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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-01-21" NumJO="20250003" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>3291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>158</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Révision des avantages alloués aux anciens présidents et ministres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3291. — 21 janvier 2025. — M. Stéphane Viry interroge M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, sur les avantages octroyés aux anciens Présidents de la Républiques, Premiers ministres et anciens ministres après la cessation de leurs fonctions. Alors qu’un effort budgétaire est demandé à l’ensemble des Français pour réduire le déficit public et que les Gouvernements se succèdent avec un nombre croissant de ministres, ces avantages font l’objet d’une interrogation légitime de nombreux citoyens. En effet, le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019, relatif à la situation des anciens premiers ministres, octroie des avantages variés, tels que la mise à disposition de collaborateurs ou de moyens matériels. Si certains dispositifs, notamment ceux relatifs à la sécurité personnelle des anciens responsables politiques, peuvent se justifier pour assurer leur protection, d’autres avantages, moins directement liés à leurs fonctions passées, suscitent des interrogations dans un contexte de défiance croissante envers les institutions. Le décret n° 2016-1302 du 4 octobre 2016, portant sur les moyens alloués par l’État aux anciens présidents de la République pour leurs activités liées à leurs fonctions passées, prévoit également des dispositifs similaires. Ces avantages représentent un coût important dans le budget de l’État et leur maintien soulève des questions de justice sociale, à un moment où de nombreux Français sont confrontés à des mesures de réductions budgétaires. Dans une période où les Français sont appelés à consentir des efforts pour faire face aux défis économiques de la Nation, la question du train de vie des anciens responsables publics apparaît centrale pour restaurer la confiance dans les institutions. Il l’interroge sur la possibilité d’une révision des dispositifs prévus par ces décrets, afin d’adapter les avantages alloués aux anciens présidents de la République, premiers ministres et ministres aux contraintes budgétaires actuelles et aux attentes des citoyens en matière d’équité et de transparence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>158</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Accès aux cahiers de doléances faisant suite au Grand débat national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3301. — 21 janvier 2025. — M. Matthias Renault interroge M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, sur l’accès aux cahiers de doléances rédigés par les citoyens à l’occasion du Grand débat national en 2019, dans le contexte de la crise des gilets jaunes. Ces cahiers, déposés dans les mairies et collectés par les services de l’État, constituent un témoignage précieux des attentes, préoccupations et aspirations des Français. Cependant, depuis leur collecte, leur accessibilité s’est avérée très limitée. Transférés aux archives départementales, la consultation de ces documents reste contrainte par des impératifs liés à la protection des données personnelles. En conséquence, leur accès s’est restreint aux salles de lecture des archives, rendant difficile leur utilisation à des fins de recherche ou de débat public, alors que c’était bien là leur raison d’être. Lors de sa déclaration de politique générale du 14 janvier 2025, M. le chef du Gouvernement a annoncé son intention de rouvrir ces cahiers de doléances, soulignant leur importance en tant qu’expression démocratique directe. Cette prise de position ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour la valorisation de ces contributions citoyennes, mais suscite également des interrogations quant aux modalités concrètes envisagées pour garantir leur accessibilité. Dans ce cadre, M. le député souhaite connaître les mesures précises que le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux cahiers de doléances. Il lui demande si des initiatives sont prévues pour procéder à leur numérisation et à leur mise en ligne sur une plateforme dédiée, permettant ainsi leur consultation par tous les citoyens intéressés, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles. Il lui demande également de préciser si un calendrier est envisagé pour la mise en œuvre de ces mesures. Enfin, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement quant à l’utilisation des informations contenues dans ces cahiers. Il souhaite savoir si une analyse approfondie des contributions sera menée, afin d’en extraire les principales préoccupations et propositions et si ces dernières pourront être intégrées dans le processus de décision publique à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>159</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Simplification des contraintes des associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3219. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la nécessité de simplifier les contraintes rencontrées par les associations françaises. Selon le syndicat professionnel des associations et fondations, France Générosités, le soutien aux causes et aux organisations d’intérêt général se porte plutôt bien malgré un contexte d’inflation et de baisse du niveau de vie des Français. Toutefois, à bien des égards, cette situation cache des tendances inquiétantes pout les associations. La générosité, mesurée par les dons, a ainsi progressé de 2,1 % en 2023 mais elle aurait chuté de 2,4 % en euros constants. Les plus petits dons (moins de 150 euros), réalisés le plus souvent par les moins aisés des Français, sont en forte baisse, faisant en réalité porter ce contexte favorable de la générosité sur les ménages les plus aisés. De 71,7 % en 2004, leur proportion est désormais de 41,8 %. Si le contexte économique joue dans les craintes des associations, le contexte normatif compte tout autant. Les normes et obligations pesant sur les organismes sans but lucratif se sont multipliées ces dernières années dans l’Union européenne et en France. Il en est ainsi par exemple du seuil imposé par la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat. Tout organisme bénéficiaire de dons de personnes physique ou morales ouvrant droit à un avantage fiscal doit en effet assurer la publicité au JOAFE et la certification de ses comptes annuels par un commissaire, dès lors qu’il perçoit plus de 153 000 euros par an. Il en est de même pour les associations subventionnées. Ce seuil est en réalité assez bas pour une association moyenne d’envergure nationale, surtout que ce montant n’a pas évolué depuis 2007 et qu’il n’a pas tenu compte de l’inflation. S’il est logique et nécessaire de s’assurer de la bonne tenue des comptes des associations bénéficiant de la générosité publique, la réévaluation de ce seuil serait logique et contribuerait à alléger le monde associatif de travail et de coûts souvent superflus, dans la mesure où les comptes des organisations bénéficiant de subventions publiques font déjà l’objet de contrôles. Il lui demande s’il serait envisageable d’ajuster ce seuil à 300 000 euros ou, a minima, de tenir compte de l’inflation des dernières années en le fixant à 200 000 euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>159</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Révision des conditions de cumul d’activités pour les agents de la FPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3294. — 21 janvier 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation des agents de la fonction publique hospitalière face aux difficultés économiques liées à l’inflation. Selon le Syndicat SUD, de nombreux professionnels, notamment des aides-soignants, agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) et agents techniques, peinent à subvenir à leurs besoins. Afin de pallier ces difficultés, certains d’entre eux souhaiteraient exercer une activité complémentaire dans des secteurs en forte tension, tels que la restauration ou le ménage. Cependant, la réglementation actuelle encadrant le cumul d’activités est particulièrement restrictive pour les agents hospitaliers. Selon le code de la santé publique, les agents publics ne peuvent cumuler leur emploi principal avec une autre activité rémunérée que sous certaines conditions. En particulier, les agents de la FPH doivent obtenir une autorisation préalable de leur autorité hiérarchique, ce qui peut être un frein considérable pour les agents souhaitant exercer une activité complémentaire. De plus, certains métiers en tension, où les agents hospitaliers souhaitent intervenir, souffrent de la pénurie de main-d’œuvre et sont souvent incompatibles avec les restrictions imposées par cette réglementation. En l’état, ces agents hospitaliers sont confrontés à des risques juridiques et disciplinaires, bien qu’ils aspirent à améliorer leurs revenus tout en répondant à des besoins criants du marché de l’emploi. Elle lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement quant à une éventuelle révision, en vue d’un assouplissement et d’une simplification de la réglementation sur le cumul d’activités pour les agents de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>160</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Attaques de loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3199. — 21 janvier 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les ravages causés par les attaques de loups sur les troupeaux de nombre d’éleveurs, notamment en Haute Marne. La presse s’en est encore récemment fait l’écho. Elle lui demande si elle compte, d’une part, élargir le droit de tir sur les loups et, d’autre part, augmenter l’aide financière des pouvoirs publics pour l’achat et l’installation des clôtures ainsi que pour inciter les éleveurs à prendre des chiens de protection (achat et entretien). Enfin, de manière plus générale, elle voudrait connaître les mesures qu’elle compte prendre pour aider les éleveurs à améliorer la sécurité des élevages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>160</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt haute valeur environnementale - HVE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3200. — 21 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la labellisation Haute valeur environnementale (HVE). Le référentiel de la certification HVE a fait l’objet de modifications pour faire évoluer ses exigences environnementales. Le nouveau cahier des charges (V4) est entré en application le 1er janvier 2023. Le ministère dénombre 24 200 domaines viticoles certifiés HVE, soit une timide hausse de 3 % par rapport à janvier 2024. Concentrant 61 % des certifiés, la viticulture reste le poids lourd historique du label HVE. Cette quatrième version fait peser des contraintes importantes sur les producteurs qui espéraient bénéficier du crédit d’impôt conformément à de nombreuses annonces en ce sens indiquant qu’une exploitation ayant bénéficié du crédit d’impôt sous le référentiel V3 pourra à nouveau bénéficier du crédit d’impôt après sa certification sous le référentiel V4. Cependant, une publication du bulletin officiel des finances publiques du 27 novembre 2024 précise que, dès sa création par la loi de finances pour 2021, ce crédit d’impôt a été conçu comme une aide fiscale à versement unique et temporaire. L’intention du législateur était d’inciter les exploitations à s’engager rapidement dans une démarche agricole responsable et d’atténuer le coût administratif de la conversion. Ce dispositif vise ainsi uniquement l’obtention initiale de la certification par un exploitant agricole. Par conséquent, lorsqu’une exploitation a bénéficié du crédit d’impôt, elle ne saurait de nouveau être éligible à l’aide fiscale, y compris si le renouvellement de la certification a été obtenu sur la base du nouveau référentiel entré en vigueur au 1er janvier 2023. Ce positionnement qui va à l’encontre des annonces crée beaucoup de désarroi chez les agriculteurs. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement va appliquer ce qui a été annoncé dans un premier temps aux agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>160</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Faire bénéficier les conchyliculteurs du fonds de souveraineté alimentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3201. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’usage du « fonds de souveraineté alimentaire et de transition écologique », adopté dans le budget du Gouvernement pour 2024 pour permettre aux exploitations agricoles d’adapter localement leur modèle économique aux exigences de décarbonation des activités, de développement de la production d’énergie renouvelable ou d’adaptation au changement climatique. La conchyliculture est une filière agricole à part entière et un élément structurant du paysage français. Véritables sentinelles de l’environnement, les conchyliculteurs sont amenés à financer nombre de structures dépolluantes afin de garantir la bonne qualité de l’eau. Par exemple, dans les zones sanitaires classées B, les conchyliculteurs doivent financer des équipements individuels ou collectifs pour purifier les coquillages. Il lui demande si elle envisage de faire bénéficier les conchyliculteurs de ce fonds de souveraineté alimentaire et de transition écologique au titre du rôle qu’ils jouent dans la protection de l’environnement marin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>160</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la fraude sur l’huile d’olive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3202. — 21 janvier 2025. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la fraude à l’étiquetage des huiles d’olive commercialisées en France, ainsi que sur l’opacité des circuits d’approvisionnement et des mélanges d’huiles importées. Selon un rapport de la DGCCRF basé sur des contrôles menés en 2021, 40 % des huiles d’olive présentent des anomalies, notamment des cas de « francisation » de produits étrangers. Cette situation nuit à l’agriculture française et trompe les consommateurs, qui pensent acheter un produit local de qualité. Mme la députée rappelle que la réglementation européenne, notamment le règlement 2022/2014 complétant le règlement 1308/2013, impose des dispositions pour l’étiquetage de l’origine des assemblages d’huiles, mais ces dispositions sont peu respectées. De plus, les huiles d’olive produites en France, comme celles des Pyrénées-Orientales, souffrent d’un manque de reconnaissance et de protection lorsqu’elles ne bénéficient pas d’une appellation d’origine protégée (AOP) ou d’une indication géographique protégée (IGP). Ces huiles de grande qualité se retrouvent en concurrence déloyale avec des produits importés, souvent moins chers et de moindre qualité. Face à ces constats, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour intensifier les contrôles et lutter plus efficacement contre les fraudes à l’étiquetage des huiles d’olive, améliorer la transparence et la traçabilité des huiles d’olive commercialisées en France, en rendant obligatoire l’indication précise de l’origine géographique des olives sur les étiquettes et, enfin, soutenir les producteurs français en facilitant l’obtention d’appellations d’origine protégée pour les huiles de qualité, notamment dans des départements comme les Pyrénées-Orientales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>161</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Référentiel appliqué à la haute certification environnementale (HVE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3203. — 21 janvier 2025. — Mme Laure Miller alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pertinence du référentiel appliqué à la certification haute valeur environnementale (HVE) dans le domaine agricole et viticole à partir du 1er janvier 2025. La suppression de la voie B et donc des deux critères globaux, basés sur les parts des infrastructures agroécologiques dans la surface agricole utile et du poids des intrants dans le chiffre d’affaires de plusieurs entreprises agricoles et viticoles, pénalisera certains exploitants, qui font pourtant des efforts environnementaux significatifs sur leurs cultures. Des cultivateurs perdront la certification HVE car ils ne rempliront plus certaines conditions de la voie A, alors que leur activité et leurs efforts environnementaux sont identiques. En plus de dissuader la mise en pratique d’efforts en faveur de l’environnement, ce référentiel menace les exports ainsi que la compétitivité commerciale de certaines exploitations. Elle lui demande si un projet de référentiel plus souple, qui encouragerait les initiatives écologiques tout en accompagnant les exploitants dans leur activité, était envisagé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>161</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Abandons d’animaux, obligation d’identification et stérilisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3207. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des associations et refuges pour animaux domestiques. En France, l’Observatoire de protection des carnivores domestiques (OCAD) estime le nombre de carnivores domestiques à 15,1 millions de chats et 7,5 millions de chiens, soit un animal de compagnie dans plus de la moitié des foyers français. À ceux-ci, se rajoutent entre 200 000 et 300 000 animaux sans propriétaires. Parmi les animaux sans propriétaires, 100 000 sont issus d’abandons par des familles dont 60 000 durant la période estivale. Selon les associations, cette situation fait de la France la championne d’Europe des abandons. Les acteurs du secteur déplorent des refuges pleins à craquer et des bénévoles épuisés. En quelques années, le nombre d’abandons a été multiplié par 3 comme en témoignent auprès de M. le député le collectif des associations d’animaux de Bourgogne et ses membres en Saône-et-Loire. Concernant l’afflux toujours plus important de chats errants, il est impératif de faire respecter l’article L. 212-10 du code rural et de la pêche maritime qui rend obligatoire l’identification des chats avant leur cession. L’identification permet, en cas de perte du chat, de le retrouver, évite les abandons sauvages et, c’est avéré, permet de mettre en œuvre la stérilisation de l’animal. A contrario, l’absence d’identification engendre des proliférations massives car 95 % des propriétaires qui ne font pas identifier leur animal, ne le stérilisent pas non plus. Dans ce contexte de reproduction incontrôlée qui entraîne maltraitance et atteinte intolérable au bien-être animal, il souhaite connaître les mesures que compte mettre en œuvre Mme la ministre, ainsi que les chiffres concernant les sanctions appliquées aux contrevenants à l’obligation d’identification. Enfin, il lui demande quels sont les moyens alloués aux associations assurant le travail de refuge animalier et si elle prévoit une augmentation prochaine de cette enveloppe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>161</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Application de la loi visant à lutter contre la maltraitance animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3208. — 21 janvier 2025. — Mme Lisa Belluco attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Un rapport de l’association Quatre Pattes a ainsi démontré plusieurs manquements dans l’application de la lettre et de l’esprit de cette loi. Ainsi, les offres de cession d’animaux de compagnie sur certains réseaux sociaux ne respectent pas la réglementation applicable à la vente d’animaux de compagnie en ligne, notamment parce qu’aucun contrôle préalable de la validité des annonces n’est actuellement mis en œuvre, par exemple par les plateformes de Meta. De plus, il existe des méthodes trompeuses utilisées par les vendeurs illégaux pour échapper à la détection par les autorités et la modération des plateformes, comme la publication d’annonces de ventes avec des descriptions succinctes, qui permettent de mener les transactions sur des canaux de discussion privés (messageries, appels téléphoniques). Alors que l’article L. 214-8-2 du code rural et de la pêche maritime prévoit que tout service de communication au public ou tout annonceur autorisant la diffusion d’offres de vente d’animaux de compagnie doit mettre en œuvre un système de contrôle préalable à la publication de chaque annonce, la loi ne prévoit aucun dispositif spécifique de contrôle pour les plateformes n’autorisant pas la publication de ce type d’offres, mais dont les utilisateurs ne respecteraient pas cette interdiction. Les services de communication au public ou les annonceurs sont laissés libres de réagir à la violation de leurs conditions générales. L’article L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime a instauré une interdiction de cession à titre onéreux ou gratuit de chats et chiens dans les animaleries, ce qui n’interdit que la présentation physique des animaux. Les animaleries détiennent toujours ces animaux pour les vendre, ce qui est en contradiction avec l’esprit de la loi. De plus, les vitrines dématérialisées que sont les sites des animaleries continuent à inciter les achats compulsifs d’animaux qui ne devaient plus être vendus en animalerie. C’est la raison pour laquelle elle l’interroge sur ce qu’elle compte mettre en œuvre pour faire appliquer cette loi, tant dans son esprit que dans sa lettre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>162</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Besnoitiose et maillage territorial des vétérinaires français.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3209. — 21 janvier 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences pour les éleveurs du développement de la maladie de la besnoitiose sur le territoire français. En effet, la besnoitiose est une maladie parasitaire qui se transmet par des insectes piqueurs (taons et stomoxes). Elle peut se propager rapidement au sein des cheptels, mais aussi entre exploitations voisines. Avec le changement climatique et la présence désormais quasi-permanente des vecteurs, cette maladie est de plus en plus présente sur les élevages français. Selon les groupements de défense sanitaire (GDS), les conséquences de cette maladie sont variables d’un élevage à l’autre. Elles peuvent être lourdes sur le plan économique pour les éleveurs, allant même jusqu’à la nécessité de l’abattage d’une partie du troupeau touché. Pourtant, malgré les difficultés qu’elle engendre, la besnoitiose n’est pas réglementée au titre de la loi de santé animale du 21 avril 2021. Les éleveurs ne sont donc pas obligés de s’assainir dans les zones où les actions sont mises en place pour limiter sa propagation. Pourtant, un travail important est fourni par une majorité d’éleveurs, de vétérinaires et de GDS pour lutter contre cette maladie. Sans assainissement dans les zones concernées, ces acteurs craignent que l’engagement à géométrie variable des éleveurs annule les efforts fournis pour limiter l’impact de la besnoitiose. Les difficultés sont renforcées par le manque de vétérinaires en zone rurale, qui n’encourage pas non plus les éleveurs à agir durablement contre cette maladie. Face à cette situation, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de limiter la propagation de la maladie de la besnoitiose et de renforcer la présence et le maillage territorial des vétérinaires en zone rurale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>162</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Classement sanitaire du frelon asiatique et lutte contre sa prolifération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3210. — 21 janvier 2025. — Mme Justine Gruet appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le classement sanitaire du frelon asiatique et la lutte contre la prolifération de cette espèce invasive. Cette espèce exotique envahissante a un impact majeur sur la biodiversité et la filière apicole et présente une menace de santé publique au niveau de la population. Son éradication n’est plus possible mais son impact peut être aujourd’hui restreint si des mesures efficaces sont mises en œuvre. Actuellement, l’espèce vespa velutina est classée comme un danger sanitaire de deuxième catégorie pour l’abeille domestique ( apis mellifera ), ce qui a permis la mise en place de mesures de surveillance et d’intervention adaptées aux compétences des collectivités locales et des apiculteurs. Les apiculteurs jurassiens avec lesquels Mme la députée a longuement échangé souhaitent aller encore plus loin et demandent que le frelon asiatique soit classé en catégorie 1 des espèces nuisibles, rendant ainsi obligatoire la destruction des nids. Ce classement permettrait de mobiliser des ressources adaptées et la mise en place d’une stratégie nationale cohérente. Cela permettrait également de favoriser la recherche scientifique sur les moyens de lutte innovants et d’engager un suivi plus précis et efficace. En systématisant la destruction des nids, cela participerait à la prévention de la menace de santé publique que représentent les piqûres, parfois mortelles, des frelons asiatiques. Elle souhaite savoir si le Gouvernement entend mettre en œuvre de nouvelles dispositions pour lutter contre l’espèce vespa velutina, nuisible pour la biodiversité et dangereuse pour la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>163</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dégâts des cormorans sur la pisciculture et les milieux marins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3212. — 21 janvier 2025. — Mme Caroline Colombier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la menace croissante que représentent les cormorans pour les pisciculteurs et la vie marine. Représentant à eux seuls 90 % de la prédation aviaire, la population de cormorans, autrefois menacée puis protégée à partir de 1979 par l’Union européenne, est passé de 15 000 individus en 1983 à 110 000 en 2024, soit une multiplication par dix. Ces prédateurs redoutables, chassant en groupes de quinze à trente, sont capables de consommer jusqu’à 500 grammes de poissons par jour, ce qui équivaut à un prélèvement quotidien d’environ 2,9 tonnes en France. Cet oiseau migrateur a un effet dévastateur croissant sur la production des pisciculteurs, exacerbé par sa plus grande sédentarisation à mesure qu’il est surprotégé. Cette situation se traduit par des pertes financières considérables pour une filière importante, participant activement à la préservation de la biodiversité, au stockage de l’eau, à l’économie rurale et à la souveraineté alimentaire, atteignant entre 50 000 et 55 000 euros par an et par exploitation, soit les trois-quarts de la production moyenne estimée. Malgré des préjudices importants, les exploitants ne peuvent réclamer d’indemnisation au même titre que les agriculteurs et les éleveurs de bêtes prévue respectivement à l’article L. 426-1 du code de l’environnement ainsi que par le décret relatif à l’indemnisation des dommages causés aux troupeaux domestiques par le loup, l’ours et le lynx (n° 2019-722 du 9 juillet 2019). Peu d’entreprises pourraient survivre dans ces conditions. Cette situation se traduit également par une mise en danger des équilibres écologiques locaux. En effet, malgré l’annulation d’une quinzaine d’arrêtés autorisant un quota spécifique de destruction du cormoran par département, les pisciculteurs et les acteurs de la protection de la vie marine continuent inlassablement de mettre en exergue la menace que représentent ces oiseaux. Des mesures privées de protection ont été mises en place ces dernières années par l’installation de cages-refuges immergées, dont l’efficacité a été démontrée par plusieurs études, notamment dans le cas du lac du Der dans la région Grand Est. Ces dispositifs ont permis une réduction significative de la prédation des poissons par les cormorans. Outre l’impérieuse nécessité d’élargir les quotas insuffisants de tirs et les zones de prélèvement, ainsi que de réautoriser la chasse en eaux libres, il apparaît essentiel de soutenir cette initiative. En effet, il serait bon que l’État contribue financièrement à l’installation de ces refuges, a fortiori dans un contexte de grande précarité des pisciculteurs, et à la prise en charge de la protection des installations face aux dégâts non indemnisés de ces animaux res nullius non régulés. Aussi, afin de protéger au mieux le patrimoine marin et les étangs, elle lui demande quelles mesures sont envisagées pour contrer la menace croissante que font peser les cormorans sur l’équilibre écologique et sur la filière piscicole. Elle lui demande également si elle envisage d’intervenir dans la reconnaissance et l’indemnisation du préjudice que les professionnels de la filière ont subi, dans un souci de juste égalité, mais aussi dans le soutien financier à la fabrication et à l’installation des cages-refuges. Enfin, elle lui demande si une révision des quotas de prélèvement des cormorans est envisagée, compte tenu des récentes décisions judiciaires limitant leur régulation, afin de protéger les élevages de poissons en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>163</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Nécessité d’une régulation des cormorans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3213. — 21 janvier 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la régulation des cormorans, enjeu majeur pour les pisciculteurs, les propriétaires et gestionnaires d’étangs. Par une décision en date du 8 juillet 2024, le Conseil d’État a annulé l’arrêté ministériel du 19 septembre 2022 fixant les plafonds départementaux de prélèvement des cormorans, au motif d’une irrégularité dans la procédure, notamment l’absence d’un quota pour le département du Doubs. Cette annulation constitue une problématique pressante pour les pisciculteurs et les gestionnaires d’étangs, particulièrement affectés par les dommages causés par les cormorans. Ces oiseaux, protégés par la directive européenne Oiseaux mais dont les effectifs ont fortement augmenté ces dernières années, représentent une menace directe pour les populations piscicoles dans les cours d’eau et les étangs de pisciculture. Ils perturbent non seulement l’équilibre écologique des milieux aquatiques, mais fragilisent également l’économie de nombreuses exploitations piscicoles déjà confrontées à des difficultés croissantes. L’absence actuelle d’arrêté régulant les plafonds de prélèvement des cormorans crée un vide juridique qui laisse ces professionnels sans solution face aux préjudices subis. Dès lors, il est impératif que le Gouvernement prenne les mesures nécessaires pour remédier à cette situation dans les délais les plus brefs. Il lui demande donc si elle va prendre rapidement un nouvel arrêté conforme aux exigences formulées par le Conseil d’État, incluant notamment un quota pour le département du Doubs, afin d’assurer la protection des activités piscicoles et la pérennité des exploitations concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>164</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prolongation d’activité des chalutiers de type gangui après 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3215. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la possibilité d’autoriser la prolongation des chalutiers de type gangui. Le gangui est un filet de pêche aux mailles très serrées encerclées par une armature rectangulaire, utilisé afin de capturer les poissons de roches. Cette pratique ancestrale de la pêche remontant au Xe siècle, qui concerne exclusivement le Var, a fait l’objet d’une réglementation européenne afin de ne pas détruire l’habitat des poissons, notamment les herbiers de posidonies. Le règlement européen n° 2024-1382 du 23 mai 2024 autorise ainsi la poursuite de la dérogation autorisant la pratique du gangui en Méditerranée. Pourtant, sur avis de la France, un plan de sortie de flotte sera bientôt imposé aux ganguis en vue de supprimer définitivement cette pratique en mai 2025, pratique qui ne concerne pourtant plus que quelques navires en bois de 8 à 10 mètres et d’une puissance entre 44kW et 74kW. Cette activité ancestrale se voit donc sacrifiée sur la seule demande de la France. Les trois derniers ganguis qui souhaitent maintenir leur activité ont déposé une requête au Conseil d’État pour contester l’arrêté ouvrant les droits au plan de sortie de flotte. Si la fin de cette pratique venait à être confirmée, cela aurait pour conséquence la disparition d’un savoir-faire artisanal typique du Var et la mise en danger des pêcheurs et de leurs familles qui vivent exclusivement de cette pêche. Il lui demande donc d’envisager la possibilité d’annuler cet arrêté et de laisser se poursuivre cette activité piscicole au regard du très faible nombre de navires concernés et de la préservation d’un élément d’identité provençale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>164</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Élargissement du dispositif « Madelin agricole »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3220. — 21 janvier 2025. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’opportunité d’élargir le dispositif « Madelin agricole » afin de permettre aux travailleurs non salariés (TNS) agricoles de déduire de leur revenu professionnel les cotisations qu’ils versent au titre de leur complémentaire santé. En l’état du droit et en application de l’article 154 bis -0 du code général des impôts, les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole peuvent déduire de leur revenu professionnel imposable les cotisations qu’ils versent dans le cadre d’un contrat de prévoyance ou de retraite supplémentaire. Si cette faculté leur est ouverte, ils ne peuvent en revanche pas déduire de leur revenu professionnel les cotisations versées au titre de leur complémentaire santé. L’opportunité d’étendre le dispositif « Madelin agricole » mérite d’être posée dans la mesure où, en vertu de l’article 154 bis du même code général des impôts, les TNS non-agricoles ont eux la faculté de déduire de leur bénéfice imposable leurs cotisations à des complémentaires santé. Élargir le « Madelin agricole » en l’alignant sur le « Madelin classique » contribuerait à améliorer la couverture sociale des agriculteurs. Au vu de ces éléments et dans la perspective du débat agricole, il lui demande donc si le Gouvernement entend faire évoluer le dispositif « Madelin agricole ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>164</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Invasion et lutte contre la cochenille-tortue du pin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3230. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’invasion de la cochenille-tortue qui attaque et détruit les pins parasols. Depuis plusieurs années, cet insecte originaire du continent américain envahit le sud de la France et particulièrement le Var, où il a été détecté pour la première fois en 2021. Sa prolifération inquiète de nombreux particuliers et collectivités territoriales, notamment dans le golfe de Saint-Tropez, car la cochenille s’attaque particulièrement aux pins parasols, très présents dans la région. Elle favorise en effet l’apparition d’un champignon noir qui asphyxie l’arbre et empêche la photosynthèse des aiguilles. De nombreux pins sont en train de dépérir, faisant craindre une remise en cause de ce patrimoine biologique et visuel de la côte méditerranéenne. Si aucune mesure n’est prise, les arbres peuvent mourir en une dizaine d’années. 10 à 15 % des arbres du golfe seraient concernés. Un arrêté ministériel paru en mars 2022 précise les mesures visant à « éviter l’introduction et la propagation de Toumeyella parvicornis sur le territoire national ». Dans un certain nombre de communes sensibles, des mesures obligatoires touchant les professionnels (pépiniéristes, paysagistes, jardineries…) et concernant la plantation des espèces sensibles de pins, la détection des foyers de contamination, l’élagage ou l’abattage des pins contaminés, ont été prises. Mais cela ne règle pas le problème de fond, qui est celui de la prévention de l’existant et du traitement. Face à ce fléau, différents remèdes ont été tentés par les collectivités, les professionnels et les particuliers. Il s’avère que les procédés les plus naturels (coccinelles ou à base d’huiles essentielles) n’ont guère fait la preuve de leur efficacité. L’injection d’un produit, le Revive II, s’est montrée plus efficace, mais ce produit n’est utilisable que par dérogation, durant des périodes définies par arrêté, ce qui ne permet pas forcément, au regard du faible nombre de professionnels habilités et du fait que de nombreux pins sont situés au sein de résidences secondaires, d’être pleinement synchronisé avec les périodes de ponte des larves. L’exemple italien illustre qu’un autre produit, le Vertimec, est beaucoup plus efficace contre la cochenille-tortue. Il n’a cependant pas encore obtenu l’autorisation de mise sur le marché. L’épidémie n’étant de fait absolument pas sous contrôle, menaçant de nombreux arbres et risquant de s’étendre au fil du temps, il souhaite savoir si la dérogation pour le Revive II peut être établie de façon permanente pour un laps de temps à définir au regard de l’évolution du fléau ; quand le Vertimec pourra obtenir une autorisation de mise sur le marché ; et s’il est prévu, une fois un remède fiable autorisé, une meilleure coordination nationale, avec obligation de traitement et possibilité locale d’un prix d’intervention modéré, comme cela fut le cas pour le charançon rouge du palmier et qui semble nécessaire pour éradiquer la cochenille-tortue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>165</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Incertitude juridique pour les syndicats intercommunaux d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3233. — 21 janvier 2025. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur une incertitude juridique concernant les syndicats intercommunaux de production et de distribution d’eau. L’article premier de la loi n° 2018-702 du 3 août 2018 dispose en ses alinéas 9 et 10 que « la communauté de communes peut déléguer, par convention, tout ou partie des compétences eau et assainissement à l’une de ses communes membres ». Par ailleurs, aux termes de l’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, ces délégations peuvent être faites au profit d’un syndicat existant à la date du 1er janvier 2019. Toutefois, la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 en son article 30-II ne précise pas la possibilité de réaliser ces délégations pour des syndicats créés après le 1er janvier 2019. Cette absence de précision quant à la possibilité pour les syndicats créés après cette date du 1er janvier 2019 de se voir octroyer une telle délégation crée une situation de flou juridique. Il lui demande donc quand le Gouvernement compte lever cette incertitude juridique lourde de conséquences pour les syndicats d’eau créés après le 1er janvier 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>165</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Recyclage des pots de culture horticole en plastique usagés (PHPUS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3249. — 21 janvier 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations des entreprises du secteur de l’horticulture, de la pépinière et du paysage concernant le recyclage des pots de culture horticole en plastique usagés (PHPUS). Afin d’éviter que ces pots ne soient éliminés comme de simples déchets, par incinération ou enfouissement, l’organisme interprofessionnel VALHOR a créé en partenariat avec l’éco-organisme A.D. I.VALOR une filière nationale de tri, collecte et recyclage des pots horticoles plastiques. Cette démarche vertueuse dans le principe se heurte cependant à la nécessité d’assurer un financement pérenne, sur la base de modalités déclaratives qui apparaissent relativement lourdes à mettre en œuvre pour les entreprises concernées. Ainsi, si une plante en pot est vendue in fine aux ménages, la déclaration doit être faite à la société CITEO. Par contre, si elle est vendue à d’autres professionnels, la déclaration doit être faite depuis 2024 à l’organisme financeur VADEHO, dont la mission est de collecter les déclarations et les contributions « des entreprises (les metteurs en marché) qui vendent des végétaux en pot à des professionnels français pour leur usage ». Il s’agit dans ce second cas d’une démarche volontaire des professionnels en cours de déploiement avant même l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire REP « emballages professionnels » au 1er janvier 2025. Il convient de préciser que les contributions ainsi instituées sous forme d’écotaxe concernent également les étiquettes et les chromos (photos sur les pots). De plus, le montant de cette écotaxe varie en fonction de la nature du pot (dégradable ou non dégradable), du litrage de celui-ci. M. le député s’interroge sur le fait qu’un pot recyclable réutilisé par un professionnel n’entraîne pas l’octroi d’un bonus. Les horticulteurs et les pépiniéristes doivent en conséquence assumer de nouveaux coûts et une charge de travail administratif supplémentaire. C’est pourquoi il lui demande s’il serait possible d’envisager un dispositif de financement plus simple et plus efficace, ce que permettrait un prélèvement de l’écotaxe à la source, au moment de l’achat des pots par les professionnels de ce secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>166</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences de la fièvre catarrhale ovine sérotype 3 (FCO3) dans les Ardennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3259. — 21 janvier 2025. — M. Lionel Vuibert alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, sur les lourdes conséquences que la fièvre catarrhale ovine sérotype 3 (FCO3) a engendrées pour les éleveuses et éleveurs, en particulier dans les Ardennes, mettant en péril toute une filière. L’autorisation sur le marché français des vaccins BULTAVO 3 et BLUVALAC a été effective le 27 mai 2024, soit deux mois après leur validation en Belgique et la commande de l’État français a eu lieu début juillet. Or les premiers foyers ont été recensés dès le 9 août 2024 dans les Ardennes, département frontalier directement exposé. Les vaccins n’ont pu être livrés qu’à partir du 16 août, une situation qui a permis à la maladie de se propager. Lors de la campagne de vaccination, il est apparu que près de 50 % des animaux étaient déjà contaminés, ce qui a considérablement limité l’efficacité des mesures préventives car la vaccination des animaux malades n’est pas recommandée. Cette gestion tardive a fragilisé un pan stratégique de l’agriculture française, mettant en lumière la nécessité d’une action publique rapide et adaptée dans les crises sanitaires animales. Les éleveuses et éleveurs ardennais, déjà confrontés à de multiples défis économiques et environnementaux, ne doivent pas être laissés seuls face aux conséquences de cette épizootie. Compte tenu de la surmortalité observée cet été, comparée à une moyenne calculée sur les trois dernières années, les pertes ont été considérables. Dans les élevages du département, la mortalité des brebis a atteint 13 % et celle des agneaux 10 %. Dans plus d’une dizaine d’élevages enregistrant les taux les plus élevés, la surmortalité est neuf fois supérieure à la moyenne habituelle. De même, chez les veaux, une mortalité de 14 % a été constatée, soit une augmentation de 9 points. Ces chiffres alarmants soulignent l’urgence d’étudier l’extension des indemnisations actuelles, aujourd’hui limitées aux animaux de plus d’un an, aux jeunes animaux de moins d’un an victimes de la maladie et ainsi de compenser la surmortalité. Enfin, afin de prévenir de nouvelles flambées épidémiques liées à d’autres variants présents sur le territoire français (FCO-4 et FCO-8 ou maladie hémorragique épizootique dans le Sud), la contribution de l’État sur l’achat des vaccins pour ces maladies, comme cela a été fait pour le FCO3, constituerait une réponse préventive indispensable pour protéger durablement les élevages et ne pas aggraver leur situation économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>166</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Agriculteurs, crédit d’impôt remplacement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3302. — 21 janvier 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations des agriculteurs quant à l’éventuelle suppression du crédit d’impôt dont ils bénéficient lorsqu’ils font appel à une association de service de remplacement. Sans ce crédit d’impôt, nombreux sont ceux qui ne pourraient plus avoir recours à ce service et cela aurait des conséquences sur leur qualité de vie, mais aussi et surtout, sur leur santé mentale et physique. À l’heure où le renouvellement des générations est un enjeu crucial pour l’agriculture, renforcer l’attractivité de cette profession en permettant aux agriculteurs de rompre leur isolement et d’améliorer leur qualité de vie grâce aux remplacements, paraît plus que jamais nécessaire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>166</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Zones franches urbaines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3204. — 21 janvier 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir des zones franches urbaines (ZFU) et plus particulièrement sur le cas du quartier du Haut-Vernet à Perpignan. Depuis leur création en 1997, les ZFU ont démontré leur efficacité en matière de redressement économique et social dans les quartiers en difficulté. Les exonérations fiscales et sociales qu’elles proposent ont permis de stimuler la création d’emplois, de favoriser le développement entrepreneurial et d’améliorer les conditions de vie dans de nombreux territoires prioritaires. Le quartier du Haut-Vernet à Perpignan, classé en ZFU, a bénéficié de ce dispositif avec succès. Des dizaines d’entreprises s’y sont implantées et des centaines d’emplois ont été créés. Pourtant, le dispositif ZFU est arrivé à échéance le 31 décembre 2024, suscitant de vives inquiétudes parmi les acteurs locaux, qu’il s’agisse des entrepreneurs, des chambres consulaires ou des élus. Ces derniers redoutent qu’une non-prolongation du dispositif ne se traduise par une perte de dynamique économique, une augmentation du chômage et une aggravation de la précarité sociale. L’expérience d’autres territoires montre qu’une prorogation ou une adaptation des ZFU peut préserver les efforts de revitalisation. Par exemple : à Marseille, la prolongation des ZFU jusqu’en 2023 dans les quartiers Nord a permis de stabiliser les activités économiques et de renforcer les liens avec les dispositifs de la politique de la ville. À Roubaix, les avantages fiscaux combinés aux programmes de rénovation urbaine ont attiré commerces et entreprises, réduisant ainsi sensiblement le taux de chômage dans certaines zones prioritaires. En Bretagne, dans les « bassins urbains à dynamiser », des exonérations adaptées accompagnées d’aides à l’emploi local ont créé un écosystème favorable au développement économique. Dès lors, en quoi Perpignan, où le taux de chômage dépasse 85 % dans le quartier prioritaire de Saint-Jacques et où 77 % des habitants dépendent des aides sociales, devrait-elle être traitée différemment ? Elle lui demande si le Gouvernement envisage de proroger le dispositif ZFU dans le quartier du Haut-Vernet pour les années 2025 et 2026 afin de préserver la dynamique économique amorcée et de consolider les efforts entrepris depuis près de 25 ans. Elle souhaite également savoir si le Gouvernement est disposé à étudier la création d’une nouvelle ZFU pour le centre-ville de Perpignan, notamment dans le quartier Saint-Jacques, où la pauvreté et la désertification commerciale atteignent des niveaux critiques. Une telle mesure, inspirée des réussites observées dans d’autres territoires, pourrait favoriser les investissements, dynamiser l’activité économique locale et créer des emplois durables. Elle lui demande, enfin, comment le Gouvernement entend articuler ces dispositifs fiscaux spécifiques avec d’autres programmes de la politique de la ville, tels que « action cœur de ville », afin d’offrir une réponse globale et durable aux défis économiques et sociaux auxquels est confrontée la ville de Perpignan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>167</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Contrôle technique des motos de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3242. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet du contrôle technique des véhicules motorisés avec deux ou trois roues portant la mention « collection ». En effet, d’après l’arrêté du 23 octobre 2023 relatif au contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, les véhicules de collection ont l’obligation d’effectuer un contrôle technique tous les trois ans. Néanmoins, les véhicules de collection à deux ou trois roues ayant une date de mise en circulation antérieure au 01/01/1960, eux sont exemptés de contrôle technique, ainsi que les motos participantes à des compétitions sportives. Elle s’inquiète de cette mesure punitive envers les collectionneurs de motos de deux ou trois roues d’après 1960 car ces véhicules de collection sont soumis aux mêmes normes techniques que les véhicules plus récents. Pourtant, ces véhicules de collection ayant un moteur de plus de 30 ans roulent souvent très peu, sont entretenues régulièrement par leur propriétaire car il est très difficile de trouver des ateliers connaisseurs de ces mécaniques anciennes. Sans oublier le coût financier que représentent ces contrôles techniques, dont le prix n’est fixé par aucun règlement et est alors librement décidé par les centres de contrôle, ainsi que les contraintes de transport des véhicules de collection du domicile au lieu de contrôle. Enfin, l’arrêté prévoit en cas de défaut de contrôle une amende de 135 euros et une immobilisation du véhicule, une injustice supplémentaire pour les collectionneurs qui entretiennent l’histoire motocycliste. Face à cette situation, elle lui demande si face à ces difficultés, ces véhicules portant un intérêt historique peuvent bénéficier d’une exonération de contrôle technique telle que pour les motos datant d’avant le 1er janvier 1960 et les motos de compétition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>167</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Augmentation grandissante des délais d’examen au permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3293. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet des longues listes d’attentes pour passer le permis de catégorie B depuis l’abaissement de l’âge légal requis à 17 ans. En effet, depuis le 1er janvier 2024, l’âge légal pour passer le permis de conduire de la catégorie B a été abaissé de 18 à 17 ans. Cette mesure à l’initiative de la Première ministre Elisabeth Borne était destinée à faciliter l’émancipation des jeunes en favorisant leur mobilité. Cependant, un an après, cette mesure a eu pour conséquence directe un afflux de milliers de nouveaux candidats et a provoqué une pénurie de moniteurs et d’examinateurs. En 2022, le ministre de l’intérieur et des outre-mer avait annoncé la création, au plan national, de 100 postes supplémentaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Toutefois, une centaine de nouveaux inspecteurs pour des milliers de nouveaux candidats n’était clairement pas suffisant. L’afflux des nouveaux candidats, ajoutés à tous ceux qui sont déjà sur liste d’attente, provoque des délais considérables pour passer le permis de conduire. Cette situation impacte et handicape directement les Français souhaitant être mobiles pour travailler, se soigner, être autonomes et avoir une vie active. En outre, il est possible de s’inscrire dans n’importe quelle auto-école ou centre d’examen en France, peu importe le lieu de résidence. Cet avantage pour certains usagers est en réalité un facteur de plus qui s’ajoute au problème des listes d’attente. Celles et ceux qui pourraient dynamiser le secteur rapidement ne sont pas prioritaires, alors que ce sont ces personnes sur lesquelles repose la croissance économique de la ville, du département. C’est pour cela que Mme la députée souhaite connaître les solutions proposées aux familles, aux jeunes de 18 ans et plus qui attendent déjà depuis plusieurs mois une date d’examen au permis de conduire, qui se retrouvent maintenant sur la même liste d’attente que les nouveaux bénéficiant de cette mesure et qui plus est, avec aussi ceux qui ne demeurent pas dans le même département. De plus, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte recruter de nouveaux inspecteurs, quels moyens humains seront mis en œuvre afin de permettre à toutes les personnes de passer leur permis de conduire dans des délais raisonnables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>168</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Application de la loi SRU dans les communes littorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3312. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés rencontrées par les petites communes pour remplir leurs obligations relatives à la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU). La loi SRU du 13 décembre 2000 impose à certaines communes de disposer d’un minimum de logements sociaux. Ce dispositif s’accompagne, le cas échéant, de sanctions si ce quota n’était pas respecté. Dans ce contexte, certaines villes de la 7e circonscription de l’Hérault peinent à remplir leurs obligations : pour la période 2020-2021-2022, Marseillan, Agde, Vias ou encore Florensac étaient en situation de carence, avec des conséquences qui pèsent lourdement sur le budget de la ville. La carence de production de logements sociaux sur la commune de Marseillan a ainsi entraîné un prélèvement annuel de 394 944 euros en 2020. Situées en zone littorale et touristique, il est difficile pour elles de construire des logements sociaux supplémentaires. Certaines communes invoquent les contraintes croissantes qui les entravent dans la construction de logements sociaux. Entre les zones environnementales, les zones inondables et la protection des zones agricoles, les municipalités font face à des difficultés pour répondre à leurs simples besoins en surface habitable. Il lui demande quand seront véritablement prises en compte les spécificités des communes littorales dont la situation géographique rend particulièrement complexe l’application de la loi SRU.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>168</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Avenir du Système de combat aérien du futur (SCAF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3250. — 21 janvier 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre des armées sur l’avenir du Système de combat aérien du futur (SCAF). Ce projet de défense européen ambitieux réunissant des industries de défense de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne prévoit le développement d’un avion de combat de nouvelle génération qui doit remplacer en France le modèle Rafale de Dassault, un réseau de drones militaires et un cloud de combat. Cependant, ce projet connaît plusieurs ralentissements en raison de divergence d’approches des pays et des industriels engagés. Dans le cadre de leur rapport budgétaire pour le PLF 2025 à l’automne 2024, les sénateurs Hugues Saury et Hélène Conway-Mouret ont estimé que le SCAF est fragilisé par le non-respect du principe du « meilleur athlète » (attribution du marché à l’industriel le plus compétent) ainsi que par les restrictions que l’Allemagne pourrait imposer à l’exportation. Par ailleurs, cet outil de défense doit pleinement intégrer le dispositif français de dissuasion nucléaire, notamment avec la nécessité que cet avion du futur soit capable d’opérer sur un porte-avions et qu’il puisse porter des armes nucléaires. Dassault continue de moderniser son avion Rafale à travers le modèle F5 qui commence à intégrer une IA de défense et d’autres nouvelles technologies dans un modèle authentiquement souverain. Ainsi, elle souhaite insister sur la nécessité que le Gouvernement maintienne des exigences les plus élevées qui soient pour le futur modèle d’avion de combat et d’environnement militaire intégrant l’IA et les nouvelles technologies pour faciliter les interventions des soldats, quitte à renoncer au SCAF et privilégier une solution pleinement française, étant donné l’expérience dont dispose l’industrie de défense du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>168</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>MGCS et SCAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3251. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre des armées sur l’état d’avancement des programmes européens SCAF (Système de combat aérien du futur) et MGCS (Main ground combat system). Ces deux projets, développés en coopération avec plusieurs partenaires européens, sont essentiels pour garantir la souveraineté technologique et opérationnelle de l’Union européenne face à des menaces sécuritaires croissantes. Le programme SCAF, qui vise à remplacer les appareils Rafale et Eurofighter, ainsi que le MGCS, destiné à succéder aux chars Leclerc et Leopard 2, sont des initiatives stratégiques pour l’avenir des capacités militaires européennes. Cependant, ces projets ont rencontré certains retards ainsi que des divergences entre les pays impliqués. Dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles, marquées par le retour des conflits de haute intensité, la montée des menaces hybrides et la compétition accrue entre puissances, il souhaite connaître les avancées réalisées à ce jour dans les phases de recherche et développement, le calendrier prévisionnel des prochaines étapes, les investissements financiers engagés par la France en 2024 et prévus pour les années à venir, ainsi que les défis rencontrés dans la coopération industrielle, notamment avec l’Allemagne et l’Espagne. Il s’interroge également sur les synergies envisagées entre ces programmes et d’autres initiatives européennes en matière de défense. Enfin, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la bonne mise en œuvre de ces projets, surmonter les éventuelles tensions diplomatiques ou industrielles qui pourraient freiner leur progression et accélérer le renforcement des capacités de défense françaises et européennes face à l’évolution des menaces mondiales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>169</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Recrutement de pilotes par la Chine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3252. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Gosselin interroge M. le ministre des armées sur des informations relayées par les médias concernant le recrutement de pilotes français, notamment issus de l’armée de l’air et de l’espace, dans le cadre de formations en Chine. Ces activités, souvent organisées sous la forme de séminaires, viseraient à transmettre des savoir-faire tactiques et technologiques contribuant au développement des capacités de la flotte de porte-avions chinois notamment, en particulier le futur Fujian. Ces pratiques soulèvent des préoccupations majeures quant à la protection des compétences stratégiques françaises et de l’OTAN et, surtout, aux risques de transferts de connaissances sensibles à une puissance étrangère. Cela pourrait potentiellement compromettre les intérêts de défense et la sécurité nationale. Pour rappel, seule la France et les États-Unis d’Amérique possèdent des porte-avions de type CATOBAR. Il lui demande quelles investigations ont été menées sur ce sujet et quelles mesures sont prises pour prévenir ces situations à l’avenir. Il souhaite également savoir si le ministère travaille à un encadrement renforcé des reconversions professionnelles ou des participations à des formations militaires à l’étranger, particulièrement dans des domaines stratégiques comme l’aéronavale. Enfin, il interroge le ministre sur la coopération mise en place avec les alliés de la France pour identifier et contrer ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>169</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Strava
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3253. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Gosselin appelle l’attention de M. le ministre des armées sur les risques liés à l’utilisation d’applications connectées, telles que Strava, par des membres des forces armées, en particulier les équipages de sous-marins nucléaires français. Ces applications, qui enregistrent et partagent automatiquement des données d’activité physique incluant des informations géographiques et temporelles, peuvent permettre, après recoupement, de révéler des itinéraires ou des dates de patrouille de ces navires stratégiques. Une telle situation pourrait compromettre la discrétion indispensable à la force de dissuasion nucléaire, pilier de la sécurité nationale. Par ailleurs, des signalements similaires ont été effectués concernant la sécurité du Président de la République. L’utilisation de ces outils connectés a déjà mis en lumière des failles potentielles dans les dispositifs de protection de hautes autorités de l’État. Il lui demande quelles mesures ont été prises pour prévenir ces risques, notamment en matière de sensibilisation des personnels aux dangers liés à l’utilisation de ces outils. Il souhaite également savoir si le ministre envisage de renforcer le cadre réglementaire encadrant l’usage des applications connectées, d’interdire leur utilisation dans certaines circonstances, ou de prévoir des sanctions en cas de négligence. Enfin, il l’interroge sur les éventuels audits ou analyses réalisés pour identifier des vulnérabilités similaires et sur les conclusions qui en ont été tirées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>169</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Projet de sous-traitance des contrôles d’accès du site du CEA de Cadarache
