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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-12-17" NumJO="20240036" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>2832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6736</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Allongement du délai de réclamation pour la défiscalisation des rentes ATEXA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2832. — 17 décembre 2024. — Mme Murielle Lepvraud alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les rentes ATEXA, qui sont des sommes versées aux exploitants agricoles ou à leurs ayants droit lorsqu’ils subissent un accident du travail ou contractent une maladie professionnelle qui entraîne une incapacité permanente. Certains bénéficiaires, en activité ou retraités, ont été imposés sur le montant de ces rentes via la Mutualité sociale agricole ou les caisses de retraite, quand d’autres n’ont fait l’objet d’aucun prélèvement. Cela entraîne donc des disparités de traitements injustes. En réponse à l’association Phyto-victimes qui s’interrogeait sur la fiscalité appliquée à ces rentes, le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a répondu en juin 2024 que ces rentes entraient dans le champ des « rentes versées dans le cadre d’un régime obligatoire de sécurité sociale ». En conséquence, les rentes ATEXA ne sont pas imposables - et ne l’ont jamais été. Les bénéficiaires de ces rentes ont donc la possibilité, jusqu’au 31 décembre 2024, de réclamer le remboursement des sommes prélevées injustement sur les 3 années précédentes. Or la MSA a commencé à prévenir les bénéficiaires courant novembre seulement et certains ne sont toujours pas informés à cette heure. Mme la députée sollicite donc l’intervention de Mme la ministre afin d’allonger exceptionnellement le délai de réclamation de 6 mois, jusqu’au 30 juin 2025 et ainsi laisser le temps aux bénéficiaires de faire les démarches administratives nécessaires. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6736</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Révision modalités paiement, financement et gestion stock des caves coopératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2834. — 17 décembre 2024. — M. Frédéric Falcon alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nécessité de revoir les modalités de paiement, de financement et de gestion des stocks pour les caves coopératives. En effet, alors que les hectolitres de vin sont pourtant achetés, les caves coopératives se retrouvent cependant trop souvent avec des stocks importants immobilisés et des millions d’euros bloqués en raison de l’absence de paiement immédiat du prix de vente, impactant dès lors gravement leurs finances. Ce décalage persistant entre l’achat et le paiement des hectolitres de vin s’explique par les pratiques de certains distributeurs, grossistes et grandes enseignes. Ainsi, contrairement à la vente au détail où le paiement est immédiat, la vente en gros implique un report de trésorerie, immobilisant par conséquent des quantités importantes de vin. Face aux tensions de trésorerie liées au décalage entre les sorties et les rentrées d’argent, les caves coopératives sont bien souvent contraintes de recourir à des solutions de préfinancement telles que l’affacturage ou des prêts bancaires adaptés et ce, afin de s’acquitter des frais d’entrepôt, d’assurance et de gestion des stocks qui demeurent à leur charge. Il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir les modalités de paiement, de financement et de gestion des stocks pour les caves coopératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6736</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guerin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prise en compte du bien-être animal dans la commercialisation des aliments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2837. — 17 décembre 2024. — M. David Guerin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la prise en compte du bien-être animal dans la commercialisation des produits alimentaires d’origine animale. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été promulguée le 10 juin 2020. Elle rend obligatoire l’information des consommateurs sur la provenance des produits qu’ils consomment. Mais la question du bien-être animal et notamment des conditions d’élevage, mais aussi d’abattage, restent secondaires. Pourtant, les différents ministres de l’agriculture qui se sont succédé, ont toujours assuré que la question du bien-être animal était primordiale. Aussi, il lui demande si elle entend étudier la mise en place d’indicateurs sur l’ensemble des produits alimentaires afin que les consommateurs puissent être informés quant au bien être de l’animal d’élevage qu’ils choisissent, que ce soit des produits bruts ou des produits transformés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6737</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Ravages du scolyte dans le département de l’Ain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2839. — 17 décembre 2024. — M. Xavier Breton interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le sujet des ravages du scolyte en France et notamment dans le département de l’Ain dont le taux de boisement est de 36 %. Ces insectes nuisibles sont sources d’effets dévastateurs sur les populations d’épicéas et sur l’écosystème dans son ensemble. Les épidémies engendrées par le développement des scolytes peuvent se propager sur de vastes étendues de forêts, laissant derrière elles, des arbres morts, des friches. La vie des villages ruraux, de moyenne montagne n’en sera que perturbée. Les effets néfastes des scolytes sur les épicéas sont multiples. Tout d’abord, l’affaiblissement des arbres dû à l’activité des scolytes les rendent plus vulnérables à la sécheresse ou aux maladies. Les épicéas infectés deviennent plus sensibles aux champignons pathogènes, ce qui entraîne souvent une augmentation des maladies fongiques. Les scolytes peuvent également avoir un impact économique significatif. Les épicéas sont souvent exploités pour leur bois, utilisé dans la construction, la fabrication de meubles et d’autres industries. Lorsque les scolytes déciment les populations d’épicéas, cela a des répercussions sur l’approvisionnement en bois et peut entraîner des pertes financières pour les industries forestières et les propriétaires forestiers qui tiennent à valoriser au mieux leurs arbres. Ainsi, M. le député demande à Mme la ministre les mesures qu’elle compte prendre pour lutter contre cette prolifération et intensifier les aides à la commercialisation de bois colonisé par les scolytes, notamment en les valorisant pour les centrales biomasses. Et enfin, pour pouvoir intervenir au plus vite sur les arbres infectés et éviter ainsi la propagation, il serait nécessaire de mettre en place une aide dédiée aux bûcherons et aux groupements forestiers. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6737</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Attentes de l’élevage laitier français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2848. — 17 décembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les demandes de l’élevage laitier français, qui est dans l’attente d’un projet de loi agricole ambitieux, portant la reconnaissance de l’élevage comme secteur stratégique pour l’agriculture française et la souveraineté alimentaire et valorisant le rôle des femmes dans les élevages en facilitant par exemple leur installation. La filière de l’élevage laitier souhaite également un renforcement de l’information claire aux consommateurs sur l’origine des produits agricoles, qu’ils soient bruts ou transformés ainsi qu’un renforcement des dispositions de la loi « EGalim », par exemple sur les indicateurs interprofessionnels, le calendrier des négociations, la révision des formules de prix ou le règlement amiable des différends. Elle souhaite une adaptation de la structuration des filières agricoles en vue de renforcer le rôle des organisations professionnelles et des associations d’organisations professionnelles ainsi que la prise en compte des intérêts et contraintes agricoles dans l’ensemble des réglementations environnementales et climatiques. Enfin, la filière souhaite également qu’une grande attention soit portée à l’installation et à la transmission par une fiscalité incitative, une sécurisation de l’accès au foncier, une consolidation de l’accompagnement des exploitants qui participent à la formation des nouveaux installés, au recours au service de remplacement et la création d’un cadre juridique au droit à l’essai. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6737</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Pupilles de la Nation et des orphelins de guerre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2835. — 17 décembre 2024. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, au sujet des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre. Ces citoyens, touchés par la disparition d’un parent « Mort pour la France » ont subi un préjudice moral, en raison des conséquences psychologiques liées à leur situation familiale. Actuellement, ils ne bénéficient pas de dispositif fiscal spécifique, contrairement aux anciens combattants qui bénéficient d’une demi-part fiscale supplémentaire. Cette absence de reconnaissance fiscale semble injuste au regard des souffrances endurées par ces personnes. Les aides ponctuelles disponibles via l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) ne compensent pas ce préjudice, d’autant plus que ces aides sont limitées dans le temps. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer la possibilité d’accorder aux pupilles de la Nation et orphelins de guerre une demi-part fiscale supplémentaire, au même titre que les anciens combattants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6738</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Bergantz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la facturation électronique obligatoire pour les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2855. — 17 décembre 2024. — Mme Anne Bergantz alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les modalités de mise en place de la facturation électronique obligatoire pour les entreprises et leurs conséquences. L’article 91 de la loi de finances pour 2024 prévoit en effet d’imposer le déploiement de la facturation électronique à l’ensemble des achats et des ventes réalisées entre des entreprises établies en France et assujetties à la TVA, dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises ainsi que les ETI, puis le 1er septembre 2027 s’agissant des TPE-PME. Or, dans un communiqué de presse en date du 15 octobre 2024, le ministère de l’économie et des finances évoquait, pour réaliser cette facturation électronique, le recours systématique à un prestataire privé figurant parmi une liste de plus de 70 plateformes de dématérialisation partenaires (PFP) certifiées, ce qui a fortement interrogé les entreprises. Le recours obligatoire à un prestataire privé constituerait en effet une nouvelle charge pour l’ensemble des entreprises si l’on prend en considération le coût de l’abonnement d’une part, mais également la formation des employés responsables de la facturation sur ces nouvelles plateformes d’autre part. Cette démarche est d’autant plus incomprise que, d’après les chefs d’entreprises et les organisations professionnelles, le recours à la plateforme publique et gratuite Chorus Pro, déjà utilisée pour assurer la facturation des entités publiques, aurait été initialement plébiscité lors des échanges sur le sujet avec le ministère. Elle lui demande donc si l’utilisation de la plateforme Chorus Pro, déjà appropriée par de nombreuses entreprises, ne pourrait pas être privilégié en lieu et place de plateformes privées évoquées dans le communiqué de presse du 15 octobre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6738</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Examen des loi de finances annuelles dans un format pluriannuel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2863. — 17 décembre 2024. — M. Anthony Brosse interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’opportunité d’examiner les lois de finances annuelles dans un format pluriannuel. Au regard de la durée de l’examen des lois de finances à l’automne chaque année, de la difficulté croissante de les voter, dans un format d’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, il aimerait savoir s’il serait possible d’examiner les lois de finances pour les années à venir de manière pluriannuelle, afin de donner plus de visibilité aux ministères, aux opérateurs d’États et aux Français et pour les raisons susmentionnées, avec, en cas de nécessité, la possibilité d’examiner des projets de loi de finances rectificative avant l’examen de la nouvelle loi de finances pluriannuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6738</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Tarif pour la diffusion des livres et brochures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2879. — 17 décembre 2024. — M. Hendrik Davi interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le tarif préférentiel Livres et Brochures dont la disparition commencerait le 1er janvier avec l’option « sac » et serait totalement effective le 1er juillet 2025. Ce tarif spécifique pour les particuliers, entreprises et associations mis en place en 1981 permet d’envoyer dans le monde entier des ouvrages et brochures à caractère éducatif, scientifique ou culturel, à prix réduit. C’est une décision radicale qui a pris de court l’industrie du livre qui demandait plutôt l’extension de ce tarif réduit afin de favoriser la diffusion des livres en France. Cette décision est d’autant plus incompréhensible quand on sait que les plateformes en ligne comme Amazon contournent les frais d’expéditions obligatoires, via les points relais et proposent des prix sur lesquels il est difficile de s’aligner. Il aimerait donc connaître la position de M. le ministre face à l’arrêt de cette offre par le groupe La Poste et ce qu’elle compte mettre en place pour combler ces pertes de marchés au détriment de l’offre postale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6738</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Faciliter l’accès à l’identité numérique pour les Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2869. — 17 décembre 2024. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger sur les obstacles persistants rencontrés par les Français établis hors de France pour accéder aux services administratifs numériques. La dématérialisation des services administratifs, bien qu’elle vise à simplifier les démarches et à améliorer leur accessibilité, pose des défis majeurs pour les citoyens français résidant à l’étranger. Mme la députée est fréquemment sollicitée par des Français établis en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui signalent des difficultés persistantes pour se connecter à FranceConnect. Les conditions nécessaires pour accéder à ce portail excluent de facto une partie significative des Français vivant hors de France, notamment car ils disposent d’un numéro de téléphone non compatible avec les modalités de connexion proposées. En effet, le compte Yris, censé permettre aux Français établis à l’étranger une connexion gratuite à FranceConnect depuis n’importe quel pays (contrairement à La Poste qui ne fonctionne que pour une trentaine de pays), rencontre de nombreuses difficultés. Plusieurs Français résidant en Amérique latine et dans les Caraïbes, notamment en République Dominicaine et au Pérou, ont signalé des dysfonctionnements continus avec Yris. Mme la députée souhaite savoir quelles peuvent-être les mesures mises en place par le Gouvernement pour remédier aux dysfonctionnements empêchant l’accès à l’identité numérique et dans quel délai celle-ci sera véritablement accessible à tous les Français, peu importe leur pays de résidence. En outre, Mme la députée est convaincue qu’il est essentiel de renforcer l’accompagnement des Français établis à l’étranger face à la digitalisation des services publics. En France, des formations informatiques sont régulièrement organisées par les mairies ou des centres sociaux pour accompagner les citoyens dans leurs démarches numériques. Or ces initiatives font défaut à l’étranger, où l’isolement numérique aggrave les inégalités d’accès aux services publics souvent très éloignés géographiquement. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de déployer des initiatives, telles que l’organisation de sessions de formation dans les consulats ou la mise en place de lignes d’assistance téléphonique dédiées pour répondre aux difficultés rencontrées par les Français établis à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6739</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Pratiques frauduleuses massives de Nestlé Waters
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2859. — 17 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur les mesures prises par le Gouvernement à la suite des nombreuses révélations du scandale Nestlé. Depuis les premières alertes lancées en 2020 et jusqu’à l’été 2024, il a été révélé - notamment par la journaliste Pascale Pascariello - que durant 15 à 30 ans, des pratiques frauduleuses ont été mises en place par le groupe Nestlé Waters afin de continuer à vendre pour des profits vertigineux une eau dont la qualité était équivalente à celle de l’eau du robinet, contrairement à toutes les promesses commerciales de cette multinationale. Mme la députée rappelle que les rapports rendus par le service national d’enquête de la DGCCRF et de l’IGAS ont ainsi démontré que différentes marques du groupe Nestlé Waters (Vittel, Contrex, Hépar) traitent les eaux prélevées avec des techniques illégales pour ce type de commercialisation en tant qu’eaux minérales naturelles et eaux de source. Les traitements incluent l’utilisation de microfiltres, d’UV, de filtres à charbon actif. Non seulement ces rapports mettent à jour ces pratiques illégales, mais ils soulignent également le mensonge perpétré par Nestlé Waters sur la qualité des eaux prélevées, ces traitements étant rendus nécessaires selon eux par une contamination bactérienne et de pathogènes au-dessus des seuils autorisés. Mme la députée tient à préciser que si ces pratiques sont scandaleuses, la justification invoquée par les dirigeants de Nestlé l’est d’autant plus. Ceux-ci expliquent que ces traitements sont en place depuis de nombreuses années, au mépris de la réglementation nationale et en toute connaissance de cause, mais que leur recours est nécessaire. La diminution des nappes d’eau, qu’ils imputent au changement climatique, laisserait ainsi le champ libre à la prolifération de bactéries, qui nécessite alors ces traitements pour que l’eau embouteillée puisse continuer d’être vendue au prix fort. Ils omettent de préciser que Nestlé Waters a une responsabilité écrasante dans la raréfaction de la ressource et ne s’attardent pas sur les 19 milliards de litres d’eau - au moins ! - prélevés sans autorisation dans la nappe du Müschelkak, depuis plus de 30 ans. Ils ne s’étendent pas non plus sur l’absence d’alerte aux services sanitaires de l’État une fois constatées les contaminations. Ils n’ont enfin pas eu la décence de la transparence pour demander le changement de classification de leurs produits, de « minérale naturelle » à « rendue potable par traitements », ce qui aurait nécessairement impacté leur image de marque et leurs profits faramineux. Les enquêteurs estiment ainsi à 3 milliards d’euros le montant de cette fraude de Nestlé. En résumé, Mme la députée constate que Nestlé Waters a vendu frauduleusement pendant de nombreuses années de l’eau forée illégalement, de qualité non satisfaisante, en ayant recours à une commercialisation mensongère, en le sachant pertinemment et en dissimulant sciemment une partie de ces pratiques aux autorités sanitaires chargées des contrôles. Elle l’interpelle donc sur l’énormité des faits reprochés à Nestlé Waters. Elle lui demande quelles mesures sont prises par le Gouvernement et l’administration à la suite de ces révélations, afin d’assurer que ce niveau de tromperie et de fraude ne puisse se reproduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6740</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Éligibilité des cafés-théâtres au FONPEPS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2838. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’éligibilité des cafés-théâtres au Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS). Prolongé jusqu’au 31 décembre 2025 par le décret n° 2023-21 du 23 janvier 2023, le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle prévoit notamment un dispositif de soutien à l’emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petites jauges (APAJ). Extrêmement utile pour les acteurs culturels de petites tailles, ce dispositif est destiné aux entreprises ou associations répondant à plusieurs critères cumulatifs. Bien qu’ils répondent à l’ensemble des critères fixés par décret, plusieurs cafés-théâtres se sont étonnement vu refuser le bénéfice dudit dispositif. Il semble que les rejets de leurs demandes soient fondés sur une erreur d’appréciation relative à leur activité de café. Si elle est réelle, cette dernière reste accessoire et surtout directement liée à l’activité de théâtre puisqu’elle n’est effective que durant les représentations. D’ailleurs le code APE/NAF des cafés-théâtres ne laisse aucune place à l’ambiguïté puisqu’il est celui des arts du spectacle vivant (9001Z) et non celui attribué aux débits de boissons par exemple. Dans ces conditions, rien ne justifie que les cafés-théâtres soient privés d’un dispositif qui a notamment été institué pour eux. Les cafés-théâtres sont précieux et permettent aux concitoyens d’accéder à la culture partout sur le territoire national. À ce titre ils ont besoin et ils méritent d’être soutenus par l’État et singulièrement par le ministère de la culture, qui a fait de la culture pour tous une priorité. Le caractère indispensable et nécessaire de ladite aide est d’autant plus prégnant que le paiement des cachets des artistes constitue une charge sensible pour les cafés-théâtres. Derrière leur éligibilité à ce dispositif d’aide, c’est leur pérennité mais aussi la vitalité de notre vie artistique qui sont en jeu. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures entend prendre le Gouvernement et quelles instructions il entend donner afin que les cafés-théâtres ne soient plus injustement privés d’accès au FONPEPS et plus précisément à son dispositif d’aide au soutien à l’emploi du plateau artistique des spectacles vivants diffusés dans des salles de petite jauge (APAJ).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6740</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie du tourisme</ministreJO><Objet>Situation des maisons d’hôtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2902. — 17 décembre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie du tourisme, sur la situation des maisons d’hôtes dans le pays. La loi visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, a été publiée en novembre 2024 au Journal officiel. Néanmoins, des rumeurs subsistent sur une potentielle révision des abattements et des plafonds à l’égard des gîtes et des chambres d’hôtes. Une réunion aurait eu lieu récemment pour débattre d’un régime différent pour les maisons d’hôtes, décrites par Mme la ministre comme « des services dispersés (qui) s’apparentent à de l’hôtellerie » et un « complément de revenus significatif aux agriculteurs », particulièrement pour les gîtes ruraux. Un retour de l’abattement de 71 % pour les gîtes et les maisons d’hôtes aurait même été évoqué. Il lui demande donc si le Gouvernement va clarifier sa position à l’égard de la fiscalité appliquée aux maisons d’hôtes et des gîtes et s’il compte à nouveau réviser cette dernière prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6740</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réglementation et installation des distributeurs automatiques alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2842. — 17 décembre 2024. — M. Jérôme Nury alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le vide juridique entourant l’installation de distributeurs automatiques de type kiosque à pizza. À ce stade, il semble que seule une information à la mairie est nécessaire. La surface de plancher de ces distributeurs étant inférieure à 5 m2, une simple autorisation préalable de travaux est nécessaire. La seule obligation est qu’il faut que l’installation se fasse dans une zone destinée au commerce. S’il n’est nullement question de faire obstacle à la liberté de commerce, ces installations, le plus souvent en bordure d’axes de circulation, peuvent porter préjudice aux commerces dans les centres-bourgs, notamment dans les territoires ruraux. Des commerçants se plaignent ainsi de ne pouvoir lutter à armes égales avec ces distributeurs (charges différentes, absence de loyers, etc.) et disent souffrir d’une forme de concurrence déloyale. Il lui demande donc de faire faire évoluer la réglementation pour permettre aux maires d’interdire ces distributeurs automatiques installés sur le domaine privé et accessibles depuis le domaine public, au regard la réglementation sur les enseignes et sur les publicités lumineuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6741</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Neuder</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Difficultés des TPE-PME au remboursement des prêts garantis par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2886. — 17 décembre 2024. — M. Yannick Neuder attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les obstacles rencontrés par les TPE-PME dans le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE), un mécanisme qui, bien que salvateur durant la crise de la covid-19, met aujourd’hui en péril de nombreuses entreprises. Pour surmonter les fermetures administratives et les baisses d’activité, ces entreprises ont contracté des PGE avec des conditions initiales de remboursement sur cinq ans. Cependant, plusieurs facteurs économiques, tels que l’envolée des prix des matières premières à la suite de la guerre en Ukraine et le ralentissement actuel de nombreux secteurs, ont considérablement réduit leur capacité de remboursement. Dans sa circonscription, une entreprise de construction illustre parfaitement cette difficulté à laquelle se heurtent des milliers d’autres. Confrontée à une baisse d’activité et à des marges réduites, elle se trouve dans l’impossibilité d’honorer les échéances de son PGE tout en maintenant les investissements nécessaires à sa survie. Une demande de renégociation auprès de sa banque pour un étalement sur dix ans des échéances a été refusée, en raison des impacts négatifs qu’une telle démarche aurait sur sa cotation Banque de France. De plus, une inscription à la Banque de France compromettrait son accès aux assurances crédit, indispensables pour garantir ses relations avec ses fournisseurs et clients. Ce cumul d’obstacles plonge cette entreprise dans une situation critique, risquant à terme de provoquer une cessation d’activité et la perte d’emplois locaux. M. le député rappelle l’urgence d’apporter des solutions concrètes et adaptées pour préserver l’activité économique des entreprises concernées, essentielles au tissu économique local et national. Il lui demande donc si le Gouvernement pouvait mettre en place un dispositif national permettant : l’allongement des durées de remboursement des PGE sur une période de 10 ans pour les entreprises en difficulté, sans impact sur leur notation bancaire ou un gel temporaire des remboursements, sur un à deux ans, pour permettre aux entreprises de retrouver une capacité d’autofinancement ; et un mécanisme simplifié de renégociation des PGE, sans recours obligatoire au médiateur de crédit, afin de répondre rapidement aux besoins des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6741</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Tarifications des transports sanitaires par les taxis conventionnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2901. — 17 décembre 2024. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de nouvelle tarification des transports sanitaires. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a en effet proposé une modification des prix des services de transport médical pour 2025. Cette nouvelle tarification suscite une grande inquiétude au sein des artisans taxis conventionnés qui craignent une mise en péril de leur activité. Il est important de préciser que ces artisans taxis apportent un service indispensable à la population pour les transports dits sanitaires, notamment en zone rurale, comme cela est le cas dans la circonscription de M. le député du Sud-Manche. Jusqu’à présent, les tarifs conventionnels étaient fixés par le directeur départemental de l’Agence régionale de santé, en pleine connaissance des besoins d’autant mieux qu’il a en charge la régulation des transports sanitaires comme les ambulances et les véhicules sanitaires légers (VSL). La proposition de la CNAM prévoit que cette tarification soit établie par la sécurité sociale. Or une tarification uniforme ne tiendrait pas compte des réalités territoriales propres à chaque département. Le projet prévoit notamment : la suppression de la tarification « classique » au taximètre ; la baisse de prise en charge des trajets courts ; la suppression des tarifs de nuit, des tarifs spéciaux pour les retours à vide, pour les temps d’attente ; l’établissement d’un forfait de prise en charge fixé à 13,50 euros en zone urbaine et à 12,50 euros en zone rurale et la gestion des transports via une plateforme afin de favoriser les transports partagés. Cette mesure viendrait affecter lourdement les revenus des taxis compromettant le maintien de ces petites sociétés et des services qu’elles rendent aux personnes. Confier la gestion des transports à une plateforme risque de déshumaniser l’accompagnement personnalisé qui est apporté jusqu’à présent. