delà d’un engagement de 10 ans, un trimestre supplémentaire aurait été accordé par tranche de cinq ans. Depuis un an les sapeurs-pompiers attendent désespérément le décret d’application de cette loi conditionnant son entrée en vigueur. Cependant, au regard du projet de décret qu’il circule à ce jour, la bonification ne devrait concerner qu’une minorité d’entre eux. Par conséquent seuls les sapeurs-pompiers qui disposent de carrières hachées pourront y prétendre. Ainsi, cette mesure ne bénéficierait qu’aux sapeurs-pompiers volontaires ne disposant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière. Pourtant la loi, dans les termes dans laquelle elle a été votée, représentait pour les sapeurs-pompiers un avantage non négligeable qui aurait permis à ces volontaires de partir plus tôt à la retraite avec un taux plein ou de profiter d’une surcote de leurs pensions. Or cette mesure, telle qu’elle est présentée dans le projet de décret, ne concernera qu’une part insignifiante des 197 000 pompiers volontaires. En effet, la majorité des sapeurs-pompiers concilient leur engagement avec l’exercice d’une activité professionnelle. Ainsi, ce projet de décret ne répond ni aux demandes faites par les pompiers volontaires ni aux volontés exprimées par les parlementaires lors du vote. En l’état, ce projet provoquera une rupture d’égalité entre les pompiers selon l’exercice d’une activité professionnelle en parallèle de leur engagement ou non. Alors qu’ils font preuve de courage, en jouant un rôle vital dans le secours et la protection de la population, l’exclusion d’une partie importante de ces altruistes du versement de cette valorisation serait une décision profondément injuste. Il est indispensable de reconnaître à sa juste valeur l’engagement et le dévouement dont font preuve des pompiers volontaires. À ce titre, il lui demande donc de bien vouloir revoir la rédaction du projet de décret d’application afin que cette mesure respecte les attentes des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5862</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prise en compte des trimestres TUC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1765. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des anciens participants aux travaux d’utilité collective (TUC) dans les années 1980 et 1990, qui dénoncent un manque de reconnaissance des périodes travaillées dans le calcul de leurs droits à la retraite. Plusieurs initiatives parlementaires, dont le rapport n° 814 de Mme la députée Stéphanie Rist, la mission flash de MM. Arthur Delaporte et Paul Christophe, ainsi que la proposition de loi n° 1410 portée par Mme Marine Hamelet, ont souligné l’importance de considérer les trimestres TUC comme réputés cotisés pour que ces périodes soient incluses dans le calcul des droits à la retraite. Cette reconnaissance permettrait de valoriser l’engagement des participants aux TUC et d’assurer une meilleure équité pour leurs droits à la retraite. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures concrètes pour permettre la validation des trimestres de TUC en tant que trimestres cotisés. Il souhaiterait connaître les dispositions que le Gouvernement envisage dans cette perspective pour concrétiser cette demande de justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5862</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Visite médicale de reprise pour les intérimaires ayant plusieurs employeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1802. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question des visites médicales de reprise des intérimaires lorsque ceux-ci sortent d’une période d’arrêt de travail (article R. 4624-32 du code du travail). Les textes prévoient que le salarié intérimaire n’a aucune somme à payer pour la visite médicale en intérim (article L. 1251-2 du code du travail). Ainsi, l’entreprise de travail temporaire prend en charge les frais de la visite mais aussi du transport jusqu’au lieu de visite. Néanmoins, un intérimaire n’est pas nécessairement inscrit auprès d’une unique agence d’intérim. Celles-ci sont alors tentées de se renvoyer la responsabilité de la prise en charge, empêchant toute reprise du travail pour l’intérimaire. Dans cette situation, il lui demande qui est l’employeur responsable, quelles seraient les règles applicables en la matière et si elle envisage de renforcer les dispositions légales ou réglementaires en vigueur afin de clarifier les responsabilités et d’améliorer la prise en charge des visites médicales d’information et de prévention et des visites de reprise pour les intérimaires en situation d’arrêt de travail.