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3264. — 21 janvier 2025. — M. Maxime Laisney appelle l’attention de M. le ministre des armées sur le projet de sous-traitance des contrôles d’accès du site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache. Le député a été alerté par le comité social et économique (CSE) du site CEA de Cadarache quant au projet de remplacer les salariés CEA de la formation locale de sécurité (FLS), garants historiques de la protection des installations et salariés, par des salariés sous-traitants. M. le député est particulièrement inquiet quant à une perte de capacité de réaction en cas de menace, mais aussi de dissuasion, en raison du désarmement des salariés sous-traitants, moins formés et moins équipés, cela dans un site abritant des activités en lien avec la défense nucléaire. Il s’inquiète également de l’atteinte sociale à un statut protecteur des salariés qui participe au maintien de la protection des intérêts, de la sureté nucléaire et de la sécurité des travailleurs, des citoyens et des biens. De plus, le choix de substituer des agents formés par des salariés sous-traitants désarmés est en incohérence totale avec le niveau d’exigence élevé demandé par la règlementation protection et contrôle des matières nucléaires installation et transport (PCMNIT) et par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR, ex Autorité de sûreté nucléaire). À cela s’ajoute le rejet massif du projet de sous-traitance par les salariés du site. Précisément, 80 % du personnel FLS est contre le projet de sous-traitance selon une pétition menée par le CSE du CEA de Cadarache. Pour toutes ces raisons, M. le député appuie fermement la demande du CSE du CEA de Cadarache de cesser le projet de sous-traitance des contrôles d’accès sur le site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache. Il dit également son opposition au même projet envisagé sur le site de Marcoule. Par ailleurs, il adresse les questions suivantes à M. le ministre afin d’apporter le plus de transparence sur le sujet. Dans un premier temps, peut-il indiquer les motivations de ce projet ? Si ce projet est motivé par un plafond d’emploi imposé par le ministère de tutelle en parallèle d’une hausse des missions pour le personnel FLS, pense-t-il que ce projet vaut la peine de prendre de tels risques en matière de sécurité sur un site nucléaire, vis-à-vis des travailleurs et des citoyens ? Enfin, dans la mesure où le site du CEA de Marcoule envisage également de sous-traiter ses contrôles d’accès, peut-il préciser l’ampleur du projet et s’il a vocation à s’étendre à davantage de sites du CEA ? Il souhaite obtenir des réponses à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>170</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accès aux soins des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3336. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la question de l’accès aux soins des personnes handicapées et de la fragilisation des entreprises de transport de ces personnes. Il existe de nombreuses sociétés de transport de personnes à mobilité réduite (TPMR). Ce sont des transporteurs publics de personnes dépendant de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement. Elles peuvent ainsi, après signature d’une convention avec la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), transporter au même titre que les taxis toute personne en situation de handicap physique moteur avec usage d’un fauteuil roulant à condition qu’elle soit reconnue en affection longue durée (ALD) à 100 %. Les sociétés TPMR représentent le moyen de transport le moins onéreux et le plus polyvalent. Les chauffeurs sont formés, notamment aux premiers secours, et compétents. Toutefois, en 2012, lors des négociations entre les représentants des taxis et la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), les sociétés de transport de personnes à mobilité réduite ont été oubliées du cadre national, provoquant l’arrêt des conventions dans certaines régions et la fermeture de sociétés. À ce jour, seule une poignée de départements est encore conventionnée, représentant une centaine de sociétés et il est question que la CNAM mette fin aux dernières conventions, réservant ainsi le monopole du transport aux taxis. 5 000 patients seraient donc privés à terme de ce moyen de transport et de nombreux emplois menacés. Cela serait fortement préjudiciable aux personnes handicapées car les sociétés TPMR pallient un manque quand les taxis ou les ambulances ne sont pas disponibles, particulièrement dans les zones rurales. Il lui demande si, au lieu de supprimer les conventions, il ne serait pas plus judicieux d’intégrer les sociétés TPMR aux négociations avec la CNAM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>171</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Manque de places dans les établissements médicaux-sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3338. — 21 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le nombre insuffisant de places au sein des établissements médico-sociaux. Lors de la dernière rentrée scolaire, près de 28 000 enfants en situation de handicap attendaient une place dans un établissement médico-social. Les notifications prononcées par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) traduisent une nécessité urgente de prise en charge globale, évaluée par des équipes pluridisciplinaires. Malheureusement, faute de places adaptées, de nombreux enfants en situation de handicap se retrouvent bien souvent accueillis dans des établissements scolaires du milieu ordinaire, sans pouvoir bénéficier de l’accompagnement spécialisé, ni des soins dont ils ont pourtant besoin. Cette situation est inacceptable et compromet gravement leur développement et leur réussite. Ce manque criant de places engendre également des conséquences regrettables pour les enseignants du milieu ordinaire, qui, à défaut de formation adaptée et d’accompagnement suffisant, se retrouvent aussi démunis face à des situations souvent complexes. L’ambition d’une école inclusive ne peut se concrétiser sans une véritable volonté politique et des moyens à la hauteur des besoins. Laisser perdurer cette situation, c’est condamner des milliers d’enfants en situation de handicap à une prise en charge inadaptée et insuffisante, tout en exposant les professionnels de l’éducation à des conditions de travail difficiles. Face à ces constats, il lui demande quelles mesures concrètes et immédiates elle entend prendre pour remédier à ce manque urgent de places dans les établissements sociaux-médicaux et garantir une prise en charge adaptée à chaque enfant, conformément aux notifications des MDPH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>171</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation de jeunes enfants autistes face au manque de places en IME et Sessad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3341. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Delannoy alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation d’un jeune garçon et de nombreux autres enfants en France. En effet, ce petit garçon de sa circonscription, âgé de 3 ans, atteint d’autisme, reconnu comme étant handicapé à 80 %, non verbal et en proie à des crises d’épilepsie, se trouve dans une situation indigne de la septième puissance mondiale. Le handicap de cet enfant est tel qu’il ne peut pas être accueilli par une assistante maternelle « classique ». La MDPH a rendu une décision sans détour, la structure d’accueil idéale pour ce garçon est le service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD). Or tous les SESSAD et instituts médico-éducatifs (IME) dans les environs du lieu d’habitation de la famille affichent complets et, souvent, les enfants de moins de 6 ans n’y sont pas pris en charge. L’enfant se trouve actuellement sur liste d’attente. Pendant ce temps, son temps d’accueil à l’école maternelle a été réduit à 1 h 30 par jour ce qui ne permet plus à sa mère de travailler. Le handicap du jeune garçon fait de lui un danger pour lui-même et pour les autres. Ainsi, Mme la députée a demandé à M. le préfet d’exercer son droit de réquisitionner une place en hôpital de jour pour cet enfant. Cette demande est restée sans réponse. Malheureusement, le cas de ce jeune garçon n’est pas un cas isolé. En conséquence, elle demande à Mme la ministre ce qu’elle compte faire pour remédier à la pénurie de structures d’accueil adéquates pour les très jeunes enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>171</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Défaillances d’entreprises en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3234. — 21 janvier 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la hausse inquiétante des défaillances d’entreprises françaises au cours de 2024. D’après l’étude annuelle publiée par BPCE L’Observatoire sur les défaillances d’entreprises, celles-ci ont atteint leur point le plus haut depuis 15 ans. Sur le seul 4e trimestre 2024, 17 966 entreprises ont fait faillite, soit une hausse de plus de 20 % par rapport à 2019. Sur l’ensemble de l’année 2024, ce chiffre monte à 66 422 défaillances d’entreprises, soit une augmentation alarmante de 28 % par rapport à 2019. Ces chiffres sont la résultante à rebours de la crise covid, puisque 37 % des défaillances évitées pendant la crise (en 2020, 2021 et 2022) se sont manifestées, ce taux atteignant 100 % pour les seules PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI). Cela signifie que pour les PME et ETI, toutes les défaillances évitées pendant la crise sanitaire se sont désormais matérialisées. Ces défaillances représentent alors près de 260 000 emplois menacés en 2024, soit près d’1 salarié sur 82 dans le pays. Les commerçants et artisans y sont surreprésentés, notamment dans les secteurs du bâtiment et des commerces de proximité. Pourtant, ces entreprises sont le socle du tissu économique français, mais se retrouvent aujourd’hui menacées par l’augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie ou encore des taux d’intérêt. Et ce, sans compter le poids écrasant de la fiscalité et des normes qui joue une part importante dans leur baisse de compétitivité. De nombreux présidents de chambres des métiers et de l’artisanat alertent sur le risque de voir apparaître des « déserts artisanaux ». Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour accompagner ces entreprises vitales à notre économie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>172</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Tarification dynamique et protection des consommateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3236. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire sur le développement de la tarification dite « dynamique ». Celle-ci consiste à faire varier les prix en fonction de la demande de services et produits à chaque instant. Cela signifie que le prix payé par chaque client s’adapte à la demande et à l’affluence. Ce système existe désormais dans de nombreux autres secteurs (billets d’avions, places de concert, entrées dans un parc d’attraction). Les ventes en ligne de produits et les supermarchés adoptent eux aussi la tarification dynamique. Ce système favorise les entreprises qui parviennent à augmenter leurs marges et défavorise les consommateurs, notamment celles et ceux qui ne peuvent pas anticiper du fait de contraintes de travail, familiales ou encore de déplacement. Cette pratique risque d’accentuer les inégalités d’accès aux services en instituant une barrière financière supplémentaire par l’argent. Elle lui demande les mesures de protection des consommateurs envisagées pour les protéger au mieux : avec la publication de prix de référence fiables, la mesure d’écarts déraisonnables, la possibilité d’options de première intention, des possibilités de demandes de médiation, la prise en compte des éléments personnels enregistrés et pouvant être sources de discrimination… Elle lui demande aussi les mesures prises dans ce domaine par l’Union européenne ou celles pouvant faire l’objet de propositions par la France dans le cadre du marché unique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>172</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Délit de blasphème à la mairie de Toulouse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3217. — 21 janvier 2025. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le rétablissement du délit de blasphème et des pratiques de censure culturelle par la mairie de Toulouse. Depuis 2019, un festival de musique gothique occitan se tient chaque année à Toulouse pendant une semaine entière. Au cours de ce festival, une multitude d’artistes croisent les styles et les genres. Musique (du post-punk à la coldwave en passant par le dark folk ), projection documentaire, peinture, photographie, sculpture… Il y en a pour tous les goûts, afin de présenter l’avant-garde de la scène dark française. Le public est au rendez-vous, car les différentes performances ne désemplissent pas et rassemblent au total des milliers de personnes. Toutefois, la mairie de Toulouse s’est efforcée de saboter l’édition 2024 en annulant le concert de clôture, prévu le dimanche 8 décembre dans l’église déconsacrée du Gesù, quartier des Carmes. Il aura suffi de la protestation insignifiante d’un catholique intégriste pour offrir à la mairie cléricale de Toulouse le prétexte qu’elle cherchait et retirer la mise à disposition de cet espace public au dernier moment. M. le député se demande depuis quand les catholiques intégristes pilotent l’action publique culturelle et disposent d’un droit de veto sur des évènements artistiques. Il lui demande si elle envisage de condamner de telles décisions et de rappeler son attachement à la liberté de création et de performance dans le cadre de la loi et si le festival Setmana Santa bénéficiera de l’appui du ministère pour son édition 2025, face aux censeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>172</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Ajustements du dispositif « Pass Culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3238. — 21 janvier 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conclusions du rapport réalisé par la Cour des comptes au sujet du Pass culture, conclusions publiées le 17 décembre 2024. En tant que membre de la commission des affaires culturelles, elle a soutenu cette initiative dont l’objectif est de démocratiser l’accès à toutes les formes de culture auprès des jeunes. Elle se félicite donc de voir qu’aujourd’hui une majorité d’entre eux (84 %) utilise le Pass pour accéder à des offres culturelles et notamment des livres (entre 42 et 55 % du montant du Pass selon les trimestres). Néanmoins, elle s’interroge sur la démocratisation du dispositif. En effet, elle constate que de très nombreux jeunes qui ne se sont pas encore appropriés le Pass culture sont issus des milieux les moins familiers aux pratiques culturelles et à leur diversité. Elle l’interroge donc afin de savoir quelles dispositions elle envisageait de prendre pour permettre à cette catégorie d’usagers de pouvoir s’emparer du dispositif. Elle s’inquiète également de certaines dérives, révélées dans le rapport de la Cour des comptes. Elle s’étonne, par exemple, que certaines offres, n’ayant qu’un rapport éloigné avec la culture, soient éligibles au Pass. Elle se demande comment, dans le cadre de ce dispositif, 16 millions d’euros ont pu être dépensés pour des activités d’«  escape game  ». Elle souhaite avoir des précisions sur cette dérive et connaître les réflexions de Mme la ministre pour y mettre fin. Enfin, dans son rapport, la Cour des comptes recommande un « recadrage budgétaire » du dispositif. Elle souhaite, en conséquence, savoir si elle envisage de diminuer la dotation du Pass culture ou si elle envisage plutôt de le réserver aux jeunes les plus modestes, selon les conditions de ressources des parents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>173</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Encadrement juridique du podcast
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3239. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le flou juridique entourant le  podcast  en France. Support apprécié des Français (37 % en écoutent chaque mois selon le baromètre du CSA publié en octobre 2023), les  podcast  se caractérisent par la confiance qui leur est accordée par leurs auditeurs, contribuent au pluralisme de l’information et sont un outil d’éducation populaire. Néanmoins, ce média ne possède toujours aucun cadre juridique spécifique. En effet, celui-ci ne relève ni du régime de la presse ni de celui des œuvres audiovisuelles et ne dispose, par ailleurs, d’aucun dispositif fiscal. Dans ce contexte, les créatrices et créateurs de podcasts font face à des difficultés financières. Ne pouvant pas bénéficier d’un important dispositif d’aides, les studios de production sont obligés de recourir à la publicité ou aux cagnottes en ligne afin de trouver des moyens de financement. En outre, les plateformes de streaming musical n’ont aucune obligation en matière de financement de la création de  podcast . À cet égard, le  podcast  est donc fréquemment désigné comme un oublié des politiques publiques. Un rapport de l’inspection générale des affaires culturelles intitulé « L’écosystème de l’audio à la demande ( podcast ) : enjeux de souveraineté, de régulation et de soutien à la création audionumérique » appelait récemment à la mise en place d’aides aux créateurs et producteurs ainsi qu’à la construction d’un système de soutien ambitieux. Elle souhaite donc connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>173</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Gratuité de la facturation électronique généralisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3286. — 21 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) et à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et microentreprise. sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026 les entreprises devront pourvoir réceptionner des factures dématérialisées et les grandes entreprises et ETI auront également l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. Ces mêmes prérogatives s’appliqueront aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027. La réforme de la facturation électronique entre assujettis prévoyait la mise à disposition par l’État du volet facturation du portail public de facturation (PPF) gratuitement. Cette solution permettait de répondre aux attentes des entreprises notamment celles qui ne sont pas dotées de solution de facturation et aussi de limiter le coût d’adaptation. Or le ministère semble remettre en cause la possibilité d’avoir recours à cette plateforme dans un communiqué en date du 15 octobre 2024. Cela créerait donc une nouvelle charge pour les entreprises sachant que selon un rapport de la DGFIP de 2020 le coût unitaire de traitement d’une facture par un opérateur de dématérialisation est compris entre 0,20 euro et 1 euro. Aussi, elle souhaiterait obtenir une clarification quant au recours à cette plateforme gratuite et savoir si la charge financière que cela représenterait pour les entreprises, en particulier les PME et les microentreprises a été prise en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>174</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>TVA réduit de 5,5 % aux poissons d’élevage destinés à l’empoissonnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3216. — 21 janvier 2025. — M. Bérenger Cernon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’application du taux de TVA réduit de 5,5 % aux poissons d’élevage destinés à l’empoissonnement pour la pêche de loisir. L’empoissonnement consiste à introduire dans des cours d’eau, des lacs ou des rivières des poissons d’élevage piscicoles dans le cadre d’activités de pêche récréative. L’empoissonnement est pratiqué partout, surtout avant l’ouverture de la pêche à la truite. Selon l’association PAZ, plus de 5 millions de truites sont achetées chaque année en France à cette fin. Cette activité, bien qu’elle s’inscrive dans une logique de loisir, bénéficie actuellement d’un taux de TVA réduit, applicable aux biens de première nécessité tels que les produits alimentaires. Or l’assimilation de l’empoissonnement à un besoin alimentaire semble en décalage avec la réalité. Une partie des poissons relâchés ne sont pas consommés, soit parce que les pêcheurs pratiquent le « no-kill » (relâcher les poissons après capture), soit en raison d’interdiction de consommation pour motifs sanitaires dans certaines zones polluées. Ces éléments soulèvent des questions quant à la pertinence de l’application d’un taux de TVA réduit à une pratique qui ne relève pas d’un besoin essentiel, mais d’une activité récréative. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de réviser le taux de TVA applicable aux poissons d’élevage utilisés pour l’empoissonnement, afin qu’il reflète mieux la nature récréative de cette pratique. Il lui demande également de préciser le taux de TVA actuellement appliqué à la vente d’animaux terrestres destinés au lâcher pour les activités de chasse, afin de comparer les régimes fiscaux de ces deux pratiques similaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>174</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Plafond Livret A et LDDS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3226. — 21 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le plafond du livret A de 22 950 euros (art. R. 221-2 du code monétaire et financier) et du livret de développement durable et solidaire de 12 000 euros (art. D. 221-103 du code monétaire et financier). En effet, compte tenu de l’inflation de ces dernières années et de la nécessité d’offrir aux citoyens modestes la possibilité d’épargner pour pouvoir consommer sans s’endetter, elle lui demande si le Gouvernement entend augmenter le montant de ces livrets à 30 000 euros et 15 000 euros tel que cela avait été évoqué pendant un temps et comme beaucoup de gens le demandent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>174</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Les droits de succession pour les anciens Présidents de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3254. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les droits de succession dont les anciens présidents de la République semblent exonérés. Cette information devrait être accessible à tous, mais on constate en réalité que le cadre règlementaire d’une telle disposition est très opaque. Il semblerait qu’une loi, promulguée le 23 décembre 1970, ait porté exonération des droits de mutation sur la succession du général de Gaulle. Pourtant, les Présidents de la République ne peuvent s’affranchir des lois et aucun fondement juridique ne semble permettre cette exonération. Elle souhaiterait ainsi savoir si les anciens Président de la Ve République (Georges Pompidou, François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing) ont bénéficié de cette exonération et connaître les fondements règlementaires de cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>175</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Défaillances persistantes du guichet unique INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3284. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Latombe alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les défaillances persistantes du guichet unique de l’institut national de la propriété industrielle (INPI). Le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon vient de se doter d’un service d’ordre pour protéger ses agents du mécontentement des usagers du guichet unique INPI : 2 500 dossiers vendéens non traités, qui mettent les chefs d’entreprise concernés dans des difficultés kafkaïennes, tout particulièrement ceux qui sont en phase de création et souhaitent pouvoir commencer à exercer leur activité. Si les insultes, menaces de mort et autres comportements excessifs, qui rendent les conditions de travail des personnels du tribunal particulièrement pénibles, sont inexcusables, ils sont révélateurs d’une situation devenue insupportable pour les acteurs économiques, surtout pour ceux, les plus petits, qui ne sont pas en mesure de s’offrir les services de formalistes ou de cabinets juridiques. Depuis novembre 2021, il s’agit ici de la sixième question posée par le député sur les défaillances hautement prévisibles, puis avérées, du guichet unique INPI. Le contournement par Infogreffe, qui avait permis de limiter un peu les dégâts, étant stoppé depuis le 31 décembre 2024, la situation risque malheureusement de s’aggraver. M. le député demande quelles mesures temporaires sont prévues pour permettre une gestion effective des nombreux dossiers en attente et améliorer le fonctionnement d’un service dont les défaillances portent de nombreux préjudices aux conditions d’exercice des entreprises et de travail de ses propres agents. Il souhaite aussi savoir si M. le ministre envisage de mettre enfin la direction générale des entreprises (DGE), qui pratique le déni et l’esquive sur ce sujet depuis plusieurs années ( Cf. les réponses déjà données à celles des questions posées auxquelles il a été répondu), face à ses responsabilités, afin que des solutions pérennes soient rapidement mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>175</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés de mise en oeuvre de la facturation électronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3285. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique. La facturation électronique se met progressivement en place pour les entreprises. Elle doit notamment permettre une meilleure perception de la TVA pour l’État. L’engagement initial pris par le précédent Gouvernement auprès des représentants des entreprises était que cette mise en œuvre, obligatoire à court terme pour toutes les entreprises, se fasse sur une plate-forme gratuite. Visiblement, il est aujourd’hui indiqué aux entreprises qu’elles devront se rendre sur des plates-formes payantes. Il apparaît paradoxal qu’on impose ainsi des contraintes supplémentaires aux entreprises, qui en plus représentent un coût pour elles, contrairement à ce qui leur avait été annoncé. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>175</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements concernant la taxe d’urbanisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3303. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur des dysfonctionnements vécus par les services de la DGFIP concernant la collecte des taxes d’urbanisme. Depuis que la collecte des taxes d’urbanisme est passée sous la responsabilité de la DGFIP en septembre 2022, il apparaît que le fisc ne recouvre plus correctement cet impôt auprès des contribuables qui ont déposé un permis de construire et cela pour diverses raisons : problème informatique avec l’applicatif GMBI (« Gérer mes biens immobiliers »), décalage de la date d’exigibilité de la taxe à la date d’achèvement des travaux, un transfert de mission qui ne s’est pas accompagné d’un transfert adéquat de personnel DGFIP, qui se retrouve en sous-effectif et pas suffisamment formé pour cette tâche. À titre d’exemple, pour le département de l’Hérault, un seul agent a intégré la DDFIP 34 pour 4 nouveaux postes proposés. Il l’interroge sur les moyens qu’il compte mettre en mettre pour résoudre ces dysfonctionnements au sein de la DGFIP qui, bientôt, créeront un gros manque à gagner pour le budget des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>175</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Demande d’audit financier de la gestion d’ACI Groupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3304. — 21 janvier 2025. — M. Maxime Michelet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation d’un fleuron de l’industrie aéronautique, Reims Aerospace, équipementier spécialisé dans la sous-traitance de composants aéronautiques, liquidé par le tribunal de commerce le 24 novembre 2024, alors que la société était en redressement depuis seulement quelques semaines. 75 salariés, dont la moyenne d’âge est de 53 ans, se retrouvent sans emploi. Reims Aerospace, fondée en 1947, a été rachetée en 2021 par ACI Groupe (Alliance de Compétences Industrielles), qui a perçu 4 millions d’euros pour redresser l’entreprise, mais sans succès, en perdant ses principaux clients donneurs d’ordre, Airbus et Dassault Aviation. Reconnue pour son savoir-faire d’excellence, ACI Groupe-Reims Aerospace était la seule à fabriquer des planchers pour l’A320 montés ensuite dans les Hauts-de-France. Elle a vu son contrat retiré par Airbus pour déplacer l’activité dans le sud puis, à terme, en Inde. Pourtant, ACI Groupe a réalisé 30 acquisitions en 5 ans. Alors que l’aérospatiale est incontestablement un domaine stratégique pour l’avenir d’une nation souveraine au XXIe siècle, il lui demande s’il envisage de demander un audit financier indépendant de la gestion et de la stratégie d’ACI Groupe et s’il envisage d’élaborer un plan de relance industrielle régional de ce secteur essentiel, avec des garanties de reclassement pour les salariés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>176</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lancement du cloud AWS European Sovereign Cloud
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3330. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le lancement de l’AWS European Sovereign Cloud d’Amazon Web Services (AWS). Amazon a annoncé le 25 octobre 2023 le lancement de sa nouvelle offre à destination des entreprises et autorités publiques européennes. L’entreprise américaine explique que cette nouvelle offre sera « physiquement et logistiquement » séparée des autres régions cloud existantes tout en ayant « la même sécurité, la même disponibilité et les mêmes performances ». Il est prévu que la première région cloud à être mise en place soit l’Allemagne. Toutefois, malgré toutes ces promesses, cette solution, qui n’est en outre pas codéveloppée avec une entreprise européenne, reste soumise aux législations extraterritoriales telles que le Foreign intelligence surveillance Act (FISA) et le Cloud Act. Le danger d’accès par des autorités publiques américaines aux données conservées dans ce cloud demeure donc présent, peu importe la qualification de « cloud souverain » qu’Amazon prétend donner à sa solution. En outre, l’Office fédéral allemand de la sécurité de l’information (BSI) semble vouloir prendre la tête de ce projet dans l’optique d’imposer ce nouveau cloud au reste de l’Europe et ce, en opposition au SecnumCloud. C’est avec enthousiasme que Claudia Plattner, présidente du BSI accueille le projet, déclarant : « Le développement d’un cloud AWS européen facilitera l’utilisation des services AWS par de nombreuses organisations du secteur public et des entreprises ayant des exigences élevées en matière de sécurité et de protection des données (…) Nous sommes conscients du pouvoir d’innovation des services cloud modernes et nous voulons contribuer à les rendre disponibles en toute sécurité pour l’Allemagne et l’Europe ». Il lui demande donc quelle est la position du Gouvernement français sur l’utilisation de ce cloud prétendument souverain et sur le problème posé par sa validation par le BSI, homologue de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), tous deux étant censés co-valider ce type de décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>176</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Rééchelonnement des PGE en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3332. — 21 janvier 2025. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la possibilité pour les entreprises calédoniennes de bénéficier d’un rééchelonnement pur et simple de la durée de remboursement de 5 à 10 ans des prêts garantis par l’État (PGE) accordés aux entreprises calédoniennes. Lors de sa venue sur le territoire du 25 au 27 novembre 2023, M. le ministre a affirmé que les entreprises calédoniennes « ont droit à un étalement de dix ans et sans stigmatisation » de leur prêts garantis par l’État. Cependant, si cette possibilité existe, elle demeure lourde et compliquée et n’est pas sans conséquences pour les entreprises. On est donc bien loin de la procédure simplifiée permettant aux petites et moyennes entreprises (PME) en difficulté avérée de rééchelonner le règlement de leurs PGE. Au regard de l’actualité économique calédonienne particulièrement difficile et dense, avec l’extension de la durée de remboursement des PGE de 5 à 10 ans et la révision des autres modalités de ces prêts, l’État apporterait aux entreprises calédoniennes qui en feraient la demande, une bouffée d’oxygène leur permettant de tenter de survivre dans ce contexte tendu. Il lui demande donc quels sont les moyens envisagés pour simplifier l’accès au rééchelonnement des prêts garantis par l’État et ainsi soulager les entreprises calédoniennes qui en ont grandement besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>177</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>La Poste : service public menacé dans nos campagnes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3350. — 21 janvier 2025. — M. Arnaud Sanvert interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les fermetures successives de bureaux de poste dans l’Hexagone et leurs répercussions, notamment dans les territoires ruraux et périurbains. En une décennie, le nombre de bureaux de poste aurait baissé d’environ 25 %, passant de plus de 10 000 à moins de 8 000. Or une grande majorité de Français se dit attachée à ces services publics de proximité, indispensables à la cohésion sociale, en particulier dans les zones éloignées des grands centres urbains. La Poste, bien qu’ayant changé de statut en 2010, conserve des missions d’intérêt général telles que la distribution du courrier, le maintien d’un service universel postal et l’accessibilité bancaire. Dans de nombreux villages, son bureau constitue le dernier point de contact administratif pour les usagers, qui y trouvent non seulement la possibilité d’effectuer des opérations postales et bancaires, mais aussi divers services de proximité (portage de médicaments, aide aux démarches numériques etc.). Une réduction programmée de crédits de plusieurs dizaines de millions d’euros avait d’ailleurs suscité d’importantes inquiétudes, avant d’être annulée à la suite d’une motion de censure. Toutefois, cette annulation ne garantit pas pour autant la préservation à long terme des services postaux dans les territoires concernés. Il apparaît en effet que malgré cette mesure, des projets de fermeture ou de transformation de bureaux de poste se poursuivent, laissant craindre une désertification accrue des services publics et un renforcement des inégalités territoriales. Si des alternatives comme les points relais, les agences postales communales ou des bureaux itinérants ont parfois été mises en place, elles ne constituent pas toujours une solution satisfaisante pour les habitants, en particulier les personnes âgées ou peu mobiles. Aussi, il lui demande quelles orientations le Gouvernement entend prendre pour enrayer la fermeture de ces bureaux de poste et garantir le maintien d’une présence postale de proximité, notamment dans les zones rurales et les quartiers en difficulté. Il souhaite également savoir si des dispositifs spécifiques seront prévus pour pérenniser les missions d’intérêt général confiées à La Poste et assurer un financement stable, de manière à préserver l’égalité d’accès aux services publics et à soutenir le dynamisme économique et social de tous les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>177</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Certification des éditeurs de logiciels de caisse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3394. — 21 janvier 2025. — M. Charles de Courson interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la certification des éditeurs de logiciels de caisse et son efficacité dans la lutte contre la fraude à la TVA. Plusieurs amendements ont été déposés lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025 pour mettre fin à la possibilité pour les éditeurs d’auto-attester la conformité de leurs logiciels de caisse, en invoquant le rôle supposé de ces logiciels dans des pratiques de fraude fiscale. Des sanctions fiscales et pénales importantes sont déjà prévues pour les éditeurs dont les logiciels permissifs sont mis en cause dans les constats de fraude (15 % du chiffre d’affaires du logiciel concerné). Compte tenu des enjeux de lutte contre la fraude fiscale et de préservation de la confiance dans les deux dispositifs légaux (certification et attestation éditeur), M. le député demande à M. le ministre combien de logiciels ou systèmes de caisse sont actuellement répartis entre les trois catégories suivantes : « absence de certificat ou attestation de conformité », « présence d’une attestation de conformité fournie par l’éditeur », « présence d’un certificat de conformité délivré par un organisme accrédité ». Il lui demande également combien d’éditeurs de systèmes d’encaissement ont été mis en cause pour « complicité/permissivité » dans des situations de fraude à la TVA et, parmi ces éditeurs, combien relèvent de chacune des trois catégories mentionnées ci-dessus. Par ailleurs, un jugement en cassation de la cour d’appel de Paris du 24 juin 2020 a révélé que des logiciels certifiés par un organisme accrédité pouvaient également être utilisés dans des pratiques frauduleuses en modifiant le système lors de l’installation, ce qui est également possible avec un double système de caisse. La certification de centaines de milliers d’installations annuelles n’étant pas réalisable, il lui demande donc si un bilan complet de la loi dite « antifraude » applicable depuis 2018 a été réalisé afin d’identifier les nouvelles mesure à prendre pour lutter contre la fraude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>177</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>État des lieux des démantèlement d’antennes 5G Huawei sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3396. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les désinstallations d’antennes 5G Huawei sur le territoire national. La loi du 1er aout 2019 a soumis à autorisation de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) l’exploitation d’antennes 5G par les opérateurs. Cette loi, dite « anti-Huawei », a pour but de réduire l’utilisation de cette marque chinoise sur le réseau 5G français. Outre les soupçons d’espionnage au profit de Pékin régulièrement évoqués pour justifier une telle mesure, la possibilité, en cas de conflit commercial, de blocage ou de ralentissement du réseau est également une menace non négligeable pour le pays. Suite à l’adoption du texte, les opérateurs Bouygues Telecom et SFR ont annoncé la désinstallation d’antennes conçues par Huawei dans certaines zones sensibles et stratégiques du territoire (Brest, Strasbourg, Rennes…). Au total, Bouygues a évoqué le démantèlement de 3 000 infrastructures d’ici 2028, SFR de son côté doit en désinstaller plus de 8 000. Depuis ces annonces, aucune donnée permettant à la représentation nationale ou aux Français de juger de la progression de ces démantèlements n’a été publiée. Il semblerait même que ces opérateurs continuent à installer des infrastructures Huawei. Dans un contexte où il devient de plus en plus difficile d’expliquer le recours à un tel équipementier, M. le député demande à M. le ministre de publier un état des lieux chiffré des démantèlements des antennes 5G Huawei, par opérateur et par zone. ll lui demande également un état des lieux chiffré des installations de nouvelles infrastructures 5G Huawei, par opérateur et par zone, depuis 2019. Il lui demande enfin si le nombre d’antennes Huawei actuellement construites ou en construction sur le territoire national est supérieur au nombre d’antennes Huawei présentes en France en 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>178</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Starlink à Mayotte : quel plan pour une alternative française et souveraine ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3397. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Chenu interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le choix du Gouvernement de recourir à la solution d’accès à internet par satellite Starlink, développée par une entreprise américaine, pour rétablir les communications d’urgence à Mayotte à la suite du passage du cyclone Chido. Si cette initiative répond à une situation critique, elle suscite des interrogations sur la souveraineté numérique de la France et la dépendance envers des acteurs étrangers. Le déploiement de cette technologie, même temporaire, met en évidence le retard pris dans le développement d’une filière nationale et européenne capable de répondre à de telles crises. Les récentes crises sanitaires, climatiques et géopolitiques ont démontré l’importance stratégique de réduire la dépendance envers des puissances extérieures, notamment dans des moments de vulnérabilité. Ce choix soulève également des questions sur le manque de soutien aux acteurs français du secteur des télécommunications, qui disposent pourtant de solutions compétitives et sur les risques de fragilisation de l’écosystème technologique national. Par ailleurs, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur les opportunités économiques et industrielles qu’offrirait le développement d’une filière nationale des télécommunications par satellite. Une telle démarche permettrait non seulement d’assurer l’autonomie technologique de la France, mais également de contribuer à la réindustrialisation du pays, en créant des emplois qualifiés et à forte valeur ajoutée dans des secteurs stratégiques. Il lui demande donc quelles politiques le Gouvernement entend mettre en œuvre pour développer une filière nationale et européenne des télécommunications par satellite, réduire la dépendance technologique de la France à des acteurs étrangers, renforcer sa souveraineté numérique et industrielle, tout en soutenant l’innovation et l’emploi sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>178</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>UNSS en détresse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3257. — 21 janvier 2025. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, les promesses sur la place du sport au sein de l’éducation nationale et les dysfonctionnements de l’Union nationale du sport scolaire. Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été le théâtre de grands succès. Cependant, l’une des principales promesses concernant le sport à l’école a été abandonnée, une fois la frénésie retombée : la généralisation de 2 heures de sport supplémentaires hebdomadaires au collège, sacrifiée en rase campagne. Ce renoncement est dénoncé par des sportifs tels que Léon Marchand ou Simon Gauzy. Pourtant, le Gouvernement prétend qu’une telle mesure ne serait « pas soutenable ». Cette décision s’ajoute à différents dysfonctionnements du sport à l’école. En effet, un article du journal « L’équipe » daté du 6 novembre 2024 détaille les coulisses de la gestion de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS). Dans cette enquête, de nombreux dysfonctionnement sont révélés. On y retrouve par exemple, des « dépenses faramineuses de communication pour des missions parfois floues ». Parmi les dépenses incriminées, l’organisation de la cérémonie d’ouverture de la « gymnasiade » ou la prise en charge par le budget de l’UNSS de plusieurs dîners de gala. Les organisations syndicales dénoncent un dévoiement de la vocation première de l’UNSS, à savoir le développement du sport et d’une culture sportive à l’école. Selon eux, « l’activité et le modèle économique [de l’UNSS] reposent essentiellement sur l’engagement et l’investissement des enseignants d’EPS ». Les différents recours à des structures extérieures ou à des prestataires pour des consultations de communication à des tarifs jugés exorbitants interrogent sur la bonne utilisation des fonds publics de l’UNSS. En 2021 et 2024, des rapports effectués par l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) ont été remis au Gouvernement. Ils insistent également sur « la confusion entre les finances de l’UNSS et de la fédération internationale du sport scolaire (ISF) ». Ces deux entités sont normalement indépendantes mais les collusions entre les différentes directions interrogent de nombreux observateurs. Les syndicats demandent par ailleurs, à raison, la démission du directeur de l’UNSS. De telles anomalies sont largement encouragées par l’absentéisme des ministres de l’éducation nationale au conseil d’administration de l’UNSS. Alors qu’ils ont la responsabilité de le présider au titre de l’article 11 du décret n° 2015-784 du 29 juin 2015, aucun des ministres successifs n’a daigné s’y rendre depuis 2022. Impossible dans ces conditions de contrôler l’usage des fonds publics, en plus de révéler un désintérêt total à l’égard du sport scolaire. Il demande à Mme la ministre si elle envisage de prendre en compte les rapports diligentés par l’IGESR concernant les dysfonctionnements au sein de l’UNSS, de changer le directeur de l’UNSS comme le demandent les syndicats et si elle compte honorer les réunions du conseil d’administration de sa présence, une première depuis des années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>179</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application « Faits Établissement »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3271. — 21 janvier 2025. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les violences entre élèves en milieu scolaire, notamment dans les collèges et lycées. Ce phénomène, qui semble s’amplifier avec des faits qui changent de nature et dépassent les traditionnelles « bagarres de cours de récréation » pour prendre la forme de règlements de comptes, soulève une vive inquiétude tant chez les élèves que chez les familles et l’ensemble de la communauté éducative. L’école devant être un sanctuaire garantissant la sécurité des enfants. Afin de mieux identifier et traiter ces incidents, une application dénommée « Faits Établissement » a été mise en place pour permettre aux chefs d’établissement de signaler les faits en fonction de trois niveaux de gravité. Lorsqu’il s’agit d’atteintes aux personnes, comme des coups et blessures volontaires, ces actes relèvent du champ délictuel et les chefs d’établissement sont alors invités à en référer également au procureur de la République. La gravité de certains faits, notamment les agressions physiques caractérisées, ne semblent plus relever du conseil de discipline (censé sanctionner les manquements au règlement intérieur) mais bien de poursuites pénales dans les conditions prévues par le code pénal des mineurs. Le fait pour les chefs d’établissements de ne pas signaler de telles infractions qui ont lieu dans leurs établissements serait en tout état de cause contraire à l’article 40 du code de procédure pénal qui fait obligation à tout agent public de signaler au Procureur de la République les faits délictuels dont il a connaissance. Aussi, M. le député interroge Mme la ministre sur les points suivants : il souhaite connaître, pour l’année 2024, département par département, le nombre de faits déclarés via l’application « Faits Établissement », ventilés selon les trois niveaux de gravité. Concernant les faits de niveau 3 en particulier, il souhaite savoir combien ont donné lieu à une saisine des parquets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>179</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Défense de l’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3272. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées par l’instruction en famille (IEF). La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République empêche les dérogations à l’obligation de scolariser les enfants de moins de 16 ans sauf autorisation délivrée par les services académiques. Les motifs invoqués doivent être en lien direct avec la situation de l’enfant et sont limitativement énumérés par la loi. De très nombreuses familles regrettent les contraintes imposées par cette loi, la chronophagie des formalités administratives et le manque de souplesse de l’éducation nationale dans l’octroi des dérogations, alors même que, dans la plupart des cas, l’instruction en famille se révèle très positive pour les enfants et que ces familles sont les mieux à même de savoir ce qui est bon ou pas pour leurs enfants. Il est ainsi assez fréquent que des familles aient obtenu un accord pour une année mais un refus pour l’année suivante, plaçant l’enfant dans les plus mauvaises conditions pour réussir son instruction, notamment en raison de l’angoisse de voir leur vie se transformer, à un âge tardif, en cas de scolarisation. D’une manière générale, les premières demandes ou les demandes de renouvellement aboutissent de plus en plus à des refus. Les conséquences de l’application de cette loi, au demeurant très variable en fonction des académies, aboutissent à ce que l’instruction en famille ne soit plus un droit mais une exception, une anomalie sur laquelle pèse une suspicion de séparatisme de la part des services de l’éducation nationale. Ces dispositions compliquent la vie des parents désirant s’investir dans l’éducation de leurs enfants, alors même que les abayas, les faits de harcèlement et la violence accrue dans l’institution scolaire montrent que la lutte contre le séparatisme devrait en premier lieu s’effectuer au sein des établissements scolaires, où il gagne du terrain. Il lui demande si elle compte revenir à un régime déclaratif ou, a minima, alléger les contraintes actuelles de demande d’autorisation. Ces allègements pourraient constituer en l’ajout de « raisons propres à l’enfant » à la liste des motifs dérogatoires ou éviter la remise en question de la dérogation chaque année. Il souhaite également savoir dans quelle mesure il est possible de préciser et d’harmoniser entre les académies les critères d’acceptation ou de refus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>180</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Demandes d’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3273. — 21 janvier 2025. — Mme Caroline Colombier interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche quant à la composition et au fonctionnement des commissions de recours portant sur les demandes d’instruction en famille (IEF), prévues à l’alinéa 12 de l’article L131-5 du code de l’éducation. Plusieurs familles demandeuses s’étonnent de l’opacité desdites commissions et craignent que les recours soient étudiés par les instances ayant elles-mêmes refusé lesdites demandes en première instance. Afin de connaître les motivations précises des refus et les moyens d’évaluation de leur dossier, les familles sont ainsi contraintes de saisir la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) pour faire valoir leurs droits. Afin de défendre au mieux la participation citoyenne et la vie démocratique au sein de l’éducation nationale et de la vie des rectorats, mais aussi de défendre les droits des familles, elle lui demande qui compose les commissions de recours portant sur les demandes d’instruction en famille, comment fonctionnent lesdites commissions et notamment les critères pris en compte pour apprécier « la situation propre de l’enfant motivant le projet éducatif », au sens du 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>180</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Formation des enseignants spécialisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3275. — 21 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’urgence de renforcer la formation des enseignants spécialisés, dont le nombre ne cesse de diminuer, alors que leur rôle est absolument nécessaire dans la mise en œuvre d’une politique ambitieuse d’école inclusive. En effet, depuis plusieurs années, la nécessité de former l’ensemble des personnels de l’éducation nationale a été mise en évidence, pour atteindre l’objectif d’une école 100 % inclusive. Pourtant, les lacunes en matière de formation initiale et continue demeurent insuffisamment comblées. Le rapport de septembre 2024 de la Cour des comptes souligne que les enseignants, comme les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), se sentent démunis, insuffisamment préparés et souvent dépassés par des situations complexes. Ils dénoncent un manque important de formation, des moyens d’action limités et l’absence d’appuis concrets de la part de spécialistes médico-sociaux ou médicaux. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le nombre d’enseignants spécialisés, pourtant indispensables au pilotage et à la mise en œuvre des dispositifs d’inclusion, est en chute libre. L’avenir de l’école inclusive repose sur des professionnels formés, reconnus et soutenus. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour renforcer l’accès et l’offre aux formations diplomantes pour les enseignants spécialisés, afin de lutter efficacement contre cette baisse croissante et garantir le droit à bénéficier d’un enseignement adapté aux élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>181</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Hausse du nombre des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3276. — 21 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la forte augmentation du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), une progression qui, paradoxalement, ne s’accompagne ni d’un budget qui garantisse la soutenabilité de cette hausse, ni de l’amélioration indispensable de leurs conditions de travail et de rémunération. Le rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2024 met en évidence une augmentation impressionnante de 278 % de la masse salariale des AESH entre 2013 et 2022. Cette hausse s’explique avant tout par l’augmentation continue de leurs effectifs. En effet, les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation nationale, avec 78 816 équivalents temps plein en 2023. Cependant, cette progression ne s’accompagne ni d’une augmentation budgétaire adaptée, ni d’une amélioration significative des conditions de travail et de rémunération de ces agents, qui restent alors dans une situation de grande précarité. Bien que la réforme de septembre 2024 visant à élargir leur temps de travail pour augmenter leur rémunération soit une avancée en théorie, son application rencontre de nombreux obstacles : lenteurs administratives dues à des équipes rectorales insuffisamment formées, établissements manquant de ressources budgétaires pour financer les heures supplémentaires et difficultés liées à la politique de mutualisation des moyens via les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), qui complexifie encore l’exercice de leur métier. Dans ce contexte préoccupant, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre entend financer de façon pérenne la hausse constante des effectifs des AESH afin de garantir une inclusion véritablement durable et équitable pour les élèves en situation de handicap. Il lui demande par ailleurs quand des mesures concrètes vont réellement être mises en place pour garantir aux AESH un véritable statut et une hausse de leur salaire. Il l’interroge enfin sur la place que donne aujourd’hui concrètement le ministère au recours à l’aide humaine dans le cadre de la politique d’inclusion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>181</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Instruction en famille et situation propre de l’enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3277. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés rencontrées par les familles souhaitant recourir à l’instruction en famille (IEF) au titre du quatrième critère fixé par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021. Ce quatrième critère, censé permettre l’instruction en famille en raison de la « situation propre de l’enfant », demeure flou et interprétable, suscitant une insécurité juridique et administrative pour les familles concernées. Le manque de précision quant à la définition des « situations propres » engendre une application inégale et parfois arbitraire selon les académies. Certaines familles se voient ainsi refuser leur demande malgré des situations légitimes liées à des besoins spécifiques de l’enfant. Par ailleurs, cette opacité complique la constitution des dossiers pour les familles, qui peinent à anticiper les critères sur lesquels elles seront jugées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que des refus d’autorisation non justifiés peuvent avoir des répercussions graves sur les enfants concernés, notamment en matière de continuité pédagogique et de sérénité familiale. Dans ce contexte, il lui demande si elle envisage de circonscrire plus clairement la définition de « la situation propre de l’enfant » afin que les pratiques entre académies soient harmonisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>181</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>L’éducation des jeunes Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3278. — 21 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’éducation des jeunes Français. Former des Français aux esprits brillants, aux mains habiles, qu’ils se destinent à des métiers intellectuels, manuels, ou d’aide à la personne, c’est préparer l’avenir de la Nation. Garantir leur réussite à travers l’éducation nationale, c’est assurer l’avenir collectif du pays. Pourtant, un constat s’impose : avec six ministres en deux ans, les passages à la tête du ministère sont extrêmement brefs et les politiques associées évoluent avec une cohérence qui peut sembler particulièrement ésotérique, alors que chaque réforme enclenche des modifications aux répercutions profondes et durables. Se pose un enjeu de cohérence dans le temps long et d’adéquation, tant avec l’acquisition des savoirs fondamentaux qu’avec les besoins du marché du travail. L’éducation nationale, en tant que socle de la Nation, mérite une attention particulière. Instruire les jeunes et transmettre toute la culture et le savoir que l’on peut ne rendra la société française que plus prospère. Face à la multiplication des initiatives, souvent louables dans leur intention, on ne peut que constater le décrochage de ce qui est pourtant au cœur de la mission de l’éducation nationale. M. le député souhaite ainsi porter à l’attention de Mme la ministre quelques chiffres préoccupants : résultats internationaux en baisse : le classement PISA 2023 révèle une chute significative des performances des élèves, la plus forte depuis 2000. En mathématiques, la France perd 21 points par rapport à 2018 et 19 points en compréhension de l’écrit ; attractivité en crise : en 2023, seuls 11 269 candidats ont passé le concours du CAPES, contre 44 265 en 2001. Cette chute de 75 % en deux décennies reflète un manque criant d’attractivité du métier d’enseignant, aggravé par des salaires jugés insuffisants et des conditions de travail dégradées ; Suppression de postes : alors qu’en 2017, 7 500 postes étaient ouverts aux concours du CAPES, ils ne sont plus que 5 122 en 2024. À cela s’ajoute la potentielle suppression de 4 000 postes d’enseignants envisagée par le précédent premier ministre. La prise en compte des réalités démographiques et budgétaire est nécessaire mais elle ne peut occulter ni les effets de seuil dans les campagnes, ni l’importance fondamentale de l’instruction des plus jeunes dans leur parcours de citoyen et d’adulte et donc, le retour sur investissement pour la société toute entière. Ces données traduisent une réalité alarmante. À cela s’ajoutent des dossiers complexes comme le devenir du « choc des savoirs », de la réforme des programmes, de la suppression de l’épreuve de mathématiques en classe de seconde dès 2026, de la mise en place du futur programme « d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ». Face à ces multiples défis, il souhaite savoir quelle est la stratégie du Gouvernement sur les mois à venir et en particulier comment elle entend assurer la transmission et l’acquisition des savoirs fondamentaux sur lesquels le système se révèle actuellement gravement insuffisant et sans lesquels aucune politique d’enseignement supérieur, de recherche ou de développement économique ne saurait prospérer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>182</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation d’urgence à l’école primaire de Wignehies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3281. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet des professeurs de l’école de Wignehies, absents et en arrêts maladie depuis septembre, qui n’ont été que partiellement remplacés et, ce, malgré de nombreuses démarches engagées. M. le maire de Wignehies, M. Jean-Guy Bertin, a alerté à trois reprises sur cette situation et Mme la députée s’est permise de contacter Mme la rectrice d’académie dès le 23 octobre 2024. Aussi, puisque son courrier était resté sans réponse et que l’école ne s’était pas vue apporter de solution par l’académie, elle a adressé une question écrite au précédent gouvernement, la question n° 2073, en date du 19 novembre 2024. Cette question est restée sans réponse également. M. le maire de Wignehies lui ayant à nouveau fait savoir que la situation n’était toujours pas débloquée en décembre, elle se permet de solliciter à nouveau Mme la ministre d’État sur ce point. Elle souhaite donc savoir quelles solutions Mme la ministre d’État compte apporter à cette école dont l’équilibre et l’enseignement ont été mis à mal ces derniers mois, faute de remplaçants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>182</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Jours de carence éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3296. — 21 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les modalités qui seront appliquées si le nombre de jours de carence passe de un à trois, surtout quand on sait que cela risque de priver les personnels de l’éduction nationale d’une partie de leur traitement, alors que s’ils tombent malades, c’est en raison de maladies liées aux virus qui circulent en permanence dans les locaux scolaires et à leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader (classes surchargées, manque de remplaçants, manque d’AESH pour les enfants en inclusion, absence d’une médecine du travail digne de ce nom) ou encore au stress causé par des réformes chronophages. D’autant plus, que lors de l’épidémie de la covid-19, il avait été admis qu’on ne pouvait pas décemment appliquer aux personnels de l’éducation un jour de carence en cas de contamination. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend concilier les difficultés précitées qui sont inhérentes à la profession et sa volonté de réduire l’absentéisme de certains tout en réalisant de véritables économies budgétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>182</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Exigences minimales requises pour passer le TOEIC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3298. — 21 janvier 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les conséquences des exigences de niveau linguistique imposées dans le cadre de certaines certifications professionnelles, notamment la certification RS6151 TOEIC. Cette certification, indispensable pour attester de compétences en anglais professionnel, requiert que les apprenants obtiennent un niveau A2 minimum, selon les standards du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), pour pouvoir valider leur formation. Cette obligation, détaillée dans la présentation de la certification sur le site de France Compétences, impose de facto aux organismes de formation de n’accepter que des apprenants disposant au moins d’un niveau A1 en anglais. Or cela exclut de l’accès à ces formations des publics actifs n’ayant jamais étudié l’anglais ou ayant un niveau très faible, pénalisant ainsi leur employabilité et leur développement professionnel. Par ailleurs, les conséquences pour les organismes de formation en cas de non-respect de cette exigence restent floues. Les formateurs risqueraient potentiellement de perdre l’accréditation pour proposer cette certification, compromettant ainsi leur présence sur des plateformes comme Mon Compte Formation, qui représente une source essentielle de clients. Ces restrictions soulèvent deux interrogations majeures. D’une part, elles créent un obstacle pour des publics éloignés de l’apprentissage linguistique, contredisant l’objectif d’inclusion par la formation continue. D’autre part, elles fragilisent des organismes de formation, notamment les plus petits, en limitant leur capacité à accompagner des apprenants débutants. M. le député souhaite alors interroger M. le ministre sur les justifications pédagogiques et réglementaires de ces exigences minimales de niveau linguistique. Quelles mesures M. le ministre envisage-t-il pour éviter l’exclusion des publics les plus en difficulté en matière de formation linguistique ? Il lui demande quelles sont les conséquences concrètes pour les organismes de formation en cas de résultats inférieurs au seuil fixé, ainsi que les solutions envisagées pour accompagner ces structures dans le maintien de leur accréditation et leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>183</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Coopération entre l’Education Nationale et le secteur médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3337. — 21 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la complexité croissante des dispositifs mis en place dans le cadre de l’école inclusive et sur la nécessité impérative de renforcer la coopération entre les professionnels de l’éducation nationale et ceux du secteur médico-social. L’éducation nationale souligne elle-même une augmentation significative des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), qui ne peut être satisfaisante. Cependant, le rapport de la Cour des comptes 2024 s’inquiète de la soutenabilité financière de cette hausse continue, soulignant les limites imposées par des financements insuffisants. Parallèlement, il a été décidé de lancer à titre expérimental les pôles d’accompagnement à la scolarité (PAS). Ces PAS, qui devraient progressivement remplacer les pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL) d’ici 2026 ou 2027, visent à pallier une situation de plus en plus préoccupante : celle de nombreux élèves en situation de handicap n’ayant toujours pas accès à des soins adaptés, malgré des notifications des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et l’augmentation constante des besoins liés aux troubles psychiques. Les objectifs des PAS apparaissent parfois confus ou insuffisamment explicités, ce qui suscite des interrogations, notamment quant à leur capacité à favoriser une véritable collaboration entre les enseignants et les professionnels du médico-social. Cette coopération est pourtant cruciale pour répondre aux besoins des élèves, d’autant plus que les enseignants et les AESH expriment fréquemment un sentiment d’impuissance face à des situations qui relèvent davantage du soin que de leurs compétences pédagogiques. Dans ce contexte, il demande donc à Mme la ministre ce que sont les résultats concrètement attendus avec la mise en place des PAS et comment ces dispositifs vont permettre de garantir une meilleure coordination entre les professionnels de l’éducation nationale et ceux du secteur médico-social, en vue d’un accompagnement global et adapté pour chaque élève.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>183</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Orientation des élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3339. — 21 janvier 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’orientation quasi systématique et souvent inadaptée des élèves en situation de handicap vers les lycées professionnels de l’enseignement public. Au terme de parcours scolaires souvent chaotiques et marqués par un manque de prise en charge adaptée, l’enseignement professionnel semble aujourd’hui devenir une voie quasi unique pour de nombreux élèves en situation de handicap. Pourtant, cette orientation, bien souvent contrainte, interroge profondément sur le sens donné à leur projet éducatif et à leur avenir. Des classes de CAP entièrement composées d’élèves en situation de handicap sont désormais observées dans plusieurs établissements. Cette concentration est notamment favorisée par le bonus accordé à ces élèves dans les procédures d’affectation. Par ailleurs, l’affectation des élèves se fait de plus en plus en fonction des places vacantes, au détriment d’un réel projet pédagogique ou professionnel et est souvent inadaptée, en raison de leur handicap. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle peut conduire à des sentiments de rejet, d’échec et de perte d’estime de soi chez ces jeunes. Si le ministère s’est récemment préoccupé de l’estime de soi des élèves affectés en lycée sans être titulaires du brevet des collèges, il est tout aussi urgent de se pencher sur les effets délétères que peuvent engendrer des orientations non réfléchies et inadaptées pour les élèves en situation de handicap. M. le député souhaite alors savoir quelle politique inclusive entend mener le Gouvernement pour garantir que chaque parcours de formation dans l’enseignement professionnel, comme dans l’enseignement scolaire, soit véritablement construit autour des capacités, des aspirations et des besoins spécifiques de ces élèves et non dicté par des contraintes de place ou de procédure. De plus, il demande à connaître les mesures concrètes qui seront prises pour éviter que l’enseignement professionnel ne devienne une impasse pour ces jeunes et pour leur offrir un avenir professionnel et personnel à la hauteur de leurs ambitions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>184</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Reconnaissance des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3369. — 21 janvier 2025. — M. Julien Gokel attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque de reconnaissance des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la France s’est engagée à garantir l’accès de tous les enfants et adolescents en situation de handicap à une éducation dans un cadre ordinaire de scolarité. Pourtant, vingt ans plus tard, de nombreux enfants sont encore partiellement ou totalement privés de leurs droits, faute d’un accompagnement par un AESH. La problématique du manque d’AESH est centrale et s’explique par la faible attractivité du métier. Celle-ci a été soulignée dans de nombreux rapports qui mettent en évidence le manque de reconnaissance globale de cette profession pourtant essentielle à la vie de près de 500 000 élèves en France. Aujourd’hui, l’immense majorité des AESH se voient proposer des contrats en CDD à temps partiel contraint de 24 heures par semaine, avec une rémunération insuffisante, comprise entre 800 et 1 000 euros par mois, sous le seuil de pauvreté et sans défraiement des déplacements. Les conditions de travail, telles qu’elles sont décrites par le collectif « AESH en lumière », se sont détériorées au fil des années, en raison du manque de personnel et de l’absence de formation adaptée. M. le député estime que l’annonce de créations de postes supplémentaires ne suffira pas à résoudre le problème si l’attractivité du métier n’est pas renforcée par une meilleure reconnaissance des AESH. Faute de cela, de nombreux postes continueront à ne pas être pourvus, comme c’est actuellement le cas dans le Dunkerquois. Il souhaiterait donc connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour reconnaître le métier d’AESH à sa juste valeur. Il interroge Mme la ministre sur trois points spécifiques. Premièrement, un véritable statut professionnel à part entière est-il envisageable pour les 140 000 AESH que compte la France ? Cela permettrait d’assurer une meilleure stabilité professionnelle et personnelle à ces accompagnants, majoritairement des femmes, qui doivent parfois cumuler plusieurs emplois pour subvenir à leurs besoins. Deuxièmement, le Gouvernement prévoit-il une revalorisation salariale des AESH afin de garantir un revenu décent, équivalent à un temps plein pour un service partiel ? Cela permettrait notamment de rémunérer le travail de liaison avec la communauté éducative, effectué en dehors des 24 heures de temps scolaire. Enfin, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage un véritable plan de formation qualifiante des AESH, à leur prise de poste et tout au long de leur carrière ; cela est essentiel au bon accompagnement des élèves en situation de handicap et à l’effectivité d’une école véritablement inclusive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>184</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mensualisation du paiement des enseignants vacataires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3279. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, au sujet du paiement mensuel des enseignants vacataires. La loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 a inséré à l’article L. 952-1 du code de l’éducation un alinéa qui dispose que « la rémunération des chargés d’enseignement et des agents temporaires vacataires (ATV) est versée mensuellement ». Entré en vigueur le 1er septembre 2022, cet alinéa impose donc aux établissements d’enseignement supérieur et de la recherche de verser mensuellement la rémunération des enseignants vacataires. Or cet impératif semble n’être respecté par aucune université française. Dans une note de service du 4 juillet 2022 adressée aux présidents des universités et aux directeurs d’établissements d’enseignement et de recherche, la direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR) a alors présenté des recommandations pour parvenir à « l’objectif de la mensualisation des vacations ». Dans celle-ci, la DGRH du MESR a circonscrit la mise en œuvre de cette disposition aux seuls vacataires qui, d’une part, ne perçoivent pas une autre rémunération et, d’autre part, perçoivent plus de 4 000 euros de rémunération au titre de leurs vacations. Considérant que la note était illégale dès lors qu’elle avait circonscrit le champ de la loi en restreignant l’application de la règle du paiement mensuel de la rémunération à une partie seulement des agents concernés, le syndicat SUD éducation en a demandé l’annulation pour excès de pouvoir le 17 avril 2023. Le 6 février 2024 le Conseil d’État a jugé que Sud éducation était fondé à demander l’annulation de la note. Le juge a donc prononcé cette annulation. Ainsi, elle souhaite connaître les moyens que Mme la ministre compte mettre en œuvre pour répondre à l’impératif légal de paiement mensuel des enseignants vacataires de l’enseignement supérieur et de la recherche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>185</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Montant de la rémunération des enseignants vacataires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3280. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le montant de la rémunération des enseignants vacataires. Le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 dispose que ces derniers « sont rémunérés à la vacation selon les taux réglementaires en vigueur ». Ces taux, fixés par un arrêté du 6 novembre 1989 du ministère, sont indexés sur la valeur du point indiciaire de la fonction publique. Ainsi, face à une évolution du point d’indice inférieure à l’inflation, les enseignants vacataires ont connu, comme tous les autres agents publics, une perte importante de leur pouvoir d’achat. Cette situation est aggravée par le fait que les enseignants vacataires ne peuvent bénéficier de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa), mise en place précisément pour compenser cette perte. Par ailleurs, ces derniers « sont rémunérés à l’heure effective », c’est-à-dire, à l’heure enseignée et non à l’heure travaillée. Selon l’arrêté du 31 juillet 2009 approuvant le référentiel national d’équivalences horaires applicable aux enseignants-chercheurs « une heure de travaux dirigés en présence d’étudiants correspond à 4,2 heures de travail effectif ». C’est ainsi que, sur cette base, les enseignants vacataires sont rémunérés en dessous du Smic horaire depuis 2017. Dès lors, elle souhaiterait connaître les moyens qu’elle compte mettre en oeuvre pour répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>185</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Enseignement de la santé dans le Var
