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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-11-26" NumJO="20240033" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>34</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6125</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mauvaise gestion du fichier de traitement d’antécédents judiciaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        34. — 26 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fichier de traitement d’antécédents judiciaires. Le 17 octobre 2024, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a rappelé à l’ordre le ministère de l’intérieur et des outre-mer et le ministère de la justice pour leur mauvaise gestion du fichier de traitement d’antécédents judiciaires, le TAJ. M. le député et son collègue, M. Philippe Gosselin, avaient déjà dénoncé ce problème dans le rapport d’information qu’ils ont déposé en avril 2023. Trois manquements à la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés dite « loi informatique et libertés » ont ainsi été relevés par la Commission : alors que les données doivent être rectifiées lors d’une requalification judiciaire et effacées par principe, en cas de décision de relaxe ou d’acquittement, sauf si le procureur de la République (ou le magistrat référent) en demande le maintien, il a été relevé que de nombreux parquets ne transmettaient pas automatiquement au gestionnaire du TAJ les décisions de relaxe, d’acquittement, de non-lieu et de classement sans suite. En conséquence, les fiches correspondantes n’étaient pas effacées ou ne pouvaient pas faire l’objet de mention indiquant qu’il y avait eu non-lieu ou relaxe, ce qui peut avoir des conséquences concrètes et graves pour les personnes, notamment parce que cela peut influer sur la conclusion d’enquêtes administratives préalables à l’exercice d’une profession ou à l’admission à se présenter à un concours de la fonction publique. La CNIL a également relevé que l’information communiquée lors de la collecte des données n’était pas spécifique au fichier TAJ, pouvait être lacunaire, voire inexistante, selon les services gestionnaires en charge de la collecte des données ou du statut des personnes concernées (mise en cause ou victime). Aussi les intéressés étaient-ils susceptibles d’ignorer jusqu’à l’existence même de ce fichier. La CNIL a enfin noté que les services gestionnaires du TAJ éprouvaient des difficultés à obtenir des réponses de la part des parquets consultés, dans le cadre des demandes de droit d’accès de particuliers, ce qui, considère-t-elle, porte atteinte à l’effectivité des droits des personnes. Il lui demande quelles mesures ont été prises par son ministère pour mieux assurer l’exactitude des données et garantir l’effectivité des droits des personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>35</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6125</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josy Poueyto</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Pour un soutien aux collectivités dépourvues d’assurance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        35. — 26 novembre 2024. — Mme Josy Poueyto appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés des collectivités territoriales en matière d’assurance. Il faut bien reconnaître que ce sujet a fait l’objet d’alertes régulières auprès du Gouvernement. Mais les élus locaux restent aujourd’hui encore confrontés à des obstacles majeurs dans leurs relations avec les compagnies d’assurance. Si les conclusions de la mission de la commission des finances du Sénat portent, depuis quelques mois seulement, 15 propositions pour « garantir une solution d’assurance » à chaque collectivité, nul doute qu’il faudra encore du temps pour engager concrètement des actions en capacité d’atteindre cet objectif. Or l’urgence d’une réponse de l’État est absolue quand la collectivité n’est plus du tout assurée en raison du refus de l’assureur de prendre en charge le risque, à tort ou à raison. Ce durcissement des conditions contractuelles va de plus en plus souvent jusqu’à l’exclusion du risque et il expose les collectivités à de lourdes conséquences en cas de grave sinistre. En effet, une collectivité lâchée par son assureur n’aura pas la capacité financière de faire face à la réparation d’un important préjudice sans mettre en péril son budget et sa trajectoire en matière de fiscalité locale. Mme la députée constate que, dans ces situations précises de résiliation unilatérale de contrat et, par conséquent, dans les cas d’absence de garanties assurantielles, les collectivités sont injustement laissées à leur sort. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre très rapidement en faveur des collectivités dépourvues d’assurance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>36</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6126</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens dévolus à la sécurité civile et à la protection quotidienne des Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        36. — 26 novembre 2024. — À l’approche de la Sainte-Barbe, M. Fabrice Brun interpelle M. le ministre de l’intérieur sur les moyens dévolus à la sécurité civile et à la protection quotidienne des Français et des Ardéchois. Dans un département rural comme l’Ardèche, 335 communes pour 331 000 habitants, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), financé à 70 % par le département et 30 % par les communes et communautés de communes, doit faire face à tout type de risques : incendies, crues et inondations, risques sismique, fluvial, industriel, nucléaire… De surcroît, le secours à la personne explose, avec des difficultés supplémentaires liées à la désertification médicale. Quels moyens supplémentaires le Gouvernement entend-il mobiliser pour accompagner le SDIS et le département de l’Ardèche pour financer les investissements liés à la gestion de ces différents risques ? En Ardèche, 92 % des pompiers sont volontaires. Quels moyens le Gouvernement engage-t-il pour renforcer le volontariat, clé de voûte du système de sécurité civile français, encore plus en ruralité ? Où en est le décret d’application de la mesure adoptée dans le cadre de la réforme des retraites 2023, visant à permettre aux sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli aux moins dix années de service, continu ou non, de valider des trimestres de retraite supplémentaires ? Enfin, alors que le syndrome de stress post-traumatique est aujourd’hui bien connu des soldats revenus de conflits de guerre, il lui demande ce que le Gouvernement met en œuvre pour accompagner la blessure psychique des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels dans le cadre de l’exercice de leur mission de sécurité civile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>37</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6126</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Simplification de l’installation des jeunes viticulteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        37. — 26 novembre 2024. — Mme Pascale Bay attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les jeunes viticulteurs lors de leur installation. Les premiers obstacles sont d’ordre financier. Le prix du foncier et du matériel agricole instaure un premier frein à l’installation ou à la transmission d’un domaine viticole. En tant que chef d’entreprise, les nouveaux viticulteurs ont besoin de plus de visibilité économique. Mme la députée a constaté un manque d’études et de rapports à destination des professionnels du secteur viticole leur permettant d’identifier le meilleur modèle à adopter pour assurer la pérennité de leur projet. Les viticulteurs ont aussi besoin d’un accompagnement plus constant de l’État. La perte du bénéfice des allègements de cotisations sociales dont ils profitent les premières années constitue un choc brutal pouvant mener l’entreprise à sa fin. Une meilleure répartition dans le temps du soutien de l’État doit être envisagée. Concernant les matières actives, plus encore que leur suppression, c’est bien l’incertitude provoquée par les décisions contradictoires de l’État qui complique le quotidien des viticulteurs. Enfin, les déclarations administratives multiples affaiblissent moralement les vignerons dans l’exercice de leur métier et les empêche d’envisager sereinement l’avenir. Elle lui demande donc quelles solutions sont envisagées pour garantir une meilleure visibilité aux jeunes viticulteurs et assurer la pérennité de leur installation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>38</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6126</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Soutien aux écoles rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        38. — 26 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la politique qu’entend mener le Gouvernement en matière de soutien aux écoles rurales. Chaque année, au mois de février, les directeurs académiques des services de l’éducation nationale (DASEN) publient les cartes scolaires dans la perspective de l’année scolaire suivante. Chaque année, de très nombreuses suppressions de postes sont annoncées. Chaque année, de trop nombreuses classes ferment donc leurs portes. Et chaque année, c’est la France rurale qui est la première victime de ces fermetures. En menaçant l’avenir des écoles, ces fermetures de classes portent directement atteinte à la vitalité des communes concernées. À deux mois de la publication de la carte scolaire 2025-2026, les maires ruraux font leurs comptes. Ils cherchent à inscrire de nouveaux élèves dans leurs écoles afin de maximiser leurs chances d’échapper à une potentielle fermeture de classe. L’an passé, pour le seul département des Côtes-d’Armor la carte scolaire prévoyait 42 fermetures de classes. Certaines de ces fermetures concernaient des écoles pour lesquelles les communes avaient engagé des travaux lourds et extrêmement onéreux pour des petites communes. Plus de 2,5 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle école à La Motte. Plus de 700 000 euros pour le RPI Plédéliac-St-Rieul. Comment expliquer à un maire qui a consacré la quasi-totalité de son budget d’investissement à son école, qu’une de ses classes va fermer ? Surtout quand cette fermeture menace l’existence même de l’école. De même, comment expliquer à des communes ayant accepté un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), qu’en dépit du regroupement de leurs écoles, une de leur classe devra fermer ses portes ? Au RPI Plussulien-St-Mayeux, cette suppression de poste a conduit un maire à la démission. Comment faire fonctionner un RPI avec seulement 2 postes et des classes comprenant 5 niveaux ? Initialement, le RPI devait être une garantie pour les élus et les parents d’élèves. Il ne l’est malheureusement plus. Les élus ruraux se donnent corps et âme dans leur mandat pour attirer des familles dans leurs communes et ainsi assurer l’avenir de leurs écoles. Ils le font avec leurs moyens et des marges de manœuvre par nature limitées et qui tendent à se réduire. L’exemple du zéro artificialisation nette (ZAN) en est l’exemple parfait. Comment accueillir des familles lorsque la construction n’est plus possible ? Dans ces conditions et à quelques semaines de la publication de la prochaine carte scolaire, il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement compte bâtir cette carte scolaire et s’il entend prendre des mesures particulières afin de protéger la ruralité de fermetures de classes qui, ces dernières années, ont souvent été excessives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>39</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6127</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabrina Sebaihi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement du protoxyde d’azote
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        39. — 26 novembre 2024. — Mme Sabrina Sebaihi appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’usage du protoxyde d’azote. Dans la nuit du 22 au 23 octobre 2024, un jeune de 19 ans était tué par arme à feu place des Muguets, à Nanterre, sur fond de prise de protoxyde d’azote. Une jeune Nanterrienne plusieurs mois auparavant s’est retrouvée handicapée à la suite de la prise de cette même substance. Des vies brisées, d’autres marquées à jamais. Le protoxyde d’azote, aussi appelé « ballons » ou « proto », fait des ravages dans les territoires et particulièrement dans la jeunesse. Si des mesures ont été prises dans les Hauts de Seine, notamment par l’ancien préfet Laurent Hottiaux, cela ne suffit manifestement pas. Les associations, les élus alertent depuis plusieurs années désormais. Mme la députée a en tête l’association Villes et Banlieues ou, sur la commune de Nanterre, l’association du Gao qui œuvre notamment dans le quartier du Petit Nanterre. C’est aujourd’hui un enjeu de santé publique et les pouvoirs publics ne peuvent pas se défausser sur de simples arrêtés municipaux ou départementaux pris au gré des politiques locales mises en place. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement prévoit de mettre en place pour lutter efficacement contre l’usage abusif du protoxyde d’azote, notamment en sensibilisant les jeunes aux dangers pour la santé et en régulant davantage sa vente et sa distribution sur le territoire. Son collègue Idir Boumertit avait déposé une proposition de loi sur le sujet sous la précédente législature, visant à encadrer fortement l’usage et la vente de ces produits. Elle lui demande si elle compte s’emparer de ce sujet qui est devenu une problématique majeure de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>40</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6127</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Cumul de contraventions : il faut une réponse adaptée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        40. — 26 novembre 2024. — Mme Eva Sas attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les problèmes engendrés par l’accumulation d’amendes forfaitaires et de contraventions par plusieurs habitants de sa circonscription, dont certains sont mineurs. Mme la députée note que l’accumulation des amendes, leur fréquence, leur concentration sur certains individus, certains quartiers, interroge sur l’usage proportionné de cet outil juridique. Au-delà de la pertinence de ces amendes et contraventions, on peut également s’interroger sur l’effectivité de ces sanctions et leur caractère dissuasif compte tenu des taux de recouvrement observés. Il est fréquemment observé que ce n’est qu’arrivés à la majorité et débutant leur vie professionnelle que les contrevenants endettés à hauteur de dizaines de milliers d’euros sur des motifs de tapage nocturne, non-respect du confinement ou autres contraventions routières prennent conscience de la sanction et de son ampleur. Le remboursement de cette dette pénalise alors lourdement leur entrée dans la vie professionnelle et la stabilité de leur vie de jeune adulte. Mme la députée souhaiterait donc que soit mise à l’étude une transformation de ces dettes d’amendes et contraventions en travaux d’intérêt général (TIG). Mme la députée est parfaitement consciente que les TIG ne sont pas de même nature que les amendes forfaitaires en terme de réponse pénale et que les TIG sont souvent utilisés comme complément ou comme alternative à l’emprisonnement pour des contraventions de 5e classe et des délits. Mais elle souhaiterait que M. le ministre réexamine la possibilité de la transformation des amendes dues à des contraventions de la 2e classe à la 4e classe en heures de TIG. À défaut, elle lui demande quels aménagements peuvent être faits pour apporter une solution à ces jeunes surendettés souhaitant s’insérer dans la vie sociale et professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>41</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6128</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre de la réforme du 3ème cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        41. — 26 novembre 2024. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques (R3C). Cette réforme, qui fait l’objet de discussions depuis 8 ans, vise à moderniser et structurer la dernière phase des études de pharmacie, en introduisant des diplômes d’études spécialisées (DES) et en adaptant le contenu de la 6ème année (celle-ci comprend, pour la filière officine, 4 mois de cours théoriques et 6 mois de stage). Cette réforme doit également comporter un volet financier afin de revoir l’indemnisation des étudiants stagiaires. Les étudiants en 6ème année de la filière officine perçoivent actuellement une indemnité de stage d’environ 600 euros bruts par mois, ce qui est insuffisant pour pouvoir vivre de manière convenable. Un projet de revalorisation a fait l’objet de discussions avec l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), sans concrétisation à ce jour. Une demande de revalorisation a été formulée à hauteur de 1 200 euros nets par mois sur l’intégralité de la période de stage, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de transport de 130 euros bruts par mois et une indemnité forfaitaire d’hébergement de 300 euros bruts par mois. Ces demandes d’indemnités forfaitaires sont notamment indispensables pour permettre aux étudiants d’effectuer leur stage dans des territoires sous-dotés en pharmaciens. Aussi, elle souhaite savoir si elle peut lui communiquer un calendrier d’application de cette réforme qui est attendue depuis de nombreuses années par les étudiants en pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>42</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6128</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Le Nabour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Discrimination dans l’accès au sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        42. — 26 novembre 2024. — Mme Christine Le Nabour attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation préoccupante à laquelle fait face une famille de sa circonscription. Une problématique qui entrave la participation de certains enfants en situation de handicap aux activités scolaires, notamment en lien avec l’incohérence concernant l’exigence d’un agrément pour les parents désireux d’endosser le rôle d’accompagnateur bénévole. Il est noté qu’en de nombreuses occasions, le refus d’agrément empêche les parents de contribuer à l’inclusion de leur enfant handicapé dans certaines activités scolaires aquatiques, malgré le fait que cet agrément soit normalement destiné aux personnes accompagnatrices gérant un groupe dans l’eau. Par ailleurs, la lecture de la note de service du 28 février 2022 révèle que « les adultes bénévoles assurant l’accompagnement de la vie collective, mais n’intervenant pas dans une activité d’enseignement, ne sont pas soumis à l’agrément préalable des services de l’éducation nationale. Toutefois, leur participation est soumise à l’autorisation préalable du directeur d’école. En tout état de cause, un accompagnateur bénévole ne peut se retrouver isolé avec un élève ». Cette disposition détermine une impossibilité pour l’enfant de participer à l’activité collective. Mme la députée demande une clarification du Bulletin officiel sur ce point, puisque les parents n’intervenant qu’auprès de leur propre enfant peuvent aujourd’hui être soumis à la nécessité d’un agrément. Cette lacune crée une situation d’incohérence et une forme de discrimination. Dans l’optique d’une société inclusive pour laquelle le Gouvernement œuvre depuis 2017 par une politique volontariste dans laquelle Mme la députée s’inscrit pleinement, elle l’interroge sur les mesures envisagées pour résoudre cette incohérence et garantir un accès équitable aux activités scolaires pour tous les enfants, indépendamment de leur handicap, ce qui permettrait de mettre fin à ce qui peut légitimement apparaître comme une discrimination.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>43</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6128</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Expérimentation de « tirs territorialisés » contre la prédation lupine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        43. — 26 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les attaques récurrentes du loup dans le Jura, notamment au sein de la Petite Montagne. En effet, la liste des prédations est impressionnante, inquiétante et la pression sur les éleveurs est omniprésente. Cette thématique prend de l’ampleur et suscite de très fortes inquiétudes chez les éleveurs ainsi qu’au sein de la population. Dans ce cadre, Mme la députée souhaiterait, sur le modèle du département du Doubs, la mise en place d’une expérimentation de « tirs territorialisés », eu égard à la difficulté de mise en place de mesures de protection, en référence à l’étude de la chambre d’agriculture du Jura relative à la vulnérabilité de la Petite Montagne. L’objectif prioritaire de cette expérimentation serait de trouver des moyens adaptés pour protéger les troupeaux jurassiens et ainsi apporter un soutien aux éleveurs déjà fortement éprouvés. L’Union européenne s’est prononcée, le 25 septembre 2024, favorablement à une baisse du niveau de protection du loup, qui devait passer de protection stricte à protection simple et M. le Premier ministre envisage une augmentation de la capacité de prélèvement. Dans ce cadre et suite à la réalisation d’une étude de vulnérabilité des cheptels bovins réalisée par la chambre d’agriculture du Jura, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement face à cette recrudescence d’attaques et notamment la mise en place de l’expérimentation de tirs territorialisés dans le Jura, comme c’est le cas dans le département voisin du Doubs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>44</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6129</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Absence de définition juridique française de la fleur de sel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        44. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Buchou interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence d’une définition juridique française de la fleur de sel. Sur la côte atlantique, les sauniers récoltent la fleur de sel de manière artisanale, à la main, en surface des cristallisoirs, selon un savoir-faire traditionnel. Cette méthode diffère de celle des processus industriels. Le vide juridique actuel ouvre la voie à un large panel de techniques de production qui peut induire en erreur les consommateurs quant à la nature et à la qualité de la fleur de sel qu’ils achètent. Du fait de l’importance de ce mode de production artisanale, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour définir précisément, d’un point de vue juridique, la fleur de sel afin de protéger à la fois les producteurs traditionnels et les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>45</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6129</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation de la Fonderie de Bretagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        45. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation de la Fonderie de Bretagne. Alors que, depuis plusieurs semaines, le secteur industriel de l’automobile est en difficulté, avec l’annonce de plusieurs plans sociaux, l’inquiétude monte en France chez les salariés, les intérimaires et les sous-traitants de ce secteur. La prévention de ces difficultés doit se faire plus en amont. Cela passe par un dialogue exigeant entre l’État, les dirigeants d’entreprises, les syndicats et les élus locaux, afin de faire émerger des pistes de transition. Il y a trois ans, l’hémicycle et le Gouvernement ont été alertés sur l’avenir de la Fonderie de Bretagne, située à Caudan, un territoire à forte tradition ouvrière et métallurgique. Après le retrait de Renault et la vente de l’usine à un fonds d’investissement allemand en 2021, la détermination des salariés et de la nouvelle direction a permis une diversification et une modernisation réussies, renforçant la compétitivité de l’usine. Cette dynamique a consolidé l’avenir de cette fonderie, qui représente 300 emplois directs et près de 900 emplois indirects, ainsi que des centaines de familles. La séparation avec Renault étant finalisée, une offre ferme d’acquisition a été déposée. Cette proposition offre une vision à moyen et long terme avec des perspectives européennes, qui, on le sait, est l’échelle qui permettra d’accompagner la mutation de ce secteur. Cependant, pour que cette reprise aboutisse, certaines conditions suspensives restent à lever, dont la garantie d’un volume d’affaires assuré jusqu’en 2028 par le groupe Renault, dont l’État est un des principaux actionnaires. M. le député rappelle que, grâce à la mobilisation des salariés, des élus locaux et nationaux, ainsi que du Gouvernement, Renault Group a accompagné financièrement la modernisation de cette usine, désormais l’une des fonderies les plus modernes d’Europe. Il lui demande s’il peut garantir que tout sera mis en œuvre pour que Renault continue d’accompagner la transition de la Fonderie de Bretagne en maintenant son carnet de commandes jusqu’en 2028 car il en va de la pérennité de cette usine, de la vitalité économique de ce territoire, de la reconnaissance du travail de ses salariés et de son rôle hautement stratégique pour la souveraineté industrielle du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>46</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6129</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de liaisons autoroutières A133 et A134 dit « contournement Est de Rouen »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        46. — 26 novembre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la suite qu’entend donner le Gouvernement au projet de liaisons autoroutières A133 et A134, dit contournement Est de Rouen, visant à relier les autoroutes A28 et A13. Ce projet d’autoroutes à péages, dont le bien-fondé est contesté, fédère contre lui un large arc d’acteurs de la société civile et de collectivités locales telles que la Métropole Normandie Rouen, la communauté d’agglomération Seine Eure, ainsi que de nombreuses communes directement impactées, ou suscite l’indifférence d’autres, telle que celle du département de l’Eure qui s’est retiré de longue date de son financement. Lors de son audition au Sénat le 30 octobre 2024, M. le ministre a indiqué prendre acte de l’absence de consensus politique local autour du projet de contournement autoroutier de Rouen par l’est. Celui-ci a indiqué à cette même occasion vouloir comprendre et écouter tous les acteurs sur leur position. Dans un courrier daté du 24 septembre 2024 adressé à M. le Premier ministre et communiqué en copie à M. le ministre, M. le député a réitéré une demande d’audition collective formulée auprès de son prédécesseur en avril 2024, pour lui exposer les arguments des opposants à ce projet d’infrastructure. N’ayant pas encore obtenu de réponse de M. le ministre, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle réponse celui-ci entend apporter à sa demande d’audition commune d’élus et d’acteurs associatifs du territoire opposés à cette infrastructure ou, plus simplement, s’il entend proposer l’abandon de ce projet d’autoroute au Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>47</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6130</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Devenir d’EuroApi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        47. — 26 novembre 2024. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur le devenir d’EuroApi. Créé en 2022 et regroupant 6 anciens sites européens de Sanofi dédiés à la fabrication de principes actifs pharmaceutique, le groupe EuroApi avait vu sa constitution présentée comme un symbole de la souveraineté sanitaire. L’État avait parrainé la constitution de cette nouvelle société, introduite en bourse, entrant même au capital à travers BPI France et au conseil d’administration. Tout en réalisant une belle opération financière, Sanofi demeurait provisoirement actionnaire à hauteur de 30 %. Depuis, l’activité de l’entreprise n’a pas répondu aux attentes, entraînant l’annonce, en mars 2024, d’un vaste plan de restructuration avec la fermeture des sites de Haverhill (Royaume-Uni) et Brindisi (Italie). L’inquiétude est grande sur les sites français de Vertolaye (Puy-de-Dôme) et St-Aubin-les-Elbeuf (Seine-Maritime) qui souffrent d’un défaut de compétitivité en raison de l’ancienneté de leurs équipements. Huit mois après les annonces de restructuration, quelle est la situation actuelle du groupe et plus particulièrement des deux sites français ? Quelles mesures ont été prises par les deux principaux actionnaires, Sanofi et BPI France, pour garantir le devenir de ce groupe de production pharmaceutique et le maintien des emplois ? Enfin, il lui demande quelles sont les nouvelles perspectives à moyen et long terme engendrées par le financement du projet de transformation stratégique FOCUS-27 pour répondre aux besoins des clients et des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>48</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6130</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Obsolescence de la loi du 13 décembre 2000 dite « loi SRU »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        48. — 26 novembre 2024. — M. Sylvain Berrios interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’obsolescence de la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain, dite « loi SRU ». L’article 55 de cette loi dispose l’obligation pour les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 habitants en Île-de-France) d’atteindre un stock de 25 % minimum de logements sociaux d’ici à 2025, sous peine de lourdes sanctions. Si l’objectif initial de mixité sociale et de résorption de la pénurie de logements sociaux est louable, force est de constater que, en près d’un quart de siècle d’application, cette loi n’a pas atteint ses objectifs. À ce jour, près de 3 millions de ménages répondant aux critères sont en effet en attente d’un logement social. Ainsi, dans la circonscription de M. le député, la commune de Saint-Maur-des-Fossés est carencée et subit à ce titre une double-peine. D’une part, elle doit payer chaque année une pénalité de plus de 6 millions d’euros en application de l’article 55 de la loi « SRU ». D’autre part, et malgré le fait que la ville ait signé en février 2020 un contrat de mixité sociale avec l’État, gage de sa bonne volonté, celui-ci lui retirait dix mois plus tard l’intégralité de ses leviers en matière d’urbanisme, en particulier le droit de préemption et la délivrance des permis de construire. L’État, qui a repris à son compte ces leviers, a démontré son incapacité à réaliser le travail avec 496 logements sociaux délivrés sur le triennal, contre 900 réalisés par la ville de Saint-Maur sur le triennal précédent. Cet exemple révèle le fétichisme du quota que porte en elle la loi « SRU » et qui pénalise particulièrement certaines communes. Leurs maires sont aujourd’hui découragés par l’iniquité des mécanismes de cette loi, qui conduisent à ce que des sanctions soient prononcées non pas au regard de la trajectoire annuelle de production de logements, mais de l’histoire politique de leur ville. En outre, ces mécanismes de quota conduisent aujourd’hui à réduire la politique du logement à la seule application de sanctions. Il souhaite donc savoir si elle envisage de faire évoluer le cadre législatif de la loi « SRU » vers une prise en compte d’un objectif en flux de logements sociaux produits, plutôt qu’un stock impossible à atteindre pour de nombreuses communes, qui font pourtant preuve d’efforts importants chaque année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>49</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6131</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Fermeture abattoir AIM (Val-Couesnon 35) - subventions plan de relance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        49. — 26 novembre 2024. — M. Thierry Benoit interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’abattoir AIM situé sur la commune de Val-Couesnon en Ille-et-Vilaine qui a fait l’objet d’une suspension d’agrément d’abattage il y a quelques mois conduisant au final à la fermeture du site d’abattage. Dans le cadre du plan France Relance, en 2021, l’abattoir AIM a bénéficié d’une subvention de 1,6 million d’euros pour effectuer les travaux de modernisation nécessaires. Si les investissements n’ont finalement pas été réalisés, l’abattoir a bénéficié d’un acompte sur subvention d’un montant de 832 000 euros dans le cadre du plan de modernisation des abattoirs engagé par l’État. L’abattoir (groupe SOPRACO) a été placé en liquidation judiciaire le 17 juillet 2024 par le tribunal de commerce de Rennes. Une soixantaine d’hommes et de femmes se retrouvent dorénavant sans emploi. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les possibilités et actions engagées par les différents acteurs publics (État, tribunal de commerce, mandataire judiciaire) pour récupérer cet argent public. Ainsi, ces 832 000 euros pourraient tout ou partie être réinvestis sur un projet de réindustrialisation du site industriel AIM sur Val-Couesnon. Il lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>50</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6131</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Pannes d’ascenseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        50. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les pannes d’ascenseurs dans les immeubles. Le 30 octobre 2024, les locataires du 25, rue Charles Tillon à Aubervilliers ont découvert l’ascenseur du bâtiment bloqué entre deux étages, en panne. 25 et 21, rue Charles Tillon ; 23, rue de l’Union ; 114, rue Henri Barbusse ; 3, rue Léopold Réchossière : M. le député pourrait prolonger longtemps la liste des immeubles touchés chaque année par ces pannes d’ascenseur, dans sa circonscription, à Aubervilliers et Pantin. La situation est la même partout dans le pays : un ascenseur tombe en panne en moyenne dix fois par an ; soit près de 1,5 million de pannes recensées chaque année à l’échelle nationale. Pour des centaines de milliers de locataires et de copropriétaires, c’est un véritable enfer. Avec 100 millions de trajets quotidiens, l’ascenseur est le premier moyen de transport pour les citoyens. En être privé, c’est être privé de tout. Difficultés à se déplacer et accéder aux appartements pour les personnes en situation de handicap, les pères et mères de famille chargés de courses ou ayant des enfants en bas âge. Isolement complet pour les personnes âgées, qui renoncent à sortir. Inaccessibilité des immeubles pour les agents de nettoyage, les professionnels de santé, l’aide à domicile. Le quotidien devient tout simplement invivable. Devoir emprunter les escaliers implique aussi un risque d’accident, en particulier pour les personnes à la santé fragile ou pour les seniors. Ces difficultés qu’éprouvent les habitantes et habitants sont rendues plus douloureuses encore par les délais de réponse, d’intervention et de réparation, qui sont de plus en plus longs. Il faut compter en moyenne quatre jours pour qu’un ascenseur soit réparé. Mais cela peut parfois durer des semaines, des mois, quand un bailleur ne répond pas, quand les ascensoristes sont aux abonnés absents. Au 21, rue Charles Tillon à Aubervilliers, au début de l’année 2023, les habitants ont dû attendre cinq mois et se mobiliser devant la mairie pour obtenir enfin la promesse d’une réparation des ascenseurs dysfonctionnels. Une situation que l’on retrouve partout dans le logement social, dans les communes les pauvres, comme celles du département de M. le député, la Seine-Saint-Denis. « Parce qu’on est en banlieue, ils nous traitent comme des chiens. Non, ce n’est pas normal », résumait une habitante. Cette situation scandaleuse en dit long sur l’état dégradé du pays. Les mauvais choix économiques et industriels y sont pour beaucoup. Un cartel d’ascensoristes - Otis, TK, Kone et Schindler - se partagent le marché et dictent leurs lois. La délocalisation de la production des pièces de rechange à l’étranger et les stratégies de stock zéro allongent les délais de réparation. Le manque de formation et la rémunération insuffisante des personnels conduisent à une pénurie de techniciens confirmés. L’absence de politique du logement et en particulier la clochardisation du logement social par les gouvernements Macron successifs, sont aussi en cause. Le parc d’ascenseurs français est le plus vétuste d’Europe - 1/4 d’entre eux ont plus de quarante ans, là où la durée de vie en bon état est de 25 ans. La maintenance n’est pas assez régulière. Et ce a fortiori quand les bailleurs qui manquent de moyens se tournent vers des contrats à prix cassés, deux fois moins lucratifs pour les entreprises. Avec à la clef, un service dramatiquement insuffisant, quand un seul technicien est responsable de la maintenance de 180 cabines ! Au bout du compte, ce sont toujours les mêmes qui payent le prix : les copropriétaires ou les locataires, les plus modestes. Le peuple, qui subit des conditions de vie dégradées. Et ce alors même que pendant ce temps, les loyers, les charges, elles, n’attendent pas et ne cessent d’augmenter. Révoltant ! Alors que fait la puissance publique ? Il est urgent de réguler le secteur des ascensoristes, en les obligeant à respecter dans les délais leurs obligations de réparation. Il faut mettre les entreprises et les bailleurs devant leur responsabilité en les contraignant à mettre automatiquement en place des mesures d’aide à la mobilité et de portage et à dédommager les habitants par le remboursement des loyers et des charges. Il est impératif d’assurer l’indemnisation pleine et entière des victimes d’accidents. Alors il lui demande ce qu’elle attend et quand elle va en finir avec le fléau des pannes d’ascenseur et garantir en somme, le droit de tous et toutes à un logement décent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>51</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6132</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Legavre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Respect du droit à l’instruction pour tous les enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        51. — 26 novembre 2024. — M. Jérôme Legavre interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur des situations inadmissibles qui se répètent d’année en année, voire s’amplifient et excluent des milliers d’enfants de l’école, du collège, du lycée ou de l’enseignement supérieur. Plus de 27 000 enfants n’avaient reçu aucune affectation le jour de la rentrée scolaire 2024. Une situation d’une violence inouïe contre eux. Le 12 septembre 2024, 13 831 élèves restaient en attente, malgré leurs demandes, d’une place dans le second degré. Parmi ces jeunes, plus de 9 000 visaient une place en lycée professionnel, 2 700 une place en lycée général et technologique et 2 124 en collège où des enfants de 12 ans étaient laissés sans solution, leurs familles désemparées. Outre qu’il s’agit d’une entorse grave au code de l’éducation, c’est une situation indigne et révoltante. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit des coupes claires dans le budget de l’éducation nationale, la suppression de milliers de postes d’enseignants. Le Gouvernement estime-t-il cela à même de répondre au « manque de classe, manque de place » opposé à ces enfants ? Evidemment non. Et des enfants restent sans solution des mois durant, au mépris de leur droit à l’instruction, de leurs projets, de la construction de leur avenir. Sollicité par des familles désespérées, M. le député a saisi la rectrice de l’académie de Créteil pour les dossiers d’un collégien de 15 ans, refusé en 1ère générale dans le lycée de son quartier, mais également de cinq jeunes bacheliers refusés dans toutes les formations d’enseignement supérieur qu’ils demandaient et privés de leur droit à poursuivre les études auxquelles ils aspirent. Les enfants en situation de handicap sont également victimes d’un traitement scandaleux : alors même que selon les chiffres officiels des dizaines de milliers d’entre eux ne peuvent bénéficier des aides notifiées par les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) lors d’une scolarisation en milieu ordinaire, Mme la ministre ne peut ignorer que des dizaines de milliers d’autres sont sans aucune solution permettant leur prise en charge scolaire, médicale et sociale. Des familles entières sont dévastées par cette situation, qui oblige très souvent l’un des parents à renoncer à son emploi pour prendre soin de son enfant, jongler avec les rendez-vous d’un agenda morcelé et sur des distances invivables. Ainsi, M. le député eu à défendre le dossier d’une jeune fille de 15 ans, privée de scolarité depuis 2020 ( !) parce qu’aucune proposition conforme aux besoins découlant de son handicap ne lui a été proposée ; un autre enfant, âgé de 6 ans, a jusqu’ici trouvé porte close dans les 8 instituts médico-éducatifs (IME) auxquels sa famille s’est adressée, suite à orientation par la MDPH. Dans le département de la Seine-Saint-Denis, selon les données de l’Agence régionale de santé, 7 143 enfants étaient en novembre 2023 « en recherche d’une solution médico-sociale, dont 2 780 d’une place en établissement », pour 1 900 places disponibles. Là encore, on interdit à ces enfants les soins dont ils ont besoin et l’instruction à laquelle ils ont droit. En dehors des discours convenus sur « la liberté de choisir son avenir » et « les vingt ans de la loi sur l’inclusion scolaire », dont même les plus obtus voient aujourd’hui les conséquences nocives, il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour que cessent ces situations dramatiques et cette remise en cause du droit à l’instruction pour tous les enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>52</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6132</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>La ZFE du Grand Lyon sera-t-elle un nouveau péage urbain pour ses habitants ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        52. — 26 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place des zones à faibles émissions (ZFE) en cours de déploiement sur la plupart des métropoles françaises, dont la métropole du Grand Lyon notamment. Tout d’abord, concernant l’exclusion des véhicules de Crit’Air 3 devant prendre effet à partir du 1er janvier 2025, nombre d’habitants se verront exclus de l’aire couverte par la ZFE. Dans ce cas, il s’agit d’au moins 150 000 véhicules, soit 330 000 personnes exclues de l’accès à la métropole, selon les chiffres de 2021. Ce sont donc tous les citoyens les plus précaires et les plus modestes qui seront exclus de facto de la ville. Comment M. le ministre compte-t-il stopper cette injustice sociale ? Est-il prévu de mieux cibler les aides à la transition pour les classes populaires ? Autre sujet : les SUV ( Sport Utility Vehicle ). Si les SUV étaient un pays, ils seraient le 5e émetteur de CO2 de la planète. Malgré cela, les SUV récents sont considérés comme Crit’Air 1 et pourront continuer à circuler sans problème. Dans un objectif de réduction de la pollution de l’air et au vu des enjeux de pollution et de l’impératif de santé publique, M. le ministre prévoit-il enfin d’adresser pleinement la question des SUV en revoyant le Crit’Air en proportion et en leur appliquant un malus ? Par ailleurs, étant force de proposition, M. le député interroge M. le ministre pour savoir s’il compte prendre des mesures pour rendre plus attrayants et accessibles les transports en commun. Par exemple, en abaissant la TVA à 5,5 % pour les billets de transports en commun, comme le propose si bien son collègue Sylvain Carrière, ou encore en instaurant un plan de densification des parkings relais gratuits en périphérie, à proximité des arrêts de transport en commun structurants ? Enfin, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la difficulté que l’exclusion des véhicules de Crit’Air 3 va générer pour le tissu de commerçants et d’associations en ville. Ces derniers risquent de se retrouver dans l’obligation d’investir dans des flottes de véhicules hors de prix pour continuer à assurer leurs activités. Il n’est pas envisageable de laisser tomber ces acteurs centraux dans la vie de la métropole et de ses habitants. Aussi est-il prévu de mettre en place des dérogations comme cela a pu se faire sur la métropole du Grand Paris pour les livraisons ? Enfin, il lui demande quel accompagnement il envisage dans ce cadre-là.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>53</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6133</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Louis Boyard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Couvre-feu de l’aéroport d’Orly
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        53. — 26 novembre 2024. — M. Louis Boyard interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le réexamen du scénario retenu dans le cadre du couvre-feu de l’aéroport d’Orly pour renforcer la protection des riverains. Les scenarios A et B sont sans bénéfice sur la santé des riverains. Ils se basent sur une hypothèse de 50 % de renouvellement des flottes à l’horizon 2027. Une hypothèse peu sérieuse en raison de l’état actuel de la flotte, qui ne comporte que 4 % d’avions de dernières générations. S’agissant du scénario B, on ne peut parler de couvre-feu puisque les atterrissages sont maintenus, le bruit et la pollution avec. Par conséquent et même s’il demeure encore insuffisant, le scénario C constitue la seule proposition permettant de réduire le bruit de façon immédiate, durable et certaine sur la période nocturne. Dans ce scénario, l’impact économique sur les compagnies aériennes paraît tout à fait supportable dans la mesure où les vols concernés ne seraient pas supprimés mais déplacés dans la journée, comme indiqué par la société CGX. Enfin, il convient de rappeler que l’ensemble des mesures se basent sur un trafic annuel de 232 000 mouvements, en hausse par rapport à la situation actuelle et à la réglementation fixant le seuil à 200 000. Le scénario C offre en réalité une moindre augmentation du trafic. Cette démarche collective s’inscrit dans une volonté commune de répondre aux engagements de l’État de diminuer d’au moins 6 dB du Ln ( Level Night ) moyen sur la période 22h-6h. De plus, elle assure la conformité du plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) de l’aéroport d’Orly à celui de la Métropole du Grand Paris, voté à l’unanimité par les 131 communes membres. Enfin et surtout, il s’agit d’offrir une demi-heure de sommeil supplémentaire aux 740 000 habitants riverains d’Orly fortement gênés par le bruit aérien (l’OMS préconisant 1 heure pour atteindre les 8 heures consécutives). Conscient de sa détermination à renforcer la protection des riverains, il lui demande s’il va défendre le scénario C.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>54</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6133</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Situation de l’aéroport de Pau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        54. — 26 novembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation de l’aéroport de Pau. Premièrement, depuis le 27 octobre, il n’y a plus de ligne entre Pau et Orly. Cette suppression intervient après le transfert de l’exploitation de la ligne par Air France au bénéfice de Transavia qui a fortement dégradé cette desserte. Dans le même temps, l’aéroport de Tarbes a bénéficié de concours financiers de l’État pour assurer une liaison Tarbes-Orly. Plusieurs dizaines de milliers de passagers béarnais ont préféré prendre l’avion à Tarbes pour rejoindre Orly que d’emprunter les vols Air France Hop entre Pau et Roissy. Ceux-ci (4 liaisons quotidiennes) sont cependant tous complets. M. le Premier ministre s’est récemment engagé à rétablir cette ligne. M. le député se réjouit de cette bonne nouvelle et souhaite désormais connaître le calendrier de cette reprise qui doit très rapidement s’imposer. Deuxièmement, l’aéroport de Pau fait face à une autre difficulté stratégique : celle de l’arrêt du système d’« atterrissage tout temps », également appelé « atterrissage de précision par faible visibilité ». La confirmation de cette information serait une catastrophe pour l’aéroport dont l’ATT est un des atouts majeurs et constitue un avantage compétitif considérable. Il est attendu du Gouvernement une décision claire et positive sur ce point, ainsi que la confirmation que l’« atterrissage tout temps » ne saurait être remis en cause sur la plate-forme paloise. Troisièmement, il vient d’être rendu public que la direction générale de l’aviation civile devait plusieurs millions d’euros à l’aéroport de Pau. Cette dette s’explique par des charges correspondant à des missions de sécurité dont la responsabilité - et donc le financement - incombe à l’État. Cette dette, très conséquente, doit être honorée dans les meilleurs délais. L’aéroport souffre déjà suffisamment pour ne pas avoir, en plus, à supporter le poids d’une telle perte financière. L’aéroport de Pau a saisi l’Union des aéroports français qui elle-même a saisi M. le ministre. Là aussi, M. le député et la population du territoire sont en attente d’éléments concrets et précis. Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>55</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6134</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme de la formation des enseignants en langues régionales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        55. — 26 novembre 2024. — M. Paul Molac interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme envisagée du concours de recrutement de professeurs des écoles. Le décret portant cette réforme devait paraître en juillet 2024 et n’a finalement pas été publié, au point que les acteurs de l’enseignement se demandent actuellement si cette réforme aura bien lieu. Il est en effet nécessaire pour les formateurs comme pour les étudiants d’avoir de la visibilité pour les mois à venir, en ce qui concerne notamment les maquettes de formation et l’année du concours. De plus, on ne sait toujours pas si cette réforme intégrera ou non cette formation uniquement au sein du ministère de l’enseignement supérieur ou si le ministère de l’éducation nationale sera également concerné. Plus spécifiquement, la formation des professeurs en langue régionale est un enjeu majeur. La dernière convention spécifique pour la transmission des langues de Bretagne et le développement de leur usage dans la vie quotidienne, signée entre l’État et la région Bretagne le 15 mars 2022 à Rennes par le Premier ministre Jean Castex et le Président Loig Chesnais-Girard, prévoit de passer de 20 000 à 30 000 élèves en filière bilingue entre 2022 et 2027. On estime pour ce faire qu’il est nécessaire de former 100 nouveaux professeurs brittophones chaque année. Pour augmenter le nombre d’enseignants, des outils existent comme le concours spécial ou la filière des postes à profil permettant la mutation en Bretagne d’enseignants brittophones actuellement en poste en dehors de la Bretagne ou encore des congés formation. Cependant, ces moyens bienvenus ne sont pas suffisants. Un parcours préparatoire au professorat a donc été mis en place à Brest et les premiers étudiants vont terminer leur cursus à la fin de l’année scolaire. De l’avis général, il s’agit d’une réussite qui devra être renouvelée ailleurs sur le territoire breton pour atteindre le nombre suffisant d’enseignants formés. On estime que pour atteindre l’objectif fixé d’enseignants formés, il sera nécessaire d’ouvrir un parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE) à Rennes et les acteurs y sont prêts. Il lui demande si cette formation pourra voir le jour lors de la prochaine rentrée universitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>56</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6134</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Impact de l’installation massive d’éoliennes dans l’Aisne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        56. — 26 novembre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’impact de l’installation massive d’éoliennes sur le territoire du département de l’Aisne. Face à la saturation du territoire axonais, à la suite de l’implantation anarchique d’éoliennes, des constructions de mâts en cours et des projets à venir menaçant l’attractivité, l’économie, le patrimoine et la biodiversité du département, le tout sans apporter de réels profits aux concitoyens, il lui demande quelles solutions compte apporter le Gouvernement afin de faire cesser cette hérésie énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>57</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6134</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Simplification des règles relatives au curage des fossés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        57. — 26 novembre 2024. — M. Julien Limongi interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur un problème majeur et récurrent qui affecte le territoire : les inondations. Le département de M. le député, la Seine-et-Marne, a récemment subi des épisodes d’inondations sévères, notamment lors de l’été et en septembre 2024, qui ont causé des dégâts importants pour de nombreux habitants. Ces évènements dramatiques rappellent l’urgence d’une action concrète et coordonnée face à ce problème qui dépasse les seuls aléas météorologiques. Les inondations observées découlent certes des fortes précipitations, mais également d’une défaillance persistante dans la gestion de l’évacuation des eaux pluviales. Les fossés et les rus, essentiels pour drainer ces eaux, ne sont pas entretenus aussi souvent qu’il le faudrait. Ce manque de curage entraîne un ruissellement des eaux qui finit par envahir les voiries, les terrains agricoles et même les habitations. Ce constat n’est pas nouveau : dans le Nord et le Pas-de-Calais, des évènements similaires ont eu lieu en 2023. Face à cette situation, des décrets ont été adoptés pour accélérer le curage des fossés. Mais aujourd’hui, en Seine-et-Marne, force est de constater que les résultats sont insuffisants au vu des dégâts récents. Pourquoi cette situation persiste-t-elle ? Parce que le problème est complexe et nécessite des moyens adéquats, aussi bien réglementaires qu’humains, et une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés. Certes, certains propriétaires manquent à leurs obligations de curage, mais cela ne suffit pas à expliquer l’ampleur du problème. La réalité, c’est que les responsabilités sont partagées entre de nombreux intervenants : les syndicats des eaux, Voies navigables de France, les collectivités locales, les structures de GEMAPI et les particuliers. Cette complexité entrave souvent l’action rapide et efficace qui serait nécessaire. De nombreux élus locaux dénoncent ce manque de clarté dans les nombreuses procédures administratives, créant une incertitude juridique qui peut nuire à l’engagement d’opérations d’entretien ou de travaux, faute de pouvoir déterminer facilement le cadre juridique applicable. Ils pointent également les délais d’instruction des demandes tout comme le dualisme entre les procédures administratives applicables en situation normale et en situation d’urgence. Ainsi, il lui demande s’il compte simplifier significativement les normes et règlements existants afin de permettre un curage des fossés et des rus efficace pour prévenir les risques de débordement et donc de ruissellement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>58</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6135</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eddy Casterman</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Programmation et application du pacte SAT 3
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        58. — 26 novembre 2024. — M. Eddy Casterman rappelle à Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation qu’en 2018, était signé le pacte SAT, « Pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache ». Ce sont au total 314,7 millions d’euros qui ont été investis dans le domaine de la mobilité, du numérique, du tourisme, de la culture, du patrimoine, de l’éducation, de la santé, du développement économique, du service public ou de l’agriculture, sur un territoire rural de 305 000 habitants où 80 % des communes comptent moins de 2 000 habitants. Forte de son succès, cette initiative a été renouvelée en 2021 pour une durée de 3 ans, dans le cadre d’un pacte SAT 2. Dans la continuité du pacte 1, des initiatives et des avancées majeures pour les territoires ont pu voir le jour. Un 3e pacte est sollicité par les élus du territoire, mais ils sont actuellement dans l’incertitude concernant sa programmation et son application. Il lui demande si le Gouvernement peut garantir que ce dernier sera mis en place, doté notamment de crédits exceptionnels en faveur des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>59</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6135</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Handicap en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        59. — 26 novembre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les conditions de prise en charge des personnes à mobilité réduite (PMR) et l’inclusion des personnes en situation de handicap, en particulier dans les territoires ruraux. Aujourd’hui, les familles doivent souvent parcourir jusqu’à 45 minutes de route pour accéder à une structure spécialisée, faute d’établissements à proximité. Cela devient un véritable obstacle pour de nombreux parents et proches. De plus, le manque de personnel qualifié aggrave les difficultés d’inclusion, avec un traitement souvent identique quel que soit l’âge des résidents, ce qui n’est pas adapté à leurs besoins spécifiques. Il lui demande quels moyens concrets le Gouvernement compte allouer pour améliorer cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>60</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6135</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Suppression de postes chez FORVIA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        60. — 26 novembre 2024. — M. Alexandre Sabatou attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’entreprise FORVIA qui possède 31 sites en France dont celui de Méru, dans la 3e circonscription de l’Oise, qui emploie 1 000 salariés dont les deux tiers se consacrent à la recherche. L’entreprise a décidé de supprimer 8 600 postes d’ici 2025. Alors que le rapport Draghi dresse un constat alarmant de la politique industrielle européenne dans le secteur de l’automobile, la technologie, la production et les emplois se délocalisent en République populaire de Chine. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour stopper cette hémorragie avant que l’Europe ne se décide à agir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>61</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6135</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Diverses orientations qui vont impacter les agriculteurs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        61. — 26 novembre 2024. — M. Jordan Guitton alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les diverses orientations qui vont impacter les agriculteurs français. En effet, il souhaiterait savoir les évolutions qui seront portées sur la directive n° 91/676/CEE du 12 décembre 1991, dite directive « Nitrates » et comment Mme la ministre compte agir afin de préserver l’utilisation des produits phytosanitaires lorsqu’il n’y a aucune alternative. Il souhaiterait donc savoir également si Mme la ministre s’engage à trouver une solution rapide afin de permettre aux betteraviers français de vivre de leur travail et de réautoriser les produits qui sont autorisés par l’Union européenne. De surcroît, M. le député souhaiterait connaître la volonté politique de Mme la ministre concernant les zones humides, avec l’utilité de la cartographie et les zones qui ne cessent de s’accroître. Aussi, les agriculteurs sont dans une situation incertaine pour la prochaine déclaration au printemps 2025 suite à la levée de l’obligation des jachères dans le cadre de la BCAE 8 de la programmation de la politique agricole commune pour 2023-2027. En effet, les parcelles en jachère depuis plus de 6 ans seront automatiquement requalifiées en prairies permanentes, les excluant ainsi du dispositif des infrastructures agroécologiques (IAE). Il souhaite donc savoir si elle compte agir rapidement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>62</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6136</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Difficultés de remboursement des prêts garantis par l’État pour les TPE-PME
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        62. — 26 novembre 2024. — M. Joël Aviragnet souhaite alerter M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés de remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) par les TPE-PME. Pour pallier la crise économique liée à la pandémie de covid-19, l’État a mis en place un volume conséquent de prêts garantis par l’État à destination des entreprises. De nombreuses TPE-PME ont contracté ces prêts, afin de pallier leur déficit d’activité sur la période. Ces PGE ont permis à la grande majorité des entreprises de traverser cette crise en évitant la faillite. Cependant, ce mécanisme s’est progressivement transformé en poison pour les entreprises qui ont dû faire face à l’impact de la guerre en Ukraine au début de l’année 2022, avec pour conséquences une envolée des prix de l’acier et des matériaux de construction et donc une forte baisse des marges des entreprises. Dans la circonscription de M. le député, une entreprise de construction et de menuiserie rencontre actuellement des difficultés colossales liées à ces PGE, qu’elle a contractés entre 2020 et 2022. La crise traversée actuellement par le secteur du bâtiment est connue de tous. Ce nouveau ralentissement de l’activité économique grève la capacité des entreprises du secteur à investir et même à rembourser les crédits contractés auparavant. La renégociation avec les établissements bancaires d’un étalement du remboursement des PGE sur 10 ans à la place des 5 ans prévus n’a pas été possible. En effet, elle aurait engendré une inscription à la Banque de France ainsi que des difficultés nouvelles auprès des organismes d’assurance crédit. La situation est grave. Ainsi, il lui demande s’il serait favorable à l’ouverture de la possibilité pour les TPE-PME d’étaler les restants dus des PGE sur 10 ans plutôt que sur 5 ans. À défaut il souhaite savoir s’il serait possible de geler leur remboursement pour un ou deux ans, sans pour autant que ces nouveaux dispositifs aient une incidence auprès de la banque de France ou des organismes d’assurance crédit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>63</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6136</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Récalde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Demande d’adaptation des règles de la carte scolaire aux classes sportives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        63. — 26 novembre 2024. — Mme Marie Récalde attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les difficultés d’accès aux classes sportives pour de nombreux jeunes et sur l’incertitude liée à la généralisation des deux heures de sport supplémentaire au collège. L’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 suscite un espoir fort au sein des associations sportives et du système éducatif et toute la société partage l’ambition de voir le sport devenir un levier de cohésion sociale et d’épanouissement des jeunes. Il est crucial d’investir massivement dans cette nouvelle génération de sportifs, en permettant d’inculquer les valeurs de respect, de sens de l’effort et de civisme. Or pour ce faire, les institutions éducatives doivent être en mesure de s’adapter. Ainsi, de nombreux acteurs locaux, tels que le club de natation d’Eysines et le Sport athlétique mérignacais (SAM), s’inquiètent des conséquences d’une application stricte de la carte scolaire, qui restreint l’accès aux classes sportives pour de nombreux jeunes motivés. Cette rigidité administrative compromet la pérennité de ces clubs et de diverses initiatives pédagogiques. C’est pourquoi Mme la députée interroge M. le ministre sur la possibilité d’adapter la flexibilité des règles de carte scolaire pour les classes sportives, afin de permettre le maintien d’un accès égal au sport pour tous les élèves. L’annonce de la généralisation des deux heures de sport supplémentaires au collège avait recueilli le soutien de tout le secteur sportif, qui y voit un moyen efficace de réduction des inégalités d’accès au sport entre les élèves. L’abandon de cette mesure inquiète donc et questionne sur la réelle détermination du Gouvernement à mettre en place une politique sportive d’envergure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>64</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6137</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Garantir aux collectivités les moyens de l’effectivité du SPPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        64. — 26 novembre 2024. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les enjeux liés à la définition et au financement du service public de la petite enfance (SPPE). Mme la députée souhaite rappeler que, depuis des décennies, la très grande majorité des communes assume pleinement cette mission à travers leurs crèches municipales et le soutien qu’elles apportent aux structures associatives. Cependant, le service public de la petite enfance tel qu’annoncé ne repose sur aucune définition, ni contours partagés, ni moyens suffisants, alors même que les effets d’annonce ont renforcé les attentes des familles. 80 millions d’euros ont été annoncés pour la mise en œuvre de ce supposé service public, une enveloppe très éloignée des besoins réels pour financer des berceaux. Elle ne permettra ni de répondre à la pénurie de places, ni d’assurer un accès universel à des établissements de qualité pour tous les enfants. Les collectivités, déjà lourdement impactées par les prélèvements unilatéraux de l’État à hauteur de 5 milliards d’euros, ne peuvent supporter seules les charges nouvelles qu’impliquerait la création d’un véritable service public de la petite enfance : les investissements nécessaires, des acquisitions foncières jusqu’à la rémunération du personnel qualifié, demeurent une question sans réponse. Mme la députée ajoute que sont éludés les enjeux d’attractivité des métiers de la petite enfance qui, s’ils ne sont pas suffisamment considérés, rendront vain l’effectivité d’un service public de la petite enfance. Un service public de la petite enfance ne peut que s’appuyer sur la pluralité des modes de garde pour répondre à la diversité des besoins, à ce titre il est nécessaire de reconnaître la place des assistantes maternelles et des crèches familiales dont le statut mérite une harmonisation. Par ailleurs, les récentes révélations de détournements de fonds publics par des structures privées à but lucratif, sans aucun contrôle effectif des pouvoirs publics, mettent en lumière une faille importante du système actuel. Ces scandales obligent à accélérer le travail de révision des modes de financement dont le report à 2028 est en décalage complet avec l’intérêt des enfants, les besoins des familles et des collectivités. Notre responsabilité est d’encadrer ces pratiques pour nous assurer que chaque euro d’argent public n’est pas utilisé à d’autres fins qu’à l’ouverture de berceaux. À moins de six semaines de l’échéance, les collectivités se trouvent confrontées à une incertitude réglementaire majeure. Les responsabilités des autorités organisatrices, les schémas locaux à élaborer et les modalités de contrôle ne sont toujours pas définis, exposant les élus locaux à des risques contentieux. Dans ces conditions, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir aux collectivités territoriales les moyens financiers et réglementaires nécessaires à la mise en œuvre effective d’un véritable service public de la petite enfance, notamment comment il compte dépasser l’insuffisance manifeste des 80 millions d’euros annoncés, afin de construire un service public ambitieux, accessible et centré sur les besoins des enfants et des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>65</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6137</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Secrétaires de mairie : les agents de catégorie C1 laissés pour compte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        65. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Proença attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la réforme statutaire visant à revaloriser la fonction de secrétaire de mairie, qui a été adoptée le 30 décembre 2023 et sur la circulaire d’application qui a été publiée le 18 octobre 2024. Les mesures de cette circulaire ont été une déception partagée par nombre de secrétaires de mairie en catégorie C1. Ces agents avaient reçu l’assurance du Gouvernement qu’ils seraient inclus dans la voie de promotion vers les fonctions de secrétaire général de mairie. La circulaire ne respecte pas cet engagement et exclue les agents C1 des dispositifs de promotion interne dérogatoire, en contradiction avec les annonces faites. En effet, dans un entretien écrit accordé à la presse locale à l’occasion de leur Congrès le 12 octobre 2024, M. le ministre déclarait que la circulaire « va faciliter l’application de cette loi, notamment pour les catégories C1 » et ajoutait, qu’elle leur permettra d’« avoir accès à une progression de carrière et donc de passer dans les échelons et catégories supérieurs de façon facilitée », fin de citation. Les secrétaires de mairie en catégorie C1 sont souvent au premier rang pour répondre aux besoins des citoyens dans les petites communes. Cette incohérence dans la mise en œuvre pratique de la réforme est un signal négatif qui pourrait encore fragiliser l’attractivité des postes de secrétaire de mairie, pourtant cruciaux pour l’administration en milieu rural. M. le député attire l’attention de M. le ministre sur le besoin primordial de mettre en conformité la circulaire et les engagements qui ont été pris devant les secrétaires de mairie le 12 octobre 2024, par l’inscription d’un accès équitable aux possibilités de promotion interne dérogatoire pour les agents en catégorie C1. La profession des secrétaires de mairie, véritable cheville ouvrière des services publics de proximité mérite une reconnaissance plus forte pour garantir l’avenir d’un service public local efficace et accessible. Il souhaite qu’il puisse confirmer sa position sur ces points afin que l’on puisse passer des promesses aux actes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>66</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6138</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Plasturgie : défendons notre souveraineté économique !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        66. — 26 novembre 2024. — M. Marc Chavent interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation préoccupante de la filière plasturgie, pilier économique du bassin d’Oyonnax et du département de l’Ain. Cette industrie, moteur d’innovation et pourvoyeuse d’emplois, se trouve confrontée à des défis majeurs qui compromettent son avenir. Les entreprises de plasturgie françaises, soumises à des normes environnementales et sociales parmi les plus exigeantes, voient leur compétitivité s’éroder face à des concurrents étrangers, notamment chinois, qui opèrent sous des régulations beaucoup moins contraignantes et à des coûts de main-d’œuvre bien inférieurs. Cette perte de compétitivité est aggravée par une instabilité fiscale chronique et pour certaines d’entre elles, par les difficultés à renégocier les prêts garantis par l’État, exposant de nombreuses PME à des risques de dépôt de bilan. La concurrence chinoise pèse particulièrement lourdement sur la filière des équipementiers automobiles, qui constituent une clientèle majeure de l’industrie plasturgique française. Tandis que la Chine inonde le marché européen de véhicules électriques subventionnés, les politiques industrielles françaises, mal calibrées, affaiblissent les acteurs nationaux. En favorisant l’importation au détriment de la production locale, ces orientations détruisent des milliers d’emplois liés au secteur automobile et fragilisent toute la chaîne de valeur, notamment les sous-traitants en plasturgie. Cette situation s’apparente à une véritable trahison économique, laissant la France dépendante d’une puissance étrangère dans un secteur stratégique. La flambée des coûts de l’énergie et des matières premières, d’une ampleur sans précédent, exerce une pression insoutenable sur les trésoreries des entreprises, forçant certaines à ralentir leur activité, voire à envisager des délocalisations. Par ailleurs, la filière peine à recruter une main-d’œuvre qualifiée, les dispositifs de formation ne répondant pas suffisamment aux besoins spécifiques des entreprises. Enfin, contrairement aux voisins européens de la France, les contraintes d’urbanisme empêchent les entreprises françaises de s’agrandir et de moderniser leurs infrastructures, limitant leur capacité à investir dans des outils de production adaptés aux mutations économiques et écologiques. Ces enjeux dépassent les considérations économiques locales. Ils engagent l’avenir de la souveraineté industrielle française, le maintien de milliers d’emplois et la préservation de savoir-faire stratégiques pour la France. Il lui demande quelles mesures urgentes et ambitieuses le Gouvernement envisage pour soutenir cette filière clé, contenir l’envolée des coûts de production, défendre les entreprises françaises face à la concurrence internationale déloyale et garantir la pérennité de la plasturgie française.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>2372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6154</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Stock d’iode en cas d’incident nucléaire majeur en Ukraine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2372. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de M. le Premier ministre sur la situation des stocks de comprimés d’iode dédiés à la protection de la population nationale en cas d’incident nucléaire majeur lié au conflit en Ukraine. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, s’est retrouvée à plusieurs reprises théâtre de combats et son alimentation en électricité régulièrement perturbée. En août 2024, l’Agence internationale de l’énergie atomique s’était inquiétée de la détérioration de la situation sécuritaire de la centrale. Si un incident nucléaire devait survenir, la population française risquerait d’être exposée au panache radioactif qui s’en dégagerait, avec des conséquences sanitaires catastrophiques. Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, service relevant du Premier ministre, a pour mission d’organiser la réponse des pouvoirs publics en cas d’incident nucléaire grave, notamment si celui-ci survient hors des frontières. Aussi, il lui demande de bien vouloir informer la représentation nationale sur le volume de stocks d’iode disponible et les dispositions mises en œuvre par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale pour préparer une distribution de grande ampleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6154</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés des producteurs de cidre français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2202. — 26 novembre 2024. — M. Timothée Houssin alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les problèmes rencontrés par les producteurs de cidres français. La France, plus grand verger de cidre d’Europe et comptant près de 12 000 producteurs, rencontre bien des difficultés sur la filière, notamment depuis la crise sanitaire. En sa qualité de député de l’Eure, département producteur de cidre, M. le député s’inquiète sur le bond de l’inflation qui se répercute sur les intrants (environ 30 % en moyenne et pour tous les professionnels du secteur). Ces intrants sont vitaux pour les producteurs qui doivent augmenter leur prix pour absorber cette hausse des coûts de production. M. le député tient également à pointer du doigt la hausse de l’électricité (d’environ 26 % par rapport à 2020) qui elle aussi impacte considérablement les cidriers, qui doivent entretenir des températures adéquates pour leur processus de fermentation. Au-delà des problèmes économiques, s’ajoutent des problèmes d’ordre environnemental. Sous l’effet de la chaleur et de la sècheresse, les récoltes se font moins abondantes et plus précoces, ce qui a un effet direct sur la qualité et la quantité de production. À tout cela, s’ajoute le souhait de la Commission européenne d’élargir le mode de production autorisé pour le cidre à l’échelle de tous les États européens. Cet élargissement serait désastreux pour les cidriers, qui répondent à un cahier des charges bien spécifique assurant la qualité du cidre français. En effet, le cidre français étant composé à 100 % de jus de pomme, cela contribue à sa renommée dans le monde entier. Cependant, dans les autres pays européens, le cidre n’est pas tenu d’avoir cette teneur en jus de pomme, ce qui créerait une situation de concurrence intenable pour les producteurs de véritable cidre. Aux vues de toutes les problématiques que M. le député a relevées précédemment, il aimerait connaître la stratégie du Gouvernement pour aider les producteurs de cidre. Il aimerait par ailleurs connaître sa position sur l’élargissement du cahier des charges voulu par la Commission européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6154</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Exploitations oléicoles et redevance sur les margines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2203. — 26 novembre 2024. — Mme Christelle D’Intorni, député des Alpes-Maritimes attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les exploitations oléicoles et la redevance versée à l’Agence de l’eau par les moulins à huile. Avec environ 3 500 tonnes, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur représente les deux-tiers de la production française d’huile d’olives. Parmi cette production, une petite part provient des Alpes-Maritimes avec des oliveraies et des moulins exploités par des entreprises familiales qui préservent un savoir-faire local et souvent ancestral. Le processus d’extraction de l’huile d’olive implique le rejet de sous-produits parmi lesquels les margines, des eaux noirâtres contenues dans les olives qui sont extraites en même temps que l’huile. Au-delà d’un certain seuil de quantité d’olives triturées, les moulins doivent s’acquitter d’une redevance pour atteintes aux ressources en eau en vertu de l’article L. 213-10 du code de l’environnement. Cette redevance représente une part très importante du coût total de la trituration. Les moulins peuvent bénéficier d’une exonération de la redevance à condition de justifier d’une élimination des rejets par exemple par l’épandage ou la collecte au sein d’un réseau d’épuration. Ces solutions d’épandage ou d’épuration ne sont malheureusement pas toujours possibles pour les moulins, par exemple en raison de leur situation géographique, si les terrains sont trop accidentés et difficiles d’accès, ou en raison de la rareté des terres agricoles. L’effet de seuil pour l’application de la redevance entraîne aussi des difficultés pour les petites exploitations assujetties car dépassant la barre fatidique. Le caractère exorbitant de cette redevance même pour les exploitations ne disposant pas d’alternatives d’épuration ou d’épandage risque d’entraîner la disparition de l’oléiculture locale, soumise à la concurrence des huiles d’olives tunisiennes ou italiennes. Ainsi, elle lui demande si une meilleure prise en compte de la situation géographique et du caractère spécifiques des exploitations est possible dans l’application de la redevance et quelles solutions sont envisagées pour préserver les moulins à huile et leur savoir-faire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6155</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Grogne des agriculteurs aubois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2204. — 26 novembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la grogne du monde agricole dans l’Aube, qui doit faire face à une convergence des crises : outre les mauvais rendements dans les céréales et les éleveurs ovins qui sont confrontés à la fièvre catarrhale, la possibilité d’un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur risque de provoquer l’importation massive de produits agricoles qui n’ont ni les normes environnementales, ni les standards sanitaires français. Cet accord, s’il est ratifié par la France, va affaiblir les agriculteurs, mettre en danger les emplois ruraux et risque de dégrader la qualité de l’alimentation. Mme la députée interroge Mme la ministre sur les mesures qu’elle souhaite prendre afin de pallier ces difficultés chez les agriculteurs aubois. Enfin, elle lui demande quand la simplification du millefeuille administratif en faveur des agriculteurs promise par M. le Premier ministre, Michel Barnier, sera mise en place au-delà du contrôle unique des exploitations agricoles. Si cette dernière initiative est un bon début, les agriculteurs ont besoin que cette mesure soit suivie d’autres actions concrètes pour alléger les contraintes réglementaires et permettre une gestion plus efficace de leurs exploitations. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6155</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Herbicide prosulfocarbe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2205. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’herbicide prosulfocarbe. Ce désherbant est autorisé jusqu’en 2027, pourtant il est dévastateur et s’infiltre partout. Il a déjà été détecté dans nombre de cultures alimentaires, notamment celles qui se récoltent en automne. Les cultivateurs de sarrasin biologique semblent particulièrement touchés par cette problématique. En effet, cet herbicide est pulvérisé sur les champs destinés aux céréales d’hiver en même temps que les récoltes d’octobre et novembre. Celles-ci sont donc contaminées par les épandages des cultures voisines. Les agriculteurs doivent donc anticiper leurs récoltes pour éviter la contamination, mais cette anticipation ne permet pas la maturité complète des récoltes, ce qui pose ensuite des difficultés de séchage et de conservation. Sinon, les limites légales risquent d’être dépassées et de rendre la récolte impropre à la consommation, même conventionnelle. Ce fut le cas par exemple d’une coopérative en Bourgogne, touchée par la contamination du sarrasin, où 25 % de la récolte a été perdue (soit 170 tonnes) et n’a pu servir que dans la méthanisation. Cet herbicide est particulièrement dangereux parce que très volatile : des champs ont été contaminés alors que l’épandage le plus proche était distant de 5 km, enclavé dans un bois. En effet, la molécule ne semble pas affectée par les barrières physiques, selon l’Anses, et pourrait parcourir jusqu’à des centaines de kilomètres. Même des cultures sous serre ont été contaminées via l’eau de pluie utilisée pour l’arrosage. Les cultures conventionnelles sont concernées par les mêmes limitations, toutefois les contrôles sont moindres que sur les cultures biologiques. Cependant, étant donné la volatilité de la molécule, il est probable qu’elle contamine autant la filière conventionnelle que la filière biologique. Le sarrasin est particulièrement touché, mais l’herbicide a été retrouvé dans d’autres cultures comme le cresson, les épinards, la roquette, les pommes, etc. Les risques pour la santé sur le long terme n’ont pas été correctement évalués. Dans le doute, la Commission européenne a prolongé l’autorisation jusqu’en 2027, au mépris de tout principe de précaution ! Aussi, M. le député souhaite savoir ce que Mme la ministre compte faire pour préserver les cultures et la santé des Français du prosulfocarbe. Plus largement, il souhaite savoir quelle action elle compte entreprendre pour planifier la sortie de l’agriculture chimique ; la question avait été posée au précédent gouvernement le 3 octobre 2023, mais n’avait reçu aucune réponse 9 mois plus tard à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale, entraînant son retrait ; toutefois la question n’a pas perdu de sa pertinence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6156</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Importation de blé ukrainien en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2206. — 26 novembre 2024. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les importations massives de blé ukrainien. Pour soutenir l’Ukraine et « son effort de guerre », voilà plus de deux ans que l’Union européenne lui permet d’exporter du blé, sans quota, ni frais de douane. Certains agriculteurs français se demandent aujourd’hui, à juste titre, si cette mesure ne favorise pas une concurrence déloyale. Les volumes de blé ukrainien exportés dans les 27 pays membres de l’Union ont été multipliés par 17 en 2023, passant de 351 000 tonnes avant la guerre contre la Russie à plus de 6 millions de tonnes, selon les chiffres de la Commission européenne. Du coup, le prix du blé français, qui cotait entre 350 et 410 euros la tonne pour l’exportation au second trimestre 2022, n’était que de 213 euros ce mois-ci. Si certains produits agricoles ukrainiens ont subi certaines restrictions au début de l’année 2024, notamment avec le retour des droits de douane au-dessus d’un certain volume exporté, le blé et l’orge en ont été exclus. Ainsi, faisant face à cette concurrence déloyale, à la baisse des prix mais aussi aux intempéries successives qui minent les récoltes, les producteurs de blé français sont en danger. Elle souhaiterait donc connaître sa position sur le sujet et les mesures qu’elle entend prendre pour protéger et sauver les producteurs de blé français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6156</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Inégalité entre éleveurs et cultivateurs face au dégrèvement de TFNB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2207. — 26 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la rupture d’égalité entre les éleveurs et les cultivateurs concernant l’automaticité du dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non-bâties. En effet, cette année, à la faveur de conditions climatiques exceptionnelles qui ont eu un impact significatif sur les rendements et la qualité des céréales, des oléoprotéagineux, des fruits et légumes ainsi que sur les prairies permanentes, les agriculteurs impactés se sont vus proposer un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non-bâties. Ce dégrèvement a été accordé de droit, à tous les cultivateurs impactés, sans qu’ils aient à constituer un dossier. Si ce geste est louable et va dans le bon sens, il constitue néanmoins une rupture d’égalité préoccupante avec les éleveurs. En effet, sous le double effet de la concurrence internationale et des situations monopolistiques parmi leurs clients, les éleveurs connaissent depuis des années des situations économiques très dégradées, un bon nombre d’entre eux se versant un salaire bien inférieur au SMIC alors qu’ils travaillent tous les jours, sur des amplitudes horaires très larges. Cette année, en raison du prix du fourrage à la baisse, les éleveurs n’ont pas été concernés par cette mesure. Cela n’est pas le cas pour les deux années précédentes, qui ont été particulièrement difficiles. Si le dégrèvement de TFNB leur était ouvert en raison de leur résultat très bas, il fallait pour y avoir accès constituer des dossiers à titre individuel. Cette possibilité n’était pas connue par un grand nombre d’éleveurs, qui de ce fait n’ont pas fait usage de ce droit et se sont acquittés de leur TFNB à taux plein, alors que leur bénéfice était très faible. Par ailleurs, même pour ceux qui avaient été informés de la mesure, la nécessité de constituer un dossier était un frein important. Cette différence notable dans la procédure aboutit à une différence dans l’accès aux droits entre les agriculteurs. Cette inégalité nourrit un ressentiment très justifié chez les éleveurs, auquel il semble à Mme la députée que les pouvoirs publics se doivent de répondre. Elle ajoute que la perspective de l’accord de libre-échange Mercosur-UE n’arrange rien à leurs inquiétudes. Par ailleurs, il va de soi que cette inégalité alimente la rivalité entre éleveurs et cultivateurs. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle que compte faire pour pallier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6156</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La catégorisation par la PAC de la laine comme déchet industriel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2208. — 26 novembre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences de la classification de la laine comme un sous-produit animal de catégorie 3 par la Commission européenne. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la laine a perdu progressivement son statut de ressource et de matière première de qualité. La concurrence avec les fibres synthétiques et la dévalorisation progressive, juridique et sanitaire, de la laine a mené à sa dépréciation monétaire et matérielle pour les éleveurs français à partir des années 1970. Malgré un intérêt officiel porté par les acteurs publics via la Fédération national ovine (FNO, liée aux FDSEA et FNSEA) et le Comité national interprofessionnel de la laine fondé dans les années 1950, l’État a ensuite cessé de soutenir la filière lainière. D’abord auprès des producteurs : agriculteurs, éleveurs et exploitants agricoles en menant une modernisation à marche forcée à partir des années 1940. Celle-ci a mené à la désintégration et la disparition des grands troupeaux ovins (viande + laine) des grands bassins céréaliers : Île-de-France, Beauce, Nord, Bourgogne, Champagne, régions connues depuis le XIXe siècle pour leurs races mérinos. La désindustrialisation a ensuite condamné les éleveurs à vendre leurs laines aux plus offrants, à l’étranger. Depuis les politiques agricoles communes (PAC), la laine a été classé sous-produit animal de catégorie 3. Elle est par définition, « a priori jugée à risque sanitaire », même si celui-ci est considéré comme faible. Les éleveurs ne parviennent plus à payer les tondeurs et se trouvent même dans l’incapacité de valoriser la laine par la vente. Dévalorisée et dépréciée, elle est aujourd’hui assimilée à un déchet dont il faut se débarrasser. Quelques éleveurs tentent pourtant d’entreposer plusieurs années de tonte, espérant pouvoir valoriser cette ressource naturelle riche et relativement précieuse en fonction de la finesse des fibres. Environ 10 000 tonnes de laine sont produites en France chaque année. Le collectif Tricolore, fondé en 2018, entend faire renaître la filière lainière en France en réindustrialisant le pays. Représenté surtout par les grands industriels et le monde du luxe et de la mode, ce collectif a proposé une feuille de route nationale en 2024, sans pour autant interroger le statut même de la laine. Cependant, on imagine pourtant mal la revalorisation de cette ressource se faire sans questionner ce statut de déchet qui bloque sa valorisation et représente un manque à gagner pour les éleveurs. Il souhaite donc savoir si elle compte agir en faveur de la filière lainière et demander une revalorisation de la classification de la laine à Bruxelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6157</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Normes sanitaires des produits issus du Mercosur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2209. — 26 novembre 2024. — M. Jean Laussucq interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des importations croissantes de produits agricoles ne respectant pas les normes sanitaires et environnementales imposées aux producteurs français. Selon un rapport publié par le Sénat sur l’agriculture française, entre 10 % et 25 % des produits agricoles et alimentaires importés en France venant du Mercosur ne respectent pas ces normes minimales, ce qui constitue une atteinte grave à la sécurité alimentaire, à la santé publique et à la compétitivité des producteurs français. Ces produits, souvent issus de standards moins exigeants, génèrent une concurrence déloyale pour les agriculteurs français et menacent leurs revenus. En outre, la non-conformité aux normes françaises entraîne des risques sanitaires pour les consommateurs, en raison de substances potentiellement, nocives présentes dans ces produits. Ce constat s’inscrit également dans un contexte où les accords commerciaux, notamment avec le Mercosur, favorisent l’importation de ces produits au détriment des standards français et européens, remettant en question les engagements de la France en matière de qualité de son agriculture. Face à ce constat, M. le député souligne l’urgence de prendre des mesures adaptées pour répondre à cette situation préoccupante. Il propose de déclarer officiellement ces produits agricoles comme impropres à la consommation, compte tenu du risque réel qu’ils représentent pour la santé de la population. Bien que M. le député reconnaisse que les produits agricoles constituent une partie des échanges commerciaux, il estime que le niveau de risque encouru reste trop important pour la santé des concitoyens. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6157</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Quel devenir pour la filière apicole française ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2210. — 26 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par la filière apicole française. Depuis de trop nombreuses années, les apiculteurs français sont confrontés aux concurrences du commerce extérieur, aux lourdeurs administratives et à la prolifération du prédateur Vespa velutina. Dans un premier temps, les apiculteurs ont subi l’ouverture au marché mondial et en particulier aux miels importés. En 2023, 63 % des apiculteurs français ont eu du mal à commercialiser leur récolte alors que la demande en France est quatre fois supérieure à la production totale nationale. En effet, la demande de miel en France s’élève à environ 45 000 tonnes par an, bien au-dessus la production nationale, estimée à 34 000 tonnes en 2023. Cette difficulté de commercialisation s’explique par la prolifération des miels frelatés venus d’en dehors de l’Union européenne, en particulier de Chine et aujourd’hui d’Ukraine. Selon la FNSEA, 46 % du miel importé des pays tiers et mis sur le marché européen est suspecté d’être frelaté et 74 % du miel en provenance de Chine est frauduleux. Ce même pays est pourtant le premier fournisseur, totalisant 37 % des importations de miel dans l’Union européenne, en progression de 39 % depuis 2020. Ces importations massives de miel chinois vendu à très bas coût, largement inférieur au prix du miel français, déstabilisent le marché dans son ensemble, font subir une concurrence déloyale inacceptable aux apiculteurs français et trompent les consommateurs. Dans un second temps, les apiculteurs ont souffert depuis plusieurs années de la prolifération des frelons « asiatiques » et « orientaux ». En effet, en raison de l’aggravation du phénomène du réchauffement climatique, ces prédateurs se développent sur le sol français et menacent les exploitations françaises, sans que ces dernières ne soient indemnisées à une juste valeur. Enfin, les apiculteurs, y compris en zone rurale, sont bloqués par une législation qui les empêche d’installer leurs ruches dans des parcs naturels. Par conséquent, M. le député demande à Mme la ministre quelles actions elle compte mettre en œuvre pour protéger la filière apicole française ? Compte-t-elle protéger le marché français des miels hors Union européenne et trop souvent frauduleux ? Compte-t-elle revoir les indemnisations en catégorie 1 de la Vespa velutina pour mieux indemniser les apiculteurs victimes des prédations ? Enfin, il convient de demander une étude d’impact pour savoir si les abeilles de ruche, notamment par compétition pour les ressources florales ou par interférence directe, ont une incidence sur les pollinisateurs sauvages. Suivant les résultats de cette étude, les apiculteurs pourraient le cas échéant disposer d’installations dans les parcs naturels sauvages. Il la remercie par avance pour sa réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6158</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Modification de l’arrêté du 9 mai 2006 relatif aux compléments alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2211. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la modification prévue de l’arrêté du 9 mai 2006, relatif aux nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaires. La refonte de cet arrêté, envisagée pour le début de l’année 2025, intervient en parallèle d’un processus d’harmonisation menée par la Commission européenne révisant les niveaux maximums autorisés en vitamines et minéraux qui devrait aboutir, pour sa part, courant 2025. Chaque modification de leur cadre demande aux entreprises de reformuler leurs produits pour un coût compris entre 10 000 et 50 000 euros. En modifiant son cadre réglementaire quelques mois avant l’harmonisation européenne, la France oblige la filière, qui représente 400 entreprises et 16 000 emplois, à deux reformulations successives. Aussi, il lui demande dans quelle mesure la refonte de l’arrêté français pourrait être coordonnée avec les travaux européens, afin d’éviter tout surcoût pour les entreprises du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6158</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Animaux de cirques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2216. — 26 novembre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation inacceptable d’animaux domestiques dans les cirques. Dès 2028, les animaux sauvages seront interdits dans les cirques itinérants. Mais singes, tigres et zèbres ne sont pas les seuls animaux détenus dans les cirques français. En effet, de nombreux animaux domestiques sont exploités pour assurer le spectacle : dromadaires, chameaux, lamas, poneys, chèvres… Ceux-ci peuvent également souffrir des conditions de vie qui leur sont imposées. Si l’on prend l’exemple des dromadaires et des chameaux, ces animaux vivent naturellement dans des groupes extrêmement mobiles, avec une structure sociale particulière. Dans les cirques, la distance qu’ils peuvent parcourir correspond aux limites de leurs petits enclos. Leurs relations sociales sont également contraintes et ne correspondent pas à celles que l’on peut observer à l’état sauvage. Quant à leur santé, l’humidité du pays est mal tolérée par ses animaux issus du désert. Pour preuve, certains développent des maladies telles que la tuberculose et la coccidiose. Au regard des conditions de vie inadaptées à des animaux comme des camélidés ou des équidés, il apparaît aujourd’hui nécessaire d’inclure les animaux domestiques dans les évolutions prévues par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021. Cette prise en compte est demandée par les associations, mais aussi par les Françaises et les Français, qui réclament plus de protection pour les animaux. Il lui demande donc si elle s’engage à interdire la présence d’animaux domestiques dans les cirques itinérants, en espérant une réponse positive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6158</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Avenir des animaux sauvages des cirques itinérants en 2028