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5866</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prolifération des chats errants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7. — 1 octobre 2024. — M. Vincent Rolland* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la lutte contre la prolifération des chats errants. En effet, la surpopulation des chats est nocive à la fois pour eux, mais aussi pour l’écosystème. Cette surpopulation est due à une très forte fécondité qui, non contrôlée, suit naturellement une courbe exponentielle. Les habitants subissent aussi les nuisances de cette surpopulation, avec des chats qui entrent dans les maisons pour voler de la nourriture ou faire leurs besoins. Les habitants de certains quartiers sont contraints de vivre les fenêtres fermées en permanence. Afin de lutter contre la prolifération des chats errants, l’organisation de campagnes de stérilisation pourrait représenter une solution concrète afin de freiner ce phénomène. Néanmoins, celles-ci représentent un coût important, dont le financement repose actuellement sur les mairies et les associations de protection animale, dans des proportions variées. Malgré les enveloppes allouées par le Gouvernement ces dernières années, fort est de constater que le problème n’est toujours pas résolu sur le terrain. Aussi, il lui demande des informations sur les dispositions envisagées afin de soutenir les élus locaux et les associations dans les campagnes de stérilisation des chats errants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>793</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5866</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection et accueil des chats errants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            793. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dispositifs de protection et d’accueil des chats errants. Il fait part de sa préoccupation sur les faibles moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour aider les associations qui recueillent des chats errants. En effet, les places dont disposent les associations pour prendre en charge ces animaux sont très limitées tout comme leurs moyens financiers qui sont restreints. Face à la recrudescence des abandons en France, ces organisations s’investissent fortement, entre elles, pour recevoir le plus d’animaux possibles afin de leur prodiguer des soins, les stériliser, puis les proposer à l’adoption. D’après les acteurs de terrain, les espaces d’accueil sont saturés et les moyens financiers de plus en plus limités. La loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 apporte une première solution avec la création d’une dotation de prise en charge des chats errants dans les communes ou encore avec la mise en place d’un référent animal dans les commissariats. Il l’interroge pour avoir connaissance des modalités et de la date d’application de ces mesures.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5866</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation actuelle prévoit que les animaux errants soient conduits en fourrière sous l’autorité du maire, sans qu’il n’existe d’obligation pour l’élu de faire stériliser les chats errants ou sauvages sur le territoire de sa commune. Une alternative consistant à capturer, stériliser puis relâcher les chats vivants en groupe est autorisée en vertu de l’article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime. Cette solution présente l’avantage d’éviter la recolonisation des sites. Elle implique néanmoins un suivi de la population relâchée et suppose un budget pour la capture, les actes vétérinaires et la bonne alimentation des animaux. Son financement repose sur les mairies et les associations de protection animale, dans des proportions variées. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes a prévu la rédaction par le Gouvernement de deux rapports sur le sujet des chats errants. Le premier, présentant un diagnostic chiffré de la population de chats errants en France et contenant des recommandations et des propositions de financement, est en cours de finalisation par le ministère chargé de l’agriculture. Il s’appuie notamment sur des entretiens avec des acteurs de terrain, des élus locaux, des associations de protection animale et des vétérinaires. Il s’attache également à identifier les différents axes d’amélioration et de financement des actions visant à la réduction de l’errance féline. L’article 12 de la loi n° 2021-1539 prévoit une expérimentation permettant aux communes, dont la gestion de l’errance est une des prérogatives, de signer une convention avec le représentant de l’État dans la région au sujet de la gestion des chats errants. Des groupes de travail avec des représentants de l’État en région et département (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et direction départementale en charge de la protection des populations) et des communes ont déjà eu lieu. Le second rapport portera sur les résultats de cette expérimentation. En amont de la publication de ces rapports, et afin d’agir rapidement, le ministère chargé de l’agriculture a engagé plusieurs actions en faveur de la lutte contre les abandons et l’errance féline. À cet égard, une enveloppe de 30 millions d’euros (M€) a été mobilisée au bénéfice des associations de protection animale accueillant des chiens ou des chats abandonnés ou accomplissant des stérilisations d’animaux errants. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture a ouvert, le 2 septembre 2024, un appel à projets visant à soutenir les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) volontaires dans la gestion des chats errants. En application de la loi de finances pour l’année 2024, le ministère mobilise à cette fin une enveloppe de 3 M€. Les demandes de financement visent principalement les actes vétérinaires d’identification et de stérilisation des chats errants, et les éventuels frais connexes. À ce titre, le taux de financement est fixé à 100 % pour les dépenses éligibles, sous réserve d’un plafond de 100 000 € pour les projets les plus importants. En outre, des modalités particulières peuvent être mises en place sous la responsabilité des préfets de région au sein des départements et régions d’outre-mer (DROM). Ainsi, selon les spécificités de ces territoires, les chiens d’espèce domestique peuvent également être éligibles. Ce financement est attribué dans le cadre de l’expérimentation prévue par la loi du 30 novembre 2021 précitée, qui prévoit la mise en place de conventions entre l’État et les maires ou les présidents des collectivités territoriales et EPCI volontaires, afin d’améliorer la gestion et la prise en charge des populations de chats errants ou en divagation et d’articuler les compétences et les moyens de chaque signataire dans cet objectif. Pour solliciter une subvention, les collectivités devaient répondre à l’appel à projets figurant sur la page intitulée « Soutien aux projets de gestion des chats errants », pour lequel les candidatures étaient ouvertes jusqu’au 10 octobre 2024. Ce soutien s’inscrit pleinement dans le cadre du plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie mené par le Gouvernement, dont l’un des objectifs est l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>108</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5867</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Sauvegarde de la filière apicole française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            108. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessaire sauvegarde de la filière apicole française. Celle-ci doit passer par une lutte accrue contre le frelon asiatique et un soutien au secteur, notamment contre la concurrence déloyale. Concernant le frelon asiatique, qui provoque des dégâts majeurs pour les élevages et même un risque de disparition progressive des abeilles, que constatent tous les professionnels, des initiatives locales sont certes prises pour faire face à ce fléau. Elles peuvent être coordonnées par le préfet à l’échelon départemental. Elles ne sont cependant pas à la hauteur des enjeux. Pour sauver l’apiculture française de la disparition, une stratégie nationale de lutte s’avère nécessaire, comme le souligne d’ailleurs une récente proposition de loi déposée au Sénat. Cette stratégie pourrait s’appuyer sur : le développement de projets de recherche fondamentale pour lutter contre cette espèce invasive et empêcher sa prolifération ; le soutien effectif aux initiatives locales ou associatives ; le soutien aux apiculteurs professionnels impactés par la prédation. Concernant la concurrence déloyale, des entreprises étrangères et notamment chinoises, exportent en France et dans l’Union européenne des faux miels, utilisant la Belgique et l’Espagne comme points d’entrées principaux, provoquant une distorsion de concurrence en défaveur des apiculteurs français, alors même que l’on importe 60 % de la consommation de miel. Des mesures sont aujourd’hui nécessaires pour mettre fin à cette concurrence déloyale. Il souhaiterait donc savoir quelles sont ses intentions sur ces deux sujets fondamentaux pour l’avenir de la filière apicole française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5867</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière apicole française est confrontée à diverses difficultés, relatives à la commercialisation et à l’accumulation des stocks de miel. En outre, de nombreux apiculteurs subissent des pertes de production liées à la recrudescence des aléas climatiques. Dans ce contexte, le Gouvernement a annoncé, le 23 février 2024, la mise en place d’un soutien d’urgence exceptionnel doté d’une enveloppe de 5 millions d’euros (M€) prenant la forme d’avances de trésorerie, d’aides conjoncturelles, ainsi que de prises en charge des cotisations de mutualité sociale agricole. Ce dispositif, dont les conditions d’accès seront définies en concertation avec les acteurs de la filière apicole, a pour objectif de soutenir les apiculteurs professionnels connaissant des difficultés de trésorerie.Par ailleurs, l’État poursuivra son accompagnement de la filière au moyen d’un plan d’actions structuré autour de quatre axes. Tout d’abord, le Gouvernement souhaite améliorer la réglementation relative à l’étiquetage de l’origine des miels et renforcer les contrôles sur l’authenticité et la qualité des produits, afin de lutter contre les fraudes et améliorer la transparence de l’information fournie au consommateur. Cet axe d’action s’inscrit dans le cadre de l’accord entre le Conseil de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen, activement défendu par la France, visant à rendre obligatoire une indication claire du pays producteur du miel par ordre pondéral décroissant, et non plus seulement s’il provient ou non de l’UE, comme c’est le cas pour les mélanges de miels. De plus, l’État mobilisera une enveloppe complémentaire de 500 000 euros (€), afin de soutenir des actions de communication et de promotion des produits de la ruche. Dans ce contexte, la 