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3282. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’absence de structure d’enseignement de la santé dans le département du Var. Le département connaît une désertification médicale inquiétante, même dans les secteurs les plus urbanisés, en raison de nombreux départs à la retraite. Les hôpitaux connaissent des problèmes structurels de personnels et les libéraux ont du mal à satisfaire la demande dans un département où d’une part la population vieillit et où d’autre part elle augmente considérablement lors des saisons vacancières. Pour les jeunes étudiants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui souhaiteraient s’orienter vers les études de médecine, ils ne trouvent à leur disposition que les facultés de médecine de Nice Sophia-Antipolis et d’Aix-Marseille (cette dernière étant répartie sur deux sites, tous deux implantés dans la ville de Marseille). Ce maillage est de toute évidence largement insuffisant pour une région de plus de 5 millions d’habitants ayant de plus en plus forts besoins médicaux, comme c’est le cas, singulièrement, dans le département du Var. Il est étonnant qu’un département comme le Var, qui compte plus d’un million d’habitants permanents, n’ait aucune structure d’enseignement supérieur en santé rattachée à l’université de Toulon par exemple, que ce soit une UFR créée à l’initiative de l’université, une école ou un institut, créées par arrêté ministériel. Il lui demande donc s’il envisage la création d’une UFR de médecine dans le Var ou à défaut, dans un premier temps, un parcours accès spécifique santé (PASS) ou une licence accès santé (LAS), qui représenteraient un premier pas afin non seulement de résorber la pénurie de médecins mais aussi d’accueillir des jeunes du département et d’ailleurs et, de fait, de renforcer les chances qu’ils viennent s’y installer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>186</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Extension du « Pass éducation »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3283. — 21 janvier 2025. — M. Xavier Albertini appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le dispositif « Pass éducation » de l’éducation nationale, qui permet à tous les personnels rémunérés par l’éducation nationale exerçant de manière effective en écoles, collèges ou lycées, publics et privés sous contrat (y compris pour l’agence pour l’enseignement français à l’étranger - AEFE), d’accéder gratuitement aux collections permanentes des musées et monuments nationaux. Ce dispositif ne s’applique pas aux enseignants-chercheurs ainsi qu’aux enseignants de l’enseignement supérieur qui participent également à la formation et à la diffusion de la culture auprès de leurs étudiants. C’est pourquoi il souhaiterait savoir un dispositif similaire pourrait être mis en place pour les enseignants dépendant de l’enseignement supérieur et de la recherche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>186</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Maintien de Microsoft au sein du Health data hub
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3331. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le maintien de Microsoft au sein du Health data hub, entériné par la CNIL le 21 décembre 2023. Le Health data hub (HDH) est une plateforme qui centralise les données de santé des Français, dans le but de faciliter la recherche médicale, et l’accès des professionnels du secteur aux informations relatives à leurs patients. La gestion de cette plateforme est aujourd’hui confiée à Azure, plateforme de cloud du géant américain Microsoft. Cette gestion de données aussi sensibles par une société américaine pose des problèmes élémentaires de souveraineté numérique, d’autant plus que la loi FISA ( Foreign Intelligence Surveillance Act ), prolongée par les États-Unis jusqu’à au moins avril 2024, permet aux services de renseignement américains comme la NSA d’accéder aux données administrées par les entreprises américaines, même si ces dernières sont stockées sur des datacenters situés hors des États-Unis. De plus, lors du choix de Microsoft Azure en 2019, aucun appel d’offres n’avait été lancé, le choix se portant directement sur le service américain, et excluant les acteurs français et européens. Cela aurait pourtant pu permettre de mieux sécuriser les données de santé des Français et empêcher leur accès par des acteurs tiers (les services de renseignement et les services de police américains) tout en encourageant la croissance des clouders français. Ces raisons avaient amené Olivier Véran, alors ministre de la santé en 2020, à promettre une solution technique nouvelle, privilégiant des acteurs européens, dans un délai maximum de 18 mois. Néanmoins, cette promesse ne s’est jusqu’à maintenant pas matérialisée. Pire encore, le 21 décembre 2023, la CNIL a décidé d’accepter que ce soit Microsoft qui héberge les données de l’Assurance maladie, alors que la France dispose de fleurons capables de prendre en charge ce dossier sans présenter les risques d’ingérence qu’Azure implique (OVH, Numpost, Scaleway…). Il demande donc plus de clarté sur ce dossier avec communication des conclusions de la consultation menée par la délégation au numérique santé (DNS) auprès des clouders français. Il s’enquiert par ailleurs du calendrier de la migration des données du Health data hub et de la date d’un appel d’offres pour conférer le marché à une entreprise française ou a minima européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>186</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des étudiants en première année de parcours d’accès spécifique Santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3364. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant le mode de sélection des étudiants en première année de PASS. Chaque année, des milliers de jeunes passionnés se lancent dans ces études avec l’espoir de trouver leur vocation, devenir médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes ; mais bien peu parviennent à atteindre leur objectif. En cause, le système de sélection : un concours extrêmement sélectif à cause duquel les études deviennent une compétition permanente ; où chaque erreur fait perdre à un candidat des dizaines de places au classement ; où la pression est telle, que la santé mentale de certains étudiants s’en trouve profondément impactée ; où le travail acharné et les sacrifices personnels faits par ces jeunes ne se trouvent que très rarement récompensés. Alors que la France manque cruellement de professionnels de santé, que l’âge moyen des médecins est proche de 55 ans, des jeunes qui pourraient pallier ce manque partent à l’étranger, car ils voient leurs aspirations balayées par un système toujours plus élitiste, qui depuis la réforme de 2019, leur interdit même de redoubler pour tenter une nouvelle fois leur chance. Elle lui demande donc d’indiquer les mesures qui seront mises en œuvre pour réformer ce système à bout de souffle, qui prive le pays de professionnels de santé compétents et indispensables au bien-être des citoyens, et où l’accès aux soins devient parfois un luxe auquel beaucoup ne peuvent plus accéder.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>187</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation financière de l’Institut du Monde Arabe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3240. — 21 janvier 2025. — Mme Florence Joubert alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation financière dramatique de l’Institut du monde arabe (IMA). En effet, la Cour des comptes révèle, dans un rapport détaillé, le gouffre financier dans lequel se trouve l’institut, présidé par M. Jack Lang. Ainsi, le déficit d’exploitation n’est « jamais inférieur à un million d’euros (2022) et peut même dépasser 4 millions (2017), soit 19 % de marge d’exploitation négative ». Par ailleurs, alors que, selon la convention en vigueur, les 22 États arabes fondateurs doivent contribuer à hauteur de 40 % du budget de l’IMA, la France supporte en réalité seule l’intégralité de ce dernier. C’est donc le ministère des affaires étrangères qui abonde chaque année une subvention de 12,3 millions d’euros. Ainsi, elle l’interroge sur les raisons de la non-contribution des pays arabes, ainsi que sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour qu’ils respectent leur engagement financier. Dans le cas contraire, une profonde restructuration du modèle stratégique et financier de l’Institut du monde arabe paraît indispensable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>187</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Enlèvements internationaux d’enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3266. — 21 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les enlèvements internationaux d’enfants. La Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, entrée en vigueur en France le 1er décembre 1983, prévoit le maintien effectif d’un droit de visite pour l’un des deux parents (article 21). La France est parfois confrontée à des défis complexes pour garantir le retour rapide de l’enfant et protéger les droits du parent concerné, ce qui constitue une préoccupation croissante, notamment dans le cadre de séparations conjugales et de conflits familiaux. En effet, bien que des mécanismes de coopération entre États existent, leur mise en œuvre s’avère parfois insuffisante et les délais de retour des enfants, lorsqu’ils se matérialisent, peuvent être longs et frustrants, ce qui aggrave la souffrance des enfants et des parents concernés. Un parent peut décider de soustraire un enfant au pays de résidence de l’autre parent. Depuis 9 mois, une affaire illustre ce phénomène. Ce que vivent deux filles et leur père met en exergue une violation claire des dispositions de la Convention de la Haye, sans même évoquer notre droit national. Afin de mieux prévenir et limiter ces drames familiaux, il est urgent de s’interroger sur un nécessaire renforcement de la protection des enfants et des parents français victimes de ces situations. Pour renforcer cette protection, M. le député souhaite savoir comment M. le ministre compte faire respecter l’effectivité des traités internationaux en matière d’enlèvement d’enfants et entend en particulier répondre aux besoins légitimes et urgents d’un père et de ses deux jumelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>187</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Droits des femmes dans le monde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3347. — 21 janvier 2025. — Mme Virginie Duby-Muller alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conditions de vie des femmes afghanes depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021. Depuis leur entrée dans Kaboul le 15 août 2021, les talibans n’ont pas cessé de restreindre les droits des femmes, y compris des jeunes filles, ainsi qu’une volonté de prise de contrôle totale sur le corps des femmes. Et ce, contrairement aux promesses des dirigeants talibans de garantir un minimum de droits tels que le droit de travailler ou d’étudier en montrant un autre visage que celui des talibans qui avaient été chassés du pouvoir par une coalition internationale en 2001. Vingt ans après, rien n’a changé pour ces défenseurs d’une idéologie mortifère pour la moitié de l’humanité, les femmes : elles sont systématiquement exclues de la vie publique. Exclusion de l’administration, suppression du ministère des affaires féminines qui concernait les droits des femmes, interdiction d’étudier au-delà de la sixième, interdiction de parler en public, obligation de se couvrir le visage, interdiction de sortir de chez elles, exclusion des femmes des ONG, obstruction les fenêtres qui donnent sur des pièces où sont présentes des femmes. Les femmes afghanes sont placées sous la domination physique, psychique et morale des hommes. Ces situations sont insupportables et provoquent un véritable apartheid de genre. Il est urgent que la communauté internationale se saisisse de ce sujet et fasse pression sur les talibans pour aider les femmes et jeunes filles afghanes. Ainsi, elle souhaite savoir comment la diplomatie française agit pour préserver la liberté et les droits des femmes dans le monde et notamment en Afghanistan.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>188</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Menaces turques sur les populations kurdes de Syrie.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3348. — 21 janvier 2025. — M. Édouard Bénard alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les menaces pesant sur le peuple kurde en Syrie. Profitant de la chute du régime de Bachar al-Assad renversé par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTC) en décembre dernier, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’active à pousser plus avant son avantage pour atteindre les objectifs anciens et répressifs qu’il s’est fixé et ce, avec le soutien des forces supplétives syriennes qu’il a armées, à savoir : chasser les Kurdes, anéantir l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie et annexer une partie des territoires frontaliers. L’ingérence militaire turque, qui perdure depuis de nombreuses années, constitue une violation flagrante du droit international et met en péril la stabilité régionale. Il est primordial de défendre le peuple kurde qui a été un allié déterminant pour la France et ses partenaires occidentaux dans la lutte commune contre l’État islamique (EI). Les batailles décisives de Kobané (2014-2015) et Raqqa (2017) témoignent de leur rôle essentiel, particulièrement à travers la création des Forces démocratiques syriennes (FDS) en 2015. En dépit de leurs sacrifices, les alliés kurdes sont aujourd’hui abandonnés à leur sort, confrontés à une menace grandissante. Les récentes activités de l’EI observées en Syrie et en Irak voisin rappellent le risque imminent d’un renforcement de ses capacités opérationnelles. Les Kurdes, qui détiennent encore des milliers de djihadistes dans des prisons surpeuplées et vulnérables, jouent actuellement un rôle-clé dans la prévention de la résurgence de l’EI. Plusieurs milliers de détenus de l’EI, dont de nombreux combattants étrangers, y compris Français, sont aujourd’hui susceptibles de retrouver la liberté dans le chaos qui suivrait immanquablement une intervention militaire d’envergure du gouvernement turc ou de ses obligés du HTC. Aussi, il demande quelles actions diplomatiques déterminées entend prendre le Gouvernement français pour endiguer l’ingérence turque en Syrie, protéger les populations kurdes et réaffirmer l’engagement de la France pour la paix et la sécurité au Levant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>188</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Entreprises locales de distribution
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3261. — 21 janvier 2025. — M. Pascal Jenft attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la situation des territoires où une entreprise locale de distribution (ELD) exerce un quasi-monopole sur la distribution de l’énergie. Depuis la loi de nationalisation de 1946, une partie des fournisseurs d’énergie ont refusé la nationalisation afin de conserver leur indépendance. Aujourd’hui, ces ELD couvrent environ 5 % du territoire français. Bien qu’il leur soit imposé une réglementation tarifaire, ces ELD proposent tout de même des prix entre 10 % et 20 % plus cher que les fournisseurs nationaux. Les habitants des territoires où un ELD est implanté n’ont pas d’autres choix que de souscrire au fournisseur local. Bien que les ELD procurent certains avantages, tel que la création d’emplois locaux et une relation client de proximité, il n’empêche que l’obligation de payer plus cher peut engendrer une certaine frustration et un sentiment d’injustice. Cela est d’autant plus problématique dans ce contexte de forte inflation du coût de l’électricité. En effet, il est observé une augmentation des tarifs de plus de 45 % en 2024 par rapport à 2023. Il semble tout à fait légitime de se préoccuper d’une telle différence de prix entre les ELD et les fournisseurs nationaux. Il lui demande quelles mesures pourraient être envisagées pour harmoniser les tarifs énergétiques sur l’ensemble du territoire, tout en préservant la viabilité économique des ELD, qui jouent un rôle économique local important.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>189</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’- Aide au chauffage au bois domestique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3262. — 21 janvier 2025. — Mme Pascale Got alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la baisse envisagée de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois. Après une diminution de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage en avril 2024, une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est prévue. En quelques mois, cela reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État alors que le bois est un combustible au prix compétitif, créateur d’emplois locaux et bénéfique pour l’environnement puisque parmi les énergies les mois émettrices de CO2. Ce type de chauffage est reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, dont l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Une telle refonte du barème aurait des conséquences non négligeables, à la fois pour les ménages et particulièrement ceux aux revenus modestes, mais aussi pour la filière bois qui fait part de sa vive inquiétude. Elle semble contradictoire avec les objectifs de la France en matière de transition écologique. Cette énergie est bénéfique à plusieurs titres et pour différents usages qu’il ne faut pas opposer et doit continuer à être encouragée, à condition qu’elle soit performante et remplace un chauffage carboné. Aussi, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et s’il envisage de revenir sur cette baisse envisagée des aides pour le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur afin de concilier l’objectif de décarbonation des grandes sites industriels et le soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>189</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Pouvoir d’achat - chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3263. — 21 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur la révision envisagée du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Depuis avril 2024, les aides à l’installation d’appareils de chauffage ont déjà été réduites de 30 % et une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est actuellement envisagée. Cela équivaut à diviser par trois le soutien de l’État à ces installations, sans distinction entre les performances des appareils, les matières utilisées, ou les territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, en particulier le chauffage aux granulés, est reconnu comme une solution vertueuse par de nombreux organismes publics. C’est une énergie à la fois économique et locale, grâce à des prix compétitifs et une distribution souvent située dans un rayon de 200 kilomètres autour des points de prélèvement forestier. En outre, il s’agit d’une filière inscrite dans une logique d’économie circulaire, puisque les granulés sont produits à partir des co-produits de l’industrie bois-forêt. Cette énergie bénéfique à la transition écologique pourrait être pénalisée par cette révision des aides, malgré son rôle crucial dans la décarbonation des usages résidentiels. Le chauffage performant au bois, lorsqu’il remplace des systèmes plus émetteurs de gaz à effet de serre, constitue une solution concrète et largement plébiscitée par les Français. Il s’interroge sur la compatibilité entre cette baisse de soutien et les ambitions affichées de décarbonation des grands sites industriels tout en préservant le chauffage domestique décarboné. Il demande donc si le Gouvernement envisage de réviser son barème pour maintenir un appui équilibré entre ces deux priorités environnementales et de quelle manière il compte encourager l’utilisation du bois comme source d’énergie sans compromettre son accessibilité pour les ménages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>189</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Il manque une signature pour que les plus précaires puissent se chauffer !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3318. — 21 janvier 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur le chèque énergie. « Le radiateur fonctionne pour essayer de maintenir une température correcte. Mais je ne peux pas me chauffer 24 h /24 tout l’hiver, même à 18 degrés. Je ne pourrai pas assumer les factures d’électricité », déplore Marie, mère célibataire de 44 ans. Comme elle, 85 % des Français se disent préoccupés par leurs factures d’énergie. 75 % des concitoyens affirment même avoir réduit le chauffage pour des raisons financières, selon le baromètre annuel du Médiateur national de l’énergie. Pour Annie, 83 ans, le radiateur n’est allumé dans la chambre « que 2-3 heures avant de me coucher, pour que ce ne soit pas glacé », explique-t-elle dans un article du Parisien. Elle empile sur son lit une couette et deux couvertures et porte sans cesse deux pulls. Les Français ne parviennent plus à décemment se chauffer chez eux. En cause, la hausse des tarifs : « Entre fin 2020 et fin 2024, la facture d’électricité moyenne a bondi de 47 % », rappelle Frédérique Fériaud, directrice générale du Médiateur national de l’énergie. Face à la crise, le dispositif chèque énergie a été mis en place dès 2018, bénéficiant, en fonction des années, à environ 5,7 millions de foyers d’après les chiffres de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statisitques (DREES). Cette aide, comprise entre 48 à 277 euros, était attribuée automatiquement en croisant les données des services fiscaux et les données de la taxe d’habitation. Or depuis la suppression progressive de la taxe d’habitation depuis 2023, ce croisement est devenu impossible. Si pour 2024, les pouvoirs publics ont décidé « de réattribuer automatiquement le chèque énergie à tous ceux qui l’avaient reçu en 2023, ce qui permettait de faire un versement automatique », comme l’explique à l’AFP Frédérique Fériaud. Nombre de Français ont pourtant été oubliés dans ce processus et n’ont pas eu les informations nécessaires afin de demander le versement de leur chèque énergie. Si 200 000 nouvelles demandes ont été enregistrées le 30 et 31 décembre 2024, 800 000 ménages risquaient encore d’être privés de cette aide essentielle au soir du 31 décembre selon le Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL). Manque d’accès physique aux services publics et saturation des plateformes internet, certains n’ont jamais pu déposer leurs dossiers. « Ma sœur qui a 98 ans avait systématiquement droit aux chèques énergie, maintenant il faut faire la demande sur un site dédié. C’est ce que j’ai tenté de faire. Malgré plusieurs essais, impossible d’accéder au site. Quand j’ai réussi, j’ai rentré les éléments demandés, il y a un rejet systématique de la demande », explique Michel, habitant de Haute-Vienne. Il est très loin d’être le seul dans ce cas. Pour venir en aide aux Français, un projet d’arrêté prolongeant l’accès à la plateforme numérique jusqu’au 31 mars a vu le jour. Ce projet a reçu, le 19 décembre 2024, un avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie. Mais depuis, aucune nouvelle. M. Barnier s’en est allé, laissant place au nouveau Gouvernement et le portefeuille de l’énergie, auparavant dans le giron du ministère de la transition écologique, est désormais rattaché à Bercy. « Cela complique les choses », juge Mme Thiebaut de la CNAFAL. M. le député interroge M. le ministre qui dit suivre « de près l’évolution des demandes », mais suivre ne suffit pas aux concitoyens pour se chauffer. Il faut agir. Il lui demande quand sera publié cet arrêté pour que les Français puissent espérer obtenir ce chèque énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>190</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Décret no 2024‑740 du 5 juillet 2024 sur l’exploitation du lithium</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3326. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la publication du décret n° 2024-740 du 5 juillet 2024 qualifiant de projet d’intérêt national majeur l’extraction et la transformation de lithium par la société Imerys dans l’Allier (03). En effet, le statut octroyé par celui-ci a été créé par la loi du 23 octobre 2023 dite « Industrie verte » et simplifie les procédures administratives (à travers des dérogations entre autres) pour certains projets industriels. Cette publication est intervenue alors qu’un débat public organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) ayant réuni plus de 3 000 participants était en cours depuis le 11 mars 2024 et devait se conclure le 31 juillet 2024, soit moins d’un mois après la publication de ce décret. Ce choix de calendrier interroge et coïncide sans grande surprise avec la date du second tour des élections législatives anticipées ayant eu lieu le 7 juillet 2024. En effet, ce projet a suscité et suscite encore de nombreuses contestations et le débat public était grandement attendu et indispensable. Ne pas attendre la fin de ce débat avant d’acter l’accélération de l’exploitation minière constitue une violence anti-démocratique non négligeable vis-à-vis de tous les citoyens impliqués dans ce processus de consultation et ainsi que vis-à-vis de la CNDP dont la mission est « d’organiser les débats publics sur les projets ayant un impact significatif sur l’environnement ». La multiplication des attaques envers celle-ci est par ailleurs préoccupante. Le 4 décembre 2024, un projet de décret Gouvernemental a été mis à consultation du public. Il vise à exclure du champ d’intervention de CNDP l’ensemble des projets industriels. Ceux-ci constituent près de la moitié des projets nécessitant des consultations. Elle souhaite donc l’interroger sur les intentions du Gouvernement vis-à-vis de la CNDP et sur ce qu’il compte mettre en place afin de garantir la place de la concertation citoyenne concernant les projets industriels contestés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>191</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Multiplication du nombre de projets d’exploitation minière en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3327. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur la multiplication du nombre de projets d’exploitation minière en France. Depuis 2014, 21 nouveaux permis de recherches ont déjà été accordés. L’entreprise minière canadienne Aurania, sous la bannière de sa nouvelle société Corsica Ressources, projette d’exploiter du nickel dans le Cap Corse (2B) sur les plages de Nonza et d’Albu. De même, la start-up Breizh Ressources, elle aussi inféodée à Aurania, a déjà déposé trois permis de recherche dans le Maine-et-Loire (49) et en Bretagne. Ces divers projets inquiètent les citoyens et certaines associations environnementales. En Corse par exemple, U Levante est gravement préoccupée par les enjeux et risques liés à une potentielle exploitation sur les deux plages. En effet, celles-ci reposent sur les déchets de la mine d’amiante de Canari. Cela pourrait également menacer la biodiversité environnante, notamment la forêt de tamaris voisine de la plage d’Albu. Il apparaît donc essentiel de conditionner ces permis d’exploitation à des besoins réels au service de l’intérêt général humain. Cet exemple démontre la nécessité de mettre en place des critères sanitaires, environnementaux et sociaux importants avant d’autoriser l’ouverture de sites miniers et pose des questions concernant l’assise de la souveraineté française face à la prédation de certaines multinationales étrangères. Mme la députée souhaite donc savoir dans quelle mesure l’ouverture d’une nouvelle exploitation minière est subordonnée aux besoins réels du peuple français. De plus, elle l’interroge sur ce que compte mettre en place le Gouvernement pour garantir aux populations proches des projets d’exploitation que ces derniers ne constituent aucune menace pour les populations locales et limiter au maximum les conséquences de celles-ci sur la biodiversité. Enfin, elle l’interroge sur les objectifs et la stratégie du Gouvernement pour asseoir la souveraineté française sur les métaux stratégiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>191</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutter contre l’usurpation de plaques d’immatriculation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3223. — 21 janvier 2025. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’accroissement des fraudes à l’immatriculation des véhicules terrestres à moteur. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, 13 600 dépôts de plaintes pour usurpation de plaques d’immatriculation ont été recensés en 2010 contre 22 000 en 2022, soit une hausse de 62 % sur cette période. Les professionnels du secteur estiment désormais qu’entre 400 000 et un million de Français seraient aujourd’hui victimes de « doublettes » de plaque d’immatriculation. Cette pratique frauduleuse qui gagne du terrain chaque année, s’explique notamment par l’absence d’obligation faite aux commerçants physiques, ou à distance, d’exiger la présentation d’un certificat d’immatriculation ainsi qu’une pièce d’identité en préalable à une vente de plaque d’immatriculation. Pour une trentaine d’euros, une personne mal intentionnée peut ainsi obtenir un jeu de plaques d’immatriculation usurpant l’immatriculation d’un autre véhicule. De même, depuis que les professionnels du secteur automobile peuvent délivrer des certificats d’immatriculation dès lors que leur entreprise est habilitée à accéder et à modifier le système d’immatriculation des véhicules (SIV), des individus mal intentionnés offrent leurs services pour usurper des plaques d’immatriculation. Plus subtil encore, d’autres individus usurpent l’identité d’autres personnes pour créer des entreprises habilitées à accéder au SIV dans l’unique but de frauder le système en immatriculant, moyennant rétribution, des véhicules au nom de tierces personnes. Ces entreprises frauduleuses utilisent ensuite les réseaux sociaux pour vendre leurs services aux automobilistes qui entendent échapper à la verbalisation des infractions au code de la route. Les automobilistes dont l’identité a été usurpée au sein du SIV ou victimes de doublettes, reçoivent ensuite les amendes et se voient infliger des retraits de points sur leur permis de conduire en lieu et place des auteurs réels des infractions. Les amendes peuvent parfois s’accumuler rapidement et représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les victimes d’usurpation de plaques d’immatriculation n’ont d’autre choix que d’engager des recours, synonymes de frais financiers et de perte de temps, pour contester les infractions qui leurs sont attribuées ainsi que pour modifier l’immatriculation de leur véhicule. Le démantèlement du monopole public de délivrance des certificats d’immatriculation des véhicules et le développement du commerce en ligne ont facilité les possibilités de fraude à l’immatriculation des véhicules. Ainsi, dans le département des Alpes-Maritimes, 30 % à 40 % des prestataires de « carte grise » ont vu leur habilitation au SIV annulée en 2024 sur décision de la préfecture après que des contrôles ont été réalisés par ses services, les entreprises sanctionnées ne répondant pas aux exigences légales permettant d’être agréé. Le fait d’utiliser sur un véhicule des plaques comportant le numéro d’immatriculation d’un autre véhicule est sanctionné par un retrait de six points sur le permis de conduire, d’une amende d’un montant maximum de 30 000 euros et d’une peine d’emprisonnement d’une durée maximale de 7 ans au titre des peines principales. La suspension du permis de conduire pendant 3 ans au maximum, l’annulation du permis de conduire et la confiscation du véhicule peuvent également être prononcées par le juge à titre de peine complémentaire. Malgré ces lourdes peines, les usurpations de plaques d’immatriculation continuent de progresser et risquent de franchir un nouveau cap avec le recours accru aux contrôles automatisés d’infractions, qui ne nécessitent plus l’interception des conducteurs ainsi qu’avec la dématérialisation de la vignette d’assurance. En effet, depuis le 1er avril 2024, les contrôles relatifs à l’assurance des véhicules réalisés par les forces de l’ordre s’effectuent sur consultation du fichier des véhicules assurés (FAV) à partir du numéro de la plaque d’immatriculation portée par le véhicule facilitant, en l’état, les possibilités de fraude. Pour endiguer cette pratique frauduleuse il conviendrait de réglementer la vente de plaques d’immatriculation. À ce titre, il apparaît indispensable d’imposer à l’ensemble des professionnels offrant ce type de prestation en magasin, ou sur un site internet marchand, qu’ils exigent de toute personne souhaitant acquérir une plaque d’immatriculation qu’elle présente une pièce d’identité ainsi qu’un certificat d’immatriculation du véhicule ou d’en fournir une copie si l’achat se fait à distance. Dans le cas où l’acheteur refuserait ou ne serait pas en mesure de fournir ces documents, la fabrication et la vente de la plaque ne pourraient avoir lieu. Le non-respect de cette obligation par le professionnel devrait bien entendu être sanctionné pénalement pour lui donner un caractère effectif. Concernant la fraude imputable aux professionnels ayant accès au SIV, il conviendrait d’accentuer les contrôles sur ces derniers et tout particulièrement, lors de leur demande d’habilitation. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend engager pour endiguer ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>192</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Surpoids des camions benne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3227. — 21 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le poids total en charge (PTAC) des camions benne actuellement limité à 3,5 tonnes. Les entreprises du BTP font l’objet de contrôles très fréquents de surpoids. En effet avec deux ouvriers et un plein d’essence, le poids atteint des camions benne arrive rapidement à 3,2 tonnes voire plus s’il s’agit d’un moteur électrique, ce qui ne laisse la possibilité d’un chargement de 300 kg supplémentaire très rapidement atteint. Cela pose une réelle contrainte pour ces professionnels pour qui les amendes représentent un coût important. Des discussions sont actuellement en cours au niveau européen pour faire évoluer le PTAC du permis B. Elle souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement pour remédier à ce problème auxquels font face de très nombreux artisans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>192</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret no 2024‑1074 du 27 novembre 2024 / modification code de la route</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3244. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024 relatif aux engins de déplacement personnel motorisés et aux cycles et modifiant le code de la route. Ce décret modifie de manière significative le code de la route, notamment en interdisant les feux arrière rouges clignotants sur les vélos. Cette mesure revêt un caractère particulièrement controversé. En effet, elle a suscité de nombreuses réactions mitigées au sein de la communauté cycliste. L’interdiction des feux arrière rouges clignotants interroge, car il apparaît que le feu clignotant permet une meilleure distinction des différents usagers sur la route : voiture, moto,  scooter , cycliste et piéton. En effet, le feu clignotant appartient uniquement aux cyclistes et est reconnu par tous comme tel. Le supprimer pourrait donc entraîner une certaine confusion. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement a l’intention de revenir sur sa décision et de la suspendre, le temps d’obtenir des études statistiques sur l’impact de ce type de mesures sur l’accidentalité à vélo.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>192</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dépôts sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3247. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par les agriculteurs confrontés à des dépôts sauvages sur leurs terres. En effet, après avoir été interpellée par des agriculteurs aubois, elle constate que lorsque les auteurs de ces dépôts ne sont pas identifiés, la réglementation impose aux propriétaires des terrains de prendre en charge le traitement des déchets et ce, à leurs frais. Face à cette situation, Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement entend accompagner les propriétaires victimes de dépôts sauvages sur leurs terrains, afin de les aider à supporter les coûts engendrés par l’évacuation et le traitement de ces déchets. Par ailleurs, elle lui demande de préciser les différentes sanctions encourues lorsqu’une personne est prise en flagrant délit de dépôt sauvage et les conditions dans lesquelles la saisie d’un véhicule transportant des déchets est possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>193</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation alarmante de la consommation de cocaïne en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3255. — 21 janvier 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur au sujet de l’augmentation alarmante de la consommation de cocaïne en France. En effet, d’après une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiée le 15 janvier 2025, 1,1 million de Français auraient consommé de la cocaïne au moins une fois en 2023, contre 600 000 en 2022. La France se hisse désormais à la 7ème place au classement européen des consommateurs de cocaïne. Ce constat inquiétant soulève des préoccupations quant aux perspectives pour l’année 2024 et les futures études à paraître. Elle lui demande donc quelles actions le Gouvernement envisage pour endiguer cette hausse significative de la consommation de cocaïne et protéger la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>193</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Taux de recouvrement des amendes dressées pour stupéfiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3256. — 21 janvier 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le taux de recouvrement des amendes dressées dans le cadre des infractions liées aux stupéfiants. Le Président de la République affirmait en juin 2023 auprès du quotidien La Provence que 350 000 amendes forfaitaires ont été dressées en France depuis septembre 2020. Or le taux de recouvrement cette même année apparaissait faible puisque seulement de 35 %. Au regard des enjeux de sécurité et de santé publiques, une lutte sans merci contre les trafics de stupéfiants doit être opérée comme souligné par le ministre de l’intérieur, M. Bruno Retailleau. Ainsi, elle lui demande de connaître les taux actuels de recouvrement des amendes forfaitaires dressées dans ce cadre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>193</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Frais d’acheminement du matériel électoral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3258. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la question de l’acheminement du matériel de propagande officielle lors des élections européennes jusqu’à la commission de propagande. Pour l’élection présidentielle, l’État prend en charge les coûts d’acheminement de ce matériel et ces frais ne sont pas inclus dans les dépenses de propagande des candidats. Cependant, pour les élections européennes, ces coûts sont comptabilisés comme dépenses électorales dans les comptes de campagne des candidats et peuvent faire l’objet d’un remboursement forfaitaire dans les conditions décrites à l’article L. 52-11-1 du code électoral. Pourtant, l’acheminement des circulaires et bulletins de vote dans des lieux multiples décidés par les services de l’État relève de la propagande officielle, qui est prise en charge par l’État. Cette disparité de traitement entre deux scrutins d’importance similaire avec une circonscription électorale identique semble dénuée de fondement légal clair. Elle a pour conséquence de réduire lourdement le budget disponible pour les candidats aux élections européennes, de l’ordre de 10 à 15 %, dès lors que les dépenses concernées sont intégrées aux dépenses électorales plafonnées. Elle crée en conséquence une rupture d’égalité qui ne saurait perdurer. L’article 6-1 du décret n° 79-160 du 28 février 1979 portant application de la loi n° 77-729 du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen et modifiant le code électoral pourrait ainsi être modifié afin d’intégrer la prise en charge par l’État des frais d’acheminement du matériel de propagande officielle. Dès lors, elle souhaite connaître ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>193</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enlèvements internationaux d’enfants et surveillance des frontières françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3267. — 21 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les enlèvements internationaux d’enfants et le nécessaire renforcement de la surveillance des frontières françaises visant à assurer le respect des interdictions de sortie du territoire (IST). Les enlèvements internationaux d’enfants, qu’ils soient le fait de parents ou d’individus tiers, constituent une grave atteinte à la sécurité des mineurs, à leur bien-être et à leurs droits fondamentaux. Ils sont exécutés en manquement du droit national et constituent également une atteinte aux droits des parents affectés. Ce phénomène demeure préoccupant, tant sur le plan national qu’international et des lacunes subsistent dans les dispositifs de prévention et de suivi, comme en témoigne une affaire depuis maintenant 9 mois, qui illustre les carences de la surveillance aux frontières françaises et européennes ainsi que la très faible effectivité des interdictions de sortie du territoire. Dans ce contexte, il semble nécessaire d’établir des procédures efficaces de contrôle aux points de passage pour prévenir ces situations dramatiques, en utilisant notamment des technologies de contrôle renforcées (reconnaissance biométrique, croisement de bases de données), une communication efficace entre ministère de la justice et ministère de l’intérieur, ainsi que le déploiement de partenariats internationaux pour intercepter les individus concernés lorsqu’ils embarquent dans des aéroports ou ports étrangers. En effet, le respect des interdictions de sortie du territoire constitue un enjeu majeur pour lutter contre les enlèvements internationaux d’enfants. Cependant, il apparaît que des difficultés subsistent dans la mise en œuvre effective de ces interdictions. De nombreux cas de sorties illégales ou de non-respect des interdictions sont signalés : les enlèvements signalés se comptant en centaines, le sujet semble devoir retenir toute notre attention. Au regard de ces éléments, M. le député souhaite connaître les mesures que M. le ministre envisage de prendre pour renforcer la surveillance des frontières françaises, en améliorant les contrôles afin d’éviter que les enfants ne puissent être emmenés à l’étranger sans l’autorisation légale du parent en ayant la garde et faire respecter les interdictions de sortie du territoire, en améliorant la coordination entre les autorités compétentes et la communication entre les services de l’État, ainsi qu’avec les États voisins, pour garantir l’effectivité de ces interdictions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>194</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification des démarches en ligne - visas court séjour des Britanniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3292. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le statut des citoyens britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France, à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis le 1er janvier 2021, ces derniers sont soumis aux règles fixées par l’espace Schengen. Ils ne peuvent pas dépasser 90 jours de présence cumulée sur un total de 180 jours. De nombreux citoyens britanniques possédant des résidences secondaires en France considèrent cette mesure comme injuste au regard de leur participation fiscale et financière au dynamisme des communes où ils résident temporairement. L’article 16 de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration devait permettre d’instaurer un visa long séjour de plein droit pour les ressortissants britanniques propriétaires d’une résidence secondaire en France. Hélas, cet article a été censuré par la décision du Conseil constitutionnel du 25 janvier 2024. Le problème reste donc entier pour ces ressortissants car, à l’heure où la simplification est à l’ordre du jour, la procédure actuelle est inutilement lourde et complexe. Les questions écrites n° 15114 du 13 février 2024 et n° 18105 du 28 mai 2024 de M. le députébn’ayant pas reçu de réponse à ce jour, il souhaite toujours savoir si le Gouvernement envisage de supprimer cette procédure de court séjour. Si telle n’était pas l’intention du Gouvernement, il souhaite savoir si, a minima, il envisage de l’améliorer et de la simplifier au regard d’un certain nombre de problèmes techniques récurrents auxquels sont confrontés les Britanniques. Il apparaît en effet que le système TLScontact connaît nombre de perturbations, que ce soit dans l’attribution du mot de passe à usage unique OTP, dans les délais de prise de rendez-vous auprès des autorités consulaires - contraignant parfois les demandeurs à recommencer l’ensemble du processus -, ou encore dans l’absence d’assistance téléphonique en fin de semaine. Ces incidents ne sont pas des cas isolés mais semblent concerner de très nombreux ressortissants britanniques confrontés à la demande de visa en ligne, alors que le système numérique devrait être facteur de simplification et d’efficacité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>194</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3295. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les préoccupations relatives au régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels et plus particulièrement sur l’indemnité de responsabilité, qui en constitue un élément central. Conformément au décret n° 90-850 du 25 septembre 1990, cette indemnité est calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade, un arrêté fixant les indices bruts minimaux et maximaux applicables. Depuis 2012, cependant, ces indices fictifs n’ont pas été ajustés pour refléter les modifications des grilles indiciaires des différents grades, générant ainsi un décalage croissant et des iniquités entre les cadres d’emploi. Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels plaident pour un retour à un calcul basé sur le traitement indiciaire brut réel, en cohérence avec les progressions de carrière. Ils demandent également que cette indemnité soit incluse dans l’assiette des cotisations retraites, afin de mieux refléter les responsabilités exercées tout au long de leur carrière. Bien qu’une réflexion globale sur le régime indemnitaire ait été amorcée dans le cadre de la réforme de la filière, son avancement semble lent, alors que les attentes des agents restent particulièrement fortes. Ces revendications mettent en lumière la nécessité de mieux reconnaître la pénibilité et la dangerosité des missions des sapeurs-pompiers, à l’instar de l’indemnité de feu, déjà intégrée dans le calcul des pensions. Aussi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant la revalorisation du calcul de l’indemnité de responsabilité et son éventuelle intégration dans le calcul des pensions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>195</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement gendarmerie Monthureux-sur-Saône (Vosges)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3300. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le financement des projets de nouvelles brigades de gendarmeries annoncées en 2023. En octobre 2023, il était annoncé la création de « 239 nouvelles brigades de gendarmerie pour les Français », dont une à Monthureux-sur-Saône dans le département des Vosges. Le 26 novembre 2024, M. le député a interrogé, à l’occasion d’une séance de questions orales sans débat, M. le ministre Nicolas Daragon pour avoir plus d’informations sur l’état d’avancement du projet. À cette occasion, M. le ministre a notamment indiqué que le cadencement devra être mis en compatibilité avec les équilibres des finances publiques et que la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) devra se charger de la mise en œuvre du projet rapidement. Les attentes et les besoins étant forts sur le territoire, il souhaiterait connaître précisément les modalités de financement de ce projet, tout en s’assurant que la clef de répartition n’impactera aucunement les finances des collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>195</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suites judiciaires de la rave party de Parnay
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3329. — 21 janvier 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le taux de recouvrement des amendes dressées lors de la  rave party  non autorisée ayant eu lieu dans le Saumurois dans la commune de Parnay (49) en mai 2024. Durant 4 jours (du mercredi 8 mai au dimanche 12 mai 2024), plus de 10 000 personnes se sont rassemblées illégalement sur un terrain agricole privé causant de nombreux dommages à la population voisine. D’après les éléments communiqués par la préfecture de Maine-et-Loire, « les gendarmes ont ainsi relevé un total de 5 180 infractions, représentant un montant total d’amendes de plus de 650 000 euros ». Sur décision du procureur de la République de Saumur et du préfet de Maine-et-Loire, une saisie du matériel de sonorisation a également été effectuée. Au regard de l’ampleur de cet évènement et des préjudices causés, elle souhaiterait connaître le taux de recouvrement de ces amendes et les suites judiciaires données à ce rassemblement illégal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>195</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conformité des photographies d’identité aux dispositions réglementaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3334. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les problèmes de conformité des photographies à utiliser pour la confection des pièces d’identité. Pour les passeports et cartes d’identité, la photo d’identité à fournir par la personne demandeuse doit avoir été prise il y a moins de 6 mois, être ressemblante et prise par un professionnel habilité ou dans une cabine utilisant un système agréé par le ministère de l’intérieur. Dans la pratique, de nombreux Français qui font faire ou refaire leurs pièces d’identité recourent aux cabines automatiques. Bien que ces dernières certifient la conformité des photos - avec un dispositif qui indique avant la prise automatique si la photo répond aux conditions posées, à savoir la qualité, la dimension, l’expression et certains attributs - les communes constatent régulièrement que les caractéristiques des photographies fournies ne correspondent pas aux exigences réglementaires amenant alors les personnes demandeuses à devoir refaire ladite photographie et à en payer le prix. Cette situation incompréhensible pour les usagers contribue à l’augmentation des violences verbales et physiques à l’encontre des agents communaux instructeurs des dépôts de demandes de papiers d’identité et constitue une perte de temps dans le traitement des demandes par les services municipaux et préfectoraux. Elle lui demande si les préfectures ont fait remonter de telles difficultés et si le Gouvernement entend prendre des mesures en lien avec les entreprises de cabines pour améliorer le respect des dites prescriptions et ainsi ne pas mettre en difficulté les usagers dans la confection de leurs papiers d’identité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>196</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Commissariat de Montceau, sous-effectif critique = sécurité menacée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3343. — 21 janvier 2025. — M. Arnaud Sanvert alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante du commissariat de police de Montceau-Les-Mines, en Saône-et-Loire, confronté à un manque d’effectifs critique. Selon les informations recueillies, l’effectif total est désormais passé sous la barre des soixante personnes (toutes catégories confondues). Les efforts récents pour affecter deux nouveaux agents à la rentrée 2024 ont malheureusement été réduits à néant par des départs sur mutation et une mise en disponibilité, empêchant toute réelle progression de l’effectif. Cette situation s’avère d’autant plus problématique que, d’après la déléguée syndicale Alliance police nationale, plusieurs agents sont absents pour différents motifs : six arrêts maladie, deux absences pour suivre des formations d’officier de police judiciaire (OPJ) et deux mises à disposition. Par ailleurs, un dispositif légal limite à 10 % de l’effectif le nombre d’arrivées pouvant être accordées à un commissariat, rendant difficiles des renforts plus massifs. À l’échelle nationale, de nombreuses sources syndicales soulignent qu’il existerait un sous-effectif global estimé à plusieurs milliers de policiers, notamment en raison d’un nombre élevé de départs à la retraite et d’un désintérêt relatif pour les derniers concours de gardien de la paix. On est ainsi passé, selon la presse, d’environ 30 000 inscrits au concours de gardien de la paix en 2017 à un peu plus de 20 000 dans les dernières sessions, provoquant mécaniquement un déficit de recrutements effectifs. Plusieurs commissariats de taille moyenne, au même titre que celui de Montceau-Les-Mines, sont confrontés à un taux de vacance pouvant atteindre 5 à 10 % de leurs effectifs, voire davantage dans certaines zones jugées peu attractives. Dans certains cas, cette pénurie se traduit par des retards d’intervention pouvant dépasser 45 minutes sur des appels d’urgence, faute d’unités disponibles, ce qui fait peser un risque réel pour les victimes. Les enquêtes pénales s’en trouvent également rallongées, avec parfois des délais d’audition de plusieurs semaines qui nuisent à la qualité de l’instruction et peuvent conduire à des classements sans suite. Autant d’éléments qui soulignent l’impact concret du sous-effectif sur la sécurité publique. Outre ce cadre légal, le commissariat de Montceau-Les-Mines souffre d’un manque d’attractivité. Le métier de policier attire moins à l’échelle nationale et les « petits » commissariats se trouvent particulièrement touchés par cette problématique, alors même que Montceau connaît une charge de travail importante (à la fois en interventions opérationnelles sur le terrain et en conduite d’enquêtes). Bien que des compagnies républicaines de sécurité (CRS) soient temporairement mobilisées pour des missions de police route, cette mesure n’offre qu’un répit ponctuel. Dans ces conditions, la mutualisation avec d’autres commissariats, comme celui du Creusot et la réactivité en cas d’évènements majeurs ne sauraient constituer des solutions pérennes. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accroître l’attractivité de ce commissariat et résorber la sous-dotation d’effectifs qui y sévit. Il souhaite également savoir si des aménagements du dispositif limitant à 10 % les recrutements par commissariat pourraient être envisagés, afin de permettre des renforts plus substantiels dans les zones les plus touchées par la pénurie d’agents. Enfin, il l’interroge sur les initiatives envisagées à l’échelle nationale pour éviter que des retards d’intervention ou des lenteurs d’enquête ne mettent en péril la sécurité des habitants, en particulier dans les territoires plus vulnérables comme celui de Montceau-Les-Mines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>196</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Les effets de la réforme de la police judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3344. — 21 janvier 2025. — M. Jordan Guitton interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les effets de la réforme de la police judiciaire un an après sa mise en œuvre. Lors de l’audience solennelle de rentrée de la cour d’appel de Versailles, le procureur général Marc Cimamonti a dressé un bilan alarmant de cette réforme. Il a notamment relevé le manque d’attractivité croissant et la désaffection pour la filière judiciaire, la persistance d’un nombre élevé d’enquêtes en cours et la marginalisation des affaires économiques et financières. En outre, il a souligné que les objectifs initiaux de la réforme semblaient difficiles à atteindre, principalement en raison d’une « réponse départementale » qui pénalise la coordination interrégionale et nuit à l’efficacité de la lutte contre des formes de criminalité organisée, telles que le narcotrafic. M. Cimamonti a également dénoncé le manque de structuration des échanges d’informations à un niveau supra-départemental, limitant la capacité à identifier et neutraliser efficacement les équipes criminelles d’envergure. Ces critiques ont été appuyées par le président de la cour d’appel, M. Jean-François Beynel, qui a qualifié cette réforme de « budgétaire » et « managériale », estimant qu’elle avait « cassé des services spécifiques ». Compte tenu de ce constat préoccupant et des enjeux majeurs que représentent l’efficacité de l’enquête et la lutte contre les réseaux criminels, M. le député demande à M. le ministre s’il compte revenir sur cette réforme. Il souhaiterait également connaître les actions qu’il compte prendre afin de redévelopper la filière judiciaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>197</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Restrictions des missions des brigades cynophiles des polices municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3345. — 21 janvier 2025. — Mme Florence Joubert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les restrictions apportées aux missions des brigades cynophiles des polices municipales par le décret n° 2022-210 du 18 février 2022. Depuis l’entrée en vigueur de la réforme de la police nationale, les services de celle-ci se trouvent dans une situation difficile pour mener leurs actions de lutte contre les stupéfiants, faute de moyens suffisants. Dans de nombreux départements comme celui de la Dordogne, ils déplorent l’absence d’une brigade cynophile dédiée, avec des chiens dressés à la recherche de stupéfiants. En cette absence, il serait souhaitable que les polices municipales du département puissent être en capacité de disposer de leurs propres brigades cynophiles et que les chiens de ces polices puissent être dressés et opérationnels pour des recherches de stupéfiants. Or le décret n° 2022-210 du 18 février 2022 est venu interdire cette possibilité, sans considération du choix éventuel des communes concernées. Pour rappel, en application de l’article L. 511-1 du code de la sécurité intérieure, les agents de police municipale ont pour mission la prévention et la surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques. Dans ce cadre-là, il ne devrait pas apparaître difficile de rattacher à cette mission la vérification, par des patrouilles de chiens dressés à la détection de stupéfiants, de la non-circulation de substances illicites et illégales sur le domaine public. En outre, il y aurait une sorte d’incongruité à maintenir l’interdiction pour les polices municipales à entraîner leurs chiens au dépistage de stupéfiants dès lors que l’article 23 du code de procédure pénale, dispose que les agents de police municipale peuvent être requis par l’autorité judiciaire pour la détection de stupéfiants et même d’explosifs. Ainsi, en maintenant cette interdiction, sans pour autant être en mesure de doter chaque direction départementale de la sécurité publique d’une brigade cynophile opérationnelle, l’État se priverait d’un moyen sérieux de lutte contre les narcotrafics. Mme la députée lui demande donc s’il envisage, même sous réserve de quelques précisions législatives, de modifier le décret n° 2022-210 du 18 février 2022 relatif aux brigades cynophiles et, par voie de conséquence, le livre V du code de la sécurité intérieure afin de permettre aux communes qui le souhaiteraient, en fonction des problématiques de leurs territoires, de décider ce à quoi les chiens de leurs polices municipales peuvent ou non être dressés, sans exclure ni interdire qu’ils puissent l’être en vue de la recherche de stupéfiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>197</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fanny Dombre Coste</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Temps d’habillage des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3346. — 21 janvier 2025. — Mme Fanny Dombre Coste attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conditions de travail des agents de police municipale, notamment en ce qui concerne le temps d’habillage et de déshabillage. Dans de nombreuses collectivités territoriales, des règlements intérieurs imposent aux agents de police municipale de se présenter au service une demi-heure avant leur prise effective de service pour s’habiller et s’équiper. Cette contrainte soulève des interrogations quant à la reconnaissance de ce temps comme du temps de travail. La jurisprudence administrative (CE, 4 février 2015, n° 366269) indique que le temps d’habillage et de déshabillage réalisé pendant le temps de service est considéré comme du temps de travail. Cependant, il reste une incertitude quant à la qualification du temps imposé avant la prise effective de service, dès lors qu’il résulte d’une obligation de l’employeur public. Mme la députée souhaite donc savoir : ce temps doit-il être considéré comme du temps de travail effectif, et en cas de réponse positive, quelles compensations doivent être appliquées : récupération ou indemnisation sur la base du régime des heures supplémentaires ? Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage des mesures pour clarifier la situation et garantir un traitement homogène des agents de police municipale sur ce sujet dans l’ensemble des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>197</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification retraites agents de la police nationale en catégorie super-active
