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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-11-19" NumJO="20240032" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>1</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5977</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nouvelles brigades de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1. — 19 novembre 2024. — Mme Géraldine Bannier interroge M. le ministre de l’intérieur sur la création de nouvelles brigades de gendarmerie. Dans son discours de politique générale, M. le Premier ministre a rappelé une réalité bien difficile mais sans appel : les policiers, gendarmes, pompiers, militaires, ceux qui font beaucoup avec peu, « assurent notre sécurité dans des conditions toujours plus dangereuses ». Les mots ont été rassurants pour les forces de l’ordre, avec une confirmation de la création de nouvelles brigades de gendarmerie ainsi qu’une réduction des procédures administratives afin d’augmenter leur temps de présence sur la voie publique. De fait, pour rappel, le 2 octobre 2023, c’est une carte intégrant 238 nouvelles brigades qui avait été dévoilée par le Président de la République. Certaines de ces brigades sont prévues pour être « mobiles » et destinées à prolonger l’action des gendarmes là où il n’y a pas de brigade fixe. Dans le département de la Mayenne, comme dans d’autres, la brigade annoncée va permettre un renforcement attendu contre une délinquance pour partie exogène et doit permettre aux militaires de recevoir des plaintes, faire du renseignement, au plus près des citoyens. Or la question sous-jacente, dans un contexte de restriction budgétaire inédit, est de savoir si ces brigades seront bien pourvues à hauteur des effectifs nouveaux annoncés. Les contraintes budgétaires font, de fait, craindre une réduction a minima des effectifs déployés pour ces brigades ou un redéploiement in fine des forces déjà présentes sur les territoires. Dès lors, elle lui demande de préciser avec quels effectifs se déploieront ces brigades annoncées et très attendues par les forces de l’ordre comme par les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5977</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’un registre national des cancers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2. — 19 novembre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en place d’un registre national des cancers. En 2023, le nombre total de nouveaux cas de cancer est estimé à 433 000 dont 57 % chez l’homme et 43 % chez la femme. Ce nombre a doublé depuis 1990. Mais il ne s’agit là que d’une estimation des professionnels de santé, faute de registre suffisamment précis à l’échelle nationale. Il existe actuellement 27 registres sur le territoire construits à partir de 24 % de la population. Cette situation est d’autant plus problématique quand on sait qu’il s’agit de la première cause de mortalité chez les hommes et de la deuxième chez les femmes. Ces registres servent pourtant de base pour le calcul de l’incidence des cancers au niveau national. Cette dernière n’est donc qu’une estimation dont la méthodologie repose sur une hypothèse selon laquelle la zone géographique constituée par les registres existants serait représentative de la France métropolitaine en matière d’incidence des cancers. Les territoires ultramarins sont eux fort peu documentés. La création d’un registre unique à l’échelle nationale permettrait une récolte de données fiabilisées, propres et exhaustives, favorisant des travaux de recherche et de prévention indispensables, à l’instar du registre général des cancers de Poitou-Charentes. Fruit de la volonté des professionnels de santé et des instances de décision en matière de santé de la région, le registre général des cancers de Poitou-Charentes est un registre quadri-départemental, qui surveille depuis le 1er janvier 2008 la population du Poitou-Charentes face au risque de cancer, soit 1,8 million d’habitants, représentant le tiers de la région Nouvelle-Aquitaine. M. le député peut témoigner de l’efficacité de l’équipe qui alimente ce registre et qui participe activement, dans sa circonscription, en plaine d’Aunis, à la recherche des causes de surrisques de cancers pédiatriques. Ainsi, se fixer comme objectif l’exhaustivité dans le recueil des données, permettrait de lutter contre les facteurs favorisant le développement de certains cancers, comme le lieu de vie ou les modes de consommation. Ce nouveau cadre permettrait par ailleurs d’optimiser les dépenses en matière de santé publique puisque le coût d’un tel outil s’avère dérisoire au regard des économies qu’il ne manquera pas d’entraîner. Enfin, il voudrait insister sur l’importance de la création d’un tel registre, en lui rappelant le caractère indispensable d’un outil globalisant et la nécessité de ne plus fonctionner de manière probabiliste pour une plus grande efficience de la prise en charge des cancers en France. C’est pourquoi il compte sur son soutien pour que la proposition de loi visant à mettre en place un registre national des cancers, adoptée le 15 juin 2023 par le Sénat, puisse être examinée dans l’hémicycle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5978</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Aménagement et sécurisation de la RN 57 dans le Haut-Doubs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3. — 19 novembre 2024. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’indispensable aménagement de la route nationale RN 57. Cet axe routier, allant de Besançon à la frontière suisse, présente un intérêt stratégique fort mais est particulièrement saturé dans sa portion traversant le Haut-Doubs. En effet, cette route concentre un trafic quotidien extrêmement dense avec notamment le passage des travailleurs frontaliers et de poids lourds, ce qui engendre chaque jour des kilomètres de bouchons. Le trafic est d’ailleurs amené à s’y intensifier dans les prochaines années. Des travaux d’aménagement sont donc indispensables, notamment sur certains tronçons qui sont aujourd’hui clairement inadaptés à ce trafic important (manque de voie de dépassement par exemple) ou particulièrement accidentogènes. Après dix ans d’étude, des premiers travaux doivent débuter prochainement à Pontarlier pour fluidifier le trafic. Si ces travaux, qui bénéficient du contrat de plan État-Régions (CPER) 2023-2027 et dont le coût s’élève à 20 millions d’euros, sont à saluer, d’autres aménagements paraissent également nécessaires et urgents comme la portion Etalans Pontarlier. Sur ce tronçon, la montée de La Main ainsi que le carrefour de La Vrine sont, du fait de leur dangerosité, deux endroits particulièrement signalés par l’État et les élus locaux dans le cadre des réflexions conduites sur les aménagements à venir. Un giratoire est à ce stade l’option qui semble la plus avancée. Un créneau de dépassement entre les communes d’Aubonne et de Vuillecin permettrait également de sécuriser ce tronçon de la RN 57. La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) mène actuellement des études mais la population attend des solutions concrètes et rapides. Il s’agit en effet de faire des travaux d’aménagement dans ce secteur une priorité au vu des accidents dramatiques qui s’y déroulent malheureusement trop souvent. Afin d’assurer la fluidité et la sécurité sur la RN57 dans la portion traversant le Haut-Doubs, il souhaiterait ainsi obtenir des assurances quant à l’engagement prochain de ces travaux et à leur financement. Il lui demande également de lui préciser si un calendrier est d’ores et déjà arrêté et sur quels tronçons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5978</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Forissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mesures urgentes pour sauver les exploitations agricoles en zones intermédiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4. — 19 novembre 2024. — M. Nicolas Forissier alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation particulièrement dramatique que traverse le monde agricole et plus spécifiquement les exploitations céréalières, d’élevage et de polyculture-élevage des zones intermédiaires. Ces exploitations subissent de plein fouet les conséquences graves de la crise économique et climatique de l’année 2024. Les pluies incessantes ont provoqué une chute importante des rendements et de la qualité des récoltes, tandis que la hausse des charges de production et la baisse des prix des céréales plongent de nombreux agriculteurs dans une détresse financière sans précédent, notamment dans l’Indre (Boischaut Nord, Boischaut Sud et la Champagne Berrichonne) et le Cher. Malgré les prêts garantis par l’État (PGE), qui ont constitué un soutien nécessaire, ces mesures restent insuffisantes pour compenser les pertes. En outre, les exploitations céréalières des zones intermédiaires sont particulièrement vulnérables en raison de conditions pédoclimatiques défavorables. Cette situation risque de conduire à la cessation d’activité de nombreuses exploitations, avec des conséquences économiques et sociales graves pour ces territoires. Face à ce constat, M. le député estime qu’il est urgent de prendre des mesures de soutien adaptées à la situation. Il propose l’ouverture de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) aux exploitations céréalières des zones intermédiaires, avec un montant de 70 euros par hectare, plafonné à 75 hectares, comme mesure indispensable pour maintenir ces exploitations viables. Il estime également nécessaire de revaloriser l’ICHN pour les éleveurs des mêmes zones et d’adapter les critères d’accès à l’indemnisation de solidarité nationale (ISN) pour préserver la compétitivité de ces exploitations. Il lui demande donc de préciser quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour soutenir les exploitations céréalières des zones intermédiaires et garantir leur pérennité face aux défis économiques et climatiques actuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5979</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation inquiétante dans les établissements de santé de la Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5. — 19 novembre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation inquiétante des établissements hospitaliers et d’accueil de personnes âgées ou dépendantes dans le département de la Loire. Les personnels en souffrance, le manque de veilleurs de nuit pour garantir la sécurité des résidents, le mal-être des malades et résidents en raison d’un manque criant de soignants, les fermetures de lits par manque de moyens… Malgré les mesures de revalorisation du Ségur de la santé, le secteur est en crise notamment à cause du manque d’attractivité des professions d’infirmiers ou d’aide soignants et du manque de capacité financière des établissements pour recruter. Les Français ne sont plus accueillis dignement, malgré la bonne volonté et l’implication sans faille des soignants épuisés. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures que le Gouvernement va mettre en œuvre en urgence afin d’améliorer significativement cette situation inacceptable, en particulier dans le département de la Loire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5979</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Fraude au dispositif MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6. — 19 novembre 2024. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’ampleur de la fraude aux aides publiques MaPrimeRénov’gérées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le précédent Gouvernement, par la voix du ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, avait déclaré en mai 2024 que « sur MaPrimeRénov’par exemple, j’ai reçu des signalements de Tracfin pour environ 400 millions d’euros ». L’ancien Premier ministre avait confirmé le 15 mai 2024 devant la représentation nationale que ce montant concernait la seule année 2023. L’ampleur de cette fraude est considérable. Elle porte gravement préjudice à l’État et aux contribuables. Elle affecte les moyens budgétaires disponibles pour la politique d’économies d’énergie et abîme la confiance des citoyennes et des citoyens, mais aussi des artisans, dans les politiques publiques de sobriété énergétique. Or l’alerte de Tracfin date de fin 2022. De plus, les problématiques de fraude sont notoires depuis l’origine du dispositif MaPrimeRénov’et étaient censées avoir été corrigées. Ainsi, dès juillet 2020, l’Anah indiquait observer « une recrudescence de pratiques commerciales agressives et frauduleuses » et avoir mis en place des mesures pour y remédier. Au regard de l’antériorité des problématiques de fraude sur les politiques publiques d’économies d’énergie, notamment concernant les certificats d’économies d’énergie (CEE), Mme la députée prie M. le ministre de bien vouloir indiquer quel défaut de vigilance explique une fraude de près d’un demi-milliard d’euros en 2023. Elle lui demande de bien vouloir indiquer si le préjudice s’est poursuivi pour l’année 2024. Elle le prie également de bien vouloir indiquer le montant du préjudice pour l’État en 2023, en 2024, ainsi que le montant total depuis la mise en place du dispositif en 2020. Elle le prie de rendre publics les montants recouvrés ainsi que les informations sur les bénéficiaires de ces détournements de fonds et les poursuites engagées. Enfin, au regard des actions de contrôle mises en place, qui ont des répercussions négatives sur la diligence dans le traitement de dossiers conformes et réguliers, elle le prie de bien vouloir l’informer des actions mises en place pour lutter contre la fraude sans pénaliser la politique d’économies d’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5979</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Effectifs du commissariat de police de Vendôme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Marion interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur les effectifs du commissariat de police de Vendôme. En effet, celui-ci a perdu ces deux dernières années 8 personnels non remplacés. Avec des départs en retraite annoncés ces jours-ci, alors que le commissariat n’est plus ouvert à la mutation depuis deux ans, les baisses d’effectifs s’élèveront à 20 % de la totalité du service. Cet affaiblissement s’incarne aussi dans la cartographie des emplois : la circonscription de Vendôme dispose de sept officiers de police judiciaire (OPJ) alors qu’il en faudrait dix. Avec un taux d’élucidation élevé (autour de 45 %) et dans des conditions de plus en plus difficiles (entre 2022 et 2023, la circonscription a connu une augmentation de plus de 20 % des faits constatés), alors même que les contraintes procédurales pèsent lourd (M. le député pense ici aux conséquences du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière), il faut souligner l’investissement des policiers et policières de Vendôme même si on peut craindre un épuisement qui conduirait à un affaiblissement de l’efficacité de la politique de sécurité. Ils incarnent, avec un commissariat ouvert 24/24, les agents de la sécurité du quotidien souhaités par M. le Premier ministre dans son discours de politique générale. Dans ce contexte et alors que le prochain mouvement polyvalent n’aura lieu qu’en septembre 2025, il est important et urgent de permettre l’arrivée de jeunes policiers sortant d’école afin de renforcer les effectifs. Cette bouffée d’oxygène permettrait de rendre hommage à l’investissement des forces de l’ordre vendômoises et d’assurer, dans de meilleures conditions et avec plus d’efficacité encore, la sécurité des citoyens. Il l’interroge sur les décisions qu’il compte prendre pour garantir aux Vendômois la liberté fondamentale qui est celle de vivre en sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5980</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autorisation d’un scanner pour le pôle de santé de Wiwersheim
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        8. — 19 novembre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les demandes d’autorisation d’équipements matériels lourds (EML) de radiologie diagnostique actuellement instruites par l’agence régionale de santé (ARS) Grand Est pour la zone de référence (ZR) n° 10, Basse Alsace Sud Moselle. L’une de ces demandes apparaît essentielle au bon développement de l’offre de soins sur le territoire : celle d’un scanner à Wiwersheim, porté par Simse. Sous l’impulsion des élus locaux, un pôle de santé va en effet voir le jour dans la commune, regroupant une large équipe d’au moins une trentaine de médecins généralistes et spécialistes. L’installation d’un scanner complètera utilement ce pôle dans une zone qui en est aujourd’hui dépourvue. À ce jour, les objectifs quantifiés de l’offre de soins (OQOS) de la ZR 10, qui prévoient entre 20 et 23 plateaux d’imagerie en coupes avec IRM et scanographes, permettent encore deux autorisations. Saisie des demandes pour la fenêtre du premier avril au premier juin 2024, la commission spécialisée de l’organisation des soins (CSOS) a émis quatre avis favorables, dont un pour le scanner de Wiwersheim. Elle a cependant priorisé deux dossiers au sein de ces avis favorables sans que l’ARS ne communique jusqu’à présent sur les dossiers concernés. Les élus locaux s’inquiètent que Wiwersheim ne pâtisse de ce choix, ce qui affaiblirait grandement leurs efforts pour développer l’offre de soins sur le territoire et ce d’autant plus qu’aucune réévaluation ne semble devoir intervenir d’ici 2029 et l’actualisation des OQOS. Cela serait d’autant plus regrettable si les projets retenus étaient situés dans l’agglomération strasbourgeoise et destinés à un segment restreint, comme les sportifs et non le grand public, comme cela semble être le cas. Persuadée que le projet de Wiwersheim va dans le sens d’un meilleur maillage tout en confortant l’initiative des élus locaux en faveur d’une amélioration de l’offre de soins sur le territoire, elle l’appelle à intervenir afin d’en garantir la réalisation via l’autorisation de la demande d’EML.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5980</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cormier-Bouligeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mesures prises suite à l’annonce de la fermeture des « Volailles de Blancafort »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        9. — 19 novembre 2024. — M. François Cormier-Bouligeon interpelle Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation de l’abattoir de Blancafort. Le groupe LDC a annoncé il y a quelques semaines la fermeture d’ici au mois de mars 2025 de son site à Blancafort, dans le département du Cher, « Les volailles de Blancafort ». LDC c’est un grand groupe agroalimentaire propriétaire des marques « Le Gaulois », « Marie », « Loué » entre autres. Il vient de racheter « Pierre Martinet » et investit également en Pologne et en Allemagne. LDC est un groupe en pleine santé financière qui fait un chiffre d’affaires en 2023 de plus de 6 milliards d’euros avec un résultat de 370 millions d’euros (en hausse de 23 %). La décision de fermer « Les Volailles de Blancafort » est dictée par une volonté d’augmenter les bénéfices du groupe au détriment de l’activité économique agricole en Pays-Fort dans le Berry. Une réunion s’est tenue en préfecture fin octobre 2024 où le plan social a été présenté annonçant notamment que le groupe ne prévoyait de verser à ses salariés que les indemnités minimales légales. Il s’agit d’une révoltante marque de manque de respect envers des salariés exposés depuis des années et des décennies à une forte pénibilité professionnelle. Les semaines se passent et aucune mesure sérieuse n’est annoncée, tant pour le territoire d’industries qu’est la communauté de communes Sauldre et Sologne que pour les salariés de l’entreprise LDC. Cette fermeture et les conditions dans lesquelles elle est menée sont inacceptables. Tous les élus du Cher sont mobilisés contre et un courrier a été adressé le 25 octobre 2024 par M. le député à Mme la ministre, co-signé par l’ensemble des maires des communautés de communes concernées. Les élus du Cher sont déterminés à tout faire pour qu’une solution soit trouvée tant pour le maintien de l’activité agroalimentaire à Blancafort, pour l’activité des éleveurs du Pays-Fort, que pour le maintien dans l’emploi et à Blancafort des salariés des « Volailles de Blancafort ». Il souhaite l’interroger sur les actions que l’État et le Gouvernement comptent engager en faveur du maintien de l’activité agroalimentaire en Pays-Fort, en soutien aux salariés des « Volailles de Blancafort » et aux éleveurs, en cohérence avec l’action menée depuis sept ans pour réindustrialiser les territoires et celle des collectivités locales qui travaillent à faire vivre un dynamisme économique dans les secteurs ruraux et agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5981</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Rist</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés des résidences services senior
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        10. — 19 novembre 2024. — Mme Stéphanie Rist interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par certaines résidences services senior et sur les risques que cette situation fait peser sur les personnes âgées en perte d’autonomie. Depuis 2015, la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement accompagne l’évolution démographique du pays en privilégiant le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie. En plus d’être un modèle économiquement plus adapté aux réalités individuelles, cette solution est largement plébiscitée par les personnes âgées : 92 % des plus de 65 ans souhaitent que les politiques publiques privilégient le maintien à domicile (selon un sondage Odoxa réalisé en 2021). Dans ce cadre, de nombreuses personnes âgées en perte d’autonomie choisissent d’habiter en résidences services pour seniors, avec une moyenne d’âge de 85 ans. Ce type d’établissement, en pleine expansion, a vu son nombre doubler en France entre 2016 et 2023, dépassant les 1 000 résidences services en 2023. Dans les prochaines années, leur nombre sera vraisemblablement amené à poursuivre sa progression, eu égard au vieillissement continu de la population. Leur cadre juridique a fait l’objet d’une réorganisation dans le cadre de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement dite « loi ASV » précitée et les pouvoirs publics demeurent impliqués pour l’autorisation des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) de ces résidences. Pour autant, l’actualité fait régulièrement état des difficultés économiques que rencontrent certains groupes exploitant les résidences services, comme c’est le cas de Réside Études Séniors, dont la procédure de redressement judiciaire menace les 2 établissements loirétains. À l’échelle nationale, le sort incertain des résidences Les Girandières met en péril plus de 1 200 emplois et 4 600 personnes âgées en perte d’autonomie, qui n’ont aucune visibilité sur l’avenir de leur résidence. Pour les personnes hébergées dans ces résidences services comme pour les salariés qui y travaillent, cette situation est vectrice d’anxiété et de nombreux questionnements. Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont pris à bras le corps les défis posés par le grand âge et ont fait le choix de mener des politiques allant dans le sens de l’adaptabilité et de l’autonomie, en ayant recours, autant que possible, au maintien à domicile des personnes âgées. C’est donc la pérennité même du modèle français qui est mise en péril par les difficultés économiques que rencontrent certains groupes exploitant des résidences permettant le maintien à domicile. Au regard de la particulière vulnérabilité des personnes âgées dépendantes, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter les ruptures de parcours lorsque ces entreprises se retrouvent en redressement judiciaire, laissant sans solution de relogement et de continuité de prise en charge ces publics fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5981</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Montée préoccupante de l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        11. — 19 novembre 2024. — Mme Caroline Yadan attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la montée préoccupante et insoutenable de l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. La récente mission d’information sénatoriale consacrée à l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur a mis en évidence, depuis le 7 octobre 2023, la réactivation d’un antisémitisme au sein de nombreux établissements supérieurs, qui s’inscrit depuis plusieurs mois dans une dynamique collective inquiétante. Depuis le 7 octobre, cet antisémitisme décomplexé contamine un grand nombre des établissements supérieurs, qu’il s’agisse d’universités ou de grandes écoles prestigieuses. Ces lieux, censés être des espaces de savoir, de dialogue et d’intelligence collective, sont aujourd’hui le théâtre d’actes antisémites inacceptables. Depuis plus d’une année, des affiches sont collées, des tracts sont distribués, des manifestations sont régulièrement organisées au sein des universités, durant lesquelles sont scandés des slogans glorifiant des actes terroristes, appelant à la destruction ou à la négation d’Israël, qui constituent des formes renouvelées de l’antisémitisme. De nombreux professeurs sont empêchés d’enseigner sereinement. Le 12 mars 2024, une étudiante juive était refoulée à l’entrée d’une conférence sur la Palestine, organisée à Sciences Po Paris, par un groupe d’étudiants occupant illégalement un amphithéâtre et proférant des propos antisémites en toute impunité. Le 31 octobre 2024, après avoir été exclus, quatre étudiants reconnus coupables de propos appelant à la haine ont été réintégrés. Lors d’un conseil d’administration organisé le 25 juin 2024 et dont le compte rendu vient d’être rendu public le 29 octobre 2024, Sciences Po Strasbourg a suspendu son partenariat avec l’université Reichman de Herzliya, une ville située près de Tel-Aviv. Cette décision discriminatoire, portée par une liste étudiante d’extrême gauche du conseil d’administration de l’établissement, constitue un véritable boycott académique, symptomatique du climat délétère qui alimente la haine antijuive dans l’enseignement supérieur. Face à ces graves dérives, l’enseignement supérieur doit demeurer un espace où le débat est constructif, où les idées s’opposent sans haine, dans le respect des valeurs républicaines et des principes de la démocratie française. Il faut rappeler que l’article L. 141-6 du code de l’éducation dispose que « le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique ». Dans ce contexte, elle lui demande de faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l’égard de cette montée de l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. Elle souhaite également connaître les mesures envisagées afin de préserver l’indépendance du service public de l’enseignement supérieur de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5982</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Détention, usage et trafic de masse d’armes à feu en Martinique et Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12. — 19 novembre 2024. — M. Marcellin Nadeau alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les armes à feu qui pullulent en Martinique et en Guadeloupe et sur la banalisation de leur usage amenant de plus en plus de jeunes et d’adolescents à tuer d’autres jeunes et adolescents. La circulation d’armes en Martinique et en Guadeloupe représente un grave fléau. Plus de 600 armes saisies en Martinique en 2022-23, une vingtaine de meurtres, plus de 150 agressions par armes à feu en 2022. Depuis juin 2023, 1 254 armes ont été saisies en Martinique, dont 739 armes blanches et 515 armes à feu. Il est plus que jamais urgent de mener une étude précise et approfondie de ce phénomène grandissant et préoccupant, d’autant qu’il touche des tranches de plus en plus jeunes de la population. Une mobilisation générale des acteurs est impérative et doit se fonder sur une véritable analyse objective des sources et des causes de ce phénomène, de ses conséquences ainsi que des moyens de lutte. Les réponses des pouvoirs publics doivent désormais être à la hauteur de ce fléau contemporain de violence armée. Cette violence tend à gangrener les territoires ainsi qu’en témoigne la multiplication de faits divers tragiques traduisant une insécurité individuelle et collective s’installant dans le quotidien. Les armes à feu, souvent fabriquées aux États-Unis, sont exportées en toute illégalité vers la Caraïbe et l’Océan indien où les autorités sont débordées par la violence. Le Mexique a porté plainte contre les fabricants d’armes américains, soutenu par plusieurs pays de la région. Aux États-Unis, des élus demandent l’adoption d’une stratégie pour stopper ce flux illégal d’armes à feu qui déstabilise tout le bassin caribéen notamment. Dans la Caraïbe, les armes à feu, fabriquées aux États-Unis, sont la cause de 70 % des homicides. En Haïti, les armes utilisées par les gangs sont trafiquées depuis la Floride, ou volées dans les armureries des forces de l’ordre. Elles sont ensuite acheminées d’Haïti vers la République dominicaine, Porto-Rico, la Jamaïque, Sainte-Lucie pour finalement arriver en Martinique, en Guyane et en Guadeloupe. À Sainte-Lucie, une trentaine d’homicides ont déjà été répertoriés en 2023, et ce sera autant en 2024. En Martinique, en Guadeloupe, il ne se passe plus de semaines sans que des règlements de compte enregistrent de nouvelles violences et victimes, et encore tout récemment. Rien que pour le premier semestre, le constat en Martinique est accablant. En Guadeloupe, la situation est tout aussi préoccupante. Les pouvoirs publics ont pris la mesure du phénomène et il faut saluer le travail des forces de l’ordre et des fonctionnaires de justice. Pourtant ce dévouement n’est pas suffisant pour enrayer le phénomène et le cycle des violences s’accentue. Notamment car il dépasse les frontières. Les collectivités locales, la société civile et les familles sont engagées dans ce combat, mais elles attendent des réponses fortes de l’État. Il est urgent qu’une réflexion soit engagée dans les meilleurs délais sur les conditions d’importation, de détention et d’usage des armes à feu pour enrayer ce trafic illicite. Les dispositifs mis en place par la préfecture et les services de l’État, certes utiles, sont encore nettement insuffisants dans cette lutte difficile mais vitale contre la délinquance et la criminalité. Il lui demande en conséquence ce qu’il compte faire pour limiter la détention, l’usage et le trafic des armes à feu en Martinique et en Guadeloupe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>13</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5982</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements dans les procédures de renouvellement des titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        13. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Peu attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les immenses difficultés rencontrées par les usagers à l’occasion du renouvellement de leur titre de séjour causant des interruptions de droits, d’emploi…]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>14</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5983</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avancement de la ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        14. — 19 novembre 2024. — Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avancement du projet de ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). Lancé en 2009 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et soutenu depuis par des gouvernements successifs, le projet de ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN) a mobilisé des investissements et des études approfondies depuis plus de dix ans. À ce jour, plus de 100 millions d’euros ont été engagés par l’ensemble des partenaires. Ce projet, bien plus qu’une infrastructure locale, constitue une réponse ambitieuse aux enjeux de mobilité durable et de développement économique dans le Grand Ouest. La LNPN est un projet indispensable pour accompagner les mutations écologiques et logistiques de l’époque. Elle apportera des bénéfices considérables à travers un report modal essentiel des trajets de la route vers le rail et une libération des sillons pour le fret permettant de désengorger le réseau routier au profit des trains de marchandises. Alors que les délais s’allongent et que des doutes persistent quant à la concrétisation de cette infrastructure stratégique, elle souhaite savoir s’il peut réaffirmer l’engagement de l’État envers ce projet essentiel pour la Normandie mais aussi pour l’ensemble du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>15</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5983</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Restructuration du groupe Auchan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        15. — 19 novembre 2024. — Mme Félicie Gérard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la restructuration du groupe Auchan. Le 5 novembre 2024, Auchan a annoncé à ses salariés une restructuration de l’activité du groupe et la suppression de 2 389 postes. Cette annonce est évidemment un choc important pour les salariés et une annonce difficile pour le territoire du Nord car le groupe Auchan est une société vitrine de la région. Depuis plusieurs années, le secteur de la grande distribution connaît des difficultés structurelles et le groupe Auchan ne fait pas exception. Ces difficultés amènent les entreprises a opérer des choix stratégiques difficiles afin de recentrer certaines de leurs activités et investir le déploiement de nouvelles activités. Face à ces constats, se pose évidemment la question de la reprise des magasins. Le groupe Auchan a indiqué, à ce sujet, son souhait de parvenir à un accord avec les représentants du personnel pour la reprise d’une partie des magasins et la mise en place d’un plan de départ volontaire pour les salariés. Mme la députée tient à saluer ces décisions de la direction du groupe, qui permettent de soutenir les salariés concernés par ces décisions difficiles de restructuration. Une analyse des choix qui ont amené à cette situation, notamment sur l’utilisation des aides publiques accordées ces dernières années comme l’a rappelé M. le Premier ministre, devra être effectuée. Mais il lui semble nécessaire sur ce sujet de ne pas tomber comme certains l’ont fait dans des polémiques stériles sur la question des dividendes versés et bien de concentrer tous les efforts, pour accompagner au mieux cette restructuration nécessaire, soutenir le groupe Auchan et aider de toutes ses forces les salariés concernés. Elle l’interroge sur l’accompagnement que l’État apportera au groupe Auchan dans cette restructuration et sur l’appui qui pourrait être mis en place, conjointement avec les élus locaux, pour trouver des solutions pérennes pour les salariés concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>16</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5983</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Bail emphytéotique hospitalier de l’hôpital de Saint-Nazaire (44)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        16. — 19 novembre 2024. — M. Matthias Tavel attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de l’hôpital de Saint-Nazaire. L’hôpital de Saint-Nazaire a cette particularité d’être engagé par un bail emphytéotique hospitalier (BEH), suite à une construction en partenariat public-privé. Construit dans des bâtiments privés, cet hôpital loue ainsi ses locaux dans le cadre d’un groupement de coopération sanitaire avec la clinique mutualiste de l’Estuaire, situation unique en France. Le budget à débourser en loyer pour en bénéficier représente des sommes importantes, qui rognent son budget et étranglent ses capacités. Le loyer de l’hôpital de Saint-Nazaire pour l’année 2025 est ainsi de 16,8 millions d’euros, loyers dus à l’emphytéote et sera en augmentation constante dans les années à venir, jusqu’à 18,6 millions d’euros. Ces sommes dues jusqu’en 2043 représentent une dette qui s’envole à plus de 300 millions d’euros et représentent à elles seules 80 % de la dette totale de l’hôpital. L’hôpital perçoit une aide au loyer de l’agence régionale de santé. Mais cette aide n’est pas indexée sur l’évolution du loyer et elle ne couvre pas la durée du bail : elle prendra fin 12 ans avant la fin du bail en 2031. Le reste à charge de l’hôpital de Saint-Nazaire est de 8,1 millions d’euros pour son loyer en 2025. Ce bail pose de très nombreuses difficultés dans la gestion quotidienne comme dans l’élaboration des projets de l’hôpital. La chambre régionale des comptes des Pays de la Loire, dans un rapport d’observation paru en septembre 2024, dénonce les conséquences comptables du BEH qui « obère l’avenir de (son) activité hospitalière » alors que « la cité sanitaire est aujourd’hui globalement sous-dimensionnée au regard de son importante activité MCO et de l’évolution démographique locale, notamment aux urgences du CHSN ». Elle constate également que le BEH alourdit la charge de la dette de l’hôpital, conduisant à pouvoir le considérer en surendettement et affirme que l’absence d’inscription comptable rend les comptes « gravement insincères ». Elle salue pourtant l’efficacité de la gestion et l’absence de perspectives de développement des activités du fait des difficultés de relation avec l’emphytéote. Pour la chambre régionale des comptes, « c’est le maintien opérationnel, à terme, de l’activité hospitalière qui est en jeu ». Cette mauvaise santé financière, retardant les travaux nécessaires à des locaux trop petits avec des conséquences très concrètes, comme l’été 2024 avec la saturation des urgences. Depuis 2 ans, rien à part le silence. Ce ne sont pas moins de quatre courriers, signés par M. le député, conjointement avec M. David Samzun, maire de Saint-Nazaire et président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Saint-Nazaire, M. Christophe Bigaud, président du conseil d’administration de la clinique mutualiste de l’Estuaire et M. Yannick Vaugrenard, sénateur de la Loire-Atlantique, qui ont été adressés aux ministres successifs de la santé - dont le dernier en date du 1er octobre 2024. Tous sont restés sans réponse. À l’heure où les reportages s’accumulent sur les difficultés rencontrées par l’hôpital en France et les efforts que font les soignants pour le maintenir à flot, il lui demande donc ce qu’elle prévoit pour sortir le centre hospitalier de Saint-Nazaire de cette impasse organisationnelle et financière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>17</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5984</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fermeture des usines du groupe Valéo, quelles réponses de l’État ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        17. — 19 novembre 2024. — Mme Élise Leboucher interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation du groupe Valéo. En juillet 2024, le groupe Valéo a annoncé la fermeture et la mise en vente de trois de ses sites français : les usines de l’Isle-d’Abeau (Isère), de La Suze-sur-Sarthe (Sarthe) et le centre de recherche de La Verrière (Yvelines). Ces fermetures menacent directement plus de 1 000 salariés, sur des bassins de vie qui seront lourdement impactés par la disparition de ces emplois. À l’instar du site de la Suze-sur-Sarthe, les usines visées produisent des pièces indépendantes de l’énergie thermique, ainsi en Sarthe, Valéo produit des refroidisseurs de batterie et des radiateurs de chauffage. Des éléments utiles aux véhicules quelle que soit la nature de leurs énergies. Mme la députée relève que le groupe Valéo a affiché un bénéfice de 221 millions d’euros en 2023 et a bénéficié d’un grand nombre d’aides publiques. Selon les données CIR (crédit impôt recherche) de la société VST (compris La Suze, Laval, Nogent, Reims et La Verrière) ces aides s’élevaient en 2019 à 14,78 millions d’euros, en 2020 à 12,02 millions d’euros, en 2021 à 12,50 millions d’euros, en 2022 à 9,31 millions d’euros et en 2023 à 9,70 millions d’euros. Les aides perçues au titre de l’APLD (activité partielle de longue durée) pour La Suze sur Sarthe (données du CSE du 14 octobre 2024) s’élevaient en 2020 à 797 000 euros, en 2021 à 167 000 euros, en 2022 à 111 000 euros, en 2023 à 71 000 euros et en 2024 à 31 000 euros au 14 octobre 2024. La fermeture de ces trois sites s’inscrit dans une stratégie industrielle nocive tant pour la défense de l’emploi industriel en France que pour la bonne utilisation des deniers publics. En tant que premier actionnaire du groupe Valéo, l’État se doit de protéger les salariés, de défendre le maintien de l’activité et de sauvegarder ce fleuron de l’industrie française. On parle d’un savoir-faire de techniciens et d’ingénieurs en capacité d’adapter les outils de production et la matière produite pour répondre aux enjeux du temps présent et ainsi répondre aux impératifs du dérèglement climatique. Il en va de la souveraineté comme de la vitalité économique du territoire. Elle l’interroge sur la stratégie et les actions mises en œuvre par l’État dans le but de maintenir l’emploi au sein des usines du groupe Valéo en général et sur le site de La Suze-sur-Sarthe en particulier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>18</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5984</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Taché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation de la qualité de l’offre de transport par bus dans le Val-d’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        18. — 19 novembre 2024. — M. Aurélien Taché attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation de la qualité de l’offre de transport en commun par bus dans le Val-d’Oise. La privatisation du réseau de bus en Île-de-France, lancée en 2022 sous l’impulsion d’Île-de-France Mobilité (IDFM), a marqué le début d’un dérèglement complet du service de transport en commun dans sa circonscription du Val-d’Oise. Les usagers constatent des retards systématiques sur certaines lignes, des lignes supprimées, des bus souvent en mauvais état ou en panne, ainsi que des horaires erronés qui ne sont plus mis à jour. La division du réseau de bus de la RATP en 12 zones géographiques, le remplacement des conducteurs et conductrices démissionnaires ou en arrêt de travail par des intérimaires inexpérimentés et moins bien rémunérés coïncident avec une multiplication des incidents sur le réseau de bus du Val-d’Oise. Cette privatisation a également entraîné une grande précarité pour les conducteurs et pour les machinistes-receveurs dont les contrats de droit public ont été transformés en contrats de droit privé. Ces derniers subissent un plan de restructuration massif, dissimulé sous les appels d’offres d’IDFM, qui privilégient le critère du prix comme principal élément de notation, représentant 40 % de la note finale pour l’attribution des délégations de service public. Cette politique conduit à une dégradation significative des conditions de travail des conducteurs et des machinistes-ouvreurs et, par conséquent, à une dégradation du service pour les usagers. De plus, le découpage du réseau de transport, déconnecté des réalités du terrain, engendre un chaos administratif et managérial, avec une fragmentation des équipes, des dépôts et des flottes de véhicules. Par ailleurs, le réseau de bus est principalement utilisé par des populations précaires ou par des personnes ne pouvant pas utiliser la voiture pour des raisons de santé. Ces usagers, ne disposant pas de véhicules personnels, restent fortement dépendants du bon fonctionnement de ce service. Son mauvais fonctionnement pénalise directement ces usagers, qui n’ont pas les moyens d’adapter leurs trajets en recourant à d’autres modes de transport. À cela s’ajoute l’abandon complet de certains quartiers, définis comme « non-prioritaires », qui ne disposent plus d’aucune couverture de transport par bus, pénalisant fortement les habitants, notamment ceux ayant déjà souscrit à un pass Navigo et qui ne bénéficient plus d’un service pour lequel ils ont déjà payé. La mise en concurrence permet d’afficher une réduction des coûts mais elle se répercute sur les salaires, sur les conditions de travail des nombreux employés, sur la qualité du service et sur la capacité des usagers à se déplacer, un besoin fondamental tant sur le plan professionnel que social. Il souhaiterait savoir dans quelle mesure le Gouvernement pourrait intervenir auprès d’IDFM, ou directement, afin de préserver la qualité du service de transport en commun par bus dans le Val-d’Oise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>19</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5985</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Le logement est un droit, pas un produit financier !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        19. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Delogu alerte Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la crise du logement exacerbée par les plateformes de location touristique et la nécessité de reconnaître que le logement est un droit et non un produit financier comme un autre. Depuis 40 ans, en France, les prix des loyers ont été multipliés par 2,6, ce qui a entraîné une augmentation du taux d’effort à 42 % du revenu pour les ménages les plus pauvres. Faute de moyens pour pouvoir se loger décemment, c’est donc aujourd’hui un Français sur six qui est concerné par le mal logement alors que plus de 3 millions de logements sont vacants. À Marseille, cette crise atteint des niveaux dramatiques. On estime notamment que 15 000 personnes au moins se sont retrouvées à la rue en 2022, soit 16,9 % de plus que trois ans auparavant, alors que l’hébergement d’urgence était déjà saturé. Ce sont également 45 000 ménages qui sont toujours en attente d’un logement social et qui doivent, en moyenne, patienter huit ans pour en obtenir un, malgré 37 000 logements qui sont toujours vacants. Dans ce contexte, l’augmentation massive de la location touristique, notamment via la plateforme Airbnb, vient raréfier toujours plus l’offre de logements de moyenne ou de longue durée et augmenter significativement les prix des loyers. Et pour cause, dans une inversion des valeurs inhérente au capitalisme, le logement n’est plus reconnu comme un bien de première nécessité, mais comme un produit financier, qu’il convient d’abord de rentabiliser. Cette marchandisation du minimum vital, encouragée et promue par l’idéologie néolibérale et les mesures fiscales du Gouvernement, permet aux 3,5 % des propriétaires possédant 50 % des logements, de dégager des profits records grâce à une crise qu’ils nourrissent et encouragent, sans se soucier des dégâts sociaux que cause leur spéculation. Le jeudi 7 novembre 2024, l’Assemblée nationale a enfin pris des mesures pour limiter partiellement les avantages fiscaux des multipropriétaires et donner aux maires le moyen de réguler les locations de courte durée. Si cette avancée peut être saluée, force est de constater que le Gouvernement refuse toujours de s’attaquer à la production d’un million de nouveaux logements sociaux pour garantir le droit au logement abordable et digne, de mettre en place une garantie universelle des loyers et d’interdire les expulsions sans relogement qui placent pourtant des familles dans des situations insupportables. Sans mesure drastique pour enrayer la crise du logement, toujours plus de citoyens se verront contraints de vivre dans des conditions indignes, entraînant des conséquences dramatiques. Il lui demande donc quand elle prendra des mesures pour permettre à tous les Français de vivre dans un logement décent, en reconnaissant que le logement est avant tout la condition d’une vie digne et non un produit financier et en s’attaquant réellement aux plateformes de location touristique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>20</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5986</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation du bâtiment Tour Côte de Nacre du CHU de Caen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        20. — 19 novembre 2024. — M. Joël Bruneau appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la problématique de la tour Côte de Nacre, ancien bâtiment du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen dont l’avenir n’est pas défini. La première tranche du nouveau CHU a déjà été inaugurée, la seconde est en cours de réalisation et le transfert de l’ensemble des services sera achevé en 2026. La tour Côte de Nacre comporte 23 étages déployés sur environ 150 000 m2 pour environ 88 m de haut. Partiellement amianté, son désamiantage et sa déconstruction sont évalués à 110 millions d’euros, alors que son désamiantage et sa rénovation coûteraient selon les premières estimations autour de 200 millions. Les premières mesures de protection coûteront environ 6 millions d’euros et le maintien en sécurité du bâtiment coûtera environ 1,5 million par an, à la charge du CHU de Caen. M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur les contraintes budgétaires du CHU de Caen et des risques de dégradation de l’offre de santé consécutives compte tenu de l’impact annuel de ces dépenses prévisibles sur l’ancien bâtiment pour lequel aucune solution d’avenir n’est encore prévue. Il lui demande si le Gouvernement compte engager un programme de démolition qui s’avère nécessaire sans attendre, au risque de voir les dégradations du bâtiment augmenter le coût de cette démolition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>21</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5986</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Budget et fonctionnement des instituts régionaux d’administration (IRA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        21. — 19 novembre 2024. — M. Michel Castellani attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur le fonctionnement et le budget des cinq instituts régionaux d’administration (IRA), opérateurs de l’État dont la tutelle est exercée par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP). Cette année, pour la première fois de leur histoire, les IRA présentent un budget en déséquilibre devant leurs différents conseils d’administration. Par exemple, concernant le budget de l’IRA de Bastia, ce sont environ 3,5 millions d’euros qui manquent sur un budget estimé à 14,5 millions d’euros, en considérant que 85 % de ce budget est composé de dépenses obligatoires. Le Gouvernement a annoncé la création d’un sixième IRA à Nanterre. C’est à première vue une bonne nouvelle car les besoins de recrutement de cadres dans les services de l’État sont importants, dus à un grand nombre de départs à la retraite pour les cinq années à venir. Cependant, ce sixième IRA sera créé dans un contexte de dotation constante pour les IRA ce qui signifie qu’il fonctionnera avec des fonds ponctionnés aux cinq autres. De plus, une hausse de 98 équivalents temps plein (ETP) est prévue par rapport à la loi de finances pour 2024, également sans augmentation de moyens. Cette situation est très inquiétante pour l’avenir des IRA ainsi que pour les conditions de travail de leur personnel, dans le contexte où les établissements doivent maintenant être en mesure d’accueillir jusqu’à 170 élèves. Il souhaite alors savoir comment le bon fonctionnement des IRA sera garanti considérant ces réductions de budget par institut.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>22</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5986</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Entretien et travaux sur les ponts appartenant au département de l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        22. — 19 novembre 2024. — M. Michel Guiniot appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’état des ponts en France. En effet, saisi localement du sujet et dans le cadre de l’austérité du projet de loi de finances pour 2025, M. le député s’interroge sur la façon dont l’entretien et les travaux pourront être menés par les départements. La baisse des dotations aux collectivités et l’exclusion des départements du dispositif du programme national des ponts font que de nombreux de travaux de mise en sécurité vont devoir être reportés sine die, occasionnant des risques autant pour les usagers que pour le propriétaire des ouvrages. Il souhaite donc savoir quelles mesures le ministère envisage de prendre afin que les usagers des ponts, notamment ceux relevant du département de l’Oise, puissent continuer à les emprunter en toute sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5986</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Projet de brigade de gendarmerie à Monthureux-sur-Saône
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        23. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre de l’intérieur sur la concrétisation du projet d’une nouvelle caserne de gendarmerie dans la commune de Monthureux-sur-Saône dans le département des Vosges. Il y a un peu plus d’un an, M. le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin annonçait « 239 nouvelles brigades de gendarmerie pour les Français » (dossier de presse du 2 octobre 2023). Dans les Vosges, trois nouvelles brigades étaient prévues, respectivement à Aydoilles, Saint-Maurice-sur-Moselle et Monthureux-sur-Saône. À Monthureux-sur-Saône demeure une interrogation sur l’aboutissement réel du projet, à l’heure où de nombreuses gendarmeries sont dans l’incapacité d’honorer leurs loyers. Ainsi, il souhaiterait connaître l’état d’avancement précis du projet et se faire communiquer un calendrier exhaustif des échéances de travaux ainsi qu’une date prévisionnelle de livraison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>24</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5987</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projet d’installation de stockage de déchets dangereux sur Hersin-Coupigny
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        24. — 19 novembre 2024. — M. Thierry Frappé appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, concernant l’installation d’un projet d’installation de stockage de déchets dangereux (ISDD) sur le site des Dièves, à Hersin-Coupigny. En effet, la société Sarpi minéral, filiale du groupe Veolia, a récemment déposé une demande d’autorisation environnementale auprès de la préfecture pour l’implantation de cette ISDD. Ce projet de 25 hectares, avec une capacité annuelle de 100 000 tonnes, a provoqué, dès son annonce, un rejet unanime des habitants et des élus locaux. Depuis lors, les inquiétudes n’ont cessé de s’intensifier, se traduisant par de multiples manifestations, des réunions publiques et une pétition recueillant plusieurs milliers de signatures. Malgré cette mobilisation massive, l’ensemble des acteurs politiques exécutifs semblent ignorer cette opposition légitime et citoyenne. Les habitants expriment des craintes quant aux risques environnementaux et aux nuisances sonores, visuelles et olfactives potentielles, qui pourraient détériorer durablement leur cadre de vie. En outre, ils redoutent l’impact d’un tel projet sur le marché immobilier local et sur la qualité de vie dans un territoire déjà fortement marqué par son passé minier et la présence d’autres infrastructures contraignantes, telles que la rocade, une usine d’enrobés à chaud et des lignes à haute tension. Face à ce contexte, il souhaite connaître la position de l’État sur ce choix controversé tout en demandant si un réexamen concernant ce dossier peut être envisagé afin de garantir une écoute sur ce territoire où la volonté locale s’y oppose avec force.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5987</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>École de musique du Conflent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        25. — 19 novembre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’école de musique du Conflent (EMC). Cette école a été créée en 2006 et elle est devenue dès sa création une compétence de la communauté de communes du Conflent Canigo, qui s’étend de la Baronnie de Vinça jusqu’à Fontpédrouse, ce qui représente 45 communes. Cette école est entièrement gérée par des bénévoles et relève du régime des associations à but non lucratif, type loi 1901. Des professeurs de qualité proposent l’enseignement de 15 instruments de musique, ainsi que des cours de formation musicale, des classes d’éveil pour les tout-petits et des ateliers de musique d’ensemble. Depuis sa création, l’école de musique du Conflent joue un rôle essentiel dans l’épanouissement culturel et musical des enfants de la région. En 18 ans, environ 2 000 élèves, venus de toutes les communes du Conflent et parfois d’au-delà, ont pu grâce à elle apprendre à lire la musique, à pratiquer un instrument et à partager le plaisir de jouer ensemble. Dans ce territoire qui accueillit Pau Casals, (sa maison est le siège de l’école), où se déroule un festival de renommée mondiale, L’EMC est le seul dispositif d’importance du territoire à leur offrir cette opportunité. La demande des familles d’ailleurs est forte, qui sont conscientes des bienfaits et des plus-values que la pratique musicale procure à leurs enfants, sur bien des plans. Ainsi les effectifs ont-ils progressé très régulièrement. Débutant avec un total de 75 élèves la première année, l’école a atteint les 230 en 2023-2024. L’école de musique du Conflent contribue par ailleurs à la dynamique culturelle du territoire, par les auditions qu’elle propose chaque année dans un grand nombre de communes de la communauté de communes du Conflent : ces auditions, toujours gratuites et ouvertes à l’ensemble de la population, sont ainsi une occasion d’amener partout la musique et de permettre, dans un esprit de partage, aux générations les plus anciennes d’apprécier le talent et l’enthousiasme des plus jeunes. Cependant, depuis trois ans, l’augmentation des effectifs et des charges salariales met l’école en difficulté financière, les cotisations des familles étant loin de couvrir le coût réel de l’enseignement (moins de 50 %). Elle bénéficie d’une subvention sur la base de 2 euros par habitant soit 31 500 euros et malgré l’augmentation du nombre d’élèves, l’école n’a pas demandé d’augmentation car son budget était à l’équilibre. Cependant, depuis deux ans, avec l’augmentation des charges salariales, l’ancienneté des salariés (beaucoup sont là depuis la création) les recettes ne couvrent plus les frais. La stagnation des subventions, depuis la création de l’école, crée un « effet-ciseaux ». Un certain nombre de dispositions ont été prises en 2024 pour faire face à ces difficultés, comme l’augmentation des tarifs et la réduction volontaire des effectifs à 200 élèves maximum. Cela s’avère toutefois insuffisant. Sans soutien substantiel, l’école fermera ses portes dans les mois qui viennent. Il faut que l’année scolaire qui vient de commencer se déroule normalement : l’école est engagée auprès des élèves et de leurs familles et il faut maintenir l’école en activité jusqu’à la rentrée de septembre 2025. Il est urgent de prendre de nouvelles décisions, comme un nouvel abaissement de la jauge maximale d’élèves, ou une ré-augmentation des tarifs, qui permettront de retrouver l’équilibre financier. Et de sauver l’école. Mme la députée interroge Mme la ministre pour savoir comment l’État peut accompagner l’école jusqu’à la prochaine rentrée, au cours de laquelle de nouvelles dispositions seront prises en matière d’effectifs et de cotisations afin d’équilibrer le budget. Les membres du bureau (tous bénévoles) ont besoin d’être accompagnés pour ne pas fermer cette école dont le rôle sur le plan sociétal et éducatif est primordial sur le territoire. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5988</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>100 millions d’euros promis pour rénover les espaces publics des cités minières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        26. — 19 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’engagement présidentiel de débloquer 100 millions d’euros pour la rénovation des espaces publics des cités minières du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Le Président de la République, en février 2022, s’était engagé sur une nouvelle enveloppe de 100 millions d’euros à destination des communes du bassin minier, afin de financer la rénovation des espaces publics des cités minières, souvent dans un état de détérioration important. Cette enveloppe devait compléter les 100 millions d’euros déjà engagés en 2017 pour la rénovation thermique des logements, dans le cadre de l’ERBM (engagement pour le renouveau du bassin minier). Cet engagement financier, destiné à financer la rénovation des espaces publics des cités minières, n’a pas été traduit dans les textes financiers, au grand dam des élus et des habitants des territoires concernés, qui se sentent légitimement abandonnés par l’État. Il lui demande de bien vouloir indiquer si l’engagement d’Emmanuel Macron en 2022 de débloquer 100 millions d’euros supplémentaires afin d’accompagner la rénovation des espaces publics des cités minières n’était qu’une promesse en l’air visant à assurer sa réélection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5988</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Convertir la centrale Huchet de Saint-Avold pour sauver les emplois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27. — 19 novembre 2024. — M. Alexandre Loubet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’avenir de la centrale Émile Huchet de Saint-Avold. En septembre 2023, le Président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à convertir les centrales à charbon françaises pour garantir la sécurité d’approvisionnement électrique du pays tout en réduisant les émissions de CO2 du mix électrique national. Un impératif également préconisé par Réseau de transport d’électricité (RTE), qui insiste sur le besoin d’unités de production électrique pilotables pour répondre aux pics de consommation et ainsi assurer l’indépendance énergétique nationale. Sans décision rapide du Gouvernement pour autoriser la conversion de la centrale à charbon de Saint-Avold en énergie moins émettrice de CO2 (biomasse ou biogaz), elle risque de fermer en avril 2025, menaçant près de 500 emplois directs et indirects, le développement de plusieurs projets industriels locaux et la souveraineté énergétique du pays. Il lui demande ce qu’attend le Gouvernement pour mettre en place un appel d’offres permettant de garantir la disponibilité de cette centrale, par sa conversion en combustibles moins émetteurs de CO2.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>28</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5988</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Liaison ferroviaire Saint-Etienne-Lyon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        28. — 19 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation de la liaison ferroviaire entre Saint-Etienne et Lyon. La ligne TER Saint-Etienne-Lyon transporte quotidiennement 20 000 voyageurs, elle est l’une des plus fréquentées de France. L’abandon du projet autoroutier A45, combiné au développement de la volonté politique de favoriser le report modal de la voiture vers le train afin de désengorger l’actuelle A47, laisse entrevoir une logique d’augmentation significative du nombre de passagers transportés par le rail à l’avenir. Or l’infrastructure ferroviaire entre les deux principales villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) est vieillissante, pour ne pas dire obsolète et largement saturée en matière de sillons disponibles et ce, malgré la création récente d’un nouveau quai en gare de Lyon Part-Dieu. Les dysfonctionnements sont nombreux, même en l’absence d’aléa : trains bondés aux heures de pointe en raison de la faiblesse de la capacité d’emport, retards quotidiens, annulations fréquentes… Depuis quelques années, la situation empire avec la recrudescence d’évènements climatiques : éboulements de terrain, chutes d’arbres, comme récemment avec les terribles inondations d’octobre 2024, lesquelles ont causé la suppression du trafic pendant plusieurs semaines, sans aucune offre de substitution proposée par la SNCF ou la région pendant plusieurs jours. Les usagers du rail n’en peuvent plus. Cette situation inacceptable ne peut pas perdurer ainsi. Afin de créer les conditions d’un nécessaire choc d’offre, il faudra d’abord procéder à un choc qualitatif en matière de fiabilité d’exploitation et de fiabilité de l’infrastructure. Chacun a un rôle à jouer et sa part de responsabilité : la région AURA, avec les retards pris dans la commande de nouvelles rames, n’est pas exempte de reproches, tout comme l’ensemble des collectivités locales qui étaient prêtes à financer l’A45 mais qui n’ont à ce jour pas réorienté les investissements prévus vers ses alternatives, contrairement à l’État. La SNCF quant à elle, semble tout faire pour nous faire préférer autre chose que le train. Face à l’urgence et l’exaspération des usagers, il faut agir et agir vite. Aussi il sollicite, d’une part, son avis sur la mise en place par l’État, en lien avec les collectivités locales et la SNCF, de manière automatique, systématique et immédiate, de bus de substitution en quantité suffisante en cas d’interruption du trafic et, d’autre part, un engagement à travailler de façon urgente à la sécurisation de l’infrastructure et à sa résilience aux aléas, par l’organisation d’importants travaux de renforcement et de soutènement sur les points bien identifiés de fragilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>29</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5989</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Report de la fusion ASN - IRSN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        29. — 19 novembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, au sujet de la mise en application de la loi du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire prévoit la fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l’Institut de radioprotection et de sûreté du nucléaire (IRSN). Ce texte prévoit ainsi la création d’une nouvelle institution, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), le 1er janvier 2025 par fusion des entités précitées. La nature des débats, la mobilisation du personnel de l’ASN et de l’IRSN ainsi que la courte majorité qui a permis l’adoption de ce projet en 1ère lecture à l’Assemblée nationale a bien montré l’ampleur des incertitudes et des inquiétudes sur la pertinence et la faisabilité de ce projet. Dans leurs auditions par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, les représentants de l’ASN et de l’IRSN ont indiqué que le calendrier de fusion était très contraint. Une analyse a été menée par les directions des deux organismes avec l’appui de la société Euro Group Consulting pour identifier les actions qui doivent être impérativement réalisées avant le 1er janvier 2025. Cette analyse montrait que plusieurs actions sont encore incertaines (risque important) et 4 d’entre elles sont compromises (risque critique). De plus, alors que la date de fusion approche, il faut noter l’absence d’accord entre l’ASNR et l’Autorité de sûreté nucléaire de défense (ANSD) sur l’organisation de la gestion de crise pour les installations nucléaires de base dans le domaine de la défense nationale. M. le député souhaiterait connaître l’état d’avancement de ces actions à risque important ou critique. En outre, le rapport du Gouvernement au Parlement sur l’avancement des travaux préparatoires à la création de l’Autorité de sûreté nucléaire ainsi que la conduite du changement dans le cadre de cette réforme, remis tardivement au Parlement, indique que la dissolution de l’Assemblée nationale a entraîné un report de l’audition et donc de la nomination du nouveau président de l’ASN du 19 juin 2024 au 16 octobre 2024, alors même qu’il tient par nature un rôle important dans la réalisation de la fusion. Ce retard de nomination complique, là encore, le processus de rapprochement et de fusion. La sécurité et la sûreté nucléaires exigent que cette fusion puisse se faire dans les meilleures conditions pour le personnel, mais aussi et surtout en garantissant un haut niveau de protection des installations nucléaires et des populations. Face aux alertes reçues par les acteurs de la sécurité et de la sûreté nucléaire, M. le député a proposé avec des collègues issus de plusieurs bancs de l’Assemblée nationale, via une proposition de loi, de reporter d’un an la mise en application des prescriptions de la loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire. Il souhaite qu’elle puisse l’éclairer sur la position du Gouvernement sur la capacité opérationnelle de fonctionnement de l’ASNR au 1er janvier 2025, sur la pertinence d’un report d’un an de la fusion effective de ces structures de sécurité et de sûreté nucléaire et sur l’assurance que les installations et les populations bénéficieront d’un très haut niveau de protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>30</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5990</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des élus prokurdes destitués en Turquie et appui aux Kurdes du Rojava
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        30. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Hablot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la répression exercée par le gouvernement turc contre les élus prokurdes en Turquie, une situation qui s’aggrave et touche directement la stabilité et les droits démocratiques dans cette région. Depuis plusieurs années, l’État turc a destitué de nombreux maires kurdes du parti DEM (Le Parti de l’égalité et de la démocratie des peuples) démocratiquement élus dans les villes à forte représentation kurde et plus récemment dans des villes telles que Mardin, Batman, Halfeti et Hakkari. Ces destitutions, systématiquement accompagnées de l’installation d’administrateurs d’État, sont justifiées par des accusations de liens supposés avec des organisations terroristes telles que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Pourtant, ces accusations apparaissent fréquemment infondées et ont été dénoncées tant par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme que par la population locale. Ces accusations semblent davantage motivées par une volonté d’éloigner la représentation kurde des institutions politiques turques. Ces actes de destitution, perçus comme un déni des droits démocratiques et une discrimination systémique, ont déclenché une série de protestations pacifiques de la part de la population locale et des militants des droits civiques, qui dénoncent l’absence de respect pour la volonté des électeurs kurdes. Or ces rassemblements de soutien font régulièrement l’objet de violentes répressions par les forces de sécurité turques, car ils sont jugés illégaux par les autorités et sont dispersés par des moyens violents, accentuant ainsi le sentiment d’injustice et d’oppression ressenti par la communauté kurde. Ces destitutions s’accompagnent également de condamnations judiciaires sévères. À titre d’exemple, le maire de Mardin, Ahmet Türk, avait déjà été destitué et emprisonné en 2016, ou plus récemment, en juin 2024, le maire de Hakkari, Mehmet Siddiq Akis, a été destitué et condamné à une peine de 19 ans d’emprisonnement. Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Turquie pour ses persécutions politiques, y compris dans un arrêt « Selehattin Demirtas c. Turquie (N°2) » pour l’incarcération de l’ancien président du HDP (Parti démocratique des peuples) et qui reste malgré tout emprisonné. Les Kurdes en Turquie sont contraints de créer régulièrement de nouveaux partis prokurdes, car le gouvernement turc dissout systématiquement les formations politiques kurdes dès qu’elles gagnent en influence. Dans ce contexte, le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a récemment rappelé la responsabilité de la communauté internationale, dans la défense des droits démocratiques en Turquie et a exhorté la France et l’Union européenne à condamner fermement ces pratiques antidémocratiques. En outre, la question kurde dépasse les frontières de la Turquie et concerne directement la région du Rojava, dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes, malgré un contexte de conflit, ont réussi à établir une administration autonome. Cette administration, fondée sur des principes démocratiques, de pluralisme ethnique et de gouvernance par la base, a également été un allié essentiel dans la lutte contre l’État islamique (Daesh), menant des opérations conjointes aux côtés des forces de la coalition internationale, dont la France. Malgré les sacrifices consentis dans cette lutte, la région du Rojava reste vulnérable aux pressions et aux invasions de la Turquie, qui considère cette administration autonome comme une extension des mouvements kurdes qu’elle combat sur son propre territoire. Les actions militaires turques répétées continuent de mettre en péril la stabilité de la région et d’empêcher les Kurdes de développer pleinement leur administration et leurs infrastructures et minent également les efforts de la communauté internationale pour instaurer une paix durable dans la région. M. le député souhaite connaître les initiatives concrètes que la France et ses partenaires européens comptent entreprendre pour condamner fermement la répression continue des droits des Kurdes en Turquie et notamment si M. le ministre envisage de porter cette question au sein de l’Union européenne pour soutenir une position commune face aux violations des droits politiques des Kurdes et exiger la fin de ces pratiques antidémocratiques. Enfin, il souhaite en particulier connaître les engagements de la France pour protéger l’administration autonome du Rojava et ses habitants, alliés dans la lutte contre Daesh, face aux pressions et agressions constantes de la Turquie et les moyens que la France met en œuvre pour soutenir le développement de cette administration dans les domaines essentiels de la gouvernance, de l’éducation et des infrastructures, afin de contribuer à la stabilité de cette région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>31</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5990</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Alerte quant à la crise de l’accès aux soins en Centre-Bretagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        31. — 19 novembre 2024. — Mme Mélanie Thomin appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante de l’hôpital de Carhaix et sur la crise de l’accès aux soins en Centre-Bretagne. Les Bretonnes et les Bretons sont viscéralement attachés à leur hôpital public. Le 12 octobre 2024, ils étaient 10 000 défenseurs, réunis à Carhaix, venus de toute la région, pour faire entendre le besoin impérieux de retrouver les garanties d’un réel accès au service public hospitalier. La situation de l’hôpital de Carhaix, composante du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest, est tout à la fois singulière, mais aussi symptomatique de la crise d’accès aux soins que connaît le pays. 80 000 habitants du Centre-Bretagne dépendent de cet établissement. La porte d’entrée aux soins dans ce territoire, c’est la porte du service des urgences. Il n’existe aucune autre alternative de proximité et ce à moins d’une heure de route, pour accéder aux soins, à toute heure du jour et de la nuit : pas de clinique, pas de SOS médecins, une médecine de ville à bout de souffle pour garantir la permanence des soins. En Centre-Bretagne, l’éloignement géographique crée une véritable rupture d’égalité, dès lors que les urgences sont régulées : la perte de chance ou le renoncement aux soins deviennent la norme pour une population qui se sent abandonnée face au risque avéré de fracture sanitaire. Des dizaines de témoignages parviennent à Mme la députée chaque semaine : des patients livrés à eux-mêmes, à bord de leur véhicule personnel, pour rejoindre un hôpital de recours, des patients pris en charge trop tard, des patients malheureusement décédés. L’errance médicale est une réalité. Voilà quinze mois que les élus, habitants et soignants attendent la réouverture complète 7j/7 et 24h/24 du service des urgences de Carhaix. Bien qu’un protocole de sortie de crise ait été signé le 27 octobre 2023, ses objectifs principaux n’ont toujours pas été atteints. Pire, la situation s’est aggravée. Après huit mois de silence des services de l’État, une réunion de suivi s’est finalement tenue le 16 octobre 2024 à Quimper. Parlementaires et exécutifs locaux attendaient collectivement des réponses et des solutions concrètes, que l’agence régionale de santé (ARS) s’est révélée incapable d’apporter. La pénurie de médecins urgentistes est sans arrêt invoquée pour justifier la régulation des urgences. Cette pénurie, partagée avec le site de Brest, justifie l’inertie et la résignation de l’ARS Bretagne, qui ne s’inscrit pas dans une dynamique de gestion de crise et de recherche de solutions partagées. La nécessité de la continuité territoriale dans l’offre de soins est particulièrement négligée. Pourtant, des solutions existent : structuration d’une fédération inter-hospitalière des médecins urgentistes, création de postes de médecins praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE), avec engagement d’heures ventilées sur le site de Carhaix. Le ministère de la santé porte une responsabilité politique forte : celle de conduire le dialogue et de répondre à l’urgence des besoins sanitaires. Elle lui demande donc quelles mesures d’urgence le Gouvernement compte prendre pour garantir au Centre-Bretagne la réouverture de ses urgences, afin que les territoires ruraux ne deviennent des territoires de seconde zone dans l’accès au service public hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>32</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5991</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Ciotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Artificialisation des sols dans l’espace de la plaine du Var