4ème édition de l’Api’Week, organisée par InterApi et soutenue par le ministère chargé de l’agriculture, l’UE et FranceAgriMer, s’est déroulée du 4 au 13 octobre 2024. Cet événement a permis aux professionnels de la filière apicole d’initier le grand public à leurs métiers, à leurs savoir-faire ainsi qu’à leurs produits d’exception. Des travaux seront également menés pour améliorer la connaissance du marché du miel et encourager les partenariats entre producteurs et conditionneurs, en donnant à la filière les outils d’un pilotage renforcé. Enfin, le Gouvernement veillera à conforter la résilience de la filière apicole, par un renforcement du soutien apporté aux actions sanitaires à hauteur de 200 000 €, pour un montant total de 1,8 M€. Dans ce cadre, des travaux seront engagés pour traiter les conséquences de la prolifération du frelon asiatique. Par ailleurs, depuis la découverte du frelon asiatique en 2004, plusieurs études et projets de recherche, menés par l’institut technique scientifique de l’abeille et de la pollinisation, ont ainsi été financés sur des fonds publics européens et nationaux.  La dernière étude, toujours en cours, conduite en lien avec le muséum national d’histoire naturelle, vise à valider différentes méthodes de lutte sur le plan de leur efficacité et de leur innocuité sur l’environnement. Cette dernière est subventionnée par le ministère chargé de l’agriculture à hauteur de 125 000 € par an.  Ces travaux doivent permettre d’élaborer une stratégie nationale coordonnée, concertée et efficace contre ce prédateur. Les premiers résultats ont permis à la filière de déployer, depuis début 2022, un plan national de lutte collectif volontaire. De plus, le sénat a adopté, le 11 avril 2024, une proposition de loi visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole ; le Gouvernement demeurera attentif à son parcours législatif.  En outre, depuis 2021 et le classement du frelon asiatique en tant qu’espèce envahissante, le pilotage des politiques publiques de lutte contre sa prolifération est assuré par le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>112</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5868</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Utilisation de la dénomination fermier ou ferme pour les produits laitiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            112. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation du terme « fermier » pour les produits laitiers. Parmi les produits laitiers, l’utilisation du terme « fermier » est seulement réglementé pour le fromage. Le décret n° 2007-628 du 27 avril 2007 relatif aux fromages et spécialités fromagères indique que « la dénomination « fromage fermier » ou tout autre qualificatif laissant entendre une origine fermière est réservée à un fromage fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci ». Cette définition a été remise en question plusieurs fois en 2013 et 2018, notamment. La loi du 10 juin 2020 a ajouté que « pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée en complément des mentions prévues au premier alinéa selon des modalités fixées par décret ». Toutefois, le décret publié le 20 décembre 2023 échoue à assurer la transparence pour le consommateur en ne rendant pas obligatoire l’affichage du nom et de l’adresse du producteur. Il en est de même pour les autres produits laitiers (yaourts, crème, beurre, glaces…) répondant à cette définition utilisant le terme « fermier ». La loi dite « EGalim 2 » ne reconnaît ainsi pas les yaourts, faisselles, glaces ou autres produits laitiers fermiers - à l’exception du fromage - dans les 50 % de produits labellisés obligatoires dans l’approvisionnement de la restauration scolaire. Cela pénalise fortement les fermiers qui perdent des débouchés dans cette branche. De plus depuis 2020, des exemples de dérives se développent comme la location par des opérateurs d’aval d’ateliers « clés en main » à des producteurs de lait afin que ces derniers réalisent pour leur compte des fromages en blanc, la délocalisation de la production de certains fromages historiquement fabriqués dans des zones précises telles que des zones de montagne, le développement de fromages dits fermiers vendus sous marques de distributeur ou par des affineurs rachetées par des multinationales. Alerté par l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers à ce sujet, M. le député s’étonne du manque de protection du terme « fermier » caractéristique du secteur agricole. Selon lui, le terme « fermier » devrait être réservé aux préparations à base de lait et produits laitiers fabriqués selon des techniques non industrielles propres aux savoir-faire d’un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre entreprise agricole sur le lieu même de celle-ci. Ces préparations ne devraient contenir que 20 % maximum (50 % pour les glaces) d’ingrédients produits en dehors de l’entreprise agricole exception faite, évidemment, du lait ou de tout autre produit laitier sauf la poudre de lait utilisée à une hauteur maximale de 3 %. La dénomination « fermier » pourrait être réservée également aux ateliers de transformation majoritairement propriété de l’éleveur, producteur de lait, garantissant la