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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-01-14" NumJO="20250002" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>3074</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>61</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Simplification du congé d’engagement citoyen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3074. — 14 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les modalités actuelles du congé d’engagement citoyen, créé par l’ordonnance n° 2021-1574 du 24 novembre 2021, intégrée dans le code général de la fonction publique. Ce congé, d’une durée maximale de six jours ouvrables par an, vise à encourager l’engagement des agents publics dans des activités associatives, de jeunesse, sportives ou de cohésion sociale. Bien qu’il soit assimilé à une période de service effectif et ne soit pas imputé sur le congé annuel, il reste non rémunéré, ce qui constitue un frein pour les agents de la fonction publique et, par conséquent, a également un faible impact sur le développement du milieu associatif. Or il est connu que les associations, en particulier celles œuvrant dans les domaines de l’éducation, de la solidarité et du sport, font face à une pénurie de personnels (cadres, animateurs et bénévoles), alors que leurs besoins ne cessent d’augmenter. Il apparaît alors essentiel d’accompagner les agents publics dans leur engagement bénévole et de favoriser la participation d’un maximum d’entre eux à ces actions. Transformer ce congé en autorisation d’absence rémunérée, sans incidence sur les RTT des fonctionnaires concernés, constituerait une mesure forte pour soutenir le monde associatif tout en valorisant l’engagement citoyen. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de transformer le congé d’engagement citoyen en autorisation d’absence rémunérée, afin de garantir un réel soutien aux fonctionnaires souhaitant s’investir bénévolement et ainsi renforcer les capacités d’action de notre secteur associatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3060</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>61</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Calendrier de la réglementation prévue à l’article 86 de la loi AGEC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3060. — 14 janvier 2025. — Mme Françoise Buffet alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la révision, prévue par l’article 86 de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, des référentiels réglementaires sur l’innocuité environnementale et sanitaires applicables aux matières fertilisantes issues du traitement des eaux issues de stations d’épuration. Prévu, au plus tard, pour le 1er juillet 2021, ce projet de réglementation a fait l’objet d’une consultation publique laissant espérer une co-construction avec les professionnels du secteur. Or, à ce jour, ladite réglementation n’a toujours pas été adoptée, étant précisé qu’aucune information n’a été communiquée sur les conclusions de la consultation publique ou les résultats de l’étude d’impacts actualisée. Mme la députée souhaiterait donc connaître la date prévisible de l’adoption de cette réglementation, la méthode employée en vue de la rédaction des décrets et arrêtés du « socle commun » des référentiels ainsi que les données scientifiques prises en compte pour fixer les seuils d’innocuité des différentes matières fertilisantes. Elle souhaiterait également connaître les délais d’application prévus pour la mise en œuvre des arrêtés afin d’éviter une suspension de l’épandage des matières fertilisantes (compost, boues) durant la période de mise en conformité qui suivra leur publication. En effet, une suspension hypothèquerait l’avenir de ce mode de traitement pourtant vertueux au niveau environnemental, économique et social. Enfin, Mme la députée tient à insister sur les conséquences préjudiciables du retard pris pour l’adoption de la nouvelle réglementation puisque certains acteurs comme les collectivités locales finissent, en l’absence de visibilité, par se tourner vers d’autres modes beaucoup moins vertueux pour l’économie circulaire et beaucoup plus coûteux tels que l’incinération ou l’enfouissement, avec des conséquences préjudiciables pour l’environnement et les emplois de la filière. Elle lui demande donc quelles sont les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3061</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>62</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Insuffisance du plan d’actions du Gouvernement face à la crise apicole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3061. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la crise des apiculteurs français et l’insuffisance du plan du Gouvernement annoncé en février 2024 pour y répondre. La différence du coût de production du miel entre la France et les autres pays exportant dans le marché national est colossale. Alors que le coût de production est entre 6 et 8 euros en France, il se situe seulement entre 1 et 2 euros dans des pays comme l’Ukraine, le Vietnam, la Chine et le Mexique. Ce n’est pas que le résultat d’une différence de niveau de salaire mais aussi celui d’une concurrence déloyale. Les apiculteurs de ces pays ne respectent pas les normes auxquelles les apiculteurs français sont soumis. Pire, selon un rapport de la Commission européenne publié le 23 mars 2023, 46 % des miels importés en Europe sont suspectés d’être frauduleux, ce qui signifie qu’ils sont fabriqués chimiquement à partir de sirops et de sucres ajoutés. Nombre de pots de miel sont des mélanges de plusieurs miels différents et la proportion de ces différents composants n’est pas indiquée. Un seul pot de miel peut contenir jusqu’à 5 miels différents et être composé à la fois de miel brésilien et de miel ukrainien par exemple. De même, on importe des miels conditionnés à l’étranger qui n’ont pas d’obligation d’étiquetage. Les contrôles des produits importés sont presque inexistants. Les consommateurs ne peuvent donc pas faire la différence entre des miels de basse qualité importés et des miels de producteurs locaux français. Les conséquences sont dramatiques pour les apiculteurs, puisque les grossistes n’achètent pas le miel des apiculteurs français. Le miel français ne se retrouvant pas en grande surface, les apiculteurs se retrouvent donc avec d’immenses stocks de miel des récoltes de 2023 et 2024 qu’ils ne parviennent pas à vendre. Les mesures annoncées en février 2024 par le Gouvernement sont insuffisantes. Le rehaussement du budget des actions de communication en faveur de la filière apicole ou les avances de trésorerie envisagées ne seront pas en mesure de mettre fin à la concurrence déloyale, de permettre aux consommateurs d’avoir une meilleure information et d’aboutir à l’écoulement des stocks de miel. C’est pourquoi M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour diminuer significativement l’importation de miels hors Union européenne. Les droits de douane des pays inondant le marché européen (Chine, Amérique du Sud, Inde) sont insuffisants. Il lui demande également des mesures pour diminuer les coûts de production des apiculteurs français et rendre le miel français plus compétitif. Même les pays d’Europe centrale ne peuvent pas résister face au dumping engendré par les pays exportateurs à faible coût de main-d’œuvre. Il lui demande aussi si le Gouvernement envisage un plan pour développer la filière de la gelée royale, qui est un très grand marché aujourd’hui occupé par la Chine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3062</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>62</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Problématique du recyclage des pots de culture horticole en plastique usagés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3062. — 14 janvier 2025. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations des entreprises du secteur de l’horticulture, de la pépinière et du paysage au regard de la problématique du recyclage des pots de culture horticole en plastique usagés (PHPUS). Afin d’éviter que ces pots ne soient éliminés comme de simples déchets, par incinération ou enfouissement, l’organisme interprofessionnel VALHOR, soucieux de répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux de ce secteur, a notamment créé en partenariat avec l’éco-organisme A.D.I.VALOR une filière nationale de tri, collecte et recyclage des pots horticoles plastiques. Cette démarche vertueuse dans le principe se heurte cependant à la nécessité d’assurer un financement pérenne, sur la base de modalités déclaratives qui apparaissent relativement lourdes à mettre en œuvre pour les entreprises concernées. Ainsi, si une plante en pot est vendue in fine aux ménages, la déclaration doit être faite à la société CITEO. Par contre, si elle est vendue à d’autres professionnels, la déclaration doit être faite depuis cette année 2024 à l’organisme financeur VADEHO, dont la mission est de collecter les déclarations et les contributions « des entreprises (les metteurs en marché) qui vendent des végétaux en pot à des professionnels français pour leur usage ». Il s’agit dans ce second cas d’une démarche volontaire des professionnels en cours de déploiement avant même l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire REP « emballages professionnels » au 1er janvier 2025. Il convient de préciser que les contributions ainsi instituées sous forme d’écotaxe concernent également les étiquettes et les chromos (photos sur les pots). Quant au montant de cette écotaxe, il varie en fonction de la nature du pot (dégradable ou non dégradable), du litrage de celui-ci (en 3 groupes : pots de moins de 1 litre, pots de 1 à 4 litres et le groupe des pots supérieurs à 4 litres, le tarif variant suivant les groupes). Enfin, M. le député s’interroge sur le fait qu’un pot recyclable réutilisé par un professionnel n’entraîne pas l’octroi d’un bonus. Les horticulteurs et les pépiniéristes doivent en conséquence assumer de nouveaux coûts et une charge de travail administratif supplémentaire. Or ils aspirent comme de nombreux entrepreneurs français à davantage de simplification. Tout en étant conscient du caractère vertueux des initiatives prises par les professionnels de ce secteur d’activité, lesquels doivent faire face à un ensemble de réglementations complexes, ne serait-il pas nécessaire d’envisager un dispositif de financement moins lourd, plus simple et plus efficace, ce que permettrait peut-être un prélèvement de l’écotaxe à la source, au moment de l’achat des pots par les professionnels de ce secteur ? Il lui demande sa position sur ce dossier important pour les professionnels concernés et la suite qu’elle entend donner aux solutions de simplification qu’ils proposent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3063</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>63</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contrôle du cahier des charges des labels privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3063. — 14 janvier 2025. — Mme Françoise Buffet souhaite alerter Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le contenu de certains cahiers des charges mis en place par des acteurs de l’industrie agroalimentaire visant, dans le cadre de l’instauration de labels privés, à interdire la valorisation agronomique de matières issues de l’économie circulaire (effluents urbains) sur la base d’un principe de précaution. Cette pratique conduit à remettre en cause la valorisation agricole des déchets sans véritable fondement scientifique, étant précisé que le contenu de ces cahiers des charges n’est pas connu des autorités et des professionnels du recyclage organique, premiers acteurs concernés. Cela va à l’encontre la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire puisque l’interdiction du recyclage organique aura des conséquences préjudiciables tant pour la lutte contre le dérèglement climatique, la préservation des ressources naturelles, l’enrichissement des terres et la nourriture des cultures que pour l’économie locale et la réduction des coûts d’exploitation des agriculteurs. Le contrôle de l’État semble s’effectuer uniquement a posteriori sous l’angle des aspects concurrence et consommation et de l’action de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui vérifie uniquement les allégations des produits après leur mise en marché. L’État n’intervient donc, à aucun moment, lors de l’élaboration des cahiers des charges. Elle souhaiterait donc connaître les actions pouvant être mises en place afin de mieux encadrer les pratiques de l’industrie agroalimentaire concernant l’établissement des cahiers des charges des labels privés de manière à préserver la filière du recyclage organique, dont les effets vertueux sont unanimement reconnus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3066</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>63</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Origine géographique des matières premières pour la fabrication de bière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3066. — 14 janvier 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absence d’étiquetage concernant l’origine géographique des matières premières présentes dans la production de bière. Contrairement aux obligations d’affichage entourant la provenance de la viande, du poisson, des fruits et des légumes, aucune disposition légale ne contraint les professionnels de la filière brassicole à communiquer sur l’origine de leurs céréales. Tandis que la demande citoyenne croît en matière de transparence alimentaire, une telle carence dessert les initiatives de producteurs français, engagés dans la promotion de circuits-courts et de produits locaux. Une plus grande clarté en matière d’affichage permettrait, au contraire, de valoriser leur travail, de rétablir un lien de confiance avec le consommateur et de contribuer à l’épanouissement de la souveraineté alimentaire du pays. M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre en matière de transparence concernant l’origine géographique des matières premières intégrant la production de bière. Dans ce cadre, il lui demande quelles informations elle entend fournir au consommateur pour lui permettre de sélectionner les denrées alimentaires de son choix en toute connaissance de cause.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3067</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>63</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Cession des animaux domestiques sur internet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3067. — 14 janvier 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet de la cession d’animaux domestiques sur internet. Depuis 2016, le législateur a interdit la vente d’animaux domestiques par des particuliers. Son objectif était la diminution du trafic d’animaux ; l’amélioration de leur traçabilité ainsi que la limitation de la concurrence déloyale entre éleveurs professionnels et particuliers. La loi du 30 novembre 2021, visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes est venue compléter cette première disposition. Elle a permis d’interdire les offres de cession sur internet des animaux de compagnie et a réservé la vente en ligne aux seules animaleries et éleveurs. Malgré ces dispositions, plusieurs associations de protection des animaux indiquent que la cession sur internet et notamment sur les réseaux sociaux est toujours en cours. En effet, les associations indiquent que les groupes relatifs au commerce de chiots réunissent plus de 600 000 membres en leur sein. Pour répondre à une forte demande provenant essentiellement d’Europe de l’ouest, un trafic de grande ampleur basé à l’est du continent continue de se développer. Il semble exister une véritable production industrielle de chiots de races prisées, comme les « bouledogues français », les « carlins » ou encore les « chihuahuas ». Il souhaite l’alerter face à ces situations et aimerait avoir communication des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place afin de faire respecter la réglementation de protection des animaux et pour lutter contre le commerce illégal organisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3068</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>64</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Demande d’interdiction des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3068. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les pièges à colle visant les rongeurs, dispositifs d’une cruauté extrême et non sélectifs. Ils figurent parmi les outils de dératisation les plus cruels qui soient. Les pièges à colle destinés aux rongeurs provoquent l’agonie des animaux pendant des jours ; ces derniers finissent par mourir de faim, de soif, d’étouffement ou d’épuisement, englués sur des plaques remplies de colle. Ces dispositifs provoquent la mort de nombreux rongeurs mais également d’autres animaux comme les oiseaux, les hérissons ou les écureuils, auxquels ils ne sont pas destinés. Plusieurs pays européens comme l’Espagne, la Belgique ou encore l’Angleterre ont déjà légiféré sur ce thème en interdisant ces instruments de torture. La France est en retard puisqu’aucune législation spécifique n’existe sur les pièges à colle. Si la plupart des grandes enseignes de bricolage, de jardinage et de la grande distribution ne commercialisent plus ces produits, ils sont encore en vente libre et disponibles sur internet. Il lui demande si le Gouvernement va reconnaître le caractère cruel des pièges à colle pour rongeurs et prendre au plus vite les mesures d’interdiction qui s’imposent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3071</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>64</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection du loup
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3071. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le sentiment de révolte d’un nombre croissant d’éleveurs, d’élus et d’habitants ardennais devant les dégâts provoqués par le loup. Les acteurs agricoles des Ardennes font valoir que les mesures proposées par le plan loup ne sont absolument pas adaptées. Dans certains secteurs du département, par exemple autour de Thénorgues, de Briquenay ou de Saint-Juvin, les dégâts s’accumulent. Il semble que des constats d’attaques à proximité de maisons soient maintenant effectués. Le niveau de reproduction des loups amène de nombreux spécialistes à alerter les éleveurs sur le risque d’aggravation régulière de ces dégâts, voire d’une perte de contrôle de la densité de loups, si aucune mesure nouvelle n’est prise pour réguler fortement cette population. Enfin, les éleveurs ardennais demandent à M. le député d’interroger Mme la ministre sur les conséquences du vote des 50 États membres de la Convention de Berne le 3 décembre 2024 en faveur d’un abaissement du niveau de protection du loup proposé par l’Union européenne, faisant passer cette espèce d’un statut de strictement protégé et à un statut protégé. Il souhaite connaître les évolutions concrètes qui pourront en résulter dans les prochaines semaines sur le territoire des Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3072</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>64</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente illégale d’animaux sur Internet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3072. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la vente d’animaux sur internet. L’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2015-1243 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie a rendu obligatoire la déclaration, en tant qu’éleveur, dès le premier chien ou chat vendu. La loi n° 2021-1539 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes a renforcé les conditions relatives à la légalité des offres en ligne de cession d’animaux. Ce cadre législatif récent a permis de réduire drastiquement le nombre de ventes d’animaux sur internet, renforçant ainsi l’enrayement des trafics et la responsabilité des acheteurs. Mais des centaines d’annonces en ligne frauduleuses échappent toujours au contrôle des services de l’État. Il souhaite donc savoir quels moyens le Gouvernement déploie pour s’assurer du respect du cadre législatif en vigueur et s’il envisage des moyens et des contrôles supplémentaires pour mettre fin aux trafics et aux achats compulsifs, responsables de milliers d’abandons d’animaux chaque année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3083</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>65</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Exclure la châtaigneraie du droit de préférence prévu par le code forestier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3083. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’amender l’article L. 331-19 du code forestier. Destiné à lutter contre le morcellement de la forêt privée, cet article impose un droit de préférence au profit des propriétaires forestiers voisins d’une parcelle boisée de moins de 4 hectares mise en vente. Pour les châtaigneraies, la situation est très spécifique : alors que les châtaigneraies entretenues sont considérées comme des vergers, les châtaigneraies abandonnées sont elles comptées comme des surfaces cadastrées « bois ». En raison de l’application de l’article L. 331-19 du code forestier, les agriculteurs propriétaires d’une parcelle de châtaigniers cadastrée « verger » ne peuvent donc acquérir les parcelles de châtaigneraies cadastrées « bois » si elles sont mises en vente. Ce sont les propriétaires forestiers voisins qui jouiront de l’acquisition de la parcelle. Pourtant, ces parcelles abandonnées sont de futures châtaigneraies viables : il suffit d’une coupe à blanc, greffage ou élagage, pour qu’elles entrent à nouveau dans un cycle biologique et passent de « bois » à « verger ». Ainsi, le Syndicat national des producteurs de châtaignes alerte sur les conséquences fortement préjudiciables de ce droit de préférence : il est un obstacle au développement de la châtaigneraie, d’autant plus dans les montagnes où ce développement n’est envisageable que par la remise en valeur de la châtaigneraie existante à l’abandon. À travers cette exclusion des producteurs de châtaignes et des SAFER (sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) qui les accompagnent dans leurs acquisitions, il apparaît donc un enjeu de préservation des ressources agricoles par la reconquête de la châtaigneraie remis en cause. Face à ces enjeux cruciaux, elle l’interroge sur la nécessité d’amender l’article L. 331-19 du code forestier en excluant la châtaigneraie du droit de préférence, afin que les producteurs de châtaignes et les SAFER puissent exercer leur droit de préemption.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3090</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>65</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Respect des décisions de la CJUE sur l’importation de produits agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3090. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’importation de produits agricoles du Sahara occidental à destination de l’Union européenne (UE). La réglementation européenne en vigueur prévoit l’étiquetage obligatoire de la mention de l’origine pour l’ensemble des fruits et légumes. Or aujourd’hui se pose la question de la légalité de l’exportation de produits agricoles dédouanés estampillés « Maroc » vers l’UE par des grands groupes implantés au Sahara occidental. Pourtant, à plusieurs reprises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé que le Sahara occidental est un territoire distinct et séparé du Maroc. En plus de favoriser une concurrence déloyale pour les producteurs français et européens, l’importation de produits agricoles du Sahara occidental dans l’UE remet en cause la nécessaire information claire à destination des consommateurs quant à l’origine des produits, afin d’assurer un achat éclairé. Ainsi, il souhaite savoir pour quelles raisons la France ne respecte pas les décisions rendues par la CJUE quant aux exportations agricoles du Sahara occidental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3099</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>65</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3099. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la crise que traverse l’agriculture ardennaise dans la suite de l’entrevue qu’elle a réservée aux acteurs ardennais le 12 novembre 2024, ce dont il tient à la remercier. Le contexte spécifique des Ardennes fait apparaître plusieurs éléments forts : un très grand nombre d’exploitations de culture élevage ovins accompagnant dans plus de 9 exploitations sur 10 des bovins allaitants ; une forte présence de la FCO 3 dans les départements frontaliers de l’Aisne à la Moselle, le département des Ardennes étant très fortement impacté tant par la mortalité et la baisse de production ou les avortements, avec parallèlement une production laitière avec un recul semble-t-il non constaté ailleurs à ce stade ; un taux d’élevages infectés très conséquent, 760 au 12 novembre 2024, avec une mortalité représentant un tiers des pertes actuelles, ce qui signifie que les pertes indirectes sont deux fois plus importantes que la totalité de la mortalité constatée, qu’il s’agisse de jeunes animaux ou d’adultes. Dans ce contexte, le monde agricole ardennais constate en l’état et à ce jour la non-adaptation du plan d’indemnisation à la situation vécue sur le territoire. Par exemple, en ce qui concerne l’indemnisation de la mortalité uniquement à partir de l’âge d’un an, alors que la majorité des mortalités sont constatées sur des animaux âgés de quelques jours ou de quelques semaines, la non-prise en compte des pertes indirectes tel le lait non produit des conséquences des avortements. Il en résulte que de nombreux éleveurs fortement touchés n’ont droit à ce jour à aucune aide. Très concrètement, sur ces 546 élevages déclarés comme foyers infectés fin septembre 2024, seuls 151 dossiers ont été ouverts et seuls 55 seraient à ce jour éligibles pour un acompte maximum de 5 000 euros, alors que dans l’étude qui a été remise à Mme la ministre apparaissait déjà un montant de pertes estimé à 15 millions d’euros, dont 5 millions de mortalité. Le monde agricole ardennais souhaite que le système d’indemnisation soit revu, par exemple en s’inspirant du système d’indemnisation des premiers départements touchés par la MHE en 2023, avec un accroissement considérable de l’acompte beaucoup trop faible à hauteur de 30 %, avec l’indemnisation des bovins et ovins de moins d’un an, avec une vaccination massive et suffisamment précoce pour limiter la reproduction de cette situation en 2025. Enfin, de nombreux éleveurs considèrent que l’agrément rapide du laboratoire départemental d’Hagnicourt permettrait de réduire les délais d’obtention des résultats. Il souhaite connaître sa position sur l’ensemble de ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>66</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>FCO et difficultés rencontrées par les exploitants agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3100. — 14 janvier 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les multiples défis exacerbés par la crise sanitaire liée à la fièvre catarrhale (FCO) à laquelle font face les exploitants agricoles français. Cette maladie a provoqué des pertes importantes dans les élevages ovins et bovins, affectant directement la santé animale et la rentabilité des exploitations. Si des mesures comme la vaccination gratuite des ovins et bovins contre la souche FCO3 depuis novembre 2024 et des indemnisations pour les pertes dues à la FCO8 ont été mises en place, plusieurs problématiques persistent. D’abord, le packaging des vaccins est souvent inadapté, avec des doses excédant largement le nombre d’animaux à traiter, ce qui engendre un gaspillage important et une péremption rapide des stocks. De plus, les ports liés aux vaccins (inflammations locales) ainsi que les avortements post-vaccination augmentent les coûts pour les éleveurs. Sur le plan économique, les pertes dues à la FCO représentent environ 1,2 % du chiffre d’affaires des exploitations, ce qui fragilise davantage un secteur déjà sous pression. Les difficultés sont également aggravées par le manque de vétérinaires en zones rurales, notamment dans des « déserts médicaux vétérinaires » où les exploitants peinent à obtenir un suivi adapté pour leurs troupeaux. Les groupements de défense sanitaire (GDS) jouent un rôle crucial en sensibilisant les éleveurs et en les incitant à vacciner, mais leur action doit être renforcée par un plan national incluant des soutiens logistiques et financiers spécifiques. Des efforts permettront de protéger la santé animale tout en assurant la pérennité des exploitations agricoles. Il lui demande quelles mesures concrètes et adaptées le Gouvernement entend mettre en place pour garantir une meilleure gestion des vaccins, assurer des compensations économiques pérennes et déployer une stratégie nationale visant à pallier la pénurie de vétérinaires en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>66</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Respect de la réglementation sur les élevages de poules pondeuses en cage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3102. — 14 janvier 2025. — M. Gabriel Amard interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la réglementation encadrant les élevages de poules pondeuses en cage en France. La France connaît une évolution notable vers l’abandon progressif de l’élevage en cage. De 70 % des poules élevées en cage en 2015, cette proportion n’est plus que de 27 % aujourd’hui. Le 25 octobre 2024, la filière œufs a réaffirmé son engagement de réduire cette part à 10 % d’ici 2030. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement européen plus large, plusieurs États membres ayant déjà légiféré pour interdire cette pratique, notamment au Luxembourg et en Autriche, ainsi qu’en Allemagne où l’interdiction prendra effet à partir de 2025. Des interdictions similaires entreront en vigueur dans les années à venir en Slovaquie et en République tchèque. En France, la loi « EGalim » de 2018 a interdit la création de nouveaux élevages en cage ainsi que l’augmentation des capacités existantes. Le décret n° 2021-1647 du 14 décembre 2021 est venu préciser cette interdiction, qui couvre la construction de nouveaux bâtiments, la transformation d’installations existantes pour l’élevage en cage, ainsi que tout réaménagement visant à augmenter le nombre de poules en cage dans les structures actuelles. Dans ce contexte, il souhaite obtenir des précisions sur les mécanismes déployés pour assurer le respect de ces dispositions réglementaires, notamment concernant les contrôles effectués auprès des exploitations existantes et les moyens mis en œuvre pour garantir l’application effective de cette législation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>67</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutenir le droit à l’abattage à la ferme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3103. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire concernant les solutions d’abattage et notamment le développement de l’abattage à la ferme. La question de l’abattage fait partie du cycle de l’élevage, elle ne peut pas être éternellement mise sous silence. Le 14 décembre 2023, la Commission européenne a enfin autorisé l’abattage à la ferme en l’étendant aux ovins et caprins dès lors qu’il existe un risque au cours du transport. À l’heure où le nombre d’abattoirs de boucherie est en constante diminution (263 aujourd’hui, contre 1 700 dans les années 60), le développement de nouvelles méthodes d’abattage est essentiel. La suppression progressive d’abattoirs de proximité au profit de grosses structures industrielles contraint les éleveurs à effectuer de longues distances, obligeant les animaux à traverser la France pour se faire abattre, du fait de la spécialisation de certains abattoirs qui diffèrent en fonction des espèces. Afin de répondre à l’absence de maillage territorial, l’abattage à la ferme permettrait de répondre à un besoin économique et territorial en palliant la diminution d’abattoirs de proximité. En effet, en mettant en place ce dispositif, les animaux ne sont pas transportés vers des abattoirs mais abattus sur leur lieu d’élevage, ce qui permet de prévenir des possibles blessures des animaux durant le transport. D’après les données de la Commission européenne, plus de 40 % des voyages transportant des bovins, des chevaux, des caprins et des ovins, vivant au sein de l’Union européenne, durent entre 8 et 24 heures. Il convient de souligner que l’abattage exercé actuellement représente une source de stress pour l’animal, causé par différents facteurs, tels que la distance parcourue, le changement d’environnement, la séparation avec le reste du troupeau ou les différentes manipulations répétées par des inconnus. Alors que les animaux qui entrent à l’abattoir sont souvent exposés à des risques sanitaires relatifs aux contacts inter-espèces ou avec des animaux de provenances différentes, le développement de l’abattage à la ferme permettrait d’éviter, ou a minima, de maîtriser ces risques. Sous réserve de bonnes conditions de réalisation, l’abattage à la ferme permettra aux animaux de disposer d’une fin de vie moins stressante. Or la réduction de stress améliore indirectement la qualité de la viande. De nombreux éleveurs ont le souhait d’accompagner leurs animaux jusqu’à la fin de leur vie et contrôler leur mort, relevant d’une nécessité sociale, éthique et économique. Cela leur donne également la capacité de gérer le devenir de la carcasse et offre plus de transparence sur les conditions dans lesquelles se déroule l’abattage. Cette méthode accorde donc plus de souplesse aux éleveurs dans leur choix d’abattage des animaux, sous réserve du respect des règles d’hygiène afin de garantir la sécurité alimentaire. Des associations, telles que « Quand l’abattoir vient à la ferme », ont vu le jour et soutiennent fermement la mise en place d’un cadre légal autour de l’abattage mobile. Au-delà des conséquences pour les éleveurs, cette question intéresse aussi les citoyens souhaitant être responsables de leurs démarches de consommation. Néanmoins il est essentiel que ce dispositif soit efficace, impliquant la présence de personnel compétent et régulièrement formé. La manipulation des animaux doit s’effectuer dans le calme et dans le respect de l’animal, ce qui signifie notamment que l’étourdissement soit instantané et systématique. Le développement de l’abattage à la ferme est crucial pour répondre aux enjeux de relocalisation, d’installation de l’élevage paysan et d’approvisionnement local, tout en assurant le respect de la considération animale. Il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour soutenir un droit d’abattage à la ferme afin de prendre compte des préoccupations des éleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>67</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vaccination FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3104. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la très grande attente des éleveurs ardennais en matière de vaccination. Ceux-ci gardent un souvenir terrible du retard pris par la France dans la vaccination contre la FCO 3 en 2024. Alors qu’un vaccin avait été trouvé, il semble que le ministère de l’agriculture des Pays-Bas ait autorisé sa mise sur le marché en avril 2024, le ministère belge en mai de la même année. Il semble que la France ne l’ait autorisé que le 27 juillet 2024 et que la diffusion n’ait été effective qu’à partir du 16 août. Beaucoup d’éleveurs considèrent donc que si la France avait eu simplement la même réactivité que ces pays voisins, l’essentiel des pertes n’aurait pas eu lieu. Aussi y-a-t-il une très forte demande afin que pour 2025 toutes les dispositions nécessaires soient prises pour définir au plus vite les vaccins à utiliser, le calendrier de vaccination et le plan de financement pour vaccination généralisée, la question portant sur les FCO 3, 8 voire 12, ainsi que sur la MHE. M. le député se permet de suggérer à Mme la ministre d’être extrêmement attentive à l’attitude des pouvoirs publics en Belgique et aux Pays-Bas. Il lui est rapporté qu’en Belgique une stratégie semble avoir d’ores et déjà été arrêtée. Il la remercie de l’attention qu’elle pourra porter à cette question et pour ses éléments de réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>68</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Modification du règlement européen sur les indications géographiques agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3178. — 14 janvier 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences de la modification du règlement européen sur les indications géographiques agricoles (IGA) de 2024 pour les acteurs économiques du parfum en Pays de Grasse. En 2020, l’association « Les Fleurs d’exception du Pays de Grasse » a obtenu l’indication géographique « Absolue Pays de Grasse », homologuée par l’INPI. Ce label reconnaît la qualité des absolues grassoises, héritage d’un savoir-faire séculaire entretenu par les agriculteurs-producteurs de plantes à parfum et les industriels transformateurs. Or la modification du règlement européen sur les IG agricoles intervenue en 2024 a changé la nomenclature douanière de l’absolue, laquelle est désormais classée 33.01 au même titre que les huiles essentielles et relève ainsi du ressort de l’INAO - ministère de l’agriculture. L’association « Les Fleurs d’exception du Pays de Grasse » s’inquiète des conséquences de cette évolution et craint notamment de perdre cette indication géographique. De surcroît, ni l’INPI, ni l’INAO ne répondent à ses sollicitations qui visent à mieux s’adapter à ce changement aux lourdes conséquences pour la filière. L’association souhaite en effet connaître les intentions de l’INPI, de l’INAO et du ministère en la matière, s’enquérir de la procédure de transmission des dossiers, disposer d’un échéancier pour répondre aux exigences, mais surtout s’assurer que l’IG demeurera et que la certification restera de la compétence des industriels sans être imputée aux agriculteurs-producteurs. Faute de réponses, la filière craint que les efforts et les investissements consentis ne soient vains. Elle redoute par ailleurs que les projets en cours ne puissent aboutir et qu’en conséquence la réputation de leurs produits d’exception ne soit ternie. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend protéger l’indication géographique « Absolue Pays de Grasse » et ainsi défendre les savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse, reconnus au patrimoine immatériel de l’UNESCO.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3082</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>68</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3082. — 14 janvier 2025. — M. Laurent Croizier appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la non-transmission des déclarations attestant de l’achèvement et de la conformité des travaux (DAACT). L’article R. 462-1 du code de l’urbanisme prévoit qu’une déclaration attestant de l’achèvement et de la conformité des travaux soit transmis en mairie pour un permis de construire, un permis d’aménager ou une déclaration préalable, soit par le bénéficiaire de l’autorisation ou de la déclaration préalable, soit par l’architecte ou l’agréé en architecture, dans le cas où ils ont dirigé les travaux. Malgré les sanctions encourues, certains DAACT ne sont jamais transmis en mairie. Face à cette situation, les communes, en particulier rurales, sont parfois réticentes à saisir la justice pour faire respecter le droit en raison des frais de justice occasionnés. Aussi, il lui demande comment il entend faire appliquer la loi sans que cela n’occasionne de coût pour les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3087</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>68</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Frais liés aux actes d’état civil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3087. — 14 janvier 2025. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la prise en charge des frais liés aux actes d’état civil en matière de décès dans les centres hospitaliers. Actuellement, les communes où sont situés ces établissements supportent seules les coûts liés aux déclarations d’état civil pour les décès survenus dans les hôpitaux, même lorsque les défunts résident dans une autre commune. Cette situation génère une charge financière importante pour ces collectivités, sans qu’aucune compensation ne leur soit accordée. C’est particulièrement le cas de communes de taille modeste comme La Tour, située dans la circonscription de Mme la députée, qui, avec seulement 1 300 habitants, doit assumer ces charges pour des décès provenant d’une population bien plus large, en raison de la présence d’un établissement hospitalier sur son territoire. Ces frais pèsent de manière disproportionnée sur les finances de petites collectivités, déjà confrontées à des contraintes budgétaires croissantes. De nombreuses communes demandent aujourd’hui que cette mission de service public soit transférée aux communautés de communes. Cette mutualisation permettrait une répartition plus équitable des charges et offrirait un soutien essentiel aux communes les plus petites, tout en garantissant la continuité du service public dans des conditions satisfaisantes. Elle lui demande s’il envisage des évolutions pour permettre une répartition plus juste et solidaire des frais liés aux actes d’état civil dans les centres hospitaliers et si, par ailleurs, des dispositifs de compensation sont à l’étude pour les communes qui supportent actuellement ces coûts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3088</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>69</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Obligation de déclaration domiciliaire en Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3088. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés d’évaluation de la démographie et du nombre d’habitants des communes en Moselle à cause de l’inapplication de l’obligation de déclaration domiciliaire dans ce département. Les ordonnances des 15, 16 et 18 juin 1883 établissent pour les habitants des trois départements d’Alsace-Moselle une obligation de déclaration de changement de domicile dénommée déclaration domiciliaire. Or ces dispositions connaissent une forte inapplication puisqu’aucune sanction n’est prise en cas de manquement à cette obligation. Les maires de village s’inquiètent fortement de cette situation car ils constatent que de plus en plus de personnes cessent de déclarer leur arrivée ou leur départ. Leur inquiétude est plus que légitime dans la mesure où une grande partie de la dotation globale de fonctionnement (DGF) des communes est déterminée par le nombre d’habitants. Alors que le recensement prévu pour 2024 a déjà été repoussé en 2025, la prise en compte de la population pour le calcul de la DGF n’interviendra au mieux qu’en 2028, à cause du décalage de trois ans pour la prise en compte de la population recensée. La population calculée par l’INSEE sera de facto dépassée dans beaucoup de municipalités. Entre données démographiques désuètes et suppression de la taxe d’habitation, beaucoup de maires ne s’y retrouvent plus financièrement. L’argument régulièrement soulevé par le Gouvernement sur le risque de porter atteinte à la liberté d’aller et venir, qui constitue un principe constitutionnel, paraît très fragile. Il ne s’agit en l’espèce que d’une déclaration, pas d’une demande d’autorisation d’établissement ou de départ de la commune. En outre, l’argument selon lequel une telle obligation de déclaration poserait une charge disproportionnée pour les services communaux semble très limité puisque ce sont d’ailleurs les maires qui demandent le retour de cette obligation. Enfin, puisqu’il s’agit seulement d’un registre à mettre à jour, aucune difficulté majeure ne sera posée aux services communaux. Réduire cette déclaration à une atteinte au droit au respect de la vie privée est tout aussi surprenant sur le plan juridique. Ainsi, pour le calcul de la DGF, le délai de lissage sur trois ans pourrait être réduit en cas de progression de la population et une procédure supplémentaire de recensement, qui existait autrefois, devrait être restaurée. ll lui demande donc si le Gouvernement entend adopter des mesures cohérentes pour mettre fin à un problème qui ne fait que de s’aggraver d’année en année ; la perte financière est très lourde pour les municipalités et c’est la qualité des services publics les plus proches des citoyens qui en pâtit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>69</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Financement du projet de mise à grand gabarit de la Seine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3195. — 14 janvier 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le financement nécessaire du projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray et Nogent-sur-Seine (département de l’Aube). En raison du non-versement de subventions européennes escomptées (auxquelles devaient normalement s’ajouter des financements importants de l’AFIT France dès 2025), il semblerait que Voies navigables de France (VNF) ait été contrainte de geler ce projet (souvent jugé indissociable de la réalisation du canal Seine-Nord Europe). Sans ce chantier, c’est pourtant la pérennité du transport fluvial au départ de la petite Seine qui s’en trouverait fortement menacée à terme, tout comme la compétitivité dans la durée de nombreux acteurs agricoles français (notamment d’Aube et de Seine-et-Marne) qui en dépendent et l’attendent au plus vite. C’est pourquoi alors que des financements alternatifs seraient à l’étude, elle lui demande quels moyens le Gouvernement compte précisément mobiliser pour faire avancer le plus rapidement possible ce projet structurant de territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>70</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Calcul retraite des trimestres de volontariat de service long en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3181. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy alerte M. le ministre des armées sur la prise en compte des trimestres de volontariat effectués dans le cadre du service long en outre-mer pour le calcul des droits à la retraite. En effet, les articles L. 9 à L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite encadrent la validation des périodes non-cotisées, notamment celles correspondant au service militaire. Cependant, un flou juridique persiste quant à l’application de ces dispositions aux périodes de service long en outre-mer, ce qui semble conduire à une limitation du nombre de trimestres pris en compte. Ces missions engendrent des inégalités, notamment lorsque la durée effective de service devrait permettre au personnel concerné de valider davantage de trimestres. M. le député note que l’article L. 72 du code du service national autorise les appelés à prolonger leur service militaire actif au-delà de la durée légale, pour une période comprise entre deux et quatorze mois. Cependant, la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail n’inclut pas les mois supplémentaires effectués par les volontaires en service long en outre-mer. À titre d’exemple, un citoyen de la 4e circonscription de la Somme ayant effectué un service long de 18 mois en outre-mer, soit une période correspondant à sept trimestres cotisés, se voit actuellement limité à quatre trimestres reconnus dans le cadre de sa carrière, ce qui impacte son âge de départ à la retraite. En conséquence, il est contraint de partir en avril 2029 à 62 ans avec 175 trimestres validés, alors qu’il aurait pu prétendre à un départ anticipé dès lors que 172 trimestres sont requis, si l’intégralité des trimestres effectués était prise en compte. Dans un souci de clarté juridique et d’équité, M. le député demande à M. le ministre s’il envisage une révision des dispositions encadrant la prise en compte des trimestres effectués dans le cadre du service long en outre-mer. Il souhaiterait savoir si une adaptation du dispositif est prévue afin que celui-ci reflète pleinement la durée effective de ces engagements. Enfin, il lui demande également si des ajustements ou des mesures peuvent être envisagés pour les situations similaires à celle de cet administré, dans le cadre des principes de reconnaissance du service rendu à la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3094</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>70</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Place du CDCA dans le consortium du SPDA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3094. — 14 janvier 2025. — Mme Annie Vidal interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la place du conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) dans le service public départemental de l’autonomie (SPDA). En effet, la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie devait lui donner une place majeure dans le consortium du SPDA. Or il n’en est pas fait mention dans la loi du CDCA. Ainsi, elle lui demande si un décret est prévu pour l’intégrer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>70</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Déconjugalisation de l’ASI et de l’ASPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3157. — 14 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’urgence de déconjugaliser l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Depuis le 1er octobre 2023, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) a été déconjugalisée ; il s’agit là d’une avancée majeure permettant aux bénéficiaires de ne plus dépendre financièrement de leur conjoint et de gagner ainsi en autonomie. Pour autant, d’autres allocations, telles que l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) pour les personnes handicapées, toutes deux octroyées à des personnes lourdement handicapées ayant des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, demeurent conditionnées aux ressources du conjoint. Cette différence de traitement engendre de lourdes inégalités pour les personnes handicapées, pouvant aller jusqu’à les priver de ces aides essentielles en raison des revenus de leur conjoint. Afin de garantir un système de protection sociale plus juste et de préserver la dignité des plus vulnérables, il est impératif d’unifier les modalités de calcul des allocations et de mettre fin à cette discrimination. Au nom de la justice sociale, il demande si le Gouvernement prévoit de présenter une loi visant à la déconjugalisation de l’ASI et de l’ASPA, afin de garantir l’autonomie financière des personnes handicapées vivant en couple.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3089</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>71</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Encadrement de la commercialisation et de la publicité des caméras miniatures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3089. — 14 janvier 2025. — Mme Mélanie Thomin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la commercialisation et l’usage détourné des caméras miniatures et espions. Face à l’évolution et à l’expansion de l’emploi de ces technologies, certaines de leurs applications entraînent des dérives graves, notamment en matière de respect de la vie privée. Les systèmes de vidéosurveillance miniaturisés, initialement conçus à des fins de sécurisation des domiciles, de surveillance d’animaux, par exemple, deviennent parfois des outils de voyeurisme (délit pénal passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende). Ce phénomène est particulièrement inquiétant, comme en témoignent certains faits divers récents, des individus ayant par exemple été jugés pour avoir installé, à l’insu de leurs victimes, des caméras dans leur domicile. Ce type de délit s’apparente à une agression et nécessite un accompagnement des victimes. Ces dispositifs offerts à moindre coût et facilement accessibles via des plateformes de commerce en ligne font souvent l’objet de publicités ambiguës qui semblent encourager leur usage à des fins malveillantes. Mme la députée s’interroge sur l’absence de contrôle strict concernant la commercialisation de ces produits et leurs messages publicitaires. Elle souligne l’urgence d’un encadrement renforcé, tant au niveau des plateformes numériques que de la régulation des dispositifs eux-mêmes, afin de prévenir les atteintes à l’intimité des personnes. Elle l’interroge concernant les mesures envisagées par le Gouvernement pour encadrer la publicité de ces caméras miniatures afin de prévenir leur détournement et renforcer les contrôles sur leur vente en ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3092</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>71</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Utilisation des crédits du « pass Culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3092. — 14 janvier 2025. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les suites données au rapport de la Cour des comptes faisant le bilan du dispositif « pass Culture », publié le 17 décembre 2024. Généralisé en 2021 à tous les jeunes de 18 ans sur l’ensemble du territoire français, puis étendu aux jeunes âgés de 15 à 17 ans, le pass Culture permet de bénéficier d’un crédit individuel de 300 euros afin d’accéder à des activités ou à des biens culturels et artistiques. L’objectif de ce « pass » est de proposer des offres culturelles pour les jeunes qui en sont éloignés. Or le rapport de la Cour des comptes du 17 décembre 2024 expose que si 84 % des jeunes se sont inscrits à ce pass, cet outil bénéficierait surtout à celles et ceux qui ont déjà un pied dans le monde culturel. Loin de remplir son objectif et de résorber la fracture des jeunes avec la culture, il ne servirait pas la mission pour laquelle il a été créé. Quant à son utilisation par les jeunes, le pass semble davantage conforter les habitudes qu’élargir les horizons. Le spectacle vivant et les musées peineraient à capter l’intérêt des jeunes, tandis que les livres représentent 46 % des dépenses, portés par l’incontournable manga et la romance. Viennent ensuite les cinémas et le théâtre, très à la traîne par rapport aux livres achetés. La cour fait également état d’une utilisation de 16 millions d’euros pour participer à des escape-games, alors qu’ils ne rentrent pas dans le dispositif prévu par le pass. Le rapport soulève aussi la question des finances du pass, qui a vu ses coûts s’envoler entre 2021 et 2024. Le dispositif coûterait plus de 300 millions d’euros en 2024, absorbant plus de 6 % du budget du ministère de la culture et pénalisant d’autres secteurs comme le patrimoine ou les arts vivants. La Cour des comptes évoque ainsi plusieurs préconisations pour améliorer le pass Culture, comme la totale refonte du dispositif et la transformation de la structure (aujourd’hui SAS financée par des fonds publics) en opérateur public dès 2025. Aussi, face à ces considérations, il lui demande quelles suites le Gouvernement entend donner au rapport de la Cour des comptes afin de concilier l’ambition du pass Culture et une trajectoire budgétaire maîtrisée. Il lui demande également quelles sont les actions qu’il compte mettre en place afin de permettre aux jeunes en zone rurale d’avoir un meilleur accès à la culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>72</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut du correspondant local de presse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3169. — 14 janvier 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation des correspondants locaux de presse (CLP). Défini comme travailleur indépendant selon la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987, le correspondant de presse doit originellement contribuer « à la collecte de toute information de proximité relative à une zone géographique déterminée ». Or, loin du simple collecteur, le correspondant de presse doit aujourd’hui assumer un large panel d’activités : enquêtes de terrain, reportages, portraits, vidéos. Ses articles sont bien souvent publiés en l’état, après un simple passage à la relecture. Concrètement, si sa mission s’apparente à celle d’un véritable journaliste, le correspondant local de presse ne peut prétendre qu’à une rémunération modeste qui, parfois, ne parvient pas à couvrir les frais engagés dans un contexte de hausse des prix du carburant. Sans être un collaborateur occasionnel, il ne peut cependant bénéficier d’aucune protection sociale ni profiter de congés payés. Ne disposant d’aucun droit d’auteur, il se voit interdire la signature de ses propres productions. Cet état de précarité tranche toutefois avec le rôle essentiel que remplit le correspondant de presse sur l’ensemble du territoire, particulièrement en zone rurale par la couverture complète et polyvalente d’un nombre important d’évènements ou d’initiatives. Homme ou femme de terrain, il représente un maillon indispensable de la presse locale et régionale. À la lecture du décalage entre la situation précaire du correspondant local de presse et son importance en matière de cohésion sociale et territoriale, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour y remédier. Il l’interroge sur la possibilité d’évolution du statut de correspondant local de presse, s’accordant ainsi à l’effectivité de son activité et à la réalité de son influence pour le monde de la presse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>72</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Tarification des droits SACEM pour les petites associations rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3179. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel rappelle à Mme la ministre de la culture que nombre de petites associations rurales, notamment dans le département de la Lozère, sont lourdement handicapées dans le développement de leurs activités culturelles par les droits SACEM dont ils doivent s’acquitter arbitrairement quand ils proposent aux habitants de leurs petites communes des animations pouvant relever de la législation sur les droits d’auteur. Les grilles de tarification utilisées par la SACEM semblent pénaliser lourdement ces petites structures culturelles ne fonctionnant qu’avec de très petits budgets, souvent heureusement soutenus par les petites collectivités locales, dont les moyens restent limités. Plusieurs associations ont dû renoncer à leurs activités culturelles dans ce contexte, voire même pour certaines mettre fin à leur existence. Connaissant l’attachement déclaré de Mme la ministre à une juste répartition des efforts à faire en faveur de la médiation culturelle en milieu rural, Mme la députée lui demande en premier lieu s’il ne paraîtrait pas opportun de confier à l’inspection générale des affaires culturelles, placée sous le contrôle du ministère, une mission d’inspection, de contrôle et de médiation auprès de la SACEM, pour évaluer ses pratiques et lui suggérer d’adapter sa politique de tarification des droits d’auteur aux réalités des petites associations travaillant dans l’hyper-ruralité. À défaut, Mme la députée demande à Mme la ministre d’intervenir en ce sens par ses représentants à la Commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins, hébergée à la Cour des comptes. En outre, elle lui demande de suggérer à la SACEM d’adapter ses dispositions statutaires en liaison avec les services du ministère de la culture concernés et de faire évoluer sa tarification. L’accès à la culture est l’élément d’attractivité pour les territoires de montagne mais aussi l’élément de cohésion nationale qui fait défaut aujourd’hui au pays. Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3064</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>72</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Reprise de la biscuiterie de Château-Thierry
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3064. — 14 janvier 2025. — M. Jocelyn Dessigny alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fermeture du site de production emblématique du groupe agroalimentaire Mondelez, anciennement Lu-Belin, à Château-Thierry. Cette décision, qui menace directement 61 salariés en contrat à durée indéterminée et 20 intérimaires, aura un impact significatif et non négligeable sur le dynamisme de l’écosystème local. La disparition de ce site, véritable pilier de l’économie locale, fragiliserait les commerces de proximité et, plus largement, la vitalité de la ville. Elle risquerait de transformer ce territoire en une simple ville-dortoir, avec les conséquences sociales et économiques délétères qui en découleraient. Avec une rentabilité avérée, illustrée par un bénéfice de 3,87 millions d’euros en 2024, cette fermeture entraînerait la perte d’un acteur économique essentiel et le gaspillage d’un savoir-faire reconnu. Au vu de l’absence de réponse à la question écrite déposée précédemment et face à l’urgence de la situation, il lui demande quelles sont les meilleures conditions de reprise que le Gouvernement envisage pour ce site de production, afin d’assurer une pérennité économique et la préservation des emplois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3080</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>73</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation des arnaques et escroqueries bancaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3080. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’augmentation croissante des arnaques et escroqueries bancaires. Au premier semestre 2023, l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France relevait que le montant des fraudes par manipulation représentait 88 millions d’euros de fraude par paiement par carte sur internet et 115 millions d’euros de fraude au virement. En mars 2024, Cybermalveillance.gouv.fr a publié son rapport d’activité 2023. Déjà identifiées en 2022, les escroqueries au faux conseiller bancaire sont le phénomène de 2023 (+78 % par rapport à 2022) avec 80 000 consultations de l’article en ligne. Autre menace majeure décrite dans le rapport d’activité : le piratage de compte qui prend la deuxième place toutes catégories de publics confondus, avec des conséquences pouvant mener à l’usurpation d’identité avec un préjudice financier. Malgré la « task-force nationale de lutte contre les arnaques » que le Gouvernement a mise en place depuis 2020, le montant de ces fraudes et de ces arnaques est toujours en hausse. Les malfaiteurs créent de nouveaux moyens d’arnaquer les Français avec notamment l’apparition des fraudes aux faux crédits. Ainsi, les recommandations que le ministère avait publiées en juillet 2022 dans son guide de prévention contre les arnaques au travers de cette task-force semblent aujourd’hui devoir être actualisées. Elle souhaite donc connaître à la fois les mesures pour lutter contre le niveau record d’arnaques bancaires et quels sont les possibles recours pour les ménages touchés par ces escroqueries ainsi que les voies de remboursement pour le tiers des ménages dont les banques refusent le remboursement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3081</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>73</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conditions de prise en charge des repas des salariés de chantier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3081. — 14 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conditions de prise en charge par les entreprises des repas de leurs salariés de chantier. En application de la convention collective nationale étendue des ouvriers du bâtiment, les entreprises du secteur versent à leurs ouvriers travaillant sur chantiers une indemnité de panier ou bien prennent en charge le prix de leur repas au restaurant quel que soit l’emplacement géographique du chantier. Cette indemnité est un remboursement de frais professionnels engagés lors d’un déplacement. Elle ne donne lieu à paiement de cotisations ni patronales, ni salariales. Or les URSSAF considèrent que les salariés, lorsque leur chantier est situé à proximité du siège de l’entreprise, peuvent y revenir pour déjeuner, ce qui exclurait la notion de déplacement professionnel. Elles procèdent donc au redressement des entreprises et qualifient les repas en avantage en nature. Les inspecteurs du recouvrement s’appuient sur l’article 3-3° de l’arrêté du 20 décembre 2002 relatif aux frais professionnels qui indique que l’indemnité de repas est considérée comme frais professionnel « lorsque le travailleur salarié ou assimilé est en déplacement hors des locaux de l’entreprise ou sur un chantier et lorsque les conditions de travail lui interdisent de regagner sa résidence ou son lieu habituel de travail pour le repas ». S’agissant des ouvriers de chantier, on note que la notion de « siège de l’entreprise » est discutable puisqu’il n’est pas rare qu’ils ne s’y rendent que très rarement. Dans les faits, les salariés de chantier de bâtiment n’ont aucun « lieu habituel » de travail dans la mesure où leurs lieux de travail - les chantiers - les conduisent justement à changer de « lieu de travail », tout au long de l’année. 96 % des entreprises du bâtiment ont moins de 20 salariés. Dans la quasi-totalité des situations, ces derniers travaillent sur les chantiers ; le siège social se résume dans la plupart des cas à une petite structure administrative et de stockage dans laquelle rien n’est prévu pour accueillir les salariés lors de leurs repas. Dans ces conditions, les entreprises prennent en charge les frais de repas (note de restaurant ou indemnité de panier), y compris lorsque chantier et lieu de repas ne sont éloignés que de quelques kilomètres du « siège social ». Les salariés peuvent ainsi déjeuner dans un lieu plus adapté que le siège de l’entreprise. Cette solution a également l’intérêt de permettre aux salariés de profiter davantage du temps de pause repas et les dispense de prendre la route, ce qui supprime un facteur important d’accidentologie. C’est la raison pour laquelle elle souhaiterait savoir dans quelle mesure les repas au restaurant pourraient ne pas être considérés comme des avantages en nature dès lors qu’ils ne dépassent pas les plafonds prévus par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3084</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>74</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Annuler la diminution de la TCCI dans le cadre du PLF 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3084. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de supprimer la diminution de la taxe affectée au réseau des chambres de commerce et d’industrie (TCCI) prévue dans le projet de loi de finances pour 2025. Il y a un an, à l’occasion du projet de loi de finances pour 2024, un accord était passé entre le Gouvernement et les chambres de commerce et d’industrie, dans le dessein commun de maîtriser la dépense publique. D’une part, les CCI ont pris l’engagement de contribuer à l’effort national par la mise en place d’un prélèvement sur leurs fonds de roulement de 100 millions d’euros sur la période 2024-2027. D’autre part, le Gouvernement leur a assuré la stabilité totale de leurs ressources publiques. Or, aujourd’hui, le Gouvernement porte atteinte à cette stabilité en diminuant de 40 millions d’euros la taxe affectée au réseau des chambres de commerce et d’industrie. Par cette mesure qui vient en rupture totale avec la trajectoire prévue, il rompt ces engagements pris hier à peine. Bien plus que de signifier un non-respect d’un accord collectivement pris, cette diminution de 40 millions d’euros aurait des impacts profondément funestes sur l’avenir professionnel des hommes et des femmes qui y travaillent, puisqu’elle signifierait un licenciement de 600 personnes ainsi qu’une mise en péril des TPE et PME déjà très vulnérables pour un certain nombre. Il faut rappeler ici que cela fait d’ailleurs plus d’une décennie que les CCI assument une atteinte drastique à leurs ressources, 60 % de la TCCI ayant été imputée entre 2013 et 2024, soit plus de 800 millions d’euros. Pourtant, ce réseau des CCI constitue un terrain considérablement bénéfique pour l’économie : en 2023, les CCI ont créé a minima 2 860 millions d’euros de valeur pour 525 millions d’euros de TCCI versée, soit un effet de levier sur l’économie de 1 à plus de 5. Enfin, du côté des entreprises et des collectivités, ce réseau crée une réelle satisfaction et représente un soutien primordial pour les TPE, les PME et les commerçants confrontés à des crises économiques régulières et à des enjeux environnementaux et numériques de taille. En somme, opérer une nouvelle coupe de la TCI signifierait porter préjudice aux entreprises françaises. Les CCI jouent par ailleurs un rôle de développement local pour les territoires et surtout des corps intermédiaires qui participent à la cohésion nationale. Au regard de ces éléments, elle l’interroge sur la nécessité de diminuer cette taxe et appelle le Gouvernement à respecter l’accord pris l’an passé avec les chambres de commerce et d’industrie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3086</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>74</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation des buralistes en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3086. — 14 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des buralistes en France. Entre la hausse incessante du prix de vente du tabac et la hausse des charges des entreprises, les buralistes se trouvent en difficulté. Or le marché parallèle des produits du tabac est florissant. Et ce, qu’il soit légal (commerce transfrontalier) ou illégal (contrebande, contrefaçon, etc.). En effet, les buralistes se trouvent confrontés à une concurrence déloyale avec des prix de vente plus faibles dans les pays voisins. En outre, le décret du 29 mars 2024 est venu modifier les conditions d’importation de cigarettes dans l’Union européenne en mettant fin à la limitation d’une cartouche maximum par personne. Or les bureaux de tabac sont, pour près de la moitié, situés dans des communes de moins de 3 500 habitants. Vente de presse ou dépôt de pain, ils ont multiplié leurs activités ces dernières années pour devenir, souvent, le dernier commerce du village. Lieu de vie et de lien social dans les territoires ruraux, il semble indispensable de les défendre et de favoriser leur maintien. Or cette hausse continue des prix de vente du tabac non seulement finit par remettre en cause ce fragile équilibre, mais encore, ne s’est nullement accompagnée d’une baisse tangible du nombre de fumeurs ; d’autant plus que le nombre de ventes chez les buralistes a baissé de 8 % au cours des dernières années, générant ainsi un manque à gagner non négligeable pour les finances publiques. En ce sens, 7 usines clandestines de fabrication de tabac ont déjà été démantelées en France. Cela signifie qu’il y a désormais une organisation mafieuse derrière la distribution de tabac de contrefaçon. La production de tabac s’est déplacée des pays de l’Est vers le marché français pour des raisons de coûts et de profits ; ce qui pose un vrai problème aux buralistes car officiellement c’est leur rôle de distribuer le tabac dans le cadre du traité de gérance qui les lie à l’État. C’est aussi un grave coup de canif contre la politique de santé publique. Dans la mesure où le prix n’est pas un outil dissuasif de santé publique contre le tabagisme et que le consommateur trouve facilement du tabac 50 % moins cher sur le marché parallèle, cela crée un appel d’air pour la contrebande et la contrefaçon de ce produit légal et réglementé en raison de son prix trop élevé. Il apparaît donc utile de rappeler les leçons de la période de la prohibition et nécessaire de stopper la hausse des prix du tabac et de lutter autrement contre la consommation de tabac. Aussi, elle lui demande d’une part quelle stratégie le Gouvernement entend mettre en place pour lutter contre le marché parallèle de vente de tabac et d’autre part, si celui-ci envisage de stopper la hausse continue du prix de vente du tabac pour sauvegarder l’activité des buralistes et quelles sont les solutions fiscales envisagées pour leur assurer des prix concurrentiels avec les pays européens voisins de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3098</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>75</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Droits de succession pour les anciens présidents de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3098. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les droits de succession dont les anciens présidents de la République semblent exonérés. Cette information devrait être accessible à tous, mais on constate en réalité que le cadre règlementaire d’une telle disposition est très opaque. Il semblerait qu’une loi, promulguée le 23 décembre 1970, ait porté exonération des droits de mutation sur la succession du général de Gaulle. Pourtant, les présidents de la République ne peuvent s’affranchir des lois et aucun fondement juridique ne semble permettre cette exonération. Elle souhaiterait ainsi savoir si les anciens présidents de la Ve République (Georges Pompidou, François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing) ont bénéficié de cette exonération et connaître les fondements règlementaires de cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>75</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir des salariés d’Auchan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3105. — 14 janvier 2025. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir des salariés d’Auchan à la suite de l’annonce du plan de restructuration de l’activité du groupe. Le 5 novembre 2024, le groupe Auchan a annoncé un plan de restructuration entraînant la suppression de 2 389 postes en France. Le « plan de sauvegarde de l’emploi » menace notamment onze salariés de l’hypermarché de Grande-Synthe, une ville située dans le département du Nord, territoire historique de l’implantation et du développement du groupe, qui appartient à l’Association familiale Mulliez (AFM). Depuis plusieurs années, le secteur de la grande distribution dans son ensemble est en difficulté et l’enseigne Auchan ne fait pas exception. Cependant, les orientations stratégiques prises par la gouvernance du groupe posent question. En 2020 déjà, la direction de l’entreprise avait annoncé la suppression de 1 475 postes en France. La même année, elle obtenait 500 millions d’euros d’argent public au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Depuis et en dépit de résultats en baisse, le groupe Auchan a procédé à l’achat de 98 magasins Casino et a versé plusieurs millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. Les fonds publics du CICE ont-ils réellement servi à renforcer la compétitivité de l’enseigne en l’adaptant aux nouvelles réalités du marché ? Ont-ils été utilisés pour maintenir les emplois d’Auchan, au siège ou dans les magasins du réseau ? M. le député plaide pour un contrôle plus strict et une transparence accrue de l’utilisation de l’argent public accordé aux entreprises, notamment pour que le CICE serve véritablement à améliorer la compétitivité des entreprises et à préserver les emplois. Il demande une évaluation précise de l’utilisation des aides publiques perçues par le groupe Auchan. M. le député souhaiterait également connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour préserver les emplois menacés chez Auchan. Par ailleurs, bien que de nombreuses enseignes appartiennent à l’AFM (Boulanger, Kiabi, Décathlon, Leroy-Merlin, etc.), l’association n’est pas juridiquement considérée comme un groupe. Cette situation entraîne des conséquences préjudiciables pour les salariés, qui ne peuvent pas prétendre à un reclassement dans une autre entité appartenant à la famille Mulliez. Le Gouvernement envisage-t-il d’exiger des reclassements dans la galaxie Mulliez ? L’entreprise se doit d’accompagner les salariés avec un reclassement ou des dédommagements à la hauteur de leur engagement. L’annonce de la restructuration du groupe Auchan a choqué l’ensemble des employés, leurs représentants syndicaux et de nombreux élus locaux. M. le député apporte son soutien aux salariés de Grande-Synthe et à ceux de l’ensemble du réseau, qui ne doivent pas être considérés par la direction comme de simples variables d’ajustement social ou économique. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>76</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Inclusion des revenus des activités illicites dans le calcul des ressources
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3131. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la possibilité et l’opportunité de réfléchir à inclure les revenus issus des activités illicites, notamment ceux des « guetteurs » impliqués dans le trafic de stupéfiants, dans le calcul des ressources du foyer fiscal. Les « guetteurs » jouent un rôle central dans les réseaux de trafic de stupéfiants. Leur mission consiste à surveiller les lieux stratégiques et à alerter leurs complices de la présence des forces de l’ordre. Bien que ces activités soient illégales, elles génèrent des revenus souvent conséquents, qui échappent totalement au cadre légal de déclaration et de fiscalisation. En droit fiscal, tout revenu, quelle qu’en soit son origine, est censé être déclaré. Cependant, cette exigence se heurte au droit pénal, notamment au respect de la présomption d’innocence. L’absence de fiscalisation de ces revenus soulève plusieurs problématiques. D’un point de vue social, ces ressources non déclarées permettent à certains foyers de bénéficier d’aides sociales indues ou d’échapper à des prélèvements fiscaux auxquels les autres citoyens sont soumis. Cela nourrit un sentiment d’injustice parmi les contribuables respectant leurs obligations fiscales. Par ailleurs, ces revenus illégaux renforcent les moyens financiers des réseaux criminels et alimentent une économie souterraine difficile à démanteler. Les points de deal constituent la face visible de cette économie parallèle. Implantés dans des cités ou immeubles précaires, souvent à proximité d’axes stratégiques comme des sorties d’autoroute, des stations de métro ou des universités, ils sont organisés de manière quasi-industrielle. En amont, l’approvisionnement se fait par des semi-grossistes, principalement depuis le Maroc ou l’Espagne. En aval, les profits du trafic sont blanchis, notamment au Maghreb ou à Dubaï. Chaque point de deal fonctionne comme une entreprise structurée, avec une hiérarchie claire et des rôles définis. À l’entrée, le « guetteur », masqué et souvent assis, contrôle les allées et venues, procède parfois à des fouilles ou vérifications d’identité et alerte en cas de danger. Le rabatteur oriente les clients vers le vendeur, appelé « charbonneur », qui, muni de sa sacoche de produits stupéfiants, effectue les transactions. Un appartement dit « nourrice », souvent occupé par une femme en situation de précarité, sert de lieu de stockage et de repli en cas d’intervention policière. Les revenus dans cette chaîne sont conséquents : le guetteur gagne environ 60 euros par jour, le vendeur 150 euros et la nourrice jusqu’à 1 500 euros par mois. Quant au gérant, responsable de l’approvisionnement et de la gestion des équipes, il peut percevoir jusqu’à 5 000 euros par mois. Depuis la loi de finances rectificative pour 2009, des dispositifs fiscaux permettent de taxer les revenus tirés des activités illicites. Deux mécanismes sont prévus : une présomption de revenus, qui considère les biens ou sommes saisies comme imposables, et une taxation forfaitaire fondée sur le train de vie, permettant d’ajuster la base fiscale en fonction des dépenses ou des signes extérieurs de richesse disproportionnés. Cependant, leur application reste limitée par des obstacles pratiques, comme la difficulté d’évaluer les revenus illicites et juridiques, notamment le respect de la présomption d’innocence. Depuis le cadre du plan « Marseille en grand », annoncé le 2 septembre 2021 par le Président de la République Emmanuel Macron, l’État a déjà pris des initiatives pour s’attaquer aux ressources économiques des réseaux criminels. Par exemple, en 2023, une taskforce administrative interministérielle a été créée, associant les services fiscaux, les douanes et la police. Cet outil innovant a pour objectif de cibler les flux financiers issus d’activités illégales, en complément des procédures judiciaires. Ce dispositif montre la volonté de l’État de renforcer son action contre l’économie souterraine. Une piste complémentaire pourrait consister à instaurer des mesures ciblées, comme la fiscalisation systématique des revenus générés par les activités liées aux points de deal, dont l’organisation quasi-industrielle produit des revenus très significatifs. Un rapport récent de la Cour des comptes, d’octobre 2024, évaluant la structuration et les premières retombées du plan, accompagné d’observations sur la question des forces de police à Marseille, met en lumière l’importance de « s’attaquer aux revenus des clans » pour affaiblir les réseaux criminels. À l’échelle européenne, des initiatives comme le projet de directive sur le gel et la confiscation des capitaux d’origine criminelle offrent de nouvelles perspectives pour lutter contre ces flux financiers. Par ailleurs, une coopération internationale renforcée avec des pays comme Dubaï, le Maroc et l’Algérie apparaît essentielle pour limiter le blanchiment. Certains pays, comme les États-Unis d’Amérique, ont déjà mis en place des dispositifs fiscaux spécifiques pour taxer les revenus issus d’activités illégales, tout en garantissant l’anonymat des déclarants afin d’éviter des poursuites pénales immédiates. Ces dispositifs permettent d’élargir l’assiette fiscale tout en réduisant les capacités financières des réseaux criminels. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur l’opportunité intéressante de mettre en œuvre un dispositif similaire en France. Une telle mesure permettrait d’assurer une plus grande équité fiscale, de limiter l’impunité financière des criminels et de renforcer la cohérence entre les revenus réels et les aides sociales perçues. Elle propose également qu’une évaluation des mécanismes en place depuis 2009 soit réalisée, afin d’identifier les freins rencontrés et les améliorations possibles. Enfin, Mme la députée souligne que cette mesure pourrait s’inscrire dans une stratégie globale, comprenant un volet éducatif et préventif dans les quartiers concernés, ainsi qu’un renforcement des dispositifs juridiques et administratifs existants pour lutter contre le blanchiment d’argent et le trafic d’armes. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de réfléchir à cette piste et, le cas échéant, selon quelles modalités il pourrait surmonter les freins techniques et juridiques pour garantir une mise en œuvre efficace et respectueuse des principes de droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>77</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés sur le site impots.gouv.fr
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3132. — 14 janvier 2025. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les professionnels dans l’utilisation du site internet dédié aux démarches fiscales impots.gouv.fr. Les usagers signalent que la partie professionnelle du site impots.gouv.fr présente des problèmes majeurs affectant son ergonomie et son fonctionnement. Ces dysfonctionnements incluent la coexistence de plusieurs versions différentes du site au cours de la navigation, des erreurs fréquentes de type « erreur 304 » et des obstacles récurrents au téléchargement de documents fiscaux. Ces problèmes génèrent une perte de temps significative pour les professionnels et peuvent compromettre leur capacité à remplir dans les délais leurs obligations fiscales. Alors que la digitalisation des services publics constitue une priorité, ces dysfonctionnements contrastent avec l’objectif affiché de simplification des démarches administratives. Ils pénalisent particulièrement les TPE, PME et indépendants, qui ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour gérer de telles difficultés techniques. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à ces problèmes techniques et améliorer la fiabilité et la performance de cet outil essentiel pour les professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>77</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Gestion déclarative de la taxe IFER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3133. — 14 janvier 2025. — M. Boris Vallaud attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la gestion déclarative de la taxe IFER par les sociétés de production d’énergie renouvelable. L’autonomie financière des collectivités territoriales reste un sujet primordial pour les collectivités territoriales. Une des recettes fiscales importantes pour celles-ci est l’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER) et notamment, pour les départements, communes et communautés de communes, l’IFER pour les installations photovoltaïques. Lorsqu’une entreprise installe une centrale de plus de 100kw, elle se doit de faire une déclaration au registre national des producteurs d’électricité et une déclaration fiscale, déclarant ainsi sa date de mise en service et d’injection des premiers électrons dans le réseau. Or les collectivités constatent des retards notoires, voire des oublis (volontaires ou non) de l’une ou des deux déclarations. L’absence de la déclaration fiscale a pour effet une perte conséquente de recettes fiscales, dans une période où le moindre euro est important pour équilibrer le budget. Le lien entre le registre national et les services fiscaux ne permettent pas d’obtenir des données fiables, laissant aux collectivités la responsabilité d’enquêter et d’alerter les services des finances publiques qui diligentent alors des contrôles fiscaux. Certaines collectivités n’ont pas les moyens humains de ce suivi et perdent ainsi des recettes fiscales auxquelles elles ont droit. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement visant à accompagner au mieux les collectivités territoriales et faciliter la déclaration fiscale des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>77</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Risques de fraudes sur le service « Gérer mes biens immobiliers »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3134. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de contrôler le nouveau dispositif « Gérer mes biens immobiliers ». Mis en place en 2023, ce dispositif instaure une obligation déclarative à destination des propriétaires de biens immobiliers qui doivent déclarer à l’administration fiscale la situation d’occupation au 1er janvier des logements dont ils sont propriétaires. Or cette évolution administrative s’est accompagnée d’une baisse notoire des bases fiscales des résidences secondaires pour l’année 2024, qui n’est pas sans susciter les interrogations. Alors que la taxe d’habitation sur les résidences principales a été supprimée au 1er janvier 2023, celle sur les résidences secondaires a été conservée et demande donc une déclaration sur la situation d’occupation. Si la Commune ou l’EPCI n’impose pas de taxe d’habitation sur les logements vacants, certains propriétaires ont alors pu découvrir un moyen de contourner l’instrument en déclarant leur résidence secondaire comme vacante pour échapper à la taxe. À l’heure actuelle, il n’existe aucun moyen de contrôle de ces déclarations pour les collectivités territoriales. Pourtant, les pertes financières engendrées par ces fraudes sont lourdes de conséquences et il est urgent de protéger les collectivités de cette nouvelle menace à leur pérennité financière. Face à ces failles du dispositif, Mme la députée l’interroge donc sur la possibilité de fraude au moment de la déclaration et souhaite savoir quelles mesures de contrôle pourront être mises en place pour pallier cette perte de ressources extrêmement préoccupante pour les collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>78</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation pour les meublés touristiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3135. — 14 janvier 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la taxe d’habitation imposable aux propriétaires de logements secondaires qualifiés de locations meublées saisonnières. Depuis la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, qui a supprimé la taxe d’habitation des résidences principales à compter de 2023, la base d’imposition de cette taxe s’applique uniquement aux propriétaires de résidences secondaires et à leur surface annexe, dont ces dernières inclues des locations de meublés classées en gîte. En effet, cette taxe s’applique à des logements meublés saisonniers si le loueur en conserve la disposition une partie de l’année. En revanche, si le logement est mis en location toute l’année, ce dernier est exonéré de taxe d’habitation. Il existe aussi une exonération si le logement est situé dans une commune en zone de revitalisation rurale (ZRR). De ce fait, l’exonération de la taxe d’habitation n’est pas possible pour un gite en location une majorité de l’année. Or ce type d’hébergement est la base même du développement touristique et économique des communes ardennaises. Plus qu’une seconde rémunération pour les habitants d’une zone rurale en difficulté, ces résidences permettent de développer les offres de logement et ainsi l’attractivité touristique des communes. Cette taxe d’habitation, encore imposable pour ces propriétaires qui mettent à disposition leurs logements au bénéfice du tourisme, est un frein à ce développement. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement envisage de rectifier la législation applicable à l’imposition des propriétaires de locations meublées saisonnières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>78</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir de l’usine Stellantis Douvrin : emplois et souveraineté industrielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3136. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir incertain de l’usine historique Stellantis de Douvrin et sur les conséquences des politiques européennes sur l’industrie automobile française. Depuis plus de cinquante ans, l’usine de Douvrin ancien fleuron de la production de moteurs thermiques incarne un savoir-faire industriel unique dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Cependant, sous l’effet des décisions stratégiques du groupe Stellantis, de l’accélération de la transition vers l’électrique et des normes contraignantes imposées par la Commission européenne cette usine emblématique est aujourd’hui menacée de disparition. Avec une réduction massive des effectifs de 5 800 salariés au début des années 2000 à 430 contrats à durée indéterminée actuellement et une chute drastique de la production, l’usine se trouve dans une spirale inquiétante qui conduira à sa fermeture définitive en 2025. Les promesses de reconversion et de transfert des salariés vers la gigafactory voisine de batteries électriques ACC se heurtent à une réalité bien plus préoccupante : des embauches au compte-gouttes, des reclassements insuffisants et un grand nombre de salariés laissés sans perspectives concrètes. Les syndicats unanimes dénoncent une gestion opaque et une stratégie visant à vider l’usine de sa substance sans plan social formel condamnant les salariés à l’incertitude et à une lente agonie professionnelle. Parallèlement, la filière automobile française autrefois un pilier de la souveraineté industrielle nationale est mise à genoux par des normes européennes de plus en plus punitives. L’objectif irréaliste de 100 % de véhicules électriques d’ici 2035 combiné à des amendes exorbitantes et à une concurrence déloyale des véhicules chinois accélère la désindustrialisation du pays menaçant des dizaines de milliers d’emplois et aggravant le déficit commercial. M. le député demande au ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un avenir à l’usine de Douvrin et à ses salariés dans un contexte de transition écologique qui à ce jour sacrifie la souveraineté industrielle française sur l’autel de décisions idéologiques européennes. Il souhaite également savoir comment le Gouvernement compte agir auprès de la Commission européenne pour infléchir des normes déconnectées des réalités économiques et sociales du pays afin de protéger l’industrie automobile française et ses emplois. Enfin, il demande quelles garanties concrètes peuvent être apportées aux salariés de Stellantis Douvrin concernant leur reclassement, leur rémunération et leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>79</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>IEF Opella