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        32. — 19 novembre 2024. — M. Éric Ciotti attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’artificialisation des sols en cours dans l’espace de la plaine du Var dans les Alpes-Maritimes. En effet, dans le cadre de l’opération d’intérêt national « Nice Ecovallée » lancée en 2008 par le maire de Nice, plusieurs programmes d’urbanisation extrêmement consommateurs de terrains sont en cours. Il est ainsi prévu sur 30 ans, l’aménagement du territoire de la plaine du Var dans un espace de 10 000 hectares jusqu’ici largement dédiés à l’agriculture, en construisant le long de ce fleuve et dans son delta plus de 1,5 million de m2 de surfaces de planchers sur 103 hectares. Dans le détail : les opérations « Nice Meridia » et « Grand Arenas » ont déjà fortement « bétonné » ces terres arables, avec 296 000 m2 de surfaces de planchers construites, sur les 970 000 m2 prévus à terme. En sus de cela, l’opération « Parc Meridia » prévoit d’urbaniser 600 000 m2 le long du fleuve du Var. Si l’on ajoute à cela les milliers de places de stationnement prévues, c’est une artificialisation des sols importante qui est réalisée, alors même qu’une grande partie de la zone est anciennement classée inondable et inconstructible et classée à nouveau en février 2024 en zone rouge inondation. Ces opérations inquiètent, alors que les évènements climatiques dévastateurs dans la région de Valence en Espagne, avec un bilan de 219 morts et de nombreux dégâts matériels, ont rappelé avec force combien il est important de maintenir un équilibre entre zones urbanisées et zones laissées à la nature pour permettre l’écoulement des eaux. À ce titre, l’urbanisation de la zone humide de la plaine du Var, alors que les Alpes-Maritimes connaissent des épisodes alternant sécheresse et précipitations extrêmement violentes, semble constituer un danger pour les riverains. Aussi, il lui demande quel est le regard de l’État sur ces projets d’urbanisation et quels sont les outils qu’il peut activer pour leur rendre un caractère raisonnable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>33</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5991</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Fléchage des crédits de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        33. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Ricourt Vaginay interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le fléchage des crédits de la dotation de soutien à l’investissement local. En effet, le 23 février 2024, une circulaire intitulée « Instruction relative aux règles d’emploi des dotations de soutien à l’investissement des collectivités territoriales en 2024 » a été prise par Mme la ministre chargée des collectivités territoriales et de la ruralité d’alors, ainsi que par la secrétaire d’État chargée de la citoyenneté et de la ville, visant à préciser les priorités d’affectation et les modalités de gestion de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), de la dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID) et de la dotation politique de la ville (DPV) pour l’exercice 2024. Des priorités globales sont exprimées, à titre principal : la transition écologique des territoires ; l’accessibilité des bâtiments publics ; les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et la rénovation et la mise en sécurité du patrimoine cultuel des collectivités territoriales. La définition de ces axes de priorité, mis en regard avec le montant limité de la DSIL, conduit à ce que des travaux essentiels dans des communes rurales, tels que les travaux de voirie, ne puissent faire l’objet de subventions et, par conséquent, ne puisse pas être réalisés du tout. La voirie est pourtant l’une des missions de base des communes et l’un des domaines sur lesquels les habitants attendent (légitimement) des résultats et un bon entretien. De plus, les communes connaissent entre elles de nombreuses disparités s’agissant des besoins d’entretien de voirie : une commune de montagne, dont le réseau est durement affecté par le froid, n’a pas les mêmes besoins qu’une commune de plaine. De même, une commune à l’habitat très concentré avec un réseau peu étendu, n’aura pas les mêmes besoins qu’une commune à l’habitat épars et au réseau de voirie étendu. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de rééquilibrer les subventions des projets de territoires ruraux en matière de voirie via la DSIL et si elle compte en ce sens revoir la circulaire précitée du 23 février 2024.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>2034</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6008</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Application du décret no 89‑655 du 13 septembre 1989</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2034. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Humbert interroge M. le Premier ministre sur la bonne application du décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires. L’honorariat, prévu pour les députés qui ont occupé cette fonction au moins trois fois, permet un certain nombre de facilités, notamment l’accès aux bâtiments de l’Assemblée nationale. Localement cependant, l’honoriat n’offre aucune préséance dans le rang protocolaire. Dès lors, il lui demande quels sont les moyens et les dispositifs permettant de faire respecter cette règlementation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1997</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6008</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Assurance-récolte et révision de la moyenne olympique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1997. — 19 novembre 2024. — Mme Hélène Laporte interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les avancées de son ministère relativement à la question de la révision de la moyenne olympique comme base du calcul de l’assurance-récolte. En application de l’article 37 du règlement n° 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil, l’indemnisation publique des pertes de récoltes subies par les agriculteurs du fait d’aléas naturels est calculée sur la base de la meilleure valeur entre le rendement moyen sur les trois dernières années et la valeur dite « moyenne olympique ». Cette dernière correspond à la moyenne des trois années intermédiaires sur les cinq dernières, sans tenir compte de celle où le rendement était le plus faible ni de celle où il était le plus élevé. De fait de la multiplication observée ces dernières années des aléas aux conséquences catastrophiques (notamment, pour le secteur viticole lot-et-garonnais, les épidémies comme celle du mildiou en 2023, les sécheresses et les épisodes violents de grêles estivales), aucune de ces deux valeurs ne permet actuellement un calcul approprié des pertes subies par rapport à un rendement optimal des parcelles frappées et donc une couverture satisfaisante des producteurs. Face à cette situation reconnue par tous, M. Marc Fesneau avait annoncé en 2023 poursuivre un objectif de révision des règles d’établissement de la moyenne olympique dans un objectif de meilleure indemnisation des agriculteurs et notamment des viticulteurs. Alors que le vignoble lot-et-garonnais traverse une grave crise qui s’est encore amplifiée en 2024 et que la situation financière d’un grand nombre d’exploitations est critique suite à la succession d’aléas subis, elle souhaite connaître les avancées obtenues à ce jour par la France dans le cadre du Conseil des ministres de l’agriculture sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1998</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6008</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conséquences des importations de sucre ukrainien dans l’Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1998. — 19 novembre 2024. — M. Kévin Mauvieux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences des importations de sucre ukrainien en franchise de droits de douane dans l’Union européenne. Depuis juin 2022, l’ouverture des frontières à ces importations a entraîné une augmentation significative des volumes de sucre ukrainien sur le marché européen, accentuant la pression sur les producteurs de sucre locaux, déjà confrontés à des coûts élevés et à une concurrence accrue. Cette situation affecte directement la filière betterave en Europe, menaçant sa durabilité économique et la survie de certaines usines, comme ce fut le cas avec la fermeture de l’usine de Cagny en 2019. M. le député demande donc au Gouvernement quelles actions il envisage pour garantir que les accords de libre-échange, notamment ceux liés aux contingents de sucre, n’affaiblissent pas la production sucrière européenne. Il souhaite également savoir si la France entend défendre auprès de la Commission européenne un contingentement strict des importations de sucre ukrainien afin de protéger la filière agricole et industrielle sucrière européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1999</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6009</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Délais de versement de la PAC aux agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1999. — 19 novembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des délais de versement des aides de la politique agricome commune (PAC). Les aides de la PAC sont gérées par l’ASP (Agence de service et de paiement), qui est chargée du versement et du contrôle des divers fonds de soutien et d’aide à l’agriculture (comprenant notamment les aides au développement rural, les aides à l’installation, l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), les aides à l’investissement, les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) etc…). Or plusieurs agriculteurs soulignent des retards de versement de ces aides, pourtant vitales à leur exploitation. Alors même que les agriculteurs respectent leurs engagements et répondent à des délais de déclarations stricts, la totalité des versements ne sont pas réalisés dans les temps, tandis que les services de l’ASP justifient ces retards par des « problèmes informatiques ». Certains exploitants se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs factures, accusent des retards de paiement et se voient contraints d’utiliser leurs économies personnelles pour faire vivre leurs élevages et cultures. Au regard de l’urgence de la situation, M. le député demande à Mme la ministre d’intervenir directement afin que les versements de la totalité des aides de la PAC soient rapidement régularisés et que les délais soient respectés. Il lui demande également de réfléchir à la mise en place d’un versement des aides PAC à 70 % des montants à tous les agriculteurs avant le 18 octobre de chaque année, y compris ceux qui ont un contrôle en cours car les sommes défalquées en cas de problème n’atteignent jamais plus de 30 % des aides, y compris dans les cas les plus litigieux. Cette mesure simple permettrait de soulager les trésoreries des exploitants agricoles. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2000</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6009</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Filière pommes de terre - Interdiction de produits phytosanitaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2000. — 19 novembre 2024. — M. Robert Le Bourgeois appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés que rencontrent les producteurs de pommes de terre dans sa circonscription. Le Comité permanent des végétaux, animaux, denrées alimentaires et alimentation animale (CPVADAAA), également connu sous le nom de Standing committee on plants, animals, food and feed (SCOPAFF), comité technique permanent rattaché à la Commission européenne, a interdit début octobre 2024, l’utilisation du métribuzine. Les autorisations de mise sur le marché de ce produit herbicide, essentiel dans la lutte contre les adventices en pommes de terre, doivent être retirées sous six mois, avec une possible période de grâce de douze mois maximum accordée par chaque État membre. Après le retrait de produits phytosanitaires à base de métirame et de diméthomorphe à l’échelle européenne et nationale ces derniers mois, la filière pomme de terre continue de subir des interdictions sans solutions alternatives. Cette décision met de nouveau en péril l’avenir de la production de pommes de terre en France et en Europe, malgré les appels répétés depuis 2023 de l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) pour garantir le maintien de la substance. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer comment sont prises les décisions du SCOPAFF et sur quels critères se basent la position de la France. Il souhaite savoir quelles évaluations le Gouvernement compte mettre en place afin d’évaluer l’impact des prochaines interdictions de produits phytosanitaires à venir et ainsi garantir la sauvegarde de la souveraineté alimentaire du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2001</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6009</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La situation du secteur agricole dans le Grand Est
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2001. — 19 novembre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’état préoccupant de l’agriculture dans la région Grand Est. La publication d’octobre 2024 de l’Observatoire Grand Est agricole (OGEA) révèle, en effet, une situation assez préoccupante pour les agriculteurs de la région. En 2024, les rendements de blé sont en baisse de 13 % par rapport à l’année précédente ; pour l’orge, les rendements sont en chute de 20 % par rapport à la moyenne quinquennale sur l’ensemble de la région. Les prix de ces deux denrées agricoles ont également connu une nette diminution ces derniers mois, réduisant d’autant la marge des exploitants et agriculteurs. Le constat est le même pour la plupart des protéagineux. Ces mauvaises récoltes s’expliquent par la forte pluviométrie et l’humidité, qui mettent à mal la croissance des cultures. Mais les difficultés qui touchent les agriculteurs de la région ne sont pas toutes liées aux aléas climatiques. Le poids croissant des charges remet en cause la viabilité économique de nombre d’exploitations agricoles. Selon l’OGEA : « Les principaux systèmes de productions agricoles de la région voient les charges progresser de 25 à 30 % depuis 2019 », s’expliquant principalement par la hausse du coût des intrants agricoles. Face à ces coûts, les exploitations se voient contraintes de puiser dans leurs trésoreries pour maintenir leurs équilibres financiers. Les conséquences sont claires : « Les prévisions de résultats courant 2024 semblent en baisse par rapport à 2023 pour toutes les exploitations. La moisson moyenne, voire mauvaise dans certains secteurs, le prix des céréales et des charges qui restent élevées, imputent une nouvelle fois les résultats ». De tels résultats sont une menace directe sur la rentabilité de nombre d’exploitations agricoles du Grand Est. Leur disparition, en plus de représenter un désastre économique et social, impacterait négativement la souveraineté alimentaire de la France. Il lui demande donc quelles mesures elle compte mettre en œuvre afin de soutenir le secteur agricole du Grand Est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2002</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6010</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation d’urgence des agriculteurs face aux conditions météorologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2002. — 19 novembre 2024. — M. David Magnier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation critique des agriculteurs français, confrontés cette année à des conditions météorologiques extrêmes qui mettent en péril la pérennité de leurs exploitations. L’année 2024 a été marquée par des épisodes climatiques particulièrement violents, avec des vagues de chaleur successives au cœur de l’été, suivies de pluies intenses en fin de saison, provoquant des pertes de rendement importantes. Dans l’Oise, les moissons ont enregistré une chute de 25 % par rapport à 2023, représentant une perte financière de près de 50 %. Les vendanges, lourdement affectées, montrent également une baisse de 22 %. Par ailleurs, les inondations de cette année ont gravement impacté les sols, compromettant ainsi les récoltes futures, en particulier celles de 2025. Ces conditions extrêmes s’inscrivent dans une tendance de plus en plus marquée vers des dérèglements climatiques qui aggravent les aléas auxquels doivent faire face les agriculteurs. Les périodes de sécheresse prolongées ont non seulement affecté les cultures céréalières, mais ont également limité les réserves d’eau disponibles pour l’irrigation, laissant les exploitants dans une situation de grande vulnérabilité face aux changements météorologiques. De plus, les pluies violentes de septembre ont provoqué des inondations dans certaines régions, ravageant des champs déjà fragilisés par les températures estivales extrêmes. À cela s’ajoutent des crises sanitaires touchant les élevages, qui subissent des pertes allant jusqu’à 40 % du cheptel dans certains secteurs. Les élevages, déjà éprouvés par les coûts croissants des intrants et les contraintes de plus en plus lourdes, doivent faire face à des épizooties qui affaiblissent encore leur trésorerie et limitent leur capacité de production. Les agriculteurs sont dans une situation de grande détresse financière, ne disposant pas des moyens nécessaires pour absorber ces pertes tout en continuant à investir dans la prochaine campagne. Pour de nombreux jeunes agriculteurs, souvent fragilisés financièrement dans les premières années de leur activité, cette situation est particulièrement alarmante. La pression exercée par les accords commerciaux internationaux, tels que le Mercosur, qui favorisent l’entrée sur le marché français de produits ne respectant pas les mêmes normes, aggrave encore les inquiétudes des agriculteurs. Face à cette crise, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures d’urgence le Gouvernement envisage pour soutenir les trésoreries des exploitations agricoles, leur permettant ainsi de surmonter cette année éprouvante et de maintenir la continuité de leurs activités. Il souhaite savoir si des dispositifs spécifiques d’aide - en dehors de l’ISN, restrictive dû aux prérequis nécessaires pour en bénéficier - seront mis en place pour compenser les pertes dues aux conditions climatiques de cette année et soutenir l’ensemble des exploitants, des producteurs de céréales aux éleveurs en difficulté. Enfin, il attire l’attention sur la nécessité d’un soutien renforcé et rapide pour les jeunes agriculteurs, afin de préserver leur capacité à poursuivre leurs projets malgré les aléas de plus en plus fréquents qui affectent le secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2003</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6010</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Origine des matières premières pour la fabrication de bière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2003. — 19 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque de transparence concernant l’origine des matières premières utilisées dans la production de bière en France. Aujourd’hui, les brasseurs ne sont pas tenus d’indiquer le pays d’origine des ingrédients essentiels comme les céréales et le houblon, ce qui empêche les consommateurs de savoir si ces produits proviennent de France ou d’autres pays. Cette situation défavorise les artisans et producteurs français engagés dans la valorisation de circuits courts et de produits locaux. Alors que la demande des consommateurs pour des produits d’origine française et traçables s’intensifie et que des acteurs de la filière s’organisent pour promouvoir le savoir-faire national, elle lui demande si le Gouvernement entend mettre en place des mesures pour imposer l’affichage de l’origine géographique des matières premières dans la production de bière ; une telle obligation de transparence permettrait de soutenir les filières locales, de renforcer la souveraineté alimentaire et d’encourager une consommation plus responsable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2008</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6011</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération du frelon asiatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2008. — 19 novembre 2024. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence d’une stratégie nationale de lutte contre la prolifération du frelon asiatique. En effet, il y a déjà plus de 15 ans que cet insecte reconnu comme espèce exotique envahissante est arrivé en France de manière accidentelle. Classé à l’échelon national parmi les dangers sanitaires de deuxième catégorie pour l’abeille domestique, le frelon asiatique est un fléau pour l’apiculture, une menace pour la biodiversité et représente un risque non négligeable pour la population. Toutefois, depuis toutes ces années, aucune politique coordonnée et efficace n’a été décidée contre cette menace pour les abeilles, dans l’attente de recherches subventionnées par le ministère de l’agriculture afin de parvenir à définir une stratégie nationale. Certes, l’article L. 411-8 du code de l’environnement permet au préfet de faire procéder à la capture, au prélèvement ou à la destruction des espèces exotiques envahissantes. Toutefois, les opérations de destruction de nids de frelons asiatiques sont conseillées mais ne sont pas obligatoires, faute de stratégie nationale définie. De plus, la destruction de nid a un coût qui est dissuasif pour les propriétaires, en l’absence d’une participation financière systématique de la part des collectivités territoriales et de l’État. Aussi, il souhaiterait savoir quelles dispositions elle entend mettre enfin en œuvre pour lutter efficacement contre la prolifération du frelon asiatique et protéger ainsi les abeilles domestiques et l’avenir de l’apiculture en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2009</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6011</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Manque alarmant de vétérinaires dans le Pays-Haut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2009. — 19 novembre 2024. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque criant de vétérinaires pour les soins aux animaux de ferme dans le secteur du Pays-Haut, particulièrement dans les bassins de Briey et Landres. La récente décision de la clinique vétérinaire de Landres de cesser les soins aux animaux de ferme, faute de personnel, met en péril plus de soixante exploitations agricoles de la région, qui se voient contraintes de se tourner vers des cliniques plus éloignées situées à Spincourt, Longuyon et Thionville. Cette situation allonge les délais d’intervention pour les éleveurs et accroît les difficultés pour assurer des soins de qualité, affectant directement la viabilité des exploitations. Ce manque de vétérinaires ruraux s’explique notamment par des problèmes de recrutement, des conditions de travail exigeantes et un déficit d’attractivité de la région pour les jeunes diplômés. En début d’année, la région Grand-Est a proposé d’installer une école de médecine vétérinaire dans la région, afin de former des professionnels pour le secteur agricole et répondre durablement aux besoins des éleveurs. M. le député souhaite donc connaître les mesures immédiates que le ministère entend mettre en place pour soutenir les vétérinaires ruraux en sous-effectif et pallier ce manque de praticiens en milieu rural. Il lui demande également si le ministère envisage de soutenir la création d’une école vétérinaire dans la région Grand-Est, comme le propose la région, afin de garantir un accès équitable aux soins pour les animaux de ferme et d’assurer la pérennité des exploitations agricoles du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2012</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6011</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Développer l’aquaculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2012. — 19 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le plan de relance de l’aquaculture. La production aquacole française ne représente qu’une part anecdotique de la production mondiale, avec seulement 0,16 %. Avec quatre poissons d’élevage sur cinq consommés en France, le secteur de la pêche affiche le second plus grand déficit de la balance commerciale du pays. En effet, la majorité des produits de la mer sont importés, notamment en provenance des pays d’Asie. D’autant plus que cette situation pose des problèmes quant au contrôle difficile des normes sanitaires. Alors qu’un fonds de 1,2 milliard d’euros a été déployé pour le développement de la pêche et de l’aquaculture sur la période 2014-2020, renouvelé depuis, aucun projet n’a vu le jour selon un récent rapport de la Cour des comptes européenne. Un nouveau plan Aquaculture a été signé le 4 mars 2022 fixant une stratégie à horizon 2027, il est temps que le Gouvernement assure l’effectivité de ces mesures. En 2020, selon les chiffres communiqués par le Haut-Commissariat au Plan, 83 % des poissons d’élevage consommés étaient importés. Il est donc urgent de mettre fin à la dépendance de la France vis-à-vis des pays asiatiques en matière de produits d’origine aquatique. Alors que le pays dispose d’une importante diversité d’écosystèmes propices à l’accroissement de cette activité, les territoires d’outre-mer restent malheureusement peu exploités. Afin de promouvoir la mise en place de solutions techniques, durables et respectueuses de l’environnement, il convient avant tout de faire tomber les barrières réglementaires complexes, notamment les procédures d’octroi des licences freinant considérablement l’essor de cette activité. Depuis une dizaine d’années M. le député se bat afin d’engager la reconquête de l’appareil productif aquacole dans l’hexagone et dans les territoires ultramarins. En effet, le développement de l’aquaculture est un véritable enjeu de souveraineté alimentaire. Ne fragilisant pas la filière de la pêche, la promotion de cette activité permettra de résorber le déficit commercial de la France dans ce secteur tout en préservant l’environnement et la qualité des espaces en pleine mer. Au-delà de leur faible empreinte carbone et de leur impact moindre sur la biodiversité, les produits de l’aquaculture comptent parmi les aliments les plus riches en protéines et micronutriments essentiels. Il salue l’initiative du Haut-Commissariat au Plan proposant le redéploiement de l’aquaculture française à travers la publication d’une feuille de route. M. le député déplore en revanche la mise en place tardive de cette stratégie de développement qu’il préconise depuis plusieurs années. Il lui demande à cette occasion de promouvoir davantage les avancées technologiques dont la France fait preuve en matière de culture d’insectes. Nécessitant d’une faible surface agricole, cette source de protéines présente une faible empreinte carbone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2030</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6012</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Application du nouveau droite de préemption dit « DFCI »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2030. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en application du nouveau droit de préemption dit « DFCI ». La loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 vise à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Elle crée un nouveau droit de préemption de parcelles forestières qui représentent, en raison d’un défaut d’entretien, un risque sérieux de départ d’incendie. Ce nouveau droit dit « DFCI » est codifié à l’article L. 131-6-1 du code forestier. Il semble qu’il ne soit pas immédiatement applicable en absence de doctrine du ministère. Aussi, elle lui demande de bien vouloir se prononcer sur l’applicabilité immédiate de ce nouveau droit de préemption.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2031</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6012</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Projet d’extension du périmètre Natura 2000 en Saône-et-Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2031. — 19 novembre 2024. — M. Aurélien Dutremble appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les enjeux forestiers en Saône-et-Loire. La forêt en Saône-et-Loire couvre plus de 75 000 hectares, représentant un taux de boisement de 30 %. Aujourd’hui, elle est appréciée de nombreuses personnes, qu’elles soient d’origine rurale ou citadine, pour diverses raisons : la beauté des arbres et des paysages, l’atmosphère paisible et ressourçante, ainsi que la richesse de la faune et de la flore. La forêt est également source de nombreux emplois. La filière forêt-bois, qui inclut le bois, les meubles et la pâte à papier, emploie plus de 400 000 personnes en France, dont 23 600 en Bourgogne Franche-Comté, ce qui dépasse les 386 000 emplois de la filière automobile. La forêt répond par ailleurs à des enjeux environnementaux, étant une ressource durable, naturelle, renouvelable et recyclable. Cependant, malgré la croissance continue de la forêt métropolitaine en surface et en volume de bois, elle est sérieusement menacée par les dérèglements climatiques : canicules, sécheresses, attaques d’insectes ravageurs, tempêtes plus fréquentes et incendies. Pour affronter cette situation, il est essentiel d’adopter une approche rationnelle vis-à-vis des problématiques de la forêt. Dans le cadre d’un projet d’extension du périmètre Natura 2000 en Saône-et-Loire (qui passerait de 13 000 hectares à 50 000 hectares dans le Parc naturel régional du Morvan), il est indispensable d’impliquer largement les professionnels du secteur. À ce sujet, M. le député souhaiterait savoir comment Mme la ministre entend appréhender les incidences, les bénéfices, mais aussi les contraintes que cette extension engendrerait pour les exploitants forestiers. Il souhaite connaître les modalités de consultation mises en place avec les professionnels, qui s’inquiètent du manque d’informations actuelles sur ce projet. La forêt en France est multifonctionnelle et il est essentiel d’en respecter chacun de ses acteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2032</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6013</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Suppressions de postes à l’ONF inscrites dans le budget 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2032. — 19 novembre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les potentielles suppressions de postes à l’Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques françaises. Il est effectivement prévu, dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2025, la suppression de 95 postes en équivalent temps plein (ETP) à l’ONF. Cette réduction des effectifs s’inscrit dans une tendance plus large coupes imposées à l’ONF depuis deux décennies : ainsi, entre 2000 et 2022, le nombre d’agents a chuté de 12 500 à 8 000. Ces suppressions sont difficilement compréhensibles étant donné l’importance capitale des missions de l’Office dans la préservation des bois et des forêts : l’Office gère en effet 1,7 million d’hectares de forêts domaniales appartenant à l’État et 2,9 millions d’hectares appartenant à d’autres propriétaires forestiers publics, dont les collectivités. Dans un rapport consacré à l’ONF, rendu en septembre 2024, la Cour des comptes notait que « ces réductions d’effectifs ont eu des conséquences importantes sur le maintien des compétences au sein de l’établissement ». La diminution des effectifs de l’ONF met à mal le bon exercice de ses missions d’intérêt général, à savoir la préservation de la biodiversité et la prévention des incendies. Alors que le pays a été touché de plein fouet par les incendies - plusieurs dizaines de milliers d’hectares sont partis en fumée ces dernières années - l’affaiblissement de l’Office national des forêts, tel qu’envisagé dans le budget 2025, n’est pas acceptable. La réalisation d’économies budgétaires en 2025 sur l’ONF reviendrait également à affaiblir encore davantage la capacité de réaction des communes forestières en cas de menaces environnementales. La gestion des forêts françaises ne peut pas faire l’objet de calculs budgétaires de court terme, comme l’indiquent très justement l’Association des maires de Meurthe-et-Moselle (ADM 54) et la Fédération nationale des communes forestières de Meurthe-et-Moselle (COFOR 54). Les conséquences du dérèglement climatique sur la biodiversité et l’environnement nécessitent, non pas un coup de rabot, mais bien un investissement durable de la puissance publique dans l’ONF. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour protéger les moyens, tant matériels qu’humains, de l’Office national des forêts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2040</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6013</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Consignes de la loi dite « EGAlim »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2040. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les règles parfois contradictoires émanant de la loi dite « EGAlim ». En effet, la loi impose aux services de restauration collective de proposer 50 % de produits dits de qualité et durables, dont 20 % de produits biologiques. Un produit de qualité et durable au sens de l’objectif fixé par la loi dite « EGAlim » doit bénéficier d’un label parmi une liste précise (AOP, Label rouge, IGP …). La loi impose également aux services de restauration de proposer une part de produits locaux. Les consignes imposent ainsi l’utilisation de produits biologiques, labellisés et locaux. Or pour certaines communes, ces consignes peuvent s’avérer contradictoires. En effet, toutes les communes ne disposent pas de producteurs locaux labellisés et se voient donc dans l’obligation d’acheter des produits issus d’autres régions. Cela génère des coûts de transport et creuse l’empreinte carbone des communes alors que la loi vise justement à la réduire. L’importance de privilégier les produits locaux a aussi été un message important des récentes mobilisations d’agriculteurs. Aussi, elle attire son attention sur les demandes d’éclaircissement de certaines communes quant aux consignes imposées aux services de restauration collective publics concernant les produits utilisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2063</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6013</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Extension des programmes opérationnels de la PAC à l’élevage français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2063. — 19 novembre 2024. — Mme Hélène Laporte interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la stratégie de soutien de la France à ses filières d’élevage dans le cadre de la politique agricole commune. Les articles 42 et suivants du règlement n° 2021/2115 du 2 décembre 2021 prévoient, dans le cadre du fonds européen d’aide au développement rural (FEADER), un financement par l’Union européenne d’interventions en faveur de filières déterminées, à travers les organisations de producteurs (OP) et associations d’organisations de producteurs (AOP) établies par le règlement n° 1308/2013 du 17 décembre 2013. Conformément à l’article 43 du règlement de 2021, pour trois secteurs, ces interventions revêtent un caractère obligatoire dans l’ensemble de l’Union européenne : celui des fruits et légumes (articles 49 et suivants), celui de l’apiculture (articles 54 et suivants) et celui du vin (articles 57 et suivants), auxquels s’ajoute, pour la France, l’Italie et la Grèce, celui de l’huile d’olive et des olives de table et, pour l’Allemagne, celui de la culture de houblon. Pour l’ensemble des autres secteurs visés à l’article 42 du règlement, l’intervention revêt un caractère seulement facultatif. Elle permet le financement des objectifs des OP et AOP lesquels englobent la planification et l’organisation de la production, la concentration de l’offre, les investissements dans la recherche et le développement pour améliorer la compétitivité de la production, sa soutenabilité environnementale ou encore sa résilience face aux organismes nuisibles, maladies et aléas environnementaux. La PAC 2023-2027 permet ainsi aux États membres de financer avec une grande latitude des programmes opérationnels dans les filières de leur choix, à l’image de ceux mis en place au niveau européen pour les fruits et légumes. Dans le contexte de grave crise de l’élevage français et eu égard au rôle majeur que les OP et AOP sont amenées à jouer dans la structuration de l’offre de matière première agricole afin de garantir aux éleveurs un revenu digne, il existe une carence manifeste de l’investissement dans l’élevage dont aucune filière n’est pour l’heure couverte par un programme opérationnel dans le cadre du plan stratégique national, à l’exception, depuis mai 2024, de la filière veau label rouge. Elle souhaite donc connaître ses intentions quant à l’opportunité d’une utilisation plus large des possibilités d’intervention financière en faveur des OP et AOP offertes par le cadre européen, en vue notamment de protéger les filières animales françaises gravement menacées par la perte de marchés en France et à l’étranger et la fragilité de leur position dans le cadre des négociations avec l’aval.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2064</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6014</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des éleveurs face aux conséquences de la FCO 3 et 8
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2064. — 19 novembre 2024. — M. David Taupiac alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans le département du Gers. En effet, au 1er octobre 2024, 108 foyers infectés de FCO ont été recensés, dont 36 dans des élevages bovins, 67 dans des élevages ovins et 5 dans des élevages caprins et 12 suspicions supplémentaires sont en cours d’examen. Cette situation sanitaire suscite une grande inquiétude parmi les éleveurs du département, qui sont d’autant plus alarmés par la progression rapide du sérotype 3, dit « exotique », de la FCO, qui se propage du nord vers le sud-ouest de la France. Les éleveurs gersois expriment leur crainte face aux effets similaires du sérotype 8, dont la propagation pourrait entraîner des pertes économiques importantes et des effets néfastes sur la santé des troupeaux (baisse de production, avortements, mortalité élevée). Si des mesures de vaccination gratuites ont été mises en place pour le sérotype 3, les professionnels déplorent que la vaccination contre la FCO-8 ne bénéficie pas du même traitement et demeure à la charge des éleveurs. La répartition inégale des coûts entre ces deux sérotypes engendre une pression financière supplémentaire sur les éleveurs du Gers, qui estiment que la prise en charge par l’État de la vaccination contre les deux sérotypes (FCO-3 et FCO-8) représenterait un coût-bénéfice bien supérieur à l’indemnisation des pertes directes liées à ces maladies. La progression continue des deux sérotypes pourrait entraîner des conséquences sanitaires graves dans les élevages du Gers et les mesures actuelles semblent insuffisantes pour endiguer cette crise. Dans ce contexte, les récentes annonces de Mme la ministre concernant la généralisation de la vaccination contre le FCO-3 et le déploiement d’un fonds d’urgence pour indemniser les éleveurs touchés par cette souche ont été bien accueillies dans le département. Cependant, les éleveurs du Gers regrettent que la vaccination contre le FCO-8 ne soit pas également prise en charge par l’État. Il lui demande donc quelles mesures supplémentaires elle envisage pour garantir une prise en charge équitable de la vaccination contre la FCO dans le Gers, tant pour le sérotype 3 que pour le sérotype 8, afin de protéger les élevages contre les effets dévastateurs de ces épidémies, tout en allégeant la charge financière pesant sur les professionnels du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6014</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pollution de l’acide trifluoroacétique (TFA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2153. — 19 novembre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation de l’acide trifluoroacétique (TFA), un polluant éternel non réglementé, aux effets sanitaires insuffisamment documentés et présent dans les ressources en eau en France. Cette molécule est issue principalement de l’herbicide flufénacet qui a vu ses ventes doubler entre 2019 et 2022 pour atteindre plus de 900 tonnes. Le 27 septembre 2024, le flufénacet a été reconnu comme perturbateur endocrinien par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ce qui impose de considérer le TFA comme un métabolite pertinent pour l’eau potable, c’est-à-dire potentiellement dangereux. D’après les données de l’Anses, la dégradation du flufénacet entraîne des concentrations en TFA dans l’eau potable jusqu’à cent fois supérieures au seuil de 0,1 µg/L fixé pour les perturbateurs endocriniens. En l’absence de surveillance réglementaire, plus de la moitié des Français seraient exposés à une eau potentiellement non conforme. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement prévoit pour protéger la population et les agriculteurs de cette molécule et quels dispositifs de dépollution des cours d’eau seront mis en place. Il lui demande également sa position sur une éventuelle interdiction du flufénacet au niveau européen et les alternatives envisageables pour les agriculteurs en matière d’herbicides sans danger pour la santé et la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6015</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Vols de fruits et légumes dans une propriété privée rurale ou forestière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2182. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les vols des fruits et légumes dans les propriétés privées rurales ou forestières non clôturés. Si l’article 226-4-3 du code pénal dispose que pénétrer sans autorisation dans la propriété privée rurale ou forestière d’autrui constitue une contravention de la 4e classe dans le cas où le caractère privé du lieu est matérialisé physiquement, beaucoup de champs agricoles ne sont pas clos en totalité. Ils sont le plus souvent entourés de haies, ne disposent pas d’une barrière pour les passages fréquents des tracteurs. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si un panneau d’interdiction d’entrer sur un champ non clôturé, entouré de haies sans barrière à l’entrée est considéré comme un élément matériel du caractère privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2007</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6015</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Médaille d’outre-mer aux militaires ayant servi en Algérie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2007. — 19 novembre 2024. — M. Julien Limongi attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’attribution de la médaille d’outre-mer aux militaires français ayant servi en Algérie du 3 juillet 1962 au 1er juillet 1964. En effet, le décret n° 62-660 du 6 juin 1962, qui institue la médaille d’outre-mer en remplacement de la médaille coloniale, ainsi que les décrets ultérieurs du 30 novembre 1988 et du 10 octobre 2024, omettent de mentionner les territoires de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, bien que les militaires ayant servi dans ces pays aient historiquement eu droit à la médaille coloniale. M. le député rappelle également que, depuis l’arrêté du 12 décembre 2018, les militaires présents en Algérie durant la période postérieure au 3 juillet 1962 jusqu’au 1er juillet 1964 bénéficient de la carte du combattant, ceux-ci étant désormais considérés comme ayant pris part à des opérations extérieures. Durant cette période, 547 militaires français ont reçu la reconnaissance de « Mort pour la France », et de nombreux régiments, dont le 67e Régiment d’infanterie dans la région de l’Oranais, ont continué à mener des opérations de combat régulières. En conséquence, il lui demande s’il envisage de remédier à cette omission par la publication d’un arrêté ou d’un décret, afin de permettre l’attribution de la médaille d’outre-mer aux militaires ayant servi en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964, et ainsi réparer ce qu’il considère comme une injustice envers ces militaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2055</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6015</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Dotation du bariolage « multi-environnement » au sein des armées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2055. — 19 novembre 2024. — Mme Alexandra Masson interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la généralisation de la dotation du bariolage « multi-environnement » au sein des armées. Annoncé en 2022 sur les services de communication de l’armée de Terre, ce nouvel uniforme promettant aux fantassins d’accroitre leur furtivité avec « un gain de temps de 25 % avant leur détection » devait équiper les militaires à partir de 2024. Conçue par la section technique de l’armée de terre en partenariat avec le service du commissariat des armées, cette nouvelle dotation serait une modernisation majeure de l’équipement des forces armées. Une modernisation nécessaire dans ce contexte d’intensification des conflits asymétriques mondiaux et du retour en Europe d’un conflit interétatique. Dans une doctrine gouvernementale qui se veut pourtant novatrice dans l’objectif de faire face à l’éventualité d’un conflit de « haute intensité », l’introduction d’un tel équipement serait un facteur supplémentaire quant à la préservation de la continuité de la souveraineté nationale. Alors que l’on est bientôt en 2025, plus aucune communication n’est faite sur le développement de cet uniforme et le projet semble rester embryonnaire. Ces retards incessants, à l’image des interminables délais de livraison des nouveaux fusils d’assaut HK416 aux réservistes de la garde nationale, laissent transparaître une certaine indifférrence des gouvernements successifs. Ainsi, elle l’appelle à respecter les engagements pris en 2022 pour que les militaires aient accès à un équipement adapté aux enjeux matériels contemporains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2056</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6016</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Reduction des effectifs de l’IHEDN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2056. — 19 novembre 2024. — Mme Murielle Lepvraud interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les réductions budgétaires prévues dans le projet de loi de finances pour 2025 qui auront pour conséquence une réduction notable des effectifs de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), avec la suppression de 20 postes sur les 71 existants d’ici 2027. Cette réduction d’effectifs - représentant près d’un tiers du personnel de l’institut - commence dès janvier 2025 avec la suppression de cinq postes, puis dix en 2026 et enfin deux en 2027. Ces coupes risquent de compromettre sérieusement la mission de formation de l’IHEDN et son rayonnement international dans le domaine de la défense, à un moment où les tensions géopolitiques et les menaces internationales sont accrues. Alors que ses effectifs sont déjà passés de 111 personnes en 2000 à 71 en 2020, il semble essentiel de maintenir l’ensemble des ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement de cette institution. Par ailleurs, d’autres instituts, comme l’Institut national du service public (INSP) et l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), subissent également des coupes budgétaires dans le cadre du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental ». Mme la députée souhaite savoir si cela constitue une nouvelle orientation gouvernementale concernant ces institutions. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte mettre en place pour assurer que ces coupes n’affecteront ni la qualité ni le nombre de formations dispensées par l’IHEDN.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6016</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Alerte à propos de la dangerosité de l’ouverture des casinos en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2109. — 19 novembre 2024. — Mme Gabrielle Cathala alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les risques avérés d’addiction que la fin de l’interdiction des casinos en ligne provoquerait sur la population, ainsi que les risques de perte d’emplois du secteur des casinos terrestres. Le Gouvernement a déposé en octobre 2024 un amendement au projet de loi de finances pour 2025 visant à autoriser en France les casinos en ligne, sans consultation préalable des entreprises du secteur, des syndicats et des associations de lutte contre les addictions. Après le retrait de cet amendement suite à la réaction légitime du secteur des jeux d’argent, M. le ministre a lancé un cycle de réunions techniques afin d’élaborer un calendrier visant à légaliser les casinos en ligne. Les syndicats sont toutefois tenus à l’écart de ces rencontres. L’autorisation d’une nouvelle forme d’addiction au jeu d’argent et de hasard serait catastrophique sur le plan sanitaire. Introduire une mesure d’une telle gravité sans concertation et par voie d’amendement est un acte irresponsable. Il faut rappeler que, comme l’indique l’association France Addiction, « depuis sa libéralisation, le marché des jeux d’argent et de hasard ne cesse de croître en France, atteignant un nouveau record en 2023 avec un chiffre d’affaires de 13,4 milliards d’euros. Parallèlement, le nombre de personnes en difficulté explose : en 2019, 1,4 million de Français étaient déjà à risque de jeu excessif, dont près de 400 000 souffraient de troubles de jeu pathologique ». Sur le cas particulier des casinos en ligne, l’Autorité nationale des jeux a lancé une campagne d’information le 8 octobre 2024 pour rappeler l’illégalité et la dangerosité élevée de cette nouvelle forme de casinos. En effet, le délai réduit entre la mise et le résultat incite le joueur à rejouer immédiatement. Plus ce délai est court, plus le risque d’addiction est important. Plusieurs autres facteurs augmentent ce risque avec la possibilité de jouer partout, à tout moment, sur plusieurs sites en même temps et de manière solitaire. Un second risque, économique celui-ci, est à craindre avec l’autorisation des casinos en ligne. Elle pourrait en effet entraîner une perte de 25 % à 30 % de chiffre d’affaires pour les casinos terrestres. S’agissant du casino d’Enghien-les-Bains, la perte estimée serait de 5 millions d’euros par an, ce qui entraînerait des conséquences désastreuses sur l’emploi. C’est pourquoi Mme la députée, alertée par les syndicats du casino d’Enghien-les-Bains situé dans sa circonscription du Val-d’Oise, alerte à son tour M. le ministre de la dangerosité que représente l’ouverture des casinos en ligne en France, tant sur le plan sanitaire qu’économique. Elle l’invite à ouvrir les réunions techniques aux syndicats du secteur, afin de mener une concertation efficace et équitable incluant tous les acteurs concernés et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2046</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6017</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Encadrement renforcé contre le démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2046. — 19 novembre 2024. — Mme Océane Godard interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la persistance du démarchage téléphonique abusif, malgré les dispositifs mis en place, tels que la liste Bloctel et les récentes réglementations sur les horaires et la fréquence des sollicitations commerciales. De nombreux citoyens, notamment les personnes inscrites sur la liste d’opposition au démarchage, continuent de recevoir des appels non sollicités, ce qui nuit à leur tranquillité quotidienne. Ce phénomène s’accompagne parfois de pratiques abusives et les amendes actuelles ne semblent pas toujours dissuader efficacement les entreprises fautives. Dans ce contexte, certains pays européens, tels que l’Allemagne, ont adopté une législation plus stricte, imposant le consentement préalable explicite des consommateurs avant tout appel de prospection commerciale. Cette approche, qui semble plus respectueuse des droits des consommateurs, pourrait être une solution pour mieux encadrer ces pratiques en France. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement envisage d’adopter des mesures similaires, en imposant le consentement préalable obligatoire avant tout démarchage téléphonique et de renforcer les sanctions à l’encontre des entreprises qui enfreignent ces règles. Elle souhaite également connaître les intentions du Gouvernement pour améliorer l’efficacité des dispositifs actuels de lutte contre ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2010</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6017</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Carlos Martens Bilongo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Présence d’animaux non domestiques sur les tournages audiovisuels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2010. — 19 novembre 2024. — M. Carlos Martens Bilongo interroge Mme la ministre de la culture sur la présence d’animaux non domestiques sur les tournages cinématographiques ou publicitaires. Il n’existe aucune réglementation spécifique relative aux tournages avec des animaux. Pourtant, la France a déjà pris des décisions pour protéger les êtres les plus vulnérables dans le cadre de cette activité. Par exemple, il est interdit de faire apparaître à l’écran un bébé humain de moins de trois mois. Grâce aux progrès techniques, cette interdiction de bon sens n’entrave aucunement la liberté de création. Des entreprises proposent maintenant de « faux bébés » qui paraissent incroyablement vrais. S’il est possible de reproduire des bébés humains plus vrais que nature, nul doute qu’il est aussi possible de le faire pour les animaux : c’est ce qu’on appelle l’animatronique. À l’heure où les Françaises et les Français se disent très préoccupés par la cause animale et où les animaux sauvages seront bientôt délivrés des cages des cirques itinérants, il serait temps de s’intéresser à la question de ceux qui sont emprisonnés pour des tournages cinématographiques ou publicitaires. En effet, tigres, panthères, singes, notamment, subissent la captivité, le dressage et des transports éprouvants pour apparaître sur les écrans alors qu’il existe de multiples alternatives pour les représenter ; à celle déjà citée l’on peut y ajouter les effets spéciaux et les banques d’images. Persuadé qu’il est essentiel de repenser les rapports des humains aux animaux pour une société de l’harmonie, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’interdire l’exploitation d’animaux sauvages pour la création artistique (cinéma, publicité, clip vidéo, etc.).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2015</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6017</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Inégalité territoriale dans la répartition des ABF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2015. — 19 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur la nécessaire évolution des architectes des bâtiments de France (ABF). En effet, leurs missions sont aujourd’hui multiples : conservation des monuments historiques, contribution au contrôle scientifique et technique des monuments historiques, contrôle et expertise des projets en espaces protégés et promotion de la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Or par manque de temps et de moyens, les ABF se concentrent majoritairement sur les missions de contrôle au détriment des missions de conseil. Cette carence pénalise les propriétaires privés et les communes dans l’accompagnement de leurs projets, notamment dans les zones rurales. Cela détériore aussi le dialogue avec les collectivités, propriétaires de 41 % des monuments historiques du pays. Par ailleurs, cette profession est marquée par une forte inégalité territoriale. Près de 40 % des départements n’en disposent que d’un, quand d’autres, pourtant de tailles équivalentes, peuvent en avoir jusqu’à 7. Certains départements sont donc pénalisés quand il faut se déplacer entre des sites éloignés de plusieurs heures de route. Par exemple, la Dordogne, avec 9 060 km carrés, soit le troisième plus grand département de France, n’en possède que deux. Elle détient pourtant 879 édifices protégés au titre des monuments historiques, 28 sites classés, 121 sites inscrits et 39 sites patrimoniaux remarquables (SPR), dont 3 secteurs sauvegardés. Ainsi, elle lui demande si elle compte renforcer les moyens alloués aux architectes des bâtiments de France afin de réduire cette inégalité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2024</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6018</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Fonds de soutien à l’expression radiophonique dans les territoires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2024. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Monnet alerte Mme la ministre de la culture sur les conséquences des coupes budgétaires importantes envisagées par le Gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2025, en direction du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). L’annonce d’une baisse de 35 % du FSER est un coup dur pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la vie et aux acquis démocratiques des radios associatives. Alors que le FSER constitue, en moyenne, 40 % des ressources des 750 radios associatives recensées en France, cette mesure pourrait mettre en danger 70 % à 80 % d’entre elles et 800 emplois seraient directement menacés. Leur rôle décisif est pourtant reconnu pour la démocratie, dans la cohésion des territoires et dans la communication sociale de proximité. Donner une voix à celles et ceux qui en sont souvent privés, relayer le travail des acteurs et des élus locaux, faire résonner les initiatives citoyennes locales : ces enjeux essentiels supposent de garantir le pluralisme, la richesse et la diversité et le maillage du paysage radiophonique. En particulier pour les territoires ruraux comme le département de l’Allier, on ne peut que constater la contradiction manifeste d’une telle annonce budgétaire avec les intentions affichées par Mme la ministre il y a quelques semaines, dans le cadre du « Printemps de la Ruralité » et du « Plan Culture et Ruralité ». Ce plan proclamait ainsi que « les radios associatives de proximité jouent un rôle crucial pour la vitalité des territoires ruraux et le renforcement du lien social. Présentes pour trois quarts d’entre elles en milieu rural, elles sont au cœur des tissus associatifs locaux qu’elles participent à mettre en réseau et touchent de nombreux habitants par une programmation culturelle de proximité. Elles font face à des problématiques spécifiques par rapport aux radios en territoires urbains : fragilité des subventions des collectivités locales ; frais plus importants engendrés par la couverture d’un territoire plus étendu (…) ; marché publicitaire plus restreint ». Ces constats aboutissaient à l’annonce de la « création d’un dispositif ciblé sur les radios situées dans les zones France ruralité revitalisation (FRR) et dans les territoires ultramarins, soit près de 220 radios. Cela prendra la forme d’un bonus à partir du fonds de soutien à l’expression radiophonique, représentant un gain moyen de l’ordre de 10 000 euros par radio, au service d’une animation culturelle locale de qualité souvent permise par l’engagement de bénévoles ». Il lui demande si ces annonces sont toujours d’actualité, alors que les mesures du PLF 2025 semblent les contredire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2051</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6018</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurore Bergé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Coût de fonctionnement et de gestion du Pass Culture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2051. — 19 novembre 2024. — Mme Aurore Bergé appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la gestion financière du Pass Culture. Ce dispositif est important pour développer de nouvelles habitudes culturelles et favoriser l’égalité dans l’accès à la culture. Ce programme a vu ses coûts de fonctionnement et de gestion exploser, comme le souligne un rapport détaillé de la Cour des comptes. En premier lieu, Mme la députée s’interroge sur la hausse substantielle des frais de fonctionnement du Pass Culture. En effet, les dépenses relatives aux frais de bouche ont augmenté de 71 %, tandis que celles de déplacement ont connu une hausse de 45 % en l’espace d’un an. Elle souhaite obtenir le détail de ces dépenses et les justifications de ces augmentations qui dépassent de loin les standards habituels pour une structure publique. Plus précisément, elle souhaiterait savoir si des audits ou des évaluations internes ont été menés pour contrôler la légitimité de ces dépenses et si des mesures correctrices sont envisagées pour rétablir une gestion rigoureuse des finances du dispositif. Ensuite, Mme la députée interroge Mme la ministre sur la pertinence de l’installation des bureaux du Pass Culture sur les Champs-Élysées, un choix qui entraîne des frais fixes particulièrement élevés et interroge quant à la nécessité de recourir à un emplacement prestigieux pour une structure publique qui promeut l’accès à la culture dans les territoires. Elle souhaite comprendre les raisons de ce choix et si des alternatives sont envisagées pour réduire les coûts immobiliers du dispositif. Elle questionne également la croissance de 28 % des effectifs de la SAS Pass Culture, une hausse jugée excessive pour une structure déjà bien dotée. Par ailleurs, elle rappelle que 300 millions d’euros de subventions publiques ont été alloués au Pass Culture. Elle souhaite savoir si des mécanismes de suivi et de contrôle seront intégrés pour garantir que ces fonds publics soient utilisés exclusivement pour l’objectif initial du Pass Culture : offrir un accès équitable à la culture pour les jeunes, en particulier ceux issus de milieux éloignés des pratiques culturelles. Elle la remercie pour ses réponses et espère que les clarifications apportées permettront de garantir une gestion exemplaire des ressources publiques et une meilleure efficacité du Pass Culture dans un contexte de maîtrise budgétaire de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6019</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Aide à la presse, aide à la distribution à France Messagerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2154. — 19 novembre 2024. — M. Joël Bruneau appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de l’aide à la presse et notamment sur la gestion de l’aide à la distribution. France Messagerie (anciennement Prestalis mise en liquidation) société coopérative a touché une subvention de 9 millions d’euros cette année (l’opération complète de restructuration avec les remboursements de dettes et les préretraites a coûté environ 500 millions d’euros). Suite aux difficultés de Prestalis, le marché de la distribution des quotidiens et des mensuels s’est réorganisé et c’est ainsi que 83% des titres de presse ne sont plus distribués par France Messagerie qui touche pourtant l’intégralité des aides de distributions à la presse. M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur le risque que ces subventions soient utilisées pour exercer une concurrence déloyale créant une tension sur les tarifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2017</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6019</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Soutien public au dispositif du microcrédit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2017. — 19 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le soutien public au dispositif du microcrédit. Le microcrédit est une solution de financement qui s’adresse aux personnes exclues du système bancaire classique du fait d’une insuffisance de revenus ou d’une situation de précarité sociale. Il est destiné à faciliter le retour vers l’emploi et à encourager la création ou la reprise d’entreprise par des personnes disposant d’une capacité de remboursement (même limitée) et ayant besoin d’être accompagnées. Plusieurs rapports soulignent la pertinence de cet outil, à l’instar du rapport de l’inspection générale des finances sur le microcrédit (2009) qui pointait son utilité sociale et économique « remarquable ». Le modèle français du microcrédit se caractérise par l’intervention coordonnée de différents acteurs publics, associatifs et bancaires, impliqués dans la sélection, le financement et l’accompagnement social des bénéficiaires de crédit. C’est notamment le cas des associations familiales ou d’aide aux personnes en difficulté, qui sont agréées et financées pour remplir ces missions. Or la Caisse des dépôts et des consignations, qui contribuait à ce financement, a décidé de s’en désengager. Au regard de la situation fragile de ces associations, plus sollicitées que jamais dans un contexte d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat, elles ne pourront pas faire face à une baisse du financement de leurs missions. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de compléter le financement de l’accompagnement du microcrédit par les acteurs associatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2023</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6019</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Extension de la protection juridique à l’ensemble des assurances habitations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2023. — 19 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de rendre obligatoire pour les compagnies d’assurances, l’inclusion d’une protection juridique à l’ensemble de leurs offres proposants des couvertures multirisques-habitations. Le règlement actuel des assurances prévoit un devoir de conseil juridique en cas de litige mais ne rend pas obligatoire la souscription à une protection juridique dans le cadre d’une assurance habitation ou multirisque. Lorsqu’une assurance propose une protection juridique, elle a le devoir légal de la proposer à son client dans des termes clairs, évoquant le coût supplémentaire que cette protection représente. L’assuré doit en être informé et peut refuser cette protection. En revanche, si l’assurance ne propose aucune protection juridique, elle n’est pas tenue d’en avertir futur assuré. Dans les faits, la plupart des ménages ignorent s’ils bénéficient ou non d’une protection juridique en cas de litige et lorsqu’ils en sont informés de cette option, les personnes les plus précaires économiquement y renoncent. Il existe par ailleurs une aide juridictionnelle de l’État, qui reste la seule voie en cas de contentieux pour les personnes qui ne pourraient couvrir les frais qu’une procédure engage. Mais cette aide est accordée sous conditions de ressources et ne concerne pas l’ensemble des biens considérés. La vulnérabilité de l’immobilier résidentiel face aux changements climatiques est en forte croissance. Les catastrophes naturelles entraînent d’ores et déjà des dommages conséquents sur l’immobilier, avec le mouvement des argiles, les fortes chaleurs ou encore les inondations que l’on connaît déjà aujourd’hui. La Banque de France estime une multiplication par 5 voire 6 de la hausse possible du coût des sinistres climatiques dans certains départements français entre 2020 et 2050. En juillet 2022, France Assureurs estimait à plus d’un demi-milliard d’euros le montant de dégâts occasionnés aux seules habitations pour les intempéries du mois de juin 2024 et estimait à plus de 930 000 les nouveaux sinistres d’habitations liés à des évènements climatiques sur l’année complète en 2023. La responsabilité de la puissance publique (État et collectivités territoriales) en matière de prévention des risques peut être engagée. Pour autant la protection réelle des citoyens apparaît inaccessible en l’absence d’une protection juridique. L’augmentation des litiges à venir questionne sur la garantie d’une défense juridique pour toutes et tous et l’égalité face aux aléas climatiques. Ainsi, il l’interroge sur l’opportunité, pour les compagnies d’assurances, d’étendre à l’ensemble des contrats proposant des assurances habitations et multirisques une protection juridique afin de réduire les inégalités face aux nouveaux périls et de retrouver par la même l’esprit de solidarité universel qui fut à l’origine des systèmes assurantiels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2025</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6020</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Production française des moteurs de Formule 1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2025. — 19 novembre 2024. — M. Frank Giletti appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie quant à la production française des moteurs de Formule 1. Alors que la production des moteurs de Formule 1 (F1) est historiquement réalisée par l’usine française de Viry-Châtillon - actrice centrale de l’innovation technologique depuis près de 50 ans - la direction du groupe Renault, propriétaire de l’écurie Alpine F1, envisage de confier, dès 2026, la motorisation hybride de ses véhicules monoplaces à la société Mercedes, basée en Angleterre. Or une telle décision entraînerait de multiples conséquences pour la France, à commencer par la perte d’un fleuron industriel national, lequel a permis au groupe Renault de remporter douze titres en championnat du monde, au point de pouvoir être légitimement comparé à des programmes nationaux d’excellence tels qu’Ariane, le train à grande vitesse ou encore au système nucléaire. De même, cela affecterait grandement le rayonnement technologique de la France sur la scène internationale, alors que la Formule 1 est une discipline qui comptabilise une audience annuelle de 1,5 milliard de téléspectateur. Mais cette décision s’étendrait également à l’écosystème industriel français puisque 334 emplois, 150 prestataires et de multiples partenaires du groupe Renault se trouvent concernés tandis que les fournisseurs français pourraient perdre près de 100 millions d’euros de retombées économiques habituelles (notamment Mecachrome, société aéronautique située à Aubigny-sur-Nère qui rencontrerait de fortes difficultés sociales). Plus encore, les risques pour la compétitivité technologique sont accrus tandis que cette décision constituerait une atteinte à la souveraineté industrielle. En effet, en pleine transition écologique, la France pourrait perdre ses meilleurs ingénieurs et affaiblir son indépendance technologique tandis que, concomitamment, l’engagement des jeunes talents dans ce secteur, attirés par les métiers de pointe, pourrait être fragilisé. Par exemple, des initiatives comme le concours d’excellence mécanique Alpine, formant les jeunes élèves de la filière mécanique au sein de l’écurie seraient fortement compromises. Enfin, il faut souligner que la filière sportive française représente 2,9 milliards d’euros tandis qu’elle est portée par d’éminentes figures et des évènements de renommée mondiale (tels que les 24 heures du Mans ou encore le Grand Prix de France). L’État français, actionnaire du groupe Renault à hauteur de 15 %, doit agir rapidement pour protéger l’intérêt national et préserver ce pilier stratégique de l’industrie automobile française. Dans cette perspective, il aimerait savoir quelles sont les mesures que compte adopter le Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2027</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6020</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fraudes liées aux banques en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2027. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Viry interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’augmentation des fraudes liées aux banques en ligne. Celles-ci, bien que pratiques et accessibles, sont devenues des cibles privilégiées pour les cybercriminels et plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance. Contrairement aux banques dites traditionnelles, où des procédures d’identification rigoureuses sont appliquées en physique, les banques en ligne reposent principalement sur des vérifications numériques, qui peuvent, parfois, être contournées. Les cybercriminels utilisent diverses techniques, à l’instar du phishing, de logiciels malveillants, du vol d’identité etc. Par ailleurs, la nature même de la banque en ligne, qui permet d’effectuer des transactions à tout moment et de n’importe où, peut faciliter les fraudes. Les clients, souvent mal informés sur les mesures de sécurité à adopter, peuvent être davantage vulnérables aux attaques. Si les banques traditionnelles et en ligne investissent massivement dans des technologies de sécurité avancées, comme l’authentification à deux facteurs, le cryptage des données et des systèmes de surveillance des transactions en temps réel pour détecter les activités suspectes, il demeure que les fraudeurs évoluent constamment et s’adaptent aux nouvelles technologies. Aussi, il interroge le Gouvernement sur les mesures qu’il entend prendre afin, d’une part, de sécuriser les consommateurs, notamment par des actions de sensibilisation, mais également de renforcer les protocoles de sécurité et, d’autre part, d’assurer la souveraineté économique et numérique de la France - au regard d’établissements ayant leur siège social en dehors du territoire national - tout en limitant au maximum la fraude fiscale et monétaire ainsi que le blanchiment d’argent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2028</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6021</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>La gestion de l’affaire H2O par l’Autorité des marchés financiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2028. — 19 novembre 2024. — M. Charles de Courson interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la gestion du dossier H2O par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce dossier, qui concerne un scandale financier majeur en Europe impliquant la société H2O AM et le groupe Tennor aurait entraîné des pertes estimées entre 3 et 4 milliards d’euros pour les porteurs de parts, parmi lesquels plus de 10 000 épargnants français et étrangers ayant décidé d’agir en justice. En dépit de la gravité de la situation, certains prétendent qu’un membre de l’AMF aurait, au lieu de se déporter du dossier en raison d’éventuels conflits d’intérêts liés à ses fonctions antérieures, adopté une position favorable à certains groupes bancaires impliqués. En effet, l’AMF n’aurait pas souhaité poursuivre certaines banques pourtant en charge du contrôle des fonds de H2O. De plus, une « offre transactionnelle » proposée par H2O, visant à indemniser les victimes à hauteur de seulement 5 à 10 % des pertes subies, serait actuellement en cours de diffusion avec l’appui de l’AMF. Cette offre présenterait des conditions extrêmement désavantageuses pour les porteurs ayant engagé des actions en justice, risquant ainsi de pénaliser ceux qui cherchent une réparation légitime de leur préjudice. Toute éventuelle entrave à une telle démarche judiciaire pourrait avoir un impact négatif sur la confiance des épargnants dans les institutions financières françaises. Face à ces éléments et compte tenu de l’engagement pris par sa présidente, Mme Barbat-Layani, devant la commission des finances d’assurer une indépendance de l’AMF, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour garantir une gestion impartiale du dossier H2O et pour clarifier la position de l’AMF sur les éventuels conflits d’intérêts de sa présidente dans cette affaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2041</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6021</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Cotisations sociales des animateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2041. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les cotisations sociales des animateurs. Interpellée par les maires de sa circonscription, Mme la députée a été sollicitée sur les difficultés financières rencontrées par les mairies pour assurer des emplois aux animateurs, souvent des étudiants saisonniers, ainsi qu’une offre de service convenable aux familles. L’URSSAF, qui contrôle et redresse les collectivités concernant les bases forfaitaires, s’appuie sur deux jurisprudences pour interpréter l’arrêté ministériel du 11 octobre 1976. Après application, ces deux jurisprudences ne permettent qu’aux animateurs et directeurs employés de façon temporaire et épisodique d’ouvrir droit aux bases forfaitaires. Cela exclut les directeurs et animateurs qui travaillent en continu, les directeurs et animateurs du BAFA et les directeurs et animateurs qui ne travaillent pas chaque jour d’ouverture. Sans évolution de la situation, les villes de la circonscription de Mme la députée craignent de devoir réduire l’offre de travail saisonnier et les activités proposées aux familles. Pour finir, s’ils doivent compenser la perte de rémunération des animateurs pour réussir à recruter, leur situation financière serait d’autant plus aggravée. Aussi, elle le sollicite pour savoir quelles mesures peuvent être mises en place pour que les cotisations sociales des animateurs ne pénalisent plus le budget des mairies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2045</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6021</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditions de retour des produits achetés en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2045. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conditions de retour des produits achetés en ligne. De nombreux commerçants en ligne mettent en vente des produits à de faibles prix. Les conditions de retour de ces produits manquent souvent de transparence. Ainsi, ce manque de clarté met en péril les droits des consommateurs. À titre d’exemple, l’adresse de retour de certains produits achetés sur les sites Shein ou Ali express est située à l’étranger. Or le coût d’un retour en recommandé à l’étranger est souvent rédhibitoire, ce qui prive le consommateur de son droit à la rétractation. Selon l’article L. 221-18 du code de la consommation, « le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d’autres coûts que ceux prévus aux articles L. 221-23 à L. 221-25 ». Cette pratique met, en outre, les vendeurs français en difficulté. Le taux de retour des vendeurs français est supérieur, ce qui ne fait qu’augmenter leur prix de vente. Outre le coût pour le consommateur, un retour à l’étranger a aussi un coût sur l’environnement non négligeable. Il paraîtrait, dès lors, nécessaire pour les consommateurs de connaître clairement et dès l’achat, la provenance du produit en vente, ainsi que le pays et l’adresse d’un retour éventuel et les conditions de ce retour éventuel. Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures qui pourraient être prises par le ministère de l’économie afin d’obliger les vendeurs en ligne à davantage de transparence sur les conditions de retour de leurs produits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2047</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6022</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Énergie - Frais de résiliation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2047. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question des frais de résiliation anticipée imposés par les fournisseurs d’énergie à leurs clients. D’après le Médiateur national de l’énergie et l’association UFC-Que choisir, plusieurs fournisseurs envisagent d’appliquer des frais de résiliation anticipée aux contrats des particuliers, un dispositif déjà en place pour leurs clients professionnels dans les contrats avec engagement. Ils indiquent que la législation et la réglementation actuelles permettent aux fournisseurs d’envisager cette modification de leurs offres contractuelles. Le Médiateur national de l’énergie ainsi qu’UFC-Que choisir mettent en garde contre l’impact que ce changement pourrait avoir sur le pouvoir d’achat des ménages. Ces frais dissuaderaient les particuliers de changer de fournisseur, même si une offre plus attractive est disponible. De plus, UFC-Que choisir fait remarquer que certains fournisseurs d’énergie ne préviennent leurs clients de modifications contractuelles qu’avec un préavis d’un mois. L’association estime qu’un délai légal de trois mois serait préférable pour assurer une information adéquate des consommateurs. Il souhaite ainsi connaître la position du Gouvernement à ce sujet et les éventuelles mesures envisagées pour renforcer la protection des consommateurs d’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2093</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6022</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Casser la DGFiP est un non-sens politique et financier !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2093. — 19 novembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation de la direction générale des finances publiques (DGFiP). Au cours des 20 dernières années, la DGFiP a été vue comme un réservoir de postes à supprimer par les gouvernements successifs. Ce ne sont pas moins de 50 000 emplois qui ont été supprimés entre 2002 et 2024. Pourtant, les agents de la DGFiP remplissent des missions essentielles de service public au profit de l’intérêt général. Collecte de l’impôt, information des usagers contribuables, missions comptables et foncières, lutte contre l’évasion fiscale… En ces temps de difficultés budgétaires, il est totalement irresponsable et contreproductif de s’attaquer encore aux moyens et aux effectifs de la DGFiP. Les fonctionnaires des finances publiques font rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, ils sont donc indispensables à toute action publique d’ampleur. Pourtant, la version initiale du projet de loi de finances pour 2025 (PLF 2025) prévoit encore 550 suppressions de poste. C’est un non-sens politique, économique et financier ! Cette nième offensive contre la DGFiP s’inscrit dans le cadre plus large d’attaques répétées contre l’ensemble de la fonction publique au cours des 7 dernières années. Les récentes mesures annoncées par le ministre de la fonction publique en sont la preuve : suppression de l’indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), allongement du délai de carence, baisse du traitement en cas d’arrêt maladie… Casser du sucre sur le dos des fonctionnaires semble être le sport favori du Gouvernement. Mais c’est une fois de plus un pari perdant. Les Françaises et Français sont attachés aux services publics et veulent les voir se déployer partout sur le territoire. À la DGFiP cela passe, entre autres, par l’augmentation des moyens humains, l’arrêt des suppressions d’emplois, une réimplantation des services de la DGFiP dans les territoires au plus près des usagers avec la réouverture des accueils physiques de proximité, l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation des rémunérations et des moyens de fonctionnement, le maintien et le renforcement des missions à la DGFiP, etc. Conscients du rôle essentiel joué par la DGFiP et ses agents dans la lutte contre l’évasion fiscale - qui représente chaque année 100 milliards d’euros de manque à gagner -, de nombreux députés ont amendé le PLF 2025 en vue de donner à la DGFiP les moyens humains et matériels d’accomplir sa mission. Les amendements CF 1834, CF 1207, CF 1433, CF 1110, CF 1201, CF 1212, CF 1216 et CF 1219 vont tous dans ce sens. Ils proposent des embauches de personnels, l’investissement dans du matériel de meilleure qualité et dans la formation des agents, la création d’une direction interministérielle de lutte contre l’évasion fiscale et la titularisation des contractuels de la DGFiP. Tous ces amendements ont été adoptés en première lecture par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il lui demande si le Gouvernement va retenir ces mesures votées par la représentation nationale dans la version finale du budget ; la DGFiP et ses agents en ont un besoin urgent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6023</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Renégociation de la convention fiscale entre la France et le Luxembourg
