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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-12-03" NumJO="20240034" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>2399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6314</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie-Laurence Roy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés des agriculteurs face à l’accumulation des normes et du Mercosur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2399. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie-Laurence Roy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les agriculteurs français face à l’accumulation des normes administratives et à la concurrence déloyale que pourraient exacerber certains accords internationaux, notamment celui entre l’Union européenne et le bloc sud-américain du Mercosur. Les exploitants agricoles français sont soumis à des normes sociales, fiscales parmi les plus lourdes au monde et à des normes sanitaires, environnementales et de sécurité alimentaire parmi les plus exigeantes au monde. Prétendument nécessaires pour garantir la qualité des produits et répondre aux attentes sociétales, ces règles génèrent surtout une surcharge administrative importante et des coûts considérables, particulièrement pour les petites exploitations qui n’ont plus aucune raison d’être dès lors que les accords internationaux, comme celui avec le Mercosur, introduisent en France des produits ne respectant pas les mêmes standards et donc considérablement moins chers pour le consommateur final ! À titre d’exemple, sur les 190 pesticides autorisés au Brésil, 52 sont interdits dans l’Union européenne et certaines limites maximales de résidus y sont jusqu’à 400 fois plus élevées. De même, l’utilisation d’antibiotiques comme promoteurs de croissance, interdite en Europe depuis 2006, demeure courante dans plusieurs pays du Mercosur. Enfin, les normes de bien-être animal restent largement inférieures à celles imposées aux agriculteurs français, créant une distorsion de concurrence flagrante et pénalisant les exploitants français qui s’engagent dans des démarches de qualité. Ces écarts normatifs ne peuvent être compensés par des « clauses miroirs » assurant la réciprocité des règles, puisque celles qui sont envisagées ne prennent pas en compte la totalité des distorsions entre la situation des agriculteurs du reste du monde et les agriculteurs français (dimensions des exploitations, cotisations sociales, impôts, taxes, ventes à perte etc.). Cette concurrence totalement déloyale est d’ailleurs reconnue par l’Europe qui va créer un fonds d’indemnisation au profit des agriculteurs ! Mais les agriculteurs français ne veulent que vivre dignement de leur travail. Ils ne veulent ni de la charité européenne ni de prêts bonifiés pour survivre en attendant que les dossiers FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural) qui ont pris deux ans de retard soient enfin réglés ! Mme la députée demande donc au Gouvernement de défendre les agriculteurs français pour préserver la souveraineté alimentaire du pays et assurer la pérennité de l’agriculture française face aux défis actuels. Mme la députée demande à Mme la ministre quand elle compte prendre les décrets nécessaires pour alléger réellement les démarches administratives pesant sur les exploitants agricoles et réformer les normes nationales. Enfin, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes elle envisage pour garantir une stricte loyauté de concurrence dans tous les accords commerciaux internationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6314</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Diminution des récoltes de miels en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2400. — 3 décembre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les mauvaises récoltes de miels pour l’année 2024 en Meurthe-et-Moselle. Les chiffres de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) exposent les difficultés du secteur, au niveau national : les récoltes de miels 2024 ont diminué de 40 % par rapport à celles de 2023, passant de 20 000 tonnes à 12 000 tonnes récoltées. La même tendance à la baisse s’observe dans le département de la Meurthe-et-Moselle. Ainsi, selon le syndicat Api-Est, regroupant environ 300 agriculteurs du territoire, la production de miels meurthe-et-mosellans a également chuté de 40 %. Les difficultés rencontrées par le secteur apicole sont de trois ordres : d’abord, les mauvaises conditions climatiques de l’année 2024 (une pluviométrie abondante qui a freiné le processus de récolte du nectar et du pollen). Ensuite, le développement de parasites dangereux pour les abeilles et particulièrement le varroa (qui se reproduit à l’intérieur des ruches et peut provoquer, à terme, la mort de la colonie d’abeilles). Enfin, l’installation du frelon asiatique, prédateur direct des abeilles, représente une menace pour la survie des ruches, la production de miel et l’activité des apiculteurs. La conjonction de ces problèmes met à mal la pollinisation du territoire, « élément clé de la reproduction d’un grand nombre de végétaux », ainsi que l’indique l’Office français de la biodiversité. C’est l’ensemble de l’équilibre écologique de la Meurthe-et-Moselle qui est impacté. M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures elle compte mettre en place pour soutenir le secteur apicole de Meurthe-et-Moselle. Il lui demande plus particulièrement quels sont les moyens d’action mis en place, au niveau national, pour lutter contre la prolifération des parasites et des frelons asiatiques, véritables menaces pour la survie des abeilles tricolores.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6315</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dispositif « Madelin agricole »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2401. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Laure Blin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le dispositif « Madelin agricole ». Le dispositif « Madelin agricole » permet de capitaliser pendant son activité afin d’améliorer ses futurs revenus de retraite, de bénéficier d’une déduction fiscale des cotisations acquittées de son revenu imposable, de prévoir une rente réversible à un bénéficiaire désigné en cas de décès et de bénéficier d’une rente indexée sur l’inflation. Cependant, les travailleurs non-salariés (TNS) agricoles ne peuvent souscrire à un contrat de prévoyance ou à une complémentaire santé « Madelin », contrairement aux TNS non-agricoles qui peuvent avoir recours au dispositif « Madelin ». Élargir le dispositif permettrait indéniablement d’améliorer la protection sociale des TNS agricoles. Compte tenu du flou qui entoure aujourd’hui ce régime, elle souhaite connaître la position du Gouvernement et si celui-ci envisage des mesures afin de soutenir les travailleurs non-salariés agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6315</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion des vignes abandonnées et solutions contre la flavescence dorée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2402. — 3 décembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les moyens de lutte contre le développement de la flavescence dorée dans les vignes abandonnées. L’abandon des vignes est un fléau malheureusement en extension au regard des difficultés économiques du secteur, outre des accidents individuels. Il est généralement admis qu’une vigne est abandonnée si elle présente au moins deux des trois critères suivants à savoir l’absence de taille, la présence de maladies cryptogamiques, la repousse de vignes ou de plantes ligneuses. La solution est connue à savoir l’arrachage, la dévitalisation ou la remise en état des vignes en application d’un arrêté préfectoral dans les périmètres dits de lutte obligatoire. Par contre, reste entier le fait de savoir qui met en œuvre. Il n’y a pas d’autorité de police administrative, comme celle que l’on connaît depuis bien longtemps pour les maisons en ruine. Il lui demande quelles sont les solutions qui ont pu être étudiées par le ministère de l’agriculture pour répondre à ce fléau du développement de la flavescence dorée en raison de l’abandon des vignes et quels moyens juridiques pourraient être mis à disposition des viticulteurs voisins et de leurs collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6315</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre le datura
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2404. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique de la lutte contre le datura. Le datura est une plante invasive extrêmement toxique qui prolifère partout dans le territoire et particulièrement en Anjou. Excessivement nocive pour l’homme, il peut provoquer divers symptômes graves qui peuvent jusqu’à entraîner la mort. Le datura est également très préjudiciable pour les cultures agricoles (farine de sarrasin, haricots verts, etc.), contraignant souvent les producteurs à des rappels de produits en raison de leur contamination par le datura. La politique aujourd’hui menée par les instances européennes et par le Gouvernement visant à restreindre l’usage des produits phytosanitaires a des conséquences lourdes à la fois pour les particuliers mais aussi pour l’ensemble des exploitants agricoles. Sans substance chimique adéquate, seul l’arrachage manuel est efficace, mais très chronophage. Et l’arrachage mécanique est inefficace car favoriserait la dissémination des graines. Dans ces conditions, elle souhaite ainsi savoir si le Gouvernement étudie des solutions pérennes permettant l’éradication dans les territoires ruraux de ce fléau qu’est le datura.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6315</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Réglementation de l’élevage des lapins en cage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2405. — 3 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’urgence de mettre fin sans délai à l’élevage des lapins en cage. En effet, le confinement en cage inflige des souffrances insupportables aux animaux et va à l’encontre du bien-être animal. De nombreuses associations de défense des animaux dénoncent des conditions d’élevage atroces, où les lapins sont entassés, incapables de bouger et parfois mourants dans leurs cages. Actuellement, aucune législation européenne ne prévoit de règles spécifiques sur le bien-être des lapins, ce qui laisse la France seule responsable de protéger ces animaux. Or la France, troisième producteur européen de viande de lapin, voit 99 % de ces animaux élevés en cage avec un sol grillagé. Cette pratique devrait pourtant appartenir à une époque révolue. Il est essentiel de souligner qu’un changement est possible, comme l’illustrent les progrès réalisés dans d’autres secteurs de l’élevage : l’aviculture, l’élevage porcin et la filière laitière ont ainsi déjà entamé une transition vers des alternatives sans cage. En France, des alternatives comme les parcs aménagés existent déjà et doivent être encouragées pour l’élevage du lapin. Le 4 septembre 2024, les conclusions du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE ont recommandé à la Commission européenne de publier d’ici 2026 la proposition législative d’interdiction de l’élevage en cage. Plusieurs pays européens ont déjà franchi le cap. L’Allemagne, premier producteur européen de viande porcine, a interdit depuis 2021 les cages de gestation et de mise bas pour les truies et prévoit d’interdire l’élevage des lapins en cage dès 2025. La Belgique s’y engage également en 2025, tandis que l’Autriche a été pionnière en interdisant les systèmes de cages, y compris pour les lapins, dès 2020. Face à ces évolutions, il est impératif que la France soutienne et valorise l’élevage au sol ou en plein air, des pratiques bien plus respectueuses du bien-être animal et permettant aux lapins d’adopter des comportements naturels. Il lui demande si le Gouvernement prendra des mesures concrètes pour interdire l’élevage des lapins en cage en France et pour accompagner la transition des élevages vers des systèmes sans cage, tant au niveau national qu’européen, et s’il s’engagera à soutenir cette transition et à en faire un modèle à l’échelle européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6316</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Modification de l’arrêté « vitamines et minéraux »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2406. — 3 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le projet d’arrêté initié par la direction générale de l’alimentation au sujet des nutriments employés dans la fabrication des compléments alimentaires. En modifiant ce cadre règlementaire sans attendre l’harmonisation européenne, la France va imposer aux opérateurs français du complément alimentaire deux reformulations successives de leurs produits. Reformuler un produit coûte entre 10 000 et 50 000 euros à un opérateur (coût de recherche et développement, réalisation d’études de stabilité, refonte de l’étiquetage, analyse et démarches règlementaires) sans compter les coûts liés aux éventuelles destructions de stocks de produits et d’étiquetages. Elle souhaite savoir si la refonte de l’arrêté français peut se faire de manière coordonnée avec les travaux européens, afin que les professionnels du secteur ne subissent qu’une seule refonte de leur cadre règlementaire et que celle-ci puisse être réalisée après consultation des opérateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6316</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Cadre réglementaire contre le frelon asiatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2413. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique du frelon asiatique. Depuis 2016, le frelon asiatique figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. En France aussi il ne cesse de proliférer, ce qui pose problème à plusieurs égards. D’une part, il représente une vraie menace pour la biodiversité puisqu’il est un prédateur pour les abeilles et pour les pollinisateurs sauvages. D’autre part, il est une menace pour les agriculteurs et notamment les arboriculteurs, les viticulteurs et les apiculteurs. Ces derniers sont par exemple confrontés à des mortalités de colonies et des coûts supplémentaires de protection des ruchers, contraignant parfois certains d’entre eux à abandonner leur activité. Enfin, c’est aussi un enjeu de protection des populations car les nids de frelons constituent un danger pour l’homme. À ce jour, le contexte réglementaire n’a pas apporté de solution pour limiter l’impact des frelons asiatiques, alors qu’une prise en charge à l’échelle des collectivités locales pourrait être envisagée. Elle souhaiterait ainsi savoir si le Gouvernement envisage de mettre en œuvre un plan de lutte contre les frelons asiatiques et d’accompagner les agriculteurs dans la prise en charge des dégâts causés par cette espèce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6316</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pièges à colle - souffrance animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2414. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les souffrances causées par les pièges à colle, utilisés pour capturer les rongeurs tels que les souris et les rats. Ces dispositifs, censés permettre une capture vivante pour une éventuelle remise en liberté, entraînent dans la pratique une agonie prolongée des animaux. Ils peuvent rester piégés plusieurs jours, subissant la faim, la soif et un épuisement extrême avant de mourir. D’autres espèces protégées comme les hérissons ou les rouges-gorges sont parfois capturées accidentellement, amplifiant les conséquences de ces pièges sur la biodiversité. Les souffrances infligées par ces dispositifs, notamment des blessures graves telles que des déchirures de peau ou des atteintes aux yeux, au nez ou à la bouche, sont unanimement reconnues comme cruelles et disproportionnées. Pourtant, des alternatives plus respectueuses des animaux existent et sont accessibles. Plusieurs pays, parmi lesquels la Belgique, l’Angleterre, l’Islande, l’Espagne et le Pays de Galles, ont déjà interdit la vente de ces pièges, tandis que certains États en Inde en ont interdit la production. En France, malgré l’engagement de nombreuses enseignes de distribution, de jardinage et de bricolage à ne plus commercialiser ces dispositifs, leur usage reste légal. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage, dans un avenir proche, d’interdire la production, la vente et l’utilisation de ces pièges à colle en France, afin de mettre fin à une pratique unanimement jugée cruelle et d’encourager des solutions plus éthiques en matière de lutte contre les nuisibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6317</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Loi d’orientation sur la forêt de 2002‑602 du 9 juillet 2001
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2433. — 3 décembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la loi d’orientation sur la forêt n° 2002-602 du 9 juillet 2001. Suite à cette loi, tout citoyen qui effectue des plantations de feuillus sur ses propriétés non bâties peut bénéficier d’une exonération foncière de 50 ans. Or cette loi ne s’applique pas aux plantations antérieures à cette date et taxe dès la 31ème année de plantation. Il y a donc inégalité de traitement. D’une part, une plantation de 32 ans d’âge qui commence à capter beaucoup de carbone va payer plus d’impôts qu’une plantation de 23 ans qui ne paiera aucun impôt et, d’autre part, des opérations de réduction de gaz à effet de serre peuvent bénéficier d’un crédit carbone. Ainsi une entreprise va payer pour réduire son empreinte carbone, elle le peut en plantant des arbres pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre. Une entreprise polluante ne sera ainsi pas pénalisé alors qu’un particulier avec une plantation âgée de plus de 30 ans doit lui payer des impôts. Aussi, il voudrait connaître les possibilités d’adaptation de cette loi pour ne plus pénaliser les particuliers ayant une plantation de plus de 30 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6317</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des forêts françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2435. — 3 décembre 2024. — Mme Pascale Bay attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la gestion des forêts, qui doit être au cœur des préoccupations. Les incendies et les maladies sont des phénomènes en progression, amplifiés par le réchauffement climatique. En parallèle, l’urbanisation croissante réduit la surface boisée. Pourtant, une bonne gestion des forêts est une des clés de la lutte pour la transition écologique et la protection de la biodiversité. La mise en œuvre de la loi du 10 juillet 2023 visant à lutter contre le risque d’incendie reposait sur le Centre national de la propriété forestière (CNPF), qui avait par conséquent reçu l’autorisation d’engager 21 agents supplémentaires. La baisse de son plafond d’emplois prévue dans le PLF 2025 va provoquer le licenciement de 13 personnes et par conséquent porter atteinte à ses capacités d’action. Le CNPF, qui dispose d’un budget déjà modeste, se voit devoir supporter un effort insoutenable en particulier face à ses responsabilités nouvelles. Le rôle du CNPF est d’autant plus essentiel que la forêt française appartient à 75 % à des propriétaires privés devant être accompagnés. Elle l’interroge sur sa volonté de protéger le CNPF, acteur essentiel pour la protection de l’environnement, en cas d’activation de l’article 49.3.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6317</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Recrudescence des bois scolytés et risques pour le réseau électrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2436. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur un problème environnemental et de sécurité publique qui prend une ampleur préoccupante en région Bourgogne-Franche-Comté : la recrudescence des bois scolytés et le risque accru de chutes d’arbres sur les lignes électriques, notamment dans les zones forestières. En effet la propagation du scolyte dans les forêts a engendré une fragilisation importante des arbres, augmentant parallèlement les risques de chutes, particulièrement en cas de conditions climatiques défavorables, comme peut en connaître le département du Jura en période hivernale. Ce phénomène affecte directement la sécurité des infrastructures, notamment les lignes électriques aériennes, qui subissent de plus en plus de dommages. Cette situation fait apparaître un manquement dans la législation en vigueur qui impose aux propriétaires privés ou communaux d’élaguer ou d’abattre les arbres menaçant ces lignes, sans leur donner les moyens techniques et financiers suffisants pour s’acquitter de cette tâche. Alors même que la région fait face à une grosse pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur forestier, laissant les propriétaires privés sans solutions. Il est enfin important de rappeler que la majorité des lignes électriques concernée ont été installée sur des terrains privés. Cette situation, en plus de créer un problème de sécurité publique, fait peser sur les propriétaires privés une charge financière et logistique disproportionnée. Il est aujourd’hui nécessaire d’associer l’ensemble des parties prenantes, propriétaires, opérateurs d’énergie et acteurs publics pour faciliter la gestion des bois scolytés tout en assurant la sécurité des lignes électriques. Elle lui demande donc quelles solutions elle pourrait envisager dans ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6318</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Renforcer les moyens du CNPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2437. — 3 décembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de renforcer les moyens du centre national de la propriété forestière (CNPF). La France est un grand pays forestier. On y recense notamment plus de 12 millions d’hectares de forêts privées et 3,5 millions de propriétaires forestiers. Le CNPF est le service public de la gestion durable de la forêt privée. Il est chargé de construire la gestion durable des forêts privées, accompagne les sylviculteurs, associe les propriétaires forestiers à son fonctionnement, ainsi que les acteurs de la filière forêt-bois et de l’environnement. Le CNPF est donc un outil indispensable pour mener les politiques publiques efficaces en direction des forêts privées en l’occurrence et faire face aux enjeux d’approvisionnement en bois de la Nation, la gestion des risques (incendie, érosion, gestion de l’eau), ainsi que le maintien de la biodiversité. Par ailleurs, la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023, visant à intensifier la prévention et la lutte contre l’aggravation du risque et son élargissement, a augmenté les responsabilités de cet établissement public. Pour répondre à ces défis de manière efficace, le CNPF estime qu’il est nécessaire d’augmenter ses moyens humains en renforçant ses effectifs d’au moins 50 postes permanents supplémentaires sur trois ans. Par conséquent, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte renforcer les moyens du CNPF afin que cet établissement public remplisse ses missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6318</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>REP PMBC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2439. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place de la REP PMCB et son impact sur le secteur du bâtiment, issue de la loi AGEC. Cette REP vient accentuer un déséquilibre préexistant entre le bois et les matériaux décarbonés comme le béton ou l’acier et fait peser le risque d’en stopper le développement à très court terme. En effet, les coûts que doivent supporter les producteurs de bois pour la prise en charge du recyclage de leurs produits en fin de vie sont beaucoup plus élevés que ceux appliqués pour les producteurs de béton ou d’acier. Par ailleurs, ce sont les industriels de la première transformation du bois (scieurs, trancheurs, dérouleurs de bois) qui devront s’acquitter de l’écocontribution à destination des éco-organismes chargés de la collecte et du recyclage des produits en fin de vie et non le dernier acteur industriel intervenant dans la transformation comme prévu au départ. La charge de la contribution doit monter en puissance pour atteindre 15 % de leur chiffre d’affaires à l’horizon 2024. Cette écotaxe mettra également en place une situation préjudiciable de concurrence déloyale. À l’heure où les scieurs subissent les effets d’une conjoncture économique difficile, cette décision est économiquement incompréhensible. Elle lui demande donc quelles solutions il envisage pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6318</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Ferme-usine de poulets à Peyrins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2465. — 3 décembre 2024. — M. Sylvain Carrière alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le projet de ferme-usine de poulets à Peyrins. Depuis plusieurs mois les citoyens réunis en collectif, « Citoyen santé nature Environnement », alertent sur le projet de ferme-usine de poulet à Peyrins dans la Drôme. Cette exploitation, si elle voit le jour, doit produire chaque année 1,1 million de poulets, soit 142 000 poulets en simultané. Cela revient à 21 poulets par mètre carré, qui ne verront jamais la lumière du jour, faisant fi du bien-être animal. L’impact sur l’environnement serait lui aussi catastrophique : 30 000 tonnes annuelles de CO2, 15 000m3 de consommation d’eau, des milliers de tonnes de déjections menaçant directement la nappe phréatique qui se situe en dessous. Le principe de précaution se voit une énième fois bafoué alors même que le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de la Drôme a rendu un avis défavorable au projet. Les citoyens, les paysans, les élus de la commune, tous sont unanimes contre le projet. L’enquête publique menée dans la commune a reçu 87 % d’avis négatifs. Malgré les enjeux de bien-être animal, malgré le préjudice environnemental, malgré les sécheresses et la tension existante autour de la ressource en eau, malgré la non-acceptabilité des populations, le commissaire-enquêteur mandaté a de son propre fait décidé d’émettre un avis favorable au projet. Au-delà des aspects précédemment cités, c’est le bien-fondé économique d’un tel projet qui peut être remis en question. En effet, les porteurs de projet vont s’endetter à hauteur de 2,5 millions d’euros sur 15 ans, sans compter les frais de roulement, alors que la société DUC prévoit d’acheter chaque poulet à 57 centimes d’euros. C’est une véritable uberisation de l’activité agricole. Des agriculteurs vont s’asservir à une grande firme agro-industrielle qui n’a que faire de la viabilité économique du projet et de toutes les externalités négatives qu’il comporte. La justification des porteurs de projet : « On en a besoin face aux importations de poulets de fermes ukrainiennes, brésiliennes et thaïlandaises ». Et ce alors que la France exporte 30 % de ses poulets et en importe 46 %. Avant de construire des fermes-usines à tout va, il s’agirait de revoir la notion de souveraineté alimentaire. A quoi bon détruire les sols si c’est pour exporter la production ? Ainsi, il l’alerte sur le bien-fondé de l’enquête menée ainsi que sur les nombreux risques et nuisances pour la population et l’environnement qui découlent d’une telle installation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6319</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Impact des confinements des volailles pour les élevages « plein air »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2466. — 3 décembre 2024. — M. Paul Molac alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impact des confinements des volailles mis en œuvre pour lutter contre la propagation de la grippe aviaire pour les élevages dits de « plein air ». En effet, depuis que, le 9 novembre dernier 2024, le niveau de risque d’influenza aviaire est, en France, passé de « modéré » à « élevé », décision a été prise de claustrer toutes les volailles et donc d’interdire de la pratique de l’élevage plein air ; cela malgré les différentes campagnes de vaccination menées par les autorités sanitaires. Cette mesure de claustration opérée sur l’ensemble du territoire national est dénoncée par les éleveurs qui ont choisi de pratiquer l’élevage de plein air par souci du bien-être animal et d’une production de viande de qualité. Effectivement, le non-respect des normes établies pour la filière plein air génère une sorte de « tromperie du consommateur ; le cahier des charges des labels qualité pour les œufs et la viande étiquetés « plein air » n’étant plus respecté. Aussi, en plus de jeter du discrédit sur la filière « plein air », les confinements impactent directement l’état de santé des volailles concernées et entraînent des coûts de production supplémentaires. Pourtant, la grippe aviaire n’impacte pas l’ensemble des départements et les types d’élevage avec la même importance. Aussi, M. le député aimerait connaître ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux contrôler localement l’épidémie de grippe aviaire en vue de permettre aux éleveurs de continuer la pratique de l’élevage en plein air quand le territoire est peu ou pas touché par le virus de l’influenza aviaire. Enfin, il lui demande pour quel motif l’effort vaccination opérée depuis octobre 2023 contre l’influenza aviaire ne permet pas d’éviter les mesures de confinement généralisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6319</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Simplification de la réglementation pour les éleveurs d’oiseaux amateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2467. — 3 décembre 2024. — M. Fabien Di Filippo attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les éleveurs d’oiseaux amateurs, en raison des réglementations en vigueur relatives à la grippe aviaire et aux quotas de détention. Ces règles, notamment l’arrêté du 18 janvier 2008, le décret du 23 février 2017 et l’arrêté du 8 octobre 2018, imposent des contraintes identiques à celles des éleveurs avicoles, bien que les oiseaux de cage et de volière soient maintenus en confinement total et ne présentent pas les mêmes risques sanitaires. Conformément à ces textes, les éleveurs d’oiseaux domestiques se voient appliquer des mesures restrictives qui ne tiennent pas compte de la spécificité de leur activité, créant ainsi une confusion injustifiée entre le monde avicole et celui des oiseaux de cage et de volière. Cette situation pénalise les éleveurs dont les oiseaux ne sont jamais en contact avec le milieu extérieur. Aussi, la suppression de la dérogation qui permettait de ne prendre en compte que les oiseaux adultes dans les quotas de détention pose des obstacles à la reproduction et à la préservation des espèces, particulièrement celles nécessitant plusieurs années avant d’atteindre la maturité sexuelle. Enfin, la déclaration obligatoire sur l’I-Fap pour des espèces élevées en captivité depuis des décennies constitue une surcharge administrative coûteuse et inadaptée, affectant la viabilité des élevages amateurs. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour différencier de manière explicite le traitement des oiseaux de cage et de volière de celui des volailles dans les restrictions liées à l’influenza aviaire, rétablir la dérogation relative aux quotas de détention en ne considérant que les oiseaux adultes et réexaminer l’obligation de déclaration payante sur l’I-Fap afin de mieux adapter la législation aux réalités des élevages domestiques. Ces mesures de simplification administrative seraient bienvenues pour soutenir la préservation d’espèces menacées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6320</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Revalorisation salariale des infirmières scolaires de l’enseignement agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2506. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des infirmières des établissements d’enseignement agricole public. Suite au décret fixant l’échelonnement indiciaire du corps des infirmiers de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et du corps des infirmières et des infirmiers du ministère chargé de l’éducation nationale, ces derniers vont bénéficier d’un complément de traitement indiciaire (CTI) de 49 points équivalent à la revalorisation des hospitaliers en 2020 après les accords de Ségur. Ce CTI est appliqué dans les nouvelles grilles indiciaires des infirmières de l’éducation nationale depuis le 1er mai 2024. Pour compenser le retard d’application dans les grilles indiciaires, une prime à l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) de 800 euros a été versée sur le salaire de mai pour couvrir la période de janvier à mai 2024. Les infirmières et infirmiers de l’enseignement technique agricole public ne bénéficient pas de ce dispositif. Aussi, elle souhaite savoir si des évolutions rapides sont envisageables en vertu du principe d’équité de traitement dans la fonction publique en faveur d’une revalorisation salariale des infirmières scolaires de l’enseignement agricole, à l’image de celle en vigueur au sein de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6320</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Reconnaissance des préjudices subis par ceux ayant servi la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2411. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur deux dossiers relatifs à la reconnaissance et à l’indemnisation de préjudices subis par des populations ayant servi ou soutenu la France dans des conflits passés, qui demeurent non résolus malgré des engagements législatifs ou des recommandations officielles. D’une part, l’indemnisation des 22 supplétifs de statut civil de droit commun de la guerre d’Algérie encore en vie, prévue dans le rapport annexé à la Loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, n’a pas été mise en œuvre. Cette mesure, adoptée par la représentation nationale, prévoyait l’attribution de 4 195 euros à chacun des 22 survivants concernés, pour une dépense totale de 92 290 euros. Or cette disposition a été considérée comme non normative par les services du ministère, empêchant son application. Cette situation génère un sentiment d’injustice pour les bénéficiaires, dont certains, dans un état de santé fragile, risquent de ne jamais voir leurs droits reconnus. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, un amendement a été adopté pour réintroduire cette indemnisation. Mme la députée demande ainsi à ce que cet amendement soit retenu par le Gouvernement, quelles que soient les conclusions finales de l’examen de ce texte, afin que les 22 survivants concernés puissent bénéficier sans délai de la reconnaissance et de la réparation qui leur ont été promises. D’autre part, les rapatriés d’Indochine ayant subi des conditions d’accueil indignes continuent d’être exclus du dispositif de réparation instauré par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, qui reconnaît les préjudices vécus par les harkis et leurs familles. Pourtant, la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH) a explicitement recommandé, dans son rapport d’activité 2022, que ce dispositif soit étendu aux rapatriés d’Indochine, compte tenu des conditions identiques de privations, de souffrances et de traumatismes vécues par ces populations. Elle lui demande donc si le Gouvernement compte garantir l’indemnisation rapide des 22 supplétifs de statut civil de droit commun de la guerre d’Algérie, conformément à l’intention clairement exprimée par le Parlement, et s’il envisage de se conformer aux recommandations de la CNIH, concernant l’extension du dispositif de réparation aux rapatriés d’Indochine ; ces démarches viseraient à rendre justice à ces populations et à honorer pleinement la reconnaissance de la Nation envers celles et ceux qui ont servi ou soutenu la France dans des contextes difficiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6321</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Augmentation du nombre et de l’armement des frégates
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2454. — 3 décembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le nombre et l’armement des frégates dites de « premier rang » ( destroyers ) avec la multiplication des conflits de haute intensité. En effet, si avec un tonnage global d’environ 420 000 tonnes, la marine nationale se place encore au 7e rang mondial des marines militaires par le tonnage (derrière la marine américaine, la marine chinoise, la marine russe, la marine britannique, la marine japonaise et la marine indienne), il apparaît pour beaucoup d’experts que l’armement embarqué et le nombre de navires de combat est insuffisant. Or la marine nationale doit défendre 3 façades maritimes (Méditerranée, Atlantique et Manche) et une zone économique exclusive 12 fois plus étendue, sans parler des territoires ultra-marins. Aussi, au-delà de l’indispensable construction d’un second porte-avions pour la marine nationale, la question du nombre de frégates et de leur armement embarqué manifestement insuffisant doit être posée. Aussi, elle lui demande d’une part, s’il entend augmenter à 8 au lieu de 5 unités la commande de frégates FDI en les portant toutes au standard grec mieux armé et d’autre part, suite à l’annonce de certains pays de construire des croiseurs ou super- destroyers (comme l’Italie avec le projet DDX de 175 m de long et 14 000 tonnes (au moins 80 VLS, 16 missiles antinavires, trois canons de 76 mm, un de 127 mm et potentiellement un railgun), la Turquie avec la nouvelle classe TF-2000 de 166 m de long et 8 500 tonnes, l’Allemagne avec le projet F127 et enfin la Grande-Bretagne avec la classe Type 83. À l’instar des Type 055 chinois, des Arleigh Burke américains, des Sejong le Grand sud-coréens et des Maya nippons), si le Gouvernement entend conjointement avec l’Italie (comme ce fut le cas avec les classes Horizon et FREMM) entamer la construction de 2 à 4 super-destroyers DDX très armés qui seront vite indispensables à la défense de l’ensemble du vaste territoire maritime français et pour venir en appui des 2 futurs porte-avions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6321</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Délais de paiement des réservistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2455. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les délais de paiement des réservistes au sein des forces armées. Malgré les initiatives mises en place pour améliorer cette situation, les délais demeurent encore très longs, dépassant souvent les plusieurs mois. L’article L. 4251-1 du code de la défense, qui énonce que « les réservistes (…) bénéficient de la solde et des accessoires qui s’y attachent dans les mêmes conditions que les militaires professionnels ». Cependant, la réalité semble indiquer des retards persistants dans le versement des primes, mais aussi parfois de la solde des réservistes. En plus de pénaliser ces derniers, ces retards nuisent à l’attractivité de la réserve, qui peine pourtant à recruter. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures qu’il compte prendre pour réduire ces délais et garantir aux réservistes leur juste rémunération le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6321</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Interrogations sur les VBMR face aux cyberattaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2456. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les failles concernant les véhicules blindés multi-rôles (VBMR). Depuis la parution du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2013 et dans le cadre du programme Scorpion visant à moderniser l’armement terrestre, la France remplace ses nombreux véhicules de l’avant blindés (VAB) au profit du VBMR. Ce remplacement, sans réelle augmentation des effectifs blindés, posait déjà la question d’une dispersion des modèles pour l’industrie quand la France n’en avait autrefois qu’un, évitant un « cauchemar logistique », alors qu’il est connu que la haute intensité se joue aussi sur la masse (car il faut du nombre pour contrôler une zone, ce qu’une armée d’échantillons, même la plus sophistiquée, ne peut faire) avec des modèles « bon marché » rapides à produire, d’excellentes capacités tout-terrains etc., même si l’indispensable capacité de projection « des gabarits SNCF » est assurée. Ces derniers véhicules blindés multi-rôles, incarnés par les Griffon et les Serval, sont de véritables laboratoires technologiques, avec de grandes capacités, démontrant le savoir-faire de l’industrie française. Coûtant donc le double d’un VAB, ils sont en train de devenir la colonne vertébrale de l’armée de terre française, malgré certains retards de livraison. Sur les 1 872 VBMR Griffon prévus en 2019 pour l’horizon 2030, 575 ont bien été livrés en 2024 et 208 VBMR-L Serval sur 978. Ces blindés assurent ainsi les fonctions de protections balistiques, le transport, la communication et l’observation sur le terrain. Cependant, au cours de l’entraînement interarmées de cyberdéfense (DEFNET) organisé du 18 au 29 mars 2024, un militaire est parvenu à mettre en panne un véhicule blindé multi-rôle Griffon. En effet, à l’aide d’un télémètre développé par l’armée, le militaire est parvenu à perturber le système informatique du véhicule, le forçant à freiner et le mettant momentanément hors de combat. Plus encore, les dégâts causés au véhicule par l’appareil peuvent compromettre le réseau de communication. L’impact de cet incident ne doit pas être négligé. En effet, le véhicule blindé multi-rôle Griffon se décline en plusieurs modèles. Il joue donc des rôles clefs dans de nombreux secteurs tels que le transport de troupes (Griffon VTT), l’observation de l’artillerie (Griffon VOA), le commandement (Griffon VPC) et les opérations médicales (Griffon SAN), etc. La mise hors combat de ces véhicules à la suite d’une cyberattaque en fait une cible facile pour l’adversaire et la compromission du réseau de communication qui en découle fragilise grandement l’intégrité de tout le réseau de communication de l’armée française. Cet évènement met également en lumière la portée informationnelle de telles attaques. En effet, la diffusion d’image des véhicules immobilisés à la suite de cyberattaque au sein de l’espace médiatique peut saper la confiance que portent les Français, y compris militaires, dans l’efficacité de l’armée. Ainsi, l’armée française doit être en mesure de répondre à ces éventuelles diffusions et pallier sa vulnérabilité actuelle aux cyberattaques tactiques. On peut également questionner la portée globale de cette vulnérabilité aux cyberattaques. Celle-ci concerne-t-elle tous les types de véhicules blindés multi-rôles ? L’EBRC Jaguar, dont 60 exemplaires ont été réceptionnés sur les 300 prévus pour 2030, présente-t-il la même vulnérabilité au cyber ? Ce dernier présentait déjà un défaut avec sa tourelle T40, qui héberge deux missiles MMP sous blindage, dans un lanceur rétractable, avec deux autres munitions disponibles en soute, obligeant l’un des trois membres d’équipage ayant perdu à la courte paille, de s’exposer pour recharger, la menace cyber lui ajoutant un possible nouveau défaut. La stratégie politico-industrielle du tout technologique nécessite une adaptabilité et des ajustements nécessaires, malheureusement coûteux pour maintenir une opérabilité efficace des armées. Ainsi, dans la mesure où cette vulnérabilité s’étendrait à l’ensemble des modèles VBMR ou véhicules blindés reliés au réseau, cet évènement pose la question de la vulnérabilité et de la place des systèmes informatiques au sein des forces armées. La protection et l’intégrité de ces systèmes sont une nécessité absolue pour assurer le bon fonctionnement de l’armée de terre. Alors, doit-on revoir la place et l’importance des systèmes informatiques au sein des véhicules blindés, ou renforcer la sécurisation des systèmes informatiques de ceux-ci ? Si c’est le cas, Mme la députée demande à M. le ministre ce qu’il compte faire pour pallier la vulnérabilité des systèmes informatiques des VBMR face aux éventuelles cyberattaques, afin d’assurer l’efficacité de l’armée française. Par ailleurs, certaines questions se posent sur les blindés « remplacés » par les VBMR, à savoir les VAB. M. le ministre a annoncé l’envoi à l’étranger de « centaines de blindés » français d’occasion. Elle lui demande s’il ne serait pas aussi judicieux d’en garder en stock pour « faire masse », pallier d’éventuelles défaillances des VBMR, voire d’en équiper les unités élémentaires de réserve de l’armée de terre au vu des projets de croissance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6322</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Situation professionnelle des conjointes de militaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2459. — 3 décembre 2024. — Mme Catherine Rimbert attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des conjointes de militaires, particulièrement celles des légionnaires, confrontées à d’importantes difficultés dans l’accès à l’emploi stable. La vie militaire, marquée par une mobilité géographique fréquente et parfois imprévisible, complique considérablement l’intégration professionnelle des conjoints. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les femmes de légionnaires, dont les spécificités du statut conjugal et les mutations régulières limitent les opportunités d’emploi local et durable. À cela s’ajoutent souvent des problématiques liées à la maîtrise de la langue française et à l’accès aux réseaux professionnels. Ces difficultés ont pour conséquence une précarité accrue, tant économique que sociale, qui pèse sur l’équilibre des familles de militaires et sur leur capacité à mener une vie stable. Bien que le plan Fidélisation 360 et d’autres dispositifs visent à améliorer les conditions de vie des personnels militaires, les besoins spécifiques des conjointes, notamment en matière de formation et d’accompagnement vers l’emploi, ne semblent pas suffisamment pris en compte. Elle lui demande donc si des mesures supplémentaires sont envisagées pour développer des programmes d’accompagnement adaptés, comme des emplois réservés, des formations spécifiques ou des incitations pour les employeurs locaux, afin de garantir aux conjointes de militaires et notamment de légionnaires, un accès facilité à l’emploi et une meilleure stabilité professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6322</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Déclaration EWIPA : après les promesses, il faut des actes !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2668. — 3 décembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les mesures prises par la République française pour mettre en œuvre et promouvoir la déclaration EWIPA à l’échelle internationale. Approuvée et signée par plus de 80 pays, dont la France, en novembre 2022, cette déclaration vise à mieux protéger les civils contre l’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées. Cette signature doit maintenant se traduire par un engagement concret à adopter des politiques et des pratiques qui préviennent et traitent les effets préjudiciables des bombardements en zone peuplées. Il y a en effet urgence à agir. 90 % des victimes des bombardements sont des civils dans les conflits contemporains, contre moins de 15 % au début du XXe siècle. 10 % des munitions n’explosent pas à l’impact et se transforment en mines antipersonnel, entravant ainsi l’arrivée de l’aide humanitaire et les déplacements des populations qui fuient les zones ciblées. Les images des bombardements à Gaza, au Liban et en Ukraine montrent bien la détresse des populations touchées et l’absence d’empathie des attaquants. Lorsque le gouvernement d’extrême-droite israélien utilise des bombes de plus de 1 000 kg pour neutraliser un seul membre du Hamas dans un immeuble de la bande de Gaza, les civils tués dans l’explosion ne peuvent être qualifiés de « victimes collatérales ». Un tel acte est délibéré et vise à terroriser autant qu’à tuer en masse. La France a un rôle majeur à jouer pour mettre fin à ces bombardements indiscriminés. Elle doit d’abord adapter la doctrine d’emploi de ses forces armées afin de se montrer exemplaire dans le domaine. Elle doit ensuite utiliser sa puissance diplomatique pour que la déclaration EWIPA soit ratifiée par d’avantages de pays et avancer vers des accords plus contraignants visant à réduire la taille des munitions explosives et à réguler leur usage en zone peuplée. Ainsi, un audit de la doctrine d’engagement va-t-il être effectué dans les mois à venir ? Il lui demande si la France va enfin agir diplomatiquement pour faire cesser les bombardements indiscriminés qui ravagent le monde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6323</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Gestion du patrimoine immobilier de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2538. — 3 décembre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État et son potentiel pour soutenir les projets locaux dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. En effet, alors que l’État cherche activement des leviers pour réduire la dette publique et maîtriser ses dépenses dans le cadre des débats sur le PLF 2025, il apparaît que le patrimoine immobilier de l’État pourrait constituer une ressource non négligeable pour dégager des marges budgétaires. Cependant, il semble que l’optimisation de ce patrimoine demeure insuffisante, notamment en ce qui concerne les biens immobiliers situés sur les territoires locaux. De nombreux élus locaux, notamment dans la 4e circonscription du Pas-de-Calais, rencontrent de grandes difficultés pour accéder à ces biens et avancer sur des projets de rachat ou de valorisation de terrains appartenant à l’État. Ces projets sont essentiels pour répondre à une forte demande de logements, ainsi qu’à des besoins en équipements publics et infrastructures, dans un contexte de pénurie sur le territoire. Or, malgré l’urgence, ces élus se heurtent à des obstacles administratifs importants, notamment la complexité des démarches et l’absence d’interlocuteurs clairs pour traiter ces dossiers. Il souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour faciliter l’accès au patrimoine immobilier de l’État et permettre la réalisation de projets locaux de rachat ou de valorisation, afin de répondre aux besoins de logement et d’équipement dans les territoires les plus demandeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6323</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Répartition départementale des hautes rémunérations de la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2543. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur le « rapport sur l’état de la fonction publique et les rémunérations », publié en annexe au projet de loi de finances. Ce document a été obtenu du Gouvernement après que la représentation nationale l’a demandé par la loi et présente, notamment, « un état des hautes rémunérations dans la fonction publique », comme indiqué à l’article 37 de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019. Si la publication de ces chiffres représente une avancée certaine en matière de publication de l’information et de contrôle de la haute administration, ces données gagneraient à être appréciées au regard d’autres indicateurs. Ainsi, il lui demande quelle est l’évolution médiane et moyenne des dix plus hautes rémunérations des trois versants de la fonction publique dans chacun des départements depuis la première édition de ce rapport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6324</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Cumul emploi et retraite - CSG et CRDS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2552. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation des personnes cumulant emploi et retraite au regard de la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). La CSG et la CRDS sont prélevées sur les revenus d’activité et de remplacement. En effet, une personne en situation de cumul emploi-retraite est redevable à la fois au titre des revenus d’activité et de ceux de remplacement. Elle est donc assujettie aux cotisations sociales calculées sur la base des revenus professionnels. Quant aux prélèvements sociaux sur la retraite, leurs taux sont déterminés selon le nombre de parts fiscales et le revenu fiscal de référence. Or le montant de ce dernier comprend déjà les cotisations sociales non déductibles sur les revenus professionnels. En conséquence, il semblerait que les personnes cumulant emploi et retraite soient doublement imposées à la CSG et la CRDS et que dans certains cas, ce mode de calcul facilite les effets de seuils en engendrant ainsi une augmentation d’imposition. Les modalités sont d’ailleurs encore plus compliquées quand la personne a pu travailler dans des secteurs différents. Il lui demande donc si le Gouvernement entend prendre des mesures afin que les contribuables en situation de cumul emploi-retraite ne soient plus doublement redevables de la CSG et la CRDS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6324</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Prélèvements sociaux sur les rentes des polypensionnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2554. — 3 décembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les difficultés rencontrées par les retraités polypensionnés ayant travaillé en Suisse, concernant les prélèvements sociaux appliqués à leur pension suisse. Pendant plusieurs années, les services fiscaux français ont appliqué la contribution sociale généralisée (CSG), la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) sur les retraites suisses des anciens travailleurs frontaliers domiciliés fiscalement en France et affiliés à un régime obligatoire français de sécurité sociale. Cependant, un arrêt du tribunal administratif de Strasbourg du 31 mars 2020, fondé sur la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne du 18 juillet 2006, a remis en question cette pratique. Le tribunal a estimé que les polypensionnés ne pouvaient être soumis à ces contributions sociales que dans la limite de leur pension de vieillesse française. Cette décision a permis à certains retraités concernés d’obtenir le remboursement des prélèvements indûment perçus. Toutefois, des divergences d’interprétation subsistent, notamment en ce qui concerne la distinction opérée par les services fiscaux entre les pensions suisses perçues sous forme de rente et celles choisies sous forme de capital. Cette distinction conduit à des situations où les anciens travailleurs frontaliers ayant opté pour un versement en capital continuent de se voir appliquer ces contributions sociales, contrairement à l’esprit de la jurisprudence européenne. Cette situation crée une inégalité de traitement et génère une incompréhension légitime parmi les retraités concernés. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de clarifier les règles applicables et souhaite savoir si des mesures seront prises pour assurer un traitement équitable des retraités polypensionnés, quel que soit le mode de versement de leur pension suisse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6324</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Augmentation des frais de notaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2555. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’augmentation des frais de notaire dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Cette proposition qui consiste à relever les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), principale composante des frais d’acquisition immobilière, qui pourraient passer de 4,5 % à 5,5 % du prix de vente des biens immobiliers est une fausse bonne idée. Si cette initiative répond à la nécessité urgente de compenser les pertes financières des départements, confrontés à une baisse significative des recettes due à la diminution des transactions immobilières, elle soulève de nombreuses inquiétudes quant à ses répercussions sur les ménages, le marché immobilier et les dynamiques économiques locales. Les droits de mutation représentent déjà une part importante des frais d’acquisition immobilière, qui oscillent actuellement entre 7 % et 8 % du prix de vente dans l’immobilier ancien. L’ajout d’un point supplémentaire porterait ces frais à environ 9 % du montant total de l’opération, une hausse conséquente. Pour un bien immobilier vendu à 300 000 euros, par exemple, cette augmentation représenterait un surcoût de 3 000 euros pour l’acquéreur. Cette hausse toucherait particulièrement les primo-accédants et les ménages issus des classes moyennes, déjà fortement éprouvés par la montée des taux d’intérêt, qui a doublé voire triplé en deux ans et par une inflation persistante pesant sur leur capacité d’épargne. Ces catégories de population, souvent peu éligibles aux aides au logement, voient dans l’acquisition d’un bien immobilier un moyen de sécuriser leur avenir et de stabiliser leurs dépenses de logement à long terme. En alourdissant le coût d’entrée sur le marché, cette mesure risque de dissuader de nombreux candidats à l’achat, freinant ainsi l’accession à la propriété, un pilier historique de la stabilité sociale en France. Par ailleurs, cette surcharge fiscale aggraverait les inégalités d’accès au logement, particulièrement dans les zones où les prix sont déjà élevés, comme en Île-de-France ou sur la Côte d’Azur. Le marché immobilier traverse une crise profonde, marquée par une baisse significative des volumes de transactions (-32 % en un an) et une chute des prix dans certaines grandes villes comme Paris (-2,2 %) ou Nantes (-2,9 %). Cette conjoncture s’explique par une combinaison de facteurs, incluant la hausse des taux d’intérêt, qui renchérit le coût des crédits immobiliers et la réduction du pouvoir d’achat des ménages. Dans ce contexte, l’augmentation des frais de notaire viendrait alourdir encore davantage la facture pour les acquéreurs, réduisant leur capacité à acheter. Une telle mesure risquerait de provoquer une nouvelle contraction du marché, en particulier dans l’ancien, où les droits de mutation sont les plus élevés. Dans les Pyrénées-Orientales le marché de l’immobilier est en nette régression par rapport à 2023 avec une chute de 28 % sur les transactions, poursuivant ainsi une courbe dangereuse après une année 2023 déjà difficile. Un accroissement de la diminution des transactions aurait des conséquences en chaîne. Paradoxalement, l’objectif de cette hausse - compenser la baisse des recettes des DMTO - pourrait ne pas être atteint si la réduction des transactions se poursuit. Une contraction excessive du marché pourrait aboutir à une perte nette de recettes fiscales pour les départements. L’immobilier joue un rôle central dans l’économie française, avec des retombées importantes sur le secteur du bâtiment, les artisans et les services financiers. Une baisse des transactions pourrait affecter ces acteurs et aggraver les difficultés économiques déjà rencontrées dans certaines régions. Cette proposition s’inscrit dans un schéma récurrent où les collectivités territoriales, confrontées à des difficultés budgétaires, optent pour des augmentations fiscales plutôt que pour des réformes structurelles. Depuis la suppression de la taxe d’habitation, les départements ont vu leurs ressources diminuer, sans que des solutions pérennes soient mises en place pour compenser ce manque à gagner. Les droits de mutation représentent aujourd’hui jusqu’à 20 % des recettes des départements, soit une dépendance préoccupante à une taxe qui fluctue en fonction des cycles immobiliers. Cette situation soulève deux questions fondamentales : pourquoi le Gouvernement n’a-t-il pas anticipé cette crise en proposant une réforme globale de la fiscalité locale, mieux adaptée aux réalités économiques actuelles ? Quelles garanties le Gouvernement peut-il offrir que cette augmentation des DMTO, présentée comme « temporaire », ne deviendra pas une charge fiscale permanente pour les ménages ? En outre, il est regrettable que l’État continue de déléguer aux départements la responsabilité d’assurer l’équilibre budgétaire par le biais d’une fiscalité locale inadaptée, plutôt que de s’engager dans une révision plus large des dépenses publiques et des modes de financement des collectivités. L’impact de cette mesure ne sera pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Les zones rurales et les petites communes, déjà fragilisées par la baisse des transactions et le ralentissement économique, pourraient être les plus touchées. En effet, ces territoires dépendent souvent des DMTO pour financer leurs projets locaux, mais ils sont aussi les plus sensibles à une diminution de l’attractivité immobilière. Cette hausse pourrait aggraver les déséquilibres territoriaux en rendant encore plus difficile l’accès à la propriété dans les zones où les revenus des ménages sont limités. Par ailleurs, elle risque de freiner les investissements dans ces régions, accentuant leur déclin démographique et économique. Mme la députée demande à M. le ministre de clarifier les intentions du Gouvernement sur les points suivants. Le Gouvernement a-t-il conduit une étude d’impact approfondie sur les effets de cette mesure, notamment sur les classes moyennes, les primo-accédants et le marché immobilier dans son ensemble ? Pourquoi aucune réforme fiscale ou budgétaire d’envergure n’a été proposée pour rééquilibrer durablement les finances des départements ? Le Gouvernement envisage-t-il d’introduire une fiscalité locale plus juste et moins dépendante des cycles immobiliers ? Quelles autres solutions ont été étudiées pour compenser les pertes des départements, sans alourdir encore la charge fiscale des ménages ? Comment le Gouvernement entend-il protéger les territoires les plus fragiles des effets négatifs de cette mesure ? Elle souhaite obtenir des précisions sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6325</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Majoration de la taxe d’habitation sur la résidence secondaire des Ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2556. — 3 décembre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les conséquences pour les Français ultramarins de la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale. Un certain nombre de retraités des territoires d’outre-mer, de Guadeloupe entre autres, ont fait l’acquisition d’un petit logement en France hexagonale qui leur permet de venir rendre visite à leurs enfants et petits-enfants, l’inverse étant devenu très difficile depuis quelques années en raison de l’augmentation exorbitante des prix des billets d’avion. Pour des raisons de proximité familiale, ce logement est souvent situé en zone tendue. Or le taux maximum et indifférencié de 60 % qui peut s’appliquer à la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires représente une charge financière telle qu’il compromet la possibilité pour les Ultramarins de conserver ce logement. Il lui demande si une réclamation du contribuable résidant outre-mer, fondée sur le 3° du II de l’article 1407 ter du code général des impôts, peut justifier une demande de dégrèvement de la majoration de la taxe d’habitation au motif de l’éloignement géographique, de la nécessité de maintenir un lien avec la famille résidant dans l’Hexagone et de la continuité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6326</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2562. — 3 décembre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’extension de la « prime Ségur » aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social. Début août 2024, le Gouvernement a pris un arrêté portant extension d’un accord conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif. Précisément, cet arrêté étend aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social la « prime Ségur ». Ces revalorisations de salaires étaient attendues pour des métiers, très souvent réalisés par des femmes, nécessaires mais difficiles. Le 4 juin 2024, les partenaires sociaux de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privée à but non lucratif (BASS) avaient justement signé un accord pour l’extension du Ségur allant dans ce sens. Pour autant, à l’heure actuelle, il s’agit d’une victoire en demi-teinte pour les associations d’aides aux victimes. L’arrêté, qui prend effet immédiatement, ne s’accompagne pas de garantie de compensation financière de la part de l’État pour justement financer ces revalorisations de salaires. En effet, le projet de loi de finances pour 2025 ne prévoit pas en l’état de mesures de financement pour les associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes de violences. En étendant la prime Ségur à ce secteur sans compensation financière, les associations se retrouvent dans des situations très fragiles. En effet, pour prendre l’exemple de la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF), elle a l’obligation d’appliquer cette mesure aux 1 100 salariés de son réseau depuis août 2024. Or l’impact de l’extension de la prime Ségur sur le réseau des CIDFF et sur la FNCIDFF sur la masse salariale 2024 se chiffre à 2 070 071 euros et pour 2025 à 5 487 328 euros. À l’heure actuelle, les CIDFF préparent d’ores-et-déjà des plans de redressement avec des gels de recrutement et des licenciements économiques à venir. La FNCIDFF a créé un fonds d’urgence en novembre 2024 pour venir en aide aux associations. Alors que ces associations exercent une mission d’intérêt général et sont en première ligne pour aider les centaines de milliers de femmes victimes, il souhaite connaître les modalités de compensation financière de l’élargissement de la prime Ségur et savoir quand ces dernières auront lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6326</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Service avance immédiate indisponible pour les bénéficiaires de l’APA ou PCH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2597. — 3 décembre 2024. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le service avance immédiate indisponible pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie ou de la prestation de compensation du handicap. L’avance immédiate de crédit d’impôt est un service optionnel et gratuit proposé par l’Urssaf. Le montant du crédit d’impôt de 50 % auquel un particulier peut prétendre pour le recours à un salarié ou à un intervenant à son domicile pour des activités de services à la personne est automatiquement déduit du coût de l’emploi ou de la prestation. Instauré en 2022, le service d’avance immédiate du crédit d’impôt « services à la personne » devait être déployé en 2023 pour les bénéficiaires de l’APA et de la PCH. Ce déploiement a été reporté au 1er janvier 2024 pour finalement être annoncé pour 2027. La raison évoquée étant la sortie en 2025 d’un système d’information APA, globalisé et national. Or l’administration se donne un an de plus pour intégrer la partie Urssaf, qui gère le système d’avance immédiate, sur le SI APA. Il faut souligner que ces reports successifs pénalisent un public majoritairement constitué de personnes âgées, parmi lesquelles un nombre croissant se trouve en situation de précarité financière. Et rappeler que fin 2022 en France, 1,3 million de personnes de 60 ans ou plus percevaient l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), 59 % d’entre eux vivant à domicile et 382 700 personnes étaient bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces chiffres étant en constante augmentation (source : Panoramas de la Drees social - édition 2024). Il lui demande de lui confirmer que le déploiement du service d’avance immédiate est bien programmé pour les bénéficiaires de l’APA et de la PCH et à quelle date exacte ce déploiement sera effectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6327</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Suppression du tarif « livres et brochures » de La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2611. — 3 décembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la suppression du tarif « livres et brochures » de La Poste. Il a été annoncé qu’à compter du 1er juillet 2025, ce tarif spécial, qui permet aux éditeurs d’envoyer leurs livres à coût réduit à l’étranger, sera supprimé. Créée en 2002, cette offre « Livres et brochures » est liée à une politique de promotion de la culture française dans le monde. Réservée à l’envoi de documents à caractère éducatif, scientifique ou culturel ne comportant aucune publicité, elle concerne les livres, les brochures, les recueils, les annales, les mémoires, les thèses, les bulletins, les partitions de musique, les cartes géographiques, les manuscrits d’ouvrages ou de journaux, les cours par correspondance, les devoirs d’élèves et leurs corrigés et les photocopies des documents précités. Ces documents doivent être rédigés exclusivement en Français ou en langue régionale. Ce tarif particulier permet de favoriser le rayonnement de la culture française à l’international, via des prix moins chers. Cette décision risque d’entraîner des conséquences importantes pour l’édition indépendante dans un contexte de concurrence fatale avec des géants tel qu’Amazon qui proposent des tarifs ou des systèmes de livraison imbattables. Aussi, il lui demande quelles sont les raisons de la suppression de ce tarif et quelle alternative pourrait être mise en place pour aider et soutenir ces secteurs de l’édition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6327</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Fiscalisation de l’indemnité de résidence à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2409. — 3 décembre 2024. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur le sujet de la fiscalisation progressive de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE) des fonctionnaires civils et militaires français, actuellement en débat au Parlement. L’IRE constitue une compensation essentielle permettant aux agents français en poste à l’étranger de faire face aux charges spécifiques liées à leurs missions : surcoût de la vie, contraintes locales et exigences liées à leur affectation. Ces agents, engagés au service de la France, doivent faire face à des frais particulièrement élevés, notamment pour la scolarisation de leurs enfants dans les lycées français à l’étranger et leurs dépenses de santé, dont les coûts peuvent être conséquents. Cette indemnité est calculée de manière très précise et ses taux, fixés par arrêtés ministériels, sont régulièrement actualisés pour refléter au mieux les évolutions des conditions de vie locales. L’exonération fiscale de l’IRE est reconnue comme un élément d’équilibre indispensable. Elle permet de garantir des conditions adaptées pour ces agents, qui jouent un rôle crucial dans le fonctionnement de réseau diplomatique et consulaire français, ainsi que dans la représentation et l’influence de la France à l’étranger. Alors que le budget alloué aux Français de l’étranger subit déjà des coupes régulières, la fiscalisation de l’IRE risquerait de mettre en difficulté ces agents, fragilisant encore davantage un réseau diplomatique et consulaire déjà sous forte tension. Dans un contexte international marqué par des défis croissants, affaiblir ces moyens essentiels compromettrait gravement la capacité de la France à maintenir une présence efficace à l’étranger et à répondre aux attentes des Français établis hors de France. Il est impératif de préserver les ressources allouées à notre action extérieure afin de garantir la pérennité de ce réseau stratégique, pilier de la présence et de l’influence internationale de la France. Particulièrement préoccupée par l’adoption de cet amendement par le Sénat et l’avis donné par le Gouvernement, elle souhaite savoir quelles mesures elle mettre en œuvre pour préserver l’indemnisation des agents de l’État en poste à l’étranger, afin de leur garantir des conditions de travail adaptées et leur permettre d’exercer pleinement leurs missions au service de la France et des Français établis hors de France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6327</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Conflit social à Sheffield entre Veolia et ses salariés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2661. — 3 décembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur le conflit social opposant Veolia ES Sheffield Ltd au syndicat Unite. Plusieurs parlementaires ont été saisis par une délégation du syndicat britannique Unite alertant quant aux pratiques de deux filiales de Veolia au Royaume-Uni, plus particulièrement dans la ville de Sheffield. Il s’agit des entreprises Sheffield Environmental Services Ltd et Veolia ES Sheffield Ltd, filiales de Veolia Environmental Services Group (UK) Limited Waste UK. Un nombre significatif des salariés de Veolia ES Sheffield, chargé de la collecte des déchets, ont choisi le syndicat Unite comme syndicat représentatif. Pourtant, la direction locale de Veolia a refusé de reconnaître ce syndicat comme syndicat représentatif. Depuis près d’un an cette situation s’est dégradée au point où 78 salariés de Veolia sont en grève depuis le mois d’août 2024 et que quatre membres du syndicat ont été abusivement licenciés. Ce refus de reconnaître le syndicat Unite comme syndicat représentatif semble cantonné à la branche de Sheffield, dans la mesure où Veolia est installée dans plusieurs autres villes du Royaume-Uni dans lesquelles Veolia n’a aucune difficulté à reconnaître Unite comme syndicat représentatif. L’attitude jusqu’au-boutiste de la direction locale de Veolia piétine les droits syndicaux de travailleurs britanniques, mais vient également nuire à la réputation des entreprises françaises au Royaume-Uni, qui reste l’un des principaux partenaires commerciaux. Les entreprises françaises implantées à l’étranger contribuent à l’image du pays et, à ce titre, se doivent de respecter les libertés des salariés. Cela est d’autant plus vrai pour une entreprise dont la Caisse des dépôts et consignations est l’un des principaux actionnaires. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles actions sont envisagées par le Gouvernement pour que Véolia puisse faire respecter les droits syndicaux à Sheffield. Elle lui demande quelles mesures sont sur la table pour s’assurer du respect des libertés syndicales par les entreprises françaises implantées à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6328</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Privatisation du magazine 60 millions de consommateurs édité par l’INC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2451. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la volonté du Gouvernement d’engager la privatisation du magazine 60 Millions de consommateurs. Actuellement édité par l’Institut national de la consommation (INC), ce titre est menacé par un projet de cession à un ou plusieurs opérateurs privés comme l’a confirmé le cabinet de Mme la secrétaire d’État le 18 novembre 2024. Il est évident qu’une privatisation empêcherait le magazine de continuer son travail indépendant d’information et de défense des consommateurs français. Depuis 1970, le magazine publie des enquêtes sans concession, des essais comparatifs et des études juridiques et économiques conçues par des experts ainsi que des guides pratiques abordant tous les aspects de la consommation française afin d’aiguiller les ménages dans leurs achats de façon transparente et indépendante. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement va renoncer à cette privatisation et ouvrir, sans délais, des négociations afin de trouver une solution pour poursuivre la publication du journal au sein de l’INC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6328</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Suite du « plan fanfare »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2416. — 3 décembre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le plan fanfare et plus largement la reconnaissance des jeux traditionnels. Les fanfares, danses et jeux traditionnels composent le patrimoine immatériel du pays et renforcent les liens sociaux dans les territoires ruraux. Malheureusement, les ressources actuelles ne suffisent pas à assurer la transmission de ce patrimoine aux générations futures. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024, la majorité avait proposé que le « plan fanfare » porté par le ministère de la culture soit renforcé et élargi aux autres expressions artistiques traditionnelles. Ce nouveau « plan fanfare » évoluerait ainsi vers un vaste programme « Arts et Traditions » qui inclurait les fanfares, les harmonies, les danses et les jeux traditionnels. Pour rappel, le « plan fanfare », mis en place en 2021, a déjà bénéficié à plus de 600 projets locaux et continue de connaître un véritable engouement populaire. Malgré l’adoption unanime de cette proposition par la commission des affaires culturelles celle-ci n’a finalement pas été mise en place. Aussi, tout en gardant à l’esprit que les associations locales ne reçoivent globalement que de maigres subventions compte tenu du nombre d’adhérents, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend renforcer et élargir les crédits alloués aux fanfares et plus largement aux danses et jeux traditionnels qui font la richesse et l’identité des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6329</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Gratuité des églises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2590. — 3 décembre 2024. — Mme Lisette Pollet alerte Mme la ministre de la culture sur les vives inquiétudes concernant la non-gratuité des églises. La proposition d’instaurer un droit d’entrée pour les touristes visitant des églises, comme Notre-Dame de Paris, soulève des questions fondamentales sur la vocation des lieux de culte, leur rôle dans la société et les moyens de préserver le patrimoine religieux. Bien qu’animée par l’intention louable de financer leur entretien, cette mesure va à l’encontre de principes essentiels inscrits dans l’histoire républicaine et culturelle de la France. Tout d’abord, la gratuité d’accès aux édifices religieux est une tradition ancrée dans la loi de 1905, qui consacre la séparation des Églises et de l’État tout en garantissant la liberté de culte. Les églises ne sont pas de simples monuments : elles sont des lieux vivants, affectés intégralement à la pratique religieuse et leur gratuité est une expression de cette vocation. Remettre en question ce principe risquerait de brouiller leur signification spirituelle et de les réduire à de simples attractions touristiques. Ensuite, cette mesure menace de porter atteinte à la dimension universelle des églises. Ces espaces ont toujours été ouverts à tous, qu’ils soient croyants ou non, riches ou pauvres, touristes ou habitants locaux. Les rendre payants pourrait exclure les personnes les plus modestes et créer une barrière là où l’ouverture doit être la règle. Les églises représentent une « magnifique exception » dans une société où tout devient « marchandisé ». Enfin, il existe des alternatives viables et respectueuses de la nature spirituelle de ces lieux. Le mécénat privé, les dons volontaires ou les campagnes de financement participatif offrent des solutions permettant de mobiliser les fonds nécessaires tout en préservant la gratuité d’accès. Ces approches renforcent l’implication citoyenne et la solidarité, au lieu d’imposer une logique commerciale. Mme la députée tient également à souligner que les églises ne sont pas de simples bâtiments : elles portent en elles une mémoire collective, une histoire et un rôle spirituel qui transcendent les époques. Leur accès libre et gratuit est une richesse pour la société française et un symbole de fraternité auquel on ne doit pas renoncer. Elle souhaite savoir comment elle va pouvoir, dans un contexte où la France s’enorgueillit d’un patrimoine religieux unique au monde, concilier le droit d’entrée payant des églises avec le respect des principes fondamentaux de liberté et d’universalité qui font l’essence même des églises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6329</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Rappel des véhicules équipés de moteurs 1.2 puretech et indemnisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2426. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés rencontrées par des propriétaires de véhicules du groupe Stellantis équipés du moteur essence 1.2 Puretech. Ces moteurs sont aujourd’hui à l’origine de dysfonctionnements divers sur de nombreux véhicules : surconsommation d’huile, baisse de pression d’huile, perte de puissance, saccade à la conduite, casse-moteur, défaut de segmentation… Tant d’éléments qui rendent l’utilisation du véhicule impossible et engendrent des coûts très importants pour leur propriétaire. On estime aujourd’hui que 500 000 moteurs seraient concernés en France et cela n’est pas tolérable lorsqu’on sait que la voiture est le moyen de transport privilégié par de nombreux français qui n’ont pas d’autre alternative, en particulier dans les zones rurales. Celle-ci coûte déjà très cher, est de moins en moins accessible. C’est donc une difficulté supplémentaire pour toutes ces personnes dont le véhicule est bien souvent un outil de travail indispensable. De son côté, Stellantis reconnaît l’existence de ces défaillances et a déjà procédé à 2 rappels officiels de véhicules en 2020 et 2022. En mars 2024, le groupe commence à prendre la mesure du problème en proposant une extension de garantie à 10 ans pour les véhicules équipés de moteurs 1.2 PureTech, mais cela reste bien insuffisant. De nombreux propriétaires de véhicules non-éligibles à cette extension se sentent aujourd’hui délaissés avec des frais de réparation parfois supérieurs au prix d’achat de leur véhicule. Mme la députée aimerait donc savoir si l’État prévoit enfin de se saisir du sujet pour contraindre Stellantis à effectuer l’ensemble des rappels nécessaires pour garantir la sécurité des automobilistes et les indemniser à hauteur du préjudice causé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6330</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crise traversée par les scieries françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2429. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la crise que traverse la filière bois notamment du fait de la disparition de nombreuses scieries. Depuis les années 1960, le nombre de scieries a été divisé par dix, ce qui porte désormais leur nombre à près 1 500, sachant que, selon la Fédération française du bois, 40 à 80 scieries continuent de disparaître chaque année. Cette crise de la filière est amplifiée par l’inflation du prix des matières premières et le ralentissement du secteur de la construction. La demande reste pourtant importante et risque même d’augmenter, notamment avec la mise en place de la RE 2020 qui encourage l’utilisation du bois, dont la fabrication est bien moins émettrice de carbone que d’autres matériaux tels que le béton. La France est un producteur important de bois qui devrait être en mesure d’auto-satisfaire sa consommation ; pourtant, 30 à 40 % des besoins nationaux en bois transformé sont couverts par les importations. Pour éviter que les acteurs économiques français, particulièrement dans le secteur du bâtiment, n’aient à se fournir à l’étranger, une modernisation et une relance des scieries françaises serait nécessaire, mais cette industrie peine encore à investir suffisamment pour être compétitive dans un contexte de mondialisation du marché. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement compte mettre en place des mesures pour soutenir les scieries françaises afin d’aider la filière à répondre à la demande nationale tout en faisant face à la concurrence étrangère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6330</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Écocontribution REP sur la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2430. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’écocontribution au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) sur la filière bois. Bien que cette contribution se refuse d’être catégorisée comme une taxe, la finalité pour la filière bois est un coût de redevance allant jusqu’à 10 % de la valeur finale. La filière bois est pourtant vertueuse en ce qu’elle recycle l’intégralité de sa production en pellets, en palettes de transport ou en bois de construction. Ajouter l’écocontribution REP au coût du bois, c’est donc augmenter le prix d’achats pour les Français puisque le surcoût de ladite écocontribution sera payé par le consommateur final. Or les Français ont vivement été encouragés ces dernières années à investir dans un mode de chauffage au bois ou à pellets en raison de son caractère écologique. Il apparaît ainsi indu qu’une contribution financière répondant au concept de « pollueur payeur » soit intégrée sur les produits issus de la chaîne des métiers du bois. Aussi, il lui demande s’il compte supprimer l’écocontribution REP des productions de la filière bois afin de préserver les industries de la filière et de garantir une attractivité des prix aux consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6330</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crise assurantielle qui touche les collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2445. — 3 décembre 2024. — M. André Chassaigne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la crise assurantielle qui touche les collectivités locales. En cause, la réponse des compagnies d’assurances face à la multiplication d’évènements exceptionnels comme les émeutes ou les catastrophes naturelles. Pour les communes, cette réponse se traduit par des contrats résiliés brutalement, des primes qui s’envolent, des montants de franchise qui explosent ou des indemnisations qui sont revues à la baisse. Dans ce contexte, la réforme du code des assurances a également un effet néfaste. En effet, depuis le 1er janvier 2024, le calcul de la franchise applicable lors d’une prise en charge des dégâts causés par une catastrophe naturelle (décret du 30 décembre 2022 modifiant l’article D.125-5-7) a été modifié. Jusqu’ici à hauteur de 10 % des montants concernés, cette franchise est désormais égale au montant de la franchise le plus élevé figurant au contrat de la collectivité. Pour une commune comme Rive-de-Gier, qui a été durement touchée par les inondations en octobre 2024, cette modification est lourde de conséquences. La ville a connu des émeutes à l’été 2023 suite à la mort du jeune Naël à Nanterre. Au 31 décembre 2023, la compagnie qui l’assurait jusqu’alors a résilié le contrat. La commune a retrouvé un assureur mais qui lui a appliqué une franchise de 2,5 millions d’euros en cas de dégâts liés à de nouvelles émeutes urbaines. Suite à la réforme du code des assurances, c’est donc cette franchise qui sert de référence. Ce qui signifie qu’aujourd’hui, alors que les dégâts sur le patrimoine municipal suite aux inondations ont été évalués à 2 millions d’euros, la commune de Rive-de-Gier se retrouve soumise à une franchise plus élevée que le montant des dégâts. C’est la double peine. Cette situation particulièrement révoltante n’est malheureusement pas un cas isolé. Sans soutien financier de l’État, certaines communes pourraient ne pas s’en remettre. De leurs côtés, les deux principaux acteurs sur le marché de l’assurance des collectivités territoriales avancent des pistes de réflexion pour trouver des solutions. Ils proposent notamment de hiérarchiser les sinistres avec des petits sinistres qui seraient couverts en auto-assurance, des sinistres plus importants, comme un incendie dans un bâtiment communal, où les assureurs interviendraient et des évènements exceptionnels qui seraient pris en charge par l’État. Par ailleurs, comme les communes ne sont pas des assurés comme les autres, des contrats d’assurance d’intérêt général pourraient être créés ou un assureur spécifique adossé à l’État pourrait voir le jour. En tout état de cause, il est urgent d’apporter des réponses aux maires. Au regard de ces éléments, il lui demande quelle est sa position sur la crise assurantielle qui touche les collectivités territoriales et, dans l’immédiat, quelles sont les réponses qu’il compte apporter à des communes comme Rive-de-Gier qui se retrouvent aujourd’hui face à des difficultés financières inédites du fait d’évènements exceptionnels dont ils ne sont pas responsables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6331</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réglementation de l’installation des distributeurs automatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2446. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le vide juridique entourant l’installation de distributeurs automatiques de type kiosque à pizza. À ce stade, il semble que seule une information à la mairie est nécessaire. La surface de plancher de ces distributeurs étant inférieure à 5 m2, il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation préalable de travaux. La seule obligation est qu’il faut que l’installation se fasse dans une zone destinée au commerce. S’il n’est nullement question de faire obstacle à la liberté de commerce, ces installations, le plus souvent en bordure d’axes de circulation, peuvent porter préjudice aux commerces dans les centres-bourgs, notamment dans les territoires ruraux. Des commerçants se plaignent ainsi de ne pouvoir lutter à armes égales avec ces distributeurs (charges différentes, absence de loyers…) et disent souffrir d’une forme de concurrence déloyale. Il lui demande donc de faire faire évoluer la réglementation pour permettre aux maires d’interdire ces distributeurs automatiques installés sur le domaine privé et accessibles depuis le domaine public, au regard la réglementation sur les enseignes et sur les publicités lumineuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6331</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réglementation et installation des distributeurs automatiques alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2447. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le vide juridique entourant l’installation de distributeurs automatiques de type kiosque à pizza. À ce stade, il semble que seule une information à la mairie est nécessaire. La surface de plancher de ces distributeurs étant inférieure à 5 m2, il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation préalable de travaux. La seule obligation est qu’il faut que l’installation se fasse dans une zone destinée au commerce. S’il n’est nullement question de faire obstacle à la liberté de commerce, ces installations, le plus souvent en bordure d’axes de circulation, peuvent porter préjudice aux commerces dans les centres-bourgs, notamment dans les territoires ruraux. Des commerçants se plaignent ainsi de ne pouvoir lutter à armes égales avec ces distributeurs (charges différentes, absence de loyers…) et disent souffrir d’une forme de concurrence déloyale. Il lui demande donc s’il compte faire faire évoluer la réglementation pour permettre aux maires d’interdire ces distributeurs automatiques installés sur le domaine privé et accessibles depuis le domaine public, au regard la réglementation sur les enseignes et sur les publicités lumineuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6331</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Vente illégale de tabac en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2448. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la vente illégale de tabac en France. La France est le premier pays consommateur de tabac illicite en Europe. Selon un rapport annuel réalisé par le cabinet KPMG en 2022, la part de tabac acheté en dehors du réseau officiel des buralistes est estimée à 36,9 % en Occitanie et à 39,7 % de la consommation totale en France. Si une partie de cette consommation parallèle est légale du fait de l’autorisation de ramener du tabac depuis l’étranger, une autre partie non négligeable de cette consommation achetée hors des bureaux de tabac français provient de la vente illégale. Cette dernière a très largement eu l’occasion de se développer depuis une dizaine d’années principalement du fait des hausses successives des prix du tabac en France, notamment à cause de l’augmentation des taxes, qui totalisent désormais 83 % du prix du paquet. Les consommateurs français se tournent désormais de plus en plus vers des filières illégales ou achètent du tabac à l’étranger pour satisfaire leur propre consommation. La France est aujourd’hui le premier pays consommateur de tabac illicite en Europe. Ce phénomène est notamment illustré par l’explosion des hausses de saisies de tabac par la douane française : 650 tonnes en 2022 contre 238 en 2017. Le Gouvernement a mis en place un plan d’action national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025 avec notamment la création de groupes locaux anti-trafics de tabacs (GLATT) qui ont servi à mettre en place l’opération COLBERT en juin 2023 et COLBERT II en mars 2024. La vente illégale de tabac continue cependant de se développer et le nombre de points de vente illégaux, par exemple certaines épiceries de nuits, se multiplie. Pour se mettre en conformité avec le droit européen, la France a supprimé la limite de 200 cigarettes, soit une cartouche, qu’un fumeur était autorisé à ramener d’un autre pays de l’Union européenne pour sa consommation propre. Cette mesure prise par décret le 29 mars 2024 risque d’affecter encore plus gravement les buralistes français alors même que près de 10 000 d’entre eux ont fermé depuis 2003, portant ainsi leur nombre à environ 23 000. En parallèle, cette situation risque d’impliquer pour l’État la perte de plusieurs milliards d’euros de recette. Aussi, il souhaiterait savoir quelles sont les mesures attendues pour faire face à l’augmentation des ventes frauduleuses de tabac dans un contexte de fragilisation de la filière officielle française de vente de tabac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6332</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Demande de révision du FNGIR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2449. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les graves conséquences budgétaires induites par l’absence de révision du mode de calcul et des modalités de versement du Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR). Ce calcul, figé depuis les années 2010, génère des déséquilibres financiers significatifs pour certaines communes. À titre d’exemple, la commune de Ferrières-Haut-Clocher subit une perte importante de recettes suite à la destruction, en 2020, de deux transformateurs électriques de 400 000 volts. En effet, cette destruction a entraîné une réduction de 300 000 euros de l’impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER). Bien que la commune soit éligible au mécanisme de compensation instauré par l’article 79 de la loi de finances pour 2019, cette compensation dégressive sur cinq ans, versée avec un décalage d’un an, ne compense pas intégralement la perte de ressources. La situation contraint donc la commune à recourir à des lignes de trésorerie et à des restrictions budgétaires, menaçant ainsi le maintien des services publics, le remboursement des emprunts contractés, ainsi que les emplois municipaux. Aussi, face à ces enjeux, elle lui demande si le Gouvernement entend engager une révision du mode de calcul et des modalités de versement du FNGIR, afin de mieux prendre en compte les pertes financières durables des communes concernées ; une telle réforme permettrait de préserver l’équilibre budgétaire de ces collectivités et de garantir la continuité de services publics essentiels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6332</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Plateformes d’achat en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2450. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le développement de certaines plateformes d’achats en ligne telles que Wish, Temu, Shein ou Aliexpress. Ces plateformes étrangères opèrent en tant que facilitateurs pour la conclusion de contrats à distance entre les consommateurs et des fournisseurs, le plus souvent chinois. Plutôt que d’agir en tant que vendeurs directs, elles adoptent ainsi un rôle d’intermédiaires, fournissant uniquement un service de mise en relation. Cette situation leur permet de se dégager d’une partie des responsabilités tout en multipliant les abus malgré la vigilance des autorités notamment de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ces plateformes connaissent pourtant un succès grandissant tandis que leur nombre se multiplie avec, chaque année, l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché français. Pratiquant des prix très bas et proposant des milliers de produits différents, elles sont critiquées pour non seulement promouvoir un mode de consommation irresponsable, mais également pour commercialiser des produits défectueux. Ainsi, une étude réalisée par la DGCCRF avait conclu, fin 2021, que Wish commercialisait un nombre important de produits non conformes. Près de 90 % des appareils électriques étaient ainsi considérés comme dangereux, tout comme 45 % des jouets. Un arrêt du référencement du site avait suivi cette enquête, mais cette sanction a pris fin en mars 2023. Globalement, ces plateformes d’achats en ligne affichent des tarifs très bas, mais compensent en assurant un suivi très incomplet. À une qualité souvent très mauvaise, vient s’ajouter la lourde empreinte écologique de produits fabriqués sans transparence et à la durée de vie incertaine tandis que publicités mensongères et livraisons jamais réalisées restent très fréquentes. Les plateformes chinoises telles que Temu ou Aliexpress sont aussi accusées d’abriter des logiciels espions ou du moins de ne pas respecter les règles de protection des données personnelles. De nombreux pays, à l’image des États-Unis d’Amérique d’Amérique, ont pris des mesures face à ces sites. En France, les fonctionnaires n’ont plus le droit d’avoir l’application Temu sur leur téléphone de travail, mais l’accès à la plateforme reste disponible à tous. Aussi souhaiterait-il connaître son avis sur ces plateformes et aimerait savoir quelles sont les prochaines mesures qui vont être mises en place afin de correctement réguler ce nouveau marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6333</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Jumeaux numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2457. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les risques de malveillance ou de sabotages des installations critiques et sensibles françaises évoqués par le Délégué général de l’armement (DGA) lors de son audition du 23 octobre par la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale. Il souhaite plus particulièrement l’alerter sur la situation des jumeaux numériques des infrastructures d’importance vitale et autres réseaux critiques ou sensibles. Commandés par de grandes entreprises ou des opérateurs de services (EDF, RTE, circulation aérienne, SNCF…), ces jumeaux sont en effet indispensables à la conduite des installations ou aux simulations en mode normal ou dégradé des installations. Leur importance a notamment été évoquée lors du sabotage du réseau TGV survenu le jour de lancement des jeux Olympiques 2024 rendu possible par une connaissance très pointue du réseau. C’est pourquoi M. le député souhaite connaître le niveau de connaissance qu’a l’État de ces jumeaux numériques. En premier lieu, l’État dispose-t-il d’une liste des jumeaux numériques critiques ou sensibles ? Ensuite l’État a-t-il connaissance des entreprises qui développent ces clones numériques au profit des opérateurs et grandes entreprises ? Quelles sont les nationalités de ces entreprises ? L’État a-t-il connaissance des nationalités des détenteurs finaux ? Dans l’affirmative, dans quels pays sont développés ces jumeaux ? Sur quels serveurs sont-ils stockés et là encore dans quels pays ? Si ces entreprises sont françaises, font-elles l’objet d’une protection spécifique ? Enfin, les personnels des sociétés de services informatiques qui travaillent ou développent ces clones numériques font-ils l’objet d’un criblage par les services de sécurité intérieure ? Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6333</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Baisse des aides MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2475. — 3 décembre 2024. — Mme Pascale Bay interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Cette question a été travaillée avec l’entreprise Hargassner. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Le chauffage au bois est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE (secrétariat général à la planification écologique), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé. Par conséquent, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Elle l’interroge aussi de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6334</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2477. — 3 décembre 2024. — Mme Émilie Bonnivard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’ADEME. C’est une énergie économique (la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayons de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes, efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. C’et pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6334</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Révision barème aide MaPrimeRenov’pour le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2483. — 3 décembre 2024. — M. David Taupiac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision annoncée du barème de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois. Depuis le 1er avril 2024, une première diminution de 30 % des aides pour l’installation d’appareils de chauffage au bois a été mise en place. Une nouvelle révision, prévue pour le 1er janvier 2025, prévoit une baisse supplémentaire de 50 %. En moins d’un an, ces ajustements conduiraient à réduire par trois le soutien de l’État à ce mode de chauffage, sans prise en compte des performances des équipements, des types de combustibles, ni des spécificités des territoires concernés ou des besoins en remplacement d’appareils polluants. Pourtant, le chauffage au bois et plus particulièrement le granulé de bois, est largement reconnu pour ses vertus économiques, environnementales et énergétiques. Recommandé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ce type de chauffage est la source d’énergie la plus économique et l’une des moins émettrices de CO2 (26 g/kWh, soit 15 fois moins que le fioul). Produit à partir des coproduits de l’industrie forestière, il s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. En outre, le chauffage au granulé joue un rôle stratégique dans la diversification du mix énergétique de la France et contribue à la souveraineté énergétique nationale grâce à une production largement autonome (85 % de la consommation nationale). Ainsi, la révision prévue semble en contradiction avec les objectifs de transition énergétique. Justifiée par un arbitrage sur l’utilisation de la biomasse à horizon 2035 et une supposée concurrence entre usages industriels et résidentiels, cette décision néglige les progrès réalisés dans la production et la consommation de granulés ainsi que les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). Ces dernières mettent en avant la pertinence de continuer à encourager le chauffage domestique au bois sous certaines conditions, en tenant compte des gains d’efficacité énergétique permis par les appareils modernes et les combustibles de qualité. Aussi, M. le député demande si le Gouvernement envisage de revoir ce projet de révision du barème MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Il souhaite également savoir quelles mesures pourraient être mises en œuvre pour concilier la décarbonation des grands sites industriels et le soutien à un chauffage résidentiel décarboné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6335</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Révision de MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2484. — 3 décembre 2024. — Mme Corinne Vignon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernes. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose à des problèmes de pic de demande électrique. Le granule renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6335</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2494. — 3 décembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’inquiétude de la filière bois au sujet des baisses prévues en faveur des aides à la rénovation concernant les appareils de chauffage domestique au bois. Ce type d’énergie est reconnu comme vertueux par des organismes publics tels l’ADEME ou le SGPE. Cette énergie est non seulement vertueuse pour l’environnement mais aussi très économique pour les citoyens et issue de productions locales. La diminution de ces aides aurait des conséquences sur le pouvoir d’achat des citoyens. Elle lui demande s’il compte revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage en privilégiant cette filière vertueuse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6335</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Contrôle de la DGCCRF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2520. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la lisibilité pour les entreprises des contrôles effectués par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). En effet, la révision générale des politiques publiques et la réforme de l’administration territoriale de l’État ont engendré la suppression d’un inspecteur principal de la DGCCRF dans plusieurs départements et ont parfois réduit significativement les cadres de proximité conduisant ainsi certains territoires à être placés sous contrôle départemental quand d’autres sont placés sous contrôle national. En conséquence, les entreprises soumises aux contrôles de la DGCCRF sont confrontées à un manque de lisibilité sur les attentes de l’administration. Aussi, il lui demande s’il prévoit d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire et de clarifier les critères de contrôle de la DGCCRF afin de permettre une efficience dans l’application des normes pour les entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6336</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements persistants du guichet unique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2521. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements persistants du guichet unique, qui génèrent de nombreuses insatisfactions auprès des chefs d’entreprises. Ils rencontrent des difficultés récurrentes dans l’utilisation de ce service, ce qui impacte négativement leur activité et leur confiance dans les outils mis à leur disposition par l’État. Il est crucial de garantir la fiabilité et l’efficacité de ce dispositif pour assurer le bon fonctionnement de notre économie et la transparence des informations. En outre, les blocages répétitifs du système remettent en question la fiabilité des informations du registre national des entreprises, compromettant ainsi des procédures sensibles telles que les prochaines élections dans les chambres de métiers. Aussi, il lui demande de bien vouloir l’informer des mesures envisagées pour remédier à ces dysfonctionnements et rétablir la confiance des utilisateurs dans le guichet unique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6336</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Vente des actifs stratégiques de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2522. — 3 décembre 2024. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la vente autorisée par son ministère des actifs stratégiques français. Durant l’année 2023, dans le cadre du dispositif de contrôle des investissements étrangers en France, 309 dossiers de demandes d’autorisation ont été adressés à la direction générale du Trésor. Sur les 255 décisions rendues, 135 d’entre elles concernent des autorisations. Sachant que les deux tiers de ces investissements autorisés proviennent de pays tiers à l’Union européenne et à l’Espace économique européen, il est légitime de s’interroger sur leur bien-fondé, d’autant plus que les secteurs visés concernent les activités sensibles par nature et les infrastructures, biens et services essentiels de la nation. S’agit-il de pérenniser l’activité en France ou de la délocaliser ? C’est pourquoi elle lui demande de lui fournir la liste des sociétés de droit français concernées par les 135 opérations d’investissements étrangers autorisées en 2023 au titre du contrôle des investissements étrangers en France. À chacune de ces sociétés seront ajoutés les éléments suivants : identité de ces sociétés, secteur d’activité, identité et nationalité de l’investisseur ultime, prise de contrôle majoritaire ou minoritaire par ce dernier, état de la société depuis l’investissement réalisé (maintien de l’activité ou délocalisation ?).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6336</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Il faut valoriser Lucie Randoin à l’exposition universelle d’Osaka de 2025 !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2533. — 3 décembre 2024. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’opportunité de mettre à l’honneur Lucie Randoin, résistante française et première femme biologiste médicale à avoir enseigné à la faculté de médecine de Paris, à l’occasion de l’exposition universelle d’Osaka, qui se tiendra du 13 avril au 13 octobre 2025. En effet, née à Boeurs-en-Othe dans l’Yonne en 1885, Lucie Randoin a apporté énormément à l’agriculture française par l’étude du sel de Noirmoutier mais aussi des minéraux marins capables de renforcer le calcium de coquille d’œuf. Ses nombreux travaux en nutrition ont également aidé la filière avicole, les pêcheurs de grand fond en quête de produits sains et naturels, ou encore permis la découverte du calcium organique vivant. Avec près de 500 publications, son héritage scientifique a assurément contribué à établir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et équilibrée pour la santé. Lucie Randoin est une héroïne icaunaise et française. Ses travaux scientifiques et ses actes de bravoure lui valent d’être décorée à plusieurs reprises. Elle est faite chevalier de la Légion d’honneur en 1933, puis officier en 1948 avant d’être élevée au rang de commandeur en 1958. Elle se voit également décerner le rang d’officier du Mérite agricole et d’officier de l’Ordre de la santé publique ainsi que le rang de commandeur de l’Ordre des palmes académiques. Un hommage lui est rendu chaque année lors des Journées nationales de diététique et de nutrition avec la remise du Prix Lucie Randoin aux scientifiques œuvrant dans le domaine de l’alimentation. Afin de rendre hommage à cette célèbre biologiste, un timbre postal à son effigie va voir le jour en 2025, année de l’exposition universelle au Japon, dans la rubrique « Industrie, science et technique ». Qui plus est, la renommée et la postérité de Lucie Randoin dépassent les frontières nationales. Pour cette raison, la scientifique française est décorée de l’Ordre du mérite sanitaire de Roumanie et un appel en faveur de l’émission d’un timbre-poste à son effigie a été lancé au niveau mondial. Cet appel a reçu un écho favorable à Hong-Kong, Macao et Singapour. Au regard de son parcours, de ses contributions scientifiques et de son engagement dans des domaines aussi variés que la nutrition, la santé publique, l’agriculture durable et l’écologie, il serait particulièrement pertinent que la France profite de l’exposition universelle d’Osaka pour promouvoir son œuvre, son héritage et de valoriser le talent de ses grands scientifiques à l’international. En outre, le thème de l’exposition, « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain », offre un cadre idéal pour mettre à l’honneur les travaux de Lucie Randoin, qui demeurent plus que jamais d’actualité dans un monde confronté aux défis de la souveraineté alimentaire et du développement durable. Au regard de ces éléments, M. le député lui demande quelles initiatives concrètes le Gouvernement, notamment au travers de la Compagnie française des expositions (COFREX), entend prendre pour garantir que Lucie Randoin soit valorisée dans le pavillon France à l’occasion de l’exposition universelle d’Osaka en 2025, afin de rendre hommage à cette figure emblématique et de renforcer la visibilité internationale des avancées scientifiques françaises. À ce titre, M. le député soutient que la création d’une cuvée de jus de pommes issue des vergers de Boeurs-en-Othe, en hommage à Lucie Randoin, constituerait une initiative symbolique alliant la promotion de son héritage scientifique et la mise en avant de l’excellence agricole d’un terroir d’exception. Une telle démarche permettrait de souligner le lien étroit entre la mémoire de cette pionnière et le dynamisme de l’arboriculture locale, illustré par des productions emblématiques telles que le cidre, le jus de pomme, le ratafia ou encore les eaux-de-vie. Il souhaite connaître ses intentions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6337</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mixité dans le secteur industriel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2534. — 3 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le défi que représente la mixité dans le secteur industriel. L’industrie française, socle de la souveraineté économique et levier d’innovation, demeure aujourd’hui confrontée à un double défi : combler le fossé entre les sexes tout en restant compétitive à l’échelle mondiale. La mixité, bien qu’identifiée comme un facteur clé de performance, progresse à un rythme insuffisant dans ce secteur stratégique. Dans le Doubs, région au riche patrimoine industriel, cet enjeu se manifeste particulièrement au sein des usines locales et des pôles d’innovation, où les femmes demeurent sous-représentées, en dépit d’un vivier de talents inexploité. Selon les données récentes, les femmes représentent moins de 30 % des effectifs dans l’industrie française, un chiffre bien en deçà de leur poids dans la population active (47 %). Dans des secteurs comme l’automobile ou la métallurgie, la proportion tombe à des niveaux encore plus faibles. Bien que des initiatives telles que Industri’Elles ou des campagnes de sensibilisation aient vu le jour, leur impact reste limité. Par exemple, les comités de direction des grandes entreprises industrielles demeurent composés à 80 % d’hommes et l’écart salarial entre sexes reste flagrant. Des témoignages récents recueillis par le programme Industri’Elles mettent en lumière les difficultés rencontrées par les femmes dans ces environnements. Certaines évoquent un sentiment de devoir constamment surperformer pour prouver leur légitimité, tandis que d’autres rapportent des discriminations, notamment liées à la maternité ou au manque de flexibilité des entreprises face aux contraintes familiales. Dans le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, l’accent a été mis sur la sensibilisation et la promotion des métiers industriels auprès des jeunes générations. Si cette approche est salutaire, elle ne suffit pas à résoudre un problème aussi structurel. À titre d’exemple, le rapport 2024 sur la mixité dans l’industrie souligne que les actions en faveur de l’égalité hommes-femmes sont souvent cantonnées à des initiatives ponctuelles, sans suivi ou évaluation systématique. Ce constat appelle une mobilisation accrue, portée par des mesures concrètes et ambitieuses. Le Doubs, marqué par une tradition industrielle forte, notamment dans les secteurs de l’automobile et de la mécanique, illustre parfaitement les enjeux de la mixité. Les entreprises locales, comme Peugeot ou des sous-traitants industriels, peinent à recruter des femmes, notamment dans les métiers techniques. Ce déficit contribue à perpétuer une perception genrée des carrières, dès le plus jeune âge. Les établissements scolaires de la région, pourtant en contact direct avec ces industries, disposent rarement des outils nécessaires pour promouvoir les filières scientifiques et industrielles auprès des jeunes filles. Ce manque d’interaction renforce un conditionnement social qui détourne les femmes de ces secteurs. Par ailleurs, la structure même des bassins d’emploi locaux, souvent marqués par une prépondérance d’emplois industriels, aggrave cette situation. L’absence de politiques incitatives claires, associée à un manque de modèles féminins visibles dans ces secteurs, freine l’intégration des femmes. Pourtant, la féminisation de l’industrie pourrait jouer un rôle décisif dans la revitalisation économique du Doubs, en élargissant le vivier de talents disponibles. Les études montrent que les entreprises adoptant des politiques de mixité ambitieuses enregistrent des gains en innovation, en productivité et en attractivité. Pour que ces bénéfices se concrétisent dans l’industrie française, plusieurs pistes doivent être explorées : 1. Agir sur les mentalités dès l’éducation secondaire : les choix de carrière se forgent souvent très tôt. Il est impératif de multiplier les initiatives visant à promouvoir les filières scientifiques et techniques auprès des jeunes filles, notamment dans des régions industrielles comme le Doubs. Des partenariats renforcés entre les établissements scolaires et les entreprises locales pourraient jouer un rôle clé. 2. Renforcer les incitations financières pour les entreprises : si certaines entreprises ont déjà intégré des politiques en faveur de la mixité, ces initiatives restent souvent motivées par des enjeux de communication plutôt que par une réelle volonté de transformation. La création d’un fonds dédié, destiné à soutenir les entreprises industrielles qui adoptent des pratiques exemplaires en matière de recrutement et de promotion des femmes, pourrait avoir un impact significatif. 3. Garantir une transparence salariale : les écarts de rémunération entre les sexes dans l’industrie demeurent une réalité préoccupante. M. le ministre envisage-t-il de renforcer les obligations légales en matière de transparence des salaires, en imposant des audits réguliers sur l’égalité de rémunération ? 4. Créer un label mixité pour l’industrie : inspiré des labels RSE (responsabilité sociétale des entreprises), un tel dispositif pourrait valoriser les entreprises pionnières et inciter leurs concurrentes à adopter des pratiques similaires. 5. Soutenir les parcours de femmes leaders : le manque de modèles féminins dans l’industrie freine l’ambition des jeunes générations. Des programmes de mentorat, associant des femmes occupant des postes stratégiques à de jeunes professionnelles, pourraient jouer un rôle décisif. La question de la mixité dans l’industrie dépasse le cadre de la simple égalité entre les sexes. Il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’avenir économique de la France. Une industrie plus inclusive, tirant parti de l’ensemble des talents disponibles, sera mieux armée pour relever les défis de la compétitivité mondiale et de la transition écologique. Quelles mesures immédiates et structurelles M. le ministre compte-t-il prendre pour garantir une féminisation accrue du secteur industriel ? Envisage-t-il de mettre en place un plan d’action national, assorti d’objectifs chiffrés et d’un calendrier précis, afin d’évaluer et d’accélérer les progrès en la matière ? Enfin, elle lui demande comment il prévoit de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés, des entreprises aux collectivités locales, pour faire de la mixité un levier central de la relance industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6338</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>DMTO - engagement de construire - art. 1594‑0 G, A du CGI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2553. — 3 décembre 2024. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’engagement de construire prévue à l’article 1594-0 G, A du code général des impôts (CGI). Aux termes de cet article : « Sous réserve de l’article 691 bis, sont exonérés de taxe de publicité foncière ou de droits d’enregistrement : I.- Les acquisitions d’immeubles réalisées par une personne assujettie au sens de l’article 256 A, lorsque l’acte d’acquisition contient l’engagement, pris par l’acquéreur, d’effectuer dans un délai de quatre ans les travaux conduisant à la production d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257, ou nécessaires pour terminer un immeuble inachevé. II.- Cette exonération est subordonnée à la condition que l’acquéreur justifie à l’expiration du délai de quatre ans, sauf application du IV, de l’exécution des travaux prévus au I ». En ce qui concerne la justification de l’exécution des travaux, l’article 266 bis de l’annexe III au CGI précise que « I. - La justification de l’exécution des travaux prévus au I du A de l’article 1594-0 G du [CGI] résulte : 1° Dans les cas indiqués au I de l’article 244 de l’annexe II au même code, du dépôt de la déclaration spéciale qui y est mentionnée [déclaration n° 940] ; 2° Dans les autres cas, du dépôt en mairie de la déclaration attestant de l’achèvement des travaux et de la conformité des travaux de construction ou d’aménagement au permis délivré ou de la déclaration préalable, mentionnée à l’article L. 462-1 du code de l’urbanisme [DAACT] ». Enfin, s’agissant des travaux permettant de remplir un engagement de construire, les commentaires publiés au BOI-ENR-DMTOI-10-40 au § 230 admettent que : « Lorsque les travaux auxquels s’est engagé l’acquéreur ne donnent pas lieu à l’application du taux réduit de TVA prévu à l’article 279-0 bis du CGI, il demeure admis que dans la situation où tous les planchers de l’immeuble contribuent à la résistance ou à la solidité de l’ouvrage, on considère pour l’application du II du A de l’article 1594-0 G du CGI que l’ensemble des éléments de second œuvre ont été rendus à l’état neuf si chacun des cinq autres éléments mentionnés à l’article 245 A de l’annexe II au CGI a été rendu à l’état neuf dans une proportion au moins égale aux deux tiers ». Ces dispositions soulèvent des difficultés pratiques s’agissant des opérations de restructuration d’un immeuble existant, (i) lorsque les travaux qui permettent de remplir l’engagement de construire en application de l’article 1594-0 G, A-I ou des commentaires publiés précités, ne conduisent ni au dépôt d’une déclaration n° 940 (le maître de l’ouvrage est 100 % récupérateur de TVA) ni à celui d’une DAACT (aucune autorisation d’urbanisme n’est nécessaire pour effectuer les travaux) (e.g. remise à neuf des fondations, remise à neuf du second œuvre lorsque les huisseries extérieures sont remplacées à l’identique) ou (ii) lorsque les travaux qui permettent de remplir l’engagement de construire, appréciés globalement à la fin du délai imparti par l’article 1594-0 G, A-I du CGI, sont achevés après le dépôt d’une DAACT, celle-ci ne concernant qu’une partie seulement des travaux. Ce dernier cas se présente notamment en cas rénovation en milieu occupé s’étalant sur plusieurs années, débutant par un ravalement de façades. Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir préciser les justifications qui pourraient être apportées et notamment si une attestation envoyée par le maître de l’ouvrage à son service gestionnaire pourrait constituer une justification au sens de l’article 1594-0 G, A-II du CGI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6339</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Lutte contre la désindustrialisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2557. — 3 décembre 2024. — M. Auguste Evrard alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la politique du Gouvernement de lutte contre la désindustrialisation en France et plus particulièrement dans le bassin d’emploi de l’Audomarois et du Bassin minier, confronté à une hausse préoccupante des fermetures d’entreprises et d’usines. En dépit des promesses présidentielles et des efforts entrepris par les collectivités territoriales et les acteurs économiques locaux afin de protéger et renforcer la vitalité industrielle de ce territoire, ce dernier continue de perdre des compétences et des emplois industriels à un rythme alarmant. Cette région historiquement industrielle subit depuis plusieurs décennies une succession de restructurations et de fermetures d’entreprises et d’usines qui fragilisent profondément l’équilibre de son tissu socio-économique. À titre d’exemple, la fermeture de la papeterie RDM de Blendecques en septembre 2024 a entraîné la suppression de près de 180 emplois. Par ailleurs, les verreries d’Arques, Arc France et Alphaglass, parmi principaux employeurs de ce territoire, font face à de continuelles difficultés financières et organisationnelles, menaçant la pérennité de milliers d’emplois et le maintien d’une expertise industrielle unique. Ces exemples récents s’inscrivent dans la longue litanie des fermetures et délocalisations d’unités de production industrielle contribuant à une précarisation croissante de milliers de salariés et de leurs familles. Malgré l’existence de dispositifs d’accompagnement et d’initiatives locales visant à diversifier l’économie, l’absence de solutions ambitieuses, pérennes et coordonnées pour soutenir les populations et les entreprises accentue le sentiment d’abandon ressenti par les populations, tout en aggravant les fractures territoriales. Dans ce contexte, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures concrètes envisagées par l’État pour anticiper et prévenir les fermetures industrielles. Il lui demande si un plan de réindustrialisation spécifique au Pas-de-Calais pourrait être déployé, en concertation avec les collectivités locales et les acteurs économiques, afin de préserver les savoir-faire locaux, maintenir des emplois industriels et insuffler une dynamique économique durable ; il souligne que ces actions sont nécessaires pour préserver une filière industrielle française d’excellence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6339</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Subventions sur le matériel neuf
