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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-12-24" NumJO="20240037" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>2905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6799</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dangers de l’exposition des fleuristes aux pesticides
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2905. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les graves conséquences de la contamination des fleuristes aux pesticides contenus dans les fleurs, les bouquets et les plantes qu’elles manipulent quotidiennement. Les travailleuses de la fleur, et leurs enfants in utero, sont empoisonnées par des cocktails de pesticides, à des niveaux bien supérieurs à ceux considérés comme sûrs pour les travailleurs. Bien que le niveau d’information et de prise de conscience soit bien trop faible dans la profession, l’avocat de plusieurs fleuristes décédées a obtenu la reconnaissance des cancers qui les ont tuées comme maladie professionnelle. C’est aussi le cas pour une jeune fille, victime à 11 ans de l’exposition aux pesticides alors qu’elle était encore dans le ventre de sa mère. Cette dernière travaillait alors comme représentante pour un grossiste en fleurs. Sa fille est la première enfant dont le décès, en mars 2022, a été reconnu par le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP). L’enfant a vécu sept années de calvaire médical, atteinte d’une leucémie aiguë lymphoblastique B : d’innombrables heures et nuits d’hospitalisation, d’opérations, une rémission complète et trois rechutes. Sa famille a partagé son quotidien marqué par des épreuves difficilement imaginables, modelant et adaptant leur vie pour s’adapter au traitement de la jeune fille, assistant à ses souffrances, jusqu’à son décès. Le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides a donc reconnu que la maladie était causée par l’exposition in vitro aux pesticides. Un pas important pour la reconnaissance de l’empoisonnement lent des 25 000 à 35 000 fleuristes françaises. Un pas au goût amer, puisque l’indemnisation intégrale n’a à ce jour pas été attribuée à la famille, refusant la reconnaissance du calvaire de l’enfant et de sa famille. Le fonds a seulement proposé une indemnisation de 25 000 euros à chaque parent, au nom du préjudice subi. Un fonds pour les survivants plutôt que les victimes. Le 4 décembre 2024, la cour d’appel de Rennes rejetait l’appel de la famille, qui contestait cette indemnisation. La douleur de la famille est terrible. Sa colère aussi. Reconnaître un lien de causalité sans en assumer pleinement les dommages et réparations des victimes décédées c’est bafouer leur combat, leurs souffrances et ses préjudices. Mme la députée dénonce l’inhumanité de la situation. La dangerosité des fleurs - ces tueuses silencieuses - est identifiée, connue et documentée depuis des années. L’étude menée en 2018 par le professeur Schiffers de l’Université de Liège en Belgique démontre le risque pour les fleuristes, avec plus de 100 pesticides détectés dans les échantillons des fleurs les plus vendues, sur les mains des fleuristes, dans leurs urines. Elle conclut que les pesticides pénètrent la barrière de la peau et pénètrent dans l’organisme, 6 jours sur 7, sans protection ou information des travailleuses. Mme la députée rappelle à Mme la ministre que les alertes sont nombreuses et transpartisanes depuis plusieurs années. Elle l’interroge sur ce qui est entrepris au sein du Gouvernement pour exiger de la Commission européenne qu’elle élabore une législation réglementant la présence de pesticides dans les fleurs. Le réseau d’ONG Pan-Europe, qui a saisi la Commission à ce sujet, explique en effet : « Dans son courrier de réponse, daté d’avril 2022, la Commission […] confirme qu’aucune disposition en matière d’étiquetage, ni aucune mesure particulière d’atténuation des risques n’est actuellement en place dans les États membres concernant les résidus de pesticides dans les fleurs, et elle précise qu’aucun État n’a demandé à élaborer une législation sur ce sujet. » Elle souhaite également être informée des mesures mises en œuvre suite aux publications d’études et aux alertes nombreuses et transpartisanes des dernières années, pour protéger les fleuristes de France et leurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6799</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie-Laurence Roy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Complexité et accumulation des normes des agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2906. — 24 décembre 2024. — Mme Sophie-Laurence Roy alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les agriculteurs au quotidien en raison de la complexité et de l’accumulation des normes et formalités administratives auxquelles ils sont soumis. Le secteur agricole joue un rôle essentiel dans l’économie du pays mais souffre d’un ensemble de démarches administratives souvent lourdes, complexes et chronophages. Les formalités relatives aux contrôles sanitaires, environnementaux, fiscaux, ainsi que les exigences en matière de sécurité alimentaire ou de certification des produits, bien que nécessaires, sont parfois sources de confusion et d’obstacles au bon fonctionnement des exploitations. Ces démarches entraînent non seulement une surcharge de travail pour les exploitants agricoles, mais elles engendrent également des coûts supplémentaires non négligeables, en particulier pour les petites exploitations, qui n’ont pas toujours les moyens humains et financiers de se conformer à des procédures trop complexes. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait faire part à Mme la ministre d’une demande collective pour une simplification massive et une harmonisation des normes et formalités administratives. Une telle démarche permettrait de favoriser une meilleure compétitivité du secteur agricole, tout en assurant le respect des standards de qualité et de sécurité et en réduisant les charges administratives pesant sur les exploitants. Mme la députée prie instamment Mme la ministre de bien vouloir a minima envisager les pistes suivantes : la réduction du nombre de démarches administratives redondantes ; la simplification des procédures de déclaration et de certification ; l’harmonisation des exigences à l’échelle nationale et européenne pour éviter les disparités ; la mise en place de dispositifs numériques facilitant l’accès à l’information et la gestion des démarches administratives. Une telle réforme serait bénéfique pour l’ensemble du secteur agricole, en permettant une plus grande souplesse dans l’exploitation des terres tout en garantissant le respect des normes essentielles à la sécurité et à la qualité des produits. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6800</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Fermeture de l’abattoir Charal de Sablé-sur-Sarthe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2907. — 24 décembre 2024. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la fermeture de l’abattoir Charal de Sablé-sur-Sarthe. Le 2 octobre 2024, lors de son comité de direction, le groupe Bigard a annoncé une réorganisation d’ampleur de ses activités d’abattage et de désossage de bovins. Pour justifier ce choix, le géant agroalimentaire s’appuie sur la baisse de la production et de consommation de viande, elles-mêmes liées à la chute du nombre d’agriculteurs et aux changements d’habitudes alimentaires de la population. Cette restructuration conduit à la fermeture de la ligne d’abattage bovine de l’usine Charal de Sablé-sur-Sarthe. Ces activités seront transférées dans quatre usines du groupe à Cherré-Au (72), La Châtaigneraie (85), Quimperlé (29) et Châteauneuf-sur-Sarthe (49). Le site sabolien ne conservera qu’une partie marginale de ses activités de désossage et sera transformé en plateforme logistique. Cette usine est pourtant un acteur essentiel pour l’économie locale avec 320 salariés. L’abattoir est un partenaire essentiel pour les éleveurs du secteur avec 1 400 bovins abattus chaque semaine, sans oublier le partenariat avec la fromagerie BEL, aussi située à Sablé-sur-Sarthe, pour l’abattage des vaches laitières. Cette fermeture menace 200 emplois. Le groupe Bigard s’appuie sur une clause de mobilité des salariés, ne leur laissant le choix qu’entre un reclassement vers un autre abattoir de la région ou un licenciement pour cause réelle et sérieuse en cas de refus. Il s’agit d’un véritable plan déguisé de licenciements et de mutations contraintes mis en œuvre dans un but strictement financier, au mépris des implications que cela emportera sur l’économie du territoire. La disparation de l’abattoir viendra notamment fragiliser davantage la situation de la filière bovine locale. Les éleveurs seront contraints de faire transporter leurs bétails vers des abattoirs plus éloignés, ce qui entraînera une hausse de leurs coûts de production. Les éleveurs de viande bovine souffrent déjà largement de la concurrence déloyale liée à l’importation de viandes étrangères de qualité moindre produites à bas-coût. Ils sont à ce sujet très inquiets de la probable signature à venir du traité avec les pays du Mercosur, qui ferait arriver sur le marché encore davantage de viandes étrangères, notamment en provenance du Brésil. Cette hausse des coûts de production supplémentaire liée à la fermeture de l’abattoir sabolien est donc une énième attaque portée à la viabilité économique de la filière. Le géant agroalimentaire Bigard domine de manière écrasante le secteur de l’abattage, de la transformation et de la vente de viandes. Depuis des années, par sa politique de rachat de l’ensemble des acteurs du secteur, il a écrasé l’ensemble de la filière en développant une politique de bas coûts au sein du marché français. Ce sont ces choix qui sont venus fragiliser la situation économique des éleveurs bovins, venant abaisser de manière de plus en plus importante le coût de revient et aggravant par la même occasion les difficultés de transmission des exploitations de moins en moins viables. Le groupe Bigard a pourtant fait en 2023 un bénéfice net de 5,5 milliards d’euros et touche depuis 2014 des millions d’euros de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) chaque année. Il voudrait maintenant faire payer les conséquences de ces choix économiques néfastes à ses salariés et aux éleveurs locaux. Cette décision du groupe est donc parfaitement inacceptable. Elle l’interroge sur les actions ministérielles qu’elle entend mener pour protéger les salariés de l’industrie agroalimentaire et les éleveurs de la filière bovine de cette politique de prédation économique du groupe Bigard.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6801</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande d’indemnisation des pertes indirectes pour les maladies épizootiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2922. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’insuffisance des mesures prises par le Gouvernement face aux conséquences des épizooties qui frappent durement les éleveurs tarnais. Si les annonces concernant la prise en charge partielle des pertes directes sont un premier pas, elles restent insuffisantes au regard des pertes indirectes, qui pèsent encore plus lourdement sur les exploitations. Depuis l’été 2024, le département du Tarn est touché par trois maladies majeures : la fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 (FCO8), la FCO3 et la maladie hémorragique épizootique (MHE). Au-delà des mortalités animales, ces maladies provoquent des baisses drastiques de production laitière, des avortements en série, une chute de la fertilité et de la natalité du cheptel, une augmentation des prestations vétérinaires ainsi que des pertes génétiques importantes. Ces conséquences indirectes impactent durablement l’économie des exploitations et désorganisent les filières agricoles. Dans sa réponse à une précédente question posée par Mme la députée à ce sujet, le Gouvernement se prévaut d’avoir mis en place la gratuité de la vaccination contre la FCO3 et la création de plusieurs fonds européens pour compenser les pertes directes liées à ces maladies. Que ce soit la création d’un fonds d’urgence pour la maladie hémorragique épizootique et les épizooties ou le fonds d’indemnisation à hauteur de 75 millions d’euros pour les FCO, l’ensemble de ces dispositifs ignorent totalement les pertes indirectes. Or, en dépit d’avancées significatives, sans une prise en compte des pertes indirectes, les éleveurs demeurent dans une situation de précarité financière insoutenable. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de reconnaître officiellement les pertes indirectes liées aux épizooties, en élargissant les dispositifs d’indemnisation existants. Elle insiste également sur la nécessité d’anticiper de telles crises par la mise en place de dispositifs plus résilients, incluant une stratégie vaccinale élargie, gratuite et publique. Les éleveurs, déjà fortement éprouvés, attendent des réponses concrètes et immédiates pour assurer la survie de leurs cheptels et préserver la vitalité des territoires ruraux. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6801</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Avantage fiscal distillation et valorisation des fruits
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2908. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’avantage fiscal réservé aux particuliers qui distillent de l’eau-de-vie et sur les dons de fruits. Depuis le 1er janvier 2024, les bouilleurs de cru bénéficient d’une exonération de taxes sur les 50 premiers litres d’alcool pur distillés. Cependant, le particulier n’est autorisé qu’à distiller ses propres fruits, issus de son verger. Aussi, le glanage et les dons semblent donc exclus du dispositif. Or, chaque année, de grosses quantités de fruits ne sont pas valorisées et la distillation de ces derniers pourrait être une solution de lutte contre le gaspillage, tout en maintenant bien entendu l’interdiction de faire commerce des alcools distillés. Aussi, il souhaiterait obtenir des précisions sur le cadre juridique applicable à l’exonération de taxes sur les 50 premiers litres d’alcool pur distillés et savoir si un assouplissement pourrait être envisagé dans un objectif de lutte contre le gaspillage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6801</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Terlier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Imputation des déficits fonciers liés à un monument historique privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2943. — 24 décembre 2024. — M. Jean Terlier interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur l’imputation des déficits fonciers liés à un monument historique privé lorsque l’immeuble protégé est affecté à un patrimoine fiduciaire. L’article 2011 du code civil prévoit que la fiducie opère un transfert des biens dans le patrimoine du fiduciaire. Pour autant, l’article 238 quater F du code général des impôts prévoit que « le constituant demeure personnellement soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés pour la part de bénéfice correspondant à ses droits représentatifs des biens ou droits transférés dans le patrimoine fiduciaire ». Dans l’hypothèse où le constituant est initialement propriétaire d’un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques qu’il transfère par la suite dans un patrimoine fiduciaire, mais dont il demeure personnellement redevable au titre de l’impôt sur le revenu, le constituant peut-il prétendre aux déductions foncière prévues à l’article 156-3° du code général des impôts dans les mêmes conditions que les propriétaires d’un monument non affecté à un patrimoine fiduciaire ? Il souhaite connaître son analyse sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6802</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Malus écologique sur les véhicules d’occasion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2963. — 24 décembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur le projet d’application du malus écologique aux véhicules d’occasion, lors de l’immatriculation de tout véhicule n’ayant pas été soumis à malus à la première immatriculation (article 9 du projet de loi de finances pour 2025 déposé en octobre 2024). En effet, une telle disposition aurait des conséquences pour les personnes handicapées lors de la revente de leur véhicule. Si lors de l’achat d’un véhicule neuf, les personnes handicapées sont dispensées du malus écologique, l’acheteur du véhicule d’occasion serait donc soumis au malus écologique rétroactif. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle réponse il entend apporter à ces légitimes préoccupations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6802</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Bataille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Déséquilibre entre le prix au kilo des formats familiaux et formats standards
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2915. — 24 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Bataille appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur les effets de bord regrettables sur le pouvoir d’achat des familles du déséquilibre entre le prix au kilo des produits « format famille » et celui des produits vendus « à l’unité ». Conformément au phénomène dit «  shrinkflation  », les consommateurs font face à une pratique commerciale selon laquelle le prix du produit augmente ou reste identique tandis que la quantité vendue baisse. En vertu de l’arrêté du 16 avril 2024, depuis le 1er juillet 2024, les supermarchés doivent obligatoirement informer les consommateurs des produits dont la quantité diminue qui sont vendus à un prix identique ou plus élevé. Au-delà de cette pratique commerciale peu scrupuleuse et malgré l’action Gouvernementale limitée, aujourd’hui, il semble qu’il y ait une stratégie commerciale additionnelle qui reste à être encadrée. En effet, un réel déséquilibre semble se creuser entre le prix au kilo des produits « format famille » et celui des produits vendus « à l’unité ». Cette stratégie n’est pas nouvelle : en avril 2023, dans un supermarché de la métropole lilloise, le paquet standard (500 g) des coquillettes Panzani est vendu à 1,22 euro le kilo alors qu’en version maxi (1 kg) son prix grimpe à 1,37 euro le kilo, qui reste loin d’être un cas isolé. Compte tenu de ces éléments, il souhaite obtenir des éclaircissements quant aux nouvelles actions gouvernementales visant à réglementer cette pratique commerciale contre-nature, largement au désavantage des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6802</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Protection des consommateurs face aux pannes liées à l’AdBlue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2925. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur le grand nombre de pannes liées au système d’AdBlue constatées sur les véhicules diesel. L’AdBlue est un additif indispensable au fonctionnement des véhicules diesels équipés de filtre à particules spécifique SCR. Stocké dans un réservoir dédié, reconnaissable à son bouchon bleu, cet additif est injecté dans le système d’échappement une fois le moteur allumé et vient limiter les émissions dangereuses d’oxyde d’azote. Il permet ainsi aux véhicules de respecter les normes en matière de pollution. Or de très nombreux conducteurs utilisant l’AdBlue constatent des défauts, les obligeant à se rendre chez un garagiste, sous peine de ne plus pouvoir rouler. En 2023 l’association de protection des consommateurs UFC-Que choisir a initié un appel à témoignages auquel ont répondu 1 731 consommateurs français. Selon ces témoignages, dans 91 % des cas, il existe un reste à charge pour les automobilistes, qui en moyenne avoisine les 1 000 euros, mais qui peut dépasser 3 000 euros pour certains d’entre eux. Ces pannes sont connues de longue date des constructeurs, mais ils ont fait le choix de fermer les yeux. La dégradation du liquide à partir de 25 °C et, surtout, sa cristallisation n’aurait pas bien été prise en compte. Les véhicules concernés sont commercialisés depuis plus d’une décennie. Le problème n’est donc pas isolé mais bien généralisé. De plus, le phénomène ne se limite pas au marché français. Des témoignages ont aussi été relevés dans les mêmes proportions dans différents pays de l’Union européenne. Suite à son enquête, l’association UFC-Que choisir a interpellé la DGCCRF puis la Commission européenne. Début 2024 l’association indique se rapprocher de la direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME, instance européenne en charge de la surveillance de la conformité. Il est possible de prendre des mesures contraignantes et coercitives vis-à-vis des constructeurs. Pour preuve, l’autorité de régulation du marché en Italie a trouvé fin 2023 un accord avec les deux principaux constructeurs mis en cause, Peugeot et Citroën, les engageant à compenser financièrement les victimes, en fonction de l’âge du véhicule, des kilomètres parcourus et de la date de remplacement du réservoir AdBlue. Considérant que les automobilistes n’ont pas à assumer les défaillances des constructeurs, Mme la députée souhaiterait savoir quelles suites ont été données par la DGCCRF à la saisine de l’association UFC-Que choisir. Le problème étant par ailleurs généralisé sur le marché européen, elle demande à Mme la secrétaire d’État si elle va interpeller la Commission européenne pour que les consommateurs européens soient protégés de ces dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6803</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du Pass Culture et nécessité d’une refonte structurelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2918. — 24 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les dysfonctionnements persistants du dispositif du pass Culture, initialement conçu pour favoriser l’accès à la culture pour les jeunes de 18 ans, mais qui aujourd’hui soulève de vives critiques. Si l’intention de ce projet est louable, son exécution et sa gestion posent de nombreux problèmes, tant en matière d’inégalités dans l’accès à la culture, de détournement du pass pour des évènements politiques, que de gestion opaque et parfois choquante des fonds publics alloués à ce programme. Le pass Culture, initié en 2019, était censé offrir à chaque jeune Français un montant de 300 euros pour découvrir des activités culturelles, qu’il s’agisse de visites de musées, de concerts, de livres, ou encore de films. Pourtant, à l’aune de plusieurs bilans récents, il apparaît que l’objectif initial d’élargir l’horizon culturel des jeunes est loin d’être atteint. Selon plusieurs études, une part importante des bénéficiaires utilise principalement le Pass pour des biens de consommation très limités en matière de diversité culturelle, tels que les mangas et les jeux vidéo. Ce constat pose une question centrale : pourquoi un programme si bien financé ne parvient-il pas à inciter les jeunes à découvrir des formes d’art plus variées ? Le pass Culture, instauré pour encourager l’accès à la culture chez les jeunes de 18 ans, présente des lacunes significatives qui nécessitent une refonte urgente. Un des principaux problèmes du pass Culture est son inadaptation aux réalités des jeunes vivant dans les zones rurales et moins desservies culturellement. De nombreux articles soulignent que, bien que le pass Culture ait été conçu pour ouvrir des portes vers une variété d’activités culturelles, son efficacité est souvent compromise par un manque d’infrastructures et d’offres adaptées dans ces territoires. Les évènements et activités financés par le pass Culture sont principalement localisés dans des grandes villes, laissant les jeunes des zones rurales face à une offre culturelle limitée. Cela contribue à creuser les inégalités entre les territoires, où les jeunes n’ont souvent pas accès aux mêmes opportunités que leurs homologues vivant dans les grandes métropoles ce qui crée une inégalité. Il est nécessaire de faire une répartition plus équitable des fonds alloués au pass Culture pour permettre aux jeunes des milieux ruraux de bénéficier d’une gamme d’activités, qu’il s’agisse de spectacles, d’ateliers artistiques ou d’autres formes d’expression culturelle. Cela pourrait inclure des initiatives spécifiques visant à encourager la création artistique locale ou à soutenir les petites structures culturelles qui œuvrent dans ces régions. Un autre aspect fondamental qui appelle une révision concerne les critères de sélection des évènements et activités financés par le pass Culture. L’absence de normes claires et transparentes ouvre la voie à des dérives, notamment la possibilité que certains évènements soient choisis en fonction de critères idéologiques plutôt que de leur valeur culturelle intrinsèque. La question de la sélection des évènements est cruciale pour garantir que le pass Culture ne soit pas utilisé comme un outil de propagande politique. Des évènements tels que la Fête de l’Humanité, par exemple, soulèvent des inquiétudes quant à leur éligibilité, ce qui pourrait nuire à la perception publique du pass Culture comme un programme équitable. Pour remédier à cette situation, il est impératif de définir des critères d’éligibilité clairs, basés sur des critères artistiques et culturels objectifs. Cela permettrait non seulement d’éviter les dérives idéologiques, mais également d’assurer que les fonds publics soient utilisés de manière à enrichir véritablement l’offre culturelle pour tous les jeunes. La refonte du pass Culture n’est pas seulement nécessaire, mais aussi urgente, afin de garantir un accès équitable à la culture pour tous les jeunes, indépendamment de leur lieu de résidence. Une proposition notable pour réformer ce dispositif serait de moduler le montant du pass en fonction des ressources des jeunes bénéficiaires. Mme la ministre vient de proposer cette modulation afin de corriger des inégalités de destin qui persistent dans l’accès à la culture. Une telle mesure permettrait d’allouer une aide plus conséquente aux jeunes issus des milieux les plus modestes, qui rencontrent plus de difficultés pour accéder à des pratiques culturelles. En parallèle, une meilleure structuration de l’offre proposée, avec un encadrement plus précis des activités éligibles, permettrait d’encourager les jeunes à découvrir une culture diversifiée et non seulement des produits à succès commercial. Outre les problèmes d’accessibilité et d’inégalité, un autre aspect inquiétant du pass Culture est son utilisation pour financer des évènements à caractère politique. Des cas récents ont révélé que le dispositif a été utilisé pour subventionner la participation de jeunes à des rassemblements comme la Fête de l’Humanité, un évènement ouvertement politique, ce qui pose de sérieuses questions sur la neutralité de ce programme. Le financement d’évènements idéologiques par un dispositif financé par l’impôt des citoyens pose problème, d’autant plus qu’il n’est pas certain que tous les jeunes, quel que soit leur bord politique, soient informés