responsabilité du producteur agricole sur son produit avec une facturation de ce produit réalisée par ce même producteur. Il conviendrait enfin de mieux encadrer l’usage des noms de marques commerciales usant des dénominations contenant les termes « fermier » ou « ferme » afin de réserver de telles dénominations offrant une vraie valeur ajoutée aux exploitants agricoles mentionnés ci-dessus. C’est pourquoi il l’interroge pour savoir si une nouvelle définition du terme « fermier » pour l’ensemble des produits laitiers était à l’étude afin de protéger le travail des producteurs indépendants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5869</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2007-628 du 27 avril 2007 relatif aux fromages et spécialités fromagères comporte, à l’article 9-1, une disposition indiquant que « la dénomination "fromage fermier" ou tout autre qualificatif laissant entendre une origine fermière est réservée à un fromage fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci ». Il est toutefois admis, sous certaines conditions, que l’affinage d’un fromage fermier puisse être réalisé hors de l’exploitation, par un affineur, sans pour autant que cela remette en cause le caractère « fermier » du fromage. Afin que le consommateur puisse avoir connaissance de cette pratique au moment de son acte d’achat, l’article 6 de la loi n° 2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a modifié l’article du code rural et de la pêche maritime relatif à l’utilisation de la dénomination « fermier » pour des fromages affinés en dehors de l’exploitation. Cette nouvelle disposition prévoit, que pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée selon des modalités fixées par décret. Un projet de décret a été élaboré par les services du ministère chargé de l’économie et du ministère chargé de l’agriculture, après consultations des différentes filières concernées, avec les représentants desquelles les services des deux ministères chargés de cette question ont des échanges fréquents. Le projet de décret a été notifié à la Commission européenne le 20 décembre 2023 au titre de la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des règlementations techniques et des règles relatives aux services de la société d’information. La Commission a transmis aux autorités françaises un avis circonstancié sur ce projet de décret à la fin du mois de mars 2024. Les ministères concernés, qui connaissent l’importance de la dénomination « fromage fermier » pour les filières laitières, travaillent suite à cet avis sur une version révisée du décret, avec le double objectif d’adopter une approche équilibrée et pragmatique, et de respecter les exigences du droit de l’Union européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>267</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5869</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Afflux massif de projets photovoltaïques dans le département de l’Allier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            267. — 8 octobre 2024. — M. Yannick Monnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’afflux massif de projets agrivoltaïques actuellement observé dans le département de l’Allier. Fin 2023, 53 projets de centrales photovoltaïques au sol étaient en cours d’instruction, 27 autorisés non construits et 18 en service. Au regard des enquêtes publiques réalisées et du nombre de rapports de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE), il apparaît qu’un nombre encore plus important de projets a été déposé en 2024, notamment de manière précipitée afin de ne pas être soumis aux contraintes du décret du 9 avril 2024 (en particulier, l’avis conforme de la CDPENAF, les modalités de suivis et de contrôles de la production agricole, les sanctions ainsi que les obligations de démantèlement et leur garantie financière). Dans un avis du 10 septembre 2024, la MRAE d’Auvergne-Rhône-Alpes affirme que « le nombre croissant de projets de parcs photovoltaïques au sol dans le département de l’Allier conduit à devoir s’interroger sur les possibles effets cumulés à une autre échelle, celle du département, notamment sur la consommation d’espaces fonciers agricoles, les continuités écologiques et la biodiversité et le paysage ». Le Conseil national de protection de la nature (CNPN), dans une autosaisine du 19 juin 2024 (délibération n° 2024-16) s’inquiète quant à lui du « déploiement très rapide et non coordonné à l’échelle des territoires du photovoltaïque au sol en raison des impacts que ces projets ont sur la biodiversité », formulant 21 recommandations en la matière. Or le département de l’Allier est aujourd’hui le théâtre d’une campagne massive et très offensive des développeurs énergétiques pour trouver de nouveaux terrains : réseaux sociaux, QR-code sur mousseline alimentaire dans des boulangeries, présence dans les salons et évènementiels agricoles, messages Youtube, publicités récurrentes sur des réseaux sociaux professionnels, démarchage téléphonique intensif auprès des agriculteurs… Alors que les projets actuels laissent espérer des revenus parfois 30 fois supérieurs aux revenus agricoles pour les propriétaires fonciers, des dérives d’opportunités risquent de sacrifier des milliers d’hectares de terres agricoles pour plusieurs décennies, tout en modifiant profondément les paysages régionaux et en décrédibilisant les projets vertueux et raisonnés. Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour favoriser un agrivoltaïsme intelligent, valorisant des sites déjà artificialisés (urbains, ZAC, parkings) et pour que l’indispensable développement du mix énergétique décarboné ne se fasse pas au détriment de la qualité de vie des habitants des territoires ruraux, de la production agricole, des paysages et de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5869</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi d’accélération des énergies renouvelables (APER) du 10 mars 2023 prévoit de nombreuses dispositions permettant de développer le photovoltaïque en conciliation avec les autres enjeux du territoire. Elle vient ainsi définir des obligations de solarisation des espaces anthropisés mais vient également encadrer le développement de projets photovoltaïques sur des terrains agricoles. En ce sens, la loi facilite l’installation de panneaux solaires sur des terrains déjà artificialisés tels que les bordures des routes, d’autoroutes, de voies ferrées et fluviales, les friches en bordure du littoral et les parkings extérieurs existants de plus de 1 500 m2. En complément de ces mesures, la loi APER complète également les dispositions déjà en place, telles que celles de l’article 101 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets, qui instaure l’obligation d’installer des panneaux photovoltaïques en toiture, ou des toits végétalisés, sur les bâtiments commerciaux, industriels et tertiaires. Afin de concilier les enjeux de souveraineté alimentaire et de production d’énergies renouvelables et de préserver le foncier agricole, l’article 54 de la loi APER a posé un cadre pour le développement des installations photovoltaïques dans les espaces agricoles, naturels et forestiers. La loi APER distingue ainsi les projets agrivoltaïques, apportant un service direct à l’activité agricole, des projets photovoltaïques compatibles avec une activité agricole, pastorale ou forestière. Les projets agrivoltaïques doivent ainsi apporter un bénéfice à l’installation agricole, en apportant directement à la parcelle agricole au moins l’un des services suivants : une amélioration du potentiel et de l’impact agronomique, l’adaptation au changement climatique, la protection contre les aléas, ou l’amélioration du bien-être animal. Hors agrivoltaïsme, les installations photovoltaïques au sol ne pourront, quant à elles, se développer que sur des terrains identifiés dans un document-cadre départemental pris sur proposition de la chambre d’agriculture et après consultation de la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF). Ce document-cadre identifiera notamment les surfaces agricoles et forestières ouvertes à un projet d’installations photovoltaïques au sol, au sein desquelles pourront seulement être identifiés des sols réputés incultes ou non exploités depuis le 11 mars 2013. De plus, les installations solaires ne sont pas autorisées dans les zones forestières lorsqu’elles nécessitent un défrichement de plus de 25 hectares. Le décret d’application de l’article 54 publié le 9 avril 2024 définit les modalités d’élaboration de ce document-cadre et apporte des précisions sur les terrains pouvant y être identifiés. L’ensemble de ces dispositions vise, d’une part, à favoriser le développement d’installations photovoltaïques sur des surfaces déjà anthropisées et d’autre part, à encadrer le développement d’installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels et forestiers. Le Gouvernement apporte la plus grande attention à la mise en œuvre de ce cadre réglementaire qui permettra le développement de projets vertueux sans compromettre la capacité de production agricole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1069</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5870</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Transition hors-cage des élevages avicoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1069. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessaire et inéluctable transition hors-cage des élevages avicoles. La France se doit d’afficher une position ferme quant à l’interdiction de l’élevage de poules pondeuses en cage et ainsi cesser son double jeu consistant à affirmer détenir l’élevage le plus vertueux au monde tout en maintenant une production d’oeufs de cage. Il faut rappeler que des poules élevées en batteries ne voient pas la lumière du jour, ont des cages de moins de 750 cm2 par animaux, sont sur des sols grillagés, que leurs becs sont brûlés sans anesthésie pour éviter des blessures vu l’exigüité, que certaines perdent leurs plumes et meurent piétinées et qu’en conséquence le risque d’être contaminés par la bactérie Salmonella est beaucoup présent avec des oeufs produits en batterie. C’est ainsi que le système cage a été jugé obsolète et inadapté par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (l’EFSA), organe scientifique de la Commission européenne. Néanmoins, alors que l’exécutif européen s’était engagé en 2021 à présenter d’ici fin 2023 une