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant cette mesure en projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6742</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rémunération des chefs d’établissements du 1er degré</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2853. — 17 décembre 2024. — Mme Véronique Besse alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la rémunération des chefs d’établissements du 1er degré. En effet, ces chefs d’établissements ont deux employeurs (le rectorat et l’Udogec), donc deux bulletins de salaire et deux cotisations à l’URSSAF. Cependant, certains rectorats ne semblent pas prendre en compte cette situation dans le calcul des cotisations à l’URSSAF et les font payer à taux plein malgré l’existence d’un deuxième employeur (l’Udogec). Les chefs d’établissements concernés cotisent donc deux fois à l’URSSAF et se retrouvent avec des fiches de salaire incorrectes. Si certaines académies appliquent correctement les barèmes de cotisations, dans certains rectorats cette situation dure depuis plusieurs années malgré des courriers d’alerte à l’administration. Elle lui demande donc comment elle a l’intention d’agir pour harmoniser les modes de calcul de la rémunération des chefs d’établissements du 1er degré et assurer un remboursement à ceux qui ont trop versé à l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6742</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Lutte contre la présence d’amiante dans les établissements scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2894. — 17 décembre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la gestion de la problématique de l’amiante dans les établissements scolaires, mise en lumière par plusieurs enquêtes et rapports. Bien que l’amiante soit interdit depuis 1997, de nombreux bâtiments scolaires construits avant cette date en contiennent encore, exposant élèves et personnels à des risques graves. En 2023, le documentaire « Vert de rage » diffusé par France 5 a révélé que parmi les écoles ayant répondu à une enquête, 5 507 contenaient encore des matériaux amiantés, représentant près de 709 000 élèves potentiellement exposés. Plus inquiétant, 3 752 établissements identifiés n’avaient pas établi le dossier technique amiante, pourtant obligatoire. La suppression en 2020 de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité, qui jouait un rôle central dans le suivi des bâtiments scolaires, a laissé un vide dans la collecte et la centralisation des données. Si la cellule « Bâti scolaire », créée en 2019, a été missionnée pour mener une enquête nationale sur la présence d’amiante, les résultats de ce travail, prévus pour fin 2023, restent attendus. Par ailleurs, le rapport parlementaire déposé en décembre 2023 par les députées Graziella Melchior et Francesca Pasquini souligne l’urgence d’une action concertée pour répondre aux attentes des collectivités, des familles et des personnels éducatifs. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait connaître l’état d’avancement de l’enquête nationale sur la présence d’amiante dans les établissements scolaires, ainsi que les premières conclusions qui en ont été tirées. Elle l’interroge également sur les mesures envisagées pour renforcer l’accompagnement des collectivités territoriales et sur la stratégie du Gouvernement pour inscrire le désamiantage scolaire comme une priorité nationale avec des ressources adaptées et un calendrier clair.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6742</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés de l’institut de formation en psychomotricité de La Sorbonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2881. — 17 décembre 2024. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’institut de formation en psychomotricité de la Sorbonne université (IFP). Il s’agit historiquement du premier lieu d’enseignement de la psychomotricité (en France et dans le monde) à l’hôpital Pitié Salpêtrière. Cette formation universitaire de qualité est aujourd’hui en péril. De nombreux psychomotriciens, venant parfois des départements limitrophes à la région parisienne comme la Marne, ont été formés dans cette université, de nombreux départements n’accueillant pas d’institut de formation et Paris étant plus accessible que d’autres villes universitaires. La profession de psychomotricien est citée et plébiscitée dans de nombreux plans de santé publique (stratégies nationales au sujet des troubles du spectre de l’autisme, des troubles neurodéveloppementaux, de la douleur, du cancer, des situations de « Burn-out », des personnes âgées, de la petite enfance, etc.). L’IFP Sorbonne université est reconnu pour la qualité de son enseignement et son engagement pour la pérennité et l’évolution de la profession et plus largement du soin en France. Aujourd’hui, le financement de l’IFP est remis en question car supporté uniquement par la région Ile-de-France et la faculté de santé Sorbonne université. Un communiqué de presse datant du 29 novembre 2024 par M. Bruno Riou, doyen de la faculté de santé et Mme Nathalie Drach-Teman, présidente de Sorbonne université précise les conséquences de cette réduction du financement. Dans un premier temps, il serait question de réduire drastiquement les effectifs et donc la diffusion de cet enseignement de qualité. À moyen terme, l’existence même de l’IFP pourrait être remise en cause, faisant alors disparaître une part d’histoire de la psychomotricité, mais également un lieu d’échanges, de réflexions et de transmission, moteur et créatif dans le monde de la santé. Par ailleurs, des efforts ont été fait pour réduire les coûts, notamment concernant les locaux d’enseignements et la mutualisation de plusieurs enseignements avec d’autres filières paramédicales (orthophonistes, orthoptistes). Cette gestion économe et raisonnée ne peut se substituer au financement de l’État, reconnaissant alors l’importance de former les futurs soignants en lien avec les stratégies exposées par le ministère de la santé. La prise en compte d’un enseignement cohérent et riche de son histoire, au regard des risques pesant aujourd’hui sur ce haut lieu de l’enseignement des psychomotriciens, ne peut qu’être soutenu au niveau politique afin que perdure une qualité des soins toujours renouvelée pour les patients. Aussi, elle lui demande quelles actions il compte mettre en œuvre pour le maintien de la formation actuelle des psychomotriciens par l’IFP Sorbonne université avec des financements adaptés à sa réalité et ses besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6743</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Accord Europe-Mercosur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2833. — 17 décembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’hostilité des agriculteurs face au projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Beaucoup d’agriculteurs ont en effet le sentiment d’être jetés sous un rouleau compresseur. Quatre principaux sujets nourrissent cette hostilité : les 99 000 tonnes de bœuf sud-américain à droits de douane zéro, avec des émissions moyennes de CO2 par kilo de bœuf au Brésil supérieures à la moyenne mondiale indiquée par la FAO de 27 kilos, alors que la France est à 15 kilos ; les 180 000 tonnes de poulets à droits zéro, poulets dopés par un antibiotique de croissance, la fluomicine, interdite dans l’Union européenne depuis 2006 ; 180 000 tonnes de sucre et 650 000 tonnes d’éthanol à droits nuls, soit l’équivalent de la production d’une sucrerie française pour le seul sucre ; et 3,7 millions de tonnes de maïs sans droits de douane pour lesquels 178 produits phytosanitaires sont autorisés au Brésil et en Argentine, les trois quarts d’entre eux étant interdits en France. Il souhaite connaître les initiatives que le Gouvernement compte prendre sur cette question extrêmement importante pour l’avenir de l’agriculture française et européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6743</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rapport de la Cour des comptes sur l’Institut du monde arabe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2843. — 17 décembre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’avenir de l’Institut du monde arabe (IMA) à la suite de la publication d’un rapport accablant de la Cour des comptes à son sujet, en prenant en compte le contexte géopolitique des pays fondateurs de cet institut. Le rapport de la Cour des comptes n° S2024-1394, publié le 9 décembre 2024 pointe de graves dysfonctionnements financiers dans la gestion de l’Institut du monde arabe et en particulier un déficit d’exploitation considérable. Pour reprendre les termes du rapport : « La principale raison de ce déficit d’exploitation est le non-paiement par les États arabes fondateurs de leur quote-part dans le financement de l’IMA, qui devait initialement s’élever à 40 %, aux côtés de la France à hauteur de 60 %. Mais les États arabes n’ont pas respecté l’accord fondateur, malgré les demandes répétées formulées par les représentants du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) au conseil d’administration de l’IMA ou par les plus hautes autorités de l’État, ce qui illustre leur manque d’intérêt pour l’équilibre financier de l’IMA ». À plusieurs reprises, depuis 1996, des solutions ont été proposées aux États arabes impliqués pour leur permettre de solder leur créance, mais divers rapports parlementaires et référés de la Cour des comptes établissent que celles-ci n’ont pas été suivies d’effet. La France finance donc un institut visant notamment à la coopération entre la France et le monde arabe, sans que le monde arabe ne cherche à coopérer de quelque façon que ce soit. Cette divergence de points de vue entraîne des créances non réglées de plusieurs dizaines de millions d’euros dont 22 pays arabes sont redevables, en des proportions différentes. Il ne paraît pas concevable que le ministère des affaires étrangères finance aux frais de l’État un organisme issu d’une coopération à laquelle l’autre partie ne participe pas dans le but de promouvoir un monde qui aujourd’hui rejette la culture occidentale. M. le député souhaite savoir si le récent bouleversement de la Syrie entraînera une remise en cause de cet investissement à perte et comment il peut être envisageable d’obtenir le recouvrement des sommes dues par les États arabes fondateurs. En complément, il lui rappelle que dès 2012, la fréquentation était surévaluée par l’institut, ce qui continue d’être le cas avec moins de 200 000 visiteurs annuels aux offres culturelles indiqués par la Cour des comptes pour 750 000 annoncés en 2023 par l’Institut du monde arabe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6744</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Droit de vote aux élections locales suite au Brexit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2868. — 17 décembre 2024. — M. Vincent Caure interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la perte récente du droit de vote aux élections locales des Français vivant au Royaume-Uni depuis le 3 mai 2024, suite au Brexit. Actuellement, les autorités locales britanniques, responsables des registres électoraux, procèdent au retrait des Français arrivés après le 31 décembre 2020 de ces registres. Seuls les ressortissants de pays de l’Union européenne (UE) arrivés avant cette date, à l’exception du Portugal, de la Pologne, l’Espagne, le Danemark et le Luxembourg et qui ont conclu des accords bilatéraux avec le Royaume-Uni conservent leur droit de vote aux élections locales. Cette perte de droits a des conséquences qui vont au-delà de la seule participation démocratique puisque l’inscription sur les registres électoraux au Royaume-Uni protège les résidents contre la fraude et a par exemple une incidence sur les credit ratings des résidents, facilitant ainsi leur accès aux prêts immobiliers ou aux contrats de téléphonie mobile. Face à cette situation, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’engager des négociations avec le Royaume-Uni en vue d’un accord bilatéral rétablissant réciproquement le droit de vote aux élections locales pour les ressortissants français au Royaume-Uni et britanniques en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6744</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Revalorisation du statut de secrétaire de mairie pour les agents de catégorie C
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2865. — 17 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la réforme du cadre statutaire applicable aux secrétaires généraux de mairie. Les agents de catégorie C relevant du premier grade (C1) exerçant les missions de secrétaire général de mairie sont exclus de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Cependant, dans les faits, une grande partie des secrétaires généraux de mairie de communes rurales a été recrutée sur ce grade pour pallier le manque de candidats C2 et C3. Les arrêtés de nomination n’ont pour autant pas été retoqués par le contrôle de légalité. Il apparaîtrait donc normal que la même tolérance puisse aussi se faire pour permettre à ces agents d’accéder à un grade en adéquation avec leurs missions et donc de pouvoir bénéficier des mêmes dispositions que les agents C2 et C3. Au-delà, il pourrait être mis en place un régime dérogatoire et automatique de promotion de tous les C1 au grade de C2 dès lors que ces agents exercent des missions de secrétaire général de mairie. Aussi, considérant cette situation, il lui demande si ces agents de catégorie C du premier grade pourront bénéficier de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6744</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimeRénov concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2852. — 17 décembre 2024. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. En avril 2024, les aides à l’installation d’appareils de chauffage ont diminué de 30 %. Une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique est actuellement envisagée, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cela reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics tels que l’Agence de transition écologique. C’est en effet une énergie à la fois économique car le prix est compétitif malgré la volatilité récente, locale car les granulés sont souvent distribués dans un rayon de 200 kilomètres autour du point de prélèvement en forêt et qui s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des co-produits de l’industrie forêt-bois. Ce système fait enfin l’objet d’une large adhésion de la part des Français. Cette énergie est donc bénéfique à plusieurs titres et pour différents usages qu’il ne faut pas opposer. Comme le souhaite le Gouvernement, la biomasse forestière doit pouvoir être dirigée vers la décarbonation des grands sites industriels, mais elle doit aussi être utilisée pour le chauffage domestique, à condition qu’il soit performant et qu’il remplace un chauffage carboné. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6745</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Levée du moratoire relatif à l’utilisation des machines à voter
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2847. — 17 décembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de mettre un terme au moratoire sur les machines à voter. Voilà désormais 16 ans que les villes utilisatrices de machines à voter sont dans l’attente de cette décision alors qu’aucun incident de nature à remettre en cause la sincérité d’un scrutin n’a été signalé en France, depuis l’autorisation des machines à voter en 2004. Fiabilité, économies de papier, de ressources humaines, gain de temps, mutualisation des bureaux en cas de double scrutin, tels sont les principaux atouts reconnus par les communes utilisatrices. Or en 2008, à la suite d’incidents techniques survenus dans les années 2000 à l’étranger, la fiabilité de ces appareils a été questionnée et un moratoire a été instauré. Depuis, seules une soixantaine de communes, listées dans un décret, sont autorisées à utiliser ces appareils et l’homologation ou le renouvellement de nouveaux modèles de machines sont interdits. Ainsi, en cas de panne, ces machines, impossibles à remplacer, sont vouées à l’obsolescence suscitant de nombreuses inquiétudes pour les communes qui s’en sont portées acquéreurs. Pourtant, un rapport d’information publié par la commission des lois du Sénat sur le vote électronique a préconisé en octobre 2018 de mettre fin au moratoire de 2008 pour sécuriser la situation des communes qui utilisent ces machines et agréer une nouvelle génération d’appareils. En ce sens, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) s’est également vu confier une étude approfondie visant à étudier une sortie du moratoire après les élections présidentielle et législatives de 2022. Or dans les faits, la question a été tout simplement été éludée. Aux termes du rapport INTA2134737X du ministère de l’intérieur délivré en octobre 2021 par le Gouvernement au Parlement, non seulement la levée du moratoire n’a pas été envisagée mais le remplacement des machines avec enregistrements directs par une nouvelle machine nécessitant de réintroduire un bulletin de vote papier a été préconisé. Aussi, en novembre 2024, lors de la réunion de l’association des villes pour le vote électronique l’ensemble des collectivités adhérentes dont font partie Antibes, Juan-les-Pins et Valbonne, communes de la circonscription de M. le député, se sont fermement opposées à l’adoption de ce nouveau système. D’une part, démonstration a été faite que cette mesure contribuerait à complexifier sensiblement le déroulement de la procédure de vote pour les électeurs. D’autre part, dans un contexte de sobriété, le retour du papier serait une véritable régression écologique. Enfin, ce dispositif ne permettrait en aucune manière de protéger le vote de tentative de déstabilisation. Pire encore, cette mesure pourrait fragiliser les résultats des dépouillements puisque les différences inévitables entre les comptages risqueraient d’entraîner des recours qui n’existent pas avec les solutions actuelles. Soucieux de relayer le message de ces communes, contraintes et forcées à l’abandon d’un système qui a pourtant fait ses preuves au profit d’une solution manifestement inadaptée, il souhaite avoir la confirmation de la possibilité d’utiliser ces machines à voter tant que cela sera possible techniquement et demande que le Gouvernement clarifie sa position quant à la levée du moratoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6745</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime indemnitaire des agents de police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2864. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial sur la réforme des retraites. De façon inexplicable, ces dispositions furent finalement retirées du texte voté en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer d’éventuelles revalorisations. Enfin, le sujet retraite n’a pas été abordé dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement s’est efforcé d’afficher sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ces derniers n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre chaque jour. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend rouvrir les négociations sociales afin d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6746</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation de l’insécurité dans l’Aube
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2897. — 17 décembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante du pays en matière de sécurité. L’altercation du 1er décembre 2024 qui a conduit à la mort d’un Aubois, Enzo Lainé, et à la blessure de l’un de ses amis avec la même arme, alors qu’ils sortaient de boîte de nuit, a eu lieu non loin de la 3e circonscription de l’Aube, à seulement quelques kilomètres de Villenauxe-la-Grande. Il appartiendra à la justice de faire la lumière sur la culpabilité ou non des mis en cause. Mais il n’en demeure pas moins que l’utilisation d’une arme blanche au cours d’une altercation témoigne d’un véritable ensauvagement de la société. Loin d’être un cas isolé, cette affaire n’est que la dernière d’une longue série de violences et de règlements de comptes funestes sur le territoire national. Dans l’Aube, bien que les homicides soient en baisse, les coups et blessures volontaires entre 2022 et 2023 étaient en augmentation de 10,9 %, avec 1 814 coups et blessures volontaires recensés pour la seule année 2023, selon le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Ce nombre est d’ailleurs en augmentation depuis 2016 avec une hausse de 8,5 % en sept ans. De nombreux faits ont lieu dans le cadre intrafamilial. Cependant, on observe également une augmentation des violences en dehors du cadre familial avec des confrontations de plus en plus brutales. Ainsi, en février 2024, c’est un père de famille qui avait reçu deux coups de cutter dans la gorge devant sa femme et ses deux enfants mineurs, en plein centre-ville de Troyes. Selon la préfecture de l’Aube dans un bilan réalisé en février 2024, les faits qui connaissent la plus forte augmentation dans le département sont les atteintes volontaires à l’intégrité physique (+12,6 %). Pour elle, le nombre de violences physiques non crapuleuses pour 1 000 habitants recensées en 2023 placent le département au-dessus de la moyenne nationale. Plus globalement, on observe une hausse des faits de violence en France avec une augmentation de 4 % des homicides entre 2022 et 2023 et une augmentation de 5 % de coups et blessures volontaires sur la même période. Cette banalisation de la violence appelle à des réponses concrètes de la part de l’État. Mme la députée attire donc l’attention M. le ministre sur les actions qu’il compte prendre afin de limiter l’ensauvagement qui gangrène le pays. Elle l’interroge en particulier sur les mesures qui pourraient être prises afin de décourager les délinquants de passer à l’acte ; il devient en effet nécessaire de renforcer les moyens des forces de l’ordre afin de rendre leur présence dissuasive et de sanctionner les passages à l’acte de manière plus rigoureuse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6746</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Condamnation pénale des personnes sous OQTF et récidive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2870. — 17 décembre 2024. — Mme Caroline Colombier interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le nombre de personnes condamnées par la justice pénale en première instance alors qu’elles font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Elle lui demande à ce que ce nombre soit présenté annuellement, depuis 2021 à aujourd’hui et qu’il précise pour chaque année le nombre d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcées, le nombre d’OQTF exécutées ainsi que le nombre de récidivistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6746</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Accès de l’Ordre des médecins au FIJAIS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2874. — 17 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’opportunité de rendre accessible le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) à l’Ordre des médecins afin de renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en milieu médical. Les résultats de l’enquête menée par le Conseil national de l’Ordre des médecins en novembre 2024, basés sur les réponses de plus de 21 140 médecins, sont particulièrement inquiétants. 54 % des médecins déclarent ainsi avoir eu connaissance de violences sexuelles ou sexistes commises par un autre médecin, que la victime soit un patient, un professionnel de santé ou une autre personne. De plus, 49 % des femmes médecins déclarent avoir été victimes de violence sexiste ou sexuelle de la part d’un autre médecin. Ces chiffres soulèvent des inquiétudes importantes quant à la sécurité des femmes médecins comme des patients. Pour améliorer la prévention de ces violences, l’Ordre des médecins, responsable de la régulation de la profession médicale, devrait avoir les moyens d’examiner les antécédents judiciaires des praticiens. Un tel examen n’est aujourd’hui pas possible. L’Ordre des médecins n’a en effet pas accès au FIJAIS lorsqu’il examine la demande d’inscription d’un praticien au tableau de l’Ordre. Seuls les officiers de police judiciaire, les préfets et certains agents habilités peuvent le consulter dans des contextes spécifiques. En l’absence de ce fichier, l’Ordre des médecins est donc dans l’incapacité de prendre des décisions parfaitement éclairées sur l’inscription ou le maintien d’un praticien dans ses rangs. Mme la députée propose de modifier l’article 706-53-7 du code de procédure pénale afin d’étendre l’accès du FIJAIS au président du Conseil de l’Ordre des médecins. Cette mesure permettrait une meilleure protection des professionnels de santé et des patients contre les violences sexistes et sexuelles. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6747</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rémunération des vacations dans les tribunaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2885. — 17 décembre 2024. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité de revaloriser la rémunération des vacations dans les tribunaux. En effet, M. le député tient à souligner que le montant actuel de la rémunération a été fixé par un arrêté de 2011 lors de la mise en place de « la réserve judiciaire » et qu’il n’a jamais été revalorisé depuis. Or, depuis 2011, l’inflation a progressé de presque 20 %. Dans les faits, certains vacataires sont aujourd’hui payés 60 euros pour 3 h 30 de travail, déduction faite des prélèvements sociaux et impôt à la source et du carburant pour se rendre au tribunal. Une telle situation n’est pas acceptable compte tenu de l’aide précieuse que ces vacataires apportent au service public de la justice. Des retards de paiement des salaires les mettent dans une situation difficile, voire de précarité. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend revaloriser la rémunération des vacataires et quelles dispositions il compte prendre pour que les vacataires perçoivent leurs salaires dans les délais normaux qu’ils sont en droit d’attendre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6747</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Interdiction du tractage d’opinion sur les marchés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2876. — 17 décembre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les mesures d’interdiction prises par les maires relatives au tractage d’opinion sur les marchés (distributions de bilans de mandats, d’annonces de réunions publiques politiques, tracts politiques, etc.) Au sein comme en dehors des périodes électorales, les militants des partis politiques se heurtent régulièrement, parfois chaque semaine dans la même commune, à des interdictions, émises par les équipes municipales, de distribution de documents politiques sur des marchés. Cependant et comme indiqué le 30 novembre 2022 au Journal officiel du Sénat à la suite d’une question écrite du sénateur Jean-Louis Masson, cette interdiction, « qui ne peut être générale et absolue, doit être limitée dans le temps et dans l’espace sous peine d’illégalité », en cohérence avec les décisions numéros 17413 et 17520 rendues par le Conseil d’État le 19 mai 1933. Mme la députée alerte ainsi Mme la ministre quant à de potentiels abus de pouvoirs constatés dans certaines communes, prenant des arrêtés municipaux empêchant, de manière quasi systématique, la distribution de tracts politiques sur les marchés, attentant ainsi à la libre expression des opinions. Elle lui demande également des précisions quant aux obligations relatives à la publicité et à l’accès aux arrêtés municipaux (apposition aux abords du marché, affichage sur le site internet, détention par les policiers municipaux ou les placiers…). Enfin, elle souhaiterait connaître les recours possibles pour les militants qui se verraient régulièrement interdire par les municipalités de distribuer des tracts sur les marchés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6748</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Clinique mutualiste de Lesparre-Médoc
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2861. — 17 décembre 2024. — Mme Pascale Got alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation financière très préoccupante de la clinique mutualiste de Lesparre-Médoc. Seul établissement de santé de la presqu’île médocaine, la clinique mutualiste assure de nombreuses missions de service public, similaires à celles d’un hôpital et joue un rôle vital en matière d’accès aux soins de proximité. Indispensable à un suivi médical local, fiable et constant sur un territoire déjà défavorisé, l’établissement répond quotidiennement aux besoins de la population et aux exigences induites par les évolutions démographiques. La clinique est actuellement engagée dans un chantier de modernisation, essentiel mais qui l’oblige à ralentir son activité. L’agence régionale de santé (ARS) avait indiqué qu’elle accompagnerait financièrement l’établissement le temps des travaux. Or, malgré les multiples alertes de la direction sur la dégradation des finances de la structure et les déclarations rassurantes de l’Agence, des risques de cessation de paiement pèsent aujourd’hui sur la clinique et son avenir n’est pas garanti. Cette situation suscite d’immenses inquiétudes, tant des élus locaux que des habitants, qui craignent les distances et les coûts associés à des soins dans des établissements éloignés, insupportables pour nombre d’entre eux. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre d’agir afin que l’ARS honore ses engagements financiers pour pérenniser l’activité de la clinique de Lesparre et prévenir les effets désastreux sur la santé des habitants du Médoc que provoquerait sa disparition. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6748</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prix de la location de téléviseur en hôpital