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2101. — 19 novembre 2024. — M. Frédéric Weber attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité de renégocier la convention fiscale entre la France et le Grand-Duché du Luxembourg dans un objectif de justice fiscale, en particulier pour les travailleurs frontaliers. La nouvelle convention fiscale, signée le 20 mars 2018, avait pour but d’éviter la double imposition des résidents français percevant des revenus au Luxembourg. Toutefois, malgré cet objectif, de nombreux travailleurs frontaliers sont toujours confrontés à des situations de double imposition, notamment en raison de la complexité de l’application des règles fiscales et des différences entre les systèmes d’imposition des deux pays. Cette situation est d’autant plus préoccupante avec l’essor du télétravail, qui engendre une incertitude sur la résidence fiscale et le risque d’une imposition multiple, particulièrement pour les jours travaillés depuis la France. Alors que, dans le cadre de la précédente convention, les travailleurs frontaliers devaient déclarer leur salaire brut luxembourgeois en déduisant les cotisations sociales ainsi que les impôts déjà payés au Luxembourg, la nouvelle convention introduit une modification significative. Désormais, ils devront déclarer leur salaire brut uniquement diminué des cotisations sociales, sans déduction des impôts payés au Luxembourg. Cette situation crée de facto un régime de double imposition pour ces travailleurs. Cela entraînera pour beaucoup d’entre eux un passage à une tranche d’imposition plus élevée, affectant particulièrement plusieurs catégories de travailleurs frontaliers. Sont notamment concernés les célibataires percevant des revenus locatifs en France, les retraités percevant plusieurs pensions, les indépendants exerçant une activité en France parallèlement à leur emploi au Luxembourg, ainsi que les couples mariés où l’un des conjoints travaille au Luxembourg et l’autre en France. Ces travailleurs risquent de subir une hausse importante de leur impôt sur le revenu, entraînant une perte de pouvoir d’achat significative, en plus des complications administratives liées à la déclaration dans deux systèmes fiscaux différents. Cette situation va à l’encontre de l’objectif premier de la convention, qui était d’assurer une imposition juste et équilibrée pour ces travailleurs, tout en évitant une charge administrative excessive. Dans un contexte où la justice fiscale devient un enjeu primordial pour garantir la confiance dans le système fiscal, il est indispensable d’assurer une répartition plus équitable de la charge fiscale entre les deux pays. La France doit veiller à protéger les travailleurs frontaliers et ses résidents contre les effets négatifs de la double imposition. C’est la raison pour laquelle M. le député demande à M. le ministre de lui préciser les mesures qu’il envisage de prendre pour protéger les travailleurs frontaliers français des effets négatifs de la nouvelle convention fiscale, prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2025. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de renégocier certains aspects de la convention avec le Luxembourg, afin de garantir qu’aucun travailleur frontalier ne subisse de double imposition, conformément à l’objectif initial de l’accord.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6023</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Vannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Remboursement au premier euro d’un trop-perçu d’impôt par les finances publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2104. — 19 novembre 2024. — M. Paul Vannier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 1965 L du code général des impôts. Cet article stipule que « les dégrèvements ou restitutions de toutes impositions ou créances fiscales d’un montant inférieur à 8 euros ne sont pas effectués ». Cette disposition n’étant pas cumulative, chaque trop perçu d’impôt inférieur à 8 euros ne peut être reporté à l’exercice budgétaire suivant pour être remboursé par les services des finances publiques. L’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 stipule : « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». Afin de respecter le principe d’égalité des citoyens devant l’impôt, il conviendrait d’appliquer une règle plus juste visant à faire payer au contribuable la stricte somme dont il est redevable au titre de l’impôt sur le revenu et qu’il soit donc remboursé au 1er euro dans le cas d’un trop-versé. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures qu’il envisagerait de mettre en œuvre pour assurer un plus juste recouvrement de l’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6024</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Vive inquiétude sur la filière automobile dans les Hauts-de-France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2106. — 19 novembre 2024. — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les inquiétudes des professionnels de la filière automobile dont il est quotidiennement le destinataire dans sa circonscription. Le marché automobile, avec tous ses acteurs (constructeurs, sous-traitants, concessionnaires, réparateurs, revendeurs, industrie pétrolière, etc.), se trouve aujourd’hui dans une situation d’extrême tension. Baisse des immatriculations, vieillissement du parc, financement artificiel de l’électrification, décisions erratiques ou illisibles des pouvoirs publics, absence de perspectives crédibles quant au développement des mobilités douces : l’avenir paraît bien sombre pour la filière. Cette dernière représente pourtant un pilier de l’économie nationale, en général, et de la région des Hauts-de-France, en particulier. La 18e circonscription, par exemple, comprend de nombreuses entreprises du secteur, dont plusieurs dizaines de concessions, agences et garages, ainsi que des fleurons industriels tels que Grupo Antolin à Cambrai, Gestamp à Gouzeaucourt, Mecajet à Ligny-en-Cambrésis, NP Nord à Caudry, Acet à Inchy, Dylco à Bertry, Trémois au Cateau-Cambrésis. Plus largement, 50 % des automobiles européennes sont produites dans un bassin de vie de 300 km autour de la région des Hauts-de-France et la moitié des usines de la région se trouve dans le département du Nord. En somme, si le marasme de la filière devait se poursuivre et s’aggraver, les conséquences économiques et sociales, pour les habitants de la 18e circonscription et au-delà, seraient catastrophiques. Or des rumeurs de plans sociaux massifs courent déjà. M. le député demande donc à M. le ministre s’il a connaissance de tels plans, en particulier dans les Hauts-de-France, le département du Nord et la 18e circonscription. Il lui demande également s’il a déjà eu des échanges avec les éventuelles entreprises concernées et, dans le cas où ces rumeurs seraient avérées, si l’État se prépare à soutenir les acteurs de la filière, de quelle manière et avec quels moyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6024</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Patrimoine - Économie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2129. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité de mettre à jour le Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP) concernant les critères d’attribution du label de la Fondation du patrimoine. Tout propriétaire privé souhaitant entreprendre des travaux de rénovation sur un élément patrimonial local peut solliciter ce label de la Fondation du patrimoine. Jusqu’en 2020, l’obtention de ce label était restreinte aux biens situés en zone rurale, définie par l’administration fiscale comme une commune de moins de 2 000 habitants. Depuis, cette condition a été élargie et le label peut désormais être accordé dans toute commune de moins de 20 000 habitants. Cependant, cette nouvelle définition n’a pas encore été intégrée au BOFIP, qui continue de mentionner le critère de « ruralité » sans refléter la récente évolution législative. Compte tenu des implications fiscales, économiques, culturelles et patrimoniales de ce changement, une mise à jour du BOFIP semble essentielle. Il lui demande donc de préciser la position du Gouvernement sur cette mise à jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6024</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nécessité d’une plate-forme publique pour la facturation électronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2184. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les modalités de la future facturation électronique obligatoire, notamment pour les agriculteurs. Le passage à la facturation électronique suppose, pour tous les agriculteurs, qu’ils soient en capacité de recevoir ce type de facture dès septembre 2026 et en capacité d’en émettre en septembre 2027. C’est déjà, en soi, une difficulté pour les agriculteurs (et notamment les plus petits agriculteurs) en recherche d’autonomie sur leur ferme. Mais l’annonce récente, le 15 octobre 2024, d’un abandon du portail public (et gratuit) de facturation par l’État ajoute à l’incompréhension et suscite la colère, chez des agriculteurs qui se considèrent mis devant le fait accompli et abandonnés par la puissance publique : ils n’auront en effet pas d’autre choix que de se tourner vers les plates-formes de dématérialisation partenaires (PDP), qui sont des plates-formes privées et payantes. Les évaluations diffèrent mais selon les chiffres disponibles, le coût unitaire de traitement d’une facture par un opérateur de dématérialisation serait compris entre 0,20 et 1 euro, ce qui est d’autant moins négligeable que le chiffre d’affaires de l’entreprise est faible. Un portail public gratuit, initialement promis, suffirait pourtant pour répondre à l’obligation de facturation électronique et de transmission d’informations à l’administration. Le portail Chorus Pro pourrait remplir cette fonction, à condition que l’ensemble de ses fonctionnalités soient activées. Au-delà du monde agricole, les petites entreprises artisanales et indépendantes sont confrontées à la même problématique. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’est d’ailleurs émue de la situation. Aussi il lui demande de confirmer si la mise en place d’une plate-forme publique et gratuite est toujours d’actualité, ce qui permettrait d’éviter de confier l’intégralité de la facturation électronique au secteur privé et serait de nature à rassurer et accompagner les plus petites entreprises (agricoles ou autres) dans cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6025</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Bilan des accords fiscaux avec le Qatar
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2188. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Juvin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la transparence des avantages fiscaux accordés au Qatar. Le Qatar bénéficie d’exonérations fiscales sur les plus-values immobilières, les dividendes, les redevances et les revenus des créances lors des investissements en France. Ces avantages sont permis par la convention fiscale signée en 1990 entre la France et le Qatar et l’avenant de 2008. Les accords internationaux étant supérieurs juridiquement à une loi de finances, cette convention échappe à tout contrôle des parlementaires. On est pourtant dans une période de restrictions budgétaires qui pourrait justifier de remettre en cause certains engagements fiscaux pris par le passé. Il souhaiterait donc qu’il puisse communiquer à la représentation nationale le bilan des avantages fiscaux accordés dans le cadre de cette convention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6025</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Augmentation du taux de cotisations sociales des micro-entrepreneurs retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2194. — 19 novembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’augmentation du taux des cotisations sociales dues par les micro-entrepreneurs. Le décret n° 2024-484 du 30 mai 2024 acte, en effet, une augmentation progressive du taux global des cotisations sociales des micro-entrepreneurs relevant du régime général de la sécurité sociale. Initialement fixé à 21,1 %, ce taux est passé au 1er juillet 2024 à 23, 1 %. Il s’élèvera en 2025 à 24,6 % puis à 26,1 % à compter du 1er janvier 2026. Cette hausse vise à garantir aux micro-entrepreneurs l’acquisition de droits à la retraite. Si l’objectif de cette disposition est louable, son application n’apparaît pas justifiée pour les personnes ayant fait effectivement valoir leurs droits à la retraite. Ces dernières, qui s’engagent dans cette activité afin d’obtenir un revenu complémentaire à leur pension très souvent modeste, se voient impactées par ce relèvement de cotisations alors même qu’elles n’acquièrent aucun droit associé. C’est pourquoi, par souci de justice sociale, il lui semblerait souhaitable d’exonérer de cette majoration les micro-entrepreneurs retraités et, sur ce sujet, souhaiterait connaître sa position.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2068</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6025</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Déconnexion croissante entre l’éducation nationale et les attentes des familles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2068. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la déconnexion croissante entre l’éducation nationale et les attentes de nombreuses familles françaises. Cette déconnexion devient un problème de plus en plus évident, comme en témoigne la prolifération des écoles privées hors contrat ces dernières années. Cette évolution, qui reflète une perte de confiance significative dans l’institution publique, soulève de nombreuses interrogations quant aux dysfonctionnements actuels du système éducatif national et aux réponses que le ministère envisage d’apporter. En effet, comme l’indiquent plusieurs rapports récents, la croissance des établissements privés hors contrat est spectaculaire. Le nombre de ces écoles a augmenté de 110 % en dix ans, un chiffre qui devrait interpeller sur l’état de l’enseignement public en France. Selon certains observateurs, cette tendance témoigne d’un désaveu des familles envers l’éducation nationale, qu’elles jugent de plus en plus déconnectée des réalités et des besoins de leurs enfants. Ainsi, une part croissante de parents cherche à échapper aux contraintes d’un système qu’ils perçoivent comme rigide dans sa structure tout en étant laxiste dans son enseignement, uniformisant et parfois en décalage avec leurs valeurs ou les besoins spécifiques de leurs enfants. Les raisons de cette désaffection sont multiples, mais plusieurs éléments majeurs se dégagent : programmes allégés de piètre qualité, baisse du niveau général, manque de soutien individualisé et une gestion centralisée perçue comme bureaucratique et inefficace. Ces facteurs créent un terrain fertile pour la croissance des écoles privées hors contrat, qui offrent souvent des pédagogies alternatives, un suivi plus personnalisé et une plus grande flexibilité par rapport aux attentes des familles. Ce choix, qui était autrefois marginal, devient une solution envisagée par un nombre croissant de parents, allant jusqu’à 80 000 élèves scolarisés dans ces établissements en 2024. L’un des aspects les plus préoccupants de cette évolution est la perte de confiance dans l’éducation nationale. Lorsqu’une part importante de la population tourne le dos à l’école publique, c’est un signal d’alarme sur l’état du système éducatif. Les familles qui se tournent vers les écoles hors contrat expriment, par ce choix, une critique implicite mais profonde des institutions publiques. Elles témoignent d’une perception selon laquelle l’école publique ne répond plus aux besoins fondamentaux d’éducation, de socialisation et de préparation à l’avenir de leurs enfants. Cette situation soulève également des questions sur l’équité du système éducatif. Les écoles hors contrat, en raison de leur indépendance vis-à-vis de l’État, sont souvent plus coûteuses et ne sont donc accessibles qu’à une partie restreinte de la population. Par conséquent, cette tendance pourrait creuser davantage les inégalités sociales, renforçant un système à deux vitesses où les familles les plus aisées pourraient offrir à leurs enfants une éducation perçue comme meilleure, tandis que les familles plus modestes restent tributaires d’un système public en perte de vitesse. Face à ces constats, plusieurs questions se posent : quelles mesures le ministère envisage-t-il pour redonner confiance aux familles dans l’école publique ? La réponse à cette question est cruciale pour enrayer la fuite vers les écoles privées hors contrat et garantir que l’école publique reste le pilier de l’éducation en France, accessible à tous et capable de répondre aux attentes légitimes des familles. Comment le ministère compte-t-il améliorer la diversité pédagogique au sein de l’école publique ? L’uniformité des programmes et des méthodes d’enseignement est l’une des critiques majeures adressées à l’éducation nationale. Pourtant, les recherches en sciences de l’éducation montrent que la diversité des approches pédagogiques est bénéfique pour l’apprentissage. Pourquoi cette diversité est-elle principalement l’apanage des écoles privées hors contrat ? Quelles réformes le ministère envisage-t-il pour adapter l’école publique aux besoins spécifiques des élèves ? Le suivi individualisé et l’attention portée aux spécificités de chaque enfant sont souvent cités comme des points forts des écoles hors contrat. Il serait donc essentiel que l’école publique puisse également offrir ce type de prise en charge, afin de répondre aux attentes des parents et aux besoins des élèves, notamment ceux en difficulté ou présentant des besoins éducatifs particuliers. Comment le ministère envisage-t-il de renforcer le lien entre l’école et les familles ? La déconnexion entre l’école publique et les familles, souvent perçue comme un manque de communication et de prise en compte des préoccupations parentales, semble être un facteur déterminant dans le choix des parents de se tourner vers l’enseignement hors contrat. Des initiatives de rapprochement et de dialogue entre l’école et les parents pourraient-elles être envisagées pour inverser cette tendance ? Comment garantir l’équité de l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants en France ? La croissance des écoles privées hors contrat pose la question de l’égalité des chances. Si l’école publique n’est plus en mesure de répondre aux attentes des familles, cela pourrait signifier que seuls les enfants issus de familles aisées auront accès à une éducation perçue comme de qualité. Quelles mesures le ministère pourrait-il prendre pour s’assurer que l’éducation publique reste compétitive et attractive pour toutes les familles, indépendamment de leur situation socio-économique ? Comment rehausser le niveau de recrutement des professeurs dont le niveau a baissé ? Il est crucial que l’éducation nationale prenne la mesure de la situation et des attentes des familles françaises. Il en va de l’avenir de du système éducatif français, mais aussi de la cohésion sociale et de l’égalité des chances dans le pays. La tendance actuelle à la croissance des écoles privées hors contrat, qui s’accentue d’année en année, doit être un signal d’alarme pour le ministère. Des réformes profondes et ambitieuses sont nécessaires pour redonner à l’école publique la place qu’elle mérite, celle d’un vecteur d’égalité, de diversité et d’excellence pour tous les enfants de France. Elle souhaite connaître sa position sur ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2069</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6026</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Interdiction du goûter dans certaines écoles de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2069. — 19 novembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur une question qui touche au cœur de l’enfance et à celle des enfants : l’interdiction du goûter dans certaines écoles de la République. Ce moment tant attendu de l’après-midi, que beaucoup se remémorent avec nostalgie, représente bien plus qu’une simple pause alimentaire. Il s’agit d’un instant partagé, de souvenirs doux et de rires complices. Cette tradition, enracinée dans la culture française, est aujourd’hui mise à mal par des décisions qui varient d’une école à l’autre, créant ainsi une inégalité flagrante entre les jeunes citoyens. D’un point de vue sanitaire, il est indéniable que le goûter répond à des besoins nutritionnels essentiels, surtout pour des enfants en pleine croissance. Leur imposer de renoncer à ce moment peut avoir des conséquences sur leur concentration et leur bien-être. Elle lui demande quelles mesures elle compte mettre en place pour remédier à cette problématique absurde d’interdiction, afin de garantir à tous les enfants de la République la possibilité de profiter de ce moment de convivialité et de réconfort.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2070</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6027</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Redresser la situation de PUNSS pour soutenir le sport scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2070. — 19 novembre 2024. — Mme Soumya Bourouaha alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation financière de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) et l’utilisation de ses fonds publics pour des actions très éloignées du champ d’intérêt de l’UNSS. L’importance du sport scolaire n’est plus à démontrer. Fédérant près de 1,2 million d’élèves en collège et lycée, l’UNSS est un pilier de la pratique sportive pour la jeunesse. Cependant, depuis 2022, l’UNSS traverse une lourde crise financière. Deux enquêtes de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) réalisées en 2021 puis en 2024 dénoncent la mauvaise gestion de l’UNSS par sa présidence sous différents mandats. Intervention de cabinets privés aux coûts faramineux ; contrat avec une soi-disant maison d’édition ; augmentation de 13,4 % des trois plus hauts dirigeants de la structure ; organisation d’évènements dispendieux sous la houlette de la Fédération internationale du sport scolaire (ISF), tous ces dérapages financiers ont profondément éloigné l’UNSS de sa principale mission et ont contribué à sa situation financière désastreuse. Alors que l’existence même de l’UNSS repose sur l’engagement des professeurs de sport, il apparaît aberrant que de tels moyens soient employés dans des activités ne profitant aucunement aux enfants, ni aux professeurs qui assurent ces activités sportives. C’est dans ce contexte qu’elle lui demande ce qu’elle compte faire pour redresser la situation financière de l’UNSS, ainsi que la mauvaise utilisation de ses fonds.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2071</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6027</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation alarmante des établissements scolaires de l’Essonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2071. — 19 novembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation alarmante des établissements scolaires de l’Essonne. En effet, depuis des mois, les établissements scolaires de l’Essonne sont le théâtre de violences répétées et graves, violences collectives souvent liées à des affrontements de bandes, ou violences individuelles contre des condisciples ou des enseignants. Ces actes d’une violence inouïe mettent en danger les élèves et le personnel éducatif. Le 4 avril 2024, un collégien de Viry-Châtillon a même trouvé la mort près de son établissement. Personne ne peut plus se contenter de condamnations indignées, non suivies d’effets. La gravité des faits et leur récurrence appellent des mesures fortes pour restaurer sans délai un climat serein et sécurisé dans et aux abords des établissements scolaires. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre de bien vouloir lui indiquer si des actions de fond ont pu être menées pour répondre à cette situation en Essonne, comme dans tous les autres départements touchés par ce fléau. Enfin, elle lui suggère d’étudier l’organisation en Essonne d’« Assises de la sécurité scolaire », réunissant l’ensemble des acteurs concernés - élus, équipes pédagogiques, associations de parents d’élèves, forces de l’ordre, criminologues, sociologues - afin d’identifier des solutions concrètes et pérennes à ce fléau. Cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres départements en difficulté. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2072</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6027</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Soutenir l’enseignement à la vie affective, relationnelle et sexuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2072. — 19 novembre 2024. — Mme Soumya Bourouaha alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la nécessité de soutenir l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle face aux nombreuses attaques émanant des milieux conservateurs. Contrairement à la vision déformée portée par une partie de la droite et l’extrême droite, ces cours ont pour but d’informer les enfants, les adolescents et les futurs adultes. Les différents thèmes abordés sont évidemment adaptés à l’âge des élèves et à leurs préoccupations, en utilisant un vocabulaire simple et clair pour les plus jeunes et des concepts plus complexes pour les adolescents. L’éducation affective, relationnelle et sexuelle permet d’aborder de nombreux thèmes tels que l’égalité entre les femmes et les hommes, la diversité des modèles familiaux (monoparentales, homoparentales, etc.), ou encore les possibles particularités des enfants (handicap, troubles DYS, gestion des émotions). Ces discussions sont importantes pour répondre aux questions que se posent les enfants, pour leur épanouissement et dans la lutte contre le harcèlement. Ces cours permettent également d’évoquer les comportements déplacés auxquels les enfants sont parfois confrontés, ou même dont ils peuvent être victimes. Les professionnels de l’enfance leur enseignent que leur corps leur appartient et que personne ne peut y toucher. Tout cela est mis en lien avec la notion de consentement, développée plus profondément chez les adolescents et jeunes adultes. Par ailleurs, il est essentiel de sensibiliser les adolescents quant à la protection contre les maladies sexuellement transmissibles ou à la contraception. En effet, les cas de grossesses non désirées sont fréquents et peuvent engendrer des violences contre les nouveau-nés. Ainsi, plusieurs enquêtes ont démontré que les cas de morts violentes chez les nourrissons sont, dans de nombreux cas, liées à une grossesse non désirée. Il apparaît donc essentiel de renforcer l’information à la contraception à l’école, car ce sujet n’est pas toujours évoqué sereinement dans de nombreuses familles. L’école, dans sa mission informationnelle, doit s’afficher comme un des moyens d’information principaux pour les jeunes, afin qu’internet et les réseaux sociaux ne deviennent pas leur unique source d’information, voire de désinformation. Aussi et face aux attaques constantes contre la dispensation de ces cours, il est important de renforcer son ancrage dans les programmes scolaires. Ainsi, elle l’interroge sur ce qu’elle compte faire afin d’assurer la pérennité de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle à l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2073</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6028</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Professeurs non remplacés à l’école primaire de Wignehies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2073. — 19 novembre 2024. — Mme Sandra Delannoy appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation de l’école primaire de Wignehies. En effet, cette petite ville du Nord se trouve dans l’impasse : depuis la rentrée scolaire, plusieurs professeurs officiant dans cette école sont souffrants et par conséquent absents, sans être remplacés. Cela met à mal l’organisation de l’école mais aussi, naturellement, l’enseignement qui devrait être dispensé aux élèves. Malgré un courrier adressé à la rectrice de l’académie de Lille, aucune solution durable n’a été apportée à l’école. En conséquence, Mme la députée demande à Mme la ministre ce qu’elle compte faire pour remédier à la situation de cette école précisément, d’autant plus que des promesses fortes avaient été faites lors de la signature du Pacte Sambre Avesnois 1. Aussi, plus généralement, elle l’interroge sur les mesures qu’elle compte prendre pour qu’il y ait un professeur devant chaque élève comme s’y était engagé le Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2074</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6028</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Revalorisation salariale des directeurs d’écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2074. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la revalorisation salariale des directeurs d’écoles. Les 43 000 directeurs qui œuvrent au quotidien pour ouvrir les écoles, accueillir les élèves et leur permettre de réussir dans de bonnes conditions, se sentent profondément méprisés. Aujourd’hui, un directeur d’école gagne environ 2 245 euros brut par mois, en début de carrière et à l’échelon 1. Cette rémunération est complétée par l’indemnité de résidence et le supplément familial directement liés à la situation de l’agent. Chaque jour, ils effectuent une multitude de tâches comme la gestion et la sécurité de l’établissement, du personnel y travaillant, des élèves et de leurs familles, etc. Tout repose donc sur leurs épaules. Néanmoins, un directeur d’école gagne moins qu’un chef d’établissement dans le secondaire, alors que leur travail n’est pas moindre. L’ensemble de la profession ressent ainsi une profonde injustice et se demande les raisons de cette différence. Le rôle du personnel éducatif dans sa globalité et notamment celui des directeurs d’écoles est primordial dans l’éducation des enfants. Ainsi, malgré la situation économique et la nécessité de lutter contre le déficit, il lui demande si le Gouvernement va revaloriser la rémunération des directeurs d’écoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6028</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Accompagnement des élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2131. — 19 novembre 2024. — M. Emmanuel Mandon appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. La France comptait 436 000 enfants handicapés scolarisés en 2022. Malgré une progression de l’accès à la scolarisation de ces enfants et quelques avancées notables, plus d’un élève sur trois ne disposait pas d’accompagnement à la rentrée 2023. Les conséquences de cette absence peuvent être dramatiques pour le développement de l’enfant. La Défenseure des droits constate ainsi que des difficultés considérables persistent. Absence de formation spécialisée des enseignants, programmes scolaires, outils pédagogiques et salles de classes inadaptés et aussi le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Dans son rapport de 2022, elle décrit des situations qui révèlent une vraie carence dans l’accès à l’école des élèves en situation de handicap. Ceux-ci se voient refuser par les écoles une scolarisation, voire toute scolarisation, au motif que les équipes éducatives ne pourraient accueillir un élève sans AESH. Plus particulièrement, après une période d’incertitude liée à l’état de la jurisprudence, la loi du 27 mai 2024 est venue heureusement précisée que la rémunération des AESH pour leurs taches d’accompagnement durant le temps scolaire et le temps de pose méridienne était à la charge de l’État. Cette loi garantit une continuité tout au long de la journée dans la prise en charge des élèves en situation de handicap scolarisés et réduit ainsi les inégalités de situations entre des enfants aux besoins comparables. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les dispositions qu’elle a prises et qu’elle compte prendre si nécessaire pour assurer l’application rapide et effective de la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6029</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2134. — 19 novembre 2024. — M. Pascal Markowsky appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante des élèves en situation de handicap qui ne bénéficient pas d’un accompagnement suffisant pour garantir leur inclusion et leurs apprentissages scolaires dans de bonnes conditions. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées consacre le droit à l’éducation inclusive pour tous les enfants, quel que soit leur handicap. Cependant, des témoignages nombreux, issus de plusieurs départements, révèlent de sérieuses lacunes dans la mise en œuvre de ce droit, en raison principalement du manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et de moyens d’adaptation. Un cas s’est présenté en circonscription d’un élève de CP, bénéficiant d’un suivi thérapeutique intensif (orthophoniste, kinésithérapeute et psychomotricienne), rencontre des difficultés en milieu scolaire dues au manque de personnel disponible. En conséquence, il ne peut ni accéder à la cantine le jeudi midi ni être pris en charge à la garderie ce même jour, compliquant la gestion quotidienne de ses parents, qui, en tant qu’aidants, doivent également faire face aux absences de l’AESH. D’après une enquête du ministère de l’éducation nationale publiée en 2022, 430 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire, un chiffre en progression constante depuis 2005. Pourtant, l’accompagnement par les AESH demeure très en deçà des besoins réels, entraînant des inégalités entre les territoires. Les AESH sont souvent en nombre insuffisant et leurs conditions de travail précaires affectent directement la qualité de l’accompagnement proposé aux enfants. Dans plusieurs cas similaires, l’absence d’AESH conduit des parents à ajuster leur emploi du temps professionnel ou à pallier les manques en accompagnant eux-mêmes leur enfant lors des activités scolaires, comme les sorties à la piscine, en accord avec les équipes éducatives. Une telle solution, bien que temporaire, ne saurait se substituer à un accompagnement qualifié. En effet, pour les enfants porteurs de troubles neurodéveloppementaux, comme le trouble du spectre autistique, l’absence d’un accompagnement régulier et stable nuit à leur progression, à leur épanouissement et fragilise le travail pédagogique mené par les enseignants. Une réponse globale de l’État est attendue pour garantir le recrutement, la formation et la stabilité des AESH, de façon à assurer une prise en charge adéquate et continue des élèves en situation de handicap. M. le député souhaite donc connaître les mesures concrètes et immédiates que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour remédier à ce manque chronique d’AESH. Il souhaite également savoir si un dispositif de renfort temporaire peut être mis en place dans les départements connaissant des carences particulièrement aiguës, afin de permettre aux enfants concernés de poursuivre leur scolarité dans les meilleures conditions et de soulager leurs familles, souvent en situation d’aidants, qui peinent à concilier vie professionnelle et soutien constant à leurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6029</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prise en charge financière des AESH durant le temps de pause méridienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2136. — 19 novembre 2024. — Mme Mélanie Thomin appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la prise en charge financière, par les collectivités, des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) durant le temps de pause méridienne. En effet, dans une décision rendue le 20 novembre 2020, le Conseil d’État juge qu’il n’incombe pas à l’État d’assurer la prise en charge financière du coût de l’accompagnant chargé d’assister cet enfant lorsque ce dernier intervient en dehors du temps scolaire, notamment lors des temps d’accueil du matin ou du soir et des temps d’activités périscolaires. Alors même que la loi égalité des chances, en date du 11 février 2005, dispose que c’est à l’État de prendre à sa charge les moyens financiers et humains nécessaires à l’inclusion des élèves en situation de handicap, appuyée dans ce sens par une décision du Conseil d’État en date 20 avril 2011, la décision du 20 novembre 2020, acte un revirement de jurisprudence qui a mis dans une situation complexe les élèves en situation de handicap ainsi que leur famille, accompagnants et chefs d’établissement de l’éducation nationale du premier degré. Ces derniers, pour qui incombait la prise en charge financière des AESH, ont fait part à Mme la députée des contraintes que cela impliquait. Ainsi, la réintroduction de la prise en charge financière par l’État de l’accompagnement des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne, par la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024, officialise le transfert de cette responsabilité financière et, par son article 3, fixe à la rentrée scolaire 2024-2025 la date d’entrée en vigueur de ces modalités de prise en charge des personnels afin de garantir un délai d’organisation raisonnable aux services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et aux collectivités territoriales. Cependant, dans une note de service, annexée d’une convention État-collectivité et d’un avenant au contrat de recrutement, publiée au Bulletin Officiel de l’éducation nationale le 25 juillet 2024, est mentionné qu’« Il revient à l’État et plus précisément au recteur d’académie ou à l’IA-Dasen agissant sur la délégation de ce dernier, de décider du principe et des modalités de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap pendant la pause méridienne« . Alors que l’année scolaire a débuté depuis plus de deux mois, la formalisation des responsabilités n’est pas entérinée et les services déconcentrés de l’éducation nationale ont informé les chefs d’établissement qu’une convention est en cours d’écriture au sein du rectorat et leur recommandent d’assumer la responsabilité d’employeur jusqu’à signature effective de ces conventions. Comment justifier que les services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale se refusent à assumer des charges et obligations inhérentes à leur qualité d’employeur ? En renvoyant cette responsabilité aux collectivités, elles n’ont d’autre choix que de procéder à la conclusion d’un contrat de travail avec l’accompagnant concerné afin de lui garantir une sécurité juridique et éviter les risques de déscolarisation conséquentiels. Mme la députée souhaite également savoir si les coûts des charges salariales supportés par les communes seront remboursés par l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6030</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pratique de l’éducation physique et sportive lors du temps scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2185. — 19 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la pratique de l’éducation physique et sportive lors du temps scolaire. La France vient d’accueillir les Jeux olympiques et paralympiques. Ces derniers ont notamment montré que les pratiques sportives sont sources d’émancipation, de fraternité, de dépassement, de progrès humains et d’inclusion. Pourtant, la France se classe 119e sur 146 pays concernant l’activité physique des adolescents et des inégalités fortes persistent concernant l’accès aux pratiques sportives (femmes/hommes, catégories sociales, handicap, etc.). Il est urgent que la culture sportive soit renforcée dans le pays. Cela passe évidemment par une véritable politique publique du sport en France avec une aide au développement des clubs et associations mais aussi par une amélioration de l’EPS et du sport scolaire de la maternelle à l’université car l’école est un lieu où toute une génération, sans discrimination, se confronte à la culture, aux apprentissages. Pourtant, à la rentrée 2024, dans les établissements scolaires du 2nd degré public, plus de 1 456 heures hebdomadaires d’EPS n’étaient pas assurées sur le territoire national faute de recrutement. Le nombre d’élèves par classe explose et des classes à plus de 28 élèves ne sont pas rares en collège, comme celles à plus de 35 en lycée. Ainsi le temps de pratique se réduit d’autant pour les élèves. Après la formidable organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 cet été, il est nécessaire d’assurer un héritage de cet évènement par le maintien des investissements dans tous les aspects du sport, y compris dans l’enseignement de l’EPS à l’école. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer la pratique du sport pour les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6030</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Conséquences de la réorganisation de transports scolaires en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2192. — 19 novembre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par les familles vivant en milieu rural à la suite de la réorganisation des services de transports scolaires. Dans de nombreuses zones rurales, notamment dans l’Yonne, les ajustements opérés dans le cadre de la rationalisation des coûts, notamment la suppression ou la réduction de certaines lignes de transport scolaire, entraînent des conséquences importantes pour les élèves et leurs familles. La distance entre les lieux de résidence et les établissements scolaires, souvent déjà importante, est encore accrue par ces réorganisations, impliquant des trajets plus longs et des horaires de départ avancés parfois incompatibles avec le rythme de vie des élèves. De plus, cette réorganisation oblige de nombreuses familles à parcourir plusieurs kilomètres en voiture pour accompagner leurs enfants aux nouveaux points de prise en charge, avec des conséquences financières et organisationnelles lourdes. Ces situations participent à l’aggravation des inégalités entre les élèves des zones rurales et ceux des zones urbaines, notamment en matière de fatigue et d’accès à une scolarité dans des conditions optimales. Ces changements contribuent également à la fragilisation des territoires ruraux. La réduction des services publics essentiels, comme les transports scolaires, décourage l’installation de nouvelles familles et accentue la dévitalisation des campagnes, ce qui a un impact direct sur la démographie et l’économie locales. Face à ces enjeux, il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès équitable au transport scolaire dans les territoires ruraux et quelles solutions pourraient être envisagées afin d’adapter le service de transport aux besoins spécifiques des élèves vivant en milieu rural, tout en prenant en compte les contraintes financières des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2065</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6031</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière méthanisation en cogénération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2065. — 19 novembre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur la situation critique que connaît actuellement la filière méthanisation en cogénération, qui produit conjointement de l’électricité et de la chaleur. Un grand nombre de ces unités sont de vrais projets de territoire dans lesquels se retrouvent les agriculteurs, les élus et le monde économique. Dans un contexte inflationniste qui entraîne une évolution très importante des coûts de production, l’équilibre économique des méthaniseurs en cogénération devient de plus en plus critique et met en péril toute une filière. En effet, le tarif d’achat de l’électricité par EDF n’est plus adapté et la sortie de ce contrat de rachat, à l’heure actuelle, n’est pas possible sans pénalités prohibitives. Pourtant, la cogénération représente près des deux tiers des installations de méthanisation sur notre territoire. En 2022, près de 1 000 unités ont permis la production de 8 térawatts-heure de biogaz. Le projet de stratégie française pour l’énergie et le climat propose un objectif de 50 térawatts-heure de production de biogaz en 2030. Afin que ces sites de cogénération en fortes difficultés financières ne soient pas contraints d’arrêter leur activité, il est indispensable de prendre des mesures pour donner la possibilité à ces producteurs de pérenniser leur outil de production d’énergies renouvelables : soit en prévoyant des modalités de réindexation de leur tarif de rachat d’électricité pour rééquilibrer leur modèle économique ; soit en permettant de sortir des contrats EDF sans pénalités, ce qui viendrait réduire les coûts pour l’État, qui subventionne ces contrats, et permettre de valoriser leur gaz renouvelable via un mécanisme de marché sans aucun coût pour les finances publiques. Elle l’interroge sur les solutions envisagées pour sécuriser efficacement la production de biogaz et permettre au Gouvernement d’atteindre les objectifs de transition énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2059</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6031</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dissolution du groupuscule étudiant d’extrême-gauche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2059. — 19 novembre 2024. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la tenue d’une conférence de la honte qui devait être organisée par l’association étudiante d’extrême-gauche « Décollectif Féministe » dans les locaux de Sciences-Po Paris le mardi 5 novembre 2024. En effet, les initiateurs de cette réunion ont annoncé au travers d’une publication sur le réseau social Instagram le 1er novembre 2024 leur intention d’organiser une conférence « en non-mixité », c’est-à-dire interdite d’accès aux étudiants « non-blancs » et aux hommes. Face à la polémique, cette publication a été supprimée, pour être aussitôt remplacée par une version édulcorée où la mention « non-mixité non-blanche » avait disparu. Le collectif d’extrême-gauche s’est faussement justifié au travers d’un communiqué sur Instagram le 2 novembre 2024 dans lequel il mentionne que « la non-mixité permet à des communautés de s’exprimer et de s’écoûter mutuellement ». Derrière les fausses apparences et la défense mensongère du collectif indigéniste, racialiste et décolonialiste à l’origine de cette « conférence » honteuse, il est évident que cette dernière promeut une exclusion forcée et arbitraire fondée sur l’origine ethnique, la couleur de peau et le sexe. En outre, ce qui s’apparente à une véritable ségrégation raciale et sociale constitue en définitive une infraction manifeste à l’article 225-1 du code pénal. M. le député rappelle à juste titre que l’article 225-2 de ce même code pénal dispose que « lorsque le refus discriminatoire […] est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende ». Aussi, les établissements d’enseignement supérieur, publics ou privés, en France n’ont pas vocation à devenir des lieux de revendications communautaristes ou de propagande raciste. Qui plus est, l’association étudiante indigéniste « Décollectif Féministe » a déjà été pointée du doigt pour avoir participé à un blocus et une occupation illégale du hall de Sciences-Po Paris le 1er octobre 2024 en présence et avec le soutien d’organisations pro-Hamas et pro-Hezbollah comme « Comité Palestine Sciences-Po ». Pour toutes ces raisons, M. le député demande solennellement à M. le ministre si la dissolution du groupuscule d’extrême-gauche ségrégationniste « Décollectif Féministe » sera impérativement proposée en Conseil des ministres. Il est urgent pour le Gouvernement d’agir rapidement et efficacement afin de lutter contre les dérives wokistes et racistes dans les universités publiques et grandes écoles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2075</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6032</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Accès à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2075. — 19 novembre 2024. — M. Boris Vallaud attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les conditions d’inscription des étudiants extra-communautaires soumis à des frais d’inscription 15 fois supérieurs aux autres étudiants, conduisant à une rupture de l’égalité de l’accès aux savoirs. Ces frais exorbitants plongent de nombreux étudiants dans une précarité extrême qui les empêche de se concentrer sur leurs études, de se loger correctement et, dans certains cas, de se nourrir convenablement. Les droits différenciés, contraires aux valeurs d’inclusion et de diversité, constituent une discrimination fondée sur la nationalité et creusent les inégalités sociales et économiques au sein de la communauté universitaire. En conséquence, il lui demande quelles sont les mesures prévues par le Gouvernement visant à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur des étudiants indépendamment de leur origine sociale ou de leur situation financière et à permettre à chaque étudiant de poursuivre ses études dans des conditions dignes et sereines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2076</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6032</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Accès des étudiants des grandes écoles associatives sous contrat EESPIG à l’AMI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2076. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’éligibilité des étudiants boursiers CROUS des établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) aux dispositifs d’aide à la mobilité internationale. Les EESPIG sont des établissements non lucratifs et en contrat avec l’État. Ils sont engagés dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (art. L. 732-1 du code de l’éducation) et reconnus comme opérateurs de la recherche publique (art. L. 112-2 du code de la recherche). Actuellement, les étudiants boursiers des EESPIG ne sont pas éligibles à l’aide à la mobilité internationale, conformément à la circulaire du 24 mars 2022 relative aux modalités d’attribution des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux, des aides au mérite et des aides à la mobilité internationale. Dans son annexe 9, la circulaire précise en effet que « l’aide à la mobilité internationale fait l’objet d’un contingent annuel notifié aux établissements publics d’enseignement supérieur engagés dans la procédure de contractualisation avec l’État ». Elle exclut de ce fait les étudiants inscrits en EESPIG. Cette situation entraîne une inégalité de traitement entre les étudiants boursiers au sein d’établissements opérateurs d’un même service public. Cette aide est déterminante dans la capacité de ces étudiants à réaliser une partie de leurs études à l’étranger. Il est essentiel que chaque étudiant en France puisse avoir les mêmes chances de réussite, mais aussi d’épanouissement dans son cursus académique. Ainsi, elle lui demande dans quelle mesure il est possible d’intégrer les étudiants boursiers sur critères sociaux des EESPIG dans le périmètre du dispositif d’aide à la mobilité internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2077</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6032</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pour un encadrement favorisant le développement de l’année de césure étudiante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2077. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité d’encourager l’année de césure après l’obtention du baccalauréat. À ce jour, cette pratique est généralisée à 70 % dans les pays scandinaves, courante en Allemagne et pratiquée au Royaume-Uni. Un tel dispositif constitue alors l’occasion unique pour le futur étudiant de progresser dans une langue étrangère, mais peut également l’amener à construire son projet professionnel. En France pourtant, les usages poussent la majorité des étudiants à poursuivre directement leurs études. Si certaines vocations sont alors confirmées, trop nombreux sont encore les étudiants qui échouent, ou qui sont contraints d’abandonner leur parcours car les perspectives offertes ne correspondent plus à leurs attentes. Face à ce constat, il apparaît nécessaire de multiplier les conférences d’information portant sur l’année de césure dans les établissements. Par ailleurs, les ressources des familles ne devraient pas constituer ce frein à l’opportunité pour la jeunesse en quête d’autonomie et de maturité qui prend conscience de ses envies et construit ses projets durant cette année de césure. Actuellement, lorsque cette période de césure n’emporte pas de formation, le droit à la bourse peut être maintenu, seulement sur décision de l’établissement. Ce dernier se prononce alors pour son maintien, en fonction de la relation existante entre la thématique de la césure et la formation dispensée au sein de l’établissement. Par ailleurs, cette adaptation du système éducatif, ainsi corrélé aux choix des étudiants, permettrait de répondre plus efficacement aux besoins du marché du travail. Aussi, il souhaiterait savoir s’il serait favorable à la mise en place d’une bourse spécifique dédiée aux bacheliers souhaitant entreprendre leur année de césure avant de commencer leurs études, quand bien même celle-ci serait effectuée hors du domicile parental, ou dépourvue de toute cohérence avec un projet éducatif futur qui se construirait naturellement durant cette année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2039</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6033</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Conséquences du RSGP sur le commerce en ligne de produits culturels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2039. — 19 novembre 2024. — Mme Caroline Parmentier appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences du règlement sur la sécurité générale des produits (RSGP) sur le commerce en ligne de produits culturels. Le RSGP est un instrument clé dans le cadre juridique de l’Union européenne en matière de sécurité des produits. Ce texte, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 13 décembre 2024, modernise le cadre général communautaire en instaurant des obligations spécifiques en matière de traçabilité des produits. Parmi ces exigences se trouve l’obligation d’identifier la référence de toute marchandise vendue sur l’internet. Cette nouvelle obligation suscite de vives inquiétudes au sein du secteur culturel ayant des boutiques en ligne, particulièrement les antiquaires, les libraires et les marchands de jouets anciens. En l’absence de références, par exemple dans la situation d’un jouet ancien, ces commerces ne pourraient plus vendre leurs marchandises. Les vendeurs de livres d’occasion quant à eux devront investir un temps conséquent pour inscrire en ligne les références de chaque ouvrage. Ces exigences en matière de traçabilité et d’étiquetage interrogent de nombreux professionnels quant à la proportionnalité de la mesure. De nombreuses entreprises (principalement des TPE et PME) craignent de ne pas pouvoir se conformer à ces nouvelles règles, ce qui conduirait à la fragilisation du secteur et à la réduction de la diversité de l’offre culturelle. Mme la députée demande à M. le ministre de lui indiquer si le Gouvernement envisage d’exclure les produits culturels du champ d’application de cette nouvelle obligation de traçabilité prévue par le règlement sur la sécurité générale des produits. À défaut, elle lui demande de l’informer d’éventuelles mesures spécifiques visant à assurer la pérennité du secteur et des emplois concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2061</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6033</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Demande de libération de Paul Watson
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2061. — 19 novembre 2024. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de Paul Watson, fondateur de l’organisation non gouvernementale (ONG) Sea Shepherd et défenseur reconnu de la biodiversité marine. Depuis son arrestation le 21 juillet 2024 à Nuuk, au Groenland, Paul Watson est détenu en prison, dans l’attente de la décision de la justice danoise concernant son extradition vers le Japon. La justice a récemment prolongé sa détention jusqu’au 4 décembre 2024, le temps pour le gouvernement danois de statuer sur cette demande d’extradition. Cela fait donc maintenant presque quatre mois que Paul Watson est privé de liberté pour des actions menées dans le cadre de son engagement écologique. À 73 ans, il risque une peine de 15 ans d’emprisonnement au Japon, uniquement pour avoir œuvré à la protection des océans, notamment en France, où il réside depuis 2015 avec sa famille. Cet emprisonnement est constitutif d’une atteinte aux droits humains et une répression du militantisme en faveur de l’environnement. Par ailleurs, Paul Watson a récemment sollicité la nationalité française en complément de sa demande d’asile politique, espérant ainsi obtenir le soutien de la France face à cette menace d’extradition. En conséquence, il lui demande s’il va tout mettre en œuvre pour accorder protection à Paul Watson, à travers l’octroi de la nationalité française, assorti de l’acceptation de sa demande d’asile politique en France, et ce afin d’obtenir sa libération dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6033</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Interpellation de gendarmes en Israël
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2146. — 19 novembre 2024. — M. Michel Guiniot alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la dégradation des relations diplomatiques entre la France et Israël. En effet, durant la visite de M. le ministre à Jérusalem, les forces de police israéliennes ont interpellé deux gendarmes du consulat français, sur le site de l’église d’Éléona, qui relève du domaine national de la France à Jérusalem. Ce type d’incident s’est déjà produit à deux reprises à l’église Sainte-Anne, y compris à l’encontre de l’actuel chef de l’État. Il souhaite donc savoir quelle réaction il envisage suite à cet incident, afin de défendre la souveraineté française et ceux qui protègent les institutions françaises à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6034</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>L’UNRWA, pilier de la protection des civils palestiniens, est en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2147. — 19 novembre 2024. — Mme Élise Leboucher alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la décision prise par les autorités israéliennes d’interdire les activités de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Le lundi 28 octobre 2024, le parlement israélien adoptait deux lois. La première a pour effet d’interdire les activités de l’UNRWA du territoire israélien, dont Jérusalem-Est. Le deuxième texte de loi a pour objet de suspendre tout contact entre les représentants de l’État en Israël et l’UNRWA ainsi que ses employés. Cette décision porte en elle le risque de conséquences dévastatrices. Elle intervient dans le contexte de la guerre menée à Gaza en réponse aux attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. L’offensive dirigée par le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou a causé la mort de plus de 43 000 personnes entre le 7 octobre 2023 et le 29 octobre 2024. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, près de 70 % des personnes tuées étaient des enfants et des femmes. Un bilan probablement en-deçà de la réalité, au regard du nombre de personnes portées disparues et se trouvant possiblement sous les décombres de bâtiments détruits dans les bombardements. La Cour internationale de justice a alerté à plusieurs reprises sur l’existence d’un risque génocidaire. La situation humanitaire dans la bande de Gaza est chaque jour plus alarmante. 90 % de la population a été déplacée de force. Un rapport publié le 9 novembre 2024 par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un comité de travail lié aux Nations unies, met en garde contre « une probabilité imminente et substantielle de famine » dans le nord de la bande de Gaza. L’effondrement des systèmes alimentaires, de santé, d’eau, d’assainissement et d’hygiène, se cumule aux entraves posées par les autorités israéliennes à la livraison d’aide humanitaire. En octobre 2024, seuls 37 camions d’aide humanitaire en moyenne étaient autorisés à entrer chaque jour, le plus bas niveau depuis un an. Le 12 novembre 2024, l’UNRWA sonnait également l’alerte, indiquant qu’aucune mission d’aide transportant des vivres n’avait été autorisée à entrer dans le nord de la bande de Gaza depuis un mois. Pendant ce temps, les attaques contre les populations palestiniennes par l’armée israélienne et les colons israéliens se sont intensifiées en Cisjordanie, tuant 736 Palestiniens entre le 7 octobre 2023 et le 31 octobre 2024. Dans ce contexte, interdire les activités de l’UNRWA reviendrait à condamner des millions de civils. Depuis plus de 70 ans, l’UNRWA est le pilier de la protection des Palestiniens. L’agence remplit des missions de service public, en garantissant l’éducation de plus de 650 000 enfants à Gaza et 50 000 enfants en Cisjordanie. Elle garantit l’accès à la santé et à un soutien psychosocial. Elle est aussi un point de contact et de soutien pour les réfugiés de Palestine se trouvant en dehors d’Israël et des territoires palestiniens, notamment en Jordanie, en Syrie et au Liban, pays affecté par l’extension des frappes israéliennes. L’UNRWA a aussi été la cible d’attaques sans relâche par le gouvernement israélien : 243 travailleurs de l’agence ont été tués depuis le début de l’offensive à Gaza. Les bâtiments de l’UNRWA, qui abritent des écoles ou encore des centres d’accueil pour les personnes déplacées, ont été visés par des bombardements. L’UNRWA a aussi été visée par une grave campagne de diffamation, notamment par des accusations de participation de personnels de l’UNRWA aux attaques du 7 octobre 2023. Le rapport Colonna a conclu que les accusations israéliennes contre l’UNRWA n’avaient pas étayées par des preuves. Tout en formulant quelques recommandations d’amélioration, le rapport reconnaît les mécanismes mis en place par l’UNRWA pour assurer sa neutralité l’agence. Surtout, il insiste sur le caractère « irremplaçable et indispensable » de l’agence pour le développement humain et économique des Palestiniens. Lors d’une réunion d’urgence de l’Assemblée générale des Nations unies le 6 novembre 2024, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies a déploré l’adoption par le parlement israélien des lois visant l’UNRWA et appelé Israël à respecter ses obligations internationales ainsi que les privilèges et immunités de l’UNRWA. Les autorités israéliennes n’ont cependant exprimé aucun changement de positionnement. Le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a instamment demandé aux États membres des Nations unies d’agir pour empêcher la mise en œuvre de la législation contre l’UNRWA. Il est urgent que la France mène une action plus résolue. Les populations palestiniennes doivent pouvoir accéder à l’aide humanitaire dont elles ont tant besoin. La suspension des accords d’association économique, l’adoption de sanctions, la fin des livraisons d’armes et munitions, la reconnaissance de l’État de Palestine doivent également se conjuguer à un engagement renouvelé pour un cessez-le-feu et la libération des otages. Dans ce contexte, elle lui demande de rendre compte des actions politiques et diplomatiques portées par la France afin de défendre l’UNRWA, de garantir la protection des populations civiles palestiniennes et de promouvoir la paix au Proche-Orient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6035</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des chrétiens du sud Liban
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2148. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation dramatique des chrétiens d’Orient et plus particulièrement sur celle des chrétiens du Liban. En effet, les chrétiens du sud Liban se trouvent pris en tenaille entre les attaques du Hezbollah pro-iranien contre Israël et les ripostes justifiées d’Israël défendant son territoire. L’intensification des combats fait craindre le déclenchement d’une guerre régionale plus large au Moyen-Orient. Les évènements récents ont ainsi poussé près de 1,2 million de personnes à quitter leur foyer au Liban et la capitale Beyrouth n’est plus épargnée. Dans le sud du pays, des villages chrétiens se sont ainsi vidés de leur population. C’est pourquoi, face à cette situation dramatique pour les populations chrétiennes du Liban, il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’analyse qu’il fait de la situation actuelle et les mesures susceptibles d’être apportées par la diplomatie française afin d’inciter au dialogue toutes les parties concernées par le conflit et demander à Israël de continuer à jouer son rôle de protecteur traditionnel des populations chrétiennes du Proche-Orient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6035</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation sanitaire à Gaza
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2149. — 19 novembre 2024. — M. Lionel Causse appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation sanitaire alarmante dans la bande de Gaza. Depuis le début du conflit, les infrastructures vitales de Gaza sont quasiment paralysées, plongeant la population dans une crise humanitaire sans précédent. Les services de base, tels que l’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins de santé, ont été gravement affectés. Les coupures d’électricité généralisées, notamment dues à l’arrêt des centrales et à la rareté du fioul, ont un impact direct sur l’accès à l’eau potable. Les stations de désalinisation, qui permettaient de rendre l’eau de Gaza utilisable, ont vu leur capacité réduite à 25 % de leur niveau d’avant-guerre. Selon l’UNICEF, seulement 3 litres d’eau par jour sont disponibles en moyenne, par habitant, alors que le standard international se situe à 7,5 litres en situation d’urgence. Selon l’armée américaine, environ 800 palettes d’aide humanitaire par jour parviennent à Gaza via la jetée temporaire, soit environ 40 camions, alors qu’il en faudrait 6 fois plus. En effet, cette aide ne contribue pas à atténuer la détérioration des conditions humanitaires à Gaza, où plus de 2 millions de personnes font face à des niveaux de crise, d’urgence ou de catastrophe en matière d’insécurité alimentaire. De plus, la dégradation des infrastructures d’assainissement, aggravée par les déplacements massifs de population, a conduit à une prolifération des maladies hydriques, notamment des épidémies de jaunisse aiguë et de diarrhée, ainsi qu’une recrudescence de la malnutrition. De plus, l’explosion des prix des produits d’hygiène, avec une augmentation de 1177 % pour le savon entre juillet 2023 et juillet 2024, rend ces biens essentiels inaccessibles à une population déjà fragilisée. Le risque de propagation de maladies infectieuses, malgré les efforts des organisations internationales pour organiser des campagnes de vaccination, reste très élevé. Au regard de cette situation, M. le député demande quelles actions la France envisage, tant au niveau diplomatique qu’humanitaire, pour permettre un accès aux services de base à Gaza et pour garantir la protection de la population civile, conformément au droit international humanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6035</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Soutien aux otages détenus par le Hamas
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2150. — 19 novembre 2024. — M. Julien Odoul interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur son dernier déplacement au Proche-Orient. En effet, M. le ministre s’est rendu en Israël, plus précisément à Jérusalem, le jeudi 7 novembre 2024. Pendant ses différents déplacements et rencontres avec les ministres et conseillers du gouvernement israélien, M. le ministre arborait sur sa veste le pin’s jaune, en soutien aux otages toujours détenus par le Hamas depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023, dont deux compatriotes font partie. En arborant ce symbole, M. le ministre exprime publiquement l’engagement de la France, qui est de ne pas oublier les victimes de ces attaques ignobles et manifeste sa détermination à réclamer leur libération. Cependant, plus tard dans la journée, quand M. le ministre a rencontré le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, à Ramallah, le pin’s avait été retiré de sa veste. M. le député demande des explications quant à ce deux poids deux mesures. La France ne doit jamais cesser de demander la libération de tous les otages et ne doit pas céder, ni aux intimidations, ni au renoncement. En retirant ce pin’s devant le président de l’Autorité palestinienne, M. le ministre envoie un terrible signal qui revient à courber l’échine face aux terroristes du Hamas et à faire marche arrière dans son soutien aux otages. Cet effacement symbolique rappelle les différents et tristes revirements et contre-pied du Président de la République qui, depuis un an, aura opéré un virage à 180 degrés. En effet, au lendemain du 7 octobre 2023, le chef de l’État déclarait vouloir constituer une coalition militaire internationale contre le Hamas. En octobre 2024, il qualifiait de « barbare » la riposte israélienne. Au regard de ces inconsistances et absences, il est essentiel que M. le ministre explique ce retrait symbolique de l’emblème des otages qui a pour conséquence de toucher à la crédibilité de la diplomatie française dans son engagement pour la libération immédiate de tous les otages et dans la lutte contre le terrorisme islamiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6036</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Utilisation de sites civils par le Hezbollah à des fins militaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2151. — 19 novembre 2024. — Mme Caroline Yadan appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les informations récentes faisant état de l’utilisation de sites de l’aviation civile libanaise par le Hezbollah à des fins militaires, en particulier l’aéroport international de Beyrouth. Cette situation contrevient à plusieurs principes et conventions internationales visant à protéger les infrastructures civiles en temps de conflit. En vertu de l’article 52 du protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949, les biens civils, tels que les aéroports et autres infrastructures de transport, « ne doivent pas être l’objet d’attaques ni utilisés à des fins militaires ». Ces principes sont renforcés par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006, qui appelle au respect de la souveraineté du Liban et à la fin de toute activité militaire non autorisée sur son territoire. De plus, la convention de Chicago de 1944 relative à l’aviation civile internationale stipule dans son article 4 que les activités de l’aviation civile ne doivent pas être utilisées de manière incompatible avec les objectifs de sécurité et de paix internationales. L’utilisation de l’aéroport de Beyrouth à des fins militaires par une organisation terroriste comme le Hezbollah met gravement en danger la sécurité des civils libanais ou étrangers, ainsi que les différentes compagnies aériennes, qui utilisent cet aéroport. Compte tenu de la gravité de ces accusations formulées par des médias indépendants et des risques potentiels pour la sécurité des passagers, des vols commerciaux, ainsi que pour la stabilité régionale, Mme la députée demande à M. le ministre quelles actions concrètes la France entend mener dans ce contexte pour préserver la sécurité des civils et empêcher le Hezbollah d’utiliser des infrastructures à des fins de terrorisme. Premièrement, Mme la députée souhaiterait savoir si la France envisage de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies afin de s’assurer que l’application stricte de la résolution 1701 est maintenue et si elle entend soulever ce sujet au sein des instances de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dans le cadre de la protection des infrastructures aériennes civiles. Deuxièmement, elle souhaiterait connaître les démarches diplomatiques que la France pourrait entreprendre pour garantir que les autorités libanaises, en collaboration avec la communauté internationale, prennent des mesures efficaces pour éviter que des infrastructures civiles, telles que l’aéroport international de Beyrouth, ne soient détournées à des fins militaires. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement envisage de proposer des mesures de soutien au Liban dans la protection et le contrôle de ses infrastructures civiles, tout en renforçant la coopération internationale pour prévenir de nouvelles violations des conventions internationales relatives à l’aviation civile et aux conflits armés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2057</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6036</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Politique de soutien à la démographie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2057. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la nécessité de développer une politique de soutien à la démographie française. En effet, selon l’Insee, la France a enregistré 678 000 naissances en 2023, soit 48 000 de moins qu’en 2022. Il s’agit du nombre de naissances le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La fécondité a chuté de 2,03 à 1,68 enfant par femme depuis 2010, mettant ainsi fin à l’exception démographique française. Le nombre de femmes en âge de procréer diminue et l’âge moyen de la maternité augmente et atteint 31 ans en 2023, contre 25 pour les générations précédentes, alors que la fertilité commence à diminuer à partir de 30 ans. Cette situation alarmante, qui exige une réponse politique, a conduit le Président de la République, dans sa conférence de presse du 16 janvier 2024, à appeler à un « réarmement démographique ». Des mesures ambitieuses sont d’autant plus nécessaires que le désir d’enfant reste toujours aussi fort. Selon l’Unaf, le nombre moyen d’enfants que les Français veulent ou auraient voulu avoir est de 2,39, stable depuis 2011. Il est donc urgent de mettre en œuvre une politique familiale universelle qui assure à toutes les familles un soutien financier durable et de leur permettre de mieux concilier la vie familiale avec l’exercice d’une activité professionnelle, notamment en améliorant la prise en charge de la petite enfance. Enfin, tout doit être mis en œuvre pour lever tous les obstacles qui ont conduit à la chute des naissances, qu’il s’agisse de la diminution du revenu des actifs, de la crise du logement ou du recul des services publics. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui préciser les objectifs, les orientations et les moyens qui vont concrétiser la stratégie nationale de « réarmement démographique » voulue par le Président de la République, au-delà du plan contre l’infertilité et du congé de naissance, certes nécessaires mais hélas nettement insuffisants par rapport aux besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2092</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6037</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Pour une meilleure information sur les coûts des agences de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2092. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le coût pour les finances publiques des agences de l’État. Leur nombre, leurs missions multiformes, qui vont de l’aménagement des transports à la politique sanitaire, et l’ampleur de leurs effectifs impactent le quotidien des citoyens. On ne décompte aujourd’hui pas moins de 438 opérateurs, 314 commissions diverses et des centaines de structures aux statuts juridiques divers. Ces structures emploient 479 000 agents, ce qui représente un tiers de l’effectif de la fonction publique et partant, un maquis administratif souvent inextricable. Leurs financements, en augmentation constante, représentent en conséquence, un enjeu budgétaire important pour les finances publiques. En effet, le total de leurs financements publics rapporté en annexe du projet de loi de finances pour 2023 se monte à près de 77 milliards d’euros, contre 65 milliards pour l’exercice précédent. À titre d’exemple, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), avec 4,2 milliards d’euros de budget annuel en 2023, semble illustratif de ce phénomène. En conséquence, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les raisons qui ont présidé à l’augmentation des coûts, notamment de fonctionnement, de ces agences et s’il envisage un contrôle accru de l’utilisation de leur financement ; il en va de la bonne gestion des finances publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2095</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6037</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Secrétaires de mairie : rappel des engagements du ministre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2095. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Proença appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la réforme statutaire visant à revaloriser la fonction de secrétaire de mairie adoptée le 30 décembre 2023 et la circulaire d’application édictée par la direction générale des collectivités locales en date du 18 octobre 2024. Les mesures de la circulaire ont été une déception partagée par nombre de secrétaires de mairie en catégorie C1. Ces agents, qui œuvrent au quotidien pour maintenir un service public de proximité dans les communes rurales, avaient reçu l’assurance de M. le ministre de la fonction publique qu’ils seraient inclus dans la voie de promotion vers les fonctions de secrétaire général de mairie. La circulaire d’application de cette réforme, en date du 18 octobre 2024, ne respecte pas cet engagement, excluant les agents C1 des dispositifs de promotion interne dérogatoire, en contradiction avec les annonces faites. En effet, dans une interview écrite accordée à la presse locale à l’occasion du Congrès des secrétaires de mairie en date du 12 octobre 2024, M. le ministre déclare que la circulaire « va faciliter l’application de cette loi, notamment pour les catégories C1 » et « permettra de progresser et de suivre un parcours pour des secrétaires recrutés en catégorie C1, qui vont pouvoir avoir accès à une progression de carrière et donc passer dans les échelons et catégorie supérieurs de façon facilitée ». Les secrétaires de mairie en catégorie C1 sont souvent au premier rang pour répondre aux besoins des citoyens dans les petites communes. Ce recul dans la mise en œuvre pratique de la réforme est un signal négatif qui pourrait encore fragiliser l’attractivité des postes de secrétaires de mairie, pourtant cruciaux pour l’administration locale, notamment en milieu rural. M. le député appelle l’attention de M. le ministre sur le besoin primordial de mettre en conformité la circulaire de la DGCL et les engagements pris le 12 octobre 2024, par l’inscription d’un accès équitable aux possibilités de promotion interne dérogatoire pour les agents en catégorie C1. Au-delà de la situation des agents de cette catégorie, M. le député tient à rappeler l’importance de revaloriser l’ensemble de la fonction de secrétaire de mairie, indispensable au bon fonctionnement des communes rurales. Cette profession, véritable cheville ouvrière des services publics de proximité mérite une reconnaissance plus forte pour garantir l’avenir d’un service public local efficace et accessible. Il lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2097</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6038</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Réforme des congés bonifiés pour les fonctionnaires ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2097. — 19 novembre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les conséquences négatives de la réforme des congés bonifiés sur les fonctionnaires d’origine ultramarine. Cette réforme, introduite par le décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020, a suscité de vives critiques et inquiétudes parmi les fonctionnaires d’origine ultramarine en modifiant les conditions de ces congés qui, historiquement, permettaient aux agents publics originaires des départements et régions d’outre-mer de retourner périodiquement dans leur territoire d’origine. Avant la réforme, les congés bonifiés permettaient aux fonctionnaires de bénéficier de 65 jours consécutifs tous les trois ans pour se rendre dans leur territoire d’origine. La réforme a réduit cette durée à 31 jours, soit une diminution de moitié. Cela est perçu comme une contrainte car ces congés plus courts limitent le temps passé en famille, rendant difficile le maintien des liens culturels et sociaux avec le territoire d’origine, surtout lorsque le déplacement implique des heures de vol et un décalage horaire important. Bien que la réforme maintienne la prise en charge des billets d’avion, elle a introduit des restrictions plus strictes pour les prises en charge, ce qui a pour conséquence de réduire le nombre d’agents éligibles. De plus, les budgets consacrés aux congés bonifiés ne sont plus systématiquement garantis pour tous, créant une incertitude pour les agents quant à la possibilité de pouvoir retourner chez eux à moindre coût. La réforme est perçue par beaucoup de fonctionnaires ultramarins comme une atteinte à leur identité culturelle. Les congés bonifiés représentaient non seulement une compensation pour leur éloignement, mais aussi une forme de reconnaissance de leur attachement à leur territoire d’origine. En modifiant les règles de manière restrictive, l’État minimise la spécificité et les difficultés liées à l’éloignement géographique, ce qui provoque chez certains un sentiment d’injustice et de dévalorisation. Elle lui demande donc ce qu’il compte mettre en œuvre pour revenir sur cette perte d’acquis social et culturel rendant la situation professionnelle des agents concernés plus difficile à vivre dans l’Hexagone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6038</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Censure du délit d’outrage en ligne par le Conseil constitutionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2107. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la diffusion de contenus injurieux, discriminatoires ou harcelants en ligne à l’aune de la décision de non-conformité partielle du Conseil constitutionnel. La loi visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN) consacrait un délit d’outrage en ligne, sanctionné par une amende forfaitaire. Le texte prévoyait de punir tout contenu en ligne qui porte atteinte « à la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant » ou « crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » dans l’espace numérique. Cependant le Conseil constitutionnel, dans sa décision n° 2024-866 DC du 17 mai 2024, a annulé cette mesure au motif qu’elle portait une atteinte qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée à la liberté d’expression et de communication, la qualification de l’infraction dépendant de la perception subjective de la victime. Cependant, l’actualité témoigne ces dernières années de l’essor de faits infractionnels de cyberharcèlement. Par exemple, les élus y sont particulièrement exposés sur les réseaux sociaux où ils sont victimes de diffamation et de propos injurieux récurrents. C’est pourquoi ladite mesure entendait répondre aux difficultés posées par la réponse pénale classique, qui suppose, en matière de harcèlement, des procédures lourdes. Par conséquent, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage pour lutter contre ce phénomène tristement installé, diversifié et de plus en plus généralisé et protéger les individus qui interagissent quotidiennement dans l’espace numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6038</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des données personnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2124. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la protection des données personnelles des dirigeants d’entreprises sur les extraits Kbis. Le registre des entreprises tenu par l’INPI et les tribunaux de commerce permet actuellement à toute personne d’accéder à un extrait Kbis. Cet extrait divulgue l’identité des dirigeants, incluant des informations personnelles sensibles telles que la date et le lieu de naissance, ainsi que le domicile. Ces données, librement accessibles sur des sites officiels comme infogreffe.fr ou des sites commerciaux comme Pappers.fr, sont une source potentielle d’exploitation frauduleuse. A l’ère du numérique, où les arnaques et les usurpations d’identité sont monnaie courante, la divulgation sans restriction de ces informations constitue une menace réelle et directe. Des personnes mal intentionnées pourraient utiliser ces informations pour orchestrer des « arnaques au président », ouvrir frauduleusement des comptes bancaires ou forger des actes au nom des dirigeants d’entreprises. Une des mesures de confidentialité envisageable serait de restreindre l’accès aux informations sur le lieu de naissance et l’adresse personnelle des dirigeants à des personnes autorisées uniquement, telles que les commissaires de justice, les banques et les administrations publiques. Cette mesure de confidentialité renforcée permettrait de protéger les dirigeants d’entreprises des actes malveillants, tout en préservant la transparence nécessaire dans les interactions commerciales et administratives. Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures prises afin d’améliorer la protection des données personnelles en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6039</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Régulation insuffisante des contenus publicitaires illicites sur les plateformes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2163. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les défis persistants liés à la régulation des contenus publicitaires sur les plateformes numériques, en particulier ceux liés à l’utilisation frauduleuse de marques et d’images par des entités non autorisées. Le cas récent du groupe Barrière, qui a subi une usurpation extensive de sa marque par des casinos en ligne illégaux sur les plateformes de Meta, illustre de manière frappante cette problématique. Ces pratiques illicites reflètent une tendance alarmante affectant de nombreux groupes et sociétés françaises ainsi que des personnalités qui pâtissent du manque de régulation efficace par les plateformes. Le digital services act (DSA) européen impose aux sites la responsabilité de contrôler et modérer les contenus pour prévenir de telles escroqueries. Toutefois, le nombre de cas de non-conformité reste significatif dans les mécanismes de contrôle interne des plateformes. Par ailleurs, si la loi visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN), définitivement adoptée le 10 avril 2024 par l’Assemblée nationale, permet de transposer en droit interne les règlements européens DSA, le texte ne contient pas de mesures relatives à la publicité. Au regard de cette absence de régulation et face à la sophistication croissante des tactiques frauduleuses en ligne, elle lui demande ce qu’elle envisage de mettre en œuvre pour renforcer la surveillance et l’application des régulations comme le DSA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1994</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6039</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expositions toxiques auxquels sont soumis les sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1994. — 19 novembre 2024. — M. Paul Christophle attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les expositions toxiques auxquelles sont soumis les sapeurs-pompiers. Dans le cadre de leurs interventions, ils inhalent de nombreuses fumées toxiques dégagées lors des incendies de produits de combustion (les hydrocarbures, les particules) et de produits chimiques (comme les retardateurs de flamme ajoutés dans de nombreux objets du quotidien). À ce jour, un seul cancer est automatiquement reconnu en France comme maladie professionnelle : le cancer du nasopharynx, contre 12 en Australie, 19 au Canada et 30 aux États-Unis d’Amérique. Or en 2022, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), a évalué l’exposition professionnelle du sapeur-pompier comme « cancérogène pour l’homme », reconnaissant des preuves suffisantes pour le mésothéliome et le cancer de la vessie ; et limitées notamment pour les cancers de la plèvre, du côlon, de la prostate, des testicules, le mélanome et le lymphome. D’après une récente étude, 4 % des sapeurs-pompiers seraient victimes de cancers dus à des polluants. Par conséquent, il demande au Gouvernement quelles mesures sont prévues pour améliorer la reconnaissance des risques liés aux fumées d’incendie, afin d’élargir, à terme, la liste des cancers reconnus comme maladie professionnelle pour les sapeurs-pompiers et de permettre que ces maladies professionnelles puissent également s’appliquer aux sapeurs-pompiers volontaires, soumis aux mêmes risques que les professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1995</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6040</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour une meilleure lutte et reconnaissance du cancer chez les sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1995. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’impérieuse nécessité de mieux prévenir et d’élargir la reconnaissance de certains cancers comme maladies professionnelles des sapeurs-pompiers. Il rappelle que le lien entre sapeurs-pompiers et cancers n’est malheureusement plus à faire depuis que le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’activité de sapeur-pompier comme cancérogène. D’ailleurs les études internationales ont unanimement permis d’établir un lien clair entre l’exposition des pompiers aux fumées toxiques et leurs cancers. En effet, la surexposition des sapeurs-pompiers aux substances toxiques et aux particules fines contenues notamment dans les retardateurs de flammes, les objets ignifugés du quotidien, les fumées d’amiante, ou les suies qui libèrent de dangereux perturbateurs endocriniens conduit à ce qu’elles puissent être ingérées par voie respiratoire ou par contact cutané par les soldats du feu. Pourtant, malgré ces risques préoccupants et l’alerte lancée en 2019 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelant l’urgence d’engager une surveillance accrue de la santé des sapeurs-pompiers, la France n’offre toujours pas le même suivi biologique à ses sapeurs-pompiers que dans d’autres pays. Pire encore, alors que le cancer a causé 66 % des décès des sapeurs-pompiers professionnels américains et canadiens entre 2002 et 2019 selon les études internationales menées par des pays en avance sur ce sujet, la France ne dispose toujours d’aucune donnée officielle précises sur le nombre de sapeurs-pompiers professionnels atteints de cancers. De plus, l’absence de résultats sur l’enquête épidémiologique sur les risques du métier, lancée en mai 2023 par M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer, empêche tout élargissement de la liste des cancers reconnus comme des maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. De fait, seul le cancer du nasopharynx est aujourd’hui reconnu comme maladie professionnelle des sapeurs-pompiers par la France, quand le Canada et les États-Unis d’Amérique en reconnaissent respectivement 19 et 30. Face à ce manque de reconnaissance de l’exposition professionnelle des sapeurs-pompiers français au cancer et devant le retard des recherches qui tue, M. le député demande à M. le ministre quand il entend élargir la liste des cancers reconnus comme maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. Par ailleurs, soucieux d’instaurer un véritable suivi médical et épidémiologique des sapeurs-pompiers, il demande à M. le ministre de lui préciser s’il envisage d’intégrer les dépistages du cancer au sein des dispositions règlementaires définissant le contrôle de l’aptitude des sapeurs-pompiers et assurant le suivi post-professionnel des mesures de prévention collective et individuelle les concernant. Enfin, l’État devant être en première ligne de la politique publique nationale de lutte contre le cancer chez les sapeurs-pompiers, il lui demande comment le ministère de l’intérieur envisage de soutenir les sapeurs-pompiers et d’accompagner financièrement ces dispositifs en soutenant notamment les services départementaux d’incendie et de secours ainsi que les organismes de santé et de sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1996</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6040</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Changement de NEPH en cas d’usurpation d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1996. — 19 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les modalités de modification du numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH) en cas d’usurpations d’identité répétées liées à un permis de conduire. Le numéro NEPH, attribué de manière unique à chaque titulaire du permis de conduire, est utilisé tout au long de la vie pour les démarches relatives à celui-ci, incluant la délivrance des documents, la gestion des points et les demandes de duplicata. Toutefois, ce numéro, associé aux informations personnelles de l’individu, peut devenir une cible en cas d’usurpation d’identité, ce qui peut entraîner des complications administratives graves, telles que des pertes de points injustifiées ou attribution de contraventions non commises par le titulaire légitime du titre. Il est à noter que, selon les données du ministère de l’intérieur, plus de 30 000 cas d’usurpation d’identité liés au permis de conduire ont été recensés en 2022, marquant une augmentation par rapport aux années précédentes. Cette problématique est particulièrement préoccupante, car elle met en lumière les failles potentielles du système de gestion des identités et des permis de conduire en France. Si des dispositifs existent pour contester une infraction ou une perte de points injustifiée, il n’apparaît pas clairement qu’une procédure simplifiée de changement de numéro NEPH soit prévue dans le cas où une victime prouverait l’usurpation répétée de son identité. Plusieurs automobilistes ayant rapporté des difficultés à rétablir leur situation administrative après des usurpations d’identité, ces personnes se trouvent confrontées à des démarches longues et complexes pour prouver leur bonne foi et rétablir leur dossier, parfois en recourant à des procédures judiciaires coûteuses et chronophages. Dans un contexte où l’usurpation d’identité, facilitée par la numérisation des démarches administratives, devient un phénomène de plus en plus fréquent, il lui demande si le Gouvernement envisage de permettre, à titre exceptionnel, le changement de numéro NEPH pour les victimes d’usurpations d’identité avérées et répétées afin de sécuriser leur situation administrative et de limiter les conséquences d’une telle fraude. Par ailleurs, il lui demande si des dispositifs sont à l’étude pour renforcer la sécurité des données personnelles associées au permis de conduire et s’il est envisagé de simplifier les procédures permettant aux usagers de rectifier leur situation en cas de fraude avérée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2005</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6041</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Visas Schengen refusés - surreprésentation des pays africains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2005. — 19 novembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge M. le ministre de l’intérieur sur la délivrance de visas auprès de ressortissants d’États africains. De nombreux demandeurs africains de visa Schengen pour court séjour se voient refuser le visa malgré un investissement important,  en temps pour la préparation des documents et en argent pour l’acquittement des frais de visa. Selon une enquête de Schengen News, site d’information sur l’espace Schengen, les sommes acquittées par les demandeurs africains s’élèvent à 56 millions d’euros. En 2023, les ressortissants africains recevaient 704 000 réponses négatives à leurs demandes de visa, représentant 41,3 % du montant généré par les demandes rejetées. Le poids financier de ces demandes pour les ressortissants d’États africain est amené à augmenter encore avec une hausse des coûts des visas courts de 12,5 % depuis le 11 juin 2024. Selon une étude d’ European union observer, média d’information sur l’Europe, les pays d’Afrique et d’Asie représentent 90 % de tous les coûts liés aux visas Schengen refusés. L’Algérie vient en tête de ces pays avec 13 millions d’euros dépensés pour des visas rejetés en 2023, puis le Maroc, avec près de 11 millions d’euros et l’Égypte avec 3,75 millions d’euros mis dans les demandes de visa rejetées. À cette question économique s’ajoute une question de traitement des données. Les demandes de visas nécessitent de communiquer un nombre important d’informations personnelles auprès des autorités consulaires et particulièrement auprès des entreprises engagées dans la sous-traitance de l’examen des demandes de visas. Après le refus d’une demande, le demandeur n’a aucune indication sur le traitement qui sera fait de ses données personnelles, ce qui pose une question de protection de leur vie privée. Mme la députée demande quelles sont les justifications d’un taux élevé de refus des demandes de visas de ressortissants d’États africains. Elle demande quel traitement est fait des données personnelles des demandeurs par les entreprises sous-traitantes de l’examen des demandes de visas. Enfin, elle demande quels éléments permettent de mettre en doute l’intention d’un demandeur africain de retourner dans son pays de résidence à l’issue du visa Schengen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2011</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6041</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des deux orques, Wikie et Keijo, au Marineland d’Antibes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2011. — 19 novembre 2024. — Mme Clémence Guetté appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante des deux orques, Wikie et Keijo, au Marineland d’Antibes, alors que la France se prépare à appliquer une interdiction de la détention de cétacés à des fins commerciales à partir de 2026, en vertu de la loi de 2021 sur la maltraitance animale. La détention de ces animaux en captivité soulève des questions éthiques et de bien-être animal, en particulier face aux récents décès d’autres orques au parc. Des associations, telles que Sea Shepherd et One Voice, plaident pour leur transfert vers un sanctuaire marin adapté, où elles pourraient bénéficier d’un environnement plus naturel et d’une prise en charge respectueuse de leurs besoins spécifiques. Cependant, des informations circulent concernant un éventuel transfert vers des installations à l’étranger, notamment au Japon ou en Espagne, où les orques pourraient être séparées, reproduites et utilisées à des fins de spectacles, compromettant ainsi leur bien-être. De ce fait, la loi relative à la maltraitance animale aurait une conséquence inverse à son objectif affiché, perpétuant la reproduction et le spectacle, dans de moins bonnes conditions. Les enjeux de ce transfert soulèvent des questions cruciales : quelles mesures le Gouvernement compte-t-il prendre pour garantir la protection et le bien-être de Wikie et Keijo ? Existe-t-il des projets concrets pour l’établissement d’un sanctuaire marin en France qui répondrait aux standards de bien-être animal ? Elle souhaite également connaître les actions envisagées pour faire évoluer la loi et sensibiliser le public et les acteurs concernés à la nécessité d’une réhabilitation adéquate des cétacés encore en captivité, afin de respecter les engagements pris pour la protection de ces espèces.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2016</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6042</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pratique du tir sportif avec des armes militaires tirant en rafale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2016. — 19 novembre 2024. — M. Didier Lemaire interroge M. le ministre de l’intérieur sur la réglementation applicable à la discipline du tir à l’arme réglementaire. Une loi européenne de 2018 avait interdit l’acquisition et la revente des armes militaires tirant en rafale transformées en semi-automatique. Le décret n° 2021-1403 publié au Journal officiel le 30 octobre 2021 est venu préciser les modalités pour les personnes détentrices de ce type d’armes. Ainsi, les détenteurs d’armes militaires tirant en rafale disposent d’un an pour modifier leurs armes pour les passer en répétition manuel (catégorie C), afin de les conserver. Lors du renouvellement des détentions d’armes tous les 5 ans, les personnes n’ayant pas été prévenues de la parution de ce décret ou qui n’ont pas pu modifier leurs armes dans les délais impartis, se voient saisir leurs armes. Ces armes peuvent être détenues par des licenciés de la fédération française de tir qui ne peuvent plus pratiquer leur discipline avec leurs armes déclarées mais non conformes à ce décret. Aussi, il lui demande quelles dispositions sont prévues pour que les personnes détentrices de ce type d’arme disposant d’une licence dans un club sportif puissent continuer à posséder légalement leurs armes leur permettant de pratiquer leur sport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2021</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6042</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Collectivités territoriales - contrats - compagnies d’assurance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2021. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par les communes et les collectivités territoriales pour contractualiser avec des compagnies d’assurance. En effet, selon l’association des maires de France (AMF), une centaine de communes françaises se trouvent actuellement sans assurance et plusieurs centaines d’autres vont voir leur contrat résilié. Les compagnies d’assurance expliquent que les intempéries à répétition et les dégradations du mobilier urbain lors des manifestations et des émeutes urbaines sont les causes principales de ces résiliations unilatérales de contrat. Il semblerait que, pour les assureurs, les remboursements des sinistres aient été multipliés par trois ces dernières années. Ces dernières réagissent donc en augmentant de matière significative les polices d’assurance et parfois même en résiliant tout simplement le contrat. Elle souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre afin de régler ce problème devenu critique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2022</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6042</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des collectivités locales à s’assurer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2022. — 19 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés des collectivités locales à s’assurer. Les collectivités et notamment les communes ont l’obligation de recourir à des assurances pour couvrir leurs activités : flotte automobile, personnel, responsabilité civile, etc. La hausse des épisodes météorologiques extrêmes a provoqué une augmentation de la sinistralité. Comme elles sont en droit de le faire selon l’article L. 113-4 du code des assurances, les compagnies d’assurance ont recours à des augmentations de tarifs difficilement soutenables pour les plus petites communes, voire même à des résiliations unilatérales des contrats d’assurance. Il n’est pas acceptable que des communes se retrouvent dans l’obligation de prendre en charge sur leurs fonds propres des risques financiers liés à leurs missions de services publics. Il lui demande, à défaut de pouvoir contraindre les compagnies d’assurances privées, quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour permettre à toutes les collectivités locales de s’assurer dans de bonnes conditions et au juste prix.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2049</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6042</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Illectronisme et accès au droit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2049. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les sujets des amendes et sanctions causées par non-respect du code de la route et des moyens existants de contestation. Lorsqu’un administré commet une infraction routière, il se doit de payer une amende, suivie d’un potentiel retrait de point et dans certains cas, le retrait du permis est obligatoire. Le paiement de cette amende correspond, d’après le code de la route et le code de procédure pénale, à la reconnaissance de la faute par la personne concernée. Il n’est donc pas possible de procéder au paiement d’une amende, puis ensuite, de contester l’infraction ou la peine dont il est question. Seulement, nombre de citoyens français ne connaissent pas cette règle juridique et certains d’entre eux souhaiteraient contester une infraction après avoir effectué un paiement dans un esprit de bonne foi. Parfois la contravention est une erreur de la préfecture, de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), des services de police, ou de l’administré lui-même. Il ne semble pas exister de recours pour ces différents cas de figure. Les citoyens se retrouvent confrontés à des plateformes et sites internet où il est possible pour eux de recueillir des informations pouvant les guider dans une démarche de contestation ou pour régler leurs amendes. Seulement, ils n’ont pas accès à un contact possible en présentiel avec un conseiller ou un système de médiation pour leur venir en aide. Dans ce type de situation, les citoyens ne maitrisant pas les outils numériques et informatiques se retrouvent dans une impasse. L’accès au droit devient très difficile. En effet, ces administrés ne peuvent donc pas avoir connaissance des différentes lois et règles, comme cette règle juridique concernant les amendes relatives au code de la route. De plus, il est alors difficile de procéder à une contestation, qui est un droit également, de faire valoir ses droits, car ceci se fait aussi via les outils numériques et informatiques. En 2021, 15,4 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France sont en situation d’illectronisme, donc ont des lacunes dans la maîtrise d’outils technologiques et communicationnels. Ils n’ont pas les compétences, les outils, les moyens, pour apprendre à utiliser ces plateformes. Alors, il semblerait qu’une partie des Français ne peuvent connaître ni faire valoir leurs droits. Ainsi, elle souhaiterait savoir quels sont les moyens existants pour ces personnes qui n’ont ni les compétences ni les moyens numériques de connaître leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2050</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6043</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Taux de recouvrement des contraventions lors de la rave-party de Parnay (49)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2050. — 19 novembre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge M. le ministre de l’intérieur sur le taux de recouvrement des contraventions dressées lors de la rave-party qui s’est déroulée en mai 2024 à Parnay (Maine-et-Loire). Le 7 mai 2024, un arrêté préfectoral interdit dans tout le département « les rassemblements festifs à caractère musical de type rave-party et la circulation de tout véhicule transportant du matériel de son susceptible d’être utilisé pour une manifestation non-autorisée […] du mardi 7 mai à 20h00 au lundi 13 mai 2024 à 12 h 00 ». Dans la communication liée à la publication de cet arrêté, la préfecture précise que cet arrêté vise à prévenir tout risque d’atteinte à l’ordre public et à la tranquillité publique ainsi qu’à garantir la sécurité sanitaire et routière qu’un rassemblement non autorisé de nombreuses personnes est susceptible de compromettre. Pour autant, le 9 mai 2024, un communiqué de la préfecture confirme qu’un rassemblement illégal (impliquant plusieurs centaines de véhicules et des milliers de personnes) est en cours dans la commune de Parnay, sans l’accord du propriétaire du terrain agricole privé concerné et sans déclaration préalable ; en violation de l’article L. 211-5 du code de la sécurité intérieure et de l’arrêté précédemment mentionné. Il est indiqué dans ce communiqué que ce type de rassemblement présente de nombreux risques pour la sécurité des personnes et des nuisances pour les riverains et que les participants s’exposent à des sanctions. Dans son communiqué du lundi 13 mai 2024, la préfecture annonce que la gendarmerie a relevé un total de 5 180 infractions, représentant un montant total d’amendes de plus de 650 000 euros : 2 508 verbalisations pour participation à des tapages nocturnes ; 2 100 verbalisations pour participation à une manifestation interdite ; 288 amendes forfaitaires pour détention de stupéfiants ; 44 conduites sous stupéfiants ; 39 conduites en état d’alcoolémie ; 184 infractions de police de la route ; 17 véhicules mis en fourrière pour stationnement gênant. Elle souhaite connaître le taux de recouvrement des différentes catégories de contraventions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2053</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6043</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation des engins de déplacement personnel motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2053. — 19 novembre 2024. — M. Thierry Tesson interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’interdiction des trottinettes électriques, inscrite dans le décret n° 2023-848 du 31 août 2023 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Cette réglementation interdit l’utilisation des trottinettes électriques par les jeunes de moins de 14 ans en milieu urbain, alors que la législation précédente les autorisait dès l’âge de 12 ans. Cette modification suscite de vives inquiétudes parmi les pratiquants d’activités sportives, de loisirs et de tourisme d’excursion. Il convient de souligner que cette limitation freine non seulement l’accès des jeunes à ces pratiques, mais restreint également leur participation à des sorties encadrées par des professionnels. Ces sorties, souvent organisées en famille ou dans le cadre d’animations de centres de loisirs, sont des moments privilégiés d’apprentissage, de découverte et de partage pour les jeunes. Or la restriction actuelle réduit leur accès à ces expériences enrichissantes. Ainsi, l’interdiction des excursions encadrées par des professionnels pour les mineurs dès l’âge de 14 ans suscite de nombreuses critiques, ainsi que des demandes de retour à la réglementation précédente. De plus, cette décision entre en contradiction avec la possibilité de circuler en trottinettes électriques hors agglomération, lorsque ces activités sont supervisées, notamment pour accéder à des circuits de randonnées. M. le député souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de créer une dérogation à l’interdiction de l’usage des trottinettes pour les 12-14 ans, spécifiquement pour les professionnels encadrant les balades en EDPM et formés à cet effet. Il souhaiterait également savoir si le Gouvernement prévoit d’autoriser la circulation sur le domaine public, afin de sécuriser certains trajets et de limiter leur difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2086</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6044</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais anormaux de traitement des titres de séjour dans le Val-d’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2086. — 19 novembre 2024. — Mme Gabrielle Cathala rappelle à M. le ministre de l’intérieur les devoirs de l’État dans le respect du principe de légalité, notamment le principe d’égalité des citoyens devant l’administration en charge des migrations et de l’intégration. L’égalité est un principe à valeur constitutionnelle. L’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dispose que « la loi doit être la même pour tous ». Les personnes dans la même situation doivent être traitées de manière identique. Or les préfectures ne respectent pas ce principe d’égalité, par manque de moyens, concernant le droit du séjour des étrangers en France. En effet, dans certains départements il faut parfois attendre plusieurs mois pour obtenir un premier titre de séjour ou un renouvellement de titre de séjour, même si la demande a été déposée dans les temps. Désormais entièrement en ligne via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), la demande de titre de séjour est traitée par les services des migrations et de l’intégration des différentes préfectures. Il est désormais impossible pour un usager de demander un rendez-vous sur place ou un entretien téléphonique afin d’avoir un accompagnement personnalisé dans le cas d’une difficulté ou d’une interrogation particulière. Faute de moyens et de personnels, certaines préfectures ne sont plus en capacité de traiter à temps les demandes initiales ou de renouvellement des titres de séjour. Cela se traduit dans les faits par des retards importants dans la remise des attestations de prolongation de l’instruction d’une demande de titre de séjour ou des prorogations de ces mêmes attestations, créant des situations de forte précarité pour les étrangers avec des pertes d’emploi, de logements et un stress permanent. Dans le Val-d’Oise, ces situations se multiplient et les délais d’attente s’allongent. De nombreux témoignages sont à déplorer. Une femme a dû attendre 7 mois pour que son titre de séjour soit renouvelé, après l’avoir déposé dans les temps impartis. Celle-ci a perdu son travail pendant 3 mois suite au retard dans l’édition et la remise de la prorogation d’instruction. Une autre attend depuis 4 mois le renouvellement de son titre de séjour et s’inquiète de perdre son emploi pour ne pas avoir reçu à temps la prorogation de l’instruction de sa demande. D’autres encore attendent depuis 2 ans la réponse à leur demande, naviguant de prorogations en prorogations de 4 mois. Mme la députée rappelle donc à M. le ministre les devoirs qui sont les siens de respect du principe d’égalité, à savoir mettre en face des missions de services publics qui lui sont attribuées les moyens nécessaires à leur bonne réalisation. Cela passe par une hausse des crédits budgétaires du programme 354 - Administration territoriale de l’État, une revalorisation de 10 % du point d’indice des fonctionnaires, le recrutement de personnels et la mise en place d’une vraie politique d’accueil des étrangers en France, dans des conditions humaines, sociales et sanitaires dignes. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2089</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6044</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Problèmes techniques TLScontact pour les attributions de visa long séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2089. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les problèmes techniques auxquels sont confrontés les citoyens britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France. Depuis le 1er janvier 2021, ils sont soumis aux règles fixées par l’espace Schengen. Ils ne peuvent être présents que 90 jours au total sur une période de 180 jours. L’article 16 de la loi pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration devait faire bénéficier aux ressortissants britanniques, propriétaires d’une résidence secondaire en France, d’un visa long séjour de plein droit. La décision du Conseil constitutionnel du 25 janvier 2024 a annulé cet article. Le problème demeure donc entier pour ces citoyens, car dans un contexte de simplification à l’ordre du jour, la procédure actuelle est inutilement lourde et compliquée. Le système TLScontact semble en effet être très perturbé, qu’il s’agisse de l’attribution du mot de passe à utilisation unique OTP, dans les délais impartis pour prendre rendez-vous avec les consulaires ou encore dans l’absence d’assistance téléphonique à partir du vendredi soir. Une enquête sur le système TLS a été réalisée en ce début d’année. Sur les 230 comptes-rendus, il en ressort majoritairement (43 %) que l’OTP est la principale cause d’insatisfaction à l’égard du système TLScontact. Il lui demande donc s’il connaît les raisons de ces défaillances et si des solutions peuvent être trouvées afin de proposer un outil efficace et opérationnel qui contribuera à la simplification administrative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2094</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6045</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime social des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2094. — 19 novembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale tentent de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, Mme la députée se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6045</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs des intervenants sociaux en gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2102. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs des intervenants sociaux en gendarmerie (ISG). Au long de l’année 2022, ce sont 118 femmes qui ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Ces chiffres ne diminuent pas. Depuis janvier 2023, 107 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Toutefois, la plupart des victimes des féminicides avaient déjà poussé la porte d’un commissariat. Ainsi, selon les derniers chiffres du ministère datant de 2021, 17 % des victimes de féminicides avaient porté plainte. C’est la raison pour laquelle une meilleure orientation des femmes victimes de violences conjugales est nécessaire afin de lutter au mieux contre les féminicides. C’est le rôle des intervenants sociaux en gendarmerie, des personnels essentiels pour accueillir des publics fragilisés. La création des postes d’intervenants sociaux en unités de gendarmerie a permis de mieux prendre en compte des publics confrontés à des situations de détresse sociale (problèmes familiaux et conjugaux, agressions sexuelles, précarité, etc.). Chaque intervenant social reçoit en moyenne 300 à 400 personnes par an, voire 700 sur certains territoires. Entre 50 et 80 % de ces personnes sont des victimes de violences conjugales. Le Gouvernement témoigne d’une volonté politique forte pour développer ce métier essentiel. Ainsi, à la suite du Grenelle des violences conjugales de 2019, 170 postes supplémentaires ont été créés en deux ans. Au 19 avril 2023, on comptait 450 postes d’intervenants sociaux sur l’ensemble du territoire. L’objectif actuel, inscrit dans la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur de 2022, est le déploiement de 200 nouveaux postes sur 5 ans, au rythme de 40 postes de plus par an. Aussi, elle souhaiterait connaître les moyens mis en œuvre afin d’atteindre ces objectifs de recrutement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6045</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Risques liés à la procédure de kafala
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2103. — 19 novembre 2024. — M. Christian Girard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la procédure de kafala. Cette procédure est un système permettant, dans certains pays musulmans d’accueillir des enfants pendant leur minorité de manière bénévole pour participer à leur protection, leur entretien et leur éducation. Ce système étranger n’a pas d’équivalent en France et pourtant, d’après l’association des parents adoptifs d’enfants recueillis par kafala, 300 à 400 couples accueillent chaque année en France un enfant sous ce régime. Bien que dépourvue d’effet sur la filiation, déléguant simplement l’autorité parentale, celle-ci permet à des enfants étrangers de résider sur le territoire national. Cela soulève plusieurs questions, notamment dans un contexte où il devient nécessaire de maîtriser les flux migratoires. En effet, certaines caisses d’allocations familiales semblent accorder des prestations sociales pour des enfants mineurs pris en charge sous le régime de la kafala, ce qui pourrait constituer une source d’attraction migratoire non négligeable. Par ailleurs, les voies de naturalisation offertes à ces enfants peuvent apparaître comme une facilité pour accéder à la nationalité française sans passer par les critères habituels. Selon l’article 21-12 du code civil, peut réclamer la nationalité française, « l’enfant qui, depuis au moins trois années, est recueilli sur décision de justice et élevé par une personne de nationalité française ». Ce critère de durée a été abaissé car il était de 5 ans auparavant. Aussi, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures M. le ministre envisage pour veiller à ce que la procédure de kafala ne soit pas détournée de son objectif initial et ne devienne pas un moyen de contourner les règles d’immigration et d’acquisition de la nationalité française. En particulier, il lui demande s’il envisage de renforcer les critères d’octroi des prestations sociales et d’encadrer plus strictement la naturalisation des enfants pris en charge par kafala.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6046</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Xavier Ceccoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Multiplication des secours en montagne et couverture sanitaire des populations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2123. — 19 novembre 2024. — M. François-Xavier Ceccoli appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la dégradation de la couverture sanitaire des territoires de montagne induite par l’accroissement de la fréquentation touristique des massifs. La démocratisation de la fréquentation des massifs montagneux au cours des dernières décennies, qui s’est amplifiée de manière considérable ces dernières années sous l’effet de la mise en tourisme de ces milieux, s’est accompagnée d’une forte augmentation des pratiques imprudentes nécessitant l’intervention des services de secours, sapeurs-pompiers et gendarmes essentiellement, au moyen notamment de vecteurs aériens de la sécurité civile. C’est particulièrement vrai en Corse, où l’attractivité par exemple du GR 20 a vu le nombre des randonneurs l’empruntant annuellement dépasser en 2022 plus de 100 000 personnes, essentiellement présentes durant la période estivale. Une présence nombreuse, dans un environnement souvent hostile et difficilement accessible, qui rend difficile toute intervention, justifiant la mobilisation de moyens humains et matériels exceptionnels pour la prise en charge d’atteintes courantes et la mise en sécurité des victimes. Si les Français restent profondément attachés au principe de gratuité des secours, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils sont de plus en plus sensibles à la multiplication des demandes dont l’origine relève de l’inconséquence des requérants, randonneurs novices ou inexpérimentés, mal équipés et insuffisamment préparés à la fréquentation des sentiers ou des accès escarpées, sportifs imprudents ou amateurs de sports de l’extrême. Des individus qui n’ont manifestement pour beaucoup pas suffisamment conscience que la montagne reste un milieu particulièrement périlleux, soumis à des changements brutaux de la météo et qui expose ses visiteurs à des risques supplémentaires. Parce qu’elle accapare trop souvent les moyens aériens, dragons ou choucas, mis à la disposition des services de secours, l’inconséquence de ces pratiquants de la montagne conduit régulièrement à priver d’un moyen de secours rapide les habitants de territoires enclavés ou distants des premiers centres hospitaliers, victimes de blessures graves ou de pathologies nécessitant une prise en charge urgentes tels que les malaises cardiaques ou les AVC. Il s’en suit inévitablement une perte de chance de survie pour ces populations de montagne, ce qui n’est pas acceptable. Cette situation appelle une réponse des pouvoirs publics et, notamment dans des territoires ruraux souvent déjà carencés en matière d’offres de soin et notamment de soins d’urgence. Par conséquent, M. le ministre peut-il présenter la stratégie du ministère de l’intérieur afin de réduire l’impact de ce phénomène ainsi que ses éventuelles déclinaisons opérationnelles ? Ces dernières devant nécessairement prendre en compte la responsabilisation accrue des personnes s’engageant dans les massifs afin de réduire le recours aux moyens aériens, par la mise en œuvre de politique de prévention ou l’identification de pénalités financières pour les plus inconséquents. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6046</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nécessité de délocaliser le match de football France - Israël en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2125. — 19 novembre 2024. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les débordements et les troubles à l’ordre public que pourrait générer le maintien du match de football entre l’équipe de France et l’équipe d’Israël le 14 novembre 2024 au Stade de France. En effet, dans le cadre de la cinquième et avant-dernière journée de la Ligue des Nations 2024 - 2025 organisée par l’Union des associations européennes de football (UEFA), les « Bleus » reçoivent la sélection israélienne de football le 14 novembre 2024 dans l’enceinte du Stade de France. À cet effet, depuis plusieurs semaines, cette rencontre sportive fait l’objet de pressions, de manifestations et de menaces, de la part de militants pro-palestiniens et d’élus d’extrême-gauche. Ces derniers, en relayant leur propagande antisioniste et antisémite, cherchent à empêcher la tenue du match et incitent à créer des désordres et des violences qui viendraient perturber son bon déroulement. Dans ce contexte sensible, le lundi 4 novembre 2024, le collectif pro-palestinien « Stop Génocide » a occupé illégalement les locaux de la Fédération française de football (FFF) pour exiger l’annulation du match de football entre les équipes de France et d’Israël, où des pancartes et des banderoles « Ça n’a pas commencé le 7 octobre », « Israël, pas de compétitions des sanctions », « FFF Ban Israël », ou « Ligue des champions du génocide » ont été brandies par les militants. Aussi, le 30 octobre 2024, un député de la France Insoumise a jeté de l’huile sur le feu en soutenant et en relayant, sur le réseau social X, une pétition du groupuscule pro-Hamas « Association France Palestine solidarité » qui veut exclure l’État hébreu des compétitions internationales de football. D’autres parlementaires d’extrême-gauche ont même lancé une pétition différente qui demande à la Fédération internationale de football association (FIFA) de suspendre la fédération israélienne de football. Face au risque avéré d’atteinte à la sécurité publique, en particulier en Seine-Saint-Denis, dans un département où certains quartiers sont gangrenés par l’islamisme et contaminés par la haine des juifs, M. le député souhaitait soumettre à M. le ministre de l’intérieur la proposition de délocaliser le match France - Israël en Corse. En effet, la Corse offre des conditions de sécurité optimales et permettrait de maintenir une jauge de spectateurs complète. À ce titre, les infrastructures sportives, comme les stades Michel-Moretti ou Ange-Casanova à Ajaccio, ou le stade Armand-Cesari à Bastia, sont parfaitement adaptées pour accueillir cette confrontation considérée à « hauts risques ». Ensuite, ce choix revêtirait une symbolique historique et mémorielle. Plus précisément, sous l’Occupation, alors que le régime de Vichy se livrait à des arrestations et des déportations massives des populations juives, la Corse, surnommée l’île des Justes en conséquence, s’est illustrée en refusant obstinément de livrer ses citoyens de confession juive. Enfin, M. le député tenait à rappeler qu’aucun match officiel de l’équipe de France n’a jamais eu lieu en Corse. Ce serait donc une opportunité inédite de faire rayonner la Collectivité de Corse qui accueillerait pour la première fois les « Bleus ». Parce qu’il serait intolérable que cette affiche sportive devienne le théâtre de débordements violents qui viendraient ternir l’image du football français et humilier le pays à l’international, il lui demande solennellement s’il va considérer la délocalisation de ce match entre l’équipe de France et l’équipe d’Israël en Corse, où tous les critères en faveur de la sécurité des joueurs, des supporters et des forces de l’ordre sont réunis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6047</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectivité des renforts de police nationale sur la circonscription Rouen-Elbeuf
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2145. — 19 novembre 2024. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessite de disposer d’effectifs suffisants pour garantir la sécurité des concitoyens. À Rouen, le Gouvernement avait en effet promis dès 2019 le renfort de 60 policiers supplémentaires. Aujourd’hui, Mme la députée souhaite connaître la réalité de la mise en œuvre de cet engagement. Alors que comme dans de nombreuses grandes agglomérations, la ville de Rouen est confrontée à une augmentation du trafic des stupéfiants, les moyens humains et financiers sont largement insuffisants pour endiguer le phénomène. Mme la députée souhaite rappeler à M. le ministre que les communes n’ont ni les moyens juridiques, ni les moyens financiers pour faire face à cette hausse de la délinquance, en particulier dans un contexte où l’État impose des coupes budgétaires. Malgré cela, Mme la députée tient à rappeler le bilan exemplaire de la ville de Rouen en matière de tranquillité publique. En effet depuis 2020, la police municipale a été renforcée de 11 agents (+20 %) afin de permettre la création d’une brigade de nuit de la police municipale, dont un équipage cynophile. C’est également une augmentation significative du nombre de caméras de vidéoprotection avec à ce jour 111 caméras contre 42 en 2020 (+ 200 %). Ce fléau qui rend invivable le quotidien des concitoyens nécessite une action forte, rapide et concertée entre l’État et les collectivités territoriales. Elle souhaite savoir à quelle échéance la circonscription de Rouen-Elbeuf disposera effectivement des 60 policiers supplémentaires promis en 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6047</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2168. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’attente du décret d’application relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Ce précédent article concerne l’attribution de trimestres de retraite supplémentaires pour les sapeurs-pompiers volontaires. La réforme des retraites prévoit, après dix années de service en tant que sapeur-pompier volontaire - réalisées d’une traite ou non - une bonification de trois trimestres pour la retraite. De surcroît, pour tout engagement au-delà de cette période, un trimestre supplémentaire devrait être accordé tous les cinq ans de service supplémentaires. Cela fait désormais plus d’un an que les sapeurs-pompiers attendent ardemment le décret d’application de cette loi afin qu’elle puisse entrer enfin en vigueur. Toutefois, à la lumière du projet de décret actuellement en circulation, il semble que cette bonification ne s’appliquerait qu’à une minorité d’entre eux : en effet, seuls les sapeurs-pompiers ayant effectué des carrières discontinues pourraient en bénéficier. Par conséquent, cette mesure ne profiterait qu’aux volontaires ne disposant pas de tous les trimestres de cotisation requis pour leur retraite. Or la loi, telle qu’elle a été votée, devait offrir aux sapeurs-pompiers un avantage significatif, leur conférant la possibilité d’anticiper leur départ à la retraite à taux plein ou de bénéficier d’une surcote sur leurs pensions. Cependant, la formulation actuelle du projet de décret restreint cette mesure à une infime portion des 197 800 pompiers volontaires. Naturellement, la majorité d’entre eux cumule son engagement avec une activité professionnelle. Ce projet de décret ne répond ainsi ni aux attentes des pompiers volontaires ni aux intentions des parlementaires lors du vote de la loi. En l’état, il créerait une inégalité entre les pompiers en fonction de la poursuite ou non d’une activité professionnelle parallèle. Alors qu’ils témoignent d’un courage et d’un dévouement exemplaires et jouent un rôle essentiel dans le secours et la protection de la population, exclure une large part de ces volontaires de cette reconnaissance constituerait une injustice profonde et inacceptable. Les sapeurs-pompiers incarnent un engagement remarquable, risquant leur vie pour protéger celle des autres. Leur courage, leur abnégation et leur sens du devoir les poussent chaque jour à répondre présents, face aux dangers les plus extrêmes. Ce dévouement constant est soutenu par leurs familles, qui acceptent les sacrifices et vivent dans l’ombre des incertitudes. Leur rôle est vital et la reconnaissance de leur engagement s’avère nécessaire pour honorer leur inestimable contribution à la sécurité de tous. Il est impératif de valoriser pleinement l’engagement et le dévouement des sapeurs-pompiers volontaires. À ce titre, il lui demande dans quels délais sera mise en œuvre la révision de la rédaction du projet de décret d’application, afin que cette mesure soit conforme aux attentes des sapeurs-pompiers volontaires et à l’esprit de la loi votée par le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6048</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agressions sur les sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2178. — 19 novembre 2024. — M. Patrice Martin appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence des violences subies par les sapeurs-pompiers lors de leurs interventions sur le territoire national. Bien que le ministère ait récemment signalé une baisse de 7,1 % de ces incidents en 2023, en affirmant que cette diminution « s’inscrivait dans la durée », les faits rapportés sur le terrain semblent contredire cette affirmation. Ces violences, loin d’être isolées, se multiplient et touchent plusieurs départements. La semaine dernière, le SDIS 76 a ainsi déposé trois plaintes pour des menaces à l’arme blanche, crachats, jets de projectiles et insultes, commis par des proches de victimes et parfois par les victimes elles-mêmes dans les communes d’Eu, Rouen et Cany-Barville. Le mois dernier, à Dieppe, des incidents similaires ont également été signalés. Par ailleurs, il y a deux jours, une enquête a été ouverte par la gendarmerie à la suite d’une plainte du SDIS de la Mayenne concernant l’agression de sapeurs-pompiers intervenus pour un feu de déchets chez un particulier, tandis qu’en juin dernier, un autre pompier avait été pris pour cible en Vendée. En Seine-et-Marne, 75 cas de violences ont été enregistrés en 2024, soulignant l’ampleur du phénomène. Insultes, menaces, coups, violences verbales, ces faits perturbent profondément les missions de service public des sapeurs-pompiers, qui se demandent jusqu’où ira cette dérive et expriment leur souffrance face à des actes de violence immotivés alors même qu’ils sont en service pour assister et porter secours à la population. Cette situation engendre une réelle appréhension chez ces professionnels, passant du statut de « héros » à « cibles d’incivilités » gratuites. Face à ces comportements inacceptables et à leurs impacts sur la sécurité civile, il interroge le Gouvernement sur les mesures concrètes qu’il envisage pour instaurer des sanctions fortes et dissuasives et pour protéger les sapeurs-pompiers dans l’exercice de leurs fonctions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6048</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Impossibilité pour le CNAPS de recevoir les signalements des lanceurs d’alerte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2179. — 19 novembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’impossibilité pour le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de recevoir les signalements d’un lanceur d’alerte dans la sécurité privée. L’absence de la mention du CNAPS dans le point 23 de l’annexe du décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 en ce qui concerne la déontologie des personnes exerçant des activités de sécurité privée, limite sa capacité de régulation et de réaction aux infractions déontologiques. S’il est logique que le Défenseur des droits puisse lui aussi recevoir des alertes, le CNAPS, instance de régulation de l’État des activités de sécurité privée, devrait lui aussi être en mesure de recevoir ces alertes. L’inclusion du CNAPS dans le décret permettrait une plus grande surveillance, transparence et intégrité de la sécurité privée ainsi que la protection de l’intérêt général plus largement. Il lui demande donc s’il entend faire évoluer le décret sur ce point et permettre au CNAPS de recevoir également les signalements émis par les lanceurs d’alerte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6049</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Profanation et vandalisme des églises : pour des sanctions exemplaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2180. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’augmentation très préoccupante des actes de vandalisme et de profanation des églises dans le pays. Entre le 28 janvier et le 10 février 2019, ce ne sont pas moins de neuf lieux de culte catholique qui ont été la cible d’actes odieux de profanation et de vandalisme. Par ailleurs, le bilan 2017 établi par son ministère est très préoccupant. En effet, pour cette année on compte 878 atteintes aux sites chrétiens (édifices religieux et sépultures) sur les 978 profanations et dégradations recensées par son ministère, soit plus de deux par jour en moyenne. Dijon, Nîmes, Lusignan, Maisons-Laffitte, Houille, aucune commune du territoire n’est épargnée par ces agissements inacceptables. Aussi, il est du devoir des pouvoirs publics de protéger ces lieux de culte, lieux de paix par excellence. Eu égard au nombre inquiétant d’actes délictueux commis contre ces lieux de culte que sont les églises, il lui demande d’une part, quelles sont les sanctions ou peines réellement infligées à ceux qui en sont les auteurs et, d’autre part, si le Gouvernement entend renforcer lesdites sanctions afin de les rendre dissuasives et exemplaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6049</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation des caméras piétons par les entreprises de sécurité privée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2181. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité d’étendre aux entreprises de sécurité privée, exerçant une activité mentionnée à l’article L. 611 1 du code de la sécurité intérieure, le recours aux caméras individuelles dans le cadre de l’exercice de leurs missions. En effet, les agents de sécurité privée jouent un rôle prépondérant dans la protection des personnes et des biens et concourent à la sécurité publique. De plus en plus sollicités par des organisateurs d’évènements publics et privés, ils sont de fait grandement exposés à des situations de conflit, d’agression verbale et physique. Dans ce contexte, l’usage de caméras piétons présente le triple avantage d’apaiser les tensions, de sécuriser les missions des agents en limitant les risques de comportement agressif et également d’apporter la preuve juridique du bienfondé d’une intervention. Déjà expérimentée dans le secteur des transports par exemple, la caméra individuelle s’avère être un instrument de dissuasion et de preuve efficace permettant d’améliorer sensiblement la sécurité des citoyens et des agents. Aussi, sa mise en place pourrait s’appuyer sur le dispositif expérimental de la loi n° 2018-697 du 3 août 2018 relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique, afin de l’étendre aux agents de sécurité privée opérant pour l’organisation de manifestations. Alors que la France accueille des rassemblements de grande envergure présentant des risques de sécurité majeurs, on doit renforcer la coopération de la sécurité privée avec celle des forces étatiques pour assurer la protection de chacun. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement entend réexaminer l’interdiction faite aux entreprises de sécurité privée de recourir aux caméras individuelles, en tenant compte des évolutions de la filière professionnelle et des défis auxquels sont confrontés les agents de sécurité privée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6049</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Signalisation des véhicules par temps de pluie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2183. — 19 novembre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’intérieur sur la signalisation des véhicules par temps de pluie ou de brouillard. Depuis plusieurs années, les constructeurs automobiles adoptent des signatures lumineuses automatiques à l’avant des véhicules, conformément à l’article R. 313-3-2 du code de la route. Néanmoins, ces véhicules ne sont que rarement équipés de feux arrière automatiques, interrogeant la sécurité des usagers. Il en va de même pour les camions récents, qui ont une signature lumineuse à l’avant mais dont les remorques sont souvent dépourvues de feux antibrouillard à l’arrière. Il lui demande dans quelle mesure il serait possible d’inciter les constructeurs à adopter également des signatures lumineuses automatiques à l’arrière des véhicules afin de renforcer la sécurité routière par temps de pluie ou de brouillard.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2026</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6049</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Fraudes à la carte bancaire sur internet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2026. — 19 novembre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la recrudescence des fraudes à la carte bancaire sur internet. En effet, trois millions de Français sont victimes de telles fraudes chaque année, révélant ainsi d’importantes failles de sécurité liées à ce moyen de paiement. Les fraudes à la carte bancaire ont considérablement augmenté, avec une hausse moyenne de 7,3 % par an depuis 2016, soit près de 60 % de victimes supplémentaires en 2023 par rapport à 2016. La carte bancaire est d’ailleurs le moyen de paiement le plus sujet à la fraude en valeur, avec un montant atteignant 256,5 millions d’euros au premier semestre 2023. Sa part a augmenté pour atteindre environ 42 % des fraudes au premier semestre 2023 contre 35 % sur la même période en 2022 Selon l’article L. 133-18 du code monétaire et financier, en cas d’opération de paiement non autorisée signalée par l’utilisateur dans les conditions prévues, la banque est tenue de procéder au remboursement immédiat des opérations non autorisées. Le remboursement peut toutefois être refusé si l’utilisateur du compte est soupçonné de comportement frauduleux ou de négligence grave. L’encadrement juridique en la matière est rappelé dans une réponse du ministre de l’économie du 22 juin 2023 à la question sénatoriale n° 04481 sur le remboursement des victimes de fraudes bancaires. Celle-ci précise la notion de négligence grave à partir d’exemples issus de textes européens et de la jurisprudence, à savoir la conservation des données utilisées pour autoriser une opération de paiement à côté de l’instrument de paiement et la transmission à un tiers des données personnelles. C’est pourquoi il demande comment les procédures de remboursement sont appliquées et quels moyens de contrôle sont mis en place pour assurer la défense des consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2087</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6050</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mise en œuvre « libérations-expulsions »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2087. — 19 novembre 2024. — M. Loïc Kervran interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la mise en œuvre des « libérations-expulsions ». L’article 729-2 du code de procédure pénal prévoit un dispositif de libération anticipée des condamnés faisant l’objet d’une peine d’interdiction du territoire français à la condition de l’exécution de la mesure d’expulsion. Le double intérêt de ce dispositif est d’éviter de relâcher des personnes interdites de territoire français sans contrôles et d’éviter le passage par le centre de rétention administratif (CRA). Aussi, M. le député aimerait savoir combien de libérations-expulsions ont été réalisées en 2023 et sur l’année 2024 à date. Le cas échéant, il aimerait connaître les principaux obstacles à une mise en œuvre plus large de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6050</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Montée de l’ultra-violence chez les mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2108. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la montée de l’ultra-violence chez les mineurs. La France fait face depuis plusieurs années à une montée en puissance inquiétante de la violence juvénile. Ce phénomène, qui se caractérise par une recrudescence de crimes graves commis par des mineurs, notamment des meurtres, des rixes mortelles et une implication croissante dans des réseaux de narcotrafic, met en lumière les carences d’un système judiciaire et éducatif dépassé par la gravité de la situation. Les exemples d’actes de violence extrême impliquant des adolescents, parfois dès l’âge de 13 ou 14 ans, se multiplient, illustrant une dérive sociale et criminelle de plus en plus difficile à contrôler. Les médias se font régulièrement l’écho de ces drames qui touchent les quartiers populaires et les villes moyennes, là où la précarité et la déliquescence de l’autorité contribuent à la montée de cette violence. Le récent phénomène des « shooters », ces jeunes tueurs à gages recrutés par des réseaux criminels pour éliminer leurs rivaux, en est un exemple frappant. La situation est telle que certains mineurs sont désormais en première ligne des guerres de territoires qui gangrènent certaines des villes, transformées en zones de non-droit. Dans ce contexte, plusieurs interrogations surgissent quant à la capacité de l’État et de ses institutions à répondre à ces défis. Le recours aux sanctions pénales semble inefficace pour dissuader ces jeunes, dont l’implication dans des crimes graves ne cesse d’augmenter. En outre, la complexité des mécanismes de protection de l’enfance, qui limitent la possibilité de répondre pénalement à la hauteur des actes commis, contribue à l’impunité ressentie par les délinquants juvéniles et, par ricochet, à la dégradation de la sécurité dans de nombreuses zones urbaines. D’après les statistiques du ministère de la justice, la criminalité des mineurs a augmenté de façon notable ces dernières années. Si cette violence n’est pas un phénomène nouveau, son intensité et sa nature ont évolué. Là où auparavant les délits se limitaient principalement à des vols ou des dégradations, on assiste désormais à une explosion des actes de violence extrême. La multiplication des rixes entre bandes rivales dans certaines zones urbaines, souvent orchestrées via les réseaux sociaux, en est une illustration. Ces affrontements se soldent de plus en plus fréquemment par des blessures graves, voire des décès. Des quartiers de villes comme Marseille, Lyon, ou la banlieue parisienne sont devenus des épicentres de cette violence, avec des mineurs de moins de 16 ans souvent impliqués dans des faits criminels particulièrement graves. Le narcotrafic constitue également une des principales causes de cette violence. De jeunes adolescents sont rapidement intégrés dans ces réseaux, parfois même pour des tâches aussi dangereuses que le transport d’armes ou l’exécution de contrats meurtriers. Les policiers eux-mêmes se disent souvent dépassés face à des jeunes déterminés, organisés et bénéficiant de la complicité de réseaux criminels aguerris. Le phénomène des « shooters », évoqué dans un récent article du Monde, où des adolescents sont recrutés pour tuer sur commande, témoigne de cette nouvelle escalade criminelle. La jeunesse n’est plus seulement l’apanage des petites infractions ou des incivilités, elle devient actrice de crimes graves, souvent prémédités et commandités par des organisations criminelles de plus en plus structurées. En France, le traitement des mineurs délinquants est régi par l’ordonnance de 1945, qui prévoit des mesures de protection adaptées à la jeunesse. Cependant, les évolutions sociétales et la montée en puissance de la délinquance juvénile posent la question de l’adéquation de ce cadre légal à la situation actuelle. La prise en charge des mineurs violents repose encore largement sur des mesures éducatives, souvent inadaptées à la gravité des actes commis. Les magistrats spécialisés dans la justice des mineurs expriment régulièrement leur désarroi face à l’inadéquation des sanctions prévues. Trop souvent, les jeunes impliqués dans des affaires criminelles graves échappent à des peines lourdes en raison de leur âge, ce qui crée un sentiment d’impunité. De surcroît, les centres éducatifs fermés (CEF), qui constituent l’une des principales réponses apportées par le système judiciaire aux mineurs délinquants, sont aujourd’hui surchargés et ne permettent pas d’assurer un encadrement rigoureux et personnalisé pour chaque cas. Il en résulte une prise en charge inefficace qui, loin de dissuader ces jeunes, les renforce dans leur sentiment de toute-puissance. Cette impunité perçue est également ressentie par les victimes, qui voient ces mineurs récidiver sans que des mesures fortes ne soient prises. Cette situation est préoccupante, d’autant plus que les trafiquants de drogue et les chefs de bandes criminelles exploitent ces lacunes judiciaires en recrutant de plus en plus jeunes, sachant que les mineurs sont moins sévèrement punis. Plusieurs pays européens ont mis en place des systèmes qui pourraient inspirer des réformes en France pour mieux encadrer la délinquance juvénile. Au Danemark un dispositif innovant appelé « le modèle de Copenhague » a été mis en place. Ce modèle repose sur une étroite collaboration entre la police, les travailleurs sociaux et les éducateurs, permettant une prise en charge immédiate et complète des jeunes délinquants. Dès qu’un mineur commet un acte de délinquance, une équipe dédiée composée de policiers, d’assistants sociaux et de responsables éducatifs intervient pour évaluer la situation et proposer des mesures immédiates, allant de l’accompagnement éducatif renforcé à l’incarcération. Ce modèle a permis une réduction significative de la récidive, notamment en offrant des solutions alternatives à la détention tout en maintenant une surveillance étroite. En Allemagne, le système de justice des mineurs se distingue également par une réponse rapide et proportionnée à la gravité des faits commis. Les jeunes délinquants peuvent être placés dans des institutions spécialisées dès l’âge de 14 ans pour des crimes graves, avec des sanctions plus lourdes pour les récidivistes. Le système allemand met l’accent sur une combinaison de sanctions pénales et de réhabilitation, avec un encadrement strict en milieu fermé pour les cas les plus graves, tout en offrant des programmes de réinsertion adaptés. Les États-Unis d’Amérique, bien que souvent critiqués pour la sévérité de leur justice pénale, ont également expérimenté des programmes novateurs pour endiguer la violence des mineurs. Des initiatives telles que les « teen courts » (tribunaux pour adolescents), où des jeunes sont jugés par leurs pairs dans un cadre légal, ont été mises en place pour responsabiliser les jeunes délinquants tout en leur offrant une seconde chance. Ces tribunaux, combinés à des programmes de mentorat et de travail d’intérêt général, permettent de réduire la récidive tout en maintenant un cadre disciplinaire fort. En Suède, les autorités ont adopté une approche préventive en axant leurs efforts sur l’éducation, la lutte contre l’exclusion sociale et une réponse rapide aux premiers signes de violence chez les jeunes. La Suède a également mis en place des systèmes d’alerte précoce permettant de détecter rapidement les jeunes à risque et de les orienter vers des structures éducatives renforcées avant qu’ils ne basculent dans la délinquance grave. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la France connaît une montée sans précédent de la délinquance juvénile, avec des actes de plus en plus graves commis par des adolescents, voire des préadolescents. Ce phénomène, qui s’étend à toutes les régions du pays, a pris des proportions inquiétantes dans les grandes métropoles comme Marseille, Paris et Lyon, mais aussi dans des villes de taille moyenne telles que Dijon ou Mulhouse. Il ne s’agit plus seulement de délinquance ordinaire ou d’incivilités. Les faits criminels dans lesquels ces mineurs sont impliqués vont bien au-delà des vols ou des dégradations : on parle de meurtres violents, de règlements de comptes et d’une participation active à des trafics de stupéfiants. La situation est d’autant plus préoccupante que certains mineurs, à peine âgés de 13 ou 14 ans, sont recrutés par des réseaux criminels pour devenir des « shooters », des tueurs à gages, souvent engagés pour éliminer des rivaux dans les guerres de territoire liées au narcotrafic. Ces jeunes, devenus acteurs majeurs des trafics de drogue, sont dotés d’armes à feu et de la capacité à tuer, un phénomène qui souligne l’échec du système répressif et éducatif en place. Comme le décrit un récent article du Figaro, les magistrats eux-mêmes se trouvent dépassés par l’ampleur de la violence et des délits graves commis par des adolescents de plus en plus jeunes. Les récentes affaires survenues à Grenoble et à Nice, impliquant des rixes entre bandes, ont démontré à quel point ces mineurs sont capables de commettre des actes d’une extrême brutalité, motivés par des logiques de territoire et des conflits liés aux trafics de drogue. Dans ces villes, les autorités locales sont confrontées à une situation de crise, avec des quartiers entiers devenus des zones de non-droit, où les forces de l’ordre peinent à maintenir l’ordre. Face à la montée de l’ultra violence chez les mineurs en France, il est indispensable de revoir en profondeur le cadre législatif et judiciaire en vigueur. Voici quelques pistes de réflexion et de réforme que Mme la députée propose d’envisager : M. le ministre va-t-il revoir le cadre juridique régissant la justice des mineurs qui semble obsolète ? M. le ministre va-t-il développer les centres éducatifs fermés (CEF) qui sont saturés ? M. le ministre va-t-il diversifier les structures d’accueil avec des programmes adaptés aux différents profils de jeunes (récidivistes, primo-délinquants, etc.) ? M. le ministre va-t-il renforcer la prévention et l’accompagnement social en s’inspirant du modèle danois (mise en place d’équipes pluridisciplinaires, associant policiers, travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés, permettrait une prise en charge immédiate des jeunes délinquants) ? M. le ministre va-t-il réviser l’ordonnance de 1945 ? Car il semble nécessaire d’adapter ce texte fondateur à la réalité actuelle, en permettant une répression plus efficace des actes graves commis par des mineurs. Enfin, elle lui demande s’il envisage un abaissement de l’âge de responsabilité pénale, ou l’instauration de peines plus sévères pour les récidivistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6052</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Garantir un rejet effectif des demandes d’aide juridictionnelle irrecevables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2110. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’effectivité du rejet des demandes d’aide juridictionnelle, irrecevables ou dénuées de fondement juridique. Comme le souligne de manière critique la Cour des comptes dans ses observations définitives, le principe général selon lequel « l’aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l’action n’apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement » énoncé en vertu de l’article 7 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 reste le plus souvent inappliqué. En effet, le pourcentage de rejets fondés sur cet article s’élevant seulement à 0,54 % du nombre total des décisions, est dérisoire. M. le député rappelle qu’en matière de contentieux de la nationalité, l’article 1045-2 alinéa 2 du code de procédure civile précise que l’action de contestation du refus de délivrance d’un certificat de nationalité française doit être introduite à peine de forclusion dans un délai de six mois à compter de la notification du refus. Il rappelle également que l’aide juridictionnelle est en pratique accordée régulièrement alors que ce délai est expiré et donc que le recours est, de ce fait, sans ambiguïté, parfaitement irrecevable. Ainsi, la forclusion est elle-même facile à établir sur la base d’une simple observation du dossier. Ces demandes étaient encore jusqu’à ce jour rejetées en majorité grâce à l’intervention des magistrats en charge de l’instruction des demandes d’aide juridictionnelle. D’ailleurs, ces derniers sont en mesure, dès l’analyse du dossier, d’identifier que les demandes sont manifestement irrecevables ou infondées. Cette vérification, pourtant requise par la loi, pourrait en pratique ne plus être opérée. En effet, comme M. le député le précise, cette dérive devrait être fortement aggravée par l’instauration d’un traitement informatisé des demandes qui pourrait faire obstacle à ce qu’il soit vérifié que l’action au titre de laquelle l’aide juridictionnelle est demandée n’est pas manifestement irrecevable ou infondée. M. le député alerte M. le ministre sur un possible surcoût pour les finances publiques françaises, qui supporteront des aides juridictionnelles infondées ainsi qu’un alourdissement considérable du rôle du tribunal judiciaire de Paris par des procédures pourtant promises à l’échec sur le fond au regard du droit. Compte tenu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quels moyens et méthodes il entend mettre en œuvre pour garantir que les demandes d’aide juridictionnelle manifestement irrecevables ou dénuées de fondement, en particulier au sein du bureau d’aide juridictionnelle de Paris, compétent pour le contentieux de la nationalité concernant les non-résidents, dont le volume est particulièrement important, soient effectivement rejetées. Par ailleurs, il lui demande de lui préciser dans quelle mesure ces dérives d’octrois et de bénéfices irréguliers d’aide juridictionnelle ont été accordées en 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6052</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Augmentation du nombre des détenus atteints de troubles mentaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2111. — 19 novembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’augmentation du nombre des détenus atteints de troubles mentaux. Ainsi, selon plusieurs enquêtes, environ 70 % des personnes entrant en prison souffriraient d’au moins un trouble psychiatrique, près d’une sur deux en cumulant plusieurs. Il semblerait même que les troubles sont entre deux et quatre fois plus représentés chez les personnes entrant en prison que dans la population générale. Or la prise en charge de la santé mentale des détenus a été confiée au service public hospitalier et non au service pénitentiaire. Le dispositif actuel repose à la fois sur les secteurs de psychiatrie générale et sur des secteurs spécifiques en milieu pénitentiaire : la psychiatrie générale pour les soins courants est assurée au sein de 175 unités sanitaires en milieu pénitentiaire (USMP, ex-UCSA) implantées au sein des établissements ; tandis que la psychiatrie spécifique chargée de la prévention et de la prise en charge des soins psychiatriques en milieu pénitentiaire est assurée au sein de 26 services médico-psychologiques régionaux (SMPR), 8 unités hospitalières sécurisées interrégionales (UHSI) et 7 unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA). Toutefois, les SMPR sont rattachés à un établissement de santé, bien qu’ils soient situés dans l’enceinte des maisons d’arrêt ou des centres pénitentiaires. D’ailleurs, ils sont animés par une équipe médicale pluridisciplinaire associant psychiatres, psychologues, infirmiers, assistants sociaux, etc. Malheureusement, non seulement ces structures disposent d’un nombre très limité de lits, mais encore, elles assurent essentiellement une prise en charge uniquement de jour, seules deux d’entre elles disposant d’une présence paramédicale nocturne. En outre, dans la mesure où les détenus ne peuvent recevoir de soins psychiatriques en détention qu’avec leur consentement, beaucoup de surveillants constatent un défaut de prise en charge des personnes détenues non consentantes accentué par une présence discontinue du personnel médical et de lien direct avec les détenus. Ainsi, tandis que la voie de l’hospitalisation d’office ne pose pas de difficulté à l’extérieur (parent, maire, préfet pouvant la demander, un médecin devant ensuite la valider), en milieu carcéral de nombreuses difficultés font obstacle malgré les dispositions de l’article D. 398 du code de procédure pénale. Et pour cause, si en pratique l’hospitalisation d’office peut être demandée par un psychiatre de SMPR ou un psychiatre intervenant dans l’établissement pénitentiaire et concerner un condamné ou un prévenu, les surveillants ne peuvent le demander bien qu’ils aient constaté des comportements parfois proches de la démence. Ainsi, au-delà du nombre insuffisant de places pouvant accueillir de telles pathologies, le fait que l’initiative de la demande d’hospitalisation d’office soit laissée au personnel médical (au lieu du personnel pénitentiaire) crée une difficulté. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place non seulement pour augmenter significativement le nombre de places dans les SMPR et les UHSA, mais encore, pour que les directeurs des établissements pénitentiaires puissent directement demander l’hospitalisation d’office à charge ensuite au médecin de la valider.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6053</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Montant des aides financières versées aux personnes incarcérées en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2112. — 19 novembre 2024. — M. Kévin Mauvieux appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les aides financières versées aux personnes incarcérées en France, telles que la dotation de première urgence et l’aide à l’indigence. Ces aides sont destinées à garantir les conditions de vie dignes des détenus en prison, mais elles suscitent des interrogations sur leur nécessité et leur coût, en particulier dans le contexte de réformes budgétaires et de contraintes financières au sein du Gouvernement. Actuellement, les détenus bénéficient, selon leurs ressources, de dotations d’urgence allant jusqu’à 20 euros à leur incarcération, ainsi qu’une aide mensuelle de 30 euros pour les personnes ayant des ressources inférieures à 60 euros. Le coût annuel total de ces aides représente des millions d’euros, ce qui semble disproportionné dans un contexte où des économies sont recherchées, notamment au sein des ministères régaliens. Il lui demande donc de bien vouloir préciser le montant total annuel des aides financières versées aux détenus et de justifier la nécessité de maintenir ces dispositifs d’aides financières en cette période de réduction des dépenses publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6053</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rénovation du centre de détention de Fleury-Mérogis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2113. — 19 novembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la rénovation pour 57 millions d’euros du centre de détention de Fleury-Mérogis, qui a dû stopper son activité en raison des nombreuses malfaçons et cela à peine six mois après l’arrivée des 88 détenus qu’il accueillait sur les 406 initialement prévus. Ce nouveau centre de détention n’a jamais pu monter en puissance, seul un des quatre étages ayant pu être utilisé quelques mois. Or, en cette période budgétaire compliquée, on peut légitimement s’interroger sur cet énième exemple de gaspillage d’argent public et de la perte de 406 places bien que le nombre de détenus ait atteint le niveau historique de 78 969 personnes incarcérées pour 62 014 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 127,3% pour un besoin de 94 906 personnes placées sous écrou. Aussi, outre le fait que porter le nombre de places de prison à 78 000 d’ici 2027 a pris un sérieux retard et semble déjà obsolète compte tenu de l’état de la délinquance en France, le coût risque d’exploser si chaque rénovation ou construction de prison aboutit à de telles dérives. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend mettre en place pour limiter la dérive des coûts constatés pour ces nouvelles places de prison (voire en réduire le prix) et s’assurer que l’objectif de 18 000 places supplémentaires sera bien atteint en 2027, afin de réellement contribuer à la sécurité des français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6054</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Tjibaou</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Indépendance et impartialité du Parquet en Kanaky