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3372. — 21 janvier 2025. — Mme Justine Gruet interpelle M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les règles de bonification des retraites des fonctionnaires et plus particulièrement sur celles qui concernent les agents de la police nationale en catégorie super-active. Il est aujourd’hui reconnu que la mobilité des fonctionnaires est un levier essentiel pour dynamiser la fonction publique, favoriser la diversification des parcours professionnels et répondre aux besoins de réorganisation des services. Cependant, un obstacle majeur à cette mobilité se pose pour les agents ayant effectué une longue période en catégorie super-active dans la police nationale, notamment en raison des règles de bonification des retraites. Ainsi, un agent ayant par exemple effectué 17 années en catégorie super-active pourrait prétendre à une bonification de 3 années de retraite, conformément aux textes qui prévoient une bonification d’une année par période de 5 ans passés en catégorie super-active, dans la limite de 5 ans. Cependant, la réglementation actuelle prévoit un plafond de 27 ans de service en catégorie super-active, ce qui empêche tout bénéfice supplémentaire pour les agents qui, comme dans cet exemple, ont effectué plus de trois périodes de 5 ans. Ce plafond de 27 ans conduit donc à une situation où un fonctionnaire ayant une longue expérience en catégorie super-active et notamment ayant exercé dans des conditions professionnelles éprouvantes, serait pénalisé s’il souhaite évoluer dans sa carrière en changeant de fonction, même en cas de réussite à un concours, comme celui de l’IRA. Ainsi, la révision de cette règle éviterait de décourager la mobilité des agents en police nationale et permettrait à ceux ayant exercé dans des conditions difficiles de bénéficier d’un parcours de carrière valorisant leur expérience sans être freinés par un plafond qui ne reflète plus les réalités de leur engagement professionnel. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer cette disposition afin d’offrir une plus grande souplesse aux fonctionnaires désireux de se réorienter, tout en maintenant des avantages en matière de bonification de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>198</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Chasseurs agressés aux abords du littoral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3385. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Delannoy alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chasseurs agressés aux abords du littoral dans le Pas-de-Calais. En effet, en septembre 2024 déjà, à Tardinghen, des migrants à qui il avait été refusé de traverser la Manche s’en étaient pris à trois chasseurs et un enfant. Ces agressions sont violentes comme en témoignaient les récits de la presse locale et nationale cet automne. Après une relative accalmie, les agressions ont recommencé fin décembre aux abords d’une hutte à Coquelle. Les migrants ont encerclé la hutte dans laquelle se trouvaient les chasseurs, puis ont détérioré leur voiture, en cassant notamment les vitres du véhicule, les feux et en abîmant la carrosserie. M. Jean-Michel Taccoen, vice-président de la Fédération de chasse et conseiller régional des Hauts-de-France, soulignait, lui aussi, dès l’automne 2024, le sang-froid des chasseurs eu égard à la récurrence et à la violence des faits. Elle souhaite donc connaître les mesures qu’il va prendre pour endiguer ce phénomène et permettre aux chasseurs de pratiquer leur loisir en toute sérénité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>198</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hospitalisation ou incarcération préventive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3386. — 21 janvier 2025. — Mme Catherine Rimbert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les familles confrontées à des situations de grande détresse sociale et psychologique, où des individus en grave danger pour eux-mêmes et pour autrui ne peuvent être pris en charge efficacement par les dispositifs existants. Une administrée de la circonscription de Mme la députée l’a alertée sur le cas de sa fille âgée de 26 ans, victime d’une double addiction à l’alcool et au crack. Cette situation dramatique l’a conduite à la rue, à des actes de délinquance pour financer sa consommation, ainsi qu’à des violences répétées. Malgré des signalements répétés auprès des forces de l’ordre, des services sociaux et des établissements de santé, aucune hospitalisation sous contrainte ou autre mesure pérenne n’a pu être mise en œuvre. La jeune femme est livrée à elle-même, au péril de sa vie et de l’ordre public. Ce cas particulier met en lumière une problématique plus générale concernant les lacunes dans la prise en charge des personnes en situation de grande vulnérabilité et à risque pour leur entourage. Les familles se retrouvent dans une impasse, confrontées à un cadre juridique et opérationnel qui limite l’intervention immédiate et efficace des pouvoirs publics. En conséquence, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faciliter et accélérer les procédures d’hospitalisation sous contrainte ou incarcération préventive lorsque le danger pour la personne et son environnement est avéré. Elle voudrait aussi avoir des informations sur les moyens des forces de l’ordre et des structures hospitalières pour répondre avec diligence et efficacité à ces situations d’urgence et savoir enfin quels dispositifs d’accompagnement renforcés pourraient être mis en place pour les familles confrontées à ces drames humains, afin de prévenir des issues tragiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>198</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Obligations légales de débroussaillement et charge incombant aux riverains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3387. — 21 janvier 2025. — M. Pascal Markowsky attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités et les administrés dans la mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement (OLD). Conformément aux articles L. 134-5 à L. 134-18 du code forestier, issus de la loi n° 2001-602 du 9 juillet 2001, ainsi qu’à l’arrêté préfectoral 20EB768 du 2 décembre 2020, ces obligations visent à prévenir les incendies en imposant un débroussaillement régulier des terrains situés à proximité des habitations ou des infrastructures. Toutefois, ces dispositions réglementaires soulèvent des préoccupations majeures, tant sur le plan pratique que financier. En l’état actuel du droit, le maire de chaque commune est chargé de veiller à l’exécution des OLD sur les propriétés privées comme publiques. Cela signifie qu’il appartient aux communes de contrôler l’application effective de ces obligations, en dépit de moyens humains et financiers souvent insuffisants. Lors d’une récente réunion entre des élus locaux et les services de l’État en Charente-Maritime (DDTM, préfecture, ONF, etc.), il a été unanimement souligné que cette charge supplémentaire imposée aux collectivités est difficilement soutenable, en particulier pour les petites communes rurales dépourvues de ressources suffisantes. Plus encore, l’application concrète des OLD crée des situations particulièrement injustes pour les riverains. En effet, le code forestier prévoit que c’est le riverain d’un terrain non débroussaillé, situé dans un rayon de 50 mètres autour de sa propriété, qui doit se charger du débroussaillement, même si le terrain en question appartient à un tiers. Cette obligation, souvent méconnue du public, génère de nombreux conflits entre propriétaires voisins. Elle oblige le riverain à solliciter le propriétaire du terrain, pour avoir l’autorisation d’intervenir sur une parcelle dont il n’a pas la jouissance et à renouveler chaque année cette démarche. Dans certaines situations spécifiques, comme pour les riverains âgés, handicapés ou dépourvus de moyens techniques, cette contrainte devient particulièrement lourde, nécessitant de recourir à des entreprises spécialisées, avec un coût conséquent. Cette situation apparaît comme profondément incohérente et injuste au regard du principe de propriété, qui établit clairement que l’entretien d’un bien incombe en priorité à son propriétaire. Faire peser sur un riverain les frais et les démarches liées au débroussaillement d’une propriété qui ne lui appartient pas constitue un non-sens juridique et pratique, source de tensions croissantes dans les territoires concernés. Par ailleurs, les maires, responsables du contrôle des OLD au sein de leur commune, se trouvent eux-mêmes dans une position délicate, en raison des limites de leurs prérogatives pour contraindre un propriétaire à débroussailler son terrain. Cette situation est d’autant plus problématique que les services de l’État, malgré leur bonne volonté, n’ont ni les effectifs ni les moyens d’intervenir systématiquement sur le terrain. Dans les régions fortement exposées au risque incendie, comme en Nouvelle-Aquitaine, ces problématiques prennent une acuité particulière. Selon les données de la DREAL Nouvelle-Aquitaine, le risque de feux de forêt s’accroît significativement en raison du changement climatique, rendant plus indispensable encore l’application effective des OLD. Toutefois, il apparaît nécessaire de repenser leur mise en œuvre pour éviter qu’elles ne deviennent une source d’injustice pour les administrés et une charge insurmontable pour les petites communes. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision des dispositions actuelles relatives aux obligations légales de débroussaillement, afin de transférer la charge financière et pratique du débroussaillement aux propriétaires des parcelles concernées. Il souhaite également connaître les mesures d’accompagnement que l’État souhaite mettre en place pour soutenir les petites collectivités dans leur mission de contrôle et de mise en œuvre des OLD, notamment à travers un renforcement des moyens humains et financiers des services compétents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>199</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Perturbations des célébrations de Noël en 2024 : état des lieux demandé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3388. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les incidents ayant perturbé les célébrations religieuses de Noël en 2024, suscitant une vive émotion parmi les fidèles et posant des questions sur la sécurité des lieux de culte. À Saint-Germain-en-Laye, le 25 décembre, un homme a semé la panique dans l’église Saint-Louis en criant « Allah Akbar » avant de se livrer à un geste obscène devant une quinzaine de fidèles. Il a été interpellé et hospitalisé d’office. À Saint-Étienne, le même jour, un individu vêtu d’une djellaba ou qamis a perturbé la messe dans la cathédrale Saint-Charles. Grâce à la vigilance d’un fidèle et l’intervention rapide de la brigade anticriminalité, l’individu a été interpellé sans résistance. Ces incidents, bien qu’ayant été rapidement maîtrisés, soulèvent des interrogations sur l’efficacité des mesures de protection des lieux de culte, particulièrement lors des fêtes religieuses. Il lui demande combien de cérémonies religieuses ont été perturbées au cours de cette période de Noël, quelles sont les conclusions des enquêtes relatives à ces deux évènements et quelles actions seront entreprises pour garantir la sérénité des célébrations dans l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>199</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Placement du quartier de l’île de Thau à Sète en ZSP ou QRR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3389. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la crise sécuritaire que subit l’île de Thau à Sète. Ce quartier connaît une augmentation de 228 % des affaires relatives au trafic de drogue. Ces chiffres se basent sur les 11 mois de 2022. En parallèle, dans les villes voisines de Béziers et Montpellier, les mêmes affaires de trafic de drogue diminuent. Sur le territoire de l’île de Thau, des réseaux criminels se développent et s’implantent toujours plus profondément. Le risque est la fermeture totale de ce quartier, sous emprise de ces organisations. Les premières victimes de cette situation intenable sont les habitants de ce quartier. Ces derniers doivent faire face quotidiennement à cette insécurité permanente. Ils n’osent plus sortir de chez eux de peur de se faire attaquer ; ils évoquent même devoir un jour se faire justice eux-mêmes. La population n’est pas la seule à subir cet état de fait. Les policiers attendent de l’État un soutien. Alors qu’en France la moyenne des effectifs est d’un gradé ou agent pour 560 habitants environ, ils ne sont que 100 à Sète pour 70 000 habitants, soit un manque au minimum de 25 gradés ou agents. C’est sans compter les attaques et les guet-apens auxquels les policiers doivent faire face quotidiennement alors qu’ils tentent de mener à bien leur mission dans ce quartier. Placer cette zone en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) ou en Quartier de reconquête républicaine (QRR) permettrait d’obtenir des effectifs supplémentaires ainsi que des moyens matériels et financiers à la hauteur des enjeux. La crise est profonde et une réaction rapide est nécessaire. Il lui demande donc s’il compte réagir face à cette situation qui s’aggrave de semaine en semaine et s’il compte placer l’île de Thau en zone ZSP ou QRR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>200</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Port du casque obligatoire pour les EDPM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3390. — 21 janvier 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la généralisation du port du casque pour les utilisateurs d’engin de déplacement personnel motorisés (EDPM) et plus principalement de trottinettes électriques. En France, en 2023, 42 personnes sont décédées des suites d’un accident de trottinette électrique, soit 20 % de plus qu’en 2022. La mortalité a d’ailleurs été multipliée par quatre en 4 ans. Ces chiffres sont alarmants. Les pompiers et les hôpitaux tirent la sonnette d’alarme depuis des mois, avec la multiplication des accidents. Même si le code de la route s’applique à ces engins et fixe les règles de circulation, de stationnement et les sanctions en cas de non-respect, le port du casque sur les voies vertes et les pistes cyclables n’est toujours pas obligatoire, alors même que certains EDPM peuvent atteindre 80 km/h. Face à cette situation, il est nécessaire de réagir en imposant de nouveaux dispositifs de protection adaptés comme la généralisation du port du casque, y compris en agglomération. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend rendre le port du casque obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>200</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Développement d’entreprises vendant des services administratifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3392. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le développement d’entreprises vendant des services administratifs ou parajuridiques, notamment à destination des résidents étrangers, prospérant sur les manquements des administrations publiques. Alors que l’accès gratuit aux droits est une exigence essentielle du service public, de plus en plus de personnes se retrouvent démunies face à des administrations dysfonctionnelles ou submergées. C’est le cas par exemple de la préfecture du Val-de-Marne, particulièrement concernant la régularisation des étrangers. Cela conduit au développement d’entreprises d’aide aux démarches administratives qui exploitent le désarroi des personnes les plus en difficulté : n’ayant pas accès à un ordinateur, ne parlant pas français, ou n’ayant pas le temps de réaliser ces démarches. Ces structures privées, utilisant parfois de façon trompeuse l’emblème national, font payer un service d’accès aux droits qui relève de la mission du service public. Leur développement est le symptôme d’une grave faillite des administrations publiques qui ne parviennent plus, à cause des mesures d’austérité, de la baisse des effectifs et de politiques de harcèlement administratif contre les étrangers, à remplir leurs missions d’accueil et d’accès au droit dans des délais raisonnables. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin d’empêcher le développement de ces services payants et de redonner aux administrations publiques, notamment préfectorales, les moyens de remplir leurs missions d’accueil et d’accompagnement de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>201</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés financières de l’Observatoire international des prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3218. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur les difficultés financières de la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP). Créée en 1996, cette association agit pour le respect des droits de l’Homme en prison. À travers des alertes sur les manquements aux droits fondamentaux, des actions judiciaires ou encore l’accompagnement de plusieurs milliers de détenus, l’OIP mène une action essentielle et possède une expertise reconnue. Alors que la France a, encore récemment, été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme (décision B.M. et autres c/France du 6 juillet 2023), pour conditions indignes de détention, cette association est un garde-fou indispensable. Pour autant, elle fait face à d’importantes difficultés financières. La section française de l’OIP précise que 67 % de ses subventions publiques ont été perdues en l’espace de dix ans. Son budget est donc désormais composé de moins de 20 % d’aides de l’État et des collectivités territoriales : celles-ci passant de 425 000 euros à 135 000 euros. Elle a donc dû, comme déjà en 2019, lancer un appel aux dons. Sans soutien financier, l’activité de cette association sera menacée. Au regard de son importance, il apparaît déterminant que les pouvoirs publics apportent un soutien financier à la section française de l’OIP. Elle lui demande donc quelles mesures seront mises en œuvre pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>201</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>La surenchère répressive ne préviendra pas la délinquance des mineurs !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3305. — 21 janvier 2025. — M. Abdelkader Lahmar interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la proposition de loi visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents. Cette proposition de loi, héritière du projet de loi du gouvernement de M. Attal de mai 2024, a pour principal objectif le durcissement de la loi pénale. Elle tourne le dos à tous les grands principes de la justice des mineurs, pourtant inscrits dans le droit français et stigmatise des familles souvent en grande difficulté sociale. La justice des mineurs a été sans cesse réformée (plus de 50 fois depuis 1945) au prétexte qu’elle serait laxiste et inadaptée. La procédure pénale applicable aux mineurs s’accélère au fil des réformes alors que la rapidité de la justice pénale ne rime pas avec qualité mais plutôt avec prison. Le nombre d’affaires poursuivables diminue depuis 2009 (-11 % entre 2009 et 2019), tout comme le nombre de mineurs condamnés (32 300 condamnations prononcées en 2020 contre 57 300 en 2007). Cette réalité objective est pourtant sans effet sur les projets politiques dont l’horizon indépassable reste la répression accrue. Ainsi, la justice des mineurs tourne progressivement le dos à l’éducatif et ne cesse de se durcir sans jamais satisfaire ceux qui la trouvent laxiste. La proposition de loi visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, qui sera examinée à l’Assemblée nationale à partir du lundi 27 janvier 2025, s’inscrit parfaitement dans cette vision absurde et répressive de la justice des mineurs. Elle se double, de surcroît, d’une volonté de pénaliser les parents en difficulté éducative sans créer la moindre mesure de soutien à la parentalité. Il est donc grand temps de revenir à la raison et de dénoncer cette proposition démagogue et stigmatisante pour la jeunesse et les familles. La réalité c’est que la justice dispose déjà de tout l’arsenal juridique pour sanctionner la délinquance juvénile. Il est faux d’affirmer qu’elle est laxiste ou impuissante. Cependant, elle manque de moyens humains et matériels. Les coups de menton répressifs ne sont qu’un pis-aller pour tenter de masquer cette réalité. Les professionnels de la justice des mineurs sont unanimes : aucune réforme du droit pénal ou de la procédure pénale ne préviendra la délinquance des mineurs ! Les solutions sont à chercher ailleurs et elles sont connues. L’enfance délinquante a besoin d’éducateurs spécialisés, de structures d’insertion, de classes relais, de lieux de placement, de lits dans des services de pédopsychiatrie, de juges des enfants en plus grand nombre. La justice des mineurs devrait s’inscrive dans une politique de l’enfance beaucoup plus large et ambitieuse qu’une énième réforme pénale. Ainsi, le Gouvernement s’honorerait à dénoncer la surenchère répressive portée par cette proposition de loi. La question de M. le député est donc simple : il souhaite savoir si le Gouvernement va prononcer un avis défavorable sur cette proposition de loi lors de son examen par l’Assemblée nationale et s’il va s’opposer aux amendements maximalistes qui ne manqueront pas d’être déposés par les tenants d’une absurde mise au pas de la jeunesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>201</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Nombre d’infractions en vigueur, application et effectivité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3306. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la mise en œuvre de nombreuses infractions pénales créées depuis plusieurs années. Selon un bilan établi en 2022 sur une dizaine d’années, 3 600 infractions pénales nouvelles, de la contravention de 1ère classe au crime, avaient été créées, soit une hausse de 31 % portant à 15 400 le nombre d’infractions possibles et en vigueur. Plusieurs organisations ont fait part toutes ces années de leurs interrogations sur la cohérence du droit et la lisibilité qui en résultent. Elle souhaite savoir si des études permettent de mesurer l’effectivité des dispositions adaptées et les disparités existantes entre tribunaux concernant l’application des dites sanctions créées et modifiées et ce, en tenant compte de l’enregistrement des plaintes (l’application de logiciels faisant correspondre des faits à une nature d’infraction), de la taille des juridictions, de la répartition des magistrats et évidemment des peines prononcées et exécutées. Assurément, une telle visibilité serait de nature à prévenir l’inflation législative. Elle lui demande aussi s’il ne serait pas opportun de créer un conseil consultatif en la matière composé de magistrats, d’avocats et d’universitaires en charge d’établir un état des lieux puis d’évaluer les réformes proposées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>202</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Bâtiment du centre de détention de Villenauxe-la-Grande
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3307. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur le manque de place dans les établissements pénitentiaires. Après les annonces du ministre de la justice parmi lesquelles, une volonté d’incarcérer davantage, Mme la députée s’interroge sur ces orientations au regard de la situation actuelle de certains établissements pénitentiaires. Dans sa circonscription, le centre de détention de Villenauxe-la-Grande dispose d’un bâtiment inutilisé faute de personnel suffisant. Parallèlement, les agents actuellement en poste subissent des conditions de travail difficiles : heures supplémentaires, rappels sur les jours de repos, agressions et tentatives d’évasion fréquentes. Face à ce constat, elle souhaite interroger le ministre sur les mesures que compte prendre le gouvernement concernant le centre de détention de Villenauxe-la-Grande. Elle souhaite savoir quelles sont les intentions de l’administration quant à l’avenir du bâtiment actuellement inutilisé ; si une réhabilitation et son ouverture afin d’augmenter la capacité d’accueil de l’établissement sont envisagées. Elle demande comment le Gouvernement entend améliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires en poste à Villenauxe-la-Grande et quels moyens humains et matériels seront déployés pour réduire la charge de travail des personnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>202</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Fermeture de la MC de Clairvaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3308. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la fermeture définitive du centre pénitentiaire de Clairvaux en 2023, malgré d’importants travaux de rénovation terminés en 2018 pour plus de 12 millions d’euros. La décision de fermeture a été validée par le Gouvernement de M. Édouard Philippe. Cet établissement, qui accueillait les détenus les plus difficiles, représentait un lieu unique en matière de savoir-faire pénitentiaire. Mme la députée souhaite interroger le ministre sur les motivations qui ont conduit à cette décision. Quelles étaient les raisons précises de la fermeture de Clairvaux alors qu’elle a pu constater, lors d’une visite, son état fonctionnel et un quartier arrivant homologué par les réglementations pénitentiaires européennes (RPE) ? Le Gouvernement actuel considère-t-il ce choix comme judicieux ? A-t-il tiré des leçons de cette décision ? Compte tenu de l’objectif affiché d’augmenter le nombre de places de prison, la fermeture d’établissements existants et fonctionnels, comme Clairvaux, apparaît paradoxale, d’autant plus lorsque les riverains, les élus, les personnels et même les personnes détenues s’opposaient unanimement à cette fermeture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>202</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>L’avenir de l’abbaye de Clairvaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3309. — 21 janvier 2025. — M. Jordan Guitton interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’avenir de l’abbaye de Clairvaux. L’abbaye de Clairvaux, située dans le sud est du département de l’Aube, est une fierté architecturale et historique pour les Aubois et les Français. Elle fut construite au XIIe siècle par Bernard de Clairvaux et a traversé les siècles, jusqu’en 1808, où Napoléon modifia le régime pénal français et racheta l’Abbaye de Clairvaux pour en faire la plus grande prison de son époque. Clairvaux est intimement liée à l’histoire française et vit passer de nombreux détenus célèbres jusqu’en 1971. Sa fermeture définitive a eu lieu en 2016. Aujourd’hui, le site de Clairvaux a été transmis au ministère de la Culture mais aucun investisseur ou aucun projet ne semble porter son attention sur cette abbaye. M. le ministre a déclaré il y a quelques jours, vouloir isoler les 100 plus gros narcotrafiquants dans une même prison. En plein milieu de la campagne auboise, avec une sortie d’autoroute, cet établissement dispose de toutes les caractéristiques pour accueillir une centaine de prisonniers. Derrière Clairvaux se dessine l’histoire d’un territoire profondément imprégné par cette présence historique, mais depuis la fermeture de la prison, la région souffre d’un manque de perspectives économiques solides. La lutte contre le narcotrafic doit être l’une des priorités pour rétablir l’ordre public partout sur le territoire français. Il est nécessaire de réfléchir à la réouverture de Clairvaux pour en créer une prison, spécialisée ou non. À l’heure où la délinquance gangrène la société et où la surpopulation carcérale bat encore des records, il est primordial d’ouvrir de nouvelles capacités pénitentiaires pour la sécurité des Français. Il souhaiterait savoir si M. le ministre compte agir pour ce site afin qu’il puisse redevenir une prison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>203</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Regroupement des grands narcotrafiquants : quelles garanties pour la sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3310. — 21 janvier 2025. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la mise en œuvre du projet visant à regrouper les cent plus grands narcotrafiquants de France dans un établissement pénitentiaire ultra-sécurisé évoquant notamment la maison centrale de Vendin-le-Vieil située dans le Pas-de-Calais. Alors que ce projet suscite des interrogations légitimes sur les moyens matériels, humains et financiers à engager, il s’inquiète des conséquences pour les personnels pénitentiaires déjà confrontés à des conditions de travail particulièrement éprouvantes et pour les habitants qui pourraient craindre une augmentation des risques sécuritaires. Il demande au ministre de préciser les garanties offertes par le Gouvernement en matière d’investissements dans les infrastructures, de renforcement des effectifs et de lutte contre la corruption ainsi que les mesures prévues pour éviter une aggravation de la surpopulation carcérale dans les autres établissements du territoire, alors que celle-ci reste un enjeu majeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>203</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Site de Clairvaux, choix du site de la prison de haute sécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3311. — 21 janvier 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur sa volonté de créer une prison de haute sécurité afin d’incarcérer les « 100 plus gros narcotrafiquants ». Dans ce cadre, elle souhaite rappeler la situation de l’ancienne maison centrale de Clairvaux, située dans l’Aube, qui a été fermée en 2023 et ce, malgré des travaux de réhabilitation d’un montant de 16 millions d’euros réalisés peu de temps avant sa fermeture. Cette décision a provoqué une profonde désolation économique et sociale pour le territoire, entraînant la perte de nombreux emplois directs et indirects, ainsi qu’un sentiment d’abandon chez les habitants de ce bassin de vie. L’annonce de la création de nouvelles infrastructures pénitentiaires soulève des interrogations légitimes quant à la possibilité de réutiliser des sites existants, tels que Clairvaux, pour répondre à ces besoins. L’investissement considérable consenti pour rénover cette prison et son potentiel stratégique en matière d’implantation et de capacités semblent justifier une réévaluation de sa fermeture. Aussi, elle lui demande s’il envisage d’intégrer le site de Clairvaux dans les réflexions sur la création de nouvelles prisons de haute sécurité, afin de conjuguer efficacité budgétaire, respect des engagements de l’État et revitalisation des territoires touchés par la fermeture de telles infrastructures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>203</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Secret professionnel au sein des associations d’aides aux victimes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3370. — 21 janvier 2025. — M. Éric Bothorel interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la doctrine à respecter en matière de secret professionnel au sein des associations d’aides aux victimes. Il lui demande si les agents exerçant leurs fonctions au sein d’une association d’aide aux victimes sont astreints aux mêmes règles du secret professionnel que les agents du service public ou, en l’absence de dispositions spécifiques à ce sujet, si, au contraire, il doit être considéré que chaque agent est soumis aux règles de sa propre profession (psychologue, juriste, travailleurs sociaux, personnel administratif notamment).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>203</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suggestion d’augmentation des vacations des magistrats à titre temporaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3371. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le taux d’activité des magistrats à titre temporaire (MTT). Les MTT, souvent issus de la société civile, ou juges, juristes, greffiers, fonctionnaires du ministère de la justice à la retraite, participent aux côtés des magistrats de carrière à l’œuvre de justice. Ancrés dans le monde professionnel, leurs compétences complémentaires ont guidé la création des juridictions de proximité puis l’élargissement des compétences des magistrats exerçant à titre temporaire par la loi organique n° 2016-1090 du 8 août 2016. Leur participation a permis d’étoffer l’équipe autour du magistrat en ouvrant la justice à l’apport de citoyens. Cette fonction présente la particularité de permettre, dans le même temps, l’exercice des fonctions de juge des contentieux de la protection mais aussi celles de l’ensemble des compétences matérielles des chambres de proximité et du tribunal judiciaire et ce à titre temporaire, concomitamment à une activité professionnelle compatible avec les fonctions judiciaires. Selon l’article 29-4 du décret n° 93-21 du 7 janvier 1993, les MTT peuvent ainsi participer à l’œuvre de justice dans la limite de 300 vacations par an. Cela représente peu ou prou quatre-vingt-dix audiences, soit un équivalent mi-temps. Or il n’est pas rare de constater que de nombreux MTT atteignent ce plafond des 300 vacations par an bien avant que l’année judiciaire ne soit écoulée. Cela induit l’impossibilité de présider ou même d’être assesseur jusqu’à l’année judiciaire suivante. Les MTT représentent donc une force vive mobilisable dont l’aide semble plus que nécessaire eu égard à l’état de la justice et de ses lenteurs dues au volume d’affaires. Mme la députée souhaite connaître l’avis de M. le ministre quant au fait d’augmenter le plafond de 300 à 400 vacations par an afin de permettre aux MTT qui le désireraient d’augmenter leur activité. Cela n’induirait pas une obligation mais bien une possibilité : à la manière des médecins généralistes à la retraite dont on favorise la reprise d’activité, même partielle, pour soulager la pénurie, libre aux MTT de n’effectuer que leurs 300 vacations par an ou d’augmenter leur activité en fonction de leur envie ou de leur disponibilité. Cette proposition de modification de décret viserait donc à désengorger les tribunaux. En effet, plus la participation des MTT est élevée, plus les affaires qui relèvent de leur compétence d’attribution sont tranchées et plus vite le justiciable obtient la décision qui le concerne. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>204</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Avenir du musée mémorial du terrorisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3398. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le projet de décision d’abandonner le musée mémorial du terrorisme (MMT), qui devait ouvrir en 2027 dans les Hauts-de-Seine. Dicté par des considérations financières, cet abandon va à l’encontre de la nécessité de mobiliser l’ensemble de la société contre le terrorisme, notamment par des conférences et des expositions permanentes et temporaires et de rendre hommage à celles et ceux qui en ont été les victimes ainsi qu’à leurs proches. Comme Mme la députée l’a exprimé devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en tant que rapporteure d’un rapport en vue de « protéger et soutenir les victimes du terrorisme », le devoir de mémoire à l’égard et « aux côtés » des victimes est guidé par le sentiment de devoir la justice aux nombreuses victimes ainsi qu’à leurs familles. Elle lui demande si cette décision prise pour des contingences financières sera bien remise en cause et si le projet qui a mobilisé des ressources, notamment humaines, continuera bien comme lieu de mémoire et de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>204</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Délais d’intervention des ascensoristes fournisseurs d’EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3289. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le délai d’intervention des ascensoristes fournisseurs d’EHPAD. Dans ces établissements où la mobilité des résidents est parfois réduite, les ascenseurs sont des équipements particulièrement importants. M. le député est saisi par des établissements qui s’inquiètent de délais d’intervention élevés, à la suite de pannes. C’est profondément inacceptable d’attendre plusieurs jours la réparation d’ascenseurs, au détriment de la mobilité et la santé des résidents. L’entretien et le contrôle technique des ascenseurs relèvent du pouvoir réglementaire et notamment des article R. 134-6 à R. 134-13 du code de la construction et de l’habitation. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement a l’intention d’agir par cette voie pour adapter les obligations légales des ascensoristes aux spécificités des EHPAD. Il lui semble nécessaire de prévoir l’obligation pour les ascensoristes fournisseurs d’EHPAD sur le territoire national de respecter un délai d’intervention inférieur à 36 heures à compter du signalement d’une panne. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>205</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Conditions de défraiement et d’indemnisation des administrateurs des OPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3313. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conditions de défraiement et d’indemnisation des administrateurs des offices publics de l’habitat, à raison de leur participation au conseil d’administration et au bureau de ces organismes, ainsi qu’à leurs commissions d’attribution des logements locatifs sociaux et commissions d’appel d’offres. En l’état, l’article R. 421-10 du code de la construction et de l’habitation prévoit une indemnisation forfaitaire destinée, selon le cas, à compenser la diminution de leur rémunération ou de leur revenu ou l’augmentation de leurs charges du fait de leur participation à ces instances. Depuis sa création en 2008, cet article renvoie à un arrêté ministériel pour la détermination du montant maximum des indemnités. Faute d’adoption de cet arrêté, les modalités d’indemnisation des administrateurs restent fixées par une réglementation ancienne et non adaptée à cet objet (décret du 3 juillet 2006 et arrêté du même jour applicables aux modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’État). Cette situation ne permet pas aux administrateurs d’un office, par ailleurs salariés d’une entreprise, de compenser le temps consacré à la préparation et à la participation à ces instances appelées à prendre des décisions patrimoniales importantes. Il lui demande s’il prévoit de prendre l’arrêté attendu depuis 2008, afin que les administrateurs d’offices publics de l’habitat soient indemnisés, de manière réaliste, du temps consacré à la préparation et à la tenue des conseils et commissions de l’établissement et que les frais de déplacement leurs soient remboursés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>205</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Crise du logement social, accès un logement par location ou achat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3314. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la crise du logement social. Selon plusieurs études d’opinion, 45 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat ne leur permet pas ou à peine de répondre à leurs besoins essentiels et environ 60 % considèrent qu’il leur est difficile d’accéder au logement (achat, location ou accès au parc social) et ce, avant d’autres sujets comme la santé et l’accès aux soins ou l’emploi. La part des dépenses de logement aurait augmenté de 7 points à près de 27 % de leur budget (2017-2022). Le prix des matériaux, le coût de l’énergie, certaines normes qui ont un coût non pris en compte au moment de leur adoptions, ou encore la diminution des aides au logement (APL) peuvent expliquer la difficulté à se loger, notamment pour les plus jeunes dont les revenus du travail ne leur permettent pas d’accéder à tous les marchés de la location, à l’emprunt pour acheter ou pour les familles modestes. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre pour répondre aux besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>205</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Colin-Oesterlé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Dissociation des locations de meublés de tourisme et des loverooms
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3315. — 21 janvier 2025. — Mme Nathalie Colin-Oesterlé appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés rencontrées par certaines copropriétés face au développement des loverooms, proposées dans le cadre de locations de meublés de tourisme. Ces activités, bien que légales, génèrent souvent des nuisances (bruits, va-et-vient incessants, sentiment d’insécurité) incompatibles avec la vie familiale et la tranquillité résidentielle, notamment pour les enfants, ce qui soulève des questions en matière de sécurité et de tranquillité publique. La récente loi promulguée le 19 novembre 2024 offre de nouveau outils pour contrôler le développement de ces locations, en abaissant d’une part le seuil nécessaire à la majorité simple pour modifier le règlement de copropriété et adopter l’interdiction des locations en meublés de tourisme et en exigeant d’autre part que tout nouveau règlement de copropriété se prononce sur la possibilité de louer ou non des logements en meublés de tourisme. Malgré cette avancée, les copropriétaires seront confrontés à un choix difficile : soit celui d’autoriser la location de meublés de tourisme, au risque de voir des activités telles que les loveroom s’installer dans leurs copropriétés ; soit celui d’interdire totalement les meublés de tourisme pour éviter l’établissement de loverooms et priver ainsi les copropriétaires d’une opportunité économique encadrée. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait savoir s’il est envisageable pour le Gouvernement de permettre aux copropriétaires d’autoriser les locations de meublés de tourisme classiques en excluant spécifiquement les loverooms dans le règlement de copropriété, sans qu’une telle clause soit considérée comme nulle et non avenue. Une telle mesure offrirait une alternative équilibrée entre la préservation de la qualité de vie des résidents et la possibilité d’une activité économique dans des conditions respectueuses de l’environnement familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>206</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Quotas de logements sociaux dans les logements saisonniers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3316. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur une difficulté dans la réalisation de logements pour les saisonniers. En effet, face au manque important de logements pour leurs travailleurs saisonniers, manque qui conduit quasiment à empêcher les recrutements dans plusieurs secteurs touristiques du pays, certaines sociétés propriétaires d’hôtels et de restaurant sont amenées à construire des immeubles pour les y loger. C’est là évidement un investissement important pour ces structures, qui n’amène aucun retour direct sur investissement mais leur garantit généralement, en revanche, de disposer du personnel nécessaire à leur bon fonctionnement et participe pleinement du dynamisme de l’économie touristique. Il apparaît cependant que ces projets de construction se heurtent parfois à des difficultés, les services de l’État demandant à ces sociétés, lorsque les immeubles dépassent 8 ou 12 logements et sont situés dans des zones concernées par la loi dite « SRU », d’y prévoir un pourcentage de logements sociaux. Or il ne s’agit en l’espèce pas de logements permanents et en outre les sociétés qui réalisent ces logements pour saisonniers n’ont vocation ni à construire des logements sociaux, ni à donner en gestion une part de l’immeuble qu’elles réalisent, avec un objectif précis, à un bailleur social. De telles demandes peuvent faire renoncer les sociétés concernées à réaliser les immeubles pour loger les saisonniers, ce qui est dommageable à tous points de vue. Il lui demande donc de lui confirmer qu’il s’agit là, de la part des services de l’État, voire des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), qui auraient ce type d’exigence, d’une interprétation extensive de la réglementation et qu’il ne saurait être question d’imposer un quota de logement sociaux dans un immeuble conçu pour accueillir des travailleurs saisonniers, donc non permanents et être gérés dans leur intégralité par une même société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>206</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Conférer la dignité de maréchal de France au général de Castelnau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3205. — 21 janvier 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur la possibilité de conférer la dignité de maréchal de France au général d’armée de Castelnau, à titre posthume. Bien qu’ayant eu un rôle prépondérant dans la victoire des armées françaises, notamment en 1914, le général Édouard de Curières de Castelnau fut le seul des quatre membres du haut commandement français pendant la Grande Guerre à ne pas avoir été élevé à la dignité de maréchal de France. Pourtant, sans sa victoire décisive à la bataille de la Trouée de Charmes, le miracle de la Marne n’aurait pas été possible. Verdun n’aurait pas été davantage sauvé sans ses décisions prises dès les premières heures de l’attaque. La dignité de maréchal est conférée aux officiers généraux ayant commandé victorieusement en temps de guerre. De l’avis unanime des experts et des historiens, ce fut le cas du général d’armée de Castelnau et la République française s’honorerait de rendre à une telle personnalité sa juste place dans la mémoire collective. Il l’invite à instaurer sur ce sujet une réflexion associant les parties concernées (Office national des combattants et des victimes de guerre, le mémorial de Verdun, l’Union nationale des combattants, le bureau de l’action pédagogique et de l’information mémorielles (BAPIM) et la direction de la mémoire, de la culture et des archives) et l’interroge sur la possibilité de conférer la dignité de maréchal de France au général de Castelnau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>207</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Situation de certains rapatriés des forces supplétives d’Algérie de statut civil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3206. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur la situation de certains rapatriés des forces supplétives de statut civil de droit commun. Il existe en effet un régime particulier d’indemnisation pour ces anciens membres des formations supplétives de l’armée française soumis antérieurement au statut civil de droit local, en raison des difficultés d’intégration spécifique rencontrées lors de leur arrivée en métropole. Cette indemnisation passe notamment par l’attribution d’une allocation de reconnaissance. Dans sa décision du 4 février 2011, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi du 16 juillet 1987 relative au règlement de l’indemnisation des rapatriés, rendant ainsi les supplétifs de statut civil de droit commun éligibles à l’attribution de l’allocation de reconnaissance à compter du 5 février 2011. Cette éligibilité sera ensuite corrigée par la loi du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019, réservant à nouveau cette allocation aux seuls supplétifs de statut civil de droit local. Tous les supplétifs ayant formulé une demande ou un renouvellement de demande entre le 5 février 2011 et le 19 décembre 2013 étaient malgré tout éligibles à cette allocation. Néanmoins, l’administration a préféré garder volontairement le silence face aux demandes déposées sur cette période, entraînant donc des refus implicites. Elle a ensuite attendu la promulgation de la loi du 18 décembre 2013 pour rejeter officiellement les demandes. Dans une décision du 19 février 2016, le Conseil constitutionnel a admis que les supplétifs de statut civil de droit commun étaient éligibles à l’allocation du 5 février 2011 au 19 décembre 2013 et qu’en l’absence de recours dans les délais légaux leur situation est désormais forclose. Il serait donc juste que les supplétifs de statut civil de droit commun puissent bénéficier d’une aide d’un montant de 4 195 euros. Une petite vingtaine de personnes seulement est concernée. La loi de programmation militaire 2024-2030 du 1er août 2023 a fait un pas dans cette direction. Un amendement adopté a en effet donné à l’État pour objectif d’accorder cette aide, sur le fondement du rapport annexé à la loi. Cependant, la loi de programmation n’étant pas un texte budgétaire, cette mesure doit être intégrée au projet de loi de finances. Il lui demande donc si cette mesure peut être soutenue par le Gouvernement pour le budget de l’année 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>207</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Situation des entreprises en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3333. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la situation des entreprises en Nouvelle-Calédonie. Il y a quelques mois, on déplorait toutes et tous les évènements tragiques de violences et d’émeutes survenus en Nouvelle-Calédonie. Les entreprises situées là-bas, ont elles aussi subi ces épisodes et les répercussions qui en ont découlé. Certaines d’entre elles ont même dû être liquidées et fermées et les différents prêts qui avaient été contractés par leurs dirigeants sont, eux, toujours d’actualité, alors que leurs activités professionnelles ont cessé. En effet, plusieurs entreprises et dirigeants ont dû tout abandonner sur place et se retrouvent actuellement dans un désespoir et une angoisse grandissants. Cette situation est profondément injuste. Il lui demande donc de lui indiquer ce que le Gouvernement compte faire pour remédier à cette situation et aider les entreprises douloureusement impactées par ces tragiques évènements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>207</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du dépistage du cancer du col utérin des femmes de plus de 65 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3222. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le non-remboursement du dépistage du cancer du col de l’utérus et du papillomavirus humain pour les femmes de plus de 65 ans. En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans. D’après la Haute Autorité de santé, l’arrêt du dépistage à 65 ans est motivé par une forte diminution du risque de développer un cancer du col utérin après cet âge. Les femmes de plus de 65 ans qui souhaitent faire un auto-prélèvement doivent donc payer environ 35 euros, alors que dans le même temps le frottis vaginal, qui constitue un outil essentiel de dépistage, n’est plus remboursé par l’assurance maladie à partir de cet âge. Cette situation est d’autant plus préoccupante que nombre de ces femmes rencontrent des difficultés d’accès aux soins gynécologiques, aggravées par une pénurie de professionnels. Le cancer de l’utérus, qui concerne un organe vital, devrait pourtant être pris en charge au même titre que celui du cancer colorectal qui est prescrit sans restriction bien qu’il nécessite une hospitalisation, une anesthésie et une coloscopie. Il est en effet essentiel de garantir à toutes les femmes, quelle que soit leur tranche d’âge, un accès égal et gratuit au dépistage du cancer de l’utérus, dans un souci d’égalité d’accès aux soins, de prévention et de préservation de leur santé. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour rendre ces dépistages gratuits et accessibles à toutes les femmes, indépendamment de leur âge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>208</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contradiction des cartographies des bassins de vie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3232. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Bonnecarrère appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la contradiction existant entre les cartes établies par son ministère et les cartes élaborées et approuvées par l’État dans le cadre de la gestion locale. Le ministère établit en effet par l’intermédiaire des agences régionales de santé (ARS) une cartographie des bassins de vie permettant de définir des zones sous-dotées, intermédiaires et très dotées. Quelle que soit la probable qualité technique des renseignements agrégés par les ARS pour établir ces cartes, elles sont sur le terrain très critiquables. Il peut y avoir une distance assez importante entre des communes rurales et le centre du bassin de vie auxquelles elles sont rattachées avec des situations complètement différentes sur le plan de la densité. En bref, des communes totalement sous-dotées peuvent se trouver rattachées à un bassin très doté. Cette contradiction est en soit un sujet. Il souhaite surtout interroger M. le ministre sur l’intérêt d’élaborer de telles cartes alors que l’État a organisé depuis 2015 le territoire sous la forme d’intercommunalités. Comme chacun le sait, les schémas départementaux d’intercommunalité sont élaborés sous le contrôle de l’État et prescrits par un arrêté préfectoral. Il semblerait plus pertinent de s’appuyer en matière sanitaire sur la cartographie intercommunale plutôt que sur une cartographie spécifique. Si le ministère de la santé continue à trouver « merveilleuse » sa cartographie, il voudra bien admettre que de plus en plus d’intercommunalités ont pris ou prennent la compétence santé. Il l’interroge quant à l’intérêt de faire comme tous les autres services de l’État en respectant les schémas élaborés par les préfets en totale concertation avec les élus locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>208</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3248. — 21 janvier 2025. — Mme Justine Gruet appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) qui constitue un enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement. Aujourd’hui, ces déchets sont principalement régis par le ministère de la santé, ce qui pose plusieurs problèmes liés à leur traitement, leur sécurité et leur coût. En effet, la facturation actuelle, basée sur la tonne, n’est pas adaptée aux spécificités des DASRI. Des pratiques de gestion décentralisées, parfois inadaptées, compliquent leur élimination dans le respect des normes sanitaires et environnementales. De plus, le recours à des technologies comme les « banaliseurs » qui transforment les DASRI en déchets assimilés aux ordures ménagères (DAOM) reste insuffisamment soutenu, bien qu’elles présentent des avantages notables en matière de coût et de sécurité. Dans ce contexte, il semblerait pertinent de confier la gestion des déchets de soins à risques infectieux non plus au ministère chargé de la santé, mais au ministère chargé de la transition écologique, étant donné qu’il s’agit avant tout d’un problème de gestion de déchets et non de soins. Par ailleurs, elle lui demande s’il serait envisageable de réviser la répartition des responsabilités en matière de gestion des DASRI et d’étudier les moyens de renforcer les capacités de banalisation et de traitement de ces déchets, en particulier en soutenant l’acquisition de banaliseurs et en harmonisant les pratiques au niveau national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>209</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Freins au développement des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3268. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les micro-crèches, qu’un récent projet de décret de la direction générale de la cohésion sociale viserait visiblement à renforcer. Les micro-crèches, qui relèvent le plus souvent du secteur privé, sont de petites structures collaboratives pouvant accueillir un maximum de 12 enfants. Elles se sont beaucoup développées ces dernières années car elles représentent un mode d’accueil plébiscité par les parents et les collectivités pour répondre à la demande croissante de solutions de garde d’enfants, notamment en zone rurale, ainsi que pour les parents travaillant à temps partiel ou ayant des horaires de travail irréguliers. Alors que le nombre de places des structures classiques d’accueil de la petite enfance (crèches et assistants maternels) est à la baisse, celui des micro-crèches compense largement cette évolution, faisant de ces structures le seul moteur de hausse ou de maintien des capacités d’accueil des nourrissons et des enfants, alors qu’il manque encore 200 000 places en France. On compte 6 800 micro-crèches en 2024, soit 1 place en crèche sur 5 et 50 % des créations d’établissements d’accueil du jeune enfant (AEJE) entre 2010 et 2020. Ce modèle en plein essor bénéficie d’un allègement de certaines contraintes administratives, sans pour autant que la bonne prise en compte du jeune enfant soit négligée. Or les salariés du secteur sont inquiets d’un éventuel durcissement de ces contraintes. Les mesures qui seraient envisagées, sans concertation préalable, pourraient ainsi conduire à licencier au 31 décembre 2025 a minima 40 % des salariés actuels diplômés de l’éducation nationale pour les remplacer par des professionnels titulaires de diplômes d’État délivrés en un à trois ans, alors même que le secteur manque de personnel. Il serait également question de la fin de l’évolution professionnelle possible vers des fonctions de direction des professionnels disposant d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture ou d’un CAP, les privant ainsi de toute perspective, ou encore de l’interdiction pour les salariés disposant d’un CAP AEPE d’accueillir seuls jusqu’à 3 enfants. Si ces mesures se confirmaient, elles pourraient mettre en péril l’emploi de nombreux salariés des micro-crèches et réduire les solutions d’accueil des familles. Or le nécessaire renforcement des solutions d’accueil du jeune enfant passe justement par la diversité des structures et des opérateurs. En l’espèce, si les micro-crèches ont pu parfois se développer au-delà de ce qui était initialement envisagé, cela devrait plutôt conduire à en tirer les enseignements pour le secteur et non à brider leur développement, d’autant qu’elles ne sont pas plus coûteuses pour la puissance publique que les autres modes de garde. Il lui demande donc comment le Gouvernement envisage de rassurer les salariés du secteur et de lui indiquer s’il compte réellement ou non garantir la pérennité des structures et leur développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>209</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Défaillance des structures de soin en oncologie en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3288. — 21 janvier 2025. — M. Olivier Serva interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur les carences actuelles dans la prise en charge des patients atteints de cancers en Guadeloupe, notamment en raison de la pénurie de radiotraceurs et des nombreux dysfonctionnements du Centre d’imagerie moléculaire de Guadeloupe (CIMGUA). En effet, la Guadeloupe est souvent touchée par des pénuries de radiotraceurs utilisés pour les scintigraphies, étant dépendante des réacteurs dans l’Hexagone. Cette situation entraîne une forte réduction des examens diagnostiques disponibles pour les patients guadeloupéens, obligeant les professionnels de santé à limiter les examens aux urgences les plus immédiates et à reporter certains suivis, ce qui peut compromettre la qualité des soins pour des pathologies graves comme le cancer. Cependant, cette fermeture oblige les patients à se rendre en Martinique ou dans l’Hexagone, augmentant leur stress et perturbant la continuité des soins. Les écarts de chance de survie entre patients atteints de cancer en Guadeloupe et ceux de l’Hexagone sont déjà préoccupants, particulièrement pour certains cancers dont le pronostic est intermédiaire ou défavorable. La situation actuelle risque d’accentuer ces inégalités et met en lumière la fragilité des infrastructures de santé dans l’archipel face à des interruptions de service, même temporaires. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes M. le ministre envisage pour mettre fin à ces dysfonctionnements et garantir la continuité des soins pour les patients guadeloupéens. Plus précisément, il souhaite connaître les actions qui seront mises en place pour sécuriser l’approvisionnement en radiotraceurs en cas de futures pannes et les solutions d’assistance qui pourraient être proposées aux structures de santé locales. Par ailleurs, il l’interroge sur les dispositifs envisagés pour compenser les fermetures temporaires de centres de soin spécialisés comme le CIMGUA et réduire les perturbations dans l’accès aux soins en oncologie pour les habitants de Guadeloupe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>210</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déplacement des patients des hôpitaux vers les Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3290. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins au sujet du déplacement des patients atteints de la grippe dans des Ehpad. En effet, depuis début janvier 2025, en France, ce sont 87 hôpitaux qui ont déclenchés le plan blanc face à une épidémie de grippe particulièrement forte. Ce dispositif permet de rappeler des personnels de santé en congés et de déprogrammer certaines opérations. L’agence régionale de santé des Bouches du Rhône attend un pic épidémique d’ici la fin du mois de janvier 2025 et souhaite que les Ehpad accueillent des personnes âgées en sortie d’hospitalisation de 75 ans et plus, en ayant éventuellement recours au dispositif hébergement temporaire d’urgence (HTU). La problématique réside dans le fait que les Ehpad sont déjà surchargés de résidents, en pénurie de personnels de santé, de médecin et de matériel. De plus, le travail en Ehpad requière des moyens humains par du personnel de santé particulièrement formé à certains types de soins et des moyens financiers pour payer les soignants. Le risque que l’épidémie prenne de l’ampleur dans les autres départements est réel et il n’est malheureusement pas possible pour les Ehpad d’accueillir des patients supplémentaires pour une durée maximale de trente jours et de préparer leur retour à leur domicile. Admettre de nouveaux patients, fraichement remis de la grippe, représente un risque pour les résidents : des personnes âgées vulnérables. Face à cette situation, Mme la députée souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de désengorger les hôpitaux submergés par cette épidémie. De plus, elle se demande comment le Gouvernement va permettre d’augmenter le nombre de soignants dans les hôpitaux, Ehpad, établissements de santé, qui sont aujourd’hui indispensables au bon fonctionnement des soins donnés aux patients nécessitant une aide médicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>210</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de santé publique en faveur des maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3322. — 21 janvier 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les politiques de santé publique qui concernent les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent désormais 3 millions des concitoyens (près de 4 millions en incluant les proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a, cependant, mis en évidence le caractère insuffisant des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. La feuille de route Maladies neurodégénératives dont la première version 2021-2022 avait été lancée en juin 2021 n’a, dans les faits, jamais été totalement mise en œuvre ni financée. Par ailleurs, alors que cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif Maladies neurodégénératives se sont, de leur part, mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, pour fournir une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a toutefois jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, Monsieur François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais depuis rien ne s’est passé. Face à l’enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, la France doit être en mesure de se doter d’une politique de santé publique d’envergure et d’apporter une réponse publique adaptée à la hauteur des besoins plutôt que d’en appréhender certains aspects sans véritable coordination. C’est pourquoi elle lui demande quelle politique le Gouvernement entend mener pour la stratégie nationale contre les maladies neurodégénératives qu’il s’est engagé à mettre en œuvre pour les années à venir, ainsi que les moyens qu’il entend désormais déployer pour que cette stratégie soit effective et efficiente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>210</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention du risque d’épidémie du virus H5N1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3324. — 21 janvier 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le développement de l’épidémie du virus H5N1 et notamment du risque de transmission entre humains. Le virus H5N1, communément appelé grippe aviaire, est apparu pour la première fois en 1996. Depuis 2020, le nombre de foyers d’infection chez les oiseaux a explosé et un nombre croissant d’espèces de mammifères sont touchées, notamment dans les filières d’élevage avicole. Des cas d’infections transmises à l’humain sont régulièrement signalés ces dernières années, dans plus de 20 pays. Rien qu’aux États-Unis, ces derniers mois 66 cas de grippe aviaire ont été recensés sur l’homme. La France est pour l’instant épargnée, mais plusieurs signaux inquiètent. Si, dans la plupart des cas, l’infection est consécutive à un contact avec un animal infecté, des cas sont désormais recensés chez des personnes n’ayant eu aucun contact avec un animal. La possibilité d’une transmission du virus entre humains est donc clairement posée. Selon l’épidémiologiste Antoine Flahaut de l’Institut de santé globale, la très forte circulation du virus entre animaux accroît le risque d’une mutation du virus qui faciliterait alors la contamination de l’animal vers l’humain, voire entre humains. Des mutations du virus à l’intérieur de l’organisme humain sont aussi observées comme chez le premier patient décédé du virus aux États-Unis début janvier 2025. Dans un rapport d’information présenté en commission des affaires économiques en avril 2023, MM. les députés Charles Fournier et Philippe Bolo pointent 3 facteurs de risques qui contribuent à la diffusion du virus dans les élevages avicoles : le confinement et la concentration des animaux dans les bâtiments, la spécialisation des filières qui induit la multiplication des flux de transports d’animaux et la standardisation génétique des animaux. Face à ces risques, ils préconisent d’encourager la réduction de la densité en élevage, la réduction des flux de transports et une meilleure répartition géographique des élevages pour éviter la concentration. Il y a donc un lien entre les modèles agricoles et la santé publique. Quel travail commun le ministère de la santé et le ministère de l’agriculture ont-ils engagé sur le sujet pour donner suite aux conclusions de MM. les députés Fournier et Bolo ? Face à la menace d’épidémie, voire de pandémie, que représenterait une mutation du virus H5N1 ? Il est urgent d’agir et de prévenir. Aussi, elle lui demande quelles mesures il compte prendre en matière de surveillance épidémiologique, de recherche médicale et transformation des pratiques agricoles pour prévenir le développement du risque épidémique de la grippe aviaire sur l’humain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>211</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé - grippe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3335. — 21 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation spécifique des adultes âgés de plus de 65 ans face à l’épidémie de grippe saisonnière. En pleine épidémie de grippe, un groupe de population mérite une attention particulière et une politique de vaccination spécifique : les personnes âgées. Chaque année, la grippe est responsable de plus de 20 000 hospitalisations et de 9 000 décès, dont 90 % concernent des personnes âgées de 65 ans et plus. L’assurance maladie invite ces personnes à se faire vacciner chaque année. Cependant, en complément du programme de vaccination actuel, il existe désormais des vaccins antigrippaux dits « améliorés », considérés comme plus efficaces pour les personnes de plus de 65 ans que les vaccins standard, car ils stimulent une réponse immunitaire plus forte. Cela a été confirmé en avril 2024 dans un rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sur l’efficacité de ces vaccins. L’ECDC a conclu que les vaccins avec adjuvant et les vaccins à forte dose sont plus efficaces que les vaccins standard, offrant une « efficacité vaccinale relative faible à modérée » pour prévenir la grippe et les hospitalisations qui en découlent. Sur la base de ce rapport, l’Allemagne a récemment recommandé l’utilisation préférentielle des vaccins avec adjuvant et à forte dose pour les personnes âgées de plus de 65 ans, soulignant leur « efficacité cliniquement pertinente et améliorée » par rapport aux vaccins standard. D’autres pays européens, comme le Royaume-Uni et l’Italie, préconisent également ces vaccins pour les personnes âgées. Aussi, il souhaite connaître l’avis du Gouvernement sur le rôle que ces vaccins améliorés pourraient jouer dans l’optimisation de la campagne de vaccination contre la grippe en France et dans la préservation du système hospitalier, notamment pour désengorger les urgences, comme celles du centre hospitalier de Douai-Dechy. Il souhaite également savoir s’il envisage de donner la priorité à la vaccination des personnes de plus de 65 ans avec ces vaccins, compte tenu de leur efficacité prouvée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>211</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réforme de la pension d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3340. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences pour les personnes en situation de handicap occupant un emploi de l’application du décret n° 2022-257 du 22 février 2022. La réforme a modifié le calcul du montant des pensions d’invalidité, intégrant un plafonnement au plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) du salaire de comparaison. Les bénéficiaires qui dépasseraient ce plafond, ayant des revenus annuels trop élevés, se verraient privés de tout ou partie de leur pension. Les conséquences peuvent être terribles puisque cela peut conduire à la suspension de la pension de prévoyance ou des garanties d’assurance de prêt, lorsqu’elles sont conditionnées par le versement de la pension d’invalidité. C’est ainsi que des milliers de personnes invalides se retrouvent pénalisées par une telle situation. Alors que la réforme voulait favoriser le cumul emploi-invalidité, cette situation aboutit à l’opposé, puisque les personnes invalides doivent finalement réduire leur temps de travail si elles veulent maintenir leur niveau de vie. Cela n’était nullement un « effet de bord » et a concerné des dizaines de milliers d’invalides comme « le Collectif les oubliés de la réforme » s’est chargé de le montrer. À ce sujet, M. le député aimerait en outre avoir la source et les modalités de calcul ayant permis aux instances de la sécurité sociale d’affirmer qu’il y avait « seulement » 7 812 perdants pour 60 000 gagnants. Or avec maintenant presque deux ans de recul, il apparaît évident sur le terrain que ces chiffres ont été mal évalués. Un décret rectificatif a été émis, portant le n° 2023-684 en vigueur à compter du 29 juillet 2023 mais, à ce jour, il n’est toujours pas appliqué dans les faits. Il permet aux personnes travaillant de bénéficier d’une pension basée sur 1,5 PASS et non 1 PASS. Cela ne leur permet toutefois pas de bénéficier d’une pension suffisante et ne traite pas de nombreux autres problèmes de fond tel le changement de prise en compte de la période des ressources qui pénalise particulièrement une personne en cas de licenciement pour inaptitude (cas qui n’a pas été pris en compte dans l’estimation de la sécurité sociale) etc… Il lui demande donc si le Gouvernement compte réformer le calcul du montant des pensions d’invalidité de manière à ce qu’il soit moins pénalisant pour les personnes dont le salaire dépasse le plafond, par exemple en revenant au calcul pré-réforme. Ceci d’autant plus que cette réforme n’entraîne aucune économie pour le système de sécurité sociale, les invalides étant, de fait, incités à réduire leur temps de travail pour retrouver une pension d’invalidité, des prestation d’assurances et des points retraites. Le nombre de pensions d’invalidité ne diminuera pas tandis que les cotisations et impôts sur le revenu diminueront. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>212</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réutilisation des médicaments non utilisés à l’hôpital et dans les EPHAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3342. — 21 janvier 2025. — Mme Constance de Pélichy attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le retour des médicaments inutilisés en pharmacie et la deuxième vie qui pourrait être la leur, dans un souci de limitation de la dépense de l’assurance maladie. Que ce soit à la suite d’un décès à domicile, ou bien simplement à la fin d’un traitement, un certain nombre de patients se retrouvent avec beaucoup de médicaments non utilisés (MNU). Si certains de ces MNU sont éligibles au recyclage, après leur retour en pharmacie, la plupart d’entre eux est simplement détruite, alors même que ces médicaments pourraient être utilisés par d’autres personnes et qu’ils produisent toujours leurs effets sans risques. Ainsi, elle lui demande dans quelle mesure une réflexion pourrait-être menée sur la réutilisation de ces médicaments, notamment dans les EPHAD ou dans les hôpitaux ; à l’heure de la limitation des déchets toxiques et de la dépense publique, le coût de gestion d’une telle organisation pourrait pleinement être justifié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>212</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avenir et enjeux de la formation des orthophonistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3353. — 21 janvier 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’avenir et les enjeux de la formation initiale des orthophonistes en France. Depuis 2013, le cursus d’orthophonie est aligné sur le schéma européen, avec l’obtention d’un diplôme de master après cinq années d’études. Ce parcours exigeant, qui mêle enseignement théorique, pratique clinique et recherche, a permis d’élever le niveau de compétences des professionnels. Toutefois, des voix s’élèvent pour dénoncer des dysfonctionnements préoccupants dans l’élaboration de la réforme actuelle de cette formation. En janvier 2024, une concertation sur une éventuelle rénovation de la maquette pédagogique a été initiée. Pourtant, les retours du terrain montrent que cette démarche manque de transparence et d’inclusion. Les professionnels, qu’ils soient enseignants, praticiens ou maîtres de stage, dénoncent leur mise à l’écart des discussions. Les centres de formation universitaire en orthophonie (CFUO), pourtant directement concernés, ne sont pas représentés dans leur diversité. Les étudiants eux-mêmes regrettent que leur expérience et leurs besoins ne soient pas suffisamment pris en compte dans la réflexion. Ce manque de concertation est d’autant plus alarmant que la situation actuelle révèle des lacunes dans l’adéquation entre la formation reçue et les réalités du terrain. Si les stages pratiques sont cruciaux, leur organisation reste hétérogène selon les régions et certains étudiants peinent à développer une posture professionnelle adaptée à la diversité des pathologies, des patients et des lieux de soin. De plus, les pressions administratives et les injonctions normatives croissantes dissuadent nombre de jeunes diplômés de s’engager durablement dans la profession, exacerbant la pénurie de professionnels, notamment en zones rurales et dans les hôpitaux. Pourquoi les professionnels de terrain, qui ont une connaissance fine des besoins de la profession et des patients, sont-ils écartés de cette réforme ? Comment le ministère compte-t-il garantir une meilleure cohérence entre la formation théorique et les pratiques professionnelles sur le terrain ? Des moyens humains et financiers suffisants ont-ils été attribués au collège des CFUO pour assurer une réforme ambitieuse et réaliste ? Comment intégrer les retours d’expérience des étudiants en cours de formation, qui pourraient éclairer les ajustements nécessaires ? Alors que la demande en orthophonie ne cesse d’augmenter, notamment pour répondre aux troubles du langage et de la communication chez les jeunes enfants et les seniors, il est impératif que la formation initiale prépare les futurs orthophonistes à une pratique souple et adaptée. Il est également essentiel de préserver un équilibre entre théorie et pratique, en valorisant les stages longs et structurants, ainsi qu’une diversité d’approches cliniques. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de clarifier les intentions du Gouvernement quant à cette réforme. Elle lui demande quelles garanties sont prévues pour que la formation des orthophonistes reste exigeante, ouverte et respectueuse de tous les acteurs impliqués, et quelles mesures concrètes seront mises en place pour pallier la pénurie actuelle et rendre cette profession plus attractive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>213</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions de travail des infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3354. — 21 janvier 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conditions de travail des infirmiers libéraux. En effet, cette profession est confrontée à un profond malaise face à l’inertie des autorités sanitaires sur plusieurs fronts critiques : l’absence de reconnaissance du rôle des infirmiers libéraux dans l’approche domiciliaire, des revalorisations tarifaires inadaptées à l’augmentation de la charge de travail, le manque de prise en compte de la pénibilité du métier et la pression générée par des contrôles des CPAM. Des mesures déjà votées, comme les dispositions des lois « Rist » ou la reconnaissance de l’infirmier référent, restent inappliquées. La loi « infirmières-infirmiers » annoncée lors du discours de politique générale de l’ancien premier ministre M. Barnier, « qui ira plus loin dans la reconnaissance de leur expertise et de leurs compétences et leur donnera un rôle élargi dans la prise en charge des patients », répondait à une attente forte des 640 000 infirmières et infirmiers qui chaque jour sont aux côtés des patients à domicile ou en établissement. Dans un système de santé en tension, les infirmiers jouent un rôle essentiel pour assurer la continuité des soins. La reconnaissance de leur action et l’évolution de leurs missions sont une nécessité de santé publique. Afin de répondre à cet enjeu d’accélérer l’accès aux soins, tel que voulu par M. Barnier, cette loi devait prendre en compte plusieurs aspects : les soins relationnels, la coordination des parcours de soins, la prévention et la formation des futures générations d’infirmiers. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de soutenir cette profession par des mesures concrètes permettant ainsi l’amélioration des conditions de travail des infirmiers libéraux en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>213</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement de l’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3355. — 21 janvier 2025. — Mme Eva Sas attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante du financement de l’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université. Actuellement, ce financement repose exclusivement sur la région Île-de-France, qui en couvre un quart et sur la faculté de santé de Sorbonne université. Le désengagement total de l’État place l’université dans l’incapacité de subventionner seule cette formation, ce qui l’amène à prévoir une réduction des effectifs dès la rentrée 2025, passant de 155 à 120 places. Cette diminution se poursuivra jusqu’à atteindre 25 % des capacités actuelles, correspondant aux capacités budgétaires offertes par la subvention de la région Île-de-France. Si cette subvention venait à disparaître, l’institut serait contraint de fermer. Cette situation est particulièrement regrettable alors que de nombreux plans de santé publique, comme la stratégie nationale sur les troubles du spectre de l’autisme et celle relative aux troubles neurodéveloppementaux, soulignent l’importance cruciale de cette profession. Elle lui demande donc si un plan de financement, adapté aux besoins et réalités de l’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université, va être mis en place afin de maintenir l’existence de sa formation, reconnue pour sa qualité et son rôle dans le développement de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>214</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Formation des opticiens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3356. — 21 janvier 2025. — M. Thibault Bazin alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de faire évoluer la formation des opticiens. En effet, alors que le tronc commun de la formation des opticiens est un BTS dont la maquette est restée inchangée depuis 1997, ce système ne semble plus adapté à la recherche d’un cadre « licence-master-doctorat » (LMD) par une majorité d’étudiants. Il en résulte une baisse importante de l’attractivité de la filière de l’optique médicale. Aussi, conformément à la demande unanime des représentants des opticiens ainsi qu’à la recommandation du rapport IGAS - IGESR sur la filière visuelle (2019), il lui demande s’il entend travailler à ce que l’optique soit intégrée dans le cadre LMD ; il tient à souligner que cette intégration pourrait se faire à coût constant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>214</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fuite des étudiants en santé à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3357. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’autre pays de l’Union européenne et sur les conséquences de cette situation, qui inquiète fortement les professionnels du secteur. Ainsi, selon les données publiées par l’Ordre des chirurgiens-dentistes, en 2022, le nombre de primo-inscrits au tableau de l’ordre diplômés hors de France (1 313 praticiens) a dépassé pour la première fois celui des primo-inscrits issus de la filière française odontologique (1 294 praticiens). Le nombre de primo-inscrits diplômés d’un pays de l’Union européenne autre que la France a connu une croissance exponentielle ces 10 dernières années. Il est passé de 255 praticiens en 2011 à 1 294 en 2022, auxquels s’ajoutent 19 primo-inscrits diplômés hors Union européenne. L’abandon progressif du numerus clausus n’inverse pas cette tendance. En fait, alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Ce n’est donc pas le coût des études qui explique cette hémorragie des étudiants vers l’Espagne ou vers le Portugal mais vraisemblablement un niveau de sélection plus souple. Cette situation n’est pas sans incidences. Sur l’avenir de la filière de formation française tout d’abord. Au regard de la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne, les professionnels du secteur s’inquiètent de l’avenir de toute la filière française odontologique d’excellence. Sur la répartition de l’offre de soins ensuite. Les analyses de l’ordre démontrent que les nouveaux diplômés issus de la filière française s’installent très majoritairement autour de leur unité de formation et de recherche (UFR) d’origine, tandis que les primo-inscrits issus de la filière espagnole s’installent majoritairement dans le sud-ouest et ceux issus de la filière portugaise en Île-de-France. Il ne faudrait donc pas que la situation actuelle empêche la création de nouvelles facultés en odontologie dans des zones où la densité des chirurgiens-dentistes est faible, car cette création pourrait contribuer à limiter le phénomène de désertification en soins bucco-dentaires sur ces territoires. Aussi, il souhaite savoir quelle est l’analyse du Gouvernement sur cette situation et les mesures envisagées pour y faire face.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>214</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>IBODE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3358. — 21 janvier 2025. — Mme Pascale Got interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 relatif aux conditions de réalisation en bloc opératoire des actes et activités mentionnés par l’article R. 4311-11-1 du code de la santé publique par les infirmiers diplômés d’État. Les missions et activités d’infirmier de bloc opératoire sont aujourd’hui définies dans un référentiel d’activités et s’acquièrent par la validation de cinq blocs de compétences référencées, avec une formation théorique et pratique en milieu professionnel. Ainsi, la délivrance du diplôme d’infirmier de bloc opératoire diplômé d’État grade master fait suite à une formation de vingt mois, soit 2 800 heures universitaires. Les étudiants s’engagent dans cette voie pour avoir l’exclusivité des actes de cette spécialité ainsi qu’un vrai positionnement professionnel. Or le décret du 23 octobre 2024 permet de délivrer à un infirmier diplômé d’État (IDE), après seulement une année au bloc opératoire et ce, grâce à une autorisation du préfet de région, la possibilité de pratiquer les 10 actes consacrés jusqu’à présent aux infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE). Les étudiants infirmiers de bloc opératoire sont inquiets et ne comprennent pas comment des IDE avec une formation de niveau licence et seulement quelques heures de sensibilisation théorique pourraient exercer des actes exclusifs IBODE. En effet, la formation d’IBODE implique des connaissances spécifiques pour une gestion des risques encourus par les patients et savoir répondre aux situations complexes ou d’urgence que rencontrent les équipes chirurgicales au cours des interventions. En conséquence, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour améliorer le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 et définir les solutions nécessaires pour répondre aux besoins en effectifs d’IBODE dans les blocs opératoires, afin d’assurer des soins de qualité aux patients nécessitant une intervention chirurgicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>215</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en concurrence entre biologistes médicaux et anatomopathologistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3359. — 21 janvier 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique croissante dans l’organisation des soins en France. Cela concerne notamment la mise en concurrence entre les biologistes médicaux et les anatomopathologistes, deux professions clefs et complémentaires mais distinctes dans le parcours de soins. Les anatomopathologistes, spécialistes dans l’analyse des tissus, jouent un rôle essentiel dans le diagnostic des cancers et autres maladies complexes. Leur expertise, centrée sur l’interprétation morphologique, est cruciale dans la prise en charge thérapeutique. De leur côté, les biologistes médicaux se concentrent davantage sur des examens biologiques à partir de prélèvements comme le sang ou autres liquides. Ces deux professions sont indispensables et complémentaires dans le bon parcours de soin des malades. Pourtant, ces dernières années, des tensions croissantes ont émergé entre ces deux professions. Celles-ci sont liées à l’existence d’actes communs entre ces deux professions. Cela crée une situation de mise en concurrence injustifiée avec des actes identiques en pratique mais avec des indications, des dates d’entrée en vigueur et même des tarifs différents, ce qui fragilise la qualité des soins tout en contrevenant à l’organisation coordonnée des professions médicales, telles que définies par le code de la santé publique. Cette situation découle principalement d’une absence de coordination et des décisions en silo au sein des autorités de santé, où les missions respectives des deux professions ne sont pas suffisamment clarifiées ni respectées sur le terrain. Ces actions désorganisées engendrent une fragmentation des parcours de soin et un risque accru d’erreurs médicales, des retards dans les diagnostics, tout particulièrement en oncologie où la coordination entre ces disciplines est cruciale. Cette mise en concurrence artificielle entre ces deux professions, qu’elle soit souhaitée ou simplement le fait de défaillances, doit être résolue. Elle est une menace directe pour le système de santé français et peut conduire à une dilution des responsabilités, une confusion des rôles et plus globalement à une dégradation de la qualité des soins. La conséquence directe est l’atteinte à l’efficacité du système de santé national. La bonne organisation des soins est dans l’intérêt des patients. Cette situation est symptomatique d’une problématique plus large du bon pilotage des soins par l’État, où des décisions non concertées entre les différentes disciplines médicales viennent fragiliser l’ensemble du système. Ainsi, il l’interroge sur les mesures immédiates que le Gouvernement compte prendre pour clarifier les périmètres d’intervention respectifs des biologistes médicaux et des anatomopathologistes, renforcer les régulations afin d’éviter toute dérive ou mise en concurrence contre-productive entre ces professions et mettre en place des mécanismes de concertation entre ces acteurs pour garantir un parcours de soin fluide et coordonné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>215</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réingénierie de la formation du métier l’infirmière puéricultrice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3361. — 21 janvier 2025. — Mme Perrine Goulet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les infirmières puéricultrices et plus précisément sur la nécessaire finalisation de la réingénierie de la formation. La formation actuelle, datant de 1983, manque d’harmonisation nationale et ne permet pas une reconnaissance de master pour les diplômés. Une universitarisation, annoncée pour septembre 2027, est attendue depuis longtemps. Ainsi, la création d’une nomenclature des actes professionnels (NGAP) est essentiel de reconnaître des actes spécifiques tels que la consultation de puéricultrice et le bilan de santé, notamment en école maternelle, afin de limiter les inégalités sociales de santé. Cet élément est, par essence, une nécessité en matière d’égalité des changes. Elle souhaite connaître l’état d’avancement du chantier de finalisation de la formation et le calendrier afférent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>216</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la profession infirmière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3363. — 21 janvier 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation de la profession infirmière, pilier du système de santé français, aujourd’hui à la croisée des chemins. Présente dans chacun des 1 663 bassins de vie recensés par l’INSEE, elle constitue un maillage essentiel de proximité au service des patients. Face à l’évolution des besoins de santé publique et aux attentes croissantes des concitoyens, cette profession joue un rôle décisif dans l’accès aux soins, tout particulièrement dans les territoires ruraux et les zones sous-dotées. Cependant, son cadre réglementaire, à travers un décret datant de 2004, ne reflète plus les réalités actuelles ni les compétences déjà mobilisées par les infirmiers dans leur pratique quotidienne. Aujourd’hui, plus de sept millions de Français souffrant d’affections de longue durée se retrouvent sans médecin traitant. Dans ce contexte, les infirmiers apparaissent comme des acteurs incontournables pour garantir un accès aux soins rapide et efficace. Leur rôle va bien au-delà des actes techniques : il inclut le soin relationnel, l’accompagnement préventif et même des compétences en matière de dépistage et de santé publique. Malheureusement, ces compétences restent sous-exploitées et insuffisamment valorisées. Dans le département des Pyrénées-Orientales, la saisonnalité et l’éloignement géographique amplifient ces enjeux. Les infirmiers sapeurs-pompiers, par exemple, jouent un rôle vital dans la réponse pré-hospitalière d’urgence. En 2023, près de 5 000 interventions ont été réalisées grâce à leur mobilisation, répondant aux besoins des populations isolées et démunies de solutions alternatives. Pourtant, leur exercice reste encore trop souvent freiné par des barrières réglementaires. Plus largement, la profession infirmière aspire à une refonte globale de son cadre d’exercice. Cette réforme historique, au-delà des ajustements réglementaires, pose de nombreuses interrogations sur son impact concret et ses conditions de mise en œuvre. En quoi le passage d’un décret d’actes à un décret de missions transformera-t-il effectivement l’organisation des soins, notamment dans les territoires ruraux où les besoins sont les plus criants ? Comment s’assurer que la reconnaissance des consultations infirmières, l’élargissement des compétences pour les infirmiers de pratique avancée (IPA) et les infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE), ainsi que le développement des soins en santé mentale et en prévention primaire, ne soient pas simplement des mesures symboliques, mais bien des avancées opérationnelles ? Quels moyens concrets seront déployés pour garantir que les infirmiers disposent des ressources nécessaires à l’exercice de ces nouvelles responsabilités ? Plusieurs propositions législatives récentes ont amorcé ces évolutions. La loi du 19 mai 2023 sur l’amélioration de l’accès aux soins et la proposition de loi « Valletoux » sur l’évolution des missions infirmières offrent des bases prometteuses, mais leur mise en œuvre reste entravée par l’absence de décrets d’application. Ces textes prévoient notamment l’accès direct aux IPA et l’instauration d’un statut d’infirmier référent, ainsi que la primo-prescription pour certaines prises en charge. De plus, ils ouvrent des débats cruciaux sur l’élargissement des terrains d’exercice, notamment au sein des services de santé des armées, des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) et des centres de santé en ville. Quelles actions concrètes le ministère envisage-t-il pour accélérer la mise en œuvre de ces réformes et pour revoir le décret socle de la profession infirmière, qui date de près de vingt ans ? Va-t-il donner aux infirmiers de nouvelles compétences leur permettant de développer pleinement leur potentiel, notamment dans la prévention et la coordination des parcours de soins ? Par ailleurs, quelles mesures compte-il prendre pour que les décrets d’application attendus soient publiés sans délai, afin de garantir un cadre législatif et réglementaire en phase avec les réalités de terrain ? Enfin, dans le contexte particulier des Pyrénées-Orientales, où les défis démographiques et géographiques accentuent les besoins de santé, Mme la députée souhaite savoir si M. le ministre envisage de renforcer les moyens dévolus à la paramédicalisation des soins d’urgence, tout en soutenant les initiatives locales, comme les véhicules de paramédicalisation et les collaborations avec le SDIS 66. Il est temps de reconnaître la place centrale des infirmiers dans le système de santé français et de leur offrir les outils nécessaires pour relever les défis actuels. La santé des Français et l’avenir du système de soins national en dépendent. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>216</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Tristan Lahais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite pour les assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3368. — 21 janvier 2025. — M. Tristan Lahais attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le cumul emploi-retraite pour les assistants familiaux. Des disparités existent dans les conditions de ce cumul, entraînant des situations où ces assistants doivent rembourser un conséquent trop perçu de pensions. À titre d’exemple, en Ille-et-Vilaine, deux assistants familiaux de l’IME (institut médico-éducatif) de Montfort-sur-Meu, aussi retraités auprès de la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales), se voient réclamer par cette dernière 6 000 euros et 14 900 euros. Ces montants correspondent au dépassement des plafonds, dans le cadre du cumul emploi-retraite, sur les revenus de 2022. Ils ont été calculés sans tenir compte de l’abattement forfaitaire, qui est de quatre fois le Smic par jour par jeune en situation de handicap. Il est donc requis de prendre en compte, au minimum, l’abattement forfaitaire dans le cadre du cumul emploi-retraite, afin de reconnaître la pénibilité de cet emploi. Il apparaît même nécessaire d’assouplir les mesures de ce cumul emploi-retraite (comme il est fait pour le personnel de santé et les élus), pour lever le plafond existant et permettre d’éviter au personnel d’avoir à verser des sommes de plusieurs milliers d’euros a posteriori. La mission des assistants familiaux étant continue, avec accueil des enfants 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, elle ne peut pas être interrompue une fois le plafond atteint. Continuer dans la situation actuelle pourrait aggraver davantage la diminution du nombre de professionnels dans le secteur, où, déjà, un quart des assistants a plus de 60 ans. Il est ici question de maintenir l’attractivité de ce métier en pénurie en le revalorisant, et de ne pas pénaliser davantage les assistants familiaux dans leur métier déjà difficile. Il souhaite donc savoir si une révision du plafond actuel est envisagée pour éviter les situations fragilisant finalement les assistants familiaux, dévoués 24 heures sur 24 à leur tâche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>217</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Classement des communes de Piennes et Longuyon en zone FRR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3377. — 21 janvier 2025. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’iniquité persistante liée au classement des communes de Longuyon et Piennes, en Meurthe-et-Moselle, dans le cadre du zonage France ruralités revitalisation (FRR), entré en vigueur le 1er juillet 2024. Ce nouveau dispositif remplace les zones de revitalisation rurale (ZRR) avec pour objectif de renforcer l’attractivité des territoires ruraux vulnérables, mais certaines incohérences demeurent, notamment pour les territoires frontaliers de la Meuse. Les communes de Longuyon et Piennes, bien qu’affrontant des défis similaires à ceux des communes voisines classées FRR dans la Meuse, en sont exclues. Cette situation freine leur attractivité médicale et économique. Par exemple, Longuyon, ville de 6 000 habitants, n’est actuellement desservie que par cinq médecins, dont l’âge moyen dépasse 50 ans et plusieurs départs à la retraite sont imminents. Malgré la création d’une maison de santé pluridisciplinaire, ces communes peinent à attirer de nouveaux praticiens. À titre de comparaison, des communes voisines meusiennes, telles que Spincourt ou Saint-Laurent-sur-Othain, bénéficient du classement FRR, ce qui leur permet d’offrir des exonérations fiscales et autres avantages incitatifs aux professionnels de santé et aux entrepreneurs. Cette disparité encourage les installations dans les zones classées FRR, au détriment des territoires non classés, créant ainsi une fuite de patientèle et d’activités économiques. M. le député s’inquiète de cette situation et des conséquences pour les habitants de Longuyon et Piennes, qui risquent de se retrouver de plus en plus isolés en matière d’accès aux soins. M. le député demande donc à M. le ministre quelles mesures spécifiques sont prévues pour réexaminer le classement de ces communes en zones France ruralités revitalisation (FRR) et si une procédure de révision est envisageable à court terme. Il souhaiterait également connaître les critères retenus pour le nouveau zonage, ainsi que les dispositifs transitoires envisagés pour les communes non reclassées FRR mais confrontées à des défis similaires, afin de rétablir une équité territoriale et de garantir un accès équitable aux soins pour les habitants de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>217</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politiques publiques de lutte contre les addictions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3380. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les politiques de santé publique relatives aux addictions et les enjeux qu’elles recouvrent. À l’origine de problèmes humains, sociaux, sanitaires ou encore économiques, les addictions sous toutes leurs formes relèvent d’un problème de santé publique majeur aux conséquences souvent désastreuses. Dans une étude publiée en 2018 par l’association Addictions France, le coût social de la consommation de drogues licites et illicites en France s’élèverait à près de 250 milliards d’euros par an, sans comptabiliser les coûts liés aux addictions dites « sans substances » telles que les jeux d’argent. Plus précisément, l’alcool et le tabac représentent à eux seuls la quasi-intégralité de ce coût social, avec 120 milliards d’euros chacun. Malgré l’existence d’un plan national de santé publique « Priorité prévention », qui a vu le jour en 2018, la consommation d’alcool reste une cause importante de mortalité et la première cause d’hospitalisation. Le tabac, quant à lui, est responsable de plus de 75 000 décès par an selon les chiffres de Santé publique France. Dans les faits, le financement du système de santé français est encore aujourd’hui principalement orienté vers la maladie et le soin, laissant la prévention comme marginalisée. À cet égard, la Cour des comptes a récemment considéré les résultats des actions menées en la matière comme étant « médiocres », malgré un effort financier (15 milliards d’euros) comparable à celui des pays voisins. Dès lors, il apparaît déterminant de faire évoluer le système de financement et les actions menées pour que ces dernières atteignent l’ensemble de la population avec davantage d’efficacité. Aussi, elle souhaite connaître ses intentions pour faire évoluer les opinions et la législation sur les addictions, enjeu transversal de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>218</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Préparation aux risques de flambée épidémiques et aux pandémies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3381. — 21 janvier 2025. — M. Fabrice Brun interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la préparation du pays face aux risques de flambées épidémiques et aux pandémies. En effet, selon le directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida - Maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE), d’autres pandémies que la covid-19 pourraient avoir lieu dans les prochaines années, même si on ignore aujourd’hui la manière dont elles risquent de se développer à l’échelle mondiale. Cette perspective pose la question de la préparation du pays aux épidémies et pandémie avec une acuité particulière alors que 87 hôpitaux ont déclenché un « plan blanc » face à la grippe. Pourtant, en pleine crise covid il y a cinq ans, la France à fait face à plusieurs pénuries, notamment de matériel, de masques, gel hydrolalcoolique et lits d’hôpitaux disponibles. Il semble ainsi fondamental de mieux pouvoir se préparer face à ces épidémies et anticiper ces problématiques. Le classement en « urgence de santé publique de portée internationale » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la mpox en septembre 2024 en est un exemple. Afin de se protéger contre ces pandémies, plusieurs nouvelles technologies médicales existent, comme les vaccins ARNm ou le vaccin inter-nasal. La surveillance par le séquençage des virus permet également d’avoir une vision sur la mutation de maladies connues et anticiper de possibles souches virales. D’autres solutions existent pour endiguer plus efficacement les épidémies, comme agir concrètement pour relocaliser les entreprises fabriquant les médicaments et investir encore plus dans la recherche et dans l’innovation en santé. Aussi, selon l’ANRS-MIE, il semblerait que le renfort du système de santé, surtout dans les Ephad, permettrait de mieux lutter contre les épidémies. Face à ces considérations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin d’améliorer la préparation du pays face aux risques de flambée épidémique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>218</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en compte des nouveaux troubles psychiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3382. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en compte des nouveaux troubles psychiques dus à un contexte social et environnemental difficile, tel que l’éco-anxiété. Les professionnels du secteur de la santé mentale alertent, les études le démontrent, l’état de santé mentale des Françaises et Français se dégrade sévèrement. Ainsi, en décembre 2022, selon l’enquête de Santé publique France, 24,1 % de la population française présentait un état anxieux, soit 11 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de covid-19 et une personne sur dix avait des pensées suicidaires, soit 6 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de covid-19. Dans ce contexte, le groupe Socialistes et apparentés a rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale. Au-delà des propositions d’urgence pour revaloriser les rémunérations des professionnels et procéder à un plan massif d’embauche, le besoin de travailler sur l’évolution des troubles dans un contexte social et environnemental difficile et de proposer des politiques publiques adaptées a été identifié. En effet, une part croissante de la population souffre d’un trouble psychique nouveau : « l’éco-anxiété », c’est-à-dire l’anxiété liée au changement climatique. Elle toucherait jusqu’à 45 % des jeunes en France, selon une étude de la revue The Lancet. Il s’agit là d’états de détresse d’un genre nouveau, car ils s’inscrivent dans une double réalité incontestable, notamment pour les plus jeunes générations : des perspectives d’avenir très inquiétantes et un sentiment d’impuissance et de colère face à l’inaction généralement constatée. Ces détresses peuvent se compliquer avec des troubles psychiques classiques (troubles anxieux et dépressifs surtout), nécessitant un diagnostic et des soins et des troubles psychosociaux devant interpeller les pouvoirs publics sur les actions collectives à mener. Outre la plus qu’urgente bifurcation écologique que les députés socialistes défendent, la prise en charge de ce nouveau type de trouble psychique appelle des réponses spécifiques : sensibiliser et former spécifiquement les professionnels à ce type de prise en charge, organiser des temps de détection de l’éco-anxiété dans les écoles, collèges, lycées, universités. Par ailleurs, le contexte global nécessite une politique de prévention d’envergure. Les députés socialistes proposent donc d’y consacrer un effort majeur en développant des consultations gratuites de prévention des troubles de santé mentale à plusieurs âges de la vie, en développant les équipes d’interventions précoces et intensives, en entretenant le lien social et en luttant contre l’isolement, en élargissant les missions des services de santé au travail au repérage précoce des facteurs de risque, en étendant la prévention contre les conduites addictives, en massifiant le dispositif de sentinelle en prévention du suicide et en allouant des moyens suffisants au numéro national de prévention du suicide (le 3114). Ainsi elle souhaiterait savoir s’il compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés pour la santé mentale des enfants et des jeunes et plus largement pour la santé mentale de l’ensemble de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>219</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale des jeunes en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3383. — 21 janvier 2025. — M. Olivier Serva alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la dégradation de la santé mentale des jeunes, notamment en outre-mer. Alors que la santé mentale des jeunes est aujourd’hui au cœur des préoccupations nationales, la situation dans les territoires ultramarins appelle une attention particulière et urgente. Les chiffres y témoignent d’une détresse marquée et d’une intensité qui va en s’aggravant. En Guadeloupe, une étude du centre médico-psychopédagogique Les Lucioles, réalisée en octobre 2024 auprès de 400 jeunes âgés de 11 à 18 ans, révèle que 55 % d’entre eux ont des idées noires. Ces données sont particulièrement inquiétantes et transmettent une réalité tout aussi alarmante dans d’autres territoires ultramarins. En Guyane, par exemple, le « phénomène de contagion suicidaire » dans les villages amérindiens inquiète les autorités sanitaires. Une étude de Santé publique France, menée de 2007 à 2018, indique des taux de suicide jusqu’à huit fois plus élevés que dans l’Hexagone pour les villages isolés de ce territoire. À la Réunion, selon l’Observatoire régional de santé, un décès lié à une tentative de suicide survient tous les quatre jours, faisant du suicide la deuxième cause de mortalité chez les 18-29 ans après les accidents de la route. Face à ce constat, le manque de moyens déployés en faveur de la santé mentale dans ces régions accentue encore la détresse de ces jeunes et de leurs familles. Le nombre de professionnels de santé est insuffisant : les territoires ultramarins comptent entre 7 et 13,8 psychiatres pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale est de 22,5, avec un ratio de 170 psychiatres pour 100 000 habitants à Paris. Ces écarts laissent des jeunes sans le soutien dont ils ont besoin, creusant une fracture sanitaire de plus en plus marquée entre l’Hexagone et les outre-mer. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le ministre de bien vouloir préciser les actions concrètes et spécifiques qu’il entend déployer pour renforcer les moyens en santé mentale dans les outre-mer. Il souhaite connaître les initiatives envisagées pour améliorer la prise en charge des jeunes, renforcer le recrutement de personnel qualifié, favoriser la formation des acteurs locaux et développer des infrastructures adaptées à la réalité de ces territoires. Il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit de mettre en place des campagnes de sensibilisation et de prévention, adaptées aux contextes culturels et socio-économiques spécifiques des outre-mer, pour mieux accompagner ces jeunes et leurs familles dans un parcours de trop souvent long et complexe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>219</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Origine des produits dérivés des jeux Olympiques et Paralympiques 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3393. — 21 janvier 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’origine des produits dérivés des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Pour rappel, si le Comité d’organisation des JO a réussi à équilibrer son budget avec un léger excédent de 26,8 millions d’euros pour 4,48 milliards d’euros de revenu, il n’en reste pas moins que, selon la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP), le coût total des dépenses directes s’élève à 8,8 milliards d’euros et monte jusqu’à 11 milliards en incluant les coûts indirects, tels que la mobilisation massive d’agents publics. À l’inverse, les recettes potentielles sont encore incertaines, en tenant compte de l’effet d’éviction des touristes saisonniers, de la baisse de fréquentation des restaurants dans Paris et de la capacité de l’État, via Solideo, à revendre correctement les infrastructures des Jeux. Il est également à noter que seuls 36,5 % des billets vendus pour les JO ont été achetés par des étrangers. Par ailleurs, le Comité d’organisation de Paris 2024 s’était engagé à réaliser les Jeux les plus « responsables » et « durables » de l’histoire. Ces évènements étaient censés laisser un « héritage » aux Français, notamment en favorisant l’emploi local et les producteurs français. Comme pour toute compétition sportive de cette envergure, des millions de produits dérivés (peluches, mugs, casquettes, etc.) ont été vendus pendant les jeux Olympiques, représentant une véritable manne financière. La production et la commercialisation de ces souvenirs officiels ont ainsi été confiées à 75 entreprises, majoritairement françaises. Cependant, des préoccupations ont émergé quant à l’origine réelle de ces produits. Le magazine UFC-Que choisir a publié, le 18 avril 2024, une enquête approfondie révélant la provenance de ces derniers : sur 360 références, seules 16 % ont été produites en France. La France n’est que le troisième fournisseur des Jeux, bien après le Bangladesh et la Chine, représentant, à elle-même, un tiers des références. Les Français ont été étonnés par cette contradiction affichée. Attachés à la promotion du maillage industriel et entrepreneurial français, il leur avait été garanti que ces Jeux, favorisant l’emploi local et « créant de la valeur sur les territoires », seraient différents. En lieu et place de cette promesse pleine d’optimisme, les seuls souvenirs ont été ceux d’une Asie dont la prédation est encouragée, sacrifiant ainsi les bonnes intentions initiales du comité olympique. Ainsi, elle lui demande si la production à l’étranger de ces objets dérivés a contribué à la souveraineté nationale et pourquoi le cahier des charges de ces produits dérivés n’a pas imposé une production sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>220</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Stratégie de développement de l’œnotourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3400. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur la nécessité d’une véritable stratégie en faveur de l’œnotourisme dans le pays, notamment pour lever les freins à son développement. De l’avis général, l’œnotourisme est un secteur qui pourrait encore être largement développé dans le pays. Un rapport parlementaire de 2019 rappelait ainsi que « le potentiel de développement de cette niche touristique est considérable ». La création en 2009 du label « Vignoble et découvertes » et du Conseil supérieur de l’œnotourisme avaient marqué une ambition en la matière. L’année 2018 avait vu la tenue des premières assises de l’œnotourisme, qui avaient donné lieu à 20 propositions. Les propositions formulées n’ont été que partiellement mises en œuvre et un frein majeur persiste aujourd’hui, malgré la volonté commune de nombreux acteurs institutionnels et privés de renforcer le secteur : les contraintes réglementaires, parfois insurmontables, en ce qui concerne la création des bâtiments nécessaires au développement, dans les propriétés viticoles, de l’accueil de touristes. Développer l’œnotourisme, cela veut dire donner la possibilité aux viticulteurs de créer des possibilités supplémentaires d’hébergement dans leur propriété. Or, dès lors qu’il ne s’agit pas de bâtiments existants et même s’il s’agit de réaliser un nombre restreint de chambres, il faut passer par la création au plan local d’urbanisme (PLU) d’un STECAL (secteur de taille et de capacité d’accueil limités) procédure particulièrement longue, lourde et incertaine, avec des avis et appréciations parfois divergentes des services de l’État. Autant dire que de nombreuses petites communes hésitent à procéder à une modification de leur PLU pour un sujet de ce type. De fait, on est face à un réel paradoxe, de voir un secteur potentiellement dynamique, soutenu par tous les discours institutionnels, mais dont le développement est considérablement freiné par une disposition d’urbanisme trop contraignante. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage, contrairement à son prédécesseur, des assouplissements réglementaires afin de faciliter l’accueil des touristes sur les domaines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>220</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Construction d’abris pour animaux sur des terres agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3211. — 21 janvier 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur une incohérence manifeste entre le code rural et de la pêche maritime (CRPM), qui interdit expressément de garder en plein air des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et des équidés en l’absence de dispositifs et installations destinés à les protéger contre les variations climatiques (article R. 214-18 du CRPM) et le code de l’urbanisme (CU), qui exige que le pétitionnaire souhaitant construire un abri en zone non constructible relève nécessairement du statut d’exploitant agricole (article L. 161-4 du CU). En l’état actuel des choses, un particulier qui possède par exemple un équidé et qui pratique une activité agricole dans un but de « loisir » exerce une activité d’élevage au sens du CRPM. Il doit donc prévoir l’installation d’un abri dédié à son animal sous peine de poursuites pour mauvais traitements. Dans le même temps, il n’est pas considéré comme agriculteur au titre du CU, ce qui l’empêche de construire un tel abri, l’autorisation étant réservée aux seules personnes exerçant une activité agricole au sens de l’article L. 311-1 du CRPM. Le principe d’indépendance des législations fait obstacle à l’application de l’article R. 214-18 du CRPM pour autoriser la construction. L’autorité compétente pour statuer sur la demande d’autorisation d’urbanisme ne peut en effet tenir compte de règles extérieures au droit de l’urbanisme, sauf lorsque la prise en compte de celles-ci est expressément prévue par les dispositions d’urbanisme. Au regard de ce blocage auquel font face les maires des communes concernées par de telles constructions, il lui demande si le Gouvernement entend modifier l’article R. 421-2 du CU, lequel liste les constructions et installations dispensées de toute formalité en raison de leur nature ou de leur très faible importance, en y introduisant la notion d’abris pour animaux tout en opérant un renvoi à l’article R. 214-18 du CRPM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>221</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Projets de fermes aquacoles au Verdon-sur-Mer et à Boulogne-sur-Mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3214. — 21 janvier 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les projets de fermes aquacoles au Verdon-sur-Mer et à Boulogne-sur-Mer. Les projets de très grands élevages hyper-intensifs de saumons à terre sont une tendance de fond au niveau mondial. La consommation et, donc, la production de ce poisson carnivore ne cessent d’augmenter depuis le début des années 2000. La production mondiale de saumon a ainsi triplé ces vingt dernières années, passant de 1 million de tonnes à près de 3 millions de tonnes aujourd’hui. Pour assurer une production en croissance constante, les industriels du secteur projettent de multiplier les élevages en circuits recirculés (RAS), notamment en France. Dans les deux projets de fermes aquacoles au Verdon-sur-Mer et à Boulogne-sur-Mer, qui envisagent de produire 18 500 tonnes de poissons par an, les saumons seront élevés dans des bassins artificiels hors-sol, en intérieur, souvent sans aucun enrichissement, à la différence du modèle habituel en cages marines. Aussi, ce type de production pose de nombreuses questions, notamment en matière environnementale, de bien-être animal et de justice sociale. Les deux ONG Seastemik et Welfarm ont ainsi lancé une campagne de sensibilisation et demandé un moratoire. En effet, des consommations d’eau quotidiennes excessives, estimées à plusieurs dizaines de milliers de m3, des dizaines de tonnes de boues humides engendrées et plusieurs milliers de m3 d’eaux usées rejetés chaque jour, pour le renouvellement de l’eau des bassins réfrigérés, seraient à déplorer. Sans compter une consommation électrique démesurée. D’autre part, la surface attribuée à chaque poisson interroge fortement sur sa conformité avec les exigences visant le bien-être animal : 70 kg de saumons seraient concentrés au m3 soit une feuille A4 par poisson quand le label rouge limite la densité de 15 à 20 kg par m3. Dans ce type de production, les scientifiques ont pu constater que la mortalité des poissons pouvait atteindre parfois 25 % des élevages du fait des maladies et parasites ainsi que du stress subi par les saumons lors des traitements pour prévenir les pathologies. Enfin, il faut rappeler que les saumons sont des poissons carnivores. En élevage ils sont nourris avec des huiles et farines de poissons issus de la pêche minotière. Réalisée dans les eaux côtières de l’hémisphère sud (plus particulièrement en Afrique de l’Ouest), cette pêche entre en compétition avec la pêche vivrière destinée à nourrir les populations locales et menace directement la souveraineté alimentaire des pays concernés. Il lui demande donc si le Gouvernement entend mettre en œuvre un moratoire avant d’accorder les autorisations d’exploitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>221</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Stop à la ZFE lyonnaise !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3224. — 21 janvier 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation et l’injustice laissée par l’extension de la zone à faibles émissions (ZFE) aux véhicules Crit’Air 3 dans l’agglomération lyonnaise. Bien qu’il soit d’un commun accord que la qualité de l’air est un mobile particulièrement important pour des raisons écologiques et sanitaires, la décision entreprise par la métropole de Lyon laisse planer le doute sur cette justification. En effet, l’interdiction totale de circulation et de stationnement des véhicules diesel immatriculés avant 2011 et des véhicules à essence immatriculés avant 2006 qui, pour la plupart d’entre eux, sont en bon état de marche, marque pour de nombreux automobilistes et habitants de la circonscription de Mme la députée, une mesure « anti-pauvres » et « d’exclusion sociale ». Par exemple, dans les communes de Meyzieu et de Décines-Charpieu, sur la circonscription de Mme la députée, c’est respectivement 26,8 % et 28,2 % du parc automobile qui sera restreint de circulation en centre-ville lyonnais. Une mesure « anti-pauvres » à juste titre ; Mme la ministre n’est pas sans savoir la chute du pouvoir d’achat des ménages français qui ne peuvent pas encore se permettre d’acheter une nouvelle voiture hybride ou électrique pour répondre à des normes écologiques imposées. Par ailleurs, les dispositifs d’aide à l’achat ou à la location de véhicules conformes aux vignettes Crit’Air 1 sont également insuffisants pour permettre à ces modestes ménages de s’octroyer leur droit à circuler en centre-ville. Pour rappel, le bonus écologique en 2025 est affiché à 4 000 euros maximum, tandis que le prix moyen d’une voiture électrique avoisine les 30 000 euros. Il faut noter aussi, que depuis l’an 2000, la qualité de l’air s’est grandement améliorée en France selon l’Agence européenne de l’environnement, alors cette mesure bureaucratique s’avère être une réelle punition pour les citoyens périurbains français qui sont pourtant de bons élèves écologistes. Car, en effet, les classes populaires ne polluent pas volontairement : elles ne peuvent faire autrement. L’objectif de cette ZFE est aussi d’inviter les automobilistes à privilégier les modes de déplacement dits « doux », tels que le vélo ou les transports en communs. Ce qui est concevable pour les particuliers et les citadins, mais absolument inimaginable pour les professionnels, les personnes âgées, les personnes handicapées et les habitants ruraux, sans oublier de prendre en compte les fréquents dysfonctionnements du réseau TCL et des retards associés aux TER. Mal accompagnée, une ZFE est une bombe sociale. Ainsi, Mme la députée invite Mme la ministre à engager des discussions auprès de l’exécutif métropolitain lyonnais pour amener à un recul sur l’interdiction catégorique des véhicules Crit’Air 3, pour que cesse cette écologie punitive envers les Français périurbains les plus modestes. Elle alerte également sur le biais idéologique de la généralisation des ZFE sur le territoire métropolitain, qui aura pour seule finalité une fracture entre les centres-villes gentrifiés et les territoires ruraux voués à la stagnation. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>222</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Zones à faibles émissions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3225. — 21 janvier 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences de la mise en place des zones à faibles émissions (ZFE) au sein des métropoles françaises. En effet, les ZFE ont été créées par la loi d’orientation et mobilité (LOM) de 2019 et renforcées par la loi climat et résilience de 2021, afin de lutter contre la pollution atmosphérique des métropoles françaises. Or si améliorer la qualité de l’air des villes française est en effet fondamental, cela ne doit pas se faire au détriment de celles et ceux qui n’ont d’autre option que la voiture pour se déplacer. À ce titre, la législation de ces ZFE n’a cessé de se rigidifier, excluant peu à peu les habitants des zones péri-urbaines et rurales des centre villes des métropoles françaises. Aussi, depuis le 31 décembre 2024, les ZFE sont désormais obligatoires dans les 42 agglomérations françaises de plus 150 000 habitants et plus restrictives dans les grandes métropoles ayant déjà appliqué les ZFE. À Montpellier, Lyon et Paris, il est désormais interdit de circuler avec l’ensemble des diesels d’avant 2006 et les essences d’avant 2011 (Crit’air 3). Même si certaines personnes et certaines villes bénéficient de dérogations, il est désormais impossible de se rendre dans ces centres-villes avec son véhicule personnel pour une majorité de Français. En ce sens, en décidant de ces obligations, les pouvoirs publics prennent le risque d’aggraver la fracture entre ceux qui peuvent continuer à vivre et circuler en métropole et ceux qui ne peuvent plus s’y rendre pour voir leur famille, étudier ou recevoir des soins. Sur le terrain, il n’est pas rare de constater incompréhension et colère face à ces mesures qui ne prennent pas en compte les habitants des zones rurales et qui n’ont d’autres moyens que la voiture pour se déplacer. Au regard de cette situation, il lui demande ce qu’entend mettre en œuvre le Gouvernement pour ne pas entraver la mobilité des personnes habitant en zone rurale et périphérique, pénalisées par les ZFE. Dans l’attente, il lui demande également si le Gouvernement est prêt à requalifier les zones à faibles émissions en zones à fortes exclusions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>222</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Port d’arme discret des agents de l’OFB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3228. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la circulaire demandant aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de porter leur arme de service de manière discrète lors des contrôles qu’ils sont amenés à effectuer. En effet, ce « port d’arme discret » requiert nécessairement une formation spécifique des agents pour leur apprendre à saisir leur arme en cas d’urgence ou de danger pour eux ou pour autrui dans ces nouvelles conditions qui leur sont imposées. Pourtant, à ce jour aucune formation ne semble avoir été organisée à destination des personnels. Sachant que 81 agents ont déjà été tués dans le cadre de leur fonction depuis la création des divers établissements ayant précédé l’OFB, que 180 situations de tension forte ont été remontées depuis 2020 et que l’OFB est l’organisme qui contrôle le plus de personnes armées, comme a eu l’occasion de le rappeler le directeur général de l’OFB, cette question est loin d’être anodine. Elle lui demande donc si le Gouvernement compte revenir sur cette décision dangereuse pour les agents et, si ce n’est pas le cas, quels moyens seront mis en œuvre concrètement par le Gouvernement pour former les agents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>223</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière bois face à la REP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3229. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) concernant les produits et matériaux de construction pour le secteur du bâtiment (PMCB). Le principe de la REP est celui du « pollueur-payeur », le fabriquant ou le distributeur doit donc assurer la fin de vie d’un produit en finançant, organisant sa réutilisation ou son recyclage. La loi impose ainsi la création d’éco-organismes agréés par filière. L’objectif est de réduire le prix des produits vertueux. Or la mise en œuvre de la filière REP PMCB crée actuellement une distorsion de concurrence entre matériaux de construction au détriment du bois, comme avec les produits importés. Le ministère de la transition écologique, faisant fi d’un avis de l’ADEME sur la question, a décidé en 2022 que l’éco-contributeur n’est finalement pas le dernier acteur industriel ayant transformé ou assemblé les produits et matériaux avant-vente. Ce sont les industriels de la première transformation, comme les scieurs, qui devront s’acquitter de la taxe. Le montant de l’éco-contribution a déjà augmenté en 2024. Il doit encore augmenter en 2025 et ainsi de suite jusqu’en 2027. En 2023, les scieurs devaient ainsi payer 2 % de leur chiffre d’affaires au titre de cette REP. En 2024, il s’agit de 5 % avec une montée en puissance entre 10 et 15 % à horizon 2027. Alors que le coût de traitement des déchets du bâtiment dans la filière PMCB est de 23 euros pour le bois, il est en revanche de 3,5 euros seulement pour le béton. Les consommateurs paient en réalité deux à trois fois le coût réel du bois. Cette augmentation engendre une préférence pour le béton et l’acier, ce qui est complètement contradictoire avec les objectifs écologiques affichés par le Gouvernement et a fortiori avec son ambition de faire progresser de 50 % les volumes de bois pour le bâtiment à l’horizon 2035. Cela apparaît d’autant plus contradictoire que le bois est aujourd’hui parfaitement collecté et valorisé et le précédent ministre de l’agriculture allait même jusqu’à remettre en question la pertinence de la REP pour le bois. Par ailleurs, il semblerait selon une réponse écrite du précédent ministre de la transition écologique à une question sénatoriale qu’aucun effort n’ait été entrepris pour identifier les non-contributeurs avec notamment un minimum de 30 % de fraude à l’acquittement des taxes, pénalisant ainsi les entreprises légalistes. Enfin, le système de la REP finançant le transport à l’étranger des bois en fin de vie aboutit à une délocalisation de l’industrie nationale, qui n’en n’a certainement pas besoin. Il lui demande si le Gouvernement compte prendre des mesures afin de rétablir une concurrence équitable et l’égalité entre les entreprises concernées par les matériaux de construction, afin que cette REP ne pénalise pas les industriels de la filière bois, déjà fortement impactée par l’inflation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>223</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Avenir du plan vélo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3241. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’avenir du plan vélo. Au projet de budget 2025, le Gouvernement avait prévu fin 2024 l’abandon du plan vélo 2023-2027 avec le gel de plus d’un milliard d’euros d’investissements, ce plan visait selon la Première ministre de l’époque à donner accès à chaque Français à une solution de mobilité écologique. Il avait pour objectif de développer les installations et aménagements en faveur du vélo et présentait un triple intérêt : encourager une mobilité douce, peu coûteuse, développer une pratique physique accessible et améliorer la qualité de vie notamment en ville. La pratique du vélo aurait déjà augmenté de 40 % en sept ans. De nombreuses collectivités devraient alors diminuer ou abandonner leurs projets. Elle lui demande si un nouvel arbitrage favorable à ce plan sera pris et si de nouvelles mesures seront adoptées rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>224</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Contrôle technique des vélosolex
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3243. — 21 janvier 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’obligation de contrôle technique des deux-roues applicable depuis le 15 avril 2024. M. le député ne vient pas remettre en question l’utilité de cette mesure, eu égard aux nombreux scooters dont le moteur a été débridé et dont la vitesse excessive est responsable de graves accidents. Il souhaite exposer le cas précis des cyclomoteurs Vélosolex. Cette marque Solex, emblématique de la jeunesse pour bon nombre de Français, a fabriqué entre 1946 et 1988 plus de 8 millions de ces cyclomoteurs restés populaires et conservés précieusement par des amateurs passionnés qui en possèdent souvent plusieurs. La règlementation entrée en vigueur prévoit un contrôle technique tous les 3 ans pour ces Solex de plus de trente ans et tous les 5 ans s’ils sont déclarés véhicules de collection. Ceux mis en circulation avant 1960 sont quant à eux dispensés de contrôle technique. Ce vélomoteur réputé pour sa faible vitesse (très inférieure à 45 km/h), sobre (avec une consommation de moins d’un litre au cent), ne présente pas un réel danger dès lors que ses utilisateurs respectent le code de la route et les règles les plus élémentaires de sécurité (port du casque, une seule personne par véhicule…). De plus, ces Vélosolex sont souvent utilisés de façon occasionnelle lors de sorties organisées et encadrées, pour le plaisir de la balade et servant une cause caritative, comme c’est le cas dans le département de M. le député, la Manche. Compte tenu de ces spécificités, il lui demande si les Vélosolex pourraient, dans des conditions précises à définir, être soumis à un contrôle technique aménagé dont le coût et la fréquence ne seraient pas dissuasifs pour les passionnés qui les conservent et les maintiennent dans un état de bon fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>224</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Cartouches de protoxyde d’azote et installations de traitement des déchets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3246. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dangers que représentent les cartouches de protoxyde d’azote pour la sécurité des installations de traitement des déchets. En effet, il est de notoriété publique que ces cartouches sont massivement détournées de leur usage initial et utilisées comme des substances à effet psychotrope. Les conséquences immédiates sont dramatiques : plusieurs accidents de la route mortels ont été provoqués par des individus sous l’emprise du protoxyde d’azote, causant des drames qui endeuillent de nombreuses familles. Malgré les dangers sanitaires et sécuritaires que représente cet usage détourné, les autorités demeurent stoïques face à l’ampleur du problème. Pourtant, les éléments qui devraient inciter à sévir s’accumulent mois après mois. Désormais, une autre conséquence néfaste se manifeste : l’endommagement des incinérateurs et des broyeurs dans les centres de traitement des déchets. En effet, le processus de traitement des déchets exige de soumettre ceux-ci à des pressions et des températures élevées, ce qui peut provoquer l’explosion des cartouches de protoxyde d’azote. Certaines d’entre elles, destinées à un usage récréatif comme l’atteste leur emballage marketing, sont plus volumineuses que les bonbonnes utilisées dans le commerce classique. Fatalement, leur taille imposante entraîne des explosions plus violentes, endommageant les machines. Les conséquences en cascade sont catastrophiques pour les centres de tri : non seulement la sécurité physique des employés est mise en danger, mais en cas d’explosion, le site de retraitement peut être mis à l’arrêt. Pour les organismes chargés du traitement des déchets, cela constitue un véritable cauchemar logistique : les déchets, ne pouvant plus être traités sur un site, doivent être acheminés vers un autre, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres. Pour les collectivités et, en fin de compte, pour le contribuable, la facture s’annonce conséquente. La lutte contre le fléau du protoxyde d’azote ne concerne donc pas seulement le ministre de l’intérieur ou le ministre de la santé. Il est impératif que les autorités en charge de l’environnement et donc de la gestion des déchets, prennent des mesures urgentes et efficaces pour protéger les centres de tri. Elle lui demande donc quelles actions ses services comptent entreprendre pour faire face à ce problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>224</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3265. — 21 janvier 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels I’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose les Français à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage ; plus généralement, elle souhaite l’interroger sur la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>225</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Indépendance de la CNDASPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3287. — 21 janvier 2025. — Mme Lisa Belluco attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les risques qui pèsent sur la Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d’environnement (CNDASPE). La CNDASPE a été créée par la loi n° 2013-316 du 16 avril 2013 relative à l’indépendance de l’expertise en matière de santé et d’environnement et à la protection des lanceurs d’alerte (« loi Blandin ») et a été effectivement installée en janvier 2017. Elle veille d’une part aux règles déontologiques s’appliquant à l’expertise scientifique et technique dans le domaine de la santé publique et de l’environnement. La CNDASPE est d’autre part chargée du traitement des alertes reçues de la société civile en matière de santé publique et d’environnement. Or, selon elle, la commission ne peut plus recevoir des alertes en matière de santé publique ou d’environnement dans des conditions sécurisées, puisque le service qui l’héberge a décidé unilatéralement d’inactiver le site de dépôt sécurisé mis en place par la CNDASPE en 2019. Ce service a également modifié certaines pages du site internet de la CNDASPE destinées à informer les citoyens sur les travaux de la commission, sa composition et le cadre réglementaire dans lequel elle s’inscrit. Enfin, le rapport d’activité de la CNDASPE pour l’année 2023 vient juste d’être mis en ligne, après des mois de retard : son bureau ne dispose pas du droit de poster les avis et autres documents validés par la commission en séance plénière, alors même que le ministère s’est déclaré incapable d’assurer le remplacement de la personne qui assurait seule, jusqu’en février, le « secrétariat permanent » de la CNDASPE. Les avis de la commission et les informations sur son activité sont ainsi dorénavant mis en ligne lorsque l’administration juge avoir le temps de le faire et certains ne le sont pas. Malheureusement, ces éléments invitent à penser que le travail de la CNDASPE est volontairement empêché. C’est la raison pour laquelle elle l’interroge sur les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour assurer l’indépendance de la commission et lui permettre de mener à bien ses missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>225</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Cumul des aides à la rénovation énergétique pour les ménages modestes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3317. — 21 janvier 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conditions de cumul des aides à la rénovation énergétique pour les ménages modestes et très modestes. L’aide « MaPrimeRénov’Parcours accompagné », mise en place en janvier 2023, représente un soutien crucial pour les ménages engagés dans des projets de rénovation énergétique globale, notamment en matière de financement et d’accompagnement technique. Elle est particulièrement importante pour les foyers modestes et très modestes, avec une prise en charge pouvant aller jusqu’à 80 % des dépenses, selon la performance des travaux réalisés. Cependant, il est à déplorer une inégalité dans l’accès à cette aide pour certains ménages modestes et très modestes ayant contracté un prêt à taux zéro (PTZ) pour l’acquisition de leur logement il y a moins de cinq ans. En effet, ces foyers se voient exclus de la possibilité de cumuler ces deux dispositifs, contrairement aux ménages intermédiaires et supérieurs qui ne rencontrent pas cette restriction. Cette situation apparaît d’autant plus injuste que ces catégories de ménages, déjà financièrement fragiles, sont celles qui ont le plus besoin de ces soutiens pour améliorer la performance énergétique de leur logement. Depuis plusieurs mois, les acteurs de terrain et les ménages concernés sont en attente d’un décret visant à permettre ce cumul pour les ménages modestes et très modestes hors secteur d’opérations programmées d’amélioration de l’habitat (OPAH). Or à ce jour, aucune publication officielle n’a été réalisée, plongeant les bénéficiaires potentiels dans l’incertitude et freinant des projets de rénovation pourtant indispensables à la transition énergétique nationale. Il lui demande donc de préciser si ce décret est toujours prévu, quelles en seraient les modalités et s’il est possible d’envisager une date approximative de publication. Par ailleurs, il l’interroge sur les mesures envisagées pour garantir une égalité d’accès aux dispositifs de soutien à la rénovation énergétique pour les foyers les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>226</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation monogestes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3319. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la possibilité de prolonger les autorisations des travaux monogestes pour bénéficier de MaPrimeRénov’. Les contraintes introduites en janvier 2024 pour la rénovation énergétique ayant conduit à une baisse très sensible des travaux de rénovation, le Gouvernement a décidé, à juste titre, par décret et arrêtés publiés au Journal officiel le 22 mars 2024, d’autoriser à nouveau, à compter du 15 mai 2024, les travaux monogestes pour l’obtention de MaPrimeRénov’. Parallèlement, il a levé l’obligation préalable de réaliser un geste de chauffage ainsi que l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE). Un récent rapport, ainsi que de nombreux retours de terrain, ont illustré que les modifications constantes dans la réglementation de la rénovation énergétique freinaient considérablement la réalisation de ces travaux et pouvaient mettre de nombreux ménages désireux de les réaliser dans des situations difficiles, d’autant que les réponses de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’apparaissaient, du fait de ces mêmes changements, pas toujours fiables dans le temps. En outre, si nombre de ménages sont désireux d’effectuer des travaux, leurs moyens ne leur permettent pas d’entamer des travaux de rénovation globale et seule la rénovation monogeste leur est possible. Cependant, les textes susvisés autorisaient ce processus uniquement jusqu’au 31 décembre 2024. Il apparaît essentiel de prolonger cette autorisation, pour permettre aux ménages modestes de réaliser néanmoins des travaux et pour garantir une stabilité dans les règles du jeu, qui a fait cruellement défaut jusqu’ici. Il convient en l’espèce d’avoir une position pragmatique et non idéologique. Il lui demande donc de lui confirmer que cette possibilité sera reconduite au-delà du 31 décembre 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>226</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Protection des plages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3325. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés de réalisation, par les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), de dispositifs de protection des plages contre l’érosion. L’érosion côtière est un sujet majeur de préoccupation et diverses mesures sont à l’étude pour assurer la protection des populations, lorsque des habitations se situent directement en bord de rivage. Un autre problème se pose, qui est celui du maintien des plages dans les zones littorales et touristiques. L’érosion côtière liée aux intempéries conduit, dans certaines zones du littoral, et notamment sur le littoral méditerranéen, à la réduction de la largeur des plages. Ceci est évidemment particulièrement problématique dans les zones touristiques, où ce phénomène peut conduire à des difficultés économiques majeures, l’économie touristique étant intimement liée, en période estivale, à la fréquentation des plages. Un certain nombre de systèmes existent pour protéger les plages : mécanismes brise-houles, rochers artificiels, sacs géotextiles. Cependant, la mise en œuvre de ces systèmes, seule à même de protéger un certain nombre de plages, se heurte à deux difficultés. La première est économique, au regard du coût de ces solutions, malheureusement liées à la difficulté de leur installation. La seconde est administrative et doit évoluer. En effet, les collectivités et EPCI souhaitant implanter de tels systèmes se heurtent à de grandes difficultés pour obtenir les différentes autorisations auprès des services de l’État. Les réglementations changent régulièrement, les circuits de décision sont longs, les prescriptions parfois incompréhensibles au regard des enjeux. Chaque opération s’apparente de plus en plus à un parcours du combattant et nécessite des délais extrêmement longs. Cela est particulièrement décourageant pour les porteurs de projets, alors même qu’il faudrait au contraire les accompagner afin de réaliser les travaux dans des délais rapides. Il en est de même des simples opérations de ré-ensablement. Dans un contexte où la simplification administrative est une nécessité pour le pays et au regard des enjeux économiques et touristiques visiblement peu pris en compte à ce jour, il lui demande donc comment l’État envisage de simplifier les procédures actuelles afin de favoriser les opérations de protection des plages contre l’érosion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>227</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Distribution des bulletins d’information des parlementaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3349. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le refus des services postaux de distribuer, dans les boîtes aux lettres disposant d’un autocollant « Stop pub », les bulletins d’informations envoyés par les parlementaires. Mis en place par le plan national de prévention des déchets en 2004, le dispositif « Stop pub » permet à des particuliers de manifester leur refus de recevoir les plis non adressés. En apposant cet autocollant sur leur boîte aux lettres, les citoyens peuvent ainsi limiter le gaspillage des imprimés non lus. Pour autant, il n’y a aujourd’hui aucune distinction entre ces imprimés à caractère publicitaire et les documents d’information politique envoyés par les parlementaires. Les journaux municipaux, communautaires, départementaux et régionaux sont pourtant, de la même manière que la propagande électorale, quant à eux, distribués malgré cet autocollant. À ce titre, il semble également nécessaire de distinguer les plis adressés par les parlementaires des documents publicitaires. Elle souhaite donc savoir comment il entend agir dans cette direction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>227</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conditions de vie et installation d’infrastructures logistiques, un cadre requis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3405. — 21 janvier 2025. — Mme Monique Griseti interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de renforcer les dispositifs réglementaires encadrant les projets logistiques en zones urbaines et périurbaines, afin de préserver la qualité de vie des riverains et de l’environnement. Dans un contexte d’urbanisation croissante et de développement des infrastructures logistiques en milieu urbain, de nombreux projets émergent sans que leur impact sur les conditions de vie des habitants ni sur l’environnement ne soit toujours suffisamment pris en compte. Ces projets, tels que des hôtels logistiques, génèrent des flux massifs de poids lourds et de véhicules de livraison, créant des nuisances significatives, notamment en matière de pollution atmosphérique, sonore et de saturation des infrastructures routières. Les études d’impact, bien qu’obligatoires, présentent parfois des lacunes notables. Les seuils de bruit, de pollution et la capacité réelle des réseaux routiers sont souvent sous-évalués. En parallèle, la consultation publique, bien qu’encadrée, peut manquer de visibilité pour les populations directement concernées, ce qui limite leur participation effective. À Marseille, dans le quartier de La Valentine, un projet d’hôtel logistique urbain sur le terrain de l’ancienne entreprise Procida illustre ces préoccupations. Prévu sur une surface de 20 000 m2 avec 27 quais d’accueil de camions, ce projet suscite une opposition massive des résidents, des commerçants et des associations locales. Ces derniers dénoncent des nuisances importantes qui seraient engendrées par une intensification du trafic routier dans un secteur déjà saturé, en contradiction avec le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), lequel classe ce terrain comme « pôle de vie » et « espace paysager à conserver ». Face à cette situation et pour éviter que de tels projets n’altèrent irrémédiablement la qualité de vie des habitants et l’environnement, Mme la députée demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer les critères d’évaluation des études d’impact, notamment en matière de seuils environnementaux et de prise en compte des dynamiques urbaines locales. Serait-il envisageable d’introduire une interdiction générale de construire des infrastructures logistiques à forte nuisance à proximité immédiate de zones résidentielles, avec une délimitation kilométrique stricte ? Enfin, elle lui demande quels moyens pourraient être mis en œuvre pour garantir une réelle implication des habitants et des acteurs locaux dans les processus décisionnels concernant ces projets ; elle souhaite ainsi attirer l’attention du Gouvernement sur l’urgence de réviser le cadre réglementaire existant pour mieux concilier développement économique, respect de l’environnement et bien-être des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>228</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conventions d’occupation temporaire (COT) appliquées au domaine fluvial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3237. — 21 janvier 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la problématique des conventions d’occupation temporaire (COT) appliquées au domaine fluvial et notamment aux bâtis situés le long de l’ensemble des canaux français. Ces conventions sont indexées sur l’indice du coût de la construction (ICC), qui a connu ces dernières années des hausses significatives, atteignant parfois plus de 7 % sur une année. Cette augmentation, bien que variable selon les trimestres, met en péril la viabilité économique des entreprises opérant dans ce secteur. C’est particulièrement le cas pour le canal du Midi, où l’activité économique est fortement saisonnière, se concentrant sur environ six mois par an. Ces hausses continues des COT compliquent les projets de réhabilitation des bâtiments, contribuent à leur délabrement et nuisent à l’attractivité économique et patrimoniale des canaux. M. le député demande donc à M. le ministre d’envisager une révision du système d’indexation des COT, en tenant compte des spécificités économiques locales, afin de soutenir les initiatives de réhabilitation et de garantir la pérennité de ce patrimoine exceptionnel. Il souhaite connaître son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>228</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Interdiction du feu rouge clignotant pour les cyclistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3245. — 21 janvier 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la récente modification du code de la route par le décret n° 2024-1074. Appliquant certaines dispositions prévues par les plans vélo 2018 et 2023, ledit décret interdit notamment aux cyclistes d’utiliser un feu rouge clignotant à l’arrière de leur vélo, de jour comme de nuit, sous peine de s’exposer à une contravention de première classe. Une telle interdiction est officiellement justifiée par l’éblouissement des autres usagers de la route et le détournement de leur attention qu’induirait une lumière utilisée en mode clignotant. Or les cyclistes comme les automobilistes remettent en question ce constat, soulignant au contraire une meilleure sécurisation suscitée par un feu rouge clignotant. Dans un flux de circulation toujours plus dense, avec la présence d’une pollution lumineuse émanant aussi bien des voitures que de la voirie, un feu rouge fixe sur un vélo souffrirait d’un manque de distinction. Attirant davantage l’attention, notamment en situation de brouillard ou de pluie forte, un clignotement éviterait également la confusion avec les deux-roues motorisés. Enfin, cette observation est amplifiée en ruralité et sur les routes de campagne, où les sources de lumière s’avèrent plus limitées qu’en agglomération et sur lesquelles se multiplient les trajets quotidiens en vélo. Ainsi, au regard de la meilleure sécurisation suscitée par le feu clignotant pour les usagers de la route, il lui demande s’il envisage une révision de la dernière modification du code de la route, en y incorporant notamment une adaptation à l’environnement rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>228</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Nécessaire réduction des nuisances sonores dues au trafic aérien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3328. — 21 janvier 2025. — M. Emmanuel Maurel alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de réduire les nuisances sonores du trafic aérien afin de préserver la santé des riverains des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et du Bourget. En 2023, il y a eu 455 049 mouvements aériens à Charles-de-Gaulle et 58 610 mouvements en 2023 au Bourget. Les riverains de ces aéroports représentent plus d’un demi-million d’habitants et subissent un niveau sonore dépassant les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, depuis plusieurs années, les professionnels de la santé alertent sur les impacts sanitaires de ces nuisances : troubles du sommeil, anxiété, maladies cardiovasculaires et perte de vie en bonne santé, pouvant atteindre trois ans dans les zones les plus affectées. C’est pourquoi, face à ces nuisances il est impératif d’agir, avec des mesures concrètes de protection. L’interdiction des vols de nuit pourrait être une première étape pour préserver la santé des riverains de ces aéroports. Cette mesure déjà mise en œuvre à l’aéroport d’Orly depuis 1968 permettrait de préserver la qualité du sommeil des habitants. Cette restriction d’exploitation des vols pourrait également être plus restrictive pour les avions les plus bruyants en les interdisant de mouvements entre 22 h 00 et 6 h 00. Une baisse du nombre de créneaux attribuables pourrait également être une solution idoine. À cet égard, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre aux préoccupations légitimes des riverains quant à la préservation de leur santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>229</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Préserver les aéroports régionaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3401. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Barthès alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de préserver les aéroports régionaux. Ils jouent un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire, dans l’attractivité des départements et notamment dans la ruralité. La volonté d’augmenter fortement le produit de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) est une aberration qui, si elle est mise en œuvre, aura de graves conséquences sur l’économie et entraînera une importante perte de compétitivité. Les compagnies low cost se retireront d’un grand nombre d’aéroports régionaux, ce qui conduira à leur fermeture, comme c’est le cas à Carcassonne avec la compagnie Ryan Air. Des fermetures des petits aéroports conduiraient à la perte de nombreux emplois et isoleraient des territoires déjà trop souvent oubliés. Il faut aider les petits aéroports, qui sont si essentiels, et non les handicaper davantage. Il faut ouvrir de nouvelles lignes et non en fermer encore et encore. Comment expliquer qu’à Carcassonne il n’y a toujours pas de ligne vers Paris, alors que la cité médiévale est l’un des monuments les plus visités du pays ? Il faut également éviter que la direction générale de l’aviation civile (DGAC) ne se désengage de la gestion de certaines tours de contrôle en France, comme cela a été annoncé à Carcassonne. L’aéroport de cette commune génère à lui seul 85 millions d’euros chaque année, ce qui est vital pour un département rural comme celui de l’Aude. Il lui demande ce qu’il compte faire pour soutenir les petits aéroports français comme celui de Carcassonne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>229</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transition énergétique dans le secteur du transport ferroviaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3402. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la transition énergétique dans le secteur du transport ferroviaire. Selon plusieurs études et informations disponibles, le réseau ferroviaire français n’est électrifié qu’à moitié. Cela veut dire que la partie non électrifiée fonctionne encore avec des matériels à diesel. De plus, les technologies utilisant l’hydrogène sont peu adaptées pour les trains très lourds. Elle souhaite donc connaître la stratégie des pouvoirs publics pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur ferroviaire non électrisé et lui demande les orientations et la trajectoire définies pour accélérer la transition énergétique du rail en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>229</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de mise à grand gabarit de la Seine Bray-Nogent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3403. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine, qui risque de ne pas recevoir les financements nécessaires à sa réalisation. En effet, ce projet reconnu d’utilité publique le 22 juillet 2022 par décret du Conseil d’État a pour but d’étendre le réseau navigable afin de permettre le passage de bateaux jusqu’à 2 500 tonnes d’emport du département de la Seine-et-Marne au département de l’Aube. Il permettra d’accroître les échanges de marchandises par voie fluviale avec le Bassin parisien, les ports du Havre, de Rouen et le nord de l’Europe avec la réalisation du canal Seine-Nord-Europe également en développement. En améliorant le transport par voie d’eau, il permettra de promouvoir un transport plus écologique avec de plus faibles émissions en CO2 que le transport routier et favorisera également le développement économique régional en mettant à la disposition des territoires traversés une infrastructure fluviale de premier plan, capable d’offrir les services dont ces territoires ont besoin. Cependant, un rapport récent du Sénat intitulé « Projet de loi de finances pour 2025 : Écologie, développement et mobilité durables » a révélé le gel du projet. La raison évoquée serait le non-versement de subventions européennes initialement escomptées pour sa réalisation. Cet arrêt risque de mettre en péril l’avenir du transport fluvial au départ de la petite Seine, alors que de nombreux acteurs économiques et agricoles français dépendent de ce projet censé renforcer leur compétitivité, notamment dans l’Aube et en Seine-et-Marne. Elle l’interroge afin de savoir quels financements alternatifs sont à l’étude pour la réalisation de ce projet et lui demande quels moyens le Gouvernement compte mobiliser afin de faire avancer le plus rapidement possible la mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>230</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Inégalité des normes de la profession des barbiers envers celles des coiffeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3235. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, à propos de la réglementation de la profession des barbiers. La problématique réside dans le fait que la profession de barbier est en pleine expansion et est en concurrence avec celle des coiffeurs, ces derniers étant soumis à une réglementation très stricte comparativement à celle des barbiers. En effet, les professionnels de la coiffure sont réglementés par les articles L. 121-1 et R. 121-1 du code de l’artisanat, qui leur imposent notamment d’être détenteur d’un diplôme (CAP, BP ou autre diplôme homologué). En revanche, il suffit d’avoir travaillé 3 ans en salon ou en privé pour pouvoir ouvrir un Barbershop. De plus, lors d’une ouverture d’un salon barbier ou de coiffure, un premier contrôle est effectué lors de l’immatriculation de la société au Registre national des entreprises qui permet de vérifier que l’établissement de coiffure est bien tenu par des personnes qualifiées. Or on remarque facilement que nombreux sont les salons de barbier proposant également des prestations de coiffure à bas prix, sans les diplômes requis par le code de l’artisanat à l’article R. 121-2. En outre, les salons de barbiers travaillent souvent le dimanche et n’imposent pas les deux jours de repos obligatoires par semaine exigés par le code du travail. Ces éléments démontrent une concurrence déloyale exercée par les barbiers à l’encontre des coiffeurs. Face à cette situation, elle lui demande comment elle compte régulariser cette inégalité, imposer des règles plus strictes à l’ouverture et à la pratique dans un salon de barbier et si elle va faire en sorte que les salons de barbier déjà installés soient contrôlés sur les services proposés, leurs qualifications, les prix exercés et sur les conditions d’hygiène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>230</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la profession de graphothérapeute
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3360. — 21 janvier 2025. — M. Corentin Le Fur attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la reconnaissance de la profession de graphothérapeute. Les graphothérapeutes sont des spécialistes de la rééducation des troubles de l’écriture chez les enfants. Ces troubles, qui englobent des difficultés dans la pratique de l’écriture manuscrite chez l’enfant, sont multiples (dysphasie, dyslexie, dyspraxie, etc.). Pour traiter ces difficultés, les graphothérapeutes sont formés par des organismes privés et prennent en charge chaque année plusieurs dizaines de milliers d’enfants. Les graphothérapeutes ne sont cependant pas tous formés de la même manière. En effet, les formations qu’ils suivent ne sont pas toujours encadrées par une réglementation claire et conduisent à la prolifération de formations de courte durée. En la matière, l’absence d’harmonisation des règles de formation ne manque pas d’interroger, alors que les conséquences sont potentiellement très lourdes pour de nombreux enfants déjà en difficulté. Ainsi, pour mettre fin à cette situation, il pourrait être pertinent qu’un modèle unique de formation pour les graphothérapeutes soit reconnu. Cela donnerait aux parents des enfants en difficulté un moyen d’identifier les professionnels reconnus et permettrait aux graphothérapeutes une plus large coopération avec les autres professionnels de santé (orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, orthoptistes) pour une prise en charge optimale des troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant. C’est pourquoi, au vu de ces éléments, il lui demande si, dans un souci de lisibilité pour les parents d’enfants en difficulté et afin d’assurer une prise en charge aussi précoce que possible des « troubles dys », le Gouvernement envisage de reconnaître un parcours de formation encadré pour la profession de graphothérapeute.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>231</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Décret sur la revalorisation de retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3374. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’octroi de trimestres supplémentaires pour la retraite des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit le droit à trois trimestres de retraite supplémentaires pour les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli au moins dix années d’engagement, de façon continue ou non, et un trimestre de retraite supplémentaire tous les cinq ans. L’attente du décret d’application se fait longue, sachant que certains sapeurs-pompiers volontaires auraient déjà pu bénéficier de cette mesure. Ce décret pourrait permettre à des sapeurs-pompiers volontaires de partir plus tôt à une retraite bien méritée après des années de services à la population, à risquer leur vie, sauver, protéger et secourir les citoyens. De plus, cette mesure pourrait permettre de recruter davantage, d’attirer de nouveaux sapeurs-pompiers volontaires, qui se sentiraient revalorisés par leur travail. Face à cette situation, elle souhaite savoir quand le Gouvernement publiera le décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023, afin de respecter son engagement envers les sapeurs-pompiers volontaires, qui eux répondent chaque jour aux attentes de la population. Elle souhaite également connaître les modalités précises de l’octroi de ces trimestres, ainsi que leur compatibilité avec les différents régimes d’assurance vieillesse déjà applicables aux sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>231</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Démantèlement programmé du service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3221. — 21 janvier 2025. — M. Emmanuel Maurel alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la disparition programmée du service du contrôle médical (SCM), qui emploie 7 000 salariés. Début octobre 2024, la Caisse nationale d’assurance maladie, à laquelle le SCM est rattaché, a fait part de son intention d’intégrer ses médecins conseil au sein des caisses primaires. Lors de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, le Gouvernement avait introduit un amendement en ce sens, mais l’Assemblée l’avait largement rejeté. Suite à la transmission du texte au Sénat, le Gouvernement avait réintroduit cet amendement, confirmant sa persistance à vouloir démanteler le SCM. Or un tel projet ne répond pas à une problématique de santé mais à des enjeux purement comptables. En effet, ses médecins conseil émettent des avis qui s’imposent aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sur les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents du travail, les affections de longue durée ou les retraites pour inaptitude et ce dans le strict respect du secret médical. Dans l’hypothèse où les médecins conseil seraient rattachés aux CPAM, ces dernières pourraient passer outre leurs avis médicaux sur ces pathologies, qui touchent des millions de Français et ainsi restreindre artificiellement le volume de leurs paiements. Cela coïnciderait opportunément avec les projets du Gouvernement en la matière, maintes fois renouvelés dans le contexte de dégradation des finances publiques. Un risque important pèserait enfin sur la conservation du secret médical, du fait de la subordination des médecins conseil aux CPAM. M. le député souhaite relayer la vive inquiétude des salariés du service du contrôle médical auprès de Mme la ministre. La rapidité de l’introduction de ce projet prouve qu’il n’a pas été concerté et que ses risques n’ont pas été correctement évalués. Il ne présente enfin aucun avantage apparent en matière de service médical rendu. Dans ces conditions, il serait raisonnable que le futur projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 ne comporte plus de dispositions visant de manière directe ou indirecte à démanteler le service du contrôle médical. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>232</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conditions de recours aux indemnités chômage après une formation professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3231. — 21 janvier 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les suites des contrats de professionnalisation et les difficultés rencontrées par certaines entreprises pour fidéliser leur personnel formé dans ce cadre. Les contrats de professionnalisation, instaurés en 2004, ont pour objectif d’améliorer l’accès à l’emploi des jeunes et des demandeurs d’emploi tout en répondant aux besoins en compétences des entreprises. Ce dispositif repose sur une alternance entre formation théorique et travail en entreprise, permettant ainsi aux bénéficiaires d’obtenir une qualification reconnue tout en favorisant leur insertion professionnelle. Les entreprises investissent considérablement dans ce processus, tant sur le plan financier qu’en matière d’accompagnement des salariés, afin de sécuriser leurs recrutements et d’assurer la montée en compétences des collaborateurs. Cependant, des difficultés peuvent survenir lorsque des salariés formés dans ce cadre choisissent de ne pas poursuivre leur engagement au sein de l’entreprise, préférant bénéficier des allocations chômage dès la fin de leur contrat. Cette situation soulève des interrogations sur la compatibilité entre les règles actuelles d’indemnisation et les objectifs initiaux des contrats de professionnalisation, qui visent avant tout à favoriser une insertion durable dans l’emploi. M. le député souhaiterait savoir si Mme la ministre envisage des mesures permettant de mieux aligner ce dispositif sur son ambition initiale. En particulier, il lui demande si des évolutions des conditions d’accès aux allocations chômage pour les bénéficiaires de contrats de professionnalisation pourraient être envisagées, afin de prévenir les abus éventuels et de renforcer la sécurisation des parcours pour les entreprises et les salariés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>232</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ventes occasionnelles entre particuliers pour le calcul du RSA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3260. — 21 janvier 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les ventes occasionnelles entre particuliers qui entrent en compte pour le calcul du revenu de solidarité active. Selon l’article R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, le montant du revenu de solidarité active (RSA) se calcule ainsi : « Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l’ensemble des ressources, de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux ». Le montant du RSA dépend en effet des revenus de l’allocataire, qui est tenu à une obligation de déclaration trimestrielle de ses ressources. Cette dernière peut engendrer une révision à la baisse du montant de l’allocation en raison des ressources perçues. Ainsi une personne seule percevant 598,54 euros de RSA peut être amenée, afin de faire face à une difficulté ponctuelle, à vendre quelques objets sur des plateformes de seconde main comme LeBonCoin ou Vinted. Ces revenus sont pris en compte par la CAF et le montant du RSA est ainsi modifié à la baisse, sans préavis. Les textes ne distinguent donc pas l’argent issu de la vente d’un bien neuf, qui procure au vendeur un bénéfice, de l’argent issu de la vente occasionnelle d’un bien usagé, soit une vente à perte. Le calcul de ce montant net social intègre donc des éléments qui n’étaient auparavant pas pris en compte dans le calcul ouvrant droit à certaines prestations. Ceci est d’autant plus incompréhensible que la lutte contre le gaspillage est une priorité affichée du Gouvernement, qui encourage l’économie circulaire. Il est évident que ces petites ventes d’objets, dont le prix de vente est inférieur de beaucoup au prix d’achat, ne changent pas de façon définitive le niveau de vie des allocataires du RSA. La vente d’objets personnels n’est d’ailleurs pas imposable du moment où l’on vend des biens à une valeur inférieure au prix où on les a achetés. Il a déjà fait état de cette situation le 12 mars 2024 restée sans réponse. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’ajouter l’exclusion des revenus issus de la vente occasionnelle de biens personnels dans les ressources prises en compte pour le calcul du montant du RSA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>232</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Lutte contre la prostitution des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3269. — 21 janvier 2025. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la protection de l’enfance contre les agressions sexuelles sur mineurs et le phénomène de prostitution des mineurs. La médiatisation de la tragique affaire datant d’une dizaine d’année des « grooming gangs » (gangs de violeurs) dont l’immense majorité des accusés sont Pakistanais et la majorité des victimes, plusieurs milliers, sont des jeunes filles anglaises rappellent la nécessité de protéger les enfants des agressions sexuelles dans la société. Si aucune affaire judiciaire de cette envergure n’est connue en France, les agressions sexuelles sur mineurs ne sont pas ignorées. Parmi les dangers que peuvent subir les mineurs, le phénomène de la prostitution des mineurs est particulièrement inquiétant, touchant environ 10 000 jeunes dans le pays. Depuis la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale, tout mineur qui se livre à la prostitution, même occasionnellement, est réputé en danger, est victime d’exploitation sexuelle et relève de la protection du juge des enfants. Un premier plan national contre la prostitution des mineurs a été présenté en novembre 2021 sous le Gouvernement de Jean Castex. Un autre plan interministériel de lutte contre la prostitution et l’exploitation sexuelle a été initié en mai 2024, avec un axe particulier concernant la prostitution des mineurs. Ainsi, elle souhaiterait savoir quel bilan le Gouvernement tire de ces plans et comment il compte renforcer la lutte contre la prostitution des mineurs et la lutte contre les agressions sexuelles des mineurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>233</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie de personnels dans le secteur de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3270. — 21 janvier 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque criant de personnels dans les crèches et dans le secteur de l’enfance jeunesse dans la Haute Vallée de l’Aude et plus généralement dans les territoires ruraux. Il attire également l’attention de M. le ministre sur le fait qu’il est très souvent interrogé en circonscription sur ce sujet, à juste titre, par les Français. En effet, si la situation est déjà dramatique dans les villes, elle l’est encore davantage dans les territoires ruraux comme le témoigne le cas de la Haute Vallée de l’Aude. Une trop faible rémunération de l’ensemble des personnels et une absence de valorisation des métiers de la petite enfance sont les causes majeures de cette catastrophe sociale qui conduit à un problème structurel de manque de personnels. Si un grand plan au niveau national doit être mené pour revaloriser la profession et recruter considérablement, il faut agir dans un premier temps sur les salaires, en concertation avec tous les acteurs de la petite enfance, pour qu’ils puissent augmenter significativement partout sur le territoire. Autrement, les territoires ruraux en seront les premières victimes et ne pourront pas attirer des couples avec des enfants en bas âge. Il est important de rappeler l’importance de la présence d’une crèche sur un territoire. Elle est indispensable pour favoriser l’attractivité et le dynamisme d’un bassin de vie et une des conditions préalables pour l’implantation de nouvelles familles. M. le député insiste pour que des moyens massifs soient mis en œuvre dans le secteur de la petite enfance partout sur le territoire. Il lui demande donc les actions immédiates qu’il compte prendre pour pallier ce manque énorme de personnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>233</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Développement du partenariat entre l’éducation nationale et les hôpitaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3274. — 21 janvier 2025. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la possibilité de développer un partenariat renforcé entre l’éducation nationale et les hôpitaux, sur le modèle des classes de défense. Le modèle des classes de défense, qui vise à sensibiliser les jeunes à la défense nationale et à la citoyenneté, a montré des résultats positifs en matière de cohésion sociale et de préparation à la citoyenneté active. Inspiré par ce modèle, il semble pertinent de réfléchir à l’instauration de partenariats similaires entre l’éducation nationale et les établissements hospitaliers. Une telle initiative pourrait permettre de mieux sensibiliser les élèves aux enjeux de santé publique, de les former aux réalités du milieu hospitalier et de renforcer la solidarité entre le secteur éducatif et le secteur médical. Elle offrirait également aux élèves une meilleure compréhension du rôle des hôpitaux et pourrait constituer une source d’inspiration pour des vocations dans le domaine de la santé, tout en enrichissant leur parcours scolaire par des expériences concrètes. En ce sens, elle lui demande si le Gouvernement envisage de développer des dispositifs permettant la création de partenariats entre établissements scolaires et hôpitaux, inspirés du modèle des classes de défense.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>233</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accumulation des normes pour les centres de formations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3297. — 21 janvier 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’accumulation des normes et des entraves pour les gérants de centres de formations dans l’accès aux marchés publics. Les appels d’offres pour les centres de formations proposés par l’opérateur de compétences des entreprises de proximité (OPCO EP), sont conditionnés à de nombreuses normes. Tout d’abord, il leur est obligatoire d’être habilité par la branche professionnelle pour proposer tous les certificats de qualification professionnelle (CQP) de branche. Puis, il leur est imposé de faire habiliter des professionnels de cette même branche de formation occasionnant des frais de déplacement. Il est ensuite nécessaire de mettre en place un plan de recrutement massif en raison de l’obligation d’intervenants salariés. Enfin, le centre de formation doit présenter une liste de professionnels prêts à recruter les candidats dans son territoire d’implantation alors même que cette recherche n’est pas prise en charge par une quelconque aide de l’OPCO EP ou de France Travail. Cela s’ajoute à l’obtention de la certification Qualiopi, obligatoire depuis l’entrée en vigueur de la loi du même nom en 2022. Les acteurs du secteur de la formation alertent sur l’impact de ces normes qui les étouffent et entravent leur activité à tel point qu’ils sont contraints de devoir même faire appel à des cabinets de conseils extérieurs à leur structure, aggravant d’autant les budgets de financement. Compte tenu de cette situation fort préjudiciable, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement visant à simplifier les conditions d’accès aux marchés publics de ces centres de formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>234</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Rémunération des organismes de formation - absence non justifiée d’un stagiaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3299. — 21 janvier 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la rémunération des organismes de formation en cas d’absence non justifiée d’un stagiaire. En effet, le décret n° 2018-1338 du 28 décembre 2018 souligne l’importance de l’assiduité des stagiaires dans la formation professionnelle et mentionne que les absences injustifiées peuvent entraîner des retenues sur la rémunération du stagiaire, mais également sur celle de l’organisme de formation. Concrètement, en cas d’absence non justifiée d’un stagiaire, l’organisme de formation peut ne pas percevoir le financement correspondant à cette période de formation. Pour cette raison, les organismes de formation exigent des justificatifs d’absence valables de la part de leurs stagiaires. Cependant, dans la pratique, ces justificatifs ne sont que très rarement fournis, ce qui met en difficulté les organismes de formation et nuit grandement à la rentabilité des organismes privés non financés. Elle lui demande donc des éclaircissements sur les actions que le Gouvernement envisage pour soutenir les organismes de formation face aux stagiaires défaillants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>234</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Richard Ramos</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cancer de la prostate - prévention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3320. — 21 janvier 2025. — M. Richard Ramos interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le cancer de la prostate et sa prévention. Avec 9 200 décès en 2021, le cancer de la prostate est le premier cancer dont les hommes souffrent. Prévenir ce cancer permettrait de sauver des vies, ainsi M. le député souhaiterait savoir si des actions de prévention du cancer de la prostate vont être mises en place. Un courrier/mail d’invitation à un diagnostic pourrait-il être adressé aux hommes à partir de 50 ans ? Il remercie Mme la ministre de sa réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>234</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3321. — 21 janvier 2025. — Mme Catherine Rimbert interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la fibromyalgie, une maladie chronique invalidante qui touche plusieurs millions de personnes en France. Cette pathologie, caractérisée par des douleurs diffuses, une fatigue intense et des troubles cognitifs, demeure insuffisamment reconnue par le système de santé français. De nombreux malades se retrouvent isolés, en errance médicale, sans diagnostic clair, ce qui aggrave leur souffrance physique et morale. À l’approche de la Journée mondiale de la fibromyalgie, le 12 mai prochain, les acteurs mobilisés contre cette maladie appellent à une meilleure sensibilisation du grand public et des décideurs sur cette pathologie. Ils demandent notamment d’appeler l’attention sur leurs besoins spécifiques. Par ailleurs, cette journée est l’occasion de rappeler l’importance de la recherche sur la fibromyalgie et la nécessité d’améliorer la prise en charge des malades, notamment par la reconnaissance officielle de la maladie et par des moyens adaptés pour les structures médicales, sociales et associatives qui les accompagnent. Ainsi, elle souhaiterait savoir quelles actions Mme la ministre envisage de mettre en œuvre pour renforcer la sensibilisation à cette pathologie auprès des professionnels de santé et du grand public et quelles actions permettraient d’encourager la recherche médicale et scientifique sur la fibromyalgie, afin d’en mieux comprendre les mécanismes et de développer des traitements efficaces. De plus, elle souhaiterait connaître le moyen de faciliter sa reconnaissance comme une maladie invalidante, permettant ainsi aux patients concernés d’avoir accès à des aides adaptées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>235</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Politique de santé publique en matière de maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3323. — 21 janvier 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les politiques de santé publique concernant les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent désormais 3 millions de citoyens (près de 4 millions en incluant les proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a, cependant, mis en évidence le caractère insuffisant des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. La feuille de route maladies neurodégénératives dont la première version 2021-2022 avait été lancée en juin 2021 n’a, dans les faits, jamais été totalement mise en œuvre ni financée. Par ailleurs, alors que cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif Maladies neurodégénératives se sont, de leur part, mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, pour fournir une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a toutefois jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais depuis rien ne s’est passé. Face à l’enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, la France doit être en mesure de se doter d’une politique de santé publique d’envergure et de structurer une réponse publique adaptée à la hauteur des besoins plutôt que d’en appréhender certains aspects sans coordination plus cohérente et plus large. C’est pourquoi il lui demande quelle politique le Gouvernement entend mener concernant la stratégie nationale contre les maladies neurodégénératives qu’il s’est engagé à mettre en œuvre pour les années à venir et quels moyens il entend désormais déployer pour que cette stratégie soit effective et efficiente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>235</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès à l’ASF pour les familles recomposées avec un parent veuf
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3351. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une inégalité concernant l’Allocation de Soutien Familial (ASF), qui pénalise les familles recomposées avec un parent veuf. L’ASF, destinée aux familles dont un enfant est privé du soutien financier de l’un de ses parents, est supprimée lorsque le parent veuf refonde un couple, partant du principe que le nouveau conjoint assure la prise en charge des enfants. Cette situation contraste avec celle des autres familles recomposées, où l’aide est maintenue en cas de défaillance d’un parent. Cette règle fragilise des familles déjà éprouvées et ne prend pas en compte leur réalité économique. Aussi, elle l’interroge sur les mesures envisagées pour adapter ce dispositif et garantir un traitement plus équitable pour ces familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>235</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Modulation des allocations familiales selon les revenus du foyer fiscal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3352. — 21 janvier 2025. — Mme Justine Gruet appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles concernant la modulation des allocations familiales selon les revenus du foyer fiscal. Depuis près d’une quinzaine d’années, la politique familiale française ne permet plus de répondre aux défis du XXIe siècle. Un constat inquiétant qui fait d’ailleurs l’objet de plusieurs rapports et dont pourtant, les solutions adoptées ne semblent pas en adéquation avec les réels besoins de la société. En cause notamment, les mesures adoptées sous la présidence de François Hollande comme la fin de l’universalité des allocations familiales ou encore la baisse du plafond du quotient familial dont les conséquences indiquent une baisse continue du taux de natalité de 2,1 enfants par femme en 2012 à 1,68 en 2023. Bien que la politique familiale ne dépende pas exclusivement des allocations familiales affectées, celles-ci restent un élément pris en considération pour les familles. Or les dépenses publiques liées à la politique familiale continuent d’augmenter malgré une chute réelle de la natalité. En effet, les montants cumulés des allocations familiales (AF) et allocations de rentrée scolaire (ARS) sont passés de 14,7 milliards d’euros en 2019 à 15,4 milliards en 2023. Dans le contexte budgétaire actuel, l’évaluation concrète de la politique familiale française doit être posée. Aussi face aux résultats de l’actuelle politique familiale, Mme la députée souhaite connaître la position du Gouvernement sur la possibilité de revenir sur l’universalité des allocations familiales. Elle demande également si un projet d’un seuil de revenus minimum pour bénéficier de ces allocations familiales à partir du troisième enfant peut être étudié afin d’établir une réelle responsabilisation des parents quant à la prise en charge financière inhérente à un troisième enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>236</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Tristan Lahais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Salaires du personnel hospitalier du secteur privé à but non lucratif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3362. — 21 janvier 2025. — M. Tristan Lahais alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les différences salariales importantes qui existent entre le personnel hospitalier du public et celui du privé à but non lucratif. Aujourd’hui, les budgets alloués aux établissements diffèrent malgré l’utilité publique reconnue au privé à but non lucratif et alors même que le travail fourni, les diplômes et les tarifications au sein des deux secteurs sont identiques. À titre d’exemple, à la polyclinique de Saint-Laurent, à Rennes, il existe, selon les professions, entre 300 et 600 euros de différence entre les salaires des personnels et ceux des agents de l’hôpital public. La moitié des employés de la polyclinique ont un salaire de base inférieur au SMIC, conduisant l’établissement à devoir verser des compléments aux agents logistiques, hôteliers et techniques (264 euros mensuels), ainsi qu’aux agents administratifs et aux aides-soignants (79 euros mensuels) afin de ne pas être hors-la-loi. Au fil des ans, alors que le SMIC progressait à la faveur de son indexation sur l’inflation, les grilles salariales du privé non lucratif ont connu un tassement significatif. Les aides-soignants et agents administratifs se voient aujourd’hui verser des salaires inférieurs au SMIC (-79 euros) alors qu’en 2005, ils étaient de 273 euros supérieurs. L’établissement compte aujourd’hui une vingtaine de postes vacants à la suite de la dévalorisation vécue par plusieurs métiers et de départs importants. Il existe de surcroît un risque de fragilisation du secteur public puisque les deux entités interagissent de manière complémentaire, en l’occurrence avec le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes. Assurer une santé financière pérenne pour ces structures privées ainsi que des salaires identiques à ceux de la fonction publique hospitalière implique des financements plus importants. Il apparaît donc urgent d’intervenir afin de fidéliser le personnel, de maintenir la qualité du service rendu, d’enrayer la perte d’attractivité des métiers du soin et les fermetures d’établissements privés associatifs. Dans ce sens, il se révèle également nécessaire de considérer l’application des mesures « Guérini » aux établissements privés à but non lucratif. Il en va d’un principe de justice élémentaire selon laquelle « à travail égal, salaire égal » ; de la dignité de ces travailleuses et travailleurs reconnus comme essentiels pendant la crise sanitaire ; et de la reconnaissance que la société leur doit. En conséquence, M. le député demande à Mme la ministre que des financements complémentaires soient envisagés dans le nouvel examen du PLFSS 2025, afin que les établissements de santé d’intérêt collectif puissent revaloriser les salaires et assurer à leurs agents les mêmes conditions salariales que le secteur public. Cette démonstration d’engagement de l’État viendrait faciliter les négociations visant à refondre la convention collective nationale du 31 octobre 1951 (CCN51) dans une nouvelle convention collective unique étendue (CCUE) et permettre une véritable harmonisation vers le haut des salaires des personnels du secteur privé non lucratif, afin de combler l’écart important qui s’est creusé avec leurs collègues du secteur public. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>236</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Soutien à l’école de psychomotricité de Sorbonne Université
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3365. — 21 janvier 2025. — M. Denis Fégné interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la disparition progressive de l’école de psychomotricité de Sorbonne université. Le psychomotricien est un professionnel de santé disposant du statut d’auxiliaire de la médecine qui dispense des soins sur prescription d’un médecin. Pour exercer, il a suivi une formation de trois années d’études suivant le baccalauréat avec un diplôme d’État délivré par le ministère de la santé. Il réalise, auprès d’enfants, d’adolescents ou d’adultes, des interventions préventives, éducatives, de repérage, de diagnostic et de soin. Il exerce des missions essentielles de santé publique. Ainsi l’État se doit-il de garantir une formation publique et de qualité à cette profession. Cependant, force est de constater que ce n’est pas malheureusement le cas depuis une décennie en laissant progressivement disparaître la plus ancienne et la plus importante école de psychomotricité du pays. En effet, l’école de psychomotricité de Sorbonne université, qui relève du ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles, est privée de financement étatique depuis plus de dix ans. Si les subventions de la région Île-de-France pour pallier l’absence de financement de l’État ont pu maintenir l’activité jusqu’à aujourd’hui, son avenir est grandement menacé face à l’augmentation croissante des dépenses des universités. Bruno Riou, doyen de la Faculté de santé et Nathalie Drach-Temam, présidente de Sorbonne université, ne cessent d’avertir le ministère, sans recevoir un quelconque soutien. Face à cette situation intenable, ils ont tiré la sonnette d’alarme à travers une tribune : « La fermeture progressive de l’école de psychomotricité de Sorbonne université n’a pas soulevé la moindre réaction officielle », publiée dans Le Monde le 7 janvier 2025. Comme l’indique Mme Nathalie Drach-Temam : « Face à ces restrictions, nous devons acter que si l’État considère cette formation comme non prioritaire, il n’est plus possible pour nous de la financer au détriment des autres formations ». Cette décision aurait des conséquences directes sur les étudiants mais surtout sur les patients et la société française dans son ensemble, déjà touchée par une pénurie de nombreux spécialistes. Il lui demande ainsi si elle va soutenir la formation publique en psychomotricité, notamment l’école de psychomotricité de Sorbonne université, en allouant à nouveau des crédits permettant à cette institution de continuer à former les professionnels de santé dont le pays a tant besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>237</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de compensation financière pour l’extension de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3366. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Laernoes alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation critique des organismes de formation en travail social. Ces alertes font suite à l’arrêté du 5 août 2024 rendant obligatoire le versement de la prime Ségur pour tous les employés concernés par l’accord professionnel n° 2005, conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Il faut saluer cette décision visant à corriger des inégalités salariales dans un secteur qui a souvent revendiqué son déficit d’attractivité. Cependant, cette mesure met en difficulté ces structures car elle s’applique sans compensation financière. En effet, ces organismes de formation en travail social n’ont pas les ressources nécessaires pour absorber les coûts supplémentaires inhérents au versement de la prime qui représente 238 euros bruts mensuels à l’ensemble des salariés. Cette décision étant rétroactive au 1er janvier 2024, elle place de manière immédiate les structures dans la précarité économique ce qui impacte directement leur fonctionnement et interroge sur leur survie financière. Ainsi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement avait pour projet d’agir pour ces organismes de formation afin que l’État puisse financer l’arrêté pris le 5 août 2024 et si le Gouvernement pouvait entretenir un dialogue entre les différents acteurs qui pourrait garantir la stabilité économique des structures ainsi que la qualité des formations dispensées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>237</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Contrôle inadéquat des assistantes maternelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3367. — 21 janvier 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le suivi de l’agrément délivré aux assistantes maternelles par les services départementaux de la protection maternelle et infantile. Au préalable, Mme la députée rappelle que cet agrément est conditionné, entre autres éléments d’appréciation, par un logement permettant de garantir la santé, la sécurité et l’épanouissement des enfants accueillis. Il convient de relever une inégalité de traitement concernant le suivi de l’agrément en cas de déménagement dans le même département et hors du département. Il faut préciser que, dans les deux hypothèses, l’assistante maternelle est tenue de communiquer sa nouvelle adresse aux services du département par lettre recommandée avec avis de réception au plus tard 15 jours avant l’emménagement. Dans le cas d’un déménagement hors du département d’origine, l’assistante maternelle, qui doit en plus joindre à sa nouvelle adresse une copie de la décision ou de l’attestation de son agrément, fait l’objet d’un contrôle des services du département d’accueil. Ceux-ci doivent s’assurer que le nouveau logement est conforme à l’agrément délivré en organisant une visite de celui-ci et en le modifiant si les nouvelles conditions d’accueil des enfants le justifient. Or ce type de contrôle n’est pas prévu dans l’hypothèse d’un déménagement dans le même département, alors que le nouveau logement pourrait ne pas satisfaire aux conditions de l’agrément initialement délivrée pour le logement d’origine et, à ce titre, il y a inégalité de traitement. Mme la députée fait remarquer que l’élément déclencheur d’un contrôle de la part du département ne devrait pas être le changement de département mais le changement de logement. Cette inégalité de traitement affaiblit le contrôle des professionnels de la petite enfance, notamment du point de vue de la qualité de leur offre d’accueil et limite la capacité des services départementaux à détecter les cas d’irrégularité, voire de maltraitance. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>237</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Contrats aidés et retraite pour carrière longue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3373. — 21 janvier 2025. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de prise en compte des trimestres acquis au titre de contrats aidés dans le cadre d’un départ à la retraite pour carrière longue. Si la réforme des retraites du 14 avril 2023 a permis aux personnes qui ont travaillé dans le cadre d’un contrat aidé de type travaux d’utilité collective (TUC) ou stage d’initiation à la vie professionnelle (SIVP) de bénéficier, au titre de ces activités, de trimestres assimilés, elle n’a en revanche pas fait de ces trimestres des trimestres cotisés. Or la distinction entre trimestres assimilés d’une part et trimestres cotisés d’autre part n’est pas seulement sémantique. Elle est même très lourde de conséquences pour la majorité des personnes qui, depuis 1984 et l’instauration des TUC, ont travaillé sous un régime de type contrats aidés. En effet, à la différence des trimestres cotisés ou réputés cotisés, les trimestres assimilés ne sont pas comptabilisés dans le cadre d’un départ anticipé à la retraite pour carrière longue. Cet état du droit, parce qu’il prive beaucoup de citoyens d’une retraite pour carrière longue, est incompris et largement déploré. Il l’est d’autant plus que, par nature, les emplois sous contrat aidé ont majoritairement été occupés par des jeunes, souvent âgés de moins de 20 ans. Si la loi du 14 avril 2023 et le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 ont fait évoluer de façon positive le droit en vigueur en permettant la prise en compte de ces périodes d’activité pour l’ouverture des droits à pension, il serait aujourd’hui pertinent d’aller plus loin afin de ne pas priver injustement des personnes, qui ont débuté leur carrière tôt, d’un départ anticipé à la retraite. Dans ces conditions, dans une perspective de justice et afin de mieux valoriser le travail, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend faire évoluer le droit en vigueur en procédant à la modification du décret du 21 août 2023 afin que les périodes de d’activité sous « contrat aidé » permettent l’octroi de trimestres réputés cotisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>238</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pensions des salariés à carrière mixte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3375. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la méthode de calcul de la pension de retraite pour les personnes ayant effectué moins de 25 ans de travail dans le secteur privé. En effet, après application de la formule retenue à l’article R. 3511-29 du code de la sécurité sociale, les salariés dans cette situation voient le montant de leur pension diminué alors même que le montant des salaires soumis à cotisations continue d’augmenter. Suivant l’alinéa 3 de l’article précité, quand l’assuré ne réunit pas 25 ans d’assurance au régime général, « les années antérieures sont prises en considération en remontant à partir de cette date jusqu’à concurrence de 25 années pour la détermination du salaire de base ». Cette disposition a pour conséquence de diminuer le montant des pensions reçues. Elle lui demande quelles réponses seront apportées aux personnes concernées dans le cadre de l’application de la dernière réforme des retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>238</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3376. — 21 janvier 2025. — Mme Laure Miller interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la date prévue d’entrée en vigueur du décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 relatif aux retraites des sapeurs-pompiers volontaires. L’article en question prévoit que les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire, ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime. Dans ce contexte, l’initiative de cette loi est à saluer car elle renforce l’attractivité du recrutement des sapeurs-pompiers volontaires, souvent mise à l’épreuve. Cependant, le projet de décret présenté en octobre 2023 s’éloigne de la loi initiale d’avril de la même année. La première version du texte d’application limitait la bonification des retraites aux seuls sapeurs-pompiers n’exerçant aucune activité professionnelle. Cette distinction apparaît comme une injustice pour tous les volontaires, qui s’engagent en parallèle de leur vie professionnelle et parfois au détriment de leur vie personnelle. Elle lui demande quel est le délai de parution d’un décret qui refléterait pleinement l’objectif de reconnaissance prévu par la loi n° 2023-270.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>238</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Autosuffisance de la France en médicaments dérivés du plasma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3378. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’approvisionnement de la France en médicaments dérivés du plasma (MDS). Ces médicaments biologiques complexes, pour lesquels neuf mois s’écoulent entre la collecte sécurisée du plasma sanguin et la mise à disposition du médicament, diffèrent des produits sanguins quant à la réglementation qui leur est applicable. Les besoins des patients en MDS sont en augmentation. Pourtant, depuis plusieurs mois, le marché français des MDS subit de fortes tensions d’approvisionnement, ce qui a conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament à mettre en place un dispositif d’information sur la couverture des besoins. Alors que les donneurs ne manquent pas (1,5 million par an), les patients doivent subir un contingentement et des priorisations des MDS et plus particulièrement des immunoglobulines en raison de la dépendance de la France à 65 % de fournisseurs privés multinationaux. L’État ne semble pas assez impliqué dans l’organisation du marché tandis qu’il dispose de tous les atouts pour ce faire. En effet, l’Établissement français du sang (EFS) serait en mesure de développer un plan de plasma pouvant couvrir, en 2026-2027, 50 % des besoins nationaux. Qui plus est, la future usine du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies d’Arras qui entrera en service à la fin de l’année pourra traiter annuellement 3,3 millions de litres. Il lui demande dans quelle mesure l’État peut, d’une part, donner à l’EFS les moyens financiers de développer massivement la collecte de plasma et, d’autre part, créer les conditions afin que la future usine d’Arras puisse écouler ses MDS en France à travers des appels d’offres favorisant la production nationale, solutions qui garantiraient la souveraineté en ce domaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>239</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Nouveau carnet de santé pour l’enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3379. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le nouveau carnet de santé de l’enfant. Entré en vigueur le 1er janvier 2025, ce nouveau carnet de santé pour l’enfant intègre les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), « pour prendre en compte les nouvelles recommandations sanitaires et les évolutions sociétales ». Les vingt examens de santé obligatoires sont par exemple tous détaillés. Néanmoins, à l’exception de ces modifications mineures sur le contenu, le carnet de santé pour l’enfant est très proche de l’ancien. Il est entièrement en format papier, sans numérisation supplémentaire. Les outils du XXIe siècle, comme l’intelligence artificielle, ne peuvent donc être intégrés malgré les bénéfices qu’ils pourraient apporter dans l’effort de prévention. M. le député s’interroge donc sur le décalage entre ce nouveau carnet de santé pour l’enfant et les outils de notre temps. Pourtant, une intégration plus vaste du carnet de santé de l’enfant à la sphère numérique permettrait d’améliorer la transmission des informations entre les professionnels de santé, de limiter les erreurs et de mieux prévenir. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>239</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3384. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie nationale pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions des concitoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé, après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024 mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation du système de santé) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche : il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, il lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>240</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Statut juridique des particuliers employeurs pour l’aide à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3391. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le statut juridique des particuliers employeurs dans le secteur de l’aide à domicile. Les services d’aide à domicile pour les personnes âgées sont souvent fournis par des structures intermédiaires qui mettent en relation des particuliers employeurs avec des intervenants. Dans ce cadre, les particuliers deviennent les employeurs légaux des aides à domicile, assumant ainsi les obligations sociales et fiscales afférentes, notamment le paiement des cotisations à l’Urssaf. Cependant, des situations ont été signalées où les structures intermédiaires, bien que percevant les paiements des particuliers, n’effectuent pas les déclarations ou les versements des cotisations sociales. En conséquence, l’Urssaf se retourne contre les particuliers employeurs, légalement responsables, pour le recouvrement des sommes dues. Ces situations rappellent la complexité du statut juridique des particuliers employeurs dans le secteur de l’aide à domicile. Ces derniers, souvent peu informés des obligations légales qui leur incombent, se retrouvent exposés à des risques financiers et juridiques en cas de défaillance des structures intermédiaires. À titre de comparaison, le secteur de la petite enfance a connu des réformes visant à renforcer la qualité et la sécurité de l’accueil des jeunes enfants. Par exemple, depuis 2021, les structures d’accueil doivent s’assurer que tout leur personnel respecte des critères stricts d’honorabilité. Il serait pertinent d’envisager, sur le modèle du secteur de la petite enfance, des obligations similaires pour les structures mettant en relation particuliers employeurs et aides à domicile, afin de garantir le respect des obligations sociales et fiscales et de protéger les particuliers employeurs de potentielles défaillances des intermédiaires. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte légiférer en la matière, peut-être par la création d’un statut juridique hybride, pour mieux s’adapter à la situation des Français employeurs d’intervenants à domicile, qui n’ont parfois aucun contrôle sur la fiche de paie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>240</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation critique des chauffeurs de taxis conventionnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3395. — 21 janvier 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation critique des chauffeurs de taxis conventionnés en France et tout particulièrement dans les zones rurales comme la Nièvre. Depuis de nombreuses années, les taxis conventionnés jouent un rôle essentiel dans le transport de malades assis, en complément des services de santé publique. Ces professionnels se sont adaptés aux besoins de leurs territoires, souvent marqués par la fermeture progressive des hôpitaux de proximité et le manque de médecins, pour répondre aux exigences des caisses locales de l’assurance maladie. À ce jour, sur les 60 000 taxis en France, 35 000 sont conventionnés et pour 25 000 d’entre eux, 90 % de leur activité concerne le transport de malades. Or la nouvelle convention imposée par la CNAM pour 2024 prévoit une réduction drastique des tarifs, allant de 20 à 40 %, ainsi que la mise en place de plateformes de régulation privées (telles qu’Amblea ou Uber), souvent basées à l’étranger. Ces mesures menacent gravement la viabilité des entreprises de taxis, particulièrement en zone rurale. Les conséquences sont multiples. Pour les malades : les trajets partagés pour des patients immunodéprimés, les refus de prescriptions de transport pour respecter des quotas imposés aux médecins et l’augmentation des distances à parcourir dans des territoires relevant de déserts médicaux ajoutent à la précarité des patients. Cela constitue une double peine : des soins éloignés et des difficultés accrues pour s’y rendre ; pour les taxis : ces nouvelles conditions entraîneraient la fermeture de milliers d’entreprises françaises, notamment celles des taxis ruraux qui, en raison des longues distances parcourues, subiraient de plein fouet la baisse des tarifs. Ce phénomène menace directement des milliers d’emplois et, indirectement, le financement des systèmes de protection sociale, tout en aggravant les inégalités territoriales. Face à cette situation, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures envisagées pour soutenir ces professionnels de santé de proximité, essentiels à la cohésion sociale, et garantir à tous les Français un accès équitable aux soins. Il lui demande en particulier : s’il est prévu de revoir les modalités de cette convention afin d’assurer des tarifs justes et une rémunération équitable pour les taxis conventionnés ; quelles garanties le Gouvernement entend apporter quant à la transparence et à l’équité des plateformes de régulation ; comment il compte préserver les entreprises locales, qui jouent un rôle fondamental dans la dynamique économique et sociale des territoires ruraux. Enfin, M. le député insiste sur l’urgence d’un dialogue constructif avec les représentants de cette profession, afin de trouver une solution respectueuse des contraintes économiques tout en garantissant la survie de ces entreprises, à la fois vitales pour les malades et pour l’économie locale. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>241</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Limitation de l’accès au dispositif d’aide aux vacances de la CAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3399. — 21 janvier 2025. — M. Emmanuel Maurel interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur un dysfonctionnement constaté dans la mise en œuvre de l’aide aux vacances familles (VACAF). Ce dispositif permet aux familles modestes (quotient familial inférieur ou égal à 850 euros) et dont les enfants sont âgés de 3 à 16 ans de bénéficier d’une prise en charge par la caisse d’allocations familiales (CAF) d’une partie du coût des vacances scolaires. Les personnes éligibles reçoivent plusieurs mois à l’avance un message de la CAF leur signalant qu’elles peuvent demander l’aide après avoir réservé dans une structure de vacances labellisée, pour un séjour de 7 à 14 nuitées. En 2022, ce dispositif a permis à plus de 430 000 parents et enfants de prendre des vacances ; il a récemment été amélioré par l’extension de la prise en charge aux coûts liés au transport. Sachant que le nombre de familles de France prenant des vacances a diminué au cours des dernières années (il est passé de 49 % en 2022 à 46 % en 2023, dont seulement 37 % de Français titulaires d’un revenu inférieur à 1 285 euros mensuels), l’aide aux vacances familles est une politique sociale à saluer. Mais il semble qu’elle ait été victime de son succès, car de nombreuses familles, bien qu’informées de leur droit à demander l’aide, n’ont pu y accéder en 2024. Les courriers de la CAF les invitent même à prendre rapidement leurs dispositions, car « les aides sont attribuées dans la limite des crédits disponibles ». Il s’agit d’un dysfonctionnement problématique, car l’ouverture d’un droit ne peut être limitée dès lors que le bénéficiaire satisfait aux conditions d’éligibilité. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour qu’à l’avenir, toutes les familles éligibles à l’aide aux vacances familiales puissent en bénéficier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>241</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Licenciements discriminatoires - Inspection du travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3404. — 21 janvier 2025. — Mme Sophie Taillé-Polian alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les licenciements non justifiés d’inspecteurs et d’inspectrices-élèves du travail. Après avoir débuté leur cursus au sein de l’Institut national de formation des inspecteurs du travail il y a 10 mois, 8 d’entre elles et eux se sont vu notifier l’arrêt de la poursuite de leur parcours d’études sans justification, les renvoyant dans les faits à leur profession précédente. Déjà, trois stagiaires, dont deux syndicalistes et une personne RQTH, avaient été licenciés pour insuffisance professionnelle en 2024 à l’issue de leur formation à l’INTEFP. À ce jour, les organisations syndicales n’excluent pas des motivations discriminatoires à l’origine en raison du genre, de la race et du handicap - cinq de ces élèves sont en situation de handicap. Dans certains cas, certaines des pathologies sont mises en cause clairement dans les notations que les élèves ont reçues. Le caractère discriminatoire et arbitraire de ces décisions met en lumière l’incapacité d’un ministère censé porter des valeurs sociales, humaines et d’inclusion de proposer des accompagnements en lien avec la médecine du travail et d’adapter des postes de travail en fonction des situations individuelles des personnes concernées. Ces décisions s’apparentent à une double peine pour l’inspection du travail. En effet, ces dernières apparaissent d’autant plus incompréhensibles et choquantes dans un contexte de pénurie d’agents et d’agentes : on compte aujourd’hui seulement 1 750 agents de contrôle en poste sur le territoire français, ce qui représente un poste d’inspecteur pour 12 000 salariés. Pourtant il est urgent de permettre aux salariés de ce pays d’avoir accès à des professionnels en nombre œuvrant à la bonne application du droit du travail notamment en matière de santé et de sécurité. En 2023, il y a eu 759 accidents du travail et 332 accidents mortels de trajet - décès documentés par Matthieu Lépine en partenariat avec le journal L’Humanité. Ainsi, elle demande si elle compte procéder à un réexamen de toute urgence de la situation des huit inspecteurs et inspectrices du travail en formation et, plus largement, mettre fin à la maltraitance institutionnelle subie par les agents et les agentes ces dernières années.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>951</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>247</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Frais des cabinets ministériels et des déplacements des ministres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            951. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le Premier ministre sur la nécessité de garantir une transparence totale concernant les dépenses publiques dans un contexte économique difficile. Il souhaite obtenir un chiffrage détaillé des dépenses engagées, par ministère, au titre des frais de fonctionnement des cabinets ministériels ainsi que des frais de déplacement des membres du Gouvernement. Il demande la communication de ces informations dans les délais établis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>247</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Monsieur le député vous trouverez ci-dessous la communication des informations demandées pour ce qui concerne les ministères relevant du Premier ministre : S’agissant du cabinet de Monsieur Barnier, le montant total des dépenses de fonctionnement, des déplacements et de représentation s’élève à 948 108 € et couvre la période du 05/09/2024 au 30/11/2024. Ce montant total se décompose en : - 563 575 € de frais de fonctionnement incluant les dépenses de logistique, documentations, réparations automobiles, informatiques, alimentaires, produits d’hygiène, fournitures et matériels divers ; - 218 276 € de frais de déplacements incluant les dépenses du prestataire de voyages (Globéo), de taxis, d’Air France et de la SNCF ; - 166 257 € de frais de représentation incluant les dépenses d’intendance et hors intendance telles que la restauration extérieure, les cadeaux protocolaires et offrandes, les fleurs et les consommations. S’agissant du cabinet de Madame Bregeon, Porte-parole du Gouvernement, le montant total des dépenses de fonctionnement, des déplacements et de représentation s’élève à 39 429 € et couvre la période du 21/09/2024 au 17/12/2024. Ce montant total se décompose en : - 9 945 € de frais de fonctionnement incluant les dépenses de déménagements, électroménagers, matériels techniques, mobiliers et impressions ; - 7 693 € de frais de déplacements incluant les dépenses du prestataire de voyages (Globéo), de taxis, d’Air France et de la SNCF ; - 21 791 € de frais de représentation incluant les dépenses d’intendance et hors intendance telles que la restauration extérieure, les cadeaux protocolaires et les fleurs. S’agissant du cabinet de Madame Carrère-Gée, Coordination gouvernementale, le montant total des dépenses de fonctionnement, des déplacements et de représentation s’élève à 27 137 € et couvre la période du 21/09/2024 au 17/12/2024. Ce montant total se décompose en : - 9 132 € de frais de fonctionnement incluant les dépenses de déménagements, électroménagers, matériels techniques, mobiliers et impressions ; - 810 € de frais de déplacements incluant les dépenses du prestataire de voyages (Globéo), de taxis, d’Air France et de la SNCF ; - 17 195 € de frais de représentation incluant les dépenses d’intendance et hors intendance telles que la restauration extérieure, les cadeaux protocolaires et les fleurs. S’agissant du cabinet de Madame Delattre, Relations avec le Parlement, le montant total des dépenses de fonctionnement, des déplacements et de représentation s’élève à 50 273 € et couvre la période du 21/09/2024 au 17/12/2024. Ce montant total se décompose en : - 2 674 € de frais de fonctionnement incluant les dépenses de déménagements, électroménagers, matériels techniques, mobiliers et impressions ; - 13 020 € de frais de déplacements incluant les dépenses du prestataire de voyages (Globéo), de taxis, d’Air France et de la SNCF ; - 34 579 € de frais de représentation incluant les dépenses d’intendance et hors intendance telles que la restauration extérieure, les cadeaux protocolaires et les fleurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1227</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>247</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Hausse des cotisations sur les paris hippiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1227. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’annonce de la prochaine hausse des taux de prélèvement de cotisations sociales sur le produit brut des jeux des paris hippiques. Le modèle français des courses hippiques est unique : le revenu issu des paris est reversé à la filière agricole des courses dans son intégralité. Concrètement les revenus de ces paris financent les professionnels agricoles éleveurs et entraîneurs, le personnel, l’entretien des 233 hippodromes et l’organisation des 18 000 courses tout au long de l’année. Ces revenus permettent de faire vivre 40 000 personnes en France. Ce modèle de développement unique, est aujourd’hui autonome financièrement avec une redistribution des tous les revenus aux acteurs agriculteurs, qui contribuent eux-mêmes au budget de l’État et à l’économie des régions. La filière des courses hippiques assure donc son propre autofinancement tout en contribuant au budget du pays. De plus, il est à noter que les Paris mutuels urbains sont encore parfois les derniers commerces de nombreux villages et participent à la lutte contre l’isolement de beaucoup d’anciens. Il lui demande si elle confirmera cette hausse des taux de prélèvements de cotisations sociale sur le produit brut des jeux, malgré les très grandes difficultés financières que celle-ci engagera.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>248</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Suite à l’annonce d’une prochaine hausse des taux de prélèvement de cotisations sociales sur le produit brut des jeux des paris hippiques, le Gouvernement a pris en compte les spécificités du secteur des courses hippiques et des paris qui lui sont associés. Le modèle français des courses hippiques, unique en son genre, repose en effet sur une redistribution des revenus des paris aux acteurs de la filière, notamment les professionnels agricoles tels que les éleveurs et les entraîneurs, ainsi que le personnel impliqué dans l’entretien des hippodromes et l’organisation des courses. Cette structure permet de maintenir l’autofinancement de la filière tout en contribuant positivement à l’économie locale et au budget de l’État. Dans ces conditions, le Gouvernement a décidé de soutenir les amendements au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 visant à ne pas appliquer de hausse de la fiscalité à la filière hippique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1372</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>248</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Colère des agriculteurs et nécessité de règlement d’urgence des dossiers FEADER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1372. — 29 octobre 2024. — M. Éric Michoux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la colère des agriculteurs. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu dans les régions de France, notamment à Dijon, pour dénoncer les retards de traitement des dossiers liés au versement du Fonds européen agricole pour le développement rural. En Bourgogne, 3 444 dossiers sont en attente d’attribution de financements européens via la région, rien que pour la Bourgogne. Force est de constater que plusieurs promesses gouvernementales, en lien avec les dernières manifestations, n’ont pas été tenues. La grande simplification des normes agricoles n’a pas eu lieu. Les agriculteurs français continuent d’avoir des revenus qui stagnent ou diminuent, condamnés à une concurrence extraterritoriale inéquitable, à des accords commerciaux déloyaux, à une détérioration des conditions de retraite, etc. À ceci s’ajoutent des épisodes climatiques extrêmes qui ravagent les récoltes et des crises sanitaires mettant en péril les ovins et les volailles. L’avenir de la profession est menacé. Il souhaite savoir si le Gouvernement peut se mobiliser à remplir leurs obligations envers les agriculteurs. Il souhaite connaître le calendrier parlementaire visant à enfin légiférer sur la situation des paysans afin d’assurer à la France une souveraineté alimentaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>248</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM), et notamment son article 78 modifié par l’ordonnance n° 2022-68 du 26 janvier 2022 a confié aux régions qui le souhaitaient la gestion des aides non surfaciques du second pilier de la politique agricole commune (PAC). La région Bourgogne-Franche-Comté est donc, en tant qu’autorité de gestion régionale, responsable de la bonne gestion des dossiers concernés, et il en est de même pour les dossiers qui relèvent de la programmation 2014-2022, au cours de laquelle la région était également autorité de gestion du fonds européen agricole pour le développement rural. Depuis l’automne 2021, les services de l’État, en administration centrale comme dans les territoires, ont travaillé en lien étroit avec ceux des régions pour que le transfert de compétences prévu se réalise dans les meilleures conditions. À ce jour, la situation peut être qualifiée de normale dans la plupart des régions. Les difficultés rencontrées par la région Bourgogne-Franche-Comté dans la prise en charge des dossiers font l’objet d’une attention particulière des services de l’État. Ainsi, le préfet de région a demandé aux directions départementale des territoires (DDT) de reprendre, dès juin 2023, l’instruction de 211 dossiers du dispositif plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles de la programmation 2014-2022, répartis sur l’ensemble des départements de la région. Par la suite, face à ses difficultés persistantes, la région a demandé un appui supplémentaire de l’État, demande relayée par les professionnels. Cela a abouti à la reprise par l’État de près de 600 dossiers supplémentaires qui a nécessité un renforcement des effectifs des DDT. Il s’agit d’une intervention exceptionnelle de l’État en réponse à la détresse des agriculteurs en attente de paiement. Par ailleurs, pour les agriculteurs ayant besoin d’un appui en termes de trésorerie supplémentaire, le Gouvernement a mis en place deux types d’aide sous forme de prêts, distribués par les banques qui souhaitent participer au dispositif. Une première aide vise à accompagner les agriculteurs qui traversent des difficultés conjoncturelles, du fait d’aléas climatiques ou sanitaires. Elle prendra la forme des prêts de moyen terme (deux à trois ans). Grâce à un effort partagé entre la banque prêteuse et l’État, le coût de ce prêt diminuera significativement pour les agriculteurs, pour atteindre des taux d’intérêt maximums de 1,75 % pour un prêt de 24 mois et 2,35 % pour un prêt de 36 mois. Une bonification supplémentaire sera octroyée aux jeunes installés depuis moins de cinq ans. Le montant de ce prêt sera plafonné à 50 000 euros (€) par exploitation. Seront éligibles à cette aide les agriculteurs ayant perdu au moins 20 % de leur chiffre d’affaires en 2024 par rapport à leur moyenne historique de référence, et qui ont activé au moins 60 % du montant de leur épargne de précaution, pour ceux qui en détiennent une. Les agriculteurs ne détenant pas d’épargne de précaution seront bien éligibles au dispositif, sous réserve du respect du critère de perte de chiffre d’affaires. Les premiers prêts seront délivrés par les banques d’ici la fin de l’année 2024. Une seconde aide permettra de soutenir les agriculteurs qui traversent des difficultés plus structurelles du fait, par exemple, de l’impact du changement climatique. Celle-ci prendra la forme de prêts de consolidation à long terme (maximum douze ans), octroyés par les établissements bancaires, adossés à une garantie publique. Cette garantie sera déployée par Bpifrance à travers un dispositif nouvellement créé dédié aux agriculteurs, dont le pourcentage de couverture sera de 70 % du montant du prêt, et dont le coût sera remboursé par l’État. Le montant de ce prêt sera plafonné à 200 000 €. Ce nouveau dispositif de garantie doté par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sera opérationnel début 2025. Ainsi, grâce à cette garantie, l’État facilitera l’accès au crédit pour les agriculteurs faisant face à des situations difficiles. En complément, chaque banque s’engagera à faire un effort sur les conditions financières pour en minimiser le coût pour le bénéficiaire. Seront éligibles à cette aide structurelle les agriculteurs dont le taux d’endettement global est supérieur à 50 %, ou dont le rapport excédent brut d’exploitation/chiffre d’affaires est inférieur à 25 %. Afin de mesurer le bon déploiement des deux dispositifs mis en place, le comité des financeurs publics sous l’égide du préfet assurera un suivi régulier en lien avec les établissements bancaires. Par ailleurs, de manière générale, le paiement des aides de la PAC, assuré par les services de l’État, constitue une contribution majeure au résultat des exploitations, à leur rentabilité et à leur pérennité. À cet égard, le versement du solde des aides de la PAC 2024 a été versé sur le compte des agriculteurs à partir du 4 décembre 2024. Il concerne les aides découplées (aide de base au revenu, aide redistributive complémentaire au revenu, écorégime et aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs), une partie des aides couplées animales (aides ovines et caprines, aide aux petits ruminants en Corse), ainsi que l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). Le solde de la prime aux petits ruminants dans les départements d’outre-mer et les avances de l’aide au développement et au maintien de cheptel allaitant (ADMCA), de la prime à l’abattage des bovins (PAB), ainsi que des aides Mayotte (aide de base et majorations) ont été également versés. Ce versement du solde représentent un montant total de plus de 2 milliards d’euros. Compte-tenu des avances déjà versées depuis mi-octobre 2024, ces paiements portent le montant total alloué aux exploitants agricoles à 7,02 milliards d’euros au titre de la campagne PAC 2024 ; ils concernent à ce jour 99,6 % des bénéficiaires. Les prochains versements, en particulier le solde de l’aide bovine et les aides couplées végétales, s’étaleront sur le 1er trimestre 2025, comme chaque année. Enfin, la souveraineté alimentaire constitue une préoccupation constante de ce Gouvernement : les autorités françaises travaillent à renforcer celle-ci, tant au niveau national qu’au niveau européen, et portent également cet objectif dans les échanges internationaux. Par ailleurs, en sus des mesures prises depuis la crise du covid-19 et de celles prises dans le contexte de la guerre en Ukraine (notamment, l’élaboration d’un plan de résilience agricole et agroalimentaire, ainsi que le lancement de plans de souveraineté pour plusieurs filières (protéines végétales, élevage, fruits et légumes…), le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture, dont l’examen sera repris début 2025, vise justement à renforcer la souveraineté alimentaire de la France. Ainsi, le Gouvernement est pleinement mobilisé pour apporter des réponses concrètes, précises et opérationnelles aux difficultés que rencontrent les exploitations agricoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1092</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>249</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accès à France Télévisions à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1092. — 22 octobre 2024. — M. Pieyre-Alexandre Anglade attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les restrictions d’accès aux contenus audiovisuels des services publics français pour les Français résidant à l’étranger. Bien qu’il soit admis que certaines limitations géographiques soient liées à des questions de droits de diffusion, notamment pour des évènements sportifs ou des films, les Français expatriés rencontrent également des restrictions pour des programmes d’information, pour lesquelles la légitimité de ces blocages interroge. Cela, d’autant plus que l’argument du non-versement par les Français établis à l’étranger de la contribution à l’audiovisuel public pour justifier un service dégradé ne s’applique plus depuis que cette contribution a été supprimée pour tous. Le Gouvernement a déjà rappelé que des initiatives sont prises par France Télévisions pour rendre certains contenus accessibles à l’international lorsque les droits mondiaux sont acquis, comme pour la plateforme Lumni durant le confinement, ou à travers TV5 Monde pour d’autres programmes. Toutefois, ces efforts ne suffisent pas à répondre aux attentes légitimes des Français de l’étranger, notamment concernant l’accès aux journaux télévisés ou aux émissions d’information. Il lui demande si le Gouvernement envisage de faciliter l’acquisition systématique des droits mondiaux pour les programmes d’information, afin que les Français de l’étranger puissent bénéficier d’un accès équitable aux contenus d’actualité, au même titre que leurs concitoyens résidant en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>250</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement tient à rappeler en premier lieu que les Français de l’étranger bénéficient d’ores et déjà d’une offre substantielle de programmes publics français portés par France Médias Monde, société nationale de programme en charge de l’audiovisuel extérieur de la France, et TV5 Monde, chaîne culturelle francophone éditée en partenariat avec les radiodiffuseurs publics canadien, québécois, belge, suisse, monégasque et français. France Télévisions, bien que la loi ne lui confie pas de mission d’exposition de ses offres à l’étranger, a également engagé une politique de distribution internationale des chaînes qu’elle édite. France Télévisions est ainsi présente dans 29 pays d’Europe (47 millions d’abonnés), sur le continent africain (45 pays et 7 millions d’abonnés) ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient (3 pays et 1 million d’abonnés). De plus, France Télévisions met en accès libre de nombreux programmes pour lesquels elle dispose des droits de diffusion mondiaux sur sa plateforme numérique France.tv. En ce qui concerne plus particulièrement l’accès à l’offre d’information de France Télévisions, le Gouvernement rappelle que l’application franceinfo n’est pas soumise au géoblocage, et qu’elle est ainsi disponible pour tous les Français de l’étranger grâce à un simple téléchargement sur mobile ou tablette. Ils peuvent également accéder à l’intégralité des journaux télévisés et du journal météo climat en se rendant sur la plateforme France.tv, ainsi qu’aux programmes d’information produits en interne par France Télévisions. Le ministère de la culture est d’une manière générale attaché à l’amélioration de l’accès des Français de l’étranger aux programmes des chaînes de télévision françaises. À ce titre, il soutient les initiatives des entreprises de l’audiovisuel public pour améliorer l’accessibilité de leurs programmes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1830</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>250</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Soutien financier octroyé aux radios locales privées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1830. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la question du soutien financier octroyé aux radios locales privées, en particulier dans le cadre du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Actuellement, les radios privées ne peuvent percevoir cette aide financière que si leurs recettes commerciales représentent moins de 20 % de leur chiffre d’affaires global. Ce seuil de 20 % suscite des contraintes, exprimées par les radios associatives. Il peut les conduire à refuser des contrats publicitaires supplémentaires, ce qui restreint leur potentiel de financement et les fragilise, en particulier dans un contexte de diminution des subventions publiques. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’assouplir ce seuil, éventuellement de l’augmenter à hauteur de 25 %, afin de permettre aux radios locales de pouvoir bénéficier de sources de financement additionnelles tout en maintenant leur rôle de proximité et sans déstabiliser l’équilibre concurrentiel avec les grandes stations nationales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>250</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les radios associatives jouent un rôle essentiel en faveur de la cohésion sociale et du pluralisme. Chaque année, environ 750 d’entre elles bénéficient des aides du fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources. L’aide du FSER est réservée aux radios locales associatives accomplissant une mission de communication sociale de proximité, dont les ressources publicitaires sont inférieures à 20 % de leur chiffre d’affaires total. Ce plafond, prévu par l’article 80 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, correspond à un consensus et cet équilibre satisfait depuis près de quarante ans les différentes catégories de radios ainsi que les autres médias. Le relèvement de ce plafond serait donc susceptible de remettre en cause cet équilibre, au détriment notamment des autres radios privées qui y sont particulièrement attentives, en particulier dans un contexte de fragilité de leurs recettes publicitaires. En outre, un relèvement élargirait le champ des bénéficiaires du FSER, ce qui provoquerait une baisse du niveau de soutien des radios associatives. Compte tenu de ces éléments, le Gouvernement est opposé à une évolution du plafond des recettes publicitaires des radios associatives. Le Gouvernement demeure néanmoins attentif à la pérennité et à la vitalité de ce secteur de proximité non concurrentiel. En témoigne, le Plan Culture Ruralité présenté à l’été 2024 qui prévoit de créer une aide supplémentaire pour les radios associatives situées en zone rurale et en Outre-mer. Cette mesure vise à prendre en compte les difficultés particulières de ces radios et leur permettre de poursuivre et d’amplifier leurs actions au sein de ces territoires. Dès la fin de l’année 2024, chaque radio concernée se verra accorder une majoration d’environ 10 000 euros supplémentaires en moyenne de leur subvention au titre du FSER. Cette aide supplémentaire ainsi que le maintien des crédits du FSER, dans un contexte budgétaire contraint, témoignent de l’engagement du ministère de la Culture aux côtés des radios associatives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1845</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>251</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Rendre accessible le cinéma par une tarification abordable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1845. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de la culture concernant le prix des places de cinéma. Vecteur de rassemblement, d’information et de divertissement, le cinéma tient une place importante au sein de la culture française. Malheureusement la hausse des prix des billets a mis en place une véritable sélection à la culture par le portefeuille. En effet, actuellement pour aller voir un film au cinéma il faut mettre le prix. Au cours des dix dernières années, le prix des places de cinéma a connu une augmentation de 11,5 %. Cette explosion concerne notamment les places vendues plus de dix euros. Moins de 1 % des places s’écoulaient à ce prix en 2007-2008, or actuellement c’est parfois plus d’un ticket sur 6 par jour. Selon le Centre national du cinéma (CNC), le prix moyen d’une place de cinéma était de 7,24 euros en 2022. Cependant certains cinémas n’hésitent pas à fixer des prix plus élevés, comme le cinéma Pathé d’Amiens qui vient d’augmenter ses tarifs, atteignant à présent les 16,40 euros. Un coût démesuré pour les samariens. À titre d’exemple, un couple de jeunes actifs habitant à Warloy-Baillon et souhaitant se rendre au cinéma verra les frais s’accumuler : entre le coût de l’essence, la place de cinéma et les popcorns, le couple dépensera 50 euros pour voir un film au cinéma. Malgré les abonnements proposés, qui ne s’avèrent pas intéressants pour les consommateurs occasionnels du grand écran, le prix de la place de cinéma est parfois très décourageant. Il est intolérable de mettre en place des barrières financières à la culture. Alors que le septième art s’adresse à tous, se rendre au cinéma est devenu un véritable luxe que les Français n’ont plus les moyens de se permettre. D’autant plus que le prix des places de cinéma reste très différencié entre les différentes régions. Les cinémas Art et Essai, destinés à promouvoir le cinéma indépendant, poursuivent leur mission d’accessibilité à la culture au public, peu importe son âge ou sa classe sociale. Pour cela ces salles de cinéma affichent des prix souvent raisonnables, contrairement aux grands groupes de cinéma, tels que Pathé ou UGC, particulièrement fréquentés, affichant un large choix de films à destination du grand public. À l’heure où les salles peinent à se remplir, renforcer l’attractivité du cinéma est devenu un enjeu primordial qui doit en partie passer par une baisse des prix des places. Il lui demande donc les actions que le Gouvernement entend prendre afin d’assurer l’accès de tous à la culture et notamment dans les zones périurbaines.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>251</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Permettre au plus grand nombre de Français, y compris dans les territoires les moins bien desservis par l’offre culturelle, de fréquenter les salles de cinéma et d’y trouver une offre de films variée constitue une priorité politique du ministère de la culture. Le cinéma est, en effet, la première sortie culturelle des Français : 63 % y vont au moins une fois dans l’année. Cette fréquentation exceptionnelle est portée par le réseau de salles de cinéma le plus dense d’Europe. 92,5 % des Français disposent d’une salle à moins de trente minutes de chez eux. Ce réseau est complété par les 2 800 points de projections des circuits itinérants et l’action de centaines d’associations qui diffusent le cinéma sur l’ensemble du territoire et sous de multiples formes. Dans le cadre d’un plan annoncé au printemps dernier et mis en œuvre depuis par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), un soutien renforcé a été apporté aux acteurs de la diffusion du cinéma au plus près du terrain. Il s’est traduit par : un soutien exceptionnel d’1 million d’euros envers les circuits itinérants, qui desservent les zones rurales non dotées de salles fixes, pour leur permettre de renouveler leurs équipements (projecteurs, camionnettes, écrans), ce soutien exceptionnel étant en outre complété par un soutien pérenne au fonctionnement, afin de renforcer l’emploi dans leurs structures ; une augmentation de 60 % du budget dédié à plus d’une centaine de festivals locaux, pour leur permettre de proposer une animation culturelle tout au long de l’année ; une augmentation considérable des actions de médiation, lesquelles permettent d’élargir et de fidéliser le public dans les salles, et en particulier les jeunes. Sur la question des tarifs, il est important de préciser d’emblée que les exploitants de salles de cinéma sont libres de déterminer les prix qu’ils proposent à leur public et notamment à certaines catégories spécifiques comme les jeunes, les étudiants ou les seniors. Le rôle des pouvoirs publics, dans ce contexte légal de liberté des prix, est donc de veiller à faciliter les initiatives des exploitants si ceux-ci souhaitent proposer des tarifs plus bas à leurs spectateurs. Une récente proposition de loi, adoptée par le Sénat le 14 février 2024 et en attente d’examen à l’Assemblée nationale, adapte le cadre juridique applicable en ce sens, en facilitant le développement des cartes d’abonnement au cinéma ainsi que les opérations tarifaires promotionnelles sur internet. En tout état de cause, il convient de rappeler que le prix moyen du ticket de cinéma en France s’élevait, en 2023, à 7,39 euros, inférieur à la moyenne européenne, et que l’évolution de ce prix au cours des 30 dernières années a été plus faible que celui du coût de la vie en général. Par ailleurs, la densité du parc de salles français permet aussi aux spectateurs de faire jouer la concurrence par les prix. Ainsi, à Amiens, deux autres cinémas que celui cité proposent des prix bien plus bas, avec des tarifs moyens de respectivement 5,23 euros et 4,39 euros en 2023.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>252</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réformer le Fonds de soutien à l’expression radiophonique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2230. — 26 novembre 2024. — M. Julien Dive alerte Mme la ministre de la culture sur l’importance de réformer le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER), dispositif essentiel pour le maintien et le développement des radios associatives, vecteurs irremplaçables de communication sociale de proximité. Depuis 2018, le déploiement de la radio numérique terrestre (DAB+) a permis aux radios associatives, tout comme aux radios commerciales ou de service public, d’élargir leur couverture et de conquérir de nouveaux auditoires. Cette avancée technologique a consolidé leur rôle dans le paysage radiophonique et a accru le besoin de ressources adaptées pour poursuivre leur mission de proximité, essentielle à la vitalité démocratique et culturelle des territoires. Toutefois, les radios web associatives, qui ont choisi de diffuser exclusivement sur le web et qui représentent fièrement les villes, territoires ou régions qu’elles desservent, ne sont pas éligibles à ce soutien. Bien que les radios FM soient elles-mêmes contraintes de diffuser via le web pour toucher des publics plus larges, le FSER demeure accessible uniquement aux radios diffusant en mode analogique (FM) ou DAB+. Il est donc impératif de réformer le FSER pour reconnaître les radios web associatives comme des acteurs à part entière du paysage radiophonique et leur permettre de bénéficier de ce soutien essentiel. Leur contribution à l’expression locale et à l’animation des territoires ne saurait être sous-estimée. Il souhaiterait connaître son engagement pour moderniser ce dispositif en l’ouvrant aux radios web associatives, afin de garantir une égalité de traitement et de soutenir une pluralité médiatique qui soit à la hauteur des enjeux de la société numérique d’aujourd’hui.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>252</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Créé en 1982, le fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) permet de soutenir les radios associatives titulaires d’une autorisation d’émettre par voie hertzienne par l’Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) qui remplissent les conditions posées par l’article 80 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, notamment celles liées à leur mission de communication sociale de proximité. Chaque année, près de 750 radios associatives bénéficient des subventions du FSER. Ces aides, qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources, sont essentielles pour les radios associatives qui diffusent par voie hertzienne (FM ou DAB+) et assument des coûts de diffusion incompressibles peu comparables aux coûts supportés par les webradios. Aussi, un élargissement du champ de ses bénéficiaires risquerait de créer un appel d’air incompatible avec les moyens du fonds au détriment du secteur des radios associatives, essentielles au pluralisme du paysage radiophonique. Afin de soutenir l’action essentielle des médias d’information locaux, le ministère de la Culture a créé, en 2016, un fonds de soutien dédié aux médias d’information sociale de proximité qui accompagne financièrement le développement de médias, y compris de webradios, ancrés localement, apportant une information de proximité, et favorisant la continuité du lien entre les habitants d’un quartier, d’une ville ou d’une région. En 2023, ce fonds doté de 1,8 millions d’euros a permis de soutenir 131 médias.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>725</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>252</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Installation Fibre FTTH, clauses d’insertion sociale et maillage territorial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            725. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la nécessité d’instaurer des clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange dans le cadre du retrait du cuivre. Depuis 2013, un vaste projet de modernisation numérique a été amorcé dans le pays avec l’ambition de donner un accès à un internet performant à l’ensemble des concitoyens et concitoyennes. En effet, le cuivre, autrement dit le réseau historique de télécommunications, ne convient plus aux conditions actuelles, que ce soit en matière de besoins de consommation grandissants des usagers ou encore de coût environnemental de ces installations fortement énergivores. En 2023, l’opérateur Orange, gestionnaire de la boucle locale en cuivre, a été autorisé à fermer le réseau de cuivre d’ici 2030 : Mme la députée demande au Gouvernement l’assurance que dans chacune des zones du territoire national, le cuivre ne soit démonté qu’une fois la solution alternative, c’est-à-dire la fibre FTTH, installée de façon opérationnelle afin de ne pas courir le risque d’isoler certains des concitoyens. Si le Gouvernement porte un projet de modernisation nationale, la Lozère, comme d’autres collectivités territoriales depuis plus de dix ans, avait déjà pris l’initiative d’entreprendre ce chantier de la fibre FTTH sur l’intégralité de son territoire et l’avait réalisé avec succès de 2016 à 2024. Mais loin de se contenter d’une modernisation numérique, la Lozère l’a opéré avec un souci d’insertion sociale et d’inclusion, d’accès à l’emploi des bénéficiaires du RSA et d’accompagnement des travailleurs dans leur insertion économique. La réussite de ces dispositifs à l’échelle départementale lors du déploiement de la fibre la conduit donc à appeler le Gouvernement à en faire de même à l’échelle nationale lors du retrait du cuivre et par conséquent à imposer des clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange en tant qu’acteur central de ce projet d’envergure. Outre l’ouverture du marché professionnel aux publics éloignés de l’emploi, il est primordial de maintenir le maillage des entreprises locales qui se sont installées et investies pour déployer la fibre, afin que le retrait du cuivre soit à son tour une opportunité pour elles de maintenir leur implantation territoriale. Sur ces deux sujets, elle souhaiterait donc connaître sa position sur la nécessité de conjuguer la modernisation numérique et le retrait du cuivre, avec l’imposition de clauses d’insertion sociale à l’opérateur Orange et sur sa proposition au Gouvernement à s’engager en faveur de marchés publics territoriaux dans le cadre du retrait du cuivre, afin de nourrir le réseau des entreprises locales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>253</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement suit avec attention le plan de fermeture du réseau cuivre d’Orange, et l’accompagne par une communication neutre et d’autorité afin de permettre à tous les usagers concernés de bénéficier des informations nécessaires et de pouvoir anticiper leur migration. Concernant la présence d’une solution alternative en fibre optique à la fermeture du réseau cuivre, l’Arcep a prévu, dans ses décisions d’analyse de marché adoptées fin 2023 (dans la continuité de ses décisions d’analyses de marché de décembre 2020), un ensemble de conditions et de critères visant à encadrer cette fermeture du réseau historique, en vue de s’assurer, que son extinction se réalise, d’une part, dans l’intérêt des utilisateurs et, d’autre part dans de bonnes conditions concurrentielles. Ainsi, le principal critère fixé par le régulateur est bien la présence d’un réseau en fibre optique complet avant la fermeture du réseau cuivre dans une commune donnée. Le réseau cuivre ne pourra être fermé si votre logement n’est pas éligible à la fibre optique. Quelques exceptions sont prévues à cette règle, par exemple lorsqu’un propriétaire ne souhaite pas être rendu raccordable à la fibre optique ou si le local est désigné comme raccordable à la demande (RAD). Dans ce dernier cas, l’opérateur dispose d’un délai de 6 mois suite à la demande de raccordement de l’usager pour rendre le local éligible à la fibre optique.  Concernant la dépose de ce réseau, le plan d’Orange ne fait que commencer, et se poursuivra jusqu’en 2030. Ce n’est qu’à partir de la fermeture complète du réseau dans une zone donnée que le retrait du réseau cuivre pourra être envisagé. Pour le moment, l’opérateur n’a pas encore annoncé de plan de dépose, mais en tout état de cause il pilotera lui-même cette opération. Pour l’ensemble du plan de fermeture et de dépose de cette infrastructure historique, le gouvernement restera vigilant à ce que le chantier se fasse au bénéfice du tissu économique et social ainsi que dans l’intérêt des différents acteurs et parties prenantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>726</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>253</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Pérennisation du « New Deal Mobile » au-delà de l’année 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            726. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la pérennisation du dispositif « New Deal Mobile » au-delà de l’année 2024. En effet, en janvier 2018, après de nombreuses demandes fortes d’élus des territoires ruraux, notamment de l’auteur, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) et le Gouvernement annonçaient les engagements pris par les opérateurs de téléphonie mobile pour couvrir l’ensemble du territoire national en très haut débit (THD). Ce programme ayant pour nom « New Deal Mobile », devait initier la mise en place de plus de 5 000 pylônes devant raccorder durablement les « zones grises » et les « zones blanches » au (THD) mobile. Ce programme arrivant à son terme en 2024, beaucoup d’élus s’interrogent sur sa pérennisation. À ce titre, certains territoires ruraux dont l’habitat est fortement dispersé ne sont pas encore suffisamment couverts. Sur les 5 000 zones primo-identifiées, 4 700 pylônes ont été construits ou sont en passe de l’être et les 300 zones à identifier restantes devraient l’être d’ici la fin de l’année 2024. Même si le « New Deal Mobile » a permis certaines avancées, il semble que l’ensemble des zones blanches et grises françaises ne seront malheureusement pas couvertes et nombreuses sont les demandes pour qu’il soit prolongé au-delà de l’année 2024. Face à cette situation, il lui demande si la pérennisation du dispositif « New Deal Mobile », au-delà de l’année 2024, est envisagée par le Gouvernement et sous quelles conditions. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>253</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les déploiements de réseaux de télécommunication mobile à très haut débit issus du « New Deal mobile » se poursuivent au-delà de l’année 2024, certains de ses dispositifs imposant aux opérateurs des obligations des déploiements dont les échéances s’étendent jusqu’en 2031. Parmi eux, le dispositif de couverture ciblée prévoit que chacun des quatre opérateurs déploie des sites de télécommunication mobile pour couvrir un volume de 5 000 zones blanches et grises. Ce volume a été défini dans le respect de l’équilibre économique global établi dans le cadre du New Deal, sans être associé à un objectif isolé de couverture visant à résorber la totalité des zones blanches et/ou zones grises du territoire. En revanche, ce dispositif a réussi à redonner aux collectivités territoriales un véritable pouvoir de décision dans l’aménagement numérique de leurs territoires, en leur permettant de désigner, par l’intermédiaire d’équipes-projets constituées à l’échelle départementale ou régionale, les zones qu’elles souhaitent que les opérateurs couvrent dans le cadre du dispositif. Le dispositif de couverture ciblé a également participé, avec les autres dispositifs de couverture prévus par le New Deal, à atteindre l’objectif principal défini par le Gouvernement et l’Arcep : la généralisation d’une couverture de qualité pour tous les Français. Six ans après la mise en place du New Deal, cet objectif de généralisation de la couverture 4G a d’ores et déjà été satisfait puisque 99,9 % de la population et 94,5 % de la superficie du territoire sont désormais couvertes par les réseaux d’au moins trois opérateurs. Les déploiements ont particulièrement profité aux territoires ruraux, qui ont, entre 2017 et 2022, bénéficié de l’installation de 67 % des sites de télécommunication mobile déployés sur le territoire métropolitain. Les collectivités territoriales et leurs élus locaux ont, à travers le dispositif de couverture ciblée, fortement contribué à cette amélioration de la couverture des zones rurales en services mobiles. Les collectivités ont ainsi pu, librement, privilégier la couverture de zones plus ou moins peuplées, afin de répondre à différents besoins d’intérêt public, comme le désenclavement, développement économique ou l’amélioration des dispositifs de sécurité publique. Le New Deal a permis à la France de rattraper son retard en matière d’aménagement numérique et de connectivité de sa population, pour se hisser aujourd’hui parmi les meilleurs réseaux mobiles d’États européens comparables, alors même que le territoire métropolitain présente une répartition des habitations particulièrement diffuse. Bien que ce bilan provisoire soit très positif, la mise en œuvre du New Deal et des déploiements afférents se poursuivent, notamment en ce qui concerne le dispositif de couverture ciblée, dont la désignation des dernières zones à couvrir aura lieu en 2025, alors que l’installation effective des sites pourra intervenir jusqu’en 2027. D’autres engagements pris par les opérateurs dans le cadre du New Deal, comme la couverture des axes de transport ou l’amélioration de la qualité des services de télécommunication mobile, devront également être mis en œuvre d’ici 2030 ou 2031. En outre, d’autres obligations de déploiements imposées aux opérateurs lors de l’attribution des licences dans la bande 3,5 GHz (utilisée pour la 5G) permettront d’améliorer la connectivité. Compte-tenu de ces éléments, l’élaboration d’un nouveau programme de l’ampleur du New Deal n’apparait pas pertinente au regard de son coût pour les finances publiques et de l’état d’avancement acquis de la couverture mobile. L’État maintient en revanche bien entendu son objectif d’aménagement numérique des territoires et veille à identifier les besoins d’amélioration de la couverture et/ou de la qualité de service en amont de chaque procédure d’attribution de fréquences, afin de définir les priorités politiques des procédures et les transmettre à l’Arcep, dans un objectif d’amélioration continue de la couverture et de la qualité mobile des réseaux mobiles sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>920</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>254</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Industrie verte : situation du groupe SAFRA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            920. — 15 octobre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation critique de l’entreprise SAFRA, spécialisée dans le matériel de transport et pionnière dans la transition énergétique et écologique. Situé à Albi, au cœur d’une zone « Territoire d’industrie » de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), le groupe SAFRA est spécialisé dans la fabrication de bus à hydrogène, ainsi que la rénovation de trains et de métros qui jouent un rôle clé dans le développement de solutions de mobilité décarbonée, par le développement de transports en commun durable et de la filière rétrofit, pour transformer des moteurs thermiques en moteurs électriques. Cependant, le groupe est actuellement en grande difficulté économique, menaçant plus de 270 emplois locaux répartis dans ses différentes branches : SAFRA Automobile, SAFRA Agencement et SAFRA Constructeur. Alors que M. le Premier ministre, Michel Barnier, a insisté dans sa déclaration de politique générale sur l’importance de la réindustrialisation française et de l’investissement dans la transition écologique et que l’ancien ministre de l’industrie, Rolland Lescure, alerte sur la baisse de dynamisme des projets industriel durable, il est indispensable de garantir le maintien et le développement d’entreprises comme SAFRA qui participe activement à la décarbonation des mobilités en France et plus particulièrement dans le Tarn. Depuis la crise de la covid-19, la situation de l’entreprise est critique avec une dette dépassant 20 millions d’euros et des besoins de trésorerie immédiats estimés à 30 millions d’euros. Le groupe ne peut aujourd’hui garantir la poursuite de son activité. Si un fonds d’investissement a déjà injecté 4 millions d’euros récemment, cela reste insuffisant pour assurer sa survie. L’entreprise devrait alors être reprise par un investisseur, mais toutes les négociations semblent tarder, ce qui accroît l’inquiétude des salariés quant à l’avenir du groupe et de potentiels licenciements économiques. Les organisations syndicales qui sont particulièrement mobilisées pour le maintien de cette entreprise de transition écologique dénoncent le manque de transparence sur les discussions en cours avec les repreneurs potentiels et sur la stratégie globale de la direction. Alors que le Tarn a déjà souffert de la fermeture de deux grands acteurs industriels locaux : Flow Control Technologie et Scopelec, qui ont entraîné le licenciement de plus de 1 100 salariés à l’échelle nationale ces dernières années, il est primordial de préserver un fort tissu industriel dans ce département. Dans le contexte de la mise en œuvre de la loi « Industrie verte » et alors que le groupe SAFRA est situé sur une zone « Territoire d’industrie », Mme la députée demande à M. le ministre de préciser quel soutien financier va être mobilisé par l’État pour soutenir financièrement cette entreprise stratégique. Elle lui demande également quelles sont les garanties que peut prendre l’État pour assurer le maintien des emplois et la pérennité de l’activité sur le territoire. Finalement, Mme la députée souhaite demander à M. le ministre d’agir en tant qu’intermédiaire entre la direction actuelle et les organisations syndicales pour les associer à la démarche de reprise économique et au futur du groupe. Elle insiste sur l’importance d’une intervention rapide pour assurer le redressement du groupe et préserver le tissu industriel local et durable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>255</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La députée a souhaité attirer l’attention du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la situation économique préoccupante de la société SAFRA à Albi, constructeur français de bus à hydrogène et acteur important de la filière de la mobilité à hydrogène décarboné, ayant fait l’objet d’investissements prioritaires à l’échelle nationale. L’État accompagne de longue date cette entreprise, dont le développement a été soutenu pendant de nombreuses années au travers du crédit d’impôt recherche (CIR) et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et qui a récemment été lauréate d’une subvention de l’ADEME à hauteur de 4.8 M€ début 2022, puis fin 2023 d’un prêt de la Banque Publique d’Investissement (BPI) à hauteur de 2.9 M€ au titre de l’appel à projets de France 2030 « véhicules routiers de demain », dont la concrétisation s’est cependant heurtée à sa situation financière, incompatible avec le respect des exigences communautaires en matière d’aides d’État. Alors que la filière est confrontée à des défaillances, dont celle du concurrent belge VAN HOOL, le soutien de l’actionnaire majoritaire de SAFRA, le fonds Transition Evergreen, est essentiel, outre le renforcement de la structure financière de l’entreprise et la mise en œuvre de partenariats capitalistiques et/ou industriels. Dans ce cadre, le ministre a demandé à ses services de poursuivre l’attention particulière portée depuis de nombreux mois déjà à la situation de cette entreprise et de mettre en place un suivi aussi étroit que régulier, en lien avec les acteurs locaux, afin de favoriser l’aboutissement des démarches engagées dans l’objectif du maintien des emplois et de la pérennité de l’activité industrielle sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>183</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>255</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agressions subies par les chasseurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            183. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la multiplication des agressions subies par les chasseurs. Les actes anti-chasse ont plus que doublé au cours des 3 dernières années. Sur la saison actuelle, ce sont plus de 40 menaces, injures, dégradations et violences physiques qui sont déclarées chaque mois. Les instances représentatives des chasseurs ont dû mettre en place un observatoire dédié. Les chasseurs œuvrent pour l’environnement, le maintien de la biodiversité, l’équilibre des territoires et la régulation des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts. La chasse fait partie de ces activités ultra-régulées par les pouvoirs publics et très contrôlés. La moindre faute ou erreur est gravement sanctionnée pour garantir que l’activité de chasse se déroule sans danger. Preuve en est, le nombre d’accidents de chasse est historiquement bas, alors que le prélèvement de gros gibier augmente, en raison du développement des populations. De nombreux faits d’agressions contre des chasseurs ont été relatés dans les médias ces dernières semaines : tentatives d’écrasement le long des routes, menaces avec des objets dangereux… M. le député demande la plus grande fermeté à l’égard de ceux qui utilisent la violence en croyant servir leurs idées. Les chasseurs ont beaucoup fait ces dernières années pour expliquer et faire connaître la pratique cynégétique. Toute forme de violence est condamnable ; le harcèlement moral et les atteintes physiques à l’égard des chasseurs doivent être condamnés par principe. Lorsqu’on s’attaque à un chasseur, c’est souvent par ignorance des ressorts de la ruralité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>256</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pratique de la chasse est réglementée afin de pouvoir assurer la sécurité des riverains et promeneurs, comme des chasseurs, les jours de chasse. Elle soulève une question de fond sur le partage de l’espace entre des usagers du milieu naturel de plus en plus nombreux et diversifiés. Ayant une très large compétence en zone rurale, la gendarmerie nationale échange régulièrement avec les chasseurs et leurs fédérations sur ces sujets et agit pour lutter efficacement contre les atteintes qui leurs sont faites. A cette fin, la gendarmerie s’appuie sur une présence de voie publique croissante, à laquelle contribue le plan de création des nouvelles brigades, dont un tiers de brigades mobiles. Il convient d’ailleurs de noter que l’action d’une partie d’entre elles a vocation à être particulièrement ciblée sur la protection de l’environnement. Aussi, de nombreux partenariats locaux ont été développés entre les chasseurs et la gendarmerie, visant à créer des réseaux de vigilance et de remontée d’information permettant de diffuser des conseils de prudence aux chasseurs et de recueillir, pour les gendarmes, du renseignement destiné à lutter contre les délinquants. C’est par exemple le cas de la convention « chasseurs vigilants », signée dans l’Oise et dans le Haut-Rhin. Inspirées du concept de participation citoyenne, ou encore dans le Puy-de-Dôme et le Doubs, des conventions de partenariat avec les acteurs spécialisés du monde de la chasse valorisent les échanges et les actions conduites dans le domaine de la préservation du milieu cynégétique, de la protection de l’environnement, de la gestion des espèces et des habitats. Dans chaque brigade, un gendarme est identifié en tant que référent chasse, sur volontariat. Du côté des fédérations, il existe des administrateurs de secteurs référents auprès de la gendarmerie. Ainsi, quand les gendarmes interviennent sur une affaire ils peuvent s’appuyer sur les connaissances de leur administrateur référent. Au niveau national, le commandement pour l’environnement et la santé (CESAN) entretient des rapports réguliers avec les acteurs du monde cynégétique, en lien également avec l’office français de la biodiversité (OFB), dont un personnel est détaché au sein du CESAN depuis le 1er septembre 2023. Les sollicitations du terrain sont régulières et concernent des sujets ayant trait à la sécurité de la pratique cynégétique. Enfin, si ces mesures de prévention ne permettent pas d’empêcher la commission d’une infraction, les chasseurs victimes sont encouragés à déposer plainte auprès de leur brigade de circonscription. Les infractions portées à la connaissance des militaires font systématiquement l’objet d’une ouverture d’enquête par les services de gendarmerie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>762</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>256</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Stationnement en zone urbaine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            762. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les règles relatives au stationnement dans les rues en zones urbaines et plus particulièrement sur l’interdiction de stationner devant son propre domicile, dans le cas où l’habitation possède un garage et qu’il est interdit de stationner sur l’emplacement situé devant ce dernier. Comme le rappelle l’article R417-10 du code de la route : « Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation » ; or dans le cas de figure évoqué ici, il est interdit de stationner sur l’emplacement car il gêne le dégagement du véhicule dans le garage. Cependant cette gêne est dans les faits inexistante, si c’est le propriétaire qui souhaite s’y stationner. Inclure cette nouvelle règle de stationnement permettrait de remédier au manque de places de stationnement, notamment en zone urbaine, sans nouvelle contrainte pour la circulation. S’il est primordial de mettre en place des incitations aux mobilités douces pour les personnes travaillant en ville mais résidant en dehors de ces dernières, celles qui y habitent et qui ont un ou plusieurs véhicules se retrouvent trop souvent sans alternative. Ainsi, elle souhaite lui demander dans quelle mesure il envisagerait de mettre en place ce type de dérogations pour les habitants des maisons en zones urbaines qui ont devant leur propre garage un stationnement interdit, afin que ces derniers puissent y stationner leur propre véhicule.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>256</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les règles de stationnement des véhicules sont définies par les articles R. 417-1 à R. 417-13 du code de la route. De plus, à l’intérieur des agglomérations, le stationnement relève des compétences du maire, en vertu des articles L. 2213-1 à L. 2213-6-1 du code général des collectivités territoriales. Rien n’interdit de stationner devant son garage si le stationnement se fait sur un espace privé en mono-propriété et sans gêner la circulation des piétons. Dès lors que le stationnement se fait sur l’espace public, l’article R. 417-10 du code de la route interdit le stationnement devant les entrées carrossables des immeubles riverains afin de ne pas gêner l’accès des riverains et des secours. Ce stationnement est considéré comme gênant et passible d’une contravention de la deuxième classe. Pour l’application de cet article, on entend par « entrées carrossables des immeubles riverains », les entrées qui sont accessibles aux voitures. Cette notion est laissée à l’appréciation des forces de l’ordre ; elle suppose que l’entrée doit être suffisamment large pour permettre le passage d’une voiture et ne doit pas comporter d’escalier. En revanche, il n’est pas indispensable de disposer d’un bateau sur le trottoir pour que l’entrée soit carrossable ni qu’un panneau d’interdiction de stationner soit présent. L’article R. 417-10 ne prévoit aucune dérogation à cette règle, y compris pour le propriétaire du garage et il n’est pas prévu à ce jour de modifier le code de la route. En effet la jurisprudence a confirmé que le fait de garer son véhicule devant chez soi sur la voie publique contrevient au principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi et équivaut à une privatisation de l’espace public (Cour de cassation 8 avril 1992, Cour de cassation 17 octobre 2000). La jurisprudence a également confirmé qu’un copropriétaire n’a pas le droit de se garer dans la voie d’accès à son garage dès lors que cet espace est désigné comme une partie commune dans le règlement de copropriété.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>828</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>257</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>ERP logement accueillant une activité professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            828. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la qualification éventuelle d’établissement recevant du public (ERP) du local d’une habitation privée accueillant l’activité professionnelle de son occupant dont l’objet conduit intrinsèquement à recevoir du public. Indépendamment de la question liée aux formalités d’urbanisme notamment sur le changement de destination, il lui demande si par exemple la pièce du logement personnel d’un coiffeur où celui-ci exerce sa profession, doit être considérée comme un ERP au sens de l’article R. 143-2 du code de la construction et de l’habitation, que cette pièce ait un accès indépendant ou non du domicile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>257</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code de la construction et de l’habitation définit, en son article R. 143-2, les établissements recevant du public comme « tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non ». La présence du public est ainsi l’élément primordial déterminant la qualification d’établissement recevant du public. C’est ainsi qu’une maison témoin accessible aux potentiels clients est un établissement recevant du public en ce qu’elle sera ouverte à la clientèle (CAA Marseille, 27 déc. 2021, n° 20MA03599). En outre, un immeuble accueillant au premier étage la salle de réunion d’une association entre dans la définition d’un établissement recevant du public (CAA Nancy, 29 mars 2011, n° 97NC01910). De même, une maison individuelle régulièrement mise en sous-location par la voie d’annonces sur un site internet dédié, afin d’y organiser des évènements privés, est un établissement recevant du public, quand bien même les locataires sont domiciliés dans une partie du bâtiment en cause (CAA Marseille, 27 décembre 2021, n° 20MA03599). Partant, le local d’une habitation privée accueillant l’activité professionnelle de son occupant, aux fins de laquelle est reçue du public, est un établissement recevant du public au sens de l’article R. 143-2 du code de la construction et de l’habitation, que cette pièce ait un accès indépendant ou non au domicile. La règlementation contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public telle que prise par l’arrêté du 25 juin 1980 modifié, prévoit toutefois un renforcement progressif des mesures de sécurité à appliquer et des règles de contrôle de l’établissement en fonction de l’effectif accueilli au sein de celui-ci.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>853</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>257</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Libre consultation des listes d’émargement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            853. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le développement tendanciel de l’abstention lors des scrutins locaux et nationaux, que la participation élevée des dernières législatives liée à la dissolution ne saurait masquer. Si ses causes apparaissent multiples, il n’en demeure pas moins que l’État a le devoir de s’emparer de ce sujet et d’agir pour faire reculer l’abstention, un phénomène qui apparaît structurel. Or il n’est pas concevable que cette désaffection des urnes par une proportion grandissante de Français puisse ne pas être prise en compte par les pouvoirs publics et plus largement les acteurs de la vie publique. Une prise de conscience collective et individuelle s’impose, la démocratie étant l’affaire de tous. Aussi, il lui propose de mettre en place un dispositif permettant la libre consultation des listes d’émargement produites lors d’un scrutin, ce qui permettrait de responsabiliser chaque citoyen. Voter est un droit et un devoir. Si le vote est secret et personnel, l’acte de participation au scrutin se déroule dans un lieu identifié, le bureau de vote, dont l’accès est libre pour tout citoyen devant accomplir son devoir électoral et cela de manière non confidentielle. Il lui demande sa position sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>257</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article L. 68 du code électoral, « les listes d’émargement déposées à la préfecture ou à la sous-préfecture sont communiquées à tout électeur requérant pendant un délai de dix jours à compter de l’élection et, éventuellement, durant le dépôt des listes entre les deux tours de scrutin, soit à la préfecture ou à la sous-préfecture, soit à la mairie ». Au-delà de ce délai légal de dix jours à compter de l’élection, les listes d’émargement ne sont plus communicables et deviennent des archives publiques tombant sous un délai d’incommunicabilité de cinquante ans au titre de la protection de la vie privée, en application du 3° de l’article L. 213-2 du code du patrimoine. Par un avis du 18 juin 2015 n° 20152277, la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a pu déclarer que de telles listes révélaient « le choix d’électeurs nommément désignés de se rendre ou non aux urnes, choix qui relève du secret de la vie privée ». En outre, à des fins électorales, tout électeur peut d’ores et déjà demander la communication des listes électorales, à condition de s’engager à ne pas en faire un usage commercial en application de l’article L. 37 du code électoral. Le vote est un droit et la liberté de l’électeur de voter ou non doit prévaloir. Rendre publique la liste d’émargement au-delà de la période de recours contentieux entraînerait le risque de voir cette publication faire office de moyen de pression de la part d’individus ou groupements. Dès lors, en dehors de la période de recours contentieux, afin de protéger les électeurs de tout emploi malintentionné de leurs données personnelles, il n’est pas envisagé de proposer une réforme du cadre juridique relatif aux listes d’émargement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>976</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>258</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension du bénéfice de l’indemnité de fidélisation versée aux policiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            976. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité d’étendre le bénéfice de l’indemnité de fidélisation en secteur difficile aux fonctionnaires actifs de la police nationale à de nouvelles circonscriptions de sécurité publique pouvant être considérées comme étant des secteurs difficiles. Alors que certaines circonscriptions comme celle de Dreux en bénéficient déjà, cette extension répondrait à deux impératifs, celui d’attractivité et celui de récompense, notamment dans les territoires situés en périphérie de l’Île-de-France. La circonscription de sécurité publique de Montargis répond désormais typiquement aux caractéristiques du « secteur difficile » au sens du décret n° 99-1055 du 15 décembre 1999. Y étendre l’indemnité de fidélisation répondrait d’abord à un impératif d’attractivité, des fonctionnaires pouvant préférer résider dans le Loiret et travailler en Seine-et-Marne voisine ou ne rester que peu de temps dans le département avant de solliciter leur mutation afin d’en bénéficier alors même que le commissariat de Montargis est sous-doté au regard des postes ouverts et des besoins. Cette extension répondrait aussi à un impératif de récompense des policiers : en effet, Montargis et sa périphérie subissent une délinquance et une criminalité en hausse. Les fonctionnaires de police y sont confrontés à des faits d’une violence parfois extrême, en témoignent les émeutes de la fin du mois de juin 2023 qui ont laissé le centre-ville dans un état de dévastation et choqué la France entière. Les trafics de stupéfiants prospèrent, de même que les nuisances du quotidien qui peuvent gravement altérer la qualité de vie des habitants. Si M. le ministre a pu relever lors de son audition en commission des lois le mercredi 19 juillet 2023 que les collectivités locales peuvent prendre des initiatives en faveur de l’installation et du maintien de nouveaux effectifs, celles-ci restent limitées lorsque, par exemple, les fonctionnaires ne vivent pas au sein de la commune dans laquelle se trouve leur commissariat d’affectation. Il appartient donc à l’État et au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires à une meilleure allocation des effectifs dans le respect du statut des fonctionnaires de police, au besoin par le versement de primes incitatives telles l’indemnité de fidélisation. Il lui demande donc s’il envisage son extension à de nouvelles circonscriptions de sécurité publiques hors Île-de-France, notamment celle de Montargis et le cas échéant sous quelles modalités et dans quel délai.