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2862. — 17 décembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le prix de location des télévisions dans les hôpitaux français. Alors que la contribution à l’audiovisuel public a été supprimée, le prix est sans rapport avec la valeur du service. M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur cette situation et sur l’opportunité de rappeler à l’ensemble des établissements hospitaliers que la mise à disposition d’un service ne peut se faire que moyennant une participation financière au niveau du coût de ce service. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6748</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance des diplômes de médecine obtenus au Royaume-Uni
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2875. — 17 décembre 2024. — M. Vincent Caure interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des médecins français diplômés au Royaume-Uni et ayant commencé leurs études avant le Brexit. Depuis le 1er janvier 2021, ces professionnels de santé se trouvent dans l’impossibilité de faire reconnaître automatiquement leurs diplômes en France, alors que ces derniers sont encore aujourd’hui conformes aux directives européennes 2005/36/CE du 7 septembre 2005. La seule option pour ces professionnels est de terminer leur formation hors de France (5 à 15 ans selon la spécialité), puis de passer par la procédure d’équivalence pour les médecins hors-UE. Cette procédure implique des concours très sélectifs et une formation supplémentaire de deux ans dans un hôpital français, durant laquelle leur progression de carrière est bloquée. Cette situation est particulièrement injuste pour ces professionnels qui ont commencé leurs études dans un contexte où la reconnaissance de leurs qualifications était assurée. De plus, elle prive la France de personnels soignants hautement qualifiés alors que les besoins croissent. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour faciliter la reconnaissance des diplômes de médecine obtenus au Royaume-Uni par des ressortissants français, en particulier pour ceux ayant commencé leurs études avant le Brexit et si un dispositif transitoire permettant à ces médecins de bénéficier d’une reconnaissance simplifiée de leurs qualifications pouvait par exemple être envisagé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6748</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Banalisation de la fonction d’infirmier en bloc opératoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2880. — 17 décembre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le décret 2024-954 du 23 octobre 2024 concernant les mesures transitoires des infirmières de bloc opératoire. La spécialité d’infirmière en bloc opératoire diplômée d’État (IBODE) s’est développée en parallèle de la montée en charge des techniques opératoires. L’obtention du diplôme d’État d’IBODE nécessite le suivi d’une formation complémentaire de 2 940 heures sur deux années pour garantir la qualité et la sécurité des prises en charge liées à la pratique chirurgicale en blocs opératoires. À l’instar des IADE (infirmiers anesthésistes diplômés d’État), les IBODE disposaient depuis 2015 de l’exclusivité de la fonction au regard de la technicité du métier pour le plus grand intérêt des patients. À défaut d’IBODE en nombre suffisant, des mesures transitoires ont été mises en place pour faire fonctionner les blocs opératoires. Ainsi le décret n° 2019-678 du 28 juin 2019 permet aux IDE (infirmiers diplômés d’État) qui ont acquis un an d’expérience d’effectuer les actes d’aide à l’exposition, à l’hémostase et à l’aspiration après avoir suivi une formation complémentaire de 21 heures. Le manque de volontarisme à former des IBODE n’a pas permis de mettre un terme à la pénurie d’IBODE, ni même de la réduire. Le décret du 23 octobre 2024 banalise la fonction d’infirmier en bloc opératoire en permettant aux IDE ayant suivi 21 heures de formation, d’assurer définitivement l’ensemble des fonctions réservées aux IBODE. Le déclassement de la fonction d’infirmier en bloc opératoire découlant de ce décret ne peut qu’interroger sur la qualité de la prise en charge des patients au regard de la formation minimaliste requise des IDE autorisés à effectuer l’ensemble des actes confiés aux agents hospitaliers formés pleinement pour cette fonction. Ce texte, qui ouvre la voie à la liquidation pure et simple de la fonction et de la formation d’IBODE soulève l’opposition des organisations syndicales de la fonction hospitalière ainsi que celle du conseil national de l’ordre des infirmiers. Les organisations syndicales dénoncent l’emploi au sein des blocs opératoires, d’IDE formées expéditivement pour réaliser des actes techniques complexes dans l’objectif, non dit, de réaliser des économies sur la rémunération des infirmiers assurant ces actes. Les organisations syndicales exigent le maintien de l’exclusivité de fonction des IBODE ainsi que l’allocation de moyens budgétaires en adéquation pour financer un plan d’urgence emploi et de formation. Outre un plan de formation sérieux financé, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers demande la suspension de l’entrée en vigueur du décret du 23 octobre 2024 et la limitation des actes pouvant être assurés par les IDE ayant suivi la formation complémentaire de 21 heures aux trois actes autorisés par le décret du 28 juin 2019 et ce, pour une durée strictement définie. Partageant les inquiétudes soulevées par les organisations syndicales de la fonction publique hospitalière et du Conseil national de l’Ordre des infirmiers quant à la qualité de la formation des agents infirmiers travaillant en bloc opératoire, M. le député demande à Mme la ministre si celle-ci entend supprimer les dispositions du décret du 23 octobre 2024 qui banalisent les missions assurées par les IBODE et suppriment leur caractère temporaire. De même, il lui demande de préciser les dispositions qu’elle entend prendre pour financer un véritable plan de formation et de fidélisation des infirmiers travaillant en bloc opératoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6749</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement prime Ségur dans les organismes de formation en travail social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2884. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. En juin 2024, un accord de branche étendu a été trouvé et signé prévoyant l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non-lucratif, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Agréé par arrêté le 25 juin 2024, cet accord visait à corriger des inégalités salariales persistantes et à renforcer l’attractivité des métiers concernés. Néanmoins, la mise en œuvre de cet accord entraîne des coûts importants pour les organismes de formation. Or la majorité des régions ont confirmé l’absence de compensations financières de l’État. Dans un contexte budgétaire difficile, elles sont dans l’impossibilité de couvrir ces dépenses supplémentaires. Les organismes de formation se retrouveront dans l’obligation de s’adapter en procédant à une réduction de personnel, ce qui se répercutera sur les formations dispensées. À terme, c’est l’ensemble des politiques d’action sociale et médico-sociale qui sera menacé par la non-compensation financière de l’État. Il lui demande donc quelles sont les dispositions prises pour que les engagements de l’accord financement intégral de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social soient assurés, y compris les garanties d’une répartition équitable des ressources entre l’État et les régions pour que les structures de formation soient soutenues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6749</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Impact du décret no 2024‑954 sur la sécurité des soins et la spécialisation IBODE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2887. — 17 décembre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes suscitées par les mesures transitoires prévues par le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024, qui autorise des infirmiers diplômés d’État (IDE) non spécialisés à réaliser certains actes en bloc opératoire. Ce décret permet à des IDE, sous réserve d’une année d’expérience et du suivi d’une courte formation, d’effectuer des actes exclusifs jusqu’alors réservés aux infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE). Si ces mesures visent à pallier les tensions en personnel soignant, elles suscitent de vives préoccupations quant à la sécurité des patients et à la qualité des soins. Les IBODE, grâce à leur formation spécialisée, garantissent la maîtrise des techniques opératoires, la gestion des risques en salle d’opération et une prise en charge optimale des patients dans des environnements à haut risque. Cependant, l’absence de garanties suffisantes concernant les modalités de formation, ainsi que l’absence de mécanismes de contrôle et de sanctions, ne garantit pas l’acquisition des compétences techniques indispensables. Ce décret en l’état fait donc peser des risques supplémentaires sur les patients tout en affaiblissant la reconnaissance de cette spécialisation. Cette situation pourrait également nuire à l’attractivité d’une profession essentielle et compromettre le recrutement de nouveaux IBODE dans un contexte déjà tendu. M. le député s’interroge sur la possibilité de mettre en place un programme de formation approfondi, aligné sur le niveau de compétences et de sécurité requis pour les IBODE, destiné aux infirmiers bénéficiant d’une autorisation temporaire d’exercice. De plus, un plan de formation et de financement visant à augmenter significativement le nombre d’IBODE pourrait être envisagé, afin de répondre durablement aux besoins des blocs opératoires. Dans ce contexte, il souhaite savoir si elle envisage de suspendre ou de modifier ce décret dans sa forme actuelle afin de permettre une révision intégrant ces éléments ou a minima de limiter strictement dans le temps l’application de ce décret. Par ailleurs, il demande quelles mesures pourraient être mises en œuvre pour garantir la sécurité des patients, maintenir des standards de formation élevés et renforcer l’attractivité de la spécialisation IBODE, indispensable au bon fonctionnement des blocs opératoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6750</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fonctionnement et interopérabilité de « Mon espace santé »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2890. — 17 décembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les enjeux liés au fonctionnement et à l’interopérabilité de la plateforme « Mon espace santé ». Cet outil est essentiel pour la simplification des parcours de soin et l’amélioration de la qualité des services offerts aux patients. Néanmoins, ce service, destiné à centraliser et à partager les documents médicaux des patients avec les professionnels de santé, semble rencontrer des limites dans sa mise en œuvre. D’une part, son adoption par les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, est encore marginale, ce qui restreint son utilité pratique pour les patients. D’autre part, l’absence de possibilité d’importer des documents provenant d’autres plateformes crée une fragmentation des données médicales et oblige les usagers à multiplier les démarches pour accéder à leurs informations. Par ailleurs, des interruptions de service ont été rapportées, ce qui limite encore davantage la fiabilité de l’outil, notamment en cas de besoin urgent. Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger sur les mesures envisagées pour améliorer la performance et l’adoption de « Mon espace santé ». Ainsi, il souhaite connaître les actions prévues par le Gouvernement pour favoriser l’utilisation de cette plateforme par l’ensemble des acteurs du système de santé, pour améliorer son interopérabilité avec d’autres systèmes de gestion de données médicales et les évaluations réalisées sur son coût de développement et de maintenance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6750</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux toilettes pour les personnes atteintes de maladies digestives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2891. — 17 décembre 2024. — M. Paul Molac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque et les difficultés d’accès des toilettes publiques et gratuites en France, en particulier pour les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici), comme le sont la maladie de Crohn ou la recto-colite hémorragique. En France, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin touchent plus de 300 000 personnes et se manifestent par des symptômes digestifs tels que des selles liquides fréquentes ou des écoulements de sang répétés. Ces symptômes handicapants au quotidien - et tabous - impactent la qualité de vie des malades et nécessitent un accès immédiat à des toilettes. Or il est constaté que l’accès aux toilettes dans l’espace public, mais aussi dans les transports, est encore très souvent insuffisant dans le pays. De ce fait, pour les personnes affectées par ces maladies invisibles, toute sortie à l’extérieur du domicile peut se transformer en une épreuve difficile, engendrant souvent un isolement et un repli sur soi. Parce que cet enjeu de santé public concerne plus globalement l’ensemble de la population (personnes âgées, femmes enceintes, familles, sans-abris…), il apparaît nécessaire de mettre en ouvre des actions concrètes et adaptées aux territoires visant à permettre un accès à des toilettes gratuit. C’est pourquoi M. le député demande une reconnaissance officielle de la carte « Urgence toilettes » délivrée par l’AFA Crohn RCH France, permettant de faciliter l’accès aux sanitaires aux personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Dans ce cadre, une création de partenariats avec des commerces et restaurants pourrait même être envisagée, comme cela se fait d’ores et déjà à l’étranger. En outre, il l’invite à travailler, tel le dispositif Eurokey, à la distribution d’une clé universelle permettant aux personnes en situation de handicap ou atteintes d’une affection digestive d’accéder à différents services, en particulier aux toilettes comme cela existe en Suisse, en Allemagne ou en Autriche. En somme, il lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour remédier à ce problème de santé publique qu’est l’accessibilité aux toilettes dans l’espace public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6751</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dangerosité des eaux contaminées et vendues par Nestlé Waters
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2892. — 17 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot appelle l’attention de Mme la ministre sur la gravité des révélations du scandale Nestlé, notamment de sa facette concernant la santé. Pour la parfaite information de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins, Mme la députée rappelle que ce scandale, sur lequel la lumière a progressivement été faite depuis 2020, inclut plus de 20 défaillances et non-respect de la réglementation portant sur la qualité des eaux et la pollution environnementale. Le groupe Nestlé Waters utilise des traitements interdits sur des eaux qu’il a pompées en partie illégalement pendant 15 à 30 ans, les commercialisant de manière trompeuse, tout en fragilisant la ressource à un point où la qualité de l’eau dont dépendent plusieurs bassins de vie se dégrade. Nestlé déverse chaque année des milliards à ses actionnaires - 12,8 milliards en 2023. S’il fallait nommer un modèle type du capitalisme prédateur, le groupe Nestlé Waters ferait sans nul doute un excellent candidat. Dans ce scandale multiple, Mme la députée rappelle également qu’un rapport interne à Nestlé, rédigé par ses propres ingénieurs, a fuité dans Mediapart. Ce rapport avait vocation à dresser un état des lieux complet de la ressource en eau, la qualité des eaux minérales, les impacts sur l’environnement et la disponibilité des ressources. Il a notamment révélé des taux de contamination à l’arsenic supérieurs à la norme fixée dans le code de la santé, seuil au-delà duquel les risques pour la santé humaine sont conséquents : cancers, diabètes, maladies cardiovasculaires, atteintes au développement in utero des embryons. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) indique qu’au-delà de ce seuil l’excès de risque de cancer est significatif. À la contamination à l’arsenic, il est nécessaire d’ajouter la détection, par une expertise demandée par les agences régionales de santé du Grand Est et d’Occitanie en octobre 2023, de contaminations d’origine fécale dans certaines ressources servant à la production d’eaux minérales naturelles embouteillées (Vittel, Contrex, Hépar et Perrier). Dans les forages d’Occitanie, 70 % des forages seraient concernés. L’Anses estime qu’une vigilance accrue est nécessaire au vu du risque sanitaire virologique qui découle de ces contaminations. Également détectés dans ces eaux vendues comme d’une pureté exceptionnelle, des PFAS (polluants extrêmement persistants), micropolluants, pesticides, des résidus d’engrais de synthèse azotés et phosphorés. Mme la députée dresse le constat que malgré la détection de la pollution des eaux à l’arsenic, aux matières fécales, aux polluants et aux engrais par le groupe Nestlé Waters, malgré l’inefficacité relative des traitements utilisés pour y remédier, malgré le signalement effectué par ses propres ingénieurs et par les autorités sanitaires, Nestlé Waters a continué à commercialiser des eaux ayant un potentiel significatif de provoquer des cancers ou des épidémies de gastro-entérite. Et les a commercialisées en vantant leurs vertus curatives et bienfaits naturels et en les faisant payer à prix d’or (plus de 135 fois le tarif de l’eau au robinet). Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur ce qui a été entrepris par le Gouvernement pour s’assurer qu’une telle mise en danger de la santé des Français ne se reproduise pas. Elle souhaite plus particulièrement savoir de quelle manière les contrôles ont été renforcés, au regard des révélations sur l’incapacité de l’agence régionale de santé du Grand Est de détecter et sanctionner des procédés illégaux pourtant non dissimulés au grand jour par Nestlé Waters. Elle l’interroge sur la mise en œuvre d’un bilan comparatif entre les auto-analyses faites par Nestlé Waters, qu’ils refusent à ce jour de communiquer ou de rendre publiques et des analyses indépendantes. Enfin, elle l’interroge sur la raison pour laquelle un de ses prédécesseurs, qui avait été informé par un auto-signalement de Nestlé Waters, n’a rien entrepris pour protéger la santé des consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6751</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La fermeture des laboratoires de biologie médicale du 23 au 31 décembre 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2893. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de la fermeture des laboratoires de biologie médicale du 23 au 31 décembre 2024. Du 23 au 31 décembre, les professionnels des laboratoires de biologie médicale vont fermer leurs portes pour manifester leur mécontentement contre la réduction des tarifs de nombreux actes de biologie décidée par l’assurance maladie en septembre 2024. Les laboratoires de biologie médicale sont indispensables pour le diagnostic et le suivi des patients dans leur parcours de soins. En raison des difficultés rencontrées par les structures hospitalières, ces derniers connaissent depuis plusieurs mois une croissance de leur fréquentation et donc une hausse très sensible d’activité. Cette hausse a logiquement engendré une dépendance de beaucoup de Français envers ces cabinets, dépendance qui aggrave les conséquences de leur fermeture. Si la mobilisation des professionnels des laboratoires de biologie médicale s’entend, la perspective de leur fermeture angoisse et inquiète beaucoup des concitoyens qui sont suivis quotidiennement pour des maladies parfois graves. Cette angoisse est renforcée par l’absence de service minimum des urgences et accentue donc l’inégalité d’accès aux soins des patients. À titre d’exemple, pendant ces près de 10 jours de fermeture, une personne suivie quotidiennement sera, faute de pouvoir être accueillie dans un laboratoire, réorientée vers un hôpital, probablement déjà engorgé. De la même manière, un patient souhaitant prendre un rendez-vous pendant ses congés, ne pourra pas le faire dans un laboratoire et devra repousser l’échéance à une date ultérieure. De surcroît, les retards provoqués par ces fermetures entraîneront fort probablement un allongement des délais d’attente en janvier 2025. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures l’État entend prendre afin qu’aucun patient ne soit laissé sans solution pendant près de 10 jours et quelles mesures il entend prendre afin de répondre à la vive inquiétude des laborantins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6752</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Privatisation de la santé : 10 radiologues en quasi-monopole en Seine-Saint-Denis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2895. — 17 décembre 2024. — M. Damien Maudet interpelle Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet de la privatisation de la radiologie en France. En décembre 2019 s’est constitué un groupement de coopération sanitaire (GCS) de radiologie. Un groupement dans lequel se retrouvent trois des cinq services de radiologie d’hôpitaux publics de Seine-Saint-Denis et une structure privée. La moitié des parts reviennent à ces trois hôpitaux, l’autre moitié revenant à cette structure privée : l’IMPF. Chaque hôpital étant minoritaire, il semblerait donc, finalement, qu’à terme, la véritable gestion de la radiologie des trois hôpitaux reviendra au privé et plus précisément à dix radiologues. Pour cause, l’IMPF est une société d’exercice libéral de médecins radiologues, détenue à 80 % par ces dix radiologues et à 20 % par un fonds d’investissement. Ainsi, ces dix personnes sont désormais en position de quasi-monopole sur la radiologie en Seine-Saint-Denis. Si ces derniers venaient à décider de mettre un coup d’arrêt à leur activité, ce sont les habitants de ce département déjà sous doté médicalement, qui vont trinquer. D’autant que lors de la mise en place de cette structure, il n’est pas précisé comment se feront les arbitrages en cas de désaccord. En toute logique, l’IMPF étant majoritaire, tout arbitrage ira de fait en son sens, dans l’intérêt financier de ces derniers, au détriment de l’intérêt général. Cette emprise du privé sur le secteur de la santé et notamment de la radiologie, pourrait avoir des effets délétères pour la population, mais également sur les employés. De fait, il est précisé que « le groupement à vocation à devenir employeur (…) sous statut de droit privé ». En d’autres termes, les emplois des trois services de radiologie du groupement hospitalier territorial, soit près de 200 personnes, sont donc menacés de se transformer en contrat à durée indéterminée de droit privé. La suppression d’un statut, qui s’accompagne donc d’une précarisation des employés pourtant indispensables au bon fonctionnement du système de soins. Pourtant, la Fédération nationale des médecins radiologues alerte : « Aujourd’hui, 15 % à 20 % des cabinets d’imagerie sont dans les mains d’acteurs financiers, avec des professionnels qui perdent le contrôle de leur outil de travail. On doit stopper cette évolution, on ne veut pas finir comme les biologistes ». Pourtant, l’Académie nationale de médecine réagit aussi sur la financiarisation croissante de la radiologie et parle même de « financiarisation de tous les dangers ». Absence de transparence sur les montages des sociétés qui se portent acquéreurs, contrats d’exercice déraisonnables imposés aux médecins, risque d’atteinte au libre choix des patients, risque de compromission de l’indépendance des professionnels, risque d’affecter la propriété des données des patients : la liste est longue. Et pourtant Mme la ministre ne semble pas agir pour que cela cesse. Dans ce cadre, il lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour freiner et mettre un coup d’arrêt à cette financiarisation galopante qui menace aujourd’hui l’accès aux services de radiologie du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6752</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’agence régionale de santé d’Île-de-France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2896. — 17 décembre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante de l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Le projet de loi de finances 2025, qui prévoyait une diminution des dépenses publiques, se traduirait concrètement par une baisse massive du budget de l’ARS d’Île-de-France, de -3,4 millions d’euros. Cette baisse aurait un impact majeur sur la masse salariale de l’agence (-3,2 millions d’euros), soient 41 postes supprimés. Le budget de fonctionnement de l’agence serait en outre amputé de 200 000 euros. Le budget prévoyait également 1,2 million d’euros de reprise de trésorerie, pour financer des mesures non pérennes, ce qui porterait la réserve de trésorerie à 9 jours de fonctionnement, soit le plus bas niveau jamais connu par l’agence - le seuil préconisé et prudentiel étant de 15 jours. Ce budget en baisse et ces suppressions de poste annoncées iraient irrémédiablement affecter les conditions de travail et la charge de travail des agents. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre dans ce contexte pour que l’agence régionale de santé d’Île-de-France ait les moyens de remplir sa mission fondamentale de pilotage de la politique de santé publique en région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6753</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Âge limite des médecins - Certificat médical pour les permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2898. — 17 décembre 2024. — M. Anthony Brosse appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’âge limite des praticiens habilités à effectuer des visites médicales pour les permis de conduire. Pour cette activité, la limite d’âge était fixée à 73 ans, avant d’être prorogée à 75 ans le 28 mars 2022 par un arrêté conjoint des ministères de la santé et de l’intérieur. Dès lors, un médecin peut exercer son activité de généraliste sans limite d’âge, mais ne serait, précisément en raison de son âge, pas apte à délivrer un certificat médical de permis de conduire. C’est pourquoi il aimerait savoir si une modification de l’article 6 de l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite était envisagée, afin de supprimer la mesure d’âge et faciliter l’exercice des professionnels de médecine, ainsi que la rapidité et la simplification du traitement des dossiers des Françaises et des Français qui ont besoin de ce certificat pour pouvoir se déplacer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6753</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Négociation entre la CNAM et la profession de taxi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2900. — 17 décembre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’avenir de la profession de taxi, à l’égard de la convention tarifaire en cours de négociation pour 2025 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT). La profession est en colère et se retrouve dans l’angoisse de voir baisser la rémunération que leur accorde la sécurité sociale, dans le cadre du transport de personnes vers les établissements de santé. En effet, la convention proposée par la CNAM porte notamment sur la tarification au kilomètre du transport assis professionnalisé, qui représente parfois une part très significative du chiffre d’affaires de certaines entreprises de taxi. Par ailleurs, cette activité est tout aussi importante pour les personnes malades ayant besoin de soins, parfois loin de leur domicile, particulièrement dans les territoires ruraux, déjà fortement impactés par les conséquences de la désertification médicale. Or les tarifs proposés par la CNAM dans le cadre des négociations actuellement en cours sont terriblement insuffisants pour garantir un revenu décent aux entreprises de taxi, qui assurent ces transports sanitaires au quotidien. Si les tarifs proposés n’évoluent pas dans le sens des demandes de la FNAT, alors près de 40 000 entreprises de taxis sont menacées de fermeture. Ces 40 000 potentielles fermetures d’entreprises de taxi auront un impact plus que préjudiciable et néfaste sur la prise en charge des Français, malades. Il n’est ainsi pas concevable et entendable pour les concitoyens, d’autant plus dans la situation actuelle, que le transport assis professionnalisé et les taxis qui l’assurent soient menacés à ce point de disparition. Il lui demande donc de lui indiquer sa position à ce sujet et ce qu’elle compte faire pour garantir la pérennité de l’activité des entreprises de taxis dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6753</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Pour une réelle reconnaissance des jeunes aidants !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2871. — 17 décembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation des jeunes aidants. Ils sont près d’un million en France à apporter leur aide à un ou des proches, 500 000 pour les seuls jeunes de 5 à 17 ans, aidants de personnes en situation de handicap. On les appelle jeunes aidants ou jeunes proches aidants. Malgré les prémices d’une reconnaissance de leur situation, les réponses des pouvoirs publics restent encore largement insuffisantes. Alors que la santé mentale a été promue « grande cause nationale » de l’année 2025 par l’ancien Premier ministre, les jeunes aidants semblent être les grands oubliés des politiques publiques. Ils sont pourtant parmi les premiers concernés par la fragilisation de leur santé mentale du fait de l’aide apportée et du temps consacrés à leurs proches malades, en situation de handicap ou d’addiction. Il est donc urgent de remédier à cette invisibilisation et de prendre en compte les spécificités des jeunes aidants. Au printemps 2024 le ministère du travail, de la santé et des solidarités affirmait, sans aucun étayage, que « les besoins des jeunes aidants sont similaires à ceux des aidants adultes ». Cette déclaration démontre une méconnaissance totale des situations et des besoins des jeunes aidants. Non, les enfants et les adolescents aidants ne sont pas des aidants adultes en plus jeunes. Ces situations ne sont pas comparables. La dégradation continue du système de santé par la destruction systématique des services publics a fait des jeunes aidants une variable d’ajustement des politiques publiques. L’État se défausse donc sur des enfants qui accompagnent leurs proches malades, handicapés ou en situation d’addiction. Voilà la réalité. Au-delà des manques que cela implique pour les personnes accompagnées, c’est le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant, pourtant ratifié par la France, qui est en cause. L’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas négociable et ne peut être dépendant de la fragilisation du système de santé français. Afin de considérer plus justement les jeunes proches aidants, de respecter leurs droits, il est nécessaire de mettre en place une politique publique plus ambitieuse, réellement transversale et particulièrement dans toutes celles relatives à la jeunesse, à l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle. Il lui demande quelles initiatives en ce sens l’exécutif compte engager au cours de l’année 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6754</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Coupes dans les subventions aux associations de solidarité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2877. — 17 décembre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les baisses de subventions que subissent les associations de solidarité, à l’image de la fédération du Val-de-Marne du Secours populaire français qui se voit privée de 200 000 euros de subventions sur trois ans sur décision du conseil départemental. Le conseil départemental du Val-de-Marne a en effet voté le lundi 9 décembre 2024 une baisse de la subvention triennale allouée au Secours populaire français, passant de 86 000 à 20 000 euros par an. Cela représente une coupe de 198 000 euros sur trois ans, menaçant directement les missions d’intérêt public qu’effectue l’association, dont les bénéficiaires sont en forte hausse dans le département : 10 000 en 2018, 15 000 aujourd’hui. Ces coupes sont directement causées par les politiques d’austérité budgétaire que défend le Gouvernement, faisant pression sur les collectivités territoriales, qui doivent en faire payer le prix aux acteurs engagés au quotidien au plus près des difficultés de la population. Le secteur associatif en est une composante plus que jamais essentielle au vu du désengagement des pouvoirs publics. Le CESE alertait même en mai 2024 sur une véritable « urgence démocratique », dans un avis demandant le renforcement du financement des associations, adopté à l’unanimité. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte entreprendre afin de garantir l’engagement de l’État et des collectivités auprès des associations et de protéger ce secteur essentiel de la vie sociale et démocratique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6754</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Situation préoccupante du CIDFF 93