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2127. — 19 novembre 2024. — M. Emmanuel Tjibaou alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les déclarations publiques et l’omniprésence médiatique du procureur de la République en poste en Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Les troubles survenues au pays depuis le 13 mai 2024 ont causé nombre de dégâts entraînant des pertes économiques et en vie humaine (13 morts). L’instruction judiciaire en cours concernant la recherche de vérité sur les évènements tragiques qui se sont déroulés éclairera pour tout le monde les implications de ceux qui ont mené à ce drame. Dans ce contexte, M. le député souhaite interpeller M. le ministre sur les conditions indignes et dégradantes dans lesquelles les personnes sont arrêtées, gardées à vue, déportées en France puis détenues depuis leurs arrestations à Nouméa. La pression politique en Nouvelle-Calédonie autant que celle de l’opinion publique suite à ces évènements tragiques ne doivent en rien entacher l’action de la justice, la préservation autant que le respect des droits de la défense. Les témoignages des personnes arrêtées ainsi que ceux de leurs avocats montrent bien que cela ne fut pas le cas. M. le député interpelle également M. le ministre quant aux déclarations publiques récemment de M. le procureur de la République près le tribunal de Nouméa sur l’instruction des dossiers en cours et l’utilisation de termes tels qu’« organisation criminelle » accolés aux organisations politiques indépendantiste ceci occultant de fait le principe de la présomption d’innocence. Pour rappel, la mouvance indépendantiste s’est mobilisée pacifiquement contre le dégel du corps électoral aux élections provinciales en Nouvelle-Calédonie. Si des dérapages ou exactions ont eu lieu, en aucun cas M. le procureur ne peut se prévaloir d’un jugement non rendu pour exprimer de tels propos alors que les tribunaux ne se sont pas prononcés et que les auditions continuent encore actuellement. M. le député sollicite l’intervention de M. le garde des sceaux auprès de M. le procureur afin de lui rappeler son devoir de réserve et les obligations qui lui incombent dans l’exercice de ses fonctions. Les acteurs politiques doivent être engagés dans la sortie de cette crise institutionnelle, sociale et économique. Il est aujourd’hui nécessaire de mesurer avec toute la portée de la parole publique et en particulier de la justice dans le pays, dans cette situation de tension latente qui rappelle les heures sombres de la justice française en Kanaky où le droit n’était reconnu que pour les citoyens à peau claire. M. le député demande à M. le ministre d’agir promptement afin d’apaiser la situation au pays. La France, terre des Droits de l’Homme, ne doit pas transiger sur ses fondements et entacher ses principes de ce qui serait perçu comme la persistance d’une justice coloniale en 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6054</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2114. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE). Au moment de la vente définitive d’un appartement ou d’une maison, tout propriétaire doit effectuer divers états des lieux sur l’installation électrique, la présence d’amiante, de termites et de plomb, les risques naturels et de pollution autour du logement. Il s’agit de formalités obligatoires qui ne peuvent être effectuées que par un professionnel. L’ensemble des résultats est compilé dans un seul document, appelé diagnostic de performance énergétique. Celui qui a le plus de conséquence au moment d’une vente est celui de la consommation énergétique. Un logement bien isolé consommant peu pour le chauffer sera noté A, B ou C, tandis qu’un logement mal isolé et très énergivore verra un E, F ou G lui être attribué. Un logement moyen sera classé D. Ce diagnostic est lourd d’implications pour un propriétaire car il affecte la valeur du bien. Selon les notaires de France, une notation en E, F ou G fait perdre à une maison jusqu’à 22 % de sa valeur et jusqu’à 12 % pour un appartement. Or, selon des comparaisons effectuées par des associations de consommateurs, pour un même bien, les résultats du DPE ne sont pas les mêmes selon les professionnels qui les réalisent. Une même maison peut se voir attribuer une étiquette allant de B à E selon la façon dont le diagnostic est réalisé. Par ailleurs, le Conseil d’analyse économique (CAE) estime que les résultats de consommation énergétique donnés dans les DPE sont largement erronés et, surtout, largement surévalués. De plus, selon les formules de calcul du DPE, entre une habitation classée G et une autre classée A, les dépenses pour se chauffer seraient multipliées par six. Or, en réalité, elles ne doubleraient même pas, après l’analyse des données bancaires de 180 000 personnes. Aussi, elle lui demande comment mettre en place des diagnostics fiables et équitables afin de ne pas pénaliser lourdement les propriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6055</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Interdictions illégales - bandes d’accès et de servitudes de passage - PLU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2196. — 19 novembre 2024. — M. Lionel Causse appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur certaines règles prises par les communes dans leur plan local d’urbanisme (PLU), qui interdisent la création de bandes d’accès et de servitudes de passage. Ces restrictions bloquent le développement de nombreux terrains constructibles, exacerbant la crise du logement, favorisant l’étalement urbain et augmentant les émissions de CO2. Ces interdictions nuisent aux efforts de densification urbaine et empêchent la création de nouveaux logements, particulièrement pour les classes moyennes et modestes. En 2023, 3 500 logements n’ont pas pu être construits en raison de ces restrictions. Certaines associations estiment que 70 000 terrains constructibles sont touchés par ces règles illégales et que cela empêche la construction potentielle de 2 000 maisons chaque année. En effet, l’interdiction des bandes d’accès et des servitudes de passage relève de la compétence des gestionnaires des voies publiques et non des auteurs du PLU. De nombreuses associations ont officiellement demandé à ces communes d’abroger ces dispositions, mais face à leur refus implicite, elles ont saisi le tribunal administratif pour annuler cette décision et demander l’abrogation des règles illégales. Par cette question, M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur l’opportunité de contraindre ces communes à respecter la législation en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2013</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6055</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Les myticulteurs ont besoin d’aide pour faire face à la prédation en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2013. — 19 novembre 2024. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur l’enjeu économique et social que constitue la prédation en mer sur les moules de bouchot en Bretagne. Les myticulteurs subissent des pertes importantes à cause de la prédation de la part d’espèces telles que les goélands, daurades et araignées de mer. Ces dernières sont notamment très présentes depuis 3 ans dans plusieurs baies de la côte Nord Bretagne. Les araignées de mer ravagent les moules juvéniles comme celles implantées sur les pieux. Les préjudices économiques sont considérables pour les professionnels avec des pertes pouvant aller jusqu’à -50 % du chiffre d’affaires en 2024 et des projections à -75 % en 2025 par rapport à 2023. La situation est d’autant plus alarmante qu’elle intervient après plusieurs années de prédation répétées. Les exploitations myticoles ont besoin d’aide, une aide rapide et ciblée. Si des discussions sont en cours pour faire évoluer la réglementation et permettre une lutte préventive contre la prédation plus efficace à moyen et long terme, l’urgence à court terme est de passer la crise. Une aide directe exceptionnelle a été sollicitée auprès de l’État par les éleveurs. Cette aide est indispensable à la trésorerie des exploitations et doit être mise en place dans les plus brefs délais. Aussi elle lui demande de tout mettre en œuvre pour que cette aide exceptionnelle soit accordée et versée rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2014</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6055</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Prolongation d’activité des chalutiers de type gangui après 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2014. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la possibilité d’autoriser la prolongation des chalutiers de type gangui. Le gangui est un filet de pêche aux mailles très serrées encerclées par une armature rectangulaire, utilisé afin de capturer les poissons de roches. Cette pratique ancestrale de la pêche remontant au Xe siècle, qui concerne exclusivement le Var, a fait l’objet d’une réglementation européenne afin de ne pas détruire l’habitat des poissons, notamment les herbiers de posidonies. Le règlement européen n° 2024-1382 du 23 mai 2024 autorise ainsi la poursuite de la dérogation autorisation la pratique du gangui en Méditerranée. Pourtant, sur avis de la France, un plan de sortie de flotte sera bientôt imposé aux ganguis en vue de supprimer définitivement cette pratique en mai 2025, pratique qui ne concerne pourtant plus que quelques navires en bois de 8 à 10 mètres et d’une puissance entre 44kW et 74kW. Cette activité ancestrale se voit donc sacrifiée sur la seule demande de la France. Les trois derniers ganguis qui souhaitent maintenir leur activité ont déposé une requête au Conseil d’État pour contester l’arrêté ouvrant les droits au plan de sortie de flotte. Si la fin de cette pratique venait à être confirmée, cela aurait pour conséquence la disparition d’un savoir-faire artisanal typique du Var et la mise en danger des pêcheurs et de leurs familles qui vivent exclusivement de cette pêche. Il lui demande donc d’envisager la possibilité d’annuler cet arrêté et de laisser se poursuivre cette activité piscicole au regard du très faible nombre de navires concernés et de la préservation d’un élément d’identité provençale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6056</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Garanties d’assurances pour les dommages causés aux entreprises Outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2126. — 19 novembre 2024. — M. Marcellin Nadeau appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur le fait que de nombreuses entreprises martiniquaises mais aussi des dits outre-mer, s’inquiètent de devoir à l’issue du mouvement social de la vie chère et suite aux nombreuses révoltes urbaines qui y ont eu lieu, voir les assurances augmenter leurs tarifs, ou restreindre leur couverture à certaines activités, voire carrément à ne plus les assurer. Une annonce excluant les dommages, pertes et réclamations occasionnées par les émeutes, a même été faite récemment à des entreprises martiniquaises avant même qu’elles ne reçoivent un avenant. M. le ministre le sait, les collectivités territoriales sont déjà confrontées à ce phénomène en raison des dégâts occasionnés par les catastrophes climatiques. Transport de voyageurs, installateurs de panneaux photovoltaïque, recyclage de déchets, ou agro-industriels producteurs locaux, peinent déjà à assurer leurs activités ou leurs biens en raison d’une sinistralité élevée. Et quand ils y parviennent, cela leur coûte beaucoup plus cher qu’en France hexagonale pour une moindre couverture. La pression des réassureurs conduit en effet certaines compagnies d’assurance à exclure des risques comme les émeutes de leurs contrats en outre-mer. C’est le cas déjà de certains contrats commercialisés en 2025, où la garantie émeutes n’existera plus. Lorsqu’elle demeure, les primes sont en hausse de 10 à 25 % ; mais pour certaines activités comme le transport de personnes, les piscinistes, les spécialistes de l’étanchéité ou encore les installateurs de panneaux photovoltaïques, les primes peuvent doubler voire tripler en raison d’une sinistralité plus forte. Dans ces secteurs qui représentent environ plusieurs milliers d’emplois dans tous les dits outre-mer, il devient très difficile de s’assurer, alors même que le Gouvernement pousse au développement de ces secteurs innovants de transition écologique. En conséquence, il lui demande comment le Gouvernement entend agir pour rétablir l’égalité réelle de ces entreprises avec celles du reste du territoire national ? D’autant que cette démarche des compagnies d’assurance va avoir inévitablement des conséquences également au niveau des prêts bancaires qui ne seront plus accordés faute pour les banques de disposer des garanties assurantielles obligatoires sur les biens financés par les prêts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6056</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Retour de la jeunesse des outre mer vers le territoire ultramarin d’origine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2128. — 19 novembre 2024. — Mme Mathilde Panot interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les conditions assurant un retour possible de la jeunesse ultramarine vers son territoire d’origine. En effet, la fuite des jeunes diplômés est un drame pour les départements et régions d’outre-mer. Aux Antilles par exemple, les jeunes de 21 à 29 ans sont 44 % à résider hors de leur région de naissance et jusqu’à 55 % pour Mayotte, soit presque deux fois plus que pour les jeunes des départements de l’Hexagone. Au total, 37 % des 15-64 ans nés aux Antilles vivent hors de leur région de naissance, soit 10 points de plus que pour leurs compatriotes nés dans un département de l’Hexagone. Leur retour dans leur territoire d’origine est d’ailleurs de plus en plus tardif. Cette situation cache l’ampleur de l’inégalité sociale et géographique qui persiste avec les territoires d’outre-mer, loin des promesses de continuité territoriale. Deux fois plus de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi ni en formation en Guadeloupe qu’en Hexagone. L’accès aux emplois publics locaux est, de fait, ségrégué : à la Réunion, 11 % des cadres publics seulement sont originaires de la Réunion, quand 45 % sont hexagonaux. Les jeunes restés au « pays » souffrent d’un taux d’emploi de plus de 20 points inférieurs à ceux résidant dans une autre région. Certes, désormais, la prise en compte du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) est possible pour les agents demandant leur mutation en outre-mer. Cependant elle n’est pas suffisamment appliquée et les données manquent à son sujet, y compris via le dit-observatoire sur le site du ministère des outre-mer. Les rapports du CESE ou de la Défenseure des droits des quatre dernières années appellent tous à agir urgemment en ce sens et établissent un certain nombre de propositions que Mme la députée souhaite porter à la connaissance de M. le ministre afin qu’elles appellent enfin des actes. La Défenseure des droits propose ainsi de renforcer l’aide au voyage en vue d’une formation dans l’Hexagone pour les jeunes qui s’engageraient à revenir travailler sur un emploi identifié dans les outremers. Elle suggère également de renforcer les liens entre Pôle emploi et des associations locales de retour professionnel dans le territoire d’origine ou d’encourager l’organisation de concours aux emplois publics avec affectation locale comme cela a pu être fait pour les concours de greffiers en Guyane et à Mayotte. Ainsi, Mme la députée souligne auprès de M. le ministre qu’il est temps que le CIMM prime réellement et légalement pour tous les agents souhaitant être mutés dans leur territoire ultramarin d’origine. De plus, elle lui demande de rendre possible la création d’un observatoire de l’emploi public ultramarin qui apparaît désormais indispensable afin de compiler des données satisfaisantes et d’émettre des recommandations ciblées sur ce sujet. Enfin, elle appelle le Gouvernement à mettre en œuvre les propositions du groupe de la France insoumise - NFP sur la création a minima d’un institut régional d’administration (IRA) ultramarins par bassin océanique et d’une Agence de soutien et de coordination à l’ingénierie locale des collectivités d’outre-mer, qui permettraient de créer une véritable « culture outre-mer » au sein du service public et des collectivités tout en permettant une insertion professionnelle renforcée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2035</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6057</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Baisses des dotations de l’État aux départements et aux communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2035. — 19 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les graves conséquences des baisses répétées des dotations de l’État aux départements et aux communes, particulièrement pour les collectivités rurales et de petite taille. Les diminutions de financement limitent fortement leur capacité à exercer des missions de proximité et de soutien aux citoyens, menaçant ainsi la cohésion des territoires. En effet, entre 2013 et 2017, les dotations de l’État ont déjà baissé de 33 % et pour 2025, le Gouvernement annonce 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Ces coupes amènent les départements et communes à devoir choisir entre leurs missions essentielles, en particulier dans les domaines du social, de l’éducation et de l’entretien des infrastructures. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de clarifier les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour garantir des financements adaptés et pérennes. Les départements jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des politiques sociales en France. En tant que premier échelon de la solidarité, ils assument des responsabilités essentielles pour les populations vulnérables, les jeunes et les personnes âgées ou en situation de handicap. Cependant, la diminution des dotations de l’État compromet sérieusement leur capacité à remplir ces missions fondamentales. Plusieurs domaines sont particulièrement concernés. Les départements sont en première ligne pour soutenir les populations les plus fragiles. Cela inclut la gestion des aides sociales comme le revenu de solidarité active (RSA), qui constitue un soutien vital pour de nombreux foyers en difficulté. Avec la baisse des financements, les départements doivent envisager des ajustements qui risquent de réduire les prestations ou d’augmenter les délais de traitement des demandes, exposant ainsi les bénéficiaires à des situations précaires. La réduction de ces aides pourrait également freiner les démarches d’insertion professionnelle pour les allocataires, compromettant ainsi les efforts de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Les aides aux personnes âgées et en situation de handicap représentent une autre part essentielle du budget départemental. Les départements financent des prestations spécifiques telles que l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces dispositifs permettent aux bénéficiaires de rester autonomes à domicile le plus longtemps possible. Or avec des dotations en baisse, certains départements peinent à maintenir ces aides et pourraient même être contraints de restreindre l’accès à ces services ou de réduire le montant des prestations, impactant directement la qualité de vie de milliers de personnes. La protection de l’enfance est l’une des missions les plus sensibles du département. Les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) accueillent, accompagnent et protègent les enfants en danger ou en situation de vulnérabilité. Les placements familiaux, l’accueil en structure, le suivi éducatif et les mesures de prévention représentent des dépenses importantes, mais indispensables pour assurer la sécurité et le bien-être de ces jeunes. La baisse des dotations fragilise cette mission, obligeant certains départements à revoir à la baisse les moyens alloués à ces services, ce qui pourrait entraîner une réduction des capacités d’accueil et un suivi moins personnalisé pour chaque enfant, compromettant ainsi leur développement et leur sécurité. La protection de l’enfance et plus particulièrement l’accueil des mineurs non accompagnés (MNA), représente une mission essentielle des départements. Toutefois, cette mission est aujourd’hui mise à mal par les politiques migratoires qui ont conduit à un afflux massif de MNA sur le territoire national, avec de très lourdes conséquences pour les finances publiques et la qualité des services de protection de l’enfance. Les départements sont contraints de faire face à une arrivée massive de mineurs étrangers non accompagnés, qui représentent une charge supplémentaire considérable. Ces jeunes, souvent issus de pays à forte instabilité, nécessitent un accompagnement spécifique et coûteux : hébergement, suivi éducatif, soins médicaux et sociaux. Or avec des budgets en diminution, les départements se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer cette prise en charge dans des conditions dignes et sécuritaires. Ils sont obligés de réduire les moyens affectés aux services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), ce qui entraîne une surcharge des structures d’accueil, déjà saturées pour les enfants français en danger. La qualité du suivi éducatif en pâtit et des mineurs vulnérables sont laissés à l’abandon, dans des foyers déjà trop peu nombreux pour répondre à la demande. Cette situation devient intenable, car au-delà des coûts financiers directs, elle entraîne un affaiblissement des structures locales de protection, déjà soumises à des tensions budgétaires chroniques. Comment demander aux départements de protéger les enfants français si, en parallèle, on leur impose d’assumer l’accueil et l’accompagnement de milliers de MNA ? Les départements ont également pour mission de favoriser l’insertion professionnelle des publics en difficulté. Au travers de divers programmes d’insertion, ils accompagnent les bénéficiaires du RSA et les jeunes sans emploi vers la formation et le retour à l’emploi. Ce rôle est essentiel dans le cadre de la lutte contre le chômage et la précarité. Toutefois, la diminution des financements limite leur capacité à mener ces actions, réduisant ainsi l’accompagnement personnalisé et les possibilités de formation pour les bénéficiaires, ce qui freine leur retour vers une autonomie économique. Les départements sont responsables de l’entretien, de l’équipement et du fonctionnement des collèges, un domaine clé pour garantir des conditions d’apprentissage optimales aux élèves. Ils financent également les cantines scolaires, les activités sportives et culturelles, ainsi que les dispositifs d’aides spécifiques pour les familles modestes. Pourtant, avec les dotations en baisse, plusieurs conséquences graves sont à prévoir. Les infrastructures vieillissantes nécessitent des travaux réguliers pour garantir la sécurité et le confort des élèves. Or avec des ressources en diminution, les départements peinent à entretenir et moderniser les collèges. Dans de nombreux cas, les travaux sont reportés, ce qui engendre une dégradation progressive des bâtiments et expose les élèves à des risques liés à des locaux en mauvais état. Les difficultés d’entretien concernent aussi les équipements sportifs et culturels, essentiels pour un apprentissage épanouissant. Les aides départementales permettent aux familles modestes de bénéficier de tarifs réduits pour la restauration scolaire, garantissant ainsi un accès à une alimentation équilibrée pour tous les élèves. Une réduction des dotations risque d’entraîner une diminution des aides pour la cantine, ce qui affectera directement les familles en difficulté. Cela pourrait même contraindre certaines familles à renoncer à la cantine pour des raisons financières, creusant davantage les inégalités sociales dès le plus jeune âge. Les départements sont responsables de l’entretien et de la sécurisation des routes départementales, qui jouent un rôle crucial pour la mobilité, particulièrement dans les zones rurales, où les transports en commun sont peu développés. La baisse des dotations menace la qualité et la sécurité de ces infrastructures. Les réductions budgétaires forcent les départements à restreindre les interventions d’entretien, notamment le resurfaçage des routes, la signalisation et le déneigement en hiver. L’état des routes se détériore, augmentant le risque d’accidents pour les automobilistes et les piétons. Ce manque d’entretien est particulièrement préoccupant pour les zones rurales, où la voiture est souvent le seul moyen de transport pour se rendre au travail, à l’école, ou aux services de santé. La dégradation de ces routes entraîne une gêne pour les usagers et compromet la sécurité des habitants. L’état des infrastructures routières est également un facteur important pour l’attractivité économique des territoires. Les entreprises et les services locaux dépendent de routes bien entretenues pour leur logistique et leur accessibilité. Une dégradation des infrastructures routières pourrait dissuader certaines entreprises de s’installer ou de rester dans ces territoires, freinant ainsi le dynamisme économique local. Les coûts supplémentaires liés à des itinéraires en mauvais état pénalisent également les professionnels du transport et les agriculteurs, qui dépendent des routes pour l’acheminement de leurs produits. Les communes, quant à elles, jouent un rôle essentiel de proximité avec les citoyens, en particulier dans les zones rurales. Cependant, les réductions de dotations les empêchent de remplir correctement leurs missions. La gestion des écoles primaires, des cantines scolaires et des activités périscolaires fait partie des responsabilités essentielles des communes. En raison de la baisse des dotations, de nombreuses municipalités se voient contraintes de réduire le nombre de places dans les activités parascolaires et de limiter leur participation aux actions de soutien scolaire, ce qui affecte particulièrement les familles aux revenus modestes. De plus, l’entretien des infrastructures communales, comme les voiries locales, est de plus en plus difficile à assurer. Dans les zones rurales, où la voiture est indispensable, la dégradation des routes présente un danger pour les habitants. De même, la modernisation des bâtiments publics, tels que les centres sportifs, les bibliothèques et les centres communautaires, est compromise. La réduction des dotations affecte également le soutien que les communes apportent aux associations locales. Ces associations sont un pilier de la vie sociale et culturelle et leur financement dépend en grande partie des subventions municipales. La baisse des aides contraint certaines associations à réduire leurs activités, voire à fermer, diminuant ainsi l’offre culturelle et sportive locale, ce qui affecte particulièrement les jeunes et les personnes isolées. Mme la députée souligne également que cette réduction des moyens financiers empêche les communes de lancer des projets de développement, cruciaux pour le dynamisme et l’attractivité des territoires. Le risque est grand de voir ces zones se dépeupler progressivement, faute de ressources suffisantes pour entretenir et moderniser les équipements. Enfin, faute de financements adéquats, certaines municipalités sont contraintes d’augmenter les impôts locaux pour compenser le manque de ressources. Cette mesure, bien que nécessaire pour maintenir des services essentiels, impose une charge supplémentaire aux citoyens, déjà confrontés à des difficultés économiques croissantes. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes elle compte mettre en place pour stabiliser les dotations de l’État aux départements et éviter que les baisses répétées de financement ne mettent en péril leurs missions de solidarité et de soutien aux plus vulnérables, notamment via le RSA et les aides à la dépendance. La diminution des dotations aux départements affecte directement leur capacité à protéger les enfants en danger, via les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Quels dispositifs de soutien supplémentaires Mme la ministre envisage-t-elle pour garantir le maintien d’un suivi de qualité pour ces jeunes en situation de vulnérabilité ? Face aux besoins croissants d’entretien des infrastructures scolaires, comment Mme la ministre prévoit-elle de compenser les baisses de financement pour assurer la sécurité et le confort des élèves dans les collèges publics des zones rurales ? Concernant la restauration scolaire, de nombreuses familles modestes dépendent des aides départementales pour accéder à la cantine. Quels mécanismes Mme la ministre entend-elle mettre en œuvre pour éviter que les réductions de dotations n’aboutissent à une exclusion progressive des enfants défavorisés du service de restauration scolaire ? Les routes départementales nécessitent un entretien constant pour garantir la sécurité des usagers, surtout dans les zones rurales. Quelles solutions Mme la ministre va-t-elle proposer pour que les départements continuent de financer les travaux essentiels de rénovation et de sécurisation des voiries ? Les réductions de dotations affectent également les communes, qui peinent à maintenir les infrastructures locales en bon état. Quelles solutions Mme la ministre envisage-t-elle pour que les petites communes rurales puissent entretenir leurs équipements publics sans pour autant augmenter la charge fiscale pour les habitants ? La baisse des dotations réduit aussi la capacité des communes à soutenir les associations locales, qui jouent un rôle essentiel dans la vie culturelle et sociale. Mme la députée demande à Mme la ministre si des dispositifs de soutien spécifiques aux associations locales pourraient être mis en place pour éviter leur fermeture. Les dotations réduites freinent les projets de développement et d’attractivité dans les zones rurales, contribuant au risque de dépeuplement de ces territoires. Quelles mesures Mme la ministre va-t-elle mettre en œuvre pour encourager les projets de dynamisation locale malgré la contrainte budgétaire ? En l’absence de soutien financier accru, certaines communes sont contraintes d’augmenter les impôts locaux, impactant davantage les ménages déjà en difficulté. Mme la députée souhaite savoir si des aides fiscales ou des subventions spécifiques pourraient être allouées aux communes rurales pour éviter cette hausse de la fiscalité locale. Enfin, elle souhaite connaîtres les mesures concrètes qu’elle compte prendre pour éviter que la charge de l’accueil des MNA ne pèse de manière insoutenable sur les départements, au détriment des missions essentielles de solidarité envers les populations vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2036</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6059</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Départements - Dettes provenant de perception indues, car frauduleuses, du RSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2036. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur une disposition législative qui pourrait porter préjudice à l’ensemble des départements et relative aux situations d’effacement de dettes liées à des perceptions indues de RSA du fait de manœuvres frauduleuses. En effet l’article L. 771- 4 du code de la consommation prévoit que « les dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses commises au préjudice des organismes de protection sociale » se trouvent exclues de toute mesure de remise, de rééchelonnement ou d’effacement. Alors que l’attribution du revenu de solidarité active (RSA) est gérée et financée par les départements et non par un organisme social à part entière, il résultait donc de l’application de la loi que les dettes correspondant à des indus de RSA n’étaient pas concernées. Or par une décision rendue le 12 mai 2023 (arrêt n° 471606), le Conseil d’État a confirmé la portée restrictive de cette disposition en rappelant que les dettes tenant à un versement indu d’une prestation assurée par un département, même en ayant une origine frauduleuse, n’entrait pas dans le champ de cette disposition, au motif que ceux-ci ne sauraient être considérés comme des « organismes de protection sociale ». Il semble que les juges de première instance procèdent dorénavant à l’effacement quasi systématique de dettes liées à la perception indue de RSA, soumettant les départements à un préjudice certain. Les départements se trouvent donc dans l’impossibilité de récupérer les dettes des débiteurs alors que leur situation financière est lourdement affectée par la baisse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et donc soumis à une forte tension. Ainsi, il souhaite savoir si le Gouvernement compte se saisir de cette question et s’il est envisagé d’étendre l’exception posée au 3° de l’article L. 771-4 du code de la consommation aux collectivités territoriales afin que les versements indus aux origines frauduleuses ne fassent ni l’objet d’une remise, ni d’un rééchelonnement ou effacement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2037</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6060</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Évolution de la procédure de la consultation auprès du Domaine lors des cessions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2037. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur une disposition législative de nature à ralentir l’action de l’ensemble des collectivités territoriales et leurs groupements, à la seule exception des communes de moins de 2 000 habitants. Conformément à l’article L. 3221-1 du code général de la propriété des personnes publiques et des articles L. 2241-1, L. 3213-2, L. 4221-4, L. 5211-37 et L. 5722-3 du code général des collectivités territoriales, la cession d’immeubles ou de droits réels immobiliers, quelle qu’en soit leur forme, est soumise à la consultation préalable du Domaine dès le premier euro et sans condition de montant. Ce service disposant alors d’un délai d’un mois pour apporter son analyse sur la valeur vénale ou locative du bien susceptible d’être acquis, vendu ou pris à bail par la collectivité. La législation prévoit que bien que cet avis doive systématiquement être sollicité préalablement à l’adoption de la délibération autorisant la modification patrimoniale, le respect de cet avis n’est en rien obligatoire et les collectivités territoriales sont libres de s’en écarter. Il est aujourd’hui constaté que ce service de la direction générale des Finances publiques n’a plus les moyens matériels et humains nécessaires à l’exercice de cette mission. Ce faisant, les avis rendus conformément aux articles susmentionnés interviennent après l’expiration du délai laissé au Domaine afin d’apporter son analyse, en plus d’être parfois éloignés de la réalité économique des valeurs foncières de certains biens. Dans les faits et pour bon nombre de collectivités, ce préalable à la vente ou l’acquisition d’un bien ne se matérialise aujourd’hui plus que comme l’obligation de patienter un mois avant de pouvoir délibérer sur le bien-fondé de l’acte. Ce faisant, M. le député souhaite savoir s’il est prévu que le Gouvernement se saisisse de cette question et s’il est envisagé d’abroger cette modalité, dont l’application actuelle semble ne plus correspondre qu’à une forme de tutelle obsolète de l’État sur les collectivités territoriales. Cette modification pourrait naturellement être subordonnée à une contrepartie permettant tout à la fois de garantir la libre administration de celles-ci et d’assurer la transparence de telles acquisitions, par exemple la publicité systématique de ces actes ou l’obligation d’une restitution détaillée de ces transferts devant l’assemblée qui compose ladite collectivité. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2038</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6060</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Suppression de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2038. — 19 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’annonce faite par le Premier ministre Gabriel Attal le 23 avril 2024 lors du 8e comité interministériel de la transformation publique de supprimer l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques. Cette mesure de simplification était très attendue par les communes et intercommunalités, et réclamée de longue date par l’association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) ou encore l’association nationale des élus en charge du sport (Andes). La suppression de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques permet de poursuivre un triple objectif : simplifier la vie des élus locaux, préserver les précieuses ressources en eau et ainsi contribuer à protéger l’environnement, et enfin permettre une économie globale de 30 millions d’euros pour les collectivités locales. Par ailleurs, les piscines publiques, classées comme établissements recevant du public (EPR), sont régulièrement contrôlées par les agences régionales de santé. Il est donc superflu de maintenir l’obligation réglementaire de vidange annuelle des bassins aquatiques dans la mesure où la qualité de l’eau respecte toujours les normes sanitaires en vigueur. Alors que le Gouvernement et les collectivités territoriales doivent trouver des sources d’économies, conciliables avec les objectifs environnementaux et sanitaires, elle lui demande quand cette promesse de supprimer l’obligation de vidange annuelle des piscines publique pourra être mise en œuvre et par quel moyen juridique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2042</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6060</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité à la dotation de solidarité urbaine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2042. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les critères d’éligibilité à la dotation de solidarité urbaine. Mme la députée a été interpellée par plusieurs maires de sa circonscription, dont les villes sont largement pénalisées par les nouveaux critères de dotation de solidarité urbaine (DSU). En effet, cette dotation permet aux villes dont les ressources ne permettent pas de couvrir l’ampleur des charges auxquelles elles sont confrontées de recevoir une aide de l’État. Or depuis 2016, les critères d’éligibilité ont évolué au bénéfice d’un critère relatif au revenu des habitants, qui est passé de 10 % en 2016 à 25 % aujourd’hui, pénalisant ainsi largement certaines villes. Aussi, elle la sollicite pour savoir quelles mesures peuvent être mises en place pour que les nouveaux critères d’éligibilité à la DSU ne pénalisent plus les villes riches d’habitants mais pas de leurs ressources fiscales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2043</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6061</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Financement de la réhabilitation des cimetières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2043. — 19 novembre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le financement de la réhabilitation des cimetières. La dotation d’équipement des territoires ruraux, créée par l’article 179 de la loi n° 2010-1657 de finances pour 2011 a été modifiée par l’article 32 de la loi n° 2011-900 de finances rectificative pour 2011. De tout temps, les communes dont la population était compatible avec les critères d’application de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) bénéficiaient de cette dotation en cas d’investissement portant sur des créations ou des extensions de nécropoles, incluant les études intimement liées à la réalisation du projet. Pour nombre de communes, la création, l’extension de leurs nécropoles ne se justifie que par la saturation du site et par l’obligation de disposer d’une capacité d’accueil en cas d’épidémie ou par le besoin de disposer de terrain à concéder aux familles qui en font la demande. Or, très souvent, les communes rurales pouvant prétendre à disposer de la DETR qui optent pour la création ou l’extension de leurs nécropoles ne considèrent ni la situation de l’existant ni les perspectives de réhabilitation. En optant pour un projet de création ou d’extension, les communes engagent des fonds conséquents et consomment des dotations proportionnées alors qu’un programme de réhabilitation du site permettrait de générer autant de places libres tout en améliorant les conditions d’accès de l’existant. En effet, l’obligation de réaliser des fouilles archéologiques préventives ainsi que des études hydrogéologiques préalable à tout projet représente un coût énorme auquel s’ajoute une obligation de normalisation du nouveau cimetière devant être compatible avec la loi dite « ERP » pour l’accessibilité des personnes et respectant les obligations liées au nouveau code de l’environnement. D’autre part, la récente loi « ZAN » imposant aux collectivités de limiter l’artificialisation des sols apparaît comme incompatible avec l’augmentation des surfaces dédiées aux nécropoles. Un programme de réhabilitation du site permettrait d’améliorer l’aménagement général du cimetière existant en lui apportant plus de places libres, notamment pour la circulation et pour les parties communes. Actuellement, les communes qui s’orientent vers un programme vertueux, visant à privilégier la réhabilitation de l’existant au détriment d’une solution de facilité qui consiste à oublier les problèmes du site en repartant d’un terrain vierge, ne bénéficient pas de l’éligibilité à la DETR alors que le coût global représente moins de 50 % d’un programme d’extension ou de création, sans parler du bénéfice environnemental. S’il est convenu de la libre administration des communes concernant leurs dépenses d’investissement, il serait dommageable de ne pas permettre aux collectivités de choisir équitablement entre la réhabilitation d’un site existant et la création ou extension d’une nécropole. Dans un souci de sobriété foncière, il souhaiterait savoir si une commune bénéficiaire de la DETR pour un projet de création ou d’extension d’une nouvelle nécropole pourrait bénéficier de la même aide, au même taux, pour un projet de réhabilitation de l’existant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2044</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6061</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Risques d’épuisement qui pèsent sur les maires des communes françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2044. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc applle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les risques d’épuisement qui pèsent sur les maires des communes françaises. Le mandat de maire, véritable clé de voûte de la démocratie locale, est aujourd’hui en péril face à des difficultés grandissantes. L’épuisement physique et moral des élus locaux atteint des proportions inquiétantes, menaçant leur engagement et, à travers eux, l’équilibre des territoires. En 2024, plusieurs études, notamment de l’Observatoire Amarok et de l’Association des maires de France (AMF), ont révélé une détresse profonde chez les maires, qu’ils soient à la tête de grandes métropoles, de communes rurales ou de villes moyennes. Une intervention urgente de l’État est nécessaire pour répondre aux défis qui varient selon la taille et les caractéristiques des collectivités. Plus de 30 % des maires présentent des signes d’épuisement, et près de 3,5 % sont au bord du burnout, selon l’AMF. Ce phénomène est le reflet de charges croissantes, tant administratives que psychologiques, auxquelles ils sont confrontés. Dans les petites communes rurales, la situation est souvent exacerbée par un manque criant de ressources, forçant les maires à assumer eux-mêmes de nombreuses responsabilités. Dans des villages comme Le Ferré en Ille-et-Vilaine, par exemple, le maire gère seul des tâches administratives essentielles en l’absence de personnel suffisant. Dans ce contexte, plusieurs études montrent également l’ampleur de la souffrance des élus femmes, qui se retrouvent davantage exposées au burnout et souffrent d’un manque de soutien et de reconnaissance. Les plus petites communes, où l’élu se retrouve souvent sans équipe, souffrent particulièrement de cette surcharge de travail. Face à cette situation, des initiatives comme le projet AMAROK e-SANTÉ se mettent en place pour offrir des cellules d’écoute aux élus locaux, afin de prévenir les risques psychosociaux. Les exemples marquants de souffrance des maires sont nombreux. Les actes d’incivilité à l’encontre des maires se multiplient. En 2023, plus de 2 000 agressions verbales ou physiques ont été recensées. Par exemple, le maire d’une petite commune du Loiret, Éric Deschamps, a été contraint de démissionner après avoir reçu des menaces de mort. Selon un rapport récent, 83 % des maires se sentent isolés dans l’exercice de leurs fonctions, particulièrement dans les communes rurales. Ils doivent gérer seuls des problématiques variées, et cette solitude les expose à un stress constant. Les maires dénoncent unanimement la complexité des démarches administratives, jugées chronophages et décourageantes. À Saint-Palais-sur-Mer, le maire évoque une « bataille quotidienne » pour obtenir des subventions ou boucler des dossiers. Les différences entre les grandes villes, les villes moyennes et les zones rurales sont marquées. Les élus ruraux sont les premiers à subir les conséquences du désengagement de l’État dans des secteurs cruciaux comme la santé et les transports. Par exemple, l’absence de médecins dans certaines zones rurales pousse de nombreux maires à organiser eux-mêmes des permanences médicales ou à négocier avec des professionnels de santé. Les maires des villes moyennes jonglent avec des ressources limitées tout en faisant face à une montée des exigences des citoyens. Dans des villes comme Alès, la revitalisation des centres-villes et la gestion des tensions sociales (insécurité, logement) mobilisent l’essentiel des efforts de la municipalité. La surcharge de travail, accompagnée d’un sentiment d’impuissance, fragilise la santé mentale des élus. Une étude montre que 65 % des maires dorment moins de six heures par nuit, et que 40 % se déclarent en état de fatigue permanente. Dépression et épuisement professionnel touchent désormais un maire sur trois. Selon l’AMRF, les démissions d’élus locaux augmentent de façon alarmante, ce qui a poussé l’AMF à appeler l’État à agir rapidement pour alléger la charge de ces élus et encourager des dispositifs de soutien psychologique. Ces élus ne demandent pas des privilèges, mais une reconnaissance concrète de leur rôle. Quelles mesures de simplification administrative Mme la ministre envisage-t-elle de mettre en oeuvre pour faciliter la gestion quotidienne des communes ? Quels moyens humains et financiers seront alloués aux petites communes rurales, les plus vulnérables face à cette crise ? Quels dispositifs seront instaurés pour protéger les élus des incivilités et leur offrir un accompagnement psychologique adapté ? Mme la ministre envisage-t-elle un programme national de sensibilisation pour encourager les citoyens à s’investir davantage dans la vie publique locale ? Envisage-t-elle une réforme du statut de l’élu local ? Le maire n’est pas seulement un gestionnaire ou un administrateur. Il est un acteur central de la cohésion sociale et de la démocratie. Sans action concrète, les démissions risquent de se multiplier, mettant en péril l’avenir des territoires. Préserver la santé des maires, c’est préserver l’avenir de la France. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6062</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Contre la création d’un nouvel impôt local
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2105. — 19 novembre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les intentions du Gouvernement quant à un éventuel rétablissement de la taxe d’habitation, auquel il est très hostile. En effet, si Mme la ministre a semblé exclure explicitement cette possibilité, elle a néanmoins déclaré par voie de presse qu’il fallait « réfléchir à une participation possible au fait de vivre dans la ville ou le village ». Aussi souhaite-t-il savoir si le Gouvernement envisage oui ou non la création d’un nouvel impôt local lors même que le pays est champion de l’OCDE des prélèvements obligatoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2054</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6062</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Externalisation du contrôle des comptes des majeurs protégés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2054. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les conséquences de l’externalisation du contrôle des comptes de gestion des personnes bénéficiaires d’une mesure de protection juridique. Un décret publié le 2 juillet 2024 complété par deux arrêtés en date du 4 juillet 2024 met en place cette externalisation impliquant un transfert vers le secteur privé. Cette mission était jusqu’alors assurée par les greffes des tribunaux. La charge financière en reviendrait ainsi aux majeurs protégés eux-mêmes : jusqu’à 6 000 euros, par an et par personne. Cela devrait impacter plus de 850 000 personnes sous tutelle ou curatelle, soit 97 % des publics concernés. Cette externalisation ne prévoit aucune sanctuarisation des minima sociaux tels que l’allocation aux adultes handicapés ou le minimum vieillesse. Seuls les titulaires du revenu de solidarité active (RSA), soit 3 % des majeurs protégés, devraient échapper à cette charge supplémentaire. Cette décision est d’autant plus injuste que les majeurs protégés participent déjà, à hauteur de leurs revenus, aux frais de mesures de protection dont ils font l’objet. Aussi, elle lui demande si elle prévoit de revenir sur ce décret qui impose une charge financière supplémentaire et très lourde à des publics déjà largement précarisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6063</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Application de la durée maximale de stationnement pour les personnes handicapées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2132. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’application de la loi sur la durée maximale de stationnement pour les personnes handicapées. Les cartes de stationnement pour personnes handicapées, qu’il s’agisse de la carte européenne de stationnement ou de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » donnent un droit à la gratuité pour les personnes handicapées, tel que précisé dans l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. Or concernant ces cartes, cet article dispose également que « la mention "stationnement pour personnes handicapées" permet à son titulaire ou à la tierce personne l’accompagnant d’utiliser, à titre gratuit et sans limitation de la durée de stationnement, toutes les places de stationnement ouvertes au public. ». En parallèle, les maires peuvent, via la mise en œuvre de leur pouvoir de police, définir des zones de stationnement à durée limitée par disque, souvent dites « zones bleues », dont la durée est fixée par arrêté municipal. Cette réglementation est émise « eu égard aux nécessités de la circulation et de protection de l’environnement » (article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales). Concernant les personnes handicapées titulaires d’une carte de stationnement, la loi laisse une marge de manœuvre aux maires : « Les autorités compétentes en matière de circulation et de stationnement peuvent fixer une durée maximale de stationnement qui ne peut être inférieure à douze heures » (article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles). Toutefois, que cette durée de 12 h soit mise en place, ou que l’on considère une impossibilité de limiter la durée de stationnement pour les personnes handicapées, ces deux mesures viennent à l’encontre des objectifs d’amélioration de la circulation ou de la protection de l’environnement qui justifient une décision municipale à ce titre. De manière à bien comprendre la portée de la loi et le niveau de dérogation accordé aux personnes handicapées, elle lui demande ce qui prime, entre la durée maximale fixée par arrêté municipal et l’absence de durée maximale, telle que définie dans le code d’action sociale et des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6063</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Nombre de places insuffisant pour les enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2135. — 19 novembre 2024. — Mme Julie Laernoes interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique. Les moyens octroyés aux Instituts médico-éducatifs (IME) et aux Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) du département de Loire-Atlantique sont insuffisants pour garantir pleinement le droit à la scolarisation de tous les enfants. Les délais d’admission au sein de ces services et établissements s’étendent parfois sur plusieurs années, ont de graves conséquences sur le parcours de socialisation, d’apprentissages et de scolarisation des enfants. En Loire-Atlantique, l’association Adapeila a recensé le nombre de jeunes inscrits sur ses listes d’attente pour intégrer un IME ou un SESSAD : le constat est alarmant. 502 jeunes sont en attente d’un accompagnement en IME et 427 en attente d’un accompagnement par un SESSAD, soit un total de 929 jeunes ne bénéficiant pas d’une solution adaptée à leurs besoins. C’est-à-dire un chiffre plus important que l’offre totale existante de l’Adapeila. Ce chiffre augmente d’année en année. Entre 2020 et 2024, pour cette seule association, il est observé une augmentation des listes d’attente de 40 %. Il faut rappeler ici que les orientations vers ces modalités de soutien à la scolarisation des enfants, sont notifiées par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elles correspondent à leurs besoins évalués. Les solutions déployées dans le cadre des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures mises en place dans le cadre de l’acte II de l’école inclusive, ne suffiront pas pour répondre à l’ensemble des besoins du département. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour pallier ce déficit d’offre de réponses en IME et en SESSAD et donc d’enseignants mis à disposition pour assurer leur scolarisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6064</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Prise en compte de la déficience visuelle et politique publique en la matière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2137. — 19 novembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la prise en compte de la déficience visuelle, handicap qui touche aujourd’hui 1,8 million de personnes. Reconnue d’utilité publique depuis 1891, l’Association Valentin Haüy accompagne au quotidien les personnes aveugles et malvoyantes et se mobilise pour leur autonomie. Forte de cet engagement et de son expérience, l’association a souhaité attirer l’attention du député plus particulièrement sur deux points. Tout d’abord la prise en compte du handicap visuel lié à l’âge. Alors même que les répercussions des troubles visuels dans la vie quotidienne des personnes âgées sont extrêmement importantes, cet enjeu de santé publique majeur demeure un angle mort des politiques publiques en faveur du bien vieillir. Afin d’améliorer la prise en compte de ce handicap - à la fois sur le volet préventif et accompagnement -, M. le député souhaite porter à la connaissance de Mme la ministre trois propositions. Tout d’abord, le renforcement du dépistage, en prévoyant systématiquement une évaluation de la vision de la personne âgée dès son entrée dans un établissement médical. Il conviendrait également de sensibiliser à la déficience visuelle les professionnels de santé directement en contact avec cette population (en particulier le personnel du maintien à domicile et des Ehpad), afin qu’ils puissent proposer des solutions d’autonomie adaptées. Une mesure qui permettrait, en outre, de réduire les risques de chute, aujourd’hui deuxième cause de décès accidentel chez les individus de plus de 60 ans. Enfin, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) mériterait d’être revue. Cette aide est octroyée aux personnes de plus de 60 ans sous certaines conditions, afin de faire face aux dépenses liées à la dépendance. À ce jour, les critères d’éligibilité à l’APA se focalisent sur les capacités fonctionnelles, obérant la perte d’autonomie liée à la déficience visuelle. L’autre point sur lequel l’association a alerté M. le député concerne le transport. Si de nombreuses avancées, en particulier dans les grandes villes, concernant la couverture des réseaux de transports en commun et leur accessibilité ont été réalisées, l’éligibilité aux réductions de transport présente une incohérence. Aujourd’hui, ce droit est corrélé à l’allocation aux adultes handicapées alors que certains retraités ne sont plus éligibles à cette aide. Ils voient, de facto, leur droit à cette réduction s’éteindre. Sur l’ensemble de ces points, il souhaiterait connaître sa position et, plus largement, les mesures que le Gouvernement entend prendre afin d’améliorer l’inclusion des personnes déficientes visuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6064</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Remboursement intégral des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2138. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le remboursement intégral des fauteuils roulants. Cette promesse du Président de la République a suscité de grands espoirs auprès du million de personnes utilisant un fauteuil roulant en France. Toutefois, les acteurs du secteur s’inquiètent de la première copie de la réforme au vu de l’ébauche de la nouvelle nomenclature des fauteuils remboursés par l’assurance maladie et la grille tarifaire qui y est associée. Si d’un côté, il est prévu une augmentation significative de la base de remboursement par type de fauteuil, jusqu’à 2 600 euros pour un manuel et 18 000 euros pour un électrique, mais de l’autre, il est fixé un prix limite de vente d’un même montant. Cela signifie que tout appareil dont le prix dépasserait ce seuil ne serait plus du tout pris en charge par l’assurance maladie, ni donc par les mutuelles. Avec de tels plafonds, le risque est d’exclure de nombreuses personnes en situation de handicap du système de remboursement. Le handicap peut demander l’adaptation du fauteuil avec des montants qui peuvent vite s’élever. La Fédération des prestataires de santé à domicile estime même que « les prix plafonds proposés excluraient le remboursement de 50 % des fauteuils actuellement sur le marché ». Aussi, elle lui demande ce qui est prévu pour tenir l’engagement du remboursement intégral des fauteuils roulants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6064</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Situation de jeunes enfants autistes face au manque de places en IME et Sessad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2139. — 19 novembre 2024. — Mme Sandra Delannoy alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la situation d’un petit garçon de sa circonscription, âgé de 3 ans, atteint d’autisme, reconnu comme étant handicapé à 80 %, non verbal et en proie aux crises d’épilepsie, qui se trouve, comme de nombreux autres enfants dans le pays, dans une situation indigne de la septième puissance mondiale. La MDPH a rendu une décision sans détour, la structure d’accueil idéale pour ce garçon est le SESSAD. Or tous les SESSAD et IME environnant le lieu d’habitation de la famille affichent complets et souvent, les enfants de moins de 6 ans n’y sont pas pris en charge. Il se trouve actuellement sur liste d’attente. Pendant ce temps, son temps d’accueil à l’école maternelle a été réduit à 1 h 30 par jour ce qui ne permet plus à sa mère, elle-même AESH, de travailler. Malheureusement, le cas de ce garçon n’est pas un cas isolé. En conséquence, Mme la députée demande à Mme la ministre, ce qu’elle compte faire pour remédier à la pénurie de structures d’accueil spécialisées pour les jeunes enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2006</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6065</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Accompagnement de la rénovation du bâti rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2006. — 19 novembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’accompagnement de la rénovation du bâti rural, public et privé, véritable enjeu sur les territoires. Le plan France ruralités comporte des actions en faveur de l’habitat en milieu rural articulées autour de 2 axes : la lutte contre le logement vacant et la réhabilitation du logement en ruralité porté par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Les communes sont aussi accompagnées via les dispositifs Cœur de ville, Petites villes de demain et Villages d’avenir pour travailler en amont, sur l’ingénierie territoriale, notamment de l’aménagement des centres bourgs. Mais aujourd’hui, il n’existe aucun modèle économique qui va de l’ingénierie à la finalisation des travaux, pour accompagner la réhabilitation du bâti rural, public et privé. Les « Maires Ruraux de France », réunis en assemblée générale, ont appelé à un « Plan Marshall » de rénovation du bâti rural afin d’accompagner les élus sur cet enjeu majeur car à ce jour aucune instance ne les accompagne tout au long de la mise en œuvre de leurs projets : du pré-diagnostic à l’achèvement des travaux, dans les relations avec les architectes des bâtiments de France, la procédure de préemption de biens privés vacants, la recherche de financements ou tout autre réponse aux problématiques du territoire. Sans opposer les territoires, sur le modèle de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) qui finance et accompagne la transformation de quartiers de la politique de la ville, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur la création d’une agence nationale de la rénovation rurale qui serait l’interlocuteur privilégié des élus ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2004</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6065</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le devenir de la plateforme d’écoute 3977 et des 50 centres d’écoute ALMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2004. — 19 novembre 2024. — M. Christian Girard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le devenir de la plateforme d’écoute de la Fédération 3977 dont l’objectif est de lutter contre la maltraitance envers les personnes adultes, notamment âgées ou handicapées en situation de vulnérabilité. La composition du numéro très connu 3977 donne accès à la plateforme d’écoute nationale. Jusqu’à ce jour une répartition était ensuite faite au travers de 54 centres associatifs ALMA et 600 écoutants bénévoles pour prendre le relais, apporter une écoute et un soutien bienveillant à la personne en difficulté. Dans le cas d’identification d’une situation de vulnérabilité, celle-ci était relayée immédiatement auprès des autorités locales, dont l’agence régionale de santé (ARS), pour une demande de prise en charge. Mais le maintien du lien de confiance entre l’écoutant bénévole Alma et la personne en difficulté est toujours resté essentiel pour favoriser le retour de la personne aidée vers sa reconstruction. Dans le titre II de la loi « Bien vieillir », du 8 avril 2024, il est précisé dans l’article 13 que des faits constitutifs de maltraitance devront être signalés à une cellule mentionnée à l’article L. 1432-1 du code de la santé publique. Or cette cellule chargée du recueil, du suivi et du traitement des signalements de maltraitance n’est autre que l’ARS. Les centres ALMA ne semblent donc plus être intégrés dans le dispositif de protection de la loi « Bien Vieillir ». M. le député souhaiterait savoir ce que vont devenir les 50 centres d’écoute ALMA et surtout leurs 600 bénévoles déjà formés et expérimentés, qui ont contribué pendant plus de 30 ans à la protection des personnes vulnérables, par la qualité de leur écoute et du lien continu et si nécessaire qu’ils ont su maintenir au travers de leur très grande disponibilité. L’amplitude d’écoute étant de 9 heures à 19 heures et sans jour de coupure. Dans un contexte de nécessité drastique de la moindre économie, il souhaite comprendre la logique d’une telle modification et connaître le montant du budget qui sera alloué aux ARS pour le recrutement et la formation d’agents dédiés dont les temps d’écoute dépasseront l’amplitude horaire autorisée dans l’administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2018</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6066</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contrat de mutuelle santé et loi « Evin »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2018. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins à propos des mutuelles santé telles que décrites dans la loi « Evin ». L’article 4 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, dite loi « Evin », permet aux salariés quittant un emploi et aux retraités de bénéficier de leur ancienne mutuelle santé d’entreprise. Ils peuvent bénéficier de ce système pendant une période déterminée, à condition de payer les cotisations correspondantes. Or certains retraités ont vu leurs contrats modifiés, notamment car leurs anciens employeurs ont changé d’organismes de mutuelle. Ces entreprises prenant en charge les nouveaux dossiers ne respectent pas toujours les modalités des anciens contrats signés par les bénéficiaires. Les nouveaux contrats ne respectent donc pas toujours l’article 4 de la loi « Evin ». Les bénéficiaires n’ont plus les mêmes avantages, mais payent une somme identique. Ils se voient dans l’obligation, pour pouvoir profiter de leur droit d’avoir une mutuelle santé identique à celle qu’ils avaient durant leur activité professionnelle, d’entamer de lourdes démarches administratives pour procéder à un changement de mutuelle. Aussi, elle souhaiterait savoir si des mesures sont prévues concernant les modalités ne respectant plus la loi « Evin » des nouveaux contrats de mutuelle santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2019</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6066</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire dédiée au remboursement des examens de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2019. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes dont lui ont fait part les syndicats représentatifs des biologistes médicaux au sujet d’une décision prise par l’assurance maladie, parue au Journal officiel le 3 septembre 2024, de baisser de près de 9 % l’enveloppe budgétaire dédiée au remboursement des examens de biologie médicale. Une baisse qui interviendrait après d’autres diminutions ces deux dernières années, de 11 %. Les syndicats dénoncent une décision prise de façon unilatérale et sans concertation. Cette restriction budgétaire aurait, selon eux, des conséquences négatives à très court terme sur l’organisation des laboratoires de biologie médicale, la prise en charge des patients et plus généralement sur le système de santé. Ils craignent que les laboratoires soient contraints de fermer courant décembre 2024 faute d’une enveloppe budgétaire suffisante. C’est pourquoi les biologistes médicaux demandent la suspension de cette décision et l’ouverture de discussions. Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ce point et les réponses qu’il entend leur apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2080</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6066</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés de recrutements des intérimaires hôpitaux depuis la « loi Rist »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2080. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de la mise en œuvre de la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, plus communément appelée « loi Rist », entrée en vigueur le 3 avril 2023, sur le fonctionnement des hôpitaux. Du fait de l’encadrement des rémunérations de l’intérim médical, les hôpitaux se trouvent en effet confrontés à des difficultés de recrutement qui mettent à mal le fonctionnement de leurs services. Si l’encadrement des rémunérations de l’intérim médical peut être considéré comme une mesure de bon sens, faute d’anticipation et de mesures d’accompagnement, il a en réalité pour effet de priver les établissements de santé situés dans les territoires ruraux de la seule marge de manœuvre dont ils disposaient pour compenser l’insuffisance des effectifs de praticiens titulaires. Par ailleurs, le texte n’apporte pas de réponse aux problématiques qui conduisent à avoir recours à l’intérim médical, à savoir le manque d’attractivité de l’exercice hospitalier et l’inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire. Aussi, il conviendrait de prévoir une mise en œuvre progressive de la loi, en instaurant des dérogations pour les hôpitaux qui, comme celui d’Aurillac dans la circonscription de M. le député, ont massivement recours à des intérimaires recrutés quasi exclusivement en dehors de la région. L’encadrement des rémunérations incite ces soignants intérimaires à faire le choix d’établissements situés à proximité de leur domicile, créant ainsi une rupture de l’offre de soins dans un certain nombre d’établissements éloignés des centres universitaires. Par ailleurs, cette loi favorise le recrutement via des agences d’intérim plutôt qu’en gré à gré. En effet, si les établissements ont la possibilité de proposer des contrats dits « de motif 2 » - définis par un décret de février 2022 -, en cas de difficultés particulières de recrutement ou d’exercice pour une activité nécessaire à l’offre de soins sur le territoire, ceux-ci présentent néanmoins plusieurs limites. En effet, leur nombre doit être limité sans cohérence avec le manque de praticiens. De plus, les frais de déplacement ne pouvant être pris en charge, les remplaçants préfèrent s’orienter vers des établissements situés à proximité de chez eux. Enfin, ce type de contrat entraîne des tensions dans les services entre titulaires et remplaçants contractuels en raison d’un écart de rémunération d’un facteur 2. Il conviendrait de réguler ces contrats de type 2 en les orientant prioritairement vers des établissements en besoin d’effectifs médicaux. Il souhaiterait connaître son avis sur ce sujet et lui demande plus largement quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour que les hôpitaux puissent être en mesure de continuer à recruter sur l’ensemble du territoire des médecins remplaçants qui permettent d’assurer leur fonctionnement au quotidien et le maintien de leurs services essentiels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2081</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6067</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement des services de conciergeries privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2081. — 19 novembre 2024. — M. Boris Vallaud attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les pratiques, notamment à l’hôpital public, des services de conciergeries privées. Les conciergeries privées sont présentes dans de nombreux hôpitaux publics, cliniques privées et Ehpad, qui versent un abonnement en échange de leurs services. « Désireux de concourir au bien-être aux patients, chargés d’assumer une mission de service public », ce sont des pratiques commerciales particulièrement agressives qui sont appliquées et dénoncées par des particuliers, usagers de la CPAM et patients de l’hôpital public. Suite à une hospitalisation nécessitant un isolement sur prescription médicale ou dans un service ne disposant que des chambres individuelles, les conciergeries privées, dès l’installation dans la chambre, contacteraient les patients par SMS ou par mail pour annoncer la venue d’une personne chargée de faire signer une demande de chambre individuelle. Les intéressés, incités à faire une demande de chambre particulière auprès de leur mutuelle, dénoncent le comportement insistant des personnels, qui en outre n’hésiteraient pas à facturer le forfait maximal journalier du contrat au détriment du coût réel souvent bien en deçà du tarif. La demande de chambre individuelle va ainsi permettre à l’hôpital de la facturer et à la conciergerie de prélever une commission, à la charge des mutuelles qui ne cessent d’augmenter. En effet, la chambre simple reste gratuite tant que l’hôpital décide de l’attribuer ; mais si c’est le patient qui en fait la demande, l’hôpital peut la facturer : en moyenne 50 euros par jour, non pris en charge par la sécurité sociale. En conséquence, il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement visant à encadrer les pratiques commerciales et abusives pratiquées par les conciergeries privées, qui consistent notamment en la quête à tout prix des signatures de demandes de chambres individuelles des patients en état de grande fragilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2082</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6067</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Évolution des centres de soins infirmiers en Alsace