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3137. — 14 janvier 2025. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’irrégularité de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France dans le cadre de la cession d’Opella, filiale de Sanofi, au fond d’investissement américain CD et R. En effet, par communique de presse conjoint du 20 octobre 2024, les ministres de l’économie, des finances et de l’industrie et délégué chargé de l’industrie ont annoncé « l’obtention de garanties par l’État dans le projet de cession de capital de l’entreprise Opella au fonds CD et R ». Ces garanties visaient à garantir l’empreinte industrielle d’Opella en France, « en cohérence avec la stratégie de souveraineté sanitaire et industrielle du pays ». Le communiqué précise que la procédure de contrôle des investissements étrangers en France s’appliquera également, sous le pilotage de la direction générale du Trésor dans le calendrier fixé par le décret. M. le député rappelle que la procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF) prévue à l’article L. 151-3 du code monétaire et financier vise justement à défendre l’intérêt national et qu’il n’appartient donc pas au ministre de prendre une décision en ce sens avant même qu’une demande d’autorisation soit déposée par l’investisseur étranger et que l’administration ait mené son instruction dans le délai règlementaire de 75 jours ouvrés. En l’espèce, soit l’opération exigeait une autorisation IEF et le contrat est illégal, soit elle n’en relevait pas et cette police n’aurait pas dû apparaître comme une option. Cette opération nécessite en effet plus qu’un communiqué de presse et des engagements de circonstances. M. le député souhaite à ce titre savoir si Opella commercialise des biens et services essentiels à la protection de la santé publique ? L’investisseur américain, en procédant à ce rachat, met-il en péril les intérêts nationaux ? Le Gouvernement semble le supposer en signant cet accord qui mobilise les ressources de Bpifrance. Si tel est le cas et compte tenu du caractère direct et étranger de l’investissement, l’opération relève bien du champ matériel du contrôle IEF. Enfin, quelle est la valeur d’un tel engagement en l’absence de position publique et d’instruction du ministre de la santé, seul compétent en matière de préservation de la santé publique ? C’est pourquoi il lui demande de surseoir aux engagements du communiqué de presse et de procéder à l’instruction de la demande de la demande d’autorisation conformément à la législation sur le contrôle des investissements étrangers en France ; il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>79</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Décret pour le cumul du PTZ et de MaPrimeRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3145. — 14 janvier 2025. — M. René Pilato attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des primo-accédants ayant bénéficié d’un prêt à taux zéro, qui se doivent d’attendre cinq ans avant de pouvoir déposer un dossier pour voir leurs travaux de rénovation énergétique de grande ampleur être pris en charge dans le cadre de MaPrimeRenov’. Le ministère de l’économie avait annoncé un décret à venir afin de supprimer ce délai et permettre ainsi à des accédants à la propriété de pourvoir immédiatement à la « vétusté énergétique » de leur logement. En effet, à l’heure où la loi contraint les propriétaires à améliorer les performances énergétiques de leurs biens immobiliers et limite leur accès au marché locatif à défaut, cette mesure pourrait permettre un changement de propriété en faveur des plus modestes sans pour autant les contraindre à vivre dans un logement de basse performance énergétique. De plus, ce décret permettrait d’améliorer le dispositif MaPrimeRenov’alors que son objectif recueille un consensus au sein des forces politiques mais dont le bilan actuel présente plusieurs limites. Aussi, il convient de rappeler que le secteur du bâtiment représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France, soit environ 150 millions de tonnes de CO2, dont 100 millions pour le parc existant et 50 millions pour les produits de construction. Dans ce contexte, l’isolation est un levier essentiel pour améliorer la performance énergétique des bâtiments et réduire ainsi leur empreinte carbone. Il lui demande de lui indiquer à quelle date sera pris ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>79</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Accès aux services en ligne des administrations publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3189. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la politique de nombreuses administrations qui, pour accéder à leurs services en ligne, exigent une double identification nécessitant l’utilisation d’un téléphone portable. Or cette condition jugée nécessaire pour garantir la sécurité des usagers d’internet engendre de nombreuses difficultés pour les personnes qui ne disposent pas de téléphones portables, sans compter que, d’après un rapport de l’Insee datant de 2022, il reste encore 7 % de la population française victime d’illectronisme et qui se trouve ainsi dépossédée de smartphones, par choix ou par contrainte, ou de connexion à internet à leur domicile. De fait, des moyens technologiques alternatifs à l’utilisation du smartphone existent, comme une double authentification via un téléphone fixe ou une boîte mail par exemple. En conséquence, une telle situation participe à creuser les inégalités entre les Françaises et les Français. Dans ce contexte, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte assurer l’accès aux différents sites internet des administrations publiques pour l’ensemble de la population française et non seulement pour les détenteurs de téléphones portables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>80</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mécanisme de calcul de TVA faisant l’objet d’une rétrocession à Monaco
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3191. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le mécanisme de calcul du montant de TVA faisant annuellement l’objet d’une rétrocession à Monaco. La convention fiscale de 1963 unifie les marchés français et monégasque quant à la collecte de la TVA. Afin que chaque pays touche in fine sa « juste part » du montant collecté, une formule détermine la manière dont est partagé ce « pot commun ». Si l’essence de ce mécanisme ne semble pas a priori problématique, la formule utilisée pour le partage l’est plus. La formule initiale définissait la part revenant à Monaco comme le chiffre d’affaires monégasque, divisé par le chiffre d’affaires total (France + Monaco), multiplié par 1,6. La présence de ce facteur x1,6 n’a, à date, fait l’objet d’aucune explication officielle. De plus, la méthodologie de calcul a évolué en 2005 par l’intermédiaire du décret n° 2005-1078. Le reversement de la France à Monaco est désormais obtenu par indexation du reversement de référence de l’année 2001 (montant dont le calcul n’a jamais été explicité), en fonction du taux d’évolution des recouvrements nets annuels de TVA et d’accises des deux États, pondéré à concurrence de 5/6 pour les recouvrements français et de 1/6 pour les recouvrements monégasques. Elle lui demande d’expliciter la formule initiale, la raison du changement de formule survenu en 2005, le mécanisme désormais en vigueur (notamment le montant de base en 2001 et la formule d’indexation) ainsi que son plan d’actions dans la mesure où l’investigation descellerait une anomalie dans les modalités de partage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>80</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Réduction du délai de recours en cas de licenciement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3197. — 14 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la réduction des délais annoncée par le ministre dans le futur projet de loi Pacte II concernant le dépôt d’un recours contre une entreprise en cas de licenciement. Si le délai actuel pour qu’un salarié licencié puisse saisir les prud’hommes est effectivement long de 12 mois, le réduire à deux mois semble particulièrement excessif. Depuis la fin des années 2000, le délai pour contester la cause réelle et sérieuse d’un licenciement a déjà été considérablement raccourci, puisqu’il est passé de trente ans à cinq ans en 2008, puis à deux ans en 2013 et à un an en 2017. Il faut rappeler qu’à ce moment-là, le Gouvernement proposait déjà de ramener ce délai à six mois et que les organisations syndicales s’y étaient fortement opposées. En effet, avant de saisir le juge, il est nécessaire que des périodes de tentatives de négociation et de conciliation puissent avoir lieu. Le système de justice française garantit cette alternative grâce à la mise en place d’un délai de recours suffisamment long. Un délai plus court pourrait rendre difficile l’exploration de solutions amiables, poussant les employés à se précipiter pour engager des actions judiciaires avant l’expiration du délai, augmentant ainsi le nombre de conflits qui atteignent le tribunal. Cette mesure risque donc de provoquer une multiplication et un renforcement contre-productifs des saisines. Par ailleurs, si des mesures de simplification sont nécessaires pour les entreprises, en particulier les plus petites et moyennes, les organisations patronales elles-mêmes indiquent bien que cette réduction des délais de contestation en justice n’est absolument pas leur priorité. En effet, ces organisations ne souhaitent pas alimenter un climat social déjà délétère et craignent également que cette mesure engendre une multiplication des plaintes par précaution qui ajouterait une nouvelle pression judiciaire sur les employeurs. Ainsi, Mme la députée aimerait alerter le ministre sur l’écart considérable entre le délai en vigueur et celui qui est envisagé par le Gouvernement, considérant qu’une telle réforme risque de s’appliquer au détriment des droits et des libertés du justiciable. Elle aimerait s’assurer que le Gouvernement n’a plus pour projet d’établir ce délai de deux mois et interroge sa position actuelle sur la question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3070</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>81</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mettre fin à l’abomination de l’expérimentation animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3070. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’expérimentation animale à des fins scientifiques. Chaque année, des milliers d’animaux sont mutilés pour tester des produits ménagers ou pour servir de cobayes à l’occasion de recherches contestées au sein même des instances scientifiques. Au moment où elle prend la présidence de l’Union européenne, la France doit marquer sa volonté de mettre un terme à l’abomination qu’est l’expérimentation animale. On ne peut plus fermer les yeux sur ces élevages de la honte qui sacrifient 5 000 chiens par an. Les scientifiques disposent de méthodes alternatives dites in vitro et in silico qui permettent d’épargner des vies animales. Il lui demande si le Gouvernement va fermer les élevages d’animaux de laboratoire et développer des solutions alternatives pour que les animaux cessent d’être utilisés en matière de recherche scientifique et de développement de médicaments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>81</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Démocratisation des boîtes aux lettres pour enfants souffrant de harcèlement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3107. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le développement possible au niveau national des « boîtes aux lettres » pour enfants souffrant de harcèlement ou de violences dans les écoles et enceintes sportives. Cette initiative, portée par l’association « Les Papillons », vise à libérer la parole des enfants victimes de violences, grâce aux Boîtes aux lettres Papillons®. Actuellement, l’association gère 250 boîtes aux lettres installées dans des écoles et des enceintes sportives, permettant aux enfants d’écrire ce qu’ils n’arrivent pas à dire. En 2024, ce dispositif a permis de traiter 30 000 messages grâce à l’appui de psychologues de l’association. Ces boîtes sont financées par les collectivités locales et les villes partenaires, telles que Puteaux, ville de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine, où elles ont été installées dans dix écoles de la ville et au sein de certains centres de loisirs. L’initiative, bien accueillie par les établissements, permet à tous les enfants d’exprimer leurs maux en toute sécurité. Alors qu’une Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école est organisée chaque année, cette démarche s’inscrit parfaitement dans les efforts visant à sensibiliser les élèves, les parents, les enseignants et à lutter contre les violences en milieu scolaire. Le ministère de l’éducation nationale et de la Jeunesse, en publiant les « Premiers résultats statistiques de l’Enquête harcèlement 2023 », a révélé que plus d’un élève par classe est victime de harcèlement scolaire. Dans ce contexte, le développement de dispositifs tels que les Boîtes aux lettres Papillons® pourrait renforcer les actions gouvernementales contre le harcèlement. Aussi, l’obtention d’un agrément pour l’association et la promotion de l’implantation de ces boîtes dans toutes les écoles primaires, en lien avec les mairies, méritent d’être examinées avec attention. Elle souhaite connaître la position de Mme la ministre d’État sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>81</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Attaques récurrentes visant le modèle éducatif français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3109. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les attaques récurrentes visant le modèle éducatif français et ses principes fondamentaux de laïcité. Depuis plusieurs années, l’application des principes de laïcité dans les établissements scolaires publics fait l’objet de vives critiques et de contestations. Certains discours et rapports, notamment émanant du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), dépeignent l’école publique française comme un espace d’exclusion ou de discrimination. Le CCIE, organisation basée en Belgique après la dissolution en 2020 du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), accuse, dans son rapport annuel 2023, les enseignants français de perpétrer des « discriminations systémiques » envers les élèves musulmans et qualifie l’école républicaine de « lieu privilégié de l’islamophobie ». Ces accusations sont développées dans un rapport à destination européenne, qui cible particulièrement la France. Ce document constitue une tentative manifeste de discréditer le modèle éducatif français, ce qui est d’autant plus inquiétant dans le contexte actuel marqué par la menace persistante du terrorisme islamiste que connaît la France. Dans ces critiques, la loi du 15 mars 2004, qui interdit le port de signes ou tenues ostensiblement religieux dans les écoles, est particulièrement visée. Présentée comme discriminatoire, cette loi est pourtant essentielle pour garantir la neutralité de l’espace éducatif et préserver l’unité républicaine au sein des établissements scolaires du service public de l’éducation nationale. La loi répond également au besoin fondamental des enfants de disposer d’un cadre serein, où l’instruction et l’acquisition des règles qui fondent la citoyenneté doivent primer sur les appartenances communautaires ou religieuses. Ces critiques surviennent alors que les enseignants et les personnels éducatifs sont confrontés à une pression croissante, malheureusement trop souvent accompagnée de menaces explicites et d’actes de violence. Les assassinats de Samuel Paty en octobre 2020 et de Dominique Bernard en 2023 illustrent tragiquement les dangers auxquels s’exposent ceux qui défendent les valeurs républicaines. Plus récemment, le proviseur du lycée Maurice-Ravel à Paris a été menacé de mort pour avoir appliqué les règles de neutralité à l’école. Ces évènements témoignent de la montée d’une violence alarmante contre ceux qui ont pour mission de transmettre les principes fondamentaux de la République, les « hussards de la République », dont le dévouement doit être pleinement soutenu et protégé. Dans ce contexte préoccupant, il est essentiel de réaffirmer avec force les principes de laïcité et de neutralité au sein des établissements scolaires. La décision du Conseil d’État du 27 septembre 2024 a permis de rappeler cette nécessité en jugeant conforme à la loi l’interdiction du port de l’abaya, tenue interprétée comme un signe ostensible d’appartenance religieuse. Par ailleurs, le rapport d’information du Sénat du 5 mars 2024 et rédigé par les sénateurs François-Noël Buffet et Laurent Lafon, vient souligner les nombreux défis auxquels sont confrontés les enseignants dans l’application des principes de laïcité. Ce rapport insiste également sur l’urgence de fournir un soutien accru de la part des pouvoirs publics pour accompagner les personnels éducatifs et garantir un climat de sérénité au sein des établissements scolaires français. Mme la députée souhaite savoir quelles actions le ministère de l’éducation nationale entend prendre pour défendre le modèle éducatif républicain français et ses principes de laïcité. Elle demande quelles mesures seront renforcées pour protéger et accompagner les enseignants face aux contestations et menaces et comment le Gouvernement compte sensibiliser les élèves et leurs familles à ces valeurs. Enfin, elle s’interroge sur les initiatives prévues pour lutter contre les campagnes de dénigrement fussent-elles orchestrées depuis l’étranger et promouvoir une image juste et équilibrée de l’école publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>82</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Gestion des élèves allergiques et bénéficiant d’un PAI à la cantine scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3110. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les élèves en PAI (projet d’accueil individualisé) qui doivent apporter leurs repas à la cantine. Il est particulièrement préoccupant de constater que de nombreux enfants bénéficiant d’un projet d’accueil individualisé (PAI) en raison d’allergies alimentaires se voient contraints d’apporter leur propre repas à la cantine. Cela est souvent dû à l’incapacité des établissements à personnaliser leurs repas en tenant compte de leurs besoins spécifiques. Ces jeunes, qui font déjà face à des défis liés à leurs allergies graves, ressentent une profonde stigmatisation et une forme d’exclusion lorsqu’ils sont écartés des repas à la cantine. Le partage d’un repas est un moment essentiel de socialisation et d’intégration au sein de la communauté scolaire et il est injuste que ces élèves aient à se sentir encore plus isolés en raison de leurs contraintes alimentaires. Quelles actions concrètes le ministère de l’éducation nationale envisage-t-il de mettre en œuvre pour assurer une inclusion effective de ces enfants lors des repas dans les écoles ? Comment Mme la ministre prévoit-elle de sensibiliser les établissements scolaires et de former le personnel afin qu’ils puissent mieux répondre aux besoins alimentaires spécifiques des élèves tout en favorisant un environnement accueillant pour tous ? Elle souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>82</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inquiétudes relatives au manque de personnels AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3111. — 14 janvier 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de l’inquiétude des parents d’élèves en situation de handicap relative au manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). M. le député rappelle que l’accueil d’un enfant en situation de handicap en milieu ordinaire reste conditionné au nombre d’AESH. Le manque de personnel empêche trop souvent l’accès à l’école : 1 enfant sur 4 en situation de handicap de moins de 6 ans n’est pas scolarisé. Au-delà d’un manque structurel, Mme la directrice académique des services de l’éducation nationale de l’Indre estime que « ce n’est pas une question de moyens. (…) Nous avons des contraintes de ressources humaines. » Ainsi, M. le député se demande quelle est réellement la volonté du Gouvernement. La nécessité est de revaloriser le métier en lui donnant enfin les lettres de noblesse qu’il mérite. Cela passe naturellement par une simplification en matière de ressources humaines ; il convient à Mme la ministre de s’attaquer au manque d’attractivité de la profession. M. le député interroge donc Mme la ministre à propos des actions prévues par le Gouvernement pour répondre à ce problème urgent. Il souhaiterait notamment savoir quelles mesures concrètes seront prises pour pallier le manque d’AESH dans les écoles et garantir l’inclusion effective des élèves en situation de handicap. M. le député lui demande également comment le Gouvernement compte revaloriser le métier d’AESH, notamment en matière de rémunération, de conditions de travail et de perspectives d’évolution professionnelle. De plus, quelles actions sont envisagées pour simplifier et accélérer les processus de recrutement, afin de répondre rapidement aux besoins criants des établissements scolaires ? En somme, il insiste sur l’urgence d’une action ambitieuse et volontariste pour garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants, sans discrimination, conformément aux principes fondamentaux de la République, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>83</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manquements à la loi du 11 février 2005 sur l’inclusion scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3112. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les manquements à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, particulièrement en matière d’inclusion scolaire. Le manque d’offre d’accueil pour les enfants et adolescents en situation de handicap dans des établissements ou services médico-sociaux pour enfant est une problématique préoccupante. À titre d’illustration, selon le collectif Handicap 35, en 2024, plus de 1 000 enfants d’Ille-et-Vilaine sont sur liste d’attente pour une place dans un établissement ou service médico-social. Cette situation crée d’importantes inégalités et pose de nombreuses difficultés pour les familles. En effet, l’un des parents, souvent la mère, se retrouve contraint de quitter son travail pour s’occuper à plein temps de l’enfant, entraînant une perte de revenus et une fatigue mentale considérable. En parallèle, le manque criant d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) en milieu ordinaire limite considérablement l’inclusion. Si l’éducation nationale fait état de plus de 470 000 élèves en situation de handicap scolarisés en 2024 contre 155 351 en 2006, cette croissance n’a pour autant pas été accompagnée d’une augmentation proportionnelle du nombre d’AESH. À la rentrée 2024, en Ille-et-Vilaine, plusieurs centaines d’AESH faisaient défaut pour répondre aux besoins des élèves en situation de handicap entravant ainsi leur développement scolaire et social. Cette situation alarmante souligne que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour une école réellement inclusive et pour respecter pleinement la loi du 11 février 2005. Il est urgent d’améliorer l’attractivité du métier d’AESH. Une revalorisation de leur statut, avec une rémunération plus juste et un renforcement de la formation, s’impose pour permettre un soutien de qualité aux élèves en situation de handicap. L’inclusion ne se limite pas à placer des enfants dans une même classe : elle nécessite une formation adéquate des enseignants et une collaboration étroite avec le secteur médico-social. Par ailleurs, en avril 2023, la France a été condamnée par le Comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe pour violation de plusieurs articles de la Charte sociale européenne, notamment l’article 15, alinéa 1. Cet article dispose que les États doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer l’orientation, l’éducation et la formation professionnelle dans le cadre du droit commun, ou, à défaut, dans des institutions spécialisées. Le comité a souligné que les autorités françaises n’ont pas pris les mesures nécessaires pour répondre aux difficultés persistantes concernant l’inclusion scolaire des enfants et adolescents en situation de handicap, révélant ainsi l’urgence de la situation. Tout cela illustre une nette régression par rapport aux objectifs de la loi du 11 février 2005. Il l’interroge donc sur les moyens humains et financiers que le Gouvernement entend mobiliser pour améliorer durablement l’accueil et l’inclusion des enfants et adolescents en situation de handicap à l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>83</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Reconnaissance des assistants de service social de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3113. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des assistants de service social de l’éducation nationale. Ces derniers jouent en effet un rôle majeur dans l’appréhension des situations de difficultés financières des familles, de violences intrafamiliales, de décrochage scolaire ou encore de harcèlement. En ce sens, leur action est fondamentale pour la cohésion sociale et la réduction des inégalités sociales au sein de l’éducation nationale. Les infirmiers et les infirmières scolaires ont obtenu une revalorisation de leur salaire en mai 2024, une revalorisation essentielle pour apporter une juste reconnaissance à cette profession qui souffre d’un manque criant de personnel. Cependant, les assistants de service social attendent eux aussi une reconnaissance de leur métier et une amélioration de leurs conditions de travail. Ces attentes ne seront comblées que si le Gouvernement se saisit réellement de la question d’une revalorisation indiciaire, d’une réelle prime REP/REP+ non proratisée et d’un large plan de création de postes afin de permettre aux personnels de faire leur travail dans de bonnes conditions et aux élèves de bénéficier d’un service social au sein des établissements à la hauteur des difficultés rencontrées. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour améliorer les conditions de travail des assistants de service social de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>84</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3114. — 14 janvier 2025. — M. Frédéric Falcon alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation des AESH. Le recrutement des AESH laisse de nombreux établissements en sous-effectif dans l’Aude. Cette pénurie pèse lourdement sur les familles, qui se retrouvent confrontées à des délais d’attente interminables pour que leur enfant puisse bénéficier d’un accompagnement adapté. Ce manque de personnel entraîne également une surcharge pour les AESH en poste, qui doivent souvent se partager entre plusieurs enfants, au risque de ne pouvoir assurer un suivi optimal. Dans ce contexte, les élèves en situation de handicap se retrouvent parfois privés de l’inclusion scolaire à laquelle ils ont droit, mettant les familles en difficulté. M. le député sollicite Mme la ministre pour que des mesures urgentes et ambitieuses soient mises en place afin de : renforcer les moyens alloués au recrutement des AESH et garantir des effectifs suffisants de professionnels dans chaque académie ; proposer une formation initiale et continue de qualité pour les AESH, axée sur les différentes typologies de handicaps et les stratégies pédagogiques adaptées ; améliorer les conditions de travail et de rémunération des AESH afin d’attirer et de fidéliser davantage de candidats. Ces actions seraient déterminantes pour assurer une éducation inclusive et respectueuse des besoins de tous les élèves. Il en va de l’avenir des enfants concernés, mais aussi de l’engagement de la société à respecter les principes d’égalité et de solidarité. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>84</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pérennité du régime additionnel de retraite de l’enseignement privé sous contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3115. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la pérennité du régime additionnel de retraite (RAR) des personnels de l’enseignement privé sous contrat avec l’État. Le RAR a été créé en 2005 afin de réduire l’écart entre les pensions de retraite des enseignants du privé sous contrat avec l’État et celles des enseignants du public. Or ce régime, qui poursuit une finalité juste, se trouve menacé dès 2025, malgré les alertes continues du Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (SPELC) depuis 2015. Les enseignants de l’enseignement privé cotisent déjà à hauteur de 22 % du salaire brut (contre 19 % pour les enseignants du public) et le mode de calcul de leur pension de retraite est très défavorable en comparaison de leurs homologues du public. Au regard de ces désavantages, le régime temporaire de retraite de l’enseignement privé (RETREP) sert à les compenser en permettant aux enseignants du privé de profiter des mêmes droits de départ à la retraite (notamment sur l’âge), bien que le montant des pensions diffère. Malgré cette injustice, les fonds non utilisés du RETREP (7 millions d’euros) sont utilisés pour le remboursement de la dette, au lieu de les reverser aux enseignants du privé retraités. Le SPELC demande ainsi que les fonds non utilisés du RETREP soient reversés dans le RAR. Par ailleurs, le SPELC demande que la répartition des cotisations sociales entre les enseignants du privé et l’État soit la même que pour les enseignants du public, c’est-à-dire 40 % à la charge de l’enseignant, 60 % à la charge de l’État. Cette répartition doit aussi être appliquée pour le financement du RAR. Enfin, le SPELC propose la prise en compte des années non cotisées avant 2005 par l’État. Dans la mesure où l’État est le seul responsable de la mauvaise gestion du régime et que les modifications proposées par le Gouvernement sont insuffisantes, il lui demande si elle entend adopter les mesures légitimes demandées par le SPELC, le deuxième syndicat représentatif des 150 000 enseignants de l’enseignement privé sous contrat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>85</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Attribution du statut REP au collège Gisèle Halimi d’Ivry-sur-Seine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3116. — 14 janvier 2025. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’urgence de l’attribution du statut « réseau éducation prioritaire » au collège Gisèle Halimi à Ivry-sur-Seine. Ouvert à la rentrée 2023, le collège Gisèle Halimi ne possède pas le statut REP, alors que deux des trois écoles y étant rattachées sont classées REP et que l’Indice de position sociale (IPS) des familles d’élèves y est parmi les plus faibles des collèges d’Ivry-sur-Seine. L’indice de position sociale (IPS) d’un établissement scolaire est un indicateur calculé par la DEPP. Ce chiffre constitue l’un des éléments permettant de chiffrer les disparités et la mixité sociale, ainsi que leur évolution. À la rentrée 2022, l’indice de position sociale (IPS) moyen des collégiens du secteur public est de 105. Celui du secteur privé sous contrat de 121. L’IPS moyen des collégiens scolarisés en éducation prioritaire REP+ est de 74 et de 85 en éducation prioritaire REP. Alors que l’IPS médian dans les collèges publics du Val-de-Marne est de 98,3, l’IPS médian du collège Halimi est de 84,4. Cet IPS est inférieur aux autres collèges de la ville, dont le collège Molière (IPS = 89,7), pourtant établissement REP. De fait, les collèges disposant du statut REP ou REP+ bénéficient des dispositifs d’aides éducatives. Le collège bénéficierait donc de moyens financiers et humains plus conséquents, rendant possible la création d’un poste de principal adjoint, ou à minima une aide à la direction ainsi que la création d’un second poste de CPE, requêtes portées par les personnels et les parents d’élèves. L’obtention du statut REP au collège Gisèle Halimi permettrait également d’y limiter le nombre d’élèves par classe à 25, autre requête des parents comme des enseignants, qui dénoncent des classes allant jusqu’à 29 élèves alors que certaines salles n’ont que 28 places. La raison même des réseaux d’éducation prioritaire étant de permettre une égalité d’accès à l’éducation aux plus défavorisés, l’obtention du statut REP permettrait d’assurer des conditions d’éducation et d’apprentissage adaptées aux besoins de l’établissement, en vue du passage du diplôme national du brevet. En effet, une étude réalisée par le DEPP en mars 2023 met en avant une corrélation entre l’IPS élevé d’un établissement et un haut taux de réussite au DNB. Elle lui demande donc quand sera pris un arrêté modifiant la liste des établissements scolaires intégrés aux réseaux d’éducation prioritaire (REP) et les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) afin d’y intégrer le collège Gisèle Halimi d’Ivry-sur-Seine, pour une prise en compte effective du statut REP à la rentrée 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>85</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application de la réforme du 3e cycle pharmaceutique (officine et industrie)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3117. — 14 janvier 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de la réforme du 3e cycle pharmaceutique. Depuis 2016, un travail important, concernant la refonte complète du 3e cycle des études pharmaceutique, a débuté dans l’objectif de parvenir à l’élaboration d’un diplôme d’études spécialisées (DES) au sein des différentes filières. Les applications des DES courts pour les filières officine et industrie sont quant à elles sans cesse repoussées alors même que ces DES courts permettraient aux étudiants d’obtenir les clés nécessaires à leur entrée dans le monde professionnel. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas : la formation ne semble pas suffisamment en phase avec la pratique actuelle d’un pharmacien et il convient d’y remédier. L’approche n’est que trop basée sur la théorie. Or - Mme la ministre en est sans doute autant consciente que M. le député - il faut former en impliquant les étudiants ; ils n’en deviendront que meilleurs. « J’entends et j’oublie, je vois et je me souviens, je pratique et je comprends. », comme le professait Confucius. Il convient de prendre également en compte le statut de l’étudiant exerçant en qualité de stagiaire. Ainsi, il ne reçoit qu’une indemnité d’un montant s’élevant autour de 600 euros par mois, alors qu’il exécute généralement les missions d’un pharmacien. Cette réforme commande pourtant des mesures claires : une formation de 2 semestres, un statut de maître de stage universitaire, un nouveau statut de droit public pour les modalités de rémunération, un accès à une indemnité forfaitaire de transport et d’hébergement. Les territoires ruraux demeurent déficitaires en matière de ressources humaines dans le milieu médical. Il faut donc inciter les jeunes diplômés à venir s’y installer et c’est précisément en allant dans le sens de l’application de cette réforme et ces mesures que Mme la ministre redonnera ses lettres de noblesse à la filière pharmaceutique. Il n’existe aucune contre-indication quant à l’application de cette réforme qui irait pleinement dans le sens de l’intérêt général. Il lui demande quand elle va appliquer cette réforme du 3e cycle pour les filières officine et industrie, attendue depuis plusieurs années, pour enfin éviter le déclassement de différentes formations pharmaceutiques et ainsi leur rendre leur attractivité, si nécessaire au vu de la conjoncture actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>86</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermeture de l’IFP Sorbonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3118. — 14 janvier 2025. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la baisse du financement de l’IFP Sorbonne université et des conséquences qu’elle emporterait sur la formation des psychomotriciens. La profession de psychomotricien a connu un large essor (de 11 444 professionnels en 2018 à 14 185 en 2022) lié à la mise en place récente de nombreux pans de politiques publiques de santé, autrefois insuffisamment couvertes : adoption de la stratégie nationale pour les troubles du spectre de l’autisme, meilleure prise en charge des troubles neurodéveloppementaux, des cancers professionnels, etc. L’institut de formation en psychomotricité Sorbonne université est le premier à avoir vu le jour en France. Parmi les 14 écoles identifiées assurant une formation au métier de psychomotricien, aucune n’accueille autant d’étudiants que l’IFP Sorbonne et nombre d’entre elles dépendent de l’enseignement privé. Pourtant, par un communiqué du 29 novembre 2024, la présidente de Sorbonne université et le doyen de la faculté de santé associée ont annoncé envisager la fermeture de l’école de formation des psychomotriciens dont ils assurent la gestion et justifient ce choix par le désengagement financier de l’État. En effet, en dépit du fait que cette formation soit dépendante du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant sa dotation financière, les financements de l’État ont été suspendus depuis plus de dix ans. La région Île-de-France s’est ainsi substituée aux carences de l’État, mais les restrictions budgétaires croissantes imposées aux universités ne permettent plus, en l’état, de faire perdurer cette offre de formation. Dès la rentrée prochaine, la formation verra son offre réduite de 155 à 120 places, réduction qui se poursuivra chaque année jusqu’à atteindre 25 % de l’offre actuelle, voire la fermeture définitive de la formation. Dès lors, il lui demande quels moyens l’État entend mobiliser afin d’assurer la pérennité de cette offre de formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>86</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manque d’AESH dans les établissements scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3158. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements scolaires et sur les solutions que l’État entend mettre en œuvre pour répondre à cette problématique préoccupante. Malgré les efforts déployés ces dernières années, le déficit d’AESH fragilise l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Bien que 3 000 postes supplémentaires aient été créés pour la rentrée 2024, portant le total à 88 502 AESH, cela reste insuffisant face à des besoins en constante augmentation. Cette situation risque de compromettre les engagements des gouvernements précédents en matière d’égalité des chances et d’inclusion qui sont des thématiques centrales dans les politiques éducatives. La situation dans le Bas-Rhin, où environ 200 AESH ont démissionné lors de l’année scolaire 2023-2024, est révélatrice d’une problématique nationale : près de 500 enfants dans ce département ont été privés du soutien indispensable à leur scolarité. Partout en France, des élèves restent sans accompagnement adapté, compromettant leur scolarisation et leur développement éducatif. Les familles doivent souvent pallier cette absence, au détriment de leur vie professionnelle, tandis que les enseignants rencontrent des difficultés pour maintenir la qualité de l’enseignement. Par ailleurs, les AESH eux-mêmes, confrontés à des conditions de travail précaires et à une formation insuffisante, désertent cette profession essentielle à l’inclusion scolaire. Il s’interroge sur les solutions concrètes que l’État souhaite mettre en œuvre pour résoudre cette problématique et garantir à chaque élève en situation de handicap l’accompagnement humain auquel il a droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>86</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Formation des vétérinaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3173. — 14 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés constatées pour rejoindre la profession réglementée de vétérinaire. Comme prévu au livre VIII du code rural et de la pêche maritime, le ministère de l’agriculture est compétent pour organiser en France l’enseignement vétérinaire. À ce titre, il organise la formation vétérinaire au sein de cinq écoles vétérinaires, soit quatre écoles nationales et une école vétérinaire privée d’intérêt général. La profession est indispensable à l’élevage et à la « ferme France ». Toutefois, nombre d’étudiants désireux de s’engager dans cette voie sont contraints de suivre des cursus vétérinaires à l’étranger, notamment parmi l’Union européenne à des coûts parfois prohibitifs sans pouvoir bénéficier d’une bourse d’étude. En effet, les écoles vétérinaires hexagonales sont extrêmement sélectives, ce qui peut interroger eu égard à la pénurie de vétérinaires, notamment ceux pratiquant dans les territoires ruraux agricoles ; d’autant plus qu’on parle aujourd’hui de déserts vétérinaires qui plongent les éleveurs, pour qui leur présence est vitale, dans le désarroi. Or, si les étudiants vétérinaires ont obtenu leur diplôme dans un pays étranger (hors Union européenne, Islande, Lichtenstein, Norvège ou Suisse) et viennent en France avec la volonté d’exercer le métier, au même titre que leurs homologues, les démarches réglementaires pour y parvenir semblent loin d’être une formalité. En ce sens, travailler en France, hors du système public, requiert trois conditions cumulatives et non des moindres : disposer de la nationalité française ou de la nationalité d’un pays des États membres de l’UE, de l’EEE ou suisse ; être titulaire d’un diplôme vétérinaire et, si celui-ci provient d’un pays non mentionné dans la liste ci-dessus, réussir un examen de contrôle de connaissances après dépôt d’un dossier conforme à l’arrêté du ministère en charge de l’agriculture ; et enfin maîtriser la langue française. Toutefois, il apparaît que les étudiants vétérinaires des écoles françaises peuvent exercer le métier dès leur 4e année de formation à l’aide d’une « carte verte » en qualité d’assistant vétérinaire, tandis que les étudiants vétérinaires étrangers en sont exclus même si la formation est identique et que leur diplôme est bien reconnu en France. Dans la mesure où le monde vétérinaire fait face à une pénurie de professionnels, l’histoire interpelle ; d’autant plus que la demande en clinique explose et que depuis peu 50 % des vétérinaires français sortent d’écoles étrangères. Or leur exclusion de la « carte verte » les désavantage dans leur apprentissage et la pratique du métier. Aussi, elle lui demande si d’une part, le Gouvernement envisage de rendre éligibles aux bourses nationales les étudiants vétérinaires français effectuant leurs études à l’étranger et si d’autre part il entend permettre aux vétérinaires étrangers compétents et désireux de travailler en France d’exister comme tels en assouplissant le système actuel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>87</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par le transport scolaire en IDF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3196. — 14 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les importantes difficultés rencontrées par les centaines de milliers d’élèves franciliens usagers du réseau de bus de la grande couronne depuis 2021 et désormais de la petite couronne, consécutivement au processus d’ouverture à la concurrence des transports opéré par la région Île-de-France et son gestionnaire « Île-de-France Mobilités ». En effet, alors que la libéralisation des transports devait améliorer le quotidien de tous les usagers, ces transports s’apparentent chaque jour un peu plus à un véritable parcours du combattant, notamment pour les enfants qui doivent se rendre dans leur établissement scolaire. En ce sens, depuis deux années, c’est : 10 % d’offre de transport non réalisée lors des transitions chaotiques vers des nouveaux délégataires de droit privé ; chaque jour, plus de 1 000 courses supprimées en grande couronne par les délégataires ; un sous-dimensionnement capacitaire aux heures de pointe qui conduit les chauffeurs à refuser les enfants dans des bus saturés malgré 382,40 euros par an déboursés par leurs parents pour ce service public finalement inopérant ; un entretien et une maintenance des bus insuffisants, tant ils sont sales et mal entretenus ; une adaptation des parcours et horaires des lignes de bus qui peine à se concrétiser laissant la solidarité entre parents se substituer à un service public de transport ! Chaque semaine, un nouveau reportage, plateau TV ou un article de presse relate l’enfer des usagers. Ce bilan catastrophique est également partagé par l’ensemble des associations d’usagers des transports telles que la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) d’Île-de-France ou encore l’Union régionale des associations autonomes de parents d’élèves d’Île-de-France. Dès lors, avec la poursuite de l’ouverture à la concurrence de 12 nouveaux secteurs, soit 315 lignes de Paris et la petite couronne, il existe un risque certain d’aggravation de la situation que la pénurie des conducteurs, qui démissionnent au moment où ils doivent changer d’employeur, ne cesse d’alimenter. À ce tableau social préoccupant s’ajoute un bilan financier inquiétant dressé par les compagnies ayant remporté les 21 premiers contrats qui décrivent le caractère insoutenable sur le plan financier des délégations de service public de transport avec jusqu’à 20 % de pertes. Ces situations chaotiques dans le service public de transport francilien ne peuvent perdurer ! Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend réagir rapidement et quelles mesures il envisage de prendre afin d’assurer correctement le transport régulier des élèves franciliens vers leurs établissements scolaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3096</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>88</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Discriminations des bénéficiaires de l’AAH dans l’accès à un logement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3096. — 14 janvier 2025. — M. Stéphane Mazars alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les discriminations fréquemment subies par les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) en matière d’accès au logement. En effet, si la loi définit le droit au logement comme un droit fondamental et prévoit qu’aucune personne ne peut se voir refuser la location d’un logement pour un motif discriminatoire, trop nombreuses sont les agences immobilières refusant de louer un logement à une personne qui perçoit l’AAH. La principale cause de ce refus réside dans les conditions intrinsèques d’éligibilité imposées au candidat-locataire par le contrat d’assurance « garantie des loyers impayés » (GLI), souscrit par les propriétaires auprès des assureurs, des courtiers en assurance ou des agences immobilières elles-mêmes. Parmi ces conditions, figurent la non-prise en compte du montant intégral de l’AAH comme revenu disponible, l’obligation de justifier d’un contrat de travail ou encore l’obligation de justifier d’un revenu trois fois plus élevé que le montant du loyer, etc. - autant d’obstacles auxquels s’ajoute la condition de non-cumul des assurances loyers impayés et des cautions solidaires. À plusieurs reprises, le Défenseur des droits a rappelé que la pratique d’une agence immobilière consistant à ne prendre en compte que les revenus saisissables des candidats et, partant, à ne pas tenir compte du montant l’AAH, était constitutive d’une discrimination indirecte fondée sur le handicap, laquelle est durement punie par la loi. Force est de constater que la charte signée en 2020 entre le Gouvernement et plusieurs fédérations représentant les professionnels de l’immobilier et les entreprises immobilières afin de renforcer l’action des professionnels dans la lutte contre toutes formes de discriminations dans l’accès au logement se révèle en pratique clairement insuffisante car trop souvent inopérante s’agissant des candidats à la location bénéficiaires de l’AAH. C’est pourquoi, conscient de la nécessité d’agir face aux discriminations dont sont couramment victimes les bénéficiaires de l’AAH en quête d’un logement, il l’interroge sur les mesures qu’elle entend prendre pour y mettre fin, rappelant au passage que le handicap reste le premier motif de discriminations dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3097</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>88</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Mouvements masculinistes en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3097. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les mouvements masculinistes en France. Dans son dernier rapport publié en janvier 2024, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes alerte sur un ancrage « des réflexes masculinistes et des comportements machistes », notamment chez les jeunes hommes adultes. Ces groupes, souvent désignés comme des mouvements pour les « droits des hommes », mettent en avant des problématiques qu’ils estiment spécifiques aux hommes dans le contexte social actuel, en se positionnant en opposition aux mouvements féministes. Ils critiquent ce qu’ils perçoivent comme les excès du féminisme, qu’ils accusent de créer un déséquilibre défavorable aux hommes. Souvent affiliés à des groupes extrémistes, certains de ces mouvements sont perçus comme des vecteurs de misogynie et d’opposition aux droits des femmes, plutôt que comme des entités cherchant à adresser réellement les problèmes masculins. Certains de ces groupes, de plus, véhiculent des idéologies d’extrême droite. Leur rhétorique et leurs actions peuvent inciter à des comportements discriminatoires ou violents envers les femmes et favoriser la propagation de stéréotypes de genre nuisibles. Le masculinisme peut mener aux drames, le masculinisme tue. La tuerie d’Isla Vista, le 23 mai 2014, perpétrée par Elliot Rodger, qui a causé la morts de 6 de personnes et blessé 13 autres sur le campus d’une université de Californie, est ainsi présentée comme le premier « symbole de la revanche incel » ; et le premier meurtre masculiniste en France est daté du 29 janvier 2020, lorsque Mickaël Philetas tue son ex-compagne, Mélanie Ghione, de quatre-vingts coups de couteau en justifiant qu’« une femme qui te fait une dinguerie ne doit pas repartir vivante ». Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître les analyses du Gouvernement sur l’influence et la croissance des mouvements masculinistes en France et quelles mesures sont envisagées ou déjà mises en place pour surveiller ces groupes, particulièrement en ce qui concerne leurs activités sur les plateformes en ligne. De plus, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte assurer que ces mouvements ne contribuent pas à une dégradation des relations entre les sexes et ne compromettent pas les efforts de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>89</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Financement de l’Institut de formation en psychomotricité (IFP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3119. — 14 janvier 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le financement de l’Institution de formation en psychomotricité (IFP) Sorbonne université. Malgré des financements principalement supportés par la région Île-de-France et la Faculté de santé Sorbonne université, la dotation financière attribuée à cette formation serait en diminution, réduisant significativement les effectifs (de 155 à 40 places sous quatre ans). Il lui demande des garanties pour accorder les financements nécessaires au maintien de la formation de 155 étudiants psychomotriciens par promotion à l’IFP chaque année, alors même que cet enseignement est essentiel pour répondre aux besoins de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>89</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Harmonisation du coût de formation en kinésithérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3120. — 14 janvier 2025. — Mme Sandrine Le Feur alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les coûts de formation des étudiants en kinésithérapie. À l’heure où les débats budgétaires vont reprendre afin de doter le pays d’un PLF et d’un PLFSS à part entière pour 2025, le moment est propice pour s’interroger sur les disparités importantes qui existent entre territoires en matière de formation en kinésithérapie. Ils sont 12 700 étudiants de cette discipline en France. Et, actuellement, devenir kinésithérapeute en France coûte à un étudiant entre 800 et 40 000 euros en fonction du statut de son école. Pourtant, ils n’ont pas toujours le choix de celle-ci. Ainsi, pour prendre l’exemple de la Bretagne, en Ille-et-Vilaine, les 370 étudiants de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) de Rennes déboursent 7 000 euros chaque année quand à Brest les étudiants ne payent que les frais universitaires, soit environ 200 euros par an. Dans le septième avenant conventionnel, les étudiants se sont vus promettre une harmonisation de leurs frais de scolarité avant le 1er janvier 2025. L’assurance maladie s’est également engagée à une compensation financière en cas de persistance des disparités. Ces intentions ne se sont à ce jour pas traduites en réalités. Il manque une ligne budgétaire pour les rendre opérante. En contrepartie, des mesures d’obligation d’installation en zones sous-dotées ont été consenties. Aujourd’hui, les contraintes d’installation s’imposent alors que les promesses quant à l’harmonisation des coûts de formation ne sont pas tenues. Le sentiment d’injustice est réel. Outre la situation des étudiants, le sujet impacte aussi l’accès aux soins en kinésithérapie, notamment dans les zones rurales, en décourageant les vocations. Elle lui demande s’il va prendre en compte ce sujet à l’occasion de la réécriture imminente des prochains textes budgétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>89</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des étudiants en première année de parcours d’accès spécifique santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3121. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, concernant le mode de sélection des étudiants en première année de PASS. Chaque année, des milliers de jeunes passionnés se lancent dans ces études avec l’espoir de trouver leur vocation, devenir médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes, mais bien peu parviennent à atteindre leur objectif. En cause, le système de sélection : un concours extrêmement sélectif à cause duquel les études deviennent une compétition permanente ; où chaque erreur fait perdre à un candidat des dizaines de places au classement ; où la pression est telle que la santé mentale de certains étudiants se trouve profondément impactée ; où le travail acharné et les sacrifices personnels faits par ces jeunes ne se trouvent que très rarement récompensés. Alors qu’en France, on manque cruellement de professionnels de santé, que l’âge moyen des médecins est proche de 55 ans, on préfére laisser partir à l’étranger des jeunes qui pourraient pallier ce manque, mais qui à la place, voient leurs aspirations balayées par un système toujours plus élitiste, qui depuis la réforme de 2019, leur interdit même de redoubler pour tenter une nouvelle fois leur chance. Elle lui demande donc d’indiquer les mesures qui seront mises en œuvre pour réformer ce système à bout de souffle, qui prive le pays de professionnels de santé compétents et indispensables au bien-être des citoyens, dans un pays ou l’accès aux soins devient parfois un luxe auquel beaucoup ne peuvent plus accéder.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>90</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>La République doit s’opposer à l’utilisation de l’eau comme arme de guerre !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3166. — 14 janvier 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’instrumentalisation de l’eau comme arme de guerre par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Depuis juillet 2024, des ONG alertent sur les bombardements et destructions volontaires d’infrastructures essentielles à l’assainissement et à l’approvisionnement en eau potable à Gaza. Ainsi, le rapport d’Oxfam intitulé « Crimes de guerre liés à l’eau » démontre comment Israël instrumentalise l’eau à des fins militaires. Aujourd’hui les Gazaouis sont obligés de survivre avec seulement 4,74 litres d’eau par personne et par jour. Cela représente moins d’un tiers du minimum recommandé en situation d’urgence. Les attaques militaires israéliennes ont endommagé ou détruit en moyenne cinq infrastructures d’eau et d’assainissement tous les trois jours depuis le début de la guerre. Israël a détruit 70 % des pompes à eaux usées, 100 % des stations de traitement des eaux usées, ainsi que les principaux laboratoires de contrôle de la qualité de l’eau à Gaza. La destruction de ces infrastructures a des conséquences graves sur la santé des Palestiniennes et Palestiniens, avec plus d’un quart (26 %) de la population gravement touchée par des maladies et infections pourtant évitables. Face à cette situation intolérable, la France a le devoir d’agir. Les solutions sont connues et réclamées depuis des mois par des ONG, des universitaires et des militants et militantes de la paix : il faut appeler à un cessez-le-feu permanent et faire pression en ce sens, réaffirmer la résolution 1860 du Conseil de sécurité des Nations unies et exiger du gouvernement israélien qu’il respecte le droit international, en commençant par la levée du blocus. Il est également nécessaire de réintroduire les mécanismes et les principes proposés dans le cadre de l’accord de 2005 relatif au mouvement et à la liberté de circulation et d’accès. La France s’honorerait à soutenir la conduite d’une enquête internationale indépendante sur les attaques répétées contre les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement à Gaza, qui pourraient constituer une violation du droit international humanitaire et d’autres règles relevant du droit international. Enfin, la France doit jouer de son influence à l’ONU pour faire de l’eau et de l’assainissement une priorité thématique pour la commission d’enquête des Nations unies sur Gaza, en veillant à ce que les rapports présentés au Conseil de sécurité des Nations unies contiennent des mises à jour systématiques. Une position claire contre l’utilisation de l’eau comme arme de guerre est des plus urgentes. Il lui demande si le Gouvernement et la diplomatie française vont enfin prendre position à ce sujet et user de leur influence internationale pour que cesse ce crime de guerre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>90</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Relations avec la Syrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3167. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les relations que compte entretenir la France avec la Syrie depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>90</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Respect des droits humains et de la liberté d’expression pour Nasser Zefzafi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3168. — 14 janvier 2025. — Mme Andrée Taurinya alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation du militant des droits humains Nasser Zefzafi. Détenu au Maroc dans des conditions indignes, il a aussi été soumis à la torture. Tandis que le Président de la République s’est rendu en grande pompe au Maroc à la fin du mois d’octobre 2024, cet État bafoue les libertés démocratiques. Alors même que M. Macron communiquait sur une prétendue victoire diplomatique, le prix des contrats signés est celui de l’aveuglement quant à la répression que subissent les militants politiques de ce pays. Ce rapprochement entre les deux chefs d’État marque une alliance avec une monarchie constitutionnelle qui nie la liberté d’expression, la liberté de manifester et la dignité humaine. Nasser Zefzafi incarne ces atteintes à l’État de droit. Originaire du Rif, région située au nord du Maroc, il est une figure majeure du mouvement populaire connu sous le nom de « Hirak », qui réclame davantage de droits sociaux et économiques. Technicien en électronique, il a rejoint le mouvement en 2011. Le 26 mai 2017, il prononce un discours à la mosquée Mohammed-V d’Al-Hoceima critiquant les institutions et accusant l’imam de se servir de la religion pour faire passer un message politique. Le jour même, le procureur du roi de la cour d’appel d’Al-Hoceima ouvre une enquête et lance un mandat d’arrêt contre Nasser Zefzafi. Celui-ci est arrêté le 29 mai 2017 et transféré immédiatement à Casablanca au siège du bureau national de la police judiciaire. Le 11 juillet 2017, une vidéo faisant état des violences subies en prison circule sur internet avant d’être supprimée. En octobre 2019, il parvient à témoigner des pratiques de torture dans le centre de détention d’Oukacha, à Casablanca, où il se trouve. Il indique avoir été torturé, physiquement humilié, subi des abus sexuels et des viols avec des objets dans le but de le forcer à clamer son allégeance au roi. Dans les mois suivants, les forces de sécurité marocaines ont arrêté des centaines de manifestants. Au terme d’un procès entaché de nombreuses irrégularités, Nasser Zefzafi a été condamné le 5 avril 2019 à 20 ans de prison avec 41 autres opposants politiques. Le 31 octobre 2019, Nasser Zefzafi annonce rompre le lien d’allégeance au roi et abandonner la nationalité marocaine. Il indique démissionner de la tête visible du Hirak pour « laisser la place aux autres ». Depuis, les conditions déplorables dans lesquelles il vit en prison ont considérablement dégradé son état de santé. Il souffre notamment de troubles respiratoires, de troubles de la vue et de douleurs neurologiques. La direction de la prison le prive des soins médicaux dont il a besoin. Nasser Zefzafi a fait plusieurs grèves de la faim et a été plusieurs fois hospitalisé. Mme la députée demande à M. le ministre d’employer tous les moyens à sa disposition pour faire libérer Nasser Zefzafi immédiatement et sans condition car le seul motif de sa détention est l’exercice pacifique de son droit à la liberté d’expression et de réunion. Dans l’attente de sa libération, elle lui demande d’interpeler son homologue marocain sur le respect de la dignité humaine dans les prisons : fin de la torture et autres traitements inhumains, accès aux soins médicaux et contacts réguliers avec la famille et les avocats. Mme la députée demande que les choix diplomatiques de la France ne fassent pas oublier ses valeurs et engagements internationaux en faveur des droits humains. Elle demande à M. le ministre de mettre les relations diplomatiques de la France au service de ses valeurs plutôt qu’à leur déni. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>91</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Suppression d’emplois en Sarre : il faut défendre les travailleurs frontaliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3129. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les récentes confirmations de suppression d’emplois en Sarre (Allemagne) pour 2025 qui menacent des milliers de travailleurs frontaliers français et leurs familles, en particulier dans le secteur automobile (Michelin, ZF, Ford, etc.). Une réaction rapide et des actes concrets s’imposent devant la grave crise industrielle sarroise. Aux côtés de son collègue député de Moselle-Est, M. Alexandre Loubet, M. le député attend du Gouvernement : l’organisation d’une conférence sociale franco-sarroise, en réunissant les pouvoirs publics français et allemands, les syndicats et personnels, les associations de frontaliers en Moselle, les entreprises du département en recherche de salariés ; le lancement d’un plan de soutien à la formation et à la reconversion des frontaliers dont l’emploi est menacé, en utilisant notamment une partie des 4 millions d’euros disponibles dans le cadre du Projet de territoire du Warndt Naborien (« fonds charbon ») visant à redynamiser le territoire ; l’instauration d’une zone franche en Moselle-Est le long de la frontière avec l’Allemagne pour inciter de nouvelles entreprises à s’installer et ainsi créer de nouveaux emplois dans notre territoire. Il lui demande donc de préciser sa position sur les trois mesures précitées et d’indiquer celles qu’il envisage de prendre pour éviter un désastre social en Moselle-Est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>91</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>MaprimeRénov
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3146. — 14 janvier 2025. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov, concernant le chauffage au bois. En effet, une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois est appliquée depuis le 1er avril 2024. L’arrêté interministériel du 5 décembre 2024 acte une nouvelle baisse concernant le barème de l’aide à l’installation d’appareils de chauffage au bois, depuis le 1er janvier 2025. Cette nouvelle baisse revient ainsi à diviser par trois le soutien de l’état à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Ce type de chauffage est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’agence de transition écologique. Cette énergie est l’une des moins couteuses, elle est également produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Aussi, cette décision, qui est prise au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et de la concurrence entre les usages industriels, apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique du pays. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de reconsidérer la révision du barème de MaPrimeRénov afin que les Français se chauffant au bois ne soient pas pénalisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3073</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>92</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Règlementation applicable au port du couteau traditionnel de poche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3073. — 14 janvier 2025. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les incertitudes juridiques qui entoure le port des couteaux traditionnels de poche, tels que l’emblématique « couteau de Laguiole » fabriqué dans le nord Aveyron et protégé depuis octobre 2024 par une « indication géographique ». En l’état actuel de la règlementation, le couteau de poche traditionnel est assimilé à une arme blanche de catégorie D, au même titre que les haches, les machettes, les poignards de combat, les matraques télescopiques, les bombes lacrymogènes ou encore les poings américains et l’article R. 315-1 du code de la sécurité intérieure en interdit le port et le transport sans « motif légitime ». En cas de litige, l’appréciation du « motif légitime » issue de la jurisprudence des tribunaux bénéficiait jusqu’alors au caractère culturel et utilitaire que représente le port quotidien d’un couteau de poche dans les campagnes. Affaire de bon sens s’il en est. Mais, depuis avril 2024, l’expérimentation d’une procédure simplifiée dans les zones dépendant des parquets de Bobigny, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Pontoise, Rennes, Saint-Étienne, Toulouse puis celles sous tutelle du tribunal judiciaire de Paris, est source de vives inquiétudes, dès lors qu’elle rend le port ou le transport d’une arme de catégorie D « sans motif légitime » passible d’une amende forfaitaire de cinquième classe dont le paiement entraîne automatiquement une inscription au casier judiciaire. Et ce d’autant, qu’en l’espèce, le choix de constater ou non l’infraction repose sur la seule appréciation de l’agent verbalisateur. En France et particulièrement en milieu rural, le port du couteau de poche est une tradition bien ancrée, issue de la culture du pays. Comme en témoigne le « couteau de Laguiole » ou le couteau des vignerons « Le Liadou » sur la circonscription de M. le député, il est le reflet d’un territoire et d’une identité. Au-delà de l’aspect pratique et utilitaire, car toujours à portée de main, le couteau de poche est un objet symbolique, fruit du savoir-faire des artisans couteliers, qui se transmet de génération en génération. Par conséquent, il l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre pour rendre compatible le contrôle et la poursuite des délits liés au port d’armes avec l’usage quotidien fait par nombre des concitoyens d’un couteau traditionnel de poche, comme le « couteau de Laguiole ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3079</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>92</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fraude au système d’immatriculation des véhicules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3079. — 14 janvier 2025. — Mme Françoise Buffet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dérives du système d’immatriculation des véhicules (SIV). Depuis 2017, ce SIV est partiellement privatisé, permettant aux professionnels de l’automobile habilités par les préfectures d’éditer directement les informations dans le système. D’après une récente enquête du Monde, cela a entraîné l’émergence d’entreprises peu scrupuleuses offrant aux automobilistes des stratégies pour contourner la loi et échapper aux contraventions via des déclarations d’achat fictives. En outre, ces agissements peuvent avoir des conséquences en matière de sécurité en permettant la remise sur le marché de véhicules accidentés ou en facilitant certaines activités criminelles. Face à ces fraudes d’ampleur, l’État semble démuni : selon le quotidien, environ 4 000 professionnels habilités sont suspendus ou exclus du système chaque année, soit plus de 10  % du total. Dans ces conditions, elle souhaite connaître l’ampleur réelle de ce phénomène ainsi que les mesures prises ou à prendre afin d’y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3085</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>92</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Problèmes assurantiels des collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3085. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités locales pour accéder à des assurances adaptées et abordables. Conformément à leurs obligations légales, les collectivités, en particulier les communes, doivent souscrire des assurances couvrant leurs activités, telles que la flotte automobile, le personnel ou encore la responsabilité civile. Cependant, la recrudescence des épisodes météorologiques extrêmes a entraîné une hausse significative de la sinistralité. En application de l’article L. 113-4 du code des assurances, les compagnies d’assurance procèdent à des augmentations tarifaires souvent insoutenables pour les plus petites communes, voire à des résiliations unilatérales de contrats. Pour une commune comme Hénin-Beaumont, le montant des cotisations d’assurance est passé de 280 999,38 euros en 2023 à 390 027,32 euros en 2025, soit une augmentation vertigineuse en seulement deux ans. Cette hausse considérable s’accompagne, paradoxalement, d’une diminution des prestations proposées. Cette situation met en péril les finances de nombreuses collectivités, qui se voient contraintes de couvrir elles-mêmes des risques financiers pourtant liés à leurs missions de service public. Une telle charge, imposée sur leurs fonds propres, est inacceptable. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre, en l’absence de possibilités de contrainte directe sur les compagnies d’assurances privées, pour garantir à toutes les collectivités locales un accès à des assurances aux conditions raisonnables et à un tarif équitable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>93</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des mineurs non accompagnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3108. — 14 janvier 2025. — M. Hendrik Davi alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des mineurs non accompagnés dans le pays. Le 20 novembre 2024 était célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant. Cette date correspond à l’adoption d’une convention en 1989, que la France a ratifiée. Pourtant, aujourd’hui dans le pays, plus de 2 000 enfants dorment chaque nuit dehors. C’est 120 % de plus qu’il y a 4 ans. Pendant que les 500 personnes les plus riches du pays possèdent plus de 1 200 milliards d’euros. L’État doit fournir des soins, une assistance et une protection adéquats à tous les enfants, quel que soit leur statut. Pourtant, dans les Bouches-du-Rhône et à Marseille notamment, plus d’une centaine d’enfants non accompagnés sont laissés dehors, faute de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le rapport de Human Rights Watch publié en janvier 2024 a bien documenté cet état de fait et les conséquences que cela engendre. Depuis septembre, la situation s’est même aggravée. Le tribunal pour enfants est passé de onze juges à un seul, pour étudier les recours d’environ 600 jeunes, suite à la première évaluation réalisée par les travailleurs sociaux. Selon le SAF de Marseille, plus de 90 % des recours sont désormais refusés. Ce chiffre est bien en dessous de la moyenne nationale. En outre, les rendus de justice suspendent la décision à la présentation de preuves de papiers qui mettent des mois à être délivrés, quand les jeunes arrivent à les réunir. En attendant, aucune ordonnance de protection provisoire n’est prononcée. Ces situations sont pourtant contraires aux normes internationales qui reconnaissent le principe de la présomption de minorité. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, qui veille à la bonne application de la convention internationale des droits de l’enfant, a adressé ses observations à la France le 2 juin 2023. Il recommande d’appliquer le principe de présomption de minorité lors de la procédure d’évaluation de l’âge y compris pendant la procédure judiciaire : le jeune doit ainsi être traité comme un enfant dans l’attente de l’examen de sa situation par le juge pour enfant. En mars 2023, dans le cadre d’une affaire individuelle concernant la France, il avait également demandé à l’État « d’adopter des mesures de protection en faveur des jeunes gens affirmant être mineurs dès leur entrée sur le territoire de l’État partie et pendant toute la procédure en les traitant comme des enfants et en leur reconnaissant tous les droits que leur reconnaît la Convention ». Le Conseil de l’Europe, lui, dans une recommandation de décembre 2022, a indiqué que « les États devraient veiller à ce que les personnes soumises à une procédure d’évaluation de l’âge soient présumées mineures tant que cette procédure n’indique pas le contraire » Dans son arrêté du 21 juillet 2022, la Cour européenne des droits de l’homme réaffirme elle aussi le principe de présomption de minorité. Enfin, les décisions du Conseil d’État ainsi que du Conseil constitutionnel (CE, 1er juillet 2015, n° 386769 ; QPC, 21 mars 2019, n° 2018-768) ont réaffirmé l’exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Il l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin de garantir le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés sur l’entièreté du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>93</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Procédure de transcription en droit français des mariages à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3125. — 14 janvier 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la procédure de transcription en droit français des mariages contractés à l’étranger par un ressortissant de nationalité française au regard de l’application de la loi du 14 novembre 2006 relative au contrôle de la validité des mariages. En effet, le législateur a préalablement introduit dans le code civil un dispositif de contrôle des mariages contractés par des ressortissants français à l’étranger, au terme duquel, seuls les mariages dont la validité aura été vérifiée pourront faire l’objet d’une transcription sur les registres de l’état civil français. Techniquement, avant de se marier devant une autorité étrangère, le futur époux français doit solliciter auprès du consulat ou de l’ambassade de France, un certificat de capacité à mariage. La délivrance de cet acte sera subordonnée au respect des conditions de validité du mariage imposées par le droit français. Dans les faits, on constate que la délivrance effective de ce certificat connaît de grandes difficultés pratiques pour les demandeurs même si ces derniers respectent les critères d’attribution imposés par le droit français. En effet, ce document devrait normalement pouvoir être remis sous un délai de deux mois et nous relevons que certains demandeurs peuvent attendre près de six mois pour obtenir un tel certificat alors qu’ils remplissent toutes les conditions. Cette situation de fait emporte des conséquences très graves du point de vue du droit de ses personnes à pouvoir d’une vie privée et familiale normale comme le prévoit le droit de la CEDH notamment ou la charte européenne des droits fondamentaux. En l’absence de ce certificat à mariage, la procédure de mariage à l’étranger est compliquée et la transcription devra donc être ponctuée de l’audition des époux, entendus ensemble ou séparément, par l’autorité diplomatique compétente. Mme la députée souhaite donc savoir quelles actions M. le ministre entend mettre en place pour faciliter la mise en œuvre de la procédure de transcription des mariages contractés à l’étranger impliquant un français, dans le cadre borné de la loi de 2006. Elle l’interroge également sur la pertinence de créer en droit français, un statut de « conjoint de fait » qui permettrait à la France de respecter clairement ses obligations conventionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>94</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de visas accordés à des mineurs algériens concernés par une kafala
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3130. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le nombre de visas accordés à des mineurs algériens concernés par une kafala. La kafala est un acte prononcé par une autorité judiciaire de certains pays du Maghreb, qui autorise une personne à recueillir un enfant mineur, à assurer sa protection et à pourvoir à ses besoins d’entretien et d’éducation. La kafala ne crée aucun droit particulier permettant l’accès de l’enfant au territoire français, sauf dans le cadre de l’accord franco-algérien de 1968, qui prévoit que l’enfant algérien ne peut se voir refuser le visa par les services consulaires français pour rejoindre un Algérien en France. Or certains dossiers de kafala sont manifestement frauduleux. Si les consulats refusent de délivrer le visa au profit de l’enfant pour ce motif, le juge administratif français annule cette décision de refus, considérant qu’il n’appartient pas à l’administration consulaire de « contester le bien-fondé d’une décision de justice algérienne ». Cela revient à donner au juge algérien, qui établit les kafalas, le pouvoir de délivrer les autorisations d’entrer sur le territoire français et donc la maîtrise de ce flux migratoire. M. le député souhaiterait donc savoir quel est le nombre de visas accordés à des mineurs algériens dont un ressortissant algérien résidant en France a juridiquement la charge en vertu d’une décision de l’autorité judiciaire algérienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>94</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interdiction du voile dans le cadre scolaire et sportif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3139. — 14 janvier 2025. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le port de signes religieux dans l’espace public et en particulier dans le cadre scolaire et sportif. En effet, M. le ministre de l’intérieur a évoqué mardi 7 janvier 2025 sur RTL que les sorties scolaires sont « l’école hors les murs » et qu’il fallait « être absolument intransigeant ». Les offensives contre la neutralité du service public sont notamment le fait de son appropriation politique par des islamistes et font de l’école et du sport des cibles de choix. Pleinement intégrées à la stratégie d’une conquête diffuse et sous-jacente de la société par la mouvance islamiste, ces atteintes à laïcité constituent des menaces graves pour la communauté nationale. Dès lors, il est du devoir des responsables politiques d’agir. En ce sens, en 2023, deux propositions de loi ont été déposées par le groupe Rassemblement National lors de la XVIe législature à l’Assemblée nationale et le seront de nouveau. Celles-ci visent à interdire le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse ou politique dans les sorties et les activités organisées dans le cadre scolaire d’une part et visent à interdire le port de signes religieux et politique ostensibles dans les compétitions et évènements sportifs d’autre part. Dès lors, M. le député rappelle à M. le ministre qu’il dispose donc de deux véhicules législatifs afin d’associer ses mots aux actes. Par conséquent, il lui demande s’il compte répondre à la menace existante en usant des propositions de loi dont il est l’auteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>94</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inhumation d’un animal de compagnie avec son maître
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3153. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les demandes d’autorisation d’inhumer les cendres d’un animal de compagnie avec son maître. En France, près d’une personne sur deux déclare avoir un animal de compagnie dans son foyer. Ces animaux, souvent considérés comme un véritable membre de la famille, apportent soutien et réconfort à d’innombrable personnes isolées. Selon la législation en vigueur, l’enterrement des animaux est uniquement autorisé dans les cimetières animaliers pour les corps de moins de quarante kilos avec des règles précises. Pour les autres animaux, seuls l’incinération ou l’équarrissage sont autorisés. Néanmoins, les communes reçoivent un nombre croissant de demandes d’autorisation d’inhumation de propriétaires avec les cendres de leur animal de compagnie, principalement des chiens et des chats. En vertu des articles L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales, la sépulture dans un cimetière communal est due aux seules personnes. Le Conseil d’État a justifié l’interdiction faite à un concessionnaire de caveau de s’y faire inhumer avec son chien en se fondant sur la notion de dignité des morts, mais cette décision date de 1963 et la relation entre les Français et leurs animaux a selon plusieurs études considérablement évolué depuis. Les maires sont donc contraints de refuser l’inhumation des cendres d’un animal malgré les demandes des familles. Pourtant le code pénal précise, en son article 433-21-1, que toute personne qui donne aux funérailles un caractère contraire à la volonté du défunt est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Certains pays, tels que le Royaume-Uni et la Suisse, ont déjà adapté leur législation pour permettre de répondre à ces demandes. L’enterrement conjoint, à la demande du défunt, d’un corps humain et des cendres d’un animal incinéré ne constituent ni une atteinte à la dignité ni un risque sanitaire. De surcroît, de nombreux citoyens éprouvent un attachement profond envers leurs animaux de compagnie. Pour ces raisons, il lui demande s’il pourrait être envisagé de faire évoluer la législation pour admettre la possibilité de placer les cendres de l’animal de compagnie dans le cercueil définitivement fermé de son maître lorsqu’il s’agit d’une inhumation, voire d’autoriser l’ajout de l’urne cinéraire de l’animal à celle de son maître dans la case du columbarium.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>95</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret no 2023‑1330 mettant fin à la vidéosurveillance des locaux de garde à vue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3165. — 14 janvier 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les grandes difficultés d’application du décret n° 2023-1330 mettant fin à la vidéosurveillance des locaux de garde à vue et instaurant une surveillance par un policier titulaire. En effet, la mobilisation d’un geôlier engendre un impact important sur des effectifs de police déjà amoindris (moins cinq fonctionnaires de police en deux ans au commissariat de police de Saint-Louis, situé dans la circonscription de M. le député). Dans un contexte d’explosion de la délinquance en France, la mobilisation d’un geôlier conduit, à titre d’exemple, à la présence d’une seule patrouille de deux ou trois fonctionnaires pour le Pays des Trois Frontières représentant un bassin de vie de près de 30 000 habitants, un territoire situé aux frontières de l’Allemagne et de la Suisse exposé à une délinquance transfrontalière importante qui génère une activité judiciaire non négligeable. Par ailleurs, certains incidents pouvaient auparavant être repérés et évités plus rapidement grâce à la vidéosurveillance, par exemple des dégradations dans les geôles. Ce décret implique également des complexifications de procédure avec un formulaire et des autorisations supplémentaires lorsqu’un individu en garde à vue doit être placé sous surveillance filmée pour sa sécurité. Enfin, l’individu filmé ne peut être placé dans la même geôle qu’un individu non filmé, un critère parfois difficile à prendre en considération, notamment dans les petits commissariats de police, comme celui de la circonscription de M. le député, disposant de 4 à 5 geôles et n’étant pas pourvus de fonctionnaires dédiés à la surveillance des personnes privées de liberté comme cela est le cas dans les grands et moyens commissariats. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin d’adapter ce décret face aux difficultés exprimées par les fonctionnaires de police œuvrant dans les petits commissariats des territoires ruraux, non dimensionnés pour ce type de surveillance constante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>95</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renouvellement du matériel de lutte contre les feux de forêts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3186. — 14 janvier 2025. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le nécessaire renouvellement du matériel de lutte contre les feux de forêts. En 2023, plus de 72 000 hectares de forêts ont été détruits par les flammes, soit une augmentation de 40 % par rapport à la moyenne annuelle des dix dernières années. Ces feux de grande ampleur, désormais fréquents, mettent en lumière la vétusté d’une partie importante du matériel de lutte. En effet, un rapport récent souligne que 30 % des véhicules d’intervention utilisés par les sapeurs-pompiers datent de plus de 25 ans, rendant leur efficacité et leur fiabilité limitées. Par ailleurs, la flotte aérienne dédiée aux largages de retardant, notamment les Canadairs, est souvent sollicitée à ses limites, avec un âge moyen des appareils supérieur à 20 ans. Ces équipements obsolètes peinent à répondre aux besoins croissants. Les financements alloués à la lutte contre les incendies s’avèrent également insuffisants. À titre d’exemple, seuls 150 millions d’euros ont été consacrés en 2023 à la modernisation des équipements et à la prévention, alors que les besoins réels sont estimés à plus de 500 millions d’euros annuels. Dans un contexte où la France se doit de protéger son patrimoine forestier et d’assurer la sécurité de ses citoyens, il est urgent d’agir pour doter les services des ressources à la hauteur des enjeux actuels et futurs. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour renforcer de manière significative les moyens dédiés à la lutte contre les feux de forêts, notamment à travers la mise en place d’un plan pluriannuel d’investissement ambitieux pour moderniser le matériel, intégrer les dernières innovations technologiques (comme les drones de surveillance et les systèmes de prévision avancés) et accroître les budgets alloués aux acteurs de terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>96</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences urbaines en Saône-et-Loire lors de la soirée du nouvel an 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3187. — 14 janvier 2025. — M. Aurélien Dutremble alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les nombreux actes de délinquance survenus dans la nuit du 31 décembre 2024 au 1er janvier 2025 dans le département de Saône-et-Loire. Durant cette soirée, des incendies volontaires ont été signalés dans plusieurs localités, de Mâcon à Autun, du Creusot à Tournus et même dans des communes rurales comme Mont-Saint-Vincent. Ces évènements traduisent une fois de plus une entrée dans la nouvelle année marquée par des violences, une insécurité croissante et une escalade inquiétante de la délinquance touchant aussi bien les villes que les villages. Parmi les faits rapportés : des poubelles en feu, des véhicules incendiés et des atteintes au patrimoine local, notamment le marteau-pilon du Creusot. Ces actes sont profondément intolérables et mettent en lumière, pour de nombreux citoyens, l’incapacité de l’État à garantir l’ordre, la tranquillité publique et la sécurité des biens et des personnes. Face à ces violences répétées, les victimes et les élus locaux se retrouvent dans une situation d’impuissance. Il est impératif que des mesures efficaces soient prises pour répondre à cette urgence sécuritaire. Dans ce cadre, M. le député demande à M. le ministre d’agir. Quelles actions immédiates seront entreprises pour rétablir l’ordre et la sécurité dans ces territoires ? Quand des renforts significatifs des effectifs de police et de gendarmerie, notamment lors des fêtes de fin d’année, seront-ils déployés ? Quelles initiatives concrètes et durables seront mises en place pour garantir la sécurité de tous, partout sur le territoire ? Il en va de l’exigence de fermeté et du rétablissement de la confiance des citoyens envers les institutions de la République. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>96</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Transition numérique du système de santé français et sa sécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3184. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la transition numérique du système de santé français. Dans le cadre de France 2030, le Gouvernement a lancé, en 2021, une stratégie d’accélération intitulée « Santé numérique ». Cette transformation numérique du système de santé est un bénéfice non négligeable. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité de vie, l’organisation des soins et de prévenir l’aggravation des inégalités d’accès aux soins en évitant que la fracture numérique ne vienne s’ajouter à la fracture sociale. Un budget de 7,5 milliards d’euros a été annoncé le 29 juin 2021 par le Président de la République lors du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). L’ambition du Gouvernement est de faire de la France l’une des nations les plus innovantes en matière de santé en Europe. Certains pays européens, comme l’Estonie, ont mis en place une numérisation totale du processus de facturation des actes médicaux et des dossiers médicaux. Les prescriptions sont également numérisées, tout comme l’ensemble des services de santé de l’État. De plus, certains pays utilisent l’intelligence artificielle pour traiter certaines données et images radiologiques, ce qui facilite le travail des médecins et permet de détecter certaines fraudes. Enfin, ce traitement numérique permet aux patients de transmettre leur dossier numérique aux soignants, améliorant ainsi la qualité des traitements, notamment lors de consultations avec des médecins spécialisés. Cependant, les cyberattaques constituent une limite essentielle et importante à cette pratique, en raison des risques de piratages informatiques. La France elle-même a été touchée en février 2024 par une fuite de données concernant 33 millions de Français. Ainsi, Mme députée aimerait connaître les avancées réalisées par le Gouvernement concernant la transition numérique du système de santé dans le cadre de France 2030. Elle souhaiterait également être informée des capacités de réponse et de protection en cas de cyberattaques sur les données actuellement détenues ou qui pourraient être détenues dans le cadre d’une numérisation du système de santé français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3093</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>97</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Reconnaissance du personnel relevant de l’administration pénitentiaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3093. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, concernant le manque de reconnaissance du personnel pénitentiaire. Les agents pénitentiaires peinent à exécuter leurs missions dans des conditions optimales, notamment en matière de ressources humaines, de moyens matériels mais également dans des conditions de sécurité maximale. À l’heure où les personnels pénitentiaires font face à une croissance des attaques, marquées par une extrême violence, ces derniers se sentent plus que jamais abandonnés par le Gouvernement. Auparavant relevant du ministère de l’intérieur, de nombreuses missions assurées par le personnel pénitentiaire, à l’instar des extractions judiciaires, ont, entre 2011 et 2019, été progressivement transférées au ministère de la justice. Aujourd’hui rattaché au garde des sceaux, le personnel relevant de l’administration pénitentiaire assure une mission de sécurité intérieure. D’autant plus que la création d’un bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP), le 16 janvier 2017, visant entre autres à prévenir les risques de radicalisation des détenus, confère une légitimité supplémentaire à cette distinction. En parallèle de leur mission initiale, le personnel pénitentiaire intervient pour assurer la sécurité des sites lors de visites officielles mais également à l’occasion de levée de doute, à l’instar des alertes à la bombe. Alors que soixante-dix-huit personnels pénitentiaires étaient mobilisés à l’occasion du G7 à Biarritz, aucun d’entre eux n’a pu recevoir la médaille de la sécurité intérieure agrafe « G7 Biarritz » au même titre que les magistrats et les collaborateurs présents. Assurant une mission régalienne de prise en charge de personnes placées sous la main de la justice, le personnel de l’administration pénitentiaire doit être reconnu comme un acteur réel de la sécurité intérieure. À ce titre, il semble légitime à M. le député de les rendre éligibles à cette distinction, au même titre de leurs homologues des forces de sécurité. En effet, une mise à l’honneur personnelle permet de récompenser la qualité du travail accompli. À l’heure actuelle, le contingent annuel alloué pour la médaille d’honneur de l’administration pénitentiaire dispose de seulement 250 médailles de bronze, pour un effectif évalué à 40 000 agents qui œuvrent quotidiennement pour assurer la sécurité des citoyens. Par cette distinction il s’agit de mettre à l’honneur ceux qui engagent leur vie pour protéger celles des citoyens, sans distinction possible. En outre, l’ouverture du défilé du 14 juillet à cette profession permettrait de mettre à valoriser collectivement l’ensemble des agents de l’administration pénitentiaire à la suite de nombreuses années de loyaux et honorables services pour la France. Il lui demande donc s’il envisage la création d’un contingent ou d’une agrafe dédiés à l’administration pénitentiaire, ou de modifier le comité d’attribution, afin de mettre fin à cette inégalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>97</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Contraintes qui s’appliquent aux conseillers prud’hommaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3138. — 14 janvier 2025. — M. Philippe Juvin interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les contraintes qui s’appliquent aux conseillers prud’hommaux. La loi de programmation du 20 novembre 2023 du ministère de la justice prévoit des limitations concernant le nombre de mandats et l’âge des conseillers prud’hommaux. Ces nouvelles contraintes imposeront notamment aux conseillers prud’hommaux une limite d’âge de 75 ans et leurs mandats (d’une durée de quatre ans) seront limités à 5 maximum. Ces dispositions entrent en vigueur à compter du premier renouvellement des conseillers prud’hommaux suivant la promulgation de la loi de programmation du ministère de la justice, c’est-à-dire dès 2025. M. le député s’interroge sur ces nouvelles contraintes, à l’heure où le pays manque de bonnes volontés. Dans sa circonscription, des conseillers expérimentés et dévoués seront par exemple touchés. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur la nature des dérogations qui seront accordées, pour limiter la portée de ces contraintes sans doute inutiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>97</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sécurité des personnels et des structures pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3140. — 14 janvier 2025. — Mme Alexandra Martin appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la question cruciale de la sécurité des personnels et des structures pénitentiaires, particulièrement après les évènements graves survenus au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille. Ces incidents mettent en lumière une insécurité grandissante pour les personnels pénitentiaires, confrontés quotidiennement à des menaces, des intimidations et des actes de violence, y compris dans leur propre foyer. Les personnels pénitentiaires, en raison de la violence omniprésente et de l’influence croissante de la criminalité organisée au sein des établissements, subissent une pression constante qui compromet leur sécurité et leur efficacité dans l’exercice de leurs missions. En dépit des mesures prises dans l’urgence pour assurer leur protection, il devient impératif d’adopter une approche politique forte et structurée afin de garantir leur sécurité sur le long terme. Dans ce cadre, elle souhaite savoir quelles actions concrètes le Gouvernement prévoit de mettre en place pour répondre à ces défis, notamment en ce qui concerne le renforcement des moyens législatifs et humains pour lutter contre les violences et les trafics, l’amélioration de la protection juridique des personnels pénitentiaires ou encore la garantie de la sécurité des personnels pénitentiaires et de leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>98</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Inscription d’une définition de la consultation juridique dans la loi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3177. — 14 janvier 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’opportunité d’inscrire dans la loi une définition de la consultation juridique. À l’occasion de leur rapport d’information n° 216 daté du 18 décembre 2024 sur les effets de l’intelligence artificielle générative sur les métiers du droit, trois sénateurs de la commission des lois ont mis en valeur les bouleversements de l’intelligence artificielle générative dans l’exercice du droit. S’ils soulignent les vertus d’un outil permettant une meilleure accessibilité et intelligibilité du droit, ils mettent toutefois le législateur en garde contre le risque de délaissement progressif de la consultation juridique auprès d’un professionnel à la faveur de supposées consultations dispensées par certaines plateformes. Les rapporteurs suggèrent l’inscription dans la loi d’une définition de la consultation juridique. Elle aimerait savoir si M. le ministre entend donner suite à cette recommandation, qui permettrait de sécuriser ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>98</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Évolution de la mise en application des DPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3141. — 14 janvier 2025. — Mme Marie-France Lorho appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’évolution de la mise en application de diagnostics de performance énergétique contraignants. Depuis le 1er janvier 2025, les diagnostics de performance énergétique (DPE) réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 31 juillet 2021 ne sont plus valables. Face à un marché immobilier particulièrement tendu, le Gouvernement Barnier avait noté l’urgence « d’adapter » le calendrier des interdictions de louer pour les logements aux mauvais DPE. Le président de l’Union nationale des propriétaires avait en effet noté que près de 600 000 logements allaient ainsi sortir du marché locatif. Les logements classés « G » ne sont en effet plus louables - et les logements en « F » et « E » seront respectivement interdits à la location en 2028 et 2034. Mme le député s’inquiète de la tension de plus en plus accrue du marché locatif. Elle lui demande si l’urgence d’adapter le calendrier des interdictions lui apparaît toujours de rigueur et quelles dispositions elle entend prendre pour freiner la tension du marché locatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>98</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Non-conformité des installations électriques dans de nombreux logements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3142. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’ampleur de la non-conformité des installations électriques dans de nombreux logements en France. Selon un rapport récent de l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE), établi par l’association Promotelec, plus de 83 % des installations électriques dans l’ensemble des logements en France de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie et ce chiffre grimpe à 90 % pour les parties communes des immeubles d’habitation. Les anomalies les plus fréquentes concernent des défauts de prise de terre et des matériels électriques vétustes ou inadaptés. Ces non-conformités peuvent avoir des conséquences graves : chaque année, environ 3 000 personnes sont victimes d’électrisation sérieuse, avec entre 30 et 40 décès par électrocution et entre 20 % et 35 % des incendies d’habitation sont d’origine électrique. De plus, ces non-conformités ont un coût économique important : le rapport estime que les conséquences des incendies d’habitation coûtent 3,9 milliards d’euros par an. Alors que la rénovation énergétique a été identifiée comme une priorité des politiques publiques de transition écologique, la mise aux normes doit en être une aussi. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement prévoit de mettre en place pour renforcer la mise en conformité des installations électriques dans les logements et ainsi prévenir les risques d’électrocution et d’incendie d’origine électrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>99</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Sécurité des bâtiments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3143. — 14 janvier 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la sécurité des bâtiments. De nombreux drames survenus ces dernières années mettent en lumière la gravité des risques structurels bâtimentaires : effondrement d’un immeuble de quatre étages rue de Tivoli à Marseille en avril 2023, effondrement par explosion rue Saint Jacques de l’école de design Paris American Academy en juin 2023, par exemple. Pour éviter de nouveaux incidents, il lui demande quelles mesures seront mises en place par le Gouvernement dans les prochains mois et s’interroge notamment sur la pertinence d’un diagnostic structurel obligatoire visant à garantir la sécurité des bâtiments, avec par exemple, un diagnostic obligatoire tous les quinze ans sur l’ensemble du parc immobilier français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>99</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Ajustements de MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3144. — 14 janvier 2025. — M. Lionel Causse alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les ajustements en cours de MaPrimeRénov’, particulièrement en ce qui concerne l’écrêtement pour les ménages modestes et le cumul possible avec le prêt à taux zéro (PTZ). En effet, malgré la publication récente des règles du dispositif au Journal officiel du 5 décembre 2024, plusieurs ajustements sont encore attendus. Un décret devrait prochainement relever le taux d’écrêtement de 80 % à 90 % pour les ménages modestes, un seuil qui serait plus en adéquation avec la réalité des travaux d’ampleur. Mais à ce jour, ces ménages restent toutefois soumis à l’ancien taux de 80 %, en attente de la publication du nouveau texte. De plus, il apparaît que les ménages bénéficiant d’un prêt à taux zéro pour l’acquisition de leur logement sont actuellement exclus de MaPrimeRénov’dans le cadre des rénovations d’ampleur. Cette exclusion pénalise particulièrement les ménages les plus modestes, pour qui l’accès à ces deux dispositifs pourrait pourtant être un levier majeur dans la réalisation de travaux de rénovation énergétique ambitieux. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser le calendrier de publication des textes réglementaires relatifs à ces ajustements et si le Gouvernement envisage d’assouplir rapidement la réglementation pour permettre le cumul du PTZ avec MaPrimeRénov’, notamment dans le cadre de la rénovation d’ampleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>99</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Règles d’éligibilité aux aides pour les travaux d’amélioration de l’habitat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3147. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’inaccessibilité des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique pour certains propriétaires modestes. Actuellement, les dispositifs publics tels que MaPrimeRénov’sont conditionnés au statut de propriétaire occupant ou de propriétaire bailleur, excluant ainsi les propriétaires d’un bien immobilier qui n’est pas leur résidence principale. Cette situation pénalise particulièrement ceux qui, en raison des prix élevés de l’immobilier dans leur région de travail, comme l’Île-de-France et sa petite couronne, n’ont pas les moyens d’y acquérir une résidence principale. Dans ce contexte, certains investissent dans un unique bien situé dans une autre région, souvent dans l’objectif d’en faire leur résidence principale à la retraite ou de le transmettre à leurs enfants. Ces propriétaires, aux revenus modestes, se trouvent exclus des aides à la rénovation énergétique, malgré les charges élevées liées à la consommation énergétique de ces logements, souvent classés comme « passoires thermiques ». Cette exclusion les place dans l’impossibilité d’améliorer les performances énergétiques de leur bien, accentuant leur précarité financière tout en freinant les efforts nationaux de lutte contre les passoires thermiques. Mme la députée souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’élargir les conditions d’éligibilité des aides à la rénovation énergétique pour inclure les propriétaires d’un unique bien immobilier destiné à devenir leur résidence principale. Elle lui demande également quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre à cette problématique et mieux accompagner ces propriétaires dans leur démarche de rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3075</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>100</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délai de carence de la sécurité sociale pour les expatriés français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3075. — 14 janvier 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique des Français expatriés de retour en France, soumis à une période de carence de 3 mois avant de pouvoir s’affilier à la sécurité sociale. En effet, un Français expatrié qui revient vivre dans son pays d’origine sans avoir trouvé au préalable un emploi ne peut être affilié à la sécurité sociale avant un délai de carence de 3 mois. Par ailleurs, la protection universelle maladie qui permet la prise en charge des frais de santé sans rupture de droits est également soumise à résidence en France depuis au moins 3 mois pour un résident sans emploi. Ainsi, un jeune Français de la circonscription de M. le député parti faire ses études à l’étranger, y ayant travaillé après la fin de ses études et souhaitant à présent rentrer vivre en France sans avoir retrouvé d’emploi en France au préalable, se retrouve sans possibilité de protection maladie durant 3 mois. Aussi, alors que des dispositifs existent afin d’assurer une protection maladie aux étrangers entrant sur le territoire français et ce dès le premier jour de leur arrivée, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin de permettre aux expatriés français souhaitant revenir vivre en France d’accéder à une protection maladie dès le premier jour de leur retour sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3077</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>100</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par l’assurance maladie du traitement contre la migraine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3077. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le remboursement par l’assurance maladie du traitement contre la migraine. Selon les estimations, cette affection invalidante touche environ 10 millions de Français. Beaucoup plus qu’un simple mal de tête, cette pathologie est souvent sous-estimée car elle n’est pas manifestement visible et ne se concrétise pas par un handicap physique. Pourtant, certains patients vivent un véritable calvaire, avec des crises régulières qui empêchent parfois toute activité professionnelle ou physique pendant plusieurs jours. Les médicaments triptans, utilisés pour soulager les crises, ont une efficacité très aléatoire. Mais il existe d’autres médicaments, très efficaces sur certains patients, appelés anti-CGRP. Ils sont prescrits par certains neurologues sur des critères très précis : patients souffrant de plus de 8 jours de migraine par mois, en échec d’au moins 2 traitements de fond et ne présentant pas d’antécédents cardio-vasculaires. Mais le coût de ce traitement se situe entre 245 euros et 270 euros par mois et il n’est pas remboursé par l’assurance maladie, contrairement à de nombreux pays en Europe et dans le monde, ce qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des patients. Cette demande de prise en charge est pourtant portée par plusieurs associations dont La Voix des migraineux et la Société française d’études des migraines et céphalées. M. le député interroge donc M. le ministre sur les raisons, en dépit d’un besoin médical non couvert et reconnu officiellement par la commission de la transparence, pour lesquelles le Gouvernement refuse le remboursement des anti-CGRP. Il lui demande s’il va modifier les règles de remboursement pour permettre la prise en charge de ce traitement en France et respecter le droit des patients à recevoir des soins visant à soulager leur douleur comme prévu à l’article L. 1110-5 du code de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>101</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création du statut d’enseignants en activités physiques adaptées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3127. — 14 janvier 2025. — Mme Annie Vidal alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’inexistence statutaire des enseignants en activités physiques adaptées (EAPA) dans la fonction publique hospitalière (FPH). En effet, si leur profession est reconnue par l’ANSES, l’HAS et l’INSERM comme étant centrale dans la politique de développement de l’activité physique adaptée (APA). Pour autant, cette profession n’est pas harmonisée statutairement au sein de la FPH. Ainsi, certains se retrouvent en catégorie B, quand d’autres sont en catégorie A. Elle lui demande si une harmonisation du statut des EAPA dans la FPH pourrait être effectuée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>101</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accompagnement des patients atteints de fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3148. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Engrand attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge et la reconnaissance de la fibromyalgie. Cette pathologie, au diagnostic complexe et invalidante, touche 1,6 % à 2 % de la population en France, principalement des femmes âgées de 30 à 55 ans, selon les estimations. Malgré sa reconnaissance par l’OMS depuis 1990 et plusieurs rapports officiels (HAS, INSERM), la fibromyalgie demeure peu prise en compte dans le système de santé français. L’absence de reconnaissance comme affection de longue durée (ALD) et les refus fréquents des demandes d’aides telles que l’AAH accentuent la précarité des patients. En plus des douleurs chroniques et d’autres symptômes handicapants, tels qu’une fatigue anormale, des troubles de l’attention et de la mémoire, des comorbidités peuvent être associées, comme des troubles anxio-dépressifs ou des pathologies rhumatologiques. Les causes de ces symptômes restant aujourd’hui incertaines, de nombreux malades expérimentent ce qui s’apparente à un véritable chemin de croix médical pour la reconnaissance et le traitement de leur pathologie. Et ce, en dépit de la réactualisation de la fiche à destination des professionnels de santé intitulée « La douleur chronique de la fibromyalgie : dépistage, diagnostic et prise en charge », dans le cadre du développement des compétences 2023 dans la fonction publique hospitalière (FHP). En effet, en l’absence de traitement connu à ce jour, la thérapie proposée aux patients se résume souvent à conseiller la pratique d’une activité sportive et, pour réduire la douleur, à prescrire des anxiolytiques dont les effets secondaires sont importants et dont les résultats varient selon les patients. Pourtant, l’amélioration du traitement des symptômes de la fibromyalgie ne nécessite pas, dans l’immédiat, un bond médical qui justifierait cette situation. À titre d’exemple, une étude FIMOUV, citée par le ministère de la santé dans une publication réalisée sur son site internet à l’occasion de la Journée mondiale de la fibromyalgie en 2024, démontre l’importance d’accompagner les patients dans leur pratique sportive avec une approche pluridisciplinaire afin de réduire efficacement les douleurs causées par la maladie. En dépit de ces préconisations, le ministère de la santé se contente aujourd’hui de recommander la pratique d’une activité sportive sans pour autant orienter les patients vers une activité encadrée. En cela, elle lui demande dans quelle mesure la France prévoit de s’engager davantage en faveur de la reconnaissance et de l’accompagnement thérapeutique des patients atteints de fibromyalgie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>101</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avancée de la recherche médicale sur la SEP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3149. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la sclérose en plaques (SEP), une maladie neurologique dépourvue de marqueur spécifique pour le diagnostic. La SEP, maladie inflammatoire auto-immune chronique du système nerveux, se caractérise par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre et visuels, entraînant à long terme un handicap. Elle évolue par poussées variables et représente la première cause de handicap chez les jeunes adultes après les accidents de la route. Cette maladie touche principalement les adultes jeunes en plein projet de vie, perturbant leur vie personnelle, familiale et professionnelle. Avec 130 000 cas en France et 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an, la SEP est diagnostiquée le plus souvent entre 25 et 35 ans, affectant deux tiers de femmes. Malgré l’absence de guérison, les traitements actuels visent à prévenir les poussées, mais leur efficacité complète reste à prouver pour les formes progressives. Les recherches se concentrent aujourd’hui sur l’amélioration des traitements, notamment les immunothérapies et la remyélinisation, ainsi que sur le rôle potentiel du microbiote dans la régulation du système immunitaire des personnes atteintes de SEP. Le diagnostic peut être complexe, car les symptômes peuvent être confondus avec ceux d’autres affections, entraînant ainsi une errance médicale, d’autant plus qu’actuellement, il n’existe pas de marqueur spécifique pour identifier la sclérose en plaques. Cependant, une lueur d’espoir émerge d’une étude datant d’avril 2024, publiée dans une revue médicale, où des chercheurs ont identifié un marqueur immunologique potentiellement spécifique de la SEP, présent dans le sang chez environ 10 % des 250 patients examinés. De plus, ce marqueur semble être détectable plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes. Cette découverte, bien que prometteuse, nécessite confirmation par d’autres études pour évaluer pleinement l’intérêt de ce marqueur sérique. Si elle se confirme, cette avancée permettrait un diagnostic encore plus précoce de la maladie. Mme la députée souhaite donc connaître la politique du Gouvernement en matière de soutien à la recherche sur la SEP ainsi que les politiques de prévention et d’accompagnement des personnes handicapées par cette maladie tout au long de leur vie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>102</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maladie de Lyme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3150. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge de la forme chronique de la maladie de Lyme. Si l’on estime que près de 100 000 Français souffrent de cette pathologie, celle-ci reste pourtant méconnue. Le corps médical et l’assurance maladie offrent une prise en charge insuffisante, laissant des milliers de Français en errance médicale, faute de praticiens spécialisés et formés. Pourtant, les symptômes sont graves et particulièrement handicapants : perte de concentration, fatigue extrême, migraines, insomnies, douleurs diffuses, paralysie d’un membre, raideurs articulaires. Ces affections provoquent des souffrances physiques et morales considérables, nécessitant des soins réguliers, des traitements coûteux et des dépenses souvent à la charge des patients. De nombreux patients mosellans ont la chance de pouvoir suivre un traitement en Allemagne, un pays avancé sur la fiabilité des tests, sur le diagnostic précoce ainsi que sur les soins apportés aux formes aiguës et chroniques. Cependant, cela représente un coût important non couvert par l’assurance maladie française. M. le député demande donc à M. le ministre si le Gouvernement envisage la mise en œuvre de tests plus fiables en France pour diagnostiquer et traiter cette maladie rapidement et efficacement. Il souhaite également savoir si des mesures sont prévues pour améliorer la prise en charge des patients français contraints de se soigner en Allemagne, en attendant que le système de santé français puisse leur offrir des solutions équivalentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>102</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Organisation de la permanence des soins ambulatoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3151. — 14 janvier 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les dangers que la nouvelle convention médicale pourrait faire peser sur l’organisation de la permanence des soins ambulatoires (PDSA). La convention médicale 2024-2029, signée le 4 juin 2024 et entérinée par la décision ministérielle du 29 octobre 2024 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l’assurance maladie, prévoit une différence de tarification suivant que les actes effectués pendant les horaires de PDSA (week-end, nuits, jours fériés) seront « régulés » ou « non régulés » par un service d’accès aux soins (SAS). Cela signifie que les médecins exerçant dans les centres de consultations libéraux et les cabinets à horaires élargis ne pourront être indemnisés au tarif de nuit ou dimanche lors de leurs permanences les soirs et les week-ends que lorsque le patient aura été orienté préalablement par un SAS, ce qui ne représente, aujourd’hui, que 5 % des consultations. En effet, alors que l’on constate un effondrement de la visite à domicile, en particulier dans les Alpes-Maritimes, et qu’il est de plus en plus difficile de déclarer un médecin traitant, les habitants ont pris l’habitude de se déplacer et de se rendre spontanément dans les centres de consultation pour tout problème de médecine générale ou petite accidentologie. En créant une situation d’inégalité entre les consultations « régulées » (majoration de 35 euros) et « non régulées » (majoration de 5 euros), cette nouvelle convention va immanquablement décourager de nombreux professionnels qui participent actuellement à la permanence de soins sur le territoire national la nuit, le week-end et les jours fériés et va aggraver le fonctionnement déjà difficile des services d’urgence hospitaliers. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de revenir sur cette disposition pour ne pas accroître les difficultés de l’accès aux soins des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>103</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Affaires de maltraitances en Ehpad et en maisons de retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3154. — 14 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les affaires de maltraitances en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et en maisons de retraite. La question de la maltraitance dans ces établissements a fait l’objet d’une attention accrue ces dernières années, au regard des nombreux rapports, alertes et témoignages faisant état de situations inacceptables dans certains établissements. Les révélations, en 2022, du livre « Les Fossoyeurs » sur les maltraitances au sein d’Orpea avaient été suivies de plusieurs dizaines de plaintes dans toute la France. Néanmoins, des proches de victimes dénoncent encore aujourd’hui la lenteur des procédures judiciaires et des évolutions insatisfaisantes dans la prise en charge dont fait l’objet leurs parents. De plus, la situation dans les unités spéciales Alzheimer est d’autant plus alarmante que les familles ont le plus grand mal à obtenir des décisions de justice. Il en résulte que des progrès restent à faire pour garantir la dignité et le bien-être des résidents et renforcer la confiance de leurs proches quant au mode de fonctionnement de ces établissements. Un décret publié le 1er janvier 2025 autorise les Ehpad non lucratifs à augmenter leurs tarifs jusqu’à 35 % pour les nouveaux résidents. Bien que cela s’inscrive dans la nécessaire lutte contre les déficits de ces établissements, cette décision du Gouvernement fait l’objet de nombreuses critiques. Au regard de ces différents éléments, il souhaite savoir quand le Gouvernement communiquera : un constat objectif des faits de maltraitance dans les Ehpad et maisons de retraite ; la liste des causes et interprétations associées à ce phénomène ; celle des actions déjà prises et leurs résultats et celles qui demeurent à prendre pour lutter résolument contre la maltraitance au sein des Ehpad et maisons de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>103</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Interdiction du Qalsody pour les patients atteints de la maladie de Charcot
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3159. — 14 janvier 2025. — Mme Mélanie Thomin appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot), suite au refus, en octobre 2024, par la Haute autorité de santé (HAS) d’accorder un accès « précoce » au traitement Qalsody. La maladie de Charcot affecte 8 000 patients en France et sa prévalence a doublé en vingt ans. Le traitement du laboratoire Biogen, consistant en une injection mensuelle par ponction lombaire, est le premier à cibler directement une forme rare de la maladie de Charcot liée à une mutation génétique SOD21 (qui représente 1 % des cas de SLA). L’usage de ce traitement pourrait, selon plusieurs chercheurs, montrer un bénéfice plus important s’il était administré tôt, avant même l’apparition des symptômes chez les porteurs de cette mutation. Une cinquantaine de personnes reçoivent, aujourd’hui, ce traitement en France. Il permet d’alléger leur souffrance et a prouvé son efficacité. D’ores et déjà approuvé par les autorités sanitaires européennes, une autorisation de mise sur le marché a été décidée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) en février 2024. Certains États comme l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis d’Amérique l’ont également autorisé et permettent d’y recourir. En France, la décision de l’HAS de refuser le remboursement et l’autorisation d’un accès précoce au Qalsody pose question chez les patients, leur entourage et le corps médical. La HAS, manquant de « données probantes » et les données du laboratoire Biogen étant insuffisantes, poursuit ses recherches et son examen sur le caractère bénéfique du traitement. Mme la députée interroge M. le ministre sur le délai prévu pour le nouvel examen de ce traitement, dans le but de clarifier son usage éventuel afin de soigner et soulager les patients atteints de SLA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>103</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Médicaments à l’unité en période de pénurie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3160. — 14 janvier 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des pénuries de médicaments, qui deviennent de plus en plus fréquentes. Selon une étude de l’observatoire de France Assos santé, 37 % des Français ont été confrontés à une pénurie en 2023 et 45 % d’entre eux ont dû modifier ou renoncer à leur traitement. Alors qu’un médicament sur deux finit oublié dans l’armoire à pharmacie, ce qui représente environ 1,5 kilo par personne chaque année, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM), ces chiffres soulignent la nécessité d’envisager des solutions pour améliorer la gestion des stocks de médicaments, en particulier par la dispensation à l’unité. Dans ce contexte, la vente de médicaments à l’unité pourrait limiter le gaspillage et réaliser des économies pour l’assurance maladie, tout en promouvant l’économie circulaire. Néanmoins, cette pratique suscite des interrogations de la part des pharmaciens sur la traçabilité et les problèmes pratiques liés à la découpe et la gestion des blisters. L’absence de consensus au sein de l’industrie pharmaceutique complique encore sa mise en œuvre. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) souligne également le risque de perte de suivi sur les effets secondaires potentiels et l’importance de disposer d’une notice correcte pour chaque patient. La loi AGEC a déjà entériné ce principe et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 prévoit la généralisation de la délivrance à l’unité pour certains médicaments concernés par une rupture d’approvisionnement. Aussi, il lui demande comment le Gouvernement envisage d’intégrer ces préoccupations dans la mise en œuvre des prescriptions individuelles de médicaments, tout en travaillant étroitement avec les professionnels du secteur pour assurer une gestion efficace et sécurisée des pénuries de médicaments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>104</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments pour traiter la maladie de Menière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3161. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les pénuries de médicaments prescrits pour soulager les symptômes de la maladie de Menière. Cette maladie se caractérise par des crises de vertige accompagnées d’une perte progressive de l’audition, d’acouphènes, de nausées et de vomissements. Depuis le mois de février 2023, des milliers de patients atteints de cette maladie se plaignent de la rupture de betahistine, médicament utilisé pour le traitement des vertiges, dans les pharmacies. Ils doivent contacter des dizaines d’officines, se déplacer loin, voire se fournir à l’étranger pour trouver quelques boîtes. Ces préoccupations ont d’ailleurs été relayées par une pétition de l’association France Acouphènes. Les principaux laboratoires confirment la « rupture d’approvisionnement sans date de retour prévue ». Pourtant, les autorités sanitaires semblent répondre qu’il n’y a aucune pénurie et sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), la betahistine n’apparaît ni en rupture de stock, ni en difficulté d’approvisionnement. Début juin 2023, le Président de la République a annoncé la création d’une liste de médicaments essentiels dont la production devra être relocalisée en France afin que le pays ne se retrouve pas en situation de pénurie, mais la betahistine n’en fait pas partie. Il lui demande si ce médicament peut être inclus dans cette liste de médicaments essentiels et si toutes les mesures ont été prises pour un retour rapide du médicament dans les pharmacies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>104</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de remboursement des traitements contre la bronchiolite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3162. — 14 janvier 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le remboursement du traitement Beyfortus destiné à prévenir les infections à virus respiratoire syncitial (VRS) responsables de la bronchiolite. En effet, ce médicament n’est remboursé qu’à 30 % avec un reste à charge de 281,26 euros que plusieurs mutuelles ne remboursent pas ou seulement partiellement. Selon une étude de modélisation publiée par l’Institut Pasteur et Santé publique France, le Beyfortus est un traitement préventif à la bronchiolite qui aurait permis d’éviter environ 5 800 hospitalisations, en particulier chez les enfants de moins de 2 mois permettant une réduction de 23 % du nombre total de bronchiolites à VRS. En 2023, le Beyfortus était totalement gratuit, ce qui permettait à toutes les familles d’avoir accès à ce médicament qui permet d’améliorer la vie des enfants et des familles selon la Société française de pédiatrie (SFP). En 2024, les 280 euros de reste à charge représentaient un coût trop important pour la plupart des familles, qui n’ont ainsi pas pu y avoir recours. Ce remboursement partiel du traitement Beyfortus met à mal les efforts déployés pour lutter efficacement contre l’épidémie de bronchiolite. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour permettre une égalité d’accès au traitement contre la bronchiolite, y compris les nourrissons les plus vulnérables et précaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>104</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du Beyfortus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3163. — 14 janvier 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet de la prévention contre la bronchiolite et la prise en charge du Beyfortus par la sécurité sociale. Le Beyfortus, qui est un traitement préventif injecté aux bébés contre la bronchiolite, n’est plus couvert qu’à 30 % par l’assurance maladie depuis 2024. En 2023, il était pourtant remboursé à hauteur de 100 %. La Haute Autorité de santé a, en effet, estimé que le service médical rendu (SMR) par ce traitement était modéré, rendant ainsi son remboursement plus précaire alors même que son coût se révèle particulièrement élevé pour les familles. Pourtant, plusieurs études ont démontré une importante efficacité du Beyfortus, notamment l’étude MELODY, qui évoque une réduction relative du risque d’hospitalisation de 62 %. Par ailleurs, il a été prouvé que le Beyfortus était plus simple d’utilisation que le traitement Synagis par l’étude MEDLEY, qui comparaît les deux produits en matière de tolérance et de pharmacocinétique. Le Beyfortus ne nécessite qu’une seule injection, à l’inverse du Synagis qui en nécessite plusieurs. En outre, la Société française de pédiatrie rappelle l’efficacité du traitement, qu’elle estime de l’ordre de 80 % pour prévenir les hospitalisations simples et en soins intensifs, les passages aux urgences et les consultations en ville. Le Dr Hortense Petat, praticienne hospitalo-universitaire en pneumo-pédiatrie au centre hospitalier universitaire de Rouen, va jusqu’à estimer son efficacité à 85 % sur les cas de bronchiolite aiguë. Dans la même ligne, l’Institut Pasteur estime que le Beyfortus a pu éviter près de 5 800 hospitalisations en France en 2023, année où le traitement était pris en charge à 100 %. En conséquence, comme le rappelle la Société française de pédiatrie, il est important de souligner les inégalités sociales qu’engendre la décision de la Haute Autorité de santé de classer le Beyfortus en « SMR modéré ». La décision de limitation de la prise en charge de ce produit met les familles qui n’ont pas de complémentaire santé face à un reste à payer de l’ordre de 300 euros, ce qui est bien souvent dissuasif. Il y a, d’ailleurs, de nombreuses mutuelles qui ne remboursent pas ou peu le traitement. Il souhaite attirer son attention sur les effets de cette décision sur les patients et sur leur prise en charge par les services hospitaliers et aimerait avoir communication des solutions qui vont être mises en place pour assurer la bonne diffusion de ce produit et pour lutter contre les épidémies saisonnières de bronchiolite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>105</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Question sur la réforme du 3e cycle des études pharmaceutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3164. — 14 janvier 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’importance de réaliser une réforme des maîtres de stage en officine et plus largement du troisième cycle des pharmaciens. La formation de pharmacien dans les universités est en réel décalage avec les attendus des officines lors des différents stages ou du premier emploi. De plus, les différents syndicats et les différentes parties prenantes de la formation des pharmaciens demandent un statut de maître de stage officinal avec une véritable formation permettant un suivi de ce qui est appris en formation initiale. Pour finir, pour rendre plus professionnalisante leur formation, les étudiants demandent que leur stage de 6e année soit possiblement effectué en alternance sur 12 mois à raison d’une semaine sur deux ou sur des demi-journées. Cela permettrait de pouvoir réaliser deux stages différents dans la même année. Elle lui demande s’il serait envisageable de mettre en place une réforme du troisième cycle des pharmaciens et des maîtres de stage en officine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>105</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès soins infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3171. — 14 janvier 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le décret autorisant des professionnels non spécialisés à effectuer certains actes jusqu’ici réservés aux infirmiers de bloc opératoires diplômés d’État (IBODE). En effet, le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 autorise des professionnels ayant seulement un an d’expérience en bloc opératoire et une formation de 21 heures à réaliser des interventions qui étaient auparavant de la compétence exclusive des IBODE. Cette mesure, bien qu’elle vise à pallier la pénurie de personnel soignant, soulève des préoccupations majeures concernant la sécurité des patients et la qualité des soins, notamment durant les interventions chirurgicales. Les IBODE, qui bénéficient d’une formation approfondie de deux ans et 2 900 heures d’études de niveau master, sont essentiels pour garantir la maîtrise des gestes chirurgicaux et la gestion des risques en salle d’opération. Ce décret pourrait donc entraîner une dégradation des soins. En outre, il est à noter que l’Ordre national des infirmiers s’oppose fermement à ce décret. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir fournir des explications sur les motivations ayant conduit à la publication de ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>105</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3175. — 14 janvier 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de financement de la prime Ségur pour les salariés des organismes de formation en travail social. En effet, l’accord de branche étendu, agréé par arrêté le 25 juin 2024, a prévu l’attribution d’une prime de 183 euros net mensuels à ces salariés, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cependant, faute de compensation financière de l’État, les régions ne peuvent pas assumer ces dépenses. Cette situation compromet la formation de 1 550 étudiants ainsi que des salariés en formation continue, tout en menaçant 165 emplois au sein des organismes concernés. À terme, elle aggraverait la pénurie de professionnels qualifiés et fragiliserait les politiques sociales et médico-sociales. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement prévoit pour financer la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social ainsi que pour garantir un soutien financier équilibré entre l’État et les régions pour préserver ces structures importantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>106</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pour 0 nouvelle contamination VIH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3182. — 14 janvier 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de progrès du pays dans la lutte contre l’épidémie de SIDA. En effet, la France fait pâle figure. L’engagement pris auprès de l’ONUSIDA (90 % de connaissance du statut sérologique, 90 % d’accès à un traitement antirétroviral durable, 90 % de charge virale supprimée pour les personnes sous traitement) pour 2020 n’est toujours pas respecté. D’autant qu’en 2025, la France est tenue par un objectif plus ambitieux de 95-95-95, condition nécessaire en vue d’enrayer l’épidémie. Les politiques récentes vont à rebours de cette exigence. Invisibilisation du VIH dans le discours public ; gavage des laboratoires pharmaceutiques qui développent des thérapies innovantes hors de prix ; attaques contre l’aide médicale d’État qui enraye la propagation de l’épidémie et sauve des vies ; multiplication des déremboursements et des restes à charge interdisant à des milliers de personnes l’accès correct aux soins, autant de décisions gouvernementales qui encouragent les nouvelles contaminations et propagent ainsi l’épidémie. Les connaissances scientifiques, les avancées médicales et les moyens techniques sont pourtant disponibles. Construire un monde 0 nouvelle contamination repose sur une seule volonté politique. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre dans quels délais il atteindra l’objectif 95-95-95 de l’ONUSIDA et par quel grand plan national de dépistage. Comment celui-ci atteindra-t-il les personnes particulièrement exposées (précaires, migrantes, incarcérées, usagères de drogues, pratiquantes de chemsex par exemple) dont un grand nombre ignorent leur propre statut sérologique ? Il lui demande enfin quelle est son opinion sur le transfert des politiques de lutte contre le drogues du ministère de l’intérieur vers le ministère de la santé, afin de remplacer les obsessions répressives par une politique de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>106</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2024‑2028