de ces utilisations. Cette dérive soulève un problème fondamental : l’objectif du pass Culture est de promouvoir l’accès à une culture apolitique et universelle et non de subventionner des évènements politiques qui divisent. L’utilisation des fonds publics pour des manifestations d’opinion est en contradiction avec les valeurs de neutralité et d’égalité d’accès que doit porter ce programme. Il est donc indispensable de revoir les critères d’éligibilité des évènements et de s’assurer que seuls des évènements purement culturels, sans lien avec des orientations politiques, puissent bénéficier de ce soutien financier. Il serait opportun de mettre en place une régulation plus stricte pour éviter ces dérives et garantir une utilisation exclusive du pass pour des évènements véritablement culturels. Le pass Culture doit rester un outil d’éveil artistique, non un instrument de promotion idéologique. Un autre problème majeur du pass Culture concerne la gestion financière de ce dispositif. En dépit de la mission d’intérêt général qui lui est confiée, la gestion des fonds publics alloués au pass soulève de graves interrogations. Plusieurs enquêtes ont mis en lumière des rémunérations astronomiques des dirigeants du programme, atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros pour certains cadres. Ces montants sont choquants dans un contexte où de nombreuses initiatives culturelles peinent à trouver des financements et où l’argent public est supposé être utilisé avec rigueur et parcimonie. La révélation de ces rémunérations excessives témoigne d’une mauvaise gestion des ressources et d’une déconnexion totale entre les objectifs du pass et les réalités financières des familles modestes que ce dispositif est censé aider. Il est incompréhensible qu’un programme public, conçu pour promouvoir la culture auprès de la jeunesse, soit entaché de telles pratiques. La confiance des citoyens dans ce dispositif est à juste titre ébranlée. Il est urgent que des audits soient effectués pour clarifier la gestion des fonds et que des plafonds de rémunération soient mis en place pour les dirigeants de ces institutions publiques. En outre, la transparence doit être renforcée concernant l’utilisation des subventions attribuées aux différents acteurs partenaires du pass Culture. Les montants alloués à certaines organisations culturelles doivent faire l’objet d’un contrôle rigoureux, afin d’éviter tout abus et de garantir une distribution équitable des fonds. Le pass Culture est à l’origine une initiative ambitieuse, visant à démocratiser l’accès à la culture pour les jeunes générations. Cependant, force est de constater que ce dispositif, tel qu’il est actuellement géré, présente de nombreux dysfonctionnements : une offre culturelle mal structurée qui n’encourage pas suffisamment la découverte artistique, des inégalités sociales et géographiques qui pénalisent les jeunes des milieux les plus modestes, des dérives idéologiques qui dénaturent l’objectif même du Pass et enfin une gestion financière opaque marquée par des abus inacceptables. Mme la députée interroge Mme la ministre sur les changements concrets qu’elle prévoit de mettre en place pour diversifier l’offre culturelle accessible via le pass et garantir un accès égal pour tous les jeunes, notamment ceux issus des milieux ruraux ou modestes. Elle lui demande également quelles mesures seront prises pour interdire l’utilisation du pass Culture pour des évènements politiques, afin de préserver la neutralité du dispositif. Elle souhaite savoir si elle envisage de mettre en place des audits indépendants pour contrôler la gestion des fonds publics alloués au pass Culture et de plafonner les rémunérations des dirigeants afin d’éviter les abus ; le rapport accablant de la Cour des comptes publié mi-décembre 2024 ne laisse aucun doute sur la nécessité de refonte du pass Culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6804</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut des correspondants locaux de presse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2967. — 24 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le statut des correspondants locaux de presse. Depuis la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987 portant diverses dispositions d’ordre social qui leur confère la qualité de travailleurs indépendants, aucune évolution de leur statut n’a eu lieu. Aujourd’hui, force est de constater que les 25 000 correspondants exercent leur métier dans des conditions qui ne sont pas assimilables à celles des travailleurs indépendants. Ils ne sont en effet pas en capacité de fixer leurs tarifs face aux entreprises de presse qui les emploient, ne bénéficient d’aucune protection sociale, ni d’aucun droit d’auteur sur leurs articles ou photographies. En outre, dans nombre de publications, ils ne disposent pas de la possibilité de signer leurs productions, ce qui a pour effet d’anonymiser leur travail intellectuel. Dans une précédente réponse à une question écrite, le ministère avait suggéré que « les transformations de plus en plus rapides des médias d’information et l’évolution des métiers pourrait conduire à s’interroger sur une nouvelle mise en perspective des missions de l’ensemble des professionnels du secteur ». C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de faire évoluer le statut des correspondants locaux de presse dans le sens d’une meilleure prise en compte de la réalité de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2978</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6805</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Les librairies indépendantes en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2978. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet alerte Mme la ministre de la culture sur les difficultés auxquelles sont confrontées les librairies indépendantes, notamment en milieu rural. La rentabilité économique des librairies est très faible. Alors que le prix du livre est relativement stable, notamment en raison de son encadrement par la loi de 1981, les différentes charges, notamment énergétiques ont tendance à augmenter. Il en va de même pour les frais de transport des marchandises ou de gestion des stocks. Surtout, le loyer constitue une variable importante, souvent particulièrement pénalisante, représentant en moyenne entre 5 et 10 % du chiffre d’affaires. Avec des moyens bien plus restreints que les grands magasins et plateforme de ventes en ligne, les petites librairies sont les plus exposées à ce risque économique, auquel s’ajoute une baisse du pouvoir d’achat généralisée. Le Syndicat de la librairie française (SLF) alertait Mme la députée en juin 2024 : une majorité de librairies indépendantes françaises seront déficitaires dans deux ans, si aucune mesure n’est prise. La France compte autour de 3 500 libraires indépendantes, pour environ 13 000 emplois. Si ce chiffre est plus ou moins stable depuis 10 ans, il cache une grande disparité géographique. Dès qu’on sort des agglomérations, leur présence est éparse, voire inexistante. Le ministère de la culture a annoncé poursuivre en 2025 « l’élan donné par le Plan bibliothèques par le biais du Plan culture et ruralité et son volet en faveur de la lecture dans les territoires ». Aucune mention n’est faite des librairies indépendantes, dont l’installation sert pourtant un objectif similaire de démocratisation de la lecture et de la culture en général. Alors que les villages et petites communes se vident de leurs commerces et services publics qui sont de plus en plus concentrés dans les métropoles, il est nécessaire de recréer du lien social à travers les structures culturelles dont font parties les librairies indépendantes. Lieux de vie et de partage, elles participent également au développement économique des communes où elles s’installent. Face à l’avènement des GAFAM et l’explosion des ventes en ligne, il est nécessaire de protéger l’exception culturelle française. Les librairies indépendantes sont un des maillons essentiels de cette exception. Elles participent à la diversité du secteur du livre. En tant que commerce de proximité, elles sont créatrices de liens sociaux et permettent l’émancipation collective des populations. Mme la ministre a présenté cet été un Plan « culture et ruralité ». Parmi les promesses faites : le doublement du soutien financier apporté par les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) aux projets d’action culturelle des librairies rurales. Cette promesse n’a pas été concrétisée dans le projet de loi de finances 2025 du gouvernement de M. Barnier. Les députés ont adopté à la majorité lors des débats budgétaires en commission des finances la création d’un fonds de soutien, doté de 4 millions d’euros, pour l’installation des librairies indépendantes dans les centres-villes des communes rurales. Cette mesure n’a pu être discutée en séance publique. Les librairies indépendantes sont en danger et les députés ont des propositions pour les protéger. Elle lui demande ce qu’elle attend pour s’emparer de ces propositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2988</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6805</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Abandon du projet du Musée-mémorial du terrorisme par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2988. — 24 décembre 2024. — M. François Piquemal interroge Mme la ministre de la culture sur la décision soudaine d’annuler la création du Musée-mémorial du terrorisme, justifiée par des coupes budgétaires. Le Musée-mémorial du terrorisme est un projet de lieu mémoriel lancé en 2018, dont l’ouverture était prévue pour mars 2027. Il devait être aménagé sur la pente du mont Valérien, tout près du mémorial de la France combattante. Son objectif était de rendre hommage aux victimes du terrorisme dans le pays depuis 1974. Il devait entretenir la mémoire des attentats qui ont frappé la Nation et offrir aux plus jeunes des clés de compréhension par la transmission des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce projet était accompagné de la création d’une journée d’hommage aux victimes, célébrée le 11 mars pour la première fois en 2019. Cette mission était placée sous la tutelle de quatre ministères : ceux de la culture, de la justice, des armées et de l’intérieur. Elle s’est également concrétisée par une exposition intitulée Faire face au terrorisme, organisée et conçue par des collégiens et des lycéens, inaugurée le 15 octobre 2022. Néanmoins, ce projet nécessaire a été officiellement abandonné par l’État à la surprise générale, deux jours avant la motion de censure du 4 décembre 2024. Dans un communiqué, la mission de préfiguration du Musée-mémorial a annoncé que la décision avait été « prise unilatéralement, sans aucune consultation des responsables du projet ». L’État invoque des coupes budgétaires rendant impossible la finalisation du projet. Quel signal est alors envoyé aux associations de victimes et aux personnes touchées par les attentats meurtriers qui ont frappé le pays ? Cette décision intervient seulement un mois avant les commémorations des dix ans des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Dans son discours de 2018, le Président de la République avait affiché clairement l’objectif du musée : « Pour se rappeler, pour se recueillir, pour faire histoire ». Ces priorités ont donc été délibérément mises de côté, au mépris des victimes. Le projet du musée-mémorial était d’intérêt public, visant à lutter contre l’obscurantisme et à mieux comprendre un phénomène historique et social complexe. Il permettait également d’établir des interconnexions avec d’autres structures mémorielles dans le monde, comme celles dédiées au 11 septembre 2001 à New York ou à la tuerie d’Utøya en Norvège. M. le député a été directement touché par cette décision : député de Toulouse, il avait plaidé de longue date pour l’installation d’une antenne du musée dans une ville marquée à jamais par les attentats de mars 2012, perpétrés par le terroriste islamiste Mohamed Merah dans une école confessionnelle juive. Des rencontres étaient prévues avec la direction du musée, mais cette décision soudaine de l’État a tué dans l’œuf cette initiative. M. le député interroge donc les véritables raisons de ce revirement, dommageable sur plusieurs aspects et décevant de nombreux enseignants, universitaires, artistes et intellectuels qui avaient demandé sa création dans une tribune adressée aux responsables politiques. Il souhaite qu’elle explicite la contrainte budgétaire invoquée et clarifie le processus ayant conduit à l’abandon inattendu du projet, sans consultation des douze associations de victimes associées à cette initiative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6806</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité appliquée aux dons agricoles et alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2911. — 24 décembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fiscalité du mécénat, en particulier pour les dons alimentaires auprès des banques alimentaires. Si les Français sont de plus en plus généreux (la barre des 9 milliards d’euros de dons ayant en effet été franchie en 2022 selon le rapport du 13 décembre 2024 de France Générosités), le « don alimentaire » permet également aux entreprises de fournir des denrées alimentaires aux associations caritatives, via le modèle de la « ramasse » et du don ponctuel. Dans son étude publiée en janvier 2024, la direction générale des finances publiques (DGFIP) révèle qu’en dix ans, les dons des entreprises déclarés à l’administration fiscale ont plus que doublé. Le dispositif de défiscalisation des dons est essentiel pour l’approvisionnement des associations d’aide alimentaire. Il est inscrit à l’article 238 bis du code général des impôts (CGI) et ouvre droit au bénéfice d’une réduction d’impôt pour les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Sur le sujet, des pistes de travail issues de la réunion du 6 septembre 2023 associant les filières agricoles et alimentaires françaises et les associations d’aide alimentaire ont notamment porté sur des mesures de simplification sur les dons agricoles et alimentaires y compris sur le volet fiscal. C’est pourquoi, attaché à ce que les dons alimentaires des entreprises puissent se poursuivre afin d’accompagner les associations de manière durable, il souhaite savoir si des suites positives seront données par le Gouvernement aux pistes de travail susmentionnées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6806</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Utilisation abusive de pénalités de retard dans le secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2914. — 24 décembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des pénalités de retard sur les chantiers. Alerté par une organisation professionnelle du bâtiment, celle-ci a fait part à M. le député des difficultés exprimées par nombre de ses adhérents face à ces pénalités de retard, perçues comme excessives voire parfois abusives. À l’origine établies pour garantir le respect des délais, elles seraient devenues, dans certains cas, un moyen de pression exercé par les maîtres d’ouvrages et les entreprises générales à l’égard des entreprises du bâtiment intervenant sur le chantier, notamment celles du second œuvre. Assurément, les délais d’exécution revêtent aujourd’hui un caractère extrêmement sensible : de nombreux chantiers démarrent avec plusieurs mois, parfois des années de retard, ce qui raccourcit les délais sur toute la chaîne de construction. Aussi est-il souvent demandé aux entreprises intervenant sur le chantier d’accélérer leurs prestations. Une demande qui, selon les acteurs du bâtiment, présente plusieurs limites. Tout d’abord, elle ne tiendrait pas compte de la capacité de l’entreprise à travailler dans des délais aussi restreints. Qui plus est, les méthodes employées semblent parfois peu scrupuleuses, notamment dans le cadre des marchés faisant l’objet de contrats de sous-traitance par une entreprise générale. Certains entrepreneurs et artisans vont jusqu’à parler de chantage au décompte général et définitif (DGD), document indispensable pour la réception des travaux. Concrètement, ils seraient invités à signer les DGD faisant état du montant de ces pénalités de retard, moyennant l’abandon du montant de la situation définitive qu’ils ont adressée et le versement d’un solde d’un montant assez négligeable. En outre, il arrive que ces pénalités soient appliquées systématiquement, même lorsque les retards sont causés par des facteurs indépendants de la volonté des prestataires. La multiplication de ce genre de pratiques, aussi bien dans les marchés publics que privés, aurait de nombreuses conséquences dommageables, à la fois pour les entreprises ainsi que sur le bon déroulement du chantier. Elle érode petit à petit la capacité financière de ces entreprises, en particulier les PME qui peinent à absorber de telles charges. Elle accentue non seulement la pression sur les dirigeants et le personnel d’encadrement mais aussi les tensions entre les intervenants sur chantier. Afin d’accélérer les délais d’exécution de leurs travaux, elle contraint, par ailleurs, les entreprises à renforcer leurs effectifs alors même qu’elles connaissent de grandes difficultés à recruter. Sur le terrain, elle génère également de nombreuses reprises sur les ouvrages avec toutes les réserves qui en découlent sur les délais. Plus largement, l’application trop stricte des pénalités de retard, sans motivation sérieuse sur les entreprises, est de nature à discréditer le travail de celles-ci. Il conviendrait, en lieu et place, d’effectuer un diagnostic plus fin et plus pertinent sur les causes réelles des dérapages quasi-systématiques des délais d’exécution des chantiers. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux encadrer l’usage des pénalités de retard sur les chantiers de bâtiment. Il souhaiterait savoir si un meilleur usage du cahier des clauses administratives générales et techniques (CCAG) de travaux dans les marchés publics est envisageable, l’article 19.2.2 de celui-ci prévoyant que les pénalités de retard ne peuvent excéder 10 % du montant du marché hors taxes. Il souhaiterait également connaître la position du Gouvernement sur le cahier des clauses administratives et particulières (CCAP), les acteurs du bâtiment étant défavorables à la possibilité de déroger aux règles de plafonnement des pénalités. Enfin, il souhaiterait savoir si le Gouvernement jugerait opportun d’instaurer des lignes directrices précises, afin de garantir une application plus équitable et proportionnée de ces pénalités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6807</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Provenance « Sahara occidental »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2916. — 24 décembre 2024. — M. René Pilato attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’inscription du pays d’origine « Maroc » en lieu et place de « Sahara occidental » sur certains produits issus de ce territoire contrevenant à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire C-399/22 - Confédération paysanne (Melons et tomates du Sahara occidental) qui a pris effet immédiatement le 4 octobre 2024. Ainsi, certains produits vendus par la suite, notamment de la marque Azura dont le service commercial confirme la provenance de Dakhla, présentent un étiquetage méconnaissant cet arrêt. La CJUE a pourtant fondé son arrêt sur le fait que l’origine d’un produit ne doit pas seulement être interprétée comme étant liée à un « État », mais aussi à d’autres entités, comme les territoires ayant un statut propre. Cette décision s’appuie sur la nécessité de respecter la réglementation de l’Union européenne concernant l’étiquetage et la transparence pour les consommateurs. L’étiquetage erroné des produits du Sahara occidental en tant que produits marocains induirait en effet les consommateurs en erreur et serait contraire à la législation de l’UE. Il lui demande s’il peut rappeler cette décision aux entreprises contrevenantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6807</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Respect des obligations d’étiquetage des produits issus du Sahara occidental
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2917. — 24 décembre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie au sujet de l’étiquetage des produits agricoles en provenance du Sahara occidental. Malgré l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) le 4 octobre 2024, stipulant que les produits issus de cette région ne doivent plus être étiquetés comme d’origine marocaine, des signalements font état de tomates cerises de la marque Azura, produites à Dakhla, toujours commercialisées dans les supermarchés sous une étiquette incorrecte. Cette situation soulève des questions sur le respect des décisions de la CJUE et sur la transparence attendue par les consommateurs français. Elle met également en évidence la nécessité de renforcer les contrôles pour garantir la conformité des pratiques d’étiquetage avec la réglementation européenne. Elle souhaiterait donc connaître les mesures qu’il entend prendre pour assurer un étiquetage conforme des produits agricoles en provenance du Sahara occidental et renforcer la confiance des consommateurs dans les informations qui leur sont fournies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6807</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditionner les crédits d’impôt à la sauvegarde des emplois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2933. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des crédits d’impôt par les grands groupes industriels. En octobre 2024, Sanofi annonce la cession de 50 % de sa filiale Opella, qui emploie 1 700 salariés en France, une opération justifiée par la direction de Sanofi France par un souci de croissance. Le même mois, le plan social annoncé en avril 2024 qui vise à supprimer 330 postes en recherche et développement (R et D), dont 288 sur le site de Vitry-sur-Seine, est déposé par la direction de Sanofi. C’est le troisième plan social en cinq ans, après un plan en 2019 visant 299 postes et signant la fermeture du site Sanofi d’Alfortville (Val-de-Marne), puis un plan en 2021 ciblant 363 postes en R et D, entraînant la fermeture du site de Strasbourg (Bas-Rhin) et un arrêt complet des recherches en neurologie. Dans cette continuité, le plan social de 2024 fait des économies sur la recherche en oncologie, désengageant l’entreprise de la lutte contre le cancer, jugée peu rentable. Le 5 novembre 2024, le groupe annonçait son départ de son siège de Gentilly, présenté comme une opération immobilière, alors qu’il s’inscrit en réalité dans la casse sociale orchestrée au sein de la branche « Recherche et développement » de l’entreprise pharmaceutique. Pourtant, Sanofi reste une entreprise qui réalise d’importants bénéfices. Preuve de cette santé financière, Sanofi a réalisé 43 milliards d’euros de chiffres d’affaires et reversé 4,4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2023, augmentant de 10 milliards son chiffre d’affaire par rapport à 2014 (33,77 milliards d’euros). Comme pour Michelin, Sanofi a été largement soutenu par la puissance publique pour réaliser ces objectifs de compétitivité. Sanofi a ainsi bénéficié depuis 2008 de 125 à 130 millions d’euros par an d’abattements fiscaux au titre du crédit impôt recherche. Malgré cela, Sanofi a supprimé 2 000 emplois dans ce secteur entre 2009 et 2015. Ainsi, fin 2009, il y avait 6 212 salariés en CDI dans la recherche pharmaceutique en France et seulement 4 237 en janvier 2015, alors que la totalité des crédits d’impôt perçus par le groupe en France est passée de 70 millions d’euros en 2007 à 150 millions en 2013. Dans le cadre de la réorientation de l’entreprise, ce sont en tout près de 3 000 emplois concernés par la suppression ou l’externalisation sur 17 000 emplois. Ainsi, la perception de ces crédits d’impôt n’a assuré en rien la sauvegarde de l’emploi à Sanofi mais aussi dans d’autres grandes entreprises comme Auchan ou Michelin. En effet, depuis plus de 10 ans, Sanofi supprime des postes en CDI dans le cadre de sa « réorganisation de ses activités de recherche » alors que l’entreprise a touché près de 1,5 milliard d’euros d’aides publiques depuis 10 ans. Surtout, l’obsession de la rentabilité financière de Sanofi met en jeu la souveraineté sanitaire du pays : 21 centres de recherche et de production ont été fermés en 20 ans et Sanofi a sacrifié la recherche sur le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la résistance aux antibiotiques et désormais sur le cancer. Interrogé dans l’hémicycle sur les récentes suppressions de postes menées par des groupes industriels français, M. Michel Barnier, alors Premier ministre, a affirmé que le Gouvernement allait poser des questions aux groupes industriels ayant bénéficié d’argent public pour savoir si « cet argent avait été mal ou bien utilisé ». Mme la députée s’étonne que cette information ne soit pas déjà connue du Gouvernement. Ainsi, elle souhaite savoir si M. le ministre compte communiquer le résultat de ce travail d’enquête aux parlementaires et sous quels délais. Elle souhaite également savoir comment l’État contrôle ou non l’usage que font les entreprises des sommes d’argent public qu’elles touchent, notamment par le biais des crédits d’impôt. Elle souhaite enfin l’interroger quant à l’urgente nécessité de créer un pôle public du médicament, seul à même de passer de l’organisation de la pénurie par le marché à une garantie d’accès pour tout le peuple français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6808</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fermeture du site Atlantem