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2217. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le plan d’accompagnement mis en place en vue de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants en 2028, ainsi que cela est prévu par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Des questions subsistent. Quel est l’avenir de ces animaux en captivité depuis des années ? Alors que les refuges et sanctuaires sont rares ou affichent complet, le Gouvernement doit appuyer la création de places supplémentaires dans ces structures, essentielles pour rendre possible cette transition et leur donner les moyens de se développer. Par ailleurs, il est indispensable d’étendre les aides de fonctionnement et de nourrissage aux refuges et sanctuaires, leur permettant une meilleure prise en charge des animaux. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte s’engager, dans son plan d’accompagnement, sur un budget conséquent pour la création de nouvelles structures et de places supplémentaires dans les refuges existants ainsi que sur une organisation durable d’appels à projets pour réussir cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6159</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Maltraitance animale dans certains abattoirs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2219. — 26 novembre 2024. — M. Jean Laussucq interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur des dysfonctionnements constatés dans certains abattoirs français, en particulier à la lumière de la récente enquête menée par L214 sur l’abattoir de Maurienne. Cette enquête révèle des pratiques extrêmement graves, notamment des cas où les animaux sont abattus alors qu’ils sont encore sensibles et conscients, voire découpés alors qu’ils sont encore vivants. Cet abattoir approvisionne les magasins Super U, Intermarché et E.Leclerc de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que des boucheries locales, et vend également de la viande en direct dans les élevages d’origine. Depuis la promulgation de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, chaque abattoir est tenu de désigner un responsable bien-être animal (RPA), chargé de veiller à l’application des règles de protection animale. Des audits réguliers sont également obligatoires pour s’assurer que l’organisation des opérations respecte le principe d’épargner aux animaux « toute douleur, détresse ou souffrance évitable ». Cependant, ces dispositions légales semblent largement insuffisantes, comme en témoigne le cas de l’abattoir de Maurienne, qui ne respecte manifestement pas ces réglementations législatives. La proposition de loi de M. Olivier Falorni du 9 novembre 2016 visant à remettre en cause les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français semble prendre la mesure de ces dysfonctionnements. Il paraît être intéressant pour le Gouvernement de prendre en compte le droit de visite des parlementaires dans les abattoirs. Il souhaite savoir si des discussions sont actuellement en cours pour mettre fin à certaines pratiques contraires aux dispositions légales applicables aux abattoirs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6159</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2220. — 26 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la mise en œuvre du plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie, lancé en mai 2024 par le précédent ministre de l’agriculture. Ce plan présenté vise à renforcer la lutte contre les abandons, la maltraitance envers les animaux de compagnie et pour améliorer la gestion de l’errance canine et féline. Il entérine ainsi les préoccupations de beaucoup des concitoyens et des associations. Il résulte d’un important travail de concertation avec les parties prenantes et entend rassembler et coordonner les forces des différents ministères compétents sur cette question. Aussi, il souhaiterait connaître les avancées de ce plan et en particulier les moyens qui ont été déjà déployés pour sa mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6159</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Situation des abattoirs sur le territoire français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2221. — 26 novembre 2024. — M. Pascal Jenft attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des abattoirs sur le territoire français. La législation en vigueur dispose que toutes les précautions doivent être prises pour épargner de la douleur les animaux. Le code rural et de la pêche maritime, en particulier les articles R. 214-65 et R. 214-67, exige que tous les moyens soient employés pour réduire les actes de violence et de cruauté envers les animaux d’élevage abattus. Notamment via l’étourdissement avant leur mise à mort. Le non-respect de la loi peut s’avérer dramatique, c’est d’ailleurs ce qui a été signalé par l’association L. 214 au sujet de l’abattoir de la ville de Maurienne. Le préfet de Savoie a pris la décision de suspendre, temporairement, l’abattoir afin de mener un audit. Cet exemple pose la question légitime de la conformité juridique des abattoirs français. Il lui demande si elle va s’assurer que tous les abattoirs, de tout le territoire national, respectent les réglementations en vigueur au sujet de l’abattage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6160</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Indicateur de bien-être animal sur les produits alimentaires d’origine animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2243. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de prendre en compte le bien-être animal dans la commercialisation des produits alimentaires d’origine animale. Malgré la promulgation de la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires du 10 juin 2020 rendant obligatoire d’informer les consommateurs sur la provenance des produits qu’ils consomment, la question du bien-être animal et notamment des conditions d’élevage et d’abattage restent secondaires. Ainsi, il pourrait être pertinent d’envisager la mise en place d’un indicateur de bien-être animal sur l’ensemble des produits alimentaires d’origine animale, similaire à celui utilisé pour les œufs. Ainsi, alors que le Gouvernement a assuré à de nombreuses reprises considérer la question animale parmi ses priorités, il souhaite savoir comment elle compte améliorer concrètement l’information aux consommateurs quant au bien-être des animaux d’élevage destinés à la consommation, qu’il s’agisse de produits bruts ou transformés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6160</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Définition d’un cours d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2245. — 26 novembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les différences d’interprétation entre les services de l’État sur la définition d’un cours d’eau. Cette question a été tranchée par la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui a défini un cours d’eau comme « un écoulement d’eau courante dans un lit naturel à l’origine et alimenté par une source, présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année ». Ceci a permis dans de nombreux départements et en particulier dans le département du Tarn, l’établissement d’une cartographie élaborée conjointement par la direction départementale des territoires et le monde agricole. La question de la définition des cours d’eau a une incidence sur la zone de non traitement (ZNT). Il s’est avéré que pour la définition de cette ZNT, ce n’est pas la carte élaborée en application de la loi de 2016 qui a été retenue mais une cartographie de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) dont la précision n’a jamais été remarquable dans ce domaine et qui en toute hypothèse ignore tout de la loi biodiversité de 2016 et de sa définition d’un cours d’eau. Cette question de la définition d’un cours d’eau reste encore très présente dans le débat public et dans les manifestations agricoles actuelles. Il lui demande de bien vouloir lui préciser pourquoi la loi du 8 août 2016 ne semble pas être appliquée par ses services quant à la définition d’un cours d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6160</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Adaptation des mesures face aux attaques de loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2260. — 26 novembre 2024. — Mme Perrine Goulet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés auxquelles font face les éleveurs de la Nièvre, confrontés à la recrudescence des attaques de loups (plus de 250 brebis tuées en 4 mois dans un même secteur) et aux limites des dispositifs de protection et d’indemnisation en vigueur. Actuellement, seules certaines mesures de protection, telles que l’installation de clôtures électrifiées et l’utilisation de chiens de protection, permettent aux éleveurs de solliciter des autorisations de tirs de défense. Or de nombreux éleveurs déplorent que d’autres pratiques adaptées, telles que le fait de rentrer les animaux dans la bergerie chaque soir, ne soient pas reconnues comme des moyens de protection légitimes. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les éleveurs de bovins, pour lesquels les filets électrifiés et les chiens de protection ne constituent pas des solutions appropriées. Il est impératif que des mesures spécifiques et adaptées aux besoins des éleveurs bovins soient envisagées afin de garantir leur sécurité et celle de leurs troupeaux, mais également de permettre la mise en place de tirs de défense. Par ailleurs, le système de déclaration des attaques, géré par l’Office français de la biodiversité (OFB), structuré sous forme de questionnaire à choix multiples, présente des limites importantes. Il ne permet pas de signaler certains cas complexes, tels que les disparitions où aucune carcasse n’est retrouvée, compliquant ainsi la reconnaissance officielle des prédations par le loup et entravant l’accès aux indemnisations. Enfin, le dispositif d’indemnisation actuel ne prend pas en compte les séquelles des animaux blessés non visibles, telles que le stress, les avortements spontanés et autres répercussions futures sur la santé des troupeaux. Elle demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour élargir et adapter la reconnaissance des pratiques de protection aux différentes réalités d’élevage, notamment pour les bovins, pour rendre plus souple et précis le système de déclaration de l’OFB et pour améliorer le cadre d’indemnisation afin d’assurer un soutien juste et exhaustif aux éleveurs confrontés aux attaques de loups.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6161</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Attaque de loups en Saône-et-Loire, ce sont les éleveurs qu’il faut protéger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2261. — 26 novembre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la recrudescence des attaques de loups sur les troupeaux dans les régions de France et particulièrement en Saône-et-Loire. Alors qu’ils avaient disparu depuis 1937, les loups gris sont réapparus en novembre 1992 dans le parc national du Mercantour. Aujourd’hui, la croissance de la population lupine est devenue endémique sur la quasi-totalité du territoire français au point de menacer l’élevage et le pastoralisme. Face à cette situation hors de contrôle qui représente 1 104 loups et plus de 12 000 animaux prédatés par an dans 60 des départements, il est indispensable de prendre des mesures pour réguler efficacement la population lupine. Dans le département de Saône-et-Loire, le constat des dommages sur les troupeaux transmit régulièrement par la direction départementale des territoires, aux membres du comité loup fait apparaître une situation chaque mois plus dramatique. Depuis le mois de janvier 2024, ce sont ainsi plus d’une centaine d’attaques qui sont imputables au loup faisant plus de 200 animaux d’élevage tués (ovins, caprins et bovins) et plus de 70 blessés. À titre d’exemple, sur le territoire de la commune de Saint-Bérain-sur-Dheune, les éleveurs ont subi en juillet 2024 leur 19e attaque de loup. Les répercussions de ces attaques sont dévastatrices et affectent sévèrement l’économie locale et l’équilibre psychologique des exploitants. La fréquence et la violence de ces incidents mettent en péril la survie des exploitations. On ne peut abandonner plus longtemps la biodiversité et l’économie rurale aux loups qui prolifèrent sans limite. Il est primordial pour les éleveurs d’être autorisés à se prémunir des attaques sur leurs troupeaux en écartant préventivement ce prédateur. Pour cela, il doit être mis en œuvre une réelle politique de régulation respectueuse de l’activité économique des éleveurs et de leur travail. Le sauvetage du pastoralisme français se fera par la régulation du loup en limitant sa population à son seuil de viabilité démographique fixé par les scientifiques à 500 individus. Dans le strict respect de la convention de Berne qui dispose que « pour prévenir des dommages importants, les États ont la possibilité de prendre des mesures contre les loups problématiques, pour autant qu’elles ne nuisent pas à la survie de sa population », il importe de reprendre le contrôle face au développement exponentiel de la population de loups en France. Toutes les mesures permettant de limiter le nombre de loups sur le territoire français à 500 individus doivent pouvoir être en œuvre rapidement. Dans ce cadre, M. le député souhaiterait connaître les intentions de Mme la ministre et quels moyens elle entend mobiliser pour lutter contre les massacres provoqués par le loup. Des mesures concrètes, durables et efficaces doivent être instaurées comme la généralisation de l’intervention des brigades loups, les tirs territorialisés ou l’autorisation d’utiliser des armes équipées de dispositifs de visée nocturne (lunettes de tirs). Les éleveurs doivent pouvoir se protéger et défendre leurs cheptels. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6161</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais d’équarrissage liés à la surmortalité animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2262. — 26 novembre 2024. — M. Théo Bernhardt interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impact financier des frais d’équarrissage engendrés par l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans les élevages français. Cette épidémie a entraîné une surmortalité importante au sein des cheptels ovins et bovins. Dans de nombreuses exploitations, les éleveurs se retrouvent confrontés à une mortalité de plusieurs dizaines d’animaux, créant une situation critique non seulement sur le plan sanitaire, mais aussi financier. Parmi les conséquences immédiates, le traitement des carcasses via l’équarrissage s’impose comme une charge financière imprévue et particulièrement lourde pour les exploitations touchées. Dans son communiqué du 14 novembre 2024, Mme la ministre a annoncé des mesures d’urgence destinées à accompagner les éleveurs dans cette crise, notamment par la vaccination gratuite contre la FCO3 sur tout le territoire, l’indemnisation des pertes directes liées à la surmortalité animale pour les ovins et bovins et le déploiement d’un fonds d’urgence exceptionnel de 75 millions d’euros. Si ces dispositifs sont indispensables pour soutenir les exploitants face à l’impact immédiat de cette crise sanitaire, il semble que la question des frais d’équarrissage n’ait pas été explicitement évoquée dans les annonces faites à ce jour. Or ces frais représentent une dépense obligatoire pour garantir la salubrité des exploitations et la conformité des pratiques agricoles aux normes sanitaires. Certains éleveurs doivent faire face à des factures très élevées en raison du nombre important d’animaux décédés. Cette charge s’ajoute à d’autres coûts liés aux pertes économiques directes et à la gestion des crises sanitaires successives, rendant la situation particulièrement complexe pour de nombreuses exploitations. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir si les frais d’équarrissage liés à la surmortalité animale causée par l’épidémie de FCO pourront être pris en charge dans le cadre des indemnisations annoncées, soit par le fonds d’urgence, soit par le programme porté par le Fonds national de mutualisation du risque sanitaire et environnemental. Si ces frais ne sont pas actuellement éligibles, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement quant à la mise en place d’un dispositif spécifique pour accompagner les éleveurs dans la prise en charge de ces dépenses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6162</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cyrielle Chatelain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Transition hors-cage des systèmes d’élevage des poules pondeuses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2263. — 26 novembre 2024. — Mme Cyrielle Chatelain attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des poules pondeuses en cage dans les élevages français. Suite à l’adoption de la loi dite EGalim en 2018, il est désormais interdit d’installer de nouveaux élevages de poules pondeuses en cage ou d’augmenter la capacité des élevages existants. Cette interdiction, précisée par le décret n° 2021-1647 du 14 décembre 2021, s’applique tant à la création de nouveaux bâtiments qu’à la transformation de bâtiments existants pour l’élevage en cage, ainsi qu’à tout réaménagement visant à accroître le nombre de poules élevées en cage dans des installations déjà en place. Cette réglementation devrait logiquement conduire à une diminution progressive de la part des œufs issus d’élevages en cage, sauf en cas de baisse globale de la production nationale. Pourtant, selon les chiffres du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), alors que la production totale d’œufs a augmenté de 4 % en 2023, la proportion d’œufs produits en cage a paradoxalement augmenté, passant de 23 % à 27 % entre fin 2022 et fin 2023. Face à cette évolution inattendue, elle l’interroge sur les éventuels constats d’infractions à la réglementation qui auraient été relevés depuis la mise en application du décret et sur les mesures prises pour y remédier. Elle souhaite également connaître les dispositifs de contrôle mis en œuvre pour garantir le respect de ces obligations légales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6162</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conditions générales d’accès à la profession d’ostéopathe animal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2285. — 26 novembre 2024. — M. Jonathan Gery attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’avenir de la profession d’ostéopathe animalier ainsi que sur la détresse de centaines d’étudiants confrontés aux conditions parfois opaques d’accès à l’examen et sa réussite, organisé par le conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV). La France est ainsi l’un des pays pionniers en matière de formation et de pratiques ostéopathiques pour les animaux. Des chevaux de compétition aux animaux de rente tels que les bovins ou encore aux animaux de compagnie tels que chiens et chats, l’ostéopathie animale a su démontrer son rôle en complémentarité et non en concurrence avec les vétérinaires. Le parcours des étudiants est fastidieux. En effet, au terme de leurs cinq années d’étude, assez onéreuses, dans des établissements d’enseignement supérieur privés, les futurs ostéopathes animaliers se voient délivrer un titre du répertoire national des compétences professionnelles (RNCP) validé par France compétence sanctionnant des formations sérieuses et de qualité, sous l’autorité du ministère du travail. Malgré l’obtention de leur diplôme, les ostéopathes animaliers ne peuvent exercer légalement puisqu’ils doivent, de surcroît, réussir un examen, organisé par le CNOV, composé d’une épreuve théorique et d’une épreuve pratique comme le prévoit l’article D. 243-7 du code rural. Les coûts dispendieux de ces épreuves (plus de 1 400 euros) et surtout des délais de passage de l’examen qui s’avèrent très longs et qui bloquent les étudiants, les empêchent d’exercer. De surcroit, une grille d’évaluation de l’examen opaque, des réponses aux recours des étudiants ambigües, entraînent des difficultés fiscales et sociales pour des étudiants sans ressources et dans l’incapacité d’exercer le métier pour lequel ils se sont préparés pendant cinq années. Cette liste n’est pas exhaustive, mais révèle les difficultés d’organisation et la frustration des étudiants en ostéopathie animale et des syndicats professionnels qui ont dénoncé ces anomalies à plusieurs reprises. Aussi, il demande que le Gouvernement précise sa position sur ces dysfonctionnements et veut savoir également quelles dispositions entend-il adopter pour répondre aux craintes légitimes, notamment de ces étudiants qui ressentent une injustice qui les pénalise, dont ils ne sont nullement responsables et qui résulte de l’absence de définition claire et précise de cette formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6163</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Retraites des agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2368. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le sujet si important que sont les retraites agricoles. Comme beaucoup de Français, les agriculteurs rencontrent de nombreuses difficultés au quotidien avec une retraite plus ou moins égale à 1 100 euros net pour une carrière complète. Certes, la revalorisation de 2021 pour les chefs d’exploitation et celle de 2022 pour les conjoints d’exploitants sont positives, mais elles sont largement insuffisantes. De plus, les agriculteurs retraités doivent toujours s’acquitter des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) ce qui réduit le montant réellement perçu et les conjoints d’exploitants qui ont travaillé toute leur vie sans rémunération, sans rien coûter à la société, sont aujourd’hui oubliés. Deux fois par an, les retraites salariés et indépendants bénéficient de l’augmentation du Smic sur l’intégralité de leur retraite. Or pour les agriculteurs retraités, cette hausse ne porte que sur la retraite de base (qui est autour de 350 euros de mois pour les chefs d’exploitations). Le Gouvernement aurait promis une hausse de 50 euros par mois aux retraités salariés et indépendants ayant des faibles retraites. Mais, les anciens exploitants agricoles sont exclus de cette hausse forfaitaire de 50 euros. Mme la ministre, les retraites des agriculteurs doivent être augmentées voire indexées sur la moyenne des retraites nationales soit 1 430 euros net environ. Que compte faire le Gouvernement pour améliorer les retraites des agriculteurs ? Enfin, il lui demande si elle va prendre des mesures pour les conjointes d’exploitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6163</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Mise en place de la TVA agricole pour la filière équine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2382. — 26 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place de la TVA agricole pour la filière équine. La loi de finances pour 2023 a accordé à la filière équestre le rétablissement du taux de TVA de 5,5 %, mais uniquement pour les activités équestres et les opérations relatives à la reproduction. Ce taux réduit ne s’applique pas à la vente des chevaux vivants contrairement à ce que permet la directive (UE) 2022/542 du Conseil du 5 avril 2022, ni au travail et à la valorisation des chevaux, ni à la pension élevage et à la retraite. Cette transposition incomplète aurait entraîné, d’une part, une baisse d’activité en France et, d’autre part, une distorsion de concurrence au niveau européen. Aussi, il lui demande si elle envisage d’étudier la mise en place d’une TVA agricole pour l’intégralité des secteurs de la filière équine, vente d’animaux vivants comprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6163</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Disparition des tombes des anciens combattants et avec de la mémoire collective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2214. — 26 novembre 2024. — M. Sébastien Chenu attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’état préoccupant des milliers de tombes de soldats morts pour la France, aujourd’hui en ruines, emportant avec elles une part précieuse de notre mémoire collective. Chaque 11 novembre, la Nation rend hommage aux soldats tombés pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Pourtant, de nombreuses sépultures de ces combattants sont de plus en plus menacées d’abandon et de destruction, faute de descendants pour en assurer l’entretien. L’association Le Souvenir Français joue un rôle essentiel dans la préservation de ces sépultures, souvent proches de l’oubli. Malgré son engagement remarquable, ses moyens restent insuffisants face à l’ampleur de la tâche. Chaque jour, des tombes de soldats de 1914-1918 tombent en déshérence ou, lorsque les concessions arrivent à échéance, risquent d’être supprimées, reléguant ces sacrifices au silence des ossuaires. Cette situation alarmante pourrait également se reproduire pour les combattants de la Seconde Guerre mondiale. Avec le passage du temps, les sépultures de ces héros deviennent elles aussi vulnérables, menaçant d’effacer la mémoire de ceux qui ont combattu pour la liberté du pays. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures envisagées pour prévenir et éviter que les sépultures des combattants de la Seconde Guerre mondiale ne subissent le même sort que celles de leurs prédécesseurs. Il souhaiterait notamment savoir : combien de tombes pourraient être concernées dans les années à venir ? Quels moyens financiers et humains pourraient être mobilisés pour assurer la préservation et l’entretien de ces sépultures ? Quelles actions le Gouvernement envisage-t-il pour garantir que la mémoire de ces soldats morts pour la France ne soit pas condamnée à l’oubli dans les cimetières communaux ? Il lui demande quelles sont les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6164</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Droit d’indemnisation pour les harkis ayant résidé dans des camps après 1975
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2215. — 26 novembre 2024. — M. Daniel Grenon interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les dispositifs d’indemnisation mis en place pour les harkis et leurs familles ayant résidé dans les camps de transit et hameaux de forestage au-delà de 1975. Engagés auprès de la France durant la guerre d’Algérie, les harkis ont fait preuve d’un immense dévouement envers la République. À leur arrivée en métropole, beaucoup ont dû faire face à des épreuves et des conditions de vie difficiles, vivant bien souvent dans des camps de transit et des hameaux de forestage. C’est pourquoi la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 prévoit un dispositif d’indemnisation destiné à reconnaître et réparer les préjudices subis par les harkis, moghaznis et autres personnels des formations supplétives, ainsi que leurs familles. Ce dispositif vise à compléter l’ensemble des mesures déjà en place en faveur des rapatriés. Il inclut une allocation versée aux personnes concernées, leurs conjoints et leurs enfants ayant séjourné dans des structures d’accueil spécifiques entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975. Cette loi présente cependant des limites pour de nombreuses familles qui ont vécu et souffert dans les camps de forestage après 1975. En effet, à partir de 1962, ces derniers ont été relogés dans les hameaux de forestage qui ont continué d’exister jusque dans les années 1980. Pour ces familles ayant vécu dans ces camps au-delà de 1975, il ne semble pas que la loi prévoie des dispositifs spécifiques. Ainsi, il souhaite savoir quelles dispositions ont été mises en place afin de tenir compte de ces cas particuliers et si, aucune mesure n’ayant été prévue, le Gouvernement compte adapter le dispositif d’indemnisation prévu par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 pour permettre aux harkis et leurs familles ayant vécu dans les camps au-delà de 1975 d’obtenir une indemnisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6164</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Présence d’équipements militaires français au Soudan en violation de l’embargo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2248. — 26 novembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’utilisation d’équipements français par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Selon une enquête d’Amnesty international rendue publique en novembre 2024, plusieurs véhicules blindés émiratis des paramilitaires des FSR, forces paramilitaires opposées au gouvernement soudanais, seraient équipés du système Galix, conçu par KNDS France et Lacroix Défense, alors que le Soudan fait l’objet d’un embargo de l’Union européenne sur les ventes d’armes. Lacroix Défense est établie aux Émirats arabes unis, avec une coentreprise créée avec Emirates Defense Technology dès 2015. Les véhicules blindés de transport de troupes Nimr Ajban sont équipés avec le système français Galix depuis a minima 2017. Ces éléments laissent à penser que ces équipements français seraient entrés sur le territoire soudanais via des exportations émiraties de matériels de guerre. Si ces révélations s’avéraient exactes, il s’agirait d’un grave manquement du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), chargé du contrôle des exportations de matériel de guerre. La France ne peut-elle garantir par le contrôle des exportations et par la certification de l’utilisateur final, que son matériel ne sera pas réexporté vers une zone sous embargo ? Selon un rapport d’Amnesty international de juillet 2024, de nombreuses armes en provenance de Chine, des Émirats arabes unis, de Russie, de Serbie, de Turquie et du Yémen ont été identifiées au Soudan. La limitation de l’embargo sur les ventes d’armes à la seule région du Darfour apparaît comme inefficace à contenir l’acheminement d’armes dans ce conflit. Est également observée une tendance croissante qui consiste à détourner au profit des forces armées en conflit des armes légères normalement vendues sur le marché civil tels que des fusils de chasse. Les deux camps opposés depuis avril 2023 au Soudan, dont les FSR, ont été à de nombreuses reprises accusés de crimes de guerre, en particulier de bombardements indiscriminés de zones habités, de blocage de l’aide humanitaire et de ciblage délibéré des civils. Le bilan provisoire effectué par l’Organisation des Nations unies (ONU) s’élève aujourd’hui à 150 000 morts et 11 millions de déplacés. Mme la députée demande quels contrôles sur l’utilisateur final de matériel de guerre sont effectués. Elle demande quelles enquêtes ont été menées pour s’assurer qu’aucun autre équipement français ne soit utilité au Soudan. Elle demande si le Gouvernement compte plaider auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour une extension de la zone d’embargo à l’ensemble du territoire soudanais. Enfin, elle demande quelles initiatives sont envisagées par le Gouvernement pour permettre une issue politique au conflit qui frappe le Soudan depuis 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6164</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Sécurité des informations transmises aux Allemands
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2249. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la sécurité des informations transmises aux partenaires allemands de la France. En effet, le vendredi 1er mars 2024, la chaîne d’informations russe RT a publié un enregistrement audio de plus de 30 minutes d’une réunion réunissant de nombreux hauts-gradés allemands. Ladite réunion aurait eu lieu via le réseau non-crypté « Webex », ce qui a permis son interception par le renseignement russe. Si cette situation a tôt fait d’embarrasser les partenaires allemands de la France, elle soulève aussi de nombreuses questions concernant leur capacité à sécuriser des informations aussi sensibles et confidentielles. Cela questionne tout particulièrement les informations que la France a pu échanger avec ses partenaires. De telles fuites pourraient concerner les informations ayant transité entre les deux états-majors que de multiples liens unissent. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire pour s’assurer la sécurisation de informations qui seront partagées avec les partenaires allemands. La question avait été initialement posée le 19 mars 2024 et n’avait pas reçu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale, malgré le délai théorique de réponse aux questions des parlementaires fixé à 2 mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6165</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Délais de remboursement du FCTVA aux communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2240. — 26 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les délais de remboursement du fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) aux communes. Aujourd’hui, ce délai est de deux années après la réalisation des dépenses d’investissements pour les communes. Ce délai ne semble pas adapté à la réalité budgétaire d’une grande partie d’entre elles, notamment pour les petites communes rurales. Certaines d’entre elles sont obligées dans ce délai d’emprunter. Aussi, de nombreux élus locaux souhaiteraient que ce délai soit raccourci pour être davantage supportable pour les finances de leur commune. Aussi, il lui demande si une mesure particulière, qui pourrait accorder le bénéfice du FCTVA l’année de l’investissement pour les communes les plus petites, pourrait être envisagée afin de les soulager du poids de cette avance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6165</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Menaces sur la filière vélo en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2247. — 26 novembre 2024. — M. Lionel Causse alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur sur les menaces qui pèsent sur la filière française de conception et de fabrication de vélos face à une concurrence déloyale qui s’exerce sur cette activité. En effet, les entreprises du secteur constatent que bon nombre de concurrents étrangers parviennent à contourner les frais de douanes et les taxes anti-dumping qui sont censées préserver les règles équitables pour le bon fonctionnement de ce marché. Elles déplorent notamment l’incertitude et les atermoiements des services douaniers dans l’interprétation de la réglementation constatées à l’occasion de commandes pour l’importation de pièces non disponibles en Europe - nécessitant le recours à des fournisseurs asiatiques - qui sont pourtant indispensables pour l’assemblage des vélos. L’allongement des délais de livraison, la lourdeur des taxes appliquées qui relèvent d’une interprétation illisible de la réglementation constituent un niveau de charges insupportables dans un marché aussi concurrentiel. Cela est d’autant plus préjudiciables qu’il est aisé de constater qu’ a contrario les plateformes de vente en ligne les plus en vue n’hésitent pas à mettre à disposition de leur clientèle des vélos chinois a des prix cassés dont on peut légitimement considérer qu’ils ont échappé à la taxe anti-dumping ou aux règles de la TVA, avec de surcroît une livraison à domicile à moindres frais. Plus grave encore, les exemples abondent que bon nombre de ces vélos contreviennent aux critères d’homologation visés par la norme EPAC EN 15 194 qui dispose de la limitation de moteurs à 250 W et 25 km/h pour le vélo alors qu’une simple commande en ligne permet de vérifier que des vélos non homologués (1 000 W moteur, avec full gâchette et roulant à plus de 50 km/h) sont aisément disponibles. Face à ces éléments qui décrivent une situation mortifère pour la filière française du vélo, il lui demande de préciser les intentions du Gouvernement pour rétablir une situation de marché équitable, ainsi que de lui confirmer quelles dispositions seront mises en œuvre pour la juste application des mesures de contrôle et d’homologation des vélos importés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6165</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Auto-certification fiscale des familles expatriées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2304. — 26 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’auto-certification fiscale des comptes bancaires français de familles expatriées. Ainsi que l’exige la loi, les établissements bancaires français sont chargés de collecter les informations relatives à la résidence fiscale de leurs clients, notamment lorsque cette dernière n’est pas située en France. Les clients doivent alors procéder à une auto-certification fiscale de leurs comptes situés en France. Toutefois, une divergence d’interprétation de la loi apparaît lorsqu’il est question de mineurs, titulaires de comptes bancaires, rattachés au foyer fiscal des parents. Alors qu’une réponse à une question écrite, datée de janvier 2020, du ministère de l’économie et des finances indique que l’auto-certification des parents peut être utilisée pour auto-certifier un compte ouvert pour le mineur lorsqu’il est rattaché au foyer fiscal, certains établissements bancaires, considérant que cette réponse n’a pas de valeur juridique, estiment ne devoir en conséquence s’en tenir qu’au seul décret n° 2016-1683 du 5 décembre 2016 qui ne précise pas cette possibilité. Dès lors, en pratique, ces établissements exigent la production d’un certificat pour tous les détenteurs d’un compte, qu’ils soient majeurs ou mineurs, ce qui est source de complexité administrative inutile. Elle lui demande donc quelle règle de droit doit être appliquée dans ce cas et si une actualisation du décret du 5 décembre 2016 est envisagée afin de mettre fin définitivement à cette divergence d’interprétation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6166</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Suppression du tarif « livres et brochure » jusqu’alors proposé par La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2354. — 26 novembre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la suppression du tarif « livres et brochures » jusqu’alors proposé par La Poste. À compter du 1er juillet 2025, ce tarif, qui permettait aux éditeurs d’envoyer leurs livres à coût réduit à l’étranger, sera supprimé. Depuis sa création il y a 22 ans, il permettait de favoriser le rayonnement de la culture française à l’international, via des prix moins chers pour les clients à l’étranger. Alors que l’industrie du livre demandait l’extension de ce tarif réduit pour la France, afin de favoriser la diffusion des livres en France, ce tarif préférentiel pour l’international est tout bonnement supprimé : la double peine donc. Cette décision est un vrai coup dur pour l’édition indépendante, surtout quand on sait qu’Amazon parvient à contourner les frais d’expéditions obligatoires, via sa solution de points retraits ( clic and collect ) et à proposer des prix sur lesquels il est difficile de s’aligner. Encore une fois, La Poste n’a plus les moyens d’assurer sa mission de service public, faute de compensation de l’État. Elle lui demande des explications sur cette décision et l’interroge sur la solution de substitution qu’elle compte mettre en place en soutien au secteur de l’édition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6166</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Sur le versement différé des aides de la caisse d’allocations familiales (CAF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2356. — 26 novembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le versement différé des aides de la caisse d’allocations familiales (CAF). En France, la caisse d’allocations familiales propose plusieurs aides financières destinées à soutenir les familles, les personnes en situation de handicap, les jeunes et d’autres catégories de bénéficiaires. En principe, conformément au I. de l’article R. 552-2 du code de la sécurité sociale : « Les prestations servies mensuellement par les organismes débiteurs de prestations familiales sont dues à partir du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel les conditions d’ouverture du droit sont réunies ». Néanmoins, ce système de versement différé d’un mois entraîne des difficultés non négligeables pour des familles aux revenus modestes. Bien que compréhensible sur le plan administratif, cela affecte les foyers ayant besoin d’un soutien immédiat et invite à prévoir, soit un versement plus rapide, soit le versement complémentaire du montant pour le mois où le dossier a été déposé et les droits ouverts. Le seuil de pauvreté subjectif (seuil en dessous duquel une personne se ressent comme pauvre) a atteint en 2024 un nouveau record. Par rapport à 2023, le seuil de pauvreté subjectif moyen a augmenté de 19 euros : une personne seule doit désormais disposer de 1 396 euros par mois pour ne pas être considérée comme pauvre. Bien que cette règle vise probablement à simplifier la gestion administrative, elle paraît pénalisante pour les familles qui remplissent leurs obligations dès le mois concerné. Face à ce constat, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour qu’une révision des modalités de versement soit effective et ce afin de permettre aux familles de recevoir ces aides à compter du mois où leurs dossiers sont déposés et leurs droits ouverts, dès lors que le dossier est complet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6167</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Délai de rétractation pour les achats réalisés lors de foires commerciales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2241. — 26 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur le droit de rétractation pour les achats réalisés lors des foires commerciales. Par la loi « Hamon » de 2014, le délai de rétractation pour une vente réalisée en ligne ou par démarchage téléphonique a été porté à 14 jours par l’article L. 221-18 du code de la consommation, dans un souci de protection du consommateur, victime parfois de techniques de ventes agressives. Cette loi a transposé dans le droit français les dispositions prévues par la directive 2011/83 de l’Union européenne. Toutefois, le périmètre du droit de rétractation de cette directive est plus large que celui de la loi « Hamon ». En effet, le droit de rétractation de 14 jours est ouvert par la directive à toutes les ventes réalisées « hors établissement ». Les foires commerciales, étant des évènements ponctuels et éphémères ayant cours dans des halls d’exposition, paraissent répondre à cette définition. C’est d’ailleurs l’interprétation qu’en ont faite la plupart des pays européens, à l’instar de la Lituanie, la Suède ou la Bulgarie. Étendre ce délai de rétractation aux ventes réalisées dans les foires commerciales est nécessaire, au regard de l’offensivité des techniques de vente et de la pression acheteuse qui règne dans ces foires, lesquelles pouvant faire perdre leurs repères financiers aux visiteurs. En plus du vice de consentement occasionné par ces techniques, certains exposants parviennent à vendre des services bien au-delà de leur prix réel. Cela est d’autant plus préoccupant que, dans de nombreux cas, les ventes correspondent à budgets conséquents, de plusieurs milliers d’euros, pour des personnes avec des revenus modestes. Cela peut être le cas pour des installations de panneaux photovoltaïques, ou la construction de vérandas par exemple. Mme la députée demande donc à la Mme la secrétaire d’État quelles mesures elle entend prendre pour mieux protéger les consommateurs dans les situations décrites ci-dessus. À l’heure où l’inflation obère le pouvoir d’achat des ménages, la France ne peut pas se féliciter d’être moins-disante que ses voisins européens en matière de protection des droits du consommateur. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6167</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Droit de rétractation spécifique aux foires et salons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2242. — 26 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la nécessité d’instaurer le droit de rétractation pour les contrats conclus lors des foires et salons en France. Chaque année, plus de 1 200 foires et salons sont organisés en France. Or de nombreuses associations de défense des consommateurs dénoncent des pratiques commerciales abusives, avec notamment la signature de contrats parfois très onéreux dans des conditions parfois douteuses. Cependant, toute commande passée sur un stand ne peut être annulée, ce qui expose les concitoyens à des situations financières et morales insupportables. En vertu de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, transposée dans le code de la consommation par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, les étals et stands des foires et salons sont considérés comme des établissements commerciaux. En conséquence, les consommateurs ne bénéficient pas du droit de rétractation applicable aux contrats conclus à distance ou hors établissements commerciaux. Cependant, les pays voisins européens ont une lecture différente de cette directive : dans 70 % des cas, un droit de rétractation ou un examen au cas par cas est prévu pour les achats effectués en foires et salons. À l’heure où 19 des États membres ont pris des dispositions pour éviter que leurs consommateurs ne souffrent d’un gouffre financier ou d’un préjudice moral, pourquoi la France reste-t-elle silencieuse ? Ce sujet suscite d’ailleurs une forte demande, depuis de nombreuses années, avec diverses questions écrites adressées au Gouvernement et plusieurs propositions de loi sur la table. Face à ces préjudices qui pèsent sur les consommateurs français, il souhaite savoir si elle envisage de modifier le code de la consommation pour y inclure un droit de rétractation spécifique aux foires et salons, afin de garantir aux concitoyens une protection équivalente à celle offerte dans d’autres États membres de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6168</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Associations en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2223. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la culture sur la fragilité économique et structurelle des associations en milieu rural, qui jouent un rôle crucial dans l’amélioration de la qualité de vie des concitoyens grâce à leurs initiatives culturelles et sociales. Dans ce contexte, beaucoup d’entre elles peinent à poursuivre leurs activités en raison de financements complexes et incertains. Les subventions annuelles et les appels à projets ponctuels entravent une planification sereine de leur développement à long terme. Cette fragilité est aggravée par le fait que ces associations reposent fortement sur un bénévolat souvent surchargé par des démarches administratives lourdes. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en place et surtout, il lui demande son avis sur la proposition d’accorder pour un minimum de 3 ans les subventions de fonctionnement ainsi que les appels à projets octroyés aux associations en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6168</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réformer le Fonds de soutien à l’expression radiophonique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2230. — 26 novembre 2024. — M. Julien Dive alerte Mme la ministre de la culture sur l’importance de réformer le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER), dispositif essentiel pour le maintien et le développement des radios associatives, vecteurs irremplaçables de communication sociale de proximité. Depuis 2018, le déploiement de la radio numérique terrestre (DAB+) a permis aux radios associatives, tout comme aux radios commerciales ou de service public, d’élargir leur couverture et de conquérir de nouveaux auditoires. Cette avancée technologique a consolidé leur rôle dans le paysage radiophonique et a accru le besoin de ressources adaptées pour poursuivre leur mission de proximité, essentielle à la vitalité démocratique et culturelle des territoires. Toutefois, les radios web associatives, qui ont choisi de diffuser exclusivement sur le web et qui représentent fièrement les villes, territoires ou régions qu’elles desservent, ne sont pas éligibles à ce soutien. Bien que les radios FM soient elles-mêmes contraintes de diffuser via le web pour toucher des publics plus larges, le FSER demeure accessible uniquement aux radios diffusant en mode analogique (FM) ou DAB+. Il est donc impératif de réformer le FSER pour reconnaître les radios web associatives comme des acteurs à part entière du paysage radiophonique et leur permettre de bénéficier de ce soutien essentiel. Leur contribution à l’expression locale et à l’animation des territoires ne saurait être sous-estimée. Il souhaiterait connaître son engagement pour moderniser ce dispositif en l’ouvrant aux radios web associatives, afin de garantir une égalité de traitement et de soutenir une pluralité médiatique qui soit à la hauteur des enjeux de la société numérique d’aujourd’hui.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6168</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Actualisation des bulletins officiels des impôts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2200. — 26 novembre 2024. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’actualisation des bulletins officiels des impôts (BOI) en matière de secret professionnel. Effectivement, comme de nombreux autres commentaires du Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP), ces bulletins n’ont, pour l’essentiel, jamais été modifiés depuis l’ouverture de la base documentaire en 2012. Des données n’apparaissent ainsi plus à jour, préjudiciant aux personnes intéressées compte tenu de la place occupée par la doctrine fiscale. Pourtant, il semblerait qu’un travail en ce sens a bien été engagé il y a plusieurs années de cela. Aussi, il souhaiterait connaître les raisons expliquant cette situation, la liste des BOI en cours de mise à jour et, en cas de réponse positive, le calendrier prévisionnel de publication des BOI actualisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6168</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réorganisation territoriale de la DGCCRF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2201. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant l’organisation territoriale de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette administration assure le bon fonctionnement de l’économie et de la concurrence, tout en protégeant le consommateur et son pouvoir d’achat. Or, depuis près d’une quinzaine d’années, la DGCCRF subit de plein fouet les décisions prises par les différents gouvernements en matière de transformation de la fonction publique. En effet, cette administration qui repose sur une organisation interne a fait l’objet de réorganisations à l’échelle déconcentrée. Avec la mise en place de la révision générale des politiques publiques et de la réforme de l’administration territoriale de l’État, le DGCCRF a été spectatrice de la partition de ses services déconcentrés entre les directions départementales interministérielles (DDI) et les directions régionales de l’économie, l’emploi, le travail et la solidarité (DREETS). Ce démembrement de la chaîne de commandement a entraîné des dysfonctionnements au sein de l’administration, la faisant perdre en efficacité et en cohérence. Au-delà des conséquences sur l’accomplissement des missions attribuées, cette succession de réformes a profondément fatigué le personnel. Face à ces bouleversements, les agents doivent constamment se réadapter, provoquant un sentiment de « perte de sens » de leurs fonctions. Mélangés à des effectifs dont le périmètre d’intervention est très large, ces derniers souffrent du délitement de leur métier et de leur savoir-faire. Le changement de supérieur hiérarchique, devenu le préfet de département, est considéré, par les agents, comme une rupture de la ligne hiérarchique avec leur direction générale. D’après le syndicat CFTC de la DGCCRF, le retour à une chaîne de commandement plus verticale permettrait de rétablir l’efficience de l’administration. Dans cette optique, les agents seraient placés sous l’autorité de la direction générale de la CCRF ; ainsi, le personnel en service déconcentré retrouverait une relation hiérarchique directe avec les cadres de ladite administration. D’autre part, la mise en place d’un échelon régional, tout en conservant en parallèle les organisations départementales, répondrait aux difficultés soulevées par les agents. Il convient de garantir la présence d’un cadre de proximité de la DGCCRF dans tous les départements, ayant une bonne connaissance technique des missions des agents, afin d’assurer un appui managérial et opérationnel. Alors que les missions attribuées à la DGCCRF ne cessent de croître, les moyens humains dont elle dispose sont en constante diminution, l’administration comptabilisant à ce jour un peu moins de 3 000 agents. En effet, le rapport d’information du Sénat en date du 28 septembre 2022 est alarmant ; en quinze ans, la DGCCRF a perdu près d’un quart de ses effectifs. Un choix déraisonnable et injustifié qui menace la bonne exécution de ses missions. Face à l’émergence de nouvelles techniques de fraudes, la spécialisation des agents apparaît nécessaire pour effectuer un travail d’enquête de qualité. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage une telle réorganisation de l’administration, conformément aux propositions formulées par le syndicat CFTC de la DGCCRF, afin de garantir l’efficience de cette administration et la santé de ses agents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6169</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité des mutuelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2225. — 26 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie au sujet de la défiscalisation du montant de la cotisation des retraités aux mutuelles. Les cotisations versées par des personnes retraitées à une mutuelle ou à tout autre organisme de prévoyance ou d’assurance ne sont pas déductibles des revenus, car les adhésions sont facultatives. Or les salariés, pour lesquels l’adhésion à une mutuelle n’est pas facultative, peuvent déduire ces cotisations de leurs revenus. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet, ainsi que les pistes à l’étude pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, dans un contexte de croissance continue des tarifs de mutuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6169</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Exemption de malus écologique aux véhicules automoteurs spécialisés (VASP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2231. — 26 novembre 2024. — Mme Julie Delpech interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’exemption de malus écologique accordée aux véhicules automoteurs spécialisés (VASP), tels que les vans aménagés, les fourgons et les camping-cars. Bien que cette mesure vise à soutenir une industrie stratégique, génératrice de milliers d’emplois et moteur d’une croissance économique significative, elle semble en décalage avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de CO2. Certains de ces véhicules affichent en effet des niveaux d’émissions pouvant atteindre 250 g de CO2 par km, bien au-delà des seuils imposés aux véhicules particuliers soumis au malus écologique. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles actions le Gouvernement envisage pour concilier le soutien à cette filière essentielle à l’économie et aux territoires avec les impératifs de transition écologique. Plus précisément, elle souhaiterait connaître les mesures prévues pour inciter les constructeurs de VASP à développer des modèles moins polluants, tout en préservant les emplois et en limitant les impacts pour les ménages modestes qui pourraient être affectés par une éventuelle révision de cette exemption.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6170</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Suppression envisagée de la prime à la conversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2232. — 26 novembre 2024. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la suppression envisagée de la prime à la conversion. Ce dispositif permet actuellement aux particuliers, sous conditions de revenus, de bénéficier d’une prime d’un montant de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique à la condition de cesser l’usage du véhicule polluant. Son coût était évalué depuis le début de l’année 2024 à environ 150 millions d’euros. Selon un sondage publié récemment, plus de 70 % des Français interrogés déclarent qu’en cas de suppression de la prime à la conversion ou du bonus écologique, ils seraient contraints de renoncer à l’achat d’un véhicule électrique. Il pourrait donc être relativement incohérent de promouvoir la transition du parc automobile du thermique vers l’électrique tout en supprimant un dispositif d’aide à ladite transition. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement sur cette suppression ainsi que de lui faire part des mesures qui peuvent être prises afin d’aider davantage les Français qui souhaitent procéder à l’achat d’un véhicule électrique dont le coût reste encore particulièrement élevé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6170</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Coquerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réduire fortement l’empoissonnement pour la pêche récréative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2234. — 26 novembre 2024. — M. Éric Coquerel interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question de l’empoissonnement dans le cadre de la pêche de loisirs. En effet, il apparaît qu’après une intense campagne de lobbying des pisciculteurs et de nombreuses questions écrites en leur faveur, le Gouvernement ait décidé de reculer sur l’augmentation de 5,5 à 10 % de la TVA sur l’achat de poissons, vendus pour l’empoisonnement dans le but d’être pêchés pour le loisir. Pour rappel, la pratique d’empoissonnement consiste à déverser des millions de poissons d’élevage dans des plans d’eau. Le seul but de ces élevages et déversements est le loisir de pêcheurs. L’empoissonnement implique donc l’élevage intensif - par exemple plus de 5 millions de truites seraient élevées en France chaque année uniquement pour l’empoissonnement selon l’association PAZ - dans des conditions parfois indignes pour l’animal, comprenant aussi les conditions de transport. Ces poissons issus d’élevage n’étant pas adaptés à la survie en milieu naturel, ils sont nombreux à mourir rapidement. L’empoissonnement est principalement réalisé pour un usage récréatif car la pratique du « no-kill » est autorisée en France : les pêcheurs de loisir peuvent rejeter à l’eau les poissons pêchés, donc mutilés. L’impact environnemental et sur la biodiversité uniquement pour une pratique de loisir semble conséquent. C’est justement à cause du caractère récréatif de l’empoissonnement et de l’achat de poissons pour la pêche de loisirs que la direction générale des finances publiques avait estimé que l’achat de poissons, « dans un but uniquement récréatif », devait être taxé à 20 % au lieu de 5,5 %. Il est dommage que le Gouvernement ait reculé face à une mesure qui permettrait de réduire fortement cette pratique qui a un impact sur la biodiversité, l’environnement et le bien-être animal. À terme, l’usage récréatif d’animaux doit aussi être questionné et aboli. Il lui demande s’il compte revenir sur cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6170</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Unédic et travailleurs frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2236. — 26 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question pressante du déséquilibre financier lié à l’indemnisation des travailleurs frontaliers au sein du régime d’assurance chômage français, géré par l’Unédic. Ce déséquilibre, non seulement croissant mais structurel, repose sur un cadre européen qui montre ses limites en laissant la charge d’indemnisation principalement à la France, alors que les cotisations chômage sont perçues dans les pays d’emploi. Selon la réglementation européenne en vigueur, les cotisations d’assurance chômage doivent être versées dans le pays où les travailleurs frontaliers exercent leur activité professionnelle. Ainsi, un travailleur frontalier français employé en Suisse ou au Luxembourg paie ses cotisations chômage dans le pays de son emploi. Cependant, lorsqu’il devient chômeur, c’est la France, son pays de résidence, qui prend en charge son indemnisation. Or le montant des compensations versées à la France par les pays voisins, destinées à équilibrer les coûts d’indemnisation, s’avère bien en deçà des dépenses réelles engagées par l’Unédic. Cette situation entraîne un déséquilibre significatif et croissant entre les cotisations perçues par les pays d’emploi et les dépenses assumées par la France pour l’indemnisation de ces travailleurs, plaçant le régime d’assurance chômage français dans une situation de précarité financière. En 2023, ce déséquilibre a atteint un niveau critique : les dépenses d’indemnisation des travailleurs frontaliers se sont élevées à 1 milliard d’euros, tandis que les remboursements en provenance des pays voisins n’ont totalisé que 200 millions d’euros, soit un différentiel de 800 millions d’euros. Sur le long terme, cet écart a généré un déséquilibre budgétaire préoccupant. Depuis 2011, les dépenses d’indemnisation des travailleurs frontaliers s’élèvent, en cumulé, à 11,2 milliards d’euros, alors que les compensations reçues des pays frontaliers s’établissent à seulement 2,2 milliards d’euros. En d’autres termes, ce sont 9 milliards d’euros de déficit qui pèsent sur le régime d’assurance chômage français, un fardeau qui, dans un contexte de dette publique déjà alarmante, compromet sérieusement la viabilité de l’Unédic et alourdit la dette publique nationale, au détriment des cotisants français qui, eux, subissent cette charge indirectement. Cette situation s’aggrave chaque année et crée est non seulement un déséquilibre économique mais aussi une injustice pour les contribuables et cotisants français. Ce désavantage financier structurel non seulement alourdit considérablement la dette de l’Unédic, qui atteignait déjà 59,3 milliards d’euros à la fin de l’année 2023, mais il pourrait également, à terme, nuire à la capacité du régime d’assurance chômage à garantir un niveau d’indemnisation adéquat pour tous les chômeurs résidents en France, frontaliers ou non. Les autres pays européens appliquent des règles différentes pour mieux équilibrer leurs finances. Par exemple, en Suisse, un travailleur frontalier cotise au régime d’assurance suisse et en cas de chômage, le pays d’emploi ne contribue que de manière symbolique aux indemnités chômage, récupérant ainsi un grand nombre d’emplois transfrontaliers en raison d’avantages salariaux attractifs. Le Luxembourg, également, est un pays où le nombre de travailleurs frontaliers a considérablement augmenté, représentant une part importante des dépenses d’indemnisation. Mais ce pays, comme d’autres, n’indemnise qu’une fraction du coût supporté par la France, creusant chaque année un fossé économique plus large. Cette situation place la France dans une position de désavantage économique évident et soulève des interrogations sur la justice du système en place pour les finances publiques françaises. M. le ministre va-t-il fournir un bilan complet et détaillé de l’impact financier de ce système déséquilibré sur les comptes de l’Unédic ? Quelles mesures concrètes M. le ministre envisage de mettre en place pour corriger cette situation et notamment le ministère a-t-il l’intention de revaloriser les montants compensatoires versés par les pays frontaliers, de manière à refléter les coûts réels d’indemnisation supportés par l’Unédic ? Envisage-t-il une révision des accords bilatéraux avec les pays voisins ? Cette démarche pourrait-elle être appuyée sur des données récentes concernant les coûts effectifs pour la France, afin de négocier des termes plus justes et proportionnés aux charges assumées ? Comment M. le ministre compte-t-il engager les instances européennes dans un dialogue visant à harmoniser les pratiques de prise en charge des travailleurs frontaliers et à faire évoluer la réglementation dans le sens d’une meilleure répartition des charges entre pays d’emploi et de résidence ? Enfin, quelle stratégie sera mise en place pour faire face aux besoins croissants de financement du régime d’assurance chômage, dans un contexte où la dette de l’Unédic atteint des niveaux critiques et pourrait impacter sa capacité à indemniser efficacement tous les chômeurs résidents en France ? Mme la députée insiste également sur la nécessité d’agir rapidement face à une situation qui, si elle n’est pas réformée, pourrait fragiliser durablement le régime d’assurance chômage français et indirectement impacter les droits des demandeurs d’emploi. Elle lui demande de se positionner clairement sur ces enjeux cruciaux pour l’avenir du régime d’assurance chômage et la justice financière entre pays européens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6171</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Possibles évolutions du régime de la revente de tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2238. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les possibles évolutions du régime de la revente de tabac. Cette activité est réglementée par l’article 568 du code général des impôts, les articles 45 à 50 du décret n° 2010-720 du 28 juin 2010 sur la vente au détail des tabacs manufacturés ainsi que l’arrêté du 24 février 2012 relatif à la revente des tabacs manufacturés. En l’état, si ses modalités d’autorisation paraissent souples, il est interdit au revendeur de faire état de cette activité : il est donc soumis à une obligation de discrétion lui imposant de ne pas l’afficher et de ne pas exposer les produits de tabac à la vue de sa clientèle, de ses usagers et de son personnel. Si cette dernière interdiction est compréhensible, la présentation des produits étant réservée aux débitants et relevant du régime spécifique qui leur est applicable, la première paraît susceptible d’être sujette à des évolutions. En effet, l’activité de revente de tabac s’inscrit dans un régime légal et réglementaire strict imposant notamment l’achat des produits auprès d’un débit de rattachement et la limitation de la quantité achetée à 20 kilogrammes par mois : le revendeur ne s’inscrit donc pas dans une démarche de concurrence, encore moins de concurrence déloyale, mais bien une démarche de complémentarité qui permet par ailleurs une hausse du chiffre d’affaires du débitant auprès duquel il s’approvisionne. Au surplus, les revendeurs ne sont autorisés à vendre des tabacs qu’aux seuls clients et usagers de leur établissement, au titre d’un service complémentaire à l’activité principale de cet établissement : ils ne peuvent pas vendre uniquement des produits de tabac, cette vente isolée relevant également du régime spécifique applicable aux débitants. La revente de tabac est donc susceptible de créer du flux de clientèle, notamment en zone rurale au sein d’établissements accueillant du public tels des restaurants ou des bars qui font vivre les villages et centre-bourgs. Cependant, l’obligation de discrétion du revendeur ne lui permet pas de faire état de cette activité et donc de créer ce flux qui lui serait bénéfique dans la mesure où l’achat d’un produit du tabac doit nécessairement être couplée à l’achat d’une prestation qu’il offre. Il lui demande donc si le Gouvernement est disposé à permettre des évolutions sur ce sujet, le cas échéant en permettant l’apposition, dans des conditions strictes, d’un dispositif similaire aux « carottes » des débitants de tabac qui serait adapté à l’activité de revente par exemple par un changement de forme, de dimensions, de couleurs ou d’inscriptions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6172</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Forfait fiscal déductible au titre des frais d’obsèques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2252. — 26 novembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le forfait fiscal déductible au titre des frais d’obsèques. Dans le cadre du règlement fiscal des successions, le montant déductible au titre des frais d’obsèques s’élève forfaitairement à la somme de 1 500 euros. Cela résulte de l’article 775 du code général des impôts (loi de finances de décembre 2002). Or en 2024, soit 22 ans plus tard, les frais d’obsèques sont de plus en plus onéreux et s’élèvent en moyenne à 4 000 euros. Aussi, dans un contexte économique difficile, où le pouvoir d’achat est la préoccupation majeure des concitoyens, il serait juste et bien fondée d’adapter ce forfait fiscal au coût de la vie en le faisant passer de 1 500 euros à 3 000 euros. Il lui demande son avis sur cette demande légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6172</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2269. — 26 novembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30% des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50% pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1re janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kms de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90%). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85%). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6173</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du guichet unique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2287. — 26 novembre 2024. — Mme Françoise Buffet souhaite alerter M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements que connaissent depuis mois les chambres des métiers, notamment celle de l’Alsace, relatifs à l’utilisation du guichet unique. L’accès à la fonction « valideur » est régulièrement impossible avec des blocages prolongés, de fréquentes « éjections » de la plateforme, des doublons dans les menus déroulants ainsi que des incohérences dans la classification des formalités. L’accès à la fonction « mandataire » présente également des anomalies avec de fréquentes erreurs lors de la saisie, l’impossibilité de déposer des formalités, une incohérence relative aux frais sollicités ainsi qu’un téléchargement des pièces jointes très souvent défectueux. Ces dysfonctionnements ont pour conséquence de rendre l’outil du guichet unique difficilement utilisable, ralentissant le bon déroulement des démarches et la fluidité du traitement des dossiers. Les retards accumulés entraînent de l’incompréhension chez les entrepreneurs dont le guichet unique vise à simplifier les démarches tandis que les collaborateurs des chambres des métiers, soumis à une forte pression, perdent beaucoup de temps suite aux interruptions répétées de la plateforme. Malgré les recherches de l’Institut national de la propriété industrielle, ces difficultés perdurent remettant en cause la fiabilité des informations du Registre national des entreprises compromettant ainsi des procédures sensibles telles que les prochaines élections dans les chambres des métiers. Elle souhaiterait donc l’interroger quant aux mesures correctives pouvant être mises en place afin de remédier à l’ensemble de ces problématiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6173</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du guichet unique pour les formalités d’entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2288. — 26 novembre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements persistants du guichet unique pour les formalités d’entreprises, malgré les efforts de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Plusieurs signalements, notamment celui de la chambre de métiers d’Alsace, soulignent des blocages récurrents dans l’accès aux fonctionnalités « valideur » et « mandataire ». Ces problèmes entravent gravement l’efficacité de la plateforme, empêchant les entrepreneurs de réaliser les formalités essentielles pour leurs entreprises. Ces difficultés nuisent au dynamisme économique et fragilisent les petites entreprises déjà soumises à de nombreuses contraintes. Elles impactent également les agents des différentes institutions, dont la chambre de métiers, qui les accompagnent dans les formalités. Aussi, il demande quelles mesures le ministère prévoit de mettre en œuvre pour résoudre ces dysfonctionnements techniques et garantir que la plateforme puisse tenir ses promesses de simplification administrative, essentielle pour la sérénité des entreprises, notamment les TPE/PME.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6173</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Maturité des prêts garantis par l’État accordés pendant la crise sanitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2289. — 26 novembre 2024. — M. Philippe Juvin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité d’augmenter la maturité des PGE (prêts garantis par l’État) octroyés aux entreprises pendant la crise sanitaire. De nombreuses TPE / PME doivent rembourser leur PGE sur 4 ans (après en moyenne 2 ans de différé), garanti à 90 % par l’État. Or ces financements atteignent parfois jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires, ce qui est hors de portée d’un grand nombre de PME qui n’ont pas un taux de marge suffisant. Dans ce contexte, les banques accordent très peu de moratoires ou de rééchelonnements des prêts. Certaines entreprises se retrouvent donc dans une situation de grande difficulté. Une récente étude du Conseil d’analyse économique (CAE) indique qu’en cas de faillite, le taux de perte sur ces PGE pourrait s’élever in fine à 4 % des prêts accordés aux PME et TPE, ce qui signifie que l’État pourrait être amené à subir une dizaine de milliards d’euros de pertes directes. En plus de ce coût direct pour l’État, s’ajouteraient les pertes liées aux coûts de faillite des entreprises concernées (prise en charge des arriérés de salaires et des indemnités de licenciements, diminution des recettes fiscales, coût social etc.). Il souhaite donc savoir si le Gouvernement a l’intention de répondre aux difficultés de ces entreprises par l’allongement des délais de remboursement des PGE, un étalement du remboursement sur 10 ans lui semblant raisonnable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6174</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fabrication de semi-conducteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2310. — 26 novembre 2024. — Mme Caroline Parmentier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la stratégie de la France pour établir une filière nationale compétitive dans la fabrication de semi-conducteurs avancés, essentiels à de nombreux secteurs clés. Les tensions géopolitiques et la compétition mondiale accentuent les risques liés à la dépendance du pays à Taïwan, principal producteur mondial. Cette situation pourrait entraîner une « vassalisation technologique » de la France. En réponse à cet enjeu de souveraineté, les États-Unis d’Amérique et la Chine ont annoncé des investissements massifs dans ce domaine. Développer une filière nationale réduirait cette dépendance, garantirait la souveraineté numérique de la France et stimulerait l’innovation et l’emploi. Elle le prie de lui indiquer la stratégie du Gouvernement pour constituer une filière compétitive dans la fabrication de semi-conducteurs avancés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6174</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Lutter contre la diminution de distributeurs automatiques de billets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2330. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la diminution significative des distributeurs automatiques de billets (DAB) dans les communes rurales. Alors que les automates sont un service essentiel dans la vie quotidienne des Français, de nombreuses banques retirent progressivement leur DAB au motif des coûts de gestion et de sécurité trop élevés compte tenu du nombre d’opérations effectuées. À titre d’exemple, la commune de Poix-de-Picardie, comptabilisant plus de 2 300 habitants dispose d’un seul distributeur automatique de billets du Crédit agricole, à la suite de la suppression de celui de la Poste. Cette disparition est loin d’être un cas isolé, en effet, entre 2010 et 2021 le nombre d’automates a diminué de 25 %. D’après un rapport publié par la Banque de France le 24 juillet 2024, le territoire métropolitain ne comptait plus que 44 123 DAB sur son sol à la fin 2023, après la suppression de 2 126 automates en un an. Ces services de proximité renforcent la vitalité des territoires dont l’attractivité passe notamment par l’accessibilité à l’euro sous forme d’espèces. À l’heure où les communes souffrent de la désertification des services publics, cette raréfaction des automates renforce le sentiment d’abandon des habitants des communes rurales. Certaines d’entre elles se retrouvent alors dans l’obligation de faire appel à des sociétés privées de transport de fonds pour louer des DAB. Toutefois cette démarche, s’avérant beaucoup plus coûteuse, est loin d’être une solution optimale. En effet les frais d’installation sont de l’ordre de 20 000 euros et le loyer s’élève généralement entre 800 et 1 200 euros par mois. Privés de DAB au sein de leur commune, les habitants sont contraints de prendre leur voiture pour parcourir plusieurs kilomètres dans le seul objectif de tirer de l’argent, entraînant des surcoûts non négligeables. Par cette réduction, voire cette disparition, c’est la fracture sociale et territoriale qui s’amplifie. Il est indispensable de garantir à la population la présence d’un DAB à une distance raisonnable. Ainsi considérer cette mission comme un véritable service public et d’intérêt général, en l’ajoutant à celles confiées à la Poste, permettrait de garantir l’accessibilité à tous au retrait d’espèces. Il demande donc si le Gouvernement compte mettre en œuvre un plan de réimplantation de distributeurs automatiques de billets tout en considérant cette mission comme un service public afin de lutter contre la multiplication de déserts bancaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6174</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réassurance et la continuité territoriale du système d’assurance en Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2335. — 26 novembre 2024. — M. Nicolas Metzdorf alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la réassurance et la continuité territoriale du système d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Depuis les évènements tragiques survenus en mai 2024, la Nouvelle-Calédonie traverse une crise économique et sociale sans précédent, marquée par des cicatrices profondes sur le tissu économique et la société calédonienne. Alors que les efforts de reconstruction peinent à se concrétiser, une problématique majeure vient s’ajouter : l’avenir de la réassurance, indispensable pour garantir la continuité territoriale du système d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Les réassureurs, qui jouent un rôle clé en absorbant les risques des compagnies d’assurance, expriment des réticences croissantes à couvrir les risques liés aux émeutes en raison de leur intensité, de leur fréquence et du coût élevé des dommages récents. Cette situation fragilise lourdement les assureurs locaux, les contraignant à réduire, voire supprimer, certaines garanties essentielles, notamment celles couvrant les émeutes. Si ce blocage persiste, il remettrait en cause la capacité même des assureurs à maintenir un accès équitable et durable aux services d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Les entreprises et les particuliers, déjà fortement impactés par la crise, risquent de se retrouver sans protection adéquate, accentuant encore leur vulnérabilité économique et sociale. Par ailleurs, certains organismes bancaires envisagent de conditionner l’octroi de nouveaux emprunts à l’existence de garanties aujourd’hui fragilisées, ce qui ajouterait une contrainte supplémentaire à une situation déjà critique. Dans ce contexte, une intervention transitoire de l’État pourrait offrir une solution pragmatique pour stabiliser le marché assurantiel local. En jouant un rôle de réassureur des compagnies d’assurance pour les garanties liées aux émeutes, l’État pourrait sécuriser immédiatement le système assurantiel tout en permettant aux compagnies d’assurance de reconstituer progressivement des bases actuarielles solides et de rétablir des taux de couverture normaux sur une période transitoire. Cette approche viserait à protéger les assurés tout en préservant l’écosystème assurantiel et bancaire local, indispensable à la résilience économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour répondre à cette crise assurantielle et garantir une protection durable aux entreprises et aux citoyens calédoniens dans ce contexte exceptionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6175</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conséquences de l’ordonnance no 2022‑1336 du 19 octobre 2022</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2378. — 26 novembre 2024. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences de l’ordonnance n° 2022-1336 du 19 octobre 2022 et notamment sur la création de l’article L. 328-33 du code de la sécurité sociale. Alors que les sondages montrent que de plus en plus de Français peinent à se soigner, l’article L. 328-33 du code de la sécurité sociale permet aux étrangers écroués et en situation irrégulière, au sens de l’article L. 111-2-3 du même code, de pouvoir bénéficier d’une affiliation au régime général de la sécurité sociale pour l’ensemble des risques. Afin de connaître les conséquences budgétaires de l’application de cette ordonnance, elle lui demande combien de personnes sont actuellement affiliées au régime général de la sécurité sociale au titre de l’article L. 382-33 du code de la sécurité sociale, combien étaient-elles sur toute l’année 2023 et le montant total des prestations prises en charge par le régime général de la sécurité sociale pour lesdits affiliés au titre de l’année 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6175</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Critères d’autorisation et avenir de l’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2272. — 26 novembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par de nombreuses familles souhaitant pratiquer l’instruction en famille (IEF). Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021confortant le respect des principes de la République (CRPR), le régime de l’IEF est passé d’une simple déclaration à une autorisation préalable. Cette évolution a conduit à une augmentation significative des refus, y compris dans des situations où les contrôles pédagogiques antérieurs avaient démontré la qualité de l’instruction dispensée à domicile. Dans le département de l’Aude, comme dans de nombreux autres départements, des familles se retrouvent aujourd’hui confrontées à une incertitude croissante en raison de refus systématiques, malgré des dossiers solides et des résultats pédagogiques probants. M. le député demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir le droit à l’instruction en famille, en particulier lorsque les familles ont prouvé leur capacité à instruire leurs enfants de manière satisfaisante. Il souhaite savoir si le régime d’autorisation instauré par la loi CRPR pourrait être réévalué afin de mieux respecter le choix des familles d’opter pour le mode d’instruction le plus adapté aux besoins de leurs enfants. Enfin, il sollicite la communication des données relatives au nombre de demandes d’autorisation déposées et refusées pour l’IEF au cours des quatre dernières rentrées scolaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6175</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2273. — 26 novembre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. À l’occasion de son audition le 13 novembre 2024, Mme la ministre a indiqué à la Délégation des droits des femmes que les intervenants extérieurs chargés de présenter le programme sur l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle seraient des associations agréées, contrôlées « tous les cinq ans ». Mme la députée s’inquiète de ce délai allongé du contrôle d’organismes qui, en intervenant auprès de jeunes enfants, peuvent influencer la vie intime de leur public. Elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour s’assurer de la nature bien-fondée des enseignements délivrés par de telles associations auprès des enfants et de leur contrôle plus régulier. Par ailleurs, Mme la ministre a indiqué que ce programme ne rognerait pas « sur le volume habituel des autres programmes » des élèves. Elle s’interroge sur la tranche horaire employée pour dispenser de tels programmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6176</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Fabrication des uniformes pour les écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2274. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la question de la fabrication des uniformes pour les écoles. D’après les informations révélées par la presse, les uniformes distribués à Puteaux, ville d’expérimentation du port de l’uniforme à l’école, auraient été fabriqués au Bangladesh ou au Pakistan. Nombreux sont ceux qui s’offusquent de cette provenance, à l’heure où la ville de Puteaux avait promis une fabrication européenne et écoresponsable. La situation est d’autant plus alarmante lorsque l’on sait que plusieurs dizaines de millions d’enfants travaillent dans l’industrie du textile au Bangladesh ou au Pakistan. L’idée que la production d’uniformes pour les écoles impliquerait l’exploitation d’enfants est particulièrement inacceptable. Ainsi, il lui demande si elle compte mettre fin à cette expérimentation afin d’affecter les financements dédiés à cette initiative vers la gratuité réelle de l’école pour toutes et tous. La question avait été posée à la précédente ministre de l’éducation nationale le 2 avril 2024, mais n’avait eu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6176</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Mobilité des enseignants entre établissements publics et privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2275. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la pertinence de favoriser la mobilité des enseignants entre établissements publics et privés. Certains enseignants certifiés et titulaires de l’enseignement privé sous contrat avec l’État, donc salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) de l’éducation nationale, ne parviennent pas à bénéficier des 18 heures de cours d’un temps complet au sein de leur établissement privé, à cause d’effectifs en baisse continue. Parallèlement, quelques classes des collèges et lycées de l’enseignement public peuvent ne pas avoir d’enseignants attitrés à la rentrée de septembre, y compris au sein d’une même commune. Par conséquent, dans l’intérêt des élèves de l’enseignement public, M. le député suggère que les enseignants titulaires du privé aient la possibilité de donner quelques heures de cours par semaine au sein d’un établissement public. Cette complémentarité entre public et privé serait un moyen de faire face à la crise des recrutements d’enseignants dans certaines matières. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6176</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pertinence de l’indicateur de position sociale (IPS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2276. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’utilisation de l’indicateur de position sociale (IPS) dans la détermination du nombre de classes au sein des établissements scolaires. L’IPS, conçu pour évaluer le niveau de fragilité sociale des élèves à partir de critères tels que la profession et le niveau de diplôme des parents, est aujourd’hui un outil central dans l’allocation des moyens éducatifs, notamment pour le calibrage des effectifs par classe. Dans certains établissements, notamment en zone prioritaire, l’IPS permettrait de justifier des effectifs réduits afin de favoriser un meilleur suivi des élèves issus de milieux défavorisés. Cependant, cette utilisation suscite des inquiétudes croissantes, en particulier dans les zones rurales où les disparités socio-économiques locales ne sont pas toujours fidèlement reflétées par cet indicateur. Le recours à l’IPS pour ouvrir ou fermer des classes ou encore déterminer les effectifs pourrait ainsi engendrer des situations injustes, avec des établissements ruraux ou périurbains pénalisés malgré des besoins réels. C’est ce qu’ont récemment dénoncé, par exemple, des enseignants, agents et parents d’élèves du collège Henri Becquerel de Sainte-Geneviève-des-Bois, dans le Loiret. De plus, la méthode de calcul de l’IPS repose sur des données qui, bien qu’établies à l’échelle nationale, ne prennent pas toujours en compte les spécificités locales, notamment celles liées à l’enclavement géographique, à la mixité sociale ou aux besoins éducatifs particuliers d’élèves en milieu rural. Par ailleurs, des enseignants et des parents d’élèves ont exprimé des réserves sur la pertinence d’un indicateur qui ne mesure que partiellement les conditions réelles d’apprentissage ou la complexité des situations familiales. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2023, l’utilisation croissante de l’IPS dans les décisions budgétaires et organisationnelles des rectorats pourrait accentuer certaines inégalités territoriales, en particulier dans les départements à faible densité de population où des établissements avec un IPS légèrement supérieur à la moyenne nationale risquent de voir leurs moyens diminués. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement entend engager une réflexion sur les limites de l’utilisation de l’IPS comme critère principal pour la répartition des classes et si des ajustements sont envisagés pour prendre en compte les réalités propres aux territoires ruraux et périurbains, ajustements que permettait par exemple la classification d’un établissement en « zone rurale isolée ». Il lui demande également si d’autres indicateurs complémentaires pourraient être mobilisés pour garantir une répartition plus équitable des moyens éducatifs en vue d’assurer à tous les élèves des conditions d’apprentissage optimales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6177</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Programme d’éducation sexuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2277. — 26 novembre 2024. — Mme Lisette Pollet appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conséquences préoccupantes de la mise en œuvre de la nouvelle politique d’éducation sexuelle prévue dans les établissements scolaires à compter de décembre 2024. Bien que l’objectif affiché soit de prévenir les infections sexuellement transmissibles (IST), les grossesses précoces, ainsi que les violences et discriminations, de nombreux parents, professionnels de santé et éducateurs s’inquiètent des effets potentiellement nocifs des contenus qui seront enseignés aux élèves. En effet, des constats récents révèlent que certains supports pédagogiques actuellement utilisés abordent des sujets explicitement sexuels, tels que les pratiques et positions sexuelles, la recherche du plaisir et des discussions sur la transition de genre, dès le collège. Ces contenus semblent inadaptés au niveau de maturité des enfants et pourraient troubler leur développement psychologique, notamment lorsqu’ils sont exposés dès le jeune âge de 11 ans. Plusieurs experts s’interrogent également sur l’impact de la banalisation de la pornographie et des pratiques sexuelles spécifiques dans ces cours, qui risquent de confondre information et incitation. Cette nouvelle politique soulève également des questions quant à son caractère idéologique. L’enseignement de la notion d’identité de genre, présentée comme étant « assignée » à la naissance et non déterminée biologiquement, s’inscrit dans une perspective militante qui n’a pas sa place dans le cadre de l’éducation nationale. La promotion de la transition de genre dès le collège, perçue comme un choix anodin, pourrait avoir des conséquences graves sur la santé mentale et physique des jeunes, surtout lorsqu’elle est présentée sans une compréhension nuancée des enjeux médicaux et psychologiques. Cette orientation idéologique est d’autant plus préoccupante que les associations impliquées dans l’élaboration de ces contenus, telles que le planning familial, sont notoirement politisées. Le fait que ces associations soient partenaires de l’éducation nationale sans un contrôle strict de leurs interventions met en péril la neutralité éducative, pourtant un principe fondamental inscrit dans le code de l’éducation. De plus, elle soulève de sérieuses questions quant au respect des droits des parents, qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants, conformément à l’article 371-1 du code civil. L’absence de consultation préalable des parents sur les contenus enseignés et le manque de transparence sur les ressources utilisées ne permettent pas à ces derniers d’exercer leur autorité parentale en toute connaissance de cause. Or il est essentiel que les familles puissent être informées et consultées afin de protéger leurs enfants contre des contenus qu’ils jugeraient inappropriés. En outre, forcer les élèves à participer à des discussions sur des sujets aussi intimes, sans leur consentement explicite, peut être perçu comme une atteinte à leur dignité et à leur intégrité morale. Des cas ont été signalés où des enfants se sont sentis mal à l’aise, voire traumatisés, par des cours qui leur demandaient d’aborder des questions très personnelles devant leurs pairs. Au regard de ces préoccupations, Mme la députée souhaiterait savoir, quelles mesures le ministère envisage pour revoir et adapter les contenus des supports pédagogiques afin qu’ils soient en adéquation avec l’âge et la maturité des élèves, tout en respectant leur développement psychologique. Comment Mme la ministre compte-t-elle garantir la transparence et le droit à l’information des parents, afin qu’ils puissent être consultés en amont des cours d’éducation sexuelle dispensés à leurs enfants ? Si l’éducation sexuelle est essentielle pour protéger les jeunes et les préparer à des relations respectueuses, elle lui demande si elle ne pense pas que celle-ci se substitue au rôle des parents et franchit les limites de la mission éducative de l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6177</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rôle des délégués départementaux de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2278. — 26 novembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rôle crucial des délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN). Bénévoles investis d’une mission officielle depuis 1833 et inscrite dans le code de l’éducation, ces médiateurs indépendants participent aux conseils d’école et mènent des enquêtes sur des sujets essentiels tels que le bâti scolaire, l’inclusion et la restauration. Les DDEN exercent des missions précieuses de médiation, de contrôle et de coordination au sein des écoles maternelles, élémentaires et primaires, contribuant ainsi à des enquêtes nationales sur des thématiques majeures comme l’état des infrastructures scolaires, la sécurité ou encore l’inclusion des élèves. Toutefois, leur fédération nationale, reconnue d’utilité publique, déplore un manque de soutien institutionnel et l’absence de moyens matériels. Elle demande un appui logistique via les inspections académiques, une reconnaissance officielle des unions DDEN en Moselle et Bas-Rhin, ainsi que leur intégration dans les conseils d’administration des collèges, en cohérence avec l’appartenance des classes de 6e au cycle 3. Elle l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour valoriser le statut des DDEN, faciliter leur intégration dans les conseils d’administration des collèges et renforcer leurs moyens, notamment dans les départements concordataires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6178</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des familles pratiquant l’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2279. — 26 novembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des familles pratiquant l’instruction à la maison et notamment leur difficulté à obtenir la désormais nécessaire autorisation. Le Gouvernement doit communiquer sur les résultats de l’application de cette loi. Comme le dénonçait M. le député Eric Coquerel lors de l’examen de l’article 21, l’exposé des motifs visait clairement à contrer les effets d’« un entrisme communautariste ». M. le député se demande si l’on a des résultats concernant ce but précis. Si l’on souhaite assurer la qualité de l’instruction pratiquée en famille, une mesure augmentant les contrôles (comme proposée par l’amendement n° 1120 refusé en janvier 2021) et une mesure augmentant les effectifs de l’inspection de l’éducation nationale aurait eu plus de sens. M. le député s’interroge également sur les autres conséquences de l’application de cette loi. En effet, depuis sa mise en application et la fin de l’autorisation de droit accordée pour deux ans aux enfants déjà instruits en famille, de très nombreux parents se heurtent à des refus des rectorats. Ces refus sont rarement motivés, surtout lorsque les demandes relèvent du fameux motif 4, portant sur « la situation propre à l’enfant ». Cette formule floue permet de refuser les dossiers sans guère de justification, ce qui pose la question de l’existence même d’un tel motif. M. le député s’interroge sur les critères d’évaluation des dossiers relevant de ce motif 4 et leur cadre national, seule assurance de l’égalité de traitement des dossiers sur le territoire. M. le député se demande encore pourquoi ces critères n’ont pas été communiqués aux parents afin de les aider dans la constitution de leur dossier de demande d’autorisation, comme il existe des guides pour toute requête administrative. Outre le fait que ce point n’a jamais été discuté dans l’hémicycle, ce but pose question car le nombre des enfants en instruction en famille n’a connu qu’une augmentation minime et explicable, par le contexte post-covid et par l’instauration de l’instruction obligatoire à partir de 3 ans, ce qui a entraîné le recensement de nouveaux enfants dans les chiffres. Le nombre d’enfants en instruction en famille n’est toujours que de 0,4 % en France. M. le député tient à rappeler que la majorité des parents qui pratiquent l’instruction en famille motivent leur choix par la possibilité de mieux suivre le rythme d’apprentissage de leurs enfants et la crainte des violences scolaires. Des investissements massifs dans l’école publique seraient bien plus efficaces pour qui voudrait ramener des enfants à l’école que des mesures coercitives qui pèchent par leur manque de clarté et d’honnêteté. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6178</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Abandon de la généralisation des 2h supplémentaires de sport au collège
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2280. — 26 novembre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’annonce récente d’abandonner la généralisation des deux heures hebdomadaires supplémentaires de sport au collège. Ce dispositif mis en place dans 700 établissements en 2023 devait être étendu à l’ensemble des 7 000 collèges en 2026. En septembre 2023, l’ambition portée par le Président de la République était de construire une nation sportive et de valoriser l’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques. Or le Gouvernement vient de renoncer au déploiement de ces heures de sport supplémentaires car le dispositif ne serait pas soutenable. Ce dernier sera recentré sur les collèges classés dans les réseaux d’éducation prioritaire. Cependant, avec la belle dynamique des jeux et pour capter les « décrocheurs » du sport afin qu’ils découvrent et pratiquent une activité physique, la généralisation de cette mesure semble indispensable, surtout que le bilan des deux premières années de cette expérimentation a démontré la pertinence de cette mesure. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend revenir sur cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6179</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Des locaux et des moyens pour le centre d’information et d’orientation d’Aulnay
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2281. — 26 novembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation particulièrement préoccupante du centre d’information et d’orientation (CIO) d’Aulnay-sous-Bois. La mairie d’Aulnay-sous-Bois n’ayant pas renouvelé le bail conclu avec l’éducation nationale, les services du CIO ont dû définir à la hâte une solution provisoire de relogement au sein du collège Pablo Neruda en 2022. Le 15 novembre 2022, par une réponse à la question écrite de Mme la députée à ce sujet du 26 juillet 2022, le ministère s’était engagé à trouver une solution pérenne pour reloger ce CIO, alors provisoirement installé dans les locaux du collège Pablo Neruda. Cependant, près de deux ans après cet engagement, la situation semble n’avoir connu aucune amélioration. Le CIO d’Aulnay-sous-Bois demeure accueilli de manière temporaire au sein du collège, dans des locaux insuffisants pour assurer un accueil adapté aux élèves et aux familles : un seul bureau et une salle trop exiguë rendent difficile la tenue de leurs activités. Ce manque de moyens nuit directement aux missions d’orientation, de lutte contre le décrochage scolaire et de soutien à la santé mentale des élèves que les psychologues de l’éducation nationale rattachés au CIO se doivent d’assurer. Mme la députée exprime également son inquiétude quant au manque de personnel au sein de ce CIO, lequel compromet sérieusement l’accompagnement des élèves, des familles et des équipes éducatives et génère de réels risques psycho-sociaux pour les personnels en poste qui s’épuisent à compenser ce manque. Ainsi le poste de direction est vacant depuis septembre 2023 sans qu’aucun recrutement n’ait été effectué, deux postes de psychologues de l’éducation nationale (PsyEN) ne sont à ce jour pas pourvus et les congés maladie ne sont pas remplacés. Pourtant, la réponse du ministère de novembre 2022 déclarait que les discussions autour de la mise en place de solutions pérennes se faisait par des échanges réguliers avec la directrice. Ainsi, malgré l’assurance donnée par le ministère en novembre 2022 d’un maintien de la qualité du service public d’orientation dans ce secteur, le sous-effectif actuel pour couvrir tous les collèges et lycées de la zone entraîne une rupture grave dans l’accompagnement des élèves. Mme la députée demande donc à Mme la ministre quelles mesures concrètes et immédiates seront prises pour reloger définitivement le CIO dans des locaux adaptés à ses missions, pour pourvoir le poste de direction ainsi que les postes de psychologues de l’éducation nationale restés vacants à ce jour et pour assurer les remplacements des agents en congé. Elle demande également quelles actions spécifiques seront mises en place pour garantir que les élèves des collèges et lycées d’Aulnay-sous-Bois et Sevran puissent bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur réussite, dans des conditions de suivi appropriées et équitables. Elle demande un bilan détaillé des mesures ayant été prises suite à la réponse du ministère de novembre 2022 et des raisons pour lesquelles il ne semble pas y avoir eu d’évolution significative, ainsi que de l’état actuel des travaux et discussions sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6179</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Deux heures supplémentaires de sport dans tous les collèges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2282. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Martinez alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’abandon du projet d’ajout de deux heures supplémentaires de sport par semaine dans tous les collèges. Ce projet, en phase d’expérimentation dans plus de 700 établissements depuis novembre 2022, était une réponse pertinente aux défis auxquels sont confrontés les enfants et les adolescents. Un récent rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge a ainsi pointé que les jeunes vivaient de plus en plus repliés sur eux-mêmes, en espace clos. Cette tendance, couplée à un temps préoccupant passé devant les écrans tout comme à une alimentation moins saine et moins équilibrée, est vectrice d’effets délétères en matière de santé physique et psychique. Elle entraîne une baisse du lien social, un risque accru de surpoids ou d’obésité et favorise à terme le développement de maladies. Les bénéfices de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer, le sport étant même de plus en plus prescrit par les médecins pour lutter contre les troubles anxieux et la dépression. La décision d’abandonner ce dispositif est donc incompréhensible, d’autant qu’elle intervient quelques mois seulement après la fin des jeux Olympiques et Paralympiques à l’occasion desquels le Président de la République avait appelé à l’émergence « d’une nation sportive ». Mme la députée déplore un décalage manifeste entre des slogans et la réalité d’une politique qui ne fait pas une priorité de la santé des jeunes. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si elle prévoit de revenir sur sa décision et de généraliser le dispositif à l’ensemble des collèges et non pas seulement à ceux du réseau d’éducation prioritaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6180</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pénurie d’enseignants dans le Gâtinais montargois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2283. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante de pénurie de professeurs, particulièrement de français, dans plusieurs établissements scolaires du Gâtinais montargois, dans le département du Loiret. En effet, la presse locale s’est faite l’écho de ce que des élèves de deux classes de seconde du lycée Durzy, à Montargis, n’ont reçu aucun enseignement de français depuis le début de l’année scolaire en raison d’un poste non pourvu représentant un demi-service, soit huit heures d’enseignement par semaine. À ce jour, cette situation persiste et la carence en enseignants dans cette discipline entraîne déjà pour les élèves une perte d’environ soixante heures de cours depuis la rentrée, suscitant des inquiétudes quant aux répercussions sur leur préparation aux épreuves du baccalauréat de français. La même situation est constatée au collège Pablo Picasso de Châlette-sur-Loing, où douze élèves de troisième n’ont pas suivi d’enseignement de français depuis la rentrée 2023 et une classe entière est dépourvue d’enseignant en français depuis la rentrée 2024, de même qu’un groupe de sixième. Les parents d’élèves, les enseignants et les élus locaux se sont mobilisés pour exprimer leur mécontentement, déplorant une éducation « au rabais » pour les élèves concernés et une situation inadmissible. La situation de pénurie de professeurs de français n’est par ailleurs pas propre au lycée Durzy, puisque plusieurs collèges du sont également touchés, notamment à Château-Renard ou Villemandeur. L’académie d’Orléans-Tours indique que le manque d’attractivité de cette zone rend les recrutements particulièrement difficiles, surtout pour des postes à temps partiel. Les établissements disent par ailleurs faire face à des difficultés accrues dans la mise en œuvre de la réforme dite du « choc des savoirs », qui prévoit la constitution de groupes de niveaux pour certains cours, augmentant ainsi le volume d’heures d’enseignement requis. Malgré les affectations progressives de nouveaux enseignants dans ces établissements, les effectifs pédagogiques restent insuffisants pour garantir la continuité des enseignements. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour résoudre la pénurie d’enseignants, notamment dans le Gâtinais, afin de garantir à tous les élèves un accès égal à l’enseignement dans l’ensemble des matières. Il souhaite également savoir si des actions ciblées sont envisagées pour rendre ces postes plus attractifs et si des dispositifs transitoires peuvent être mis en place pour pallier les heures de cours déjà perdues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6180</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Refonte de la carte d’éducation prioritaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2284. — 26 novembre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la refonte de la carte d’éducation prioritaire prévue en 2025. En effet, il s’avère que plusieurs établissements ont été les grands oubliés de la carte actuelle, notamment pour la classification en REP+ et ce, malgré des indicateurs qui les rendaient éligibles. C’est le cas dans la 2e circonscription de l’Aube où le collège des Jacobins, classé seulement en REP, a un indice de position social (IPS) de 68, inférieur à la moyenne des collèges classés en REP+ qui est de 74. Mme la députée partage l’incompréhension de l’équipe pédagogique et des parents d’élèves face au manque de moyens dû à cette classification erronée. Il est indispensable que le collège des Jacobins obtienne le plus haut niveau de classification, d’une part, au vu de la réalité de sa composition sociale et, d’autre part, pour répondre aux attentes de la communauté éducative et leur donner les moyens, afin de permettre aux élèves de réussir leur scolarité conformément aux promesses républicaines. C’est pourquoi dans la perspective de la prochaine refonte de la carte d’éducation prioritaire, elle lui demande quels seront les modalités et les critères de classification.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6180</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Évolution du CAPPEI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2302. — 26 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’opportunité de faire évoluer le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) en lui donnant valeur de concours de la fonction publique. Créé par le décret n° 169 du 10 février 2017, le CAPPEI est destiné à attester la qualification des enseignants du premier degré et du second degré appelés à exercer leurs fonctions dans les écoles, dans les établissements scolaires, dans les établissements et services accueillant des élèves présentant des besoins éducatifs particuliers liés à une situation de handicap, de grandes difficultés scolaires ou à une maladie et à contribuer à la mission de prévention des difficultés d’apprentissage et d’adaptation de l’enseignement. Aux termes de l’article 2 dudit décret, « les enseignants du premier degré et du second degré de l’enseignement public, titulaires et contractuels employés par contrat à durée indéterminée, ainsi que les maîtres contractuels, les maîtres agréés et les maîtres délégués employés par contrat à durée indéterminée des établissements d’enseignement privés sous contrat » peuvent se présenter à l’examen conduisant à la délivrance du CAPPEI. De même, il peut être délivré par la voie de la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAE). Si un public large peut se présenter à l’examen du CAPPEI, il n’en demeure pas moins que son obtention n’ouvre pas, pour les non titulaires du concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) ou du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES), à titularisation comme c’est le cas dans le cadre d’un concours. Si cette absence de titularisation de droit après l’obtention du CAPPEI peut s’entendre pour les professeurs qui enseignent en milieu ordinaire, elle est revanche moins justifiée et suscite parfois l’incompréhension des enseignants en classe spécialisée, par exemple en unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). Ainsi, en l’état du droit, un professeur contractuel qui enseigne en classe ULIS depuis plusieurs années et qui obtient le CAPPEI ne peut pas être titularisé suite à son obtention. En somme, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend aménager la réglementation relative au CAPPEI afin d’en faire un véritable concours ouvrant droit à titularisation. Ce changement d’approche nécessiterait des aménagements mais pourrait s’avérer pertinent dans la mesure où il pourrait permettre à des professeurs contractuels qui enseignent en milieu spécialisé de devenir, suite à l’obtention du CAPPEI, titulaire de la fonction publique. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6181</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Frais du périscolaire des classes ULIS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2338. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre de l’éducation nationale au sujet des coûts de prise en charge concernant les élèves scolarisés en dispositif ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire), notamment lorsque leurs responsables légaux sont domiciliés en dehors des communes bénéficiant de ces classes accueillant des enseignements aménagés. En effet et conformément à l’article L. 212-8 du code de l’éducation, en cas de scolarisation extérieure au territoire de la commune de résidence, permise par dérogation médicale, ladite commune doit s’accorder avec la commune d’accueil afin de répartir les frais de scolarité de l’élève (comprenant également les services de garderie et cantine). Cependant, la commune d’accueil fixe elle-même les prix des services périscolaires, engendrant en conséquence des frais supplémentaires aux responsables légaux de l’enfant. Il est fâcheux que ces frais incombent aux parents qui, en raison du handicap de leurs enfants, sont contraints à une scolarisation en dehors de leur commune de résidence, puisque l’école de la commune ne dispose pas des services adaptés, les classes ULIS en l’occurrence. Il apparaîtrait dès lors qu’il appartiendrait à l’État de compenser et de verser à la commune d’accueil le surcoût lié au frais du périscolaire au titre du principe d’égalité. Ainsi, il l’interroge sur les potentielles mesures qu’elle envisage de prendre eu égard à cette disparité dont sont victimes les parents d’enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6181</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2299. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la suppression des places d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles. Le Gouvernement a érigé l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause des deux quinquennats d’Emmanuel Macron. Pourtant, ce bel affichage entre en contradiction directe avec les agissements réels de l’État. Déjà le budget ne suit pas : la Fondation des femmes a publié une étude montrant que, depuis le Grenelle des violences conjugales, le budget dépensé par femme victime de violences a baissé de plus de 25 %. Le budget total a certes augmenté, mais les besoins ont augmenté beaucoup plus vite (+ 83 % de plaintes pour violences conjugales en 5 ans, + 100 % de plaintes pour violences sexuelles en 10 ans) et la prise en charge est moins bonne. En effet, une directive a demandé aux services du 115 de limiter le nombre de nuitées hôtelières d’urgence notamment pour les femmes victimes de violences. Ces nuitées sont déjà des solutions précaires face au manque de places structurel des foyers d’hébergement d’urgence. Les préfets ont appliqué les consignes pour réduire le nombre de places accordées dans les hôtels, arguant préférer les hébergements stables aux hébergements précaires. Mais ceux-ci sont insuffisants et supprimer les nuitées d’hôtel revient à refuser toute prise en charge d’urgence. Ainsi, des femmes peuvent rester plusieurs années dans des hébergements à l’hôtel, alors que ce devait être une solution temporaire. Par exemple, à Toulouse, la préfecture a mis fin à l’hébergement de 33 femmes victimes de violences, sans proposer de solution alternative. Selon les informations publiées dans la presse, si les femmes victimes de violence sont prioritaires, dans certains départements il leur est demandé de porter plainte si elles veulent être hébergées plus de deux semaines. Faute de pouvoir être prises en charge, les femmes victimes sont en grand danger et doivent soit rester exposées à la violence, soit accepter des hébergements inappropriés trop loin de leur travail par exemple, soit des solutions très précaires, voire se retrouver à la rue. Faute de pouvoir proposer des solutions, les travailleurs sociaux sont en grande difficulté et le risque est grand de ne plus pouvoir suivre certaines victimes qui perdent toute confiance dans l’institution. Aussi, il souhaite savoir quand enfin le Gouvernement mettra les moyens humains et financiers suffisants pour lutter contre les violences faites aux femmes, quand le milliard d’euros réclamé par les associations sera enfin affecté à cette supposée « grande cause » ; la question avait été initialement posée le 3 octobre 2023 et n’avait reçu aucune réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, soit 9 mois plus tard, ce qui en dit long tant sur l’intérêt porté au sujet que sur le respect du délai théorique de réponse aux questions des parlementaires, fixé à 2 mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6182</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Conséquences de l’élection de M. Trump sur les équilibres énergétiques mondiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2266. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur les conséquences de l’élection de M. Donald Trump en tant que président des États-Unis d’Amérique. L’élection du président Trump pourrait reconfigurer la géopolitique mondiale de l’énergie ; ce dernier ayant annoncé vouloir augmenter les capacités d’exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) tout en développant fortement l’industrie nucléaire américaine. La Maison-Blanche vient récemment d’annoncer un plan de multiplication par 3 d’ici 2050 des capacités nucléaires des États-Unis. Par ailleurs, le candidat Donald Trump a annoncé pendant sa campagne des mesures extraterritoriales pour sanctionner la filière nucléaire française. Il est nécessaire de rappeler que depuis 2016 les USA sont autonomes énergétiquement et peuvent vendre leur surplus de gaz en particulier. De plus, le quatrième point du programme du candidat Trump propose de devenir la première puissance énergétique mondiale. En face, la Russie de Vladimir Poutine est également autonome énergétiquement et mène une politique agressive de construction de réacteurs nucléaires de conception Rosatom dans le monde tout en assurant ses exportations de gaz par gazoduc vers la Chine en particulier ou sous la forme de GNL vers le reste du monde. Entre ces deux géants de l’énergie, et d’après les dernières statistiques d’Eurostat, la France dépend à 52% de ses importations d’énergie et l’Union Européenne à 62%. Cette dépendance énergétique place la France et l’UE dans une position de très grande faiblesse vis-à-vis de la Russie et des États-Unis, qui peuvent ainsi profiter de cette position de fournisseurs énergétiques afin d’influer sur la vie politique des pays consommateurs. Et pourtant la souveraineté énergétique de la France est déterminante pour assurer sa place dans le concert des nations. La sécurité énergétique est non seulement essentielle pour sa souveraineté, son économie ou sa compétitivité mais aussi vitale pour assurer le bon fonctionnement de ses infrastructures stratégiques, de sa logistique d’alimentation ou de son industrie. L’énergie bon marché et souveraine ne constitue donc pas simplement un enjeu stratégique dans ce contexte de guerre économique mondiale mais aussi et surtout un enjeu de souveraineté. C’est pourquoi il lui demande les mesures qui ont été prises pour préparer la France à un avenir dans lequel les énergies fossiles, en particulier le gaz naturel sous sa forme liquéfiée, seront de plus en plus onéreux, les énergies renouvelables toujours intermittentes et peu rentables et le nucléaire toujours fort long à construire et générateur de déchets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6182</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des étudiants en 3e cycle pharmaceutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2286. — 26 novembre 2024. — M. Romain Daubié appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation des étudiants en 3e cycle pharmaceutique. La formation des pharmaciens, acteur essentiel du système de santé, reste aujourd’hui mal alignée sur les réalités du terrain et les besoins de la population française. Depuis 2016, une large réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques a été initiée, visant à créer un diplôme d’études spécialisées (DES) pour les filières « Officine et industrie », après les DES déjà établis pour les spécialités en « Pharmacie hospitalière » et « Biologie médicale ». Cependant, l’application de cette réforme, initialement promise pour répondre aux besoins croissants d’accès aux soins dans tout le territoire, n’a cessé d’être repoussée. Dans ce contexte, les étudiants en pharmacie de la faculté de Lyon, soutenus par des instances comme l’Association amicale des étudiants en pharmacie de Lyon (AAEPL) et l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), soulignent l’urgence de mettre en œuvre cette réforme. Ils signalent les difficultés auxquelles ils sont confrontés : un contenu de formation encore trop théorique, un manque de formation pédagogique des maîtres de stage et une rémunération insuffisante lors des stages, souvent éloignés de leur lieu d’études. De plus, l’absence d’aides au transport et au logement représente un frein supplémentaire à la mobilité vers les territoires sous-dotés. La réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques répondrait à ces problématiques en proposant une formation pratique plus adaptée aux réalités de la profession, en intégrant une approche par compétences et en assurant une meilleure distribution des futurs pharmaciens dans les zones fragiles, répondant ainsi à un enjeu de santé publique crucial. De plus, elle renforcerait l’attractivité de cette profession dans un contexte de désertification médicale et de vieillissement de la population, en permettant aux étudiants de s’installer en milieu rural ou en zone sous-dotée grâce à des aides et des modalités de rémunération plus justes. Dans ce cadre, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement envisage pour garantir la mise en œuvre rapide de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques. Il lui demande si le Gouvernement peut s’engager à revaloriser les conditions de formation et de stage des étudiants en pharmacie, pour répondre aux besoins de santé de demain et soutenir les futures générations de pharmaciens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6183</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Rénovation des logements Crous : que fait le Gouvernement ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2316. — 26 novembre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant la rénovation des logements Crous. En septembre 2024, les Centre régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ont augmenté les loyers des chambres en résidence universitaire de 4,5 %, ce qui a mis brusquement fin à quatre ans de gel des loyers, pourtant justifiés par la crise sanitaire puis économique et par l’explosion de la précarité étudiante, qui continue d’ailleurs de s’accroitre en cette rentrée. Ces augmentations de loyer partout en France pèsent uniquement sur des étudiants déjà précaires et ont rapporté 20 millions d’euros au Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) en 2024. Au moment du vote, sa direction avait expliqué que ce dégel de loyers devait servir à financer la rénovation des logements insalubres et vétustes. Or aujourd’hui aucun plan de rénovation n’a été présenté. Pourtant, un rapport de la Cour des comptes d’octobre 2022 confirme que « plus du tiers du parc immobilier est dans un état pas ou peu satisfaisant et dont 10 % de bâtiments recevant du public n’obtiennent pas l’agrément des commissions de sécurité. La performance énergétique d’ensemble est médiocre ». Les alertes se sont succédées sur les réseaux sociaux au moment des jeux Olympiques et Paralympiques. Des bénévoles trouvaient des cafards dans les résidences et s’inquiétaient de la vétusté de certaines chambres. Ils ont immédiatement été relogés. Depuis de nombreuses années, les étudiants alertent sur la salubrité, la performance énergétique et l’isolation de leurs logements. Le Cnous, en augmentant ses loyers, a choisi de faire poser le poids de cette nécessaire rénovation sur le dos des étudiants les plus précaires. Ces derniers, après avoir dépensé 150 euros de plus en moyenne par an, ne se voient proposer aucun plan de rénovation et continuent à subir le résultat du sous-investissement du Gouvernement dans le réseau des œuvres. Le nombre de logements étudiants Crous est insuffisant. Il faudrait construire environ 15 000 logements chaque année pour couvrir les besoins. Le service public du réseau des œuvres est sous financé et ne peut pas assurer la construction de nouveaux logements et la rénovation des anciens sans un investissement massif de la part de l’État. Ainsi, M. le député interroge M. le ministre : quand présentera-t-il un plan de rénovation des logements étudiants, élaboré en lien avec l’ensemble des Crous ? Que va-t-il mettre en place pour éviter aux étudiants d’avoir froid cet hiver dans leur résidence universitaire ? Va-t-il s’assurer de respecter la parole d’Emmanuel Macron en 2022, qui avait promis la construction de 60 000 logements étudiants mais qui n’en a financé que 36 000 ? Combien de logements sont prévus à la construction cette année ? Enfin, il lui demande s’il va permettre au réseau des œuvres de rester un service public efficace et protecteur pour les étudiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6183</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Agression des milices d’extrême-gauche dans les facultés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2336. — 26 novembre 2024. — M. Philippe Ballard alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les violences des groupuscules d’extrême-gauche au sein des facultés françaises. Alors que les étudiants de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sont en pleine période électorale en vue des élections aux conseils centraux, le mardi 19 novembre 2024, des membres du syndicat étudiant de droite la Cocarde ont été violemment agressés devant le centre Tolbiac en plein tractage. Coups de couteaux, vestes lacérées, insultes, une quarantaine d’individus pour certains cagoulés et armés de chaînes de vélos et de couteaux s’en sont pris violemment aux étudiants pendant de longues minutes avant que la police n’intervienne pour les arrêter. Deux agresseurs auraient été placés en garde à vue et de nombreux militants ont déposé plainte, pour « coups et blessures ». Le collectif « Le Poing Levé » qui se revendique comme « marxiste et révolutionnaire de l’université Panthéon-Sorbonne » s’est félicité de cette agression sur les réseaux sociaux. De son côté, le président de la Cocarde, accuse le groupe « antifa » Tolbiac FC de s’être mêlé à des militants pro-palestiniens présents sur le campus pour perpétrer ces violences. Il lui demande quand des mesures concrètes seront prises pour mettre fin à ces violences des groupuscules d’extrême-gauche qui refusent de respecter la démocratie au sein des facultés et font régner un climat de terreur sur les campus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6184</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation préoccupante au sein du Centre national de la recherche scientifique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2364. — 26 novembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation préoccupante au sein du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). L’institution, emblématique de la recherche scientifique en France, fait face à des critiques croissantes en raison de dysfonctionnements, particulièrement au sein des sciences humaines et sociales (SHS). Ces préoccupations incluent des accusations de partialité idéologique, de pratiques de cooptation dans l’attribution de financements et de postes, ainsi que des pressions financières étrangères susceptibles d’influencer l’orientation des recherches. Alors que le CNRS se doit de garantir la neutralité scientifique et l’indépendance de ses chercheurs, plusieurs témoignages, tels ceux de Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue, dénoncent un manque de soutien institutionnel et l’absence de diversité idéologique dans les recherches financées. Mme Bergeaud-Blackler, qui se consacre à des études sur l’islamisme et les réseaux fréristes, a fait état de menaces de mort sans qu’aucun soutien formel ne lui soit accordé par son institution, en dépit des risques encourus. À l’inverse, certains travaux, notamment ceux de chercheurs critiques vis-à-vis des élites économiques, bénéficieraient de davantage de soutien, suggérant un favoritisme idéologique au sein du CNRS. Influences idéologiques et partialité dans les sciences humaines et sociales : les sciences humaines et sociales (SHS), second département du CNRS en matière d’effectifs, concentrent, selon plusieurs observateurs, les effets de l’idéologisation et d’un entre-soi académique. Depuis les années 1980, des courants de pensée comme le décolonialisme et l’intersectionnalité semblent dominer les SHS, marginalisant les voix critiques et limitant la diversité des perspectives scientifiques. Dans ce contexte, des chercheurs qui ne s’alignent pas sur ces tendances idéologiques éprouvent de grandes difficultés à faire progresser leurs carrières et à obtenir des financements pour leurs recherches. Question 1 : quelles mesures M. le ministre envisage-t-il pour garantir une diversité idéologique dans les SHS et assurer que les choix de recherche ne soient pas dictés par des impératifs politiques ou idéologiques, mais qu’ils reposent sur des critères purement scientifiques et objectifs ? Opacité dans la gouvernance et cooptation pour l’attribution des financements et des postes : les procédures de gouvernance au CNRS et en particulier dans la répartition des financements, suscitent des inquiétudes quant au manque de transparence et à la pratique de cooptation. Les comités d’attribution des financements, principalement composés de membres cooptés, seraient enclins à favoriser des projets conformes aux sensibilités idéologiques dominantes, accentuant ainsi le biais dans la production de savoir scientifique. Le cas de Mme Bergeaud-Blackler illustre ces préoccupations, car ses recherches n’ont bénéficié d’aucun financement malgré leur importance pour la compréhension de phénomènes contemporains majeurs. Question 2 : quelles actions M. le ministre compte-t-il entreprendre pour renforcer la transparence dans les processus de sélection des financements et des nominations au sein du CNRS ? Envisage-t-il de mettre en place des contrôles externes et des audits indépendants afin d’assurer l’impartialité et l’équité dans ces procédures ? Influence de financements étrangers sur l’orientation des recherches : la dépendance croissante du CNRS vis-à-vis de financements étrangers soulève des questions quant à l’indépendance de l’institution. Des pays étrangers, comme certaines puissances du Golfe, participent en effet au financement de certains projets de recherche, notamment par l’intermédiaire de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Cette situation a conduit des chercheurs à s’autocensurer ou à orienter leurs recherches pour répondre aux attentes implicites des bailleurs de fonds, ce qui peut compromettre la neutralité scientifique. Question 3 : quelles mesures concrètes sont envisagées pour encadrer l’influence des financements étrangers et préserver l’indépendance de la recherche au CNRS ? M. le ministre compte-t-il instaurer un dispositif de suivi et de transparence pour identifier l’origine des financements et encadrer leurs conditions d’utilisation ? Pantouflage et entrave à la liberté académique : des pratiques de pantouflage et de favoritisme au sein du CNRS constituent un autre problème. Certains chercheurs, bien introduits dans les cercles de cooptation, semblent bénéficier de facilités de carrière et de soutien institutionnel, tandis que d’autres, traitant de sujets jugés politiquement sensibles, sont marginalisés. Cette situation suscite des inquiétudes quant à la capacité du CNRS à soutenir de manière égale tous ses chercheurs et à garantir la liberté académique. Question 4 : M. le ministre envisage-t-il de mettre en place des mesures visant à réduire les pratiques de pantouflage et à assurer un soutien équitable pour tous les chercheurs ? Comment le CNRS compte-t-il protéger les chercheurs travaillant sur des sujets sensibles et assurer la liberté académique ? Prévenir l’autocensure et garantir l’indépendance de la recherche publique : l’ensemble de ces éléments contribue à une ambiance de pression implicite qui incite certains chercheurs à adapter leurs recherches en fonction des idéologies dominantes ou des attentes de financement, engendrant ainsi une autocensure préjudiciable à la liberté académique. Cette dynamique fragilise la recherche publique en France, qui devrait demeurer neutre, indépendante et tournée vers le service de la vérité. Question 5 : quelles initiatives concrètes M. le ministre pourrait-il mettre en œuvre pour protéger la liberté académique et éviter que les chercheurs se sentent contraints d’orienter leurs travaux pour répondre à des attentes idéologiques ou financières ? Un impératif de transparence et de réformes pour préserver l’excellence scientifique : les inquiétudes exprimées par les chercheurs et observateurs sur le manque de transparence, les influences étrangères et la marginalisation des perspectives critiques au sein du CNRS soulèvent des interrogations sur les valeurs fondamentales de l’institution. L’État, en tant que garant de la recherche publique, a un rôle essentiel à jouer pour renforcer la diversité idéologique, la transparence des financements et la liberté académique. Ces mesures sont d’autant plus nécessaires pour garantir que le CNRS continue d’incarner une recherche scientifique d’excellence et de préserver la neutralité et l’indépendance de la recherche en France. Question 6 : Quelles actions concrètes le Gouvernement compte-t-il prendre pour réformer le fonctionnement du CNRS, encadrer les financements et s’assurer que l’institution demeure un espace de libre exploration intellectuelle, exempt de toute influence idéologique ou financière excessive ? Elle souhaite avoir des précisions sur toutes ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6185</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Face à l’esclavage moderne, l’immunité diplomatique ne peut être absolue !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2255. — 26 novembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail au sein des domiciles diplomatiques. En 2022, 5 % des 281 personnes accompagnées par le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) disaient avoir été exploitées par des diplomates, y compris à l’âge de leur minorité. Pour ces dernières, l’exploitation par des familles de diplomates protégées par l’immunité diplomatique consiste en une triple peine : elles sont exploitées, incapables de faire valoir leur statut de victimes auprès des juridictions pénales et ne peuvent être indemnisées pour leur travail et les dommages subis par les instances civiles. Lorsqu’elles sont originaires du même pays que leurs employeurs, elles subissent une peine additionnelle, en ne pouvant risquer de retourner dans leur pays après s’être enfuies, du fait des menaces qui pèsent sur elles de la part de leurs anciens exploiteurs et leurs administrations complices. Une problématique identifiée par l’État français, notamment la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), qui y a consacré une mesure de son nouveau plan national de lutte contre la traite. Alors que des pays voisins de la France, comme la Belgique, commencent progressivement à remettre en question le caractère absolu de l’immunité diplomatique face à cette grave violation des droits fondamentaux qu’est la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail, la France, pays pionnier dans la lutte contre la traite, le travail forcé et le travail des enfants au sein de l’Alliance 8.7 depuis 2021, devrait agir pour combattre ces dérives. Ainsi, quelles dispositions le ministère de l’Europe et des affaires étrangères compte mettre en œuvre pour protéger les travailleurs et travailleuses employés au service privé et personnel des agents diplomatiques en fonction en France, notamment en lien avec d’autres services de l’administration, comme l’Urssaf ou l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ? Enfin, il lui demande quel bilan des dispositions existantes et quelles mesures nouvelles sont à préconiser pour éliminer ces situations inacceptables qui n’honorent ni les pays y ayant recours ni la France qui les tolère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6186</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation urgente à Haïti - que fait la France pour aider ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2349. — 26 novembre 2024. — Mme Ersilia Soudais alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation à Haïti, caractérisée par une crise interminable liée aux violences entre gangs et à l’instabilité politique générale. Depuis le début de l’année 2024, le pays a enregistré plus de 4 000 décès liés à la violence des groupes armés, aboutissant à une fermeture prolongée de son aéroport international. Le 11 novembre 2024, cette violence a provoqué l’exécution de plusieurs patients lors de l’attaque d’une ambulance de l’organisation non gouvernementale Médecins Sans Frontières. La France à une lourde responsabilité dans la pauvreté extrême qui détruit ce pays : en 1825, vingt et un ans après son indépendance, la France contraint Haïti à verser des réparations, faute de quoi une guerre sera déclarée. Le montant de 150 millions de francs dépassait largement les maigres moyens d’Haïti. Par la suite, la France a obligé son ancienne colonie à emprunter auprès de banques françaises, ajoutant donc des intérêts à cette dette colossale. Depuis 2028, Haïti fait partie des 19 pays que le Quai d’Orsay considère comme prioritaires pour l’aide au développement (APD) bilatérale de la France. Mme la députée demande à M. le ministre quelles sont les mesures prévues pour aider les Haïtiennes et les Haïtiens à surmonter cette interminable crise et si le Gouvernement prévoit de réévaluer l’aide publique au développement en tenant compte de l’urgence actuelle. Enfin, elle lui demande si le ministère des affaires étrangères a pris des dispositions d’urgence pour assurer la sécurité des nombreux acteurs humanitaires engagés sur place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6186</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Vulnérabilité des minorités religieuses au Sahel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2350. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la vulnérabilité particulière des minorités religieuses au Sahel. Les derniers rapports du bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel font un constat alarmant de la situation politique, humanitaire et sécuritaire au Sahel, qui subit le double fléau du terrorisme et des changements anticonstitutionnels de gouvernement. En effet, les groupes terroristes tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (affilié à Al-Qaïda) et son concurrent l’État islamique dans le Grand Sahara, ou Boko Haram, maintiennent leur contrôle sur de larges parties du territoire et multiplient les attaques de grande envergure contre des cibles civiles et militaires. Les chrétiens et les musulmans modérés sont de plus en plus touchés par cette progression du terrorisme. En février 2020, 24 personnes ont été tuées et 18 blessées dans une attaque contre une église protestante, dans le village de Pansi au Burkina Faso. En juin 2022, au moins 40 personnes ont été tuées lors d’une attaque dans une église catholique de la ville d’Owo au Nigeria. Plus récemment, en février 2024, 15 personnes ont été tuées lors d’une attaque perpétrée contre une église catholique en pleine messe, dans le nord du Burkina Faso. Ces violences ne sauraient faire oublier la coexistence religieuse que de nombreuses communautés parviennent à faire vivre au Sahel, mais elles enflamment les tensions communautaires et mettent en péril l’avenir du vivre-ensemble dans la région. Aussi, il lui demande quelles mesures sont mises en place par le Gouvernement pour que l’aide humanitaire française déployée dans les pays du Sahel prenne en considération les vulnérabilités particulières liées à l’appartenance religieuse des individus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6186</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Exonérations fiscales des citoyens étrangers dans un contexte de justice fiscale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2385. — 26 novembre 2024. — Mme Perrine Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les avantages fiscaux accordés par les traités internationaux bilatéraux signés par la France et de nombreux paradis fiscaux tels que : le Qatar, le Panama, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Egypte et le Koweït. Ces conventions permettent, selon les dispositions négociées, certaines exonérations fiscales spécifiques pour les citoyens de ces pays résidents en France, qui coûtent plusieurs centaines de millions d’euros par an au contribuable. Il apparaît alors urgent de s’interroger sur les motivations de la conclusion de ces accords et, surtout,  de la pertinence de leur pérennité au regard du contexte actuel. Si les motivations antérieures ne semblent plus légitimes aujourd’hui, il sera urgent de réviser ces traités. Ainsi, dans un contexte de redressement des finances publiques, d’effort de participation demandé à l’ensemble des contribuables, au regard du récent scandale du Qatargate et la corruption de parlementaires européens, elle lui demande s’il envisage d’évaluer l’ensemble des conventions fiscales bilatérales permettant l’exonération d’impôt de leurs résidents dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6187</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Autonomie stratégique de l’Europe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2395. — 26 novembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les mesures envisagées pour renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe face à l’évolution probable des politiques internationales, notamment du fait de la réélection de Donald Trump. L’Union européenne doit être en mesure de faire face, seule, à ses défis de sécurité, de défense et d’influence dans un contexte mondial de plus en plus multipolaire. La guerre en Ukraine a particulièrement mis en lumière la nécessité pour l’Europe de disposer de capacités de défense indépendantes et de pouvoir jouer un rôle plus autonome dans la gestion de ses crises locales. Si l’effort militaire et humanitaire en soutien à l’Ukraine a été appuyé par l’OTAN et les États-Unis d’Amérique, les annonces de Donald Trump ne sont pas rassurantes mais démontrent qu’il est aujourd’hui devenu impératif pour l’Europe de développer des solutions propres face à de telles situations ou de tels risques d’agression. Le projet d’Union de la défense européenne (UDE) est une de ces initiatives, visant à approfondir la coopération en matière de défense entre les pays de l’Uinion européenne, avec l’objectif de créer une défense européenne plus intégrée et autonome. La France joue un rôle actif dans la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et le projet d’UDE. Elle est l’un des plus farouches défenseurs de l’autonomie stratégique européenne. Dans ce cadre, elle souhaite savoir quelles actions concrètes la France envisage de mettre en œuvre pour préparer l’Europe à une autonomie renforcée, notamment en matière de politique de défense et comment elle envisage d’assurer la pérennité de la coopération au sein de l’OTAN tout en soutenant une indépendance stratégique européenne, ce qui lui permettrait de maintenir, du reste, son influence sur la scène internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6187</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Soutien à la démographie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2250. — 26 novembre 2024. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la nécessité de développer une politique de soutien à la démographie française. En effet, selon l’Insee, la France a enregistré 678 000 naissances en 2023, soit 48 000 de moins qu’en 2022. Entre janvier et juin 2024, 326 000 bébés sont nés en France, soit près de 8 000 de moins qu’en 2023 sur la même période, selon les estimations de l’Insee. Il s’agit du nombre de naissances le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La fécondité a chuté de 2,03 à 1,68 enfant par femme depuis 2010, mettant ainsi fin à l’exception démographique française. Le nombre de femmes en âge de procréer diminue et l’âge moyen de la maternité augmente et atteint 31 ans en 2023, contre 25 pour les générations précédentes, alors que la fertilité commence à diminuer à partir de 30 ans. Cette situation alarmante, qui exige une réponse politique, a conduit le Président de la République, dans sa conférence de presse du 16 janvier 2024, à appeler à un « réarmement démographique ». Des mesures ambitieuses sont d’autant plus nécessaires que le désir d’enfant reste toujours aussi fort. Selon l’Unaf, le nombre moyen d’enfants que les Français veulent ou auraient voulu avoir est de 2,39, stable depuis 2011. Il est donc urgent de mettre en œuvre une politique familiale universelle qui assure à toutes les familles un soutien financier durable et de leur permettre de mieux concilier la vie familiale avec l’exercice d’une activité professionnelle, notamment en améliorant la prise en charge de la petite enfance. Enfin, tout doit être mis en œuvre pour lever tous les obstacles qui ont conduit à la chute des naissances, qu’il s’agisse de la diminution du revenu des actifs, de la crise du logement ou du recul des services publics. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui préciser les objectifs, les orientations et les moyens qui vont concrétiser la stratégie nationale de « réarmement démographique », au-delà du plan contre l’infertilité et du congé de naissance, nettement insuffisants par rapport aux besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6187</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Maintien des relations des enfants placés avec leurs grands-parents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2298. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la prise en compte des souhaits des grands-parents dans le maintien des relations avec leurs petits-enfants placés dans une structure de protection de l’enfance. L’article 371-4 du code civil consacre le droit pour un enfant d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants, sauf si son intérêt s’y oppose. En parallèle, l’article 375 du même code confie au juge des enfants le soin de statuer sur les mesures nécessaires à la protection de l’enfant, ce qui inclut la régulation des contacts avec les membres de sa famille. Dans la pratique, les grands-parents rencontrent fréquemment des difficultés à voir leurs souhaits pris en considération par les tribunaux ou les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans les décisions concernant les modalités de placement ou les droits de visite. Selon l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE), au 31 décembre 2020, plus de 174 000 enfants étaient confiés à l’ASE et nombre d’entre eux ont vu leurs relations familiales amoindries malgré la stabilité affective que des liens intergénérationnels pourraient offrir. Dans le département du Loiret, certaines familles ont rapporté des situations où les grands-parents, souhaitant maintenir un lien ou jouer un rôle actif dans la vie de leurs petits-enfants placés, se sont heurtés à une faible prise en compte ou même un manque de prise en compte de leurs souhaits par les autorités compétentes. Ces cas révèlent un manque d’écoute des souhaits exprimés par les grands-parents, que ce soit pour accueillir eux-mêmes l’enfant concerné ou pour préserver des contacts réguliers avec celui-ci, bien que ces initiatives soient souvent en faveur de son intérêt supérieur. Certains professionnels du droit et de la protection de l’enfance relèvent également que les procédures permettant aux grands-parents d’obtenir des droits de visite ou d’être associés au projet éducatif de l’enfant sont souvent longues, coûteuses et imprévisibles dans leurs résultats. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de renforcer la prise en compte des souhaits des grands-parents par les juridictions et les services compétents dans les situations de placement d’enfants, notamment en clarifiant les critères d’évaluation de ces demandes et en simplifiant les démarches administratives et judiciaires. Il souhaite également savoir si des mesures spécifiques pourraient être adoptées pour intégrer les grands-parents dans l’élaboration des projets de vie des enfants placés, dès lors que leur implication est jugée conforme à l’intérêt supérieur de ces derniers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6188</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants de l’ASE et évolution de rémunération des AF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2334. — 26 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation alarmante de l’aide sociale à l’enfance (ASE), notamment dans les départements et régions d’outre-mer tels que La Réunion, Mayotte et la Guyane. Les constats dressés par les professionnels et les rapports parlementaires récents révèlent des dysfonctionnements graves et persistants affectant la protection des enfants et les conditions de travail des assistants familiaux. En 2023, La Réunion a enregistré une augmentation du nombre d’enfants pris en charge, passant de 2 500 à 2 612. Cependant, avec seulement 2,4 places disponibles pour 1 000 jeunes, contre une moyenne nationale de 5,8, la capacité d’accueil est insuffisante. Cette saturation du système met une pression accrue sur les familles d’accueil, souvent contraintes d’accueillir plus d’enfants que la limite légale de trois par famille. Les assistants familiaux sont en première ligne de cette crise, mais leurs rémunérations restent largement inadéquates. Dans les outre-mer, les indemnités d’entretien varient entre 14 et 21 euros par jour, bien en dessous des 36 euros observés en Guadeloupe et à Saint-Martin. Cette disparité territoriale est d’autant plus inacceptable que le coût de la vie dans ces régions est en moyenne supérieur de 40 % à celui de l’Hexagone. Les professionnels demandent une revalorisation à 25 euros minimum par jour et par enfant pour couvrir les besoins essentiels, tels que les repas, le transport et les activités extrascolaires. Par ailleurs, la loi Taquet, adoptée en 2022 pour améliorer la prise en charge des enfants, est insuffisamment appliquée dans les outre-mer. Les retards dans la mise en œuvre des décrets d’application et l’absence de contrôle strict empêchent de garantir les droits des enfants et des professionnels. Les départements peinent à harmoniser les pratiques et à offrir un accompagnement adéquat, notamment pour les jeunes majeurs exclus des contrats de suivi après 21 ans, malgré les recommandations du collectif « Cause Majeur ! » d’étendre ce soutien jusqu’à 25 ans. Face à ces constats, M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur les mesures nécessaires pour harmoniser les indemnités d’entretien des assistants familiaux, en tenant compte du coût de la vie dans les outre-mer et pour garantir une rémunération équitable sur tout le territoire. Les enfants de l’ASE sont parmi les plus vulnérables de la société. Il est de notre devoir d’assurer leur sécurité et leur bien-être. Une concertation précédente avec le cabinet de Mme Sarah El Haïry, ancienne ministre déléguée en charge de l’enfance, de la jeunesse et des familles, espérait qu’une concertation départementale émerge et qu’un consensus sur les rémunérations soit mené. À ce jour, si la mise en place des comités départementaux de protection de l’enfance est menée dans cinq départements à titre expérimental, les solutions face aux situations d’urgence restent lacunaires. Il lui demande donc quelles mesures seront mises en œuvre pour répondre aux besoins pressants de ces enfants et des professionnels qui les accompagnent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6189</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Champ d’application du report de la protection sociale complémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2224. — 26 novembre 2024. — Mme Sandrine Runel interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le décalage de l’entrée en vigueur de la protection sociale complémentaire. En effet, l’article 58 du projet de loi de finances pour 2025 prévoit le report de l’obligation, pour les employeurs publics de l’État, de financer la protection complémentaire santé à hauteur de 50 %. Alertée par la Mutualité de la fonction publique, Mme la députée a une demande de précision quant au champ d’application de ce décalage. Celui-ci ne concerne-t-il que les ministères ayant pris du retard dans le processus de passation des appels d’offre, ou également les ministères qui ont d’ores et déjà choisi leur opérateur complémentaire pour une mise en œuvre effective prévue au 1er janvier 2025 ? En effet, il serait déplorable que les ministères ayant choisi leur opérateur et prévu les financements nécessaires à la mise en place de la nouvelle protection sociale complémentaire dans le projet de loi de finances pour 2025 puissent, par opportunité, reporter son entrée en vigueur. Elle souhaiterait pouvoir obtenir une clarification de sa part sur la question, si possible avant l’adoption du projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6189</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eliane Kremer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Coût complet d’une année de scolarité d’un élève à l’INSP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2300. — 26 novembre 2024. — Mme Eliane Kremer attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le coût complet d’une année de scolarité d’un élève à l’Institut national du service public de Strasbourg. Le Premier ministre assure la tutelle de l’INSP. Or il s’avère que le coût complet attendu d’une année de scolarité à l’INSP était de 95 400 euros pour 2023 dans le projet annuel de performances annexé au projet de loi de finances pour 2023. Dans le cadre du printemps de l’évaluation de l’Assemblée nationale, Mme la députée a constaté qu’en réalité le coût complet d’un élève de l’INSP avait atteint 106 999 euros en 2023, selon le rapport annuel de performances annexé au projet de loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes pour l’année 2023 publié le 17 avril 2024, qui note une « absence d’amélioration ». Ce chiffre interroge doublement. D’une part, il montre que la prévision budgétaire n’a absolument pas été tenue en 2023 et qu’il y a un vrai problème de gestion des deniers publics au sein de cet institut, ce qui est paradoxal pour une école qui prépare à la fonction publique, puisqu’un élève coûte en réalité 12 % de plus que prévu initialement dans le budget 2023. D’autre part, l’École nationale d’administration a été supprimée et remplacée par l’INSP. Or, en 2021, le coût d’une année de scolarité était de 87 654 euros, c’est-à dire qu’en deux ans (entre 2021 et 2023), le coût d’un élève a augmenté de 22 %. Évidemment, ces chiffres interrogent très fortement et elle souhaite donc savoir comment il justifie ces hausses massives de dépenses par élève car elles sont difficilement compréhensibles à la lecture des documents budgétaires transmis par Matignon au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6189</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Règles relatives au cumul d’activité applicable aux territoriaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2303. — 26 novembre 2024. — M. Olivier Marleix interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur les règles relatives au cumul d’activité applicable aux territoriaux, en particulier avec un emploi de collaborateur parlementaire. L’article 6 du décret 2017-105 du 27 janvier 2017 énumère les activités susceptibles d’être autorisées au titre du cumul. Ces dispositions ont été reprises par le décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020. La question de M. le député porte sur le point de savoir si les fonctions d’assistant parlementaire relèvent de la catégorie « h- activité d’intérêt général exercée auprès d’une personne morale ou privée à but non lucratif ». Or il semble qu’il y ait une incertitude juridique sur la lecture de ces dispositions réglementaires, dans la mesure où une disposition expresse vise les seuls collaborateurs de cabinet des autorités territoriales comme habilités à exercer les fonctions de collaborateurs parlementaires. Un raisonnement a contrario conduit certaines collectivités à refuser le cumul au motif que la demande n’émane pas de collaborateurs de cabinet. Pourtant, cette différence n’étant pas fondée sur l’appréciation du caractère « d’intérêt général » de la fonction d’assistant parlementaire, mais du type d’emploi occupé par un agent territorial dans sa collectivité (collaborateur de la collectivité ou collaborateur de cabinet, les uns et les autres pouvant être contractuels ou titulaires), une telle différence de traitement entre les agents publics semble difficilement se justifier. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6190</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Hausse des cotisations des employeurs territoriaux à la CNRACL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2365. — 26 novembre 2024. — Mme Florence Joubert attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la hausse de 4 points des cotisations des employeurs territoriaux à la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales), afin de résorber son déficit. Selon les premières estimations, cette augmentation entraînera une perte d’environ 1,3 milliard d’euros pour les collectivités territoriales et de 1,2 milliard pour les employeurs de la fonction publique hospitalière. Directement ponctionnée sur leurs budgets de fonctionnement, cette mesure empêchera les élus d’augmenter leurs agents et limitera donc fortement l’attractivité des métiers de la fonction publique territoriale. Par ailleurs, si la CNRACL est aujourd’hui déficitaire, c’est en grande partie à cause du système de la compensation démographique. Instauré en 1974, il l’oblige à s’acquitter d’une contribution à la compensation inter-régimes. En d’autres termes, grâce à sa bonne santé financière, elle a rééquilibré le déficit d’autres caisses, au nom du principe de « solidarité nationale entre les régimes vieillesse ». Selon les inspections générales des finances, des affaires sociales et de l’administration, la CNRACL aurait ainsi versé 100 milliards d’euros depuis 1974. Ainsi, elle lui demande s’il compte renoncer à cette augmentation des cotisations et s’appuyer plutôt sur les préconisations des employeurs territoriaux qui plaident pour une révision totale du système, notamment en ce qui concerne le mode de calcul de la compensation démographique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6190</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2268. — 26 novembre 2024. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kms de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6191</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Dispositifs de lutte contre l’illectronisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2331. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur les mesures de lutte contre l’illectronisme dans le pays et en particulier dans le département de la Seine-Saint-Denis. D’après les informations révélées dans la presse et issues d’une étude de l’INSEE, pas moins de 15 % de la population du département de la Seine Saint Denis serait touchée par l’illectronisme. L’âge n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour les compétences numériques, le niveau de diplôme et la situation professionnelle ont un impact considérable. Ainsi, même si le département a une population relativement jeune, le taux d’illectronisme est important. L’INSEE note qu’en Seine-Saint-Denis, « les personnes en situation d’illectronisme sont essentiellement les moins diplômées et les moins actives ». En effet, 72,8 % des habitants du département sont actifs, contre plus de trois quarts en Seine-et-Marne. Le département est le département francilien les plus touché par ce phénomène. La possibilité d’accès au numérique dans de bonnes conditions est aujourd’hui un corollaire du droit à l’information. La dématérialisation des services publics est telle qu’il est aujourd’hui très difficile d’exercer ses droits sans un accès numérique. L’illectronisme a donc pour conséquence une impossibilité d’accès au service public, créant une inégalité entre les citoyens. La difficulté est d’autant plus grande que les services publics sont essentiels pour les populations précaires et défavorisées, qui sont davantage touchées par l’illectronisme. Ainsi souhaite-t-il savoir quelles dispositions elle compte prendre afin d’assurer l’égalité d’accès au numérique, notamment dans le département de la Seine-Saint-Denis, tout en préservant le droit à bénéficier de services publics hors du champ numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6191</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Autorisation des EDPM sur les voies vertes et VTT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2246. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les différences de traitement effectuées par le code de la route entre le vélo tout-terrain (VTT) à assistance électrique et les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) tels que les trottinettes électriques ou les VTT électriques à larges pneus. En effet, des services souhaitent proposer le prêt ou la location de VTT assistance électrique et de trottinettes électriques à larges pneus pour le sol sablonneux de la Côte sauvage, en empruntant un circuit VTT. Or l’article R. 412-43-1 du code de la route dispose que « hors agglomération, la circulation des engins de déplacement personnel motorisés est interdite, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables ». Il est donc possible d’y circuler à VTT avec assistance électrique, car ses pédales permettent de le classer comme vélo, mais impossible et amendable de le parcourir à trottinette électrique, classée comme EDPM. Il lui demande donc si une modification de l’article R. 412-43-1 du code de la route est envisageable afin de donner la possibilité aux EDPM de circuler sur voies vertes, les pistes cyclables, les chemins ruraux, les voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur et les itinéraires balisés pour la pratique du VTT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6191</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retard dans le versement du traitement des vacataires aux élections européennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2259. — 26 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les importants retards observés dans le versement des traitements dus aux vacataires ayant opéré la mise sous pli lors des élections européennes 2024. L’organisation de la mise sous pli des documents électoraux pour les élections européennes de 2024 a nécessité le recrutement par les services préfectoraux de milliers de vacataires à travers le pays afin d’assurer le bon déroulé des opérations électorales. Plus de 5 mois plus tard, dans de nombreux départements, ces vacataires n’ont toujours pas été payés. Interrogé à ce sujet, le secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) a indiqué que le fonctionnement de ses services était fortement impacté tant par les conséquences de la dissolution, que par le paiement des indemnisations des heures supplémentaires des forces de l’ordre mobilisées pendant les jeux Olympiques et Paralympiques. Si la dissolution de l’Assemblée nationale et les élections législatives qui en ont découlé étaient difficilement prévisibles, il paraît inconcevable que la continuité des traitements dus aux agents, même vacataires, de l’État n’ait pu être assurée du fait d’évènements extérieurs à leur volonté. Dès lors, il lui demande sous quel délai le ministère entend régulariser le versement des sommes dues à l’ensemble des vacataires ayant procédé à la mise sous pli des documents électoraux lors des élections européennes de 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6192</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Autorisation de travail pour les sans-papiers dans les métiers en tension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2296. — 26 novembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation absurde dans laquelle se trouvent les personnes sans-papiers désireuses de travailler. En effet, la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration (dite « loi Darmanin ») permet l’admission au séjour des ressortissants étrangers justifiant d’une expérience professionnelle salariée dans des métiers en tension. Une circulaire ministérielle, éditée dans la foulée, demandait aux préfets de faire remonter les difficultés de mise en place de cette mesure. M. le député s’interroge sur les remontées de terrain effectuées par les préfets. Cette disposition devait permettre aux personnes sans-papiers de pouvoir travailler dans les secteurs en tension : il n’en est rien dans les faits. Si l’on prend l’exemple du secteur agricole : l’inspection du travail et la Mutualité sociale agricole exigent désormais des employeurs dans l’agriculture qu’ils vérifient que les étrangers ont un titre de séjour. Les étrangers, de leur côté, doivent d’abord justifier de 12 bulletins de salaire pour obtenir un titre de séjour. Cette situation est absurde et inhumaine pour les étrangers sans titre de séjour qui n’ont aucun revenu et qui ne peuvent survivre que par l’aide des associations. Elle l’est aussi pour les employeurs : en cas de non-embauche, leur activité économique est mise en péril ; en cas d’embauche, ils risquent de lourdes amendes et des poursuites pénales. M. le député souhaite suggérer à M. le ministre d’accorder aux étrangers sans titre de séjour une autorisation de travail pour les secteurs en tension. Ainsi, ils pourraient justifier d’une expérience professionnelle salariée dans ces secteurs en tension et demander par la suite un titre de séjour. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6192</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Formateurs civiques intervenant et contrat d’intégration républicaine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2297. — 26 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des formateurs civiques intervenant dans le cadre du contrat d’intégration républicaine (CIR) piloté par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ces formateurs jouent un rôle essentiel dans le processus d’intégration des étrangers en France en dispensant des formations civiques obligatoires, contribuant ainsi à transmettre les valeurs et les principes fondamentaux de la République. Pour exercer cette fonction, un niveau de formation de type licence, voire master, est généralement exigé. Il s’agit par ailleurs d’un métier qui nécessite de solides compétences pédagogiques, une capacité d’adaptation à un public diversifié et souvent une maîtrise de plusieurs langues étrangères. Malgré l’importance de leur mission, la rémunération des formateurs civiques apparaît largement insuffisante au regard des qualifications requises. Actuellement, leur salaire brut est fixé à environ 1 998 euros par mois, soit un montant inférieur à celui de nombreux autres professionnels du secteur social ou éducatif ayant un niveau de diplôme similaire, comme les éducateurs spécialisés. Cette disparité entraîne un fort sentiment d’injustice, une démotivation croissante et parfois un manque d’implication chez certains formateurs, ce qui nuit à la qualité de cette mission cruciale. En outre, le statut actuel d’« animateur de formation civique », qui détermine le niveau de rémunération selon les conventions collectives des organismes de formation, ne reflète pas adéquatement l’importance et la complexité de leur rôle. Par ailleurs, le contenu des formations civiques mériterait une révision pour mieux mettre en avant les principes républicains, la culture et l’histoire de la France, qui devraient représenter une part majeure de ces modules, plutôt que des thématiques déjà couvertes par d’autres acteurs sociaux. Face à cette situation, il lui demande quelles sont les mesures envisagées pour revaloriser le statut et la rémunération des formateurs civiques, en cohérence avec leur niveau de qualification et l’importance de leur mission et s’il est prévu de revoir le contenu des formations civiques afin de renforcer leur pertinence et leur efficacité dans le processus d’intégration des étrangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6193</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension de la durée de service annuelle des réservistes de la gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2305. — 26 novembre 2024. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’importance de faciliter l’extension de la durée de service annuelle des réservistes de la gendarmerie nationale, au-delà de 150 jours. D’abord, la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur a porté à 50 000 l’objectif du nombre de réservistes d’ici 2027 : ils ne sont qu’environ 33 000 réservistes en 2024. Cette ambition souligne le rôle essentiel des réservistes de la gendarmerie : leur souplesse est efficace lors des opérations menées en soutien par les gendarmes d’active, particulièrement lors de grands évènements. En parallèle, le budget alloué aux réserves de la gendarmerie dans le projet de loi de finances est fixé à 75,6 millions d’euros, marquant ainsi une réduction de 15 millions d’euros par rapport à 2024, alors même que la réserve ne devrait pas être une variable d’ajustement budgétaire. En particulier, on constate qu’il reste, encore aujourd’hui, très complexe pour les réservistes de servir plus de 150 jours par an, alors même que nombreux sont ceux qui en formulent la demande, désireux de consacrer plus de temps au service de leur pays. Il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement afin de faciliter le prolongement de la durée de service annuelle des réservistes au-delà de 150 jours, dans un contexte où le besoin opérationnel est réel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6193</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadine Lechon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renouvellement du parc automobile de la gendarmerie nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2306. — 26 novembre 2024. — Mme Nadine Lechon interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’évolution des parcs de véhicules de la gendarmerie nationale. La volonté du Gouvernement d’appliquer une modernisation et un verdissement du parc automobile de la gendarmerie nationale a été affirmée et renouvelée depuis 2020. Le « plan VMO » vient par exemple faire évoluer les rames de maintien de l’ordre de la gendarmerie. Néanmoins, Mme la députée a été sollicitée à de nombreuses reprises par les forces de l’ordre de sa circonscription et leurs représentants sur la réalité de ces modernisations. Pour que le parc automobile soit tenu en bon état, celui-ci doit être renouvelé annuellement à hauteur de 3 000 nouvelles acquisitions de véhicules. Ces acquisitions permettent de remplacer les véhicules endommagés, détruits ou indisponibles et ainsi de laisser à disposition des agents un parc adéquat pour répondre aux missions. Or d’après de nombreux agents, ces renouvellements n’arrivent parfois jamais, obligeant ces derniers et en particulier la gendarmerie, à utiliser des véhicules obsolètes. Afin de faire toute la lumière sur le renouvellement du parc automobile de la gendarmerie en Dordogne et en France, elle le sollicite donc pour pouvoir disposer des données les plus récentes sur la modernisation et le renouvellement des véhicules employés par la gendarmerie nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6193</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dégradation des droits humains dans les centres de rétention administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2307. — 26 novembre 2024. — Mme Ersilia Soudais alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation qui ne cesse de se dégrader dans les centres de rétention administrative (CRA) du pays depuis la promulgation de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, dite « loi Darmanin ». En effet, la France a été habituée aux condamnations par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), notamment sur les conditions de détention des étrangers. Pourtant, les différentes lois sur l’asile et l’immigration n’ont fait qu’aggraver la situation. Le manque de moyens et de fonds pour les escortes met en danger les retenus, notamment pour les transferts vers les hôpitaux qui ne peuvent pas être assurés. Ce manque de moyens pousse aussi à l’utilisation des visioconférences pour les audiences, un procédé qui met à mal les principes élémentaires de la séparation des pouvoirs mais aussi un droit sacralisé de tout prévenu : celui d’une conversation confidentielle avec son avocat. Par ailleurs, l’allongement de la durée de séjour en LRA avant celui en CRA réduit la possibilité pour les retenus de contester les obligations de quitter le territoire français (OQTF), d’autant que l’accès aux droits en LRA a toujours été problématique. Il devient indéniable que la France est en train de sacrifier le respect des droits humains, ainsi que le droit primordial à un traitement judiciaire équitable, afin d’expulser le maximum d’étrangers. En 2023, la France a été épinglée par la CEDH suite à l’expulsion d’un ressortissant ouzbek soupçonné de radicalisation, alors qu’une mesure provisoire de la Cour européenne des droits de l’Homme en empêchait les autorités françaises. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour assurer le droit des étrangers en France à une justice équitable et pour mettre fin à une politique répressive et dégradante, contraire aux principes constitutionnels, qui fait de la France un pays qui cumule les condamnations pour des atteintes aux droits de l’Homme alors que le pays a fait de la Déclaration des droits de l’Homme un des textes fondamentaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6194</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Individus visés par des refus de séjour et abus sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2308. — 26 novembre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’intérieur sur la circulaire renforçant le pilotage de la politique migratoire, signée le 28 octobre 2024 et en particulier sur son annexe. En effet, la circulaire INTK2428339J incite les préfets à mener des actions fortes à l’encontre des individus devant être éloignés du territoire français et, pour les plus dangereux, établit la coordination avec les procureurs de la République pour les placer en rétention. Cette circulaire comporte une annexe complétant le protocole relatif à la constatation de la fin du droit au séjour et à l’information des caisses de sécurité sociale aux fins de suspendre les droits sociaux. Il apparaît en effet qu’un protocole a été conclu le 29 décembre 2021 entre les administrations concernées pour mettre fin aux droits de ceux qui n’y ont plus droit. Or si cette circulaire apporte cette précision, c’est qu’un certain nombre de personnes continuent de toucher des allocations sociales sans y avoir droit. Il souhaite donc la communication du nombre de personnes, connues par les services du ministère, visées par des décisions de refus de séjour et qui bénéficient, ou ont bénéficié, sans droits, de prestations de la part d’organismes sociaux entre 2022 et 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6194</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déplacement géographique du narcotrafic dans les villes de taille moyenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2332. — 26 novembre 2024. — Mme Catherine Rimbert interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet des effets des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants menées dans les grandes métropoles. Si ces « opérations place nette » ont permis d’améliorer temporairement la sécurité dans les quartiers prioritaires de villes comme Marseille, elles semblent également avoir eu pour conséquence un déplacement géographique des réseaux criminels vers des villes de taille moyenne. En effet, les réseaux de trafiquants, contraints de quitter les grandes villes sous la pression accrue des forces de l’ordre, s’installent désormais dans des villes moyennes, comme Pertuis dans le Vaucluse, qui disposent de ressources limitées et d’une présence moins soutenue de la gendarmerie et de la police. Ces villes, souvent sous-dotées en forces de sécurité et en moyens d’intervention, sont insuffisamment préparées pour faire face à l’arrivée de ces activités de narcotrafic et ne bénéficient pas des renforcements en personnel ni des équipements adaptés pour gérer de telles situations. Aussi, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le ministère de l’intérieur envisage pour renforcer les moyens et les effectifs de police et de gendarmerie dans les villes moyennes nouvellement touchées par ces réseaux criminels. Elle lui demande également si des financements spécifiques seront alloués pour améliorer les dispositifs de surveillance, d’équipement et de formation des forces de l’ordre dans ces zones. Enfin, elle souhaite connaître les plans de coordination entre les forces de sécurité pour anticiper de tels déplacements et ainsi garantir une réponse rapide et efficace aux nouvelles formes de criminalité que ces déplacements impliquent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6194</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle de l’aptitude d’un fonctionnaire de police en maintien d’activité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2346. — 26 novembre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l’intérieur sur le contrôle de l’aptitude physique d’un fonctionnaire actif des services de la police nationale lors d’une période de prolongation ou de maintien en activité. La procédure relative à ce contrôle est d’une importance capitale pour l’agent concerné car une décision médicale concluant à l’inaptitude entraîne son admission à la retraite. Selon les articles 4 et 5 du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 pris pour l’application de l’article 1-3 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public et l’article 51-2 du décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, il semble que seuls les médecins agréés et les médecins du service médical statutaire de la police nationale soient habilités à apprécier l’aptitude physique du fonctionnaire à accomplir son service au regard du poste occupé. Il lui demande si, au cours de la période de prolongation ou de maintien en activité, le médecin inspecteur régional ou d’autres catégories de médecins sont habilités à établir un certificat médical concluant à l’inaptitude au maintien en activité d’un fonctionnaire actif des services de la police nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6194</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2347. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial sur la réforme des retraites. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées du texte voté en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre chaque jour. Aussi, il aimerait savoir si le Gouvernement entend rouvrir les négociations sociales afin d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6195</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Volet social et le régime de retraite des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2348. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci craignent d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Par ailleurs, ne peut-on pas considérer qu’il y a une inégalité de traitement entre les agents de police municipale et les autres forces de l’ordre ? Sur le terrain, la réalité du travail est bien souvent la même et les Français voient un détenteur de l’autorité publique avant tout, sans que le qualificatif d’officier de police judiciaire ne fasse de différence à leurs yeux. Aussi, il sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6195</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des retraites des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2367. — 26 novembre 2024. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre de l’intérieur sur la bonification des retraites des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 dispose que « les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État. Ce décret précise notamment le régime auquel incombe la charge de valider ces trimestres lorsque l’assuré a relevé successivement, alternativement ou simultanément de plusieurs régimes d’assurance vieillesse de base ». Cette mesure de bon sens est essentielle pour reconnaître cette forme d’engagement et améliorer ainsi l’attractivité du recrutement. Toutefois le décret annoncé n’est toujours pas publié. Une première version du projet de décret avait été présentée en octobre 2023 et rejetée massivement par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. En effet, il limitait la bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires professionnellement inactifs. Étaient ainsi exclus du dispositif celles et ceux qui concilient leur engagement avec une activité professionnelle, ce qui est inacceptable. Aussi, elle lui demande dans quel délai ce décret visant à octroyer des bonifications de trimestres de retraite à l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins dix ans de service et respectant l’intention du législateur, sera enfin publié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6196</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bilan des prestations de serment - art. 2 de la loi no 2021‑1109 du 24 août 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2373. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’application de l’article 2 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Cet article dispose que les agents de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des polices municipales, ainsi que les agents de l’administration pénitentiaire prêtent serment de servir avec dignité et loyauté la République, ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité et sa Constitution, afin d’évincer plus facilement les agents qui se seraient tournés vers le séparatisme avec les principes de la République. Il lui demande ainsi combien, chaque année, de prestations de serments ont lieu pour chaque catégorie d’agents et combien d’agents ont pu être relevés de leurs fonctions pour ne pas avoir respecté la parole donnée au cours du serment comme cela était l’objectif dans l’amendement ayant abouti à l’article L. 434-1A du code de la sécurité intérieure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6196</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>La revalorisation du tarif national des carences ambulancières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2374. — 26 novembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la revalorisation du tarif national des carences ambulancières. Les carences ambulancières sont les interventions effectuées par les services d’incendie et de secours (dits SDIS) sur la demande du SAMU, lorsque celui-ci constate le défaut de disponibilité des transporteurs sanitaires privés pour une mission visant à la prise en charge et au transport de malades ou de blessés ; soit des interventions qui ne relèvent pas des missions premières des SDIS. La majeure partie de leur activité est désormais constituée des secours à personnes (73 %), les incendies ne représentant plus que 7 % de leurs interventions. Or si nombre de ces secours constituent effectivement des urgences, une proportion toujours plus importante année après année relève plutôt du simple transport sanitaire en vertu des « carences ambulancières ». Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’octobre 2018 montre une augmentation de leur nombre de 51 % entre 2013 et 2017, au point de devenir « une source de crispation » entre les SDIS et les SAMU. S’ajoute à ce constat une seconde difficulté, celle de la rémunération trop faible de ces carences ambulancières. En 2021, elle était fixée à 124 euros par sortie, montant qui ne correspond pas au coût réel de l’intervention des véhicules de secours et d’assistance aux victimes. En 2022, un effort a notamment été réalisé par les pouvoirs publics avec une revalorisation à 200 euros du tarif national d’indemnisation des carences ambulancières et la création d’une indemnité de substitution (12 euros par heure d’immobilisation) pour l’adaptation de la couverture opérationnelle d’un service d’incendie et de secours (SIS) dans un secteur non couvert par une garde ambulancière. Néanmoins ces 200 euros sont loin de couvrir les frais de déplacement et d’immobilisation des pompiers. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande si une revalorisation du tarif national des carences ambulancières est envisagée prochainement et lui demande d’envisager la piste d’une indexation aux coûts réels des interventions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6196</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michaël Taverne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réaffectation des CRS maîtres-nageurs sauveteurs à l’été 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2375. — 26 novembre 2024. — M. Michaël Taverne appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la présence des nageurs sauveteurs CRS sur les plages du littoral français. En raison de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024, le dispositif nageurs sauveteurs CRS habituellement déployé sur le littoral depuis 1958 a été exceptionnellement suspendu. Afin de pallier cette carence en période estivale, les élus du littoral ont dû s’adapter en effectuant un recrutement onéreux d’effectifs parfois peu expérimentés et surtout ne possédant pas la compétence judiciaire propre aux effectifs CRS. Ainsi, afin de préserver la sécurité des plages en apportant prévention, réponse judiciaire instantanée au plus proche des estivants et encadrement des effectifs civils, mais aussi pour lutter contre les menaces qui pèsent sur la France, il souhaite obtenir la confirmation du Gouvernement que les effectifs des nageurs sauveteurs CRS seront réaffectés au sein des communes en exprimant le besoin dès l’été 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6196</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le manque de places et d’examinateurs au permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2376. — 26 novembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque de places et d’examinateurs pour le permis de conduire. Les territoires souffrent d’un manque de places d’examen du permis de conduire et d’inspecteurs, tandis que les délais ne cessent de s’allonger pour passer l’examen pratique. En Côte-d’Or notamment, les délais d’attente sont de 4 mois en moyenne. Le manque de places et d’inspecteurs n’est pas nouveau, il n’a cessé de s’accroitre ces dernières décennies, d’autant plus en 2024 avec l’abaissement de l’âge minimal pour passer le permis B à 17 ans et l’éligibilité du permis moto au financement par un compte personnel de formation (CPF) ; deux mesures qui ont créé une augmentation du nombre de candidats inscrits en école de conduite et de la demande en places d’examen. D’un département à l’autre, le nombre d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) est très variable, tandis que leurs conditions de travail se détériorent. En effet, en 2023, les violences (incivilités, insultes, menaces, pressions voire violence physique) contre les examinateurs du permis de conduire ont augmenté de 40 % par rapport à l’année 2022. La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite aussi « loi Macron » de 2015 se donnait pour objectif de réduire à 45 jours le délai pour une présentation (ou représentation) à l’examen pratique, or 9 ans plus tard, cette politique est un échec. Le Gouvernement a également augmenté le nombre d’inspecteurs, mais de manière anecdotique car 105 inspecteurs ont été recrutés sur l’année 2024, soit un peu moins d’un inspecteur supplémentaire par département. Sans mesures fortes de recrutement, de valorisation du métier et une meilleure répartition des IPCSR afin de réduire les délais d’attente du passage de l’examen, le manque de places et d’examinateurs ne va cesser de s’accroitre. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour faire face à l’allongement des délais de présentation à l’examen du permis de conduire et au cruel manque d’IPCSR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6197</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Justice pour Mehdi Ben Barka
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2312. — 26 novembre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le secret d’État que constitue toujours la disparition du militant progressiste et anticolonialiste marocain Mehdi Ben Barka. Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka était enlevé en plein cœur de Paris alors qu’il se rendait à un rendez-vous dans une brasserie parisienne. Son corps ne fut jamais retrouvé. Les coupables n’ont jamais été appréhendés et justice n’a jamais été rendue dans cette instruction toujours ouverte. Le refus de lever le secret défense sur tous les documents de cette affaire contribue directement à empêcher les juridictions pénales de rendre un verdict. Car la famille se bat depuis des décennies pour la vérité et la justice. Rhita Bennani, veuve de Mehdi Ben Barka, est décédée il y a quelques mois sans avoir jamais connu la vérité sur l’assassinat de son époux. Son fils, Bachir Ben Barka, continue le combat et a donc adressé une lettre au Président de la République Emmanuel Macron et au roi du Maroc Mohammed VI. Dans ce courrier, il demande la levée du secret défense sur ce dossier en France et l’exécution des commissions rogatoires internationales au Maroc. Il la conclut par ces mots de résumé que M. le député reprend ici : « deux nations comme le Maroc et la France se grandiraient en assumant pleinement leurs responsabilités pour que la vérité soit établie au grand jour et que justice se fasse. Ainsi, il sera possible de tourner dignement la page d’une affaire qui a scandaleusement entaché les relations entre la France et le Maroc ». Il est inacceptable que la lettre demeure sans réponse à ce jour. À la suite de son élection en 2017, Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, évoqué des déclassifications du secret défense national ou reconnu les responsabilités de la France dans divers assassinats d’opposants ou militants politiques : Sankara, Audin, Boumendjel, par exemple. Il paraît donc légitime que ce soit également le cas dans le cadre de l’affaire Ben Barka, où la France ne devrait rien avoir à cacher. Aussi, M. le député demande-t-il à M. le ministre de la justice s’il soutient une procédure de levée du secret-défense ? Saisira-t-il la commission consultative du secret de la défense nationale, sur le cas de l’affaire Mehdi Ben Barka ? S’engage-t-il à intervenir auprès de son homologue marocain pour que soient exécutées les commissions rogatoires internationales au Maroc ? Il lui demande enfin s’il assurera une réponse au courrier de M. Bachir Ben Barka pour suppléer le manque de respect exprimé en l’espèce par le Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6197</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>État des prisons françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2313. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état alarmant des conditions de détention dans les prisons françaises. Si la France a déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme en 2020 pour la surpopulation de ses prisons et ses répercussions, trois ans plus tard, celle-ci affirme arriver à la même conclusion. Ainsi, aucune évolution n’a été enregistrée malgré la précédente condamnation et la France continue tous les jours de violer l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme relatif à l’interdiction des traitements inhumains et dégradants. De plus, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté souligne régulièrement les conséquences de ces traitements, autant sur la dignité des détenus que sur les conditions de travail du personnel pénitencier. Il souhaite ainsi savoir comment le Gouvernement compte améliorer efficacement les conditions matérielles de détention dans les prisons françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6198</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2314. — 26 novembre 2024. — M. Bryan Masson alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des centres pénitentiaires au sein du pays. En effet, en 2017, un plan de construction de 15 000 places de prison d’ici 2027 avait été lancé par le tout nouveau Président élu, Emmanuel Macron. Ce projet n’a malheureusement permis de construire que 4 500 places de prison en l’espace de sept ans. Cette situation est d’autant plus dramatique que la France apparaît comme l’un des plus mauvais élèves en Europe en matière de surpopulation carcérale. En effet, le taux de remplissage des prisons, selon une étude du Conseil de l’Europe, arrive en troisième position, juste derrière Chypre et la Roumanie. Cette situation n’est pas près de s’améliorer ; au 1er octobre 2024, un nouveau record a été atteint au sein des prisons françaises, comptant 79 631 incarcérés, soit près de 600 personnes de plus par rapport au mois précédent. Mais ces chiffres sont inquiétants pour plusieurs raisons. En effet, comme expliqué précédemment, la surpopulation carcérale est un des problèmes majeurs que rencontre le système pénitentiaire français. Mais cette problématique va, de facto, s’opposer aux divers discours de fermeté tenus par M. le Premier ministre et M. le ministre de l’intérieur. Ces derniers souhaitent plus de fermeté dans le système pénal, ce qui implique un plus grand nombre de personnes condamnées et de fait, incarcérées. Au vu de l’état du système carcéral français, les juges continueront donc de pratiquer les remises et aménagements de peine qui rendent le système judiciaire défaillant afin de limiter la surpopulation au sein de ces prisons. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte prendre les mesures nécessaires afin que le système carcéral français puisse répondre concrètement aux besoins du système judiciaire, malheureusement débordé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6198</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remboursement des frais des conciliateurs de justice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2362. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par les conciliateurs de justice pour percevoir leurs indemnités de frais de déplacements. M. le député souligne l’importance de leur mission, rappelant que ces acteurs, pourtant bénévoles, jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système judiciaire français. En effet, les conciliateurs de justice apportent un soutien de proximité pour résoudre amiablement les litiges, permettant ainsi de désengorger les tribunaux, un besoin qui s’est encore accru depuis le 1er octobre 2023. À partir de cette date, le recours à un mode de résolution amiable est devenu obligatoire avant de saisir le tribunal judiciaire pour les litiges portant sur des sommes inférieures ou égales à 5 000 euros. Or, malgré leur engagement désintéressé, de nombreux conciliateurs de justice se retrouvent confrontés à des délais excessifs pour le remboursement de leurs frais de déplacement, allant jusqu’à plusieurs mois. Ces retards mettent en péril leur capacité à poursuivre leur mission, certains d’entre eux devant avancer des sommes conséquentes, parfois dépassant mille euros, pour continuer à servir l’institution judiciaire. Les justifications avancées, comme la nécessité de contrôles administratifs prolongés, ne semblent pas à la hauteur de l’urgence de la situation ni des besoins de ces bénévoles, qui déploient leurs ressources propres pour pallier les carences administratives. M. le député souhaite rappeler que ces retards de paiement sont d’autant plus préoccupants que le rôle des conciliateurs est devenu indispensable, au moment où l’accès à la justice se redéfinit pour mieux répondre aux exigences de proximité et d’efficacité. Il demande donc à M. le ministre quelles mesures concrètes seront mises en place pour garantir le remboursement rapide et systématique des frais engagés par les conciliateurs et pour éviter que des bénévoles soient découragés par des difficultés financières qui pourraient, in fine, compromettre la mission de service public qu’ils accomplissent. M. le ministre prévoit-il d’améliorer les procédures administratives afin de protéger ces acteurs essentiels de la justice de proximité ? Une intervention rapide est nécessaire pour assurer la continuité de leur engagement bénévole. Il lui demande quelle réponse il compte apporter pour résoudre cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6198</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Présomption de vaines poursuites - Liquidation judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2380. — 26 novembre 2024. — Mme Pascale Got attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur une problématique rencontrée par les associés de sociétés civiles d’exploitation agricole (SCEA) en liquidation judiciaire, aggravée par une évolution jurisprudentielle récente relative à l’application de l’article 1858 du code civil. En vertu de cette jurisprudence de 2020, il est désormais admis que la déclaration de créance effectuée dans le cadre d’une procédure collective vaut présomption de vaines poursuites contre la personne morale débitrice. Dès lors, les créanciers et en particulier les services de recouvrement bancaires, peuvent appeler directement les associés en complément de passif sur leurs biens personnels, sans attendre la réalisation des actifs sociaux ni démontrer préalablement l’insuffisance de ces derniers pour couvrir les dettes. Cette évolution crée une situation extrêmement préjudiciable pour de nombreux viticulteurs et exploitants agricoles déjà fragilisés économiquement. Les associés se trouvent exposés à des poursuites personnelles et immédiates, amplifiant leur précarité financière. Des exploitants agricoles sollicitent ainsi une modification de l’article 1858 du code civil pour protéger les associés en limitant cette présomption de vaines poursuites. Ils proposent notamment d’ajouter à cet article la mention suivante : « Dans le cas où celle-ci est soumise à une procédure collective, la déclaration de la créance à la procédure ne saurait valoir présomption de vaines poursuites et dispenser le créancier d’établir que le patrimoine social est insuffisant pour le désintéresser ». Face à la détresse des associés impactés par cette jurisprudence et au risque de déstabilisation supplémentaire des filières agricoles et viticoles, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour rééquilibrer les droits des créanciers et la protection des associés de sociétés civiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6199</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Recours abusif au travail temporaire dans le secteur du nettoyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2394. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Portes alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les multiples condamnations de la société Sepur, entreprise du secteur des ordures ménagères qui opère dans le ramassage des bennes à ordures. Cette société semble avoir abusivement recours au travail temporaire. Sur ses 3 000 travailleurs, 40 % sont des intérimaires, selon les documents de leur comité social et économique (CSE) et certains d’entre eux disent avoir reçu jusqu’à 40 contrats différents sur une seule année (selon le journal l’Humanité). De nombreux jugements ont d’ores et déjà requalifié près de 2 000 contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) : le 28 octobre 2010 (CA de Paris), le 29 décembre 2017 (CPH Pontoise) dans 2 jugements concernant respectivement 255 contrats et 106 contrats, le 25 mai 2018 (CPH Pontoise) pour 255 contrats, le 19 juin 2020 (CPH Créteil) pour 274 contrats, le 21 janvier 2021 (CA Versailles) pour 182 contrats, le 20 septembre 2021 (CPH Montmorency) pour 164 contrats, le 16 juin 2022 (CA Versailles) pour 270 contrats, en 2024 (CPH Evry Courcouronnes) pour 104 contrats, (CPH Longjumeau) pour 92 contrats, (CPH de Bobigny) pour 56 contrats. 3 autres litiges sont pendants aux CPH de Bobigny et de Versailles, concernant près de 120 contrats. Le conseil de prud’hommes de Longjumeau a par ailleurs notifié le jugement directement au procureur. Le droit du travail et notamment son article L. 1255-3 sanctionne le fait pour une entreprise utilisatrice de conclure un contrat de mise à disposition ayant pour objet ou pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise, en méconnaissance de l’article L. 1251-5 du même code, d’une amende de 3 750 euros et d’un emprisonnement de six mois et d’une amende de 7 500 euros en cas de récidive. M. le député alarme M. le ministre sur le traitement des travailleurs au sein de cette société et l’interroge sur les éventuelles amendes qui lui ont été infligées. M. le député interroge également M. le ministre sur les suites de l’enquête diligentée sur la société en 2021 par l’inspection du travail sous la supervision du parquet de Versailles et la possibilité que celle-ci soit rendue publique ou accessible au moins aux organisations syndicales représentatives des travailleurs. M. le député appelle enfin l’attention de M. le ministre sur la situation de maltraitance des salariés du secteur qui résulte de ces nombreuses entorses au droit du travail et du recours illégal au travail temporaire. Il l’interroge sur les instructions données au parquet en matière de politique judiciaire en droit social et sur les mesures qu’il compte prendre en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6199</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Désignation des membres du conseil syndical par l’administrateur provisoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2244. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le droit de propriété des copropriétaires. D’une part, l’article 22 du décret du 17 mars 1967 indique que le mandat des membres du conseil syndical dans un syndicat de copropriétaires ne peut excéder trois années renouvelables. Ainsi, la présence d’un administrateur provisoire nommé et renommé dans le cadre de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 depuis plus de trois ans pose immanquablement la question des modalités de l’élection pour le renouvellement du conseil syndical. Sur la base de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 qui indique que « les membres du conseil syndical sont désignés par l’assemblée générale » ; l’article 25 de la même loi qui précise « Ne sont adoptées qu’à la majorité des voix de tous les copropriétaires les décisions concernant […] c) La désignation […] des membres du conseil syndical » ; et de son article 29-1 : « Le président du tribunal judiciaire charge l’administrateur provisoire de prendre les mesures nécessaires au rétablissement du fonctionnement normal de la copropriété. À cette fin, il lui confie […] tout ou partie des pouvoirs de l’assemblée générale des copropriétaires […]. Le conseil syndical et l’assemblée générale, convoqués et présidés par l’administrateur provisoire, continuent à exercer ceux des autres pouvoirs qui ne seraient pas compris dans la mission de l’administrateur provisoire », dans certaines copropriétés, l’administrateur provisoire désigne lui-même, parmi les copropriétaires candidats, les nouveaux membres du conseil syndical dans un procès-verbal de décision prise en applications des dispositions particulières aux copropriétés en difficulté. Cette procédure ne rentre pas dans le cadre des mesures nécessaires au rétablissement du fonctionnement normal de la copropriété et annihile toute vie démocratique au sein de l’immeuble. De plus, à l’issue de cette désignation, le conseil syndical peut se trouver dans la situation de rendre des avis, prévus à l’article 62-7 du décret du 17 mars 1967, sur des projets de décisions de l’administrateur provisoire qui l’a nommé, ce qui soulève des problèmes d’indépendance du conseil syndical. Les décisions de justice portant sur cet enjeu des compétences de l’administrateur provisoire ont rendu des avis contradictoires. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser l’interprétation qui doit être donnée aux dispositions précitées et ainsi de clarifier si la désignation des membres du conseil syndical par un administrateur provisoire respecte les principes du droit de propriété des copropriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6200</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Exigences illégales de certains propriétaires envers de potentiels locataires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2315. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les exigences disproportionnées et illégales de certains propriétaires envers de potentiels locataires. D’après les récentes informations parues dans la presse, nombreux sont les propriétaires, notamment en Île-de-France, qui vont bien au-delà de ce que la loi autorise. Ils cherchent à imposer des contraintes illégales à leurs locataires. Certains exigent par exemple que le garant figure sur le bail comme colocataire, afin de se prémunir d’un éventuel défaut de paiement du loyer. Ce procédé est illégal. Mais ce n’est pas la seule absurdité relevée. Ainsi, il peut arriver que les propriétaires cherchent à interdire à de potentiels locataires de fumer ou de vivre avec un animal de compagnie dans leur logement. Ces exigences sont parfaitement illégales et contraires au droit à la vie privée. Certains propriétaires possèdent un double des clés sans informer le locataire, ce qui est illégal, ou s’en servent pour menacer le locataire de vérifier ce qu’il fait dans son logement, ce qui est également interdit par la loi. D’autres encore fournissent délibérément un lit simple dans un logement, afin d’entraver la capacité de leur locataire à vivre en couple au sein du logement. La liste des exigences et mesquineries illégales serait longue. Elles visent toutes à imposer des contraintes aux locataires, qui ne sont pas en situation de refuser au vu de l’extrême tension du marché locatif et des grandes difficultés à trouver un autre logement. Les candidats à la location n’ont d’autre choix que se soumettre à ces demandes, sous peine de se voir refuser le bail. Plus encore, l’article fait état de nombreuses autres pratiques discriminatoires, où les dossiers seraient sélectionnés ou refusés selon la religion, le métier ou l’origine de la personne. Enfin, les dépôts de garantie demandés atteignent parfois des sommes astronomiques, jusqu’à 2 ans de loyer. Cela excède de très loin le montant prévu par la loi, qui est fixé à un mois de loyer hors charges maximum pour une location nue et deux mois pour une location meublée. Ces pratiques compromettent le droit au logement, dans un secteur privé où règne l’arbitraire. En 2019, près de la moitié des annonces de location dans une ville comme Paris ne respectaient pas l’encadrement théorique des loyers prévu par la loi. Ces abus portent gravement atteinte au droit au logement. Ainsi souhaite-t-il savoir ce qu’elle compte faire pour réguler le marché de la location privée et protéger les locataires des pratiques illégales et abusives de certains propriétaires. La question avait déjà été posée le 2 avril 2024 et n’avait pas eu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6200</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Réforme de la profession de géomètre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2363. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la réglementation de la profession de géomètre. La loi n° 46-942 du 7 mai 1946 réglementant l’ordre des géomètres instaure un monopole pour la profession de géomètre expert sur les travaux et études permettant de fixer les limites foncières. Les géomètres topographes peuvent exécuter quant à eux tous les travaux topographiques n’ayant pas d’incidence foncière. Ce régime monopolistique des géomètres experts est aujourd’hui obsolète, car inadapté aux évolutions technologiques de la profession. Les opérations de bornage sont ainsi devenues moins complexes à réaliser que les opérations topographiques, qui sont pourtant dans le champ concurrentiel. En substance, ce qui est difficile est concurrentiel et ce qui est simple est monopolistique. C’était pourtant l’inverse qui justifiait en 1946 la nécessité d’une réglementation professionnelle des géomètres experts. L’Autorité de la concurrence a d’ailleurs par un avis n° 18-A-02 du 28 février 2018 invité le législateur et le Gouvernement à remettre en cause ce monopole, qui s’apparente désormais à un privilège. L’existence de ce monopole affecte directement le pouvoir d’achat des Français puisqu’il entraîne un coût élevé des prestations foncières et un ralentissement des procédures, les citoyens n’ayant le choix qu’entre 1 700 géomètres-experts sur toute la France. Par ailleurs, l’incertitude de l’étendue du périmètre du monopole instaure un risque juridique majeur pour tous les autres professionnels de la mesure, en particulier les géomètres topographes. Une initiative législative a été déposée en 2015 pour clarifier les activités confiées aux géomètres topographes, mais n’a pas été adoptée, le Sénat exigeant un échange préalable entre les parties prenantes. Cet échange a eu lieu puisqu’un groupe de travail réunissant des représentants de l’Ordre des géomètres experts et la Chambre syndicale nationale des géomètres topographes est parvenu à des accords de principe et un projet de réforme. Une initiative législative pour réformer la profession de géomètre est d’autant plus nécessaire qu’un arrêt récent du 29 juin 2022 de la 1ère chambre de la Cour de cassation semble vouloir étendre le périmètre du monopole des géomètres experts aux plans annexés aux actes de copropriété, alors que la même Cour de cassation considère de manière constante qu’il n’existe pas de ligne divisoire au sein d’une copropriété. Il lui demande donc quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour réformer la profession des géomètres et mettre ainsi fin à un monopole qui a perdu sa raison d’être.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6201</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Prologation de la dérogation autorisant la pêche au « gangui »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2222. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la situation des trois derniers sur les sept armateurs pratiquant le chalut de type « gangui » en Méditerranée (quatre ont décidé de partir à la retraite). En effet, alors que le maintien de la dérogation autorisant les chalutiers de type « gangui » à pratiquer la pêche professionnelle dans les eaux territoriales de la France était acté, la France vient de demander que cette dérogation ne soit prolongée que d’une année, soit jusqu’en mai 2025. L’État, sans aucune concertation avec les professionnels concernés, a décidé d’imposer un plan de sortie de flotte aux navires pratiquant le chalut de type « gangui ». La conséquence immédiate est de voir disparaître à terme cette activité de pêche ancestrale alors même que les études les plus récentes ont montré leur faible impact environnemental. Il n’est pas concevable que cette activité patrimoniale, qui contribue au rayonnement culturel de la France, disparaisse dans l’indifférence générale. Les marins pêcheurs qui exercent encore cette activité le font sur de petites unités en bois de huit à dix mètres, construites entre 1931 et 1981, basées dans les rades de Toulon et de Hyères, demandent simplement à pouvoir continuer leur métier. C’est pourquoi, face à cette situation de mort imminente, il lui demande de bien vouloir lui indiquer rapidement les mesures qu’il entend prendre afin de permettre la révision de la position de la France, seul blocage à la poursuite de la dérogation, permettant aux trois derniers professionnels concernés de continuer à faire vivre ce savoir-faire artisanal et patrimonial que représente la pêche traditionnelle de type « gangui » en Méditerranée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6201</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Régime de responsabilité des sauveteurs en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2254. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur le régime de responsabilité qui s’applique aux collaborateurs occasionnels du service public que sont les volontaires qui s’engagent pour défendre ou protéger les Français, tels que les sauveteurs en mer de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) en particulier. En janvier 2021, cinq sauveteurs de la SNSM s’embarquaient pour remorquer un bateau de pêche en difficulté. Malgré leurs efforts, trois matelots du chalutier trouvèrent la mort. Plus d’un an et demi après ce drame, le 23 novembre 2023, les cinq sauveteurs ont été placés en garde à vue pendant 36 heures, auditionnés dans une enquête pour homicide involontaire. Cette annonce a eu un effet désastreux sur l’attractivité de cette activité bénévole, pourtant indispensable pour la sécurité des Français qui prennent la mer. Le 4 juin 2024, le tribunal rendait son verdict, relaxant le capitaine après 3 ans de procédure, sans pour autant soulager les sauveteurs en mer et, au-delà, toute la communauté des gens de mer. S’il est essentiel que la justice puisse faire son travail sereinement, en toute indépendance, on doit aussi envisager les effets dévastateurs que ce type de scénario peut provoquer chez les bénévoles. À la suite de cette affaire, nombre d’entre eux ont en effet été échaudés et sont prêts à remettre en cause leur engagement pour se préserver. Alors que l’engagement des concitoyens a rarement été aussi recherché par le Gouvernement, ouvrir une réflexion sur le régime juridique dérogatoire de responsabilité pénale qui pourrait être créé pour les volontaires de la SNSM qui s’engagent au service de la collectivité pour sauver les autres paraît indispensable. Il ne s’agit pas de créer une impunité, mais de prendre en compte la spécificité de ce type d’engagement associatif qui n’est pas du bénévolat comme un autre. En l’occurrence, si les marins de la SNSM sont appelés pour un sauvetage, ils seront couverts. Mais s’ils sortent pour un remorquage et que celui-ci tourne mal, ils peuvent être inquiétés, comme ce fut le cas en l’espèce. Alors doivent-ils avoir une obligation de moyens ou une obligation de résultat ? Ne convient-il pas de leur accorder les mêmes garanties dès lors que la mission évolue en cours de route ? Alerté par le parlementaire à l’occasion d’une question orale sans débat le 7 mai 2024, le Gouvernement avait nettement pris position et s’était engagé à lancer une mission parlementaire pour réfléchir à l’adaptation du régime de protection juridique de ceux qui s’engagent. Cette mission reste aujourd’hui encore d’actualité. Mais elle reste aussi à être lancée officiellement. Il lui demande quand et comment le Gouvernement entend aider celles et ceux qui s’engagent au service des autres sans, pour cela, attendre le prochain drame.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6202</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Quelle stratégie et quels moyens pour l’Ifremer-Genavir ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2329. — 26 novembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la situation de l’Ifremer-Genavir. Le domaine maritime français est le 2e mondial. Cette importance oblige la France à être irréprochables intellectuellement et à mettre tout en œuvre pour que sa recherche océanographique soit performante. C’est pourtant loin d’être le cas. La flotte française est vieillissante et trop peu nombreuse. Sur les 18 navires dont on dispose, 9 font moins de 16 mètres et sont des navires côtiers. Parmi les autres, seul un, le « Pourquoi pas ? », est à mi-vie. Les 8 autres ont déjà plus de 20 ou 30 ans et approchent de l’âge limite de 40 ans. Sachant que la construction d’un navire océanographique prend environ 5 ans, le renouvellement de la flotte aurait dû être bien davantage anticipé. D’autant plus qu’il faut qu’un maximum soit fait pour que cette construction s’effectue dans des ports français. M. le député se demande donc quelle est la stratégie du Gouvernement concernant la flotte océanographique française, instrument majeur de recherche scientifique, d’études des changements climatiques, de présence française dans les eaux du globe. Le 12 octobre 2024, lors d’une venue conjointe à Brest de MM. les ministres de la mer et de l’enseignement supérieur et de la recherche, une rallonge d’1 million d’euros a été accordée à l’Ifremer-Genavir pour son budget 2024. Quand l’on sait que, par rapport aux 15 millions d’euros annuels nécessaires au fonctionnement de l’Ifremer-Genavir, il en faudrait le double ou le triple pour investir et pour embaucher, ce million semble dérisoire. M. le député ajoute que mettre en avant des projets tels que le navire « Michel Rocard » ne plaide pas en faveur du Gouvernement, sachant que ce navire ne correspond pas aux besoins émis par l’Ifremer-Genavir et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ce navire « qui sera basé en Nouvelle-Calédonie et qui ira dans l’Antarctique« (Le Télégramme, 12 octobre 2024) est peu adéquat puisqu’il ne correspond à aucun critère des bateaux des zones polaires et à aucun critère des bateaux des zones tropicales, mais se situe dans une sorte d’entre-deux peu convaincant. En outre, tout cela est à lier avec le sentiment général de mal-être partagé par de nombreux salariés, en perte de motivation devant les sous-investissements chroniques dont l’Ifremer-Genavir est victime. Le manque de personnel, la recherche mal rémunérée, des salaires de techniciens et d’ingénieurs trop bas, un bâti en état de dégradation avancée… Tout cela pèse trop lourdement sur les salariés de l’Ifremer-Genavir. Il souhaite l’interpeller sur l’évolution des moyens affiliés à l’Ifremer-Genavir dans le cadre de la politique océanographique française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6203</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Conséquences de l’obsolescence du FNGIR pour certaines collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2237. — 26 novembre 2024. — M. Sylvain Berrios appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’obsolescence du mécanisme du Fonds national de garantie individuel des ressources (FNGIR), mis en place par la loi de finances pour 2010. De nombreuses communes constatent en effet que ce fonds, dont la vocation initiale était d’assurer la stricte neutralité financière de la réforme de la taxe professionnelle en assurant un niveau identique de ressources aux collectivités, ne remplit plus son rôle. Les montants prélevés ou reversés au titre du FNGIR sont fixes et reconduits chaque année. Or, depuis sa mise en œuvre, le panier de ressources sur lequel repose le mécanisme du FNGIR a connu des évolutions importantes. Initialement perçues par les communes, la plupart des recettes prises en compte dans ce panier ont été transférées vers d’autres acteurs institutionnels, à l’instar de la fiscalité économique. Elles ont aussi parfois été supprimées, comme c’est le cas de la taxe d’habitation. Par ailleurs, certaines collectivités contributrices nettes au FNGIR ont, depuis la mise en place du fonds, été confrontées à d’importants départs d’entreprises de leur territoire. Pour ces collectivités, le FNGIR est devenu un poids financier conséquent et ne répond plus aux objectifs initiaux d’un mécanisme de péréquation. Dans la circonscription de M. le député, la ville de Saint-Maur-des-Fossés est ainsi prélevée chaque année à hauteur de plus de 15 millions d’euros au titre du FNGIR, soit près de 10 % de ses recettes réelles de fonctionnement. L’article 79 de la loi de finances pour 2021 a partiellement pris en compte l’obsolescence du mécanisme du FNGIR en créant un prélèvement sur les recettes de l’État au profit de certaines collectivités contributrices au FNGIR, dont le prélèvement représente une part d’au moins 2 % des recettes réelles de fonctionnement et ayant vu une perte importante de base de CFE sur leur territoire. Ce dispositif, qui nécessite le cumul des deux critères, est extrêmement restrictif et exclut de fait certaines communes particulièrement touchées par la fixité du FNGIR, à l’image de Saint-Maur-des-Fossés. Il souhaite donc savoir si elle envisage de faire évoluer le mécanisme du FNGIR, mis en place il y a 14 ans et dont la fixité pénalise lourdement certaines collectivités qui fournissent par ailleurs des efforts de bonne gestion budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6203</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Créations de communes nouvelles et conséquences en matière de finances publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2239. — 26 novembre 2024. — M. Sébastien Humbert alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les créations de communes nouvelles et leurs conséquences en matière de finances publiques. Le code général des collectivités territoriales, pris ses articles L. 2113-2 et suivants, prévoit, à l’occasion de la possibilité de création d’une commune nouvelle, l’obligation de présenter, pour les communes souhaitant fusionner, un rapport détaillant les taux d’imposition ainsi que la structure et l’évolution des dépenses, de la dette et des effectifs de l’ensemble des communes concernées. Or il apparaît que dans de nombreux cas, la création d’une commune nouvelle soit synonyme d’augmentation de la dette par habitant couplée d’une baisse des services publics, le tout mâtiné d’un affaiblissement général, par dilution, du pouvoir de la collectivité. Alors que des arguments tels que la mutualisation des services et des compétences ainsi que des économies budgétaires sont souvent avancés pour justifier ces procédures de fusion communales, il semble que ce soit l’exact inverse qui se produit. Aussi, il souhaiterait connaître avec précision l’impact sur les finances publiques des créations de communes nouvelles en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6203</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétences « eau » et « assainissement » aux EPCI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2258. — 26 novembre 2024. — Mme Annie Vidal interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la potentielle obligation du transfert de compétences « eau » et « assainissement » aux communautés de communes. Les EPCI regroupent aujourd’hui des communes qui ont des syndicats d’eau et d’assainissement propres afin de gérer le cycle de l’eau. Depuis de nombreuses années, les communes peuvent transférer cette compétence aux EPCI afin de mutualiser les coûts de fonctionnements et les marges d’investissements pour les différentes infrastructures de l’assainissement et de l’eau. Des propositions de loi ont été réalisées afin de rendre obligatoire ce transfert de ces compétences au 1er janvier 2026. Ainsi, elle lui demande son avis sur ce sujet majeur pour les communes rurales et les communautés de communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6204</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Assujettissement des logements vacants à la TEOM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2309. — 26 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’assujettissement à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères des propriétaires de logements vacants. Aux termes de l’article L. 1521 du code général des impôts la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) porte sur toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties. En application de ces dispositions, les logements vacants, ou occupés par des personnes ne produisant pas de déchets ménagers sont ainsi soumis à cette taxe. La pertinence de cette liaison entre la taxe foncière d’une part et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères d’autre part, interroge. Elle interroge d’autant plus que face aux charges administratives inhérentes à la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), beaucoup de collectivités reviennent à la TEOM. En conséquence, des propriétaires qui ne payaient plus pour le service d’enlèvement des ordures ménagères dans le cadre de la redevance sont à nouveau mis à contribution dans le cadre de la taxe. Ces derniers ne comprennent pas ce retour au statu quo ante. Ils le comprennent d’autant moins, qu’en matière d’enlèvement des ordures ménagères, la logique voudrait que chacun paie en fonction du service rendu. Quant aux collectivités chargées du service d’enlèvement des ordures ménagères, lorsqu’elles optent pour la TEOM, elles n’ont, en l’état du droit, pas d’autres choix que de taxer l’ensemble des propriétés bâties. Face aux charges administratives et aux impayés de la REOM, le retour à la TEOM assise sur des valeurs locatives dépassées est un pis-aller auquel les élus sont forcés de se résoudre. Dans ces conditions, la pertinence d’un aménagement de la législation relative à la TEOM mérite d’être considérée afin que les propriétaires de logements vacants ne soient plus assujettis à ladite taxe. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement en la matière et s’il entend adapter la législation en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6204</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Alerte sur les risques liés à la réduction des financements postaux territoriaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2353. — 26 novembre 2024. — M. Jocelyn Dessigny alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur une situation préoccupante concernant le financement du contrat de présence postale territoriale, un dispositif essentiel pour garantir l’accès aux services postaux sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales, les territoires d’outre-mer et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Le contrat, qui assure l’aménagement postal depuis 2023, fait face à une réduction significative des crédits alloués, avec une diminution de plus de 30 % du montant prévu pour l’exercice 2024. Ce gel de financement, conjugué à des retards dans les versements dû à la variation des recettes des cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), met en péril le maintien du service public postal, en particulier dans les zones les plus fragiles. Les conséquences de cette situation sont multiples : une réduction des moyens financiers pour le fonctionnement des agences postales, un risque accru de fermeture de points de contact essentiels pour les usagers et une pression supplémentaire sur les collectivités locales, qui se verraient contraintes de compenser les lacunes du dispositif, bien que le service postal n’entre pas dans leurs compétences. De plus, l’absence de financement stable et suffisant pourrait compromettre l’objectif de maintenir 17 000 points de contact sur le territoire, un engagement fondamental pour l’égalité d’accès au service postal pour tous les citoyens. Face à cette situation, il est crucial que les crédits nécessaires soient débloqués pour garantir la continuité du service public postal. Aussi, il lui demande quelle solution pourrait être envisagée pour éviter que cette situation ne conduise à une dégradation de l’aménagement postal territorial et à un affaiblissement du partenariat entre l’État, La Poste et les collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6204</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric-Pierre Vos</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Cohérence des règlements applicables aux tailles de haies sur les chemins ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2397. — 26 novembre 2024. — M. Frédéric-Pierre Vos interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la cohérence des règlements applicables aux tailles de haies bordant les chemins ruraux. Les dispositions relatives à la taille des haies semblent se contredire l’une l’autre. En effet, l’article D. 161-24 du code rural et de la pêche maritime, applicable spécifiquement aux haies des chemins ruraux, dispose notamment que ces dernières doivent être « conduites à l’aplomb de la limite des chemins ruraux » et libérées de toute branche ou racine de manière à sauvegarder la sûreté et la commodité du passage. Or les dispositions concernant la conditionnalité des aides relevant de la politique agricole commune, notamment l’article D. 614-52 du même code, prévoient une interdiction de tailler les haies du 16 mars au 15 août, période de nidification des oiseaux. Elles ne précisent cependant pas si cette interdiction s’applique uniquement aux surfaces agricoles admissibles aux aides de la politique agricole commune (PAC) ou aux haies en général. Ainsi, l’incertitude demeure sur le fait de savoir si l’obligation de tailler les haies bordant les chemins ruraux est également valable entre le 16 mars et le 15 août. Parmi les conséquences économiques, on peut citer la perturbation des calendriers des entreprises de taille d’élagage en voirie, qui ne peuvent plus assurer ces travaux pour une certaine période, voire annuler des chantiers, avec des conséquences pour l’emploi. De plus, l’époque considérée est celle où la végétation pousse et avance le plus vite, si bien que l’absence de taille peut entraîner l’obstruction totale d’un chemin, préjudiciant à la sécurité de ceux qui l’empruntent. Il lui demande de quelle manière il convient d’interpréter ces dispositions et si le Gouvernement entend éteindre les divergences de compréhension en inscrivant la solution dans les textes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6205</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Indisponibilité de l’offre d’audiodescription à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2333. — 26 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’indisponibilité de l’offre d’audiodescription pour les personnes mal voyantes et aveugles à La Réunion. L’Association des personnes non voyantes et mal voyantes de La Réunion a alerté M. le député sur l’indisponibilité de l’offre d’audiodescription des programmes Canal+. L’accessibilité des programmes proposés par Canal+ se trouve ainsi restreinte si ce n’est inexistante pour plus de 15 000 à 18 000 personnes qui payent un abonnement de 41,99 euros sans pour autant disposer de cette option a contrario de leurs homologues hexagonaux. L’association a fait part de leurs multiples tentatives pour tenter d’avoir un contact avec le service client. Mais les tentatives sont restées infructueuses. C’est face à ce mutisme des services de Canal + que M. le député souhaite tirer la sonnette d’alarme afin que ce service soit enfin disponible. Dans le bilan d’activité des services des médias audiovisuels du groupe Canal+ pour l’année 2022, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) a attiré l’attention de l’éditeur du service Canal+ sur : « la nécessité de veiller, à l’avenir, au strict respect de son obligation relative à la diffusion hebdomadaire d’une émission culturelle en langue des signes française ». Si l’obligation de sous-titrage a été testée avec un respect du dispositif à 100 %, l’alerte de l’association réunionnaise laisse perplexe quant à ce test pour ce territoire. Dans la convention conclue entre l’ARCOM et Canal+ publiée le 19 juillet 2023, à l’article 3-1-5 est mentionné l’accord de principe pour l’accès aux programmes audiodescriptifs. Nonobstant, il semblerait que cette option ne soit pas disponible pour La Réunion. Il souhaiterait donc comprendre les dysfonctionnements de ce service et quelles actions elle peut entreprendre pour combler cette rupture d’égalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6205</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Manque de places en établissements spécialisés pour les jeunes autistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2339. — 26 novembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le manque de places en établissements spécialisés pour les jeunes enfants autistes. Malgré les engagements pris en faveur de l’inclusion par les gouvernements successifs, de nombreux enfants atteints de troubles du spectre autistique se retrouvent sans solution d’accueil adaptée à leurs besoins spécifiques. Les maisons éépartementales des personnes handicapées (MDPH) orientent souvent ces enfants vers des structures spécialisées telles que les services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSA) ou les instituts médico-éducatifs (IME). Cependant, les capacités d’accueil de ces structures sont largement insuffisantes : beaucoup affichent complet et, dans certains cas, ne prennent pas en charge les enfants de moins de 6 ans. Par conséquent, de nombreux jeunes enfants restent sur liste d’attente, ce qui impacte non seulement leur développement mais également l’équilibre de leurs familles, notamment lorsque les parents se retrouvent contraints de cesser ou réduire leur activité professionnelle pour pallier cette carence. Elle lui demande quelles mesures urgentes le Gouvernement prévoit de mettre en œuvre pour remédier à la pénurie de structures spécialisées, garantir une prise en charge adaptée des jeunes enfants autistes et répondre aux attentes des familles concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6206</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Démantèlement programmé du service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2198. — 26 novembre 2024. — M. Emmanuel Maurel alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la disparition programmée du service du contrôle médical (SCM), qui emploie 7 000 salariés. Début octobre 2024, la Caisse nationale d’assurance maladie, à laquelle le SCM est rattaché, a fait part de son intention d’intégrer ses médecins conseil au sein des caisses primaires. Lors de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, le Gouvernement a introduit un amendement en ce sens, mais l’Assemblée l’a largement rejeté. Suite à la transmission du texte au Sénat, le Gouvernement a réintroduit cet amendement, confirmant sa persistance à vouloir démanteler le SCM. Or un tel projet ne répond pas à une problématique de santé mais à des enjeux purement comptables. En effet, ses médecins conseil émettent des avis qui s’imposent aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sur les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents du travail, les affections de longue durée ou les retraites pour inaptitude et ce dans le strict respect du secret médical. Dans l’hypothèse où les médecins conseil seraient rattachés aux CPAM, ces dernières pourraient passer outre leurs avis médicaux sur ces pathologies, qui touchent des millions de Français, et ainsi restreindre artificiellement le volume de leurs paiements. Cela coïnciderait opportunément avec les projets du Gouvernement en la matière, maintes fois renouvelés dans le contexte de dégradation des finances publiques. Un risque important pèserait enfin sur la conservation du secret médical, du fait même de la subordination des médecins conseil aux CPAM. M. le député souhaite relayer la vive inquiétude des salariés du service du contrôle médical auprès de Mme la ministre. La rapidité de l’introduction de ce projet prouve qu’il n’a pas été concerté et que ses risques n’ont pas été correctement évalués. Il ne présente enfin aucun avantage apparent en matière de service médical rendu. Dans ces conditions, il serait raisonnable de renoncer au démantèlement du service du contrôle médical. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6206</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Restructuration du service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2199. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la restructuration du service du contrôle médical (SCM) qui serait prévue à compter d’avril 2025. Ce service, indépendant des caisses primaires d’assurance maladie, est présent sur tout le territoire et joue un rôle crucial dans l’évaluation des arrêts de travail, des maladies professionnelles, des accidents de travail et des invalidités. Or la décision de dissoudre progressivement le SCM au sein des caisses primaires d’assurance maladie suscite de vives inquiétudes. Cette réforme pourrait en effet altérer la qualité des décisions médicales, en les orientant vers des logiques comptables, au détriment de l’avis médical. Elle pose également des questions quant aux conditions d’accès aux prestations. Dès lors, elle souhaiterait qu’elle puisse lui faire connaître sa position sur cette réforme et ses conséquences potentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6206</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Hausse des tarifs des complémentaires santé et renoncement aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2226. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la hausse des tarifs des complémentaires santé. En janvier 2023, l’association UFC-Que choisir avait déjà dénoncé la flambée des cotisations en 2023, avec une hausse médiane de 7,1 %, soit une hausse au-dessus de l’inflation, liée à la mise en place du 100 % santé. L’année 2024 a connu de nouvelles augmentations, de façon concomitante à la baisse du remboursement par la sécurité sociale des soins dentaires, à compter du mois d’octobre et la revalorisation des tarifs des consultations médicales. Selon l’UFC-Que choisir, la progression des tarifs serait d’en moyenne 10 %, avec des pics à 30 %. Ces différentes augmentations risquent d’augmenter encore davantage le renoncement aux soins. Une étude de l’IFOP a montré qu’un Français sur quatre a déjà renoncé à des soins pour des raisons financières (26 %), principalement des soins dentaires. Ce constat risque de s’aggraver avec les réductions des remboursements de la sécurité sociale. Pire, le Gouvernement envisagerait également une hausse des franchises médicales sur les médicaments. Pourtant, le renoncement aux soins a des conséquences importantes pour la santé, puisque faute d’intervention rapide et dans les temps, les maladies et problèmes de santé s’aggravent jusqu’à devoir être traités dans l’urgence à un moment où ils sont beaucoup plus difficiles et coûteux à soigner. Ainsi, les petites économies faites sur le renoncement aux soins sont largement surpassées par le coût engendré par le fait de différer les soins. Aussi M. le député souhaite-t-il savoir ce que Mme la ministre compte faire pour enrayer la dégradation du pouvoir d’achat liée à la hausse du reste à charge des soins de santé. Plus largement, il souhaite savoir ce qu’elle compte faire pour garantir l’accessibilité financière des soins de santé prescrits pour tous les patients ; cette question écrite avait déjà été posée le 3 octobre 2023 et n’avait reçu aucune réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, entraînant le retrait de la question pour fin de mandat, alors que le délai théorique de réponse est de deux mois ; néanmoins, la question n’a pas perdu de sa pertinence en 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6207</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Logiciel de gestion AT/MP défectueux au sein des CPAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2227. — 26 novembre 2024. — M. Matthias Tavel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements avérés du logiciel ARPEGE (Autorisation des règlements des prestations en espèce généralisées) mis en test depuis début octobre 2024 dans les caisses primaires d’assurance maladie de Loire-Atlantique et de Vendée, en vue d’assurer le traitement des arrêts maladie et accidents de travail des assurés, mais aussi le calcul et le versement des indemnités journalières de sécurité sociale en remplacement du logiciel PROGRES. Historiquement dédié au traitement des arrêts maladie des travailleurs indépendants à compter de 2020, des dysfonctionnements du logiciel ARPEGE avaient déjà été signalés par les services. Dans un article publié le 22 octobre 2024, le journal Le Monde a révélé que plusieurs milliers d’assurés en arrêt maladie ou en accident de travail sont privés de leurs IJSS, en raison du dysfonctionnement d’un logiciel de l’assurance-maladie en phase de test depuis le 1er octobre 2024 dans les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée. Deux syndicats, la CGT et la CFDT, ont dénoncé que les CPAM de ces départements « ont été noyés d’appels et de visites à la suite de l’envoi, à tort, d’un courrier aux assurés indiquant qu’ils ne percevraient plus d’indemnités journalières après six mois », mais aussi « de nombreuses autres anomalies, comme des doubles paiements, des erreurs de destinataires, de règlements », ayant conduit à « un arrêt des paiements sur plusieurs jours ». En conséquence, les salariés de la CPAM de Saint-Nazaire qui travaillent au service des indemnités journalières sont victimes d’une grave dégradation de leurs conditions de travail. Les accueils physiques et téléphoniques de Nantes et de Saint-Nazaire sont surchargés. Sur près de 300 personnes qui travaillent sur le site de Saint-Nazaire, 200 personnes sont directement concernées par cet outil. Impuissants face aux drames personnels que causent les erreurs générées par le logiciel ARPEGE, ils sont empêchés de faire leur travail et de fournir aux assurés de la CPAM la couverture maladie à laquelle ils ont pourtant droit. Pour seule réponse de la CPAM, des acomptes sont adressés aux assurés en attente de leur IJSS, mais dont les montants ne correspondent pas aux indemnités journalières réellement dues. A fortiori, lorsque l’employeur est subrogé dans les droits de l’assuré, les personnels de la CPAM sont dans l’incapacité technique de verser un acompte. Cette situation crée des difficultés dans le paiement du demi-salaire par l’employeur. Des assurés en arrêt maladie ou en accident du travail sont donc purement et simplement privés de ressources, ce qui les plonge dans une détresse financière qui, pour certains, a de graves conséquences : impossibilité de rembourser la mensualité de leur emprunt immobilier, dépassement du découvert bancaire autorisé et application de pénalités et agios par leur banque, pas d’autre choix que de contracter un crédit à la consommation pour payer le loyer. Ces difficultés financières ont aussi un impact psychologique puisque, par exemple, des femmes enceintes placées en arrêt maladie fin septembre 2024 n’ont toujours pas reçu la moindre indemnité journalière. Poursuivre une fin de grossesse en étant privées depuis plusieurs semaines de ressources auxquelles elles ont droit, peut avoir des conséquences négatives sur leur état de santé et celui de l’enfant à naître. Sans ressources, certains usagers pensent à tort que ce sont les salariés de la CPAM qui sont responsables des erreurs commises dans la mauvaise gestion de leur arrêt de travail et la privation du bénéfice des indemnités journalières de sécurité sociale qu’ils subissent. Ces situations regrettables pourraient pourtant être évitées en confiant la gestion des arrêts de travail et le versement des indemnités journalières au personnel compétent des CPAM, plutôt qu’à un logiciel dont personne n’ignore que l’objectif poursuivi est de réduire le nombre des salariés des services des indemnités journalières. Les organisations syndicales ont pourtant alerté leur direction dès les premiers constats par les salariés que le logiciel ARPEGE ne fonctionnait pas correctement et générait des erreurs grossières. Or la direction de la CNAM, à l’origine de la décision de déploiement de ce logiciel, refuse d’écouter les représentants des salariés et organisations syndicales et s’entête à maintenir et à imposer aux CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée le traitement des dossiers d’arrêt maladie et d’accident du travail par ce logiciel inopérant. Arguant d’un simple bug informatique qui serait corrigé en décembre 2024, elle maintient sa volonté de déployer ce logiciel sur l’ensemble des CPAM au niveau national à compter de la fin du 1er semestre 2025. Les personnels des CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée réclament que l’outil ARPEGE soit purement et simplement supprimé. Il lui demande donc à quelle échéance elle entend mettre un terme à l’utilisation du logiciel ARPEGE et abandonner son expérimentation dans le traitement des arrêts maladie et accidents de travail et du calcul et versement des indemnités journalières des CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée et, a minima, si elle entend suspendre dans les plus brefs délais l’utilisation de ce logiciel défectueux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6208</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport des personnes malades d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2228. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge du transport des personnes malades d’Alzheimer. Actuellement, le code de la sécurité sociale prévoit la prise en charge des frais de transport pour ses affiliés. Ces frais sont pris en charge sur prescription médicale et uniquement dans certains cas : transports liés à une hospitalisation, transports en rapport avec une affection de longue durée, un accident de travail ou une maladie professionnelle, transports par ambulance, transports en série, transports à longue distance, transports pour répondre à une convocation. Dans le cas spécifique de la maladie d’Alzheimer, les patients peuvent bénéficier, dans un cadre associatif le plus souvent, d’activités physiques adaptées, d’activités à médiation animale ou encore d’ateliers de mobilisation cognitive. Ces derniers sont fortement encouragés par les soignants. Ils sont une réponse au besoin exprimé par les personnes malades de pouvoir travailler et stimuler leur mémoire et leurs fonctions exécutives et attentionnelles. Les bénéfices observés sont nombreux : maintien ou amélioration des fonctions cognitives, revalorisation de la confiance et de l’estime de soi, renforcement du lien social, facilitation de l’expression verbale, de la communication et du langage, plaisir, bien-être, détente etc. Ces bénéfices, soulignés par les soignants, sont tels que bien des collectivités soutiennent les associations qui les offrent et que plusieurs centres communaux d’action sociale (CCAS) participent aux frais de transport des malades souhaitant y participer. Les préfectures, elles aussi convaincues des bienfaits de ces activités, ont permis leur reprise très précocement au cours du processus de déconfinement post-covid. Il est à noter que ces activités sont particulièrement bénéfiques pour les malades les plus jeunes et aux stades les plus précoces du développement de la maladie. Or ces jeunes malades, qui jusqu’alors se rendaient par leurs propres moyens à ces activités, se sont récemment vus interdire la conduite « dès l’apparition d’un déclin cognitif » par l’arrêté du 28 mars 2022 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite. Le coût du transport constitue aujourd’hui un obstacle pour nombre de patients souhaitant bénéficier de ce type d’activités. Il l’est particulièrement pour les malades éloignés des métropoles pour lesquels les frais de transport sont plus importants et dont les communes de résidence ne disposent pas de CCAS assez puissants pour permettre leur prise en charge, même partielle. Aussi, lui demande s’il est prévu la mise en place d’un dispositif efficace et universel qui permette la prise en charge pour tout ou partie des frais de transports pour les malades d’Alzheimer pratiquant ce type d’activités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6208</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des consultations des psychologues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2229. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement inégalitaire par la sécurité sociale des consultations des psychologues grâce au dispositif « Mon Soutien Psy ». En effet, bien qu’il s’agisse d’un progrès pour faciliter l’accès à un accompagnement psychologique pour tous, il ne concerne que les psychologues cliniciens. Il existe toutefois une infinité de spécialités en psychologie (comme la neuropsychologie, la psychologie du travail, du développement), à la formation et au diplôme équivalents, qui ne bénéficie pas de ce dispositif et qui subit cette incohérence. Chaque psychologue, indépendamment de sa spécialité, reçoit pourtant, au même titre que les psychologues cliniciens, des personnes en souffrance. Par exemple, dans l’état du droit actuel, si un patient en difficulté psychique peut voir ses consultations remboursées, un autre, victime d’un accident vasculaire cérébral ou d’un accident de la route ayant entraîné des lésions cérébrales, doit lui-même prendre en charge ses séances de rééducation cognitive. Face à cette inégalité de traitement, il l’interroge sur les actions qu’entend mener le Gouvernement pour que tous les patients en souffrance puissent être pris en charge de la même façon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6208</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des addictions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2253. — 26 novembre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prévention des addictions. La campagne « C’est la base ! » de prévention de la consommation d’alcool et de drogues a été lancée par Santé publique France en octobre 2023. Elle souhaite connaître le coût total de cette campagne et savoir si une évaluation de son impact sur les populations visées (17 à 25 ans) a-t-elle été faite. Si cette évaluation n’a pas été faite, elle souhaite savoir quelle en est la raison et quand sera-t-elle diligentée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6209</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Aide sociale à l’enfance (ASE) - Améliorer la prise en charge des enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2270. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements constatés du fait de manque de moyens dans l’accompagnement des enfants par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Selon le Syndicat de la magistrature, un enfant meurt tous les six jours au sein de sa famille et 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles dans le cadre familial. En mai 2024, 3 300 mineurs en danger attendaient d’être placés. De plus, 522 juges des enfants suivent 254 673 mineurs sous mesure judiciaire de protection et 77 % d’entre eux déclarent avoir renoncé à prononcer des placements faute de place dans des structures adaptées. Par ailleurs, l’accueil des enfants au sein des structures de l’ASE a doublé en 20 ans et ce souvent dans des conditions dégradées. Ces éléments soulignent l’urgence de renforcer les moyens de la protection des enfants confiés à l’ASE. Compte tenu de ces éléments, elle souhaiterait connaître les mesures que le ministère pourrait mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge et la sécurité de ces enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6209</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Arnault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Au bloc opératoire d’Avignon : une gestion néolibérale de la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2291. — 26 novembre 2024. — M. Raphaël Arnault alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation extrêmement préoccupante des blocs opératoires de France. La mise en concurrence de l’hôpital public avec le privé crée des situations dramatiques. La course à l’offre de soin, la multiplication des opérations et la tarification à l’acte mettent les hôpitaux et leurs personnels en danger. Un hôpital n’est pas une entreprise comme une autre, il remplit une mission de service public indispensable : soigner la population. Les soignants et soignantes sont des êtres humains, pas des machines. Ils et elles doivent être traités avec respect. À Avignon, ce sont 80 des 120 agents du bloc opératoire qui ont exercé leur droit de retrait face à des conditions de travail qui mettaient en péril leur santé et leur sécurité. L’hôpital embauche des personnels en intérim, n’ayant pas les qualifications requises, que ce soit pour le nettoyage des blocs ou même parmi les soignants. Des machines en panne, dont le nettoyeur de sabots, qui laisse les personnels exposés aux fluides corporels (sang, urine). Un service surchargé, dans lequel on empile les patients. Le danger est réel et a été reconnu par la médecine du travail. Et cette situation n’est pas isolée : dans d’autres hôpitaux comme ceux de Clermont-Ferrand ou de Nice, les conditions sont semblables. M. le député s’est personnellement entretenu avec le directeur du CHA, en présence des représentants syndicaux. La discussion a parfaitement illustré le constat fait plus haut : une gestion néo-libérale et autoritaire de l’hôpital public, sans prise en compte du bien-être des personnels soignants. Aussi, au regard de cette situation particulièrement inquiétante dans l’hôpital public, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour que le service public de la santé ne mette plus en danger les travailleurs et travailleuses qui y soignent la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6209</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Défaillance de la procédure d’affectation des Padhue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2292. — 26 novembre 2024. — M. René Pilato interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une problématique qui commence à surgir dans les différents établissements hospitaliers de France en lien avec l’affectation des médecins praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue). Les médecins originaires de pays hors de l’Union européenne, pour exercer en France et obtenir l’équivalence de diplôme, doivent passer un concours intitulé « épreuve de vérification des connaissances » (EVC) défini par l’arrêté du 20 avril 2023 portant ouverture des épreuves de vérification des connaissances mentionnées à l’article L. 4111-2-I du code de la santé publique. À ces EVC qui se déroulent une fois par an sous l’égide du Centre national de gestion des directeurs et des praticiens hospitaliers (CNG), sont ouverts un nombre de places en vue d’un parcours de consolidation par spécialité médicale. L’extinction du statut de praticien attaché associé fin 2023 a par ailleurs entraîné, pour les praticiens n’aillant pas réussi cette épreuve, la régression de leur statut vers celui de « faisant fonction d’interne » ou de « stagiaire associé », proposé par certains établissements employeurs, c’est-à-dire avec un encadrement par des praticiens titulaires de plein-exercice en attendant de pouvoir se présenter à nouveau à l’EVC. Leur affectation suit un processus particulier défini par l’arrêté sus-mentionné. Chaque année, les agences régionales de santé (ARS) interrogent les établissements sur leur volonté d’ouvrir des postes à proposer aux lauréats des EVC. L’ARS transmet ensuite les informations au CNG. Les lauréats formulent ensuite des vœux d’affectation au sein de la liste arrêtée par le ministère chargé de la santé. Les Padhue exerçant sous le statut de faisant fonction d’interne (FFI) déjà présents dans un établissement ayant ouvert un poste sont prioritaires quel que soit leur classement pour demeurer dans l’hôpital où ils exercent. Globalement, dans chacune des spécialités, le nombre de postes ouverts en établissement est supérieur au nombre de lauréats. Mais les établissements de santé sont stupéfaits de constater - après plusieurs mois de démarches pour attirer des professions médicales et paramédicales et après avoir réussi à créer les conditions de la venue de candidats malgré la précarité de leurs statuts - que certains postes qui ont été proposés aux lauréats par différents établissements de santé ne figuraient pas dans les choix de vœux possibles. Les établissements sont mis devant le fait accompli et se retrouvent sans solution, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l’organisation des services et sur la qualité des soins. De plus, cette défaillance fragilise encore plus la situation déjà précaire des candidats et la capacité des établissements à attirer de nouveaux praticiens. Les priorisations des établissements dans ses remontées à la direction générale de l’offre de soins (DGOS) ne sont pas respectées. Le ministère a donc de manière unilatérale pris la liberté de ne pas respecter les règles qu’il a lui-même fixées pour l’affectation de ces praticiens. Après plusieurs mois de procédure de recensement et de coordination entre les établissements et les ARS, malgré les demandes, les établissements publics de santé n’ont connaissance ni de la liste définitive des postes de Padhue ouverts aux lauréats des EVC 2023, ni de la méthodologie et des critères de priorisation utilisés par la DGOS pour déterminer les postes à ouvrir. Pourquoi cette opacité ? Comment ont été rendus les arbitrages pour définir quels postes seront ouverts ou non ? Pourquoi fixer aux hôpitaux et à leurs directions un objectif d’attractivité des professions médicales et paramédicales, pour qu’une fois les démarches faites, une décision arbitraire réduise à néant le travail engagé depuis plus de 6 mois par différentes équipes ? Il lui demande quelle solution elle compte apporter aux établissements concernés et ce qu’elle compte faire pour sécuriser la situation des Padhue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6210</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déficit financier du CHRU de Nancy et menace sur l’offre de soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2293. — 26 novembre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le déficit financier inquiétant des comptes du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy, représentant une menace sur l’offre de soins pour la population de la région. L’examen de la gestion du CHRU de Nancy, réalisé par la chambre régionale des comptes (CRC) du Grand Est, démontre l’importance de son activité pour la santé des habitants du territoire. En effet, le CHRU de Nancy concentre plus de 43 % de l’activité des urgences du département et constitue, depuis 2023, le dernier établissement assurant le service des urgences sur la métropole du grand Nancy. La région fait face également à un vieillissement de la population : en 2022, la part des plus de 75 ans représente 10 % de la population de Meurthe-et-Moselle, tandis qu’entre 2018 et 2022, la part des 25-59 ans diminue dans le département. Ainsi que le précise la CRC du Grand Est : « Ce vieillissement de la population se retrouve dans les données d’activité des urgences. En 2022, les personnes âgées de plus de 75 ans représentent 20 % des passages aux urgences adultes (+ 2 points par rapport à 2018). Alors que l’activité totale des urgences a retrouvé son niveau d’avant crise, la part de celle-ci consacrée aux patients de plus de 75 ans progresse (+ 6 %) ». Ce vieillissement de la population meurthe-et-mosellane implique des investissements dans les services d’urgences, pour assurer la prise en charge optimale des patients âgés. Or les comptes du CHRU de Nancy sont déficitaires depuis plusieurs années, remettant en question les capacités d’investissement de l’établissement. Et ce déficit de ne cesse de s’aggraver. La chambre régionale des comptes indique : « Les services d’urgence du CHRU de Nancy apparaissent structurellement déficitaires en incluant les charges indirectes et de structure ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le déficit entre le financement des urgences et les charges des services s’élevait, en 2018, à 4,6 millions d’euros ; il est de 7,5 millions d’euros en 2022. Le déficit des urgences de Nancy provient d’une croissance importante des dépenses : + 9,5 millions d’euros en seulement cinq ans, tandis que les financements ne progressent pas suffisamment. Une telle situation déficitaire pour les urgences représente un danger pour l’offre de soins d’urgence dans le Grand Est : l’endettement massif de l’établissement remet en cause ses capacités d’investissement pour faire face au vieillissement de la population. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre afin, d’une part, de redresser la situation financière du CHRU de Nancy et, d’autre part, de sanctuariser les capacités d’investissement du CHRU de Nancy, notamment concernant l’accès aux soins des personnes âgées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6211</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Arnault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La pédopsychiatrie, un service public détruit en Vaucluse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2294. — 26 novembre 2024. — M. Raphaël Arnault alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les fermetures de centres médicaux psychologiques pour enfants et adolescents en Vaucluse. Lors du discours de politique générale de M. Michel Barnier, celui-ci a dit vouloir faire de la santé mentale la grande cause de son mandat. Il est grand temps d’agir en conséquence en mettant l’accent notamment sur la psychiatrie de secteur. Depuis le 11 octobre 2024, dans le Vaucluse et le nord des Bouches-du-Rhône, la moitié des centres médico-psychologiques pour enfants et adolescents ont fermé leurs portes par manque de médecins. Les CMPEA de Châteaurenard, de l’Isle-sur-la-Sorgue et de Vaison-la-Romaine, ainsi que l’hôpital de jour de Piolenc ont fermé leurs portes. Ce sont 700 jeunes déjà accompagnés (sans compter les nouveaux patients) qui se retrouvent soit réorientés sur des CMP existants déjà surchargés et beaucoup plus loin de chez eux, soit plus pris en charge du tout.  Le maillage territorial assuré par les CMPEA est primordial pour des petites communes dans lesquelles ils sont le seul moyen pour les familles souvent modestes, d’avoir accès à des psychiatres, des psychologues, des assistants sociaux, des paramédicaux, etc. Tous les acteurs du territoire vont pâtir de ces fermetures, de l’école à l’aide sociale à l’enfance en passant par la protection judiciaire de la jeunesse et il serait utopique de penser que les libéraux, eux aussi surchargés, puissent compenser ce manque. Les personnels non médicaux accompagnés des représentants syndicaux du CH spécialisé de Montfavet auquel ils étaient rattachés avaient pourtant proposé un fonctionnement alternatif, avec le maintien et le renfort sur ces structures des professionnels infirmiers, psychologues, éducateurs et des assistants sociaux. Mais comme toujours, ils ne sont ni écoutés ni entendus. Alors, les équipes de soignants et soignantes se retrouvent aujourd’hui dans des services surchargés, plus éloignés de leurs domiciles et sans moyens supplémentaires pour accueillir les jeunes qui arrivent en nombre en augmentant pour la sécurité sociale les coûts de transports sanitaires, ou même pire, créant ainsi les patients de psychiatrie adulte de demain car dans l’impossibilité de poursuivre leurs prises en charge. Aussi, au regard de cette situation particulièrement inquiétante en Vaucluse, il souhaiterait connaître les mesures prévues par le Gouvernement pour que ces fermetures cessent et que le service public de la psychiatrie et la pédopsychiatrie ne soient plus les parents pauvres des politiques de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6211</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>SAMU - saturation et retards de soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2295. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des services d’aide médicale urgente (SAMU) qui sont confrontés à une surcharge d’activité qui menace la qualité et l’accessibilité des soins. Selon les missions qui leurs sont confiées, ces services assurent une écoute médicale permanente et garantissent l’accès aux moyens d’hospitalisation nécessaires. Or une enquête récente révèle une dégradation de leur capacité à remplir ces tâches fondamentales. En effet, en 2024, un service d’urgence sur deux a dû fermer au moins une ligne médicale et 41 % des services ont été contraints de fermer plusieurs lignes. De plus, durant l’été 2023, près de 70 % des structures mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) ont temporairement suspendu leurs opérations, affectant 59 départements. Cette situation, exacerbée par une hausse de 10 % des appels au Centre 15, survient alors que 75 % des centres d’appels font face à un manque de personnel. En raison de la saturation des SAMU, des patients n’ont pu recevoir les soins indispensables à temps. Face à une demande croissante dépassant les capacités des services, les professionnels de santé s’inquiètent des retards de prise en charge, parfois fatals. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement pourrait mettre en œuvre pour remédier à cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6211</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Congé spécial des fonctionnaires atteints de la maladie de Charcot