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2878. — 17 décembre 2024. — Mme Clémentine Autain appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation très préoccupante du centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) 93. Suite à l’entrée en vigueur de la prime Ségur, le CIDFF 93 doit verser à ses salariés la prime Ségur, soit un montant de 248 euros brut mensuels par salarié, auquel il faut ajouter les cotisations patronales. Si, comme toutes les associations du médico-social, le CIDFF 93 se réjouit d’être intégré au dispositif de la prime Ségur, il est aujourd’hui en incapacité de financer ce dispositif, devant la non-compensation de cette prime par l’État. Les difficultés financières liées au paiement de la prime Ségur contraindront l’association à limiter le développement de son action sur le terrain, à ne plus recruter, voire de procéder à la rupture de certains contrats de travail. Il n’est pas nécessaire de rappeler que sur le territoire de la Seine-Saint-Denis en particulier, le besoin en accompagnement social des habitants est fondamental. Les associations telles que le CIDFF 93 ne peuvent se permettre de voir leurs actions limitées par le manque d’ajustement budgétaire de l’État, nécessaire pour compenser l’impact de la Prime Ségur sur leurs budgets. Elle demande à M. le ministre ce qu’il compte mettre en œuvre pour réajuster le budget de son ministère, afin que les associations puissent verser cette prime à leurs salariés sans mettre en danger leur action et leur survie économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6754</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les accueillants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2882. — 17 décembre 2024. — Mme Marie-José Allemand appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux. L’accueil familial permet à une personne âgée ou en situation de handicap de bénéficier, contre rémunération, d’un accueil permanent ou temporaire au sein d’une famille sans lien de parenté avec elle et agréée par le conseil départemental, par la voie d’un contrat conclu de gré à gré. Face au manque de places et de personnels dans les établissements de santé, l’accueil familial représente une solution de prise en charge alternative sécurisante, humaine et solidaire à la perte d’autonomie des seniors et des personnes en situation de handicap et doit à ce titre être encouragé. Toutefois, cette activité est aujourd’hui menacée faute de reconnaissance suffisante et de conditions d’exercice suffisamment protectrices. De 2019 à 2022, on dénombre ainsi une diminution de 10 % de ces professionnels. Afin de remédier au manque d’attractivité de la profession, les accueillants familiaux portent plusieurs revendications. Tout d’abord, une révision du contrat d’accueil. Malgré la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de 2015, qui a offert un cadre clarifié de la procédure d’agrément, les 8 400 accueillants familiaux souhaitent une révision du contrat d’accueil, qui constitue le socle juridique de leur activité. Ce contrat d’accueil est aujourd’hui obsolète et inadapté, alors même qu’il constitue la seule garantie susceptible de protéger tant l’accueilli que l’accueillant en cas de litige. Ensuite, une revalorisation du statut et de la rémunération des accueillants familiaux. Ceci passe notamment par une hausse du plancher de la rémunération journalière pour services rendus (RJSR), bloquée à 2,5 fois le montant du SMIC horaire par jour depuis 2004, pour un engagement la plupart du temps 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que de l’indemnité représentative des frais d’entretien (IRFE), elle aussi sous-évaluée ; mais aussi l’intégration de l’indemnité de sujétion particulière dans le calcul des congés payés. À l’heure actuelle ce calcul ne porte que sur la RJSR et enfin l’ouverture de l’assurance chômage aux accueillants familiaux. Aussi, elle lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de répondre à ces revendications et ainsi améliorer les conditions de travail des accueillants familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6755</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Exclusion des cotisations sociales des véhicules mis à disposition aux aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2883. — 17 décembre 2024. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les professionnels des services à la personne intervenant à domicile. Dans le but d’accroître l’attractivité des métiers du domicile, particulièrement en tension, la Fédération des entreprises de services à la personne et de proximité (Fédésap), 1ère fédération de chefs d’entreprise du secteur rassemblant plus de 4.000 structures, pointe une possibilité d’action en excluant de l’assiette des cotisations sociales les véhicules mis à la disposition permanente des intervenants à domicile par leur employeur afin d’effectuer leurs tournées aux domiciles des personnes âgées en perte d’autonomie ou des personnes en situation de handicap. En effet, les personnes ne disposant pas de véhicule ne sont que peu employable dans ce secteur. En l’état actuel du droit, seule la mise à disposition d’un véhicule à un salarié pour un usage exclusivement professionnel n’est pas soumise à charges sociales ; le salarié devant ramener le véhicule de service, chaque soir, à l’entreprise. A contrario, l’utilisation exclusive à titre privatif d’un véhicule mis à la disposition du salarié de façon permanente (véhicule de fonction) constitue un avantage en nature. En effet, lorsqu’un employeur met à la disposition permanente d’un salarié un véhicule dont il est propriétaire ou locataire, l’utilisation privée qui en est faite représente un avantage en nature soumis à cotisations et est donc considéré comme un revenu imposable pour le salarié. Il lui demande dont de préciser si le Gouvernement envisage d’exclure des bases de cotisations de sécurité sociale - et en conséquence de la base de revenu imposable - les véhicules mis à disposition par les structures d’aide à domicile à leurs salariés, sans distinction des périodes d’utilisation professionnelles et non professionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6755</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Situation financière des clubs de tennis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2899. — 17 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation financière préoccupante des clubs de tennis dans sa circonscription et à travers la France. Qu’ils soient sous forme associative ou avec un statut privé, les clubs de tennis ont fortement été affectés ces dernières années par l’augmentation de la taxe foncière. Ces structures sportives possèdent un foncier conséquent afin de pouvoir proposer à leurs adhérents des équipements de qualité. Sur certaines communes, les augmentations successives de la fiscalité locale mènent de nombreux clubs de tennis vers des difficultés croissantes, voire vers une fermeture faute de ressources financières nouvelles ou d’une mesure fiscale particulière. Dans un contexte qui se dégrade pour ces clubs sportifs, il est essentiel de réfléchir à un statut particulier qui prenne en compte les spécificités des clubs de tennis. Dans de nombreux territoires, ils ont façonné l’identité sportive des communes et ont participé à en écrire une partie de leurs pages d’histoire. Le tennis participe à travers ses valeurs à créer du lien social et à l’éducation des plus jeunes. Il lui demande sa position sur ce sujet ainsi que sur ce qui pourrait être fait pour sortir de cette spirale financière qui hypothèque l’avenir des clubs de tennis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6756</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Application de la loi sur la vente des animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2836. — 17 décembre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la nécessité de renforcer les moyens de contrôle de la loi n° 1539-2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes. Depuis le 1er octobre 2022, cette loi impose que tout acquéreur d’un animal de compagnie signe un certificat d’engagement et de connaissance, avec un délai de réflexion de 7 jours avant la cession de l’animal. Cependant, les associations de protection animale signalent de nombreux manquements à cette disposition, particulièrement lors d’évènements tels que les foires ou les salons du chiot. Ces manifestations semblent être des lieux privilégiés pour des pratiques illégales, notamment la délivrance de certificats antidatés ou l’absence totale de certificat. En outre, ces évènements favorisent des achats impulsifs et irréfléchis d’animaux, contredisant l’objectif même de la loi, qui est de responsabiliser les futurs propriétaires et de prévenir les abandons. Face à cette situation préoccupante, M. le député demande à Mme la ministre de préciser les moyens mis en œuvre pour garantir une application stricte de la législation en vigueur. Il souhaite également savoir si le Gouvernement envisage d’interdire les foires et salons impliquant la vente d’animaux, afin de limiter les nombreuses dérives et violations constatées dans ce cadre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6756</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Risques sur l’impact de la filière bois des hausses des éco-contributions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2840. — 17 décembre 2024. — M. Xavier Breton alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur des risques sur l’impact de la filière bois des hausses des éco-contributions versées dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur sur les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment (REP PMCB). Issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020, dite loi AGEC, la responsabilité élargie du producteur (REP) vise la collecte et la valorisation des déchets en fin de vie. Fonctionnant sur la base du principe pollueur-payeur, le dispositif REP permet l’intégration par le producteur du coût de prévention et de gestion des déchets dans le coût du produit. Pour respecter leurs obligations, les entreprises des filières REP contribuent à des éco-organismes. Dans ce cadre, pour chaque produit mis sur le marché, elles versent une éco-contribution à l’éco-organisme auquel elles ont adhéré. Le montant de l’éco-contribution est théoriquement lié au type de produit mis sur le marché et au coût de la gestion du déchet en fin de vie. En dépit de son caractère renouvelable et biodégradable, le bois et donc l’ensemble de la filière bois sont pourtant fortement pénalisés par le dispositif REP PMCB. De façon incompréhensible et à rebours de l’esprit de la loi AGEC dont l’ambition était de favoriser les produits les plus respectueux de l’environnement, les entreprises du bois voient en effet s’envoler les tarifs de leurs éco-organismes. Après de multiples hausses de leurs éco-contributions et face à l’absence de visibilité quant aux tarifs qui seront pratiqués en 2025, 70 % des entreprises bois ont même, à titre préventif, démissionné de leur éco-organisme. Ce phénomène démontre combien le mouvement de panique qui anime toute la filière est important et ne saurait être négligé. Une nouvelle augmentation, en janvier 2025, des éco-contributions porterait un grave préjudice à la filière bois alors qu’elle devrait pourtant en être préservée. Dans ces conditions et afin de ne pas pénaliser injustement la filière bois par rapport à ses concurrents, il lui demande quelles mesures d’urgence entend prendre le Gouvernement pour renouer avec l’esprit de la loi AGEC, dont l’objet était de favoriser les fabricants écoresponsables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6756</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Schreck</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projets de décharges dans le Haut-Var
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2845. — 17 décembre 2024. — M. Philippe Schreck attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la multiplication de projets liés à la gestion des déchets dans la 8e circonscription du Var, qui suscitent une vive opposition parmi les habitants en raison de leur localisation et des impacts qu’ils génèrent sur l’environnement et le cadre de vie. Parmi ces projets figurent notamment la carrière des déchets inertes à Draguignan (Granégone), située en zone naturelle sensible, au pied du village d’Ampus ; la déchetterie XXL d’Aups, implantée dans une zone rurale remarquable ; le projet Fonsante, jouxtant les rives du lac de Saint-Cassien ; le méga-incinérateur de Draguignan, prévu à proximité immédiate d’un quartier résidentiel. Ces projets présentent plusieurs caractéristiques communes préoccupantes : une localisation manifestement inadaptée, générant des risques environnementaux et des nuisances multiples (pollution, augmentation du trafic routier, dégradation des écosystèmes locaux…) ; une concentration excessive de projets et de sites déjà en exploitation à proximité, augmentant les nuisances pour les populations locales ; un surdimensionnement des infrastructures, dépassant les besoins réels des territoires concernés, ce qui laisse présager une gestion dépassant très largement l’échelle de la région, avec l’accueil potentiel de déchets d’autres territoires, y compris des déchets à fort potentiel de contamination ; une absence de concertation préalable, les habitants étant systématiquement mis devant le fait accompli. Si la solidarité territoriale en matière de gestion des déchets est un impératif, il est crucial que cette solidarité respecte la spécificité et la fragilité des territoires ruraux, tels que ceux de la 8e circonscription du Var, qui abritent des paysages remarquables et des zones naturelles sensibles. En conséquence, M. le député demande à Mme la ministre de mettre immédiatement en place un moratoire sur l’ensemble des projets de gestion des déchets dans cette circonscription, afin de permettre une réévaluation de leur pertinence et de leur localisation, dans une logique de cohérence territoriale et de respect des particularités locales et de renforcer la transparence et la concertation avec les populations locales et les élus. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre en ce sens et pour garantir tant la sauvegarde de cette circonscription, dont le tourisme est l’une des premières richesses, qu’une planification adaptée qui prenne en compte les besoins réels des territoires concernés, tout en limitant l’impact environnemental et sanitaire des infrastructures de gestion des déchets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6757</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réforme des redevances eau potable et assainissement collectif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2846. — 17 décembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en œuvre de la réforme des redevances sur la consommation d’eau potable et la performance des réseaux d’eau potable et des systèmes d’assainissement collectif, qui entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2025. Cette réforme, inscrite dans la loi de finances 2024, poursuit des objectifs essentiels : rééquilibrer progressivement l’origine des contributions afin de réduire l’impact de la fiscalité de l’eau sur les ménages, valoriser les efforts des collectivités pour une gestion patrimoniale responsable et renforcer les capacités financières des agences de l’eau, dans le cadre du déploiement du plan Eau. Ce dernier doit permettre d’accompagner plus rapidement et efficacement les territoires et acteurs économiques face aux défis croissants liés à l’urgence climatique, tout en générant, en moyenne, 2,5 milliards d’euros de recettes fiscales environnementales annuelles. Cependant, à ce jour, aucune communication officielle n’a été émise concernant les modalités précises de cette réforme, notamment en ce qui concerne le calcul des indices de performance. Ces éléments sont pourtant indispensables pour permettre aux collectivités d’adopter les délibérations nécessaires avant la date limite du 31 décembre 2024. L’absence d’informations claires, couplée au manque de visibilité sur les répercussions financières de ces nouvelles redevances, suscite des préoccupations légitimes parmi les élus locaux et les usagers. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir si des mesures pourraient être envisagées pour accorder un délai supplémentaire, afin de permettre aux collectivités de disposer du temps nécessaire pour clarifier les modalités d’application de cette réforme. Par ailleurs, il sollicite des précisions sur les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir une meilleure information et concertation avec les collectivités concernées, ainsi qu’avec leurs usagers, sur cette réforme d’envergure, qui impacte directement l’avenir de la gestion de l’eau en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6757</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Réattribution des concessions de barrages hydraulique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2849. — 17 décembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le différend entre la France et la Commission européenne concernant la réattribution des concessions de barrages hydrauliques. Il semblerait que 38 barrages ont vu leur concession s’achever et ne sont plus exploités faute d’accord avec la Commission européenne. Il semblerait également que ce nombre pourrait monter à 61 à la fin 2025. M. le dépué souhaite savoir si ces chiffres sont exacts et connaître la production annuelle ainsi perdue. Il souhaite connaître les initiatives que le Gouvernement compte prendre afin qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible en permettant de conserver les rôles multiples de ces barrages, la production d’électricité, la contribution à la stabilité du réseau électrique français, la régulation des fleuves pour le refroidissement des centrales nucléaires ainsi que, si nécessaire, le respect des besoins de l’agriculture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6758</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2850. — 17 décembre 2024. — M. Henri Alfandari interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). Ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les politiques de transition énergétique menées ces dernières années. Il méconnaît les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. M. le député demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6758</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’2025 concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2851. — 17 décembre 2024. — Mme Caroline Colombier interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’2025, concernant le chauffage au bois. Alors que Mme la députée alertait le 31 octobre 2023 le prédécesseur de Mme la ministre par une question écrite n° 12495 sur la baisse envisagée de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois, effective depuis le 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois soit une baisse des deux tiers des aides en 8 mois. Quand bien même M. le ministre répondait en faveur de la filière, par une réponse publiée au Journal officiel le 11 juin 2024, il est une nouvelle fois proposé une baisse drastique des aides pour l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Dans ladite réponse publiée au Journal officiel, il faisait état que la biomasse solide (bois bûches, granulés…) contribue à l’atteinte des objectifs énergétiques et climatiques nationaux, à la maîtrise de la pointe électrique, la valorisation des co-produits de la sylviculture et de la récolte liées à la production du bois, des filières de transformations du bois (produits connexes de scieries…) ainsi que des filières de recyclage des bois usagés ou rebuts de bois (grande distribution, industrie…) et donc du développement de la filière bois. Il indiquait également que le dispositif d’aide à l’installation d’appareils de chauffage au bois permettait de répondre à la nécessité de remplacement des vieux appareils émetteurs de particules fines (cheminées à foyer ouvert, inserts anciens, etc.) et de privilégier les installations les plus performantes et avec l’énergie la moins carbonée (26 g de CO2/kWh en moyenne), devant le gaz, le fioul et même l’électricité importée lors des pics de consommation. 7,2 millions de ménages utilisent un équipement de chauffage au bois et participent activement à soutenir 40 000 emplois ruraux et tout le tissu économique et social autour des forêts. Sur l’ensemble de la chaîne de valeur bois de chauffage, 85 % de l’activité est aujourd’hui localisée en France et la refonte que propose le Gouvernement risque de fragiliser un peu plus ce secteur performant. Le motif économique ne peut être invoqué puisque le coût d’acquisition d’un poêle à bois ou à granulés est plus de la moitié moins chère qu’une pompe à chaleur, pourtant fortement subventionnée. Cette réduction des aides va donc déplacer la demande en dispositif de chauffage à bois vers des dispositifs de chauffage électrique, plus onéreux pour le contribuable et le consommateur, alors qu’un quart des Français n’arrivent pas à se chauffer l’hiver en raison du coût de l’énergie. Aussi, ce projet de baisse apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France et la réponse apportée le 11 juin 2024. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels et résidentiels, ce projet méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Ce projet méconnaît aussi les recommandations du secrétariat général à la planification écologique, qui inscrit dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6759</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Candidature de la Camargue à l’Unesco
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2856. — 17 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la candidature de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce territoire de 150 000 hectares, formé par le delta du Rhône, est une zone humide paralique exceptionnelle qui abrite de nombreuses espèces végétales et animales. À la jonction de deux départements et de deux régions, la Camargue est devenue, au fil des siècles, un espace unique aussi bien pour sa faune et sa flore, que pour la culture et les traditions adoptés par ses habitants. La Camargue est cependant menacée par différents phénomènes tels que la montée des eaux, la hausse de la salinité des sols ou encore la crise qui frappe les éleveurs qui entretiennent une grande partie des paysages camarguais. Déjà considéré comme réserve de biosphère par l’Unesco, la Camargue gagnerait à inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco parmi les sites naturels. Ce statut permettrait non seulement de sensibiliser les différents acteurs, il permettrait aussi de reconnaître son caractère remarquable mais aussi très fragile. Sans cette classification au patrimoine mondial de l’Unesco, la Camargue reste vulnérable face à des projets aménagement qui peuvent la dénaturer, à l’image de la ligne très haute tension que RTE envisage de construire pour alimenter l’industrie de Fos-sur-Mer et qui pourrait engendrer des dommages importants sur le plan environnemental et esthétique. Aussi, il souhaiterait savoir si elle envisage de soutenir activement la candidature de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco, en poursuivant les efforts entrepris pour valoriser et protéger cet écosystème exceptionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6759</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Neuder</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Impacts sur la filière pisicole iséroise de l’arrêté « gestion des cormorans »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2857. — 17 décembre 2024. — M. Yannick Neuder attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les impacts du projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans, notamment sur l’économie piscicole et la biodiversité locale, particulièrement dans le département de l’Isère. Ce territoire, qui abrite près de 4 000 hectares d’étangs, une des plus importantes concentrations en France, joue un rôle crucial dans le développement économique rural et le maintien d’une biodiversité riche. La filière piscicole y représente plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, principalement dans les zones rurales. En outre, ces étangs contribuent à la régulation des écosystèmes, par exemple via la captation de carbone et la préservation de nombreuses espèces aquatiques et aviaires. Toutefois, le projet d’arrêté dans sa version actuelle soulève de vives inquiétudes. Premièrement, l’exigence de preuves scientifiques démontrant des « dommages et impacts avérés » liés au grand cormoran représente une charge disproportionnée pour les pisciculteurs, tant sur le plan financier que logistique. Deuxièmement, il est crucial de revoir les délais et modalités imposés aux exploitants, notamment l’obligation de transmettre les comptes-rendus de destruction sous 24 heures, qui paraît irréaliste et administrativement lourde. Une fréquence semestrielle semble plus adaptée. Par ailleurs, M. le député s’interroge sur le calcul des plafonds de destruction, qui nécessiterait une clarification des critères, incluant les types de recensements (nicheurs, hivernants ou les deux). Il convient également de s’assurer que ces plafonds ne soient pas appliqués de manière injustifiée à d’autres contextes que les cours d’eau. De plus, l’élargissement de la période autorisée pour la protection des poissons à l’ensemble de l’année apparaît essentiel, étant donné la présence continue des cormorans sur les territoires concernés. Enfin, les dispositions relatives à l’effarouchement et au dérangement d’espèces périphériques nécessitent d’être revues afin d’éviter d’introduire des contraintes supplémentaires non discutées avec les parties prenantes initiales. En conséquence, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour : alléger les contraintes administratives pesant sur les pisciculteurs, notamment en révisant les obligations de transmission des comptes-rendus et les preuves scientifiques exigées, préciser les critères de calcul des plafonds de destruction et leur champ d’application, revoir la période autorisée de protection des poissons pour mieux correspondre aux réalités locales, réexaminer les dispositions relatives aux effarouchements et dérangements d’espèces périphériques. Enfin, il souhaite savoir si le Gouvernement est disposé à reporter l’adoption de cet arrêté afin de permettre une reprise des discussions avec les parties prenantes concernées et à intégrer pleinement les spécificités locales de territoires comme l’Isère, modèle de gestion durable des ressources naturelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6760</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Lucas-Lundy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Implantation d’antennes réseaux dans les communes rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2858. — 17 décembre 2024. — M. Benjamin Lucas-Lundy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’implantation d’antennes réseaux par les opérateurs de télécommunication, notamment dans les communes rurales. La commune de Follainville-Dennemont dans les Yvelines est située sur un parc naturel régional (PNR) et a une situation géographique qui fait d’elle un espace privilégié par les opérateurs pour implanter des antennes réseaux. Ainsi, en comptant les projets actuels, ce sont pas moins de six antennes qui doivent être implantées dans une petite commune rurale de 10 km2 et d’un peu plus de 2 000 habitants. Les maires ruraux essaient tant bien que mal de regrouper les antennes dans des parcelles définies mais rien n’oblige aujourd’hui les opérateurs à dialoguer avec les élus, ni à choisir de mutualiser les équipements entre opérateurs. Ces antennes réseaux, si elles peuvent apparaître nécessaires, ne doivent pas être implantées n’importe comment, sans concertation avec les élus locaux et en contradiction totale avec les objectifs de préservation des paysages et des espaces protégés comme les PNR. Aussi, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour contraindre les opérateurs à prendre en compte les spécificités des territoires qu’ils choisissent pour implanter les antennes. Il souhaiterait également savoir quelles mesures seront prises pour favoriser voire imposer la mutualisation des équipements ou, à défaut, favoriser l’implantation dans des zones délimitées dont le périmètre est défini par la commune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6760</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Scandale environnemental des eaux prélevées illégalement par Nestlé Waters