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2082. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’évolution des centres de soins infirmiers en Alsace. En effet, sur les 43 centres répertoriés voici quelques années, 15 d’entre eux ont fermé au cours des derniers mois, laissant environ 6 000 patients trouver une autre solution. Tous les centres de soins infirmiers évoquent un seul motif : l’éviction des centres de santé infirmiers des mesures d’augmentation salariale du Ségur de la santé, qui crée une concurrence extrême à l’embauche. Une telle situation a conduit à un taux de fermeture de 35 % des CSI (centres de soins infirmiers) d’Alsace. À l’origine, ces centres gèrent 22 000 patients par an pour environ 500 salariés. Elle souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre afin d’enrayer cette évolution qui risque de fragiliser durablement l’accès aux soins en Alsace, ce qui serait un recul inacceptable pour les patients et les malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2083</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6067</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bentz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lits des urgences dans le garage de l’hôpital de Langres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2083. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Bentz interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les lits d’hôpital installés dans le garage de l’hôpital de Langres (52). Depuis au moins le mois de janvier 2023, des patients se présentant au service des urgences sont régulièrement placés dans un garage en attendant leur transfert et une prise en charge approfondie. Dans certains cas, ce délai d’attente peut aller jusqu’à trois jours. Après avoir passé une première nuit en observation dans le service des urgences du centre hospitalier de Langres, un septuagénaire admis le dimanche 28 mai 2023 pour un problème respiratoire a ainsi été transféré dans ce garage. La direction de l’établissement a alors affirmé qu’il n’y avait pas vraiment d’autre solution pour gérer l’encombrement des urgences. La directrice adjointe des centres hospitaliers du Centre et Sud Haute-Marne a reconnu : « C’est l’organisation que nous avons dû mettre en place pour les situations de tensions hospitalières. Les urgences ne permettent pas d’accueillir les patients en attente d’hospitalisation ou d’examen ». Cette situation de tension ne se limite pas à la Haute-Marne. En effet, à Gisors (27), en janvier 2022, une femme avait déjà patienté sept heures dans un garage destiné aux véhicules du SMUR, un garage réaménagé afin d’isoler les patients atteints de la covid-19 au sein des urgences. Privée d’une vraie chambre et munie d’un système de chauffage qu’elle jugeait très défaillant, la patiente a dû attendre plusieurs heures dans des conditions difficiles qui ont ajouté à la souffrance liée à sa contamination à la covid. C’est encore arrivé fin octobre 2024 à un patient haut-marnais, délogé à une heure du matin de sa chambre de l’hôpital de Langres pour gagner le garage et son bruit permanent. Avec ces patients, M. le député s’étonne que dans la France de 2023 et 2024 des patients soient entreposés dans des garages. Cet accueil pose en effet de multiples problèmes de dignité, de confort, de salubrité et de sécurité pour les patients, de commodité pour les personnels de santé et d’attractivité pour les métiers médicaux. Il est aussi de nature à rendre les Français méfiants à l’égard de leurs hôpitaux. Comme il l’a déjà fait en juin 2023 sans obtenir de réponse, M. le député demande donc en novembre 2024 à Mme la ministre depuis quand cette pratique des lits en garage a cours dans le pays et quel est le nombre d’établissements hospitaliers concernés. Il lui demande également de confirmer que l’Agence régionale de santé du Grand-Est n’a encore répondu à aucun des nombreux courriers et courriels de signalement que l’hôpital de Langres lui a adressés depuis janvier 2023. Il lui demande enfin quelles mesures elle s’apprête à prendre pour renforcer les services d’urgence dans les meilleurs délais et mettre un terme à la pratique des lits dans les garages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2084</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6068</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Médecins intérimaires et la loi « Rist »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2084. — 19 novembre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les effets de l’application de la loi « Rist » du 19 mai 2023 « portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé », ainsi que sur le recrutement des personnels médicaux intérimaires dans les centres hospitaliers. En effet, dans un souci de moindre coût du système hospitalier, la loi « Rist » avait prévu le plafonnement des salaires des médecins intérimaires à l’hôpital. Son adoption avait provoqué une pénurie de médecins dans les hôpitaux en zone rurale, obligeant de nombreux services hospitaliers à se restructurer ou à fermer en urgence au détriment des patients et de l’offre de soins. Entre autres, cette loi aurait notamment provoqué des dérives sur le recrutement de médecins au sein des centres hospitaliers. Il semblerait que l’obligation pour les postulants intérimaires de passer par des agences d’intérim dédiées pour candidater dans un établissement de santé se soit développée depuis. Ces agences auraient ainsi facturé, en moyenne, 2,6 fois le prix de la journée d’un médecin intérimaire, pour tout contrat inférieur à 3 mois. Dans le contexte où les hôpitaux connaissent encore des difficultés budgétaires et de recrutement, il lui demande une évaluation des effets de la loi « Rist » sur les hôpitaux français, ainsi que de ses effets vis-à-vis des « médecins mercenaires » et sur les possibles « dérives » qui auraient pu être constatées dans le recrutement de nouveaux médecins intérimaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2085</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6068</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des hôpitaux psychiatriques en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2085. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Humbert interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le financement des hôpitaux psychiatriques en France. Effectivement, au-delà des effets d’annonce sur la santé mentale, érigée Grande cause nationale pour l’année 2025, il convient de regarder la situation des hopitaux psychiatriques en face. Estimées à 23,3 milliards d’euros, soit 14 % des dépenses totales de l’assurance maladie en 2022, les dépenses liées à la prise en charge des soins relatifs aux « maladies psychiatriques » et aux « traitements chroniques par psychotropes » sont en augmentation croissante. Or la détérioration des résultats d’exploitation, l’augmentation des charges de personnel et l’inflation généralisée des dépenses pèsent lourdement dans les comptes des établissements psychiatriques en France. Par exemple, le centre hospitalier Ravenel, dans le département des Vosges, déplore un non-versement des crédits Ségur et accuse un déficit de 4 181 058 euros pour l’année 2024 qui pèse très lourdement sur sa situation financière et ses capacités d’investissement. Ainsi, il lui demande quelle stratégie elle compte déployer pour sauver les hopitaux psychiatriques en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2090</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6069</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Plan de prévention national contre l’alcoolisation fœtale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2090. — 19 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’urgence d’élaborer un plan de prévention national contre l’alcoolisation fœtale. L’alcool est un puissant agent tératogène, particulièrement néfaste pour le développement cérébral de l’enfant à naître tout au long de la grossesse. Son impact peut provoquer le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) ainsi que d’autres troubles associés (TCAF), entraînant des conséquences graves et durables. Selon une étude récente d’Opinion Way, 27 % des femmes enceintes continuent de consommer de l’alcool en étant conscientes de leur grossesse. D’après l’association SAF France, chaque année, environ 15 000 enfants exposés à l’alcool in utero naissent avec une prédisposition à plus de 400 pathologies, en particulier des troubles de santé mentale. Les coûts pour la société sont estimés à près de 20 milliards d’euros par an. Pourtant, ces dommages sont en grande partie évitables. Il est crucial de sensibiliser la société aux dangers de l’alcoolisation fœtale. Pour cela, SAF France recommande un soutien intégral de l’État et des agences régionales de santé (ARS) pour la mise en œuvre d’un plan de prévention. Cependant, ce soutien demeure limité à ce jour : l’ARS de La Réunion a refusé toute collaboration avec SAF France et l’ARS Bourgogne-Franche-Comté a également écarté tout projet commun en raison de partenariats de SAF France avec des producteurs et distributeurs d’alcool. Pourtant, ces partenaires industriels collaborent activement avec SAF France, dans un esprit de coresponsabilité. M. le député demande donc à Mme la ministre que cette notion de coresponsabilité soit partagée par l’État et les ARS, permettant ainsi la mise en place d’un plan de prévention ambitieux et efficace contre l’alcoolisation fœtale à l’échelle nationale. Pour mémoire, SAF France est une association nationale, profondément implantée à La Réunion, qui œuvre depuis 16 ans dans la prévention des risques liés à l’alcool pendant la grossesse. Héritière de Réunisaf, elle est à l’origine des « lois Anne-Marie Payet » et de l’introduction en 2007 du logo préventif. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2091</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6069</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Responsabilité élargie du producteur filière TSU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2091. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’élargissement de la responsabilité élargie du producteur (REP) aux textiles sanitaires à usage unique (TSU). La responsabilité élargie du producteur, inscrite à l’article L. 541-10 du code de l’environnement, existe en France depuis 1975. La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à la transition vers une économie circulaire prévoit son extension aux textiles sanitaires à usage unique à compter du 1er janvier 2024. Le décret d’application de cette mesure, bien que soumis à consultation publique, n’a pas encore été publié, mais suscite déjà de vives préoccupations. Les produits concernés par cette extension incluent notamment les lingettes, les masques, ainsi que les produits d’hygiène en papier et absorbants jetables, dont les protections féminines. On estime que près de 2,8 milliards de protections féminines sont vendues dans le monde chaque année, avec environ 2 millions d’unités en France. Selon les données du ministère de l’économie, une femme utilise entre 6 000 et 13 000 protections féminines jetables entre l’adolescence et la ménopause. Ces nouvelles obligations risquent d’entraîner une hausse des prix, en particulier pour les protections féminines, ce qui pourrait limiter l’accès à ces produits pour les femmes aux revenus modestes. En outre, les répercussions économiques pour les entreprises qui fabriquent ces produits en France doivent également être prises en compte. Il souhaiterait donc connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour limiter, voire empêcher, une hausse des prix sur ces produits essentiels, afin de garantir l’accessibilité de ces protections à toutes les femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6069</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Responsabilité du mal-logement dans les intoxications au monoxyde de carbone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2115. — 19 novembre 2024. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la persistance des intoxications au monoxyde de carbone et la politique de prévention et d’action du Gouvernement en la matière. Les intoxications au monoxyde de carbone continuent de tuer chaque année en France. Première cause de mort par intoxication accidentelle en France, on compte 1 300 intoxications par an impliquant plus de 3 000 personnes et une centaine de morts. En 24 heures, alors que l’hiver et donc l’utilisation du chauffage augmente, on compte déjà deux hommes intoxiqués dans les Côtes-d’Armor, cinq à Mâcon dans un même immeuble, une famille avec enfants dont une mère tuée à Paris, ou une dizaine de cas en Guadeloupe en octobre après le blackout de trois jours. Si celui-ci est un « tueur silencieux », le mal-logement et la pauvreté en sont des complices évidents. Les intoxications sont le plus souvent liées au mode de chauffage de l’appartement ou de la maison, quand 12 millions de Français subissent la précarité énergétique, parmi lesquels les 60 % les plus pauvres sont 2 fois plus touchés. 41 % des intoxications au monoxyde de carbone sont dues à un manque de ventilation, quand on compte en France 600 000 logements indignes et 2,8 millions de personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles (privation grave de confort ou surpeuplement accentué), parmi lesquels l’absence de ventilation est un motif très récurrent. Avec l’explosion des prix de l’énergie (40 % d’augmentation des prix de l’énergie depuis août 2021), l’utilisation contrainte de chauffages de fortune est devenue un facteur de risque majeur. En Île-de-France, les intoxications liées aux appareils de fortune, braseros, barbecues, casseroles et même pot de fleurs remplis de charbon de bois, ont doublé depuis 2013 et concernent désormais 30 % des victimes. L’agence régionale de santé signale que « certains de ces épisodes sont en lien direct avec des conditions de précarité énergétique, le braséro ou barbecue est alors utilisé comme moyen de chauffage principal ». Enfin, l’inégalité d’accès à l’information est elle aussi un facteur essentiel. La situation est critique : 1 Français sur 3 n’a jamais ou mal entendu parler du monoxyde de carbone, chiffre qui monte à plus d’1 Français sur 2 chez ceux ayant subi une intoxication. L’enquête de l’Institut de veille sanitaire (Invs) de 2015 est à ce titre éloquente, car elle montre que les personnes les plus précaires sont privées d’information à ce sujet et mises à l’écart des politiques de prévention, alors même qu’elles sont mises au risque d’en être les premières victimes. Ainsi, 47 % des personnes peu qualifiées, 47 % des personnes au chômage, 29 % des locataires et même 40 % des ménages ayant subi une intoxication par barbecue ou brasero ne sont informés par personne sur le sujet. Le décret « habitat » applicable depuis le 1er octobre 2023 est à ce titre très inquiétant. La grande régression sociale et sanitaire qu’il opère met en danger des ménages par millions, permettant de déclarer habitables ou de louer un logement en sous-sol, un logement couloir de moins de 2 mètres de large, une pièce sans autre ventilation que la porte ouverte ou les fenêtres, un logement sans autres ouvertures sur l’extérieur que des vasistas ou une porte. Mme la députée souhaiterait savoir quelles politiques de prévention et d’information Mme la ministre compte mettre en œuvre de façon urgente afin de prévenir le nombre de morts dès l’hiver 2024. Elle lui demande d’organiser le contrôle obligatoire des chauffages collectifs et individuels afin que celui-ci ne repose pas exclusivement sur la responsabilité individuelle des victimes de ces intoxications. Elle insiste pour que soient pris les changements réglementaires nécessaires afin d’empêcher toute habitation ou mise en location de logement dont les conditions de ventilation seraient dangereuses et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6070</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Décret d’application de la loi no 2022‑53 du 24 janvier 2022</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2119. — 19 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de décret d’application de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 visant à créer une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la Covid-19. Ce texte répondait à un besoin d’accompagnement spécifique pour les patients souffrant de symptômes prolongés liés à la covid-19, dits « covid long ». Selon une étude de Santé publique France parue en mars 2023, près de 20 % des personnes ayant contracté la Covid-19 développent des symptômes persistants qui affectent significativement leur qualité de vie, leur activité professionnelle et leur vie sociale. Ces patients se retrouvent souvent sans parcours de soins adapté ni orientation claire au sein du système de santé, alors même que les conséquences de symptômes prolongés peuvent être invalidantes. La loi n° 2022-53 prévoit la mise en place d’une plateforme nationale destinée à recenser ces malades chroniques et à coordonner leur prise en charge en lien avec les professionnels de santé et les centres spécialisés, afin de structurer un parcours de soins adapté. Toutefois, en l’absence du décret d’application, cette plateforme n’a toujours pas été mise en oeuvre, laissant de nombreux patients sans dispositif d’accompagnement dédié malgré l’importance reconnue de cette initiative par la communauté médicale. Il lui demande donc si le Gouvernement entend publier prochainement le décret nécessaire à la création de cette plateforme, permettant ainsi la mise en place effective des mesures prévues par la loi et répondant aux attentes des patients atteints de formes prolongées de la covid-19.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6070</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Disparition des cancers HPV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2120. — 19 novembre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le retard préoccupant pris par l’Occitanie vis-à-vis du reste de la France et par la France vis-à-vis de l’Europe, dans le programme de vaccination HPV ( Human Papilloma Virus ). Les papillomavirus, ou HPV, sont une des affections les plus répandues et contagieuses au monde, sexuellement transmissibles, y compris malgré le port de préservatif. Or on sait depuis les années 1980 qu’ils peuvent provoquer des cancers, en plus des condylomes ou verrues. Chaque année, ces cancers provoquent plus de 30 000 cas de lésions précancéreuses, qui se muent en près de 7 000 cancers avérés, concentrés aux trois-quarts chez les femmes. Ils touchent essentiellement le col de l’utérus (pour 44 % d’entre eux), l’anus (24 %) ou l’oropharynx (10 %). Les décès sont essentiellement concentrés chez les plus pauvres, les moins diplômés et les plus éloignés du système de santé. Des vaccins ont été développés, notamment par des chercheurs australiens, permettant de protéger massivement la population et d’envisager l’éradication de ces cancers. Mis sur le marché en 2006 et améliorés depuis, les vaccins sont recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. L’université australienne du Queensland a même renoncé à toute redevance sur 72 pays en voie de développement, ce qui constitue un premier chemin vers la levée totale et nécessaire des brevets. Désormais, trois vaccins sont distribués : un quadrivalent (Gardasil), un nonavalent (Gardasil 9) et un bivalent (Cervarix). Les pays disposant d’une campagne rationnelle et efficace de vaccination, comme l’Australie ou la Suède, ont atteint une quasi-disparition de ces cancers. Aussi un large vote de l’Assemblée nationale a-t-il autorisé le déploiement d’équipes mobiles en établissements scolaires publics et privés, afin de proposer gratuitement la vaccination. La couverture vaccinale maximale de la population jeune, avant les premières relations sexuelles, est devenue un objectif prioritaire de la Nation, tant pour les femmes, premières victimes, que pour les hommes, également exposés et porteurs dangereux pour les femmes. La vaccination anti-HPV est désormais ouverte depuis 2007 aux jeunes Françaises et 2011 seulement aux jeunes Français. La couverture demeure très faible, avec 40 % de jeunes et 10 % de jeunes hommes vaccinés, soit un des résultats les plus bas de tout le continent européen. Le plan cancer et la stratégie nationale de santé sexuelle arborent pourtant un objectif non-tenu à cette heure de 60 % des adolescentes de 11 à 19 ans en 2023 et 80 % en 2030. L’Occitanie est particulièrement en retard, avec un schéma complet de vaccination chez les jeunes filles de 16 ans qui plafonne à 36 %. Si la Haute-Garonne atteint 43 %, les Pyrénées-Orientales demeurent bien en-deçà avec seulement 24 % de couverture. Ainsi, le papillomavirus circule plus fortement dans cette région qu’ailleurs. Aussi M. le député demande-t-il à Mme la ministre comment elle compte améliorer cette couverture vaccinale. La médecine et la santé scolaire sont largement délabrées. Avec 7 700 infirmières scolaires pour 12 millions d’élèves, il est impossible d’assurer la tâche de prévention et de pédagogie auprès des jeunes ou de leur famille, encore moins d’assurer directement la vaccination des enfants. Un programme de recrutement d’infirmiers scolaires, capables de conduire un programme de vaccination scolaire, est-il envisagé ? De plus, comment expliquera-t-elle les conditions sanitaires au grand public, pour rendre compréhensibles les enjeux et le sens des politiques publiques ? Le lien entre les papillomavirus et les cancers susmentionnés, ainsi que la mortalité de ces derniers, n’est pas forcément connu. Cette méconnaissance explique certaines hésitations à vacciner des enfants pour des infections sexuellement transmissibles, alors qu’il s’agit justement de la protection la plus sûre pour casser toute diffusion ultérieure. De plus, la superposition d’une campagne de vaccination chez les adolescents et d’un dépistage par frottis pour les femmes plaide pour expliquer le schéma sanitaire. Mme la ministre ambitionne-t-elle d’engager une information écrite et des dispositifs de discussion, afin d’accroître la connaissance de l’infection par des messages personnalisés et des questionnaires pré-intervention, dont l’effet favorable a été montré par des enquêtes de santé publique ? Enfin, quelle coopération internationale Mme la ministre prévoit-elle, alors que plus de 250 000 décès annuels surviennent dans des pays de la périphérie mondiale, car un vaccin à trois doses comme le Gardasil est l’un des plus chers au monde, avec un prix de 300 dollars largement inaccessible ? L’Inde, le Brésil ou Cuba seraient largement en capacité de répliquer le vaccin à large échelle pour un prix bien plus faible, si la France s’engageait dans la levée des brevets. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6071</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2121. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des personnes atteintes de fibromyalgie et sur la nécessité de reconnaître cette maladie comme une affection de longue durée (ALD). La fibromyalgie, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1992, demeure en France une pathologie insuffisamment prise en compte par les dispositifs de santé publique. Cette maladie chronique, caractérisée par des douleurs diffuses, une fatigue invalidante, des troubles cognitifs et des perturbations du sommeil, affecte profondément la qualité de vie de ceux qui en souffrent. En dépit de son caractère invalidant et des coûts élevés qu’elle engendre pour les patients, la fibromyalgie ne figure toujours pas sur la liste des ALD, privant ainsi les malades d’une prise en charge complète des soins et des examens nécessaires. L’absence de reconnaissance officielle entraîne des conséquences dramatiques pour les patients : refus quasi systématique des demandes d’allocation aux adultes handicapés (AAH), absence d’accès à la carte d’invalidité et obstacles financiers majeurs à l’accès aux soins. Ces difficultés plongent de nombreux malades dans une forte précarité et aggravent leur vie sociale. Par ailleurs, un déficit de sensibilisation et de formation des professionnels de santé conduit à des retards importants dans le diagnostic et à des prises en charge souvent inadéquates. Il apparaît également crucial de renforcer la recherche médicale sur cette pathologie encore mal comprise afin de mieux identifier ses causes et de développer des traitements efficaces. Face à cette situation alarmante, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour reconnaître la fibromyalgie comme une affection de longue durée (ALD) et ce afin de garantir une prise en charge globale des patients mais aussi assurer une simplification de l’accès aux aides sociales et aux dispositifs de compensation pour les patients les plus lourdement affectés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6072</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Décret sur le secret médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2122. — 19 novembre 2024. — M. Laurent Panifous alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la parution du décret n° 2024-968 du 30 octobre 2024 qui vise à « renforcer la pertinence des prescriptions médicales » et qui conditionne désormais le remboursement de certains médicaments à la justification de leur prescription par le médecin. Cette mesure est perçue, à juste titre, par l’ensemble du corps médical comme une atteinte grave au secret médical uniquement motivée par une logique comptable, au détriment de la qualité des soins. De nombreux professionnels voient dans cette mesure une nouvelle preuve de la méconnaissance des autorités quant aux conditions réelles d’exercice de la médecine et dénoncent l’intention de l’État de renforcer le contrôle des prescriptions médicales par une démarche administrative supplémentaire. En effet, sous couvert d’améliorer la pertinence des soins, ce décret semble ignorer les difficultés quotidiennes auxquelles font face les praticiens. Dans un contexte de pénurie médicale, où sept millions de Français n’ont pas de médecin traitant, l’ajout de nouvelles contraintes administratives apparaît comme une aberration. Il est à craindre par ailleurs que ce dispositif de « surveillance préalable » transfère la responsabilité financière des remboursements de l’assurance maladie aux médecins eux-mêmes, avec un risque d’indus en cas de prescriptions jugées non conformes. De nombreux praticiens craignent également une standardisation excessive des pratiques au détriment de la personnalisation des traitements. Enfin, M. le député s’étonne que ce décret reprenne une disposition de l’article 16 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, largement rejetée par la commission des affaires sociales, mais imposée par le Gouvernement avec effet au 1er novembre 2024. Dans ces conditions, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir ce qu’elle entend faire pour répondre favorablement à la demande légitime de l’ensemble d’une profession qui demande l’annulation de ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6072</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création du CNRTC/LA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2133. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le financement et la mise en œuvre de la création du Centre national de ressources pour le traumatisme crânien et les lésions cérébrales ou CNRTC/LA. Les cérébrolésions sont actuellement en France la première cause de handicap acquis chez les adultes en âge de travailler représentant près de 400 000 personnes touchées aujourd’hui, dont 30 000 dans la région des Hauts-de-France. Mme la députée a été contactée par plusieurs associations qui soutiennent la création de ce centre afin de sensibiliser à cette cause. L’objectif est de de favoriser l’inclusion des personnes atteintes de ce handicap, soutenir l’entourage de ces personnes, encourager la recherche et permettre une meilleure connaissance et prise en charge de ce handicap. La création du CNRTC/LA a été validée et inscrite au plan d’action de la Conférence nationale du handicap, avec un calendrier de mise en œuvre prévu entre 2024 et 2025. Aussi, elle souhaiterait connaître les prochaines étapes concernant le projet de création du CNRTC/LA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6072</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès au traitement Qalsody : une urgence pour les patients atteints de la SLA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2140. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Viry alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accès au traitement Qalsody pour les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA), dite maladie de Charcot. Il rappelle que ce n’est pas la première fois qu’il alerte sur cette situation critique, insistant sur le fait que « le temps de l’administratif n’est pas celui du malade ». Cette urgence a été réitérée lors de l’audition récente de Mme Catherine Paugam-Burtz, en sa qualité de directrice générale de l’ANSM, où il a de nouveau souligné l’importance d’une réponse rapide et adaptée. À ce jour, la France vient de refuser l’accès précoce à ce médicament, comme annoncé par la Haute Autorité de santé (HAS) le 10 octobre 2024, privant ainsi les patients de leur unique espoir de traitement. Qalsody, ou Tofersen, est le premier traitement ciblant directement la cause génétique de cette forme rare de SLA, une maladie qui ne laisse qu’une espérance de vie de deux à cinq ans après le diagnostic. Alors que l’Agence européenne des médicaments (EMA) a donné son autorisation de mise sur le marché en février 2024 et que ce traitement est disponible en Allemagne, en Italie et aux États-Unis d’Amérique, la France reste en retrait. La HAS justifie son refus par l’absence d’effets significatifs sur l’échelle d’évaluation fonctionnelle globale de la SLA dans l’étude pivot, malgré des résultats biologiques irréfutables, tels que la réduction du taux de la protéine SOD1 et des neurofilaments, qui sont des marqueurs pronostiques majeurs. Les données en vie réelle montrent une stabilisation des fonctions motrices, voire une régression de la maladie, un phénomène jamais observé dans la SLA jusqu’à présent. Comment expliquer aux patients français qu’ils ne pourront plus accéder à un traitement pourtant validé et accessible dans d’autres pays européens ? Pourquoi appliquer à une maladie aussi rare des critères d’évaluation inadaptés, sans tenir compte de la difficulté de recueillir des données suffisantes à cause de la faible prévalence de cette pathologie ? De plus, ce refus envoie un message inquiétant aux chercheurs, industriels et soignants impliqués dans le développement de traitements pour les maladies rares, compromettant l’avenir de l’innovation médicale en France. Il est inconcevable que des patients soient contraints de traverser les frontières ou de s’endetter pour accéder à une thérapie prometteuse, créant ainsi une inégalité inacceptable en matière de santé publique. M. le député invite Mme la ministre à intervenir sans délai pour infléchir cette décision. Il lui demande quelles mesures concrètes elle envisage de prendre pour garantir un accès équitable à cette innovation médicale pour les patients français et ainsi éviter de compromettre leur espoir de survie. Une intervention rapide de l’État est nécessaire. Le monde avance, mais la France recule. Il aimerait savoir quelle décision Mme la ministre envisage de prendre pour y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6073</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux traitements innovants pour les maladies rares
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2141. — 19 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’accès aux traitements innovants pour les maladies rares et plus particulièrement sur le récent refus de la Haute autorité de santé (HAS) d’autoriser l’accès précoce au traitement Qalsody dans le cadre de la maladie de Charcot. Le Qalsody, produit par le laboratoire Biogen, cible une mutation génétique spécifique (SOD1) présente chez environ 1,6 % des patients atteints de la maladie de Charcot en France, soit entre 60 et 160 personnes. Cette thérapie a été approuvée par la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis d’Amérique en avril 2023 et par l’Agence européenne des médicaments (EMA) en février 2024 et repose sur une technologie d’oligonucléotides antisens visant à réduire les niveaux de neurofilaments, des biomarqueurs associés aux lésions neuronales. Cependant, la HAS a refusé l’autorisation d’accès précoce en octobre 2024, estimant que les données disponibles ne suffisaient pas pour garantir un effet substantiel sur l’évolution de la maladie. Malgré cette décision, la HAS n’exclut pas le remboursement du Qalsody dans le cadre d’une autre procédure de demande classique. Les discussions entre la HAS et Biogen se poursuivent pour un nouvel examen. Dans ce contexte, la HAS a exprimé sa volonté de prendre en compte toutes nouvelles données cliniques qui pourraient lui être soumises. Cette décision de la HAS a suscité une vive réaction de l’Association pour la recherche sur la SLA (ARSLA) qui appelle à une révision de la décision et à une prise en charge du Qalsody, déjà disponible dans d’autres pays européens comme l’Allemagne et l’Italie. Ce débat met en lumière les enjeux complexes de l’accès aux traitements innovants pour les maladies rares. Les prochaines semaines seront décisives car le nouvel avis de la HAS pourrait influencer la stratégie nationale de prise en charge des patients SLA et potentiellement permettre l’accès à ce traitement pour les personnes en impasse thérapeutique. Aussi, Mme la députée souhaite savoir quelle stratégie nationale de prise en charge des patients SLA le Gouvernement entend porter. Elle souhaite également savoir quelle est la position du Gouvernement sur l’accès et la prise en charge des traitements innovants pour les maladies rares.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6073</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditionnement de certains médicaments pour les délivrances trimestrielles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2142. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari souhaite appeler l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question du conditionnement de certains médicaments pour les délivrances trimestrielles. Il rappelle qu’auparavant la délivrance de médicaments était limitée à l’équivalent de 28 jours. Depuis la modification du code de la santé publique en 2004, il est possible de délivrer des médicaments, soumis à une prescription médicale, sur une période équivalente à un trimestre. De par cette modification, certains conditionnements de boîtes de médicaments qu’ils soient en liste I ou II, ont évolué en proposant des boîtes dites trimestrielles. Cependant, toutes les boîtes de médicaments ne proposent pas un conditionnement allant jusqu’à 3 mois, restant sur un conditionnement à 28 médicaments, obligeant certains patients à se déplacer tous les 28 jours alors que leur ordonnance prescrit un traitement trimestriel et voyaient leurs déplacements simplifiés. Alors que l’on parle de simplification, il lui demande si une harmonisation peut être réalisée pour le conditionnement des boîtes de médicaments en France en ne proposant des boites trimestrielles pour l’ensemble des médicaments des listes I et II et un conditionnement à 30 jours et non 28.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6074</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés de recrutement de pharmaciens adjoints
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2143. — 19 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés de recrutement de pharmaciens adjoints. L’arrêté en date du 21 février 2022 règlemente le régime applicable aux pharmaciens adjoints devant assister les titulaires d’officine. Il prévoit en effet que le nombre minimal de pharmaciens adjoints dont le titulaire d’officine doit se faire assister en raison notamment de l’importance de l’activité globale de son officine est fixé à un équivalent temps plein par tranche révolue de 1 300 000 euros hors taxe. En pratique, de nombreuses officines de pharmacie, notamment au sein des territoires ruraux, peinent à satisfaire à cette obligation. L’alternative qui peut se poser consiste, parfois sur recommandation des agences régionales de santé, à recruter des pharmaciens diplômés étrangers pour pallier le manque de praticiens français. Cette option, qui peut être considérée comme un palliatif, n’est bien souvent guère satisfaisante et ne suffit par ailleurs pas à combler les besoins dont font état les pharmacies. De nombreux professionnels se trouvent bien souvent démunis, dans l’impossibilité de répondre à l’obligation qui leur est faite de recruter alors qu’ils font face à une absence de candidats. En matière médicale comme dans d’autres domaines, la difficulté réside d’une part dans le trop faible nombre de diplômés dans certaines spécialisations médicales ou paramédicales et d’autre part dans l’absence d’attractivité suffisante de territoires touchés par le phénomène de désertification des services publics. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin d’apporter une solution pérenne à ces pharmaciens titulaires d’officines pour leur permettre de satisfaire aux obligations de recrutement susmentionnées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6074</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Refonte du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2144. — 19 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la refonte du 3e cycle des études pharmaceutiques, engagée depuis octobre 2016 qui représente un enjeu crucial pour l’avenir de la profession et, plus globalement, pour l’organisation du système de santé en France. Cette réforme, qui vise à mettre en place les diplômes d’études spécialisées (DES) dans les différentes filières de la pharmacie, doit permettre d’adapter la formation des futurs pharmaciens aux défis contemporains de la santé. Cependant, si certaines avancées ont été réalisées dans les filières de pharmacie hospitalière et de biologie médicale avec l’instauration des DES longs en 2017 et 2019, la mise en place des DES courts pour les filières officine et industrie reste malheureusement en suspens. Les étudiants en pharmacie, comme l’ensemble des professionnels de santé, attendent beaucoup de cette réforme. En effet, la 6e année, qui représente le 3e cycle du DES court, est censée offrir aux étudiants les compétences théoriques et pratiques indispensables à leur entrée dans la vie professionnelle. Or aujourd’hui, le décalage entre la formation dispensée et les réalités de l’exercice du métier de pharmacien se fait cruellement sentir. Ce déphasage se traduit par une formation trop orientée vers la théorie, une absence de formation spécifique pour les maîtres de stage, ainsi qu’une précarité financière qui fragilise les étudiants. À l’heure où les besoins de santé évoluent et où les défis liés à la désertification médicale et à l’accès aux soins se posent avec une acuité particulière, les pharmaciens doivent pouvoir exercer dans des conditions adaptées à ces enjeux. Il est donc urgent de prendre des mesures concrètes pour accompagner les futurs professionnels de l’officine et de l’industrie, en leur offrant une formation conforme à la réalité de l’exercice de la pharmacie aujourd’hui. Face à cette situation, la mobilisation des étudiants en pharmacie, marquée par un rassemblement de plus de 5 000 d’entre eux le 21 novembre 2023, a été un signal fort. Cette mobilisation démontre l’urgence et la détermination des étudiants à voir cette réforme appliquée, notamment à travers l’introduction des DES courts. Pourtant, malgré cette prise de conscience des pouvoirs publics, la dissolution de l’Assemblée nationale a entraîné un nouveau report de l’application de cette réforme tant attendue. Ce retard prolongé place les futurs pharmaciens dans une situation d’incertitude et constitue un obstacle majeur à l’évolution de leur profession. En conséquence, Mme la députée souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur plusieurs points qui sont essentiels pour mener à bien cette réforme et répondre aux attentes des étudiants en pharmacie : la mise en place d’une formation de 2 semestres conforme au format des diplômes d’études spécialisées (DES), basée sur une approche par compétences, est une priorité. Il est indispensable que cette formation soit adaptée aux réalités actuelles de l’exercice officinal, afin de garantir une meilleure insertion professionnelle des étudiants. La création d’un statut de maître de stage universitaire apparaît comme une nécessité pour encadrer et accompagner les étudiants de 6e année dans les meilleures conditions. Actuellement, les maîtres de stage ne sont pas formés à l’encadrement pédagogique des étudiants, ce qui peut nuire à la qualité des stages. Cette lacune doit être comblée pour assurer une transmission efficace des savoirs et des pratiques. Le statut des étudiants de 6e année, qui sont aujourd’hui considérés comme stagiaires, mérite d’être revalorisé. En effet, les étudiants accomplissent des missions comparables à celles des pharmaciens en exercice, mais sont rémunérés à hauteur de 600 euros par mois, une indemnité largement insuffisante pour subvenir à leurs besoins. Une rémunération plus juste, à hauteur de 1 200 euros nets par mois, permettrait de reconnaître l’importance de leur travail et de garantir des conditions de vie décentes tout au long de leur stage. L’instauration d’indemnités pour le transport et l’hébergement des étudiants est également cruciale, notamment pour ceux qui choisissent d’effectuer leur stage en zones rurales ou dans des territoires où l’accès aux soins est plus difficile. Une indemnité forfaitaire de 130 euros brut par mois pour le transport, ainsi qu’une indemnité de 300 euros brut par mois pour l’hébergement, aideraient les étudiants à surmonter les obstacles financiers qui les dissuadent souvent de s’orienter vers ces territoires fragiles. L’introduction d’un second DES, permettant une spécialisation supplémentaire après l’obtention du premier diplôme, offrirait de nouvelles perspectives d’évolution professionnelle aux pharmaciens et contribuerait à répondre à la diversification des besoins de santé publique. De plus, il est nécessaire d’ouvrir l’accès aux dispositifs des années recherche et formation spécialisée transversale (FST), notamment dans le domaine de l’innovation et de la recherche, afin de stimuler l’excellence et l’adaptabilité des pharmaciens face aux défis de demain. Mme la ministre, cette réforme représente bien plus qu’une simple évolution pédagogique. Elle est une opportunité pour moderniser la formation des pharmaciens, afin qu’elle soit en phase avec les attentes des patients, les besoins des territoires et les évolutions du système de santé dans son ensemble. Les étudiants en pharmacie ne peuvent plus se contenter d’une formation inadaptée et d’un statut précaire. Ils sont les futurs acteurs du système de santé et il est impératif de leur donner les moyens d’exercer leur métier dans les meilleures conditions possibles. Quels engagements clairs et actions concrètes Mme la ministre va-t-elle prendre en faveur de la mise en œuvre complète de cette réforme ? Il est impératif d’agir sans tarder pour assurer une répartition homogène des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire et garantir un accès aux soins équitable pour tous les citoyens. Dans ce cadre, Mme la ministre pourrait-elle préciser les mesures que le ministère de la santé entend mettre en place pour accélérer l’application du DES court dans les filières officine et industrie ? De plus, quelles dispositions seront prises pour revaloriser le statut des étudiants en pharmacie, notamment en ce qui concerne leur rémunération et leur accès à des indemnités de transport et d’hébergement, afin de les encourager à s’orienter vers les territoires fragiles ? Enfin, elle lui demande si elle peut indiquer les délais envisagés pour la mise en place des statuts de maître de stage universitaire, ainsi que pour l’introduction du second DES et l’accès aux dispositifs d’année recherche et de formation spécialisée transversale (FST).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6075</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des infirmières libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2155. — 19 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la dégradation des conditions de travail des infirmiers libéraux. Alors que les déserts médicaux s’étendent toujours plus, les infirmiers libéraux sont parmi les derniers professionnels de santé à se déplacer quotidiennement au domicile de patients qui n’ont pas ou plus accès à d’autres offres de soin. Pourtant, leurs conditions d’exercice ne cessent de se dégrader. Depuis 2009, les actes médico-infirmiers prodigués n’ont pas été revalorisés et ne sont pas indexés sur l’inflation. La pression financière est telle que de nombreux infirmiers qui ne comptent déjà pas leurs heures sont dans l’obligation d’effectuer de nombreuses heures supplémentaires au risque d’une baisse de la qualité de l’offre de soin. Il n’est pas rare que ces professionnels de santé qui prodiguent des soins de précision soient dans l’obligation de travailler bien plus de 50 heures hebdomadaires. La pénibilité du travail d’infirmier n’est pas suffisamment reconnue alors qu’ils représentent un maillon essentiel du système de santé français à l’heure du développement de l’ambulatoire. D’autre part, l’explosion du prix des carburants contribue à augmenter les charges, ce qui fragilise encore la situation financière de ces professionnels de santé. Selon une étude réalisée par l’IFOP en 2023, 6 infirmiers sur 10 envisageraient de quitter la profession dans les 5 ans à venir. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour prendre en considération les revendications des infirmiers libéraux et enfin reconnaître leur rôle essentiel dans le système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6076</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés dans la transmission entre les soignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2156. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet des temps de transmission entre infirmiers en service hospitalier de réanimation. La loi exige qu’un agent ne peut excéder douze heures de travail, rendant le chevauchement de deux postes impossibles et compromettant la transmission orale des dossiers des patients. En réanimation, service majoritairement limité à douze heures de travail par jour, les patients sont polydéfaillants et multiappareillés, rendant les transmissions écrites utiles mais pas suffisamment exhaustives. Certains infirmiers sont ainsi dans le besoin de travailler gratuitement au moins 15 minutes par jour pour pouvoir assurer la continuité des soins et la sécurité des patients. Ce temps non comptabilisé peut alors représenter près de trois jours par an. Aussi, elle lui deamnde si une analyse de la règle des douze heures pourrait être entreprise pour mieux prendre en compte la problématique des transmissions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6076</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement des centres de santé dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2157. — 19 novembre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’encadrement des centres de santé dentaires. Les dérives commerciales récentes d’un certain nombre de centres de santé dentaires ont eu de graves conséquences sur la qualité et la sécurité des soins bucco-dentaires et sur leur coût pour l’assurance maladie. C’est pourquoi le Parlement a adopté la loi du 19 mai 2023 visant à améliorer l’encadrement des centres de santé. Cette loi prévoit l’intervention de six mesures réglementaires d’application. Cinq d’entre elles ont été publiées au moyen du décret n° 2024-568 du 20 juin 2024 visant à améliorer l’encadrement des centres de santé. Mais une dernière, pourtant déterminante, reste en attente de sa mesure réglementaire d’application. Il s’agit de celle qui permettra que le numéro personnel des professionnels de santé exerçant dans un centre de santé figure désormais sur les documents transmis aux caisses d’assurance maladie en vue du remboursement ou de la prise en charge des soins dispensés par ces praticiens, au même titre que le numéro identifiant de la structure au sein de laquelle l’acte, la consultation ou la prescription a été réalisé. Cette mesure est d’ailleurs l’une des propositions issues du rapport d’information sénatorial du 25 septembre 2024 sur la financiarisation de l’offre de soins. L’utilisation de ce numéro personnel à chaque professionnel de santé est un outil majeur de lutte contre les fraudes. Aussi, afin de s’assurer que la loi du 19 mai 2023 ne soit pas privée d’effets, il souhaite savoir à quelle échéance sera publié le dernier texte d’application prévu par cette loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6076</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Formation des pédicures podologues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2158. — 19 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la formation des pédicures podologues. Ces derniers ont toute leur place dans le paysage médical et paramédical pour une meilleure prise en charge et orientation du patient. Depuis la promulgation de la loi portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, des avancées importantes ont été permises. Leur rôle a été reconnu puisque les pédicures podologues peuvent prescrire des orthèses plantaires en première intention, grader en première intention le risque podologique des patients diabétiques et ainsi si nécessaire, prescrire des séances de soins de prévention adaptées. Il y a aussi une mise en place actuellement de protocoles de coopérations locaux au sein de structures d’exercices coordonnés. Face à cette évolution de l’article L4322-1 du code de la santé publique qui leur donne de nouvelles compétences, il y a une vraie volonté de pousser la formation sur plusieurs sujets. Afin d’atteindre cet objectif, la volonté de la majorité des acteurs de la profession est double : dispenser une formation au sein des universités et augmenter le nombre d’années de formation. En effet à ce jour la formation correspond à 5 400 heures sur 3 ans. Cela correspond à 44,5 heures par semaine, ce qui est très chargé. Par ailleurs, dans le format actuel le stage en libéral dans la maquette actuelle de formation est seulement de 1 semaine. Les pédicures-podologues ne sont pas dans le service sanitaire contrairement à toutes autres professions et cela correspond à 3 semaines pleine de formation. Avec un passage du cursus de 3 à 5 ans, les étudiants pourraient développer leur expérience sur le terrain. Intégrer l’université permettrait par ailleurs de dispenser une vraie connaissance scientifique et de pouvoir accéder à la recherche. Au vu de l’ensemble de ces éléments, Mme la députée souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour garantir la qualité de la formation des pédicures podologues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6077</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Non-parution des textes d’application - infirmiers en pratique avancée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2159. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la non-parution des textes d’application de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé et sur l’interprétation de son impact par le bureau RH2 (Bureau « Exercice, déontologie et développement professionnel continu ») de la direction générale de l’offre de soins (DGOS). En effet, cette loi parue en mai 2023 est un premier jalon important dans l’amélioration de l’accès aux soins pour les concitoyens. Toutefois les textes d’applications ne sont toujours pas sortis. La publication était envisagée en février-mars 2024. De plus, l’interprétation des textes faites par le bureau RH2 semble inquiétante, comme sur la prescription des vaccins par les infirmiers en pratique avancée (IPA) qui nécessiterait une formation complémentaire alors qu’ils sont déjà formés à la prescription dans leur formation à la pratique avancée ou le maintien du protocole liant l’IPA à un médecin alors que cela ne repose sur aucune base légale et que faute de médecin, les IPA ne peuvent pas se déployer correctement. Alors que beaucoup d’autres pays ont déployé cette pratique avec succès, elle lui demande si les textes seront en conformité avec la volonté du législateur et dans quel délai ils paraîtront.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6077</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Organisation de la permanence des soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2160. — 19 novembre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques que la nouvelle convention médicale pourrait faire peser sur l’organisation de la permanence des soins ambulatoires (PDSA). La convention médicale 2024-2029, signée le mardi 4 juin 2024, est sujette à interprétation concernant la majoration pour les consultations non programmées effectuées en dehors des horaires d’ouverture des cabinets médicaux. En effet, il semblerait qu’elle ne prévoie qu’une majoration de 5 euros pour les actes « non régulés » par un service d’accès aux soins (SAS) effectués pendant les horaires de PDSA, contre 35 euros pour les actes dits « régulés ». Dans les faits, les professionnels assurant la permanence des soins sur les territoires ne font pas de distinction entre les patients « régulés », adressés par le SAS et ceux « non régulés » qui se présentent directement en maison de garde ou dans une structure SOS Médecins, comme ils ont l’habitude de le faire ; ils s’efforcent simplement de répondre au mieux aux sollicitations urgentes des habitants, de plus en plus nombreux à ne pas avoir de médecin traitant, comme c’est le cas dans le Dunkerquois. De plus, la régulation n’est pas toujours effective sur le terrain et les SAS sont parfois encore en cours de structuration en lien avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). En créant une situation d’inégalité entre les consultations majorées de 5 euros et celles faisant l’objet d’une majoration de 35 euros, la nouvelle convention risque de décourager de nombreux professionnels qui participent actuellement à la permanence des soins sur les territoires la nuit, le week-end et les jours fériés. Cette menace pèse actuellement sur le territoire du Dunkerquois, malgré l’engagement sans faille des responsables de garde. M. le député demande donc des précisions au Gouvernement sur la majoration des consultations effectuées dans le cadre de l’organisation de la PDSA. Par ailleurs, il appelle son attention sur l’importance d’accorder un régime dérogatoire en attendant que la régulation par les SAS soit effective et davantage connue des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6077</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la profession de dosimétriste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2161. — 19 novembre 2024. — Mme Ségolène Amiot appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la reconnaissance du métier de dosimétriste qui existe depuis plus de 30 ans sans statut ni formation spécifique. Les dosimétristes assurent la préparation et la planification des traitements de radiothérapie, calculant précisément les doses de rayonnements nécessaires pour traiter les patients atteints de cancer tout en minimisant les risques pour les tissus sains environnants. En dépit de l’importance de leurs missions, la profession de dosimétriste n’a pas de statut officiel puisque la profession n’est pas enregistrée au registre des métiers. En France, ces professionnels sont dès lors classés selon diverses appellations professionnelles selon les établissements allant de physicien médical à agent administratif ! Pourtant, ils sont un rouage essentiel dans le traitement des cancers. La profession souffre également d’une absence de formation unifiée au niveau national, avec un référentiel de compétences identique à tous les dosimétristes diplômés. Si deux licences pro et quelques diplômes universitaires (DU) existent, il n’y a pas de référentiel de compétences commun, ce qui contribue à une disparité dans la reconnaissance de leurs compétences. Face à cette situation, elle souhaite connaître la position du Gouvernement quant à la possibilité de créer un statut officiel pour les dosimétristes en tant que profession de santé reconnue, ainsi que les actions envisagées pour structurer une formation spécialisée et harmonisée permettant une reconnaissance équitable sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6078</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des préparateurs en pharmacie hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2162. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des membres de la profession de préparateur en pharmacie hospitalière (PPH). Les préparateurs en pharmacie doivent être diplômés en spécialisation « hospitalière » afin de pouvoir exercer en pharmacie à usage interne. Malheureusement, la pénurie des PPH oblige les établissements de santé à embaucher des préparateurs en pharmacie d’officine. À ce jour, malgré un récent reclassement en catégorie A, les PPH ne sont pas valorisés financièrement en adéquation avec leurs qualifications. Les préparateurs en pharmacie d’officine employés dans la fonction hospitalière publique sous contrat avec reprise d’ancienneté sont ainsi mieux rémunérés. Les membres de la profession des PPH demandent à ce que leur ancienneté depuis leur titularisation soit prise en compte, que le pourcentage de leur avancement de grade soit réévalué et qu’une officialisation du diplôme de PPH au niveau licence soit mise en place. Aussi, elle lui demande si des mesures sont prévues pour répondre aux demandes de cette profession essentielle au bon fonctionnement du paysage hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6078</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Don du sang à partir de 17 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2171. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le don du sang. En France, pour soigner 1 million de malades chaque année, 10 000 dons de sang sont nécessaires par jour. C’est un défi difficile à relever, particulièrement en cette fin d’année 2024, pour répondre aux besoins des patients qui ne prennent pas de vacances. Pour donner son sang, il faut avoir la majorité fixe de dix-huit ans. Il est désormais possible de passer son permis et de conduire à dix sept ans depuis le 1er janvier 2024. Il est fréquent que des pré-majeurs souhaitent donner leur sang mais se voient opposer la condition de l’âge. Le don du sang est un acte solidaire et volontaire. Il est strictement réglementé avec un entretien devant un médecin. Avoir le droit de donner son sang à l’âge où il est possible de conduire est important. Il permettrait ainsi une augmentation non négligeable du nombre de donneurs. Aussi, M. le député demande d’avancer l’âge légal ouvrant droit au don du sang à dix-sept ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6078</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Carence d’ambulances en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2172. — 19 novembre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les disparités territoriales dans l’accès aux services de transport sanitaire, qui impactent particulièrement les zones rurales. Alors que le système de transport sanitaire est essentiel pour garantir l’accès aux soins d’urgence et au suivi médical des populations éloignées des centres urbains, ces territoires souffrent d’une couverture insuffisante. Sur le territoire de la 6e circonscription du Bas-Rhin, cette problématique touche particulièrement les habitants et les médecins de la région de Mutzig. Le secteur des transports sanitaires connaît aujourd’hui une forte concentration des entreprises, favorisant les interventions dans des zones urbaines plus lucratives, au détriment des régions rurales. Selon le rapport annuel de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) de 2023, les zones rurales sont disproportionnellement touchées, avec des délais d’intervention allongés pouvant mettre en péril la santé des résidents. Dans ce rapport, le ministère de la santé informe également que près de 20 % des communes rurales ne disposent pas d’une couverture suffisante en ambulances, un problème qui se répercute sur les capacités d’intervention rapide. Le manque de services d’ambulance dans les zones rurales a des conséquences graves pour les habitants et les professionnels de santé. Pour les patients, le délai d’intervention accru peut compromettre la prise en charge des urgences médicales, entraînant des risques de complications ou même de décès dans des situations critiques. Ce retard accentue les inégalités d’accès aux soins, laissant les populations rurales plus vulnérables face aux urgences médicales. Par ailleurs, les médecins de campagne, qui sont déjà confrontés à une pénurie de ressources, subissent une pression accrue : sans un service de transport sanitaire réactif, leur travail devient plus complexe, notamment lorsqu’ils doivent stabiliser des patients en attente d’une prise en charge d’urgence. Cela rend également plus difficile la continuité des soins dans des situations où le transfert rapide vers un établissement de santé est indispensable. Ainsi, Mme la députée souhaite interroger Mme la ministre sur les mesures envisagées pour corriger ces déséquilibres et garantir l’accès équitable aux services de transport sanitaire, tout en optimisant l’utilisation des ressources financières actuelles, sans nécessiter de nouveaux crédits. Elle souhaite également lui demander si des obligations spécifiques, notamment en matière de quotas d’interventions et de permanences en milieu rural, pourraient être imposées aux entreprises lors du renouvellement de leur agrémen ; l’objectif étant d’assurer une répartition plus équitable des services d’urgence, garantissant une continuité territoriale et répondant aux principes de solidarité et de justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6079</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences des importations de prothèses dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2173. — 19 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par les laboratoires de prothèses dentaires en France en raison des importations massives de prothèses à bas coût, principalement en provenance de Chine. La convention dentaire de 2020 ayant plafonné les tarifs des prothèses dentaires, de nombreux chirurgiens-dentistes se tournent vers des produits importés, ce qui met en péril l’avenir de nombreux laboratoires français pourtant contraints de supporter des charges fiscales et sociales importantes. Ces importations ne sont en effet pas soumises aux mêmes coûts de production et aux mêmes obligations fiscales, créant ainsi un déséquilibre concurrentiel au détriment de la production nationale. Il souligne que la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances (IGF) ont alerté à plusieurs reprises sur les risques de ces pratiques pour l’emploi, la transparence de l’information aux patients ainsi que sur les conséquences environnementales de ces pratiques, mais que ces recommandations sont restées lettre morte. En outre, des contrôles de la DGCCRF ont mis en évidence des fraudes et un manque d’information systématique aux patients, ce qui porte préjudice aux consommateurs. Dans cette perspective, il apparaît souhaitable, par exemple, que la prise en charge de ces prothèses soit soumise à la communication, par les chirurgiens-dentistes, de leur prix d’achat. Cette transparence permettrait aux patients de mieux comprendre la nature des coûts engagés pour leurs soins et répondrait à l’ambition de réduire l’empreinte carbone des soins de santé, de même qu’elle pourrait contribuer à maintenir voire relocaliser une production industrielle. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour encadrer les importations de prothèses dentaires, rétablir une concurrence équitable et soutenir l’activité des laboratoires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6079</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences psychosociales des maladies de peau affichantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2174. — 19 novembre 2024. — Mme Brigitte Liso interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en considération des répercussions psychosociales de maladies de peau affichantes telles que le vitiligo. Cette maladie auto-immune a pour conséquences une dépigmentation de la peau, soit en forme très localisée (vitiligo segmentaire), soit en forme pouvant atteindre plusieurs zones du corps (vitiligo généralisé). Ce type de maladie dépasse largement le seul désagrément physique : les patients atteints font face à un risque accru d’isolement, d’anxiété, de stigmatisation. Bien que cette maladie touche les personnes à tout âge, les enfants et les adolescents sont encore plus impactés par des préjugés pouvant amener à des cas de harcèlement et de discrimination (cours de natation par exemple). La future grande cause nationale de 2025 sera consacrée à la santé mentale. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si l’impact causé par le vitiligo, et plus largement par les maladies de peau affichantes, sera abordé au titre de la charge psychosociale de ces pathologies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6079</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des actes relatifs à la santé menstruelle et à la dysménorrhée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2175. — 19 novembre 2024. — M. Peio Dufau interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge de la rééducation pelvienne et abdominale pour les femmes atteintes d’endométriose ou d’adénomyose. Alors qu’une femme sur dix est atteinte d’endométriose, la souffrance des personnes touchées reste invisibilisée en France. Liée à des symptômes qui peuvent être invalidants, avec des douleurs parfois intenses, l’endométriose a un impact important sur la qualité de vie de nombreuses femmes, malgré l’existence de solutions. La kinésithérapie, bien qu’elle ne traite pas les lésions endométriales, montre un bénéfice pour diminuer les symptômes liés à l’endométriose et leurs conséquences. Le groupe Socialistes et apparentés avait déposé un amendement en ce sens, qui n’a malheureusement pas pu être étudié lors de l’examen du PLFSS et qui demandait au Gouvernement de produire un rapport dressant un état des lieux de la prise en charge des actes relatifs à la santé menstruelle et à la dysménorrhée. Un tel rapport pourrait étudier l’opportunité de prendre en compte la rééducation pelvienne et abdominale pour les femmes atteintes d’endométriose ou d’adénomyose dans les cotations des actes de kinésithérapie, après consultation de la Haute autorité de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6080</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication du décret - Article L.5212‑1‑1 du code de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2176. — 19 novembre 2024. — Mme Julie Laernoes appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la publication du décret relatif à la remise en bon état d’usage en vue d’une réutilisation de certains dispositifs médicaux à usage individuel, au sens de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé. Actuellement, des millions d’équipements médicaux dorment dans les placards des foyers français. Il y aurait ainsi 60 millions d’attelles et d’orthèses inutilisées en France. En moyenne, celles-ci sont utilisées 2 semaines, alors même qu’elles sont garanties 6 mois. Une entreprise nantaise a développé une solution de collecte et de réemploi de dispositifs médicaux à usage individuel, aux côtés d’industriels européens, pour remédier à cette situation. Cependant, la remise en bon état d’usage de ces équipements médicaux n’est toujours pas autorisée en France, alors même qu’elle permettrait de réduire l’empreinte écologique du système de santé, d’offrir des produits de santé à des tarifs plus justes et accessibles et pourrait engendrer jusqu’à 5 millions d’euros d’économies pour la sécurité sociale dès 2025. L’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique prévoit que certains dispositifs médicaux à usage individuel puissent faire l’objet d’une remise en bon état d’usage. Malheureusement, le décret d’application de cet article, dont la promulgation était attendue en juin 2024, se fait toujours attendre. Elle l’interroge donc sur la date de publication de ce décret très attendu pour le développement et la structuration d’une filière de réemploi des dispositifs médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6080</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconditionnement et prise en charge des lunettes de vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2177. — 19 novembre 2024. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le reconditionnement des lunettes de vue. En décembre dernier, il avait interpellé le gouvernement à ce sujet en déposant une question écrite portant le numéro 14150. En mars de cette année, une réponse lui avait été faite en lui précisant que le décret d’application de l’article 39 du PLFSS pour 2020 était en cours de finalisation et que le Conseil d’État devait être saisi d’ici le 1er trimestre 2024 afin de permettre une publication de ce dernier au premier semestre 2024. Des textes d’application doivent découler de cette publication pour offrir un cadre légal et réglementaire au reconditionnement des lunettes de vue. Les deux objectifs poursuivis par ces textes sont, tout d’abord, de permettre la remise en bon état d’usage de ces dispositifs médicaux pour ensuite, après révision de la nomenclature ouvrir la possibilité de prises en charge par l’assurance maladie des lunettes reconditionnées. Aussi, il souhaiterait savoir si ce décret et ces textes d’application avait bien été publiés, dans le cas contraire, s’ils le seront prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6080</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation économique des entreprises de taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2187. — 19 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés économiques rencontrées par les chauffeurs de taxis conventionnés assurant des transports assis professionnalisés. L’une des conditions essentielles de l’accès aux soins pour l’ensemble des assurés, quel que soit leur lieu de résidence, est la possibilité de se rendre sur le lieu où ces soins sont prodigués depuis leur domicile. À ce titre, les taxis jouent un rôle fondamental dans le maillage territorial et répondent à des besoins cruciaux pour les populations. Les frais de transport réalisés par une entreprise de taxis ne peuvent être remboursés que si une convention avec l’organisme local d’assurance maladie a été signée. Cependant, les négociations actuellement en cours pour l’élaboration d’une nouvelle convention nationale avec l’assurance maladie suscitent de vives préoccupations. Les contraintes budgétaires imposées par l’État risquent de réduire encore davantage les marges des entreprises de taxis, rendant insoutenables les conditions proposées pour le transport médical assis. Il lui demande de préciser comment le Gouvernement entend répondre aux préoccupations économiques des chauffeurs de taxis et garantir des conditions viables pour les entreprises de taxis dans le cadre des négociations avec l’assurance maladie, afin de préserver cette activité essentielle pour le tissu territorial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2058</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6081</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Coût de l’accueil des personnes dépendantes en Ehpad ou UP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2058. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Juvin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le financement du séjour dans les Ehpad ou UP (Unités protégées) des personnes dépendantes atteintes de maladies neurodégénératives. Il reçoit, dans le cadre de ses fonctions, de nombreux témoignages de proches de personnes dépendantes atteintes de maladies neurodégénératives (comme Alzheimer) qui ne parviennent pas à débourser les sommes conséquentes demandées par les Ehpad ou les UP. Certains sont forcés de vendre leur maison pour assurer les paiements, de l’ordre de 50 000 euros par an. À la détresse de voir l’un de ses proches atteint d’une maladie neurodégénérative, s’ajoute souvent la détresse financière. L’article 199 quindecies du code général des impôts prévoit un crédit d’impôt pour les frais d’accueil liés à la dépendance (Ehpad ou établissement de soins de longue durée). Cependant, ils sont plafonnés à 25 % des dépenses supportées, dans une limite annuelle de 10 000 euros par personne hébergée. La réduction d’impôt maximale est donc de 2 500 euros par personne hébergée, quel que soit le coût annuel du séjour. C’est souvent insuffisant. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière et comment il compte limiter le coût de la prise en charge des proches atteints de maladie neurodégénérative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6081</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Déconjugalisation de l’ASPA et de l’ASI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2130. — 19 novembre 2024. — M. Inaki Echaniz interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la déconjugalisation de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). La déconjugalisation de ces aides consisterait à individualiser le calcul des aides, en ne prenant en compte que les ressources du bénéficiaire et non celles du couple. Elle permettrait de s’assurer que l’aide accordée correspond véritablement aux besoins de la personne concernée. En effet, le mode de calcul actuel est injuste puisque qu’il place cette personne dans une situation de dépendance vis-à-vis de son conjoint. Cette injustice pesant, le plus souvent, sur les femmes. Le Parlement a déjà adopté la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Depuis 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte dans le calcul de l’AAH. Dans un souci d’équité et d’égalité devant la loi, il aimerait connaître la position du Gouvernement sur la déconjugalisation de l’ASPA et de l’ASI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6081</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Pensions de reversion pour les couples séparés mais non-mariés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2167. — 19 novembre 2024. — M. Pascal Lecamp appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les modalités d’attribution des pensions de réversion pour les couples séparés mais non-remariés au moment du décès de l’un des conjoints précédents. Il souligne que ces règles ont été établies à une époque où les femmes étaient moins présentes sur le marché du travail et les divorces moins fréquents. À cette époque, les pensions de réversion permettaient au conjoint survivant, souvent une femme avec une carrière intermittente voire absente, de bénéficier d’une partie des droits à la retraite de son conjoint décédé, en reconnaissance du temps consacré à l’éducation des enfants du couple. M. le député demande des éclaircissements sur la manière dont la loi est appliquée dans le cas d’un conjoint qui s’est remarié et a divorcé avant le décès de son ex-conjoint précédent. Conformément à l’accord national interprofessionnel sur la retraite complémentaire du 08/12/1961, l’article 27 stipule l’annulation des pensions en cas de remariage postérieurement. Il cherche notamment à savoir si, au moment du décès de l’ex-conjoint, le fait que l’ex-conjoint survivant soit célibataire lui confère le droit de bénéficier de la pension de réversion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2060</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6081</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Carlos Martens Bilongo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Racisme et sexisme au sein du milieu sportif français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2060. — 19 novembre 2024. — M. Carlos Martens Bilongo appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur des actes de racisme et de sexisme au sein du milieu sportif français, en particulier concernant Mme Sarah Ourahmoune, de nationalité française, qui s’est retirée de la course à la présidence de la Fédération française de boxe. Malgré son parcours remarquable, cette championne du monde amateur et vice-championne olympique a pris la décision de retirer sa candidature pour préserver sa santé mentale et son intégrité, après avoir été confrontée à des attaques racistes et sexistes répétées de la part d’un groupe de membres influents de la Fédération, parmi lesquels des entraîneurs et éducateurs sportifs qui ont, par leurs propos, porté atteinte à sa dignité et à son intégrité. Mme Sarah Ourahmoune a notamment été victime de propos tels que « femme de ménage de la fédération »,  « la chienne de » ou encore « l’arabe de service » en raison de ses origines maghrébines. En quelques jours, Mme Sarah Ourahmoune a reçu des torrents d’insultes sur ses origines, notamment. « Jamais je n’aurais pensé qu’on m’attaquerait ainsi pour mes origines ou pour le simple fait d’être une femme. Je suis scandalisée et profondément affectée. Je découvre avec une douleur sincère que mon sport, celui que j’ai tant aimé, traverse une période de souffrance qui va au-delà des simples rivalités. Notre société est en souffrance et je suis inquiète pour nous tous », a-t-elle déclaré. Ces comportements racistes et discriminatoires, contraires aux valeurs de respect et d’égalité défendues par le monde sportif et plus largement la République française, soulèvent des questions sur les moyens mis en place pour lutter contre de tels actes au sein des fédérations sportives. En effet, l’on observe un manque de progrès malgré la mise en place d’une plateforme de signalement des cas de harcèlement, discrimination et racisme. S’interroger sur la place des femmes dans le sport, c’est examiner les obstacles qu’elles rencontrent pour s’imposer dans un milieu encore trop perçu comme masculin, où leur accès à des fonctions de présidence au sein des fédérations sportives françaises reste encore un sujet de controverse pour la société. Ce type de propos tenus par des entraîneurs ou éducateurs sportifs reflète un problème profond dans la société française, où certaines formes de violence et de discrimination envers les femmes demeurent sans conséquence réelle. C’est pourquoi il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour garantir aux femmes un environnement respectueux, inclusif et exemplaire dans les instances sportives et s’il souhaite instaurer des sanctions claires et dissuasives contre les actes discriminatoires, afin de prévenir toute forme de discrimination envers les femmes et les minorités dans le sport français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2033</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6082</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Risques inondation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2033. — 19 novembre 2024. — M. Yoann Gillet rappelle à Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques que, suite aux inondations survenues en octobre 1993 et en janvier 1994 en Camargue insulaire, puis en 2003 en rive droite du Rhône et du petit Rhône, le plan Rhône a vu le jour sous l’égide de l’État et des régions. Ce dispositif a permis au Syndicat mixte interrégional des digues du delta du Rhône et de la mer (SYMADREM) de réaliser 220 millions d’euros de travaux d’investissement depuis 2007. Ainsi, 73 kilomètres de digues ont été consolidés entre le barrage de Vallabrègues et l’aval du centre-ville d’Arles. L’exposition au risque inondation des personnes vivant en tête du delta du Rhône (Beaucaire, Tarascon, Arles…) a été ainsi considérablement améliorée. En revanche, l’exposition au risque des habitants résidant en Camargue gardoise, en Camargue insulaire et dans les basses de la plaine de Beaucaire ainsi que dans le couloir de Saint-Gilles, soit 30 000 habitants, est restée identique à la situation de 2003. La poursuite des projets du SYMADREM, bien qu’établie en conformité avec les objectifs du plan Rhône et du plan de gestion des risques inondation 2022-2027 du bassin Rhône Méditerranée, ainsi qu’en conformité avec la maquette financière du contrat de plan interrégional État-régions plan Rhône 2021-2027 signé en septembre 2023, est aujourd’hui suspendue. Il lui demande donc d’intervenir pour que l’État poursuive sa politique solidaire de prévention des inondations et mette à l’enquête publique dans les meilleurs délais le dossier déposé en avril 2022 par le SYMADREM afin de permettre un démarrage des travaux 2025. Il exhorte le Gouvernement à réagir et à respecter ses engagements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2048</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6082</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projet de renforcement des digues du Petit Rhône
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2048. — 19 novembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la décision de l’État de réduire significativement le projet de renforcement des digues du Petit Rhône. Ce désengagement soudain dans le cadre du Plan Rhône remet en question des décennies d’efforts visant à protéger la Camargue contre les inondations et soulève des inquiétudes quant à la sécurité de milliers d’habitants et à la sauvegarde de l’écosystème local. Le Plan Rhône, mis en place dans les années 1990, a jusqu’à présent permis de renforcer 73 km de digues grâce à un investissement de 220 millions d’euros, protégeant ainsi environ 70 000 habitants de la région. Ce programme d’envergure, piloté par le Syndicat mixte interrégional d’aménagement des digues du delta du Rhône et de la mer (Symadrem), visait à sécuriser davantage la Camargue face aux risques croissants de crues, en prévoyant initialement le renforcement de 56 km de digues pour le secteur du Petit Rhône. Cependant, au cours de l’été 2024, les services de l’État ont demandé au Symadrem de revoir drastiquement ce projet, réduisant la longueur des digues à renforcer à seulement 15,5 km et abaissant le niveau de protection contre les crues de 10 500 m³/s (niveau équivalent aux crues de 2003) à 8 300 m³/s. Cette révision du projet suscite une vive opposition de la part des élus locaux et des habitants de la région. Dans sa configuration actuelle, le nouveau projet laisse environ 18 000 habitants sans protection adéquate face à des inondations qui pourraient provoquer des dommages encore plus importants que le coût initial du renforcement des digues du Petit Rhône. Les habitants de la Camargue, déjà durement touchés par des inondations en 2003 qui ont causé des dégâts considérables, expriment aujourd’hui un sentiment de trahison face à ce qu’ils perçoivent comme un abandon de l’État. Face à cette situation préoccupante, M. le député souhaite savoir si le ministère de la transition écologique envisage de revenir sur cette révision du projet de renforcement des digues. Il demande si des mesures seront prises pour rétablir le projet initial et garantir la sécurité des populations de la Camargue, ainsi que pour maintenir la solidarité entre les territoires riverains du Rhône, conformément aux objectifs du Plan Rhône.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2062</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6083</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Obligation de mise en conformité de l’assainissement non collectif (ANC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2062. — 19 novembre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’obligation de mise en conformité de l’assainissement non collectif (ANC) en cas de vente. En cas de non-conformité, les travaux doivent être réalisés dans un délai d’un an au plus tard après la signature de l’acte de vente. L’information sur l’état de l’installation d’ANC permet souvent de discuter le prix du bien immobilier en conséquence lorsque le système d’assainissement autonome n’est pas aux normes. Pourtant, bien que différents dispositifs d’aides soient mobilisables (éco-prêt à taux zéro plafonné à 10 000 euros sans condition de ressources, aides versées par les agences de l’eau ou les collectivités dans certains territoires, taux de TVA réduit…), le coût des travaux, susceptible d’entre compris entre 10 000 et 18 000 euros, représente un investissement conséquent et les acquéreurs, plutôt que de s’acquitter de cette obligation, préfèrent investir le montant équivalent dans les travaux d’aménagement ou de rafraichissement du bien. L’article L. 271-4 du code de la construction et de l’urbanisme prévoit pourtant que ceux-ci sont à réaliser dans un délai d’un an après la vente mais ne prévoit pas de dispositions particulières passé ce délai. L’acquéreur qui n’a pas réalisé les travaux se verra sanctionné au plus tard dans un délai de trois ans conformément à l’article L. 1331-8 du code de la santé publique. Les mesures d’information et de sensibilisation des notaires ainsi que des acheteurs ou vendeurs d’immeubles n’étant visiblement pas suffisamment incitatives ou contraignantes, il lui demande donc s’il est prévu de faire évoluer ces dispositions et d’octroyer aux notaires la possibilité de conserver, lors de l’achat des biens concernés, le montant estimé des travaux sous séquestre, jusqu’à la mise aux normes de l’installation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2066</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6083</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réglementation RE2020