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2301. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dispositifs de congé spécial des fonctionnaires atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) dite maladie de Charcot. Selon l’article 822-12 du code de la fonction publique, la SLA ne fait pas partie des maladies ouvrant droit à un congé de longue durée permettant de conserver pendant trois ans l’intégralité de son salaire puis la moitié de ce dernier les deux années suivantes. Les fonctionnaires atteints de la SLA ne peuvent prétendre qu’au congé de longue maladie permettant de percevoir l’entièreté de son salaire pendant un an puis la moitié les deux années suivantes. Il peut être renouvelable si le fonctionnaire a repris l’exercice de ses fonctions pendant plus d’un an, ce qui n’est pas envisageable pour les malades atteints de SLA compte tenu de sa dégénérescence et de son caractère irréversible. Il paraît anormal que la SLA ne fasse pas partie de la liste des maladies donnant droit au congé de longue durée au même titre que le cancer, la tuberculose ou encore la poliomyélite. Cette question a été soulevée à de nombreuses reprises ces dernières années, par des parlementaires de tous bords, témoignant de la nécessité de faire évoluer la loi sur cette pathologie qui touche 5 000 à 7 000 personnes par an. Aussi, il lui demande les raisons de cette différence de traitement et dans quels délais le ministère pourrait intégrer la SLA à la liste des maladies permettant d’obtenir un congé de longue durée et ainsi une rémunération digne pour la fin de vie du malade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6212</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès à l’IVG dans les territoires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2311. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans les territoires ruraux. Alors que la constitutionnalisation du droit à l’IVG a été adoptée, son accès n’est toujours pas garanti sur l’ensemble du territoire français. En milieu rural, les patientes font face au problème de la désertification médicale, aux nombreuses difficultés liées au manque de solutions en matière de mobilités ; certaines peinent à obtenir des informations adaptées et dans les délais appropriés, quand d’autres se voient refuser leur prise en charge en vertu de la clause de conscience spécifique. Il est fondamental que les personnes qui souhaitent avorter puissent le faire dans les meilleures conditions. Dans un contexte où le droit à l’avortement se retrouve fortement entravé voire remis en cause en Europe et dans le monde, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte assurer et appliquer ce droit à l’IVG sur l’ensemble du territoire et dans les délais nécessaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6212</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Arrêts de travail des personnes atteintes de cancer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2319. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail des personnes atteintes de cancer. Ces dernières, qu’elles soient en phase de diagnostic, en cours de traitement ou en rémission, sont confrontées à des difficultés spécifiques liées à la conciliation entre leur état de santé et leurs obligations professionnelles. Dans certains secteurs, elles se voient obligées de limiter leur recours aux arrêts de travail ou de puiser dans leurs congés annuels pour pouvoir se rendre à leurs examens médicaux ou suivre leurs traitements. Bien que des dispositifs existent pour les soutenir, il semble que leur mise en œuvre soit insuffisante pour garantir un accompagnement équitable et adapté. Ce constat soulève des préoccupations en matière d’égalité des droits et de bien-être au travail pour les personnes atteintes de maladies chroniques et plus particulièrement de cancer, qui doivent souvent faire face à une précarité supplémentaire. Ainsi, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place afin d’améliorer de manière significative les conditions de travail, les modalités de prise en charge et d’indemnisation pour ces personnes. Il souhaite également connaître les actions qui pourraient être entreprises pour assurer une plus grande protection de ces salariés vulnérables, tout en facilitant leur maintien dans l’emploi et leur retour à la vie professionnelle active après leur rémission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6212</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Covid long : inquiétude des patients sur le retard des mesures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2320. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les graves difficultés rencontrées par les personnes atteintes de covid long, ainsi que sur le retard dans la mise en place des mesures prévues pour leur prise en charge. M. le député rappelle que la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 devait permettre de faciliter le parcours de soins des patients grâce à la création d’une plateforme dédiée. Cependant, les décrets d’application nécessaires n’ont toujours pas été publiés et la plateforme promise demeure inexistante. Le ministère de la santé avait annoncé en juillet 2023 la nomination d’un médecin conseil national à la Caisse nationale d’assurance maladie pour coordonner les travaux sur le covid long, mais aucun résultat concret n’a encore émergé. Pire encore, de nombreux patients demeurent dans l’errance diagnostique et des unités « covid long » ont été fermées ou ne subsistent que grâce aux interventions d’associations. Les symptômes du covid long ont des effets importants sur les patients, qui n’ont pas de réponse médicale adaptée. M. le député met en évidence la gravité de la situation, exacerbée par le manque de réponse face aux réinfections et par une gestion insuffisante de la prévention. Il demande donc à M. le ministre quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage pour répondre aux besoins urgents de ces patients. Quels financements seront alloués à la recherche sur le covid long et aux essais thérapeutiques ? Quand les dispositions de la loi de janvier 2022 seront-elles enfin appliquées ? Par ailleurs, il l’interroge sur les actions prévues pour améliorer la communication publique sur le covid long, ainsi que sur l’organisation de formations pour les professionnels de santé, afin de les aider à mieux prendre en charge cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6213</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lancement du quatrième plan national maladies rares (PNMR4)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2321. — 26 novembre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le quatrième plan national maladies rares (PNMR4) qui aurait dû être lancé avant l’été 2024. La loi relative à la politique de santé publique promulguée le 9 août 2004 plaçait la lutte contre les maladies rares comme l’une des 5 priorités de santé publique. La France a donc mis en place un PNMR1 piloté par le ministère des solidarités et de la santé, suivi par deux autres plans dont le dernier, le PNMR3, a pris fin en 2022. Aujourd’hui, en France, plus de 3 millions de citoyens sont atteints par environ 7 000 maladies rares. 95 % de ces maladies n’ont pas de traitements. Si des thérapies innovantes ont montré leur efficacité dans certaines maladies rares, les investisseurs se focalisent malheureusement sur les maladies offrant le plus de perspectives commerciales. Le développement des traitements pour les maladies les plus rares et les plus complexes se heurte à l’absence de financement. Ce 4e plan doit améliorer les possibilités de diagnostic en renforçant le lien vers la médecine génomique, notamment le diagnostic néonatal pour lequel la France accuse un important retard par rapport à son voisin européen l’Italie. En effet, chaque année en France, il y a environ une centaine de naissances d’enfants atteints d’amyotrophie spinale, dont soixante sont concernés par la forme la plus grave avec une espérance de vie de 18 à 24 mois. Le diagnostic néonatal pourrait les sauver. Alors que le pays ne dépiste que 13 maladies à la naissance, certains pays en dépistent parfois plus de 40. Il est donc urgent de mettre en place une véritable politique de dépistage à la naissance. Aussi, elle demande au Gouvernement s’il prévoit de lancer rapidement le quatrième plan national maladies rares dont le rôle est essentiel pour permettre des avancées structurantes dans le développement des traitements de ces maladies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6213</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mieux prévenir face au rétinoblastome, cancer pédiatrique qui touche les yeux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2322. — 26 novembre 2024. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les retards de diagnostic du rétinoblastome, un cancer pédiatrique rare et agressif qui touche les yeux des jeunes enfants, principalement avant l’âge de cinq ans. Ce cancer, qui fait partie des maladies rares, peut être guéri dans l’immense majorité des cas en France lorsqu’il est détecté précocement. Cependant, la méconnaissance des signes d’alerte - tels qu’un strabisme persistant ou une leucocorie (tâche blanche sur la pupille) - conduisent trop souvent à des diagnostics tardifs. Ces retards entraînent des séquelles graves, telles que l’énucléation d’un œil ou des deux yeux, un traitement plus lourd et une augmentation du risque de second cancer chez les enfants porteurs d’une prédisposition génétique. Il est regrettable que, bien que ces signes soient mentionnés dans le carnet de santé depuis 2005, les diagnostics précoces demeurent insuffisants. Les associations engagées dans la lutte contre ce cancer, telles qu’ Imagine for Margo et Rétinostop, proposent plusieurs mesures pour améliorer la situation : la diffusion d’un flyer d’information dans le cadre du dispositif des « 1000 jours » remis aux parents dans les maternités, l’élaboration d’une campagne de sensibilisation dans les lieux dédiés à la petite enfance ou encore la promotion d’un dépistage via des photos prises avec des téléphones portables, inspiré d’initiatives menées avec succès en Angleterre et au Brésil. Ces actions pourraient significativement réduire les retards de diagnostic et leurs conséquences dramatiques. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour améliorer la sensibilisation des professionnels de santé et des familles aux signes d’alerte du rétinoblastome, ainsi que pour favoriser un diagnostic plus précoce. Il demande également si le ministère serait prêt à soutenir des campagnes de sensibilisation nationales et à intégrer des outils pédagogiques spécifiques dans les dispositifs existants, tels que le carnet de santé ou le sac des 1 000 jours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6213</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nécessaire prise en compte de la maladie à corps de Lewy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2323. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de prise en compte de la maladie à corps de Lewy. En effet, à date, la maladie à corps de Lewy, maladie neurodégénérative concernant au moins 200 000 personnes en France n’est seulement reconnue que comme « maladie apparentée » Alzheimer ou Parkinson. Cette non-reconnaissance engendre un manque de formation du personnel médical et paramédical ainsi qu’une errance médicale, de nombreux malades se trouvant sans diagnostic ni traitement adapté. Par ailleurs, le déremboursement, en 2018, des médicaments apaisant les symptômes de la maladie à corps de Lewy aggrave ce manque de protection et instaure une précarité financière pour leurs aidants, souvent des proches, comme pour les malades. Les associations d’aidants des malades sollicitent dès lors l’État pour une meilleure prise en compte de leur situation. Aussi, il souhaiterait savoir ce qu’elle compte mettre en œuvre pour garantir une meilleure reconnaissance de la maladie à corps de Lewy et la sortir du régime des maladies apparentées, ainsi que pour protéger dignement les malades par le remboursement des médicaments qui en soulagent les symptômes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6214</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de prévention de la myopie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2324. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les politiques de prévention de la myopie chez les enfants. La myopie est une maladie oculaire affectant la vision de loin, mais elle peut avoir des complications à terme telles que la cataracte, le décollement de rétine, pouvant aller dans les cas les plus graves jusqu’à la cécité. L’épidémie de myopie est en pleine progression, selon les données de la revue Ophtalmology datant de 2016 : 15 % de myopes en 1950, pour 40 % en 2020 et potentiellement 60 % en 2050. La myopie n’est pas une fatalité. Des facteurs héréditaires existent, mais de nombreux facteurs liés au mode de vie provoquent ou aggravent une myopie déjà existante. Parmi ces facteurs, le temps passé en vision de près (lecture, écrans), l’accentuation du temps passé à l’intérieur et la diminution du temps passé en extérieur à voir la lumière du jour et à voir au loin, les perturbations du sommeil. Ainsi, des politiques de prévention pourraient endiguer l’épidémie de myopie : la sensibilisation au problème et l’incitation à passer du temps à l’extérieur, la limitation aux activités de près, notamment des écrans, une politique générale de promotion d’un sommeil de qualité. De même, une politique de dépistage précoce de la myopie chez les enfants pourrait permettre d’agir tôt. En effet, des mesures de freination de la maladie existent et sont utilisées depuis longtemps dans d’autres pays. La tribune de Thierry Bour, ophtalmologiste, publiée dans la presse mentionne « quatre solutions [qui] ont récemment fait leurs preuves pour ralentir la myopie évolutive des enfants et adolescents : les verres de freination, l’orthokératologie (port de lentilles rigides la nuit), les lentilles de contact frénatrices de jour et l’instillation de collyres à base d’atropine ». Cependant, l’absence de politique de prévention de la myopie conduit à ce que seulement 1/5e des enfants éligibles puissent bénéficier de ces mesures de freination. Une politique de santé publique de lutte contre l’épidémie de myopie est urgente, pour contrer l’apparition et l’aggravation de la maladie, apporter du confort visuel à des millions de personnes et faire des économies significatives de soins et de dispositifs optiques. Aussi souhaite-t-il savoir ce qu’elle compte mettre en œuvre comme campagne d’information et de prévention de la myopie et de généralisation des mesures de freination pour les enfants et adolescents éligibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6214</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’épilepsie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2325. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les enjeux liés à la prise en charge de l’épilepsie en France. Cette affection neurologique, qui touche environ 600 000 personnes en France selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), représente un défi de santé publique majeur en raison de son impact sur la qualité de vie des patients, notamment en matière d’accès aux soins, de stigmatisation sociale et de difficulté d’insertion professionnelle. En dépit des avancées médicales, environ 30 % des personnes atteintes d’épilepsie souffrent d’une forme pharmacorésistante, c’est-à-dire qu’elles ne répondent pas aux traitements médicamenteux classiques. Cette situation les expose à des crises récurrentes, parfois invalidantes et nécessitant des solutions thérapeutiques alternatives, telles que la chirurgie ou des dispositifs innovants comme la neurostimulation. Pourtant, l’accès à ces traitements reste limité en raison du manque de moyens et de personnels spécialisés dans les centres de référence pour l’épilepsie, ces derniers étant répartis de manière inégale sur le territoire national. Par ailleurs, un rapport publié en 2021 par la Ligue française contre l’épilepsie souligne que les inégalités territoriales dans l’accès aux soins s’aggravent. Les patients résidant dans des zones rurales et notamment dans des départements comme le Loiret, rencontrent de grandes difficultés pour obtenir un suivi médical régulier et pour accéder aux technologies de diagnostic avancé, comme l’électroencéphalogramme en hôpital de jour. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le délai médian pour obtenir une consultation spécialisée peut atteindre six mois dans certaines régions. La prise en charge de l’épilepsie souffre également d’un déficit de sensibilisation, tant au sein du grand public que chez certains professionnels de santé. Selon une enquête réalisée par OpinionWay en 2022, 45 % des Français méconnaissent encore les gestes à adopter face à une crise d’épilepsie. Ce manque de formation contribue à accroître la stigmatisation et peut aggraver les conséquences des crises dans les situations d’urgence. Dans un contexte de pénurie de neurologues et de surcharges des structures hospitalières, des initiatives telles que l’amélioration de la télémédecine ou le développement de parcours coordonnés entre les médecins généralistes et les spécialistes pourraient contribuer à remédier à ces difficultés. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un accès équitable aux soins pour les patients épileptiques sur l’ensemble du territoire, pour renforcer les moyens des centres de référence et pour sensibiliser davantage la population et les professionnels de santé à cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6215</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes atteintes par le syndrome Hikikomori
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2326. — 26 novembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le syndrome hikikomori. Décrit pour la première fois au Japon en 1998 par le psychiatre japonais Tamaki Saito, ce syndrome est un état psychosocial et désigne « l’état d’une personne qui évite toute participation sociale en raison de différents facteurs et causes et qui reste cloîtrée en permanence chez elle pendant plus de six mois ». Le confinement peut en effet durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Ce phénomène touche particulièrement le Japon, où l’individu est confronté à des normes sociales rigides, de fortes attentes de la part des parents, de l’employeur et de la société tout entière et où la culture de la honte est encore présente. En 2016, un rapport commandé par le gouvernement nippon estimait qu’environ 541 000 personnes âgées de 15 à 39 ans souffriraient de hikikomori dans le pays. Même s’il s’avère que ce syndrome atteindrait davantage de jeunes hommes, des femmes et des personnes plus âgées peuvent aussi en être atteintes. Il apparaît actuellement que ce syndrome ne se limite plus aux jeunes Nippons mais qu’il se développe un peu partout dans le monde, y compris en France. Dans un article paru en octobre 2024 dans Santé Magazine, le docteur Gadeau, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien et psychothérapeute, considère qu’il « s’agit d’un phénomène nouveau lié à une évolution sociétale sans équivalent dans l’histoire de l’humanité ». Il explique ces cas d’isolement volontaires, assimilés à de nouvelles fragilités, par « la vitesse exponentielle de l’évolution techno-scientifique et les exigences de la société néo-libérale ». Il en reste que les causes du hikikomori sont multiples et complexes : pressions sociales et académiques, difficultés économiques et sociales, traumatismes familiaux, peur de l’avenir et anxiété climatique, perte de confiance dans les institutions, problèmes de santé mentale (anxiété, agoraphobie…). Le constat en France est que de plus en plus de jeunes Français se coupent du monde et de toute relation sociale, en restant cloîtrés dans leur appartement ou leur chambre. Mme la députée s’en inquiète car le phénomène prend de l’ampleur et doit alerter. Le docteur Gadeau estime, en effet, le nombre de ces Français à plusieurs milliers, même s’il est difficile d’en connaître le nombre précis. Et ce pour deux raisons : d’une part, parce que le hikikomori est encore méconnu et n’est pas reconnu dans le DSM-V, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et des troubles psychiatriques, véritable référence internationale ; d’autre part, parce que les personnes concernées se plaignent rarement et n’en parlent pas particulièrement. Pourtant, on gagnerait à ce que le syndrome soit détecté et pris en charge rapidement car ses conséquences sur la santé physique et mentale des personnes qui en sont atteintes sont importantes et peuvent devenir graves. Le syndrome pèse également sur les proches, qui sont souvent désemparés, perdus et sans solution devant un tel comportement. Il serait nécessaire aussi de leur apporter informations et soutien. Elle souhaite donc l’alerter sur ce syndrome et lui demander de quelle manière il serait possible de sensibiliser les Français et les professionnels de santé en particulier sur le hikikomori, de prendre en charge les personnes qui en souffrent et d’accompagner leurs proches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6215</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaitre la médecine du sport comme spécialité médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2327. — 26 novembre 2024. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de reconnaître la médecine du sport comme une spécialité médicale à part entière. Les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 qui viennent de s’achever ont été le témoin d’un véritable engouement populaire. Derrière les belles images et la ferveur collective, il y a un héritage important à construire, aussi bien matériel qu’immatériel. L’activité physique et sportive (APS) a été érigée comme grande cause nationale pour 2024 en parallèle de l’organisation des jeux de Paris. Pour autant, la médecine du sport n’est toujours pas reconnue comme une spécialité médicale à part entière mais seulement comme une compétence. Aujourd’hui, déjà quatorze pays européens ont reconnu la médecine du sport comme spécialité médicale et le Conseil de l’Europe a décidé de généraliser à tous les pays européens cette spécialisation d’ici 2026. Alors que la sédentarité est un véritable problème de santé publique, plusieurs études ont démontré l’impact positif de l’activité physique pour prévenir certaines maladies, pour rester en forme et pour permettre de bien vieillir. C’est pourquoi elle souhaite connaître les mesures qu’elle compte prendre pour développer le sport santé et pour permettre la reconnaissance de la médecine du sport en tant que 45e spécialité médicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6216</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coût de la non-observance thérapeutique en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2341. — 26 novembre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet de la non-observance thérapeutique en France. Selon une étude de l’entreprise IMS Health en partenariat avec le Cercle de réflexion de l’industrie pharmaceutique (CRIP) datant de 2022, le coût de ce phénomène est estimé à 9,3 milliards d’euros par an. Ce montant prend en compte les dépenses supplémentaires générées par des hospitalisations évitables dues à la mauvaise prise des traitements (iatrogénie), les examens médicaux répétés, ainsi que les consultations supplémentaires chez les professionnels de santé. La non-observance thérapeutique concerne près de 30 % des patients atteints de maladies chroniques, ayant des conséquences directes non seulement sur leur santé, mais aussi sur la gestion des ressources du système de soins. Ce phénomène est particulièrement préoccupant dans le contexte du vieillissement de la population, où la gestion des traitements est cruciale pour éviter l’aggravation des pathologies et les complications associées. Certaines initiatives menées dans les pharmacies, comme la préparation de piluliers par les pharmaciens, se révèlent efficaces pour pallier la non-observance. Toutefois, ces actions, qui représentent un travail supplémentaire et nécessitent des moyens financiers, ne sont pas généralisées. La mise en place de dispositifs pour financer ces prestations dans toutes les officines pourrait représenter une avancée significative dans la lutte contre la non-observance thérapeutique en France. Une étude menée en 2018 par l’assurance maladie avait d’ailleurs démontré que les interventions pharmaceutiques en faveur de l’observance pouvaient réduire les coûts de santé de manière significative. Ainsi, Mme la députée souhaite demander à Mme la ministre si des mesures visant à pallier le coût conséquent de la non-observance en France étaient actuellement envisagées. Elle aimerait également savoir si une réflexion est en cours pour évaluer l’impact économique de telles mesures au niveau du Gouvernement, tant en matière d’économies potentielles pour l’assurance maladie que d’amélioration de la qualité de vie des patients concernés. Enfin, elle demande si le Gouvernement prévoit d’initier une campagne de sensibilisation nationale pour encourager l’observance des traitements, notamment en collaboration avec les pharmaciens, qui jouent un rôle clé dans le parcours de soin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6216</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Médicament préventif contre la bronchiolite chez les jeunes enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2342. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les stocks du médicament préventif de la bronchiolite chez les jeunes enfants. La bronchiolite est une maladie hivernale, la plupart du temps bénigne. Elle touche tout particulièrement les nourrissons et les enfants de moins de deux ans. Dans des cas plus rares, la bronchiolite prend des formes graves qui nécessitent une hospitalisation voire une réanimation, du fait d’une détresse respiratoire de l’enfant. Certains enfants sont particulièrement fragiles face à cette infection, comme les nouveau-nés, les enfants prématurés dont l’âge corrigé est de moins de 3 mois, les enfants qui ont par ailleurs une maladie cardiaque ou pulmonaire grave. Chaque hiver, environ 30 % des enfants de moins de 2 ans sont concernés, soit environ 480 000 cas par an. Cette maladie provoque l’hospitalisation de 2 à 3 % des nourrissons de moins d’un an. Pendant plusieurs saisons hivernales, les urgences pédiatriques ont été souvent saturées entraînant des situations difficiles pour les petits patients, leurs familles et les soignants. Ainsi, des soignants avaient lancé l’alerte dès 2019 sur la saturation des urgences pédiatriques. Par exemple, l’hôpital Necker avait dû refuser 35 enfants en neuropédiatrie et 69 en réanimation, en novembre 2019. À l’hiver 2020, du fait des mesures de confinement liées à la pandémie de la covid-19, l’épidémie de bronchiolite avait été limitée. Mais en 2021, l’épidémie avait à nouveau mis sous tension le système hospitalier. M. le député avait eu l’occasion d’alerter le prédécesseur de Mme la ministre sur ce sujet dans une question écrite n° 42536 publiée au Journal officiel le 16 novembre 2021 et qui n’a reçu aucune réponse à la fin de la XVe législature, le 21 juin 2022, soit un an et demi plus tard. En novembre 2022, M. le député et de nombreux autres députés ont déposé une demande de commission d’enquête sur l’effondrement de la médecine pédiatrique. Fin octobre 2022, une dizaine de petits patients avaient déjà dû être déplacés hors d’Île-de-France faute de place à proximité de leur domicile. La saison hivernale 2022-2023, a été particulièrement longue et difficile. La bronchiolite a été la cause de 73 262 passages aux urgences, 26 104 hospitalisations après passage aux urgences et 10 801 actes de SOS Médecins, selon les chiffres de Santé publique France. Néanmoins, l’arrivée du médicament Beyfortus a paru apporter de prime abord un espoir pour endiguer l’épidémie, éviter des hospitalisations et les drames liés à la saturation hospitalière. Ce médicament préventif permet d’empêcher le principal virus responsable des bronchiolites d’infecter les nouveau-nés. L’administration du médicament permet une protection de 5 mois. Elle est recommandée en particulier pour les nouveau-nés de moins de 1 mois. Disponible pour la première fois à l’automne 2023 en France, les doses sont rapidement devenues indisponibles. En effet, la France avait commandé 200 000 doses, soit le nombre correspondant à 30 % des nouveau-nés. Toutefois, c’est 80 % des familles qui ont fait la demande, épuisant rapidement les stocks. La France n’a pu avoir que 50 000 doses supplémentaires, alors qu’il aurait fallu en avoir 600 000 pour couvrir l’intégralité des demandes. Les mêmes difficultés se dessinent déjà pour l’automne prochain. En effet, les délais de production du médicament sont de 6 à 9 mois. Or, cet hiver, le médicament a été commercialisé dans seulement 4 pays dont la France. Mais à l’avenir, de nombreux autres pays vont le demander, accroissant la concurrence internationale pour avoir des doses. Si la France tarde à commander les doses, elle pourrait se retrouver dans la même situation de pénurie que cet hiver. Pourtant, les effets du traitement s’avèrent positifs d’après les premiers éléments. Par exemple en Galice, où 90 % des enfants ont été immunisés, une étude a montré 89 % d’efficacité, d’après le laboratoire pharmaceutique Sanofi. La Haute Autorité de santé (HAS) devait rendre en juin 2024 un nouvel avis sur le médicament, en tenant compte des études d’efficacité du médicament sur la baisse des hospitalisations des enfants de moins de 3 mois. Ainsi il souhaite savoir ce qu’elle compte faire pour garantir l’approvisionnement suffisant en médicament préventif contre la bronchiolite afin que les nouveau-nés puissent bénéficier d’une prévention adaptée. La question avait été initialement posée le 19 mars 2024 et n’avait pas reçu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale malgré le délai théorique de 2 mois fixé pour répondre aux questions des parlementaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6217</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par l’assurance maladie des médicaments antimigraineux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2343. — 26 novembre 2024. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement par l’assurance maladie de traitements contre la migraine. D’après l’Organisation mondiale de la santé, la migraine fait partie des 20 maladies ayant le plus fort impact sociétal, notamment en qui concerne les jours d’absence au travail. En France, 20 millions de journées de travail sont perdues chaque année à cause de la migraine, alors qu’une meilleure prise en charge des nouveaux traitements préventifs permettrait d’améliorer nettement la situation. Depuis 2018, les 1,4 million de Français atteints de migraines sévères peuvent bénéficier de trois spécialités pharmaceutiques supplémentaires appartenant à la nouvelle classe des anti-CGRP ( calcitonin gene related peptide ). En raison de l’amélioration significative du service rendu, la Haute Autorité de santé préconise un remboursement de ces médicaments chez les patients atteints de migraine sévère avec au moins 8 jours de migraine par mois. Malgré cela, ces médicaments ne sont toujours pas remboursés par l’assurance maladie et la boîte d’anti-CGRP est vendue plus de 250 euros en pharmacie à cause de l’échec des négociations de prix entre le Comité économique des produits de santé et les laboratoires exploitants. Cette non-inscription sur la liste des médicaments remboursables ne doit pas préjuger de l’issue de nouvelles négociations, 23 pays européens ayant d’ores et déjà décidé de rembourser totalement ou partiellement les anticorps anti-CGRP. Ainsi, il lui demande si elle compte prendre les mesures nécessaires pour que les anticorps monoclonaux anti-CGRP soient pris en charge par la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6217</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souveraineté et contrôle des investissements étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2344. — 26 novembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la doctrine d’instruction de son ministère dans le cadre de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France, prévue à l’article L. 151-3 du code monétaire et financier, afin de préserver l’intérêt national et plus spécialement sur l’appréciation des activités sensibles dont son ministère a la responsabilité au titre des activités de nature à porter atteinte aux intérêts de la défense nationale, participant à l’exercice de l’autorité publique ou de nature à porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité publique, lorsqu’elles portent sur des infrastructures, biens ou services essentiels pour garantir la protection de la santé publique. En effet, comme le rappellent les travaux du Conseil d’État dans son étude annuelle 2024 sur la souveraineté, la pandémie de la covid-19 a pleinement révélé le phénomène des pénuries de médicaments en France et que « la localisation de la production pharmaceutique [était] un enjeu majeur de souveraineté ». Il ressort de cette étude que la dépendance est une conséquence directe de la désindustrialisation. Ainsi tandis que 80 % des principes actifs utilisés par l’industrie pharmaceutique étaient produits en Europe dans les années 1990, ces derniers sont aujourd’hui produits, en proportions équivalentes, en Inde et en Chine. La tentative de cession de Biogaran et le projet de vente d’Opella ont mis en exergue l’actualité de ces enjeux. L’industrie du médicament française a été particulièrement touchée par ce phénomène de désindustrialisation. Encore cheffe de file en Europe entre 1995 et 2008, la France n’est aujourd’hui plus qu’à la cinquième place en matière de production, accusant une baisse d’environ 26 % du nombre d’entreprises entre 1980 (365) et 2021 (271). C’est pourquoi au regard de ce constat alarmant, il souhaite l’interroger en sa qualité de ministre sectoriel chargé de la protection de la santé publique et de la sécurité sanitaire dans le cadre de la délivrance de des autorisations préalables d’investir des étrangers, sur la doctrine d’instruction de son ministère. Notamment il l’interroge sur les conditions imposées aux investisseurs étrangers afin de préserver les médicaments susceptibles d’être qualifiés de « médicaments d’intérêt thérapeutique majeur » (MITM). Il lui demande plus généralement si ses services sont en mesure de préciser, au-delà de leur appréciation de la « criticité thérapeutique », établie par les cliniciens au vu de l’intérêt thérapeutique majeur ou du caractère irremplaçable, s’ils sont en mesure d’apprécier leur « criticité industrielle », analysée notamment au regard du nombre d’exploitants et de la localisation, de la fabrication et de la production des principes actifs et des produits finis. Plus généralement, il lui demande quelles garanties ses services sont en mesure de prévoir afin de garantir la diversification des sources d’approvisionnement en cas de défaillance de l’investisseur étranger à respecter ses engagements et ce pour atténuer les risques associés à de trop grandes dépendances et se ménager des alternatives en cas de crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6218</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Traitement Tofersen contre la maladie de Charcot
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2345. — 26 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le refus d’autorisation d’accès précoce et de remboursement du traitement Tofersen (Qalsody) pour les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus communément appelée maladie de Charcot. En effet, les autorités sanitaires françaises ont, le 10 octobre dernier 2024, refusé d’accorder une autorisation d’accès précoce à ce traitement, en invoquant l’absence de « données probantes permettant de répondre favorablement » à cette demande, bien que ce traitement ait été récemment approuvé par les autorités sanitaires américaines et européennes et qu’il soit déjà disponible dans plusieurs pays comme l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis d’Amérique. Il convient de rappeler que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait déjà autorisé un accès compassionnel en février 2022 à ce traitement. Actuellement, plus de 50 patients en bénéficient. Leur retirer l’accès à ce traitement ainsi que l’accès à son remboursement, c’est prendre le risque de priver les patients français d’un traitement qui pourrait significativement améliorer leur qualité de vie et ralentir l’évolution de la maladie. Pour mémoire, le médicament Qalsody, fondé sur la molécule Tofersen, est destiné à traiter une forme génétique spécifique de la SLA. Plusieurs études ont montré son efficacité à travers la réduction du taux des neurofilaments dans le sang et des résultats issus des données en vie réelle, publiés dans des revues internationales, ont révélé une stabilisation, voire une régression de la maladie chez certains patients. Refuser cette demande revient alors à nier ces progrès scientifiques qui constituent une avancée considérable, jamais observée auparavant dans la prise en charge de la SLA. Le laboratoire Biogen, porteur de la demande d’autorisation, a fait appel de cette décision, qui sera examinée prochainement. Il apparaît alors urgent d’agir pour que les Français atteints de la SLA puissent continuer de bénéficier de ce traitement. Dans ces conditions, il souhaite savoir comment elle justifie cette décision de refus et quelles mesures elle entend prendre pour permettre aux patients français d’avoir accès à ce traitement prometteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6218</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Assouplir les conditions d’exercice de la médecine d’urgence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2357. — 26 novembre 2024. — M. Christian Girard alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’impérative nécessité d’assouplir les conditions d’exercice de la médecine d’urgence ce qui permettra dans un premier temps de désengorger les services hospitaliers. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, 20 000 Bas-Alpins n’ont pas ou plus de médecin traitant et les services d’urgences sont saturés par manque d’effectifs. Cette situation est malheureusement nationale. En 2017, la réforme du troisième cycle a entériné la transformation du diplôme d’étude spécialisé complémentaire (DESC) en diplôme d’études spécialisées de médecine d’urgence. Le principe d’exercice exclusif a donc été acté et a contribué à la perte d’attractivité pour cette spécialité. Si l’on ajoute la pénibilité reconnue de la profession d’urgentiste en service hospitalier, la transition vers un mode d’exercice privilégiant le temps partiel ou la structure privée plus rémunératrice, on aboutit à la situation dramatique subie depuis des mois : régulations et grèves dans les hôpitaux de Digne-les-Bains, Manosque et Sisteron. La vraie médecine d’urgence qui est celle de l’extrême, représente 5 à 25 % des situations. Il ne faut pas se tromper, dans les territoires, les trois quarts des interventions en urgences hospitalières sont en réalité des consultations de médecine générales baptisées « urgences » mais qui devraient être prises en charge par des médecins généralistes de ville et de campagne, même si ces derniers ne sont pas nombreux. Il faut être pragmatiques et faire confiance aux expériences passées. Durant des dizaines d’années, c’est la maîtrise du terrain des médecins généralistes qui a permis de fluidifier l’accès aux structures d’urgences hospitalières. Il lui demande d’intervenir pour reconnaître les compétences des médecins déjà détenteurs de la capacité à la médecine d’urgence (CAMU) ou du DESC pour leur permettre d’effectuer les interventions de premier secours tout en encourageant leur implication par des modalités de rémunérations incitatives, d’accélérer la création de procédures de validation des acquis par l’expérience de la médecine d’urgence pour les médecins généralistes expérimentés et de favoriser le décloisonnement du parcours professionnel de ces spécialistes par la mise en place d’une formation spécialisée transversale d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6219</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Calcul de la dotation de compensation des pertes d’activité (DIPA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2358. — 26 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le calcul de la dotation de compensation des pertes d’activité (DIPA), instaurée pour soutenir les professionnels de santé face aux charges fixes engendrées par la diminution de leur activité en raison de la crise sanitaire, conformément au décret n° 2020-1807 du 30 décembre 2020 relatif à cette aide destinée aux acteurs de santé conventionnés. Malgré les démarches effectuées auprès de l’agence régionale de santé et de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), certaines situations spécifiques, notamment concernant la méthodologie de proratisation appliquée aux professionnels de santé installés en cours d’année 2019, demeurent sans réponse précise. Plusieurs cas de figure doivent être pris en considération. Le premier concerne les professionnels installés depuis au moins une année civile complète avant la crise sanitaire. Le second implique ceux installés au 1er mars 2019, pour lesquels les revenus de l’année 2019 sont complétés par les honoraires perçus en janvier et février 2020, permettant de constituer une base annuelle de référence. Enfin, le troisième cas concerne les professionnels installés au 1er juillet 2019. Pour ces derniers, la proratisation des revenus sur la base des 3,5 douzièmes n’a pas été appliquée, leur chiffre d’affaires se limitant à la période du 1er juillet 2019 au 1er mars 2020. Une clarification apparaît toutefois nécessaire afin de déterminer si cette absence de proratisation est conforme aux dispositions du décret encadrant la DIPA et, le cas échéant, si des ajustements doivent être envisagés pour garantir une égalité de traitement entre l’ensemble des professionnels de santé concernés. M. le député sollicite ainsi Mme la ministre pour qu’une réponse précise soit apportée à cette question, afin de lever toute ambiguïté sur la méthode de calcul applicable. Il souhaite également que des instructions complémentaires puissent être transmises aux services compétents afin de garantir une application uniforme et transparente des règles, assurant ainsi un traitement équitable pour l’ensemble des bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6219</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des soignants dans les Ardennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2359. — 26 novembre 2024. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation inquiétante des établissements hospitaliers et d’accueil de personnes âgées ou dépendantes dans le département des Ardennes. Les personnels en souffrance, les fermetures de lits par manque de moyens, le mal être des malades et résidents en raison d’un manque criant de soignants formés. Malgré les mesures de revalorisation du Ségur de la santé, le secteur est en crise notamment à cause du manque d’attractivité des professions d’infirmiers et d’aides-soignants et du manque de capacité financière des établissements pour recruter. Les Français ne sont plus accueillis dignement, malgré la bonne volonté et l’implication sans faille des soignants épuisés. De plus, ces derniers se sentent stigmatisés par les mesures annoncées relatives aux arrêts maladies. Il est évident qu’étant au contact quotidien des malades, ils sont plus souvent malades que la moyenne des salariés. Par ailleurs, la pénibilité de leurs métiers entraîne plus fréquemment des troubles musculo-squelettiques qui sont la première cause des arrêts de travail des infirmiers et aides-soignants. Ainsi la mise en place de 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie et d’un taux de remplacement de 90 % pour ces professionnels est inacceptable. Il souhaite par conséquent connaître les mesures que le Gouvernement va mettre en œuvre en urgence afin d’améliorer significativement les conditions de travail des soignants, en particulier dans le département des Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6220</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Décret relatif à l’intervention des infirmiers - soins des plaies/cicatrisations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2360. — 26 novembre 2024. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la publication du décret relatif à l’intervention des infirmiers dans les soins relevant des plaies et cicatrisations. En effet, alors que la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé a été adoptée depuis presque plus d’un an et demi, le décret de l’article 2 n’a toujours pas été publié, au détriment de la profession des infirmiers. Cet article dispose que « l’infirmière ou l’infirmier est autorisé à prendre en charge la prévention et le traitement de plaies ainsi qu’à prescrire des examens complémentaires et des produits de santé. Les conditions de cette prise en charge sont définies par décret en Conseil d’État et la liste des prescriptions des examens complémentaires et des produits de santé autorisés est définie par un arrêté, pris après avis de la Haute Autorité de santé ». Aussi, au vu des besoins de la profession des infirmiers, notamment dans les territoires ruraux, il lui demande la publication urgente des décrets et arrêtés prévus par la loi du 19 mai 2023, relatifs à l’intervention des infirmiers dans les soins relevant des plaies et cicatrisations, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6220</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation critique des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2361. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique des infirmiers libéraux. Alors que ces derniers jouent un rôle de plus en plus important dans l’offre de santé en France, ils sont confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles et à des rémunérations qui ne reflètent pas leur engagement et leur expertise. Alors qu’ils sont amenés à travailler toujours plus, les infirmiers libéraux subissent dans le même temps l’inflation, notamment celle du carburant. N’ayant que peu d’alternatives en matière de mobilités, ils sont contraints d’utiliser la voiture pour se rendre rapidement à plusieurs endroits au cours d’une même journée pour prendre soin de l’ensemble de leurs patients. Par ailleurs, dans le système actuel, les prises en charge les plus longues sont moins rémunératrices pour les infirmiers, ce qui rend plus rentables les interventions courtes. Ce modèle incite les soignants à adopter, contre leur gré, une approche contre-intuitive de la santé et s’inscrit à l’encontre du modèle français de service public. Il souhaite savoir si elle compte engager l’ouverture de négociations avec les représentants des infirmiers libéraux pour que des mesures justes et pérennes soient engagées par le Gouvernement, notamment pour revaloriser les actes médicaux infirmiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6220</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État alarmant de la prise en charge de la santé mentale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2369. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’état alarmant de la prise en charge de la santé mentale en France. D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, 13 millions de Français souffriraient de maladie mentale ou de troubles psychiques. D’après les données EPI-PHARE, les Français sont les plus gros consommateurs de psychotropes au monde, avec plus d’un quart de la population concernée. Enfin, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) estime qu’entre 15 et 20 % de la population souffre de dépression au moins une fois dans sa vie. Face à ces données alarmantes, le système de santé français ne semble plus à la hauteur des enjeux. Avec 200 000 tentatives de suicide par an, la France est le plus mauvais élève des pays européens au développement comparable. En ce sens, les conséquences de la crise de la covid-19 se font encore ressentir dans l’ensemble de la population qui présentait, du temps de l’enquête CoviPrev réalisée en février 2021, un état dépressif dans 34 % des cas. Alors que l’UNICEF estime à 1,6 million le nombre d’enfants et adolescents Français souffrant de troubles psychiatriques, seulement 750 000 à 850 000 bénéficient actuellement de soins. Cette question fait suite au travail initié par des députés socialistes qui avait donné lieu à une proposition de loi (n° 2586) déposée le 2 mai 2024 et cosignée par M. le député. Ce travail visait à prendre des mesures d’urgence pour la santé mentale. Dès lors, M. le député souhaiterait savoir si le Gouvernement prévoit d’agir sur ces questions. Il serait en effet grand temps de faire de la santé mentale une cause nationale et de répondre aux attentes des Français, en revalorisant les rémunérations des professionnels du secteur, en procédant à un plan massif d’embauches, en développant la prévention et des interventions précoces et en fixant un objectif « zéro contention, zéro isolement ». Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6221</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge et niveau du capacitaire de la santé mentale en zone rurale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2370. — 26 novembre 2024. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge de la santé mentale en zone rurale. En 2022, près de 403 000 patients ont été pris en charge à temps complet ou à temps partiel en psychiatrie en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Les soins réalisés ont généré 21,4 millions de journées de présence à temps complet ou à temps partiel. Au 31 décembre 2022, le nombre de sites géographiques qui composent le paysage hospitalier français continue de diminuer lentement avec 1 338 hôpitaux publics, 658 établissements privés à but non lucratif et 980 cliniques privées. Les statistiques réalisées sur l’année 2023 confirment cette tendance avec une diminution du nombre de lits de 1,3 %. En 2022, le nombre de lits de psychiatrie a diminué de -1,7 %, après -0,9 % en 2021. Une part importante de la baisse provient du secteur public (-1 000 lits, soit -3,1 %) et principalement des centres hospitaliers spécialisés (-800 lits, soit -4,0 %). Dans les cliniques privées, au contraire, le nombre de lits de psychiatrie a progressé de 200 lits. Dans un contexte budgétaire 2025 incertain, un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui ne fait que diminuer, le Gouvernement annonce le 11 octobre 2024 vouloir faire de la santé mentale la grande cause nationale. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage concrètement de mettre en place, spécifiquement en zone rurale, pour empêcher la diminution de l’offre de soins psychiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6221</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance du secteur de la médiation équine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2371. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réglementation de la médiation équine. La médiation équine est un processus d’accompagnement s’appuyant sur les interactions entre les équidés et les individus, avec un objectif éducatif, thérapeutique, social, sportif ou managérial. Diverses activités sont considérées comme relevant du secteur de la médiation équine : l’équicie, l’équithérapie, l’hippothérapie ainsi que l’ équi-coaching. Au regard de cette diversité d’activités, la médiation équine s’adresse à toute personne en situation de handicap (moteur, sensoriel, mental, psychique ou social), toute personne en état de fragilité psychologique passagère ou durable ainsi que toute personne en difficulté d’apprentissage, relationnelles ou managériales. Depuis 2015, « l’École européenne d’équicien » - qui délivre une formation en 3 ans - est agréée par l’éducation nationale (code UAI0542518U). Par ailleurs, le métier d’équicien a été reconnu par l’État en 2014 et le parcours de certification - délivré par l’association Equit’aide - a été enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de 2014 à 2020. Cet enregistrement n’a toutefois pas été renouvelé depuis. L’absence de formation diplômante ou certifiante peut constituer un risque quant à la qualité et la sécurité des pratiques de médiation équine. Ces risques concernent aussi bien la garantie des compétences professionnelles, la sécurisation des pratiques ou encore l’absence de code déontologique visant à éviter toute forme d’abus. Fort de ce constat, il souhaiterait savoir quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour encadrer tant les pratiques de ces professionnels que leurs formations, dont la certification par un titre RNCP contribuerait à structurer ce secteur d’activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6221</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2377. — 26 novembre 2024. — M. Bertrand Bouyx attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la baisse conséquente de près de 10 % du budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques. En août 2024, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) a présenté l’évolution des volumes de biologie. La demande d’analyse biologique est nettement plus forte qu’attendue sur les premiers mois de 2024, avec une augmentation constatée d’environ 5,5 % en volume. La Cnam prévoit de maintenir l’enveloppe budgétaire fixée pour l’année dans le but de respecter les termes de l’accord triennal, ce qui implique une réduction de certains tarifs. Les biologistes reprochent à la Caisse nationale d’assurance maladie d’avoir bâti l’accord conventionnel triennal de 2024-2026 signé en juin 2023 autour de prévisions erronées et de l’avoir rompu et ainsi d’avoir décidé, sans concertation préalable, de réduire les tarifs des actes à partir de septembre 2024. Cette baisse qui s’explique en grande partie par le repli des remboursements de tests liés à la covid-19, ainsi que par le doublement des participations forfaitaires des patients, risque tout de même d’avoir des conséquences pour l’offre de soins et la prise en charge des patients. Il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre aux inquiétudes de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6222</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Négociations entre l’assurance maladie et les fédérations de taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2383. — 26 novembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la tournure préoccupante que prennent les négociations entre l’assurance maladie et les fédérations représentatives des taxis concernant la future convention 2025/2029 pour le transport de malades. Comme l’indiquent les fédérations de taxis, les propositions tarifaires avancées par l’assurance maladie sont jugées insuffisantes pour assurer la viabilité des compagnies de taxi. Cette situation est d’autant plus inquiétante dans les déserts médicaux, où les taxis jouent un rôle essentiel pour l’accès aux soins. Dans le département de l’Aube, par exemple, de nombreux habitants dépendent des taxis pour se rendre chez le médecin, à l’hôpital ou dans les centres de soins. Si les conditions tarifaires proposées par l’assurance maladie ne permettent pas aux taxis de maintenir leur activité, les conséquences pourraient être graves pour les patients, notamment les plus fragiles. Dans ce contexte, une mobilisation nationale de la profession des taxis semble inévitable. Face à ce risque, Mme la députée souhaite savoir si Mme la ministre compte prendre des mesures afin d’éviter une telle mobilisation et garantir la continuité du service de transport des malades. Elle lui demande également si la renégociation des propositions tarifaires est envisagée afin de trouver un accord satisfaisant pour les taxis et l’assurance maladie, tout en garantissant l’accès aux soins pour tous. Elle insiste sur l’importance de trouver une solution rapide et équitable à ce conflit, afin de préserver l’accès aux soins pour tous et d’éviter une crise sociale dans le secteur du transport sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6222</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tarification du transport sanitaire assuré par les entreprises de taxi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2384. — 26 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la convention tarifaire en cours de négociation pour 2025 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les entreprises de taxis, représentées par la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT). Cette convention porte, entre autres, sur la tarification au kilomètre du transport assis professionnalisé (TAP), qui représente une part très significative du chiffre d’affaires des entreprises de taxi dans certains départements ruraux. Cette activité, essentielle à la viabilité économique de ces entreprises, est surtout vitale pour les malades nécessitant des soins et en particulier pour la population rurale en proie à la désertification médicale et à l’éloignement des grands centres urbains. Or les tarifs proposés par la CNAM dans le cadre des négociations en cours sont largement insuffisants pour garantir un équilibre financier aux entreprises de taxi assurant ce transport sanitaire. Pire, ils pourraient mettre en péril leur activité et priver des milliers de personnes de ce service, dernier rempart au renoncement aux soins dans de nombreux territoires. Alors que le Gouvernement a fait de l’accès aux soins une priorité, il est impensable que le transport assis professionnalisé et les entreprises qui l’assurent soient ainsi menacés de disparition. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet et savoir quelles mesures il compte prendre afin de garantir la pérennité des entreprises de taxis et de leur activité de transport sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6222</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>CDCA dans le consortium du SPDA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2251. — 26 novembre 2024. — Mme Annie Vidal interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la place du conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) dans le service public départemental de l’autonomie (SPDA). En effet, la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie devait donner une place majeure dans le consortium du SPDA. Or il n’est pas fait mention dans la loi du CDCA. Ainsi, elle lui demande si un décret est prévu pour l’intégrer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6222</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Inégalité liée au versement de l’AJPP pour les couples séparés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2355. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’inégalité engendrée par l’attribution de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP). Cette allocation n’est en effet octroyée qu’à un seul parent en cas de séparation du couple, ce qui crée une charge non partagée pour le soin de l’enfant malade. Alors que les familles monoparentales représentent une part croissante des foyers en France - 24,7 % en 2020 selon le panorama des familles d’aujourd’hui publié par le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) - et que 84,4 % des enfants mineurs vivant en famille monoparentale résident avec leur mère (Insee), ce mode d’attribution de l’AJPP pénalise particulièrement les femmes, qui constituent la majorité des aidants pour les enfants malades, notamment lorsque ceux-ci souffrent de cancer. Par ailleurs, la baisse d’activité professionnelle, couplée à l’absence de ce soutien financier, plonge certains parents séparés dans des situations précaires, alors même qu’ils doivent assumer, de manière alternée, la charge et la garde de l’enfant. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage de redéfinir les critères appliqués par la caisse d’allocations familiales (CAF) afin de remédier à cette problématique et de garantir un accès équitable à cette aide pour chaque parent, facilitant ainsi le soin et le soutien de leur enfant malade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6223</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Convention collective dans le secteur de l’aide à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2379. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry souhaite interroger M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation des salariés du secteur de l’aide à domicile, qui jouent un rôle essentiel dans la société française en apportant un soutien indispensable aux personnes en perte d’autonomie. Malgré l’importance de leur travail, ces professionnels sont souvent confrontés à des conditions de rémunération qui ne reflètent pas la valeur de leur engagement. M. le Premier ministre a annoncé l’augmentation du Smic à hauteur de 2 % en janvier 2025. Dans ce contexte, les partenaires sociaux ont souhaité réagir en signant un nouvel avenant de la convention collective de branche, visant à augmenter les rémunérations des salariés dans l’aide à domicile, de 6 points et ce pour garantir un minimum conventionnel supérieur au Smic. Cette mesure est cruciale pour défendre une juste reconnaissance de leur travail, améliorer leurs conditions de vie et attirer de nouveaux talents dans ce secteur en pleine expansion. Il lui demande quelle est sa position sur l’approbation de cet avenant nécessaire pour le rendre applicable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6223</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Apprentissage de la natation par les élèves au cours de leur scolarité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2271. — 26 novembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’apprentissage de la natation par les élèves au cours de leur scolarité. L’acquisition par tous les enfants du savoir-nager en sécurité est un objectif que tout le monde s’accorde à reconnaître comme prioritaire, non seulement dans le cadre de la prévention des accidents de la vie courante chez les moins de 15 ans mais également pour tous les adultes en devenir. Cet apprentissage est prévu dans le cadre des programmes scolaires dès le cycle 2. Or dans les faits, de nombreux enfants ne bénéficient pas d’un enseignement à la natation comme ils le devraient. Dans certaines communes dépourvues de piscines, l’éloignement des équipements, le coût du transport et les problèmes logistiques compliquent fortement l’organisation de cours de natation. À cela s’ajoute une pénurie de maîtres-nageurs-sauveteurs, qui augmente encore les difficultés. Dans certains départements, des parents d’élèves ont dénoncé le fait que leurs enfants, scolarisés en zone rurale, n’aient jamais eu de cours de natation durant tout leur cursus en primaire. D’autres ont signalé le trop peu de cours effectués en raison de séries d’empêchement (piscines en travaux, piscines fermées, absences de personnel d’encadrement, difficultés à recruter etc.) Or ces absences ou ces insuffisances de cours peuvent avoir à terme des conséquences graves. Comment ne pas mettre en lien, d’une certaine façon, ces manquements depuis très longtemps - sans parler des années covid - avec l’augmentation des noyades. En effet, entre le 16 juillet et le 15 août 2024, 576 noyades ont été recensées en France soit une hausse de 41 % par rapport à la même période en 2023, sans doute en raison de conditions favorables à la baignade, selon santé publique France. Pour ces deux quinzaines, on a dénombré 146 noyades suivies de décès en 2024 contre 109 en 2023 (+ 34 %). Ne faut-il pas s’interroger plus profondément sur les raisons de ces noyades chez les enfants et chez les adultes ? Certes, beaucoup sont le fait d’inattentions, de prises de risques non calculés, d’absences de surveillance. Néanmoins, les conditions d’apprentissage dès le primaire pour l’ensemble des élèves en France ne sont pas remplies et beaucoup trop d’enfants échappent à ces cours. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour que les programmes scolaires soient pleinement respectés et que la totalité des enfants puissent apprendre à nager et à bien nager.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6224</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Lutte contre les violences observées dans les stades de football
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2381. — 26 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les comportements violents récemment observés au sein des stades de football. Le dimanche 6 octobre 2024, en marge du match de Ligue 1 opposant l’Olympique Lyonnais (OL) au FC Nantes, des groupes de supporters lyonnais sont entrés en altercation aux abords des tribunes du Parc OL. Selon plusieurs médias locaux, un supporter aurait été agressé à l’aide d’une arme blanche et un autre supporter aurait été interpellé en possession d’un cutter. Le jeudi 24 octobre 2024, le match opposant l’OL au club turc du Besiktas s’est soldé par des affrontements entre supporters et huit interpellations malgré les mesures mises en œuvre. À ces débordements entre supporters s’ajoutent la discrimination et les comportements racistes, qui gâchent le spectacle populaire que doit être le sport et ne permet plus à tous et toutes de venir au stade en toute sécurité. Le samedi 19 octobre 2024, des témoins ont par exemple fait état de chants homophobes, lors du match opposant le Paris Saint-Germain au RC Strasbourg. Des cris de singes, saluts nazis, insultes racistes et violences ont largement été documentés par la presse ces dernières années. L’idéologie raciste de l’extrême droite qui se répand dans les tribunes va à l’encontre de toutes les valeurs du sport et de la loi, la xénophobie étant un délit et non une opinion. Pourtant, l’article L. 224-1 du code du sport dispose que « les supporters et les associations de supporters, par leur comportement et leur activité, participent au bon déroulement des manifestations et compétitions sportives et concourent à la promotion des valeurs du sport ». Les clubs de supporter participent à l’avancée des travaux de l’instance nationale du supportérisme, qui est organisée au titre de l’article D. 224-1 du code du sport et elle « présente chaque année au ministre chargé des sports un rapport d’activité qui retrace la contribution de l’instance et celle des différents acteurs du sport, dont la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, sur le supportérisme ». D’autre part, depuis novembre 2021, la Ligue de football professionnelle (LFP) s’est engagée dans une campagne annuelle « Dégageons les discriminations, dégageons le racisme ! » avec le lancement d’ateliers sur la question du racisme dans les stades. Depuis, 74 ateliers ont été organisés dans 27 clubs différents d’après la LFP, qui se déplace dans tous les clubs pour sensibiliser directement joueurs, staffs et supporters. Elle souhaite donc connaître les moyens employés par le M. le ministre afin de mettre un terme à la montée des actes et propos xénophobes en agissant sur les leviers de prévention et de sanction en lien avec les clubs et les associations de supporters. Elle souhaite également connaître les mesures qu’il compte prendre à l’égard des membres violents dans les tribunes et aux abords du stade, groupes informels politisés à l’extrême droite qui mettent à mal les valeurs du sport et du supportérisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6224</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Suremballage des produits alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2212. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pratique du suremballage des produits alimentaires. Chacun peut constater dans les rayons des magasins des produits emballés de façon à donner l’impression qu’ils contiennent davantage de produits que ce qu’ils contiennent effectivement. Gros sachets, emballages carton démesurés contenant des sachets plastiques bien plus minces, emballages en plastique rigides plus qu’à moitié vides, emballages en plastique dont le fond est bombé pour faire croire à un contenu plus important, les exemples se multiplient. Ces pratiques sont problématiques à plus d’un titre. D’abord, le consommateur est leurré sur ce qu’il achète, puisqu’il s’attend légitimement à avoir davantage de contenu au vu de la taille du contenant. Il va être amené à choisir ses produits en faisant confiance au volume et sera induit en erreur sur le rapport prix/quantité. Cela pourrait être assimilable à des pratiques commerciales trompeuses, qui sont interdites par le code de la consommation. Deuxièmement, ces emballages gonflent inutilement le volume transporté et le volume de déchets générés une fois le produit consommé. Cela est interdit par l’article R. 543-44 du code de l’environnement, qui prévoit que « l’emballage doit être conçu et fabriqué de manière à limiter son volume et sa masse au minimum nécessaire pour assurer un niveau suffisant de sécurité, d’hygiène et d’acceptabilité ». À ce point que les associations Foodwatch et Zero Waste ont décidé de mettre en demeure plusieurs grandes marques de réduire leurs emballages plastiques, mais de nombreuses marques sont concernées. Aussi, M. le député souhaite savoir ce que Mme la ministre compte faire pour que les dispositions légales et règlementaires sur le suremballage soient respectées, dans le but que le consommateur puisse savoir quelle quantité il achète et de minimiser le volume de déchets générés par l’emballage. Il souhaite notamment apprendre quelles mesures contraignantes elle compte imposer aux industriels de l’agro-alimentaire ; la question avait été initialement posée le 10 octobre 2023 et n’a reçu aucune réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024 soit 9 mois plus tard, alors que le délai théorique de réponse aux questions des parlementaires est de 2 mois ; elle n’a toutefois pas perdu de sa pertinence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6225</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Adaptation des exigences de constructions aux risques naturels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2213. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité d’une meilleure prise en compte des risques naturels dans les obligations de construire imposées par l’État aux communes. Durant l’automne 2024, plusieurs territoires ont une nouvelle fois été frappés par de très fortes intempéries ayant causés des dégâts matériels importants. Mme la ministre elle-même a alors pointé du doigt les conséquences de la bétonisation, qui favorise le ruissellement et l’accumulation des eaux dans les points bas. Sur ces territoires, il est urgent de mettre fin aux injonctions contradictoires et d’adapter les exigences légales à la réalité des risques pour arrêter d’y amplifier l’artificialisation des sols qui aggrave le ruissellement et ses conséquences dramatiques. Or, aujourd’hui, la seule possibilité de dérogation en matière de risques naturels vise les communes dont plus de la moitié du territoire urbanisé est soumise à une inconstructibilité résultant de l’application du règlement d’un plan de prévention des risques majeurs prévisibles (PPR). Cette disposition est bien trop générale et exclut de fait un nombre important de communes régulièrement frappées par des catastrophes naturelles d’ampleur. Elle ne permet pas le cumul des différents risques, par exemple d’incendie et d’inondation, pour calculer le pourcentage du territoire urbanisé rendu inconstructible du fait d’une prescription règlementaire. Elle ne tient pas non plus compte non plus de l’urbanisation existante et de la densité de population. Aussi, elle souhaiterait qu’elle puisse lui faire connaître sa position sur ces constats et lui faire savoir les mesures qui pourraient être prises pour mieux prendre en compte la réalité des risques naturels pesant sur un territoire dans les objectifs de réalisation de logements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6225</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération du frelon asiatique et du frelon oriental
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2218. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’absence de stratégie nationale de lutte contre la prolifération du frelon asiatique et du frelon oriental. Depuis une vingtaine d’années, les colonies d’abeilles sont décimées par l’arrivée du frelon asiatique. Reconnu comme espèce exotique envahissante, cet insecte est classé à l’échelon national parmi les dangers sanitaires de deuxième catégorie pour l’abeille domestique. Il progresse de 14 kilomètres en moyenne chaque année sur le territoire français et est un fléau pour l’apiculture et une menace pour la biodiversité. La situation est des plus préoccupantes pour l’apiculture, un secteur déjà considérablement fragilisé par le développement de l’agriculture intensive, l’utilisation de néonicotinoïdes et frappé par les maladies telles que le Varroa destructor. Enfin, la récente découverte à Marseille d’un nouveau prédateur, le Vespa orientalis, communément appelé frelon oriental, n’augure rien de bon pour l’avenir. L’implantation de ce nouveau prédateur pourrait en effet entraîner une hécatombe dans les ruches et une catastrophe écologique à brève échéance, une dizaine de frelons orientaux étant capable de détruire une ruche de 50 000 individus. D’ores et déjà, on estime à 30 % la part des colonies d’abeilles qui disparaissent chaque année en France et l’Union nationale de l’apiculture française annonce que la production de miel pour 2023 est de 20 000 tonnes, donc très loin des 33 000 tonnes récoltées en 1998. Or il n’existe aucune campagne et encore moins de stratégie nationale ou européenne pour l’éradication du frelon asiatique et du frelon oriental, en dépit de l’urgence de la situation et des risques également pour l’homme, pour qui les piqûres du frelon oriental sont en effet mortelles. L’article L. 411-8 du code de l’environnement permet certes au préfet de faire procéder à la capture, au prélèvement ou à la destruction des espèces exotiques envahissantes. Toutefois, faute de stratégie nationale, les opérations de destruction de nids de frelons asiatiques ou orientaux sont conseillées mais ne sont pas obligatoires. En outre, la destruction de nids a un coût (jusqu’à 200 euros) qui est dissuasif pour les particuliers, en l’absence d’une participation financière systématique de la part des collectivités territoriales et de l’État. Alors qu’en novembre 2022 ont été dévoilées les dispositions du « plan national en faveur des insectes pollinisateurs et de la pollinisation 2021-2026 », celui-ci propose principalement des mesures de suivi et de surveillance de la colonisation du territoire par le frelon asiatique. C’est pourquoi M. le député souhaite savoir si le Gouvernement compte s’engager afin que soient mises en œuvre rapidement des dispositions pour lutter efficacement contre la prolifération du frelon asiatique et du frelon oriental. En parallèle, il lui demande quels moyens sont concrètement appliqués ou envisagés pour sauvegarder l’apiculture en France, notamment en encourageant l’agriculture raisonnée ou biologique, ou encore en interdisant au plus vite l’utilisation des néonicotinoïdes tout en soutenant financièrement cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6226</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les exploitants forestiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2233. — 26 novembre 2024. — M. Julien Guibert interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés rencontrées par les exploitants forestiers dans la Nièvre en raison des conditions climatiques particulièrement humides de cette année. Ces intempéries, qui se sont intensifiées depuis le début du mois d’octobre 2024, ont détrempé les sols et perturbent fortement les travaux forestiers, notamment les coupes et le débardage, qui se déroulent traditionnellement d’octobre à mi-avril. Les entreprises de la filière bois, déjà fragilisées, subissent d’importants retards et des surcoûts conséquents. En effet, l’investissement élevé dans les machines et le personnel doit être rentabilisé sur une période d’exploitation restreinte. Cette situation pénalise non seulement l’approvisionnement en bois de chauffage, essentiel pour de nombreux ménages, mais crée également des difficultés pour les scieries et l’ensemble de la chaîne de transformation primaire du bois. Dans le département de la Nièvre, où la forêt couvre 34 % du territoire et produit plus de 780 000 m3 de bois chaque année, cette filière représente environ 1 400 emplois. Il lui demande donc quelles mesures de soutien spécifiques elle envisage pour cette filière, afin de préserver l’activité économique et les emplois en milieu rural dans ce territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6226</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Subventions aux fédérations de chasse au titre de l’éco-contribution
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2235. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les subventions accordées aux fédérations de chasse. En effet, celles-ci ont perçu 41 millions d’euros de subventions depuis 2019 au titre de leur action en faveur de la biodiversité, versés par l’Office français pour la biodiversité (OFB), pour un montant annuel d’environ 10 millions d’euros. Selon une enquête de la cellule investigation de Radio France en partenariat avec le magazine Capital, les subventions accordées aux fédérations de chasse auraient servi à des objectifs douteux en matière de protection de l’environnement. Premièrement, l’enquête montre des approximations dans les dossiers déposés, avec des montants incohérents, des prix très différents pour des projets similaires, des actions peu identifiables et vérifiables par les agents de l’OFB compte tenu du caractère succinct du dossier. Autre exemple, 60 000 euros auraient été utilisés pour distribuer 20 000 nichoirs en plastique dans les Hauts-de-France, dans le but affiché d’offrir un abri aux mésanges pour lutter contre la prolifération de chenilles processionnaires. Pourtant, il semble aberrant d’utiliser des nichoirs en plastique, qui vont se dégrader rapidement, être toxiques pour les oiseaux qui risquent d’en ingérer des morceaux et accumuler la chaleur à l’intérieur. Ainsi, les petits qui viendraient à voir le jour dans ces nichoirs risquent de mourir des excès de chaleurs produits par la boîte en plastique, alerte la LPO. Selon la même enquête, les fédérations de chasse ont perçu plus d’un million de subventions pour des actions à caractère pédagogiques. Parmi elles, dans le Tarn, des actions périscolaires organisées à destination des enfants ont consisté à apprendre à fabriquer un arc, puis le projet devait se poursuivre en apprenant à se servir d’un couteau. Pourtant, l’inspection académique a refusé d’agréer les animateurs des fédérations de chasse, mais les activités ont tout de même été organisées grâce à l’étiquette officielle de l’OFB et un partenariat avec une association locale, qui affirme ne pas avoir prêté son agrément à la fédération de chasse, selon la même enquête. Les faits relatés par l’enquête de Radio France et le magazine Capital sont édifiants. Aussi M. le député demande-t-il à Mme la ministre de faire toute la lumière sur les projets des fédérations de chasse subventionnés au titre de l’éco-contribution. Il souhaite apprendre si les actions alléguées en faveur de la biodiversité peuvent réellement être qualifiées comme telles par une évaluation scientifique indépendante des fédérations de chasse. Il souhaite enfin apprendre quelles sanctions sont envisagées pour les responsables de projets qui se révèleraient contraires à la préservation de la biodiversité, pour les éventuelles fraudes et abus ; la question avait été initialement posée le 5 décembre 2023 et n’avait reçu aucune réponse au 9 juin 2024, soit 6 mois plus tard, alors que le délai théorique de réponse aux questions des parlementaires est de 2 mois, la dissolution de l’Assemblée nationale ayant entraîné le retrait de la question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6227</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Coût du contrôle des installations d’assainissement non collectif (ANC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2256. — 26 novembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la problématique du coût du contrôle des installations d’assainissement non collectif (ANC). La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 impose aux communes de contrôler périodiquement les installations d’ANC afin de préserver la qualité des eaux et la santé publique. Ce contrôle, réalisé par le service public d’assainissement non collectif (SPANC), est obligatoire et payant. Or le coût de ce contrôle, qui varie selon les départements, peut s’avérer élevé pour certains ménages, notamment les plus modestes. À titre d’exemple, dans le département de l’Aube, le Syndicat départemental des eaux de l’Aube (SDDEA) facture ce contrôle 203,50 euros par installation. Cette somme, ajoutée aux autres dépenses contraintes liées au logement, peut peser lourdement sur le budget des familles. Face à ce constat, Mme la députée souhaite interroger Mme la ministre sur les points suivants : Quel est l’avis du ministère sur le niveau actuel des tarifs pratiqués pour le contrôle des installations d’ANC ? Le ministère estime-t-il que ces tarifs sont justifiés et proportionnés aux coûts réels du service rendu ? Quelles mesures le ministère envisage-t-il de mettre en place pour garantir l’accessibilité financière de ce contrôle à tous les ménages ? Des solutions telles que la modulation des tarifs en fonction des revenus, l’octroi d’aides financières ou la mise en place de dispositifs de paiement échelonné pourraient-elles être envisagées ? Le ministère entend-il inciter les SPANC à plus de transparence dans la fixation de leurs tarifs ? Une meilleure information des usagers sur les éléments constitutifs du coût du contrôle permettrait de renforcer la confiance et d’apaiser les tensions. Mme la députée est convaincue que la préservation de l’environnement et la protection de la santé publique ne doivent pas se faire au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Elle espère qu’elle partagera son analyse et apportera des réponses concrètes à ces questions essentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6227</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Perspectives de gestion territorialisée de l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2257. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les perspectives de gestion territorialisée de l’eau, comprise comme son économie et son partage. Cette nouvelle gouvernance peut contribuer à l’atténuation du dérèglement climatique, elle est surtout un enjeu majeur d’adaptation à ce bouleversement systémique de l’anthropocène. À défaut d’une politique publique refondée sur cet objectif, on prend le double risque de l’inefficacité et du délitement démocratique. L’absence de cadre public et de connaissances scientifiques entraîne le risque de voir proliférer partout des controverses stériles nourries par les préjugés, les compétitions territoriales et les intérêts catégoriels. C’est dans cet esprit qu’il conviendra de mesurer la pertinence et l’efficience du dispositif « projet de territoire pour la gestion de l’eau », dont le déploiement est aujourd’hui expérimental et d’imaginer un cadre universel alliant autorité publique et participation des acteurs, respect républicain de principes en matière de priorité stratégique et mobilisation de l’innovation territoriale. Ainsi, la question politique n’est pas aujourd’hui d’être, par exemple, pour ou contre telle solution mais de se doter d’un processus efficient sur le court et le long terme, au niveau local et global, pour arbitrer entre l’ensemble des attentes : alimentation en eau potable, préservation de la fertilité des sols pour la production de nourriture, sécurité incendie, protection de la biodiversité… C’est donc, au vu de la protection de ce bien commun comme de la cohésion républicaine, convaincu de l’urgence de réconcilier science et démocratie, qu’il lui demande la vision du Gouvernement autour des trois questions suivantes : quel est le périmètre pertinent pour tenir compte à la fois des éléments physiques des réseaux hydrologiques et des bassins de vie ? Quelle gouvernance permet à la fois l’arbitrage par l’État (préfet, agences et opérateurs publics) et les collectivités compétentes dans la gestion du cycle de l’eau et une concertation optimale avec l’ensemble des parties prenantes ? Quels moyens humains et budgétaires sont alloués aux territoires pour disposer des connaissances scientifiques utiles à l’information des citoyens et au discernement des acteurs publics ? Il souhaite connaître son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6227</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Accès au chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2264. — 26 novembre 2024. — M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la future plateforme en ligne qui sera mise en place en 2025 pour demander à bénéficier du chèque énergie. Cette plateforme est supposée permettre aux foyers les plus modestes de payer leurs factures d’électricité, de gaz ou de fioul domestique. Or différentes associations, fédérations et organisations de défense des consommateurs ont signalé les difficultés que rencontre un grand nombre de consommateurs dans l’utilisation du guichet numérique chèque énergie. Selon la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), seuls « 3 % des nouveaux ayants droit potentiels ont obtenu un chèque via la plateforme », soit 31 500 sur un million. Les associations redoutent que la complexité d’utilisation du nouveau portail prévu à compter du 1er janvier 2025 ne prive des centaines de milliers de nouveaux bénéficiaires de leur droit au chèque énergie, alors que la précarité énergétique ne fait que s’accentuer en France, y compris dans les territoires d’outre-mer et notamment en Guadeloupe. Il lui demande si elle envisage la possibilité de conserver le dispositif chèque énergie actuel, le temps de mettre en place une plateforme simple et accessible, associée à une information massive des consommateurs dans les médias publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6228</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Chauffage au bois et maintien de MaPrimRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2265. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Yves Bony appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le caractère indispensable du chauffage au bois dans le mix énergétique et l’importance de maintenir les systèmes d’aide à l’installation. Le chauffage au bois est une alternative écologique, renouvelable et décarbonée aux énergies fossiles. En plus d’être une source d’énergie propre et locale, la biomasse offre une alternative viable et économiquement avantageuse aux combustibles fossiles, tout en contribuant à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Le chauffage au bois domestique permet par ailleurs d’atténuer significativement les pics d’appel de puissance électrique en hiver. Dans le cadre de la transition écologique pour lutter contre le changement climatique et améliorer la qualité de l’air, la filière du chauffage au bois domestique a un rôle capital à jouer. Cela implique une communication proactive en faveur du chauffage au bois mais aussi par le maintien et la promotion du dispositif MaPrimeRenov’actuel, qui bénéficie aujourd’hui a près de 80 % des acheteurs de poêles. Force est de constater qu’un projet de révision du barème MaPrimeRenov’, prévue pour le 1er janvier 2025, semble se profiler. En effet, le Gouvernement prévoit une nouvelle baisse de 50 % pour les aides à la rénovation concernant les appareils de chauffage de bois domestique, après une première baisse de 30 % au 1er avril 2024. En 8 mois, cela reviendrait à diviser par trois les aides à l’installation des appareils de chauffage au bois. Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient au moment où l’État soutient par ailleurs, dans ses communication officielles (campagne de communication de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, campagne « France Rénov » de l’Agence nationale de l’habitat etc.), le chauffage au bois. Elle est inacceptable, lorsque l’on connaît les bienfaits du chauffage au bois et plus particulièrement du chauffage au granulé de bois. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6228</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Contrats de production domestique d’électricité de panneaux photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2267. — 26 novembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les contrats de production d’électricité de panneaux photovoltaïques des particuliers. De plus en plus de Français installent des panneaux photovoltaïques à leur domicile. Cela permet de faire des économies en utilisant leur propre production pour leur consommation d’électricité personnelle et de revendre cette énergie à un fournisseur. Cependant, à l’issue du contrat de revente passé avec un fournisseur, certains particuliers se retrouvent sans solution de renouvellement (ou autres) afin de pouvoir continuer à optimiser leur installation. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures pour encourager et soutenir davantage ces installations photovoltaïques en laissant la possibilité, aux particuliers, de renouveler leur contrat initial ou d’apporter une solution de revente après la fin de la période contractuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6228</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Avenir du "pacte en faveur de la haie"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2290. — 26 novembre 2024. — Mme Dominique Voynet appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’évolution désastreuse du budget du « pacte en faveur de la haie ». Par de nombreuses mesures de soutien, de formation, d’harmonisation normative ou encore de valorisation économique, ce pacte - mis en place dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024 - visait à la mise en place d’une politique de protection des haies dotée de 110 millions d’euros. Les haies jouent un rôle crucial dans l’adaptation au dérèglement climatique et dans la préservation de la biodiversité. Elles protègent les cultures et les animaux élevés en plein air des intempéries, notamment du vent ; elles permettent de stocker de l’eau et de réguler les crues ; elles participent au stockage de carbone ; elles maintiennent les pollinisateurs et les prédateurs utiles à l’agriculture. Pour autant, par des arrachages et des pratiques d’aménagement des terres non durables dans le cadre de l’industrialisation de l’agriculture, 1,4 million de kilomètres de haies, soient près de 23 000 km chaque année, ont été perdues depuis 1950. Le pacte en faveur de la haie témoignait d’une certaine prise de conscience de ces enjeux cruciaux. Que son budget diminue de près de 75 % dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 est inexplicable et inexcusable. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures elle entend prendre pour permettre aux nombreux acteurs impliqués dans cette politique, agriculteurs, protecteurs de l’environnement, chasseurs, de ne pas se décourager face à cet effondrement des moyens dédiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6229</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Baisse de l’aide au chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2317. — 26 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la baisse inacceptable de 50 % des aides MaPrimeRenov pour l’installation de systèmes de chauffage au bois, prévue pour le 1er janvier 2025. Cette aide, essentielle pour la transition énergétique, permet à la fois de soutenir les ménages dans leurs travaux de rénovation énergétique et de promouvoir des énergies plus propres. Cependant, cette réduction drastique des primes, après une première baisse de 30 % en avril 2024, pourrait avoir des conséquences graves pour les ménages modestes, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, où le chauffage au bois représente une alternative accessible et économique. Cette décision soulève également de grandes inquiétudes pour les entreprises de la filière. Cette baisse paraît difficilement justifiable lorsqu’on sait que le chauffage au bois, notamment les poêles et chaudières à granulés, constitue une solution efficace, peu coûteuse (moins de 350 euros la tonne) et parmi les moins émettrices de CO2. Il soutient également l’économie locale, en créant de la valeur pour la filière bois et en contribuant à une économie circulaire. En outre, cette filière connaît déjà une baisse importante des ventes, avec une chute de 70 % pour les chaudières et de 60 % pour les poêles en 2023 par rapport à 2022. La réduction des aides semble être motivée par un arbitrage politique qui privilégie l’utilisation de la biomasse forestière pour la décarbonation de l’industrie, au détriment du chauffage domestique. Or il est crucial de ne pas opposer les différents usages de la biomasse forestière, d’autant plus lorsque le secrétariat général à la planification écologique recommande de soutenir le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et remplace des systèmes de chauffage plus polluants. Dans ce contexte, il souhaite savoir si elle envisage de reconsidérer cette baisse des aides pour le chauffage au bois et de prendre en compte les impacts économiques et sociaux de cette décision, afin de soutenir les familles les plus modestes et les entreprises du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6229</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Baisse du budget alloué au dispositif MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2318. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la baisse prévue par le Gouvernement du budget alloué au dispositif MaPrimeRénov’. L’aide à la rénovation énergétique voit son budget passer de 4 à 2,5 milliards d’euros en 2025. Cette mesure, qui touche directement l’installation des appareils de chauffage au bois, semble contradictoire avec les engagements du Gouvernement en matière de transition énergétique et de décarbonation, où le chauffage au bois est présenté comme une solution écologique et économique. Le granulé de bois est une énergie accessible, peu émettrice de CO2 et génératrice d’emplois locaux. Cette réduction des aides met alors en péril les entreprises du secteur et risque de rendre ce mode de chauffage inaccessible aux foyers les plus modestes. Il lui demande donc de clarifier les raisons derrière cette décision et si le Gouvernement envisage une révision de cette politique, afin de garantir à la fois l’équilibre économique de la filière et l’accès des ménages aux solutions de chauffage les plus écologiques et les plus économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6230</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Demande de dérogation à la « loi Littoral » pour les restaurants démontables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2328. — 26 novembre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conséquences économiques, sociales et environnementales des dispositions du « décret plages » de 2006, en application de la loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite « Loi littoral », notamment dans les communes de Saint-Georges-de-Didonne et de Royan, situées sur la Côte de Beauté. Depuis l’été 2024, la commune de Saint-Georges-de-Didonne applique strictement ces dispositions, mettant fin à une tolérance historique qui permettait à des établissements construits en dur sur la plage de demeurer en place toute l’année. Les exploitants concernés ont été contraints de détruire leurs structures permanentes pour installer des bâtiments démontables, conformément aux exigences réglementaires. Ces nouvelles structures doivent être démontées et stockées chaque année pendant quatre mois, impliquant des coûts estimés entre 50 000 et 60 000 euros par saison, auxquels s’ajoutent les frais initiaux d’achat de structures spécifiques et les loyers annuels élevés. Ces contraintes ont entraîné une forte pression économique sur les exploitants, menaçant leur viabilité financière, notamment pour les petites entreprises locales. Elles pèsent également sur l’attractivité touristique et économique des communes concernées, puisque ces structures démontables, plus légères et souvent moins adaptées, ne peuvent pas garantir un service annuel. Cette situation complique également la fidélisation des salariés, déjà difficile dans un contexte de forte saisonnalité du tourisme. Par ailleurs, l’impact environnemental de ces mesures soulève des interrogations. Le démontage et le remontage nécessitent l’utilisation de moyens lourds, tels que des semi-remorques et des grues, entraînant des émissions de CO2 importantes. Ces opérations paraissent en contradiction avec les objectifs de transition écologique et de sobriété énergétique promus par le Gouvernement. Face à ces difficultés, les communes et les exploitants concernés demandent des ajustements. À Saint-Georges-de-Didonne, des responsables politiques et économiques locaux souhaitent obtenir une dérogation permettant de maintenir les structures démontables en place toute l’année. Ils soulignent que cette mesure, tout en respectant l’esprit de la « loi Littoral », permettrait de limiter les coûts pour les exploitants, de réduire l’impact environnemental et de soutenir l’attractivité touristique et économique du territoire. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision des dispositions du « décret plages » de 2006, afin d’autoriser, sous certaines conditions, le maintien à l’année des structures démontables dans les zones concernées. Il souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner ces entreprises dans leur transition, tout en conciliant les impératifs de préservation du littoral, de soutien à l’économie locale et de respect des engagements environnementaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6230</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Léa Balage El Mariky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Destruction d’un site classé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2337. — 26 novembre 2024. — Mme Léa Balage El Mariky attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les risques de destruction en cours d’une partie du « maquis de Montmartre » (75018 Paris), un site classé depuis le décret du 27 novembre 1991. À la suite de l’expulsion, le 21 octobre 2024, du club Lepic Abbesses pétanque (CLAP), une association exerçant depuis cinquante ans une activité sportive bénévole sur cette dépendance du domaine public, l’opérateur hôtelier à qui l’exploitation du site a été confiée a rapidement entrepris des travaux lourds, incluant la démolition d’installations, l’ouverture de clôture et la modification du terrain. Ces travaux, qui semblent avoir été menés sans autorisations conformément à la législation sur les sites classés, mettent en péril l’intégrité de ce vestige historique de Montmartre. Mme la députée demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de prendre des mesures urgentes pour suspendre ces aménagements en cours et garantir le respect de la protection du site, conformément aux dispositions de la législation sur les sites classés. Elle souhaite également savoir quelles actions seront mises en œuvre pour assurer le suivi de ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6230</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Interdiction du flufénacet pour protéger la qualité de l’eau potable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2351. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Claude Raux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la contamination de l’eau potable de la population française au TFA, un métabolite de pesticides PFAS, dont le flufénacet. Le 27 septembre 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié - après onze années de retard - les conclusions de la revue par les pairs concernant le pesticide flufénacet. Ses conclusions sont alarmantes : le flufénacet est un perturbateur endocrinien dont l’usage conduit à de fortes concentrations d’acide trifluoroacétique (TFA) dans les eaux souterraines et in fine dans l’eau potable. Le risque de perturbation du fonctionnement thyroïdien et d’une affectation possible du développement du cerveau chez les enfants est ainsi bien établi par l’EFSA. Le flufénacet est un herbicide de la famille des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), autrement appelées pollutants éternels, dont 911 tonnes ont été acquises en France en 2022, quasiment le double depuis 2019. Autorisé sur le marché en 2004 pour dix ans, il est identifié en 2015 comme substance candidate à la substitution. Pourtant, il a bénéficié depuis le 31 décembre 2013 de neuf prolongations successives qui ont autorisé son utilisation pendant onze années supplémentaires et l’ont hissé à la neuvième place des herbicides les plus utilisés dans le pays. Le TFA, un des métabolites du flufénacet, est particulièrement préoccupant pour la santé publique de la population car il menace la qualité de l’eau potable et possède potentiellement des effets néfastes sur la santé. Selon la méthodologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), le flufénacet étant à présent classé comme perturbateur endocrinien, ses métabolites - dont en premier lieu le TFA - doivent être considérés comme pertinents pour le contrôle de la qualité de l’eau potable. Son usage engendre des concentrations supérieures à 10 µg/L dans les eaux souterraines selon une modélisation de l’ANSES de 2017 et de nombreuses études relatent la présence de TFA dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Dans le même temps, les techniques conventionnelles de traitement des eaux destinées à la consommation humaine sont inefficaces pour l’élimination du TFA et les technologies avancées très onéreuses ne garantissent pas non plus une efficience certaine. Pour garantir la sécurité sanitaire de la population française et l’approvisionnement d’une eau potable de qualité, il est urgent d’interdire immédiatement l’utilisation du flufénacet en France, qui concernerait 80 produits. À l’instar de Générations futures, M. le député demande à parvenir à un retrait du marché des pesticides PFAS pour lesquels il est démontré l’émission de TFA dans l’environnement, tel le fongicide fluopyram. Il l’interroge ainsi sur les actions menées par le Gouvernement auprès de l’Union européenne pour parvenir rapidement à une interdiction du flufénacet, à la suite des conclusions de l’EFSA et, dans l’attente d’une telle décision, sur le retrait de l’autorisation de mise sur le marché des produits à base de flufénacet en France, tel que l’a déjà initié l’Allemagne. Enfin, il demande à connaître les mesures entreprises pour le contrôle de la qualité de l’eau potable des Français vis-à-vis du TFA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6231</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Lutte contre la pollution plastique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2352. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pollution plastique. La directrice du programme de l’ONU pour l’environnement alerte sur la quantité de plastique produite dans le monde : elle a doublé en 20 ans, pour atteindre 460 millions de tonnes. Le plastique pollue tout, partout, du plus profond des mers jusqu’au sommet des montagnes et contamine les corps vivants sous la forme de microplastiques. Des études ont montré leur présence dans les poumons, le sang, le placenta. Nombre de ces plastiques sont dangereux pour la santé, en raison des additifs utilisés pour les rentre plus souples, plus rigides, plus résistants au feu, etc. Ils s’insinuent partout, dans l’air qu’on respire, dans l’alimentation. Un traité international est espéré pour fin 2024 contre la pollution plastique. Mais la France peut prendre sans attendre des mesures contraignantes pour planifier la sortie du plastique. La solution ne peut passer que par la réduction du plastique produit. Aussi M. le député souhaite-t-il savoir quand le Gouvernement compte interdire tous les plastiques à usage unique, interdire le suremballage et bannir les emballages non recyclables. Plus largement, il souhaite savoir quelle planification est prévue pour imposer la réduction de la production de plastique ; la question avait été initialement posée le 3 octobre 2023 et n’avait reçu aucune réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale, soit 9 mois plus tard, malgré le délai théorique de 2 mois pour répondre aux questions des parlementaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6231</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Maisons de santé : règles d’urbanisme et reconnaissance comme EICSP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2396. — 26 novembre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les règles d’urbanisme applicables aux maisons de santé, qu’elles soient privées ou publiques, et leur reconnaissance comme établissements d’intérêt collectif pour la santé publique (EICSP). Cette question revêt une importance particulière au regard des modifications apportées par le décret n° 2023-195 du 22 mars 2023, qui redéfinit les destinations et sous-destinations des constructions et qui peut impacter significativement les projets de maisons de santé dans des contextes urbains complexes. Certaines collectivités locales et porteurs de projets rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de projets de maisons de santé, notamment à cause de l’ambiguïté entourant leur reconnaissance comme infrastructures ayant une vocation d’intérêt collectif. Ce flou juridique entraîne des litiges en matière d’autorisations d’urbanisme et de destination des bâtiments, freinant le développement de ces structures essentielles à l’accès aux soins. À titre d’exemple, un projet de maison de santé à Nogent-sur-Marne a récemment fait l’objet d’un litige portant sur l’application des réglementations liées à sa destination en tant que lieu de soins coordonnés. Dans ce contexte, M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir préciser : les critères permettant de définir si une maison de santé, privée ou publique, peut être reconnue comme un EICSP au regard des dispositions légales en vigueur ; les mesures prévues pour harmoniser l’application des règles d’urbanisme relatives à ces structures dans le but de sécuriser les projets des porteurs et des collectivités ; si le Gouvernement envisage de publier des instructions ou des circulaires visant à clarifier la destination et la sous-destination applicables aux maisons de santé, afin d’éviter que des projets soient entravés par des interprétations divergentes des règles locales et nationales. La clarification de ces points est essentielle pour encourager le développement des maisons de santé, répondre aux besoins de santé publique et renforcer l’attractivité des territoires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6232</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Consultation publique sur les nuisances aériennes à Paris-Orly
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2386. — 26 novembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le sujet des nuisances aériennes générées par l’aéroport de Paris-Orly. La situation de cet aéroport, enclavé dans un tissu urbain dense, est unique en France. La question des nuisances sonores et environnementales est donc régulièrement évoquée par les élus et les associations de riverains pour des raisons évidentes de santé publique. Depuis 1968, un couvre-feu est en vigueur entre 23 h 30 et 6 h du matin. De surcroît, le nombre annuel de créneaux attribuables sur la plateforme est plafonné à 250 000 depuis 1994. En 2023, l’aéroport a accueilli plus de 32 millions de passagers, ce qui représente une augmentation significative des rotations et des vols depuis plusieurs années et, malgré le couvre-feu, qui n’est pas toujours respecté, les nuisances sonores continuent d’impacter la qualité et la durée de vie des riverains. Riverains et élus demandent donc l’évolution des mesures de protection et de restrictions de ces nuisances, qui ne sont aujourd’hui plus adaptées. Une consultation publique a été lancée le 29 avril 2024 avec proposition de plusieurs scénarii concernant par exemple les restrictions d’exploitation de l’aéroport pour réduire les nuisances sonores, notamment en interdisant les mouvements d’avions les plus bruyants entre 22 h 00 et 6 h 00 et en allongeant le couvre-feu d’une demi-heure heure plus tôt. L’un des objectifs étant de porter progressivement les exigences de performance acoustique des aéronefs à un niveau unique en Europe d’ici 2029. La consultation publique (à laquelle ont participé 1 881 contributeurs) s’est achevée le 29 juillet et a mis en avant une large préférence pour le scénario C, visant notamment à étendre le couvre-feu à 23 h plutôt qu’à 23 h 30 actuellement. L’État a, pour l’heure, retenu le scénario A, le moins contraignant pour les compagnies aériennes mais peu efficace selon Bruitparif puisqu’il s’agit simplement de maintenir le couvre-feu actuel et d’interdire les vols les plus bruyants dès 22 h. Les analyses menées par Bruitparif, observatoire de référence sur les nuisances sonores en Île-de-France, mettent en évidence les limites importantes du scénario A. En simulant le remplacement des avions actuels (A320 et B737-800) par leurs équivalents modernes, les Neo, l’organisme a conclu que la diminution du bruit, le soir à Orly, ne dépasserait pas 0,6 à 3,8 décibels, bien en-deçà des 6 décibels nécessaires pour respecter la directive européenne n° 2002/49/CE. Les riverains de l’aéroport représentent plus de 274 000 habitants qui subissent un niveau sonore dépassant les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec des impacts sanitaires avérés : troubles du sommeil, anxiété, maladies cardiovasculaires et perte moyenne de 8,4 mois de vie en bonne santé par personne exposée, pouvant atteindre trois ans dans les zones les plus affectées. C’est une véritable question de santé publique. Toutes ces données soulignent la nécessité de mesures plus ambitieuses, notamment celles proposées par le scénario C, pour mieux protéger les riverains. Aussi, Mme la députée se réjouit-elle de l’annonce faite par M. le ministre lors d’une récente question au Gouvernement, concernant le réexamen des scénarios relatifs à la réduction des nuisances sonores de l’aéroport Paris-Orly. Elle formule l’espoir qu’une décision davantage respectueuse de la santé et des attentes des riverains puisse être prise et ce, dans les meilleurs délais. Elle l’interroge donc sur le calendrier et les solutions envisagés pour aboutir à une décision pragmatique et efficiente sur ce dossier important.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6233</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Desserte ferroviaire des zones rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2387. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le réseau ferroviaire français et la dégradation du service public ferroviaire dans les zones rurales. En effet, un collectif d’usagers de l’ancienne ligne TER Limoges-Angoulême a entamé, le mercredi 13 mars 2024, une marche de 70 km sur les rails de cet ancien tronçon. Ils y dénoncent les problématiques logistiques auxquelles ils doivent faire face depuis cette fermeture, n’étant pas tous en mesure de se déplacer autrement. Malheureusement, le cas du tronçon Limoges-Angoulême n’est pas isolé. Ainsi, nombreuses sont les communes qui doivent faire face depuis plusieurs années à la suppression de dessertes, à une diminution de la fréquence de passages des trains et donc, a fortiori, à un allongement souvent conséquent du temps de parcours. À Chatellerault par exemple, l’association « Chatellerault, notre gare, notre avenir » milite depuis plusieurs années contre la diminution du nombre de passages de trains en direction de Paris ou Bordeaux, contre ce qu’ils nomment comme « une dégradation constante de la qualité du service ». Ces altérations peinent à être comprises par la population, à l’heure où les efforts devraient à l’inverse être mis sur ces mobilités douces dans le cadre de la nécessaire transition écologique des transports. Faute de train ou d’autre transport en commun, comment se déplacer autrement qu’en voiture ? Le recul de la desserte ferroviaire est pénalisant pour les habitants de ces communes et oblige à des alternatives plus polluantes ou à ne pas se déplacer. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire pour garantir une desserte suffisante des lignes ferroviaires, particulièrement en zone rurale, afin d’assurer une offre de transports adaptée aux besoins de chacun. La question avait été posée sous la XVIe législature le 2 avril 2024, mais a été retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale avant d’avoir reçu une réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6233</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grève annoncée par les syndicats - démantèlement de Fret SNCF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2388. — 26 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la grève annoncée par les syndicats. Les Français sont une nouvelle fois confrontés à une incertitude quant à leurs vacances de Noël en raison de la grève illimitée annoncée par les cheminots pour le 11 décembre 2024. Ce mouvement d’ampleur est motivé par la politique du Gouvernement qui conduit au démantèlement de Fret SNCF. Des milliers de familles de salariés vont se retrouver en péril et, aux yeux de nombreux observateurs, la souveraineté logistique et les engagements environnementaux du pays seront compromis. Le Gouvernement instaure un plan de discontinuité, divisant ainsi Fret SNCF en deux entités distinctes : Hexafret pour le transport et Technis pour la maintenance, dans le but de satisfaire aux exigences de la Commission européenne. Plutôt que de soutenir une transformation responsable de Fret SNCF, un choix a été fait : morceler l’entreprise afin d’éviter une procédure de redressement, mais au prix de la dislocation d’un acteur clé du fret ferroviaire. Cette restructuration concernera environ 5 000 salariés et menace des savoir-faire considérés comme uniques et ce dès le 1er janvier 2025. Dans cette logique de démantèlement, dans la circonscription de M. le député, ce sont 150 salariés de la gare de triage de Somain qui risquent de perdre leur emploi. Des voix s’élèvent contre une privatisation progressive de la SNCF, qui passera, selon elles, par la création de filiales destinées à répondre aux appels d’offres régionaux. En externalisant vers des filiales privées des missions relevant auparavant du service public, il semble que cette stratégie permette aux concurrents de « marchandiser » ce qui devait rester un service universel. Ces décisions sont perçues comme une trahison de l’esprit du service public, au profit de logiques purement économiques, ignorant les dimensions sociales et écologiques. À l’heure de la crise climatique, le remplacement de trains de fret par des poids lourds ou des lignes de cars express n’est pas un choix rationnel. Alors que le transport ferroviaire réduit les émissions pour chaque tonne transportée, le Gouvernement s’emploie à affaiblir ce mode de transport, pourtant essentiel à la transition écologique. Dans ce contexte, la grève annoncée du 11 décembre 2024 ne sera pas seulement une protestation, mais un appel à l’aide des cheminots, qui demandent la mise en place d’un moratoire pour permettre un temps de réflexion stratégique et un véritable dialogue. Une telle pause est nécessaire, selon eux, pour envisager des solutions viables pour Fret SNCF. Aussi, il lui demande s’il envisage de décréter un moratoire pour assurer l’avenir de Fret SNCF et permettre une concertation réelle et s’il prévoit de prendre les mesures nécessaires pour que les familles françaises puissent voyager en toute sérénité durant les fêtes de Noël en répondant aux revendications des salariés de la SNCF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6234</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Primes des contrôleurs en fonction des amendes infligées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2389. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la politique de rémunération des contrôleurs de la RATP et de la SNCF en fonction des amendes qu’ils infligent. D’après les récentes informations parues dans la presse, les contrôleurs de ces deux entreprises publiques percevraient une part variable de leur rémunération calculée sur le montant et le nombre d’amendes données. Si M. le député ne remet pas en cause le bien-fondé de la verbalisation de potentiels contrevenants, il s’interroge sur l’excès de zèle dont pourraient user certains contrôleurs du fait du lien entre les amendes infligées et leur rémunération personnelle. Ainsi, la presse a pu se faire l’écho de la parole de contrôleurs déclarant eux-mêmes avoir commis des abus en distribuant des amendes de manière disproportionnée, motivés par un intérêt pécuniaire. Ce phénomène pourrait sans doute s’illustrer par un exemple récent, celui d’un voyageur SNCF qui s’est vu infliger une amende de 270 euros après avoir échangé sa place avec un passager en classe supérieure. Cet échange s’était fait à la demande du passager qui avait une place en classe supérieure et pour lui rendre service, ce que le contrôleur a sciemment décidé d’ignorer. Si l’entreprise a depuis présenté ses excuses et annulé l’amende, certains voient là un excès de zèle de la part du contrôleur. M. le député s’inquiète de cette politique du chiffre qui pousse à des contraventions abusives. Ainsi souhaite-t-il savoir ce qu’il compte faire pour mettre fin à cette politique de primes attribuées en fonction des amendes infligées et revaloriser le salaire fixe des contrôleurs. La question avait été initialement posée sous la XVIe législature, mais retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale, sans avoir obtenu de réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6234</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Prise en compte des besoins des familles dans les trains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2390. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la prise en compte des besoins des familles dans les transports en commun et notamment dans le train. Dans le cadre de la nécessaire transition écologique des moyens de transports, les Françaises et Français sont incités à prendre davantage les transports en commun et particulièrement le train pour les transports de longue distance. Toutefois, l’augmentation des prix des billets et la diminution de fréquence des petites lignes rendent difficile la concrétisation de ce report. Plus encore, les familles, quand elles peuvent payer le prix important des billets de train, font face à des équipements inadaptés aux enfants. S’il est appréciable que les TGV INOUI, Eurostar, trains Intercités et OUIGO disposent d’un espace de change adapté pour les tout-petits et parfois d’un chauffe-biberon, les espaces dits « famille » sont rudimentaires. Il s’agit d’un compartiment de 8 places, séparé du reste de la voiture, situé à proximité du « coin nurserie ». Cet espace est largement inadapté aux besoins des familles. Souvent des passagers y ont des places alors qu’ils ne l’ont pas demandé, se retrouvant à voyager avec des enfants alors qu’ils ne le souhaitent pas. Au contraire, les familles qui le voudraient n’y ont pas de place, les contraignant à voyager plus loin des espaces de change, dans des voitures qui ne sont pas prévues pour elles. 16 places en espace famille par rame de TGV est à l’évidence largement insuffisant au vu du nombre des familles qui veulent prendre le train. Mis à part le fait d’être isolés, ce qui semble être plus fait pour le confort des autres passagers que pour les familles, ces espaces ne diffèrent en rien du reste de la voiture. L’espace pour jouer au sol est insuffisant aux besoins des jeunes enfants et n’est pas davantage sécurisé ou nettoyé pour les besoins des tout-petits. Aucun équipement spécifique qui pourrait aider à occuper les enfants n’est disponible, quel que soit leur âge, à part un autocollant vaguement ludique apposé sur la table qui ne permet pas de jouer. Ainsi, le bon déroulement du voyage n’est pas facilité par l’adaptation des équipements aux besoins des enfants pour un voyage en train. Les enfants sont donc à peine tolérés. Les accompagnateurs doivent subir en plus les fréquentes remarques désagréables des autres passagers, dérangés par la présence des enfants, comme si le manque de place ou l’inadaptation de l’espace famille relevait de leur responsabilité, ce qui renforce le sentiment d’exclusion. Pourtant, il est tout à fait possible d’organiser un espace de voyage adapté pour les enfants, avec une organisation spécifique conforme à leurs besoins. Des pays européens, comme la Finlande, disposent de tels trains pour faciliter le transport des familles. Les trains Intercités, notamment ceux de la POLT, disposent, eux, souvent d’un espace de jeu avec des coussins qui est davantage adapté au voyage de jeunes enfants, mais ces espaces sont loin d’être généralisés. Les poussettes peuvent être transportées, mais ne disposent pas d’espace spécifique et les familles peuvent être confrontées à des difficultés pour les hisser à bord, surtout quand les trains ont des marches de grande hauteur pour monter dans la rame. Souvent, les poussettes sont en concurrence avec les vélos et les bagages de gros volumes, rendant l’accès particulièrement difficile. Dans le cadre d’une politique de transition écologique, il est indispensable que les déplacements en train soient accessibles à toutes et à tous, y compris aux familles. Aussi souhaite-t-il savoir ce qu’il compte faire pour adapter les trains aux besoins des familles, notamment d’un point de vue tarifaire, et quelle politique d’aménagement des trains il compte mettre en œuvre pour créer de véritables espaces adaptés au voyage des enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6235</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Défaillances concernant les autoroutes à péage à flux libre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2391. — 26 novembre 2024. — M. René Pilato attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les défaillances de l’information fournie aux usagers des autoroutes à péage à flux libre et leurs conséquences financières pour les utilisateurs. En effet, la première autoroute concernée par ce dispositif de péage sans barrière, l’A79, qui relie Montmarault (Allier) à Digoin (Saône-et-Loire) a enregistré, en un an, près de 180 000 impayés. 80 000 dossiers de pénalités et « 600 000 courriers pédagogiques » envoyés par le concessionnaire témoignent des difficultés rencontrées par les usagers qui n’ont, tout simplement, pas compris qu’il fallait payer. En pratique, l’absence de portail de télépéage laisse à penser que ce tronçon est gratuit. Si, pour les détenteurs d’un badge de télépéage, l’opération se révèle « transparente » - leur compte sera automatiquement prélevé des 90 centimes d’euro que coûte ce trajet - et si, pour les habitants résidant autour de l’autoroute, l’information a été assimilée, il en va différemment pour les usagers qui s’engagent sur cette autoroute pour la première fois. Certes, un panneau expérimental a été conçu pour l’occasion, mais il est peu clair si l’usager n’a jamais entendu parler de « flux libre » ou qu’il roule à plus de 100 km/h ou la nuit ou par temps de pluie. Comment comprendre que pour payer, le conducteur doit s’arrêter sur une aire de repos et donc, perdre bien plus de temps qu’à une barrière de péage ? Il peut également s’acquitter de la somme a posteriori, en créant un compte sur le site internet du concessionnaire (Aliae) mais ce uniquement s’il a compris que le parcours est payant. Or en cas de non-paiement dans les 72 heures, les usagers, dont les coordonnées auront été retrouvées grâce au scan de leur plaque d’immatriculation sur le tronçon, risquent une amende de 90 euros, en plus du montant du péage. Cette somme peut atteindre jusqu’à 375 euros en l’absence de règlement sous 60 jours. Alors que plusieurs sociétés d’autoroutes ont développé le « flux libre » - notamment l’A13 et l’A14 sur le trajet Paris-Normandie - et que chacune aura sa propre application pour le paiement. La « transition numérique » et la dématérialisation ne doivent pas amener à pénaliser abusivement des conducteurs mal informés de ces changements par les sociétés d’autoroute, ou qui connaissent des difficultés à utiliser les outils numériques. Il l’interroge donc sur les solutions qu’il compte mettre en œuvre pour régler le problème et empêcher une augmentation indue des coûts imposés aux automobilistes par les sociétés d’autoroutes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6235</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Report de la gare d’interconnexion de Villiers-sur-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2392. — 26 novembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le report du projet de gare d’interconnexion de Villiers-sur-Marne (94) - également connu sous le nom de « gare de Villiers-Champigny-Bry », un équipement pourtant essentiel dans le cadre des infrastructures du Grand Paris Express. L’interconnexion prévue entre les lignes de transport en commun, notamment les lignes 15 Sud et 15 Est, devait faciliter les déplacements des usagers, avec trois objectifs. Tout d’abord, une interconnexion des réseaux, avec une gare qui sera un point de correspondance entre la ligne 15 du Grand Paris Express, le RER E et le réseau de bus Altival. Ensuite, une amélioration sensible de la mobilité puisqu’elle permettra aux voyageurs du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne de se déplacer plus facilement en Île-de-France, sans avoir à passer par le centre de Paris. Et enfin, un accès piéton et vélo grâce à un passage souterrain et un parvis, prévus pour faciliter l’accès à la gare pour ces usagers. Toutefois, les annonces récentes sur le report de cette interconnexion inquiètent fortement les élus locaux et les riverains, particulièrement concernant l’aspect financement de ce projet. Le financement initial de la gare d’interconnexion reposait sur une répartition entre la Société du Grand Paris, les collectivités territoriales et d’autres partenaires institutionnels. Cependant, il semble que des contraintes budgétaires et une reprogrammation des priorités dans les investissements du Grand Paris Express soient à l’origine de ce retard. Ces révisions risquent de fragiliser la cohérence du réseau prévu et de compromettre la réalisation d’une infrastructure indispensable à l’amélioration de la mobilité et la connectivité dans la région parisienne ainsi qu’au développement économique et social de la région. Aussi, elle lui demande d’indiquer ce qu’il en est exactement du projet d’interconnexion et quelles solutions sont envisagées pour en assurer la concrétisation dans des délais raisonnables, en préservant les engagements pris envers les collectivités et les usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6236</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation préoccupante de l’emploi des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2340. — 26 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation préoccupante de l’emploi des personnes en situation de handicap dans le pays. En cette semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, elle souhaite rappeler que les inégalités d’accès et de maintien à l’emploi persistent et s’inquiète que la situation soit encore dégradée de par la volonté du Gouvernement de baisser les moyens alloués à l’Agefiph. En effet, selon le Défenseur des droits, le handicap est le premier motif de discriminations et 37 % des réclamations portent sur l’emploi. Une situation bien éloignée de l’égalité des droits, qui contrevient à l’émancipation et à l’autonomie des personnes. La mise à l’écart pure et simple du marché du travail est l’exclusion la plus criante : le taux de chômage des personnes en situation de handicap se situe autour de 12 %, c’est presque deux fois plus que dans le reste de la population. Le taux d’emploi des personnes en situation de handicap travaillant dans le privé est de 3,5 %, bien loin des 6 % fixés par la loi de 1987. Les quotas sont parfois contournés ou peu appliqués, les employeurs pas suffisamment pénalisés pour leur non-respect des politiques d’inclusion. De plus, un tiers des personnes en situation de handicap sont à temps partiel, souvent subi, contre 17 % pour la population générale, révélant une précarité accrue. Le handicap est également un outil de discrimination utilisé pour maintenir les personnes dans des postes peu qualifiés. Seulement 10 % occupent des postes de cadre, contre 22 % pour la population générale. 75 % des actifs en situation de handicap estiment que leur handicap a freiné leur évolution professionnelle. Près de la moitié rapporte avoir subi des discriminations, notamment pour l’accès à des promotions ou des augmentations. Les opportunités professionnelles limitées des personnes en situation de handicap s’expliquent également par des parcours scolaires interrompus, faute d’une éducation inclusive. Dans son rapport du 16 septembre 2024, la Cour des comptes qualifie les dispositifs d’accueil de « fragiles », soulignant un manque d’investissement évident. Cette situation prouve bien que les politiques incitatives ne suffisent pas à résorber des inégalités préoccupantes. Elle souhaite donc connaître ses intentions en matière de lutte contre les discriminations à l’embauche et en cours de carrière des personnes en situation de handicap ainsi que les moyens mis en œuvre pour rendre les lieux de travail véritablement accessibles et inclusifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6236</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2366. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la mise en œuvre de la bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli au moins dix années d’engagement continu ou non. Cette mesure, prévue par l’article 24 de la loi n° 2023-270 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, est légitimement attendue par les sapeurs-pompiers volontaires comme une juste reconnaissance, mais aussi comme une « revalorisation » urgente de cet engagement remarquable alors que des difficultés de recrutement et de fidélisation sont constatées depuis plusieurs années. L’entrée en vigueur de la disposition nécessite l’adoption d’un décret d’application en attente de publication et qui suscite aujourd’hui une véritable inquiétude portant sur le périmètre futur de cette bonification. En effet, un projet de texte aurait été présenté en novembre 2023 aux représentants des sapeurs-pompiers. En l’état, il limiterait l’accès aux bonifications de trimestres aux seuls sapeurs-pompiers volontaires sans activité ou ayant eu une carrière discontinue. Une telle limitation exclurait de fait une très grande partie de ceux qui conservent une activité professionnelle. Elle méconnaîtrait également la volonté du législateur qui visait à la création d’un dispositif incitatif en reconnaissance d’une vocation indispensable à la sécurité de tous. Compte tenu de ces éléments, elle souhaite qu’elle puisse lui faire savoir si elle entend reprendre les travaux et la concertation sur ce décret très attendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6236</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mouvement social au sein de la société Sepur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2393. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Portes alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la gestion sociale de la société Sepur, entreprise du secteur des ordures ménagères qui opère dans le ramassage des bennes à ordures. Ses salariés, qui exercent un métier particulièrement pénible soumis aux intempéries, aux dangers de la circulation routière, aux odeurs désagréables et à une charge physique conséquente, dénoncent depuis des années de nombreux abus en matière de droit du travail. En 2021, l’entreprise était accusée d’avoir employé des étrangers sans papiers et d’avoir racketté ses salariés. Par ailleurs, cette société a manifestement abusivement recours au travail temporaire. Sur ses 3 000 travailleurs, 40 % sont des intérimaires : cet usage excessif du travail intérimaire mène à une précarisation massive des travailleurs, à la non-application des accords d’entreprise et au non-paiement de leurs heures supplémentaires. Les salariés permanents ne semblent pas non plus épargnés, avec des pratiques de lissage annuel des salaires qui mènent, là aussi, à un non-paiement d’une partie des heures de travail réalisées. De nombreux jugements au CA de Paris et aux conseils de prud’hommes (CPH) de Pontoise, Créteil, Versailles, Montmorency, Evry Courcouronnes, Bobigny et Longjumeau ont d’ores et déjà requalifié près de 2 000 contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) dans les 14 dernières années, attestant du besoin avéré de l’entreprise de contrats durables. Les multiples condamnations de cette entreprise pour son non-respect du code du travail sont alarmantes et ne laissent aucun doute quant au refus catégorique et structurel de sa direction à employer des salariés dans des contrats durables en adéquation avec ses besoins de ressources humaines. Depuis le 25 octobre 2024, un mouvement social mobilise 60 travailleurs sans papiers, rejoints depuis deux semaines par d’autres de leurs collègues qui réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, l’augmentation de leurs salaires et l’égalité de traitement entre tous les salariés. M. le député alarme M. le ministre sur le traitement des travailleurs au sein de cette société et l’interroge sur sa position quant à ses multiples infractions du droit du travail. La société Sepur réalisant en outre des missions de services publics, pour le compte de collectivités territoriales en Île-de-France par exemple, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la nécessité que les missions réalisées au nom des services d’intérêt général dans le pays soient confiées à des employeurs responsables et respectueux des lois de la République. Il lui rappelle enfin la nécessité de prendre des mesures préventives pour mieux protéger les travailleurs dans le secteur du nettoyage, dans lequel le recours à des personnes sans titre de séjour ou aux intérimaires sont largement répandus et donnent lieu à des abus de leurs droits.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>94</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6246</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Cépages résistants - Viticulture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            94. — 8 octobre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les prix élevés des plants de vigne résistants en comparaison des plants de vigne traditionnels. Ces nouveaux cépages résistent naturellement et s’affranchissent des traitements antifongiques. Le mildiou ou l’oïdium nécessitent des traitements chimiques afin de lutter efficacement contre ces maladies. Non seulement ces nouveaux cépages réduisent drastiquement l’utilisation de fongicides qui ont pour conséquence des effets majeurs en matière de santé publique, mais ils sont, également, moins gourmands en eau. Ces plants sont des croisements de vignes, ils sont issus de reproduction sexuée naturelle, ils sont sélectionnés à partir de semis de pépins et ne sont aucunement considérés comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Réservées autrefois aux vins de France et IGP (Indication géographique protégée), ces variétés sont maintenant autorisées dans des vignobles d’appellation. Elles sont officiellement affiliées aux cépages européens traditionnels 100 % vitis vinifera. De plus en plus de vignerons prennent conscience de la nécessité de s’adapter aux nouvelles problématiques (écologiques, climatiques, sanitaires) et se tournent vers ces variétés de plants. N’est-il pas temps d’engager durablement la viticulture française dans cette voie d’avenir ? Ces plants de vigne sont beaucoup plus onéreux que les plants traditionnels. Elle lui demande si l’État ne pourrait pas financer partiellement ces nouveaux investissements grâce aux économies d’échelle réalisées par la disparition progressive des aides apportées en cas d’aléas climatiques tels la sécheresse et le développement du mildiou ou de l’oïdium ainsi qu’aux économies réalisées sur les dépenses de santé liées à l’utilisation de produits pesticides et fongicides ; économies auxquelles on pourrait ajouter une politique de l’approvisionnement en eau moins « gourmande ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6246</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière vitivinicole est majeure pour l’économie française, à la fois dans la balance commerciale, mais aussi pour l’économie des territoires. L’offre française étant très largement structurée en appellation d’origine protégée (AOP) et indication géographique protégée (IGP) (plus de 90 % de la production), cette adaptation est nécessairement opérée dans le cadre des cahiers des charges et ainsi des travaux menés au sein de l’institut national de l’origine et de la qualité (INAO). Dans cette optique, l’INAO a validé une directive « variétés d’intérêt à fin d’adaptation » (VIFA), qui permet aux organismes de défense et de gestion (ODG) d’évaluer notamment de nouvelles variétés qui présenteraient un potentiel d’adaptation à une problématique bien identifiée, tout en gardant le bénéfice de l’AOP ou de l’IGP. Il est ainsi possible pour les professionnels, selon les choix des ODG, d’expérimenter des cépages venus d’autres pays européens, d’autres bassins viticoles français ou encore des variétés dites résistantes. En effet, depuis 2021 et l’évolution des règles d’encépagement du vignoble européen, il est possible de produire du vin sous AOP à partir de variétés de vignes issues de croisements avec des variétés Vitis vinifera. Il appartient ainsi aux ODG de demander l’introduction dans leurs cahiers des charges de la possibilité d’expérimenter certaines de ces variétés. Par ailleurs, ces variétés résistantes aux maladies fongiques de la vigne étant issues de recherches récentes, cela explique le coût plus élevé de ces plants. Elles nécessitent toutefois moins d’applications de traitements fongiques, ce qui peut ainsi permettre aux viticulteurs une réduction des frais liés à l’entretien du vignoble en dépit du coût plus élevé d’achat du plant. En ce qui concerne les dispositifs d’aide ouverts aux professionnels pour la plantation de ces variétés, la mesure de restructuration du vignoble mise en œuvre dans le cadre du plan stratégique national français pour la période 2024-2027 permet de financer la reconversion variétale, dans le cadre des priorités que chaque bassin viticole se fixe en lien notamment avec les cépages autorisés aux cahiers des produits dans leur champ géographique de compétence. Enfin, le Gouvernement investit dans la recherche variétale à travers des programmes d’aide aux instituts techniques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>97</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6246</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise que traverse la filière de l’apiculture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            97. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la crise que traverse la filière de l’apiculture. Aujourd’hui, l’apiculture est confrontée à des bouleversements sans précédents. Aux côtés des équilibres naturels menacés, c’est la filière qui est en péril. L’accumulation de problèmes depuis plus de dix ans donne lieu à une crise multifactorielle : frelons asiatiques, parasites, dérèglement climatique et concurrence déloyale fragilisent la filière et pourraient conduire à sa disparition si aucune action n’était menée. Deux actions doivent être mises en œuvre urgemment pour soutenir les apiculteurs. Tout d’abord la lutte contre le frelon asiatique. Le frelon est un prédateur invasif menaçant la biodiversité en s’attaquant autant aux abeilles domestiques qu’aux insectes sauvages. Un seul nid de frelons consomme 11 kg d’insectes par an, dont seulement 30 % d’abeilles domestiques. La non-catégorisation du frelon asiatique au niveau européen par la nouvelle loi de santé animale n’exonère pas l’État d’une implication auprès des apiculteurs dans la gestion de ce prédateur et des dégâts qu’il occasionne. Les professionnels demandent, à juste titre, un appel à projet national de recherche fondamentale propice à l’émergence de solutions réellement efficaces contre cette espèce invasive. En attendant cette action sur le long terme, il paraît primordial de mettre en place un régime d’aide d’urgence pour compenser les pertes économiques liées à la prédation du frelon asiatique. Ensuite, l’interdiction des miels chinois en Europe. Il est de notoriété publique que la Chine inonde le marché mondial avec du faux miel coupé avec du sucre. 68 000 tonnes rentrent sur le marché européen. Certains pays comme la Belgique et l’Espagne sont les points d’entrée principaux de ces miels chinois sur le marché européen, ce qui rend toute restriction nationale inopérante. Ces miels frauduleux (rapport « From the Hives » issu de la Commission européenne), détraquent le marché mondial et européen en tirant les prix vers le bas. Or la France importe 60 % de sa consommation de miel (UE et hors UE). Elle est donc très impactée par les niveaux de prix de ces marchés. Niveaux de prix sur lesquels les exploitations françaises ne peuvent s’aligner en espérant se maintenir et se développer. Cette concurrence déloyale fragilise la filière apicole française et menace sa survie. De plus, il est regrettable de voir les possibles dérogations accordées aux États-membres, permettant de limiter l’étiquetage obligatoire du % aux quatre principaux miels d’origine différente dans un mélange, à condition qu’ils représentent plus de 50 % du poids final. L’affichage des % de tous les pays est pourtant un outil essentiel pour faciliter les contrôles, dans le but de limiter les fraudes sur l’origine. Enfin, plus localement, en Occitanie, il apparaît que les règles d’attribution des MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) entre les ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon n’ont pas été harmonisées et entraînent une forte disparité de traitement pour les exploitations apicoles. L’attribution de ces aides se fait en partie par l’État. Une harmonisation est nécessaire. Aussi, il aimerait savoir quelles sont les dispositions que compte prendre le Gouvernement pour remédier à ces situations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6247</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient du rôle de la filière apicole, tant au niveau de la production de miel et autres produits de la ruche qu’en raison de l’importance majeure de la pollinisation dans le cycle et les rendements des productions végétales, le Gouvernement est attentif à cette filière qui se trouve confrontée à plusieurs défis majeurs.  L’impact du frelon asiatique étant important sur les abeilles domestiques, le ministère chargé de l’agriculture travaille étroitement avec le ministère chargé de l’écologie et la filière apicole.  Le fonds vert a pu ainsi être mobilisé pour des projets globaux de lutte contre le frelon et le Gouvernement continuera à apporter des financements pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) dans le cadre de la stratégie nationale biodiversité (SNB 2030).  En outre, le sénat s’est emparé du sujet et une proposition de loi a été adoptée à l’unanimité en première lecture le 11 avril 2024, avec le soutien du Gouvernement. Elle prévoit, à titre principal, la préparation d’un plan national et ses déclinaisons locales ainsi que la création d’un régime d’indemnisation pour les apiculteurs professionnels. Cette proposition de loi est à mettre en lien avec l’élaboration d’un plan d’actions national publié en février 2024 par les organismes à vocation sanitaire (FREDON France et GDS France), qui prévoit trois volets d’action ajustés en fonction du niveau de présence de l’insecte et de la pression de prédation : le piégeage de printemps des fondatrices, la destruction des nids et la protection des ruches. Parallèlement, le programme d’aides à destination de la filière apicole de la politique agricole commune (PAC) accompagne financièrement l’institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (ITSAP-Institut de l’abeille) et le muséum national d’histoire naturelle depuis 2013 pour leurs actions techniques et scientifiques relatives à l’identification et à la validation des outils de lutte contre le frelon asiatique.  Par ailleurs, le Gouvernement poursuit son accompagnement de la filière au moyen d’un plan d’actions publié le 23 février 2024, structuré autour de quatre axes. Le premier axe consiste à améliorer la réglementation relative à l’étiquetage de l’origine des miels et renforcer les contrôles sur l’authenticité et la qualité des produits, afin de lutter contre les fraudes et améliorer la transparence de l’information fournie au consommateur. Parmi les actions envisagées figure l’adoption d’un décret transposant la directive n° 2024/1438 du 14 mai 2024 modifiant la directive 2001/110/CE dite « miel » et révisant la règlementation sur l’étiquetage de l’origine des miels. Les dispositions nationales seront mises en œuvre après consultation de la filière apicole et conduiront en tout état de cause à améliorer les règles actuelles qui prévoient l’indication des pays d’origine où le miel a été récolté par ordre pondéral décroissant pour les miels conditionnés en France.  Enfin, la mesure agro-environnementale et climatique « amélioration du potentiel pollinisateur des abeilles domestiques pour la préservation de la biodiversité » (MAEC API) vise à promouvoir des pratiques apicoles durables et favorables à l’environnement. Le conseil régional d’Occitanie a choisi de mobiliser les reliquats du fonds européen agricole pour le développement rural de la programmation de la PAC 2014-2022 dans le cadre de son programme de développement rural pour financer la MAEC API pour les campagnes 2023 et 2024. Il relève donc de sa responsabilité de fixer les critères de priorisation de cette aide, dans le respect du cadre réglementaire fixé au niveau national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>816</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6248</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Droit de préférence - parcelles de bois contiguës</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            816. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le droit de préférence prévu à l’article L. 331-8 du code forestier. Il lui demande s’il s’applique lorsqu’une ou plusieurs parcelles de bois inscrites au cadastre en nature de bois sont vendues à un acquéreur qui ne possède aucune parcelle de bois contiguë à ces parcelles dès lors qu’il acquiert dans le même acte un ou plusieurs biens bâtis ou non et non contigus aux parcelles de bois figurant dans cette vente.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6248</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le droit de préférence des voisins permet de regrouper des petites parcelles boisées, inférieures à quatre hectares, avec des parcelles boisées contiguës à celles mises en vente, afin d’en faciliter la gestion. Il constitue un outil de regroupement du foncier forestier particulièrement bienvenu compte tenu du morcellement important de la propriété forestière privée. L’article L. 331-19 du code forestier relatif au droit de préférence des propriétaires de terrains boisés dispose que « En cas de vente d’une propriété classée au cadastre en nature de bois et forêts et d’une superficie totale inférieure à 4 hectares, les propriétaires d’une parcelle boisée contiguë, tels qu’ils sont désignés sur les documents cadastraux, bénéficient d’un droit de préférence… ». Le critère de contiguïté de la propriété de l’acquéreur est donc nécessaire pour déterminer l’application de ce droit de préférence. La seule exception à la condition de la contiguïté pour l’exercice du droit de préférence est prévue à l’article L. 331-24 du code forestier, selon lequel une commune peut exercer ce droit si la parcelle en vente se trouve sur son territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>872</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6248</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Non à la fermeture du lycée du Velet à Étang-sur-Arroux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            872. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le projet de fermeture du lycée du Velet. En Saône-et-Loire, le lycée forestier d’Étang-sur-Arroux est en effet menacé de fermeture dès la prochaine rentrée 2025. Aujourd’hui, élèves, familles, professeurs, élus locaux et les villageois eux-mêmes sont dans la tourmente d’un transfert et l’incertitude. Le choix de fermer le lycée aggravera les perspectives de formation de la jeunesse autunoise attachée à réussir un cursus diplômant dans un environnement « en pleine nature », cohérent avec leur futur cadre d’intervention en forêt. Dans un contexte de fracture territoriale croissante et face à une décision qui apparaît brutale, sans concertation, l’incompréhension est totale dans un lycée agricole dont la qualité de l’enseignement a d’ailleurs été saluée par le Président de la République. Avec les élus locaux dont le maire de la commune, M. le député interroge Mme la ministre sur le sens d’un tel transfert d’activité, notamment dans un possible établissement autunois qui nécessitera d’importants travaux d’aménagement qui paradoxalement ont été négligés jusqu’à présent à Étang-sur-Arroux. Ils s’étonnent du signal envoyé à la ruralité si Mme la ministre décidait définitivement avec ses services de fermer un lycée agricole dans un bourg de 1 700 habitants. Aussi, il aimerait connaître sa position dans ce dossier alors qu’il est plus que jamais nécessaire de ne pas compromettre le soutien à la ruralité et d’afficher le volontarisme de l’État aux côtés des territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6248</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation de l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA) de Velet, situé sur la commune d’Étang-sur-Arroux, est un sujet sur lequel l’État et le conseil régional ont vocation à agir conjointement, chacun ayant un domaine de compétence en la matière. Il est nécessaire que les deux formations existantes au sein du territoire concerné, le baccalauréat professionnel « travaux forestiers » et le baccalauréat professionnel « gestion des milieux naturels et de la faune », soient consolidées à un endroit adapté au marché local de l’emploi et attractif pour les élèves. Il a ainsi été convenu avec le conseil régional d’examiner, conjointement, différentes options, dans un dialogue avec les personnels de l’établissement et les élus locaux. C’est tout le sens du mandat qui a été donné à la directrice régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. L’option qui consisterait à repositionner les deux formations sur le lycée professionnel public d’Autun fait l’objet d’un travail conjoint des services de l’État et du conseil régional pour en examiner la faisabilité. Une expertise fine doit permettre de vérifier, entre autres, si cette option permet un accueil de qualité des élèves et des conditions d’enseignement adaptées, y compris sur les matières professionnelles qui requièrent notamment des équipements et des locaux spécifiques. La qualité du lien au territoire que génèrent ces formations et, plus généralement, l’action de l’EPLEFPA mérite également d’être prise en compte. L’option d’un maintien sur le site actuel est gardée ouverte. Elle fait également l’objet d’un examen approfondi, selon les mêmes critères. Pour conduire l’expertise nécessaire en associant l’ensemble des personnels, une méthode précise a été posée avec eux lors d’une réunion sur site le 21 juin 2024. En particulier, des ateliers de travail avec les personnels se sont tenus le 25 septembre et le 4 octobre 2024. En complément, le 12 septembre 2024, une délégation représentative des personnels a visité le site Leclerc à Autun et, le 4 octobre 2024, une visite des ateliers techniques sur le site de Velet a permis de mieux comprendre les expressions des personnels, mais aussi d’identifier des solutions d’optimisation logistique pour un gain de place quelle que soit la décision finale. Le conseil régional a été associé et consulté à chacune des étapes du processus. Le produit de ces travaux d’expertise collective a été partagé lors d’une réunion avec l’ensemble des personnels le 4 novembre 2024. C’est sur cette base qu’une décision pourra être prise, conjointement par l’État et le conseil régional, dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>234</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6249</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Projet d’extension de la base de Lann-Bihoué (56)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            234. — 8 octobre 2024. — M. Damien Girard attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le projet d’extension des infrastructures aéroportuaires de la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué située sur la commune de Ploemeur (56) destinées à accueillir la nouvelle flotte de Falcon 2000 LXS Albatros prévus d’être livrés à partir de 2026. Bien que ce projet n’ait pour l’heure fait l’objet d’aucune consultation publique, des opérations de déminage ont déjà été lancées en septembre 2024, entraînant le déplacement temporaire des riverains. Ce projet entraînerait indéniablement une dégradation des conditions d’habitation pour les logements environnants, notamment à cause de la pollution visuelle, sonore et olfactive. Par ailleurs, il pourrait avoir des conséquences non négligeables sur l’écosystème naturel. Il l’interroge donc sur les dispositions prises par l’armée pour s’assurer que l’impact de ce projet sur les conditions d’habitation et l’environnement ait été évalué et que les dégradations qu’il engendrerait fassent l’objet de compensations éventuelles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6249</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La flottille 24F effectue des missions aéromaritimes dans le cadre de l’action de l’État en mer, qui comprennent des opérations de recherche et de sauvetage en mer, de protection des espaces maritimes, de contrôle du trafic maritime, de lutte contre la pollution en mer (acte de malveillance tel que les dégazages des navires), de contrôle de la pêche et de lutte contre les trafics illicites. La flottille 24F est équipée de huit avions de type Falcon 50 M. Dès 2026, le renouvellement de la flotte par des Falcon 2000 LXS interviendra avec celui des infrastructures de la BAN, appelé projet AVSIMAR, afin de répondre aux besoins opérationnels de la flottille ainsi qu’aux exigences techniques de mise en œuvre et de maintenance des aéronefs. Le projet AVSIMAR est réalisé dans le respect des enjeux liés à l’environnement et des procédures réglementairement prévues, en consultation avec les autorités compétentes concernées. A ce titre, une étude d’impact et un avis de l’autorité environnementale seront joints aux demandes d’autorisation et aux consultations publiques. Les impacts, notamment sur l’eau, les zones humides, la biodiversité, l’air, le bruit, les odeurs et le paysage ont ainsi été étudiés. Le dossier mis à l’enquête publique mentionnera la démarche menée pour éviter ou réduire ces impacts et, le cas échéant, les compenser.  Au vu de l’échelonnement dans le temps des études et des travaux de 2024 à 2028, les différentes autorisations administratives requises seront sollicitées au fur et à mesure comme le prévoit la règlementation. Ainsi, une enquête publique est prévue début 2025, dans le cadre de la première demande d’autorisation, qui concerne les espèces protégées. Une deuxième demande d’autorisation administrative, au titre des installations classées pour la protection de l’environnement et de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités sera sollicitée ultérieurement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>555</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6249</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Hausse du RSA en 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            555. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la hausse du revenu de solidarité active (RSA) prévue en 2024 et ses répercussions sur les finances départementales. En effet, la revalorisation de 4,6 % du RSA prévue par le Gouvernement dans la loi de finances pour 2024, à hauteur du montant de l’inflation, n’a donné lieu à aucune concertation ni compensation. S’il est important pour les Français qui dépendent du RSA de tenir compte de l’inflation constatée, ceci ne peut pas être supporté uniquement par les départements quand, dans le même temps, on refuse de faire évoluer leurs dotations. La non-indexation sur l’inflation des dotations versées aux départements leur a, en effet, fait perdre plus de 1,3 milliard d’euros sur les derniers exercices budgétaires. De plus et en dépit des alertes répétées, le Gouvernement a alourdi structurellement les dépenses pesant sur les départements de plus de 2,5 milliards d’euros (augmentation du point d’indice, précédentes hausses du RSA, extension du Ségur, etc.). La chute brutale des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), consécutive à l’effondrement du marché de l’immobilier, vient les priver de plus de 3,5 milliards de recettes (- 25 %). En cumulant l’ensemble de ces effets conjoncturels, les budgets départementaux afficheront une perte de près de 7,5 milliards d’euro en 2024. Les départements, premier acteur de la solidarité territoriale, risquent donc la paralysie financière. Elle lui demande donc de bien vouloir engager une nouvelle discussion budgétaire avec les collectivités et de prendre des mesures urgentes de compensation pour leur permettre d’absorber le coût de la hausse du RSA prévue en 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6250</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme la députée le mentionne, le revenu de solidarité active (RSA) est revalorisé chaque année par décret, conformément au code de l’action sociale et des familles, qui dispose que le montant forfaitaire du RSA est réévalué le 1er avril de chaque année sur la base de l’indice des prix à la consommation hors tabac (IPCHT) calculé sur les douze derniers indices mensuels publiés par l’institut officiel de la statistique et des études économiques (INSEE). Pour l’année 2024, cette revalorisation atteint 4,6 %. Pour autant, le montant de dépenses supplémentaires pour les départements en 2024 a été modéré par la poursuite de la diminution du nombre de bénéficiaires, qui devrait se combiner au ralentissement de l inflation déjà constaté pour les années à venir. Pour faire face à leurs dépenses sociales, les départements bénéficient déjà de diverses mesures d’aides adoptées au cours des deux dernières années : un fonds territorial d’accessibilité de 300 M sur cinq ans ; une aide de l’État de 100 M pour les mineurs non accompagnés ; une enveloppe de 150 M pour l’autonomie dégagée par la caisse nationale de solidarité pour l autonomie (CNSA) en 2024, ainsi qu’une aide exceptionnelle pour les départements les plus en difficulté via le fonds de sauvegarde, porté à 100 M pour 2024. Il est notable que les contributions financées par la CNSA ont augmenté de manière significative, avec une hausse de plus de 16 % en 2023 et de plus de 50 % entre 2017 et 2023. Cette augmentation a diversifié les recettes des départements et soutenu leurs dépenses sociales. À l image de ces mesures récentes, le Gouvernement reste attentif aux départements les plus en difficulté financièrement, à travers notamment l expérimentation de la recentralisation du financement du RSA. L ensemble de ces actions représente un effort de l État qui devrait permettre aux départements, d une part, d assurer leurs missions d intérêt général et, d autre part, de contribuer au financement de la péréquation horizontale. En matière de recettes fiscales, l évolution des recettes de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) que la députée évoque fait l objet d un suivi attentif de la part des services de l État. La forte baisse des DMTO en 2023 (- 22%) est particulièrement notable, reflet de la contraction du marché immobilier, succédant à un choc de sens inverse. Cette diminution marque un retour au niveau des recettes fiscales des années précédant la crise sanitaire, après une période de forte hausse. Les niveaux historiquement élevés observés ces dernières années ne pouvaient être maintenus durablement, compte tenu du caractère cyclique du marché immobilier. Pour cibler le soutien lié à la baisse des recettes de DMTO, un travail étroit a été conduit avec Départements de France afin d identifier les départements les plus en difficulté dans le cadre du fonds de sauvegarde. Enfin, les départements devraient continuer de bénéficier l’année prochaine du dynamisme des recettes de la taxe sur les conventions d’assurances et des contributions assimilées (TSCA) qui leur sont affectées par l État. Le Gouvernement est attentif à la situation des départements : comme l’a annoncé le Premier ministre, il tiendra compte de leurs spécificités dans le cade de l’examen du projet de loi de finances 2025 au Parlement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>203</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6250</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Absence de droit de rétractation pour les foires et les salons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            203. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur l’absence de droit de rétractation de 14 jours pour les foires et les salons. Il est courant de croire que lorsqu’un consommateur achète un produit ou signe une commande lors d’une foire exposition ou d’un salon, il bénéficie automatiquement d’un droit de rétractation de 14 jours, comme c’est le cas pour les achats effectués à distance ou hors établissement commercial. Cependant, cette croyance est incorrecte. Selon l’article L. 224-59 du code de la consommation, les vendeurs présents sur les foires et salons doivent explicitement informer les consommateurs qu’ils ne bénéficient d’aucun droit de rétractation lorsqu’ils signent un bon de commande sur place. Cela signifie que, contrairement aux achats en ligne ou à domicile, les transactions réalisées dans ces contextes ne permettent pas au consommateur de revenir sur sa décision dans un délai de 14 jours. Cette méconnaissance de la réglementation a malheureusement conduit de nombreux consommateurs à être victimes de diverses arnaques. Des vendeurs peu scrupuleux profitent de cette fausse croyance pour pousser les consommateurs à signer des contrats pour des produits coûteux et complexes, comme des panneaux photovoltaïques, des canapés, des chaudières ou des installations de menuiserie, sans leur offrir la possibilité de se rétracter une fois l’achat effectué. Certaines entreprises et réseaux commerciaux se sont spécialisés dans cette situation. Ainsi, sur les salons, ils identifient les personnes facilement influençables, les invitent sur leur stand et leur font signer des bons de commande, voire verser des acomptes pour des achats pouvant représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures en vue d’instaurer un droit de rétractation pour les acheteurs dans les foires et les salons ou, à défaut, prendre toute mesure pour faire cesser ces manipulations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6251</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation qui impose aux professionnels de faire bénéficier les consommateurs d’un droit de rétractation, prévue à l’article L. 221-18 et suivants du code de la consommation, concerne les contrats à distance (notamment les contrats conclus sur internet) et les contrats hors établissement. Cette réglementation est issue de la transposition de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs qui est d’harmonisation maximale. En dehors de ces contrats, par exemple pour un contrat conclu dans un établissement commercial, le choix revient au professionnel de proposer ou non aux consommateurs la possibilité de revenir sur son achat, ceci n’étant pas une obligation légale. Les contrats conclus sur les foires et salons n’entrent pas dans la catégorie des contrats conclus à distance, ni dans celle des contrats conclus hors établissement, et ne sont donc pas soumis aux dispositions précitées du code de la consommation. Il convient, cependant, d’indiquer que les contrats hors établissements s’entendent de ceux conclus en dehors d’un établissement commercial, mais également de ceux conclus dans un établissement commercial ou à distance immédiatement après que le consommateur a été sollicité « personnellement et individuellement dans un lieu différent de celui où le professionnel exerce en permanence ou de manière habituelle son activité et où les parties étaient, physiquement et simultanément, présentes » (article L. 221-1 du code de la consommation). La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a été amenée à préciser la notion « d’établissement commercial » défini dans la directive 2011/83 comme le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière permanente ou habituelle ». À cet égard, dans un arrêt CJUE, 7 août 2018 Verbraucherzentrale Berlin eV C-485/17, la Cour a précisé que le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière habituelle » ne devait pas être compris selon une acception temporelle mais doit être compris « comme renvoyant au caractère normal que revêt, sur le site concerné, l’exercice de l’activé en cause » (point 39). En conséquence, le stand d’une foire ou d’un salon constitue bien un établissement commercial puisque l’exercice de l’activité de vente sur ce lieu revêt un caractère normal ou courant. Cette interprétation de la CJUE est confortée par le considérant 22 de la directive 2011/83/UE précitée qui souligne : « Il convient de considérer comme établissement commercial tout établissement, de quelque type que ce soit (qu’il s’agisse par exemple d’un magasin, d’un étal ou d’un camion), servant de siège d’activité permanent ou habituel au professionnel. Les étals dans les marchés et les stands dans les foires devraient être considérés comme des établissements commerciaux s’ils satisfont à cette condition. ». Toutefois, un consommateur qui conclut un contrat sur un stand de foire ou de salon peut néanmoins se rétracter de ce contrat s’il a été conclu immédiatement après avoir été personnellement et individuellement sollicité alors qu’ils se trouvaient dans un lieu qui n’est pas un établissement commercial, par exemple dans le hall ou l’allée d’exposition de la foire (cf. ordonnance CJUE, 17 décembre 2019 B&amp;L Elektrogeräte GmbH C-465/19). Afin d’alerter les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation dans le cadre des contrats conclus sur les stands de foires et salons, le législateur a imposé au professionnel d’afficher sur le stand qu’il occupe, un panneau informant les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation pour les contrats conclus sur ces lieux. Cette information doit être reprise dans un encadré apparent, rédigée en des termes clairs et lisibles, dans les offres de contrat faites dans les foires et les salons (articles L. 224-59 à L. 224-62 du code de la consommation et arrêté du 2 décembre 2014 relatif aux modalités d’information sur l’absence de délai de rétractation au bénéfice du consommateur dans les foires et salons). Par ailleurs, lorsque le contrat conclu sur un stand de foire ou de salon est assorti d’un crédit affecté, ce qui est souvent le cas pour des biens d’un certain montant, le consommateur bénéficie d’un droit de rétractation pour le crédit servant à financer son achat. S’il l’exerce, le contrat de vente financé par le crédit est alors résolu de plein droit (article L. 224-62 du code de la consommation). En outre, les pratiques commerciales trompeuses dont peuvent être victimes, le cas échéant, les consommateurs dans les foires et les salons sont sanctionnées de deux ans d’emprisonnement, voire, désormais, de trois ans d’emprisonnement lorsqu’elles sont suivies de la conclusion d’un contrat et d’une amende de 300 000 euros, pouvant être portée à 10% du chiffre d’affaires moyen annuel. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) font preuve d’une grande vigilance et restent fortement mobilisés sur ces sujets. Des enquêtes portant sur le respect des réglementations précitées par les professionnels dans les foires et salons sont régulièrement réalisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1111</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6252</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Dématérialisation des titres-restaurants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1111. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur les frais engendrés par la dématérialisation des titres-restaurant pour les commerçants. Depuis la fermeture de la Centrale de règlement des titres, les commissions sont en effet plus élevées et les modalités d’envoi des titres-restaurants papier coûteuses. Les entreprises du secteur constatent ainsi un quasi-doublement des taux de commission prélevée par les organismes émetteurs sur les titres papier, qui peuvent atteindre quasiment 6 %. Quant aux reliquats de titres-restaurant papier, les commerçants se voient imposer de nouveaux frais d’acheminement eux aussi consécutifs à la fermeture de la Centrale de règlement des titres. Comme d’autres commerces, les restaurateurs subissent de plein fouet l’inflation dans un contexte difficile pour les entreprises et les commerçants. Aussi, il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour que les frais susmentionnés et immédiatement liés à la dématérialisation des titres-restaurant soient mieux encadrés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6252</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À l’initiative des émetteurs qui en assuraient la gestion, la centrale de règlement des titres (CRT) a cessé son activité de traitement et remboursement des titres-restaurant sous format papier le 1er mars 2023. Depuis lors, les restaurateurs et assimilés doivent transmettre, via un centre de comptage, les titres-restaurant sous format papier directement à chacun des organismes émetteurs auxquels ils sont affiliés pour obtenir leur remboursement. Cette nouvelle procédure, qui implique en particulier une démarche applicative spécifique des restaurateurs et assimilés, peut générer des coûts supplémentaires pour ces derniers provenant à la fois (i) des commissions leur étant appliquées par les émetteurs pour la gestion des titres papier et (ii) des frais de gestion administrative propres à la procédure d’envoi, se traduisant par des impacts dans leur trésorerie. Plus globalement, la secrétaire d’Etat à la Consommation a annoncé qu’elle réunirait dès le début de l’année 2025 l’ensembles des acteurs du secteur du titre-restaurant en vue d’une réforme globale. Chaque acteur sera invité à présenter ses propositions dans la perspective de faire évoluer ce qui constitue aujourd’hui l’avantage social préféré des Français. La question du niveau des commissions sera évidemment abordée dans les débats et la secrétaire d’Etat travaillera à apporter les réponses idoines à ce problème partagé par de nombreux restaurateurs et commerçants assimilés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>214</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6252</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Menace sur la profession des comédiens de doublage face à l’IA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            214. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de la culture sur la situation des comédiens de doublage face au développement de l’intelligence artificielle. En effet, une campagne de sensibilisation a été lancée par de nombreux comédiens indiquant le danger immédiat que représente l’intelligence artificielle pour leur profession. Que ce soit dans la propriété de la voix mais aussi dans le cadre artistique, l’intelligence artificielle dans ce secteur met en péril près de 15 000 emplois. Il souhaite connaître ses intentions sur cette question si importante pour la culture française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6252</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les comédiens de doublage participent, au travers de leurs interprétations fines des œuvres, à la richesse culturelle française. Le public français est d’ailleurs très attaché aux œuvres en version doublée : 72 % des spectateurs vont généralement voir les films en salles en version française. Si le recours à l’intelligence artificielle (IA) n’est pas nouveau dans le secteur audiovisuel et cinématographique, la période actuelle est celle d’une intensification très forte de son utilisation. Cette intensification, qui touche le secteur du doublage, soulève des préoccupations légitimes, tant en matière de protection des droits des artistes-interprètes, que d’évolution des métiers et des emplois. Pour y répondre, un certain nombre de mesures et d’actions ont déjà été mises en œuvre aux niveaux interne et européen. Tout d’abord, un travail d’objectivation des évolutions des usages est mené par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Ce dernier a ainsi mis en place un observatoire de l’IA conduisant à la publication, en juin dernier, d’une étude permettant de mieux comprendre ses utilisations actuelles par les professionnels de la filière et la perception par ces derniers de ses impacts. Elle présente l’état d’adoption des technologies de l’IA pour le secteur du doublage et les opportunités et défis qui y sont attachés, notamment s’agissant du développement de voix numériques et de la synchronisation labiale. Des travaux d’études supplémentaires seront prochainement lancés quant à l’impact de l’IA sur l’emploi et la transformation des métiers du secteur de l’audiovisuel. Par ailleurs, compte tenu des évolutions que cette intensification entraîne en matière de métiers et d’emploi, il faut souligner l’engagement du ministère de la culture pour encourager toutes discussions entre les professionnels concernés. Celles-ci devraient faciliter la mise en place de pratiques vertueuses, permettant de placer les outils numériques au service de la création humaine et de pourvoir aux besoins de formation. Les services du ministère sont en lien permanent avec le secteur du doublage, dont les représentants ont été reçus à plusieurs reprises. Enfin, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA) de 2024 a permis de marquer un premier jalon en matière de régulation de l’IA. En application de celui-ci, les contenus de synthèse générés par IA doivent faire l’objet d’un marquage. Par ailleurs, les fournisseurs d’IA doivent se doter d’une politique de respect du droit d’auteur, en ce compris les droits voisins des artistes-interprètes, et publier un résumé détaillé des sources qu’ils utilisent pour entraîner leurs modèles. Pour permettre aux auteurs et artistes-interprètes de comprendre effectivement comment et à quelles fins les œuvres qu’ils concourent à créer sont utilisées pour entraîner l’intelligence artificielle générative, ces avancées doivent désormais être concrétisées dans les textes d’application de ce règlement. C’est la raison pour laquelle deux missions ont été confiées au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, dont les conclusions sont attendues en 2025. La première a vocation à proposer les modalités de mise en œuvre de l’obligation de transparence prévue par le RIA afin de s’assurer que celle-ci permette aux auteurs et aux artistes-interprètes de disposer des informations indispensables à l’exercice des droits. La seconde, plus prospective, étudiera la façon dont l’utilisation des contenus culturels par les modèles d’IA pourrait être rémunérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>420</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6253</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>La jeunesse face à la pornographie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            420. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conséquences de l’exposition des plus jeunes aux images ou vidéos pornographiques. En France, ce sont plus de deux millions de mineurs qui consultent chaque mois des sites pornographiques. Les addictions croissantes auxquelles sont confrontés les jeunes préoccupent de nombreux spécialistes. Ces films, qui présentent une image dégradante de la femme et de la sexualité, sont aujourd’hui considérés par beaucoup comme un support éducatif voir à une forme d’initiation. Les effets psychologiques sont désastreux et peuvent conduire à de nombreux problèmes comportementaux. Anxiété, troubles de l’humeur, inhibition des récepteurs de la dopamine, perte de confiance en soi et dépression sont des maux fréquemment constatés chez les consommateurs de ce type de contenu. Il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour protéger les jeunes de la pornographie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6253</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre l’exposition des mineurs, de plus en plus jeunes, aux contenus pornographiques en ligne est une priorité du Gouvernement. Si des obligations de signalétique des contenus audiovisuels existent de longue date pour la télévision, et plus récemment pour les services de médias audiovisuels à la demande, la problématique s’est aujourd’hui largement déplacée sur Internet, au travers en particulier des réseaux sociaux, des plateformes de partage de vidéos et via les moteurs de recherche. Selon l’étude publiée en mai 2023 par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornographiques chaque mois, et en moyenne, 12 % de l’audience de ces sites est réalisée par les mineurs. D’après l’observatoire des plateformes numériques publié par l’ARCOM en novembre 2024, les mineurs représentent 16 % de l’audience du site pornographique Pornhub. Ces chiffres, en forte croissance ces dernières années, appellent des mesures fortes pour protéger les mineurs en ligne au vu des conséquences néfastes sur leur développement psychologique et leur comportement. Conscients de cet enjeu, le législateur et le Gouvernement continuent de renforcer l’arsenal juridique aux niveaux national et européen. Les dispositions nationales adoptées fin 2020 dans le cadre de la transposition de la directive sur les Services de médias audiovisuels révisée en 2018 imposent aux plateformes de partage de vidéos établies en France de mettre en place les mesures appropriées pour protéger les mineurs contre les contenus préjudiciables et leur empêcher l’accès aux contenus pornographiques : classification des contenus avec une signalétique des vidéos, dispositif de vérification d’âge, mise en place d’outils de contrôle parental ou encore développement de l’éducation aux médias. Elles confient en outre à l’ARCOM une mission d’accompagnement des acteurs par ses recommandations et de veille à la mise en œuvre de ces mesures. Toutefois, ces dispositions s’appliquent uniquement aux plateformes relevant de la compétence de la France. Au-delà, la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales est venue préciser qu’une simple demande de déclaration (« disclaimer ») de l’internaute indiquant qu’il est âgé d’au moins dix-huit ans n’était pas suffisante pour respecter l’interdiction de donner accès aux mineurs à des contenus pornographiques prévue à l’article 227-24 du code pénal. Cette loi a doté l’ARCOM d’un pouvoir de mise en demeure des sites pornographiques qui continueraient à permettre l’accès aux mineurs en violation de l’article 227-24 du code pénal, pour les enjoindre de prendre toute mesure de nature à empêcher leur accès aux contenus incriminés. L’ARCOM a le pouvoir, en cas de non-respect de cette injonction, de saisir le tribunal judiciaire pour obtenir le blocage de ces sites (et de leurs « sites miroirs ») et leur déréférencement des moteurs de recherche et annuaires. Ainsi, depuis décembre 2021, l’ARCOM a adressé des mises en demeure à près d’une quinzaine de sites pornographiques puis a saisi, en mars 2022, le président du tribunal judiciaire de Paris pour qu’il ordonne aux principaux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès à cinq de ces sites. Toutefois cette procédure est toujours pendante, le Conseil d’État, saisi par deux sites pornographiques concernés, ayant demandé à la Cour de justice de l’Union européenne de se prononcer sur les pouvoirs de l’ARCOM pour faire respecter l’interdiction pénale d’accès de ces sites aux mineurs. Parallèlement, et afin d’aider les parents à lutter contre la consommation de contenus pornographiques par leurs enfants mineurs, la loi n° 022-300 du 2 mars 2022 visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d’accès à Internet, entrée en application en juillet dernier, impose aux fabricants d’équipements connectés d’intégrer un contrôle parental gratuit et facile d’utilisation dans les terminaux mis sur le marché. Il revient alors aux parents d’activer ou non ce contrôle parental installé par défaut, lors de la mise en service de l’appareil de leur enfant mineur. Le règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act – DSA), adopté fin 2022, qui vise à renforcer la protection des utilisateurs de plateformes en ligne, en particulier sur les principaux réseaux sociaux, impose aux très grandes plateformes et très grands moteurs de recherche dont l’audience dépasse 45 millions d’utilisateurs dans l’Union européenne, de mener une évaluation des risques systémiques induits par leurs services, et de proposer des mesures d’atténuation de ces risques. Cette évaluation, qui porte notamment sur les risques relatifs à la santé mentale des mineurs, devrait donc couvrir leur exposition aux contenus pornographiques. La Commission européenne devrait publier, début 2025, des lignes directrices pour préciser les mesures de protection des mineurs prévues par le DSA et a récemment lancé un appel à contributions auquel les autorités françaises ont répondu pour rappeler leurs attentes en matière de vérification de l’âge des utilisateurs par les sites pornographiques. La loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (dite « loi SREN ») adapte le droit français notamment au règlement DSA et prévoit en outre des dispositions visant, au titre de l’intérêt public supérieur de protection des mineurs, à s’assurer qu’ils n’aient pas accès aux contenus pornographiques en ligne. En particulier, les articles 1 et 2 de ladite loi imposent aux plateformes pornographiques en ligne établies en France ou hors de l’Union européenne des obligations procédurales et de moyens de vérifier l’âge des utilisateurs souhaitant accéder à leurs services. Elle confie de nouveaux pouvoirs à l’ARCOM pour sanctionner et le cas échéant, bloquer, sur le territoire français, sans décision préalable d’un juge, les sites pornographiques qui n’empêcheraient pas leur accès aux mineurs de façon fiable. Et, dans la mesure où les plateformes pornographiques les plus consultées par les utilisateurs français sont établies dans d’autres États membres de l’Union européenne, le législateur a prévu la possibilité, par application du régime dérogatoire de la directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique (dite directive e-commerce), d’étendre son dispositif aux services établis dans ces États afin d’assurer une meilleure protection des mineurs en ligne, après notification des autorités des États membres concernés et de la Commission. Par application de la loi SREN, l’ARCOM a publié, le 11 octobre dernier, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, un référentiel technique détaillant les mesures de fiabilité et de respect de la vie privée que les services pornographiques doivent respecter pour leurs outils de vérification de l’âge, sous peine de sanctions financières. L’ARCOM pourra ainsi demander le blocage de sites pornographiques dont les méthodes de vérification de l’âge sont inefficaces une fois publiés les textes d’application de la loi SREN, probablement d’ici janvier 2025. Enfin, au niveau européen, les travaux se poursuivent sur le projet de règlement visant à lutter contre les abus sexuels sur mineurs. La proposition de texte formule des obligations de détection, de signalement, de déréférencement, de retrait et de blocage des contenus pédopornographiques (images, vidéos, audio et textes) pour tous les fournisseurs de services en ligne, y compris sur les messageries de communication interpersonnelle chiffrée - sous conditions, pour y détecter d’éventuels contenus pédopornographiques. Ce projet de texte très attendu soulève toutefois des difficultés relatives à la conciliation de la détection des contenus pédopornographiques en ligne, du respect du droit à la vie privée et de l’interdiction de surveillance généralisée des contenus sur Internet. Une orientation générale pourrait être adoptée par le Conseil d’ici fin 2024, ouvrant les négociations avec le Parlement européen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>838</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6255</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accès à la culture pour les habitants de la région Grand Est</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            838. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre de la culture sur l’accès à la culture pour les habitants de la région Grand Est. En effet, selon une étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et relayée par le journal l’Est Éclair du lundi 25 mars 2024, un quart des habitants de la région Grand Est ne dispose d’aucun équipement culturel au sein de leur commune soit 11 points de plus que la moyenne nationale au sein de la ruralité. Dans certains secteurs, la région Grand Est est en deçà de la moyenne nationale, notamment sur le nombre de cinémas, de librairies ou encore de journaux. Face à cette situation, il est important d’agir rapidement afin de donner un accès accru à la culture aux habitants de la région Grand Est. M. le député souhaiterait connaître les mesures que compte prendre Mme la ministre afin de favoriser l’accès à la culture dans la région Grand Est, qui est primordial pour l’éducation des jeunes et le développement personnel des habitants de cette région. Enfin, il souhaiterait savoir si des mesures d’accès à distance comme l’accès à des contenus via internet seront mises en place.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6255</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le journal l’Est Eclair a relayé, le 25 mars 2024, une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) relative à l’accès à la culture pour les habitants de la région Grand Est, et en particulier au manque d’équipements culturels. Cette étude doit être nuancée car elle ne tient pas compte d’un certain nombre de structures culturelles ou d’équipements non-référencés dans les codifications de l’INSEE, pourtant très présents dans les territoires, comme par exemple : les structures culturelles qui relèvent de l’éducation populaire : maison des jeunes et de la culture (MJC), foyers ruraux, centres socio-culturels ; les tiers-lieux (182 en Grand Est, dont la moitié propose une programmation culturelle) ; les ateliers de fabrique artistique, les salles de spectacle communales, les festivals (500 en Grand est), les fêtes avec une dimension de programmation artistique ; les propositions artistiques itinérantes, très nombreuses en Grand Est : programmations hors-les-murs des structures culturelles, cinéma itinérant, opéras promenades ; les résidences artistiques territoriales implantées chaque année en ruralité grâce aux dispositifs du ministère de la culture (Été culturel, mesures du plan culture et ruralité par exemple) ou de ceux des collectivités territoriales. La prise en compte de la globalité de l’offre artistique et culturelle dans toutes ses composantes permet d’obtenir une vision plus conforme à la réalité de l’accès à la culture dans les territoires. Par ailleurs, si plus du quart des habitants du Grand Est ne disposent pas d’un équipement culturel, au sens retenu par l’INSEE, sur leur commune de résidence, cela tient avant tout à la très faible densité de population du Grand Est. Les territoires ruraux de cette région représentent 94 % du territoire régional et 51 % de la population régionale, et regroupent 4 553 communes rurales, souvent de taille si modeste, en nombre d’habitants, qu’il n’est pas toujours concevable qu’elles s’équipent d’un bâtiment culturel coûteux en fonctionnement. La maille supra-communale semble donc plus pertinente à analyser, d’autant que, comme le souligne cette étude, seul 1,9 % des habitants n’a accès à aucun équipement culturel à moins de dix minutes de sa commune. L’écart avec la France métropolitaine (1,3 %) n’est plus que de 0,6 points. Cela signifie par ailleurs que 98,7 % des habitants du Grand Est habitent à moins de 10 minutes d’une des 1 349 bibliothèques, d’un cinéma, d’un musée, d’un théâtre, d’un conservatoire, d’un jardin remarquable, d’une maison des Illustres, d’une Micro-Folie, d’un centre d’art ou d’archives, pour ne citer que les structures prises en compte par l’étude de l’INSEE. En ce qui concerne les différences d’équipements par rapport à la moyenne nationale sur trois secteurs : S’agissant des cinémas, la région Grand Est est la région qui présente la plus forte proportion de multiplexes : 23 multiplexes et 122 établissements sont référencés en 2021, soit 471 écrans. S’agissant des librairies : les 159 librairies du Grand Est représentent un réseau très dynamique en faveur des territoires, comme en témoigne par exemple la participation de 81 d’entre elles à l’opération « Jeunes en Librairie » mise en place par le ministère de la culture pour que les jeunes se rendent dans les librairies, en découvrent l’univers et les métiers et puissent tout à la fois rencontrer des auteurs, mais aussi venir y acquérir l’ouvrage de leur choix grâce au chèque Lire qui leur est offert. Cette opération bénéficie ainsi chaque année à 5 000 jeunes du Grand Est. Concernant la presse enfin, la presse quotidienne régionale en Grand Est bénéficie directement ou indirectement des fonds d’aide du ministère de la culture (en 2023 au niveau national, c’est un total d’aides directes de 204,7 millions d’euros, 30 millions d’euros d’aide exceptionnelle visant à compenser la hausse des coûts de production). L’accès à la culture au sein des territoires ruraux constitue une des priorités du ministère de la culture. C’est pourquoi il a initié, début 2024, Le Printemps de la ruralité, vaste concertation nationale sur la culture en milieu rural, à la suite duquel un Plan culture et ruralité a été proposé : 23 mesures opérationnelles ont été ou seront financées en 2024 et 2025, pour 34,5 millions d’euros. Elles visent les territoires ruraux, tous secteurs culturels confondus. Les habitants de la région Grand Est ont d’ores et déjà commencé à en bénéficier pour un total de 358 000 euros, sur 2 de ces mesures : Villages en fête, qui vise à soutenir les pratiques en amateur et les initiatives festives des communes rurales, et les résidences de territoire qui permettent à des équipes artistiques de venir s’implanter sur un temps long dans les territoires les moins dotés d’équipements culturels. L’accès à la culture en ruralité, c’est aussi : La question de la mobilité : c’est ce à quoi s’attache l’expérimentation Caravelle en Grand Est, en faveur de la mobilité des enfants et des jeunes scolarisés pour qu’ils bénéficient tous d’un déplacement par an et par classe vers un lieu de culture, expérimentation à l’initiative de la direction régionale des affaires culturelles, avec la SAS Pass culture, la région Grand Est, les établissements publics de coopération intercommunale et les départements ruraux. Cette convention est déjà signée en Haute-Marne, l’a été également dans l’Aube à la rentrée 2024, et le sera bientôt aussi dans les Vosges. L’accès des tout petits, avec les résidences Passerelle pour que dès la crèche les bébés bénéficient avec leurs parents de l’éveil artistique et culturel. Puis à l’âge de l’école primaire, en partenariat avec les rectorats et les collectivités territoriales, ils découvrent à l’école la pratique artistique et les lieux de création dans le cadre de leur parcours d’éducation artistique et culturelle. L’utilisation de l’application Pass Culture : 230 000 jeunes de la région (15-20 ans) bénéficient d’offres artistiques grâce au Pass Culture. 2 032 partenaires culturels, soit 84 %, des acteurs culturels régionaux, y sont référencés. Il permet de voir en une application la diversité et la richesse des offres culturelles régionales par leur référencement numérique. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>962</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6256</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Excédent des recettes publicitaires - Monuments historiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            962. — 15 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge Mme la ministre de la culture sur les dispositions relatives aux excédents des recettes publicitaires liées à l’affichage sur les bâches de travaux des monuments historiques. En effet, une disposition réglementaire, figurant à l’article R. 621-91 du code du patrimoine, permet au propriétaire d’un monument historique de faire figurer de la publicité sur les bâches recouvrant son édifice durant une période de travaux, à condition que ces recettes soient affectées au financement des travaux. Toutefois, le troisième alinéa de l’article en question permet au propriétaire de conserver l’excédent afin de le réaffecter à des travaux ultérieurs sur le même immeuble. Toutefois, il convient d’avoir l’assurance que les fonds générés seront bien affectés au monument et qu’il ne peut y avoir de contournement de la législation sur l’interdiction de la publicité sur les monuments historiques. Il l’interroge donc afin de savoir comment l’administration s’assure de la bonne affectation ultérieure de cet excédent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6256</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 621-29-8 du code du patrimoine introduit une dérogation au principe d’interdiction d’affichage publicitaire sur les monuments historiques prévu à l’article L. 581-4 du code de l’environnement, en rendant possible l’affichage publicitaire sur une partie des bâches mises en place sur l’échafaudage nécessaire à la réalisation de travaux sur un immeuble protégé au titre des monuments historiques. Cette dérogation est strictement encadrée, puisqu’elle est soumise à l’autorisation du préfet de région (direction régionale des affaires culturelles - DRAC). La publicité ne peut excéder 50 % de la surface de la bâche et les recettes perçues doivent être affectées au financement des travaux sur le monument. Outre son intérêt pour la conservation des immeubles protégés au titre des monuments historiques à travers le financement des travaux, cette dérogation est justifiée par le fait que la restauration des monuments historiques participe à l’amélioration du cadre de vie, donc aux objectifs poursuivis par le code de l’environnement. L’article R. 621-91 du code du patrimoine précise les modalités selon lesquelles les recettes publicitaires sont prises en compte pour calculer le montant des subventions publiques dont peut bénéficier le projet, en particulier la subvention qui peut être accordée par la DRAC dans le cadre du soutien apporté par l’État aux autres propriétaires pour la conservation des monuments qui leur appartiennent (crédits du P175 Patrimoines, action 1). Si les recettes publicitaires dépassent l’estimation du coût du projet qui a servi de base au calcul de la subvention, le montant de la base subventionnable est actualisé et le reversement d’une partie de la subvention est demandé en cas de trop-perçu. Le troisième alinéa de l’article R. 621-91 traite des cas où le montant des recettes publicitaires perçu serait supérieur au montant total des travaux, précisant que cet excédent est pris en compte dans l’examen des demandes de subventions portant sur le même immeuble. La DRAC demande, le cas échéant, que cet excédent soit consacré aux travaux de restauration du monument concerné. Pour le cas où des établissements publics rattachés au ministère de la culture seraient concernés par un excédent de recettes de bâches publicitaires, il appartient aux services du ministère de s’assurer de la bonne utilisation de ces excédents. Cela a été le cas pour la restauration des couvertures de la cage de scène de l’Opéra Garnier, achevée en 2024. La restauration du clos et du couvert du monument lancée depuis le début des années 2000 n’étant pas achevée, ces excédents ont vocation à être utilisés pour le financement des futures opérations de restauration. Le dispositif, tel qu’il existe aujourd’hui, participe à la conservation des monuments historiques. Il est vertueux en ce qu’il est circonscrit, qu’il est temporaire, qu’il n’a pas d’impact matériel sur le monument et qu’il permet de dégager des fonds pour la restauration des monuments historiques et de consacrer ainsi une plus grande partie du budget de l’État à d’autres monuments dont la situation ne permet pas qu’ils en bénéficient (églises rurales, etc.). Il permet également d’aller chercher ces fonds auprès d’entreprises qui n’auraient pas naturellement été mécènes d’une opération de travaux sur un monument historique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1156</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6257</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la danse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1156. — 22 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’exigibilité annuelle d’un certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique pour les élèves de danse. La loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport et ses textes d’application ont introduit de nouvelles dispositions relatives au contrôle médical préalable à la pratique du sport. Elles s’inscrivent dans le cadre de mesures de simplification visant à libérer du temps médical aux médecins en limitant leurs tâches administratives. En revanche, la pratique de la danse est régie par la loi du 10 juillet 1989 relative à l’enseignement de la danse, inscrite au livre III du code de l’éducation et n’est donc pas concernée par cette évolution. Ainsi, l’article R. 362-2 de ce code prévoit que l’école de danse doit s’assurer, avant le début de chaque période d’enseignement, que les élèves sont munis d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à l’enseignement de la danse. Celui-ci doit impérativement être renouvelé chaque année, contrairement à la pratique d’un sport qui ne nécessite qu’un renouvellement tous les trois ans. Si, comme le rappelle le code de l’éducation, la danse n’est pas considérée comme une pratique sportive standard, ce décalage entre ce qui est exigé pour la danse et pour l’ensemble des sports demeure peu compréhensible. Il peut en outre parfois être difficile d’obtenir ce certificat médical pour s’inscrire à un cours de danse, au regard du manque croissant de médecins généralistes dans nombre de territoires, urbains comme ruraux. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour assouplir la loi du 10 juillet 1989, afin de la rapprocher des mesures de simplification inscrites dans le code du sport par la loi du 2 mars 2022.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6257</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 362-2 du code de l’éducation est une conséquence réglementaire de l’article L. 462-1 du code de l’éducation prévoyant qu’« un décret organise les modalités du contrôle médical des élèves… » en vue de la pratique de la danse. Toutefois, l’obligation d’un certificat médical pour la pratique de la danse, fixée en 1992, mérite effectivement d’être réinterrogée et l’évolution de la réglementation intervenue pour le sport en 2016 et actée par la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France n’a pas échappé au ministère de la culture, qui travaille à une évolution réglementaire susceptible d’intervenir prochainement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1384</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6257</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Interdiction d’exploitation des animaux sauvages sur les tournages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1384. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy* alerte Mme la ministre de la culture concernant l’utilisation d’animaux sauvages sur les plateaux de tournage. En effet, tout tournage implique nécessairement dressage et captivité pour les animaux. La loi du 30 novembre 2021 a prohibé la maltraitance animale dans les cirques itinérants, notamment en interdisant « de présenter des animaux non domestiques, que ceux-ci soient captifs ou sortis de leur milieu naturel, lors d’émissions de variétés, de jeux et d’émissions ». Cependant, cette dernière exclue l’exploitation des animaux sauvages pour la création artistique, notamment dans le cinéma, la publicité ou encore dans les clips vidéo. Pourtant ces animaux subissent un transport éprouvant, souvent de longues distances, pour répondre aux exigences des tournages publicitaires ou cinématographiques. L’absence de législation concernant les conditions d’encadrement des pratiques dans la création artistique est inexplicable. Afin que les animaux obéissent, il faut user de méthodes cruelles et violentes, allant jusqu’à la privation de nourriture. Pour seulement quelques minutes à l’écran, ces animaux sauvages subissent une vie artificielle dans le meilleur des cas, ou de souffrance extrême. La naissance, l’enfermement en cage, inadapté aux espèces, ainsi que le dressage, pour les seuls besoins du cinéma, sont des pratiques intolérables. Ces agissements doivent cesser au plus vite. Il est donc urgent de mettre en œuvre des mesures visant à garantir l’intégrité physique et la protection des animaux sauvages. Plusieurs associations se mobilisent en ce sens, luttant contre le dressage d’animaux, telles qu’AVES France ou Paris Animaux Zoopolis (PAZ) qui a déposé deux plaintes au cours de l’année 2022 pour sévices graves sur animaux et mauvais traitements exercés par un professionnel. Malgré ces condamnations, le Gouvernement n’a pas souhaité élargir cette interdiction aux œuvres audiovisuelles et cinématographiques. Avec le développement de la technologie et l’émergence de l’intelligence artificielle, de nouveaux moyens techniques sont désormais possibles et accessibles. À titre d’exemple l’utilisation de l’animatronique ou d’effets spéciaux permet de réaliser des scènes très réalistes, sans avoir besoin de recourir à des vrais animaux. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin de mettre un terme à l’utilisation et l’exploitation des animaux sauvages dans le cadre de la création artistique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1608</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6258</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sensibilisation à la maltraitance animale dans la création artistique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1608. — 5 novembre 2024. — M. Stéphane Hablot* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’utilisation d’animaux sauvages, dressés et captifs, dans la création artistique (publicité, cinéma, clips vidéo, etc.). En effet, les méthodes de dressage coercitives, ainsi que les transports fréquents et prolongés, compromettent leur bien-être et négligent leurs besoins fondamentaux. De plus, il convient de rappeler qu’une loi sur la maltraitance animale dans les cirques entrera en vigueur en 2028, soulignant l’évolution des normes sociétales en matière de protection animale. M. le député s’étonne de l’absence de mesures concrètes de la part du Gouvernement pour encadrer ces pratiques, alors que des alternatives viables, telles que les images de synthèse et l’animatronique, sont désormais disponibles. Il lui demande si le Gouvernement envisage de légiférer afin d’interdire la détention et l’exploitation d’animaux sauvages dans le cadre des activités de création artistique, protégeant ainsi ces êtres sensibles de l’exploitation abusive.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6258</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes a prévu l’interdiction, dans les établissements itinérants, de la détention, du transport et des spectacles incluant des espèces d’animaux non domestiques en 2028 (article L. 413-10-II du code de l’environnement) et a également encadré le recours à des animaux sauvages pour la création artistique. À cet effet, et depuis le 1er décembre 2023, il est notamment interdit « de présenter des animaux non domestiques, que ceux-ci soient captifs ou sortis de leur milieu naturel, lors d’émissions de variétés, de jeux et d’émissions autres que de fiction majoritairement réalisées en plateau, en dehors des locaux d’établissements disposant de l’autorisation d’ouverture prévue à l’article L. 413-3, et diffusés sur un service de télévision ou mis à disposition sur un service de médias audiovisuels à la demande, au sens de la loi n° 86 1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. ». Bien que cette interdiction ciblée sur le divertissement ne soit pas applicable aux œuvres audiovisuelles ou cinématographiques, plusieurs dispositions législatives et réglementaires générales garantissent toutefois que ces œuvres soient réalisées dans le respect des principes relatifs à la protection des animaux. Ainsi, le code rural et de la pêche maritime (CRPM) interdit « d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité » (articles L. 214-3 et R. 214-17 du CRPM). Ces dispositions sont pleinement applicables sur les tournages, qui peuvent être contrôlés conformément à l’article L. 214-23 du CRPM, comme tous locaux et installations où se trouvent des animaux. Par ailleurs, l’ouverture d’un établissement détenant des animaux d’espèces non domestiques, notamment pour la location, est soumise à autorisation délivrée par le préfet et le responsable de l’établissement doit être titulaire d’un certificat de capacité pour l’entretien de ces animaux (articles L. 413-2 et L. 413-3 du code de l’environnement). L’arrêté d’autorisation permet d’établir « la liste des espèces ou groupe d’espèces, le nombre des animaux de chaque espèce ou groupe que l’établissement peut détenir ainsi que les activités susceptibles d’être pratiquées dans l’établissement » et de fixer les prescriptions nécessaires, notamment en ce qui concerne la qualité des équipements d’accueil des animaux, conformément aux impératifs de protection de chaque espèce (article R. 413-19 du code de l’environnement). Le manquement à ces prescriptions fait l’objet de sanctions administratives, listées aux articles R. 413 48 et R. 413-49 du code de l’environnement. Enfin, différentes sanctions pénales (contraventions ou délits), prévues par le CRPM (article R. 215-4) et le code pénal (articles 521-1 à 521-2, R. 653-1 et R. 654-1), permettent de punir les auteurs, quels qu’ils soient, de mauvais traitements, de sévices graves, d’actes de cruauté envers des animaux sauvages, ou d’occasionner involontairement des blessures ou la mort. Le recours à des animaux sauvages pour la création artistique est donc déjà soumis à un encadrement complet et efficace, tant en ce qui concerne les prestataires auxquels les sociétés de production peuvent faire appel, que les conditions d’accueil et d’intervention d’animaux sauvages pendant le tournage. En outre, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et la direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la culture, assistés par l’AFNOR (association française de normalisation) ont publié en mai 2024 un référentiel de la production cinématographique, audiovisuelle et publicitaire responsable et durable (AFNOR SPEC 2308). Ce référentiel vise à accompagner les professionnels de ces secteurs dans leur démarche de production responsable en leur apportant les informations et ressources nécessaires ainsi que des solutions concrètes, notamment pour garantir le bien-être animal. Sur ce point, il s’appuie sur la règle des 3R, à savoir Remplacer (éviter au maximum l’utilisation d’animaux vivants dans les tournages), Réduire (le nombre d’animaux et le temps de leur présence sur le plateau) et Raffiner (les conditions de tournage des animaux en termes d’hébergement ou de soins sur place, avec interdiction de toute forme de sédation ou de souffrance). Enfin, afin de remplacer entièrement les animaux dans les œuvres cinématographiques ou audiovisuelles, les sociétés de production ont également la possibilité de recourir à des effets visuels et peuvent d’ailleurs, à ce titre, bénéficier des aides financières du CNC destinées à soutenir la production d’œuvres recourant de manière significative à ces techniques numériques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6259</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Baisse des crédits alloués aux monuments historiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1727. — 5 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur la baisse évoquée de 15 millions d’euros des crédits alloués aux monuments historiques. En effet, devant le nombre croissant d’opérations de restauration et d’entretien du patrimoine culturel, cette récente annonce entraîne une légitime préoccupation de la part des collectivités territoriales. En outre, le manque de détails dans le PLF 2025 sur la répartition des lignes budgétaires du programme « Patrimoine » fait craindre une ponction sur le budget alloué à l’action « Monuments historiques et patrimoine monumental ». Pour rappel, le décret du 21 février 2024 avait déjà annulé 99,5 millions d’euros de crédits initialement prévus pour les monuments historiques. Au moment où les DRAC ont de plus en plus de difficultés pour honorer toutes les demandes de subvention et sont fréquemment obligées de rogner leur pourcentage d’aides, comment cette baisse budgétaire va-t-elle permettre d’assurer la sauvegarde du patrimoine français ? Cela risque de donner lieu à un ralentissement des chantiers de restauration des monuments historiques qui nécessitent pourtant un entretien régulier. Mme la députée rappelle que ce patrimoine est un facteur de cohésion sociale et une source d’attractivité pour l’économie locale en fournissant des emplois non délocalisables au secteur du tourisme et pour les artisans. Ainsi, elle lui demande si elle compte amender cette décision budgétaire ou, à défaut, proposer un dispositif compensatoire pour assurer la pérennité du patrimoine historique et architectural français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6259</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le projet de loi de finances pour 2025 tel qu’il a été déposé à l’Assemblée nationale, l’évolution des crédits de paiement pour le programme 175 « Patrimoines » (par rapport à la loi de finances pour 2024) est de + 7,3 millions d’euros (+0,6 %) en crédits de paiement (CP), soit un total de 1 201,1 millions d’euros pour 2025. En outre, lors de son audition en commission culture au Sénat le 5 novembre dernier, la ministre de la culture a indiqué la volonté du Gouvernement de déposer un amendement qui devrait sensiblement augmenter les crédits consacrés aux patrimoines. La ministre de la culture a rappelé que le patrimoine constitue une priorité de son action et que le soutien du ministère dans ce domaine est total, sur l’ensemble du territoire et également dans les territoires ruraux. Il convient par ailleurs de revenir sur le décret d’annulation du 21 février 2024 : les annulations intervenues avec ce décret représentent une baisse de 4,6 % des crédits budgétaires. L’annulation de crédits sur le programme 175 s’est élevée à -99,54 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en CP. Cependant, à la suite de cette annulation, le programme 175 a reçu un virement de solidarité à hauteur de +10 millions d’euros en AE et en CP, soit un schéma d’annulation de 89,54 millions d’euros en AE et en CP. La réserve de précaution du programme a été intégralement dégelée et annulée, à hauteur de 67,5 millions d’euros en AE et 51,8 millions d’euros en CP. À la suite de la nouvelle programmation initiale, résultant du dégel et de l’annulation de cette réserve, les crédits initiaux disponibles post annulations du programme 175 se sont élevés à 1 389,88 millions d’euros en AE et 1 104,27 millions d’euros en CP, soit une réduction de 22 millions d’euros en AE et 37,7 millions d’euros en CP des crédits disponibles. La répartition des annulations sur l’ensemble des crédits du programme a été effectuée de manière homothétique afin de répartir l’effort sur les différentes entités et actions de la direction générale des patrimoines et de l’architecture. Les réductions de crédits concernant les crédits des directions régionales des affaires culturelles se sont ainsi élevées à 6 millions d’euros en AE et 12,3 millions d’euros en CP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2010</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6259</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Carlos Martens Bilongo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Présence d’animaux non domestiques sur les tournages audiovisuels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2010. — 19 novembre 2024. — M. Carlos Martens Bilongo interroge Mme la ministre de la culture sur la présence d’animaux non domestiques sur les tournages cinématographiques ou publicitaires. Il n’existe aucune réglementation spécifique relative aux tournages avec des animaux. Pourtant, la France a déjà pris des décisions pour protéger les êtres les plus vulnérables dans le cadre de cette activité. Par exemple, il est interdit de faire apparaître à l’écran un bébé humain de moins de trois mois. Grâce aux progrès techniques, cette interdiction de bon sens n’entrave aucunement la liberté de création. Des entreprises proposent maintenant de « faux bébés » qui paraissent incroyablement vrais. S’il est possible de reproduire des bébés humains plus vrais que nature, nul doute qu’il est aussi possible de le faire pour les animaux : c’est ce qu’on appelle l’animatronique. À l’heure où les Françaises et les Français se disent très préoccupés par la cause animale et où les animaux sauvages seront bientôt délivrés des cages des cirques itinérants, il serait temps de s’intéresser à la question de ceux qui sont emprisonnés pour des tournages cinématographiques ou publicitaires. En effet, tigres, panthères, singes, notamment, subissent la captivité, le dressage et des transports éprouvants pour apparaître sur les écrans alors qu’il existe de multiples alternatives pour les représenter ; à celle déjà citée l’on peut y ajouter les effets spéciaux et les banques d’images. Persuadé qu’il est essentiel de repenser les rapports des humains aux animaux pour une société de l’harmonie, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’interdire l’exploitation d’animaux sauvages pour la création artistique (cinéma, publicité, clip vidéo, etc.).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6260</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes a prévu l’interdiction, dans les établissements itinérants, de la détention, du transport et des spectacles incluant des espèces d’animaux non domestiques en 2028 (article L. 413-10-II du code de l’environnement) et a également encadré le recours à des animaux sauvages pour la création artistique. À cet effet, et depuis le 1er décembre 2023, il est notamment interdit « de présenter des animaux non domestiques, que ceux-ci soient captifs ou sortis de leur milieu naturel, lors d’émissions de variétés, de jeux et d’émissions autres que de fiction majoritairement réalisées en plateau, en dehors des locaux d’établissements disposant de l’autorisation d’ouverture prévue à l’article L. 413-3, et diffusés sur un service de télévision ou mis à disposition sur un service de médias audiovisuels à la demande, au sens de la loi n° 86 1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. ». Bien que cette interdiction ciblée sur le divertissement ne soit pas applicable aux œuvres audiovisuelles ou cinématographiques, plusieurs dispositions législatives et réglementaires générales garantissent toutefois que ces œuvres soient réalisées dans le respect des principes relatifs à la protection des animaux. Ainsi, le code rural et de la pêche maritime (CRPM) interdit « d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité » (articles L. 214-3 et R. 214-17 du CRPM). Ces dispositions sont pleinement applicables sur les tournages, qui peuvent être contrôlés conformément à l’article L. 214-23 du CRPM, comme tous locaux et installations où se trouvent des animaux. Par ailleurs, l’ouverture d’un établissement détenant des animaux d’espèces non domestiques, notamment pour la location, est soumise à autorisation délivrée par le préfet et le responsable de l’établissement doit être titulaire d’un certificat de capacité pour l’entretien de ces animaux (articles L. 413-2 et L. 413-3 du code de l’environnement). L’arrêté d’autorisation permet d’établir « la liste des espèces ou groupe d’espèces, le nombre des animaux de chaque espèce ou groupe que l’établissement peut détenir ainsi que les activités susceptibles d’être pratiquées dans l’établissement » et de fixer les prescriptions nécessaires, notamment en ce qui concerne la qualité des équipements d’accueil des animaux, conformément aux impératifs de protection de chaque espèce (article R. 413-19 du code de l’environnement). Le manquement à ces prescriptions fait l’objet de sanctions administratives, listées aux articles R. 413 48 et R. 413-49 du code de l’environnement. Enfin, différentes sanctions pénales (contraventions ou délits), prévues par le CRPM (article R. 215-4) et le code pénal (articles 521-1 à 521-2, R. 653-1 et R. 654-1), permettent de punir les auteurs, quels qu’ils soient, de mauvais traitements, de sévices graves, d’actes de cruauté envers des animaux sauvages, ou d’occasionner involontairement des blessures ou la mort. Le recours à des animaux sauvages pour la création artistique est donc déjà soumis à un encadrement complet et efficace, tant en ce qui concerne les prestataires auxquels les sociétés de production peuvent faire appel, que les conditions d’accueil et d’intervention d’animaux sauvages pendant le tournage. En outre, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et la direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la culture, assistés par l’AFNOR (association française de normalisation) ont publié en mai 2024 un référentiel de la production cinématographique, audiovisuelle et publicitaire responsable et durable (AFNOR SPEC 2308). Ce référentiel vise à accompagner les professionnels de ces secteurs dans leur démarche de production responsable en leur apportant les informations et ressources nécessaires ainsi que des solutions concrètes, notamment pour garantir le bien-être animal. Sur ce point, il s’appuie sur la règle des 3R, à savoir Remplacer (éviter au maximum l’utilisation d’animaux vivants dans les tournages), Réduire (le nombre d’animaux et le temps de leur présence sur le plateau) et Raffiner (les conditions de tournage des animaux en termes d’hébergement ou de soins sur place, avec interdiction de toute forme de sédation ou de souffrance). Enfin, afin de remplacer entièrement les animaux dans les œuvres cinématographiques ou audiovisuelles, les sociétés de production ont également la possibilité de recourir à des effets visuels et peuvent d’ailleurs, à ce titre, bénéficier des aides financières du CNC destinées à soutenir la production d’œuvres recourant de manière significative à ces techniques numériques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2024</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6261</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Fonds de soutien à l’expression radiophonique dans les territoires ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2024. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Monnet alerte Mme la ministre de la culture sur les conséquences des coupes budgétaires importantes envisagées par le Gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2025, en direction du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). L’annonce d’une baisse de 35 % du FSER est un coup dur pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la vie et aux acquis démocratiques des radios associatives. Alors que le FSER constitue, en moyenne, 40 % des ressources des 750 radios associatives recensées en France, cette mesure pourrait mettre en danger 70 % à 80 % d’entre elles et 800 emplois seraient directement menacés. Leur rôle décisif est pourtant reconnu pour la démocratie, dans la cohésion des territoires et dans la communication sociale de proximité. Donner une voix à celles et ceux qui en sont souvent privés, relayer le travail des acteurs et des élus locaux, faire résonner les initiatives citoyennes locales : ces enjeux essentiels supposent de garantir le pluralisme, la richesse et la diversité et le maillage du paysage radiophonique. En particulier pour les territoires ruraux comme le département de l’Allier, on ne peut que constater la contradiction manifeste d’une telle annonce budgétaire avec les intentions affichées par Mme la ministre il y a quelques semaines, dans le cadre du « Printemps de la Ruralité » et du « Plan Culture et Ruralité ». Ce plan proclamait ainsi que « les radios associatives de proximité jouent un rôle crucial pour la vitalité des territoires ruraux et le renforcement du lien social. Présentes pour trois quarts d’entre elles en milieu rural, elles sont au cœur des tissus associatifs locaux qu’elles participent à mettre en réseau et touchent de nombreux habitants par une programmation culturelle de proximité. Elles font face à des problématiques spécifiques par rapport aux radios en territoires urbains : fragilité des subventions des collectivités locales ; frais plus importants engendrés par la couverture d’un territoire plus étendu (…) ; marché publicitaire plus restreint ». Ces constats aboutissaient à l’annonce de la « création d’un dispositif ciblé sur les radios situées dans les zones France ruralité revitalisation (FRR) et dans les territoires ultramarins, soit près de 220 radios. Cela prendra la forme d’un bonus à partir du fonds de soutien à l’expression radiophonique, représentant un gain moyen de l’ordre de 10 000 euros par radio, au service d’une animation culturelle locale de qualité souvent permise par l’engagement de bénévoles ». Il lui demande si ces annonces sont toujours d’actualité, alors que les mesures du PLF 2025 semblent les contredire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6261</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les radios associatives jouent un rôle essentiel en faveur de la cohésion sociale et du pluralisme. Chaque année, environ 750 d’entre elles bénéficient des aides du fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources. Cet attachement a en outre été réaffirmé dans le cadre du Plan Culture Ruralité présenté à l’été 2024 qui prévoit de créer une aide supplémentaire pour les radios associatives situées en zone rurale et en Outre-mer. Cette mesure vise à prendre en compte les difficultés particulières de ces radios et leur permettre de poursuivre et d’amplifier leurs actions au sein de ces territoires. Dès la fin de l’année 2024, chaque radio concernée se verra accorder une majoration d’environ 10 000 euros supplémentaires en moyenne de leur subvention au titre du FSER. Dans un contexte budgétaire contraint, le projet de loi de finances pour 2025 déposé à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2024 prévoyait une baisse des crédits du FSER. Cette situation n’était pas satisfaisante. La ministre de la culture a indiqué qu’elle souhaitait que des solutions soient trouvées lors de l’examen du texte. Le Gouvernement a entendu les préoccupations trans-partisanes exprimées par les parlementaires et les élus locaux et a décidé de déposer un amendement pour rétablir les crédits du FSER à leur niveau de 2024. Les radios locales et associatives pourront ainsi continuer à assurer leur rôle essentiel en faveur du lien social et de la culture de proximité, particulièrement dans les territoires les plus isolés. Cette décision témoigne de l’engagement du ministère de la culture aux côtés des radios associatives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>320</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6261</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation critique de l’usine Azur Production de Chambley-Bussières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            320. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Boulogne appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la situation particulièrement préoccupante de l’usine Azur Production, située à Chambley-Bussières, en Meurthe-et-Moselle. Cette entreprise, implantée depuis 1969 et spécialisée dans la fabrication de fenêtres, portes et baies vitrées, emploie 140 salariés et constitue un acteur économique essentiel du territoire, avec un chiffre d’affaires de 32,7 millions d’euros en 2023. Sa contribution à la souveraineté industrielle du pays est réelle ; elle utilise notamment en grande partie des matériaux produits en France et recyclés. L’usine fait actuellement face à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mis en œuvre par le groupe Lapeyre, racheté à Saint-Gobain en 2020 par le fonds d’investissement allemand Mutares. Ce fonds, qui a perçu 250 millions d’euros lors de cette acquisition, a, selon les partenaires sociaux, dilapidé une partie significative de cette somme et doit récupérer la gestion de 53 millions d’euros d’une fiducie sociale destinée aux salariés du groupe. Cette situation suscite de vives inquiétudes parmi les employés. Une grève massivement suivie est en cours depuis le 16 septembre 2024 pour protester contre la suppression annoncée d’une cinquantaine de postes et de possibles durcissements des conditions de travail des salariés, ayant souvent plus de 30 ans d’ancienneté dans l’usine. Plus généralement, M. le député s’inquiète de la pérennité du site d’Azur Production. En effet, « une feuille de route » de Mutares divulguée en 2020 par les syndicats prévoyait la fermeture de quatre des dix sites en France, dont celui de Chambley-Bussières en 2022. Très préoccupé par cette situation, M. le député s’est rendu sur le site peu après son élection afin de rencontrer la direction de l’usine et les partenaires sociaux. Aucun accord n’a été obtenu à la suite des négociations s’étant ultérieurement déroulées autour des modalités du PSE, qui doit être dévoilé courant octobre 2024. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions il entend entreprendre pour assurer la sauvegarde des emplois menacés - ou tout du moins le départ de salariés dans les meilleures conditions possibles - et plus généralement sur la pérennité d’Azur Production.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6262</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’entreprise Azur Production, située à Chambley-Bussières en Meurthe-et-Moselle, appartenant au groupe Lapeyre racheté en 2020 par le fonds d investissement allemand Mutares, a en effet engagé une procédure de plan de sauvegarde de l emploi (PSE) visant à la suppression de 52 emplois. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de menuiseries en PVC, invoque des motifs conjoncturels (baisse des commandes et des volumes produits liée aux difficultés du secteur du BTP et notamment de la construction/rénovation de logements, forte concurrence, hausse des prix des matières premières et de l énergie) à l appui de ce projet de PSE. Le Gouvernement et les services de l État, dès qu’ils ont eu connaissance de ce projet de PSE, se sont particulièrement mobilisés et sont intervenus pour veiller au respect de la procédure initiée par l’entreprise et du dialogue social et s’assurer de la qualité des mesures d’accompagnement au reclassement et à la reconversion des salariés. Un accord majoritaire entre l entreprise et les organisations syndicales CFDT et FO a ainsi pu être signé le 10 octobre 2024. Il est actuellement en cours d’instruction par la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) du Grand-Est en vue de sa validation qui devrait intervenir dans les tous prochains jours. Cet accord prévoit notamment des mesures d’aide et d’accompagnement au reclassement interne et externe (mobilité, congé de reclassement de 9 à 16 mois, cellule de reclassement, budget formation, aide à la création d entreprise) permettant le reclassement et/ou la reconversion des salariés ainsi qu une indemnité supra-légale calculée en fonction de l’ancienneté des salariés. Une attention particulière sera portée, au niveau local, par les services de l’État au fonctionnement et aux résultats de la commission de suivi de la cellule de reclassement déployée après la notification des licenciements. Par ailleurs, l’entreprise sera assujettie dans les prochaines semaines à son obligation de revitalisation. Les modalités de cette future convention de revitalisation (montant de la contribution, calendrier, typologie des actions) seront déterminées entre le préfet de Meurthe-et-Moselle et l’entreprise afin de recréer un nombre d’emplois au moins équivalent à celui des emplois supprimés. Sur tous ces points, le Gouvernement et les services de l’État veilleront à l’association et à l’implication des acteurs locaux (élus, collectivités territoriales, entreprises, chambres consulaires, France Travail). Enfin, le Gouvernement et les services de l’État restent particulièrement vigilants sur l’avenir de l’entreprise et, d’une manière générale, sur celui du groupe Lapeyre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>496</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6262</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Modification des heures d’accueil téléphonique de l’Insee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            496. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la modification des heures d’ouverture de l’accueil téléphonique de l’Insee et ses conséquences pour les concitoyens de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte. Jusqu’en juin 2024, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, heures de l’Hexagone, les agents de l’Insee renseignaient au téléphone les concitoyens sur des questions relatives à leur vie courante (numéro d’identification, indices de pension alimentaire ou de loyer, enquêtes, etc.) et les entreprises sur les différentes étapes de leur vie (création, modification, cessation). Depuis le 1er juillet 2024, l’accueil téléphonique n’est plus ouvert que de 9 h à 13 h, heures de l’Hexagone. Or avec le décalage horaire, les usagers résidant en Guadeloupe ou en Martinique, par exemple, ne peuvent désormais plus joindre l’Insee qu’entre 3 h et 7 h du matin ou 4 h et 8 h du matin heures locales, selon que l’on est en heures dites « d’été » ou « d’hiver ». Connaissant les difficultés d’accès aux moyens électroniques dans ces territoires, le mail ou le site internet ne peuvent pas être considérés comme des solutions de remplacement. Il lui demande quelles mesures seront mises en oeuvre pour préserver la qualité du service public et l’égal accès à l’accueil téléphonique de l’Insee de tous nos concitoyens, y compris ceux résidant en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6263</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Insee vient en effet de réorganiser son service de réponse aux usagers : les moyens de réponse téléphonique sont désormais concentrés sur des plages horaires resserrées (9h-13h heure de métropole). Cette évolution résulte de la forte augmentation des demandes, notamment par courriel, laquelle se traduisait par une dégradation du service : forte diminution du taux d’appels pris en charge (à certaines heures, seule une minorité d’appelants parvenait à joindre un conseiller de l’Insee) et forte augmentation des délais de réponse aux courriels. La réorganisation doit permettre de mieux concilier les deux types de contact (mail et téléphone) et d’atteindre les objectifs fixés aux services publics, à savoir une prise en charge de 85 % des appels reçus et une réponse sous cinq jours ouvrés aux demandes par courriel pour tous les publics de l’Insee. En parallèle, l’Insee développe différents outils pour répondre aux usagers 24H/24 chaque jour de l’année : les serveurs vocaux interactifs donnent l’information recherchée à l’usager dans une très grande majorité des cas, une mise en relation avec un conseiller n’est demandée que pour deux à trois cas sur dix ; les robots conversationnels assurent en moyenne 300 conversations quotidiennes et parviennent à interpréter plus de 90 % des demandes. Pour reprendre certains exemples cités, d’une part les indices permettant d’actualiser une pension alimentaire ou un loyer ne sont pas donnés au téléphone par les conseillers depuis de nombreuses années ; ils sont en revanche disponibles sur un serveur vocal interactif dédié. D’autre part, les questions liées aux enquêtes concernant les particuliers arrivent fréquemment le week-end ou en dehors des heures d’ouverture des services, elles font donc l’objet de demandes par courriel, et une bonne part des usagers trouvent leur réponse sur un autre serveur vocal ou sur un robot conversationnel. Enfin, pour ce qui est des démarches des entreprises, notamment en lien avec le guichet unique, elles nécessitent dans la très grande majorité des cas l’envoi de pièces justificatives par courriel.Pour revenir au cas des citoyens ultramarins, en particulier ceux des Antilles, l’Insee a bien identifié la difficulté éventuelle et sera vigilant quant à l’impact des nouveaux horaires. Différentes solutions techniques et organisationnelles sont d’ores et déjà envisagées pour un déploiement si besoin début 2025, la qualité de la réponse apportée à tous les publics demeurant une priorité pour l’Insee comme pour l’ensemble des services publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1159</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6263</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mise en place du guichet unique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1159. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la persistance des difficultés rencontrées dans la mise en place du guichet unique pour les formalités des entreprises. Instauré par l’article 1er de la loi Pacte, ce guichet unique électronique a été mis en place le 1er janvier 2023, remplaçant les services Infogreffe précédemment utilisés. Consécutivement à plusieurs dysfonctionnements, les services Infogreffe ont été partiellement réactivés le temps de rendre la plateforme du guichet unique pleinement opérationnelle. Toutefois, certaines difficultés persistent, ce qui ne permet toujours pas à certains utilisateurs d’effectuer leurs formalités et aux greffiers de recevoir les formalités lorsque les utilisateurs parviennent à les réaliser. Cette situation est susceptible de pénaliser les entreprises qui devront supporter des retards dans le traitement de leurs formalités, voire l’impossibilité de respecter certaines de leurs obligations légales et réglementaires. De ce fait, il souhaite connaître ses intentions concernant la persistance des dysfonctionnements de la plateforme du guichet unique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6263</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après des difficultés en 2023, le guichet unique est maintenant fonctionnel et stable. Depuis le 1er janvier 2023, il a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024 à la date du 8 octobre 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. Ce sont ainsi cette année 1,3 million de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. L’essentiel des formalités est déposé aujourd’hui sur le guichet unique : les formalités sont effectuées sur ce dernier à 100% pour les entreprises individuelles depuis janvier 2023, et, au global,  100% des immatriculations, 60% des modifications, 95% des cessations, 80% des dépôts de comptes annuels sont effectués sur le guichet. Avec 92% des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72% des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil majeur pour cette population. Ce sont ainsi 50 000 professionnels différents qui ont déposé depuis 6 mois des formalités sur le guichet unique, avec un taux d’usage légèrement plus intense sur le guichet unique que sur Infogreffe (15% de formalités supplémentaires). Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’Etat (registre national des entreprises (RNE), et répertoire SIRENE). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. De plus, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8,4/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSND et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’Etat est de revoir les interfaces au 1er semestre 2025. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, il est dorénavant pleinement fonctionnel. Les volumes comme la variété des dépôts attestent de cette réalité. Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, l’actuelle procédure de continuité prend fin le 31 décembre 2024. Elle n’est d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50% des formalités, et dans la mesure où le déclarant constate une difficulté grave sur le guichet unique. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été d’un grand secours en 2023, elle occasionne dorénavant deux types de difficultés structurelles ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté est celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90% des recours à Infogreffe se font directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’INPI est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté est celle de la circulation des données au sein de l’Etat et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée est transcrite directement dans les deux registres tenus par l’Etat (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF). Les greffes locaux éprouvent pour leur part de grandes difficultés à transmettre des données qualitatives et dans les temps. Ainsi, 10 des 35 caisses locales de mutualité sociale agricole (MSA) n’ont pas encore reçu ou n’ont que partiellement reçu l’information attendue, et 25% des envois de données à l’INSEE ne disposent pas de numéro SIRET ou de code APE. Le recours à Infogreffe, en vue d’obtenir l’inscription au RCS et la production d’un extrait Kbis, occasionne sur ce champ des difficultés structurelles pour les entreprises : l’affiliation sociale, l’affiliation fiscale, la vérification de la qualité artisanale (par la CMA), ou encore l’affiliation agricole comme critère d’éligibilité à la PAC (par la MSA) sont complexifiées. Le gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la DINUM, dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>376</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6264</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Maladie/retraite dans la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            376. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la prise en compte des arrêts maladie dans le calcul des droits à la retraite des salariés de la fonction publique. Bien que les travailleurs continuent de cotiser pour leur retraite pendant un arrêt maladie, si celui-ci excède quatre trimestres, les périodes supplémentaires en arrêt ne sont pas comptabilisées dans le calcul des droits à la retraite. Cette situation pénalise les travailleurs, qui ne bénéficieront pas des trimestres cotisés au-delà de cette durée pour le calcul de leur âge de départ à la retraite. Ce problème touche particulièrement les fonctionnaires bénéficiant du dispositif de carrière longue, les empêchant de partir de manière anticipée à cause de la non-comptabilisation des trimestres d’arrêt maladie. Cela va à l’encontre de l’objectif même du dispositif, qui est de permettre un départ anticipé à la retraite hors incapacité permanente, pour les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage concernant le calcul des droits à la retraite pour les salariés ayant été en arrêt maladie pendant plus de quatre trimestres, notamment dans le cadre des carrières longues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6265</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fonctionnaires peuvent bénéficier, au cours de leur carrière, de congés pour cause de maladie dont les conditions sont fixées aux articles L. 822-1 à L. 822-5 du code général de la fonction publique (CGFP). Il est possible que certaines périodes ne comportant pas l’accomplissement de services effectifs soient prises en compte pour la constitution du droit à pension, dans les conditions fixées à l’article L. 9 du code de pensions civiles et militaires de retraite. Le dernier alinéa de cet article prévoit que « les positions prévues aux articles 34 et 45 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée, le temps passé dans une position ne comportant pas l’accomplissement de services effectifs n’est compté comme service effectif que dans la limite de cinq ans et sous réserve que les bénéficiaires subissent pendant ce temps, sur leur dernier traitement d’activité, les retenues prescrites par le présent code ». De ce fait, les congés de maladie entrent dans le champ de l’article 34 de la loi n° 84-16 précitée. Dans le cas où un agent titulaire de la fonction publique bénéficie de plus de quatre trimestres en congé de maladie, cette période est prise en compte dans la constitution du droit à pension, en étant comptabilisées dans la durée de services et de bonifications, dans la limite de cinq ans. Par ailleurs, le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue, prévu à l’article L. 25 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR) permet également la prise en compte de ces périodes, mais pour des durées différentes. Pour bénéficier de ce dispositif, l’agent doit avoir commencé sa carrière à un âge anticipé et avoir également accompli une certaine durée totale d’assurance. L’article D. 16-2 du même code précise les modalités de prise en compte des congés de maladie statutaire dans celle-ci. Aussi, le 2° du I de l article D. 16-2 dispose que les périodes pendant lesquelles les fonctionnaires ont été placés en congé de maladie statutaire dans la limite de quatre trimestres sont réputées avoir donné lieu à cotisation. Sans méconnaître les situations difficiles dans lesquelles peuvent se trouver les personnes atteintes par la maladie, il convient de rappeler que la retraite anticipée pour carrière longue se conçoit comme une dérogation au dispositif de droit commun permettant de bénéficier d’une pension. Le bénéfice de la retraite anticipée pour carrière longue ne saurait être ouvert que sous réserve d’une durée d’assurance témoignant d’une certaine durée de services effectifs accomplis par l’agent. Les périodes ne comportant pas l’accomplissement de services effectifs se voient ainsi appliquer un plafond, s’inscrivant dans le respect du principe de contributivité et de solidarité de notre système de retraites.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>42</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6265</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Estelle Mercier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Baisse des commandes sur le marché Formation civique du CIR dans le Grand Est</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            42. — 1 octobre 2024. — Mme Estelle Mercier alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation des prestataires de service de l’OFII dans le cadre de la baisse des commandes sur le marché Formation civique du contrat d’intégration républicaine du Grand Est. Ces prestataires de services, qui proposent des formations linguistiques et civiques dans le cadre du contrat d’intégration républicaine des nouveaux arrivants en France, sont aujourd’hui affectés par une baisse de 80 % de la commande publique dans la région Grand Est, sans avoir pu l’anticiper. Cette baisse de commande affecte fortement leur situation financière, puisqu’ils dépendent en grande partie de leur marché avec l’OFII. Ils sont donc contraints de mettre en place des mesures de chômage partiel pour la quasi-totalité de leur personnel et se posent légitimement des questions sur l’avenir de leur activité, de leurs locaux et de leur matériel. Ces pertes de contrats ont également un impact non négligeable sur le parcours d’intégration des bénéficiaires qui ne peuvent plus suivre, dans les délais impartis, les formations demandées dans le cadre du CIR. Cela représente près de 10 000 bénéficiaires dans le Grand Est, qui, en plus de ne pouvoir terminer leur parcours d’intégration, ne peuvent pas s’insérer dans le monde du travail, faute de titre de séjour. Mme la députée demande donc au Gouvernement une réévaluation des crédits alloués à l’action 11 du programme 104, qui permettraient de garantir la qualité des services d’intégration et le maintien des emplois des prestataires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6265</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’année 2023 a connu une forte hausse du nombre de signataires du contrat d’intégration républicaine (CIR) passant à l’échelle nationale de 110 080 en 2022 à 127 876 en 2023 (passage de 6 905 en 2022 à 8 112 en 2023 en région Grand Est). Les formations linguistiques prescrites dans le cadre du CIR s’étalent sur plusieurs mois, les forfaits linguistiques allant de 100h à 600h. Aussi, les prestataires de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ont-ils connu une augmentation importante des heures de formations commandées au cours du 1er semestre 2024, compte tenu du nombre de signataires en 2023 dont la formation se poursuit en 2024. Le 3ème trimestre 2024 a connu un freinage des entrées compte tenu de la consommation très dynamique du 1er semestre des enveloppes budgétaires limitatives déléguées aux délégations territoriales de l’OFII. Les commandes ont repris pour le 4ème trimestre. Au global sur l’année 2024, les crédits dédiés aux formations linguistiques et civiques auront augmenté de plus de 15 % par rapport à 2023. Sur le lot de la région Grand Est, la dépense totale au 30 septembre 2024 s’élevait à 7,4 millions d’euros en crédits de paiement, soit une augmentation de 18,5 % par rapport au montant exécuté au 30 septembre 2023. Aussi, sur la formation linguistique comme sur la formation civique, l’activité est plus importante en 2024 qu’en 2023. La régulation de l’activité intervenue cet été ainsi qu’un lissage de la commande sur l’ensemble de l’année étaient nécessaires au regard de la très forte activité du premier semestre. Il convient, par ailleurs, de rappeler que les retards d’entrées en formation freinent en effet les parcours d’intégration mais n’ont pas d’incidence sur la délivrance des titres de séjour, celle-ci étant antérieure à la signature du CIR.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>687</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6266</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolongation de l’âge limite d’exercice de sapeur-pompier volontaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            687. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre de l’intérieur sur la prolongation de l’âge limite d’exercice en tant que sapeur-pompier volontaire à 67 ans. À l’heure actuelle, l’article R. 723-52 du code de la sécurité intérieure prévoit une cessation à 60 ans de l’engagement du sapeur-pompier volontaire avec toutefois une possibilité de prolongation à 65 ans sous réserve d’aptitude médicale. Alors que les volontaires comptent parmi trois quarts des effectifs des sapeurs-pompiers et qu’ils prennent en charge deux tiers des interventions, un certain nombre de territoires connaît des difficultés de maintien d’effectifs. En effet, les volontaires étant essentiellement composés de jeunes actifs, les centres de secours subissent des carences de personnel au milieu de la journée. De surcroît, ces carences sont amplifiées par l’obligation pour les sapeurs-pompiers volontaires de demeurer à moins de cinq minutes du centre de secours. C’est ici que la prolongation de l’âge limite d’exercice à 67 ans prend tout son sens. Non seulement, elle permettrait aux plus âgés de faire profiter les plus jeunes de leur expérience mais aussi de remédier aux carences observées dans les centres de secours. Il souhaiterait connaître l’état des concertations menées par le ministère de l’intérieur pour faire évoluer la réglementation en faveur de la prolongation de l’âge limite d’exercice à 67 ans sous réserve de l’aptitude médicale dans la période 2024-2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6266</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions relatives à l’âge de cessation d’activité pour les sapeurs-pompiers volontaires sont contenues dans les articles R. 723-7 et R. 723-52 du code de la sécurité intérieure. Elles prévoient, comme vous le mentionnez, une cessation d’activité de plein droit des sapeurs-pompiers volontaires à 60 ans, avec une prolongation possible jusqu’à 65 ans, sous conditions d’aptitude médicale. Cette limite est fixée à 70 ans pour les médecins et pharmaciens, et à 68 ans pour les infirmiers et vétérinaires. Dans le contexte opérationnel tendu que vous décrivez et au regard d’évolutions sociétales récentes touchant à la fin d’activité, mes services ont travaillé à une évolution de ces dispositions en concertation avec les représentants des sapeurs-pompiers volontaires et des services d’incendie et de secours. A la suite de cette concertation, un projet de décret a été soumis aux consultations obligatoires et est actuellement en cours de transmission au Conseil d’État. Il prévoit notamment une mesure visant à repousser de 2 années, toujours sous condition d’aptitude médicale, l’ensemble des limites d’âge relatives à la cessation d’activité des sapeurs-pompiers volontaires. Ce décret devrait pouvoir être publié d’ici la fin de l’année 2024 et ainsi répondre favorablement à ce besoin de poursuite de l’engagement de nos concitoyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1103</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6266</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle suite aux crues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1103. — 22 octobre 2024. — M. Bérenger Cernon alerte M. le ministre de l’intérieur sur les récentes inondations qui ont frappé le département de l’Essonne à la suite des fortes pluies causées par la tempête Kirk. Cette tempête a occasionné des précipitations record dans plusieurs départements : il est ainsi souvent tombé en une nuit l’équivalent d’un mois de précipitations habituelles pour un mois d’octobre. Les communes de Brunoy, Yerres, Montgeron et Crosne ont été particulièrement touchées par ces inondations, entraînant l’évacuation de plusieurs habitations ainsi que de l’hôpital du Val d’Yerres. La ville de Vigneux a aussi été impactée, entraînant des inondations de caves ou encore des fuites dans les toitures. Bien que la Seine ne soit pas entrée en crue simultanément, la montée des eaux a provoqué des dégâts matériels conséquents. L’action du Syage (Syndicat de gestion des eaux) a fort heureusement permis de limiter l’ampleur des dommages. Cependant, ces récentes crues, qui se répètent de manière inquiétante ces dernières années (en 2016, puis en 2018 et enfin en 2024), mettent en lumière la grande vulnérabilité des territoires face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Dans ce contexte, M. le député sollicite auprès de M. le ministre la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes de sa circonscription touchées. Cette mesure est indispensable pour permettre aux habitants sinistrés de bénéficier rapidement des indemnisations justes et nécessaires pour faire face aux dégâts subis. En effet, cette reconnaissance permettrait à la solidarité nationale de s’exprimer pleinement dans ces moments de grande difficulté pour les populations touchées. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6267</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Suite à la tempête Kirk, une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a été engagée. 531 communes des sept départements les plus touchés par ce phénomène ont été rapidement reconnues en état de catastrophe naturelle, pour les inondations et coulées de boues provoquées par la tempête Kirk, par l’arrêté n° INTE2428153A publié au Journal Officiel le 26 octobre 2024. D’autres communes, dont les demandes de reconnaissance ont été déposées plus tardivement, ont été reconnues au même titre, par l’arrêté n° INTE2428510A publié au Journal Officiel le 5 novembre 2024. 72 communes de l’Essonne sont concernées par ces arrêtés, dont les communes de Brunoy, Yerres, Montgeron et Crosnes. Les services de l’Etat sont pleinement mobilisés pour venir en soutien des particuliers, des entreprises et des collectivités locales sinistrés par ces inondations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1104</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6267</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Tempête Kirk : il faut reconnaître l’état de catastrophe naturelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1104. — 22 octobre 2024. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence de réunir la commission interministérielle de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle afin de reconnaître au plus vite cet état de catastrophe naturelle concernant la tempête Kirk. La tempête Kirk a durement touché la 10e circonscription de l’Essonne. Les villes de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge et Saint-Michel-sur-Orge ont été en particulier très impactées par des inondations catastrophiques. Au moment où M. le député écrit, de nombreux habitants de ces trois communes ont encore de l’eau à l’intérieur de leur domicile. Tous ceux qui sont touchés ont subi des dommages matériels plus ou moins importants, dégradant leurs meubles, leur maison ou leur appartement. Cette tempête a occasionné des précipitations record dans plusieurs départements : il est ainsi souvent tombé en une nuit l’équivalent d’un mois de précipitations habituelles pour un mois d’octobre. Certaines stations météo ont enregistré des records jamais vus depuis 1920. Par ailleurs, selon les scientifiques du groupe Climameter, le changement climatique a augmenté les précipitations de Kirk de 20 %. L’article L. 125-1 du code des assurances dispose que « sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles (…) les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ». Aussi, l’intensité inédite de la tempête Kirk et les inondations qu’elle a provoquées par ses précipitations hors normes imposent de reconnaître rapidement l’état de catastrophe naturelle pour permettre une juste indemnisation des victimes de la tempête Kirk. Aussi, il lui demande s’il entend réunir rapidement la commission interministérielle de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle afin de reconnaître au plus vite cet état de catastrophe naturelle concernant la tempête Kirk pour les inondations qu’elle a provoquées dans les communes susmentionnées et, au-delà, pour les communes touchées partout en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6267</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au terme d’une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, 531 communes des sept départements les plus touchés par ce phénomène, ont été rapidement reconnues en état de catastrophe naturelle pour les inondations et coulées de boues provoquées par la tempête Kirk par l’arrêté n° INTE2428153A publié au Journal Officiel les 26 octobre 2024. D’autres communes dont les demandes de reconnaissance ont été déposées tardivement ont été reconnues au même titre par l’arrêté n° NTE2428510A publié au Journal Officiel le 5 novembre 2024. 72 communes de l’Essonne sont concernées par ces arrêtés, dont les communes de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge et Saint-Michel-sur-Orge. Les services de l’Etat sont pleinement mobilisés pour venir en soutien des particuliers, des entreprises et des collectivités locales sinistrés par ces inondations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1632</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6267</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Interdiction de l’usage des produits phytosanitaires dans les cimetières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1632. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires dans les cimetières. L’arrêt de l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien de différents lieux a été initié par la loi n° 2014/110, dite « loi Labbé ». Cette interdiction a été élargie par un arrêté du 15 janvier 2021 dans tous les lieux fréquentés par le public ou à usage collectif comme les cimetières, stades et autres lieux de vie. Pour parvenir à un modèle « zéro pesticide », il faut disposer de moyens humains et financiers que beaucoup de communes ne peuvent pas mobiliser. Afin d’entretenir convenablement leurs cimetières, les communes se retrouvent dès lors contraintes d’opérer une coupe régulière de l’herbe par leurs agents municipaux. Faute des ressources humaines à consacrer à cette tâche, beaucoup de communes la délaissent à contrecœur. Dans les campagnes, de trop nombreux cimetières se retrouvent envahis par une quantité dramatique de mauvaises herbes, donnant l’image de cimetières abandonnés. Pour les habitants, cette vision est insupportable, représentant un inacceptable manque de respect pour leurs défunts. Nombre d’élus locaux se retrouvent d’ailleurs tenus pour responsable de cette situation intolérable, dans laquelle ils n’ont pourtant aucune responsabilité. Il souhaiterait donc connaître les mesures qui pourraient être prises afin d’aider les communes à entretenir leurs cimetières et rendre à ces lieux toute la dignité qui incombe au repos des morts. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6268</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2014-110 du 6 février 2014 visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national prévoyait qu’à compter du 1er janvier 2017, il était interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries accessibles et ouverts au public. Le Gouvernement, dans le cadre de l’arrêté du 15 janvier 2021 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les propriétés privées, les lieux fréquentés par le public et dans les lieux à usage collectif a étendu cette interdiction à l’ensemble des cimetières et columbariums. Le Gouvernement n’entend pas revenir sur ces dispositions législatives et règlementaires, qui représentent de vraies avancées environnementales, préservant la nature et la qualité des eaux. Il existe en effet des techniques alternatives aux produits chimiques comme par exemple le désherbage thermique, le balayage mécanique ou l’enherbement volontaire de certaines allées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>52</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6268</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la drépanocytose</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            52. — 1 octobre 2024. — M. Aly Diouara attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la drépanocytose, qui constitue un important sujet de santé publique. Cette maladie du sang, bien que peu médiatisée, est la première maladie génétique en France et dans le monde. Selon les données nationales disponibles, près de 30 000 personnes sont touchées. Avec plus de 500 nouveaux cas enregistrés en France chaque année, soit une augmentation de 44 % de la prévalence de cette maladie au cours de la dernière décennie, la drépanocytose est la seule affection génétique en progression dans le pays. L’Île-de-France et les départements d’outre-mer sont particulièrement touchés et concentrent la majorité des cas. La drépanocytose se manifeste par des symptômes lourds qui handicapent et pèsent dès le plus jeune âge sur l’espérance de vie et le quotidien des porteurs de cette pathologie. L’amélioration de la prise en charge des malades passe notamment par une détection précoce systématique et généralisée qui, aussi bien par souci d’efficacité dans la détection des cas que de lutte contre les discriminations, se doit de mettre fin au ciblage ethnique. En dépit de la gravité de cette maladie et de chiffres qui doivent alerter, la prise en charge de la drépanocytose demeure défaillante en France. La drépanocytose ne fait toujours pas l’objet d’un enseignement systématique dans le cursus des professionnels de santé. Cette situation entraîne de fortes disparités dans la prise en charge de cette maladie selon l’hôpital ou la région de prise en charge du patient et contraint la plupart du temps les malades à se rendre aux urgences, sollicitant des professionnels de santé souvent non-formés et démunis face à cette pathologie. Pour toutes ces raisons, la drépanocytose constitue un exemple parmi d’autres des inégalités devant la santé auxquelles sont confrontées de nombreux citoyens. Pour répondre à ces manques et au-delà des enjeux sociaux et territoriaux que la prise en charge de cette maladie pose, il apparaît comme primordial d’instaurer une stratégie nationale ambitieuse de lutte contre la drépanocytose telle que réclamée par les associations de patients et les professionnels depuis de longues années. Cette stratégie doit viser en particulier à la généralisation du dépistage prénatal, au renforcement de la prévention, ainsi qu’à l’amélioration de la recherche et de la formation des professionnels de santé autour de cette maladie pour garantir une meilleure prise en charge et ainsi mieux accompagner les personnes porteuses. En tant que député de la Seine-Saint-Denis, territoire particulièrement concerné par cette maladie, il s’associe aux nombreuses initiatives des associations de patients et des acteurs de la santé, portées à la connaissance des prédécesseurs de Mme la ministre (dont un « Livre blanc pour une stratégie nationale dédiée à la drépanocytose » rédigé en 2023), qui se battent pour sortir cette maladie de l’ombre. Il convient également de rappeler le chef de l’État à ses promesses de campagne de 2022, qui évoquaient notamment la mise en place d’un plan de détection et de prévention relatif à la drépanocytose afin que ce dernier se matérialise concrètement et ne reste lettre morte. Fort de ce constat, M. le député se tient à la disposition de Mme la ministre pour travailler ensemble à l’amélioration de la prise en charge de cette maladie dans le pays. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6269</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La drépanocytose, notamment le Syndrome drépanocytaire majeur (SDM), reste la première maladie génétique en France avec une prévalence dominante et en augmentation en Ile-de-France et en Outre-mer. Des mesures sont de prises pour prendre en charge les patients et améliorer la prévention sont d’ores-et-déjà en place. La prise en charge doit être multidisciplinaire et concerne les patients, leur famille et les aidants. Elle doit accompagner les personnes malades afin de réduire l’impact de la maladie sur les parcours de vie en tenant compte des enjeux de formation, d’élaboration de bonnes pratiques de diagnostic et de soins et d’éducation thérapeutique du patient pour la drépanocytose. Actuellement, la prise en charge du SDM vise à réduire la survenue et la sévérité des symptômes et des complications via un suivi médical régulier (vaccinations spécifiques, traitements médicamenteux), des règles hygiéno-diététiques, des transfusions sanguines, voire des échanges transfusionnels si besoin. Il est nécessaire de transfuser les patients atteints de drépanocytose avec des concentrés de globules rouges de donneurs de phénotypes les plus proches possibles afin de prévenir au maximum les allo- immunisations post-transfusionnelles dans des populations transfusées de façon fréquente. Ainsi, l’Etablissement Français du Sang a mis en place un plan d’actions, sous l’égide du coordonnateur national de la filière des sangs rares et des phénotypes d’intérêts, visant à définir des stocks cibles ainsi que leurs lieux de stockage optimaux dans l’hexagone et dans les territoires ultramarins. Par ailleurs, les traitements médicamenteux visent essentiellement à traiter les crises aiguës par des morphiniques ou des antalgiques et par l’oxygénothérapie en cas d’hospitalisation. Mais le seul traitement curatif reste la greffe de moelle osseuse à partir d’un donneur compatible. Ce traitement est réservé aux cas les plus sévères, notamment chez l’enfant. Actuellement, la recherche a permis la commercialisation de plusieurs médicaments favorisant la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine ou permettant de réduire les phénomènes d’agrégation cellulaire lors des crises vaso-occlusives. Plusieurs appels à projet liés au 3ème plan national maladies rares (PNMR3) ont permis de soutenir la recherche dans le traitement avec 16 projets dans le champ de la drépanocytose pour environ 3,7 millions d euros. Plusieurs médicaments innovants basés sur la thérapie génique et des techniques nouvelles basées sur des érythraphérèses répétées à intervalles réguliers (remplacement progressif du sang du patient par des globules rouges sains) sont en cours d’essais cliniques ou au stade de la preuve de concept clinique. De nouvelles thérapies géniques sont d’ores-et-déjà en autorisation d’accès compassionnel et délivrées au cas par cas. Ces deux nouvelles approches sont les plus prometteuses dans la lutte contre la drépanocytose. La mise en place des projets d’accueil individualisé systématiques pour chaque enfant atteint de drépanocytose avec la liste des mesures à mettre en œuvre en cas d’urgence (crèche, école, centre de vacances, etc.) a permis une meilleure prise en charge des enfants et ainsi d’éviter notamment le décrochage scolaire. La prise en charge des patients atteints de SDM reste complexe. La Filière de santé des maladies rares (FSMR) comprenant les Maladies constitutionnelles rares du globule rouge et de l’érythropoïèse (MCGRE), regroupe des centres de référence et de compétence spécifiques des SDM, avec 21 centres de référence en métropole et en Outre-mer et 39 centres de compétence répartis sur tout le territoire français. Cela garantit un maillage fin d’experts sur l’ensemble des territoires en couvrant 72 départements les plus touchés par la drépanocytose. La filière santé maladies rares déploie aussi des formations sur la drépanocytose, accessibles en formation initiale ou continue afin d’améliorer la prise en charge des patients par les professionnels de santé. Elles sont proposées par les experts de la FSMR MCGRE en métropole et en Outre-mer avec 4 diplômes universitaires et 1 diplôme inter-universitaire et 1 certificat d’université. Elle propose également une quinzaine de programmes d’éducation thérapeutique du patient spécifiquement dédiés à la drépanocytose, notamment à destination des femmes enceintes drépanocytaires. Ces mesures sont complétées par des protocoles nationaux de diagnostic et de soins élaborés par la FSMR MCGRE et publiés sur le site de la Haute autorité de santé (HAS). Ces protocoles sont disponibles et peuvent être mis en place dans chaque service d’urgence afin de développer les compétences hospitalières sur tout le territoire, et renforcer la formation des professionnels de santé. Enfin, il faut rappeler le rôle structurant du PNMR3 qui a aussi permis de développer la collecte des données de soins des établissements de santé abritant les centres de référence et de faciliter l’accès à l’éducation thérapeutique du patient par les programmes déjà évoqués à destination des patients atteints de drépanocytose. En matière de dépistage, dans le cadre d’une fécondation in vitro, il est possible de réaliser un dépistage préimplantatoire chez les populations les plus concernées par la maladie. Il est également possible de réaliser un dépistage prénatal dès la 12ème semaine de grossesse à partir d’un prélèvement placentaire, ou dans le liquide amniotique obtenu par amniocentèse vers la 16ème semaine. Une approche de diagnostic prénatal non invasif à partir d une simple prise de sang est en cours de développement. Par ailleurs, jusqu’en octobre 2024, un dépistage néonatal était réalisé sur la base de l’origine géographique des parents en métropole et généralisé dans les territoires d’Outre-mer. La drépanocytose était la seule des 6 maladies dépistées en néonatal à faire l’objet d’un ciblage populationnel. Au total, 40 % des nouveaux-nés étaient dépistés chaque année. L’avis de la HAS relatif à une généralisation possible du dépistage néonatal en métropole rendu fin 2022 conclut à la pertinence d’une généralisation du dépistage néonatal, afin de prendre en charge les enfants très précocement. Le dépistage néonatal de la drépanocytose, même s’il n’est pas obligatoire, est généralisé pour tous les enfants nés à compter du 1er novembre 2024 (arrêté du 31 juillet 2024). Le parcours du patient touché par la drépanocytose pourrait bénéficier d’un futur PNMR4 car celui-ci devrait voir un renforcement de l’articulation entre les territoires, au niveau national et européen. Dans la suite du nouveau plan, il s’agira de renforcer l’axe diagnostic avec une prolongation des actions et l’articulation avec les actions du plan France médecine génomique, et aussi de permettre un accès à de nouveaux traitements et à l’innovation, en particulier grâce au partage des données de santé et à la collecte de données de vie réelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6270</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des préparateurs en pharmacie hospitalière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            366. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des préparateurs en pharmacie hospitalière. Alors que le décret n° 2022-54 du 24 janvier 2022 a prévu une revalorisation de l’indice ainsi qu’un reclassement en catégorie A de l’ensemble de la profession hospitalière, afin de rendre plus attractif ce métier, les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous et le nombre de démissions et de demandes de disponibilités sont particulièrement inquiétants. Aussi, pour pallier ce problème, les hôpitaux ont recours à des intérimaires et des contractuels en CDD ou CDI, dont la plupart ne sont pas détenteurs du diplôme d’État hospitalier. Cela créé une situation d’inégalité de traitement pour les préparateurs en pharmacie hospitalière titulaires, le niveau de rémunération n’étant pas le même. Avec la refonte de la grille indiciaire, des professionnels nouvellement diplômés sont sur des échelons équivalents et même supérieurs, alors même que l’exercice hospitalier demande des qualifications supplémentaires à la formation commune. Les préparateurs en pharmacie hospitalière assurent la continuité des soins, notamment dans la sécurisation et la qualité du circuit des produits de santé au vu des exigences règlementaires en vigueur. M. le député demande donc, afin de pallier ces inégalités, une révision des échelons eu égard à l’ancienneté des préparateurs en pharmacie hospitalière depuis leur titularisation, avec un effet rétroactif depuis l’arrivée dans la fonction publique hospitalière ; une ouverture des discussions autour du pourcentage de préparateur en pharmacie hospitalière pouvant prétendre à la promotion de la classe supérieure et l’officialisation du diplôme d’État de préparateur en pharmacie hospitalière en niveau licence pour reconnaître davantage cette profession. Il souhaite également connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6270</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face aux difficultés de recrutement sur le métier de préparateur en pharmacie hospitalière, plusieurs mesures ont été mises en place pour renforcer son attractivité. Pour rappel, les mesures du Ségur ont permis aux préparateurs en pharmacie hospitalière de la fonction publique hospitalière de bénéficier de deux mesures de revalorisation de leur rémunération. D’une part, ils ont été rendus éligibles au versement du complément de traitement indiciaire de 183 euros net par mois (environ 192 euros net après les revalorisations du point d’indice de la fonction publique intervenues en 2022 et 2023). D’autre part, leur grille indiciaire a été revalorisée dans le cadre du passage de la catégorie B à la catégorie A. Les préparateurs en pharmacie hospitalière ont ainsi bénéficié, en janvier 2022, d’un gain moyen immédiat de reclassement de 14 points, soit, avant les revalorisations de la valeur du point d’indice 2022 et 2023, 65,60 euros brut par mois. Aussi, cette nouvelle grille indiciaire culmine désormais à l’indice majoré (IM) 722, contre l’IM 587 auparavant (+ 135 points, équivalent à 664,20 euros brut par mois depuis la revalorisation de la valeur du point d’indice intervenue en 2022 et 2023). Dans le cadre de ce reclassement, une attention a été portée à reclasser les agents en respectant à la fois l’ancienneté détenue à titre individuel et l’équité collective. L’arrivée de nouveaux entrants dans le corps, postérieurement à la réforme, peut induire dans certains cas des effets de « rattrapage » par rapport à des préparateurs en pharmacie hospitalière plus expérimentés. C’est le cas notamment lorsque de jeunes diplômés bénéficient à l’occasion de leur mise en stage d’une reprise d’ancienneté au titre de leurs fonctions antérieures. Ces effets statutaires, somme toute limités, ne doivent pas occulter le gain individuel substantiel résultant de l’intégration à ces nouvelles grilles. Au-delà des mesures du Ségur, les préparateurs en pharmacie hospitalière ont également pu bénéficier des mesures de revalorisation des rémunérations dans la fonction publique applicables au 1er juillet 2023 : - la revalorisation de + 1,5 % de la valeur du point d’indice ; - le rehaussement jusqu’à 9 points d’indice pour les bas salaires ; - le versement au 2ème semestre 2023 d’une prime de 300 à 800 euros brut pour les rémunérations inférieures à 3 250 bruts par mois ; - le rehaussement de 5 points d’indice à l’ensemble des personnels de la fonction publique au 1er janvier 2024. L’ensemble de ces mesures participent à renforcer le dynamisme de la rémunération des préparateurs en pharmacie hospitalière au sein de la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, au regard des tensions que connaît la profession et compte tenu de l’enjeu de fidélisation de ses professionnels les plus expérimentés, une attention toute particulière sera portée en faveur d’un rehaussement du taux de promotion du corps des préparateurs en pharmacie hospitalière, fixé à 13 % (article 1er de l’arrêté du 28 février 2023). Ce taux a vocation à être réévalué d’ici fin 2024 pour les promotions prononcées au titre des années 2025, 2026 et 2027. Enfin, s’agissant de l’officialisation du diplôme d’Etat de préparateur en pharmacie hospitalière en niveau licence, comme mentionné dans le décret n° 2024-855 du 31 juillet 2024, le grade licence est aujourd’hui attribué aux titulaires du diplôme d’Etat de préparateur en pharmacie hospitalière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>675</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6271</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la psychiatrie de proximité et de l’accès aux soins en Mayenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            675. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de la psychiatrie de proximité et de l’accès aux soins en Mayenne. Mme la députée a en effet été alertée par des médecins de sa circonscription sur la situation de la psychiatrie de proximité, fleuron national, qui, selon eux, « explose ». Ces médecins ajoutent : « Le bateau, maintenu à flots depuis six, sept ans coule ». Dans le département voisin de la Sarthe, on constate ainsi vingt-six départs en six mois. À Château-Gontier, en Mayenne, le bon fonctionnement repose d’abord sur l’extrême volontarisme d’une équipe dont trois des quatre psychiatres sont sur le départ ; l’un d’eux a soixante-sept ans, un autre soixante-et-onze… Leur dévouement force l’admiration ; les lits ferment mais ils se déplacent autant qu’ils le peuvent chez les patients. Leur service de psychiatrie est renommé. Il propose notamment des journées consacrées aux thérapies familiales. Mme la députée s’interroge sur l’avenir de ce travail s’il n’y a pas de relève médicale. Les gardes, elles, s’organisent tant bien que mal mais hors du cadre trop rigide imposé et il en est de même pour l’ouverture des urgences. Comme ces praticiens l’expliquent, ce qui prévaut, c’est le volontarisme : « Les acquis sociaux passent après ». La situation à Laval n’est pas meilleure : il n’y a plus que deux psychiatres sur les onze nécessaires. On a même signalé le cas d’un jeune psychiatre qui a renoncé à exercer son métier… Quant à l’accueil d’internes, il interroge : il faudra bien des encadrants et là où il y a déjà pénurie, pourra-t-on les accueillir ? C’est pourquoi ces médecins réclament d’urgence qu’on leur permette d’aller chercher des médecins là où ils sont, à l’étranger ; ils sont en capacité de filtrer les bons profils. Reste à offrir à ces médecins étrangers des conditions acceptables avec un statut de praticien attaché et non de stagiaire associé, à 1 300 euros par mois, comme il a été proposé à deux reprises récemment avec évidemment deux départs à la clef… Une certaine souplesse est sans doute requise en la matière. Une élue locale alerte aussi : un collectif de jeunes - recalés pour être kinésithérapeutes - s’organise pour partir à l’étranger et sans doute ne pas revenir. L’un de ces jeunes avait 14,5 de moyenne et a simplement raté son concours. Ces jeunes étaient prêts, eux, à s’installer dans un désert médical. Cette élue signale au passage qu’en matière de régulation, dans le nord du département de la Mayenne, on atteint une heure trente d’attente pour une ambulance, même quand il s’agit d’une patiente de quatre-vingt-quatorze ans. En bref, malgré les mesures prises récemment, la phrase la plus entendue sur ces sujets, de toutes parts, c’est : « On marche sur la tête ». Elle lui demande par conséquent quelles sont les solutions d’urgence envisagées pour une réforme de fond, systémique, qui s’avère parfaitement indispensable face à ces situations ubuesques et très difficiles à vivre du point de vue des patients.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6271</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La santé mentale et la psychiatrie font l’objet d’une attention particulière ces dernières années, suite à la crise sanitaire et au vu des constats d’une dégradation de l’offre et d’une augmentation de la demande de soins psychologiques et psychiatriques. Des moyens importants ont été accordés au secteur depuis 2016, avec une hausse de 12,5 % de crédits entre 2022 et 2024, et de 32.3% entre 2016 et 2024. Pour répondre à ces constats, des travaux importants ont été engagés en lien avec les acteurs et sont portés par le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, le professeur Frank Bellivier, la commission nationale de la psychiatrie, co-présidée par le professeur Michel Lejoyeux, et les services du ministère de la santé. Les sujets centraux sont le renforcement de la prévention et la crise d’attractivité de la discipline. Convaincu de l’importance du sujet, le Premier ministre a décidé de faire de la santé mentale la grande cause nationale 2025, et lors de son déplacement le 10 octobre 2024 à Poitiers, il a présenté les grandes lignes de la politique qu’il souhaite mener sur le sujet dans les prochains mois : - mettre en place dans chaque ministère une feuille de route relative à la santé mentale dans son domaine ; - doubler le nombre de maisons des adolescents ; - mener des travaux permettant de déstigmatiser les troubles mentaux et de sensibiliser sur la santé mentale ; - améliorer le repérage, la prévention en santé mentale, par le biais notamment de la généralisation de la formation de premiers secours en santé mentale ; - améliorer la prise en charge des patients, en développant des filières de psychiatrie permettant de mieux orienter les patients et de les accompagner dans leur prise en charge, y compris de manière non programmée ; - généraliser les outils de coordination territoriale, permettant d’organiser les parcours et de favoriser une mobilisation des acteurs au niveau local ; - intensifier l’effort de recherche en santé mentale, en favorisant des projets portés par les acteurs de terrain. Sur le sujet de l’accès aux soins, des disparités se sont aggravées au fil des années avec le vieillissement de la population et la démographie décroissante des médecins généralistes. En réponse, les enjeux se concentrent sur trois axes : - l’accès à un médecin traitant et aux soins spécialisés, la difficulté la plus fréquemment rencontrée étant des professionnels ne prenant plus en charge de nouveaux patients ou encore, les délais d’attente pour accéder à une consultation de spécialiste (délai médian de 61 jours, avec certaines spécialités comme l’ophtalmologie ou la dermatologie allant jusqu’à près de 6 mois) ; - l’accès aux soins non-programmés, en l’absence du médecin traitant ou d’autres solutions de soins, en particulier le soir, les week-ends et jours fériés ; - le développement des stratégies d’ « aller-vers » pour faire revenir au soin les populations qui en sont les plus éloignées et d’accéder à la promesse républicaine du droit à la santé pour tous. Ces priorités doivent être adressées selon deux temporalités distinctes à mener de front : - à court terme, avec des actions massives en mobilisant tous les leviers (organisation, financement, attractivité, innovation) en cohérence afin d’en multiplier les effets ; - à moyen/long termes, la coordination des professionnels de santé et l’évolution de l’offre de soins qui est la plus à même de transformer en profondeur notre système trop centré sur le modèle du médecin isolé (qui doit devenir minoritaire d’ici la fin de la décennie) et le recours non pertinent aux services d’urgence. En ce qui concerne la formation, il est en effet indispensable d’augmenter le nombre de psychiatres en formation. Le nombre d’internes est actuellement d’environ 500 par an, avec une volonté d’aller au-delà. Mais, il faut rendre le métier attractif, car les postes ouverts ne sont pas tous pourvus actuellement. Par ailleurs, la politique de renforcement des stages en dehors des centres hospitaliers universitaires va continuer à se déployer. Nous agissons également sur le développement des compétences infirmières dans le cadre de la refonte du référentiel infirmier qui doit mettre l’accent sur les connaissances en psychiatrie ; le décret relatif aux infirmiers diplômés d’Etat sera prochainement publié. Nous soutenons également le développement des Infirmiers en pratique avancée (IPA) : la mention santé mentale rencontre un succès confirmé, 21 % du total des 318 IPA d’ores et déjà formés le sont en santé mentale. Conformément à la loi dite « Valletoux » nous publierons, pour les praticiens à diplôme hors union européenne, avant la fin de l’année, 2 décrets en conseil d’Etat visant à sécuriser et à accompagner les praticiens exerçant déjà sur le territoire national (depuis 3 ans au moins, incluant la période concernant le diplôme de formation médicale spécialisée ou approfondie - DFMS/A) par une autorisation d’exercice provisoire (13 mois) dans l’attente de passer les épreuves de vérification des connaissances, renouvelable 1 fois ; un statut de praticien associé contractuel temporaire (PACT), avec une rémunération plus attractive et normée au niveau national pendant la durée de cette autorisation d’exercice provisoire. Par ailleurs, une réflexion est en cours pour proposer des épreuves mieux adaptées à ces praticiens déjà en exercice sur le territoire national. Parallèlement un travail est engagé avec une volonté de diversifier les acteurs avec notamment le souhait de mieux associer les psychologues à la prise en charge ambulatoire des troubles psychiques et mieux coordonnés avec les médecins généralistes. Mon Soutien Psy est un dispositif prometteur, qui s’élargit et qui doit être mieux connu. La caisse nationale d’assurance maladie effectue en ce moment une campagne dédiée aux psychologues pour qu’ils prennent part au dispositif. Elle diffusera une campagne en début d’année prochaine auprès du grand public. Le dispositif a évolué depuis le 15 juin 2024. L’accès au psychologue a été assoupli avec la suppression de l’adressage par un médecin et le passage du nombre annuel de séances de 8 à 12. La rémunération des psychologues conventionnés prise en charge passe également de 30 à 50 € la consultation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>953</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6272</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences de la désertification médicale en zone rurale lors de décès</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            953. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de médecins généralistes en zone rurale et plus particulièrement lors de la constatation du décès des patients en fin de vie. En effet, si les territoires ruraux subissent les conséquences du manque de moyens médicaux et de médecins, ils font en plus l’objet d’une double peine lorsque survient un décès dans les familles et qu’aucun médecin n’est disponible pour venir constater le décès. Cette pénurie de médecins génère une attente bien trop longue et de fait une prise en charge très tardive du corps par les pompes funèbres. Le corps se dégrade devant les proches, ce qui représente une charge émotionnelle insupportable pour les familles des défunts et cela devient difficile de présenter un corps en bon état pour la cérémonie. C’est une urgence de dignité. De plus, si le défunt avait fait le choix d’un don d’organes, celui-ci devient impossible au vu du temps trop long écoulé entre la survenance du décès et sa constatation par le médecin. Par ailleurs, il existe un risque particulièrement fort de propagation d’une épidémie si la personne décédée était porteuse de germes contagieux, sans compter les difficultés posées par l’altération des preuves en cas de mort douteuse. Aussi, elle lui demande qu’elle mesure le Gouvernement entend prendre afin de remédier rapidement à cette problématique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6273</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La rédaction d’un certificat de décès est la première étape nécessaire pour engager toutes les opérations funéraires, en particulier lorsque le décès a lieu au domicile, en particulier celles liées au transport du corps du défunt vers une chambre funéraire. Cependant, dans certains territoires, il est constaté que des familles de défunts font parfois face à des délais d’attente importants avant d’obtenir le certificat de décès qui permet d’engager les démarches funéraires. L’élargissement de l’établissement des certificats de décès aux médecins retraités, aux internes et aux praticiens à diplôme étranger, par le décret n° 2020-446 du 18 avril 2020 constituait déjà un premier pas pour répondre à ces situations. Néanmoins, d’autres solutions doivent être proposées, concernant par exemple les décès à domicile et en Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), lesquels représentent près de 40 % des décès à l’échelle nationale. Ainsi, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 et de la loi Valletoux visant à "améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels" une expérimentation est mise en place jusqu’au 25 avril 2025, permettant aux infirmiers diplômés d’Etat, salariés ou libéraux, volontaires et formés, d’établir des certificats de décès de personnes majeures décédées à leur domicile, en EHPAD ou dans le cadre d’une hospitalisation à domicile. Les infirmiers doivent être volontaires :  - diplômés depuis plus de 3 ans ; - inscrits à l’ordre des infirmiers ; - disposer d’un tampon d’identification et avoir suivi et validé une formation spécifique. L’objectif de cette expérimentation est d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité par les infirmiers diplômés d’Etat d’établir des certificats de décès ainsi que les conséquences sur l’amélioration des délais de certification et sur la qualité des données renseignées dans ces certificats. Cette expérimentation se déroule sur l’ensemble du territoire et doit amener à libérer les médecins afin que ces derniers soient davantage disponibles pour intervenir sur les décès en établissement de santé (hors hospitalisation à domicile), de personnes mineures ou sur la voie publique. Des propositions parlementaires formulées dans le cadre dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la sécurité Sociale pour 2025 visent à généraliser l’expérimentation pour la faire entrer dans le droit commun. Le Gouvernement soutiendra les propositions en ce sens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1318</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6273</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Définition du cursus de formation des assistants dentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1318. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la définition du cursus de formation des assistants dentaires qualifiés de niveau 2 (ADQ2). La loi dite « Rist 2 » du 19 mai 2023 visant à faciliter l’accès aux soins en renforçant la confiance dans les professionnels de santé prévoit la création de nouveaux postes d’assistants dentaires de niveau 2. Elle a pour objectifs de libérer du temps d’exercice aux chirurgiens-dentistes dans leur pratique quotidienne et in fine d’améliorer les conditions de prise en charge et de soins des patients. Cette loi donne également des perspectives d’évolution de carrière aux assistants dentaires. Traduisant un réel besoin du secteur dentaire et soutenue par le syndicat professionnel Chirurgiens-dentistes de France, cette loi permettrait à des assistants dentaires de niveau 1, titulaires d’un diplôme de niveau 4 (équivalent baccalauréat, selon le système de classification des diplômes), après avoir suivi 357 heures de cours théoriques et 1 535 heures de pratique en cabinet, de pratiquer de nouvelles tâches en bouche, des radiographies et des procédures techniques comme le détartrage. La formation et les apprentissages dispensés devraient alors correspondre à un niveau 5, soit l’équivalent d’un bac + 2. Or, en décembre 2023, lors d’une réunion organisée par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), il semblerait, finalement, que la formation ne correspondrait qu’à un diplôme de niveau 4, empêchant la réalisation de certains actes cliniques qui nécessitent une formation de niveau 5. L’ambition portée par la loi se voit donc limitée. Il lui demande donc ce que le Gouvernement envisage pour rétablir une formation de niveau 5 qui permettrait à la fois de valoriser le métier d’assistant dentaire et de répondre aux attentes des patients et des professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1960</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6273</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création d’un statut d’assistant dentaire hygiéniste de niveau II</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1960. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la volonté du Gouvernement de créer un véritable statut d’assistant dentaire hygiéniste, comme c’est le cas en Allemagne notamment. Ce statut devrait être mis en place afin de libérer des heures de consultation et de pratique avancée pour les chirurgiens-dentistes en offrant à leurs assistants dentaires la possibilité, s’ils le souhaitent, de rehausser leur propre niveau de compétence en élargissant le panel d’actes pouvant être réalisés avec par exemple la réalisation d’actes d’imagerie médicale, de détartrages ou encore des actes de prévention. Établir ce statut pourrait donc être un début de réponse au manque de praticiens relevé en France, une situation particulièrement palpable dans la ruralité, où la population subit déjà un enclavement sanitaire dégradé. Elle l’interroge donc sur la volonté du Gouvernement de prendre les décrets d’application attendus à la suite de l’adoption définitive de la loi n° 2023-379 créant le statut d’assistant dentaire de niveau II.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6274</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’assistant dentaire consiste à assister le chirurgien-dentiste ou le médecin exerçant dans le champ de la chirurgie dentaire dans son activité professionnelle, sous sa responsabilité et son contrôle effectif. Dans ce cadre, l’assistant dentaire contribue aux activités de prévention et d’éducation pour la santé dans le domaine bucco-dentaire. Un groupe de travail portant sur l’extension des compétences des assistants dentaires s’est réuni à de multiples reprises depuis décembre 2023 et les échanges avec les membres se sont poursuivis ces derniers mois. Contrairement à ce qui était attendu par les acteurs, la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, telle qu’elle est ressortie des débats parlementaires ne permet pas d’enregistrer la formation complémentaire requise pour les nouveaux actes réalisables par l’assistant dentaire au répertoire national des certifications professionnelles, entraînant ainsi le maintien des assistants dentaires dans un niveau IV de formation (équivalent bac). Le groupe de travail souhaitait une formation de niveau V (équivalent bac+2). Une modification des dispositions législatives serait alors nécessaire. Ces modifications sont majeures et doivent sécuriser la création d’un nouveau métier distinct de celui des assistants dentaires actuels. Les travaux pourront prochainement reprendre afin de confirmer les modifications législatives. Un projet de décret en Conseil d’Etat fixant la liste des actes des assistants dentaires dits « de niveau II » est en cours de finalisation et sera revu avec le groupe de travail selon les modifications législatives envisagées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>611</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6274</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            611. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux. L’accueil familial permet à des particuliers d’accueillir des personnes âgées ou en situation de handicap, à leur domicile, majoritairement à temps complet, contre rémunération, par la voie d’un contrat conclu de gré à gré. Elles sont dans l’obligation d’obtenir pour cela un agrément auprès de leur conseil départemental, qui a également la charge de les former, d’effectuer le suivi social et médico-social des personnes accueillies et du contrôle du respect de la réglementation. Si le cadre de la procédure d’agrément a été revu en 2015, les 8 400 accueillants familiaux sont en attente d’une harmonisation de cette procédure au niveau national, comme prévu dans la réglementation. Ils sont également demandeurs d’une révision du contrat d’accueil, contrat qui constitue le socle juridique de leur activité et qui, datant de 2010, est obsolète et inadapté et source de conflits et d’interprétations. Cette modalité de prise en charge décline et le nombre de ces acteurs du quotidien est en diminution constante notamment depuis 2019. La méconnaissance de cette alternative, l’évolution de la société et des profils des futurs accueillants peuvent, pour partie, expliquer cette désaffection mais elle est principalement générée par un réel manque d’attractivité de l’activité, juridiquement mal encadrée, ne permettant pas d’offrir aux accueillants familiaux un statut protecteur et des rémunérations et indemnisations décentes (restées bloquées à 2,5 fois le montant horaire du salaire minimum de croissance (Smic) par jour depuis 2004, pour un engagement 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, avec une situation identique pour l’indemnité représentative des frais d’entretien, largement sous-évaluée). Compte tenu de cette situation, il lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de revaloriser le statut et la rémunération des accueillants familiaux et s’il est prévu de publier les textes manquants et de préférence de réexaminer le cadre législatif insuffisant afin que perdure dans les meilleurs conditions cette modalité d’accueil au bénéfice des personnes âgées ou en situation de handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>708</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6274</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Reconnaissance des accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            708. — 8 octobre 2024. — M. Guillaume Garot* appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux dans l’accomplissement de leurs missions. Depuis son instauration en 1989, ce dispositif intermédiaire entre le domicile personnel et l’établissement d’hébergement a connu des évolutions juridiques favorisant sa reconnaissance comme une modalité alternative et pertinente d’accueil et d’accompagnement de personnes en perte d’autonomie, âgées, ou en situation de handicap. Cette alternative ponctuelle ou pérenne présente de nombreux avantages : proximité géographique, présence humaine et stimulante dans un cadre familial, accompagnement personnalisé. Le nombre d’accueillants familiaux diminue cependant d’année en année : de 9 742 en 2013, ils sont passés à 8 428 en 2022, avec une baisse plus marquée depuis 2019 selon l’Institut de formation, de recherche et d’évaluation des pratiques médico-sociales. Cette désaffection résulte principalement du manque d’attractivité de l’accueil familial. L’encadrement juridique est insuffisant, ne garantissant ni un statut protecteur, ni des rémunérations et indemnisations à la hauteur de la charge de travail et des responsabilités des accueillants familiaux. Le 8 juillet 2024, un arrêté est venu fixer un modèle de formulaire en vue de l’agrément d’accueillant familial. Si ce texte était attendu, il est loin de répondre aux nombreuses attentes des accueillants familiaux sur le territoire, notamment à cause du manque de garanties apportées. Dans un contexte de vieillissement de la population, puisqu’en 2030 il y aura 21 millions de personnes de plus de 60 ans, il est nécessaire d’anticiper les besoins des personnes en perte d’autonomie, plus particulièrement en leur proposant une prise en charge la plus digne possible. En ce sens, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour harmoniser le statut et revaloriser la rémunération des accueillants familiaux, afin d’assurer la pérennité de ce dispositif d’accueil.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6275</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accueil familial de personnes âgées et handicapées présente de nombreux atouts : il offre un environnement familial et chaleureux, permet un accompagnement personnalisé et apporte aux personnes accueillies un cadre de vie stable et sécurisant. Cette solution d’accueil contribue sans conteste à répondre aux enjeux liés au handicap et à la perte d’autonomie. Reposant à l’origine sur des arrangements informels entre les familles d’accueil et les personnes âgées ou handicapées et leurs proches, l’accueil familial est encadré depuis 1989 par une réglementation spécifique. Au fil du temps, cette réglementation a été adaptée à plusieurs reprises pour mieux répondre aux enjeux de qualité, de sécurité et de reconnaissance professionnelle des accueillants familiaux. Ceux-ci exercent aujourd’hui leur activité selon deux modalités : le salariat par une personne morale ou la relation directe, dite « de gré à gré », avec la personne accueillie, cette dernière modalité étant prépondérante. Quel que soit le mode d’exercice de l’activité, la réglementation garantit aux accueillants familiaux des droits en matière de rémunération, de congés payés et de couverture sociale. Concernant la rémunération, ils bénéficient ainsi d’une rémunération minimale garantie qui suit l’évolution du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), complétée pour certains accueils d’une indemnité de sujétions particulières, elle-même indexée sur le SMIC. Les accueillants perçoivent également une indemnité d’entretien indexée sur le minimum garanti, destinée à couvrir les frais liés à l’accueil, ainsi qu’une indemnité au titre de la mise à disposition de la chambre réservée à la personne accueillie, qui évolue suivant l’indice de référence des loyers. Les accueillants bénéficient ainsi d’une revalorisation régulière de leurs contreparties financières en fonction de l’évolution du coût de la vie. Par ailleurs, l’ensemble des accueillants familiaux sont affiliés aux assurances sociales du régime général de la sécurité sociale et bénéficient de la protection relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Pour consolider l’accueil familial, plusieurs axes de réforme ont été identifiés dans le cadre des travaux conduits avec les associations du secteur : améliorer les conditions d’activité des accueillants familiaux, renforcer l’accompagnement des accueils, mieux les sécuriser et faciliter les démarches administratives des accueillants familiaux comme des personnes accueillies. Concernant les modalités de la demande d’agrément, conformément à l’article R. 441-2 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 8 juillet 2024 fixant le modèle de formulaire en vue de l’agrément d’accueillant familial, un formulaire homologué Cerfa a été mis à disposition au 1er novembre 2024 sur le site internet « service-public.fr », permettant ainsi d’harmoniser le dossier de demande d’agrément sur l’ensemble du territoire. Le développement de l’accueil familial est par ailleurs soutenu par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dans le cadre d’un programme d’actions sur 2 à 4 ans auquel participent 68 départements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6275</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Inégalités d’indemnité des volontaires au service civique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1273. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, sur les inégalités relatives aux différentes indemnités perçues par les volontaires au service civique (VSC) en Nouvelle-Calédonie. Depuis 2010, les volontaires au service civique constituent une opportunité très intéressante pour acquérir de l’expérience à la suite d’un master (niveau demandé pour la plupart des VSC) et un véritable tremplin pour consolider son réseau et atteindre un poste plus important voire pérenne pour les jeunes Calédoniennes et Calédoniens. Ce dispositif, avantageux pour les employeurs car dépourvu de charges, est notamment beaucoup utilisé dans le milieu de la recherche et de l’environnement où de nombreux jeunes calédoniens diplômés cherchent du travail. Cependant, ce dispositif met en avant une inégalité d’indemnité entre les VSC calédoniens et les VSC venus de l’hexagone. L’indemnité proposée aux volontaires calédoniens résidents en Nouvelle-Calédonie est d’environ 620 euros alors que celle proposée aux personnes non résidentes en Nouvelle-Calédonie est de 1 830 euros. Ainsi, l’indemnité proposée aux Calédoniens est inférieure à la moitié de celle proposée aux autres volontaires. Même les VSC métropolitains logés perçoivent une indemnité plus importante que les VSC calédoniens non logés. De plus, étant donné le coût de la vie élevé en Nouvelle-Calédonie, l’indemnité proposée aux volontaires calédoniens résidents en Nouvelle-Calédonie n’est pas suffisante pour garantir une durabilité du système. Il lui demande donc s’il compte mettre en place des mesures permettant de garantir une meilleure égalité de revenus pour les VSC calédoniens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6276</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le service civique n’est pas un dispositif d’emploi et l’indemnité de service civique n’est pas un revenu. Il s agit d’une indemnité fixe compensant le temps d engagement passé au profit de la communauté sur un projet d’intérêt général. Elle ne peut être comparée au salaire minimum brut mensuel en Nouvelle-Calédonie équivalent à 1 396,85 euros, ou au montant du Smic brut mensuel de 1801,80 euros dans l’hexagone.  L indemnité de service civique, prise en charge par les pouvoirs publics est d’un montant uniforme actuellement fixé à 619,83 euros net pour l ensemble des engagés, qu’ils réalisent leur mission dans l’hexagone ou dans les outre-mer. L’ensemble des engagés bénéficient donc d’une indemnité de base d’un montant identique. Il n’y pas de rupture d égalité en fonction de leur lieu de résidence ou de mission. Au surplus, les engagés qui réalisent une mission en dehors du territoire métropolitain ou les engagés ultra-marins qui réalisent leur mission dans l’hexagone peuvent bénéficier d’une aide complémentaire à la charge de l’organisme qui les accueillent. Cette aide facultative est variable selon les territoires et un abattement est appliqué à son montant lorsque les engagés sont logés. La possibilité de verser cette somme est justifiée par la volonté pour les organismes d’apporter une aide supplémentaire aux engagés en raison de l’éloignement de leur résidence principale durant leur période de mission. Elle ne peut dès lors être versée aux engagés qui réalisent leur mission dans leur territoire de résidence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>18</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6276</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Effectivité de la mise en œuvre du plan vélo national</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            18. — 1 octobre 2024. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’effectivité de la mise en œuvre du plan vélo national, notamment dans son volet financement des collectivités territoriales. En effet, les collectivités sont en première ligne pour créer les infrastructures nécessaires au développement de la pratique du vélo. Ce sont 1,25 milliard d’euros qui ont été budgétisés pour la période 2023-2027, dont 250 millions d’euros déjà engagés en 2023 : 125 millions d’euros au titre de l’appel à projets « aménagements cyclables » et 125 millions d’euros au titre de l’appel à « territoires cyclables ». Or, en 2024, seul l’appel à projets « aménagement cyclables » a été relancé à hauteur de 125 millions d’euros, sans qu’à ce jour les lauréats, attendus pour juillet ne soient connus. Par ailleurs malgré l’engagement des ministres Clément Beaune et Christophe Béchu, l’appel aux territoires n’a pas été relancé, ce qui représente un manque en investissement de 125 millions d’euros pour l’année 2024. Ces inconnues font légitimement craindre une suppression des crédits pour l’année 2024, ce qui serait une première depuis 2018. Pire, elle n’augure rien de bon pour le futur du plan vélo, qui est pourtant doublement nécessaire : à la fois pour atteindre les objectifs de report modal, mais également au titre de la santé publique en renforçant la pratique du vélo. Elle souhaite donc savoir si les 250 millions d’euros prévus pour l’année 2024 seront réellement mis à disposition des collectivités territoriales dans le cadre des appels à projets précités et quelle est aujourd’hui réellement l’ambition du Gouvernement pour le renforcement de la pratique du vélo en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6276</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds mobilités actives a permis de soutenir plus de 1 200 projets d’aménagements cyclables sur plus de 700 territoires. Le fonds a rendu possible l’engagement de politiques cyclables et a ainsi joué un rôle accélérateur partout en France métropolitaine et dans les outre-mer. Dans un contexte budgétaire exigeant, le Gouvernement poursuit en 2024 et 2025 le redressement clair et déterminé des comptes publics en mettant en œuvre prioritairement une réduction de la dépense publique, en veillant à son efficacité et à la préservation des missions de service public essentielles de l’État. Dans ce contexte inédit de finances publiques, le septième appel à projets du fonds mobilités actives ne sera effectivement pas attribué et aucun nouvel appel à projets ne sera lancé en 2025. Néanmoins, l’ensemble des engagements pris par l’État à hauteur de 641 M€ depuis 2019, auprès des collectivités locales sera assuré. C’est également le cas des 185 M€ de subventions de l’État en faveur des véloroutes prévus au titre des contrats de plan État régions signés ou en cours de l’être. Il revient aux collectivités locales, gestionnaires de voirie, de faire le choix de poursuivre l’aménagement cyclable de leur réseau. Les dotations locales de l’Etat permettent de financer des aménagements pour cela. Enfin, le reste du plan vélo et marche 2023-2027 se poursuit et reste donc une priorité pour le gouvernement : les programmes CEE en faveur du vélo sont actifs et ont été prolongés en 2025 et permettent de soutenir le savoir rouler à vélo, le stationnement, l’émergence de politiques cyclables, etc. L’appel à projets industries du vélo se poursuit également et est en phase d’instruction des premiers dossiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>219</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6277</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurisation des routes départementales pour les cyclistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            219. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la hausse de l’insécurité pour les cyclistes sur les routes. En effet les derniers chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière montrent une tendance haussière de la mortalité pour celles et ceux qui ont recours aux mobilités douces. Certes le développement de moyens de transports alternatifs à la voiture augmente statistiquement le nombre d’accidents. Toutefois le fort accroissement de la pratique du cyclisme dans des villes comme Paris n’entraîne pas une augmentation proportionnelle de la mortalité. En effet, les aménagements opérés, le changement de culture et la vitesse modérée des véhicules motorisés sont autant de facteurs qui permettent de réduire les risques. On constate alors que c’est dans les campagnes que la situation se montre préoccupante : la majorité des tués à vélo l’est hors-agglomération. Il n’y a pourtant aucune fatalité comme le montre l’exemple de certaines villes ou bien encore celui de certains pays voisins comme l’Espagne qui a amorcé une véritable transition culturelle sur le sujet. Les collectifs « Osez le vélo ! » et « Oui au train de nuit » ont en ce sens émis une série de propositions qui visent à offrir une vision nouvelle et une meilleure prise en compte des usagers de la petite reine dans l’espace public. Le développement des infrastructures cyclables est crucial et le plan vélo essaie de s’y atteler mais il n’est pas l’alpha et l’oméga de la sécurité sur les routes. Le respect du code de la route en matière de partage reste crucial et mérite d’être très fortement consolidé. La distance de 1,50 mètre pour le dépassement des cyclistes n’est pas respectée : il suffit de se déplacer sur une route départementale pour s’en rendre compte. Pour autant, les verbalisations à ce sujet sont quasiment inexistantes et les panneaux rappelant la règle se font rares. Cet exemple précis met en lumière les efforts de contrôle et de communication qui sont encore à faire pour la sécurité de tous et pour encourager les mobilités douces et in fine réduire l’impact carbone de la France. En outre, des idées novatrices émergent également avec une approche progressiste. Dans d’autres pays, par exemple, les cyclistes ont la priorité sur les ronds-points lorsqu’ils s’y insèrent. C’est pourquoi elle souhaiterait savoir quelles mesures nouvelles pourraient être envisagées pour solidement renforcer la sécurité des cyclistes sur les routes de campagne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6277</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement soutient le développement des mobilités actives qui sont un atout pour la santé publique et la transition écologique, pour autant, les constats dressés en matière de sécurité routière sont globalement partagés. C’est pourquoi, à la suite à l’émotion intense suscitée par la mort tragique d’un cycliste parisien le 15 octobre dernier, une rencontre a été organisée par le Ministre des Transports avec les associations de cyclistes. En réponse, le Premier ministre a lancé une mission « contre les violences, protéger tous les usagers de la route » confiée à une personnalité reconnue par les associations de cyclistes pour l’étendue de ses compétences et sa hauteur de vue. Emmanuel Barbe, magistrat et haut fonctionnaire, qui fut notamment délégué interministériel à la sécurité routière entre 2015 et 2020, a accepté de piloter cette mission. Elle aura vocation, au-delà des bilans et facteurs d’accidentalité, de mesurer le sentiment d’insécurité des cyclistes et des autres usagers de la route, de mettre en évidence les difficultés actuelles de partage de la voirie et de caractériser les comportements violents sur la route. Elle devra formuler des propositions pour répondre aux préoccupations de sécurité des cyclistes, des piétons et plus généralement de l’ensemble des usagers de la route au sujet de l’éducation routière tout au long de la vie ; de la prévention et de la communication sur la règle et le partage de la route ; de l’amélioration continue des aménagements et des signalisations ; de la détection, de la constatation et de la réponse pour les comportements dangereux et/ou violents sur la route. Cette mission de quatre mois s’appuiera sur une consultation approfondie, notamment des collectivités territoriales et des représentants des usagers de la route. Elle associera également la délégation à la sécurité routière, la direction générale des infrastructures de transport et des mobilités et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. L’inspection générale de l’environnement et du développement durable et l’inspection générale de l’administration sont également mises à disposition de cette mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>733</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6278</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Emploi des caméras-piétons dans les réseaux de transports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            733. — 8 octobre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la suspension de l’utilisation des caméras-piétons par les agents de la SNCF, de la RATP et des agents des transports publics d’une vingtaine d’autres villes. Depuis 2020, une expérimentation avait permis d’équiper près de 3 000 agents de la SNCF de caméras-piétons, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités. Introduite par la loi orientation des mobilités de 2019, cette initiative visait à renforcer la sécurité dans les transports publics, en captant les images et les sons lors d’interventions des agents, afin d’apaiser les situations conflictuelles et d’éviter des agressions. Les résultats de cette expérimentation se sont révélés très positifs : 96 % des agents équipés souhaitent la pérennisation du dispositif et 95 % des déclenchements de caméras ont permis de calmer des tensions. De plus, la direction de la sûreté de la SNCF a estimé que cette mesure avait permis d’éviter un millier d’accidents du travail ainsi que 650 arrêts maladie. Cependant, en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la prolongation de ce dispositif n’a pas pu être votée, entraînant l’obligation pour les agents de ranger leurs caméras à partir du 1er octobre 2024. Cette suspension suscite l’inquiétude des syndicats, des personnels de la SNCF, de la RATP, ainsi que dans les réseaux de transports publics de plusieurs grandes villes, alors que la mesure semblait efficace pour assurer leur sécurité. La direction de la SNCF espère un retour à la normale d’ici janvier 2025, mais en attendant, des milliers d’agents se trouvent privés de cet outil de protection. Il souhaiterait savoir quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour accélérer la régularisation de ce dispositif et permettre une réintroduction rapide des caméras-piétons, compte tenu de leur utilité prouvée dans la prévention des incidents et la sécurisation des agents dans les transports publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6278</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les caméras individuelles portent atteinte au droit au respect de la vie privée des personnes filmées. Leur usage doit, à ce titre, être particulièrement encadré et strictement proportionné aux finalités attendues et aux missions exercées. L’application du droit de la protection des données à caractère personnel conduit ainsi à en limiter l’attribution à des catégories de personnels et pour des situations strictement délimitées. Dans le secteur des transports, l’article 2 de la loi n° 2016-339 du 22 mars 2016 relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs a autorisé, à titre expérimental, l’utilisation des caméras individuelles par les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP. L’article 64 de la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés est venu pérenniser cet usage. L’article 113 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités (LOM) a autorisé, à compter du 1er juillet 2020 et pour une durée initiale de quatre ans, l’expérimentation du port de caméras individuelles par l’ensemble des agents assermentés des opérateurs de transport public de personnes ferroviaire, guidé ou routier. L’article 13 de la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de 2024 a prolongé cette expérimentation jusqu’au 1er octobre 2024 afin de couvrir la période des JOP. Le bilan de l’expérimentation fait état de retours positifs, à la fois de la part des opérateurs et de la majorité des agents ayant pris part à l’expérimentation. Ce bilan a fait l’objet d’un rapport transmis au Parlement en avril 2024. La proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports, adoptée par le Sénat le 13 février 2024, prévoit en son article 8 la pérennisation de l’usage des caméras piétons pour les agents assermentés des exploitants. A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, elle a de nouveau été déposée le 23 juillet à l’Assemblée nationale. Dans un calendrier que le Gouvernement souhaite rapproché, la proposition de loi sera examinée à partir du 9 décembre 2024 en séance publique à l’Assemblée nationale. Son adoption permettra de répondre à la légitime attente soulevée par cette question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6278</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Développement des trains de nuit en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            738. — 8 octobre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le développement des trains de nuit en France. Le train de nuit est un mode de transport écologique et pertinent pour voyager sur de longues distances de 500 kms à 1 500 kms par exemple. Il complète avantageusement les trains à grande vitesse (TGV) en permettant de voyager confortablement pendant la nuit. Le succès des trains de nuit, relancés depuis 2020, avec près de 770 000 voyageurs transportés en 2023, montre qu’il existe aujourd’hui une réelle demande pour ce service. Cependant, ces lignes desservent uniquement Paris et non les liaisons transversales Est-Ouest ou Nord-Sud. Aujourd’hui, voyager en train entre Lyon et Cherbourg, Quimper, La Rochelle, Bordeaux ou Pau prends une journée, même en TGV et nécessite souvent de changer de gare à Paris. Le rapport sur les « Trains d’équilibre du territoire », publié par le Gouvernement en mai 2021, proposait de redévelopper les lignes de nuit transversales Est-Ouest et Nord-Sud, moyennant l’achat de 600 voitures et 40 locomotives neuves. Cependant, les gouvernements précédents semblaient hésiter à développer davantage les trains de nuit. La commande de matériel neuf a d’abord été reportée à 2023, puis à 2024 voire 2025. C’est pourquoi elle l’interroge sur son intention de développer les trains de nuit transversaux d’ici 2030 et souhaiterait connaître le nombre de voitures supplémentaires à commander pour relancer ces nouvelles lignes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6279</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la suite de la transmission de l’étude sur le développement de nouvelles offres de Trains d’équilibre du territoire (TET) demandée par la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités et transmise au Parlement en mai 2021, le Gouvernement a poursuivi l’action engagée en 2021 avec l’ouverture des deux lignes TET de nuit Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes par la mise en place en décembre 2023 d’une ligne TET de nuit Paris-Aurillac.  Désormais, le sujet crucial pour le développement des trains de nuit est celui du renouvellement du matériel roulant. En effet, le matériel actuellement utilisé est ancien, datant de plus de 45 ans, et ne répond plus aux attentes des usagers en matière de services, de confort et d’accessibilité.  L’État a donc initié en 2023 le renouvellement de ce matériel roulant des trains de nuit.  La priorité du renouvellement du matériel roulant concentre donc l’effort budgétaire de l’État sur les lignes de nuit existantes.  A partir d’une mise à jour de l’analyse économique et des besoins, une réflexion pourra être menée sur la mise en service de nouvelles dessertes de nuit à l’issue de cette première phase de renouvellement de la qualité de service des dessertes existantes]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>743</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6279</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Train de nuit à Lyon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            743. — 8 octobre 2024. — M. Cyrille Isaac-Sibille interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en service de trains de nuit passant par Lyon. Les trains de nuit passant par Lyon ont été progressivement supprimés entre 2010 et 2014 : disparition du Quimper-Lyon en 2010 puis fin de service pour le Genève-Lyon-Tarbes-Irun en 2014. Pourtant, les trains de nuit permettent de se déplacer à bas coût et avec une empreinte carbone moindre. Ils allient donc à la fois l’impératif économique et l’impératif environnemental. La région lyonnaise a espéré, suite à la publication de l’étude du développement de nouvelles lignes de trains d’équilibre du territoire (TET) en 2021, voir renaître ses lignes de train de nuit. Ce rapport préconisait, en effet, la création de quinze lignes nationales dont deux passant par Lyon. Ce renouveau du train de nuit nécessitait toutefois l’achat de 600 nouvelles rames, le Gouvernement n’a consenti qu’à l’achat de 150 d’entre elles. Par conséquent, les projets de lignes de train de nuit passant par Lyon n’ont toujours pas vu le jour alors même qu’il y a un fort intérêt pour les lignes Genève-Nantes-Océan et Lyon-Bordeaux, ainsi que pour des lignes vers l’étranger. Il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des lignes de train de nuit reliant Lyon à l’ouest du pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6279</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la suite de la transmission de l’étude sur le développement de nouvelles offres de Trains d’équilibre du territoire (TET) demandée par la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités et transmise au Parlement en mai 2021, le Gouvernement a poursuivi l’action engagée en 2021 avec l’ouverture des deux lignes TET de nuit Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes par la mise en place en décembre 2023 d’une ligne TET de nuit Paris-Aurillac. Désormais, le sujet crucial pour le développement des trains de nuit est celui du renouvellement du matériel roulant. En effet, le matériel actuellement utilisé est ancien, datant de plus de 45 ans, et ne répond plus aux attentes des usagers en matière de services, de confort et d’accessibilité. L’État a donc initié en 2023 le renouvellement de ce matériel roulant des trains de nuit. La priorité du renouvellement du matériel roulant concentre donc l’effort budgétaire de l’État sur les lignes de nuit existantes. A partir d’une mise à jour de l’analyse économique et des besoins, une réflexion pourra être menée sur la mise en service de nouvelles dessertes de nuit à l’issue de cette première phase de renouvellement de la qualité de service des dessertes existantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>839</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6279</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir des fonds du Plan vélo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            839. — 15 octobre 2024. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir des fonds destinés au Plan vélo. En 2023, le budget vélo de l’État atteignait 225 millions d’euros et s’inscrivait dans une enveloppe plus globale de 2 milliards d’euros, destinés à aider les ménages les plus modestes à acheter des vélos, à construire des pistes cyclables ou encore à promouvoir le vélo comme moyen de locomotion décarboné, jusqu’en 2027. Cependant, la lecture des lettres-plafonds envoyées aux ministères révèle que le budget de l’AFIT (Agence de financement des infrastructures de transports) est fixé à 3,7 milliards d’euros, soit une baisse d’un milliard par rapport au budget précédent. Les déclarations du président de l’AFIT inquiètent les défenseurs du vélo, tels que la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), puisqu’il précise que ce nouveau budget entraînera « l’absence d’engagements nouveaux dans le cadre des différents appels à projets lancés. ». À partir de novembre 2023, 400 communes et collectivités ont répondu à un appel à projets d’aménagements cyclables pour un montant global de 125 millions d’euros. Or ce financement est aujourd’hui devenu incertain. Elle lui demande donc quel est l’avenir des fonds du Plan vélo ainsi que le financement des projets initiés par les 400 communes et collectivités depuis novembre 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6280</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds mobilités actives a permis de soutenir plus de 1 200 projets d’aménagements cyclables sur plus de 700 territoires. Le fonds a rendu possible l’engagement de politiques cyclables et a ainsi joué un rôle accélérateur partout en France métropolitaine et dans les outre-mer. Dans un contexte budgétaire exigeant, le Gouvernement poursuit en 2024 et 2025 le redressement clair et déterminé des comptes publics en mettant en œuvre prioritairement une réduction de la dépense publique, en veillant à son efficacité et à la préservation des missions de service public essentielles de l’État. Dans ce contexte inédit de finances publiques, le septième appel à projets du fonds mobilités actives ne sera effectivement pas attribué et aucun nouvel appel à projets ne sera lancé en 2025. Néanmoins, l’ensemble des engagements pris par l’État à hauteur de 641 M€ depuis 2019, auprès des collectivités locales sera assuré. C’est également le cas des 185 M€ de subventions de l’État en faveur des véloroutes prévus au titre des contrats de plan État régions signés ou en cours de l’être. Il revient aux collectivités locales, gestionnaires de voirie, de faire le choix de poursuivre l’aménagement cyclable de leur réseau. Les dotations locales de l’Etat permettent également de financer des aménagements. Enfin, le reste du plan vélo et marche 2023-2027 se poursuit et reste donc une priorité pour le gouvernement : les programmes CEE en faveur du vélo sont actifs et ont été prolongés en 2025 et permettent de soutenir le savoir rouler à vélo, le stationnement, l’émergence de politiques cyclables, etc. L’appel à projets industries du vélo se poursuit également et est en phase d’instruction des premiers dossiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1363</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6280</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Débat sur le rapport TET (trains d’équilibre du territoire)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1363. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la tenue d’un débat concernant le rapport TET, demandé par le Parlement en 2019 et publié par le Gouvernement en 2021. Le 1er février 2022, M. Joël Giraud, alors secrétaire d’État chargé de la ruralité, avait exprimé, en introduction d’un débat au Sénat portant justement sur le maillage ferroviaire du territoire, la volonté que « le Parlement puisse se saisir de ce rapport [TET] et qu’un véritable débat puisse avoir lieu ». Ce rapport avait notamment montré la pertinence de relancer environ 25 lignes de trains de nuit, dont des trains directs régions-régions sur des « transversales » ferroviaires. Dans les territoires excentrés, comme les Pyrénées, traverser la France en train prend souvent une journée entière, surtout sur les transversales. La relance des trains de nuit serait donc une solution adaptée à un maillage équilibré du territoire. Leur retour est d’ores et déjà plébiscité par de nombreux voyageurs. En effet, le train de nuit propose un horaire unique qui convient au plus grand nombre, puisqu’il part après une journée de travail et permet de disposer d’une journée entière à destination. Il permet donc un bon remplissage, même si le trafic est modéré, là où le train de jour serait obligé de proposer plusieurs horaires quotidiens pour être attractif, donc de diviser le remplissage entre les trains. En roulant sur les voies classiques, le train de nuit complète le réseau à grande vitesse en permettant de nombreuses liaisons efficaces sur les transversales, qui ne sont guère attractives en train de jour, du fait de la durée du trajet. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le Gouvernement compte porter un débat, cette fois à l’Assemblée nationale, autour du rapport TET, qui permettra notamment de soulever la question du train de nuit dans le pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6280</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la suite de la transmission de l’étude sur le développement de nouvelles offres de Trains d’équilibre du territoire (TET) demandée par la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités et transmise au Parlement en mai 2021, le Gouvernement a poursuivi l’action engagée en 2021 avec l’ouverture des deux lignes TET de nuit Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes par la mise en place en décembre 2023 d’une ligne TET de nuit Paris-Aurillac. Désormais, le sujet crucial pour le développement des trains de nuit est celui du renouvellement du matériel roulant. En effet, le matériel actuellement utilisé est ancien, datant de plus de 45 ans, et ne répond plus aux attentes des usagers en matière de services, de confort et d’accessibilité. L’État a donc initié en 2023 le renouvellement de ce matériel roulant des trains de nuit. La priorité du renouvellement du matériel roulant concentre donc l’effort budgétaire de l’État sur les lignes de nuit existantes. A partir d’une mise à jour de l’analyse économique et des besoins, une réflexion pourra être menée sur la mise en service de nouvelles dessertes de nuit à l’issue de cette première phase de renouvellement de la qualité de service des dessertes existantes. Un débat pourra alors être organisé, avec l’éclairage de ces données actualisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1635</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6281</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fonds de mobilité active</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1635. — 5 novembre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la concrétisation des projets permis par le fonds de mobilité active. Crée par la premier « plan vélo » en 2018, le Fonds de mobilité active a pour objectif de développer des projets de pistes cyclables et créer des places de stationnements sécurisées pour les vélos. Sous l’impulsion d’Élisabeth Borne, alors Première ministre, le 2e « plan vélo » a permis la reconduction du fonds de mobilité active. À la suite du premier comité interministériel du « plan vélo » en mai 2023, il devait être renouvelé de 250 millions d’euros par an, dont 200 millions pour les infrastructures. En janvier 2023, l’appel à projet « Fonds mobilités actives - aménagements cyclables » doit permettre de financer des projets d’aménagements sécurisés et résoudre les discontinuités d’itinéraires pour une enveloppe de 100 millions d’euros. Plus de 600 dossiers ont été déposés à la clôture de l’appel à projet. L’autre volet du fonds national concerne les appels à programmes « territoires cyclables » pour les territoires les moins avancés dans la mise en œuvre d’infrastructures cyclables. En novembre 2023, M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la vohésion des territoires et M. Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports annoncent le lancement du 7e appel à projets « aménagements cyclables », doté de 125 millions d’euros. L’appel à projets est clos depuis mars 2024. Par ailleurs, une deuxième édition de l’appel programmes « territoires cyclables » devait être lancée en avril 2024, doté de 125 millions d’euros supplémentaires. Alors que les annonces témoignent de la volonté du Gouvernement de développer une réelle politique cyclable à l’échelle nationale et que les collectivités répondent activement aux appels à projets, preuve de leur engagement dans la transition pour faire du vélo un mode de déplacement du quotidien, il l’interroge afin d’obtenir des informations sur le déploiement de ces appels à projets et le déblocage des fonds affectés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6281</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds mobilités actives a permis de soutenir plus de 1 200 projets d’aménagements cyclables sur plus de 700 territoires. Le fonds a rendu possible l’engagement de politiques cyclables et a ainsi joué un rôle accélérateur partout en France métropolitaine et dans les outre-mer. Dans un contexte budgétaire exigeant, le Gouvernement poursuit en 2024 et 2025 le redressement clair et déterminé des comptes publics en mettant en œuvre prioritairement une réduction de la dépense publique, en veillant à son efficacité et à la préservation des missions de service public essentielles de l’État. Dans ce contexte inédit de finances publiques, le septième appel à projets du fonds mobilités actives ne sera effectivement pas attribué et aucun nouvel appel à projets ne sera lancé en 2025. Néanmoins, l’ensemble des engagements pris par l’État à hauteur de 641 M€ depuis 2019, auprès des collectivités locales sera assuré. C’est également le cas des 185 M€ de subventions de l’État en faveur des véloroutes prévus au titre des contrats de plan État régions signés ou en cours de l’être. Il revient aux collectivités locales, gestionnaires de voirie, de faire le choix de poursuivre l’aménagement cyclable de leur réseau. Les dotations locales de l’Etat permettent de financer également des aménagements. Enfin, le reste du plan vélo et marche 2023-2027 se poursuit et reste donc une priorité pour le gouvernement : les programmes CEE en faveur du vélo sont actifs et ont été prolongés en 2025 et permettent de soutenir le savoir rouler à vélo, le stationnement, l’émergence de politiques cyclables, etc. L’appel à projets industries du vélo se poursuit également et est en phase d’instruction des premiers dossiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>421</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6281</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Salariat étudiant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            421. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’information aux droits des étudiants français contraints de travailler en parallèle de leurs études. Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante datant de 2023, 44 % des étudiants exercent une activité professionnelle, dont 57 % déclarent qu’elle n’a pas de lien avec leurs études. Pour 59 % de ces travailleurs étudiants, ces revenus sont indispensables pour vivre et, pour 36 % d’entre eux, une nécessité pour poursuivre des études. Autrement dit, il s’agit d’un salariat subi, en particulier par les jeunes issus de milieux économiques moins favorables, alors même que ces activités sont concurrentes avec la réussite aux examens : au-delà de 15h de travail par semaine, le risque d’échouer aux examens est doublé. De plus, les métiers exercés sont à 54 % liés à des contrats courts et précaires (CDD, intérim, contrats saisonniers etc.) pour lesquels ces jeunes travailleurs ne sont généralement pas protégés en cas d’accident du fait des coûts des mutuelles étudiantes. Or pour rappel, le risque de lésion d’un travailleur est 4 fois plus élevée lors du premier mois dans un emploi qu’au bout d’un an dans ce même emploi et la fréquence des accidents du travail est 2,5 fois plus élevée chez les moins de 25 ans que dans le reste de la population active. Cette situation est encore plus accrue pour les travailleurs saisonniers dont 40 % d’entre eux sont des étudiants. En effet, il s’agit d’une population très mobile, mal payée, changeant régulièrement d’activité et qui n’a parfois même pas conscience d’être des travailleurs. Ces personnes, rarement syndiquées et organisées en collectifs, sont une proie facile pour des employeurs peu scrupuleux avides d’exploiter une main d’œuvre bon marché. Même s’il soutient pour sa part l’instauration d’un revenu universel, M. le député lui demande si le Gouvernement compte mettre en place une campagne d’information à destination des jeunes dans les gares et lieux de transits sur leurs droits pour la prochaine saison estivale et quels moyens il compte mettre en place le cas échéant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6282</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de santé au travail, portée par le ministère chargé du travail, les partenaires sociaux, ainsi que les organismes de prévention, identifie les jeunes travailleurs et nouveaux arrivants en entreprise comme public à risque. A ce titre, les deux feuilles de route ministérielles – le 4ème plan de santé au travail et le plan de prévention des accidents du travail graves et mortels – prévoient des actions spécifiques à destination de ces publics. Il s’agit notamment de sensibiliser les jeunes aux enjeux de la santé et sécurité au travail et de les informer de leurs droits, en amont de leurs premiers pas en entreprise. A cet effet, les différentes campagnes de communication conduites par le ministère chargé du travail sur la prévention des risques professionnels ciblent directement ce public. La campagne portant sur la prévention des accidents du travail graves et mortels, conduite à l’automne 2024, propose ainsi plusieurs messages et ressources à destination des jeunes travailleurs. Par ailleurs, les organismes de prévention en santé au travail, dont l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), accompagnent des établissements du secondaire et d’enseignement supérieur pour informer les élèves et étudiants sur ces sujets. Le système d’inspection du travail intervient également auprès du public jeune, pour les informer des règles de santé et sécurité au travail, ainsi que de leurs droits. Dans certaines régions touristiques, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, une information spécifique est faite sur l’emploi saisonnier, en amont de la saison estivale. En outre, l’activité de contrôle du système d’inspection du travail cible directement les jeunes travailleurs, identifiés comme public prioritaire dans le cadre du plan national d’action 2023-2025. Une part significative des contrôles effectués par les inspecteurs du travail porte ainsi sur le recours aux contrats précaires (CDD, CTT, emplois saisonniers, stagiaires, temps partiels, etc.), et sur le respect des conditions d’emploi et de travail dans ce type d’emploi où les jeunes peuvent être surreprésentés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6282</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Représentativité des organisations professionnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            715. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la représentativité des organisations professionnelles. La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a modifié les critères de la représentativité professionnelle et remplacé le critère de reconnaissance mutuelle par le critère d’audience. Sur cette base, la liste des organisations patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel a été fixée par arrêté du 22 juin 2017 publié au Journal officiel du 30 juin 2017. Valable 4 ans, cette mesure de la représentativité patronale permet aux organisations professionnelles d’employeurs d’exercer éventuellement leur droit d’opposition à l’extension d’un accord de branche qui, pour pouvoir être étendu et ainsi s’appliquer à toutes les entreprises du secteur, même celles n’ayant pas adhéré à une organisation signataire, ne doit pas avoir fait l’objet d’une opposition par une ou plusieurs organisations patronales représentatives dans la branche dont les entreprises adhérentes emploient plus de 50 % de l’ensemble des salariés des entreprises adhérant aux organisations patronales représentatives dans la branche. La confédération de l’artisanat et des petites entreprises et l’union des entreprises de proximité, qui représentent essentiellement les TPE et PME, ont formulé un certain nombre de propositions afin notamment de prendre davantage en considération, dans le calcul de l’audience, le critère fondé sur le nombre d’entreprises, ce afin de rendre opérante l’avancée introduite par l’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, imposant, dans chaque accord de branche des dispositions spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés. Outre cette demande portant sur une double représentativité, la CAPEB et l’U2P proposent de modifier la mise en œuvre de la mesure d’audience afin d’éviter les multiples comptages et de la rendre plus transparente. Ces propositions ont été transmises au Gouvernement. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et si des évolutions seront annoncées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6283</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La représentativité patronale dont le cadre législatif a été défini par la loi du 5 mars 2014, puis consolidé par un accord conclu le 2 mai 2016 entre les organisations patronales au niveau national et interprofessionnel, prend bien en compte le nombre d’entreprises adhérentes à une organisation professionnelle pour déterminer l’audience de cette dernière. L’audience peut ainsi s’appuyer alternativement sur le nombre d’entreprises adhérentes ou sur le nombre de salariés employés par les entreprises adhérentes à l’organisation professionnelle. Le critère du nombre de salariés employés est en revanche le seul retenu pour calculer le poids des organisations professionnelles dans le cadre de l’exercice potentiel du droit d’opposition à un accord collectif, afin de prendre en considération le poids économique et social, ainsi que le volume d’emplois des entreprises. Ainsi, depuis 2021, dans le champ des Très petites entreprises (TPE) du bâtiment, la Confédération des artisans du bâtiment (CAPEB) bénéficie de ce droit d’opposition à l’extension d’un accord collectif et est donc bien en capacité de défendre les intérêts des TPE. En outre, pour mieux prendre en compte la situation des TPE et petites et moyennes entreprises, l’ordonnance n° 2017-1388 du 22 septembre 2017 portant diverses mesures relatives au cadre de la négociation collective a mis en place une obligation pour toute convention, accord ou avenant soumis à la procédure d’extension, de prévoir des stipulations spécifiques pour les entreprises de moins de cinquante salariés, ou à défaut, de justifier les raisons de leur absence (code du travail, art. L. 2261-23-1). Cette disposition vise à s’assurer que les parties se sont interrogées sur la situation particulière des petites entreprises et ont considéré s’il y avait lieu ou non de définir des modalités d’application adaptées aux spécificités éventuelles des plus petites entreprises. L’absence de cette clause obligatoire entraîne un refus d’extension. Enfin, l’article R. 2152-8 du code du travail encadre strictement les adhésions prises en compte entre les structures territoriales et/ou entre les organisations non-candidates, en précisant que : « A l’exception des branches couvrant exclusivement les activités agricoles mentionnées aux 1° à 4° de l’article L. 722-1 du code rural et de la pêche maritime ainsi que celles des coopératives d’utilisation de matériel agricole, ne sont pas prises en compte au titre du 3° les adhésions des organisations professionnelles d’employeurs ou de leurs structures territoriales statutaires aux structures territoriales statutaires de l’organisation candidate à l’établissement de sa représentativité. » Toutefois, une entreprise demeure libre d’adhérer à plusieurs organisations différentes si elle le souhaite. Elle peut adhérer à la fois à une structure territoriale interprofessionnelle et à une fédération professionnelle nationale ou à plusieurs fédérations. Par conséquent, la liberté d’adhésion d’une entreprise est cohérente avec l’objectif qui est de mesurer les adhésions et non de procéder à une élection. Ainsi, à défaut d’un nouvel accord entre les organisations patronales au niveau national et interprofessionnel, le Gouvernement ne souhaite pas faire évoluer la législation à la veille du prochain cycle de représentativité, conformément, par ailleurs, aux conclusions de la mission « flash » sur la représentativité des organisations professionnelles d’employeurs conduite par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale dont le rapport, remis le 19 juillet 2023 par les députés M. Hadrien Clouet et M. Didier Le Gac, préconisait de ne pas modifier les règles de représentativité à l’approche de la nouvelle mesure d’audience afin de conserver une stabilité des critères.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>748</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6283</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Avantages des salariés mis à disposition dans les entreprises utilisatrices</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            748. — 8 octobre 2024. — M. Anthony Brosse interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les avantages dont bénéficient les salariés mis à disposition dans les entreprises utilisatrices. Les salariés intérimaires, en contrat avec une entreprise de travail temporaire, ne signent pas de contrat avec l’entreprise utilisatrice. Seules les deux entreprises concluent par écrit un contrat de mise à disposition. Pour autant, le salarié peut bénéficier de certains avantages sociaux, à l’instar des moyens de transport collectifs et des installations collectives mis à disposition de l’ensemble des salariés de l’entreprise utilisatrice, mais ne peut pas, par exemple, conserver son salaire ou de faire valoir son droit au chômage lorsqu’il est victime d’un accident de travail en fin de contrat. Ainsi, il lui demande si des négociations entre les partenaires sociaux pourraient aboutir à une uniformisation des droits pour l’ensemble des travailleurs au sein d’une même entreprise et si le Gouvernement entend proposer une modification législative au Parlement en absence de compromis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6283</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors d’une mise à disposition de salariés, l’entreprise utilisatrice assume la responsabilité des conditions de travail du salarié détaché pendant toute la durée de la mission. Cela inclut notamment la sécurité, la santé au travail, l’accès aux infrastructures et le respect du règlement intérieur. Le salarié bénéficie également des avantages conventionnels en vigueur au sein de l’entreprise d’accueil. À l’issue de la mission, le salarié retourne dans son entreprise d’origine sans que ses perspectives de carrière ou de rémunération n’en soient affectées. Pour être comptabilisés dans les effectifs de l’entreprise utilisatrice, les salariés détachés doivent y travailler de manière continue pendant au moins un an. Cette durée est également requise pour participer aux élections des représentants du personnel. Cependant, ils ne peuvent être élus dans l’entreprise utilisatrice et doivent choisir d’exercer leur droit de vote dans leur entreprise d’origine ou dans l’entreprise d’accueil. Enfin, aucun texte ne s’oppose à la désignation d’un salarié mis à disposition comme délégué syndical au sein de l’entreprise utilisatrice, alors même qu’il serait amené à négocier des accords dont il pourrait ne pas avoir le bénéfice. En cas d’accident du travail, l’entreprise de travail temporaire reste l’employeur responsable. C’est donc elle qui doit être sollicitée pour une demande d’indemnisation complémentaire. L’entreprise utilisatrice est seulement exposée à une action récursoire de la part de l’entreprise de travail temporaire. En résumé, la mise à disposition d’un salarié implique un transfert de certaines responsabilités de l’entreprise d’origine vers l’entreprise utilisatrice, tout en préservant certains droits du salarié mis à disposition, en particulier lors du retour dans son entreprise d’origine et s’agissant de la participation aux instances représentatives du personnel. Le salarié mis à disposition bénéficie donc d’un certain nombre de droits et de protections analogues au salarié classique, bien que ces droits et protections soient répartis entre entreprise utilisatrice et entreprise de travail temporaire. Il n’est à ce jour pas prévu d’évolutions sur le sujet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>753</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6284</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Protection des salariés issus d’entreprises britanniques en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            753. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés français travaillant pour des entreprises britanniques en France, dans le cadre des procédures de liquidation judiciaire de ces dernières. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ces salariés, bien que sous contrat de droit français et versant leurs cotisations sociales en France, se retrouvent exclus du bénéfice des garanties offertes par l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS). En cas de cessation d’activité ou de licenciement, ils sont ainsi privés d’une protection sociale à laquelle ils auraient normalement droit, ce qui les expose à une situation de précarité injustifiée. Cette situation est particulièrement frappante lorsqu’on la compare à celle des salariés travaillant pour des entreprises dont le siège est situé dans d’autres États membres de l’Espace économique européen (EEE), tels que la Norvège, l’Islande ou le Liechtenstein. En effet, l’article L. 3253-18-1 du code du travail précise que les institutions de garantie mentionnées à l’article L. 3253-14 assurent le règlement des créances impayées des salariés exerçant leur activité en France pour des entreprises dont le siège est situé dans un État membre de la Communauté européenne ou de l’EEE. Or depuis le Brexit, les entreprises britanniques ne bénéficient plus de cette extension de garantie. Il est donc profondément injuste qu’un salarié travaillant pour une entreprise norvégienne ou islandaise en France soit protégé par l’AGS, tandis qu’un salarié d’une entreprise britannique en France, cotisant tout autant au régime social français, ne bénéficie pas de la même protection. Cette inégalité de traitement, révélée par le Brexit, expose ces salariés à une précarité accrue, bien qu’ils remplissent toutes les obligations sociales en France. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de négocier des accords de réciprocité avec les autorités britanniques pour protéger ces salariés dans les cas de liquidation judiciaire ou de cessation d’activité et si des mesures spécifiques sont prévues pour remédier à cette faille apparue dans le cadre post-Brexit.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6284</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Bien que les salariés français travaillant pour des entreprises britanniques en France soient sous contrat de travail de droit français et bien que leurs employeurs cotisent au régime obligatoire de garantie des salaires (AGS), ils sont exclus du bénéfice de cette garantie en raison du fait que leur employeur a son siège dans un État qui n’est membre ni de l’Union européenne, ni de l’Espace économique européen. En effet, les dispositions de l’article L. 3253-18-1 du code du travail disposent expressément que « les institutions de garantie mentionnées à l’article L. 3253-14 assurent le règlement des créances impayées des salariés qui exercent ou exerçaient habituellement leur activité sur le territoire français, pour le compte d’un employeur dont le siège social, s’il s’agit d’une personne morale, ou, s’il s’agit d’une personne physique, l’activité ou l’adresse de l’entreprise est situé dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou de l’Espace économique européen, lorsque cet employeur se trouve en état d’insolvabilité ». Il n’existe pas pour le moment de négociations en vue de conclure un accord bilatéral entre la France et le Royaume-Uni afin d’étendre le bénéfice de l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salaires (AGS) aux salariés titulaires d’un contrat de travail de droit français travaillant pour des entreprises britanniques établies en France. Dans le cadre du droit actuellement applicable, il appartient par conséquent aux salariés dont l’employeur britannique se trouve en état d’insolvabilité de saisir les juridictions compétentes au Royaume-Uni.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>754</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6285</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Réforme de la rupture conventionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            754. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur une éventuelle réforme de la rupture conventionnelle. Mme la députée s’inquiète des articles qu’elle a pu lire, lors de la mandature précédente, sur ce sujet qui se font écho d’une volonté de limiter le recours à la rupture conventionnelle afin d’atteindre l’objectif du plein emploi. Si cette mesure devait être appliquée, Mme la députée estime qu’elle serait contre-productive. Elle rappelle combien ce dispositif mis en place en 2008 par le gouvernement Fillon fait consensus aussi bien auprès des salariés que des employeurs. La rupture conventionnelle donne la possibilité à des salariés et des employeurs de se quitter en bons termes. Mme la députée craint qu’une remise en cause de ce dispositif n’entraîne une dégradation des conditions de travail dans nombre d’entreprises. D’un côté, les employeurs souhaitant se séparer d’un salarié vont être à l’affût du moindre faux pas ou de la moindre faute de celui-ci, pour le licencier. De l’autre, les salariés rencontrant des difficultés dans leur travail ou ne s’y épanouissant plus se verront contraints d’y rester, à défaut d’avoir trouvé un autre emploi par ailleurs. Si l’option de la rupture conventionnelle n’est plus disponible, certains salariés pourraient envisager l’arrêt maladie comme une alternative pour échapper à une situation de travail qu’ils jugent devenue inconfortable. Or les arrêts maladie ne sont pas destinés à résoudre des problèmes de relations de travail ou de mal-être au travail. La rupture conventionnelle a été créée pour faciliter une séparation en douceur entre l’employeur et le salarié, tout en évitant les conflits et contentieux souvent associés aux licenciements et démissions ainsi que les abus potentiels du système de santé. Elle doit être maintenue dans son principe car elle symbolise le fait que, ce que les parties ont librement formé, elles peuvent également le défaire de manière consensuelle. Elle l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement concernant l’avenir de la rupture conventionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6285</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Rupture conventionnelle individuelle (RCI) est effectivement issue de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail et les partenaires sociaux sont attachés à ce dispositif. Depuis son introduction, la RCI a, par ailleurs, permis de limiter le contentieux prud’homal, en sécurisant les fins de contrat de manière amiable. Aucune réflexion ne pourrait donc être menée sur le sujet sans une association étroite des partenaires sociaux sur le sujet. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6285</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de travail dans le secteur du jeu vidéo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1366. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de travail dans le secteur du jeu vidéo en France. D’une importance économique croissante pour le pays, plus rentable même que le cinéma français, l’industrie vidéoludique semble pourtant échapper au droit du travail. Exerçant des activités historiquement perçues comme relevant de la passion avant tout, les travailleurs et travailleuses du secteur se voient imposer des rythmes de travail usants et pénibles. L’habitude adoptée par les employeurs des périodes dites de « crunch » est emblématique de ce problème : afin de boucler la production d’un jeu vidéo dans les temps, les employés sont utilisés comme la variable d’ajustement principale. Ils et elles sont ainsi amenés à cumuler de nombreuses heures de travail non déclarées et à ne pas pouvoir respecter les temps de travail contractuels. Le droit du travail n’est donc pas respecté dans le secteur du jeu vidéo : cette culture du surtravail, unifiée bien que problématique, est même inculquée aux futurs salariés dès leur formation, puisque ces schémas sont déjà présents dans les écoles spécialisées. Malgré un discours du Syndicat national du jeu vidéo (représentant les employeurs du secteur) qui se veut rassurant, les heures supplémentaires ne peuvent être refusées par les employés du fait de la nature même de la production d’un jeu vidéo, en équipe et à la chaîne, le travail des uns dépendant des résultats des autres. Il est essentiel de noter que ces heures forcées ne sont de surcroît que rarement rémunérées intégralement, ce qui représente de la part des employeurs un manquement grave au code du travail. La banalisation voire l’institutionnalisation de ces pratiques entraîne de graves problématiques de mal-être au travail et de santé mentale chez les travailleurs du jeu vidéo, ainsi qu’un turn over important du fait de l’« agilité » qui leur est demandée. Ces exigences sont en outre incompatibles avec une vie de famille, ce qui induit des situations de déséquilibres profonds entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi que des abandons de carrière prématurés. Enfin, le secteur n’échappe pas aux inégalités entre les femmes et les hommes, qui sévissent par ailleurs dans de nombreux domaines. Les 14 % de travailleuses du jeu vidéo sont ainsi souvent moins rémunérées que leurs collègues masculins, y compris à poste, statut et diplôme égaux (des différences de 300 euros à 400 euros mensuels ayant été révélées par une enquête de Médiapart sur le sujet en janvier 2018). Le 15 octobre 2024, c’est une grève historique qui a eu lieu chez Ubisoft avec plus de 700 salariés mobilisés sur les 4 000 que compte l’entreprise en France, selon une estimation du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), pour protester contre la décision prise mi-septembre par le groupe contre ses salariés. Face à cette situation, il l’interroge quant aux mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin que le droit du travail déjà existant s’applique dans le secteur du jeu vidéo, où il n’est aujourd’hui que trop rarement respecté.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6286</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le domaine des jeux vidéo est souvent identifié comme une « industrie » ou un « secteur d’activité » à part entière. Or, les entreprises se répartissent au sein de différents codes de Nomenclature d’activités française (NAF) englobant d’autres types d’activités. Dès lors, il apparait difficile de réellement quantifier l’activité des agents de l’inspection du travail au sein de ce secteur. Il existe, en effet, un code NAF dédié à cette activité (58.21Z - Édition de jeux électroniques), mais d’autres entreprises françaises très connues de ce secteur (Ubisoft, Amplitude Studios, Arkane Studios, ou encore Cyanide) se répartissent au sein de différents autres codes NAF, qui ne sont pas liés exclusivement au développement de jeux vidéo. Néanmoins, des dizaines d’interventions sont réalisées par les inspecteurs du travail dans ces entreprises sur de multiples sujets, et notamment les licenciements de salariés protégés. Les interventions des inspecteurs du travail s’inscrivent dans les orientations nationales fixées par la direction générale du travail dans le plan pluriannuel d’action (1) qui donne la priorité à la lutte contre les accidents du travail et les maladies professionnelles, la lutte contre les fraudes, contre la dissimulation d’heures de travail, la réduction des inégalités salariales entre les hommes et les femmes, ou encore la protection des travailleurs les plus vulnérables. Ces sujets s’inscrivent bien dans les priorités nationales du Gouvernement. (1) Un nouveau plan d’action pour le système d’inspection du travail (SIT) | Travail-emploi.gouv.fr | Ministère du Travail et de l’Emploi]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1597</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6286</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Non-titularisation de quatre inspecteurs élèves du travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1597. — 29 octobre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation de quatre inspecteurs élèves non titularisés sans justification au terme de leur parcours au sein de l’Institut national du travail de l’emploi et de la formation professionnelle de Marcy-l’Étoile. Ces quatre inspecteurs élèves/stagiaires ont obtenu de bonnes notes et des évaluations positives au cours de leurs 18 mois de formation, qui ne sont pas sans sacrifice pour eux (déménagement, coût financier, éloignement familial). Leur titularisation permettrait d’améliorer les conditions de travail des agents eux-mêmes, souvent confrontés à une surcharge de dossiers. Dans le Rhône par exemple, 13,85 % des postes à l’inspection du travail sont vacants. La titularisation permettrait ainsi de garantir une meilleure couverture du territoire, à l’heure où la direction générale du travail recense plus de 230 morts, faisant déjà de 2024 une année noire. L’insuffisance des effectifs d’inspecteurs du travail constitue un frein majeur à l’application rigoureuse du code du travail et, de fait, à la protection des droits des travailleurs et travailleuses. Cette situation engendre des délais d’intervention parfois très longs, limitant l’efficacité des contrôles, particulièrement dans les secteurs les plus à risque comme la construction ou l’industrie manufacturière. Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2024, M. Olivier Dussopt avait annoncé la création de 100 nouveaux postes par voie de détachement. Quelques mois plus tard, cette création était enterrée. Dans un rapport datant du 28 février 2024, la Cour des comptes révèle que l’inspection du travail est le principal contributeur aux économies d’emplois, qui a perdu 16 % de ses effectifs, soit près de 740 ETP (équivalents temps plein) entre 2015 et 2021. Ce sont aujourd’hui près de quatre millions de salariés qui n’ont pas accès au service public de l’inspection du travail, faute de recrutement suffisant ces dernières années. Eu égard à cette situation, elle souhaite connaître les raisons du blocage de la titularisation des quatre élèves stagiaires de l’INTEFP et plus largement les moyens proposés par le Gouvernement pour renforcer les effectifs des services de l’inspection du travail, qui assure la sécurité et la protection des droits des salariés du pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6286</pageJO><datePublication>2024-11-26</datePublication><noPublication>20240033</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Inspecteurs du travail (IT) sont recrutés par la voie des concours. Les lauréats débutent leur formation initiale à l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP) en février de l’année N+1 qui suit la date d’ouverture du concours. Ils suivent une première période de formation probatoire de 12 mois à l’issue de laquelle les Inspecteurs-élèves du travail (IET) sont pré-affectés en qualité d’Inspecteurs du travail stagiaires (ITS) pour une période de 6 mois. Les modalités d’évaluation de la formation puis de titularisation des IET sont définies par le décret n° 2003-770 du 20 août 2003 portant statut particulier du corps de l’inspection du travail et par l’arrêté du 16 novembre 2021 relatif aux modalités de la formation et aux conditions d’évaluation et de sanction de la scolarité des inspecteurs élèves du travail. L’évaluation des élèves se fait en deux temps : en décembre de l’année d’entrée en formation, un jury détermine les élèves qui vont pouvoir devenir stagiaires et être pré-affectés dans les services. Ce jury classe les élèves par ordre de mérite. Ensuite, à l’issue des 6 mois de stage dans les services de pré-affectation, une commission de titularisation est réunie pour examiner les dossiers des stagiaires et proposer la titularisation, ou la non-titularisation. Cette commission dispose, pour prendre sa décision, de l’ensemble des notes et évaluations des élèves depuis leur entrée en formation, y compris les notes et les avis rendus par le jury de fin de première période. A la fin du mois de juin 2024, la commission de titularisation a examiné les dossiers de 126 ITS. Quatre élèves n’ont pas été titularisés.  La Commission administrative paritaire (CAP) du corps de l’inspection du travail, seule compétente pour rendre un avis sur les suites à donner à une non-titularisation prononcée par les jurys de la commission, a été convoquée le 8 août 2024 pour examiner la situation de ces quatre stagiaires et s’est prononcée en faveur de deux avis de prolongation de stage de 4 mois et de deux non-titularisations. La commission de titularisation étant souveraine dans ses propositions, induisant ainsi une compétence liée de la Ministre, cette dernière ne pouvait prendre d’autres décisions que les deux décisions de non-titularisations et les deux décisions de prolongations de stage proposées par la CAP. Pour les deux ITS prolongés, la commission de titularisation sera réunie à la fin de leur prolongation, avec les nouvelles évaluations des directions de pré-affectation et prendra une décision de titularisation ou non. En cas de nouvel avis de non-titularisation, la CAP sera de nouveau convoquée. Chaque décision est susceptible de recours. Par ailleurs, depuis 2022, 200 postes sont ouverts chaque année par la voie des trois concours interne, externe et 3ème voie (188), et par le recrutement de contractuels bénéficiaires de l’obligation d’emploi (12). A ces concours s’ajoute, depuis 2021, le nouveau dispositif d’accès au corps des inspecteurs du travail par la voie du détachement. Cette voie permet à des fonctionnaires de corps comparables à celui des IT d’être recrutés par la voie du détachement, de suivre une formation statutaire de 9 mois puis d’être affectés en section d’inspection du travail. Ainsi, ont pu être affectés à l’issue de leur formation 448 nouveaux IT dans les services depuis 2022, dont 182 par la voie du détachement. 179 inspecteurs élèves sont encore en cours de formation à l’INTEFP et devraient pouvoir être affectés en 2025. Enfin, 264 candidats sont admissibles au concours 2024, les admissions étant attendues pour la fin du mois de novembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>