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2860. — 17 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la gravité des infractions environnementales reprochées à la multinationale Nestlé Waters, dans le scandale multifacette auquel celle-ci fait face depuis le début des années 2020. Pour la parfaite information de Mme la ministre, Mme la députée rappelle que ce scandale inclut plus de 20 défaillances et non-respects de la réglementation portant sur la qualité des eaux et la pollution environnementale. Plusieurs rapports, à la fois interne à Nestlé et des autorités sanitaires, ont démontré que le groupe Nestlé Waters utilise des traitements interdits sur des eaux qu’il a pompées illégalement pendant presque 30 ans, les commercialisant de manière trompeuse, tout en fragilisant la ressource à un point où la qualité de l’eau dont dépendent plusieurs bassins de vie se dégrade. Et bien sûr, Nestlé reverse des milliards à ses actionnaires chaque année - 12,8 milliards en 2023. S’il fallait nommer un modèle type du capitalisme prédateur, le groupe Nestlé Waters ferait sans nul doute un excellent candidat. Mme la députée tient à s’attarder sur les conséquences environnementales de cet accaparement. Elle rappelle que la direction du groupe Nestlé Waters justifie l’utilisation de traitements illégaux sur les eaux pompées par la raréfaction de la ressource, rendue ainsi plus vulnérable aux pollutions et contaminations. Pour expliquer cette raréfaction, la direction pointe du doigt le changement climatique. Mme la députée souligne que cette défense est audacieuse quand Nestlé est accusé d’avoir volé 19 milliards de litres (au moins) d’eau minérale de la nappe de grès du Müschelkak, où il a pompé illégalement pendant 27 ans. La révélation de ce scandale environnemental n’est due qu’au combat des associations (France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement, Association de sauvegarde des vallées et de prévention des pollutions, Vosges Nature Environnement et UFC-Que choisir Vosges) qui ont porté plainte initialement contre Nestlé et à leur persévérance suite au classement sans suite. C’est à la suite de leur recours contre ce classement sans suite qu’une enquête a pu être demandée par le procureur de la République d’Épinal. Menée par l’OFB, les conclusions de cette enquête sont sans appel. Nestlé Waters, multinationale qui en avait amplement les moyens, n’a pas pris la peine de se mettre en conformité avec la nouvelle législation à la suite de la loi de 1992 sur l’eau (décrets 1993). Cela aurait dû évidemment entraîner une réaction et une sanction de l’État, bien au fait des prélèvements faramineux de Nestlé dans les nappes. Bien au contraire, cette défaillance n’a entraîné que l’absence de contrôle par les autorités et l’absence d’évaluation rigoureuse de l’impact environnemental qui en découle. Nestlé a sciemment ignoré la loi, et l’État a regardé ailleurs. L’enquête de l’OFB souligne également à quel point la surexploitation des nappes a déjà mené à l’asséchement de celles-ci. Si la page judiciaire est maintenant refermée - avec une décevante convention judiciaire d’intérêt public, si Nestlé Waters a de fait reconnu sa culpabilité en acceptant celle-ci, Mme la députée souhaite connaître le volume d’eau total prélevé par Nestlé et les conséquences pour les équilibres des écosystèmes et les cycles hydrologiques des eaux superficielles. Elle interroge Mme la ministre sur les différentes mesures prises par l’État à la suite de ce scandale environnemental, dans lequel l’État a été méprisé par Nestlé, puis absent et passif face aux multiples fraudes et défaillances sur lesquelles la lumière était pourtant progressivement faite. Elle l’interroge sur le constat que, sans la pugnacité des associations, des lanceurs d’alerte et le travail d’enquête et d’information rigoureux des journalistes, l’État aurait selon toute probabilité continué à se soumettre aux intérêts de Nestlé Waters.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6761</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Les destinataires du chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2872. — 17 décembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le mode d’attribution du chèque énergie dans le cadre des résidences sociales. Le chèque énergie a été mis en place dans un contexte de flambée des prix de l’énergie (gaz, électricité) afin d’aider les foyers les plus modestes à faire face aux hausses des factures. Actuellement, ce dispositif peut être utilisé par les ménages auprès des fournisseurs ou bien des bailleurs sociaux. Or dans le cas de résidences sociales, ce sont les gestionnaires qui doivent faire face aux fluctuations des prix de l’énergie sans pouvoir directement les répercuter sur les résidents. En effet, l’évolution des loyers et celle des redevances pour les locataires sont plafonnées. Elles ne suffisent pas à couvrir la hausse des prix qui reste à la charge des bailleurs. C’est pourquoi les gestionnaires de résidences sociales demandent que le chèque énergie leur soit directement versé. La modification des destinataires du chèque énergie en faveur des gestionnaires des résidences sociales permettrait d’anticiper la hausse des charges d’énergie ainsi que de limiter leur répercussion sur la santé financière des structures. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement a l’intention de faire évoluer le dispositif du chèque énergie pour en faire bénéficier directement les bailleurs sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6761</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2873. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics. C’est une énergie économique, locale, vertueuse pour l’environnement et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Le granulé renforce également la souveraineté énergétique française avec une autonomie nationale de production estimée à 85 %. Aussi, ce projet de diminution d’aides apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Prévu au nom du bouclage de la biomasse à l’horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité. Il fait aussi l’impasse sur les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. En conséquence, M. le député demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. De façon plus générale, il aimerait également connaître la position du Gouvernement sur la compatibilité entre la décarbonation des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6762</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Obligation d’installer un chronotachygraphe pour les artisans et TPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2841. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation que subissent les artisans et les très petites entreprises (TPE) du pays, contraintes par l’obligation d’installer un chronotachygraphe, bien qu’elles ne soient pas des transporteurs. Cette exigence constitue une entrave au bon fonctionnement de ces entreprises. En application du règlement (CE) n° 561/2006 du Parlement européen et du Conseil, un chronotachygraphe est obligatoire, sauf exception, pour tout conducteur de véhicules de plus de 3,5 tonnes. À l’origine, ce texte avait pour but de sauver des vies et de réduire la concurrence déloyale en surveillant les temps de conduite des chauffeurs de poids lourds, afin de prévenir les abus des employeurs envers leurs salariés et de limiter le cabotage. Or cette obligation affecte également les artisans et TPE utilisant des véhicules utilitaires légers (VUL) avec remorque, dépassant le seuil de poids total roulant autorisé (PTRA), bien qu’ils ne soient pas des professionnels du transport, à l’image des paysagistes ou des distributeurs de matériel d’espaces verts. Ces entreprises se retrouvent donc contraintes de se soumettre à des temps de conduite imposés, ce qui complique davantage la gestion quotidienne de leurs activités non centrées sur le transport. Surtout, cela engendre des coûts et des complications pour ces structures déjà soumises à de nombreuses contraintes administratives et financières. Dans ce contexte, M. le député sollicite une dérogation par décret, fondée sur l’article R3313-2 du code des transports, permettant d’exempter ces artisans et TPE de cette obligation inadaptée. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage pour permettre une application plus juste et adaptée de la réglementation en matière de chronotachygraphes et dans quelle mesure une révision des critères d’application pourrait être envisagée pour soutenir ces entreprises dans la poursuite sereine de leurs activités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6762</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Eclairage arrière des vélos et conditions de circulation à deux de front
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2844. — 17 décembre 2024. — M. Jean-François Portarrieu appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports sur l’éclairage arrière requis pour les vélos et les conditions de circulation à deux de front. Le Décret n° 2024-1074, publié au Journal Officiel le 29 novembre 2024, modifie plusieurs articles du code de la route impactant directement les cyclistes. Selon l’alinéa V de l’article R313-5, « La nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout engin de déplacement personnel motorisé ou cycle doit être muni d’un feu de position arrière. Ce feu ne doit pas être clignotant et doit être nettement visible de l’arrière lorsque le véhicule est monté. Tout engin de déplacement personnel motorisé ou cycle peut être muni d’un feu de position arrière supplémentaire répondant aux mêmes caractéristiques. Le conducteur peut porter sur lui un tel feu ». L’article R313-25 stipule quant à lui que « Les feux et signaux ne peuvent être à intensité variable, sauf ceux des indicateurs de direction, des feux de position arrière, des feux stop, des feux de brouillard arrière et du signal de détresse ». Une distinction semble donc être faite entre le clignotement simple et l’intensité variable, également connue sous le nom de mode « organique ». Ce décret modifie également les règles de circulation à deux de front. Selon l’article R431-7, « Les conducteurs de cycles à deux-roues sans remorque ni side-car ne doivent jamais rouler à plus de deux de front sur la chaussée. Sauf sur les aires piétonnes, les voies vertes et les zones de rencontre, ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l’exigent, notamment lorsqu’un véhicule voulant les dépasser annonce son approche ». Bien que l’utilisation du klaxon ne soit autorisée que pour signaler un danger selon le code de la route, la manière dont un véhicule peut annoncer son approche reste ambiguë. Il demande donc au ministre des clarifications sur l’utilisation des feux clignotants et à intensité variable ainsi que sur les règles concernant la circulation à deux de front.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6762</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de trains de voyageurs Sarrebruck - Luxembourg
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2903. — 17 décembre 2024. — M. Kévin Pfeffer attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet d’une ligne transfrontalière de transport de passagers qui pourrait relier Sarrebruck (Land de Sarre, Allemagne) à Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg) en desservant les communes de Forbach, Béning-lès-Saint-Avold, Bouzonville et Thionville en Moselle. Depuis de nombreuses années, les élus locaux plaident pour le retour des trains de voyageurs sur cet axe. Le choix de ce tracé présente de nombreux avantages. Il permettrait de désengorger la ligne Metz-Thionville tout en réduisant le trafic routier sur l’A31. Il répondrait aux besoins de mobilité transfrontalière des habitants de Moselle-Est. En outre, il favoriserait la redynamisation des territoires desservis, le transport ferroviaire jouant un rôle capital dans le développement de l’activité économique et l’attractivité résidentielle. Ce tracé permettrait également la réouverture de la gare de Bouzonville, fermée au transport de passagers depuis 2016. Cette réouverture constituerait un symbole fort compte tenu des attentes légitimes des habitants des zones rurales en matière de transports ferroviaires. Au regard des atouts de cette ligne ferroviaire transfrontalière, il souhaite savoir s’il défendra ce tracé auprès des autorités allemandes et luxembourgeoises et si l’État est prêt à investir aux côtés des collectivités locales (la région Grand Est et le département de la Moselle) pour permettre une ouverture rapide de cette ligne qui bénéficiera à toute la Moselle-Est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6763</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Instauration d’une prime de risque au bénéfice des patrouilleurs autoroutiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2904. — 17 décembre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de prime de risque attribuée aux patrouilleurs autoroutiers, malgré la dangerosité reconnue de leur métier. Ces agents jouent un rôle essentiel dans la sécurisation et la gestion du trafic sur les autoroutes, intervenant directement sur les voies de circulation pour signaler des accidents, retirer des débris ou entretenir les infrastructures. Ces tâches, réalisées dans des conditions parfois extrêmes et en présence de véhicules roulant à grande vitesse, exposent ces travailleurs à des risques importants, de jour comme de nuit et par tous les temps. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), plus de 350 accidents impliquant des personnels d’intervention sur autoroute ont été recensés en 2022, occasionnant plusieurs blessés graves et des décès. Ces chiffres reflètent la dangerosité inhérente à ce métier. Un rapport du Sénat publié en 2021 sur la sécurité des agents intervenant sur les routes soulignait déjà la nécessité d’une meilleure reconnaissance des risques encourus par les patrouilleurs autoroutiers. Selon le baromètre de sécurité publié en octobre 2024 par l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), 122 accidents impliquant des personnels en intervention ont été recensés depuis le début de l’année, causant la mort de deux agents et en blessant neuf autres, dont huit après avoir été directement heurtés par des véhicules. Malgré ce constat, aucune obligation légale ou réglementaire n’impose le versement d’une prime de risque pour ces agents, contrairement à d’autres professions à risques, telles que les sapeurs-pompiers ou les forces de l’ordre, qui bénéficient de dispositifs similaires. Cette situation semble d’autant plus injustifiée que les concessions autoroutières, en charge de l’entretien et de la gestion des autoroutes, réalisent des bénéfices substantiels qui sont reversés en grande partie sous forme de dividendes. Selon l’Autorité de régulation des transports (ART), leur chiffre d’affaires a continué de croître ces dernières années, porté notamment par l’augmentation des péages. Ces résultats financiers confortables offrent aux sociétés concessionnaires la capacité de mieux valoriser les métiers à risques, comme celui de patrouilleur autoroutier, sans mettre en péril leur équilibre économique. Dans ce contexte, il paraît indispensable d’envisager des mesures pour compenser financièrement les risques spécifiques encourus par ces agents. Cela pourrait passer par l’instauration d’une prime de risque obligatoire pour l’ensemble des patrouilleurs autoroutiers, quel que soit leur employeur. Il lui demande donc si le Gouvernement a conscience de cette problématique et s’il entend engager une concertation avec les acteurs concernés, notamment les syndicats professionnels et les sociétés concessionnaires, afin de mettre en place une telle mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6763</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de Milee
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2854. — 17 décembre 2024. — M. Thomas Ménagé alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les répercussions de la liquidation judiciaire de la société Milee, anciennement connue sous le nom d’Adrexo, spécialisée dans la distribution de prospectus publicitaires. Cette liquidation, prononcée le 9 septembre 2024, a conduit au licenciement de près de 10 000 salariés, constituant ainsi l’un des plus importants plans sociaux en France depuis les années 1980. Depuis cette décision, de nombreux anciens employés n’ont toujours pas perçu leurs salaires des mois d’août et de septembre, ni leur solde de tout compte, les plaçant dans une situation financière précaire. Malgré les assurances de Mme la ministre indiquant que les salaires seraient versés entre le 28 et le 31 octobre 2024 et les soldes de tout compte mi-novembre, une majorité des salariés n’ont pas encore reçu les sommes dues. Cette situation engendre des difficultés majeures pour les anciens employés, dont certains se retrouvent sans aucun revenu depuis plusieurs mois, les empêchant de subvenir à leurs besoins essentiels. De plus, l’absence de délivrance des documents de fin contrat complique leur inscription à France Travail, retardant ainsi leur accès aux allocations et à des dispositifs d’accompagnement vers un nouvel emploi. Face à cette crise sociale et économique, il est impératif que le Gouvernement prenne des mesures urgentes pour assurer le versement rapide des salaires et indemnités dus aux anciens salariés de Milee. Il apparaît également essentiel de mettre en place des dispositifs d’accompagnement renforcés pour faciliter leur réinsertion professionnelle, en tenant compte des spécificités régionales et des profils des travailleurs concernés. Il lui demande donc quelles actions concrètes le Gouvernement envisage de déployer pour accélérer le versement des salaires et indemnités dus aux anciens salariés de Milee et quels dispositifs spécifiques seront mis en place pour soutenir leur reconversion professionnelle, notamment dans les régions les plus touchées par cette liquidation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6764</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Supprimer la limite d’âge à partir de laquelle le CPF n’est plus utilisable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2866. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’opportunité de supprimer la limite d’âge à partir de laquelle le compte personnel de formation (CPF) n’est plus utilisable. La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a mis en place un compte personnel pour répondre aux besoins croissants de reconversions professionnelles dans un marché du travail en constante évolution. Ainsi, le CPF peut être utilisé par tout salarié, tout au long de sa vie active, y compris en période de chômage, pour suivre une formation qualifiante. Les droits que cumulent les salariés tout au long de leur vie professionnelle doivent leur permettre d’accéder plus facilement au marché du travail et de s’adapter à ses évolutions. Le CPF est un atout indispensable pour beaucoup de concitoyens. Il permet d’accéder à des formations auxquelles beaucoup n’auraient pas eu accès pour des raisons financières. Il reste cependant méconnu par un grand nombre, qui n’en profite pas ou très tardivement dans leur carrière professionnelle. Ainsi, à la fin d’une carrière professionnelle, les crédits qui n’ont souvent pas été mobilisés se perdent. En effet, l’article L. 6323-3 du code du travail prévoit que, lorsque le titulaire d’un compte CPF dépasse l’âge de 67 ans, le CPF cesse d’être alimenté. Si cet arrêt de l’alimentation du CPF peut s’entendre, la perte des crédits qui y sont inscrits et donc l’impossibilité de les utiliser est elle, en revanche, beaucoup moins comprise. Elle l’est d’autant moins qu’avec l’évolution des carrières, la récente réforme des retraites et la multiplication des cumuls emploi-retraite, de plus en plus de seniors éprouvent le besoin de se former. Or, en l’état du droit, une personne de 68 ans, souhaitant utiliser son CPF pour se former, ne le peut pas. Ce seul exemple soulève la question de la pertinence de cette limite d’âge. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement envisage de supprimer l’âge à compter duquel le CPF n’est plus utilisable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6764</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Transmission de droits du CPF entre les membres d’une même famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2867. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la transmission de droits du compte personnel de formation (CPF) entre ascendants, descendants et collatéraux directs. La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a mis en place un compte personnel pour répondre aux besoins croissants de reconversions professionnelles dans un marché du travail en constante évolution. Le CPF peut être utilisé par tout salarié, tout au long de sa vie active, y compris en période de chômage, pour suivre une formation qualifiante. Les droits que cumulent les salariés tout au long de leur vie professionnelle doivent leur permettre d’accéder plus facilement à des formations. Le CPF est un atout indispensable pour beaucoup de concitoyens. Il permet d’accéder à des formations qui seraient hors de portée pour des raisons financières. Il reste cependant méconnu par un grand nombre, qui n’en profite pas ou très tardivement dans leur carrière professionnelle. Ainsi, à la fin d’une carrière professionnelle, les crédits CPF qui n’ont souvent pas été mobilisés se perdent, alors même que d’autres membres de la même famille pourraient avoir besoin de ces crédits. L’article L. 6323-2 du code du travail prévoit que le compte personnel de formation ne peut être mobilisé qu’avec l’accord exprès de son titulaire et pour son seul compte. Pourtant, beaucoup de personnes titulaires de droits inscrits sur leur compte personnel de formation n’y ont pas recours, alors que ces droits pourraient être utiles à d’autres membres de la famille. À titre d’exemple, un jeune adulte ayant besoin de passer son permis C1E pour commencer à travailler ne peut pas utiliser les droits CPF que ses parents ont cumulés. Il pourrait donc être opportun d’autoriser le don de droits acquis entre personnes d’une même famille. Une telle évolution contribuerait à mieux répondre aux besoins des jeunes actifs. En effet, le coût de certaines formations indispensables est souvent à la charge des parents, ces coûts pourraient être compensés grâce à la transmission des droits CPF. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement envisage d’autoriser les transferts de crédit CPF entre membres d’une même famille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6765</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Droits à la retraite carrières longues pour les travaux d’utilité collective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2888. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des périodes travaillées dans le calcul des droits à la retraite des anciens travailleurs ayant participé aux travaux d’utilité collective. En effet, la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale a entraîné la modification de l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale pour que les droits à pension pour les périodes de stage soient ouverts. En outre, la prise en compte de ces trimestres de cotisation pour les salariés faisant valoir leurs droits à la retraite à l’âge légal de départ a été effectuée par les deux décrets du 21 août 2023. Néanmoins, la prise en compte des trimestres cotisés en travaux d’utilité collective pour les carrières longues se fait toujours attendre. Une proposition de loi n° 1410 visant à ouvrir les droits au dispositif de retraites anticipées au titre des carrières longues pour les bénéficiaires de travaux d’utilité collective et dispositifs comparables avait été portée et déposée par Mme Marine Hamelet le 20 juin 2023. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement a l’intention de prendre les dispositions réglementaires nécessaires afin de permettre aux bénéficiaires des travaux d’utilité collective de valider les trimestres de cotisations pour pouvoir bénéficier des carrières longues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6765</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Valorisation universelle des trimestres au titre des périodes d’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2889. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’absence de valorisation systématique et universelle de trimestres au titre des périodes d’apprentissage. Si la loi du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites a institué le principe selon lequel un trimestre d’apprentissage travaillé équivalait à un trimestre validé, elle n’en a pour autant pas fait un principe universel. En effet, en l’état du droit, les périodes d’apprentissage antérieures à son entrée en vigueur ne sont pas concernées par la mesure. En d’autres termes, cette dernière n’est pas rétroactive et le décret d’application du 16 décembre 2014 portant application des dispositions relatives aux cotisations de sécurité sociale des apprentis et fixant les modalités de prise en compte des périodes d’apprentissage au titre de l’assurance vieillesse, ne vaut que pour les périodes d’apprentissage réalisées à compter du 1er janvier 2015. De fait, les personnes ayant travaillé dans le cadre d’un contrat d’apprentissage avant cette date ne valident généralement pas la totalité des trimestres correspondant à leur période d’activité. Il est effectivement très rare qu’un apprenti puisse valider 4 trimestres au titre d’une année d’apprentissage puisqu’avant 2014 sa rémunération minimale était fixée entre 15 % et 45 % du SMIC. Les niveaux de cotisation liés à de tels niveaux de rémunération étant modiques, ils ne permettaient pas d’ouvrir droit à validation des trimestres escomptés. En la matière, l’absence d’harmonisation de la règle de droit ne manque pas d’interroger. Surtout, les conséquences de cette dernière peuvent être très lourdes pour de très nombreux Français ayant commencé leur carrière professionnelle tôt. En l’état, les apprentis d’avant 2015 sont injustement pénalisés et parfois même privés du dispositif de départ à la retraite pour carrière longue, simplement parce que leur activité en qualité d’apprenti n’est pas suffisamment valorisée. À titre d’exemple, une personne ayant travaillé 24 mois en apprentissage peut ne valider que 3 trimestres pour cette période alors même qu’un apprenti de 2015 aura pour sa part pu en valider 8. Au vu de ces éléments, il lui demande donc si, dans un souci lisibilité de la loi, de valorisation du travail et de justice sociale, le Gouvernement entend venir harmoniser la réglementation en vigueur afin que les personnes ayant travaillé sous contrat d’apprentissage avant 2015 puissent valider, au titre de ces périodes, des trimestres dans les mêmes conditions que leurs homologues qui sont ou qui ont été apprentis à compter de 2015.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>134</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6770</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Régulation des populations de cormorans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            134. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dégâts causés par les cormorans sur les plans d’eau ou les rivières de France. En effet, depuis plusieurs années, les pisciculteurs, associations de pêche et propriétaires tirent la sonnette d’alarme sur les dégâts causés par les cormorans sur les plans d’eau ou les rivières de France et sur leur impact sur les populations de poissons. En Mayenne, les associations de pêcheurs estiment à ce jour que le comptage des sites du cormoran est sous-estimé. Surtout, le grand nombre de cormorans engendre un appauvrissement halieutique des milieux aquacoles, un assèchement des productions en pisciculture, un renchérissement de la valeur des poissons de rempoissonnement, un investissement à fonds perdu du rempoissonnement réalisé par les associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques, l’importation de poissons, une raréfaction des poisson reproducteurs puisque les carpes d’un poids inférieur à 2 kg sont systématiquement mangées. C’est pourquoi afin de retrouver un meilleur équilibre entre les espèces aquatiques et alors que le cormoran est reconnu comme une espèce protégée, elle lui demande si les mesures de régulation prises par les préfets pourraient être élargies au domaine public, en fonction des besoins des territoires (à titre d’exemple, le quota alloué à la Mayenne de 450 individus par an pour les seules piscicultures semble très insuffisant). Elle lui demande également quelles mesures d’urgence le Gouvernement entend mettre en œuvre en faveur de la filière piscicole pour que celle-ci puisse maintenir son activité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6770</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le grand cormoran est une espèce autochtone protégée au niveau national. Il bénéficie également au niveau européen du régime général de la protection de toutes les espèces d’oiseaux (directive « oiseaux »). La population de la sous-espèce Phalacrocorax carbo sinensis s’était significativement réduite jusque dans les années 1970. Depuis lors, en raison de sa protection, le nombre moyen de grands cormorans a augmenté jusqu’à atteindre un niveau relativement stable depuis 2013 et oscillant autour de 100 000 individus présents. Le dernier recensement national des grands cormorans hivernants, réalisé à l’hiver 2023/2024, n’a pas encore livré ses résultats, les chiffres devant être compilés et analysés par le coordonnateur national du comptage. Afin de contrôler l’impact que le grand cormoran occasionne sur les piscicultures et, le cas échéant, les poissons sauvages, un système dérogatoire à la protection stricte permet de mener des opérations de régulation dans des conditions fixées par l’arrêté ministériel cadre du 26 novembre 2010. Un arrêté pris tous les trois ans fixe les plafonds départementaux dans les limites desquelles les dérogations peuvent être accordées. L’arrêté couvrant la période 2022/2025, a été publié le 1er octobre 2022. Il est lui-même décliné en arrêtés départementaux annuels ou triennaux définissant les personnes habilitées, les périodes et les zones de tir autorisées. L’élaboration de l’arrêté triennal 2022-2025 est intervenue dans le contexte particulier d’annulation d’arrêtés préfectoraux relatifs aux dérogations sur les cours d’eau et plans d’eau, suite à plusieurs requêtes déposées ces dernières années. Plus d’une quinzaine d’arrêtés ont été ainsi annulés et plusieurs contentieux sont en attente de jugement. Les décisions des tribunaux administratifs ont fait état de motivations insuffisantes des arrêtés car ils ne démontraient, ni la présence dans les cours d’eau d’espèces de poissons menacées, ni l’impact du grand cormoran sur les espèces protégées, ni la mise en œuvre de solutions alternatives. Dès lors, les conditions de dérogation pour destruction d’une espèce protégée n’étaient pas remplies. En conséquence, lors des travaux préparatoires à l’élaboration de l’arrêté triennal, des réflexions ont été engagées avec l’ensemble des partenaires concernés par le grand cormoran (représentants des pisciculteurs et pêcheurs, associations de protection de la nature, experts, administration) afin de permettre la sécurisation des actes juridiques et d’éviter que les futurs arrêtés préfectoraux ne soient à nouveau annulés. Au terme de la période de consultation, il a été décidé de ne pas établir dans l’arrêté 2022/2025 de plafonds pour les cours d’eau et plans d’eau et de n’y rendre aucune dérogation possible. En effet, en l’état, les éléments disponibles ne permettaient pas de démontrer l’impact du grand cormoran sur les espèces piscicoles menacées et de remplir les conditions de dérogation. L’arrêté du 19 septembre 2022 a donc prévu que les dérogations soient accordées pour protéger les seules piscicultures, dans 58 départements, avec un plafond annuel de 27 892 individus autorisés à la régulation. Les craintes des pêcheurs et de leurs fédérations de ne plus bénéficier de dérogations, notamment lorsque certaines rivières présentent des enjeux particuliers en raison de la présence de certaines espèces piscicoles patrimoniales et sensibles, ont été signalées. Un protocole-cadre national a été discuté avec la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) et quatre départements pilotes ont été retenus pour le mettre en œuvre, l’objectif étant de documenter les impacts du cormoran sur les espèces piscicoles sensibles. En outre, le Conseil d’Etat, suite à une requête visant à annuler l’arrêté du 19 septembre 2022 en tant qu’il ne prévoit pas de quotas de prélèvement de grands cormorans en eaux libres, a, par décision du 8 juillet 2024, partiellement annulé cet arrêté triennal, considérant qu’il appartient aux préfets d’apprécier si la prédation du grand cormoran occasionne des risques pour des populations de poissons menacées, et d’accorder, le cas échéant, des dérogations dans la limite des plafonds départementaux fixés par arrêté ministériel. Le Conseil d’Etat enjoint donc les ministres en charge de l’environnement et de l’agriculture à prendre un arrêté modificatif fixant des plafonds départementaux de destruction de grands cormorans en eaux libres pour la période 2022-2025. Par conséquent, des travaux sont en cours avec l’ensemble des partenaires concernés afin de définir les conditions dans lesquelles des tirs pourront à nouveau être autorisés sur les cours d’eau et plans d’eau à partir de l’automne 2024 en mobilisant les données obtenues dans le cadre de l’accord-cadre national cité précédemment. Compte tenu de l’intégration de l’aquaculture au sein de la politique commune des pêches en tant que compétence partagée avec la Commission européenne, le principal levier financier pour mettre en œuvre les actions du plan « Aquacultures d’avenir » 2021-2027 est le fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), qui a pris, pour la programmation 2021-2027, la relève du fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Depuis près de dix ans, les filières aquacoles ont su mobiliser pleinement cet outil, les mesures du FEAMP dédiées à ce secteur ayant présenté un des meilleurs taux de consommation du fonds. Cette dynamique se confirme au vu du nombre de dossiers déposés dans les régions littorales et auprès de FranceAgriMer pour bénéficier du FEAMPA, sur des projets d’innovation, d’investissements productifs, d’acquisition de connaissance et projets scientifiques, de transformation, de communication, de valorisation ou de renforcement de la structuration des filières. Les piscicultures ont pleinement accès à ces financements et ont su s’en emparer, notamment pour moderniser leurs infrastructures et gagner en autonomie énergétique. Elles bénéficient également des projets de recherche portés par l’interprofession en lien avec des instituts techniques et scientifiques (Itavi, Ifremer, Inrae, etc.), également soutenus par le FEAMPA. Le fonds pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique permettra aussi d’accompagner la filière, puisque le Gouvernement a prévu que les activités aquacoles, et de fait les piscicultures, puissent bénéficier d’un financement dans le cadre de projets territoriaux structurants. Le Gouvernement confirme donc son intention de soutenir pleinement le développement de l’aquaculture, dans toutes ses composantes, et notamment la filière piscicole française, afin de reconquérir sa souveraineté, notamment pour ce qui concerne les salmonidés, premières espèces d’importations françaises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>172</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6771</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation concurrentielle des recycleurs indépendants dans la REP BTP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            172. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation concurrentielle des recycleurs indépendants dans l’écosystème de la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) des déchets du bâtiment. Ayant fait le choix de déléguer aux producteurs l’organisation de leur filière à responsabilité élargie, le rôle de l’administration est de contrôler le respect du cahier des charges qu’elle a défini dans le cadre de l’agrément des éco-organismes. À partir de 2023, l’ensemble des producteurs de produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment sont tenus d’adhérer à l’un des quatre éco-organismes actuellement agrées. Dès lors, l’activité de recyclage est soumise à contractualisation directe, en sous-traitance, avec les éco-organismes de la filière. Cette organisation est de nature à induire des pratiques anticoncurrentielles au profit des plus grandes entreprises du recyclage en capacité de réduire leurs prix en raison de leur taille et de leur important portefeuille d’activités, mettant en difficulté les petites et moyennes entreprises indépendantes du secteur du recyclage. Le Syndicat des recycleurs indépendant fait état de l’absence de contrôle administratifs et de régulation des appels d’offres, induisant un risque de concentration des marchés de recyclage au profit de grandes entreprises du secteur. Perspective susceptible de faire disparaître les petites entreprises du recyclage, privées des marchés ouverts par la filière REP, alors que leur présence en fait des acteurs clés du développement de l’économie circulaire et du dynamisme économique des territoires sur lesquels elles sont implantées. Dans cette organisation peu concurrentielle, résultat d’une régulation imparfaite de l’État, M. le député interroge ainsi Mme la ministre sur l’avenir des petites structures de recyclage. Il l’interroge en outre de manière plus générale sur l’évaluation globale des filières à responsabilité élargie des producteurs, seule à même d’identifier clairement et de remédier le cas échéant aux conséquences négatives des cahiers des charges des agréments des éco-organismes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6771</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Certains professionnels du secteur de la collecte, du tri et du traitement des déchets ont exprimé des inquiétudes concernant la mise en œuvre des filières à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits et matériaux de construction du bâtiment. Cette filière REP était très attendue par de nombreuses parties prenantes, notamment les collectivités territoriales qui supportent aujourd’hui une partie des coûts de gestion des déchets du bâtiment, y compris, pour nombre d’entre elles, des déchets amenés par des professionnels. Elles sont également victimes des dépôts sauvages de déchets, dont le coût de remédiation se monte à environ 400 millions d’euros par an. Pour assurer la reprise sans frais des déchets du secteur du bâtiment, les éco-organismes ont l’obligation de soutenir financièrement les opérateurs qui assurent en d’ores et déjà la collecte afin de couvrir les coûts qu’ils supportent pour ces opérations. Ces soutiens financiers sont apportés à toute personne qui en fait la demande, sans discrimination, dès lors que cette personne accepte les clauses des contrats-types qui ont été élaborés par les éco-organismes. Ces contrats-types ont été examinés lors des dossiers de demande d’agrément des éco-organismes, et peuvent être discutés dans le cadre des comités multipartites mis en place par les éco-organismes (comité des parties prenantes et comité technique opérationnel), au sein desquels sont représentés les opérateurs de gestion des déchets. Lorsqu’il est nécessaire de développer des solutions de collecte et de traitement des déchets, les éco-organismes de la filière des déchets du bâtiment peuvent être amenés à passer des appels d’offres et à sélectionner des prestataires. Conformément aux dispositions législatives et réglementaires, ces appels d’offres doivent être non discriminatoires et fondés sur des critères d’attribution transparents en recherchant des modalités d’allotissement suscitant la plus large concurrence. Ces critères doivent notamment comprendre un critère de proximité avec une pondération importante, ce qui est de nature à favoriser les entreprises déjà implantées sur le territoire. A l’issue de la procédure, la liste des candidats retenus doit être rendue publique par l’éco-organisme et comporter en annexe, la part des entreprises ayant candidaté et la part des entreprises retenues, par catégories d’entreprises (microentreprises, PME, ETI, grandes entreprises). Cette obligation de transparence est de nature à permettre le contrôle des pratiques des éco-organismes et à vérifier si une discrimination est effectivement opérée selon la taille des entreprises. Cependant, une mission d’inspection réalisée par l’IGEDD, le CGE et l’IGF a mis en évidence que la régulation des équilibres concurrentiels au sein des flières REP n’était pas satisfaisante et nécessitait d’être repensée. Une reflexion a donc été engagée en ce sens entre les ministères intéressés par les filières REP ; les opérateurs économiques y seront associés dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6772</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Inondations fleuve Liane</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            179. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Golliot interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation et les mesures déployées concernant le risque d’inondations dans le Pas-de-Calais. Dans le Pas-de-Calais, 250 communes ont été affectées par les derniers épisodes de pluies diluviennes, qui ont engendré crues et inondations. Dans le Boulonnais, le fleuve Liane sort régulièrement de son lit et cause des d’importants dégâts sur les communes avoisinantes. Le bassin de la Liane, limitrophe des communes de Boulogne-sur-Mer, Outreau, Saint-Martin-Boulogne et Saint Léonard, est fortement envasé et aucuns travaux de curage d’ampleur ne sont réalisés. Cet envasement génère un ralentissement de l’écoulement de l’eau et a des répercussions sur tous les territoires bordant le tracé du fleuve. Les communes et les intercommunalités peinent à investir pour l’entretien du fleuve et ses affluents et manquent de moyens pour mener les travaux nécessaires pour endiguer dans la durée ces épisodes de crues. L’urgence est de rapporter la sérénité dans les territoires concernés dans les plus brefs délais avec des solutions efficaces et durables, pour rassurer les habitants, entreprises, exploitations agricoles ou services publics fréquemment touchés. C’est pourquoi, en vue d’apporter des réponses aux nombreuses sollicitations des habitants du Pas-de-Calais sur le sujet, il souhaite connaître les mesures sur lesquelles travaille le Gouvernement pour diminuer durablement les risques d’inondations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6772</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les habitants du Pas-de-Calais ont été durement touchés par une succession éprouvante de crues au cours de l’hiver 2023 – 2024. L’État s’est fortement mobilisé aux côtés des collectivités pendant ces inondations, puis après pour faciliter le retour à la normale. L’État a ainsi veillé au déblocage rapide des premières indemnisations par les assurances par la reconnaissance en procédure accélérée de l’état de catastrophe naturelle, ainsi qu’au déblocage de fonds d’urgence dans les zones les plus touchées. Pour les biens les plus endommagés, des opérations d’acquisition-démolition sur le fonds Barnier ont été engagées afin de permettre aux habitants de se reloger dans des zones à proximité moins exposées et, concomitamment, de « redonner de la place à l’eau ». Un important travail de mise à jour des cartes de zones inondables a par ailleurs été entrepris par les services de l’État. Les données rassemblées pendant cet épisode de crue ont globalement confirmé la validité des cartes existantes. Les quelques mises à jour pourront amener à des corrections de zonages des plans de prévention des risques d’inondation. Les crues de l’hiver 2023 – 2024 nous ont rappelé la nécessité d’intégrer systématiquement la nature inondable des secteurs touchés. Des actions de communication, à destination des habitants et entreprises, sur la base des données d’aléas les plus à jour seront réalisées en association avec les collectivités. L’État accompagne par ailleurs les collectivités pour aider à la constitution des regroupements aptes à permettre une mise en œuvre de la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (Gemapi) la plus efficace, à l’échelle des bassins versants. S’agissant de l’état des cours d’eau, la mission IGEDD de mai 2024 a montré que le manque d’entretien des réseaux hydrauliques n’a pas été la cause des inondations dans le Nord et le Pas-de-Calais. Le facteur déclenchant en est en effet l’ampleur des précipitations. En tout état de cause, s’agissant des procédures administratives, le Gouvernement a pris un décret qui permet désormais la réalisation de curages ponctuels des cours d’eau par une simple déclaration. Les phases de marée haute (en particulier lors de fortes marées) peuvent ralentir l’écoulement des cours d’eau côtiers en période de crue. La Liane, comme d’autres cours d’eau côtiers, est équipée d’une porte à la mer afin d’éviter les intrusions marines. La gestion de ce type d’équipement relève de la compétence Gemapi. Dans un contexte de montée inexorable du niveau de la mer en raison du changement climatique, les collectivités exerçant la compétence Gemapi auront à concevoir une stratégie globale de prévention des inondations, en particulier au niveau des zones urbaines situées en basse vallée. L’État sera à leurs côtés dans cette démarche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>568</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6773</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Restriction de l’octocrylène</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            568. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les ambitions du Gouvernement en matière de restriction de la molécule d’octocrylène dans les produits cosmétiques en France ainsi qu’au niveau européen. En effet, à la suite de la récente demande de restriction de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) relative à cette molécule ainsi que d’autres études scientifiques françaises et étrangères mettant en avant son risque de dégradation en substance perturbateur endocrinien voire cancérogène, l’usage de l’octocrylène apparaît comme un risque pour la santé publique humaine lorsqu’utilisé comme composant de produit cosmétique. Cette molécule est d’ores et déjà interdite dans certaines régions du globe à l’instar des îles d’Hawaï, Marshall ou Vierges en raison du risque apparent pour la biodiversité maritime et en particulier pour les premiers maillons de la chaîne trophique. Il l’interroge ainsi sur la suite qu’il entend donner à la demande d’interdiction de l’ANSES et sur le calendrier du Gouvernement pour relayer cette demande au niveau européen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6773</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’octocrylène est une substance chimique présente dans des produits de consommation, notamment dans les cosmétiques pour son rôle de filtre solaire. Les travaux conduits jusqu’à présent par l’Anses ont conduit à identifier l’existence de risques inacceptables pour les milieux aquatiques pour certains usages de l’octocrylène, notamment dans les cosmétiques ainsi que la formulation de plastisol. L’Anses a donc réalisé une analyse de la meilleure option réglementaire pour gérer ces risques. Cette analyse conclut à la pertinence de mettre en place une restriction, c’est-à-dire une interdiction partielle ou complète, ou la prescription de conditions appliquées aux usages permettant de prévenir les risques pour la santé humaine et pour l’environnement, dans le cadre du règlement européen REACH sur les produits chimiques. L’objectif de la restriction sera de limiter les rejets d’octocrylène dans l’environnement pour les usages présentant des risques inacceptables. Sur la base de ces travaux, la France a notifié au niveau européen son intention de déposer un dossier de restriction, en cours de finalisation par l’Anses. La soumission de ce dossier au niveau européen est prévue pour le 11 avril 2025. Le dossier fera l’objet d un examen par les deux comités scientifiques de l’Agence européenne des produits (ECHA), à savoir le comité d évaluation des risques (RAC) et le comité d’analyse socio-économique (SEAC), et d’une consultation publique d’une durée de 6 mois. Les comités scientifiques délivreront des avis qui seront adressés à la Commission européenne qui sera chargée d’élaborer un projet de règlement. Ce projet fera l’objet de négociations entre États membres avant vote et adoption définitive.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>788</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6773</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Interpellation sur les soirées illégales de l’Aquarium de Paris</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            788. — 15 octobre 2024. — Mme Danielle Simonnet alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les soirées festives illégales qui se tiennent actuellement à l’Aquarium de Paris. En effet, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale porte modification du code de l’environnement qui, dans son article L. 413-13-I dispose : « Il est interdit de présenter des animaux domestiques ou non domestiques en discothèque. Pour l’application du présent I, est considérée comme discothèque tout lieu clos ou dont l’accès est restreint, dont la vocation première est d’accueillir du public, même dans le cadre d’évènements privés, en vue d’un rassemblement destiné principalement à la diffusion de musique et à la danse ». Or malgré l’entrée en vigueur de cette loi, force est de constater que l’Aquarium de Paris continue d’organiser de façon régulière des soirées discothèques très lucratives en présence d’animaux. Les poissons sont des êtres vivants dotés de sensibilité et non des objets de décoration. Elle lui demande ainsi les mesures qu’elle compte prendre afin de faire respecter l’application de la loi et interdire ces soirées festives illégales à l’Aquarium de Paris.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6774</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes, il est interdit de présenter des animaux domestiques ou non domestiques en discothèque. L’article L. 413-13-1 prend en considération les espèces animales aquatiques. La direction départementale de la protection des populations de Paris a été informée de ce signalement relatif à l’organisation d’évènement festifs par l’Aquarium de Paris et est en charge d’examiner le dossier et les suites à y donner.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>817</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6774</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Hausse des éco-contributions sur les matériaux de construction en bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            817. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve actuellement la filière bois, représentée par la Fédération nationale du bois (FNB), en raison des conséquences de la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) sur les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB). La FNB, qui regroupe 1 750 entreprises dans des secteurs variés, déplore les effets délétères de la prochaine hausse des écocontributions sur les matériaux de construction en bois, qui se retrouveraient plus fortement taxés dans un rapport de 1 à 10 et jusqu’à 100 fois plus chers pour certains produits de grande consommation. Cette augmentation affecterait de manière disproportionnée la compétitivité du bois par rapport à d’autres matériaux moins vertueux d’un point de vue environnemental. La hausse des écocontributions fait courir le risque de distorsions de concurrence importantes entre les différents matériaux de construction, en contradiction avec les objectifs initiaux de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), qui visait à encourager les produits ayant le meilleur impact environnemental. Il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à cette situation et éviter que la filière bois ne subisse des conséquences disproportionnées qui nuiraient à son développement et à ses contributions positives à la transition écologique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6774</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les représentants des professionnels du secteur du bois de construction expriment régulièrement leurs préoccupations quant à la soutenabilité des éco-contributions destinées à financer la reprise gratuite des déchets des chantiers du bâtiment. Cette filière à responsabilité élargie des producteurs pour les produits et matériaux de construction est très attendue par de nombreuses parties prenantes, notamment les collectivités territoriales qui supportent aujourd’hui une partie des coûts de gestion des déchets du bâtiment, et qui doivent faire face au phénomène des dépôts sauvages qui leur coûte environ 400 millions d’euros par an. En ce qui concerne le cas particulier de la filière bois, le Gouvernement est attentif à sa situation économique. Ainsi, plusieurs mesures ont d’ores et déjà été prises ou sont en cours de finalisation pour permettre, d’une part, de diminuer l’enveloppe globale des coûts supportés par la filière, et d’autre part, prévoir des dispositions spécifiques en faveur du bois. Par un arrêté du 20 février 2024, l’entrée en vigueur de la reprise sans frais des déchets en pied de chantier, correspondant à un gain pour la filière REP d’environ 100 millions d’euros, a été reportée. Dans ce même arrêté il est prévu un abattement de contribution pour les bois frais sortis de scierie, afin de rétablir l’équité entre les bois produits en France et ceux importés de l’étranger. Un autre arrêté ministériel du 3 juillet 2024 permet un nouvel abattement de contribution pour les produits générant des déchets qui sont mieux collectés et valorisés que ceux issus d’autres produits (par exemple les produits en bois versus ceux en plastique) ; le gain pour la filière bois est estimé à près de 45 M€. Enfin, un décret permettant de mutualiser les obligations de reprise sans frais des distributeurs de produits et de matériaux de construction entre sites proches, qui permettra un gain pour l’ensemble de la filière REP d’au moins 180 M€, a été publié au Journal Officiel le 21 novembre 2024. Par ailleurs, comme le prévoit le cahier des charges de la filière, les éco-organismes ont commencé à mettre en place des primes d’éco-contributions pour les produits intégrant des matériaux issus de ressources renouvelables gérées durablement, et ont été incités à amplifier ces primes à partir de l’année prochaine. Enfin, les services du ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques étudient la possibilité de déplacer le point de prélèvement de l’éco-contribution plus en aval sur la chaîne de valeur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>844</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6775</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en œuvre trop hâtive de la REP bâtiment</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            844. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’insuffisance du maillage territorial des installations qui reprennent sans frais les déchets issus des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment. La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (dite loi « AGEC ») étend le principe de responsabilité élargie du producteur (« REP ») des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment en le codifiant au sein du 4° de l’article L. 541-10-1 du code de l’environnement. En application de ce dispositif, les artisans doivent s’acquitter d’une écocontribution auprès des producteurs ou fournisseurs de matériels au moment de l’achat de ces derniers. En contrepartie, des installations qui reprennent sans frais les déchets issus de ces produits ou matériaux devaient être mises en place. Toutefois, Mme la députée a été alertée par des artisans de son département de la Haute-Marne. Déjà étouffés par des contraintes normatives et écologiques, ils pointent désormais du doigt les effets néfastes de l’impréparation à l’entrée en vigueur de la REP du bâtiment. Tous ont unanimement souligné l’insuffisance du maillage des points de collecte gratuite des déchets et ont indiqué devoir se rendre auprès des déchèteries traditionnelles payantes ou être contraints d’effectuer plusieurs dizaines de kilomètres. À l’heure actuelle les artisans payent doublement l’impréparation des acteurs à cette réforme. Ils payent une première fois à l’achat du matériel et une seconde fois au moment d’abandonner les déchets. Ce coût supplémentaire se répercute bien souvent sur la facture payée par le client final. Par ailleurs, il existe une forte disparité entre les territoires et une disproportion entre les points de reprise accueillant les inertes, plutôt nombreux et ceux, moins nombreux, accueillant une plus grande variété de déchets. Le département de la Haute-Marne ne dispose à ce jour que de onze points de reprise, alors qu’il s’étend sur 6 211 km2. Enfin, il est crucial que les tarifs des éco-organismes pour les années à venir soient connus au plus tôt afin que les entreprises puissent répercuter le montant des écocontributions dans les prix des devis établis plusieurs mois à l’avance. Les professionnels du bâtiment souhaiteraient un délai minimum règlementaire de 9 mois entre la publication des barèmes et leur entrée en vigueur. Elle souhaiterait savoir si elle se dit favorable à l’instauration d’un moratoire sur l’application de la REP bâtiment et de l’écocontribution jusqu’à avoir un maillage de points de collecte gratuite suffisant qui respecte les seuils fixés par voie règlementaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6775</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Certains professionnels du secteur du bâtiment ont exprimé des inquiétudes concernant la mise en œuvre de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits et matériaux de construction destinés au bâtiment qui est mise en place de manière opérationnelle depuis le 1er janvier 2023.  