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2066. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, dans le cadre de la nouvelle règlementation RE2020, sur la déduction de la consommation des matériels électriques venant en remplacement de matériels thermiques. Mme la députée a été sollicitée par des entreprises concernées par la nouvelle réglementation RE2020. Celles-ci lui ont fait part de leur préoccupation quant à leur politique de remplacement de matériels de location thermiques par des matériels de location électriques plus respectueux de l’environnement. Cette politique augmentera la consommation d’électricité de leurs agences et sera sanctionnée alors qu’elle s’inscrit dans une démarche vertueuse de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, la consommation d’essence nécessaire pour faire le plein des matériels loués n’entre pas dans le calcul de la RE2020, à la différence de la consommation électrique destinée à recharger les matériels électriques loués. Ainsi, les agences de ces entreprises afficheront une consommation électrique en hausse, sans que la situation énergétique de ces sites se soit toutefois dégradée. Pour le cas des loueurs de voitures, ce paradoxe a été pris en compte par l’article L. 111-10-3 du CCH, qui prévoit la déduction de la consommation d’énergie liée à la recharge de tout véhicule électrique et hybride rechargeable. Cependant, cette déduction ne concerne que les véhicules et pas le matériel. Ainsi, à la différence des loueurs de voitures, les entreprises dont l’activité consiste en la location de matériel ne peuvent pas bénéficier de ce cas particulier et voient certaines de leurs démarches de réduction d’émissions sanctionnées à tort. Le principe de la réglementation de la RE2020 est vertueux et accueilli de manière constructive par les entreprises, qui suivent les incitations qui leur sont destinées pour transiter vers des modèles plus durables. En revanche, ces incitations réglementaires doivent, pour être efficaces et acceptées, s’assurer de la bonne prise en compte des situations particulières et des contraintes qui leur sont propres. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer sa position sur la déduction, sur le modèle dont bénéficient les loueurs de voitures, de la consommation des matériels électriques venant en remplacement de matériels thermiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2067</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6084</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Report des fermetures de centrales nucléaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2067. — 19 novembre 2024. — M. Pascal Lecamp attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’avenir de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2023-2028. En effet, le rapport « Futurs énergétiques 2050 » publié par Réseau de transport d’électricité (RTE), avec ses conclusions principales dévoilées le 25 octobre 2021 et son rapport complet le 16 février 2022, révèlent des contraintes significatives pour le calendrier de la PPE. Selon le bilan prévisionnel de 2021 établi par RTE, les objectifs actuels de la PPE pour la fermeture de réacteurs ne peuvent être tenus dans les délais initialement fixés. Les fermetures de réacteurs prévues pour les quinze prochaines années pourraient ainsi être reportées, partiellement ou totalement. En plus des fermetures optionnelles envisagées pour 2025 et 2026, ce sont potentiellement douze fermetures qui pourraient être décalées à l’horizon 2035. Cette nouvelle stratégie impliquerait de prolonger la durée de vie des réacteurs, dans le respect des exigences de sûreté fixées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), et nécessiterait des investissements substantiels pour Électricité de France (EDF) dans le cadre du programme « grand carénage ». Ainsi, il l’interroge sur la possibilité d’une révision de la PPE pour intégrer ce scénario de report des fermetures nucléaires à l’horizon 2035, compte tenu des difficultés à respecter le calendrier initial de la PPE, ainsi que sur les échéances envisagées pour cette actualisation du programme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2079</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6084</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Crédits du « Pacte pour la haie »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2079. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les crédits du Pacte pour la haie. Dans le département de l’Allier, où le bocage bourbonnais constitue à la fois une fierté et une spécificité paysagère, les multiples services apportés par les haies sont largement documentés, en matière de stockage du carbone, de production de bois énergie, d’avantages agronomiques, d’adaptation au changement climatique, ou encore de biodiversité. L’objectif affiché de replanter 50 000 km de haies en France d’ici 2030 visait, dans le « Pacte pour la haie » présenté par les ministres Marc Fesneau et Sarah El Haïry en fin d’année 2023, à inverser la tendance à la destruction et à la dégradation des haies observée depuis une cinquantaine d’années. Les appels à projet engagés dans le cadre de ce pacte ont rencontré un franc succès, la totalité de l’enveloppe ayant été consommée pour 2024. Or le projet de loi de finances pour 2025 envisage une baisse de 72 % des crédits de paiement de l’action 29.01 (Plan Haies), qui passerait de 110 millions à 30 millions d’euros, donnant un coup d’arrêt à un programme dont l’utilité est pourtant unanimement reconnue. Il semble incohérent de diviser l’enveloppe par 3 ou 4, à peine 18 mois après la mise en place de ce dispositif, a fortiori s’agissant d’une politique publique qui fonctionne. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre, si ces baisses de crédits sont entérinées, pour poursuivre une action publique forte en faveur du maintien et de la régénération du réseau de haies national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6084</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Conditions d’accès à la prime de la transition énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2116. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions d’accès à la prime de la transition énergétique « MaPrimeRénov’ ». Créée par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, cette aide financière, accessible aux propriétaires et copropriétaires de logements construits depuis au moins 15 ans, permet la réalisation de travaux contribuant à l’amélioration des performances énergétiques de l’habitat. Les personnes morales comme les sociétés civiles immobilières sont toutefois exclues du bénéfice de ce dispositif, ce qui suscite l’incompréhension, en particulier de la part des associés des sociétés civiles immobilières familiales non commerciales soumises à l’imposition sur les revenus. Or un certain nombre d’entre elles doivent engager des travaux importants pour pouvoir continuer à louer leurs logements et pourraient dans certains cas retirer leurs immeubles du marché locatif si elles n’ont pas la capacité financière de les rénover. Aussi, il souhaite connaître les raisons qui ont conduit à exclure les SCI du dispositif « MaPrimRénov’ » et savoir si le Gouvernement envisage de faire évoluer les conditions d’accès à ce dispositif afin de leur permettre d’en bénéficier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6085</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Délais d’instruction et blocage des dossiers de l’ANAH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2117. — 19 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les délais d’instruction des dossiers de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). S’inscrivant dans la volonté du Gouvernement d’accélérer la rénovation de logements pour lutter contre la précarité énergétique et pour adapter les logements au vieillissement et aux handicaps, de nombreuses collectivités sont délégataires des aides nationales mises en place ces dernières années telles que MaPrimeAdapt’, MaPrimeRenov’Parcours accompagné et Mon Accompagnateur Rénov’. Au-delà des aides nationales, ces collectivités proposent en complément un accompagnement technique et administratif neutre à tous les propriétaires et une aide financière différenciée selon les ressources, les incitant à réaliser des travaux performants et qualitatifs. Ce système de guichet unique rencontre un vif succès comme en témoignent les nombreuses demandes faites par les propriétaires. Cependant, depuis quelques temps, propriétaires et collectivités rencontrent des difficultés liées aux délais d’instruction des dossiers de l’ANAH. Avec le nouveau programme MaPrimeRenov’Parcours accompagné (MPRPA) qui doit être accompagné par un Mon Accompagnateur Renov’(MAR) pour y être éligible, les collectivités ont sollicité un agrément permettant de poursuivre comme il se doit l’accompagnement proposé aux propriétaires très modestes, modestes, intermédiaires et supérieurs. Or, depuis le début de l’année 2024, les délais d’instruction des dossiers de l’ANAH se sont allongés de manière significative, ils sont même parfois bloqués car le logiciel d’instruction OP@L n’est toujours pas paramétré sur certains territoires. Ces délais et blocages peuvent avoir de lourdes conséquences, particulièrement lorsqu’il s’agit de travaux d’adaptation. Parlementaires et collectivités sont quotidiennement alertés par les propriétaires comme par les professionnels du bâtiment sur les raisons de ce blocage technique inédit. Aussi, elle souhaite savoir comment le Gouvernement entend agir afin de lever le plus rapidement possible ce blocage et réduire les délais d’instruction des dossiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6085</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Modalités d’application du dispositif MaPrimRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2118. — 19 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les modalités d’application du dispositif MaPrimeRenov’. En effet, il y a une question qui est traitée différemment selon les services instructeurs : « Le dispositif MaPrimRenov’est-il bien applicable à des usufruitiers qu’ils soient occupants ou bailleurs ? ». Elle souhaite donc savoir précisément quelle sont les règles qui s’appliquent à ce sujet car les citoyens reçoivent très souvent des informations contradictoires en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6085</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Autorisation des emballages en plastique pour les fruits et légumes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2152. — 19 novembre 2024. — M. Karl Olive appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’annulation par le Conseil d’État du décret n° 2023-478 du 20 juin 2023. Ce décret imposait la présentation à la vente des fruits et légumes frais non transformés sans conditionnement composé, en tout ou partie, de matière plastique. L’annulation, motivée par une question de forme, va à rebours des impératifs essentiels en matière de transition écologique, de protection de la santé et de lutte contre la pollution plastique. Elle contraint la France à réautoriser des emballages plastiques inutiles pour les fruits et légumes. Alors que deux décrets ont déjà été annulés concernant cette mesure essentielle, M. le député s’inquiète des suites à donner. Il interroge Mme la ministre sur les engagements concrets du Gouvernement en matière de lutte contre la pollution plastique et appelle à l’élaboration, dans les plus brefs délais, d’une nouvelle interdiction conforme aux attentes des Français et à la loi votée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6086</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Gestion du stationnement et logements locatifs sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2195. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la problématique soulevée par de nombreux maires au niveau de la gestion du stationnement pour les logements locatifs sociaux et intermédiaires (LLI). En effet, le code de l’urbanisme comporte des dispositions qui permettent de réduire le nombre de places de stationnement pour certaines catégories de logements, notamment sociaux et intermédiaires, afin de favoriser leur implantation en abaissant les coûts de construction. L’article L. 151-34 du code de l’urbanisme prévoit que le règlement du plan local d’urbanisme (PLU) peut ne pas imposer la réalisation d’aires de stationnement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l’État, de logements locatifs intermédiaires, d’établissements assurant l’hébergement des personnes âgées et de résidences universitaires. Le législateur a, par ailleurs, instauré un plafond pour ces logements, en dépit de toute disposition du PLU. Ainsi, il ne peut, être exigé la réalisation de plus de 0,5 aire de stationnement par logement, s’ils sont situés à moins de 500 mètres d’une gare ou d’une station de transport public guidé ou de transport collectif en site propre et si la qualité de la desserte le permet et d’une aire par logement lorsque ces conditions ne sont pas remplies. Cette mesure de plafonnement est imposée au règlement du PLU opposable au porteur de projet lors du dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme et ce, même si le maire y est formellement opposé. Or ces dispositions ne reflètent pas la réalité des situations et la composition des familles. En effet, chaque nouveau logement social induit des véhicules supplémentaires et les bailleurs vont rarement au-delà de 1,1 place par logement alors que les ménages disposent très souvent d’au moins deux véhicules. Il en résulte une certaine anarchie dans le stationnement aux alentours. Dans les faits, le nombre de stationnements gênants explose, tout comme les problèmes de voisinage et les élus locaux de petites communes notamment ne disposent pas de moyens suffisant pour contrôler régulièrement la régularité des occupations du domaine public. Aussi, afin de concilier les impératifs de construction de logements sociaux auxquels la commune est soumise et de préservation de la qualité de vie des villes et villages, il lui demande si le Gouvernement entend faire évoluer la règlementation afin de tenir compte de ces contraintes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2052</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6086</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Crédits plan vélo 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2052. — 19 novembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la disparition des crédits alloués au Plan Vélo en 2024. Le « Plan Vélo 2023-2027 », salué par toutes les organisations de la filière vélo et de ses usagers, prévoit un investissement de l’État à hauteur de 1,25 milliard d’euros sur 5 ans. Cet investissement doit, en pratique, être traduit par un engagement financier annuel de 250 millions d’euros de crédits budgétaires versés au fonds « mobilités actives » de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT-F). Pour distribuer ces fonds, le Plan Vélo prévoit deux dispositifs : un appel à projets « aménagements cyclables » et un appel à « territoires cyclables », chacun représentant 125 millions d’euros d’engagements. Ce processus s’est déroulé sans encombre en 2023. En accord avec les engagements pris pour les années 2023 à 2027, les ministres Beaune et Béchu annonçaient donc en novembre 2023 le lancement d’un nouvel appel à projet et d’un nouvel appel à territoires pour l’année 2024. L’appel à projets « aménagements cyclables » a bien été lancé. Plusieurs centaines de collectivités locales ont déposé leurs dossiers, une liste de lauréats a été éditée au printemps, mais les crédits ont été gelés. Dans le Finistère, de nombreuses communes sont affectées par ce revirement incompréhensible : on peut citer, entre autres, la communauté de communes Lesneven Côte des Légendes, Landerneau, Ergué-Gabéric, Plourin-les-Morlaix, ou encore la communauté de communes du pays de Fouesnant. L’appel à « territoires cyclables », lui, n’a jamais vu le jour, malgré les demandes répétées des acteurs et les promesses du Gouvernement. L’année 2024 risque donc bien d’être une année blanche pour le vélo, la première depuis 2018 et ce alors même que la pratique du vélo continue d’augmenter. Cette instabilité est incompréhensible et le retrait des financements promis aux collectivités pour leur politique cyclable ne leur permet pas de planifier leurs investissements, ce qui est pourtant primordial pour le développement des mobilités douces. Considérant que le secteur des transports dans son ensemble représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre du pays et est le seul pour lequel les émissions augmentent de façon continue et alors qu’un tiers des actifs habite à moins de cinq kilomètres de son lieu de travail, mettre en place une politique ambitieuse pour le développement du vélo comme mode de déplacement quotidien semble essentiel. Le retrait des crédits annoncés pour l’année 2024 entre en contradiction avec les discours successifs des ministres Borne et Beaune. Compte tenu de ces éléments, il s’interroge sur l’avenir de ces crédits et sur l’intention de M. le ministre de respecter les engagements pris par ses prédécesseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6087</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Agir contre la discontinuité des liaisons ferroviaires transfrontalières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2189. — 19 novembre 2024. — M. Peio Dufau appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le blocage administratif des liaisons ferroviaires Hendaye-Irun et Cerbère-Portbou. En effet, depuis le 1er juillet 2022, les gestionnaires d’infrastructures et les agences de sécurité ferroviaire imposent un certificat de langue « B1 » aux conducteurs pour circuler entre les gares frontières. Cette disposition revient sur les accords de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), pierre angulaire de la construction de l’Europe ferroviaire, qui ont acté dès 1922 que seuls les personnels au sol doivent être bilingues dans les gares internationales. Ce niveau de langue n’est d’ailleurs pas demandé sur les autres frontières européennes. Alors que 100 millions de voyageurs traversent les Pyrénées chaque année, seulement 1,5 % réussissent à le faire en train. Le Pays basque se trouve depuis des années congestionné par l’automobile, alors que la voie ferrée est à l’arrêt. Il est temps de rouvrir en grand les axes ferroviaires. C’est pourquoi il lui demande d’intervenir pour que les opérateurs négocient une exception pour les gares frontières. De façon générale, il lui demande de préciser comment le Gouvernement entend agir pour pallier cette discontinuité des liaisons ferroviaires transfrontalières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6087</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ligne ferroviaire Serqueux-Gisors
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2190. — 19 novembre 2024. — M. Patrice Martin appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture brutale en juillet dernier de la ligne SNCF Serqueux-Gisors et ses conséquences. La région Normandie a en effet annoncé cette fermeture, effective seulement quatre jours après l’annonce, invoquant une perte annuelle de 1,7 million d’euros pour des recettes de 45 000 euros, ce qui illustrerait le manque de fréquentation de cette ligne. Cependant, il apparaît que les conditions n’étaient pas réunies pour attirer les voyageurs, avec une fréquence de desserte très faible et aucun train en journée, sans étude de fréquentation préalable. En conséquence, la ligne fonctionnait avec seulement 6 passagers pour une capacité d’environ 140. Compte tenu de l’investissement de 370 millions d’euros consenti entre 2010 et 2020 pour moderniser cette ligne, cette fermeture est regrettable, car le pays de Bray reste une zone enclavée, marquée par des fermetures d’usines et un fort besoin de connexion aux bassins d’emploi de Rouen et Paris, ainsi qu’aux services de santé, à la culture, aux loisirs et au tourisme local. Avec l’émergence du projet SERM dans la métropole rouennaise, labellisé le 27 juin 2024 et inscrit au protocole mobilité 2023-2027 du contrat de plan État-région, des perspectives de désenclavement des territoires en Seine-Maritime sont possibles. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour remettre en service cette ligne et pour garantir sa pérennité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6087</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Canal Seine-Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2191. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet Canal Seine-Nord. Ce projet vise à relier par un nouveau canal le bassin versant de la Seine et le réseau fluvial du nord de la France avec ceux de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg. Ce projet est porteur de bénéfices économiques et écologiques pour les territoires. Il vise à développer le transport fluvial des marchandises, moins polluant que par voie routière. Le canal doit permettre le transport de 17 millions de tonnes de marchandises à horizon 2035. Une tonne transportée par voie d’eau, c’est cinq fois moins d’émissions de gaz à effet de serre que le transport par camion. Dans un contexte de réindustrialisation, ce projet est source d’attractivité pour le territoire avec de nouvelles implantations d’entreprises. Outre les 6 000 emplois créés pour la construction, 20 à 30 000 postes supplémentaires seront créés dans la région Hauts-de-France, notamment dans la logistique. Au-delà du dynamisme économique, ce projet sera l’occasion de décarboner les transports. Ainsi, elle souhaiterait connaître les perspectives de mobilité fluviale verte qu’il peut mettre en place dans le cadre de ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6088</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Échéance des concessions d’autoroutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2197. — 19 novembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le nouveau rapport du Sénat intitulé « Échéance des concessions d’autoroutes : tenir compte du passé pour préparer l’avenir ». En effet, les concessions autoroutières vont venir à expiration dans moins d’une dizaine d’années. Il est donc grand temps de se préoccuper du sujet quand on sait que le réseau autoroutier national concédé représente 9 310 km et constitue un patrimoine de 194 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires annuel de 12 milliards d’euros et de 4,5 milliards d’euros de résultat net. C’est pourquoi il est regrettable que ce rapport fasse l’impasse sur les 40 milliards d’euros d’excès de rentabilité des sociétés privées concessionnaires, alors que ces fantastiques résultats proviennent des droits de péages acquittés par les usagers-citoyens français qui sont ici les grands oubliés. Or les autoroutes ne sont pas que des produits fiscaux ou commerciaux. Elles traversent des territoires en permettant aux citoyens d’exercer leur droit constitutionnel d’aller et venir en circulant librement en France, particulièrement pour leur travail. Elles ont donc des fonctions sociales et des missions de service public sur l’ensemble du territoire national. Dès lors, l’expiration de concessions autoroutières ne doit pas conduire à convertir les usagers, aujourd’hui vaches à lait des actionnaires, à devenir demain les vaches à lait de l’État. Le renouvellement des concessions doit impérativement être l’occasion de prendre en compte les besoins des citoyens et des territoires. Malheureusement en l’état, non seulement les problèmes posés par les péages dans les périphéries des grandes métropoles sont occultés, mais encore, aucune mesure ne semble avoir été préparée d’ici la fin des concessions. Cette perspective ne peut donc conduire à poursuivre l’immobilisme actuel qui aboutit à un affaiblissement préoccupant de la puissance publique en laissant le champ libre aux intérêts mercantiles. Ce n’est pas uniquement dans des réunions d’experts que les bonnes réponses seront trouvées. L’horizon des infrastructures autoroutières doit faire l’objet d’un vrai débat national et territorial, impliquant toutes les parties concernées : État, législateur, collectivités, sociétés d’autoroute et usagers-citoyens. C’est la meilleure façon de préfigurer l’avenir de ces infrastructures d’intérêt général et de garantir leur bon dimensionnement avec un prix au péage raisonnable. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quels sont les projets envisagés, notamment à court terme et si le Gouvernement entend défendre les citoyens français en atténuant leur exaspération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2020</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6088</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Indemnisation des arrêts maladie en cas de cumul emploi-retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2020. — 19 novembre 2024. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la limitation des indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie, dans le cadre du dispositif cumul emploi-retraite. En effet, depuis la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020, l’article L. 323-2 du code de la sécurité sociale limite le nombre d’indemnités journalières pouvant être perçues par les personnes en situation de cumul emploi-retraite. Depuis le 13 avril 2021, cette limite est fixée par décret à 60 jours pour l’ensemble de la période pendant laquelle l’assuré perçoit un avantage vieillesse. Cette décision peut sembler particulièrement injuste compte tenu des cotisations versées par ces personnes, au même titre que les autres actifs, au régime de la sécurité sociale. De plus, la limitation à 60 jours, sur une période qui varie selon la situation de chaque assuré, est également une source d’inégalité. Aujourd’hui en France, ce sont près d’un demi-million de personnes, tous régimes de retraite confondus, qui ont choisi de retravailler tout en continuant à percevoir leurs pensions. Dans certaines circonstances, ce choix a été contraint économiquement par un niveau de pension très faible. Ces personnes sont alors particulièrement dépendantes de leur revenu complémentaire. Dès lors, la restriction de l’indemnisation des arrêts maladie risque d’inciter ces individus âgés à poursuivre leur activité professionnelle, au détriment de leur santé personnelle. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir ce dispositif et permettre une meilleure indemnisation des arrêts maladies des personnes en situation de cumul emploi-retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2029</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6088</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Application du régime de la micro-entreprise dans le secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2029. — 19 novembre 2024. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’application du régime de la micro-entreprise dans le secteur du bâtiment. Instauré en France depuis 2008, ce statut facilite la création d’entreprises en levant les réticences à l’installation en qualité de travailleur indépendant. À cette fin, il prévoit un cadre fiscal et social simplifié ainsi que des formalités administratives moins contraignantes. Le régime connaît un succès notable, avec un nombre croissant de créations chaque année. Ainsi, durant l’année 2022, plus de la moitié des entreprises bretonnes ont été créées sous ce statut. Dans le département du Finistère, elle représente 5,14 % de la population active. Son application pose cependant des difficultés dans certains secteurs, en particulier dans celui du bâtiment. En effet, les entreprises de ce secteur considèrent que le régime engendre des situations de concurrence déloyale, préjudiciable tout particulièrement aux plus petites structures. En outre, elles font valoir que le statut s’est traduit par une substitution de micro-entrepreneurs aux salariés. Pour ces raisons, elles proposent de limiter à 24 mois l’exercice de l’activité de micro-entreprise dans le bâtiment, durée suffisante, selon elles, pour acter son caractère de tremplin vers l’activité entrepreneuriale tout en laissant le temps nécessaire au nouveau chef d’entreprise de s’assurer de la viabilité de son projet. C’est pourquoi il l’interroge afin de savoir si une adaptation du régime de la micro-entreprise dans le bâtiment était envisagée, notamment concernant sa limitation dans le temps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2078</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6089</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Nécessaire reclassement des salariés d’Auchan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2078. — 19 novembre 2024. — M. François Ruffin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les actions qu’elle compte mettre en place pour assurer le reclassement des salariés d’Auchan au sein de la galaxie Mulliez. « J’étais en pleurs le matin où ils m’ont annoncé ça », raconte Estelle, au Auchan de Valenciennes. « 28 ans d’électroménager, je ne sais faire que ça et j’aime faire ça. À cinquante ans, je suis trop jeune pour la retraite, mais pour retrouver du travail… - Et s’ils vous proposaient de faire vendeuse chez Boulanger ? - J’irais. Bien sûr que j’irais. Y a un magasin juste en face, d’ailleurs ». Boulanger appartient à l’AFM, l’Association familiale Mulliez, tout comme Auchan. Tout comme Kiabi, Decathlon, Leroy-Merlin, Norauto, etc. C’est une galaxie d’actionnaires. Dont un expert, Benoît Boussemard, a montré qu’il s’agissait d’un groupe. Mais qui refuse de constituer un groupe. Pourquoi ? Parce que, sinon, Estelle et ses 2 388 collègues d’Auchan, licenciés dernièrement, pourraient réclamer des reclassements dans le groupe. Aussi, il revient à Mme la ministre d’exiger ces reclassements dans le groupe. Ce serait le minimum de décence à l’égard de salariés qui, durant des années, des décennies, ont loyalement servi et enrichi leur entreprise. Pour rappel : Auchan est l’entreprise privée qui a touché le plus de crédit d’impôt compétitivité emploi, 500 millions d’euros par an. Le patrimoine des Mulliez, 28 milliards d’euros, aurait grimpé de 40 % par rapport à 2023. Et d’après Benoît Boussemard, plus de la moitié, 15 milliards, échapperait à toute fiscalité. Les documents « OpenLux » avait d’ailleurs révélé 79 sociétés Mulliez au Luxembourg. Voilà des arguments qui pourraient aider à la compréhension des dirigeants. Aussi, il lui demande si elle exigera les reclassements des salariés d’Auchan à l’intérieur de la galaxie Mulliez.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2088</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6089</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Part des étrangers sur le marché du travail en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2088. — 19 novembre 2024. — M. Michel Guiniot interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la part des étrangers sur le marché du travail en France. En effet, la presse a annoncé cette semaine avoir eu accès aux statistiques du ministère du travail faisant notamment apparaître la part des étrangers hors Union européenne, région par région, métier par métier et mettant en lumière une surreprésentation de ces derniers dans plusieurs secteurs d’activité. Il est particulièrement anormal que la représentation nationale n’ait pas accès à ces informations. Or, si quelques bribes de ces données sont accessibles sur le site de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, elles ne permettent pas d’afficher clairement les différences dans l’emploi régional. En conséquence, il souhaite qu’elle lui communique au plus tôt ces informations, en particulier sur l’emploi étranger dans la région des Hauts-de-France et son détail par secteur d’activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2096</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6089</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Injustice envers agents publics de France Travail de Seine-saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2096. — 19 novembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à Mme la députée de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. Mme la députée demande donc, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Elle demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. Mme la députée demande aussi à Mme la ministre pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Elle lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2098</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6090</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrat de professionnalisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2098. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le devenir des contrats de professionnalisation. Alors que le défi de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel d’augmenter le nombre d’apprentis en France et d’accroître la formation des salariés en France a été rempli, force est de constater que le contrat de professionnalisation peine à trouver son public. Ladite loi prévoyait d’allonger la durée maximale du contrat de vingt-quatre à trente-six mois pour certains publics fragiles, mais également de mettre en place de dispositions relatives à la mobilité internationale en dehors de l’Union européenne, à l’instar de celles de l’apprentissage. Toutefois, contrairement à l’apprentissage, la tendance est plus nuancée. Le nombre d’entrées en contrat de professionnalisation suit une tendance à la baisse depuis 2018. En effet, cette année-là, on constatait 235 399 contrats. À la fin de l’année 2023, le ministère du travail comptabilisait 98 100 contrats, soit une baisse de 58 % en 5 ans. Aussi, dans une logique de réduction des dépenses publiques, le ministère du travail a mis fin à l’aide financière exceptionnelle depuis le 1er mai 2024. Aussi, il l’interroge sur le devenir des « contrats pro » et souhaite que l’exécutif mette en place, en lien avec les partenaires sociaux, des mesures permettant de pérenniser l’emploi des jeunes par des mesures incitatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2099</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6090</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Extension de l’aide au financement du permis de conduire aux apprentis de 17 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2099. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension de l’aide au financement du permis de conduire aux apprentis âgés de 17 ans. En effet, le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 est venu abaisser l’âge de l’obtention de l’examen du permis de conduire (permis B) de 18 à 17 ans à compter du 1er janvier 2024. Or, depuis le 1er janvier 2019, une aide d’État a été mise en place pour financer le permis de conduire de tous les apprentis en contrat d’apprentissage âgés d’au moins de 18 ans afin d’aider les jeunes à se lancer dans leur vie professionnelle et à se déplacer plus facilement entre leur domicile, le centre de formation d’apprentis (CFA) et leur lieu de travail professionnel. Toutefois, il faut être âgé de 18 ans pour bénéficier de l’octroi de cette aide, qui n’est donc pas applicable aux apprentis âgés de 17 ans. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement a prévu de modifier le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis afin d’articuler le dispositif avec le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 relatif à portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6090</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2100. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’application de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette réforme est très largement perçue comme un succès par de très nombreux acteurs, ainsi qu’en témoigne le recours accru au compte personnel de formation (CPF) ou à l’apprentissage. Toutefois, si le succès est bien présent, la question de la pérennité du financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage se pose alors même que l’exécutif cherche à faire des économies, notamment sur ces budgets. Aussi, il souhaite connaître les orientations que le Gouvernement entend prendre à moyen terme pour assurer la pérennité du dispositif tout en assurant un nécessaire retour à l’équilibre budgétaire. Il pourrait notamment être proposé une réflexion, avec les partenaires sociaux et en lien avec le Parlement, sur un système davantage axé sur les formations offrant une certification professionnelle. Par ailleurs, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement souhaite prendre au regard des conséquences de la mise en place du ticket modérateur dans le cadre de l’utilisation du compte personnel de formation, prévu par la loi de finances pour 2023. Enfin, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de faire évoluer positivement les dispositions réglementaires récemment prises qui viennent limiter le passage du permis moto avec l’utilisation de son CPF. Permettre à chacun de choisir le mode de déplacement qu’il préfère, que ce soit en zone rurale ou en zone urbaine, ne devrait pas être une question tant les enjeux de mobilité sont importants. Il souhaite connaître sa position sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6091</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Peytavie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions d’attribution de la bonification des retraites pour enfants adoptés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2164. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Peytavie alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions d’attribution de la bonification des retraites pour les enfants adoptés. L’article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite décrit les bonifications pour les enfants dont la naissance ou l’adoption est antérieure à 2004. Pour les enfants nés au-delà de 2004, les femmes, fonctionnaires ou militaires, ayant accouché postérieurement à leur recrutement, bénéficient de 2 trimestres supplémentaires. Cependant, l’article L. 12 bis ne mentionne pas le cas des enfants adoptés à compter du 1er janvier 2004. Par ailleurs, les parents adoptés ne peuvent donc bénéficier d’une majoration de durée d’assurance de deux trimestres. L’absence de mention des enfants adoptés dans l’article L. 12 bis crée ainsi une rupture d’égalité et les conséquences deviennent particulièrement apparentes aujourd’hui, à l’heure où les agents concernés par cet article envisagent de faire valoir leurs droits à la retraite. Par conséquent, il lui demande si une modification législative peut être établie afin de garantir une égalité de traitement pour tous les parents adoptifs, sans distinction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6091</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Considération des TUC dans le calcul des droits à la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2165. — 19 novembre 2024. — M. Boris Vallaud attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prise en compte des travaux d’utilité collective (TUC) dans le calcul des droits à la retraite. Créés par le décret n° 84-819 du 16 octobre 1984, les TUC, contrats aidés sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle, ont donné accès à 350 000 personnes sans emploi, entre 1984 et 1990, à des missions de service public et à des fonctions indispensables au bon fonctionnement des établissements contractants. À présent, les bénéficiaires des TUC, ayant travaillé plusieurs mois, voire plusieurs années, se retrouvent à la veille de la retraite, sans pouvoir comptabiliser leurs trimestres, retardant ainsi de plusieurs mois leur légitime accès à la retraite. En conséquence, il lui demande de préciser quelles sont les mesures compensatoires que le Gouvernement compte prendre et dans quel délai afin de corriger cette injustice sociale et salariale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6091</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers par les Carsat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2166. — 19 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les délais de traitement des dossiers de demande de pensions de retraite et retraite progressive constatés dans les différentes caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat). La convention d’objectifs et de gestion (COG) 2023-2027 conclue entre l’État et la Caisse nationale d’assurance vieillesse affiche parmi ses objectifs celui de « Simplifier les procédures et réduire les délais de traitement des dossiers ». Pourtant, le temps d’étude et de traitement des dossiers au sein des Carsat est aujourd’hui de l’ordre de 4 à 5 mois. Ce temps d’instruction peut déjà s’avérer problématique pour les administrés et leurs employeurs, contraints parfois de repousser la date prévue de départ en retraite ou retraite progressive. D’autre part, un grand nombre d’administrés rencontrent de grandes difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue d’être informés sur leurs droits et le montant de leur future pension. Des appels téléphoniques et tentatives quotidiennes via le site internet de la Carsat restent vaines, de sorte que des personnes qui ont travaillé et cotisé pendant des années se sentent totalement délaissées à l’heure de faire valoir leurs droits à la retraite. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place en vue de réduire les délais de traitement des demandes et d’améliorer l’accompagnement des personnes préparant leur départ à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6092</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Revalorisation limitée des retraites : les précaires encore perdants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2169. — 19 novembre 2024. — Mme Christine Loir attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la revalorisation des pensions de retraite, dans le cadre de l’accord récent entre le Gouvernement et le groupe Droite républicaine. Si le report initialement envisagé de six mois n’a pas lieu, la mesure annoncée par M. Laurent Wauquiez, avec le soutien de l’exécutif, reste une charge importante imposée aux retraités, en particulier aux plus modestes. Le fond du problème demeure, puisque la revalorisation prévue pour le 1er janvier 2025 se limite à une augmentation de 0,9 %, soit la moitié de l’inflation attendue. Bien que le Gouvernement ait initialement proposé de reporter l’indexation de six mois pour réaliser une économie d’environ quatre milliards d’euros, ce compromis actuel repose sur une économie similaire, estimée à 3,5 milliards d’euros. Ces économies sont, une fois de plus, réalisées au détriment des retraités. Il est également regrettable que le dispositif prenne en compte les retraites complémentaires dans le calcul de cette revalorisation, pénalisant ainsi les retraités les plus modestes et réduisant l’impact de l’augmentation. Le dispositif proposé fait perdre aux retraités modestes six mois de rattrapage sur la moitié de l’inflation, tandis que les autres retraités perdent complètement cette moitié d’inflation pour l’année. En effet, l’INSEE rappelait dans une note récente que l’inflation reste élevée, atteignant 4,9 % en 2023 après 5,2 % en 2022. Dans ces conditions, une revalorisation partielle des pensions ne suffit pas à maintenir le pouvoir d’achat des retraités, qui peinent à faire face à la hausse continue du coût de la vie. Elle critique fermement cette mesure, estimant que les économies ainsi faites sont une atteinte au pouvoir d’achat des personnes âgées les plus précaires. Par ailleurs, elle regrette qu’un tel compromis ait été dévoilé par voie de presse, alors que les parlementaires n’ont pas pu aborder l’article 23 du PLFSS 2025 sur cette question précise de la revalorisation des prestations vieillesse. Elle demande donc à Mme la ministre de reconsidérer les modalités de cette revalorisation et de mettre en place des dispositifs plus équitables pour garantir un niveau de vie digne aux retraités modestes et aux bénéficiaires du minimum vieillesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6092</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Trimestres des mères de famille et dispositif de carrière longue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2170. — 19 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’absence de comptabilisation des trimestres des mères de famille dans le cadre d’un départ à la retraite pour carrière longue. En l’état du droit et en application de l’article L. 351-4 du code de la sécurité sociale, les mères de famille bénéficient d’une bonification de 4 trimestres supplémentaires pour chacun de leur enfant. Si ces trimestres sont les bienvenus et leur permettent de bénéficier d’une majoration de leurs pensions, ils ne leur permettent en revanche pas de partir de façon anticipée à la retraite et ce même dans le cas d’une carrière longue. En conséquence, des femmes ayant débuté leur carrière professionnelle avant 20 ans, sont privées d’un départ à la retraite pour carrière longue puisque les trimestres « gratuits » octroyés, parce qu’elles ont eu ou adopté un ou plusieurs enfants, ne sont pas assimilés à des trimestres cotisés. Dans ces conditions, une femme née en 1966 et ayant pourtant débuté sa carrière professionnelle avant ses 20 ans ne peut pas bénéficier d’un départ anticipé pour carrière longue, au seul motif que les 12 trimestres attribués pour ses 3 enfants ne sont pas assimilés à des trimestres cotisés, comme peuvent l’être par ailleurs les trimestres acquis lors des périodes de chômage ou au titre des périodes passées sous les drapeaux. Cette femme qui pensait pouvoir prendre sa retraite en juillet 2025 devra en conséquence attendre 3 années supplémentaires et le mois de juillet 2028 pour faire valoir ses droits à la retraite. Si, en juillet prochain, elle comptabilisera bien les 172 trimestres nécessaires à un départ à la retraite, ces derniers demeureront malheureusement insuffisants puisque seuls 160 seront effectivement retenus. Cette exclusion du dispositif de carrière longue prévu à l’article L. 351-1-1 du code de la sécurité sociale est pour de très nombreuses mères de famille vécue comme une véritable injustice. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend adapter la législation en vigueur, en assimilant à des trimestres cotisés, les trimestres acquis au titre de la maternité ou de l’éducation d’enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6093</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Demande de remboursement des frais de parking pour les défenseurs syndicaux.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2186. — 19 novembre 2024. — Mme Sylvie Ferrer appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les fonctions d’assistance ou de représentation exercées par les défenseurs syndicaux devant les conseils de prud’hommes et les cours d’appel en matière prud’homale, au sujet des frais qui leurs incombent. L’article L1453-4 du code du travail indique : « Il est inscrit sur une liste arrêté par l’autorité administrative sur proposition des organisations d’employeurs et de salariés, dans les conditions définies par décret. » « Le défenseur syndical intervient sur le périmètre d’une région administrative. » De plus, leur rôle est essentiel et fondamental, ils assistent ou représentent les salariés en difficulté, qui parfois ne savent plus vers qui se tourner, dans le cadre d’un litige avec un employeur. L’article D1453-2-14 du code du travail leurs permet de bénéficier d’une indemnité de déplacement à l’audience, en adressant une demande de remboursement dans les conditions prévues à l’article D1453-2-15 du code du travail ; demande devant être adressée à l’agence de services et de paiement, avec laquelle le ministère en charge du travail conclut une convention. Pourtant, très souvent lors de leurs déplacements pour assister aux audiences, des frais de parking ou de stationnement peuvent constituer un obstacle financier important pour eux. Il est crucial qu’ils puissent participer à ces instances sans être pénalisés par des coûts supplémentaires. Le remboursement des frais de parking ou de stationnement contribuerait à faciliter leur engagement et à renforcer leur mission de protection des droits des travailleurs. Par conséquent, elle lui demande si elle serait prête à mettre en place un remboursement ou une prise en charge des frais de parking encourus pour les défenseurs syndicaux, sur la base du justificatif de paiement adressé à l’agence de services et de paiement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6093</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrôle du statut des travailleurs sur les parcs éoliens en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2193. — 19 novembre 2024. — M. Matthias Renault appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les modalités du contrôle du statut des travailleurs impliqués dans l’installation des éoliennes en mer d’une part, ainsi que sur la formation des personnels de l’inspection du travail chargés de cette vérification d’autre part. Le secteur des énergies renouvelables, en particulier celui des parcs éoliens en mer, connaît un développement rapide en France. C’est notamment le cas dans la Somme qui, avec 747 éoliennes, possède le parc éolien le plus important du pays et qui se trouve par ailleurs affectée par des projets voisins comme le parc éolien en construction au large de Dieppe et du Tréport en Seine-Maritime. Toutefois, ce secteur industriel implique des conditions de travail spécifiques, tant sur le plan technique que sur le plan juridique, notamment en ce qui concerne le statut des travailleurs naviguant en mer. Les travailleurs installant les éoliennes en mer peuvent être soumis à des régimes législatifs variés, en fonction de leur statut de salarié, de leur lieu d’affectation ou de l’application de conventions internationales telles que la Convention du travail maritime. De plus, la présence de travailleurs détachés, souvent impliqués dans des projets internationaux, soulève des questions concernant le respect des conditions de travail et des normes sociales en vigueur en France. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles sont les modalités spécifiques mises en place par le ministère du travail et de l’emploi pour assurer le contrôle du statut de ces travailleurs. Quelles actions concrètes sont prises par l’inspection du travail pour s’assurer du respect des normes de sécurité, des conditions de travail et des droits des salariés, en particulier en mer ? Par ailleurs, en raison de la spécificité de ce secteur, il apparaît indispensable que les inspecteurs du travail soient formés à ces particularités. M. le député s’interroge sur les dispositifs de formation existants pour les inspecteurs du travail, afin qu’ils puissent exercer efficacement leur mission de contrôle des conditions de travail dans le cadre de l’installation des éoliennes en mer. Ces formations incluent-elles une connaissance approfondie des règles internationales applicables aux travailleurs navigants, ainsi que des spécificités techniques de ce secteur en pleine expansion ? Enfin, quelles sont les mesures prises pour garantir une coopération efficace entre les autorités étatiques, les acteurs de l’industrie éolienne et les autres institutions impliquées dans la régulation du travail en mer ?]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>252</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6099</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conséquences des ondes électromagnétiques sur les animaux d’élevage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            252. — 8 octobre 2024. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les vives inquiétudes exprimées par des éleveurs de sa circonscription concernant les conséquences potentiellement négatives des ondes électromagnétiques sur la santé et le bien-être des animaux d’élevage : accroissement du taux de mortalité, baisse tant qualitative que quantitative de la production de lait, gestations anormales, augmentation sensible de la nervosité des animaux. En effet, alors que depuis plus de 25 ans les pouvoirs publics sont régulièrement interpelés par des éleveurs confrontés à des difficultés attribuées à la proximité de lignes à haute tension, d’éoliennes ou d’antennes-relais, la question des champs électromagnétiques en élevage suscite craintes et débats en l’absence de données scientifiques probantes. Or une enquête réalisée en 2023 par le ministère de l’agriculture s’est penchée sur les troubles électromagnétiques constatés sur les élevages à moins de 2 km d’antennes et installations électriques. Les résultats de cette enquête sont impressionnants : en effet, ce sont 37 % des éleveurs allaitants et 53 % des éleveurs laitiers ayant répondu au questionnaire (1 015 contributions valides) qui déplorent des conséquences sur leurs troupeaux. Si la recherche peine encore à expliquer ces phénomènes, il n’en demeure pas moins que leurs impacts sont bien réels pour une majorité d’éleveurs laitiers. Or, faute de justifications scientifiques et à cours de solutions rationnelles, certains d’entre eux n’hésitent pas à faire appel à des intervenants alternatifs (géobiologie) et s’exposent ainsi à des dérives. La priorité doit être de protéger les élevages et d’assurer ainsi leur pérennité. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre concrètement et de façon urgente aux inquiétudes légitimes de ces éleveurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6099</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’agriculture sait les interrogations qui demeurent concernant les éventuels impacts sur les activités d’élevage des antennes téléphoniques, des installations électriques et des éoliennes. Une mission du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux a été mobilisée sur ce sujet en janvier 2023 pour qu’il soit procédé à une enquête auprès des éleveurs et à l’audition d’une centaine de personnes pouvant éclairer le sujet. Le rapport de cette mission a été publié sur le site internet du ministère en mai 2024. La ministre sera attentive à la prise en compte des recommandations de ce rapport dont le contenu démontre que les connaissances restent à étayer sur les effets pouvant être induits par ces différentes installations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>495</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6099</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Maltraitance animale dans les Drom-Com</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            495. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la maltraitance animale dans les Drom-Com. Si les territoires d’outre-mer constituent un paradis pour beaucoup de touristes, ils ressemblent souvent à un enfer pour les animaux. Alertée par une association et ayant pu l’observer lorsqu’elle y a vécu enfant, Mme la députée a le sentiment que la condition animale est, encore des jours, sérieusement mise à mal en outre-mer. Abandon, maltraitance, violence, torture : il ne fait pas bon être un chat ou un chien dans certains de ces départements et collectivités. De nombreux animaux, parfois affamés ou malades, errent dans les rues et les campagnes de ces territoires. Et lorsqu’ils sont capturés par la fourrière, ils sont, selon l’association les Amis de Sam, euthanasiés dans 95 % des cas, parfois dans des conditions inacceptables. Euthanasier n’est pas une solution car cela ne résout en rien les problèmes d’abandon et de prolifération, à la différence de la stérilisation. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il envisage de prendre pour remédier à cette situation. Elle le questionne sur la possibilité de lancer une vaste campagne de stérilisation dans ces territoires qui s’avèrerait beaucoup moins cruelle. Elle l’alerte également sur la nécessité de créer des refuges sur place afin de pouvoir prendre en charge ces animaux errants, abandonnés et maltraités. Elle lui demande enfin dans quelle mesure il serait possible de mettre en place un fonds financier pour venir en aide aux associations qui font un travail remarquable sur place mais qui sont souvent démunies devant l’ampleur de leur tâche. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6099</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. À ce titre, depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par la ministre chargée de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Pour ce faire, il est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Le premier axe de ce plan consiste à mieux caractériser et objectiver les situations d’abandon, d’errance et de maltraitance et d’aboutir à l’élaboration de statistiques fiables et précises. À cet égard, la mobilisation de l’expertise de l’observatoire de protection des carnivores domestiques et la centralisation sur une plateforme unique des données relatives aux situations susmentionnées permettront une prise de décision éclairée des pouvoirs publics. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture veillera à faciliter l’appropriation des nouvelles obligations réglementaires à l’égard des professionnels et des particuliers, dans le cadre notamment d’un parcours d’acquisition responsable, ainsi que par le renouvellement des campagnes de communications ayant trait à la lutte contre les abandons et les maltraitances, sur la stérilisation et l’identification des animaux, et l’accès aux soins pour les personnes démunies. De plus, le ministère s’attachera à intégrer ces préoccupations au sein des formations professionnelles relatives aux animaux. La mise en oeuvre efficace de ces mesures nécessite en outre de faciliter les synergies entre les différents acteurs impliqués dans la protection animale, par l’instauration notamment d’une gouvernance interministérielle précisant le rôle de chacun. Dans ce cadre, le ministère chargé de l’agriculture pilote les politiques publiques relatives à la protection des animaux domestiques, les ministères chargés de la transition écologique et de la cohésion des territoires assurent celles relatives aux animaux sauvages, les ministères de l’intérieur et des outre-mer assurent la répression de la maltraitance et des trafics d’animaux et accompagnent les autres ministères dans l’application des procédures judiciaires, sous le contrôle du ministère de la justice. Dans ce cadre, une formation interministérielle sur la lutte contre la maltraitance animale a été développée à destination de l’ensemble des agents concernés, dont les forces de l’ordre, et sera mise en ligne à l’automne 2024. De plus, la plateforme « Ma sécurité », pilotée par le ministère de l’intérieur sera consolidée, afin d’être l’outil privilégié et centralisé des signalements de maltraitance adressés aux services de l’État. De même, une réflexion sera engagée avec les associations de protection animales, afin d’identifier les leviers permettant de professionnaliser les associations locales, en matière de formation aux bonnes pratiques et dispositions réglementaires. Enfin, le ministère chargé de l’agriculture renforcera ses actions de sensibilisation des maires sur la lutte contre l’errance et la gestion des fourrières. Il s’agira également de rendre la réglementation actuelle plus protectrice, en évaluant d’une part l’application de la loi maltraitance animale de 2021 et en actualisant d’autre part l’arrêté du 3 avril 2014 encadrant les activités liées aux animaux de compagnie. De plus, une évolution de la législation européenne est en cours, sous l’impulsion de l’État français, avec la proposition de la Commission européenne, le 7 décembre 2023, relative au bien-être et à la traçabilité des chiens et des chats mis sur le marché européen. Le Gouvernement entend aller plus loin et porte au niveau européen des mesures fortes, telles que l’interdiction de l’usage des colliers électriques, de la caudectomie ou bien de l’usage prolongé de la muselière dans les lieux de détention des animaux. Enfin, l’État sera au rendez-vous afin de renouveler les mécanismes de financement mis en oeuvre dans le cadre des précédentes lois de finances, en matière notamment de stérilisation des animaux errants et d’aides aux collectivités territoriales dans ce but, par la création d’un fonds de concours intitulé « France protection animale », destiné à recueillir les éventuels dons émanant d’entreprises. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1076</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6101</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion des animaux errants en France métropolitaine et en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1076. — 22 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la gestion des animaux errants en France métropolitaine et en outre-mer. L’article 11 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 prévoyait la publication, dans un délai de six mois après la promulgation de la loi, d’un rapport destiné à dresser un diagnostic chiffré, évaluer le coût de la capture et de la stérilisation des chats errants et formuler des recommandations pérennes et opérationnelles pour répondre à cette problématique. La Fondation 30 Millions d’Amis, à la tête du plus vaste programme d’identification et de stérilisation de chats errants en France (budget de 2,2 millions d’euros en 2023), a alerté Mme la députée sur le fait que près de 3 ans après la promulgation de cette loi, ce rapport n’a toujours pas été publié ni remis au Parlement. Il semble par ailleurs que l’expérimentation prévue à l’article 12 de la même loi ne soit pas non plus mise en œuvre. Le plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie annoncé en mai 2024 par M. le ministre Marc Fesneau reconnaît que les situations de surpopulation d’animaux errants engendrent plusieurs problématiques, dont des risques sanitaires et sécuritaires, une perte de biodiversité et des nuisances publiques et que la stérilisation est une solution qui a fait ses preuves. Un début de réponse a été apporté à cette problématique avec l’allocation d’un budget de 3 millions d’euros destiné à la stérilisation des animaux errants, dans le cadre de la loi de finances pour 2024. Elle souhaiterait savoir quelles suites concrètes seront enfin données aux dispositions de la loi du 30 novembre 2021 et dans quelle mesure l’État entend soutenir de façon pérenne les collectivités locales dans la mise en place de politiques éthiques et durables de stérilisation des chats errants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6101</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation actuelle prévoit que les animaux errants soient conduits en fourrière sous l’autorité du maire, sans qu’il n’existe d’obligation pour l’élu de faire stériliser les chats errants ou sauvages sur le territoire de sa commune. Une alternative consistant à capturer, stériliser puis relâcher les chats vivants en groupe est autorisée en vertu de l’article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime. Cette solution présente l’avantage d’éviter la recolonisation des sites. Elle implique néanmoins un suivi de la population relâchée et suppose un budget pour la capture, les actes vétérinaires et la bonne alimentation des animaux. Son financement repose sur les mairies et les associations de protection animale, dans des proportions variées. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes a prévu la rédaction par le Gouvernement de deux rapports sur le sujet des chats errants. Le premier, présentant un diagnostic chiffré de la population de chats errants en France et contenant des recommandations et des propositions de financement, est en cours de finalisation par le ministère chargé de l’agriculture. Il s’appuie notamment sur des entretiens avec des acteurs de terrain, des élus locaux, des associations de protection animale et des vétérinaires. Il s’attache également à identifier les différents axes d’amélioration et de financement des actions visant à la réduction de l’errance féline. L’article 12 de la loi n° 2021-1539 prévoit une expérimentation permettant aux communes, dont la gestion de l’errance est une des prérogatives, de signer une convention avec le représentant de l’État dans la région au sujet de la gestion des chats errants. Des groupes de travail avec des représentants de l’État en région et département (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et direction départementale en charge de la protection des populations) et des communes ont déjà eu lieu. Le second rapport portera sur les résultats de cette expérimentation. En amont de la publication de ces rapports, et afin d’agir rapidement, le ministère chargé de l’agriculture a engagé plusieurs actions en faveur de la lutte contre les abandons et l’errance féline. À cet égard, une enveloppe de 30 millions d’euros (M€) a été mobilisée au bénéfice des associations de protection animale accueillant des chiens ou des chats abandonnés ou accomplissant des stérilisations d’animaux errants. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture a ouvert, le 2 septembre 2024, un appel à projets visant à soutenir les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) volontaires dans la gestion des chats errants. En application de la loi de finances pour l’année 2024, le ministère mobilise à cette fin une enveloppe de 3 M€. Les demandes de financement visent principalement les actes vétérinaires d’identification et de stérilisation des chats errants, et les éventuels frais connexes. À ce titre, le taux de financement est fixé à 100 % pour les dépenses éligibles, sous réserve d’un plafond de 100 000 € pour les projets les plus importants. En outre, des modalités particulières peuvent être mises en place sous la responsabilité des préfets de région au sein des départements et régions d’outre-mer (DROM). Ainsi, selon les spécificités de ces territoires, les chiens d’espèce domestique peuvent également être éligibles. Ce financement est attribué dans le cadre de l’expérimentation prévue par la loi du 30 novembre 2021 précitée, qui prévoit la mise en place de conventions entre l’État et les maires ou les présidents des collectivités territoriales et EPCI volontaires, afin d’améliorer la gestion et la prise en charge des populations de chats errants ou en divagation et d’articuler les compétences et les moyens de chaque signataire dans cet objectif. Pour solliciter une subvention, les collectivités devaient répondre à l’appel à projets figurant sur la page intitulée « Soutien aux projets de gestion des chats errants », pour lequel les candidatures étaient ouvertes jusqu’au 10 octobre 2024. Ce soutien s’inscrit pleinement dans le cadre du plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie mené par le Gouvernement, dont l’un des objectifs est l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1373</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6102</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dérives d’utilisation du terme « fermier »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1373. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dérives d’emploi du terme « fermier ». L’Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF) défend, depuis sa création en 2016 le terme « fermier » en mettant particulièrement l’accent sur la notion de souveraineté notamment via son slogan : « J’élève, je transforme, je vends ». Une lettre ouverte de l’ANPLF à destination de M. le ministre Marc Fesneau le 17 janvier 2023 démontrait une carence réglementaire au sujet des modalités d’information du consommateur pour les fromages fermiers. En effet, la loi n° 2020-699 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires prévoyait une modification du code rural et de la pêche maritime via son article 6 : « Pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée en complément des mentions prévues au premier alinéa selon les modalités fixées par décret ». À ce jour, le décret précité n’est pas encore publié. Ainsi, l’absence de publication du décret a permis à de grands groupes d’acquérir des coopératives d’affinage afin de commercialiser leurs fromages sous la labellisation « fermier » malgré l’affinage effectué hors-ferme. De vives préoccupations émanent désormais quant au possible élargissement de ces pratiques sur l’ensemble des produits laitiers. Ces préoccupations font notamment suite à l’apparition de différentes start-up spécialisées dans la location de container permettant la fabrication de yaourts, de glaces et autres produits directement sur l’exploitation. Par exemple, la marque « J’achète Fermier » propose aux producteurs laitiers la location d’un container comprenant une véritable yaourterie, directement livrée clef en main sur l’exploitation. Les yaourts produits sont ensuite vendus en exclusivité dans une chaîne de la grande distribution. Cependant, le fermier ne choisit ni la recette de son produit, ni son prix de vente, ni ses réseaux de distribution. Bien que l’ANPLF ne remette pas en cause ce système permettant aux agriculteurs une valorisation de leur production laitière, elle conteste fermement l’utilisation du terme « fermier ». En effet, l’ANPLF souhaite réserver ce terme aux exploitants agricoles qui maîtrisent toutes les étapes de la chaîne de production et ainsi préserver la mention valorisante qu’il reflète. Elle souhaiterait donc avoir connaissance de ses intentions concernant cette problématique et les pistes qui peuvent être envisagées pour protéger les producteurs laitiers fermiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6102</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2007-628 du 27 avril 2007 relatif aux fromages et spécialités fromagères comporte, à l’article 9-1, une disposition indiquant que « la dénomination "fromage fermier" ou tout autre qualificatif laissant entendre une origine fermière est réservée à un fromage fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci ». Il est toutefois admis, sous certaines conditions, que l’affinage d’un fromage fermier puisse être réalisé hors de l’exploitation, par un affineur, sans pour autant que cela remette en cause le caractère « fermier » du fromage. Afin que le consommateur puisse avoir connaissance de cette pratique au moment de son acte d’achat, l’article 6 de la loi n° 2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a modifié l’article du code rural et de la pêche maritime relatif à l’utilisation de la dénomination « fermier » pour des fromages affinés en dehors de l’exploitation. Cette nouvelle disposition prévoit, que pour les fromages fermiers, lorsque le processus d’affinage est effectué en dehors de l’exploitation en conformité avec les usages traditionnels, l’information du consommateur doit être assurée selon des modalités fixées par décret. Un projet de décret a été élaboré par les services du ministère chargé de l’économie et du ministère chargé de l’agriculture, après consultations des différentes filières concernées, avec les représentants desquelles les services des deux ministères chargés de cette question ont des échanges fréquents. Le projet de décret a été notifié à la Commission européenne le 20 décembre 2023 au titre de la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des règlementations techniques et des règles relatives aux services de la société d’information. La Commission européenne a transmis aux autorités françaises un avis circonstancié sur ce projet de décret à la fin du mois de mars 2024. Les ministères concernés, qui connaissent l’importance de la dénomination « fromage fermier » pour les filières laitières, travaillent suite à cet avis sur une version révisée du décret, avec le double objectif d’adopter une approche équilibrée et pragmatique, et de respecter les exigences du droit de l’Union européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>195</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6103</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Lutte contre le marché parallèle de tabac en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            195. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la lutte contre le marché parallèle de tabac et la recrudescence des attaques de buralistes. En 2023, le nombre de cigarettes achetées en dehors du réseau légal des buralistes français continue d’augmenter (de 43,2 % du total des cigarettes consommées contre 39,7 % en 2022). La France concentre 47 % des volumes illégaux de l’Union européenne malgré les efforts des forces de l’ordre pour démanteler des usines clandestines, ainsi que des réseaux de grossistes. À l’heure où la France doit s’engager dans une trajectoire de réduction des dépenses publiques, les recettes fiscales perdues pour l’État à cause des cigarettes illicites s’élèvent à 7,2 milliards d’euros sur l’année. Dans le même temps, les buralistes français ont largement perdu en chiffre d’affaires en 2023 du fait de la contrebande et de la contrefaçon. Pour exemple, dans la région de Mme la députée, Auvergne-Rhône-Alpes, la perte moyenne du fait de la consommation non domestique était de 470 072 euros pour chacun des 303 buralistes. Dans ce contexte, la situation du Puy-de-Dôme est particulièrement préoccupante. Preuve en est la Fédération des buralistes du Puy-de-Dôme a signé en 2022 une convention de partenariat relative à la sécurité et à la lutte contre les marchés parallèles de tabac avec la préfecture du Puy-de-Dôme, la douane, la police nationale, la gendarmerie nationale et le procureur de la République en vue d’obtenir une nette diminution de la contrebande de tabac. Depuis, d’importantes saisies ont été faites à Clermont-Ferrand, notamment dans les épiceries de nuit et les centres de tri, mais les ventes illégales continuent, malgré cet engagement sur le terrain, de croître. Depuis plusieurs mois, les buralistes du Puy-de-Dôme sont victimes de cambriolages. Depuis 1er janvier 2024, vingt-neuf cambriolages ont été perpétrés contre les buralistes du département. Cette série d’incidents criminels répétés représente une menace importante pour la sécurité publique et la stabilité économique de cette filière. Ces attaques récurrentes compromettent la sécurité et le bien-être des commerçants et de leurs employés. De même, ces cambriolages ont un impact néfaste sur l’économie locale en perturbant les activités commerciales et en décourageant les investissements dans ce territoire. Alors que s’engage la période budgétaire de fin d’année et à l’heure où l’équilibre des comptes publics est si crucial, elle souhaiterait connaître les moyens mis en place par l’État pour endiguer cette perte de recettes fiscales, mais aussi pour assurer la sécurité de ces commerçants qui assurent un lien social essentiel sur les territoires, notamment ruraux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6103</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si les autorités publiques ont constaté une augmentation tendancielle des trafics de tabac sur le territoire national, ainsi qu une diversification de leurs modes de distribution, aucune donnée ni observation objective et indépendante de l industrie du tabac ne permet de corroborer les estimations citées concernant la part du marché parallèle. La direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) a engagé avec la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) des travaux de recherche sur ce sujet. Le plan national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025, composé de 68 mesures, renforce la capacité d action douanière dans ce domaine. En cohérence avec les orientations de ce plan, le législateur a d ores et déjà fait évoluer le cadre juridique applicable à la lutte contre les trafics de tabac, par la loi du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces, en renforçant les sanctions. L opération Colbert II illustre concrètement ces orientations. Du 20 au 27 mars dernier, presque 11 000 agents ont mené des actions pour saisir le maximum de tabac de contrebande sur l ensemble du territoire national : dans ce cadre, 29 960 contrôles ont été effectués permettant la constatation de 2 351 infractions, et la saisie de 27 tonnes de tabac.  Par ailleurs, le protocole d accord couvrant la période 2023 à 2027, signé le 19 janvier 2023, a poursuivi l aide à la sécurité accordée aux débits de tabac. Depuis le 1er mai 2023, le montant de l aide est plafonné à 10 000 par débit, par période de 5 ans, dans la limite de 2 demandes tous les 5 ans. Depuis la conclusion du premier contrat d avenir, couvrant la période 2004 2007, l’État a apporté plus de 285 millions d euros d’aide pour assurer la sécurité des débits de tabac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>358</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6103</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Arbitrages autour des finances publiques locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            358. — 8 octobre 2024. — M. Éric Michoux appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les arbitrages autour des finances publiques locales. Au moment où la France subit une crise politique majeure et une charge de la dette abyssale, les ministres démissionnaires de Bercy accusent sans détours les communes, départements et régions, du nouveau dérapage du déficit public, pour camoufler leurs propres négligences. Il rappelle qu’une partie du déficit des collectivités est la conséquence directe des décisions prises par l’État sans qu’elles ne soient compensées ou suffisamment compensées (revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, augmentation du coût de l’énergie et des achats courants, transfert de compétences, etc.). De plus, contrairement à l’État qui emprunte pour financer les fins de mois difficiles, le budget des collectivités locales sont obligatoirement à l’équilibre. Leur dette, qui finance les investissements d’avenir, est stable depuis 30 ans, soit 9 % du PIB en 1995, 8,9 % en 2023. Alors que les arbitrages sont en cours avant la présentation du projet de loi de finances pour 2025, il souhaite savoir si le Gouvernement compte diminuer le financement local dès 2025 (la dotation globale de fonctionnement, le fonds vert, les crédits de l’Ademe, etc.). Il soutient que les collectivités sont un levier de développement, des investisseurs de proximité et d’avenir, créateurs de richesses et d’emplois locaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6104</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 intervient dans un contexte marqué par une dégradation des finances publiques et une forte progression des dépenses locales. Les dépenses locales représentent près de 20 % de la dépense publique, et affectent donc significativement le solde public national, malgré les règles d’équilibre financier du budget de fonctionnement des collectivités. Le déficit et la dette de la France au sens de Maastricht comprenant celles des collectivités territoriales, celles-ci sont donc amenées, aux côtés de l’ensemble des administrations publiques, à participer à l’effort de redressement des comptes.  En 2025, les collectivités territoriales seront amenées à participer à l’effort de maîtrise des finances publiques afin de parvenir à l’objectif d’un déficit de -5,0 % en 2025. Cependant, cet effort sera proportionné au poids des collectivités territoriales dans la dépense publique et tiendra compte de leur situation financière. L’effort de maîtrise du solde public s’élèvera à 5 Mds €, soit 12,5 % de l’effort global sur l’ensemble du champ des administrations publiques. Cet effort est certes important. Il intervient néanmoins dans un contexte budgétaire global très contraint, dans lequel chaque acteur doit contribuer au redressement des comptes publics. Dans le PLF pour 2025, à périmètre courant, les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales (crédits budgétaires, prélèvements sur recettes et TVA affectée aux régions) s’élèvent à 53,4 Mds € en CP hors mesures exceptionnelles. L’ensemble des transferts de l’État (104 Mds €), qui inclut également la fiscalité transférée, le financement de la formation professionnelle et divers transferts de l’État, est en légère hausse (+ 884 M€, +0,9 %). Le montant de la dotation globale de fonctionnement sera stable par rapport à 2024 après deux années de forte hausse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>140</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6104</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Fonds d’archives historiques en Polynésie française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            140. — 8 octobre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur la numérisation et la publication en ligne des fonds d’archives historiques intéressant le patrimoine de la Polynésie française conservés aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence. Les fonds d’archives nommés « Océanie » concernent la Polynésie. Dans les faits, à part les registres d’état civil, l’iconothèque, la cartothèque et la bibliothèque, ces fonds ne sont pas consultables en ligne alors qu’ils sont pourtant librement communicables et publiables sur internet. Pour les consulter, les personnes intéressées doivent se rendre sur place. Par un arrêté du 23 février 2024, le gouvernement de la Polynésie française a formulé le vœu de la numérisation et de la publication en ligne desdites archives. À la suite de cela, les autorités hexagonales ont donné leur accord de principe à la ministre en charge de la culture. Enfin, l’assemblée de la Polynésie française a adopté une résolution dans le même sens en précisant l’importance que l’accès à ces archives, au vu des informations qu’elles contiennent, est « nécessaire à la recherche et aux besoins des Polynésiens souhaitant faire valoir leurs droits fonciers notamment ». Il est à noter que la Polynésie a prévu un budget de près de 250 000 euros sur trois ans, pour participer au programme de numérisation et de mise en ligne de ces fonds archivistiques. En outre, des négociations sont en cours avec la société Family Search International qui dispose d’un programme international de numérisation des données personnelles, pour un financement complémentaire. Elle lui demande donc de lui indiquer les étapes restantes pour que ce projet puisse aboutir. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6104</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fonds d’archives historiques intéressant la Polynésie française sont conservés dans plusieurs services d’archives, au premier rang desquels les Archives nationales d’outre-mer et le Service du patrimoine archivistique et audiovisuel de la Polynésie française. Aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM), service à compétence nationale du ministère de la culture situé à Aix-en-Provence, sont conservées les archives produites au niveau central par les anciens ministères chargés des Colonies. Une série géographique, dite « Océanie », y est consacrée à la Polynésie française. L’inventaire de cette série, en ligne depuis plusieurs années sur le site internet des ANOM, permet d’ores et déjà à toute personne, où qu’elle se trouve, d’identifier les documents nécessaires à sa recherche et d’en obtenir communication, dans la salle de lecture du service ou par l’envoi de copies à distance. Pour faciliter encore davantage l’accès à ces archives d’importance majeure pour l’histoire de la Polynésie française et des Polynésiens, une vaste opération vient d’être lancée en partenariat avec la société FamilySearch, qui vise à la numérisation et à la mise en ligne sur le site des ANOM de l’ensemble du fonds. Entièrement prise en charge par la société FamilySearch, elle concernera également deux ensembles documentaires issus de l’ancien Dépôt des papiers publics des colonies, qui avait pour mission de conserver, jusqu’en 1912, un double de tous les actes servant à établir les titres des personnes : le fonds des notaires de l’Océanie, qui couvre la période 1862-1910, et le fonds des greffes, qui couvre la période 1843-1910, soit au total cent quarante registres, fondamentaux notamment pour la recherche foncière. Le ministère de la culture s’est engagé auprès du Gouvernement polynésien à lui remettre, à l’issue de cette opération, une copie de l’ensemble des fichiers-images issus de la numérisation de ces fonds ainsi que de tous les inventaires susceptibles de concerner la Polynésie française. Au Service du patrimoine archivistique et audiovisuel (SPAA) de la Polynésie française, sont conservées, quant à elles, les archives produites au niveau territorial, en particulier le fonds dit « du Gouverneur », qui réunit tous les documents relatifs à l’administration des archipels de 1842 à 1984 (affaires politiques, économie, santé, éducation). En 2021, le Pays de Polynésie française a dénoncé la convention qui le liait à l’État depuis 1988 pour la gestion de ses archives, notamment dans le domaine de la collecte, de la conservation et de l’accès. Depuis, le Pays a cessé toute communication des archives de l’État conservées au SPAA. Le ministère de la culture s’emploie depuis lors à rétablir un mode de partenariat avec la Polynésie française qui permette une reprise de la communication aux usagers de ces archives absolument nécessaires, non seulement à la recherche historique, mais à faire valoir les droits des habitants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>233</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6105</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Ingérences étrangères dans les musées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            233. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’indépendance des musées français face aux tentatives d’ingérences de pays étrangers dans les expositions organisées sur le territoire français. En effet, ces derniers mois, plusieurs musées français, à Paris mais aussi à Nantes, ont subi des pressions directes ou indirectes visant à imposer des terminologies proches de la ligne du Parti communiste chinois, notamment en ce qui concerne le Tibet, Taïwan ou l’exposition sur Gengis Khan. Les moyens de pression exercés sur les musées français sont bien connus : refus de prêt d’œuvres ou d’objets, accès compromis aux sources historiques et historiographiques, dons financiers accordés ou retirés. Alors que les 1 200 musées français accueillent chaque année plus de 30 millions de visiteurs, ces lieux sont essentiels pour appréhender le monde. Ils permettent non seulement de faire découvrir des histoires riches, comme celle du Tibet, mais aussi de mieux comprendre les enjeux actuels, en offrant des récits scientifiques fiables, indépendamment des récits politiques. Ainsi, au-delà des cas d’ingérences mentionnés ci-dessus, il souhaite connaître les mesures mises en place par le Gouvernement pour protéger les institutions culturelles des ingérences étrangères et garantir la liberté d’exposition dans chaque musée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6105</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture tient à rappeler que les musées sous appellation « musée de France » sont régis par le code du patrimoine. Dans sa mission d’accompagnement scientifique et technique, l’État veille à la bonne application de ce code par l’ensemble de ces musées. En réponse à la question des mesures mises en place, il rappelle que les personnels, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels, sont formés et sensibilisés aux risques d’ingérence de tous ordres. Par ailleurs, la circulaire n° 2007/007 du 26 avril 2007, portant charte de déontologie des conservateurs du patrimoine et autres responsables scientifiques des musées de France, constitue un socle de valeurs partagées, rappelant notamment les obligations des professionnels. L’indépendance des musées de France est garantie par les instances de décisions collégiales (conseil d’administration, conseil d’orientation scientifique, commissions d’acquisition et de restauration, commissions de prêts et dépôts, etc.) qui favorisent les débats et dans lesquelles siègent des représentants de la société civile. Les musées de France, acteurs de la vie citoyenne, sont ainsi dotés de tous les outils nécessaires à la préservation des valeurs de la République française, garants de leur objectivité scientifique, à distance de toute pression idéologique ou financière. Les musées exercent leurs missions en toute indépendance et dans une totale liberté scientifique, avec l’objectif de donner à voir l’histoire et la diversité de toutes les cultures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1093</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6106</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Diminution du fonds de soutien à l’expression radiophonique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1093. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous* appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la baisse budgétaire du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). En effet, ce fonds, qui garantit l’existence et l’indépendance des radios associatives, va être amputé de 35 % de son budget. Cette décision est incompréhensible pour plusieurs raisons. Tout d’abord, sur les 12 millions d’euros d’économie demandées à la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), 10,4 millions d’euros seront entièrement supportés par les radios locales associatives alors qu’elles ne représentent que 4 % du budget de la DGMIC. De plus, cette décision intervient dans un contexte déjà difficile pour les radios associatives qui ont dû faire face depuis 20 ans à la suppression des contrats aidés, à la stagnation des financements publics et qui, avec la mise en place de la radio numérique terrestre, doivent supporter actuellement le coût de la double diffusion (FM et DAB+) qui nécessite des infrastructures différentes. Enfin, cette annonce est en totale contradiction avec les choix présentés par Mme la ministre lors du printemps de la ruralité, qui constatait le rôle crucial des radios associatives pour « la vitalité des territoires ruraux et le renforcement du lien social » et proposait un bonus de 10 000 euros pour les 220 radios présentes dans les zones de revitalisation rurale (ZRR) et les territoires ultramarins. En Ariège, cette coupe budgétaire mettrait en grande difficulté les deux radios associatives qui sont vectrices d’une information de qualité sur le territoire, offrent un espace d’expression à ceux qui en sont souvent privés, relaient le travail de acteurs et des élus locaux, animent des ateliers dans les classes et prodiguent une essentielle éducation aux médias. Aussi, il lui demande de reconsidérer cet arbitrage budgétaire afin de ne pas mettre en péril les radios associatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6106</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Alerte Radio - Les radios associatives en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1393. — 29 octobre 2024. — Mme Karen Erodi* alerte Mme la ministre de la culture sur les graves conséquences des coupes budgétaires sur les radios associatives prévues dans le projet de loi de finances pour 2025. En effet, ce budget prévoit une réduction de 30 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER), soit plus de 10 millions d’euros. Ces radios associatives ne représentent que 4 % de l’enveloppe budgétaire dédiée à la mission « Médias, Livre et Industries culturelles ». Pourtant, elles devront supporter 10,4 millions d’euros sur les 12 millions d’euros d’économies demandées à la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC). Selon Hugues de Vesins, président du réseau associatif CFM radio, l’État s’en prend toujours aux médias les plus précaires plutôt que de ponctionner les bénéfices des grands médias. Mme la députée rappelle que les 700 radios associatives françaises pâtissent déjà de la disparition des emplois aidés et de l’augmentation des frais, avec un soutien financier très faible de la part des autorités. Selon le Syndicat national des radios libres (SNRL) et la Confédération nationale des radios associatives (CNRA), ce projet de loi de finances est « brutal et violent » et mettrait en péril l’existence même de ces radios et leur rôle d’expression démocratique et d’information locale. Dans le Tarn, les radios « Radio R D’Autan » et « Radio Albigés », présentes sur le territoire depuis plus 40 ans, seront les premières radios concernées par ces mesures. Avec un budget composé à 50 % de subventions publiques, ces radios locales ne seront pas en mesure de continuer à payer leurs salariés. À titre d’exemple, Radio Albigès emploie cinq salariés sur le territoire et des dizaines de bénévoles. Qui plus est, les radios locales participent à la création du lien social et du sentiment d’appartenance à une communauté, en particulier dans les zones populaires, des quartiers aux campagnes. Elles forment le socle de la liberté d’expression, de la démocratie et du droit de contestation. À ce sujet, Mme la députée s’inquiète des risques de mise sous tutelle des radios locales pour des raisons sécuritaires. En effet, plusieurs radios locales se sont vues refuser leurs demandes de subventions par les directions régionales des affaires culturelles (Drac) et les préfectures, pour non-respect du contrat d’engagement républicain, en application de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, dite « loi contre le séparatisme ». Cette baisse de budget et ce contrôle par la subvention peuvent s’apparenter à une tentative de censure politique, contraire au respect de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP), qui définit la liberté de la création comme principe premier. Elle lui demande donc de revenir sur les coupes budgétaires prévues en soutenant un amendement au projet de loi de finances pour 2025 pour rétablir le montant de l’année 2024 du Fonds de soutien à l’expression radiophonique. Elle lui demande également de se pencher sur les risques de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, sur la diversité et le droit à la libre expression des radios associatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1394</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6107</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Suppression des aides aux radios associatives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1394. — 29 octobre 2024. — M. Bruno Bilde* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conséquences préoccupantes de la réduction des aides allouées aux radios associatives dans le projet de loi de finances pour 2025. Ce projet prévoit en effet une baisse de plus de 10 millions d’euros du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui permet à 750 radios associatives de poursuivre leur mission de service public local, en couvrant en moyenne 40 % de leurs ressources. Ces radios, comme Radio Plus implantée à Douvrin, jouent un rôle essentiel dans la vie des territoires en favorisant le lien social, en donnant une voix aux citoyens et en mettant en lumière la diversité culturelle locale. En raison de la précarité de leurs ressources, une telle réduction budgétaire pourrait mettre en danger jusqu’à 80 % de ces stations, menaçant la pluralité des opinions et la cohésion territoriale. Dans ce contexte, il souhaite savoir s’il entend revoir cette décision afin de maintenir les aides au même niveau qu’en 2024, préservant ainsi le rôle fondamental des radios associatives pour les territoires et la démocratie locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1615</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6107</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réduction du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1615. — 5 novembre 2024. — M. Xavier Albertini* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation relative aux moyens alloués à l’indépendance des médias et à leur rôle dans l’éducation à l’information, plus précisément à la situation particulière des radios associatives. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit une réduction de près de 29 % du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Cette réduction de dotation aurait un impact sur la survie des dites radios et sur les 3 000 emplois directs. Pour rappel, il existe environ 750 services radiophoniques en France, répartis sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales, de montagne, urbaines et périurbaines. Ces radios ont une réelle utilité locale, elles sont un service de proximité. C’est pourquoi il souhaite savoir quels moyens compensatoires peuvent être prévus par le Gouvernement pour garantir l’existence des radios associatives si la baisse de la dotation est entérinée dans le projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6107</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les radios associatives jouent un rôle essentiel en faveur de la cohésion sociale et du pluralisme. Chaque année, environ 750 d’entre elles bénéficient des aides du fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources. Cet attachement a en outre été réaffirmé dans le cadre du Plan Culture Ruralité présenté à l’été 2024 qui prévoit de créer une aide supplémentaire pour les radios associatives situées en zone rurale et en Outre-mer. Cette mesure vise à prendre en compte les difficultés particulières de ces radios et leur permettre de poursuivre et d’amplifier leurs actions au sein de ces territoires. Dès la fin de l’année 2024, chaque radio concernée se verra accorder une majoration d’environ 10 000 euros supplémentaires en moyenne de leur subvention au titre du FSER. Dans un contexte budgétaire contraint, le projet de loi de finances pour 2025 déposé à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2024 prévoyait une baisse des crédits du FSER. Cette situation n’était pas satisfaisante. La ministre de la culture a indiqué qu’elle souhaitait que des solutions soient trouvées lors de l’examen du texte. Le Gouvernement a entendu les préoccupations trans-partisanes exprimées par les parlementaires et les élus locaux et a décidé de déposer un amendement pour rétablir les crédits du FSER à leur niveau de 2024. Les radios locales et associatives pourront ainsi continuer à assurer leur rôle essentiel en faveur du lien social et de la culture de proximité, particulièrement dans les territoires les plus isolés. Cette décision témoigne de l’engagement du ministère de la culture aux côtés des radios associatives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1099</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6107</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avis de l’architecte des Bâtiments de France : travaux autour d’un site classé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1099. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’obligation de consultation de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) en cas de travaux sur des bâtiments situés autour d’un site classé. La loi du 25 février 1943 impose en effet l’avis de l’ABF sur toute demande d’autorisation de travaux à l’intérieur d’un périmètre de protection par principe de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques, qu’ils soient classés ou inscrits. Depuis la loi « solidarité et renouvellement urbain » (SRU) du 13 décembre 2000, ce périmètre peut être adapté par l’ABF et la commune aux caractéristiques topographiques et patrimoniales du territoire. Ce périmètre de protection de 500 mètres peut ainsi être élargi ou restreint, notamment lors de l’élaboration ou de la modification du plan d’urbanisme. Selon l’article L. 621-30 du code du patrimoine, en l’absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s’applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci. Ainsi, seuls les travaux situés dans ce champ de visibilité ainsi déterminé d’un édifice classé ou inscrit au titre des monuments historiques sont soumis au régime d’autorisation prévu par les articles L. 621-31 et L. 621-32 du même code. Lorsqu’un immeuble est situé dans le champ de visibilité d’un édifice classé ou inscrit au titre des monuments historiques, il ne peut faire l’objet, tant de la part des propriétaires privés que des collectivités et établissements publics, d’aucune construction nouvelle, d’aucune démolition, d’aucun déboisement, d’aucune transformation ou modification de nature à en affecter l’aspect, sans une autorisation préalable. Or en pratique, cette notion de champ de visibilité se révèle parfois arbitraire. S’il est tout à fait légitime d’édicter des règles de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel, il serait néanmoins souhaitable d’assouplir ce dispositif juridique qui peut s’avérer trop contraignant notamment dans des petites communes rurales comme c’est le cas dans le village de Plessis-Placy de moins de 300 habitants, situé en Seine-et-Marne, où un administré s’est vu refuser des travaux de rénovation énergique du fait de cette notion de visibilité avec l’église classée, alors que de celle-ci, on ne peut pas dire qu’on aperçoive sa maison. Elle lui demande en conséquence s’il ne serait pas préférable que ces autorisations fassent l’objet d’une décision collégiale avec les élus de proximité pour outrepasser la rigidité de certains ABF qui ont un véritable pouvoir discrétionnaire, prenant des décisions très subjectives sans véritable connaissance de la réalité de la commune.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6108</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La protection au titre des abords de monuments historiques est définie à l’article L. 621-30 du code du patrimoine. Cette protection concerne les immeubles, bâtis ou non bâtis, situés en « covisibilité » avec le monument historique, c’est-à-dire visible depuis le monument historique ou visible en même temps que lui, à moins de 500 mètres de celui-ci. L’appréciation de la covisibilité relève de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) qui est compétent pour déterminer si ce lien visuel est établi. De nombreuses décisions du Conseil d’État ont confirmé que, dès lors que les travaux visés par la demande d’autorisation se situent à moins de 500 mètres d’un monument historique, il appartient à l’ABF d’apprécier la covisibilité et, le cas échéant, d’émettre un avis dit « conforme » sur le projet (Conseil d’État, 12 mars 2007, n° 275287). Le demandeur peut, en amont du dépôt du dossier de demande d’autorisation de travaux, prendre l’attache de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine afin de prendre connaissance des conditions d application des servitudes d’utilité publique, dont la protection au titre des abords, vis à vis de son projet. En cas de désaccord, le demandeur peut également contester l’appréciation de covisibilité des travaux, ainsi que l’avis rendu par l’ABF dans le cadre d’une autorisation d’urbanisme. Il est pour cela en mesure de former un recours gracieux auprès de l’autorité compétente pour délivrer les autorisations de travaux, ou un recours auprès du préfet de région, dans les conditions prévues aux articles L. 632-2 du code du patrimoine et R. 424-14 du code de l’urbanisme. S’il en émet le souhait dans son recours, le demandeur peut solliciter l’intervention d’un médiateur, désigné par le préfet de région. La protection au titre des abords peut également s’appliquer au sein d’un périmètre délimité des abords (PDA), c’est-à-dire un périmètre adapté à la réalité et aux enjeux du terrain, créé sur proposition de l’ABF ou de la collectivité territoriale. Au sein de ce périmètre, l’ensemble des travaux susceptibles de modifier l’aspect extérieur des immeubles bâtis ou non bâtis est soumis à l’accord de l’ABF, sans nécessité de déterminer l’existence ou non d’un lien visuel. Le développement des PDA, au niveau national et régional, est un objectif important du ministère de la culture. Enfin, le ministère de la culture encourage l’ensemble des porteurs de projets, particuliers et collectivités territoriales, à prendre contact avec les ABF et leurs services, les unités départementales de l’architecture et du patrimoine, en amont du dépôt des demandes d’autorisation de travaux, afin de bénéficier de leurs conseils. Ainsi, à l’échelle nationale, plus de 200 000 conseils sont dispensés chaque année et permettent de mieux orienter les demandeurs dans la définition de leurs projets et de leur bonne insertion dans les espaces protégés pour leur intérêt patrimonial.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>620</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6108</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Flou juridique autour de la découverte de météorites</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            620. — 8 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence de cadre légal relatif à la découverte et à la protection des météorites. En effet, en France comme dans de nombreux pays, l’usage veut qu’en cas de chute ou de trouvaille d’une météorite, son découvreur ou le propriétaire du terrain concerné confie un fragment de masse suffisant au Muséum national d’histoire naturelle, ou à tout autre collection universitaire, afin que soient conduits des travaux scientifiques destinés à identifier, classer et donner un nom scientifique à la météorite en question. Cet usage n’a toutefois aucune valeur juridique et les découvreurs peuvent priver la communauté scientifique des météorites découvertes, ce que déplorent les astrophysiciens. C’est la raison pour laquelle la communauté scientifique réclame de rendre ce processus plus contraignant pour les découvreurs, en clarifiant notamment le droit de propriété d’une météorite et en priorisant la recherche scientifique lors de la découverte d’une météorite. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de légiférer afin de garantir un droit à l’expertise scientifique prioritaire de toutes les météorites trouvées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6109</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Des chercheurs français ont conçu et réalisé le système de caméras FRIPON qui permet la détection et la trajectographie automatique des météorites qui tombent sur le territoire national, l’enjeu étant leur repérage et la rapidité de la collecte pour réduire leur dégradation par des sols humides. Au réseau FRIPON est associé l’initiative de science participative Vigie-Ciel qui permet de diffuser les informations sur les points de chute des météorites et de coordonner leur récupération. Les services de l’État (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, Ministère de la Culture) travaillent de concert avec le Muséum National d’Histoire Naturelle pour préciser le cadre juridique permettant d’encadrer la collecte de météorites et identifier ses éventuelles lacunes, en cohérence avec les cadres réglementaires existants. En France, la propriété des sols et des sous-sols est historiquement définie par le Code civil, ce qui induit que toute collecte doit avoir l’autorisation du propriétaire foncier (article 552 du Code civil). Il existe aussi un cadre réglementaire (l’article L 111-2 du code du patrimoine et l’article R-111-1 ainsi que son annexe 1) pour l’exportation de biens culturels d’une valeur supérieure à 50.000 €, qui couvre la question du contrôle de la circulation et de l’exportation illégale de météorites dépassant cette valeur, la valeur du gramme de météorite pouvant atteindre 1000 € voire plus.  Il est à noter que le cadre légal seul ne suffit pas à garantir la sauvegarde des météorites tombées en France à des fins de recherche scientifique. Il est nécessaire que les acteurs s’organisent, avec l’aide de l’État, pour garantir l’application du cadre légal existant et faire valoir les enjeux déontologiques associés à la circulation des météorites collectées. Un cas de chute récent, à Saint-Pierre-le-Viger en Normandie le 13 février 2023, pour lequel le fragment le plus important, découvert par des chasseurs de météorites professionnels motivés par leur valeur marchande, a illégalement quitté le territoire national, a montré la nécessité d’un travail de communication, tant en France qu’à l’international, dans les réseaux professionnels et muséaux pour lutter contre et endiguer la désinformation qui considèrerait que la collecte et l’exportation de météorites de France seraient possibles du fait d’une absence de réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>893</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6109</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mettre en valeur les femmes scientifiques et Lucie Randoin à l’Expo Osaka 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            893. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’opportunité de mettre en lumière des femmes de science, en particulier à l’occasion de la prochaine exposition universelle, l’Expo 2025 Osaka. À l’Expo Dubaï 2020, pour la première fois un pavillon thématique de la femme s’est attaché à dresser un panorama des contributions des femmes à la société. Les figures féminines, leurs voix singulières, sont encore largement invisibilisées. Sur ce modèle du pavillon des femmes, il semble opportun que le pavillon France de l’Expo 2025 valorise les femmes de science, dont la personne de Lucie Randoin. Une telle initiative contribuerait à fédérer le plus grand nombre autour de grandes actions de partage des savoirs scientifiques et culturels de l’humanité et à donner des modèles inspirants aux jeunes générations. C’est le cas de Lucie Randoin, première femme biologiste à avoir enseigné à l’Académie de médecine de Paris et la première après Marie Curie. Elle a été l’une des plus grandes spécialistes de la nutrition et ses travaux sur les minéraux marins, le calcium organique vivant, la recherche en nutrition-santé font date. Son héritage scientifique a contribué à établir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et équilibrée pour la santé. Elle demeure toujours aujourd’hui un modèle d’émancipation et une pionnière dans bien des domaines très contemporains, tels la souveraineté alimentaire, la nutrition du futur, l’écologie, la cohésion des territoires, l’égalité, la diversité, sur lesquels le Gouvernement entend agir. Par ailleurs, Lucie Randoin est inscrite au programme philatélique de 2025 dans la rubrique industrie, science et technique ; l’Exposition Osaka 2025 coïncidera avec l’année d’émission du timbre à son effigie. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur la proposition d’un pavillon des femmes mettant particulièrement en lumière les femmes scientifiques et donnant toute sa place à la carrière de Lucie Randoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6109</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le thème retenu pour la prochaine exposition universelle est "Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain". Cette exposition universelle sera située à Osaka du 13 avril au 13 octobre 2025 et a pour vocation d’être un laboratoire d’expertises et d’innovations pour élaborer la société de demain autour d’objectifs de développement durable, et les partager avec le plus grand nombre. Bien que ce ne soit pas le thème principal, la valorisation des femmes de science et plus généralement la thématique de l’égalité et de la parité femmes-hommes peut donc être incluse et sera présente à plusieurs occasions ; ainsi et à titre d’illustration : - Une quinzaine thématique consacrée à « Egalité et Parité, parvenir à une société mondiale égalitaire » se tiendra du 1er au 15 mai. Elle sera financée par BEL Japon ; - Le pavillon France participera à la Journée du 2 mai sur l’égalité homme femme ; - Plusieurs actions sont en cours de réflexion autour de ce thème avec les partenaires du Pavillon, à travers notamment des conférences animées par des femmes chercheurs mettant ainsi en valeur la place des femmes dans les sciences… Une communication dédiée sera organisée ultérieurement autour de la programmation du pavillon en cours d’élaboration et la thématique de l’égalité et de la parité femmes-hommes y trouvera sa place.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>359</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6110</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique d’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            359. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la suppression de l’accès aux chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique d’État depuis le 1er octobre 2023. En effet, par une circulaire du 25 juillet 2023, le bénéfice de la prestation chèque-vacances se recentre sur les seuls agents de l’État en activité, excluant ainsi les retraités de la fonction publique. Au titre de son action sociale interministérielle, cette prestation permettait aux retraités les plus modestes de bénéficier d’un accès facilité aux loisirs et aux vacances et ce, dans un contexte économique marqué par l’inflation. Cette décision de supprimer la prestation au bénéfice des retraités de la fonction publique crée une inégalité de traitement et de situation avec les retraités du secteur privé qui, eux, peuvent toujours y avoir accès. Dès lors, il lui demande s’il va revenir sur une telle décision en rétablissant l’accès aux chèques-vacances pour tous les retraités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6110</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’action sociale de l’État, collective ou individuelle, vise à améliorer les conditions de vie des agents publics et de leurs familles, notamment dans les domaines de la restauration, du logement, de l’enfance et des loisirs, ainsi qu’à les aider à faire face à des situations difficiles. Conformément aux engagements du président de la République et afin de rétablir les comptes publics, il a été demandé à chaque ministère d’identifier des pistes d’économies à hauteur de 5 % de leurs budgets respectifs. Le ministère chargé de la transformation et de la fonction publiques, à l’instar des autres ministères, a identifié 5 % de marges de manoeuvre sur tous ses programmes budgétaires dont le programme 148. Le programme 148 géré par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) comprend quatre actions budgétaires : formation des fonctionnaires, action sociale interministérielle, appui et innovation des ressources humaines et accompagnement interministérielle des ressources humaines. L’action budgétaire « Action sociale interministérielle » correspond à plus de 50 % du programme, ce qui traduit l’attachement du Gouvernement à cette action. C’est dans cet esprit, et après avoir analysé l’offre de prestations sociales à destination des agents retraités, que le recentrage de la prestation des chèques vacances sur les actifs a été acté. La circulaire du 25 juillet 2023 modifie, à compter du 1er octobre 2023, le champ des bénéficiaires des chèques-vacances. Dès lors, les demandes d’ouverture de dossiers pour l’attribution de chèques vacances sont, à compter de cette date, réservées aux seuls agents publics actifs et militaires (sous conditions de ressources comme cela est actuellement le cas). Les agents retraités ayant ouvert un plan d’épargne chèques vacances avant le 1er octobre 2023 pourront continuer d’épargner mensuellement jusqu’à la durée restant à courir. En d’autres termes, les dernières ouvertures de plans de chèques vacances cesseront en octobre 2024. De plus, le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour accompagner les retraités de la fonction publique et continue de participer à la couverture des frais engagés pour leur maintien à domicile et la prévention de la perte d’autonomie de certains agents grâce au maintien des prestations centrales d’aides au maintien à domicile (pensionnés civils et ouvriers de l’État de plus de 55 ans n’entrant pas dans le champ des allocataires de l’aide à l’autonomie). A cet égard, le montant consacré en 2024 à cette prestation a été réévalué à près de 7 millions d’euros (+44 % par rapport au budget 2023), notamment en raison de l’évolution démographique des agents de l’État. En outre, les retraités continuent de bénéficier des prestations sociales attribuées localement par les sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS) et des accès aux restaurants inter-administratifs où ils peuvent encore bénéficier de subventions. Enfin, l’accord interministériel relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l’État va se traduire par un renforcement de la solidarité intergénérationnelle. Ce dispositif de plafonnement du montant des cotisations permettra aux agents pensionnés de souscrire au contrat santé de leur ancien ministère à des tarifs avantageux, ce qui conduira par conséquent à des gains supplémentaires de pouvoir d’achat. Au regard de la croissance des enjeux de dépendance et du besoin de prestations locales pour les agents retraités de la fonction publique, le Gouvernement faitdonc le choix d’investir en priorité sur ces chantiers, tout en prenant en compte la nécessité de rétablir les comptes publics. Enfin, il est également nécessaire de souligner que l’obtention de chèques vacances seniors dans le secteur privé ne constitue pas un droit automatique ni une obligation mais qu’elle dépend d’un choix de l’entreprise ou d’une décision du CSE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>628</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6111</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>La suppression du droit aux chèques-vacances pour les fonctionnaires retraités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            628. — 8 octobre 2024. — M. Julien Guibert interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la suppression du droit des fonctionnaires à la retraite à bénéficier des chèques-vacances Alerté par des habitants de sa circonscription, il souhaite attirer son attention sur la récente circulaire modifiant le décret de 2006, qui vient supprimer le droit des fonctionnaires retraités de bénéficier des chèques-vacances. Cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les anciens agents de la fonction publique, notamment ceux touchant les pensions les plus modestes. Depuis l’instauration du dispositif, les chèques-vacances ont permis à des fonctionnaires à la retraite, en particulier aux anciens agents de catégorie C, de pouvoir partir en vacances. Cet avantage social constituait une aide précieuse pour améliorer leur qualité de vie et permettait ainsi à des milliers de retraités de ne pas renoncer aux congés pour des raisons économiques. Or la suppression de cet avantage intervient dans un contexte de précarisation croissante des retraités aux revenus modestes, pour qui la participation aux loisirs et aux vacances est déjà limitée. Les chèques-vacances étaient, pour nombre d’entre eux, un levier important pour maintenir un lien social et participer à des activités leur offrant un bien-être physique et psychologique indispensable à cette période de la vie. M. le député demande à M. le ministre de bien vouloir clarifier les raisons ayant motivé cette décision. En quoi la suppression des chèques-vacances pour les fonctionnaires retraités est-elle justifiée, alors qu’elle pénalise particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, c’est-à-dire ceux qui disposent des pensions les plus faibles ? Il le remercie de l’attention qu’il portera à cette question, dans l’espoir que des solutions équitables pourront être trouvées pour ces fonctionnaires ayant contribué, tout au long de leur carrière, au bon fonctionnement des services publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6111</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention du Gouvernement a été appelée sur les conséquences sociales de l’application de la circulaire du 25 juillet 2023 qui vise à recentrer la prestation des chèques-vacances sur les agents actifs de l’État. L’action sociale de l’État, collective ou individuelle, vise à améliorer les conditions de vie des agents publics et de leurs familles, notamment dans les domaines de la restauration, du logement, de l’enfance et des loisirs, ainsi qu’à les aider à faire face à des situations difficiles. Conformément aux engagements du président de la République et afin de rétablir les comptes publics, il a été demandé à chaque ministère d’identifier des pistes d’économies à hauteur de 5 % de leurs budgets respectifs. Le ministère chargé de la transformation et de la fonction publiques, à l’instar des autres ministères, a identifié 5 % de marges de manoeuvre sur tous ses programmes budgétaires dont le programme 148. Le programme 148 géré par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) comprend quatre actions budgétaires : formation des fonctionnaires, action sociale interministérielle, appui et innovation des ressources humaines et accompagnement interministérielle des ressources humaines. L’action budgétaire « Action sociale interministérielle » correspond à plus de 50 % du programme, ce qui traduit l’attachement du Gouvernement à cette action. C’est dans cet esprit, et après avoir analysé l’offre de prestations sociales à destination des agents retraités, que le recentrage de la prestation des chèques vacances sur les actifs a été acté. La circulaire du 25 juillet 2023 modifie, à compter du 1er octobre 2023, le champ des bénéficiaires des chèques-vacances. Dès lors, les demandes d’ouverture de dossiers pour l’attribution de chèques vacances sont, à compter de cette date, réservées aux seuls agents publics actifs et militaires (sous conditions de ressources comme cela est actuellement le cas). Les agents retraités ayant ouvert un plan d’épargne chèques vacances avant le 1er octobre 2023 pourront continuer d’épargner mensuellement jusqu’à la durée restant à courir. En d’autres termes, les dernières ouvertures de plans de chèques vacances cesseront en octobre 2024. De plus, le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour accompagner les retraités de la fonction publique et continue de participer à la couverture des frais engagés pour leur maintien à domicile et la prévention de la perte d’autonomie de certains agents grâce au maintien des prestations centrales d’aides au maintien à domicile (pensionnés civils et ouvriers de l’État de plus de 55 ans n’entrant pas dans le champ des allocataires de l’aide à l’autonomie). A cet égard, le montant consacré en 2024 à cette prestation a été réévalué à près de 7 millions d’euros (+44 % par rapport au budget 2023), notamment en raison de l’évolution démographique des agents de l’État. En outre, les retraités continuent de bénéficier des prestations sociales attribuées localement par les sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS) et des accès aux restaurants inter-administratifs où ils peuvent encore bénéficier de subventions. Enfin, l’accord interministériel relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l’État va se traduire par un renforcement de la solidarité intergénérationnelle. Ce dispositif de plafonnement du montant des cotisations permettra aux agents pensionnés de souscrire au contrat santé de leur ancien ministère à des tarifs avantageux, ce qui conduira par conséquent à des gains supplémentaires de pouvoir d’achat. Au regard de la croissance des enjeux de dépendance et du besoin de prestations locales pour les agents retraités de la fonction publique, le Gouvernement fait donc le choix d’investir en priorité sur ces chantiers, tout en prenant en compte la nécessité de rétablir les comptes publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>61</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6112</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Intervenants sociaux en commissariats de police et unités de gendarmerie (ISCG)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            61. — 1 octobre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer sur la pérennisation du dispositif d’implantation des intervenants sociaux en commissariats de police et unités de gendarmeries (ISCG). À l’interface entre l’action policière et la prise en charge sociale, les intervenants sociaux positionnés au sein des commissariats et des unités de gendarmerie (ISCG) jouent un rôle fondamental d’évaluation et de repérage des situations sociales dégradées. Au cœur d’un dispositif centré sur la personne, les intervenants sociaux en commissariats et unités de gendarmerie apportent un accompagnement psychologique, social et juridique et orientent les publics vers les services sociaux adéquats. Qualifié d’« urgentiste social », l’ISCG réalise l’intervention de proximité et permet d’assurer une prise en charge sociale de la personne en faisant connaître aux services sociaux de secteur un public non encore identifié. Encadrés juridiquement par la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 et par deux circulaires interministérielles des 1er août et 21 décembre 2006 relatives à l’extension des intervenants sociaux dans les services de police et de gendarmerie, ils jouent un rôle dont l’efficacité est largement partagée aux niveaux local et national. Les pouvoirs publics ont donc encouragé et favorisé leur déploiement à une plus large échelle. À la suite du Grenelle des violences conjugales, la mission des ISCG est renforcée pour intervenir prioritairement dans le domaine des violences intrafamiliales et sexuelles. En effet, la profession, féminisée à plus de 90 %, est désormais ciblée sur les violences physiques, psychologiques ou sexuelles et les problèmes familiaux et conjugaux, en lien avec ce public féminin majoritaire. Au regard de la nécessité d’accompagner au mieux les familles en situations de détresse sociale, la création de postes supplémentaires d’ISCG est actée dans le cadre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020/2024. Ainsi, au 19 avril 2023, il existe 450 postes d’ISCG sur le territoire, d’après les chiffres de l’Association nationale de l’intervention sociale en commissariat et en gendarmerie. L’ISCG peut être employé par diverses institutions, comme les communes, les établissements publics de coopération intercommunale, conseils départementaux, associations, etc. Le financement du poste est assuré par le biais du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) géré par le SG-CIPDR (secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation). Les conditions de mise en œuvre et de financement du dispositif sont organisées dans le cadre d’une convention entre l’État, via le FIPD et les collectivités territoriales contractantes. Toutefois, un rapport de l’inspection générale de l’administration sur l’évaluation du dispositif des ISCG montre que le caractère normalement triennal des conventions communes n’est pas suffisamment respecté, créant par voie de conséquence une fragilité du dispositif et une incertitude quant à sa pérennisation. Le rapport relève aussi, que le principe de dégressivité du financement de l’État constitue un frein à la mise en place d’ISCG sur les territoires. La situation est d’autant plus regrettable que les collectivités territoriales peuvent, si elles ne trouvent pas de financements locaux, se désengager et cesser elles aussi de financer le dispositif, et ce dès la troisième année. Cette situation induit aujourd’hui des incertitudes sur le maintien des postes, sur l’extension du dispositif et sur sa pérennisation et la recherche permanente de financement fragilise les conditions d’emploi des ISCG avec des recrutements précaires. M. le député interroge alors M. le ministre afin d’obtenir des informations sur les conventions de partenariat pour la mise en place des ISCG et souhaite savoir s’il est envisageable de revoir les conditions de contractualisation, afin de donner une vision pluriannuelle sur les financements. Par cette question, M. le député rappelle le caractère fondamental de ce dispositif, dont l’objectif de pérennisation et d’augmentation des postes est inscrit dans la stratégie de prévention de la délinquance 2020/2024 et réaffirmé par la loi dite « LOPMI » de 2022 qui prévoit le déploiement de 200 nouveaux postes sur 5 ans, pour obtenir 600 ISCG au total d’ici à 2025. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6112</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Vous interrogez M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place des intervenants sociaux en commissariats de police et unités de gendarmeries (ISCG). Alors que les forces de l’ordre sont régulièrement confrontées à des situations de détresse sociale qui dépassent leur champs d’action, la mise en place des premiers intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie (ISCG) a été expérimentée en France dès les années 1990. Identifié comme particulièrement adapté à l’aide aux victimes de violences conjugales, grâce à leur action de prise en charge complémentaire à celle des forces de l’ordre, le déploiement à l’échelle nationale de ce dispositif a constitué l’une des réformes impulsées par le Grenelle des violences conjugales en 2019. A cette occasion, le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) a été désigné pilote du dispositif, et missionné afin d’harmoniser les pratiques locales et contribuer à sa montée en puissance. Une enveloppe dédiée a ainsi été instaurée pour soutenir dans les territoires la création de postes d’ISCG. En cohérence avec le Grenelle des violences conjugales et la stratégie nationale de prévention de la délinquance, la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI 2023-2027) est venue fixer de nouveaux objectifs au dispositif, prévoyant la création de 200 postes d’ISCG supplémentaires dans les territoires, à horizon 2027. Ceci pour atteindre 600 postes, à raison de 40 créations de poste supplémentaires par an. Depuis 2020, les nouveaux postes créés sont financés selon les modalités suivantes : 80 % du coût du poste la première année, puis 50 % la 2e année et 33 % la 3e année. Afin de sécuriser les dispositifs et conformément aux préconisations du rapport de l’IGA de 2021, l’engagement de l’Etat à hauteur de 33 % du coût des postes a été maintenu depuis 2023 pour les postes créés à partir de 2020. Si l’objectif de créer 40 nouveaux postes par an n’a pas été atteint entre 2020 et 2023 du fait notamment de la difficulté des territoires à construire des partenariats financiers pérennes, des progrès importants ont été réalisés. Ainsi, tous les départements sont aujourd’hui dotés d’au moins un ISCG depuis la fin de l’année 2023. Entre 2019 et fin 2023, le territoire français est passé de 281 à 468 ISCG auxquels s’ajouteront une dizaine de postes créés en 2024. Le FIPD a ainsi consacré près de 9 M€ au financement des ISCG, dont plus de 3,7 M€ provenaient de l’enveloppe centrale dédiée (contre 8,8M€ en 2022 dont 2,2 M € issus de l’enveloppe centrale). Entre 2020 et 2023, les financements dédiés au dispositif ont augmenté de 39 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>89</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6113</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Revendication des agents de l’OFPRA pour améliorer leurs conditions de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            89. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conditions de travail des agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), ces dernières ayant de lourdes conséquences sur les agents eux-mêmes, qui se répercutent sur les demandeurs d’asile. Les agents de cet établissement public administratif (EPA) placé auprès du ministère de l’intérieur et des outre-mer et chargé de la mise en œuvre des obligations constitutionnelles et internationales en matière de droit d’asile se sont mobilisés à quatre reprises depuis octobre 2023 pour défendre la qualité du service public rendu par l’Office. Elles et ils ont dénoncé une pression irréaliste sur leur travail découlant des chiffres d’activités exigés par le contrat d’objectifs et de performance qui lie l’OFPRA aux ministères de l’intérieur et du budget ; pression relayée par leur hiérarchie, tant en matière d’objectifs collectifs qu’individuels. Les personnels pointent la complexification des procédures d’instruction des demandes de protection internationale, du fait des contraintes tenant, notamment, à la détection des profils présentant une possible menace sécuritaire, d’une part et d’une exigence de meilleure prise en compte des vulnérabilités découlant des textes nationaux et européens, d’autre part. Le programme budgétaire 303 « Immigration et asile » de la mission « Immigration, asile et intégration » de la loi de finances pour 2024 constate que la rotation très élevée des agents de l’OFPRA, due à cette forte pression du travail qui est en outre source de risques psycho-sociaux, est dommageable pour la réalisation même des objectifs chiffrés fixés. Mme la députée dénonce les conséquences de ce rythme de travail effréné imposé aux agents, qui a des répercussions directes sur l’exercice des droits des demandeurs d’asile. En effet, leur récit, central pour leur mise sous protection, doit être entendu dans les meilleures conditions possibles. En outre, depuis octobre 2023, le directeur général de l’OFPRA renvoie l’éventuelle révision des objectifs chiffrés que les agents de l’OFPRA jugent irréalistes (tels que le taux de 1,7 convocation par jour dans les services d’instruction), aux négociations du contrat d’objectif et de performance (COP) pour les années 2024-2026 qui doivent, semble-t-il, aboutir en mars 2024, entre l’Office, son ministère et le ministère du budget. Or, le 5 février 2024, le quotidien en ligne Mediapart a révélé le contenu d’un rapport d’audit commandé par le directeur général de l’OFPRA en 2021 auprès de la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) en vue de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile par l’OFPRA. Trois cabinets privés ont analysé les procédures de travail au sein de l’Office pour un montant de près de 485 000 euros, ainsi que l’a révélé le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques et ont remis leurs conclusions au directeur général de l’OFPRA dès avril 2022. Les conclusions de ce rapport n’ont pas été rendues publiques, ni même communiquées aux agents de l’OFPRA par la direction de l’Office. Mme la députée s’étonne qu’un rapport financé sur les deniers publics ne fasse pas systématiquement l’objet d’une publication intéressant tant les agents du service public concerné que les usagers, citoyens et parlementaires, garants du contrôle et de l’évaluation des politiques publiques. Outre cela, elle remarque que selon l’article de presse cité, le rapport de la DITP mentionne que la cible de 1,7 entretien par jour est « irréaliste » et qu’elle provoque des « pressions inutiles » sur les agents. Par ailleurs, ce même rapport préconise comme première « solution prioritaire » une baisse du taux de convocation à 1,2 entretien de demande d’asile par jour, permettant de rendre plus fluide la rédaction de décisions et de réduire au final ainsi les délais de traitement. Aussi, elle lui demande si, dans le cadre de l’élaboration du contrat d’objectif et de performance (COP) 2024-2026 de l’OFPRA, les objectifs chiffrés par agents vont se fonder sur une baisse de l’objectif cible d’entretiens par jour, de 1,7 à 1,2, telle que préconisée par le rapport DITP d’avril 2022.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6114</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les moyens de l OFPRA ont été renforcés ces dernières années. Entre 2015 et 2024, le plafond d emplois de l établissement a en effet progressé de 97 % (de 525 à 1036 ETP) et sa subvention annuelle pour charges de service public de 135 % (de 46 à 108 M). Le Gouvernement a également prévu au schéma d emplois de l OFPRA une augmentation de 29 ETP, inscrite au projet de loi de finances pour 2025. Le renforcement des moyens a permis d augmenter l activité décisionnelle de l Office et d améliorer ses résultats. Entre 2021 et 2023, l OFPRA a rendu entre 135 000 et 140 000 décisions. En conséquence, le stock de dossiers en instance a été considérablement réduit, et ce malgré une nette augmentation de la demande d asile, qui a atteint un niveau historique en 2023. Le délai moyen de traitement d une demande par l Office a été divisé par deux entre 2021 et 2023 et s établit aujourd hui à un peu plus de quatre mois. L OFPRA se situe ainsi à un niveau annuel de décisions parmi les plus hauts et un délai de décision parmi les plus maîtrisés des États membres de l Union européenne. Le délai de traitement globale de la demande d’asile s est donc déjà fortement réduit puisqu’il est passé de 13,4 mois en 2022 à 9,1 mois en août 2024, mais il demeure supérieur au délai moyen des pays de l’Union européenne qui s’établit à 7,9 mois. La réduction du délai de traitement d une demande d asile fait donc l objet d une attention particulière du Gouvernement. L objectif est de parvenir à un délai moyen de six mois entre l enregistrement de la demande et la décision définitive rendue par l OFPRA ou par la Cour nationale du droit d asile (CNDA). Les enjeux liés au délai de traitement d une demande d asile sont en effet multiples. Un délai plus court permet tout d abord d apporter une réponse rapide aux demandeurs et de favoriser leur parcours d intégration en le débutant plus tôt. Par ailleurs, un délai réduit est susceptible de prévenir les éventuelles demandes abusives. Enfin, la réduction du délai de traitement a des impacts budgétaires significatifs. En accélérant le traitement d une demande, la durée de prise en charge d un demandeur diminue et des économies substantielles peuvent être réalisées. En conséquence, l activité décisionnelle de l Office fait l objet d un suivi resserré. Les discussions en cours entre le directeur général de l OFPRA et les tutelles de l établissement pour l élaboration du COP 2024-2026 ont pour principal objectif de garantir que la performance attendue ne soit pas atteinte au détriment de la qualité des décisions et de la qualité de vie au travail des agents. Le meilleur équilibre entre ces exigences devra être trouvé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>679</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6114</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inauguration du nouveau siège de l’Église de scientologie à Saint-Denis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            679. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’inauguration du nouveau siège de l’Église de scientologie à Saint-Denis. Il rappelle que ce mouvement est catégorisé comme une secte en France depuis trente ans et est placé sous surveillance de la Miviludes. Bien que son existence ne soit pas illégale, les pratiques de l’Église de scientologie sont vivement critiquées et elle est régulièrement accusée d’escroquerie ou de lavage de cerveau. En 2013, la Cour de cassation avait confirmé à son encontre une condamnation pour « escroquerie en bande organisée ». Cette implantation de l’Église de scientologie, à proximité du Stade de France et du futur village olympique, est une source de profonde consternation pour les riverains et, plus généralement, d’inquiétude à l’heure où le Parlement se prononce sur une loi contre les dérives sectaires. M. le député constate l’incohérence du Gouvernement, qui prétend lutter contre les dérives sectaires tout en ayant délaissé la Miviludes durant de nombreuses années et en accordant aujourd’hui un blanc-seing au prosélytisme de la scientologie. Il souligne également qu’en 2018, Emmanuel Macron recevait à l’Élysée Tom Cruise, l’un des plus fervents promoteurs de ce mouvement. Dans ce contexte, M. le député souhaite obtenir des éclaircissements sur la position du Gouvernement concernant cette installation. Comment l’Église de scientologie a-t-elle obtenu l’autorisation d’implanter un siège aussi imposant à quelques pas du Stade de France ? Quels sont les mécanismes de contrôle mis en place face à une telle situation ? Il lui demande enfin quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir l’absence de prosélytisme de cette organisation et protéger les concitoyens contre toute entreprise sectaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6114</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément au principe de laïcité - essentiel en France -, la Miviludes s’interdit de porter quelque jugement de valeur que ce soit sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles, son objet étant par contre de dénoncer systématiquement des comportements qualifiés de « dérives sectaires » et de lutter contre elles. S’agissant de l’église de scientologie : il s’agit d’une organisation composite, dont la complexité du fonctionnement tient autant à l’implantation sur le territoire national de nombreuses entités dépendant d’elle que de l’interdépendance des structures juridiques exerçant en France, des structures juridiques à l’objet identique situées à l’étranger et des sièges européens et internationaux de chacune des branches de l’ensemble qui constitue la « Church of Scientology – International ». L’un des usages de ce mouvement est de convertir les personnes à l’occasion d’un test de personnalité gratuit, de la diffusion de tracts ou de brochures, de conférences « d’introduction » gratuites, de cours et d’étude de la Dianétique, la méthodologie d’apprentissage et de développement personnel créée par Ron Hubbard ou de toutes autres manifestations « culturelles » ou à « visée humanitaire ». Ces actions peuvent parfois être problématiques, dans la mesure où les liens avec l’église de scientologie n’apparaissent pas toujours sur les tracts, sur les stands ou dans les publicités maintenant très présentes sur Internet. L’approche analytique des risques de dérives sectaires des mouvements dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements conduit la Mission interministérielle à utiliser en particulier plusieurs « critères de dangerosité », qui ont été définis sur la base des travaux de plusieurs commissions d’enquête parlementaire et sur l’expérience de la Miviludes. En ce qui concerne la scientologie, les critères les plus éclairants sont notamment les risques de déstabilisation mentale, d’exigences financières exorbitantes, et de rupture avec l’environnement d’origine, notamment familial. Cette appréciation des risques est notamment fondée sur les principales condamnations judiciaires (liste non exhaustive) dont plusieurs organisations de la Scientologie ont fait l’objet en France. En effet, les procédures judiciaires concernant la scientologie ou de certains de ses dirigeants sont nombreuses depuis la condamnation, en 1978, en son absence, de son fondateur Lafayette Ron Hubbard, à quatre ans de prison pour escroquerie : – en 1997, la cour d’appel de Lyon confirme la condamnation de l’ancien président de la scientologie à Lyon, pour homicide involontaire, à la suite du suicide d’un adepte, et escroquerie ; – en 1999, cinq scientologues avaient été poursuivis et condamnés pour escroquerie par le tribunal de Marseille ; – en octobre 2013 la Cour de Cassation rejette le pourvoi et confirme la décision des juges du fond dans son intégralité, tant sur la procédure que sur les faits, menant ainsi à la condamnation de deux des principales structures françaises de la scientologie (l’« Association spirituelle Église de Scientologie – Celebrity Center » et sa librairie SEL), pour escroquerie en bande organisée, recel aggravé, extorsion, à des amendes d’un montant cumulé de 600 000 euros, de quatre de ses dirigeants à des peines d’emprisonnement avec sursis et des amendes pour les mêmes faits, et enfin de deux autres responsables à des peines d’amendes pour exercice illégal de la pharmacie. S’agissant du nouveau siège de l’église de scientologie, il y a lieu de rappeler que l’établissement du siège des associations n’est pas soumis à autorisation et que les services de l’État, en particulier la préfecture de Seine-Saint-Denis et la Miviludes, restent attentives à tous les faits nouveaux qui pourraient lui être rapportés. Tout fait de nature pénale susceptible d’être constaté sera en effet systématiquement transmis aux parquets à des fins de poursuites.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>728</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6115</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>FSPRT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            728. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur les échanges que peuvent avoir les différentes administrations concernant le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). En effet, après les assassinats de Samuel Paty il y a 3 ans, de Lola il y a un an et de Dominique Bernard, habitant de la circonscription de M. le député, il apparaît essentiel que les services de l’État transmettent au maire, qui dispose d’un pouvoir de police administrative générale sur sa commune, les noms des résidents fichés, c’est-à-dire ceux qui présentent un risque pour la population et dont on sait maintenant qu’ils peuvent passer à l’acte. En 2018, M. Christophe Castaner avait signé une circulaire datant du 13 novembre dans laquelle il permettait aux maires de connaître dans certains cas, les noms des fichés S ou FSPRT de leur commune. Il souhaiterait savoir si une autre circulaire pourrait renforcer encore plus le dialogue entre l’État et les maires donnant d’autres instructions en application dans les départements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6115</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), créé par décret en 2015 et administré par l’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), recense et centralise des informations relatives aux personnes qui, engagées dans un processus de radicalisation, sont susceptibles de se rendre à l’étranger sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes ou de vouloir prendre part à des activités terroristes. Les éléments figurant dans le fichier permettent d’assurer un échange d’informations optimisé entre les services concernés, à savoir essentiellement des services de renseignement, judiciaires et préfectoraux. Les groupes d’évaluation départementaux (GED), présidés par les préfets de département, ont notamment pour mission de décider de l’inscription, de la suppression ou de la clôture au FSPRT des cas qui lui sont soumis. Ils peuvent ajuster, au besoin, le niveau de suivi engagé par les services après enquête et/ou réexamen des situations individuelles.  Le ministère de l’intérieur a défini, dans une instruction du 13 novembre 2018 relative à la mise en œuvre d’un dialogue renforcé entre l’État et les maires dans le domaine de la prévention de la radicalisation violente, un cadre en vue de permettre un partage ponctuel et non systématique avec les élus locaux d’informations nominatives et confidentielles sur des individus présentant une menace et ce sous certaines conditions. Cette instruction énonce notamment que « l’inscription d’une personne au FSPRT ou l’inscription d’une fiche S au fichier des personnes recherchées (FPR) constituent des mesures opérationnelles de suivi discrètes, qui doivent, pour être efficaces, rester inconnues de celui qui en fait l’objet. Une diffusion large de ces informations serait susceptible de compromettre les investigations et de nuire à l’exhaustivité des informations contenues dans ces fichiers. C’est pourquoi le maire ne peut avoir accès direct aux informations contenues dans ces fichiers ». Cela n’exclut nullement que, selon les circonstances appréciées par le Préfet de département, une information du maire puisse être faite par ce même Préfet dans les conditions qu’il détermine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>220</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6116</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Comptes de gestion des majeurs protégés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            220. — 8 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la protection juridique des majeurs et sur le coût financier de l’externalisation du contrôle des comptes de gestion. En effet, le décret n° 2024-659 du 2 juillet 2024 relatif au contrôle des comptes de gestion transfère au secteur privé le contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés, jusqu’alors supervisé par les greffes des tribunaux. Cette externalisation implique un transfert de charges et donc un coût supplémentaire pour les bénéficiaires d’une protection juridique, à l’exception des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) qui représentent seulement 3 % des 713 500 majeurs sous protection. Ce coût est estimé à 6 000 euros par an et par personne, selon l’Unapei, alors même que la moitié des bénéficiaires se situaient en dessous du seuil de pauvreté en 2017. Ainsi, il lui demande des garanties pour assurer la sécurité et le bien-être des personnes protégées et l’appelle à prendre les mesures nécessaires pour ne pas faire peser une charge financière supplémentaire sur les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6116</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice a supprimé le contrôle des comptes de gestion par le directeur des services de greffe judiciaires. Le législateur a fait le choix d organiser un contrôle des comptes de gestion reposant soit sur les organes internes de la mesure de protection (par principe), soit sur un professionnel qualifié (par exception), en cas d impossibilité d organiser un contrôle des comptes de gestion par les organes internes de la mesure de protection. Il a également maintenu une faculté pour le juge des tutelles de dispenser la personne en charge de la mesure de protection d établir les comptes de gestion ou de les soumettre à approbation. Afin de favoriser la progressivité du coût du contrôle et de réduire les effets de seuil, l’arrêté du 4 juillet 2024 fixant la rémunération du professionnel chargé du contrôle des comptes de gestion prévoit que le coût du contrôle est fixé en fonction d un pourcentage des ressources de la personne. Ainsi, à titre d’exemple, une personne protégée qui perçoit des ressources égales au montant de l’AAH paiera environ 36,50 euros par an. Ce coût du contrôle sera également plafonné, même pour les personnes aux ressources les plus élevées. Le Gouvernement, estimant que la professionnalisation du contrôle des comptes de gestion participe de la nécessité de mieux protéger les adultes vulnérables, a donc pris les mesures nécessaires pour que la réforme du 23 mars 2019 ne fasse pas peser une charge financière excessive sur ces personnes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>756</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6116</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Saisie des indemnités de licenciement ou de rupture du contrat de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            756. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la saisie des indemnités de licenciement ou de rupture du contrat de travail. L’employeur est conduit à verser au salarié des indemnités quel que soit le motif de rupture de contrat de travail. Alors que certaines allocations ou aides ne peuvent être saisies, les sommes versées au titre d’indemnités peuvent quant à elles être saisies. Cela peut conduire à des situations financières délicates pour des personnes subissant un licenciement. Il lui demande s’il va étudier la possibilité de mettre en place un montant minimum non saisissable. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6116</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le droit des voies d’exécution tend à assurer une conciliation entre les droits du créancier, légitime à poursuivre le recouvrement de sa créance, et ceux du débiteur, qui doit en dépit de ses dettes pouvoir continuer à faire face à ses besoins élémentaires. Dans cette optique, notre droit prévoit que certaines créances sont par nature insaisissables (cf. articles L. 112-4, R. 112-5 et R. 162-4 à R 162-7 du code des procédures civiles d’exécution). C’est par exemple le cas de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou du revenu de solidarité active (RSA). En revanche, l’indemnité de licenciement peut faire l’objet d’une saisie-attribution sur le compte bancaire du salarié. Il en est de même des autres indemnités susceptibles de lui être allouées dans le cadre de la rupture de son contrat de travail (indemnité compensatrice de préavis et au titre des congés payés afférents, indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, etc.). Le principe est en effet que les saisies peuvent porter sur tous les biens appartenant au débiteur (article L. 112-1 du code des procédures civiles d’exécution). Il convient néanmoins de préciser, qu’en tout état de cause, le créancier qui pratique une saisie à l’encontre d’un débiteur doit laisser à sa disposition une somme à caractère alimentaire destinée à financer ses besoins essentiels (articles L. 162-2, R. 162-2, R. 162-3, R. 162-7 et 213-10 du code des procédures civiles d’exécution). Cette règle paraît suffisante pour garantir les droits du salarié licencié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>841</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6117</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mesures de protection des majeurs protégés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            841. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, les difficultés de plus en plus grandes rencontrées dans la mise en œuvre du régime applicable aux majeurs protégés et sur l’accroissement du risque de maltraitance auquel ces personnes sont exposées. Chacun selon ses responsabilités, le Défenseur des droits, les associations spécialisées et la Cour des comptes ont, ces dernières années, donné l’alerte à ce sujet. En juillet 2023, le groupe de travail constitué à la suite des États généraux des maltraitances a rendu un rapport contenant trente-cinq propositions de réforme tant du droit des majeurs protégés que de la gestion administrative des services qui en ont la charge et de leurs procédures. Il lui demande quelles suites ont été et vont être données aux préconisations de ce rapport.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6117</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le rapport de la mission interministérielle « Penser les protections juridique et sociale à partir des droits des personnes les plus vulnérables à être entendues et soutenues dans une société solidaire », publié en juillet 2023, formule 35 propositions afin de mieux lutter contre les maltraitances dont sont victimes les adultes vulnérables. Les propositions de nature législative de ce rapport ont, pour la plupart, été inscrites dans la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie. La création d un registre général des mesures de protection a ainsi été prévue, qui doit être effectif au plus tard le 31 décembre 2026 ; de même, la définition des missions des mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM) a été modifiée. Une obligation de formation continue pour les MJPM et les cadres des services MJPM a été instaurée, dont la durée, le contenu et les modalités seront fixés dans un décret prochain. Les associations tutélaires gestionnaires de service de mandataires judicaires à la protection des majeurs (SMJPM) sont depuis la loi de 2007 des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) et relèvent, à ce titre, de l article L. 312-1 du Code de l action sociale et des familles.  Ainsi, les mesures de l axe 1 de la stratégie nationale de lutte contre les maltraitances relatives au respect des droits des personnes et plus particulièrement les droits des personnes accueillies et accompagnées s imposent à ces SMJPM. Cet axe prévoit d améliorer l information et la participation des personnes accueillies dans les ESSMS, de développer la communication pour toutes les personnes qui ont des difficultés à s exprimer et à faire connaitre leurs besoins et de prévenir et lutter contre les maltraitances à domicile. Par ailleurs, l axe 2 de la même stratégie, centrée sur les outils du recueil, suivi et traitement des situations de maltraitances crée des cellules de recueil auprès des agences régionales de santé (ARS) qui ont notamment pour but de transmettre les alertes aux autorités compétentes pour les traiter, dont les services déconcentrés de l Etat, soutenues par un système d information dédié. Enfin, les services de l Etat sont engagés depuis plusieurs années dans une politique de contrôle de l ensemble des mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM) qui exercent selon trois modes différents : les services évoqués précédemment, les mandataires individuels et les préposés rattachés à un établissement de santé ou un ESSMS public. Ces contrôles visent à s assurer de la qualité des services rendus auprès des personnes protégées. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1250</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6118</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Application des lois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1250. — 22 octobre 2024. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des relations avec le Parlement, sur l’application des lois. Une loi votée a, pour la plupart du temps, besoin de textes réglementaires pour être applicable. C’est un enjeu primordial pour le Parlement de contrôler la publication des décrets d’application afin que la loi votée soit applicable. Chaque année, le Sénat rend un bilan annuel de l’application des lois. Celui de la session 2022-2023 montre que 44 lois ont été adoptées pendant cette période, contre 64 la session dernière. 11 étaient d’application directe et 33 nécessitaient des mesures d’application. À regarder de près, on constate que c’est l’application des lois d’origine parlementaire qui apparaît particulièrement insuffisante (43 %). Ainsi, aucune mesure règlementaire de la loi « anti-squat » du 27 juillet 2023 n’a encore été prise, empêchant l’application de cette loi. L’Assemblée nationale a créé, quant à elle, un Baromètre permettant de suivre, en temps réel et sur une période choisie, le taux moyen d’application des lois, l’état d’avancement de la mise œuvre de chaque loi et le calendrier de publication des décrets. Ainsi, du 22 juin 2022 au 6 août 2024, 47 % des lois ont été appliquées. Sur 1 220 mesures à mettre en œuvre, 47 % l’ont été (soit 575) ; il en reste encore 645 à prendre. Il arrive que certains décrets peinent à sortir en raison de leur complexité normative. Parfois, le Gouvernement tarde à les publier, n’approuvant pas une mesure législative votée contre son avis. Face aux données objectives fournies par ces outils, il pourrait être envisagé de doter les parlementaires de pouvoirs plus contraignants comme la possibilité de signaler des décrets d’application non pris dans les temps par le Gouvernement, sur le modèle des questions écrites signalées. Il pourrait par ailleurs être prévu, pour les députés membres du Comité d’évaluation et de contrôle, de demander au Gouvernement des explications sur des décrets ne semblant pas respecter l’esprit de la loi. Ce dernier aurait alors l’obligation d’y répondre dans les trois mois. Il souhaite savoir si ces deux dispositifs peuvent être mis en place à courte échéance, ce qui permettrait un meilleur contrôle à la fois quantitatif et qualitatif de l’application des lois par le Parlement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6118</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des relations avec le Parlement, partage la préoccupation exprimée par M. le député sur le taux d’application des lois, dont les modalités de mise en oeuvre sont définies par les circulaires du 29 février 2008, du 7 juillet 2011 et du 27 décembre 2022. Ces circulaires ont fixé l’objectif pour le Gouvernement de prendre toutes les mesures réglementaires nécessaires à l’application d’une loi dans un délai de six mois suivant sa publication. Le respect de cet objectif est régulièrement rappelé aux ministères dans le cadre du suivi de l’application des lois. Le Secrétariat général du Gouvernement est chargé de piloter, sous l’autorité du Premier ministre et en liaison avec le ministère chargé des relations avec le Parlement, le suivi interministériel de l’application des lois. Dans ce cadre, il revient à chaque ministère de désigner un interlocuteur permettant de coordonner efficacement le suivi de l’application des lois.  Un bilan de l’application des lois est dressé semestriellement et constitue un outil essentiel de contrôle de l’action du Gouvernement permettant de faire le point sur la mise en oeuvre des réformes. Ce bilan est adressé au Parlement et mis en ligne sur le site internet Legifrance.fr. Le taux d’application des lois figure en outre parmi les indicateurs de performance associés au projet annuel de performance de la mission "Direction de l’action du Gouvernement", annexé au projet de loi de finances. Le dernier bilan semestriel d’application des lois de la XVIe législature, établi au 30 juin 2024, fait apparaître que, pour les lois promulguées entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2023, sur 781 mesures nécessitant un décret d’application, 475 ont été prises, soit un taux d’application de 60,8 %. La nécessité d’améliorer ce taux d’application, pour les lois d’initiative parlementaire ou gouvernementale, a été rappelée à l’ensemble des ministres et à leurs cabinets dès leur prise de fonction et un comité interministériel d’application des lois a été programmé à la fin du mois de novembre 2024 afin de faire le point sur la situation et inciter les ministères à intensifier leurs efforts avant la fin de l’année. S’agissant des mesures suggérées par M. le député pour doter les parlementaires de nouvelles prérogatives dans le domaine du contrôle de l’application des lois, leur mise en place relève de la responsabilité exclusive des assemblées parlementaires, le Gouvernement ne pouvant qu’en prendre acte dans le cas où elles seraient décidées. Mme la ministre chargée des relations avec le Parlement assure M. le député de son entière mobilisation pour veiller à la rapide et complète application des lois, en collaboration étroite avec les assemblées parlementaires, afin de répondre à une triple exigence de démocratie, de sécurité juridique et de responsabilité politique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>749</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6119</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            749. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Juvin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif. Chaque année, plusieurs accidents mortels impliquant des minibus transportant des mineurs sont recensés. En cause dans certains de ces accidents, l’absence ou le manque de temps de pause et de repos des animateurs encadrants permis par l’article L. 432-5 du code de l’action sociale et des familles, qui précise les modalités du contrat d’engagement éducatif. Cet article dispose que la personne titulaire d’un contrat d’engagement éducatif bénéficie au cours de chaque période de vingt-quatre heures d’une période minimale de repos de onze heures consécutives ; que cette période de repos peut être soit supprimée, soit réduite, sans pouvoir être inférieure à huit heures ; que la personne titulaire d’un contrat d’engagement éducatif bénéficie alors d’un repos compensateur égal à la fraction du repos dont elle n’a pu bénéficier et que ce repos est accordé en tout ou partie pendant l’accueil dans des conditions fixées par décret. L’un de ces accidents a fait l’objet d’une analyse approfondie du bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT). Cette enquête a donné lieu à des recommandations de sécurité ; afin de prévenir d’autres accidents ; explicitées dans l’instruction du 21 juin 2024 relative à l’utilisation de minibus pour transporter des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif. Aussi M. le député s’interroge sur les mesures qui peuvent être mises en place afin d’assurer aux encadrants éducatifs qu’un temps de repos minimal leur soit effectivement assuré et ce, dans les heures précédant la conduite. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage d’améliorer les conditions de travail des animateurs éducatifs transportant des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6119</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le recours au minibus pour transporter les enfants et les adolescents dans le cadre des accueils collectifs à caractère éducatif à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels et des loisirs est une pratique courante. La conduite de ce véhicule ne nécessitant pas de permis spécifique, elle est généralement assurée par un des encadrants de ces accueils collectifs de mineurs (ACM). Le bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT) a documenté et analysé les conditions dans lesquelles les accidents impliquant des minibus dans le cadre des ACM se sont produits ces dernières années. Comme suite à ses recommandations, l’instruction du 21 juin 2024 relative à l’utilisation de minibus pour transporter des mineurs dans le cadre d’un accueil collectif à caractère éducatif à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels et des loisirs a été publiée au bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (BOENJS) n° 27 du 4 juillet 2024. Cette instruction a pour objet de rappeler les règles de sécurité et de prévention à suivre pour la préparation et la réalisation des déplacements en minibus dans le cadre des ACM ainsi que les responsabilités associées. Cette instruction fournit également les éléments nécessaires permettant d informer et de sensibiliser les utilisateurs de ces véhicules sur les risques d’hypovigilance et de manque d’attention lors de la conduite. La sécurité des mineurs en accueils collectifs est une priorité absolue. Il appartient à l’organisateur d’un ACM de prendre toutes les mesures nécessaires permettant de garantir la sécurité des mineurs. De même, en tant qu’employeur, l’organisateur d’un ACM doit veiller à la santé et à la sécurité de l’ensemble des travailleurs placés sous son autorité. Il lui appartient d être attentif aux conditions de travail et de vie des animateurs et, le cas échéant, à leur état de fatigue lié à leur activité au sein de l’ACM. L’organisateur d un ACM peut être tenu pour co-responsable en cas d’accident, notamment s’il a laissé s’effectuer un trajet dans des conditions manifestement dangereuses, par exemple avec un conducteur dans un état de fatigue extrême qui peut entraîner un défaut d’attention et/ou de vigilance au volant. Par ailleurs, les services du ministère étudient la possibilité de modifier les dispositions réglementaires applicables aux ACM afin de renforcer l’encadrement des enfants dans le cadre des transports effectués en minibus en prévoyant la présence d’un adulte supplémentaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1055</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6119</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Revoir les conditions du contrat d’engagement éducatif (CEE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1055. — 15 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail des animateurs en colonie de vacances et les risques que ces conditions font peser sur la sécurité des enfants. Les animateurs des centres d’accueil collectif des mineurs sont employés sous le régime du contrat d’engagement éducatif (CEE). Il s’agit d’un contrat particulier qui déroge aux normes classiques du droit du travail sur plusieurs aspects importants, notamment en matière de temps de travail, de repos et de rémunération. Ces animateurs peuvent ainsi travailler de très longues journées, ce qui est nécessaire pour garantir une surveillance pérenne des enfants et adolescents pris en charge. Néanmoins, cette condition ne permet pas de respecter les temps de repos minimums prévus pour le code du travail, tout en percevant une rémunération bien inférieure aux standards en vigueur. Cette situation fait naître des conditions de fatigue extrêmes chez ces animateurs qui doivent souvent, en plus de leurs responsabilités d’encadrement, assurer le transport des enfants et des adolescents, notamment en prenant le volant de minibus qui ne nécessite pas de permis spécifique. Ainsi, la combinaison d’une fatigue extrême et d’une responsabilité aussi importante que la conduite d’un véhicule est source de dangers, comme l’ont montré les récents accidents mortels. Des enfants et des adolescents ont perdu la vie dans des accidents provoqués par l’endormissement au volant d’animateurs épuisés. Ces drames, qui auraient pu être évités si des conditions de travail décentes avaient été respectées, mettent en lumière l’urgence d’une réforme du contrat d’engagement éducatif (CEE). Il est urgent de revoir le contrat d’engagement éducatif (CEE) afin de l’aligner sur les normes minimales du droit du travail, notamment en instaurant un temps de repos quotidien et hebdomadaire obligatoire, ainsi qu’en limitant la durée des journées de travail pour éviter l’épuisement. Par ailleurs, il est nécessaire de revoir la taille des groupes d’enfants confiés à chaque animateur. Des effectifs trop importants accroissent la charge mentale et physique des encadrants, augmentant ainsi le risque d’accidents. Une réduction du nombre d’enfants par animateur permettrait un encadrement plus attentif et sécurisé. La sécurité des enfants doit être une priorité absolue dans le cadre des activités de loisirs et de vacances encadrées par l’État et les collectivités. Or ce cadre contractuel, en dérogeant aux règles fondamentales du droit du travail, compromet la sécurité non seulement des enfants, mais aussi celle des animateurs eux-mêmes, qui ne peuvent assurer leurs missions dans des conditions acceptables. Alors que la sécurité et le bien être des enfants doivent être au cœur des priorités, elle lui demande comment justifier le maintien d’un cadre contractuel qui met en danger à la fois ceux qui encadrent et ceux qui sont encadrés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6120</pageJO><datePublication>2024-11-19</datePublication><noPublication>20240032</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article L. 432-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF), le contrat d’engagement éducatif (CEE) est destiné aux personnes qui exercent, de façon occasionnelle, des fonctions d’animation ou de direction d’un accueil collectif de mineurs (ACM) à caractère éducatif organisé à l’occasion de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs. Ce contrat répond à la réalité de l’activité d’animation socio-éducative dans les séjours de vacances, qu’il s’agisse de son caractère occasionnel ou du rythme spécifique d’alternance qu’elle implique entre temps de travail et de repos. Ce dispositif permet aux animateurs d’assurer la surveillance permanente des mineurs, indispensable pour assurer leur sécurité, et de bénéficier de repos compensateurs équivalents aux repos quotidiens. La réglementation des accueils collectifs de mineurs (ACM) fixe les taux d’encadrement en fonction de l’âge des mineurs et des caractéristiques des accueils. Dans tous les cas, les organisateurs d’ACM doivent, par des modalités d’organisation adaptées, assurer la sécurité physique et morale des mineurs qui leurs sont confiés. S’agissant du transport des enfants et des adolescents, le recours au minibus dans le cadre des ACM est une pratique courante. La conduite de ce véhicule ne nécessitant pas de permis spécifique, elle est généralement assurée par un des encadrants de ces accueils. Le bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT) a documenté et analysé les conditions dans lesquelles les accidents impliquant des minibus dans le cadre des ACM se sont produits ces dernières années. Comme suite à ses recommandations, l’instruction du 21 juin 2024 relative à l’utilisation de minibus pour transporter des mineurs dans le cadre d un accueil collectif à caractère éducatif à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels et des loisirs a été publiée au bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (BOENJS) n° 27 du 4 juillet 2024. Cette instruction a pour objet de rappeler les règles de sécurité et de prévention à suivre pour la préparation et la réalisation des déplacements en minibus dans le cadre des accueils collectifs de mineurs, ainsi que les responsabilités associées. Cette instruction fournit également les éléments nécessaires permettant d informer et de sensibiliser les utilisateurs de ces véhicules sur les risques d’hypovigilance et de manque d attention lors de la conduite. La sécurité des mineurs en accueils collectifs est une priorité absolue. Il appartient à l’organisateur d’un ACM de prendre toutes les mesures nécessaires permettant de garantir la sécurité des mineurs. De même, en tant qu’employeur, l’organisateur d’un ACM doit veiller à la santé et à la sécurité de l’ensemble des travailleurs placés sous son autorité. Il lui appartient d’être attentif aux conditions de travail et de vie des animateurs et, le cas échéant, à leur état de fatigue lié à leur activité au sein de l’ACM. L’organisateur d’un ACM peut être tenu pour co-responsable en cas d’accident, notamment s’il a laissé s’effectuer un trajet dans des conditions manifestement dangereuses, par exemple avec un conducteur dans un état de fatigue extrême qui peut entraîner un défaut d’attention et/ou de vigilance au volant. Par ailleurs, les services du ministère étudient la possibilité de modifier les dispositions réglementaires applicables aux ACM afin de renforcer l’encadrement des enfants dans le cadre des transports effectués en minibus en prévoyant la présence d’un adulte supplémentaire. Enfin, s’agissant de la rémunération des animateurs, le Gouvernement prévoit d’augmenter le seuil de rémunération des personnes titulaires d’un CEE. Le seuil de rémunération actuellement fixé à l’article D. 432-2 du CASF à 2,20 fois la valeur du SMIC horaire (soit 25,63 euros), devrait être porté à 4,30 fois le SMIC (soit 50,10 euros). Le décret nécessaire devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>