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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-11-12" NumJO="20240031" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>1806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5891</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Etards dans la gestion et le versement des aides européennes du FEADER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1806. — 12 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les retards dans la gestion et le versement des aides européennes du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) en Bourgogne-Franche-Comté. La gestion des fonds FEADER dans la région Bourgogne-Franche-Comté connaît actuellement des retards massifs et inacceptables qui menacent gravement la viabilité de nombreuses exploitations agricoles. Ce dysfonctionnement, qui se distingue par son ampleur par rapport aux autres régions françaises, met en lumière des faiblesses de gestion régionales mais aussi des lacunes dans l’accompagnement de l’État dans la transition de la gestion de ces fonds européens aux autorités locales. Plus de 3 500 dossiers seraient encore en attente de traitement en 2024, alors même que ces aides sont cruciales pour assurer la modernisation des infrastructures agricoles, le soutien aux jeunes agriculteurs et la transition écologique de l’agriculture française. La situation en Bourgogne-Franche-Comté est particulièrement alarmante et il convient de rappeler que cette région bénéficie d’une enveloppe de 254 millions d’euros sur la période 2021-2027, soit une augmentation de 28 % par rapport à la période précédente, ce qui devrait permettre de répondre à des besoins de financement cruciaux dans des secteurs en crise. Or le transfert de gestion des dossiers du FEADER des services de l’État à la région, effectif depuis le 1er janvier 2023, semble s’être accompagné de nombreux dysfonctionnements, allant de la mauvaise anticipation des besoins en ressources humaines à des lourdeurs administratives paralysant le traitement des dossiers. Dans cette perspective, il est nécessaire de replacer la Bourgogne-Franche-Comté dans un cadre comparatif avec les autres régions françaises et européennes afin de mieux comprendre les causes de ce blocage spécifique et d’en tirer les leçons pour l’avenir. Dans d’autres régions françaises, la gestion des fonds FEADER semble mieux maîtrisée. On peut prendre l’exemple de la Bretagne, une région à forte dominante agricole, où la transition s’est opérée avec beaucoup plus de fluidité. Bien que des ajustements aient été nécessaires, les retards sont restés modérés et l’instruction des dossiers n’a pas connu d’engorgement comparable à celui observé en Bourgogne-Franche-Comté. De la même manière, en Normandie, autre région agricole de premier plan, les autorités régionales ont mis en place une collaboration étroite avec les chambres d’agriculture afin d’accélérer le traitement des dossiers et éviter des retards de paiement, en particulier pour les jeunes agriculteurs, un segment de population particulièrement vulnérable dans le contexte actuel. En comparaison, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, une gestion proactive et un renforcement des moyens administratifs ont permis de maintenir un flux constant de traitement des dossiers. Une étude comparative des performances régionales en matière de gestion des fonds européens pourrait permettre de dégager des pistes d’amélioration pour la Bourgogne-Franche-Comté, en s’inspirant des bonnes pratiques mises en place dans ces autres régions. Au niveau européen, certains pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas se sont montrés particulièrement performants dans la gestion des fonds agricoles européens. En Allemagne, la coordination entre les Länder et l’État fédéral a permis d’éviter les lourdeurs bureaucratiques qui pèsent actuellement sur la Bourgogne-Franche-Comté. En effet, la mise en place d’outils numériques centralisés, associée à une meilleure anticipation des besoins administratifs, a permis d’assurer un traitement rapide et efficace des dossiers. De même, aux Pays-Bas, l’accent est mis sur la simplification des procédures administratives, avec une répartition claire des rôles entre l’administration centrale et les autorités locales, ce qui évite des engorgements tels que ceux observés en Bourgogne-Franche-Comté. Ces exemples étrangers montrent qu’une gestion décentralisée des fonds européens peut être efficace à condition qu’elle s’accompagne de moyens techniques et humains adaptés et d’une coordination efficiente entre les différents niveaux de gouvernance. L’impact des retards de versement des aides FEADER sur les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté est immense. Les aides financières de ce fonds ne sont pas un luxe, mais une nécessité absolue pour maintenir la compétitivité des exploitations agricoles, souvent confrontées à des marges réduites et à des défis environnementaux de plus en plus complexes. Le manque de ressources pour moderniser les infrastructures, acheter de nouveaux équipements ou mettre en place des pratiques agricoles plus durables risque de pénaliser durablement le secteur, aggravant encore la précarité de certains agriculteurs déjà en grande difficulté. Cela est d’autant plus vrai pour les jeunes agriculteurs, qui comptent sur ces aides pour s’installer et développer des projets viables. Les retards dans le versement des fonds créent une situation d’insécurité économique qui pourrait conduire certaines exploitations au bord de la faillite. Les manifestations récentes des syndicats agricoles, dont la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA), témoignent du climat de tension croissant dans le monde agricole. Cette situation est d’autant plus incompréhensible que les fonds sont disponibles et que les besoins sont urgents. L’inaction prolongée pourrait aussi avoir un effet domino sur l’ensemble de l’économie rurale, qui repose en grande partie sur la bonne santé des exploitations agricoles. Des retards dans le traitement des dossiers, à ce stade critique, risquent d’entraîner une perte de confiance entre les agriculteurs et les autorités publiques, ce qui est préjudiciable à la mise en œuvre des politiques agricoles futures. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire que l’État reprenne en main la gestion de ces dossiers, en coordination avec les autorités régionales. Une intervention directe de l’État pourrait permettre de mobiliser des moyens supplémentaires, notamment en matière de ressources humaines, pour accélérer l’instruction des dossiers et rétablir un dialogue constructif avec les représentants du monde agricole. Mme la ministre va-t-elle impliquer l’État pour pallier à ces manquements ? De plus, des solutions temporaires, telles que la mise en place d’avances sur les aides FEADER en attente, pourraient être envisagées pour soulager les agriculteurs les plus en difficulté, en particulier ceux qui comptaient sur ces fonds pour investir dans des projets cruciaux pour la survie de leur exploitation. Elle lui demande si elle va appliquer des avances d’urgence et si elle compte demander une enquête approfondie pour identifier les causes exactes des dysfonctionnements observés en Bourgogne-Franche-Comté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5892</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Impact de l’avancée de la date des vendanges sur l’hébergement des vendangeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1807. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impact causé par l’avancée de la date des vendanges sur les possibilités d’hébergement des vendangeurs. Il l’interroge sur la possibilité de faire évoluer le code de l’urbanisme pour faciliter le recours à des mobil homes. De 1960 à 2010, la température moyenne d’avril à septembre - période de croissance de la vigne - a augmenté de + 1,4 °C à Nantes, de + 1,8 °C à Angers, de + 1,8 °C à Saumur, de + 1,7 °C à Tours, de + 1,3 °C à Romorantin et de + 1,8 °C à Bourges, selon Météo France. Cette évolution conduit à qualifier le climat du Val de Loire de « tempéré » quand il était qualifié de « frais » jusqu’au milieu des années 1980. L’accroissement de l’exposition de la vigne aux gels tardifs et l’avancée de la date des vendanges sont parmi les principaux effets observables de ce réchauffement climatique. Cette dernière est en moyenne de 18 jours sur les 40 dernières années selon les études concordantes de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC). Les conséquences sur les exploitations viticoles sont nombreuses, qui touchent aussi bien la conduite de la vigne que le travail au chais en passant par l’organisation de la récolte : la vendange nocturne permettant de préserver la fraîcheur du raisin est une pratique qui se développe en France, pour des raisons de qualité sanitaire des raisins comme pour éviter aux vendangeurs les fortes chaleurs. Une conséquence moins évoquée, mais non moins importante de cette évolution qui va se renforcer, est la coïncidence croissante de la période des vendanges - déterminante pour la filière viti-vinicole - avec la saison touristique estivale. Elle exacerbe les difficultés liées à l’hébergement à un prix abordable des saisonniers recrutés pour les vendanges dans un contexte où la recherche de main-d’oeuvre est déjà un défi. Dans ce contexte, l’installation de mobil homes peut constituer une solution pratique et plus avantageuse pour les vendangeurs, vu la tendance à la hausse des températures estivales, que l’extension par arrêté ministériel de la liste des départements où l’hébergement sous tente des saisonniers est autorisé en application de l’article R. 716-16 du code rural et de la pêche maritime. Qualifiés par le code de l’urbanisme de « résidences mobiles de loisirs », les mobil homes sont sujets à une réglementation spécifique prévue au articles R. 111-41 à R. 111-46 du code de l’urbanisme qui restreint leur usage. En conséquence, M. le député souhaite savoir si des aménagements législatifs ou réglementaires sont envisagés pour favoriser le logement en mobil homes des vendangeurs (et par extension d’autres saisonniers agricoles) pour répondre à ce besoin exprimé par différents représentants de la filière viti-vinicole. Dans l’objectif d’adapter l’action publique aux situations locales et de simplifier les démarches administratives, M. le député suggère de prévoir dans la future loi d’orientation et d’avenir agricoles (PLOAA), au titre des mesures relatives à l’adaptation au changement climatique, de nouvelles possibilités de dérogation aux plans locaux d’urbanisme (PLU et PLUi) sur décision des préfets. Il l’interroge sur sa volonté d’examiner cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5892</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Maladie longue durée en GAEC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1808. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions de dispense de travail pouvant être accordées au sein d’un groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC). Aujourd’hui, l’associé d’un GAEC dans l’impossibilité de travailler en raison de son état de santé dispose d’une dispense de travail pour une durée d’un an, telle qu’encadrée par les articles L. 323-7 et R. 323-32 du code rural et de la pêche maritime. À l’issue de cette période d’une année, si l’état de santé de l’associé ne permet pas une reprise d’activité, le préfet peut accorder un maintien d’agrément dérogatoire au GAEC. Mais, en pratique, ces maintiens d’agréments dérogatoires sont difficiles à obtenir. Ainsi, cela contraint souvent les exploitants agricoles à changer de forme juridique pour maintenir la viabilité de leurs exploitations ou à subir la perte d’aide de la politique agricole commune liée à la « transparence » des GAEC. Cette situation, dénoncée depuis plusieurs années par l’ensemble du monde agricole, crée de nombreuses difficultés pour les exploitants agricoles alors même que les règles générales de l’assurance maladie prévoient des possibilités de prises en charge pour les longues maladies jusqu’à trois ans. Aussi, il lui demande si elle entend améliorer - dans les meilleurs délais - cette règlementation pour permettre de procéder à une harmonisation des règles relatives à la longue maladie et ainsi améliorer la situation des membres de GAEC en longue maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5893</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Soutien à la filière noix du Sud-Ouest - calamités agricoles et plan de relance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1809. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Proença alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’état de la filière noix dans le sud-ouest de la France, en particulier dans les départements du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne. Cette filière agricole a subi une conjugaison de crises catastrophiques au point de mettre en péril économique les exploitations agricoles. La propagation des maladies fongiques, des parasites et le dérèglement climatique sont autant de causes objectives qui conduisent à des récoltes calamiteuses qui se cumulent à une crise concurrentielle internationale. En 2023, le Gouvernement a mis en place un plan exceptionnel de crise pour soutenir les exploitants impactés. Cette aide prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80 % des récoltes. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur des critères inadaptés, retenus par l’administration pour définir l’éligibilité des exploitations au dispositif : tout d’abord, il est demandé aux exploitants un taux de spécialisation pour l’obtention de cette aide, qui doit être supérieur ou égal à 25 % du chiffre d’affaires total. Ce critère est particulièrement pénalisant, car les exploitations lotoises sont en grande majorité en polyculture. La noix n’étant pas l’activité principale de l’agriculteur, ce score n’est pas atteint dans la très grande majorité des cas. Cependant, dans le territoire concerné, un agriculteur a besoin de compter sur la viabilité de toutes ses productions s’il veut survivre. Ensuite, le second critère est celui du taux de perte de chiffre d’affaires sur la production par rapport aux années précédentes : les services du ministère imposent un seuil minimal de perte de chiffre d’affaires à 20 %. Les années de références ont toutes été impactées par des crises répétées pour la filière noix. Ainsi, il est impossible de se fier à ces résultats pour atteindre ce seuil, tant la production a été mauvaise. Ces deux critères cumulés excluent donc 9 exploitations sur 10 dans le département du Lot. M. le député demande à Mme la ministre d’analyser finement la situation de cette filière au regard de la crise économique vécue par les agriculteurs et de réinterroger les critères appliqués pour ces calamités agricoles. Il l’interroge sur la possibilité de remobiliser des crédits spécifiques pour soutenir l’investissement dans cette filière. Outre les problématiques sanitaires et climatiques, la production de noix a besoin d’un plan de relance ambitieux pour donner aux agriculteurs le sentiment que la France croit dans l’avenir de la filière noix et dans ses signes officiels de qualité. Ce plan d’investissement pour restaurer les verger devrait être ouvert à tous les producteurs, quel que soit la taille des exploitations. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5893</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Stabilisation tartrique éco-sélective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1810. — 12 novembre 2024. — M. Charles de Courson attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la réglementation européenne concernant le procédé de stabilisation tartrique éco-sélective, une innovation française développée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et utilisée dans la viticulture pour prévenir le dépôt de tartre dans le vin de manière écologique. Ce procédé repose sur une technique d’électrodialyse sans intrants chimiques, économe en énergie et est aujourd’hui largement plébiscité à l’international. En effet, il est autorisé pour les vins biologiques aux États-Unis d’Amérique sous la réglementation stricte du National Organic Program (NOP), contribuant ainsi à l’exportation de vins sans altération de qualité. Cependant, malgré son efficacité reconnue et son faible impact environnemental, cette méthode reste interdite pour la viticulture biologique européenne. Ce paradoxe place la France, pionnière de cette technologie, dans une situation difficile en l’empêchant de l’adopter pour sa propre production biologique, tandis que d’autres pays comme l’Italie exploitent des méthodes alternatives autorisées, telle que la stabilisation par le froid. Alors que des révisions de la réglementation européenne de l’agriculture biologique sont en cours, notamment pour l’autorisation des vins désalcoolisés biologiques, il lui demande quelles actions la France pourrait engager pour intégrer cette technologie de stabilisation tartrique éco-sélective dans les pratiques autorisées par l’Union européenne et ainsi valoriser cette innovation issue de la recherche française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5894</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Taxe AGEFIPH pour les employeurs de main d’oeuvre agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1811. — 12 novembre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique de la taxe AGEFIPH et ses implications pour les exploitations agricoles. Ces dernières sont soumises à l’obligation d’emploi de personnes en situation de handicap, le non-respect de cette obligation entraînant le paiement d’une contribution pouvant atteindre 16 000 euros par personne handicapée non employée. Cependant, cette mesure est jugée inapplicable par bon nombre d’exploitants agricoles, notamment en raison de l’absence de candidats disponibles pour ces postes, comme l’ont confirmé à plusieurs reprises France Travail et l’AGEFIPH. Par ailleurs, le calcul des effectifs salariés, qui inclut les travailleurs saisonniers dans le décompte global, aggrave encore la situation pour les exploitations agricoles, dont le recours à la main-d’œuvre saisonnière est pourtant une spécificité structurelle du secteur. Cette double contrainte engendre une charge financière insoutenable pour des exploitations souvent fragiles et la mesure est perçue comme injuste et inapplicable. Dans ce contexte, elle souhaite connaître la position du ministre sur ce sujet, ainsi que les mesures qu’il envisage de mettre en œuvre pour adapter cette réglementation ou envisager sa suppression, afin de prendre en compte les spécificités du secteur agricole et le contexte économique actuel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5894</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande d’interdiction des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1818. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les pièges à colle visant les rongeurs, dispositifs d’une cruauté extrême et non sélectifs. Ils figurent parmi les outils de dératisation les plus cruels qui soient. Les pièges à colle destinés aux rongeurs provoquent l’agonie des animaux pendant des jours ; ces derniers finissent par mourir de faim, de soif, d’étouffement ou d’épuisement, englués sur des plaques remplies de colle. Ces dispositifs provoquent la mort de nombreux rongeurs mais également d’autres animaux comme les oiseaux, les hérissons ou les écureuils, auxquels ils ne sont pas destinés. Plusieurs pays européens comme l’Espagne, la Belgique ou encore l’Angleterre ont déjà légiféré sur ce thème en interdisant ces instruments de torture. La France est en retard puisqu’aucune législation spécifique n’existe sur les pièges à colle. Si la plupart des grandes enseignes de bricolage, de jardinage et de la grande distribution ne commercialisent plus ces produits, ils sont encore en vente libre et disponibles sur internet. Il lui demande s’il va reconnaître le caractère cruel des pièges à colle pour rongeurs et prendre au plus vite les mesures d’interdiction qui s’imposent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5894</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération du frelon oriental
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1819. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’arrivée du frelon oriental en métropole et ses conséquences sur les abeilles mellifères et par conséquent sur l’activité apicole. Originaire des Balkans, le frelon oriental a été identifié pour la première fois sur le sol français à Marseille en 2021. Déjà confrontés au frelon asiatique qui prolifère depuis son arrivée en 2004, les apiculteurs risquent hélas de devoir composer avec ce nouvel insecte dans la mesure où sa présence a récemment été relevée aux portes du pays, à Barcelone en Espagne. Comme son cousin asiatique, le frelon oriental est un prédateur redoutable pour les abeilles. Son arrivée ne fera hélas qu’accentuer le phénomène de surmortalité des ruches. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin de prévenir l’arrivée du frelon oriental et lutter contre l’expansion de cette espèce très invasive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5894</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prolifération des sangliers et conséquences pour le monde agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1820. — 12 novembre 2024. — Mme Béatrice Bellamy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la prolifération des sangliers et ses conséquences pour le monde agricole. La pullulation des sangliers constitue un véritable problème de sécurité publique, en ruralité comme dans les périphéries urbaines et parfois jusqu’en cœur de villes. Ils provoquent des dégâts à la campagne, des dégâts dans les champs et dans les exploitations, ils bloquent des transports et provoquent des accidents. En Vendée, de nombreux agriculteurs déplorent une recrudescence des saccages tant sur les parcelles que dans les exploitations, notamment autour des auges des bovins et des silos d’ensilage. Dans le contexte agricole que l’on connaît, il s’agit d’une exaspération supplémentaire et d’une question lancinante sans réponse. Il s’agit d’une nouvelle épreuve pour des agriculteurs qui doutent de l’avenir de leurs exploitations et qui ne voient pas de solutions face à la prolifération. Cette dernière ne semble pas pouvoir être enrayée avec les méthodes et les circonstances actuelles. Il devient indispensable d’accélérer et de simplifier la mise en place de battues administratives, de multiplier les déclarations comme espèce nuisible, d’autoriser la diversification des modes de prélèvement, de réduire les « zones de non-chasse du sanglier » qui servent d’espaces naturels de stockage, de repli et de reproduction. Mme la députée alerte Mme la ministre sur l’augmentation des dégâts, sur la situation spécifique des exploitations agricoles face à ce fléau supplémentaire, sur le besoin d’indemnisations, sur la nécessité d’accélérer vivement la lutte contre la prolifération des sangliers. Par conséquent, elle lui demande si elle peut préciser ses actions futures et ses prochaines dispositions en matière de lutte contre la prolifération des sangliers sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5895</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Réintroduction du loup
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1821. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le coût représenté par la réintroduction du loup dans le pays. Il souhaiterait connaître pour chaque année depuis 2020 les moyens financiers engagés par l’État au service de cette politique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5895</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise de la boulangerie artisanale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1840. — 12 novembre 2024. — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur un sujet qui touche tous les Français : la crise des artisans boulangers. Dans le département du Nord, où l’on recense 843 boulangeries artisanales, plus de 200 d’entre elles ont fermé depuis 2019 et il n’en reste qu’une pour 2 000 habitants, contre une moyenne nationale de 1 800. La crise de la boulangerie artisanale est multifactorielle. Le premier problème est d’ordre économique : les boulangers ont été frappés de plein fouet par la crise de la covid-19 puis par la hausse du prix de l’électricité consécutive à la guerre en Ukraine. Dans un secteur en tension, ces difficultés sont venues compromettre un équilibre déjà fragile. Des milliers d’artisans boulangers ont dû mettre la clé sous la porte ; beaucoup luttent toujours pour rétablir leur situation financière. À ce marasme économique s’ajoute un problème sanitaire, à savoir l’épidémie de fièvre catarrhale, laquelle provoque une flambée du coût du beurre. En un an, ce dernier a augmenté de 92 % pour atteindre 8 180 euros la tonne en septembre 2024. Pour maintenir leur marge ou simplement rester à l’équilibre, les artisans boulangers n’ont par conséquent d’autre choix que d’augmenter leur prix, ce qui pèse sur leur attractivité. À cela s’ajoute la concurrence de certaines chaînes qui, grâce à des économies d’échelle, peuvent pratiquer des prix plus avantageux et attirer de nouveaux clients - sans évoquer les « points chauds » et autres dépôts de pain, qui, heureusement, n’ont pas le statut de boulangerie, mais n’en connaissent pas moins un succès croissant auprès des consommateurs à faible pouvoir d’achat. Une troisième raison est d’ordre social et culturel : le manque d’attractivité du métier. Le pain a beau être au cœur des pratiques alimentaires - et des références symboliques - de la civilisation française, au point d’être inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, les artisans boulangers ont du mal à recruter et fidéliser leurs employés, en raison notamment de la faiblesse des salaires et de la pénibilité des tâches à accomplir. Les statistiques montrent que de nombreux apprentis ou repreneurs jettent l’éponge au bout de quelques années, voire quelques mois. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement compte mettre en place des aides spécifiques pour aider les artisans boulangers à traverser les difficultés structurelles et conjoncturelles qui frappent leur profession. Il s’interroge sur l’avenir du pain, élément majeur de l’identité nationale, dont nul ne peut souhaiter qu’il devienne un produit de supermarché standardisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5896</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Hausse des prix du beurre en raison de la propagation de la FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1841. — 12 novembre 2024. — M. Romain Tonussi alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la hausse des prix du beurre pour les boulangers-pâtissiers, en raison d’une propagation de la fièvre catarrhale ovine. M. le député tient à rappeler que plus de 80 foyers de cette maladie contagieuse ont été identifiés dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, mettant en péril la production de lait dans les élevages d’ovins et de bovins et générant donc une augmentation du prix du beurre. Il alerte sur les difficultés que rencontrent les 815 boulangeries-pâtisseries des Bouches-du-Rhône, représentant un chiffre d’affaires médian de 355 682 euros par an, en raison de la hausse de ces prix. Ces boulangeries et pâtisseries participent directement au dynamisme économique en étant le deuxième plus gros employeur dans le domaine agroalimentaire du département, avec 1 200 salariés. S’il existe des solutions temporaires comme l’importation de beurre en provenance de la Nouvelle-Zélande à un prix inférieur, celles-ci mettraient en cause la souveraineté alimentaire du pays. En outre, l’accès aux vaccins existants est très limité pour les éleveurs étant donné que l’un d’eux n’est pas remboursé et que seulement deux laboratoires européens sont capables de les produire. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour limiter la propagation de la fièvre catarrhale ovine et donc stopper cette flambée des prix du beurre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5896</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Accord commercial du Mercosur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1842. — 12 novembre 2024. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’imminence possible de la conclusion de l’accord commercial entre l’Union européenne et le bloc sud-américain du Mercosur d’ici à la fin de l’année 2024. Cette perspective s’intensifie suite à l’accélération des discussions menées par la Commission européenne, soutenue notamment par l’Allemagne et l’Espagne. Selon les dernières informatives relatées par la presse, cet accord pourrait être divisé en deux volets : l’un politique, axé sur les investissements et l’autre purement commercial. Ce second volet pourrait entrer en vigueur par un vote à la majorité qualifiée des vingt-sept États membres (15 États représentant 65 % de la population de l’Union européenne), suivi de l’approbation du Parlement européen, sans consultation des parlements nationaux. Cette procédure, si elle est retenue, constituerait une erreur politique dans le contexte actuel, alors que la France, affaiblie par la récente dissolution et le manque de soutien de certains partenaires européens, peine à défendre ses intérêts. Par ailleurs, les agriculteurs français expriment toujours leur inquiétude concernant l’absence de « clauses miroirs » qui imposeraient aux producteurs du Mercosur les mêmes exigences que celles pesant sur les agriculteurs européens. En réponse à la colère agricole, la Commission européenne envisage la création d’un fonds d’accompagnement des filières les plus exposées, doté d’un milliard d’euros, mais dont le déblocage ne serait envisagé qu’en 2028 et uniquement en cas de distorsion de concurrence avérée. Un tel dispositif ne créerait pas vraiment un climat de confiance pour la conclusion de l’accord commercial, puisqu’il exprime bien les difficultés créées pour certaines filières agricoles et reporte les mesures de soutien à un horizon lointain, sans garantie de compensation immédiate des impacts négatifs de l’accord. À la lumière de ces observations, il demande au Gouvernement de préciser sa position concernant la création de ce fonds d’accompagnement, jugé insuffisant pour compenser les pertes potentielles de l’agriculture française que la ratification de cet accord pourrait engendrer, ainsi que de détailler les actions envisagées pour défendre les intérêts des agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5896</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Retards des dossiers FEADER en Bourgogne Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1966. — 12 novembre 2024. — M. Julien Odoul alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la gestion catastrophique des fonds FEADER par le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Depuis la reprise en main de ces dossiers par l’exécutif régional en janvier 2023, les retards ne cessent de s’accumuler et les fonds ne sont toujours pas versés aux agriculteurs. À ce jour, près de 3 447 dossiers de l’ancienne programmation 2014-2022 sont encore en attente de paiement, dont 1 375 pour les investissements en bâtiments agricoles (PCAE) et 1 159 pour les aides à l’installation des jeunes agriculteurs (DJA). Pour la nouvelle programmation 2023-2027, 601 dossiers sont déjà déposés, mais certains sont en attente de traitement depuis plus d’un an, faute de temps et de moyens pour les traiter. Pendant ce temps, les agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté sont à bout de souffle : pressions bancaires, stress administratif, difficultés financières et surtout absence de rémunérations pour eux-mêmes et leurs salariés. L’ancien ministre de l’agriculture avait d’ailleurs affirmé en février dernier que la Bourgogne Franche-Comté était la seule région à rencontrer autant de problèmes, argument pourtant balayé d’un revers de la main par la présidente du conseil régional. Plusieurs fois, les agriculteurs se sont rendus devant le siège de la région à Dijon et plusieurs fois les représentants des chambres d’agriculture, des syndicats et des mouvements jeunes ont alerté la présidente du conseil régional pour qu’elle s’explique sur ces trop nombreux retards et à chaque fois ils ont obtenu la même réponse. La présidente insiste sur le fait que ce retard est le même partout ailleurs en France et qu’il est dû à la complexité des dossiers donnés par l’État et au manque de personnel pour les traiter. Le conseil régional a pourtant reçu l’aide des directions départementales des territoires et des chambres d’agriculture, qui ont repris certains dossiers en main mais sans que cela ne puisse permettre de retrouver un rythme normal de traitement des dossiers. En mai dernier, il avait été estimé que, au vu du rythme actuel des services du conseil régional, il faudrait plus de 7 ans pour traiter l’ensemble des dossiers. M. le député souhaite donc savoir si l’immense retard accumulé par la région Bourgogne Franche-Comté dans la gestion des dossiers FEADER est en effet une exception au regard des autres conseils régionaux et si oui, quelles sont les mesures mises en œuvre par l’État pour pallier ce retard et ses très graves conséquences sociales. Il est bon de rappeler que, pour l’ancienne programmation, si tous les versements ne sont pas effectués avant le 31 décembre 2025, les fonds retourneront séance tenante à l’Union européenne et seront définitivement perdus. Il souhaite connaître son avis sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1975</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5897</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conditions d’écrêtement de la revalorisation des pensions de retraites agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1975. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions d’écrêtement de la revalorisation des pensions de retraites les plus faibles des non-salariés agricoles prévues par la loi n° 2021-1679 du 17 décembre 2021. Venue modifier le code rural et de la pêche, ladite loi permet de venir abonder la pension de retraite des non-salariés agricoles afin de la porter au niveau de la pension majorée de référence (PMR) dont le seuil d’écrêtement a, en parallèle, été relevé et porté au montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), soit 1 012,02 euros au 1er janvier 2024. Si la loi du 17 décembre 2021 a permis de revaloriser les pensions d’un certain nombre de retraités agricoles, il n’en demeure pas moins que les règles d’écrêtement du PMR telles que prévues à l’article L. 732-54-3 du code rural et de la pêche interrogent et conduisent à des incompréhensions. À son alinéa premier, ledit article prévoit que « lorsque le montant de la majoration de pension prévue à l’article L. 732-54-2 augmentée du montant des pensions de droit propre et de droit dérivé servies à l’assuré (…) excède un plafond dont le montant est fixé par décret et est au moins égal à celui de l’allocation de solidarité aux personnes âgées prévu, pour une personne seule, à l’article L. 815-4 du code de la sécurité sociale, la majoration de pension est réduite à due concurrence du dépassement ». La référence aux pensions de droit dérivé, c’est-à-dire aux pensions de réversion, conduit à des situations douloureuses. En application de ces dispositions, une personne, le plus souvent la veuve, qui bénéficiait de la majoration de sa pension de retraite prévue par la loi peut se la voir partiellement ou en totalité retirée au décès de son époux et ce parce qu’elle vient à percevoir la réversion de celui-ci et dont le bénéfice lui fait dépasser le montant de l’ASPA. La pertinence de cette législation mérite d’être interrogée. Si l’écrêtement de la majoration de la pension de retraite agricole en fonction des pensions de droit propre peut à la rigueur s’entendre, il est en revanche beaucoup moins évident s’agissant des pensions de réversion dans la mesure où il peut conduire à l’octroi de la majoration puis à son écrêtement voire à son retrait complet suite au décès de l’être cher. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend venir amender ces dispositions afin que la revalorisation de retraite prévue par la loi ne soit plus écrêtée des pensions de droit dérivé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5897</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Indemnisation des victimes des essais nucléaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1817. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’opportunité d’élargir la liste des maladies radio-induites figurant au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Nombreuses sont les associations des victimes d’essais nucléaires à réclamer l’ajout de pathologies telles que le cancer du pharynx, du pancréas, de la prostate ou encore de maladies cardiovasculaires. Or le décret actuellement en vigueur ne contient pas d’exposé des motifs qui permettrait de savoir sur quels fondements scientifiques s’appuie le pouvoir réglementaire pour décider si une maladie est radio-induite. Il aimerait donc savoir si le cancer du pharynx, du pancréas, de la prostate ainsi que les maladies cardiovasculaires sont susceptibles d’être annexés au décret n° 2014-1049 et si non, quels critères justifient leur exclusion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5898</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Généralisation du cahier de rapport hiérarchique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1881. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’une des mesures de prévention des violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées et des anciens combattants, notamment pour le personnel civil, à savoir le recours au cahier de rapport hiérarchique. L’instruction ministérielle du 28 juin 2024 sur la mise en œuvre d’un programme de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées comprend un dispositif de prévention visant à « généraliser le recours au cahier de rapport hiérarchique » auprès des personnels civils, inspiré de celui existant au sein des trois armées. Son objectif, tel que pratiqué chez les militaires, consiste à inscrire dans un cahier non consigné dans le dossier administratif de l’agent public les agissements ou propos de nature à altérer la cohésion de groupe dans un double objectif : d’une part, faire savoir à l’agent auteur de ces actes ou propos leur impact négatif sur les membres de l’équipe ; d’autre part, demander leur cessation immédiate, pour restaurer un climat de travail serein. Le cahier de rapport hiérarchique à déployer par et en direction des personnels civils constitue un moyen d’organiser un temps d’échange entre le supérieur hiérarchique direct et son subordonné pour traiter une dérive susceptible d’engendrer une dégradation de l’ambiance de travail. Il est de l’honneur des trois armées de pratiquer cette procédure informelle de règlement des situations inadaptées et il est sain que le ministère des armées et des anciens combattants ait introduit son principe au profit des personnels civils par son instruction du 28 juin 2024, inspirée du rapport du 10 juin 2024 réalisé par la mission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées. Cependant, si les trois armées pratiquent déjà cette mesure pédagogique, il serait intéressant de savoir où en est l’application de cette mesure s’agissant des personnels civils. Par conséquent, au titre des leviers d’attractivité et de fidélisation des personnels féminins au sein du ministère des armées et des anciens combattants, il lui demande où en est la mise en place de la mesure visant à « généraliser le recours au cahier de rapport hiérarchique dès les premiers signes de comportements inadaptés », dont l’instruction ministérielle prévoit une application depuis juillet 2024 ; et ce pour chacun des trois grands subordonnés, l’état-major des armées, le secrétariat général pour l’administration et la direction générale de l’armement du ministre des armées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5898</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Exonération de certains dons familiaux de sommes d’argent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1848. — 12 novembre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’exonération de certains dons familiaux de sommes d’argent. La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, dite « loi tepa », promulguée le 21 août 2007, a été élaborée pour relancer la croissance économique et améliorer le pouvoir d’achat des Français. Elle a entraîné quelques modifications dans le droit des successions, notamment des mesures permettant l’allègement des droits de donation. C’est le cas pour les dons familiaux de sommes d’argent. Ainsi l’article 790 G du code général des impôts accorde une exonération, dans la limite de 31 865 euros tous les quinze ans, si le bénéficiaire est majeur ou émancipé au jour de la transmission, si le don d’argent est réalisé en pleine propriété et si le donateur est, au jour de la transmission, âgé de moins de 80 ans. Or l’espérance de vie progressant, les potentiels donateurs sont plus nombreux. Par effet mécanique, les bénéficiaires, plus nombreux également, pourraient, par ce don, participer à la croissance économique. C’est pourquoi il lui demande s’il est envisageable de relever le plafond d’âge du dispositif d’exonération des dons familiaux de sommes d’argent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5898</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Nouveaux jeux PMU pour soutenir la filière équine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1907. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les paris hippiques. On a tous conscience de la nécessité de dégager des économies et de trouver de nouvelles ressources financières, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Le Gouvernement a fait du soutien au monde agricole une priorité. La ruralité attend des politiques publiques fortes pour revitaliser les villages et les campagnes. Dans le département du Calvados et particulièrement dans la circonscription du Pays d’Auge, circonscription de M. le député, le cheval est un symbole fort. La filière équine façonne non seulement l’histoire de la France, mais aussi son terroir. Elle traverse actuellement une période difficile et mérite d’être soutenue et préservée. Un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 proposait une augmentation de la fiscalité sur les paris des jeux hippiques, une sur-taxation inacceptable à laquelle M. le ministre a décidé de renoncer. Il existe pourtant une possibilité pour l’État de récupérer des fonds grâce à la prise de paris sur le pari mutuel urbain (PMU). Permettre la commercialisation des courses déjà jouées, comme cela se pratique aux États-Unis d’Amérique, pourrait engendrer une croissance bénéfique pour toute la filière. M. le député a rappelé ce projet porté par « France Galop » et « la Société du Trotteur Français », au Gouvernement, en soulignant toutes ses conséquences positives tant pour la filière que pour l’État. Les ressources générées par les paris sont indispensables pour maintenir cette autonomie et garantir le succès des activités liées aux courses. La performance de la filière permet de remplir ses missions de service public, contribuant ainsi au rayonnement de la culture française, au soutien de l’agriculture et au développement du monde rural, ainsi qu’à l’aménagement du territoire. Si, demain, les recettes du PMU venaient à diminuer, c’est l’ensemble de cette structure qui serait menacée, impactant les paysages hippiques, notamment dans la région de M. le député, en Normandie. Ainsi, il lui demande sa position sur l’octroi d’un nouveau type de jeu au PMU afin de lui permettre de continuer à se développer et à soutenir les économies équestres ainsi que la ruralité sur les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5899</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Plateforme stratégique « Place »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1919. — 12 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur une situation particulièrement préoccupante concernant la gestion de la plateforme stratégique « Place », qui joue un rôle central dans le traitement des appels d’offres de l’État. En effet, il est pour le moins ironique que cette plateforme, essentielle à la transparence et à l’efficacité des marchés publics français, soit transférée à une société canadienne sans qu’aucun appel d’offres n’ait été lancé. Cette décision soulève des questions fondamentales sur la souveraineté du pays. La plateforme « Place » est au cœur du fonctionnement des achats publics en France, gérant la quasi-totalité des appels d’offres émis par l’État. En confiant sa gestion à une entreprise étrangère, on risque de compromettre non seulement la transparence de ces opérations, mais également la sécurité des données sensibles qui y transitent. En période de tensions géopolitiques croissantes, il est impératif que la France maintienne le contrôle sur ses infrastructures critiques. Les enjeux de sécurité nationale associés à cette décision ne peuvent être sous-estimés. La gestion des informations liées aux marchés publics est une question de confiance et de protection. En confiant cette responsabilité à une entreprise canadienne, on expose le pays à des risques potentiels de fuites d’informations ou d’influences étrangères. La protection des données doit être une priorité, surtout dans un contexte international où la cybersécurité est une préoccupation majeure. Il est d’autant plus troublant de constater que cette cession s’opère sans appel d’offres, un processus censé garantir la transparence, la concurrence et la meilleure utilisation des fonds publics. L’absence d’un tel processus soulève des questions quant à la motivation derrière cette décision. N’y aurait-il pas une volonté de contourner les règles qui protègent l’économie et la souveraineté du pays ? Cette décision met également en lumière un problème plus vaste : l’érosion du contrôle démocratique sur les choix stratégiques de l’État. La délégation de la gestion de cette plateforme à une société étrangère sans véritable consultation ou débat public est préoccupante. Cela pose la question de la responsabilité des dirigeants dans la protection des intérêts nationaux et de la nécessité d’un véritable débat parlementaire sur des choix aussi critiques. Cette situation s’inscrit dans un cadre plus large de déclin de l’industrie nationale. De nombreux fleurons français, comme Alstom ou Atos, ont récemment fait l’objet de restructurations ou de cessions à des acteurs étrangers. Cette tendance illustre une fragilisation du tissu industriel et une perte du savoir-faire de la France. En laissant filer les entreprises, on compromet la capacité du pays à innover et à rester compétitifs sur le marché mondial. La cession de cette plateforme d’appels d’offres à une entreprise étrangère ne concerne pas seulement les aspects stratégiques, mais également économiques. Elle pourrait avoir des conséquences directes sur l’emploi, en transférant des activités essentielles hors de France et en rendant l’économie française encore plus dépendante des décisions d’acteurs extérieurs. La création d’emplois dans le pays doit rester une priorité et cette décision va à l’encontre de cet objectif. La situation actuelle exige une réaction rapide et déterminée. La gestion de la plateforme « Place » ne devrait pas être confiée à une société étrangère sans les garanties nécessaires. Mme la députée l’appelle donc à reconsidérer cette décision et à engager un dialogue sur les mesures à mettre en place pour protéger la souveraineté et l’économie de la France. Il est de la responsabilité de M. le ministre de veiller à ce que la France ne perde pas le contrôle de ses infrastructures essentielles. La sécurité, la transparence et la protection des intérêts nationaux doivent être au cœur de toute décision stratégique. Pourquoi confier la gestion d’une plateforme stratégique comme « Place » à une entreprise étrangère, dans le contexte actuel de tensions géopolitiques ? M. le ministre estime-t-il que cette décision protège suffisamment la souveraineté nationale ? Sur quels critères et avec quelle justification légale M. le ministre a-t-il choisi de ne pas utiliser le processus d’appel d’offres pour cette opération ? Quels dispositifs concrets de cybersécurité M. le ministre a-t-il mis en place pour garantir que les données sensibles des marchés publics français ne soient pas exposées à des acteurs étrangers ? Pourquoi cette décision, cruciale pour l’économie et la souveraineté nationale, n’a-t-elle pas fait l’objet d’un débat public ? M. le ministre considère-t-il que ce manque de transparence respecte les principes démocratiques et de responsabilité de l’État ? Comment M. le ministre anticipe-t-il les impacts de cette décision sur l’emploi et l’économie nationale ? Quelles assurances M. le ministre a-t-il que cette externalisation ne contribue pas davantage à la fuite des talents et des emplois ? Alors que la France tente de renforcer son autonomie industrielle, comment cette décision s’inscrit-elle dans une stratégie cohérente de réduction de sa dépendance étrangère ? Quels autres efforts sont entrepris en ce sens ? Le Gouvernement reconnaît-il sa responsabilité dans le choix de céder la gestion de cette plateforme à une société étrangère, sans consultation préalable ? Comment cela cadre-t-il avec l’engagement de l’État à protéger les intérêts de la nation ? En quoi la cession de « Place » à un acteur étranger sert-elle la compétitivité et l’indépendance de la France, après les exemples d’Alstom et Atos ? Cette politique n’affaiblit-elle pas davantage le tissu industriel national ? M. le ministre envisage-t-il d’éventuelles options pour rapatrier la gestion de « Place » sous contrôle national si les conditions ne sont pas satisfaites ? Enfin, elle lui demande quels moyens il compte mettre en œuvre pour reprendre le contrôle des infrastructures critiques si nécessaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5900</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Mesures concrètes pour les télévisions locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1828. — 12 novembre 2024. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le rôle des télévisions locale et sur le manque de mesures concrètes à leur égard à l’issue des États généraux de l’information. Ces médias, qui participent activement à la vitalité des territoires, sont au cœur de la démocratie locale. Ils relaient les préoccupations des citoyens, donnent la parole aux acteurs locaux et enrichissent la pluralité des voix. Par leur proximité, ils assurent aussi la circulation de l’information et le lien social, essentiels au dynamisme des territoires. Les États généraux de l’information sont une initiative bienvenue pour renforcer l’indépendance journalistique, lutter contre la désinformation et soutenir l’éducation aux médias. Cependant, comme tout processus de concertation, ce comité ne peut s’arrêter à un simple diagnostic. Les télévisions ont besoin de mesures concrètes, adaptées aux spécificités des différents acteurs du secteur. Sans actions ciblées, ces initiatives risquent de manquer d’impact réel. Les télévisions locales, comme Locale.tv, se disent préoccupés. Bien qu’ils saluent l’intention des États généraux, ils relèvent l’absence de mesures spécifiques aux réalités des télévisions de proximité. En effet, ces derniers ne partagent ni le même modèle économique ni les mêmes contraintes que les grands médias nationaux. Les besoins des médias locaux sont particuliers : ils doivent conjuguer une couverture éditoriale de terrain avec des modèles de financement fragiles. Ils subissent aussi des défis structurels d’accessibilité et de distribution dans les territoires. Pour répondre à ces besoins, des acteurs locaux proposent la création de conventions spécifiques entre les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI) et les télévisions de proximité. Ces conventions permettraient de renforcer l’éducation aux médias au plus près des territoires. En mettant en place des dispositifs régionaux ciblés, les télévisions locales pourraient mieux jouer leur rôle d’éducation et d’information auprès de la jeunesse, dans le cadre d’un partenariat officiel et structuré. Par ailleurs, les questions de distribution et d’accessibilité des publications locales sont essentielles. Occulter ce sujet serait une erreur, car ces éléments conditionnent l’accès à l’information de proximité pour les citoyens, surtout dans les zones rurales. Ces enjeux sont d’autant plus importants que l’affaiblissement de l’accès aux médias locaux risque d’aggraver les inégalités territoriales. M. le député s’interroge sur la position de Mme la ministre et sur les mesures envisagées pour soutenir les télévisions locales. Quels dispositifs concrets et pérennes pourraient être mis en place pour revaloriser ces médias et renforcer leur mission au service de la démocratie locale et de la cohésion des territoires ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5901</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réforme du fond de soutien à l’expression radiophonique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1829. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Ballard appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le contrôle nécessaire du fond de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Les récent débats budgétaires autour du FSER ont permis de soulever la question du contrôle des aides aux radios associatives. Le mardi 22 octobre 2024, en commission des affaires culturelles, Mme la ministre a énoncé que : « ces 750 radios ne sont pas toutes de même qualité et de même niveau et parfois de la même nécessité. Je suis assez favorable à ce qu’on mette des critères de contrôle ». En ce sens, M. le député invite Mme la ministre à promulguer un nouveau décret modifiant le décret n° 2006-1067 du 25 août 2006 pris pour l’application de l’article 80 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. En effet, si l’alinéa 15 de l’article 29 de cette loi dispose que ces radios associatives doivent « accomplir une mission de communication sociale de proximité, entendue comme le fait de favoriser les échanges entre les groupes sociaux et culturels, l’expression des différents courants socioculturels, le soutien au développement local, la protection de l’environnement ou la lutte contre l’exclusion », l’article 6 du décret lui n’encadre la subvention du fond de soutien qu’en fonction de « leurs actions culturelles et éducatives, leurs actions en faveur de l’intégration et de la lutte contre les discriminations et leurs actions en faveur de l’environnement et du développement local ». Il apparaît à M. le député qu’il serait plus favorable de recentrer les conditions d’accès du FSER telle qu’elles sont définies par l’article 29 de la loi précitée. De plus, aucun contrôle n’est effectué sur la durée notamment auprès des radios primo-accédantes alors que certaines radios ne devraient pas voir leur subvention reconduite. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en place afin de mieux contrôler les fonds alloués par le FSER alors que le nombre de radios associatives accédant à ce fond ne cesse de progresser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5901</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Soutien financier octroyé aux radios locales privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1830. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la question du soutien financier octroyé aux radios locales privées, en particulier dans le cadre du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Actuellement, les radios privées ne peuvent percevoir cette aide financière que si leurs recettes commerciales représentent moins de 20 % de leur chiffre d’affaires global. Ce seuil de 20 % suscite des contraintes, exprimées par les radios associatives. Il peut les conduire à refuser des contrats publicitaires supplémentaires, ce qui restreint leur potentiel de financement et les fragilise, en particulier dans un contexte de diminution des subventions publiques. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’assouplir ce seuil, éventuellement de l’augmenter à hauteur de 25 %, afin de permettre aux radios locales de pouvoir bénéficier de sources de financement additionnelles tout en maintenant leur rôle de proximité et sans déstabiliser l’équilibre concurrentiel avec les grandes stations nationales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5901</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Rendre accessible le cinéma par une tarification abordable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1845. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de la culture concernant le prix des places de cinéma. Vecteur de rassemblement, d’information et de divertissement, le cinéma tient une place importante au sein de la culture française. Malheureusement la hausse des prix des billets a mis en place une véritable sélection à la culture par le portefeuille. En effet, actuellement pour aller voir un film au cinéma il faut mettre le prix. Au cours des dix dernières années, le prix des places de cinéma a connu une augmentation de 11,5 %. Cette explosion concerne notamment les places vendues plus de dix euros. Moins de 1 % des places s’écoulaient à ce prix en 2007-2008, or actuellement c’est parfois plus d’un ticket sur 6 par jour. Selon le Centre national du cinéma (CNC), le prix moyen d’une place de cinéma était de 7,24 euros en 2022. Cependant certains cinémas n’hésitent pas à fixer des prix plus élevés, comme le cinéma Pathé d’Amiens qui vient d’augmenter ses tarifs, atteignant à présent les 16,40 euros. Un coût démesuré pour les samariens. À titre d’exemple, un couple de jeunes actifs habitant à Warloy-Baillon et souhaitant se rendre au cinéma verra les frais s’accumuler : entre le coût de l’essence, la place de cinéma et les popcorns, le couple dépensera 50 euros pour voir un film au cinéma. Malgré les abonnements proposés, qui ne s’avèrent pas intéressants pour les consommateurs occasionnels du grand écran, le prix de la place de cinéma est parfois très décourageant. Il est intolérable de mettre en place des barrières financières à la culture. Alors que le septième art s’adresse à tous, se rendre au cinéma est devenu un véritable luxe que les Français n’ont plus les moyens de se permettre. D’autant plus que le prix des places de cinéma reste très différencié entre les différentes régions. Les cinémas Art et Essai, destinés à promouvoir le cinéma indépendant, poursuivent leur mission d’accessibilité à la culture au public, peu importe son âge ou sa classe sociale. Pour cela ces salles de cinéma affichent des prix souvent raisonnables, contrairement aux grands groupes de cinéma, tels que Pathé ou UGC, particulièrement fréquentés, affichant un large choix de films à destination du grand public. À l’heure où les salles peinent à se remplir, renforcer l’attractivité du cinéma est devenu un enjeu primordial qui doit en partie passer par une baisse des prix des places. Il lui demande donc les actions que le Gouvernement entend prendre afin d’assurer l’accès de tous à la culture et notamment dans les zones périurbaines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5902</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crédits-bails sur le matériel agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1805. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les pratiques peu scrupuleuses d’un certain nombre de concessionnaire de matériel agricole en matière de crédit-bail mobilier. Dans un contexte de crise agricole aiguë, de nombreux agriculteurs sont dans l’impossibilité de contracter des prêts bancaires. Un certain nombre d’opérateurs commerciaux dans le secteur du matériel agricole leur proposent alors de recourir au crédit-bail mobilier pour faire l’acquisition de matériels nécessaires à la poursuite de leur activité. Cette pratique est encadrée par les articles L. 313-7 à L. 313-11 du code monétaire et financier. Contrairement aux règles qui régissent la contraction d’un tel contrat ou d’un prêt bancaire par un particulier, aucune obligation n’est faite au bailleur d’évaluer la solvabilité du preneur. Par ailleurs, il semble que la loi comme la réglementation soient silencieuses sur les conditions de résiliation d’un contrat de crédit-bail laissant place à d’éventuels abus de la part des bailleurs. Alerté par différentes associations et organisations syndicales du monde agricole, M. le député a pu prendre connaissance de contrats fortement défavorables au preneur. En défaut de paiement, si celui-ci souhaite mettre fin au contrat, il ne doit pas seulement restituer les sommes dues et le matériel « en bon état d’entretien » mais il doit aussi payer des indemnités égales aux échéances restantes jusqu’à la fin du contrat pour un bien qu’il a pourtant restitué. Les taux d’intérêts que l’on a pu observer dans certains de ces contrats s’élèvent jusqu’à 42 % sur 4 ans. De telles pratiques qui s’abattent sur des exploitants déjà en difficulté les plongent définitivement dans une situation inextricable qui conduit invariablement à la faillite de leur entreprise. Par ailleurs, il existe également des contrats de location de matériel dont l’ambiguïté est de nature à altérer le discernement des contractants. Il apparaît que ces pratiques ne soient pas mieux encadrées car relevant d’une relation de professionnel à professionnel, dans un rapport équivalent. Toutefois, il semble pourtant à M. le député que la relation commerciale entre un organisme financier, un concessionnaire et un agriculteur est totalement dissymétrique et que ce dernier n’est pas mieux armé qu’un particulier face à un organisme bancaire. S’il a pu observer de telles pratiques délétères dans le secteur agricole, M. le député s’interroge sur leur possible existence dans le secteur de l’artisanat et du BTP notamment. Aussi, tout en étant soucieux de la liberté de contracter et d’entreprendre, il lui demande quelles sont les mesures réglementaires et législatives que le Gouvernement entend prendre, en s’inspirant des dispositions qui protègent les particuliers, pour mettre fin à de telles pratiques qui s’apparentent à de l’usure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5902</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Désengagement annoncé d’Air France de l’aéroport d’Orly
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1816. — 12 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences du désengagement annoncé d’Air France de l’aéroport d’Orly d’ici 2026. Cette décision, officiellement motivée par une volonté de recentrer les activités d’Air France sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, suscite de vives inquiétudes quant à l’avenir de cet aéroport historique, dont l’économie locale et les activités de transport sont cruciales pour la région parisienne et bien au-delà. Il est à noter que l’aéroport d’Orly joue un rôle central dans l’aménagement du territoire. Il constitue un véritable poumon économique pour le sud de l’Île-de-France, employant directement ou indirectement des milliers de personnes dans une région où la précarité socio-économique est déjà une préoccupation importante. En se désengageant de ce site, Air France, qui bénéficie du soutien financier de l’État, semble tourner le dos à cet enjeu d’aménagement territorial, un choix difficilement compréhensible alors que l’État affiche une volonté affirmée de développer des infrastructures résilientes dans les territoires. Plus largement, cette décision pose la question de la cohérence de la stratégie d’Air France, entreprise nationale bénéficiant d’aides publiques significatives, en matière de soutien aux infrastructures territoriales et aux populations qui en dépendent. Loin d’être anecdotique, ce retrait marque la fin d’une présence historique sur un site qui a participé au rayonnement économique du pays, accentuant une tendance déjà perceptible d’abandon des services publics et des infrastructures en dehors de certains pôles jugés stratégiques. Des craintes légitimes émergent quant aux conséquences économiques à moyen et long terme sur la région sud-francilienne. De nombreux experts soulignent que la perte des opérations d’Air France pourrait entraîner une réduction significative de l’activité économique locale, notamment en matière d’emplois directs et indirects, mais aussi en matière de services aux passagers, d’entreprises sous-traitantes et de maintenance aéronautique. De plus, l’impact sur les commerces et services de proximité, qui dépendent fortement du flux de passagers généré par les vols Air France, n’est pas à sous-estimer. En outre, la fermeture progressive des lignes domestiques d’Air France à Orly porte un coup direct à la mobilité des Français. L’aéroport jouait un rôle fondamental pour relier les territoires régionaux à la capitale, offrant une alternative à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, qui reste difficile d’accès pour bon nombre de citoyens. La question de l’équité territoriale est donc directement posée. Comment expliquer à ces citoyens qu’il n’existe plus de liaison depuis leur région à destination d’Orly, alors même que l’accessibilité est un enjeu central du développement économique des territoires ? Mme la députée souhaite également rappeler que le désengagement d’Air France intervient dans un contexte où l’entreprise a bénéficié d’un soutien sans précédent de l’État, sous forme de prêts et d’aides directes lors de la crise de la covid-19. Cette aide publique massive, censée préserver les emplois et la pérennité des infrastructures stratégiques, paraît aujourd’hui en décalage avec la décision de quitter l’aéroport d’Orly, laissant les territoires concernés dans une situation de désarroi. Les syndicats, quant à eux, ne cachent pas leur profonde inquiétude. Ils dénoncent une véritable rupture de contrat social entre Air France et les salariés, ainsi qu’un abandon par la compagnie nationale des engagements pris à l’égard des travailleurs locaux. Les syndicats soulignent que le désengagement de l’aéroport d’Orly pourrait avoir des conséquences sociales désastreuses, entraînant des suppressions de postes massives, tant au sein de la compagnie elle-même que dans l’ensemble de l’écosystème de l’aéroport, composé d’une myriade de petites et moyennes entreprises. Face à cette situation préoccupante, il est légitime de s’interroger sur la stratégie de l’État et sur les mesures qui seront prises pour garantir un avenir viable à l’aéroport d’Orly et aux milliers de salariés et entreprises qui en dépendent. Air France, par son statut de compagnie nationale, a une responsabilité particulière dans la préservation de l’emploi et le soutien à l’économie locale. Ce désengagement soulève des questions cruciales : quels seront les acteurs économiques prêts à remplacer Air France à Orly ? Existe-t-il une stratégie de reconversion du site ? L’État a-t-il prévu un plan de soutien pour les entreprises et les salariés impactés ? Quelle alternative de développement économique pour l’aéroport d’Orly et les territoires alentour, si cette décision devait être irréversible ? Dans un contexte où la crise écologique et la transition énergétique imposent de repenser les modes de transport, il est également nécessaire de s’interroger sur les options envisageables pour faire d’Orly un modèle d’aéroport durable, en accord avec les engagements environnementaux de la France. Le désengagement d’Air France ne doit pas signifier la mise à l’écart des projets d’avenir pour cet aéroport. Orly a un rôle stratégique à jouer dans cette transition et il est crucial que l’État s’assure qu’il reste un acteur incontournable du transport aérien. Ainsi, Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour compenser l’impact de la décision d’Air France sur l’aéroport d’Orly et quelles perspectives sont envisagées pour préserver les emplois locaux et assurer la continuité économique du site. Elle souhaiterait également savoir si un dialogue est en cours avec les syndicats, les représentants des collectivités territoriales et les acteurs économiques pour mettre en place une stratégie de reconversion efficace du site. En l’absence de réponses claires et d’engagements fermes de la part de l’État, cette décision pourrait marquer une nouvelle étape dans le démantèlement progressif des services et infrastructures en région, au détriment d’un aménagement du territoire équilibré et de la préservation des emplois locaux. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5903</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Avantage fiscal du dispositif dit « Coluche »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1824. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’avantage fiscal portant sur les dons aux organismes sans but lucratif d’aide aux plus démunis. Ce dispositif dit « Coluche » ouvre droit à une réduction d’impôt correspondant à 75 % des versements, dans une certaine limite, pour les dons aux associations fournissant gratuitement des repas ou des soins médicaux à des personnes en difficulté ou qui contribuent à favoriser leur logement. En 2020, 5,233 millions de ménages ont bénéficié de cette réduction d’impôt, pour un coût de l’ordre de 1,545 milliard d’euros. Ce dispositif encourage le principe de solidarité entre les ménages imposables et les personnes modestes. Toutefois, en permettant une réduction d’impôt et non pas un crédit d’impôt, il n’incite pas les personnes non imposables à participer. Pourtant, si ce dispositif occasionnait la création d’un crédit d’impôt, il toucherait davantage de personnes. À ce titre, il lui demande quelles sont les raisons justifiant le choix d’une réduction d’impôt plutôt qu’un crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5904</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Avenir du secteur automobile, filière d’excellence française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1831. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Ballard attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les équipementiers automobiles Français qui traversent une crise grave en raison de la baisse prolongée de la production automobile. Coincés par le virage vers l’électrique, la pression sur les prix appliquée par les donneurs d’ordre et surtout la baisse dramatique des volumes depuis cinq ans, de nombreux équipementiers en France et en Europe de l’Ouest se retrouvent dos au mur. Les grands équipementiers français, tels que Valeo et Forvia, ont vu leurs ventes chuter et ont dû revoir à la baisse leurs prévisions financières. Ces entreprises sont lourdement impactées par la transition vers le véhicule électrique, la pression sur les prix exercée par les constructeurs et la délocalisation de la production par des marques comme Renault et Stellantis vers des pays à faible coût. On peut également constater que l’Inde et la Chine concurrencent dorénavant la France sur la recherche et développement (R&amp;D) et la devancent sur les innovations, tout en&amp;sachant que déjà une partie de la R&amp;D des entreprises françaises est réalisée dans ces &amp;ays. La pression sur les prix exercée par les constructeurs s’est encore accrue. Chez Stellantis, Carlos Tavares demande « de nouveaux efforts pour amener les modèles électriques au prix du thermique » et explique « viser à l’horizon 2028 un approvisionnement provenant à 80 % de pays à bas coûts ». En réponse, plusieurs équipementiers, confrontés à des marges réduites, des coûts de production en hausse et une incertitude quant aux volumes futurs, ont annoncé des plans de restructuration avec des fermetures de sites et des suppressions d’emplois. Dans l’Oise, deux sous-traitants automobiles traversent de graves difficultés. Forvia, qui possède 31 sites en France, dont un à Méru, emploie 1 000 salariés, avec deux tiers de ses effectifs dédiés à la recherche. La récente décision de la direction de supprimer 8 600 postes en Europe d’ici 2025, alors même que l’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de 27 milliards d’euros pour 2024 avec un résultat positif, suscite de vives inquiétudes parmi les employés. Ainsi que le groupe GMD dont l’une des entreprises Luchard Industrie est située à Grandvilliers. En proie à de graves difficultés depuis plusieurs années, avec une dette estimée à 360 millions d’euros, le groupe opère une restructuration et un repreneur potentiel s’est positionné. Les acteurs de la filière appellent à une « solidarité de filière » pour traverser cette période difficile. Cependant, les appels à des pratiques plus équitables et à un soutien public pour réduire les coûts de production (comme l’énergie) restent en grande partie sans réponse, exacerbant les défis de cette transition économique et technologique vers le tout-électrique prévu d’ici 2035. Quel plan d’action le Gouvernement envisage-t-il pour soutenir les équipementiers automobiles français face à la baisse de la demande et à la perte de compétitivité sur le marché mondial ? En particulier, quelles mesures seront mises en place pour pallier la perte de compétences en recherche et développement, garantir le maintien de l’emploi et encourager la transition énergétique des produits de cette filière essentielle à notre économie ? Quel est le plan d’action du Gouvernement pour rendre à la filière automobile française sa place de leader et ne pas laisser partir ses compétences innovantes ? Quel est le plan d’action du Gouvernement face à la réglementation Cafe ( Corporate Average Fuel Economy ) et les amendes pour les constructeurs ? Quelle est la réponse du Gouvernement au projet du tout électrique en 2035 de l’Union européenne pour cette filière d’excellence française ? Enfin, il lui demande comment s’opérera cette transformation pour les salariés de ces entreprises, sur la multitude de métiers dont il n’en restera que quelques-uns, sur la nécessaire formation en nouvelles compétences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5904</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Personnes morales de droit privé chargées d’une mission d’intérêt général
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1833. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le nombre et l’identité des personnes morales de droit privé chargées d’une mission d’intérêt général dans les domaines de la banque, de l’assurance ou de la finance. M. le député souhaiterait savoir si, en complément du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages, du Fonds de garantie des dépôts et de résolution et du Fonds de garantie des assurés contre la défaillance des sociétés d’assurance de personnes, d’autres personnes morales de droit privé chargées d’une mission d’intérêt général dans l’un de ces domaines ont un président de l’organe de direction de l’organisme (conseil d’administration ou directoire) nommé après agrément du ministre chargé de l’économie ou comptent en leur sein un contrôleur (commissaire ou censeur) nommé par le Gouvernement. Dans l’affirmative, il souhaiterait connaître l’identité de ces personnes morales de droit privé ainsi que leurs dépenses et recettes et les garanties publiques dont elles bénéficient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5905</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditionner les crédits d’impôt à la sauvegarde des emplois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1853. — 12 novembre 2024. — Mme Marianne Maximi interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des crédits d’impôt par les grands groupes industriels. En octobre 2024 pour réaliser des économies, Michelin a mis en congés forcés plusieurs de ses sites, dont celui des Gravanches à Clermont-Ferrand. Puis, le 5 novembre 2024, Michelin a annoncé la suppression de 1 263 emplois et la fermeture des sites de production de Cholet et de Vannes. Pourtant, Michelin reste une entreprise qui réalise d’importants bénéfices. Preuve de cette santé financière, Michelin a versé en 2023 un milliard d’euros de dividendes alors que cette année-là, une action chez Michelin rapportait aux actionnaires 270 % de plus qu’en 2019. Par ailleurs, en février 2024, la direction a annoncé aux actionnaires un plan de rachat d’actions de 1 milliard d’euros entre 2024 et 2026. Pour réaliser ces objectifs de compétitivité, Michelin a été largement soutenu par la puissance publique. La multinationale a ainsi perçu 65 millions de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2013 à 2019 et bénéficient depuis de baisses de cotisations. L’entreprise reçoit également 42 millions de crédit d’impôt de recherche chaque année. La perception de ces crédits d’impôt n’a assuré en rien la sauvegarde de l’emploi à Michelin mais aussi dans d’autres grandes entreprises comme Auchan ou Sanofi. Interrogé dans l’hémicycle sur les récentes suppressions de postes menées par Michelin, M. le Premier ministre a affirmé que le Gouvernement allait poser des questions aux groupes industriels ayant bénéficié d’argent public pour savoir si « cet argent avait été mal ou bien utilisé ». Elle s’étonne que cette information ne soit pas déjà connue du Gouvernement. Ainsi, elle souhaite savoir si M. le ministre compte communiquer le résultat de ce travail d’enquête aux parlementaires et sous quels délais. Elle souhaite également savoir comment l’État contrôle ou non l’usage que font les entreprises des sommes d’argent public qu’elles touchent, notamment par le biais des crédits d’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5905</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Marché européen de l’électricité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1855. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la récente étude Verivox qui vient d’être rendue publique suivant laquelle la France est un des pays où l’électricité est la plus chère au sein du G20. La moyenne mondiale au premier trimestre 2024 s’élève à 14,31 cents le kilowatt alors que le prix moyen en France s’élève à 28,3 cents, soit le double de la moyenne du G20. Dans les années 1970, la France avait mis en œuvre une politique de production d’énergie électrique abondante et à prix modéré. La situation actuelle est totalement contradictoire avec cette volonté ; elle aboutit à des pertes de compétitivité de nombreuses entreprises, à la réduction des revenus ou à la disparition des revenus de nombreuses entreprises commerciales et artisanales. Elle aboutit à une situation de précarité de nombreuses familles qui doivent réduire leur niveau de vie dans de nombreux domaines pour assumer le paiement de leur facture énergétique. Au-delà du témoignage qu’il apporte à M. le ministre, M. le député souhaite connaître les prévisions du Gouvernement en matière de production et de consommation d’électricité dans les années à venir dans le pays ainsi qu’au niveau des coûts. Il l’interroge sur le marché européen de l’électricité, qui en tout état de cause ne semble pas avoir été bénéfique pour les consommateurs français ces dernières années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5905</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Marges exorbitantes des distributeurs de carburant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1856. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les marges exorbitantes réalisées par les distributeurs de carburant. Alors que de nombreux Français doivent choisir entre se chauffer et se nourrir, les multinationales de l’énergie atteignent un taux de marge brut record de 78 %. Le Gouvernement a augmenté les taxes, abandonné le chèque carburant mais a également laissé des entreprises géantes gonfler leurs marges artificiellement et sans corrélation avec les coûts réels du raffinage, du transport et de la distribution. Alors que le prix du pétrole brut est en mars 2024 identique à celui de septembre 2014, les tarifs à la pompe sont bien plus élevés. Désormais, les automobilistes français sont parmi ceux qui paient le plus cher le carburant à la pompe dans l’Union européenne. Depuis 2014, le prix moyen du SP95 en France a augmenté deux fois plus que celui en Allemagne, de l’ordre de + 38 % contre 19 % sur la même période. En 10 ans, les marges des distributeurs ont triplé, passant de 8 à 24 centimes par litre. Il est inacceptable que des entreprises multinationales de l’énergie réalisent de telles marges alors que les Français sont matraqués par les impôts et étouffés par l’inflation. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en place pour juguler ces hausses exorbitantes des marges des distributeurs de carburant qui se comportent comme des profiteurs de crise et contribuent à étrangler financièrement les automobilistes français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5906</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Protection des TPE/PME françaises de la prédation économique internationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1872. — 12 novembre 2024. — M. David Taupiac interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des petites et moyennes entreprises (PME) françaises menacées dans leur stabilité par des stratégies commerciales aggressives de la part de grands groupes internationaux. Ces entreprises, souvent familiales, jouent un rôle central dans le tissu économique local des régions. Elles font néanmoins face à des défis croissants dans un contexte de concurrence mondiale exacerbée qui menacent leur stabilité et leur pérennité. L’exemple de la société CDP Distribution, implantée à Auch dans le département du Gers, illustre de manière alarmante cette problématique. Créée dans les années 1950 sous le nom de Garros, cette entreprise a d’abord distribué des articles phytosanitaires et de quincaillerie. En 1987, elle a été reprise par Michel Doligé, qui l’a ensuite renommée CDP Garros, avant de devenir CDP Distribution en 2000. Depuis lors, l’entreprise s’est spécialisée dans le domaine du fait-maison culinaire et de la conserve, notamment à travers la commercialisation des marques Le Parfait et Le Pratique. Le parcours de CDP Distribution est exemplaire : elle a développé la marque Le Parfait en France pendant plus de 35 ans, en assurant sa commercialisation auprès des grandes enseignes de distribution (Leclerc, Auchan, Carrefour, jardineries, libre-service agricole, etc.), représentant à elle seule deux tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise. Cependant, en dépit de ses efforts, cette PME familiale est aujourd’hui déstabilisée par l’acquisition de la marque Le Parfait par le groupe américain Berlin Packaging, détenu par le fonds d’investissement américain Oak Hill Capital, en 2022. Cette acquisition, après une série d’opérations initiées par le fabricant de verre Owens-Illinois (O-I), a profondément bouleversé l’équilibre de CDP Distribution, qui se voit désormais retirer la commercialisation d’une marque qu’elle a elle-même développée. Le cas de CDP Distribution est un exemple parmi tant d’autres de PME françaises qui, après avoir bâti leur succès sur plusieurs décennies, sont confrontées à des stratégies de grands groupes internationaux, qui profitent de leur position dominante pour s’approprier des savoir-faire et des innovations sans contrepartie équitable. La stratégie déployée par Berlin Packaging, visant à concurrencer directement les produits développés par CDP Distribution sous la marque Le Pratique, met en péril l’ensemble de l’activité de cette PME, qui se retrouve dans une guerre économique déséquilibrée face à des acteurs financiers internationaux aux moyens disproportionnés. Cette situation soulève de nombreuses questions quant à la protection des PME françaises et de leurs savoir-faire, en particulier lorsque ces entreprises jouent un rôle clé dans l’économie régionale. Il apparaît urgent d’apporter des réponses concrètes afin de limiter l’impact négatif des rachats par des fonds d’investissement étrangers, qui fragilisent les entreprises locales. Face à ce genre de situations, l’emploi local est menacé et le dynamisme économique des territoires, mis en danger. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures M. le ministre compte prendre pour garantir une meilleure protection des entreprises françaises, en particulier les PME et TPE, face aux rachats et aux stratégies agressives des grands groupes internationaux. Il lui demande également s’il envisage de renforcer la législation visant à protéger les innovations, les savoir-faire nationaux et les entreprises locales, face à ces guerres économiques asymétriques, où les fonds d’investissement étrangers semblent avoir un avantage démesuré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5906</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Simplification des normes pour les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1873. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le besoin de simplification qu’expriment unanimement les chefs d’entreprise du pays. Le poids des normes, leur accumulation et leur variation représentent en effet une consommation d’énergie considérable. L’intérêt des entreprises et du pays est évidement qu’une partie de cette énergie soit consacrée par les chefs d’entreprise au développement de leur activité et non à la réponse aux réglementations. Il souhaiterait que le Gouvernement lance un grand travail de simplification, ce qui parallèlement allégerait la charge de travail des agents de l’État. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5907</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Perspectives de réforme substantielle de la politique immobilière de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1878. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les perspectives de réforme substantielle de la politique immobilière de l’État. Saisie par le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale d’une demande d’enquête sur la politique immobilière de l’État, qui porte sur 192 550 bâtiments représentant 94,4 millions de mètres carrés, la Cour des comptes a constaté - dans son rapport présenté le 7 décembre 2023 à l’Assemblée nationale - que la stratégie, l’organisation et les moyens actuels ne permettront pas de faire face aux enjeux majeurs et au « mur d’investissement » qui se présentent dans un contexte de nécessaire rationalisation du parc immobilier et de réponse au changement climatique. Pour une mise en œuvre à la fois efficace et économe des investissements à venir et garantir une gestion immobilière davantage professionnalisée, la Cour des comptes a identifié trois scénarios de réforme structurelle. Ces derniers ont pour facteur commun de renforcer la direction de l’immobilier de l’État (DIE) en la détachant de la direction générale des finances publiques (DGFiP) pour la placer directement auprès du ministre en charge du domaine public. Dans l’attente d’une réforme structurelle, la Cour formule également quatre recommandations susceptibles d’être mises en œuvre à court terme pour préparer celle-ci, en préciser les enjeux, notamment financiers et améliorer la connaissance et le suivi du parc immobilier de l’État. Dans cette perspective, la Cour suggère de formaliser la stratégie immobilière de l’État dans un document de référence assorti d’un tableau de pilotage, de développer un plan de contrôle interne, de mettre en place un plan de montée en compétences de l’ensemble des services intervenant dans la gestion immobilière et de rattacher directement la direction de l’immobilier de l’État au ministre chargé du domaine et en détacher les fonctions d’évaluation. Ainsi, il l’interroge sur les conditions de mise en œuvre de ces recommandations pour poser les jalons d’une réforme structurelle de la politique immobilière de l’État et envisager une réduction de la dépense publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5907</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Danger sur la filière hippique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1897. — 12 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les problématiques de la filière des courses hippiques en France qui traverse une période particulièrement critique, exacerbée par les récentes annonces du Gouvernement concernant une éventuelle hausse des taux de prélèvements de cotisations sociales sur le produit brut des jeux (PBJ) des paris hippiques. Aujourd’hui fixés à 6,9 %, ces prélèvements ont rapporté un montant significatif de 137,79 millions d’euros en 2023. Or selon des informations relayées par Les Échos, cette réforme pourrait entraîner une augmentation comprise entre 60 et 100 millions d’euros supplémentaires d’ici 2025. Une telle évolution ne serait pas sans conséquences dramatiques pour la filière agricole des courses hippiques, un modèle économique unique en son genre en France. La filière des courses hippiques joue un rôle essentiel dans notre économie régionale et rurale. Les paris hippiques, à travers les sociétés mères France galop et la Société d’encouragement à l’élevage du trotteur français (SEFT), permettent de financer l’ensemble de la filière. Cela comprend le soutien direct aux éleveurs et entraîneurs, ainsi qu’à leurs employés, l’entretien de 233 hippodromes et l’organisation de plus de 18 000 courses annuelles, tout en faisant vivre 40 000 personnes sur tout le territoire. Une hausse significative des prélèvements sur le PBJ engendrerait une diminution directe des revenus redistribués aux acteurs de la filière de l’ordre de 15 à 20 %, soit une perte de 60 à 100 millions d’euros annuels. Une telle mesure mettrait en péril la pérennité de cette filière agricole, avec des répercussions directes sur des milliers d’emplois en zones rurales, des activités vitales pour l’équilibre des territoires et la compétitivité des courses françaises à l’international. Il est primordial de rappeler que les deux sociétés mères des courses hippiques, associations loi 1901, ont été mandatées par l’État pour accomplir des missions d’intérêt public. Elles assurent l’amélioration de l’espèce équine, la formation des professionnels, la promotion de l’élevage et le développement rural. Autonome financièrement, la filière parie sur la redistribution de ses revenus pour maintenir un modèle économique vertueux, tout en étant un contributeur net au budget national. En 2023, elle a reversé plus de 137 millions d’euros en prélèvements, tout en finançant sa propre activité. Dans ce contexte, le projet d’augmenter les taux de prélèvements revient à remettre en cause ce modèle spécifique et bien rodé. L’un des fondements de la fiscalité particulière des paris hippiques est de permettre la redistribution des ressources pour maintenir cette activité agricole. Aligner les taux sur ceux des autres jeux de hasard, qui n’ont pas d’impact direct sur l’économie agricole ou rurale, reviendrait à nier cette distinction fondamentale. C’est cette originalité de la filière hippique qui a permis son développement, son auto-financement et sa contribution aux finances publiques. En dépit de la baisse continue du nombre de parieurs au cours de la dernière décennie et malgré des efforts considérables pour optimiser les coûts, les sociétés mères ne pourront pas absorber un tel choc fiscal. Ce sont des structures à but non lucratif et toute hausse de prélèvements se traduirait directement par une réduction des fonds distribués aux éleveurs, entraîneurs et autres acteurs. La diminution mécanique de 15 à 20 % des revenus agricoles de la filière entraînerait la chute de nombreux exploitants et entreprises, frappant en premier lieu des territoires déjà fragilisés économiquement. Cette mesure accentuerait aussi une désertion des parieurs français au profit de compétitions étrangères, moins fiscalisées et donc plus attractives. Les conséquences à long terme pour l’économie des régions et pour la survie même des courses hippiques françaises sont catastrophiques. Il est à craindre qu’une telle réforme conduise à une baisse de la qualité des courses, à la fermeture d’hippodromes, à une réduction du nombre de courses organisées et à un effondrement du modèle français. Ce secteur pourrait perdre sa compétitivité sur la scène internationale, au profit de pays dont la fiscalité est plus favorable, entraînant ainsi un exode des parieurs français et un effondrement des recettes de l’État. Une telle situation irait à l’encontre des objectifs affichés par votre ministère et par le Gouvernement, qui prônent le soutien à l’agriculture, à l’économie rurale et à la souveraineté alimentaire. Les courses hippiques jouent un rôle clé dans la préservation d’un savoir-faire ancestral, dans la valorisation des territoires et dans l’emploi agricole, avec des milliers d’exploitants et de salariés directement concernés par ce secteur. Une baisse aussi drastique des revenus menacerait la survie de nombreuses petites structures, en particulier celles situées dans les zones les plus isolées, là où l’activité hippique constitue souvent l’une des rares sources d’emploi et de vitalité économique. La filière des courses hippiques représente également un enjeu patrimonial. Depuis des siècles, ces courses sont une part intégrante de notre identité culturelle et territoriale. Des évènements tels que le prix de l’Arc de Triomphe ou le Grand prix d’Amérique sont des vitrines internationales du savoir-faire français. Remettre en cause le financement de cette filière reviendrait à menacer cet héritage et à fragiliser une part de notre culture. Face à cette situation, l’ensemble des acteurs du secteur, de France galop à la SEFT en passant par les éleveurs, entraîneurs et jockeys, expriment leurs plus vives inquiétudes. Ces organisations appellent à l’abandon pur et simple de ce projet de réforme. Ils alertent sur les conséquences sociales et économiques d’une telle mesure, qui pourrait générer une baisse significative de l’attractivité des courses hippiques françaises, non seulement sur le plan national mais aussi sur la scène internationale. En parallèle, il est à noter que cette hausse de prélèvements s’inscrit dans un contexte général de crise pour le secteur du jeu. La multiplication des prélèvements, taxes et obligations financières pèse déjà lourdement sur les opérateurs de paris hippiques. Toute augmentation supplémentaire des charges fiscales risque d’accentuer un cercle vicieux de baisse de la demande et de dégradation des conditions de travail des professionnels. Au regard de ces éléments, il apparaît que la réforme envisagée ne résoudra en rien les problématiques budgétaires du Gouvernement. Bien au contraire, elle risquerait de provoquer une diminution des recettes fiscales, à mesure que la filière hippique s’effondrerait et que les parieurs se tourneraient vers des plateformes internationales non soumises à la même pression fiscale. En conséquence, elle lui demande de clarifier la position du Gouvernement quant à la future fiscalité des paris hippiques. Elle souhaite également connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour préserver la via bilité d’un secteur aussi crucial pour l’économie agricole et territoriale du pays. Elle lui demande enfin s’il entend les appels à l’abandon de cette réforme et à la préservation du modèle fiscal spécifique à la filière des courses hippiques, qui a fait ses preuves et assure un équilibre économique et social dans de nombreuses régions françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5908</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Question sur les moyens de lutte contre la fraude à la résidence principale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1901. — 12 novembre 2024. — M. Peio Dufau interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les moyens de lutte contre la fraude à la résidence principale. Élu de la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, M. le député fait face à de nombreux témoignages de maires qui font état d’un phénomène massif de fraude à la résidence principale. Cette fraude est pratiquée par des propriétaires souhaitant échapper aux contributions obligatoires liées au statut de leur résidence, telles que la taxe sur les plus-values immobilières, la taxe d’habitation et la surtaxe sur la THRS permise dans les communes en zone tendue. Les remontées de terrain suggèrent que ce phénomène est insuffisamment contrôlé. Au-delà de l’alerte qu’il souhaite transmettre à M. le ministre, il aimerait mieux comprendre les moyens d’ores et déjà déployés pour faire face à cette fraude. Aussi il lui demande de lui transmettre les éléments suivants sur l’action de la DGFiP : le nombre d’opérations de contrôle fiscal en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et ses majorations, régies par les articles 1407, 1407 bis et 1407 ter du code général des impôts, ainsi qu’en matière de taxe sur la plus-value régie par l’article 150 U du code général des impôts (contrôles sur place et sur pièces) ; le nombre de cas de transmissions par l’autorité fiscale à l’autorité judiciaire aux fins de poursuites pénales en application du code de procédure pénale et du livre des procédures fiscales ; le nombre d’agents alloués pour la mise en œuvre du contrôle fiscal en la matière, au niveau national et départemental ; les moyens techniques déployés (outils informatiques, croisement des données de différents services, intelligence artificielle) ; le plan d’action spécifique de lutte contre la fraude à la résidence principale et stratégie de coopération avec les collectivités locales. À l’heure où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer, le manque à gagner dû à la fraude peut être considérable. Pour référence, la majoration de la THRS rapporte 1,8 million d’euros par an à une commune comme Biarritz et la THRS représente une part significative des recettes de certaines communes (14,6 % des recettes à Menton, 15,8 % à Biarritz) selon l’OFGPL. De plus, les déclarations frauduleuses viennent gonfler artificiellement le nombre de résidences principales de certaines communes qui, voyant leur proportion de logements sociaux diminuer mécaniquement, sont exposées à des pénalités dans le cadre de la loi SRU. Ainsi, il est urgent d’identifier les potentielles failles dans la politique de contrôle pour proposer des solutions, dans un double objectif de justice fiscale et d’augmentation des recettes pour les collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5909</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe d’habitation pour les locaux occupés par les congrégation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1903. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’exonération de la taxe d’habitation pour les locaux occupés par les congrégations religieuses. En août 2023, le ministère rappelait que la taxe d’habitation serait bel et bien maintenue pour les locaux des associations, y compris les associations à but non lucratif. Si la jurisprudence établit que les locaux occupés à titre privatif par une association ne sont pas des logements, elle ne saurait concerner les congrégations religieuses puisqu’en vertu de la loi du 1er juillet 1901, les congrégations relèvent d’un régime d’exception et ne sauraient être traitées à l’image des associations. Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d’habitation sur la résidence principale est supprimée. À l’occasion d’une réponse à une question écrite (n° 7069 du 3 avril 2018), le ministère de l’action et des comptes publics soulignait que « les membres de communautés et congrégations religieuses ne sauraient être regardés comme ayant la disposition privative et personnelle des cellules qu’ils occupent ». Or d’une part dans le cadre d’une famille, par exemple, il n’est pas fait ainsi de distinction entre les différents membres de la famille ; et d’autre part, les membres de ces communautés religieuses élisent dans les locaux qu’ils occupent leur résidence principale et unique, qui constitue aussi pour chacun leur adresse fiscale personnelle. En maintenant la taxe d’habitation pour les congrégations religieuses, le Gouvernement crée donc une discrimination de traitement entre les membres de ces communautés et les autres contribuables. Elle lui demande s’il compte encourager l’exonération de la taxe d’habitation pour ces congrégations religieuses vivant souvent dans des conditions très modestes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5909</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du principe de réciprocité dans les marchés publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1918. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en œuvre de la disposition, prévue à l’article 29 de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte, visant l’application du principe de réciprocité dans les marchés publics. Cette mesure, qui vient traduire une disposition du droit européen, permet aux entités adjudicatrices de rejeter certaines offres présentées dans le cadre de la passation d’un marché de fournitures ou de travaux de pose et d’installation de ces fournitures. Cette disposition est permise lorsque les offres susmentionnées proposent une majorité de produits originaires d’un pays tiers à l’Union européenne (UE) avec lequel aucun accord assurant un accès comparable et effectif des entreprises de l’UE aux marchés de ces pays n’a été conclu, ou auquel le bénéfice d’un tel accord n’a pas été étendu par une décision du Conseil de l’Union européenne. Elle permet aux acheteurs publics d’écarter les offres d’entreprises qui exercent une concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises françaises en pratiquant un dumping environnemental, social et sanitaire. La mise en œuvre à grande échelle de cette faculté offerte à l’acheteur public pourrait ouvrir la voie à la structuration, à la pérennisation et à la modernisation des filières industrielles françaises. Aujourd’hui, alors que cette clause de réciprocité est d’ores et déjà déclenchée par certains donneurs d’ordre publics, l’acte réglementaire qui en fixe les conditions n’a toujours pas été publié, alors que cette publication était prévue en avril 2024. Face à ce constat, il lui demande quand le Gouvernement entend publier cet acte réglementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5910</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Rôle de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1920. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rôle et les missions de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Centrale d’achat publique généraliste au mode opératoire quasi-exclusif en achat pour revente, le code de la commande publique fait d’elle un acteur majeur de l’achat public. La commodité du recours à l’UGAP - dispensant ses clients (notamment les collectivités) de toute mise en concurrence et publicité préalables - n’est plus à démontrer. Toutefois, on peut observer que l’attribution des marchés par l’UGAP néglige trop souvent les considérations sociales et environnementales, mettant parfois les entreprises françaises et européennes les plus vertueuses en situation délicate. Si la faculté de toute personne publique de conduire sa propre procédure et d’y inclure des critères sociaux et environnementaux demeure, beaucoup d’acheteurs y renoncent en raison de la lourdeur des procédures auxquelles l’UGAP leur permet justement d’échapper. Aussi il lui demande comment le Gouvernement entend, en conformité avec les règlements européens et en utilisant les facultés ouvertes par les récentes évolutions législatives, faire en sorte que l’UGAP puisse jouer un rôle dans le nécessaire soutien aux filières françaises et européennes mais aussi de levier au service de la transition écologique, et selon quelles modalités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5910</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Diminution des distributeurs automatiques de billets en ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1931. — 12 novembre 2024. — Mme Florence Goulet interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la diminution des distributeurs automatiques de billets (DAB) dans les petites communes. Dans un contexte de dégradation, voire de disparition de nombreux services publics, la question de l’accès de proximité aux DAB devient cruciale car elle amplifie malheureusement la fracture territoriale. De nombreuses petites communes voient aujourd’hui leurs derniers distributeurs disparaître. Le parc de distributeurs automatiques de billets a diminué de 20 % en 10 ans et les banques en ont supprimé 2 123 en 2023. Alors que l’on met en avant la nécessité de la proximité, la disparition des DAB en milieu rural est inconcevable pour ses habitants et risque d’affaiblir encore davantage les commerces locaux, déjà touchés par la crise inflationniste et énergétique actuelle. À tel point que certaines communes se voient contraintes d’installer des DAB indépendants, via des prestataires, ce qui est extrêmement coûteux, de l’ordre de 60 000 euros, soit une charge très importante pour une municipalité. Bien que cette initiative soit tout à fait louable, elle ne peut remplacer un accès direct et régulier aux services bancaires. Aussi, elle lui demande s’il entend prendre des mesures pour pallier cette situation inacceptable pour le quotidien des habitants en ruralité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5910</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nombre de guichets automatiques bancaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1932. — 12 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’évolution du nombre de guichets automatiques bancaires en France depuis dix ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5910</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Salariés de l’aide à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1965. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation très difficile dans laquelle se trouvent nombre de citoyens qui ont besoin de leur véhicule pour travailler. Il pense notamment à tous les salariés qui assurent l’aide à domicile des personnes en situation de handicap ou âgés. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1991</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5910</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation du secteur du transport routier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1991. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation du secteur du transport routier. En 2023, les entreprises de la filière du transport routier ont connu des augmentations significatives de leurs coûts d’exploitation, conjuguées à une diminution des volumes transportés résultant d’une baisse de la consommation, ainsi qu’une succession de crises et de blocages à l’échelle nationale (mouvements sociaux, intempéries, etc.). Les récentes mobilisations des agriculteurs ont eu un impact considérable sur les opérations des entreprises de transport de marchandises, de voyageurs et de transport sanitaire. 60 % des opérations de transport de marchandises et de logistique ont été perturbées, ce qui a entraîné d’importantes pertes pour les entreprises du secteur, dont 80 % sont des PME ou des TPE. Dans ce contexte, des dysfonctionnements voire des défaillances sont à craindre pour l’année 2024. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement prévoit de mettre en place à court terme afin d’éviter des faillites d’entreprises, ainsi que les perspectives à plus long terme visant à soutenir le secteur du transport routier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5911</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Participation au dispositif de classes défense