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2944. — 24 décembre 2024. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation économique de la commune de Maizières-la-Grande-Paroisse et plus largement sur la situation du département de l’Aube. En effet, la commune de Maizières-la-Grande-Paroisse a été classée zone de revitalisation rurale (ZRR) par un arrêté du 19 juin 2024. Malgré cette mesure, l’annonce le 3 décembre 2024 de la fermeture du site Atlantem va fragiliser le tissu économique local et mettre en péril l’emploi dans cette commune. La société Atlantem, spécialisée dans la fabrication de menuiseries, employait jusqu’à maintenant 36 salariés sur son site de Maizières-la-Grande-Paroisse. Ces derniers se retrouvent aujourd’hui dans l’incertitude face à l’annonce de la fermeture, d’autant plus que les propositions de reclassement pour les salariés concernent des villes parfois très éloignées de cette commune. Au-delà de Maizières-la-Grande-Paroisse, la nouvelle annonce concernant Atlantem s’inscrit dans un contexte difficile pour les Aubois déjà affectés par la situation économique du pays, avec notamment des petites et moyennes entreprises qui subissent le coût du gaz et de l’électricité et pour certaines, une baisse des commandes privées ou publiques. Ainsi, le département a subi plusieurs annonces de fermetures ces derniers mois qui vont impacter de nombreux emplois. Il y a d’abord eu le Coq Sportif, placé le 22 novembre 2024 en redressement judiciaire et assigné en justice par la Fédération française de rugby (FFR) qui lui réclame 5,3 millions d’euros d’impayés. On peut aussi évoquer le Centre de recherches et d’innovation de Nogent-sur-Seine du groupe Soufflet qui a annoncé devoir fermer ses portes dans les mois à venir, avec la possibilité d’une quarantaine de suppressions de postes. Aujourd’hui, c’est au tour des employés d’Atlantem de faire face à la fermeture de leur site, alors que de nombreuses autres structures sont en redressement ou en liquidation judiciaire. Il est donc plus que temps de stopper les conséquences de la désindustrialisation de ce territoire qui se dirige vers une phase de déclin économique. Concernant les salariés d’Atlantem, Mme la députée aimerait savoir comment M. le ministre souhaite les accompagner dans leur reclassement, notamment en matière de dispositifs de formation, d’aide à la mobilité, de congés de reclassement et de contrats de sécurisation professionnelle. De manière plus générale, elle souhaite savoir quels leviers d’actions le Gouvernement entend activer afin d’éviter les conséquences des restructurations économiques et soutenir l’industrie et l’emploi dans l’Aube.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6809</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Contractuels non renouvelés, le scandale doit cesser !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2928. — 24 décembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des professeurs contractuels dont les contrats arrivent à échéances et ne sont pas renouvelés. Depuis le début du mois de décembre 2024, des dizaines d’enseignants contractuels ont vu leurs contrats se terminer sans qu’aucune décision pour un prolongement ou une nouvelle embauche ne soit prise. Des classes entières se retrouvent donc sans professeur du jour au lendemain, en plein milieu de l’année scolaire. Dans la 7e circonscription du Rhône, à Rillieux-la-Pape, c’est même le centre de documentation et d’information (CDI) qui va fermer jusqu’à fin décembre suite à la fin de contrat d’une professeure documentaliste. Cette réalité est absolument scandaleuse. La continuité du service public, pourtant censée être garantie, n’est plus assurée pour les élèves. De plus, les enseignants contractuels sont plongés dans d’insupportables situations de précarité. Les syndicats ont beau alerter, rien n’y fait. Les rectorats évoquent à chaque fois une contrainte budgétaire qui empêche tout recrutement ou tout prolongement de contrat d’ici à la fin de l’année. Ainsi, la preuve est faite. Le pays ne fournit plus à l’éducation nationale les moyens suffisants pour remplir sa mission de service public. Le budget 2024, tel qu’adopté en LFI 2024, était déjà insuffisant et les 683 millions d’euros de crédits annulés en février 2024 - dont 478 millions de dépenses de personnels - ont encore aggravé la situation. La priorité pour l’éducation, affichée par les gouvernements successifs de ces dernières années, n’était donc qu’une façade. Les établissements scolaires font face à une austérité mortifère qui fragilise l’avenir de notre jeunesse et celle de la Nation. Il est donc clair que les budgets actuels ne suffisent pas à tenir une année scolaire. Or le PLF 2025, bien que toujours en discussion, prévoit dans sa version initiale de nouvelles suppressions de postes dans l’éducation nationale. De telles situations vont donc se multiplier à l’avenir si rien n’est fait pour corriger le tir. Face à la réalité du terrain, qui montre que les moyens dédiés à l’éducation nationale ne correspondent pas aux besoins, il lui demande si le Gouvernement va revoir sa copie et augmenter les ressources humaines et financières dans le prochain budget afin que les cours soient assurés, sans discontinuité dans tout le pays, tout au long de l’année scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6809</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inégalités de reclassement des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2929. — 24 décembre 2024. — Mme Marie Mesmeur attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les inégalités salariales engendrées par l’application des décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023 relatifs au classement des lauréats des concours d’enseignement. Ces décrets, en permettant une meilleure reprise des services accomplis dans le secteur privé ainsi que ceux effectués en tant que contractuels, ont constitué une avancée pour les nouveaux lauréats des concours à partir de septembre 2022 et 2023. Cependant, ces dispositions ne s’appliquent pas rétroactivement aux enseignants titularisés avant ces dates, bien que ces derniers présentent souvent une ancienneté équivalente, voire supérieure. Cette situation crée une inégalité de traitement évidente entre enseignants, qui perçoivent des salaires différents malgré des parcours similaires au sein de l’éducation nationale. De nombreux agents se retrouvent ainsi pénalisés financièrement, avec un sentiment d’injustice, comme le souligne le collectif des enseignants concernés. Elle lui demande donc de bien vouloir préciser si des mesures correctives sont envisagées pour permettre une équité de reclassement entre tous les enseignants, notamment par l’extension rétroactive de ces décrets, afin de garantir une égalité salariale conforme aux principes d’équité et de justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6810</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gaëtan Dussausaye</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inégalité salariale entre lauréats des concours de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2940. — 24 décembre 2024. — M. Gaëtan Dussausaye alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’inégalité salariale créée par les décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023, qui modifient les règles de classement des lauréats des concours en permettant une meilleure reprise des services effectués dans le privé ou en tant que contractuels. Or ces dispositions ne s’appliquent qu’aux lauréats des sessions de septembre 2022 et 2023, générant une différence de traitement injuste avec les promotions antérieures, malgré une ancienneté parfois supérieure. Cette inégalité impacte directement les salaires, les mutations et l’accès à la hors classe ou à la retraite. Plusieurs exemples de rétroactivité dans l’éducation nationale existent pourtant, notamment l’article 47 de la loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur dite « loi LPR » de 2020 et le décret du 4 septembre 2014. Alors que l’institution peine à recruter, des enseignants envisagent même de démissionner pour repasser un concours déjà réussi. Il lui demande donc d’ouvrir un dialogue pour remédier à cette situation préjudiciable à la cohésion du corps enseignant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6810</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Non-renouvellement massif des contractuels de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2941. — 24 décembre 2024. — M. Manuel Bompard alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur le mouvement de non-renouvellement massif de contractuels de l’éducation nationale. Depuis le début du mois de décembre 2024, des rectorats ont cessé de renouveler les contrats de nombreux personnels contractuels sans que les postes ne soient couverts par ailleurs. Au 12 décembre 2024, cela concernait déjà une trentaine de personnes sur la seule académie d’Aix-Marseille. Ces décisions sont bien sûr graves pour les élèves qui se voient dans certaines matières totalement privés de professeurs. Bien souvent, ces personnels assuraient également d’autres missions comme de l’aide aux devoirs, des dispositifs d’accompagnement pour les élèves en situation de handicap ou bien la mission de professeur principal. Du jour au lendemain, ces missions ne sont plus effectuées. Les personnels concernés sont frappés de plein fouet par ces décisions absurdes. Sur le fond, les voilà brutalement plongés dans la précarité, lâchés sans revenu et sans emploi à quelques semaines de Noël. Sur la forme, la notification de ces non-renouvellements s’est faite dans la surprise voire en retard, certains professeurs constatant par exemple qu’ils ne pouvaient plus se connecter aux environnement de travail numérique. Alors que les ministres parlent sans cesse de la crise d’attractivité du métier d’enseignant, il est certain que mettre soudainement à la porte des personnels à la fois précaires et indispensables ne peut que contribuer à son aggravation. Bien sûr, ces décisions ne sont que le contrecoup des mesures d’économies mortifères qui ont par exemple raboté près de 500 millions d’euros aux dépenses salariales de l’éducation nationale en plein cours de l’année 2024. Par conséquent, Mme la ministre compte-t-elle instaurer un moratoire sur ces suppressions brutales de postes ? Dans quel délai les personnels concernés se verront-ils a minima proposer un nouveau contrat ? Enfin, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour que tous les élèves puissent avoir accès au plus vite à l’ensemble des cours et pour qu’une telle situation ne se reproduise pas en 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6810</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>À quand une vraie loi pour les AESH ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2962. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). La loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 a confié à son ministère la charge d’organiser et de rémunérer l’accompagnement des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne dans les écoles et établissements scolaires publics et privés sous contrat. Elle était supposée garantir la continuité de l’accompagnement des élèves, ainsi qu’une meilleure rémunération pour les AESH. Pourtant, depuis la rentrée de septembre 2024, des alertes provenant de la deuxième circonscription du Finistère et de tout le pays démontrent que les objectifs de la loi ne sont pas remplis. En effet, la loi n’a pas été assortie d’une enveloppe suffisante, ce qui a conduit à la suppression d’heures d’accompagnement de cours au profit d’heures d’accompagnement de la pause méridienne, au non-renouvellement de plusieurs contrats et à une situation aggravée de manque d’AESH. Par ailleurs, le choix de l’accompagnement mutualisé est régulièrement prononcé par les commissiond des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) : ce choix est critiqué par la majorité des professionnels de l’accompagnement. On part des ressources disponibles pour répartir les heures, alors que l’évidence devrait être de partir des besoins des enfants en situation de handicap et de recruter en fonction. La profession d’AESH fait face à une crise de recrutement en raison des bas salaires et cela ne va pas aller en s’arrangeant puisque même les lois adoptées avec le but affiché de profiter aux AESH finissent par leur nuire. Plusieurs syndicats avaient alerté sur ce risque. M. le député se joint aux revendications des AESH demandant la titularisation, la reconnaissance des qualifications et une rémunération à la hauteur du travail accompli. Il lui demande donc qu’elle a prévu de mettre en place pour remédier à la crise de recrutement des AESH et pour assurer une présence selon les besoins des enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2986</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6811</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Gestion de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2986. — 24 décembre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la gestion actuelle de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) et ses conséquences sur les conditions de travail des personnels ainsi que sur la qualité de l’offre sportive scolaire, notamment dans les zones rurales. En novembre 2023, plusieurs articles de presse ont mis en lumière des dysfonctionnements graves au sein de l’UNSS, concernant notamment des choix de gestion financiers opaques et des liens avec des intérêts privés, en particulier autour de l’organisation de la Gymnasiade 2024 au Bahreïn et des sommes perçues par des sociétés de communication liées à la direction de l’UNSS. Ces révélations s’ajoutent à des rapports de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), qui soulignent un « renversement notable de culture » à l’UNSS, avec des dépenses non justifiées au regard de ses missions éducatives et sportives. Au niveau local, ces pratiques ont conduit à une réduction significative des compétitions et des activités sportives pour les élèves, notamment dans l’Orne, où les enseignants d’EPS expriment une inquiétude grandissante face à la précarité de l’organisation et au manque de moyens. Face à ces préoccupations, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour assurer une gestion transparente et respectueuse des missions de l’UNSS, notamment en matière de financement et de partenariats privés. Elle souhaite également connaître les actions prévues pour garantir que l’UNSS conserve sa vocation éducative et non commerciale, tout en préservant les conditions de travail des personnels et la qualité de l’offre sportive pour les élèves, en particulier dans les zones rurales comme l’Orne. Enfin, elle lui demande si une enquête approfondie est envisagée concernant la gestion de l’UNSS et les rapports publiés par l’IGESR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6811</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes</ministreJO><Objet>Assurer la continuité des financements pour la lutte pour le droit des femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2938. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la nécessité d’assurer la continuité des financements de crédits pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles en 2025 et pour les années suivantes. En effet, ces structures jouent un rôle central dans l’accès au droit et l’accompagnement des femmes, que ce soit par l’insertion socio-économique des femmes et l’aide juridique, sociale et psychologique des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles. Au même titre que l’ensemble des associations, les actions de ces centres sont fragilisées par des financements instables, qui compromettent leur capacité d’intervention et la pérennité de leurs missions essentielles. C’est pourquoi il faudrait pouvoir garantir des plans pluriannuels de financement, afin de garantir la stabilité des actions dans le temps. Alors que l’affaire des viols de Mazan bat son plein, l’État doit d’urgence affirmer sa volonté de soutenir la prise en charge complète des victimes du sexisme et de violences sexistes et sexuelles. Dans ce contexte, les centres comme le CIDFF du Tarn assurent un accompagnement indispensable pour permettre aux femmes de faire valoir leurs droits. L’égalité entre les femmes et les hommes, régulièrement proclamée comme grande cause nationale, ne peut être réalisée sans un soutien budgétaire durable aux acteurs clés et aux associations. Alors que l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été inscrite dans la Constitution, il est maintenant urgent de redonner davantage de moyens à ces acteurs. Mme la députée demande donc à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir la continuité pluriannuelle des financements des associations de soutien aux femmes victimes et aux centres d’Information sur les droits des femmes et des familles. Elle lui demande un engagement clair pour sécuriser ces ressources, sans lesquelles les avancées en matière de droits des femmes resteraient des déclarations de principe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6812</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Harmonisation des critères de la bourse au mérite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2932. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Chenu appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les critères d’attribution de la bourse au mérite pour les personnes détentrices d’une bourse régionale. Une étudiante de la circonscription de M. le député, dans la région des Hauts-de-France, ayant récemment obtenu son baccalauréat professionnel Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) avec mention très bien, se trouve confrontée à une situation injuste concernant l’attribution de la bourse au mérite. Actuellement en formation pour devenir infirmière, cette étudiante bénéficie d’une bourse d’étude de la région Hauts-de-France et non d’une bourse du CROUS. Or, bien qu’elle remplisse les critères académiques pour l’obtention de la bourse au mérite, cette aide lui a été refusée par le CROUS au motif qu’elle perçoit une bourse régionale. Cette situation interroge, car la bourse au mérite vise à encourager l’excellence académique, indépendamment de l’organisme qui verse la bourse principale. L’exclusion des étudiants boursiers régionaux de ce dispositif semble donc contradictoire avec l’objectif initial de récompenser le mérite scolaire. Le Gouvernement pourrait-il examiner cette problématique et envisager une harmonisation des critères d’attribution de la bourse au mérite, afin de permettre à tous les étudiants remplissant les conditions d’excellence, y compris ceux bénéficiant d’une aide régionale, de pouvoir en bénéficier ? Une telle révision permettrait de rétablir l’équité entre les différents dispositifs de soutien aux étudiants. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6812</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Engagements pour le secteur de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2927. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les engagements du Gouvernement pour aider le secteur en crise de l’accueil de la petite enfance. Les crèches coopératives et associatives représentent un mode de garde d’enfant favorisant la création de lien social souvent choisi par les parents. Une enquête réalisée en 2021 en partenariat avec la CNAF analyse les modes de garde des enfants de moins de 3 ans : 56 % sont gardés par leurs parents ; 20 % chez une assistante maternelle ; 18 % dans un établissement d’accueil de jeunes enfants. En outre, si les parents obtenaient leur premier choix de mode de garde, les chiffres s’équilibreraient entre 35 % d’enfants gardés par leurs parents et 35 % en établissement d’accueil (« Modes de garde et d’accueil et scolarisation des enfants âgés de moins de 6 ans », Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Pour autant, les sous-investissements chroniques et un appareil d’organisation obsolète, la prestation de service unique (PSU), sont en train de détruire les crèches coopératives et associatives, déjà victimes d’une crise de recrutement et très exposées aux risques sanitaires. Alors que les scandales de maltraitances variées par des transnationales de l’accueil de jeunes enfants se multiplient et font l’objet d’enquêtes (récemment « Les Ogres » de Victor Castanet) ou de rapports parlementaires ( cf. le rapport de William Martinet), le Gouvernement ne répond que par davantage de contrôles mais aucun moyen supplémentaire (par exemple un meilleur taux d’encadrement, financé) pour protéger le secteur coopératif et associatif de la concurrence de ces transnationales. Celles-ci tirent les prix vers le bas, en proposant des places en crèche à un prix de revient entre 2 000 et 3 000 euros, alors que le coût réel est autour de 8 000 euros. Par ailleurs, la CNAF, qui encadre la PSU, attend patiemment 2028 avant de réviser le système. Mais d’ici là, de nombreuses structures coopératives et associatives auront mis la clé sous la porte, au profit du privé à but lucratif qui remporte toujours plus de délégations de service public, notamment dans les petites communes qui ne disposent pas des fonds nécessaires pour assurer l’accueil de la petite enfance. M. le député tient par ailleurs à rappeler que la présence d’une crèche est un critère majeur pour l’installation de jeunes parents en zone rurale. Pour protéger les enfants, les salariés du secteur et les petites communes, il lui demande ce qu’elle entend mettre en place et l’appelle à réviser la politique de la PSU de toute urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6813</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif de prépas talents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2939. — 24 décembre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’avenir des prépas talents et des places réservées aux étudiants boursiers dans les concours de la haute fonction publique. Ce dispositif, instauré en 2021, a pour objectif de promouvoir la diversité sociale en offrant aux étudiants issus de milieux modestes un accompagnement adapté pour préparer les concours de catégorie A+. Il inclut notamment des classes préparatoires talents, des bourses pouvant atteindre 4 000 euros et un quota d’environ 10 % de places réservées dans certains concours. Expérimenté pour quatre ans, il arrive à son terme à la fin de 2024, sans qu’une décision officielle n’ait été annoncée quant à sa pérennisation. Cette incertitude suscite une vive préoccupation parmi les étudiants et les acteurs concernés. Sa suppression risquerait de mettre un coup d’arrêt aux efforts engagés pour diversifier les recrutements et offrir des conditions favorables aux candidats issus de milieux modestes. L’absence de visibilité, à l’approche des concours de 2025, expose les étudiants à une instabilité juridique et morale, particulièrement ceux ayant investi temps et ressources dans ce parcours exigeant. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’évaluation du dispositif, attendue pour éclairer les décisions, n’a pas encore été rendue publique. Dans ce contexte, Mme la députée interroge M. le ministre sur les intentions du Gouvernement concernant la reconduction de ce programme ou la mise en place d’une alternative durable. Elle souhaite également connaître les conclusions de l’évaluation en cours et les mesures envisagées pour garantir la diversification des recrutements au sein de la haute fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6813</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Sauver le dispositif « Talents du service public »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2942. — 24 décembre 2024. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’avenir du dispositif « Talents du service public » et plus particulièrement sur la pérennisation des concours externes « Talents » destinés aux étudiants boursiers les plus méritants et aux demandeurs d’emplois. Instaurées dans le cadre de la réforme de l’encadrement supérieur de l’État initiée en 2021 par la suppression de l’École nationale d’administration (ENA) et son remplacement par l’Institut national du service public (INSP), les classes préparatoires « Talents » et leurs concours associés incarnent une avancée significative en matière d’égalité des chances. Ce dispositif expérimental garantit environ 15 % de places supplémentaires dans les concours externes de cinq grandes écoles de service public : l’Institut national du service public (INSP), l’Institut national des études territoriales (INET), l’École des hautes études de santé publique (EHESP), l’École nationale supérieure de la police (ENSP) et l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP). Ce dispositif offre ainsi aux étudiants boursiers et aux demandeurs d’emploi des conditions favorables pour accéder à la haute fonction publique. Cependant, ces concours, et le principe d’égalité des chances qu’il venait consolider, sont aujourd’hui menacés. Les étudiants ont pris connaissance par voie de presse que, sans texte législatif adopté avant le 31 décembre 2024, les places qui leurs étaient destinées pourraient disparaître. Cette situation est à l’origine d’une profonde insécurité juridique et compromet l’avenir des dizaines d’étudiants engagés dans des préparations exigeantes, qui ont fait le choix de ne s’inscrire qu’à ces concours spécifiques. Face à l’urgence et en écho aux revendications des étudiants concernés, M. le député demande à M. le ministre, d’une part, si le rapport d’évaluation du concours externe « Talents », prévu par l’article 5 de l’ordonnance du 3 mars 2021, sera publié dans les délais impartis afin d’informer le Parlement et les parties prenantes sur les résultats de cette expérimentation ; d’autre part, quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir la continuité des concours « Talents » en 2025, que ce soit par une prolongation de l’expérimentation ou par une intégration définitive dans le cadre législatif existant. Ce dispositif symbolise l’engagement de l’État en faveur d’une administration plus représentative de la diversité de la société française, sans renoncer aux exigences d’excellence. Il est donc essentiel que cette promesse soit tenue. M. le député appelle ainsi le Gouvernement à clarifier ses intentions pour préserver cette initiative et à garantir aux étudiants concernés la sérénité nécessaire pour préparer leurs épreuves. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6814</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Baisse des aides au chauffage au bois domestique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2924. — 24 décembre 2024. — Mme Sophie Mette interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Mme la députée a été interpellée par Comptoir Energies et se fait le relai de son message. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le gouvernement de M. Michel Barnier préparaît une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, Mme la députée demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6814</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Multiplication de fermetures de sites industriels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2945. — 24 décembre 2024. — M. Jorys Bovet alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la multiplication de fermetures de sites industriels. Le 12 décembre 2024, Le Figaro révélait que, pour la première fois depuis 2015, l’année 2024 comptera plus de fermetures d’usines que d’ouvertures. En effet, depuis six mois, les annonces de fermetures de sites, de réduction d’effectifs ou de redressement judiciaires se sont multipliées en France. Le consultant spécialisé sur l’industrie Tendreo, qui tient un baromètre des usines depuis 2009, en a comptabilisé près de 260, dont une cinquantaine concerne plus de 100 suppressions d’emplois. Le secteur automobile est particulièrement touché notamment par la fin programmée du moteur thermique en 2035 et la concurrence des Chinois sur les batteries électriques. Force est de constater que la stratégie France 2030 de pousser à la décarbonation des industries françaises atteint aujourd’hui ses limites. Il souhaite savoir quelles mesures vont être mises en place par le Gouvernement pour endiguer le mouvement de désindustrialisation du pays et sauver les fleurons industriels français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6814</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Nouvelle baisse inacceptable des aides au chauffage au bois domestique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2956. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois (bois bûche et granulés), est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale, vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisque pour le granulé elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui nous expose à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Par ailleurs le bois bûche constitue un mode de chauffage économe pour les habitants des territoires ruraux qui ont la capacité de produire eux-mêmes leur bois de chauffage en direct ou grâce à des pratiques telles que l’affouage. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces. Il méconnaît aussi les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. La décarbonation nécessaire des grands sites industriels ne peut être un prétexte à réduire la politique de soutien au chauffage résidentiel. En conséquence, elle lui demande s’il compte revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov afin de ne pas pénaliser les citoyens se chauffant aux bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6815</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle technique et véhicule de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2913. — 24 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les contrôles techniques des véhicules de collection. Les propriétaires des véhicules auto et moto mis en circulation avant janvier 1960 et dont la carte grise est munie de la mention « véhicule de collection » sont dispensés de l’obligation de contrôle technique pour ces véhicules. Dans le cas où cette mention n’est pas indiquée, ces propriétaires sont astreints au passage du contrôle technique tous les 2 ans. L’apposition de cette mention « véhicule de collection » sur une carte grise doit être faite auprès de la FFVE (Fédération française des véhicules d’époque) pour un coût forfaitaire de 60 euros qui s’ajoute à un contrôle technique visuel pour un montant d’environ de 70 euros. Le classement des véhicules mis en circulation avant le 1er janvier 1960 pourrait faire l’objet de manière automatique de ce classement en « véhicule de collection » afin de limiter des formalités administratives et donc un allègement de la charge de travail des services préfectoraux et une simplification administrative pour les administrés. Aussi, elle lui demande s’il entend modifier l’article 2 de l’arrêté du 23 octobre 2023 afin de réduire le coût du déclassement des véhicules anciens et limiter la lourdeur administrative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6815</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Population française - Soldes naturels et migratoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2920. — 24 décembre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’état des évolutions de la population habitant en France, telle que décrite par la publication INSEE  Focus  n° 346 parue le 19 décembre 2024 et en particulier sur les soldes naturels et migratoires. En effet, selon cette publication, il apparaît que l’évolution due au solde migratoire apparent a doublé en six ans, tandis que l’évolution due au solde naturel a été divisée par deux en six ans, pour la France métropolitaine. Également, il n’y a que deux régions, l’Île-de-France et les Hauts-de-France, qui ont un solde naturel qui excède encore le solde migratoire et seule l’Île-de-France a une croissance de l’ensemble de la population pour ce cas de figure. À l’échelle de la France, hors Mayotte, l’évolution de la population grâce au solde migratoire est à peu près équivalente à son évolution grâce au solde naturel. Il apparaît que seuls les grands centres urbains ont une croissance due au solde naturel, tandis que les espaces urbains intermédiaire et toutes les zones rurales ont une croissance due aux soldes migratoires. Il est à noter que les espaces ruraux non périurbains voient leur population décroître. En conséquence, il l’interroge pour savoir quels dispositifs sont envisagés pour favoriser la relance du solde naturel et quels dispositifs sont envisagés pour éviter que le solde migratoire apparent ne soit le seul moyen de faire croître la population française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6816</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil des personnes LGBTI dans les gendarmeries et commissariats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2921. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la difficulté d’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats. Sous la XVIe législature, cette question, demeurée sans réponse, avait déjà été posée par Mme la députée à Mme la ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la difficulté d’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats. De fait, Les discriminations envers les personnes LGBTI sont encore très présentes aujourd’hui dans la société. Selon le « rapport sur les crimes de haine anti-LGBT en France », publié par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) en janvier 2023, 30 % des Français déclarent se sentir mal à l’aise de côtoyer des personnes LGBTI. Toujours selon ce rapport, 55 % des personnes LGBTI rapportent avoir subi des violences à caractère LGBTI-phobe au cours de leur vie. Cependant, seuls 20 % d’entre eux osent porter plainte quand ils sont victimes de crimes ou de délits. Ce taux baisse à 5 % pour les injures et diffamations. Ces chiffres déplorables sont le résultat de grandes difficultés rencontrées par les plaignants lors du dépôt de plainte dans les commissariats. Le « Rapport d’évaluation du plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ » de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) pointe du doigt le risque de « double violence » pour les victimes, résultat de l’insuffisance de la lutte contre les violences anti-LGBTI. Les réclamations pour fait de violence et de non-respect de procédure par des policiers ont, dans le cadre des dépôts de plaintes incluant un motif discriminatoire, augmenté de 22,2 % sur la période 2020-2023. De plus, la spécificité de certains publics n’est pas prise en compte en raison d’une méconnaissance des difficultés spécifiques. À cela s’ajoutent des obstacles procéduraux, comme l’impossibilité, pour un enfant victime de discriminations à caractère LGBTI-phobe, de porter plainte, sans l’accompagnement de ses parents. Si la première avancée que constitue la mise en place des référents « égalité-diversité » au sein des commissariats pour l’accueil des victimes peut être saluée, les rapports de la DILCRAH et de la CNCDH mettent en évidence le manque d’effectivité du dispositif. En effet, en l’état, seule une dizaine de ces référents étaient opérationnels au début de 2023. De nombreux référents ne sont pas formés et le comble est que certains ne savent même pas qu’ils ont été nommés. À se demander comment ils sont sélectionnés ? Ce dispositif se doit d’être amélioré, avec une claire identification de ces référents au sein des commissariats, un approfondissement des formations sur les LGBTI-phobies et une sensibilisation auprès de l’ensemble des fonctionnaires de police. Alors que l’agression de Paul, un jeune garçon de 17 ans dans le Tarn a bousculé la presse locale, Mme la députée interroge M. le ministre sur l’urgence que représente l’amélioration de l’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats et demande des mesures structurelles supplémentaires pour affronter cette problématique, qui prend racine dans une discrimination structurelle et qui entrave grandement l’accès aux droits de ces individus. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6816</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Alternative à la voie dématérialisée pour les demandes de titre de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2935. — 24 décembre 2024. — Mme Danièle Obono attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’alternative à la voie dématérialisée pour les demandes de titre de séjour. Depuis plusieurs années, la Défenseure des droits alerte sur les difficultés majeures rencontrées par les ressortissants étrangers pour mener à bien leurs demandes de titre de séjour. La situation est telle que le droit des étrangers est devenu le premier motif de saisine de l’institution depuis 2022. Pour l’année 2023, 28 % de l’ensemble des réclamations reçues concernaient cette thématique, contre 10 % des saisines reçues en 2019 et 2020. Parmi les éléments à l’origine de ces difficultés, le décret du 24 mars 2021 obligeant les personnes concernées par une série de demandes de titre de séjour à recourir à la voie dématérialisée via le site de l’ANEF (Administration numérique des étrangers en France). Le 3 juin 2022, un avis du Conseil d’État a estimé cette disposition excessive et a jugé indispensable qu’une voie alternative à la dématérialisation reste ouverte pour le dépôt des demandes de titres de séjour. Suite à cette décision, l’arrêté du 1er août 2023 est venu préciser les modalités d’accompagnement et la solution de substitution prévues pour les demandes de titre de séjour en cas de difficulté ou de dysfonctionnement du téléservice « ANEF ». Il s’agit de : la mise en place de centres de contact de citoyens ; la mise en place de points d’accès numérique ; la solution de substitution, qui doit être proposée par la préfecture par alternative physique ou postale pour permettre le dépôt de la demande lorsque la personne n’a pas pu effectuer la démarche en ligne. Or la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) a récemment publié une enquête qui porte notamment sur ces outils d’accompagnement. Réalisée auprès des travailleurs sociaux en lien avec les demandeurs, les résultats sont particulièrement inquiétants. Voici quelques-uns des constats dressés : 70 % des répondants estiment qu’il n’y a aucune information sur le site de leur préfecture concernant les modalités de contact en cas de difficulté avec l’ANEF ; 82 % des répondants ayant contacté le centre de contact citoyens estiment ne pas avoir reçu d’aide concrète de sa part, celui-ci apportant des réponses stéréotypées et ne pouvant agir sur les dysfonctionnements techniques ; 1 répondant sur 2 estime l’accès difficile au point d’accès numérique et un accompagnement proposé très disparate selon le territoire ; seulement 5 % des répondants estiment que la préfecture propose systématiquement un accès à la modalité de substitution, quand 43 % estiment qu’elle le propose rarement. Un très récent rapport de la Défenseure des droits, publié le 11 décembre 2024, confirme que ces dispositifs d’accompagnement et de substitution sont « très insuffisants ». Ainsi, concernant le centre de contact citoyens (CCC), la Défenseure des droits constate que ce service est en incapacité de « résoudre ou contourner lui-même des blocages informatiques rencontrés par l’usager » et que les réponses apportées sont « souvent peu satisfaisantes ». Ce manque de pertinence est notamment dû au fait que les réponses des téléconseillers ne semblent pas ou peu correspondre aux problèmes évoqués par les usagers. La Défenseure des droits évoque par ailleurs des délais de réponses par mail de plus en plus longs et une très grande difficulté à les atteindre par téléphone. Ce rapport pointe également les très nombreuses limites des points d’accès numérique (PAN) parmi lesquelles le manque de notoriété du dispositif, l’obligation d’un passage préalable par le CCC dans certaines préfectures alors même que ce dernier oblige à un passage par le numérique, le manque de compétence des personnels les accueillant qui s’avèrent très souvent être des volontaires en service civique. Les limites sont nombreuses et majeures. Enfin, concernant la solution de substitution, le rapport de la Défenseure des droits la qualifie tout simplement de « fantôme » tant les données concernant son application sont peu nombreuses et tant le nombre de saisines reçues par la Défenseure des droits prouvent qu’elle est inefficace. La Défenseure des droits estime ainsi que les dysfonctionnements de l’ANEF et l’insuffisance des solutions d’accompagnement et de substitution engendrent de « graves atteintes aux droits fondamentaux » et contribuent « à la précarité économique et sociale des étrangers présents sur le territoire ». C’est ce que confirme l’enquête de la Fédération des acteurs de la solidarité qui indique notamment que : 58 % des répondants estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à la CAF ; 50 % estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à France Travail ; 45 % estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à l’emploi ; 46 % estiment que les personnes concernées ont perdu d’autres droits sociaux. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir comment M. le ministre prévoit de répondre à la Défenseure des droits pour qui la situation oblige « l’adoption de mesures urgentes ». Elle aimerait ainsi savoir ce qu’il prévoit de mettre en place pour permettre de réelles modalités d’accompagnement et solutions de substitution à la voie dématérialisée et ainsi se mettre en conformité avec la décision du Conseil d’État susmentionnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6817</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de traitement anormalement élevés des demandes de titre de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2936. — 24 décembre 2024. — Mme Danièle Obono alerte M. le ministre de l’intérieur sur les délais de traitement anormalement élevés des demandes de titre de séjour. Depuis plusieurs années, la Défenseure des droits alerte sur les difficultés majeures rencontrées par les ressortissants étrangers pour mener à bien leurs demandes de titre de séjour. Dès 2020, l’institution alertait, dans une décision, sur les difficultés rencontrées lors du dépôt d’une première demande de titre de séjour du fait de l’impossibilité de prendre rendez-vous par l’intermédiaire de la plateforme en ligne. Depuis, la situation ne cesse de se dégrader, à tel point que les droits des étrangers sont devenus le premier motif de saisine de l’institution depuis 2022. Pour l’année 2023, 28 % de l’ensemble des réclamations reçues concernaient cette thématique. Dans un très récent rapport, la Défenseure des droits indique que la dématérialisation de la procédure via le site de l’ANEF, présentée comme un moyen de simplifier l’accès à la démarche, manque totalement son objectif et empire même la situation : « Les nombreuses réclamations traitées par la Défenseure des droits mettent en évidence que l’ANEF, malgré ces avancées certaines et les ambitions louables du projet, ne tient pas les promesses qu’elle portait, de simplification des démarches des usagers, de fluidification des circuits et des procédures et d’optimisation des logiciels dédiés utilisés par les agents préfectoraux. L’ANEF contribue même, à rebours de ses ambitions affichées, à l’aggravation des difficultés qui lui préexistaient en affectant des usagers du service qui, jusqu’alors, semblaient relativement épargnés ». Ce constat concorde avec les nombreuses remontées des habitants et habitantes et associations spécialisées de la circonscription de Mme la députée. En effet, les alertes se multiplient et une évolution est observable dans le type de publics confrontés au problème d’accès à ce service. Limitées il y a quelques années à des personnes primo-arrivantes en attente d’un premier titre de séjour, les interpellations sont nombreuses aujourd’hui de la part de personnes qui résident en France depuis de très nombreuses années et qui ont déjà obtenu plusieurs titres de séjour ou cartes de résidents. Par ailleurs, ces mauvaises performances semblent confirmées par les éléments chiffrés contenus dans le projet annuel de performances 2025 de la mission « Administration générale et territoriale de l’État ». Ainsi le délai moyen de traitement des demandes de renouvellement de titre séjour est passé de 60 jours en 2022 à 76 jours en 2024. Des indicateurs qui se sont donc nettement dégradés. Pour ce qui concerne le délai moyen de traitement des premières demandes d’admission au séjour, l’objectif visé est d’un délai de 100 jours pour l’année 2025. Or non seulement ce délai semble extrêmement important pour des personnes dont la vie dépend de cette décision mais, de plus, aucune donnée n’est apportée sur le délai moyen des années 2023 et 2024. Aussi, aucune référence n’est disponible sur l’état actuel des indicateurs et aucun recul sur l’évolution de la performance du service rendu et donc sur l’adéquation entre les moyens mis en place et les besoins. Enfin, un récent communiqué de la préfecture de l’Isère fait mention de délai de 7 à 8 mois en moyenne pour les demandes d’admission au séjour au motif de la vie privée familiale. Des temps d’attente insupportables pour des personnes qui se trouvent placées en extrême précarité. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir ce que M. le ministre prévoit de mettre en place pour inverser la tendance sur les délais de traitement et ainsi permettre aux usagers d’obtenir une réponse dans des délais raisonnables. En particulier, elle lui demande si et comment il compte suivre la préconisation de la Défenseure des droits qui consiste à « renforcer durablement les moyens humains affectés aux préfectures », seule préconisation qui semble susceptible de faire réellement et durablement baisser les délais de traitement pour les usagers et usagères.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6818</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafic de rendez-vous en préfecture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2937. — 24 décembre 2024. — Mme Danièle Obono interroge M. le ministre de l’intérieur sur le développement incontrôlé du trafic de rendez-vous en préfecture dans le cadre du renouvellement ou d’une première délivrance d’un titre de séjour. En octobre 2021, la sénatrice des Français établis hors de France, Mme Évelyne Renaud-Garabedian, interrogeait déjà le ministre de l’intérieur sur le développement de ces trafics de rendez-vous en préfecture. En répondant le 21 avril 2022, le gouvernement de l’époque pointait le programme de dématérialisation des procédures Administration numérique des étrangers en France (ANEF) comme un des leviers pour diminuer la forte pression sur les services de préfecture et ainsi lutter contre cette situation. Or il est aujourd’hui largement documenté que la dématérialisation contribue au contraire à l’engorgement des services de préfecture. Ainsi, la Défenseure des droits pointe des « modules de prise de rendez-vous en ligne saturés et donc inaccessibles, téléservices mis en place hors de tout cadre légal et réglementaire, déploiement de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF) assortie de nombreux bugs » comme des causes de l’éloignement des personnes étrangères de leurs droits. Face à l’afflux de saisine sur ce thème, Mme Claire Hédon indiquait d’ailleurs que le Défenseur des droits n’a pas « vocation à devenir le "Doctolib" de la prise de rendez-vous en préfecture ». Par ailleurs et en réponse aux questions du site d’information Info Migrants, les services du ministère de l’intérieur indiquaient en 2023 que « plusieurs dispositifs techniques ont été mis en place afin de limiter le risque de captations des rendez-vous en ligne ». Or, à ce jour, des sites tels que alerte-rdv-préfecture ou préfecture-rendezvous, qui utilisent ce type de techniques, semblent être toujours en fonctionnement. Au-delà de ces plateformes numériques, les enquêtes journalistiques font mention de boutiques de téléphonie où les créneaux de rendez-vous se vendent à des prix prohibitifs. Ainsi, tandis que la sénatrice Renaud-Garabedian évoquait des créneaux pouvant coûter de « 15 à 200 euros » une récente enquête auprès des premiers concernés évoque des prix allant de 150 à 800 euros. Ces trafics, qui engendrent la monétisation de services censés être rendus accessibles au public, sont un véritable déshonneur pour la République. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir ce que M. le ministre prévoit de mettre en place pour enrayer ce phénomène. En particulier, elle souhaiterait connaître les dispositifs envisagés pour obtenir la fermeture de ces plateformes numériques malveillantes. Par ailleurs, elle lui demande quand il compte agir sur les réels leviers qui permettront de mettre fin à ces trafics, à savoir la mise en adéquation des moyens humains avec les besoins dans les préfectures et la réouverture d’accueils physiques dans ces dernières pour pouvoir réaliser ces démarches lorsque la voie dématérialisée s’avère inadaptée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2979</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6819</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contribution des sapeurs-pompiers volontaires aux discussions nationales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2979. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Huyghe alerte M. le ministre de l’intérieur sur le manque de participation des sapeurs-pompiers volontaires aux débats nationaux. En 2022, on dénombrait plus de 254 000 sapeurs-pompiers en France, dont 78 % de sapeurs-pompiers volontaires (SPV) selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Ils forment la pierre angulaire du modèle français de sécurité civile, offrant un service de proximité essentiel notamment dans les zones rurales et semi-urbaines. Pourtant, le groupement syndical national des sapeurs-pompiers volontaires (GSNSPV) regrette de n’être que très peu concerté lors des débats nationaux en particulier lors du récent Beauvau de la sécurité civile et par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). La reconnaissance de leur engagement ne doit pas se limiter aux discours. Les SPV souhaitent naturellement être associés aux discussions qui les concernent directement. À cet effet, il l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour une meilleure prise en compte des revendications des SPV.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2980</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6819</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Crédit d’heure pour les sapeurs pompiers bénévoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2980. — 24 décembre 2024. — Mme Véronique Besse interroge M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place d’un crédit d’heure à destination des sapeurs-pompiers volontaires similaire au crédit d’heures déjà existant pour les élus municipaux, départementaux et régionaux pour l’exercice de leur mandat. Les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs de sapeurs-pompiers. Ils sont le cœur battant du modèle français de sécurité civile. L’actualité rappelle régulièrement à tous combien ils sont indispensables pour la sécurité des Français. Lors du Beauvau de la sécurité civile au premier trimestre 2024, les sapeurs-pompiers volontaires avaient alerté sur les difficultés de l’engagement et notamment sur la comptabilité avec leur vie professionnelle. Le système actuel d’absences autorisées et de conventions entre les employeurs et les services départementaux d’incendie et de secours n’est plus suffisant pour assurer la flexibilité et la réactivité nécessaires. C’est pourquoi la mise en place d’un crédit d’heure permettrait de favoriser l’engagement et de renforcer la comptabilité avec la vie professionnelle. Ce dispositif pourrait d’ailleurs s’inspirer des crédits d’heures qui existent pour l’exercice des mandats des élus locaux. Ils permettent ainsi de bénéficier de temps pour assurer les missions dans le cadre de leur engagement politique en fonction des responsabilités et des missions exercées par chaque volontaire. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement à l’intention de mettre en place un tel dispositif afin de renforcer le modèle français de sécurité civile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2981</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6819</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la spécificité du statut des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2981. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la spécificité du statut professionnel des sapeurs-pompiers volontaires (SPV). En 2022, on dénombrait plus de 254 000 sapeurs-pompiers en France, dont 78 % de sapeurs-pompiers volontaires (SPV) selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Ils forment la pierre angulaire du modèle français de sécurité civile, offrant un service de proximité essentiel notamment dans les zones rurales et semi-urbaines. La directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, dite directive européenne sur le temps de travail (« DETT »), a été rédigée dans un but précis : protéger les salariés dans un contexte de dérégulation du marché du travail européen. Elle assimile les sapeurs-pompiers volontaires à des « travailleurs », ce qui rendrait impossible la conciliation de leur engagement volontaire et d’une activité professionnelle salariée. Cette directive rend le statut des SPV vulnérable et menace le système français de sécurité civile. En 2018, la France avait obtenu de la Commission européenne une lettre de couverture la dispensant d’appliquer aux sapeurs-pompiers la DETT. Depuis, la directive n’a pas évolué et la spécificité des SPV n’est toujours pas reconnue. Il lui demande donc sa position sur le sujet et si des mesures pour reconnaître la spécificité des SPV sont envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2982</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6819</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transformation et diversification des SDIS dans les déserts médicaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2982. — 24 décembre 2024. — Mme Élise Leboucher interroge M. le ministre de l’intérieur sur la transformation et la diversification des missions des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Depuis plus de vingt ans la multiplication des fermetures des hôpitaux ruraux et la dégradation de l’accès aux soins en France ont conduit à une transformation et une diversification subies des missions des SDIS. En Sarthe, le nombre d’interventions du SDIS 72 liées aux secours à la personne a ainsi progressé de 234 % en 20 ans, passant de 8 000 interventions en 2003 à 27 000 en 2023. Désormais près de 70 % du temps d’intervention est consacré à ce type de secours. Dans les faits, au-delà de ses attributions initiales, le SDIS compense la pénurie de médecins, le manque de places en Ehpad ainsi que les fermetures récurrentes des services d’urgence (au Bailleul, à Saint-Calais, à Montval-sur-Loir et à La Ferté-Bernard). Faute d’alternative de proximité, les services du SDIS sont contraints d’acheminer les patients au centre hospitalier du Mans et parfois même jusqu’à Angers. Cet accroissement des distances provoque une hausse de la durée de mobilisation des équipes sur les interventions et de ce fait, un abaissement des moyens humains immédiatement disponibles pour répondre aux urgences. De plus, la sollicitation accrue des véhicules du SDIS dans les transports médicaux sur des distances importantes, occasionne des dépenses supplémentaires et dévitalise les capacités d’investissement du SDIS. En 2024, le SDIS 72 a ainsi accusé un surcoût de 875 000 euros notamment lié à la hausse de ses frais de carburants et d’entretien de véhicules. Le conseil départemental de la Sarthe a été contraint d’adopter une rallonge budgétaire de 1,25 million d’euros afin d’absorber la hausse des coûts de fonctionnement. Enfin, cette bifurcation contrainte du cœur d’intervention du sapeur-pompier pourrait à moyen terme impacter les vocations et le renouvellement des générations de sapeurs-pompiers volontaires, conduisant encore à l’éloignement des soins et des services. Elle l’interroge sur les orientations et son action ministérielle afin d’accompagner le maillon territorial essentiel que représentent les SDIS face à ces transformations et la diversification de leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2983</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6820</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Woerth</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Forfait post-stationnement (FPS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2983. — 24 décembre 2024. — M. Éric Woerth attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’application du forfait post-stationnement (FPS) aux véhicules d’intérêt général lorsqu’ils sont en intervention. Si ces véhicules peuvent circuler en franchise de tout ou partie des règles du code de la route relatives à la circulation des véhicules, ils restent assujettis à la redevance de stationnement et, par voie de conséquence, au forfait post-stationnement infligé à quiconque n’acquitte pas immédiatement ladite redevance. Un SDIS a ainsi reçu un FPS au titre d’un véhicule dont l’équipage participait à la sécurité des JO de Paris et son recours visant à en obtenir le dégrèvement amiable a été sèchement rejeté par l’opérateur à qui la ville de Paris a confié le contrôle du stationnement payant et l’instruction des recours administratifs subséquents. Avec la généralisation en cours du contrôle du stationnement payant par lecture automatique de plaques d’immatriculation (LAPI), toutes les entités faisant circuler des véhicules d’intérêt général risquent à terme de connaître la même mésaventure. Il lui demande donc de lui indiquer quelle mesure il envisage de prendre afin qu’aucune redevance ni aucun FPS ne puisse plus être exigé pour le stationnement des véhicules d’intérêt général en intervention urgente, à l’instar de la loi de finances du 30 décembre 2017 en ce qu’elle a exonéré de péage autoroutier tous les véhicules d’intérêt général prioritaires en opération (art. L. 122-4-3 du code de la voirie routière).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2984</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6820</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie de places à l’épreuve pratique du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2984. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la pénurie de places à l’épreuve du permis de conduire et ses conséquences pour les citoyens ainsi que les entreprises des filières de transport. Le permis de conduire et la voiture individuelle, particulièrement en territoires ruraux peu desservis par des modes de transports collectifs, sont indispensables pour nombreux des concitoyens à leur vie quotidienne. Que ce soit pour aller au travail, faire ses courses, emmener ses enfants à l’école, accéder aux soins, la voiture reste souvent la seule solution. Détenir un permis de conduire permet en outre d’accéder à un certain nombre de métiers dans les filières du transport de marchandises et de voyageurs. C’est donc tout un écosystème qui est dépendant des délais de présentation à l’épreuve pratique du permis de conduire. Des citoyens ainsi que des professionnels du transport alertent Mme la députée sur les délais très longs pour passer l’épreuve et le manque de places. Des organismes de formation spécialisés dans la formation des conducteurs sont aujourd’hui obligés de limiter le nombre de stagiaires. Les unités d’examen qui leur sont accordés par le pôle éducation routière de la direction départementale des territoires et de la mer sont largement insuffisantes. Pour les particuliers qui se présentent à l’examen et ne le réussissent pas du premier coup, les délais d’attentes ont un coût puisque les candidats sont obligés de payer des heures de cours en attendant de repasser l’examen. Les causes de cette pénurie de places et de l’allongement des délais sont connues. Il y a un manque de de postes d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Les annonces de recrutement supplémentaires ne suffiront pas à répondre aux besoins. De plus il est à craindre que ces recrutements soient gelés ou remis en cause par les politiques austéritaires menées par le Gouvernement actuel et à venir. Le passage de l’examen du permis de conduire est un service public à part entière, qui ne saurait être délégué à des prestataires privés et qui doit bénéficier des moyens adaptés aux besoins du terrain. Elle lui demande ainsi les mesures qu’il compte prendre afin de raccourcir les délais d’attente pour se présenter à l’examen pratique du permis de conduire tout en garantissant les conditions de travail des d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6821</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Attribution de la Légion d’honneur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2919. — 24 décembre 2024. — Mme Constance Le Grip interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la Légion d’honneur attribuée à un ancien premier ministre de Géorgie, naturalisé français en 2010. Depuis les élections législatives du 26 octobre 2024, dénoncées pour leurs fraudes massives et leurs manquements graves aux normes démocratiques, la Géorgie traverse une crise politique majeure. Selon l’OSCE, ces élections ont été marquées par des manipulations des résultats, un usage abusif des ressources administratives et des pressions sur les électeurs, portant gravement atteinte à leur crédibilité. La mission d’observation du Parlement européen a confirmé une violation flagrante des standards démocratiques internationaux. Sous l’influence du parti Rêve géorgien et de l’intéressé, son président honoraire, la Géorgie s’éloigne de son chemin européen. L’élection controversée de Mikheil Kavelashvili, proche de Moscou et amené à accéder à la présidence géorgienne le 29 décembre 2024, symbolise cette rupture. Ce processus, dénoncé par l’opposition, reflète une stratégie de consolidation autoritaire orchestrée par cet ancien premier ministre et ses alliés pour favoriser les intérêts du Kremlin et détourner la Géorgie de ses aspirations européennes. Selon une enquête de l’ONG Transparency International, la famille de l’intéressé posséderait des biens immobiliers non déclarés en Russie, révélant des liens économiques directs avec Moscou. Ces informations soulèvent des préoccupations quant à son alignement géopolitique et renforcent les accusations d’influence russe sur la politique géorgienne. Comme l’a rappelé le ministre délégué Benjamin Haddad, « à travers les ingérences russes en Géorgie et en Moldavie, c’est l’idée européenne elle-même qui est attaquée ». Ces ingérences russes, ayant contribué à manipuler les élections législatives, ont accentué la dérive autoritaire. Des centaines de milliers de citoyens manifestent contre les fraudes et la répression qui a suivi, marquée par près de 500 arrestations arbitraires, des actes de torture documentés par des ONG et des violences systématiques visant journalistes et opposants politiques. Cette situation repose largement sur l’influence de l’intéressé, dont les liens avec le régime de Vladimir Poutine et le rôle actif dans l’affaiblissement des institutions démocratiques de la Géorgie sont incompatibles avec les valeurs que porte la France et dont la Légion d’honneur est l’une des plus belles illustrations. Décoré le 6 janvier 2021 au grade de chevalier de la Légion d’honneur, l’intéressé est manifestement l’un des acteurs majeurs du processus de dérive autoritaire et d’alignement sur Moscou enclenché par le parti Rêve géorgien. Mme la députée rappelle que l’article R. 96 du code de la Légion d’honneur prévoit que toute personne ayant commis des actes contraires à l’honneur peut être radiée de cet ordre prestigieux. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement compte saisir sans délai la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur afin d’engager une procédure visant au retrait immédiat de cette distinction, en cohérence avec les principes et les valeurs que la France défend sur la scène internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6821</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Les missions d’extraction judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2949. — 24 décembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet des missions d’extraction judiciaire. Dans le contexte actuel de fortes tensions liées à la sécurité des personnels pénitentiaires et des forces de l’ordre, ainsi qu’aux contraintes budgétaires croissantes qui pèsent sur les institutions publiques, la gestion des missions d’extraction judiciaire soulève des interrogations. Ces missions, qui consistent à transférer des personnes détenues depuis les établissements pénitentiaires jusqu’aux tribunaux pour y être entendues par des magistrats, mobilisent des moyens humains et logistiques considérables. Elles exposent les gardiens et policiers à des risques sécuritaires accrus, notamment lors de déplacements hors des enceintes sécurisées. Par ailleurs, ces transferts entraînent des pertes de temps importantes, à la fois pour les agents et pour le fonctionnement des juridictions, tout en générant des coûts élevés pour l’État. Dans ce contexte, il convient de rappeler que la loi permet déjà le recours à la visioconférence pour les auditions judiciaires. Toutefois, cette pratique reste exceptionnelle, alors même qu’elle pourrait répondre efficacement aux enjeux actuels. En généralisant le recours à la visioconférence comme règle pour les auditions, sauf décision motivée contraire d’un magistrat, il serait possible de garantir une meilleure sécurité pour les agents, de réduire les dépenses publiques liées aux transferts et d’améliorer l’efficacité des procédures judiciaires. Considérant l’ensemble de ces éléments, M. le député demande à M. le ministre s’il compte modifier le cadre réglementaire actuel pour faire de la visioconférence la règle en matière d’auditions judiciaires, tout en maintenant la possibilité de dérogations pour des cas spécifiques, afin d’optimiser la sécurité, le temps et les coûts liés aux missions d’extraction judiciaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6822</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Habitat réversible : une solution écologique à la crise du logement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2950. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la solution que peut représenter l’habitat réversible face à la crise du logement. Sous la XVIe législature, cette question, demeurée sans réponse, avait déjà été posée par Mme la députée au prédécesseur de Mme la ministre. Depuis plus de 30 ans, la France connaît une crise du logement sans précédent où l’augmentation des taux d’intérêts bancaires n’ont fait que creuser l’écart entre les revenus des ménages et le prix des logements sociaux. Selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre, en 2023, 12 millions de Français et de Françaises ont connu des difficultés pour se loger et plus de 4,1 millions d’entre eux vivent actuellement dans des logements de mauvaise qualité. Ce constat est d’autant plus marquant dans les régions touristiques telles que la région parisienne, le Pays basque ou la Corse, où la demande de logement dépasse largement l’offre. En conséquence, il est observé une recrudescence de retraités vivant dans leur voiture, de parents et d’enfants contraints de faire chambre commune, ou encore d’étudiants dormant dans la rue. Ces conditions de vie ont évidemment un impact significatif sur la réussite scolaire, la santé, mais aussi sur la stabilité de l’emploi. Malgré ces chiffres alarmants, les logements sociaux n’ont jamais été aussi peu encouragés par le Gouvernement que depuis la présidence d’Emmanuel Macron. L’effort public pour le logement consenti par l’État est passé de 2,2 % du PIB en 2010 à 1,6 % en 2023. Il s’agit d’une chute de 15 milliards d’euros par an, notamment dus aux coupes budgétaires sur les APL en vigueur depuis le début du mandat du président Macron. De fait, le nombre de candidats prétendants à un logement social est de 2,4 millions de personnes. Il en va de même pour les étudiants à qui le Gouvernement avait promis 60 000 logements, mais qui se retrouvent encore une fois victimes d’une idéologie néolibérale menée par la majorité présidentielle préférant se tourner vers le secteur privé au détriment des logements sociaux. Face à cette crise chronique, Mme la députée trouve en la démocratisation de l’habitat réversible une solution crédible pour répondre de manière écologique à la crise du logement des agriculteurs qui pourraient vivre directement sur leurs terres, mais pas seulement. Par définition, un habitat réversible est un logement non ancré au sol par une dalle de béton, ce qui limite donc son impact sur les sols. Ce type de logement peut être démonté, déplacé ou encore composté une fois son utilisation terminée. La malléabilité de l’habitat réversible permet alors au terrain occupé de retrouver son état initial après le déplacement du logement. Dans ce cas, l’artificialisation des sols, mais aussi la dégradation de l’habitat d’autres espèces animales et végétales sont évitées. Il n’y a donc ni perte de biodiversité ou encore réduction de surfaces agricoles. De plus, le logement réversible offre des avantages économiques, permettant aux foyers modestes d’avoir accès plus facilement à un logement digne. En effet, en tant qu’habitation de petit taille, l’habitation réversible ou habitat léger nécessite moins de matériaux de construction, a un temps de construction réduit et par conséquent est moins énergivore qu’une résidence dite « classique ». Aujourd’hui, la loi dite « ALUR » statuant sur l’habitat réversible prévoit à l’article L. 444-1 du code l’urbanisme que l’aménagement de deux résidences réversibles ou plus est soumis au « permis d’aménager » si la surface cumulée dépasse 40 m2. De la même manière, pour un logement unique, un permis de construire est nécessaire uniquement si la surface de plancher excède 20 m2. Consciente que le logement est une composante essentielle d’une vie décente, Mme Karen Erodi réinvite Mme la ministre à se saisir de la présente question dans le but de modifier l’article L. 444-1 du code l’urbanisme, permettant ainsi la construction d’un seul logement réversible pouvant aller jusqu’à 40 m2 au sol sans obligation de permis de construire au préalable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6822</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Bataille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Manque de publication des décrets d’application de la loi du 27 juillet 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2951. — 24 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Bataille attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le retard dans la publication des décrets d’application de la loi du 27 juillet 2023, visant à protéger les logements contre l’occupation illicite. Plus d’un an après sa promulgation, la loi dite « anti-squat » n’est pas entièrement mise en œuvre en raison de l’absence de publication de quatre mesures d’application. Celles-ci, attendues depuis mai 2024, concernent les modalités d’évaluation des réparations dues aux propriétaires, le délai de notification à la commission départementale de coordination des actions de préventions des expulsions locatives (CDCAPEL) ainsi que la composition et les modalités de fonctionnement de ces commissions. Compte tenu de ces éléments, il souhaite savoir si ces précisions peuvent être apportées à la loi du 27 juillet 2023 afin de garantir une mise en œuvre complète et effective de celle-ci, indispensable à la protection des propriétaires contre l’occupation illicite. Par ailleurs, il souhaite obtenir des éclaircissements quant aux nouvelles actions gouvernementales visant à mieux protéger les petits propriétaires bailleurs, qui, malgré la souscription d’une assurance loyers impayés, doivent attendre un jugement définitif d’expulsion avant de percevoir, dans les plus brefs délais, les sommes qui leur sont dues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6823</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Obligation de pose d’extincteurs dans les immeubles collectifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2952. — 24 décembre 2024. — Mme Christelle D’Intorni attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la sécurité incendie des immeubles collectifs gérés par les bailleurs sociaux. En juillet dernier, le quartier des Moulins à Nice a été frappé par un terrible drame, un incendie criminel dans un logement social est à l’origine de sept morts dont trois enfants. Les victimes sont décédées coincées dans leurs appartements ou à la suite de leur défenestration pour échapper aux flammes. Dans un grand nombre d’immeubles, on ne compte qu’un seul escalier, aucune issue de secours n’est prévue et aucun extincteur n’est mis à disposition dans les parties communes. Pourtant, les extincteurs sont des éléments clés de la sécurité des personnes. Ils offrent des moyens de lutter contre un incendie naissant, limitant ainsi les risques pour les habitants des immeubles. L’installation d’extincteurs dans les parties communes n’est obligatoire que dans les immeubles de grande hauteur. Dans une réponse ministérielle à une question écrite publiée dans le Journal Officiel du Sénat le 8 juillet 2010, le Secrétariat d’État au logement et à l’urbanisme déclarait que l’obligation de la pose d’extincteurs n’était pas souhaitée par le Gouvernement car les copropriétaires n’étaient pas formés à la manipulation d’un extincteur bien que « son utilisation ne soit pas difficile ». Il souhaitait privilégier des campagnes d’information et de prévention. Aussi, Mme le député lui demande si la doctrine du ministère a évolué lors des quinze dernières années. Elle s’interroge sur d’éventuels progrès techniques qui pourraient faciliter l’utilisation des extincteurs et si une obligation de pose d’extincteurs ne pourrait pas être envisagée avec en complément une campagne de formation des habitants des immeubles collectifs à la manipulation des extincteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6823</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Prolifération de la mérule
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2953. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la prolifération du mérule et ses conséquences sur l’habitat en France. Le mérule est un champignon lignivore, qui se développe au sein des maisons présentant un taux d’humidité élevé. Il se propage très rapidement une fois qu’il s’est implanté sur une surface propice à son développement (bois notamment). Ce champignon connaît une expansion rapide sur le territoire national, plus particulièrement dans certaines régions comme la Bretagne, où plus aucune commune n’est épargnée. Son apparition dans un logement a un double effet délétère. D’une part il peut attaquer les structures du logement, nécessitent de gros travaux de réparation. D’autre part sur le plan sanitaire, les personnes exposées au champignon peuvent être victimes de problèmes respiratoires. L’augmentation des cas de mérule serait due à l’amélioration de l’isolation des bâtiments, qui, si elle n’est pas réalisée correctement, peut être propice au développement du champignon. Un logement victime du mérule doit subir un traitement très coûteux afin de stopper la propagation. Des travaux de reconstruction de la maison peuvent être ensuite nécessaires. Au final le coût pour le propriétaire peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. À Brest, Nicole, retraitée, a dû payer 45 000 euros de travaux. Sans l’aide financière de ses enfants, elle n’aurait pas été capable d’assumer ce coût. Par ailleurs, les compagnies d’assurance ne couvrent pas ce risque laissant les propriétaires démunis. Pour se justifier, elles considèrent que l’apparition du mérule n’est que la conséquence de négligences des propriétaires, ou des locataires, des logements infectés. Le cadre législatif et réglementaire s’appliquant au mérule se borne aujourd’hui à la prévention et conforte la vision selon laquelle le développement du mérule relève de la responsabilité individuelle du propriétaire. La loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (dite loi « ALUR ») précise qu’un arrêté préfectoral peut délimiter les zones atteintes par le mérule. En cas de vente d’un bien immobilier dans l’une de ces zones, les notaires sont tenus d’informer l’acquéreur de l’habitation. À date, seul le département du Finistère a pris un arrêté concernant 22 communes. Bien en deçà donc des territoires concernés. Il est temps de changer de paradigme. Le développement du mérule est un phénomène structurel qui dépasse la responsabilité individuelle de chacun. L’État doit agir pour protéger plus efficacement les propriétaires de logements qui sont confrontés aux dégâts. Les compagnies d’assurances ne peuvent continuer à se soustraire à leurs obligations. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre d’agir en proposant une évolution des conditions d’indemnisation des propriétaires de logement infecté par le mérule. Si le législateur ne peut contraindre les assurances à prendre en charge les risques liés au mérule, il dispose néanmoins de la faculté de créer un nouveau régime d’indemnisation public couvert par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages pour protéger la population de ce fléau. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6824</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements MaPrimeRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2955. — 24 décembre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les dysfonctionnements du dispositif MaPrimeRénov’. En Mayenne comme ailleurs, la lutte contre la précarité énergétique aux conséquences économiques, sanitaires et sociales est une priorité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments, l’un des secteurs les plus émetteurs. Pour y parvenir, les ménages et les entreprises de rénovation énergétique des bâtiments ont besoin d’un pilotage efficace et d’un service public de l’accompagnement efficient sur l’ensemble du territoire. Le Département de la Mayenne a mis en place un partenariat des acteurs : collectivités, Agence départementale d’information sur le logement, opérateur Solidaire pour l’habitat (Soliha), syndicats d’artisans, et propose un accompagnement au plus près, avec des permanences délocalisées. Toutefois, malgré cet accompagnement, force est de constater que les dysfonctionnements dans le traitement des dossiers du dispositif MaPrimeRénov’par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) se multiplient. M. le député se fait l’écho des préoccupations des acteurs de la rénovation énergétique de la Mayenne quant aux difficultés auxquelles doivent faire face les particuliers et les entreprises artisanales dans le parcours de demande de subvention. Outre des délais de réponse très importants, des dossiers restent sans réponse, sont bloqués parfois plusieurs mois ou encore reçoivent des réponses incohérentes. Ces demandes qui font l’objet d’échanges incessants déstabilisent les porteurs de projets, les équipes d’accompagnateurs, ainsi que les entreprises qui effectuent les travaux. Cette situation fragilise toute une filière, elle a des conséquences sur la gestion de la trésorerie des ménages et des entreprises artisanales, en particulier les plus petites, sachant que la durée d’instruction des dossiers se révèle particulièrement longue lorsque des erreurs interviennent au cours de leur traitement (délais de recours allant de 6 mois à 1 an). C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles réponses elle entend apporter à ces légitimes préoccupations et à une situation qui va à l’encontre des objectifs de rénovation énergétique des logements et de lutte contre les passoires thermiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6824</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale affectant l’aquaculture française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2909. — 24 décembre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur le manque de soutien accordé aux aquaculteurs français confrontés à la concurrence internationale déloyale et agressive imposée notamment par la Chine. D’une part, les coûts de production chinois sont moins élevés que les français, qui sont particulièrement affectés par l’explosion du prix de l’énergie et des matières premières. D’autre part, la distorsion de concurrence est aggravée par l’instauration d’une puissante politique chinoise en matière d’attributions de subventions et de coopération directe avec l’administration. Ainsi favorisée, l’industrie très compétitive du caviar chinois détenait en 2020 plus de 40 % de parts de marché en France. En parallèle, la Chine a instauré un fort protectionnisme qui empêche la filière d’excellence du caviar français d’exporter réciproquement. Face à ce constat alarmant, elle l’interroge quant aux mesures que celui-ci entend mettre en œuvre afin de garantir à l’aquaculture française un cadre normatif et commercial approprié aux distorsions structurelles et conjoncturelles du marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6825</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Déploiement et avancement du plan « Aquacultures d’avenir »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2910. — 24 décembre 2024. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche sur le déploiement et l’état d’avancement du plan « Aquacultures d’avenir », signé le 4 mars 2022, qui vise à définir une stratégie collective pour le développement durable de l’aquaculture française à l’horizon 2027. Les filières aquacoles françaises, telles que la conchyliculture (2e au rang européen avec 200 000 tonnes produites par an) et la pisciculture (3e producteur européen de truites d’eau douce et pionnière dans l’élevage marin), représentent un fort potentiel économique et environnemental. Cependant, elles se heurtent à de nombreux freins : déficit d’attractivité des métiers, faible acceptabilité sociale des nouveaux projets, concurrence pour l’accès au foncier, impacts des aléas climatiques et sanitaires, ainsi que des complexités administratives persistantes. Fort de ce constat, le plan « Aquacultures d’avenir » décline au niveau français les nouvelles lignes directrices européennes pour le développement de l’aquaculture, parues en mai 2021, intégrant les stratégies européennes du Pacte vert ( Green Deal ) et de la Ferme à l’assiette ( Farm to Fork ). Il s’appuie sur la partie aquacole du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture et doit ainsi être mis en œuvre par l’État et les régions. Pour suivre son avancement, un comité de pilotage annuel est chargé de dresser un bilan régulier de l’avancée des actions en concertation avec toutes les parties prenantes. Dans ce cadre, M. le député souhaiterait obtenir des précisions de M. le ministre sur les points suivants : les moyens mobilisés - financements, ressources humaines et leur répartition par priorité - ; les premiers bilans issus des comités de pilotage - avancement des actions, résultats obtenus, notamment sur la structuration des filières et la valorisation des métiers - ; les initiatives engagées : accompagnement des filières face aux aléas climatiques et développement de l’aquaculture offshore, notamment en lien avec les parcs éoliens - ; les mesures pour valoriser les métiers et améliorer l’image des produits aquacoles auprès des consommateurs. Il souhaite obtenir ces précieux éclairages, qui permettraient d’évaluer l’efficacité du plan « Aquacultures d’avenir » et d’envisager, le cas échéant, des ajustements pour garantir la réussite de cette ambition nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6825</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Lenormand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Conséquences des taxes douanières sur les marchandises dans les outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2960. — 24 décembre 2024. — M. Stéphane Lenormand alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les conséquences de l’application de nouvelles taxes douanières aux marchandises depuis 2022 en provenance ou à destination de plusieurs départements régions d’outre-mer (DROM) et depuis la fin 2023 également dans les collectivités d’outre-mer (COM), donc à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. En effet, considérées comme des importations et des exportations, ces marchandises sont soumises à taxation et des formalités douanières spécifiques, y compris lorsqu’elles sont contenues dans un envoi postal tel que le colis entre particuliers. C’est une application du « paquet TVA e-commerce », en vigueur depuis le 1er juillet 2021, visant à garantir les conditions d’une concurrence loyale entre tous les acteurs européens et étrangers du commerce en ligne, ainsi qu’entre ceux du commerce électronique et du commerce physique. C’est pourquoi l’ensemble des colis est désormais automatiquement taxé et déclaré, généralement par un transporteur agissant pour le compte des particuliers et professionnels, à partir du seuil de franchise de 22 euros. Toutefois, comme certains DROM et COM font partie du territoire douanier de l’Union européenne (UE), mais en revanche, ils ne font pas partie du territoire fiscal de l’Union européenne, une fiscalité particulière s’y applique et ils sont ainsi considérés comme des « pays tiers » (y compris dans leurs relations avec la France hexagonale) au même titre que la Chine ou la Russie (l’octroi de mer n’existe pas dans le sens DROM vers l’Union européenne). De ce fait, les marchandises en provenance ou à destination de ces territoires sont soumises à taxation et des formalités douanières spécifiques, avec des conséquences financières très lourdes pour ces populations. Plus particulièrement, pour les envois postaux de marchandises ayant un caractère occasionnel, pour un usage personnel ou familial et étant adressés sans contrepartie (financière ou autre), donc dépourvu de caractère commercial, tels que notamment les cadeaux, le seuil de franchise de taxes (TVA) est de 45 euros seulement. Aussi, dans un contexte économique difficile, marqué par la « vie chère » structurelle en outre-mer et aggravé par une conjoncture de forte inflation persistante, ces taxes et frais pèsent sur le pouvoir d’achat des familles ultramarines ainsi que sur celui de leurs proches installés sur le territoire de l’Union européenne notamment en France hexagonale. C’est pourquoi une révision urgente de ces mesures est réclamée pour répondre aux attentes de ces concitoyens et soulager leur portefeuille et le pouvoir d’achat. Aussi, il lui demande quels dispositifs il compte mettre en place, permettant aux ultramarins de se faire livrer ou d’adresser des produits à des prix abordables et ainsi rétablir au plus vite l’équité réelle et nécessaire entre les outre-mer et l’Hexagone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2990</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6826</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Alerte sur l’état des ponts communaux et départementaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2990. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’état des ponts communaux et départementaux et la nécessité d’allouer des moyens conséquents pour la remise en état de ce patrimoine indispensable pour relier les territoires. Les municipalités gèrent en France 40 % des ponts présents sur le territoire. Le jeudi 21 novembre 2024, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) a présenté les résultats d’une étude sur l’état des ponts routiers communaux. Le diagnostic est sans appel. Sur les 40 700 ponts auscultés, 25 % seulement sont en bon état. Un quart d’entre eux présente une situation particulièrement dégradée. Suite à l’audit, 400 ponts ont dû être fermés immédiatement car ils présentent des problèmes de sécurité. Du côté des départements, le dernier rapport annuel de l’Observatoire de la route indique certes une amélioration de la proportion de ponts en bon état, mais avec une forte disparité entre territoires. Si la réalisation d’un état des lieux complet des ponts communaux est à saluer, les résultats doivent collectivement nous alerter. Le bon état des ponts détermine leur capacité à affronter les catastrophes climatiques qui se multiplient, notamment les épisodes de pluies torrentielles ou le développement du retrait-gonflement d’argiles. Le CEREMA estime que la remise en état de l’ensemble des ponts communaux nécessiterait la mobilisation d’une enveloppe de 3,3 milliards d’euros, dont 740 millions d’euros à très court terme pour les ponts qui nécessitent une action immédiate. Or, sur la période 2023-2025, c’est une somme de 55 millions d’euros qui est fléchée sur l’aide aux communes pour la réparation des ouvrages les plus dégradés, soit 1,6 % des besoins identifiés par le CEREMA. La réponse de l’État n’est donc pas à la hauteur. Il y a pourtant urgence, comme en attestent les accidents de ces dernières années. Les communes, ainsi que les départements qui gèrent aussi une grande partie de ces ouvrages d’arts sont asphyxiés par l’austérité budgétaire qui leur est imposée par les gouvernements successifs depuis des années. Leurs capacités d’investissements sont réduites et ne leur permettent pas de faire les travaux d’entretien et de réparation, au risque que les ponts se dégradent encore plus jusqu’à ce qu’une limitation de tonnage ou une fermeture devienne inévitable. À titre d’exemple, en Ille-et-Vilaine, le pont de Port-de-Roche relie la commune de Langon à Saint-Anne sur Vilaine sur la route départementale 54. Face à la vétusté du pont, une limitation du tonnage a dû être imposée, avec des conséquences immédiates. Des agriculteurs exploitant des parcelles de part et d’autre du pont sont dans l’obligation de faire plus de 20 km de détour pour franchir la Vilaine avec leur matériel. Le transport scolaire entre les deux communes a dû être adapté. Les sociétés de transports routiers doivent modifier leurs itinéraires au détriment de leur efficacité. Le conseil départemental d’Ille et Vilaine a initié une réflexion sur le devenir du pont, mais ses marges de manœuvres budgétaires sont plus que réduites. L’entretien, la réparation et remise en état de l’ensemble des ponts du territoire constitue un enjeu d’aménagement du territoire et d’égalité républicaine pour qu’aucun citoyen, pour qu’aucune commune ne soit abandonnée. Aussi, elle lui demande quels enseignements elle compte tirer de l’étude du CEREMA et quels moyens elle compte affecter aux ponts communaux et départementaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6826</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge par l’assurance maladie de la vaccination contre la bronchiolite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2912. — 24 décembre 2024. — Mme Élise Leboucher interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge par l’assurance maladie de la vaccination contre la bronchiolite. La stratégie nationale de prévention contre la bronchiolite et le développement depuis 2023 d’une politique de vaccination par administration du Beyfortus au sein des services de maternité et de pédiatrie constituent une avancée majeure pour mieux lutter contre ce virus infantile qui est en recrudescence depuis plusieurs années. Ce choix de politique sanitaire est d’autant plus salutaire que la vaccination a déjà démontré des effets majeurs pour diminuer l’incidence et la sévérité de la pathologie. Pour prendre l’exemple du centre hospitalier du Mans : à l’issue de sa première campagne où la vaccination était proposée aux parents lors du séjour à la maternité, l’établissement a constaté une diminution de 7 % des passages aux urgences pédiatriques, de 25 % des hospitalisations pour cette pathologie et une moindre sévérité clinique chez les enfants infectés par ce virus. Toutefois, il s’avère que plusieurs entraves viennent encore limiter l’extension et la parfaite efficience de cette politique de prévention. Lors de sa première campagne, le centre hospitalier du Mans a eu à pâtir d’une pénurie dans le contingent de doses disponibles, ce qui l’a contraint à prioriser les enfants sur la base de critères médicaux et sociaux. Grâce à une bonne organisation, 70 % des enfants ont pu être vaccinés avec les conséquences positives précédemment précisées. L’efficacité de la prévention pourrait être renforcée si la garantie de production des doses de vaccins était assurée, ce qui n’est pas le cas par exemple au centre hospitalier du Mans. Cette pénurie ne permettant pas au service de maternité d’assurer la vaccination, les familles volontaires repartent avec une ordonnance pour une vaccination en ville. Actuellement, au regard de la législation en vigueur, la prise en charge par l’assurance maladie de l’administration du Beyfortus n’est assurée que lors d’une hospitalisation en maternité, en néonatologie ou en pédiatrie, grâce au forfait compensatoire hospitalier. Ce n’est pas le cas pour une administration en ambulatoire lors d’un passage aux urgences pédiatriques ou lors d’un rendez-vous avec la médecine de ville. Dans de pareilles situations, l’assurance maladie limite sa prise en charge à 30 %, laissant un reste à charge de 281,26 euros, qui n’est évidemment pas soutenable pour de nombreuses familles et provoque un frein à l’accès au vaccin et donc à la prévention. Elle l’interroge donc sur les actions ministérielles qu’elle entend mener pour renforcer l’efficacité de la politique de prévention contre la bronchiolite, pour éviter les situations de pénurie de doses de vaccins et pour étendre la prise en charge totale par l’assurance maladie de cette vaccination lors d’hospitalisation en ambulatoire ou de consultations en médecine de ville.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6827</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la réforme des études du 3e cycle pharmaceutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2930. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques (R3C). Mme la députée a été interpellée par l’Association amicale des étudiants en pharmacie de Rennes (AAEPR) représentant les étudiants en pharmacie de la faculté de Rennes. Elle l’a alertée à propos de cette réforme initiée en octobre 2016 et consistant en la création de diplômes d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières pharmaceutiques. Comme Mme la ministre le sait, les diplômes d’études spécialisées longs, tels que le DES de pharmacien hospitalier ou le DES de biologiste médical ont été mis en vigueur grâce à cette réforme. Quant aux diplômes d’études spécialisées courts, concernant l’officine et l’industrie, ils ne le sont pas encore. Ces DES, plus particulièrement le pharmacien officinal, sont très attendus par les étudiants du secteur. Lors de ces 3 dernières années, la réforme a été reportée à plus de 6 fois par les différents ministres successifs, malgré la demande des étudiants en pharmacie d’appliquer cette réforme. Face aux reports successifs, près de 5 000 étudiants se sont mobilisés le 21 novembre 2023 et le 31 mai 2024, soutenus par l’Ordre des pharmaciens, les syndicats pharmaceutiques, les maîtres de stages ainsi que la conférence des doyens. On ne peut pas rester inactif face aux revendications des étudiants en pharmacies. La création du DES de pharmacien officinal représente une avancée majeure pour les étudiants en pharmacie en matière de valorisation des compétences et donc du métier de pharmacien d’officine en pleine évolution. La formation de ce métier doit évoluer. La création d’indemnités de logement et de transports, portée dans la réforme, représente un intérêt face à la pénurie de professionnels de santé dans les déserts médicaux. Le maillage territorial des pharmacies est une force que l’on doit consolider dès les études en permettant aux étudiants une réelle mobilité lors de leurs choix de stages. Par ailleurs, les étudiants en 6e année d’officine, à quelques mois de leur diplôme, attendent une revalorisation de leur statut. Aujourd’hui étant de simples stagiaires et ne pouvant bénéficier que d’une indemnité de 550 euros par mois, il est nécessaire que leurs compétences soient valorisées à leur juste valeur avec la création d’un statut spécifique, leur permettant l’accès aux différentes indemnités ainsi qu’à un salaire de 1 200 euros par mois lors de leur 6e année d’études. Programmée pour la rentrée 2024, les étudiants en pharmacie ont appris le nouveau report de l’entrée en vigueur de de cette réforme. Elle lui demande si l’on va laisser une nouvelle fois les étudiants livrés à eux même pour l’évolution de leurs études ou si le Gouvernement compte en faire une priorité pour qu’une application à la rentrée 2025 soit possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6827</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement de l’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2931. — 24 décembre 2024. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante qui est aujourd’hui celle de l’Institut de formation en psychomotricité (IFP) de Sorbonne université. Lieu historique, premier site d’enseignement de la psychomotricité en France et dans le monde, situé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le devenir de l’institut est menacé. Comme Mme la ministre le sait, la profession de psychomotricien est cruciale pour les enfants, les retraités, les personnes âgées et toutes celles en situation de handicap, afin que des soins de réadaptation leur soient prodigués. L’IFP de Sorbonne université est reconnu pour la qualité de son enseignement, son engagement pour la pérennité et l’évolution de la profession et plus largement pour son rôle central dans le domaine du soin en France. En l’absence d’un soutien financier de l’État depuis plus d’une décennie, le financement de cet institut repose à ce jour uniquement sur la Région Île-de-France et la faculté de santé de Sorbonne université. Ce désengagement de l’État est d’autant plus problématique que la formation des psychomotriciens relève de deux ministères : celui de la santé et des solidarités et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche. Malgré des efforts considérables pour rationaliser les coûts, notamment via la mutualisation des enseignements avec d’autres filières paramédicales, cette gestion rigoureuse ne saurait pallier l’absence d’un financement pérenne par l’État. L’État se désengage, encore et encore. À moyen terme, l’existence même de l’IFP pourrait être remis en cause, faisant alors disparaître une part d’histoire de la psychomotricité, mais également un lieu d’échanges, de réflexions et de transmission, moteur et créatif dans le monde de la santé.  C’est pour toutes ces raisons que M. le député prie Mme la ministre d’intervenir dans le sens d’un maintien de la formation actuelle des psychomotriciens par l’IFP Sorbonne université avec des financements adaptés à sa réalité et ses besoins. Il lui demande donc quelles mesures urgentes le Gouvernement compte prendre pour garantir un financement pérenne à l’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université et plus largement pour assurer la pérennité et l’accessibilité de cette formation essentielle pour le système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6828</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Récurrence des fermetures de maternité en Gironde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2934. — 24 décembre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la récurrence des cas de fermeture des maternités, notamment illustrée par celle de l’hôpital de Blaye en mai 2024. Cette situation n’est pas inédite, puisque la maternité de Blaye avait déjà été contrainte de fermer en août 2023. En Nouvelle-Aquitaine, ces fermetures deviennent de plus en plus fréquentes. Par exemple, en décembre 2023, la maternité de Lesparre-Médoc a dû fermer pendant quelques jours, obligeant les femmes enceintes à parcourir de longues distances en vue d’accéder à des soins. Cette situation s’est également produite à Sarlat-la-Canéda. En juillet 2024, sa maternité a été contrainte de fermer et, bien que sa réouverture fût initialement prévue pour début octobre, elle n’a pas eu lieu et n’est pas encore programmée. Ces fermetures répétées emportent pour conséquence de mettre en danger les patientes comme leurs enfants à naître et surchargent les autres hôpitaux girondins. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place afin d’éviter ces fermetures intempestives des maternités et d’assurer l’accès à ces services essentiels pour tous les habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6828</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale sur les cercueils hermétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2958. — 24 décembre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réglementation en vigueur de la mise sur le marché en France de matériaux destinés à être intégrés aux cercueils hermétiques. Le sujet des cercueils hermétiques est un sujet d’intérêt général en France, et la souveraineté en la matière est essentielle. Les cercueils hermétiques permettent entre autres de conserver les corps pour une durée supérieure à 6 mois, sans risque de fuite de fluide. En France, on compte un des fleurons industriels en la matière. Diffudoc, entreprise située dans l’Hérault à Cournonterral et employant 15 personnes, développe des cercueils hermétiques en tôle zinguée, en recourant à la soudure à froid réalisable par un employé de pompes funèbres. Ce cercueil est complété à partir de 1992 par un filtre permettant de fixer les dégagements gazeux émis par un corps en décomposition ainsi que d’éviter toute fuite de micro-organisme potentiellement pathogène. L’ensemble des composantes utilisées pour la fabrication sont françaises. L’entreprise est reconnue en France pour la qualité des cercueils qu’elle est la seule à produire et distribuer. Ainsi, l’État lui a passé commande à de nombreuses reprises, particulièrement en situation de crise : en 2003, pendant la canicule du fait de la surmortalité ; en 2009 après le repêchage des corps du Rio-Paris afin de garantir l’herméticité des corps ; lors de l’attentat de Nice en 2016 ; mais aussi lors du covid, en 2020, afin de stocker temporairement les corps des défunts dont les funérailles étaient repoussées du fait des restrictions en vigueur. Hors situation de crise, l’entreprise répond à la demande des rapatriements de corps à l’étranger (par avion, par bateau ou par la route), notamment pour les vols en direction du Maghreb. En France, 20 000 décès sont ainsi pris en charge par cette technologie, sur les 650 000 annuels. L’entreprise française Diffudoc possède les agréments français : la tôle utilisée est conforme à la norme française A 36 - 321 du 23 juin 1986 pour la fabrication des cercueils hermétiques (parution au JO du 18 juillet 1986). Le filtre qu’elle commercialise possède un brevet et un agrément du ministère de la santé et de l’aviation civile (arrêté du 8 décembre 1992 portant agrément d’appareil épurateurs de gaz NOR : SANP9203149A) Et pourtant, alors qu’elle possède les certifications nécessaires, l’entreprise française se voit concurrencée par des entreprises européennes, n’ayant pas eu à garantir une étanchéité ainsi qu’une sécurité similaires. En effet, les articles R. 2213-15 et R. 2213-27 du code général des collectivités territoriales prévoient que les housses imperméables, les cercueils hermétiques et les dispositifs épurateurs de gaz répondent à des caractéristiques techniques fixées par arrêté pris après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Pourtant, aucun arrêté définissant un cahier des charges normatif encadrant la mise sur le marché n’a été publié à ce jour. Cela pose un problème d’homologation, du fait de la hiérarchie normative qui semble être contournée, en favorisant les autorisations délivrées par d’autres pays de l’Union européenne, voire pour certains concurrents via une auto-certification. Le ministère de la santé a pourtant saisi, le 16 décembre 2020 l’ANSES d’une demande de mise à jour des référentiels relatifs d’une part aux housses et cuvettes funéraires et, d’autre part, aux cercueils hermétiques et dispositifs épurateurs de gaz. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de trace de la mise à jour de ces référentiels, ce qui rend la situation d’autant plus opaque. Il n’existe donc pas de référentiel permettant de déterminer les normes françaises garantissant l’herméticité des cercueils en France, ce qui pose un problème de santé publique majeur, mais aussi un vide juridique. Face à une telle situation qui risque de compromettre la pérennité d’un partenaire des pouvoirs publics en matière de situation d’urgence, mais aussi d’entraîner des complications sanitaires, il y a besoin de statuer. Ainsi, M. le député demande à la ministre quelles mesures elle compte engager afin que ces produits alternatifs d’origine étrangère dont la conformité n’est pas acquise, soient soumis immédiatement à des contrôles de conformité, tels que prévus par la directive 2001/95/CE du Parlement européen et du Conseil du 3 décembre 2001 relative à la sécurité générale des produits. Il lui demande également ce qu’il en est de la réalisation du cahier des charges permettant de garantir la mise en conformité des matériaux funéraires. Enfin, il lui demande ce qui est entrepris afin de garantir la sécurité sanitaire du transport de personnes décédées, notamment dans le cadre du transport aérien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6829</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du vaccin contre le chikungunya