proposition législative visant à améliorer le bien-être des animaux d’élevage, avec notamment l’interdiction des cages à l’horizon 2027, la révision de la législation européenne présentée en octobre 2023 ne contenait aucune proposition sur l’élevage, hormis celles relatives au transport des animaux, au mépris des attentes d’une majorité des Européens. Dans ce contexte, il est fort regrettable d’apprendre que le Conseil d’État a rejeté le 4 décembre 2023 la requête commune portée par neuf organisations de protection animale d’annulation partielle du décret du 15 décembre 2021 portant sur le réaménagement de bâtiments d’élevage de poules pondeuses en cages, faisant ainsi fi de l’avis étayé de la rapporteure publique qui expliquait le 10 novembre que ce décret, en permettant des réinvestissements dans les bâtiments cage pour les poules pondeuses, contrevenait à la loi Egalim de 2018 qui vise, précisément « à mettre fin à l’élevage en cage tout en laissant le temps aux éleveurs de s’adapter à ces changements ». Elle lui demande en conséquence quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour respecter ses engagements et trouver, avec la filière avicole, les leviers d’accompagnement adéquats pour sortir définitivement du système cages. Alors que l’Allemagne s’est engagée sur cette transition d’ici à 2025, elle lui demande si le Gouvernement est prêt à fixer un cap pour un élevage respectant le bien-être animal, comme la volonté des Français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5871</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’initiative citoyenne européenne (ICE) « End the Cage Age » (Pour une nouvelle ère sans cage) appelle la Commission européenne à proposer une législation interdisant l’utilisation : - des cages pour les poules pondeuses, les lapins, les poulettes, les poulets de chair reproducteurs, les poules pondeuses reproductrices, les cailles, les canards et les oies ; - des cases de mise bas et de stalles pour les truies ; - et des cases individuelles pour les veaux. Dans sa réponse à l’initiative citoyenne européenne, la Commission européenne s’était engagée à présenter une proposition législative visant à supprimer progressivement et finalement interdire l’utilisation de systèmes de cages pour tous les animaux mentionnés dans l’initiative. La France soutient la démarche proposée par la Commission européenne de déterminer les modalités de la suppression progressive des cages, en fonction des avis scientifiques et d’une analyse d’impact. Dans l’attente des projets de règlements européens issus de la révision des textes, la France s’est emparée du sujet. L’amélioration du bien-être des animaux et la lutte contre la maltraitance animale sont des priorités du Gouvernement. Il existe une attente sociétale forte et croissante de la part des consommateurs et des citoyens sur les questions de bien-être animal, il faut y répondre. Plusieurs principes sous-tendent l’action du Gouvernement. Tout d’abord, l’un des enjeux est de prévenir toute distorsion de concurrence. En ce sens deux leviers sont privilégiés : le soutien d’une harmonisation européenne des textes et l’accompagnement du renforcement des exigences relatives au bien-être animal au sein de l’Union européenne de règles équivalentes pour les animaux dont les produits sont importés. Ensuite, la transition a un coût. Ce surcoût doit être partagé avec l’ensemble des maillons des filières d’élevage, dont les distributeurs et les consommateurs. Enfin, le Gouvernement souhaite donner une visibilité suffisante pour les opérateurs, notamment les nouvelles générations, pour qu’ils puissent se projeter et investir. En ce sens, le Gouvernement soutient de nombreux travaux de recherches dont certains vont dans le sens de l’arrêt des cages : - le projet porté par l’institut technique de l’aviculture (ITAVI) pour développer les enclos collectifs d’élevages de lapins à l’engraissement et appuyés par l’annonce ministérielle de soutien public de la filière cunicole à hauteur de 500 000 euros par an faites aux associations de protection et professionnels en septembre 2023. En juin 2023, l’activité d’élevage cunicole faite « hors cages » est estimée à 10-12 % ; - le projet CAREFUL porte un projet de filière sans cage de palmipèdes gras. Des avancées ont déjà été obtenues dans certaines filières ; ainsi, en filière poules pondeuses, l’objectif atteint d’engager une réduction de l’élevage de poules en cages ne cesse de diminuer depuis 2018. Rappelons que dès octobre 2019, le comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO) avait annoncé avoir pris de l’avance sur ces engagements qui étaient d’avoir 50 % de poules issues d’élevages alternatifs à la production intensive en cages. À ce jour, les élevages ne cessent de s’adapter et il resterait moins de 33 % de poules pondeuses élevées en cages en France, soit près des 2/3 des poules élevées en systèmes alternatifs à la cage dès 2022, alors qu’au niveau européen ce chiffre n’était que de 58 % en 2021. La France est donc en avance sur ses partenaires européens et en bonne voie vers la fin des poules pondeuses en cages à terme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1282</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5871</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Torture animale sur les îles de La Réunion et de Mayotte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1282. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les actes de torture animale commis en bande organisée sur les îles de La Réunion et de Mayotte. En effet, c’est avec une horreur absolue que sont constatées et dénoncées les pratiques d’une rare cruauté auxquels s’adonnent des jeunes, souvent mineurs, sur des chiens errants ou volés : après les avoir « stockés » dans des squats ou des campements dissimulés dans la forêt, ils les enchaînent ou les mettent en cage pour se livrer ensuite aux pires sévices : étranglements, brûlures, éventrations, mutilations, énucléations, décapitations, etc. Ce fléau qui touche ces îles de La Réunion et de Mayotte depuis 2015 s’est récemment amplifié : à titre d’exemple, en deux ans, plus de 1 000 signalements de maltraitance, soit près de 10 par semaine, ont été reçus par l’association réunionnaise APEBA (Association pour l’éducation à la bienveillance animale) qui a sauvé 150 animaux de squats et stockage sauvage. Or les associations de protection animale réunionnaises et mahoraises, qui sont en première ligne face aux atrocités découvertes chaque jour sur le terrain, se sentent particulièrement abandonnées et démunies car elles ne disposent d’aucun soutien financier pour recueillir et soigner les animaux torturés, ne peuvent lutter seules contre les crimes de ces bandes extrêmement violentes et se plaignent d’un manque de poursuites pénales. Alors que l’animal est depuis 2015 un « être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du code civil), l’inaction politique face à cette situation alarmante est difficilement compréhensible. Sans une implication massive des pouvoirs publics et des collectivités locales pour rétablir un état de droit, des chiens et des chats continueront à être massacrés impunément dans les départements d’outre-mer. Il y a en effet lieu de s’alarmer, sachant que 98 % des études sur le sujet établissent un lien entre les actes de cruauté commis sur les animaux et les conduites agressives envers les humains. « La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie » (Hannah Arendt). Elle lui demande en conséquence quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour endiguer ce scandale des tortures animales par des actions qui doivent être menées à la fois dans le domaine de l’éducation et celui de la répression.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5872</pageJO><datePublication>2024-11-05</datePublication><noPublication>20240030</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la maltraitance animale reste une priorité du Gouvernement qui a engagé ces dernières années de nombreuses actions en ce sens. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes a d’ores et déjà permis de durcir les peines encourues en cas de maltraitance animale. L’article 521-1 du code pénal a ainsi été modifié. De plus, une division nationale de lutte contre la maltraitance a été créée en 2023 par le ministère chargé de l’intérieur et des outre-mer. Constituée de 15 agents spécialisés (gendarmes, policiers, ainsi qu’un vétérinaire), cette division traite des affaires d’ampleur et les signes alarmants de dérive, comme les trafics d’animaux de compagnie, en lien avec la brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire du ministère chargé de l’agriculture. Ainsi, le ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt et le ministère de l’intérieur et des outre-mer collaborent de concert pour lutter contre ces actes de cruauté insoutenables. Plus généralement, 4 000 gendarmes sont actuellement en cours de formation dans le cadre d’un partenariat national avec la société protectrice des animaux, et des référents bien-être animal sont nommés au sein de toutes les gendarmeries et de tous les commissariats de police. Ces référents travaillent en lien avec les directions départementales chargées de la protection des populations, l’office français de la biodiversité et les associations de protection animale. Depuis la publication du plan national sur le bien-être des animaux de compagnie le 22 mai 2024, ce partenariat est élargi aux ministères chargés de l’environnement et de la justice, pour renforcer la lutte contre la maltraitance, l’abandon et la gestion de l’errance animale. Financé par le plan France Relance, la fondation Brigitte Bardot a également réalisé un audit de l’errance animale dans les départements et régions d’outre-mer. Le rapport remis au ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt est en cours de finalisation et sera présenté aux acteurs locaux. Les recommandations seront étudiées avec attention et constitueront des éléments de réflexion pour une action de l’État dans ces départements. Cette action s’appuiera prioritairement sur les acteurs associatifs locaux. En exemple, la stérilisation des animaux errants, pour éviter les surpopulations, et la sensibilisation au respect des animaux, et ce dès le plus jeune âge, semblent être des éléments majeurs de lutte contre la maltraitance animale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>