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2560. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’aide à l’investissement de transformation vers l’industrie du futur. En effet, cette aide qui couvre en moyenne 20 % du coût de l’investissement ne fait pas l’objet de contrôle sur le marché du matériel industriel. En pratique, les entreprises industrielles sont parfois encouragées à acheter du matériel neuf subventionné plutôt que du matériel d’occasion dont le coût de revient s’avère similaire. En outre, le matériel neuf provient principalement de Chine alors que le matériel d’occasion serait une source de revenus pour les industries nationales vendant leurs équipements ce qui revient à subventionner le marché chinois plutôt que soutenir les entreprises françaises qui vendent leur matériel. Dans le cadre d’une démarche de préservation des ressources et de bon sens commercial, il apparaît nécessaire que les industries puissent se doter de matériel d’occasion à un coût d’achat moindre du matériel neuf. Aussi, il lui demande s’il compte mettre en œuvre un dispositif équitable sur l’aide à l’investissement de transformation afin de permettre aux industriels d’acquérir du matériel d’occasion dans les mêmes conditions de concurrence que du matériel neuf.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6339</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Disparition des distributeurs automatiques de billets en ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2578. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la disparition progressive et très inquiétante des distributeurs automatiques de billets dans de nombreuses communes rurales. En effet, d’après un rapport publié par la Banque de France le 24 juillet 2024, le territoire métropolitain ne comptait plus que 44 123 distributeurs automatiques de billets (DAB) sur son sol à la fin 2023, après la suppression de 2 126 automates en l’espace d’une seule année. Pire encore, en l’espace d’une dizaine d’année, d’après un autre rapport de 2021, le nombre d’automates présents sur le sol français a chuté de 25 % en comparaison à 2010. Or, bien plus qu’un simple service, le distributeur automatique de billets est un outil absolument indispensable pour les compatriotes. Aussi, d’un point de vue purement politique, il n’est pas concevable et encore moins acceptable que certains citoyens, parce qu’ils n’habitent pas dans des métropoles mondialisées ou de grandes aires urbaines, soient laissés pour compte et se retrouvent sans aucun moyen de retirer leur argent. À titre d’exemple, dans la circonscription de M. le député, la commune de Liesse-Notre-Dame a vu la fermeture du distributeur de billets de La Poste, un comble quand on sait que La Poste est chargée d’une mission de service public… C’est incroyable quand on sait que l’accès au distributeur de billets doit au contraire être considéré justement comme un service public à part entière, cela pour éviter de creuser encore plus le fossé et accentuer la fracture entre lesdites métropoles et les communes rurales. Ainsi, il lui demande donc d’indiquer sa position sur le sujet et s’il va prendre des mesures réelles pour endiguer ce phénomène qui inquiète et lèse de plus en plus les compatriotes habitant en zone rurale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6340</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Gestion de la plateforme Place
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2582. — 3 décembre 2024. — M. Philippe Latombe interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la plateforme Place. Alors que, depuis 2008, la plateforme Place, qui héberge les appels d’offres de l’État et les candidatures des entreprises, était gérée par Atexo, une PME française éditrice de logiciels, le ministère de l’économie et des finances lui a subitement préféré, en juillet 2024, un successeur canadien, sans avoir eu recours à un quelconque appel d’offres. M. le député se demande comment la direction des affaires juridiques du ministère, habituellement et avec raison, si sourcilleuse quant au respect des procédures, a pu tolérer une telle entorse aux principes fondamentaux de l’article L. 3 du code de la commande publique, qui sont « l’égalité de traitement, la liberté d’accès et la transparence des procédures ». Au-delà d’une administration qui s’affranchit d’une réglementation qu’elle a elle-même mise en place, le choix d’une entreprise canadienne pose lui aussi question. Les données des entreprises, leurs éventuels brevets, les informations éventuellement confidentielles les concernant se retrouvent sur une plateforme gérée par une entreprise de droit non européen. Il lui demande comment il explique une telle transgression du code de la commande publique au sein de son administration ainsi que le choix d’une entreprise non européenne, en contradiction totale avec le discours gouvernemental sur les enjeux de souveraineté nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6340</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nouvelle augmentation du prix du timbre au 1er janvier 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2608. — 3 décembre 2024. — M. Sébastien Humbert alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’augmentation du prix du timbre prévue dès le 1er janvier 2025. Le groupe La Poste a annoncé l’augmentation de ses tarifs, notamment la Lettre verte de 20 grammes qui passera de 1,29 euros à 1,39 euros, tout comme celle de 21 à 100 grammes qui passera d’un tarif de 2,58 euros à 2,78 euros. Une fois de plus, les Français doivent à nouveau faire face à un recul des services publics qui se traduit ici par une augmentation de près de 10 % des tarifs du timbre postal. Aussi, il souhaiterait connaître la stratégie qu’il compte déployer pour préserver l’accès aux services publics postal pour les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6340</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Déblocage de l’épargne salariale pour le financement des études supérieures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2609. — 3 décembre 2024. — M. Fabien Di Filippo attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité de permettre un déblocage anticipé de l’épargne salariale pour le financement des études supérieures des enfants du salarié. Plébiscitée par de nombreux salariés, l’épargne salariale connaît un fort succès. Au 31 décembre 2022, cette épargne, qui permet aux entreprises de verser à chaque salarié une prime liée à la performance de l’entreprise (intéressement) ou représentant une quote-part de ses bénéfices (participation), comptabilisait plus de 162 milliards d’euros d’encours et le nombre d’entreprises équipées d’un dispositif d’épargne salariale ou d’épargne retraite s’élevait à 378 200 (+5 % par rapport à 2021 et +40 % par rapport à 2012). Les derniers chiffres de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) indiquent que 9,5 millions de salariés ont accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou un plan d’épargne salariale, 44,3 % des salariés sont couverts par un plan d’épargne entreprise et 25,1 % des salariés sont couverts par un plan d’épargne retraite. Les sommes attribuées par les entreprises peuvent, au choix du salarié, lui être versées directement ou être déposées sur un plan d’épargne salariale. Généralement, les sommes placées dans les plans d’épargne salariale sont indisponibles pendant une certaine durée. Toutefois, dans certaines situations exceptionnelles, variables selon le dispositif (participation, plan d’épargne d’entreprise, plan d’épargne pour la retraite collectif, plan d’épargne retraite d’entreprise collectif ou contrat article 83), la totalité ou une partie de ces sommes peuvent être récupérées avant le terme prévu. Il peut s’agir d’un mariage, un Pacs, une naissance ou adoption, un divorce, une séparation, un décès, une invalidité, des violences conjugales, une cessation d’activité, un surendettement, une création ou reprise d’entreprise, mais aussi de l’acquisition d’une résidence principale et de travaux d’agrandissement ou de remise en état suite à une catastrophe naturelle. Ainsi, actuellement, le financement des études supérieures ne permet pas le déblocage anticipé de l’épargne salariale. Ces études constituent pourtant une dépense particulièrement importante pour les familles. En 2018, une enquête menée par l’institut CSA auprès de 500 parents français a révélé un budget annuel moyen de 7118 euros pour les études supérieures de leurs enfants, soit près de 600 euros par mois (logement, alimentation, frais de scolarité, de transport…). Ce budget peut être nettement plus élevé lorsqu’il s’agit d’intégrer certaines grandes écoles. Le coût des études supérieures a donc un impact certain sur le budget familial et de nombreuses familles, même de la classe moyenne, ne sont pas éligibles à des aides financières ou aux bourses d’études. Le fait de devoir contracter un prêt pour financer ces études renchérit d’autant plus ce coût, ce qui est extrêmement dommageable lorsque les parents disposent d’une épargne salariale qui leur permettrait d’assurer ce financement. Le fait de devoir contracter un prêt, voire plusieurs prêts lorsque plusieurs enfants sont concernés, peut aussi tout simplement empêcher certaines familles d’offrir à leurs enfants des études à la hauteur de leur potentiel et d’assurer ainsi leur avenir. Afin de soutenir le pouvoir d’achat des familles et de favoriser l’accès des jeunes aux études supérieures, sans que cela n’ait d’impact sur les finances publiques, il serait donc opportun d’ajouter les frais relatifs aux études supérieures des enfants à la liste des motifs de déblocage anticipé de l’épargne salariale. Il lui demande s’il envisage de modifier les textes réglementaires relatifs aux plans d’épargne salariale afin de mettre en œuvre cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6341</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Richard Ramos</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Arrêt de l’offre Livres et Brochures de La Poste à partir de juillet 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2610. — 3 décembre 2024. — M. Richard Ramos interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’arrêt de l’offre « Livres et Brochures » de La Poste à partir de juillet 2025. L’arrêt de ce dispositif est un coup dur pour les éditeurs, notamment pour l’édition indépendante, car elle entraînera des coûts supplémentaires. Il l’interpelle donc sur ce sujet et souhaite que ce dispositif soit maintenu afin de soutenir les éditeurs et favoriser le rayonnement de la culture française à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6341</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dispositions fiscales accordées au Qatar
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2669. — 3 décembre 2024. — Mme Constance Le Grip attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dispositions fiscales accordées au Qatar dans le cadre de la convention fiscale franco-qatarienne signée le 4 décembre 1990 et modifiée par l’avenant du 14 janvier 2008. La convention fiscale franco-qatarienne accorde des avantages significatifs aux investisseurs qataris, incluant des exonérations sur les plus-values immobilières, les dividendes, les redevances et les revenus de créances, ainsi que l’exonération totale de l’IFI pour les biens situés en France. Conçue pour stimuler les investissements directs en provenance du Qatar, cette convention a favorisé des flux importants vers des secteurs tels que l’immobilier, les infrastructures, le sport et les nouvelles technologies. Si ces investissements, estimés à plusieurs milliards d’euros, ont contribué au dynamisme économique français, leur impact précis reste insuffisamment documenté. Dans le même temps, le coût budgétaire de ces exonérations est estimé entre 150 et 200 millions d’euros par an, soit un total de 2,4 à 3,2 milliards depuis 2008. Ce chiffre invite à examiner l’efficacité réelle de ce dispositif. Par ailleurs, la spécificité de ces avantages fiscaux, sans équivalent pour d’autres partenaires économiques de la France, soulève des interrogations quant à leur équilibre et leur équité. Dans ce contexte, Mme la députée interroge M. le ministre sur les réflexions en cours concernant ces dispositions fiscales et les pistes envisagées pour mesurer précisément les impacts économiques et budgétaires des exonérations accordées aux investisseurs qataris. Elle l’interroge également sur la possibilité d’une actualisation de cette convention pour mieux l’adapter aux priorités économiques et budgétaires actuelles de la France, tout en renforçant les principes d’équité et de transparence fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6342</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Conditions d’agrément des associations dans l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2500. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Laure Blin appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’attribution des agréments aux associations admises au sein des établissements scolaires. Lallab, OUTrans, L214, Coexister, etc. les affaires se multiplient sur la teneur des interventions des associations auprès des mineurs. L’école est un sanctuaire, les enfants doivent y être protégés. Ils ne peuvent être en proie à un activisme militant qui viserait à diffuser des idéologies néfastes à la construction de leur personnalité. Le ministère de l’éducation nationale est chargé d’agréer les associations ayant droit de pénétrer dans les établissements. Or, aujourd’hui, les conditions d’attribution sont parfaitement opaques. Par ailleurs, certaines associations ont pu intervenir malgré la perte de l’agrément qui leur avait été octroyé. Ainsi, elle souhaite connaître les conditions d’attribution de ces agréments, ainsi que les sanctions envisagées en cas de manquement aux obligations afférentes ou en cas d’interventions inappropriées. Elle lui demande aussi de lui indiquer très concrètement la procédure à suivre pour qu’une association intervienne devant les enfants sur leur temps scolaire dans l’ensemble des établissements de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6342</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Contenu des programmes d’éducation à la sexualité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2501. — 3 décembre 2024. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les contenus des programmes d’éducation à la sexualité dispensés dans les établissements scolaires. L’importance de la sensibilisation des élèves aux questions de santé sexuelle, de prévention des infections sexuellement transmissibles et de lutte contre les discriminations est parfaitement admise. Cependant, des remontées de terrain font état de contenus jugés inadaptés à l’âge des élèves, voire de nature à véhiculer des idéologies susceptibles de troubler leur développement. À titre d’exemple, certains supports, destinés à un public très jeune, évoqueraient des pratiques sexuelles très détaillées, des concepts controversés liés à l’identité de genre ou des thématiques telles que le chemsex, sujets particulièrement perturbants pour leur âge. Il est essentiel que l’éducation à la sexualité respecte le cadre fixé par la circulaire n° 2018-111 du 12 septembre 2018, en veillant à l’adéquation des supports pédagogiques à l’âge et à la maturité des élèves. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour garantir que les contenus enseignés soient conformes aux directives officielles et adaptés au public scolaire concerné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6342</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Difficultés dans le déploiement du progiciel OPALE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2502. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés signalées par les utilisateurs et les syndicats dans le déploiement du logiciel OPALE dans les établissements publics locaux d’enseignement (EPLE). Les syndicats font en effet état de nombreuses difficultés dans le déploiement et l’utilisation du logiciel OPALE. Les missions au service des élèves, des familles et des personnels de l’éducation nationale se trouvent ainsi dégradées. Malgré des alertes remontées depuis 2022, la situation ne semble toujours pas contrôlée. Les syndicats font ainsi état de souffrances au travail liées à l’utilisation de l’outil. Ils demandent une simplification de l’outil et interrogent sur le planning de déploiement qui vise un déploiement généralisé en 2025. Parmi les difficultés signalées, on peut noter des dysfonctionnements récurrents mais non résolus dont un module (les « régies ») qui ne fonctionne pas, ou encore une ergonomie qui rend complexe l’utilisation de l’outil. Ces éléments entraînent une dégradation du service dans la gestion des bourses et des factures de restauration, dans l’organisation des voyages scolaires ou encore dans le paiement des fournisseurs. Ces difficultés entraînent une dégradation significative des conditions de travail des équipes administratives. Malgré les alertes répétées des personnels et des syndicats, ces dysfonctionnements persistent. Alors que ces dysfonctionnements compromettent le bon déploiement du logiciel OPALE et impactent les conditions de travail des personnels concernés, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour prendre en compte les alertes des personnels et des syndicats (évolution de l’outil, planning de déploiement, accompagnement des utilisateurs, etc.).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6343</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Enseignement de l’anglais à l’école
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2503. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la question de l’apprentissage des langues vivantes à l’école, plus particulièrement de l’anglais. La maîtrise d’une langue étrangère est une nécessité pour être pleinement intégré dans le monde du travail. L’anglais s’étant imposé comme une langue fondamentale, il est utile et parfois impératif de le maîtriser. L’une des demandes des entreprises, notamment étrangères, qui investissent en France est que les Français actifs aient un meilleur niveau dans cette langue. La France accuse en effet un retard important qu’elle peine à combler. D’après plusieurs classements, les Français font partie des Européens qui maîtrisent le moins l’anglais ; cette faiblesse a des conséquences dans de nombreux domaines. Le commerce extérieur, la coopération scientifique ou industrielle, le tourisme ou encore la diplomatie sont autant de secteurs impactés par un niveau en langues trop faible comparativement à d’autres pays européens tels que les Pays-Bas ou la Suède. Ainsi, selon une étude du Centre national d’étude des systèmes scolaires, près de 75 % des élèves de fin de collège n’arrivent pas à s’exprimer à l’oral après pourtant plusieurs années d’apprentissage. L’institut Education First révèle qu’en Europe, la France occupe la 22e place sur les pays testés et ne devance que la Russie, l’Ukraine, la Turquie et l’Azerbaïdjan. L’enseignement de l’anglais a progressé ces dernières années mais beaucoup de spécialistes considèrent cependant que des changements importants doivent encore être opérés. Alors que les premières années comptent beaucoup, les volumes horaires accordés à l’anglais restent relativement faibles en primaire, parfois moins de deux heures par semaine. Sur la méthodologie, le système français se caractérise également par son décalage avec les méthodes en vigueur dans d’autres pays européens. La taille des classes, le manque de pratique orale et le retard accumulé dès les premières années sont souvent mis en avant comme les causes principales. Aussi, il souhaiterait savoir quelles sont les mesures qu’il compte prendre, dans les prochaines années, afin de changer la situation et de remédier à ce problème très spécifique auquel le système éducatif français doit répondre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6343</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manquements à la neutralité professorale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2504. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’augmentation des manquements au principe de neutralité scolaire alors que, comme le souligne la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, « le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu à l’obligation de neutralité ». Pourtant, une tribune collective parue sur Slate en 2017 et signée par 314 membres du corps professoral dont 3 à Marseille, exprimait l’engagement de certains professeurs à avoir cessé d’enseigner la règle de grammaire du « masculin qui l’emporte sur le féminin », dénotant une politisation de l’enseignement de la langue. Ces derniers appelaient à « ne pas sanctionner les énoncés s’éloignant de la règle enseignée jusqu’à présent », en dépit des normes établies par l’Académie française, par souci idéologique, alors que le nombre d’erreurs d’orthographe des élèves de CM2 aux dictées a presque doublé en 30 ans, passant de 11 en 1987 à 19 en 2021, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. Mme la députée s’inquiète donc de l’endoctrinement idéologique dans les écoles républicaines, institutions chargées de la transmission des valeurs démocratiques de la République et des connaissances, comme en témoigne son observation en date de 2022 sur un devoir maison d’éducation morale et civique intitulé « Retourne en Afrique : à l’Assemblée, le RN montre son vrai visage », dépeignant une dimension raciste, alors même que jamais le député Grégoire de Fournas ne fut condamné en ce sens. Cet exercice, imprégné d’une orientation idéologique, a été donné à une classe de 4e en 2022 et demandait aux élèves d’identifier les éléments montrant que le député RN était « conscient de la gravité de ses propos ». Bien que l’ancien ministre de l’éducation, M. Blanquer, ait inscrit dans sa loi de 2019 l’obligation de réserve, le pouvoir de contrôle des corps d’inspection en la matière n’est pas encore assez considérable, permettant donc au corps professoral de s’écarter bien trop souvent du devoir de neutralité. Par ailleurs, l’école est aussi en proie à l’intervention d’associations fréquemment militantes, parfois même agréées par le ministère. En effet, une fois l’agrément aux associations intervenant dans les établissements scolaires donné, les contrôles sont rares et l’organisation est généralement déléguée à des surveillants déjà surchargés, donnant du crédit, d’ailleurs, à la proposition de Mme la députée rendant obligatoire le signalement des cas problématiques sous peine de sanctions à l’encontre des encadrants. Ce qui permettrait d’accroître le pouvoir des corps d’inspection et de faire appliquer la loi d’une manière plus efficace. La qualité du système éducatif étant déterminante pour l’avenir de la France, l’école doit former aux outils fondamentaux et impartiaux qui permettront aux enfants de forger plus tard leurs propres opinions politiques. Plusieurs enseignants et parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme : ils dénoncent l’usage du statut de professeur, excusant une sorte de propagande politique « sous couvert de générosité et de respect de la diversité ». Une autre enseignante, dans Le Figaro, dénonçait la venue d’une militante d’extrême-gauche dans son établissement, au titre de son comité, avec pour sujet d’intervention : « Les violences policières ». Par ailleurs, la conséquence de ce type de pratique peut nuire à la cohésion entre les élèves, comme le démontre le témoignage d’une lycéenne de la banlieue parisienne décrivant le « climat de haine » ayant remplacé la solidarité préexistante après un cours d’éducation morale et civique intitulé « Le racisme anti-blancs existe-t-il ? », scindant la classe en deux : les « racisés » contre les « non-racisés privilégiés par le système français ». Toujours selon Le Figaro, l’enseignante aurait verrouillé les échanges en statuant qu’il n’existait pas. D’autres cas plus subtils sont observés, portant sur le choix des textes de certains auteurs marqués par une ligne idéologique identifiable, comme le témoignent de nombreux parents d’élèves, notamment Emmanuel Garrot, président de l’association PEEP (fédération des Parents d’élèves de l’enseignement public). Mme la députée déplore donc l’inefficacité des contrôles du corps professoral au regard des prises de position idéologiques manifestes. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre afin de reprendre en main le contenu et les modalités des enseignements permettant, à terme, de rétablir l’excellence éducative française, là où le niveau global des élèves baisse, ce qui ne relève pas d’un manque de financement au vu du doublement de la dépense publique par élève depuis 40 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6344</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Réseau Canopé : opérateur de la formation continue de l’éducation nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2505. — 3 décembre 2024. — Mme Élisa Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’avenir de Réseau Canopé. Fort de ses quelque 1 200 collaborateurs, présents sur 102 sites métropolitains et ultramarins, Réseau Canopé met en œuvre la stratégie du ministère de formation tout au long de la vie des enseignants et plus largement de tous les acteurs de la communauté éducative (cadres, AESH, AED, conseillers pédagogiques, animateurs PEDT, éducateurs, parents d’élèves, collectivités…). Le réseau s’est transformé à partir de 2020, renonçant à la mission d’éditeur de ressources pédagogiques pour devenir un opérateur de formation ambitieux. Ses personnels se sont montrés très réactifs pour mener à bien cette transformation, rare dans le secteur public. Au côté des écoles académiques de la formation continue (EAFC) dont la mission porte principalement sur le disciplinaire, le réseau travaille à renforcer les pratiques pédagogiques innovantes. Réseau Canopé soutient la politique de formation grâce aussi à ses ateliers Canopé, qui sont de véritables services publics de proximité. Il en existe un dans chaque département, y compris les départements ruraux. Ces lieux accueillent des formations destinées aux enseignants et à la communauté éducative. Ce maillage territorial offre la possibilité d’avoir une action de grande proximité avec les acteurs éducatifs de terrain, au plus près des circonscriptions, en tant que véritable service public d’éducation. L’agilité des méthodes, la réactivité des personnels et leur mobilité sur les territoires leur confèrent une véritable plus-value dans l’opération de formation. En tant qu’opérateur, Réseau Canopé perçoit une subvention pour charges de service public (SCSP) inscrite au budget du ministère de l’éducation nationale : elle est passée de 91,8 millions d’euros en 2019 à 82 millions d’euros en 2024, soit une baisse de ses moyens de l’ordre de 10 millions en cinq ans. En 2024, l’établissement a subi un prélèvement supplémentaire de 4,7 millions d’euros, en cours d’exercice. Ceci se déroule alors que les crédits ministériels consacrés à la formation des enseignants sont constamment sous-consommés. Les efforts depuis 2019 sur la masse salariale ont entraîné la suppression ou le gel de 159 emplois (- 10 millions de SCSP et - 159 emplois en 5 ans). La baisse des financements menace le maillage territorial du réseau et sa capacité à agir efficacement sur l’ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales. Dans ce contexte, un récent rapport de la Cour des comptes est venu rappeler et saluer les efforts de transformation consentis par Réseau Canopé depuis des années, pour devenir l’opérateur de référence de la formation. Les magistrats saluent l’action de Réseau Canopé et demandent à la tutelle d’assoir fermement ce rôle tout en considérant la fragilité financière à laquelle il importe de remédier. C’est pourquoi Mme la députée souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant l’avenir des salariés de Réseau Canopé et des missions qu’ils assurent, notamment la mise en œuvre du service public du numérique éducatif. Elle l’interroge sur les moyens mis à disposition des agents publics et les représentants du personnel qui œuvrent chez Réseau Canopé, au service des enseignants et de leurs élèves, pour exécuter leurs tâches, voire sur l’ambition du ministère en matière de formation des enseignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6344</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Revalorisation des indemnités des directeurs d’école primaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2507. — 3 décembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en œuvre de la loi n° 2951 créant un statut spécifique de directeur d’école. Dans l’exposé des motifs de ce texte, il était rappelé que « les directeurs d’école sont des enseignants qui assurent des responsabilités de direction en plus de leur charge d’enseignement dans 85 % des écoles, sans réel pouvoir de décision » et que « aujourd’hui, la direction d’une école est une grande responsabilité, un engagement à temps plein, quel que soit le temps réservé à cette mission. Cette fonction s’apparente pourtant à un second emploi, ne générant pas d’avancement de grade, n’accélérant que peu le déroulement de la carrière. La seule reconnaissance est une bonification indiciaire, allant de 200 à un peu plus de 400 euros en fonction de la taille de l’école ». C’est d’ailleurs pourquoi, cette proposition de loi instaurait en son article 2 pour ces directeurs d’école « une indemnité de direction spécifique fixée par décret ». Pourtant, au moment où les décrets d’application de cette loi devaient être signés, cette partie relative à la création de cette indemnité a été jugée sans objet, dans la mesure où considérée comme déjà satisfaite par le décret n° 83-644 du 8 juillet 1983 portant attribution d’une indemnité de sujétions spéciales aux directeurs d’école maternelle et élémentaire, aux maîtres directeurs et aux directeurs d’établissement spécialisé. Selon la rédaction de ce décret de 1983, les taux annuels de cette indemnité, mise en place il y a plus de quarante ans, sont fixés par arrêté conjoint du secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et des réformes administratives, du ministre de l’économie, des finances et du budget et du ministre de l’éducation nationale. Autrement dit, la loi adoptée en 2021 reste en matière de revalorisation financière des fonctions de directeur d’école primaire assujettie à un décret de 1983 qui fixe par arrêté les taux annuels de cette revalorisation. C’est pourquoi afin que, a minima, l’esprit de la loi de 2021 soit respecté, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que les directeurs d’école primaire puissent bénéficier désormais d’indemnités de sujétions nettement supérieures à celles qui ont prévalu de 1983 à aujourd’hui.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6345</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Liberté de l’enseignement privé en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2508. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation de la liberté de l’enseignement privé en France, à la lumière du cas du lycée catholique de l’Immaculée-Conception de Pau. Cet établissement, qui accueille 2 500 élèves de la maternelle aux classes préparatoires, se distingue par ses bons résultats et son attractivité qui en ont fait un établissement reconnu et apprécié des familles de l’agglomération paloise. Récemment, le directeur de l’établissement a pourtant été démis de ses fonctions par le rectorat pour des raisons controversées. Cette décision a déclenché un débat autour des accusations d’atteinte à la laïcité, invoquant des pratiques telles que des cours de catéchisme obligatoires, la censure de certains ouvrages, ou encore la présence d’intervenants jugés inappropriés. Cette situation soulève des préoccupations concernant la liberté de conscience et la marge de manœuvre des établissements privés confessionnels dans le cadre du respect des principes de laïcité. Cette affaire pose ainsi la question plus large de l’articulation entre la liberté de l’enseignement dans les établissements privés confessionnels et l’application des principes républicains. Il souhaiterait donc connaître son avis sur la sanction reçue par le directeur de cet établissement ; il souhaiterait également savoir quelles actions le Gouvernement envisage de prendre afin de garantir le respect de la liberté de l’enseignement privé tout en assurant la compatibilité avec les exigences liées à la laïcité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6345</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Extension de l’enseignement du rugby dans l’enseignement secondaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2509. — 3 décembre 2024. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’opportunité de développer l’enseignement du rugby dans les cours d’éducation physique et sportive (EPS) dispensés dans l’enseignement secondaire. Le rugby suscite un engouement populaire croissant, en atteste la ferveur suscitée par la Coupe du Monde qui s’est tenue en France à l’automne 2023. Il porte de très belles valeurs telles que le respect, la cohésion et l’humilité qui font cruellement défaut à notre société de plus en plus individualiste et violente. Faut-il rappeler que les matches de rugby, qui attirent plusieurs dizaines de milliers de spectateurs et de supporteurs, ne génèrent pas le moindre trouble à l’ordre public ? Dans ce contexte, son enseignement aux jeunes doit être encouragé. Cela implique de former les professeurs d’EPS à ce sport qu’ils ne maîtrisent pas toujours comme d’autres sports tels que le football. Des intervenants des clubs et des fédérations où se situent les établissements scolaires pourraient également être sollicités, renforçant ainsi l’attractivité de ce sport et sa pratique dans le cadre d’un club sportif. Alors que la jeunesse est de plus en plus sédentaire, avec des conséquences délétères en matière de lien social et de santé, encourager la pratique de ce sport collectif serait bienvenu. Elle lui demande donc si elle est favorable à l’extension de l’enseignement du rugby dans les cours d’EPS et quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour y parvenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6346</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Formation aux métiers de l’industrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2510. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque d’attractivité des filières formant aux métiers de l’industrie. En effet, 77 % des lycéens interrogés ont une bonne opinion de l’industrie et un lycéen sur deux en filière générale ou technologique souhaite travailler dans l’industrie. Toutefois, parmi les lycéens, plus de 60 % estiment qu’ils sont mal informés sur les métiers industriels et les parcours de formation associés. Bien que le Gouvernement ait mis en place le portail « Osons l’industrie du futur » pour promouvoir les formations et les offres d’emplois industriels, les entreprises peinent à recruter de nouveaux profils qualifiés malgré des niveaux de rémunération souvent supérieurs au salaire moyen. Aussi, il lui demande quelle politique elle compte mettre en œuvre pour permettre de renforcer l’attractivité des formations débouchant sur les métiers de l’industrie attendue par la jeunesse et les industriels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6346</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque d’enseignants en Seine-et-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2511. — 3 décembre 2024. — Mme Ersilia Soudais alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur une situation urgente en Seine-et-Marne : depuis la rentrée scolaire, le manque d’enseignants s’aggrave dans plusieurs établissements et certains ne sont plus capables d’assurer l’enseignement de matières primordiales pour la formation des collégiens et lycéens. Mme la députée prend à titre d’exemple le collège Jean-Jacques Rousseau, à Othis, dans sa circonscription : de nombreux élèves n’ont pas eu cours dans des disciplines fondamentales durant plusieurs mois, faute d’enseignants. « Ils ont créé les groupes de besoin, donc ça a multiplié les postes en français et mathématiques. Problème : il n’y en a pas », explique Bélinda Borsali, vice-présidente de la FCPE de Seine-et-Marne. Chaque semaine, les élèves perdent plusieurs heures de cours et cela depuis septembre. Cela pose particulièrement problème pour des élèves de 6e, 5e et 4e, qui n’ont pas eu de cours de français depuis la rentrée scolaire, par exemple. Le collège n’était pas en mesure non plus d’assurer des cours d’espagnol jusqu’à récemment. Malgré plusieurs courriers au rectorat de la part des organisations, aucune solution n’a été trouvée. En tant qu’ancienne enseignante de français, cette situation scandalise particulièrement Mme la députée, qui s’inquiète pour l’avenir éducatif des enfants de Seine-et-Marne. Mme la députée demande à Mme la ministre si elle compte intervenir auprès du rectorat pour garantir que l’ensemble des collégiens et des lycéens de Seine-et-Marne puissent accéder à une éducation complète, ce qu’elle prévoit plus spécifiquement pour assurer l’égalité des chances et le rattrapage des heures de cours manquées et s’il ne lui semblerait pas opportun de renoncer aux groupes de niveau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6346</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Retrait de la réforme Blanquer qui accroît les disparités filles/garçons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2512. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Corbière alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les effets négatifs de la réforme Blanquer qui a accru les disparités entre les filles et les garçons dans les matières scientifiques. Alors que le président Emmanuel Macron avait déclaré « grande cause du quinquennat » 2017/2022 l’égalité femmes/hommes, un rapport de la Cour des comptes, publié en septembre 2023, étrille la politique des gouvernements successifs dans ce domaine. Ainsi, le sous-titre de ce rapport pointe « des avancées limitées par rapport aux objectifs fixés ». Malheureusement cette inaction des ministres successifs dans ce domaine se ressent aussi dans l’école publique, qui accroît les disparités entre les filles et les garçons dans les matières scientifiques. En effet, au-delà du schéma de société patriarcal qui fait que les filles ont moins confiance en elles dans les matières dites scientifiques, ces mêmes matières sont plus considérées comme étant « masculines » et les lettres, plus « féminines ». Pourtant, depuis les années 2000, il n’existe plus d’écart significatif de performance moyenne entre filles et garçons en mathématiques. Mais, ce qui depuis 2018 a considérablement accru les inégalités, c’est la réforme Parcoursup. Celle-ci, mise en place par Jean-Michel Blanquer, a accentué cette disparité hommes/femmes dès le lycée, en sciences et en mathématiques. Parmi les nombreuses réformes du lycée, celle de 2019 est unique par son impact massif sur l’affaiblissement des filières scientifiques et la parité. Après la réforme, en 2022, un garçon a 2,3 fois plus de chances qu’une fille d’avoir un bac « sciences », c’est l’inégalité la plus forte observée au cours de toute la Ve République. La France compte 56 % de lycéennes en terminale générale actuellement mais seules 40 % des filles sont en spé maths. Ce taux de féminisation n’avait pas été aussi bas depuis 1994-1995. Ainsi, la réforme de 2018 a provoqué un recul de 25 ans de la place des lycéennes en maths : en 2021, 45 % des filles n’étudient plus les maths en 1ère, ce qui n’était le cas que de 17 % des lycéennes en 2019. Comparativement parlant, pour les garçons, ces chiffres s’élèvent à 25 % puis 6 %. D’après la DEPP, la baisse du nombre de filles étudiant les sciences au lycée général est particulièrement visible en mathématiques. En 2021-2022, 55 000 jeunes femmes de terminale faisaient six heures ou plus de maths par semaine, via l’EDS. C’est 42 % de moins que deux ans plus tôt, via la terminale S. Pour le Collectif maths-sciences, cela « risque d’affecter leurs études supérieures en raison de leur désaffection massive et accrue pour les sciences et les maths ». Cette réforme marque une réduction inédite de la formation scientifique au lycée alors qu’une ancienne ministre de l’enseignement affirmait « l’importance vitale de la science pour notre pays » mais défendait une réforme qui en réduisait drastiquement l’accès, notamment pour les filles. Or cela aura des conséquences néfastes ces prochaines années, dans l’enseignement supérieur en sciences et en mathématiques pour ces jeunes femmes. Un meilleur équilibre dans les orientations vers les débouchés professionnels les mieux rémunérés, dont celles vers les très masculines sciences et techniques, représente donc un enjeu de justice sociale. Le retour en arrière consécutif à la réforme de 2019 sur les progrès réalisés en ce sens au lycée général durant la Ve République place le pays dans une situation sans précédent. M. le député demande donc à Mme la ministre les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour que le lycée n’aboutisse finalement pas à préserver une élite masculine dominante dans les parcours scientifiques au détriment de son accès à tous, dont les femmes. Si la question du rapport des femmes aux sciences ne saurait se réduire à celle du bac, cette réforme, fondée sur un choix de « spécialités » sans garantir de socle de connaissances solides en mathématiques et en sciences, contraint leur orientation et devenir professionnel, diminuant fortement les chances d’une promotion sociale et économique. Enfin, il la questionne pour savoir si, comme le demandent les syndicats et les professeurs depuis des années, la réforme Blanquer va finalement être retirée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6347</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Aide de 500 euros pour le permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2519. — 3 décembre 2024. — M. Stéphane Travert attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’élargissement aux élèves de lycées professionnels de l’aide de 500 euros destinée à financer en partie le passage du permis de conduire B. Cette aide est attribuée aux apprentis depuis déjà plusieurs années. En juin 2023, Mme Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait annoncé l’extension de cette aide de 500 euros aux élèves de lycées professionnels, potentiellement confrontés à des problématiques de déplacements pendant leurs stages, particulièrement en zones rurales. Cette extension devait être effective au 1er janvier 2024, mais elle n’a pas pu s’appliquer en l’absence de décret. Il était alors envisagé de décaler l’application de cette mesure à cette rentrée de septembre 2024. Sauf que ce n’est toujours pas le cas, les familles s’interrogent, les établissements également. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser si la concrétisation de cette mesure est toujours d’actualité et, dans l’affirmative, d’apporter des précisions sur la date de son application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6347</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Sur la pénurie d’AESH en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2599. — 3 décembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque criant d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sur l’ensemble du territoire. En effet, depuis plusieurs années, le nombre d’AESH n’augmente pas suffisamment alors que les besoins, eux, explosent : en près de vingt ans, les effectifs d’élèves en situation de handicap en milieu scolaire ont triplé, passant de 155 000 en 2006 à 436 000 en 2022. Pour l’année 2024 encore, cette pénurie prive des milliers d’enfants en difficulté d’un suivi adapté dans les temps de classe. Dans le département de l’Aude, on compte près de 700 AESH dont le métier s’avère de plus en plus difficile en raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’absence de revalorisation des salaires malgré la baisse drastique du pouvoir d’achat, qui touche évidemment les AESH. Aussi, il est à constater une dégradation des conditions d’enseignement et d’accompagnement des élèves : classes surchargées, précarité que subissent les AESH, manque de postes ou de places pour répondre aux besoins des élèves en situation de handicap… Tous ces éléments fragilisent évidemment l’ensemble de la communauté éducative. Le 17 octobre 2024, la porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon avait pu rencontrer des AESH lors d’un déplacement dans le Calvados. Elle confirmait notamment la création de 2 000 postes pour la prochaine rentrée. Ces paroles doivent désormais être accompagnées d’actes concrets, il y a urgence. En ce sens, il lui demande de tenir cette promesse, mais surtout de ne pas laisser tomber les milliers d’enfants en situation de handicap qui ont besoin de cet accompagnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2613</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6348</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Scandale de l’amiante dans les établissements scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2613. — 3 décembre 2024. — M. René Pilato interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’enquête nationale relative à la présence d’amiante dans les écoles et les établissements scolaires lancée par la « Cellule bâti scolaire » suite au scandale révélé par France 5 en 2023. Le 12 juin 2023, les journalistes d’investigations de la série documentaire « Vert de rage » de France 5 rendaient publics les résultats de 8 mois d’enquête sur l’amiante dans les établissements scolaires. Leur enquête complétait et actualisait une étude réalisée en 2016 par l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité dans les établissements scolaires (ONS). Sur environ 50 000 écoles maternelles et primaires contactées par les journalistes, 19 331 ont répondu sur la présence ou non d’amiante. Parmi les répondants, 5 507 avaient encore des matériaux contenant de l’amiante. Ce qui représenterait environ 709 000 écoliers. Sur les 5 507 écoles contenant des matériaux amiantés identifiées par cette enquête, 3 752 n’ont pas établi le dossier technique amiante, pourtant prévu dans le code de la santé publique. Par conséquent, les occupants ne savent donc pas où se situe l’amiante ni son état de dégradation. En Charente, si l’on prend la ville d’Angoulême comme exemple, sur 52 établissements scolaires (maternelle, primaire, secondaire), 35 n’avaient pas effectué ce diagnostic en 2016. On sait que la responsabilité incombe aux collectivités territoriales. Néanmoins, est-ce une raison pour que l’État, son ministère de l’éducation nationale et de la santé, se défaussent d’une responsabilité de planification de l’action publique pour mettre en sécurité tous les élèves du pays ? On sait que, sous la mandature du président Emmanuel Macron, par la loi n° 2020-1525 d’accélération et de simplification de l’action publique, a été supprimé l’observatoire susnommé. Créé en 1995 pour faire un état des lieux de la sécurité des bâtiments scolaires nationaux, il fut également chargé en 2006 de faire le point sur leur accessibilité. Preuve que, quand il s’agit de priorités nationales, l’État a été capable de s’associer aux collectivités pour accélérer la mise en conformité. Plus encore, il conférait à cette tâche une légitimité démocratique du fait de la présence d’élus désignés par l’Assemblée nationale, du Sénat et des collectivités territoriales. Dans le rapport d’information rédigé par Mme les députées Graziella Melchior et Francesca Pasquini sur l’adaptation de l’école aux enjeux climatiques et déposé le 6 décembre 2023, il est recommandé de réaliser dès que possible l’enquête sur la question de l’amiante dans les écoles, annoncée par le ministère chargé de l’éducation nationale pour la fin de l’année 2023. En effet, dans sa réponse à la question écrite déposée par Martine Etienne le 31 octobre 2023, le ministre de l’éducation nationale indiquait que la cellule « bâti scolaire » créée en 2019 avait été missionnée pour « réaliser une enquête nationale relative à la présence d’amiante dans les écoles et les établissements scolaires ». Un an plus tard, il souhaiterait connaître l’état d’avancement de cette enquête que toutes les associations lanceurs d’alerte sur le sujet de l’amiante, associations de parents d’élèves et personnels des établissements scolaires sont en droit d’attendre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6348</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>L’école en soutien aux activités extra-scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2659. — 3 décembre 2024. — Mme Pascale Bay attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rôle que l’école doit jouer dans la pratique sportive des enfants. Le temps scolaire consacré au sport ne peut être étendu indéfiniment. Malgré l’urgence, la priorité doit être maintenue sur les savoirs fondamentaux. Les heures de cours doivent être consacrées à un apprentissage exigeant de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. Toutefois, l’école ne doit pas rester passive face aux problématiques de sédentarité et de surpoids. Les établissements doivent participer à accroître l’activité sportive chez les enfants. Face aux écrans qui happent l’attention et le temps, un effort de volonté doit être opposé. Ainsi, sans engager aucune dépense ni rogner sur les enseignements essentiels, l’école doit rediriger les élèves vers des activités extrascolaires. Pour y parvenir, les écoles et les collèges doivent accueillir les associations sportives locales et leur permettre de présenter leur activité. À la suite de cette rencontre, les enseignants et les professeurs principaux doivent encourager les élèves et les accompagner individuellement pour qu’ils choisissent le sport ou l’activité qui leur plait. Elle lui demande ce qu’elle pense de cette proposition et si elle accepterait de mettre en œuvre cette démarche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6348</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Difficultés procédurales pour les gardes alternées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2531. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés procédurales pour les gardes alternées. La garde alternée a été introduite en France en 1987 avec une réforme du code civil, permettant aux parents séparés de partager la résidence de leur enfant. Initialement peu pratiquée, elle a gagné en popularité avec l’évolution des mentalités sur l’égalité parentale. En 2002, la loi relative à l’autorité parentale a renforcé ce dispositif, en favorisant les arrangements équilibrés. D’après l’Insee, en 2020, 12 % des enfants vivent en résidence alternée et passent donc la moitié du temps chez chaque parent. Si l’administration peut et doit toujours s’améliorer pour faire verser les allocations familiales éventuelles aux mères célibataires ; les pères célibataires divorcés ne doivent cependant pas être ignorés. Des difficultés administratives seraient en cause pour ces pères célibataires pour faire reconnaître leur statut en cas de garde alternée. Celui-ci serait difficile à faire évoluer, l’administration préférant retenir le statut de père célibataire sans enfant. C’est la raison pour laquelle il appelle son attention sur cette situation qui serait amenée à se développer à l’avenir et ainsi, à prévenir ces difficultés afin que chaque parent puisse s’investir pour l’éducation de l’enfant concerné par la garde alternée, il souhaite connaître sa psoition sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6349</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Position abolitionniste de la France en matière de prostitution
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2535. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la volonté du Gouvernement actuel de poursuivre la stratégie présentée le 2 mai 2024 par le précédent gouvernement et tendant à faire mieux appliquer la loi cadre adoptée en 2016 qui pénalise le recours à la prostitution. Cette loi avait notamment supprimé le délit de racolage, instauré la pénalisation des clients et créé un parcours de sortie de la prostitution qui doit encore prendre de l’ampleur en matière de personnes bénéficiaires et en ce qui concerne le montant de l’allocation versé et qui apparaît trop faible, selon l’aveu de l’ancienne ministre Bergé, qui estime que celui-ci est « très faible monétairement et mériterait sans doute d’être revalorisée ». Mme la députée souhaite aussi connaître les actions que le Gouvernement envisage de mettre en place, en particulier celles visant à renforcer l’efficacité des mesures pénales prévues par la loi de 2016 et qui ne sont encore que trop peu appliquées. Enfin, elle souhaite connaître les actions qui seront développés par ce gouvernement afin de s’attaquer aux nouvelles formes de prostitution, notamment numérique, et qui posent de nombreux défis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6349</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Délais de reconnaissance des diplômes universitaires étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2514. — 3 décembre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés rencontrées par de nombreux étudiants français pour faire reconnaître un diplôme obtenu à l’étranger. Le nombre de places disponibles dans les formations de master en France est insuffisant pour répondre à la demande. En effet, en 2023, selon les dernières données disponibles, seulement 55 % des candidats à un master ont pu obtenir une place dans le cursus souhaité. Face à cette situation, un nombre croissant d’étudiants choisissent de partir à l’étranger pour poursuivre leurs études. Selon un rapport du ministère de l’enseignement supérieur, environ 100 000 étudiants français ont étudié à l’étranger en 2021, un chiffre en constante augmentation. Une fois diplômés, ces étudiants reviennent en France pour faire valider leur parcours par le ministère, mais se heurtent souvent à des délais de reconnaissance longs. Les allongements des délais de traitement retardent leur insertion professionnelle, alors même qu’ils sont souvent porteurs de compétences recherchées sur le marché du travail. Par ailleurs, la validation des diplômes étrangers représente un enjeu majeur pour garantir une égalité des chances entre les étudiants, notamment ceux qui n’ont d’autre choix que de partir à l’étranger faute de places en master en France. Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour accélérer les procédures de reconnaissance des diplômes étrangers, accroître les capacités d’accueil dans les formations de master en France afin de limiter les départs vers l’étranger et renforcer la clarté et la transparence des critères appliqués dans l’évaluation des équivalences. Elle lui demande également comment il compte mobiliser les ressources nécessaires pour garantir l’égalité d’accès à des parcours académiques et professionnels valorisants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6350</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Idéologie dite « woke » dans les universités françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2515. — 3 décembre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’influence grandissante de l’idéologie dite « woke » dans les universités françaises, comme en témoigne la récente inquiétude portée par des étudiants autour du module « SENSE » imposé aux étudiants de l’université de Lorraine. Ce module de 30 heures rédigé en écriture inclusive est présenté par la faculté de Lorraine comme permettant d’appréhender les « problématiques liées à l’Égalité, Diversité et Inclusion (EDI) ainsi que les enjeux liés à l’énergie, au climat et à la biodiversité ». Conditionnant désormais l’obtention de ce diplôme, le module assume de faire intervenir des représentants d’associations sans aucune expertise dans les domaines présentés avec un programme qui met en avant les thèses postmodernistes issues de la « French Theory » américaine de promotion d’une idéologie racialiste. Ces dérives militantes portent atteinte à la crédibilité des diplômes délivrés par les établissements et à la qualité de l’enseignement supérieur et aux principes fondamentaux de neutralité et d’exigence scientifique. Aussi, elle souhaite connaître sa position sur cette obligation de modules militants aux étudiants, comme c’est le cas dans l’université de Lorraine, et lui demande s’il entend garantir que les enseignements dispensés dans les universités respectent les valeurs de neutralité et de rigueur scientifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6350</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Il est temps d’agir contre les inégalités de genre en mathématiques !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2516. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Corbière alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le manque de femmes comme professeurs et maîtres de conférences en mathématiques. Alors que le président Emmanuel Macron avait déclaré « grande cause du quinquennat » 2017/2022 l’égalité femmes/hommes, un rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2023 étrille la politique des Gouvernements successifs dans ce domaine. Ainsi, le sous-titre de ce rapport pointe « des avancées limitées par rapport aux objectifs fixés ». Malheureusement cette inaction politique se ressent aussi dans l’enseignement supérieur et plus particulièrement dans le domaine scientifique et des mathématiques. Ainsi, il apparaît que la part des femmes en mathématiques à l’université (comme maîtres de conférences et professeurs) n’a pas progressé ces 25 dernières années. En 1996, elles représentaient 21 % de l’ensemble et 22 % en 2021. De plus, cette part apparaît de plus en plus compliquée à calculer, notamment depuis la loi relative aux libertés et responsabilités des universités de 2007. D’après les calculs du collectif Femmes et Maths, le nombre de femmes a baissé chaque année en mathématiques fondamentales jusqu’en 2020 (perte moyenne de 0,7 poste par an). Ainsi et alors que depuis 30 ans il y a moins de 10 % de femmes professeurs dans cette matière, ce nombre atteindrait 0 en 2060 si aucune action radicale n’est prise. Cette matière est la moins féminisée de l’université française. Souvent, l’argument donné est qu’il serait difficile d’embaucher des femmes lorsque les postes manquent. Pourtant, dans la période 1996-2006, lorsque le recrutement de professeurs était en expansion, cela n’a profité qu’aux hommes. En mathématiques appliquées, la convergence du pourcentage de femmes vers la parité est très lente : si rien ne change, celle-ci serait atteinte seulement en 2130 ! Pour arriver à cette situation dramatique et qui risque malheureusement d’empirer, il y a plusieurs causes. Cela prend bien entendu sa source dans un schéma de société patriarcal qui fait que les filles ont moins confiance en elles dans les matières scientifiques ou encore que ces mêmes matières soient plus considérées comme étant « masculines » et les lettres, plus « féminines ». De plus, la réforme Parcoursup mise en place sous Jean-Michel Blanquer a accentué cette disparité hommes/femmes dès le lycée. Ainsi, la réforme de 2018 a provoqué un recul de 25 ans de la place des lycéennes en maths : en 2021, 45 % des filles n’étudient plus les maths en 1ère, ce qui n’était le cas que de 17 % des lycéennes en 2019. Or les filles touchées par cette réforme n’arriveront en thèse qu’en 2025/2026. En conséquence, ces prochaines années, dans la recherche en mathématiques, deux phénomènes majeurs se dérouleront : les effets néfastes de la réforme du lycée et donc l’arrivée de très peu de filles (voire pas du tout) au niveau doctorat, ainsi qu’une vague de départ à la retraite de femmes. Le collectif propose, par exemple, que sur une période moyennement longue qui s’étendrait sur plusieurs années, soient proposées 20 bourses de thèse, 10 post-doc et 5 postes permanents au niveau national à des femmes chercheuses. M. le député demande donc à M. le ministre quels sont les mécanismes prévus par le Gouvernement pour pallier cette situation. Après avoir fait une action de communication sur cette « grande cause du quinquennat », il lui demande si le Gouvernement compte enfin s’attaquer aux problématiques liées aux inégalités de genre et ainsi permettre aux femmes d’avoir le même accès que les hommes à des postes de professeurs et de maîtres de conférences en mathématiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6351</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalité de financement et discrimination entre universités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2517. — 3 décembre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les fortes inégalités de financement qui se creusent entre universités et leurs conséquences pour les étudiants et les personnels des établissements les moins bien dotés, à l’image de l’université Paris-Est Créteil. L’UPEC est l’une des universités les moins bien financées d’Île-de-France, avec une dotation annuelle par étudiant de 7 000 euros, contre 11 000 euros pour la Sorbonne par exemple. Ces inégalités de financement, ainsi que la mise en concurrence des établissements, conduisent à dégrader les conditions d’études et à dévaloriser les diplômes des étudiants venant de quartiers populaires. À l’UPEC, les témoignages relatant la vétusté des locaux, les cours surchargés et les contrats précaires des professeurs se multiplient. Cette sous-dotation se cumule avec les difficultés économiques et sociales du département, où le taux de pauvreté des jeunes est de 22,5 %. Cette situation est la conséquence directe de la loi LRU de 2007, qui a précarisé le modèle universitaire français et mis en concurrence les établissements. En plus d’avoir dégradé les conditions d’étude et de travail, elle a aggravé les difficultés budgétaires des universités ne figurant pas en haut des classements. 60 universités sur 75 seraient désormais en déficit selon le syndicat Snesup-FSU, l’UPEC faisant partie des plus en difficulté avec près de 10 millions d’euros manquants. Dans ces conditions, un acte II de l’autonomie des universités serait une véritable catastrophe, aggravant la paupérisation de l’enseignement supérieur public et enfonçant davantage les universités les moins bien dotées. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte mettre en place afin de corriger ces inégalités de dotation et pour restaurer un enseignement supérieur égalitaire, ouvert à tous et de qualité sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6351</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Marcangeli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Premier cycle d’études médicales à l’Université de Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2518. — 3 décembre 2024. — M. Laurent Marcangeli appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la construction du premier cycle complet d’études médicales à l’université de Corse. En effet, l’université de Corse propose depuis 2004 la première année du cycle d’étude de santé. Le 6 novembre 2024, la convention tripartite entre l’université, l’État et la Collectivité de Corse pour la période 2023-2027 était signée en présence de Mme Sylvie Retailleau. Cette convention avait notamment pour but d’acter la création d’un premier cycle complet pour la filière médecine, c’est-à-dire pour les trois premières années d’études. Cette volonté a été réaffirmée à de multiples reprises, recevant notamment le soutien de Mme Catherine Vautrin, qui a elle-même annoncé l’ouverture à l’université de Corse de la deuxième année de médecine pour la rentrée 2025, dans le cadre de ses précédentes fonctions de ministre du travail, de la santé et des solidarités. Cette ouverture étant conditionnée à l’accréditation par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) du diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM), un dossier a été déposé le 7 juin 2024 auprès des instances compétentes. Or l’université se heurte à deux problématiques qui, si elles n’étaient pas résolues, pourraient avoir des conséquences négatives pour l’université de Corse, ses étudiants et ses professeurs. La première porte sur la programmation de l’examen du dossier par le CNESER, qui a pris du retard compte tenu du contexte national et notamment à la période de vacance gouvernementale. Ce retard devient critique. La seconde problématique est d’ordre financière. Ainsi, la convention tripartite prévoit que l’État octroie à l’université de Corse 500 000 euros par an pour financer sa masse salariale. Pourtant, à ce jour, elle n’a toujours pas perçu les subventions prévues pour les années 2023 et 2024. Attendu que la validation du dossier par le CNESER dépend entre autres de l’octroi de cette masse salarial, ce retard dans le versement des subventions dues pèse lourdement sur le projet. Aussi, il l’interroge sur l’état d’avancement de ce dossier, d’une importance primordiale pour la Corse, à l’approche de l’examen d’une proposition de loi consensuelle visant à la création d’un centre hospitalier universitaire en Corse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6351</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Sobriété dans la recherche spatiale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2526. — 3 décembre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la sobriété dans les activités de recherche spatiale. L’impact écologique des activités spatiales est aujourd’hui largement méconnu et sous-estimé. Depuis la fin des années 1970, des scientifiques ont alerté sur les dérèglements liés à la surpopulation d’artefacts en orbite, comme l’astronome Donald Kessler de la NASA, mais ces alertes sont longtemps restées inaudibles. Si les risques liés à la croissance exponentielle des déploiements de systèmes orbitaux sont à présent bien connus, notamment grâce aux alertes des Nations unies, du CNRS, des communautés professionnelles des sciences de l’univers ou des associations « Pour un Réveil écologique » et AéroDécarbo, les moyens donnés à la recherche sur ce sujet sont dérisoires. On constate même une diminution de la place accordée à la recherche fondamentale publique. Pourtant, la soutenabilité des opérations dans le milieu exo-atmosphérique nécessite un soutien fort aux recherches des organismes de recherche spatiale, en particulier dans la collecte des données, la capacité souveraine de suivi de la pollution orbitale (dans un espace de plus en plus congestionné au moment où se déploient les « méga-constellations »), les recherches sur des lanceurs plus propres et celles pour limiter le nombre de lancements et, plus critique encore, l’arsenalisation des forces spatiales. Disposer de connaissances consolidées et établies par des experts du domaine de la durabilité spatiale est particulièrement indispensable pour garantir la poursuite des opérations à long terme. La France, déjà en pointe via sa loi relative aux opérations spatiales (2008), pourrait être fer de lance en la matière. Ainsi, puisque le Gouvernement a voté contre son propre projet de loi de finances, empêchant ainsi le débat de se mener en hémicycle et annulant donc la discussion des amendements concernant son ministère, M. le député interroge M. le ministre : est-il aujourd’hui envisageable de soutenir de façon significative sur le plan budgétaire un domaine de la recherche spatiale consacré à l’étude des conditions à réunir pour assurer la durabilité des opérations spatiales, renforcer l’évaluation de l’impact et les risques liés aux développements incontrôlés des activités spatiales et lutter contre la pollution ? Ce groupe de recherche permettrait de poser les jalons d’un programme international de dépollution de l’orbite basse et géostationnaire, qui s’engagerait à poser les conditions techniques de la dépollution des activités spatiales, à travers une régulation contraignante des usages de l’espace sous les auspices de l’ONU. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6352</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mécénat privé des universités : le grand flou</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2571. — 3 décembre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les contrats de mécénat entre les entreprises privées et les universités publiques. L’association Acadamia a récemment enquêté sur le sujet. Les premières conclusions de leur investigation sont claires : ces contrats de partenariat manquent de transparence dans leur nature, dans leur contenu et dans leur nombre. Dans leur nature d’abord, l’association a ainsi mis en lumière un contrat passé entre TotalÉnergies et l’université de Lorraine dans le cadre d’une formation comprenant une excursion géologique financée par la multinationale, à hauteur de 2 000 euros. La convention de mécénat contient la clause suivante : « L’institut s’abstiendra de faire toute communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et la notoriété de TotalEnergies ». De telles clauses de non-dénigrement semblent répandues, alors qu’elles sont manifestement attentatoires à la liberté académique, consacrée par le Conseil constitutionnel comme principe fondamental reconnu par les lois de la République. L’existence de telles clauses est particulièrement inquiétante lorsqu’il s’agit de former des doctorants et des doctorantes et de financer la recherche publique. Certains contrats vont même plus loin, puisqu’ils autorisent les entreprises privées à participer à la sélection et à l’évaluation des étudiants et des étudiantes. Par ailleurs, l’association Acadamia alerte sur le fait que de nombreux établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche refusent de rendre publics leurs contrats de partenariat avec des entreprises mécènes. Pourtant, ces établissements, comme toute administration publique, sont soumis aux obligations de transparences prévues par le titre III du code des relations entre le public et l’administration. Ces établissements prétendent que le contenu de ces contrats est couvert par le « secret des affaires », alors que le mécénat est censé être un don désintéressé et non une activité commerciale. Ainsi, le contenu des contrats de mécénat ou de partenariat passés entre les universités publiques et les grandes entreprises sont inaccessibles au public : il est impossible de connaître le montant des financements, leur fléchage ou les contreparties pour les entreprises. Il est donc impossible pour les citoyens et citoyennes et les étudiants et étudiantes concernés par ces contrats de connaître la nature et les clauses du contrat liant leur université ou leur formation à l’entreprise qui la finance. Cette situation est contraire à l’éthique de la recherche, qui exige la transparence sur les financeurs, mais également contraire à l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, selon lequel « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Cette absence de transparence rend impossible aujourd’hui de connaître précisément le nombre de contrats de mécénat signé par chaque université et les montants correspondants. Ces contrats sont souvent signés par les fondations liées aux universités. Ces fondations, personnes morales de droit privé, ont encore moins d’obligations de transparence que les établissements publics qu’elles sont censées représenter et agissent de facto comme des sociétés écran, permettant de masquer le nombre et la nature des contrats : l’argent passe par la fondation et est redistribué sous forme de subventions à l’université. La publicité des contrats est donc encore plus entravée et les contrôles sont inexistants. Il est urgent d’obtenir des moyens de contrôle sur les universités, leurs financements et leurs fondations. Quels sont les moyens mis en œuvre par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour assurer le suivi des liens entre les établissements sous sa tutelle et leurs entreprises partenaires ? Comment le ministère s’assure-t-il que ces partenariats s’effectuent dans le respect de l’éthique de l’enseignement et de la recherche ? Quand seront rendues les conclusions de la mission d’inspection sur le modèle économique des universités ? Comment M. le ministre compte-t-il agir pour s’assurer que ces établissements respectent leurs obligations légales de transparence ? Quels sont les moyens de contrôle sont mis en place par le ministère pour suivre l’activité des fondations associées aux établissements publics ? Il souhaite obtenir des précisions sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2615</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6353</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Avenir de la formation française en odontologie sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2615. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’avenir de la formation française en odontologie sur le territoire national. Le nombre de primo-inscrits diplômés d’un pays de l’Union européenne autre que la France a connu une croissance exponentielle ces 10 dernières années. Il est passé de 255 praticiens en 2011 à 1 294 en 2022, auxquels s’ajoutent 19 primo-inscrits diplômés hors Union européenne. L’augmentation du numerus clausus en France, qui a produit ses effets à partir du milieu des années 2010, n’a pas inversé la tendance. La création de 5 nouvelles facultés, ajoutées aux 16 existantes, semble déjà insuffisante. En effet, selon les données publiées par l’Ordre des chirurgiens-dentistes en 2022, le nombre de primo-inscrits au tableau de l’Ordre diplômés hors de France (1 313 praticiens) a dépassé pour la première fois celui des primo-inscrits issus de la filière française odontologique (1 294 praticiens). Alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de très lucratifs et coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Un non-sens qui montre l’absurdité du système. Si la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne devait continuer à progresser avec autant de dynamisme au détriment de la formation française, c’est l’avenir de toute la filière odontologique française d’excellence qui pourrait être en péril. Et pour cause, les analyses de l’Ordre démontrent que les nouveaux diplômés issus de la filière française s’installent très majoritairement autour de leur UFR d’origine, quand les primo-inscrits issus de la filière espagnole s’installent majoritairement dans le sud-ouest et ceux issus de la filière portugaise en Île-de-France. Aussi, la création de nouvelles facultés en odontologie dans des zones où la densité des chirurgiens-dentistes est faible pourrait contribuer à limiter le phénomène de désertification en soins bucco-dentaires sur ces territoires. À noter également, le manque de prévision que la situation engendre. Si l’assurance maladie peut effectuer des projections de dépenses à partir du nombre de diplômés issus de la filière française, puisque le numerus clausus est connu à l’avance, il lui est matériellement impossible d’anticiper le nombre de chirurgiens-dentistes entrant en France du fait du mécanisme de la reconnaissance automatique de leur diplôme. Étant désormais plus nombreux que les chirurgiens-dentistes issus de la filière française, ils contribuent à augmenter très significativement la dépense globale des soins dentaires, donnant une impression trompeuse de dépenses hors de contrôle ; ce qui entraîne des mesures de maîtrise des dépenses au détriment des patients et des professionnels, alors que la dépense « par tête » est en vérité stable. Il l’alerte donc afin de savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour infléchir significativement et durablement cette tendance et ses conséquences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6353</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Importations d’engrais russes dans l’Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2403. — 3 décembre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’importation au sein de l’Union européenne (UE) d’engrais produits en Russie. Depuis le 24 février 2022, date du démarrage de l’agression russe en Ukraine, l’Union européenne n’a eu de cesse de soutenir l’Ukraine. Ce soutien s’est matérialisé, notamment, à travers la prise de mesures restrictives afin de sanctionner les actions russes compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine. Le périmètre de ces mesures est large, il comprend des échanges commerciaux, des restrictions de déplacements ou encore des gels d’avoirs d’oligarques russes. Pourtant, de nombreux agriculteurs alertent et s’indignent de l’importation par des centrales d’achat d’engrais russes azotés, au sein du territoire de l’Union européenne. Effectivement, les sanctions mises en place par l’Union européenne excluent explicitement l’approvisionnement alimentaire et les engrais originaires de Russie. De plus, l’Union européenne ne souhaite pas revenir sur cette exclusion. Dans une décision de politique extérieure et de sécurité commune (PESC) 2024/1744 du Conseil en date du 24 juin 2024, modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, le Conseil exclut très explicitement les engrais des interdictions de commerce établies à l’encontre de la Russie. Ainsi, bien que l’Union européenne souhaite s’assurer de la pérennité des productions agricoles sur le sol européen, cette absence de sanctions interroge politiquement puisque l’aide européenne à l’Ukraine se retrouve, de facto, limitée par ce soutien économique indirect à la Russie, pays en économie de guerre. Cela interroge aussi économiquement puisque les producteurs européens d’engrais subissent donc la concurrence déloyale de ces engrais russes vendus à bas prix. Enfin cette situation est également susceptible de porter atteinte, à terme, à la souveraineté et l’indépendance alimentaire européenne, en particulier vis-à-vis de la puissance étrangère belligérante qu’est la Russie. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour limiter les importations en France et en Europe d’engrais produits en Russie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6354</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Enfants blessés de Gaza - respect des engagements du Président de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2408. — 3 décembre 2024. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la prise en charge des enfants blessés de Gaza, dans un contexte humanitaire d’une gravité alarmante. L’ONU souligne l’ampleur tragique de la situation, faisant état de plus de 16 756 enfants tués et au moins 6 168 blessés à Gaza entre le 7 octobre 2023 et le 10 septembre 2024. Médecins Sans Frontières a alerté sur le sort tragique des très jeunes enfants, victimes de blessures graves. Le 19 novembre 2023, le Président Emmanuel Macron a annoncé que la France se tenait prête à accueillir jusqu’à 50 enfants blessés dans ses hôpitaux, mais jusqu’à présent, seulement 17 enfants ont été évacués. Cette interpellation fait suite aux remontées de plusieurs associations et organisations humanitaires ainsi que celles du corps soignant médical français qui, tous, souhaitent voir la France contribuer plus massivement à l’effort de soins sur les enfants de Gaza. Une liste de 10 000 patients gravement blessés référencés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été transmise par l’OMS aux pays d’Europe pour les inciter à accueillir des enfants pour traitement. Par ailleurs, une liste de 70 patients évacués vers l’Égypte a pu être soumise pour considération d’accueil en France depuis avril 2024 ce qui a permis l’arrivée de trois enfants en France. Malgré des arrivées qui étaient censées se multiplier et la mise en place d’un couloir d’évacuation européen par l’OMS, les opérations d’accueil ont ralenti. Pourtant, de nombreux médecins et chefs de service se sont mobilisés durant l’été 2024 pour se prononcer sur leur capacité à traiter tel ou tel enfant ayant telle pathologie ou blessure, dans tel ou tel service. Il est impératif de noter que la décision finale concernant l’évacuation des enfants blessés revient au COGAT ( Coordination of government activities in the territories ), soit à l’administration israélienne. Selon des témoignages d’organisations non gouvernementales et d’associations, le processus d’approbation des sorties par Israël peut prendre jusqu’à trois mois, de sorte que des enfants meurent à la frontière, bloqués en cours de processus d’évacuation. M. le député interroge donc M. le ministre sur l’application effective de l’engagement de la France. Il souhaite savoir si, en accord avec les promesses du Président de la République, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, en collaboration avec le Centre de crise et de soutien (CDCS) et l’ambassade de France au Caire, travaillent actuellement à de nouvelles opérations d’accueil pour les enfants palestiniens blessés ou gravement malades pour répondre à l’appel de prise en charge de l’OMS. Il demande également des précisions sur le nombre d’enfants concernés par ces évacuations, leur état de santé et les lieux de leur accueil en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6354</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Financement du projet européen JA GHI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2537. — 3 décembre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le décret n° 2024-1077 du 28 novembre 2024 portant transfert de crédits et en particulier sur le transfert de fonds prévu au X. 33. En effet, il apparaît que le Gouvernement acte le transfert de 49 263 euros en autorisations d’engagements et en crédits de paiement, depuis une action à vocation sociale (programme 124) vers une action de communication au profit de l’Union européenne, à savoir le financement du projet européen JA GHI. Ce programme européen vise a faire la promotion de l’action sanitaire de l’Union européenne, mais il ne s’agit que d’un programme de communication, non d’un programme d’action sanitaire. Il souhaite donc savoir si le financement de ce projet européen était plus prioritaire que les actions à vocation sociale française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6355</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Colonisation de Jérusalem-Est : destruction de bâtiments financés par la France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2606. — 3 décembre 2024. — Mme Andrée Taurinya alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’accélération de la politique de colonisation de Jérusalem-Est par les autorités israéliennes après la démolition le 13 novembre 2024 des bâtiments de l’association Al-Bustan, situés dans le quartier de Silwan, un faubourg de Jérusalem-Est occupée et annexée. Ces destructions montrent qu’une étape supplémentaire a été franchie par la municipalité de Jérusalem qui applique la politique du gouvernement israélien. L’objectif est de démolir plus de 100 habitations de ce quartier, en expulser les 1 500 habitants, dont 360 enfants, pour aménager un parc biblique. L’association Al-Bustan qui fournit des soutiens scolaires et psychologiques essentiels et des activités culturelles et sportives à plus de 1 000 enfants et jeunes du quartier est financée en partie par la France et par 21 collectivités locales françaises, pour plus d’un demi-million d’euros depuis 2019. La France a réagi le 14 novembre 2024 par la voix du consulat de France à Jérusalem puis par le porte-parole de ministère des affaires étrangères, M. Lemoine. Mais « l’indignation » ou la « demande de comptes aux autorités israéliennes » ne suffisent plus au regard de la gravité de cet acte de démolition d’un bâtiment financé en partie par la France et des collectivités locales. Depuis le 7 octobre 2023, 15 maisons et une structure commerciale à Al-Bustan ont été démolies et environ 30 autres maisons ont reçu des ordres de démolition. De telles actions de la part des autorités israéliennes constituent une forme de nettoyage ethnique. Devant les refus de permis de construire (qui frappent tous les foyers et structures palestiniennes de Jérusalem) la communauté d’ Al-Bustan a soumis des plans de développement urbain alternatifs à la municipalité, mais sans résultat. Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a établi dans un avis consultatif que la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, est illégale et doit cesser immédiatement. Israël doit retirer ses colonies, permettre le retour des Palestiniens déplacés ou expulsés et s’acquitter des réparations pour les dommages causés aux biens immobiliers. À ce titre, les autorités israéliennes doivent immédiatement cesser cette politique discriminatoire et fournir des permis pour la construction et le développement indispensables et légaux des communautés palestiniennes. Une fois encore, Israël viole le droit international : dans ce territoire occupé - comme défini par la 4e convention de Genève - les résidents palestiniens devraient être protégés par la puissance occupante. Mme la députée estime que la France doit prendre des actions concrètes pour empêcher ces mesures unilatérales, telles que les expulsions, les démolitions et les confiscations d’habitations et le nettoyage ethnique des populations. Plusieurs organisations non gouvernementales, tels que B’Tselem, Amnesty international, ou encore le Comité international de la Croix Rouge estiment que la pression exercée sur les Palestiniens de cette communauté équivaut à un « transfert forcé », ce qui est illégal en vertu du droit international, comme l’exigent les articles 53 et 49 de la Quatrième Convention de Genève. À cet égard, elle aimerait savoir : quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour empêcher les autorités israéliennes de procéder à de nouvelles démolitions qualifiables de transferts forcés de population ? Quelles compensations le Gouvernement demandera-t-il au gouvernement d’Israël pour la destruction de ce centre qu’il a financé ? Quelles mesures concrètes le Gouvernement va-t-il prendre pour respecter l’avis de la CIJ du 19 juillet 2024, qui demande aux États à ne pas « prêter aide ou assistance à des activités d’implantation illégales » et de s’abstenir de maintenir des « relations économiques ou commerciales avec Israël qui seraient de nature à renforcer la présence illicite de ce dernier dans ce territoire » ? Enfin, elle lui demande s’il convient qu’à la lumière de la démolition de ce centre essentiel à la vie sociale et culturelle des Palestiniens, les déclarations actuelles n’ont pas eu l’effet escompté et que des mesures plus significatives sont donc nécessaires pour empêcher de nouvelles démolitions et expulsions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6355</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Défaillances graves de la politique d’aide sociale à l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2496. — 3 décembre 2024. — M. Matthias Renault attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les conditions de prise en charge des enfants placés dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Récemment, plusieurs médias ont révélé des dysfonctionnements graves au sein d’un foyer de l’ASE à Amiens, dans la Somme. Ces articles font état de conditions d’hébergement indignes, qualifiées d’insalubres et d’une situation alarmante dénoncée par un éducateur finalement licencié après avoir exprimé ses inquiétudes à l’inspection du travail. Ces témoignages décrivent une prise en charge défaillante, avec des conséquences directes sur le bien-être et la dignité des enfants placés, qui comptent parmi les plus vulnérables de la société. Ces dysfonctionnements locaux ont été soulignés par la Défenseure des droits lors de son intervention du 9 octobre 2024 devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. Elle y a cité le département de la Somme comme un exemple préoccupant de territoire où la politique d’aide sociale à l’enfance présente des failles majeures et a souligné la nécessité d’une réponse urgente face aux atteintes aux droits fondamentaux des enfants, au premier chef les conditions de vie indignes et le manque de volontarisme des pouvoirs publics pour y répondre. L’aide sociale à l’enfance relève de la compétence des conseils départementaux, mais les défaillances constatées doivent interpeller au plus haut niveau de l’État. Elles soulèvent la question d’un dialogue insuffisant entre les départements et les autorités nationales pour garantir un cadre cohérent et respectueux des droits de l’enfant. M. le député interroge donc Mme la ministre sur l’action qu’elle entend mettre en œuvre pour coordonner efficacement l’action des conseils départementaux, promouvoir des mécanismes de signalement réellement protecteurs et garantir des standards de dignité et de qualité dans les structures de l’ASE. Il lui demande quelles initiatives seront prises pour prévenir ces situations et restaurer la confiance dans ce dispositif, essentiel à la protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6356</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Maltraitances et abus dans les foyers d’enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2497. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les maltraitances et abus dans les foyers d’enfants, notamment dans la ville de Marseille. En effet, Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans son ouvrage Le Petit Prince : « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent ». Désastreusement, il arrive que des traumatismes d’enfance puissent marquer la mémoire d’un être, pourtant sous la responsabilité de l’État : c’est le cas d’un bon nombre d’enfants placés dans les foyers pourtant garants de leur protection. Alors que, selon un rapport de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale publié en 2021, 306 800 mineurs dépendaient de la protection de l’enfance en 2018, beaucoup d’entre eux témoignent d’abus et leurs histoires échappent aux statistiques. Dans son pamphlet « Chroniques du mépris ordinaire », l’avocat marseillais Michel Amas, dont la presse s’est fait l’écho, révèle plusieurs histoires sordides : agressions sexuelles, viols, prostitution, trafic de stupéfiants, violences physiques et psychologiques, négligence, suicides… Certains sombrent, par ailleurs, dans la maladie psychique, la violence, l’errance et la délinquance. Un rapport récent de l’IGAS, l’inspection générale des affaires sociales, mettait en exergue que Marseille est la ville la plus touchée en France par la prostitution des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Certains foyers finissent même par devenir des lieux de recrutement pour jeunes proxénètes, comme le montre un récent reportage de Sept à huit, où plusieurs rabatteuses recrutent des jeunes filles placées, faisant que la moitié des adolescentes qui se lancent dans la prostitution seraient sous la protection de l’ASE, selon un rapport ministériel. Toujours à Marseille, le pédopsychiatre Jokthan Guivarch intervient, depuis deux ans, auprès d’enfants placés dans le cadre de son unité psychiatrique mobile rattachée aux hôpitaux de la cité phocéenne et alerte : « Un enfant, confié à l’ASE, sur deux soufre de trouble mental, soit quatre fois plus que pour le reste de la population ». Tout cela a des conséquences sur la santé mentale des enfants, induisant des traumatismes complexes. Au-delà de ces réalités alarmantes, la pénurie d’éducateurs formés et la saturation des foyers d’urgence sont préoccupantes et affectent gravement la vie des enfants : ballottés de famille d’accueil en foyer, ils subissent souvent des mauvais traitements. Plusieurs syndicats des Bouches-du-Rhône ont ainsi porté plainte contre le conseil départemental pour « non-assistance à enfants en danger ». Au tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe en novembre 2023, plusieurs éducateurs non diplômés et stagiaires, alors soupçonnés de maltraitance, ont témoigné sur la charge de travail et la polyvalence nécessaires, menant parfois à des abus ou ingérences. Mme la députée regrette donc le manque d’éducateurs formés ainsi que l’inefficacité des actions gouvernementales pour mieux protéger les pupilles de l’État, malgré le plan de lutte contre les violences faites aux enfants de 2023, qui ne cible pas spécifiquement les violences commises dans les maisons d’enfance. La mise en place, dans chaque département, d’un réseau de soins psychiatriques pour les enfants pris en charge par l’ASE, afin de leur fournir les soins psychiatriques et le soutien psychologique nécessaires, est crucial. L’unité psychiatrique mobile de Marseille en est une preuve. De plus, les foyers offrent rarement l’affection, la sérénité et des conditions d’études adéquates, ce qui fait que 70 % des enfants placés n’obtiennent aucun diplôme. Il est donc urgent de rendre la fonction de famille d’accueil plus attractive et de favoriser le placement chez des membres de la famille élargie. Cela se déroule par l’évaluation systématique des avantages et inconvénients afin d’éviter tous types de placements abusifs. Elle lui demande donc quelles sont les mesures envisagées afin de lutter contre les abus en foyers sociaux, pouvant engendrer délinquance et violences, alors-même que les placements dans ces derniers sont présentés comme une mesure efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6357</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Bonus attractivité pour les personnels des EAJE, secteur public et privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2623. — 3 décembre 2024. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance sur le bonus attractivité pour les personnels des établissements d’accueil des jeunes enfants (EAJE). Le bonus attractivité a été approuvé par le conseil d’administration de la Cnaf le 3 avril 2024 et précisé par la circulaire Cnaf. Son objectif est de revaloriser, par le biais d’une prime liée au nombre de places soutenues par chaque crèche, les salaires de chaque professionnel avec un minimum de 100 euros nets pour les établissements publics et 150 euros nets pour les établissements privés. Le montant du bonus est forfaitaire et s’élève pour les établissements publics à 475 euros par place autorisée et par an (sur la base d’une hypothèse d’1 Etp pour 3 places d’accueil), contre 970 euros pour les établissements privés. Ainsi se pose la question de l’équité de cette mesure, considérant que le différentiel d’aide, à travail équivalent, est de plus du double. La Caf répond que cette différence entre les crèches privées et les crèches publiques s’explique par la récente revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et des mesures portant sur l’augmentation du nombre de points intervenues en 2023 et 2024. Il faut cependant rappeler les faits suivants : le point d’indice des fonctionnaires n’avait pas connu de hausse depuis 2017 (il est difficile de croire qu’aucune augmentation n’ait été parallèlement constatée dans les crèches du privé) ; les crèches publiques emploient des fonctionnaires et aussi des agents contractuels, qui n’ont donc pas bénéficié de cette revalorisation ; contrairement au secteur public, les crèches relevant du privé bénéficient déjà de la réduction générale des cotisations patronales (réduction Fillon), dont ne bénéficie pas le public pour ses agents contractuels ou ses fonctionnaires. En conséquence, bien que cette mesure soit tout à fait louable eu égard aux grilles de salaires auxquelles le secteur public est soumis et à la carence d’attractivité, il est difficile de la trouver juste, considérant que le public devra s’acquitter de plus de charges, tout en composant avec un bonus moins élevé. Par extension, cela constitue un avantage concurrentiel supplémentaire accordé aux crèches du privé qui, avec ce bonus, pourront proposer des salaires plus attractifs que ceux du public et ainsi attirer plus de profils dans le cadre de leurs recrutements. Ce point est prégnant dans le département de l’Allier où les problèmes de recrutement se font particulièrement sentir. Considérant que c’est bien, à terme, le niveau de l’offre pour les familles et la qualité de l’accueil des enfants qui risquent d’être impactés, il lui demande si elle compte prendre des mesures permettant de rétablir un équilibre entre le secteur privé et le secteur public quant au montant de ce bonus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6357</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Transfert de matériels réformés entre administrations et corps différents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2398. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la gestion des matériels réformés de l’administration. M. le député a en effet pris connaissance que des administrations civiles et militaires jetaient du matériel réformé (de type tableaux informatisés ou écrans d’ordinateurs) dont un usage est toujours possible pour d’autres administrations relevant de ministères différents, telles que les écoles, collèges et lycées. Il lui demande ainsi quelles mesures pourraient être mises en œuvre afin de faire bénéficier à certaines administrations du matériel réformé par d’autres, tout en réalisant des économies et en réduisant le gaspillage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6357</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Réforme de la complémentaire santé dans l’hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2418. — 3 décembre 2024. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les retards pris en matière de négociation concernant la réforme de la protection sociale complémentaire des agents du versant hospitalier. L’ordonnance du 17 février 2021 prévoit une participation obligatoire de l’employeur public à la protection sociale complémentaire des agents, dans les trois versants de la fonction publique. Cette participation ne peut pas être inférieure à la moitié de la cotisation. Si, pour le versant hospitalier, l’entrée en vigueur de cette obligation est prévue pour le 1er janvier 2026, à ce jour aucune négociation sur le niveau de garanties en santé et prévoyance n’a été engagée, d’après les remontées des organisations syndicales. Cette situation est d’autant plus inquiétante que, dans la fonction publique d’État, le Gouvernement vient de décider un report d’un an de l’entrée en vigueur obligatoire, alors même qu’un accord interministériel a été conclu le 20 octobre 2023 et que de premiers appels d’offres ont été publiés par les ministères. Au vu des nécessaires délais de négociation, de conclusion d’un accord, de publication des appels d’offres, de sélection des organismes de complémentaire santé prestataire et de déploiement opérationnel de la contribution obligatoire des employeurs, il apparaît urgent de débuter les discussions entre l’administration du ministère de la santé et les organisations syndicales hospitalières. En effet, le dispositif de soins gratuits actuel ne permet pas aux agents de la fonction publique hospitalière de bénéficier de l’ensemble du panier de soins minimal défini par le code de la sécurité sociale, l’optique et les prothèses auditives n’étant par exemple pas prises en charge par les établissements de santé. La complémentaire santé constitue par ailleurs l’un des éléments d’attractivité des métiers d’une fonction publique qui en manque grandement, de nombreux métiers étant aujourd’hui en tension, notamment à l’hôpital qui connaît une crise des vocations malgré les récentes revalorisations salariales. Dans le contexte de réduction des dépenses publiques, la question du financement de cette réforme ambitieuse, visant à aligner les conditions de protection sociale du privé sur le public, se pose. Ainsi, il lui demande des précisions sur les mesures qu’il entend prendre pour accélérer les discussions dans le versant hospitalier et faire en sorte que le déploiement de la contribution obligatoire de l’employeur public soit effectif au 1er janvier 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6358</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Offres d’emploi de postes vacants d’inspecteurs à l’IGEDD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2539. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les offres d’emploi de postes vacants d’inspecteurs à l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) du ministère de la tansition écologique. Ces annonces spécifient que les candidatures doivent être accompagnées du nom et des coordonnées de trois référents potentiels pour chaque candidat (§ 6.1). Il est précisé que les candidatures qui ne respectent pas ces exigences relatives aux référents ne seront pas prises en compte (§ 6.2). Par conséquent, les référents et leurs coordonnées deviennent des éléments obligatoires pour toute candidature, sans lesquels celle-ci serait considérée comme invalide. À ce titre, il faut pourtant rappeler que l’article 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose que « La loi est l’expression de la volonté générale… Elle doit être la même pour tous… Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes les fonctions publiques, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ». En aucun cas cet article ne mentionne que le candidat doit faire l’objet de parrainages. Ainsi, dans son guide « Parcours de formation et de carrière », la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) rappelle que le statut de fonctionnaire garantit l’application de ce principe constitutionnel en établissant les modalités d’accès à la fonction publique, dont le concours reste le mode privilégié. L’article 15 du décret n° 2022-335 du 9 mars 2022, qui concerne spécifiquement les services d’inspection générale ou de contrôle ainsi que les emplois au sein de ces services, ne mentionne pas non plus l’inclusion de référents proposés par les candidats. Des lors, si cette exigence devait être officialisée, le classement des candidatures en fonction de la renommée des signataires de ces recommandations, ainsi que de leurs affiliations politiques, pourrait être connu mais également pris en compte par le comité de sélection. Dans ces conditions, M. le ministre ne pense-t-il pas qu’il y a un risque d’officialiser les recommandations soutenues par les candidats, de politiser davantage la fonction publique et de la détourner de l’intérêt général au profit d’intérêts particuliers ? C’est pourquoi il lui demande s’il compte supprimer cette exigence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6358</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Fin du grade de directeur territorial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2541. — 3 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la fin du grade de directeur territorial. Ainsi, la quasi-totalité des directeurs territoriaux ont été nommés attachés hors classe. Ceux qui ne l’ont pas encore été, c’est en raison du non-respect de critères édictés par le décret n° 2016-1798 du 20 décembre 2016, ou en raison de critères définis par leur collectivité. Aussi, considérant le nombre peu important de directeurs territoriaux n’ayant pas été nommés au regard de ceux qui l’ont été, considérant aussi que ces derniers ont été déjà fortement pénalisés par la suppression de la GIPA (Garantie individuelle de pouvoir d’achat) et la non intégration du régime indemnitaire dans le calcul des pensions de retraite CNRACL, il lui demande s’il peut être envisagé de procéder à leur intégration dans le grade d’attaché hors classe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6359</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Maladie de Charcot - congé spécial de la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2542. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur les différents dispositifs de congé spécial de la fonction publique territoriale et en particulier sur la différence de dispositif dont peut bénéficier une personne fonctionnaire atteinte de sclérose latérale amyotrophie (SLA), dite maladie de Charcot. Cette maladie neuromusculaire progressive se caractérise par la mort progressive des neurones moteurs, entraînant une paralysie progressive des patients et à terme leur décès. En vertu de l’article L. 822-12 du code général de la fonction publique, un fonctionnaire malade peut être placé en congé de longue durée (CLD) s’il est atteint par l’une des maladies suivantes : cancer, déficit immunitaire, maladie mentale, tuberculose et poliomyélite. Cette disposition exclut de facto la personne touchée par une SLA du bénéfice du congé de longue durée donnant droit au versement du traitement intégral pendant deux ans puis d’un demi-traitement pendant trois ans. Les fonctionnaires malades peuvent uniquement demander à bénéficier du congé de maladie longue durée mentionné à l’article L. 822-6 dans la mesure où « la maladie met l’intéressé dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée », ce congé n’ouvrant droit en application de l’article L. 822-8 qu’à la perception de l’intégralité du traitement pendant un an et de la moitié de celui-ci pendant deux ans. Mme la députée relève que le congé de longue durée n’est en outre pas accordé de plein droit aux fonctionnaires atteints de la maladie de Charcot puisque la sclérose latérale amyotrophique ne figure pas non plus parmi les maladies donnant droit à l’octroi de congés de longue maladie listées à l’article premier de l’arrêté du 14 mars 1986. Dans une réponse précédente, publiée le 11 juillet 2023, la ministre de la santé avait précisé que le plan d’accompagnement des maladies chroniques lancé le 1er juin 2023 devait tendre à améliorer la protection des agents publics malades. Or force est de constater qu’à ce jour, aucune évolution n’a encore abouti. Aussi, elle l’interroge sur son intention de faire évoluer la législation en vue d’une inscription de la maladie de Charcot à l’article L. 822-12 du code général de la fonction publique parmi les maladies donnant droit à un congé de longue durée ou à tout le moins, une évolution réglementaire inscrivant la maladie parmi celles faisant bénéficier de plein droit au congé longue maladie, cette disposition paraissant indispensable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6359</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Pour l’inclusion numérique : quel avenir pour les conseillers numériques ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2656. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le financement des postes de conseillers numériques dans le cadre du dispositif « conseillers numériques France Services ». Ces postes ont permis de répondre à une demande croissante en matière d’accompagnement numérique, en particulier pour des démarches administratives de plus en plus dématérialisées. À titre d’exemple, dans une association locale de Loire-Atlantique, quatre conseillers numériques ont contribué à la formation de près de 400 personnes en 2023 à travers 80 ateliers, tout en apportant une aide directe à plus de 2 600 habitants chaque année. Cependant, la diminution progressive des subventions étatiques met en péril la pérennité de ces postes. Cela risque d’aboutir à la suppression de certains de ces emplois dès 2026, entraînant une perte importante pour les habitants et un gaspillage des investissements publics alloués à leur formation. Il l’interroge donc pour savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir la continuité des financements nécessaires à ces postes et éviter ainsi une rupture dans le service d’accompagnement numérique des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6359</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Défaillance du moteur 1.2 PureTech