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2961. — 24 décembre 2024. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de rendre le vaccin contre le chikungunya remboursable à La Réunion. Selon l’institut Pasteur, le chikungunya est une maladie virale transmise à l’humain par la piqûre des moustiques Aedes albopictus et Aedes aegypti. Cette maladie peut causer des douleurs significatives et une incapacité prolongée, affectant la qualité de vie des personnes touchées. Dans certains cas, des signes articulaires peuvent perdurer durant quelques semaines à plusieurs années, d’autant plus longtemps si l’âge du malade est avancé. Actuellement en France, 80 % des départements rassemblent les conditions propices à l’émergence de la maladie. En 2005, l’île de La Réunion a connu une crise sanitaire d’une ampleur inégalée. 165 000 personnes ont été touchées par l’épidémie du chikungunya à La Réunion et 40 000 à Mayotte, soit environ 30 % de la population. En février 2006, au plus fort de la crise, on estimait à 45 000 le nombre de nouveaux cas hebdomadaires. Depuis quelques semaines, l’ARS de La Réunion alerte sur l’émergence d’une nouvelle épidémie laquelle est alimentée par trois gros foyers actifs, à l’Hermitage, l’Étang-Salé et Grand-Bassin. Après le feu vert de l’Union européenne, le premier vaccin contre le chikungunya est disponible depuis le 20 novembre 2024, dans les pharmacies françaises et également réunionnaises : le XCHIQ. Prescrit sur ordonnance médicale, il coûte 150 euros et une seule dose assure une protection de 3 ans. Cependant, ce vaccin n’est pas encore remboursé par l’assurance maladie. L’ARS de La Réunion ayant initié une procédure en ce sens, des discussions sont en cours entre la Haute Autorité de santé et la sécurité sociale notamment au sujet du public cible. M. le député insiste sur l’importance d’une prise de décision prompte permettant de rendre le vaccin contre le chikungunya remboursable par l’assurance maladie aux habitants de La Réunion. Il convient d’agir au plus vite au regard de la situation actuelle qui se détériore de jour en jour. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6829</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gaspillage de médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2964. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le gaspillage de médicaments avec ou sans ordonnance. Cette question a déjà fait l’objet de plusieurs opérations nationales, comme celle consistant à rapporter les médicaments non utilisés dans les pharmacies, voire d’amendements proposés par les députés. Nous pouvons par exemple renvoyer à l’amendement déposé puis retiré par des députés de votre majorité (Assemblée nationale : Relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (no 2454) - Amendement No 769 (assemblee-nationale.fr) ). Cet amendement proposait l’extension de l’expérimentation, très probante, de « médicaments à l’unité », portant sur certains antibiotiques, à une palette plus large de médicaments. M. le député se demande où en sont la réflexion et l’action, qui doivent être conjointes, du ministère de la santé et du ministère de la transition écologique sur cette question, pour limiter l’automédication, la pollution des eaux générée par les médicaments jetés, la pollution due aux emballages. Par ailleurs, ce gaspillage de médicaments concerne aussi les hôpitaux, les pharmacies, les maisons de retraites et autres structures d’accueil qui dispensent des médicaments. Il faut étudier la possibilité d’un suivi de stock beaucoup plus efficace. Cet engagement du Président de la République sur les médicaments à l’unité date de 2017. Il interroge le Gouvernement sur sa volonté de tenir cet engagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6830</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Décrets d’application de la loi « Rist » pour l’accès direct aux soins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2968. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de publication des décrets d’applications de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, dite loi « Rist ». Cette dernière prévoit notamment l’accès direct à certains soins auprès d’infirmières et infirmiers en pratique avancée (IPA). Le conseil régional de l’Ordre des infirmiers de Bretagne alerte Mme la députée sur l’absence des décrets d’application qui empêche la mise en œuvre de cette mesure législative. Les IPA sont prêts à assumer cette mission et dans l’attente de l’évolution de leurs missions. Ils souhaitent participer à l’amélioration de l’accès aux soins en assumant des nouvelles tâches telles que la primo-prescription, le bilan de prévention, l’émission de bons de transports. L’absence de décrets d’application est d’autant plus regrettable qu’elle empêche de libérer du temps médical des médecins, alors que le pays est en tension sur le nombre de médecins. Le vote de la loi « Rist » a constitué une première étape et une reconnaissance du rôle des IPA. Dix-huit mois après le vote, l’absence de décrets d’applications génère une incompréhension et une frustration légitime chez les professionnels. Aussi elle lui demande d’accélérer la publication de ces décrets afin que les IPA puissent enfin jouer pleinement leur rôle dans l’optimisation du système de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6830</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement des centres de santé communautaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2969. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le financement des centres de santé communautaires. Les centres de santé communautaire sont des lieux de santé pluriprofessionnels au plus proche des habitants, organisés pour lutter contre les inégalités. Ils développent des actions dans le domaine de la santé selon une approche globale, tenant compte de l’environnement social et économique, tout en favorisant un accès à la santé pour toutes et tous. Le développement de ces centres s’inscrit dans les principes de la santé communautaire, tels qu’envisagés dans la charte d’Ottawa : « La promotion de la santé a pour but de donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens de l’améliorer ». Il existe actuellement une dizaine de centres de santé communautaires. La plupart sont installés dans des zones urbaines, à l’image du premier centre : la Case de santé créé à Toulouse en 2006. L’association Sentiers en santé (SENS) a ouvert au printemps 2024 le premier centre de santé communautaire en milieu rural, sur la commune de Langon dans le Sud Ille-et-Vilaine. Il accueille trois médecins généralistes, deux accompagnatrices sociales, un orthophoniste et deux accueillantes. Ce centre remplit une mission de service public en répondant à un besoin sur un territoire où un grand nombre de patients n’ont plus de médecins traitants et où les maladies chroniques sont surreprésentées dans la population. Les financements dont bénéficient les centres de santé communautaires, à l’instar de celui de Langon, ne permettent pas d’assurer leur pérennité. Les financements actuels ne prennent pas en compte le travail social, collectif, les actions de prévention et promotion de la santé. Pourtant, les études ont montré qu’un euro dépensé en prévention permettait d’économiser 100 euros de soins curatifs. En 2022 le Gouvernement a initié une expérimentation nationale des centres et maison de santé « participatifs ». Cette expérimentation a pu permettre à certains centres de santé communautaires d’obtenir des financements. Néanmoins, le cahier des charges restreint les financements aux projets en milieu urbain. Un centre comme celui de Langon est ainsi exclu des critères de sélection. Au-delà d’une expérimentation nécessairement limitée dans le temps, il y a un enjeu à construire rapidement un modèle économique propre à l’émergence de nouvelles formes d’organisation en soins primaires qui prennent en compte les inégalités sociales de santé dans les parcours de soin. Considérant que les centres de santé communautaires sont des organisations adaptées aux besoins de santé, elle lui demande donc les mesures qu’elle compte prendre pour assurer leur pérennité et leur développement sur tous les territoires urbains comme ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6831</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Bataille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La Réforme du 3ème cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2970. — 24 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Bataille appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de faire évoluer les études de pharmacie en mettant en œuvre la réforme du 3e cycle des études de pharmacie (R3C). À l’image des diplômes d’études spécialisées (DES) longs en pharmacie hospitalière et en biologie médicale, l’introduction du DES court pour la filière officine et industrie (R3C) constituerait une avancée importante. Ce diplôme, sur une durée de 12 mois, basé sur l’approche par compétences, mettrait l’accent sur une formation pratique renforcée par un stage. Bien que cette réforme ait été repoussée suite à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, elle permettrait aux étudiants en pharmacie de mieux répondre aux besoins du pharmacien de demain. Les études de pharmacie s’étalent sur 6 à 10 ans et se divisent en trois cycles. La 6e année doit permettre à l’étudiant d’obtenir les clés nécessaires à son entrée dans le monde professionnel. Actuellement, elle se compose des enseignements théoriques pendant 4 mois et un stage d’application de 6 mois qui permet aux étudiants de se voir décerner le titre de docteur en pharmacie (sous réserve de la validation de la thèse). Or la période stage reste aujourd’hui trop axée sur la théorie et non pas sur une véritable approche des compétences. De plus, en l’absence de mesures compensatoires pour les éventuels frais de transport et d’hébergement, les étudiants ne peuvent que difficilement diversifier leurs expériences professionnelles, notamment en milieu rural, où ils pourraient découvrir différentes manières d’exercer leur métier. Il est essentiel que la formation des futurs pharmaciens évolue pour s’aligner sur les enjeux du système de santé de demain, mis en évidence notamment par le PLFSS pour 2025. Compte tenu de ces éléments, il souhaite obtenir des éclaircissements quant à l’opportunité de la mise en œuvre de cette réforme. Il aimerait également savoir si des évolutions sont envisageables pour mieux rapprocher les études de pharmacie des réalités quotidiennes des officines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2971</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6831</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maisons de santé pluridisciplinaires - maintien financement poste coordinateur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2971. — 24 décembre 2024. — M. Éric Michoux, député de la 4e circonscription de Saône-et-Loire, souhaite attirer l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les enjeux cruciaux liés au maintien des financements du poste de coordinateur médical au sein des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), notamment dans les territoires ruraux et les déserts médicaux. Créées pour répondre à la crise de l’accès aux soins dans ces territoires, les MSP ont émergé face à une pénurie de médecins généralistes et à la désertification médicale. Ces structures ont pour objectif de regrouper plusieurs professionnels de santé afin de garantir une prise en charge globale, accessible et coordonnée des patients. Elles permettent également de rompre l’isolement des praticiens, d’améliorer l’attractivité de l’exercice médical en milieu rural et de proposer une meilleure organisation des soins de proximité. En milieu rural, les MSP jouent un rôle essentiel. Elles regroupent médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, dentistes et autres professionnels de santé pour offrir des services adaptés aux besoins des populations locales, souvent confrontées à des difficultés d’accès aux soins. Ces établissements constituent ainsi un pilier de l’offre de santé dans les zones les plus fragiles. Le poste de coordinateur médical, central dans le fonctionnement de ces structures, a pour mission de coordonner les activités des différents professionnels, de gérer les projets de santé et de garantir l’efficacité et la continuité des soins. Ce rôle est indispensable à l’organisation et à la pérennité des MSP. Toutefois, le maintien de ce poste est compromis dans certaines MSP lorsque le départ d’un deuxième médecin généraliste non remplacé entraîne la perte des financements conventionnés par les agences régionales de santé (ARS). La suppression des financements pour ce poste risque de désorganiser gravement le fonctionnement des MSP. Les professionnels de santé, déjà confrontés à des conditions d’exercice complexes, pourraient être amenés à quitter ces structures, mettant en péril les services rendus aux populations locales. À titre d’exemple concret, la maison de santé pluridisciplinaire de Romenay rencontre actuellement de grandes difficultés pour remplacer le départ de son deuxième médecin généraliste et assurer le maintien des financements de son poste de coordinateur. Les professionnels de santé sont aujourd’hui inquiets de l’absence de visibilité financière sur les financements de leur poste de coordinateur et certains pourraient envisager de quitter la MSP pour trouver un environnement professionnel plus stable, ce qui constituerait un préjudice considérable en matière de services médicaux à la population. Face à cette situation, M. le député demande si des ajustements réglementaires pourraient permettre le maintien des financements du poste de coordinateur médical lorsque la MSP apporte la preuve de ses difficultés de recrutement, malgré ses efforts. Il propose également d’élargir les critères permettant de remplacer un deuxième médecin généraliste par d’autres professionnels de santé, tels que des infirmiers en pratique avancée (IPA) ou des dentistes, lorsque cela est pertinent pour garantir la continuité des services. Il la remercie de l’attention portée à cette problématique cruciale pour la santé publique dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2972</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6832</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques de fermeture de laboratoires d’analyses médicales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2972. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques que fait peser le budget 2025 sur les laboratoires d’analyses médicales. En effet, l’absence de révision de l’accord triennal avec la sécurité sociale a conduit les laboratoires à devoir absorber seuls un surplus de coûts de 10 % sur l’année 2024. Cela risque de conduire à une situation déficitaire pour près de trois-quarts des laboratoires en 2025. Dégradation de la qualité des soins, non-remplacements et pertes d’emploi, fermetures de laboratoires ou ouvertures en horaires très réduits. Les conséquences ne se font pas attendre. L’exemple local des laboratoires Cerballiance dans la deuxième circonscription du Finistère est parlant. L’entreprise possède trois laboratoires sur ce territoire : l’un en centre-ville de Brest, l’autre en sortie de ville dans une clinique privée et le troisième dans la petite ville de Guilers, à 15 minutes de voiture. Suite à ces surcoûts, l’entreprise ferme deux laboratoires sur trois : celui du centre-ville et celui de Guilers. Les services de prélèvements à domicile ne pourront prendre le relais de ces manques, car ils sont déjà submergés. Certes, ces entreprises sont privées et à but lucratif, mais également des acteurs essentiels de la santé des Français : 70 % des diagnostics sont posés grâce à l’analyse médicale. Si ces acteurs de la santé sont fragilisés, le pays perdra en capacité à faire face aux prochaines crises sanitaires. Il lui demande donc ce que le Gouvernement va mettre en place pour protéger immédiatement la santé publique et garantir la possibilité du maintien et l’ouverture de centres d’analyses de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2973</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6832</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Soutien à la filière des prothèses dentaires françaises.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2973. — 24 décembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’inégalité fiscale qui pénalise le secteur des prothèses dentaires en France face à la concurrence étrangère. Depuis la signature de la convention professionnelle des chirurgiens-dentistes en 2020, qui a entraîné la revalorisation des soins dentaires en contrepartie d’un plafonnement des prix des prothèses, les importations en provenance de pays tels que la Chine, la Turquie, le Maroc ou encore Madagascar ont considérablement augmenté. Exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxes douanières, ces importations désavantagent les prothésistes dentaires français, qui peinent à concurrencer les tarifs très compétitifs de ces produits étrangers. Par ailleurs, la Cour des comptes a souligné dès 2010 et de nouveau en 2016, le recul de la qualité de l’information fournie aux patients. Des contrôles récents ont confirmé ces observations, mettant en évidence des pratiques opaques, avec des devis souvent non conformes et une absence de clarté quant à l’origine des prothèses. Ces dysfonctionnements génèrent de la confusion chez les patients, alors même que ces dispositifs médicaux sont financés pour tout ou partie par les cotisations sociales et les mutuelles. La baisse continue des remboursements de soins dentaires, enregistrant une diminution de 9,9 % en 2024, exacerbe la précarité des soins, notamment dans les déserts médicaux et menace la viabilité de la filière française. Dans ce contexte, il apparaît essentiel de rétablir une équité fiscale en faveur des prothésistes français, d’améliorer l’information fournie aux patients et de soutenir durablement cette filière cruciale pour la santé publique. Il souhaite ainsi connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour soutenir activement la filière des prothèses dentaires françaises et garantir une meilleure transparence pour les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2977</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6832</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Fracture numérique en zone rurale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2977. — 24 décembre 2024. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le problème du non-recours aux prestations sociales, notamment dans les zones rurales. Le rapport annuel du Secours catholique publié le 6 novembre 2024 dresse en effet un constat alarmant concernant les difficultés croissantes d’accès des Français à ces prestations dans les zones rurales. Ces difficultés conduisent à une véritable « rupture de droits » pour une part significative de la population qui conduit les ménages à avoir recours à des structures comme le Secours catholique. Ainsi, selon le rapport, il y a une surreprésentation des ménages à la retraite en milieu rural qui évoquent l’isolement comme raison de leur sollicitation du Secours catholique (34,1 %), plus particulièrement dans les bourgs ruraux. Cette donnée est à mettre en parallèle avec la faible proportion de ménages éligibles au RSA dans les communes rurales à habitat dispersé (41,5 %) en comparaison avec les grands centres urbains (51,7 %). Il y a plusieurs causes identifiables concernant les difficultés d’accès aux prestations sociales dans les zones rurales. Tout d’abord, l’éloignement géographique des services publics constitue parfois un obstacle qui contribue à un non-recours massif aux prestations sociales. En effet, de nombreux citoyens sont victimes de fracture numérique ou ne bénéficient pas de moyens de mobilité suffisants afin d’effectuer les déplacements nécessaires à leurs démarches. C’est en particulier le cas dans l’Aube pour les villages de Piney et Bar-sur-Seine, tous deux catégorisés comme des bourgs ruraux, qui doivent bénéficier de bus itinérants pour compenser l’éloignement des guichets France Services. Cependant, la distance n’est pas suffisante pour expliquer ce non-recours aux prestations sociales dans les zones rurales. En effet, la dématérialisation des démarches administratives constitue également une véritable barrière pour ceux qui ne sont pas formés aux nouvelles technologies comme les personnes âgées, voire qui n’ont pas accès à une connexion internet. Ainsi, en 2021, l’INSEE révélait que 15 % de la population ne possédait pas les compétences numériques de base ou ne se servait jamais d’internet. À ces difficultés s’ajoute la déshumanisation liée à cette dématérialisation qui ne propose le plus souvent que des interfaces numériques impersonnelles, sans accompagnement physique de la part d’agents des services publics. Face à cette situation préoccupante, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures concrètes M. le ministre entend mettre en place afin de garantir un accès effectif et équitable aux droits sociaux pour tous et notamment lutter contre la fracture numérique et l’exclusion sociale des zones rurales. Cela pourrait passer par le développement de plateformes en ligne plus intuitives et accessibles, ainsi que par la création de points d’accès internet dans les centres de services publics qui en sont encore démunis. Il serait également envisageable de mieux former les agents pour l’accompagnement des démarches numériques, ou encore de soutenir davantage des associations, entreprises et collectivités locales aptes à améliorer l’accès des plus exclus aux services publics. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2985</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6833</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Abandon des sportifs de haut niveau : votons ma proposition de loi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2985. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les graves inégalités existant entre les sportifs de haut niveau d’avant et d’après 2012. En effet, pour les sportifs inscrits sur la liste de sportifs de haut niveau à compter du 1er janvier 2012, l’État offre gracieusement des trimestres dans la limite de seize trimestres au total. Plus précisément, les sportifs de haut niveau d’après 2023 pourront même bénéficier de trente-deux trimestres de retraite rachetés gratuitement par l’État. Fondé en avril 2023, le collectif des championnes et des champions de France (CCCF) entend porter les revendications des sportifs de haut niveau d’avant 2012 qui sont obligés de racheter les leurs sans gratuité, mais à un tarif dit préférentiel. Autrement dit, ces sportifs vont devoir s’endetter pour racheter leurs trimestres. Ils ont pourtant participé au rayonnement de la France au niveau international grâce à leurs exploits sportifs. Que ce soit Laura Flessel, double médaillée d’or à Atlanta en 1996, Alain Bernard, premier champion olympique français du 100 mètres nage libre en 2008 ou encore Arnaud Assoumani, médaillé d’or aux jeux Paralympiques de Pékin, ces médaillés ont participé à faire vibrer la France. Quand bien même, nombre de ces sportifs vivent dans des conditions de précarité. Par exemple, en 2016, lors des jeux Olympiques de Rio, près de 40 % des athlètes français vivaient sous le seuil de pauvreté. Être un sportif de haut niveau n’est clairement pas un synonyme d’allégresse et de richesse. Déjà en 2015, des athlètes publiaient une tribune pour alerter les pouvoirs publics sur leur précarité. L’ensemble des signataires, dont Renaud Lavillenie, Martin Fourcade ou encore Astrid Guyart expliquaient : « Nous vivons pour le sport, mais pour la plupart, le sport ne nous fait pas vivre ». Une fois à la retraite, il paraît difficile de leur imposer de s’endetter alors qu’ils ont déjà pour beaucoup bien peu de ressources. D’autant plus que pour des sportifs âgés, cet emprunt est particulièrement risqué. En effet, pour amortir ce genre d’investissement, Pascal Ezouan, le président du Collectif des championnes et champions français (CCCF), explique qu’il faudrait « parier sur une espérance de vie d’environ 16 années après l’âge de départ à la retraite, alors même que l’espérance de vie moyenne des Français est de 79 ans actuellement » pour les hommes. Sollicitée par Mme Cathy Fleury, première championne olympique de judo à Barcelone en 1992, présentement trésorière du CCCF et habitante de Gaillac dans le Tarn, Mme la députée souhaite donc alerter Mme la ministre sur cette grave discrimination entre les différentes générations de sportifs de haut niveau. Elle souhaite aussi tout particulièrement attirer l’attention sur le cas d’Emilie Le Pennec. Plus jeune championne olympique française à l’âge de 16 ans, multititrée en gymnastique, elle a arrêté sa carrière avant l’âge de 20 ans. De fait, selon les dispositions en vigueur, elle n’aura aucun droit à la retraite, car l’âge d’obtention du droit à gratuité ou à rachat est actuellement fixé à 20 ans pour les sportifs de haut niveau. Il est intolérable que la loi exclue de la sorte l’ensemble des sports de haut niveau pratiqués précocement tels que la gymnastique artistique. De ce fait, Mme la députée a déposé une proposition de loi transpartisane, cosignée par des députés issus de sept groupes parlementaires, afin d’élargir le dispositif retraite prévu à l’ensemble des sportifs et sportives de haut niveau. Alors que les jeux Olympiques et Paralympiques se sont clôturés, elle redépose cette question écrite avec pour ambition que le nouveau gouvernement mette fin à cette injustice. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2987</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6834</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Héritage des JOP Paris 2024 et fléchage des recettes des paris sportifs en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2987. — 24 décembre 2024. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, qui ont constitué un moment exceptionnel reposant sur un socle indispensable : les clubs et associations sportifs. Ces derniers permettent aux sportifs de s’épanouir et de se révéler tout en jouant un rôle essentiel dans la cohésion sociale, l’éducation et la promotion du bien-être. Cependant, ces clubs, clés de voûte du sport dans le pays, font face à des difficultés croissantes, qu’il s’agisse de leur financement, du soutien aux bénévoles ou du manque d’équipements adaptés. Parallèlement, les recettes fiscales générées par les paris sportifs ne cessent d’augmenter, atteignant 1,18 milliard d’euros en 2023, tandis que le budget des sports stagne à 830 millions d’euros, hors organisation des jeux. Aussi, il l’interroge sur l’opportunité de réévaluer la répartition des produits fiscaux des paris sportifs en ligne en affectant une part significative de ces recettes au soutien des clubs sportifs fédérés, tant pour leur fonctionnement que pour la rénovation ou la construction d’équipements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6834</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2926. — 24 décembre 2024. — M. Christophe Bex interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement préparait une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km des distributions de granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans la logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %), comme le soutient d’ailleurs La France insoumise dans son programme l’Avenir en commun. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et la réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes plus efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence et en concordance avec les conclusions publiées dans un rapport datant de novembre 2024 par l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et du Conseil général de l’économie (CGE), M. le député demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6835</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2946. — 24 décembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques (anciennement TVS). En effet, ces deux taxes (taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques) touchent sans distinction toutes les entreprises. Pour les plus petites structures et notamment pour les auto-entrepreneurs, ces taxes sont une charge supplémentaire qui menace leur stabilité économique. Par ailleurs, ce mécanisme a notamment pour objectif d’inciter à l’achat de plus petits véhicules ou de véhicules électriques. Certaines entreprises n’ont pas le choix d’acheter des gros véhicules afin de pouvoir tracter des poids ou encore atteler de grosses remorques. Le changement pour des véhicules électriques ou plus petits représente un coût supplémentaire conséquent et peu durable. En effet, la puissance de ces derniers n’est pas suffisante et ils s’usent donc plus vite. Pour les auto-entrepreneurs, les TPE et les PME, les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques sont perçues comme injustes et menacent leur pérennité. Elle lui demande donc si le Gouvernement à l’intention de mettre en place des mécanismes permettant une plus grande justice fiscale vis-à-vis des petites entreprises notamment concernant les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6835</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dispositif Ma Prime Rénov : quelles ambitions et quels moyens ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2954. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le dispositif Ma Prime Rénov et les manques dont il pâtit. Ce dispositif d’aide à la rénovation énergétique péche d’abord par des critères d’accès discutables, en ce qui concerne la rénovation d’appartements par exemple. Les appartements au rez-de-chaussée et au dernier étage de copropriétés sont ainsi exclus du dispositif, au motif que leur rénovation impliquerait des travaux sur les espaces communs (combles, couloirs, caves) de la copropriété et donc qu’une subvention accordée à un propriétaire bénéficierait à d’autres. Le but affiché de cette limite est de pousser à la rénovation énergétique globale des copropriétés. Le résultat de cette disposition est malheureusement que les appartements qui en ont le plus besoin (car les derniers étages sont les passoires énergétiques des immeubles) ne bénéficient pas des rénovations ni les ménages qui en ont le plus besoin (car ce sont souvent des ménages plus modestes qui habitent aux rez-de-chaussée et aux derniers étages, des biens moins chers sur le marché de l’immobilier). Un second critère malheureux concerne l’achat de biens anciens mis en vente par les bailleurs sociaux, exclus pendant 5 ans du dispositif, conformément à l’article R321-13 du code de la construction et de l’habitation. Le motif de cette exclusion est le prix réduit des logements. Toutefois, les bailleurs sociaux n’étant pas tenus de procéder à la rénovation énergétique des biens qu’ils mettent en vente, ce sont de nouveau bien souvent des passoires énergétiques qui sont exclues du dispositif pendant une durée significative. Ce sont de nouveau des ménages bien souvent modestes qui en pâtissent. Par ailleurs, une disposition du projet de révision du barème Ma Prime Rénov, prévu en janvier 2025, inquiète les acteurs du bois de chauffage car elle prévoit de baisser de 50 % les aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Pourtant, les poêles à bois sont reconnus comme étant un mode de chauffage économique, une énergie produite localement et dans une logique d’économie circulaire. Le chauffage au bois est par ailleurs bien moins émetteur de CO2 que le chauffage au gaz ou au fioul. Il lui demande donc d’intervenir à ce sujet avec ses collègues des ministères du Logement et de l’Énergie, pour que le dispositif Ma Prime Rénov soit plus ambitieux du point de vue de l’écologie et de la justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6836</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Cosson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Traitement de la prolifération des algues vertes en Bretagne nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2957. — 24 décembre 2024. — M. Mickaël Cosson appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les problèmes lancinants causés à des populations du pays par la prolifération de certaines algues : il s’agit, d’une part, des sargasses qui asphyxient régulièrement le littoral des Antilles et de la Guyane, d’autre part, des algues vertes qui envahissent une partie des côtes bretonnes, dont l’échouage sur les plages puis leur décomposition conduisant à l’émanation de gaz toxique mortel (H2S), interdisent l’accès à cette partie du littoral pour leurs habitants. Il est constaté que cette pollution a tendance à s’étendre à d’autres régions littorales, en Loire-Atlantique, dans les Landes et au Pays Basque. Ce grave problème est déjà très documenté et l’action des pouvoirs publics a consisté jusqu’à présent, pour l’essentiel, à contribuer au financement du ramassage ou de la dépollution, ce qui constitue une action certes utile notamment pour éviter un péril de santé publique mais demeure strictement défensive. Il conviendrait maintenant d’orienter l’action des pouvoirs publics dans un sens plus dynamique et de privilégier une approche globale positive consistant à considérer les algues comme une matière première aux nombreuses potentialités et à encourager leur valorisation. La biotechnologie des algues permet en effet d’obtenir, par des process naturels, des ingrédients utilisables dans de nombreux domaines : nutrition animale et nutrition humaine, renfort de l’immunité des plantes et fertilisation des sols, contribuant ainsi à la réduction de l’usage des engrais azotés et des produits phytosanitaires. Il est ainsi possible de transformer une nuisance écologique en une filière vertueuse d’économie circulaire. Des entreprises bretonnes sont déjà fortement engagées dans la recherche et le développement de procédés innovants de valorisation des algues et leur savoir-faire ne demande qu’à être mobilisé. En sa qualité d’élu de la Bretagne nord où la présence des algues a été synonyme jusqu’à présent de pollution, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte orienter son action pour apporter enfin une réponse efficace au problème de la prolifération des algues, à la fois par une meilleure mobilisation des financements publics nationaux et européens et par la définition, en s’appuyant sur les compétences existantes des entreprises et des centres de recherche, d’un programme cohérent de transformation et de valorisation de ces algues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6836</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Nuisances aériennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2959. — 24 décembre 2024. — Mme Gabrielle Cathala interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le trafic aérien et les nuisances qui en découlent. Depuis la fin de la crise de la covid, le trafic aérien a connu un fort rebond jusqu’à dépasser son niveau d’avant crise. Cela a des répercussions sur la santé des citoyens : l’exposition au bruit et aux particules fines fait perdre jusqu’à 3 ans d’espérance de vie en bonne santé aux habitants d’Île-de-France. Le Gouvernement n’est pas encore une fois pas cohérent puisqu’il prévoyait dans son budget une hausse du trafic et en même temps, une « transition écologique ». Des communes de ma circonscription du Val-d’Oise se trouvent sous le couloir aérien de Roissy. Certaines habitations sont survolées par 450 avions par jour, 680.000 par an, un vol toutes les cinq minutes au beau milieu de la nuit, et on prévoit que le trafic aérien devrait doubler d’ici 20 ans. Les habitants sont à l’heure actuelle oubliés par l’État. Malgré leur mobilisation, le Plan de prévention du bruit dans l’environnement de Roissy ne contient aucune mesure digne de ce nom pour limiter les nuisances sonores. En l’absence de couvre-feu à Roissy, elle demande à la ministre quels leviers elle compte actionner pour réduire les nuisances sonores, notamment nocturnes, générées par cet aéroport. Elle lui demande également ce qui est proposé pour la réduction générale du trafic aérien, nécessaire à la fois pour la santé des Français et pour que la France puisse atteindre ses objectifs climatiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6836</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Alerte sur la nappe phréatiques près du site incendié de HLF8 à Grand Couronne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2965. — 24 décembre 2024. — M. Édouard Bénard alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en danger des nappes phréatiques situées à proximité du site de stockage de Highway France Logistics 8 (HLF8) de Grand Couronne, victime d’un incendie le 16 janvier 2023. Cet entrepôt, loué par Bolloré Logistics, stockait près de 900 tonnes de batteries au lithium usagées, appartenant à la société Blue Solutions ainsi que des pièces détachées automobiles. Plus de 12 000 batteries ont été détruites pendant l’incendie ainsi que 70 000 pneus. Pour limiter autant que faire se peut les infiltrations de lithium dans le sol et préserver les nappes phréatiques, des barrières hydrauliques ont été installées après l’incendie. Le 23 juillet 2023, la préfecture de Seine-Maritime a mis en demeure la société HLF8 d’évacuer les déblais de l’incendie. Une mise en demeure restée sans réel effet à ce jour. Le 7 octobre 2024, la préfecture de Seine-Maritime a publié deux arrêtés contre les sociétés Bolloré Logistics, locataire de l’entrepôt incendié et Blue Solutions, propriétaire des batteries au lithium détruites dans l’incendie et ce, afin de financer les travaux de dépollution confiés à la société Valgo, en particulier la barrière hydraulique. Le 5 décembre 2024, le tribunal administratif de Rouen saisi en référé-suspension par les sociétés Bolloré Logistics et Blue Solutions a suspendu l’application des deux arrêtés de mise en demeure pris par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de Normandie. Le tribunal a retenu l’argumentaire des requérants considérant que les batteries au lithium usagées ne constituaient pas un déchet et qu’à ce titre, elles n’étaient pas soumises à la réglementation relative au stockage de déchets invoquée par la DREAL pour justifier les mises en demeure des deux sociétés précitées. Un second argument tient au coût des mesures de lutte contre les pollutions (devis de 3,2 millions d’euros) jugé trop important au regard du délai fixé au 31 décembre 2024, considéré comme trop court. À défaut de financement, la société Valgo a le 28 octobre 2024 retiré la barrière hydraulique qui protégeait les eaux souterraines. Loin d’être insolvables, les différentes sociétés dont la responsabilité est engagée dans le sinistre ont, par ailleurs, perçu de confortables indemnisations de leurs assurances. Ainsi, Blue Solutions, propriétaire des batteries, a reçu 15 millions d’euros d’indemnisations suite à l’incendie et 23,5 millions d’euros ont été versés à HLF8. Alors que les différentes sociétés se renvoient la balle depuis deux ans, les nappes phréatiques sont totalement exposées aux infiltrations de lithium et autres résidus de combustion depuis le 28 octobre 2024. Le 16 décembre, la préfecture de Seine-Maritime a mis en demeure HLF8 de participer financièrement aux efforts de dépollution. Dans ce nouvel arrêté, la DREAL insiste sur la non mise en conformité de HLF8 dans son traitement de la pollution du site et rappelle l’urgence à remettre en route le pompage du site incendié pour éviter les dommages à l’environnement. La mise en demeure des services de l’État somme la société HLF8 de réinstaller et d’exploiter un confinement hydraulique conforme traitant les eaux polluées du site avant le 28 février 2025. Les précédentes mises en demeure de HLF8 n’ayant pas été respectées, il est à craindre des mesures dilatoires de cette société pour se soustraire à ses obligations. À défaut d’une prise en charge directe des coûts des mesures de dépollution et de protection de l’environnement, il conviendrait que l’État prenne toutes mesures utiles pour, a minima, confiner les pollutions sur le site incendié dans les meilleurs délais. Bien entendu les différents acteurs impliqués dans ce sinistre ne sauraient s’exonérer de leur responsabilité, en particulier financière. Le principe du pollueur-payeur doit pleinement s’appliquer. Le contribuable public n’a pas vocation à se substituer aux entreprises responsables des pollutions. Aussi, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures celui-ci entend prendre pour rétablir, dans les meilleurs délais, les mesures de protection de l’environnement autour du site de stockage incendié de HLF8. Par ailleurs, il lui demande de bien vouloir lui préciser la nature des actions que l’État entend entreprendre contre les différentes sociétés impliquées dans ce sinistre afin de leur faire supporter le coût financier des différentes opérations de dépollution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6837</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Présence préoccupante de tritium dans l’eau du robinet de millions de Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2966. — 24 décembre 2024. — Mme Gabrielle Cathala alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la présence préoccupante de tritium, un élément radioactif rejeté par les installations nucléaires, dans l’eau du robinet de millions de Français. Selon des analyses réalisées entre 2016 et 2024, plus de 2 300 communes françaises, principalement situées en aval des 18 centrales nucléaires du territoire, sont concernées par cette contamination radioactive. Ces eaux, prélevées dans des cours d’eau comme la Seine, la Loire, le Rhône ou la Garonne, desservent environ 10 millions de personnes, soit près d’un Français sur sept. À titre d’exemple, une concentration record de tritium a été relevée en mars 2017 à Châtellerault et Naintré, dans le département de la Vienne : 65 becquerels par litre. Un niveau qui, s’il demeure sous le seuil réglementaire de 100 Bq/L, suscite des interrogations concernant les risques sanitaires de long terme. La région parisienne et les communes desservies par l’eau de la Seine sont particulièrement concernées : 2,2 millions de personnes concernées à Paris, 1,5 million dans les Hauts-de-Seine, 1,3 million dans le Val-de-Marne, 1 million dans l’Essonne. Les réacteurs EPR actuels et le projet de construction de nouveaux réacteurs EPR2 à Gravelines soulèvent des inquiétudes supplémentaires, car leur puissance accrue pourrait augmenter significativement la quantité de tritium rejetée dans l’eau potable. Or le tritium, en se diffusant dans l’organisme, abîme l’ADN, cause des dégâts physiologiques et augmente les risques de cancers, ainsi que l’ont démontré les travaux des chercheurs Thimothy Mousseau et Sarah A. Todd de l’université de Caroline du Sud. Mme la députée s’interroge sur les mesures prises par le Gouvernement pour garantir une stricte surveillance des rejets de tritium dans les eaux potables. Elle demande également si l’État s’est assuré qu’EDF prévoit des alternatives technologiques pour réduire ces rejets et si des efforts de sensibilisation et de formation sont prévus pour les personnels en charge de ces infrastructures. Elle souhaite enfin savoir si la France envisage d’abaisser la valeur de référence du tritium à 20 Bq/L, en cohérence avec la résolution législative du Parlement européen du 12 mars 2013 « Substances radioactives dans les eaux destinées à la consommation humaine ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6838</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Expérimentation des 15 heures de travail pour bénéficier du RSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2923. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les résultats de l’expérimentation des 15 heures de travail conditionnant la perception du RSA, présente dans la loi « pour le plein emploi ». Il serait pertinent que le nouveau gouvernement se saisisse immédiatement de ce dossier puisque la généralisation de ce dispositif était initialement prévue au 1er janvier 2025. Selon le rapport publié ce 14 octobre 2024 (Premier bilan des expérimentations RSA-SCCF ATD Aequita -10 2024), notamment par les associations du Secours Catholique et ATD Quart Monde, les résultats de cette expérimentation sont loin d’être probants. Déjà précaires, les allocataires du RSA sont sommés de démontrer qu’ils méritent un revenu de solidarité ; ils sont soumis à des contrôles drastiques parfois humiliants qui leur demandent de justifier 20 euros de vente Vinted ou un chèque de 30 euros reçu pour un anniversaire. Pourtant le RSA est un droit et non une marque infamante. Dans le détail de cette loi, les 15 heures hebdomadaires d’activité sont parmi les éléments les plus préoccupants. Le risque que cela implique du travail gratuit ou une substitution à un véritable emploi est réel. Le risque que la multiplication des contrôles et des sanctions fasse tout bonnement sortir les personnes des systèmes de solidarité vers encore plus de précarité est réel. Il existe déjà : plus d’un tiers de ceux qui ont droit au RSA ne le demande pas. Toujours selon le rapport du 14 octobre 2024, la métropole de Lyon, qui ne participe pas à l’expérimentation, obtient les mêmes résultats que les territoires qui la pratiquent. M. le député souhaite que Mme la ministre s’interroge sur la pertinence de ce dispositif qui finalement, ne s’autofinance que par la baisse du nombre d’allocataires - majoritairement des personnes radiées qui ne sont pas sorties de la pauvreté. Au vu du manque de résultats positifs, il lui demande si elle va renoncer à la généralisation de la réforme RSA au 1er janvier 2025, en particulier les 15 heures hebdomadaires obligatoires et les sanctions liées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6838</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrat d’engagement jeune (CEJ)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2947. — 24 décembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les difficultés rencontrées par certains jeunes dans l’accès à l’allocation versée dans le cadre du contrat d’engagement jeune (CEJ). Ce dispositif, qui vise à accompagner les jeunes en difficulté d’insertion sociale et professionnelle, exige la présentation d’un avis d’imposition pour bénéficier de l’allocation prévue. Or pour les jeunes ayant récemment pris leur autonomie fiscale, l’obtention de ce document est subordonnée à la réalisation d’une première déclaration fiscale, laquelle est soumise à des délais stricts. Passé ces délais, il n’est plus possible de produire l’avis nécessaire. Cette absence de synchronisation entre les conditions administratives du CEJ et le calendrier fiscal entraîne un non-recours au dispositif, privant de nombreux jeunes d’une allocation essentielle pour leur insertion sociale et professionnelle. Cette situation impacte particulièrement les jeunes en rupture familiale ou ceux peu habitués à engager des démarches administratives complexes. Bien qu’une dérogation de trois mois soit possible, elle reste insuffisante pour pallier ces difficultés à long terme. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures pourraient être envisagées pour mieux articuler les exigences administratives du dispositif CEJ avec le calendrier fiscal et ainsi éviter que des jeunes ne soient contraints de renoncer à ce soutien crucial pour leur avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6838</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Pérennisation du contrat d’engagement jeune-jeunes en rupture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2948. — 24 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la pérennisation du contrat d’engagement jeune-jeunes en rupture. Instauré par la loi de finances du 30 décembre 2021, le contrat d’engagement jeune (CEJ) propose aux jeunes éloignés de l’emploi un accompagnement intensif en vue d’une insertion durable. Pour renforcer l’accompagnement des jeunes les plus fragiles, un appel à projets régional intitulé « CEJ-jeunes en rupture » (CEJ-JR) a été lancé. À partir de modalités de repérage spécifiques aux jeunes, les porteurs de projets proposent une phase de remobilisation personnalisée prenant en compte les difficultés du jeune dans son ensemble. Il s’agit ainsi d’identifier et de lever les différents freins à l’emploi et à l’insertion, en amont de la contractualisation avec la mission locale, en agissant sur les questions de mobilité, de logement ou de santé. La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), dans un rapport de février 2024, appelait à la pérennisation du dispositif, avant d’envisager des pistes d’amélioration. Pourtant, le CEJ-JR est appelé à disparaître à la fin de la deuxième vague de l’appel à projet, en décembre 2025, pour être remplacé par un appel à manifestation d’intérêt (AMI), issu de l’article 7 de la loi pour le plein emploi. Cet AMI risque de mettre en péril la continuité de l’accompagnement des jeunes, à l’heure où ce dispositif répond tout particulièrement à sa raison d’être : sortir des cadres administratifs habituels pour aller vers ces jeunes sur leurs lieux d’errance sociale, grâce à une coordination entre les acteurs institutionnels et associatifs. Alors que la stabilité de l’accompagnement est l’une des clefs de la réussite de l’insertion des jeunes, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de pérenniser le CEJ-jeunes en rupture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2974</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6839</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2974. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le décret d’application à paraître relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Il concerne l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires à destination des sapeurs-pompiers volontaires. Cet article dispose que : « Les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime ». Les contours de cette mesure doivent être prévus par décret en Conseil d’État. Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) représentent, en 2022, 78 % des sapeurs-pompiers. Ils constituent la colonne vertébrale du système de secours français. Ils concilient leur engagement avec leur activité professionnelle ou leurs études, accomplissant un nombre d’heures considérables, souvent au détriment de leur vie professionnelle ou personnelle. Un an et demi après l’adoption de cette mesure, le décret d’application se fait toujours attendre. Il lui demande donc quand les SPV pourront espérer l’application de cette mesure déjà votée et dans quelles conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2975</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6839</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Trimestres de retraite pour les travailleurs d’utilité collective (TUC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2975. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des personnes ayant effectué des travaux d’utilité collective (TUC) et la prise en compte de leurs droits à la retraite. Les textes réglementaires d’août 2023, précisant les modalités d’application des dispositions de la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, continuent d’infliger une injustice aux bénéficiaires des TUC. En effet, les trimestres concernés sont actuellement comptés comme assimilés et non cotisés, ce qui empêche ces travailleurs de prétendre à une retraite anticipée pour longue carrière. Cette situation pénalise lourdement des personnes qui, par leur travail, ont contribué à la collectivité et au développement de services essentiels à notre société. Lors de l’examen du projet de loi de la sécurité sociale (PLFSS), un amendement du groupe La France insoumise-NFP a été déposé pour que les périodes de travail effectuées sous le dispositif des TUC soient reconnues comme des trimestres cotisés dans le calcul des droits à la retraite. Faute d’adoption, en cohérence avec sa précédente demande lors de la XVIe législature, demeuré sans réponse, elle lui demande si elle va appliquer un nouveau décret, modifiant les dispositifs existants, afin de ne pas rajouter une injustice aux personnes ayant fait des travaux d’utilité collective ; cette question avait préalablement été posée sous la XVIe législature, mais demeure toujours sans réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2976</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6839</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Validation de trimestres pour la retraite au titre des stages réalisés en MFR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2976. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la non prise en compte des stages réalisés dans le cadre d’une formation en maison familiale rurale (MFR) pour le calcul de la retraite. Ces périodes de stages peuvent cependant être assimilés à du travail au regard des tâches réalisées. Malheureusement au moment de vouloir liquider leurs droits à la retraite, ces anciens stagiaires ne peuvent faire valoir ces années de travail. Ce qui ne leur permet pas pour certains de bénéficier du dispositif « carrières longues » pourtant adapté à leur situation, ou pour d’autres de bénéficier d’une retraite à taux plein. Mme la députée est interpellée par Patrick, un citoyen de sa circonscription dont le témoignage parle de lui-même : « Je vais avoir 60 ans dans quelques jours. Après la 5ème je suis allé en MFR pendant 4 ans pour préparer mon BEPA. A 14 ans je travaillais donc 2 semaines sur 3 dans une exploitation agricole. Je faisais le travail d’un adulte en chargeant des sacs de 50kg dans les semoirs, en ramassant la fenaison, en faisant le battage. Après la MFR, je me suis installé comme éleveur de veau de boucherie, puis j’ai travaillé dans la menuiserie, puis à PSA et Continental avant d’être licencié. Je travaille depuis 2014 comme chauffeur routier. Aujourd’hui je dois aller jusqu’à 63 ans. J’ai été opéré du dos, d’une cheville, je souffre du dos. Nous sommes usés et allons mourir avant même d’arriver à la retraite ». À l’époque, les stages réalisés en MFR n’étaient pas rémunérés, donc sans bulletin de salaire et sans cotisations retraites, contrairement aux apprentis qui en plus d’être rémunérés, ont cotisé pour la retraite. La formation en MFR a constitué et constitue toujours une voie d’accès à la professionnalisation et au monde du travail pour les jeunes issus des territoires ruraux. Les stagiaires en MFR sont donc discriminés dans le calcul de leur retraite, alors qu’ils n’ont souvent pas eu le choix de cette orientation. Si le cadre législatif et réglementaire a évolué ces dernières années pour la prise en compte de stages ou autres contrats précaires dans le calcul de la retraite, cela ne s’applique pas à toutes les personnes concernées. Elle lui demande donc de prendre les mesures nécessaires pour que tout le temps de travail effectif réalisé par les stagiaires en MFR durant leurs années de formation soit pris en compte dans le calcul de la retraite et ce, de manière rétroactive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2989</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>6840</pageJO><datePublication>2024-12-24</datePublication><noPublication>20240037</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Considération et de la protection sociale des auto-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2989. — 24 décembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question de la considération et de la protection sociale des autoentrepreneurs, ainsi que sur les difficultés d’accès au logement rencontrées par cette catégorie de travailleurs. Le statut d’autoentrepreneur est souvent perçu comme une solution idéale pour démarrer une activité, notamment pour les jeunes et les artisans et il constitue une étape préalable pour la création de petites entreprises (TPE) et de PME, essentielles à l’économie et à l’emploi. Toutefois, de nombreux indépendants, en particulier ceux pour qui l’autoentreprise est leur unique activité professionnelle, estiment que le statut d’autoentrepreneur ne leur offre pas la considération qu’ils méritent, tant au niveau de la protection sociale que des droits liés à leur statut. En effet, bien que l’autoentrepreneur ne cotise pas à la sécurité sociale de la même manière qu’un salarié, ces cotisations restent insuffisantes pour couvrir les risques liés à un accident de travail, une maladie ou une baisse significative d’activité. De plus, les autoentrepreneurs ne bénéficient pas de l’assurance chômage, ce qui les laisse sans soutien en cas de perte de revenu, malgré l’importance de leur contribution à l’économie. Un autre problème majeur concerne l’accès au logement. Beaucoup d’autoentrepreneurs, malgré des revenus supérieurs au montant du loyer visé, se retrouvent face à un marché immobilier complètement bloqué. Les offres de logements sont rares et les conditions d’accès restent difficiles, même pour ceux qui ont des garants solides ou des revenus réguliers. Cette situation s’aggrave davantage pour les indépendants qui souhaitent acheter un bien immobilier, étant souvent rejetés par les banques en raison de leur statut professionnel. Elle la sollicite donc afin de savoir quelles mesures sont envisagées pour améliorer la considération des indépendants et des autoentrepreneurs, notamment en matière de protection sociale et pour répondre aux difficultés d’accès au logement auxquelles ces travailleurs sont confrontés.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>