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1860. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Bex interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les modalités de participation au dispositif de classes défense pour les élèves en collège et en lycée. En effet, M. le député a été alerté par des parents d’élèves de la totale absence d’information de la part des établissements concernant la participation de leur enfant à une classe défense. Ces classes défense créées dans les années 2000 et renforcées en 2016 avec les « classes défense et sécurité globale » sont basées sur un partenariat entre le ministère de l’éducation nationale et le ministère des armées. M. le député souhaiterait donc avoir des éclaircissements sur les modalités de participation des élèves à ce dispositif particulier. Il semble primordial que les élèves soient intéressés et volontaires et que leurs parents aient donné l’autorisation pour participer à ces classes. Le droit à l’information des parents apparaît a minima comme une obligation légale. M. le député demande ainsi à Mme la ministre d’apporter des précisions à ce sujet et de rappeler les établissements à leur devoir d’information. Il souhaiterait par ailleurs avoir des détails sur l’objectif de ces classes. Le vade mecum de 2022 « La Jeunesse au cœur de la défense » du secrétariat général pour l’administration du ministère des armées sur les classes défense précisait bien que ces classes « ne sont pas un moyen pour "militariser" l’enseignement, ni un vecteur de recrutement précoce ». C’est pourquoi il se permet de lui demander pourquoi ces classes s’adressent en priorité aux jeunes d’établissements REP, REP+ et en milieu rural isolé, d’après le plan « Ambition armées-jeunesse 2022 ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5911</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation de l’enseignement pénitentiaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1861. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des enseignants exerçant en unités d’enseignement en milieu pénitentiaire. Si M. le député se réjouit de la hausse récente de la prime pénitentiaire, il fait le constat que l’inquiétude règne chez les enseignants pénitentiaires quant à la pérennité de l’enseignement public en détention. À l’heure de la rédaction d’une nouvelle circulaire d’orientation concernant l’enseignement en milieu pénitentiaire et de celle d’une nouvelle convention entre le ministère de de l’éducation nationale et de la jeunesse et le ministère de la justice, ils s’inquiètent notamment du recours à des organismes de formation extérieurs, de la diminution d’heures supplémentaires (HSE) effectives allouées à l’enseignement pénitentiaire et de voir disparaître le ratio d’un équivalent temps-plein (ETP) pour cent détenus. Toutefois, au-delà des craintes, ils voient aussi dans cette rédaction l’opportunité de simplifications administratives, ou de l’harmonisation de la rémunération des professeurs des écoles qui ne sont aujourd’hui pas tous payés au même taux horaire en fonction du budget opérationnel de programme (BOP) sur lequel ils sont fléchés. Sur tous ces sujets, les enseignants en milieu pénitentiaire aimeraient pouvoir être concertés au cours de la phase d’élaboration desdits documents. L’accès à la culture, à l’enseignement et aux diplômes est pour les détenus, on le sait, un puissant levier de réinsertion et de lutte contre la récidive. Aussi, il lui demande comment elle entend conforter les missions de l’enseignement public en milieu pénitentiaire, les conditions d’exercice de celles-ci et quelle concertation avec les enseignants et leurs organisations elle entend mettre en œuvre pour y parvenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5911</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Cadre de gestion des maitres délégués dans l’enseignement privé sous contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1862. — 12 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les situations de précarité engendrées par la mise en place du nouveau cadre de gestion des maîtres délégués dans l’enseignement privé sous contrat. Avant la mise en place de ce cadre, les maîtres délégués de l’enseignement privé, signataires de CDD successifs avec les établissements, bénéficiaient d’une rémunération lors des congés annuels sous la forme d’indemnités de vacances, sur la base de la circulaire n° 91-035 du 18 février 1991. Depuis la rentrée 2023, les indemnités de vacances des maîtres délégués s’inscrivent dans un nouveau cadre, modifié par le décret 2023-733. Ce décret prévoit que les maîtres contractuels en activité perçoivent une indemnité compensatrice de congés annuels égale au 1/10 de la rémunération totale brute perçue par l’agent au cours de sa période d’emploi entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année en cours. Ainsi, la réglementation désormais applicable aux maîtres délégués n’ouvre droit qu’à une indemnisation de 5 semaines de congés non pris par an, alors que l’année scolaire comporte 36 semaines de cours et 16 semaines de congés scolaires. Cette nouvelle réglementation se traduit donc par la perte de 11 semaines de rémunération ou d’indemnisation par année scolaire, représentant plus de 20 % de la rémunération annuelle. Ce nouveau cadre, qui contribue à affaiblir encore l’attractivité de la profession, met en péril le régime des remplacements dans l’enseignement primaire privé, qui, contrairement au public, ne bénéficie pas du système des TZR et se retrouve donc contraint de recourir à des contractuels. L’enseignement primaire privé, qui accueillait, selon la DEPP, 13,5 % des élèves à la rentrée 2023 au niveau national et près d’un tiers dans certaines académies, ne peut pas être traité comme le parent pauvre de la politique d’éducation. Il souhaite donc l’interpeller sur la situation alarmante des maîtres délégués de l’enseignement privé, souhaitant qu’elle ne soit pas révélatrice des grandes orientations du ministère à l’égard de ce dernier et souhaite l’interroger sur les dispositions qu’elle prévoit pour y remédier afin de répondre à la détresse financière et sociale de ces hommes et de ces femmes qu’il serait inacceptable de considérer comme des enseignants de second rang.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5912</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Maîtres délégués de l’enseignement privé sous contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1863. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions de travail préoccupantes des maîtres délégués de l’enseignement privé sous contrat. Depuis la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire au 1er septembre 2023, ces enseignants ne disposent que de cinq semaines de congés payés non pris par an, une situation qui entraîne une précarisation accrue. Selon certains syndicats, cela se traduit par la perte de 11 semaines de rémunération, soit 20 % de la rémunération annuelle ! Ce cadre laisse ces enseignants, souvent sous contrat court ou à temps partiel, sans compensation adéquate pour les périodes où ils ne sont pas appelés, créant une insécurité professionnelle et pesante. En outre, des retards dans le versement de leur rémunération sont régulièrement signalés dans plusieurs académies, parfois au-delà des délais légaux, mettant ainsi en difficulté financière les maîtres délégués. À cela s’ajoutent des disparités de traitement d’une académie à l’autre, qui posent la question d’une harmonisation nécessaire des pratiques afin de garantir à chaque maître délégué des conditions de travail et de rémunération équitables. Il lui demande donc quelles mesures elle envisage de prendre pour garantir le respect des délais légaux de paiement, harmoniser le traitement des maîtres délégués à travers les académies et améliorer globalement leurs conditions de travail et de rémunération afin de réduire la précarité et de fidéliser ces enseignants indispensables aux établissements privés sous contrat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5912</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des maîtres délégués de l’enseignement privé sous contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1864. — 12 novembre 2024. — M. Stéphane Viry alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur situation des maîtres délégués de l’enseignement privé sous contrat. Leur recrutement permet de pourvoir aux services vacants soit pour assurer un remplacement soit faute de candidat pour le poste. Leur situation mérite un regard. Le versement des rémunérations ne serait pas assuré dans les temps, des inégalités entre les académies seraient constatées dans la fixation du traitement ainsi que pour le reclassement, les congés payés ne seraient pas équivalents. La situation des maîtres délégués est déjà précaire, afin de ne pas décourager d’éventuelles nouvelles vocations, il lui demande de clarifier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5912</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Addiction numérique et téléphone scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1865. — 12 novembre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les collèges. L’article L. 511-5 du code de l’éducation, adopté le 30 juillet 2018, dispose : « L’utilisation d’un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges et pendant toute activité liée à l’enseignement qui se déroule à l’extérieur de leur enceinte, à l’exception des circonstances, notamment les usages pédagogiques et des lieux dans lesquels le règlement intérieur l’autorise expressément ». À ce jour, six ans après l’adoption de cette loi, il est alarmant de constater que 84 % des moins de 35 ans se déclarent dépendants au numérique. Entre 11 et 14 ans, les enfants passent en moyenne 8 heures 30 par jour devant différents écrans et chaque foyer compterait environ 10 écrans (données extraites de la proposition de résolution européenne n° 484 du 24 octobre 2024). Les recherches indiquent également que l’augmentation des problèmes de santé mentale chez les jeunes pourrait être due à une dépendance forte aux médias sociaux. Cette situation soulève des préoccupations majeures de santé publique. En parallèle de cette addiction, un phénomène d’illectronisme se fait jour : les mêmes jeunes, qui sont souvent passifs face aux écrans, éprouvent des difficultés à utiliser ces outils de manière positive pour effectuer des recherches ou faire valoir leurs droits. Ils se retrouvent ainsi doublement fragiles : d’un côté, soumis à un contenu numérique qui peut les rendre addicts et de l’autre, incapables d’exploiter ces outils de manière active et constructive. Dans ce contexte préoccupant, Mme la députée souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur un concept novateur : « le téléphone scolaire ». Ce dispositif consisterait à interdire l’apport de téléphones personnels par les élèves et à fournir un téléphone « scolaire » géré par l’établissement. Parmi ses atouts : l’enregistrement des présences sur des bornes, l’envoi de messages importants par la direction, ainsi qu’un GPS permettant de localiser les élèves sur le trajet école-maison. Elle souhaite savoir si des mesures seront prises pour protéger les élèves et si des réflexions sont en cours concernant la création de ce type de dispositif. Les points suivants sont soumis à son appréciation : quelles mesures pourraient être mises en place pour faciliter le financement d’un tel dispositif dans les collèges, en collaboration avec les opérateurs de télécommunications ? Comment le ministère envisage-t-il d’encadrer l’utilisation des écrans afin de favoriser une approche active et constructive, plutôt qu’une consommation passive ? Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5913</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Déploiement de la pratique obligatoire du théâtre au collège
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1866. — 12 novembre 2024. — Mme Marie Pochon interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le déploiement du théâtre obligatoire au collège et au lycée. Le Président de la République a annoncé en début d’année vouloir généraliser le déploiement obligatoire de la pratique du théâtre au collège. Mme la députée salue cette intention, cependant elle s’interroge quant à son financement, sa mise en place, les méthodes de décisions impliquées et la possibilité offerte aux enseignants d’adapter la pratique à leurs établissements. En effet, dans de nombreux établissements, la pratique du théâtre, en partenariat avec des clubs de théâtre, ou grâce à l’initiative directe des professeurs, est déjà mise en place. Ces initiatives sont parfois possibles grâce au financement que permet le pass culture. Avec l’arrivée de la généralisation de la pratique du théâtre au collège, il serait préférable que les montants du pass culture soient préservés pour d’autres pratiques et activités culturelles. Aussi, dans ces nombreux établissements où la pratique du théâtre est déjà effective, mais aussi dans l’ensemble des établissements, la mise en place du théâtre obligatoire pose la question de sa mise en place, en lien avec les acteurs du territoire et des méthodes de décisions qui y seront associés, notamment la place des enseignants dans la construction et le déploiement de la pratique dans leurs classes et établissements. La question de la place laissée à l’adaptation de la pratique en fonction du territoire, des affinités des enseignants et des professionnels associés se pose. Enfin, l’égalité territoriale est un facteur principal à prendre en compte pour que chaque élève ait un accès égal à la pratique, quelle que soit son origine géographique. Elle lui demande ce qu’elle envisage pour que cette pratique obligatoire s’inscrive au mieux dans les parcours de tous les élèves et quelle sera la feuille de route et les modalités de son déploiement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5913</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rémunération des AESH dans le cadre du programme pHARe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1888. — 12 novembre 2024. — Mme Murielle Lepvraud interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la rémunération des AESH dans le cadre du programme pHARe. Le programme pHARe, programme de lutte contre le harcèlement scolaire, a été déployé dans les écoles et collèges à la rentrée 2022 puis dans les lycées l’année suivante. Ce programme, laissant à l’établissement la charge du protocole de prise en charge des situations de harcèlement, repose essentiellement sur les équipes éducatives. Cette implication, volontaire, du personnel de l’établissement entre dans le cadre du « pacte enseignant » qui prévoit une rémunération pour ces « missions complémentaires » allant jusqu’à 1 250 euros par an. Les AESH, accompagnantes d’élèves en situation de handicap, participent également à ce programme sur la base du volontariat. Elles font en effet partie de l’équipe éducative et sont en première ligne pour détecter les situations de harcèlement. En revanche, aucune rémunération supplémentaire n’est prévue pour elles puisque ces agents contractuels n’entrent pas dans le cadre du « pacte enseignant ». Les AESH représentent le deuxième corps de métier au sein de l’éducation nationale et sont indispensables pour que les écoles deviennent véritablement inclusives et accueillent tous les élèves sans distinction. Elles demeurent pourtant dans une précarité inacceptable. Elle l’interroge donc sur ce qu’elle compte mettre en place pour rémunérer les AESH qui participent volontairement au programme pHARe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5914</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prise charge par l’État des accompagnants d’élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1945. — 12 novembre 2024. — M. Jérôme Nury alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’absence dans plusieurs départements de prise en charge par l’État des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sur le temps méridien. Jusqu’à la rentrée 2024, le financement de l’accompagnement des élèves en situation de handicap durant la pause méridienne relevait du temps périscolaire et donc de la responsabilité des collectivités locales. Ainsi, lorsque la nécessité d’accompagnement d’un élève sur le temps scolaire et sur la pause méridienne avait été reconnue par une notification de la maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH), celui-ci pouvait bénéficier de l’accompagnement d’un AESH financé par l’État allant jusqu’à 24 heures hebdomadaires sur le temps scolaire. Pendant la pause méridienne, l’accompagnement pris en charge par la collectivité locale pouvait aller jusqu’à 6 heures hebdomadaires. Le législateur a décidé par la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 que l’accompagnement des élèves porteurs de handicap durant la pause méridienne relèverait de la responsabilité et donc du fiancement de l’État dès la rentrée 2024. Si la loi est très claire dans ses intentions, la circulaire d’application publiée durant l’été 2024 en a très largement dévoyé le sens. La mise en œuvre de la prise en charge des élèves en situation de handicap durant la pause méridienne a été dévolue pour les écoles primaires aux directeurs académiques (DASEN). Dans un certain nombre de départements, la circulaire d’application sert d’argument aux services de l’État pour se défausser de leurs responsabilités envers les enfants porteurs de handicap. Ainsi, dans le département de l’Orne, les contrats des AESH ne dépassent jamais 24 heures hebdomadaires, même si l’enfant accompagné a besoin d’assistance sur le temps du midi. Afin de ne pas laisser les enfants et leurs familles dans le désarroi, la plupart des collectivités locales ont décidé de poursuivre le financement de l’accompagnement durant la pause méridienne, se substituant ainsi à un État défaillant. Il lui demande donc quelles mesures urgentes elle a l’intention de prendre pour que la lettre et l’esprit de la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 soient respectés pas ses services sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5914</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Quelles perspectives pour le statut des AESH ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1946. — 12 novembre 2024. — M. Thierry Tesson interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les accompagnants d’élève en situation de handicap (AESH). Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) jouent un rôle crucial dans l’inclusion des élèves handicapés, assurant ainsi leur droit à une scolarisation adaptée et au développement de leur potentiel. Cependant, malgré l’importance de leur mission, les AESH demeurent confrontés à des conditions de travail précaires, avec une rémunération largement inférieure à celle des enseignants. Cette situation est aggravée par leur rattachement aux pôles d’appui à la scolarité (PAS), tel que prévu dans le projet de loi de finances de 2024, mais qui reste encore flou pour les AESH. De plus, les AESH font face à un manque de stabilité professionnelle, car ils peuvent être mutés d’un établissement à un autre même en cours d’année scolaire, souvent sans considération pour leurs souhaits ou leurs contraintes personnelles. Cette instabilité fragilise leur implication et crée un sentiment d’incertitude permanente qui nuit à l’accompagnement des élèves concernés. Face à ces difficultés, il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour offrir aux AESH des perspectives salariales à la hauteur de leur rôle et, surtout, des conditions de travail stables et sécurisées, favorisant ainsi leur engagement et la qualité du soutien aux élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5915</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1868. — 12 novembre 2024. — Mme Océane Godard interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’application de la réforme du 3e cycle pharmaceutique et ses avancées. Depuis octobre 2016, un travail de refonte complète du 3e cycle des études pharmaceutiques a débuté avec pour objectif la création du diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Si les DES longs ont été mis en place en 2017 et 2019, l’instauration des DES courts pour les filières « Officine et Industrie » est sans cesse repoussée. La formation dispensée actuellement aux étudiants n’est pas en phase avec la pratique actuelle d’un pharmacien. Qui plus est, le statut de stagiaire attribué aux étudiants de 6e année implique une indemnité de l’ordre de 600 euros, bien trop faible pour permettre à ces derniers de faire face au coût de la vie (logement, alimentation, transports, etc.). La mobilisation du 21 novembre 2023 qui a réuni 5 000 étudiants en pharmacie dans toute la France a démontré une réelle impatience de la part de ces étudiants. Il est donc urgent de pouvoir appliquer une réforme adoptée et attendue par les principaux intéressés. Elle lui demande donc de bien vouloir indiquer précisément les modalités d’application et de la réforme du 3e cycle ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre de cette réforme, notamment sur la question des DES courts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5915</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation budgétaire des universités françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1871. — 12 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation budgétaire des universités françaises. Depuis plusieurs années, les universités françaises pâtissent d’un véritable sous-financement qui les place dans une situation de tension budgétaire permanente et met en péril l’accomplissement de leurs missions dans de bonnes conditions. Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, les nouvelles augmentations de charge à hauteur de 500 millions d’euros excèdent largement leur capacité d’absorption budgétaire et auront nécessairement des conséquences sur leurs missions. Parmi ces augmentations, 310 millions d’euros au moins portent sur les personnels. En effet, en sus de la non-compensation intégrale par l’État des mesures sociales dites « Guérini », qui occasionne des dépenses supplémentaires de l’ordre de 130 millions d’euros, il est prévu que s’ajoute à partir de 2025 le relèvement du taux du compte d’affectation spéciale (CAS) pensions de 4 points (de 74,28 % à 78,28 %) pour l’ensemble des opérateurs publics. Ce relèvement imposera aux universités un surplus de dépenses de l’ordre de 180 millions d’euros. Ainsi, pour l’université Bretagne Sud de Vannes (Morbihan) par exemple, ce reste à charge représentera 700 000 euros en 2025 et la prise en charge du relèvement du CAS Pensions à 840 000 euros, soit un budget total de fonctionnement grevé de 1,54 million d’euros en 2025. Cette situation intenable pourrait conduire certains établissements à renoncer à des projets majeurs et à réduire des investissements en matière de vie étudiante. Les crédits alloués à la mission « Enseignement et Recherche » dans le cadre du PLF pour 2025 atteste d’un renoncement à la loi de programmation de la recherche (LPR) votée en 2020. Seuls 158 millions d’euros sur les 501 millions prévus dans la trajectoire de la loi pour 2025 sont envisagés dans le PLF pour 2025. Aussi, dans ce contexte alarmant, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de donner aux universités les moyens nécessaires pour qu’elles puissent mener à bien leurs missions à destination des étudiants. Consciente de l’état des finances publiques, elle souhaite toutefois savoir si le Gouvernement entend respecter la trajectoire de la LPR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5915</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Ambassade de France aux Comores
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1814. — 12 novembre 2024. — M. Hendrik Davi alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les délais d’obtention des certificats de capacité à mariage (CCAM) et de la transcription des actes. Ces deux documents sont nécessaires pour les citoyens français qui souhaitent se marier à l’étranger. Or dans plusieurs consulats et ambassades, comme aux Comores, ont été constatés des délais de réponse anormalement longs. Cela peut parfois prendre plus de 2 ans. Ces délais entravent l’accès et l’effectivité des droits de ces citoyens français et impactent grandement leur vie personnelle et familiale. Les réponses apportées jusqu’à présent font état de l’incomplétude des dossiers soumis par les administrés, les vérifications nécessaires et la pénurie de ressources humaines. Il s’agit d’explications mais pas d’actions permettant de réduire les délais. C’est pourquoi il lui demande ce qu’il compte mettre en place pour accélérer le traitement de demandes de CCAM et de transcription de mariage au sein des ambassades et consulats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5916</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Télétravail frontalier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1893. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’opportunité de développer des accords de télétravail entre la France et la Belgique. Il semble qu’un tel accord existe entre la Belgique et le Luxembourg comme entre la France et le Luxembourg à raison de 34 jours par année. Il souhaite connaître l’état du droit entre la France et la Belgique ainsi que les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5916</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Hausse des violences sexuelles intrafamiliales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1844. — 12 novembre 2024. — Mme Hanane Mansouri alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’augmentation des abus sexuels intrafamiliaux. Selon les services de gendarmerie et les élus locaux, une augmentation des violences sexuelles intrafamiliales a été constatée dans plusieurs communes de la 8e circonscription de l’Isère. Sur la commune de Serpaize spécifiquement, quatre cas ont été recensé l’année dernière. Une situation particulièrement préoccupante pour les enfants victimes de ces drames et les élus qui disposent de moyens réduits pour les prendre en charge dans de bonnes conditions. Face à ce constat alarmant, elle lui demande quelles dispositions d’urgence elle compte prendre pour répondre à ces violences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5916</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Mesures de soutien développées en faveur de la croissance démographique français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1847. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les mesures de soutien développées en faveur de la croissance démographique française. La France connaît un nombre de naissances au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. L’indice de fécondité a connu une chute de 2,03 en 2010 à moins 1,8 en 2023. Si le nombre de naissances chute, le désir d’enfants des Français (mesuré par l’Union nationale des associations familiales par l’intermédiaire d’une étude OpinionWay) semble pourtant manifeste. Ainsi, 36 % des personnes interrogées indiquent souhaiter avoir 3 enfants ou plus. 34 % des familles soulignent avoir moins d’enfants que leur idéal. 28 % estiment qu’élever un enfant est trop coûteux ; Mme la députée note que la modulation des allocations familiales sous conditions de ressources a porté un préjudice non négligeable à nombre de familles. 4 parents sur 10 considèrent d’ailleurs qu’ils n’ont pas été suffisamment soutenus par les mesures de politique familiale à l’occasion de l’arrivée de leur premier enfant. Mme la députée demande à Mme le ministre quelles dispositions elle compte prendre pour enrayer la décélération démographique. Elle lui demande quelles politiques le Gouvernement entend mettre en œuvre pour soutenir des familles financièrement harassées. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement envisagerait de revenir sur la modulation des allocations familiales sous conditions de ressources initiée sous la présidence de François Hollande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5916</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Décret relatif au régime juridique des personnels du GIP France enfance protégée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1858. — 12 novembre 2024. — Mme Caroline Parmentier appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le régime juridique des personnels du GIP France enfance protégée. L’article 36 de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants dispose que « le régime juridique des personnels du groupement mentionné à l’article L. 147-14 est fixé par décret en Conseil d’État ». Pourtant, à ce jour, ce décret n’a toujours pas été publié. Elle lui demande donc de lui indiquer quand ce décret sera publié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5917</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Place de l’IGAS dans le contrôle des services de l’aide sociale à l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1859. — 12 novembre 2024. — Mme Perrine Goulet attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les contrôles effectués par l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) au sein des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). L’aide sociale à l’enfance connaît une crise sans précédent avec 344 682 mineurs et jeunes majeurs pris en charge par l’ASE (toutes mesures confondues), soit une augmentation de 18 % depuis 2011. Cette hausse de prise en charge s’accompagne, également, d’une baisse de professionnels du secteur. Les rapports et témoignages ne manquent pas pour alerter sur la situation de l’ASE en France. Ainsi, elle souhaite savoir combien de contrôles ont été effectués sur le territoire national ces cinq dernières années au titre de l’article L. 221-9 du code de l’action social et des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5917</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Droit aux origines des personnes nées sous X
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1879. — 12 novembre 2024. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation des personnes nées d’une mère ayant accouché sous le secret. La France est l’un des seuls pays en Europe et au monde à permettre l’accouchement de manière totalement anonyme, garantissant ainsi à la mère le secret de son admission à l’hôpital. Il y a environ 400 naissances « sous X » chaque année dans le pays. Cette procédure évite d’ajouter un drame à la détresse, en permettant que la naissance se passe dans des conditions optimales de sécurité, pour la mère comme pour l’enfant, à l’hôpital. Toutefois, cela prive en contrepartie l’enfant de l’accès à ses origines, alors que ce droit a été consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France en 1990 et par la Convention européenne des droits de l’homme, avant d’être retranscrit en droit français dans le code de l’action sociale et des familles. Plusieurs évolutions législatives sont venues renforcer l’information délivrée à la femme enceinte, notamment sur la possibilité de lui laisser des informations précises concernant ses origines (généalogie, antécédents médicaux, contexte de la grossesse…). Par ailleurs, la jurisprudence française accorde une importance de plus en plus grande au droit à l’accès aux origines, avec par exemple la reconnaissance par plusieurs décisions de justice des droits du père ou des grands-parents de l’enfant né sous X (cour d’appel d’Angers, 26 janvier 2011, n° 10-01339). Dans ce contexte, le Collectif des « Nés sous X d’Ici et d’Ailleurs » rappelle que la France et la Pologne sont les deux seuls pays européens à interdire les tests génétiques dans le cadre de la recherche de ses origines. Il estime également qu’il serait souhaitable de trouver un meilleur équilibre entre les intérêts de la mère et ceux de l’enfant, avec un accouchement « dans la discrétion » plutôt que dans l’anonymat total. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement envisage ces évolutions afin de permettre aux personnes nées sous X d’avoir accès à leurs origines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5917</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Hors-classe pour les adjoints d’enseignement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1867. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les retraites des adjoints d’enseignement. Le corps des adjoints d’enseignement (AE) a été mis en extinction par le décret n° 89-729 du 11 octobre 1989 qui prévoit l’intégration de ces adjoints d’enseignement dans le corps des professeurs certifiés, des professeurs de lycée professionnel, des professeurs d’éducation physique et sportive ou des conseillers principaux d’éducation. Or, en 2019, le ministère de l’éducation nationale indiquait qu’il restait encore 930 AE en fonction, ce qui retardait l’extinction définitive de ce corps et toute décision uniforme concernant les pensions de retraite de ces agents. M. le député souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend procéder à la création d’une hors-classe pour les adjoints d’enseignement. De façon quasiment automatique, tous les professeurs certifiés ayant plus d’une trentaine d’années d’activité partent à la retraite avec la hors-classe. Cette mesure constituerait à la fois une voie pertinente pour permettre un relèvement des pensions des adjoints une fois retraités et une mesure importante d’équité entre les personnels de l’éducation nationale en particulier et de la fonction publique en général. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5918</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Protection sociale complémentaire de la fonction publique territoriale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1883. — 12 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la mise en œuvre de la réforme de la protection sociale complémentaire des agents de la fonction publique territoriale. L’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 relative à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique introduit l’obligation de participation des employeurs publics au financement de la complémentaire santé et prévoyance de leurs agents. Cette réforme est une avancée sociale majeure car elle participe à la revalorisation et à l’attractivité du service public par un maintien du niveau de vie et une amélioration de la couverture des risques liés à la santé des agents territoriaux. Dans ce cadre, les employeurs publics territoriaux et les organisations syndicales ont réalisé une étape primordiale avec la signature le 11 juillet 2023 d’un accord collectif national portant réforme de la protection sociale complémentaire des agents publics territoriaux, visant notamment à garantir la participation minimale des employeurs publics à hauteur de 50 % du montant de la cotisation en prévoyance tout en garantissant un maintien de 90 % du revenu net des agents territoriaux malades ou en invalidité depuis plus de 3 mois. Depuis, cet accord ne connaît aucune transposition législative, pourtant nécessaire pour son entrée en vigueur. Alors que l’ordonnance précitée prévoit une obligation de participation des employeurs publics dès 2025 pour le volet prévoyance et à compter de 2026 pour le volet santé, le retard accumulé dans la transposition de cet accord national inquiète tout autant les associations des collectivités territoriales qui auront à le mettre en œuvre que les syndicats des personnels de la fonction publique territoriale qui en seront les bénéficiaires. Aussi, elle lui demande quels sont le calendrier de mise en œuvre de la réforme et le véhicule législatif auquel le Gouvernement envisage de recourir pour la transposition de l’accord du 11 juillet 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5918</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Accès au logement des agents publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1884. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur le rapport « Favoriser l’accès au logement des agents publics », coécrit par Alain Dorison et Chantal Chambellan Le Levier, remis le 14 juin 2016. Ce rapport dresse un constat alarmant sur la problématique de l’accès au logement des agents publics dans les zones tendues. Il propose des mesures destinées à promouvoir l’investissement dans des logements dits intermédiaires, pour les agents publics. Les recommandations reposent notamment sur la capacité pour les pouvoirs publics à libérer du foncier constructible à un coût inférieur au marché. À l’exception de la décision, en mai 2023, du ministre de la justice, d’apporter plusieurs terrains dans ce cadre, ce rapport ne semble pas encore avoir été suivi de conséquences. Ainsi, il aimerait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre à la lumière des conclusions du rapport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5918</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Congés maladie des agents de la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1885. — 12 novembre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les chiffres des congés de maladie des agents par fonction publique : État, territoriale et hospitalière. Disposer d’une vision de l’absentéisme pour raison de santé au sein de la fonction publique permettrait une analyse sectorielle précise. Cette demande concerne les congés de maladie ordinaire (CMO), les congés de longue maladie (CLM) et les congés de longue durée (CLD). Ces éléments aideront à identifier les leviers d’amélioration en matière de prévention des risques de santé, de suivi des agents et d’optimisation de la gestion des ressources humaines. Dans un contexte où le bien-être des agents publics et l’efficience des services sont au cœur des priorités, une telle analyse est nécessaire pour mettre en œuvre des politiques adaptées. En outre, obtenir une estimation du coût financier de chacun de ces types de congés maladie pour chaque fonction publique serait nécessaire. Cette estimation pourrait inclure le coût des indemnités versées aux agents en congé, ainsi que les dépenses liées au remplacement temporaire des personnels absents. Par conséquent, dans un souci de transparence et de gestion optimale des ressources humaines, il lui demande les chiffres de l’année 2023 relatifs aux différents congés maladie des fonctionnaires (congés ordinaires, congés longue maladie et longue durée) au sein des différentes branches de la fonction publique, par corps et cadre d’emploi ainsi que leurs coûts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5919</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Non application de l’article 7 de la directive européenne no 2003/88/CE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1887. — 12 novembre 2024. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la non-application de l’article 7 de la directive européenne n° 2003/88/CE concernant le droit à quatre semaines de congés payés dans la fonction publique. L’article 7 de la directive n° 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2013 précise que les États membres prennent les mesures nécessaires pour que tout travailleur bénéficie d’un congé annuel payé d’au moins quatre semaines, quand bien même il aurait connu des périodes d’arrêt de maladie. Cette disposition n’a été que partiellement transposée en droit français. En effet, l’article 37 de la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière d’économie, de finances, de transition écologique, de droit pénal, de droit social et en matière agricole modifie le code du travail afin d’harmoniser avec les pays membres les droits des salariés français en matière de droits à congés en cas de maladie. Pour autant, les fonctionnaires se retrouvent, dans le droit français, exclus de ce dispositif. En effet, le report des congés payés pour un fonctionnaire, lors d’une période de maladie survenue pendant la prise de congés payés, ne s’applique pas, en totale contradiction avec l’article 7 précédemment cité. Ainsi, pour faire valoir leur droit à au moins quatre semaines de congés payés par an, les fonctionnaires confrontés à la situation précitée sont contraints de saisir le tribunal compétent. Il lui demande que soit transposé l’article 7 de la directive n° 2003/88/CE, sans aucune distinction de statut des travailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5919</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Mutation des agents dans leur territoire d’origine outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1936. — 12 novembre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les demandes des agents visant à être affectés ou à être mutés dans leur territoire d’origine et singulièrement en Guadeloupe. Cette problématique se pose de manière récurrente dans tous les territoires d’outre-mer. Les demandes d’affectation ou de mutation dans le territoire d’origine des agents ultramarins ne reçoivent que rarement une réponse favorable. Or un agent originaire des outre-mer n’est pas dans une situation comparable à celle d’un agent de l’Hexagone affecté dans un autre département de l’Hexagone : les contraintes physiques et pécuniaires, les frais et les temps de déplacement sont sans commune mesure. De plus, il apparaît que les règles relatives au CIMM (centre des intérêts matériels et moraux) ne sont pas toujours respectées par les administrations de l’Hexagone. Les agents ultramarins peuvent attendre jusqu’à une vingtaine d’années leur décision de mutation, au prix de grosses difficultés financières et d’une grande souffrance morale. Il lui demande si les demandes d’affectation, de mutation ainsi que les recours contre ces mutations peuvent être traités de manière plus individualisée en prenant mieux en considération les critères « irréversibles » et notamment les liens familiaux, avec le conjoint, les enfants ou les parents restés au pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1987</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5919</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Transfert de dossiers entre MSA et CAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1987. — 12 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le manque de synergie constaté entre les organismes de protection sociale que sont les caisses des allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Les personnes qui deviennent salariées dans le secteur agricole connaissent des délais importants de transfert. Les versements APL, prime d’activité et allocations familiales, AAH sont bloqués durant le traitement de leur dossier, soit 3 à 4 mois. Cette situation enclenche un stress incroyable pour les salariés et des problèmes financiers. Certains refusent même ce transfert, connaissant ces inconvénients, en démissionnant de leur poste. Aussi, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend faciliter les échanges entre ces deux organismes et si l’utilisation de logiciels communs est une piste envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5920</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Résultats de l’analyse des 5 000 ICPE / PFAS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1958. — 12 novembre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur les mesures prises face à la pollution aux substances per- et polyfluoroalkylées, connues sous le nom de PFAS, ou « polluants éternels ». Ces composés chimiques, omniprésents dans de nombreux produits industriels et de consommation courante tels que les vêtements, les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie …, sont reconnus pour leur résistance exceptionnelle à l’eau, aux hautes températures et aux corps gras. Cependant, cette résistance engendre une persistance préoccupante dans l’environnement et une accumulation dans les organismes vivants, avec des effets nocifs désormais bien documentés sur la santé humaine et les écosystèmes. En mai 2022, une contamination aux PFAS a été révélée dans la commune de Pierre-Bénite, dans le Rhône, touchant les eaux, les sols, l’air et s’infiltrant même dans les organismes humains et animaux. Depuis, d’autres sites en France, en Europe et à travers le monde, ont fait état de pollutions similaires. Face à cette situation, l’ancien ministre Christophe Béchu a lancé un plan d’action national 2023-2027, visant à réduire les émissions à la source, renforcer la surveillance environnementale, accélérer la recherche scientifique et améliorer l’information des citoyens. De plus, une mission gouvernementale confiée à M. le député a permis de formuler 18 recommandations, notamment l’interdiction des rejets industriels de PFAS, l’établissement de valeurs toxicologiques de référence et une meilleure information des élus et du public. Suite à un arrêté du 20 juin 2023, 5 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) ont reçu l’obligation d’identifier et d’analyser leurs rejets pour détecter la présence de PFAS, avec des résultats attendus pour juillet 2024. M. le député souhaite connaître l’état d’avancement des analyses de ces rejets. Il a également interrogé Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les étapes prévues par le Gouvernement pour répondre à cette urgence environnementale et sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5920</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Les conditions d’attribution des visas aux citoyens libanais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1815. — 12 novembre 2024. — M. Romain Eskenazi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par de nombreux citoyens libanais dans l’obtention de visas pour la France, malgré leurs liens familiaux sur le territoire français. Dans le contexte actuel de tensions et de crises au Liban, de nombreux Libanais cherchent à rejoindre temporairement ou durablement leurs proches en France afin de fuir des zones de conflit. Ces demandes de visas, souvent motivées par des raisons de survie, semblent néanmoins faire face à de nombreux blocages administratifs, laissant les familles dans l’incertitude et l’angoisse. M. le député souhaite rappeler que la France a une tradition historique de soutien aux populations frappées par des crises humanitaires, en particulier au Liban, pays avec lequel elle entretient des relations privilégiées et de longue date, comme l’a rappelé le Président de la République lors de son allocution télévisée. Dans ce contexte, il semble important de réévaluer les conditions d’attribution des visas aux citoyens libanais, notamment ceux ayant des liens familiaux en France, afin de faciliter le regroupement temporaire des familles et de répondre à cette situation d’urgence. Il l’interroge donc sur la politique actuelle du Gouvernement concernant l’octroi de visas aux citoyens libanais dans un contexte de crise et sur les éventuelles mesures d’assouplissement prévues pour faciliter le regroupement familial et plus généralement la protection de ces personnes en situation de vulnérabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5920</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Amblard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Multiplication alarmante des vols de bois dans les forêts privées en Meuse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1835. — 12 novembre 2024. — M. Maxime Amblard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la multiplication alarmante des vols de bois dans les forêts privées du sud de la Meuse. Ces vols, particulièrement organisés et méthodiques, portent un grave préjudice aux petits propriétaires forestiers locaux, dont les pertes, tant économiques qu’écologiques, s’élèvent déjà à plus de 150 000 euros. Les propriétaires voient leurs parcelles dégradées et impraticables et des chênes de haute qualité abattus et emportés sans contrat de vente. Les organisations syndicales locales et les autorités déplorent l’insuffisance de moyens pour lutter efficacement contre ce fléau. Face à l’ampleur de ce phénomène, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures le ministère envisage pour renforcer la sécurité des forêts privées et soutenir les propriétaires concernés, notamment à travers la mise en place d’un réseau de vigilance citoyenne, associant chasseurs, forestiers privés et collectivités locales et l’installation de dispositifs de surveillance adaptés. Par ailleurs, il lui demande si des actions sont prévues pour anticiper et accélérer la mise en œuvre d’une traçabilité obligatoire des bois sur l’ensemble du territoire, notamment dans le cadre du règlement européen contre la déforestation, dont l’entrée en vigueur est actuellement reportée à 2026. Enfin, il aimerait connaître la position du ministère de l’intérieur, en concertation avec le ministère de la justice, sur un éventuel durcissement de la législation pénale applicable aux vols de bois en forêts privées, à travers la création de circonstances aggravantes ou le renforcement des peines, dont l’objectif serait de rendre plus dissuasives les sanctions face aux réseaux organisés soupçonnés de cibler les forêts, notamment celles de l’Est de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5921</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dates des élections municipales de 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1850. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-José Allemand interroge M. le ministre de l’intérieur sur la date des prochaines élections municipales prévues en 2026. L’article L. 227 du code électoral dispose que « les conseillers municipaux sont élus pour six ans ». Ce même article dispose que « lors même qu’ils ont été élus dans l’intervalle, ils sont renouvelés intégralement au mois de mars ». Or en raison de la crise sanitaire liée au covid-19, l’installation des conseils municipaux lors des dernières élections municipales de 2020 s’est faite en deux temps. Dans 30 143 communes, les conseils municipaux élus au complet à l’occasion du premier tour organisé le 15 mars 2020 sont entrés en fonction le 18 mai 2020, conformément aux dispositions du décret n° 2020-571 du 14 mai 2020 pris en application de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020. Dans 4 855 communes, représentant 16,5 millions d’électeurs, où les conseils municipaux n’ont pas été élus au complet à l’issue du premier tour, la date du second tour a été fixée au 28 juin 2020 par le décret n° 2020-642 du 27 mai 2020. L’installation de ces derniers avait donc eu lieu au début du mois de juillet 2020. Dès lors, une part significative des conseillers municipaux serait élue pour moins de six ans si les élections municipales de 2026 étaient convoquées en mars, conformément à l’article L. 227 du code électoral. Aussi, au regard des conditions particulières dans lesquelles se sont déroulées les élections municipales de 2020, des dispositions du code électoral et de la pratique électorale, elle lui demande à quelles dates il entend fixer les prochaines élections municipales de 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5921</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution de l’indemnité responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1886. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Bex attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels et son mode de calcul. Cette indemnité trouve son fondement dans l’article 6-4 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 et varie en fonction du grade et de l’emploi occupé. Elle est calculée « en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade ». Un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité civile et des ministres chargés du budget et de la fonction publique fixe, datant du 20 avril 2012, définit l’indice brut minimal et l’indice brut maximal applicables pour déterminer le traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cet arrêté n’est pas mis à jour régulièrement. La profession des sapeurs-pompiers souhaite que cet arrêté soit abrogé, afin d’envisager un mode de calcul qui puisse prendre en compte l’évolution indiciaire, l’ancienneté et l’expertise dans le grade des agents. Par ailleurs, cette indemnité n’est pas prise en compte pour le calcul du montant de la pension de retraite de ces agents. Il l’interroge donc à ce sujet, afin de connaître ses intentions quant à une évolution du mode de calcul de l’indemnité de responsabilité et de la prise en compte de celle-ci pour une intégration dans le montant des pensions de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5921</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Usage par la gendarmerie nationale de dispositifs embarqués LAPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1894. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’usage par la gendarmerie nationale de dispositifs embarqués de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) et sur les capacités opérationnelles affectées à chaque département de la région de gendarmerie du Centre-Val de Loire. La loi du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces a étendu à titre expérimental pour une durée de trois ans les possibilités d’exploitation des données issues des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation. Il s’agit notamment de pouvoir identifier si deux plaques d’immatriculation circulent proches l’une de l’autre de manière régulière, la première pouvant ouvrir la voie à la seconde dans le cadre de trafics illégaux. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir si des mesures similaires sont envisagées pour renforcer les capacités d’enquête de la gendarmerie nationale. En outre, il souhaite connaître le nombre de dispositifs LAPI actuellement opérationnels en région Centre-Val de Loire, ainsi que les résultats obtenus grâce à leur utilisation. Enfin, il lui demande si une évaluation des bénéfices de ces dispositifs par rapport à leur coût a été réalisée et quelles sont les perspectives d’évolution de cet outil dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le terrorisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5922</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Installation illicite des gens du voyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1895. — 12 novembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’installation illicite des gens du voyage. Plusieurs communes de Haute-Savoie font face à des occupations illégales de terrains par des caravanes de gens du voyage. Face à cette situation, propriétaires de terrains, élus et forces de l’ordre se trouvent dans le désarroi le plus total pour obtenir leurs évacuations, lesquelles suscitent de plus en plus de tensions, avec des violences qui ont pu aller jusqu’à des échanges de coup de feu ou des jets de cocktail Molotov. Le dispositif créé par la loi du 7 novembre 2018, relatif à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites permettant une évacuation par seule décision préfectorale, s’avère insuffisant pour faire cesser ces installations illicites récurrentes sur le territoire. Les poursuites pénales consécutives à ces infractions accompagnant ces occupations illicites sont rendues difficiles par l’impossibilité d’identifier leur auteur. L’article 322-4-1 du code pénal prévoit que « Le fait de s’installer en réunion, en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant soit à une commune qui s’est conformée aux obligations lui incombant en vertu du schéma départemental prévu à l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ou qui n’est pas inscrite à ce schéma, soit à tout autre propriétaire autre qu’une commune, sans être en mesure de justifier de son autorisation ou de celle du titulaire du droit d’usage du terrain, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ce même article précise « lorsque l’installation s’est faite au moyen de véhicules automobiles, il peut être procédé à leur saisie, à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, en vue de leur confiscation par la juridiction pénale ». Elle lui demande si le Gouvernement prévoit des dispositions particulières garantissant l’application effective de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5922</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mise en place d’un filtre anti-arnaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1906. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place d’un filtre anti-arnaques. Durant la campagne présidentielle de 2022, Emmanuel Macron s’était engagé à mettre en place un filtre anti-arnaques pour avertir « en temps réel tous les usagers d’internet avant qu’ils ne se rendent sur un site potentiellement piégé ». Cette promesse a semblé se tenir avec l’intégration du filtre anti-arnaques dans le droit, à travers la loi visant à sécuriser et réguler le numérique (SREN). Mais ce dispositif peine à voir le jour, essentiellement pour des raisons de financement. Alors que le groupement d’intérêt public Action contre la cybermalveillance (GIP ACYMA) devait endosser la responsabilité du dossier, la Direction générale des entreprises (DGE) lui a indiqué par courrier que la procédure était finalement déclarée sans suite pour un motif d’intérêt général tenant à l’insuffisance des ressources financières de la direction bénéficiaire, le montant de l’offre financière excédant les crédits budgétaires alloués au projet. Après de nombreuses péripéties, comme un passage par l’OFAC ( Office of Foreign Assets Control ), la caducité de l’appel d’offres, la DGE a saisi l’union des groupements d’achats publics (UGAP). On s’achemine maintenant vers une solution Capgemini et donc le recours à un acteur privé. Il s’inquiète de cette privatisation de l’action publique et souhaite savoir pourquoi l’État ne s’appuie pas sur ses compétences internes pour garantir un niveau de sécurité plus élevé en réponse à la multiplication des menaces en ligne et lui demande s’il envisage de reprendre la main sur ce dossier, ce qui serait une marque de cohérence, au vu de l’importance d’un tel sujet pour la sécurité nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5922</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le 17Cyber
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1933. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le 17Cyber. Annoncé le 10 janvier 2022 par le Président de la République, Emmanuel Macron, prévu dans la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPMI) du 24 janvier 2023, le guichet unique dédié à la cybersécurité, le 17Cyber, initié par le ministère de l’intérieur et des outre-mer, en partenariat avec cybermalveillance.gouv.fr, la police nationale et la gendarmerie nationale, devait être lancé officiellement fin mai 2024. Le ministre de l’intérieur de l’époque ayant alors dû se rendre en Nouvelle-Calédonie, l’évènement avait été reporté. Est ensuite survenue la dissolution de l’Assemblée nationale et l’inauguration de cette plateforme n’a toujours pas été reprogrammée. Dans un contexte de multiplication des attaques numériques (vol de données, hameçonnage, arnaques en ligne, etc.) et de cyberharcèlement, il est tout particulièrement urgent qu’entre en fonctionnement ce service de diagnostic et d’assistance pour les victimes de cyberattaques et d’actes de cybermalveillance. Il souhaite savoir s’il envisage une mise en route rapide de ce dispositif et, dans l’affirmative, quel portage politique accompagnera sa réactivation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5923</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les violences perpétrées par les groupuscules d’extrême droite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1934. — 12 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte M. le ministre de l’intérieur sur la présence et l’organisation de groupuscules identitaires d’extrême droite dans le quartier du « Vieux-Lyon », situé dans sa circonscription. Dans la nuit du 11 octobre 2024, une femme a été rouée de coups par une quinzaine d’individus aux visages dissimulés, sous prétexte qu’elle portait une casquette d’un club de foot antiraciste. Les agressions racistes, homophobes et xénophobes liées à la présence de ces militants sont endémiques dans le quartier et dans l’ensemble de la ville de Lyon. À l’échelle du pays, une dizaine d’attentats émanant de l’extrême droite a été déjouée ces dernières années. En juin 2024, l’ancien ministre de l’intérieur avait procédé à la dissolution du groupe Les Remparts et d’autres associations dont celles présentes sur le bail locatif du local appelé La Traboule, point de ralliement et d’organisation des groupuscules. Pourtant, le 30 septembre 2024, une trentaine de militants identitaires défilaient dans les rues, armés, au rythme de chants xénophobes. On a alors pu constater à quel point ces dissolutions se révèlent inefficaces : cette déambulation s’est faite derrière une banderole utilisée auparavant par les collectifs désormais dissous. Des solutions existent pour lutter concrètement contre les violences d’extrême droite. Le 13 juin 2019, une commission d’enquête parlementaire rendait des conclusions partielles sur l’état de la menace des groupuscules d’extrême droite. Sans creuser dans les liens et réseaux des extrêmes droites entre elles, institutionnelles et groupusculaires, elle a pu identifier plusieurs milliers d’individus se préparant à des actes violents. Il est urgent de mettre en application les recommandations de ce rapport transpartisan, notamment en renforçant les moyens du suivi des membres de groupuscules dissous et de lutte contre la reconstitution de groupuscules dissous, en engageant un effort supplémentaire de formation des agents de la police et de la gendarmerie nationales en matière de lutte contre les infractions haineuses, en accordant une importance particulière au suivi des membres ou anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure impliqués dans des groupes d’ultra-droite et en renforçant substantiellement les moyens financiers, techniques et humains de Pharos. Elle lui fait donc part de son inquiétude pour la sécurité des Lyonnais et l’interroge sur les intentions du nouveau Gouvernement en matière de lutte contre les groupuscules d’extrême droite qui sèment la terreur en imposant leur violence au cœur de Lyon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5923</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prévention routière en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1939. — 12 novembre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l’intérieur sur les actions de prévention routière en Guadeloupe. Selon les chiffres des services de l’État en Guadeloupe, on dénombrait, au 6 octobre 2024, 39 tués sur la route, dont 17 en véhicule léger (dont 5 passagers) et 8 en moto, 1 en quad, 4 en cyclo, 4 en vélo et 5 piétons, soit 22 usagers vulnérables. Ces chiffres, en hausse de 26 % par rapport à la même période en 2023, appellent des mesures complémentaires de prévention routière et de nouvelles campagnes de sensibilisation aux risques routiers. Parmi les différentes solutions pouvant être mises en œuvre, les bandes rugueuses médianes et latérales présentent un intérêt spécifique pour la sécurité routière en cas de baisse de la vigilance ou de somnolence des automobilistes et motocyclistes puisqu’elles provoquent du bruit et des vibrations qui alertent les usagers en cas de sortie de voie. Il lui demande si, en parallèle d’une campagne d’information et de sensibilisation, il serait pertinent d’expérimenter les bandes rugueuses médianes et latérales en Guadeloupe sur certaines portions de routes particulièrement accidentogènes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5923</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Brigade motorisée dans le Doubs et la Champagne-Ardenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1950. — 12 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation alarmante de la sécurité publique dans le secteur de Montbéliard-Héricourt, exacerbée par la disparition de la brigade motorisée de la police et la montée en puissance du trafic de stupéfiants dans les zones périurbaines et rurales. À l’échelle régionale, les carences en effectifs et les faiblesses des dispositifs de surveillance contribuent à aggraver un climat d’insécurité particulièrement ressenti dans le Doubs et la Champagne-Ardenne. En novembre 2023, le dernier motocycliste en poste dans la brigade de Montbéliard-Héricourt a quitté ses fonctions, laissant cette unité sans ressources pour assurer la sécurité des routes et des zones périurbaines vulnérables. Cette absence est d’autant plus grave que, jusqu’en 2019, la brigade comptait cinq agents, un effectif réduit au fil des ans en raison de la sous-publicité des postes vacants et d’une redirection systématique des volontaires vers d’autres brigades, notamment celle de Belfort. Ces choix, qui équivalent à des suppressions d’effectifs, privent aujourd’hui cette zone de protection essentielle, exposant les habitants aux trafiquants et délinquants, dont les actions affectent directement la qualité de vie de la population locale. Face à cette situation, la création d’une brigade interdépartementale à effectif constant et le recours ponctuel aux unités de Besançon sont envisagés comme des solutions temporaires. Cependant, elles ne suffisent pas à assurer une présence sécurisante et pérenne pour les 36 000 habitants de Montbéliard et Héricourt. Les témoignages des syndicats policiers sont unanimes : la situation sur le terrain se détériore et les réseaux de trafic se développent, profitant des failles dans les dispositifs policiers. En Champagne-Ardenne, les forces de l’ordre constatent également une recrudescence de la violence liée aux trafics de stupéfiants, les trafiquants se jouant des ressources limitées de la police. L’évolution vers des formes de criminalité plus organisées et plus violentes, associée au manque d’agents spécialisés, nuit à la sécurité de ces territoires. Pour répondre aux besoins de sécurité de la région, une brigade motorisée et mobile, formée d’agents supplémentaires, serait indispensable pour réagir efficacement aux déplacements rapides des réseaux criminels. Sans cet appui, les efforts comme ceux observés lors de l’opération « Place Nette » dans le Doubs, bien que louables, ne peuvent qu’avoir un impact temporaire. Les résultats de cette opération montrent clairement que l’absence d’une brigade motorisée compromet les efforts continus et empêche une surveillance efficace, les délinquants opérant dans des véhicules rapides et mobiles qui échappent à la police conventionnelle. Pour les agents locaux et les représentants des syndicats, une brigade spécialisée dans les interventions mobiles est indispensable pour contrecarrer les méthodes criminelles modernes et assurer une couverture efficace sur les axes routiers stratégiques. Mme la députée sollicite donc une réponse concrète du ministère de l’intérieur sur les mesures mises en œuvre pour renforcer la brigade de Montbéliard-Héricourt et demande quelles actions sont prévues pour remédier au déficit d’effectifs qui affecte les forces de l’ordre dans cette région. Elle souhaite savoir si les motards formés à l’école de police de Sens (Yonne) sont informés des postes vacants dans le Doubs et quelles démarches sont entreprises pour attirer de nouveaux agents vers Montbéliard. Par ailleurs, malgré les promesses de recrutement faites, trois postes restent vacants dans ce commissariat, en plus des quatre postes de motards, réduisant la présence policière de manière inquiétante. Enfin, Mme la députée demande à M. le ministre si une refonte des moyens alloués pour la lutte contre la délinquance est envisagée. En effet, l’absence de dispositifs modernes de communication, de véhicules adaptés et de logistique pour les agents limite les capacités de la police à assurer des interventions sécurisées. En l’état actuel, l’équipement obsolète et l’absence de coordination inter-agences laissent les agents de terrain exposés à des risques accrus, tant en matière de sécurité que de contrôle opérationnel. Au vu de cette situation, Mme la députée ne peut accepter que la sécurité des habitants de Montbéliard et Héricourt soit compromise, alors que la demande pour une brigade motorisée mobile, suffisamment équipée et formée, est plus cruciale que jamais. Elle appelle M. le ministre de l’intérieur à préciser si la place Beauvau envisage de renforcer le Doubs et la Champagne-Ardenne dans le cadre d’un plan global de lutte contre la criminalité organisée et de renforcement de la sécurité rurale. Elle souhaite obtenir des réponses claires et un engagement fort pour que les 36 000 citoyens de Montbéliard-Héricourt et leurs voisins ne soient plus les oubliés des décisions ministérielles et puissent bénéficier, comme dans d’autres régions, d’une sécurité à la hauteur des besoins actuels et des défis de demain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5924</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Diminution des crédits alloués à la police judiciaire pour 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1951. — 12 novembre 2024. — M. Paul Christophle interroge M. le ministre de l’intérieur sur la diminution des crédits alloués à la police judiciaire pour 2025. Les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances pour 2025 laissent en effet apparaître une baisse des crédits de 8 % par rapport à 2024. La police judiciaire, par son travail d’investigation et d’enquête approfondi, joue un rôle essentiel dans la lutte contre la grande délinquance. Le renforcement de son action et des moyens qui lui sont consacrés doit donc constituer une priorité. Lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, M. le ministre de l’intérieur a indiqué, sans apporter de précisions supplémentaires, que cette baisse résultait d’une « modification de la présentation comptable qui vise à faire coïncider l’action de police judiciaire avec la filière correspondante ». Le document budgétaire se contente lui d’évoquer une évolution du périmètre de cette action « afin d’assurer une cohérence et permettre une lisibilité de la filière judiciaire sur le long terme ». Aussi, il lui demande des précisions complémentaires quant à ce changement de périmètre comptable. Il souhaiterait en particulier savoir dans quelles actions et sous-actions sont inscrits les crédits qui ne figurent plus dans l’action 05 du programme 176, quels sont les services ministériels ou les types de dépenses (titre) concernés par cette réaffectation et si des crédits ont été annulés dans cette opération de réaffectation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5925</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expérimentation et généralisation du dépôt de plainte par visioconférence.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1952. — 12 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’expérimentation et la généralisation du dépôt de plainte par visioconférence. Le dispositif expérimenté dans la Sarthe et dans les Yvelines du dépôt de plainte par visioconférence a été généralisé à l’ensemble du territoire par un décret publié au Journal officiel le 23 février 2024. Toutes les infractions sont éligibles à la Visioplainte. Cependant, pour certaines infractions, la victime devra se rendre au commissariat pour être auditionnée en présentiel. Ces cas particuliers sont détaillés dans le décret du 23 février 2024, notamment lorsque la nature ou la gravité des faits nécessite une nouvelle audition en présence de la victime, ou encore lorsqu’il s’agit d’infractions d’agressions sexuelles ou d’atteintes sexuelles (viol, incestes et autres agressions sexuelles ainsi que les infractions sexuelles commises contre les mineurs). Il est à noter que certaines de ces infractions ne nécessiteront pas toujours le déplacement de la victime pour son audition, comme c’est le cas pour des infractions telles que l’exhibition sexuelle, le harcèlement sexuel, etc. Les victimes peuvent se rendre sur le site masecurite.interieur.gouv.fr, s’identifier, remplir un formulaire de préplainte et choisir un créneau afin de recevoir ensuite un lien pour se connecter, avec la date et l’heure du rendez-vous. Le jour convenu, face à l’écran, la visioconférence commence et le gendarme ou le policier connecté prend formellement la plainte qui est ensuite signée par voie électronique. Les expérimentations semblent avoir connu des résultats très positifs tant pour les plaignants que pour les forces de police. Aussi, il lui demande de lui faire part des éléments de bilan de cette expérimentation en particulier dans les deux départements concernés, sur le ressenti des plaignants et des policiers et de lui communiquer les éléments sur l’extension de ce dispositif à l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5925</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Insécurité à Marseille : pour un renforcement d’urgence des effectifs de police</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1953. — 12 novembre 2024. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’évolution des effectifs de police et la situation sécuritaire à Marseille, toutes deux préoccupantes. Le récent rapport de la Cour des comptes sur le plan « Marseille en Grand » a révélé une baisse du nombre de policiers dans la ville entre 2016 et 2024 alors même que la communication gouvernementale martelait au cours de déplacements ministériels multiples la mobilisation de moyens présentés comme hors-normes, déployés par l’État en vue d’endiguer une criminalité devenue endémique. D’après la Cour des comptes, de 4 232 en 2016, les policiers sont passés à 4 064 en 2024. Cette diminution, à rebours des objectifs affichés et des besoins urgents de renforcement de la sécurité publique, laisse les forces de l’ordre en sous-effectif et mal équipées pour faire face à des criminels et des délinquants toujours mieux organisés. C’est une véritable explosion du narcotrafic et de la violence que connaît Marseille. L’insécurité affecte quant à elle l’ensemble de ses arrondissements, de ses quartiers et désormais de ses noyaux villageois, sans exception. L’Est marseillais, historiquement moins concerné par ce phénomène, est désormais également touché par une recrudescence inquiétante de la délinquance : rodéos urbains, deals, agressions, cambriolages, incivilités, rythment le quotidien de Marseillais à bout de nerfs. Cette situation ne peut être ignorée et appelle des mesures d’urgence, afin que les territoires perdus par la République à Marseille ne s’étendent pas davantage. Mme la députée souhaite attirer plus particulièrement l’attention de M. le ministre sur la situation de la division Sud de la police nationale à Marseille - comprenant l’Est marseillais - qui demeure sous-dotée en effectifs malgré les défis de sécurité accrus dans sa zone d’intervention. Face à cette urgence sécuritaire, face aux besoins réitérés de présence policière réclamée par l’ensemble des acteurs locaux, elle demande à connaître quelles mesures immédiates il prévoit pour augmenter les effectifs de la division Sud et renforcer les moyens d’action des forces de l’ordre marseillaises afin de rétablir la sécurité, première des libertés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5926</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-paiement des heures supplémentaires de certains policiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1954. — 12 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’intérieur quant au non-paiement des heures supplémentaires des policiers. Dans la police nationale, par deux fois dans l’année, les policiers peuvent demander à se faire payer les heures supplémentaires qu’ils ont effectuées, qui sont par défaut transformées en congés payés. Or, en 2024, un certain nombre de policiers ayant demandé à se faire payer leurs heures lors de la campagne de juin, ne retrouvent pas cette ligne sur leur fiche de paie d’octobre comme cela aurait dû être le cas. De la même manière, il avait été promis aux policiers que les heures supplémentaires qu’ils ont effectuées pour la sécurisation des sites olympiques de Paris allaient être payées en novembre ; or, par un courrier à M. Thierry Clair, le secrétaire général de l’UNSA, en date du 28 octobre 2024, M. le ministre indique que ces versements n’auront finalement lieu qu’au mois de décembre. Ce non-versement interpelle particulièrement Mme la députée : comment un ministère régalien peut-il unilatéralement décider de ne pas rémunérer ses agents pour le travail qu’ils ont fourni, pour quelque raison que ce soit ? La puissance publique serait, bien à raison, la première à jeter l’opprobre sur une entreprise qui aurait ce genre de pratiques, au mépris de tous les principes de droit du travail. Cela est d’autant plus injuste que le succès des jeux Olympiques, dont on s’est collectivement félicité, est largement attribuable à l’engagement des policiers, à Paris, dans les fan zones et sur tous les sites olympiques sur le territoire. Par ailleurs, la méthode employée constitue une absence préoccupante de respect pour les policiers. Le non-versement du paiement des heures supplémentaires sans explication vient mettre en difficulté certains ménages qui les avaient provisionnées dans leurs budgets de fin d’année. Concernant le délai de versement des primes JOP, le constat est le même. Informer par simple courrier l’ajournement du paiement des primes dues n’est pas acceptable. Les primes des fonctionnaires de police ne sauraient être la variable d’ajustement des erreurs budgétaires des gouvernements précédents. Ce sont des hommes et des femmes, dont l’engagement pour l’intérêt général n’est plus à démontrer. La seule reconnaissance qu’on leur porte ne suffit pas, le ministère doit les traiter avec respect et tenir ses engagements salariaux auprès d’eux. Ainsi, elle lui demande simplement quand les heures supplémentaires des policiers vont être payées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5926</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation illégale du logiciel Briefcam par la police nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1955. — 12 novembre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation illégale et opaque du logiciel israélien Briefcam par la police nationale, employé dès 2015 sans cadre légal et sans autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), comme révélé par le journal Disclose. En novembre 2023, le ministre Gérald Darmanin avait annoncé une enquête indépendante dont les conclusions étaient attendues pour février 2024. Près d’un an plus tard, Disclose dévoile que le rapport, émanant des inspections générales de gendarmerie, de l’administration et de la police nationale, confirme l’usage « hors cadre légal » de Briefcam de 2015 à 2023, une cessation d’usage par la police nationale suite aux révélations de la presse, ainsi que la désactivation de sa fonction de reconnaissance faciale. M. le député rappelle que l’utilisation de ce logiciel représente un enjeu grave pour les libertés publiques, l’État de droit et la souveraineté des données des citoyens français. Il souligne que, déjà en 2023, le tribunal administratif de Caen avait ordonné la suppression des données captées par Briefcam pour la communauté de communes Cœur Côte Fleurie. Il constate aussi que, selon Disclose, la reconnaissance faciale était « active par défaut » depuis la version 5.2 de 2018 et déplore un manque de transparence du ministère sur ces technologies intrusives. Face à ces faits, M. le député interroge M. le ministre sur les conditions d’acquisition de Briefcam, l’usage auquel ce logiciel était destiné, les services impliqués, les dispositifs en place pour éviter tout détournement à des fins de surveillance, les mesures pour prévenir de futurs manquements similaires. Il souhaite savoir comment l’ancien ministre Gérald Darmanin a pu ignorer l’existence de ce logiciel en service pendant 8 ans. Il souhaiter aussi savoir pourquoi une enquête interne d’au moins 3 mois n’a donné lieu à la publication d’un rapport qu’un an plus tard. Enfin, il lui demande quelles sanctions et poursuites ont été engagées envers les personnes responsables de l’acquisition et du déploiement de ce logiciel ; il serait totalement inconcevable que le ministère chargé par excellence de faire respecter la loi ait pu s’en affranchir sans aucune conséquence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1971</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5927</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret de bonification pour les sapeurs-pompiers volontaires.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1971. — 12 novembre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la publication du décret relatif à la bonification des trimestres des sapeurs-pompiers volontaires, correspondant à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. En effet, cet article dispose que les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire, ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État. Ainsi, les sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement, peuvent valider des trimestres de retraite pour compléter leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des concitoyens. Or, même si cette loi a été promulguée depuis presque un an et demi, les sapeurs-pompiers volontaires sont toujours dans l’attente de la publication du décret alors que le précédent ministre de l’intérieur s’était engagé à le publier avant le 31 décembre 2023. À ce titre, ce retard n’est pas sans conséquences directes sur les sapeurs-pompiers volontaires : certains auraient déjà pu bénéficier de cette mesure et partent à la retraite sans ces trimestres bonifiés. Sur le plan national, une telle mesure doit aussi permettre un recrutement de renforts en sapeurs-pompiers volontaires. Les enjeux obligent à d’indispensables recrutements complémentaires, étant entendu que le danger et les difficultés inhérents à ce métier n’aident pas à susciter les vocations. Sans pompiers volontaires, la sécurité des concitoyens ne pourrait être assurée, alors que plusieurs millions de Français en bénéficient. L’inquiétude persiste quant au projet de décret d’application qui réserverait la bonification de trimestres aux sapeurs-pompiers ayant des carrières hachées, ce qui écarterait de la bonification de trimestres la quasi-totalité des sapeurs-pompiers volontaires. Face à ces considérations, il lui demande à quelle date le Gouvernement compte publier ce décret si nécessaire aux sapeurs-pompiers volontaires et s’il entend bien octroyer des bonifications de trimestres de retraite à tous les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins dix ans de service, conformément aux engagements pris par les précédents exécutifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1984</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5927</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coût de l’accès au permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1984. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’intérieur sur le coût excessif du permis de conduire. Chaque année, 1,33 million de candidats passent cet examen en France. Le coût global du permis de conduire (heures de conduite, passage du code, frais d’inscriptions) s’élève en moyenne à 1 234 euros contre 1 151 euros en 2016, soit une augmentation de 7,2 % sur cette période. 40 % des candidats échouent à leur première tentative, nécessitant généralement d’ajouter une dizaine d’heures de conduite supplémentaire, ce qui renchérit le prix autour de 2 300 euros. Alors que depuis le 1er janvier 2024, les jeunes de 17 ans peuvent se présenter au permis de conduire, de tels niveaux de prix rendent concrètement impossible pour une majorité de potentiels candidats de financer sans emprunt cet examen. Il apparaît contradictoire de permettre à un public de plus en plus jeune et nombreux de passer le permis de conduire mais de rendre de plus en plus coûteuse cette épreuve. D’autre part, le risque est de dissuader les candidats de se présenter au permis de conduire et de multiplier les conducteurs sans permis. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour réduire le coût du permis de conduire et permettre ainsi à tous de pouvoir financer l’épreuve du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1985</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5927</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de délivrance des permis de conduire par l’ANTS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1985. — 12 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais de délivrance des permis de conduire par l’Agence nationale des titres sécurises (ANTS). Dans un souci de dématérialisation et d’accès facilité aux démarches administratives, la délivrance des permis de conduire se réalise sur la plateforme en ligne de l’ANTS suite à la demande de la personne ayant réussi l’examen. Il semblerait que les délais s’allongent depuis quelques mois, nécessitant dans certains départements des délais de plusieurs mois de traitement de dossiers. Cet allongement des délais a des répercussions non négligeables pour les personnes en attente du document, dont on sait à quel point il est nécessaire afin de trouver un emploi ou suivre une formation, notamment en zone rurale. Enfin, il semblerait que l’ANTS supprime, dans un délai de 6 mois, les demandes de délivrance, rendant la démarche particulièrement compliquée et rallongeant de faits les délais. Aussi, il lui demande quelles mesures peuvent être prises afin de ramener les délais à un niveau acceptable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1986</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5928</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Panneaux de contrôle de la sécurité routière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1986. — 12 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les panneaux de contrôle de la sécurité routière. Lorsqu’une route est très régulièrement contrôlée par les forces de l’ordre pour les excès de vitesse, il convient d’installer des panneaux de contrôle de la sécurité routière. Ces panneaux, dont la taille dépasse parfois 1 m 60, constituent une vraie nuisance paysagère pour les communes qui s’efforcent d’embellir leurs entrées et sorties d’agglomération. Dans certaines communes de la circonscription de M. le député, ce sont parfois près d’une dizaine de panneaux qui doivent être installés. Aussi, il lui demande s’il est envisagé de revoir le format de ces panneaux afin qu’ils s’intègrent au mieux dans le paysage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5928</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>De l’inéligibilité des élus comme sanction pénale à titre complémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1852. — 12 novembre 2024. — M. Joseph Rivière interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la clarté de la loi concernant l’inéligibilité des élus, comme peine à titre complémentaire, dans le code pénal. En effet, si le droit administratif définit clairement l’inéligibilité et ses causes, que le périmètre de l’inéligibilité est défini et ne permet aucune interprétation ; à l’inverse, dans le code pénal, la peine d’inéligibilité est une peine complémentaire dont l’exécution est laissée à la libre appréciation du juge. Aucun code, aucune jurisprudence, même celle du Conseil constitutionnel, ne vient fixer de critères objectifs pour infliger une peine complémentaire d’inéligibilité ; créant, selon les tribunaux, selon les juges et selon les prévenus, une inégalité de traitement. La question de M. le député ne vise pas à remettre en question la peine d’inéligibilité, qui doit s’appliquer pour assainir la démocratie de ses éléments perturbateurs, mais pose la question de la largesse de l’interprétation de cette peine complémentaire d’inéligibilité, du seul lien direct ou indirect avec la fonction d’élu. De plus, ni le Conseil constitutionnel, ni aucune juridiction n’a défini l’extension du principe de l’inéligibilité à tous les mandats, alors que la faute commise par un prévenu du fait de sa qualité d’élu ne pourrait être le fait que de l’exercice d’un seul mandat. Enfin, n’y a-t-il pas atteinte au principe constitutionnel d’égalité dès lors que cette peine complémentaire d’inéligibilité s’applique avec d’une part, une mesure d’exécution d’office et d’autre part, pour l’ensemble des mandats ? En l’état actuel du droit, il lui pose la question de l’intelligibilité et de la clarté de la loi relative à l’inéligibilité comme peine complémentaire et par extension de son exécution d’office et lui demande s’il n’y aurait pas possibilité de modifier le code pénal afin de ne laisser aucune place à l’interprétation tant pour l’autorité judiciaire que pour le prévenu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5928</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sur l’aide juridictionnelle accordée aux clandestins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1896. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’aide juridictionnelle accordée aux clandestins par le Conseil constitutionnel. Le 28 mai 2024, le Conseil constitutionnel a estimé, dans une décision purement politique qui censure une loi remontant à 1991, que les étrangers en situation irrégulière peuvent désormais bénéficier de l’aide juridictionnelle en toutes circonstances. Concrètement, l’État est dans l’obligation de prendre en charge les coûts de la procédure et l’ensemble des frais de justice des clandestins. Jusqu’à maintenant, seuls les Français et les personnes étrangères bénéficiant d’un titre de séjour pouvaient prétendre à ce que les contribuables financent leurs frais de justice. L’ensemble des migrants entrés illégalement sur le sol français et qui s’y maintiennent en toute illégalité se verront payer par les Français l’addition de leurs procédures en justice. Il s’agit d’un gaspillage d’argent public inacceptable dans un contexte où les finances de l’État sont au plus mal et alors que le Gouvernement a déjà ruiné la France. De nombreux Français doivent renoncer à se soigner ou faire valoir leurs droits légitimes devant la justice faute de moyens suffisants. Les clandestins bénéficient pour leur part de l’ensemble des soins gratuits grâce à l’aide médicale d’État (AME) et peuvent désormais engager toutes les procédures en justice sans à avoir à verser le moindre centime : ce sont les Français qui paieront ! Il s’agit d’un appel d’air supplémentaire à la submersion migratoire déjà en cours. Il lui demande s’il va redonner enfin la parole au peuple et lui redonner le contrôle de l’immigration en proposant aux Français un grand référendum sur l’immigration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5929</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>La sécurité des ELSP au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1908. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la situation des équipes locales de sécurité pénitentiaires (ELSP) de la prison de Vendin-le-Vieil qui ont en charge les extractions des détenus. Cette brigade réclame en vain depuis très longtemps des moyens, du matériel et de la formation pour exercer ses missions dans les meilleures conditions. Alors que les détenus de la prison de Vendin-le-Vieil incarcérés pour des faits de grand banditisme ou de terrorisme en lien avec l’islam radical sont parmi les plus dangereux, la gestion des extractions est de plus en plus difficile à assumer pour les surveillants dans les conditions actuelles sans la présence d’une escorte. La police nationale est souvent sollicitée pour un soutien indispensable. Les forces de l’ordre ont très clairement signifié aux collègues de la pénitentiaire qu’ils seront incapables à l’avenir d’apporter les renforts nécessaires pour les extractions. Les surveillants sont de plus en plus préoccupés par cette situation et la tragédie du 14 mai 2024 vient légitimer leurs inquiétudes. La situation des surveillants du centre pénitentiaire de Vendin-le-Veil s’applique malheureusement à toutes les prisons de France ! C’est pourquoi il lui demande ce qu’il compte mettre en œuvre pour garantir la sécurité des ELSP afin qu’ils puissent effectuer leurs missions dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5929</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Transfèrement de détenus et résidents européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1909. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le transfèrement de détenus et résidents européens pour diminuer la surpopulation carcérale. La France connaît depuis de nombreuses années un taux de surpopulation carcérale parmi les plus élevés d’Europe, avec des conséquences importantes sur les conditions de détention et la réinsertion des personnes détenues. Alors que des accords existent déjà entre certains pays européens pour le transfèrement des détenus vers leur pays d’origine, le nombre de transferts effectifs reste relativement faible. Or une meilleure coopération européenne en la matière pourrait à la fois alléger les établissements pénitentiaires français et faciliter la réinsertion des détenus dans leur pays d’origine. En effet, environ 3 000 détenus ressortissants d’un État de l’Union européenne, ou y ayant leur résidence habituelle, exécutent une ou plusieurs peines définitives d’emprisonnement ferme au sein des établissements pénitentiaires. Ces condamnés peuvent faire l’objet d’un transfèrement intraeuropéen en application de la décision-cadre 2008/909/JAI du Conseil du 27 novembre 2008 transcrite dans le droit français aux articles 728-10 à 728-17 du code de procédure pénale. Or il doit être souligné que la moitié des condamnés étrangers exécutent leur peine en entier puisqu’ils ne se voient pas octroyer d’aménagement en raison de leur situation personnelle, de leur absence d’attache sur le territoire et par manque de projet sérieux. Ainsi, les détenus étrangers purgent en moyenne des peines d’emprisonnement de 11,8 mois contre 10,2 mois pour les condamnés français. Alors que la plupart des pays de l’Union européenne appliquent systématiquement la décision cadre 2008/909/JAI, les parquets le font insuffisamment, pour des raisons auxquelles des solutions peuvent être apportées. Des solutions techniques peuvent être rapidement mises en œuvre en adaptant les applicatifs, notamment le logiciel « DOT » auquel il n’a pas été jugé bon d’y intégrer cette procédure dès sa phase de développement. En outre, la facilitation du transfèrement des condamnés concernés devrait permettre à ceux-ci de pouvoir purger leurs peines à proximité de leurs familles, sans rupture d’égalité entre ressortissants européens et français. Il lui demande donc quelles initiatives sont actuellement envisagées par le Gouvernement pour renforcer et accélérer les transfèrements de détenus européens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1988</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5929</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Un CNER totalement vide au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1988. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fonctionnement du Centre national d’évaluation de la radicalisation (CNER) de Vendin-Le-Vieil. M. le garde des sceaux a présenté le CNER de Vendin-Le-Vieil comme le cœur du dispositif de prévention de la récidive des personnes détenues pour des faits de terrorisme. La circulaire d’application du 4 avril 2022 prévoit que « la saisie est faite par le procureur de la République antiterroriste » afin d’évaluer la dangerosité et la capacité de réinsertion des détenus condamnés pour des faits de terrorisme en lien avec l’islam radical avant leur libération. Cependant, le CNER demeure depuis son ouverture en mars 2022 désespérément vide alors que l’admission revêt un caractère obligatoire pour ces détenus. Depuis son ouverture, l’établissement flambant neuf de Vendin-le-Vieil a accueilli seulement 11 détenus, dont la majorité a refusé l’évaluation. Il lui demande pourquoi le texte qui prévoit le caractère obligatoire de l’évaluation des détenus n’est pas appliqué dans les faits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5930</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Conditions d’accès au logement social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1910. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la possibilité que des personnes occupant un logement social soient par ailleurs propriétaires d’un bien immobilier, ce qui paraît totalement contradictoire. Il souhaite savoir si les demandeurs et les occupants de logements sociaux doivent transmettre l’information à leur organisme de logement social selon laquelle ils sont propriétaires, soit en France, soit dans un pays étranger, d’un bien immobilier. Il a eu écho d’une étude récente en Belgique faisant apparaître que des personnes pouvaient être propriétaires d’un bien immobilier, par exemple dans leur pays d’origine et occuper ou demander à occuper un logement social. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5930</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Carteron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Conséquences des clauses anti-spéculatives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1912. — 12 novembre 2024. — Mme Danièle Carteron attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les conséquences des clauses anti-spéculatives du dispositif prêt social location-accession (PSLA) lors de la revente d’un bien. Instauré par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, le PSLA est un dispositif d’accession sociale à la propriété destiné aux ménages aux ressources modestes. Le dispositif repose sur une convention, passée entre un opérateur et l’État ou la collectivité délégataire des aides à la pierre, par laquelle l’opérateur s’engage à construire, acheter ou, depuis 2020, à réhabiliter des logements, afin de les vendre à des ménages sous conditions de ressources dans le cadre d’un contrat de location-accession. Chaque opération est agréée par l’État ou son délégataire. Le dispositif est rendu d’autant plus attractif qu’il permet au projet de bénéficier de nombreux avantages financiers et fiscaux. Alerté par des citoyens de sa circonscription, Mme la députée interpelle Mme la ministre sur les effets de la clause anti-spéculative qui interdit, pendant une période pouvant atteindre 35 ans, de revendre le logement à un prix supérieur à son prix d’achat. Bien qu’efficace pour contenir les prix du logement, cette disposition entre en contradiction avec la pratique retenue par les notaires qui retiennent, en cas de donation, la valeur vénale du bien au moment de la donation. Elle relaie ainsi l’exemple d’une famille de sa circonscription qui a, dans le secteur de La Clusaz, acheté un logement dans le cadre du dispositif PSLA en 2005. La clause anti-spéculative s’applique jusqu’à 2040. Or les notaires retiennent pour le bien de cette famille cluse, qui souhaite en faire une donation aujourd’hui, la valeur vénale qui dépasse de 160 % la valeur d’achat. Cette contradiction entre la valeur de vente plafonnée par le dispositif et la valeur retenue par les notaires au moment de la donation, constitue un frein majeur à la donation de biens achetés dans le cadre du dispositif PSLA. Elle lui demande quelles mesures elle prévoit de prendre pour lever ce frein à la donation et la valeur qu’elle prévoit de retenir afin que l’accès au logement via le dispositif PSLA soit rendu le plus juste possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5930</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès à la propriété en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1935. — 12 novembre 2024. — M. Olivier Serva attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les préoccupations croissantes concernant les difficultés d’accès à la propriété en Guadeloupe, une problématique exacerbée par un tissu socio-économique fragile et des pratiques douteuses auxquelles s’adonnent certaines agences immobilières. Selon une étude de l’Insee parue en 2018, le taux de propriétaires en Guadeloupe a diminué de 66 % en 1990 à 59 % en 2014, reflétant une tendance comparable à celle observée dans d’autres régions françaises ultramarines, mais avec des particularités locales distinctes. Cette baisse est partiellement attribuée à la dégradation des conditions d’accès à l’achat, phénomène qui est aggravé par la raréfaction des zones constructibles et des politiques de rénovation qui ont poussé certains propriétaires vers la location. En outre, le nombre de ménages propriétaires augmente moins rapidement que le nombre total de ménages, ce qui indique une dispersion croissante des individus et une baisse de la population jeune due à l’émigration des plus diplômés vers l’Hexagone. Ces facteurs contribuent à une baisse des revenus des ménages, rendant l’accès à la propriété encore plus difficile pour les moins de 40 ans, souvent les plus enclins à acheter leur premier logement. Par ailleurs, il faut ajouter à cela les pratiques de certaines agences immobilières, qui achètent des biens à bas prix, auprès d’un public souvent senior, pour les revendre à des tarifs élevés au détriment des Guadeloupéens. Ces pratiques sont pénalisantes pour les acheteurs locaux, souvent écartés au profit de personnes non originaires de la Guadeloupe. Cela déstabilise le marché immobilier. Face à ces enjeux, M. le député demande à Mme la ministre de préciser les mesures que son ministère a mises en place et envisage de mettre en place afin de soutenir l’accession à la propriété en Guadeloupe. Il souhaite également connaître les initiatives prises pour améliorer les conditions de financement et augmenter l’offre de logements accessibles, afin de contrer les effets néfastes des pratiques spéculatives et de répondre à la demande de logement croissante dans la région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5931</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation préoccupante de la filière mytilicole liée à la prédation en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1823. — 12 novembre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la situation préoccupante de la filière mytilicole, liée à la prédation en mer sur les moules de bouchot. 58 000 tonnes de moules ont été vendues en France métropolitaine en 2022, cela représente 138 millions d’euros de vente. La production mytilicole française occupe le premier rang en Europe en valeur. Les principales régions productrices sont la Bretagne, la Normandie et la Nouvelle Aquitaine, avec 83 % de la production totale en volume en 2021. Pourtant, cette production est en nette baisse puisqu’elle était de plus de 66 000 tonnes en 2021 ou encore de 83 000 tonnes en 2009. Celle-ci est fragilisée par la prédation en mer, principalement celle des araignées de mer. Le réchauffement climatique est en cause, en favorisant la reproduction et donc la recrudescence des araignées de mer. Le préjudice de cette prédation est estimé à plus de 4 millions d’euros rien que sur l’agglomération de Dinan dans le département des Côtes d’Armor. Si des mesures d’effarouchement ou de protection des pieux ont déjà pu être mises en place par les acteurs locaux, elles sont insuffisantes. La moule de bouchot, qui constitue l’essentiel de la production française de moules, est une spécificité française reconnue dans le monde entier. Il s’agit d’une spécialité traditionnelle garantie (STG) au sens de l’Union européenne qui bénéficie parfois d’une appellation d’origine protégée (AOP) pour les « Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel ». Il est donc nécessaire de protéger ce savoir-faire français. Ainsi, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre, d’une part, pour faire évoluer la réglementation et permettre une lutte préventive plus efficace contre les araignées de mer et d’autre part, pour la mise en place d’une aide directe exceptionnelle afin d’accompagner les entreprises en difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5931</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Taxation des yachts de luxe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1902. — 12 novembre 2024. — M. Hendrik Davi attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur l’assujettissement des yachts de luxe à la taxe annuelle sur les engins motorisés à usage personnel (TAEMUP). La TAEMUP est due par tout propriétaire de navire de plaisance à partir d’une certaine longueur (7m) ou puissance (22CV). Mais il faut que le navire batte pavillon français ou qu’il soit contrôlé par ou appartienne à une personne physique ayant sa résidence principale en France ou une personne morale ayant son siège social en France. Depuis la loi de finances pour 2018, une « surtaxe » a été instaurée pour les navires de plaisance dont la longueur de coque excède 30 mètres de long et la puissance propulsive nette maximale 750 kW, comme mentionné à l’article L. 423-25 du code des impositions sur les biens et services. Cette taxe additionnelle va de 30 000 euros pour les navires de moins de 40 mètres à 200 000 euros pour ceux de plus 70 mètres et dont la puissance est supérieure à 1 500 kW. Elle avait été pensée pour compenser une partie de l’exclusion des biens mobiliers (tels que les yachts) de l’impôt sur la fortune immobilière suite à la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune. Or il semble que cette taxe n’ait jamais réellement été collectée auprès des yachts de luxe qui y sont assujettis. En effet, le rapport n° 2169 d’application des mesures fiscales de 2019 a constaté que cette taxation présentait un rendement extrêmement faible : seulement 86 700 euros de taxe collectés en 2018, alors que le projet de loi de finances pour 2018 anticipait un montant de 10 millions d’euros. Pourtant, des dizaines de navires de plaisance battant pavillon français ou appartenant à des entreprises ou résidents français devraient s’acquitter de la TAEMUP. En 2018, les recettes totales issues des droits annuels de passeport (DAP) ainsi que de francisation et de navigation (DAFN), ancienne version de la TAEMUP, représentaient 50,8 millions d’euros de recettes. Ces recettes ne semblent guère avoir augmenté cinq ans plus tard, au regard des rendements prévisionnels indiqués dans le projet de loi de finances pour 2024. M. le député souhaite donc connaître le nombre d’engins relevant de l’article L. 423-25 et les recettes précises issues de cette taxation pour les cinq dernières années. Il l’interroge également sur les causes de cet évitement fiscal et sur les moyens que l’État compte mettre en œuvre pour veiller au recouvrement de cette taxe auprès des propriétaires de « mega-yachts ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5932</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Camping-caravaning sur parcelles privatives dans les communes littorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1929. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur le camping-caravaning sur parcelles privatives dans les communes littorales. Compte tenu des modifications apportées à la loi dite « Littoral » par la loi dite « Elan » (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) promulguée le 23 novembre 2018 ainsi que de l’adoption de la loi dite « ZAN » (Zéro artificialisation nette), le 20 juillet 2023, la règlementation relative à l’aménagement des zones côtières a évolué de manière significative. En parallèle, dans un contexte de sensibilisation croissante à la cause environnementale, on remarque l’impact écologique élevé lié au camping-caravaning sur parcelles privatives en littoral. Précisément, la dégradation des paysages (mitage des espaces agricoles, défrichement, installations de clôtures et de haies…) et les pollutions générées (assainissement et déchets). Se pose également le problème de la gestion des risques naturels induits, notamment en raison de la présence de certaines de ces passerelles sur des zones inondables. Ainsi, de nombreuses municipalités du littoral ont mis en place une politique de résorption du camping-caravaning sur parcelles individuelles pour préserver les espaces sensibles du littoral et assurer la sécurité des personnes. Néanmoins, ces propriétaires peuvent se sentir lésés de leur droit de propriété. Il sollicite une clarification concernant l’équilibre à garantir entre le développement du camping-caravaning sur parcelles individualisées et privatives, la préservation des espaces naturels et le respect des droits des propriétaires de ces parcelles au regard des nouvelles législations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5932</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michaël Taverne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Devenir des crédits non consommés du pacte SAT 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1843. — 12 novembre 2024. — M. Michaël Taverne interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le devenir des crédits alloués au pacte pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache 2 (SAT 2) et non utilisés par les communes. En effet, à ce jour, des montants relativement importants de crédits alloués à certaines communes n’ont pas été consommés. À l’approche du lancement du pacte SAT 3, il souhaite savoir ce que deviendront ces crédits et si ceux-ci risquent d’être perdus par les communes qui ne les auraient pas utilisés en totalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5932</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Attractivité des mandats d’élus locaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1851. — 12 novembre 2024. — Mme Hanane Mansouri alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la perte d’attractivité des mandats locaux. Comme le souligne l’Association des maires ruraux de France (AMRF), il est urgent pour la démocratie de mettre en place un statut d’élu local attractif et adapté aux citoyens qui souhaitent s’engager. Il convient, entre autres, de garantir la disponibilité de l’élu salarié pour l’exercice de son mandat en le rapprochant du statut des représentants syndicaux par exemple. Cela passe notamment par l’inscription des élus municipaux sur la liste des salariés protégés dans le code du travail, ou encore par l’élargissement du champ des droits d’absence. Suite à de nombreux échanges avec les maires de la 8e circonscription de l’Isère, notamment de la commune de Chuzelles, il apparaît qu’un ajustement des modalités d’adaptation professionnelle des élus locaux est nécessaire afin d’inciter à l’engagement des citoyens sur des listes municipales. Ainsi, elle lui demande si des mesures seront prises par le Gouvernement en vue de créer ce climat incitatif et nécessaire pour la démocratie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5933</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Dignité des sépulture sans monument
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1930. — 12 novembre 2024. — Mme Sandrine Le Feur interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la réglementation relative au secteur du funéraire. De nombreuses disposition du code général des collectivités territoriales (CGCT) régissent l’organisation matérielle des sépultures et les possibilités pour les proches de matérialiser celles-ci. Ainsi, s’agissant des sépultures en terrain commun, l’article R. 2223-4 du CGCT dispose que « les fosses sont distantes les unes des autres de 30 à 40 centimètres sur les côtés et de 30 à 50 centimètres à la tête et aux pieds ». Ces distances devant impérativement être respectées, la délimitation de ces emplacements doit être effectuée au sein du cimetière et incombe à la commune. S’agissant des espaces concédés, l’article L. 2223-13 du CGCT prévoit que « le terrain nécessaire aux séparations et passages établis autour des concessions de terrains mentionnées ci-dessus est fourni par la commune ». Là encore, le droit en vigueur fait obligation à la mairie de réserver un espace entre chaque emplacement concédé, ce qui doit permettre de matérialiser ceux-ci au sein du cimetière et par rapport aux emplacements voisins. Par ailleurs, l’article L. 2223-12 du code précité dispose que « tout particulier peut, sans autorisation, faire placer sur la fosse d’un parent ou d’un ami une pierre sépulcrale ou autre signe indicatif de sépulture ». Ces dispositions s’appliquent tant aux sépultures en terrain commun qu’aux concessions. Toutefois, ce corpus réglementaire se révèle imparfait et insuffisant. Les dispositions en matière de délimitation ne sont dans les faits pas toujours respectées. Surtout elles sont suffisamment imprécises pour que rien n’oblige à aménager ou délimiter une concession ni à indiquer le nom d’un défunt. C’est pourquoi on rencontre des situations de sépulture totalement anonymes, sans aménagement ni délimitation, qui choquent certaines sensibilités. Ces situations sont principalement rencontrées suite à une inhumation, quand la famille est en attente d’un monument. Sans contrevenir à la liberté individuelle du défunt de définir ses funérailles, son mode de sépulture et les ornements à apporter à celle-ci, il apparaît opportun d’étayer la réglementation du funéraire afin que chaque sépulture présente l’aménagement minimal assurant la dignité de l’emplacement : un emplacement délimité et le nom du défunt. Elle lui demande en conséquence quelles instructions elle envisage de donner afin de prendre en compte ces situations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5933</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Metaleurop - demande d’inscription au projet de budget et indemnisations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1956. — 12 novembre 2024. — Mme Marine Le Pen interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation au sujet de la mise en œuvre de mesures budgétaires dans le cadre de l’indemnisation promise par l’État aux familles et aux collectivités concernées par le PIG Metaleurop sur le territoire des communes d’Evin-Malmaison, Noyelles-Godault et de Courcelles-lès-Lens principalement. Mme la députée demande si Mme la ministre envisage de tenir compte des amendements déposés récemment en commission des finances et qui ont été adoptés. Ceux-ci portent sur l’indemnisation des 51 familles du territoire du PIG Metaleurop subissant une contamination au plomb et au cadmium à la suite du jugement de la cour d’appel de Douai du 23 mai 2024 et sur la compensation de l’abattement fiscal à hauteur de 50  % de la taxe foncière promise aux collectivités concernées. Mme la députée s’inquiète du devenir de ces amendements, qui pourraient ne pas être retenus dans le projet de budget final, par exemple en cas de recours par le Gouvernement à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution. Mme la députée informe enfin Mme la ministre qu’une réponse claire de la part du Gouvernement et de l’État aux familles et aux collectivités concernées serait la bienvenue, afin d’aller dans le sens d’une résolution des problématiques liées à l’absence de reconnaissance du préjudice par l’État pendant des décennies. Elle souhaite savoir ce qu’il en est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5933</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Négociations tarifaires concernant les fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1944. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les négociations tarifaires en cours concernant les véhicules pour personnes handicapées (VPH), les fauteuils roulants. De nombreuses personnes en situation de handicap se déplaçant à l’aide d’un fauteuil roulant ont besoin d’aides à la mobilité spécifiques et donc d’un fauteuil roulant sur mesure, adapté à leur handicap. Or ces derniers représentent un coût plus important que les fauteuils roulants classiques. Leur prise en charge par l’assurance maladie occasionne de lourds restes à charge. Face à cette situation, depuis plusieurs années, le Gouvernement a entrepris une réforme pour assurer un accès plus rapide et moins coûteux des aides techniques aux personnes en situation de handicap. Le 26 avril 2023, à l’occasion de la Conférence nationale du handicap, le Président de la République annonçait le remboursement intégral par l’assurance maladie de tous les fauteuils roulants pour 2024. Néanmoins, les fabricants de fauteuil roulants s’inquiètent des négociations en cours avec la direction de la sécurité sociale (DSS), qui ne semblent pas aller dans le sens d’un remboursement intégral de tous les fauteuils roulants. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement prévoit pour atteindre l’objectif fixé par le Président de la République d’un remboursement intégral de l’ensemble des fauteuils roulants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5934</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Retraite anticipée des travailleurs en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1947. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur l’attestation RQTH, « reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé », demandée aux travailleurs en situation de handicap pour une retraite anticipée. L’ouverture du droit à la retraite anticipée des travailleurs en situation de handicap est prévue à l’article D. 351-1-5 du code de la sécurité sociale. Il s’applique aux personnes qui ont travaillé alors qu’elles étaient reconnues « travailleur handicapé » au sens de l’article L. 5213-1 du code du travail, c’est-à-dire celles dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique. La durée d’assurance et de périodes cotisées dépend de l’âge à laquelle la retraite anticipée est prise, l’âge minimum d’attribution étant fixé à 55 ans. Cette reconnaissance est attribuée pour une durée d’un à cinq ans et peut être renouvelée sur demande de l’assuré. Toutefois, de nombreuses personnes en situation de handicap se font référencer RQTH tardivement ou ne font pas renouveler ce statut, par oubli, par manque d’informations ou de compréhension de l’intérêt de cette démarche, alors même que leur handicap perdure et ne diminue pas. Faute de RQTH sur l’ensemble des périodes cotisées, ces travailleurs handicapés ne peuvent prétendre à une retraite anticipée alors même qu’ils ont une durée d’assurance et des périodes cotisées suffisantes. C’est pourquoi il lui demande comment le Gouvernement entend agir pour éviter ces situations et renforcer la justice, l’équité mais également la lisibilité pour les assurés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5934</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Calcul du montant de la retraite des personnes en invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1968. — 12 novembre 2024. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’injustice du mode de calcul de la retraite appliqué aux personnes en situation d’invalidité. Actuellement, le montant de la retraite de ces personnes est déterminé sur la base des 25 meilleures années, identique au calcul appliqué aux personnes ayant eu une carrière complète. Cette méthode de calcul désavantage toutefois les personnes dont la carrière a été brutalement interrompue par une invalidité et qui ne peuvent donc compter que sur leur début de carrière, souvent marquée par des salaires plus modestes, proches du SMIC, ou encore des temps partiels, ce qui réduit significativement le montant de leur retraite. Pour corriger cette inégalité, il serait pertinent de réévaluer le mode de calcul de la retraite pour les personnes en situation d’invalidité en prenant en compte les meilleures années de leur carrière avant l’interruption due à l’invalidité et en adaptant ce calcul au nombre d’années travaillées. Par exemple, pour une personne ayant travaillé pendant 20 ans, les 11 meilleures années pourraient être retenues, permettant ainsi d’établir un montant de retraite plus équitable par rapport aux personnes ayant une carrière complète. Ce mode de calcul proportionnel viserait à refléter le ratio appliqué aux carrières complètes, où les 25 meilleures années sont prises en compte sur les 43 années nécessaires pour une carrière complète d’ici 2035. Par ailleurs, les besoins de santé des personnes en situation d’invalidité sont souvent accrus au moment de la retraite et augmentent avec l’âge. Il est donc crucial d’améliorer le montant de leur retraite afin de leur garantir une meilleure qualité de vie et un accès adéquat aux soins dont elles ont besoin. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage une révision du mode de calcul de la retraite pour les personnes en situation d’invalidité afin de mieux prendre en compte leur parcours professionnel et de garantir une retraite plus juste et adaptée à leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5935</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mieux prendre en charge les cas de soumission chimique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1812. — 12 novembre 2024. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’augmentation exponentielle de cas relatés de soumission chimique. Le récent procès dit des « viols de Mazan » a mis à l’agenda politique le sujet de la soumission chimique, notamment associé à des faits de violences sexuelles. Ce phénomène, n’étant pourtant pas récent, apparaît aujourd’hui comme de plus en plus fréquent. Dans les résultats de l’enquête 2022 sur la soumission chimique de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiés en 2024, les cas de « soumissions chimiques vraisemblables » ont augmenté de près de 20 % entre 2021 et 2022 et les cas de « soumissions chimiques possibles » ont été multipliés par plus de 2 dans le même temps. Cette augmentation du nombre de cas recensés n’est pas seulement liée à une aggravation du nombre de délits. En effet, la libération de la parole participe à cette vague de signalements plus importante, qu’il faut continuer à soutenir. De plus, la réouverture des lieux festifs après la pandémie de covid-19 a malheureusement favorisé les situations de soumissions chimiques. Si, dans une majorité des cas, les actes de soumission chimique ont lieu dans un cadre de fête, il ne faut pas oublier, comme rappelé avec l’affaire « des viols de Mazan » ou les faits subis par la députée Sandrine Josso, que beaucoup de victimes connaissent leur agresseur et que ceux-ci opèrent dans un cadre privé. Il apparaît aujourd’hui comme essentiel de favoriser la sensibilisation du grand public pour lutter contre ces actes inqualifiables et défendre la culture du consentement, notamment dans les milieux scolaires et universitaires. La sensibilisation des professionnels de la santé, dès leur formation universitaire, est également nécessaire pour mieux détecter les cas et apprendre à recueillir la parole des victimes. Au-delà de cela, l’Ordre des médecins a récemment argué que les pouvoirs publics devraient rendre plus « accessibles et remboursables » les tests aidant à la détection d’une soumission chimique, d’une valeur de près de 1000 euros. En effet, aujourd’hui, ceux-ci ne sont remboursés que lorsque la victime porte ensuite une action en justice. Ceci peut dissuader de nombreuses victimes d’aller se faire tester et donc de porter plainte. Aussi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour aider à l’accompagnement des victimes de soumission chimique et renforcer les campagnes de prévention pour lutter contre ce phénomène grave.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5935</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Spiritourisme et obligation de licence IV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1813. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en compte du spiritourisme par le code de la santé publique. En vertu du premier alinéa de l’article L. 3331 de ce code, les établissements proposant à la vente des spiritueux à consommer sur place doivent être titulaires d’une licence IV, dès lors que cette consommation s’inscrit dans le cadre d’une prestation payante. Cette procédure d’autorisation est à la fois complexe et longue pour des établissements dont le débit de boisson ne constitue pas l’activité principale et se révèle plus encore préjudiciable dès lors que la valeur ajoutée de leur activité réside dans une offre de parcours de découverte et de dégustation chez les producteurs. Aussi, compte tenu du caractère modique de ces consommations, ainsi que de leur réel intérêt pour l’attractivité culturelle et économique des territoires où elles se développent, il souhaiterait savoir si le Gouvernement prévoit, sur le modèle de ce que le premier alinéa de l’article L. 3334 du code de la santé publique met en place pour d’autres activités culturelles, d’introduire une dérogation à l’article L. 3331 pour le secteur du spiritourisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5935</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Non remboursement par l’assurance maladie des injections contre l’arthrose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1825. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les contradictions entre la jurisprudence et la pratique de l’assurance maladie dans les règles de remboursement pour certains traitements contre l’arthrose. Depuis décembre 2017, l’assurance maladie ne rembourse plus les gels utilisés par les rhumatologues pour les injections dans le ou les genoux et indique dans ses communiqués ne pas prendre en charge leur injection, au motif d’une faible efficacité. Toutefois, une jurisprudence de la Cour de cassation, semble-t-il non contredite, prévoit que l’acte d’injection doit être pris en charge dès lors qu’il a été prescrit par un médecin et ce indépendamment du fait que le produit injecté ne le soit pas par l’assurance maladie (Cour de cassation, Chambre sociale, du 31 mai 2001, 99-20.096, Inédit.). Aussi, il souhaiterait savoir pourquoi l’assurance maladie applique une règle de remboursement en contradiction avec la jurisprudence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5936</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des consultations diététiques par la sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1826. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des consultations diététiques par la sécurité sociale. De nombreuses affections de longue durées (ALD) - parmi lesquelles les maladies coronaires, les diabètes et certains cancers - trouvent leur cause, pour tout ou partie, dans une mauvaise alimentation. Il en est de même pour l’obésité qui ne fait pas partie, à l’heure actuelle, de la liste des ALD et pour bien d’autres pathologies. A contrario, une alimentation saine permet de les prévenir et contribue à l’amélioration de l’état de santé des patients. En matière de prévention, les différents plans nationaux de santé publique intègrent de manière systématique le champ nutritionnel dans leurs recommandations et leurs actions. De même, bien sûr, les programmes nationaux nutrition santé (PNNS) successifs. En matière de soins nutritionnels, la Haute Autorité de santé recommande l’intervention d’un diététicien pour plus de la moitié des types d’ALD. En effet, le bénéfice de la prise en charge nutritionnelle des patients par un diététicien se traduit par une amélioration des marqueurs biologiques, une amélioration de l’indice de masse corporelle (IMC), une apparition plus tardive des complications des maladies chroniques, une diminution des complications et une diminution de la prescription et prise de médicaments. Ces améliorations font mécaniquement diminuer les traitements médicamenteux, les consultations, les hospitalisations et les coûts qui leurs sont liés. Ainsi, les études menées comme les recommandations du ministère du travail, de la santé et des solidarités soulignent l’incidence positive sur le plan de la santé comme sur le plan médico-économique d’une prise en charge nutritionnelle de manière préventive et curative. Fort de ce constat partagé, il lui demande donc si le Gouvernement entend permettre une prise en charge par l’assurance maladie des consultations diététiques permettant l’accès à tous à ce type de consultation au bénéfice de la santé des Français, des comptes de la sécurité sociale et de la reconnaissance de la profession des diététiciens, qui doivent pouvoir tenir toute leur place dans le système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5936</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des protections menstruelles réutilisables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1827. — 12 novembre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en application d’une mesure adoptée dans le cadre de la loi de finances de la sécurité sociale pour 2024 relative au remboursement des protections menstruelles réutilisables. Dans le contexte d’une aggravation du phénomène de précarité menstruelle et de ses répercussions médicales, psychologiques et sociales sur les personnes menstruées, l’ancienne Première ministre Mme Élisabeth Borne annonçait dans les médias, à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 6 mars 2023, le lancement d’un dispositif de remboursement des protections périodiques réutilisables, à l’horizon 2024. Dans le cadre du financement de la sécurité sociale pour 2024, la loi n° 2023-1250 publiée au Journal officiel le 27 décembre 2023 dispose que l’assurance maladie rembourse les protections périodiques réutilisables à hauteur de 100 % pour les bénéficiaires du complémentaire santé solidaire et de 60 % pour les personnes âgées de moins de 26 ans, le ticket modérateur de 40 % étant compensé, dans la majorité des cas, par les organismes complémentaires. En dépit des annonces du précédent gouvernement et de sa volonté de mettre fin à l’urgence de la précarité menstruelle, l’aboutissement du dispositif est subordonné à la publication d’un arrêté ministériel et d’un décret d’application en Conseil d’État, lesquels sont toujours en attente de concrétisation, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’effectivité de la mesure pour la fin d’année 2024. En effet, à ce jour, ni la liste des produits retenus, ni le cahier des charges technique comprenant les critères de référencement relatifs à la composition, à la qualité et aux modalités de distribution visant à assurer la non-toxicité des produits pour la santé et l’environnement, ne sont connus des industriels. Étant donné que cette mesure constitue une promesse de l’ancien gouvernement visant à garantir le droit d’accès des personnes les plus précaires à des protections hygiéniques réutilisables, il l’interroge afin d’obtenir des informations sur la mise en application du dispositif de remboursement des protections périodiques, ainsi que sur la liste des produits éligibles avec leurs critères de référencement sanitaires et environnementaux figurant dans le cahier des charges technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5937</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Position du Gouvernement quant à l’obligation de vidange annuelle des piscines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1839. — 12 novembre 2024. — Mme Nicole Le Peih attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’obligation annuelle de vidange des piscines publiques. En effet, l’article 11 de l’arrêté du 7 avril 1981 modifié, relatif aux dispositions techniques applicables aux piscines, oblige la personne responsable de la piscine à effectuer une vidange complète des bassins à une fréquence permettant de respecter les limites et les références de qualité de l’eau du bassin, telles que mentionnées à l’article D. 1332-2 du code de la santé publique. Ledit arrêté prévoit notamment que cette vidange soit réalisée au moins une fois par an, à l’exception des pataugeoires, des bassins individuels sans remous et des bains à remous, qui doivent être vidangés selon une fréquence spécifique. Si la fréquence de ces opérations, excessivement coûteuses pour les collectivités territoriales et difficilement défendables d’un point de vue écologique, a déjà été réduite, certaines communes souhaiteraient aller plus loin et supprimer entièrement l’obligation de vidange, à l’instar des modèles appliqués en Allemagne ou en Suisse. C’était par ailleurs une promesse faite par le Premier ministre de l’époque, Gabriel Attal, le 23 avril 2024, lors du comité interministériel de la transformation publique. Aussi, elle souhaiterait connaître sa position sur ce sujet et savoir si elle envisage enfin de modifier cet arrêté afin d’introduire davantage de souplesse quant à la conduite et à la périodicité des opérations de vidange des bassins de piscines publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5937</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ouverture d’une Halte « Soins Addictions » à Marseille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1849. — 12 novembre 2024. — M. Hendrik Davi interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’ouverture d’une Halte « Soins Addictions » (HSA) à Marseille. Marseille fait régulièrement la « Une » des journaux pour ses trafics de stupéfiants, mais c’est aussi un lieu important de consommation de drogues dures. Selon les données de l’enquête ANRS-Coquelicot de 2011, la ville se caractérise par une surmortalité liée aux surdoses. Par ailleurs, la prévalence du VIH et du VHC parmi les consommateurs est l’une des plus fortes de France. En outre, la présence de seringues usagées dans de nombreux endroits en plein cœur de la ville pose un vrai problème de santé publique et génère un sentiment d’insécurité légitime au sein de la population. C’est pourquoi conscients de ces problèmes de santé publique et de sécurité, les acteurs de terrain et de la municipalité portent depuis plus de vingt ans le projet d’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque. Ce type de dispositif est essentiel pour accompagner les usagers de drogue. L’objectif : éviter les transmissions, les infections, réduire les risques de maladie, leur permettre de parler de leur consommation avec des professionnels et envisager une sortie de l’addiction. Selon les conclusions du rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de 2021, 5 ans après la mise en place de deux HSA, à Paris et Strasbourg, les résultats sont bénéfiques tant en matière de santé publique que de coûts pour l’État ou d’impact sur la collectivité : « [les salles] diminuent les pratiques d’injection à risque, le nombre d’injections dans l’espace public, le risque d’overdoses, le risque d’aller aux urgences et la probabilité de commettre des délits », résume Marie Jauffret-Roustide, sociologue de l’Inserm qui a coordonné une partie de cette étude. La même étude de l’Inserm cite l’enquête EROPP de 2019 dont les résultats ont montré que 80 % des français sont favorables au principe des HSA et que 55 % d’entre eux se déclarent même prêts à ce qu’une salle ouvre dans leur quartier. 90 salles de ce type ont été ouvertes dans le monde. La Suisse et l’Allemagne en possèdent déjà respectivement plus d’une dizaine avec des résultats concluants. À Marseille, à plusieurs reprises, des ouvertures de salles ont été tentées. En 2023, un nouveau lieu avait été trouvé dans le 4e arrondissement, avant qu’un avis défavorable sur le choix de l’emplacement ne soit émis, interrompant ainsi le processus entamé depuis plusieurs années. Depuis, les acteurs de terrain continuent inlassablement de chercher de nouveaux lieux d’implantation. Vu l’ampleur de la consommation de drogues dures à Marseille et les problèmes de santé publique et de sécurité que cela génère, il l’interroge donc sur les mesures qu’elle envisage pour réactiver le processus d’ouverture d’une Halte « Soins Addictions » à Marseille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5937</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la réforme R3C
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1869. — 12 novembre 2024. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques (R3C). Cette réforme, qui fait l’objet de discussions depuis 8 ans, vise à moderniser et structurer la dernière phase des études de pharmacie, en introduisant des diplômes d’études spécialisées (DES) et en adaptant le contenu de la 6e année (celle-ci comprend, pour la filière officine, 4 mois de cours théoriques et 6 mois de stage). Cette réforme doit également comporter un volet financier afin de revoir l’indemnisation des étudiants stagiaires. Les étudiants en 6e année de la filière officine perçoivent actuellement une indemnité de stage d’environ 600 euros bruts par mois, ce qui est insuffisant pour pouvoir vivre de manière convenable. Un projet de revalorisation a fait l’objet de discussions avec l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), sans concrétisation à ce jour. Une demande de revalorisation a été formulée à hauteur de 1 200 euros nets par mois sur l’intégralité de la période de stage, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de transport de 130 euros bruts par mois et une indemnité forfaitaire d’hébergement de 300 euros bruts par mois. Ces demandes d’indemnités forfaitaires sont notamment indispensables pour permettre aux étudiants d’effectuer leur stage dans des territoires sous-dotés en pharmaciens. Aussi, elle souhaite savoir si elle pourrait lui communiquer un calendrier d’application de cette réforme qui est attendue depuis de nombreuses années par les étudiants en pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5938</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme du 3ème cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1870. — 12 novembre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réforme du 3ème cycle des études pharmaceutiques (R3C). M. Le député a été interpellé par l’Association amicale des étudiants en pharmacie de Besançon sur cette réforme initiée en octobre 2016 et consistant en la création de diplômes d’études spécialisés (DES) au sein des différentes filières pharmaceutiques. Les diplômes d’études spécialisés longs, tels que le DES de pharmacien hospitalier ou le DES de pharmacien biologiste ont été mis en vigueur grâce à cette réforme. Quant aux diplômes d’études spécialisées courts, ils ne le sont pas encore. Ces DES, plus particulièrement le diplôme d’études de pharmacien officinal, sont très attendus par les étudiants du secteur. Reporté à trois reprises, la création du DES de pharmacien officinal représente une avancée majeure pour les étudiants en pharmacie pour plusieurs raisons telles que la valorisation de compétences et donc du métier de pharmacien d’officine. La création d’indemnités de logement et de transports, initiée par la réforme, représente elle aussi un intérêt immense car elle permettrait une réelle mobilité des étudiants et une meilleure répartition des professionnels de santé sur le territoire français. Par ailleurs, les futurs pharmaciens d’officine attendent également avec cette évolution, une revalorisation du statut, permettant au métier d’être davantage attractif, ainsi que la revalorisation de l’indemnité de stage. Les étudiants en pharmacie attendent cette réforme. Elle avait été programmée pour la rentrée 2023, puis repoussée sans voir le jour à la rentrée 2024. Il lui demande la date de mise en vigueur de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5938</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Permanence des soins entre hôpitaux et cliniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1875. — 12 novembre 2024. — M. Thierry Benoit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question des permanences des soins entre hôpitaux et cliniques. La loi du 27 décembre 2023 vise à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels. La proposition de loi a pour but d’apporter des solutions urgentes et nécessaires pour faire face à la crise du système de santé, qui constitue la première préoccupation des Français. Elle a été complétée par les députés et largement modifiée par les sénateurs. Le texte traite de la permanence des soins assurée par les établissements de santé la nuit et les week-ends et le moyen de mieux répartir l’effort entre hôpitaux publics et cliniques privées. Aujourd’hui, la permanence des soins hospitaliers est assumée en très grande partie par les hôpitaux publics (à 82 %), le secteur privé n’en assurant que 13 %. Le texte prévoit ainsi que la responsabilité collective de la permanence des soins repose en premier lieu sur les établissements de santé qui doivent s’organiser. En cas de carence constatée, le directeur général de l’ARS devra les réunir. Si aucune proposition n’aboutit, il pourra désigner des établissements et les professionnels de santé qui y exercent pour assurer ou contribuer à la permanence des soins. Plus globalement, le directeur de l’agence régionale de santé (ARS) aura la responsabilité d’assurer une organisation qui respecte les principes de qualité et de sécurité des soins. Un décret doit détailler les conditions de ce nouveau mécanisme. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement compte publier le décret permettant la mise en œuvre effective de l’obligation d’une permanence des soins entre hôpitaux et cliniques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5938</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Amblard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de travail des agents en psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1882. — 12 novembre 2024. — M. Maxime Amblard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique que subissent les agents paramédicaux et médicaux en psychiatrie dans le sud meusien. Les conditions de travail se détériorent à un point tel qu’elles compromettent la sécurité des agents comme celle des patients. Dans les services accueillant des patients atteints de troubles graves du comportement, les équipes se retrouvent régulièrement en sous-effectif et ne disposent pas de personnel suffisamment formé. Pour combler les absences, le recours à des intérimaires et au personnel dit « Hublo » (agents volontaires mais non spécialisés) est devenu monnaie courante. Cette situation place les agents en grande difficulté pour assurer la prise en charge des patients, ce qui accroît les risques d’incidents et crée des tensions au sein des équipes. Les conséquences de cette pénurie de personnel se manifestent également par des manques lors de « situations critiques ». Par exemple, des incidents ont été signalés en l’absence de médecins alors que la sécurité des agents et des détenus nécessitait une surveillance médicale. Cette absence de personnel médical qualifié dans des moments clés nuit à la sûreté et au bon fonctionnement des services. Le manque de continuité dans les soins pose aussi problème. Dans les services de soins chroniques, des interruptions dans le suivi médical en raison du manque de personnel, notamment psychiatrique, ont conduit à des agressions physiques contre des agents. Le recours à des intérimaires, faute de psychiatre dédié, rend la gestion des patients instable et dangereuse. Les agents subissent également des menaces et des pressions de la part de familles qui expriment leur frustration face à l’impossibilité de répondre à toutes les demandes, faute de personnel. Les partenaires sociaux soulignent que la surcharge de travail expose les agents à des risques supplémentaires, à la fois physiques et psychologiques et demandent la mise en place d’une prime de risque pour les agents concernés. Face à cette situation, M. le député souhaite connaître les mesures que le ministère envisage pour renforcer les effectifs et améliorer les conditions de travail dans ces services, afin de garantir la sécurité des agents et la continuité des soins en psychiatrie. Il souhaite également être informé de sa position concernant l’instauration d’une prime de risque pour les agents, en reconnaissance des conditions de travail dégradées et des risques encourus, tels que décrits ci-dessus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5939</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe sur les salaires pour les ambulanciers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1899. — 12 novembre 2024. — Mme Maud Petit appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’iniquité existante en matière d’exonération de taxe sur les salaires entre les SDIS (services départementaux de lutte contre les incendies) et les entreprises de transport sanitaire spécialement aménagés (ambulances) exonérés de TVA. Les premiers bénéficient d’une exonération de cette taxe à la différence des seconds. Mme la députée s’en étonne car il existe une très grande similitude entre les activités des SDIS et celle des ambulanciers. Concourir aux secours et aux soins d’urgence aux personnes ainsi qu’à leur évacuation, participer à la réalisation d’actes de télémédecine afin de réaliser des actes de secours et de soin font partie des principales activités des SDIS. Or les ambulanciers sont, eux aussi, chargés du transport non urgent ou urgent des malades, blessés et parturientes. Lors du transport, l’ambulancier est également chargé de veiller à la surveillance du patient et à l’exécution des gestes appropriés à l’état du patient. L’ambulancier participe aussi au service de garde dans le cadre du transport sanitaire urgent. Le SAMU fait alors appel en priorité aux ambulanciers privés et, à titre subsidiaire, au SDIS pour répondre aux demandes de transport sanitaire urgent. A cette occasion, l’ambulancier réalise des actes de télémédecine dans le cadre de ses compétences. Que ce soient le SDIS ou les ambulanciers, ils concourent tous les deux au service public du transport sanitaire urgent. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur la possibilité d’exonérer également de la taxe sur les salaires les salariés des véhicules de transport sanitaire spécialement aménagés (ambulances), exonérés de TVA. Une telle mesure permettrait de réorienter les sommes économisées pour rendre cette profession plus attractive notamment au niveau des conditions salariales. Selon les estimations de France Travail, il y aurait 18 000 postes à pourvoir dans ce secteur. À l’heure où l’urgence écologique fait partie des priorités du Premier ministre et du Gouvernement, cette exonération permettrait aussi d’accompagner les ambulanciers vers la transition écologique en les aidant à financer l’achat de véhicules électriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5939</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Affection de longue durée (ALD) pour les patientes atteintes d’endométriose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1914. — 12 novembre 2024. — Mme Marie Mesmeur interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les graves difficultés rencontrées par les patientes atteintes d’endométriose pour accéder au statut d’affection de longue durée (ALD) et ainsi bénéficier d’une prise en charge adaptée. L’endométriose est une pathologie chronique qui touche environ une femme sur dix en France et dont les impacts sur la santé, la qualité de vie et la capacité de travail des patientes sont souvent lourds et invalidants. Outre la douleur chronique, l’endométriose entraîne souvent des complications telles que l’infertilité, des troubles digestifs, urinaires et une grande fatigue. Ces symptômes nécessitent fréquemment des traitements médicaux et parfois chirurgicaux, avec des coûts importants pour les patientes. Pourtant, malgré la gravité et la chronicité de cette maladie, elle n’est pas reconnue comme une ALD 30, dont la liste est fixée par décret. Elle peut seulement faire l’objet d’une prise en charge d’ALD 31, dite « hors liste » pour laquelle les démarches restent complexes et inégalement appliquées. Nombreuses sont les patientes qui se voient refuser cette prise en charge, faute de critères clairs et d’une reconnaissance systématique de l’endométriose dans le cadre des ALD. Par conséquent, sur les 1,5 à 2,5 millions de malades, seules 15 000 sont parvenues à obtenir ce statut. En outre, une fois l’ALD accordée, les patientes doivent souvent refaire les démarches administratives pour prouver, trois ans plus tard, que leur état nécessite toujours cette prise en charge. Or l’endométriose est une pathologie chronique et évolutive qui ne disparaît pas. Cette exigence constitue un frein et un épuisement supplémentaire pour les patientes, déjà durement touchées par la maladie. Par ailleurs, dans les cas les plus critiques, l’ALD est parfois refusée, ce qui remet en question les arrêts maladie nécessaires aux patientes pour gérer les crises de douleur et les effets de la maladie. Mme la députée rappelle que le Gouvernement a fait de l’endométriose une cause nationale en lançant un plan de lutte nationale en mai 2024. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de reconnaître par décret l’endométriose comme une ALD 30, afin de mettre fin à l’arbitraire des démarches des malades et leur accorder un statut protecteur, garantissant la continuité et l’équité de la prise en charge de cette maladie invalidante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5940</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de certains produits pour les femmes ayant un cancer du sein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1915. — 12 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des produits d’accompagnement pour les femmes ayant un cancer du sein. Les traitements des cancers du sein sont particulièrement douloureux et laissent apparaître des séquelles importantes. Afin d’atténuer cela, il existe de nombreux produits d’accompagnement tels que les vernis à ongles de protection, les bonnets de chimiothérapie, les dentifrices spécifiques, les soutiens-gorge postopératoires ou les perruques. Ces solutions sont particulièrement onéreuses. Il apparaît que les prises en charge par l’assurance maladie et certaines mutuelles sont très limitées. Ces produits, pourtant particulièrement nécessaires, restent hors de prix pour de nombreux patientes. Aussi, il lui demande si des dispositions peuvent être prises pour une meilleure prise en charge afin d’aider les femmes ayant un cancer du sein et ne pouvant accéder à ces produits d’accompagnement du fait de leurs prix.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5940</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prise en charge du syndrome de Guillain-Barré