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2424. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation des propriétaires de modèles équipés d’un moteur 1.2 PureTech. Ce moteur a plongé de nombreux Français dans des difficultés matérielles (risque de casse moteur) et financières (nombreuses réparations, surconsommation d’huile, décote importante du prix du véhicule à la revente). Les collectifs des propriétaires concernés pointent la gestion « au cas par cas » de l’incident par les constructeurs, l’insuffisance de la prise en charge financière des réparations. Les arguments de l’ancienneté du véhicule au-delà de 5 ans et de l’entretien du véhicule (tardif ou encore hors du réseau du groupe) sont aussi avancés. En France, des actions collectives ont été lancées par avocat en 2023. Face au désarroi de ces très nombreux propriétaires, elle souhaite donc savoir quelles sont les actions envisagées par le Gouvernement pour s’assurer que les consommateurs disposent d’une prise en charge adaptée des réparations et préjudices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6360</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Gestion des matières et déchets radioactifs en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2453. — 3 décembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la gestion des matières et déchets radioactifs. Les pouvoirs publics ont décidé une relance de l’utilisation de l’énergie nucléaire en France, incluant la construction de nouveaux réacteurs de puissance et le soutien à des projets de petits réacteurs modulaires. Le Conseil de politique nucléaire de février 2024 a confirmé la politique de retraitement des combustibles nucléaires usés en vue du recyclage des matières fissiles valorisables (pour supprimer à terme la dépendance de la France à l’uranium importé) avec l’objectif de parvenir à terme à la fermeture complète du cycle du combustible nucléaire. Dans son rapport n° 18 de juin 2024, la Commission nationale d’évaluation des études et recherches sur la gestion des matières et déchets radioactifs (CNE) souligne que les réacteurs à neutrons rapides (RNR) de puissance élevée sont la seule filière permettant la fermeture complète du cycle. La CNE a réalisé une revue des stratégies de gestion des déchets radioactifs de haute et moyenne activité, dont notamment les combustibles usés, dans le monde. Il en ressort que le stockage géologique est la solution de référence, même si l’avancement de la mise en œuvre de cette stratégie est très différent d’un pays à l’autre. La Commission doit remettre un avis fin 2025 sur le dossier d’autorisation de création Cigéo, un projet de centre de stockage géologique (la Finlande et la Suède sont les seuls pays ayant à ce jour autorisé la création d’une installation de stockage géologique ; la construction de l’installation finlandaise est très avancée). Face à ce constat, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour permettre le déploiement d’un parc de RNR de puissance élevée (offrant des garanties contre les risques de crise structurelle d’approvisionnement en uranium) et l’avancement concret dans la mise en œuvre d’un centre de stockage géologique en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6360</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Aides au chauffage au bois domestique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2472. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Mette interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kilomètres de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6361</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Baisse de l’aide au chauffage au bois  dans le barème de l’aide MaPrimeRenov
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2473. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov qui prévoit une baisse de l’aide au chauffage au bois pour le 1er anvier 2025. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois serait applicable au 1er janvier 2025. En huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de C02 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 900/0). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui nous expose à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6361</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Demande de révision barème de l’aide MaPrimeRénov’, chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2479. — 3 décembre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE qui explique, dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024), que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé (merit order), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6362</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’(chauffage au bois)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2486. — 3 décembre 2024. — Mme Brigitte Barèges interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2, par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6362</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2487. — 3 décembre 2024. — M. Jonathan Gery interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6363</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2488. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision annoncée du barème de MaPrimeRénov’, qui prévoit une baisse de 50 % des aides au chauffage domestique au bois à compter du 1er janvier 2025, après une première réduction de 30 % en avril 2024. En moins d’un an, cette décision reviendrait à diviser par trois le soutien à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Le chauffage au bois et en particulier le chauffage au granulé, est reconnu comme une solution économique, locale et vertueuse pour l’environnement. Il s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et contribue à la diversification du mix énergétique. Par ailleurs, cette énergie renforce la souveraineté énergétique de la France avec une autonomie nationale de production de 85 %. La révision du barème apparaît donc en contradiction avec les objectifs de transition écologique et les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui encourage sous conditions le maintien d’un soutien au chauffage au bois domestique. Cette mesure semble fondée sur des hypothèses de concurrence entre les usages industriels et résidentiels de la biomasse, alors même que des processus de réduction progressive de la consommation de bois à travers des équipements modernes et des combustibles de meilleure qualité sont déjà en cours. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir ce projet, d’évaluer plus finement son impact sur les filières concernées et d’engager un dialogue avec les acteurs du secteur. Enfin, il l’interroge sur la compatibilité entre la nécessaire décarbonation des grands sites industriels et la poursuite d’une politique ambitieuse de soutien au chauffage décarboné dans le secteur résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6363</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2489. — 3 décembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6364</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aideMaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2492. — 3 décembre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement préparerait une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %) en ce qui concerne les granulés. Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6364</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2493. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Marion interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6365</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Situation de la sidérurgie française face à la concurrence internationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2558. — 3 décembre 2024. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation préoccupante de la sidérurgie française face à la concurrence internationale. En effet, l’industrie française et européenne de l’acier traverse une crise sans précédent en raison de la concurrence chinoise, qui domine le marché mondial en vendant sa production à des prix extrêmement bas. Le soutien massif des pouvoirs publics en Chine, les faibles coûts de l’énergie et des réglementations environnementales moins strictes confèrent aux producteurs chinois un avantage compétitif auquel les entreprises françaises peinent à répondre. Malgré les mesures anti-dumping prises au niveau européen, le déficit de compétitivité du pays persiste. Ce contexte met en péril le Dunkerquois, territoire emblématique du savoir-faire industriel français, où l’industrie sidérurgique joue un rôle moteur pour toute l’économie locale. L’aciériste ArcelorMittal a récemment suspendu son projet de décarbonation des sites de Dunkerque et de Mardyck, en dépit de la promesse de soutien de l’État à hauteur de 850 millions d’euros, dont 125 millions d’euros déjà engagés. Cette décision compromet l’avenir du site, où plusieurs milliers de salariés sont actuellement en chômage partiel. Face à cette situation critique, l’intervention de l’État est indispensable. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la compétitivité de l’industrie sidérurgique française. Quelles sont les intentions du Gouvernement en matière de renforcement des mesures de sauvegarde contre les importations extra-européennes ? Peut-il agir pour accélérer la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) au niveau européen ? Comment l’État peut-il favoriser la signature des contrats d’allocation de production nucléaire (CAPN) avantageux entre les entreprises électro-intensives et EDF, afin de garantir un accès à une électricité à bas coût, autour de 55 euros par MWh ? Quelle est la position du Gouvernement sur la suspension du projet de décarbonation des sites dunkerquois d’ArcelorMittal ? Entend-il maintenir une pression ferme pour que l’entreprise honore ses engagements en matière de transition, étape indispensable pour sécuriser l’avenir du site ? L’État doit s’assurer du bon usage de l’argent public qui a été engagé. La sidérurgie est un pilier de la souveraineté industrielle de la France. Elle nécessite des mesures ambitieuses et immédiates. Il en va de l’avenir économique et social du Dunkerquois, ainsi que de nombreux autres territoires industriels en France et en Europe. Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6365</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Lhardit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Retards des déploiements de fibre optique dans les zones très denses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2563. — 3 décembre 2024. — M. Laurent Lhardit appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur les retards préoccupants du déploiement de fibre optique dans les zones urbaines très denses, notamment à Marseille. Lancé en février 2013, le plan France très haut débit (PFTHD) visait à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit d’ici 2022. Cette échéance a ensuite été modifiée par l’actuel Président de la République en une couverture non plus en très haut débit seulement, mais en fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH), d’ici la fin 2025. Pour atteindre cet objectif, les décisions n° 2009-1106 et n° 2013-1475 de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) ont notamment défini - sans les consulter pour autant - une liste de communes constituant les zones très denses du territoire, sur lesquelles le régulateur a considéré - avec le soutien des principaux opérateurs privés - comme « économiquement viable pour plusieurs opérateurs de déployer leurs propres infrastructures, en l’occurrence leurs réseaux de fibre optique, au plus près des logements ». Environ 7,8 millions de locaux d’habitation et professionnels en France - dont l’intégralité des 530 000 locaux marseillais - relèvent ainsi de ces zones sur lesquelles seuls les opérateurs privés peuvent intervenir, exclusivement sur leurs fonds propres. Sur la base des chiffres les plus récents publiés par l’Arcep (deuxième trimestre 2024), l’objectif de couverture complète des foyers et entreprises en très haut débit est loin d’être atteint et ce quelques mois avant le terme fixé par le Président de la République. Les taux de locaux raccordables à la fibre s’élèvent ainsi à un peu plus de 84 % à Marseille (soit plus de 80 000 locaux restant à couvrir), avec d’importantes disparités constatées d’un arrondissement à l’autre. D’autres grandes villes affichent également des chiffres éloignés d’une couverture complète : 87 % à Montpellier, 89 % à Lille, 90 % à Strasbourg, Toulouse et Nantes. Par ailleurs, on constate, localement comme à l’échelle nationale, un très net ralentissement des volumes de locaux traités en zones très denses. Ainsi, à Marseille seulement un peu plus de 17 000 prises optiques ont été réalisées entre le second trimestre 2023 et le second trimestre 2024. Ce rythme ralentit, au point que sans action corrective la couverture complète en fibre des communes des zones très denses ne serait pas atteinte avant la décennie 2030. Cette stagnation des déploiements pénalise grandement les concitoyens et les entreprises, pour lesquels une connexion à un internet à très haut débit de qualité est nécessaire au quotidien pour leurs usages numériques. Cette pénalisation deviendra une sanction pour ces mêmes habitants et entreprises si demain Orange est autorisé à fermer son réseau cuivre - et donc l’ADSL -, y compris en l’absence de fibre optique, sachant qu’en l’état l’Arcep ne peut que retarder de quelques mois une telle fermeture, mais nullement l’interdire. À titre d’exemple, l’opérateur Orange envisage la fermeture technique de ce réseau en janvier 2028 dans le 9e arrondissement de Marseille. Pourtant, seules 19 prises y ont été réalisées entre le premier et le second trimestre 2024 et 3 193 locaux restent à raccorder. Les habitants des zones très denses ne comprennent pas les retards très importants de déploiement de la fibre et n’acceptent pas des solutions alternatives aux coûts et caractéristiques non comparables (FTTO, 4G et 5G fixe, satellite) que les opérateurs - et parfois l’État - entendent leur proposer. Ne disposant pas des calendriers des déploiements des opérateurs, les élus des communes en zones très denses sont désarmés pour leur apporter des réponses. Force est de constater que la dynamique des investissements des opérateurs dans les réseaux en fibre optique - presque exclusivement assumés par la société Orange - est aujourd’hui devenue largement insuffisante, alors qu’eux seuls ont le droit d’intervenir tant d’un point de vue réglementaire que du strict régime des aides d’État tel que fixé par l’Union européenne. Il apparaît donc urgent que le Gouvernement et l’ARCEP prennent acte des carences actuelles de l’initiative privée en zones très denses et établissent de conserve un nouveau cadre réglementaire contraignant les opérateurs à reprendre et accélérer les déploiements de fibre optique, en leur imposant des échéances à respecter impérativement ; ce nouveau cadre doit à tout le moins interdire - et non pas seulement retarder - la fermeture du réseau cuivre en l’absence de fibre optique. À défaut, il conviendrait que l’État et le régulateur laissent les collectivités reprendre la main sur l’intégralité de l’aménagement numérique de la zone, y compris sur les zones déployées, afin de garantir la complétude que les acteurs privés n’auront pas été en mesure de faire. Aussi lui demande-t-il quelles mesures sont envisagées pour assurer dans les délais les plus brefs un raccordement en fibre optique de l’intégralité des locaux des zones très denses et plus globalement tenir l’engagement pris par le Président de la République d’une couverture en fibre optique de l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6366</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Développement de la fibre optique dans l’Allier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2581. — 3 décembre 2024. — M. Jorys Bovet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le développement de la fibre dans l’Allier. Lancé au printemps 2013, le plan France très haut débit (THD) avait prévu un accès performant aux réseaux en 2022 et une généralisation de la fibre optique en 2025 en hexagone, en outre-mer, en ville, en zones péri-urbaines, rurales ou de montagne. Dix ans plus tard, malgré des avancées, le bilan est loin d’être au rendez-vous et certains des territoires restent de véritables zones blanches. Pourtant, aucun financement supplémentaire n’est prévu du côté de l’État, au contraire, le projet de loi de finances pour 2025 prévoit de réduire drastiquement les crédits alloués au plan France très haut débit. En effet, le crédit alloué au plan France THD a été baissé à 200 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2025 contre 480 millions dans le projet de loi de finances pour 2024. Le désengagement de l’État risque d’exclure plus encore certains départements déjà largement enclavés par le manque de transport et de service de proximité. Dans l’Allier notamment, des élus de communes rurales attendent depuis 13 ans que les raccordements soient effectués et le taux de couverture de la population du département par la 5G Orange n’est que de 50,21 % en septembre 2024. La couverture complète de l’Allier est prévue au premier semestre de 2026, mais le développement du haut et très haut débit est un enjeu majeur pour le développement socio-économique des territoires ruraux, facteur d’installation d’entreprises, mais également, à l’ère de la dématérialisation, du bon fonctionnement des services publics. Ainsi, il souhaiterait savoir quelles dispositions seront prises par le Gouvernement pour assurer un accès très haut débit à 100 % des foyers en zone rurale et venir enfin à bout de la fracture numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6367</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Hébergement des données des Français en France ou dans l’Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2583. — 3 décembre 2024. — Mme Catherine Rimbert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la question cruciale de la souveraineté numérique et de la sécurité des données des citoyens, des entreprises françaises, des armées et des services publics. Dans un contexte où les données constituent un enjeu stratégique majeur pour les États et les entreprises, de nombreux acteurs opérant sur le territoire national confient encore le stockage de leurs données à des opérateurs non européens. Or cela soulève des interrogations concernant la sécurité, la confidentialité et le respect des réglementations européennes en vigueur, notamment le règlement général sur la protection des données (RGPD). Certaines entreprises françaises démontrent que des solutions souveraines et fiables existent sur le territoire français et européen. Toutefois, ces acteurs peinent à concurrencer les grands opérateurs extra-européens, souvent favorisés pour des raisons économiques ou par méconnaissance des risques associés. Face à ces enjeux, il apparaît nécessaire d’envisager des mesures législatives et réglementaires contraignant les administrations, les services publics et les entreprises françaises et surtout les armées dont les données sont toujours hébergées par les Américains, à confier leurs données à des opérateurs français ou européens, localisés en France ou dans l’Union européenne. Cette démarche permettrait non seulement de renforcer la souveraineté numérique de la France, mais également de soutenir les acteurs nationaux et européens du numérique. Aussi, elle lui demande quelles actions le Gouvernement envisage pour garantir que les données des citoyens, des entreprises et des services publics soient exclusivement hébergées par des opérateurs français ou européens, sur le territoire français ou dans l’Union européenne. Elle souhaiterait également savoir si une réflexion est en cours pour rendre cet hébergement obligatoire dans un cadre législatif, afin de préserver la souveraineté numérique et économique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6367</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Blocages dans la prise en charge des enfants blessés de Gaza
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2407. — 3 décembre 2024. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre de l’intérieur sur les mesures prises pour la prise en charge des enfants blessés de Gaza, dans un contexte humanitaire d’une gravité extrême. L’Organisation des Nations unies a souligné l’ampleur tragique de la situation, rapportant plus de 16 756 enfants tués et au moins 6 168 blessés à Gaza entre le 7 octobre 2023 et le 10 septembre 2024. Médecins Sans Frontières a également alerté sur le sort désastreux des très jeunes enfants, victimes de blessures graves. Le 19 novembre 2023, le Président Emmanuel Macron a annoncé que la France était prête à accueillir jusqu’à 50 enfants blessés dans ses hôpitaux. Pourtant, à ce jour, seuls 17 enfants ont été évacués. Cette interpellation fait suite aux remontées de plusieurs associations et organisations humanitaires ainsi que celles du corps soignant médical français qui, tous, souhaitent voir la France contribuer plus massivement à l’effort de soins sur les enfants de Gaza. Une liste de 10 000 patients gravement blessés référencés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été transmise par l’OMS aux pays d’Europe pour les inciter à accueillir des enfants pour traitement. Par ailleurs, une liste de 70 patients évacués vers l’Égypte a pu être soumise pour considération d’accueil en France depuis avril 2024 ce qui a permis l’arrivée de trois enfants en France. Malgré des arrivées qui étaient censées se multiplier et la mise en place d’un couloir d’évacuation européen par l’OMS, les opérations d’accueil ont ralenti. Pourtant, de nombreux médecins et chefs de service se sont mobilisés durant l’été 2024 pour se prononcer sur leur capacité à traiter tel ou tel enfant ayant telle pathologie ou blessure, dans tel ou tel service. M. le député interroge donc M. le ministre sur la réalité de ces blocages. Il souhaite savoir quand la France pourra répondre à l’appel de l’OMS concernant des prises en charge plus nombreuses, des enfants blessés de Gaza, ce qui permettra également de respecter les engagements diplomatiques pris par le Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6368</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Organisation par des associations de loteries traditionnelles en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2417. — 3 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la réglementation relative à l’organisation par des associations de loteries traditionnelles en ligne. En vertu de l’article L. 322-4 du code de la sécurité intérieure (CSI), les loteries traditionnelles sont des jeux d’argent et de hasard également appelées « poules au gibier », « rifles » ou « quines », organisées par des personnes non opérateurs de jeux dans un cercle restreint et uniquement dans un but social, culturel, scientifique, éducatif, sportif ou d’animation sociale. Aucune disposition de cet article ne concerne les loteries traditionnelles organisées par des associations lorsqu’elles se déroulent en ligne. Cette absence crée un flou juridique et suscite l’inquiétude des associations qui ont pris l’habitude d’organiser des loteries en ligne. Leur inquiétude est d’autant plus grande que, depuis l’épidémie de covid-19, les associations organisatrices de loteries traditionnelles en présentiel se sont adaptées en organisant des loteries en ligne. L’organisation de telles loteries leur a permis de fonctionner malgré les restrictions et ainsi de continuer à collecter des fonds. Dans ce cadre et afin de ne pas porter préjudice à leur activité, une évolution législative louable avait abouti à la suppression du plafond de 150 euros applicable à la valeur des lots. Cette avancée a été unanimement saluée et l’enjeu est désormais de lever l’incertitude juridique qui règne autour de l’organisation de loteries traditionnelles en ligne. L’absence, dans le droit positif, de dispositions relatives à leur organisation crée en effet l’incertitude des organisateurs et pourrait, si le droit ne fait pas l’objet d’une clarification, conduire à l’interdiction des loteries en ligne. Une situation qui, in fine, porterait un lourd préjudice financier au monde associatif qui participe au dynamisme sans équivalent des communes. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin de lever cette incertitude juridique et conforter les organisateurs de loteries traditionnelles en ligne, qui sont complémentaires des loteries classiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6368</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadine Lechon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Remplacement du VBRG par le VIPG au sein de la gendarmerie nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2458. — 3 décembre 2024. — Mme Nadine Lechon interroge M. le ministre de l’intérieur sur le sujet du remplacement des véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG) au sein de la gendarmerie nationale. En 2021, il avait été convenu que les VBRG devaient être progressivement remplacés par le véhicule d’intervention polyvalent de la gendarmerie (VIPG), également surnommé « CENTAURE ». Si ce remplacement est le bienvenu, plusieurs facteurs ont cependant intrigué la députée. En premier lieu, ce remplacement est partiel. 180 VBRG sont en service au sein de la gendarmerie nationale et environ 90 VIPG doivent venir les remplacer. Ce remplacement se réalise par tranche jusqu’en 2025. L’équilibre étant absent, le Gouvernement avait fait savoir que plusieurs véhicules de l’avant blindé (VAB) de l’armée de terre pourraient compléter ces remplacements. En outre, il aurait été avancé l’idée de fond en comble une partie des VBRG afin de les maintenir en service. Dans un deuxième temps, certains membres de la gendarmerie ont pu partager leurs craintes sur le déploiement du VIPG. En effet, ils estiment que ce véhicule serait trop lourd, difficilement maniable et ne pourrait pas convenablement répondre à toutes les exigences de la gendarmerie. Il serait aussi moins modulable que le VBRG. Enfin, madame la députée s’interroge sur la répartition du déploiement du VIPG sur le territoire national et aimerait donc de plus amples informations en la matière. Mme la députée souhaiterait donc disposer de plus d’éléments concernant le remplacement du VBRG ainsi que sur les caractéristiques et le déploiement de son successeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6368</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expulsion des vendeurs de crack faisant l’objet d’une OQTF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2461. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’implication de clandestins dans le trafic de crack. Depuis une dizaine d’années, plusieurs territoires, notamment au nord de Paris, font face à un trafic de crack que les autorités peinent à contenir. Les consommateurs et leurs fournisseurs s’approprient l’espace public au détriment de riverains contraints de vivre dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la dégradation du niveau de sécurité et de salubrité que cette situation engendre. Sur le plan humain, économique et législatif, l’amélioration de la situation nécessite des mesures fortes. S’il est important de prendre en charge les consommateurs, les efforts des autorités et de la justice doivent avoir pour mission de faire respecter l’ordre républicain en arrêtant l’ensemble des vendeurs et des fournisseurs. En proposant des doses de crack, souvent, gratuitement la première fois, les dealers jouent un rôle de premier plan dans le développement de ces trafics. Alors que le crack provoque des dizaines de décès par an et cause des troubles graves dans de nombreux quartiers, les dealers continuent de jouir d’une relative tranquillité malgré les conséquences dévastatrices de leur activité. À la vue de l’explosion du trafic d’autres drogues, notamment des opioïdes en Amérique du Nord, il serait à craindre de voir ces dealers se reporter sur ces substances, ce qui pourrait amplifier de manière très grave la crise actuelle. Lutter contre ces derniers s’avère donc nécessaire. Par ailleurs, la plupart des observateurs constatent qu’une grande partie des vendeurs de crack sont des étrangers très généralement présents illégalement sur le sol français. Dans le quartier de la Porte de la Chapelle à Paris, lieu emblématique de cette crise, la plupart des dealers seraient par exemple des clandestins sénégalais. Conformément à la loi, les dealers n’ayant aucun droit à séjourner en France se voient imposer une obligation de quitter le territoire français. Il se trouve pourtant qu’une majeure partie de ces OQTF n’est pas réalisée, ce qui conduit un certain nombre de dealers à recommencer leur activité dès leur remise en liberté et à être arrêtés à plusieurs reprises par les mêmes forces de l’ordre. Aussi, il souhaiterait connaître la part des vendeurs de crack faisant l’objet d’une OQTF qui ne sont finalement pas renvoyés dans leur pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6369</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre l’implantation du trafic de fentanyl en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2462. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les risques de voir s’implanter et se développer en France de nouveaux trafics de drogues à base de fentanyl. Le fentanyl est un puissant analgésique opioïde synthétique initialement utilisé dans le milieu pharmaceutique pour traiter des douleurs sévères, notamment après une opération majeure ou pour aider un patient à faire face à des souffrances répétées pour lesquelles aucun autre traitement n’est efficace. Si son utilisation médicale reste très rare et n’est que rarement conseillée, le fentanyl est de plus en plus utilisé en tant que drogue récréative dans certaines régions du monde, particulièrement en Amérique du Nord. En tant que stupéfiant, le fentanyl est un produit d’une dangerosité extrême. Facile à concevoir, peu cher, difficilement repérable, particulièrement addictif, mais aussi extrêmement nocif pour la santé, le fentanyl représente une menace non négligeable sur le plan sanitaire. Utilisé en tant que drogue, le fentanyl a des effets délétères. La plupart des consommateurs tombent dans une addiction qui affecte non seulement leur santé, mais aussi leur vie sociale et professionnelle. En raison de sa puissance, le fentanyl est l’une des drogues les plus enclines à provoquer des overdoses souvent mortelles. Si l’usage récréatif du fentanyl reste très peu développé en Europe, il s’agit déjà d’un phénomène de premier plan aux États-Unis et au Canada. Principalement acheminé et vendu via des cartels mexicains, le fentanyl est une drogue relativement simple à fabriquer et dont les matières premières nécessaires sont légales et peu chères. Le coût de revient d’une dose de fentanyl peut avoisiner quelques centimes, ce qui le rend très abordable et en fait une drogue priorisée par les trafiquants. En Amérique du Nord, où une dose est souvent vendue pour moins de cinq dollars, le fentanyl est désormais un enjeu de santé publique. Les autorités l’ont récemment comparé à l’épidémie de coronavirus, rappelant qu’une réponse mondiale serait nécessaire pour répondre à cette crise. Le fentanyl connaît en effet un développement exponentiel et provoque des ravages qui en font déjà l’une des drogues les plus meurtrières proportionnellement au nombre de consommateurs. En 2010, aux États-Unis, près de 3 000 overdoses mortelles étaient attribuées au fentanyl, ce chiffre passait à 19 413 en 2016 pour finalement atteindre près de 77 000 en 2023 selon les autorités. Pour le National Institute on Drug Abuse (NIDA), ce sont même 120 000 décès qui pourraient être attribués, en 2023, à l’utilisation du fentanyl et ses dérivés. Le fentanyl représente dorénavant les deux tiers des morts par overdose aux États-Unis et son essor ne semble connaître aucun ralentissement. La plupart des observateurs estiment que cette nouvelle drogue pourrait se développer de manière tout aussi importante dans d’autres régions du monde et l’Europe paraît être l’un des territoires les plus exposés. Alors que la France connaît déjà des difficultés pour répondre au développement d’autres trafics de drogue sur son sol, il souhaiterait savoir si des mesures sont attendues pour empêcher que le trafic de fentanyl ne s’implante en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6370</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Alerte aux intrusions !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2495. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les intrusions dans les établissements accueillant des enfants, comme à la crèche Mazargues à Marseille le vendredi 15 mars 2024. Ce jour-là, malgré l’alerte donnée par les agents de la crèche, la police nationale, débordée, n’a pu intervenir. L’individu a pu être interpellé 40 minutes après son intrusion par la police municipale. Il convient de saluer l’action de l’équipe encadrante qui a agi avec un grand professionnalisme appliquant la procédure adéquate. On peut également se réjouir que la personne qui s’est introduite n’avait a priori pas de mauvaises intentions. Cependant, cette intrusion n’est pas un cas isolé et montre une faiblesse des dispositifs de sécurité et d’interventions. Récemment encore, le mardi 30 janvier 2024, encore à Marseille, un dealer s’est réfugié dans l’école Chanteperdrix pour fuir une fusillade et le 5 février, une personne mentalement instable s’est introduite dans une école du XIIe arrondissement de Paris avec des lames de cutter avant d’être appréhendée par la police. Il n’est pas acceptable de mettre les équipes enseignantes et les enfants face à ce genre de situation. Ces intrusions successives sont plus qu’inquiétantes, l’attentat islamiste au parc d’Annecy le 8 juin 2023 montre que les terroristes n’épargnent pas les enfants et l’attentat islamiste d’Arras le 13 octobre 2023 qui a causé la mort du professeur Dominique Bernard démontre que les établissements scolaires peuvent effectivement être la cible des terroristes. Face à la menace terroriste, la protection des enfants doit être une priorité. Mme la députée déplore de plus que ce risque fasse l’objet de nombreux canulars, ainsi depuis la fin de la semaine 130 écoles ont reçu des menaces d’attentats. Le passage récent du plan Vigipirate en urgence-attentat, à la suite de l’attentat islamiste de Moscou, impose de nouvelles mesures (restriction des activités aux abords des écoles, contrôle des sacs, etc.) mais celles-ci ne permettent pas d’empêcher l’intrusion de personnes mal-intentionnées dans ces établissements. Il paraît nécessaire d’agir au plus vite et en amont (vigiles, agents de sécurité, caméras etc.). Ainsi, elle lui demande si de nouvelles mesures sont prévues pour assurer la sécurité dans les écoles et les lieux recevant des enfants avant qu’un drame n’advienne. De plus, pour évaluer la menace, elle souhaiterait connaître avec précision le nombre d’intrusions dans les crèches et établissements scolaires français ces dernières années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6370</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2499. — 3 décembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation des mineurs non accompagnés en France. Sur l’entièreté du territoire national, la prise en charge par l’administration française des mineurs non accompagnés est défaillante et nombre d’entre eux dorment chaque nuit à la rue. D’après les dernières données disponibles, le nombre de MNA primo-demandeurs en France augmente : 120 en mai, 135 en juin et 140 en juillet 2024. Les modalités d’analyse et de détermination de la minorité des personnes ne sont pas fiables et la présomption de minorité n’est pas respectée. Les collectivités territoriales chargées de la prise en charge des mineurs non accompagnés ne sont pas en mesure de l’assurer convenablement. Un des problèmes caractéristiques étant celui de l’attente d’une décision de justice statuant sur la minorité de la personne pour démarrer un suivi et une prise en charge. Sur le territoire de la métropole de Lyon, on dénombre près de 300 mineurs non accompagnés en recours (dans 80 % des cas, la décision leur sera favorable). Parmi ces 300 mineurs, 102 sont pris en charge dans le dispositif « Stations » mis en place par la métropole avec la préfecture. 200 ne bénéficient donc pas d’une prise en charge institutionnelle et survivent grâce aux diverses actions humanitaires existantes sur le territoire. Que la compétence en matière de prise en charge relève des services préfectoraux ou des services métropolitains, M. le député souhaite rappeler à M. le ministre qu’il revient en premier lieu à l’État d’organiser et de permettre aux collectivités, quelles qu’elles soient, de pouvoir assurer ces compétences. Le droit positif est aujourd’hui précis sur la prise en charge et les garanties dont doivent bénéficier les personnes mineures. D’abord, de jurisprudence constante, le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel (CE, 1er juillet 2015, n° 386769 ; QPC, 21 mars 2019, n° 2018-768) ont révélé l’existence d’une présomption de minorité des personnes se déclarant mineures. Dans son rapport de 2022, la Défenseure des droits, autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des droits et libertés, rappelle la position qui est la sienne : tout jeune se disant mineur et isolé doit être considéré comme un enfant à protéger, relevant par là-même de la protection de l’enfance. La Cour européenne des droits de l’homme préconise régulièrement la même chose et le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a d’ailleurs demandé à la France d’annoncer, avant le 25 juillet 2023, des mesures afin que la présomption de minorité soit respectée. Toute personne se disant mineure doit donc être prise en charge immédiatement. Force est de constater que tel n’est pas le cas aujourd’hui. Aussi, M. le député rappelle que l’article 20 de la Convention internationale des droits de l’enfant impose aux États l’ayant ratifiée, ce qui est le cas de la France, de faire droit à une protection ou une aide spéciale à « tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial ». Davantage, le Conseil constitutionnel avait, dans une décision de 2019, estimé qu’il résulte de la Constitution et plus précisément du préambule de 1946, « une exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant » (2019-778 DC, 21 mars 2019, cons. 59, 60). Il l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin de garantir le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés sur l’entièreté du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6371</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement des prises de rendez-vous à la préfecture de l’Isère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2528. — 3 décembre 2024. — Mme Élisa Martin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation extrêmement difficile des exilés qui tentent de prendre rendez-vous à la préfecture de l’Isère pour renouveler leur titre de séjour. La dématérialisation des modalités de prise de rendez-vous ainsi que la suppression de l’accueil physique des exilés à la préfecture de l’Isère depuis le 15 mars 2024 ont eu de graves répercussions sur le quotidien des usagers et sur leurs droits : suspension de contrats de travail ; atteinte au droit au logement, suspension des versements des allocations familiales ou de l’allocation chômage, impossibilité de se présenter aux examens pour les étudiants, etc. Dans un communiqué de presse, la préfecture de l’Isère affirme que l’un des objectifs de la suppression de l’accueil physique est d’améliorer les délais d’obtention des titres de droit au séjour. Depuis, on assiste à l’effet contraire. Les associations qui côtoient les exilés au quotidien et mènent des observations sur le terrain sont unanimes : la préfecture de l’Isère est devenue une fabrique de sans-papiers. Des salariés et des étudiants vivant dans la précarité, voire des personnes installées en France depuis 10 ans, vivent dans l’insécurité et l’angoisse de ne pas pouvoir renouveler leur titre de séjour et finissent par perdre leurs droits et basculent dans une situation administrative irrégulière. Les rendez-vous qui sont mis en ligne 2 ou 3 fois par semaine disparaissent rapidement et laissent des milliers d’usagers dans le désarroi et l’incertitude. Selon la préfecture de l’Isère, « le module de prise de rendez-vous de plusieurs préfectures, [serait] victime d’actes malveillants provoquant de graves dysfonctionnements et ne permettant pas aux usagers de réserver des créneaux de rendez-vous comme cela est prévu ». Selon La Cimade, plusieurs témoignages d’exilés attestent de l’existence d’un système de prise de rendez-vous payant au quartier Saint-Bruno (Grenoble). Face à la pénurie de rendez-vous en ligne et à l’urgence de la situation, les usagers paient pour obtenir un rendez-vous et dans certains cas deviennent victimes d’escroquerie. Ce système informel de prise rendez-vous a pris une ampleur importante depuis la suppression de l’accueil physique le 15 mars 2024. Que fait la préfecture de l’Isère pour remédier à cette situation et surtout au risque de rupture des droits de milliers d’usagers ? Dans une réunion avec les associations le 9 septembre 2024, la préfecture avait reconnu l’existence d’un problème de piratage où environ 400 rendez-vous disparaissaient en quelques secondes ainsi que le système de revente de ces rendez-vous. Toutefois, s’abritant derrière une plainte déposée en juillet auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire de Grenoble avancée comme unique solution, la préfecture a refusé la réouverture d’un accès physique pour les usagers. Que pense M. le ministre de la violation des droits fondamentaux et la liberté des exilés due entre autres à une systématisation de la dématérialisation des démarches administratives ? À lui qui veut durcir les conditions de régularisations des sans-papiers, elle lui demande ce qu’il compte faire quand des exilés bien intégrés en France, qui poursuivent leurs études en France ou qui travaillent et paient leurs impôts, se retrouvent du jour au lendemain privés de leurs droits et « sans-papiers ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6371</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Processus de renouvellement des titres de séjour en préfecture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2529. — 3 décembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur des dysfonctionnements répétés dans la constitution des dossiers et l’instruction des demandes de renouvellement de titres de séjour au sein de certaines préfectures, où des anomalies administratives et des délais excessifs de prise de rendez-vous et de traitement plongent de nombreux demandeurs dans une situation administrative et économique dramatique et injustifiable. Alors que les demandes sont faites dans le respect des délais administratifs, ces retards de traitement - qui s’ajoutent souvent à des demandes de documents injustifiée - parfois supérieurs à deux ans (de la prise de rendez-vous à l’obtention du titre de séjour renouvelé) ont des conséquences particulièrement graves, comme, en l’absence de présentation à l’employeur du nouveau titre de séjour, un licenciement, suivi d’une perte de revenus puis de celle du logement, puis la perte d’accès aux droits sociaux et éducatifs, un risque d’OQTF… Cet enchaînement de dommages collatéraux touche autant des travailleurs qualifiés et reconnus que des étudiants, privés d’aides essentielles à la poursuite de leurs études. Ce sont autant de pertes de chance. M. le ministre de l’intérieur a fait de la politique migratoire un pilier de son action, en mettant particulièrement l’accent sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Mais dans cette optique, il est essentiel de savoir différencier l’immigration légale, régulée par les lois, avec des personnes investies dans la société française, et celle qui s’effectue sans contrôle, de manière clandestine. Ainsi, lorsque des personnes sont sur le territoire français en situation légale, qu’elles respectent les procédures de l’administration pour le renouvellement de leur titre, il est gravissime que des dysfonctionnements des services de l’État les placent en situation d’irrégularité et provoquent leur mise en précarité. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes et immédiates le Gouvernement compte mettre en œuvre pour améliorer de manière significative les délais de traitement des demandes de titres de séjour, garantir un suivi administratif rigoureux et améliorer la communication des services préfectoraux, afin d’assurer un service public à la fois efficace et digne, au service de la cohésion sociale et de l’intégration de ces personnes en situation régulière sur le sol français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6372</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cadre réglementaire applicable aux agents de surveillance de la voie publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2540. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc interroge M. le ministre de l’intérieur sur le cadre réglementaire applicable aux agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Ces agents, qui représentent environ 9 000 personnes dans la fonction publique territoriale, assurent un rôle essentiel en matière de sécurité et de respect des réglementations locales. Leur mission au quotidien est pourtant entravée par des lacunes réglementaires qui méritent une attention urgente. À Perpignan, comme partout ailleurs en France, les ASVP exercent principalement sur la voie publique. Leurs missions incluent la surveillance et la verbalisation des infractions au code de la route, au code de la santé publique et au code de l’environnement. Ces fonctions les placent régulièrement en première ligne face à des contrevenants, dans des situations parfois tendues et même violentes. Pourtant, il existe des incohérences importantes entre les prérogatives qui leur sont confiées et les outils juridiques à leur disposition. Les ASVP ont la capacité de constater certaines infractions et de rédiger des procès-verbaux dans les domaines précités. Cependant, ils ne disposent pas des prérogatives de l’article 78-6 du code de procédure pénale. Cet article autorise certaines catégories d’agents, tels que les policiers municipaux, à relever l’identité des contrevenants pour dresser des procès-verbaux électroniques. En l’absence de cette compétence, les ASVP ne peuvent que recueillir l’identité fournie par les individus, sans possibilité de vérification ou de contrainte en cas de refus. Cette situation pose un problème majeur dans l’exercice de leurs fonctions. Lorsqu’un contrevenant refuse de décliner son identité, l’ASVP se retrouve dans l’impossibilité d’établir un procès-verbal ou de signaler efficacement l’infraction. Cette limite réduit considérablement leur efficacité, notamment dans des contextes urbains où les infractions mineures se multiplient. Il conviendrait donc d’envisager une modification réglementaire pour attribuer aux ASVP une qualification judiciaire leur permettant de relever - et non simplement de recueillir - l’identité des contrevenants. Cette adaptation législative alignerait leurs prérogatives avec celles d’autres agents investis de missions similaires, tout en renforçant leur capacité d’action. Les ASVP, bien qu’exerçant des missions proches de celles des policiers municipaux, sont régulièrement confrontés à des comportements violents ou agressifs. Dans le cadre de leurs fonctions, ils interviennent parfois pour verbaliser des infractions dans des contextes tendus, notamment dans des zones sensibles où les comportements d’incivilité et de défiance à l’autorité sont fréquents. Cependant, contrairement aux policiers municipaux, les ASVP ne disposent d’aucun équipement de protection active ou d’armement défensif. La circulaire interministérielle du 28 avril 2017 ne prévoit pas qu’ils puissent être dotés d’armes, même non létales. Cette lacune apparaît comme une incongruité, compte tenu de l’évolution de leurs missions et du climat de violence généralisée auquel ils sont confrontés. Les agents de la voie publique devraient pouvoir bénéficier d’un minimum d’équipement défensif, à l’instar de leurs homologues municipaux. Cela permettrait de sécuriser leurs interventions, de dissuader d’éventuels agresseurs et de leur donner les moyens de se protéger en cas d’agression. Il est donc nécessaire d’envisager la possibilité de doter les ASVP d’armes de catégorie D, en particulier des générateurs d’aérosol incapacitant ou lacrymogène de moins de 100 ml. Les ASVP, comme tout citoyen, peuvent intervenir dans le cadre d’un flagrant délit. Cependant, cette prérogative reste limitée par le cadre général du droit commun, qui ne leur confère pas de statut particulier dans ce type de situation. Lorsqu’un ASVP procède à une interpellation en flagrant délit, il agit en tant que citoyen, sans pouvoir juridique supplémentaire pour appréhender le contrevenant jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Pourtant, ces situations sont loin d’être rares, notamment dans les zones urbaines où les délits mineurs sont fréquents. Un renforcement des prérogatives des ASVP dans ce domaine permettrait une meilleure prise en charge des flagrants délits, réduisant ainsi le temps de réaction nécessaire à l’intervention des forces de l’ordre. Au regard de ces enjeux, il apparaît urgent de moderniser le cadre réglementaire encadrant les missions des ASVP. Ces agents sont devenus un maillon indispensable de la sécurité publique et de la régulation des espaces urbains. Leur fournir les moyens légaux et matériels adaptés à leurs missions contribuerait non seulement à leur efficacité, mais aussi à leur sécurité personnelle. Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles mesures le Gouvernement envisage pour répondre aux attentes suivantes : l’octroi des prérogatives de relevé d’identité conformément à l’article 78-6 du code de procédure pénale ; l’autorisation de port d’un générateur d’aérosol incapacitant ou lacrymogène, conformément aux besoins de sécurité des agents ; une réflexion sur l’encadrement des interpellations en flagrant délit pour les ASVP, afin de renforcer leur rôle dans la chaîne de sécurité publique. Ces ajustements permettraient de répondre aux nouvelles exigences de terrain, tout en garantissant la sécurité des agents et des citoyens. Enfin, elle souhaite également connaître l’état des concertations menées entre le ministère et les collectivités territoriales sur ce sujet, ainsi que les éventuels projets de réforme en cours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6373</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Livraison des brigades mobiles de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2547. — 3 décembre 2024. — M. Fabrice Brun interroge le M. le ministre de l’intérieur sur le plan des 239 brigades mobiles de gendarmerie prévues par la loi de programmation et d’orientation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023. La principale mesure de cette loi prévoit le déploiement de 239 nouvelles brigades de gendarmerie sur le territoire français. Une mesure très attendue dans les territoires ruraux, notamment en Ardèche, où rien ne remplace la présence des forces de l’ordre et des gendarmes. Dans ce contexte, M. le député salue la décision de créer une nouvelle brigade de gendarmerie mobile à Rosières, qui va dans le bon sens, dossier qu’il a soutenu. Or, au 13 novembre 2024, seulement 80 des 239 brigades de gendarmerie promises par l’exécutif auraient vu le jour. Selon le directeur général de la gendarmerie nationale, il semblerait qu’elles ne puissent pas être pourvues à hauteur des effectifs annoncés en raison de contraintes budgétaires et de difficultés de recrutement. Face à ces considérations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de bien déployer ces 239 brigades de gendarmerie promises sur l’ensemble des territoires d’ici à 2027, conformément à l’engagement du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6373</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>NBI pour les PSIG intervenant en QRP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2548. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Jolly interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) aux personnels des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Dans le cadre de leurs missions, ces personnels interviennent régulièrement sur des secteurs relevant de brigades situées en quartiers de reconquête républicaine et bénéficiant de cette bonification. Cependant, malgré leur engagement et leur contribution essentielle à la sécurité dans ces zones, les agents du PSIG ne perçoivent pas cette prime, ce qui génère un fort sentiment d’injustice au sein des unités concernées. M. le député souhaite donc savoir si M. le ministre envisage de réévaluer les critères d’attribution de la NBI afin de reconnaître équitablement les efforts des personnels du PSIG qui travaillent sur ces secteurs. Par ailleurs, il lui demande quelles actions concrètes peuvent être envisagées pour remédier à cette situation et garantir que les agents intervenant dans des zones prioritaires bénéficient d’un traitement juste et équitable, notamment en ce qui concerne la prise en compte de cette bonification dans le calcul des droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6373</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Visas court séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2551. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des citoyens étrangers qui, sans autorisation, restent le territoire français après l’expiration d’un visa court séjour. En 2023, plus de 2,1 millions de visas court séjour ont été accordés en France. En comparaison avec 2022, ce nombre est en augmentation de près de 40 % même s’il n’a pas encore atteint son niveau d’avant la crise sanitaire. Les visas court séjour, répertoriés comme visas de type C, sont des documents qui autorisent leur titulaire à séjourner en France et dans d’autres pays de l’espace Schengen pour une durée limitée, généralement jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Ce type de visa est destiné aux personnes qui souhaitent visiter la France à des fins touristiques, familiales, professionnelles ou pour d’autres motifs non-professionnels. Dans certains cas, ces visas sont cependant utilisés par des individus qui cherchent à atteindre le territoire sans pour autant le quitter au terme de leur visa de manière à s’y établir illégalement. Aussi, il lui demande s’il existe des chiffres qui estiment annuellement le nombre d’étrangers qui se sont servis d’un visa court séjour pour immigrer illégalement en France et la part de clandestins qui sont arrivés sur le territoire français par ce moyen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6374</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité et conditions de travail : agir pour les agents pénitentiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2565. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’urgence d’un renforcement des mesures de sécurité et de l’amélioration des conditions de travail des agents pénitentiaires. En effet, à Marseille et dans ses environs, les agents pénitentiaires sont particulièrement exposés à une violence accrue liée au narcobanditisme, un phénomène qui s’étend désormais au-delà des murs des établissements de détention. Les surveillants des Baumettes et d’autres centres pénitentiaires de la région ont fait face à des agressions ciblées, téléguidées depuis les prisons, menaçant leur intégrité physique et leur vie privée. Ces actes incluent des expéditions punitives, des intimidations et même des incendies criminels, comme en témoignent les récents incidents à Aix-Luynes et aux Baumettes. Chaque jour qui passe, le poids du narcobanditisme transforme progressivement leurs conditions de travail en un véritable cauchemar et met en lumière la vulnérabilité du personnel pénitentiaire face à des réseaux criminels toujours plus organisés. En outre, les récents évènements dramatiques tels que l’attaque du fourgon pénitentiaire à Incarville en mai 2024, ayant coûté la vie à deux agents et blessé trois autres, ont mis en lumière les risques extrêmes auxquels sont confrontés les agents pénitentiaires dans l’exercice de leurs fonctions. Malgré des mesures prises, comme le « protocole Incarville » incluant la sécurisation des véhicules et le déploiement de technologies telles que les brouilleurs de téléphones ou dispositifs anti-drones, les syndicats et les agents pénitentiaires continuent de dénoncer l’insuffisance des moyens alloués et l’exposition au danger quotidien. Ainsi, à la lumière de ce bilan dramatique, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la protection physique et psychologique des agents pénitentiaires sur et hors de leur lieu de travail, améliorer significativement leurs conditions de travail, notamment par le renforcement des effectifs, de la formation et de l’équipement et garantir une meilleure gestion des détenus à haut risque, en limitant leur capacité à nuire depuis les établissements pénitentiaires grâce à des dispositifs renforcés de surveillance et de renseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6374</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime juridique des concessions funéraires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2577. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le régime juridique des concessions funéraires dites individuelles, familiales et collectives. L’obligation est faite au maire de s’opposer à l’inhumation d’une personne qui n’a pas été formellement désignée dans l’acte de concession. Le titulaire d’une concession funéraire est l’unique régulateur du droit à l’inhumation dans la concession. Ce principe a été posé par l’arrêt de la Cour de cassation rendu en date du 17 décembre 2008. Les concessions funéraires sont qualifiées de contrats administratifs par la jurisprudence du Conseil d’état, arrêt rendu en date du 21 octobre 1955 « Demoiselle Deline ». La force obligatoire de ce contrat s’impose donc tant à la collectivité territoriale qu’aux successeurs du titulaire de la concession. La législation est claire sur le caractère administratif du contrat et de ce qu’il en résulte, l’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales rappelle que la qualification administrative de ce contrat lie la commune et le concessionnaire et que tout manquement né d’une mauvaise exécution de ce contrat est susceptible d’engager la responsabilité de la commune. Par conséquent, les successeurs du titulaire de la concession ne peuvent obtenir l’altération de l’acte de concession. C’est toutefois un contrat administratif d’un genre particulier puisqu’il est admis que les héritiers qui héritent effectivement de cet acte administratif sont tenus de remplir des obligations, notamment d’entretien, mais ne peuvent pas obtenir la moindre modification de l’acte ! Cette réglementation stricte pose au quotidien des difficultés aux maires de s’opposer à l’inhumation d’une personne qui n’a pas été formellement désignée dans l’acte de concession. Cet état réglementaire que l’on pourrait qualifier de rigide suscite interrogations et incompréhensions de la part des héritiers des concessionnaires parties au contrat. En conséquence, les communes sont fréquemment confrontées à cette problématique. Afin de prévenir de telles situations, M. le député demande à M. le ministre d’assouplir les règles ainsi appliquées en la matière en permettant à un maire, dans certaines conditions (héritier réservataire, lien de parenté, absence de mention contraire du concessionnaire) et avec l’accord du conseil municipal, de délivrer une autorisation d’inhumer dans une concession individuelle ou collective d’une personne ne figurant pas explicitement dans l’acte de concession. Ou bien, dans certaines circonstances, d’introduire par voie réglementaire la possibilité d’une révision de l’acte de concession par les concessionnaires ou les héritiers. Il lui rappelle que cette souplesse est particulièrement attendue par les citoyens et lui demande sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6375</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2579. — 3 décembre 2024. — Mme Élisa Martin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962. Selon l’ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962, les personnes de statut civil de droit local, régies par le droit musulman, originaires d’Algérie ont perdu automatiquement la nationalité française le 1er janvier 1963, sauf si établies en France, elles ont souscrit une déclaration de reconnaissance de la nationalité française avant le 22 mars 1967, dans les conditions prévues par le décret n° 62-1475 du 27 novembre 1962. En conséquence, les enfants nés en France avant le 1er janvier 1963 ont suivi la condition de leurs parents et ont perdu par conséquent la nationalité française, alors que des enfants de la même fratrie nés en France après le 1er janvier 1963 sont considérés français en application des règles de droit commun issues de l’article 23 du code de la nationalité française ou de l’article 19-3 du code civil. Une note du ministère de l’intérieur du 25 octobre 2016 à l’attention des représentants de l’État dans les départements et dans les régions est venue corriger partiellement cette anomalie. En effet, les instructions du ministère permettent aux ressortissants algériens nés avant 1962 et qui établissent leur résidence en France, d’entamer une procédure de réintégration dans la nationalité française (article 24-1 du code civil). Toutefois, les Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962 et qui ont suivi la condition de leurs parents et qui résident à l’étranger ne sont pas du tout visés par cette note. Par conséquent, ils ne peuvent être réintégrés dans la nationalité française car ne résidant pas en France. La note du 25 octobre 2016 n’apporte pas de réponses aux citoyens algériens résidant à l’étranger, qui témoignent d’un fort attachement à la France du fait des liens antérieurs avec le pays et surtout du patrimoine culturel et linguistique partagé. Si cette question ne concerne que quelques centaines d’individus, elle revêt une importance vis-à-vis des valeurs de fraternité et d’égalité que l’on défend chaque jour. Nombreux sont les parlementaires qui se sont mobilisés sur ce sujet à travers les questions écrites et des courriers adressés au ministère de l’intérieur. Toutefois les réponses apportées n’ont pas remédié à une situation à la fois injuste et absurde qui perdure depuis longtemps. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il pourrait prendre afin de mettre fin à cette situation d’inégalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6375</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence des escroqueries en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2584. — 3 décembre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence des escroqueries en ligne usurpant l’identité de dispositifs ou de représentants d’organismes publics ou de collectivités. Ces pratiques malveillantes, en constante augmentation, exploitent la confiance des citoyens en se présentant comme des démarches administratives officielles, se faisant passer pour leurs représentants, par mail ou par téléphone. Des milliers d’euros sont ainsi extorqués à des victimes abusées par leurs interlocuteurs avec une facilité déconcertante sous prétexte de bénéficier d’un supposé « crédit Grenelle de l’environnement » ou autres aides diverses. Ces escrocs obtiennent ainsi toutes sortes de documents officiels et administratifs : RIB, carte d’identité, déclaration d’impôts, etc. Malgré les dépôts de plainte et les preuves, les victimes voient leurs requêtes classées sans suite, faute d’identification des auteurs. Souvent domiciliées à l’étranger, ces escroqueries profitent de montages complexes empêchant toute poursuite judiciaire. La nouvelle loi contre les fraudes aux aides n’aura qu’un effet à la marge sur ce type de réseaux. Aussi, elle lui demande quelles actions concrètes sont envisagées pour prévenir ce fléau d’escroquerie organisée de plus en plus répandu et répondre à la détresse des victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6375</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais d’obtention des documents d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2588. — 3 décembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre de l’intérieur sur les délais d’obtention de documents d’identité. En 2023, les témoignages se sont multipliés sur les délais d’obtention de passeports ou de cartes nationales d’identité. Le premier délai concerne la prise de rendez-vous en mairie : de nombreux guichets sont saturés et il a fallu des semaines, voire des mois d’attente pour obtenir ce rendez-vous. Dans le Bas-Rhin, le délai moyen rien que pour obtenir un rendez-vous en mairie a pu monter jusqu’à 82 jours. Ensuite, un nouveau délai s’applique pour la production du titre. Par exemple, en Essonne, les délais de production, qui étaient alors estimés à 55 jours, étaient en fait de 94 jours, soit près de 3 mois. En août 2023, 1 000 dossiers étaient encore en attente. Les délais réels sont de 16 semaines pour les dossiers déposés en avril 2023. Pour obtenir un rendez-vous, il fallait donc soit s’armer de patience et scruter inlassablement les mises en ligne de nouveaux rendez-vous, soit se déplacer dans une commune qui proposait des rendez-vous plus rapides, parfois très éloignées du domicile. En effet, la demande peut se faire dans une autre commune que la commune de résidence, car de nombreuses communes ne sont pas dotées du guichet spécifique. Cela constitue une rupture d’égalité dans l’accès au service public, puisque tout le monde n’a pas le loisir de se déplacer et de faire des dizaines de kilomètres pour déposer un dossier. Cela a donc donné lieu par conséquence à une sorte de tourisme administratif, afin de faire ses papiers, par exemple en Haute-Marne où les délais d’obtention d’un rendez-vous étaient plus courts qu’en Île-de-France. Ces délais ont eu un impact conséquent sur la vie des concitoyens. Faute de documents d’identité, des projets personnels comme professionnels ont dû être retardés voire annulés, des familles n’ont pu se réunir, des projets pourtant prêts n’ont pu être menés à bien, des voyages linguistiques scolaires qui sont parfois la seule occasion pour des enfants de voyager, annulés. Pourtant, en avril 2023, Mme la Première ministre avait promis de diviser par deux les délais et d’arriver à un délai moyen de 30 jours dans l’été et 20 jours à l’automne. Force est de constater que tel n’a pas été le cas et que la crise a été plus longue à résoudre. Un rapport de la Cour des comptes a estimé début 2024 que la crise était résorbée et que les délais d’attentes sont devenus plus raisonnables. Toutefois la Cour identifie des raisons structurelles qui pourraient amener cette crise à reprendre et des échéances qui vont arriver comme le renouvellement des anciennes CNI d’ici à 2031 et celui des anciens permis de conduire d’ici à 2033. Cela pourrait occasionner à nouveau un pic d’activité pour les agents et engorger à nouveau les services. Aussi M. le député souhaite-t-il savoir ce que le Gouvernement compte faire pour établir l’égalité d’accès au service public en matière d’obtention des pièces d’identité, notamment pour les petites communes, pour que chaque citoyen dispose d’une possibilité de demander ces titres dans sa commune de résidence et l’obtenir dans un délai raisonnable. Il souhaite également apprendre quelles actions il compte mettre en œuvre afin d’éviter que le service de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) soit à nouveau saturé et pour anticiper les renouvellements obligatoires des pièces d’identité ; la question avait été posée au précédent Gouvernement le 26 septembre 2023 et n’avait reçu aucune réponse plus de 9 mois plus tard à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale, alors que le délai théorique de réponse est de deux mois ; si la crise semble résorbée, la question de l’anticipation demeure afin que les Français ne soient plus confrontés à de tels délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6376</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences d’extrême gauche, quelles réponses face à l’augmentation des attaques ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2589. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence des violences perpétrées par des groupes d’extrême gauche. Ces derniers mois, les actes de violence visant des élus, des représentants politiques et même des étudiants se sont multipliés. La recrudescence de dégradations et d’agressions, souvent revendiquées par des groupes prônant des idéologies radicales, appelle une réponse ferme du Gouvernement. Parmi ces incidents, peuvent être citées les attaques répétées contre des permanences parlementaires, dont celle de Mme la députée à Marseille dans la nuit du 21 au 22 octobre 2024, marquée par des dégradations accompagnées de slogans antifascistes. Ces agissements, qui visent notamment des élus du groupe Rassemblement National, constituent une menace grave pour le fonctionnement de la démocratie française et mettent en danger la sécurité des élus, garants des institutions républicaines. En outre, des agressions récentes, notamment sur des campus universitaires tels que celui de Tolbiac, ont vu des militants d’extrême gauche armés de lames et de chaînes user de violence à l’encontre d’étudiants, comme en témoigne l’agression dénoncée par l’association « La Cocarde Étudiante ». Ces groupes d’extrême gauche, comme « Le Poing Levé », se réclament d’une idéologie radicale, affichent un mépris total pour le débat démocratique et agissent dans un climat d’impunité qui fragilise la République. Ces actes dépassent le cadre de simples divergences politiques et s’inscrivent dans une volonté manifeste d’intimidation et de déstabilisation. Il est impératif d’y répondre avec fermeté pour protéger la démocratie et les valeurs républicaines. Ainsi, face à ces agissement, elle lui demande quelles initiatives il compte prendre pour garantir le respect du débat démocratique dans le pays et empêcher que ces violences idéologiques ne s’intensifient et si, à l’instar des procédures entamées pour dissoudre des organisations prônant des discours ou des actes contraires à la loi comme certaines associations islamistes, il envisage de lancer une procédure de dissolution à l’encontre des collectifs d’extrême gauche impliqués dans des actes de violence avérés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6376</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les stupéfiants : ouvrir les AFD aux policiers municipaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2604. — 3 décembre 2024. — M. Sylvain Berrios interroge M. le ministre de l’intérieur sur les moyens dévolus aux polices municipales pour lutter contre l’usage et la consommation des stupéfiants. Si cette mission incombe en premier lieu à la police nationale dans le cadre des pouvoirs régaliens de l’État, les policiers municipaux sont néanmoins en première ligne face à la délinquance du quotidien. Aujourd’hui, la possibilité de dresser des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), telles que définies par l’article 495-17 du code de procédure pénale (CPP) et permettant de verbaliser la consommation illégale de stupéfiants ne leur est pas ouverte. L’efficacité des AFD dans la lutte contre la consommation de stupéfiants est pourtant reconnue pour l’immédiateté de la sanction qu’elles permettent, les rendant particulièrement dissuasives. En l’état du droit, les policiers municipaux ne peuvent donc pas verbaliser les flagrants délits de consommation de stupéfiants. Dans ces situations, ils sont contraints à l’immobilité dans l’attente de l’intervention des effectifs nationaux, limitant ainsi leur efficacité opérationnelle sur le terrain et décourageant parfois la lutte contre cette forme de délinquance. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement, dans son engagement à lutter contre la délinquance du quotidien, envisage de permettre aux policiers municipaux de verbaliser par des amendes forfaitaires délictuelles les infractions liées à l’usage et à la consommation de stupéfiants. Afin de se conformer au principe de placement de la police judiciaire sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire qui résulte de l’article 66 de la Constitution, il conviendrait de soumettre le dispositif d’AFD des polices municipales au contrôle en temps réel d’un officier de police judiciaire (OPJ) via un logiciel, dont sont déjà équipées la plupart des polices municipales, et l’utilisation de tablettes numériques permettant la verbalisation sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6377</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2605. — 3 décembre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de l’intérieur, à la demande du syndicat de police Unité, sur les conséquences du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre des systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. En effet, afin de compenser l’absence de vidéosurveillance systématique et permanente, les policiers doivent effectuer des rondes régulières afin de réaliser des contrôles visuels à l’intérieur des cellules de GAV. Cela engendre une présence humaine accrue et nuit à une efficacité sur le terrain, alors même que la vidéosurveillance avait pour objectif d’alléger leur charge de travail. Le 2 octobre 2024, lors de son audition à l’Assemblée nationale, M. le ministre a réaffirmé sa volonté de « simplifier les choses », notamment en matière de surplus administratif pour les policiers et les gendarmes. En conséquence, la plupart des commissariats français, et plus particulièrement dans le département de Loir-et-Cher, étant déjà confrontés de manière chronique à des problèmes de sous-effectifs, il souhaite l’interroger sur les éventuelles possibilités d’assouplissement de cette réglementation de manière à faciliter le travail des forces de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6377</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Rodwell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dispositifs de sécurisation des sites et manifestations accueillant du public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2646. — 3 décembre 2024. — M. Charles Rodwell attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les dispositions législatives et règlementaires autorisant et encadrant l’utilisation des dispositifs d’inspection-filtrage à l’entrée des enceintes accueillant des manifestations sportives, récréatives et culturelles de plus de 300 personnes. En particulier, l’article L. 613-3 du code de la sécurité intérieure prévoit la possibilité du recours aux dispositifs d’imagerie utilisant des ondes millimétriques pour la sécurisation de ces sites et enceintes. Malgré une incertitude juridique subsistante, la rédaction actuelle de ces dispositions conduit à réserver exclusivement cette sécurisation aux dispositifs d’imagerie utilisant des ondes millimétriques, à l’exclusion de toutes autres technologies innovantes telles que les portiques ou les bornes de détection utilisant les ondes centimétriques. Or le scanner corporel à ondes centimétriques permet de déceler à travers l’analyse des densités, non intrusive et extérieure à l’enveloppe corporelle, des contenus et substances portées sur le corps ou dans les sacs, de types explosifs, matières inflammables ou dispositifs de pyrotechnie, en complément de la détection d’armes blanches et armes à feu, tout en évitant les goulots d’étranglement sur les points d’inspection filtrage et de contrôle du public, cette technologie ne nécessitant pas d’arrêt au moment du passage sous le portique de contrôle. À la différence des dispositifs d’imagerie à ondes millimétriques, les dispositifs à ondes centimétriques, utilisent la photographie numérique et n’ont donc aucun caractère intrusif pour la personne contrôlée dans la mesure où ils ne permettent pas d’identifier les formes naturelles de la personne, son squelette, ou encore certaines parties de son corps non exposées volontairement. Il n’existe ainsi pas de contrainte à une visualisation simultanée de la personne et de son image produite par un dispositif utilisant des ondes centimétriques. Dans un contexte de difficultés croissantes de recrutement dans le secteur de la sécurité privée et face à la nécessité d’améliorer et de fluidifier les contrôles de sécurité dans le cadre des grandes manifestations sportives et culturelles, il serait particulièrement dommageable de se priver de systèmes de détection innovants n’utilisant pas les ondes millimétriques, alors même que certains de ces dispositifs, aujourd’hui développés par des entreprises françaises et faisant l’objet d’une certification au niveau européen, sont pleinement opérationnels et rapidement déployables. Dans ce cadre, M. le député souhaiterait savoir si les dispositifs qui n’utilisent pas exclusivement l’imagerie à ondes millimétriques sont, en l’état actuel du droit, effectivement exclus du champ des dispositifs de détection et de contrôle pouvant être autorisés à l’entrée des sites enceintes dans lesquels est organisée une manifestation sportive, récréative ou culturelle rassemblant plus de 300 spectateurs. Dans cette hypothèse, il souhaiterait connaître les éventuelles mesures et dispositions règlementaires qui pourraient être mises en œuvre afin d’autoriser, y compris à titre expérimental, le recours au scanner corporel à ondes centimétriques pour la sécurisation de ces sites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6378</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Équiper le SDIS de Seine-et-Marne d’un hélicoptère de secours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2647. — 3 décembre 2024. — M. Julien Limongi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité d’acquérir un hélicoptère de secours permanent stationné à l’aéroport de Melun pour le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). La Seine-et-Marne, le plus grand département d’Île-de-France en matière de superficie, nécessite un moyen de transport rapide et efficace pour les opérations de secours d’urgence. L’acquisition d’un hélicoptère permettrait d’améliorer considérablement la réactivité et l’efficacité des interventions. Un tel investissement serait un geste fort pour renforcer la sécurité des citoyens et optimiser les services de secours dans ce vaste territoire. Par le passé, un hélicoptère stationné à l’aérodrome de Melun-Villaroche rendait de nombreux services, non seulement aux habitants de Seine-et-Marne, mais également à ceux des départements voisins. Il facilitait les interventions d’urgence et permettait de rejoindre Paris en quelques minutes, évitant les trajets souvent longs par la route. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de consentir l’effort financier - relativement modeste - nécessaire pour doter le SDIS de Seine-et-Marne d’un hélicoptère de secours, dans l’intérêt des Seine-et-Marnais et des territoires voisins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6378</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement de la défense incendie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2648. — 3 décembre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés de financement de la défense incendie et leurs conséquences, en particulier dans les territoires ruraux. Depuis 2011, le maire assure la défense extérieure contre l’incendie sur le fondement de l’article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales et donc l’alimentation en eau des moyens des services d’incendie et de secours par l’intermédiaire de points d’eau identifiés à cette fin. Cette compétence engendre des conséquences budgétaires lourdes pour les communes. En effet, les maires manquent souvent des ressources nécessaires pour financer cette mission essentielle. Cette situation conduit de nombreux particuliers entrepreneurs ou entreprises à devoir se doter de leurs propres réserves d’eau sous bâche, faute de quoi leurs demandes de permis de construire sont refusées en raison de l’absence de dispositif de défense incendie. Ils n’ont alors d’autre choix que d’installer une retenue d’eau privée, pour un coût non négligeable, ou de renoncer à leurs travaux. Cette nécessité d’assurer la défense incendie de manière privée est non seulement coûteuse pour les particuliers entrepreneurs, mais elle peut également freiner l’économie locale, puisque nombre d’entre eux choisissent de renoncer à leurs projets. Par conséquent, elle lui demande, d’une part, quelles mesures le Gouvernement envisage pour doter les communes rurales des moyens nécessaires à l’exercice de cette responsabilité. D’autre part, elle souhaite savoir si une coopération pourrait être possible pour un usage à destination collective et de fait, aboutir à un partage financier ; le tout, pensé dans un maillage pertinent pour aussi, utiliser rationnellement la ressource en eau, qui se fait de plus en plus rare.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6378</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolongation de l’âge limite d’engagement des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2649. — 3 décembre 2024. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité - au regard des énormes difficultés de recrutement de personnels de santé au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) - de réexaminer les conditions d’âge qui limitent l’engagement des professionnels de santé volontaires en leur sein. Les articles R. 723-7 et R. 723-52 du code de la sécurité intérieure imposent des limites d’âge à l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, avec une cessation d’activité de plein droit à 70 ans pour les médecins et pharmaciens et à 65 ans pour les autres volontaires sous condition d’aptitude médicale. Pourtant, l’âge de départ en retraite des médecins généralistes est en moyenne de 68 ans - ce qui suppose que nombre d’entre eux exercent largement au-delà de cet âge. De plus, le Gouvernement, confronté à un important déficit de personnels médicaux, encourage le cumul emploi-retraite des médecins. Mme la députée cite le cas d’un médecin généraliste, âgé de tout juste 70 ans, qui, malgré une santé robuste et un enthousiasme intact pour son activité, se voit contraint de cesser son activité au SDIS, sans qu’aucun remplaçant n’ait été trouvé pour continuer à assurer ce rôle vital au sein du service d’incendie et de secours. Face à cet exemple concret et aux défis de recrutement auxquels les SDIS font face, elle lui demande quel est l’état d’avancement de la réflexion menée par son ministère sur l’extension des limites d’âge pour les sapeurs-pompiers volontaires, en particulier pour les professionnels de santé médicaux, et plus largement quelles mesures sont envisagées pour répondre rapidement à ces situations qui fragilisent le fonctionnement des services de secours, particulièrement en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6379</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcement des moyens d’action et de protection des agents de surveillance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2650. — 3 décembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), personnels de la fonction publique territoriale exerçant des missions variées et souvent difficiles. Ces agents, au service de l’intérêt général, sont fréquemment exposés à des situations de violence dans l’exercice de leurs fonctions. Or ces derniers ne disposent ni de l’habilitation pour procéder à des relevés d’identité des contrevenants, ni d’un équipement adapté pour assurer leur protection. En particulier, la circulaire interministérielle du 28 avril 2017 ne permet pas aux ASVP de porter des armes de catégorie D, telles que les aérosols lacrymogènes ou assimilés, pourtant couramment utilisées par d’autres agents investis de missions similaires. Cette situation expose ces agents à des risques accrus, d’autant plus qu’ils peuvent être confondus avec des agents de la police nationale ou municipale, ce qui les rend parfois la cible de violences. Elle lui demande si le Gouvernement envisage une modification des dispositions réglementaires relatives aux ASVP, afin de leur permettre de disposer d’équipements de protection adaptés, notamment le port d’armes de catégorie D, et d’étendre leurs prérogatives en matière de relevé d’identité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6379</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fanny Dombre Coste</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation critique du financement des services d’incendie et de secours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2651. — 3 décembre 2024. — Mme Fanny Dombre Coste attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation critique du financement des services d’incendie et de secours (SIS). Les SIS, dont l’importance pour la sécurité des concitoyens est incontestable, rencontrent de graves difficultés budgétaires. Ces collectivités à gouvernance bicéphale dépendent presque exclusivement de financements locaux, insuffisants pour répondre à leurs besoins croissants. De nombreux SIS peinent déjà à boucler leurs budgets pour l’année 2025 et cette situation compromet directement leur capacité à assurer leurs missions essentielles. Lors des échanges récents avec les organisations syndicales, il a été rappelé que la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) constitue un levier fondamental pour garantir un financement pérenne des SIS. Pourtant, aucune avancée significative n’a été intégrée au projet de loi de finances 2025, en dépit des amendements proposés pour revaloriser cette taxe. Le nécessaire élargissement de la part « SDIS » de la TSCA à d’autres contrats que les seuls contrats d’assurance automobile thermique, ainsi que son fléchage direct vers les budgets des SIS, sont des mesures attendues par les élus et les professionnels du secteur. Ces ajustements permettraient de renforcer les capacités des SIS sans passer par des intermédiaires budgétaires comme les départements, ce qui améliorerait leur efficacité. Compte tenu de l’urgence et de l’importance de ce sujet, elle lui demande quelles mesures concrètes il compte prendre pour assurer un financement durable et adapté des SIS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6379</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attente relative à l’arrêté portant application du décret no 2024‑202</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2652. — 3 décembre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’attente de l’arrêté visant à mettre en œuvre le décret d’application concernant la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration de l’action publique locale, communément appelée « loi 3DS ». Ladite loi vise à renforcer les pouvoirs locaux en donnant davantage de flexibilité aux collectivités territoriales et en améliorant la décentralisation. Elle permet aux collectivités territoriales d’adapter certaines réglementations en fonction des spécificités de leur territoire leur conférant ainsi plus de souplesse pour répondre aux besoins locaux. L’article 53 de cette loi précise que les collectivités territoriales peuvent installer des appareils servant au contrôle des règles de sécurité routière, sur avis favorable du représentant de l’État dans le département et après consultation de la commission départementale de la sécurité routière. Ledit article vient pleinement répondre aux besoins qui ne cessent de croître des collectivités territoriales qui voient, sur certains de leurs axes routiers et sur la base d’études d’accidentalité, des comportements routiers mettant en danger la vie des usagers de la route et de ceux qui la bordent. Cependant, l’arrêté portant application du décret d’application n° 2024-202 du 8 mars 2024 portant lui-même application de l’article 53 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration de l’action publique locale n’a pas encore été pris par M. le ministre. Les collectivités territoriales attendent cet arrêté pour pouvoir agir et protéger les concitoyens : chaque jour d’attente supplémentaire est un jour en plus où la sécurité des usagers de la route est mise en péril. Il convient de ne plus attendre. Ainsi, il lui demande s’il va prendre, dans les plus brefs délais, un arrêté venant porter application du décret d’application n° 2024-202 du 8 mars 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6380</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enjeux relatifs à l’obtention du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2653. — 3 décembre 2024. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les enjeux relatifs à l’obtention du permis de conduire. M. le député souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur plusieurs enjeux cruciaux relatifs à l’accessibilité au permis de conduire, particulièrement en milieu rural. En effet, l’obtention du permis de conduire est un facteur clé d’autonomie pour de nombreux citoyens, notamment dans les zones où les services de transport public sont peu fréquents. Cet accès joue un rôle déterminant dans la cohésion intergénérationnelle, sociale et territoriale, en facilitant l’accès à l’emploi, à l’éducation et en améliorant la mobilité des personnes, tout en répondant à des impératifs de sécurité routière. Chaque année, la France subit des conséquences économiques majeures liées aux accidents de la route, avec une dette de 100 milliards d’euros, rappelant l’importance de la qualité de la formation au permis de conduire. Dans ce contexte, M. le député sollicite l’attention du Gouvernement sur trois sujets essentiels qui, s’ils étaient pris en considération, pourraient significativement améliorer la situation actuelle. Ils lui ont été présentés et proposés par Mobilians, l’organisation professionnelle qui représente les 20 métiers de la distribution et des services de l’automobile, du véhicule industriel, des cycles et motocycles en France. Le recrutement d’inspecteurs du permis de conduire : Mobilians souligne la situation particulière de la seule école de formation d’inspecteurs de permis de conduire de France, située à Nevers. La demande croissante de permis de conduire exerce une pression considérable sur les écoles de conduite, exacerbée par une pénurie d’inspecteurs. Cette situation conduit à des délais d’attente souvent très longs pour le passage de l’examen, retardant ainsi l’accès à la mobilité pour de nombreux jeunes et travailleurs. M. le député propose le recrutement de 100 inspecteurs supplémentaires afin de répondre à cette demande. Ce renforcement des effectifs permettrait non seulement de réduire les délais d’attente pour le passage de l’examen, mais également de décongestionner les écoles de conduite, qui sont aujourd’hui saturées par la forte demande. Ce recrutement contribuerait à une meilleure fluidité du système, favorisant ainsi une insertion plus rapide des candidats dans la vie professionnelle. Enfin, une réforme concernant l’utilisation du compte professionnel de formation (CPF) est proposée. Mobilians suggère de permettre la portabilité de ce compte au sein des familles, afin de faciliter le financement du permis de conduire pour les jeunes sans moyens financiers suffisants. Cette mesure offrirait aux familles la possibilité d’une entraide intergénérationnelle, les parents ou grands-parents pouvant transférer une partie de leurs droits CPF à leurs enfants ou petits-enfants. Une telle réforme optimiserait également l’utilisation des crédits CPF, souvent sous-utilisés par les travailleurs plus âgés. Le permis de conduire étant un levier fondamental pour l’accès à l’emploi, notamment en milieu rural, cette mesure offrirait aux jeunes une opportunité supplémentaire pour obtenir ce précieux sésame, tout en renforçant la solidarité familiale et en améliorant l’efficacité des dispositifs de formation existants. En conclusion, ces propositions visent à améliorer l’accessibilité au permis de conduire en France, tout en renforçant la sécurité routière et en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes. Il espère ainsi ouvrir un dialogue constructif avec le Gouvernement sur ces sujets essentiels pour la cohésion sociale et territoriale, particulièrement en milieu rural, et souhaite connaître son avis sur ces propositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6380</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation relative à l’assurance obligatoire des véhicules et PM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2655. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur une problématique essentielle soulevée par l’évolution récente de la réglementation relative à l’assurance obligatoire des véhicules et plus spécifiquement l’impact que cela pourrait avoir sur l’efficacité des missions des polices municipales dans la lutte contre l’insécurité routière et la protection des usagers de la route. En effet, depuis l’annonce de la suppression de la vignette verte sur le pare-brise des véhicules, prévue pour le 1er avril 2024, et la mise en place du fichier des véhicules assurés (FVA) comme nouveau moyen de preuve de l’assurance, un flou persiste quant aux modalités de contrôle pour les policiers municipaux. Cette réforme, qui vise une simplification administrative et une meilleure gestion des documents liés à l’assurance automobile, a pourtant suscité de nombreuses interrogations, notamment sur l’accès au FVA pour les agents de la police municipale. À ce jour, la police municipale ne dispose pas de droit d’accès à ce fichier crucial pour effectuer ses contrôles d’assurance, ce qui pourrait rendre son action bien plus complexe, voire inefficace, dans la gestion quotidienne de la sécurité routière. La vignette automobile, qui a accompagné les automobilistes français pendant plusieurs décennies, est en passe de disparaître en raison de la volonté du législateur de simplifier la gestion des assurances et de réduire les démarches administratives imposées aux conducteurs. Depuis la promulgation du décret n° 2023-1152 du 8 décembre 2023, l’obligation de présentation d’une carte verte au contrôle routier a été remplacée par l’inscription obligatoire du véhicule au FVA pour présumer de l’assurance. Le décret précise que ce fichier permettra désormais de valider le respect de l’obligation d’assurance en vertu de l’article R. 211-14 du code des assurances. L’objectif de cette réforme est de moderniser et de simplifier les contrôles administratifs, notamment en supprimant la nécessité pour les conducteurs de présenter une attestation d’assurance physique lors de chaque contrôle. Cependant, ce changement législatif, bien qu’opéré dans un souci de simplification pour le grand public, impose des défis inédits pour les forces de l’ordre, en particulier les policiers municipaux, qui se retrouvent démunis face à une nouvelle réalité juridique. En l’état actuel de la réglementation, les policiers municipaux n’ont pas accès au FVA, contrairement aux forces de l’ordre nationales (police nationale et gendarmerie) et aux autres acteurs habilités comme les entreprises d’assurance ou les intermédiaires d’assurances. Cette restriction d’accès au FVA est d’autant plus problématique que l’obligation de présentation d’un certificat d’assurance sur le pare-brise des véhicules a été supprimée en avril 2024. Les policiers municipaux, qui n’auront plus cette information visuelle directe pour vérifier qu’un véhicule est bien assuré, se trouveront donc dans une situation d’incertitude et d’inefficacité dans le cadre de leurs contrôles. Aujourd’hui, lorsqu’un agent de la police municipale soupçonne qu’un véhicule est non assuré, il doit encore contacter les forces de police nationale ou la gendarmerie pour obtenir une confirmation sur l’état d’assurance du véhicule. Ce délai de transmission d’informations non seulement ralentit l’action des policiers municipaux, mais crée également un climat de tension et d’incompréhension avec les usagers de la route, en particulier lorsqu’un conducteur est contraint de patienter longuement pour un contrôle. Plus encore, cela crée des risques juridiques en cas d’accident impliquant un véhicule non assuré, car il devient plus difficile pour la victime d’obtenir réparation ou indemnisation. L’absence d’un accès direct au FVA pour la police municipale pourrait également avoir des répercussions néfastes sur la sécurité routière. En effet, le contrôle de l’assurance des véhicules est un outil fondamental dans la lutte contre l’insécurité routière. L’assurance permet de garantir que les conducteurs sont couverts en cas d’accident et, par conséquent, que les victimes d’accidents sont indemnisées de manière appropriée. Si un véhicule n’est pas assuré, il représente non seulement un risque financier pour les victimes, mais aussi un danger potentiel pour la sécurité de tous. Or, si la police municipale ne peut pas accéder au FVA, elle ne pourra pas accomplir correctement sa mission de contrôle et des véhicules potentiellement non assurés pourraient circuler en toute impunité. Ce risque s’ajoute à celui des véhicules non immatriculés ou non contrôlés, qui échappent déjà en partie à la vigilance des forces de l’ordre locales. L’accès au FVA est donc une nécessité pour permettre aux policiers municipaux de remplir leur mission de prévention et de répression des infractions routières. L’ambiguïté qui entoure la distinction entre contravention pour défaut de présentation de l’assurance et délit pour défaut d’assurance, renforcée par les modifications apportées au code de la route et au code des assurances, nécessite également d’être éclaircie. Si la police municipale doit, à partir du 1er avril 2024, consulter le FVA pour vérifier un défaut d’assurance, cela risque de créer une confusion entre les contrôles relevant de la contravention (non-présentation de l’attestation d’assurance) et ceux du délit (défaut d’assurance). Cette situation est d’autant plus complexe que la police municipale n’est pas habilitée à constater les délits de défaut d’assurance, une compétence réservée aux officiers de police judiciaire. Il devient ainsi indispensable de revoir l’accès au FVA pour les policiers municipaux, afin qu’ils puissent continuer à exercer leurs missions de manière cohérente et sans ambiguïté. En l’absence de cette révision, la police municipale peut se retrouver dans une situation juridique fragile, sans les moyens de constater efficacement les infractions liées à l’assurance automobile, ce qui mettrait en péril la sécurité des citoyens. La suppression de la vignette automobile et la réforme associée, bien qu’elles répondent à un impératif de simplification administrative, ne doivent pas se faire au détriment de l’efficacité des forces de l’ordre locales et en particulier des policiers municipaux. L’accès au fichier des véhicules assurés (FVA) est un levier essentiel pour permettre à ces agents de poursuivre leur mission de contrôle en toute sécurité et dans le respect de la loi. Elle lui demande s’il compte permettre aux policiers municipaux un accès direct et sécurisé au fichier des véhicules assurés ; une telle mesure permettrait de renforcer la sécurité routière tout en respectant l’objectif de simplification et de rationalisation de l’administration des assurances automobiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6382</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement de la sécurité dans le sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2658. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le modèle de financement du maintien de l’ordre lors des manifestations sportives. Les évènements sportifs mobilisent historiquement de nombreux effectifs des forces de l’ordre pour garantir la sécurité de tous. Aux abords des stades ou pour la gestion des déplacements de nombreux supporters, les clubs de football professionnels font partie des entités qui mobilisent le plus de policiers et de gendarmes chaque week-end de championnat. Cela un coût pour les finances publiques. C’est la raison pour laquelle, depuis 1997, les clubs professionnels participent financièrement au remboursement de certaines dépenses supportées par les forces de police et de gendarmerie. Une participation financière qui permet par ailleurs de responsabiliser les clubs sur les violences entre supporters et ainsi, leur demander de prendre des mesures disuassives contre les causeurs de troubles. Pour autant ce système peut avoir ses limites. C’est la raison pour laquelle M. le député souhaite que M. le ministre lui communique le coût global de la sécurisation des évènements sportifs, ainsi que le montant total des remboursements effectués par les entités sportives. Il lui demande également les parts de ces montants concernant les dispositifs de sécurité liés aux championnats de football de Ligue 1 et Ligue 2. À la lumière de ces éléments, il l’interroge sur une éventuelle évolution du dispositif afin que les clubs puissent contribuer davantage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6382</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interdiction du jeu vidéo répliquant l’attaque du 7 octobre 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2666. — 3 décembre 2024. — M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la diffusion et l’accessibilité de contenus vidéoludiques qui répliquent des attaques terroristes, tels que le jeu récemment retiré de la plateforme Steam au Royaume-Uni pour sa mise en scène d’attaques imputées au Hamas. Ce jeu, d’une violence explicite, glorifie des actes terroristes, suscitant une vive indignation parmi les citoyens et les responsables politiques. En France, un tel contenu soulève des questions légitimes sur la protection des publics, en particulier les plus jeunes, contre des messages violents ou incitant à la haine. Il interroge également sur l’efficacité des mécanismes de régulation et de contrôle des plateformes de distribution de jeux vidéo. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour prévenir la diffusion de contenus incitant au terrorisme et à la violence sur le territoire français, y compris par des interdictions ciblées ou des dispositifs légaux renforcés. Par ailleurs, il lui demande si une collaboration accrue avec les plateformes de distribution numériques est envisagée afin de garantir le retrait immédiat de tels contenus dès leur signalement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6382</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Renforcement des moyens de l’AGRASC face au trafic de stupéfiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2463. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les moyens et les perspectives de renforcement de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) dans la lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité financière, en particulier dans un contexte de développement du narcotrafic. En France, le trafic de stupéfiants génère chaque année un chiffre d’affaires estimé à plus de 3,5 milliards d’euros, dont une part significative est blanchi à travers des mécanismes complexes, tels que l’investissement dans des commerces de façade, des montages fiscaux internationaux ou encore l’usage croissant de cryptoactifs. Ces fonds, qualifiés d’« avoirs criminels », alimentent l’économie parallèle et échappent aux contrôles fiscaux et judiciaires, malgré les efforts des services de l’État. Dans ce contexte, l’AGRASC joue un rôle essentiel dans la lutte contre ces pratiques. En 2023, cette agence a enregistré des résultats remarquables : 1,44 milliard d’euros saisis, 175,5 millions d’euros confisqués et une augmentation notable des biens immobiliers et mobiliers récupérés. Par ailleurs, ses effectifs ont été renforcés, passant de 45 agents en 2020 à 86 agents en 2024. Toutefois, le blanchiment d’argent reste un défi majeur : à l’échelle européenne, il est estimé à 190 milliards d’euros par an. Face à cette criminalité financière toujours plus sophistiquée, il semble nécessaire de poursuivre les efforts pour améliorer l’efficacité des dispositifs de saisie et de gestion des avoirs criminels. Sorti le 7 mai 2024 à la suite d’une commission d’enquête, le rapport du Sénat n° 588 souligne la nécessité de « sortir du piège du narcotrafic » et déclare qu’une grande partie des flux qui constituent le blanchiment d’argent sont intraçables alors qu’ils pourraient constituer une manne financière qui pourrait s’élever, a minima, à plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires. Aussi, il lui demande quelles sont les actions envisagées pour renforcer encore les moyens de l’AGRASC, tant sur le plan des effectifs que des outils juridiques, pour répondre aux nouvelles formes de criminalité financière. Il souhaite également savoir si des mesures sont prévues pour renforcer la coopération internationale, notamment pour récupérer les fonds dissimulés à l’étranger et pour accroître l’utilisation sociale ou locale des biens confisqués. Enfin, il l’interroge sur les initiatives du Gouvernement pour sensibiliser davantage les acteurs publics et privés aux enjeux liés au blanchiment d’argent et à ses impacts sur la société française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6383</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Régulation de la protection juridique des majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2625. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les mandataires judiciaires. Dans les territoires, les créations de postes de mandataires libéraux se multiplient sans vision globale. De plus en plus de mesures leur sont confiées, alors qu’ils sont très peu contrôlés, qu’ils échappent aux exigences supportées par les services et qu’ils gèrent parfois un nombre disproportionné de mesures. Cette politique alimente un système libéral qui est porteur de risques pour les personnes protégées. Elle fragilise tout le secteur en entraînant des départs de salariés formés par les associations, augmentant ainsi les vacances de postes au détriment du suivi des mesures de protection. Elle lui demande ainsi les mesures qu’entend prendre le Gouvernement pour réguler au mieux ce secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6383</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Danger des refus d’obtempérer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2645. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fléau des refus d’obtempérer, qui ne cessent de se multiplier, alors que leurs auteurs sont toujours plus jeunes, comme ce fut le cas dans le quartier des Arnaveaux dans le 14e arrondissement de Marseille le jeudi 9 mai 2024. Ce jour-là, le conducteur, âgé de 16 ans et sans permis de conduire, a refusé de se soumettre à un contrôle et a percuté les trois policiers de la compagnie de sécurité routière (CSR) qui lui faisaient face. Les trois agents de police n’ont pas, fort heureusement, été gravement blessés. Toutefois, il ne s’agit pas du premier ni du seul refus d’obtempérer commis par un mineur. Le 17 avril 2024 à Schiltigheim, un mineur de 17 ans fonçait sur un policier avec sa motocross, refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter. Le 26 novembre 2023 à Toulouse, un mineur de 15 ans tentait d’échapper à un contrôle routier. Le 2 mai 2023 à Nantes, un adolescent de 16 ans au volant d’une voiture volée a refusé d’obtempérer lors d’un contrôle de police et a renversé puis traîné l’un d’entre eux sur 20 mètres, ce pour quoi il a été condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général (TIG). C’est sans rappeler l’affaire très médiatisée concernant Nahel, qui avait commis, le 27 juin 2023, un refus d’obtempérer à l’âge de 17 ans et dont le décès tragique avait provoqué des émeutes sans précédent. Ces épisodes de violences ont coûté près d’un milliard d’euros aux contribuables. Cet ensauvagement de la société est particulièrement préoccupant, d’autant que près de 4 000 mineurs sont impliqués dans des délits routiers, dont des refus d’obtempérer. Alors que l’on dénombre pas moins d’un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes en France, leur nombre a augmenté de 19,4 % entre 2017 et 2023. De plus, pendant que la candidate aux européennes de la majorité refusait d’admettre le lien incontestable et chiffré entre l’immigration de masse et l’augmentation de la délinquance, il est nécessaire de rappeler qu’à Marseille, plus de 67 % des actes de délinquance sont commis par des étrangers et qu’un mineur isolé étranger sur dix commet un acte de délinquance en France. Mme la députée déplore qu’aucune mesure ne permette à ce jour de garantir la sécurité des forces de l’ordre et de l’ensemble des Français. Alors que la candidate aux européennes de la majorité pensait que le dédoublement des classes dans les écoles permettrait d’éradiquer la délinquance chez les jeunes, il conviendrait surtout d’apporter une réponse ferme et sérieuse à travers la mise en œuvre d’une mesure spécifique aux mineurs impliqués dans un refus d’obtempérer ou ayant porté atteinte aux forces de l’ordre. Ainsi, elle lui demande ce qu’il compte faire pour éradiquer sérieusement et concrètement ce fléau, qui s’accentue partout sur le territoire et qui renforce chaque jour l’insécurité vécue aussi bien par les forces de l’ordre que par tous les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6384</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Baisse des aides au chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2474. — 3 décembre 2024. — M. Stéphane Travert interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines, ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6384</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2485. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, dont l’ADEME. Cette énergie est locale, plus économique que le fioul ou le gaz et vertueuse, dans la mesure où elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisque produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Ce projet gouvernemental apparaît donc en contradiction avec les objectifs liés à la transition énergétique et méconnaît la réalité du processus de production de granulés de bois ainsi que les recommandations du SGPE en la matière. En conséquence, elle lui demande si une adaptation du projet de révision du barème de MaPrimeRénov concernant le chauffage au bois est envisageable et si elle compte envisager une discussion avec les acteurs du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6385</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Politiques publiques de lutte contre le sans-abrisme des enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2498. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le nombre croissant d’enfants sans solution d’hébergement. D’après l’édition 2024 du baromètre « Enfants à la rue », publié par UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité, « le 19 août 2024, soit quelques jours avant la rentrée scolaire, au moins 2 043 enfants sont […] restés sans solution d’hébergement après avoir sollicité le 115 ; un chiffre en constante augmentation (+ 3 % par rapport à l’année dernière et + 120 % par rapport à 2020) ». Parmi eux, « au moins 467 enfants de moins de 3 ans […] soit 27 % de plus qu’en 2022 ». Ces chiffres alarmants témoignent d’une hausse très inquiétante du sans-abrisme des enfants dans le pays et appellent une réponse immédiate de la part des pouvoirs publics. Dans ce contexte, les acteurs de l’hébergement, de l’enfance et de la solidarité demandent la mise en œuvre d’une programmation pluriannuelle de l’hébergement et du logement, portant une attention particulière aux enfants et aux familles, ainsi qu’une prise en compte spécifique des femmes enceintes et des jeunes enfants sans domicile dans le cadre de la feuille de route pluriannuelle des 1 000 premiers jours pour 2024-2027. Il l’interroge donc pour connaître la feuille de route du Gouvernement pour répondre à l’urgence de la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6385</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Logements en état d’insalubrité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2567. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le délabrement récurrent de certains HLM en France et notamment dans les quartiers prioritaires. À Marseille, ce sont près de 40 000 logements qui sont qualifiés d’habitats indignes dont une quantité importante se trouve dans les quartiers nord. Pour rappel, l’article 1-1 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant la mise en œuvre du droit au logement dispose que « constituent un habitat indigne les locaux ou les installations utilisés aux fins d’habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l’état, ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés, expose les occupants à des risques manifestes pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé ». Eugène Michelis, qui était le premier secrétaire de l’OPHBM en 1919 (Office public d’habitations à bon marché), rejetait tout projet de rachat de logement insalubres qu’il qualifiait de « baraques infectes et taudis » pour les remplacer par de grands immeubles à logements collectifs aussi appelés « tours ». Construire est une nécessité mais rénover et entretenir vont de pair. Si la politique actuelle du Gouvernement ne reproduisait pas ce schéma erroné, alors le drame d’Aubagne de 2018, qui causa la mort de 8 personnes suite à l’effondrement d’un immeuble du centre-ville, aurait pu être évité. Encore le 4 décembre 2023 survenait l’effondrement d’un immeuble aux Chutes-Lavie dans le 4e arrondissement de Marseille. 37 personnes ont ainsi dû être relogées. Des risques sanitaires sont aussi à prendre en compte comme la moisissure qui peut être vectrice d’infections respiratoires. Toutefois, il est aussi question d’un mauvais entretien des outils nécessaires à la mobilité des habitants au sein de l’immeuble. Des cages d’escaliers insalubres qui servent de planque aux dealers, perturbant ainsi le droit à la tranquillité des habitants et faisant renoncer certains d’entre eux à sortir de leur domicile pour ne pas avoir à croiser leur route. Dans des cas encore plus extrêmes, des locataires ne peuvent plus accéder à leur logement à cause de squatteurs. Comme nous l’apprend Le Figaro dans un article publié le 28 mai 2024, des propriétaires se sont munis de machettes pour tenter de déloger les squatteurs et regagner leur résidence, dans la circonscription de Mme la députée. Des pannes d’ascenseur quasi systématiques compliquent la vie des riverains et plus particulièrement celle des personnes les plus vulnérables comme les aînés et les citoyens en situation de handicap. À ce sujet, Mme la députée invite M. le ministre à Marseille pour s’en rendre compte. Cette politique de la sourde oreille quand il s’agit d’effectuer des travaux, aménagements ou rénovations, pénalise les individus concernés ainsi que les familles en règle générale qui doivent parfois monter jusqu’au quinzième étage en empruntant les escaliers. Pour celles et ceux qui sont dans l’impossibilité d’effectuer un tel effort physique, alors c’est l’isolement. La loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 urbanisme et habitat dite « loi SAE » de juillet 2003 a rendu obligatoire la mise en sécurité de l’ensemble des ascenseurs existant et l’article R. 162-1 du code de la construction et de l’habitation dispose que « les bâtiments d’habitation collectifs et leurs abords doivent être construits et aménagés de façon à être accessibles aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap ». L’obligation d’accessibilité porte notamment sur les circulations communes intérieures et extérieures, une partie des places de stationnement automobile, les logements, les ascenseurs, les locaux collectifs et leurs équipements. Cet abandon n’est et ne sera jamais acceptable. Au nom de la liberté d’aller et venir protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, elle lui demande quand le Gouvernement cessera de contraindre les aînés et les citoyens en situation de handicap à un isolement non choisi. Les habitants sont déjà impactés par les trafiquants de stupéfiants qui perturbent leurs déplacements au sein des immeubles, si la sécurité reste le sujet principal, le lieu de vie doit aussi être aux normes. Elle lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6386</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Delorme Duret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Lutte contre les recours abusifs en matière d’habitat et d’urbanisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2568. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Delorme Duret attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’importance de reprendre l’examen parlementaire du projet de loi relatif au développement de l’offre de logement abordable, initié au Sénat. Elle rappelle les difficultés structurelles en matière d’habitat des territoires transfrontaliers et plus particulièrement celles du Pays de Gex, territoire en très forte croissance démographique. C’est un lieu où la rareté des logements et la cherté des loyers provoque des situations injustes voire ubuesques où les actifs locaux, « salariés en euros », sont obligés de s’installer de plus en plus loin ; où des saisonniers sont dans l’incapacité de se loger à proximité de leurs lieux de travail ; ou des salariés refusent des offres d’emplois malgré des salaires attractifs, quand d’autres employés sont obligés de dormir dans leur véhicule avec leur famille, faute de trouver un logement abordable. Ces problèmes se traduisent par d’importantes difficultés de recrutement, fragilisant la situation économique de nombreuses entreprises. De plus, elles interdisent l’installation de professionnels de santé et empêchent le bon fonctionnement des services publics. Interpellé par le maire de Divonne-les-Bains, elle cite l’exemple de la fermeture brutale, pour raisons économiques, d’une supérette adjacente à un projet d’écoquartier de 380 logements, dont quasi 40 % de logements sociaux. Ce dernier était essentiel à la rentabilité économique de cette entreprise sur le long terme et pour l’accueil de nouveaux travailleurs faisant tourner les services publics et les entreprises locales. Ce projet est contesté par une association locale qui utilise tous les recours et artifices juridiques pour bloquer ce projet depuis 8 ans. Les élus locaux se sont retrouvés complétement démunis contre cette volonté farouche de quelques citoyens qui luttent contre l’intérêt commun. Aujourd’hui, à cause de leurs actions dilatoires, ce sont plusieurs salariés qui se retrouvent en situation de précarité et des habitants qui sont privés d’un service de proximité. Elle rappelle que le projet de loi évoqué ci-dessus et dont l’examen a été stoppé net suite à la dissolution, contenait justement des dispositions visant à lutter contre les recours abusifs à l’encontre de projets d’habitats ou de commerces. Elle précise également que ce même projet de loi contient dans son article 10 des dispositions permettant aux préfets de déléguer tout ou partie des contingents préfectoraux de logements sociaux dont ils disposent à des bailleurs intermédiaires pour y flécher prioritairement des salariés, notamment les agents publics. Elle lui demande donc quand le Gouvernement a-t-il l’intention de remettre ce projet de loi à l’ordre du jour du Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6386</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation énergétique et MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2570. — 3 décembre 2024. — M. Emmanuel Grégoire appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés rencontrées par les propriétaires dans la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans leurs logements. Ces travaux, essentiels pour améliorer la performance énergétique des logements et atteindre les objectifs nationaux de transition écologique, se heurtent à plusieurs obstacles liés aux dispositifs d’aide existants. Parmi ces dispositifs, MaPrimeRénov’doit accompagner les ménages dans leurs démarches, mais son fonctionnement révèle des contraintes parfois inadaptées. Par exemple, l’obligation de réaliser deux gestes d’isolation peut s’avérer irréaliste pour certains logements, notamment en copropriété dense. De plus, le manque de coordination entre les opérateurs de MaPrimeRénov’(Agence nationale de l’habitat (Anah) et France Rénov’) laisse souvent les usagers sans réponses claires à leurs interrogations. Enfin, le coût élevé des diagnostics préalables (de plusieurs milliers d’euros), combiné à l’absence de garantie d’éligibilité aux aides, décourage de nombreux propriétaires. Si le diagnostic révèle que les travaux nécessaires dépassent leurs capacités financières, les propriétaires se retrouvent dans une impasse économique. En conséquence, il souhaite savoir si elle envisage des ajustements pour renforcer l’efficacité et l’accessibilité des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique, notamment pour mieux répondre aux contraintes spécifiques de certains types de logements et aux besoins des propriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6387</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutte contre les mortalités anormales affectant les cheptels mytilicoles bretons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2415. — 3 décembre 2024. — M. Paul Molac alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la nécessité de mettre en place un dispositif afin de lutter activement contre les mortalités anormales qui affectent les cheptels mytilicoles bretons, tant adultes (implantées sur les pieux) que juvéniles. En effet, depuis trois ans, les professionnels observent une surmortalité des moules de bouchot due à des prédations extrêmement importantes, en particulier de la part des araignées de mer, dont le nombre prolifère. Selon les estimations de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), au cours des dix dernières années, leur population aurait augmenté par trois, voire quatre, dans le golfe normano-breton. De fait, les éleveurs de moules subissent des préjudices économiques considérables. Pour ne prendre que l’exemple des 15 exploitations mytilicoles implantées sur le territoire de Dinan Agglomération, les pertes globales sont estimées à plus de quatre millions d’euros : - 50 % sur l’année 2024 et -75 % sur 2025 en comparaison à 2023. Si la région Bretagne, via le Fonds européen pour les affaires maritimes (FEAMPA), est mobilisée pour accompagner les professionnels sur la protection des pieux (mise en place de filets et d’écarteurs afin de protéger les moules et ne pas obérer leur croissance) et que certaines collectivités s’efforcent à mener des actions d’effarouchements, la situation réclame une action complémentaire et rapide de la part de l’État. Aussi, il demande au ministère, après des mois de discussions avec les acteurs de terrain, de faire évoluer la réglementation et permettre une lutte préventive plus efficace contre les araignées de mer. En outre, il sollicite la mise en place d’un plan d’aide exceptionnel destiné à accompagner les initiatives des collectivités locales et les entreprises en difficulté afin de leur permettre de passer cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6387</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Bilan de l’état d’urgence en Kanaky-Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2585. — 3 décembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur le bilan de l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie et les suites de celui-ci sur le territoire. En effet, suite à la révolte populaire provoquée par l’obstination du gouvernement Attal à imposer unilatéralement le dégel du corps électoral pour les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, l’état d’urgence est entré en vigueur le 15 mai 2024 et a été levé le 28 mai. Cet état exceptionnel prévoit de nombreuses mesures : assignations à résidence, fermetures provisoires d’établissements, périmètres de protection ou encore perquisitions administratives. Depuis le début des affrontements, 13 morts ainsi que plusieurs centaines de blessés sont à déplorer. Le système de santé est dangereusement mis sous tension. Ces troubles ont soulevé de nombreuses inquiétudes parmi la population. Beaucoup s’inquiètent en particulier du développement de véritables milices privées, composées de particuliers qui souvent sont armés, voire lourdement armés. Ces milices agiraient en toute impunité sur le territoire calédonien, sans être inquiétées par les forces de l’ordre, voire en coordination avec celles-ci. Cet état de fait est inacceptable, puisque ces milices conduisent des actions violentes et manifestement illégales. Dans le cadre du contrôle de l’action du Gouvernement, M. le député souhaite savoir précisément combien de personnes sont décédées en Nouvelle-Calédonie pendant cette période et dans quelles circonstances. Il souhaiterait également apprendre de M. le ministre le décompte de personnes blessées pendant l’état d’urgence. Il souhaite savoir combien de personnes ont été transférées en Hexagone pour des raisons sanitaires ou pénitentiaires. Par ailleurs, M. le député souhaiterait avoir des précisions sur le décompte publié par des experts de l’ONU qui fait état de « au moins 6 manifestants Kanaks auraient été abattus et 169 autres auraient été blessés. Plus de 2 235 manifestants ont été arrêtés, dont beaucoup arbitrairement arrêtés et détenus et des dizaines d’entre eux ont été déportés vers la France métropolitaine. 500 personnes Kanakes auraient été victimes de disparitions forcées. Des informations font également état d’allégations de criminalisation de défenseurs des droits de l’Homme Kanaks par l’application abusive du droit pénal ». M. le député souhaiterait savoir si M. le ministre peut confirmer ou infirmer ces affirmations, singulièrement au sujet des personnes qui auraient été victimes de disparitions forcées. Il souhaite savoir précisément ce qu’il compte faire pour empêcher que des particuliers usurpent les fonctions qui sont normalement dévolues à la police ou à la gendarmerie et obtenir la dissolution de ces milices. Il souhaite également savoir ce qu’il compte faire concernant les actions illégales des forces de l’ordre elles-mêmes et quelles sanctions il compte prendre en concertation avec son homologue du ministère de l’intérieur ; cette question avait été initialement posée à M. Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur mais a été retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6388</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficultés liées à l’objectif ZAN : révision de l’application pour les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2410. — 3 décembre 2024. — M. Jocelyn Dessigny alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la mise en œuvre del’objectif zéro artificialisation nette (ZAN). Depuis la promulgation de la loi du 20 juillet 2023, plusieurs difficultés pratiques liées à l’application de l’objectif ZAN ont été signalées par les élus locaux. Parmi les principaux obstacles, il est relevé des délais d’application trop contraints, rendant difficile l’intégration rapide des exigences dans les documents d’urbanisme. De plus, la doctrine administrative reste perçue comme rigide, sans souplesse suffisante pour s’adapter aux réalités locales. Les disparités régionales dans la mise en œuvre de la garantie communale sont également un point de préoccupation, avec des collectivités qui se retrouvent inégalement soutenues dans leurs démarches. L’absence de référents territoriaux clairement désignés complique encore le suivi et la bonne application du ZAN. Par ailleurs, un grand nombre d’élus se déclarent mal informés, notamment sur des éléments techniques essentiels tels que la nomenclature des sols artificialisés ou l’obligation de produire des rapports triennaux de suivi. Il est nécessaire que l’État renforce son accompagnement et prévoit une simplification du dispositif, afin que les objectifs de réduction de l’artificialisation des sols soient atteints dans de meilleures conditions. Au regard des difficultés particulières exprimées concernant la mise en œuvre de l’objectif ZAN, il lui demande si le Gouvernement peut revoir les modalités d’application, notamment en ce qui concerne la simplification des procédures, la clarification des exigences techniques, l’accompagnement renforcé des collectivités et l’adaptation des délais aux réalités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6388</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Législation des logements érigés sur des terrains viabilisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2566. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la révision de la législation des logements érigés sur des terrains viabilisés fournis par des collectivités. Face à une crise du logement sans précédent, les collectivités locales s’efforcent d’apporter des solutions concrètes aux administrés. Parmi ces solutions, la viabilisation de terrains dans l’objectif d’y construire des résidences principales. L’idée est louable, la réalisation est plus complexe. Un nombre croissant de ces logements sont rapidement revendus afin d’être transformés en résidences secondaires ou loués via des sociétés spécialisées. Cette situation est préoccupante. Les collectivités, qui cherchent à rendre le logement plus accessible et à stimuler l’économie locale, voient leurs efforts anéantis lorsque ces habitations sont converties en location courte durée. De vastes zones deviennent dépeuplées durant de longues périodes, les gens du pays et les saisonniers ne peuvent plus se loger avec les prix qui augmentent. Or, avec un foncier disponible déjà très rare dans les zones de montagne, il est impératif d’adopter des mesures, en particulier dans les zones à forte tension immobilière, pour garantir que les terrains viabilisés par les collectivités locales ne soient pas immédiatement transformés en résidences secondaires ou mises en location. C’est la raison pour laquelle il l’interroge sur les mesures envisagées pour garantir l’utilisation de ces terrains à l’habitat permanent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6388</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Critères des classification des zones France ruralités revitalisation (FRR)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2634. — 3 décembre 2024. — M. Michel Castellani interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les critères de classement des communes en zone « France ruralités revitalisation ». Le soutien qu’apportent ces dispositifs est essentiel pour favoriser le développement économique des territoires ruraux, par la mise en œuvre de mesures fiscales avantageuses. Ces ZRR ont été créées en 1995 par la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire et modifiées par la loi relative au développement des territoires ruraux de 2005. Les zones « France ruralités revitalisation » (FRR), présentées dans le projet de loi de finances 2024, sont issues de la fusion des zones de revitalisation rurales (ZRR), les bassins d’emploi à redynamiser (BER) et les zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZoRCoMiR). Ces zones regroupent les communes des EPCI répondant à une double condition : une densité de population inférieure ou égale à la densité médiane nationale des EPCI-FP métropolitains et un revenu disponible par habitant médian. Or le maillage intercommunal porte préjudice à certaines communes dont l’EPCI ne remplit pas les critères, mais qui individuellement pourraient bénéficier du zonage. Ce maillage crée des inégalités entre les communes, pourtant très similaires. Les avantages fiscaux dont bénéficient les communes classées créent une attractivité moindre pour les communes proches et non classées. De plus, la classification des communes de la circonscription de M. le député et plus généralement de la Corse interpelle. Ce dispositif se voulait plus précis et équitable, mais est, finalement, peu lisible. Certaines communes de la circonscription de M. le député en sont exclues : il pense tout particulièrement aux communes de Furiani, Biguglia, Bastia, Ville-di-Pietrabugno, San-Martino-di-Lota encore Santa-Maria-di-Lota. Il l’interroge sur les raisons de l’exclusion de certaines communes de ce dispositif et sur la pertinence des critères du dispositif en Corse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6389</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>France ruralités revitalisation en Saône-et-Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2635. — 3 décembre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le nouveau zonage France ruralités revitalisation (FRR). La loi de finances pour 2024 a imposé la révision des zones de revitalisation rurale (ZRR) en créant, en remplacement, France ruralités revitalisation (FRR), opérationnel depuis le 1er juillet 2024. Jusqu’alors, le dispositif ZRR permettait aux communes rurales les plus fragiles et démunies de se développer et de devenir attractives. Ces mesures d’incitation fiscale ont ainsi, depuis 1995, favorisé l’implantation d’entreprises, de commerces, d’artisans, mais également de médecins dans des territoires ruraux désertifiés. Le nouveau zonage FRR a exclu 2 200 communes en France, dont 89 situées en Saône-et-Loire, essentiellement pour des raisons liées au revenu disponible moyen (considéré à l’échelle intercommunale). Après une forte mobilisation des élus et des parlementaires, le Gouvernement s’est engagé, devant la représentation nationale, à réintégrer les 2 200 communes concernées. La signature des arrêtés ministériels du 19 juin 2024 a permis d’entériner cet engagement. Néanmoins, pour être réellement opérationnel, ce rattrapage doit désormais se traduire par des modalités concrètes et financières d’application. Avec l’Association des maires ruraux de Saône-et-Loire, M. le député alerte Mme la ministre sur l’incompréhension suscitée par la limitation du rattrapage au 31 décembre 2027, alors que la date d’échéance du nouveau dispositif FRR est fixée au 31 décembre 2029. Compte tenu de la fragilité structurelle des territoires communaux concernés, la différence de traitement entre les communes en FRR et celles dites « rattrapées » n’est pas acceptable. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte prendre les dispositions nécessaires pour garantir, jusqu’au 31 décembre 2029, une égalité de traitement entre les communes en FRR et celles rattrapées. Dans un contexte de fracture territoriale croissante, il est plus que jamais nécessaire de ne pas compromettre le soutien à la ruralité et de démontrer le volontarisme de l’État aux côtés des territoires. La cohésion des territoires ne doit pas devenir une variable d’ajustement budgétaire. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6389</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Nécessité d’un déploiement urgent du Plan France Ruralité dans la Nièvre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2641. — 3 décembre 2024. — M. Julien Guibert alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité d’un déploiement urgent du Plan France Ruralité dans le département de la Nièvre. M. le député est dans l’obligation, eu égard à l’état préoccupant de la désertification médicale dans le département de la Nièvre, de demander le déploiement du Plan France Ruralité. La Nièvre, comme d’autres territoires ruraux, est confrontée à une grave pénurie de professionnels de santé. Cette situation affecte directement les soins d’urgence, les consultations généralistes et spécialisées, ainsi que les services hospitaliers. M. le député souligne particulièrement deux axes prioritaires du plan France Ruralité qui nécessitent une application rapide : l’amélioration de l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, avec notamment la généralisation du service d’accès aux soins (SAS) et le déploiement d’équipes mobiles d’urgence adaptées aux spécificités territoriales. À ce jour, ces dispositifs ne sont toujours pas opérationnels dans la Nièvre ; et le déploiement de 100 médicobus d’ici à la fin de l’année 2024, qui représente une solution indispensable pour les zones rurales. Actuellement, aucun n’a été déployé dans le département. De plus, la création d’un deuxième bus spécifiquement dédié à la prévention des risques et des addictions est indispensable pour répondre efficacement aux besoins sanitaires locaux. Face à ces manques criants, il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour assurer un accès équitable aux soins dans la Nièvre. M. le député demande donc à Mme la ministre : quelles sont les actions immédiates envisagées pour accélérer le déploiement des mesures prévues par le plan France Ruralité dans le domaine de la santé ? Quels sont les engagements concrets du Gouvernement pour doter la Nièvre des dispositifs nécessaires, notamment les médicobus et les équipes mobiles d’urgence ? Et un calendrier détaillé de la mise en œuvre des mesures promises peut-il être communiqué aux élus locaux et à la population ? Les habitants de la Nièvre attendent des réponses claires et des engagements fermes pour pallier les inégalités territoriales en matière de santé et garantir un accès équitable aux soins pour tous. Il souhaite obtenir ces réponses de sa part.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6390</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Fermeture du réseau « cuivre » sur tout le territoire d’ici 2030</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2665. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité de garantir l’égalité des usagers devant le service public en matière de téléphonie. Le chantier de fermeture du réseau « cuivre » a déjà commencé en France et doit se poursuivre jusqu’en 2030. Face à ces fermetures et à un manque général d’informations, beaucoup des compatriotes vont se retrouver devant le fait accompli et in fine privés de leur téléphone fixe. Il est important de rappeler qu’en 2023, il restait environ un peu plus de 9 millions d’abonnés ADSL en France. En plus d’une fracture numérique présente au sein du pays, vient se doubler une fracture territoriale. En effet, parmi ces millions de Français toujours abonnés à l’ADSL et ne disposant pas de connexion à internet en très haut débit, se trouve une part importante de concitoyens ruraux, creusant ainsi toujours plus la machine à produire des inégalités entre les villes et les campagnes. Compte tenu de ces éléments, il souhaite savoir si une information plus précoce et complète est envisagée pour les usagers qui ne pourront plus bénéficier du réseau « cuivre ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6390</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Nouvel assouplissement de l’objectif ZAN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2678. — 3 décembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur un nouvel assouplissement de la loi du 20 juillet 2023 sur l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN). Avec plus de 20 000 hectares d’espaces agricoles naturels et forestiers perdus chaque année, la sobriété foncière est une urgence indéniable pour le pays. Mais il n’en demeure pas moins que la mise en œuvre de la loi « climat et résilience » du 22 août 2021 suscite inquiétudes et difficultés parmi les élus locaux. En effet, le double objectif de contraindre les collectivités à diviser de moitié leur consommation foncière d’ici à 2030, tout en atteignant le ZAN d’ici 2050, ne prend pas suffisamment en compte toutes les spécificités des territoires. Par exemple, il paraît indispensable d’accorder une exception aux communes déficitaires en logements sociaux. En Dordogne, le principal OPH du territoire, Périgord Habitat, estime que la demande de logements sociaux a augmenté de 30 % en Dordogne contre seulement 16 à 18 % dans le reste du pays. Ainsi, en 2050, en appliquant strictement le ZAN, comment le département pourrait-il répondre à la demande de construction de logements sociaux, imposée par la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000, dite loi SRU ? Les élus devront-ils systématiquement payer des amendes financières ? Par ailleurs, la modification du schéma de cohérence territoriale (Scot) est imposée aux collectivités locales pour février 2027 et celle des plans locaux d’urbanisme communaux (PLU) ou intercommunaux (PLUi) pour février 2028. Or, selon la FédéSCoT, seulement 40 % des Scot et 27 % des PLUi sont aujourd’hui en cours de révision. Ainsi, elle lui demande si elle envisage d’assouplir une nouvelle fois l’objectif ZAN en l’adaptant davantage aux spécificités de chaque territoire et d’accorder un report de calendrier aux collectivités pour réviser leurs documents d’urbanisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6390</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des jeunes en situation de handicap de plus de 16 ans en structure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2592. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Philippe Nilor attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la prise en charge des jeunes majeurs en situation de handicap se retrouvant sans solution. L’« amendement Creton » permet depuis 1989 le maintien dérogatoire de jeunes adultes accueillis dans des établissements et services pour enfants handicapés, tels que les instituts médico-éducatifs (IME), en attendant de trouver une place dans des structures pour adultes. Malgré son intérêt, ce dispositif a engendré des difficultés au vu du nombre croissant de bénéficiaires. Le dispositif crée une pression sur l’offre des établissements pour enfants et l’organisation des établissements peut en être affectée. Dans les territoires dits d’outre-mer et singulièrement en Martinique, le nombre d’établissements et leurs capacités d’accueil sont bien loin des besoins du territoire. Ainsi, beaucoup de parents se retrouvent sans solution, jusqu’à être parfois contraints d’abandonner leur activité professionnelle. Il lui demande donc, quelle mesure concrète elle entend prendre pour la création de structures de transition afin de permettre l’accueil de ces jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6391</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Déficit notoriété no d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes/malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2594. — 3 décembre 2024. — M. Loïc Prud’homme alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le déficit de notoriété du numéro d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques. Le numéro d’urgence 114 a été créé en septembre 2011 dans l’objectif de répondre à l’obligation légale d’assurer l’accessibilité des services publics d’urgence à l’ensemble des citoyens dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Sous l’égide des ministères de la santé et de l’intérieur et piloté par le centre hospitalier universitaire (CHU) Alpes-Grenoble, le numéro d’urgence 114 traite près de 28 000 appels par an et assure l’interface avec les services du service d’aide médicale urgente (SAMU), de la police, de la gendarmerie et des pompiers. Cependant, malgré les campagnes d’information et le dévouement de l’unique unité de régulation d’urgence du 114 située au CHU de Grenoble, ce service connaît encore un important déficit de notoriété. Plus de dix ans après sa création, les résultats du baromètre Viavoice de janvier 2024 montre que seulement 6 % des personnes sourdes et malentendantes en France connaissent ce numéro d’urgence. La méconnaissance de ce service peut entraîner de graves conséquences pour les personnes sourdes et malentendantes qui risquent d’être confrontées à des retards ou à des défauts de prise en charge dans des situations d’urgence pour leur santé ou leur sécurité. Il apparaît donc nécessaire de prendre des mesures pour renforcer la notoriété de ce service, en investissant des moyens supplémentaires afin d’améliorer notamment les campagnes d’information et d’affichage dans les établissements recevant du public. L’intervention de l’État doit également permettre de développer les initiatives mises en œuvre en faveur de la formation des agents de police et de secours en lien avec le personnel de régulation d’urgence du 114. Les professionnels du secteur insistent enfin sur la nécessité de renforcer l’accessibilité de la formation d’assistant de régulation médicale pour les personnes sourdes et malentendantes afin de leur permettre de bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et compétences. Il l’interroge donc sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin d’assurer la promotion de l’outil indispensable que représente le numéro d’urgence 114 dans l’objectif de garantir l’effectivité du principe d’égalité des droits et de favoriser une meilleure inclusion des personnes sourdes et malentendantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6391</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel</ministreQuestion><ministreJO>Réussite scolaire et enseignement professionnel</ministreJO><Objet>Centres de formation d’apprentis et aménagement pour les apprentis sportifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2545. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel, sur l’apprentissage aménagé pour les sportifs. En effet, les centres de formation d’apprentis (CFA) en France permettent de préparer tous les diplômes professionnels et technologiques de l’éducation nationale. La formation pratique de l’apprenti se fait principalement dans l’entreprise, la formation théorique étant assurée par le CFA. Pour le baccalauréat professionnel, il se déroule généralement sur trois années. Un apprenti perçoit alors un salaire durant ces trois années par l’entreprise privée ou organisme public qui l’embauche. Les entreprises, à cet effet, bénéficient d’une aide à l’embauche de 6 000 euros par année. Les CFA, via France compétences, perçoivent une aide en moyenne de 6 500 euros par année et par apprenti. De plus, les sportifs qui souhaitent s’orienter dans une filière proposée par les CFA ont, de par leur statut, droit à un aménagement. Ce qui prolonge leur apprentissage d’une année, soit quatre au total pour un baccalauréat professionnel par exemple. Or cette particularité « d’aménagement » pour les sportifs n’est pas prise en compte s’agissant du versement des aides et de l’organisation des examens au bout de la quatrième année. L’aide de l’année supplémentaire n’est pas versée. Aussi, en réponse aux attentes des entreprises et CFA, il lui demande comment le Gouvernement envisage de soutenir cette filière de l’enseignement professionnel et de ses particularités notamment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6392</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Interdiction des chauffages extérieurs pour les bars et restaurants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2550. — 3 décembre 2024. — Mme Florence Joubert alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat sur une possible limitation de l’interdiction de chauffage pesant sur les bars et restaurants disposant d’une terrasse sur le domaine public, compte tenu du contexte économique difficile. En effet, depuis le décret n° 2022-452 du 30 mars 2022 relatif à l’interdiction de l’utilisation en extérieur de systèmes de chauffage, les bars et restaurants ne peuvent plus assurer un accueil chauffé de leur clientèle. Tout contrevenant est alors passible d’une amende de 1 500 euros, pouvant atteindre 3 000 euros en cas de récidive. Cette interdiction leur cause, de manière mécanique, un manque à gagner préjudiciable. Ainsi, selon un sondage réalisé en décembre 2019 par la société Yougov, 67 % des Français fréquenteraient de manière régulière des terrasses chauffées l’hiver. En permettant à nouveau une utilisation limitée du chauffage lorsque la température se révèlerait dissuasive pour une fréquentation optimale, la puissance publique pourrait participer à la relance de leur activité économique. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’abroger ou, à défaut, de suspendre jusqu’au 31 décembre 2027 le décret du 30 mars 2022 relatif à l’interdiction des chauffages extérieurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6392</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tenue de la commission traitant les demandes de financement FNSAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2419. — 3 décembre 2024. — Mme Sandrine Runel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la tenue de la commission en charge de rendre les avis sur les demandes de financements au titre du Fonds national de solidarité et d’actions mutualistes (FNSAM). Le FNSAM a pour mission essentielle d’accorder un soutien financier (prêts ou subventions) aux mutuelles et unions du Livre III (du code de la mutualité) pour la création et le développement de services de soins et d’accompagnement mutualistes (SSAM). Les décisions de prêts et subventions FNSAM sont prises par la ministre de la santé et de l’accès aux soins après avis d’une commission dédiée. En juillet 2023, les mutualités ont été notifiées de la tenue, au cours du mois de décembre 2023, de la commission en charge de rendre les avis sur les demandes de financement au titre du FNSAM. Les mutualités ont ainsi déposé des projets et y ont fléché des moyens budgétaires. Seulement, aucune commission ne s’est tenue depuis le dépôt de ces projets, il y a plus d’un an. Ayant alloué une partie de leur fonds propres aux projets déposés pour financement FNSAM au détriment d’autres projets, ce délai de réponse anormalement long met les mutualités dans une situation financière complexe et freine, voire empêche, la réalisation de nouveaux projets. Par ailleurs, ces projets sont tous structurants pour les territoires et répondent à une attente de la population que l’on ne peut ignorer. Les mutualités attendent aujourd’hui la tenue de cette commission, afin d’avoir des réponses quant aux résultats de cet appel à projets datant de septembre 2023. Aussi, Mme la députée aimerait que Mme la ministre lui indique la date prévue de réunion de cette commission ainsi que le délai dans lequel elle pourrait être en capacité de leur notifier votre décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6392</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Information des Français quant aux frais réels des soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2420. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet de la sensibilisation des concitoyens aux frais réels que constituent un passage à l’hôpital, en particulier aux urgences. Alors que les questions de santé sont particulièrement sensibles depuis la crise sanitaire, le coût d’un passage à l’hôpital est encore quelque chose d’obscur pour bon nombre de Français. Pour la majorité d’entre eux, le droit au soin est un service public comme un autre et la « gratuité » de l’accès aux soins une évidence. Or cette gratuité n’est qu’une prise en charge qu’offre la collectivité grâce à la sécurité sociale et les coûts des soins sont presque systématiquement invisibilisés, en particulier après un passage aux urgences. À ce sujet, la remise au patient d’une note reprenant les coûts engendrés par son passage à l’hôpital lors de sa sortie permettrait sans doute de rendre plus perceptible et plus concret au plus grand nombre ce que coûte réellement une hospitalisation. Il lui demande sa position sur une telle proposition et si le Gouvernement étudie actuellement d’autres proposition allant dans le sens d’une meilleure information des Français quant aux frais réels des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6393</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Protection des fabricants français sur les produits "100% santé"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2421. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences pour l’industrie optique française du déploiement du dispositif « 100 % santé ». Cette réforme a permis un reste à charge zéro pour les citoyens sur les soins optiques, dentaires et auditifs. Bien que cette mesure soit incontestablement bénéfique pour le pouvoir d’achat des compatriotes, elle implique l’achat de montures et de verres à bas coût en provenance d’Asie au détriment des lunettes fabriquées en France pour répondre au niveau de prix exigé par le dispositif « 100 % santé ». Aussi, les lunetiers du bassin oyonnaxien ont enregistré une perte immédiate de 300 000 montures en fabrication engendrant une destruction d’emplois qui risque de s’accroître fortement à long terme et ce sur l’ensemble des territoires concernés par l’industrie optique. Aussi, il lui demande s’il compte mettre en œuvre une mesure de protection en faveur des fabricants français dans le cadre du dispositif optique « 100 % santé ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6393</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé - Accès aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2422. — 3 décembre 2024. — M. Matthieu Marchio alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les annonces relatives à la diminution des remboursements des consultations médicales et des médicaments prévues dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2025. La baisse annoncée des taux de remboursement, notamment des médicaments, accompagnée de l’augmentation du ticket modérateur, représente un transfert massif de charges vers les complémentaires santé et inévitablement vers les assurés. Cette mesure, qui ne figurera pas dans le texte de loi mais sera actée par arrêté ministériel, prévoit une diminution des remboursements à hauteur de 5 %, ajoutant aux charges des ménages dans un contexte économique déjà tendu. Ces décisions s’inscrivent dans une logique de réduction des dépenses de santé à hauteur de 5 milliards d’euros, dont 1,2 milliard provenant de baisses des prix des produits de santé et 600 millions par des mesures d’efficience à l’hôpital et en soins de ville. Toutefois, ces économies se feraient au détriment des patients, des professionnels de santé et de l’accès aux soins, fragilisant encore davantage le système de solidarité nationale. Dans les territoires ruraux et périurbains, où l’accès à une complémentaire santé peut être limité, ces déremboursements risquent de creuser les inégalités sociales et territoriales. Cette orientation est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte où les dépenses de santé ont dérapé cette année, selon les propres déclarations de Mme la ministre, et où des efforts de dialogue avec les industriels sont envisagés pour compenser ces dépassements. M. le député demande donc à Mme la ministre de clarifier les justifications de ces choix, de détailler les mécanismes qui garantiront que ces décisions ne pénaliseront pas les patients les plus modestes et de préciser les garanties apportées pour préserver l’accès aux soins de qualité pour tous. Il s’interroge sur la pertinence de tels choix budgétaires et demande si des alternatives ont été envisagées pour éviter que les économies nécessaires ne soient supportées en grande partie par les assurés. Il appelle le Gouvernement à renoncer à cette hausse qui va contraindre des Français à renoncer à se soigner et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6393</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2513. — 3 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques. Le 3e cycle pharmaceutique devrait apporter une formation de meilleure qualité, plus adaptée avec les pratiques actuelles d’un pharmacien. Cela passe, notamment, par un stage renforcé avec un nouveau statut de droit public permettant des rémunérations correctes, l’accès à une indemnité forfaitaire d’hébergement et à une indemnité forfaitaire de transport. Aussi, l’application de cette réforme apparaît urgente parce qu’elle vise à améliorer la formation des pharmaciens. Au-delà, l’application de cette réforme participera de la répartition homogène des professionnels de santé et contribuera à l’accessibilité aux soins pour les concitoyens. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures pourraient être prises afin que la réforme du 3e cycle pharmaceutique soit réellement appliquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6393</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppressions de lits en psychiatrie dans l’Aisne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2527. — 3 décembre 2024. — M. Julien Dive alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences préoccupantes des suppressions de lits en psychiatrie dans le département de l’Aisne, notamment au sein des unités de proximité (UP). Ces unités de proximité, pleinement intégrées dans le maillage territorial, répondent aux besoins d’une population fragile, en offrant des prises en charge rapides et adaptées pour des patients souvent en crise aiguë. Leur fermeture progressive, décidée dans le cadre du virage ambulatoire, soulève de nombreuses inquiétudes parmi les professionnels de santé, les syndicats et les élus locaux. Les conséquences de cette réorganisation risquent de se traduire par une saturation accrue des urgences et des services hospitaliers restants, une dégradation de la continuité des soins et un impact négatif sur les conditions de travail des soignants. Les témoignages locaux rapportent une situation déjà critique, où les lits disponibles sont occupés en permanence et où l’absence d’alternatives viables menace la qualité et la sécurité des prises en charge. Dans un territoire comme l’Aisne, particulièrement affecté par la désertification médicale, ces suppressions accentuent les inégalités d’accès aux soins et fragilisent davantage une population déjà vulnérable. Il souhaite connaître les mesures immédiates qu’elle envisage de prendre pour garantir le maintien d’une offre de soins adaptée en psychiatrie dans l’Aisne et s’assurer que le virage ambulatoire ne se traduise pas par une dégradation de la qualité des soins ni par une rupture d’accès pour les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6394</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Amélioration de l’accès aux soins palliatifs à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2536. — 3 décembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par certaines familles concernant l’accès aux soins palliatifs à domicile. Il persiste des obstacles administratifs liés à l’hospitalisation à domicile (HAD), notamment l’impossibilité pour les infirmiers libéraux d’accéder à certains matériels médicaux, tels que le kit de drainage PleurX, nécessaire au confort des patients en fin de vie. Cette restriction impose aux patients et à leurs familles de recourir au HAD, même lorsque ceux-ci préfèrent une prise en charge par une infirmière libérale à domicile, créant des situations de grande détresse et limitant la liberté de choix en fin de vie. Elle lui demande ainsi quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux soins palliatifs à domicile, en dehors du cadre strict de l’HAD et permettre aux patients d’exercer pleinement leur droit à choisir leur mode de prise en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6394</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement de l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2561. — 3 décembre 2024. — M. Manuel Bompard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social et médicosocial privé, actée par arrêté le 5 août 2024. C’est une réponse positive qui répond aux demandes de revalorisation des salaires du secteur, mais sa mise en œuvre pourrait poser de graves difficultés aux associations, qui n’ont reçu aucune garantie que l’État la compensera. Les associations concernées ne disposent en effet pas de fonds propres et doivent assurer un budget à l’équilibre qui est déjà insuffisant pour exercer leurs délégations de service public. Elles auront donc le choix entre couper dans les budgets de leurs missions, ou encore licencier des employés, sachant qu’il leur est obligatoire de verser la prime ; dans tous les cas, ce sont les bénéficiaires de ces structures qui en seront pénalisés. Il lui demande ce qu’elle a l’intention de faire pour éviter cela.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6394</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Expérimentation des VLMG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2572. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dispositif de « véhicule de liaison de médecine générale » (VLMG) imaginé et mis en œuvre par le centre hospitalier d’urgence de Toulouse lors du pic de l’épidémie de covid-19 en 2020 afin de répondre à un grand nombre de demandes de Français nécessitant une intervention médicale relevant de la médecine générale. Ce VLMG est constitué d’un médecin généraliste et d’un ambulancier, intervenant de 9 heures à minuit, sept jours sur sept, avec du matériel permettant un examen clinique et le recueil de paramètres vitaux ainsi que la réalisation d’électrocardiogrammes et d’injections (antalgie, par exemple). Il est activé pour des patients qui ne peuvent pas se déplacer et pour lesquels le médecin traitant ou SOS Médecins ne peuvent pas intervenir, ou pas dans un délai compatible avec le motif médical invoqué. Il peut s’agir de patients isolés, exclus sur le plan social voire précaires, ou de personnes âgées. Le périmètre d’intervention va largement au-delà de la ville. Les interventions peuvent se faire à domicile, dans un Ehpad, sur le lieu de travail, partout où c’est nécessaire. Outre l’examen clinique et les soins prodigués sur place au patient, la VLMG peut délivrer une ordonnance (pour médicaments, analyses à réaliser si persistance des symptômes, etc.) et fait dans tous les cas un lien avec le médecin traitant. Ce dispositif a apporté une agilité et une souplesse remarquées par les acteurs du milieu sanitaire, avant d’être inexplicablement terminé. Ayant interrogé le Gouvernement dès juillet 2020 sur ce sujet et régulièrement renouvelé la présente question sans obtenir de réponse, M. le député demande en premier lieu à Mme la ministre la raison de la disparition de ce dispositif et, en second lieu, si les VLMG avaient fait l’objet d’une évaluation. Il lui demande aussi si une expérimentation était envisagée par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6395</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inquiétude des médecins sur les prescriptions médicales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2573. — 3 décembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la vive inquiétude des médecins généralistes et des syndicats de médecins concernant le décret n° 2024-968 du 30 octobre 2024 « relatif au document destiné à renforcer la pertinence des prescriptions médicales ». Ce décret impose au médecin de porter des renseignements personnels, tels que la pathologie dont souffre son patient, sur les ordonnances ou sur un document joint, afin de justifier la prescription de certains médicaments. Dans les faits, cette disposition conditionne donc le remboursement de certains produits de santé à la divulgation de données personnelles et à la conformité de ces données avec les indications établies par la Haute Autorité de santé (HAS). Mme la députée s’interroge sur la portée d’un tel décret qui va entériner la fin du secret médical et pourrait engendrer des effets néfastes directs ou indirects pour les personnes concernées. Le secret médical est un devoir pour le praticien et un droit fondamental pour le patient. C’est la condition sine qua non de la confiance du malade envers son médecin à qui il peut se confier en toute discrétion. Sans cette confiance, de nombreux patients hésiteront à consulter et à se faire soigner. Abroger cette règle médicale constitue donc une violation du respect de la vie privée et pourrait conduire à une dégradation de la santé publique. En outre, Mme la députée interpelle Mme la ministre sur les conséquences de ce décret sur les professionnels de santé qui vont voir leurs tâches administratives quotidiennes s’alourdir encore à la suite de cette mesure. Cet alourdissement est mis en place au moment même où il devrait être question de leur libérer du temps médical afin qu’ils se consacrent davantage à leurs patients, qui plus est lors d’une période où la demande en soins est forte et où 11 % des Français n’ont toujours pas de médecin traitant. Enfin, Mme la députée s’inquiète des indications thérapeutiques remboursables établies par la Haute Autorité de santé (HAS) : dans les faits, de nombreux médecins craignent que des médicaments réputés pour soigner certaines pathologies ne soient pas remboursables parce qu’ils ne correspondent pas aux indications établies par cette autorité, engendrant une moins bonne prise en charge des patients. Elle lui demande donc quelles dispositions elle souhaite prendre afin d’éviter la violation du secret médical, la détérioration des conditions de travail des médecins et les conséquences sur la dégradation de la santé publique qu’induisent ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6395</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Soutenir la reconnaissance de la régulation SOS Médecins en journée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2574. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de la régulation assurée par les associations SOS Médecins France, qui offrent depuis plus de 50 ans un service de soins non programmés, disponible 7 jours sur 7, en journée et dans le cadre de la permanence des soins (PDS) en soirée et les week-ends. Ces associations sont reconnues pour leur capacité à fournir une réponse rapide et adaptée aux appels médicaux. Cependant, alors que le service d’accès aux soins (SAS) se déploie pour faciliter l’accès aux soins non programmés, il est surprenant de constater que la régulation assurée par SOS Médecins en journée n’est pas reconnue comme elle l’est pour la permanence des soins en soirée, la nuit et les week-ends, au même titre que celle du SAS en journée. Depuis plus de 50 ans, SOS Médecins assure une écoute médicale de qualité, prenant en charge 6,8 millions d’appels par an et déclenchant des interventions adaptées selon l’urgence et la nature des situations rencontrées, telles que des visites au domicile des patients, en Ehpad, ou encore en centre pénitentiaire. Cet engagement continu apporte une expertise précieuse et une réactivité vitale pour les concitoyens et pour les services publics. Comment expliquer cette politique de distinction de reconnaissance de compétence en fonction des horaires, une forme de « deux poids, deux mesures » qui fragilise l’intégrité de la régulation assurée par SOS Médecins en journée. Cette organisation, de par son expérience et son dévouement, est un acteur essentiel et complémentaire dans l’accès aux soins de proximité, y compris en journée, en intervenant notamment auprès des patients les plus âgés, souvent isolés, seuls à leur domicile et sans médecin traitant. Elle lui demande s’il ne serait pas pertinent de reconnaître pleinement le rôle de SOS Médecins dans le cadre des horaires de journée, en parallèle du SAS, afin que les besoins en soins non programmés soient couverts de manière équitable et optimale tout au long de la journée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6396</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ostéopathie - mises à jour nécessaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2575. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de faire évoluer le statut de la profession d’ostéopathe, dans l’intérêt des praticiens mais aussi des patients. Actuellement, l’absence d’un système de gouvernance clair pour l’ensemble des ostéopathes, combinée à l’incapacité des agences régionales de santé (ARS) à répondre efficacement aux besoins de contrôle et de sanctions, crée une carence préoccupante dans le suivi de cette profession. Cette situation compromet la qualité des soins et le respect des standards déontologiques essentiels pour garantir la sécurité des patients. Le dernier rapport de l’inspection générale des affaires sociales avait ainsi souligné la nécessité d’instaurer une gouvernance unique pour tous les titulaires du titre d’ostéopathe, afin de renforcer la régulation de la profession. Il avait également mis en évidence l’hétérogénéité des formations en ostéopathie, tant dans leur qualité que dans le nombre de diplômés chaque année. Pour remédier à ces lacunes, le Registre des ostéopathes de France (ROF) avait formulé plusieurs recommandations essentielles : l’instauration d’un numerus clausus annuel, afin de limiter la surpopulation professionnelle et de préserver les débouchés des nouvelles générations ; la mise en place de contrôles annuels et systématiques des établissements de formation, incluant des inspections sur site ; et le renforcement des liens entre les écoles d’ostéopathie et les universités, afin de consolider les moyens alloués à la recherche et d’offrir aux étudiants des passerelles académiques. Ces mesures permettraient, selon le ROF, de lever l’ambiguïté qui pèse actuellement sur la profession et de répondre aux attentes des patients, particulièrement en matière de qualité de soins. En outre, il réitère également sa demande de reconnaissance de l’ostéopathie comme une profession de santé à part entière. Cette reconnaissance permettrait notamment aux ostéopathes d’intégrer pleinement des structures comme les maisons de santé pluridisciplinaires, les hôpitaux et les cliniques, renforçant ainsi leur rôle dans le système de soins. Elle souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement sur ces recommandations et savoir s’il compte prendre des mesures sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6396</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Invasion des punaises de lit à Marseille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2580. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la problématique des punaises de lit qui sévissent toujours à Marseille, véritable enjeu de santé publique. En effet, après la région Île-de-France et la région du Limousin, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus touchée entre 2014 et 2020 par l’invasion des punaises de lit. En effet, près d’un foyer sur cinq est concerné par une infestation dans les Bouches-du-Rhône. Depuis la crise d’octobre 2023, la problématique des punaises de lit ne s’est pas résolue à Marseille. Le vendredi 22 mars 2024, l’école élémentaire de Saint-Mitre dans le 13e arrondissement a fermé ses portes le temps qu’une désinfection totale soit effectuée. Mais l’action des pouvoirs publics tarde. La présidente des parents d’élèves n’hésite pas à souligner la faible réactivité de la mairie. Il y a sur cet enjeu une véritable défaillance des pouvoirs locaux. La fermeture d’école pour cause d’infestation de parasite n’est pas une nouveauté. Ainsi, en 2018, pas moins de 11 écoles avaient été fermées pour cause d’infestation. En outre, comme Mme la députée le rappelait précédemment dans une question écrite sur les dépôts sauvages, la ville de Marseille n’est pas connue pour être un modèle de propreté. Ces dépôts sauvages sont souvent composés de mobiliers pouvant être infestés par les punaises de lit. Il apparaît urgent d’agir contre la multiplication de tels dépôts afin de stopper la prolifération des punaises de lit, qui sont un véritable danger de santé publique. En effet, la prolifération de ses parasites est telle qu’en septembre 2023, près de 30 % des agents de la Régie des transports métropolitains, qui gère les transports en commun marseillais, se sont mis en arrêt maladie. L’invasion des punaises de lit à Marseille dégrade également la qualité de vie des foyers infectés. Les piqûres de ces parasites causent des troubles du sommeil, pouvant même conduire à de l’anxiété voire à un certain isolement social. Plus encore, certains particuliers qui décideraient d’agir pour lutter contre l’infestation de leur logement s’exposent à des problèmes de santé liés à l’épandage de puissants insecticides. Les punaises de lits ne sont pas un complot, mais une réalité pour beaucoup de Marseillais, qui attendent l’action du Gouvernement. Elle lui demande donc ce qu’elle compte faire pour garantir les bonnes conditions de travail, d’études et de vie des Français au sein de leurs foyers et quelles seront les mesures prises pour pallier les déficiences des pouvoirs publics locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6397</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Engagement de l’État à l’égard de la politique de santé en Polynésie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2586. — 3 décembre 2024. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les défauts constatés dans l’engagement de l’État à l’égard de la politique de santé en Polynésie française. Depuis 2021, l’État a interrompu son soutien à la protection sociale généralisée (PSG), le système de couverture sociale en vigueur sur ce territoire qui garantit notamment l’accès universel aux soins de santé (consultations médicales, hospitalisations et médicaments). Le but était alors d’orienter l’appui de l’État vers l’amélioration de l’offre de soins, de la formation des acteurs de santé et du développement de la recherche locale. Si ces objectifs sont tout à fait louables, il reste toutefois indispensable de participer au financement des soins médicaux, pour garantir à tous les ressortissants une égalité d’accès aux services de santé sur l’ensemble du territoire national. La loi consacre d’ailleurs ce principe dans le code de la santé publique, dont l’article L. 1110-5, applicable en Polynésie française, accorde à toute personne le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire. L’État conserve donc une responsabilité en matière de santé sur l’ensemble du territoire national. La Cour des comptes indique en ce sens qu’il « lui appartient en dernier ressort d’en être l’ultime garant et de veiller à ce que soit assurée l’égalité de chacun dans le domaine de la santé, où qu’il vive, en métropole ou dans les outre-mer » (Rapport public thématique, La santé dans les outre-mer, Une responsabilité de la République 2009). Néanmoins, l’accès équitable aux soins en Polynésie française rencontre des obstacles matériels : d’une part, la double voire la triple insularité et d’autre part, les coûts financiers considérables des traitements anti-cancéreux, qui ne peuvent être entièrement supportés par « le Pays ». Concernant d’abord la double insularité, la Polynésie française se compose de 118 îles, dont 76 sont habitées, réparties sur un territoire aussi vaste que le continent européen. Parmi ces îles, 48 sont accessibles par avion et seules quatre d’entre elles disposent d’un établissement hospitalier : Moorea, Raiatea, Nuku-Hiva, tandis que Tahiti en compte quatre. Les patients les plus gravement atteints doivent être transportés depuis leur île d’origine vers une île disposant d’un établissement capable de les prendre en charge, souvent par voie aérienne, ou par bateau que ce soit à l’occasion d’évacuations sanitaires programmées ou non-programmées. Ce sont près de 1 200 évacuations sanitaires urgentes donc non-programmées, qui sont effectuées par voie aérienne chaque année, dont 15 % par des moyens militaires lorsque les moyens civils sont inexistants, inadaptés, insuffisants ou indisponibles. Ces frais de transports, dont le montant annuel s’élève à 12 millions d’euros, sont supportés par la Caisse de prévoyance sociale (CPS) auprès des différents prestataires de transport, dont l’armée. Cette charge financière importante épuise les fonds de la CPS, mettant en danger l’accès des citoyens aux soins de santé. En ce qui concerne la lutte contre le cancer, celle-ci a connu une véritable révolution médicale sur les deux dernières décennies grâce à la mise au point de nouveaux médicaments, aussi appelés « molécules onéreuses ». Ceux-ci ont néanmoins des coûts de production très élevés et peuvent être prescrits pendant de longues périodes. Or plus de 600 nouveaux cancers sont diagnostiqués tous les ans et actuellement près de 7 000 patients sont suivis pour cette pathologie en Polynésie. Le coût annuel du traitement contre le cancer s’élève à plus de 100 millions d’euros, soit 13 milliards XPF, avec 40 % de cette somme consacrée aux molécules, analyses et dispositifs médicaux onéreux. Par conséquent, ces molécules onéreuses constituent plus de 30 % des dépenses totales en médicaments prises en charge par la CPS, alors même que la part de la population traitée par ces molécules et dispositifs onéreux ne représente que 2 %. Dans ce contexte, la prise en charge des molécules onéreuses déstabilise l’équilibre des régimes de protection sociale et nécessite un appui de l’État, au titre de la solidarité nationale. Si la Caisse de prévoyance sociale n’est plus en mesure de supporter le coût de ces médicaments innovants, il en résultera une perte de chance pour les patients, qui ne recevront pas un traitement équivalent à celui que recevrait un résident de l’Hexagone. Les complications liées aux cancers insuffisamment traités pourraient également conduire à des évacuations sanitaires vers l’Hexagone. Face à ces constats et en tenant compte du fait que l’État est garant du droit à la protection de la santé sur l’ensemble du territoire national, elle souhaiterait savoir quelles mesures de soutien ont été prises et seront prises par l’État pour soutenir la Polynésie dans le financement des évacuations sanitaires d’urgences et celui des molécules onéreuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6397</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La financiarisation de la radiologie à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2587. — 3 décembre 2024. — M. Perceval Gaillard alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la financiarisation de la santé et notamment de la radiologie à La Réunion. En effet, des fonds d’investissement ont mis la main sur 90 % des cabinets de radiologie qui ont des droits d’accès sur les équipements lourds : IRM et scanner. À titre de comparaison, en Hexagone, 20 % des cabinets se sont vendus aux sociétés de capital investissement. Face à ces structures financiarisées, le Conseil national de l’Ordre des médecins craint « une sélection des patients pris en charge en fonction de la rentabilité ». Dans un communiqué de juin 2022, l’Académie nationale de médecine a souligné le risque que font peser sur le secteur de la radiologie les montages et contrats dépossédant les professionnels de la maîtrise de la gouvernance et de la gestion des sociétés. Elle indique que « ces contrats, à multiples étages sur le fond et la forme, induisent une dérèglementation professionnelle avec des risques avérés de perte d’autonomie décisionnelle et d’orientation de l’activité vers des examens rentables, simples et modélisés aux dépens de l’urgence ». À La Réunion, des patients témoignent de délais anormalement longs pour certains actes, comme la mammographie. À titre d’illustration, une patiente attend depuis 7 mois un rendez-vous pour une mammographie. La financiarisation de la santé, en l’espèce de la radiologie, engendre une défaillance grave dans l’accès aux soins et a fortiori, de la santé publique. C’est pourquoi il l’alerte sur ce phénomène et souhaite savoir ce qu’elle envisage de mettre en œuvre pour le contrer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6398</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Aide au financement du matériel des personnes en situation d’handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2593. — 3 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge totale des fauteuils roulants comme annoncé par M. le Président de la République le 26 avril 2023 lors de la conférence nationale du handicap. Force est de constater que les personnes en situation de handicap ont des besoins d’aides à la mobilité très spécifiques, avec des fauteuils roulants sur mesure adaptés aux pathologies de chacun. Ces fauteuils ont un coût plus important que les fauteuils classiques, soit entre 4 000 euros et 10 000 euros pour un fauteuil manuel configurable et jusqu’à plus de 40 000 euros pour un fauteuil électrique évolutif. À ce jour, la prise en charge de ces fauteuils par l’assurance maladie est : entre 394,60 euros et 962,20 euros pour un fauteuil roulant manuel, entre 2 702,81 euros et 3 938,01 euros pour un fauteuil roulant électrique, de 5 187,48 euros pour les fauteuils roulants éclectiques avec verticalisateur et de 5 187,44 euros pour les fauteuils roulants électriques monte-marche. Les personnes en situation d’handicap ont alors de très lourds restes à charge qui les obligent à conserver un fauteuil durant de nombreuses années alors même que leur pathologie peut évoluer. Les fabricants, les prestataires et les associations s’interrogent sur les dernières conditions de prise en charge tarifaire qui leur ont été présentées où certains fauteuils roulants essentiels à l’autonomie des personnes ne seraient plus pris en charge. Cette année, la France a accueilli les jeux Olympiques et Paralympiques. Le parasport contribue à briser les barrières, en favorisant le bien-être mental, physique, l’inclusion sociale et le développement personnel. Les fauteuils roulants, les prothèses ou les équipements sportifs ne sont pas seulement des dispositifs fonctionnels : ce sont également des moyens d’expression, d’épanouissement personnel et une clé vers l’autonomie. Elle souhaiterait connaître quelles seront les prochaines modalités de prise en charge des fauteuils roulants par l’assurance maladie ainsi que leur date d’entrée en application mais aussi s’il est envisagé un relèvement des barèmes de réparations et des déplacements liés au dépannage du matériel défaillant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6398</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Détournement de la revalorisation des pensions d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2595. — 3 décembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’attitude préoccupante de certaines caisses de prévoyance et de santé,  qui ajustent leurs prestations, privant ainsi les personnes invalides des bénéfices attendus de la récente revalorisation des pensions d’invalidité. Dans ce contexte économique difficile, marqué par une hausse du coût de la vie, le Gouvernement avait annoncé une augmentation des pensions pour aider les personnes invalides, les plus fragiles financièrement à faire face à l’inflation. Cependant, des comportements opportunistes de certains organismes réduisent l’impact positif de cette mesure. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour empêcher ces actions contraires à l’esprit de la revalorisation et pour s’assurer que les personnes en situation d’invalidité bénéficient réellement des ajustements financiers prévus à leur avantage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6398</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’achat de fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2596. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des fauteuils roulants par l’assurance maladie. Le 26 avril 2023, M. Macron avait annoncé la prise en charge de tous les fauteuils roulants par l’assurance maladie dès 2024. Cependant, la disposition proposée entraînera, si elle est validée, un prix limite de vente qui exclura donc les fauteuils roulants, ainsi que tous les produits médicaux vendus à un prix supérieur à la limite, de la LPPR (liste de prestations et des produits remboursables par l’assurance maladie), donc ne seront pas remboursés ou pris en charge. Pour les fauteuils roulants manuels configurables, ce prix est fixé à 2 600 euros, sachant qu’un fauteuil de ce type coûte aujourd’hui entre 5 000 et 7 000 euros. Ainsi, en plus d’empêcher un remboursement de l’assurance maladie, les mutuelles ne pourront plus intervenir sur le coût du fauteuil ni sur le reste à charge et aucun contrôle sur la résistance et la fiabilité du produit ne sera obligatoire. En 2024, près de 2 à 3 % des Français ont besoin d’un fauteuil roulant pour assurer leur mobilité au quotidien. Le coût de ces appareils représente parfois un investissement trop lourd à supporter auquel certain préfère renoncer, ce qui implique un risque majeur pour leur santé physique et mentale. Aussi, il lui demande quelles sont les dispositions envisagées afin de prendre intégralement en charge l’achat de fauteuils roulants manuels et électriques dès 2024, conformément à la promesse du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6399</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés des pharmaciens d’officine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2600. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par les pharmacies d’officine. Depuis le début de l’année 2023, la situation financière pour les pharmaciens d’officine se dégrade fortement. Les experts-comptables alertent sur l’état actuel des trésoreries des pharmacies et les grossistes répartiteurs constatent un doublement des demandes d’échelonnement de paiement. Dans le Jura, 11 officines ont fermé depuis 2017 et il ne faudrait pas que ce mouvement s’amplifie au risque d’une perte d’un maillage territorial très performant permettant accès aux soins de premier recours pour un bon nombre de citoyens. Le chiffre d’affaires des officines augmente mais de façon artificielle car ils commercialisent des médicaments très onéreux pour lesquels la marge est particulièrement réduite. Dans le même temps les charges ont particulièrement augmenté avec une surinflation égale à 2,2 fois l’inflation générale du fait de l’augmentation de la masse salariale avec deux revalorisations salariales en 2023 selon les accords de branches qui se sont ajoutées aux augmentations conventionnelles soit une augmentation de 18 % en deux ans. Les coûts de structure des officines ont aussi augmenté. À cela s’ajoute la gestion des pénuries de médicaments très chronophage. Enfin la filière fait l’objet d’une réelle désaffection en matière d’étudiants. En effet, plus de 1 100 places ont été vacantes en deuxième année de pharmacie en 2022 et 500 en 2023. Seule profession de santé à avoir une obligation de permanence des soins en continu sur l’ensemble du territoire et seul, les pharmacies sont sollicitées de plus en plus fréquemment notamment pour des recours non urgents et souvent en nuit profonde, ce qui contribue à renforcer la fatigue des professionnels déjà éprouvés par la conjoncture économique. Pour ces raisons, elle souhaite souligner l’urgence de l’ouverture de négociations conventionnelles afin de prendre en compte les difficultés rencontrées par les professionnels du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6399</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gaspillage des médicaments et produits de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2601. — 3 décembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du gaspillage des médicaments et des produits de santé. Les professionnels de santé constatent un gaspillage de certains médicaments et produits de santé en raison d’un conditionnement et de prescriptions inadaptés aux traitements prescrits. Ce gaspillage pèse tant sur les finances publiques que sur l’environnement. En effet, le coût de ce gaspillage est estimé par le réseau des pharmaciens à près de 1,5 milliard d’euros par an. En matière de santé, ce gaspillage renforce le risque de la pratique de l’automédication qui fait courir un risque sanitaire aux patients. Enfin, ce gaspillage induit la création de déchets, ce qui est un non-sens environnemental. Dans un contexte de réduction des dépenses de l’État et pour lutter contre ce gaspillage, il apparaît nécessaire d’encourager les professionnels à adapter le conditionnement aux besoins et aux prescriptions des praticiens. Également, comme le font certains systèmes de santé, il pourrait être envisagé de confier le rôle du conditionnement final des produits de santé aux pharmaciens d’officine afin de délivrer la dose exacte prescrite. Il souhaite avoir connaissance des travaux engagés par le Gouvernement afin de lutter contre le gaspillage des médicaments et des produits de santé, mais aussi connaître son avis sur la question de la délivrance exacte de la prescription par les pharmaciens d’officine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6400</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénuries de médicaments et conditions de travail en pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2602. — 3 décembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail en pharmacie et les ruptures de médicaments qui deviennent de plus en plus fréquentes. Jeudi 30 mai 2024, 9 pharmacies sur 10 sont restées fermées sur tout le territoire français comme le relate Le Point dans un article publié le même jour. À Marseille, ce sont plus de 500 officinaux qui ont défilé de la préfecture jusqu’au Vieux-Port. Parmi eux défilaient pharmaciens, préparateurs, représentants de l’ordre et syndicats qui ont fait part de leur angoisse de voir leur profession directement impactée. Les ruptures de médicaments se révèlent très angoissantes pour les patients et difficiles à gérer pour les pharmacies. Pierre-Olivier Variot, qui préside l’Union des syndicats et des pharmaciens d’officine (USPO) depuis 2021, explique, dans un entretien accordé à RMC le 31 mai 2024, que ses collègues passent en moyenne 12 heures par jour pour trouver des médicaments à leurs patients. L’augmentation des charges nuit grandement à l’exercice de la profession de pharmacien car elle provoque une baisse de rentabilité d’autant plus que le pharmacien titulaire doit verser le salaire à une équipe souvent constituée de 6 membres regroupant pharmaciens adjoints, réparateurs en pharmacie et le personnel de vente. Tous ces aléas contraignent de nombreux établissements à mettre la clé sous la porte comme en témoignent les 36 fermetures enregistrées en janvier 2024, deux fois plus qu’en 2023 à la même période. Le risque de libéralisation de la vente de médicaments en ligne constitue également un facteur à risque pour l’industrie pharmaceutique car cela créée de la concurrence déloyale. Ce marché peut s’avérer dangereux s’il n’est pas bien régulé car n’importe quel individu pourrait vendre clandestinement des produits pharmaceutiques sans avoir de diplôme et sans avoir de réelle connaissance de la substance délivrée. Si les pénuries l’emportent sur les pharmacies françaises, de nombreuses personnes seront tentées de se procurer leurs médicaments en ligne, le tout sans être averties des effets secondaires que leur traitement peut engendrer et sans réelle certitude que le produit délivré est le bon s’il est question de « marché noir ». Elle lui demande donc quelles actions nouvelles elle compte mener pour combattre les pénuries de médicament et répondre aux attentes des pharmaciens et du personnel pharmaceutique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6400</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Neuder</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du Beyfortus pour la bronchiolite du nourrisson
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2603. — 3 décembre 2024. — M. Yannick Neuder attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement du traitement Beyfortus (nirsévimab), destiné à prévenir les infections à virus respiratoire syncytial (VRS) responsables de la bronchiolite, une pathologie affectant gravement les nourrissons. Selon les récentes informations transmises par des organisations de pédiatrie de premier plan, notamment la Société française de pédiatrie (SFP) et l’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa), le passage à un remboursement partiel (30 % en ville) constitue un frein majeur à l’accès à ce traitement pour de nombreuses familles. En effet, le reste à charge, pouvant atteindre 300 euros, est insurmontable pour beaucoup, surtout dans un contexte économique difficile où les mutuelles ne couvrent pas toujours intégralement cette différence. Alors que l’année précédente, l’État avait pris en charge intégralement le coût du Beyfortus, permettant une meilleure protection des nourrissons et une réduction significative des hospitalisations liées à la bronchiolite, cette nouvelle mesure met à mal les efforts déployés pour lutter efficacement contre cette épidémie. Les données de Santé publique France confirment que le VRS reste une menace sanitaire saisonnière importante. Les pédiatres signalent que, comparé à d’autres vaccins infantiles, dont certains sont remboursés à hauteur de 65 % voire intégralement, ce choix de remboursement limité semble incohérent. De plus, les familles bénéficiant de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État peuvent bénéficier d’une prise en charge totale, mais cela n’est pas le cas pour une grande majorité des ménages, qui doivent encore avancer ces frais. M. le député estime donc qu’il est urgent de reconsidérer la politique de remboursement de ce traitement innovant, qui a déjà démontré son efficacité en réduisant les hospitalisations. Permettre une prise en charge totale du Beyfortus en ville constituerait non seulement un acte de solidarité envers les familles, mais également une mesure de santé publique essentielle pour éviter l’engorgement des services hospitaliers en période hivernale. Il est à rappeler que deux études françaises ont démontré l’efficacité du Beyfortus dans la prévention des formes graves de bronchiolite chez les nourrissons. Une étude a estimé que le traitement réduit de 76 % à 81 % le risque d’admission en réanimation pour bronchiolite à VRS. Une modélisation a également montré que l’administration du nirsévimab a permis d’éviter environ 5 800 hospitalisations pour bronchiolite entre le 15 septembre 2023 et le 31 janvier 2024 en France. Ce traitement est donc essentiel pour les familles et plus largement pour éviter le retour d’une épidémie d’ampleur. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2614</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6401</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autorisation d’intérim des personnels soignants en formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2614. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nouvelle réglementation interdisant l’intérim pour le personnel soignant depuis le 1er juillet 2024. En effet cette décision, bien que justifiée, semble omettre les réalités des jeunes personnels en formation qui, en attendant de reprendre leurs études en année de spécialisation, se retrouvent dans l’impossibilité de travailler en intérim, notamment dans leur domaine d’expertise. Certains d’entre eux ont notamment trouvé des emplois temporaires au sein d’associations telles que l’Établissement français du sang (EFS), qui organise des collectes de sang partout en France, particulièrement en période estivale, par exemple avec les remplacements pour congés des titulaires ou la surveillance des plages, et qui pourraient bénéficier de l’aide bienvenue de ces jeunes professionnels dont la formation est en train d’aboutir. Il lui demande ainsi si le Gouvernement entend prendre des mesures permettant aux jeunes personnels soignants de continuer à exercer par intérim dans le domaine médical au cours de l’été ou des périodes pendant lesquelles leur formation est suspendue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2616</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6401</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cartographie des zones sous-dotées en chirurgiens dentistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2616. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la cartographie des zones sous-dotées en chirurgiens-dentistes. La pénurie de chirurgiens-dentistes frappe de nombreux territoires, notamment dans les secteurs de montagne, du fait de l’inégale répartition de ces professionnels de santé. En effet, le zonage relatif à la démographie des chirurgiens-dentistes a pour but de définir les zones où des mesures sont nécessaires pour rééquilibrer l’offre de soins dentaires. Il est également déterminant dans la mise en place d’un dispositif d’incitation à l’installation et au maintien d’exercice dans les zones les moins dotées. Il apparaît donc nécessaire d’établir le zonage des chirurgiens-dentistes en tenant compte de la population saisonnière en sus de celle résidente permanente afin de mesurer les réels besoins sur un territoire. La population peut être multipliée par 40 durant la période hivernale dans certaines stations de ski ; le besoin en soins dentaires est donc relativement marqué. Il faut donc tenir compte des flux touristiques pour déterminer la densité. Ainsi, il lui demande si elle compte favoriser une meilleure répartition géographique des chirurgiens-dentistes en prenant en compte les spécificités de chaque territoire afin de répondre au mieux aux demandes de soins dentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2617</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6401</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conventionnement des infirmières puéricultrices libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2617. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de renforcer le soutien et la reconnaissance des infirmières puéricultrices, en particulier dans le cadre de l’exercice libéral. Ces professionnelles, spécialisées dans les soins pédiatriques et l’accompagnement des parents, jouent un rôle crucial en matière de santé publique, notamment pour les premiers mois et années de la vie, période déterminante dans le développement de l’enfant. Cependant, leur activité en libéral reste entravée par un manque de reconnaissance dans le conventionnement avec l’assurance maladie, ce qui limite leur capacité à exercer pleinement leur métier au service des familles. Actuellement, le zonage géographique appliqué aux infirmiers libéraux (IDEL) ne prend pas en compte la spécificité des infirmières puéricultrices. Cela empêche souvent leur installation dans des zones pourtant marquées par des besoins criants en soins pédiatriques, au détriment des enfants et de leurs familles. De plus, lorsqu’elles parviennent à s’installer, elles occupent une « place » réservée aux infirmiers libéraux, sans pour autant réaliser de soins pour adultes, ce qui fragilise l’offre de soins pour cette population et accentue l’engorgement des services d’urgence pédiatriques pour les plus jeunes. Un autre obstacle réside dans les critères actuels d’accès au conventionnement. Ces derniers privilégient une expérience hospitalière de deux années en temps plein, sans valoriser des expériences extra-hospitalières comme celles acquises en PMI ou en crèche. Or ces expériences, en lien direct avec la petite enfance, sont particulièrement pertinentes pour une pratique libérale adaptée aux réalités des familles. Enfin, le manque de reconnaissance des actes spécifiques des infirmières puéricultrices dans le cadre du conventionnement les contraint souvent à exercer hors convention. Cela limite l’accès à leurs services aux seules familles capables d’en assumer le coût, excluant ainsi les plus modestes, et soulève des enjeux d’égalité en matière de soins et de prévention pour la petite enfance. Face à ces constats et alors que le Gouvernement a engagé des efforts pour renforcer l’attractivité des métiers de la santé et améliorer l’accès aux soins sur le territoire, il apparaît nécessaire de répondre aux attentes des infirmières puéricultrices. Aussi, il souhaiterait savoir si des mesures seront mises en œuvre pour établir un conventionnement spécifique, adapté à leurs actes et à leurs besoins et pour permettre un zonage géographique distinct de celui des IDEL ; ces ajustements permettraient de mieux répondre aux besoins des familles, de garantir un meilleur accès aux soins pédiatriques et de renforcer la prévention en petite enfance, un enjeu clé de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6402</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>IADE : pour une reconnaissance statutaire en tant que praticiens avancés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2618. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et leur demande de reconnaissance statutaire comme praticiens avancés. Cette profession, hautement qualifiée, requiert une formation spécialisée de deux ans accessible après au moins deux années d’expérience en tant qu’infirmier diplômé d’État (IDE) et est sanctionnée par un master universitaire. En raison de leurs compétences et de leur autonomie, les IADE jouent un rôle clé dans l’accès aux soins anesthésiques, mais aussi dans divers domaines des soins critiques tels que le SMUR, les transports sanitaires et la réanimation. Leur contribution essentielle, notamment durant la crise de la covid-19, a mis en lumière leur polyvalence et leur importance pour le système de santé, un constat reconnu et salué à plusieurs reprises. Cependant, leur demande de reconnaissance statutaire spécifique, soutenue par de nombreux rapports de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et des normes internationales, demeure insatisfaite. En juin 2024, avant la dissolution de l’Assemblée nationale, une réforme attendue de longue date concernant la profession infirmière semblait sur le point d’inclure cette reconnaissance, mais celle-ci n’a finalement pas vu le jour. Ce retard freine l’attractivité de cette profession stratégique et compromet l’accès à des soins anesthésiques sécurisés pour les concitoyens. Elle souhaiterait donc connaître sa position sur cette demande de reconnaissance statutaire des IADE en tant que praticiens avancés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6402</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Rémunération des aides-soignants sous la CCN51