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>258</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attribution d’une indemnité de fidélisation en secteur difficile aux fonctionnaires actifs de la police nationale a été instituée par le décret n° 99-1055 du 15 décembre 1999 modifié par le décret n° 2021-1083 du 13 août 2021, dans des zones confrontées à un taux de rotation élevé de personnels entraînant des problèmes de recrutement et d’occupation de postes. Pour l’essentiel, le dispositif s’applique à Paris et dans le reste de l’Île-de-France. Toutefois, la liste des circonscriptions de police éligibles a été étendue pour tenir compte des enjeux de sécurité et de la complexité des missions dans certains territoires devenus moins attractifs. Les dernières extensions ont concerné Calais et Dunkerque (décret du 30 mars 2017), Grenoble (décret du 3 mai 2019) et Nice (décret du 7 septembre 2020). La qualification d’une circonscription de police en secteur difficile résulte d’une appréciation du niveau de délinquance constaté et de la complexité des missions dans un secteur donné. Si la conjonction de ces facteurs est manifeste dans certaines grandes agglomérations, l’immense majorité des circonscriptions de police ne sont toutefois pas classées en secteur « difficile » au sens du décret du 15 décembre 1999 modifié, alors même que le métier de policier y est très souvent difficile. Mais l’ensemble des circonscriptions de police ne saurait être éligible, sous peine de vider de son sens et de son effet ce régime indemnitaire visant à attirer ou à maintenir les agents dans certains territoires. L’extension à d’autres circonscriptions de police nationale n’est donc pas envisagée à ce stade. Il convient toutefois de souligner que les agents exerçant dans le département du Loiret bénéficient des régimes de soutien à l’installation. Ils sont en effet éligibles aux deux dispositifs suivants. En premier lieu, l’aide à l’installation des personnels de l’État, dans les conditions fixées par la circulaire du 11 août 2023 du ministère chargé de la fonction publique, destinée à prendre en charge une partie des frais d’installation des agents de l’État nouvellement affectés dans la fonction publique de l’État ou affectés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. En second lieu, l’indemnité de changement de résidence, dans les conditions fixées par le décret n° 90-437 du 28 mai 1990 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels civils sur le territoire métropolitain de la France lorsqu’ils sont à la charge des budgets de l’État, des établissements publics nationaux à caractère administratif et de certains organismes subventionnés. Au-delà de ces dispositifs, la politique de gestion des ressources humaines qualitative que développe la police nationale vise à apporter des réponses à ces enjeux importants : enrichissement des parcours de carrière (meilleure rémunération, meilleure formation, etc.), meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée (conventionnements avec des restaurants et prestataires privés, partenariat avec l’association nationale des conseillers conjugaux et familiaux pour les difficultés de couple, hausse du nombre de psychologues dans les services, etc.), qualité de vie au travail (locaux, véhicules, immobilier, etc.). Le protocole de modernisation des ressources humaines de la police nationale du 2 mars 2022 comporte en outre des dispositions visant à faciliter l’installation des agents par une offre de services élargie en matière de logements et à développer les solutions en matière de garde d’enfants. Par ailleurs, afin d’éviter que certains territoires ne perdent brutalement un nombre important de leurs effectifs, un plafond de départs concernant les fonctionnaires du corps d’encadrement et d’application a été instauré pour les services en tension : le nombre de départs d’un même service ne peut ainsi pas excéder 10 % des postes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1131</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>259</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coût de la procédure contradictoire de radiation des listes électorales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1131. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le coût que représente pour les communes la procédure de radiation de citoyens des listes électorales. En application des articles L. 18 et R. 12 du code électoral, le maire peut en effet radier, après une procédure contradictoire, les personnes ayant perdu toute attache avec sa commune. Pour cela, si le maire n’a pas connaissance de la nouvelle adresse de l’électeur, le droit prévoit l’envoi d’un courrier à l’adresse précédemment connue sur la liste électorale, par lequel il lui précise les motifs pour lesquels il envisage de le radier et l’invite à formuler sous quinze jours ses observations. Sans retour de sa part suivant ce délai, ou si le courrier revient en mairie avec la mention « n’habite pas à l’adresse indiquée », le maire est fondé à le radier de ses listes électorales, en lui notifiant sa décision de radiation, également à l’adresse indiquée sur la liste électorale. En cas de contestation, ce formalisme permet ainsi au maire de prouver qu’il a respecté la procédure prévue par le code électoral. Toutefois, ce formalisme représente un coût non négligeable pour les petites communes puisque, pour prouver le respect de la procédure, l’envoi des courriers se fait systématiquement par recommandé avec accusé de réception. Au tarif actuel, cela représente pour la commune un coût de plus de 10 euros par électeur radié. Si la mise en place du répertoire électoral unique (REU) en 2019 a permis d’actualiser les listes électorales tout en rationalisant leur gestion et ainsi réduire les cas de « mal-inscription » sur les listes électorales, la gestion des listes électorales représente néanmoins une charge importante pour les mairies, y compris une charge financière quand il s’agit de procéder à des radiations. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour compenser les coûts liés à la procédure contradictoire de radiation des listes électorales, ou à défaut, quels ajustements législatifs et règlementaires pourraient être envisagés afin de réduire le recours aux courriers recommandés et donc diminuer les coûts de cette procédure pour les communes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>259</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des articles L. 18 et R. 12 du code électoral, le maire peut radier, après une procédure contradictoire, les électeurs qui ne remplissent plus les conditions d’attache communale permettant de demeurer inscrits sur la liste électorale de la commune. Pour cela, le maire notifie à l’électeur son projet de décision par un courrier à l’adresse connue sur la liste électorale, par lequel il lui précise les motifs sur les fondements desquels il envisage de le radier et l’invite à formuler ses observations dans un délai de quinze jours. Sans retour de sa part suivant ce délai, ou si le courrier revient en mairie avec la mention « n’habite pas à l’adresse indiquée », le maire est fondé à le radier des listes électorales, en lui notifiant sa décision de radiation dans un délai de deux jours, également à l’adresse connue sur la liste électorale. En cas de contestation, ce formalisme permet au maire de prouver qu’il a respecté la procédure prévue par le code électoral. Les coûts associés à ces envois ayant vocation à être couverts par la dotation globale de fonctionnement, le Gouvernement n’envisage pas de mettre en place une dotation dédiée, ou de modifier le dispositif législatif et règlementaire existant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1166</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>260</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des prises de rdv en préfecture pour les titres de séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1166. — 22 octobre 2024. — M. Aly Diouara alerte M. le ministre de l’intérieur sur les graves difficultés rencontrées par de nombreux usagers dans la prise de rendez-vous en préfecture pour l’obtention ou le renouvellement de leurs titres de séjour, particulièrement depuis la mise en place de la dématérialisation des démarches administratives. En effet, cette dématérialisation, bien qu’ayant pour objectif de simplifier les procédures, a entraîné de fortes perturbations pour les demandeurs. De nombreux témoignages font état de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous, avec des périodes d’attente pouvant aller jusqu’à plusieurs mois en particulier auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis et des sous-préfectures rattachées. L’allongement de ces délais conduit de nombreux usagers, faute d’avoir pu remplir les formalités nécessaires, à se retrouver en situation irrégulière au regard des conditions de séjour dans le pays, avec des conséquences lourdes pour leur vie personnelle en matière de droit du travail, de droit social et de déplacement sur le territoire. Cette situation a malheureusement alimenté l’émergence d’un marché parallèle en ligne et sur les réseaux sociaux, où certaines personnes désespérées se voient contraintes de débourser plusieurs centaines d’euros pour accéder à un créneau, dans des conditions la plupart du temps frauduleuses qui conduisent à des escroqueries. Ces pratiques, en plus de créer une injustice sociale flagrante, accentuent la vulnérabilité des demandeurs propre et altèrent la confiance dans l’action publique. Il lui demande donc si le Gouvernement entend prendre des mesures concrètes pour réduire les délais de prise de rendez-vous et aussi mettre fin à ce marché parallèle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>260</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de la prise de rendez-vous en préfecture par internet, les modalités de réservation ont évolué récemment. Une nouvelle application appelée RDV Préfecture a remplacé l’ancien module, qui était techniquement obsolète, peu ergonomique pour les usagers et vulnérable aux réservations en masse par des robots à des fins de revente. Le déploiement de RDV Préfecture s’est fait en plusieurs vagues entre septembre et décembre 2023. L’ergonomie a été améliorée pour rendre les démarches plus accessibles aux usagers. Par exemple, des rappels des rendez-vous par SMS sont envoyés 48h avant pour faire baisser les taux de rendez-vous non honorés et limiter la tension sur les guichets. Grâce à RDV Préfecture, le ministère de l’intérieur peut désormais suivre les statistiques d’activité sur la plateforme de prise de rendez-vous. Ainsi, depuis le déploiement généralisé de RDV Préfecture, environ 150 000 rendez-vous par mois sont réservés en ligne au niveau national. Le délai moyen entre la publication de créneaux de rendez-vous sur la plateforme et leur réservation par des usagers était de 12 jours au 1er trimestre 2024 et de 15 jours au 3e trimestre 2024. En moyenne et au niveau national, en 2024,  une réservation sur la plateforme permet d’obtenir un rendez-vous en 27 jours en moyenne. Les leviers identifiés pour réduire les délais de prise de rendez-vous sont de lutter contre la perte de créneaux (en limitant notamment les rendez-vous non-honorés, pris par erreur ou infructueux), de mieux calibrer la durée des créneaux de rendez-vous proposés en préfecture pour augmenter l’offre de rendez-vous et de lutter contre les détournements de la plateforme à des fins de revente de rendez-vous. Concernant la lutte contre la captation de créneaux de rendez-vous à des fins de revente, plusieurs mesures ont été mises en place dès la création de la plateforme et continuent d’être ajustées. Par exemple, des captcha anti-robots ont été installés en début de démarche, des protections techniques limitent les sollicitations excessives du service et des contrôles automatisés sur le formulaire empêchent la réservation de plusieurs rendez-vous par un même usager ou la réservation d’un rendez-vous avec un numéro étranger invalide pour les démarches étrangeres. Les retours des préfectures confirment l’efficacité de ces premières mesures, mais d’autres actions sont en cours afin de continuer à lutter contre la revente de rendez-vous en préfecture par internet. Les fonctionnalités à venir comprendront de nouvelles interconnexions avec d’autres bases de données de l’administration pour mieux contrôler l’identité des usagers réservant des rendez-vous en ligne, la sécurisation des convocations générées par l’application pour y intégrer des systèmes de QR codes, l’amélioration des protections techniques de l’application afin d’empêcher la réservation par des robots et un renforcement de la communication auprès des usagers pour les informer de la gratuité et de la facilité de la démarche et pour les avertir des risques de revente. Il faut néanmoins souligner la nécessité de préserver l’équilibre entre le contrôle du bien-fondé des réservations et l’accessibilité des démarches, en particulier vis-à-vis de populations qui sont susceptibles d’être éloignées du numérique ou qui peuvent, dans les cas d’étrangers en situation irrégulière, avoir des difficultés à justifier de leur identité. Par ailleurs, en l’état actuel du droit, l’intermédiation en matière de prise de rendez-vous en préfecture pour le compte d’un usager n’est pas spécifiquement règlementée. L’absence d’interdiction de la réalisation de prestations de service à titre onéreux ou gratuit en la matière ne permet pas de développer de politiques systématiques de lutte contre ces pratiques. Ces cas les plus problématiques sont signalés par les préfectures aux autorités judiciaires pour caractériser les faits et identifier un levier répressif adapté. Plus particulièrement, la préfecture de la Seine-Saint-Denis est mobilisée pour améliorer les prises de rendez-vous des usagers. A titre d’exemple, plus de 4 000 rendez-vous se tiennent par semaine, dans le département, au sein des services en charge des étrangers. De plus, un accompagnement personnalisé se met progressivement en place. Des courriels personnalisés et appels sont adressés aux publics les plus fragiles pour les aviser de leur rendez-vous à venir (notamment, pour les détenteurs de carte de résident et les réfugiés). Des points d’accès numérique (PAN) sont ouverts sur chaque site afin d’accompagner les usagers les plus éloignés du numérique et/ou de l’administration notamment dans leur prise de rendez-vous En complément, pour limiter les ruptures de droits, il a été mis en place des circuits courts d’instruction des demandes de renouvellement. Un plan d’action spécifique a été mis en place depuis 2022 par la Direction Générale des Étrangers en France, qui s’articule autour de plusieurs axes qui visent à intervenir simultanément sur les volets réglementaire, informatique et de pilotage des agents instructeurs en préfecture. Ces axes intègrent notamment le fait de s’assurer de l’anticipation par les usagers et le respect des délais de dépôt avec l’envoi automatique de courriel et de SMS. Ils mettent également en place une priorisation des dossiers à traiter en préfecture pour lesquels les usagers risquent de se trouver privés d’un droit au séjour, de permettre le maintien du droit au séjour et des droits associés jusqu’à 3 mois après la date d’expiration du titre précédemment délivré ou de s’assurer que la clôture d’instruction des dossiers en préfecture soit utilisée à bon escient, afin d’éviter les ruptures de droit pour erreur de procédures administratives. De même, des opérations de samedis travaillés (ex : journée dédiée à la remise des titres) sont régulièrement organisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1209</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>261</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil et évaluation des personnes se déclarant mineures non accompagnées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1209. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’accueil des personnes migrantes se déclarant mineures non accompagnées, mais dont le statut de mineur n’est pas reconnu par les conseils départementaux. En effet, dans le cas d’un recours en justice, entre le moment où la collectivité départementale émet sa notification à l’issue de l’entretien d’évaluation et celui où le juge pour enfants statue, plusieurs mois peuvent se dérouler au cours desquels ces jeunes femmes et ces jeunes hommes errent dans un « no man’s land administratif ». En l’absence de dispositions légales dictant les conditions d’accueil dans la situation susmentionnée, ces jeunes personnes migrantes ne bénéficient d’aucun des dispositifs existants. Aussi, il lui demande les solutions envisagées pour engager la résolution de ce vide juridique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>261</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de la loi, la prise en charge et l’évaluation des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille relèvent du président du conseil départemental. Si celui-ci estime que le jeune est majeur ou accompagné, alors il met fin à la mise à l’abri du jeune. Le Conseil d’Etat dans une décision du 14 mars 2023 (n° 471867) estime qu’il est ceoendant possible pour la personne de saisir le juge du référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. A ce titre, le juge des référés peut enjoindre la poursuite de l’accueil provisoire s’il estime que l’appréciation du président du conseil départemental est manifestement erronée et qu’il existe un risque immédiat de mise en danger de sa santé ou de sa sécurité. En outre, à tout moment, en vertu de l’article 375 du code civil, le jeune peut saisir directement le juge des enfants afin de bénéficier d’une mesure en assistance éducative, ce qui rend irrecevable le recours formé devant le juge administratif contre la décision du président du conseil départemental (CE, 1 juillet 2015, n° 386769). La saisine du juge des enfants à la suite d’une décision de refus de prise en charge n’est donc pas suspensive. La possibilité pour le juge des enfants d’ordonner des mesures provisoires dans l’attente de sa décision en matière d’assistance éducative, sur le fondement de l’article 375-5 du code civil, reste à sa libre appréciation. Par ailleurs, en urgence le Procureur de la République peut prendre une ordonnance de placement provisoire dans l’attente de la décision du juge des enfants. En dehors de ce cas précis, le juge des référés n’intervient pour protéger cette liberté fondamentale que lorsque l’atteinte à celle-ci est causée par une carence des services départementaux dans l’exercice de leurs missions, respectant ainsi la compétence de l’autorité judiciaire, qui est saisie au fond à la suite de la phase administrative de mise à l’abri et d’évaluation de la situation de la personne. Le gouvernement est toutefois conscient de la nécessité de renforcer le dispositif. Le rapport au garde des Sceaux, ministre de la justice en date du 25 juin 2024 sur les voies, conditions et délais de recours des personnes se déclarant « mineurs non accompagnés » propose sept recommandations visant à servir l’intérêt de ces jeunes et des intervenants engagés pour leur protection. Ainsi, les ministres concernés travaillent au perfectionnement du dispositif actuel. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1210</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>261</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>15 octobre 2024 - Audition du ministre par la commission des affaires étrangères</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1210. — 22 octobre 2024. — M. Marc de Fleurian alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de plus en plus préoccupante que vivent les communes du littoral du Nord et du Pas-de-Calais face à la crise migratoire. Cette problématique, qui s’est installée depuis la fin des années 1990, connaît aujourd’hui une aggravation alarmante, malgré le dévouement des forces de l’ordre. Ces communes se trouvent en première ligne et sont confrontées à cette situation sans disposer des moyens adéquats pour y faire face, suscitant pour les compatriotes un sentiment d’abandon, alors que la gestion de cette problématique relève avant tout de l’État. Les traités et lois actuellement en vigueur sont défaillants. Les comportements violents des clandestins se multiplient, générant des craintes légitimes dans la population, qui fait preuve d’un courage et d’une dignité exemplaires. Il est urgent que le Gouvernement prenne enfin la mesure du problème. Il faut refuser de céder au fatalisme et à l’impuissance et rester déterminés à unir les efforts pour défendre les concitoyens. Cette crise doit notamment faire l’objet d’un dialogue avec le nouveau gouvernement britannique. La protection des Français doit rester la priorité du Gouvernement et du ministère des affaires étrangères. M. le ministre doit s’engager à rencontrer au plus vite son homologue britannique pour discuter de solutions concrètes à la crise migratoire ; il doit s’engager à associer les maires et les parlementaires du littoral à la préparation de cette rencontre. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>262</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au 30 octobre 2024, 30 431 personnes ont traversé illégalement la Manche (hausse de 14 % par rapport à 2023). De puissantes filières criminelles sont à la manoeuvre, qui résistent et s’adaptent au prix toujours plus lourd de vies humaines. La lutte des forces de l’ordre françaises et britanniques contre ces filières s’est substantiellement accrue depuis la conclusion de l’accord de coopération bilatérale du 14 novembre 2022, qui s’inscrit dans le cadre du Traité de Sandhurst signé en janvier 2018. Cette politique concertée et volontariste porte ses fruits, notamment avec le démantèlement chaque année d’une cinquantaine de filières. En outre, si 1 198 tentatives de traversée de la Manche par small boats ont été recensées du 1er janvier au 6 octobre 2024, celles-ci sont en baisse de 9 % par rapport à la même période en 2023. Il n’en reste pas moins que les tragédies en Manche et en Mer du Nord se multiplient (72 décès depuis janvier, dont 25 en septembre, contre 16 sur l’ensemble de l’année 2023), en raison d’une hausse des prises de risque par les passeurs, avec des embarcations de très faible qualité et de plus en plus chargées. Par ailleurs, une augmentation sensible des poussées de violences est constatée sur l’ensemble du littoral du Nord et du Pas-de-Calais, entre migrants, contre les forces de l’ordre et, parfois, contre les populations. Le Gouvernement, conscient du poids croissant de ce phénomène sur les communes concernées et des préoccupations légitimes des élus locaux quant à la protection de leurs concitoyens, développe sa coopération opérationnelle avec le Royaume-Uni en renforçant les moyens de son efficacité, notamment, avec le déploiement d’agents et de matériels sur les côtes françaises, la préparation de la construction d’un centre de rétention, la création de nouveaux cadres d’échange d’informations et de bonnes pratiques. Si le Gouvernement poursuit sa stratégie de coopération bilatérale avec le Royaume-Uni, seule une coopération élargie dans le cadre de l’Union européenne permettrait véritablement de faire évoluer la situation. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de retrait entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, en effet, aucun cadre juridique européen ne fixe la gestion de la migration avec le Royaume-Uni, s’agissant tant de la migration légale des ressortissants britanniques et européens que de l’immigration irrégulière et l’asile. L’augmentation de la pression migratoire dans la Manche conduit à des flux migratoires secondaires à travers tout le continent européen, vers la France principalement, mais également vers d’autres États membres, il s’agit donc bien d’un sujet européen qui dépasse la seule relation franco-britannique. C’est pourquoi le ministre de l’intérieur porte la nécessité d’un partenariat migratoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, tant auprès des autorités britanniques, le ministre de l’intérieur a eu l’occasion de le dire à son homologue britannique le 3 octobre dernier, qu’auprès de la Commission européenne, à qui il revient de proposer un mandat de négociation avec le Gouvernement britannique. Avec le Groupe de Calais (le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas) le but est de faire avancer la réflexion sur le long terme, mais aussi sur le court terme, sur ce que pourrait être la future relation migratoire entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1285</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>262</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais excessifs de délivrance des titres sécurisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1285. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais excessifs de délivrance de la carte nationale d’identité et du passeport. Sur tout le territoire national, les citoyens se plaignent de devoir faire face à un allongement de ces délais non seulement pour la prise de rendez-vous en mairie, mais aussi pour l’instruction, la fabrication et l’acheminement des titres sécurisés. En Seine-et-Marne, il faut attendre en moyenne quatre mois pour obtenir ces documents et parfois même plus de six mois ! Elle lui demande en conséquence quelles nouvelles mesures entend prendre le Gouvernement afin de revenir à des délais de délivrance raisonnables car le plan d’urgence annoncé le 4 mai 2022, avec l’installation de nouveaux dispositifs de recueil, ne semble pas avoir permis une amélioration notable dans ce domaine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>262</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les efforts mis en œuvre collectivement depuis la crise COVID ont permis de faire baisser significativement le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous en mairie de sorte que l’obtention de son titre d’identité ou de voyage en moins de 2 mois est désormais la règle. Le délai d’attente de rendez-vous en mairie est ainsi passé sous le seuil de 10 jours au niveau national depuis le mois de juin 2023. Il est même inférieur à 7 jours de façon stable sur l’ensemble du territoire depuis septembre de 2024. Les délais d’instruction en centre d’expertise et de ressources des titres et de délivrance sont également désormais maîtrisés : ils sont ainsi largement inférieurs aux cibles fixées à 15 jours pour le délai d’instruction et 21 jours pour le délai de délivrance. Cette amélioration des délais est le résultat du plan d’urgence mis en place par le Gouvernement en mars 2023 articulé autour de plusieurs axes : déploiement rapide de 1 100 nouveaux dispositifs de recueil (DR) en 2023, augmentation de la dotation pour titres sécurisés à 100 millions d’euros ou encore renforcement des services préfectoraux en charge de l’instruction des dossiers. Ce plan d’actions a permis de sortir de la situation de crise pour retrouver un service public en matière de délivrance de titres conforme aux attentes des usagers. La situation en Seine-et-Marne s’est ainsi nettement améliorée comme sur le reste du territoire national. Les services de l’Etat poursuivent l’amélioration du processus de délivrance des titres d’identité et demeurent attachés à garantir une offre de proximité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1349</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>263</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Marchés publics relatifs à la sécurité privée des JOP 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1349. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées dans l’attribution des marchés publics de sécurité privée pour les JOP 2024. Lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 27 mars 2024, le président du comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP), Tony Estanguet, déclarait que « 97 % des besoins » avaient été « sécurisés ». Pourtant, M. le député constate que, d’après les déclarations de la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques faites le 22 avril 2024, 8 000 postes d’agents de sécurité resteraient encore à pourvoir. Ce déficit fait écho aux multiples injonctions à anticiper les carences de sécurité privée, notamment de la part de la Cour des comptes qui appelait dès janvier 2023 à « stabiliser les besoins de sécurité privée et établir les mesures alternatives pour pallier ses probables carences (COJOP, DIJOP, ministère de l’intérieur) ». Ces insuffisances tiennent pour partie à ce que le secrétaire général du groupement des entreprises de sécurité, Cédric Paulin, décrit comme une faible appétence des plus gros opérateurs pour les marchés publics liés aux JOP. M. le député s’en inquiète dans la mesure où plusieurs d’entre eux semblent l’avoir justifiée par la mauvaise conception des appels d’offres. M. le député rappelle en outre les besoins estimés par le COJOP, lui-même : environ 18 000 agents de sécurité par jour en moyenne (avec des pics jusqu’à au moins 22 000, notamment pour la cérémonie d’ouverture). Dans ce contexte, il est particulièrement soucieux de l’alerte portée par la Cour des comptes dans son rapport de juillet 2023 : « La capacité de la branche professionnelle privée de sécurité à répondre aux besoins liés à la tenue des jeux est plus que jamais en question, compte tenu de l’état même de cette branche professionnelle, dont les difficultés structurelles ont été encore accrues par la crise sanitaire ». À cet égard, M. le député constate la baisse drastique de l’attractivité du domaine (matérialisée par la chute du nombre de détenteurs de la carte professionnelle), en lien avec la difficulté des conditions de travail et la faiblesse des augmentations de salaire que dénoncent les syndicats. Par ailleurs, il prend acte des propos du président de la Fédération française de sécurité privée, Pierre Brajeux, qui a déclaré qu’il faudrait « trouver beaucoup de nouveaux entrants » (au moins 20 000) pour satisfaire ces besoins. Or, d’après les déclarations de la ministre chargée des sports du 22 avril 2024, seuls 12 000 recrutements ont pour l’heure été effectués parmi les nouveaux agents formés. Aux besoins déjà existants s’ajoute en outre l’exigence imposée par le Gouvernement aux entreprises attributaires d’avoir « 20 à 30 % d’effectifs supplémentaires » pour pallier le risque d’absentéisme. C’est dans ce contexte que la presse a relayé des annonces sur le recours à des forces de l’ordre et des militaires étrangers en soutien de la sécurisation des JOP, posant dès lors la question des consignes qui leur seront données et des modalités de coordination avec les militaires et policiers français ainsi qu’avec les effectifs de sécurité privée déjà prévus. Ainsi, M. le député aimerait dans un premier temps que lui soit confirmée l’exactitude des chiffres présentés par Tony Estanguet et le cas échéant, la correspondance des 3 % manquants avec le nombre de lots qu’il reste à attribuer pour la sécurisation de l’évènement. Il souhaiterait également connaître les intentions du ministère sur : les procédures à travers lesquelles il compte attribuer ces lots restants ; le renforcement de l’attractivité du domaine de la sécurité privée et notamment la satisfaction des revendications salariales ; la planification du recours probable des forces armées en supplétion de la sécurité privée, comme l’anticipait la Cour des comptes dès juillet 2023. En ce qui concerne la mobilisation d’effectifs en nombre suffisant, il voudrait savoir où en sont les objectifs de formation de nouveaux agents de sécurité et les recrutements prévus par les entreprises attributaires (incluant les effectifs supplémentaires demandés). Enfin, à supposer qu’ils soient effectivement embauchés, il souhaiterait savoir dans quelle mesure ces effectifs supplémentaires permettront de se prémunir du risque d’absentéisme ( « no show » ), pointé par le délégué interministériel aux jeux lui-même.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>264</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Jeux olympiques et paralympiques 2024 en France se sont déroulés dans d’excellentes conditions et ont été une très grande réussite, tant pour les athlètes que pour les spectateurs. Malgré les annonces prudentes du printemps 2024 concernant la mobilisation de la sécurité privée lors des JOP, tous les acteurs (État, organisateur, filière) s’accordent pour affirmer que le secteur de la sécurité privée a été au rendez-vous des Jeux et a relevé le défi avec succès. Il n’y a pas eu de défaillance structurelle, ni contractuelle. L’organisateur lui-même a reconnu que Paris 2024 a été la première édition olympique sans défaillance de la sécurité privée. Le COJO a ainsi réussi à attribuer tous ses lots « sécurité privée », à l’exception de certains propres à la cérémonie d’ouverture en raison du caractère exceptionnel de cet événement ; en l’espèce, il a été décidé en amont de réorganiser le dispositif de sécurité du 26 juillet en bord de Seine, ce qui a permis à l’État de prendre à son compte la sécurité de certains quais initialement sous la responsabilité du COJO. Le plan de mobilisation de la filière de sécurité privée a permis aux entreprises prestataires des Jeux d’assurer leurs missions, le phénomène de « no-show » n’ayant pas été observé lors des JOP. Le défi de la mobilisation de 15 500 agents de sécurité privée en moyenne chaque jour pendant les JO, 20 000 agents en pic (7 500 en moyenne pendant les Jeux paralympiques, 12 000 agents en pic) a été pleinement réussi. Au total, 27 000 personnes ont travaillé sur des missions de sécurité privée pendant les Jeux. Quelques défaillances localisées et ponctuelles ont été observées sur les sites de Villepinte et Vaires-sur-Marne et ont été traitées par un redimensionnement des effectifs par Paris 2024 ou par le recrutement de ressources par des attributaires grâce à l’action de France Travail. L’agilité et la mobilisation constantes des acteurs (DRIETTS, COJO, France Travail, Préfecture de police de Paris, Préfecture d’Île-de-France, filière, etc.) en phase de conduite JOP ont donc permis aux entreprises de sécurité privée de répondre aux besoins de sécurisation des Jeux sans qu’il soit nécessaire de mobiliser la police, la gendarmerie ou les forces armées en substitution. Cette situation s’explique par le fait que la Préfecture d’Île-de-France a plus particulièrement piloté depuis le début 2022 un ambitieux plan d’action pour que la sécurité des Jeux olympiques soit assurée par un nombre suffisant d’agents de sécurité privée. Les objectifs de ce plan francilien, initialement fixés à 20 000 formations pour satisfaire 15 000 recrutements, ont été réévalués en fin d’année 2023 à 25 000 entrées en formation pour 20 000 personnes recrutées afin notamment d’assurer une meilleure maîtrise du risque d’absentéisme. Ces objectifs ont, avant le début des JO, été dépassés tant pour la formation que pour les recrutements par les entreprises de sécurité privée attributaires des marchés du COJOP. En vue d’atteindre ces résultats, un dispositif inédit a été mis en place par la DRIEETS et France Travail pour assurer une offre de formation suffisante, rendre ces formations attractives, amener les entreprises à recruter activement, et répondre en temps réel aux besoins des entreprises pendant les Jeux. Un travail considérable a été réalisé par les équipes de France Travail Île-de-France au bénéfice des demandeurs d’emploi, des étudiants, des retraités, des jeunes en insertion dans le cadre du plan régional d’insertion pour la jeunesse (PRIJ) : préparation des dossiers CNAPS, conseils en formation, paiement des rémunérations, etc. Pour réussir la sécurisation des Jeux olympiques et paralympiques, un certificat de qualification professionnelle spécialement adapté aux activités évènementielles a également été créé (CQP PSGE). Pour ce métier, particulièrement en tension, un dispositif spécifique de prime a aussi été mis en place pour inciter à se former et à prendre un emploi dans les métiers de la sécurité privée. Au total, 26 500 places de formation ont été rendues disponibles. 25 800 personnes ont été formées en Île-de-France, parmi lesquelles 19 500 issues du vivier des demandeurs d’emploi et 6 300 issues des autres viviers dont 3 700 étudiants. La grande majorité des personnes formées a été diplômée soit d’un titre professionnel (le TFP APS, formation en cinq semaines), soit du CQP PSGE (formation en trois semaines). Les formations et les recrutements se sont fortement accélérés à compter de mai 2024, ce qui a permis au secteur de disposer d’agents en nombre suffisant pour honorer ses engagements vis-à-vis du COJO. Ainsi, ce sont 7 200 nouveaux agents qui ont été formés au CQP PSGE. En complément, 7 300 agents ont été certifiés au classique TFP APS au premier semestre 2024, ce qui équivaut au niveau atteint en année pleine (7 200 certifiés TFP APS en 2022). Au total, le ministère du travail a délégué 68 millions d’euros qui ont été investis pour accompagner vers les métiers de la sécurité privée par la formation, dans le cadre du plan d’investissement dans les compétences ou par l’intermédiaire de France Travail. En parallèle, le CNAPS, qui a fortement réduit le délai de traitement des demandes d’autorisations d’exercer et de délivrance d’agréments, a délivré 24 600 primo-cartes professionnelles de janvier à juillet 2024, contre 24 100 sur les 12 mois de l’année 2023. Cette réussite collective et cette coordination entre toutes les parties prenantes ont permis de renforcer le continuum de sécurité, s’inscrivant ainsi dans l’héritage des JOP 2024. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1356</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>265</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-désignation du conducteur en cas d’infraction routière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1356. — 22 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud interroge M. le ministre de l’intérieur sur les entrepreneurs individuels qui se voient à tort sanctionnés par l’administration pour non-désignation du conducteur en cas d’infraction routière. Depuis le 1er janvier 2017, l’article L. 121-6 du code de la route prévoit que, lorsqu’une infraction routière a été commise avec un véhicule dont le titulaire du certificat d’immatriculation est une personne morale ou qui est détenu par une personne morale, le représentant légal de cette personne morale doit désigner la personne physique qui conduisait ce véhicule au moment de l’infraction. En cas de non-désignation du conducteur ayant commis l’infraction, le représentant de la personne morale reçoit une amende forfaitaire supplémentaire (qui peut être majorée) en plus de l’amende initiale. L’article L. 121-6 du code de la route vise pourtant bien les personnes morales et uniquement elles. Ce texte ne s’applique pas aux personnes physiques. La Cour de cassation le rappelle. Dans l’arrêt n° 530 qu’elle a rendu 21 avril 2020, elle précise que l’obligation de désignation ne s’applique pas aux entrepreneurs individuels à condition que leur véhicule soit bien immatriculé à leur nom (personne physique). Dans ce cas, les entreprises individuelles ou entreprises en noms propres (les artisans, commerçants, agriculteurs, etc.), les professions libérales (médecins, infirmières, avocats, architectes, etc.) et les autoentrepreneurs n’ont plus l’obligation de s’auto-désigner en cas d’infraction. Malgré cette dernière disposition, il s’avère que l’administration continue à sanctionner les entrepreneurs individuels pour non-désignation du conducteur. Sans tenir compte des éventuelles contestations par lettre recommandée avec accusé de réception, elle édite alors un titre exécutoire permettant de saisir les sommes dues sur les comptes bancaires. Cette rigidité oblige les conducteurs non fautifs (puisque l’infraction n’est pas constituée) à prendre un avocat pour obtenir gain de cause ou faire un procès dont le coût est parfois plus important que les sommes à devoir, dissuadant la plupart des personnes lésées d’entamer cette procédure. Elle lui demande en conséquence quelles mesures il entend mettre en place pour mettre fin à ces amendes forfaitaires supplémentaires qui sont perçues comme du racket par les entrepreneurs individuels de bonne foi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>265</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2017, les personnes morales dont le représentant légal ne désigne pas la personne physique qui a commis une infraction au volant d’un véhicule leur appartenant ou qu’elles détiennent reçoivent un avis de contravention pour non désignation. L’envoi de cet avis de contravention met fin à la situation qui voyait certains contrevenants ayant commis une infraction au volant d’un véhicule professionnel échapper au retrait de points. Cette obligation de désignation répond à un objectif de responsabilisation des représentants légaux et des conducteurs de véhicules appartenant à des personnes morales. Le représentant légal d’une personne morale doit donc, à la suite de la réception d’un avis de contravention, désigner le conducteur ayant commis l’infraction ou se désigner personnellement s’il a lui-même commis l’infraction. La personne désignée reçoit par la suite un avis de contravention qui lui est personnellement adressé, par voie postale ou par voie électronique, et peut alors régler l’amende associée à l’infraction qu’il a commise. Dès lors, l’enregistrement d’un véhicule dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV) au nom d’une personne morale entraînant l’établissement d’un certificat d’immatriculation à son nom, son représentant légal a l’obligation de désigner le conducteur qui commet une infraction au volant de ce véhicule. L’obligation de désignation résultant de l’article 121-6 du code de la route pèse sur le représentant d’une personne morale, par conséquent elle ne s’applique pas aux entrepreneurs individuels, ces derniers étant des personnes physiques, comme l’a affirmé la Cour de Cassation par un arrêt du 21 avril 2020 (n° 19-86.467), à condition que leur véhicule soit bien immatriculé à leur nom, en tant que personne physique, et non pas celui de leur société, en tant que personne morale. De ce fait, les entreprises individuelles n’ont plus l’obligation de s’auto-désigner en cas d’infraction. La personne peut alors directement payer à la suite de la réception d’un avis de contravention et n’est plus passible de poursuites pour non-désignation du conducteur. Si, par erreur, l’entrepreneur individuel a immatriculé le véhicule utilisé dans le cadre de son activité en tant que personne morale, il dispose d’un délai de quarante-cinq jours pour modifier, gratuitement, le certificat d’immatriculation dudit véhicule en tant que personne physique. Ces corrections peuvent être réalisées par voie électronique dans le cadre des procédures dématérialisées sur le site de l’agence nationale des titres sécurisés (https://immatriculation.ants.gouv.fr/).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1894</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>265</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Usage par la gendarmerie nationale de dispositifs embarqués LAPI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1894. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’usage par la gendarmerie nationale de dispositifs embarqués de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) et sur les capacités opérationnelles affectées à chaque département de la région de gendarmerie du Centre-Val de Loire. La loi du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces a étendu à titre expérimental pour une durée de trois ans les possibilités d’exploitation des données issues des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation. Il s’agit notamment de pouvoir identifier si deux plaques d’immatriculation circulent proches l’une de l’autre de manière régulière, la première pouvant ouvrir la voie à la seconde dans le cadre de trafics illégaux. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir si des mesures similaires sont envisagées pour renforcer les capacités d’enquête de la gendarmerie nationale. En outre, il souhaite connaître le nombre de dispositifs LAPI actuellement opérationnels en région Centre-Val de Loire, ainsi que les résultats obtenus grâce à leur utilisation. Enfin, il lui demande si une évaluation des bénéfices de ces dispositifs par rapport à leur coût a été réalisée et quelles sont les perspectives d’évolution de cet outil dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le terrorisme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>266</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La gendarmerie nationale est dotée de nombreux dispositifs embarqués de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) répartis sur l’ensemble du territoire national. Parmi les dispositifs LAPI, on distingue les LAPI fixes, installés sur une structure inamovible, et les LAPI mobiles, susceptibles d’être déplacés ou utilisés en mouvement. En gendarmerie, la capacité opérationnelle LAPI est principalement basée sur des dispositifs mobiles. Sont ainsi visés des lecteurs dits « embarqués », qui sont montés sur les véhicules sérigraphiés avec lesquels ils forment un ensemble indissociable. Plus particulièrement, la région de gendarmerie du Centre Val-de-Loire dispose de 14 capteurs LAPI embarqués dans des véhicules de patrouille. L’utilisation des LAPI embarqués permet de contrôler immédiatement les véhicules signalés volés et de renseigner les unités sur la présence de véhicules suspectés dans des enquêtes délictuelles et criminelles. Ces dispositifs ont rendu possible, en région Centre-Val-de-Loire, la découverte de plus d’une centaine de véhicules volés et la localisation de nombreux véhicules intéressant des enquêtes judiciaires d’ampleurs diverses. Le bénéfice de ces dispositifs est clairement établi tant leur apport favorise quotidiennement les enquêtes judiciaires (ex. trafic de stupéfiants, trafic d’armes, vol et recel en bande organisée). Par conséquent, la gendarmerie nationale établit actuellement un plan d’achat et de renouvellement de ses dispositifs LAPI afin de renforcer la dotation dans les unités territoriales par des LAPI embarqués et performants tout en densifiant le maillage du territoire par des LAPI fixes. Afin de rendre l’utilisation des LAPI plus efficace dans la lutte contre la criminalité organisée, notamment la lutte contre les trafics illicites, la gendarmerie nationale collabore activement avec la police et les douanes afin de créer un système de traitement centralisé des LAPI (STCL) permettant aux enquêteurs de consulter - en temps réel et sur une plateforme unique - l’ensemble des LAPI du territoire national Cette mutualisation des capteurs des différentes forces offrira à la gendarmerie une meilleure visibilité de la délinquance sur sa zone de compétence. Ce système bénéficie d’une assise juridique depuis septembre 2024 et devrait être déployé courant 2025. Le dispositif pourra ensuite faire l’objet d’évolutions avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités (exemple : la détection de récurrence de plaques d’immatriculation circulant à proximité l’une de l’autre et pouvant constituer un convoi), en fonction des besoins et des cadres juridiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1951</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>266</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Diminution des crédits alloués à la police judiciaire pour 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1951. — 12 novembre 2024. — M. Paul Christophle interroge M. le ministre de l’intérieur sur la diminution des crédits alloués à la police judiciaire pour 2025. Les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances pour 2025 laissent en effet apparaître une baisse des crédits de 8 % par rapport à 2024. La police judiciaire, par son travail d’investigation et d’enquête approfondi, joue un rôle essentiel dans la lutte contre la grande délinquance. Le renforcement de son action et des moyens qui lui sont consacrés doit donc constituer une priorité. Lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, M. le ministre de l’intérieur a indiqué, sans apporter de précisions supplémentaires, que cette baisse résultait d’une « modification de la présentation comptable qui vise à faire coïncider l’action de police judiciaire avec la filière correspondante ». Le document budgétaire se contente lui d’évoquer une évolution du périmètre de cette action « afin d’assurer une cohérence et permettre une lisibilité de la filière judiciaire sur le long terme ». Aussi, il lui demande des précisions complémentaires quant à ce changement de périmètre comptable. Il souhaiterait en particulier savoir dans quelles actions et sous-actions sont inscrits les crédits qui ne figurent plus dans l’action 05 du programme 176, quels sont les services ministériels ou les types de dépenses (titre) concernés par cette réaffectation et si des crédits ont été annulés dans cette opération de réaffectation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>266</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La baisse apparente des dépenses de personnel rattachées à l’action 5 « police judiciaire » du programme 176 « police nationale » (projet annuel de performances - PAP) s’explique par le changement de périmètre de l’action 5, recentrée sur les seuls effectifs de la police judiciaire, à l’exclusion des effectifs de sécurité publique qui concouraient jusque-là aux « missions de police judiciaire et concours à la justice ». Ceux-ci sont désormais comptabilisée dans les actions 1 (« ordre public et protection de la souveraineté ») et 2 (« sécurité et paix publiques »). Sur le plan technique, la reventilation des effectifs entraîne mécaniquement l’évolution des crédits, puisque les deux sont corrélés (même clef de répartition). Malgré la rupture de série qu’il entraîne, ce choix a été fait dans un souci de transparence et de lisibilité dans la durée, puisqu’il permet de faire coïncider l’action « police judiciaire » avec la filière « police judiciaire ». Si l’on reconstitue l’action 5 à périmètre constant, les effectifs qui s’y rattachent augmentent par rapport au PLF 2024 de plus de 5 %. Il convient de rappeler que la filière « investigation » traverse depuis plusieurs années une crise qui tient à plusieurs facteurs et qui se traduit principalement dans la difficulté à attirer et fidéliser les policiers dans les services d’investigation, source d’une véritable « crise des vocations ». Plusieurs actions ont été entreprises ces dernières années pour restaurer l’attractivité des missions judiciaires (accélération du parcours de carrière pour les gradés et gardiens de la paix détenteurs de la qualification et de l’habilitation d’officier de police judiciaire, augmentation du nombre d’OPJ et meilleure répartition entre les services, revalorisation de la prime liée à l’exercice des attributions d’officier de police judiciaire (dite « prime OPJ »), facilitation de l’obtention de la qualification d’officier de police judiciaire pour les gardiens de la paix, création des « assistants d’enquête », etc.). La réforme de la gouvernance centrale de la direction générale de la police nationale et la réorganisation de son réseau territorial ont par ailleurs conduit à une structuration en filières métiers, l’ensemble des services de police judiciaire étant désormais placés au sein d’une filière unique. Certaines de ces mesures prennent du temps à produire pleinement leurs effets tandis que les principaux facteurs qui éloignent les agents de la filière sont toujours à l’oeuvre, notamment la complexité et le formalisme du cadre juridique. La situation reste donc tendue. La nécessité de mieux valoriser la filière « investigation » de la police nationale, d’y affecter davantage de policiers et de mieux les former est pleinement prise en compte par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur. Lutter plus efficacement contre la délinquance et garantir aux usagers que leurs plaintes ne restent pas sans suite nécessite en effet d’apporter de réelles solutions à ce problème. Le ministre de l’intérieur est également attaché à la nécessité de redonner du sens au travail des policiers, qui attendent beaucoup sur ce plan. Il conviendra en particulier de faciliter les investigations en simplifiant l’activité de police judiciaire : il s’agit de permettre aux enquêteurs de se recentrer sur leur cœur de métier, pour le rendre plus attractif. Un chantier prioritaire visera donc à réduire le formalisme d’une procédure pénale toujours plus complexe, qui détourne les policiers d’un métier devenu trop bureaucratique. Il est essentiel également de poursuivre résolument la suppression des « missions périphériques », véritables charges indues qui pèsent sur les policiers et les démotivent. Le développement des solutions numériques dans la police nationale sera activement poursuivi afin de soulager les policiers de certaines contraintes et procédures administratives. Les travaux en cours concernant le développement d’un nouveau logiciel de rédaction des procédures hautement performant et intuitif devraient également, à terme, répondre à plusieurs attentes de la filière judiciaire. Par ailleurs, des travaux sont menés sous l’égide de la direction nationale de la police judiciaire - chargée du pilotage de la filière - afin de promouvoir de nouveaux leviers d’attractivité : rénovation de la formation, notamment en matière de formation continue, révision des modalités de recrutement, d’affectation et d’avancement des agents, mesures sociales spécifiques pour mieux accompagner les policiers d’une filière qui exige un investissement personnel souvent lourd et contraignant, simplification du traitement des enquêtes et notamment de celles liées à la délinquance de proximité, valorisation des métiers, etc.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2305</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>267</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension de la durée de service annuelle des réservistes de la gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2305. — 26 novembre 2024. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’importance de faciliter l’extension de la durée de service annuelle des réservistes de la gendarmerie nationale, au-delà de 150 jours. D’abord, la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur a porté à 50 000 l’objectif du nombre de réservistes d’ici 2027 : ils ne sont qu’environ 33 000 réservistes en 2024. Cette ambition souligne le rôle essentiel des réservistes de la gendarmerie : leur souplesse est efficace lors des opérations menées en soutien par les gendarmes d’active, particulièrement lors de grands évènements. En parallèle, le budget alloué aux réserves de la gendarmerie dans le projet de loi de finances est fixé à 75,6 millions d’euros, marquant ainsi une réduction de 15 millions d’euros par rapport à 2024, alors même que la réserve ne devrait pas être une variable d’ajustement budgétaire. En particulier, on constate qu’il reste, encore aujourd’hui, très complexe pour les réservistes de servir plus de 150 jours par an, alors même que nombreux sont ceux qui en formulent la demande, désireux de consacrer plus de temps au service de leur pays. Il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement afin de faciliter le prolongement de la durée de service annuelle des réservistes au-delà de 150 jours, dans un contexte où le besoin opérationnel est réel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>267</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions du code de la défense prévoient plusieurs limitations du volume d’activité des personnels de la réserve opérationnelle dans le cadre des contrats d’engagement à servir dans la réserve (art. R 4221-1 et s.). Au-delà d’un volume de 60 jours, éventuellement porté jusqu’à 150 jours maximum (selon les modalités de l’art. D. 4127-7 du code de la défense), les articles L. 4221-6 et D. 4221-8 du code de la défense permettent de porter exceptionnellement le volume d’activité dans la réserve opérationnelle à 210 jours par année civile. Cette prolongation ne peut intervenir qu’après accord du réserviste et sur autorisation préalable du ministre des armées ou du ministre de l’intérieur selon que le réserviste de la gendarmerie se voit confier des missions militaires ou de sécurité intérieure. Néanmoins, cette augmentation exceptionnelle de durée d’activité est conditionnée à l’occupation par le réserviste d’un emploi de portée nationale ou internationale. Cette caractérisation s’applique aux activités répondant à une politique nationale de sécurité intérieure (par exemple la politique nationale de protection des frontières et de lutte contre l’immigration irrégulière), à celles nécessitant l’intervention simultanée au niveau national de réservistes en provenance de différentes formations administratives régionales ou spécialisées ou encore aux évènements de dimension internationale (jeux olympiques, compétition sportive, visite de chef d’État, etc.). Au nombre de 15 en 2022, ces autorisations sont passées à 48 en 2023 et à 315 depuis le début de l’année 2024, en raison notamment des évènements d’ampleur organisés par la France et auxquels les 36 000 réservistes de la gendarmerie nationale continuent de participer. Au-delà de ce cadre dérogatoire limité, il n’est ainsi réglementairement pas possible d’employer un réserviste pour une durée d’activité supérieure à 150 jours. À cet égard, la gendarmerie favorise l’emploi régulier de l’ensemble des réservistes disponibles afin d’opérer une juste répartition. Le nombre de jours moyens par réserviste étant un facteur d’attractivité de la réserve, l’extension de la durée d’activité des volontaires en application des dispositions précitées reste exceptionnelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>268</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expulsion des vendeurs de crack faisant l’objet d’une OQTF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2461. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’implication de clandestins dans le trafic de crack. Depuis une dizaine d’années, plusieurs territoires, notamment au nord de Paris, font face à un trafic de crack que les autorités peinent à contenir. Les consommateurs et leurs fournisseurs s’approprient l’espace public au détriment de riverains contraints de vivre dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la dégradation du niveau de sécurité et de salubrité que cette situation engendre. Sur le plan humain, économique et législatif, l’amélioration de la situation nécessite des mesures fortes. S’il est important de prendre en charge les consommateurs, les efforts des autorités et de la justice doivent avoir pour mission de faire respecter l’ordre républicain en arrêtant l’ensemble des vendeurs et des fournisseurs. En proposant des doses de crack, souvent, gratuitement la première fois, les dealers jouent un rôle de premier plan dans le développement de ces trafics. Alors que le crack provoque des dizaines de décès par an et cause des troubles graves dans de nombreux quartiers, les dealers continuent de jouir d’une relative tranquillité malgré les conséquences dévastatrices de leur activité. À la vue de l’explosion du trafic d’autres drogues, notamment des opioïdes en Amérique du Nord, il serait à craindre de voir ces dealers se reporter sur ces substances, ce qui pourrait amplifier de manière très grave la crise actuelle. Lutter contre ces derniers s’avère donc nécessaire. Par ailleurs, la plupart des observateurs constatent qu’une grande partie des vendeurs de crack sont des étrangers très généralement présents illégalement sur le sol français. Dans le quartier de la Porte de la Chapelle à Paris, lieu emblématique de cette crise, la plupart des dealers seraient par exemple des clandestins sénégalais. Conformément à la loi, les dealers n’ayant aucun droit à séjourner en France se voient imposer une obligation de quitter le territoire français. Il se trouve pourtant qu’une majeure partie de ces OQTF n’est pas réalisée, ce qui conduit un certain nombre de dealers à recommencer leur activité dès leur remise en liberté et à être arrêtés à plusieurs reprises par les mêmes forces de l’ordre. Aussi, il souhaiterait connaître la part des vendeurs de crack faisant l’objet d’une OQTF qui ne sont finalement pas renvoyés dans leur pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>268</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre le trafic et la consommation de drogues constitue une mission prioritaire du ministère de l’intérieur. La préfecture de police de Paris y consacre d’importants moyens, mobilisés à la fois dans le cadre du plan national de lutte contre le trafic de stupéfiants, mais aussi, de manière plus spécifique, au regard des problématiques rencontrées dans certaines zones géographiques. Le traitement administratif des étrangers en situation irrégulière (ESI) impliqués dans le trafic de crack (consommateurs ou vendeurs), fait partie intégrante du dispositif de lutte, et fait face à des enjeux spécifiques. D’abord, l’addiction de ces personnes et leur comportement engendrent des situations sanitaires et sécuritaires spécifiques dans les centres de rétention administrative où ils sont retenus. Ensuite, l’application des mesures d’éloignement les concernant fait parfois face à l’absence d’éléments objectifs permettant de procéder à leur identification, compliquant la reconnaissance puis la délivrance d’un laissez-passer de leur pays d’origine, indispensables à l’éloignement. Dans ce contexte, les reconnaissances sur dossier sont compromises et les refus d’audition consulaires s’avèrent fréquents. Par ailleurs, un certain nombre de représentations consulaires dont les ressortissants sont fréquemment recensés parmi la population des consommateurs et vendeurs de crack, ne coopèrent que faiblement voire pas du tout avec les autorités françaises. C’est le cas pour les personnes interpellées en 2024 originaires des pays suivants : la Gambie (28 individus), le Gabon (17 individus), la Guinée (31 individus), la Mauritanie (15 individus), la Somalie (8 individus). Malgré ces difficultés, la préfecture de police poursuit depuis juin 2021 une politique volontariste en matière de traitement administratif des ESI. Le Parquet de Paris et la préfecture de police ont en outre resserré leur collaboration qui vise plus particulièrement les producteurs et les vendeurs de drogue. Les ESI interpellés pour vente de crack, ou dont les antécédents font apparaître des mises en cause pour offre ou cession de stupéfiants, font l’objet d’un placement prioritaire en rétention administrative lorsqu’ils ne sont pas incarcérés. En 2023, les services interpellateurs ont transmis 358 dossiers d’ESI impliqués dans la vente ou l’usage de crack au bureau de lutte contre l’immigration irrégulière (227 vendeurs et 131 consommateurs). Parmi eux, 108 ont été placés en rétention et 36 ont fait l’objet d’une procédure d’éloignement. Entre le 1er janvier et le 1er décembre 2024, 241 dossiers d’ESI impliqués dans la vente de crack ont été soumis au bureau de lutte contre l’immigration par les services interpellateurs (131 vendeurs et 110 consommateurs). 26 éloignements ont été réalisés. 6 ESI impliqués dans la vente ou l’usage de crack sont encore en rétention. Aussi, à la date du 1er décembre 2024, 104 étrangers interpellés et condamnés à Paris sont incarcérés en Ile-de-France : 56 à Fleury-Merogis, 20 à Fresnes et 28 à la maison d’arrêt de la Santé. Dès réception des informations relatives à ces incarcérations, les services "étrangers" des préfectures concernées en sont informés pour mise en œuvre d’un suivi adapté. Enfin, depuis 2019 et la réouverture du centre pénitentiaire de Paris-La Santé, 81 situations de détenus condamnés en lien avec le crack ont fait l’objet d’un suivi. 23 sont toujours incarcérés, 23 ont été placés en rétention administrative à l’issue de leur incarcération et 5 ont fait l’objet d’une procédure d’éloignement depuis le centre pénitentiaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>710</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>269</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Contribution des établissements scolaires - développement du sport en entreprise</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            710. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le rôle des établissements scolaires dans le développement de l’activité physique et sportive en entreprise. En cette année olympique et paralympique, le Président de la République a souhaité faire de l’activité physique et sportive la grande cause nationale de 2024. L’un des objectifs recherchés est d’inciter les Français à faire davantage d’activité physique et sportive. Le défi est de taille. Comme le rappelle François Carré, cardiologue, président du collectif pour une France en forme, « notre société est face à un véritable tsunami d’inactivité et de sédentarité ». Effectivement, puisque 95 % des adultes sont exposés à un risque sanitaire par manque d’activité physique ou un trop long temps passé assis, 80 % des 11-17 ans sont en dessous des seuils d’activité physique recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2020. Il s’agit même d’un véritable problème de santé publique puisque, comme le rappelait François Carré, « pratiquer une activité diminue les risques de développer une pathologie de 20 % à 30 % (AVC, Alzheimer, infarctus) ». Il y a donc urgence à agir. Comme Mme la députée a pu le constater avec sa collègue Aude Amadou dans le rapport de janvier 2022 sur « le développement des activités physiques en milieu professionnel, une valeur ajoutée » suite à la mission que le Premier ministre, Jean Castex, leur avait confiée et dans le récent rapport des députés Karl Olive et Claudia Rouaux suite à leur mission flash sur « le sport au travail », il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement des activités physiques et sportives en entreprise. Karl Olive et Claudia Rouaux rappelaient que seulement 18 % des entreprises offraient à leurs salariés la possibilité de pratiquer un sport et qu’ils n’étaient que 13 % à pratiquer une activité physique sur leur lieu de travail. L’un des principaux freins à ce développement identifiés par Karl Olive et Claudia Rouaux était « le manque d’infrastructures ou de matériels disponibles, l’absence de locaux adaptés ou d’équipements adéquats ». Or ces locaux existent et sont sous-utilisés (pas plus de 35 % pour les besoins de l’éducation nationale) Mme la députée interroge Mme la ministre sur l’application de la loi de mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. Les dispositions prévoyaient la possibilité pour les associations de bénéficier notamment de ces infrastructures hors temps scolaire (week-end, vacances, jours fériés…). De nombreuses entreprises et collectivités s’appuient sur les associations et les clubs locaux pour proposer des activités physiques et sportives à leurs salariés. Or il apparaîtrait que la grande majorité des établissements scolaires ne jouent pas le jeu et limitent l’accès des associations à leurs équipements sportifs aux seules nécessités de compétition et ne s’impliquent pas dans la démarche. Mme la députée trouve cela d’autant plus dommageable que les directeurs d’établissement scolaire ont un rôle moteur à jouer dans le développement des activités physiques et sportives dans le pays qui ne se limite pas à leurs collégiens et lycéens. Elle l’interroge donc sur la possibilité de rappeler aux directeurs d’établissement leur importance dans l’objectif voulu par le Président de faire de la France « une nation sportive » qui passe forcément par le dialogue et la concertation avec les maisons Sport-santé, les associations sportives, les entreprises et les collectivités propriétaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>270</pageJO><datePublication>2025-01-21</datePublication><noPublication>20250003</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Certaines entreprises pointent du doigt le manque d’espace afin de mettre en place une offre d’activités physiques et sportives en milieu professionnel. C’est dans ce sens que l’agence nationale du sport a mis en ligne la plateforme « Solution Sport Entreprise » qui promeut des solutions pour développer l’activité physique et sportive en milieu professionnel. 2 700 offres de pratique y sont référencées. Un lien est fait par ailleurs vers la plateforme « Data ES » qui référence plus de 336 000 lieux de pratique. Les entreprises ont la possibilité de consulter les équipements sportifs en accès libre à proximité ou bien se rapprocher des clubs sportifs qui souhaiteraient mettre à disposition leurs équipements auprès des entreprises et de leurs salariés.  Parmi les autres leviers, il y a celui de la mutualisation des équipements sportifs scolaires via leur ouverture hors temps scolaire. Dans ce cadre, les collectivités locales ont été mobilisées par le ministères des sports, de la jeunesse et de la vie associative et le ministère de l’éducation nationale afin de renforcer, partout où cela est possible, les partenariats avec les clubs. Les établissements scolaires qui disposent d’équipements sportifs sont appelés à contribuer à cet effort. Sur les plus de 26 000 équipements sportifs scolaires référencés dans la base Data ES, plus de 4 500 sont déclarés ouverts aux clubs sportifs, comités, ligues et fédérations. Il convient de multiplier ces initiatives. Il est aussi important de rappeler que de nombreuses activités peuvent s’organiser sans infrastructure particulière. Les entreprises peuvent proposer des activités adaptées qui se déroulent dans des salles de réunion ou bien en extérieur en s’adaptant aux contraintes des espaces utilisés et aux besoins de leurs salariés. Enfin, l’édition 2023 du Baromètre du sport en entreprise réalisé à la demande de Paris 2024, du Comité National Olympique et Sportif Français (Cnosf) et du Mouvement des Entreprises de France (Medef) confirme que le sport fait partie du quotidien des salariés et que cette pratique s’effectue principalement à l’extérieur pour plus de la moitié d’entre eux. Le baromètre précise que les salariés sont une minorité à déclarer le faire au sein des locaux de leur entreprise (16%) et à 84 % plutôt le soir après leur journée de travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>