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1916. — 12 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la reconnaissance et la prise en charge du syndrome de Guillain-Barré. Découvert en 1916, le syndrome de Guillain-Barré est une maladie neurologique rare provoquant une atteinte des nerfs périphériques, souvent associée à des paralysies temporaires et de graves complications. Bien que le traitement précoce améliore considérablement le pronostic dans de nombreux cas, la méconnaissance de cette pathologie par de nombreux professionnels de santé demeure trop fréquente et peut-être lourde de conséquences. En effet, un diagnostic tardif, dû notamment à un manque de connaissance dans le cadre des formations médicales, retarde de facto l’intervention médicale et aggrave l’état des patients. Par ailleurs, la rééducation des patients, longue et éprouvante, inclut un aspect psychologique souvent négligé alors que cette maladie laisse des séquelles profondes. Cependant, les patients et leurs familles n’ont pas toujours accès à un soutien adéquat face à l’anxiété et à la détresse émotionnelle qu’elle cause. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer la formation des professionnels de santé sur le diagnostic et la prise en charge de ce syndrome et pour améliorer l’accompagnement psychologique des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5940</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>SLA : pour un accès urgent à Qalsody</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1917. — 12 novembre 2024. — M. Bérenger Cernon alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le refus d’accès précoce au traitement Qalsody pour les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA) liée à une mutation du gène SOD1. Cette décision de la Haute Autorité de santé (HAS), rendue le 10 octobre 2024, prive ces malades de leur unique espoir dans la lutte contre cette maladie dévastatrice. La SLA SOD1 est un fléau rare, touchant 30 à 40 personnes par an en France, qui ne laisse que 2 à 5 années d’espérance de vie aux patients diagnostiqués. Qalsody, ou Tofersen, est le seul traitement existant qui cible directement la cause génétique de cette forme de SLA. Alors que d’autres pays (comme l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis d’Amérique) autorisent et remboursent ce traitement, la France vient de refuser à la fois son remboursement et l’accès précoce pour les nouveaux patients. Ce refus suscite l’incompréhension : l’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé la mise sur le marché en février 2024 et en France, les retours des patients traités sont encourageants. Un accès au Qalsody, autorisé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) depuis février 2022, montre des effets favorables : stabilité des fonctions respiratoires, nutritionnelles et motrices sans effets indésirables majeurs. La revue New England Journal of Medicine a également publié des résultats qui attestent des bénéfices biologiques du traitement, notamment la réduction des taux de protéines SOD1 et des neurofilaments dans le sang, marqueur crucial du pronostic de la SLA. Pourquoi ignorer des résultats aussi prometteurs ? Ce refus semble d’autant plus injuste que cette décision repose sur des critères inadaptés, appliqués de manière identique pour les maladies rares et les maladies plus fréquentes, sans prendre en compte les contraintes spécifiques à la recherche sur la SLA. Il est inacceptable que des patients français soient contraints de franchir des frontières pour accéder à un traitement. Cette décision envoie également un signal désastreux aux chercheurs et aux entreprises qui investissent dans les maladies rares, risquant de décourager l’innovation. La France, pays pionnier dans le domaine des pathologies rares, s’apprête ainsi à abandonner son rôle de chef de file. Les malades de SLA et leurs familles méritent mieux que de voir leur pays renoncer à une innovation cruciale. L’espoir est là et c’est à Mme la ministre d’agir pour qu’ils puissent se saisir de cette chance. Il lui demande donc d’intervenir pour infléchir cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5941</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisse du nombre de places ouvertes aux futurs internes en médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1921. — 12 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la baisse significative du nombre de places ouvertes aux futurs internes en médecine, passant de 9 334 à 7 974, soit une diminution de 16 % en seulement une année. Cette décision suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes, notamment dans un contexte où la France fait face à une pénurie de médecins de plus en plus alarmante. Les déserts médicaux se multiplient sur le territoire, contraignant de nombreux Français à renoncer ou à retarder leurs soins. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le pays en arrive même à faire appel à des médecins étrangers, dont la formation n’a pas été effectuée en France. Comment justifier cette réduction drastique du nombre de places en internat alors que le besoin de professionnels de santé n’a jamais été aussi pressant ? Les déserts médicaux, phénomène inquiétant, s’étendent inexorablement, laissant de nombreux citoyens sans accès immédiat aux soins de santé primaires. Selon les récentes statistiques, de nombreuses régions rurales et même certaines zones urbaines se retrouvent sans médecins généralistes, obligeant les habitants à parcourir des dizaines de kilomètres pour consulter un praticien. Cette situation est inacceptable dans un pays comme la France, réputé pour son système de santé de qualité. Pourtant, force est de constater que ce système montre des signes de défaillance qui deviennent de plus en plus difficile à ignorer. La diminution du nombre de places en internat est une décision qui semble aller à l’encontre des besoins réels du système de santé français. En réduisant le nombre de futurs médecins, Mme la ministre contribue indirectement à l’aggravation de la pénurie de professionnels de santé. Cette pénurie ne fait que renforcer la pression sur les médecins actuellement en exercice, augmentant leur charge de travail et, par conséquent, les risques de burn-out. On doit également aborder la question des médecins étrangers. Bien que leur contribution soit précieuse et qu’ils jouent un rôle crucial dans le maintien des soins dans certaines régions, il est préoccupant de constater que la France ne parvient pas à former suffisamment de médecins nationaux pour répondre à la demande. Faire appel à des médecins formés à l’étranger soulève des questions sur la qualité de la formation et l’adaptation aux spécificités du système de santé français. Ne devrait-on pas plutôt se concentrer sur l’augmentation et l’amélioration de la formation des propres médecins ? La réduction des places en internat a également un impact direct sur les étudiants en médecine. Beaucoup d’entre eux, après des années de dur labeur et de sacrifices, voient leurs rêves de devenir médecins compromis par cette décision. Ils se retrouvent dans une situation précaire, avec un avenir incertain, alors même que leur vocation est de servir la société et de répondre à un besoin crucial. Le choix de réduire le nombre de places en internat est-il réellement justifié par des raisons budgétaires ? Si tel est le cas, n’est-il pas temps de revoir les priorités budgétaires du Gouvernement ? La santé des concitoyens et l’avenir du système de santé ne devraient-ils pas être au cœur des préoccupations ? Les économies réalisées à court terme ne risquent-elles pas de coûter beaucoup plus cher à long terme, en matière de santé publique et de bien-être de la population ? En outre, la qualité des soins et l’accès aux soins pour tous sont des principes fondamentaux du système de santé français. En réduisant le nombre de médecins, on compromet ces principes. On crée un système où l’accès aux soins devient une question de chance géographique, où ceux qui vivent dans les zones urbaines bien desservies bénéficient de soins de qualité, tandis que ceux qui vivent dans les zones rurales ou moins bien desservies doivent se contenter de solutions de fortune. Il est urgent de repenser cette politique et de prendre des mesures concrètes pour remédier à la situation. Cela passe par une augmentation significative du nombre de places en internat, mais aussi par des incitations pour encourager les jeunes médecins à s’installer dans les zones sous-médicalisées. Des mesures incitatives, telles que des avantages financiers, des aides à l’installation et un soutien logistique, pourraient jouer un rôle crucial dans la répartition équitable des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire. La santé des concitoyens est en jeu et il est du devoir de tous de garantir un accès équitable et de qualité aux soins pour tous. Elle lui demande si elle va reconsidérer cette décision de réduction du nombre de places en internat ; il est impératif d’augmenter les capacités de formation des futurs médecins pour répondre aux besoins croissants de la population française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5942</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisse nombre internes en médecine - réforme des modalités d’évaluation en 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1922. — 12 novembre 2024. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la baisse du nombre d’internes en médecine et la réforme des modalités d’évaluation en 2024. L’arrêté du 7 juillet 2024 a détaillé, par discipline et par centre hospitalier universitaire (CHU) de rattachement, les 7 974 postes d’internat ouverts pour la rentrée 2024, dont 285 réservées aux étudiants signataires d’un contrat d’engagement de service public (CES), soit une baisse de 16 % par rapport à 2023. Le ministère de la santé justifie cette décision par la baisse du nombre de candidats, alors que les hôpitaux publics manquent de personnel et que les internes représentent 40 % des médecins à l’hôpital. Or cette baisse des candidats serait justement liée à la réforme de 2023 qui a supprimé les épreuves classantes nationales (ECN) qui privilégiait depuis 2004 les premiers de la liste dans le choix de la spécialité et du lieu d’étude en hôpital. La note globale se fait désormais sur les compétences techniques et l’évaluation continue : 10 % sur les années d’externat, 60 % sur les épreuves de l’EDN (épreuves nationales dématérialisées) et 30 % pour les ECOS (examens cliniques structurés). Par voie de conséquence, l’aiguillage vers les spécialités se faisant désormais en 6e année d’étude, soit un an plus tôt qu’auparavant, 7 % des étudiants ont préféré redoubler leur 5e année contre 3 % l’année précédente. Cette baisse du nombre de postes d’internes pourrait aussi reposer sur une logique comptable en incitant le recours des CHU aux faisant fonction d’internes (FFI) souvent étrangers et moins coûteux. Les étudiants en médecine ne comprennent pas cette réduction du nombre de postes d’internes et sont très inquiets, voire totalement opposés à la réforme des évaluations qui peut rendre plus difficile l’acquisition à temps des compétences nécessaires et le choix de la spécialité. Il lui demande de justifier la baisse cette année du nombre d’internes dans le contexte général de pénurie de médecins et de préciser comment il compte rassurer les étudiants en médecine, en envisageant si nécessaire une adaptation de la réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5942</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Intégration des PADHUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1923. — 12 novembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut précaire des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE) exerçant en France dans un contexte de pénurie croissante de médecins dans de nombreuses régions. En effet, malgré leur contribution indispensable au fonctionnement du système de santé et leur présence dans des secteurs particulièrement touchés par le manque de praticiens, ces professionnels sont contraints à des procédures complexes et longues d’équivalence de diplôme, comprenant notamment un concours sélectif suivi d’un stage obligatoire d’un à trois ans, sous le statut de praticien associé, pour obtenir une autorisation d’exercice. L’Académie nationale de médecine (ANM), dans un communiqué du 5 février 2024, alerte le Gouvernement sur la nécessité de faciliter le recrutement des PADHUE. En ce sens, il souhaiterait connaître sa position quant à la possibilité de « décomplexifier » le recrutement des PADHUE et de faciliter leur intégration dans le système de santé français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5942</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La revalorisation financière de la visite médicale à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1924. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessaire revalorisation des visites médicales à domicile. En 20 ans, la visite à domicile, pourtant très précieuse pour les personnes âgées, fragiles, polypathologiques ou à mobilité réduite, n’aura jamais été revalorisée financièrement ; actuellement, le travail de nuit n’est actuellement majoré que de 3,50 euros par visite effectuée. Pourtant, ce type d’accès aux soins, dans un système de santé global où la désertification médicale persiste et s’accroît, améliore profondément et à moindre coût la vie des patients ainsi que la résilience du système de santé. Les visites médicales désengorgent notamment l’hôpital et les urgences, en évitant au SMUR (Structure mobile d’urgence et de réanimation) de se déplacer, elle permet aussi des économies considérables (367 euros par transport et par passage aux urgences contre 36,50 euros pour un médecin libéral en visite). Les visites à domicile permettent une meilleure gestion des maladies chroniques et une intervention rapide en cas de détérioration de l’état de santé du patient, contribuant ainsi à prévenir les hospitalisations de longue durée. On peut ainsi dire que la visite médicale à domicile est un outil important du système de prévention que l’on veut mettre en œuvre. Cependant, les visites à domicile exigent plus de temps et de ressources que les consultations en cabinet car ce type de prestation inclut le temps de déplacement, souvent motorisé et souvent une prise en charge plus personnalisée et adaptée à l’environnement du patient. Elle souhaite donc savoir comment le Gouvernement compte redonner de l’attractivité à ce mode de consultation qui souffre actuellement d’un manque d’attractivité principalement financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5943</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de pédiatres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1925. — 12 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de pédiatres. En France, on constate malheureusement une hausse du taux de mortalité infantile, aujourd’hui supérieur à la moyenne européenne. Au classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France a progressivement décroché de la 9e à la 26e place entre 1989 et 2021, très loin derrière la Suède, la Finlande, la Norvège ou l’Italie. En 2021, 2 700 enfants de moins de 1 an sont décédés dans le pays. Parmi eux, 1 200 décès périnataux annuels seraient actuellement considérés comme évitables. Cet indicateur statistique est reconnu comme un marqueur de la qualité des soins obstétricaux et pédiatriques d’un pays. Depuis 2012, on constate également une hausse de 4 % du diabète insulinodépendant chez l’enfant et plus généralement une augmentation des troubles du neurodéveloppement, sans oublier un mal-être grandissant qui se traduit par une hausse des idées suicidaires chez les enfants de plus en plus jeunes et du nombre de passages à l’acte. Ces chiffres sont en partie dus à la baisse du nombre de pédiatres. La France ne compterait plus que 8 500 médecins-pédiatres, se situant au 22e rang sur les 31 pays de l’OCDE. Et beaucoup d’entre eux vont partir à la retraite très prochainement. Ces constats sur la médecine infantile sont inquiétants pour la santé des enfants et pour l’avenir. Aussi, il lui demande quelles pistes de réflexions sont à l’étude pour enrayer la pénurie de pédiatres en France, pour réduire le taux de mortalité infantile et plus généralement pour mieux prendre en compte, avec des moyens adaptés, la santé des plus jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5943</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Population sans médecin traitant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1926. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le nombre de Français n’ayant pas de médecin traitant dont une étude indiquerait qu’il s’élèverait à 10 % en moyenne en France. Il souhaite connaître l’évolution de ce taux depuis ces dernières années. Il souhaiterait également en connaître l’évolution département par département.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5943</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Visites médicales à domicile compromises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1927. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la possible remise en cause du principe des visites médicales à domicile. Leur manque d’attractivité pour les praticiens risque de provoquer une pénurie de médecins volontaires, ce qui génèrerait un recours accru aux urgences et un maintien à domicile difficile pour les personnes en perte d’autonomie. Les négociations conventionnelles en cours avec l’assurance maladie semblent se diriger vers une absence de revalorisation des visites à domicile de jour. D’ores et déjà, de nombreux médecins préfèrent n’effectuer que des consultations en point fixe qui financièrement sont deux à trois fois plus attractives. Pourtant, les visites médicales de jour permettent de désengorger les urgences, de limiter les trajets récurrents domicile-hôpital et de maintenir des personnes en perte d’autonomie à leur domicile, ce qui génère des économies substantielles pour l’assurance maladie et un confort supérieur pour les patients et leurs proches. Il lui demande si elle entend revaloriser l’exercice de la visite médicale à domicile et selon quel calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5944</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Zones d’intervention prioritaire (ZIP) et zones d’action complémentaire (ZAC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1928. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les limites des critères d’attribution du soutien financier de l’État en faveur de l’installation de médecins, notamment en zone rurale et sur l’intérêt de les faire évoluer pour prendre en compte des réalités non statistique. Définies sur la base de critères statistiques de l’Insee, les zones d’intervention prioritaire (ZIP) et zones d’action complémentaire (ZAC) ne prennent pas toujours en compte certaines spécificités territoriales. Il arrive ainsi que des communes rurales, engagées dans un projet territorial de santé au sein d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) et partageant des objectifs communs avec des communes éligibles, se voient exclues de ces dispositifs de soutien. Cette exclusion est d’autant plus problématique dans les communes disposant déjà d’une infrastructure de soins (pharmacie, cabinet infirmier, masseurs-kinésithérapeutes, sage-femme, psychologue…) mais dépourvues de médecin généraliste. Cette situation engendre une incompréhension et un sentiment de rejet vis-à-vis d’une administration sanitaire perçue comme bureaucratique et déconnectée des réalités quotidiennes des citoyens. Dans ce contexte, M. le député propose que soit envisagée la possibilité pour les agences régionales de santé (ARS) de pouvoir déroger, dans une mesure limitée, au strict zonage actuel. Il suggère que jusqu’à 10 % des crédits dédiés aux aides à l’installation de médecins généralistes puissent être flexibilisés pour soutenir des installations hors ZIP et ZAC après avis d’une commission composée à parité de professionnels de santé et d’élus locaux. Cette approche permettrait une adaptation plus fine des soutiens publics à l’installation des médecins aux réalités territoriales spécifiques, contribuant ainsi à une meilleure couverture médicale sur l’ensemble du territoire. Il l’interroge donc sur sa volonté d’examiner cette proposition, qui pourrait offrir aux ARS les moyens d’une gestion plus souple et plus réactive des besoins en santé des territoires, en tenant compte de leurs particularités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5944</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique du grand âge pour La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1938. — 12 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sur la question du grand âge à La Réunion. Le 27 octobre 2024, la journée départementale des seniors réunissait près de 9 000 réunionnais demandeurs de dispositifs et d’encadrement adaptés à leur situation d’aînés. Depuis les années 1960, La Réunion a connu une baisse considérable du taux de naissance sur son territoire. En effet, l’indice de fécondité y est désormais de 2,5 enfants par femme, un chiffre vraisemblablement élevé comparativement à la moyenne nationale, mais toujours deux fois moins élevé qu’il ne l’était avant la transition démographique à La Réunion. L’allongement de la durée de vie des Réunionnais s’accompagne donc d’une diminution des naissances, ce qui, à l’avenir, encouragerait une augmentation de la part des personnes âgées à La Réunion, obligeant donc à prévoir cette évolution et à s’en occuper dès maintenant. De surcroît, les Réunionnais sont particulièrement touchés par des pathologies préoccupantes : ils sont les plus touchés en France par la surcharge pondérale (27% de la population), les AVC (28% de plus qu’en France hexagonale) ou encore le diabète ; les Réunionnais vivraient donc plus longtemps, mais en moins bonne santé. À ce constat s’ajoutent des problématiques sociales, notamment dues aux flux migratoires : de nombreux jeunes Réunionnais partent pour l’Hexagone en quête d’opportunités universitaires et professionnelles, et à l’inverse, des Réunionnais plus âgés partis quelques années auparavant semblent, eux, réintégrer leur île natale. Au-delà du fait que cela continue de creuser des inégalités socio-économiques déjà bien ancrées sur le territoire, ces tendances encouragent l’isolement des seniors et leur entrée précoce en établissement médicalisés (type Ehpad). Cependant, il apparaît d’ores et déjà difficile d’assurer aux aînés réunionnais une qualité de vie optimale, les Ehpad à La Réunion étant rares, souvent vétustes et coûteux. Selon la Fédération nationale de la mutualité en France, séjourner un mois en Ehpad à La Réunion coûterait entre 3 000 et 4 000 euros, tandis que la plupart des seniors perçoivent environ 700 euros par mois à la retraite. Il apparaît d’autant plus complexe de garantir la prise en charge ds seniors quand seulement 4 % des 14 000 demandeurs d’emplois souhaitant être formés aux métiers du service à la personne le sont véritablement. Le constat est inquiétant et nous oblige ; en ce sens, il souhaite l’interroger sur les mesures envisagées pour renforcer les politiques publiques en faveur des personnes âgées dépendantes et garantir un accès aux soins adapté aux spécificités du territoire réunionnais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5945</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès des patients aux médicaments en tensions d’approvisionnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1948. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en œuvre de la charte d’engagement pour un accès équitable des patients aux médicaments faisant l’objet de tensions d’approvisionnement. Pour répondre à l’enjeu de santé publique que représente la lutte contre les tensions d’approvisionnement de médicaments, les acteurs de la chaîne du médicament ont signé le 22 novembre 2023, sur proposition de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), la « charte d’engagement pour un accès équitable des patients aux médicaments faisant l’objet de tensions d’approvisionnement ». Cette charte vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne pharmaceutique dans le but de garantir - dans le respect de l’éthique professionnelle - une disponibilité équitable des médicaments en tout point du territoire national en cas de tensions d’approvisionnement, afin que chaque patient puisse bénéficier du traitement. Signataires de cette charte, les représentants des laboratoires pharmaceutiques (les entreprises du médicament et l’Association des professionnels des médicaments génériques et biosimilaires, GEMME), des grossistes-répartiteurs, des dépositaires, des pharmaciens d’officine et des pharmaciens hospitaliers, ont en particulier pris trois engagements. Premièrement, prioriser les flux de distribution des industriels au profit des grossistes-répartiteurs pour une répartition équitable aux pharmacies du territoire national des stocks disponibles. Deuxièmement, appliquer une démarche éthique systématique excluant tout argument commercial au détriment de la santé publique. Troisièmement, assurer par les grossistes-répartiteurs une répartition équitable des stocks dans les pharmacies sur l’ensemble du territoire national, en tenant compte des besoins habituels de chaque pharmacie. Pour autant, des retours de terrain de pharmacies d’Indre-et-Loire montrent qu’il subsiste encore des manques de visibilité sur les livraisons de médicaments comme le Trulicity, l’Ozempic, l’Azyter, l’Amoxiciline ou bien encore la Pivalone. Concrètement, des laboratoires annoncent parfois à des officines des livraisons à des grossistes-répartiteurs que ceux-ci déclarent ne pas avoir reçu. Dans ce contexte, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures d’optimisation et de contrôle qui pourraient être prises pour donner aux officines une meilleure visibilité sur les livraisons de médicaments et permettre aux autorités de contrôle compétentes de disposer d’une traçabilité des livraisons pour des médicaments « critiques », dans l’objectif d’apporter des réponses fiables aux patients. La plateforme Vigirupture permet aux pharmaciens de s’informer sur les disponibilités de médicaments dans les officines de leurs confrères. Il l’interroge sur la possibilité de prendre également en compte l’état des stocks des grossistes-répartiteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5945</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Traitement des troubles dépressifs et utilisation de la psilocybine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1949. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’utilisation de la psilocybine dans le cadre du traitement des troubles dépressifs ou addictifs. Des études récentes tendent à démontrer l’efficacité de cette molécule pour traiter notamment les dépressions sévères, les troubles bipolaires ou encore les troubles addictifs. Les chercheurs, notamment ceux du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nîmes s’intéressent en effet à certaines molécules psychédéliques comme la psilocybine pour les personnes sur lesquelles les traitements courants comme les antidépresseurs n’ont pas les effets escomptés. Plusieurs études scientifiques ont ainsi été publiées aux États-Unis d’Amérique (USA), au Canada et en France. Les conclusions de ces études, largement relayées dans la presse en ligne mais également écrite, suscitent beaucoup d’espoirs chez les personnes touchées par des troubles dépressifs ou addictifs. Ces espoirs sont d’autant plus grands que cette molécule est utilisée et autorisée notamment en Suisse. Considérant ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer le droit positif régissant la psilocybine ainsi que les éléments scientifiques relatifs à cette molécule et plus largement la position du Gouvernement, en l’état des connaissances scientifiques, quant à l’utilisation de cette molécule pour le traitement des troubles dépressifs ou addictifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5945</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création d’un statut d’assistant dentaire hygiéniste de niveau II
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1960. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la volonté du Gouvernement de créer un véritable statut d’assistant dentaire hygiéniste, comme c’est le cas en Allemagne notamment. Ce statut devrait être mis en place afin de libérer des heures de consultation et de pratique avancée pour les chirurgiens-dentistes en offrant à leurs assistants dentaires la possibilité, s’ils le souhaitent, de rehausser leur propre niveau de compétence en élargissant le panel d’actes pouvant être réalisés avec par exemple la réalisation d’actes d’imagerie médicale, de détartrages ou encore des actes de prévention. Établir ce statut pourrait donc être un début de réponse au manque de praticiens relevé en France, une situation particulièrement palpable dans la ruralité, où la population subit déjà un enclavement sanitaire dégradé. Elle l’interroge donc sur la volonté du Gouvernement de prendre les décrets d’application attendus à la suite de l’adoption définitive de la loi n° 2023-379 créant le statut d’assistant dentaire de niveau II.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5946</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Harmonisation de la fiscalité entre médecins et dentistes régulateurs au SAMU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1962. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la différence au sujet des règles de fiscalité applicables entre les chirurgiens-dentistes et les médecins régulateurs. Actuellement, en matière d’indemnisation des chirurgiens-dentistes régulateurs, celle-ci a été fixée à 100 euros par heure à l’instar de celle fixée pour les médecins généralistes régulateurs ; toutefois et contrairement à eux, les chirurgiens-dentistes ne bénéficieraient pas de la défiscalisation attribuée aux médecins libéraux sur ces mêmes revenus et alors qu’ils exercent les mêmes missions. Cette fiscalité pourrait apparaître pénalisante à double titre, tant en matière de légitimité interprofessionnelle qu’en matière d’attractivité de la profession de dentiste dans un contexte de baisse des vocations et de désertification rurale. Les rémunérations liées à l’exercice de cette mission par les chirurgiens-dentistes libéraux sont intégrées à leur chiffre d’affaires et frappées de cotisations salariales à hauteur d’environ 30 % puis successivement imposées entre 30 et 40 %. Elle l’interroge donc sur la possibilité d’harmoniser les règles fiscales afin qu’elles soient communes entre les médecins régulateurs et les chirurgiens-dentistes régulateurs, de sorte que les chirurgiens-dentistes puissent bénéficier des mêmes exonérations et d’une réelle équité fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5946</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Importations de prothèses dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1963. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recrudescence des importations de prothèses dentaires ainsi que sur le recul de l’information des patients en France. La convention professionnelle des chirurgiens-dentistes signée en 2020 a abouti à la revalorisation des soins dentaires en compensation d’un plafonnement du prix des prothèses dentaires. Depuis, une hausse des importations de prothèses a été constatée par de nombreux acteurs - en provenance notamment de la Chine, de Madagascar ou de Turquie. Cette situation nuit fortement aux prothésistes dentaires français, qui se retrouvent dans l’incapacité de concurrencer les tarifs avantageux de ces importations. Un grand nombre d’entre eux se voient ainsi contraints d’arrêter leurs activités. À l’heure actuelle, ces importations profitent d’une exonération de TVA et sont exemptes de taxes douanières, à l’inverse des laboratoires français. Il convient également de souligner que la dentisterie est l’une des rares branches médicales où les actes ne sont pas dissociés. Par conséquent, même si les prothèses importées sont moins onéreuses, rien n’indique clairement que les patients en bénéficient réellement, comme l’avait d’ores et déjà précisé la Cour des comptes en 2010 dans un rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale. Cette dernière constatait également, dès 2016, un recul de l’information des patients. Des contrôles de la filière des prothèses dentaires ont en effet révélé un manque de transparence sur l’origine de nombreux dispositifs ou encore des devis non conformes à la réglementation. Ces pratiques induisent les consommateurs en erreur quant aux caractéristiques, à la conformité et au coût des dispositifs médicaux. Alors que ce secteur est financé en grande partie par un système de cotisations de santé et par des mutuelles, il apparaît essentiel que la puissance publique puisse intervenir dans sa régulation. Fort de ce constat, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour soutenir la filière de prothèses dentaires française et pour garantir une information transparente pour les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5946</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Infirmiers en pratique avancée (IPA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1964. — 12 novembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les textes d’application de la loi « Rist » promulguée en mai 2023, visant à simplifier et à renforcer le système de santé en permettant aux professionnels comme les infirmiers en pratique avancée (IPA) d’assumer de nouvelles responsabilités. Ces textes permettront aux infirmiers en pratique avancée (IPA) d’exercer pleinement leurs nouvelles compétences, comme prévu par la réforme. Cependant, aujourd’hui, ces textes ne sont pas encore publiés. La non-application de ces mesures contrarie l’esprit de la loi et ne répond pas aux besoins de santé croissants de la population. Ces décrets peuvent permettre à un plus grand nombre de citoyens d’accéder à une offre de soins de qualité en proximité ainsi qu’à une permanence des soins, compte tenu du maillage territorial des infirmiers. En tant que professionnels de santé qualifiés, les infirmiers en pratique avancée (IPA) sont prêts à soutenir le système de santé et offrir des soins de qualité, accessibles à tous. Il est urgent de permettre aux infirmiers en pratique avancée (IPA) d’intervenir dans le cadre de leurs compétences élargies. C’est une étape clé pour améliorer la qualité des soins et garantir l’égalité d’accès pour tous les usagers. Aussi, il lui demande que, face aux difficultés croissantes d’accès aux soins des citoyens, des mesures soient prises en urgence afin de permettre aux IPA d’exercer pleinement leurs compétences comme la réforme le prévoit. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1976</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5947</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Collecte de plasma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1976. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réunion de travail à laquelle il a participé en présence d’un représentant de l’Établissement français du sang et du président de l’Union départementale des associations et amicales des donneurs de sang bénévoles des Ardennes, dans le cadre de l’assemblée générale de l’Amicale des donneurs de sang bénévoles du pays sedanais. À cette occasion a été évoqué le manque de collecte de plasma en France. Il en résulte que la France importe 55 % de ses besoins en médicaments dérivés du sang. Il s’agit là d’une entorse au principe fondamental de gratuité sur lequel repose le don du sang en France car il conduit à importer des dons de sang de pays où celui-ci est rémunéré. Par ailleurs, au moment où l’objectif général est de reconquérir la souveraineté, notamment en matière de médicaments, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour amplifier les objectifs du plan plasma 2023. M. le député souhaite également porter à la connaissance de Mme la ministre la volonté de tous les acteurs locaux de créer une maison du don dans les locaux existants sur le site du centre hospitalier de Sedan en y implantant un matériel fixe permettant d’effectuer des prélèvements de plasma qui concernera largement, au-delà des populations de l’arrondissement de Sedan, des territoires situés dans la Meuse ainsi que dans le sud des Ardennes. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ces différents sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1977</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5947</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux traitements innovants relatifs aux mutations du cancer du poumon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1977. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accès aux traitements innovants relatifs aux mutations ALK et ROS1 du cancer du poumon. La première touche 5 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon, soit environ 1 000 patients en France, tandis que la seconde concerne 2 % des cancers du poumon, soient 300 patients en France. Le traitement principal de ces altérations génomiques rares repose sur des médicaments innovants récents, dénommés thérapies ciblées. S’ils sont efficaces, des résistances à ces molécules se forment et une nouvelle ligne de traitement est nécessaire pour stopper la progression de la maladie. Certaines mutations ne disposent d’aucune thérapie ciblée validée par la Haute Autorité de santé et remboursée en France, bien que bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché européen. En Allemagne, dès l’avis positif de l’Agence européenne du médicament, les malades ont accès à ces traitements. Cela créé une situation d’iniquité entre les patients, dans la mesure où seuls ceux disposant du réseau social et des moyens financiers suffisants peuvent acheter le traitement à l’étranger. En plus des patients, les oncologues s’interrogent sur les raisons de l’absence de la prise en charge de ces traitements anti-cancéreux en France. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer ce qui est prévu pour que les patients atteints de ces maladies puissent bénéficier de thérapies innovantes en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1978</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5947</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage du cancer du sein et accès aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1978. — 12 novembre 2024. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements dans la convocation des bénéficiaires du plan de prévention de dépistage du cancer du sein. Octobre Rose est devenu un évènement incontournable de la prévention et du dépistage du cancer du sein chez la femme. Durant ce mois, M. le député en a profité pour rencontrer les professionnels de santé impliqués dans cette prévention, ainsi que des bénéficiaires, au cours de différents évènements locaux. Cette année pourtant, aussi bien les professionnels que les bénéficiaires ont attiré son attention sur un éventuel dysfonctionnement. Concernant la pathologie du cancer du sein, les CPAM envoient des convocations pour un dépistage totalement pris en charge au public cible tous les deux ans. Mais cette année, les bénéficiaires varoises n’auraient pas reçu de convocation. Or, même si la prise en charge est possible sans fournir la lettre de convocation, une grande majorité des femmes l’ignore et attend le courrier pour se faire dépister. Enregistrant une baisse anormale d’activité, des cabinets d’imagerie médicale auraient questionné leurs interlocuteurs à la CPAM du Var, qui auraient évoqué un incident informatique, les empêchant de convoquer les bénéficiaires par voie postale et promis la relance des convocations pour l’année suivante. Au bout de 3 années donc et non plus 2 comme habituellement, ce qui pourrait induire une vraie perte de chance de dépistage précoce du cancer du sein. Conscient que la convocation par voie postale pour un dépistage est parfois la seule chance de capter l’attention de femmes isolées, sans suivi gynécologique et parfois même sans médecin traitant, M. le député interroge Mme la ministre sur ce dysfonctionnement : confirme-t-elle une absence de convocation du public cible varois ? Ce problème est-il uniquement départemental ou est-il national ? Envisage-t-elle une grande opération de communication autour de la prise en charge du dépistage du cancer du sein, sans obligation de fournir physiquement une convocation ? Il souhaiterait obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1979</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5948</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Élargissement des critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien psy ».</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1979. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Brun appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’élargir les critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien Psy ». Le dispositif, mis en place en 2021 après la multiplication de troubles mentaux liés au confinement, vise à faciliter l’accès à un accompagnement psychologique via 12 séances remboursées par an. Face aux besoins significatifs de la population, le dispositif a été pérennisé en 2022 puis modifié par un décret du 28 juin 2024, ce dernier permettant aux patients de ne plus être obligés de consulter un médecin avant de prendre rendez-vous avec l’un des psychologues conventionnés. Cependant, les professionnels soulignent les insuffisances persistantes du dispositif et notamment des critères d’inclusion. Ces derniers apparaissent particulièrement contraignants, puisque sont notamment exclus du dispositif : les enfants et les adultes présentant des troubles neuro-développementaux ou des troubles du comportement alimentaire, ceux en situations de retrait ou d’inhibition majeures, les mineurs connaissant des exclusions scolaires à répétition, ou encore tous les enfants de moins de trois ans. Alors que la santé mentale des Français ne cesse de se dégrader, il semble nécessaire de revoir les critères d’inclusion du dispositif. Devant l’urgence de la situation, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur les évolutions des critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien psy ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1980</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5948</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mercure dans le thon, la France doit adopter une réglementation plus protectrice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1980. — 12 novembre 2024. — M. Benoît Biteau attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’instaurer des normes suffisamment protectrices de la santé des citoyennes et citoyens limitant les quantités de mercure présentes dans le thon. La pêche du thon telle qu’elle est pratiquée en grande majorité aujourd’hui est à plusieurs égards dangereuse : surpêche, dégradation du climat, de la biodiversité, des écosystèmes et donc de la santé de l’océan Indien, amplification de la précarité des peuples des pays du Sud… les exemples ne manquent pas. Les effets néfastes de cette pêche ne s’arrêtent pas là : le thon est également au cœur d’un grave problème de santé publique. L’association Bloom a publié le mardi 29 octobre 2024 les résultats particulièrement alarmants de tests effectués sur 150 boîtes de thon commercialisées en France et en Europe. 100 % d’entre elles étaient contaminées au mercure. Une étude menée entre 2014 et 2016 avait déjà révélé la contamination de 100 % des enfants et 99,6 % à cette substance considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’une des 10 plus préoccupantes pour la santé publique, au même titre que l’amiante ou l’arsenic. Or il est avéré qu’en Europe, la consommation de thon est la principale source de cette exposition toxique. Il s’agit pourtant d’un poisson consommé massivement, avec près de 64 000 tonnes écoulées chaque année en France. Près de 8 ans plus tard, ce véritable scandale sanitaire subsiste. Il est le fruit d’une faillite majeure du système français et européen sur la régulation des contaminants dans le thon. Alors que les scientifiques et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) reconnaissent les dangers du mercure, le régime d’exception accordé au thon lors de la révision des normes européennes sur les contaminants en 2022 reste inchangé et inquiétant. Cette décision, prise sous l’influence des industriels de la pêche thonière, a échappé au contrôle du Parlement européen, incapable de remettre en question des règlements d’exécution édictés dans l’opacité par le Comité permanent sur les végétaux, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (SCoPAFF), un organisme qui s’était déjà retrouvé au cœur des controverses sur le glyphosate, les néonicotinoïdes ou les « tests abeilles ». Ainsi, alors que le cabillaud, les sardines, les anchois, le maquereau ou le hareng doivent respecter une teneur maximale en mercure de 0,3 mg/kg et que les produits de la mer doivent, en général, respecter une teneur maximale de 0,5 mg/kg, la teneur maximale en mercure dans le thon peut aller jusqu’à 1 mg/kg. Or les révélations de Bloom indiquent que la norme actuelle n’a pas été fixée pour protéger la santé mais bien pour maximiser le volume de poissons sur le marché. L’argument du bénéfice-risque avancé par les industriels demeure quant à lui tout à fait mensonger, puisque ce sont précisément les poissons soumis à une restriction plus protectrice que le thon qui sont composés en plus grande quantité d’omégas 3. Il est inconcevable, alors que les alertes des scientifiques sont chaque jour plus pressantes, d’accepter un régime dans lequel une teneur en mercure neuf fois plus élevée pour le thon en boîte que pour des sardines ou du cabillaud est considérée acceptable. M. le député souhaite par conséquent savoir si, par principe de précaution et dans l’attente d’une révision du cadre européen en la matière, Mme la ministre compte, comme la France l’a fait pour le bisphénol A, comme on le fait aujourd’hui sur les polluants éternels, activer une clause de sauvegarde ou adopter une législation nationale spécifique pour que la norme qui s’applique en France sur la contamination au mercure du thon, frais ou en conserve, soit alignée sur la norme européenne la plus stricte pour les produits de la mer (0,3 mg/kg). Il en va du droit fondamental à la protection de la santé des citoyens et citoyennes, de la confiance placée dans les institutions. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1981</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5949</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pour une meilleure prise en compte du fardeau psychosocial des maladies de peau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1981. — 12 novembre 2024. — M. Joël Bruneau attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la lutte contre le fardeau psycho-social des maladies de peau affichantes. M. le Premier ministre a annoncé vouloir faire de la santé mentale une grande cause nationale pour l’année 2025. Une thématique qui touche toute la population, mais qui atteint de plus en plus les jeunes. Les maladies de peau affichantes, comme le vitiligo, sont des maladies multidimensionnelles qui font peser, au-delà de l’aspect physique, un lourd fardeau psycho-social sur les personnes atteintes, notamment chez les jeunes. Plus la maladie progresse, plus elle est visible et plus elle provoque l’isolement, le repli sur soi ou dans des cas extrêmes, des discriminations et du harcèlement. À ce titre, une étude IFOP de 2024 menée sur des jeunes de 12 à 25 ans témoigne d’un constat clair et préoccupant : 76 % des personnes atteintes de vitiligo estiment que le regard que la société porte sur les personnes atteintes de vitiligo nuit à leur santé mentale. L’étude révèle plus précisément que seuls 34 % des collégiens accepteraient un contact physique avec une personne atteinte de la maladie et seuls 38 % accepteraient d’interagir avec elle. Si une meilleure prise en compte de ce fardeau psycho-social dans le parcours du patient est primordiale, la sensibilisation du grand public l’est tout autant afin de promouvoir une meilleure compréhension de la maladie et renforcer le soutien aux personnes touchées, en particulier les plus jeunes. Ainsi, il souhaite connaître comment la lutte contre le fardeau psychosocial lié aux maladies de peau affichantes - qui a des conséquences psychologiques, scolaires, familiales et sociales chez les enfants - s’intègrera dans le plan d’actions gouvernemental lié à la santé mentale en 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1982</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5949</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réglementation relative à la concentration de mercure dans la chair de thon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1982. — 12 novembre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réglementation relative aux concentrations de mercure dans la chair de thon destinée à la consommation humaine. Les organisations non gouvernementales (ONG) Bloom et Foodwatch ont alerté dans un communiqué du 29 octobre 2024 sur les dangers pour la santé de la contamination généralisée au mercure relevée dans des boîtes de thon en Europe. L’association de défense de l’environnement Bloom, qui a fait procéder à des tests en laboratoire sur 148 boîtes de thon vendues en France, Allemagne, Angleterre, Espagne ainsi qu’en Italie, affirme que pour plus d’une boîte sur deux, la teneur en mercure dépassait la limite maximale de 0,3 mg/kg fixée pour d’autres espèces de poissons tels que le cabillaud ou le lieu jaune. Or, pour le thon, le seuil de concentration maximum en mercure est fixé 1 mg/kg alors que les effets délétères sur la santé sont identiques quelle que soit l’origine de la chair consommée. Le mercure est un puissant neurotoxique. De faibles doses consommées régulièrement suffisent pour entraîner de graves troubles du développement neuronal chez les enfants et attaquer le fonctionnement cérébral des adultes. Le 24 octobre 2024, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a également publié une alerte sur son site internet précisant qu’à haute dose, le méthylmercure est toxique pour le système nerveux central de l’être humain, en particulier durant son développement in utero et au cours de la petite enfance. L’agence conseille de ne consommer du poisson que deux fois par semaine maximum en diversifiant les espèces consommées et en limitant les prédateurs sauvages, tels que le thon. Or, selon les ONG précitées, le thon reste le poisson le plus consommé en Europe. L’Anses recommande aux femmes enceintes d’éviter de consommer les poissons prédateurs dont on sait qu’ils sont les plus contaminés, le thon, mais aussi la raie, la dorade ou la lotte. M. le député souscrit aux préconisations des ONG Bloom et Foodwatch qui demandent aux pouvoirs publics d’imposer une limite de 0,3 mg de mercure/kg de chair de thon, comme pour les autres poissons et d’interdire la commercialisation des produits à base de thon dépassant 0,3 mg/kg de mercure sur le territoire français. Enfin, il suggère de bannir le thon des crèches, hôpitaux, maternités, maisons de retraite et cantines scolaires au vu des risques sanitaires avérés. Il lui demande quelle suite le Gouvernement entend donner à ses propositions au regard de la contamination généralisée au mercure des produits à base de thon vendus en Europe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1983</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5950</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Surcoût d’électricité lors de l’utilisation d’un extracteur d’oxygène à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1983. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le surcoût d’électricité relatif à l’utilisation d’un extracteur d’oxygène à domicile. En raison de leur état de santé, certains citoyens se voient contraints d’avoir recours à un extracteur d’oxygène, parfois en continu sur une période de 24 heures. Ce type d’appareil entraîne une large surconsommation électrique. Si certains appareillages médicaux électriques ouvrent droit à une participation sur la consommation d’électricité, ce n’est pas le cas de tous. De plus, les forfaits de remboursement dépendent des prestataires fournissant le matériel et ne couvrent pas intégralement les coûts liés à la surconsommation électrique. De son côté, la sécurité sociale prend en charge une contribution à la consommation d’électricité liée à l’utilisation des concentrateurs fixe et portable à raison de 2,50 euros TTC reversée au patient par le prestataire. Néanmoins, cela reste insuffisant pour les individus aux revenus modestes et pour qui ce surcoût représente une charge financière importante. Il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement afin de soulager financièrement ces personnes et de garantir un accès équitable aux dispositifs médicaux nécessaires à leur bien-être.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5950</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1967. — 12 novembre 2024. — Mme Lisa Belluco attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Aujourd’hui, le décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels ne prévoit pas la prise en compte de l’indemnité de responsabilité pour le calcul de la retraite des agents, conduisant potentiellement à une diminution des montants de leur pension. Par ailleurs, le décret prévoit dans le tableau I qui se trouve en annexe un taux maximal applicable pour le calcul de l’indemnité de responsabilité en fonction du grade et non un taux applicable. Cette solution ne semble pas satisfaisante, pouvant entraîner une disparité de traitement entre les agents, qui se voient appliquer des taux différents. Enfin, ce même décret renvoie à un arrêté pour la fixation de l’indice brut minimal et de l’indice brut maximal pour le calcul du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cette architecture conduit à devoir modifier l’arrêté pris en 2012 pour réévaluer la base de calcul de l’indemnité de responsabilité, alors même que des solutions plus justes existent qui ne nécessitent pas d’évolutions réglementaires régulières, à savoir prendre comme base de calcul de l’indemnité de responsabilité soit l’indice détenu par l’agent, soit les indices minimum et maximum des grilles indiciaires. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement prévoit de modifier le décret du 25 septembre 1990 afin que l’indemnité de responsabilité soit prise en compte pour le calcul de la retraite des sapeurs-pompiers professionnels, afin que le taux indiqué en annexe du décret soit le taux applicable selon les grades et non le taux maximum possible et qu’enfin une solution plus juste soit appliquée pour le calcul de l’indemnité de responsabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1973</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5951</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1973. — 12 novembre 2024. — Mme Sandra Regol appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Aujourd’hui, le décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels ne prévoit pas la prise en compte de l’indemnité de responsabilité pour le calcul de la retraite des agents, conduisant potentiellement à une diminution des montants de leur pension. Par ailleurs, le décret prévoit dans le tableau I qui se trouve en annexe un taux maximal applicable pour le calcul de l’indemnité de responsabilité en fonction du grade et non un taux applicable. Cette solution ne semble pas satisfaisante, pouvant entraîner une disparité de traitement entre les agents, qui se voient appliquer des taux différents. Enfin, ce même décret renvoie à un arrêté pour la fixation de l’indice brut minimal et de l’indice brut maximal pour le calcul du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cette architecture conduit à devoir modifier l’arrêté pris en 2012 pour réévaluer la base de calcul de l’indemnité de responsabilité, alors même que des solutions plus justes existent qui ne nécessitent pas d’évolutions réglementaires régulières, à savoir prendre comme base de calcul de l’indemnité de responsabilité soit l’indice détenu par l’agent soit les indices minimum et maximum des grilles indiciaires. Elle lui demande donc si le Gouvernement prévoit de modifier le décret du 25 septembre 1990 afin que l’indemnité de responsabilité soit prise en compte pour le calcul de la retraite des sapeurs-pompiers professionnels d’une part, que le taux indiqué en annexe du décret soit le taux applicable selon les grades et non le taux maximum possible d’autre part et qu’enfin une solution plus juste soit appliquée pour le calcul de l’indemnité de responsabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5951</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Violences conjugales, il faut accompagner les femmes vulnérables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1880. — 12 novembre 2024. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’augmentation des violences conjugales et la nécessité de créer davantage de structures d’accueil. En effet, selon les chiffres du ministère de l’intérieur publiés en octobre 2023, plus de 244 000 victimes de violences conjugales ont déposé plainte en 2022, un chiffre en hausse de 15 % par rapport à 2021 et qui a même doublé comparé à 2016. Dans le département de Saône-et-Loire, les chiffres du ministère de la justice font apparaître une augmentation de 111 % des défèrements pour violences conjugales depuis 2007. Le caractère endémique du phénomène nécessite la mobilisation d’un maximum d’acteurs. Ainsi au-delà des dispositifs existants, des réseaux VIF (violences intrafamiliales) et des ISCG (intervenantes sociales en commissariat et en gendarmerie) qui sont autant de portes auxquelles les femmes victimes peuvent frapper, la création de structures d’accueil et de soutien s’avère indispensable. Des opérateurs associatifs sont porteurs de projets de ce type comme l’association « Les 5 Horizons » à Allerey-sur-Saône (Saône-et-Loire) qui a pour but de créer un parcours de reconstruction sur mesure, permettant aux femmes de retrouver une autonomie durable, tant sur le plan personnel qu’économique. La création de lieux d’accueil de ce type pourrait avec d’autres et un soutien significatif des pouvoirs publics voir le jour et contribuer à la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans ce cadre, M. le député souhaite connaître le plan d’actions que M. le ministre entend déployer sur le sujet. Enfin, sur le terrain et dans chaque département, il lui demande s’il envisage d’organiser des appels à projets pour détecter et accompagner des initiatives permettant de répondre aux besoins des femmes victimes de violences conjugales et en situation de vulnérabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5951</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Éligibilité de l’APA à l’avance de crédit d’impôt
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1898. — 12 novembre 2024. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’absence d’avance immédiate de crédit d’impôt pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui crée des difficultés financières pour de nombreuses familles. Alors que cette mesure devait initialement entrer en vigueur le 1er janvier 2024, les travaux nécessaires pour sa mise en place avec les départements gestionnaires de l’APA et de la PCH n’en seraient qu’à leurs prémices. Selon des informations récentes, une application pratique de cette disposition pourrait être repoussée à 2025 voire à 2027. Cette absence d’avance immédiate de crédit d’impôt pour l’APA place les familles ayant des frais de maintien à domicile dans une situation financière délicate, les obligeant à avancer les dépenses avant d’obtenir le crédit d’impôt de manière différée. Ce décalage est particulièrement difficile pour les foyers modestes, souvent les plus concernés par cette aide. Ainsi, Mme la députée souhaite lui demander si le Gouvernement prévoit des mesures pour accélérer les travaux nécessaires afin que l’avance immédiate de crédit d’impôt soit effectivement appliquée à l’APA dans les meilleurs délais et si un calendrier plus précis peut être envisagé pour répondre aux attentes des bénéficiaires et de leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5952</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Composition des conseils d’administration des établissements publics sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1904. — 12 novembre 2024. — M. Thibault Bazin alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les règles encadrant la composition des conseils d’administration des établissements publics sociaux et médico-sociaux. En effet, aux termes de l’article R. 315-6 du code de l’action sociale et des familles, lesdits conseils sont notamment composés de trois représentants de la collectivité territoriale de rattachement et de trois représentants des départements qui supportent, en tout ou partie, les frais de prise en charge des personnes accueillies. Or, en l’état du droit, il n’est pas prévu qu’un suppléant puisse être désigné pour ces représentants. Aussi, lorsque l’un d’entre eux vient à manquer, il ne peut être remplacé. Dès lors, ce non-remplacement peut conduire à des problèmes de quorum dans les conseils d’administration. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer s’il entend faire évoluer l’article R. 315-6 du code de l’action sociale et des familles afin de prévoir la possibilité de désigner des suppléants pour les représentants des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5952</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Versement de la prime « Grand âge »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1905. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le versement de la prime « Grand âge » dans le secteur privé non-lucratif. Le décret n° 2020-66 du 30 janvier 2020 a porté création d’une prime Grand âge d’un montant de 118 euros brut au bénéfice de différentes catégories d’agents de la fonction publique hospitalière exerçant dans la prise en charge des personnes âgées. La recommandation patronale du 25 octobre 2021 relative à l’attribution d’une prime Grand âge de la FEHAP, agréée par un arrêté du 10 décembre 2021, a partiellement transposé cette mesure au bénéfice des catégories de personnels identiques exerçant ces missions au sein du secteur privé associatif pour un montant de 70 euros brut à compter du 1er juin 2021. Or un certain nombre d’établissements relevant de ce secteur et soumis au versement de ladite prime Grand âge, ne l’ont toujours pas mise en œuvre, près de trois ans après sa prise d’effet. Aussi, il lui demande si ses services ont pu mesurer précisément le degré de mise en œuvre de cette mesure et comment le Gouvernement entend permettre son achèvement et, à terme, son alignement sur le montant de la mesure bénéficiant aux agents de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5952</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Politique contre les violences intrafamiliales à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1937. — 12 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la hausse des violences intrafamiliales et conjugales à la Réunion. En février 2023, le bilan sécurité présenté par M. le préfet de La Réunion en février 2023 faisait état d’une hausse de 17 % des violences intrafamiliales sur le département entre 2022 et 2023. Selon ce même rapport, près de la moitié des 11 208 victimes de violences l’ont été dans le cadre familial et 66,5 % d’entre elles seraient à caractère conjugal. En moyenne donc, 12 femmes réunionnaises alertaient chaque jour les autorités d’une situation de violence au sein de leur famille en 2022. Les forces de l’ordre attestent quant à elles être intervenues 17 fois par jour pour des cas de violences intrafamiliales en 2023. Bien que les violences intrafamiliales les plus représentées à La Réunion soient conjugales, elles touchent aussi massivement les enfants : selon le département de La Réunion, 1 victime sur 2 de violences domestiques était un enfant en 2022. Force est de constater que La Réunion est donc particulièrement touchée par les problématiques de violences intrafamiliales, se positionnant même à la quatrième position dans le classement des départements français les plus violents envers les femmes et enfants (2022). Face à ces chiffres alarmants et à l’approche de la Journée internationale des violences faites aux femmes, M. le député interroge l’efficience des moyens mis en place à La Réunion pour lutter contre ce phénomène croissant et inquiétant. Conscient des actions menées par les divers collectifs réunionnais luttant chaque jour contre ces formes de violences et ayant lui-même sollicité l’intégration de La Réunion dans le dispositif expérimental du Comité départemental pour la protection de l’enfance, M. le député déplore cependant des faits graves et persistants touchant de plein fouet la population réunionnaise. Par conséquent, il souhaiterait savoir quelles orientations prendront les politiques publiques pour permettre d’endiguer les violences intrafamiliales à La Réunion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5953</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Situation financière des personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1940. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la détérioration de la situation financière de nombreuses personnes âgées. Il lui a été demandé de porter à sa connaissance le cas d’une personne hébergée dans un Ehpad public dont le coût a augmenté en 2023 de 150 euros mensuels. Son fils qui gère sa situation administrative et financière indique qu’à cette augmentation du coût de l’Ehpad va s’ajouter une augmentation annuelle en 2024 de la mutuelle complémentaire de 200 euros. Dans ce contexte, il demande de faire valoir la grande difficulté dans laquelle se trouvent de nombreux retraités qui souvent, malgré des carrières complètes, ne parviennent plus à faire face aux dépenses de la vie quotidienne. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5953</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accès des chiens guides et d’assistance aux lieux publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1941. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les préoccupations persistantes quant à l’accès aux lieux publics pour les individus accompagnés de chiens guides et d’assistance. En dépit de la législation en vigueur, précisément de l’article 54 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, relatif à la libre circulation des maîtres de chiens guides et d’assistance, le dernier rapport de l’Observatoire de l’accessibilité des chiens guides et d’assistance a recensé en 2022 près de 167 refus d’accès à un espace public au motif de la présence de ces chiens spécifiques. Il convient de souligner que ces statistiques sous-estiment vraisemblablement la réalité, du fait que tous les incidents ne font pas l’objet d’un signalement systématique. En résultent bien des interrogations quant à l’application des lois mais également sur l’inconfort quotidien des 1 500 concitoyens dépendants de chiens guides dans leurs déplacements. Il semblerait que ces refus récurrents soient principalement dû à une méconnaissance de la loi. C’est pourquoi il lui demande si elle entend mettre en application un plan de sensibilisation national afin que cette loi, en vigueur depuis 1987, soit enfin connue et appliquée de tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5953</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Cumul de la pension d’invalidité et du revenu d’activité professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1942. — 12 novembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les conséquences du décret du 23 février 2022 concernant la réforme du régime de cumul de la pension d’invalidité avec d’autres revenus pour les personnes invalides dont les revenus excèdent une fois et demie le plafond annuel de la sécurité sociale (Pass). Depuis cette réforme, si le cumul de la pension d’invalidité et des autres revenus dépasse un certain revenu, qui ne peut excéder 1,5 Pass, la pension d’invalidité est écrêtée et peut même être supprimée, ce qui prive les assurés des droits aux prestations de prévoyance ou autres prestations connexes. À ce sujet, le rapport sénatorial sur les grands enjeux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du 9 octobre 2024 préconise, d’une part, une augmentation du plafond de revenus au-delà duquel la pension d’invalidité est nécessairement écrêtée, de 1,5 à 2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) et, d’autre part, l’instauration du principe d’une pension d’invalidité « socle » versée à toutes les personnes dont l’état de santé le justifie, indépendamment de leur revenu, afin que soit toujours maintenu le droit aux prestations connexes à la pension d’invalidité. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions sur ces recommandations qui encouragerait le retour à l’activité des titulaires d’une pension d’invalidité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5953</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Manque de places en FAM et en MAS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1943. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le manque de places destinées aux adultes au sein des foyers d’accueil médicalisés (FAM) et des maisons d’accueil spécialisées (MAS). Les quelques données dont on dispose relatives à l’accès aux FAM et aux MAS montrent un engorgement de leurs listes d’attentes, avec des disparités entres territoires. Il n’est pas rare que le délai d’attente moyen pour accéder aux FAM ou aux MAS soit de plusieurs années, voire parfois d’une dizaine d’années. L’engorgement de ces listes d’attente et l’absence de perspectives conduisent beaucoup de famille à opter pour une prise en charge à l’étranger. Il s’agit d’un véritable crève-cœur pour les intéressés, contraints à l’exil, comme pour leurs familles qui se trouvent éloignées d’un être cher par manque de places dans les structures françaises. À titre d’illustration, plus de 6 500 Français sont, par absence d’alternative, pris en charge en Belgique. Nul ne peut se satisfaire d’une telle situation. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui communiquer l’état de la situation des FAM et des MAS en France, le nombre de places occupées ainsi que le nombre de personnes sur liste d’attente et de bien vouloir lui indiquer quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin de réduire les délais d’attente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5954</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Cumul emploi/retraite - agents publics - activité d’assistant familial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1970. — 12 novembre 2024. — M. Thierry Benoit attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la question du plafond des pensions de retraite dans le cadre du cumul emploi/retraite des retraités provenant du secteur public qui exercent une activité d’assistants familiaux. Selon les textes en vigueur, le cumul emploi-retraite est possible mais il demeure plafonné dès lors que la personne ne bénéficie pas d’une pension de retraite de base du SRE (service de retraite des agents publics de l’État) ou de la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents publics des collectivités et des hôpitaux) à taux plein ou si elle n’exerce pas une activité librement cumulable. Le cumul avec une pension de retraite de base avec un revenu d’activité professionnelle reste possible à condition que le revenu annuel d’activité ne dépasse pas la somme de 7 950,07 euros augmentée du tiers du montant annuel brut de la pension de retraite de base. Ce plafond mis en place dans le cadre cumul emploi-retraite dissuade aujourd’hui des personnes d’exercer certaines activités en tension, par exemple l’activité d’assistant familial. Aussi, il lui demande si le barème du plafond pour les retraités de la fonction publique qui exercent l’activité d’assistant familial pourrait être revu à la hausse ou considérer cette activité d’assistant familial comme une activité librement cumulable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5954</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Hausse de la fiscalité sur les paris sportifs et filière hippique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1900. — 12 novembre 2024. — M. Bryan Masson appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’amendement n° 2388 visant à exclure les paris hippiques de l’augmentation de la taxe sur les paris sportifs. Il souhaite connaître le sort qui sera réservé à cet amendement, adopté en séance publique, si d’aventure le projet de loi de finances pour 2025 faisait l’objet d’un passage en force via l’article 49.3 de la Constitution. En effet, la filière hippique, par l’intermédiaire des paris sportifs, contribue inévitablement à l’économie réelle mais aussi à faire vivre notre ruralité à travers l’ensemble des maillons de la chaîne de la filière hippique. Aussi, il lui demande sa position sur cet amendement et le sort qui lui sera réservé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5954</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation administrative des digues privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1804. — 12 novembre 2024. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le cas d’une digue privée de l’ancienne classe D, qui protège une unique entreprise privée et située sur le terrain de celle-ci, dont le dossier d’autorisation de 2013 démontre l’absence d’impact hydraulique significatif sur les terrains adjacents, dont les consignes de gestion prévoient l’évacuation des personnes avant la pose des batardeaux qui ferment le site et dont la collectivité compétente en matière de GEMAPI n’envisagerait pas de demander le classement en système d’endiguement. A quelles conditions le propriétaire peut-il continuer à protéger ses biens contre les inondations au moyen de cet ouvrage, en application de l’article 33 de la loi de 1807 sur le dessèchement des marais ? Cet ouvrage peut-il être requalifié de dispositif individuel de réduction de vulnérabilité et autorisé au titre de la rubrique 3.2.2.0 de l’article R214-1 du code de l’environnement, remblai en zone inondable ? À défaut de classement en système d’endiguement par la collectivité compétente en matière de GEMAPI, le représentant de l’État peut-il interdire l’utilisation de l’ouvrage ? Cette mesure ne porterait-elle pas atteinte aux libertés individuelles, alors même que cet ouvrage privé est existant, régulièrement autorisé, hydrauliquement neutre et sans risque humain ? M. le député souhaiterait connaître, le cas échéant, les évolutions envisagées du code de l’environnement qui permettraient de donner un cadre légal aux ouvrages privés de protection individuelle contre les inondations ou de l’article L151-36 du code rural et de la pêche maritime qui permettraient d’instaurer une contribution pérenne du propriétaire privé, unique bénéficiaire en cas de classement en système d’endiguement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5955</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Stérilisation chirurgicale des pigeons urbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1822. — 12 novembre 2024. — Mme Chantal Jourdan appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la stérilisation chirurgicale des pigeons urbains. Si certaines mairies mandatent des entreprises qui ont recours à des pratiques respectant le bien-être animal pour limiter cette population animale tel que le maïs contraceptif ou le pigeonnier contraceptif, d’autres mairies optent pour des méthodes telles que la capture par filet suivie du gazage ou de la stérilisation chirurgicale des pigeons. La stérilisation chirurgicale s’effectuerait dans des conditions contribuant à la souffrance animale. Or, selon l’article L. 214-3 du code rural et de la pêche, « il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers […] les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité ». Le pigeon urbain n’étant pas apprivoisé par l’homme dans les villes, il ne rentre dans aucune catégorie juridique et relève dès lors du régime des res nullius (choses sans propriétaire). Pour autant, ce vide juridique ne justifie pas cette pratique coûteuse et douloureuse. En parallèle, les méthodes alternatives semblent être davantage éthiques et efficaces. Le maïs contraceptif est utilisé dans de nombreuses villes européennes comme Gênes et Barcelone, où son efficacité a été amplement démontrée, en plus d’éviter toute souffrance ou risque létal, contrairement à la stérilisation. Elle lui demande ainsi si elle envisage des actions pour le déploiement de ces méthodes et éviter d’avoir recours à la stérilisation chirurgicale des pigeons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5955</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>REP - Secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1834. — 12 novembre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions d’application de la responsabilité élargie du producteur (REP) dans le secteur du bâtiment. Aux termes de l’article L. 541-10-1, 4° du code de l’environnement, les produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment relèvent du régime de la REP, ce dans un double objectif de reprise sans frais des déchets de construction et de démolition et de traçabilité de ceux-ci. Depuis le 1er janvier 2023, comme le prévoit l’article L. 541-10-23 du même code, les entreprises de ce secteur sont tenues au versement d’une contribution au bénéfice d’éco-organismes, cette contribution ayant vocation à couvrir les coûts de prévention, de collecte et de traitement des déchets. Ces éco-organismes sont tenus d’effectuer si nécessaire la reprise de ces déchets, assurant ainsi une fonction de maillage territorial au service des entreprises en vue de diminuer l’impact environnemental du secteur. Toutefois, alors que cette éco-contribution s’impose à tous, le maillage prévu par l’article susmentionné est loin d’être réalisé, de nombreux territoires ne bénéficiant pas à ce jour de services d’un éco-organisme agréé. Aussi, celle-ci prend la forme d’une charge nette, sans contrepartie réelle. Elle souhaite dès lors connaître ses intentions quant à la perspective d’une adaptation du dispositif pour tenir compte de l’existence ou non d’un service viable au niveau local justifiant effectivement l’acquittement de la contribution prévue par le régime de la REP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5955</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Financement par les chasseurs des dégâts de la faune sauvage aux cultures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1836. — 12 novembre 2024. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés grandissantes rencontrées par les fédérations départementales de chasseurs pour le paiement des indemnisations des dommages commis par la faune sauvage aux cultures agricoles. En effet, depuis plusieurs années, on constate une augmentation croissante des dégâts de gibier aux cultures. Ce phénomène touche l’ensemble du pays mais, à titre d’exemple, il lui a été rapporté que dans le département du Finistère les dégâts causés s’élevaient à un montant de 300 000 euros en 2024 contre seulement 51 000 euros en 2014, soit une augmentation de 600 % en une dizaine d’années. Or la loi de finances du 27 décembre 1968 a réformé le code rural en profondeur en supprimant le droit d’affût et en obligeant les chasseurs à payer les dégâts liés au grand gibier par l’indemnisation des agriculteurs victimes de ces dommages. Aujourd’hui, l’explosion de ce type de dégâts fait augmenter mécaniquement le montant des indemnisations versées aux agriculteurs par les chasseurs alors même que ceux-ci sont de moins en moins nombreux. En outre, les chasseurs sont tenus d’indemniser les dégâts sur la totalité d’un département alors même que la chasse n’y est ni possible, ni autorisée partout sur ce même département. Dans ces conditions, les fédérations départementales de chasseurs se voient contraintes de demander des efforts financiers supplémentaires à leurs adhérents mais de tels efforts, dans un contexte économique déjà difficile, apparaissent trop lourds et injustes alors même que les chasseurs participent déjà bénévolement à la protection des cultures. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend instaurer un système plus équitable en révisant le système d’indemnisation tel qu’il existe depuis 56 ans et en prévoyant une prise en charge par l’État de l’indemnisation des dommages commis par la faune sauvage ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5956</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mieux encadrer le statut et consolider la structuration des gardes particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1837. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la possibilité de mieux encadrer le statut et consolider la structuration des gardes particuliers, chargés d’une mission de service public, qui jouent un rôle crucial pour la protection de proximité de la population et celle de l’environnement. En effet, les gardes particuliers peuvent être employés par des propriétaires privés ou par des titulaires de droits, notamment des associations de chasse ou de pêche, pour assurer la surveillance de la propriété ou des droits qui y sont attachés. Ils sont, pour ces raisons, agréés par l’autorité administrative, assermentés et sont habilités à constater les infractions forestières (article L. 161-6 du code forestier), les infractions en matière de chasse (article L. 428-21 du code de l’environnement) et de pêche (article L. 437-13 du code de l’environnement) ou encore à veiller à la conservation du domaine public routier (article L. 116-2 du code de la voirie routière). En France, 50 000 gardes particuliers sont recensés, dont environ 15 000 en activité. Certains d’entre eux sont rattachés volontairement à une des quatre associations nationales qui ont pour mission d’encadrer, de former et d’assurer le suivi des activités des gardes particuliers. Une adhésion qui devrait être obligatoire au regard des prérogatives qui sont les leurs. En outre, l’article 176 de la loi n° 2005-157 du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux a précisé les conditions mises à l’agrément des gardes particuliers. L’article 29-1 du code de procédure pénale prévoit désormais que ne peuvent être agréées comme gardes particuliers les personnes dont le comportement est incompatible avec l’exercice de ces fonctions, en particulier si elles ne remplissent pas les conditions de moralité et d’honorabilité requises, ainsi que les personnes qui ne remplissent pas les conditions d’aptitude technique nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. Les conditions d’application de ces dispositions ont été fixées par le décret n° 2006-1100 du 30 août 2006 relatif aux gardes particuliers assermentés et par l’arrêté du 30 août 2006 relatif à la formation des gardes particuliers et à la carte d’agrément. Elles portent notamment sur le contenu de la formation que doivent suivre les gardes particuliers, les modalités d’obtention de l’agrément, de sa suspension ou de son retrait, l’assermentation des gardes particuliers, les principaux éléments de leur tenue ainsi que sur l’exercice de leurs missions. La création de fédérations départementales des gardes particuliers auxquelles l’adhésion serait imposée permettrait à la fois d’assurer le suivi, d’encadrer les agents, d’assurer leur formation ainsi que leur sécurité tout en garantissant la bonne application du décret et de l’arrêté précités. Ainsi, il l’interroge sur la possibilité de mettre en place des fédérations départementales des gardes particuliers, sur l’ensemble du territoire, qui seraient chapeautées par une fédération nationale unique qui regrouperait l’ensemble des associations nationales existantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5956</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Service public de l’adaptation aux impacts du changement climatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1838. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité de bâtir un service public de l’adaptation aux impacts du changement climatique, à destination des collectivités territoriales et des entreprises. L’adoption et la future mise en œuvre du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) va conduire de très nombreux acteurs publics et privés à lancer ou mettre à jour leurs plans d’adaptation aux impacts du changement climatique. Pour les concevoir et les mettre en œuvre, un accompagnement méthodologique et technique adapté aux questionnements et besoins spécifiques de ces acteurs sera indispensable. Or il existe aujourd’hui des manques importants sur cet accompagnement qui ralentissent la prise en compte et l’adaptation aux enjeux du changement, tant pour les collectivités territoriales que pour les acteurs économiques. Forte de ce constat, une récente étude de l’Institut de l’économie pour le climat défend la nécessité de créer un service public à destination des entreprises et collectivités, comme porte d’entrée unique pour un accompagnement au lancement de ces démarches d’adaptation. Aussi, il lui demande quels dispositifs le Gouvernement entend instaurer pour que les acteurs privés et publics puissent être accompagnés dans la mise en œuvre de leurs plans d’adaptation aux impacts du changement climatique et dans quelle mesure la création d’un service public dédié à cet objectif peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5957</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Aide à l’achat d’un vélo électrique retrofité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1846. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’opportunité d’étendre le dispositif d’aide à l’achat d’un vélo électrique à l’installation d’une assistance électrique sur des vélos mécaniques. En effet, le code de l’énergie tel qu’issu du premier article du décret n° 2022-1761 du 30 décembre 2022 prévoit que, pour être éligibles à cette aide, les vélos doivent être : neufs ou d’occasion, avoir une batterie sans plomb et disposer d’un cycle à pédalage assisté. Les conditions restrictives de ce décret ne permettent pas le retrofit d’un vélo mécanique. Pourtant, l’installation d’un dispositif d’assistance électrique sur un vélo mécanique classique est à la fois moins coûteux pour l’usager et plus vertueux en matière de réemploi. À ce titre, il souhaiterait savoir si une ouverture de l’aide au retrofit serait envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5957</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Délai de raccordement au réseau des installations photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1854. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les situations qui sont décrites par des propriétaires de bâtiments faisant le choix de mettre en photovoltaïque leurs toitures. Il lui est rapporté un délai qui peut atteindre plusieurs mois pour obtenir un chiffrage du raccordement au réseau dès lors qu’un porteur de projet se manifeste. Il lui est également indiqué un délai de près d’un an pour la réalisation des travaux auquel peut s’ajouter un délai d’un ou deux mois pour obtenir le consuel. Il lui est donc décrit des situations où l’installation photovoltaïque est réalisée mais où le porteur de projet ne peut la raccorder du fait de ces délais. Le nombre de demandes de raccordement au niveau de la région Champagne Ardenne s’est accru d’environ 40 % entre 2021 et 2022. Il n’en reste pas moins incompréhensible de constater ces délais alors même que le pays a des besoins considérables en électricité. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet et les mesures qui peuvent être prises afin d’y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5957</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Paiement des CEE aux entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1857. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’inquiétude de PME du secteur de la plomberie et du chauffage. Il semble que le paiement direct à l’entreprise des certificats d’économie d’énergie, CEE, n’existe quasiment plus dans le pays, ce qui rend plus difficile la réalisation d’opérations et le maintien d’une trésorerie correcte de ce secteur d’activité. Parallèlement, il lui est indiqué que le paiement de « MaPrimeRénov’ » a couramment plusieurs mois de retard. De plus, les entreprises souhaiteraient pouvoir bénéficier d’un paiement direct ou souhaiteraient que des partenaires le proposent, tel Total qui, semble-t-il jusqu’à l’année dernière, proposait le paiement direct des CEE aux entreprises ainsi que de « MaPrimeRénov’ ». Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5957</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Conséquences de la suppression du prêt à taux zéro pour les maisons neuves
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1911. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la suppression du prêt à taux zéro pour les maisons neuves. Ce dispositif de financement immobilier qui avait vocation à aider les ménages à accéder à la propriété a été supprimé par la loi de finances pour 2024. Alors que les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont explosé ces derniers mois pour atteindre 4 %, la suppression du prêt à taux zéro pour les primo-accédants va fragiliser les ménages, pénaliser les entreprises locales de construction et dégrader les finances des collectivités locales. Le logement neuf connaît déjà une crise historique qui risque de s’aggraver encore davantage. Après une chute de 30,9 % en 2022, les ventes de maisons individuelles neuves hors lotissement reculent de 39,1 % en 2023. De nombreux ménages qui utilisaient ce prêt à taux zéro comme apport bancaire vont devoir renoncer à leur projet d’accession à la propriété et se tourner vers le marché locatif déjà tendu, aggravant ainsi encore davantage la crise du logement. Le rêve d’acquérir une maison individuelle s’éloigne pour de nombreux Français du fait notamment de choix arbitraires du Gouvernement. Pourtant, selon le dernier baromètre de la Fédération des constructeurs de maisons individuelles (FFC) et de l’institut IFOP, 80 % des sondés indiquent qu’ils préféreraient vivre dans une maison individuelle que dans un habitat collectif. D’autre part, les conséquences sur les finances locales seront importantes avec une baisse mécanique des droits de mutation qui a déjà des conséquences perceptibles sur les budgets locaux. M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour soutenir les ambitions des Français qui envisagent d’acquérir une maison individuelle et pour ne pas décourager l’accession à la propriété. Il aimerait également savoir comment elle entend compenser les pertes financières significatives causées par la baisse des droits de mutation qui pèsent lourdement sur les budgets locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5958</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du programme MaPrimeRénov’et nécessité de réformes urgentes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1913. — 12 novembre 2024. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les graves retards observés dans le traitement des dossiers MaPrimeRénov’et leurs conséquences préoccupantes pour les ménages bénéficiaires. Les difficultés récurrentes rencontrées dans la gestion de ce dispositif sont désormais bien connues et suscitent une forte inquiétude. Dans la 13e circonscription du Rhône, de nombreux foyers font état de difficultés marquées. Les délais de traitement, censés être réduits à 15 jours pour le contrôle, s’allongent bien au-delà des prévisions, laissant les demandeurs dans l’attente pendant plusieurs mois. Quant au versement de la prime, prévu dans les 10 jours suivant la validation, il subit également de fréquents retards. Ces lenteurs administratives plongent les bénéficiaires dans une grande incertitude, impactant particulièrement ceux qui ont dû avancer des sommes conséquentes pour régler les artisans et menaçant leur équilibre financier. Ces retards persistants révèlent des lacunes sérieuses dans la gestion de MaPrimeRénov’et compromettent fortement la crédibilité du programme auprès des citoyens. Mme la députée interroge donc le Gouvernement sur les mesures immédiates envisagées pour garantir des délais de traitement précis, un suivi transparent et l’assurance que les ménages ne continueront pas à subir ces dysfonctionnements. Elle souhaite savoir si le Gouvernement prévoit également de réviser les procédures de contrôle et de paiement afin de permettre un suivi en temps réel des dossiers et d’accélérer leur traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5958</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Quelles sont les suites aux plans ministériels sur les PFAS ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1957. — 12 novembre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les mesures prises face à la pollution aux substances per- et polyfluoroalkylées, connues sous le nom de PFAS, ou « polluants éternels ». Ces composés chimiques, omniprésents dans de nombreux produits industriels et de consommation courante tels que les vêtements, les emballages alimentaires, les mousses anti-incendie …, sont reconnus pour leur résistance exceptionnelle à l’eau, aux hautes températures et aux corps gras. Cependant, cette résistance engendre une persistance préoccupante dans l’environnement et une accumulation dans les organismes vivants, avec des effets nocifs désormais bien documentés sur la santé humaine et les écosystèmes. En mai 2022, une contamination aux PFAS a été révélée dans la commune de Pierre-Bénite, dans le Rhône, touchant les eaux, les sols, l’air et s’infiltrant même dans les organismes humains et animaux. Depuis, d’autres sites en France, en Europe et à travers le monde, ont fait état de pollutions similaires. Face à cette situation, l’ancien ministre Christophe Béchu a lancé un plan d’action national 2023-2027, visant à réduire les émissions à la source, renforcer la surveillance environnementale, accélérer la recherche scientifique et améliorer l’information des citoyens. De plus, une mission gouvernementale confiée à M. le député a permis de formuler 18 recommandations, notamment l’interdiction des rejets industriels de PFAS, l’établissement de valeurs toxicologiques de référence et une meilleure information des élus et du public. M. le député souhaite connaître les étapes prévues par le Gouvernement pour répondre à cette urgence environnementale et sanitaire. Il a également interrogé M. le ministre délégué chargé de l’industrie sur l’état d’avancement des analyses des rejets des 5 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) prévues par un arrêté du 20 juin 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5959</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Obtention du chèque énergie par les publics les plus fragiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1959. — 12 novembre 2024. — M. Joël Bruneau attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés que rencontrent les consommateurs les plus fragiles pour l’obtention du chèque énergie auquel ils peuvent prétendre, en raison de la faiblesse de leurs ressources (environ 20 % des ménages, soit 5,6 millions). Cela concerne à la fois l’attribution des chèques 2024 et également celle des chèques 2025 du fait de la modification envisagée du dispositif qui figure dans le projet de loi de finances pour 2025 ( cf. article 60). En cas d’adoption de l’article 60 du projet de loi de finances pour 2025, il sera mis fin à l’automatisation de l’envoi du chèque énergie, cette aide qui ne concerne que les ménages très modestes et pour qui le chèque énergie constitue un impératif budgétaire. Les contraindre à en faire désormais la demande sur une plateforme aura pour effet d’exclure, pour non-recours, un grand nombre d’entre eux du dispositif. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour ne pas exclure les publics en question à cause du nouveau dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5959</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dérogation à la formation « certibiocide désinfectants » pour les vétérinaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1961. — 12 novembre 2024. — M. David Taupiac attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’obligation, à compter du 1er janvier 2025, pour les vétérinaires d’obtenir la certification « certibiocide désinfectants », conformément aux nouvelles dispositions de l’arrêté du 23 janvier 2023 modifiant celui du 9 octobre 2013. Les vétérinaires utilisent des biocides pour assurer la prévention des infections dans leurs établissements, la gestion des maladies nosocomiales et pour accompagner les éleveurs dans le maintien de la santé animale, notamment lors de crises sanitaires. Leur formation initiale et continue, assurée par les organisations professionnelles vétérinaires, inclut déjà des modules sur la désinfection et la gestion des infections microbiennes et parasitaires. De plus, les vétérinaires exercent sous habilitation sanitaire pour le compte de l’État, ce qui les amène à intervenir directement dans la gestion des crises sanitaires animales. M. le député souligne que les organisations représentantes de la profession de vétérinaires estiment cette obligation disproportionnée au regard de leurs responsabilités et de leurs compétences déjà reconnues en matière de désinfection et d’usage des biocides. Cette mesure paraît d’autant plus injustifiée que des exemptions existent pour d’autres professionnels, notamment pour les agriculteurs (« certibiocide nuisibles ») et pour les personnels médicaux et paramédicaux (pour les biocides de type TP1). M. le député demande donc à Mme la ministre de bien vouloir préciser les raisons pour lesquelles les vétérinaires ne sont pas exemptés de cette formation pour les biocides des types TP2, TP3 (hygiène vétérinaire) et TP4, alors que ces produits sont essentiels à leur exercice professionnel. Il souhaite savoir si elle envisage de modifier cette réglementation afin de dispenser les vétérinaires de cette formation, considérant leur expertise en matière d’hygiène et de gestion des biocides et leur rôle indispensable dans la préservation de la santé publique animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1989</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5959</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement des petits aéroports