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2619. — 3 décembre 2024. — M. Florent Boudié attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des aides-soignants employés dans le cadre de la convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif (CCN51). En vertu de l’avenant n° 2017-02 du 15 mars 2017, le coefficient de référence pour un aide-soignant est fixé à 376 points. Avec la dernière valeur du point portée à 4,58 euros, suite à l’arrêté du 21 décembre 2022, le salaire conventionnel brut pour cette profession s’élève à environs 1 722 euros par mois, soit un montant inférieur au SMIC brut (1 801,80 euros selon le décret n° 2024-951 du 23 octobre 2024). Cette situation, où les salaires conventionnels sont en deçà du minimum légal, oblige les employeurs à compenser la différence par une ligne spécifique intitulée « complément salaire minimum » sur les bulletins de salaire. Ce mécanisme, bien que légal, génère un sentiment de dévalorisation et d’injustice chez cette profession, d’autant plus que les salaires conventionnels étaient autrefois supérieurs au SMIC. En outre, cette stagnation contribue à la crise d’attractivité des métiers du soin, particulièrement pour des professions aussi essentielles que celles des aides-soignants. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour rétablir des salaires compétitifs par rapport au SMIC et garantir une reconnaissance à la hauteur des responsabilités et contraintes spécifiques qui pèsent sur les aides-soignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6402</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2620. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers libéraux. Ils expriment leur très grande souffrance face au manque de reconnaissance de leur travail et à l’absence de revalorisation de leurs missions. Les tarifs des actes médicaux n’ont pas été revalorisés depuis 2009. La nomenclature doit être revue rapidement en prenant en compte des soins hors nomenclature qui mériteraient d’y apparaître (pose de bas de contention, administration de collyres, pose de capteur glycémique, hospitalisation d’un patient sans effectuer le moindre soin). Ils sont les grands oubliés du Ségur alors qu’ils sont restés présents auprès des patients pendant le covid en continuant à se rendre à leur domicile. Ils ont assuré chaque jour la permanence des soins malgré les risques. L’augmentation de 10 % de l’indemnité forfaitaire de déplacement en 2023 n’a pas permis de compenser la hausse des frais de carburant, d’électricité, d’assurance ou même du matériel comme les gants. Les infirmiers estiment avoir perdu 25 % de leur pouvoir d’achat. La pénibilité de ces métiers est conséquente aussi bien au niveau physique, avec une dépendance croissante des patients, qu’au niveau psychologique, avec un accompagnement face à la souffrance, la perte d’autonomie et la fin de vie. L’âge du départ à la retraite de cette profession fixé à 67 ans n’en tient pas compte. Le stress administratif, avec un temps important pour la gestion des ordonnances et les différents supports en fonction des différents payeurs, doit être pris en compte. La peur des indus est quotidienne car la nomenclature est complexe et l’article 102 du PLFSS 2023 a renforcé cette peur avec la possibilité pour les caisses primaires d’assurance maladie de fixer de manière forfaitaire « par extrapolation » la somme à récupérer. L’obligation de continuité des soins est parfois difficile, la gestion et la coordination médicale étant très chronophage et non reconnue. Il est très difficile de trouver un remplaçant pour les vacances ou maladie. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour permettre une plus grande reconnaissance du métier d’infirmier, véritable pilier de la santé au cœur du soin et indispensable au maillage des territoires, en ce qui concerne la revalorisation des soins infirmiers, une meilleure couverture des frais de déplacement et la reconnaissance de la pénibilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6403</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des professionnels de santé membres de l’association Asalée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2621. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les professionnels de santé membres de l’association Asalée. Asalée (Action de santé libérale en équipe) est une association qui permet une collaboration entre des médecins généralistes et des infirmières déléguées à la santé publique, ou des infirmières en pratique avancée, en équipe de soins primaires au service du patient. Concrètement, le but est de déléguer aux infirmiers des actes médicaux et d’accompagner les patients en équipe afin de leur garantir une meilleure prise en charge. Cette prise en charge de qualité, saluée par l’ensemble des acteurs de la santé, allie écoute et proximité et permet les dépistages précoces. Le dispositif Asalée remplit donc une véritable mission de service public, notamment dans les territoires ruraux. L’association Asalée, financée à 95 % par la CNAM, est en attente d’une nouvelle proposition pour la nouvelle convention qui les lie depuis fin 2023. Ces incertitudes quant à la suite de l’accompagnement provoque de très fortes inquiétudes auprès des professionnels de santé membres de l’association Asalée ainsi que des patients souffrant très souvent de pathologies chroniques. Aussi, elle souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour pérenniser l’avenir de cette association dont les acteurs jouent un rôle déterminant dans l’accès aux soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6403</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Statut des infirmiers-anesthésistes diplômés d’État (IADE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2622. — 3 décembre 2024. — Mme Pascale Bay attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut des infirmiers-anesthésistes diplômés d’État (IADE). Cette formation longue et exigeante, reconnue pour sa grande qualité par le corps médical, prépare ses étudiants à quatre domaines d’intervention : l’anesthésie, le préhospitalier, les soins critiques et la gestion de la douleur. Cette profession jouit d’une reconnaissance de longue date pour le sérieux de sa formation et son rôle essentiel à l’appui des médecins. Toutefois, le contenu de la formation pour l’obtention du diplôme d’État d’infirmier en pratique avancée (IPA) s’élargit progressivement aux domaines de compétence des IADE, instaurant une concurrence entre les cursus. Par conséquent, afin d’officialiser la spécificité et l’excellence de leurs compétences, les IADE souhaiteraient que leur soit reconnu le statut de professionnels en pratique avancée. Un tel geste de confiance doit leur être adressé pour témoigner de l’autonomie clinique acquise ainsi que des responsabilités exercées. Le processus d’élargissement de leurs compétences, nécessaire au système de santé, en serait accéléré. Malgré la mobilisation des organisations syndicales, les rencontres avec les élus et le ministère, la publication de rapports de l’IGAS et l’engagement d’un ancien ministre de la santé, aucune modification législative n’a été décidée jusqu’à présent. Elle l’interroge sur sa volonté de défendre le changement du statut des IADE, qui sont des professionnels si essentiels au fonctionnement et à l’évolution nécessaire du système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6403</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Extension de la prime Ségur aux salariés du médico-social privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2624. — 3 décembre 2024. — Mme Élisa Martin interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de garantie de compensation financière par l’État des structures sanitaires, sociales et médico-sociales privées à but non lucratif (BASS) dont les salariés bénéficient de la prime Ségur suite à l’agrément de l’accord du 4 juin 2024, étendu par arrêté le 5 août 2024. L’extension de cette prime concerne les établissements rattachés à certaines conventions collectives nationales (CCN) ou des structures sans CCN (IDCC 9999) dont le code NAF (nomenclature des activités françaises) est mentionné dans l’avenant de 2005 de la BASS. C’est le cas du Centre d’informations des droits des femmes et des familles (CIDFF) dont les salariés se sont vu octroyer la prime mensuelle de 183 euros net (238 euros brut), représentant pour l’employeur 248 euros brut. Si cette réponse à la mobilisation de longue date des professionnels « oubliés du Ségur » était attendue, elle demeure néanmoins inaboutie en raison de l’absence de prévision de compensation permettant de financer cette revalorisation. En effet, il est exposé dans les modalités d’application de cette prime que « pour les non-ESSMS, il n’existe aucune obligation juridique de compensation du coût des accords conventionnels : il appartient à chaque financeur d’apprécier dans quelle mesure un soutien est nécessaire ». Or, sans compensation financière, les associations telles que le CIDFF, dont les missions viennent renforcer ou compléter celles des services publics, ne peuvent rendre ces primes effectives qu’au détriment de la qualité du travail qu’elles réalisent dans l’aide et le soutien aux personnes vulnérables. De surcroît, ces associations connaissent de nombreuses difficultés financières qui ont une incidence directe sur les conditions de réalisation de leurs missions au quotidien. L’appel aux dons lancé par le CIDFF le 5 novembre 2024 témoigne des contraintes que l’absence de garantie de compensation de la prime Ségur vient ajouter aux manques de moyens humains et matériels déjà existants. La pérennité de la prise en charge des publics de l’association, en majorité des femmes en situation de précarité et subissant des violences, se voit alors gravement menacée. Les 98 CIDFF accompagnent chaque années 50 000 victimes de violences sexistes et sexuelles en France. Le nombre de sollicitations est en augmentation pour des moyens qui restent constants. Ces difficultés se répercutent sur la fidélisation des équipes qui font face à un avenir incertain en raison de l’insuffisance des moyens alloués. Ainsi, sans compensation du coût que l’octroi de la prime Ségur engendre pour ces structures, la réduction des effectifs devient inévitable, avec des conséquences irréversibles telles que l’apparition de zones blanches sur le territoire qui serait un préjudice pour les femmes et constituerait une entrave dans leur accès aux droits et à l’autonomie. Mme la députée demande donc à Mme la ministre des clarifications sur les motifs justifiant l’absence de compensation du coût des accords conventionnels pour les structures ne faisant pas partie des établissements ou services sociaux ou médico-sociaux (ESSMS). Elle souhaite une réponse détaillée quant aux solutions alors préconisées pour permettre aux associations accomplissant des missions d’accompagnement social et médico-social comme le CIDFF de poursuivre leur travail sans en voir les conditions impactées faute de financement de la prime octroyée aux salariés de ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6404</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autosuffisance en médicaments dérivés du plasma et moyens donnés à l’EFS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2636. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les attentes exprimées par l’Union départementale des associations pour le don de sang bénévole du Jura au sujet des besoins en constante augmentation des Français en plasma. Depuis plusieurs années, les patients doivent subir un contingentement et des priorisations en ce qui concerne les médicaments dérivés du plasma et plus particulièrement des immunoglobulines. Les causes de cette situation sont la dépendance du pays à plus de 65 % des multinationales du fractionnement. La France a tous les atouts pour atteindre l’autosuffisance en médicaments dérivés du plasma. Le pays peut compter sur plus de 1,5 millions de donneurs de sang. La très grande majorité est prête à donner du plasma pour autant qu’il lui en soit donné la possibilité. D’ores et déjà, la mobilisation des amicales a permis une progression de de 40 % de la collecte de plasma par aphérèse en 2023. Ce mode de prélèvement est le seul qui permette l’augmentation de la collecte de plasma car la stabilisation, voire la baisse, des besoins en produits sanguins labiles ne permettent pas une croissance massive des prélèvements de sang total, engendrant de ce fait une baisse de la quantité de plasma qui en est issu. Reconnu mondialement, l’Établissement français du sang (EFS) est le collecteur public qui, sous condition d’octroi de moyens financiers et humains suffisants, est en mesure de développer un Plan plasma visant la collecte de 1,4 millions de litres en 2026-2027, soit 50 % des besoins nationaux. À la suite d’investissements publics, le Laboratoire du fractionnement et des biotechnologies (LFB), fractionneur sous contrôle de l’État, sera en mesure, lors de l’ouverture de l’usine d’Arras, de traiter annuellement 3,3 millions de litres de plasma, ce qui permettra une large couverture des besoins français s’élevant à 2 millions. Plusieurs propositions sont formulées pour assurer l’autosuffisance de la France en plasma. Tout d’abord, il serait nécessaire de revaloriser le tarif de cession du plasma pour permettre à l’EFS de développer massivement la collecte de plasma pour atteindre l’équilibre budgétaire. Par ailleurs, il faudrait créer les conditions afin que le LFB puisse écouler ses médicaments dérivés du plasma en France à travers des appels d’offres répondant aux exigences sociétales et environnementales favorisant les circuits courts. Enfin, il faudrait réviser, par le biais de l’ANSM et les agences d’État, les textes réglementaires selon le principe bénéfice/risque afin de donner une plus grande agilité à la filière, dans le respect de la santé des donneurs et des patients. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement quant à ses propositions permettant d’assurer la souveraineté sanitaire du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6405</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de plasma sanguin en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2637. — 3 décembre 2024. — M. José Beaurain attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante concernant la collecte de plasma sanguin en France. En effet, le département de l’Aisne, par l’intermédiaire de son établissement de don du sang, a alerté M. le député sur une pénurie significative de plasma, élément essentiel à la fabrication de produits sanguins indispensables à de nombreux traitements médicaux. Actuellement, une part importante du besoin du pays en plasma est couverte par des importations, ce qui expose le système de santé français à des risques stratégiques, notamment en cas de perturbations dans l’approvisionnement international. Cette dépendance contraste avec les efforts constants déployés pour garantir la souveraineté sanitaire. Par ailleurs, le contexte local illustre bien les difficultés rencontrées par les établissements de collecte, qui font face à un manque de moyens pour inciter les dons, améliorer les infrastructures et sensibiliser davantage les populations à l’importance de ces dons. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir les établissements de collecte de plasma, renforcer la capacité de collecte sur le territoire national et réduire la dépendance du pays à l’importation tout en valorisant le rôle citoyen du don de plasma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6405</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins de proximité dans les territoires ruraux et périphériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2638. — 3 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une problématique cruciale concernant l’accès aux soins de proximité dans les territoires ruraux et périphériques. Ces régions font face à des difficultés croissantes liées à la prise en charge des pathologies bénignes, souvent confiée à des structures éloignées des habitants, un système qui soulève de graves interrogations. La situation s’aggrave par les récentes réorganisations des services de santé, qui ont concentré les moyens dans des pôles urbains ou des centres régionaux, éloignant ainsi les services de santé des populations locales. Cela génère une inégalité d’accès aux soins, accentue les frustrations des habitants et complique la gestion des petites pathologies, autrefois assurée par des structures locales accessibles. De nombreux élus, notamment ceux du pôle métropolitain de Besançon et ses environs, se sont récemment exprimés avec force contre les décisions prises par l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. Ces mesures, visant à rationaliser les services de santé en concentrant les décisions dans des centres distants, éloignent davantage les patients des solutions médicales adaptées. Les citoyens, parfois contraints de parcourir des dizaines de kilomètres pour des consultations de base, dénoncent une organisation inadaptée et déshumanisée. Les élus locaux parlent même d’une « connerie », dénonçant des répercussions désastreuses sur la qualité de vie et le lien social dans les territoires ruraux. Ces tensions font écho aux nombreux dysfonctionnements du système de santé, souvent dénoncés par les collectivités locales, qui se retrouvent en première ligne face à des citoyens désemparés. L’optimisation budgétaire, si elle semble être la justification principale des restructurations, se fait au détriment des populations vulnérables, notamment dans des zones où les services de santé étaient déjà sous-dimensionnés avant ces réformes. La concentration des services de santé dans des pôles éloignés accentue la désertification médicale. En Bourgogne-Franche-Comté, par exemple, le recours à des plateformes téléphoniques pour réguler les cas de « petite pathologie » est critiqué pour son caractère impersonnel et inadapté. Les élus de ces territoires témoignent de cas concrets où des diagnostics à distance ont conduit à des situations mal gérées, augmentant la souffrance des patients et les tensions entre professionnels de santé et usagers. Il convient de rappeler que cette situation dépasse la seule région de Bourgogne-Franche-Comté. Partout en France, la réforme des urgences et le manque de médecins généralistes affectent les populations, notamment les plus âgées ou les plus précaires, pour qui la proximité et la relation de confiance avec le médecin traitant sont cruciales. Les collectivités territoriales tentent tant bien que mal de compenser les défaillances du système. Certaines métropoles, comme Rouen ou Aix-Marseille, investissent dans des projets locaux pour pallier la baisse de l’offre de soins et éviter que les citoyens ne se tournent vers les services hospitaliers pour des pathologies mineures. Cependant, ces efforts restent limités par des budgets de plus en plus contraints et des décisions centralisées, souvent perçues comme déconnectées des réalités locales. À Rouen, par exemple, les élus dénoncent une perte significative de ressources, qui impacte directement des services essentiels comme l’accès à l’eau, l’assainissement et les transports publics. Ces réductions budgétaires fragilisent des écosystèmes locaux déjà affaiblis, rendant encore plus difficile la mise en œuvre de solutions innovantes dans le domaine de la santé. Renforcement des maisons de santé pluridisciplinaires : ces structures jouent un rôle essentiel dans les territoires isolés mais manquent souvent de moyens pour absorber les consultations liées aux pathologies courantes. Mme la ministre envisage-t-elle d’augmenter les ressources qui leur sont allouées et de mettre en place des incitations spécifiques pour attirer les jeunes professionnels de santé dans ces zones ? Mise en place de solutions mobiles de santé : face à l’absence de praticiens dans les zones les plus reculées, des équipes médicales mobiles pourraient répondre aux besoins des habitants. Mme la ministre va-t-elle développer ces dispositifs et, si oui, selon quel calendrier et quelles modalités de financement ? Simplification des procédures de régulation des soins : le recours à des plateformes de régulation à distance, bien que techniquement avancé, montre ses limites dans des contextes ruraux. Mme la ministre compte-t-elle adapter ces outils pour mieux intégrer les spécificités locales et garantir des diagnostics fiables tout en soutenant les professionnels de proximité ? Concertation accrue avec les élus locaux dans les décisions de l’ARS : les élus locaux, souvent en première ligne face aux problématiques de santé, dénoncent leur exclusion des processus de décision. Elle souhaite savoir si elle est favorable à une réforme des gouvernances des ARS pour inclure systématiquement les élus locaux et garantir des décisions adaptées aux besoins des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6406</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fardeau psychosocial des maladies de peau affichantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2639. — 3 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le fardeau psychosocial des maladies de peau affichantes. Les maladies de peau affichantes telles que le vitiligo sont des maladies multidimensionnelles qui font peser - au-delà de l’aspect physique - un lourd fardeau psychosocial sur les personnes atteintes. Plus la maladie progresse, plus elle est visible et plus elle provoque l’isolement, le repli sur soi ou, dans des cas extrêmes, des discriminations et du harcèlement. À ce titre, une étude IFOP de 2024 menée sur des jeunes de 12 à 25 ans témoigne d’un constat clair et préoccupant : 76 % des personnes atteintes de vitiligo estiment que le regard que la société porte sur elles nuit à leur santé mentale. L’étude révèle également que seuls 34 % des collégiens accepteraient un contact physique avec une personne atteinte de la maladie et seuls 38 % d’entre eux accepteraient d’interagir avec elle. Si une meilleure prise en compte de ce fardeau psychosocial dans le parcours de soins est primordiale, la sensibilisation du grand public l’est tout autant, afin de promouvoir une meilleure compréhension de la maladie et renforcer le soutien aux personnes touchées, en particulier les plus jeunes. Alors que M. le Premier ministre a annoncé vouloir faire de la santé mentale la prochaine grande cause nationale, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour lutter contre le fardeau psychosocial lié aux maladies de peau affichantes, qui a des conséquences psychologiques, scolaires, familiales et sociales chez les enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6406</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Implantation d’un PET-Scan en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2640. — 3 décembre 2024. — M. Michel Castellani alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’implantation d’un PET-Scan en Corse. Le cancer est la première cause de mortalité en Corse. 1 800 nouveaux cas de cancers sont détectés en Corse et 840 décès liés à cette maladie y sont annuellement recensés. Pourtant, l’île ne dispose pas de PET-Scan, équipement médical permettant de mesurer avec précision l’évolution des tumeurs cancéreuses. Pourtant en France, il y a 136 PET-Scan, soit un pour moins de 400 000 habitants. Les déplacements entre la Corse et le continent sont évalués à 8 000 par an et effectués par des patients suivis en oncologie, donc affaiblis par la maladie. En 2018, selon les chiffres des CPAM de Corse, plus de 2 000 TEP scan ont été réalisés par des patients corses sur le continent. En 2025, le besoin des patients corses sera d’environ de 7 000 examens TEP-Scan par an. Le financement de l’acquisition de matériel médical, nécessaire à l’île, pourrait pourtant être compensé par ces milliers de déplacements en moins vers les unités hospitalières du continent. M. le député interpelle alors Mme la ministre sur la nécessité de doter la Corse d’un TEP-Scan, afin d’éviter aux Corses atteints d’un cancer les nombreuses contraintes liées aux déplacements sur le continent, souvent à l’origine de renoncement aux soins. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6407</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des symptômes graves suite à une injection de vaccin covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2642. — 3 décembre 2024. — M. Jorys Bovet alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des symptômes graves suite à une injection de vaccin covid-19. En effet, la campagne de vaccination contre le covid-19 a été lancée en France il y a maintenant trois ans. Depuis, ce sont plus de 200 000 effets indésirables qui ont été signalés à la pharmacovigilance, dont 25 % de ces signalements, soit 50 000, qui ont été classés comme graves. Au total, ce sont 375 cas de myocardite qui ont été détectés, indiquait en juin 2023 l’Agence nationale de sécurité du médicament, mais également des péricardites, des neuropathies, la tyroïde ou la maladie de Charcot, souvent chez des personnes jeunes, des travailleurs, sans problèmes de santé ni antécédents familiaux. Ils ont aujourd’hui le sentiment d’une omerta médicale. Si le vaccin contre le covid-19 a permis de limiter la pandémie, certains font partie des perdants. Ils font face à la lenteur de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, dédié à l’indemnisation des victimes, mais aussi à l’isolement face à la souffrance. La loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 prévoyait la création d’une plateforme nationale dédiée à ces patients, mais à ce jour, les décrets d’application n’ont toujours pas été publiés et cette plateforme reste inexistante. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin de faciliter la reconnaissance et la prise en charge des patients concernés, ainsi que les échéances prévues pour la réalisation des engagements annoncés. Il lui demande également si un accompagnement personnalisé à la réinsertion professionnelle est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6407</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du trouble d’éco-anxiété
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2643. — 3 décembre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge et l’accompagnement des individus qui souffrent d’éco-anxiété, dans un contexte marqué par la dégradation de l’état de santé mentale de la population française, certes accentuée depuis la crise sanitaire liée à l’épidémie de covid-19, mais surtout dans ce cas précis en raison de phénomènes liés au changement climatique. Selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet Planetary Health en septembre 2021 sur la base d’une enquête auprès de plus de 10 000 jeunes adultes âgés de 16 à 25 ans dans 10 pays pour comprendre la manière dont le changement climatique affecte leur santé mentale, il s’avère que 45 % de ces jeunes affirment que l’anxiété climatique affecte leur vie quotidienne de manière négative. Cette réalité est le reflet d’inquiétudes sur des perspectives d’avenir liées au changement climatique, associées à un sentiment d’impuissance et de colère face à l’insuffisance de l’action des pouvoirs publics. Pour des personnes concernées, elle se traduit parfois par des troubles de type anxieux voire dépressifs de nature préoccupante en matière de santé mentale. C’est pourquoi elle souhaiterait connaître les mesures de prévention et de prise en charge que compte prendre le Gouvernement pour accompagner ces personnes souffrant d’éco-anxiété.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6407</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retard de publication de l’arrêté Nutri-Score
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2644. — 3 décembre 2024. — M. Loïc Prud’homme alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le retard de publication de l’arrêté visant à modifier officiellement les règles d’attribution du Nutri-Score. Depuis le 1er janvier 2024, le système d’étiquetage nutritionnel Nutri-Score a fait évoluer ses règles de calculs pour le classement de la qualité des aliments en intégrant les nouvelles connaissances scientifiques sur l’alimentation. Alors que l’algorithme révisé est entré en vigueur en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse dès le 1er janvier, en France, l’arrêté devant modifier officiellement les règles d’attribution du Nutri-Score n’a toujours pas été pris par le ministère de la santé. L’efficacité du Nutri-Score pour favoriser une alimentation plus saine et lutter contre le développement de maladies non transmissibles n’est pourtant plus à prouver et a été étayée par de nombreuses publications scientifiques. La dernière publication en date, parue dans l’édition européenne du Lancet le 11 septembre 2024 et menée notamment par l’Inserm, l’Inrae, le Cnam, les universités Sorbonne Paris Nord et Paris Cité a permis de montrer la corrélation entre la consommation des aliments les plus mal classés et le risque accru de maladie cardiovasculaire. Une étude menée par un groupe de chercheurs de l’OCDE et publiée dans Obesity Review (Devaux et al. 2024) a conclu, en modélisant l’impact de différents indicateurs nutritionnels, que le Nutri-Score présente les résultats les plus favorables pour la santé et pour l’économie des pays européens. Le Nutri-Score est également plébiscité par les consommateurs français. Selon un bilan d’analyse de l’Observatoire de l’alimentation publié en 2021, le dispositif est identifié par 93 % des consommateurs. Un tiers des Français interrogés le jugent déterminant dans leurs achats et plus d’un sur deux déclare même avoir changé ses habitudes de consommation depuis sa mise en place. La malbouffe industrielle est aujourd’hui la première cause de décès chez les adultes, notamment au sein des classes sociales les moins aisées. L’épidémie de maladies chroniques liées à une mauvaise alimentation connaît une explosion sans précédent dans le pays. En 20 ans, le nombre de personnes atteintes de diabète en France a plus que doublé, passant d’1,6 million en 2000, à plus de 4,3 millions aujourd’hui. La part de la population atteinte d’obésité a également explosé, passant de 8,5 % en 1997 à 17 % en 2020 et l’alimentation représente le troisième facteur de risque de cancer évitable. Face à ce problème de santé publique majeur, il apparaît fondamental de déployer des politiques ambitieuses en faveur de la prévention, de l’information et de la transition vers des systèmes alimentaires plus sains et durables. Dans ce contexte, l’absence de publication à ce jour de l’arrêté gouvernemental visant à modifier officiellement les règles d’attribution du Nutri-Score selon des critères reconnus à l’échelle européenne pour en améliorer la transparence et l’efficacité constitue un obstacle incompréhensible à l’atteinte des objectifs en matière de santé publique et de transition du modèle alimentaire du pays. Il l’interroge donc sur les causes du retard de la publication de l’arrêté visant à modifier officiellement les règles d’attribution du Nutri-Score et le délai prévisionnel envisagé pour la publication de cet arrêté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6408</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Convention tarifaire pour 2025 entre la CNAM et les entreprises de taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2662. — 3 décembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la convention tarifaire en cours de négociation pour 2025 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les entreprises de taxis, représentées par la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT). Cette convention porte, entre autres, sur la tarification au kilomètre du transport assis professionnalisé (TAP), qui représente une part très significative du chiffre d’affaires des entreprises de taxi dans certains départements ruraux. Cette activité, essentielle à la viabilité économique de ces entreprises, est surtout vitale pour les malades nécessitant des soins et en particulier pour la population rurale en proie à la désertification médicale et à l’éloignement des grands centres urbains. Or les tarifs proposés par la CNAM dans le cadre des négociations en cours sont largement insuffisants pour garantir un équilibre financier aux entreprises de taxi assurant ce transport sanitaire. Pire, ils pourraient mettre en péril leur activité et priver des milliers de personnes de ce service, dernier rempart au renoncement aux soins dans de nombreux territoires. Alors que le Gouvernement a fait de l’accès aux soins une priorité, il est impensable que le transport assis professionnalisé et les entreprises qui l’assurent soient ainsi menacés de disparition. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet et savoir quelles mesures il compte prendre afin de garantir la pérennité des entreprises de taxis et de leur activité de transport sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6408</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nouvelle convention CNAM / Taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2664. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Taite appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la convention tarifaire en cours de négociation pour 2025 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les différentes entreprises de taxis. Cette convention porte, entre autres, sur la tarification au kilomètre du transport assis professionnalisé (TAP), qui représente une part très significative du chiffre d’affaires des entreprises de taxi dans certains départements ruraux. Cette activité, essentielle à la viabilité économique de ces entreprises, est surtout vitale pour les malades nécessitant des soins et en particulier pour la population rurale en proie à la désertification médicale et à l’éloignement des grands centres urbains. Or les tarifs proposés par la CNAM dans le cadre des négociations en cours sont largement insuffisants pour garantir un équilibre financier aux entreprises de taxi assurant ce transport sanitaire, entreprises qui gèrent au mieux leur budget déjà fortement contraint. Si elle est appliquée en l’état, cette nouvelle convention mettrait en péril leur activité et priverait des milliers de personnes des territoires ruraux ou isolés de ce service. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin de garantir la pérennité des entreprises de taxis et de leur activité de transport sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6408</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Trébuchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Pouvoirs des maires en cas de catastrophe naturelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2549. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Trébuchet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur la situation particulière de la gestion des communautés de gens du voyage installées sur des terrains exposés à ces catastrophes naturelles, telles que les zones inondables. Les maires des communes sont souvent en première ligne face aux catastrophes naturelles, comme les inondations qui ont récemment frappé plusieurs départements et particulièrement la circonscription de M. le député située dans le Nord Ardèche. Une maire d’une commune de moins de 5 000 habitants de cette circonscription s’est ainsi retrouvée face à des gens du voyage refusant de quitter un terrain proche d’un cours d’eau en crue alors même que la commune leur proposait un terrain plus sécurisé et viabilisé à peu de distance. Cette situation s’inscrit dans une problématique globale autour de l’installation des gens du voyage : les demandes de mise en demeure et d’expulsion demeurant souvent sans réponse, l’exaspération des maires est immense. Les articles L. 2212-2-5° et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales mettent à la charge du maire, titulaire des pouvoirs de police municipale, deux séries d’obligations en matière de risques, qui se traduisent par deux types de responsabilité : d’une part, une obligation générale de prévention des accidents naturels et des fléaux de toute nature, de mesures d’assistance et de secours, ainsi que de provoquer l’intervention de l’autorité supérieure (L. 2212-2-5°), d’autre part, une obligation spéciale de prendre, en cas de danger « grave ou imminent », les mesures imposées par les circonstances et d’informer l’autorité supérieure (L. 2212-4). Or les catastrophes naturelles ne relèvent pas systématiquement de ces « cas de force majeure », ce qui complique la prise de décision des élus locaux. Par ailleurs, même si le préfet peut procéder depuis 2007 à l’évacuation forcée des résidences mobiles en stationnement illicite, après mise en demeure, sans passer par le juge des référés du tribunal de grande instance, les délais de cette procédure ne semblent pas adaptés au temps des catastrophes naturelles telles que les inondations. Dans ces moments d’urgence, l’absence de directives claires peut aussi exposer la commune, voire le maire personnellement, à des responsabilités importantes. Il souhaite ainsi l’interroger sur les mesures que les maires sont autorisés à prendre pour prévenir les risques immédiats pour ces populations et sur les simplifications administratives qui pourraient être mises en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6409</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Interpellation sur la tarification différenciée au sein des Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2460. — 3 décembre 2024. — Mme Mélanie Thomin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés que rencontrent les résidents des établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) quant à la fixation de tarifs différenciés aux non-bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement (ASH). En effet, la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024, dite loi « bien vieillir », offre la possibilité aux Ehpad habilités totalement ou majoritairement au titre de l’aide sociale de signer une convention d’aide sociale entre le représentant de l’établissement et le président du conseil départemental. Une des dispositions de cette convention prévoit notamment l’application d’un tarif différencié, pour une durée de 5 ans, lorsqu’il est constaté que l’établissement a accueilli en moyenne moins de 50 % de bénéficiaires de l’aide sociale par rapport à sa dernière capacité agréée sur les trois exercices précédant celui de la demande. L’introduction de ce régime tarifaire visant à faire face aux difficultés budgétaires des Ehpad, tout en veillant à répondre aux enjeux d’accueil des personnes bénéficiaires de l’aide sociale, ne doit pas entraver l’accessibilité à ces établissements. L’incapacité totale ou partielle d’accomplir seul certains actes de la vie quotidienne n’étant jamais choisie, l’assurance d’un accompagnement des personnes âgées dépendantes doit être prise à charge par la solidarité nationale, à travers la mise en œuvre d’une loi grand âge. Considérant que la contribution des usagers et leurs proches par l’augmentation du « reste à charge » dans la limite de 10 % du tarif de base appliqué comporte le risque de conduire de nombreuses personnes âgées dépendantes à renoncer à la formulation d’une demande d’accueil pour des raisons d’insuffisance financière, ce tarif différencié peut constituer une rupture d’égalité d’accès importante. Alors que seulement 24 % des personnes accueillies sont à même de payer le reste à charge sur leurs ressources propres selon le rapport de Mme Pirès-Beaune remis à Mme la Première ministre le 26 juillet 2023, elle l’interroge sur les mesures d’urgence visant à limiter le coût du reste à charge, ainsi que les possibles effets d’aubaines à la sélection des demandes d’accueil.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6409</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Création d’un statut de monoparent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2530. — 3 décembre 2024. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la précarité des familles monoparentales en France. Selon l’INSEE, 25 % des foyers avec enfants mineurs sont monoparentaux, dont 82 % sont dirigés par des femmes. Ces familles, représentant environ 3,1 millions d’enfants, se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable, 41 % des enfants vivant dans ces foyers étant sous le seuil de pauvreté - un taux nettement supérieur à celui observé dans les familles biparentales. Les dispositifs actuels, comme l’allocation de soutien familial (ASF), prévue par le code de la sécurité sociale (articles L. 842-1 et suivants), bien qu’apportant un soutien financier, restent insuffisants pour répondre aux besoins spécifiques des monoparents, confrontés à des inégalités économiques et professionnelles. Une étude de la DREES publiée en 2021 indique qu’un quart des pères non-gardiens solvables ne verse pas la contribution à l’éducation et à l’entretien de l’enfant (CEEE, également appelée pension alimentaire) après une rupture de Pacs ou un divorce. De plus, le montant moyen de cette contribution, estimé à 190 euros par mois et par enfant, est largement en deçà du coût réel de l’éducation d’un enfant. En effet, selon une autre étude de la DREES, ce coût représente environ 13,5 % des dépenses d’un ménage, soit en moyenne 750 euros par mois par enfant. La directive européenne 2019/1158 sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée invite les États membres à renforcer les droits des parents, en particulier les parents isolés, en vue de leur garantir un accès à des mesures de soutien adaptées. Toutefois, en l’absence de statut juridique spécifique, les employeurs sont dans l’impossibilité de prendre en compte les situations spécifiques de ces parents, qui demeurent exposés à des discriminations et au risque de décrochage de l’emploi. Face à cette situation, Mme la députée propose la création d’un statut de monoparent, visant à renforcer leur protection juridique et à adapter le soutien financier à leurs besoins. Elle lui demande si une telle mesure est envisagée et quelles actions concrètes pourraient être mises en œuvre pour soutenir ces familles, en conformité avec les recommandations européennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6410</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés financières rencontrées par les CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2532. — 3 décembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés financières rencontrées par les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CDIFF) dans le versement de la prime Ségur. À la suite de l’arrêté d’extension de la prime Ségur publié le 6 août 2024 au Journal officiel, les salariés des CIDFF bénéficient à compter du mois d’août d’une prime mensuelle de 238 euros bruts par mois avec un effet rétroactif à compter du 7 août 2024. Par cet arrêté, l’État a répondu favorablement à une demande du réseau des CIDFF de revalorisation des salaires des professionnels aux compétences pluridisciplinaires, juristes, conseillères en insertion socioprofessionnelle, psychologues, etc. Toutefois, la mise en œuvre immédiate de cette mesure implique un accroissement substantiel de la masse salariale. À titre d’exemple, pour le CIDFF du Morbihan la mise en œuvre de cette mesure représente un surcoût annuel de 40 000 euros en 2024 et de 70 000 euros en 2025, non compensé. Aussi, l’application immédiate de cette mesure a des répercussions sur le coût des effectifs du projet associatif des CIDFF dont la mission reconnue d’intérêt général est inscrite dans le code de l’action sociale et de la famille. Sans compensation totale de cette extension de la prime Ségur par l’État, le CIDFF se trouvera dans l’obligation de réduire ses effectifs, ce qui aura un impact direct et extrêmement dommageable pour les bénéficiaires, qui sont majoritairement des femmes en grande difficulté, en situation de précarité, des victimes de violences sexistes et sexuelles. Dans ce contexte, le CIDFF du Morbihan se retrouvera en cessation de paiement dès le 1er semestre 2025 et devra fermer ses bureaux. Aussi, elle souhaite savoir comment le Gouvernement entend accompagner financièrement les CIDFF face à ces nouvelles charges afin de pérenniser leurs offres de services auprès des femmes et familles en difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6410</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Le Gouvernement doit aider les citoyens les plus âgés !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2591. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Corbière attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le taux de pauvreté qui augmente parmi les citoyens les plus âgés. Selon un rapport publié début octobre 2024 par l’association Les Petits Frères des Pauvres, après une stabilisation pendant plusieurs années autour de 8 %, le taux de pauvreté des personnes âgées serait en constante progression depuis 2015, jusqu’à atteindre aujourd’hui les 11 % et 18 % pour les aînés vivant seuls. Ainsi, environ 2 millions de personnes de 60 ans et plus vivraient sous le seuil de pauvreté (c’est-à-dire 1 216 euros mensuels pour une personne seule), dont 62 % sont des femmes. Les trois chiffres marquants qui ressortent sont que 69 % des personnes âgées pauvres ont connu au moins une privation ces 12 derniers mois (chauffage, alimentation, etc.), 37 % des personnes âgées pauvres se sentent abandonnées (et ce sentiment est d’autant plus fort en milieu rural) et 58 % des seniors pauvres ne bénéficient d’aucune d’aide et s’estiment mal informées. Les retraités ont, notamment ces dernières années, été confrontés à l’inflation, qui a surtout entraîné une augmentation des prix de l’alimentation et de l’énergie. Il en résulte des privations qui affectent les plus précaires d’entre eux. Les déplacements, les loisirs, les cadeaux aux proches, les sorties au restaurant sont largement sacrifiés. Alors que le Gouvernement a fait passer en force la réforme des retraites obligeant les citoyens à travailler deux années supplémentaires, l’espérance de vie en bonne santé baisse dans le pays. En effet, en 2022, à 65 ans (soit un an de plus que l’âge légal fixé par la réforme), les femmes peuvent espérer vivre 11,8 ans sans incapacité, c’est-à-dire sans être limitées par un problème de santé dans leur activité quotidienne. C’est huit mois de moins qu’en 2021. Pour les hommes, ce recul est d’une année par rapport à 2021. Or la pauvreté, chez une partie croissante des plus anciens, termine souvent par un renoncement aux soins, alors qu’un retraité sur dix vivant sous le seuil de pauvreté ne dispose pas de complémentaire santé. Au-delà de ce recul inquiétant de l’espérance de vie en bonne santé et de toutes les difficultés que cela entraîne, l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées, autrefois appelée le minimum vieillesse) représente 1 012 euros, c’est-à-dire qu’il est de 204 euros inférieur au seuil de pauvreté. De plus, comme souvent, les femmes sont les premières touchées par la précarité. Ici, ce sont majoritairement des retraitées qui sont touchées par la pauvreté, notamment du fait qu’elles ont été victimes d’une carrière tronquée, de temps partiels subis et de salaires plus bas que ceux des hommes. À l’heure où certains au Gouvernement s’obstinent à considérer les retraités comme des privilégiés, il est indigne que celles et ceux qui ont vécu toute une vie de labeur ne puissent profiter pleinement et sereinement de leur retraite et se voient contraints de se priver, par manque d’argent. Il lui demande donc si le Gouvernement va agir face à la grande précarité croissante des concitoyens les plus âgés et notamment revaloriser le minimum vieillesse à hauteur du seuil de pauvreté, comme cela est d’ailleurs demandé par nombre d’associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6411</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Soutenir les séjours de répit à destination des adultes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2598. — 3 décembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation préoccupante des structures accueillant des adultes en situation de handicap mental et psychique pour des séjours de courte durée. Certaines de ces structures offrent un répit crucial non seulement aux personnes handicapées, mais aussi à leurs familles et aux équipes des foyers et des hôpitaux psychiatriques. Cependant, l’article L. 412-2 du code du tourisme prévoit que l’agrément « Vacances adaptées organisées » (VAO) soit requis pour les séjours de plus de 5 jours. De plus, l’article R. 412-8 du même code prévoit que l’accueil de plus de 3 personnes nécessite cet agrément. Les structures concernées, même en accueillant moins de 4 personnes pour des séjours inférieurs à 6 jours, se trouvent ainsi dépourvues de base légale adéquate pour recevoir des aides publiques ou des subventions. Or, sans agrément, les personnes accueillies ne peuvent bénéficier d’aucune aide des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour leur séjour, rendant l’activité financièrement inaccessible. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre aux préoccupations suivantes. Existe-t-il, ou pourrait-il être créé, un agrément spécifiquement adapté à l’accueil d’adultes en situation de handicap mental et psychique, permettant de mieux prendre en compte les particularités et les besoins de ces séjours ? Est-il possible d’envisager la mise en place d’un financement pérenne permettant de soutenir équitablement la rémunération des professionnels impliqués, afin de maintenir la qualité de l’accueil et des soins fournis ? Sans une réponse adéquate à ces interrogations, des structures essentielles risquent de devoir cesser leur activité, bien qu’elles répondent à une demande croissante du secteur. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6411</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Mesures pour réduire les versements d’indus non-frauduleux par les CAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2612. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Didier Berger interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les chiffres mis en évidence par la Cour des comptes dans son rapport de certification publié en mai 2024. Celle-ci a refusé d’approuver les comptes 2023 de la branche famille et de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Cette décision repose en grande partie sur le nombre significatif d’erreurs non rectifiées malgré les dispositifs de contrôle interne. La Cour a notamment mis en évidence un risque résiduel élevé, basé sur les données déclarées à 24 mois, qui atteint 7,4 % des prestations versées. Cela représente un montant estimé à 5,5 milliards d’euros de paiements erronés (indus ou rappels) qui ne seront jamais identifiés. Parmi ces erreurs, les indus résiduels - correspondant à des trop-perçus non frauduleux et non détectés qui resteront irrécupérables - s’élèvent donc à 6,3 % des prestations, soit environ 4,6 milliards d’euros. Quant aux rappels résiduels - les montants dus mais non versés aux allocataires - ils atteignent 1,1 %, ce qui représente près de 0,9 milliard d’euros. Ces chiffres sont alarmants et mettent en doute la capacité des CAF à détecter ces anomalies. Les versements indus sont en légère augmentation par rapport à 2022, où ils concernaient entre 5,5 et 6,8 % des prestations. De surcroît, ces chiffres s’ajoutent aux manœuvres frauduleuses qui représentent une charge importante pour le système de solidarité. La branche famille a procédé en 2023 à une évaluation de la fraude, comme elle le fait tous les deux ans. Selon la Cour des comptes, la fraude potentielle « représente 4,9 % des prestations légales versées » par la CNAF, soit 3,9 milliards d’euros, en hausse de 39 % par rapport à la précédente évaluation en 2021. Si on cumule les manœuvres frauduleuses et les erreurs, on atteint le montant de 8,5 milliards d’euros que la CNAF n’aurait pas dû verser. Et si l’on ajoute les erreurs et les fraudes identifiées sur les frais de santé de la branche maladie, le système social français verse 13,5 milliards d’euros (1,9 milliards d’euros de fraude et 3,1 milliards d’euros en indus sur les frais de santé pour 2023 selon la Cour des comptes). Ce calcul n’intègre pas d’autres prestations affectées d’erreurs et de fraudes (IJ de la branche maladie, pensions d’invalidité, IJ AT-MPh, etc.) Il lui demande les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place, notamment au niveau des algorithmes de la CNAF et en matière de contrôles auprès des CAF, pour faire diminuer ces indus non-frauduleux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6412</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prise en compte des indemnités journalières de tout enfant né avant 2012
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2628. — 3 décembre 2024. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les nouvelles règles pour la prise en compte des indemnités journalières de tout enfant né avant 2012. Des mesures spécifiques pour les mères de famille ont été prévues dans la dernière réforme des retraites. Or, à ce jour, les services des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) ne disposent toujours pas de la circulaire ministérielle indiquant le salaire médian à considérer dans le cadre de cette réforme. Ainsi, elle souhaite connaître les modalités de publication de ces nouvelles règles de manière à ce que les indemnités journalières puissent être prises en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6412</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Prise en compte des périodes de formation professionnelle dans les retraites
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2629. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la prise en compte des périodes de formation professionnelle continue dans le calcul des trimestres de retraite, notamment pour celles réalisées avant 2015. La loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraite a introduit une avancée importante en permettant la prise en compte des périodes de formation professionnelle continue de plus de 50 jours comme des périodes assimilées, ouvrant droit à la validation de trimestres pour la retraite. Cependant, cette disposition n’est pas rétroactive, ce qui a créé une inégalité de traitement entre les générations ayant suivi ces formations avant et après 2015. Nombre de personnes ayant engagé des démarches pour se former avant cette date se trouvent aujourd’hui désavantagées, bien que ces périodes de formation aient constitué un investissement personnel significatif, souvent dans l’objectif d’une réinsertion professionnelle. Les décrets n° 2023-799 et n° 2023-800 du 21 août 2023, issus de la réforme des retraites de la même année, ont corrigé plusieurs injustices liées à des interruptions de carrière, mais n’ont pas étendu la prise en compte des formations professionnelles réalisées avant 2015. En particulier, certaines formations relevant de dispositifs spécifiques, comme celles encadrées par la direction départementale du travail et de l’emploi, qui continuent d’être exclues du calcul des trimestres, bien que répondant aux mêmes finalités que les formations reconnues aujourd’hui. Par ailleurs, un manque d’information préalable a souvent conduit les stagiaires à découvrir tardivement que leurs périodes de formation ne permettraient pas de valider de trimestres pour leur retraite. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de discrimination générationnelle. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’introduire des mesures visant à rétablir une égalité de traitement, notamment en permettant la rétroactivité de la prise en compte des périodes de formation professionnelle continue antérieures à 2015 ; une telle réforme permettrait de reconnaître pleinement l’effort consenti par ces citoyens pour se former et améliorer leur employabilité, tout en garantissant une équité intergénérationnelle dans le calcul des droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6413</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Reconnaissance des TUC pour la prise en compte du dispositif carrière longue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2630. — 3 décembre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif de carrière longue. Près de 2 millions de personnes sont concernées par des travaux d’utilité collective (TUC) réalisés dans les années 1980 ou par des stages d’insertion effectués entre les années 1970 et 1990. Suite aux nombreuses interpellations parlementaires, la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a enfin permis de prendre en compte les trimestres travaillés sous le statut de TUC en modifiant l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale. Toutefois, il ressort de ces décrets que les trimestres TUC sont considérés comme des trimestres assimilés et non comme des trimestres cotisés, ce qui ne permet pas de prétendre à la retraite anticipée pour carrière longue, qui nécessite d’avoir validé la durée minimale d’assurance requise pour le taux plein, soit 172 trimestres. Cette disposition pénalise donc les bénéficiaires des TUC, c’est pourquoi il est important de réparer cette injustice. En conséquence, elle lui demande d’indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour que les TUC soient pleinement reconnus dans la prise en compte du dispositif de carrière longue, afin que ces trimestres soient réputés cotisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6413</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Traitements inégalitaires cotisations complémentaires lors cumul emploi-retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2631. — 3 décembre 2024. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les traitements inégalitaires des cotisations complémentaires lors du cumul emploi-retraite. Auparavant, les travailleurs retraités cotisaient aux régimes de retraite sans pouvoir acquérir de nouveaux droits. Désormais, la situation a évolué et lorsqu’un retraité reprend une activité professionnelle, les cotisations génèrent de nouveaux droits à la retraite auprès du régime de base. Le régime complémentaire Agirc-Arrco prend en compte cette évolution et prévoit une mesure similaire pour la retraite complémentaire. Ainsi, à compter du 1er janvier 2024, les assurés en cumul emploi-retraite pourront bénéficier d’une nouvelle retraite Agirc-Arrco. Pour autant, cette disposition n’est pas forcément généralisée à d’autres caisses de retraite complémentaire. C’est notamment le cas de l’Ircantec. Ce régime complémentaire continue à percevoir des cotisations de retraités salariés sans leur ouvrir de droit supplémentaire. Cette situation est jugée inique par les assurés concernés. Au regard de ces arguments, il lui demande s’il entend homogénéiser les régimes complémentaires dans le but que l’ensemble des assurés, dans le cadre du cumul emploi-retraite, puissent bénéficier de droits nouveaux, quelle que soit leur caisse de retraite complémentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6413</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Limitation de l’accès au dispositif d’aide aux vacances de la CAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2667. — 3 décembre 2024. — M. Emmanuel Maurel interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur un dysfonctionnement constaté dans la mise en œuvre de l’aide aux vacances familles (VACAF). Ce dispositif permet aux familles modestes (quotient familial inférieur ou égal à 850 euros) et dont les enfants sont âgés de 3 à 16 ans de bénéficier d’une prise en charge par la caisse d’allocations familiales (CAF) d’une partie du coût des vacances scolaires. Les personnes éligibles reçoivent plusieurs mois à l’avance un message de la CAF leur signalant qu’elles peuvent demander l’aide après avoir réservé dans une structure de vacances labellisée, pour un séjour de 7 à 14 nuitées. En 2022, ce dispositif a permis à plus de 430 000 parents et enfants de prendre des vacances ; il a récemment été amélioré par l’extension de la prise en charge aux coûts liés au transport. Sachant que le nombre de familles de France prenant des vacances a diminué au cours des dernières années (il est passé de 49 % en 2022 à 46 % en 2023, dont seulement 37 % de Français titulaires d’un revenu inférieur à 1 285 euros mensuels), l’aide aux vacances familles est une politique sociale à saluer. Mais il semble qu’elle ait été victime de son succès, car de nombreuses familles, bien qu’informées de leur droit à demander l’aide, n’ont pu y accéder en 2024. Les courriers de la CAF les invitent même à prendre rapidement leurs dispositions, car « les aides sont attribuées dans la limite des crédits disponibles ». Il s’agit d’un dysfonctionnement problématique, car l’ouverture d’un droit ne peut être limitée dès lors que le bénéficiaire satisfait aux conditions d’éligibilité. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour qu’à l’avenir, toutes les familles éligibles à l’aide aux vacances familiales puissent en bénéficier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6414</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Dissimulation du visage dans l’espace public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2564. — 3 décembre 2024. — M. Jérôme Nury attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’application de la loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. La loi française interdit la dissimulation du visage dans l’espace public afin de garantir la sécurité et le respect des principes républicains, notamment celui de la laïcité. Le sport élément majeur de cohésion sociale ne doit pas déroger à la règle. En effet en dehors comme à l’intérieur des enceintes sportives, ce principe doit être rappelé. Que ce soit pour les sportifs eux-mêmes qui doivent montrer l’exemple ou pour les supporters ; cette mesure est essentielle pour identifier chaque individu et ainsi prévenir des risques liés aux fraudes et autres actes malveillants. C’est la raison pour laquelle, il appelle son attention afin que cette obligation légale puisse être rappelée aux acteurs concernés et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6414</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Bilan d’application de la loi no 2022‑296 du 2 mars 2022 - PPS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2657. — 3 décembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’application de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. L’article 23 énonce que les fédérations sportives peuvent fixer les conditions dans lesquelles l’inscription aux compétitions pour les personnes majeures est subordonnée ou non à la présentation d’un certificat médical. Plus spécifiquement, la Fédération française d’athlétisme (FFA) a décidé de remplacer l’obligation de délivrance d’un certificat médical par l’obligation de réaliser un parcours d’information et de prévention aux risques pour la santé dans le cadre de la pratique athlétique, dénommé « parcours de prévention santé » (PPS). Depuis le 1er septembre 2024, ce PPS est obligatoire pour l’ensemble des courses à pied. De plus, la Fédération française de triathlon, sur avis favorable de sa commission nationale médicale rendu le 9 février 2023, a décidé de supprimer la présentation d’un certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition. Toujours dans l’optique d’accompagner les pratiquants dans une démarche de prévention des risques pour leur santé liés à la pratique d’une activité sportive, la Fédération française de triathlon a souhaité mettre en place un formulaire info santé. Néanmoins, ces dispositifs conduisent à s’interroger sur les éventuelles contraintes pour les pratiquants. Par exemple, le PPS n’est valable que pour une durée de 3 mois et les coureurs doivent veiller à ne pas le réaliser trop tôt et à le renouveler souvent. Se pose ensuite la question de l’articulation sous-optimale de ces dispositifs pour ce qui concerne des pratiquants multisport (ex. athlétisme et triathlon). Face à ce constat, il lui demande de lui communiquer un bilan sur l’application de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 au sujet de ces dispositifs qui viennent se substituer au certificat médical.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6414</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Stambach-Terrenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Application de la loi no 2021‑1539 visant à lutter contre la maltraitance animale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2412. — 3 décembre 2024. — Mme Anne Stambach-Terrenoir interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi, saluée à l’époque comme une avancée majeure pour la condition des animaux sauvages en captivité, visait notamment à mettre un terme à des pratiques incompatibles avec le respect du bien-être animal. Cependant, trois ans après sa promulgation, certaines de ses dispositions demeurent partiellement ou totalement inappliquées, suscitant de nombreuses inquiétudes parmi les organisations de protection animale et les parlementaires engagés sur ces questions. Ainsi, les interdictions concernant la reproduction des animaux sauvages dans les cirques ne semblent ne pas être respectées. Des signalements font état de naissances de félins dans des cirques, laissant penser que la reproduction se poursuit malgré l’interdiction entrée en vigueur en 2023. Par ailleurs, des zones d’ombre subsistent concernant l’interdiction de la présentation au public de cétacés, prévue pour 2026, et les conditions d’éventuelles dérogations pour la reproduction des grands dauphins, alors que l’esprit de la loi visait à mettre un terme à cette activité. Un point particulièrement préoccupant concerne également la mise en oeuvre de l’article 14 de cette loi, qui instaure le principe d’une liste positive des espèces sauvages autorisées à la détention par les particuliers et les élevages d’agrément. Alors que cette liste devait être encadrée par des critères stricts prenant en compte le bien-être des animaux, leur statut de conservation, leur dangerosité et les risques pour la population et l’environnement, aucun texte d’application n’a encore été publié. Cette carence réglementaire entraîne une situation où des animaux sauvages, tels que des servals, serpents ou lynx, continuent d’être détenus dans des conditions souvent inadaptées, avec des conséquences parfois dramatiques pour les animaux eux-mêmes, la sécurité publique et la biodiversité. Plus globalement, ces carences réglementaires menacent de compromettre les objectifs initiaux du législateur, alors même que cette loi visait à changer durablement le rapport des Français aux animaux sauvages captifs. Mme la députée souhaite donc savoir si le gouvernement entend mettre en oeuvre les dispositions de cette loi dans leur intégralité, en veillant à en respecter l’esprit, et notamment à accélérer la publication des textes nécessaires pour rendre opérationnelle la liste positive prévue par l’article 14. Cette question est le fruit d’un travail avec Convergence Animaux Politique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6415</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projet d’arrêté préfectoral - protection des habitats naturels dans le Doubs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2427. — 3 décembre 2024. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’élaboration d’un arrêté préfectoral de protection des habitats naturels (APPHN) visant à préserver les affleurements rocheux dans le département du Doubs. Depuis plusieurs années, un travail concerté entre les services de l’État, le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté et le Conservatoire botanique national de Franche-Comté a permis d’avancer sur ce projet qui a été retenu dans le plan d’action territorial 2022-2024, cadre de la stratégie nationale des aires protégées. Il a également fait l’objet d’échanges avec les représentants de la profession agricole afin de concilier enjeux environnementaux et pratiques locales. Cependant, début 2024, la mobilisation d’une partie du monde agricole et des contraintes budgétaires ont mis en péril la poursuite des travaux d’inventaire, indispensables à la finalisation de ce projet. Les annonces récentes laissent craindre qu’aucun financement ne soit débloqué en 2025. Cette situation menace directement l’aboutissement de l’APPHN, qui pourrait être reporté, voire abandonné par les services de la préfecture. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour garantir que ce projet essentiel à la préservation des affleurements rocheux et de leur biodiversité unique puisse être mené à son terme, conformément aux engagements pris dans le cadre de la stratégie nationale des aires protégées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6415</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation des centres de soins de la faune sauvage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2428. — 3 décembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques au sujet de la situation des centres de soins de la faune sauvage (CSFS). Un rapport de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable sur l’amélioration de la situation des centres de soins de la faune sauvage de septembre 2023 indique que la situation de certains CSFS est très précaire. La vocation première de ces centres est de soigner la faune sauvage locale, découverte blessée ou affaiblie, en vue de sa réinsertion dans son milieu naturel. La mission estime que près de 150 000 spécimens ont été revus en 2021, ce qui contribue au maintien de la biodiversité locale. Ces centres de soins fonctionnent principalement grâce à une action bénévole et souffrent d’un financement variable, ce qui obère leur capacité d’action et limite leur contribution à la préservation de la biodiversité. Afin de renforcer l’action des CSFS, la mission recommande de conforter l’assise juridique des centres de soins afin de définir leurs principes de fonctionnement, mais aussi d’adapter le droit applicable aux CSFS pour rejoindre celui qui bénéficie aux éleveurs afin de permettre aux capacitaires ayant eu une formation adaptée de pratiquer certains traitements vétérinaires nécessaires. Sur le plan financier, la mission invite à mettre en place des instruments qui permettent d’augmenter les ressources privées et de revoir le concours public pour l’inscrire dans la stratégie nationale de la biodiversité. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour soutenir et encourager l’action des centres de soins de la faune sauvage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6415</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Filière bois REP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2431. — 3 décembre 2024. — M. Loïc Kervran interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’application à la filière bois du principe de la responsabilité élargie du producteur (REP) prévu par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020. La REP vise la collecte et la valorisation des déchets de bois en fin de vie lors de la déconstruction des bâtiments. Dans ce domaine le bois est particulièrement exemplaire puisqu’il est 100 % renouvelable et biodégradable. Pourtant, la REP s’avère particulièrement pénalisante pour ce matériau biosourcé. Ainsi, pour un sciage au prix moyen 200 euros/m3, il est prévu de prélever via l’écocontribution 4 % du chiffre d’affaires en 2025 et 8 % en 2027, ces chiffres augmentant encore les années suivantes. Le bois est inexplicablement le matériau le plus concerné par cette écocontribution : en structure le bois contribue quinze fois plus que le béton ou l’acier et en revêtement de sol le parquet contribue trois fois plus que le PVC. Alors même qu’une part significative des entreprises de la filière bois fait face à d’importantes difficultés financières, il aimerait savoir ce qu’elle envisage pour revoir l’application de ce dispositif qui entraîne un désavantage concurrentiel avec les autres pays européens non soumis à cette taxe et met à mal cette filière essentielle pour la souveraineté nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6416</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Inquiétudes de la filière bois face au dispositif de la REP PMCB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2432. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Vigier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les vives préoccupations exprimées par les acteurs de la filière bois à propos de la mise en œuvre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB). Selon les représentants de la filière, cette réforme issue de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire dite « loi AGEC », bien qu’animée par des intentions environnementales louables, aurait des conséquences graves sur l’économie des entreprises concernées et ce, de manière disproportionnée par rapport à d’autres matériaux. Ils soulignent notamment que le bois, reconnu comme un matériau durable, renouvelable et biodégradable, est le plus lourdement taxé par ce dispositif. Les chiffres évoqués font état de contributions quinze fois supérieures pour les structures bois par rapport au béton ou à l’acier et trois fois plus élevées pour le parquet comparé au PVC. De telles disparités, selon la filière, génèrent une distorsion de concurrence importante et pénalisent injustement une industrie pourtant alignée sur les objectifs de transition écologique. De surcroît, les hausses annoncées des écocontributions pour 2025 (+50 %) et l’absence de visibilité sur les tarifs appliqués inquiètent vivement les entreprises, dont 70 % auraient d’ores et déjà quitté leurs éco-organismes à titre préventif. Ces mêmes acteurs mettent en garde contre une surcharge financière qui pourrait fragiliser davantage des entreprises déjà en difficulté, alors qu’une part significative affiche des comptes déficitaires. Les conséquences de cette situation risquent également de peser sur les consommateurs et les propriétaires forestiers, notamment les communes, qui supporteraient indirectement ce surcoût. Enfin, il est rapporté que des démarches ont été entreprises auprès du ministère afin de rechercher des solutions opérationnelles avant l’échéance du 1er janvier 2025. Dans ce contexte, M. le député interpelle Mme la ministre sur les ajustements envisagés pour garantir que la mise en œuvre de la REP PMCB respecte l’équité entre les matériaux, tout en tenant compte des spécificités et des contributions environnementales du bois. En conclusion, il l’invite à préciser quelles mesures concrètes et immédiates le Gouvernement entend prendre pour éviter que cette réforme n’entraîne des conséquences irrémédiables pour la filière bois et pour garantir que les objectifs initiaux de la loi - favoriser les produits les plus vertueux sur le plan environnemental - soient réellement atteints.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6416</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la REP PMCB pour la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2434. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur a mise en œuvre de la REP PMCB (responsabilité élargie du producteur des matériaux de construction) pour la filière bois. Pour un sciage au prix moyen de 200 euros/m3 en 2025, le poids de l’écotaxe sera de 4 %. À plein régime en 2027/2028, le taux passera à 8 % de la valeur du produit et beaucoup plus dans les années à venir. Un bâtiment logistique en bois aura un surcoût de 100 000 euros d’ici 3 ans par rapport au métal ou au béton. Au total, c’est un impôt de production de près de 220 millions d’euros qui est ponctionné sur une filière où les marges nettes se calculent en centimes d’euros. Cette progression, importante et déséquilibrée par rapport aux augmentations demandées à la filière acier ou béton, ferait peser un risque de concurrence disproportionnée sur le marché de la construction, mais aussi pour les scieries locales. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir la pérennité de cette filière d’excellence, qui participe à la décarbonation des usages et à la tenue des objectifs climatiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6417</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>REP, danger sur la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2438. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les inquiétudes croissantes des acteurs de l’industrie du bois face à l’application problématique de la responsabilité élargie des producteurs (REP), introduite par la loi « AGEC » de 2020. Ce dispositif, initialement conçu pour favoriser la collecte et la valorisation des déchets issus de la déconstruction, menace aujourd’hui la viabilité de la filière bois française. Contrairement à d’autres matériaux, le bois est un matériau exemplaire : renouvelable, biodégradable et largement valorisé, que ce soit dans l’industrie du panneau ou dans le secteur énergétique. Cependant, l’application de la REP PMCB (produits et matériaux de construction du bâtiment) place le bois dans une situation de distorsion de concurrence. Selon la Fédération nationale du bois (FNB), les éco-contributions imposées à la filière auraient déjà conduit 70 % des entreprises du secteur à quitter leur éco-organisme à titre préventif, au vu des projections annoncées pour 2025 et au-delà, en matière de contributions (plus de 50 % selon la FNB). Ces coûts affecteraient non seulement la compétitivité des entreprises françaises, mais aussi les consommateurs finaux, les collectivités forestières et les propriétaires privés. Il apparaît donc que les mesures mises en œuvre s’opposent complètement aux intentions initiales de la loi « AGEC », qui visait à encourager les produits écologiquement vertueux et à réduire leur coût pour les usagers. Et donc une fois encore, une norme franco-française risque de compromettre l’avenir d’une des filières d’excellence parmi les plus écologiques. Aucun autre pays ne flagelle ainsi son industrie nationale. À ce jour, les tentatives de rectification par voie réglementaire (notamment les arrêtés de mars et de juillet) restent insuffisantes pour corriger les déséquilibres induits. Dans ce contexte, la filière bois s’interroge sur les intentions du Gouvernement. Elle souhaiterait connaître sa position sur cette situation et savoir si des mesures concrètes seront prises avant le 1er janvier 2025 pour garantir une application équitable de la REP afin de préserver la compétitivité de la filière bois française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6417</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>REP PMCB augmentation des éco-contributions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2440. — 3 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’impact sur la filière bois des hausses des éco-contributions versées dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur sur les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment (REP PMCB). Issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020 dite loi AGEC, la responsabilité élargie du producteur (REP) vise la collecte et la valorisation des déchets en fin de vie. Fonctionnant sur la base du principe pollueur-payeur, le dispositif REP permet l’intégration par le producteur du coût de prévention et de gestion des déchets dans le coût du produit. Pour respecter leurs obligations, les entreprises des filières REP contribuent à des éco-organismes. Dans ce cadre, pour chaque produit mis sur le marché, elles versent une éco-contribution à l’éco-organisme auquel elles ont adhéré. Le montant de l’éco-contribution est théoriquement lié au type de produit mis sur le marché et au coût de la gestion du déchet en fin de vie. En dépit de son caractère renouvelable et biodégradable, le bois et donc l’ensemble de la filière bois sont pourtant fortement pénalisés par le dispositif REP PMCB. De façon incompréhensible et à rebours de l’esprit de la loi AGEC dont l’ambition était de favoriser les produits les plus respectueux de l’environnement, les entreprises du bois voient en effet s’envoler les tarifs de leurs éco-organismes. Après de multiples hausses de leurs éco-contributions et face à l’absence de visibilité quant aux tarifs qui seront pratiqués en 2025, 70 % des entreprises bois ont même, à titre préventif, démissionné de leur éco-organisme. Ce phénomène démontre combien le mouvement de panique qui anime toute la filière est important et ne saurait être négligé. Une nouvelle augmentation, en janvier 2025, des éco-contributions porterait un grave préjudice à la filière bois alors qu’elle devrait pourtant en être préservée. Dans ces conditions et afin de ne pas pénaliser injustement la filière bois par rapport à ses concurrents, il lui demande quelles mesures d’urgence entend prendre le Gouvernement pour renouer avec l’esprit de la loi AGEC dont l’objet était de favoriser les fabricants écoresponsables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6417</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Impact des réglementations européennes sur la chasse au gibier d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2441. — 3 décembre 2024. — M. Matthias Renault attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’impact des récentes réglementations européennes concernant la chasse au gibier d’eau et les inquiétudes qu’elles suscitent au sein des associations cynégétiques et du monde rural. La chasse au gibier d’eau, pratiquée par plusieurs centaines de milliers de chasseurs en France, constitue un élément essentiel du patrimoine culturel et rural du pays. Cependant, des propositions de la Commission européenne, reposant sur des données parfois jugées incomplètes ou contestables, pourraient mettre en péril cette tradition. En particulier, des moratoires visant certaines espèces telles que le fuligule milouin, le canard siffleur, le canard souchet et le canard pilet sont envisagés, malgré des études montrant la stabilité, voire l’augmentation, des populations hivernantes de certaines d’entre elles. M. le député demande à Mme la ministre de préciser les protocoles appliqués par l’Office français de la biodiversité pour collecter et transmettre aux instances européennes les données concernant les espèces chassables. Il semble, en effet, qu’une partie de ces données provienne d’organisations telles que la Ligue pour la protection des oiseaux, connue pour ses positions anti-chasse et ce, sans consultation systématique des associations de chasseurs, pourtant détentrices de bases de données rigoureuses et fiables. Ces organisations cynégétiques participent cependant activement au suivi des populations grâce à des outils scientifiques tels que des balises GPS, des comptages et des analyses précis ainsi que les données fournies par les onze radars spécialisés pour le suivi de la migration. M. le député souhaite également savoir quelles mesures Mme la ministre envisage de mettre en place afin de garantir la pérennité de la chasse au gibier d’eau, en conciliant respect des traditions, préservation de la biodiversité et gestion durable des espèces. Il est essentiel que cette pratique, qui représente un art de vivre et une part importante du patrimoine culturel et rural, soit défendue face aux décisions hors sol de Bruxelles de nature à fragiliser la vitalité des territoires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6418</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pour l’interdiction de la pêche au vif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2442. — 3 décembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pêche au vif. La pêche au vif, consistant à utiliser un animal vertébré vivant comme appât, généralement un poisson, est largement pratiquée en France. Les animaux utilisés lors de la pêche au vif sont empalés par le dos ou la bouche alors qu’ils sont conscients. D’après une étude IFOP de 2021, un pêcheur à loisir sur deux utiliserait cette technique. Ainsi, cette pratique constitue un cas de maltraitance à grande échelle d’espèces animales dont la capacité à ressentir la douleur fait l’objet d’un consensus scientifique. La pêche au vif a déjà été interdite par plusieurs pays sur tout ou partie de leur territoire, Allemagne, Autriche, Irlande, Écosse et Suisse, au motif de la cruauté de la pratique. Des mobilisations citoyennes, notamment dans mon département, réclament cette interdiction en France et font pression auprès de plusieurs enseignes, notamment Decathlon, pour leur demander d’arrêter de vendre des poissons et crabes vivants pour la pêche au vif. Bien qu’ils ne soient pas des animaux vertébrés et ne rentrent donc pas dans la définition stricte de la pêche au vif, il y a également un consensus établissant le fait qu’ils sont capables de ressentir la douleur. Un rapport présenté par la London School of Economics en Novembre 2021, croisant plus de 300 études biologiques et comportementales, en atteste. Les pêcheurs à la ligne eux-mêmes, d’après l’étude IFOP susmentionnée, sont pour 40 % d’entre eux favorables à l’interdiction de la pêche au vif. Plus généralement, la condition animale est considérée comme une cause importante par 89 % de la population française, d’après un sondage de 2019 mené lui aussi par l’IFOP. Elle lui demande donc s’il est envisagé de mettre en place une interdiction de l’utilisation d’un animal vertébré, d’un crustacé ou d’un céphalopode dans le cadre de la pêche au vif. Elle lui demande également s’il est envisagé d’interdire, en conséquence, l’élevage et la vente d’animaux à cet effet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6418</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Utilisation des appareils de vision thermique pour la chasse au gibier d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2443. — 3 décembre 2024. — M. Matthias Renault attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’utilisation des appareils de vision thermique dans le cadre de la chasse au gibier d’eau de nuit. Depuis plus de quinze ans, les chasseurs utilisent des jumelles à intensification de lumière pour observer les oiseaux lors de la chasse nocturne, notamment depuis des installations telles que les huttes, gabions ou tonnes. Ces dispositifs, dont l’usage est strictement réservé à l’observation, permettent une reconnaissance précise des espèces dans des conditions difficiles, tout en enrichissant l’expérience cynégétique, sans impact létal ni modification des règles de sécurité. L’évolution technologique a vu l’apparition des monoculaires et jumelles thermiques, qui offrent une qualité d’observation supérieure, notamment en matière de clarté et de contraste. Bien que leur usage semble compatible avec les pratiques actuelles de chasse nocturne, leur statut réglementaire reste flou. En particulier, les dispositifs classés en catégorie A2 en raison de leurs fonctionnalités spécifiques ou usages potentiels demeurent interdits, alors que les appareils civils non modifiés sont autorisés à la vente et à l’usage, à condition qu’ils ne soient pas montés sur les armes. L’arrêté du 1er août 1986, qui encadre les moyens d’assistance électronique à la chasse, mentionne explicitement les dispositifs à intensification de lumière mais ne prévoit pas les évolutions liées à la vision thermique. En conséquence, il souhaite savoir si le ministère envisage d’actualiser la réglementation pour encadrer clairement l’utilisation des appareils de vision thermique dans le respect des traditions et des pratiques responsables de la chasse au gibier d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6419</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Non-respect des obligations de protection des eaux souterraines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2464. — 3 décembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les mesures prises par le Gouvernement en vue de l’exécution du jugement rendu par le tribunal administratif de Paris le 29 juin 2023. Celui-ci reconnaît la responsabilité de l’État dans le préjudice écologique résultant, notamment, de la contamination des eaux souterraines par les substances actives de produits phytopharmaceutiques, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-1 du code de l’environnement et L. 253-7 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a expressément enjoint au Premier ministre et aux ministres compétents de prendre « toutes mesures utiles en vue de restaurer et protéger les eaux souterraines contre les incidences des produits phytopharmaceutiques et en particulier contre les risques de pollution ». La réparation du préjudice devait être effective au 30 juin 2024 au plus tard. L’appel interjeté par l’État étant non suspensif, ce dernier reste tenu d’exécuter le jugement. La protection des eaux souterraines est un enjeu de sécurité sanitaire absolument majeur. La contamination des milieux aquatiques par les produits phytopharmaceutiques a un impact direct sur l’accès à l’eau potable. L’état critique des captages d’eau potable a notamment été documenté dans le récent rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les pesticides (14 décembre 2023, n° 2000) et par le rapport interministériel révélé le 14 novembre 2024 qui dénonce la contamination généralisée des ressources hydriques par les pesticides et leurs produits de dégradation (IGAS, IGEDD, CGAEER - juin 2024). Il est d’autant plus inquiétant de voir se multiplier les propositions de loi visant à supprimer l’interdiction des pesticides contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes, substances aux dangers avérés sur la biodiversité. Fort de ces constats, il lui demande de préciser comment le Gouvernement entend réparer le préjudice écologique dont il a été jugé responsable et quelles mesures ont été et seront prises afin de s’assurer de la restauration effective des eaux souterraines et de leur protection contre la pollution par les pesticides d’ici le 15 janvier 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6419</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2471. — 3 décembre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur au sujet du barème de l’aide MaPrimeRénov’, pour les installations de chauffage au bois. Le chauffage au bois présente un intérêt économique et écologique et a toute sa place dans le mix énergétique de chauffage, permettant de pallier les pics de consommation électrique en période de grand froid. Le bois est un combustible peu cher, comparé aux autres énergies, peu émetteur de CO2 pour les poêles de dernière génération, porteur d’emplois locaux et contribuant à la souveraineté énergétique du pays. Interpellé par des acteurs de la filière sur la prévision d’une baisse de 50 % des aides à la rénovation concernant les appareils de chauffage au bois domestique, au 1er janvier 2025, après une baisse de 30 % intervenue au 1er avril 2024, il demande si le Gouvernement prévoit remettre en question ce projet de réduction des aides MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Ce projet s’il est maintenu, suscitera une grande incompréhension alors que les organismes officiels (Agence nationale de l’habitat, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) communiquent en faveur du chauffage au bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6419</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Baisse du barème de MaPrimeRénov’concernant les modes de chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2476. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème du dispositif MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et elle reviendrait à diviser par trois le soutien financier de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois dont l’impact écologique est largement démontré. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie qui préserve le pouvoir d’achat des Français et à l’ancrage local, c’est une source d’énergie particulièrement bénéfique pour l’environnement avec seulement 26 g de CO2 par kWh produit et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des co-produits de l’industrie forêt-bois. Le secteur du bois de chauffage présente aussi l’avantage d’accroitre la souveraineté énergétique française avec une production nationale à plus de 85 %. Mme la députée souhaite donc savoir comment le Gouvernement peut justifier cette décision qui apparaît en contradiction avec les objectifs de transition énergétique de la France établis par des autorités de référence comme le SGPE, qui explique dans ses éléments de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique devrait continuer à être encouragé. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois afin de rassurer les acteurs de ce secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6420</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Centrale électrique de Cordemais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2478. — 3 décembre 2024. — M. Matthias Tavel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la centrale électrique de Cordemais. Le 26 novembre 2024, le Gouvernement et le propriétaire exploitant de la centrale de Gardanne ont annoncé la signature d’un accord, dont il faut se féliciter, prévoyant une aide de l’État à hauteur de 800 millions d’euros pour le redémarrage de cette ancienne centrale à charbon en reconversion à la biomasse importée. De son côté, la centrale de Cordemais est l’une des deux dernières centrales à charbon de France, pour laquelle un plan de reconversion à la biomasse avait été soutenu par les salariés. Particularité de ce projet, il prévoit une production locale sur le territoire français de la biomasse consommée, sans importation. Mais alors que l’État mobilise 800 millions d’euros à Gardanne pour soutenir la conversion, la direction d’EDF et l’État actionnaire ont, au contraire, décidé l’arrêt de la centrale de Cordemais. Ce sont 340 emplois directs qui sont menacés et jusqu’à un millier d’emplois directs et indirects. Pour ces raisons, il souhaite connaître les raisons qui expliquent la différence de traitement entre les deux sites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6420</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Fiscalité du carburant Biodiesel XTL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2480. — 3 décembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le développement des biodiesels et notamment le HVO (huile végétale hydrotraitée) en Europe et sur sa relative absence en France. Ce carburant est fabriqué à partir d’huiles végétales, résiduelles ou de déchets. C’est un carburant paraffinique de synthèse, certifié durable conformément à la directive énergies renouvelables de l’Union européenne. Plusieurs pays européens distribuent ce gazole en station-service, un carburant dont le bilan des gaz à effet de serre est de 90 % inférieur à celui du diesel fossile. Par un arrêté du 30 juin 2024, le Gouvernement autorise la distribution du gazole XTL (dont le HVO) en station-service ainsi que l’avitaillement en « bord à bord ». L’incitation fiscale est un atout permettant de rendre attractif ce nouveau biocarburant comme c’est le cas pour le carburant Ethanol E85 et de lutter efficacement contre les émissions de CO2 et de NOx. Elle lui demande si la fiscalité du gazole XTL sera aussi attractive que pour l’E85.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6420</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Ma PrimeRénov’et baisse de l’aide au chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2481. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la baisse inacceptable de 50 % des aides MaPrimeRénov’pour l’installation de systèmes de chauffage au bois, prévue pour le 1er janvier 2025. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle baisse pourrait avoir des conséquences graves pour les ménages modestes, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, où le chauffage au bois représente une alternative accessible et économique. Cette décision soulève également de grandes inquiétudes pour les entreprises de la filière. Cette baisse paraît difficilement justifiable lorsqu’on sait que le chauffage au bois, notamment les poêles et chaudières à granulés, constitue une solution efficace, peu coûteuse (moins de 350 euros la tonne) et parmi les moins émettrices de CO2. Ce type de chauffage soutient également l’économie locale, en créant de la valeur pour la filière bois et en contribuant à une économie circulaire. En outre, cette filière connaît déjà une baisse importante des ventes, avec une chute de 70 % pour les chaudières et de 60 % pour les poêles en 2023 par rapport à 2022. La réduction des aides semble être motivée par un arbitrage politique qui privilégie l’utilisation de la biomasse forestière pour la décarbonation de l’industrie, au détriment du chauffage domestique. Or il est crucial de ne pas opposer les différents usages de la biomasse forestière, d’autant plus lorsque le secrétariat général à la planification écologique recommande de soutenir le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et remplace des systèmes de chauffage plus polluants. Dans ce contexte, elle lui demande d’indiquer si le Gouvernement va reconsidérer cette baisse des aides pour le chauffage au bois et de prendre en compte les impacts économiques et sociaux de cette décision, afin de soutenir les familles les plus modestes et les entreprises du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6421</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Remise en question de l’automaticité de l’attribution du chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2482. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’évolution des modalités de versement du chèque énergie. Le chèque énergie permet aux ménages modestes de faire face aux dépenses liées à leur consommation d’énergie, notamment pour le chauffage. Ce dispositif repose sur une procédure d’automaticité des versements, permise par l’utilisation de fichiers fiscaux de la direction générale des finances publiques (DGFIP). Depuis 2022, un portail en ligne permettait également aux ménages dont la situation financière évoluait de solliciter cette aide. Cependant, cette procédure est remise en cause pour des raisons purement techniques. Or un retour à un système nécessitant une demande de versement risquerait d’exclure une partie des bénéficiaires potentiels, particulièrement parmi les populations les plus fragiles, souvent éloignées des outils numériques. M. le député s’interroge sur les raisons techniques et budgétaires qui motivent une telle évolution et demande à Mme la ministre de préciser les mesures envisagées pour garantir l’accessibilité du chèque énergie à tous les ménages éligibles. Il l’interroge également sur la possibilité de maintenir un dispositif d’automaticité basé sur des fichiers régulièrement mis à jour afin de préserver l’efficacité de cette aide essentielle pour les ménages les plus fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6421</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2490. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le PLF envisage une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6422</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2491. — 3 décembre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6422</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Construction d’un parc éolien dans la commune de Moulézan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2523. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la construction d’un parc éolien au cœur d’un espace naturel sensible dans la commune de Moulézan. Construit par le groupe TotalEnergies, un parc éolien comprenant cinq mâts devrait bientôt voir le jour dans le Gard, malgré une opposition très forte des élus locaux, des riverains et des associations de défense de l’environnement. Outre la fracture visuelle provoquée par l’apparition d’infrastructures dont les pales culmineront à 150 mètres de haut, c’est surtout l’impact environnemental de ce projet qui est dénoncé par de nombreux observateurs. Ces éoliennes doivent en effet être construites au cœur du bois des Lens. Ce dernier constitue un espace naturel fragile formé d’un massif de 9 000 hectares de bois et de garrigues. Propice à la randonnée, il est aussi connu pour ses vestiges archéologiques qui en font un espace unique. La construction de cinq éoliennes impliquerait la destruction d’une partie de ce milieu naturel. Parmi les 140 hectares de végétation qui pourraient être détruits, figurent notamment des zones humides. Les dérogations demandées pour la destruction de 80 espèces protégées, particulièrement de chauves-souris et d’oiseaux, témoignent de l’ampleur de la destruction environnementale que ce projet pourrait avoir. Le bois des Lens est un espace important pour l’équilibre environnemental de tout un territoire, c’est aussi un corridor écologique qu’empruntent plusieurs espèces qui pourraient être gênées par les pales des éoliennes. À ces dommages environnementaux s’ajoute la problématique des feux de forêt. La présence d’éoliennes devrait compliquer l’intervention de canadairs. Classé comme zone très sensible, ce massif forestier a pourtant déjà été victime d’importants incendies. La construction de parcs éoliens du même type a été refusée dans des communes proches de Moulézan pour des raisons semblables. Il souhaite connaître sa position sur ce projet et sur son impact environnemental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6423</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Protection des zones humides et tourbières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2524. — 3 décembre 2024. — M. Fabrice Roussel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’importance des zones humides et des tourbières. Les zones humides et tourbières sont des écosystèmes essentiels dans la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et la gestion des ressources en eau. Cependant, plus de 50 % de ces espaces ont disparu en France depuis 1960, aggravant les sécheresses et inondations. 13 organisations dont France Nature environnement appellent le Gouvernement à revoir sa proposition concernant la protection des zones humides et tourbières dans sa politique agricole commune. Concernant la cartographie d’application en France, la base de données la plus fiable est celle des zones humides effectives du réseau partenarial des données sur les zones humides (RPDZH), qui couvre moins de 4 % de la surface agricole utile. Cette cartographie a été mise à jour le 17 juillet 2024 mais les services de l’État ont drastiquement réduit le champ d’application en croisant uniquement cet inventaire RPDZH avec celui des sites labellisés « Ramsar » et en y ajoutant seulement un quart des tourbières référencées au niveau national. De ce fait, la proposition de la France pour la protection des zones humides et tourbières dans le cadre de la PAC, à travers la BCAE n° 2, n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation. La cartographie à jour montre que le Gouvernement s’apprête à faire l’impasse sur la majorité des zones humides et tourbières existantes. Il lui demande si elle compte revoir la proposition actuelle en prenant pour référence l’inventaire des zones humides du réseau partenarial des données sur les zones humides (RPDZH), avec le double objectif de mieux protéger les zones humides et les tourbières et de renforcer la résilience des exploitations agricoles face aux sécheresses et inondations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6423</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réforme des enquêtes publiques sur l’implantation de projets éoliens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2525. — 3 décembre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conséquences de la réforme des enquêtes publiques introduite par la loi n° 2023-905 du 23 octobre 2023, dite loi « industrie verte ». Cette réforme modifie en profondeur la procédure d’autorisation environnementale pour l’implantation de projets éoliens, en supprimant les enquêtes publiques traditionnelles au profit de consultations publiques principalement dématérialisées. Désormais, la phase d’instruction des dossiers et la consultation publique sont menées conjointement sur une période de trois mois. Cette consultation repose sur un dossier en ligne, qualifié de « dynamique », régulièrement actualisé avec les contributions des parties prenantes et les réponses des promoteurs. Si deux réunions publiques restent obligatoires, les permanences physiques sont désormais optionnelles et le commissaire-enquêteur ne rend plus d’avis formel favorable ou défavorable, affaiblissant ainsi son rôle. Ce changement suscite de vives inquiétudes, notamment en raison de la disparition d’un cadre structuré garantissant la transparence et l’impartialité des procédures. L’enquête publique traditionnelle, jusqu’alors essentielle pour informer les citoyens et recueillir leurs observations dans un cadre rigoureux, laissait place à des débats équilibrés. La dématérialisation de la consultation pourrait limiter la participation des populations les plus éloignées des outils numériques, accentuant ainsi des inégalités territoriales, notamment dans les zones rurales. Par ailleurs, cette nouvelle procédure impose une vigilance accrue aux opposants des projets. Le fait de soumettre des observations trop tôt pourrait permettre aux promoteurs et à l’administration de corriger les lacunes du dossier initial, rendant plus difficile une contestation effective. Cette dynamique pourrait altérer la sincérité du débat et réduire l’efficacité des contributions citoyennes. Dans les départements ruraux comme la Charente-Maritime ou les zones en tension écologique, où de nombreux projets industriels ou d’énergies renouvelables sont prévus, les conséquences de cette réforme risquent de limiter les capacités d’intervention des habitants et des associations, réduisant encore l’acceptabilité de ces projets. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles garanties concrètes le Gouvernement entend apporter pour assurer une consultation publique réellement accessible et équitable, notamment pour les populations les moins connectées ou éloignées des centres administratifs. Il souhaite également savoir si une évaluation d’impact de cette réforme est prévue à court terme, afin de mesurer ses effets sur la participation citoyenne et la transparence des décisions. Enfin, il l’interroge sur la possibilité de réintroduire des dispositifs plus contraignants, s’inspirant de l’ancien modèle d’enquête publique, afin de restaurer un équilibre entre les objectifs d’accélération des projets et les droits des citoyens à s’exprimer pleinement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6424</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Soutien de la filière du recyclage textile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2559. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Arrighi alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la crise profonde que traverse la filière du recyclage textile en France. Cette situation, en plus d’avoir un impact environnemental alarmant, met en danger des structures essentielles, à l’image des nombreux centres de tri textiles qui sont aujourd’hui au bord du dépôt de bilan partout en France. À titre d’exemple, en Ariège ce ne sont pas moins de 87 emplois qui sont menacés. Il est important de considérer que ce sont 2 300 tonnes de textiles par an qui sont triées rien que dans ce département, dont 63 % sont réutilisés, exportés ou bien vendus dans leurs 4 boutiques de friperies solidaires ou à des fripiers en France ; 32 % qui sont recyclés en chiffons d’essuyage, isolants thermiques ou bien effilochés ; 4 % qui sont utilisés en tant que combustibles dans des cimenteries et enfin, seulement 1 % sont considérés comme des déchets ultimes. En effet, les bornes d’apport volontaire débordent, faute d’être collectées et quelques collectivités en France ont d’ailleurs déjà commencé à condamner ces bornes. Les textiles finissent alors dans les ordures ménagères résiduelles (OMR), augmentant les enfouissements ou incinérations. Cela représente un surcoût majeur pour les collectivités, notamment à travers la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), qui est déjà très alourdie et qui se verra encore majorée par une surtaxe inattendue en 2025. Certains ménages déversent leurs textiles dans les bacs réservés aux emballages ménagers, afin d’échapper à la tarification incitative assise sur la seule production d’OMR. Ce qui provoque de graves problèmes techniques dans les centres de tri et augmente les tonnes de refus de tri (erreurs de tri), qui sont in fine redirigées vers l’enfouissement ou l’incinération. Cette crise souligne les limites structurelles du système actuel, telles que le nombre excessif de textiles mis sur le marché en raison de la fast fashion, la concurrence effrénée des plateformes de seconde main (ex : Vinted), les exportations des textiles usagés vers l’Afrique et le Moyen-Orient, le manque d’émergence de filières de recyclage de fibres synthétiques ou encore l’opacité quant aux fonds collectés par les éco-organismes. Pour le moment, aucune mesure à court terme n’a été actée pour répondre à cette crise. Si des pistes stratégiques à long terme, telles que le développement des capacités de tri en France, ont été évoquées, elles ne suffisent pas à débloquer l’urgence actuelle. Par ailleurs, les soutiens financiers proposés, comme l’augmentation temporaire à 156 euros par tonne pour le tri, demeurent largement insuffisants au regard des surcoûts supportés par les entreprises. Mme la députée appelle ainsi à une mobilisation rapide de l’État afin d’éviter une double catastrophe, économique et environnementale, pour les territoires concernés. C’est pourquoi elle interpelle le Gouvernement sur les mesures immédiates qu’il envisage de prendre afin de garantir la survie économique des entreprises de tri. Dans ce contexte, il apparaît également urgent d’agir pour limiter la surconsommation de vêtements de mauvaise qualité, ainsi que de garantir la transparence concernant l’utilisation des fonds collectés par les éco-organismes auprès des metteurs sur le marché et leur redistribution. Enfin, elle lui demande un soutien accru de l’émergence de filières de recyclage matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6424</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Aides pour la rénovation des logements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2569. — 3 décembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la question des aides pour la rénovation des logements, spécifiquement MaPrimeRénov’, allouées en fonction du coefficient familial. Ces aides sont destinées aux foyers à revenus modestes afin de les aider à rénover ou isoler leur habitat. Pour autant, il semble inopportun de demander une avance sur les sommes nécessaires pour les travaux, étant donné la situation financière précaire de ces familles. Il interroge le Gouvernement sur les actions qu’il compte prendre pour simplifier l’accès à ces subventions afin qu’elles bénéficient plus facilement aux foyers aux ressources modestes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6424</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la stratégie Ecophyto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2607. — 3 décembre 2024. — M. Fabrice Roussel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la stratégie Ecophtyo. Adoptée en 2008, avec comme ambition de réduire de 50 % l’usage des pesticides en 10 ans, la stratégie Ecophyto n’a pas fonctionné. Selon les données du ministère de l’écologie, entre 1980 et 2019, près de 4 300 captages ont été fermés pour cause de pollution, notamment en raison de pollution phytosanitaire. Les liens sont désormais avérés entre cancers, cancers pédiatriques et pesticides. En Loire-Atlantique, 490 000 abonnés sur 550 000 reçoivent une eau qui n’est pas conforme avec une teneur en métabolite 2 à 6 fois supérieure à la norme de qualité. Ce qui représente 90 % de la population desservie. Aujourd’hui, le cycle de l’eau est contaminé aux pollutions diffuses et menace la biodiversité. En témoignent les récents scandales sanitaires sur les eaux minérales et la présence de plus en plus importante de molécules classées comme potentiellement dangereuses par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans les captages d’eau. En ce sens, la directive sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine portant sur les « points de prélèvement sensibles » n’a toujours pas été transposée en droit français et les dispositions de la stratégie Ecophyto datant d’avril 2024 n’ont, à cet effet, pas vu le début d’un commencement. Il souhaiterait qu’elle indique une date quant à la mise en œuvre des mesures prévues par la stratégie Ecophyto pour définir les points de prélèvement sensibles et en établir la liste. Il souhaiterait également qu’elle l’informe d’une date concernant la réunion du groupe national sur les captages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6425</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Assurance sur routes enneigées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2423. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur un sujet du quotidien pour les concitoyens qui habitent en zone de montagne, celui des déplacements sur les routes enneigées. En effet, on a désormais un positionnement plutôt axé sur la tolérance et pédagogie s’agissant de l’obligation pour tout véhicule, se déplaçant depuis, vers ou entre des communes de montagne, d’être équipé de pneus neige ou 4 saisons, ou a minima, de posséder des chaînes ou chaussettes dans le coffre. Cependant, la question des assurances reste en suspens quant à la responsabilité en cas d’accident sur routes enneigées sans équipement. Il lui demande demande la clarification de la position des assureurs en cas d’accident impliquant des véhicules ne possédant pas les équipements requis pour évoluer sur les routes de montagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6425</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dérogation pour l’accès des véhicules Crit’Air 3 aux ZFE de Paris et Lyon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2425. — 3 décembre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les vives inquiétudes des Français qui ont un véhicule diesel de plus de 14 ans à l’approche du 1er janvier 2025. La loi « climat et résilience » de 2021 a en effet prévu la mise en place de zones à faibles émissions d’ici le 1er janvier 2025 dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants où les valeurs de qualité de l’air recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont dépassées. 42 agglomérations françaises étaient initialement concernées, mais le Gouvernement a décidé au printemps 2024 d’assouplir les règles de restriction et finalement, au 1er janvier 2025, seules les agglomérations de Paris et Lyon interdiront la circulation aux véhicules Crit’Air 3. Malheureusement, de nombreux Français qui ont besoin de venir en voiture dans ces villes, notamment pour des rendez-vous médicaux, n’ont pas les moyens financiers de changer de voiture, en particulier les retraités et les familles nombreuses. Les agglomérations ont prévu 12 jours de dérogation par an, mais pour les personnes âgées qui ne sont pas familiers d’internet, ce n’est pas adapté. De la même manière, des familles qui devraient prendre en urgence leur véhicule pour accompagner leurs enfants risqueraient une amende. Dès lors qu’un véhicule, même s’il a 15 ans, est bien entretenu, il est excessif de lui interdire l’accès à Paris et Lyon. En effet, depuis 2019, la législation oblige déjà les véhicules diesel à effectuer - et à réussir - trois fois de suite un test d’émission de particules fines lors du contrôle technique. Ainsi, si un véhicule a obtenu la validation de son contrôle technique, il devrait être autorisé à circuler sur l’ensemble du territoire national, sans discrimination de mobilité, de revenus ou de moyens financiers. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre avant le 31 décembre 2025 pour que les Français qui ont besoin de se rendre à Paris et Lyon, ou d’y circuler en voiture, puissent toujours le faire, en particulier si leur véhicule, même catégorisé « Crit’Air 3 », a passé avec succès le contrôle technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6426</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Lutte contre le vol de vélos