Cette filière REP est très attendue par de nombreuses parties prenantes, notamment les collectivités territoriales qui supportent aujourd’hui une partie des coûts de gestion des déchets du bâtiment, y compris, pour nombre d’entre elles, des déchets amenés par des professionnels. En outre, elles doivent faire face au phénomène des dépôts sauvages qui leur coûte environ 400 millions d’euros par an. Dans ces circonstances, et dans le contexte budgétaire auquel le Gouvernement doit faire face, il convient d’agir. Décider d’un moratoire sur le développement d’une filière qui a pour objectif de déployer un maximum de points de reprise destinés aux professionnels n’apparaît donc pas pertinent. Le déploiement de cette filière repose sur un principe de reprise gratuite des déchets lorsqu’ils sont triés, et le développement d’un maillage resserré de points de collecte de proximité accessibles à tout détenteur, qu’il soit un particulier ou un professionnel du bâtiment. Pour assurer cette reprise sans frais, les éco-organismes ont l’obligation de soutenir financièrement les opérateurs qui assurent d’ores et déjà la collecte de ces déchets, afin de couvrir les coûts qu’ils supportent pour ces opérations. Ces soutiens financiers sont apportés à toute personne qui en fait la demande, sans discrimination, dès lors que cette personne accepte les clauses des contrats-types qui ont été élaborés par les éco-organismes. Le ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques suit avec attention le déploiement de ces points de reprise. La réglementation a même été modifiée en 2023 pour permettre un suivi trimestriel du nombre de points ouverts. Les objectifs qui ont été fixés à la filière par son cahier des charges ont été atteints. Ce sont ainsi plus de 3200 points de reprise qui ont été ouverts sur le territoire national. Pour ce qui concerne l’établissement des barèmes des éco-organismes, ils sont établis en tenant compte des dispositions des obligations figurant dans le cahier des charges de la filière. S’agissant d’une filière naissante, il a été prévu un calendrier progressif de prise en charge. Il parait effectivement opportun de pouvoir disposer d’un barème de tarifs au plus tôt. Un délai de 9 mois semble néanmoins trop ambitieux compte tenu de la nécessité de réviser chaque année les tarifs en fonction de nombreux paramètres et notamment de l’inflation des matériaux et des coûts de reprise. En ce sens, la situation -pour les professionnels du bâtiment- ne diffère pas de l’évolution des prix de l’énergie, des matériaux ou du coût de la main-d’œuvre qui peut se produire entre l’établissement du devis et la réalisation de la prestation. Des formules de révision peuvent être mises en place.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>919</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6776</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Fin supposée du PSE et du XPS au 1er janvier 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            919. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques et de M. le ministre et de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite « loi climat et résilience » et tout particulièrement sur la fin supposée du PSE (polystyrène expansé) et du XPS au 1er janvier 2025. Elle a été alertée à ce sujet par un adhérent de l’association professionnelle ELIPSO, association représentant les fabricants d’emballage plastique en France. En effet, l’article 23 de la loi précitée a complété l’article L. 541-15-10 du code de l’environnement par l’alinéa suivant : « À compter du 1er janvier 2025, les emballages constitués pour tout ou partie de polymères ou de copolymères styréniques, non recyclables et dans l’incapacité d’intégrer une filière de recyclage, sont interdits ». Par ailleurs, un règlement européen est en cours de finalisation sur les emballages et les déchets d’emballage « PPWR / Packaging and Packaging Waste Regulation ». Il prévoit que les styréniques puissent être intégrés dans une filière de recyclage avec, au demeurant, une obligation de recyclabilité à l’échelle industrielle applicable en 2035. Alors que la loi française les interdit dès le 1er janvier 2025 (dans moins d’un an), ne laissant donc pas aux fabricants le temps nécessaire pour s’adapter s’ils souhaitent intégrer une filière de recyclage, le projet de règlement européen ne les interdit pas, prévoyant au contraire qu’ils peuvent être intégrés dans une filière de recyclage, en laissant aux fabricants le temps d’adaptation nécessaire (une dizaine d’années). C’est justement l’objet du projet CREASTYR, porté par l’association professionnelle des fabricants d’emballage plastique ELIPSO qui a pour objectif de prouver qu’il est possible de mettre en place une filière de recyclage pour répondre à la loi climat et résilience. Face à ce décalage entre ce projet de règlement et la loi française, Mme la députée souhaiterait savoir ce que compte faire le Gouvernement pour réduire ou supprimer ce décalage et rassurer les adhérents de l’association quant à l’avenir du projet CREASTYR. Une réponse précise et urgente du Gouvernement et des pouvoirs publics l’obligerait pour permettre aux transformateurs et utilisateurs de produits en XPS/PSE d’envisager l’avenir de leurs activités. En effet, en cas d’application stricte de la loi au 1er janvier 2025, les fabricants verraient leur compétitivité se dégrader et de nombreux sites seraient menacés, avec de nombreux licenciements à la clé, notamment concernant les groupes STOROPACK, KNAUF INDUSTRIES, SIPA et SIRAP. Enfin, selon les professionnels qui l’ont alertée, les alternatives existantes ne permettent pas actuellement de remplacer les XPS/PSE en matière environnementale, économique et sanitaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6776</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pollution de notre environnement par le plastique présente un caractère préoccupant dont les scientifiques n’ont montré qu’un aspect de ses réelles conséquences. Il n’est pas possible d’attendre éternellement pour prendre des mesures pour réduire cette contamination aux matières plastiques alors même que la courbe de la production de plastique dans le monde présente un caractère exponentiel. La France, à travers la loi AGEC promulguée en février 2020, a lancé le mouvement pour réduire l’usage du plastique à usage unique. Plus récemment encore, une disposition a été adoptée dans le loi Climat et résilience visant à n’autoriser l’usage du polystyrène qu’à condition que celui-ci soit recyclé, et ce à partir du 1er janvier 2025 à la suite d’un engagement de la filière des polymères styréniques de mettre en place une filière de valorisation à cette date. Force est de constater que les engagements de la filière n’ont pas été respectés. Pour autant, les dispositions françaises concernant le polystyrène ont été reprises dans le règlement européen sur les emballages, dont les dispositions ont été validées tant par le Parlement européen que par le Conseil d’Union, avec cependant un décalage de date. Il est en effet prévu qu’à partir du 1er janvier 2030, les emballages, quels que soient les matériaux utilisés devront être conçus pour être recyclables, ce qui signifie entre autres qu’ils devront être recyclés à l’échelle à partir de 2035. Afin de préciser les règles applicables en attendant les interdictions européennes, le Gouvernement a publié un avis au Journal officiel du 28 septembre 2024 indiquant que la recyclabilité des emballages en polystyrène devait s’apprécier à la lecture des dispositions du règlement européen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1161</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6776</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Bonus réparation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1161. — 22 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la question du « Bonus réparation » prévu dans le cadre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). Ce dispositif avait pour objectif d’encourager la réparation des appareils électroniques et électriques à travers une aide financière. Trois ans après son entrée en vigueur, le dispositif présente de réelles avancées pour les citoyens. En effet, depuis le 1er janvier 2024, avec un doublement du bonus sur 5 types d’appareils et grâce à une augmentation de 5 euros de ce même bonus sur près de 21 autres types d’appareils, 450 000 interventions ont vu leur facturation baisser. Aussi, ce dispositif, par son caractère incitatif, est à l’origine sur une année d’une augmentation de 141 % par mois des réparations. Il s’agit donc d’une avancée encourageante aussi bien pour le pouvoir d’achat des citoyens que pour la nécessaire bifurcation que doivent prendre les modes de consommation vers davantage de sobriété. Cependant, il est difficile de se satisfaire de la faible étendue du dispositif « Bonus Réparation ». Seuls les appareils électriques et électroniques sont concernés, laissant de fait une bonne part d’autres produits à l’écart, eux aussi fort coûteux à remplacer, financièrement et pour l’environnement. De plus, au sein du dispositif actuel, l’objectif initial d’une réduction du prix de réparation de 20 % n’est pas atteint sur l’ensemble des produits. Le manque d’incitation cumulé à un manque de communication autour de la mesure restreint tout le potentiel que cette dernière avait laissé entrevoir. Ainsi, il l’interroge sur les solutions qu’il compte mettre en place pour accélérer le déploiement du « Bonus réparation » et pour l’étendre à d’autres types d’appareils non concernés par l’actuel dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6777</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2023, 4 millions d’euros de bonus réparation ont été remboursés par le fonds réparation de la filière à responsabilité élargie des producteurs chargée des déchets d’équipements électriques et électroniques. Les 4 millions versés correspondent à près de 165 000 réparations, visant principalement la réparation de téléphones portables, de lave-linges et de lave-vaisselles. Un décret a réformé le dispositif le 10 novembre 2023. En 2024, les bonus versés ont été doublés pour cinq type d’appareils : 50 euros pour les lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge, 40 euros pour les aspirateurs et 60 euros pour les téléviseurs. Il passe aussi de 5 euros pour 21 autres équipements. De plus, 24 nouvelles familles d’équipements sont éligibles au bonus et la casse des écrans de téléphones portables est prise en charge à hauteur de 25 euros. Plusieurs actions de communication ont été réalisées par le ministère en 2024, notamment une campagne lancée le 12 novembre dernier par l’ADEME appelant à favoriser la réparation de ses équipements. Enfin, le bonus réparation a été étendu au secteur des articles de sport et de loisir, y compris les cycles, en juillet 2024 et aux textiles et de la chaussures en novembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1619</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6777</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Faciliter les démarches pour lutter contre les dépôts sauvages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1619. — 5 novembre 2024. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la complexité de la gestion des déchets professionnels, en particulier pour les artisans et entreprises du bâtiment. Bien que l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier deviennent progressivement gratuites depuis 2024 et que les points de collectes de déchets se multiplient pour accueillir les déchets professionnels (gravats, déchets dangereux, métaux ou matériaux recyclables), ces procédures demeurent complexes et mal connues par certains professionnels. Ainsi, la complexité des procédures liées au traitement des déchets professionnels ne permet pas de lutter efficacement contre les dépôts sauvages, véritable fléau qui gangrène la ville de Marseille. En effet, chaque année à Marseille, plusieurs centaines de tonnes de déchets sont rejetées illégalement sur la voie publique ou dans la nature. Le coût de l’enlèvement de ces dépôts sauvages est estimé à 1,7 million d’euros chaque année pour la Métropole. Ainsi, afin de lutter contre les dépôts sauvages et pour faciliter les démarches visant à traiter et à valoriser les déchets des professionnels, Mme la députée appelle à une meilleure information et à une simplification des démarches pour les entreprises pour la gestion de leurs déchets professionnels. Elle lui demande également si elle compte accélérer la mise en œuvre du coût zéro pour les entreprises qui s’engagent dans le tri de leurs déchets.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6777</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le phénomène des dépôts sauvages de déchets coûte environ 400 millions d’euros par an aux collectivités. Plusieurs filières à responsabilité élargie des producteurs sont en cours de déploiement à l’attention des professionnels. La plus importante est celle des produits et matériaux de construction du bâtiment, qui repose sur un principe de reprise gratuite des déchets lorsqu’ils sont triés, et le développement d’un maillage resserré de points de collecte de proximité accessibles aux détenteurs de déchets. Son déploiement a démarré en 2023, avec un développement progressif des points de reprise gratuit des déchets triés. 3 200 points sont aujourd’hui disponibles en France, et les 4 éco-organismes agréés dans cette filière continuent leur déploiement pour éviter les zones blanches constatées notamment dans certains département de la région Provence Alpes Côte d’Azur. Une autre filière destinée spécifiquement aux professionnels est en cours de préparation, il s’agit de la filière des déchets d’emballages industriels et commerciaux. Dans la mesure où cette filière atteint d’ores et déjà les objectifs fixés par la directive européenne en 2025 voire 2030 sur les emballages et déchets d’emballages, une autre approche sera retenue pour sa mise en oeuvre, analogue à celle mise en oeuvre en Belgique, qui ne prévoit pas une reprise gratuite des déchets mais le versement d’un soutien financier aux détenteurs de déchets afin que ces derniers améliorent la qualité du tri de leurs déchets. Il existe par ailleurs d’autres filières à responsabilité élargies des producteurs, plus anciennes, mais qui ont vu leurs modalités changer pour faciliter la prise en charge des déchets des entreprises, c’est le cas de batteries d’automobiles ou des huiles usagées. Le dispositif des filières de la responsabilité élargie des producteurs est donc pleinement mobilisé, y compris pour mieux informer les professionnels de la disponibilité de ces points de collecte et des modalités de soutien. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>218</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6778</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique pour les deux roues, trois roues et quadricycles motorisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            218. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la mise en place du contrôle technique obligatoire pour les deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. Cette disposition prévue pour le 15 avril 2024 dans les conditions précisées par le décret n° 2023-974 découle d’une directive européenne de 2014 prévoyant la mise en place d’un contrôle technique pour les véhicules de cylindrée supérieure à 125 cm3 au plus tard le 1er janvier 2022. Or, bien que l’objectif de sécurité routière visé par cette mesure soit louable, seulement 0,3 % des cas d’accidents peuvent être imputables à l’état du véhicule lors de la survenance de l’accident (d’après le rapport MAIDS, chiffres de l’accidentologie de l’assurance mutuelle des motards). Il apparaît donc que cette mesure est inadéquate au regard de son objectif de sécurité routière. De plus, elle est délétère pour les propriétaires de véhicules à deux, trois et quatre roues motorisés qui devront réaliser périodiquement une opération coûteuse dont le poids financier sera totalement à leur charge. La directive européenne précise qu’une dérogation au contrôle technique est possible lorsque l’État membre a mis en place des mesures alternatives de sécurité routière pour les véhicules à deux ou trois roues, en tenant notamment compte des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Face à la contestation des fédérations de motards, des mesures alternatives ont été présentées en 2021 par le ministre délégué chargé des transports Jean-Baptiste Djebbari (et réaffirmées par le ministre des transports Clément Beaune en 2023 lors d’une rencontre avec la Fédération française des motards en colère). Ces alternatives comportent un volet éducatif, un volet répressif et un engagement de l’État concernant l’état des voiries et de leurs pièges à motards, visant aux mêmes résultats en matière de sécurité routière et de lutte contre la pollution et le bruit. Contraint de répondre à la mobilisation citoyenne, le Président de la République a abrogé le décret n° 2021-1062 par un nouveau décret n° 2022-1044 le 25 juillet 2022, ce qui a mené à la saisine du Conseil d’État par les associations Ras-Le-Scoot et Respire, dont l’ordonnance du 1er juin 2023 enjoint au Gouvernement de prendre l’arrêté d’application du décret du 9 août 2021 relatif à la mise en place du contrôle technique dans un délai de deux mois. Depuis lors, le Gouvernement « donne la sensation de ne pas vouloir se battre contre le contrôle technique et de se soumettre à sa mise en place » (d’après la FFMC suite à la rencontre avec Clément Beaune). Mme la députée constate que l’instauration contrainte de ce contrôle technique constitue une injustice et que les facteurs principaux d’accident, notamment l’état des voiries, restent un point noir. Le 22 décembre 2023, un recours a été déposé par la Fédération française des motards en colère devant le Conseil d’État à l’encontre du décret n° 2023-974 et de l’arrêté du 23 octobre 2023 mettant en place le contrôle technique. Pour l’instant, ce recours n’a pas été traité mais Mme la députée y voit une occasion d’expliciter et de démontrer à nouveau que l’instauration de ce contrôle technique n’est pas une mesure adaptée à l’objectif louable de sécurité routière. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour mettre en place des mesures alternatives qui pourront être légalement satisfaisantes et justifiées par des statistiques pertinentes dans les années qui suivront la mise en place du contrôle technique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6778</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12% des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>761</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6779</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Qualification « voie verte »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            761. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la qualification « voie verte » et ses implications. Le département de la Manche a lancé une expérimentation dans la région de Coutances où des petites routes départementales ont été « déclassées » et requalifiées en voies vertes dont l’accès des engins à moteur est limité à 30 km/h, uniquement pour les riverains et les personnes accédant à une propriété. Pour ce faire, il s’est inspiré des green lanes déployées à Jersey depuis 1994 en s’appuyant sur un décret du 22 avril 2022 qui a rendu l’expérimentation possible. Cependant, quelques difficultés ont émergé autour de la dénomination « voie verte » pour ces routes requalifiées. En effet, cette appellation pourrait prêter à confusion en englobant sous un même terme des voies destinées à des usages différents. Dans le principe, une voie verte est un aménagement réservé aux déplacements non motorisés. Faudrait-il parler de « voies vertes partagées et apaisées », « de voies à trafic limité » pour ces green lanes à la française ? Dans ce cadre, il semblerait que l’article R. 411-3-2 du code de la route ne soit pas suffisant ou assez précis. Il lui demande donc si une nouvelle dénomination peut être envisagée afin de faire le distinguo entre les deux types de voies et sur quelle base réglementaire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6779</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La définition de la « voie verte » et les règles de circulation qui s’y appliquent figurent dans l’article R. 110-2 du code de la route. En 2022, l’article R. 411-3-2 y a été ajouté afin d’ouvrir une possibilité de dérogation laissée à l’appréciation de l’autorité détentrice du pouvoir de police en vue de permettre la circulation de véhicules motorisés souhaitant accéder aux terrains riverains. Ces dispositions ne sont donc pas expérimentales. Il ne semble aujourd’hui pas nécessaire d’envisager la modification de la partie réglementaire du code de la route pour y introduire une distinction selon que la voie verte est ouverte ou non à d’autres catégories d’usagers admis à titre dérogatoire, au risque de compliquer l’appréhension de ces articles du code de la route. En effet, la signalisation routière existante telle que prévue par l’instruction interministérielle sur la signalisation routière permet d’apporter aux usagers toutes les précisions nécessaires sur les spécificités d’accès autorisées par l’autorité de police. Ainsi, le panneau de type C115 annonçant le début de la voie verte doit être complété par un panonceau spécifique de type M4y lorsque l’accès des cavaliers n’a pas été interdit, et il peut lui être adjoint un panonceau de type M9z précisant les conditions d’accès pour les véhicules motorisés, par exemple « ACCES RIVERAINS AUTORISES ». L’utilisation de cette signalisation permet d’ores et déjà, sans qu’il soit nécessaire de modifier le code de la route, de délivrer une information claire et précise sur les types de véhicules susceptibles de circuler sur une voie verte, ce qui contribue à la bonne compréhension de l’aménagement, facilite la cohabitation entre tous les usagers admis à s’y trouver et limite les risques de tensions entre eux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1052</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6779</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Investissements ferroviaires dans les Hautes-Alpes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1052. — 15 octobre 2024. — Mme Marie-José Allemand interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les investissements ferroviaires nécessaires dans les Hautes-Alpes en vue de l’organisation des jeux Olympiques d’hiver en 2030 dans les Alpes françaises. Compte tenu de la spécificité du territoire haut-alpin, des investissements importants devront être engagés en vue de cette échéance, afin de faciliter l’acheminement des spectateurs. En particulier, le train de nuit représente une offre de transport à laquelle les Hauts-Alpins sont extrêmement attachés et qui constitue une solution efficace tant pour l’accessibilité du territoire que pour son développement économique et touristique. Aussi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la mise en place d’une offre de train de nuit ambitieuse sur l’ensemble du territoire. Elle souhaite notamment qu’il lui précise quand le renouvellement du parc de trains de nuit sera engagé, dans quelles proportions et si une augmentation du nombre de voitures est prévue. Enfin, dans l’éventualité où des travaux devaient survenir sur la ligne principale à des périodes de fréquentation plus importantes, elle lui demande qu’une sécurisation de la circulation des trains, à l’aide d’itinéraires bis, soit systématiquement garantie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6779</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les investissements nécessaires à l’ambition de la candidature de la France aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 ne sont, aujourd’hui, pas totalement arrêtés étant rappelé que la « candidature, soutenue par le Gouvernement, s’inscrit sous l’égide de la sobriété écologique. Dans ce cadre, les pouvoirs publics poursuivront l’objectif de minimiser les constructions d’infrastructures nouvelles et de ne les envisager qu’à la condition qu’elles constituent un héritage utile aux territoires et cohérentes avec les projets locaux. Il s’agit donc essentiellement de moderniser les infrastructures et équipements existants et d’en optimiser l’usage. » (avenant « mobilités » du contrat de plan État-régions 2023 2027 de Provence Alpes Côte d’Azur). Pour ce qui concerne spécifiquement les trains de nuit, à la suite de la transmission de l’étude sur le développement de nouvelles offres de trains d’équilibre du territoire (TET) demandée par la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités et transmise au Parlement en mai 2021, le Gouvernement a poursuivi l’action engagée en 2021 avec l’ouverture des deux lignes TET de nuit Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes par la mise en place en décembre 2023 d’une ligne TET de nuit Paris-Aurillac. Désormais, le sujet crucial pour le développement des trains de nuit est celui du renouvellement du matériel roulant. En effet, le matériel actuellement utilisé est ancien, datant de plus de 45 ans, et ne répond plus aux attentes des usagers en matière de services, de confort et d’accessibilité. L’État a donc initié en 2023 le renouvellement de ce matériel roulant des trains de nuit. La priorité du renouvellement du matériel roulant concentre donc l’effort budgétaire de l’État sur les lignes de nuit existantes. A partir d’une mise à jour de l’analyse économique et des besoins, une réflexion pourra être menée sur la mise en service de nouvelles dessertes de nuit à l’issue de cette première phase de renouvellement de la qualité de service des dessertes existantes, notamment dans les Alpes. S’agissant des itinéraires alternatifs entre Paris et Briançon, il existe aujourd’hui plusieurs itinéraires entre Dijon et Valence permettant l’exploitation du train de nuit. Un travail, actuellement mené entre l’Etat et la SNCF, permettra d’identifier à moyen et long terme les itinéraires alternatifs afin d’atteindre Veynes, notamment dans le cas où l’itinéraire par Valence est impossible. Il a pour objectif de permettre de réaliser à moyens constants les circulations, et d’identifier les éventuels investissements nécessaires pour fiabiliser à long terme ces itinéraires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1053</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6780</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Règlementation sur le transport des mineurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1053. — 15 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur un accident d’autocar ayant eu lieu le 3 mars 2024 sur l’autoroute A6 et ayant entraîné la mort d’une adolescente et blessé plusieurs autres personnes. Les échanges que Mme la députée a pu avoir depuis avec un ancien chauffeur d’autocar lui ont permis de prendre conscience des lacunes de la législation en matière de transport nocturne de voyageurs et des jeunes en particulier. Ainsi, les roulages nocturnes sont toujours à risques même si la législation en matière de repos est appliquée car on ne pourra jamais obliger un conducteur à dormir. Certes, un repos lui est imposé, mais repos ne signifie pas systématiquement sommeil et le fait qu’il dorme n’est évidemment pas vérifiable par l’employeur. Un conducteur qui prend son départ à 20 heures, même s’il a eu son repos légal, n’est nullement à l’abri d’un assoupissement au volant, même s’il observe ses temps de pause obligatoire. Et le sommeil ne prévient pas toujours, l’assoupissement peut être brutal. De plus, contrairement à une voiture, un autocar ne s’arrête pas n’importe où, n’importe comment. C’est ce qu’il semble s’être passé cette nuit du 2 au 3 mars 2024 sur l’autoroute A6. Et le bilan est déjà lourd mais il aurait pu être beaucoup plus grave. Par ailleurs, si la responsabilité du conducteur est engagée, qu’en est-il de celle de l’employeur et du donneur d’ordre ? Ce sont souvent ces derniers qui insistent pour effectuer des roulages de nuit, souvent pour des raisons économiques. Pour ces raisons, elle lui demande si le Gouvernement entend interdire les transports nocturnes de jeunes voyageurs et, le cas échéant, sous quel calendrier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6780</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accident d’autocar survenu sur l’autoroute A6 le 3 mars 2024 a causé la mort tragique d’une adolescente et blessé plusieurs autres personnes. Lors de l’enquête menée pour préciser les circonstances de cet accident, le conducteur a indiqué s’être assoupi. Cet accident confirme la nécessité de poursuivre ardemment la lutte contre l’insécurité routière, en particulier pour les transports d’enfants. Les données d’accidentalité ne révèlent pas un sur-risque propre à la circulation nocturne des autocars. L’autocar est un mode de transport globalement très sûr qui n’est impliqué que dans 0,3 % de l’ensemble des accidents. Selon le bilan de l’accidentalité de l’année 2023 de l’observatoire interministériel de sécurité routière, ces accidents d’autocar surviennent très majoritairement en plein jour. Le temps de conduite de nuit fait déjà, en France, l’objet d’un encadrement conventionnel particulier qui est un élément important du renforcement de la sécurité des transports de nuit : l’accord du 18 avril 2002 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail prévoit ainsi que le temps de conduite durant la plage horaire nocturne, c’est-à-dire entre 21 heures et 6 heures du matin, d’un conducteur de transport de voyageurs ne peut excéder 4 heures. En outre, le dispositif de formation initiale minimale obligatoire et de formation continue obligatoire des conducteurs professionnels d’autocars, dont les programmes et modalités sont prévus par arrêté ministériel du 3 janvier 2008, comporte un thème consacré à l’hypovigilance qui permet de sensibiliser les conducteurs aux risques liés à la fatigue et aux assoupissement et de les former à la façon de les anticiper, les détecter et de les gérer. Les conducteurs ont donc non seulement une formation initiale et un rappel, tous les cinq ans, sur les risques liés à l’hypovigilance et les moyens de les prévenir. Enfin, dans la continuité des actions qui ont été engagées pour augmenter la sécurité des transports en autocar (équipement de ceintures et port obligatoire de ceintures de sécurité, éthylotest anti-démarrage, etc.) le règlement délégué de l’Union européenne n° 2023/2590 du 13 juillet 2023 entré en vigueur le 7 juillet 2024, renforce les exigences en matière de dispositifs d’aides à la conduite et de sécurité des véhicules nouvellement immatriculés. Une des mesures mises en place porte sur le traitement de la somnolence au volant et prévoit l’obligation d’installation du système avancé d’avertissement de distraction du conducteur (en anglais : advanced driver distraction warning system ou ADDW). Reposant sur une surveillance constante du regard et de l’attention visuelle du conducteur, le dispositif avertit d’une somnolence et de pertes d’attention. Ainsi, comme l’indique le règlement, le système ADDW doit déterminer si l’attention visuelle du conducteur n’est pas orientée vers les tâches de conduite et l’alerter par l’intermédiaire de l’interface homme-machine du véhicule. Concrètement, un avertissement visuel et sonore sera adressé au conducteur par le dispositif si sa vigilance est détectée comme défaillante. Ce dispositif sera particulièrement précieux pour prévenir la réitération d’accidents tels que celui du 3 mars 2024. Il s’inscrit dans l’objectif européen « vision zéro » poursuivant l’objectif de zéro décès et blessures graves sur les routes européennes d’ici à 2050. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1098</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6781</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Rappel de véhicules en raison d’airbags défectueux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1098. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rappel des véhicules du constructeur automobile Citroën suite à la défaillance des airbags Takata. Depuis avril 2024, 246 000 voitures des modèles DS3 et C3 sont concernées en France par ce rappel massif. Or, les médias rapportent que début octobre 2024, seuls 114 000 véhicules ont été réparés. De trop nombreux propriétaires voient donc encore leur véhicule immobilisé car les risques encourus sont trop importants pour qu’ils utilisent leurs voitures. Dans un département rural comme l’Ariège, où l’habitat est dispersé et où les transports en commun ne permettent pas de se déplacer de façon rapide et efficace, les propriétaires de ces voitures sont donc fortement pénalisés dans leur vie quotidienne par cette perte de mobilité. Leur demande légitime est que l’Etat légifère pour que, lors des rappels constructeurs Stop Drive, les frais liés au remorquage du véhicule immobilisé du domicile jusqu’au garage qui sera en charge des réparations puissent être pris en charge et qu’un véhicule de location soit mis à disposition du jour de la réception du courrier avec accusé de réception (AR) jusqu’à la réparation effective des véhicules dangereux, potentiellement mortels. Aussi, il lui demande quelles actions et quels contrôles va engager le Gouvernement pour, d’une part, garantir la sécurité des propriétaires dont les véhicules sont équipés d’airbags Takata défectueux et, d’autre part, trouver des solutions à leur perte de mobilité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6781</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les possibilités d’action des autorités nationales et en particulier du Gouvernement pour remédier à la situation rencontrée par les propriétaires de voitures équipées d’airbags TAKATA sont définies par le règlement (UE) 2018/858, et notamment par son article 52. Ces actions sont mises en œuvre par le Service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM), service à compétence nationale intégré à la DGEC et placé sous l’autorité du ministre chargé des transports, qui peut exiger du constructeur qu’il prenne sans tarder toutes les mesures correctives appropriées. Dès qu’il a été saisi de cette affaire, à savoir en mai 2023, le SSMVM a veillé à ce que Stellantis mette en place les mesures correctives et restrictives telles que le rappel des véhicules concernés assorti de la recommandation adressée aux conducteurs de ne plus utiliser leurs véhicules. Afin d’être en mesure de lancer les rappels en métropole et dans l’ensemble de l’Europe du Sud, le constructeur a fait mettre en place de nouvelles lignes de production d’airbags, les moyens existants ne permettant que des cadences réduites. A ce jour, les pièces nécessaires au traitement de 15 000 véhicules sont produites chaque semaine. Au 14 novembre 2024, 155 000 véhicules avaient été traités sur le territoire métropolitain, soit 54% des véhicules concernés. S’agissant du remorquage des véhicules et de la fourniture de véhicules de remplacement, ni la réglementation européenne ni la réglementation nationale ne permettent d’imposer des compensations pour les consommateurs concernés par un rappel. L’Etat a demandé au constructeur de mettre systématiquement à disposition des véhicules de remplacement et Stellantis indique au SSMVM que le parc de véhicules mis à disposition des usagers a été porté à 25 000 véhicules et apparaît aujourd’hui utilisé à moins de 75%. Le SSMVM assure un suivi rigoureux des multiples campagnes de rappel en cours par les constructeurs sur l’ensemble des véhicules équipés d’airbags TAKATA et veille notamment à l’adéquation des mesures prises par les constructeurs concernés avec le niveau de risque identifié pour les différents modèles de véhicules.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1581</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6782</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Protection des cyclistes face aux violences motorisées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1581. — 29 octobre 2024. — M. Pouria Amirshahi interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les violences motorisées en milieu urbain. Quelques jours après le mort de M. Paul Varry, cycliste écrasé à mort par un automobiliste à Paris le mardi 15 octobre 2024, des milliers de citoyennes et citoyens se sont rassemblés devant les mairies de France. Cet élan de solidarité et de colère est la marque d’une préoccupation quotidienne à l’égard des violences motorisées. Celles-ci semblent croître à mesure que se développe depuis plus de vingt ans l’indispensable partage de l’espace public en milieu urbain, faisant plus de place aux piétons et aux vélos et plus largement aux mobilités douces. Le refus du partage de cet espace par des personnes violentes a sans doute des causes multiples, auxquelles il convient de s’attaquer : le « culte du tout-bagnole », la transmission de valeurs masculinistes et virilistes par les vendeurs et leurs communicants publicitaires, la faiblesse des taux de suite donnés aux plaintes des victimes, le peu de verbalisation des infractions mettant en danger les personnes qui se déplacent à vélo, l’asymétrie du rapport physique avec un véhicule motorisé, l’absence d’accompagnement et d’éducation à la civilité sur les voies de circulation ou encore des infrastructures encore trop peu adaptées à une pratique du vélo qui ne cesse de s’étendre. La nécessaire responsabilisation des cyclistes à l’égard du respect du code de la route en ville - qui, il faut rappeler, commettent beaucoup moins d’infractions que les automobilistes - ne saurait rendre responsables ces derniers des comportements violents - et parfois criminels - de certains automobilistes, le plus souvent des hommes conduisant des véhicules de gros gabarits. Alors que l’utilisation de mobilités douces pour les trajets du quotidien se développe de plus en plus dans le pays grâce à l’effort des collectivités territoriales, les politiques publiques d’ampleur sur le sujet se font encore attendre. Il lui demande les mesures qu’il entend prendre pour lutter concrètement et durablement contre ces violences motorisées dans les communes de France et pour protéger les usagers de la route les plus vulnérables. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6782</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A la suite de la forte et légitime émotion suscitée par le décès dramatique de Paul Varry, le Gouvernement a reçu les associations de cyclistes et a lancé une mission « contre les violences, protéger tous les usagers de la route », confiée à Emmanuel Barbe. Issu de l’École nationale de la magistrature, ancien magistrat et préfet, Emmanuel Barbe est inspecteur général de l’administration, a préfiguré l’Académie de police et a été délégué interministériel à la sécurité routière de 2015 à 2020.  Dans le contexte d’une diversification des modes de mobilités, cette mission proposera au Gouvernement de nouvelles mesures pour réduire les conflits d’usage et les comportements agressifs liés au partage de la voie publique et de manière générale pour apaiser les relations entre usagers et mieux protéger notamment des plus vulnérables d’entre eux, piétons et usagers de modes doux, en milieu urbain comme en dehors des agglomérations. Cette démarche associe les collectivités locales, les gestionnaires de voiries et les associations d’usagers de la route, notamment les cyclistes et les piétons.  Les conclusions de la mission sont attendues à la fin du premier trimestre 2025, autour de quatre axes : l’éducation routière tout au long de la vie ; la prévention et la communication sur la règle et le partage de la route ; l’amélioration continue des aménagements et des signalisations ; la détection et la constatation à l’encontre des comportements violents sur la route. Les préconisations s’inscriront en complément des actions déjà engagées dans ce domaine, notamment dans le cadre du plan vélo et marche 2023-2027 et du comité interministériel de sécurité routière du 17 juillet 2023.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2389</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6782</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Primes des contrôleurs en fonction des amendes infligées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2389. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la politique de rémunération des contrôleurs de la RATP et de la SNCF en fonction des amendes qu’ils infligent. D’après les récentes informations parues dans la presse, les contrôleurs de ces deux entreprises publiques percevraient une part variable de leur rémunération calculée sur le montant et le nombre d’amendes données. Si M. le député ne remet pas en cause le bien-fondé de la verbalisation de potentiels contrevenants, il s’interroge sur l’excès de zèle dont pourraient user certains contrôleurs du fait du lien entre les amendes infligées et leur rémunération personnelle. Ainsi, la presse a pu se faire l’écho de la parole de contrôleurs déclarant eux-mêmes avoir commis des abus en distribuant des amendes de manière disproportionnée, motivés par un intérêt pécuniaire. Ce phénomène pourrait sans doute s’illustrer par un exemple récent, celui d’un voyageur SNCF qui s’est vu infliger une amende de 270 euros après avoir échangé sa place avec un passager en classe supérieure. Cet échange s’était fait à la demande du passager qui avait une place en classe supérieure et pour lui rendre service, ce que le contrôleur a sciemment décidé d’ignorer. Si l’entreprise a depuis présenté ses excuses et annulé l’amende, certains voient là un excès de zèle de la part du contrôleur. M. le député s’inquiète de cette politique du chiffre qui pousse à des contraventions abusives. Ainsi souhaite-t-il savoir ce qu’il compte faire pour mettre fin à cette politique de primes attribuées en fonction des amendes infligées et revaloriser le salaire fixe des contrôleurs. La question avait été initialement posée sous la XVIe législature, mais retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale, sans avoir obtenu de réponse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6783</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fraude dans les transports en commun nuit à la qualité du service public de transport, , génère un sentiment général d’injustice chez les voyageurs et les personnels et entraîne des pertes de recettes estimées à plusieurs centaines de millions d’euros par an pour le transport public, ce qui nuit aux capacités d’investissement des autorités organisatrices des mobilités dans les transports du quotidien. Pour ces raisons, la lutte contre la fraude est un objectif prioritaire de l’État, des autorités organisatrices et des opérateurs. En témoigne la récente publication du décret n° 2024 1086 du 2 décembre 2024 pris pour l’application de l’article L. 2241 2 1 du code des transports et permettant la fiabilisation des données d’identification des contrevenants, qui constitue un enjeu de renforcement du recouvrement des amendes. Face à ce phénomène présentant des impacts économiques et sociaux importants, il relève d’abord de la responsabilité des opérateurs de transport, en lien avec les autorités organisatrices des mobilités, d’établir dans les projets d’entreprise une stratégie globale de lutte contre la fraude, devant comporter un volet contrôle, mais également d’autres dimensions, notamment une information claire et accessible à destination des usagers sur leurs droits et obligations, sur la tarification, sur la billettique et les abonnements, etc. Des voies de recours accessibles sont systématiques mises en œuvre par les opérateurs. La mise en œuvre d’une stratégie adéquate de contrôle de la fraude dans les transports repose également sur la formation au métier de contrôleur, en particulier dans sa relation à l’usager, qui comporte des finalités diverses : faire respecter les règles de vie commune sur un réseau, être le représentant de l’exploitant, constater une irrégularité, rechercher sa régularisation et, le cas échéant, établir un procès-verbal : ce n’est qu’en dernier ressort que la démarche commerciale du contrôleur doit devenir une démarche répressive. Au titre des conditions d’exercice du métier de contrôleur, comme pour l’ensemble des autres métiers, les questions de rémunération relèvent strictement du champ de la négociation collective entre les employeurs et les organisations syndicales. Les incitations financières existent de longue date pour les personnels chargés de la lutte contre la fraude dans les transports, en coordination avec les demandes des autorités organisatrices des mobilités, mais ces primes représentent le plus souvent une part symbolique de leur rémunération, de l’ordre de quelques dizaines d’euros par mois. Face aux difficultés d’exercice du métier du contrôleur, devant faire application avec discernement d’une réglementation parfois complexe à un public d’usagers parfois marqué par la défiance, le Gouvernement a appelé les opérateurs de transport et les autorités organisatrices des mobilités à mener une réflexion approfondie sur leur stratégie de lutte contre la fraude dans les transports qui, dans son volet contrôle, doit avoir pour axe central les conditions d’exercice du métier de contrôleur. Si certains cas isolés peuvent attirer l’attention, l’immense majorité des contrôles se passent bien : ainsi, sur le réseau TGV, il y a en moyenne 4 régularisations pour 1 000 passagers, avec un nombre de procès-verbaux qui a été divisé par deux depuis le déploiement des portiques d’embarquement à quai en 2017.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2673</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6783</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grèves répétées des contrôleurs ferroviaires lors des vacances scolaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2673. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, concernant les grèves répétées des contrôleurs ferroviaires lors des vacances scolaires. Afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre, les pouvoirs publics incitent les Français à se déplacer en transports en commun lorsque la situation s’y prête. C’est la raison pour laquelle de nombreux concitoyens font le choix du train pour retrouver leurs familles ou partir en vacances. Or la récurrence des mouvements de grève lors des départs en vacances génère une frustration croissante des Français. Au-delà de la difficulté évidente que le changement d’organisation implique pour les familles, ces mouvements de grève impactent directement l’économie locale et en particulier les zones de tourisme qui s’apprêtent à accueillir un flux important de visiteurs. Dans ce contexte, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour atténuer à l’avenir, l’impact de ces grèves sur les voyageurs et sur les économies locales. Il l’interpelle également sur les stratégies envisagées pour garantir la continuité du service ferroviaire, notamment dans le cadre de la candidature des jeux Olympiques et Paralympiques 2030.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6783</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attaché à l’exercice effectif du « droit à la mobilité », inscrit en ouverture du code des transports, ainsi qu’aux objectifs de décarbonation des déplacements des Français. La continuité du service de transport public de voyageurs est essentielle à la vie quotidienne des Français et à l’activité économique du pays. C’est également un enjeu majeur pour la réussite de la transition écologique, en concourant à fidéliser le recours au rail et à éviter le report modal. Dans le même temps, le Gouvernement est profondément attentif au respect du droit de grève, constitutionnellement garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 qui laisse le soin au législateur d’en fixer le cadre d’action. La loi n° 2007-1224 du 21 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs a permis des avancées importantes, en garantissant un service prévisible aux voyageurs, et constitue aujourd’hui un point d’équilibre dans notre cadre constitutionnel en conciliant droit de grève et continuité du service public. Le développement du dialogue social dans l’entreprise reste le premier et le plus efficace moyen pour prévenir la survenance d’un conflit social en amont. C’est le principe retenu dès 2007 par le législateur, en créant une période de négociation obligatoire entre l’employeur et les organisations syndicales représentatives préalablement au dépôt d’un préavis de grève. En cas d’échec de la négociation et de survenue d’une grève, l’opérateur de transport doit mettre en place un plan de transport adapté, en réaffectant les effectifs disponibles en fonction des exigences de service et priorités de desserte déterminées par l’autorité organisatrice des mobilités pour les services conventionnés et en fonction de la politique commerciale de l’entreprise pour les services librement organisés, en particulier TGV. Le modèle du service prévisible permet aux opérateurs d’assurer un niveau de service plancher en mobilisant, au-delà des salariés non-grévistes, notamment via un plan de formation des personnels essentiels à l’exploitation et un appel au volontariat notamment parmi les cadres. Lors des vacances d’hiver de février 2024, ce dispositif avait ainsi permis d’établir un plan de transport adapté tenant compte des spécificités de la période et des impacts potentiels sur les voyageurs, et notamment les familles, et sur les économies locales. Les trajets vers les Alpes françaises avaient pu être priorisés avec 100% de circulation des TGV Neige et des TGV avec service d’accompagnement d’enfants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2679</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6784</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Défaillances de l’information vers usagers des autoroutes à péage à flux libre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2679. — 3 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les défaillances de l’information fournie aux usagers des autoroutes à péage à flux libre et leurs conséquences financières pour les utilisateurs. En effet, la première autoroute concernée par ce dispositif de péage sans barrière, l’A79, reliant Montmarault (Allier) à Digoin (Saône-et-Loire), a enregistré, en un an, près de 180 000 impayés. Selon les données disponibles, près de 80 000 dossiers de pénalités ont été ouverts, et plus de 600 000 courriers pédagogiques ont été envoyés par le concessionnaire, ce qui témoigne des difficultés rencontrées par les usagers, nombreux à ne pas comprendre qu’il fallait régler le péage. Cette incompréhension est accentuée par l’absence de portail de télépéage physique, laissant croire, à tort, que le trajet serait gratuit. Les utilisateurs d’un badge de télépéage sont prélevés automatiquement du tarif de 90 centimes, rendant le dispositif « transparent » pour eux, tout comme pour les riverains informés localement. En revanche, pour les automobilistes empruntant l’autoroute pour la première fois, la confusion est grande. Bien que des panneaux aient été placés pour signaler le péage, ceux-ci s’avèrent souvent insuffisants. En effet, si l’usager n’a jamais entendu parler du système de « flux libre », ou qu’il circule à une vitesse élevée, de nuit ou par mauvais temps, la signalisation n’est pas toujours perçue. De plus, pour s’acquitter de la somme, le conducteur doit s’arrêter sur une aire de repos, ce qui peut occasionner un ralentissement aussi contraignant qu’un péage traditionnel, et s’avère donc contre-productif. L’usager a également la possibilité de régler a posteriori, en créant un compte sur le site internet du concessionnaire Aliae. Cependant, cette option n’est valable que pour les conducteurs ayant compris, a minima, que l’autoroute n’est pas gratuite. Dans le cas contraire, et sans paiement dans les 72 heures, les plaques d’immatriculation des véhicules sont scannées, et une amende de 90 euros est imposée, en plus du tarif de péage. Cette pénalité peut atteindre 375 euros en l’absence de règlement sous 60 jours, ce qui est disproportionné pour des conducteurs ayant agi sans intention frauduleuse. Depuis juin 2024, cette situation s’est encore aggravée avec l’introduction du « flux libre » sur l’A13 et l’A14, reliant Paris et la Normandie. La Ligue de défense des conducteurs a rapporté de nombreux témoignages d’automobilistes déplorant les manquements d’information sur ce nouveau système. Il est à noter que chaque société d’autoroute développe son propre outil de paiement, créant une fragmentation dans l’information fournie et augmentant la complexité pour les utilisateurs. Selon les témoignages recueillis par France 3 Régions, les usagers de l’A79 se disent « perdus » face à ce dispositif, lequel ne remplit en rien l’objectif de simplification et de fluidification du trafic annoncé. Cette question pose également le problème de l’égalité devant l’information et les amendes. En effet, les automobilistes habitués ou riverains peuvent plus facilement s’informer via les canaux locaux ou les panneaux, mais cela n’est pas le cas pour des conducteurs de passage, pour lesquels la signalisation actuelle est peu visible, notamment de nuit ou sous la pluie. Il apparaît crucial de clarifier la signalisation en adaptant des panneaux suffisamment grands, lumineux et clairs pour que tous les conducteurs, qu’ils soient locaux ou de passage, comprennent aisément le caractère payant de l’autoroute et les modalités de paiement. Dans un souci de justice et d’équité, Mme la députée invite donc M. le Ministre à réfléchir à une harmonisation des dispositifs de télépéage en flux libre, via la création d’une plateforme unique de paiement pour les péages concernés, simplifiant l’accès au règlement pour l’ensemble des automobilistes. Une telle mesure permettrait de centraliser l’information, d’éviter aux usagers de devoir jongler entre plusieurs applications et sites selon les tronçons empruntés, et de minimiser les situations d’incompréhension et d’amendes injustifiées. Par ailleurs, les sanctions appliquées en cas de non-paiement posent question : comment justifier une amende de 90 euros, voire 375 euros, pour un manquement parfois simplement dû à un défaut d’information ? Mme la députée appelle M. le ministre à envisager une réduction de ces sanctions disproportionnées et à introduire un dispositif de recours plus accessible aux usagers lésés. En outre, il serait pertinent de permettre une certaine période de tolérance pour le paiement a posteriori, sans sanction immédiate, afin de permettre aux automobilistes de se conformer aux nouvelles exigences. Mme la députée demande donc à M. le ministre les mesures qu’il compte prendre pour garantir une meilleure information des usagers sur ces nouveaux dispositifs de péage et d’envisager des solutions d’harmonisation nationale des systèmes de télépéage à flux libre. Elle espère qu’il entendra les préoccupations des automobilistes et mettra en place des mesures d’information et de prévention claires et justes, rendant ce dispositif réellement bénéfique, tant pour la fluidité du trafic que pour l’équité des usagers. En effet, le dispositif de péage en flux libre, s’il est mal perçu et incompris, risque d’avoir un effet contraire à celui escompté et de discréditer des initiatives pourtant innovantes, mais mal expliquées et peu adaptées aux réalités des conducteurs. Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>6785</pageJO><datePublication>2024-12-17</datePublication><noPublication>20240036</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système de péage en flux libre permet l’identification des véhicules et le paiement sans arrêt. Il est déployé à grande échelle depuis plusieurs années dans d’autres états européens. Il a des impacts positifs en matière de temps de parcours, d’écoulement des flux, de sécurité routière, d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation foncière. Du fait de son caractère nouveau à cette échelle en France, la mise en place de ce système, à la demande de l’Etat, sur l’autoroute A79 a constitué un changement important pour les usagers, qu’il a fallu accompagner. Avec l’État, le concessionnaire a ainsi mis en œuvre une communication forte, avec une importante composante locale, ainsi qu’une séquence de signalisation complète. Les premiers retours sont positifs sur le fonctionnement technique du système sur A79 puisque 88% des usagers en sont satisfait. Si 65 % des trajets au global pour la concession de l’A79 sont effectués par des usagers disposant de badge pour qui le système donne pleine satisfaction, des améliorations continues sont recherchées et mises en œuvre, notamment pour les usagers non abonnés et occasionnels dont deux-tiers d’entre eux règlent déjà son péage spontanément dans un délai de 72 heures après leur utilisation de l’autoroute. Un travail entre le concessionnaire et les services de l’Etat a permis de renforcer la signalisation, et les actions d’information et de communication sur le système se poursuivront. De plus, pour faciliter les démarches des usagers non abonnés, le concessionnaire d’A79 propose maintenant aux usagers une solution de paiement du péage dans des commerces de proximité sur l’ensemble du territoire. Le retour d’expérience montre ainsi une amélioration de l’appréhension du dispositif par les usagers, avec une croissance continue du taux de paiement spontané. Sur A79, moins de 3 % des passages restent susceptibles de donner lieu à une infraction passible d’une amende de 375 €. Pour les déploiements à venir du système de péage en flux libre qui concernent les nouveaux projets et, concernant les concessions existantes, les seules autoroutes A13 et A14, l’Etat a demandé aux concessionnaires de déployer le niveau d’exigence le plus élevé en termes de service aux usagers, profitant du retour d’expérience de l’autoroute A79, et notamment une séquence de signalisation renforcée et une solution commune de paiement du péage dans des commerces de proximité. Sur A13-A14, l’État a ainsi mis en place une signalisation réglementaire (arrêté du 18 mars 2024) pour aider les usagers à identifier clairement l’entrée dans une zone de péage en flux libre. Plus de 200 panneaux de signalisation ont été installés sur les sections concernées. Afin de renforcer la démarche de pédagogie vis-à-vis des usagers, les sociétés concessionnaires concernées par le flux libre déploient en continu des actions de communication détaillant, notamment, les solutions de paiement offertes aux usagers. En parallèle, l’Etat met actuellement en œuvre sa propre campagne via différents supports dont un site internet dédié qui apporte des réponses aux principales questions que se posent les usagers sur ce nouveau système.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>