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1989. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les économies d’argent public qui peuvent être réalisées dans son département ministériel. Il souhaite notamment appeler son attention sur les plus petits aéroports du pays, qui nécessitent une mobilisation forte d’argent public pour couvrir leur déficit. Il s’interroge sur la nécessité de soutenir deux aéroports, à Pau et à Tarbes distants d’environ 50 km, ainsi les trois aéroports de Nîmes et Montpellier, à environ 40 km l’un de l’autre. Il s’interroge également sur le soutien à l’aéroport de La Rochelle pour 180 000 passagers en 2022, le soutien à Ryanair ayant été dénoncé par la chambre régionale des comptes. Il souhaite connaître les initiatives qu’il compte prendre en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1990</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5960</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Obligation de remplacement des rames TER en Hauts-de-France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1990. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports sur la situation financièrement intenable imposée à la région Hauts-de-France, contrainte de prévoir une dépense d’un milliard d’euros pour remplacer 40 rames de TER contenant de l’amiante, en raison de la directive européenne de 2007 et de l’ouverture à la concurrence des lignes régionales. En effet, ces rames ont été rénovées et sont sécurisées, sans présenter de risque pour les usagers ni pour les agents de la SNCF. Elles pourraient ainsi circuler jusqu’en 2040, mais la réglementation actuelle impose leur remplacement avant l’échéance de 2028. La France est à ce jour le seul pays européen à n’avoir jamais sollicité de dérogation pour les trains, contrairement à d’autres États membres. M. le député s’interroge donc sur l’inaction de l’État en la matière, laquelle impose aux collectivités locales une surcharge financière d’autant plus incompréhensible qu’elle coïncide avec des exigences d’économies strictes dans le cadre du budget. M. le député demande ainsi à M. le ministre de bien vouloir préciser s’il entend intervenir auprès de la Commission européenne pour obtenir, dans les meilleurs délais, une dérogation pragmatique et adaptée à la réalité régionale de la France. Il souhaite savoir quelles mesures concrètes seront mises en place pour défendre les finances locales, préserver les services publics ferroviaires régionaux ; enfin, il insiste sur la nécessité d’une réponse urgente et engageante de sa part en soutien aux usagers, aux agents de la SNCF et aux élus locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1993</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5960</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Revoir le projet de contournement ouest de Montpellier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1993. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Louis Roumégas interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet autoroutier du « Contournement Ouest de Montpellier » ainsi que sur les grands projets autoroutiers encore en cours d’étude sur l’ensemble du territoire. Le projet de contournement ouest de Montpellier a émergé il y a plus de 30 ans, dans le contexte de la nécessité d’améliorer la fluidité du trafic et de répondre à la croissance démographique et économique de la région. Le projet actuel n’est plus adapté et doit être revu à la baisse. Ce projet prévoit la transformation du tronçon ouest en une véritable autoroute comportant, par endroits, plus de 10 voies de circulation. C’est un projet totalement disproportionné. Le Conseil national de protection de la nature n’a pas encore validé la dérogation pour les espèces protégées affectées par le projet. De plus, les associations environnementales, les riverains et les habitants du territoire expriment leur inquiétude et leur mécontentement face à l’unique proposition faite par Vinci et les pouvoirs publics. Un rapport des Shifters indique que ce projet consommera 87 % du budget carbone de la Métropole de Montpellier en six ans, rendant caduques les objectifs de neutralité carbone. Le Haut Conseil pour le climat souligne, quant à lui, qu’il est nécessaire de minimiser les projets autoroutiers, qui sont producteurs de trafic automobile et contribuent ainsi à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Le projet continue de susciter des débats, notamment concernant ses coûts, ses conséquences environnementales, la préemption d’espaces naturels et l’absence d’alternatives viables, comme le renforcement des transports en commun. Il n’a jamais été mis à l’étude de projet alternatif ayant un impact moindre sur l’environnement, la santé des personnes et moins destructeur des terres agricoles et naturelles. M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement va décider un moratoire sur l’ensemble des projets autoroutiers, celui du COM en particulier qui n’est plus adapté aux principes actuels de développement durable et de protection de l’environnement. Il lui demande également s’il va mettre à l’étude des solutions d’amélioration de ce barreau ouest mieux dimensionnées et en concertation avec les associations locales, l’ensemble des riverains et les habitants du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5960</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Éligibilité des apprentis aux aides pour le permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1832. — 12 novembre 2024. — Mme Louise Morel appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions d’éligibilité à l’aide de 500 euros pour le permis de conduire pour les jeunes apprentis. Mise en place dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel (article L611-5 du Code du travail), cette aide vise à favoriser l’accès à la mobilité pour les apprentis. Elle est particulièrement précieuse pour les jeunes vivant en zone rurale ou en zones mal desservies par les transports en commun, qui rencontrent des difficultés pour se déplacer entre leur domicile, leur lieu de formation et leur entreprise. Depuis le décret n° 2023-2 du 1er janvier 2023, l’âge légal pour passer l’examen du permis de conduire a été abaissé à 17 ans, permettant ainsi aux jeunes conducteurs d’obtenir leur permis dès cet âge sous réserve d’être accompagnés jusqu’à leurs 18 ans. Or les conditions d’attribution de l’aide de 500 euros exigent que le bénéficiaire soit âgé de 18 ans au moment de la demande, ce qui exclut les jeunes de 17 ans, bien qu’ils soient légalement autorisés à conduire. Mme la députée souhaite en ce sens savoir si le Gouvernement envisage d’ajuster les critères d’éligibilité de cette aide pour les apprentis. Elle propose que l’âge d’éligibilité de cette aide soit abaissé à 17 ans, en cohérence avec la possibilité de passer le permis à cet âge. Cette mesure permettrait de répondre aux besoins de mobilité des jeunes apprentis en zone rurale, contribuant ainsi à leur autonomie et à leur accès à l’emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5961</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des salariés de l’entreprise Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1874. — 12 novembre 2024. — M. Romain Tonussi alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés de l’entreprise Milee, placée en liquidation judiciaire depuis le 9 septembre 2024. M. le député tient à signaler qu’une majorité des 10 000 salariés de l’entreprise n’a toujours pas reçu à ce jour les documents permettant le solde de tout compte, notamment le certificat de travail. Il rappelle que ce document est indispensable pour s’inscrire à France Travail et bénéficier de l’aide au retour à l’emploi (ARE). Plus d’un tiers des salariés sont retraités et se retrouvent dans une situation d’extrême précarité qui dure depuis plusieurs mois. Il lui demande donc si l’État est en mesure d’agir afin que les salariés de la société puissent recevoir les documents nécessaires pour subvenir à leurs besoins et être accompagnés par France Travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5961</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des établissements accueillant des personnes âgées dépendantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1876. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation financière des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics. La hausse des coûts de fonctionnement conséquence de l’application de la prime Ségur, de la revalorisation du point d’indice et de l’inflation a mis en difficulté de nombreux établissements accueillant des personnes âgées dépendantes. Ainsi, en 2023, 85 % de ces organismes étaient en déficit alors qu’en 2019 une majorité d’entre eux connaissaient l’équilibre financier. Certains Ehpad qui bénéficient pourtant de crédits octroyés par les agences régionales de santé sont dans une situation proche de la cessation de paiements. Le plan d’urgence de 100 millions d’euros mis en place par le Gouvernement s’est avéré largement insuffisant. Les conséquences de cette fragilité financière sont déjà perceptibles, illustrées par des coupes dans les budgets de recrutement et d’investissement. À terme, la qualité du service d’accueil des personnes âgées dépendantes risque d’être détériorée. La conception de l’État du financement des soins et de la dépendance ne permet désormais plus de garantir le bien-être des résidents d’Ehpad. La dignité des personnes âgés dépendantes devrait être une des priorités de la politique de soins nationale. Il lui demande de mettre en œuvre des mesures de soutien aux Ehpad afin que les aînés puissent être accueillis dans des conditions dignes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5961</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des établissements de santé privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1877. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les difficultés inédites que traversent les établissements de santé privés. Alors que l’hospitalisation privée soigne 9 millions de personnes par an, ce qui représente 35 % de l’activité hospitalière française, elle ne reçoit que 16 % des financements de l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) hospitalier. En 2024, les ressources financières des hôpitaux publics seront en augmentation de 4,3 % alors que celles du privé stagneront à 0,3 %, largement en deçà des chiffres de l’inflation. Le Gouvernement, au mépris de toute concertation, fait le choix assumé de cette iniquité inédite. Cette situation fragilise l’offre de soins et obère la capacité des établissements privés d’investir et donc d’innover au profit de la santé des Français. En favorisant le système hospitalier public au détriment du secteur privé, le risque est d’opposer deux modèles pourtant complémentaires. En affaiblissant l’hôpital privé, c’est en réalité tout le système hospitalier qu’on affaiblit et c’est la qualité de l’offre de soins qui est atteinte. C’est également tout un secteur d’activité et plus de 150 000 salariés qui se retrouvent dans une situation de grande fragilité alors que depuis la crise de la covid-19 ils ont été en première ligne pour assurer la continuité du système de soins. Il lui demande de réviser les arbitrages pris, de cesser cette spirale discriminatoire et de soutenir les établissements de santé privés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5962</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Encadrement du financement du permis de conduire via le CPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1889. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les modalités d’application de l’article 3 de la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023 visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire, qui étend le dispositif du compte personnel de formation (CPF) à toute « préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur » à compter du « 1er janvier 2024 ». Une mesure cruciale pour lever les freins à l’emploi et favoriser l’insertion sociale, économique et professionnelle des jeunes. Une prise en charge néanmoins circonscrite à des objectifs exclusivement professionnels et ainsi réservée aux personnes pour lesquelles le permis est un élément permettant de conserver son emploi ou de s’inscrire dans la réalisation d’un projet professionnel. Afin de garantir cet encadrement, les conditions et les modalités d’éligibilité au CPF de la préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur devaient être précisées par décret, après consultation des partenaires sociaux. Il l’interroge donc sur la date de publication de ce décret ainsi que sur les conditions et moyens de contrôles de ce dispositif afin de s’assurer que le financement du permis de conduire via le CPF ne soit pas dévoyé en permettant le financement d’une formation pour des déplacements non professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5962</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Rist</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Usage du compte personnel de formation dans le cadre du bénévolat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1890. — 12 novembre 2024. — Mme Stéphanie Rist interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les modalités d’usage du compte personnel de formation (CPF) dans le cadre du bénévolat. Au terme de leur carrière professionnelle, un grand nombre de retraités choisissent de consacrer leur temps libre à des actions de bénévolat, se mettant de la sorte gracieusement au service des autres. Dans certains domaines, comme le handicap, l’engagement bénévole occupe une place prépondérante, notamment au sein des associations dédiées à l’action médico-sociale, dont les moyens financiers ne permettent pas de reposer intégralement sur des effectifs salariés. Pour ce type de structures, la question de la compétence des bénévoles est donc vitale ; des actions de formation peuvent être engagées à destination des bénévoles, afin de leur permettre de répondre au mieux aux missions qui leur sont assignées. Dès lors, les crédits du CPF accumulés tout au long de leur vie de salariés par les retraités de moins de 65 ans pourraient être mis à profit pour financer leur montée en compétence dans le cadre associatif. Cependant, l’utilisation du CPF est à l’heure actuelle réservée à l’activité salariée à temps plein et exclut ipso facto les jeunes retraités, alors même que leur engagement associatif s’apparente bien souvent à une activité à temps plein, dont la seule différence avec un emploi salarié se situe dans la gratuité de leur démarche. Cette situation est donc insatisfaisante à deux égards : elle prive les associations de bénévoles dûment formés et cause la perte des crédits CPF accumulés par les jeunes retraités tout au long de leur vie professionnelle. Elle l’interroge donc sur la possibilité d’un aménagement du compte personnel de formation afin de rendre possible le financement de formations en rapport avec un engagement citoyen ou associatif, notamment pour les seniors ayant déjà pris leur retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5962</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Compensation assurance chômage pays frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1891. — 12 novembre 2024. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le surcoût que représente pour l’Unédic l’absence d’une réelle compensation entre États de l’indemnisation des allocataires frontaliers pour le régime de l’assurance chômage. En effet, les travailleurs frontaliers qui résident en France et perdent leur emploi dans un de ces États sont indemnisés par les institutions compétentes de leur pays de résidence. Ces travailleurs bénéficient donc des droits au chômage identiques à ceux qu’ils auraient perçus s’ils avaient exercé leur activité en France. Selon un rapport publié en octobre 2024 par l’Unédic, en 2020 (dernière donnée disponible selon l’Unédic), les travailleurs frontaliers résidant en France sont au nombre de 445 000 soit + 26 % par rapport à 2011 et 77 000 allocataires sont indemnisés avec un droit frontalier, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2011. Reflet de l’écart de niveau de salaire entre certains de ces États et la France, ces allocataires frontaliers ont des diplômes équivalents aux autres allocataires français mais sont, en moyenne, mieux indemnisés que ces derniers. L’enjeu ici est que l’Unédic connaît un surcoût considérable puisque ces allocataires frontaliers bénéficient de ces droits français mais ne cotisent pas dans leur pays de résidence mais bien dans l’État d’emploi. Ainsi, l’Unédic doit financer une allocation non compensée par des cotisations. C’est pour cette raison qu’un mécanisme de remboursement est censé exister pour que l’État d’emploi puisse rembourser une partie de la prestation financée et ainsi compenser la charge financière supplémentaire pour l’État de résidence. Or seuls les trois premiers mois d’indemnisation et dans certains cas les cinq premiers mois peuvent être remboursés par le pays d’emploi et l’Unédic révèle que la durée d’indemnisation des allocataires frontaliers résidant en France dépasse largement cette durée. Il en résulte ainsi chaque année un surcoût pour l’Unédic, c’est-à-dire un écart, important, entre les dépenses d’allocation et les remboursements, qui leurs sont inférieurs. En 2023 par exemple, la masse des prestations versées par la France au titre du régime d’assurance chômage pour les frontaliers suisses représentait 720,9 millions d’euros et seuls 157,2 millions d’euros ont été remboursés. Ainsi, le surcoût non compensé pour les frontaliers suisses représentait 563,7 millions d’euros alors même que c’est le pays qui représente 72 % des indemnisations. Plus globalement, en 2023, le surcoût pour l’Unédic atteint 803 millions d’euros (1,0 milliard d’euros de dépenses pour 200 millions d’euros de remboursements). Il lui demande donc quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir un mécanisme de remboursement efficient entre États face à cette situation et ainsi permettre à l’Unédic de réduire ce surcoût considérable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5963</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Indemnisation chômage des travailleurs frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1892. — 12 novembre 2024. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le régime d’indemnisation chômage des travailleurs frontaliers. Dans un contexte où la maîtrise des finances publiques est une priorité nationale, la question des allocations perçues par les travailleurs résidant en France mais exerçant leur activité dans les pays transfrontaliers mérite d’être posée. En effet, selon l’Unédic, plus de 77 000 de ces travailleurs perçoivent des allocations chômage calculées sur la base de leur ancienne rémunération étrangère, souvent nettement supérieure aux salaires pratiqués en France. Ainsi, l’allocation moyenne pour ces travailleurs frontaliers atteignait 2 670 euros en 2023, contre 1 265 euros pour les autres allocataires du régime français, avec une charge significative de 720 millions d’euros pour la France. Ces écarts de traitement suscitent des interrogations légitimes et révèlent une disparité avec les travailleurs ayant choisi d’exercer leurs compétences sur le sol français. À l’heure où la valorisation du travail et l’équité républicaine sont au cœur des questions nationales, envisager une réforme de ce système pour limiter les écarts de prestations apparaît comme une piste sérieuse. Plafonner ces allocations en fonction de critères plus cohérents avec le marché national pourrait constituer un signal fort en faveur de la justice sociale et de la bonne gestion des finances publiques. Il lui demande quelle est sa position face à cette situation et quelles mesures elle envisage pour rétablir une plus grande équité dans le traitement des demandeurs d’emploi au sein du régime d’assurance chômage français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5963</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrats de travaux d’utilité collective (TUC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1969. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les délais de mise à jour par l’assurance maladie de la prise en compte des trimestres travaillés sous la forme de contrats de travaux d’utilité collective (TUC) dans le calcul des droits à la retraite. Deux décrets du 21 août 2023 portant application des articles 10, 11, 22 et 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 ont permis notamment de traduire la mesure en faveur des anciens contrats TUC. En effet, le Gouvernement s’est engagé à corriger une injustice du passé, consistant à ne pas prendre en compte jusqu’ici les périodes travaillées sous la forme de contrats de travaux d’utilité collective (TUC) dans les droits à retraite. Grâce à ces décrets, les assurés sociaux qui avaient effectué des stages dont les cotisations sociales ont été prises en charge par l’État sans toutefois permettre d’acquérir des droits bénéficieront désormais de trimestres de retraite. Outre les TUC, sont également concernés les stages jeunes volontaires (1982-1987), les stages pratiqués en entreprise du plan Barre (en vigueur de 1977 à 1988), les stages d’initiation à la vie professionnelle (1985-1992) et les programmes d’insertion locale (PIL) (1987-1990). Près de 1,7 million d’assurés ont participé à un contrat TUC entre 1984 et 1990 et près de 1,15 million de personnes ont intégré les quatre autres dispositifs entre 1977 et 1992. Une mesure que M. le député salue et qui permettra d’ouvrir droit à un trimestre supplémentaire pour chaque période de 50 jours de stage, dans la limite de quatre trimestres maximums. Afin d’assurer la bonne mise en œuvre de ce nouveau dispositif et de faciliter les démarches des citoyens, il souhaiterait connaître les délais de mise à jour par l’assurance maladie de la prise en compte des trimestres travaillés sous la forme de contrats TUC une fois la déclaration faite par l’assuré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1972</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5964</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Facilitation des départs anticipés à la retraite en cas de pénibilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1972. — 12 novembre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les possibilités d’amélioration du compte professionnel de prévention (C2P), notamment en ce qui concerne l’utilisation des premiers points obtenus, pour faciliter les départs anticipés à la retraite. Le C2P, créé pour reconnaître et compenser la pénibilité de certains métiers, permet aux salariés exposés à des conditions de travail difficiles d’accumuler des points en fonction de son exposition à des facteurs de risques. Ces points peuvent être utilisés pour financer des actions de formation, passer à temps partiel sans perte de salaire, ou partir plus tôt en retraite. Cependant, les vingt premiers points accumulés sont aujourd’hui réservés exclusivement à la formation ou à la reconversion professionnelle, limitant les options pour les travailleurs qui préféreraient les utiliser pour valider des trimestres supplémentaires et ainsi partir en retraite de façon anticipée. Cette limitation peut être particulièrement problématique pour les travailleurs exerçant des métiers pénibles, qui souhaitent partir plus tôt en retraite sans forcément passer par une formation, en particulier lorsqu’ils sont proches de l’âge légal de départ ou qu’ils ne disposent plus des capacités physiques nécessaires pour exercer dans leur métier. M. le député rappelle également que quatre critères de pénibilité ont été supprimés en 2017 : le port de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et l’exposition à des agents chimiques dangereux. L’absence de prise en compte de ces critères dans la prise en compte de l’exposition à des facteurs de risque, alors que ces conditions sont toujours des sources reconnues d’usure physique, réduit la portée de ce dispositif pour de nombreux salariés. Dans un souci d’équité et de juste reconnaissance des parcours de travail pénibles, il demande lui donc si elle envisage d’élargir l’usage des vingt premiers points du C2P, afin de permettre à ceux qui le souhaitent de valider des trimestres supplémentaires pour un départ en retraite anticipé. Par ailleurs, il souhaite savoir si une réévaluation des critères de pénibilité pourrait être envisagée, pour garantir que la récente réforme des retraites reste juste et adaptée aux spécificités des métiers les plus éprouvants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1974</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5964</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Publication du décret relatif aux retraites des sapeurs-pompiers-volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1974. — 12 novembre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’application des dispositions de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Cet article a créé un dispositif permettant aux sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement, de valider des trimestres de retraite pour compléter, le cas échéant, leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des concitoyens. Il dispose ainsi que « les assurés ayant accompli au moins dix années de service, de manière continue ou non, comme sapeur-pompier volontaire, bénéficient de trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État ». Les sapeurs-pompiers volontaires, dont certains auraient déjà pu bénéficier de cette mesure, attendent toujours la publication du décret correspondant à cette mesure afin que cette disposition législative soit appliquée. Un tel décret doit notamment préciser le régime devant valider ces trimestres lorsque l’assuré a relevé successivement, alternativement ou simultanément de plusieurs régimes d’assurance vieillesse de base. Par ailleurs, les sapeurs-pompiers-volontaires s’inquiètent quant à une écriture de ce décret d’application qui réserverait la bonification de trimestres aux seuls sapeurs-pompiers ayant connu des carrières professionnelles hachées. Un tel dispositif écarterait de facto de la bonification de trimestres la quasi-totalité des sapeurs-pompiers volontaires qui, tout en travaillant de manière régulière, s’investissent sans compter au sein des sapeurs-pompiers volontaires au service de leurs concitoyens. Si l’ensemble des sapeurs-pompiers-volontaires n’étaient pas pris en compte par ce décret, cela susciterait un mécontentement profond voire un désengagement des intéressés face à un dispositif qui différerait largement de celui adopté au Parlement. Cela créerait également une inégalité préoccupante entre volontaires selon leur statut professionnel. De plus, l’exclusion des lycéens et étudiants du bénéfice de cette mesure s’inscrirait en contradiction avec la volonté de promouvoir l’engagement des jeunes. C’est pourquoi elle souhaite savoir quand le décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 sera publié et si le Gouvernement entend bien octroyer des bonifications de trimestres de retraite à tous les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins dix ans de service, sans exclusive ou restriction aucune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1992</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5965</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Transférabilité des congés de fin de carrière (CFC) entre les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1992. — 12 novembre 2024. — M. Kévin Mauvieux attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’absence de transférabilité des congés de fin de carrière (CFC) pour les salariés travaillant en 3x8 continu. Actuellement, les droits aux CFC, souvent acquis sur plusieurs années, sont perdus en cas de licenciement ou de changement d’entreprise, limitant ainsi l’accès à ce dispositif pour les salariés touchés par des restructurations ou des mobilités forcées. C’est le cas d’un employé travaillant en 3x8 continu depuis près de 25 ans dans la société ExxonMobil située à Notre-Dame-de-Gravenchon qui prévoit de se séparer d’environ 700 emplois. Dans ce contexte de restructurations fréquentes et de mobilité professionnelle accrue, cette absence de portabilité est perçue par de nombreux salariés, travaillant en alternance de quarts du matin, d’après-midi ou de nuit, comme une injustice. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour permettre la portabilité des CFC entre employeurs, afin de garantir aux salariés la conservation de leurs droits en matière de préretraite et s’il entend soutenir des négociations de branche visant à adapter les conventions collectives en ce sens.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5969</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Fièvre catarrhale ovine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23. — 1 octobre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la fièvre catarrhale ovine qui impacte actuellement le pays. Il souhaite connaître l’action de l’État pour protéger les éleveurs et les dédommager.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>24</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5969</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pertes ovines liées à la fièvre catarrhale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24. — 1 octobre 2024. — Mme Florence Goulet* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des pertes ovines liées à la fièvre catarrhale. Depuis la fin de l’année 2023, cette épidémie sévit en Europe. Survenu d’abord aux Pays-Bas, le virus, transmis par un insecte, s’est propagé en Belgique avant d’atteindre la France au cours de l’été 2024. Ce virus, en plus de conduire généralement au décès des animaux, est source de diverses séquelles (avortement, stérilité, pertes de croissance, malformation à la naissance, etc.), ce qui engendre pour les agriculteurs des pertes et charges difficiles à supporter dans un contexte économique agricole déjà très tendu. Faisant fi des alertes, le Gouvernement semble avoir ignoré les risques de propagation du virus et n’a pas mis en œuvre à temps la politique publique de vaccination prophylactique attendue. Il a ainsi fallu attendre la fin du mois d’août 2024 pour que le Gouvernement double ses commandes de vaccins et étende la zone de vaccination volontaire. En conséquence de cette épidémie, plus de soixante foyers infectieux étaient déjà détectés dans le seul territoire meusien. Depuis, la situation s’est encore aggravée. Les éleveurs subissent ainsi des pertes importantes, dans un contexte économique déjà très préoccupant. Alors que le précédent gouvernement n’avait pas mis en place de vaccination préventive, elle lui demande quels dispositifs sont susceptibles d’être mis en œuvre pour à l’avenir faire preuve de réactivité et quelles mesures d’urgence sont envisagées pour soutenir les agriculteurs français, notamment des indemnités aux éleveurs ayant subi des pertes liées à cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>253</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5969</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande d’aides pour les agriculteurs - fièvre catarrhale ovine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            253. — 8 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante liée au développement de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en région Auvergne-Rhône-Alpes. La FCO est une maladie virale qui affecte les ruminants sauvages et domestiques, en particulier les bovins et les ovins. Ses symptômes se manifestent par des troubles locomoteurs et respiratoires, des œdèmes, des ulcères, etc. À moyen et long terme, elle peut également entraîner des problèmes de reproduction ainsi que des malformations chez les veaux et les agneaux. Habituellement plus présente dans le nord de la France, cette maladie frappe fortement la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis quelques semaines. Au 2 septembre 2024, la nouvelle souche de sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine circule à un rythme très élevé dans la région. 912 foyers ont été confirmés positifs auprès des services vétérinaires et de nombreux élevages sont en suspicion. Dans le Rhône, département d’élection de Mme la députée, près de 50 % des éleveurs sont touchés par la maladie de la « langue bleue ». Ce bilan sera malheureusement revu à la hausse en raison des futures déclarations de maladie et ces pertes ne s’accompagnent à ce jour d’aucun projet de campagne de vaccination massive contre le sérotype 8 de la FCO. La problématique qui se pose alors pour les éleveurs est celle du renouvellement des troupeaux après de telles pertes. Chantal Weber, directrice du Groupement de défense sanitaire (GDS), affirme alerter sans relâche mais ne recevoir aucune réponse d’un interlocuteur, qui semblerait inexistant. Selon elle, « il faudrait des aides pour la vaccination FCO8, plus de vétérinaires, plus de médicaments. La note va être salée pour les éleveurs ». Par ailleurs, des aides de l’État ont été accordées en début d’année 2024 aux éleveurs touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE). Mme la députée estime qu’il serait donc justifié d’octroyer des aides similaires pour la FCO, en ce qui concerne les pertes, les frais vétérinaires et les coûts de vaccination. Elle lui demande ainsi sa position sur ce sujet, ainsi que les mesures qu’elle compte prendre face à l’urgence provoquée par cette épidémie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5970</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient de la vive inquiétude partagée par les filières et les territoires quant à la crise sanitaire qui sévit actuellement dans le pays, par la conjonction de plusieurs épizooties virales, notamment la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 et 8 et la maladie hémorragique épizootique. Afin d’aider les éleveurs à surmonter cette épreuve, de contribuer à ce qu’ils retrouvent des perspectives et de redonner espoir à ceux qui menacent d’abandonner, le Gouvernement a annoncé plusieurs mesures, adaptées au cas de chacune des maladies virales. Sur le volet prévention tout d’abord, la France a défini, au sein de l’arrêté ministériel du 4 juillet 2024, des mesures de gestion qui sont différenciées selon qu’il s’agit de sérotype enzootique (c’est-à-dire structurellement présents en France, comme les sérotypes 4 et 8) ou exotique (sérotype 3). Pour ce dernier, il est prévu la mise en place d’une zone dite « régulée » de restriction de mouvements destinée à limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres. Par ailleurs, la vaccination contre la FCO de sérotype 3 est désormais gratuite et sa prise en charge par l’État est étendue à l’ensemble du territoire pour les ovins, ainsi qu’à la majeure partie du territoire pour les bovins. Pour mémoire, l’État avait commandé, dès le 5 juillet 2024, des doses de vaccins, avant même l’arrivée de la maladie sur le territoire et en anticipation de l’homologation des vaccins. De plus, sur le volet indemnisation des pertes consécutives aux épizooties, un fonds d’urgence sera mis en place afin d’indemniser rapidement les éleveurs touchés par les pertes directes. À ce titre, l’État a demandé à la Commission européenne que la France puisse bénéficier de la réserve de crise européenne, compte tenu de la situation particulièrement tendue à laquelle les éleveurs font face. Plus précisément, le fonds d’urgence pour soutenir les agriculteurs touchés par la maladie hémorragique épizootique a bénéficié à 7 700 agriculteurs pour un montant moyen d’aide de près de 5 900 euros. S’agissant de la FCO, cet accompagnement de l’État va se poursuivre avec le déploiement d’un fonds d’indemnisation de 75 millions d’euros pour soutenir les éleveurs touchés par le sérotype 3, dont les premiers versements interviendront d’ici la fin de l’année. Enfin, la force majeure sera reconnue pour la campagne des aides de la politique agricole commune de 2025, afin que les éleveurs ne subissent pas la double peine de la perte d’animaux et de la réfaction du calcul des aides. De surcroît, les programmes du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental concernés sont désormais validés jusqu’à la fin de l’année 2024, et non plus seulement jusqu’au mois d’août. Pour préparer l’avenir, il convient de se mobiliser collectivement face aux émergences virales en replaçant les professionnels, agricoles et vétérinaires, au cœur de la stratégie d’anticipation, au travers d’une stratégie renforcée de veille sanitaire. Au demeurant, il est nécessaire que ce sujet soit porté au niveau européen afin de mieux anticiper, prévenir et limiter les risques de diffusion des épizooties qui, inévitablement, seront de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>257</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5970</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Épizootie de fièvre catarrhale ovine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            257. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la situation préoccupante que doivent affronter les éleveuses et éleveurs face à la propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Alors que la maladie hémorragique épizootique (MHE) a déjà heurté de plein fouet son département et que de nouveaux cas de grippe aviaire font leur apparition, les troupeaux connaissent de nouveau mortalité, avortements, perte de lactation, stérilité de lutte et décalage de mise bas. Si l’intensification des efforts de recherche, la prise en compte de la FCO dans l’accès aux aides de la politique agricole commune (PAC) et l’estimation des pertes pour les agricultrices et agriculteurs sont des objectifs de moyen-terme, Mme la députée tient à souligner l’importance de mettre également en œuvre des solutions rapides répondant à l’urgence de la situation. Le constat du développement de la FCO de sérotype 8 doit, dès à présent, pousser à éviter tout retard dans les actions d’équarrissage, à débloquer des fonds d’urgence avant même estimation des pertes pour accompagner les exploitations et à assurer la prise en charge psychologique des éleveuses et éleveurs. De même, l’arrivée de nouveaux variants et notamment du sérotype 3 de la FCO doit être devancée. Une campagne de vaccination prise en charge et un dépistage des troupeaux sont des éléments clés d’une politique prophylactique efficace. Les actions de désinsectisation massive, en plus d’être nocives pour l’environnement, sont des solutions à contretemps lorsque des pertes sont déjà constatées. La protection des élevages, déjà fortement impactés par les épizooties, n’est possible que par l’anticipation. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir quelles solutions seront mises en œuvre afin de répondre à l’urgence de ce contexte épizootique et de mettre en œuvre une véritable politique de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>259</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5971</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion crise sanitaire FCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            259. — 8 octobre 2024. — Mme Béatrice Bellamy* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la gestion de la crise sanitaire liée à la fièvre catarrhale ovine que traversent les élevages français. Après la filière avicole touchée par de nombreux épisodes de grippe aviaire, les élevages d’ovins, bovins et caprins sont à présent sous surveillance. L’année dernière, c’est aux Pays-Bas que l’on a détecté pour la première fois un nouveau sérotype du virus de la fièvre catarrhale ovine (BTV3). Au début du mois d’août 2024, le premier foyer est confirmé sur notre territoire dans le nord de la France. La détection de la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 dans près de 22 départements à présent suscite l’inquiétude de nombreux éleveurs. Si l’État s’est montré réactif en commandant et proposant un accès gratuit à la vaccination pour les volontaires dès cet été, elle aimerait savoir si elle peut faire connaître ses orientations et propositions afin d’endiguer la progression de la maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>260</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5971</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Impact économique et sanitaire de la FCO et de la MHE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            260. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impact sanitaire et économique de la fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype 3 et 8 et la maladie hémorragique épizootique (MHE) sur les élevages bovins et ovins, en nette augmentation dans l’hexagone depuis le début du mois d’août 2024. En effet, ces maladies déjà connue des services sanitaires ont ressurgies de manière virulente dans le département du Nord et touchent désormais plus de 13 départements français dans le Nord de la France. Parallèlement, une autre souche (FCO-8) détectée en juin 2024 en région Occitanie, progresse par le Sud de la France et impactant particulièrement la Drôme et l’Ardèche. L’expansion de ces épidémies, très rapides, inquiète les syndicats et les éleveurs ovins et bovins, du fait de sa forte mortalité de ses conséquences en matière de fertilité, d’avortement et de baisse de production. Même si un nombre important de vaccins gratuits ont été distribués aux éleveurs pour la souche FCO sérotype 3, il semble que la vaccination ne soit pas assez rapide et que la maladie continue de progresser rapidement. Double problématique, le vaccin contre la souche (FCO- sérotype 8) ne bénéficie pas de la gratuité. Étant majoritairement au frais des éleveurs, ce vaccin constitue une charge supplémentaire. À titre d’exemple, au sein de la région Occitanie, déjà 6 000 bêtes ont dû être abattues, soit 5 % du cheptel de la région. Partout sur le territoire, les éleveurs craignent ainsi l’expansion de ces pathologies. Il semble aujourd’hui nécessaire que l’État prenne très rapidement en compte les impacts de ces épidémies sur les élevages et mette à disposition tous les moyens nécessaires pour aider les éleveurs face à cette crise : prise en charge des vaccins, indemnisation des bêtes atteintes, aide au renouvellement du cheptel. Dans ce contexte, considérant l’urgence de la situation, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour lutter efficacement contre ces épidémies tout en indemnisant et protégeant les éleveurs ardéchois et la viabilité de leurs exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>263</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5971</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mesures de protection des cheptels contre la FCO-3</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            263. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, au sujet de la nécessité de mettre en place une réelle stratégie de protection du cheptel français face aux maladies vectorielles. En effet, les éleveurs de ruminants font face au développement de maladies vectorielles impactant la santé de leurs animaux et menaçant leur trésorerie (maladies MHE et FCO-8 notamment). Actuellement, la FCO-3 (fièvre catarrhale ovine de troisième génération) commence à se propager en France et les éleveurs comme les associations de professionnels et les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Dans ce contexte, M. le député appelle Mme la ministre à mettre en place une véritable stratégie de protection du cheptel français face aux maladies vectorielles comme la FCO-3. Cette stratégie nationale de soutien aux agriculteurs peut notamment s’effectuer par la mise en place d’un plan national de commande de vaccins afin de garantir une mise en œuvre rapide et en quantité suffisante ; d’une renégociation des conditions aux échanges avec tous les états membres de l’Union européenne et les pays tiers, afin que les animaux puissent circuler après désinsectisation et obtention d’une analyse PCR négative ; et par la mise en place du financement des vaccins (FCO et MHE) pour tout le territoire national, afin d’éviter une contagion à l’échelle nationale. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5971</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient de la vive inquiétude partagée par les filières et les territoires quant à la crise sanitaire qui sévit actuellement dans le pays, par la conjonction de plusieurs épizooties virales, notamment la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3 et 8 et la maladie hémorragique épizootique. Afin d’aider les éleveurs à surmonter cette épreuve, de contribuer à ce qu’ils retrouvent des perspectives et de redonner espoir à ceux qui menacent d’abandonner, le Gouvernement a annoncé plusieurs mesures, adaptées au cas de chacune des maladies virales. Sur le volet prévention tout d’abord, la France a défini, au sein de l’arrêté ministériel du 4 juillet 2024, des mesures de gestion qui sont différenciées selon qu’il s’agit de sérotype enzootique (c’est-à-dire structurellement présents en France, comme les sérotypes 4 et 8) ou exotique (sérotype 3). Pour ce dernier, il est prévu la mise en place d’une zone dite « régulée » de restriction de mouvements destinée à limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres. Par ailleurs, la vaccination contre la FCO de sérotype 3 est désormais gratuite et sa prise en charge par l’État est étendue à l’ensemble du territoire pour les ovins, ainsi qu’à la majeure partie du territoire pour les bovins. Pour mémoire, l’État avait commandé, dès le 5 juillet 2024, des doses de vaccins, avant même l’arrivée de la maladie sur le territoire et en anticipation de l’homologation des vaccins. De plus, sur le volet indemnisation des pertes consécutives aux épizooties, un fonds d’urgence sera mis en place afin d’indemniser rapidement les éleveurs touchés par les pertes directes. À ce titre, l’État a demandé à la Commission européenne que la France puisse bénéficier de la réserve de crise européenne, compte tenu de la situation particulièrement tendue à laquelle les éleveurs font face. Plus précisément, le fonds d’urgence pour soutenir les agriculteurs touchés par la maladie hémorragique épizootique a bénéficié à 7 700 agriculteurs pour un montant moyen d’aide de près de 5 900 euros. S’agissant de la FCO, cet accompagnement de l’État va se poursuivre avec le déploiement d’un fonds d’indemnisation de 75 millions d’euros pour soutenir les éleveurs touchés par le sérotype 3, dont les premiers versements interviendront d’ici la fin de l’année. Enfin, la force majeure sera reconnue pour la campagne des aides de la politique agricole commune de 2025, afin que les éleveurs ne subissent pas la double peine de la perte d’animaux et de la réfaction du calcul des aides. De surcroît, les programmes du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental concernés sont désormais validés jusqu’à la fin de l’année 2024, et non plus seulement jusqu’au mois d’août. Pour préparer l’avenir, il convient de se mobiliser collectivement face aux émergences virales en replaçant les professionnels, agricoles et vétérinaires, au cœur de la stratégie d’anticipation, au travers d’une stratégie renforcée de veille sanitaire. Au demeurant, il est nécessaire que ce sujet soit porté au niveau européen afin de mieux anticiper, prévenir et limiter les risques de diffusion des épizooties qui, inévitablement, seront de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>235</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5972</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Calcul de la population</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            235. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant le calcul de la population des communes réalisé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et son incidence directe sur la dotation globale de fonctionnement (DGF), particulièrement dans le Territoire de Belfort. En effet, il apparaît que les chiffres de population actuellement utilisés ne rendent pas compte de manière adéquate de la réalité démographique de certaines communes du territoire. Les données officielles sous-estiment effectivement la population réelle, entraînant ainsi une réduction de la DGF versée à chacune de ces municipalités. À titre d’exemple, la commune de Vauthiermont (90150) compterait 208 habitants selon les chiffres fournis par l’Insee, tandis que le recensement effectué en janvier 2023 atteste d’une population de 232 habitants. Cette différence entre les chiffres officiels et la réalité démographique affecte directement la capacité des municipalités à garantir des services essentiels à leurs citoyens. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de faire le nécessaire pour résoudre cette problématique afin que la répartition de la DGF reflète de manière plus précise les besoins des communes concernées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5972</pageJO><datePublication>2024-11-12</datePublication><noPublication>20240031</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de garantir l’égalité de traitement de toutes les communes, qui ne sont pas recensées la même année, la population publiée à la fin d’une année reflète la situation du milieu du cycle des cinq dernières enquêtes couvrant l’ensemble des communes, soit la situation effective trois ans auparavant. Ainsi, la population en vigueur au 1er janvier 2024 correspond à la situation du 1er janvier 2021. Des travaux sur l’avancement d’un an du calendrier de publication des populations officielles sont en cours dans le cadre d’un groupe de travail sous l’égide de la commission nationale de l’évaluation du recensement de la population, présidée par le sénateur Eric Kerrouche. Ces travaux permettront d’éclairer les différents impacts qu’aurait ce nouveau calendrier sur les collectivités territoriales, notamment en termes de dotation globale de fonctionnement. Ils aboutiront à la remise d’un rapport à la fin de l’année 2024 pour que la commission nationale d’évaluation du recensement de la population (CNERP) puisse émettre un avis en vue d’une entrée en vigueur de ce nouveau mode de calcul en 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>