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3183. — 14 janvier 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les efforts de lutte contre la maladie d’Alzheimer. En France, 1,2 million de personnes souffrent de cette maladie, dont 24 000 ont moins de 65 ans. Plus de 2 millions d’aidants apportent un soutien quotidien aux personnes touchées. Par ailleurs, 275 000 personnes reçoivent un traitement pour la maladie de Parkinson, avec 25 000 nouveaux cas chaque année et 110 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques, avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Bien que le nombre de personnes touchées par des maladies neurodégénératives soit en augmentation, la stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2024-2028 n’a toujours pas été lancée alors qu’elle devait l’être au début de l’année 2024. Il vient donc lui demander si le Gouvernement envisage de lancer la nouvelle stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>106</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Un plan global et ambitieux dédié à la prévention bucco-dentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3185. — 14 janvier 2025. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les enjeux de la prévention en santé orale. On ne peut se dire en bonne santé sans une bonne santé orale. La convention dentaire, signée le 23 juillet 2023 met en avant l’ambition assumée de la profession et des acteurs conventionnels d’atteindre l’objectif d’une « génération sans carie ». Cette mesure reste focalisée sur les jeunes, pourtant la santé orale se décline tout au long de la vie jusqu’au grand âge. Selon le rapport de l’OMS sur la santé orale dans le monde, plus de la moitié des adultes en Europe sont touchés par des affections bucco-dentaires. Pourtant évitables, elles touchent de manière disproportionnée les personnes socialement vulnérables. De nombreuses publications scientifiques attestent que la prévention est clef pour l’amélioration de la santé orale. En France, la place de la santé orale dans le système de santé est encore insuffisante au sens où le recours aux soins prévaut encore trop souvent face à la prévention, privilégiant l’accès aux soins conservateurs plutôt que la lutte contre l’origine des pathologies. Quatre Français sur cinq n’ont pas de suivi annuel buccodentaire. Au niveau politique, le dernier plan de prévention bucco-dentaire date de 2006. Quatre axes semblent prioritaires. Tout d’abord, construire un plan national de prévention tout au long de la vie, qui serait piloté par un référent dédié à la santé orale au sein de la direction générale de la santé. Un groupe de travail national pour la santé orale suivrait le déploiement des mesures. Ensuite, il y a lieu de faciliter l’accès aux produits dentaires. En effet, d’après un sondage de l’IFOP, un Français sur quatre a déjà renoncé à certains produits d’hygiène en raison de leur coût dans un contexte économique inflationniste pour le pouvoir d’achat. Il est en parallèle essentiel que le taux de fluor dans les dentifrices fluorés soit aligné avec les recommandations internationales. Troisième chantier, intégrer la prévention bucco-dentaire au cœur des politiques sur le bien vieillir. Dénutrition, interactions avec les maladies chroniques, etc., une mauvaise santé dentaire n’est pas sans retentissements sur la qualité de vie des personnes âgées. Enfin et dans un même esprit, la santé bucco-dentaire doit également prendre toute sa place dans les politiques sur le handicap. Elle lui demande s’il va prendre en compte ces recommandations de la profession pour que la santé orale soit accessible à tous les âges de la vie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>107</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Coût final des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3190. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le coût final pour l’État et les pouvoirs publics de l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3059</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>107</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application de la responsabilité élargie du producteur aux emballages horticoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3059. — 14 janvier 2025. — M. Nicolas Ray alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés que pose l’application de la responsabilité élargie du producteur (REP) aux emballages horticoles. La filière horticole et pépinière a en effet recours de longue date à des pots et conteneurs pour la production, le transport et la commercialisation des plantes. Ces contenants sont des supports de culture indispensables qui font partie intégrante du processus de production. Sans cette protection rigide qui garantit une bonne circulation de l’eau, une filtration des UV et la protection des racines contre la lumière, les plantes ne pourraient vivre au-delà de quelques jours. Ces pots et conteneurs sont par ailleurs parfaitement adaptés à la mécanisation de certains travaux horticoles, réduisent les coûts de transport et peuvent servir de support pour le marketing et l’affichage réglementaire. Ils sont ainsi indispensables à l’ensemble de la filière et ne devraient donc pas être considérés comme un emballage entrant dans le champ de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) soumis aux obligations de la loi « AGEC » et de ses extensions. L’impact environnemental de ces pots fait d’ailleurs l’objet d’une attention toute particulière d’un secteur qui, par nature, est sensible aux enjeux écologiques. Ainsi, depuis près de 20 ans, la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP), par le biais de l’Association des artisans du végétal, récupère ces pots grâce à la mise en place d’une consigne dans le but de les réemployer. Actuellement, 40 % de leurs pots reviennent dans leurs serres et pépinières et les contenants qui arrivent en fin de vie sont recyclés via un partenaire industriel pour les transformer en tuteurs ou mobiliers de jardin. Or, dans le cadre de l’application de la REP, la prise en compte de cette consigne n’est pas assurée par les différents organismes agréés par l’État et une éco-contribution est appliquée sur chaque pot ou conteneur vendu aux clients particuliers. Pourtant, le règlement européen relatif aux emballages et aux déchets d’emballage avait bien prévu de ne pas taxer les emballages réutilisables lors de leur première utilisation mais uniquement lorsque ceux-ci deviennent des déchets. C’est pourquoi il est urgent d’améliorer le fonctionnement de la REP pour les emballages horticoles afin de permettre au système de consigne et à la filière de recyclage des pots usagés d’être considérés comme aussi étant vertueux que la filière traditionnelle de transformation et de valorisation des déchets. Par ailleurs, dans un souci de simplification, l’obligation de déclaration auprès d’un organisme agréé mérite également d’être réformée. En effet, actuellement, un producteur détaillant est tenu de faire deux déclarations différentes pour une même plante selon son circuit de commercialisation. Pour la mise sur le marché des pots de culture lorsqu’ils sont directement vendus au détail, la déclaration doit se faire auprès des organismes Citéo, Adeplhe, ou Leko, agréés par l’État, tandis que pour la vente aux professionnels, la déclaration doit être faite auprès d’ADIVALOR. Cette lourdeur administrative est pénalisante et une harmonisation serait bénéfique. Afin de soutenir la filière horticole et pépinière française, qui génère près de 170 000 emplois et d’importantes retombées économiques, et afin de limiter l’impact environnemental des pots et conteneurs horticoles, il lui demande si une simplification du dispositif de la responsabilité élargie du producteur (REP) sur les emballages horticoles est envisagée pour permettre de valoriser les systèmes de consigne et les filières de recyclage internes à la filière et ainsi éviter aux producteurs détaillants y ayant recours de facturer une éco-contribution à leurs clients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3069</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>108</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Destructions causées par les castors dans les Ardennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3069. — 14 janvier 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les vives inquiétudes des forestiers et pêcheurs des Ardennes en raison de la prolifération des castors qui occasionnent de nombreux dégâts en abattant des arbres sur des parcelles privées ou en construisant des barrages qui empêchent les poissons de remonter les rivières pour se reproduire. Le castor d’Europe est protégé sur l’ensemble du territoire métropolitain depuis 1968. Cette protection est traduite dans le code de l’environnement à l’article L. 411-1 et dans l’arrêté ministériel du 23 avril 2007. L’article 2 de cet arrêté interdit notamment la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel, ainsi que la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Le castor construit souvent des barrages pour maintenir l’entrée de son gîte immergée, il s’agit alors d’un élément constituant son habitat de reproduction ou de repos justifiant la protection des barrages. Toutefois, l’article L. 411-2 du code de l’environnement prévoit des dérogations notamment lorsqu’il y a des dommages causés aux cultures, à l’élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d’autres formes de propriété ou dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d’autres raisons impératives d’intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement va donner des instructions claires aux préfets afin que les populations de castors soient mieux régulées pour notamment permettre aux forestiers de protéger leurs arbres des destructions actuellement incontrôlables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3078</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>108</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Création d’une vignette pour préserver un avenir aux véhicules de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3078. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la possibilité d’accorder une dérogation générale pour la circulation des véhicules munis d’une carte grise « véhicule de collection » au sein des zones à faibles émissions (ZFE). Les véhicules anciens sont appréciés par les collectionneurs et propriétaires, mais aussi par des millions de sympathisants qui s’enthousiasment à leur passage. Près de 7 000 manifestations populaires sont organisées chaque année autour des voitures de collection. Ces dernières dynamisent toute la filière économique « voitures historiques » qui représentait en 2020, d’après la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), 24 000 emplois directs ou indirects et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Protéger cette filière revient à préserver le patrimoine industriel et, au moment où la relocalisation de l’industrie dans le pays est une priorité, à rappeler que la France est depuis toujours un leader mondial dans le domaine de l’automobile. Pourtant, le développement des ZFE dans les métropoles françaises fait peser un nouveau risque sur la préservation de ce patrimoine roulant qui ne représenterait pourtant, d’après la FFVE, que 0,5 % du parc français. Une voiture de collection ne parcourt que 1 071 km par an (617 km pour une moto), soit quinze fois moins qu’un véhicule normal. Leur interdiction n’aurait aucun effet positif notable sur la qualité de l’air. Même si les collectivités concernées ont intégré des conditions spécifiques pour les véhicules de collections, ces conditions sont souvent ubuesques et complexes. Cette problématique a d’ailleurs fait l’objet d’une proposition de loi, adoptée par le Sénat le 11 mars 2021, visant à la création d’une vignette « collection » pour le maintien de la circulation des véhicules d’époque. Tandis que d’autres pays comme l’Allemagne ont autorisé ces véhicules à circuler librement sur leur territoire, le processus législatif français est malheureusement bloqué. M. le député demande à M. le ministre si les véhicules de collection, tels que définis par voie réglementaire et disposant d’un certificat d’immatriculation avec la mention « véhicule de collection », pourraient faire l’objet d’une identification sous la forme d’une vignette « collection ». Cette vignette viendrait alors protéger ces véhicules des mesures de restrictions de circulation prévues au sein des ZFE. Le cas échéant, il lui demande si le Gouvernement envisage d’inscrire la proposition de loi adoptée au Sénat à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Il relaie également auprès de Mme la ministre la demande de la FFVE de travailler sur la possibilité d’intégrer les voitures de collection aux dérogations nationales déjà prévues par un décret et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>109</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Reconnaissance des conséquences des éoliennes sur les animaux d’élevage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3101. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences causées par l’implantation d’éoliennes sur les animaux d’élevage, a fortiori sur les bovins. Premier département français, avec près de 869 éoliennes implantées et 216 autorisées mais non encore installées, la Somme produit 11,2 % de l’énergie à vent nationale. Or il est essentiel de rappeler que les habitants sont majoritairement opposés à ces installations, perturbant fortement leur quotidien. Source d’énergie intermittente et fortement subventionnée, l’éolien ne fait pas l’unanimité compte tenu de son faible retour énergétique. Alors que l’on cherche à préserver la biodiversité et maintenir le bien-être de la population, ces installations représentent d’une part un danger pour les habitants à proximité de ces mâts, mais également pour les animaux. À titre d’exemple, Jean-François Maquigny, éleveur de vaches laitières dans la commune samarienne de Moreuil, affirme qu’elles ne peuvent plus mettre un pied à l’extérieur. Il constate également une baisse de leurs systèmes immunitaires depuis l’installation d’éoliennes à proximité de son exploitation. Après quatorze ans de combat, cet éleveur se résigne à être spectateur de l’inactivité et de la passivité de l’État face à l’implantation croissante de parcs éoliens sur le territoire national. M. Maquigny n’est malheureusement pas un cas isolé ; de nombreux exploitants d’élevages bovins de Loire-Atlantique ont eux aussi rapporté des troubles chez leurs animaux. Cette proximité entre les exploitations et les éoliennes engendre des pertes financières importantes pour les agriculteurs, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros, menaçant de fait la pérennité de leurs activités agricoles. En effet, les éleveurs constatent notamment une diminution de leur production et de la qualité du lait, une inflammation des mamelles ainsi que des troubles de comportements ou encore une augmentation de la mortalité. Cette concomitance entre ces implantation et les troubles recensés ne peut plus être ignorée. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’implantation d’éoliennes à une distance raisonnable, évaluée à deux kilomètres, les mâts ont été installés à 250 mètres des pâtures où se trouvent les animaux et à 600 mètres de l’exploitation. Les agriculteurs se sentent délaissés par le Gouvernement qui, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, multiplie les installations de parcs éoliens sur sol français. M. le député demande donc à Mme la ministre si elle compte diligenter des enquêtes afin que les conséquences de la présence d’éoliennes à proximité des élevages d’animaux soient reconnues. Il lui demande également si le Gouvernement entend faire respecter les préconisations de l’OMS en matière de distance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>109</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Politique de remplacement des chaudières à gaz et développement des gaz verts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3106. — 14 janvier 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés soulevées par la politique de remplacement des chaudières à gaz, qui privilégie l’installation massive de pompes à chaleur (PAC) électriques. Bien que cette politique ait pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’installation de PAC, dont le coût total peut atteindre jusqu’à 25 000 euros, est souvent prohibitif pour de nombreux ménages, en particulier ceux vivant dans les régions les plus froides, où le gaz demeure l’énergie de chauffage principale. En outre, ces coûts élevés sont accentués par les contraintes techniques liées à l’adaptation des logements, comme la nécessité de travaux de rénovation énergétique et l’installation de systèmes de chauffage compatibles. Cette situation risque de pénaliser les ménages les plus modestes, qui ne peuvent pas supporter les coûts d’une PAC et pourrait les contraindre à se tourner vers des solutions moins performantes, comme les radiateurs électriques, augmentant ainsi leur facture d’énergie. De plus, cette électrification massive repose sur des équipements largement importés, ce qui met en péril la souveraineté énergétique et fragilise l’emploi local, en particulier dans les secteurs liés au chauffage à gaz. Dans ce contexte, Mme la dépuéte interroge Mme la ministre sur sa volonté de soutenir le développement des gaz verts comme alternative pour décarboner le secteur du bâtiment, tout en préservant l’emploi local et la souveraineté énergétique de la France. Enfin, elle souhaite connaître les mesures concrètes qui seront mises en place pour accompagner financièrement les ménages dans l’installation de solutions de chauffage adaptées, notamment ceux qui ne peuvent pas financer une PAC ou dont le logement n’est pas compatible avec cette technologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>110</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jimmy Pahun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dérogation à l’obligation de reboisement en espaces protégés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3122. — 14 janvier 2025. — M. Jimmy Pahun attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la dérogation à l’obligation de reboisement prévue à l’article 167 de la loi n° 2016-1087 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Les opérations de défrichement sont, en principe, soumises à une obligation de compensation, pouvant se traduire par des travaux de boisement ou de reboisement (article L. 341-6 du code forestier). Le législateur a souhaité introduire une dérogation à cette obligation lorsque le défrichement est organisé au sein d’un espace protégé au titre du code de l’environnement pour un « motif de préservation ou de restauration du patrimoine naturel ou paysager ». En effet, certains de ces espaces - dans la lande bretonne par exemple - ont pu faire l’objet d’une politique de boisement incompatible avec la nature de leur milieu, avec notamment l’introduction d’espèces exotiques. Une obligation de stricte compensation est donc un frein à la mise en œuvre d’opérations de restauration par les gestionnaires de ces espaces. Or les acteurs de terrain sont toujours dans l’attente de la publication du décret d’application de l’article 167 de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. En l’absence de décret, la disposition manque d’un cadre juridique robuste qui permette son application sur l’ensemble du territoire national. Il souhaiterait donc savoir dans quel délai le Gouvernement entend publier ce décret d’application, afin de conforter l’action des gestionnaires d’espaces protégés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>110</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impact social des mesures environnementales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3123. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’impact économique et social des nouvelles mesures environnementales mises en place depuis le 1er janvier 2025. La généralisation des zones à faibles émissions (ZFE) interdisant la circulation des véhicules Crit’Air 3 dans de nombreuses métropoles et l’interdiction de mise en location des logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) suscitent une vive inquiétude. Ces mesures imposent des charges disproportionnées aux ménages les plus modestes et aux classes moyennes déjà fragilisés par la hausse du coût de la vie. Dans le cadre des ZFE de nombreux automobilistes en l’absence d’aides adaptées et de solutions de transport alternatives se retrouvent dans l’impossibilité d’utiliser leur véhicule souvent indispensable à leur vie professionnelle. Par ailleurs, l’obligation de rénover des biens classés G pénalise particulièrement les petits propriétaires qui n’ont pas les moyens de financer des travaux coûteux ce qui entraîne un blocage du marché locatif et une précarisation des bailleurs les plus modestes. M. le député demande quelles mesures le Gouvernement prévoit pour accompagner financièrement les ménages concernés par ces restrictions notamment par le rétablissement d’aides comme la prime à la conversion ou par le développement de dispositifs de soutien à la rénovation énergétique. Il souhaite également savoir comment le ministère entend garantir une meilleure équité territoriale en adaptant les calendriers et les critères d’application des mesures environnementales en fonction des spécificités locales notamment dans les zones rurales et périurbaines. Enfin, il interroge M. le ministre sur les alternatives envisagées pour réduire l’impact social de ces politiques telles que la promotion de solutions techniques moins coûteuses comme les boîtiers éthanol ou le renforcement des transports collectifs dans les territoires moins bien desservis. Il appelle enfin l’attention du ministre sur l’importance d’une évaluation rigoureuse des impacts sociaux et territoriaux de ces mesures afin de garantir que la transition écologique ne devienne pas un facteur supplémentaire d’inégalités entre les Français et les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>110</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutte contre la pollution marine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3152. — 14 janvier 2025. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la lutte contre la pollution des océans et la protection de la biodiversité marine. En effet, la quantité de plastique dans les océans est comprise entre 75 et 199 millions de tonnes. Sur la totalité des déchets marins, le plastique représente 85 %. Les animaux marins peuvent consommer ces plastiques, qui provoquent des dommages sévères et perturbent les équilibres de la chaîne alimentaire. Il n’est pas rare de retrouver des plastiques qui migrent dans la chaîne alimentaire et se retrouvent dans le corps humain. À ce titre, il semble fondamental de pouvoir agir au mieux. Le plastique a une conséquence climatique qui requiert plus que jamais des mesures concrètes pour sauvegarder la biodiversité et lutter contre la pollution des océans. Face à ces considérations, il lui demande quelles stratégies peuvent être adoptées pour lutter durablement contre la pollution plastique des océans et mieux protéger la biodiversité marine de son impact.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3091</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>111</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Révision de l’indexation des COT sur les canaux français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3091. — 14 janvier 2025. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la problématique des conventions d’occupation de territoire (COT) appliquées au domaine fluvial et notamment aux bâtis situés le long de l’ensemble des canaux français. Ces conventions sont indexées sur l’indice du coût de la construction (ICC), qui a connu ces dernières années des hausses significatives, atteignant parfois plus de 7 % sur une année. Cette augmentation, bien que variable selon les trimestres, met en péril la viabilité économique des entreprises opérant dans ce secteur. C’est particulièrement le cas pour le canal du Midi, où l’activité économique est fortement saisonnière, se concentrant sur environ six mois par an. Ces hausses continues des COT compliquent les projets de réhabilitation des bâtiments, contribuent à leur délabrement et nuisent à l’attractivité économique et patrimoniale des canaux. Il lui demande donc s’il envisage une révision du système d’indexation des COT, en tenant compte des spécificités économiques locales, afin de soutenir les initiatives de réhabilitation et de garantir la pérennité de ce patrimoine exceptionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>111</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Arnault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>L’aéroport d’Avignon, une aberration écologique nuisible aux habitants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3192. — 14 janvier 2025. — M. Raphaël Arnault interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour limiter les impacts des vols domestiques issus des petits aéroports qui n’accueillent pas de vols commerciaux ni ne sont utilisés pour la sécurité civile. L’aéroport d’Avignon-Provence, qui est dans la 1re circonscription de Vaucluse, est l’illustration d’une infrastructure inutile, qui impacte les habitants à cause de la pollution, accapare une partie importante d’argent public de la région et des terres, le tout pour bénéficier à une poignée de personnes très fortunées qui se déplacent en jets privés. Tout d’abord, l’aéroport est financé principalement par des subventions publiques et par les revenus fonciers de la SAAP (Société aéroportuaire d’Avignon Provence), dont la CCI (chambre de commerce et d’industrie) est l’unique actionnaire. Cela entraîne une situation de déficit chronique, en particulier dans le cadre de l’exploitation. En outre, l’aéroport bénéficie ainsi de subventions d’investissement et de fonctionnement de la part de la région Sud, ce qui soulève des questions sur l’utilisation de fonds publics pour une infrastructure dont l’usage principal bénéficie seulement à 3 758 passagers par an (chiffres de 2023). Cet argent public, dans un département classé parmi les plus pauvres de France comme le Vaucluse, devrait servir l’intérêt général. L’activité de l’aéroport est très polluante et les habitants aux alentours sont les premiers impactés. De nombreuses études montrent les conséquences sanitaires dues à une exposition aux pollutions de l’air et sonores que causent les vols de l’aéroport, notamment sur l’espérance de vie en bonne santé, les maladies respiratoires et cardio-vasculaires. L’aéroport d’Avignon représente une superficie presque aussi importante qu’Avignon intramuros. Cette infrastructure est autant un handicap au développement de la biodiversité qu’un accaparement de terres qui pourraient servir au développement agricole ou à la création de logement. De plus, pour respecter l’accord de Paris et donc limiter le réchauffement climatique à +1,5°C au niveau mondial, chaque Français devra émettre 2 tonnes d’équivalent CO2 maximum par an en 2050, alors qu’une heure de trajet en jet privé représente déjà l’émission de 8 tonnes d’équivalent CO2. De plus, l’aéroport d’Avignon est destiné à l’aviation d’affaires et aux courts trajets, alors que la ville est bien desservie par le TGV et par deux autoroutes : l’aviation privée n’est donc pas indispensable à la mobilité régionale. L’aéroport d’Avignon n’est pas le seul en France à être un non-sens écologique et social. Aussi, au regard de ces différents éléments, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour limiter les impacts sur les populations et sur l’environnement des vols en jet privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>112</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>SNCF-Augmentation des coûts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3193. — 14 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le coût croissant du système ferroviaire français pour les contribuables. En 2023, la facture de la SNCF pour l’État et les collectivités territoriales s’est élevée à 20,3 milliards d’euros, soit une augmentation de 48 % en sept ans et de 19 % en seulement trois ans. Cette charge croissante est notamment liée au financement des TER et Transilien (7,2 milliards d’euros), des Intercités (500 millions d’euros) et des redevances d’accès au réseau (2,7 milliards d’euros). Par ailleurs, les investissements pour l’achat de rames et la modernisation du réseau ont atteint 6,8 milliards d’euros en 2023, un montant en constante augmentation. Si la direction de la SNCF défend ces dépenses comme étant au bénéfice des collectivités et du patrimoine national, les contribuables, y compris ceux qui n’utilisent pas le train, supportent une part importante de cette charge. Cette situation soulève des questions sur l’efficience de ces dépenses et sur leur impact réel pour améliorer la qualité de service et réduire les fractures territoriales. Il souhaite savoir comment le Gouvernement évalue l’efficience des dépenses publiques allouées à la SNCF, tant pour le fonctionnement que pour les investissements, quelles mesures sont envisagées pour garantir une meilleure transparence et une optimisation des ressources financières allouées au secteur ferroviaire et comment le Gouvernement prévoit de concilier la nécessité d’investir dans un mode de transport décarboné avec une maîtrise de la pression fiscale pesant sur les ménages et les entreprises. Il demande une clarification des engagements de l’État et des garanties pour que ces dépenses bénéficient véritablement à tous les Français, dans un esprit d’équité et de responsabilité budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>112</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>SNCF-Ouigo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3194. — 14 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les préoccupations croissantes concernant le parc de rames Ouigo de la SNCF, pointées par les organisations syndicales CGT, Unsa et Sud-Rail. Ces syndicats ont alerté sur des dysfonctionnements inquiétants, notamment en matière de fiabilité, d’hygiène et de maintenance des rames, lesquelles, dans le cadre du modèle low-cost, roulent beaucoup plus intensivement que les TGV classiques. Ils dénoncent, entre autres, des problèmes de vétusté avec des portes défectueuses, des toilettes condamnées et des infestations d’insectes. Une situation jugée aggravée par un temps de maintenance qu’ils estiment insuffisant, entraînant des risques accrus pour les passagers et les agents. L’exemple d’un incident récent concernant un essieu en mauvais état, qui aurait mis en danger la sécurité des passagers, illustre les limites de la gestion actuelle des rames. Par ailleurs, bien que SNCF Voyageurs ait annoncé des investissements conséquents pour moderniser et élargir la flotte Ouigo, des retards dans la livraison des rames rénovées et des inquiétudes sur leur fiabilité subsistent. Ces éléments interrogent sur l’équilibre recherché entre la rentabilité du modèle low-cost et la qualité du service rendu, notamment en matière de sécurité et de confort des voyageurs. Il souligne l’importance de garantir des conditions de travail satisfaisantes pour les cheminots et des standards de sécurité et de fiabilité élevés pour les usagers. La situation actuelle semble appeler une réflexion approfondie sur les moyens alloués à la maintenance, à la modernisation du parc, ainsi qu’à la gestion des retards dans les projets de rénovation. Il souhaite connaître les actions envisagées par le Gouvernement pour répondre à ces défis et s’assurer que l’offre ferroviaire, tout particulièrement dans sa version low-cost, reste synonyme de service public de qualité et de sécurité exemplaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>112</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dangerosité de la sortie no 2 de la RN47 et nécessité d’une intervention urgente</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3198. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation préoccupante concernant la sortie n° 2 de la RN47, reliant Lens à La Bassée, à hauteur des communes de Wingles et Bénifontaine. Cette infrastructure inadaptée aux flux croissants de véhicules présente un danger quotidien pour les usagers. La bretelle de sortie particulièrement courte provoque des ralentissements soudains et oblige régulièrement les automobilistes à s’immobiliser sur la bande d’arrêt d’urgence de cette voie rapide. Les véhicules arrivant à grande vitesse sur la RN47 limitée à 110 km/h se retrouvent ainsi face à des files stationnées augmentant considérablement le risque d’accidents graves. De récents incidents notamment des collisions impliquant des poids lourds mettent en lumière l’urgence d’une intervention avant qu’un drame irréparable ne survienne. Cette inquiétude est partagée par les élus locaux et les usagers qui se sont mobilisés pour réclamer des mesures immédiates et structurelles. Parmi les solutions avancées, la sécurisation pourrait dans un premier temps passer par l’installation de panneaux d’avertissement signalant les risques de ralentissements. À plus long terme, un réaménagement de la bretelle apparaît indispensable pour répondre aux besoins croissants de trafic sur cette route nationale essentielle à la circulation dans le Pas-de-Calais. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes M. le ministre envisage de mettre en œuvre à court et moyen terme pour sécuriser cette portion de la RN47. Il l’invite également à clarifier le calendrier et les moyens qui seront mobilisés pour répondre à cette problématique de sécurité routière et rappelle l’urgence de garantir la sécurité de tous les usagers afin d’éviter que cette situation ne dégénère en tragédie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3058</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>113</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Précarisation des accidentés du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3058. — 14 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la précarisation économique et sociale dont sont victimes les salariés après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Les deux derniers projets de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), présentés respectivement par les gouvernements d’Élisabeth Borne et de Michel Barnier, prévoyaient la transcription de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 15 mai 2023. Pourtant, depuis la signature de cet accord, de nombreuses voix s’élèvent pour alerter sur les risques qu’il fait peser sur les victimes d’accident du travail et de maladie professionnelle. En effet, les instances judiciaires, les syndicats et les associations pointent un texte qui reste largement insuffisant pour répondre aux problématiques concrètes rencontrées par ces victimes. Ces dernières, souvent issues de milieux précaires, peu diplômées ou en fin de carrière, ont besoin de ces indemnités pour subvenir à leurs besoins. La précarisation qu’elles subissent ne fait que renforcer les inégalités sociales et économiques des victimes les plus précaires. Les données de la DREES confirment ce constat alarmant. Selon la dernière étude publiée en avril 2024, un accident du travail entraînant une incapacité permanente (IP) engendre des pertes de revenus particulièrement lourdes et durables. Par exemple, pour un accident du travail avec une IP supérieure ou égale à 10 %, le salaire annuel moyen des victimes chute de 12 000 euros l’année suivant l’accident et reste inférieur de 10 000 euros quatre ans après, comparé à une situation où l’accident n’aurait pas eu lieu. Face à ces chiffres inquiétants, il souhaite savoir quelles mesures compte prendre le Gouvernement afin de lutter efficacement contre la précarisation économique et sociale dont sont victimes les salariés après un accident du travail ou une maladie professionnelle, même lorsque la responsabilité de leur employeur est engagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>113</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Compte Personnel de Formation (CPF) pour les travailleurs handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3156. — 14 janvier 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les difficultés d’accès aux formations professionnelles pour les personnes bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Il est préoccupant de constater que, malgré un taux de satisfaction de 90 % des utilisateurs du compte personnel de formation (CPF), d’après France compétences et la Dares, seulement 3,15 % des usagers du CPF sont des personnes en situation de handicap. En 2022, la Caisse des dépôts a validé 58 732 dossiers de CPF pour ce public. Ainsi, le nombre de CPF activés par les travailleurs handicapés reste très faible et contrairement à la population générale, il concerne essentiellement, ceux qui disposent d’un niveau de diplôme faible. Les nombreuses plaintes reçues et les saisines du Défenseur des droits soulignent les nombreuses difficultés rencontrées lors des démarches administratives, jugées trop complexes. Face à ce parcours du combattant administratif, l’État a affirmé lors de la dernière Conférence nationale du handicap, sa promesse de rendre ces formations accessibles. Aussi,  malgré la part croissante de certifications Qualiopi, qui contribue à créer des formations plus accessibles et adaptées, favorisant ainsi l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap,  il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour simplifier les démarches du CPF pour les travailleurs handicapés et ainsi garantir leur accès égal aux formations professionnelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3065</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>114</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès aux aides de la CAF pour les victimes de violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3065. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence de la situation des personnes victimes de violences conjugales. Alors que celles-ci peuvent, depuis le 1er décembre 2023, réaliser une demande auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) afin de recevoir une aide financière, cette mesure ne suffit pas à répondre à la gravité et à l’urgence de la situation. En effet, la présentation d’un justificatif attestant des violences conjugales, tel qu’un dépôt de plainte, une ordonnance de protection ou un signalement au procureur de la République, est une condition obligatoire afin de bénéficier de l’aide proposée. Or de nombreuses victimes refusent, pour des raisons qui leur sont propres, de recourir à la dénonciation de leurs agresseurs devant la justice et ne pourront donc pas avoir accès à cette aide de la CAF. D’autre part, si l’aide proposée est un moyen de se défaire de l’emprise financière et d’espérer pouvoir quitter le foyer violent, il est fondamental que les victimes aient également accès à une aide psychologique ou encore à un accompagnement personnel dans la recherche d’un nouvel hébergement. Dans un contexte où la protection des victimes de violences conjugales représente un enjeu central qui ne fait pas l’objet de suffisamment de mesures concrètes et efficaces, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte assurer la protection et l’accompagnement des victimes de violences conjugales, qui sont très majoritairement des femmes, dans les délais nécessaires et dès lors qu’elles en font la demande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3076</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>114</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transports médicaux en territoires de montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3076. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des transports des patients par l’assurance maladie dans les zones sous-dotées en offre de soins. Le phénomène des déserts médicaux en France n’est plus à démontrer, que ce soit en matière de moyens donnés aux hôpitaux publics, de médecins généralistes ou encore de spécialistes. En novembre 2023, l’étude menée par l’association de consommateurs UFC-Que choisir a mis en évidence des chiffres frappants : près de 29 % des enfants vivent dans un désert médical en matière de pédiatrie, 24,8 % des femmes en matière de gynécologie et 19 % des Français en matière d’ophtalmologie. Beaucoup de territoires se sont saisis de cette problématique avec la mise en place d’aides diverses qui répondent à court terme à ce problème mais qui entraînent en même temps une concurrence entre les territoires. La persistance du problème est telle que dernièrement, certains maires en sont venus à « interdire à [leurs] habitants de tomber malade » en prenant un arrêté symbolique. Si la forme est ironique, le fond est bien plus préoccupant et doit interpeller face aux importantes disparités territoriales. Parmi les indicateurs de ces déserts médicaux, l’éloignement géographique est particulièrement alarmant quand on constate que des personnes sont contraintes de parcourir des dizaines et centaines de kilomètres pour pouvoir bénéficier d’un service parmi les plus essentiels, à savoir l’accès à la santé. En Lozère par exemple, il n’existe pas de transports collectifs hormis dans les chefs-lieu/préfectures et Mme la députée observe elle-même tous les jours les difficultés rencontrées par les habitants qui payent les répercussions de cette sous-dotation en offre de soins résultant de choix politiques passés. En effet, il s’agit bien de « payer » les conséquences de ces déserts médicaux, puisque éloignement géographique rime avec frais de transports accrus. Combien de Français et de Françaises, situés dans les territoires sous-dotés, se privent de consultations par manque de moyens financiers, paramètre structurant de l’inégalité sociale ? En d’autres mots, le déplacement est devenu un frein indéniable à l’accès aux soins. Aujourd’hui, la législation existante, à travers l’article R. 322-10 du code de la sécurité sociale, prévoit la prise en charge des transports des patients pour une distance supérieure à 150 km. Or une telle distance paraît dérisoire : quel citoyen peut se permettre de parcourir ne serait-ce que 100 km, surtout s’il s’agit d’un problème de santé nécessitant des consultations régulières ? De plus, en territoire de montagne, on parle en temps. Il faut parfois faire 1 heure de route pour 40 kilomètres. D’autre part, la procédure de remboursement des frais de transports pour le motif de la distance est excessivement longue : le patient doit attendre 15 jours avant de pouvoir considérer que l’assurance maladie valide sa demande d’accord préalable. Il s’agit là encore d’une contrainte supplémentaire subie par ces patients. Au regard de ces inégalités profondes entre les individus en matière d’accès aux soins, elle appelle donc le Gouvernement à abaisser la distance minimale de prise en charge des transports par l’assurance maladie à 30 km en territoire de montagne et le délai d’accord tacite de l’assurance maladie à 7 jours francs. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3095</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>115</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès aux professions - personnes atteintes de diabète de type 1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3095. — 14 janvier 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les restrictions systématiques d’accès à certaines professions pour les personnes atteintes de diabète de type 1 (DID). Malgré les avancées médicales permettant à ces personnes de mener une vie active et équilibrée tout en maîtrisant leur maladie, elles restent exclues de nombreux métiers, notamment dans les domaines de la sécurité et des transports, tels que la police nationale, la gendarmerie, les douanes ou encore certains postes SNCF. Ces interdictions, fondées sur des critères d’inaptitude systématique souvent dépassés, privent ces professions de candidats pleinement capables d’exercer leurs fonctions avec compétence et efficacité. La loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 relative à la réduction des restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé a ouvert la voie à une nécessaire réflexion sur la modernisation de ces critères. Cependant, cette révision n’a pas été étendue aux métiers précités, qui restent aujourd’hui interdits aux personnes atteintes de DID. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre à jour ces critères d’inaptitude, afin de garantir une évaluation individualisée des candidats basée sur leurs capacités réelles et ainsi promouvoir l’inclusion et l’égalité des chances pour tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>115</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Chauffage insuffisant dans les locaux du SAMU de Laon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3124. — 14 janvier 2025. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conditions de travail des agents du SAMU de Laon. En effet, lors d’une visite sur site, M. le député a pu constater lui-même une température des locaux ne dépassant pas 16,5 degrés Celsius. Cette température basse met en situation d’inconfort les agents ; tout aussi grave, certaines poches physiologiques nécessaires aux interventions sur des patients « figent » par basse température. Il faut donc les jeter. Il lui demande ce qu’elle compte entreprendre pour régler le problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>115</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Promouvoir l’égalité femmes-hommes face aux défis de la maternité et du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3126. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les suites des annonces faites par le Président de la République en janvier 2024 concernant le plan contre l’infertilité et les mesures visant à améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Si le plan contre l’infertilité constitue une avancée significative pour accompagner les familles dans leur projet de parentalité, les freins sociaux et économiques à la maternité demeurent une réalité préoccupante pour de nombreuses femmes actives. Ces obstacles, qu’ils soient liés à l’organisation du travail, aux responsabilités familiales ou à l’accès limité à des solutions de garde adaptées, contribuent à creuser les inégalités entre les sexes. La maternité reste encore souvent associée à une interruption ou un ralentissement de la carrière professionnelle des femmes. Cette situation est aggravée par le partage inégal des responsabilités parentales et par la pénurie de modes de garde accessibles et flexibles, notamment pour les parents exerçant une activité professionnelle à horaires atypiques. Ces difficultés limitent les choix des femmes et freinent leur participation équitable à la vie économique et sociale du pays. Pour répondre à ces enjeux, Mme la députée souhaite savoir comment le Gouvernement entend poursuivre et renforcer le plan contre l’infertilité, tout en garantissant un accès rapide et équitable aux soins pour toutes les familles concernées. Elle s’interroge également sur les mesures envisagées pour développer des solutions de garde accessibles et diversifiées, notamment par un élargissement des places en crèche et la promotion de modes de garde à domicile ou à temps partiel adaptés aux besoins variés des familles. Par ailleurs, elle souligne la nécessité de promouvoir un partage plus équitable des responsabilités parentales. Elle souhaite connaître les mesures incitatives que le Gouvernement pourrait mettre en place, telles que des dispositifs rendant le congé parental plus attractif et équitablement réparti entre les deux parents. Elle s’interroge également sur les moyens d’encourager l’innovation en entreprise, notamment à travers la création de crèches d’entreprise, le financement de solutions de garde ou encore des aménagements d’horaires pour les parents actifs. Enfin, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement prévoit de suivre l’entrée en vigueur des engagements pris en janvier 2024 pour garantir que ceux-ci apportent des réponses concrètes et mesurables aux familles. Elle demande de ce fait des précisions sur les étapes prévues pour la mise en œuvre de ces mesures et sur les objectifs concrets attendus en matière de soutien à la parentalité, de développement des modes de garde et de réduction des inégalités professionnelles et sociales liées à la maternité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>116</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Possibilité de transférer la somme d’un CPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3128. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la possibilité de transférer la totalité ou une partie de la somme d’un compte personnel de formation (CPF) sur le compte d’un autre salarié afin que ce dernier puisse en profiter, si ses besoins étaient plus importants. Ce dispositif pourrait s’inspirer de ce qui se fait déjà en terme de réduction du temps de travail (RTT).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>116</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Crédit impôt - Maintien des personnes agées au domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3155. — 14 janvier 2025. — Mme Nicole Le Peih attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’importance cruciale du crédit d’impôt pour les services à domicile, notamment dans le cadre des dispositifs de maintien à domicile des personnes âgées. En effet, le recours aux services à domicile pour les personnes en perte d’autonomie, comme les malades Alzheimer, bénéficie d’un soutien financier majeur via l’article 199 sexdecies du code général des impôts. Ce crédit d’impôt permet une économie nette mensuelle significative pour les bénéficiaires, parfois jusqu’à 833 euros pour les titulaires de la carte mobilité inclusion. Cette mesure est essentielle pour rendre ces services accessibles et pour favoriser le maintien à domicile, solution efficace pour répondre à la saturation des structures collectives d’accueil. Cependant, plusieurs associations gérant des domiciles partagés s’inquiètent des recommandations du rapport de la Cour des comptes de mars 2024, qui pourraient limiter ce dispositif. Ces recommandations pourraient fragiliser l’équilibre financier des formules alternatives d’hébergement et réduire l’accès aux services pour les personnes en perte d’autonomie. Mme la députée demande donc à Mme la ministre quelles sont les intentions du Gouvernement concernant le maintien et l’éventuelle évolution du crédit d’impôt pour services à domicile, afin d’assurer l’accessibilité et la pérennité des solutions de maintien à domicile dans un contexte de forte demande et de besoins croissants. Elle souhaite également savoir si des consultations avec les acteurs du secteur sont prévues pour étudier les impacts de ces évolutions sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>116</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès à l’ASF pour les familles recomposées avec un parent veuf
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3170. — 14 janvier 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une inégalité liée à l’allocation de soutien familial (ASF), qui impacte les familles recomposées avec un parent veuf. L’ASF, destinée aux familles dont un enfant est privé du soutien financier de l’un de ses parents, est supprimée lorsque le parent veuf refonde un couple, partant du principe que le nouveau conjoint prend en charge les enfants. Cette situation contraste avec celles des autres familles recomposées, où l’aide est maintenue en cas de défaillance d’un parent. Cette règle peut fragiliser des familles déjà éprouvées et ne prend pas en compte leur réalité économique. Aussi, elle l’interroge sur les mesures envisagées pour adapter ce dispositif et assurer un traitement plus juste pour ces familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>116</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Évolution de la certification biocide pour les podologues-pédicures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3172. — 14 janvier 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’évolution récente de la certification biocide, désormais prescrite pour tous les professionnels de santé utilisant des produits biocides, dont les pédicures-podologues. D’après l’arrêté « certibiocide » du 9 octobre 2013 modifié pour répondre au règlement européen (UE) n° 528/2012, les pédicures-podologues comme tous les autres professionnels de santé utilisant des produits désinfectants et antisalissure à usage professionnel doivent désormais suivre une formation certifiée de sept heures, renouvelable tous les cinq ans. Au 1er janvier 2025, le certificat biocide est rendu obligatoire pour la commande de produits auprès des fournisseurs agréés. Justifiée par l’apparition sur le territoire national de nouveaux animaux porteurs de risques pour la santé, l’extension de la certification biocide aux pédicures-podologues contraint des professionnels aux compétences déjà établies en matière de désinfection et d’usage des biocides. Concrètement, l’alourdissement administratif suscité par cette évolution réglementaire provoque une fermeture inopportune des locaux, au détriment du temps de soin et de la patientèle. Devant l’absence de clarté de la nouvelle réglementation entourant les produits biocides, il lui demande si les professionnels de santé libéraux sont bel et bien concernés par l’obligation de formation. Si tel est le cas, il souhaite savoir si elle envisage de modifier cette réglementation en introduisant une dérogation pour les podologues-pédicures, tenant compte à la fois de leur savoir-faire en matière de gestion des biocides et des désagréments que la nouvelle réglementation implique sur leurs patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>117</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance des perfusionnistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3174. — 14 janvier 2025. — Mme Katiana Levavasseur alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessaire reconnaissance d’un statut officiel pour les perfusionnistes en France. Ces professionnels de haute technicité et à très grande responsabilité permettent chaque année à environ 39 000 patients, dont 4 000 enfants, de bénéficier de chirurgies cardiaques sous circulation extracorporelle. Pourtant, malgré leur rôle crucial dans le maintien en vie des patients lors des interventions, leur expertise dans la gestion des assistances circulatoires et leur contribution directe à l’augmentation des greffes cardiaques et pulmonaires, ils se sentent oubliés, déconsidérés, par les pouvoirs publics. L’absence de mesures pour valoriser ce métier central entraîne ainsi une démobilisation préoccupante, des difficultés croissantes de recrutement, un allongement des délais de prise en charge des patients et une diminution, annoncée, des activités de greffes. Bien que des alertes répétées aient été lancées ces dernières années, notamment auprès des précédents gouvernements, aucune avancée concrète ni calendrier de travail n’a été mis en place pour inverser cette tendance inquiétante. Les représentants de la profession appellent donc aujourd’hui à une reconnaissance officielle du métier de perfusionniste, à l’instauration d’un cadre de formation adapté et à des mesures concrètes pour garantir l’attractivité et la pérennité de cette profession indispensable. Face à cette situation, elle lui demande quelles actions le Gouvernement prévoit de prendre pour répondre aux attentes légitimes de ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>117</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation alarmante des accueillants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3176. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante des accueillants familiaux. Les accueillants familiaux effectuent un travail exemplaire au quotidien en accompagnant les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Cette profession devient de plus en plus essentielle dans le contexte du vieillissement de la population et de la recherche d’alternatives aux établissements spécialisés. La demande est croissante et pourtant le nombre d’accueillants familiaux connaît un fort déclin. Ce dernier est lié à des conditions de travail difficiles et une reconnaissance insuffisante. France Accueil Familial réclame des mesures concrètes pour remédier à cette situation, parmi lesquelles une hausse de la rémunération, une hausse de l’indemnité de frais d’entretien, un meilleur accompagnement des accueillants et des accueillis ainsi que l’instauration d’un droit au chômage. Sur ce dernier point, l’existence de deux statuts distincts pour les accueillants familiaux - salarié ou sous contrat de gré à gré - pose difficulté. En effet, moins de 2 % d’entre eux sont salariés, la majorité exerce sous contrat de gré à gré et par conséquent n’a pas le droit au chômage. En 2023, lorsqu’il était interrogé, le Gouvernement avait évoqué des travaux en cours pour étendre le droit à l’assurance chômage à l’ensemble des accueillants familiaux. Cependant, à ce jour, aucune mesure concrète n’a été mise en place. La question de la retraite est également un enjeu important. Actuellement, près de la moitié des accueillants familiaux ont plus de 60 ans, ce qui pose la problématique du cumul emploi-retraite. Si des dérogations existent déjà pour certaines catégories de travailleurs, leur permettant de ne pas être assujetti au plafond, les accueillants familiaux n’en bénéficient pas. Leur revenu est donc limité dès qu’ils prennent leur retraite. En conséquence, il souhaite connaître les mesures gouvernementales envisagées pour mettre fin à la situation alarmante des accueillants familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>117</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Article L. 89 <em>bis</em> du code des pensions civiles et militaires de retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3180. — 14 janvier 2025. — M. Pascal Jenft interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de l’effet de la réforme de l’article L. 89 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite. Suivant certaines conditions, cet article permet aux fonctionnaires, à quelques années de leur départ en retraite, de bénéficier d’une pension de retraite partielle afin de pouvoir opter pour un temps de travail à mi-temps. Depuis la modification par la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, l’article dispose que les fonctionnaires ayant déjà un système de préretraite via un contrat avec leur employeur ne peuvent plus bénéficier des pensions partielles prévues par l’article L. 89 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite. Ce non-cumul n’est pas imposé aux salariés du secteur privé. Or ces derniers peuvent également bénéficier d’un système de préretraite via un contrat avec leur employeur. Pour l’exemple : l’entreprise Orange propose un temps partiel sénior (TPS) à ses salariés privés et fonctionnaires. Si on peut déceler une volonté d’éviter une double pension, on peut également se demander pourquoi une telle différence entre les fonctionnaires et salariés du secteur privé. Est-ce un oubli du législateur ou bien existe-t-il une motivation ? Il lui demande d’exposer les motivations de la différence de traitement entre les salariés du secteur privé et des fonctionnaires au sujet du cumul d’une pension de retraite progressive et d’un avantage de préretraite via un contrat employeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>118</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Budget alloué à l’ADMR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3188. — 14 janvier 2025. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les budgets alloués au fonctionnement global de l’ADMR, premier réseau associatif français de services à la personne. Cette organisation repose sur un équilibre complexe entre bénévoles, salariés et infrastructures pour fournir des services essentiels, en particulier en milieu rural, comme dans le département du Pas-de-Calais. Dans ce département, environ 29 037 bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en 2023 dépendent des services de l’ADMR pour leur maintien à domicile. Cependant, l’organisation rencontre des défis financiers croissants pour répondre à des besoins qui ne cessent d’augmenter. Les budgets nécessaires pour le fonctionnement général, tels que les frais de transport, les formations, ou encore l’entretien des équipements, sont souvent insuffisants. Par exemple, en milieu rural, les distances importantes augmentent significativement les coûts logistiques, qui ne sont pas toujours remboursés à la hauteur des dépenses réelles. De plus, les financements publics provenant des collectivités territoriales et de l’État restent soumis à des variations annuelles, rendant difficile toute planification pérenne. Les appels à projets et subventions ponctuelles, bien qu’utiles, ne permettent pas d’assurer une stabilité budgétaire suffisante pour garantir un fonctionnement optimal. Les obligations administratives et légales, comme les formations obligatoires en protection des données ou en sécurité, génèrent également des coûts supplémentaires, ajoutant une complexité pour les associations locales déjà fragilisées. Cette situation compromet la capacité de l’ADMR à maintenir et développer ses services, essentiels à la cohésion sociale et au soutien des populations les plus vulnérables. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir des financements stables et suffisants permettant de soutenir le fonctionnement global de l’ADMR ; cela inclut non seulement le soutien aux bénévoles, mais également l’accompagnement des associations locales pour qu’elles puissent continuer à fournir des services d’aide à domicile dans des conditions adaptées, en particulier en milieu rural.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>36</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>123</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Dépenses personnelles du chef de l’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            36. — 1 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune interroge M. le Premier ministre sur les dépenses personnelles du Président de la République. L’état exhaustif des remboursements des dépenses personnelles du chef de l’État fait l’objet d’une transmission aux magistrats de la Cour des comptes lors du contrôle annuel de la présidence de la République. Elle lui demande de communiquer cet état exhaustif à la représentation nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>123</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre des dispositions des articles L. 111-2 et L. 111-3 du code des juridictions financières, la Cour procède au contrôle annuel des comptes et de la gestion des services de la Présidence de la République. La demande de Mme Pirès-Beaune porte sur la communication du détail des dépenses personnelles du Président de la République, engagées à titre privé qui font l’objet d’un remboursement intégral par le Président de la République auprès des services de la présidence. Ainsi, à l’occasion du contrôle effectué en 2024 sur la gestion 2023, les dépenses privées du Président ont, comme chaque année, donné lieu à une question spécifique de la Cour des comptes. Les réponses apportées et les documents comptables consultés par la Cour n’ont pas soulevé d’observations de la part des vérificateurs et sont retracés au point 4.2.3 du rapport publié le 29 juillet dernier. Conformément au principe de séparation des pouvoirs et eu égard au statut particulier du Président de la République, aucune transmission de ces informations ne peut être envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>319</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>123</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Persistance des dysfonctionnements du guichet unique INPI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            319. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la persistance des dysfonctionnements du guichet unique INPI. De nombreux échanges avec des acteurs locaux et le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon montrent que le fonctionnement du guichet unique pose encore de nombreux problèmes tant pour les usagers que pour les opérateurs chargés de les accompagner dans leurs démarches. Si les formalités de création d’entreprise se déroulent dans l’ensemble plutôt bien, il semble que de nombreuses difficultés persistent, concernant les formalités de modification, dans près de la moitié des dossiers. Il apparaît aussi que le dispositif en place ne prend pas en compte le fait que les usagers n’ont pas de formation spécifique dans le domaine et n’ont pas toujours les moyens, notamment les TPE-PME, de s’offrir les services d’un formaliste. Il souhaite donc savoir quelles solutions sont envisagées pour que le guichet unique ne s’apparente plus, trop souvent, à un parcours du combattant qui s’accomplit au détriment des usagers comme des opérateurs, dont les conditions de travail se trouvent considérablement dégradées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>123</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après des difficultés en 2023, le guichet unique est maintenant fonctionnel et stable. Depuis le 1er janvier 2023, il a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024 à la date du 8 octobre 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. Ce sont ainsi cette année 1,3 million de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. L’essentiel des formalités est déposé aujourd’hui sur le guichet unique : les formalités sont effectuées sur ce dernier à 100 % pour les entreprises individuelles depuis janvier 2023, et, au global, 100 % des immatriculations, 60 % des modifications, 95 % des cessations, 80 % des dépôts de comptes annuels sont effectués sur le guichet. Avec 92 % des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72 % des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil essentiel pour cette population. Ce sont ainsi 50 000 professionnels différents qui ont déposé depuis sixmois des formalités sur le guichet unique, avec un taux d’usage légèrement plus intense sur le guichet unique que sur Infogreffe (15 % de formalités supplémentaires). Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’État (registre national des entreprises -RNE-, et répertoire du système national d’identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements -SIRENE-). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, il est dorénavant pleinement fonctionnel. Les volumes comme la variété des dépôts attestent de cette réalité. Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, l’actuelle procédure de continuité a pris fin le 31 décembre 2024. Elle n’était d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50 % des formalités, et dans la mesure où le déclarant constate une difficulté grave sur le guichet unique. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été d’un grand secours en 2023, elle occasionnait dorénavant deux types de difficulté structurelle ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté était celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90 % des recours à Infogreffe se font directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté était celle de la circulation des données au sein de l’État et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée est transcrite directement dans les deux registres tenus par l’État (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF). Les greffes locaux éprouvent pour leur part de grandes difficultés à transmettre des données qualitatives et dans les temps. Ainsi, 10 des 35 caisses locales de mutualité sociale agricole (MSA) n’ont pas encore reçu ou n’ont que partiellement reçu l’information attendue, et 25 % des envois de données à l’INSEE ne disposent pas de numéro SIRET ou de code APE. Le recours à Infogreffe occasionne alors des difficultés structurelles pour les entreprises : l’affiliation sociale, l’affiliation fiscale, la vérification de la qualité artisanale (par la CMA), ou encore l’affiliation agricole comme critère d’éligibilité à la PAC (par la MSA) sont complexifiées. Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel, pour prendre en compte les recommandations, et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. Son articulation avec l’offre de conseil gratuit des chambres consulaires et de l’URSSAF a été revue. En outre, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8,4/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN) et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’État est de revoir les interfaces au 1er semestre 2025. Enfin, concernant le rejet de formulaires de synthèse issus de la plateforme par certains greffes, des travaux présidés par la mission interministérielle de simplification des formalités d’entreprises sont en cours pour diminuer les taux de rejet, lesquels varient selon les valideurs. Une amélioration de la synthèse a déjà été effectuée et un accord a été obtenu par le collège stratégique du guichet unique pour que tous les acteurs s’accordent sur les informations qui doivent être examinées. Le guichet unique n’apparaît pas en soi comme un facteur de rejet de la formalité. Le Gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la direction interministérielle du numérique (DINUM), dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>717</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>125</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>TVA - accession sociale - taux réduit de la TVA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            717. — 8 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 278 sexies, III-2°-b) du CGI. Aux termes de cet article, « dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent des taux réduits de la taxe sur la valeur ajoutée mentionnés à l’article 278 sexies-0 A […] Les livraisons et livraisons à soi-même des logements et travaux faisant l’objet d’un contrat d’accession à la propriété pour lequel le prix de vente ou de construction n’excède pas le plafond prévu pour les logements mentionnés au 1° du présent III lorsque, à la date du dépôt de la demande de permis de construire, ces logements et travaux […] sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville faisant l’objet d’un contrat de ville prévu à l’article 6 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 précitée et d’une convention de renouvellement urbain ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des projets d’une certaine ampleur, lorsqu’un ensemble immobilier tel que défini au I-B-2-a § 60 du BOI-TVA-IMM-30 est partiellement situé à moins de 300 mètres mais s’étend au-delà des 500 mètres. Les commentaires publiés au BOI-TVA-IMM-20-20-20 § 60 précisent que « dans le cas de ventes d’appartements d’immeubles collectifs, la situation de certaines parties communes hors, pour partie ou entièrement, de ce périmètre (aire de stationnement, espaces verts) n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité du logement au dispositif. Il en va de même des dépendances bâties (emplacement de parkings en sous-sol, garages, boxes) situées hors de ce même périmètre, étant toutefois précisé que ces dernières sont alors non éligibles au taux réduit. Ces mêmes dépendances bâties sont en revanche éligibles au taux réduit si leur vente ou leur construction sont concomitantes à la vente ou à la construction du logement éligible et si elles sont entièrement situées dans ce périmètre ». Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements entièrement situés dans la limite des 500 mètres lorsque, par exemple, le dépassement provient de dépendances bâties ou non bâties ou encore de locaux non affectés à l’habitation (e.g. des commerces). Elle lui demande également de préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements situés partiellement au-delà de la limite des 500 mètres.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>125</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions du b du 2° du III de l’article 278 sexies du code général des impôts (CGI), dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent du taux réduit de 5,5 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) les livraisons et livraisons à soi-même de certains logements faisant l’objet d’un contrat d’accession sociale à la propriété, lorsque ces logements sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) faisant l’objet d’un contrat de ville et d’une convention de renouvellement urbain. Dans le cas de ces livraisons, la situation de certaines parties communes hors du périmètre des 500 mètres n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité des logements au dispositif, à la condition toutefois que tous les logements de l’ensemble immobilier restent intégralement situés dans ce périmètre. Il en va de même des dépendances bâties (par exemple, des locaux commerciaux ou des bureaux) situés hors de ce périmètre, étant toutefois précisé que la livraison de ces dépendances n’est alors pas éligible au taux réduit, tout comme, bien évidemment, celle des locaux autres qu’affectés à l’habitation. En revanche, les livraisons et livraisons à soi-même de logements intégrés à un ensemble immobilier au sein duquel certains logements sont situés, même partiellement, au-delà de la limite des 500 mètres ne satisfont pas aux critères d’application du taux réduit de la TVA prévus par le législateur au b du 2° du III de l’article 278 sexies du CGI et relèvent par conséquent du taux normal de la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>831</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>125</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Situation des brasseurs indépendants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            831. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés que rencontrent les 2 500 brasseries artisanales et indépendantes présentes sur le territoire français. En effet, outre le problème lié à la surtransposition et à la quantité de normes et d’éléments administratifs sans plus-value imposée par les autorités françaises à ce secteur d’activité qui nécessiterait une simplification drastique, ainsi que les taxes et cotisations avec un minimum fixe (URSAAF, CFE etc.) qui pèsent lourd pour les petites structures, il apparaît que les coûts de production de la bière ont explosé ces deux dernières années. Ainsi, de nombreux fournisseurs ont passé de fortes hausses : matières premières, énergie, carton et surtout bouteilles en verre. Depuis, janvier 2022, les TPE brassicoles ont subi des hausses successives non négociables du prix des bouteilles de verre allant jusqu’à 60 %, tandis qu’elles représentent deux tiers du prix de revient. Une enquête menée par le Syndicat national des brasseries indépendantes (SNBI) auprès des 2 500 brasseries artisanales et indépendantes françaises portant sur leur situation en 2023 et les perspectives pour 2024 est très inquiétante pour l’avenir du secteur. Ces petites structures apparaissent en péril, dans la mesure où 67 % des brasseries rencontrent des difficultés financières, 60 % sont inquiètes à court terme et 10 % envisagent une fermeture en 2024. Dans cette enquête, les verriers sont largement pointés du doigt : 92,4 % des brasseries imputent leurs difficultés aux augmentations des bouteilles en verre. Or cela à une incidence directe non seulement sur les 6 500 emplois du secteur brassicole, mais encore, sur les milliers d’emplois de la filière en amont et en aval. C’est pourquoi une aide exceptionnelle à la trésorerie des brasseries artisanales et indépendantes produisant moins de 200 000 hl/an a d’ores et déjà été demandée à hauteur de 5 centimes d’euros par bouteille pour 2023 et 2024. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour aider ce secteur d’activité, notamment en donnant aux brasseurs (au même titre que les viticulteurs) le droit de vendre leurs produits pour une consommation sur place à la brasserie sans avoir de permis d’exploitation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>126</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est le premier pays européen en nombre de brasseries (2 500 brasseries, dont 1 800 producteurs indépendants), le premier producteur d’orge brassicole en Europe et le premier exportateur mondial de malt. Toutefois, ces trois dernières années, cette filière a rencontré des difficultés économiques résultant de l’envolée des coûts de production de bière, liée notamment à l’augmentation du prix du verre et de l’orge. Selon l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), après 2 années de forte hausse (+46,6 % en 2021 et +47,1 % en 2022), le prix de l’orge de brasserie a chuté de 25 % en 2023, sans pour autant retrouver son niveau d’avant crise. Identiquement, le prix à la production de verre a augmenté de 32 % entre 2021 et 2023 (+13,8 % en 2022 et +16 % en 2023). Conséquence de l’inflation sur l’alimentaire et de la hausse des coûts de production, les prix à la consommation des bières ont brusquement augmenté : +3 % en 2022 et +11 % en 2023, entraînant une baisse de la demande en grandes et moyennes surfaces (-1,5 % entre 2021 et 2022 ; et -1,6 % entre 2022 et 2023). Dès lors, l’industrie de la bière est confrontée à une vague de fermetures. Sur les 8 premiers mois de l’année 2023, 113 procédures collectives ont été engagées, contre une cinquantaine par an en moyenne entre 2010 et 2021. Aussi, le nombre de création d’entreprises a nettement fléchi par rapport au pic enregistré en 2021 (460 créations d’établissements en 2021 contre moins de 300 en 2023). En réaction, entre décembre 2019 et décembre 2023, le Gouvernement et les collectivités territoriales ont versé près de 19 M€ de subventions publiques pour soutenir l’activité de fabrication de bière, majoritairement à des très petites entreprises et petites et moyennes entreprises (TPE/PME) (9 aides sur 10), pour un montant moyen de 550 000 € par aide. Plus précisément, 7 aides sur 10, représentant 58 % des 19 M€ de subventions, ont été attribuées en tant que « remède à une perturbation grave de l’économie », c’est-à-dire pour soutenir l’activité face aux conséquences de la crise sanitaire. Les 42 % restant constituent des aides à l’investissement, versées notamment pour favoriser la transformation et la commercialisation des produits agricoles, ou pour promouvoir la production et l’utilisation d’énergie renouvelable sur le site de fabrication de bière. Le Gouvernement a également prolongé pour 2024 les aides aux entreprises visant à les aider à faire face à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz. Il s’agit notamment du plafond de prix pour les TPE, de l’amortisseur électricité pour les PME et TPE non éligibles au plafond de prix, ainsi que du guichet d’aide au paiement des factures pour les entreprise de taille intermédiaire (ETI) remplissant certaines conditions. Enfin, concernant le prix du verre, le Médiateur des entreprises a été saisi pour rétablir la confiance dans les relations commerciales et trouver, avec les acteurs, un mode de fonctionnement pérenne qui tienne compte des contraintes de chacun. L’objectif de ces dispositifs est que les producteurs de verre puissent bénéficier des dispositifs permettant de parer la hausse des coûts de l’énergie et ainsi réduire les prix pour l’ensemble de la chaine de valeur, en particulier les brasseurs. Par ailleurs, le Gouvernement travaille sur des mesures de soutien à l’activité économique des débits de boissons, notamment en matière de simplification de la classification des différentes catégories de boissons et du régime des licences. Ces mesures pourraient être intégrées au projet de loi de simplification de la vie économique actuellement en discussion au Parlement. En ce qui concerne la vente de bière à consommer directement sur le site de production, en l’état actuel du droit, les brasseurs, comme les viticulteurs, bénéficient du régime de propriétaire-récoltant les exonérant de licence dès lors que les boissons vendues sont fabriquées à partir d’ingrédients intégralement issus de leur récolte. Le Gouvernement restera attentif à la situation des fabricants de bières et, plus largement, à l’ensemble des entreprises de la filière brassicole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1873</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>126</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Simplification des normes pour les entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1873. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le besoin de simplification qu’expriment unanimement les chefs d’entreprise du pays. Le poids des normes, leur accumulation et leur variation représentent en effet une consommation d’énergie considérable. L’intérêt des entreprises et du pays est évidement qu’une partie de cette énergie soit consacrée par les chefs d’entreprise au développement de leur activité et non à la réponse aux réglementations. Il souhaiterait que le Gouvernement lance un grand travail de simplification, ce qui parallèlement allégerait la charge de travail des agents de l’État. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>127</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement s’est emparé depuis plusieurs mois du thème de la simplification de la vie des entreprises avec son plan d’action « Simplification ! ». Dès l’automne 2023, une grande consultation publique intitulée les « Rencontres de la simplification » a été lancée à destination de tous les chefs d’entreprises. Elle s’est déroulée du 15 novembre au 29 décembre 2023 et plus de 29 000 dirigeants ont répondu à cet appel avec plus de 5 400 propositions émises. Cette consultation a été complétée par la contribution de près de 150 fédérations professionnelles ou assimilées. Cette démarche a été relayée par des parlementaires engagés, qui ont entrepris un tour de France, et dont les réflexions ensuite ont abouti à la parution d’un rapport « Rendre des heures aux Français ». Cette démarche a permis de faire émerger des propositions concrètes dans une démarche de co-construction. Le plan d’action global « Simplification ! » précité a sélectionné cinquante mesures concrètes en mobilisant tous les leviers, y compris législatifs et règlementaires. Dans ce cadre, le 24 avril 2024, un projet de loi de simplification de la vie économique a été présenté en conseil des ministres. Une première étape été franchie par l’adoption du texte au Sénat le 5 juin 2024 et le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour reprendre les débats avec l’Assemblée nationale en vue d’une adoption rapide des mesures nécessaires pour parvenir à vie administrative moins lourde, plus rapide et plus efficace pour les entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2288</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>127</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du guichet unique pour les formalités d’entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2288. — 26 novembre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements persistants du guichet unique pour les formalités d’entreprises, malgré les efforts de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Plusieurs signalements, notamment celui de la chambre de métiers d’Alsace, soulignent des blocages récurrents dans l’accès aux fonctionnalités « valideur » et « mandataire ». Ces problèmes entravent gravement l’efficacité de la plateforme, empêchant les entrepreneurs de réaliser les formalités essentielles pour leurs entreprises. Ces difficultés nuisent au dynamisme économique et fragilisent les petites entreprises déjà soumises à de nombreuses contraintes. Elles impactent également les agents des différentes institutions, dont la chambre de métiers, qui les accompagnent dans les formalités. Aussi, il demande quelles mesures le ministère prévoit de mettre en œuvre pour résoudre ces dysfonctionnements techniques et garantir que la plateforme puisse tenir ses promesses de simplification administrative, essentielle pour la sérénité des entreprises, notamment les TPE/PME.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>127</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après des difficultés en 2023, le guichet unique est maintenant fonctionnel et stable. Depuis le 1er janvier 2023, il a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024 à la date du 8 octobre 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. Ce sont ainsi cette année 1,3 million de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. L’essentiel des formalités est déposé aujourd’hui sur le guichet unique : les formalités sont effectuées sur ce dernier à 100% pour les entreprises individuelles depuis janvier 2023, et, au global,  100% des immatriculations, 60% des modifications, 95% des cessations, 80% des dépôts de comptes annuels sont effectués sur le guichet. Avec 92% des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72% des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil majeur pour cette population. Ce sont ainsi 50 000 professionnels différents qui ont déposé depuis 6 mois des formalités sur le guichet unique, avec un taux d’usage légèrement plus intense sur le guichet unique que sur Infogreffe (15% de formalités supplémentaires). Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’Etat (registre national des entreprises (RNE), et répertoire SIRENE). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel, pour prendre en compte les recommandations, et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. Son articulation avec l’offre de conseil gratuit des chambres consulaires et de l’URSSAF a été revue. De plus, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8,4/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN) et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’Etat est de revoir les interfaces au 1er semestre 2025. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, il est dorénavant pleinement fonctionnel. Les volumes comme la variété des dépôts attestent de cette réalité. Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, l’actuelle procédure de continuité a pris fin le 31 décembre 2024. Elle était d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50% des formalités, et dans la mesure où le déclarant constatait une difficulté grave sur le guichet unique. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été d’un grand secours en 2023, elle occasionnait dorénavant deux types de difficultés structurelles ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté était celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90% des recours à Infogreffe se font directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’INPI est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté était celle de la circulation des données au sein de l’Etat et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée est transcrite directement dans les deux registres tenus par l’Etat (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF). Les greffes locaux éprouvent pour leur part de grandes difficultés à transmettre des données qualitatives et dans les temps. Ainsi, 10 des 35 caisses locales de mutualité sociale agricole (MSA) n’ont pas encore reçu ou n’ont que partiellement reçu l’information attendue, et 25% des envois de données à l’INSEE ne disposent pas de numéro SIRET ou de code APE. Le recours à Infogreffe, en vue d’obtenir l’inscription au RCS et la production d’un extrait Kbis, occasionne sur ce champ des difficultés structurelles pour les entreprises : l’affiliation sociale, l’affiliation fiscale, la vérification de la qualité artisanale (par la CMA), ou encore l’affiliation agricole comme critère d’éligibilité à la PAC (par la MSA) sont complexifiées. Le gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la DINUM, dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>128</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande des chiffres des individus inscrits au FSPRT dans le Rhône</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            727. — 8 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet du nombre d’individus figurant dans le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) au sein du département du Rhône. En tant que députée, il lui est nécessaire de disposer de cette information afin d’appréhender les enjeux sécuritaires du département. Le FSPRT étant une base de données de l’administration française visant à recenser les islamistes radicaux présents sur le territoire national et susceptibles de mener des actions terroristes, le contexte national et départemental actuel justifie pleinement la communication de ces chiffres à la représentation nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>128</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), créé par décret en 2015 et administré par l’UCLAT, recense et centralise des informations relatives aux personnes qui, engagées dans un processus de radicalisation, sont susceptibles de se rendre à l’étranger sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes ou de vouloir prendre part à des activités terroristes. Les éléments figurant dans le fichier permettent d’assurer un échange d’informations optimisé entre les services concernés, à savoir essentiellement des services de renseignement, judiciaires et préfectoraux. Les groupes d’évaluation départementaux (GED), présidés par les préfets de département, ont notamment pour mission de décider de l’inscription, de la suppression ou de la clôture au FSPRT des cas qui lui sont soumis. Ils peuvent ajuster, au besoin, le niveau de suivi engagé par les services après enquête et/ou réexamen des situations individuelles. Ces éléments inscrits au FSPRT sont particulièrement sensibles et constituent des mesures opérationnelles de suivi discrètes. Il n’apparait ainsi pas opportun de communiquer publiquement des statistiques départementales du nombre d’inscrits au FSPRT, ces informations étant susceptibles de compromettre les investigations en cours. Toutefois, veuillez noter qu’au niveau national, 15 800 individus sont inscrits au FSPRT (au 15 novembre 2024).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1642</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>129</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation et renouvellement des machines à voter</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1642. — 5 novembre 2024. — Mme Constance Le Grip souhaite alerter de nouveau M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation et le renouvellement des machines à voter dans les bureaux de vote français. En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse. Actuellement, 63 communes sont équipées de machines à voter, ce qui représente environ 1 500 bureaux de vote et 3 % du corps électoral, soit 1,5 million d’électeurs. Les machines à voter sont prévues en droit français depuis 1969 et des modèles électroniques sont autorisés depuis 2003. L’utilisation de machines à voter joue un rôle clé pour ces 63 communes, leur facilitant l’organisation des élections et permettant d’apporter une solution au manque de personnel ou de scrutateurs et de satisfaire les citoyens et l’expression démocratique. Leur utilisation garantit aussi des avantages écologiques, technologiques, démocratiques voire sanitaires en aidant les citoyens à voter plus facilement et plus rapidement dans un monde numérique en pleine expansion. Cependant, le périmètre des communes autorisées à en être équipées est gelé depuis le moratoire de 2008 du ministère de l’intérieur, incluant ainsi l’impossibilité pour ces machines d’être mises à jour. Le rapport, « Réconcilier le vote et les nouvelles technologies », rédigé en 2018 par les sénateurs Yves Detraigne et Jacky Deromedi, s’en était fait l’écho. En lien avec l’Association des villes pour le vote électronique (AVVE), Mme la députée souhaite alerter sur la situation préoccupante de ces machines qui sont aujourd’hui vieillissantes et qui ne peuvent être renouvelées en raison du moratoire de 2008 bloquant le renouvellement du matériel. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur une éventuelle levée du moratoire afin, à la fois, de garantir une sécurisation de la situation des communes déjà équipées en agréant une nouvelle génération d’appareils et d’autoriser plus de communes volontaires à s’équiper en machines à voter.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>129</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Compte tenu des enjeux croissants liés au moratoire sur les machines à voter, les services du ministère de l’intérieur, en lien avec l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ont mené une réflexion visant à réexaminer le cadre applicable aux machines à voter et les évolutions techniques requises en vue d’une éventuelle levée du moratoire. Dans cette perspective, le Gouvernement a remis au Parlement, en décembre 2021, un rapport relatif à la possibilité de recourir aux machines à voter conformément à la loi n° 2021-191 du 22 février 2021. Le rapport reprend les préconisations issues de l’étude produite en 2021 par l’ANSSI et annexée au rapport susmentionné, parmi lesquelles figure le recours à des machines permettant l’édition d’un bulletin papier pour rendre le vote vérifiable et auditable. Cette exigence va dans le sens d’une sécurisation renforcée du dispositif et d’une transparence accrue du vote. L’édition d’un bulletin papier est déjà utilisée dans plusieurs pays, tels que la Belgique ou l’Inde, afin d’apporter la plus grande sécurité au vote en permettant un recompte manuel si nécessaire et de préserver ainsi la confiance des électeurs. C’est l’une des pistes étudiées dans ce rapport qui a pour finalité d’éclairer quant aux évolutions possibles en la matière ainsi qu’aux conditions requises pour ce faire. En parallèle, un dialogue avec les communes utilisatrices est nécessaire afin d’entendre leurs propositions, d’échanger sur les conclusions du rapport et d’identifier conjointement des solutions permettant de garantir la sincérité et la sécurité du vote. Un groupe de travail de niveau technique, qui s’est déjà réuni, a été mis en place afin d’évaluer la faisabilité des évolutions techniques préalables à une éventuelle levée du moratoire, notamment au regard des spécificités liées aux modèles de machine à voter autorisés et à leur processus d’homologation. Les conclusions des consultations seront communiquées à l’issue de l’ensemble des travaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1782</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>129</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sabotages d’infrastructures SNCF en juillet 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1782. — 5 novembre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’état de l’enquête concernant les sabotages subis par la SNCF le 25 juillet 2024. En effet, ce jour-là, à la veille de l’ouverture des jeux Olympiques, le trafic SNCF TGV a été fortement impacté par des actes de sabotage. 800 000 usagers de la SNCF ont été directement impactés par ces actes délictueux. Les conséquences financières se chiffrent pour l’entreprise publique ferroviaire à plusieurs millions d’euros. Le 29 juillet, M. Gérald Darmanin, à l’époque ministre de l’intérieur, avait assuré que les services de renseignements avaient identifié un certain nombre de profils qui auraient pu commettre ces sabotages. D’autre part, la police judiciaire semblait disposer dès l’origine d’indices déterminants pour confondre les auteurs de ces actes (en particulier la saisie d’une camionnette ayant apparemment servi à l’opération terroriste). Elle lui demande quel est l’état de l’enquête et le profil des suspects éventuellement interrogés ou mis en examen dans cette affaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>130</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mobilisation exceptionnelle des services de l’Etat, au premier rang desquels les forces de sécurité intérieure, mais aussi celle de l’ensemble des autres acteurs publics et privés concernés par la sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques ont permis que cet événement sportif se déroule sans incident significatif, que ce soit à Paris ou dans les autres villes de France concernées. Cette réussite est le fruit d’un travail engagé depuis plusieurs années avant l’événement et a reposé, notamment, sur l’engagement, le dévouement et le professionnalisme sans faille des forces de l’ordre et des services de renseignement. S’agissant des faits évoqués dans la question écrite, ils font l’objet d’une enquête, toujours en cours. Aucun élément d’information ne peut donc être communiqué en application du secret de l’enquête et de l’instruction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1784</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>130</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Urgence sécuritaire et écologique à la Calanque de Sormiou</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1784. — 5 novembre 2024. — M. Olivier Fayssat appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant les mesures d’urgence à prendre pour garantir la sécurité et la biodiversité de la Calanque de Sormiou à Marseille. La calanque de Sormiou, située dans le 9e arrondissement de Marseille, est l’un des sites naturels les plus emblématiques du Parc national des Calanques. Sa renommée attire chaque année un afflux important de visiteurs, ce qui, malgré son caractère exceptionnel, pose de graves problèmes en matière de sécurité, de tranquillité publique et de protection de l’environnement. Cet été, les riverains et résidents des cabanons de Sormiou ont exprimé leur exaspération face à la recrudescence des incivilités et des actes de délinquance, liés notamment aux phénomènes de surfréquentation, aux véhicules motorisés non autorisés, aux taxis clandestins et aux parkings sauvages. Ces actes mettent non seulement en péril la préservation de ce site naturel, mais également la sécurité de ses usagers. La prolifération de déchets et les risques d’incendie, dans un site classé particulièrement vulnérable, témoignent de la nécessité d’une régulation renforcée des flux touristiques et d’une surveillance accrue. En conséquence, les habitants de la calanque de Sormiou, démunis face à ces nuisances et à l’inaction publique, sollicitent une intervention urgente des pouvoirs publics. Plusieurs mesures prioritaires pourraient être mises en place pour remédier à cette situation, notamment : le renforcement du contrôle d’accès des véhicules par la force publique, notamment la police municipale ; la restriction d’accès à la calanque selon un système de réservation en partenariat avec le Parc national des Calanques ; l’augmentation de la présence des forces de l’ordre, dont des agents de police nationale et municipale, pour prévenir et sanctionner les actes d’incivilité ; la mise en place de dispositifs de vidéoprotection ; la verbalisation systématique des véhicules pénétrant illégalement dans le site en dehors des heures de contrôle. Ces actions visent à garantir la sécurité des usagers respectueux ainsi que la tranquillité et la qualité de vie des résidents locaux, tout en assurant la préservation durable de ce site exceptionnel. Au regard de la situation préoccupante décrite, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour répondre à cette urgence environnementale et sécuritaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>130</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La calanque de Sormiou est située en zone police nationale, dans le 9ème arrondissement de Marseille. C’est donc à la police nationale et à la police municipale d’assurer les mesures directes de sécurité sur et autour de ce site, en lien avec les agents assermentés du Parc national des Calanques (PNC), également compétents pour contribuer à sa protection. En ce qui concerne la gendarmerie nationale, il peut être relevé que les agents du PNC bénéficient du soutien opérationnel du détachement du groupe de cavalerie de la Garde républicaine de Marseille, qui effectue des patrouilles régulières et qui peut être renforcé, dans le cadre de la coopération européenne, par des cavaliers étrangers. Aussi, le commandement pour l’environnement et la santé (CESAN) est en contact avec le PNC, dont les agents assermentés sont rattachés à l’office Français de la Biodiversité (OFB). L’action de la gendarmerie s’opère notamment sur le volet de la formation. Une première session de formation, dispensée par l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), a permis à une vingtaine de leurs agents d’acquérir des compétences en matière de police judiciaire, notamment sur l’audition des personnes mises en cause. En complément, des échanges ont été engagés avec la responsable de la mission « Police de l’Environnement » au sein du PNC, afin de renforcer ces actions de formation. L’objectif à terme, est de permettre aux agents d’exercer pleinement leurs prérogatives en matière de police judiciaire. Des formations complémentaires pourraient aussi être envisagées à destination des éco-volontaires (environ 10 personnes) et des éco-gardes (environ 20 saisonniers). Par ailleurs, la mise en place de sessions spécifiques de formation aux infractions environnementales, réalisées conjointement avec les agents du parc, au profit des fonctionnaires de la police nationale et des agents de la police municipale seraient également envisageables. Enfin, dans le cadre de ses missions d’appui, le CESAN est en mesure d’élaborer des fiches méthodologiques, adaptées aux atteintes constatées et à la réglementation particulière applicable sur ce site classé. L’ensemble de ces initiatives pourrait être formalisé dans une convention entre le CESAN et le PNC. Je saisis le Préfet des Bouches-du-Rhône de votre interpellation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1835</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>131</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Amblard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Multiplication alarmante des vols de bois dans les forêts privées en Meuse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1835. — 12 novembre 2024. — M. Maxime Amblard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la multiplication alarmante des vols de bois dans les forêts privées du sud de la Meuse. Ces vols, particulièrement organisés et méthodiques, portent un grave préjudice aux petits propriétaires forestiers locaux, dont les pertes, tant économiques qu’écologiques, s’élèvent déjà à plus de 150 000 euros. Les propriétaires voient leurs parcelles dégradées et impraticables et des chênes de haute qualité abattus et emportés sans contrat de vente. Les organisations syndicales locales et les autorités déplorent l’insuffisance de moyens pour lutter efficacement contre ce fléau. Face à l’ampleur de ce phénomène, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures le ministère envisage pour renforcer la sécurité des forêts privées et soutenir les propriétaires concernés, notamment à travers la mise en place d’un réseau de vigilance citoyenne, associant chasseurs, forestiers privés et collectivités locales et l’installation de dispositifs de surveillance adaptés. Par ailleurs, il lui demande si des actions sont prévues pour anticiper et accélérer la mise en œuvre d’une traçabilité obligatoire des bois sur l’ensemble du territoire, notamment dans le cadre du règlement européen contre la déforestation, dont l’entrée en vigueur est actuellement reportée à 2026. Enfin, il aimerait connaître la position du ministère de l’intérieur, en concertation avec le ministère de la justice, sur un éventuel durcissement de la législation pénale applicable aux vols de bois en forêts privées, à travers la création de circonstances aggravantes ou le renforcement des peines, dont l’objectif serait de rendre plus dissuasives les sanctions face aux réseaux organisés soupçonnés de cibler les forêts, notamment celles de l’Est de la France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>131</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En métropole, la forêt occupe 31 % du territoire, soit 17 millions d’hectares. Les infractions subies par la filière bois depuis le 1er janvier 2021 sont géographiquement dispersées, en adéquation avec la carte forestière française, notamment au sud de l’axe allant du département des Ardennes à la Gironde. Les atteintes subies par cette filière, et par ricochet par les petits propriétaires forestiers, sont majoritairement des vols de bois. Le bois volé est très souvent celui stocké sur le bord de routes ou de chemins dans l’attente d’une prise en charge. Il l’est également par prélèvement direct d’arbres sur les parcelles voisines de l’exploitation sur laquelle une coupe licite a lieu. Le règlement déforestation de l’Union européenne (RDUE), dont l’entrée en vigueur a été reportée à 2026, fait à nouveau l’objet de discussions entre le Parlement et le Conseil européens. Dans ce contexte, il pourrait se révéler inopportun pour les autorités françaises d’édicter une nouvelle réglementation sur la traçabilité des produits en prenant le risque d’une contradiction avec le futur règlement européen (considérant notamment qu’en droit communautaire, les règlements, à l’inverse des directives, sont d’application directe en droit national). De surcroît, toute évolution normative sur la matière environnementale relève des prérogatives du ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, et non de celles du ministère de l’intérieur. Comme le prévoit le code forestier dans son article L. 163-7 (section 4 : infractions commises en forêt d’autrui), la coupe ou l’enlèvement d’arbres est puni conformément aux dispositions du code pénal (CP) traitant du vol (infraction délictuelle sanctionnée de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende). Si ce vol est réalisé en réunion, il est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Cependant, le code forestier ne prévoyant actuellement pas la possibilité de poursuivre les faits de coupe ou d’enlèvement de bois en forêt d’autrui en bande organisée, une réflexion pourrait être conduite afin de procéder à la modification rédactionnelle de la disposition susvisée, en l’intégrant au titre XXV du code de procédure pénale. Ainsi, il pourrait se révéler opportun de procéder à l’ajout d’un nouvel alinéa 2 à l’article L. 163-7 du code forestier prescrivant que la coupe ou l’enlèvement d’arbres ayant au moins 20 centimètres de circonférence en bande organisée est puni conformément à l’alinéa 1er de l’article 311-9 du CP, soit 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende. La gendarmerie, à travers le CESAN (commandement pour l’environnement et la santé), a déjà engagé une réflexion sur la problématique de la lutte contre la coupe illégale de bois (contrôle des transporteurs de bois, identifications des bois) et s’attache à sensibiliser les enquêteurs environnements et les unités de gestion des flux (brigades motorisées notamment). La sécurisation des propriétés forestières privées par le biais de la création d’un réseau de vigilance citoyenne et de l’installation de dispositifs de surveillance adaptés ne peut que s’intégrer dans un schéma global. Les mesures de protection passive des propriétés privées relèvent principalement de la responsabilité des propriétaires fonciers (pose de clôture, installation de caméras de surveillance, contrat avec des sociétés de sécurité privées). Pour répondre à ces atteintes, la gendarmerie nationale s’appuie sur une occupation toujours plus importante de l’espace public, afin de déceler les potentiels délinquants et de dissuader le passage à l’acte. La création en cours de 239 nouvelles brigades, dont un tiers de brigades mobiles, concourent à la densification du maillage territorial de la gendarmerie nationale. Plus d’une vingtaine de ces nouvelles brigades seront spécifiquement employées dans la lutte contre les atteintes à l’environnement. Les exploitants ont également la possibilité de bénéficier des services, à titre gracieux, de la chaîne de prévention situationnelle, composée des correspondants sûreté (présents dans chaque brigade) et des référents sûreté (présents dans chaque département). Ces experts sont à même de prodiguer des conseils de sûreté et de réaliser des études pour sécuriser au mieux les lieux exposés aux phénomènes de délinquance. En ce qui concerne plus particulièrement le département de la Meuse, le commandant de groupement a reçu le 18 septembre 2024 le président de Fransylva 55, union syndicale des forestiers privés de la Meuse. La discussion portait sur les vols de bois sur pied commis au préjudice de propriétaires forestiers privés. Sur l’année 2023, en Meuse, 4 vols de bois au préjudice de particuliers ont été recensés, dont notamment le vol de 57 hêtres et 4 chênes. Il s’agissait d’un différend commercial entre propriétaire et exploitant. Depuis le début d’année 2024, 13 plaintes pour vol de bois ont été prises en compte par les unités de gendarmerie meusiennes. Sous l’autorité du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bar-le-Duc, la brigade de recherches de Commercy a centralisé 5 procédures portant sur un total de 13 faits et pour un préjudice estimé de 70 000€. L’enquête est en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1933</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>132</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le 17Cyber</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1933. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le 17Cyber. Annoncé le 10 janvier 2022 par le Président de la République, Emmanuel Macron, prévu dans la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPMI) du 24 janvier 2023, le guichet unique dédié à la cybersécurité, le 17Cyber, initié par le ministère de l’intérieur et des outre-mer, en partenariat avec cybermalveillance.gouv.fr, la police nationale et la gendarmerie nationale, devait être lancé officiellement fin mai 2024. Le ministre de l’intérieur de l’époque ayant alors dû se rendre en Nouvelle-Calédonie, l’évènement avait été reporté. Est ensuite survenue la dissolution de l’Assemblée nationale et l’inauguration de cette plateforme n’a toujours pas été reprogrammée. Dans un contexte de multiplication des attaques numériques (vol de données, hameçonnage, arnaques en ligne, etc.) et de cyberharcèlement, il est tout particulièrement urgent qu’entre en fonctionnement ce service de diagnostic et d’assistance pour les victimes de cyberattaques et d’actes de cybermalveillance. Il souhaite savoir s’il envisage une mise en route rapide de ce dispositif et, dans l’affirmative, quel portage politique accompagnera sa réactivation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>132</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif 17Cyber, inscrit dans la LOPMI, est un outil stratégique destiné à informer le plus grand nombre, centraliser les signalements de cyberattaques et accompagner les victimes. Il est ainsi destiné à informer via un module intégré et devenir le portail unique lors de la prise en compte d’une attaque cyber dont un particulier, une collectivit ou un professionnel pourrait être victime. Ainsi, après un auto-diagnostic, en fonction de la menace qualifiée, l’usager se voit proposer des conseils, un lien vers un prestataire de service certifié pour une remédiation technique, un lien vers un téléservice ou un tchat avec les forces de sécurité intérieure. Le développement technique de ce projet est assuré par le GIP Acyma (groupement d’intérêt public action contre la cybermalveillance). Sous l’égide stratégique du COMCYBER-MI, ce projet est piloté par l’unité nationale cyber (gendarmerie nationale) et l’office anti-cybercriminalité (police nationale). L’ensemble des travaux nécessaires à sa mise en œuvre et la formation des personnels de la brigade numérique de Rennes sont achevés. Une montée en charge est prévue avec l’ouverture d’une seconde brigade numérique à Poitiers en 2025 pour gérer l’augmentation attendue des signalements. Le dispositif a été lancé officiellement le 17 décembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2125</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>132</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nécessité de délocaliser le match de football France - Israël en Corse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2125. — 19 novembre 2024. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les débordements et les troubles à l’ordre public que pourrait générer le maintien du match de football entre l’équipe de France et l’équipe d’Israël le 14 novembre 2024 au Stade de France. En effet, dans le cadre de la cinquième et avant-dernière journée de la Ligue des Nations 2024 - 2025 organisée par l’Union des associations européennes de football (UEFA), les « Bleus » reçoivent la sélection israélienne de football le 14 novembre 2024 dans l’enceinte du Stade de France. À cet effet, depuis plusieurs semaines, cette rencontre sportive fait l’objet de pressions, de manifestations et de menaces, de la part de militants pro-palestiniens et d’élus d’extrême-gauche. Ces derniers, en relayant leur propagande antisioniste et antisémite, cherchent à empêcher la tenue du match et incitent à créer des désordres et des violences qui viendraient perturber son bon déroulement. Dans ce contexte sensible, le lundi 4 novembre 2024, le collectif pro-palestinien « Stop Génocide » a occupé illégalement les locaux de la Fédération française de football (FFF) pour exiger l’annulation du match de football entre les équipes de France et d’Israël, où des pancartes et des banderoles « Ça n’a pas commencé le 7 octobre », « Israël, pas de compétitions des sanctions », « FFF Ban Israël », ou « Ligue des champions du génocide » ont été brandies par les militants. Aussi, le 30 octobre 2024, un député de la France Insoumise a jeté de l’huile sur le feu en soutenant et en relayant, sur le réseau social X, une pétition du groupuscule pro-Hamas « Association France Palestine solidarité » qui veut exclure l’État hébreu des compétitions internationales de football. D’autres parlementaires d’extrême-gauche ont même lancé une pétition différente qui demande à la Fédération internationale de football association (FIFA) de suspendre la fédération israélienne de football. Face au risque avéré d’atteinte à la sécurité publique, en particulier en Seine-Saint-Denis, dans un département où certains quartiers sont gangrenés par l’islamisme et contaminés par la haine des juifs, M. le député souhaitait soumettre à M. le ministre de l’intérieur la proposition de délocaliser le match France - Israël en Corse. En effet, la Corse offre des conditions de sécurité optimales et permettrait de maintenir une jauge de spectateurs complète. À ce titre, les infrastructures sportives, comme les stades Michel-Moretti ou Ange-Casanova à Ajaccio, ou le stade Armand-Cesari à Bastia, sont parfaitement adaptées pour accueillir cette confrontation considérée à « hauts risques ». Ensuite, ce choix revêtirait une symbolique historique et mémorielle. Plus précisément, sous l’Occupation, alors que le régime de Vichy se livrait à des arrestations et des déportations massives des populations juives, la Corse, surnommée l’île des Justes en conséquence, s’est illustrée en refusant obstinément de livrer ses citoyens de confession juive. Enfin, M. le député tenait à rappeler qu’aucun match officiel de l’équipe de France n’a jamais eu lieu en Corse. Ce serait donc une opportunité inédite de faire rayonner la Collectivité de Corse qui accueillerait pour la première fois les « Bleus ». Parce qu’il serait intolérable que cette affiche sportive devienne le théâtre de débordements violents qui viendraient ternir l’image du football français et humilier le pays à l’international, il lui demande solennellement s’il va considérer la délocalisation de ce match entre l’équipe de France et l’équipe d’Israël en Corse, où tous les critères en faveur de la sécurité des joueurs, des supporters et des forces de l’ordre sont réunis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>133</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le jeudi 14 novembre 2024 à 20h45, au Stade de France, l’équipe de France de football a rencontré celle d’Israël dans le cadre de la 5ème journée de Ligue des Nations. Comme elle le fait avant chaque rencontre, la préfecture de police évalue les risques liés à la tenue de l’événement et adapte son service d’ordre en conséquence. En l’espèce, les tensions liées au contexte au Proche-Orient et les événements survenus dans les rues d’Amsterdam quelques jours auparavant en marge du match entre l’Ajax d’Amsterdam et le Maccabi Tel Aviv imposaient un dispositif sécuritaire d’une envergure particulière. Il était aussi important que la rencontre puisse se tenir au Stade de France, qui accueille traditionnellement les matchs de l’Équipe de France, et non qu’elle soit délocalisée, ce qui aurait été perçu comme un renoncement. Pour renforcer la sécurité de la rencontre, un décret « Grand événement » a été pris et un périmètre de protection SILT (Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme) a été mis en place, de même que des mesures de police interdisant les rassemblements non déclarés et les regroupements sauvages aux abords de l’enceinte, ainsi que la fermeture des commerces alentours quelques heures avant la rencontre. Le jour même, un important service d’ordre a été mis en œuvre au plus près du stade pour gérer l’ordre public, les mouvements de foule et la circulation aux abords de l’enceinte, ainsi qu’une partie des cheminements des spectateurs. Plusieurs autres équipes se tenaient prêtes à intervenir en cas de besoin, y compris à Paris, où des regroupements étaient possibles. Par ailleurs, des policiers locaux étaient engagés au sein du périmètre afin d’assurer une mission de lutte contre la délinquance, appuyés par des équipages de la BAC et équestre. L’organisateur, avec lequel la préfecture de police entretient un contact étroit, a pour sa part mobilisé 1 600 agents de sécurité (ADS), soit un effectif plus largement dimensionné que d’habitude, chargés de procéder au contrôle visuel des billets à l’entrée du périmètre élargi, et au scan des billets à l’entrée du stade. Ils étaient également habilités à procéder à des fouilles corporelles et à celle des sacs. D’autres mesures ont été mises en place, telles que l’interdiction de déployer dans l’enceinte sportive des drapeaux autres que ceux des deux équipes, mais aussi l’exclusion de la vente des 7 premières rangées des tribunes basses qui par ailleurs étaient bâchées afin de prévenir toute tentative d’intrusion sur le terrain. Les forces de sécurité intérieure étaient bien entendu mobilisées à tout moment en appui des stadiers. Durant la rencontre, quelques incidents limités entre supporters des deux équipes ont été recensés en tribune. Une rixe est notamment survenue en tribune N où deux protagonistes ont été interpellés. Une seule personne a porté plainte. Au cours de la soirée, 40 personnes ont été interpellées, donnant lieu à 24 mesures de garde à vue. Il n’y a pas eu à déplorer d’incident aux abords du stade, ni lors de l’arrivée des supporters, ni à l’issue de la rencontre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2178</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>134</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agressions sur les sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2178. — 19 novembre 2024. — M. Patrice Martin appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence des violences subies par les sapeurs-pompiers lors de leurs interventions sur le territoire national. Bien que le ministère ait récemment signalé une baisse de 7,1 % de ces incidents en 2023, en affirmant que cette diminution « s’inscrivait dans la durée », les faits rapportés sur le terrain semblent contredire cette affirmation. Ces violences, loin d’être isolées, se multiplient et touchent plusieurs départements. La semaine dernière, le SDIS 76 a ainsi déposé trois plaintes pour des menaces à l’arme blanche, crachats, jets de projectiles et insultes, commis par des proches de victimes et parfois par les victimes elles-mêmes dans les communes d’Eu, Rouen et Cany-Barville. Le mois dernier, à Dieppe, des incidents similaires ont également été signalés. Par ailleurs, il y a deux jours, une enquête a été ouverte par la gendarmerie à la suite d’une plainte du SDIS de la Mayenne concernant l’agression de sapeurs-pompiers intervenus pour un feu de déchets chez un particulier, tandis qu’en juin dernier, un autre pompier avait été pris pour cible en Vendée. En Seine-et-Marne, 75 cas de violences ont été enregistrés en 2024, soulignant l’ampleur du phénomène. Insultes, menaces, coups, violences verbales, ces faits perturbent profondément les missions de service public des sapeurs-pompiers, qui se demandent jusqu’où ira cette dérive et expriment leur souffrance face à des actes de violence immotivés alors même qu’ils sont en service pour assister et porter secours à la population. Cette situation engendre une réelle appréhension chez ces professionnels, passant du statut de « héros » à « cibles d’incivilités » gratuites. Face à ces comportements inacceptables et à leurs impacts sur la sécurité civile, il interroge le Gouvernement sur les mesures concrètes qu’il envisage pour instaurer des sanctions fortes et dissuasives et pour protéger les sapeurs-pompiers dans l’exercice de leurs fonctions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>134</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les agressions envers les agents publics, lorsque le fondement même de leurs missions est de porter secours à la population, sont intolérables et doivent faire l’objet de réponses fermes. En 2020, l’observatoire national des violences envers les sapeurs-pompiers a été créé par arreté du ministre de l’intérieur, afin de mieux connaitre et caractériser ce phénomène, associant notamment les partenaires sociaux. Réuni régulièrement, cet observatoire a vocation à objectiver et analyser les violences subies par les sapeurs-pompiers, partager les bonnes pratiques de terrain et anticiper sur les évoltions des violences et les méthodes pour y faire face. Le nombre d’agressions rapporté par les services d’incendie et de secours en 2023 à la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a en effet permis de constater une baisse de 7,1 % par rapport à 2022. Les agressions ont lieu, dans 83% des cas, lors d’un secours à personne. L’auteur des violences est, dans la grande majorité des cas, la victime secourue et, dans près d’un cas sur deux, liée à la consommation d’alcool ou de produits stupéfiants. Des mesures de coordination opérationnelles et de prévention au niveau départemental, la facilitation des dépôts de plainte tout comme l’accroissement de l’offre de formations à l’attention des personnels, ont permis d’empêcher une hausse significative de ces agressions. Le plan de prévention et de lutte contre les agressions visant les sapeurs-pompiers du 20 août 2020 a joué un rôle moteur dans la prise en compte de ce phénomène grave. La DGSCGC accompagne l’ensemble des directeurs des services d’incendie et de secours, notamment pour que ces derniers encouragent et accompagnent les sapeurs-pompiers à déposer plainte systématiquement. Ce niveau de dépôt de plainte progresse de façon significative. Cette action primordiale se poursuit, afin d’accompagner au plus près les victimes, ainsi que leurs employeurs, pour ne jamais laisser les agressions impunies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2499</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>134</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2499. — 3 décembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre de l’intérieur sur la situation des mineurs non accompagnés en France. Sur l’entièreté du territoire national, la prise en charge par l’administration française des mineurs non accompagnés est défaillante et nombre d’entre eux dorment chaque nuit à la rue. D’après les dernières données disponibles, le nombre de MNA primo-demandeurs en France augmente : 120 en mai, 135 en juin et 140 en juillet 2024. Les modalités d’analyse et de détermination de la minorité des personnes ne sont pas fiables et la présomption de minorité n’est pas respectée. Les collectivités territoriales chargées de la prise en charge des mineurs non accompagnés ne sont pas en mesure de l’assurer convenablement. Un des problèmes caractéristiques étant celui de l’attente d’une décision de justice statuant sur la minorité de la personne pour démarrer un suivi et une prise en charge. Sur le territoire de la métropole de Lyon, on dénombre près de 300 mineurs non accompagnés en recours (dans 80 % des cas, la décision leur sera favorable). Parmi ces 300 mineurs, 102 sont pris en charge dans le dispositif « Stations » mis en place par la métropole avec la préfecture. 200 ne bénéficient donc pas d’une prise en charge institutionnelle et survivent grâce aux diverses actions humanitaires existantes sur le territoire. Que la compétence en matière de prise en charge relève des services préfectoraux ou des services métropolitains, M. le député souhaite rappeler à M. le ministre qu’il revient en premier lieu à l’État d’organiser et de permettre aux collectivités, quelles qu’elles soient, de pouvoir assurer ces compétences. Le droit positif est aujourd’hui précis sur la prise en charge et les garanties dont doivent bénéficier les personnes mineures. D’abord, de jurisprudence constante, le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel (CE, 1er juillet 2015, n° 386769 ; QPC, 21 mars 2019, n° 2018-768) ont révélé l’existence d’une présomption de minorité des personnes se déclarant mineures. Dans son rapport de 2022, la Défenseure des droits, autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des droits et libertés, rappelle la position qui est la sienne : tout jeune se disant mineur et isolé doit être considéré comme un enfant à protéger, relevant par là-même de la protection de l’enfance. La Cour européenne des droits de l’homme préconise régulièrement la même chose et le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a d’ailleurs demandé à la France d’annoncer, avant le 25 juillet 2023, des mesures afin que la présomption de minorité soit respectée. Toute personne se disant mineure doit donc être prise en charge immédiatement. Force est de constater que tel n’est pas le cas aujourd’hui. Aussi, M. le député rappelle que l’article 20 de la Convention internationale des droits de l’enfant impose aux États l’ayant ratifiée, ce qui est le cas de la France, de faire droit à une protection ou une aide spéciale à « tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial ». Davantage, le Conseil constitutionnel avait, dans une décision de 2019, estimé qu’il résulte de la Constitution et plus précisément du préambule de 1946, « une exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant » (2019-778 DC, 21 mars 2019, cons. 59, 60). Il l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin de garantir le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés sur l’entièreté du territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>135</pageJO><datePublication>2025-01-14</datePublication><noPublication>20250002</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de la loi, la prise en charge et l’évaluation des personnes se présentant comme mineurs et privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille relèvent du président du conseil départemental. Afin de les identifier et sous la responsabilité du conseil départemental, une évaluation pluridisciplinaire est menée par des professionnels formés à l’évaluation sociale et ayant une expérience ou une qualification dans les métiers de la protection de l’enfance, du droit, de la psychologie, de la santé ou de l’éducation. Celle-ci inclut les éléments éventuellement transmis par la préfecture et, le cas échéant, des examens complémentaires tels que les tests osseux, réalisés sur décision de l’autorité judiciaire et conformément aux dispositions de l’article 388 du code civil, peuvent être diligentés. Par ailleurs, la personne se déclarant mineure non accompagnée peut, à tout moment, saisir le juge des enfants en vertu de l‘article 375 du Code civil afin que sa minorité et son isolement soient reconnus. Toutefois, la saisine du juge des enfants à la suite d’une décision de refus d’admission à l’aide sociale à l’enfance du président du conseil départemental n’est pas suspensive et met fin immédiatement à sa prise en charge. La possibilité pour le juge des enfants d’ordonner des mesures provisoires dans l’attente de sa décision en matière d’assistance éducative, sur le fondement de l’article 375-5 du code civil, reste à sa libre appréciation. Il est également à noter que le Conseil d’Etat dans une décision du 14 mars 2023 (n° 471867) estime qu’il est également possible pour la personne de saisir le juge du référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. A ce titre, le juge des référés peut enjoindre la poursuite de l’accueil provisoire s’il estime que l’appréciation du président du conseil départemental est manifestement erronée et qu’il existe un risque immédiat de mise en danger de la santé ou de la sécurité de la personne concernée. Dès lors, les personnes se déclarant MNA disposent de plusieurs garanties procédurales leur permettant de faire valoir leur droit si leur minorité est confirmée par les services spécialisés. S’agissant plus particulièrement de la protection de l’enfance dans le Rhône, les deux collectivités (conseil départemental et métropole de Lyon) sont compétentes, depuis la loi du 27 janvier 2014, chacune sur les territoires qui la concerne. A ce titre, depuis le début de l’année 2024, 2/3 (soit 251 jeunes) des MNA confiés par décisions judiciaires sont pris en charge par la métropole de Lyon et 1/3 (soit 93 jeunes) par le conseil départemental. Enfin, les autorités judiciaires, comme le représentant de l’Etat, recherchent activement toutes les solutions utiles à l’exercice par la collectivité départementale de la mission d’aide sociale à l’enfance que lui confère la loi, dans un esprit d’échange et de dialogue. Le Gouvernement est notamment conscient des difficultés liées à la saisine non suspensive du juge des enfants à la suite d’une décision de refus d’admission à l’aide sociale à l’enfance du président du conseil départemental. Un rapport au garde des sceaux, ministre de la justice, en date du 25 juin 2024 sur les voies, conditions et délais de recours des personnes se déclarant « mineurs non accompagnés » fait notamment état de ces problématiques, et relève en ce sens sept recommandations visant à améliorer le dispositif et servir l’intérêt de ces jeunes et des intervenants engagés pour leur protection. Ainsi, les ministères concernés travaillent au perfectionnement du dispositif actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>