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2452. — 3 décembre 2024. — Mme Julie Delpech alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’ampleur croissante des vols de vélos dans le pays, en particulier dans les zones urbaines. Ce phénomène dissuade de nombreux citoyens d’adopter un mode de transport pourtant central pour la transition écologique et la promotion des mobilités douces. Chaque année, plusieurs centaines de milliers de vélos sont dérobés en France et seuls 5 % retrouvent leur propriétaire. La situation est exacerbée par le développement des services de livraison à vélo, qui, en l’absence de contrôles suffisants, peuvent parfois favoriser l’utilisation de cycles volés. Malgré les avancées permises par la loi d’orientation des mobilités (LOM), telles que l’obligation de marquage des vélos et la création du Fichier national unique des cycles identifiés (Fnuci), ces dispositifs semblent insuffisants pour enrayer ce fléau. Les forces de l’ordre disposent souvent de moyens limités pour effectuer des contrôles efficaces et de nombreuses villes manquent encore d’infrastructures sécurisées adaptées au stationnement des vélos. Dans ce contexte, des mesures complémentaires mériteraient d’être envisagées, comme un contrôle systématique des vélos utilisés dans les services de livraison ou une extension de l’obligation de marquage à tous les cycles en circulation. Aussi, elle souhaite connaître les initiatives envisagées par le Gouvernement pour renforcer la lutte contre le vol de vélos, qu’il s’agisse de prévention, de répression ou du développement d’infrastructures sécurisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6426</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Explosion de la publicité numérique dans les gares
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2626. — 3 décembre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’explosion de la publicité numérique dans les gares. Depuis plusieurs années, les gares françaises se transforment en vitrines pour une avalanche de dispositifs publicitaires numériques, sous l’égide de la SNCF et avec l’aval du ministère des transports. La société Mediatransports indique ainsi disposer de 2 900 écrans en 2024 et en annonce 4 300 l’an prochain. Cette prolifération d’écrans dans des lieux censés être des espaces de service public constitue une double agression : visuelle pour les usagers d’une part, anti-écologique en raison des ressources consommées pour leur fabrication et leur fonctionnement d’autre part. Ces dispositifs consomment une quantité d’énergie non négligeable à l’heure où la sobriété énergétique s’impose aux citoyens et à la société tout entière. Une étude de l’Ademe chiffrait ainsi la consommation énergétique d’un panneau publicitaire à 20 477 kWh au bout de 10 ans, soit l’équivalent de la consommation annuelle de quatre ménages français. Pire encore, contrairement à la publicité urbaine, ces écrans ne font l’objet d’aucune réglementation stricte. Pourquoi cette zone de non-droit dans des lieux aussi emblématiques que les gares, qui devraient être exemplaires en matière de sobriété et de respect des engagements climatiques ? Cette situation ne relève pas seulement de l’irresponsabilité : elle illustre un mépris flagrant pour les usagers et pour les impératifs écologiques. Elles transforment les gares en des centres commerciaux où l’intérêt général est sacrifié au profit de logiques purement mercantiles. Ces panneaux sont ainsi largement contestés par les citoyens : 85 % des Français sont favorables à la réduction du nombre d’écrans numériques publicitaires visibles dans l’espace public et 54 % réclament leur interdiction, d’après un sondage BVA de janvier 2023. Elle lui demande donc quelles mesures immédiates elle compte prendre pour mettre fin à cette dérive et restituer aux gares leur vocation première, celle de lieux de service public au bénéfice des citoyens et non des annonceurs publicitaires ; il s’agit d’une nécessité à la hauteur des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre époque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6426</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Obligation du permis poids lourds pour la conduite d’un camping-car
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2654. — 3 décembre 2024. — Mme Émilie Bonnivard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation de l’un de ses administrés, chauffeur de bus depuis de nombreuses années. En France, la conduite d’un camping-car est liée au poids du véhicule concerné : un véhicule ayant un poids de moins de 3 500 kilos peut être conduit avec un permis B, tandis que si le camping-car pèse plus de 3 500 kilos, il faut un permis C pour être autorisé à le conduire. Cet administré est habitué à la conduite de ces véhicules et a même conduit des bus articulés dont le poids peut être supérieur à 30 tonnes. Il porte aujourd’hui le projet d’aménager un car en camping-car mais en raison des dispositions régissant la conduite de ces véhicules, il sera dans l’obligation de passer le permis poids lourd, ce qui peut paraître une aberration dans la mesure où cette personne conduit professionnellement ce type de véhicule depuis de nombreux années. Il dispose des permis B, D et DE. Il paraît à Mme la députée parfaitement incohérent qu’une personne puisse conduire un bus dont le poids peut aller jusqu’à 38 tonnes et qu’elle ne soit pas autorisée à conduire, sans le permis poids lourd, un camping-car de plus de 3,5 tonnes. Il semblerait opportun de faire évoluer la réglementation afin de permettre aux conducteurs de bus ou de véhicules lourds de ne pas être dans l’obligation de passer le permis poids lourd pour conduire un camping-car. Elle souhaiterait connaître ses intentions sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6427</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Les taxis conventionnés avec la CNAM ont le droit de vivre de leur travail !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2663. — 3 décembre 2024. — M. Sébastien Delogu attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les nouveaux tarifs que la CNAM entend imposer aux taxis. D’année en année, la CNAM a imposé aux chauffeurs de taxis conventionnés des remises tarifaires toujours plus importantes sur les transports médicaux, avec pour effet direct une diminution très conséquente de leurs marges et de leurs chiffres d’affaires. Dans le même temps, ceux-ci ont vu leurs charges exploser avec une augmentation inédite du prix des carburants, des assurances et du coût de l’entretien de leurs véhicules. Sous couvert de faire encore des économies sur les plus précaires, les nouveaux tarifs déconnectés des coûts réels que la CNAM projette de mettre en place ainsi que le nouveau modèle de transport partagé achèveraient de fait de détruire la profession de chauffeur de taxi, au profit des nouvelles plateformes comme Uber qui engrangent des profits records sur le dos des travailleurs. Au total, ce sont donc environ 40 000 entreprises dépendantes du transport médical qui sont menacées de disparition et autant de travailleurs. Les très nombreuses personnes qui ont besoin au quotidien de leurs services pour bénéficier de soins seront également gravement impactées. Les chauffeurs de taxis comme les personnes nécessitant des soins n’ont pas à payer le prix fort pour pallier les choix budgétaires catastrophiques des gouvernements successifs, qui préfèrent s’attaquer aux plus précaires, plutôt que d’aller chercher les cadeaux injustement perçus depuis sept ans par ceux qui étaient déjà les plus fortunés. Ainsi, il lui demande quand il prendra des mesures pour permettre aux chauffeurs de taxis conventionnés avec la CNAM de vivre décemment de leur travail et pour permettre aux personnes dans le besoin, parfois dans des zones isolées, de bénéficier des soins auxquels elles ont droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6427</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Publication du décret relatif au cotransportage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2670. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de publication du décret relatif au cotransportage. En effet, la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoit la publication d’un décret en Conseil d’État précisant les modalités d’application de l’article 40, qui encadre cette pratique. Or, à ce jour, le décret n’est pas paru au Journal officiel. Le cotransportage est une pratique de livraison innovante, qui permet à des particuliers ou des professionnels de transporter des objets entre un commerçant et un acheteur lors d’un trajet quotidien déjà planifié. Ce système permet de répondre à la problématique de la livraison dite du « dernier kilomètre », en particulier en zone rurale, tout en assurant la persistance du lien social. Il apporte en outre une solution compatible, à condition d’être encadrée, à l’impératif de transition écologique. Cependant, il convient de veiller à la mise en place d’un cadre réglementaire afin de prévenir tout usage professionnel, qui serait contraire à l’ambition écologique et sociale du cotransportage. Des leviers comme l’instauration d’un nombre maximal de livraisons par jour ou d’un plafond concernant le montant annuel de revenus semblent pertinents. Ainsi, la publication du décret permettra aux entreprises du secteur de disposer d’une meilleure visibilité, tout en assurant une utilisation vertueuse du cotransportage. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin d’assurer la publication du décret en Conseil d’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6427</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conséquences prévisibles de la hausse de la taxation sur l’aérien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2671. — 3 décembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences du projet de nouvelle taxation de l’aérien envisagé par le Gouvernement. À travers un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2025, un amendement du Gouvernement prévoit de faire contribuer les passagers aériens à l’effort de rétablissement des comptes publics à travers une hausse du « tarif de solidarité ». Le risque est que « l’effort de rétablissement des comptes publics » qui est demandé au secteur aérien entraîne un lourd handicap économique pour les compagnies aériennes commerciales françaises et la disparition des compagnies aériennes françaises d’affaires. Le secteur aérien représente plus de 1,142 millions d’emplois directs et indirects en France. Les aéroports, les compagnies aériennes ou encore les constructeurs participent largement au développement économique et à l’emploi des territoires dans lesquels ils sont implantés. Dans un communiqué du 20 novembre 2024, la compagnie aérienne Ryanair menace de ne plus desservir 10 aéroports français à partir du 1er janvier 2025, dont potentiellement celui de Perpignan-Rivesaltes. S’il ne faut pas être dupe de la recherche de rentabilité de la compagnie Ryanair et de l’utilisation de la hausse de la taxation sur l’aérien pour faire pression sur l’État français, Mme la députée regrette que ce soient encore une fois les dessertes régionales et les régions déjà enclavées qui subissent les bras de faire entre le secteur aérien et l’État. Elle regrette que depuis plusieurs décennies rien n’ait été développé pour permettre le désenclavement des Pyrénées-Orientales, qui attendent notamment le TGV depuis maintenant 40 ans. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir le maintien de l’ensemble des destinations desservies par l’aéroport de Perpignan et la qualité de service.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6428</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir de la ligne ferroviaire Belfort-Delle-Delémont
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2672. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’arrêt de la liaison ferroviaire directe entre Belfort et Delémont en Suisse à partir de décembre 2025. Par conséquent, tous les trains de cette ligne s’arrêteront dans un sens comme dans l’autre systématiquement à la frontière, à Delle, dans le Territoire de Belfort, et les usagers devront changer de train pour poursuivre leur trajet. Le tronçon entre Belfort et Delle sera exploité par la SNCF et le tronçon après la frontière sera desservi par une compagnie ferroviaire suisse. Cette décision unilatérale de la région Bourgogne-Franche-Comté a été prise alors que des discussions étaient entamées avec le Canton du Jura en Suisse pour améliorer l’offre de desserte transfrontalière, particulièrement affectée par le manque de matériel roulant et les défauts de correspondances côté français. En Suisse, cette décision provoque l’incompréhension compte tenu de l’existence de propositions alternatives ambitieuses mais aussi parce que le tronçon ferroviaire français Delle-Belfort a été remis en service en 2018 grâce à un cofinancement suisse de plus de 27 millions d’euros. De plus, cette décision va à l’encontre de décennies d’efforts menées par les autorités françaises et suisses depuis l’accord interétatique de 1999 afin de promouvoir les transports publics pour les déplacements transfrontaliers au détriment de la voiture et ce alors que le Plan d’avenir pour les transports présenté le 24 février 2023 prévoyait un soutien massif au ferroviaire avec un investissement de 100 milliards d’euros d’ici 2040, ce qui contribue à décarboner les modes de transport et protéger l’environnement. Enfin, cette décision pénalise surtout les 10 000 travailleurs français frontaliers et les entreprises du Canton du Jura qui les accueillent chaque jour, mais aussi tous les Français établis en Suisse qui utilisent cette ligne pour rallier Paris rapidement. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernement compte faire face à cette situation qui pénalise le développement du transport ferroviaire, l’environnement et les Français frontaliers et établis en Suisse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6428</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grèves répétées des contrôleurs ferroviaires lors des vacances scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2673. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, concernant les grèves répétées des contrôleurs ferroviaires lors des vacances scolaires. Afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre, les pouvoirs publics incitent les Français à se déplacer en transports en commun lorsque la situation s’y prête. C’est la raison pour laquelle de nombreux concitoyens font le choix du train pour retrouver leurs familles ou partir en vacances. Or la récurrence des mouvements de grève lors des départs en vacances génère une frustration croissante des Français. Au-delà de la difficulté évidente que le changement d’organisation implique pour les familles, ces mouvements de grève impactent directement l’économie locale et en particulier les zones de tourisme qui s’apprêtent à accueillir un flux important de visiteurs. Dans ce contexte, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour atténuer à l’avenir, l’impact de ces grèves sur les voyageurs et sur les économies locales. Il l’interpelle également sur les stratégies envisagées pour garantir la continuité du service ferroviaire, notamment dans le cadre de la candidature des jeux Olympiques et Paralympiques 2030.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6429</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Communication des limitations de tonnage pour les véhicules arrivant sur un pont
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2674. — 3 décembre 2024. — M. Jean-François Portarrieu interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité d’améliorer la communication des limitations de tonnage pour les véhicules se dirigeant vers les ponts. Suite à l’accident tragique du pont de Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne, il y a cinq ans et alors que le procès de cette catastrophe a débuté, M. le député souhaite réitérer sa proposition. Pour rappel, cet accident a entraîné la perte de vies humaines, dont celle d’un chauffeur de camion et d’une adolescente de 15 ans. L’enquête a révélé qu’au moment de l’effondrement, un convoi exceptionnel transportant un tracteur et une foreuse, dépassant largement les 50 tonnes, empruntait le pont pourtant limité à 19 tonnes pour les camions. Aujourd’hui, la famille de la jeune victime ainsi que les habitants de la commune restent préoccupés par la sécurité des ponts en France et la nécessité de mieux prévenir les conducteurs sur les limitations de tonnage. Cette demande, initiée par la famille de la jeune victime, vise à mettre en place toutes les mesures possibles pour éviter de nouveaux drames similaires. Pour sensibiliser davantage et tout faire pour empêcher de futurs accidents, M. le député propose d’indiquer sur les applications de navigation par GPS la charge maximale autorisée pour passer un pont, sur l’ensemble du réseau routier français, de la même manière que la vitesse maximale est indiquée à l’approche des radars. Il souhaiterait connaître son avis sur cette proposition concrète, ainsi que les possibilités d’accès aux données en accès libre ( open data ) qui pourraient accélérer cette mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6429</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Interdiction de circulation - EMS (système modulaire européen) /méga-camions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2675. — 3 décembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’interdiction de circulation en France des EMS (système modulaire européen), ou méga-camions, permettant de transporter jusqu’à 60 tonnes de marchandises et/ou 49 palettes au lieu de 33 palettes. D’autres pays ont validé ce type de transport qui comporte de nombreux avantages, tels que : limiter le nombre de camions sur les routes ; limiter le nombre de chauffeurs nécessaires, connaissant les problèmes de recrutement de cette filière à horizon 2030 ; consommer moins de carburant, puisqu’à équivalence de tonnage, 2 méga-camions consommeront moins de carburant que 3 camions actuels (-20 % de consommation) ; détériorer beaucoup moins les routes, puisque ces camions sont équipés de plus d’essieux que les camions actuels. De plus, de nombreux efforts sont réalisés par les industriels de l’énergie des transports par le développement des biodiesels. Si certaines activités peuvent se diriger vers le rail, cela n’est pas forcément le cas pour d’autres activités, tel le transport de produits frais, tel le e-commerce (en plein essor) et tout type de transport en flux tendu. Ces transports se retrouvent pénalisés et demeurent plus coûteux en France qu’ailleurs pour le client final. Néanmoins, il est certain que ce processus a besoin d’un cadre spécifique quant aux routes empruntées et aux trajets dédiés pour réglementer ces EMS. Elle lui demande s’il va revenir sur cette décision et permettre à ces véhicules de circuler en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6429</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Informations sur le prolongement au sud de la ligne 4
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2676. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Didier Berger interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’étude envisagée d’un prolongement de la ligne 4 du métro de Paris en direction de Verrières-le-Buisson. Ce projet de prolongement sud de la ligne 4 du métro parisien, qui s’arrête actuellement à Bagneux, pourrait permettre de rejoindre à terme le tramway T10 en correspondance et de desservir des territoires peu dotés en transports en commun. Le prolongement présente des avantages significatifs, tels que l’optimisation de la ligne principale du RER B, très perturbée, en supprimant la courte branche du RER B entre Bourg-la-Reine et Robinson. Ainsi, la totalité des rames emprunteraient la ligne principale qui dessert le sud des Hauts-de-Seine, le nord-ouest de l’Essonne, de Massy-Verrières, en passant par Palaiseau, Orsay, Bures et Gif-sur-Yvette, jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines. Ce prolongement du métro, en utilisant une partie des voies existantes de la courte branche du RER supprimée, pourrait engendrer un chantier moins coûteux. Ce prolongement permet également de répondre aux recommandations du SDRIF de mieux desservir le sud des Hauts-de-Seine (Sceaux, Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses, le Plessis-Robinson, Châtenay-Malabry) et le nord de l’Essonne jusqu’à Verrières-le-Buisson, zones en fort développement démographique mais encore mal desservies. Enfin, cet allongement de la ligne 4 doit permettre le maillage cohérent avec le tram T10 au niveau de Chatenay-Malabry et alléger des réseaux de bus, qui nécessitent plus de moyens et sont moins efficients. Alors que ce projet a été inscrit au Contrat de Plan État-région (CPER) 2023-2027 pour étude, les élus locaux n’ont pas été informés des étapes prévues concernant ce projet. Aussi, il l’interroge sur les prochaines étapes prévues concernant le prolongement de la ligne 4.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6430</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Défaillances de l’information vers usagers des autoroutes à péage à flux libre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2679. — 3 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les défaillances de l’information fournie aux usagers des autoroutes à péage à flux libre et leurs conséquences financières pour les utilisateurs. En effet, la première autoroute concernée par ce dispositif de péage sans barrière, l’A79, reliant Montmarault (Allier) à Digoin (Saône-et-Loire), a enregistré, en un an, près de 180 000 impayés. Selon les données disponibles, près de 80 000 dossiers de pénalités ont été ouverts, et plus de 600 000 courriers pédagogiques ont été envoyés par le concessionnaire, ce qui témoigne des difficultés rencontrées par les usagers, nombreux à ne pas comprendre qu’il fallait régler le péage. Cette incompréhension est accentuée par l’absence de portail de télépéage physique, laissant croire, à tort, que le trajet serait gratuit. Les utilisateurs d’un badge de télépéage sont prélevés automatiquement du tarif de 90 centimes, rendant le dispositif « transparent » pour eux, tout comme pour les riverains informés localement. En revanche, pour les automobilistes empruntant l’autoroute pour la première fois, la confusion est grande. Bien que des panneaux aient été placés pour signaler le péage, ceux-ci s’avèrent souvent insuffisants. En effet, si l’usager n’a jamais entendu parler du système de « flux libre », ou qu’il circule à une vitesse élevée, de nuit ou par mauvais temps, la signalisation n’est pas toujours perçue. De plus, pour s’acquitter de la somme, le conducteur doit s’arrêter sur une aire de repos, ce qui peut occasionner un ralentissement aussi contraignant qu’un péage traditionnel, et s’avère donc contre-productif. L’usager a également la possibilité de régler a posteriori, en créant un compte sur le site internet du concessionnaire Aliae. Cependant, cette option n’est valable que pour les conducteurs ayant compris, a minima, que l’autoroute n’est pas gratuite. Dans le cas contraire, et sans paiement dans les 72 heures, les plaques d’immatriculation des véhicules sont scannées, et une amende de 90 euros est imposée, en plus du tarif de péage. Cette pénalité peut atteindre 375 euros en l’absence de règlement sous 60 jours, ce qui est disproportionné pour des conducteurs ayant agi sans intention frauduleuse. Depuis juin 2024, cette situation s’est encore aggravée avec l’introduction du « flux libre » sur l’A13 et l’A14, reliant Paris et la Normandie. La Ligue de défense des conducteurs a rapporté de nombreux témoignages d’automobilistes déplorant les manquements d’information sur ce nouveau système. Il est à noter que chaque société d’autoroute développe son propre outil de paiement, créant une fragmentation dans l’information fournie et augmentant la complexité pour les utilisateurs. Selon les témoignages recueillis par France 3 Régions, les usagers de l’A79 se disent « perdus » face à ce dispositif, lequel ne remplit en rien l’objectif de simplification et de fluidification du trafic annoncé. Cette question pose également le problème de l’égalité devant l’information et les amendes. En effet, les automobilistes habitués ou riverains peuvent plus facilement s’informer via les canaux locaux ou les panneaux, mais cela n’est pas le cas pour des conducteurs de passage, pour lesquels la signalisation actuelle est peu visible, notamment de nuit ou sous la pluie. Il apparaît crucial de clarifier la signalisation en adaptant des panneaux suffisamment grands, lumineux et clairs pour que tous les conducteurs, qu’ils soient locaux ou de passage, comprennent aisément le caractère payant de l’autoroute et les modalités de paiement. Dans un souci de justice et d’équité, Mme la députée invite donc M. le Ministre à réfléchir à une harmonisation des dispositifs de télépéage en flux libre, via la création d’une plateforme unique de paiement pour les péages concernés, simplifiant l’accès au règlement pour l’ensemble des automobilistes. Une telle mesure permettrait de centraliser l’information, d’éviter aux usagers de devoir jongler entre plusieurs applications et sites selon les tronçons empruntés, et de minimiser les situations d’incompréhension et d’amendes injustifiées. Par ailleurs, les sanctions appliquées en cas de non-paiement posent question : comment justifier une amende de 90 euros, voire 375 euros, pour un manquement parfois simplement dû à un défaut d’information ? Mme la députée appelle M. le ministre à envisager une réduction de ces sanctions disproportionnées et à introduire un dispositif de recours plus accessible aux usagers lésés. En outre, il serait pertinent de permettre une certaine période de tolérance pour le paiement a posteriori, sans sanction immédiate, afin de permettre aux automobilistes de se conformer aux nouvelles exigences. Mme la députée demande donc à M. le ministre les mesures qu’il compte prendre pour garantir une meilleure information des usagers sur ces nouveaux dispositifs de péage et d’envisager des solutions d’harmonisation nationale des systèmes de télépéage à flux libre. Elle espère qu’il entendra les préoccupations des automobilistes et mettra en place des mesures d’information et de prévention claires et justes, rendant ce dispositif réellement bénéfique, tant pour la fluidité du trafic que pour l’équité des usagers. En effet, le dispositif de péage en flux libre, s’il est mal perçu et incompris, risque d’avoir un effet contraire à celui escompté et de discréditer des initiatives pourtant innovantes, mais mal expliquées et peu adaptées aux réalités des conducteurs. Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6431</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>État de la voirie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2680. — 3 décembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports sur l’état de la voirie française. L’autoroute A13 a été fermée entre la mi-avril 2024 et la fin juin. Cette fermeture fait suite à la découverte d’une fissure importante dans la chaussée dans le secteur de Saint-Cloud. Une voie a pu être réouverte en mai 2024 dans le sens de circulation en destination de Paris pour les véhicules légers seulement. Au-delà de cet exemple récent, la question de l’état de la voirie pose question. Selon le dernier rapport du forum économique mondial, la France se trouve dorénavant à la 18e place au classement international de la qualité des infrastructures routières, contre première du classement 12 ans auparavant. D’après le rapport paru en 2023 de l’Observatoire national de la route, presque 20 % du réseau routier national non concédé est en mauvais état. Si les fonds alloués au réseau routier national non-concédé devraient augmenter jusqu’en 2027, la Cour des comptes estime ces montants encore insuffisants. Et cela en lien avec les travaux d’envergure qui devraient être réalisés pour la résilience des routes face au changement climatique, concernant les vagues de chaleur, les précipitions intenses, les submersions et le gonflement des argiles. Par ailleurs, les concessions autoroutières ont occasionné une gabegie considérable d’argent public. Les investissements publics qui ont permis leur construction ont été bradés au privé. Le privé engrange des bénéfices gigantesques grâce aux investissements publics, fait porter un coût prohibitif aux usagers, pour un entretien des routes insuffisant. Ce scandale doit cesser. S’il convient de concentrer les efforts sur la bifurcation écologique et les mobilités décarbonées, se déplacer est un nécessité et un droit. En l’absence d’alternatives plus respectueuses de l’environnement, l’État demeure le garant de la sécurité et la viabilité du réseau routier français. En 2018, un pont s’est effondré à Gênes, causant la mort de 43 personnes. Ce drame doit alerter sur la sécurité de la voirie et engager à faire les travaux nécessaires pour qu’une telle catastrophe n’advienne pas. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire afin de garantir la sécurité des usagers ainsi que l’accessibilité et la pérennité des infrastructures routières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6431</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Retard publication décrets d’application de la loi Plein Emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2444. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les retards pris pour la publication des décrets d’application de la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. Ce texte a transformé Pôle emploi en opérateur France Travail, avec de nouvelles missions pour le compte de tous au sein du réseau pour l’emploi, avec l’objectif d’améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi et de renforcer l’insertion des personnes les plus éloignées du marché du travail. Pour les bénéficiaires du RSA, un nouveau régime de sanctions a été instauré. Les allocataires risqueront dorénavant, en cas de refus de signer leur contrat d’engagement ou de non-respect des engagements, des sanctions graduées : une suspension du versement de leur allocation tout d’abord avec une régularisation rétroactive s’ils respectent à nouveau leurs engagements (sanction de suspension-remobilisation). Les sommes qui pourront être récupérées sont limitées à trois mois de RSA. Ensuite, une suppression partielle ou totale de leur allocation, dans les cas des manquements les plus graves. Un décret devait venir préciser le dispositif, notamment la part maximale de RSA pouvant être suspendue ou supprimée. Enfin, les modalités de l’obligation d’au moins 15 h d’activités par semaine pour les bénéficiaires du RSA devaient également être fixées par décret. L’ensemble de ces mesures doit entrer en application au 1er janvier 2025 et les décrets se font toujours attendre, posant de nombreuses difficultés pour les organismes de CAF par exemple. Elle lui demande donc dans quel délai lesdits décrets feront l’objet d’une publication.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6432</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Indépendance du régime « Ircantec élu » des autres régimes de retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2468. — 3 décembre 2024. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’indépendance du régime « Ircantec élu » des autres régimes de retraite professionnelle, sans exception. Aujourd’hui, pour certains régimes spéciaux, le fait de continuer à cotiser au régime des élus ne permet pas de liquider sa retraite professionnelle. Or un élu en fonction, qui touche des indemnités, a l’obligation de cotiser à l’Ircantec. Ainsi, certains élus se voient, par exemple, refuser le bénéfice du minimum contributif par la Carsat au motif qu’ils cotisent à l’Ircantec. Pour mémoire, l’interférence de l’Ircantec a été supprimée par amendement pour les agriculteurs retraités en juillet 2022, dans le projet de loi « portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat ». Cet amendement venait compléter la loi dite « Chassaigne » adoptée en 2020, visant à revaloriser les pensions des retraités agricoles en garantissant un montant minimum de 85 % du SMIC. La mise en œuvre du dispositif avait en fait conditionné le bénéfice de cette revalorisation à la liquidation de toutes ses retraites, lésant ainsi les retraités agricoles élus. À l’interruption de mandat, le montant de la retraite Ircantec reste cependant prise en compte dans le plafond de 85 % au-delà duquel s’applique un écrêtement des retraites agricoles. Les anciens élus retraités agriculteurs ne peuvent donc bénéficier que partiellement, voire pas, de la revalorisation de leur pension du fait qu’ils touchent une retraite Ircantec. Alerté, le Gouvernement avait pris en compte la situation par lettre interministérielle du 25 mars 2022, demandant à l’Ircantec, à la MSA et à la Cnav de lever cette interférence. Au regard de cette avancée, il lui demande si le Gouvernement compte rendre le régime « Ircantec élu » indépendant de tous les autres régimes afin de permettre à tous les retraités élus de percevoir leur retraite professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6432</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Avenir du financement du Fonds de cohésion sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2469. — 3 décembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le besoin d’augmentation des crédits alloués au Fonds de cohésion sociale (FCS). Créé en 2005, le FCS est géré depuis le 1er janvier 2020 par Bpifrance et vise à garantir des microcrédits professionnels et personnels accordés à des créateurs et repreneurs d’entreprise en difficulté, ou des projets permettant leur insertion sociale et professionnelle. Ce dernier objectif est rempli par des opérateurs privés qui déploient ces crédits via une garantie auprès de publics ciblés : les personnes éloignées de l’emploi et du crédit en raison de leur situation sociale (précarité, chômage…) ou de leur territoire (quartiers prioritaires politique de la ville, zones de revitalisation rurale…) et qui sont engagés dans un projet de création d’entreprise. L’effet de levier permis par ce dispositif est considérable. On estime que pour 1 euro de financement du FCS, 30 euros de crédit bancaire sont octroyés aux entrepreneurs. France Active, mouvement associatif pour l’entrepreunariat engagé et opérateur du FCS, affiche des résultats très encourageants : 83 % des entreprises ayant bénéficié de leur fonds de garantie sont toujours en activité trois ans après leur création ou reprise (chiffres de 2023). Le secteur associatif estime le besoin en dotation de l’État sur 5 ans à 200 millions d’euros, soit un budget annuel du FCS de 40 millions par an. Une telle dotation permettrait, sur 5 ans, de garantir 2 milliards d’euros de crédit bancaire et 600 millions de micro-crédit pour plus de 200 000 demandeurs d’emplois créateurs d’entreprises. Au regard des objectifs de plein emploi fixés par le Gouvernement, l’accompagnement des publics en situation de précarité pour leur insertion professionnelle reste déterminant et doit s’appuyer sur des dispositifs innovants mais aussi par le renforcement des dispositifs ayant fait leur preuve. Aussi, il lui demande quels moyens il entend mettre en œuvre pour poursuivre et amplifier son soutien financier au fonds de cohésion sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6432</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des salariés suite à la liquidation judiciaire de Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2470. — 3 décembre 2024. — M. Jorys Bovet interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation alarmante de 5 000 salariés de l’entreprise Milee (ex-Adrexo) sans emploi suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise. S’ajoutent à ce chiffre les 5 000 salariés déjà concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi. Le 9 septembre 2024, le groupe Milee a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille, provoquant un arrêt immédiat de l’activité, sans repreneur. Les employés se retrouvent aujourd’hui sans emploi et sans salaire. Le mandataire financier en charge du dossier, ainsi que l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), ont indiqué qu’ils n’avaient malheureusement pas le temps de gérer un dossier si important. En l’état, les salariés ne perçoivent aucun revenu et sont dans l’incapacité de s’inscrire à France Travail, ne disposant pas des documents nécessaires. La perspective de rester plusieurs mois sans aucune ressource place des milliers de familles dans une situation d’urgence sociale et de précarité, avec des conséquences dramatiques sur le plan personnel et financier. Dans ce contexte d’urgence sociale, il souhaite connaître les mesures exceptionnelles qui pourraient être mises en place pour accélérer les paiements et alléger les difficultés que rencontrent les familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6433</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Accès à la prime d’activité pour les stagiaires et apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2544. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question des conditions d’obtention de la prime d’activité pour les étudiants, stagiaires et apprentis. Cette aide a pour but d’inciter à reprendre ou à poursuivre une activité, même peu rémunératrice et apporter un complément aux revenus les plus bas. Cependant, il est indiqué dans les conditions d’obtention de cette aide qu’est requise une activité professionnelle (salariée ou non) dont le revenu mensuel net est supérieur à 1 082,87 euros, soit supérieur à 0,79 fois le Smic. Un grand nombre d’alternants et de stagiaires n’ont ainsi pas accès à cette aide. En effet, la gratification d’un stagiaire est d’un montant minimal de 4,35 euros/h, ce qui représente moins de la moitié d’un Smic. Quant aux alternants entre 18 et 25 ans, ils peuvent avoir un salaire minimum de 774,77 euros en première année pour les 18-20 ans, ou de 954,95 euros en première année pour les 21-25 ans, laissant un grand nombre d’alternants sans prime d’activité, tandis que d’autres, mieux payés, peuvent en bénéficier. Cette aide ayant pour but de venir en aide aux personnes avec de faibles revenus, elle n’atteint pas son objectif lorsqu’elle n’est touchée que par les stagiaires ou alternants les mieux rémunérés. Aussi, il souhaite savoir si des évolutions sont prévues ou du moins connaître les raisons pour lesquelles les stagiaires et alternants les moins bien rémunérés ne peuvent accéder à cette aide.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6433</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Partage de la somme du compte personnel de formation (CPF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2546. — 3 décembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la possibilité de céder la somme, ou une partie de la somme, de son compte personnel de formation (CPF) à une personne qui en aurait un besoin plus important, à l’instar de ce qui se fait déjà dans certains cas pour les jours de réduction du temps de travail (RTT).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6433</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des professions relevant de la santé intégrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2576. — 3 décembre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des professions relevant de la santé intégrative. Le secteur des pratiques de bien-être et de soins non conventionnels, incluant notamment le shiatsu, la sophrologie, la réflexologie, la socio-esthétique et le massage de bien-être, représente environ 200 000 emplois en France. Bien que porteurs d’un potentiel économique considérable, ces métiers restent insuffisamment encadrés et ne bénéficient d’aucune reconnaissance dans le code du travail, ce qui freine leur structuration et leur développement. Reconnues pour leurs bienfaits sur le mieux-être quotidien et leur rôle complémentaire à la médecine conventionnelle, ces pratiques ne font toutefois l’objet d’aucune réglementation spécifique, ni en matière de formation, ni pour l’exercice professionnel. Face à une demande croissante pour des approches de santé intégrative - démarche humaniste, préventive et transdisciplinaire qui prend en compte la personne dans sa globalité -, il apparaît nécessaire de définir les modalités d’exercice de ces pratiques et de les encadrer. Par ailleurs, l’Insee a proposé d’intégrer, d’ici 2026, une nouvelle nomenclature NACE (nomenclature statistique des activités économiques) pour les activités de santé humaine, incluant notamment les codes 8696 « Activités de médecine traditionnelle, complémentaire et alternative » et 8699 « Activités pour la santé humaine non classées ailleurs ». Cela souligne la reconnaissance, au niveau européen, de ce secteur et des métiers qui le composent. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir si le ministère du travail envisage d’intégrer ces métiers dans une branche professionnelle dédiée, afin de favoriser leur structuration, d’assurer un encadrement rigoureux de leur pratique et de répondre aux préoccupations légitimes en matière de sécurité et de prévention des dérives. Enfin, au vu de l’essor économique de ce secteur et de la forte demande sociétale pour des pratiques de bien-être complémentaires aux professions de santé, elle l’interroge sur les mesures qu’elle pourrait mettre en place pour renforcer le développement de ces professions en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6434</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du délai de cristallisation du montant des pensions de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2627. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la mise en œuvre du délai de cristallisation du montant des pensions de réversion. Aux termes de l’article R. 353-1-1 b du code de la sécurité sociale, le montant d’une pension de réversion ne peut plus être révisé en cas de modification de ressources : soit au premier jour du mois suivant l’âge légal de départ à la retraite si l’assuré n’a jamais cotisé à un régime de base de sécurité sociale ; soit trois mois après le point de départ de l’ensemble des retraites personnelles (de base et complémentaires) obtenues par le conjoint survivant. Le montant de la pension est alors « cristallisé ». Or, dans les faits, les services de la sécurité sociale ne rendent effective une demande de révision qu’au premier jour du mois suivant la déclaration de changement de montant de ressources. Par conséquent, il peut arriver que les caisses refusent de prendre en compte ces demandes, même si la demande a été déposée dans le délai légal par l’assuré, arguant que la mise en œuvre aurait lieu dans un délai dépassant les trois mois. Cela revient donc, pour des raisons d’organisation interne et non de législation, à réduire artificiellement le délai de trois mois prévu par la loi, sans d’ailleurs que l’assuré n’en soit informé. Il souhaiterait donc connaître sa position sur la mise en œuvre de cette règle et éventuellement avoir connaissance du texte qui justifierait qu’un assuré ne puisse pas bénéficier pleinement du délai de trois mois garanti par le décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6434</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Trimestres de retraite supplémentaires à destination des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2632. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le décret d’application à paraître, relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires à destination des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, la réforme des retraites accorde, après 10 années de service, continues ou non, en tant que sapeur-pompier volontaire, une bonification de trois trimestres pour la retraite. Au-delà d’un engagement de 10 ans, un trimestre supplémentaire a été accordé par tranche de cinq ans. Depuis un an les sapeurs-pompiers attendent désespérément le décret d’application de cette loi conditionnant son entrée en vigueur. Cependant, au regard du projet de décret qu’il circule à ce jour, la bonification ne devrait concerner qu’une minorité d’entre eux. Par conséquent seuls les sapeurs-pompiers qui disposent de carrières hachées pourront y prétendre. Ainsi, cette mesure ne bénéficierait qu’aux sapeurs-pompiers volontaires ne disposant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière. Pourtant, la loi, dans les termes dans laquelle elle a été votée, représentait pour les sapeurs-pompiers un avantage non négligeable qui aurait permis à ces volontaires de partir plus tôt à la retraite avec un taux plein ou de profiter d’une surcote de leurs pensions. Or cette mesure, telle qu’elle est présentée dans le projet de décret, ne concernera qu’une part insignifiante des 197 000 pompiers volontaires. En effet, la majorité des sapeurs-pompiers concilient leur engagement avec l’exercice d’une activité professionnelle. Ainsi, ce projet de décret ne répond ni aux demandes faites par les pompiers volontaires ni aux volontés exprimées par les parlementaires lors du vote. En l’état, ce projet provoquera une rupture d’égalité entre les pompiers selon l’exercice d’une activité professionnelle en parallèle de leur engagement ou non. Alors qu’ils font preuve de courage, en jouant un rôle vital dans le secours et la protection de la population, l’exclusion d’une partie importante de ces altruistes du versement de cette valorisation serait une décision profondément injuste. Il est indispensable de reconnaître à sa juste valeur l’engagement et le dévouement dont font preuve des pompiers volontaires. À ce titre, il lui demande donc si elle entend revoir la rédaction du projet de décret d’application afin que cette mesure respecte les attentes des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6434</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conséquences de la baisse des contrats aidés pour les communes rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2633. — 3 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conséquences de la baisse du nombre de contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) pour les petites communes rurales. Depuis 2018, les contrats aidés ont été remplacés par les parcours emploi compétences (PEC) dans l’objectif d’améliorer l’employabilité des personnes éloignées du marché du travail tout en leur permettant de développer leurs compétences à plus long terme. Dans le secteur non-marchand, le PEC se traduit par la signature d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) et par le versement d’une aide de l’État à l’employeur dont le montant est fixé par arrêté du préfet de région. Ces contrats sont des dispositifs essentiels pour les communes rurales. Outre l’amélioration de l’insertion professionnelle des personnes les plus en difficulté, ils permettent aux élus locaux d’assurer les services publics locaux en rendant possible financièrement le recrutement d’agents indispensable à leur fonctionnement. La baisse des montants alloués aux PEC observée ces dernières années génère des inquiétudes parmi les élus locaux des petites communes rurales. En l’espace de 3 ans, le nombre de PEC a été divisé par deux. Alors que la loi de finances pour 2022 avait prévu le financement de 100 000 PEC, ce nombre a en effet été porté à près de 67 000 en 2024. Le projet de loi de finances pour 2025 déposé par le Gouvernement ne prévoit, quant à lui, plus que le financement de 50 000 PEC. Alors que les élus locaux sont pleinement mobilisés pour accompagner les salariés embauchés en CUI-CAE et organiser leurs formations, la baisse du financement de l’État fait peser un risque sur la capacité des petites communes rurales à assurer la gestion des services publics locaux. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour soutenir les petites communes rurales face à la réduction du nombre de PEC, afin de préserver leur capacité à assurer les services publics locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6435</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Retraite d’anciens championnes et champions français sportifs de haut niveau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2660. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la retraite d’anciens championnes et champions français, sportifs de haut niveau. Dans le cadre de la réforme des retraites, des évolutions pour les générations postérieures à 2012 ont été mises en place. Cependant, les sportifs de haut niveau nés avant 2012 ne bénéficieront eux pas d’une retraite complète, même en travaillant jusqu’à l’âge maximum légal de départ de 67 ans. Ils seront dans l’obligation de racheter leurs trimestres manquants alors que les générations nées après 2012 ont droit à un crédit de 16 à 32 trimestres annoncé par le Gouvernement. Par ailleurs, ces sportifs ont joué un rôle essentiel dans l’attribution des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Leurs sacrifices et engagements pour la Nation ne sont plus à démontrer. Aussi, il souhaite savoir quelles solutions peuvent être envisagées pour ces sportifs de haut niveau (SHN) français afin de trouver un équilibre entre les générations en matière de droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6435</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Accès aux allocations de la CAF pour les micro-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2677. — 3 décembre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les obstacles rencontrés par les micro-entrepreneurs pour accéder aux prestations de la caisse d’allocations familiales (CAF), notamment le revenu de solidarité active (RSA) et la prime d’activité. Les démarches administratives et les modalités de calcul de ces prestations semblent essentiellement adaptées à la situation des salariés, avec des exigences centrées sur des revenus fixes et réguliers, comme les bulletins de salaire. Ces spécificités ne tiennent pas compte des réalités des micro-entrepreneurs, dont les revenus peuvent être variables et déclarés sous des formes spécifiques, notamment par le biais des cotisations sociales. Cette inadéquation engendre des difficultés importantes pour ces travailleurs, qui peinent à fournir les justificatifs requis ou à répondre aux critères administratifs standardisés. Cela se traduit souvent par des retards dans l’instruction des dossiers, une complexité accrue dans les échanges avec la CAF et, parfois, des refus injustifiés d’accès au RSA ou à la prime d’activité. Elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour simplifier et adapter les démarches administratives de la CAF aux spécificités des micro-entrepreneurs, afin de garantir leur accès équitable à ces dispositifs essentiels de solidarité.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6444</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Dépenses des soldats français pour acquérir des équipements professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            231. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les dépenses que réalisent personnellement les militaires français afin d’acquérir du matériel professionnel. Ces dépenses, qui s’élevaient, selon un rapport parlementaire de 2020, à 400 euros par an en moyenne, seraient principalement dues à l’insuffisance ou l’inadaptation du matériel fourni par l’armée. Si ce phénomène n’est pas nouveau et tendrait par ailleurs à s’infléchir depuis quelques années, il n’en demeure pas moins problématique, à au moins deux égards. D’une part, il n’apparaît pas normal qu’un équipement professionnel, nécessaire à l’exercice de missions militaires, soit laissé à la charge des soldats, amputant ainsi leur solde. D’autre part, une telle pratique pose des questions de sécurité, rien ne garantissant que les équipements acquis sur le marché civil présentent une qualité suffisante au regard des exigences réglementaires. Il lui demande ainsi quelles mesures sont envisagées afin de mettre fin à cette pratique et d’assurer la fourniture d’un équipement adéquat aux militaires français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6444</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’achat d’équipements individuels, à leur frais, par les militaires est un phénomène difficile à évaluer, ainsi que le rapport parlementaire de 2020 en faisait le constat. Depuis les lois de programmation militaire 2019-2025 et 2024-2030, les équipements individuels du combattant ont fait l’objet d’une attention particulière afin de garantir que chaque militaire dispose d’un équipement adapté et de bonne qualité. Cela concerne en particulier les équipements les plus susceptibles de faire l’objet d’achats dits « hors-circuit » : lunettes de combat polyvalentes ; bouchons anti-bruit ; nouveaux modèles de musettes ; gants de combat compatibles avec les écrans tactiles ; ensembles contre le froid et les intempéries ; vestes thermiques polyvalentes ; chaussures de combat modernes ; couteau triple fonction ; etc. L’existence de ces achats personnels ne traduit pas un manque d’équipements qui viendrait remettre en cause l’accomplissement de leurs missions par les militaires. Le commandement demeure toutefois attentif à ce que ces pratiques, dont l’ampleur reste limitée, n’aient pas d’incidence sur la sécurité des personnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>232</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6444</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Enquête sur le sabotage de Nord Stream 1 et 2</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            232. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’absence de communication officielle des conclusions des enquêtes relatives au sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2. En effet, plus d’un an après ce sabotage, les enquêtes judiciaires internationales n’ont donné aucune réponse satisfaisante. Parmi les trois pays ayant lancé des investigations, la Suède et le Danemark ont clôturé les leurs en janvier et février 2024 sans donner d’éléments de réponse au grand public. Seule l’Allemagne poursuit ses recherches. Cependant, les différentes enquêtes de la presse internationale indiquent clairement que les agences de renseignement occidentales auraient rapidement déterminé un lien entre l’attaque et un commando ukrainien. Ainsi, dans une enquête de Maxim Tucker pour The Times parue le 8 mars 2023, on parle d’une « entreprise privée originaire d’Ukraine » ( West kept quiet about Nord Stream attack to protect Ukrain ). Adam Entous, Julian E. Barnes et Adam Goldman évoquent la responsabilité d’un groupe « pro-ukrainien » dans une enquête parue le 7 mars 2023 pour The New York Times ( Intelligence Suggests Pro-Ukrainian Group Sabotaged Pipelines, U.S. Officials Say ). Le 12 novembre 2023, dans une enquête pour le Washington Post, Shane Harris et Isabelle Khurshudyan accusent Roman Tchervinski, un officier ukrainien, d’être le coordinateur de l’attaque ( Ukrainian military officer coordinated Nord Stream pipeline attack ). D’autres sources, au contraire, semblent incriminer la Russie. Pour Andreas Umland, analyste au Centre d’études sur l’Europe de l’Est de Stockholm, la Russie serait le coupable le plus probable, l’Ukraine ayant trop à perdre vis-à-vis du soutien de ses alliés. L’armée danoise affirme quant à elle détenir des photos du navire scientifique russe SS-750, à proximité du lieu du sabotage quatre jours avant ce dernier. Alors qu’une attaque contre l’approvisionnement énergétique d’un partenaire majeur, membre de l’Union européenne, a été perpétrée, la représentation nationale devrait pouvoir accéder aux informations dont dispose l’exécutif. Rien ne semble justifier qu’elles soient protégées par le secret défense. Elles représentent au contraire un sujet d’intérêt. Marquant un tournant, cet évènement est un élément nécessaire à la bonne compréhension de la situation de l’Europe et des enjeux géopolitiques du conflit ukrainien. Il demande quelles sont les informations détenues par l’État relatives à ce sabotage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6445</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les gazoducs Nord Stream 1 et 2, situés en mer Baltique, ont subi quatre explosions dont trois le 26 septembre 2022 et une le 29 septembre 2022. Ces sabotages n’ont pas eu d’impact immédiat sur les approvisionnements en gaz, puisqu’ils sont intervenus alors que les deux gazoducs n’étaient pas en service. Le gazoduc Nord Stream 1 était à l’arrêt depuis début septembre 2022, et le Nord Stream 2 n’a jamais été mis en service à la suite des sanctions internationales mises en œuvre contre la Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Les deux gazoducs étaient néanmoins remplis de gaz, raison pour laquelle des fuites ont pu être observées en surface. Si les enquêtes engagées ont permis de déterminer que les deux gazoducs ont été endommagés par de « puissantes explosions », et donc qu’il s’agissait bien d’un sabotage, les autorités judiciaires suédoises et danoises ont décidé de clôturer leurs enquêtes en janvier et février 2024 au motif qu’elles ne disposaient pas de suffisamment d’éléments pour désigner un auteur et engager des poursuites. À ce stade, seule l’Allemagne poursuit son enquête. Elle n’a cependant pas fourni de détails supplémentaires. Outre le fait que les services de renseignement susceptibles de disposer d’informations soient étrangers, il relève de la nature même des organismes de renseignement de conserver à leur niveau toute information classée secrète. Enfin, étant admis que les infrastructures critiques sous-marines revêtent une importance de premier plan et qu’elles sont exposées, le Danemark s’est engagé à garder un haut niveau de vigilance pour assurer leur protection. Fin février, conjointement avec la Suède et l’Allemagne, une lettre en ce sens a été envoyée au Conseil de sécurité des Nations Unies. De son côté, au vu de ces enjeux, le ministère des armées et des anciens combattants poursuit ses travaux sur la sécurisation des infrastructures sous-marines critiques (énergie, cables…), compte tenu des diverses menaces auxquelles elles sont exposées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>122</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6445</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Reconnaissance et indemnisation des pupilles de la Nation et des orphelins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            122. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur le fait qu’un certain nombre de pupilles de la Nation et orphelins de guerre sont exclus des décrets n° 2000-657 et n° 2004-751 et de la loi n° 2022-229, n’étant pas victimes d’un des conflits reconnus par ces textes. En effet, ces dispositions prévoient de nombreux droits dont une indemnisation, en guise de réparations reconnues par l’État aux enfants dont un parent est victime des déportations dans le cadre de la Shoah, victime de violences et de déportations durant l’occupation ou les combats de la seconde Guerre Mondiale, ainsi qu’aux enfants de harkis. Pour autant, si l’on se penche sur la loi du 27 juillet 1917 portée par Georges Clémenceau, l’État reconnaît une dette et des droits aux enfants dont les parents sont morts en combattant et en défendant la France. Le décret n° 2000-657, dans son esprit, répare bel et bien une injustice subie par une partie de la population en instaurant une indemnisation, mais le fait qu’elle soit conditionnée à certaines victimes, excluant une part importante des pupilles de la Nation, crée une ségrégation, poursuivie par le décret n° 2004-751 et la loi n° 2022-229. Si la poursuite de l’élargissement des réparations est nécessaire, il est absolument injuste et inconcevable de créer une échelle de douleur subie par les pupilles de la Nation exclues de ces conditions. La Fédération nationale autonome des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre compte 700 membres victimes de la Seconde Guerre mondiale, exclus des dispositifs actuels et qui ont souffert des traumatismes psychologiques et des difficultés engendrées par la guerre tout au long de leur vie. En ce sens, ils revendiquent leur droit à recevoir des réparations de la part de l’État. Il est urgent, au vu de la moyenne d’âge de 83 ans ces membres, de réparer l’injustice commise et de rembourser la dette qu’à l’État à leur égard. Dans l’esprit de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 visant reconnaître leurs droits aux harkis et à leur descendance, il est nécessaire de réparer l’injustice subie par les pupilles de la Nation et les orphelins de guerre. En conséquence, il apparaît comme nécessaire l’organisation d’un recensement aux niveaux départementaux et nationaux, dans l’objectif de respecter un engagement clair : tous les orphelins et victimes de guerres doivent être pris en charge. Elle demande la création d’un nouveau décret ou d’une loi, pour réparation des préjudices subis par la perte de leur père ou (et) mère « Mort (s) pour la France », reconnus comme tels par le Gouvernement et ne plus être exclus de la loi instaurée en 1917 par Georges Clémenceau. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6445</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France reconnaît solennellement le sacrifice de toutes celles et de tous ceux qui ont donné leur vie pour elle. Le dispositif prévu pour les pupilles de la Nation et orphelins de guerre, mis en place à partir de 1916 et codifié dans le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), est fondé sur l’expression de la solidarité de la Nation à l’égard des enfants dont les parents sont morts pour la France, qu’ils soient morts en combattant pour elle ou victimes civiles des combats, des bombardements ou des exécutions d’otages. Cette solidarité est concrète : l’adoption par la Nation oblige la puissance publique avec une prise en charge et un accompagnement pendant la minorité et les études. En 2023, l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) a réalisé 7 987 interventions pour des pupilles de moins de 21 ans ou en études, mobilisant plus de 5,1 millions d’euros. Une priorité est donnée à l’accompagnement des pupilles mineurs dont le nombre a augmenté depuis 2015, passant de 200 à plus de 1 000 pupilles de moins de 21 ans. Tous les orphelins de guerre et pupilles de la Nation demeurent néanmoins ressortissants de l’ONaCVG et peuvent, à ce titre, bénéficier de l’assistance de cet établissement public, dispensée sous la forme d’aides ou de secours en cas de maladie, absence de ressources ou difficultés momentanées. En 2023, l’ONaCVG a agréé 1 636 dossiers de demande d’aide financière de pupilles majeurs, pour un montant de plus d’un million d’euros. En 2024, les crédits d’aide sociale de l’ONaCVG consacrés aux pupilles de la Nation et orphelins de guerre majeurs ont augmenté de quatre millions d’euros. S’agissant de l’indemnisation mise en place par les décrets n° 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et n° 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci est plus particulièrement destinée aux victimes de la barbarie nazie. Cette dernière renvoie à une douleur tout à fait spécifique. En effet, c’est fondamentalement le caractère insoutenable d’extrême barbarie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, ainsi que la complicité du régime de l’État français installé à Vichy, comme l’a rappelé le Président de la République, Jacques Chirac, qui sont à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 342-3 et L. 343-5 du CPMIVG. Ce dispositif, qui traduit une certaine responsabilité de l’État français, doit rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. Le maintien de cette spécificité a donc été décidé pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Quant à l’indemnisation prévue par le décret n° 2022-393 du 18 mars 2022, en application de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les Harkis, elle consacre le droit à réparation des préjudices subis par les Harkis et leurs familles, du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil en France, après l’indépendance de l’Algérie. Elle est donc sans lien avec la question des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>316</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6446</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Rémunération des enseignants contractuels des ENSA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            316. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi alerte Mme la ministre de la culture sur la rémunération des enseignants contractuels des écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA). Les ENSA connaissent une situation grave. La capacité d’accueil limitée d’étudiants conduit la France à être le pays d’Europe où le nombre d’architectes par habitant est le plus bas. Les conditions d’enseignement sont si dégradées qu’elles empêchent les enseignants de mener à bien leurs projets pédagogiques et de fournir à leurs élèves le matériel pourtant indispensable à l’apprentissage des arts plastiques. Si on peut saluer l’alignement du traitement des enseignants titulaires des ENSA sur celui de leurs homologues de l’université, il lui est incompréhensible qu’il n’en aille pas de même pour les enseignants contractuels de ces écoles. Ceux-ci représentent pourtant environ 37 % des personnels enseignant en ENSA (et réalisent 23 % du temps d’enseignement) et ne sont rémunérés qu’au niveau du Smic + 13 % malgré une ancienneté pouvant dépasser les trente années et une formation initiale allant du niveau bac + 5 à bac + 8 ou équivalent. À cet égard, l’augmentation de leur rémunération de 113 euros net en moyenne le 1er janvier 2023 est largement insuffisante pour rattraper le retard. Le ministère a indiqué par écrit dès le 30 septembre 2022 qu’il avait demandé 4,2 millions pour le projet de loi de finances pour 2023 pour la revalorisation de ces enseignants contractuels, qu’il avait reçu 1,5 millions et que les demandes de revalorisation complémentaires se poursuivraient pour le projet de loi de finances pour 2024. ( cf. « Scénarios de revalorisation des rémunérations des enseignants contractuels des ENSA » du 30 septembre 2022, qui annonce la première revalorisation pour 2023 et poursuit « Le ministère poursuivra ses demandes de revalorisation lors des prochaines lois de finances »). Or ce complément ne figurait pas dans le projet de loi de finances pour 2024. Et les services du ministère de la culture ont évoqué auprès des parties prenantes qu’à la place, une négociation serait en cours où le seul engagement est que les salaires des enseignants contractuels seront discutés. Ce qui est pour le moins une régression par rapport à l’engagement d’une revalorisation dès le début 2024. À ce jour, le ministère de la culture ne confirme donc pas le respect de son engagement par écrit en septembre 2022 d’une demande de poursuite des revalorisations. Au contraire la négociation actuellement en cours entre ministère et syndicats propose d’augmenter l’indice actuel par 10 % et en parallèle d’augmenter la référence à un temps plein par 20 %, ce qui équivaut une réduction de rémunération au taux horaire de 10 %, Le collectif des enseignants contractuels refuse donc cette modification qui est une manière d’éliminer toute la revalorisation de 2023 et de rendre presque impossible toute évolution équitable future. Aussi bien la transition écologique que la relance tant attendue de la politique du logement de qualité ont besoin d’architectes : c’est pourquoi il est indispensable de mettre fin à la précarité de celles et ceux qui les forment. À travail égal, salaire égal ! Il s’agit d’une condition sine qua non pour former les architectes de demain - profession dont la France manque tant - lesquels participeront à bâtir la République écologique. C’est pourquoi elle lui demande les dispositions qu’elle entend prendre pour mettre fin à la précarité des enseignants contractuels des ENSA et engager la revalorisation salariale promise, légitime et indispensable, pour l’équité et la justice sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6447</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les enseignants dits « contractuels » dans les Écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage (ENSA-P) sont d’une part des enseignants associés, relevant d’un statut fixé par un décret de 2018 et rémunérés sur les crédits du ministère de la culture, et d’autre part des enseignants rémunérés directement par les ENSA-P. Les différentes catégories d’enseignants dans les écoles d’architecture correspondent à des besoins pédagogiques différents. Les enseignants non titulaires ont majoritairement une activité professionnelle principale hors enseignement, et ont des quotités horaires d’enseignement inférieures à celles des titulaires permettant notamment d’assurer des remplacements, d’enseigner les langues ou de répondre à des besoins à temps incomplet. Les professeurs et maîtres de conférences associés ou invités sont des enseignants contractuels rémunérés sur titre 2, dont le statut est régi par le décret n° 2018-107 du 15 février 2018. Les intervenants extérieurs, dont le statut est défini par le décret n° 2018-108 du 15 février 2018, sont des personnalités ayant une activité professionnelle autre que l’enseignement et qui dispensent des enseignements spécialisés dans les ENSA-P pour des durées d’intervention plafonnées à 48 heures annuelles. Enfin, le recours aux enseignants contractuels rémunérés sur titre 3 s’inscrit dans un contexte en évolution. En 2013, la circulaire dite « Filippetti » permettait de réserver l’emploi des contractuels sur titre 3 aux matières pour lesquelles il n’existait pas de disciplines chez les enseignants titulaires (langues étrangères, par exemple), aux emplois permanents à temps incomplet et pour les remplacements des absences ou vacances de poste. En 2017, le « Protocole d’accord relatif au plan d’accès à l’emploi titulaire dans les écoles nationales supérieures d’architecture » du ministère de la culture fixait des cibles à atteindre entre les catégories d’enseignants. Le protocole partait d’un état des lieux en 2016 (63 % d’enseignants titulaires et d’associés et 37 % de contractuels et de vacataires) et opérait une projection en 2023 en définissant une cible de 77 % de titulaires et d’associés et 23 % de contractuels et d’intervenants extérieurs. L’application de ce protocole a fait l’objet d’un bilan annuel partagé entre le ministère et les organisations syndicales jusqu’à son terme, en 2023. En 2019, la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a redéfini les conditions de recours aux agents contractuels, notamment dans les établissements publics administratifs, comme le sont les ENSA-P. Dans les écoles, le recours aux enseignants contractuels est motivé principalement par la nécessité de répondre à des besoins spécifiques : assurer les enseignements de langues étrangères, couvrir des besoins d’enseignement particuliers (design, sciences du vivant…) dans des champs non couverts par les enseignants titulaires, assurer temporairement le remplacement de titulaires absents ou maintenir le contrat d’enseignants qui n’ont pas réussi le concours. Les données des différents rapports annuels de performance montrent une baisse globale du nombre d’enseignants rémunérés sur titre 3 (tous statuts, incluant les intervenants extérieurs régis par le décret n° 2018-108 du 15 février 2018) : -16 % de 2016 à 2022. Cela correspond à la politique d’intégration conduite par le ministère. En 2022, on décomptait 713 enseignants contractuels sur titre 3 (en personnes physiques) dans les ENSA P, représentant 328 équivalents temps plein travaillés (ETPT), ce qui montre que ces enseignants sont majoritairement recrutés sur des contrats à temps partiel. Les enseignants en contrats à durée indéterminée sont majoritaires (422 enseignants sur 713). Leur nombre a diminué entre 2020 et 2022 : il est passé de 883 à 713 en personnes physiques, et de 412 à 328 en ETPT. Cette évolution s’explique notamment par l’application du protocole de 2017, qui a favorisé le passage d’enseignants relevant du titre 3 vers le statut d’enseignant-chercheur (titre 2) ou vers celui de maître de conférences associé (titre 2). En termes de rémunération, la masse salariale consacrée aux enseignants sur titre 3 est intégrée dans la subvention pour charges de service public des ENSA-P, qui relève des crédits du programme 361. En 2023, des mesures nouvelles obtenues sur le programme 361 ont permis de consacrer un total de 1,5 million d’euros à la revalorisation de la rémunération des enseignants contractuels. Celle-ci est passée au 1er janvier 2023 de l’indice net majoré (INM) 352 à l’INM 410, soit une augmentation de 58 points d’indice (soit +158 euros mensuel pour un contrat à 70 %). En 2024, la revalorisation s’est poursuivie avec le passage au 1er janvier des enseignants-contractuels à l’INM 415. Les enseignants contractuels des ENSA-P sur titre 3 ne sont pas inclus dans le dispositif « Albanel » du ministère de la culture permettant de créer un cadre de gestion pour cette catégorie de personnels. L’accord de méthode national conclu en 2023 sur la rémunération des agents contractuels du ministère de la culture les a fait figurer. La négociation sur la révision des cadres de gestion des agents contractuels reprendra prochainement, permettant d’évoquer notamment les pistes de revalorisation des enseignants contractuels des ENSA P. Le ministère de la culture espère la signature rapide d’un accord majoritaire avec les organisations syndicales sur cette révision.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>961</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6448</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Coût du remplacement des vitraux de Notre-Dame de Paris</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            961. — 15 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur le coût du remplacement des vitraux de Notre-Dame. À l’occasion du chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le Président de la République a souhaité procéder au remplacement de vitraux de six chapelles malgré l’intérêt patrimonial des vitraux originaux, dessinés par Viollet-le-Duc et au mépris de l’avis de la commission nationale de l’architecture et du patrimoine. Le coût de cette opération n’est pas précisément connu et les montants évoqués dans la presse varient. Ainsi, Le Monde évoque un coût de 3 millions d’euros lorsque La Tribune de l’art mentionne un montant de 4 millions d’euros. Elle lui demande de lui préciser le coût exact de cette opération.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6448</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À l’issue de la première phase de candidature, les huit groupements artiste/maître verrier retenus pour proposer un projet ont été annoncés le 4 septembre dernier et les candidats ont remis leurs projets le 4 novembre. Présidé par Monsieur Bernard Blistène, le comité artistique mis en place pour accompagner la procédure, composé de représentants de l’État propriétaire, de représentants du clergé affectataire cultuel et de personnalités qualifiées, s’est réuni le 6 novembre pour examiner les projets présentés par sept candidats, l’un d’entre eux ayant décidé de se retirer pour raisons de santé. Les travaux d’accompagnement de cette commande artistique (maçonnerie et serrurerie) sont en cours d’évaluation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1331</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6448</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Droits SACEM et hébergements touristiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1331. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la culture sur l’état de la législation au sujet des droits SACEM dont sont redevables les loueurs d’hébergements touristiques. Les loueurs de meublés de tourisme, de chambre d’hôtes ou de gîtes qui mettent à disposition de leurs clients une télévision ou une radio doivent s’acquitter d’un forfait annuel à la SACEM, de l’ordre de 200 euros HT. Cet état de fait a fait l’objet de nombreuses controverses, ces dernières années, entre la SACEM et les loueurs d’hébergements touristiques. Le ministère de la culture, interrogé sur le sujet à l’occasion de questions écrites de certains députés ou sénateurs, s’est déjà exprimé sur le sujet en 2022 et 2023, considérant que l’intervention de la SACEM est juridiquement fondée, tout en se disant favorable à ce qu’une certaine forme de discernement soit appliquée, permettant de prendre en compte les préoccupations exprimées par les loueurs ponctuels et les propriétaires de petites structures. Ainsi, le ministère de la culture affirmait, en 2022, qu’il était souhaitable « que la SACEM poursuive ses efforts de simplification des modalités d’accès aux œuvres et de partenariat avec les exploitants du secteur touristique, sans pour autant priver les auteurs de leurs droits et de la juste rémunération de leur activité créatrice » et qu’à cette fin « la SACEM poursuit des discussions avec les principales fédérations et associations représentant les acteurs de l’hébergement touristique en vue d’adapter les conditions de son intervention à la réalité des exploitations les plus modestes ». À l’heure actuelle, il semble que des avancées aient été enregistrées, notamment avec la Fédération nationale des gîtes de France : en 2024, chaque département a désormais la possibilité de souscrire à une centralisation des autorisations et des paiements pour l’intégralité de ses adhérents, à travers un forfait unique centralisé s’élevant à 37,04 euros TTC par gîte (au lieu des 223,97 euros précédents). Pour le reste, la législation reste floue et laisse dans l’expectative de nombreux loueurs d’hébergements touristiques qui, dans le doute, songent à supprimer les téléviseurs de leurs locations. Ce qui aboutit à diminuer leur niveau de confort, alors même que l’équipement en radios ou en téléviseurs est pris en compte pour l’attribution de certains labels de qualité. Aussi, il lui demande de lui préciser l’état précis du droit en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6448</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Saisi de plusieurs questions écrites concernant le paiement des redevances à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) par les propriétaires d’hébergements touristiques, le ministère de la culture a eu l’occasion de préciser l’état de la législation au sujet des droits SACEM et l’étendue de sa compétence en la matière. S’agissant de la législation en matière de droit d’auteur, l’intervention de la SACEM est fondée sur l’article L. 122-2 du code de la propriété intellectuelle (CPI), qui soumet à l’autorisation de l’auteur la représentation de son œuvre, laquelle consiste dans la « communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque ». Il importe de souligner que l’article 3§1 de la directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2001 sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information consacre, dans le même sens, le principe selon lequel une communication au public d’une œuvre relève du droit exclusif de son auteur de l’autoriser ou de l’interdire. En pratique, c’est aux juges qu’il appartient de statuer et d’apprécier, au cas par cas en fonction de différentes circonstances de fait, la présence d’un acte de communication au public. Ainsi que le rappelle de manière constante la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), la notion de communication au public implique une « appréciation individualisée » et suppose de « tenir compte de plusieurs critères complémentaires » qui comprennent notamment « le rôle incontournable de l’utilisateur », le « caractère délibéré de son intervention » ou encore le « caractère lucratif » de la communication. La notion de « communication au public » constitue, par ailleurs, une notion autonome du droit de l’Union européenne consacrée par la CJUE, qui a donné lieu à une jurisprudence abondante. Les juridictions françaises et européennes ont unanimement admis que l’hôtelier qui met à la disposition de ses clients un appareil permettant la réception de programmes de télévision réalise un acte de communication au public soumis à autorisation et, partant, au paiement des droits d’auteur (cf. Cass. 1re civ., 14 janvier 2010, n° 08-16.022 ; CJUE, 7 décembre 2006, C 306/05). La CJUE a admis récemment que la notion de communication au public couvrait aussi la mise à disposition délibérée, par l’exploitant d’un immeuble d’appartements mis en location, d’appareils de télévision équipés d’une antenne d’intérieur (cf. CJUE, 20 juin 2024, C 135/23). Elle a, à cette occasion, explicitement relevé l’analogie qui existait avec les hôtels en soulignant que si « les appartements de l’immeuble […] font l’objet de locations de courte durée, notamment au titre d’hébergement touristique, leurs locataires devraient être qualifiés de « public », étant donné qu’ils constituent ensemble, à l’instar des clients d’un établissement hôtelier, un nombre indéterminé de destinataires potentiels » (§42 de l’arrêt). Au-delà du caractère fondé de la SACEM à intervenir – en tant qu’organisme de gestion collective (OGC) représentant les intérêts des auteurs – auprès des loueurs d’hébergements touristiques lorsqu’ils effectuent des communications au public d’œuvres relevant de son répertoire, des règles de fond encadrent la fixation des montants de rémunération de droit d’auteur. Les montants de rémunération demandés en contrepartie des autorisations délivrées par les OGC sont, pour mémoire, encadrés par des critères et principes issus de l’article 16 de la directive 2014/26/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 concernant la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins et l’octroi de licences multiterritoriales de droits sur des œuvres musicales en vue de leur utilisation en ligne dans le marché intérieur, et de l’article L. 324-6 du CPI qui le transpose. En application de ces textes, les OGC, tels que la SACEM, sont tenus de prévoir dans les contrats et tarifs qu’ils fixent un montant permettant d’assurer une « rémunération appropriée » pour les titulaires de droits qu’ils représentent, d’une part, et de fixer, à l’égard des utilisateurs, un « montant raisonnable » qui tient compte notamment de la « valeur économique » des droits exploités, d’autre part. S’agissant de la compétence du ministère de la culture, il importe de rappeler que les rémunérations contractuelles versées aux auteurs ne constituent pas une taxe ou une redevance de nature fiscale et que les OGC chargés de percevoir ces rémunérations, dont la SACEM, constituent des organismes de droit privé, et non des établissements placés sous la tutelle de l’État. Il n’appartient pas à ce dernier de s’immiscer dans une relation contractuelle de droit privé et de se prononcer sur le caractère approprié des montants de rémunération fixés dans ce contexte. Le ministère de la culture demeure néanmoins attentif à ce que les OGC prennent en compte les préoccupations exprimées par les utilisateurs, notamment au regard de considérations tenant à leur modèle économique. C’est ainsi qu’il encourage le dialogue entre les parties prenantes. En ce sens, des avancées ont pu être enregistrées avec la Fédération nationale des gîtes de France (FNGF). L’accord de partenariat conclu, en 2023, entre la SACEM et la FNGF prévoit ainsi des réductions protocolaires sur le montant des droits d’auteur et la mise en place d’un forfait unique centralisé pour les adhérents de 37,04 euros toutes taxes comprises (en ce compris les droits voisins gérés par la Société pour la perception de la rémunération équitable). Des négociations sont actuellement en cours pour étendre ce tarif réduit protocolaire centralisé aux adhérents d’une autre association de promotion des hébergements touristiques (Clévacances). D’après les informations portées à la connaissance du ministère, la SACEM devrait également poursuivre les discussions avec d’autres acteurs de l’hébergement touristique, comme l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances et la Fédération nationale des organismes institutionnels de tourisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6450</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Limitation plafond encaissements en espèces des recettes publiques à 300 €</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            88. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la limitation du plafond des encaissements en espèces des recettes publiques à 300 euros. En effet, en application de l’article 1680 du code général des impôts et depuis le 1er janvier 2014, le plafond des encaissements en espèces des recettes publiques est fixé à 300 euros. Et ce, afin de limiter la détention d’espèces au sein des organismes publics afin de réduire tout risque de manipulation et de vols, de sécuriser les opérations et de diminuer les coûts engendrés par la manipulation des espèces. Les agents comptables et régisseurs sont invités à encourager leurs usagers à recourir à des moyens de paiement alternatif aux espèces lorsque le montant est supérieur à ladite somme, tels que le paiement par carte bancaire, virement, prélèvement automatique ou encore chèque. Or, en pratique, cette limite pose de réelles difficultés de gestion. Dans de nombreux cas, les montants qui doivent être acquittés sont supérieurs à cette limite légale, contraignant ainsi les usagers à fractionner leurs paiements ou de recourir auxdits moyens de paiement alternatifs, qu’ils trouvent souvent moins adaptés. Cette situation crée non seulement une gêne pour les usagers, limite certains dans leurs achats, mais affecte également la satisfaction globale et la fluidité des transactions au sein des organismes publics, induisant ainsi des coûts économiques et humains, lesquels justement contribuaient à motiver la mise en application du plafond des encaissements. Aussi, dans un souci de simplification et de cohérence administrative, elle lui demande s’il va engager des réflexions de nature à rehausser le plafond des encaissements en espèces des recettes publiques tout en garantissant la sécurité des agents et la sûreté des recettes publiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6450</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 19 de la loi de finances rectificatives du 29 décembre 2013, a fixé le seuil d’encaissement en espèces des recettes et impositions de toute nature à la caisse des comptables publics à 300 euros afin d’améliorer la sécurité des agents et des usagers aux guichets de la direction générale des finances publiques, de réduire le coût de gestion des espèces pour l’administration et de lutter contre la fraude et le blanchiment de capitaux. Pour ces raisons, il n’est pas envisagé de remonter le seuil, d’autant plus qu’une telle mesure irait à rebours du nécessaire renforcement des exigences en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. En revanche, la direction générale des finances publiques s’attache à faciliter le parcours de paiement de l’usager et à lui offrir une diversité toujours plus grande de moyens modernes de paiement comme alternative au règlement en numéraire. Des travaux visant à simplifier et à rationaliser la présentation des avis de sommes à payer sont en cours, qui orientent les redevables vers le paiement en ligne, tandis que celui-ci s’enrichit de fonctionnalités nouvelles, notamment le virement simplifié, à terme instantané, qui s’ajoutera au prélèvement et au paiement par carte bancaire. Enfin, s’appuyant sur un réseau de plus de 15 000 buralistes agréés, le dispositif dit « paiement de proximité » permet aux personnes les plus éloignées des moyens de paiement modernes de payer leurs créances en espèces, dans la limite de 300 euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>167</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6450</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Arnaque au faux conseiller bancaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            167. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur la multiplication des arnaques au faux conseiller bancaire, aussi appelées « spoofing » qui permettent aux escrocs de récupérer des données bancaires et d’ainsi effectuer des opérations sur les comptes. De plus, ils incitent les victimes à effectuer eux-mêmes les transactions, limitant ainsi les possibilités de remboursement une fois l’arnaque découverte. Chaque année, plusieurs milliers de Français sont victimes de ces arnaques qui débutent par du « phishing » par SMS ou courriel, ou directement par un appel téléphonique frauduleux. En effet, une hausse de 78 % est recensée en 2023 par rapport à 2022. Au-delà d’un véritable préjudice financier que subissent les victimes, elles font également face à un réel préjudice moral causé par la capacité des escrocs à se faire passer pour des personnes de confiance. Malgré la sensibilisation déjà existante, toute personne peut être concernée par ces arnaques qui ne limitent donc plus à un public vulnérable. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures visant à renforcer la lutte contre ce type d’arnaque, ainsi que l’accompagnement des personnes qui en sont victimes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6450</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pratique du « spoofing » ou fraude au faux conseiller bancaire, qui consiste pour des fraudeurs à appeler une personne en usurpant le numéro de téléphone d’un conseiller bancaire afin de rassurer la victime dans le but qu’elle authentifie une opération de paiement, est une préoccupation importante du Gouvernement en ce qu’elle peut toucher l’ensemble des citoyens et en particulier les plus vulnérables. Cette fraude en fort essor ces dernières années et, plus largement, les escroqueries exploitant les vulnérabilités du secteur des communications électroniques, sont autant de pratiques malveillantes contre lesquelles le Gouvernement lutte afin de protéger les citoyens et les entreprises. Comme l’indique le dernier rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) publié le 11 septembre dernier, les techniques de fraude par manipulation de l’utilisateur, dont la fraude au faux conseiller bancaire, progressent pour représenter en 2023 un montant de 379 millions d’euros. Face à l’ampleur de cette menace, le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, la Banque de France, la Fédération bancaire française et l’OSMP ont décidé d’appeler l’attention des Français face aux tentatives de fraude aux moyens de paiement en leur rappelant les bonnes pratiques à cet égard (ne jamais authentifier des opérations dont un utilisateur n’est pas à l’initiative, ne pas communiquer de mots de passe ou de codes confidentiels à des tiers, même leur banquier, etc.). Une grande campagne de sensibilisation en presse écrite, radio et sur internet a ainsi été lancée depuis le 8 juin dernier. Des messages de sensibilisation à destination des utilisateurs apparaissent également dans les applications bancaires. Le Gouvernement continue d’œuvrer pour garantir aux utilisateurs une sécurité optimale en cherchant d’une part à renforcer la lutte contre la fraude, et d’autre part à faciliter les démarches de remboursement, même lorsqu’une authentification forte a été réalisée, en application du droit existant qui généralise depuis 2018 l’authentification forte du payeur en application de la deuxième directive européenne sur les services de paiement du 25 novembre 2015 (dite DSP2). Toutefois, si l’authentification forte a largement permis de réduire les taux de fraude, les fraudeurs contournent la robustesse de cette authentification en manipulant les victimes pour les amener à valider elles-mêmes des opérations ou en leur soutirant des données personnelles, notamment par des SMS frauduleux, en vue de réaliser à la place des utilisateurs des opérations de paiement. Le renforcement de la lutte contre la fraude repose en amont sur la prévention à destination de l’ensemble des publics, avec des moyens de sensibilisation variés. Lutter contre la fraude requiert également la vigilance de tous. Le Gouvernement a appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier les recommandations de l’OSMP publiées le 16 mai 2023 et à adopter les meilleurs pratiques et comportements à cet égard : - les consommateurs et les entreprises, en étant toujours vigilants dans l’utilisation des instruments de paiement, doivent veiller à la sécurité des données, en privilégiant dans la mesure du possible la solution d’authentification forte la plus sûre et en faisant preuve de réactivité et de transparence en cas de fraude subie en vue de rapporter l’ensemble des éléments de contexte associés et de faciliter ainsi l’action des services de police et de gendarmerie ; - les prestataires de services de paiement doivent améliorer la clarté des notifications relatives aux opérations réalisées par leurs clients, renforcer les contrôles effectués au moment de la validation d’opérations sensibles et déployer des procédures de blocage facilement accessibles et gratuites pour l’ensemble des instruments de paiement ; - pour les autres acteurs de l‘écosystème des paiements notamment pour les acteurs du secteur de la téléphone : en déployant des mécanismes de protection des attaques frauduleuses, en particulier au moment de l’émission de nouvelles cartes SIM, en sécurisant davantage les SMS et les appels téléphoniques, et ce pour minimiser les pratiques de « spoofing ». Lors du traitement des contestations, les recommandations de l’OSMP éclairent les démarches de remboursement des victimes de fraude auprès de leurs prestataires de services de paiement tout en rappelant la responsabilité des utilisateurs dans la sécurité de leurs moyens de paiement. L’article L. 133-6 du code monétaire et financier prévoit que le consentement du payeur est nécessaire pour qu’une opération de paiement soit autorisée. Dans le cas où un consommateur nie avoir autorisé une opération de paiement qui a été exécutée, les articles L. 133-18 et suivants s’appliquent s’agissant des modalités de traitement de la contestation et du potentiel remboursement. En pratique, si une transaction contestée par l’utilisateur a fait l’objet d’une authentification forte, alors il revient à l’établissement teneur de compte de déterminer si cette transaction peut être considérée comme autorisée par l’utilisateur. Cette analyse doit s’appuyer sur les différents paramètres associés à la transaction (origine de la transaction, paramètres de l’authentification forte, interactions avec le payeur, etc.), l’existence d’une authentification forte n’étant pas suffisante en soi pour considérer que la transaction a été autorisée. Après analyse du dossier et à défaut d’éléments suffisants pour justifier le caractère autorisé de la transaction ou démontrer une négligence grave de l’utilisateur, l’établissement est tenu de rembourser sans délai l’opération en cause. Par ailleurs, dès lors qu’une transaction contestée par le titulaire du compte n’a pas fait l’objet d’une authentification forte, l’établissement teneur de compte est tenu de la lui rembourser sans délai, c’est-à-dire au plus tard à la fin du premier jour ouvré après réception de cette contestation. Par ailleurs, le Gouvernement rappelle l’entrée en application, depuis le 24 juillet 2023, de la loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux dite Naegelen. Cette loi oblige les opérateurs de communications électroniques à mettre en place un dispositif d’authentification à destination des opérateurs afin d’empêcher la réutilisation illicite d’un numéro légitime dans le but de l’afficher à l’utilisateur et de mettre ce dernier en confiance, notamment dans le cadre d’une fraude au faux conseiller bancaire. Les opérateurs ont mis en place un mécanisme d’authentification des numéros (MAN), sous l’égide de l’association des plateformes de normalisation des flux interopérateurs (APNF), afin de déployer une infrastructure technique commune permettant aux opérateurs d’authentifier les appels téléphoniques et d’interrompre l’acheminement des appels non authentifiés à compter du 1er octobre 2024. Le déploiement du programme MAN réduira les possibilités pour les fraudeurs d’effectuer du spoofing.  Enfin, la révision en cours de la DSP2 comprendra une série de mesures visant à combattre plus efficacement la fraude aux paiements. L’article 59 du projet de règlement sur les services de paiement (RSP) publié en juin 2023 par la Commission européenne prévoit en particulier une obligation de coopération entre les prestataires de services de paiement et les prestataires de services de communications électroniques en cas de fraude à l’usurpation d’identité. Le règlement permettra également aux prestataires de services de paiement de partager entre eux des informations relatives à la fraude, les obligera à sensibiliser davantage leurs clients aux risques de fraudes, tout en renforçant l’authentification forte des clients et en étendant les droits au remboursement des consommateurs victimes de fraude.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>168</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6452</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Danger des crédits immobiliers à taux variable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            168. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de pousser à l’adoption des taux variables en France pour les crédits bancaires. Les crédits à taux variable ont été mis en place par la BCE pour permettre à des ménages aux revenus faibles de prétendre à un crédit, en particulier à un crédit immobilier. En réalité, en cas d’une augmentation du taux d’intérêt au cours de la période du prêt, il s’agit d’un risque supplémentaire pesant sur les personnes les plus vulnérables. En effet, le taux est alors indexé sur le taux de crédit bancaire EURIBOR (taux d’intérêt moyen auquel les établissements financiers se prêtent de l’argent sur le marché interbancaire de la zone euro). Ces crédits à taux variable sont un leurre et ne font que protéger les banques au détriment des particuliers et des entreprises qui se retrouvent soumises aux caprices de la finance. Loin d’apprendre de ses erreurs, la BCE tente d’imposer ces mêmes taux d’intérêt variables qui, à l’étranger, ont entraîné l’effondrement des systèmes bancaires à la suite de la crise des subprimes en 2007. En effet, un rapport d’information de la commission des finances de l’Assemblée nationale, publié en 2008, établit un rapport direct entre la crise des subprimes et la crise de confiance et de liquidités que celle-ci a engendrée : la hausse des taux courts qui en a résulté s’est répercutée sur les emprunts immobiliers à taux variable, ce qui a entraîné pour les emprunteurs des difficultés face aux échéances. Actuellement, les banques françaises pratiquent majoritairement des prêts à taux d’intérêt fixes. Cette particularité du système bancaire français protège les ménages et les entreprises des aléas des marchés financiers. Il souhaiterait donc savoir s’il compte appuyer la demande d’extension du « régime transitoire » dont bénéficient aujourd’hui les banques françaises auprès de la BCE. Il lui demande également s’il a pour intention d’accepter que le système de crédits bancaires français passe d’un régime de taux fixes qui protège les ménages les plus vulnérables à celui de taux variables au service d’une finance débridée, en période de crise économique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6452</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le marché du crédit français – et en particulier du crédit immobilier – est caractérisé par une prédominance des taux fixes. Selon le suivi mensuel effectué par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), 99,3 % du montant de prêts immobiliers est accordé à taux fixe aux particuliers. Globalement, les prêts aux entreprises et aux ménages en France sont davantage accordés à taux fixes (38 % de taux variables en France contre 63 % en zone euro sur la production totale en août 2024 [i] ).  La prédominance des taux fixes a contribué à la résilience des ménages déjà endettés sur le marché immobilier lors de la période récente de hausse des taux. La charge de remboursement n’a pas augmenté avec la hausse des taux pour tous ces ménages.  Les établissements français intègrent le risque dans leur bilan et le risque de crédit demeure limité en France. Le taux de passage en défaut augmente légèrement entre 2021 et 2024 mais reste en dessous de 0,5 % en mars 2024 [ii]. Cette résilience face à un choc économique est renforcée par le cadre macroprudentiel, notamment par la mesure encadrant les conditions d’octroi de crédit mise en place par le Haut Conseil de Stabilité Financière [iii]. La BCE invite les banques à renforcer leur gestion de bilan mais aussi de risque de crédit, tout en couvrant leur risque de liquidité de taux [iv], mais ces recommandations ne s’opposent pas aux taux fixes propres au modèle français. Si les taux fixes exposent davantage les établissements prêteurs au risque de taux, ils protègent du risque de crédit en limitant le risque de défaut des ménages emprunteurs. Ainsi, le modèle d’octroi de crédit français garantit la résilience des ménages et ainsi du secteur financier dans son ensemble, tout en soulignant l’importance de garantir l’accès à la propriété aux ménages vulnérables dans des conditions saines d’octroi de crédit.  ----------------------------- [i] Données BCE : RAI.M.U2.SVLHHFNC.EUR.MIR.E / ECB Data Portal (europa.eu) [ii] Graphique 48 du dossier le_financement_de_l’habitat_en_2023.pdf (banque-france.fr) [iii] Mesure relative à l’octroi de crédits immobiliers | Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et Ministère chargé du budget et des comptes publics (economie.gouv.fr) [iv] ECB Banking Supervision : SSM supervisory priorities for 2024-2026 (europa.eu)]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>323</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6453</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>WATTS : une caricature de délocalisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            323. — 8 octobre 2024. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la délocalisation par Watts de la fabrication des pompes à chaleur. « Nous n’avons pas d’inquiétudes sur les deux années à venir ». C’est ce que déclarait le directeur de l’usine Watts d’Hautvillers-Ouville, dans la Somme, en décembre 2021. L’entreprise américaine, qui revendique un chiffre d’affaires de 370 millions d’euros en Europe, venait de réaliser une année record. Même pas besoin du plan de relance ! Des recrutements allaient être effectués et l’usine de la Somme serait modernisée. Cette usine, régulièrement présentée comme modèle dans le coin, fabrique des pompes à chaleur à destination du marché français. Un produit d’avenir, écologique, dont l’acquisition est subventionnée et dont l’installation est même quasi obligatoire dans les constructions neuves. Depuis le début de l’année 2024 et jusqu’en août, la direction a demandé aux ouvriers de venir travailler le samedi, laissant imaginer un carnet de commandes bien rempli. Mais mardi 2 octobre, cette même direction annonçait aux 98 salariés, aux 25 intérimaires, la fermeture du site, dès le premier semestre 2025. Sans rumeur, sans chômage partiel, sans plan de départ volontaire, cette fermeture est décidée avec brutalité. La production sera notamment délocalisée en Bulgarie. Où le SMIC est de 477 euros ! Des pompes à chaleur pourtant destinées au marché français, désormais fabriquées à 2 500 km de là, simplement parce que la main d’œuvre y est trois fois moins chère. Quel drame pour les ouvriers, pour leurs familles, eux qui à l’arrivée ont fait des heures supplémentaires pour faciliter la délocalisation ! Un drame, aussi, pour la Picardie Maritime qui perd un de ses fleurons. Un drame pour M. Porquet, l’ancien patron, le créateur de l’usine, 103 ans aujourd’hui, qui va assister à la fermeture du site qu’il a vendu au groupe Watts - contre la promesse, l’engagement, de le conserver ici. Un drame pour le pays, qui va perdre un savoir-faire, un produit nécessaire à la transition écologique. Et comment prétendre « ré-industrialiser » quand, en réalité, les délocalisations se poursuivent ? Comment annoncer que l’Europe a changé, alors que c’est la même histoire qui se répète depuis quarante ans ? Aussi, il lui demande s’il compte agir, empêcher cette fermeture, de tout son poids, de toute sa volonté et s’engager à ce qu’aucune pompe à chaleur, produite hors de France, ne soit subventionnée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6453</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Watts Industries France a annoncé le 1er octobre 2024 son projet de fermeture de son site d’Hautvillers-Ouville, occupant 98 salariés spécialisés dans la fonderie de laiton, l’usinage/assemblage de pièces de robinetterie, de plomberie et d’accessoires hydrauliques. Le groupe invoque, à l’appui de son projet, la concurrence accrue des autres pays sur ces types de fabrication, un marché en baisse compte tenu des difficultés du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) (neuf et rénovation) entraînant une forte perte de volumes, de profitabilité et de compétitivité et la vétusté de l’outil de production imposant des investissements très lourds pour la remise à niveau. Par ailleurs, les mesures prises auparavant telles que l’intégration de nouvelles fabrications et la fonderie de laiton n’ont pas été suffisantes pour assurer la pérennité du site. Dans le cadre de ce projet, et il faut le souligner, Watts Industries France a décidé de conserver en France les productions « techniques » et « hauts de gamme » pour préserver et renforcer les deux autres sites français de Sorgues et de Virey Le Grand. Seules les productions « basiques » sur lesquelles la concurrence est la plus sévère et les marges les plus faibles seront transférées en Italie et Bulgarie. Il est à noter que l’établissement d’Hautvillers-Ouville ne fabrique pas de pompes à chaleur, ses productions étant destinées à l’ensemble des installations de plomberie/robinetterie des logements individuels/collectifs et des bâtiments industriels/commerciaux/administratifs. Le Gouvernement et les services de l’État regrettent fortement cette décision de fermeture. Ils se sont immédiatement mobilisés, au niveau national (délégation interministérielle aux restructurations des entreprises) et local (Préfecture, direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de la Somme, commissaire aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises) pour veiller au respect de la procédure d’information/consultation du comité social et économique (CSE), du dialogue social ainsi qu’à la qualité des mesures d’accompagnement et de reclassement des salariés notamment au regard de leur âge, qualification, mobilité et des perspectives de reclassement sur le bassin d’emploi. L’accord de méthode, négocié actuellement entre l’entreprise et les organisations syndicales, pourra ainsi permettre de préciser les modalités de ce dialogue social et aboutir, ainsi, à la signature d’un accord majoritaire sur le plan de sauvegarde de l’emploi à l’issue de la procédure d’information/consultation du CSE. Cette mobilisation porte également sur les actions engagées par l’entreprise pour rechercher un repreneur de l’activité et/ou du site avec l’appui du cabinet spécialisé ONEIDA en lien avec l’ensemble des acteurs locaux (élus, collectivités territoriales, entreprises, CCI…) afin de permettre la sauvegarde des emplois industriels à Hautvillers-Ouville et, le cas échéant, sur les actions de revitalisation du territoire qui seront initiées par l’entreprise. Un suivi territorial de ce projet est d’ores et déjà mis en œuvre par le Préfet de la Somme et sera poursuivi dans les prochains mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>405</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6454</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Responsabilité fiscale du gestionnaire défaillant d’une indivision immobilière.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            405. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le caractère solidaire des pénalités et autres majorations fiscales résultant d’une mauvaise gestion d’un patrimoine immobilier indivis. En l’état du droit, lorsque le gestionnaire d’un patrimoine indivis ne s’est pas acquitté des impôts et taxes locales, les pénalités fiscales peuvent être exigées de l’ensemble des indivisaires. Le principe de solidarité entre les indivisaires dans le règlement des impôts est affirmé à l’article 1313 du code civil qui dispose que « la solidarité entre les débiteurs oblige chacun d’eux à toute la dette ». Même si le retard ou l’absence de paiement des impôts et taxes locales sont imputables au seul gestionnaire du patrimoine, désigné par le juge, par convention entre les co-indivisaires, ou lorsque l’un des héritiers indivis s’est octroyé de fait, le monopole de la gestion des biens indivis, l’administration fiscale peut se retourner contre n’importe quel co-indivisaire en vue d’obtenir le règlement de la totalité des sommes dues. Si l’article 815-10 du code civil précise que « sont de plein droit indivis […] les créances et indemnités qui remplacent des biens indivis » en justice, M. le député s’interroge sur le bienfondé de cette disposition dès lors que le principe de solidarité est susceptible de déresponsabiliser le gestionnaire du patrimoine immobilier indivis en faisant peser ses manquements sur les co-indivisaires. En effet, ce principe présuppose que les indivisaires sont en mesure de prendre une part active à la gestion des biens indivis, ou tout du moins, de surveiller régulièrement la gestion des biens indivis. Or il apparaît que les indivisaires ne sont pas toujours en situation de pouvoir exercer un tel contrôle du fait de la mauvaise foi ou de la non coopération du gestionnaire des biens indivis. Si le recours au service de la justice peut constituer une solution en cas de litige entre les co-indivisaires et le gestionnaire du patrimoine, les délais de traitement de ces dossiers par les tribunaux peuvent conduire à un rapide accroissement du passif fiscal du patrimoine indivis. C’est pourquoi il l’interroge sur la nécessité de faire évoluer le cadre législatif relatif à la gestion des biens indivis afin de responsabiliser davantage les gestionnaires de ces biens immobiliers. À ce titre, il suggère que les pénalités liées au non-paiement des droits, taxes et autres impôts grevant les biens indivis puissent n’être exigées qu’auprès du seul gestionnaire du patrimoine indivis dès lors qu’il est avéré que le non-paiement des recettes fiscales est directement imputable à sa mauvaise gestion. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire part des évolutions législatives et réglementaires susceptibles d’être envisagées par le Gouvernement pour responsabiliser davantage les gestionnaires de biens immobiliers indivis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6454</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La solidarité pouvant exister en matière fiscale est l’application en cette matière d’un principe général du droit civil (article 1313 du Code civil), qui permet au créancier de demander le paiement intégral d’une créance à un seul débiteur sur une seule et même dette due par plusieurs codébiteurs, les libérant ainsi totalement ou partiellement dans leur ensemble selon que le paiement est total ou partiel. Ce principe constitue une garantie pour le créancier de pouvoir recouvrer sa créance. Ainsi, en présence d’une dette fiscale à la charge d’indivisaires solidaires, l’administration peut être amenée à s’adresser à l’un des indivisaires pour obtenir le paiement de la totalité d’une imposition. Il incombe alors à l’indivisaire ayant réglé cette dette d’entamer, le cas échéant, une action récursoire contre les autres indivisaires pour les faire contribuer au paiement à ses côtés. Cela étant, la solidarité ne se présume pas et ne s’applique que dans les cas expressément prévus par la loi. Ainsi, il a été jugé que « la solidarité ne s’attache pas de plein droit à la qualité d’indivisaire ni à la circonstance que l’un d’eux a agi comme mandataire des autres » (Cour de cassation, 3e civ., 12 mai 1975, n° 74-11.154). Le régime de solidarité qui tient les codébiteurs au paiement d’une créance dépend donc de la nature de l’obligation qui les lie au regard du droit civil et non de l’impôt concerné (BOI-REC-PREA-10-10-30). À cet égard, en matière d’impôts grevant un bien immobilier indivis, l’imposition collective n’implique pas l’obligation solidaire de chacun des copropriétaires au paiement de la totalité de la cotisation. Tel est le cas pour la taxe foncière (BOI-IF-TFB-10-20-10, n° 30). De même, en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires, le Conseil d’État juge que seul le recouvrement de la part incombant à chaque indivisaire peut être légalement poursuivi par l’administration, écartant ainsi le principe de solidarité entre indivisaires (v. en ce sens l’arrêt du Conseil d’État du 30 sept. 2019, n° 419384, 419490). Il en va de même pour la taxe sur les logements vacants. Les pénalités résultant de l’absence de paiement dans les délais de l’impôt, qui en constituent l’accessoire, suivent le même régime que ce dernier. En conséquence, pour les impôts locaux précités pour lesquels il n’y a pas de solidarité, les indivisaires ne sont tenus de régler les pénalités qu’à hauteur de leurs droits dans l’indivision. Ces précisions sont de nature à répondre aux préoccupations exprimées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>618</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6455</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Plafonnement des recettes de l’INPI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            618. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation financière préoccupante de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Depuis 2021, l’INPI, qui ne bénéficie d’aucun financement direct de l’État, est soumis à un mécanisme de plafonnement de ses recettes, initialisé à 124 millions d’euros en 2021 puis réduit à 94 millions d’euros dès 2022. Ce plafonnement entrave sévèrement la capacité de l’INPI à couvrir ses dépenses opérationnelles et d’investissement, pourtant estimées à 130 millions d’euros. À la fin de l’année 2024, les réserves atteindront un niveau limitant les capacités de développement alors que des projets significatifs sont en cours, tels que le maintien du guichet unique des formalités d’entreprises et le déménagement des archives. En effet, l’INPI n’est pas financé par des taxes affectées, payées indifféremment par toutes les entreprises, mais génère son propre chiffre d’affaires sur la base des services qu’il rend aux entreprises, qui le rémunèrent pour ses prestations. Le plafonnement de ce chiffre d’affaires présente un aspect démotivant et peu incitatif pour l’établissement, dont les ressources restent les mêmes quels que soient le travail effectué et les résultats obtenus. Un mécanisme plus vertueux consisterait à encourager l’établissement à augmenter ses performances, en lui laissant une part du résultat généré, le reste revenant à l’État. Pour l’État, le retour financier serait le même et pour l’INPI, l’effet serait stimulant et garantirait sa pérennité, ce que le mécanisme de plafonnement, asséchant les réserves, ne permet pas. Avec la conservation d’une part de son résultat, l’INPI serait directement récompensé du fruit de ses efforts et conforté dans son rôle de promotion de la propriété intellectuelle auprès des entreprises françaises pour renforcer leur capacité d’innovation et leur compétitivité, au bénéfice de l’économie française. Il lui demande sa position sur ce sujet ainsi sur ce qui pourrait être fait pour sortir de ce mécanisme de plafonnement d’ici 2025 et selon quel calendrier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6455</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Établissement public placé sous la tutelle du ministre chargé de la propriété industrielle, l’institut national de la propriété industrielle (INPI) participe à l’élaboration et la mise en uvre des politiques publiques dans le domaine de la propriété industrielle et du soutien à l’innovation et au développement des entreprises. L’INPI est exclusivement financé par les redevances payées par les entreprises pour les services rendus dans l’exercice de ses missions.  Le plafonnement des recettes de l’opérateur répond à une recommandation de la Cour des comptes qui, dans son référé du 27 mai 2019, a constaté l’accumulation importante de réserves financières nécessitant l’instauration d’un mécanisme de reversement systématique des excédents au budget général de l’État. Dans le contexte économique actuel, les services de l’État sont appelés à contribuer à l’effort de maîtrise des dépenses publiques, exigence qui vaut pour les administrations centrales comme pour les opérateurs, dans la limite de leurs capacités financières respectives. La tutelle de l’INPI veille à ce que le plafonnement des recettes n’entrave pas la capacité de l’opérateur à assurer ses missions au service des entreprises et à mener à bien ses projets. Il convient en particulier de noter que la mise en place du plafonnement n’a pas remis en cause les moyens dont bénéficie l’INPI, comme l’atteste l’évolution de ses dépenses depuis 2021 (+ 8,4 % pour les dépenses de fonctionnement entre les budgets 2021 et 2024 de l’établissement, + 18,6 % pour les dépenses de personnel et + 31 ,6 % pour les dépenses d’investissement). De même, les autorisations d’emplois ont connu sur la même période une augmentation de + 72 ETP (équivalent temps plein) dans le cadre des renforts d’effectifs accordés au titre du développement du guichet unique des formalités d’entreprises. Au 31 décembre 2023, la trésorerie de l’INPI s’élevait à 229,4 M et le fonds de roulement à 154,2 M. La soutenabilité financière de l’établissement n’apparaît ainsi pas à risque. En particulier, les ressources dont dispose l’INPI permettent de garantir la mise en oeuvre des projets de l’établissement, parmi lesquels le déploiement complet du guichet unique des formalités d’entreprises. L’État est attentif à ce que l’INPI dispose des moyens suffisants pour remplir ses missions avec efficacité et continuera à être vigilant, dans le cadre des lois de finances à venir, à la bonne adéquation entre le niveau de plafonnement et les besoins de l’établissement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>720</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6455</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Véhicules destinés au transport de chevaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            720. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les véhicules destinés au transport de chevaux. Ces camions poids lourds de transport de chevaux classés dans la catégorie des camions « bétaillères », sont utilisés par les professionnels du secteur à des fins professionnelles. Dès lors, il est logique de leur ouvrir un droit à déduction de TVA. Or il semble que, dans certains départements, les services fiscaux excluent ces véhicules du droit à déduction au motif qu’ils seraient assimilés à du transport mixte. Ces véhicules sont en effet équipés, outre les emplacements pour chevaux et souvent d’une cabine-logement pour les besoins des chauffeurs et soigneurs, lesquels doivent rester contractuellement 24 heures sur 24 auprès des chevaux dont ils ont la surveillance pour assurer leur sécurité et leur bien-être. Il apparaît en fait que les critères d’appréciation de la déductibilité de la TVA dans le transport d’animaux vivants et tout particulièrement équins n’ont pas été actualisés depuis 1966 et notamment en matière de législation sociale et de bien-être animal. Il est à noter que les pays européens voisins admettent, eux, la déductibilité de TVA sur ce type de transport équin. Il aimerait donc obtenir des précisions sur l’interprétation à donner à la réglementation s’appliquant aux camions poids lourds de transport de chevaux en matière de déductibilité de TVA. Il lui demande de confirmer que ces véhicules ouvrent bien droit à une déduction de TVA, leur assimilation à des véhicules de transport à usage mixte étant une interprétation erronée des textes en vigueur. À défaut et subsidiairement, il lui demande s’il compte remédier à cette situation lors de la prochaine loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6456</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En principe, les assujettis sont autorisés à déduire la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) grevant les dépenses qu’ils supportent pour les besoins de leurs opérations taxées à la TVA ou ouvrant droit à déduction, conformément aux dispositions de l’article 271 du code général des impôts (CGI) qui transposent les dispositions de la directive n° 2006/112/UE relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Toutefois, par dérogation, certaines dépenses sont exclues du droit à déduction. Ces exclusions sont conformes à la directive TVA qui autorise les États membres de l’Union européenne (UE) à maintenir les exclusions prévues par leur législation nationale, soit au 1er janvier 1979, soit pour les États membres de l’UE ayant adhéré à l’Union européenne après cette date, à la date de leur adhésion. C’est dans ce cadre juridique qu’en France, les dispositions du 6° du 2 du IV de l article 206 de l’annexe II au CGI excluent la déduction de la TVA afférente aux véhicules conçus pour le transport de personnes ou à usage mixte, étant précisé que par le passé, ce dispositif a été jugé conforme au droit de l’UE par la Cour de justice de l’Union européenne. Cette exclusion présente une portée générale qui, à l’origine trouve sa justification dans la difficulté à contrôler précisément la part d utilisation privative des véhicules et, par conséquent, de maîtriser le risque d’utilisation frauduleuse en franchise de TVA qui en découle. Elle s’apprécie en fonction des seules caractéristiques intrinsèques des véhicules ou engins, c’est-à-dire des usages pour lesquels ils ont été conçus, et non de l’utilisation effective qui en est faite. Cela étant, l’article 89 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 met fin à l’exclusion du droit à déduction de la TVA afférente aux livraisons, importations, acquisitions intracommunautaires et prestations de services relatives aux véhicules aménagés pour le transport des équidés. Ainsi, aux termes du 2° de l’article 273 septies C du CGI, à compter du 1er janvier 2024, la taxe acquittée au titre de ces opérations concernant ces véhicules est déductible dans les conditions de droit commun. Par conséquent, devient déductible la taxe ayant grevé l’acquisition de véhicules dont les caractéristiques techniques les destinent à un usage mixte de transport d’équidés et de personnes tels que les véhicules aménagés pour transporter des équidés et également équipés d’une cabine-logement pour les besoins du chauffeur et des soigneurs (concept de « home-car  »), ce type de véhicule permettant de répondre aux obligations règlementaires induites par le transport d’équidés qui s’imposent aux professionnels de la filière équine ainsi qu’aux exigences du droit du travail. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>797</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6456</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fin de la défiscalisation du don aux associations livrant du matériel de guerre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            797. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les révélations dans la presse affirmant que des associations françaises bénéficient de déductions fiscales pour financer le confort des soldats israéliens. Les représailles aveugles à l’attaque du 7 octobre 2023 ont déjà fait plus de 32 000 morts et 75 000 blessés dans la bande de Gaza. Plus d’enfants sont morts en 6 mois de bombardements aveugles de Tsahal qu’en 4 ans de conflits mondiaux. Aux frappes indiscriminées, qui ont encore tué 7 humanitaires il y a quelques jours, s’ajoute le blocus provoquant des pénuries de toutes sortes et l’interdiction systématique des convois d’aide alimentaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la famine à Gaza est imminente ». Elle estime désormais qu’entre 12,5 et 16,5 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë. À la demande de l’Afrique du Sud, la Cour internationale de justice a rendu un arrêt le 26 janvier 2024 ordonnant des mesures conservatoires pour prévenir un génocide. Le 25 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté pour la première fois une résolution pour un cessez-le-feu immédiat. Pourtant, Israël continue de mépriser le droit international et de se comporter comme un état criminel. L’armée israélienne menace toujours d’attaquer Rafah, où sont entassés plus d’1,2 million de Palestiniens et les tensions sont exacerbées à la frontière avec le Liban. Dans ce contexte, des associations ayant pour objet d’améliorer le confort de soldats israéliens mobilisés bénéficient de dons défiscalisés. Pourtant, le code général des impôts dispose que seuls les dons à des associations d’intérêt général à caractère social ou humanitaire sont déductibles d’impôts et que « le fait de délivrer sciemment des documents, tels que certificats, reçus, états, factures ou attestations, permettant à un contribuable d’obtenir indûment une déduction du revenu ou du bénéfice imposables, un crédit d’impôt ou une réduction d’impôt entraîne l’application d’une amende ». Sollicité par la presse au sujet de ces associations, le ministère de l’économie et des finances affirme qu’« une force armée étrangère n’entre manifestement pas dans ces catégories » et reconnaît donc le caractère irrégulier de ces déductions fiscales. L’argent du contribuable ne saurait financer plus longtemps, via la défiscalisation des dons, le confort d’une armée étrangère dont l’action concourt au risque de génocide reconnu par la Cour internationale de justice. Il souhaite connaître le nombre d’associations concernées et les mesures prises pour mettre fin à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6457</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu des dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts (CGI), ouvrent droit à une réduction d’impôt les dons et versements effectués au profit d’organismes d’intérêt général dont les activités présentent l’un des caractères énumérés par la loi. L’administration fiscale a notamment pour mission de vérifier que seuls les dons et versements consentis à des organismes ayant des activités éligibles ouvrent droit aux réductions d’impôt existantes en faveur du mécénat. A cet effet, le pouvoir de contrôle de l’administration fiscale des organismes sans but lucratif a été notablement renforcé par l’article 18 de la loi n° 2021 1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, qui permet depuis 2022 à l’administration de contrôler que les organismes délivrant des reçus fiscaux à leurs donateurs satisfont à l’ensemble des conditions prévues aux articles 200, 238 bis et 978 du CGI requises pour bénéficier du régime fiscal du mécénat. La délivrance irrégulière et intentionnelle de reçus ouvrant droit à ces avantages fiscaux est sanctionnée par l’application d’une amende, prévue à l’article 1740 A du CGI, dont le taux est égal à celui de la réduction d’impôt en cause et dont l’assiette est constituée par les sommes indûment mentionnées sur les documents délivrés au contribuable. Dans ce cadre juridique, tout manquement intentionnel dont l’administration a connaissance donne lieu à une procédure de vérification et à l’application de l’amende prévue par la loi. Aucune donnée individuelle sur l’action de contrôle de l’administration ne peut faire l’objet d’une communication publique tant pour des raisons d’efficacité du contrôle que pour respecter le secret fiscal. Il est rappelé que le non respect du secret fiscal est passible d’une sanction pénale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>808</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6457</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Prix excessifs des assurances pour les entreprises de traitement de surface</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            808. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés rencontrées en matière d’assurance de traitement de surface par une entreprise d’électrozingage et de galvanoplastie de son département : explosion des prix des assurances (en 10 ans, l’entreprise est passée de 18 000 à 72 000 euros de cotisation, alors que sa sinistralité est inexistante), impossibilité de mise en concurrence (absence de concurrents en matière d’assurance de traitement de surface) et refus des assureurs étrangers d’assurer cette entreprise, dont la sinistralité est pourtant inexistante, prétextant un taux de sinistralité élevé dans ce secteur professionnel (à l’étranger, on peut faire du traitement de surface avec des produits interdits en France). Elle lui demande donc ce qu’il compte faire pour développer la concurrence en la matière et ramener les prix à des niveaux supportables pour les entreprises de traitement de surface.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6457</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des difficultés assurantielles pouvant être rencontrées par les entreprises exerçant une activité de traitement de surface. Néanmoins, ces difficultés sont pour la plupart des cas dues à une prévention insuffisante. L’industrie de l’assurance dommages aux biens connaît des sinistres conséquents provoqués par les bains de traitement chauffés en bacs plastiques depuis de nombreuses années. Les bains de traitement chauffés en bacs plastiques sont utilisés dans de nombreuses industries, telles que l’électronique ou la métallurgie et la galvanoplastie, du fait de la nature corrosive des solutions utilisées. Les plastiques les plus couramment utilisés présentent d’excellentes propriétés de résistance à la corrosion, cependant, ils sont fortement combustibles et les systèmes de chauffe des bacs représentent une source d’ignition potentielle. Sans systèmes de surveillance, de protection ni maintenances appropriées, les opérations impliquant des bains de traitement chauffés en réservoirs plastiques peuvent générer un risque d’incendie significatif.  Pour pallier ces difficultés assurantielles, le Gouvernement enjoint donc aux entreprises de traitement de surface à accroître leurs mesures de prévention. Il est par exemple recommandé d’utiliser des bacs et des gaines d’aspiration des vapeurs des bains construits avec des matériaux incombustibles (comme l’action inoxydable) ou encore d’installer un système d’extinction automatique par sprinkler, en utilisant des matériaux résistant à la corrosion, au-dessus des bacs et à l’intérieur des canalisations d’extractions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1267</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6458</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dette publique en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1267. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation préoccupante de la dette publique en Nouvelle-Calédonie et les solutions envisageables pour y remédier. Les collectivités calédoniennes, comprenant les provinces, les communes et le territoire lui-même, accumulent des déficits budgétaires importants. À ce jour, la dette publique calédonienne dépasse les 180 milliards de francs CFP. Cette situation inclut des créances envers des institutions telles que la CAFAT (Caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs de Nouvelle-Calédonie), le Centre hospitalier territorial, ainsi que des entreprises publiques comme ENERCAL et AIRCALIN. Cette accumulation de créances non réglées entraîne des répercussions économiques significatives pour le territoire, notamment une crise de confiance parmi les entreprises et les créanciers locaux. Dans ce contexte, il serait opportun de réfléchir à une intervention de l’État par le biais de la Banque publique d’investissement (Bpifrance). Cette intervention permettrait aux créanciers détenant des créances sur les collectivités calédoniennes de les céder à la BPI, ce qui injecterait immédiatement des capitaux dans le système économique local. La BPI deviendrait alors créancière directe des collectivités concernées et les modalités de remboursement de ces créances seraient ensuite négociées entre l’État, la BPI et les collectivités locales. Cette approche pourrait soulager financièrement les créanciers locaux tout en permettant aux collectivités calédoniennes de restructurer leur dette de manière plus favorable. En outre, elle contribuerait à éviter toute défaillance des services publics locaux tout en rétablissant la confiance des entreprises et des citoyens dans l’économie locale. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement pourrait envisager cette proposition et si des discussions sont en cours pour permettre une telle intervention de la BPI en Nouvelle-Calédonie afin de répondre à la crise de la dette publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6458</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État est très attentif à la situation économique et financière de la Nouvelle-Calédonie et de ses collectivités. Un travail de grande ampleur a été mené par les membres du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie (GNC) et les services de l’État pour éviter la cessation de paiement des collectivités locales et pour assainir leurs finances. C’est tout l’objet des avances remboursables de juillet et septembre 2024, qui étaient conditionnées à des mesures de gestion et fléchées vers le financement des services publics essentiels. Les institutions mentionnées, à l’image de la Caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs de Nouvelle-Calédonie (CAFAT), du Régime unifié d’assurance maladie et maternité (RUAMM) ou d’ENERCAL, ont ainsi pu assurer la continuité de service. Ces financements s’accompagnent d’un soutien technique des services de l’État pour permettre à la collectivité de Nouvelle-Calédonie de transformer son modèle socio-économique et aux opérateurs de retrouver une autonomie financière. Dans ce contexte, la mobilisation de BPIFrance apparait d’autant moins opportune qu’elle a deux défauts conséquents. Tout d’abord, elle serait longue à déployer car elle implique le développement d’un produit dédié. Par ailleurs, cette solution de court terme pourrait pénaliser d’avantage les collectivités à plus long terme en raison du coût de cette facilité de crédit ; celle-ci pourrait se révéler coûteuse si elles ne parvenaient pas à solder rapidement leur créance. Les avances remboursables du Trésor telles que déployées aujourd’hui par l’État permettent d’agir rapidement, efficacement et à moindre coût pour les finances publiques locales en soutien aux collectivités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1277</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6458</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Ouverture d’une ligne de refinancement à taux zéro en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1277. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité pour l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) de mettre en place une ligne de refinancement à taux zéro sur une durée de cinq ans pour les crédits déjà consentis par les banques locales de Nouvelle-Calédonie. L’Institut d’émission d’outre-mer est responsable de l’émission du franc CFP, de la supervision du système bancaire, de la régulation des taux d’intérêts, des crédits et de la gestion des comptes du trésor public pour la Nouvelle-Calédonie. Face à une situation économique critique, aggravée par une fuite des capitaux et une baisse drastique des investissements, des mesures peuvent être mises en œuvre par l’IEOM pour soutenir les banques locales et encourager la relance économique, notamment par des mécanismes de refinancement et des incitations au crédit. L’IEOM pourrait ouvrir une ligne de refinancement à taux zéro sur une durée de 5 ans pour les crédits déjà consentis par les banques locales, quel que soit le secteur concerné. Ce refinancement à taux zéro permettrait aux banques calédoniennes de réduire leurs coûts et, en retour, d’abaisser les taux d’intérêt pour leurs clients. Une telle mesure pourrait être conditionnée à l’application d’une marge maximale de 3 % pour les banques, qui conserveraient le risque associé aux prêts. Il lui demande donc si cette mesure pourrait être envisagée pour répondre à la crise économique locale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6458</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État est très attentif à la situation économique de la Nouvelle-Calédonie depuis le début de la crise en mai. Dès le 2 juillet, l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), banque centrale de la zone Pacifique et filiale du Trésor public, a annoncé mettre à disposition des banques une ligne de liquidité à taux 0. Cet apport gratuit de liquidité était destiné à soutenir les bilans des banques locales et à accompagner leur engagement à distribuer des facilités de caisse aux entreprises en attente des indemnisations des assureurs. Cette ligne de liquidité n’a cependant été que peu mobilisée du fait de son inadéquation à la situation des entreprises calédoniennes, alors dans l’impossibilité de reprendre une activité et donc privilégiant les aides directes aux facilités de crédit.  À ce jour, la situation sécuritaire s’est stabilisée sur le territoire mais la demande de financement bancaire des entreprises et des particuliers en Nouvelle-Calédonie reste peu dynamique, les acteurs priorisant dans cette période d’incertitude économique la restructuration de leurs encours existants pour reporter les échéances dues et la mobilisation des indemnités des assureurs pour engager les chantiers de reconstruction. Cette stagnation du crédit limite très fortement la demande de liquidité locale, mobilisant des volumes faibles et sans perspective d’effet de levier via une baisse du coût comme l’ont montré les baisses successives des taux directeurs de l’IEOM en septembre et octobre 2024. Une ligne de refinancement bonifiée ne semble donc pas opportune dans la situation présente. Si l’effet prix n’est pas le principal déterminant de la reprise du crédit, la maîtrise du risque joue en revanche un rôle clé rétablir un climat de confiance économique. Pour soutenir la capacité d’emprunt des entreprises calédoniennes, l’État a fait le choix d’abonder significativement le fond SOGEFOM afin d’élargir son offre de garantie. La SOGEFOM propose désormais aux petites et moyennes entreprises (PME) et entreprise de taille intermédiaire (ETI) du territoire une couverture pour des crédits de court, moyen et long terme et la restructuration de crédits existants. Ce dispositif a été déployé à partir du 1er juillet 2024 et le sera jusqu’au 31 décembre 2026. En concertation avec les banques de la place, ce dispositif répond à la demande de crédit qui leur est adressée. L’IEOM, conjointement avec l’État, reste très attentif aux évolutions économiques et veillera à préserver la liquidité bancaire de sa zone d’émission. A ce stade, le déclenchement de la crise ne s’est pas accompagné d’une fuite des dépôts, et les encours bancaires de la place calédonienne restent stables en dépit d’une légère dynamique de désépargne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>28</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6459</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Article 49 de la loi no 2021‑1109 et instruction à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            28. — 1 octobre 2024. — M. Pascal Jenft alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conséquences préoccupantes de l’article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 aout 2021 confortant le respect des principes de la République. Cette dernière dispose que l’instruction à domicile, dite l’école à la maison, ne serait accordée qu’à la suite de l’étude d’un dossier de demande d’autorisation, là ou précédemment, il suffisait d’une déclaration soumise à un contrôle régulier. Si des dérogations ont été mises en place entre 2022 et 2024, les demandes pour l’année scolaire 2024-2025, invoquant l’alinéa 4 de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, se voient pour la plupart refusées au motif que l’enfant en question ne présente pas une spécificité incompatible avec une scolarisation classique et que le programme serait insuffisant. Cela même pour des familles fortes d’une expérience de plusieurs années et dont les contrôles sont irréprochables, tant sur le niveau scolaire que sur les moyens mis en place. Au-delà de la remise en question de la liberté de choisir l’éducation et la scolarité de leurs enfants, les familles se heurtent à des décisions arbitraires et inégalitaires suivant les directeurs académiques de l’éducation nationale. En plus d’une rupture d’égalité, il semble paradoxal d’interdire la scolarisation à domicile pour des familles en capacité de le faire alors que plus de 3 500 postes d’enseignants sont vacants pour la rentrée 2024. Sans compter que la scolarisation à domicile représente pour l’État une économie de plus de 500 millions d’euros sur une année. L’alinéa 4 de l’article L.131-5 du code de l’éducation étant large d’interprétation, met en danger la liberté et le choix des parents. Poussés dans leurs retranchements, certains pourraient être tenté par la désobéissance civile. Il lui demande de prendre en considération cette problématique afin de proposer une solution viable, respectueuse du choix des familles et de la qualité de l’enseignement des écoliers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6459</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil d’État a apporté des précisions concernant le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, effectuées au titre du motif dit "motif 4", fondé sur la situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Le ministère ne prévoit pas d’apporter de précisions supplémentaires par voie réglementaire. L’autorité administrative doit ainsi contrôler que « cette demande expose de manière étayée la situation propre à cet enfant motivant, dans son intérêt, le projet d’instruction dans la famille et qu’il est justifié, d’une part, que le projet éducatif comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de cet enfant, d’autre part, de la capacité des personnes chargées de l’instruction de l’enfant à lui permettre d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l’article L. 122-1-1 du code de l’éducation au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement de la scolarité obligatoire » (décision CE n° 467550 du 13 décembre 2022). Il en résulte que les responsables légaux sollicitant une autorisation d’instruction dans la famille pour ce motif ne doivent pas seulement justifier de la situation propre de leur enfant et présenter un projet éducatif. Ils doivent justifier que ce projet éducatif est conçu en fonction de la situation de leur enfant et adapté à celle-ci, de telle manière que l’enfant puisse bénéficier d’un enseignement conforme à l’objet de l’instruction obligatoire. Ainsi, le fait pour un enfant d’avoir été instruit dans la famille depuis plusieurs années n’entraîne pas d’automaticité de la délivrance de l’autorisation alors même que l’enfant a toujours obtenu des résultats suffisants aux contrôles pédagogiques. Il incombe à ses responsables légaux de démontrer que le projet éducatif répond à la situation propre de leur enfant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>34</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6460</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Mise en place de groupes de niveaux au collège</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            34. — 1 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en place de groupes de niveaux et non de besoins. M. Attal, alors ministre de l’éducation, a décidé fin 2023 la mise en place de tels groupes. La pertinence de cette décision est remise en cause par de nombreux travaux de la recherche en éducation qui mettent en évidence une absence d’effet bénéfique significatif. Par ailleurs, ces mêmes études mettent en évidence un phénomène d’intériorisation de l’échec, les enfants classés comme fragiles ne progressant peu ou pas. La mise en œuvre des groupes de besoins requiert aussi dans tous les cas une approche souple de la part des enseignants, qui doivent réorganiser les groupes régulièrement à partir d’évaluations fréquentes des élèves. Tous les établissements et enseignants rencontrés par Mme la députée mettent en évidence la complexité de l’organisation née de cette mesure consommatrice de moyens et inatteignable en l’état (insuffisance du nombre de professeurs des disciplines concernées, volumes d’heures supplémentaires insuffisants, abandon de projets pédagogiques déjà financés et qui marchent…). De nombreux établissements et enseignants font valoir à l’inverse la nécessité d’un effort en matière de formation professionnelle et continue, ainsi que le recours à des outils pédagogiques et numériques adaptés. En l’état, il semble que les crédits de la formation aient diminué. Dans ces conditions, elle lui demande si elle compte mettre en place une nouvelle mesure objectivée, axée sur les besoins et comprenant des moyens en adéquation avec les progrès souhaités de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6460</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les efforts menés depuis 2017 sur le premier degré ont permis d’améliorer le niveau des élèves à l’entrée en 6e. Cependant, les évaluations nationales montrent en 2024 que 27 % des élèves ont des difficultés en français et 32 % en mathématiques à ce moment de leur parcours scolaire. Le même constat se retrouve à la sortie du collège, révélé aussi bien par les résultats au diplôme national du brevet que par l’enquête PISA 2022. Ces constats confirment la nécessité de mieux faire réussir les collégiens, selon leur niveau, des plus fragiles aux plus avancés en leur offrant des modalités d’enseignement plus adaptées à leurs besoins. Ainsi, depuis la rentrée scolaire 2024, pour les classes de 6e et de 5e, les enseignements de français et de mathématiques sont organisés en groupes de besoins, sur la totalité de l’horaire hebdomadaire. Pour les autres disciplines, c’est-à-dire pour deux tiers des heures de cours, la classe demeure l’organisation de référence. Pour l’ensemble des groupes, les programmes, les attendus de fin d’année et les compétences disciplinaires travaillées sont identiques. L’objectif de ces groupes ne consiste ni à trier les élèves ni à les assigner mais bien à mobiliser la pédagogie la plus efficace et la plus adaptée pour leur progression. L’organisation retenue par les établissements doit permettre de constituer des groupes, éventuellement réduits mais aussi flexibles et évolutifs en fonction des besoins et des compétences des élèves. Il est possible également de regrouper les élèves en classe entière, jusqu’à dix semaines dans l’année afin de garantir la cohérence des progressions pédagogiques des différents groupes. Les moyens déployés dans le cadre de la rentrée scolaire 2024 tiennent compte des spécificités des collèges et doivent permettre la mise en oeuvre des groupes de besoins en français et en mathématiques, tout en maintenant les autres dispositifs existants (groupes en sciences, enseignements facultatifs notamment). Enfin, la décision de mettre en oeuvre des groupes de besoins s’appuie sur de nombreuses recherches et comparaisons internationales. Les études empiriques montrent que l’organisation flexible de groupes homogènes constitués en fonction du niveau de maîtrise des compétences produit des effets positifs, particulièrement sur les élèves les moins avancés (Dupriez et alii, 2003 ; IDEE, 2023). De plus, les pays tels que la Suisse, la Suède ou le Danemark qui ont adopté une organisation en groupes flexibles répartis selon les besoins des élèves, pour tout ou partie des enseignements, obtiennent des performances scolaires supérieures à celles des élèves français dans les classements internationaux en fin de collège, tout en réduisant l’impact des inégalités sociales à l’école.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>301</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6461</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rajout du « harcèlement scolaire » comme motif pour l’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            301. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rajout du « harcèlement scolaire » comme motif permettant d’instruire un enfant dans sa famille. M. Gabriel Attal, alors ministre de l’éducation nationale, avait à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, lancé un questionnaire d’auto-évaluation anonyme destiné aux élèves du CE2 à la Terminale. Les résultats obtenus par cette enquête alertent puisque plus d’un élève par classe déclare être victime de harcèlement scolaire (5 % du CE2 ou CM2, 6 % des collégiens et 4 % des lycéens). Pour nombre de ces jeunes, le retour à l’école peut s’avérer extrêmement compliqué voire même impossible tant leur souffrance est grande. Mme la députée sait combien le Gouvernement est mobilisé pour lutter contre ce fléau tant au niveau des auteurs de ces harcèlements que celui de l’accompagnement des jeunes qui en sont victimes. Elle estime, cependant, qu’aucune piste permettant une meilleure prise en charge notamment psychologique de la victime ne doit être occultée. Elle l’interroge donc sur la possibilité de rajouter un motif explicite « harcèlement scolaire » à ceux permettant à un enfant d’être instruit dans sa famille.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6461</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 131-5 du code de l’éducation prévoit, dans sa version issue de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite loi CRPR), qu’une autorisation d’instruction dans la famille peut être délivrée pour différents motifs, parmi lesquels figure « l’état de santé de l’enfant ». Il appartient à l’administration, en raison de l’état de santé de l’enfant résultant de la situation de harcèlement en milieu scolaire dont il est victime, de rechercher quels sont les avantages et inconvénients pour lui de son instruction, d’une part, dans un établissement d’enseignement public ou privé et, d’autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l’issue de cet examen, de retenir la forme d’instruction la plus conforme à son intérêt. L’alinéa 14 de l’article L. 131-5 du code de l’éducation permet également de prendre en compte les situations dans lesquelles l’intégrité physique ou morale de l’enfant est menacée à tout moment de l’année scolaire et en dehors du calendrier de dépôt des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille prévu par l’article R. 131-11 du même code (entre le 1er mars et le 31 mai inclus précédant l’année scolaire au titre de laquelle cette demande est formulée). Ainsi, lorsque, après concertation avec le directeur d’école ou le chef d’établissement d’enseignement public ou privé dans lequel est inscrit l’enfant, il est établi que son intégrité physique ou morale est menacée, les personnes qui en sont responsables peuvent, après avoir déposé auprès des services de l éducation nationale une demande d’autorisation fondée sur l’un des quatre motifs prévus par la loi, lui dispenser l’instruction dans la famille, dans le délai restant à courir avant que cette autorisation ne leur soit accordée ou refusée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>521</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6461</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inclusion et obligation de scolarisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            521. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la scolarisation des enfants en situation de handicap. Elle lui demande pourquoi, alors que la loi exige la scolarisation de tous les enfants dès 3 ans, l’éducation nationale se permet d’établir des emplois du temps aménagés pour les enfants handicapés avec des journées non scolarisées sans que cela préoccupe le corps enseignant et laissant ainsi ces enfants sans soins et dans l’errance en fonction de la situation familiale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6461</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’école maternelle est la première étape du parcours scolaire des enfants et une étape déterminante pour l’épanouissement des élèves. La loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance instaure l’instruction obligatoire à trois ans ainsi que le contrôle de l’assiduité sur l’ensemble du temps scolaire. Comme le précise l’article L. 131-5 du code de l’éducation, la présence obligatoire des enfants s’applique à compter de la rentrée scolaire de l’année civile au cours de laquelle l’enfant atteint l’âge de trois ans. Par ailleurs, les responsables légaux de l’enfant ont la possibilité de demander un aménagement du temps de présence de l’enfant scolarisé en petite section, portant uniquement sur les heures de classe de l’après-midi, comme précisé dans le décret n° 2019-826 du 2 août 2019. Les élèves en situation de handicap scolarisés à l’école maternelle bénéficient d un projet personnalisé de scolarisation (PPS) dans lequel peuvent être formulés une compensation et des aménagements sur le plan scolaire relevant d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Selon les besoins de l’élève, le PPS permet à la CDAPH de prendre les décisions relatives à l’orientation scolaire, à l’attribution de matériels pédagogiques adaptés, à des mesures d’accompagnement ou à l’aménagement de sa scolarité (allègement du temps scolaire, prise en charge extérieure durant les heures scolaires, etc.). L’équipe pédagogique veille à la mise en oeuvre du PPS et se réunit en équipe de suivi de scolarisation en présence de la famille au moins une fois par an, et en temps que de besoin. Cette réunion est l’occasion d’examiner les compensations au handicap dont bénéficie l’élève, et d’en mesurer les effets sur sa scolarité. Le compte-rendu de cette réunion permet ensuite à la MDPH de réévaluer de manière régulière le projet de l’élève. L’emploi du temps, lorsqu il est aménagé, est donc évolutif et se fait toujours en concertation avec les responsables légaux de l’élève afin de mieux répondre à ses besoins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>868</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6462</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Développement de l’espéranto</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            868. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le développement et l’usage de l’espéranto. Langue parlée et écrite depuis plus d’un siècle, l’espéranto vise à instaurer un dialogue direct et fructueux entre les peuples de la communauté internationale, contribuant ainsi au progrès, à la paix, à l’amitié et à la coopération. Cette langue, beaucoup plus simple à apprendre et à utiliser que les langues traditionnelles, permettrait de créer une langue commune à tous, avec tous les avantages que cela pourrait représenter. La reconnaissance de cette langue, son enseignement et son usage par la France pourraient marquer un exemple fort de la volonté française de continuer la construction européenne, notamment en unissant encore plus les pays et leur peuple en leur permettant d’enfin bénéficier d’une langue commune. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de mettre en œuvre concrètement cette priorité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6462</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale est attaché au plurilinguisme. Le système éducatif français dispense un enseignement de langues vivantes étrangères et régionales varié, garant du plurilinguisme et de la diversité culturelle sur le territoire. L’apprentissage des langues tient une place fondamentale dans la construction de la citoyenneté, dans l’enrichissement de la personnalité et dans l’ouverture au monde. Il favorise également l’insertion professionnelle des jeunes en France et à l’étranger. L’opportunité du développement de l’enseignement d’une langue est étudiée avec discernement par le ministère au regard de nombreux critères : l’existence d’un vivier suffisant de candidats, les ressources humaines, l’étendue géographique de la zone dans laquelle la langue est pratiquée et l’adossement à des programmes d’enseignement. Or, l’espéranto ne remplit pas les critères précédemment cités pour être retenu parmi les langues susceptibles d’être offertes au choix des élèves aux différents niveaux de la scolarité. Par ailleurs, cette langue auxiliaire n’est pas inscrite parmi les langues étrangères reconnues par l’Europe et n’est la langue d’aucun pays dans le monde. Enseigner l’espéranto en vue de former des locuteurs qui puissent communiquer à l’international implique que cette langue soit suffisamment diffusée dans le monde pour en permettre une utilisation effective et pratique, dispose d’un statut officiel et soit porteuse d’une culture et d’un patrimoine culturel riche et vivant. Cela demande également que le vivier des enseignants en capacité d’assurer correctement la mise en place de l’enseignement de la langue et la continuité pédagogique soit suffisant. La priorité du ministère de l’éducation nationale en matière de construction de l’Europe par les langues reste l’apprentissage des langues vivantes effectivement pratiquées en Europe permettant les échanges et l’intégration au sein d’une culture européenne en commun. En collaboration avec la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (Djepva), les collectivités territoriales et des fédérations d’éducation populaire en charge de l’accueil collectif des mineurs, le dispositif Accueil langues vise une plus grande diffusion des langues et l’amélioration des apprentissages des élèves en langues étrangères et régionales dans le cadre périscolaire. Cette offre d’activités ludiques, culturelles, artistiques et sportives en langues étrangères et régionales s’articule aux enseignements dispensés dans le cadre du temps scolaire, les complète et les enrichit. Dans ce cadre, l’apprentissage de l’espéranto peut ainsi être valorisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1463</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6462</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Modalités d’attribution des points des options au diplôme national du brevet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1463. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’éducation nationale à propos de l’attribution des points des options dans le cadre du diplôme national du brevet (DNB). En effet, par un courrier adressé à Mme la députée, 57 élèves du Collège Jacques Brel de la Ferté-Macé, demandaient la bonification des points au DNB pour les sections sportives. L’arrêté du 31 décembre 2015 relatif aux modalités d’attribution du DNB via son article 8 dispose que : « Des points supplémentaires sont accordés aux candidats ayant suivi un enseignement facultatif ou un enseignement en langue des signes française, selon le niveau qu’ils ont acquis à la fin du cycle 4 au regard des objectifs de cet enseignement. ». Au sein du collège Jacques Brel, les options en question sont la chorale, le latin ainsi que langue et culture européenne (LCE). À titre d’exemple, les collégiens signalent à Mme la députée que les élèves participant à l’option chorale sont mobilisés à hauteur d’une heure par semaine et peuvent bénéficier de 20 points supplémentaires au DNB. Cependant, ceux inscrits dans une section ou option sportive ne se voient obtenir aucune bonification particulière. À l’heure où le sport en milieu scolaire était affiché comme une priorité pour la rentrée 2023 par le Président de la République, lors d’un déplacement dans un collège des Pyrénées-Atlantiques le 5 septembre 2023, cette mise à l’écart des options et sections sportives dans les bonifications accordées lors du DNB apparaît en décalage. En effet, le temps passé à s’entraîner pour les élèves est en moyenne de trois heures par semaine, sans inclure le temps de compétition. Le souhait des collégiens de la Ferté-Macé est donc que les sections et options sportives bénéficient tout autant que les options chorale, latin et LCE des bonifications lors du DNB. Aussi, elle aimerait savoir si une modification de l’arrêté du 31 décembre 2015 pouvait être envisagée afin de rétablir une équité pour tous les élèves investis au sein de leurs établissements scolaires respectifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6463</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les sections sportives, offertes dans certains établissements, ne permettent pas l’obtention de points supplémentaires, lors des épreuves du diplôme national du brevet (DNB). Néanmoins, l’engagement des élèves dans ces sections est reconnu dans le cadre de la validation du socle commun de compétences, de connaissances et de culture comme le dispose la circulaire du 10 avril 2020 relative aux sections scolaires et sections d’excellence sportive en son paragraphe 1.6.3 : « Au collège, la section sportive participe à l’évaluation des acquis du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ». Les points attribués selon le niveau de maîtrise de chacune des composantes du socle commun comptent à hauteur de 50 % dans l’obtention finale du DNB. Les enseignements facultatifs qui permettent l’obtention de points supplémentaires au DNB (10 points si les objectifs d’apprentissage du cycle sont atteints 20 points si les objectifs d apprentissage du cycle sont dépassés) sont définis par l’arrêté du 19 mai 2015 modifié par l’arrêté du 16 juin 2017 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collèges en son article 7, comme suit : - a) les langues et cultures de l Antiquité- b) une deuxième langue vivante étrangère ou régionale- c) un enseignement de langues et cultures européennes- d) les langues et cultures régionales- e) un enseignement de chant choral L’option « découverte professionnelle » pour les candidats de la série professionnelle qui suivent l’enseignement de découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles (cf. article 8 de l’arrêté précité) et l’option LSF « langue des signes française » (cf. article 8 de l’arrêté du 31 décembre 2015 modifié par l’arrêté du 27 novembre 2017 relatif aux modalités d’attribution du DNB) permettent également l’obtention de points supplémentaires. Le candidat peut avoir suivi plusieurs enseignements facultatifs mais un seul enseignement facultatif est pris en compte pour le « bonus » de points.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>309</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6463</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>« MonMaster » : une plateforme de plus, des droits en moins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            309. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les dysfonctionnements du dispositif « MonMaster ». Le 26 février 2024, la plateforme « MonMaster » a ouvert ses portes et déjà, les étudiants et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche pointent ses failles. Le décalage est immense entre places ouvertes et places attribuées. En effet, certains masters comptent déjà plus de 31 postulants par place. À l’inverse, les masters de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) du premier et second degré ne sont occupés qu’à 80 % tandis qu’ils regroupent 18 % des places en master au niveau national. La solution du rééquilibrage (transfert de places entre masters) n’est pas acceptable. Premièrement, il y a une impossibilité technique à substituer des places, car cela se joue entre différentes universités et différentes disciplines : il ne s’agit pas de bouger des chaises mais d’avoir des enseignants de la filière concernée. Deuxièmement, sur le plan des principes, on n’élèvera pas le niveau de qualification du pays en réduisant quelque capacité d’accueil que ce soit. Aussi M. le député demande-t-il quand les places nécessaires seront ouvertes en urgence dans les masters les plus demandés, conformément aux revendications des syndicats et des usagers de l’enseignement supérieur et de la recherche. De plus, M. le député appelle l’attention de Mme la ministre quant à la charge administrative que représente la constitution d’un dossier pour un étudiant, ainsi qu’à propos de l’utilisation des données fournies dans ce dossier. Effectivement, on décompte près de 42 informations obligatoires à saisir ainsi que 9 pièces justificatives à fournir. Le tout, sur une plateforme qui a déjà fait polémique pour son mauvais traitement des données et son non-respect du règlement général sur la protection des données. De plus, la charge que constitue la construction du dossier intervient à un moment de l’année où les étudiants sont pour la plupart en stage et doivent finaliser des travaux de fin d’année. Il est alors irresponsable de leur imposer une telle charge de travail supplémentaire. Aussi il l’interroge quant au calendrier et à la forme que prendra la nécessaire démarche de simplification et de réduction du volume d’informations et de pièces justificatives exigées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6464</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu de l’autonomie pédagogique, scientifique, administrative et financière qui leur est octroyée par la loi, les établissements d’enseignement supérieur déterminent et votent les capacités d’accueil de leur offre de formation de niveau master. Celles-ci sont adoptées par les instances de chaque établissement d’enseignement supérieur (commission de la formation et de la vie universitaire, conseil d’administration). Concernant les informations demandées dans le dossier de candidature, la plateforme Mon Master a été déployée pour faciliter les démarches des candidats en instaurant un outil et un calendrier de recrutement uniques, là où les établissements utilisaient jusqu’en 2022 leur propre système de recrutement, selon des calendriers et avec des procédures très hétérogènes. Pour autant, si la plateforme a pour objet de simplifier au maximum les démarches des candidats sur le principe du « dites-le nous une fois », il reste important que les responsables de formation qui le souhaitaient puissent demander aux candidats des informations ou pièces complémentaires. Il est par ailleurs à souligner que dès l’ouverture de la phase de publication de l’offre de formation, en amont de la phase de candidature, les candidats ont la possibilité de prendre connaissance des critères généraux d’examen des candidatures pour chaque formation. De plus, des tests utilisateurs relatifs à chacune des phases de la campagne de recrutement en première année de master ont lieu avec des étudiants, permettant d’identifier les axes d’amélioration à prendre en compte. Les résultats de ces tests, ainsi que les réunions de concertation organisées, à l’issue de la campagne 2024, auprès des parties prenantes notamment des organisations représentatives étudiantes, ont conduit à une refonte du portail d’information Mon Master, qui permettra aux candidats d’identifier plus facilement et plus tôt les formations ouvertes à la candidature. S’agissant enfin du traitement des données à caractère personnel des candidats, celles-ci sont, conformément à la réglementation, conservées en base active pour une durée maximale d’un an, sauf dans l’hypothèse d’un recours administratif et/ou contentieux nécessitant leur conservation jusqu à l’issue de la procédure juridictionnelle. Elles sont ensuite versées en base d’archive intermédiaire pour une durée de six mois supplémentaires à des fins de pilotage. Par ailleurs, les utilisateurs de la plateforme Mon Master au sein des établissements sont tenus par une charte qui impose le respect du RGPD pour les données relatives aux candidats.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1803</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6464</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Europe</ministreJO><Objet>Priorités européennes de la France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1803. — 5 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur les priorités de la France dans le cadre de la nouvelle mandature de la Commission européenne et du Parlement européen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6464</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a porté les priorités françaises pour le nouveau mandat de la Commission européenne lors de l’élaboration de l’Agenda stratégique 2024-2029, qui a été adopté lors du Conseil européen des 27 et 28 juin derniers et fixe des orientations générales ambitieuses pour le nouveau cycle institutionnel européen. La France s’est mobilisée conformément à notre agenda de souveraineté en matière commerciale, environnementale et de défense pour le renforcement de cet agenda sur les trois priorités que sont : « Une Europe libre et démocratique » ; « Une Europe forte et sûre ; « Une Europe prospère et compétitive ». L’Agenda stratégique 2024-2029 constituait un premier maillon dans le travail de planification stratégique pour la nouvelle mandature, qui s’est poursuivi avec les lettres de mission des Commissaires et se prolongera avec le programme pluriannuel de travail de la Commission. Un grand nombre d’idées portées par la France depuis le discours de la Sorbonne se retrouvent aujourd’hui dans les priorités de la nouvelle Commission : l’autonomie stratégique, la souveraineté européenne sur le plan industriel, commercial et militaire, l’utilisation du nucléaire comme une énergie de transition face au dérèglement climatique. L’architecture du nouveau Collège des Commissaires, telle que proposée par la présidente de la Commission, confère par ailleurs des responsabilités centrales au vice-président exécutif désigné Stéphane Séjourné. Il s’agit d’un signal extrêmement positif pour l’agenda de souveraineté européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>118</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6465</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Impossibilité de prise de rendez-vous sur la plateforme VFS Global</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            118. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur l’impossibilité pour de nombreux citoyens, de pouvoir prendre un rendez-vous sur la plateforme électronique dénommée « VFS Global ». Depuis plusieurs semaines, elle est saisie par des citoyens dans le besoin d’un rendez-vous auprès du consulat de France à Ankara, ou encore auprès du consulat de France à Téhéran. Pourtant ces sollicitations concernent notamment des motifs importants comme des demandes de réunification familiale vers la France. Pour rappel, le PSE (prestataire de service extérieur) gérant la plateforme intitulée « VFS Global » avec laquelle les citoyens ne peuvent obtenir aucun rendez-vous a bien été sélectionné par la commission de sélection dont le ministère faisait partie. Elle lui demande d’une part s’il envisage de mettre un terme au contrat avec ce prestataire de service extérieur qui semble ne pas remplir les missions qui lui sont confiées et si d’autre part un renforcement des contrôles envers les prestataires de service extérieur est prévu, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 29 juin 2012, n° 357976. De plus, elle souhaite savoir si les consulats d’Ankara et de Téhéran ont procédé à des contrôles inopinés auprès de ce prestataire récemment et si oui à quelles échéances. Enfin, elle lui demande s’il est normal de devoir faire appel à la représentation nationale, afin de pouvoir obtenir un rendez-vous auprès des consulats de France en Turquie et en Iran. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6465</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le recours à des prestataires de service extérieurs (PSE) pour la réception des demandes de visas, pratiquée par une majorité d’Etats Schengen, est encadrée par la réglementation communautaire des visas. Conformément à la réglementation, l’attribution de contrats à des PSE par nos missions diplomatiques et consulaires est opérée, en liaison avec les services du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et du ministère de l’Intérieur, au moyen d’un appel d’offres, dans une procédure pleinement respectueuse des principes de transparence, de publicité et d’égalité de l’accès à la commande publique. Ces appels d’offre sont publics et très détaillés, notamment quant aux modalités de prise de rendez-vous et aux capacités d’accueil des PSE. Lors de la mise en œuvre du contrat, le nombre de rendez-vous pris chez le prestataire est défini en accord avec la mission diplomatique et consulaire en fonction de ses propres capacités de traitement et ajusté en cas de besoin. En Turquie, le délai moyen auquel un rendez-vous est disponible lorsqu’un usager en fait la demande est de 14 jours. Par ailleurs, le taux de non présentation aux rendez-vous est de 14 %. En Iran, le délai moyen est de 30 jours et le taux de non présentation aux rendez-vous s’élève à 10 %. Les services du MEAE et du ministère de l’Intérieur, profondément attachés à la qualité du service rendu par les PSE aux usagers et au respect de leurs obligations contractuelles, travaillent en étroite collaboration avec nos postes diplomatiques et consulaires et les PSE à la mise au point de solutions innovantes de sécurité informatique. Notre objectif est de lutter contre l’action de particuliers ou d’officines tentant de s’approprier des rendez-vous, afin de nourrir un trafic à leur avantage au détriment du service rendu aux usagers. Ainsi, des contrôles inopinés des PSE sont effectués régulièrement par les missions diplomatiques et consulaires dont ils relèvent, dont un compte-rendu est adressé aux services compétents du MEAE et du ministère de l’Intérieur. Les contrôles des centres VFS Global d’Ankara, de Gaziantep et de Téhéran ont été effectués récemment. Ils ont conclu que le fonctionnement de ces centres est tout à fait satisfaisant et conforme aux obligations contractuelles mutuellement agréées par VFS Global et par l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>979</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6465</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Dérive autoritaire en Tunisie et la situation des opposants en exil</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            979. — 15 octobre 2024. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la dérive autoritaire en Tunisie et la situation des opposants en exil. Depuis le coup d’État en Tunisie du 25 juillet 2021, une centaine d’opposants, de journalistes, d’avocats et d’activistes de la société civile ont été arbitrairement arrêtés par le régime autoritaire du président Kaïs Saïed. Depuis 2021, les convocations judiciaires en Tunisie se sont intensifiées, souvent liées à des publications sur les réseaux sociaux ou à des prises de parole publiques, qui critiquent le gouvernement ou le président. Malgré cela, la France et l’Union européenne continuent de soutenir le régime du président Kaïs Saïed pour une raison qui semble simple : sacrifier les droits humains en échange de la gestion de la migration. En effet, le mémorandum signé entre l’Union européenne et la Tunisie le 16 juillet 2023, négocié par le gouvernement de la première ministre italienne d’extrême-droite Mme Giorgia Meloni, vise à externaliser les frontières de l’Union européenne et à confier à la Tunisie la lutte contre la migration interne et externe. Cette politique a mené à une véritable chasse aux exilés en Tunisie, poussée à son paroxysme lors de l’été 2022, où des centaines de migrants ont été déplacés de force dans des zones désertiques aux frontières libyenne et algérienne, entraînant la mort d’au moins 27 d’entre eux. De nombreux opposants tunisiens ont dû se résoudre à l’exil en France, pour éviter la répression acharnée du régime de Kaïs Saïed. Faire de la politique face au président coûte cher en Tunisie : alors que les résultats des élections présidentielles ont été publiés le 7 octobre 2024, le seul candidat opposé frontalement au régime a été condamné à 12 ans de prison ferme. Malgré cela, les opposants tunisiens restent menacés par la difficulté d’obtenir le statut de réfugié politique en France, car le Quai d’Orsay continue de considérer le pays comme un pays sûr. Pour les militants qui se sont opposés à l’autoritarisme et au racisme, pour les journalistes qui ont couvert cette dérive autocratique et pour les leaders politiques qui ont osé défier les décisions arbitraires du gouvernement, il n’y a rien de moins « sûr » pour eux que le retour en Tunisie, qui signifierait très probablement la prison. En tenant compte de ces éléments et de l’urgence de la situation, elle lui demande de faire le nécessaire pour protéger les réfugiés politiques tunisiens, notamment en revoyant le processus administratif d’octroi du statut de réfugié pour les Tunisiennes et Tunisiens qui ont vu leurs pays sombrer dans l’autoritarisme et qui sont venus en France, croyant que la démocratie française allait les protéger.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6466</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est attentive au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en Tunisie comme partout dans le monde. La liberté d’expression et la liberté d’association, comme l’indépendance de la justice et les droits de la défense, sont des principes garantis par la Constitution tunisienne ainsi que par les conventions des Nations unies auxquelles la Tunisie comme la France ont souscrit. La France suit donc avec attention l’évolution du contexte intérieur tunisien. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation face à la vague d’arrestations et d’interpellations en Tunisie, dont ont fait l’objet plusieurs avocats, journalistes et membres d’associations. Nous dialoguons avec les autorités tunisiennes sur ces sujets de manière régulière, franche et constructive, avec toute l’exigence que permet notre partenariat, et nous continuerons à le faire. S’agissant des questions migratoires, la France et ses partenaires européens s’efforcent d’accompagner la Tunisie, qui fait face à une forte pression sur ce plan, en apportant un soutien aux autorités en vue de lutter plus efficacement contre les flux d’immigration irrégulière et les drames humains qu’ils peuvent engendrer. Nous portons dans ce cadre une attention particulière au respect des droits des migrants. Notre aide bilatérale de 27,5 millions d’euros comprend notamment un volet dédié à la protection des réfugiés et demandeurs d’asile en situation vulnérable et soutient les organismes onusiens (Organisation internationale pour les migrations - OIM ; Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés - HCR). De manière générale, les actions de coopération de l’Union européenne engagées à l’égard de la Tunisie et, plus globalement, de l’ensemble de nos partenaires prévoient un contrôle réel, complet et durable de l’utilisation des moyens alloués, des opérations réalisées et des résultats obtenus par la Commission et les instances compétentes du Conseil. Nous suivons de près et demandons des comptes régulièrement sur les mécanismes de surveillance du respect des droits fondamentaux à cet égard et il faut noter que de nombreux projets sont mis en oeuvre en lien avec les organisations internationales telles que l’OIM et le HCR. Ce sont des points discutés prioritairement par la Commission avec les autorités tunisiennes. Enfin, s’agissant de l’asile, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) est la seule administration responsable de l’application, sur le territoire national, de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, puis de la convention de New York de 1954. Il statue en toute indépendance sur les demandes d’asile et de statut d’apatride qui lui sont soumises, dans le cadre juridique applicable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1201</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6466</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants français à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1201. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des familles françaises en mobilité internationale qui ne parviennent pas à obtenir une place pour leur enfant dans un lycée d’enseignement français faisant parti de notre réseau homologué par l’AEFE, tout statut d’établissement confondu. Par souci de transparence et de compréhension pour les familles, elle souhaiterait en premier lieu avoir connaissance de la doctrine qui préside en matière de priorité à la scolarisation des enfants de nationalité française dans ces établissements. En effet, nombre de familles qui n’obtiennent pas de places pensent, à tort, que la scolarisation de leur enfant en lycée français sera automatique et garantie, ce qui ne peut pas toujours être le cas, en particulier dans les pays et les zones où la demande est beaucoup plus forte que le nombre de places disponibles. Il serait ainsi particulièrement intéressant de diffuser une information claire sur cette question afin que les personnes concernées se retrouvent moins en défaut. Par ailleurs, afin de bien appréhender l’ampleur de ce phénomène de non accès à une place en lycée français pour un élève français, elle souhaiterait savoir si des chiffres faisant apparaître le taux de familles françaises non satisfaites existent afin d’avoir une vision des besoins et anticiper ceux à venir. Elle souhaite donc avoir son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6467</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les modalités relatives à la scolarisation des enfants de nationalité française dans les établissements de son réseau sont définies dans le Code de l’éducation et plus particulièrement son article L. 452-2, modifié par la loi n° 2022-272 du 28 février 2022. En vertu de cet article, « l’AEFE a pour objet, en tenant compte des capacités d’accueil des établissements, d’assurer, en faveur des enfants français établis hors de France, les missions de service public relatives à l’éducation » et « de contribuer, notamment par l’accueil d’élèves étrangers, au rayonnement de la langue et de la culture françaises ». Les établissements homologués se fondent donc sur ces dispositions, tout en sachant que les inscriptions se font « en tenant compte de la capacité d’accueil de l’établissement ». Dans ce cadre, les établissements priorisent les inscriptions des élèves de nationalité française, des élèves venant de France et du réseau de l’enseignement français à l’étranger (EFE), et prennent ensuite en compte les demandes des nouveaux élèves qui souhaitent rejoindre le réseau. Ce fonctionnement permet d’assurer une continuité pédagogique. Lorsque des difficultés se présentent en raison d’un manque de places, les établissements du réseau tentent d’y remédier au plus vite, notamment en concertation avec les postes diplomatiques et l’AEFE. Le maximum est fait pour inscrire ces élèves. Il est à noter que le nombre d’établissements ayant des listes d’attente est nettement plus limité qu’il y a quelques années, avant que le plan de développement du réseau n’encourage la création de nouveaux établissements. Nous ne disposons pas de statistiques faisant apparaître le nombre de familles françaises n’ayant pu inscrire leur enfant en raison d’un manque de place. L’AEFE travaille à obtenir ces données pour agir au mieux, dès la prochaine rentrée scolaire, sur les difficultés que rencontrent nos concitoyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1262</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6467</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Demande d’acquisition de la nationalité française par les conjointes de Français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1262. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conditions permettant à un conjoint de Français, dont le mariage a été retranscrit dans les registres consulaires en bonne et due forme, d’accéder à la nationalité française en formulant la demande depuis l’étranger. Selon un cas porté à sa connaissance, concernant une union entre un ressortissant français et une ressortissante botswanaise, aujourd’hui établis au Botswana avec leurs enfants âgés de 10 et 11 ans, certains obstacles administratifs ne permettraient pas d’aller au bout de l’acquisition de la nationalité française pour madame. Elle en remplit en revanche les conditions du point de vue de la durée du mariage, qui date les concernant d’il y a plus de 10 ans. En particulier, il lui est demandé de produire un extrait de casier judiciaire vierge de moins de trois mois émanant des autorités de tous les pays dans lesquels elle a vécu depuis son mariage. Or depuis 2012, la carrière de monsieur a mené l’ensemble de la famille dans 5 pays différents, dont certains ne disposent pas de procédure formelle et rapide permettant l’obtention d’un casier judiciaire vierge. En l’absence de ces documents, les services consulaires dont elle dépend aujourd’hui lui ont indiqué ne pouvoir lui permettre d’aller au bout de la démarche. Au regard du fait qu’il lui est proprement impossible d’obtenir ces documents dans plusieurs des pays dans lesquelles elle a résidé, elle lui demande s’il n’existe pas des procédures d’exception pour permettre aux particuliers se retrouvant dans un cas de figure similaire d’accéder au droit à la nationalité dès lors qu’ils en remplissent les conditions par ailleurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6467</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les autorités diplomatiques et consulaires reçoivent les demandes d’acquisition et de perte de la nationalité française pour le compte du ministère de l’Intérieur ou du ministère de la Justice, en fonction de la nature de la demande, en application du décret n° 93-1362 du 30/12/1993. L’article 14-1 de ce texte, qui liste les justificatifs à produire à l’appui d’une déclaration acquisitive de nationalité au titre du mariage (article 21-2 du code civil), prévoit, dans son point 6°, la production d’un « extrait de casier judiciaire ou un document équivalent délivré par une autorité judiciaire ou administrative compétente du ou des pays où il a résidé au cours des dix dernières années, ou, lorsqu’il est dans l’impossibilité de produire ces documents, du pays dont il a la nationalité ». La date de délivrance d’une durée inférieure à 3 mois à la date de la demande est une exigence de la sous-direction de l’accès à la nationalité française (SDANF) du ministère de l’Intérieur, pour le compte duquel les déclarations au titre du mariage sont reçues à l’étranger. L’impossibilité dans laquelle se trouverait la déclarante de produire la totalité de ces documents, dans les délais contraints qui lui sont imposés, doit être justifiée. Si ces justificatifs sont effectivement apportés, la SDANF peut faire preuve de compréhension en acceptant les documents qui auront pu être rassemblés, même s’ils sont datés de plus de trois mois. En cas de difficultés, la postulante est invitée à informer le poste consulaire, qui prendra l’attache du bureau des affaires juridiques du service central d’état civil. En cas de doute, ce dernier sollicitera les instructions de la SDANF sur le cas particulier qui lui sera soumis.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2349</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6468</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation urgente à Haïti - que fait la France pour aider ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2349. — 26 novembre 2024. — Mme Ersilia Soudais alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation à Haïti, caractérisée par une crise interminable liée aux violences entre gangs et à l’instabilité politique générale. Depuis le début de l’année 2024, le pays a enregistré plus de 4 000 décès liés à la violence des groupes armés, aboutissant à une fermeture prolongée de son aéroport international. Le 11 novembre 2024, cette violence a provoqué l’exécution de plusieurs patients lors de l’attaque d’une ambulance de l’organisation non gouvernementale Médecins Sans Frontières. La France à une lourde responsabilité dans la pauvreté extrême qui détruit ce pays : en 1825, vingt et un ans après son indépendance, la France contraint Haïti à verser des réparations, faute de quoi une guerre sera déclarée. Le montant de 150 millions de francs dépassait largement les maigres moyens d’Haïti. Par la suite, la France a obligé son ancienne colonie à emprunter auprès de banques françaises, ajoutant donc des intérêts à cette dette colossale. Depuis 2028, Haïti fait partie des 19 pays que le Quai d’Orsay considère comme prioritaires pour l’aide au développement (APD) bilatérale de la France. Mme la députée demande à M. le ministre quelles sont les mesures prévues pour aider les Haïtiennes et les Haïtiens à surmonter cette interminable crise et si le Gouvernement prévoit de réévaluer l’aide publique au développement en tenant compte de l’urgence actuelle. Enfin, elle lui demande si le ministère des affaires étrangères a pris des dispositions d’urgence pour assurer la sécurité des nombreux acteurs humanitaires engagés sur place.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6468</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Haïti est confrontée à une aggravation des exactions des gangs, couplée à une grave crise humanitaire, économique et politique. L’ampleur des trafics criminels et la montée du risque migratoire sont une menace pour la stabilité régionale, y compris pour les collectivités françaises d’Amérique. La France est extrêmement préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire. Les groupes armés, à l’origine de nombreux meurtres, viols, pillages et enlèvements, ont intensifié leurs attaques depuis le mois de février 2024. Au moins 3 600 personnes ont été tuées depuis le début de l’année. Début octobre, un massacre a fait plus de 115 victimes dans la localité de Pont Sondé, dans le département de l’Artibonite. Le mois d’octobre a aussi été marqué par une recrudescence des attaques à Port-au-Prince, contrôlée à plus de 85 % par les gangs. Enfin, lundi 11 novembre dernier, un avion de la compagnie américaine Spirit Airlines à destination de la capitale a été touché par des tirs d’armes à feu et dérouté vers la Républicaine dominicaine. Depuis, l’aéroport de Port-au-Prince est fermé, jusqu’à nouvel ordre. La résilience des gangs pose un problème majeur à la Police nationale haïtienne, en sous-effectifs et sous-équipée, et à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dont le déploiement demeure limité à moins de 450 personnels. Face à ce constat, le Conseil présidentiel de transition haïtien a sollicité auprès du Secrétaire général des Nations unies la transformation de la MMAS en une Opération de maintien de la paix, proposition dont la France estime qu’elle doit être prise en considération. Cette insécurité entraîne une aggravation de la crise humanitaire. Plus de 700 000 déplacés internes ont été recensés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en septembre 2024, soit une multiplication par 6 en 2 ans. Plus de la moitié des déplacés sont mineurs. 48 % de la population soit 5,4 millions de personnes, souffrent de la faim. Parmi elles, 2 millions sont en situation d’insécurité alimentaire et 125 000 enfants souffrent de malnutrition sévère. Sur les 93 établissements de santé que compte la zone métropolitaine de Port-au-Prince, seuls 42 % sont considérés comme partiellement fonctionnels. La France a soutenu l’accord politique inter-haïtien inclusif conclu le 11 mars 2024 à Kingston sous l’égide de la Communauté des Caraïbes (CARICOM). Il a permis la mise en place du Conseil présidentiel de transition, censé organiser des élections en 2025, et la formation d un gouvernement, à la tête duquel a été nommé M. Garry Conille. La France, comme l’ensemble de la communauté internationale, a pris note de son remplacement par M. Alix Didier Fils-Aimé à compter du 11 novembre 2024 et appelle tous les acteurs politiques haïtiens à poursuivre les priorités de la transition politique : le rétablissement de la sécurité, la lutte contre la corruption et l’impunité et l’organisation des élections dans un pays qui n’en a pas connu depuis 2016. La France a accru le montant de son assistance sécuritaire et humanitaire à Haïti. Elle a été le premier pays à abonder le fonds fiduciaire des Nations unies pour la MMAS. Sa contribution s’élève à 5 millions d’euros (3 millions en 2023 et 2 millions en 2024). Nous avons également soutenu la police haïtienne à titre bilatéral à hauteur d’un million d’euros en 2023 et avons pu reconduire, en 2024, cette dotation exceptionnelle, destinée à des actions de formation et à la fourniture d’équipements non létaux. La France a également octroyé 1,75 million d’euros à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour la formation linguistique (en français et créole haïtien) des personnels de la MMAS, notamment kényans, et 750 000 euros pour un projet d’assistance électorale. En parallèle, nous travaillons avec nos partenaires européens pour que le soutien annoncé de l’Union européenne (UE) soit rapidement confirmé et décaissé (entre 5 et 10 millions d’euros).  En 2024, la France a alloué 14,5 millions d’euros d’aide humanitaire (dont 8,5 dédiés à l’aide alimentaire programmée et le reste en soutien aux ONG, à l’UNICEF et au Haut-commissariat aux droits de l’Homme) et 7,2 millions d’euros pour des projets de développement, grâce en particulier à l’action des opérateurs Agence française de développement (AFD) et Expertise France, avec le souci qu’ils puissent oeuvrer, comme l’ensemble de notre dispositif et de nos emprises, dans des conditions de sécurité renforcées. La France reste déterminée à aider Haïti à trouver une voie durable et efficace de sortie de crise le plus rapidement possible. Le Président de la République a rappelé, lors de son déplacement au Chili les 20 et 21 novembre et à l’occasion de son discours devant le Congrès chilien, la solidarité de la France avec Haïti et son soutien aux autorités de transition en vue du rétablissement de la sécurité et de la tenue d’élections.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>180</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6469</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance des sinistrés de la sécheresse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            180. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences du phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) pour celles et ceux qui sont touchés par ces catastrophes. En effet, plusieurs initiatives législatives en faveur des victimes de RGA ont été mises en place durant l’année 2023. En premier lieu, un rapport parlementaire publié en octobre 2023 préconise notamment la reconnaissance aux sinistrés d’un statut de victime, ainsi que l’indemnisation pour l’année 2022 de l’ensemble des personnes impactées par ce phénomène. Il propose également d’enrichir et préciser les données scientifiques sur lesquelles se fonde la reconnaissance de l’état « CatNat » des communes, raccourcir les délais pour la reconnaissance de l’état « CatNat » de la commune et l’instruction du dossier du sinistré par l’assureur et élargir les critères de reconnaissance de l’état « CatNat » des communes pour mieux coller au caractère progressif et diffus du phénomène RGA. Deuxièmement, le 30 mars 2023, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi visant à mieux indemniser les dégâts sur les biens immobiliers causés par le retrait-gonflement de l’argile, texte voté par l’auteur de la présente question. Cette proposition de loi est toujours en attente d’examen au Sénat. Toutes ces initiatives législatives semblent aller dans le bon sens pour mieux reconnaître les difficultés que subissent les sinistrés de la sécheresse. Face à ces constatations, alors que le phénomène de RGA risque de s’intensifier durablement avec la multiplication des sécheresses, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place en prenant compte ces initiatives parlementaires et le besoin d’une meilleure reconnaissance des sinistrés de ces catastrophes naturelles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6469</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient des limites actuelles des modalités d’indemnisation des désordres provoqués par le phénomène de sécheresse et de réhydratation des sols, le Gouvernement travaille depuis plusieurs années à sa réforme, dans le cadre du régime de la garantie catastrophe naturelle. L’ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023 répond aux enjeux d’indemnisation des sinistrés de ce phénomène. Cette ordonnance, et les textes d’application qui déclinent ses dispositions, répondent, pour partie, aux recommandations du rapport du député Vincent Ledoux. Le Gouvernement a ainsi assoupli de manière significative, par la circulaire n° IOME2322937C du 29 avril 2024, les critères utilisés pour analyser l’intensité des épisodes de sécheresse et de réhydratation des sols pour les phénomènes survenus à partir du 1er janvier 2024. La durée de retour associée aux indices d’humidité des sols prise en compte pour analyser le caractère anormal des épisodes de sécheresse est portée à 10 ans, contre 25 ans auparavant. En corollaire, cet abaissement du seuil de caractérisation d’un épisode de sécheresse anormal s’accompagne d’une évolution des paramètres de calcul pour retenir une approche annuelle et non plus saisonnière. Cela permettra de reconnaître les communes en état de catastrophe naturelle sur l’année entière et non plus par saison. Ainsi, la situation des communes pour lesquelles l’intensité mesurée année par année n’est pas exceptionnelle, mais qui ont subi une succession anormale de sécheresses d’ampleur significative au cours des cinq dernières années, sera désormais prise en considération lors de l’analyse de demandes de reconnaissance. Il en est de même pour la situation hydrométéorologique des communes limitrophes aux communes ayant demandé une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, qui sera considérée afin de limiter les effets de bord des critères. Ces améliorations permettront d’augmenter le nombre de communes éligibles à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle par rapport à la situation actuelle. Elles permettront également de réduire le délai moyen d’instruction des demandes communales de reconnaissance pour ce type de phénomène de plusieurs mois. Par ailleurs, la circulaire précitée présente de manière unifiée l’ensemble de la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, détaillant les règles d’instruction et les modalités de recours et de réexamen contre les décisions adoptées. Par souci de transparence et de simplification, cette circulaire consolide, dans un document unique et opposable, l’ensemble des critères et méthodes d’analyse techniques mis en œuvre par l’autorité administrative pour instruire les demandes de reconnaissance communales, dont les nouveaux critères applicables au phénomène de retrait-gonflement des argiles. Le décret n° 2024-82 publié au Journal officiel le 6 février 2024 renforce la prévention face à de futurs sinistres en prévoyant une obligation d’affecter l’indemnité d’assurance perçue au titre d’un sinistre indemnisé par la garantie catastrophe naturelle à la réalisation effective des travaux de réparation durable de leur habitation. Toutefois, par exception, afin de ne pas imposer à l’assuré la reconstruction sur place d’un bien fortement endommagé par le phénomène de retrait-gonflement des argiles, le décret prévoit que cette obligation ne s’applique pas lorsque le montant des travaux de remise en état du bien est supérieur à sa valeur avant le sinistre. Dans cette circonstance, le sinistré peut utiliser librement l’indemnité perçue pour se reloger ailleurs ou reconstruire sur place. En outre, afin de mieux cibler l’indemnisation, celle-ci est désormais concentrée sur les sinistres susceptibles d’affecter la solidité ou d’entraver l’utilisation normale du bâtiment endommagé. Il s’agit d’accompagner en priorité les sinistrés confrontés à des dommages matériels affectant leur habitation et susceptibles de générer des dommages graves à terme sur celle-ci s’ils ne sont pas traités précocement. Les sinistres plus limités, mais qui peuvent constituer les signes précurseurs d’une aggravation future des dommages, ne sont pas exclus du champ de l’indemnisation. Toujours en application de l’ordonnance n° 2023-78 précitée, un décret sera publié avant le début de l’année 2025 afin d’améliorer l’encadrement de l’activité des experts missionnés par les entreprises d’assurance lors de l’apparition de désordres sur des bâtiments liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Ce texte vise en particulier à renforcer leur indépendance et leurs compétences ainsi qu’à encadrer les délais de réalisation des expertises. Il vise également à harmoniser et renforcer les exigences du contenu des rapports réalisés par les experts d’assurance dans le cadre de leur mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>390</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6470</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Brigades de gendarmerie supplémentaires en Meuse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            390. — 8 octobre 2024. — Mme Florence Goulet interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’absence des brigades de gendarmerie supplémentaires promises en Meuse. Le précédent ministre de l’intérieur a fait de la communication à répétition suite aux annonces du Président de la République en janvier 2022 sur la promesse de 239 brigades de gendarmerie supplémentaires déployées sur l’ensemble du territoire national. La Meuse devait bénéficier de la présence de deux brigades supplémentaires et Mme la députée de la deuxième circonscription avait plaidé pour un rééquilibrage dans le département, notamment dans le nord meusien. Pourtant, alors que l’insécurité et les actes de délinquance sont en constante augmentation, notamment avec une hausse du trafic de drogue, les brigades promises ne sont toujours pas opérantes. Ainsi, elle lui demande à quelle date seront réellement effectives dans son département ces brigades de gendarmerie, notamment pour le nord meusien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6470</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 10 janvier 2022, le Président de la République a annoncé la création de 200 nouvelles brigades de gendarmerie sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure visait à la fois à renforcer le service public de la sécurité dans nos territoires, alors que près de 500 brigades avaient été supprimées au début des années 2000, et à adapter le maillage territorial de la gendarmerie aux évolutions de la démographie et de la délinquance. Les préfets, en lien avec les commandants de groupement de gendarmerie départementale, ont conduit une concertation avec les élus locaux pour déterminer les modalités de création de ces unités, en fonction des enjeux identifiés dans chaque département. Cette phase de concertation s’est déroulée entre septembre 2022 et avril 2023. Elle a permis d’examiner les propositions faites par les élus en tenant compte tout à la fois des besoins opérationnels de la gendarmerie nationale, de l’offre immobilière disponible, des conditions de travail et de vie proposées, et de la mobilisation autour du projet. Dans ce cadre, ce sont 395 projets qui ont été communiqués au ministère de l’intérieur par les préfets de département. Finalement, 239 brigades ont été retenues et annoncées par le président de la République le 2 octobre 2023. Pour l’année 2024, 80 nouvelles brigades sont créées en métropole et en outre-mer. Concernant le département de la Meuse, le ministre de l’intérieur confirme un plan de création de deux brigades : la brigade mobile de Spincourt et la brigade mobile de Aire-Argonne, implantée sur la commune de Revigny-sur-Ornain. La brigade mobile de Aire-Argonne fait partie des 80 premières unités créées au cours de l’année 2024 et opère actuellement sa montée en puissance. Cette unité, composée à terme de 6 militaires et rattachée à la compagnie de gendarmerie départementale de Commercy, a pour mission de renforcer la présence de voie publique sur le secteur de la communauté de communes De l’Aire à l’Argonne. Le commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Meuse et les services de la région de gendarmerie Grand-Est sont actuellement mobilisés afin que cette unité soit pleinement opérationnelle à compter de janvier 2025, tant dans le domaine immobilier et des matériels que dans celui de l’identification et de l’affectation des militaires de la gendarmerie amenés à y servir. S’agissant des créations de nouvelles brigades pour l’année 2025, les travaux de cadencement restent à ce jour conditionnés par les arbitrages qui seront rendus dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Les premières décisions seront rendues dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>391</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6471</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suspension des paiements aux offices HLM et communes des loyers des casernes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            391. — 8 octobre 2024. — M. Joël Bruneau alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation des offices HLM et des communes propriétaires des casernes de gendarmerie. En effet, l’épuisement des crédits alloués au programme 152 suite aux engagements opérationnels aux jeux Olympiques et Paralympiques et en Nouvelle-Calédonie ne permet plus à la gendarmerie de payer les loyers dus. Une demande de rallonge budgétaire a été annoncée mais le manque de visibilité quant à son ouverture risque de mettre offices et communes dans des situations de trésorerie difficiles en cette fin d’année. De même certaines réserves de gendarmerie ne pourront plus être mobilisées en fin d’année faute de crédits disponibles mettant certaines brigades en tension dans leurs arbitrages entre les nécessités de service et des besoins de récupération des personnels. Il lui demande d’apporter des réponses sur les dates de déblocages de ces crédits et aimerait savoir ce que le ministère met en œuvre pour ne pas faire peser sur les propriétaires de casernes une partie du financement du coût des engagements opérationnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6471</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de la réserve opérationnelle, si les contraintes financières connues au cours de la gestion 2024 ont conduit à optimiser les crédits du programme 152 Gendarmerie nationale, les crédits disponibles doivent permettre de respecter les engagements prévus jusqu’à la fin de l’année. Au niveau opérationnel, ce sujet est suivi avec attention : la réduction constatée du nombre moyen de réservistes employés par jour sur les mois de septembre et octobre est majoritairement liée à l’écart d’activité par rapport aux mois estivaux, période pendant laquelle la mobilisation des réservistes a été particulièrement marquée par la sécurisation des grands évènements (jeux Olylmpiques et Paralympiques - JOP) et pour maintenir la continuité d’action sur l’ensemble du territoire, en particulier dans un contexte de projection des personnels d’active au profit des JOP et du rétablissement de l’ordre public en Nouvelle-Calédonie. S’agissant des loyers, le report de paiement porte sur les seuls loyers de septembre, octobre et novembre souscrits auprès de bailleurs insitutionnels métropolitains (collectivités, SA HLM, CDC Habitat, etc.). Les bailleurs les plus fragiles, notamment les particuliers, ne sont pas concernés, de même que l’ensemble des bailleurs en outre-mer. Dans l’attente de l’ouverture des crédits supplémentaires demandés dans le cadre d’une loi de fin de gestion qui devrait intervenir au début du mois de décembre, une procédure de demande d’exception au blocage des loyers est mise en place pour permettre la remise en paiement immédiate des échéances dues aux bailleurs les plus exposés qui en expriment le besoin. La gendarmerie procédera au versement intégral des loyers dès que les crédits nouveaux seront mis à disposition du programme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>500</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6471</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Harmonisation de l’application « France Identité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            500. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le développement et l’harmonisation de l’application « France Identité ». Lancée le 24 février 2024 par le Gouvernement, l’application « France Identité » est un outil numérique gratuit et facultatif permettant de prouver son identité en dématérialisant sa carte d’identité et son permis de conduire. Cependant, à ce jour, son acceptation se réalise de manière déséquilibrée entre les différents services, organisations ou administrations. Cette situation génère de l’incompréhension pour les usagers, certains lieux ne l’acceptant pas dans toutes les situations. M. le député interroge donc M. le ministre sur l’uniformisation de son utilisation. Il lui demande ainsi si, à l’instar de la SNCF, la reconnaissance de l’application « France Identité » sera prochainement garantie pour l’ensemble des services de transports notamment, afin d’assurer une meilleure harmonisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6471</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le programme France Identité Numérique (FIN), piloté par France Titres, a pour mission d’offrir aux citoyens un moyen de justification de leur identité en ligne, dans des conditions et à un niveau de sécurité similaires à ce qui serait réalisé dans le cadre d’un contrôle dans le monde physique. L’identité numérique prend la forme d’une application smartphone grand public nommée France Identité, fonctionnant avec la CNIe et permettant de prouver son identité de manière sécurisée. L’application est accessible au grand public depuis le 14 février 2024. A date, plus de 1,2 million d’usagers ont créé leur identité numérique leur permettant de produire un justificatif d’identité à usage unique, s’authentifier sur FranceConnect et FranceConnect+ avec leur CNIe dans le but d’accéder à plus de 1 800 services administratifs ainsi que de disposer d’un permis de conduire numérique. Afin d’accompagner cette dynamique de généralisation du dispositif, plus de 1 700 mairies partenaires à travers le territoire se sont engagées dans le processus de certification des identités numériques. En outre, un programme d’activation à la remise des nouvelles cartes nationales d’identité électroniques est en cours de conception afin de simplifier encore davantage l’adoption de l’application par nos concitoyens. Cette certification permet de réaliser des démarches administratives sensibles de façon dématérialisée. Ce fut notamment le cas de la procuration en ligne dont ont bénéficié plus de 100 000 citoyens durant les élections législatives et européennes en juin 2024. France Titres travaille activement au renforcement de l’acceptation et la reconnaissance des titres numériques par l’ensemble des administrations et des fournisseurs de service. Des échanges sont menés avec les différentes administrations pour permettre l’acceptation du justificatif d’identité. A titre d’exemple, le justificatif d’identité est utilisable depuis l’arrêté du 22 avril 2024 pour l’inscription sur les listes électorales sur tout le territoire ou encore pour les démarches liées au permis de conduire depuis le 15 octobre 2024 sur le site ants.gouv.fr. Concernant la justification d’identité en proximité et sans accès à internet, une expérimentation est en cours, en collaboration avec la SNCF, pour permettre la lecture des informations d’identité par les contrôleurs grâce à un QR Code généré par l’application. Le déploiement de cette fonctionnalité est prévu pour début 2025. Le ministère de l’Intérieur reste pleinement engagé dans la généralisation de cette application sur l’ensemble du territoire et continue de travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés, qu’ils soient publics ou privés, afin de simplifier l’accès des Français à cette identité numérique et d’harmoniser son acceptation par l’ensemble des services.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>549</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6472</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Loi relative à la sécurité publique dite « loi Cazeneuve » de 2017</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            549. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur la loi dite « Cazeneuve » de 2017. Cette loi relative à la sécurité publique, a pour objectif d’assouplir les règles sur l’usage des armes à feu pour les policiers. Les policiers ont désormais la possibilité d’utiliser leurs armes « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée », notamment dans le cas d’un refus d’obtempérer, si le conducteur est susceptible de porter atteinte à la vie ou à l’intégrité physique du policier ou d’autrui. Dans une étude statistique de la revue Esprit de septembre 2022, un constat se dresse : entre la période 2012-2016 et 2017-2021 « les tirs de policiers mortels sur les véhicules en mouvement ont été multipliés par cinq ». Ainsi, entre mars 2017 et octobre 2022, 25 personnes sont mortes en France pour des refus d’obtempérer, tandis que pour la période de juillet 2011 à février 2017, seulement quatre personnes sont mortes dans les mêmes circonstances. Dans le même temps, le sociologue Sebastian Roché affirme qu’en Allemagne il n’y a eu qu’un seul tir mortel en 10 ans pour refus d’obtempérer. Dans ce pays, la législation sur l’utilisation de l’arme de service pour les policiers dans ce type de situations est davantage restrictive. Il souhaite donc savoir quelle interprétation il donne de ce décalage considérable et s’il considère satisfaisante cette statistique qui contribue à reléguer la France dans le bas du tableau des nations développées en matière de respect des droits humains.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6472</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’appréciation d’une France « relégu[ée] dans le bas du tableau des nations développées en matière de respect des droits humains », comme jugé dans la question écrite, ne résiste pas à une analyse même sommaire de droit comparé international et a fortiori à une évaluation du respect concret des droits de l’homme parmi les nations. Ce jugement ne correspond ni à la réalité du cadre juridique français ni surtout à l’éthique et au professionnalisme des policiers et des gendarmes, par ailleurs soumis au contrôle de nombreuses autorités et instances (corps d’inspection, autorité judiciaire, etc.) - dont la question fait peu de cas. L’usage des armes à feu relève d’un cadre juridique pour l’essentiel fixé par le législateur, dont celui issu de la loi du 28 février 2017 relative à la sécurité publique, qui a défini un régime désormais commun aux policiers et aux gendarmes. L’usage des armes à feu est autorisé seulement lorsque les conditions légales, définies dans le Code de la sécurité intérieure et le Code pénal, sont réunies : notamment pour la légitime défense et l’état de nécessité. Quel qu’en soit le fondement juridique, il est soumis aux principes d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité. Contrairement à une idée trop fréquemment relayée, le nombre de tirs des policiers en cas de refus d’obtempérer est relativement stable. Pour la seule police nationale, on recense 116 tirs sur des véhicules en mouvement en 2012, 137 en 2016, 202 en 2017, 153 en 2020, 157 en 2021 et 138 en 2022. En 2023, 79 emplois de l’arme individuelle en direction de véhicules en mouvement ont été comptabilisés, soit une baisse de plus de 40 % en un an. Rapportés au nombre de refus d’obtempérer commis chaque année, ces tirs ne concernent qu’environ 1 % des situations de refus d’obtempérer. De 2016 à 2023, les forces de sécurité intérieure de l’État ont constaté en moyenne 25 700 délits de refus d’obtempérer routiers par an. Il convient donc de relever une utilisation raisonnée des moyens potentiellement létaux mis à la disposition des policiers, limitée aux circonstances dans lesquelles ils perçoivent un risque pour leur intégrité physique ou celle d’autrui. L’utilisation d’armes sur des véhicules en mouvement ou sur leur conducteur est d’ailleurs interdite, sauf dans les cas expressément prévus par la loi, particulièrement restrictifs (art. L. 435-1 du code de la sécurité intérieure, articles 122-5 et 122-7 du code pénal). Dans l’immense majorité des cas, ces tirs sont effectués au titre de la légitime défense, donc dans un cadre juridique bien antérieur à la loi du 28 février 2017. Il doit également être rappelé que les forces de l’ordre peuvent faire usage de dispositifs mécaniques d’interception des véhicules, qui n’impliquent donc pas l’usage de l’arme à feu. Au-delà des refus d’obtempérer, il paraît utile de souligner que, dans la police nationale, le nombre d’usages opérationnels de l’arme individuelle (y compris les tirs sur des véhicules en mouvement) est relativement stable. Il était de 227 en 2012, de 255 en 2022 et de 161 en 2023. Environ 60 % de ces tirs concernent des véhicules en mouvement, soit une proportion stable au fil des ans. S’agissant du nombre de décès survenus dans le cadre d’opérations de police (et pas uniquement les situations de refus d’obtempérer), c’est en 2018 que la police nationale s’est dotée d’un outil permettant de comptabiliser le nombre de particuliers blessés ou décédés à l’occasion d’une mission de police. À l’initiative de certains organismes nationaux ou internationaux de défense des droits de l’homme, des chiffres établis à partir de méthodologies approximatives et donnant lieu à des interprétations biaisées étaient en effet régulièrement diffusés, et le sont encore parfois. Ces estimations chiffrées, relayées par certaines associations militantes et reprises par les médias, sont souvent prétexte à contester la légitimité de l’État et de l’action des forces de l’ordre à partir d’une équation erronée qui consiste à amalgamer l’usage de la force physique ou armée avec un usage illégitime de la force. Le nombre de décès survenus en opérations de police est au cours des dernières années le suivant : 17 décès en 2018, 19 décès en 2019, 32 décès en 2020, 37 décès en 2021, 38 décès en 2022 et 36 décès en 2023. Ces décès ne sont pas nécessairement liés à l’usage d’une arme (6 décès sur 36 en 2023). Ils résultent de diverses situations : état de santé, suicide, etc. Le nombre de décès à la suite de tirs effectués par des policiers sur des véhicules en mouvement est relativement stable : il varie en moyenne entre 2 (en 2020) et 3 (en 2023). L’année 2022 a été atypique avec 16 décès. L’administration ne dispose pas de données chiffrées fiabilisées pour les années antérieures. Les refus d’obtempérer doivent être combattus, sans complaisance ni excuse, avec la plus extrême sévérité. Ils témoignent de la dégradation du respect de l’autorité, notamment de celle de l’État, mais aussi d’autres phénomènes : conduite sans permis ou sans assurance, consommation de drogue ou d’alcool… Ce sont des révélateurs du contexte de violence et d’irrespect dans lequel policiers et gendarmes, de plus en plus, interviennent. Chaque année plusieurs d’entre eux sont blessés, dans certains cas mortellement. Les auteurs de ces faits mettent aussi en danger les autres usagers de la route. Il s’agit d’une manifestation de l’incivisme et de la délinquance du quotidien que nos concitoyens ne supportent plus. Près d’un refus d’obtempérer routier sur cinq est un délit aggravé qui expose directement d’autres personnes à un risque de mort ou d’infirmité. En 2023, 90 % de ces refus d’obtempérer aggravés mettaient en danger des usagers de la route. Le ministre de l’Intérieur a engagé des travaux pour trouver les voies d’une action plus ferme, plus efficace, à l’encontre des refus d’obtempérer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>905</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6473</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Impayés des locaux de la gendarmerie nationale aux communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            905. — 15 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu* alerte M. le ministre de l’intérieur sur le non-paiement des loyers dus par l’État aux communes pour l’occupation des casernes de gendarmerie. L’AMF a récemment observé des remontées de maires, hébergeant des locaux de gendarmerie dans leur commune, qui se plaignent de retards ou d’absence de paiement des loyers dus par l’État. Il s’agit là d’une situation intenable particulièrement pour les petites communes, dont certaines n’ont pas hésité à investir, parfois plusieurs millions d’euros, et à s’endetter afin de mettre à disposition des forces de l’ordre des locaux de bonne qualité et pour lesquelles les loyers servaient à rembourser les emprunts contractés. Ainsi, il lui demande quelles sont les dispositions à très court terme envisagées pour assurer le respect des obligations de l’État en matière de paiement des loyers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>906</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6473</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Report de paiement des loyers de la gendarmerie aux collectivités territoriales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            906. — 15 octobre 2024. — M. Robert Le Bourgeois* alerte M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences des reports de paiement des loyers des casernes de la gendarmerie nationale aux collectivités territoriales. Des maires et présidents de communautés de communes ont en effet été informés que, faute de crédits disponibles dans le programme 152, M. le ministre a autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes. Ces loyers sont pourtant essentiels à la santé budgétaire des collectivités territoriales. Pour cause, il apparaît que la situation en Nouvelle-Calédonie et la sécurisation des jeux Olympiques et Paralympiques ont consommé une part importante du budget initialement alloué. Il l’interroge donc sur le choix politique de faire reposer les conséquences de cette mauvaise gestion budgétaire sur les collectivités territoriales et attire son attention sur la nécessité d’ouvrir des crédits supplémentaires pour le programme 152 dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>907</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6474</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suspension du paiement des loyers des gendarmeries aux mairies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            907. — 15 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini* interroge M. le ministre de l’intérieur sur de possibles suspensions de paiement des loyers des gendarmeries aux mairies par manque de crédits. La gendarmerie nationale fait actuellement face à d’importantes difficultés en raison des crédits alloués aux engagements opérationnels durant les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et des opérations de rétablissement et de maintien de l’ordre en Nouvelle-Calédonie. Des maires ont été informés que le ministère de l’intérieur avait autorisé la suspension du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes de gendarmerie tant que les arbitrages concernant l’ouverture de crédits supplémentaires pour le programme 152 ne sont pas finalisés. Les 3 000 casernes locatives réparties sur l’ensemble du territoire appartiennent en général à des collectivités territoriales qui doivent assumer de nombreux transferts de charges de l’État sans compensation. Si la suspension des loyers des casernes de gendarmerie avait en effet été autorisée par le ministère de l’intérieur, elle viendrait s’ajouter à des charges non compensées toujours plus nombreuses. Plutôt que de continuer à ponctionner les ressources locales, il est impératif de rétablir l’ordre dans les comptes de l’État. Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir confirmer qu’il a autorisé la suspension temporaire du paiement des loyers dus pour l’occupation des casernes locatives occupées par la gendarmerie nationale. Si une telle autorisation a été transmise au directeur des soutiens et des finances de la gendarmerie nationale, elle lui demande l’assurance de compenser immédiatement et à l’euro près les sommes correspondantes aux loyers suspendus.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6474</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La gestion 2024 de la gendarmerie nationale est marquée budgétairement par un engagement hors normes lié à la sécurisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) et une mobilisation exceptionnelle des forces, de manière non planifiée, dans une crise de haute intensité en Nouvelle-Calédonie déclarée en mai dernier. Cette situation a conduit à mettre sous forte tension la trésorie du programme 152 Gendarmerie nationale. Dès lors, dans l’attente de l’ouverture de crédits supplémentaires attendue au titre de la loi de fin de gestion et dont les montants annoncés permettront assurément de couvrir les paiements retardés, il a été nécessaire de ralentir l’exécution de certaines dépenses, tout en maintenant la priorité donnée au financement des activités opérationnelles pour préserver l’engagement des unités de gendarmerie au profit de la sécurité des français. Dans ce contexte, il a notamment été décidé de suspendre, en septembre dernier temporairement, le paiement des loyers dus par la gendarmerie sur les mois de septembre, octobre et novembre. Ce report porte sur les bailleurs institutionnels métropolitains, à l’exclusion donc des particuliers et des collectivités d’outre-mer, et s’applique indifféremment à l’ensemble des emprises, qu’il s’agisse de locaux de service et techniques ou de logements, la notion même de caserne incluant les deux types de locaux. A ma demande, une procédure d’exception a été mise en place pour permettre la remise en paiement immédiate des échéances dues aux bailleurs les plus exposés ou les plus fragiles qui en exprimeraient le besoin. Dans les autres cas, la gendarmerie procédera au versement intégral des loyers correspondants dès que les crédits nouveaux seront mis à disposition du programme 152, ce qui est envisagé, à date et sous réserve du vote de la loi de fin de gestion, pour le mois de décembre 2024, sauf éventuels cas atypiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1276</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6474</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anchya Bamana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de titres de séjour et de visas délivrés à Mayotte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1276. — 22 octobre 2024. — Mme Anchya Bamana interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation migratoire à Mayotte. Elle souhaiterait à cet effet qu’il puisse lui communiquer le nombre de titres de séjour et de visas délivrés en 2020, 2021, 2022 et 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6474</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les données dont dispose le ministère de l’intérieur concernant la délivrance de visas permettent d’isoler les visas délivrés pour l’outre-mer de ceux délivrés pour la métropole, mais ne permettent pas d’identifier spécifiquement un département outre-marin. Les visas délivrés pour l’ensemble des départements sont, en 2023, majoritairement des visas au motif touristique.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td colspan="5"><br>Evolution des délivrances de visas depuis 2020 pour l’Outre-Mer</br></td></tr><tr><td><br> </br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td></tr><tr><td><br>Total général</br></td><td><br>7 948</br></td><td><br>5 895</br></td><td><br>14 219</br></td><td><br>14 461</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif économique</br></td><td><br>2 013</br></td><td><br>2 185</br></td><td><br>4 522</br></td><td><br>4 399</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif familial</br></td><td><br>601</br></td><td><br>754</br></td><td><br>757</br></td><td><br>264</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif Etudiants et stagiaires</br></td><td><br>509</br></td><td><br>472</br></td><td><br>453</br></td><td><br>192</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif humanitaire</br></td><td><br>53</br></td><td><br>85</br></td><td><br>121</br></td><td><br>190</br></td></tr><tr><td><br>Dont Transit</br></td><td><br>100</br></td><td><br>135</br></td><td><br>178</br></td><td><br>54</br></td></tr><tr><td><br>Dont Touriste</br></td><td><br>2 756</br></td><td><br>845</br></td><td><br>3 665</br></td><td><br>6 072</br></td></tr><tr><td><br>Dont Divers</br></td><td><br>1 916</br></td><td><br>1 422</br></td><td><br>4 523</br></td><td><br>3 290</br></td></tr></table></center></div>Champ : Tous types de visas. Source : MI-DGEF Titres de séjour Après un rebond en 2021, les premiers titres de séjour délivrés à Mayotte sont en baisse. Au total, en 2023, selon les données provisoires, 3 753 premiers titres de séjour auraient été délivrés soit une baisse de 3,8 % par rapport à 2022. Les titres délivrés pour motifs familiaux représentent environ trois primo-délivrances de titres de séjour sur quatre.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td colspan="5"><br>Evolution des primo-délivrances de titres de séjour depuis 2020 à Mayotte</br></td></tr><tr><td><br> </br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023 (p)</br></td></tr><tr><td><br>Total général</br></td><td><br>3 226</br></td><td><br>4 688</br></td><td><br>3 900</br></td><td><br>3 753</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif économique</br></td><td><br>10</br></td><td><br>30</br></td><td><br>46</br></td><td><br>22</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif familial</br></td><td><br>2 909</br></td><td><br>4 357</br></td><td><br>3 497</br></td><td><br>2 911</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif Etudiants et stagiaires</br></td><td><br>24</br></td><td><br>9</br></td><td><br>34</br></td><td><br>40</br></td></tr><tr><td><br>Dont Motif humanitaire</br></td><td><br>258</br></td><td><br>250</br></td><td><br>258</br></td><td><br>590</br></td></tr></table></center></div>Note : les données sur les titres de séjour délivrés en 2023 sont provisoires. Les données définitives seront disponibles en janvier 2025.Champ : Ressortissants des pays tiers, hors mineurs. Source : MI-DGEF. Pour en savoir plus : Les chiffres clés de l’immigration 2023, n° 5, à paraître.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1303</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6475</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modification des horaires de la « brigade anti-criminalité » de Sanary-sur-Mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1303. — 22 octobre 2024. — M. Frédéric Boccaletti interroge M. le ministre de l’intérieur sur le projet de modification des horaires de la « brigade anti-criminalité » de Sanary-sur-Mer, comprenant pour circonscription de police les communes de Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer et Bandol, soit plus de 60 000 habitants concernés. Contre la volonté de nombreux élus locaux et des syndicats de police, la mise en place très prochaine d’une BAC « soirée » jusqu’à minuit maximum, au lieu de 5 h actuellement, vient d’être actée. Le travail de prévention et de répression de cette unité spécialisée est indispensable pour assurer la sécurité des concitoyens en appui de la brigade de « police secours ». Il est à rappeler que cette unité dispose d’un équipement supplémentaire, de niveau 2, qui permet d’intervenir dans des situations d’actes terroristes ou de prises d’otages, en attendant l’arrivée du RAID. Même si, ponctuellement, des effectifs BAC de La Seyne ou Toulon interviennent en renfort sur ces trois communes, systématiser cette pratique reviendrait à allonger énormément les délais d’intervention et dégraderait le travail de fond mis en place par ces policiers sur leurs secteurs habituels de compétences. À elle seule, la BAC de La Seyne-sur-Mer ne peut couvrir l’ensemble des deux circonscriptions de police, de Saint-Mandrier à Bandol, comptant plus de 130 000 habitants. Ces communes balnéaires voient leur population augmenter chaque année et même exploser dès les beaux jours avec plusieurs centaines de milliers de personnes, nécessitant déjà des renforts de police d’autres communes. Au minimum deux équipages de BAC sont nécessaires pour garantir une équité territoriale en matière de sécurité ; au moins une sur la circonscription de police La Seyne/St-Mandrier et une sur la circonscription de police Bandol/Sanary/Six-Fours. En dernier recours, seule une mutualisation des deux BAC à La Seyne pourrait maintenir un niveau de sécurité suffisant. Il lui demande donc s’il compte maintenir sa position de supprimer une patrouille de la BAC Sanary sur le créneau 00h00/5h00 et quels seront alors les effectifs BAC, qui, en plus de leur propre circonscription de compétence (La Seyne, Toulon, Hyères, Draguignan ou Fréjus), seront amenés à couvrir les communes de Six-Fours, Sanary et Bandol.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6475</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Un audit de la circonscription de police nationale de Sanary-sur-Mer, mené par la direction nationale de la sécurité publique (DNSP) au printemps 2024 et dont les conclusions ont été rendues en septembre, a fait apparaître la nécessité d’adapter la présence policière, notamment celle de la brigade anti-criminalité (BAC), aux besoins opérationnels de la lutte contre la délinquance. Plusieurs préconisations ont ainsi été formulées concernant l’organisation de cette circonscription de police, avec pour objectif un meilleur service rendu à la population et une efficacité accrue dans la lutte contre la délinquance. Sur le plan local comme sur le plan national, le nombre de fonctionnaires est en effet loin d’être le seul facteur d’efficacité : les organisations et les modes d’action sont essentiels. L’audit a conclu à un nombre suffisant de policiers dans la circonscription. Un travail a donc été engagé afin de modifier l’organisation de plusieurs unités de cette circonscription de police. S’agissant de la brigade anti-criminalité de nuit, l’audit a fait apparaître que son fonctionnement appelait des correctifs : cycle de travail à adapter au cadre règlementaire, effectif insuffisant pour disposer d’une BAC 7 jours sur 7, etc. Il est surtout apparu un faible niveau d’activité, les horaires d’emploi de la BAC de nuit n’étant manifestement pas adaptés aux réalités de la délinquance locale (80 % de son activité était réalisée avant 1 heure du matin). Les préconisations de l’audit sont progressivement mises en œuvre. D’ores et déjà, la BAC a été renforcée par 1 policier supplémentaire (effectif de 6 agents). S’agissant de la réglementation sur les cycles de travail, les ajustements seront mis en place et permettront de disposer désormais d’une BAC 7 jours sur 7. Les horaires de la BAC seront également adaptés pour être en adéquation avec les réalités de la délinquance locale : il sera ainsi mis fin au cycle de nuit (22 h /5 h) pour que la BAC soit à l’avenir employée aux heures les plus criminogènes, c’est-à-dire l’après-midi et la soirée (15 h/23 h ou 16 h/minuit, soit une vacation d’une durée identique à l’actuelle), au cours desquelles se concentre plus de 80 % de la délinquance de voie publique. ll convient à cet égard de noter que les BAC des autres circonscriptions de police comparables du Var ne fonctionnent pas la nuit, mais, elles aussi, en après-midi et en soirée. Pendant la période estivale, les horaires de la BAC seront décalés pour tenir compte des enjeux liés à l’affluence de population dans cette région très touristique. Il convient en outre de rappeler que la circonscription de Sanary-sur-Mer peut, chaque fois que nécessaire, recevoir très rapidement des renforts des services voisins de La Seyne-sur-Mer et de Toulon, notamment de leurs BAC. Les modifications en cours dans l’organisation de la circonscription de police nationale de Sanary-sur-Mer permettront aussi d’améliorer le fonctionnement du service local de police judiciaire (SLPJ), qui doit gérer un stock élevé de dossiers judiciaires. Par ailleurs, les cycles horaires des unités de police-secours seront modifiés, permettant de mobiliser très régulièrement un équipage supplémentaire de police-secours la nuit à Sanary. Le décalage des horaires de travail de la BAC sera ainsi pleinement compensé par un renforcement de l’unité de police-secours de nuit. Les réformes en cours n’auront donc aucune incidence sur la présence de la police nationale la nuit à Sanary-sur-Mer. Au contraire, elles permettront de positionner davantage d’unités aux heures les plus criminogènes et d’intensifier, notamment, la lutte contre les stupéfiants et contre les violences aux personnes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1354</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6476</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation de FR-Alert et messages relatifs à la sécurité des JOP 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1354. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’usage du dispositif FR-Alert à des visées informatives sur la sécurité des JOP 2024. En effet, de nombreux témoignages relayés sur les réseaux sociaux et par voie de presse ont fait état d’un premier message d’alerte reçu le lundi 13 mai 2024 vers 20 h. Indiquant la mention « Alerte extrêmement grave », le message a déclenché une sonnerie stridente sur les appareils concernés, y compris lorsqu’ils étaient en mode silencieux. Cette alerte contenait en réalité des informations relatives au périmètre de sécurité établi pour la cérémonie d’ouverture des JOP 2024 et enjoignait les riverains à s’inscrire sur la plateforme dédiée pour pouvoir y circuler entre le 18 et le 26 juillet 2024. Ce message a été suivi quelques minutes plus tard d’une alerte SMS formulée dans des termes similaires. La préfecture de police a dans un premier temps expliqué qu’il s’agissait d’un « test », avant que ces déclarations ne soient contredites par celles du ministère de l’intérieur qui a affirmé : « Ce n’est pas un test, c’est une information ». M. le député rappelle que le dispositif FR-Alert est encadré par un cadre légal strict qui limite son déclenchement à des situations définies précisément. D’ailleurs, le site internet du dispositif énonce clairement que celui-ci a d’abord été conçu pour « prévenir en temps réel toute personne détentrice d’un téléphone portable de sa présence dans une zone de danger afin de l’informer des comportements à adopter pour se protéger ». D’une part, M. le député a relevé plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux de la part de personnes ayant reçu ces alertes, alors qu’elles étaient parfois situées jusqu’à des centaines de kilomètres de Paris - notamment à Lille. Pourtant, le périmètre géographique initialement retenu semblait être celui de la région parisienne et en particulier le périmètre SILT prévu pour la cérémonie d’ouverture. D’autre part, M. le député s’interroge sur ce qu’il estime être une utilisation inappropriée de la procédure d’alerte, conçue en principe pour alerter la population d’un risque grave, mais détournée par le Gouvernement pour faire de la communication sur le dispositif de sécurité des JO. M. le député s’alarme d’autant plus qu’il voit une disproportion entre la mention du caractère « extrêmement grave » de l’alerte et sa simple portée informative. Ainsi, un tel usage est de nature à susciter un sentiment de panique chez ceux qui l’ont reçu, en particulier en l’absence de communication préalable. De la même façon, cela a conduit plusieurs de ces personnes à chercher a posteriori à désactiver ce mécanisme d’alerte - ce qui apparaît contre-productif compte tenu des objectifs poursuivis. Ainsi, il aimerait obtenir des précisions sur les éléments suivants : le périmètre géographique du test qui a été opéré ; la doctrine d’emploi des deux dispositifs de messages envoyés par le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris ; les modalités techniques de transmission de chacune des deux alertes (diffusion cellulaire, SMS géolocalisés, etc.) et ce qui explique les erreurs d’envoi constatées ; les entités concertées en amont le cas échéant ; les intentions du ministère quant à l’éventuelle réitération de telles alertes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6477</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif FR-ALERT est un dispositif d’alerte et d’information des populations, déployé sur le territoire national, permettant de transmettre des consignes directement sur le téléphone mobile des destinataires géographiquement ciblés. Son utilisation, qui revêt un caractère exceptionnel, est particulièrement complexe dans une ville comme Paris, ville hyper-urbanisée et à forte densité de population, au sein de laquelle les enjeux de sécurité sont particulièrement importants. Ainsi, afin d’appréhender toutes les subtilités de l’usage de FR-ALERT à Paris, plusieurs tests ont été conduits par la préfecture de police au cours du premier trimestre 2024, avec notamment pour objectif d’habituer les citoyens à la réception de cette alerte. Les préfets d’autres départements d’Île-de-France ont également testé ces derniers mois le dispositif sur leur territoire à l’occasion de divers exercices de crise. Les tests ayant eu lieu sur le territoire parisien se sont tenus le 15 février de 10h à 11h dans le 13e arrondissement, le 22 mars de 14h à 15h dans le 15e arrondissement et le 24 avril de 12h à 13h dans le 17e arrondissement. Lors de chaque test, la préfecture de police a mis à la disposition des citoyens un questionnaire en ligne publié sur son site internet, pour que les personnes concernées puissent donner leur avis sur l’alerte qu’elles venaient de recevoir. Il en ressort que la réception du message avec une alerte sonore a surpris les personnes. Cependant, la majorité a tout de suite consulté son téléphone et pris connaissance de l’alerte. Si certaines admettent avoir lu le message trop rapidement, d’autres reconnaissent l’efficacité de ce type d’alerte. Le fait qu’il s’agissait d’un exercice avait été bien assimilé et la plateforme des appels d’urgence n’a pas observé d’augmentation significative d’appels lors de ces tests. S’agissant de l’alerte ayant été envoyée le 13 mai dernier, il convient de rappeler que les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris (JOP 2024) présentaient de nombreux enjeux de sécurité dans un contexte de menaces multiples. Pour assurer la sécurité et la protection des habitants, des athlètes et des visiteurs, les services de l’État avaient mis en place des périmètres autour des zones de compétition, mais aussi sur les lieux concernés par la cérémonie d’ouverture qui s’est déroulé sur près de 6 km, le long de la Seine, et a accueilli près de 300 000 spectateurs. Le périmètre de protection pour la cérémonie d’ouverture des JOP 2024 était étendu jusqu’aux immeubles situés en bord de Seine. Toute personne résidant dans ce périmètre ou voulant y entrer, en voiture ou à pied, devait s’enregistrer sur la plateforme numérique, ouverte le 10 mai 2024, pour récupérer son laissez-passer numérique. L’envoi d’un message d’information le 13 mai dernier via le dispositif FR-ALERT avait pour objectifs d’inciter les acteurs présents dans le secteur concerné par la cérémonie d’ouverture (chefs d’entreprise, salariés, habitants, etc.) à anticiper leur demande de QR code pour éviter l’afflux de demandes massives de dernière minute. Il permettait également de tester à très grande échelle le dispositif FR-ALERT aux fins de s’assurer de la capacité des opérateurs à diffuser en masse une alerte, et ce dans un délai très contraint. Il ne s’agissait donc nullement d’un dévoiement du dispositif, le message du 13 mai servant tout autant à la consolidation de l’outil qu’à sa bonne appréhension par nos concitoyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1357</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6477</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pourquoi avoir empêché l’accès au détail des refus d’obtempérer ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1357. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’intérieur sur le refus par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) et le ministère de l’intérieur de donner accès aux chiffres détaillant les refus d’obtempérer en France. Dans un article publié le 18 septembre 2023, le journal Libération informait des difficultés qu’il avait eues à obtenir le détail des refus d’obtempérer recensés par les forces de l’ordre. Le 9 septembre 2022, plusieurs journalistes envoyaient un mail à l’Onisr pour demander combien de ces infractions avaient été comptabilisées entre 2012 et 2022 par les différentes directions et administrations du ministère. La demande était motivée par le fait que l’Onisr écrit sur son site internet que le nombre total des refus d’obtempérer, qu’il publie chaque année, est calculé à partir des remontées de quatre sources distinctes : la direction de la gendarmerie nationale, la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité, la direction centrale de la sécurité publique et la préfecture de police de Paris. Malgré de nombreuses relances, cette sollicitation est restée sans aucune réponse pendant un an. Saisie le 11 octobre 2022, la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) a rendu une décision le 24 novembre suivant, émettant un avis favorable à la demande. Le ministère de l’intérieur n’y a, encore une fois, pas répondu. Ce n’est qu’après une mise en demeure et une menace de procès, par l’avocat du journal, que l’Onisr a enfin donné suite aux demandes légitimes, le 24 août 2023. Le mail de la secrétaire générale de l’Onisr précisait que « n’étant pas producteur des données et n’ayant pas accès à ces bases de données pour vérifier que les informations sont exhaustives, il ne [lui] paraissait pas adapté de transmettre ces informations en lieu et place des producteurs de données ». Pourtant, la publication annuelle des chiffres par l’Onisr est basée sur ces mêmes données et n’est assortie d’aucun avertissement de ce type sur l’incomplétude des données. Près d’un an d’attente pour obtenir un tableau. Rien qui menace l’ordre public, rien de préjudiciable à la vie privée ou à la sécurité des citoyens et des agents du ministère, rien qui porte atteinte à la sûreté de l’État ou aux intérêts fondamentaux, raisons souvent opposées par l’administration pour refuser de communiquer des informations. Intérrogés par les mêmes journalistes, afin de connaître les raisons du refus de transmettre ce simple tableau, l’Onisr et le ministère de l’intérieur ont, encore une fois, refusé de répondre. Dès lors, M. le député s’en fait le relais : il lui demande pourquoi avoir tout fait pour ne pas transmettre ces quelques chiffres au mépris de la décision de la Cada, de la bonne information de la population et de la transparence de l’action publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6478</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) est en premier lieu responsable de la constitution de la base de données des accidents corporels de la route, dit fichier BAAC. Depuis plus de 10 ans, il met à disposition du public sur le site www.data.gouv.fr la base de données annuelle, sous format détail, et donc limitée aux informations non pénalisantes pour les personnes, afin d’en favoriser la réutilisation. L’observatoire national interministériel de la sécurité routière produit avec l’appui du Cerema un bilan annuel de la sécurité routière, bilan qui existe depuis 1954. Dans ce cas, l’observatoire national interministériel de la sécurité routière est le producteur des données du fichier BAAC. En 2014, suite au transfert de la sécurité routière dans le périmètre des missions du ministère de l’intérieur, il a été demandé à l’observatoire national interministériel de la sécurité routière d’assurer la production du bilan des infractions au code de la route et du permis à points, en interrogeant les divers services producteurs de données. Ainsi, l’ONISR, qui n’a pas accès aux bases de données détaillées, n’opère qu’une fois par an une compilation, dans le bilan des infractions et du permis à points, des données desdits services producteurs. Il ne dispose donc pas du détail de ces données en continu, objet de la demande précise formulée par la presse. C’est ainsi que lors de la sollicitation des journalistes, il a, dans un premier temps, été estimé que l’ONISR, n’était pas le service le mieux placé pour y répondre. La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) estimant qu’un service administratif qui dispose d’un document doit en assurer la communication au demandeur quand bien même il n’en serait pas le producteur, l’ONISR a transmis les données dont il disposait, tout en rappelant les précautions requises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>184</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6478</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Assermentations des gardes particuliers et piégeurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            184. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la non-application des directives ministérielles relatives aux assermentations des gardes particuliers et piégeurs. L’Union interrégionale des gardes particuliers et piégeurs, représentant 800 membres répartis sur neuf départements et dix associations ou fédérations départementales, a signalé une incohérence persistante entre les directives ministérielles et leur application sur le terrain. En effet, malgré la réponse apportée en 2020 par M. le garde des sceaux, affirmant que les gardes particuliers n’avaient plus besoin de repasser leur assermentation en cas de renouvellement ou pour un nouveau territoire, ou une nouvelle spécificité, les tribunaux et préfectures continuent d’exiger cette procédure. Cette situation crée des difficultés significatives pour les gardes particuliers et piégeurs dans l’exercice de leurs fonctions. Les démarches entreprises auprès des ministères de la justice, de l’intérieur et de l’environnement pour obtenir des clarifications sont restées sans réponse, malgré les relances, notamment celle du 1er février 2024 adressée également à M. le Premier ministre. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour assurer la cohérence et l’application correcte des dispositions relatives à l’assermentation des gardes particuliers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6478</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2020-128 du 18 février 2020, pris en application de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, a supprimé, en son article 4, le dernier alinéa de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale, qui précisait que les gardes particuliers n’étaient pas tenus de prêter à nouveau serment en cas de renouvellement quinquennal de leur agrément préfectoral ou à chaque nouvelle commission.Cette suppression s’impose comme la conséquence des simplifications opérées par la loi de programmation et de réforme pour la justice, laquelle a inscrit au niveau législatif le principe selon lequel les personnes tenues à une obligation de serment pour pouvoir constater par procès-verbal des infractions ne sont pas tenues de renouveler ce serment en cas de changement d’affectation. L’article 28 du code de procédure pénale relatif aux fonctionnaires et agents des administrations et services publics auxquels des lois spéciales attribuent certains pouvoirs de police judiciaire a en effet été complété par un alinéa précisant que « nonobstant toute disposition contraire, lorsque les fonctionnaires et agents relevant du présent article doivent prêter serment avant d’exercer leur fonction, ce serment n’a pas à être renouvelé en cas de changement d’affectation ».La suppression de l’exigence, purement formelle, de renouvellement du serment a ainsi pour objectif l’allègement de la tâche des juridictions mais aussi de ces agents. Si l’article 28 ne s’applique pas directement aux gardes particuliers assermentés - qui relèvent des articles 29 et 29-1 du même code, en raison de leur statut de droit privé, la loi du 23 mars 2019 a parallèlement abrogé l’article L. 130-7 du code de la route dont les dispositions prévoyaient l’obligation de renouvellement du serment en cas de changement d’affectation pour les divers agents ayant compétence pour constater par procès-verbal certaines contraventions prévues par ce code. Dans la mesure où les gardes particuliers assermentés étaient visés par l’article L. 130-7 du code de la route, il est résulté de ces modifications législatives que les dispositions du dernier alinéa de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale étaient devenues inutiles. Leur suppression n’a donc aucunement pour conséquence d’exiger un renouvellement du serment. En réalité, les limitations que prévoyait cet alinéa – qui ne dispensait d’un nouveau serment que si le garde particulier restait affecté dans le même ressort de tribunal ou le même département – ne sont plus applicables. Dès lors, les gardes particuliers ne sont désormais jamais tenus de renouveler leur serment, quel que soit le lieu de leur nouvelle affectation. Une communication a été effectuée auprès des juridictions afin de rappeler ces éléments. [1] Par renvoi à l’article L. 130-4 de ce même code, dont le 9° fait référence aux agents verbalisateurs mentionnés à l’article L. 116-2 1° du code de la voirie routière, qui mentionne les gardes particuliers assermentés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>433</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6479</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation financière de l’OIP-SF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            433. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation financière de l’Observatoire international des prisons-section française. Le 30 janvier 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme condamnait la France, pour les traitements inhumains ou dégradants auxquels les personnes détenues étaient soumises dans l’affaire J.M.B. et autres contre France. À la suite de sa 1 492e réunion, le 14 mars 2024, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe constatait pour la troisième fois que l’arrêt de la Cour n’avait pas été pleinement appliqué et a exprimé sa « profonde préoccupation face aux derniers chiffres attestant, depuis l’arrêt de la Cour et le dernier examen du Comité, d’une aggravation de la situation, surtout en maisons d’arrêt et quartiers maisons d’arrêt où se trouvent les personnes en détention provisoire et les condamnés à de courtes peines ( cf. taux moyen d’occupation de 147,6 %) et d’une croissance constante de la population carcérale ». L’avis émis se nourrit de données fournies par les autorités françaises et également d’une communication de l’Observatoire international des prisons (OIP) soumise au Comité le 16 janvier 2024. Cette même association dispose d’ailleurs d’un statut consultatif auprès des Nations unies. Ainsi, force est de constater que l’expertise de l’OIP est reconnue internationalement et sert de support aux instances régulatrices afin d’améliorer les conditions de détention carcérale, qui restent extrêmement difficiles en France. De plus, l’une des missions de l’OIP est d’accompagner, via sa permanence informative et juridique quotidienne, les personnes incarcérées dans la compréhension et l’accès à leurs droits. Or il s’avère que dans son avis du 14 mars, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe invitait les « autorités à accroître leurs efforts pour faire connaître davantage le recours » dit 803-8 qui permet aux détenus de pouvoir contester leurs conditions de détention. Dès lors, l’OIP se révèle être un atout de poids dans la poursuite du bon respect des avis du Conseil de l’Europe et donc de la Convention européenne des droits de l’Homme. Pourtant, l’Observatoire internationale des prisons - section française a perdu 67 % de ses subventions publiques en 10 ans. Le montant cumulé des subventions publiques allouées sur une année est ainsi passé de 424 211 euros à 135 107 euros. Aujourd’hui, l’OIP se retrouve face à de véritables difficultés financières qui viennent mettre à mal l’exécution de ses missions essentielles au respect des droits dans les prisons. C’est pourquoi elle lui demande de quelle manière l’État, visant à une bonne application des peines carcérales, respectueux du Conseil de l’Europe, compte apporter son soutien financier à l’Observatoire international des prisons. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6479</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) est une association qui agit aujourd’hui en faveur de la défense des droits fondamentaux des personnes détenues. A cet égard, la pérennité de cette association est un enjeu démocratique important. Si le budget de l’OIP est notamment fondé sur des subventions publiques, l’une des politiques de fonctionnement de l’association demeure l’indépendance. A ce titre, elle n’a pas sollicité de financement direct du ministère de la justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>795</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6480</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de la pêche dans le golfe de Gascogne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            795. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la décision de la Commission européenne d’interdire la pêche aux navires de plus de huit mètres pratiquant les filets maillants (GNS), les trémails (GTR), le chalut pélagique (OTM, PTM), le chalut-bœuf de fond (PTB) et les sennes coulissantes (PS) dans le golfe de Gascogne (zone sous CIEM 8 a, b, c et e), du 22 janvier au 20 février 2025. Cette décision, justifiée par l’idée fallacieuse selon laquelle les pêcheurs seraient la cause principale des échouages de cétacés, menace gravement l’avenir de la filière de la pêche sur la côte atlantique, notamment en Charente-Maritime. En 2024, une mesure similaire avait empêché un segment de la flottille de pêche française de travailler, sans que les échouages de petits cétacés n’aient significativement diminué, entraînant des conséquences économiques catastrophiques pour les pêcheurs et les mareyeurs : les pertes ont été estimées entre 60 et 70 millions d’euros, l’approvisionnement des criées bordant le golfe de Gascogne a chuté d’environ 48 % et l’activité de la pêche en Charente-Maritime a été considérablement réduite, provoquant une hausse du prix du poisson sur les étals du département. Au total, 450 navires ont dû stopper leur activité et malgré la levée de l’interdiction le 21 février 2024, les pertes se sont avérées importantes, avec 100 000 euros de manque à gagner pour le seul port de La Rochelle. À Royan, où évoluent essentiellement des fileyeurs, la situation est plus dramatique encore, avec une perte estimée à 94 % de l’activité. Les mesures d’indemnisation décidées par la Commission européenne sont jugées insuffisantes et inéquitables. D’une part, elles ne compensent que 75 % des pertes subies par les pêcheurs et d’autre part, c’est l’argent des contribuables français qui doit couvrir les conséquences des décisions prises à Bruxelles. Ces mesures favorisent les gros armements, qui bénéficient de plus de trésorerie et d’un soutien administratif et comptable plus efficient que les petits armateurs (8 m à 12 m). Elles sont imputées sur les crédits du fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), réduisant d’autant les fonds alloués aux projets d’amélioration de la filière. Les professionnels du secteur et leurs familles sont ainsi directement affectés par des mesures reposant sur des données scientifiques que le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) qualifie lui-même de « approximatives », menaçant à terme la survie de la filière artisanale dans cette région. Un emploi en mer génère 3 à 4 emplois à terre. Ces mesures ont eu un impact direct sur l’emploi local, avec des réductions d’effectifs chez les mareyeurs des régions touchées par cette fermeture. Les pêcheurs, notamment en Charente-Maritime, vivent ainsi sous l’épée de Damoclès de nouvelles interdictions à répétition. Ces fermetures s’ajoutent aux autres mesures restreignant les possibilités de report de l’effort de pêche (AT soles, civelles, baisses de quotas). Fruit d’un chantage écologico-politique et sous la pression d’organisations non gouvernementales, cette fermeture a été perçue par la profession comme une véritable trahison. En effet, la très grande majorité des navires pratiquant des métiers considérés comme « à risque » s’étaient déjà équipés de différents dispositifs censés éviter les captures accidentelles de cétacés (effaroucheurs, pingers ). L’État leur a en outre imposé l’emport du système de surveillance des navires par satellite (VMS), en leur laissant croire que ces équipements onéreux leur permettraient d’aller en mer. Enfin, cette décision généralise le principe de précaution à un segment entier de la filière pêche, laissant les bateaux usines étrangers piller les eaux territoriales françaises en toute légalité et impunité, tout en compromettant la souveraineté alimentaire du pays en fragilisant encore davantage la filière. Face à cette situation, M. le député souhaite savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement compte prendre pour protéger les pêcheurs français du golfe de Gascogne. Il demande également quelles initiatives sont envisagées pour contester cette décision européenne et défendre la pérennité économique et sociale de la pêche française, déjà mise à mal par des restrictions et règlementations de plus en plus contraignantes dans cette région stratégique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6480</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Réponse à la question écrite sur le golfe de Gascogne. Depuis 2016, d’importants échouages de petits cétacés ont lieu sur les côtes du golfe de Gascogne, notamment pendant la période hivernale. Pour enrayer ce phénomène, des travaux ont été menés en lien avec les professionnels de la pêche et ont permis d’établir un plan d’action de réduction des captures accidentelles. Cependant, la Commission européenne comme le Conseil d’Etat ont considéré que ce plan d’action était insuffisant. Ils ont enjoint le Gouvernement de prendre des mesures de protection adéquates tout en renforçant la collecte de données. Le Gouvernement a donc décidé la fermeture du golfe de Gascogne pour une durée de 4 semaines en 2024, 2025 et 2026 dans le cadre du plan d’action qui vise à réduire les captures accidentelles de petits cétacés liées à l’activité des navires de pêche. Le golfe de Gascogne a ainsi été fermé à la pêche pendant 30 jours entre le 22 janvier et le 20 février 2024. Environ 300 navires de plus de 8 mètres utilisant l’un des 6 engins identifiés comme « à risque » (chaluts, fileyeurs et certains senneurs) ont cessé leur activité et ont été contraints de rester à quai. Le ministre salue le sens des responsabilités dont ont fait preuve les professionnels l’hiver dernier. Les premiers éléments du bilan de la fermeture 2024 en termes de conservation des petits cétacés, montrent une nette baisse des mortalités par capture pour l’ensemble de la période à risque grâce à la fermeture spatio-temporelle de 4 semaines. Les chiffres d’échouages permettent a priori d’estimer que les mortalités sur l’hiver ont été réduites d’un facteur 4 par rapport à la moyenne des années précédentes. En effet, à partir des données d’échouages, l’Observatoire Pelagis estime les mortalités par captures accidentelles de dauphin commun, grâce à un modèle de dérive inverse. Cet hiver le Réseau National d’Echouage a constaté 624 échouages de dauphin commun sur les côtes françaises Atlantique et Manche, dont 176 avec des traces d’engins de pêche. A partir notamment de ces données, l’Observatoire Pelagis a établi une estimation totale de 1 450 dauphins communs morts par capture accidentelle entre le 1er décembre 2023 et le 31 mars 2024, pour la façade Atlantique et la zone Manche-Ouest. En comparaison, pour la même zone et la même période, la moyenne annuelle de dauphins communs morts en mer par capture se montait à 6 100 individus entre 2017 et 2023. Au plan socioéconomique, cette fermeture n’a pas été sans impact sur la filière. Les volumes débarqués dans les halles à marée du golfe de Gascogne en 2024 sur la période de fermeture sont largement inférieurs aux volumes débarqués en 2022 et en 2023 : en février par exemple, les volumes débarqués en 2024 ont baissé de -40% par rapport à 2022 et de -47% par rapport à 2023. La fermeture a aussi eu un effet significatif sur les entreprises de l’ensemble des maillons de la filière aval. C’est pour cette raison que le Gouvernement a mobilisé des dispositifs d’aide en faveur des pêcheurs et des mareyeurs. A l’amont, 288 dossiers d’arrêt temporaire ont été payés à hauteur de 16,3 M€ pour l’indemnisation des navires contraints de rester à quai. A l’aval, l’activité partielle a permis d’accompagner les halles à marée et les entreprises du mareyage : un dispositif d’indemnisation des pertes économiques des entreprises de mareyage a ainsi été doté de 8 M€, dont les paiements sont actuellement en cours. Dans ce contexte, la priorité du gouvernement est d’anticiper au mieux la prochaine fermeture qui interviendra à l’hiver 2025, en lien avec les professionnels, et de mettre en œuvre les différents volets du plan de réduction des captures accidentelles de cétacés. Pour parvenir, à terme, à la réouverture totale du golfe de Gascogne, différentes solutions techniques pour réduire les risques de captures accidentelles ont été identifiées. Parmi les plus prometteuses figurent des dispositifs de dissuasion acoustiques. L’objectif est de déployer ces dispositifs à grande échelle et dans les meilleurs délais afin d’obtenir au plus vite les preuves de leur efficacité. Celles-ci passent par le renforcement de la collecte de données également nécessaire pour mieux comprendre les interactions entre les navires de pêche et les petits cétacés. Elle se réalise à travers les obligations déclaratives des captures accidentelles par les pêcheurs, mais doit être également complétée par l’observation embarquée. C’est pourquoi, en complément des observateurs à bord (suréchantillonnage ObsMer) un échantillon de navires sera équipés en caméras. Les caméras sont un outil essentiel de collecte de données et l’évaluation des dispositifs techniques déployés sur les navires. Elles permettent d’optimiser le volume des données collecté. Les images issues des caméras sont anonymisées et utilisées à des fins de connaissance et d’évaluation des dispositifs techniques. La liste des navires concernés par l’obligation d’équipement doit permettre de garantir la représentativité de l’ensemble de la flotte, tenir compte des navires volontaires et déjà équipés et minimiser le nombre de navires concernés. Un projet d’arrêté, portant spécifiquement sur le plan d’équipement en dispositifs techniques et en caméras est actuellement soumis à l’avis du public. De plus, pour faciliter la mise en œuvre du plan, des réunions seront organisées à l’échelle de chaque façade par les services de l’Etat à l’attention des professionnels concernés. Dans le même temps, l’Etat poursuivra son soutien aux pêcheurs et les mareyeurs qui subissent les conséquences économiques de cette fermeture. Celle-ci ne s’appliquera pas uniquement aux navires français mais bien à l’ensemble de ceux susceptibles de pêcher dans cette zone. C’est la raison pour laquelle la Commission a proposé fin septembre, et à la demande expresse de la France, un acte réglementaire en ce sens pour garantir l’équité de traitement de nos flottilles. Le Gouvernement est ainsi pleinement engagé pour trouver collectivement des solutions qui permettront la continuité de l’activité de pêche, dans le respect de la protection de l’environnement. A nouveau, le ministre chargé de la mer et de la pêche, Fabrice Loher, rappelle sa détermination pour permettre, à terme, la cohabitation entre l’activité de pêche et la préservation des espèces protégées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>394</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6481</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Porte-parole du Gouvernement</ministreJO><Objet>Recul de la transparence dans les agendas des ministres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            394. — 8 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement sur le recul de la transparence dans les agendas des ministres. Ce vendredi 4 octobre 2024, cela fait un an que l’Elysée ne publie plus d’agenda hebdomadaire de l’activité du Président de la République. En conséquence, Mme la députée souhaite à nouveau interroger le Gouvernement à ce sujet, la question qu’elle a transmise sur le sujet le 19 décembre 2023 n’ayant pas obtenu de réponse et ayant été automatiquement retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale. En effet, depuis plusieurs années et particulièrement depuis la crise sanitaire, il devient difficile de se procurer les agendas des ministres. Ils sont de plus en plus publiés à la dernière minute du week-end, voire au cours de la semaine, lorsqu’ils ne sont tout simplement pas gardés secrets. De nombreux journalistes issus de différentes rédactions témoignent des difficultés à connaître les différents déplacements des ministres et se voient contraints de contacter directement le cabinet concerné. La crise sanitaire et les incertitudes qu’elle implique du fait d’un manque de visibilité à court terme étant terminée, il n’est pas normal que les agendas des membres du Gouvernement restent difficiles à obtenir. Mme la députée insiste sur le fait que la publicité des agendas des responsables politiques est une condition essentielle au bon fonctionnement démocratique, en ce qu’elle permet la diffusion d’informations sur l’action gouvernementale. Dans un contexte de défiance accru des citoyens envers les institutions de la République et ses représentants, il est essentiel de veiller à la transparence la plus large. La flexibilité ne doit pas primer sur le rôle démocratique de la publicité des agendas. Par ailleurs, ce manque de transparence soulève aussi des enjeux plus larges pour l’information des citoyens. Si les journalistes parviennent à se procurer les agendas des ministres en contactant directement leur cabinet, la majorité du peuple ne dispose pas de tels moyens. Mme la députée rappelle que les déplacements ministériels sont pourtant le lieu d’échanges, d’interpellations et de contestations des ministres par les citoyens et revêtent un caractère démocratique essentiel que l’opacité des agendas vient amoindrir. Les « casserolades » en soutien à la mobilisation contre la réforme des retraites apportent une preuve du besoin de publicité de l’action gouvernementale en ce qu’elles ont constitué l’un des rares moyens pour les citoyens d’exprimer leur désaccord avec le projet du Gouvernement. La faisabilité technique de la publicité en temps et en heure des agendas des ministres ne pose pas de difficulté, puisqu’elle était auparavant la norme. D’autres pays - les États-Unis d’Amérique notamment - sont attentifs à la transmission de ces informations au public, de manière bien plus précise et complète qu’en France. Parmi les pistes d’améliorations que propose Mme la députée, en s’appuyant sur ce qui se fait ailleurs, on peut citer l’harmonisation des formats, l’harmonisation de la présentation des journées, des précisions quant aux contenu des discussions des rendez-vous, ou encore la publication à long terme et non d’une semaine sur l’autre. Mme la députée souhaite donc obtenir les raisons de ce recul durable de la transparence et connaître les futurs moyens mis en œuvre pour y apporter des solutions concrètes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6482</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Premier ministre est attaché à un objectif de transparence, pour lui-même, pour ses ministres comme pour tout agent de l’administration. La question particulière de la publicité des agendas ministériels s’inscrit dans le prolongement de cet esprit. En dépit des difficultés inhérentes à l’exercice de communication d’informations par essence mouvantes car soumises à l’actualité immédiate, le Premier ministre a fait part aux membres de son Gouvernement de son souhait qu’ils puissent rendre accessibles leurs emplois du temps de manière systématique. Cette démarche est en cours de déploiement et le Premier ministre restera vigilant quant à la publication des agendas des membres de l’exécutif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>196</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6482</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Situation des brasseries indépendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            196. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la situation des brasseries indépendantes dans le pays. En date du 7 mars 2023, le Syndicat national des brasseries indépendantes faisait part au Gouvernement de ses inquiétudes quant à l’avenir de la profession, au regard notamment des hausses successives et non négociables du prix des bouteilles en verre, allant jusqu’à 60 % depuis janvier 2022. Suite à une enquête adressée aux brasseries pour connaître leur situation en 2023, les résultats recueillis sont très inquiétants. 67 % des établissements, dans leur grande majorité des petites structures, rencontrent des difficultés financières, 60 % d’entre elles sont inquiètes à court terme et 10 % envisagent une fermeture cette année. Comme évoqué précédemment, la principale cause de leurs difficultés financières concerne le prix du verre. En effet, 92 % d’entre elles imputent leurs difficultés aux augmentations des bouteilles en verre. Pour être plus précis, la bouteille représente près de 2/3 du prix de revient. En moyenne, ces augmentations engendrent ainsi un déficit de trésorerie de 70 000 euros. C’est donc toute une filière qui en paie les conséquences. Près de 6 500 emplois sont en péril. C’est pour cette raison que la filière a demandé au Gouvernement de verser une aide exceptionnelle à hauteur de 5 centimes d’euros par bouteille pour 2023 et 2024. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement compte accorder cette aide exceptionnelle à la filière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6483</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est le 1er pays européen en nombre de brasseries (2 500 brasseries, dont 1 800 producteurs indépendants), le 1er producteur d’orge brassicole en Europe et le 1er exportateur mondial de malt. Toutefois, ces 3 dernières années, cette filière a rencontré des difficultés économiques résultant de l’envolée des coûts de production de bière, liée notamment à l’augmentation du prix du verre et de l’orge. Selon l’INSEE, après 2 années de forte hausse (+46,6% en 2021 et +47,1% en 2022), le prix de l’orge de brasserie a chuté de 25% en 2023, sans pour autant retrouver son niveau d’avant crise. Identiquement, le prix à la production de verre a augmenté de 32% entre 2021 et 2023 (+13,8% en 2022 et +16% en 2023). Conséquence de l’inflation sur l’alimentaire et de la hausse des coûts de production, les prix à la consommation des bières ont brusquement augmenté : +3% en 2022 et +11% en 2023, entraînant une baisse de la demande en grandes et moyennes surfaces (-1,5% entre 2021 et 2022 ; et -1,6% entre 2022 et 2023). Dès lors, l’industrie de la bière est confrontée à une vague de fermetures. Sur les 8 premiers mois de l’année 2023, 113 procédures collectives ont été engagées, contre une cinquantaine par an en moyenne entre 2010 et 2021. Aussi, le nombre de création d’entreprises a nettement fléchi par rapport au pic enregistré en 2021 (460 créations d’établissements en 2021 contre moins de 300 en 2023). En réaction, entre décembre 2019 et décembre 2023, le Gouvernement et les collectivités territoriales ont versé près de 19 M€ de subventions publiques pour soutenir l’activité de fabrication de bière, majoritairement à des TPE/PME (9 aides sur 10), pour un montant moyen de 550 000 € par aide. Plus précisément, 7 aides sur 10, représentant 58% des 19 M€ de subventions, ont été attribuées en tant que « remède à une perturbation grave de l’économie », c’est-à-dire pour soutenir l’activité face aux conséquences de la crise sanitaire. Les 42% restant constituent des aides à l’investissement, versées notamment pour favoriser la transformation et la commercialisation des produits agricoles, ou pour promouvoir la production et l’utilisation d’énergie renouvelable sur le site de fabrication de bière. Le Gouvernement a également prolongé pour 2024 les aides aux entreprises visant à les aider à faire face à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz. Il s’agit notamment du plafond de prix pour les TPE, de l’amortisseur électricité pour les PME et TPE non éligibles au plafond de prix, ainsi que du guichet d’aide au paiement des factures pour les ETI remplissant certaines conditions. Enfin, concernant le prix du verre, le Médiateur des entreprises a été saisi pour rétablir la confiance dans les relations commerciales et trouver, avec les acteurs, un mode de fonctionnement pérenne qui tienne compte des contraintes de chacun. L’objectif de ces dispositifs est que les producteurs de verre puissent bénéficier des dispositifs permettant de parer la hausse des coûts de l’énergie et ainsi réduire les prix pour l’ensemble de la chaine de valeur, en particulier les brasseurs. Le Gouvernement restera attentif à la situation des fabricants de bières et, plus largement, à l’ensemble des entreprises de la filière brassicole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>236</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6483</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accompagnement des proches aidants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            236. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le statut des salariés aidants, obligés de travailler à temps partiel ou de démissionner pour s’occuper de proches en perte d’autonomie ou en situation de dépendance. En effet, selon l’étude de l’organisme « Aider et travailler 2023 », publiée mardi 3 octobre 2023, il existe en France près de 5 millions de salariés qui sont également aidants, s’occupant de proches en perte d’autonomie ou en situation de dépendance. Ces cas de figure sont en nette progression avec le nombre toujours croissant de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies dégénératives. Pourtant, il semblerait que cette charge n’est pas toujours considérée à sa juste valeur par les employeurs. Au nombre de ces salariés, un tiers aurait été contraint de démissionner afin de pouvoir se consacrer à l’aide de leur proche en difficulté, plaçant ces travailleurs dans une situation de précarité. De plus, ces démissions ne sont pas sans effets pour l’équilibre familial et le couple lorsqu’il s’agit de s’occuper d’un parent. De fait, la précarisation du statut d’aidant est une réalité, d’autant qu’une personne aidante consacre, en plus de son temps, en moyenne entre 500 et 1 000 euros à la personne aidée. Face à ces constatations longuement partagées, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour mieux accompagner les salariés aidants, afin de les reconnaître à leur juste valeur et leur permettre de trouver un équilibre entre leur travail et le soutien apporté à leurs proches. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6483</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, 8 à 11 millions de personnes soutiennent un proche en situation de handicap, en perte d’autonomie ou avec une maladie chronique ou invalidante. Avec le vieillissement de la population, le virage domiciliaire et l’enjeu d’une société pleinement inclusive des personnes en situation de handicap, les proches aidants sont de plus en plus nombreux et sollicités. Les difficultés qu’ils rencontrent ainsi que les impacts négatifs de leur implication sur leur état de santé, leur vie professionnelle et leur bien-être sont nombreux. Avec la stratégie nationale de mobilisation et de soutien en faveur des proches aidants "Agir pour les aidants 2020-2022" des mesures concrètes pour l’ensemble des proches aidants ont été mises en œuvre, afin notamment de lutter contre leur isolement, de favoriser l’accès à leurs droits, de préserver leur santé, de leur permettre de concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle, d’accroître et de diversifier leurs solutions de répit. Aujourd’hui, le congé de proche aidant est ouvert à tous les salariés, fonctionnaires et agents de droit public sans condition d’ancienneté. Il peut faire l’objet d’une indemnisation via l’Allocation journalière du proche aidant (AJPA), ouverte plus largement et revalorisée. En effet, afin d’améliorer la situation des proches aidants, l’article 54 de la loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2022 (L. n° 2021-1754, 23 déc. 2021) a assoupli les conditions requises des salariés pour bénéficier du congé de proche aidant, ou du dispositif de don de jours de congés de la part de collègues de travail, en supprimant la condition légale de « particulière gravité » de l’état de la personne aidée (articles L. 3142-16 et L. 3142-25-1 du code du travail). Concrètement, le champ du bénéfice du congé de proche aidant et de la prestation afférente (AJPA) est ainsi élargi aux proches aidants de personnes dont le handicap ou la perte d’autonomie peuvent, sans être d’une particulière gravité, nécessiter une aide régulière de la part d’un proche, en particulier aux aidants de personnes âgées classées en GIR 4 et bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie. Parallèlement à l’assouplissement du bénéfice du congé de proche aidant à de nouveaux bénéficiaires, la loi a revalorisé son indemnisation, à partir du 1er janvier 2022 à hauteur du SMIC, tout comme l’allocation journalière de présence parentale. De plus, le congé de proche aidant et son indemnisation sont fractionnables à la demi-journée pour les salariés depuis le 30 septembre 2023 et le sont également depuis la publication du décret n° 2023-0825 du 25 août 2023 portant diverses dispositions relatives au congé de présence parentale et au congé de proche aidant dans la fonction publique. En outre, les salariés aidants accompagnant un proche en fin de vie ont droit au congé de solidarité familiale (article L. 3142-6 du code du travail). A défaut d’accord collectif plus favorable, la durée maximale du congé est de trois mois renouvelables une fois. Pendant cette période, le salarié n’est pas rémunéré mais il peut recevoir une allocation d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Enfin, les salariés aidants accompagnant un enfant handicapé ou gravement malade peuvent avoir recours au congé de présence parentale (article L. 1225-62 du code du travail). Le nombre de jours de congé dont bénéficie le salarié est au maximum de 310 jours ouvrés (soit 14 mois). Lorsque la gravité de la pathologie de l’enfant nécessite toujours une présence soutenue et des soins contraignants, les parents peuvent bénéficier de 310 jours supplémentaires (soit 620 jours au total) de congé et d’allocation attachée (allocation journalière de présence parentale). De manière plus globale, l’ensemble des mesures mises en œuvre au titre de la stratégie « Agir pour les aidants 2020-2022 » contribuent à apporter un soutien concret au plus proche des besoins des proches aidants. Elles sont poursuivies puis accompagnées de nouvelles mesures dans le cadre de la nouvelle stratégie en faveur des aidants" Agir pour les aidants 2023-2027". Celle-ci porte notamment 6 nouvelles ambitions :  - tenir l’engagement du Président de la République de permettre 15 jours de répit par an pour les aidants les plus concernés ; - créer dans tous les départements un interlocuteur unique pour les aidants en développant notamment les plateformes d’accompagnement et de répit ; - renforcer les nouveaux droits initiés lors de la première stratégie aidants ; - ouvrir la validation des acquis de l’expérience aux proches aidants ; - améliorer l’accès aux bourses pour les étudiants aidants ; - élaborer un plan de repérage des aidants. Certaines mesures de cette seconde stratégie sont initiées ou ont déjà été mises en œuvre, notamment en faveur des salariés aidants. En effet, à partir du 1er janvier 2025, le salarié aidant aura la possibilité de recharger son droit à l’AJPA lorsqu’il aide plusieurs personnes au cours de sa carrière professionnelle. Enfin, pour mieux soutenir les familles, la loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement et à favoriser le répit des proches aidants prévoit la pérennisation de l’expérimentation mise en place par la loi « Essoc » du 10 août 2018, qui permet des dérogations au droit du travail dans le cadre de prestations de suppléance à domicile du proche aidant (« relayage ») ou dans le cadre de séjours de répit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>921</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6484</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accords « Extension du Ségur » et « CCUE »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            921. — 15 octobre 2024. — M. Thibault Bazin* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de l’arrêté du 26 juin 2024 d’agrément des accords « Extension du Ségur » et « CCUE » du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. De fait, cet agrément a pour objet d’octroyer la « prime Ségur » aux professionnels du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif qui n’en bénéficiaient pas encore. Or sa pleine application nécessite l’attribution de financements publics afin que l’ensemble des associations puissent être compensées du coût de cette prime qu’elles devront octroyer à leurs salariés. Cependant, plusieurs financeurs ont indiqué leur impossibilité de compenser les associations, faute de moyens octroyés par l’État. Cette situation apparaît particulièrement préoccupante alors que la situation financière de la plupart des employeurs ne leur permet pas de financer seuls cette prime. Par ailleurs, les départements ne disposent pas des ressources pour financer cette hausse, notamment car ils n’ont plus de levier fiscal et ils subissent une baisse notoire des DMTO, conséquence de la crise du logement. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les moyens qu’elle entend débloquer afin de permettre une compensation adéquate des employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1220</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6485</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la prime Ségur pour les salariés de la branche associative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1220. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la mise en œuvre de la prime « Ségur » pour tous les salariés de la branche associative, sanitaire, sociale et médico-sociale (BASSMS). Deux accords, attendus par les acteurs associatifs, ont été signés par les partenaires sociaux le 20 juin 2024 et validés par un arrêté public au Journal officiel le 26 juin 2024. Pour que cet accord s’applique pleinement, il est prévu l’attribution de financements publics afin que l’ensemble des associations puissent être compensées du coût de cette prime qu’elles devront octroyer à leurs salariés. Or, dans le contexte budgétaire actuel, plusieurs financeurs publics indiquent aux associations sanitaires, sociales et médico-sociales leur impossibilité de financer cet accord et de compenser les associations, faute de moyens octroyés par l’État. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de mettre en place un système de compensation intégrale pour soutenir les financeurs publics et permettre la mise en œuvre de cette mesure. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6485</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Retard de financement de l’extension du Ségur de la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1222. — 22 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour* attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les difficultés persistantes liées à la mise en œuvre de l’extension du Ségur de la santé. Promulgué le 4 juin 2024, cet accord, visant à revaloriser les rémunérations des salariés du secteur médico-social et social, se heurte à de nombreux obstacles financiers. En effet, plusieurs associations gestionnaires se trouvent dans l’incapacité de verser les primes promises, faute de financements adéquats de la part des collectivités territoriales. Ces associations, qui accompagnent les personnes les plus vulnérables, sont contraintes de puiser dans des ressources financières déjà fragiles, ce qui risque de compromettre la qualité des services rendus aux bénéficiaires. De plus, le retard dans l’application de cet accord expose ces associations à des risques juridiques de la part de leurs salariés, menaçant encore davantage la stabilité des structures concernées. Face à cette situation, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir la bonne mise en œuvre de l’extension du Ségur de la santé et comment il entend encourager les collectivités territoriales à assurer le financement nécessaire à cette revalorisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1223</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6485</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Soutien au secteur médico-social et mise en œuvre du « Ségur pour tous »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1223. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-Charlotte Garin* attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par le secteur médico-social et social associatif, qui concerne plus de 330 000 professionnels dans des domaines essentiels tels que le handicap, la protection de l’enfance, l’autonomie des personnes âgées, la protection juridique des majeurs et la lutte contre les exclusions. En effet, la pénurie de personnel qualifié, les conditions de travail précaires ainsi que des financements insuffisants mettent en péril la continuité et la qualité des services offerts aux personnes vulnérables. Alors que la réforme globale de la gouvernance et du financement de ce secteur se fait toujours attendre, l’absence d’une convention collective unique étendue pour l’ensemble des acteurs aggrave cette situation. Mme la députée souhaite également attirer l’attention sur les difficultés spécifiques liées à la mise en œuvre de l’accord « Ségur pour tous », qui, malgré l’agrément et la publication de l’arrêté du 26 juin 2024, reste largement non financé. De nombreuses associations, contraintes d’accorder cette prime à leurs salariés, puisent dans leurs trésoreries déjà fragilisées par l’inflation, sans que les financeurs publics puissent compenser ce coût, faute de moyens octroyés par l’État. Cette situation met en danger l’existence même de nombreuses structures et l’accompagnement des personnes les plus vulnérables sur l’ensemble du territoire. Elle lui demande donc quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité financière des associations du secteur médico-social et social, notamment à travers l’attribution des financements nécessaires à la mise en œuvre du « Ségur pour tous ». Elle souhaite également savoir si des réformes structurelles seront proposées pour assurer la reconnaissance et la valorisation des métiers de ce secteur crucial.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6486</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de création d’une Convention collective unique et étendue (CCNUE) sur le secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif répond à des objectifs d’intérêt général de lisibilité et d’attractivité du secteur social et médico-social non lucratif. La branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privée à but non lucratif est caractérisée par une diversité du paysage conventionnel, avec de nombreuses fédérations professionnelles et conventions collectives applicables et une multiplication des acteurs et des enjeux propres à chacune des conventions collectives. Celles-ci nuisent à la lisibilité du secteur alors que les enjeux d’harmonisation des conditions d’emploi et de renforcement de l’attractivité sont nécessaires : un salarié sur cinq n’est pas couvert par une convention collective aujourd’hui. Le Gouvernement, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 € net mensuels, dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. Suite à la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, le Gouvernement a, par ailleurs, étendu ces revalorisations à 200 000 salariés de la filière socio-éducative. L’ensemble de ces mesures a fait l’objet de travaux préparatoires associant largement les acteurs concernés, dont l’association Départements de France. Depuis l’été 2022, les représentants de la branche ont engagé des négociations. Ils sont arrivés à la conclusion de deux accords le 4 juin 2024, l’un permettant d’étendre le Ségur aux professionnels n’en bénéficiant pas encore, l’autre donnant un cadre et un calendrier à la négociation de la CCNUE. Ces accords ont été largement signés par les partenaires sociaux. Ils sont importants pour l’attractivité du secteur social et médico-social et le Gouvernement reste fortement engagé à soutenir cette démarche. Les accords ont été agréés dans le respect de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, après avis de la commission nationale d’agrément, dont sont membres de droit trois présidents de conseils départementaux. Cet agrément les rend opposables aux financeurs des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) relevant du champ de la branche de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des ESSMS, a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 M€, dès juillet 2024. Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés de certains départements pour financer l’accord du 4 juin 2024 sur le périmètre des ESSMS où la procédure d’agrément les engage comme autorités de tarification. Cette volonté de faire vivre et renouveler le dialogue entre l’État et les Départements a été réaffirmée par le Premier ministre lors du 93ème congrès des Assises des Départements de France à Angers, le 15 novembre 2024. Le Premier ministre a ainsi annoncé la création, début 2025, d’une instance de pilotage partagée entre l’État et les départements qui actera les grandes décisions impactant notamment leurs finances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1413</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6486</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Situation des aidants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1413. — 29 octobre 2024. — M. Auguste Evrard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des aidants familiaux. Selon le baromètre BVA/Collectif Je t’Aide, il est estimé qu’en 2024, 25 % des Français seraient des aidants. Autrement dit, des millions de personnes, souvent des membres de la famille ou des proches, consacrent une grande partie de leur temps à accompagner et à prendre soin de leurs proches en situation de dépendance, de handicap, ou atteints de maladies chroniques. Les aidants familiaux jouent un rôle essentiel dans le soutien quotidien des personnes en situation de dépendance, dans un contexte de vieillissement de la population et de progression des maladies chroniques. Ils assument souvent cette responsabilité sans formation adaptée ni soutien financier suffisant, au détriment de leur propre santé physique et mentale. Ce rôle, souvent invisible, constitue pourtant un pilier du système de solidarité. Or l’aide a un coût sur l’emploi, les finances, la vie sociale, la santé et les retraites. Cependant, malgré les avancées législatives récentes, notamment la reconnaissance du statut d’aidant et la mise en place du congé de proche aidant, beaucoup d’entre eux estiment que les dispositifs existants sont insuffisants. Ils dénoncent le manque de dispositifs de répit, la lourdeur des démarches administratives pour accéder aux aides, ainsi que l’insuffisance des indemnisations prévues dans le cadre des congés spécifiques. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour ajuster la stratégie nationale 2023-2027 de mobilisation et de soutien aux aidants, afin d’améliorer leur reconnaissance, leur bien-être et le soutien nécessaire à l’exercice de leur mission d’utilité publique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6487</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, 8 à 11 millions de personnes soutiennent un proche en situation de handicap, en perte d’autonomie ou avec une maladie chronique ou invalidante. Avec le vieillissement de la population, le virage domiciliaire et l’enjeu d’une société pleinement inclusive des personnes en situation de handicap, les proches aidants sont de plus en plus nombreux et sollicités. Or, l’engagement des aidants a des impacts importants dans tous les domaines de leur vie : leur santé, leur activité professionnelle, leur bien-être, leur temps libre. La première stratégie pour les aidants « Agir pour les aidants 2020-2022 » a permis notamment, la création de l’Allocation journalière du proche aidant (AJPA) indemnisant le congé proche aidant, l’élaboration du cadre national d’orientation sur le répit, la création d’un guide des pratiques inspirantes des solutions de répit et une augmentation sur trois ans de + de 62,55 millions d’euros consacrés au développement des solutions de répit. La nouvelle stratégie « Agir pour les aidants 2023-2027 », annoncée le 6 octobre 2023, déclinée en trois axes (communiquer, repérer et informer ; renforcer l’offre et l’accès au répit ; soutenir les aidants tout au long de la vie) porte notamment 6 nouvelles ambitions : - tenir l’engagement du Président de la République de permettre 15 jours de répit par an pour les aidants les plus concernés ; - créer dans tous les départements un interlocuteur unique pour les aidants en développant notamment les plateformes d’accompagnement et de répit ; - renforcer les nouveaux droits initiés lors de la première stratégie aidants ; - ouvrir la validation des acquis de l’expérience aux proches aidants ; - améliorer l’accès aux bourses pour les étudiants aidants ; - élaborer un plan de repérage des aidants. Certaines mesures de cette seconde stratégie sont initiées ou ont déjà été mises en œuvre. La campagne de communication grand public a été lancée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie du 22 septembre au 20 octobre 2024. Cette campagne avait pour objectif à la fois de contribuer à une prise de conscience collective du rôle des aidants dans la société et de faire prendre conscience aux proches aidants de leur situation d’aidance pour les inciter à recourir à leurs droits. Une page internet regroupant toutes les informations utiles a été créée : aidant.gouv.fr. De plus, à partir du 1er janvier 2025, sera ouverte la possibilité pour l’aidant de recharger son droit à l’AJPA lorsqu’il aide plusieurs personnes au cours de sa carrière professionnelle. L’expérimentation de dérogations au droit du travail dans le cadre de prestations de suppléances à domicile et de séjours de répit aidants-aidés, permettant à un intervenant unique de relayer un aidant à domicile de 36 h à 6 jours consécutifs a été généralisée par l’article 9 de la proposition de loi visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neurodéveloppement et à favoriser le répit des proches aidants. Enfin, la direction interministérielle de la transformation publique a été saisie afin de conduire une mission sur le répit des aidants. Celle-ci a notamment pour objectif de comprendre les attendus des usagers et les freins au recours au répit et d’identifier les leviers d’évolution possibles afin d’optimiser le recours au répit des aidants. S’agissant du déploiement des dispositifs de répit, le maillage territorial des plateformes de répit et d’accompagnement se développe. Au 15 octobre 2024, 242 Prestations de fidélisation et de reconnaissance (PFR) en faveur des aidants de personnes âgées et 76 PFR pour le champ relatif aux personnes handicapées étaient installées, contre 291 fin 2023. Enfin, la stratégie prévoit également de nombreuses mesures en faveur des aidants qui seront mises en œuvre d’ici à 2027 : - déployer 6 000 nouvelles solutions de répit ; - élargir les jours d’ouverture des établissements pour enfants pour permettre l’accueil pendant les week-ends et les vacances ; - aider les aidants à s’informer et à se former sur la situation de leur proche ; - développer la médiation familiale pour prévenir et soulager les aidants dans les situations de tension ; - permettre aux aidants de pouvoir accéder au compte « Mon espace santé » de leur proche avec un identifiant dédié. Enfin, pour mieux soutenir les familles, la loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement et à favoriser le répit des proches aidants prévoit la pérennisation de l’expérimentation mise en place par la loi « Essoc » du 10 août 2018, qui permet des dérogations au droit du travail dans le cadre de prestations de suppléance à domicile du proche aidant (« relayage ») ou dans le cadre de séjours de répit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>622</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6487</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Non-respect des engagements liés à la recherche sportive pour les JO 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            622. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le choix du Gouvernement concernant la recherche sportive. À l’occasion de la préparation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024, le Gouvernement s’est donné pour objectif d’améliorer les résultats des sportifs français, notamment via le soutien à la recherche. Dans cet objectif, l’agence nationale du sport s’est muni d’un pôle « Haute performance » dont l’une des missions est d’optimiser les performances par le lien entre la recherche et l’innovation. La méthode s’articule de la façon suivante : l’expérimentation couplée à de grandes quantités de données permet de dégager des savoirs et de la connaissance qui pourra ensuite être transmise aux athlètes, entraîneurs ou industriels par des professionnels. Or après plusieurs années d’application, ces professionnels constatent que très peu de données et de résultats sont disponibles sur le Sport data hub, qui n’est d’ailleurs visiblement plus mis à jour. Cette situation est la conséquence d’une fausse ambition dont la mise en place a abouti à un projet étriqué et sous-doté. En effet, un seul projet de recherche a été financé : le programme prioritaire de recherche sur le sport de très haute performance qui se concentre uniquement sur le suivi et l’amélioration des athlètes de très haut niveau et dont l’enveloppe d’investissement s’élève à 20 millions d’euros, bien loin des 8,7 milliards d’euros que vont coûter les JOP. De ce fait, les acteurs associatifs et professionnels s’inquiètent que l’opportunité des JOP n’ait pas été saisie pour proposer de nouvelles thématiques de recherche aux universités et laboratoires. Il est désormais à craindre que maintenant les jeux passés, la recherche sportive retourne définitivement à l’oubli. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement compte mettre en place un financement pérenne et ambitieux de la recherche sportive au profit de tous les publics. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6488</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 organisés à Paris, la France ambitionnait de doubler le nombre de médailles remportées aux dernières olympiades. À cet effet, 20 M€ ont été mobilisés pour créer un programme prioritaire de recherche (PPR) « Sport de très haute performance » dont le pilotage scientifique a été confié au CNRS. Ce programme visait à financer des projets de recherche translationnelle dans le domaine de la performance sportive, dont les résultats ont été exploités par les meilleurs athlètes olympiques et paralympiques français afin qu’ils puissent atteindre la plus haute performance aux Jeux en 2024. Pour atteindre ces objectifs, un appel à projet à destination des communautés scientifiques et sportives a été lancé autour de 9 grands défis pluridisciplinaires et de plusieurs enjeux transversaux. À l’issue des 2 vagues de cet appel, 12 projets ont été retenus pour 18,3 M€. Ces projets ont réuni scientifiques et sportifs de haut niveau autour du sport de haute performance et ont bénéficié à 23 disciplines sur les 35 disciplines olympiques ou paralympiques de Paris 2024 : athlétisme, aviron, badminton, basketball, boxe, canoë-kayak, cyclisme, escalade, escrime, football, gymnastique, handball, handisport, judo lutte, natation, rugby, tennis, tir, tir à l’arc, triathlon, voile et volleyball. Grâce à ces collaborations inédites, tous les champs de la recherche et de l’innovation dans le sport ont été couverts. Les projets ont ainsi permis : - une alliance sans précédent des sciences de la vie et les sciences humaines et sociales : physiologie, psychologie, biologie, biophysique/biomécanique, médecine, intelligence ; - des avancées majeures dans des domaines clés du sport de haut niveau : équilibre de vie et environnement de l’athlète, prévention et traitement des facteurs de risque, cognition et préparation mentale, interactions homme-matériel et optimisation du matériel, apprentissage et optimisation du geste sportif, quantification des charges d’entraînement, big data et intelligence artificielle au service de la performance, performance dans son environnement et spécificités du domaine paralympique ; - une action de diffusion de la recherche : plusieurs dizaines d’articles de recherche et de vulgarisation déjà publiée et un quatrième trimestre 2024 permettant de diffuser le bilan scientifique du PPR à l’issue des épreuves olympiques et paralympiques ; - les collaborations entre 23 fédérations sportives, 8 organismes de recherche, 37 laboratoires, 30 partenaires académiques : la mise en réseau de nouveaux partenaires du monde du sport de haut niveau mais aussi académiques et industriels, le rapprochement des chercheurs avec les fédérations et les équipes de France, l’implication des fédérations en personnels et staffs et l’acculturation des entraîneurs, la mise en œuvre de nouvelles formes de travail avec la restructuration des laboratoires et le recrutement de postdoctorants, l’attraction de moyens supplémentaires, la production de connaissances et de formations et le partage de « bonnes pratiques ». Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative (MSJVA) travaillent actuellement à la construction d’un nouveau programme prioritaire de recherche qui prenne en compte d’une part les enjeux des JOP Alpes 2030 mais également le lien entre performance sportive et développement de la pratique ainsi que le développement des partenariats industriels. Plus globalement, l’Agence nationale du sport (ANS), en collaboration étroite avec l’INSEP consolide et pérennise les projets de performance en terme de méthodologie et de conseils auprès des acteurs de la performance. Elle s’assure que les ressources soient placées sur les axes prioritaires d’optimisation de la performance en s’appuyant sur 3 dispositifs. Ainsi le sport data hub (SDH) associe depuis 2020 le MSJVA, l’ANS et l’INSEP dans une mission nationale de mutualisation de l’offre numérique et de l’exploitation de données au service de la politique publique du sport de haut niveau français incarnée par la stratégie Ambition bleue. Le SDH doit permettre d’optimiser la performance individuelle et collective du sport de haut niveau français en centralisant l’ensemble des applications et des données du sport français. La mise en commun des moyens humains et financiers permet à la fois de structurer la dématérialisation des services d’accompagnement des sportifs du haut niveau et de donner un avantage concurrentiel aux athlètes français. Avec un budget annuel de plus de 4M€, le SDH repose aujourd’hui sur l’optimisation et l’analyse de la performance, la gestion quotidienne des athlètes, les droits des sportifs de haut niveau (SHN), l’identification et la mobilisation de l’ensemble des compétences mobilisées au service des athlètes (préparateurs mentaux, physiques, médecins, experts medias etc.) et le pilotage des financements. La méthode ORfèrvre consiste à mettre à disposition des fédérations olympiques et paralympiques et des entraîneurs un support méthodologique et un accompagnement sur lequel ils peuvent s’appuyer pour consolider leurs projets de performance. En prenant appui sur les connaissances scientifiques existantes, la méthode ORfèvre identifie les stratégies susceptibles d’optimiser l’expression du potentiel en compétition, de catalyser la réponse à l’entraînement et de maîtriser les facteurs de risque pouvant engendrer des indisponibilités ou des contre-performances. 200 000€ annuels sont investis pour le déploiement de la méthode. Enfin, l’ANS a porté un plan de transformation numérique des fédérations sportives en 2021 et 2022 financé par l’État à hauteur de 4 M€.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1794</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6489</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Création d’un diplôme spécifique au snowboard</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1794. — 5 novembre 2024. — M. Xavier Roseren attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’avenir de la discipline du snowboard et la reconversion des sportifs de haut niveau (SHN). Devenue discipline olympique en 1998, le snowboard a depuis permis à la France de décrocher treize médailles, dont la dernière en date obtenue en snowboard cross, qui permet au pays d’occuper sept des huit podiums de la catégorie. La délégation tricolore devient ainsi la plus médaillée de l’histoire olympique de cette discipline grâce à la multiplication d’athlètes de haut niveau qui collectionnent les médailles. Pourtant, elle demeure le seul pays d’Europe occidentale à ne pas disposer de diplôme d’État de snowboard. Si ceux qui ont fait rayonner la France pendant plus de quinze années souhaitent désormais transmettre leur passion et former les nouveaux espoirs de la jeunesse, la seule voie possible demeure l’obtention d’un diplôme d’État de ski alpin, diplôme aux critères d’obtention propres au ski et techniquement très exigeants. Les sportifs de haut niveau en snowboard doivent alors réussir l’épreuve technique de ski alpin ( Common Training Test, CTT), en application du règlement délégué européen (UE) n° 2019/907 du 14 mars 2019, anciennement appelé Eurotest. Épreuve déjà particulièrement exigeante et sélective pour les sportifs dont c’est la discipline, elle devient tout simplement inaccessible aux snowboardeurs qui prétendent à l’obtention d’un diplôme d’État, diplôme pourtant clé de leur reconversion. Cette incompatibilité était historiquement palliée par la passerelle, omise de la nouvelle directive européenne, consistant à permettre l’obtention du diplôme d’État de ski sans pré-requis techniques, notamment au terme de l’accumulation de points FIS durant la saison. Le sport qui pouvait autrefois apparaître comme un « dérivé » du ski n’a pourtant plus rien à prouver sur la construction de son identité propre. Les exigences du snowboard à haut niveau demandent naturellement une spécialisation exclusive dans ce sport et la maturation de plus en plus précoce de la pratique n’autorise pas la dispersion. La jurisprudence « Prinz » (Arrêt du 22 avril 2004 de la 1ère chambre correctionnelle de la cour d’appel de Grenoble) précise en ce sens que « le snowboard n’est pas un dérivé du ski ». Si les autorités françaises sont soucieuses de préserver le niveau de sécurité et la qualité des prestations garanties aux usagers des domaines skiables à travers cette certification professionnelle, il convient de souligner que les pratiquants de snowboard ne prônent en aucun cas la disparition du ski alpin des aptitudes nécessaires à l’obtention d’un diplôme d’État. Seulement le niveau d’exigence technique d’aptitudes n’est pas adapté à la discipline. Il n’est pas seulement demandé aux sportifs de haut niveau en snowboard de savoir skier pour entraîner, mais de devenir sportif de haut niveau en ski pour enseigner leur pratique. Or les meilleurs athlètes français brillent dans une discipline techniquement très éloignée du ski. Cette disparité existant depuis quelques années déjà, deux possibilités s’offrent alors aux sportifs : se former à prix coûtant à l’étranger, ou effectuer un stage de remise à niveau, au calendrier par ailleurs non adapté au rythme des compétitions et préparations physiques propres aux sportifs de haut niveau et peu réaliste au regard du niveau demandé à l’issue du stage. Beaucoup de pays proposant un diplôme d’État propre au snowboard, la concurrence étrangère met d’autant plus la discipline en péril puisque les prochaines générations ne peuvent plus être entraînées pour perpétuer le rayonnement de la France dans le cadre des compétitions internationales, alors que le pays a les plus grands domaines skiables d’Europe et la plus haute station d’Europe avec Val-Thorens. Si le pôle de haute performance de l’Agence nationale du sport souligne l’importance de la mission d’accompagnement des sportifs de haut niveau dans leur insertion professionnelle et leur reconversion, la tenue des jeux Olympiques d’hiver 2030 peut également être l’opportunité de donner un avenir aux sportifs français à travers un message fort de reconnaissance de leur discipline. La création d’un diplôme d’État propre au snowboard ne constitue par ailleurs pas la seule issue possible à leur reconversion. L’épreuve de ski alpin, nécessaire à l’obtention du diplôme d’État de ski, pourrait tout simplement être adaptée ou déclinée à leur discipline et s’avérer tout aussi exigeante et technique, mais en snowboard. Il pourrait également s’agir de ré-introduire la passerelle qui pré-existait. Entre adaptation du CTT et création du diplôme d’État de snowboard, de nombreux outils existent donc pour parvenir à reconnaître le snowboard au même titre que le ski. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage la création d’un diplôme spécifique au snowboard ou de permettre aux sportifs de haut niveau de les accompagner dans leur reconversion professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6490</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le métier de moniteur de ski a été historiquement conçu comme une profession polyvalente, avec comme activité principale le ski alpin, complété par des disciplines associées comme le snowboard. Cette philosophie est partagée par l’ensemble des acteurs de la filière montagne, notamment la fédération française de ski (FFS), et s’inscrit dans une vision d’ensemble du métier au niveau européen. Elle permet de garantir une formation complète et adaptée à la diversité des besoins des pratiquants sur les domaines skiables. La construction du diplôme d’État reflète cette approche : ce diplôme ne se limite pas à une spécialisation étroite, mais forme des professionnels capables de répondre à un large éventail de demandes. Ce cadre global offre également une protection contre des revendications d’accès partiel prévues par les règlements européens en cas de différence substantielle dans les certifications. Si le snowboard occupe une place importante dans l’histoire des sports d’hiver, sa pratique a diminué au fil des années. Aujourd’hui, il représente environ 4 % des heures d’enseignement dispensées par les moniteurs des écoles du ski français (ESF). Cette tendance est également visible dans le marché des fabricants d’équipements de snowboard. Par conséquent, un diplôme exclusivement dédié au snowboard risquerait de fragiliser économiquement les professionnels, car cette activité ne permettrait pas de garantir une rémunération suffisante sur une saison. Pour assurer leur pérennité économique, les moniteurs spécialisés dans le snowboard sont donc amenés à compléter leur activité par l’enseignement du ski alpin, justifiant ainsi la nécessité d’une formation polyvalente. Conscient des défis posés par l’exigence du règlement délégué européen n° 2019/907, le ministère, en collaboration avec la FFS, a mis en place un accompagnement personnalisé pour les athlètes souhaitant se reconvertir en tant que moniteurs. Ce dispositif cofinancé vise à soutenir les sportifs de haut niveau dans leur transition professionnelle tout en maintenant des critères de qualité et de sécurité conformes aux attentes des usagers des domaines skiables. Si le snowboard est une discipline olympique depuis 1998, cet argument ne justifie pas en soi la création d’un diplôme d’État distinct pour chaque discipline. À titre d’exemple, d’autres disciplines olympiques, telles que le ski de bosses, le freestyle ou le ski de randonnée (introduit récemment lors de la dernière session du CIO), ne bénéficient pas de diplômes spécifiques. Une telle fragmentation poserait des défis majeurs pour maintenir l’unité et la polyvalence de la filière tout en répondant à la demande des pratiquants. Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative reste attentif à la reconnaissance des spécificités des différentes disciplines sportives tout en préservant la cohérence et la viabilité économique du métier de moniteur de ski. La philosophie actuelle, fondée sur la polyvalence, permet de garantir des débouchés professionnels solides tout en s’adaptant à l’évolution des pratiques sportives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2381</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6490</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Lutte contre les violences observées dans les stades de football</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2381. — 26 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les comportements violents récemment observés au sein des stades de football. Le dimanche 6 octobre 2024, en marge du match de Ligue 1 opposant l’Olympique Lyonnais (OL) au FC Nantes, des groupes de supporters lyonnais sont entrés en altercation aux abords des tribunes du Parc OL. Selon plusieurs médias locaux, un supporter aurait été agressé à l’aide d’une arme blanche et un autre supporter aurait été interpellé en possession d’un cutter. Le jeudi 24 octobre 2024, le match opposant l’OL au club turc du Besiktas s’est soldé par des affrontements entre supporters et huit interpellations malgré les mesures mises en œuvre. À ces débordements entre supporters s’ajoutent la discrimination et les comportements racistes, qui gâchent le spectacle populaire que doit être le sport et ne permet plus à tous et toutes de venir au stade en toute sécurité. Le samedi 19 octobre 2024, des témoins ont par exemple fait état de chants homophobes, lors du match opposant le Paris Saint-Germain au RC Strasbourg. Des cris de singes, saluts nazis, insultes racistes et violences ont largement été documentés par la presse ces dernières années. L’idéologie raciste de l’extrême droite qui se répand dans les tribunes va à l’encontre de toutes les valeurs du sport et de la loi, la xénophobie étant un délit et non une opinion. Pourtant, l’article L. 224-1 du code du sport dispose que « les supporters et les associations de supporters, par leur comportement et leur activité, participent au bon déroulement des manifestations et compétitions sportives et concourent à la promotion des valeurs du sport ». Les clubs de supporter participent à l’avancée des travaux de l’instance nationale du supportérisme, qui est organisée au titre de l’article D. 224-1 du code du sport et elle « présente chaque année au ministre chargé des sports un rapport d’activité qui retrace la contribution de l’instance et celle des différents acteurs du sport, dont la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, sur le supportérisme ». D’autre part, depuis novembre 2021, la Ligue de football professionnelle (LFP) s’est engagée dans une campagne annuelle « Dégageons les discriminations, dégageons le racisme ! » avec le lancement d’ateliers sur la question du racisme dans les stades. Depuis, 74 ateliers ont été organisés dans 27 clubs différents d’après la LFP, qui se déplace dans tous les clubs pour sensibiliser directement joueurs, staffs et supporters. Elle souhaite donc connaître les moyens employés par le M. le ministre afin de mettre un terme à la montée des actes et propos xénophobes en agissant sur les leviers de prévention et de sanction en lien avec les clubs et les associations de supporters. Elle souhaite également connaître les mesures qu’il compte prendre à l’égard des membres violents dans les tribunes et aux abords du stade, groupes informels politisés à l’extrême droite qui mettent à mal les valeurs du sport et du supportérisme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6491</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès sa prise de fonction, le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative a été marqué par plusieurs incidents survenus dans des stades, révélateurs d’un climat délétère. Ces événements ont renforcé sa détermination à faire de la lutte contre toute forme de violence et de discrimination une priorité absolue de son action. Cette dynamique, pilotée par le ministère chargé des sports en étroite liaison avec les ministères de l’intérieur et de la justice, est, s’agissant des sujets liés aux violences et discriminations dans les stades, portée également avec les instances sportives, notamment du football, au premier rang desquelles figurent la ligue de football professionnel (LFP) et la fédération française de football (FFF). Elle s’appuie de surcroit sur les travaux de l’instance nationale du supportérisme (INS), dont l’une des missions consiste à proposer des recommandations visant « à la participation des supporters au bon déroulement des manifestations et compétitions sportives et à l’amélioration de leur accueil » (article D. 224-1 du code du sport). Aujourd’hui, plusieurs dispositifs sont déjà en place et d’autres seront renforcés pour lutter efficacement contre ces phénomènes. Le ministère anime ainsi les travaux de l‘INS sur le sujet de la lutte contre les discriminations : ceux-ci ont permis de produire un guide rappelant les diverses sanctions encourues en cas de comportements discriminatoires. La LFP joue également un rôle actif dans la sensibilisation contre les discriminations. Depuis 2021, sa campagne annuelle "Dégageons les discriminations, dégageons le racisme ! " a permis d’organiser 74 ateliers dans 27 clubs, sensibilisant joueurs, staffs et supporters à ces problématiques. Ces actions éducatives sont essentielles pour promouvoir une culture de respect et d’inclusion dans les stades. Pour garantir la sécurité des spectateurs et prévenir les actes violents, les sanctions et les mesures administratives ont été renforcées par la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. Désormais, toute personne introduisant, portant ou exhibant dans une enceinte sportive des insignes, signes ou symboles incitant à la haine ou à la discrimination encourt une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Par ailleurs, la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 a instauré une application automatique de l’interdiction de stade en cas de provocation ou incitation à la haine (articles L. 332-6 et L. 332-7 du code du sport). En outre, le recours aux interdictions administratives de stade (IAS) et aux interdictions judiciaires de stade (IJS) est renforcé. Ces mesures permettent d’écarter durablement les individus violents des enceintes sportives. Enfin, un arrêté sera prochainement publié pour préciser les compétitions et matchs qui sont concernés par l’obligation de mise en place d’un système de billetterie nominatif, infalsifiable et dématérialisé tel que défini par le décret n° 2024-416 du 3 mai 2024. Cet arrêté s’appliquera notamment aux matches de Paris, Lyon et Marseille en ligue 1. Au-delà des sanctions individuelles, les clubs dont les supporters se rendent coupables de tels actes peuvent être sanctionnés par la LFP, notamment par des huis clos, des amendes ou des retraits de points. Le Gouvernement reste donc pleinement mobilisé pour que les stades redeviennent des lieux de convivialité et de respect, où chacun puisse assister aux rencontres en toute sécurité et dans un esprit de fête.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2052</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6491</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Crédits plan vélo 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2052. — 19 novembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la disparition des crédits alloués au Plan Vélo en 2024. Le « Plan Vélo 2023-2027 », salué par toutes les organisations de la filière vélo et de ses usagers, prévoit un investissement de l’État à hauteur de 1,25 milliard d’euros sur 5 ans. Cet investissement doit, en pratique, être traduit par un engagement financier annuel de 250 millions d’euros de crédits budgétaires versés au fonds « mobilités actives » de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT-F). Pour distribuer ces fonds, le Plan Vélo prévoit deux dispositifs : un appel à projets « aménagements cyclables » et un appel à « territoires cyclables », chacun représentant 125 millions d’euros d’engagements. Ce processus s’est déroulé sans encombre en 2023. En accord avec les engagements pris pour les années 2023 à 2027, les ministres Beaune et Béchu annonçaient donc en novembre 2023 le lancement d’un nouvel appel à projet et d’un nouvel appel à territoires pour l’année 2024. L’appel à projets « aménagements cyclables » a bien été lancé. Plusieurs centaines de collectivités locales ont déposé leurs dossiers, une liste de lauréats a été éditée au printemps, mais les crédits ont été gelés. Dans le Finistère, de nombreuses communes sont affectées par ce revirement incompréhensible : on peut citer, entre autres, la communauté de communes Lesneven Côte des Légendes, Landerneau, Ergué-Gabéric, Plourin-les-Morlaix, ou encore la communauté de communes du pays de Fouesnant. L’appel à « territoires cyclables », lui, n’a jamais vu le jour, malgré les demandes répétées des acteurs et les promesses du Gouvernement. L’année 2024 risque donc bien d’être une année blanche pour le vélo, la première depuis 2018 et ce alors même que la pratique du vélo continue d’augmenter. Cette instabilité est incompréhensible et le retrait des financements promis aux collectivités pour leur politique cyclable ne leur permet pas de planifier leurs investissements, ce qui est pourtant primordial pour le développement des mobilités douces. Considérant que le secteur des transports dans son ensemble représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre du pays et est le seul pour lequel les émissions augmentent de façon continue et alors qu’un tiers des actifs habite à moins de cinq kilomètres de son lieu de travail, mettre en place une politique ambitieuse pour le développement du vélo comme mode de déplacement quotidien semble essentiel. Le retrait des crédits annoncés pour l’année 2024 entre en contradiction avec les discours successifs des ministres Borne et Beaune. Compte tenu de ces éléments, il s’interroge sur l’avenir de ces crédits et sur l’intention de M. le ministre de respecter les engagements pris par ses prédécesseurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6492</pageJO><datePublication>2024-12-03</datePublication><noPublication>20240034</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds mobilités actives a permis de soutenir plus de 1 200 projets d’aménagements cyclables sur plus de 700 territoires. Le fonds a rendu possible l’engagement de politiques cyclables et a ainsi joué un rôle accélérateur partout en France métropolitaine et dans les outre-mer. Dans un contexte budgétaire exigeant, le Gouvernement poursuit en 2024 et 2025 le redressement clair et déterminé des comptes publics en mettant en œuvre prioritairement une réduction de la dépense publique, en veillant à son efficacité et à la préservation des missions de service public essentielles de l’État. Dans ce contexte inédit de finances publiques, le septième appel à projets du fonds mobilités actives ne sera effectivement pas attribué et aucun nouvel appel à projets ne sera lancé en 2025. Néanmoins, l’ensemble des engagements pris par l’État à hauteur de 641 M€ depuis 2019, auprès des collectivités locales sera assuré. C’est également le cas des 185 M€ de subventions de l’État en faveur des véloroutes prévus au titre des contrats de plan État régions signés ou en cours de l’être. Il revient aux collectivités locales, gestionnaires de voirie, de faire le choix de poursuivre l’aménagement cyclable de leur réseau. Elles pourront s’appuyer en 2025 notamment sur les dotations de soutien à l’investissement local ; d’équipement des territoires ruraux ; politique de la ville ; et de soutien à l’investissement des départements. Enfin, le reste du plan vélo et marche 2023-2027 se poursuit et reste donc une priorité pour le gouvernement : les programmes CEE en faveur du vélo sont actifs et ont été prolongés en 2025 et permettent de soutenir le savoir rouler à vélo, le stationnement, l’émergence de politiques cyclables, etc. L’appel à projets industries du vélo se poursuit également et est en phase d’instruction des premiers dossiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>